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REDIFF - Né à Strasbourg en 1753, Jean-Baptiste Kléber est un soldat d'exception et un esprit libre. Il tiendra tête à l'intransigeant Robespierre, n'hésitera pas à s'opposer à Napoléon et deviendra pourtant général en chef de l'armée d'Égypte. C'est au Caire, dans son quartier général, que son destin va basculer. Partez sur les traces d'un homme au courage exemplaire, un colosse invaincu sur tous les champs de bataille. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Chaque dimanche, retrouvez un épisode des saisons précédentes d'"Entrez dans l'Histoire" de 14h à 14h30 à l'antenne de RTL, mais aussi en podcast sur toutes les plateformes d'écoute.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du podcast "Comment j'ai réussi ?", Charles Bonnaire reçoit Véronique Bougardier, présidente du cabinet Bougardier, spécialisé dans le courtage de recherche de financement, nous éclaire sur le crédit hypothécaire, un outil méconnu mais pourtant précieux pour de nombreux propriétaires immobiliers.L'invitée nous explique que le crédit hypothécaire n'est pas uniquement réservé aux très gros patrimoines. Il peut également être une solution pour des propriétaires plus modestes qui ont besoin de liquidités, par exemple pour payer des droits de succession ou compléter le financement d'un investissement professionnel. Contrairement aux idées reçues, le crédit hypothécaire n'est pas forcément synonyme de dette. Il peut en effet permettre de ne rembourser que les intérêts, le capital étant remboursé à la revente du bien immobilier.Malgré ces avantages, le crédit hypothécaire reste encore peu connu du grand public, souvent associé à un "gros mot". Elle déplore ce manque de connaissance et souligne que ce type de financement ne comporte pas plus de risques qu'un crédit classique, la banque vérifiant toujours la capacité de remboursement de l'emprunteur.Un point intéressant soulevé dans cet épisode est l'évolution récente du marché du crédit hypothécaire. Avec la hausse des taux d'intérêt, elle constate que de plus en plus de parents font appel à ce type de financement pour aider leurs enfants à acquérir un bien immobilier. Le crédit hypothécaire permet en effet de débloquer des liquidités rapidement, sans avoir à vendre un bien.Enfin, la dirigeante du cabinet Bougardier observe que la nature des demandes de crédit hypothécaire a quelque peu évolué ces derniers temps. Si les achats de plaisir comme les voitures de collection ont un peu diminué, les demandes liées à l'immobilier, notamment pour l'achat d'un deuxième bien, sont en revanche en hausse.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Géant du football africain mais encore un nain au niveau mondial, l'Égypte s'apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire. La qualification des Pharaons pour l'édition 2026 avait donné lieu à des scènes de joie dans les cafés du Caire en octobre dernier. Leur dernier mondial, en 2018, avait pourtant été catastrophique. Trois défaites en trois matchs et un Mohamed Salah presque invisible. Le roi du football égyptien, idole au pays, qui pourrait jouer là sa dernière Coupe du monde. De notre correspondant au Caire, Sur les portants de ce petit magasin d'accessoires de foot, au Caire, le rouge de la sélection nationale est omniprésent, comme le numéro 10 de Mohamed Salah, monstre sacré du ballon rond. « C'est la Coupe du monde, un événement énorme qui n'arrive que tous les quatre ans. Donc forcément, tout le monde veut voir Mohamed Salah, souligne un vendeur de maillots. C'est une icône, il a accompli beaucoup de belles choses. Et c'est quelqu'un qui s'est construit tout seul. Toutes les générations, tous les jeunes rêvent de devenir comme lui. » Jour de match en ce chaud samedi de la fin avril, dans ce café populaire des ruelles de la capitale égyptienne comme dans des centaines d'autres, on regarde jouer le héros national avec son équipe anglaise de Liverpool. