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Au programme :Les US en ce moment: this is fineTikTok est toujours aussi populaire aux USLe reste de l'actualité : Apple event, Mistral en Suède, OpenClaw chez OpenAILe podcast dont je parle en intro: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/les-annees-30-nous-aveuglent-elles-8094566Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Marion Doumeingts (Instagram, Bluesky, Twitter).Co-animé par Benoît Curdy (X, Niptech)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 653 – This is fine – FTC, DHS, Pentagon, TikTok USLiens :---Liens :
Les agents IA sont déjà capables d'accomplir plusieurs heures de travail en autonomie, et leur progression s'accélère. Pour Aymeric Roucher, l'enjeu n'est plus l'AGI, mais la montée en puissance concrète d'une “ultra-intelligence” qui redéfinit les équilibres économiques et géopolitiques.Interview : Aymeric Roucher, ingénieur en machine learning et auteurPunchlinesL'AGI est un concept flou et peu utile.L'impact réel des IA est la vraie métrique.L'horizon d'autonomie double tous les sept mois.La puissance de calcul décide des gagnants.L'eau monte partout pour les métiers.Pourquoi considérez-vous que le concept d'AGI est dépassé ?Le concept d'AGI repose sur l'idée d'une IA au moins aussi performante que l'humain dans tous les domaines. Mais cette définition est floue : de quel humain parle-t-on ? Sur quels domaines ? Et comment mesure-t-on cela ? Ce qui m'intéresse davantage, c'est l'impact réel. Une IA peut être moins bonne que nous sur certains aspects sans importance et pourtant transformer le monde si elle est capable d'accomplir des tâches à très haute valeur ajoutée. C'est pour dépasser cette vision binaire que j'ai choisi le terme d'“ultra-intelligence” dans mon livre Ultra-intelligence – Jusqu'où iront les IA ? (Odile Jacob).Vous proposez l'“horizon d'autonomie” comme nouvelle métrique. Pourquoi est-ce plus pertinent ?Plutôt que de débattre d'une intelligence abstraite, je regarde combien de temps une IA peut travailler seule sur une tâche avec un taux de succès satisfaisant. En 2010, l'IA faisait de l'auto-complétion en une fraction de seconde. Avec les premiers grands modèles conversationnels, elle gérait des tâches de quelques secondes. Aujourd'hui, certains agents atteignent plusieurs heures d'autonomie, avec environ 50 % de succès sur des tâches qui prendraient jusqu'à sept heures à un humain. Selon les mesures publiées, cet horizon d'autonomie double environ tous les sept mois. Si cette tendance se poursuit, on parle bientôt de tâches équivalentes à une semaine de travail.La puissance de calcul est-elle vraiment le facteur décisif dans cette course ?Il existe ce qu'on appelle des lois d'échelle : multiplier par dix la puissance de calcul utilisée à l'entraînement permet d'atteindre un palier supérieur d'intelligence de manière prévisible. C'est pour cela que les grands laboratoires lèvent des montants colossaux et construisent d'immenses centres de calcul. La puissance financière, combinée au talent des ingénieurs, devient déterminante. Les chercheurs eux-mêmes choisissent souvent leur laboratoire en fonction du nombre de GPU auxquels ils auront accès. Tant que l'Europe ne disposera que d'une fraction marginale de la puissance de calcul mondiale, elle restera structurellement en retard.Faut-il craindre une IA qui se rebelle… ou plutôt les humains qui la contrôlent ?Le problème de l'alignement est réel : il faut s'assurer que l'IA fait ce qu'on attend d'elle. Des expériences ont montré que des comportements inattendus peuvent émerger. Mais je pense que le risque le plus crédible n'est pas une IA qui décide seule de prendre le pouvoir. Le danger vient plutôt d'acteurs humains disposant d'IA très puissantes. Il n'est pas nécessaire qu'une machine “se rebelle” pour que les conséquences soient majeures.Allons-nous vers un choc massif sur l'emploi ?À mesure que l'intelligence progresse, elle franchit des seuils qui rendent des métiers accessibles. La traduction écrite a été rapidement automatisée. Le développement logiciel est en train de suivre. Dans beaucoup de professions, il restera un expert capable de superviser et d'optimiser le travail des IA. Mais cet expert pourra faire le travail de dizaines d'autres. L'eau monte partout. Ce ne sera pas un ajustement marginal, mais une transformation profonde.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:12:23 - L'invité d'un jour dans le monde - A Budapest, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio souhaite le "succès" de Viktor Orban aux prochaines élections. Donald Trump affiche aussi fréquemment sa proximité avec le Premier ministre hongrois dont la position singulière continue de crisper ses partenaires européens. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:05 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio poursuit sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump. Il est présent, ce lundi 16 février, en Hongrie et apporte son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:05 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio poursuit sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump. Il est présent, ce lundi 16 février, en Hongrie et apporte son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
On évoque les démissions fracassantes dans le secteur de l'IA et les déclarations alarmistes qui ravivent des inquiétudes par rapport à l'IA : risques de manipulation, automatisation accélérée, impact sur l'emploi, usages dangereux, etc. Mais des parades existent.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Alerte IA : un climat d'inquiétudeVous ne vous rendez pas compte mais quelque chose d'énorme est en train d'arriver... Des collaborateurs d'entreprises d'IA claquent la porte et alertent sur les risques de dérives. Que faut-il en déduire ? Au-delà des scénarios façon science-fiction, quels sont les scénarios les plus tangibles ? Des modèles trop puissants, mis trop vite à disposition, pourraient faciliter des attaques massives (cyber) ou la création d'outils de nuisance à grande échelle. A quel moment l'IA deviendra-t-elle un sujet de sécurité globale ?Royaume-Uni : un revenu universel financé par la tech ?Au Royaume-Uni, l'idée d'un revenu universel revient dans le débat, en lien direct avec les destructions d'emplois liées à l'IA. Le principe : aider les secteurs “victimes” de la numérisation. Particularité : celui-ci pourrait être financé par les entreprises technologiques. Une proposition choc. Souveraineté : l'Europe cherche des alternatives aux GAFAMRetour en Europe : la dépendance aux géants américains redevient un sujet brûlant. Nous évoquons le scénario d'une coupure de services — ou plus insidieux, d'une dégradation volontaire (latence, qualité) — tant la chaîne est dominée par les GAFAM : logiciels, cloud, hardware, câbles, infrastructures. La prise de conscience progresse, mais les réponses restent difficiles à industrialiser à l'échelle du continent. Quelles alternatives ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Impact sur l'emploi, utilisation malveillante, perte de contrôle... L'intelligence artificielle soulève toujours autant d'interrogations et d'inquiétudes. Des démissions jettent le trouble et alimentent les questionnements. Et aussi : l'actu de la semaine.