Podcasts about le royaume uni

  • 272PODCASTS
  • 907EPISODES
  • 14mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jul 29, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about le royaume uni

Show all podcasts related to le royaume uni

Latest podcast episodes about le royaume uni

Aujourd'hui l'économie
Face à la guerre en Ukraine, les Occidentaux relocalisent leur production d'explosifs

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 3:29


La visite de Volodymyr Zelensky à Washington remet en lumière une question : les États-Unis et leurs alliés disposent-ils encore des capacités industrielles nécessaires pour soutenir un conflit de longue durée ? Face aux tensions provoquées par la guerre en Ukraine, les pays occidentaux investissent massivement dans la relocalisation de la production d'explosifs, symbole d'un retour des politiques industrielles et de la souveraineté économique. Au-delà des discussions sur les livraisons d'armes à l'Ukraine, la visite de Volodymyr Zelensky à Washington met en évidence un enjeu économique majeur : les capacités industrielles des pays occidentaux. Selon le Wall Street Journal, au moins 24 projets de nouvelles usines d'explosifs sont actuellement en développement dans les pays membres de l'Otan. Une vague d'investissements qui traduit une profonde remise en question des choix industriels opérés depuis la fin de la Guerre froide. Car le sujet dépasse largement les obus ou les missiles. Les filières de production des explosifs militaires ont quasiment disparu du paysage occidental. Pendant plusieurs décennies, les États-Unis et l'Europe ont privilégié les importations, convaincus qu'une mondialisation des chaînes de production était économiquement plus efficace. Cette logique a concerné le textile, la sidérurgie, la chimie… mais aussi les explosifs. Les conséquences sont aujourd'hui visibles. Les États-Unis ne produisent plus de TNT, tandis que l'Europe ne dispose plus que d'une seule usine, contre sept auparavant. Avec la guerre en Ukraine, cette dépendance est devenue un risque économique majeur. Les tensions sur les approvisionnements ont provoqué une envolée des prix. En seulement deux ans, le prix du TNT a presque été multiplié par quatre. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le retour du « reshoring », ou la relocalisation des productions stratégiques Pour répondre à cette vulnérabilité, les gouvernements occidentaux injectent désormais des milliards de dollars afin de reconstruire une filière industrielle jugée stratégique. Aux États-Unis, trois nouvelles usines sont actuellement en construction dans l'Arkansas. Le Royaume-Uni prévoit également plusieurs nouvelles implantations d'ici à 2030. Ces investissements s'inscrivent dans une dynamique économique beaucoup plus large: celle du reshoring, autrement dit le rapatriement de productions considérées comme stratégiques. Après les semi-conducteurs, les batteries ou encore les terres rares, ce sont désormais les matériaux destinés à la fabrication des munitions qui deviennent une priorité des politiques industrielles occidentales. L'objectif ne consiste plus seulement à assembler des missiles ou des obus. Les États cherchent désormais à maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur, depuis les matières premières jusqu'au produit fini. Une stratégie destinée à réduire les dépendances extérieures et à garantir la continuité de la production en cas de crise. À lire aussiDrones en Ukraine: l'industrie automobile européenne au service de la défense La souveraineté industrielle devient un investissement économique Cette stratégie soulève toutefois une question essentielle :comment relocaliser ces productions tout en restant compétitif ? La réponse marque une rupture avec les décennies précédentes. Pendant longtemps, la logique économique consistait à produire là où les coûts étaient les plus faibles. Aujourd'hui, les gouvernements acceptent un coût de production plus élevé si celui-ci permet de sécuriser leurs approvisionnements. La performance ne se mesure donc plus uniquement aux économies réalisées. Elle se mesure également à la capacité de continuer à produire lorsque les chaînes d'approvisionnement mondiales sont perturbées. Mais reconstruire une industrie des explosifs représente un défi considérable. Les investissements sont très lourds, les normes de sécurité et environnementales particulièrement exigeantes et les procédures administratives peuvent durer plusieurs années. Le Wall Street Journal cite notamment le projet d'une usine en Suède : plus de deux millions de dollars ont déjà été consacrés aux études et aux autorisations, et près de cinq ans seront nécessaires avant le démarrage de la production. Dans le même temps, la Russie et la Chine avancent plus rapidement. Le Kremlin a notamment assoupli ses règles d'urbanisme depuis le début de la guerre afin d'accélérer la construction de nouvelles capacités de production. Les États occidentaux n'ont donc d'autre choix que d'accompagner financièrement cette réindustrialisation. En prenant une part croissante dans le financement de ces investissements, ils considèrent désormais la souveraineté industrielle comme une forme d'assurance : celle de pouvoir continuer à produire lorsque les crises éclatent. Une logique qui pourrait demain s'étendre à de nombreux autres secteurs stratégiques de l'économie, bien au-delà de la seule industrie de défense.

Appels sur l'actualité
Royaume-Uni: Londres tourne-t-il le dos aux États africains les plus vulnérables?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 3:20


Le Royaume-Uni a confirmé des coupes budgétaires massives dans son aide au développement destinée à plusieurs pays africains, conséquence de la réduction progressive de l'effort d'aide de 0,5% à 0,3% du PIB d'ici 2027. Selon les détails publiés, le Mozambique, le Malawi, le Kenya et la Tanzanie verront leurs versements britanniques diminuer de 90% d'ici 2029, tandis que la Somalie et le Soudan du Sud subiront des réductions de près de 50%, malgré des contextes marqués par les conflits et les crises humanitaires. Comment expliquer cette décision ? À quel point les pays africains peuvent-ils en être impactés ? Londres avait promis de remplacer une partie de ces financements directs par une « assistance technique » via des ONG et des consultants. Ce système peut-il compenser les coupes budgétaires ? Avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres. 

Reportage International
Au Royaume-Uni, des bénévoles se forment pour sauver les mammifères marins échoués

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 2:49


Des dauphins, des baleines échoués sur les plages... Cette image est de plus en plus fréquente sur les côtes européennes, britanniques en particulier. Le Royaume-Uni compte plus de 15 000 kilomètres de plages et de falaises. Pour venir en aide à ces cétacés et ces phoques en difficulté, des associations de biodiversité organisent des ateliers de premiers secours à destination du grand public. De notre envoyée spéciale à Southampton, Sur les côtes britanniques, une dizaine de nageurs, de l'eau jusqu'à la taille, agitent une bâche au rythme des vagues. Sur le plastique, un dauphin gonflable au réalisme frappant. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si lourd, et encore, le moniteur dit que c'est un jeune. Il faut faire attention à ne pas trébucher sur des rochers, à bien faire flotter l'animal sur une bâche, à le recouvrir d'un drap mouillé puis le bercer dans l'eau. Ils peuvent mettre plusieurs heures avant de repartir », témoigne l'un des participants. Un dauphin adulte, c'est presque 250 kilos : il faut une dizaine de bénévoles pour le remettre à l'eau. Ils sont une trentaine, en combinaison de plongée, casqués, à suivre cette journée d'initiation aux premiers secours pour mammifères marins. Sur la plage, un groupe se penche sur une réplique de bébé phoque. Charlotte retire une paire de gants de jardinage. « Je travaille dans le secteur pétrolier. S'il y a une marée noire, j'aurais une part de responsabilité, donc je veux pouvoir aider. Ce que je ne savais pas, c'est que les phoques mordent facilement », explique-t-elle. La surpêche et le dérèglement climatique en cause Sur les côtes du Royaume-Uni, les échouages se multiplient : les phoques, comme ici au sud, mais aussi les rorquals, les orques et les dauphins au nord. Chris Berry, sauveteur confirmé, déplore une tendance à la hausse. « Durant mes cinq premières années, j'ai vu UN dauphin. Depuis, il m'est arrivé d'en secourir cinq en un an... Cela augmente. La surpêche est l'une des raisons, le dérèglement climatique aussi : les poissons changent d'endroit, donc les cétacés les suivent dans des zones qu'ils connaissent mal, se perdent et s'échouent », analyse-t-il. Les sauvetages peuvent intervenir toute l'année, à n'importe quelle heure. Alors, l'association des plongeurs britanniques, la British Divers Marine Life Rescue (BDMMA) espère recruter de nouveaux bénévoles. Louise Round, spécialiste du secourisme des phoques, souligne l'urgence : « Les gens se baladent beaucoup sur la côte, et nous recevons de plus en plus d'appels. Nous souhaitons être capables de répondre à ces appels rapidement, afin de sauver autant d'animaux que possible, donc nous avons besoin de bénévoles partout dans le pays. » Les listes d'attente pour la formation atteignent un an dans certaines régions. Passionné de plongée, Chris Berry aimerait une sensibilisation plus générale. « Sur les réseaux sociaux, j'ai déjà vu quatre millions de likes sur la vidéo de quelqu'un qui tirait un dauphin par la queue pour le remettre à l'eau. L'intention est bonne, mais les conséquences peuvent être graves. En particulier si vous ne savez pas pourquoi l'animal s'est échoué, vous risquez de le relâcher juste pour qu'il se noie. Il faut sensibiliser les gens : on ne fait pas n'importe quoi », insiste-t-il. À l'issue de la journée, les bénévoles repartent avec une immatriculation de secouriste pour une durée d'un an. À lire aussiFallait-il sauver Timmy, la baleine échouée en Allemagne?