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10] Mohamed Salah au meilleur de sa concentration ? Attablé devant une chicha, Mohamed, la vingtaine, espère un numéro 10 au top de sa forme pour le choc qui attend l'Égypte face à la Belgique en ouverture de son tournoi. « Aujourd'hui, Salah est la base de l'équipe nationale, le visage du groupe. Mais en tant que joueur, il ne joue pas avec l'Égypte comme il joue en Europe, pointe-t-il. Son niveau baisse, il en fait moins. Beaucoup d'Égyptiens pensent qu'avec la sélection, il ne donne pas 90 % de son énergie, mais plutôt 50–60 %. Parce qu'il protège aussi sa carrière et ses réussites ailleurs, là où il évolue au plus haut niveau. » « Il n'est plus aussi efficace, analyse Amr Nageeb Fahmy, journaliste sportif et auteur de plusieurs livres sur le football africain et la sélection égyptienne, mais c'est normal à son âge. Pour la Coupe du monde, il aura 34 ans. Après avoir dit au revoir à Liverpool après 8 ou 9 saisons, peut-être sa concentration sera pleine avec l'Égypte. L'Égypte, qui a gagné la CAN sept fois, mais la Coupe du monde est un petit complexe pour les Égyptiens. Les Marocains et les Algériens disent que l'Égypte n'a jamais gagné un match. Mais cette fois, l'espoir est là, et peut-être même d'arriver en huitièmes de finale. » Quant à Mohamed Salah, il lui suffirait d'une seule réalisation pour égaliser le meilleur buteur de l'histoire égyptienne en Coupe du monde. À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]
Yas Meen Selectress est une DJ égyptienne aux multiples talents, organisatrice et cofondatrice du collectif Dhamma, basé au Caire. Elle est reconnue pour sa fusion de basses percussives et de sonorités club rythmiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Yas Meen Selectress est une DJ égyptienne aux multiples talents, organisatrice et cofondatrice du collectif Dhamma, basé au Caire. Elle est reconnue pour sa fusion de basses percussives et de sonorités club rythmiques.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu souhaite que son pays occupe 70% de la bande de Gaza, avec pour effet de confiner les Gazaouis à un fragment de territoire encore plus réduit. À l'intérieur de la zone délimitée par la « ligne jaune », Israël a rasé à l'aide de bulldozers la plupart des immeubles qui n'avaient pas été détruits par les bombardements. L'analyse de la stratégie et l'objectif final d'Israël avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, président honoraire de l'IReMMO, co-auteur du livre Atlas du Moyen-Orient, éditions Autrement. RFI : Nous allons d'abord revenir avec vous sur les dernières déclarations du Premier ministre israélien à propos de Gaza. Contrairement au Liban, il y a un cessez-le-feu qui a permis de faire baisser le nombre d'attaques et donc de victimes. Mais Israël poursuit quand même des frappes et des opérations de manière quasi quotidienne dans l'enclave. Ça fait des mois, et l'armée israélienne avance petit à petit, puisqu'au moment du cessez-le-feu en octobre dernier, l'armée était censée contrôler 53% du territoire. Actuellement, elle a la main sur plus de 60%. Comment est-ce que ce contrôle est réparti à Gaza ? Jean-Paul Chagnollaud : Je crois que c'est comme un système d'étouffement progressif puisque, comme vous l'avez dit, on est supposé être à 50%. Là, l'objectif de Netanyahu est d'avoir le contrôle de 70% de la bande de Gaza, dont il faut rappeler tout de même qu'elle fait environ 360 kilomètres carrés. Si cette offensive a lieu, et je crains qu'elle ait lieu très prochainement, ça veut dire qu'un tiers de cette superficie serait réservé à deux millions de gens qui sont dans le dénuement le plus total. La question, c'est de savoir où veut en venir Israël. Et moi, mon hypothèse depuis le début, c'est qu'en fait le gouvernement, ce gouvernement de droite et d'extrême droite, veut faire en sorte que les Gazaouis, épuisés, partent. Je crois qu'il y a derrière cela un projet de nettoyage ethnique. Et d'ailleurs, à plusieurs reprises ces dernières semaines, ces derniers mois, il a été annoncé comme tel. Car qu'est-ce que ça signifie d'attaquer à nouveau une zone sur laquelle il n'y a plus aucune menace sérieuse, évidemment, de la part du Hamas qui est à peu près exsangue contre l'armée israélienne qui a tous les moyens, qui tient tout à tous égards et qui par ailleurs, je le rappelle, empêche les ONG humanitaires de venir sur ce territoire ? Les limitations sont draconiennes et par conséquent, les conditions de vie de ces