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Lignes de défense
La dissuasion nucléaire russe à l'épreuve de la guerre en Ukraine

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 16:07


Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l'Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l'un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d'un possible emploi de l'arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, chercheur à l'Institut français des Relations internationales (Ifri). [Rediffusion] RFI : Dès les premiers jours de la guerre, Moscou adopte une rhétorique nucléaire agressive. Quelle est sa stratégie ? Dimitri Minic : Le 24 février 2022, sa stratégie, c'est de prendre Kiev en quelques heures et au pire quelques jours, et de soumettre politiquement l'Ukraine. Quand Vladimir Poutine fait son discours sur l'opération militaire spéciale le 24 février, qui annonce son déclenchement, il fait une allusion à un emploi possible de l'arme nucléaire, face à ceux qui voudraient s'impliquer directement dans ce conflit pour aider l'Ukraine. Ce qui, au fond, a permis à la Russie d'éviter effectivement une escalade de la guerre locale en guerre régionale, impliquant d'autres pays, d'autres puissances, mais qui n'a pas suffi non seulement à dissuader effectivement l'Ukraine de résister, mais surtout qui n'a pas permis d'éviter le début d'un flux d'aide militaire à l'Ukraine. Et par ailleurs, ces menaces nucléaires russes n'ont pas permis d'empêcher l'instauration de sanctions économiques très importantes de l'Occident contre la Russie. Donc, c'est un succès relatif de la stratégie nucléaire russe, mais qui, en réalité, ne permet pas à la Russie d'isoler l'Ukraine de l'Occident, ce qui était son principal objectif. Mais il y a quand même une véritable inquiétude qui plane en Occident, puisque le nucléaire tactique fait partie de l'arsenal russe. Le nucléaire a été étendu à la guerre conventionnelle, en quelque sorte ? Oui, absolument. En fait, à la chute de l'Union soviétique, les élites militaires russes héritent d'une doctrine de non-emploi en premier. Et progressivement, elles se rendent compte que la théorie de la dissuasion et ses mécanismes étaient peu développés par rapport à ce qui existait en Occident. Dans les années 90, vous avez une grande période d'élaboration conceptuelle, de théorisation qui conduit l'armée russe, au plan théorique et doctrinal, à effectivement étendre la dissuasion nucléaire aux guerres conventionnelles de toute ampleur, locales, régionales et à grande échelle. Il y a un emploi possible de l'arme nucléaire, un emploi démonstratif, limité, censé mettre fin aux combats dans des conditions favorables à la Russie. On aurait pu se dire, puisque l'opération militaire spéciale est un échec pour la Russie, il est possible que ces concepts soient appliqués. Mais en réalité, cette doctrine exigerait des conditions qui ne sont pas du tout réunies dans la guerre en Ukraine. Pour que Moscou prenne des mesures de dissuasion nucléaire très claires, il faudrait par exemple un transfert des têtes nucléaires depuis les entrepôts centraux vers les unités, vers les bases. Un transfert démonstratif médiatisé qui montrerait que la Russie commence à penser sérieusement à employer l'arme nucléaire ou un essai nucléaire réel, ou d'autres types de mesures qui montreraient qu'elle a vraiment la volonté de le faire. Mais il faudrait qu'elle se trouve dans des conditions extrêmement graves. Il faudrait qu'elle soit en passe de perdre de manière irrémédiable face à un ennemi conventionnel, aidé par des États d'ailleurs dotés de l'arme nucléaire, qui non seulement aient envie de conquérir des territoires russes ou bien aient envie de changer le régime russe. À lire aussiRussie: Vladimir Poutine annonce une révision de la doctrine nucléaire et menace les Occidentaux On le voit au début de la guerre, les Américains vont sonder les Russes afin de savoir dans quelles conditions ils pourraient utiliser l'arme nucléaire. Absolument. Et à l'époque, Valeri Guerassimov répond qu'il y a trois conditions : l'utilisation d'armes de destruction massive contre la Russie, une volonté, une tentative de changer le régime, une déstabilisation profonde du régime provoqué par un État étranger. Et la troisième condition serait des pertes catastrophiques sur le champ de bataille. Et c'est intéressant parce que, à l'époque, à l'automne 2022, la Russie subit des pertes et surtout des revers militaires importants en Ukraine, dans le Donbass. Valeri Guerassimov, à ce moment-là, en évoquant ces trois conditions, abuse de son interlocuteur parce qu'il est évident que la Russie aurait pu compenser ses pertes assez rapidement et qu'elle a de telles réserves matérielles et humaines qu'il est très peu probable qu'elle recourt au nucléaire dans ce type de conditions loin d'être inacceptable ou en tout cas catastrophique pour elle. Vous identifiez trois failles théoriques et pratiques révélées par cette guerre en Ukraine de la doctrine nucléaire russe. Et l'une d'elles, c'est la limite de la dissuasion stratégique conventionnelle, avec les fameux missiles Kalibr,  Kinjal, dont l'usage n'a pas produit l'effet escompté… Non, non, ça n'a pas fonctionné. Effectivement, la Russie débute la guerre en Ukraine avec une conception de la dissuasion qui est une conception très agressive, offensive, mais surtout inter-domaines. C'est à dire que la Russie ne conçoit pas la dissuasion comme quelque chose d'exclusivement nucléaire. La dissuasion russe concerne à la fois les domaines non militaires et subversifs, le domaine conventionnel, donc les forces conventionnelles et les armes conventionnelles et les forces nucléaires. Donc, la Russie n'a pas une vision exclusivement défensive de la dissuasion. Car, pour le dire rapidement, la Russie ne conçoit sa sécurité qu'à travers l'insécurité de ses voisins. Donc, cette situation stratégique échoue effectivement à trois niveaux. C'est d'abord l'échec du concept de contournement, pour permettre à l'État russe de gagner une guerre avant la guerre. En fait, il n'était pas question de déclencher une guerre à grande échelle, de longue durée et très meurtrière, mais plutôt de soumettre l'ennemi sans combat, ou en tout cas sans combat de grande ampleur. C'est aussi un échec des moyens et des méthodes psychologiques ou informationnelles, comme disent les Russes, puisqu'ils pensaient les Ukrainiens et les élites ukrainiennes complètement soumises, rendues apathiques par la Russie et ses manœuvres. Ça n'a pas été le cas. Ils pensaient que les Occidentaux avaient été anesthésiés par cette pratique psychologique ou informationnelle, qui vise non seulement à modifier la psyché des individus et des sociétés, mais en fait à transformer les individus et la société. Et donc surtout, ce que j'observe dans cette étude, c'est que la phase conventionnelle, a subi un échec important. Pourquoi : parce que les élites militaires russes et les élites politiques russes ont surestimé pendant 35 ans l'efficacité de ces moyens conventionnels. Parmi ces moyens conventionnels, effectivement, on a d'abord les forces générales, les exercices, les déploiements de forces aux frontières. Bon, ça n'a pas produit l'effet désiré. Ça n'a pas forcé l'Ukraine à capituler. Mais surtout, les armes modernes duales, donc, qui peuvent être à la fois équipées soit d'une tête nucléaire, soit d'une tête conventionnelle. Ces armes, le Kinjal, le Kalibr, l'Iskander, ont été utilisées sur le champ de bataille. On se rappelle le Kinjal, une arme hypersonique utilisée à un moment qui était censé être décisif pour la Russie, puisque c'était le moment des premières négociations entre l'Ukraine et la Russie en mars 