Reportage international
Au Royaume-Uni, des bénévoles se forment pour sauver les mammifères marins échoués

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 2:49


Des dauphins, des baleines échoués sur les plages... Cette image est de plus en plus fréquente sur les côtes européennes, britanniques en particulier. Le Royaume-Uni compte plus de 15 000 kilomètres de plages et de falaises. Pour venir en aide à ces cétacés et ces phoques en difficulté, des associations de biodiversité organisent des ateliers de premiers secours à destination du grand public. De notre envoyée spéciale à Southampton, Sur les côtes britanniques, une dizaine de nageurs, de l'eau jusqu'à la taille, agitent une bâche au rythme des vagues. Sur le plastique, un dauphin gonflable au réalisme frappant. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si lourd, et encore, le moniteur dit que c'est un jeune. Il faut faire attention à ne pas trébucher sur des rochers, à bien faire flotter l'animal sur une bâche, à le recouvrir d'un drap mouillé puis le bercer dans l'eau. Ils peuvent mettre plusieurs heures avant de repartir », témoigne l'un des participants. Un dauphin adulte, c'est presque 250 kilos : il faut une dizaine de bénévoles pour le remettre à l'eau. Ils sont une trentaine, en combinaison de plongée, casqués, à suivre cette journée d'initiation aux premiers secours pour mammifères marins. Sur la plage, un groupe se penche sur une réplique de bébé phoque. Charlotte retire une paire de gants de jardinage. « Je travaille dans le secteur pétrolier. S'il y a une marée noire, j'aurais une part de responsabilité, donc je veux pouvoir aider. Ce que je ne savais pas, c'est que les phoques mordent facilement », explique-t-elle. La surpêche et le dérèglement climatique en cause Sur les côtes du Royaume-Uni, les échouages se multiplient : les phoques, comme ici au sud, mais aussi les rorquals, les orques et les dauphins au nord. Chris Berry, sauveteur confirmé, déplore une tendance à la hausse. « Durant mes cinq premières années, j'ai vu UN dauphin. Depuis, il m'est arrivé d'en secourir cinq en un an... Cela augmente. La surpêche est l'une des raisons, le dérèglement climatique aussi : les poissons changent d'endroit, donc les cétacés les suivent dans des zones qu'ils connaissent mal, se perdent et s'échouent », analyse-t-il. Les sauvetages peuvent intervenir toute l'année, à n'importe quelle heure. Alors, l'association des plongeurs britanniques, la British Divers Marine Life Rescue (BDMMA) espère recruter de nouveaux bénévoles. Louise Round, spécialiste du secourisme des phoques, souligne l'urgence : « Les gens se baladent beaucoup sur la côte, et nous recevons de plus en plus d'appels. Nous souhaitons être capables de répondre à ces appels rapidement, afin de sauver autant d'animaux que possible, donc nous avons besoin de bénévoles partout dans le pays. » Les listes d'attente pour la formation atteignent un an dans certaines régions. Passionné de plongée, Chris Berry aimerait une sensibilisation plus générale. « Sur les réseaux sociaux, j'ai déjà vu quatre millions de likes sur la vidéo de quelqu'un qui tirait un dauphin par la queue pour le remettre à l'eau. L'intention est bonne, mais les conséquences peuvent être graves. En particulier si vous ne savez pas pourquoi l'animal s'est échoué, vous risquez de le relâcher juste pour qu'il se noie. Il faut sensibiliser les gens : on ne fait pas n'importe quoi », insiste-t-il. À l'issue de la journée, les bénévoles repartent avec une immatriculation de secouriste pour une durée d'un an. À lire aussiFallait-il sauver Timmy, la baleine échouée en Allemagne?

SOCIAL SELLING CRM

01. L'IA hors de contrôle ? Un modèle aurait mené une cyberattaque en solo. Coïncidence ou pas, DeepMind réclame en urgence un régulateur mondial.02. Licencié pendant la bronzette : Chez Meta, un algorithme a viré des employés durant leurs vacances. Sans validation humaine.03. L'armée de robots arrive : Xiaomi passe à 98 % de précision en usine et Hyundai rachète 100 % de Boston Dynamics.04. Gardes du corps pour patrons d'IA : Sam Altman et d'autres dirigeants reçoivent des menaces de mort. Leurs budgets sécurité explosent.05. Le couvre-feu numérique bidon : Le Royaume-Uni veut couper les réseaux la nuit pour les 16-17 ans... mais le système se désactive en 3 clics.06. LinkedIn, la nouvelle appli de rencontre : 1 personne sur 5 l'utilise pour se renseigner sur son crush.

Choses à Savoir TECH
Des contrôles radars des voitures depuis l'espace ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 2:35


Depuis le 7 juillet 2024, toutes les voitures neuves vendues dans l'Union européenne doivent être équipées de l'assistant intelligent de vitesse, l'ISA. Ce système combine une caméra, qui lit les panneaux, et une carte numérique alimentée par la position GPS ou Galileo. Lorsque la voiture dépasse la limite détectée, une alerte sonore ou visuelle se déclenche. Le conducteur conserve toutefois la maîtrise de l'accélérateur et peut désactiver l'ISA à chaque démarrage. Mais selon le Daily Mail, Bruxelles envisagerait une étape supplémentaire après 2030 : empêcher directement les dépassements en limitant la puissance du moteur. À ce stade, la Commission européenne n'a confirmé aucun projet officiel. Et contrairement à certaines formulations, ce ne serait pas le satellite qui ralentirait la voiture. Le satellite transmet uniquement une position. Le calculateur embarqué compare ensuite ces coordonnées à une carte des limitations. La caméra vérifie parallèlement les panneaux présents sur la route. En cas de contradiction, le règlement européen prévoit que le panneau physique prime. Toute décision serait donc prise à bord du véhicule, pas depuis l'espace.Le principal problème reste la fiabilité. Le laboratoire britannique Thatcham Research a testé plusieurs modèles équipés de l'ISA. Le moins performant atteignait 91,3 % de précision sur la distance parcourue, mais seulement 74,3 % au moment précis des changements de limitation. Même le meilleur modèle tombait à 90,3 % dans ces transitions. Une erreur à l'entrée d'une zone limitée à 32 kilomètres par heure pourrait donc provoquer un ralentissement brutal si le système agissait automatiquement.Des inquiétudes concernent aussi le piratage et la collecte des données de localisation. Le Royaume-Uni affirme d'ailleurs ne préparer aucun dispositif de ce type. Aujourd'hui, entre 40 et 60 % des automobilistes dépasseraient les limitations, tandis que 46 % des conducteurs de véhicules neufs désactivent l'ISA. En l'état, rien ne permet donc d'annoncer un bridage automatique après 2030. Mais le débat est réel : jusqu'où faut-il limiter la liberté du conducteur pour protéger les autres usagers ? En mai 2026, 317 personnes ont été tuées sur les routes françaises, contre 305 un an plus tôt, soit une hausse de 4 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Brief
Retraits massifs de cash des dirigeants de sociétés | Nettoyage dans les titres-services | Andy Burnham, quelle vision pour le Royaume-Uni?