deux millions de Palestiniens sont tout simplement épouvantables. Pousser les Palestiniens à partir, c'est ce que vous nous dites. Au moment où Benyamin Netanyahu a fait cette annonce hier, on a entendu quelqu'un dans la foule dire 100 % lorsque lui a parlé de 70 % du territoire. Et le Premier ministre israélien a réagi en disant : « Allons-y par étapes. » Est-ce que l'objectif final, ce serait 100 % sous contrôle de l'armée israélienne ou ça n'est pas nécessaire pour parvenir à l'objectif que vous évoquiez à l'instant ? Ecoutez, je crois que si c'était à 100%, ça voudrait dire quoi ? Ils l'ont déjà, le 100%. Parce qu'en réalité, qu'est-ce qui peut menacer l'armée israélienne qui encercle complètement ces deux millions de Palestiniens dans laquelle il y a encore, c'est vrai, quelques agents du Hamas ? Ce n'est en aucune manière une menace pour l'armée israélienne. Tout ceci, pour le comprendre, il faut se demander ce qu'ils veulent faire. C'est pas simplement le contrôle de la bande - ils l'ont déjà. Il faut quand même être clair, les ONG le disent tous les jours, mais ça veut dire donc qu'ils veulent s'en débarrasser, faire en sorte d'expulser d'une manière ou d'une autre les Gazaouis qui s'y trouvent. Je ne vois pas d'autres raisons. Qu'est-ce qu'il reste aujourd'hui aux deux millions de Gazaouis ? L'horizon, c'est la mer, puisqu'ils étaient déjà entassés sur la bande de Gaza, qui est déjà un tout petit territoire, et maintenant 30% [du territoire]. Et comme vous le dites, on pourrait aller encore plus loin. Donc, il faut réfléchir à ce que ça signifie. Pour ma part, ce projet existait depuis plusieurs mois, il n'a jamais été véritablement abandonné - qu'une partie des Gazaouis partent « de leur plein gré et n'ayant plus le choix ». Donc on est là, dans cette situation, sans aucune possibilité véritable de défense. Et puis j'ajoute un point très important : le pseudo-plan de paix de Trump d'il y a quelques mois est à l'arrêt complet. Il existait dans le système qui avait été soi-disant mis en place un comité d'administration pour Gaza où il y avait quelques personnalités palestiniennes qui devaient s'occuper de tout cela. Eh bien, ce comité d'une douzaine de personnes est aujourd'hui au Caire et n'a même pas le droit d'entrer à Gaza. Voilà la réalité de la situation. Est-ce que, selon vous, Israël a pour objectif de réoccuper Gaza, d'y installer de nouveaux colons ou bien de laisser le territoire dévasté et vidé de ses habitants ? Je crois que les deux sont cohérents. L'un n'exclut pas l'autre. Je pense que certains veulent qu'une partie de Gaza soit réoccupée de manière définitive, de façon à ce que certains puissent s'y installer ou réinstaller des colonies. Il y a même des projets très concrets – ils ont été rédigés avec notamment le soutien des Émirats arabes unis – qui consisteraient à accepter, dans les parties contrôlées par l'armée israélienne, des communautés qu'ils appellent safe, c'est-à-dire des communautés sûres de Palestiniens. C'est-à-dire qu'on choisirait, on sélectionnerait. Le terme est totalement inacceptable, bien entendu, mais c'est pourtant le projet. On sélectionnerait des Palestiniens qui pourraient rester vivre, à condition évidemment de faire une complète allégeance à l'armée israélienne et au gouvernement israélien. C'est pour cela que les démolitions, les destructions se poursuivent, là encore... Vous avez raison de rappeler ce point : dans toute la zone qui est occupée, donc 60% du territoire et bientôt davantage, tout est systématiquement rasé. Donc, l'idée, ça sera de reconstruire un certain nombre de choses, mais qui seront entièrement sous le contrôle israélien. Si on acceptait des Palestiniens, ils seraient donc complètement sous la domination israélienne. Il faut quand même penser que ce qui se passe à Gaza se passe aussi en ce moment dans le sud du Liban. Je veux dire, ce qui a été rasé à Gaza, c'est Israël Katz, le ministre de la Défense, qui l'a clairement dit : « Nous allons faire dans le Liban sud, la même chose qu'à Gaza », c'est-à-dire éradiquer. Il y a des dizaines et des dizaines de villes et villages, dont des villes comme Bilzen ou comme bientôt Nabatieh. Près de 80 000 habitants quand même. On a la même logique de guerre.