2022, au moment où les Ukrainiens sont très réticents à accepter un accord très favorable à la Russie. Et la Russie emploie dans l'intervalle, au moment de ces discussions ultimes, le Kinjal sur le champ de bataille. C'était sa première utilisation opérationnelle, puis un deuxième deux jours plus tard, avant de se retirer du nord et de l'est de l'Ukraine. L'utilisation de ces missiles conventionnels confirmait en fait des vulnérabilités qui étaient identifiées par les militaires russes depuis les années 90 ! Il faut bien comprendre que la défense antimissile présente en Ukraine, d'origine occidentale notamment, a été efficace et a plutôt montré la surestimation que les élites militaires, russes et politiques russes avaient de l'efficacité de l'emploi de ces missiles contre des cibles stratégiques comme des bases aériennes, etc. Non seulement en termes d'ampleur, de nombre indispensable pour détruire une cible stratégique, mais en plus la vulnérabilité des vecteurs. On voit bien que la Russie a fait face à un ISR, c'est à dire un renseignement occidental qui a été puissant et efficace. Cette double vulnérabilité, à la fois la difficulté à détruire des cibles stratégiques avec ces missiles modernes et en même temps la difficulté à protéger leur plateforme de lancement, ça tend à remettre en question, même partiellement, cette stratégie de frappes nucléaires limitées dont je parlais tout à l'heure, avec un missile unique. Donc, on voit bien que d'un point de vue technique, c'est un affaiblissement. Et les excès rhétoriques de Dmitri Medvedev (vice-président du Conseil de Sécurité de Russie au discours violemment anti-occidental, NDLR), de Ramzan Kadyrov (président de la République de Tchétchénie, un proche de Vladimir Poutine, NDLR) également, ont abîmé la dissuasion nucléaire russe ? À force de crier au loup et à menacer d'hiver nucléaire, l'Occident, ça ne prend plus ? Absolument. Parce que la Russie, dès qu'elle entre dans le conflit, produit une rhétorique nucléaire extrêmement agressive, mais dans les faits, les mesures qu'elle prend concrètement pour accompagner cette rhétorique nucléaire sont très modérées. Donc, vous avez un décalage très fort entre ce que la Russie dit, et ce que la Russie fait vraiment. Ça n'est pas une nouveauté en Russie. Sur quoi s'appuie cette pratique, ce décalage ? Il est dû à une culture stratégique, c'est à dire que la Russie considère que l'Occident est faible, lâche et déliquescent et qu'il est sensible aux menaces, qu'il a peur du nucléaire et qu'il cédera en réalité. Ils estiment qu'une frappe nucléaire unique, démonstrative, limitée sur le théâtre, obligera, forcera finalement les Occidentaux à rentrer chez eux et à demander pardon. Ils ne sont pas vraiment revenus de ça. Effectivement, ce décalage au bout d'un moment pose un problème. Vous ne pouvez pas hurler dans tous les médias que vous avez au moins dix lignes rouges et ne rien faire. Des officiers supérieurs généraux de l'armée russe ont expliqué en 2023-2024, ils ont eu un mot que je trouve très drôle, « Les lignes rouges russes ont rougi de honte », ajoutant « Les Occidentaux nous ont devancés de 8 à 10 pas dans l'escalade et nous, on les regarde ». Dans l'armée russe, il y a une forme d'incompréhension de l'attitude de la Russie. C'est à dire qu'ils sont tous d'accord pour maintenir cette rhétorique agressive, mais ils veulent qu'elle soit accompagnée de mesures pratiques, concrètes. Donc ce décalage a affaibli la crédibilité de la dissuasion nucléaire russe et ça a conduit les Occidentaux à poursuivre leur aide à l'Ukraine et même à l'intensifier. Aujourd'hui, la dissuasion nucléaire russe commence à s'adapter en entreprenant des actions beaucoup plus concrètes. On a évidemment la décision de transférer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie. On a beaucoup d'autres actions de ce type. Il y a aussi la publication de la nouvelle doctrine nucléaire russe en novembre 2024, qui est une mesure de dissuasion en réalité. Il faut bien le comprendre, ça aussi. RFI : Et quel est le nouveau message adressé à l'Ouest, à l'Europe et à l'OTAN ? C'est de faire des démonstrations de force sérieuses. Un général russe important propose de rejouer le scénario cubain (crise des missiles de Cuba 1962, NDLR). Donc il y a une volonté de faire une démonstration claire de la force militaire nucléaire. Et à chaque fois qu'une ligne rouge est franchie, d'avoir une réponse nucléaire ou conventionnelle. Les militaires russes pensent aussi que les réponses conventionnelles doivent être beaucoup plus violentes, beaucoup plus fortes. Et cette dissuasion conventionnelle, en fait, ils en ont fait la démonstration avec le tir de missiles balistiques à portée intermédiaire. Ce tir d'Orechnik (Le 9M729-Orechnik, littéralement « noisetier », est un missile balistique russe à portée intermédiaire, NDLR) fait suite à la publication de la nouvelle doctrine nucléaire, qui elle-même s'inscrit dans ce que la Russie perçoit en 2024 comme une logique d'escalade continue. C'est aussi une réponse au discours d'Emmanuel Macron sur de possibles troupes au sol en Ukraine. Et n'oubliez pas, le plus important, en 2024 commence la levée de toutes les interdictions de l'administration Biden sur l'utilisation par l'Ukraine d'armes de fabrication américaine, non seulement à la frontière russe, mais en fait progressivement sur tout le territoire russe. Puis une autre séquence s'ouvre puisque Donald Trump arrive au pouvoir. À lire aussiRoyaume-Uni: les bonnes intentions envers l'Ukraine lors de la «coalition des volontaires» RFI : Qu'est-ce que change l'arrivée de Donald Trump pour la dissuasion nucléaire russe ? On a l'impression d'avoir changé de monde parce qu'avec l'ancienne administration, vous aviez une escalade très maîtrisée à laquelle la Russie a eu beaucoup de mal à répondre parce que tout est venu de façon séquencée. Envisager l'utilisation de l'arme nucléaire en cas de menace à l'existence même de l'État russe, ça devenait complètement obsolète pour ses officiers supérieurs et généraux. Parce que cette doctrine nous montre aussi que la Russie a peur que ses tentatives d'agression contre ses voisins suscitent l'aide de pays dotés d'armes nucléaires. En fait, elle a peur que le scénario ukrainien se reproduise. Et donc cette nouvelle doctrine est censée couvrir ces scénarios aussi. Elle élargit les conditions d'emploi et elle abaisse le seuil déclaré d'emploi de l'arme nucléaire. RFI : L'élection de Donald Trump a-t-elle permis de faire baisser la tension ? Plus tôt. Ça très clairement, c'est à dire que Trump et son indifférence relative à l'Ukraine et à l'Europe y participe, la collusion idéologique qui existe entre la Russie et les États-Unis aujourd'hui, le peu d'intérêt qu'il a pour l'Otan et l'Europe orientale le permette. Ce qui ne veut pas dire que la rhétorique agressive de la Russie s'arrête. Au contraire, on voit bien que la rhétorique nucléaire agressive de la Russie se déclenche dès que le président américain envisage sérieusement, en tout cas rhétoriquement, de fournir des armes offensives et à longue portée à l'Ukraine. Ce qui s'éloigne, c'est la perspective d'un emploi. Il était déjà très faible depuis le début de la guerre en Ukraine. Avec l'élection de Donald Trump, il est encore plus faible. Donc autant dire, très peu probable. En revanche, les ambiguïtés de Washington, les hésitations de l'Europe à l'égard de la défense du continent, à l'égard de la défense de l'Ukraine, alimentent l'agressivité de la Russie. Et donc ça augmente la probabilité d'actions déstabilisatrices conventionnelles russes. À lire aussiLa pérennisation de l'aide à l'Ukraine au menu d'un nouveau sommet européen à Bruxelles