Le Brief

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 14:57


De nombreux dirigeants de sociétés de management ont retiré massivement du cash au premier semestre avant l'augmentation du taux de taxation, de 15 à 18%. De quoi faire gonfler les recettes fiscales de l'État via le précompte mobilier perçu sur ces retraits. La Région bruxelloise veut lutter contre la fraude dans les titres-services. Le système a été créé il y a plus de 20 ans pour éradiquer le travail au noir, mais il a ouvert la porte à d'autres abus. Après la paralysie d'Ormuz, l'Iran demande aux Houthis du Yémen de se préparer à fermer le détroit de Bab el-Mandeb. Une nouvelle menace qui pourrait perturber le commerce mondial et faire encore flamber les prix de l'énergie. Il est le septième Premier ministre britannique en dix ans. Mais quelle est la vision du travailliste Andy Burnham pour le Royaume-Uni? Élément de réponse dans cet épisode avec notre correspondant à Londres Johann Harscoët. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Le Grand Invité
Qui est Andy Burnham, considéré comme le premier catholique à Downing Street ?

Le Grand Invité

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 13:01


Adrian PABST, politologue, professeur honoraire à l'université britannique du Kent, docteur en philosophie politique et en philosophie des religions. Auteur de Penser l'ère post-libérale – une troisième voie pour sortir de la crise démocratique (Desclée de Brouwer)Qui est Andy Burnham, nouveau Premier ministre britannique travailliste, issu d'une famille catholique, officiellement investi lundi après la démission de Keir Starmer, qui sera resté seulement deux ans au pouvoir après la victoire écrasante du Labour lors des législatives de juillet 2024 ? Maire de l'agglomération de Manchester, Andy Burnham se caractérise par son style décontracté et accessible qui contraste avec celui de son prédécesseur, travailliste comme lui. S'il est le septième Premier ministre en dix ans, depuis le Brexit, il est le premier catholique à accéder à Downing Street. Andy Burnham se dit inspiré par une trilogie : le football, le Labour et l'Église. Même s'il ne se considère pas comme « particulièrement religieux », son attachement à la doctrine sociale pourrait l'amener à promouvoir une autre vision de la politique, axée notamment sur la justice économique et la décentralisation. Il se montre aussi sensible à certains enjeux sociétaux comme l'euthanasie. Andy Burnham participera-t-il à l'émergence d'une société ouverte au bien commun et aux corps intermédiaires, celle qu'appelle de ses vœux la vision post-libérale portée par Adrian Pabst ? C'est trop tôt pour le dire et aussi peut-être trop présomptueux. Un autre sujet concerne l'évolution des démocraties libérales : le risque de durcissement autoritaire. Le Royaume-Uni se montre très en pointe sur cet aspect. Les libertés fondamentales y sont malmenées par des lois liberticides comme celle sur les « zones de protection » autour des cliniques pratiquant les avortements. Le catholique Andy Burnham y changera-t-il quelque chose ? Rien ne permet de l'affirmer aujourd'hui.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Le "manchestérisme", ultime tentative de renouveau politique pour le Royaume-Uni ?

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 4:42


durée : 00:04:42 - Les Matins de France Culture - par : Camille Nédellec - Le "manchestérisme", vanté par le Premier ministre britannique Andy Burnham, vise à revitaliser le pays par la décentralisation et la nationalisation de certains services publics. Un projet au succès incertain dans un paysage politique de plus en plus fragmenté. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les histoires de 28 Minutes
Pauline Clément / Andy Burnham à Downing Street : le Royaume-Uni d'abord ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 46:05


L'émission 28 minutes du 21/07/2026 La Comédie-Française fait son cinéma “De la Comédie-Française”, en salles le 22 juillet, nous entraîne dans les trois heures précédant une première à la Comédie-Française, où une succession d'imprévus, de rivalités et de superstitions menacent la représentation. Cette comédie de Bertrand Usclat et Martin Darondeau, coécrite avec Pauline Clément, célèbre avec humour et tendresse les coulisses du théâtre. Pauline Clément est notre invitée.  Andy Burnham à Downing Street : le Royaume-Uni d'abord ? Devenu, lundi 20 juillet, le sixième chef du gouvernement britannique à s'installer au 10 Downing Street en dix ans, le travailliste Andy Burnham entend marquer une rupture. Successeur de Keir Starmer, le “roi du Nord” a promis un véritable “électrochoc” et les plus grands changements depuis quarante ans. Ce mardi 21 juillet, il présente ses premières mesures sur le coût de la vie avec en priorité un engagement : mettre fin au sans-abrisme. Une première étape avant la présentation, plus tard dans l'année, d'un vaste plan de réformes sur dix ans, symbole du retour revendiqué du “Labour d'autrefois”. On en débat avec Jon Henley, correspondant Europe pour “The Guardian”, Thibaud Harrois, maître de conférences en civilisation britannique contemporaine à l'université Sorbonne Nouvelle et spécialiste de la politique étrangère britannique, et Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au “Daily Telegraph”. Marjorie Adelson revient sur la découverte archéologique d'une nécropole vieille de 2 500 ans sous une usine de pâtes près de Naples, dont les trésors, notamment des scarabées égyptiens, révèlent des échanges entre les civilisations de la Méditerranée, bien avant l'Empire romain. Théophile Cossa explique comment pompiers, gendarmes et forestiers enquêtent sur les feux de forêt et parviennent à remonter jusqu'à leur origine. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 21 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Andy Burnham à Downing Street : le Royaume-Uni d'abord ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 23:20


L'émission 28 minutes du 21/07/2026 Devenu, lundi 20 juillet, le sixième chef du gouvernement britannique à s'installer au 10 Downing Street en dix ans, le travailliste Andy Burnham entend marquer une rupture. Successeur de Keir Starmer, le “roi du Nord” a promis un véritable “électrochoc” et les plus grands changements depuis quarante ans. Ce mardi 21 juillet, il présente ses premières mesures sur le coût de la vie avec en priorité un engagement : mettre fin au sans-abrisme. Une première étape avant la présentation, plus tard dans l'année, d'un vaste plan de réformes sur dix ans, symbole du retour revendiqué du “Labour d'autrefois”. On en débat avec Cyril Linette, ancien directeur général des sports du groupe Canal+, Lukas Aubin, directeur de recherche à l'IRIS, spécialiste de la géopolitique du sport et de la Russie, et Vanessa Le Moigne, journaliste à beIN Sports. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 21 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio

L'invité politique
Royaume-Uni : « Andy Burnham aura à cœur de poursuivre l'engagement européen de son prédécesseur », affirme Laetitia Langlois à propos du nouveau Premier ministre