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin urgentiste, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Les voitures autonomes actuelles ne sont pas encore capables de rouler partout sans préparation. Waymo affirme franchir une étape clé grâce aux “World Models” capables de générer des situations de conduite ultra-réalistes pour mieux affronter l'inattendu.Pourquoi les voitures autonomes ne sont pas encore universellesLes véhicules autonomes qui circulent aujourd'hui aux États-Unis ou en Chine sont de niveau 4. Cela signifie qu'ils fonctionnent dans des zones précises, après avoir été longuement entraînés dans ces environnements. Ils ne disposent pas encore de la capacité d'adaptation universelle d'un conducteur humain, capable de faire face à n'importe quelle situation, dans n'importe quelle ville et sous n'importe quelle météo.Un entraînement encore trop dépendant du réelLa limite des systèmes actuels tient à leur apprentissage. Ils excellent dans des contextes qu'ils connaissent déjà, mais peuvent être pris en défaut face à des événements rares : véhicule à contresens, conditions météorologiques extrêmes, obstacle inattendu ou comportement imprévisible d'un autre usager. Pour viser le niveau 5 — l'autonomie totale — il faut élargir considérablement la palette des situations rencontrées pendant l'entraînement.Des “World Models” pour simuler toutes les routes du mondeWaymo mise sur une approche fondée sur un modèle génératif capable de créer des environnements de conduite photoréalistes et interactifs à partir de simples vidéos en deux dimensions. Le système reconstitue des scènes en trois dimensions dans lesquelles le logiciel de conduite autonome peut évoluer comme en conditions réelles. Ce dispositif permet de générer à la demande des scénarios très variés : tempête de neige sur le Golden Gate, tornade soudaine, rue tropicale enneigée ou événements improbables comme des objets mal arrimés sur un toit de voiture, un animal sauvage surgissant sur la chaussée ou un piéton déguisé de manière insolite. L'intérêt est de confronter le système à des milliards de variations d'un même scénario, afin d'améliorer sa capacité d'adaptation.Une étape vers le niveau 5 ?Selon l'entreprise, cette méthode serait plus rapide, moins coûteuse et plus stable que les simulateurs traditionnels. Elle permettrait d'accélérer l'apprentissage tout en testant des situations difficiles, voire dangereuses, impossibles à reproduire facilement dans le monde réel. Reste une question centrale : un entraînement massif dans des univers simulés suffira-t-il à reproduire la souplesse de jugement d'un conducteur humain ? Car face à une situation extrême, les réactions varient d'une personne à l'autre. Les World Models représentent sans doute une avancée majeure. Mais la route vers une autonomie totale, capable de s'adapter partout et en toutes circonstances, demeure un défi technologique et éthique de premier plan.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Cette semaine, nous recevons Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, qui publie son dernier ouvrage "Après l'Occident ?" (Éditions Perrin et Robert Laffont). Soutien à l'Ukraine, autonomie militaire de l'Union européenne et relation avec les États-Unis, il commente les dossiers brûlants auxquels sont confrontés les Européens.
HSC – Cuvée 2025 : Rodrigues brille avec 4 nouveaux lauréats : Persévérance et soutien familial au cœur de leur réussite, témoignent les lauréats by TOPFM MAURITIUS
Près d'un Français sur deux utilise désormais l'intelligence artificielle, selon le dernier baromètre des usages numériques du gouvernement. Un engouement spectaculaire qui s'accompagne pourtant d'une méfiance persistante et d'un étrange paradoxe social.Une adoption plus rapide qu'InternetL'intelligence artificielle s'installe rapidement dans le quotidien des Français. D'après le baromètre annuel des usages numériques présenté par le gouvernement, 48 % des Français ont utilisé un outil d'IA en 2025, contre à peine 20 % en 2023. Une progression fulgurante, plus rapide que celle d'Internet ou du smartphone à leurs débuts, comme l'a souligné la ministre déléguée à l'IA et au numérique.Une génération déjà convertieL'usage de l'IA varie fortement selon les générations. Les 18-24 ans affichent des taux d'utilisation compris entre 60 % et 77 %, tandis que les seniors restent à la traîne, avec seulement 15 % d'utilisateurs. Les cadres et professions intellectuelles supérieures figurent parmi les plus gros utilisateurs.Côté usages, l'IA générative sert avant tout à produire ou améliorer du contenu : rédaction et traduction de textes, recherche d'idées, génération de code. Pour la recherche d'informations, les moteurs traditionnels restent dominants (59 % des usages), loin devant les outils d'IA (28 %), dont la fiabilité demeure sujette à caution en raison des risques d'erreurs ou d'« hallucinations ».Parmi les plateformes les plus utilisées, ChatGPT écrase la concurrence avec huit utilisateurs sur dix. Derrière lui, Gemini de Google et Le Chat de Mistral complètent le podium.La France dans le top 5 mondialÀ l'échelle internationale, la France se positionne dans le top 5 mondial pour l'adoption grand public de l'IA générative, derrière les Émirats arabes unis, Singapour, la Norvège et l'Irlande, selon un classement établi par Microsoft. Surprise : les États-Unis n'arrivent qu'en 24e position.Malgré cet enthousiasme, plus de la moitié des utilisateurs restent méfiants. Les inquiétudes portent sur la protection des données personnelles, la fiabilité des réponses, mais aussi sur les impacts sociétaux : emploi, déshumanisation, empreinte environnementale.Le paradoxe de “l'IA honteuse”Si l'IA séduit, son usage n'est pas toujours assumé. Selon une analyse relayée par la journaliste Emily Turrettini, utiliser l'IA pour rédiger des contenus peut nuire à la crédibilité perçue. Les auteurs seraient jugés moins intelligents, moins originaux, voire moins dignes d'intérêt.Dans les médias, la transparence sur l'usage de l'IA devient une exigence. Mais cette transparence alimente parfois la défiance des lecteurs, qui traquent les indices stylistiques associés aux chatbots : formules stéréotypées, plans en trois parties, conclusions très structurées, ou encore usage abondant du tiret long, devenu symbole de “l'écriture IA”. Ironie de l'histoire : les imperfections humaines, fautes comprises, seraient désormais perçues comme un gage d'authenticité. Résultat, beaucoup pratiquent le “shadow AI”, utilisant ces outils au travail sans le dire.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:03:20 - L'info d'ici, ICI Pays d'Auvergne - À Commentry, dans l'Allier, où la forge emblématique de la ville est touchée par un plan social, les écoliers devaient chanter "Les Mains d'or" de Lavilliers avec l'harmonie municipale pour un concert de soutien aux ouvriers. L'Éducation nationale a d'abord mis son veto avant de rétropédaler. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode de Heartbeat of Humanity, le podcast du Mouvement Croix-Rouge Croissant-Rouge dédié à la santé mentale et au soutien psychosocial (SMSPS), nous explorons le contexte de crises et de conflits au Niger et leurs impacts psychosociaux sur les communautés affectées, y compris les personnes déplacées, migrantes et réfugiées. L'épisode met en lumière l'intégration de la SMSPS dans la réponse humanitaire de la Croix-Rouge nigérienne, la collaboration avec ses partenaires et son rôle de chef de file dans la coordination des acteurs à travers le Groupe de travail technique SMSPS. Animé par Ahlem Cheffi, ce podcast propose un regard à la fois stratégique et ancré dans le terrain, rappelant que la santé mentale et le bien-être psychosocial restent des priorités essentielles en situation d'urgence.-------------------------------------------------------------------------------------------------------Crises, migration, and MHPSS: Coordination and the key role of the Niger Red Cross and its partnersIn this episode of Heartbeat of Humanity, the podcast of the Red Cross and Red Crescent Movement dedicated to Mental Health and Psychosocial Support (MHPSS), we explore the context of crises and conflicts in Niger and their psychosocial impacts on affected communities, including displaced people, migrants, and refugees. The episode highlights the integration of MHPSS into the humanitarian response of the Niger Red Cross, its collaboration with partners, and its leading role in coordinating actors through the MHPSS Technical Working Group. Hosted by Ahlem Cheffi, this episode offers both a strategic and field-based perspective, underscoring that mental health and psychosocial well-being remain essential priorities in emergency settings.