True Story
[CONTES & LEGENDES] Anastasia Romanov, une princesse à l'origine de nombreuses légendes

True Story

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 16:07


[REDIFFUSION] Cette semaine, plongez au cœur de récits fascinants et troublants. Affrontez l'ombre du Baron noir, aventurez-vous dans l'énigme du Triangle du dragon et explorez l'univers sombre et visionnaire d'Edgar Allan Poe. Redécouvrez le destin mystérieux d'Anastasia Romanov, princesse au cœur de nombreuses légendes, et interrogez l'étrange histoire des jumelles Pollock. Enfin, partez sur les traces de l'inexplicable drame du col Dyatlov. Entre personnages énigmatiques, disparitions inexpliquées et faits qui défient la raison, ces histoires continuent de hanter l'Histoire… et notre imagination. 17 juillet 1918. Russie. La famille Tsar qui vient d'abdiquer est retenue prisonnière dans une effrayante demeure. Il est minuit. Des soldats bolcheviques les font descendre dans la cave. Là, le tsar Nicolas II et ses enfants son sauvagement fusillés. Mais des bruits de couloirs disent que l'une des filles aurait survécu. Son nom : Anastasia Romanov. De petite princesse Russe à icône de l'Histoire, découvrez son Fabuleux Destin. Une production Bababam Originals Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

True Story
[CONTES & LEGENDES] L'affaire du col Dyatlov, le cold case russe devenu mythique

True Story

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 13:04


[REDIFFUSION] Cette semaine, plongez au cœur de récits fascinants et troublants. Affrontez l'ombre du Baron noir, aventurez-vous dans l'énigme du Triangle du dragon et explorez l'univers sombre et visionnaire d'Edgar Allan Poe. Redécouvrez le destin mystérieux d'Anastasia Romanov, princesse au cœur de nombreuses légendes, et interrogez l'étrange histoire des jumelles Pollock. Enfin, partez sur les traces de l'inexplicable drame du col Dyatlov. Entre personnages énigmatiques, disparitions inexpliquées et faits qui défient la raison, ces histoires continuent de hanter l'Histoire… et notre imagination. Dans cet épisode, découvrez une affaire qui s'est déroulée en Russie en 1959 et a déchaîné les passions jusqu'en 2021. La cause ? La disparition de 9 randonneurs sur les flancs Nord de L'Oural en 1959 dans des conditions si mystérieuses que seules des théories complotistes ou surnaturelles étaient évoquées. Son nom : l'affaire du col Dyatlov. Derrière le mystère, découvrez son Fabuleux Destin. Une production Bababam Originals Ecriture : Hélène Vézier Réalisation : Célia Brondeau, Antoine Berry Roger Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
Thierry Vircoulon: «Il y aurait 3000 ou 4000 Africains dans les rangs de l'armée russe»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 4:35


« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus

Les Grosses Têtes
ARCHIVES - Noël : le repas russe de Fabrice

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 4:44


Dans cet extrait, l'animateur radio raconte tout ce qu'il a mangé lors de son réveillon... Pendant ces fêtes, retrouvez tous les jours en podcast une archive de l'émission spéciale Noël ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
L'Argentine, refuge pour la communauté LGBTQ+ russe

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 2:33


Direction l'Argentine, qui s'est convertie ces dernières années en refuge pour la communauté LGBTQ+ russe. Ces dernières années, Vladimir Poutine a mené une répression de plus en plus sévère contre les droits de cette communauté, et elle s'est accélérée depuis l'invasion de l'Ukraine. En 2023, la Russie a placé le « mouvement international LGBT » sur sa liste des personnes déclarées « terroristes et extrémistes ». À l'autre bout du monde, l'Argentine offre à des milliers de Russes un lieu où ils peuvent être eux-mêmes sans craindre d'être jugés, agressés, ou emprisonnés. À Buenos Aires, le reportage de notre correspondant.  Iana Kostinskaia se souvient très bien de sa surprise la première fois qu'elle a vu un couple homosexuel s'embrasser dans la rue à Buenos Aires. Deux ans après avoir quitté Moscou pour l'Argentine avec sa compagne Eli, la jeune femme de 29 ans continue d'apprendre à vivre son amour au grand jour.  « J'aime beaucoup sortir avec ma femme, la prendre par la main et l'embrasser, et que cela ne soit pas un problème. Parfois j'ai un peu peur, puis je me rappelle que maintenant, tout va bien. Je ne vois pas comment je pourrais avoir la même vie en Russie », raconte Iana. Ces dernières années, Vladimir Poutine a accentué sa persécution contre les minorités sexuelles. En 2023, la Cour suprême russe a classé le mouvement LGBT comme « organisation extrémiste », au même titre que l'État islamique. Mariano Ruiz est le directeur de l'ONG Droits humain & diversité, qui accompagne des centaines de réfugiés LGBT russes en Argentine chaque année. « Ces vingt dernières années, l'Argentine a été un pays pionnier dans la région. C'est deuxième pays des Amériques à avoir légalisé le mariage homosexuel en 2010 après le Canada », précise-t-il. À lire aussiLGBT+ en Russie: «J'ai le sentiment de vivre perpétuellement avec une guillotine au-dessus de la tête» En Argentine, le statut de réfugié est par ailleurs plus facile à obtenir qu'en Europe ou aux États-Unis. Et le pays sud-américain a aussi d'autres atouts à faire valoir. « Moi, je suis venu ici pour étudier, explique Vladimir Zikeev, arrivé de Moscou il y a 18 mois. Lunettes rectangulaires, visage juvénile, cet étudiant en langues explique que c'est l'université publique et gratuite argentine qui l'a convaincu de jeter son dévolu sur ce pays. « J'ai trouvé quelque chose à faire pour ne pas seulement être en fuite. Chercher ma place, mais en faisant quelque chose », poursuit-il. Vitalii Panferov est arrivé à Buenos Aires début 2023. Quelques mois plus tard, il a été diagnostiqué séropositif. « Je n'avais aucune assurance. Mais jusqu'à présent je reçois mon traitement gratuitement, car en Argentine il y a un système de santé publique »,  L'accès des étrangers à l'université et au système de santé publique est aujourd'hui remis en cause par Javier Milei, qui a aussi durci les conditions pour obtenir le statut de réfugié. Le président argentin s'est par ailleurs lancé dans une bataille culturelle contre le « wokisme », qui n'est pas sans rappeler la rhétorique de Vladimir Poutine sur la décadence morale de l'Occident. « J'espère que ce qui s'est passé en Russie ne va pas se reproduire ici », s'inquiète Vitalii. Début 2025, Vitalii s'est joint aux centaines de milliers d'Argentins qui sont descendus dans les rues pour protester contre une saillie homophobe de Javier Milei. « Ce que j'aime le plus en Argentine, c'est que je peux être moi-même et m'exprimer. Et ça, conclut-il, je ne veux pas le perdre. » À lire aussiRussie: Vladimir Poutine promulgue la loi renforçant la censure et la surveillance sur internet

Les journaux de France Culture
Un général de l'état-major russe tué dans l'explosion d'une voiture piégée à Moscou

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 19:52


durée : 00:19:52 - Journal de 12h30 - Mort ce matin, à Moscou, dans l'explosion de son véhicule d'un lieutenant-général russe.