L'invité politique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 16:03


Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester. Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse. Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Du grain à moudre
Andy Burnham peut-il relancer le Royaume-Uni ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 43:10


durée : 00:43:10 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Du changement au Royaume Uni ! Après le départ de Keir Starmer, Andy Burnham a été nommé Premier ministre ce lundi 20 juillet. Travailliste, élu de Manchester, il promet de faire de la justice sociale sa priorité. Quelle sera sa marge de manœuvre dans un pays décrit comme de plus en plus fracturé ? - équipe : Aloïs Guérin, Juliette Mouëllic, Tom Umbdenstock, Léa Racine, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Thibaud Harrois Maître de conférences en civilisation britannique contemporaine à l'université Sorbonne-Nouvelle, Nicolas Jara-Joly doctorant en science politique et en études anglophones à Pantheon-Sorbonne et Paris-Nanterre, spécialiste du Parti travailliste britannique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Royaume-Uni: dix ans après le Brexit, comment les Britanniques s'en sortent-ils?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 3:17


Le chef du gouvernement britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission du poste de Premier ministre. Celui qui était l'artisan d'un rapprochement avec l'Union européenne n'a pas pu aller au bout de son projet. Hasard du calendrier ou pas, ce 23 juin le Royaume-Uni commémore le dixième anniversaire du référendum sur sa sortie de l'UE. Et ce alors que les Britanniques sont de plus en plus mécontents des effets du Brexit. Ce sont notamment ceux qui ont voté pour quitter l'UE qui se sentent trahis. Les promesses de limiter l'immigration et de doper l'économie ne se sont pas concrétisées. L'Irlande du Nord fait des jaloux. Partie intégrante du Royaume-Uni, ce territoire a pu conserver le libre accès à son voisin du sud, la République d'Irlande, et au reste du marché unique. Ce statut particulier lui a permis de surpasser le reste du Royaume-Uni en termes de croissance. Et ce grâce notamment aux exportations destinées à la République de l'Irlande qui, elles, ont littéralement explosé. Alors que les expéditions britanniques vers l'UE se sont effondrées. À cause des lourdeurs administratives et des coûts liés au Brexit, les entreprises exportatrices ont dû se tourner vers de nouveaux marchés, notamment en Asie. Toutefois, les accords conclus avec des pays comme l'Australie ou l'Inde ne compensent qu'une partie infime des expéditions perdues. La santé en sous-financement chronique Exemple de ces lendemains qui déchantent, le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique. C'était l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS. C'est une promesse non tenue. Malgré les réformes pour le rendre moins coûteux et plus efficace, le service de santé publique britannique souffre de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent.  L'attractivité du Royaume-Uni reste intacte Un point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs. Et cela malgré une économie à la peine. Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE. Les politiques publiques soutiennent l'innovation. Autant de facteurs qui contribuent à l'investissement des entreprises. Mais dans leur vie de tous les jours, les Britanniques ne le ressentent pas forcément. 57% d'entre eux regrettent le divorce et souhaitent un retour dans l'UE. Mais sur quelles bases ? À lire aussiLe Brexit de nouveau au coeur du débat au Royaume-Uni et en Europe dix ans après Le remariage ou pas ? Pendant deux ans, le gouvernement Starmer a prôné un rapprochement avec l'Europe, notamment dans la défense et les relations commerciales, sans pour autant réintégrer l'UE ni le marché unique. Mais la population reste profondément divisée. La question de la réadhésion à l'UE devrait redevenir centrale lors de la campagne des législatives britanniques en 2029.    À lire aussi«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Le Royaume-Uni 10 ans après le Brexit : si je reviens, t'annules tout ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 22:59


L'émission 28 minutes du 23/06/2026 Le Royaume-Uni 10 ans après le Brexit : si je reviens, t'annules tout ? Le 23 juin 2016, les Britanniques se prononçaient en faveur du Brexit. Dix ans plus tard, 57% d'entre eux considèrent que la sortie de l'Union européenne était une erreur, selon une étude de Yougov. Un regret devenu si répandu qu'un nouveau mot a fait son apparition dans le débat public : le “Bregret”. Depuis le Brexit, la croissance britannique a ralenti, les échanges avec l'Union européenne se sont compliqués, et la question migratoire agite toujours le débat public.  Fragilisé par son impopularité et contesté dans son propre parti, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé sa démission lundi 22 juin. Son successeur sera alors le septième chef de gouvernement depuis 2016. On en débat avec Adina Revol, essayiste et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France, Clémence Fourton, maîtresse de conférences en Études anglophones à Sciences Po Lille, et Jeremy Stubbs, directeur adjoint de la rédaction de la revue Causeur.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
La France en régime caniculaire / Le Royaume-Uni 10 ans après le Brexit 

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 46:22


L'émission 28 minutes du 23/06/2026 Adaptation au réchauffement : la France peut-elle encore rattraper son retard ? La France connaît cette semaine une vague de chaleur avec des journées historiques qui pourraient être les plus chaudes jamais enregistrées. Urbanisme, transports, bâtiments, espaces publics : ces épisodes extrêmes interrogent la capacité du pays à s'adapter à la hausse des températures. Pour en parler, nous recevons Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement et de l'urbanisme Le Royaume-Uni 10 ans après le Brexit : si je reviens, t'annules tout ? Le 23 juin 2016, les Britanniques se prononçaient en faveur du Brexit. Dix ans plus tard, 57% d'entre eux considèrent que la sortie de l'Union européenne était une erreur, selon une étude de Yougov. Un regret devenu si répandu qu'un nouveau mot a fait son apparition dans le débat public : le “Bregret”. Depuis le Brexit, la croissance britannique a ralenti, les échanges avec l'Union européenne se sont compliqués, et la question migratoire agite toujours le débat public.  Fragilisé par son impopularité et contesté dans son propre parti, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé sa démission lundi 22 juin. Son successeur sera alors le septième chef de gouvernement depuis 2016. On en débat avec Adina Revol, essayiste et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France, Clémence Fourton, maîtresse de conférences en Études anglophones à Sciences Po Lille, et Jeremy Stubbs, directeur adjoint de la rédaction de la revue Causeur. La fabrication de la colchicine, médicament utilisé contre la goutte, va être relocalisée à Auxerre. L'occasion pour Xavier Mauduit de revenir sur l'histoire de cette maladie connue depuis l'Antiquité. Marie Bonnisseau nous raconte l'histoire du Marché du Soleil de Marseille, dont le procès pour contrefaçon, blanchiment et corruption se poursuit cette semaine.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

MorningBull
Greenspan est mort et Musk fait la manche à la sortie de l'église | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 12:03 Transcription Available


On était censé parler de marchés. On s'est retrouvés à faire un bilan de fin d'époque. Greenspan s'en va à 100 ans. Mais son héritage, lui, est parfaitement vivant : l'idée que la Fed sera toujours là pour ramasser les morceaux. Ce "put" invisible qui explique pourquoi les marchés prennent des risques absurdes depuis 1987. Et pourquoi on continue. Pendant ce temps, Google s'effondre de 5% — pas à cause d'un scandale, pas à cause de résultats catastrophiques. À cause de deux démissions. Deux scientifiques qui préfèrent aller travailler chez les concurrents. Le bear case théorique est devenu réel. Et le marché ne pardonne pas. SpaceX, elle ? Dix jours après avoir levé 85 milliards et vendu le rêve de l'humanité aux étoiles, elle est retournée emprunter de l'argent aux créanciers institutionnels. Le titre a perdu 31% depuis son sommet. Ne pas rire — penser à un truc triste. Et en prime : Bank of America qui retourne sa veste sur les taux. Le pétrole sous 78 dollars. Le Royaume-Uni sans Premier ministre. Et Micron qui publie mercredi — l'événement qui va décider de la suite. Tout ça dans 15 minutes. Bonne chance.