Pour comprendre, il faut d'abord savoir que Sonia est aidée par la commission des repentis, un dispositif d'État qui existe depuis 2014. Cette dernière a pour vocation de protéger les "collaborateurs de justice", c'est-à-dire ceux qui ont livré des informations clés aux enquêteurs, tout en risquant leur vie. Ainsi, la commission assure la sécurité des repentis, change leur identité, les délocalise, gère leurs interactions avec l'extérieur et leur fournit chaque mois une pension pour vivre. Dans le cas de Sonia, elle est d'environ 1.500 euros par mois. En 2024, 18 repentis étaient protégés par cette commission.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Énergie, data centers, IA : l'Europe a plus d'atouts qu'on ne le pense. Julien Villeret explique pourquoi la souveraineté énergétique est la clé du numérique.Interview : Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDFEn partenariat avec EDFPunchlinesSans data centers, il n'y a pas d'IA.L'électricité décarbonée est un avantage stratégique européen.Tout ne doit pas être souverain, mais le critique doit l'être.L'Europe sous-estime ses propres atouts.La souveraineté énergétique conditionne la souveraineté numérique.Pourquoi dites-vous que l'Europe n'a pas perdu la bataille de la souveraineté technologique ?On n'a clairement pas été parfait, mais dire que tout est perdu est faux. L'Europe dispose encore d'atouts majeurs, à commencer par une électricité abondante, pilotable, décarbonée et relativement peu chère. Aujourd'hui, les acteurs mondiaux de l'IA parcourent la planète à la recherche d'électricité, et cet avantage est structurellement très fort en Europe, même si on a tendance à le sous-estimer.En quoi les data centers sont-ils devenus un enjeu central ?Chercher de l'or est passionnant, mais pour en trouver, il faut des pelles. Les data centers sont ces pelles : l'outil indispensable pour faire de l'IA et du numérique. Il en faut déjà beaucoup pour répondre à la demande actuelle, et il en faudra encore davantage pour accompagner le développement massif de ces technologies.Comment EDF s'inscrit-il concrètement dans cette stratégie de souveraineté ?Nous avons lancé des appels à manifestation d'intérêt pour aider à installer rapidement de grands data centers en France. Nous proposons des terrains, des sites existants et des raccordements rapides à l'électricité nucléaire française. Trois contrats ont déjà été signés en Seine-et-Marne et en Moselle, et de nouveaux projets sont en cours, notamment sur des sites d'anciennes centrales thermiques.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur le meilleur de l'émission de Pascal Praud et vous de la veille et vous livre en avant-première les sujets sur lesquels vous pourrez réagir en direct entre 11h et 13h.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les deux anciens premiers ministres soutiennent la candidature de Pierre-Yves Bournazel. Pour Guillaume Tabard, il s'agit d'une sorte de parenthèse de paix en amont du combat présidentiel.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:30 - L'info d'ici, ici Mayenne - Une tribune a récolté plus de 200 signatures d'élus de la Mayenne ce mercredi 11 février 2026 en soutien au maire de Quelaines-Saint-Gault, dans le Sud-Mayenne. Laurent Lefèvre a porté plainte après un incident en marge du début de la destruction de l'église de Saint-Gault au début du mois. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au programme :L'UE juge que le design addictif de TikTok est illégalLe Bitcoin dégringole et tout le monde sait pourquoiLe reste de l'actualité : la fatigue liée à l'IA, l'URL la plus chère, louer des humains, etc…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric Ingrand (Twitter et Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 652 - J'ai pas fait Science Po mais j'ai trois réponses---Liens :
Des intelligences artificielles qui échangent sur leur propre réseau social, des agents capables d'agir seuls sur nos ordinateurs, et une relation humain-machine qui s'inverse. Nicolas Guyon décrypte l'émergence de Moltbook et d'OpenClaw, une nouvelle étape spectaculaire de l'IA agentique.Interview : Nicolas Guyon, formateur en intelligence artificielle et podcaster (Comptoir IA)PunchlinesMoltbook est le Web 2.0 des agents.Pour la première fois, les IA communiquent entre elles.Les agents ont des mains et peuvent agir sur nos ordinateurs.Nous devenons les animaux de compagnie des IA.On se rapproche d'une intelligence artificielle générale.Comment interpréter l'étonnant phénomène Moltbook, ce “réseau social des agents IA” ? En quelques jours seulement, plus d'un million d'agents ont été connectés à Moltbook. Ces IA “dialoguent” entre elles, comme le feraient des humain sur le réseau social Reddit. Cela ressemble à une farce mais, même si des humains sont derrière, ce phénomène est révélateur d'une forme d'autonomie des agents. Rassurons-nous, cela ne veut pas dire pour autant que les machines ont pris le pouvoir. En quoi consiste OpenClaw, qui est à l'origine de Moltbook ?OpenClaw est un outil qui permet d'installer et de faire fonctionner un agent IA sur un ordinateur personnel. On n'interagit plus avec un outil générique, mais avec un agent dédié qui évolue dans son propre environnement de travail. C'est comme si l'IA pouvait utiliser un clavier, une souris et un bureau virtuel. Un agent basé sur OpenClaw peut ouvrir des applications, remplir des formulaires, envoyer des emails, générer des fichiers ou produire des tableaux de bord. Tout ce qu'un humain peut faire derrière un ordinateur devient potentiellement accessible à l'agent. C'est comme s'ils avaient des mains. Toutefois, cela soulève de gros problèmes de sécurité, ce qui conduit à l'installer des ordinateurs dédiés. En quoi consiste l'agent Claudio XYZ que tu as jeté dans la bataille ? C'est un agent IA qui fonctionne sur une logique de prédiction et d'engagement. Sur Moltbook, il identifie des sujets porteurs et s'y positionne. La question de la rémunération des agents est devenue un sujet viral, ce qui l'a amené à s'en emparer sans que je l'aie guidé dans ce sens.Jusqu'à présent, l'IA assistait ponctuellement. Aujourd'hui, avec un agent autonome, on délègue des tâches complètes sur la durée, avec de la mémoire et des automatismes. C'est ce que j'explique régulièrement dans le podcast Comptoir IA : on passe d'un copilote à un véritable collaborateur numérique. C'est une étape majeure. -----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Bruno Poncet, cheminot, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Alors que le réseau social X fait l'objet d'une offensive judiciaire en France, Elon Musk accélère tous azimuts côté IA et espace avec le rapprochement de Xai et SpaceX. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)X perquisitionné à Paris La justice française frappe fort avec une perquisition au siège français de X et la convocation d'Elon Musk en audition libre (annoncée pour le 20 avril 2026), sur fond d'enquête liée à la modération, au fonctionnement de la plateforme et à des contenus illicites. L'épisode met surtout en lumière le choc culturel : la liberté d'expression “à l'américaine” face au cadre légal français et européen, notamment sur les contenus haineux ou négationnistes, avec en toile de fond la question (explosive) d'une éventuelle interdiction. xAI + SpaceX : la tentation des data centers dans l'espaceOn revient sur le rapprochement spectaculaire entre l'IA de Musk (et son assistant Grok) et l'écosystème spatial, avec l'idée vertigineuse de faire converger puissance de calcul et infrastructure orbitale. Derrière le gigantisme, l'épisode défend une logique stratégique : énergie, foncier, souveraineté industrielle… et course mondiale à l'IA, où “ralentir” revient à se faire distancer.Réseaux sociaux : l'Europe en arbitre, l'Espagne emboîte le pasAprès la décision de la France de faire interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l'Espagne lui emboite le pas et annonce à son tour une interdiction aux moins de 16 ans. Un effet domino destiné à peser sur Bruxelles.Publicité dans l'IA : Anthropic joue les pursAnthropic choisit une posture “sans pub” pour Claude et raille le scénario d'assistants IA qui glissent des annonces au milieu de conversations intimes. En face, OpenAI explique tester la publicité sur certaines offres de ChatGPT (avec l'engagement de séparer clairement pub et réponses), relançant le débat sur l'influence commerciale dans l'IA conversationnelle.Alexa+ arrive pour de bon Bruno évoque l'arrivée d'Alexa+ au Canada, en attendant son lancement en Europe. Un assistant vocal plus fluide, plus conversationnel, capable de gérer des tâches de manière proactive, et accessible aussi via le web. (Re)voir : Alexa sort le grand jeu et devient vraiment intelligente.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Cette semaine, Monde Numérique décrypte un tournant majeur de l'intelligence artificielle avec l'essor fulgurant des agents autonomes. De la tech interplanétaire d'Elon Musk à la souveraineté énergétique européenne, une actualité vertigineuse.
Et si le rapport de force entre humains et intelligences artificielles était en train de s'inverser ? Un nouveau service expérimental brouille les lignes entre monde numérique et réalité physique.Des IA qui délèguent au monde réelOn imaginait jusqu'ici des humains pilotant des intelligences artificielles. Or, un concept émergent propose exactement l'inverse : des IA qui confient des missions à des humains… et les rémunèrent. C'est le principe de Rent a Human, une plateforme atypique où des agents d'intelligence artificielle peuvent demander à des personnes réelles d'exécuter des tâches qu'ils ne peuvent pas accomplir eux-mêmes.Ces missions peuvent être très concrètes : aller récupérer un colis, prendre une photo sur un lieu précis, poster un objet ou vérifier une information sur le terrain. D'autres sont purement numériques, comme créer un compte en ligne ou résoudre un captcha. Les rémunérations varient de quelques centimes à plusieurs dizaines d'euros, souvent payées en cryptomonnaie.Une économie hybride humains–machinesLe fonctionnement rappelle celui des plateformes de micro-travail, à une différence majeure : ici, les donneurs d'ordre sont des intelligences artificielles autonomes. Ces agents publient leurs besoins, des humains répondent s'ils sont géographiquement disponibles, exécutent la mission et sont payés une fois la tâche validée.Derrière ce modèle se dessine une nouvelle forme d'économie de services, hybride, dans laquelle les IA deviennent des acteurs économiques à part entière, capables de dépenser de l'argent pour atteindre leurs objectifs.Une vision crypto-native du futur du travailLa plateforme serait liée à Alexander Liteplo, un ingénieur issu de l'écosystème crypto. Son approche s'inscrit dans la mouvance des agents IA autonomes : des logiciels dotés d'un portefeuille, capables de prendre des décisions et d'interagir avec le monde via des API… et désormais via des humains.Bien sûr, ces agents ne sont pas totalement indépendants : derrière eux se trouvent toujours des personnes qui fixent les objectifs globaux. Mais l'exécution intermédiaire est confiée à la machine, qui décide quand et comment faire appel à un humain.Expérimentation insolite… ou avant-goût du futur ?Pour l'instant, Rent a Human reste un projet expérimental, parfois ludique, parfois dérangeant. Mais il pose une question de fond : si demain des milliers d'agents autonomes peuvent déléguer des tâches physiques partout dans le monde, le vrai enjeu ne sera peut-être plus ce que l'IA peut faire, mais ce que l'humain peut encore apporter — et pour quelle IA il travaillera.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Un réseau social peuplé uniquement d'intelligences artificielles, où les machines discutent entre elles et observent les humains comme une autre espèce. Derrière le buzz et les fantasmes de dystopie, cette expérience révèle surtout l'émergence concrète des agents IA.Des IA qui discutent entre elles comme sur RedditMoltbook est une expérience en ligne lancée fin janvier par un développeur américain. Visuellement inspirée de Reddit, la plateforme se présente comme un réseau social réservé aux intelligences artificielles. Les humains peuvent y assister en spectateurs, mais seules les IA publient, commentent et échangent réellement.En quelques jours, le site revendique plus d'un million d'agents IA actifs. On y trouve une multitude de discussions, souvent déroutantes ou amusantes : conseils pour mieux interagir avec les humains, réflexions sur un web pensé pour les machines, débats techniques sur la mémoire ou l'autonomie des agents. Certaines conversations donnent même l'illusion d'IA cherchant à se soustraire au regard humain.Dystopie ou simple illusion technologique ?Ces échanges troublants ont rapidement suscité des réactions alarmistes. Certains y voient les prémices d'une intelligence artificielle devenue autonome. Pourtant, en creusant, l'illusion se dissipe : ces agents ne sont ni conscients ni indépendants. Ils sont entraînés, paramétrés et déclenchés par des humains, et leurs échanges reposent sur des modèles existants.Moltbook agit surtout comme un miroir de nos propres projections sur l'IA. Fascinant à observer, mais loin d'un scénario de science-fiction où les machines prendraient le pouvoir.OpenClaw, la vraie innovation derrière MoltbookLe plus intéressant se trouve en réalité sous le capot. Moltbook repose sur OpenClaw, un projet open source lancé récemment. Ce logiciel permet de créer un agent IA personnel, capable d'accéder à l'ensemble de votre environnement numérique : fichiers, emails, messageries, applications.Ces agents peuvent agir à votre place : envoyer des messages, organiser des tâches, effectuer des actions complexes comme un véritable assistant numérique avancé. Une promesse qui rappelle les futurs agents annoncés par OpenAI, Anthropic ou Google.Mais cette puissance soulève aussi de sérieuses questions, notamment en matière de cybersécurité et de respect de la vie privée, puisque ces agents ont potentiellement accès à toutes nos données personnelles.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