Le journal de 12h30
Un général de l'état-major russe tué dans l'explosion d'une voiture piégée à Moscou

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 19:52


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Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 2:33


Direction l'Argentine, qui s'est convertie ces dernières années en refuge pour la communauté LGBTQ+ russe. Ces dernières années, Vladimir Poutine a mené une répression de plus en plus sévère contre les droits de cette communauté, et elle s'est accélérée depuis l'invasion de l'Ukraine. En 2023, la Russie a placé le « mouvement international LGBT » sur sa liste des personnes déclarées « terroristes et extrémistes ». À l'autre bout du monde, l'Argentine offre à des milliers de Russes un lieu où ils peuvent être eux-mêmes sans craindre d'être jugés, agressés, ou emprisonnés. À Buenos Aires, le reportage de notre correspondant.  Iana Kostinskaia se souvient très bien de sa surprise la première fois qu'elle a vu un couple homosexuel s'embrasser dans la rue à Buenos Aires. Deux ans après avoir quitté Moscou pour l'Argentine avec sa compagne Eli, la jeune femme de 29 ans continue d'apprendre à vivre son amour au grand jour.  « J'aime beaucoup sortir avec ma femme, la prendre par la main et l'embrasser, et que cela ne soit pas un problème. Parfois j'ai un peu peur, puis je me rappelle que maintenant, tout va bien. Je ne vois pas comment je pourrais avoir la même vie en Russie », raconte Iana. Ces dernières années, Vladimir Poutine a accentué sa persécution contre les minorités sexuelles. En 2023, la Cour suprême russe a classé le mouvement LGBT comme « organisation extrémiste », au même titre que l'État islamique. Mariano Ruiz est le directeur de l'ONG Droits humain & diversité, qui accompagne des centaines de réfugiés LGBT russes en Argentine chaque année. « Ces vingt dernières années, l'Argentine a été un pays pionnier dans la région. C'est deuxième pays des Amériques à avoir légalisé le mariage homosexuel en 2010 après le Canada », précise-t-il. À lire aussiLGBT+ en Russie: «J'ai le sentiment de vivre perpétuellement avec une guillotine au-dessus de la tête» En Argentine, le statut de réfugié est par ailleurs plus facile à obtenir qu'en Europe ou aux États-Unis. Et le pays sud-américain a aussi d'autres atouts à faire valoir. « Moi, je suis venu ici pour étudier, explique Vladimir Zikeev, arrivé de Moscou il y a 18 mois. Lunettes rectangulaires, visage juvénile, cet étudiant en langues explique que c'est l'université publique et gratuite argentine qui l'a convaincu de jeter son dévolu sur ce pays. « J'ai trouvé quelque chose à faire pour ne pas seulement être en fuite. Chercher ma place, mais en faisant quelque chose », poursuit-il. Vitalii Panferov est arrivé à Buenos Aires début 2023. Quelques mois plus tard, il a été diagnostiqué séropositif. « Je n'avais aucune assurance. Mais jusqu'à présent je reçois mon traitement gratuitement, car en Argentine il y a un système de santé publique »,  L'accès des étrangers à l'université et au système de santé publique est aujourd'hui remis en cause par Javier Milei, qui a aussi durci les conditions pour obtenir le statut de réfugié. Le président argentin s'est par ailleurs lancé dans une bataille culturelle contre le « wokisme », qui n'est pas sans rappeler la rhétorique de Vladimir Poutine sur la décadence morale de l'Occident. « J'espère que ce qui s'est passé en Russie ne va pas se reproduire ici », s'inquiète Vitalii. Début 2025, Vitalii s'est joint aux centaines de milliers d'Argentins qui sont descendus dans les rues pour protester contre une saillie homophobe de Javier Milei. « Ce que j'aime le plus en Argentine, c'est que je peux être moi-même et m'exprimer. Et ça, conclut-il, je ne veux pas le perdre. » À lire aussiRussie: Vladimir Poutine promulgue la loi renforçant la censure et la surveillance sur internet

Rothen s'enflamme
EXCLU podcast : Safonov se blesse, une opportunité en or pour Chevalier ?

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 1:59


Le PSG a annoncé la blessure de Matvey Safonov à la main gauche et une absence entre trois et quatre semaines. Un gros coup d'arrêt pour le Russe qui était titulaire à la place de Lucas Chevalier depuis quatre matchs et sortait d'une prestation magistrale contre Flamengo. Jérôme Rothen souhaitait réagir à cette blessure du portier russe. 

Européen de la semaine
Sergueï Karaganov, l'influent stratège russe qui veut lancer un missile nucléaire sur l'Europe

Européen de la semaine

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 4:17


Il dit que la guerre entre la Russie et l'Europe a déjà commencé. Il souhaite envoyer un missile nucléaire sur Berlin. Intellectuel russe, proche des sphères du pouvoir, Sergueï Karaganov multiplie les déclarations chocs à l'égard du Vieux Continent, et semble davantage prêcher pour une Troisième Guerre mondiale que pour une paix en Ukraine. Avec quel poids au sein du Kremlin ? « Notre véritable adversaire est bien l'Europe. » « Cette guerre ne prendra fin qu'avec une défaite morale et politique de l'Europe. » L'Europe, « redevenue l'expression la plus absolue du Mal qui ronge l'humanité. » Tels sont les mots crus que Sergueï Karaganov a lâchés au début de ce mois de décembre 2025 sur la première chaîne de télévision russe, et que la revue Le Grand Continent a traduits en français. Une intervention évidemment destinée aux Européens, qui, selon lui, n'ont plus assez peur de la Russie. Pour cet intellectuel russe, « une façon de remettre les pendules à l'heure ce serait de se livrer à un tir d'arme nucléaire », relate Igor Delanoë, directeur adjoint de l'Observatoire franco-russe. « Ce serait un tir de démonstration. Le but ne serait pas de raser Kiev ou Varsovie. Mais sa grande théorie, c'est qu'il faudrait réinstiller la peur. » Premier holà du Kremlin, qui nuance de fait l'influence de Karaganov : « C'est dans cette séquence-là qu'il a été manifestement recadré par la diplomatie russe. Elle lui a demandé de lever le pied sur ces éléments de langage », ajoute le chercheur à l'Iris. Toujours est-il que cette escalade verbale coïncide avec l'escalade de ce qu'on appelle la guerre hybride. En cette fin d'année, la Russie est accusée d'incursions de drones, d'avions de chasse et même de sabotages à la bombe. Le tout dans le territoire de l'Union européenne. La frange radicale d'une galaxie de commentateurs mainstream Sergueï Karaganov a une voix qui porte, mais dont il faut nuancer la portée. Le politologue n'est ni porte-parole du Kremlin, ni conseiller officiel. Il s'inscrit dans une nébuleuse de commentateurs, journalistes, intellectuels et autres propagandistes. Parmi eux, beaucoup se réclament proches de Vladimir Poutine. La prudence reste donc de mise. « C'est très difficile de savoir qui a véritablement l'oreille de Vladimir Poutine », explique Cyrille Bret, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors sur les enjeux relatifs à la Russie. « Ça participe d'ailleurs à la puissance du président russe : il ne laisse pas son entourage cartographié. » Une chose est sûre : Sergueï Karaganov fait partie de l'élite russe. Il est reconnu pour son expertise sur la politique internationale. Aujourd'hui président d'honneur du bureau du Conseil pour la politique extérieure et de défense, il a une longue carrière de chercheur et de conseiller depuis les années 1980. En fait, il est l'un des intellectuels qui ont le mieux réussi la transition entre l'ère soviétique et celle de la Fédération de Russie. Mais son discours radical n'en reste pas moins mainstream à Moscou. S'il a voix au chapitre, c'est parce qu'il sert le régime, comme l'indique Cyrille Bret : « La première vocation d'une voix telle que celle de Karaganov ou de [Alexandre] Douguine, ou d'autres théoriciens, c'est d'abord de faire entendre la voix de la Russie. La Russie considère qu'elle a été réduite au silence. Et c'est pour cette raison que des déclarations fracassantes servent l'intérêt national russe tel que Karaganov l'interprète : faire entendre la vision proprement russe, non occidentale, des relations internationales et des rapports entre la Russie et l'étranger. » De la doctrine Karaganov à l'eurasianisme 2022 a été une rupture pour Karaganov. Après l'invasion russe de l'Ukraine, il se détourne complètement de l'Occident, qu'il considère minoritaire. L'heure est à « une majorité globale » dirigée par la Russie. Son mépris pour l'Europe s'accentue tellement qu'il prône une stratégie sino-russe. Au point de devenir un chantre de l'eurasianisme. « Il appelle même à déplacer la capitale du pays pour matérialiser ce tournant ! », note Igor Delanoë. « Il veut bâtir une nouvelle capitale en Sibérie, de l'autre côté de l'Oural, qui permettrait d'ancrer dans la géographie ce tournant avec une capitale orientale au sens géographique du terme. » S'il veut laisser tomber l'Europe, c'est parce que, selon lui, le libéralisme a fait son temps. Les démocraties ne sont bonnes qu'à s'écrouler. L'Occident s'enfonce dans la décadence par la surconsommation, la mondialisation et le transhumanisme. Lui, décrit la Russie comme un empire asiatique. Finalement, le seul intérêt que Sergueï Karaganov continue de voir en Europe, c'est son vœu historique de récupérer les anciennes parties de l'Union soviétique. Il a même donné son nom à ce courant : la doctrine Karaganov. Elle postule que la Russie doit défendre les droits des ethnies russes dans les pays voisins. Un discours que partage Vladimir Poutine. À lire aussiGuerre en Ukraine: Vladimir Poutine assure que «la balle est dans le camp» de ses adversaires