Je pense donc j'agis
Brexit : dix ans après le vote, le grand regret des Anglais ?

Je pense donc j'agis

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 55:22


« Take back control » : slogan du Brexit adopté en 2016, quand 51,9 % des Britanniques votent pour quitter l'Union européenne, avec l'objectif de souveraineté et de contrôle migratoire. Dix ans plus tard, le bilan reste controversé, marqué par des difficultés économiques et une opinion publique de plus en plus partagée, voire critique du choix initial. Avec : - Aurélien Antoine, directeur de l'Observatoire du Brexit, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne, auteur du livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril, éditions Odile Jacob- Yves Bertoncini, consultant en affaires publiques et européennes, professeur affilié à l'ESCP Business School, ancien président du Mouvement Européenn, ancien directeur de l'Institut Jacques DelorsRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus d'économie et société ci-dessous :Silence, on crie : https://audmns.com/jqOozgUOù va la vie ? La bioéthique en podcast : https://audmns.com/UuYCdISContre courant : https://audmns.com/swImDAMAu bonheur des herbes : https://audmns.com/XPVizmQSacré patrimoine : https://audmns.com/TNJhOETEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

C dans l'air
Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfs - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 64:35


C dans l'air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfsAlors que le sommet du G7 s'achève ce mercredi à Évian-les-Bains, les tensions internationales continuent de s'intensifier, du Moyen-Orient jusqu'aux eaux de la Manche. Le président des États-Unis a ainsi menacé de reprendre les bombardements contre l'Iran si celui-ci « ne se comporte pas bien ». Une déclaration qui intervient au lendemain de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, auxquelles l'armée iranienne a promis de répondre de manière « sévère ».Dans le même temps, les dirigeants du G7 ont affiché leur volonté de renforcer la pression sur Moscou afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Le Royaume-Uni et Donald Trump ont notamment plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie. Après un entretien avec son homologue ukrainien, le président américain a annoncé le rétablissement de certaines sanctions visant le pétrole russe, suspendues temporairement en raison de la hausse des cours du brut liée au conflit avec l'Iran.Londres a également dévoilé de nouvelles mesures. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la fourniture d'uranium enrichi à l'Ukraine pour alimenter ses centrales nucléaires, ainsi qu'une nouvelle série de sanctions visant plusieurs établissements financiers russes, des dizaines de navires accusés d'exporter pétrole et gaz russes, ainsi qu'un réseau clandestin d'approvisionnement militaire.Ces annonces ont été accueillies par le silence de Moscou, mais elles s'accompagnent d'une montée des tensions dans la Manche. Quelques jours plus tôt, des commandos britanniques avaient procédé, pour la première fois, à l'arraisonnement d'un pétrolier russe appartenant à la « flotte fantôme » visée par les sanctions occidentales. La France mène également ce type d'opérations depuis plusieurs mois afin de réduire les revenus pétroliers russes qui alimentent l'effort de guerre du Kremlin.Sur le terrain, en Ukraine, les lignes de front évoluent peu dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Mais la guerre se poursuit avec une intensité constante à travers les bombardements et les attaques de drones. Kiev subit depuis plusieurs semaines une recrudescence des frappes russes. L'une d'elles a notamment endommagé lundi la cathédrale de la Dormition, située au sein de la célèbre Laure des Grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.De son côté, l'Ukraine intensifie ses opérations en profondeur contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs sont régulièrement visés grâce à des drones de plus en plus performants. Mardi, une importante raffinerie située dans la région de Moscou a ainsi été touchée lors d'une vaste attaque ukrainienne. Kiev a présenté cette opération comme une réponse « juste » aux frappes russes menées contre son territoire.Alors, quelle est la situation sur le front ukrainien ? Jusqu'où les Occidentaux sont-ils prêts à accroître la pression sur Moscou ? Les sanctions économiques et les opérations contre la « flotte fantôme » peuvent-elles réellement modifier le rapport de force ? Donald Trump peut-il contraindre Vladimir Poutine à négocier ? Enfin, que sait-on du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autric

L'Europe en 3 minutes
95 - Brexit : dix ans après le référendum, le Royaume-Uni se rapproche-t-il de l'Union européenne ?

L'Europe en 3 minutes

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 3:20


Depuis 2016 et le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l'Union européenne, les relations entre Londres et Bruxelles ont souvent été compliquées. Avec l'arrivée au pouvoir de Keir Starmer à l'été 2024, le climat entre les deux parties s'est apaisé, mais le dégel reste fragile.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 8h00
Navigation dans le détroit d'Ormuz, menaces de droits de douane sur les vins et champagnes par Donald Trump et champion européen de l'IA

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 8:41


Au sommaire :Le président américain Donald Trump affirme que le détroit d'Ormuz sera ouvert, mais les acteurs du secteur maritime restent prudents sur une reprise rapide du trafic.La France fait face à de nouvelles menaces de taxes douanières de la part de Donald Trump sur les exportations de vin français, poussant les vignerons à diversifier leurs marchés.Paris semble s'imposer comme le champion européen de l'intelligence artificielle, avec de nombreuses start-ups innovantes dans ce domaine.Un collectif de parents d'enfants victimes d'agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris appelle à une prise de conscience et à des décisions politiques fortes.Le Royaume-Uni fournira de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour faire fonctionner ses centrales nucléaires.La Coupe du monde de football se poursuit avec les matchs de l'équipe de France et d'autres nations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Philip Turle - Emeutes racistes: le Royaume-uni s'embrase.

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 13:34


C dans l'air l'invitée du 11 juin 2026 - Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.Des émeutes anti-immigrés ont éclaté mardi soir dans le centre de la capitale nord-irlandaise après la propagation d'une vidéo de l'attaque au couteau survenue lundi, qui montrait l'assaillant, assis sur un homme à terre en sang, lui portant des coups. La police nord-irlandaise a annoncé jeudi avoir encore renforcé ses effectifs après une deuxième nuit de violences et d'incidents qualifiés de "racistes" par Downing Street, qui ont éclaté après une attaque au couteau pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé. Des dizaines de manifestants masqués ont affronté la police anti-émeutes jusque tard dans la nuit de mercredi à Glengormley, quartier au nord de Belfast, lançant des projectiles, des briques et des cocktails molotov sur les forces de l'ordre. "Il n'y a pas de doute que les scènes auxquelles on a assisté ces derniers jours sont racistes", a déclaré Downing Street. Les appels à manifester ont été relayés sur les réseaux sociaux par des figures d'extrême droite, notamment le militant Tommy Robinson - de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon - et le milliardaire américain Elon Musk, propriétaire de X.

Le journal de 7h30
Conférence pour la paix au Moyen-Orient, annonce d'un accord avec l'Iran par Donald Trump et déprogrammation d'une pièce de théâtre à Castres

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 7:47


Au sommaire :Des militants israéliens et palestiniens se réunissent à Paris pour une conférence sur la paix au Moyen-Orient, alors que le projet israélien E1 menace de diviser la Cisjordanie.Donald Trump annonce la conclusion d'un accord avec l'Iran, ce qui pourrait conduire à la réouverture du détroit d'Ormuz et à une baisse des cours du pétrole.La mairie de Castres, dirigée par le Rassemblement National, décide de déprogrammer une pièce du metteur en scène Alexis Michalik, qui traite de la vie d'un jeune exilé de la jungle de Calais.Le Royaume-Uni connaît deux démissions surprises au sein du gouvernement, fragilisant la position du Premier ministre Keir Starmer.Les élèves de première passent l'épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Entendez-vous l'éco ?
Le Royaume-Uni est-il en train de fabriquer une génération perdue ?