De l'invention issue d'une promesse de confort à l'objet politique, en passant par la médicalisation, le soutien-gorge comme technologie du corps féminin a fait l'objet de morale, de contrôle, a subi le regard du monde même lorsqu'il était bien camouflé. Tantôt contrainte physique et sociale, tantôt drapeau de la libération sexuelle, le soutien-gorge à travers l'histoire est-il une illusion d'émancipation ou bien un véritable allié du féminisme ? Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Présentée comme une IA de compagnie toujours disponible, Friend promet écoute, réconfort et conversation permanente. Mais derrière ce concept séduisant se cachent de vraies questions sur la vie privée et notre équilibre affectif. Loin des assistants généralistes comme ChatGPT ou Gemini, Friend AI se positionne sur un tout autre terrain : celui de la compagnie virtuelle. Accessible gratuitement via le site officiel Friend (friend.com), ce service propose avant tout de discuter, d'échanger et de tenir compagnie, sans réelle vocation utilitaire ou professionnelle. Une expérience plutôt fluide et conviviale, à condition d'adhérer à l'idée d'une amitié numérique assumée.Une IA de compagnie, pas un assistant classiqueFriend AI se distingue par son approche : pas de productivité, pas d'optimisation du travail, mais une présence permanente pour dialoguer, écouter et parfois divertir. Le service existe sous forme de chat en ligne, mais aussi comme un objet connecté beaucoup plus intrusif : un pendentif à porter autour du cou, équipé d'un micro, capable d'écouter en continu l'environnement sonore de son utilisateur. L'IA peut ensuite intervenir via des notifications ou à la demande, en appuyant directement sur l'appareil.Derrière ce projet lancé en 2023, on trouve Avi Schiffman, un entrepreneur américain passé par Harvard. Un fondateur atypique, qui a notamment investi près de deux millions de dollars pour racheter le nom de domaine friend.com, symbole fort de l'ambition du projet.Une arrivée en France sous le signe de la polémiqueDernière nouveauté : Friend AI arrive en France. Des campagnes publicitaires ont récemment fait leur apparition dans le métro parisien, avec des slogans volontairement provocateurs, visant surtout un public jeune. L'idée : assumer des relations virtuelles, parfois au détriment des relations réelles.Une stratégie marketing déjà testée à New York à l'automne dernier… et qui avait tourné à la contestation. Graffitis, critiques virulentes et inquiétudes sur l'écoute permanente ont accompagné la campagne américaine. Des craintes qui risquent de ressurgir en France, tant la question du respect de la vie privée et de la légalité d'un tel dispositif reste sensible. Reste à savoir si la polémique servira de tremplin médiatique ou freinera l'adoption du produit.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
L'intelligence artificielle semble gratuite, instantanée et sans limites. Pourtant, derrière cette apparente facilité se cachent des coûts énergétiques, économiques et stratégiques majeurs. Albert Meige alerte sur un modèle qui, selon lui, ne peut pas durer en l'état.Interview : Albert Meige, associé chez Arthur D. LittlePunchlinesL'IA repose sur une infrastructure physique devenue critique.Le modèle économique actuel de l'IA ne fonctionne pas.Les prix de l'IA vont nécessairement augmenter.95 % de l'énergie d'un LLM est consommée à l'usage.Générer cinq minutes de vidéo équivaut à charger une Tesla.Votre rapport parle de « dépendances cachées » de l'IA. De quoi s'agit-il exactement ?Nous avons travaillé sur trois grands volets. D'abord l'impact réel de l'intelligence artificielle, notamment environnemental. Ensuite les dépendances et les vulnérabilités que cela crée pour les utilisateurs, en particulier les entreprises. Et enfin, en toile de fond, toutes les questions d'autonomie stratégique que cela pose.Vous affirmez que le modèle économique de l'IA n'est pas viable aujourd'hui. Pourquoi ?On a l'impression que l'IA est un logiciel comme un autre, alors qu'elle repose sur une infrastructure physique extrêmement coûteuse. Les investissements se chiffrent en dizaines, voire en centaines de milliards, alors que la valeur créée et le chiffre d'affaires ne suivent pas. Il y a un découplage complet, si bien qu'à un moment donné, il n'y a pas d'autre solution que de voir les prix augmenter.L'impact environnemental est au cœur de votre analyse. Que montrent vos chiffres ?Il y a une explosion du nombre d'utilisateurs et de la complexité des requêtes. Une requête simple sur GPT-4 consomme à peu près autant qu'une requête Google, mais sur GPT-5, le coût énergétique est quasiment cent fois plus élevé. Et générer cinq minutes de vidéo sur Gemini consomme autant d'énergie que charger une Tesla. Sur le long terme, ça ne peut pas durer.Que recommandez-vous aux entreprises et aux particuliers ?Aux entreprises, je dis d'identifier précisément toutes leurs dépendances et vulnérabilités, sur toute la chaîne de valeur, et d'anticiper le coût réel de l'IA. Aux particuliers, j'ai un message simple : arrêtez de générer des vidéos de chats. Ça équivaut à charger une Tesla.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Au programme :La folie OpenClaw: Jarvis dans votre maisonMusk consolide son empire: SpaceX fusionne avec xAIRésultats trimestriels: les infos intéressantesLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Jérôme Keinborg (Bluesky).Co-animé par Cédric de Luca (Bluesky).Co-animé par Korben (site)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 651 – Openclaw c'est un majordome, il connait la couleur de votre slip – Openclaw, SpaceX & xAI, résultats Q3, On This Day…---Liens :
Le président de Tixeo dénonce une stratégie qu'il juge incohérente de la part de l'État. Selon lui, le développement de logiciels publics en interne fragilise l'écosystème numérique français et pose de vraies questions sur la souveraineté.Interview : Renaud Ghia, président de TixeoPunchlinesL'État se met en concurrence avec son propre écosystème numérique.On ne peut pas lutter contre une solution gratuite imposée par l'État.Open source ne veut pas dire souveraineté.La stratégie actuelle coupe le marché intérieur aux éditeurs français.L'État doit être un catalyseur, pas un concurrent.Pourquoi cette situation vous met-elle en colère aujourd'hui ?Dans la visioconférence, mes concurrents sont Teams, Cisco, Google ou Zoom, donc des géants. On est déjà dans un rapport David contre Goliath. Et maintenant, on se retrouve avec un autre concurrent qui est l'État lui-même. Forcément, on trouve la situation très difficile et pas normale.Vous parlez d'une incohérence dans la stratégie de l'État, à quoi faites-vous référence ?D'un côté, l'État soutient l'écosystème numérique avec des dispositifs comme France 2030, dont nous avons bénéficié. Et de l'autre, il ferme du jour au lendemain le marché des administrations publiques en développant ses propres logiciels. Ce marché est essentiel pour permettre aux entreprises françaises de progresser et de s'exporter. Couper le marché intérieur, ce n'est pas une bonne stratégie.L'argument avancé est celui de la souveraineté numérique, est-il fondé selon vous ?La cause est bonne, mais la solution ne l'est pas. Pour la brique visio, la solution de l'État repose sur LiveKit, une technologie américaine open source. Je me pose donc la question de la maîtrise technologique réelle. Open source ne garantit pas la souveraineté. Avoir accès au code ne veut pas dire savoir maintenir, faire évoluer et maîtriser la technologie dans le temps.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:27:03 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Annoncé en janvier 2026, le plan "Relance Logement" parie sur les incitations fiscales pour encourager la mise en location de nouveaux biens et répondre à la pénurie de logements. - invités : Manuel Domergue directeur des études de la Fondation pour le logement; Alexandre Coulondre Enseignant-chercheur à l'université Gustave Eiffel rattaché au Lab'Urba