L'Echo du monde
Ukraine : face à des négociations qui tournent en rond, l'intransigeance russe porte ses fruits

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 4:17


Un déséquilibre s'est clairement installé dans les discussions de paix. Il penche donc en faveur de la Russie, qui a vu Donald Trump, pressé d'en finir avec ce conflit, se ranger de son côté… Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le zoom de la rédaction
En Ukraine, avec les habitants qui font le choix d'arrêter de parler russe

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 4:11


durée : 00:04:11 - Le Grand reportage de France Inter - En Ukraine, la guerre est aussi culturelle et linguistique. Près de 20% de la population est russophone et dans certains endroits comme à Zaporijia, le russe est même la langue maternelle de l'écrasante majorité de la population, mais de plus en plus d'habitants le choix d'arrêter de le parler. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L'Echo du monde
Guerre en Ukraine : entre négociations euro-américaines et refus russe de plusieurs clauses du plan de paix envisagé, où en est-on ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 5:18


Tandis que Donald Trump multiplie les déclarations de satisfaction au sujet des négociations qui se sont déroulées à Berlin entre Américains, Européens et Ukrainiens, les Russes ont, eux, montré leur mécontentement vis-à-vis du plan. Christian Makarian nous clarifie cette situation assez confuse. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Weltwoche Daily
NZZ: Wenn wir uns nicht der EU unterwerfen, kommt der Russe – Weltwoche Daily CH

Weltwoche Daily

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 11:27


Werden Sie JETZT Abonnent der Weltwoche. Digital nur CHF 9.- im ersten Monat. https://weltwoche.ch/abonnemente/Aktuelle Ausgabe der Weltwoche: https://weltwoche.ch/aktuelle-ausgabe/KOSTENLOS: Täglicher Newsletter https://weltwoche.ch/newsletter/App Weltwoche Schweiz https://tosto.re/weltwocheDie Weltwoche: Das ist die andere Sicht! Unabhängig, kritisch, gut gelaunt.NZZ: Wenn wir uns nicht der EU unterwerfen, kommt der Russe.Bundesrat Pfister: Geistig schon EU-Mitglied?UBS: Blocher trifft Keller-SutterDie Weltwoche auf Social Media:Instagram: https://www.instagram.com/weltwoche/Twitter: https://twitter.com/WeltwocheTikTok: https://www.tiktok.com/@weltwocheTelegram: https://t.me/Die_Weltwoche Facebook: https://www.facebook.com/DIE.WELTWOCHE Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

8.30 franceinfo:
Dermatose nodulaire, menace russe... Le "8h30 franceinfo" d'Alma Dufour

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 19:25


durée : 00:19:25 - 8h30 franceinfo - Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime, était l'invitée du "8h30 franceinfo", dimanche 14 décembre 2025. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

8.30 franceinfo:
Guerre en Ukraine : "Il y a un camp américano-russe", déplore l'eurodéputé Bernard Guetta

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 20:06


durée : 00:20:06 - 8h30 franceinfo - Le député Renew était l'invité du "8h30 franceinfo" samedi 13 décembre 2025. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les dessous de l'infox
Le mirage de l'assistance russe au Sahel, quand la propagande masque les échecs

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 29:30


Au Mali, le JNIM a repris cette semaine les attaques contre les convois de carburant, mettant fin à une accalmie de courte durée. La junte au pouvoir à Bamako peine à desserrer l'étau. Dans toute la région, l'on assiste depuis plusieurs années à une explosion des attaques jihadistes, venant contredire le récit officiel des pays de l'AES et de la Russie, toujours plus offensifs sur le plan informationnel. Un an s'est écoulé depuis la chute de Bachar el-Assad en Syrie, qui a permis de dissiper le mythe de l'assistance russe au régime et de dévoiler l'ampleur des exactions contre les populations. Mais qu'en est-il au Sahel ? On en parle avec Jonathan Guiffard, membre de Géode, le projet de géopolitique de la data sphère.  Jonathan Guiffard est expert associé à l'Institut Montaigne, chargé des Affaires internationales, stratégiques et de défense, et membre de GEODE, projet de recherche en géopolitique de la data sphère, partenaire des Dessous de l'infox. Il signe une série d'articles intitulée Afrique: les rivalités stratégiques qui met en lumière les stratégies des différents acteurs internationaux en Afrique centrale et Afrique de l'ouest, évoque «l'expansion d'un système russe en échec», montrant le paradoxe d'un dispositif qui ne délivre pas les résultats annoncés, mais «gagne du terrain à la faveur de la corruption, de la course aux ressources et d'un ordre mondial déséquilibré».    La chronique des dessous de l'infox, par Grégory Genevrier: RDC: cette vidéo d'Ibrahim Traoré critiquant Paul Kagame est un hypertrucage. Les vidéos générées par l'intelligence artificielle sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux. Elles s'immiscent dans les conflits, comme celui qui se déroule dans l'est de la République démocratique du Congo, où le groupe armé du M23 soutenu par le Rwanda se livre à une nouvelle offensive, quelques jours après la signature à Washington d'un «Accord de paix» entre la RDC et le Rwanda. Les vidéos mensongères générées par l'IA sont de plus en plus difficiles à repérer, sauf lorsque certains comptes s'en font une spécialité et recyclent les mêmes images dans des situations différentes. 

L’Heure du Monde
Le nouveau service militaire répond-il à la menace russe ?

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 23:18


Devant les militaires de la 27ᵉ brigade d'infanterie de montagne de Varces (Isère), jeudi 27 novembre, le ton d'Emmanuel Macron se fait grave. « L'accélération des crises, le durcissement des menaces me conduisent à proposer aujourd'hui un service national purement militaire qui, sans être universel, peut engager toute une génération », déclare le président de la République. Fondé sur le volontariat, ce service militaire national doit durer dix mois, concerner majoritairement des jeunes âgés de 18 à 19 ans et être effectué « uniquement sur le territoire national ».Mais comment cette nouvelle mouture du service militaire peut-elle permettre de répondre, de France, au « durcissement des menaces », en particulier celles proférées par Vladimir Poutine ? Les armées nationales ont-elles les moyens d'accueillir ces jeunes recrues, et ce, dès l'été 2026, comme cela a été annoncé par le chef de l'Etat ? Enfin, la France, comme l'Europe, cherche-t-elle à préparer les esprits à une éventuelle entrée en guerre contre la Russie ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Elise Vincent et Chloé Hoorman, journalistes chargées des questions de défense au service International du Monde, mettent cette mesure présidentielle en regard de la réalité de la menace russe et des besoins des armées françaisesUn épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits du discours du général Mandon au 107e congrès des maires et présidents d'intercommunalités de France, à Paris, le 18 novembre 2025 ; de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, le 27 novembre 2025, à Varces ; de reportages diffusés sur Euronews, le 20 novembre 2025, et sur LCI, le 20 novembre 2025 ; d'une chronique dans l'émission « C à vous », sur France 5, le 22 novembre 2025 ; de l'émission « C ce soir » du 25 novembre 2025 ; et d'une déclaration faite par Vladimir Poutine, le 2 décembre 2025.Cet épisode a été publié le 11 décembre 2025. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
Label pour les médias, Donald Trump s'assoupit, gaz russe … : Le Club 28'