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 5:21


durée : 00:05:21 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - C'est l'alerte lancée au gouvernement britannique par Alan Milburn, ancien ministre travailliste de Tony Blair. Selon son rapport, le pays compte désormais plus d'un million de "NEETs", ces jeunes de 16 à 24 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou, Marie Viennot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "2027 : ils sont déjà tous gaullistes !", "Coup de rabot sur les ruptures conventionnelles" et "L'affaire qui embrase le Royaume-Uni"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 16:59


Le film « La Bataille de Gaulle », consacré au général Charles de Gaulle, sort cette semaine dans les salles. Selon Ruth Elkrief, le fondateur de la Ve République demeure une référence incontournable de la vie politique française. À moins d'un an de l'élection présidentielle, de nombreux responsables politiques revendiquent en effet l'héritage gaulliste et invoquent la figure du Général pour légitimer leur projet ou renforcer leur crédibilité auprès des Français. La rupture conventionnelle individuelle est un dispositif qui permet à un salarié et à son employeur de mettre fin à un contrat de travail d'un commun accord. Ce mécanisme fait actuellement l'objet de discussions entre les partenaires sociaux et le gouvernement. Selon Pascal Perri, son coût pour l'assurance-chômage est devenu un sujet de préoccupation. En 2024, les ruptures conventionnelles ont représenté plusieurs milliards d'euros d'indemnisation, alimentant le débat sur l'équilibre du régime d'assurance-chômage. À Southampton, dans le sud de l'Angleterre, l'affaire Henry Nowak suscite l'émotion. En décembre 2025, cet étudiant de 18 ans a été mortellement poignardé par Vickrum Digwa, qui l'accusait à tort de racisme. Les images de son interpellation, diffusées après la condamnation du meurtrier, ont provoqué une vive polémique et des manifestations au Royaume-Uni. Selon Isabelle Lasserre, ce type d'affaires fait monter l'extrême droite. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 29, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol et sur la possibilité d'un accord proche entre l'Iran et les États-Unis.  Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique ? Longtemps classée première puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud a été détrônée par le Maroc. Selon la Banque africaine de Développement, le royaume chérifien est devenu en 2025 l'économie la plus industrialisée d'Afrique. Investissements massifs, zones industrielles en plein essor, infrastructures ultra-connectées, le modèle du Maroc a changé de dimension, porté notamment par Tanger Med, aujourd'hui premier port africain. Comment le pays a-t-il réussi à devancer l'Afrique du Sud ? Sur quels critères repose le classement établi par la BAD ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca.      Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo seront-ils arrêtés ?  Selon plusieurs médias gabonais, l'ancienne Première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol. Condamnés par contumace en novembre 2025, par la justice gabonaise pour détournement massif de fonds, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres, ils vivent à Londres depuis qu'ils ont quitté le Gabon en mai 2025. Désormais, leurs noms seraient inscrits dans la base de données des forces de police des 196 pays membres de l'Organisation internationale. Mais que signifie concrètement être placé sous notice rouge ? Le Royaume-Uni acceptera-t-il de les arrêter puis de les extrader vers le Gabon ?   Avec Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris, spécialiste en droit pénal international.    Iran-États-Unis : un accord est-il vraiment proche malgré les frappes américaines ? Les États-Unis et l'Iran sembleraient avoir établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les deux parties avaient fait « beaucoup de progrès », mais Donald Trump ne l'a pas encore validé. Comment expliquer les progrès annoncés dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran alors que ces derniers jours, les États-Unis ont bombardé l'Iran ? Est-ce que le cessez-le-feu peut tenir ?   Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.   

Les matins
Au Pays de Galles, les indépendantistes espèrent une victoire pour la première fois de leur histoire

Les matins

Play Episode Listen Later May 5, 2026 4:35


durée : 00:04:35 - Le Reportage de la rédaction - Le Royaume-Uni est-il en train de se fragmenter, à l'approche des élections locales le 7 mai ? En Écosse, une majorité indépendantiste s'annonce porteuse d'un nouveau référendum. Au Pays de Galles aussi, l'idée d'indépendance progresse avec le parti Plaid Cymru.

Reportage International
«Deux semaines, c'est ridicule»: au Royaume-Uni, les hommes demandent un congé paternité plus long

Reportage International

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:32


Le Royaume-Uni propose l'un des cadres les moins avantageux pour les jeunes papas : seulement deux semaines de congé paternité après la naissance d'un bébé, payées moins de 200€ par semaine. Certaines entreprises font le choix de compenser, mais pas toutes. Les papas réclament aujourd'hui au gouvernement de meilleures conditions : il en va, selon eux, de l'égalité femmes-hommes et du bien-être de tous dans la famille. Rencontre avec ceux qui s'investissent pour faire changer les choses. De notre correspondante à Londres, Grands yeux bleus et sourire curieux, Abel a eu de la chance : son papa a pu rester avec lui pendant un mois après sa naissance. « Je travaille dans un petit cabinet d'architecture, c'est relax. Surtout comparé au minimum légal, c'est plutôt bien », apprécie ce dernier. Le minimum légal, au Royaume-Uni, c'est deux semaines. Tom, qui a accueilli sa première fille il y a un an, trouve cela trop peu : « Il faudrait minimum cinq ou six semaines. Mais c'est comme ça, et la majorité des employeurs s'en tiennent à ça. Qu'est-ce que vous pouvez faire ? » Deux semaines, rémunérées moins de 400 euros : avec ce cadre légal, un tiers des jeunes papas ne prennent même pas de congé après la naissance d'un enfant. Insupportable pour George Gabriel, qui milite pour un meilleur congé paternité avec son association Dad Shift : « Nous avons le pire congé paternité d'Europe. Nous sommes 40ᵉ sur 43 au sein de l'OCDE. L'idée que deux semaines soient suffisantes pour soutenir votre conjointe, créer un lien avec votre bébé, c'est tout simplement ridicule. C'est beaucoup trop peu, on ne parle pas de vacances ! En plus, ce sont deux semaines payées à moins de la moitié du salaire minimum, donc la majorité des pères ne peuvent pas se le permettre. »  Pourtant, plus de congé paternité, ce serait bon pour tous au foyer selon lui : « Si l'on ne donne pas de temps aux papas pour apprendre à s'occuper de leur bébé, ils ne le feront jamais et le couple va se retrouver enfermé dans une répartition ultra-genrée des rôles à la maison. En plus, il y a encore un écart salarial de 13% au Royaume-Uni entre hommes et femmes, en partie à cause du coût des congés maternité. Il n'y a qu'en prenant plus de congés que nous – les hommes – pouvons contribuer à réduire cet écart. »  Dad Shift a organisé la première « grève des papas » l'année dernière – et installé des porte-bébés sur des statues d'hommes célèbres dans Londres, en particulier devant le Parlement. Derrière les fenêtres du palais de Westminster, la députée travailliste Maya Ellis a été convaincue : « J'espère qu'on va avoir les six semaines de congé de paternité rémunérées à 90% du salaire payé par le gouvernement. »  Si les Britanniques y sont largement favorables, les entreprises se montrent plus frileuses. « Les entreprises s'inquiètent parfois de l'impact financier. Mon objectif serait certainement que le congé de paternité soit payé par le gouvernement. Je pense que dans la plupart des cas, les entreprises veulent simplement la clarté », poursuit Maya Ellis. Le gouvernement a entamé une consultation pour l'ensemble des congés liés à la parentalité. Une réforme pourrait cependant prendre encore plusieurs années.