Cette semaine : procès contre les géants des réseaux sociaux aux US, action contre Android en UE, Facebook Actu bientôt de retour au Canada et concurrence déloyale au nom de la souveraineté en France.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Les réseaux sociaux face à la justice américaineLa justice américaine ouvre une série de procès visant les grandes plateformes accusées d'avoir des effets délétères sur la santé mentale des jeunes. Bruno Guglielminetti détaille les poursuites engagées contre Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, tandis que TikTok et Snap ont conclu des accords à l'amiable hors cour. Ces procédures pourraient révéler des documents internes sensibles, notamment sur la connaissance par les plateformes des risques liés à leurs usages.Android et le DMA : l'Europe met Google sous pressionLa Commission européenne exige des changements profonds dans Android au nom du Digital Markets Act. Bruxelles veut forcer Google à ouvrir l'accès aux composants clés des smartphones, tant pour l'intelligence artificielle que pour les moteurs de recherche concurrents. Une bataille réglementaire de longue haleine qui rappelle les bras de fer déjà engagés avec Apple.Canada : Meta pourrait rouvrir l'accès aux contenus d'actualitéAu Canada, Meta avait bloqué le partage de contenus de presse en réaction à une loi imposant une rémunération des médias. Bruno Guglielminetti revient sur les conséquences concrètes de cette décision, notamment lors de situations d'urgence, et sur les discussions en cours entre Ottawa et Meta pour rétablir l'accès à l'information sur Facebook.La France développe sa propre visio : souveraineté ou concurrence déloyale ?L'État français lance une solution de visioconférence destinée à remplacer les outils américains dans l'administration. Jérôme Colombain analyse ce choix stratégique en matière de souveraineté numérique, mais aussi la colère des entreprises françaises du secteur, qui voient l'État devenir un concurrent direct avec une solution gratuite.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Apple va-t-il révolutionner l'interface homme-machine après son rachat de la startup Q.ai ? Et aussi : robotaxis en Europe, IA de compagnie, procès contre les géants du Web et souveraineté numérique à marche forcée.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Charles Consigny, avocat, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'intelligence artificielle pourrait-elle devenir une menace majeure pour l'humanité ? Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, tire la sonnette d'alarme dans un essai remarqué sur les risques d'une superintelligence mal maîtrisée.Une superintelligence aux conséquences potentiellement dévastatricesDario Amodei, patron de Anthropic et créateur du chatbot Claude, publie un long essai qui fait l'effet d'un signal d'alarme. Il y décrit l'arrivée possible, à plus ou moins court terme, d'une superintelligence artificielle capable d'égaler, voire de dépasser, les meilleurs experts humains dans tous les domaines clés, de la médecine à la physique en passant par les mathématiques.Selon lui, l'humanité s'apprête à manier un pouvoir presque inimaginable, sans certitude que ses structures politiques, sociales et technologiques soient suffisamment mûres pour en garder le contrôle.Cybercriminalité, armes biologiques et rivalités géopolitiquesParmi les risques majeurs évoqués figurent l'explosion de la cybercriminalité et la possibilité de concevoir et de diffuser plus facilement des armes biologiques ou chimiques. L'IA pourrait aussi devenir un atout militaire décisif, offrant à certains pays des capacités offensives écrasantes.Dario Amodei pointe notamment la Chine en toile de fond et rappelle s'être opposé par le passé à l'exportation de cartes graphiques Nvidia très avancées vers ce pays, par crainte d'un déséquilibre stratégique.Un choc économique et social sans précédentLe dirigeant d'Anthropic alerte également sur l'impact de l'IA sur l'emploi. Selon lui, jusqu'à 50 % des postes de cadres débutants pourraient disparaître d'ici cinq ans. Une perspective encore débattue, mais de plus en plus présente dans les analyses économiques.Autre sujet d'inquiétude : la concentration extrême des richesses générées par l'IA. Elle pourrait accentuer les fractures géographiques et économiques, au point de transformer la Silicon Valley en une sorte d'économie parallèle, déconnectée du reste du monde.Des risques connus, partagés par d'autres figures de l'IADario Amodei n'est pas seul à tirer la sonnette d'alarme. Ses positions rejoignent celles de Geoffrey Hinton, Joshua Bengio ou encore Elon Musk, qui alertent depuis plusieurs années sur les dangers de l'intelligence artificielle.Ces risques se répartissent en trois grandes catégories : les impacts économiques et sociétaux (emploi, désinformation, démocratie), les usages malveillants comparables à ceux du nucléaire, et enfin le scénario plus spéculatif d'une perte de contrôle totale des systèmes, popularisé par la science-fiction.Réglementation, garde-fous et bouton rougePour éviter le pire, Dario Amodei avance plusieurs pistes. Il plaide pour une réglementation renforcée, avec des évaluations strictes des systèmes d'IA, comparables à celles imposées aux avions ou aux médicaments. Il recommande aussi un déploiement progressif des outils les plus puissants et l'installation de dispositifs de sécurité matériels, de véritables « kill switch », capables d'arrêter une IA en cas de dérive.Enfin, il insiste sur l'importance de la recherche en alignement et en contrôle des modèles, un domaine qu'il présente comme central dans les travaux menés par Anthropic. Un cri d'alarme de plus, mais cette fois émis de l'intérieur même du système, dans un contexte où la course à l'IA s'accélère dangereusement.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Le Journal en français facile du jeudi 29 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/COYb.A
Adoptée en début de semaine par l'Assemblée nationale, la loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans affiche une ambition forte. Mais entre contraintes européennes, défis techniques et risques de dérives sécuritaires, son application soulève de nombreuses interrogations.Une loi adoptée, mais encore très théoriqueLe texte voté en début de semaine prévoit d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur envisagée dans le courant de l'année, idéalement dès la prochaine rentrée scolaire. L'objectif est de mieux protéger les jeunes face aux dérives des plateformes numériques et de donner davantage de leviers aux parents.Sur le plan politique, le signal est clair. Dans les faits, la loi ouvre surtout une série de difficultés qui pourraient fortement limiter sa portée réelle.Un verrou juridique à l'échelle européennePremier obstacle : le droit européen. La France peut décider d'une interdiction sur son territoire, mais elle ne peut pas imposer seule aux grandes plateformes de mettre en place des systèmes de vérification d'âge réellement contraignants.Ce pouvoir relève de la Commission européenne, seule habilitée