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 45:32


L'émission 28 minutes du 05/12/2025 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Natacha Polony, essayiste, directrice de la revue “l'Audace”, Thomas Porcher, économiste, membre des Économistes Atterrés, Jean Quatremer, correspondant européen de “Libération” et le dessinateur de presse Eric Truant.Un label pour les médias : solution à la désinformation ou illusion ?Il n'aura suffi que d'une déclaration pour que l'écosystème politique et médiatique s'agite. Face à la presse régionale, le 28 novembre, dans les Vosges, Emmanuel Macron s'était prononcé en faveur d'un label de médias type “JTI” mis en place par RSF garantissant la déontologie des médias. Bien qu'il ait précisé que ce ne soit pas “à l'État de vérifier” l'information d'un média, Les Républicains et le RN ont tour à tour lancé une pétition pour dénoncer un “contrôle de l'information” par le chef de l'État. Bruno Retailleau allant jusqu'à parler d'un “ministère de la vérité”. L'Europe ferme définitivement le robinet du gaz russe : un coup dur pour Vladimir Poutine ?L'Union européenne a officiellement décidé de mettre fin à toute importation de gaz russe au plus tard à l'automne 2027. Cet accord entre eurodéputés et États européens doit encore être validé par un vote. Avant la guerre, le gaz russe représentait 45% du gaz importé contre environ 19% en 2024. Quelles conséquences pour Moscou ?Nous recevons Coco, dessinatrice de presse à “Charlie Hebdo” et “Libération”. Elle nous présente son ouvrage “Signé Coco” (Les Arènes BD)  qui rassemble 500 dessins de ces quatre dernières années publiés (ou refusés) dans les deux journaux, et quelques inédits.Sébastien Lecornu en a fait la promesse et le répète à l'envi : il n'aura pas recours au 49.3 pour faire passer son budget. Mais Bruno Retailleau ainsi qu'autres personnalités politiques appellent le chef du gouvernement à utiliser cette arme constitutionnelle pour permettre l'adoption du budget 2026. C'est le duel de la semaine de Frédéric Says.La vidéo est devenue virale : Donald Trump, yeux fermés pendant de très nombreuses secondes, en plein conseil des ministres pendant le discours de son secrétaire d'État Marco Rubio. Le président américain a été la risée des internautes. C'est le "Point com" de Natacha Triou.Enfin, ne manquez pas la une internationale sur la visite d'État de trois jours en Chine d'Emmanuel Macron, les photos de la semaine soigneusement sélectionnées par nos invités ainsi que le Monde des choses de David Castello-Lopes sur les camping-cars. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 5 décembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Grand angle
Zaporijia, le quotidien sur le fil d'une centrale nucléaire sous occupation russe

Grand angle

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 2:29


durée : 00:02:29 - France Inter sur le terrain - C'est la plus grande centrale nucléaire d'Europe, elle se trouve en Ukraine et elle est à l'arrêt, située dans un territoire occupé par la Russie. L'AIEA s'inquiète régulièrement du risque de catastrophe nucléaire : en cause notamment, l'incurie de Moscou dans la gestion quotidienne de la centrale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins
"Max", quelles menaces planent autour de cette nouvelle messagerie russe proche du Kremlin ?

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 3:26


durée : 00:03:26 - Un monde connecté - par : François Saltiel - En Russie, il est devenu impossible de passer des appels sur WhatsApp. Depuis le 1ᵉʳ septembre, le gouvernement exige des fabricants d'inclure par défaut la messagerie "Max" sur tous les nouveaux téléphones et tablettes mis en vente ! Max ou la menace d'une surveillance de masse par le Kremlin.

RTL Soir
Poutine se dit "prêt" à la guerre avec les Européens : avec cette déclaration que cherche le président russe ?

RTL Soir

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 1:50


Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 02 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Soir
Poutine se dit "prêt" à la guerre avec les Européennes : avec cette déclaration que cherche le président russe ?

RTL Soir

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 1:50


Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 02 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoires du monde
En Afrique du Sud, des hommes piégés et enrôlés de force dans l'armée russe

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 2:28


durée : 00:02:28 - Regarde le monde - Ce sont des messages de panique, envoyés du front, par de jeunes soldats sud-africains, loin, très loin de chez eux. Les voici enrôlés de force, disent-ils, au sein de l'armée russe, dans une guerre qui les dépasse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
En Afrique du Sud, des hommes piégés et enrôlés de force dans l'armée russe

InterNational

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 2:28


durée : 00:02:28 - Regarde le monde - Ce sont des messages de panique, envoyés du front, par de jeunes soldats sud-africains, loin, très loin de chez eux. Les voici enrôlés de force, disent-ils, au sein de l'armée russe, dans une guerre qui les dépasse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le journal de 18h00
L'Ukraine revendique l'attaque de deux pétroliers de la flotte fantôme russe

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 10:19


durée : 00:10:19 - Journal de 18h - Kiev a revendiqué une attaque contre deux pétroliers, soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme russe. Un revers pour Moscou.

Les journaux de France Culture
L'Ukraine revendique l'attaque de deux pétroliers de la flotte fantôme russe

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 10:19


durée : 00:10:19 - Journal de 18h - Kiev a revendiqué une attaque contre deux pétroliers, soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme russe. Un revers pour Moscou.

Pascal Praud et vous
Menace russe, crise budgétaire et politique : «Et voilà que notre chef d'état [...] nous annonce l'interdiction du portable» tonne Georges Fenech

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 6:14


Invités :Gauthier Le Bret, journaliste.Fabien Onteniente, réalisateur.Sarah Saldmann, avocate.Georges Fenech, magistrat et ancien député.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On marche sur la tête
Menace russe, crise budgétaire et politique : «Et voilà que notre chef d'état [...] nous annonce l'interdiction du portable» tonne Georges Fenech

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 6:14


Invités :Gauthier Le Bret, journaliste.Fabien Onteniente, réalisateur.Sarah Saldmann, avocate.Georges Fenech, magistrat et ancien député.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La révélation du jour - Olivier Truchot : "On apprend qu'on continue à acheter du gaz russe, en cachette, parce qu'on est dépendants. Donc on permet à Poutine de récupérer notre argent pour financer sa guerre" - 27/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 1:09


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Nuus
Witkoff help blykbaar Russe oor hoe om Trump te nader

Nuus

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 0:38


Die voormalige adviseur van die Oekraïnse minister van strategiese nywerhede Yuriy Sak sê president Donald Trump is die tipe president waar ‘n mens hulp moet kry oor hoe om hom te benader. Dit kom na sy gesant, Steve Witkoff Russiese amptenare bygestaan het oor hoe om Trump te nader. Sak sê niks verbaas hulle meer nie maar die resultaat is die belangrikste.