Grand angle
"On leur apporte de l'espoir" : au Pays de Galles, le parti indépendantiste espère arriver en tête des élections locale

Grand angle

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:05


durée : 00:02:05 - France Inter sur le terrain - Le Royaume-Uni est-il en train de se fragmenter alors que les élections locales ont lieu jeudi ? Au Pays de Galles, l'idée d'indépendance progresse. Reportage à Risca, au nord de Cardiff, auprès du chef de file du parti indépendantiste de Plaid Cymru, qui espère arriver en tête du scrutin. - réalisation : Gaële Joly Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Reportage de la rédaction
Au Pays de Galles, les indépendantistes espèrent une victoire pour la première fois de leur histoire

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later May 5, 2026 4:35


durée : 00:04:35 - Le Reportage de la rédaction - Le Royaume-Uni est-il en train de se fragmenter, à l'approche des élections locales le 7 mai ? En Écosse, une majorité indépendantiste s'annonce porteuse d'un nouveau référendum. Au Pays de Galles aussi, l'idée d'indépendance progresse avec le parti Plaid Cymru. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Journal de l'Economie
Crise du kérosène, difficultés économiques en Allemagne et conflit commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 7:46


Au sommaire :Les compagnies aériennes font face à une hausse du prix du kérosène qui pourrait menacer leur approvisionnement dans les semaines à venir, avec des annonces de réductions de plans de vol.L'Allemagne, première économie de la zone euro, connaît des difficultés économiques persistantes avec une croissance atone depuis plusieurs années, fragilisée par les crises successives.Le Royaume-Uni et les États-Unis sont en conflit commercial, le patronat britannique demandant au gouvernement de se préparer à des représailles face aux menaces de Donald Trump.Les consommateurs français prévoient de partir moins longtemps en vacances cet été, en raison de la hausse du coût de la vie.Plusieurs entreprises françaises, comme Air Antilles et Fibre Excellence, sont en difficulté et font l'objet de procédures judiciaires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
Le Royaume-Uni va interdire l'achat de cigarettes aux jeunes nés après 2008

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 1:24


Le Parlement britannique vient d'adopter une décision radicale pour lutter contre l'addiction au tabac. Les jeunes nés après l'année 2008 n'auront plus le droit d'acheter des paquets de cigarettes. Une mesure qui divise chez les jeunes interrogés à Londres par RTL. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Real Life French
Coup de pouce (Boost)

Real Life French

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:21


Le Royaume-Uni investit massivement dans l'IA militaire. Une stratégie pour renforcer sa position face aux cybermenaces croissantes.Traduction:The UK makes significant investments in military AI, aiming to bolster its stance against escalating cyber threats. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Louis French Lessons
Coup de pouce (Boost)

Louis French Lessons

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:21


Le Royaume-Uni investit massivement dans l'IA militaire. Une stratégie pour renforcer sa position face aux cybermenaces croissantes.Traduction:The UK makes significant investments in military AI, aiming to bolster its stance against escalating cyber threats. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Un air d'amérique
Le Royaume-Uni célèbre les 100 ans d'Elisabeth II

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 1:24


L'ancienne reine d'Angleterre aurait fêté ses 100 ans ce mardi 21 avril 2026. De nombreuses célébrations sont prévues aujourd'hui au Royaume-Uni en mémoire d'Elisabeth II, toujours aussi populaire outre-Manche, trois ans et demi après son décès. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Tout un monde - La 1ere
Pourquoi le Royaume-Uni ose interdire le tabac aux nouvelles générations

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 21:20


(00:00:35) La nouvelle carte politique de France après le premier tour des municipales (00:03:50) Pourquoi le Royaume-Uni ose interdire le tabac aux nouvelles générations (00:10:25) Moyen-Orient : 40 ans de basculements géopolitiques avec Agnès Levallois

SBS French - SBS en français
C'est arrivé un 14 mars : 2023 - Les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni présentent l'accord AUKUS

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 7:34


Le 14 mars 2023, à San Diego, les dirigeants américain, australien et britannique dévoilent les détails de l'AUKUS et son plan de mise en œuvre : l'« Optimal Pathway ». Ce partenariat stratégique, annoncé en 2021 en même temps que la rupture du contrat de sous-marins français, prévoit notamment l'acquisition de sous-marins nucléaires pour l'Australie. Un projet majeur pour la sécurité dans l'Indo-Pacifique, mais aussi l'investissement militaire le plus important de l'histoire australienne.

C dans l'air
Nathalie Loiseau - Iran/Ukraine: L'Europe cernée par les guerrres?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 11:04


C dans l'air l'invitée du 5 mars 2026 avec Nathalie Loiseau, députée européenne Horizons, ancienne ministre des Affaires européennes. Méfiante à l'idée de s'impliquer directement dans la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, l'Europe se retrouve néanmoins entraînée dans le conflit à la suite des attaques contre Chypre et les alliés occidentaux dans le Golfe. Plusieurs Etats européens se sont engagés à fournir une aide militaire à Chypre, membre de l'UE, et au Golfe tout en soulignant leurs objectifs "défensifs", alors que le conflit au Moyen-Orient s'intensifie et s'étend. Le Royaume-Uni, la Grèce et le Portugal sont allés plus loin en autorisant également l'armée américaine à utiliser des bases, tandis que l'Espagne a exclu cette possibilité et que l'Italie a déclaré n'avoir reçu aucune demande en ce sens.Le conflit s'est étendu au Liban, où des habitants de la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, fuient dans la panique cet après-midi, après un appel à évacuer tout le secteur lancé par l'armée israélienne. Des embouteillages monstres se sont formés et des tirs nourris ont éclaté dans cette zone où vivent des centaines de milliers de personnes.

Accents d'Europe
Iran : le Royaume-Uni face au spectre de l'Irak en 2003

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l'instant la prudence, de peur d'être entrainés dans le conflit. C'est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s'impliquer davantage. Mais sur le front de la politique intérieure, il doit se défendre de répéter l'erreur de l'invasion de l'Irak en 2003. À Londres, Marie Billon.    En Moldavie, la peur des drones  Vladimir Poutine appelle à un cessez le feu au Moyen-Orient, tandis que les frappes russes se poursuivent en Ukraine. En Moldavie voisine, la guerre impacte la politique mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les villages proches de la frontière ukrainienne sont aussi les victimes collatérales du conflit. Des drones violent régulièrement l'espace aérien et s'écrasent parfois avec ou sans explosif. Ces incursions n'ont pas fait de victimes pour l'instant, mais elles installent un climat de peur. Reportage, Maria Gerth Niculescu. Chronique histoire : le discours de Fulton L'idée d'une Europe divisée en deux blocs a été dans notre carte mentale jusqu'au début des années 90 et l'effondrement de l'URSS. C'est l'occasion de revenir sur le fameux discours de Fulton que Winston Churchill a prononcé, il y a tout juste 80 ans, et qui a posé le constat de cette division avec des mots forts. Olivier Favier.  → À lire également sur RFI Connaissances, la série Histoire de la guerre froide.  Environnement  La vague d'inondations qui a touché l'Europe n'a pas épargné l'Albanie. Un pays très impacté par tous les maux environnementaux que sont l'érosion côtière, les canicules et les incendies. Des maux qui sont liés aussi au développement accéléré des infrastructures touristiques. Des projets mal planifiés et mal gérés. C'est particulièrement vrai dans le port de Durrës. Reportage, Louis Seiller.