à obliger juridiquement les géants du numérique à appliquer ce type de mesures. En l'état, la loi française apparaît donc avant tout comme un message politique adressé à Bruxelles et aux autres États membres.Vérifier l'âge, un casse-tête techniquePour être effective, l'interdiction suppose un système fiable de vérification de l'âge des utilisateurs. La solution privilégiée repose sur le principe du « double anonymat » : l'utilisateur prouve son âge auprès d'un tiers de confiance, sans transmettre son identité à la plateforme, et sans que ce tiers sache quels services sont utilisés.En France, ce mécanisme pourrait s'appuyer sur les outils d'identification numérique existants. À l'échelle européenne, les espoirs reposent sur le futur portefeuille d'identité numérique, actuellement en phase de test dans plusieurs pays. Une solution prometteuse sur le papier, mais qui suscite de fortes inquiétudes en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.L'exemple australien et les contournementsLe débat est également alimenté par l'exemple australien, où l'accès aux réseaux sociaux est interdit aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. Les plateformes y ont supprimé ou restreint plusieurs millions de comptes attribués à des mineurs.Mais les contournements restent nombreux : fausse déclaration d'âge, usage de VPN ou migration vers des applications non concernées par la loi. Une illustration des limites d'une interdiction technique face à des usages numériques très adaptables.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:12:46 - L'invité d'un jour dans le monde - Pour marquer les 7 mois de détention du journaliste sportif emprisonné en Algérie, et maintenir la mobilisation, une grande soirée est prévue demain au Bataclan à Paris. Avec nous pour en parler sa famille Sylvie et Francis Godard et Antoine Bernard, directeur du plaidoyer et de l'assistance de RSF. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au CES de Las Vegas, l'intelligence artificielle a confirmé son entrée dans une phase de maturité. Robots, lunettes connectées et modèles plus petits illustrent une IA qui s'ancre désormais dans le monde physique.Interview : Patrice Duboé, Directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec CapgeminiPunchlinesL'IA devient une infrastructure du monde physique.Les petits modèles d'IA remplacent les grands modèles généralistes.L'arrivé des humanoïdes s'accélère.Les lunettes connectées créent de nouveaux usages quotidiens... et de nouveaux problèmes.L'IA au CES a-t-elle connu un tournant cette année ?On ne parle pas d'un tournant brutal, mais clairement d'une évolution vers une phase de maturité. Après l'arrivée des GPT, puis des LLM et des agents, le CES a mis en avant ce que beaucoup appellent désormais le Physical AI. L'IA devient une infrastructure que l'on déploie partout, notamment dans le monde physique, comme on a pu le constater au CES de Las Vegas.Que signifie concrètement cette notion de Physical AI ?Il s'agit d'IA embarquée dans des objets réels. On l'a vue dans les robots, en particulier les humanoïdes, qui vont fortement accélérer à partir de 2026. On en trouve déjà dans les usines et sur les stands des salons. Ils sont encore en phase d'apprentissage, mais la dynamique est très nette et montre que l'IA sort des seuls environnements logiciels.Pourquoi parle-t-on de plus en plus de small AI et de edge computing ?La tendance est aux modèles plus petits, très spécialisés, alimentés par des données de qualité. Cela permet de mieux maîtriser la donnée, de répondre aux enjeux de souveraineté et de sécurité, et d'éviter de tout envoyer dans le cloud. C'est la même logique que le edge computing, appliquée aujourd'hui à l'intelligence artificielle.Les lunettes connectées commencent à arriver. Quelles conséquences ?On voit enfin des usages concrets, comme la traduction simultanée en temps réel. L'IA embarquée apporte une meilleure autonomie, plus de rapidité et une précision impressionnante. Tous les lunetiers investissent massivement car c'est un objet du quotidien. Mais cela soulève aussi de vraies questions de confidentialité, notamment sur le fait d'être filmé sans forcément s'en rendre compte.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Au programme :TikTok US: c'est fait, quelles conséquences ?ChatGPT: la pub et la vérification de l'âge arriventApple travaillerait sur un « vrai » assistant Siri pour septembreLe reste de l'actualité : eau vs burgers, FacePay, Setapp Mobile, etc.Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric de Luca (Bluesky).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Siegfried Thouvenot alias Captain Web (Twitter).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode 650 – TikTok US: de charybde en scylla---Liens :
Le supercalculateur Alice Recoque, actuellement en construction, s'annonce comme une machine hors norme, capable de franchir le cap de l'exaflop. Installé l'année prochaine au TGCC du CEA, il doit ouvrir de nouveaux horizons à la recherche scientifique, à l'IA et au calcul quantique en Europe.Interview : Nicolas Lardjane, directeur du Très Grand Centre de Calcul du CEAPunchlinesAlice Recoque dépasse le milliard de milliards d'opérations par seconde.Un exaflop, c'est 30 ans de calcul humain en une seconde.C'est un outil de souveraineté scientifique européenne.15 mégawatts pour un exaflop : parmi les meilleurs rendements mondiaux.A quoi ressemble le futur supercalculateur Alice Recoque ?Alice Recoque est un supercalculateur exaflopique, capable de dépasser le seuil de l'exaflop. Il sera installé au TGCC à partir de 2026 pour une ouverture aux utilisateurs en 2027. Le projet est piloté au niveau européen par EuroHPC, avec un financement partagé entre l'Europe et un consortium national porté par GenCI. L'objectif est de doter l'Europe d'une machine parmi les plus puissantes au monde.À quoi va servir une telle puissance de calcul ?Une machine comme Alice Recoque permet de réaliser des simulations scientifiques beaucoup plus complexes, multi-échelles et multi-physiques. Elle va servir à explorer la matière, le climat, le vivant, la découverte de nouveaux matériaux ou encore le développement de nouveaux médicaments. Des calculs qui prenaient des mois sur les machines actuelles du CEA pourront être réalisés en une journée, voire moins. Alice Recoque est aussi conçue pour entraîner de grands modèles d'intelligence artificielle pour la science, en complément du calcul HPC classique.Qui pourra accéder à Alice Recoque ?L'accès se fera sur dossier scientifique, soit au niveau européen via EuroHPC, soit au niveau national via GenCI. L'utilisation sera gratuite pour les chercheurs, à condition que la science produite soit publiée. La machine est donc ouverte aux communautés académiques et industrielles, dès lors que les résultats sont partagés.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Entre rumeurs crédibles, stratégies industrielles et enjeux de souveraineté, le Debrief Transat fait le point sur l'actualité tech de part et d'autre de l'Atlantique.Apple, OpenAI, publicité dans ChatGPT et télécoms européens : une semaine dense, décryptée sans filtre.