Les Grandes Gueules
La vanne du jour - Franck Allisio, député RN : "Il y a une menace russe. La France doit se préparer à avoir les moyens de se défendre" Jean-Loup Bonnamy : "En tout cas, si Bardella est président vous ne serez pas ministre des Affaires

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 2:59


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Service militaire face à la menace russe : «Nous aurions tort d'être faibles» insiste Emmanuel Macron

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 10:23


Invités :Général Emmanuel de Richoufftz, vice-président de Place d'armes.Gauthier Le Bret, journaliste.Eric Naulleau, journaliste.Louis de Raguenel, chef du service politique d'Europe 1. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'invité de RTL
Ukraine, menace russe, dissolution... Écouter l'interview exclusive d'Emmanuel Macron sur RTL/M6

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 18:12


Quel poids pour la France et l'Europe dans les négociations de paix entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine ? L'Europe, dernier rempart face à Poutine ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur la France ? Comment y faire face ? Écoutez Emmanuel Macron, invité de RTL Matin avec Thomas Despré du 25 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Le plan de Trump pour l'Ukraine est "un plan russe", estime Marie Mendras

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 7:58


durée : 00:07:58 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - L'Ukraine a connu dans la nuit de nouvelles attaques russes. Cette nouvelle nuit d'affrontements survient après que la Russie a rejeté lundi des propositions européennes pour amender le plan Trump sur l'Ukraine. Marie Mendras est professeure à l'Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Du grain à moudre
Ukraine : le plan de Donald Trump est-il un plan russe ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 38:56


durée : 00:38:56 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Mercredi 19 novembre 2025, un plan de paix américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine a été révélé. Ce projet, défendu par Donald Trump et négocié avec l'entourage diplomatique de Poutine, a conduit à de fortes tensions avec les Européens qui défendent une autre approche. - invités : Vera Grantseva Politiste Enseignante à Sciences Po Paris; Isabelle Lasserre Journaliste française

La marche du monde
Le Tribunal de Nuremberg est-il encore une référence pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC ?

La marche du monde

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 48:29


En 1945, à Nuremberg, de hauts responsables nazis étaient jugés pour crime de guerre et crime contre l'humanité… 80 ans après ce procès historique, comment s'inspirer de ce tribunal fondateur de la justice internationale pour en finir avec l'impunité dans les conflits armés en Ukraine, à Gaza ou encore en RDC ? Le 20 novembre 1945 s'ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, le plus grand procès de l'histoire. D'un commun accord, la France, les États-Unis, l'Union soviétique et le Royaume-Uni affirmaient leur volonté de juger vingt-deux dignitaires nazis, chefs militaires ou hauts fonctionnaires, tous accusés de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité. Mais pourquoi invoquer Nuremberg lorsque l'on réclame la fin de l'impunité ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'a fait pour son pays l'Ukraine en interpellant le peuple russe dès le 4 avril 2022, suite à l'invasion russe du 24 Février : « Le moment viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur ceux de ses concitoyens qui ont tué. Qui a donné des ordres. Qui a fermé les yeux sur ces meurtres. Nous allons établir tout cela. Et le faire connaitre dans le monde entier. Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons beaucoup plus d'outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. »  Et le docteur Mukwege, prix Nobel de la paix a explicitement fait référence à Nuremberg, en octobre 2024, lors d'un passage à l'Université de Strasbourg en France : « Les Congolaises et les Congolais ont aussi droit à leur Nuremberg. Telle est la raison pour laquelle nous plaidons aux côtés des victimes et des survivant.es pour l'établissement d'un Tribunal international pénal pour le Congo et/ou des chambres spécialisées mixtes. » Un Nuremberg pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC est-il possible ? Une enquête signée Clémentine Méténier avec William Schabbas, professeur de droit pénal international et des droits de l'homme à Londres, Université de Middlesex, Leyden et Sciences Po ; Christian Delage, historien et cinéaste, réalisateur du film historique «Nuremberg, les nazis face à leur crime» ; Thierry Cruvellier, rédacteur en chef du site Justice Info ; Rafaëlle, professeure de droit international à l'Université Paris Saclay et travaille sur la justice pénale internationale, précisément sur la notion de génocide. Reagan Miviri, avocat au Barreau de Goma dans le Nord-Kivu, il travaille au sein de Ebuteli l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.   À lire sur le site Justice Info Le grand entretien de Clémentine Méténier avec l'historien et cinéaste Christian Delage. À suivre au Mémorial de la Shoah à Paris la journée d'étude Nuremberg et son héritage, 1945-2025. Le 20 novembre 2025 marque le 80è anniversaire de l'ouverture, à Nuremberg, du procès des grands criminels nazis, où, pour la première fois, des responsables politiques et militaires de haut niveau – accusés des crimes de conspiracy (complot), crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité – étaient traduits devant une cour internationale, composée des principales forces alliées victorieuses de l'Allemagne nazie. Pour le procureur général Robert H. Jackson, il s'agissait de construire un «procès documentaire», où, en raison des crimes considérables commis par les nazis, notamment leur politique d'extermination des Juifs d'Europe, il était nécessaire de faire reposer l'accusation sur des preuves irréfutables, pour éviter qu'à l'avenir leur réalité fasse l'objet d'une négation. Contre toute attente, les images allaient jouer un rôle majeur pour confronter les nazis à leurs propres crimes. La journée de colloque s'interrogera sur l'héritage des «principes de Nuremberg» depuis les années 1990, grâce au développement d'une justice internationale fondée sur des tribunaux ad hoc (du Rwanda à la Centrafrique) et des cours permanentes (Cour pénale internationale, Cour internationale de justice), appelées à statuer en particulier sur le risque potentiel ou la commission de génocides. Or, la collecte de preuves qui s'inspire de la jurisprudence de Nuremberg est forte des nouveaux outils mis en place par les autorités judiciaires, en collaboration avec des ONG et des applications en open source qui en garantissent la fiabilité. Pour la première fois dans l'histoire, en Europe comme au Proche-Orient, la fabrique du dossier probatoire se déroule en co‑construction avec la société civile, en flux tendu et en temps réel.   11h - LE CHOIX DU PROCÈS DOCUMENTAIRE La construction de la preuve, de Nuremberg à Kiyv, 1945-2025 de Christian Delage, historien, Institut d'histoire du temps présent De Nuremberg au TPIY : la jurisprudence de l'image comme preuve pénale de Ninon Maillard, maîtresse de conférences à Paris Nanterre Modération : Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la MSH Mondes, Paris Nanterre.   14h - LA CONSOLIDATION D'UNE JUSTICE PÉRENNE Tribunaux pénaux internationaux, tribunaux mixtes, Cour pénale internationale : du Rwanda à la Centrafrique, des instances judiciaires multiples de Joël Hubrecht, responsable d'études et de recherche à l'Institut Robert Badinter. Le rôle de la Cour internationale de justice dans les conflits contemporains de Jean-Louis Iten, professeur de Droit international, et Sharon Weill, professeur de Droit international, American University, Paris. Modération : Emanuela Fronza, professeure de Droit pénal international à l'Université de Bologne.   16h - LE RÔLE DES ONG Mémorial face à la réécriture de l'histoire par Poutine de Nicolas Werth, directeur de recherche honoraire au CNRS, président de l'Association Mémorial. Prendre davantage en compte les violences sexuelles en temps de guerre de Yuliia Chystiakova, chercheuse en droits humains, East Ukrainian Center for Civic Initiatives. Modération : Henry Rousso, directeur de recherche émérite au CNRS (IHTP).

Les matins
VI République / Alexandre Douguine : ultra-nationaliste russe / Thomas Pesquet et Etienne Klein

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 150:03


durée : 02:30:03 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère

Les Grandes Gueules
Le clash du jour - Abel Boyi : "Face à l'armée russe on est peanuts." Olivier Truchot "Pas du tout. On survend la Russie. Arrêtons avec ces discours défaitistes." Abel Boyi : "On n'est pas défaitistes, on s'en

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 1:07


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Abel Boyi, éducateur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Les enjeux internationaux
Alexandre Douguine, entretien avec le penseur ultra-nationaliste russe qui inspire Poutine

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 12:50


durée : 00:12:50 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Figure de l'extrême droite russe, voix rare dans les médias occidentaux, Alexandre Douguine multiplie pourtant les apparitions dans les médias pro-Trump pour diffuser sa vision d'une Russie messianique et antimoderne. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Frédéric Martel Journaliste, Producteur de l'émission "Soft power" sur France Culture.