Accents d'Europe
Iran : le Royaume-Uni face au spectre de l'Irak en 2003

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l'instant la prudence, de peur d'être entrainés dans le conflit. C'est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s'impliquer davantage. Mais sur le front de la politique intérieure, il doit se défendre de répéter l'erreur de l'invasion de l'Irak en 2003. À Londres, Marie Billon.    En Moldavie, la peur des drones  Vladimir Poutine appelle à un cessez le feu au Moyen-Orient, tandis que les frappes russes se poursuivent en Ukraine. En Moldavie voisine, la guerre impacte la politique mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les villages proches de la frontière ukrainienne sont aussi les victimes collatérales du conflit. Des drones violent régulièrement l'espace aérien et s'écrasent parfois avec ou sans explosif. Ces incursions n'ont pas fait de victimes pour l'instant, mais elles installent un climat de peur. Reportage, Maria Gerth Niculescu. Chronique histoire : le discours de Fulton L'idée d'une Europe divisée en deux blocs a été dans notre carte mentale jusqu'au début des années 90 et l'effondrement de l'URSS. C'est l'occasion de revenir sur le fameux discours de Fulton que Winston Churchill a prononcé, il y a tout juste 80 ans, et qui a posé le constat de cette division avec des mots forts. Olivier Favier.  → À lire également sur RFI Connaissances, la série Histoire de la guerre froide.  Environnement  La vague d'inondations qui a touché l'Europe n'a pas épargné l'Albanie. Un pays très impacté par tous les maux environnementaux que sont l'érosion côtière, les canicules et les incendies. Des maux qui sont liés aussi au développement accéléré des infrastructures touristiques. Des projets mal planifiés et mal gérés. C'est particulièrement vrai dans le port de Durrës. Reportage, Louis Seiller.

C dans l'air
Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéré - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 63:11


C dans l'air du 19 février 2026 - Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéréC'est un choc au Royaume-Uni. L'ex-prince Andrew a été arrêté, ce jeudi 19 février, et placé en garde à vue. Des policiers ont indiqué mener des perquisitions dans des résidences de la Couronne. Il est soupçonné d'avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein, après de nouvelles publications de la justice américaine. Dans ces documents, les enquêteurs s'intéressent à des mails datant de 2010 dans lesquels il aurait transmis au financier américain des rapports confidentiels concernant l'Afghanistan, le Vietnam, la Chine et Singapour, qu'il avait visités lors de voyages officiels, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international.Ces soupçons s'ajoutent aux accusations de viol de Virginia Giuffre, morte en avril 2025, et dont le livre posthume Nobody's Girl: Memoir of Surviving Abuse and Fighting for Justice a été publié aux États-Unis le 21 octobre dernier. Dans ses mémoires, elle maintient son récit, accusant Andrew Windsor de viols à la demande de Jeffrey Epstein, alors qu'elle avait 17 ans. Des faits qu'il a toujours niés.Dans la tourmente depuis plusieurs mois, le frère de Charles III a été déchu de ses titres royaux en octobre pour ses liens avec le criminel américain. Son interpellation, le jour de ses 66 ans, est un coup de tonnerre pour la famille royale britannique. C'est la première fois, dans l'histoire récente de la monarchie, que l'un de ses membres est formellement arrêté. Dans un rare communiqué signé de son nom, le roi Charles III a affirmé ce jeudi que « la justice doit suivre son cours ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous, et une nouvelle résidence alimente les soupçons : le ranch « Zorro », une vaste propriété détenue par le criminel sexuel américain au Nouveau-Mexique. Il s'agit de la seule propriété d'Epstein à ne pas avoir été perquisitionnée ; pourtant, elle apparaît à de multiples reprises dans les fichiers et les témoignages de victimes. Elle a été rachetée en 2023 par un élu texan républicain trumpiste. Lundi, la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique a décidé la création d'une commission spéciale bipartite chargée d'enquêter sur le domaine et les crimes qui ont pu s'y dérouler.Parallèlement, au moment où Hillary Clinton accuse Donald Trump de chercher à « dissimuler » des éléments du dossier judiciaire de Jeffrey Epstein, le Daily Beast a publié de nouveaux éléments mettant en cause le président américain.Nos experts :- Adélaïde DE CLERMONT-TONNERRE - Journaliste et romancière- Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis

Un jour dans le monde
Affaire Epstein : le scandale qui secoue le Royaume-Uni.

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 36:21


durée : 00:36:21 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Morgan McSweeney, le chef de cabinet du premier ministre britannique, a annoncé sa démission, dimanche. Il était l'un des protégés de l'ancien ministre et ambassadeur aux Etats-Unis, Peter Mandelson, lui aussi, tombé pour son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Affaire Epstein : le scandale qui secoue le Royaume-Uni.

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 36:21


durée : 00:36:21 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Morgan McSweeney, le chef de cabinet du premier ministre britannique, a annoncé sa démission, dimanche. Il était l'un des protégés de l'ancien ministre et ambassadeur aux Etats-Unis, Peter Mandelson, lui aussi, tombé pour son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
L'Argentine, le Royaume-Uni et l'Égypte font la Une de la presse internationale

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 2:44


Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
"C'est de l'abus de pouvoir" : Le Royaume-Uni envisage d'interdire l'ébouillantage des homards vivants

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 1:29


Au Royaume-Uni, le gouvernement envisage d'interdire l'ébouillantage des homards vivants. Londres affirme que l'ébouillantage d'animaux n'est pas une méthode acceptable de mise à mort. Il préconise un choc électrique avec une machine spéciale. Écoutez RTL autour du monde du 31 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manœuvres chinoises autour de Taïwan, des accusations russes sur une attaque ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et le revers du PDCI aux législatives ivoiriennes.   Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ?   Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa aux ressortissants de la RDC. Pourquoi Londres décide-t-il de s'en prendre aux visas congolais ? Y a-t-il un froid diplomatique entre la RDC et le Royaume Uni ?    Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit.      Taïwan : les inquiétantes manœuvres de la Chine autour de l'île  Les navires chinois se sont retirés des alentours de Taïwan après avoir exercé plusieurs manœuvres militaires autour de l'île, avec des tirs réels à longue portée et des exercices d'envergure visant notamment à simuler un blocus de l'île. Quel était le but de Pékin en démarrant ces opérations ? Y a-t-il un risque de confrontation directe entre Taipei et Pékin ? Taïwan et ses alliés pourraient-ils tenir tête à la Chine en cas d'agression de Pékin ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.      Guerre en Ukraine : les Ukrainiens ont-ils vraiment attaqués une résidence de Poutine ?   La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté d'attaquer par drones une résidence présidentielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, une allégation immédiatement démentie par Kiev. Que sait-on sur cette présumée attaque ? L'hypothèse d'un mensonge orchestré par la Russie est-elle plausible ?  Cette situation ne pourrait-elle pas influencer les pourparlers en cours dirigés par Trump ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.      Côte d'Ivoire : pourquoi le PDCI a-t-il perdu tant de terrain aux législatives ?    Le résultat des législatives donnent la victoire au parti du président Ouattara qui obtient 77% des sièges avec un taux de participation de seulement 35%. Comment expliquer ce faible chiffre ? Le PDCI n'a obtenu que 32 sièges, moitié moins qu'en 2021. Comment expliquer ce revers subi par le parti d'opposition ?   Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.

Reportage International
La mode des bals Régence

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 2:37


Le Royaume-Uni célèbre ce week-end l'une de ses autrices les plus célèbres : Jane Austen, née le 16 décembre 1775. Il y a 250 ans. On lui doit six romans, dont Orgueil et Préjugés, Raison et Sentiments, Emma. De sa vie, on connaît peu de choses, mais son œuvre a chroniqué la période de la Régence anglaise. Une période qui connaît un regain de popularité depuis quelques années, aidée par les adaptations télévisuelles et les séries comme Bridgerton. Comme l'a constaté Emeline Vin à Londres.   À lire aussi«Love and Friendship», la Lady Susan de Whit Stillman

Les matins
Le Royaume-Uni durcit sa politique migratoire

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 5:40


durée : 00:05:40 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Au Royaume-Uni, la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood, travailliste, va annoncer ce lundi la fin des aides sociales automatiques pour les demandeurs d'asile. Elle propose de faire attendre vingt ans les personnes qui ont obtenu le statut de réfugié pour obtenir un titre de séjour permanent.