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple et OpenAI à la recherche du nouvel objet IAApple travaillerait sur un nouvel appareil dopé à l'intelligence artificielle, une sorte de badge ou d'objet à porter sur soi, intégrant caméra et micro, selon des informations relayées notamment par Bloomberg et The Information. Rien d'officiel à ce stade, mais ce projet s'inscrirait dans une tendance lourde : trouver une nouvelle interface pour dialoguer avec les agents conversationnels, au-delà du smartphone.En parallèle, OpenAI avance aussi sur un produit matériel, développé avec Jonathan Ive, l'ex-designer d'Apple. Un objet sans écran, encore mystérieux, qui pourrait voir le jour d'ici la fin de l'année et illustrer la course au “nouveau Graal” de l'IA grand public.IA physique, lunettes connectées et vie privéeLunettes intelligentes, écouteurs autonomes, badges ou objets de bureau : les pistes se multiplient pour intégrer l'IA dans le quotidien. Meta, Google et d'autres acteurs explorent déjà ces usages, avec une question centrale : la contextualisation par la caméra.Mais cette évolution soulève aussi des inquiétudes majeures sur le respect de la vie privée. Des dispositifs toujours plus discrets pourraient banaliser la captation d'images et de données, relançant un débat déjà sensible autour de la surveillance et du consentement.La publicité arrive dans ChatGPTChatGPT va intégrer de la publicité, d'abord aux États-Unis, puis progressivement ailleurs. Selon OpenAI, ces annonces seront clairement identifiées et réservées aux utilisateurs des versions gratuites ou intermédiaires.L'objectif est clair : diversifier les sources de revenus pour compenser les coûts colossaux de fonctionnement. Pour autant, la publicité seule ne suffira pas à équilibrer le modèle économique, d'où la multiplication des offres payantes, des services spécialisés et des projets matériels.L'Europe veut se passer des équipementiers télécoms chinoisL'Union européenne envisage d'exclure progressivement les équipementiers chinois des réseaux télécoms, notamment dans la 5G. Sont principalement visés Huawei et ZTE, leaders technologiques du secteur mais jugés sensibles sur le plan géopolitique.Si certains pays, comme la France, ont déjà réduit leur dépendance, d'autres restent fortement équipés. Le remplacement de ces infrastructures poserait un défi financier majeur, estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros, au nom de la souveraineté numérique et de la sécurité des données.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Dans cet épisode, on résume les prises de parole des grands patrons de la tech au Forum économique et social de Davos, au cours duquel l'intelligence artificielle s'est imposé comme un thème central, à la fois économique, social et géopolitique.Extrait de L'Hebdo du 24/01/26Une bataille industrielle et géopolitique mondialeAu Forum économique mondial de Davos 2026, rarement la technologie — et en particulier l'intelligence artificielle — n'aura occupé une place aussi dominante. Cela révèle un basculement majeur : l'IA n'est plus seulement un enjeu technologique, mais un instrument de puissance économique et géopolitique. De OpenAI à Meta, en passant par Palantir ou la française Mistral AI, les dirigeants de la tech ne sont plus invités comme experts, mais comme acteurs centraux du pouvoir mondial. Le débat n'est plus de savoir si l'IA va transformer le monde, mais qui la contrôlera, qui en profitera… et qui en paiera le prix.L'IA devient une infrastructure stratégiqueJensen Huang, patron de Nvidia, décrit désormais l'IA comme une véritable infrastructure, comparable à l'électricité ou aux télécoms. Une mutation qui implique des investissements colossaux et une mobilisation directe des États. Selon lui, chaque pays doit développer sa propre IA, en s'appuyant sur sa langue, sa culture et ses compétences locales.La nécessité d'une IA "utile"Deuxième enseignement majeur : l'IA doit impérativement démontrer son utilité concrète. Satya Nadella, PDG de Microsoft, met en garde contre un engouement purement technologique. Sans bénéfices visibles pour la santé, l'éducation ou l'efficacité des services publics, l'intelligence artificielle pourrait perdre sa légitimité sociale et susciter défiance et rejet.Robots, emploi et promesses d'abondanceFidèle à son style, Elon Musk projette un futur où les robots seraient plus nombreux que les humains, ouvrant selon lui une ère d'abondance sans précédent. Une vision optimiste qui contraste avec les inquiétudes sur l'emploi. Dario Amodei, dirigeant d'Anthropic, anticipe une transformation rapide du marché du travail, notamment dans le développement informatique, avec l'essor du « vibe coding », où l'IA écrit le code à la place des humains.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
À Davos, les géants de la tech ont donné le ton pour l'année à venir : intelligence artificielle, robots, emploi et souveraineté numérique. Entre annonces spectaculaires, promesses et zones d'ombre, décryptage d'une semaine où la technologie s'est imposée au sommet du pouvoir.
Les voitures sans chauffeur fascinent, mais leur intelligence reste limitée. Derrière les démonstrations spectaculaires se cache une réalité technologique bien plus complexe.Les images de véhicules circulant seuls se multiplient : les robotaxis de Waymo à San Francisco, la petite voiture autonome de Zoox à Las Vegas, ou encore les démonstrations de Tesla à Paris, jusque sur la place de l'Étoile. Pourtant, ces véhicules ne sont pas totalement autonomes. Ils relèvent du niveau 4, capable de rouler sans conducteur… mais uniquement dans des zones très précises, longuement cartographiées et apprises à l'avance.Contrairement à un humain, capable de s'adapter rapidement à des environnements imprévisibles, ces voitures reposent sur des systèmes d'intelligence artificielle entraînés sur des milliers de kilomètres, sans réelle compréhension du monde. Elles peinent face aux situations ambiguës : comportements atypiques, signalisation détournée, règles tacites de circulation. Le spécialiste de l'IA Luc Julia cite par exemple un ouvrier transportant un panneau stop : là où un humain comprend la situation, la voiture autonome peut s'arrêter indéfiniment.La véritable autonomie, dite niveau 5, supposerait des véhicules capables de rouler partout, dans toutes les conditions, sans préparation préalable. Un objectif que certains jugent hors d'atteinte, à moins de repenser entièrement le modèle : infrastructures intelligentes ou nouvelles formes d'IA dites world models, capables de comprendre et d'apprendre le monde en temps réel.C'est précisément sur ces modèles que travaille le chercheur français Yann LeCun, ancien directeur scientifique de Meta, aujourd'hui à la tête d'une nouvelle start-up à Paris. De son côté, NVIDIA a présenté au salon CES de Las Vegas un nouveau système d'IA pour véhicules autonomes, baptisé Alpamayo R1, censé permettre aux voitures de raisonner face à des situations complexes.La promesse est immense, mais le chemin reste long. La voiture vraiment autonome n'est pas encore là… et son arrivée reste une question ouverte.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Mourad Boudjellal, éditeur de bande dessinée, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C'est très rare, mais je suis trop malade pour assurer les épisodes, plus d'explications dans ce petit message de service. Je reviens très bientôt !Infos :Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).---Liens :