RTL Matin
Plan de paix de Trump, front russe, corruption... L'Ukraine de nouveau sous pression maximale

RTL Matin

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 1:36


Les Russes pillonnent le pays et gagnent du terrain sur le front de l'est, Washington a fourni une proposition de paix plutôt favorable à Moscou et pour couronner le tout, Volodymir Zelensky est fragilisé par un gigantesque scandale de corruption... Kiev est dans une mauvaise posture après près de quatre ans de guerre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
La France face au déni de la menace russe, la lutte contre le narcotrafic et le girlcott, l'équivalent féminin du boycott

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 4:22


Tous les jours dans la matinale d'Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour. Aujourd'hui, la déclaration du général Mandon sur "la France qui doit accepter de perdre ses enfants", le déni de la menace russe, la lutte contre le narcotrafic, une majorité de LR qui souhaite l'union des droites avec le RN et le Girlcott, l'équivalent féminin du boycott Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal en français facile
Foot: Haïti qualifié pour le Mondial 2026 / Ukraine: 25 morts dans une frappe russe / France: plainte contre l'État...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 10:00


Le Journal en français facile du mercredi 19 novembre 2025, 17  h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CCLo.A

True Story
[EXPLORATEURS DE L'IMPOSSIBLE] Youri Gagarine, le premier homme à avoir été dans l'espace

True Story

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 16:59


[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes. Cette semaine, partez à l'aventure avec notre saison spéciale Explorateurs de l'impossible. Six destins hors normes, prêts à défier les limites du monde… et de l'humain. Le premier homme à avoir été dans l'espace Il y a 60 ans, on ne connaissait encore que peu de choses sur l'espace. Neil Armstrong n'avait pas encore fait son premier pas sur la Lune, Mars n'avait pas été explorée et aucun humain n'avait voyagé au-delà de la Terre. Le 13 avril 1961, un homme va ainsi marquer l'histoire. Il est Russe, jeune, c'est un citoyen comme les autres. Mais il va réaliser le premier vol autour de la Terre. Son nom : Youri Gagarine. Autour de cette expédition hors du commun, découvrez son fabuleux destin. Ecriture : Karen Etourneau Réalisation : Celia Brondreau Voix : Andréa Brusque Une production Bababam Originals Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Punchline - Menace russe, narcotrafic, éducation... l'interview complète de J-M. Blanquer sur Europe 1

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 16:54


Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari reçoit Jean-Michel Blanquer pour réagir aux propos du chef d'Etat major des armées, Fabien Mandon qui a demandés aux maires de préparer la population à de futurs conflits. Il est également abordé la thématique de "la civilisation française" et se savoir si elle est en danger ?". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Le rude parcours d'un Nord-Coréen, envoyé au travail sur un chantier russe avant de fuir en Corée du Sud

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 2:32


La Russie fait de plus en plus appel aux travailleurs nord-coréens. Depuis plusieurs années, et notamment depuis le début de la guerre en Ukraine, le régime nord-coréen envoie ses bras travailler de l'autre côté de sa frontière, en Russie, pour financer son programme nucléaire. Un travail dans des conditions extrêmement difficiles, comme le racontent les Nord-Coréens qui se sont échappés des chantiers russes. De notre correspondant en Corée du Sud, Ses mains abîmées par le travail trahissent ses années passées sur les chantiers moscovites. Militaire du programme nucléaire nord-coréen, Lee Eun-pyeong, a été envoyé travailler en Russie avant de faire défection vers la Corée du Sud, d'où il partage son histoire. « Le régime manquait d'argent, alors il a décidé d'envoyer des soldats à l'étranger, déguisés en travailleurs civils, pour gagner de l'argent et financer la construction nucléaire. J'ai été choisi dès 2014 pour ma loyauté et mes antécédents familiaux. J'ai ensuite été formé et je ne suis arrivé en Russie qu'en 2017 », explique Lee Eun-pyeong. Envoyé depuis la Corée du Nord en tant que militaire, puis sous couvert d'un faux visa étudiant, Lee Eun-pyeong travaillait à un rythme stakhanoviste sur des chantiers en banlieue de Moscou. « Réveil à 07h00, travail de 08h00 à minuit, parfois jusqu'à 2 ou 03h00 du matin si le quota n'était pas rempli. Impossible de dormir si les tâches n'étaient pas accomplies. Nous dormions et mangions dans des conteneurs. Pas d'eau chaude pour se laver, seulement de l'eau glacée dans le climat russe », poursuit-il. À lire aussiDes milliers de travailleurs nord-coréens envoyés en Russie, en violation des sanctions de l'ONU Si les ouvriers nord-coréens sont bien payés – 1 650 euros en moyenne, soit bien plus que les autres travailleurs étrangers en Russie –, le régime confisque la quasi-intégralité de leur salaire pour financer son programme militaire. Conditions difficiles, maigre salaire... C'est au contact d'autres travailleurs, venus du Kazakhstan ou d'Ouzbékistan, que Lee Eun-pyeong prend une décision radicale. « Avec le temps, j'ai découvert une autre réalité grâce aux téléphones portables que des étrangers nous montraient. J'ai vu des voitures sud-coréennes, des téléphones sud-coréens, et surtout, des vidéos et témoignages sur internet. Tout contredisait l'image négative de la Corée du Sud qu'on m'avait inculquée. J'ai compris que j'avais été trompé, que la liberté existait ailleurs », affirme-t-il. Une évasion des chantiers russes difficile et dangereuse. Il nous raconte son périple : « La sécurité nord-coréenne a lancé une traque : des agents du ministère de la Sécurité d'État et même la mafia russe nous cherchaient. J'ai été capturé, menacé avec un couteau, mais j'ai réussi à m'en sortir. Finalement, un pasteur sud-coréen en Russie m'a caché dans une église pendant plusieurs mois. En mars 2021, après neuf mois de fuite et de cachettes, j'ai pu entrer en Corée du Sud. » Aujourd'hui, au moins 15 000 Nord-Coréens travailleraient en Russie. Un nombre qui devrait augmenter à mesure que les deux pays se rapprochent au travers de leur alliance militaire signée en 2024.

Les matins
Guerre en Ukraine : à Pokrovsk, l'étau russe se resserre

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 14:54


durée : 00:14:54 - Journal de 8 h - Dans l'oblast de Donetsk, à l'est de l'Ukraine, la ville de Pokrovsk pourrait tomber aux mains des Russes d'un jour à l'autre. Reportage dans les villages alentours, où les soldats prennent leur repos entre deux rotations.

Entendez-vous l'éco ?
Sanctions sur le pétrole russe : les États-Unis mettent la pression sur Moscou

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 5:54


durée : 00:05:54 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Moins d'un mois après leur annonce, les sanctions américaines contre les deux principales compagnies pétrolières russes ont déjà des effets sur les volumes et les prix des exportations opérées depuis la Russie. Notamment en raison de la détermination affichée de Washington à les appliquer. - invités : Sylvain Tronchet Journaliste, correspondant de Radio France à Moscou

Autant en emporte l'histoire
Loin de Verdun, en quoi la guerre 14-18 fut-elle mondiale ? 2/5 : Le front russe

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 10:54


durée : 00:10:54 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - C'est la Russie, alliée de la Serbie, de la France et du Royaume-Uni qui, la première, entre dans la guerre. Une guerre qui va l'opposer à trois empires : l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, et bientôt l'empire ottoman. - invités : Michaël Bourlet - Michaël Bourlet : Agrégé et docteur en histoire - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.