REDIFF - C'était il y a trente-cinq ans dans un village tranquille des Alpes-de-Haute-Provence, La Motte-du-Caire, 500 habitant .S'est déroulé ici un crime que malgré le temps écoulé, hante toujours les mémoires. Qui a fait date dans l'histoire de la justice par sa fureur, son horreur, et ses doutes. La mort abominable de la petite Céline Jourdan, six ans et demi, arrachée à sa famille un soir d'été, violée et tuée selon un scénario qui ne relève que de la barbarie. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 16 août 2024.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:30 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Le Caire, 1939. Des membres du groupe "Art et Liberté", proches des surréalistes européens, proclament que le surréalisme est “naturellement égyptien”. Quelques années plus tard, la Libanaise Saloua Raouda Choucair sera la première à articuler la relation de la région avec l'abstraction. - réalisation : Cécile Laffon, Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Radio Foot ce mardi 16h10 T.U, rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! ; - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027. ; - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! Neymar est convoqué ! Le talentueux N°10 fait son come-back avec la sélection auriverde. Retour salué par la clameur du Musée de Demain, à Rio, où l'annonce du groupe de Carlo Ancelotti a eu lieu au cœur d'un événement médiatique d'envergure. À 34 ans, le milieu offensif de Santos aux 128 sélections et 79 buts disputera un 4è Mondial. Son dernier match en Seleção remontait à octobre 2023. Un groupe où figurent les vétérans Casemiro et Danilo, le Parisien Marquinhos, le milieu des Magpies Bruno Guimarães, et les Madrilènes Endrick et Vinicius Jr. Thiago Silva, Joao Pedro et Andrey Santos ne seront pas du voyage. Eder Militão, Estevão et Rodrygo sont forfaits (blessés.). Dans son groupe C, le Brésil affrontera le Maroc, Haïti et l'Écosse. On en parle avec Éric Frosio en direct de Rio. - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027 48 sélections réparties en 12 groupes. Des éliminatoires qui se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027. Quelques belles affiches à retenir, comme Maroc/Gabon (GA) Côte d'Ivoire/Ghana (GC) Burkina Faso/Bénin (GF), Cameroun/Comores (GG) ou encore Mali/Cap-Vert (GK). Les pays organisateurs Kenya, Ouganda et Tanzanie sont déjà qualifiés pour le tournoi. - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. Les 7ès de Bundesliga qui ont effectué une excellente phase de ligue. Pour débattre avec Olivier Pron : Ludovic Duchesne, Patrick Juillard et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Radio Foot ce mardi 16h10 T.U, rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! ; - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027. ; - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! Neymar est convoqué ! Le talentueux N°10 fait son come-back avec la sélection auriverde. Retour salué par la clameur du Musée de Demain, à Rio, où l'annonce du groupe de Carlo Ancelotti a eu lieu au cœur d'un événement médiatique d'envergure. À 34 ans, le milieu offensif de Santos aux 128 sélections et 79 buts disputera un 4è Mondial. Son dernier match en Seleção remontait à octobre 2023. Un groupe où figurent les vétérans Casemiro et Danilo, le Parisien Marquinhos, le milieu des Magpies Bruno Guimarães, et les Madrilènes Endrick et Vinicius Jr. Thiago Silva, Joao Pedro et Andrey Santos ne seront pas du voyage. Eder Militão, Estevão et Rodrygo sont forfaits (blessés.). Dans son groupe C, le Brésil affrontera le Maroc, Haïti et l'Écosse. On en parle avec Éric Frosio en direct de Rio. - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027 48 sélections réparties en 12 groupes. Des éliminatoires qui se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027. Quelques belles affiches à retenir, comme Maroc/Gabon (GA) Côte d'Ivoire/Ghana (GC) Burkina Faso/Bénin (GF), Cameroun/Comores (GG) ou encore Mali/Cap-Vert (GK). Les pays organisateurs Kenya, Ouganda et Tanzanie sont déjà qualifiés pour le tournoi. - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. Les 7ès de Bundesliga qui ont effectué une excellente phase de ligue. Pour débattre avec Olivier Pron : Ludovic Duchesne, Patrick Juillard et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
durée : 00:58:30 - Les documentaires de France Culture - par : Ilana Navaro - Le Caire, 1939. Des membres du groupe "Art et Liberté", proches des surréalistes européens, proclament que le surréalisme est “naturellement égyptien”. Quelques années plus tard, la Libanaise Saloua Raouda Choucair sera la première à articuler la relation de la région avec l'abstraction. - réalisation : Cécile Laffon, Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Radio Foot internationale ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - Les listes pour le Mondial 2026. ; - L'USM Alger remporte la Coupe de la CAF aux tirs au but (8-7), après avoir résisté au retour du Zamalek lors de la 2è manche de la finale au Caire. ; - Ligue 1 : malgré sa défaite à domicile, le LOSC rejoint le PSG et Lens parmi les qualifiés directs pour la prochaine Ligue des champions. - Les listes pour le Mondial 2026. Emerse Faé a communiqué celle des 26 Éléphants, de retour en phase finale après 12 ans d'absence. Présence de cadres champions d'Afrique 2023 (Kessié, Fofana, Ndicka ou Seri), mais aussi de jeunes recrues comme Ange-Yoan Boni ou Elye Wahi. Nicolas Pépé, absent de la CAN marocaine, mais présent lors de la dernière trêve internationale, est bien dans le groupe, tandis que le Strasbourgeois Martial Godo et le champion d'Afrique 2023 Sébastien Haller figurent dans la réserve. - Celle des 26 Léopards, de retour en Coupe du monde pour la 1ère depuis 52 ans, est attendue dans la journée. Y aura-t-il des changements par rapport au groupe qui a atteint les 87s de finale de la dernière CAN ? - L'USM Alger remporte la Coupe de la CAF aux tirs au but (8-7), après avoir résisté au retour du Zamalek lors de la 2e manche de la finale au Caire. Les Chevaliers blancs avaient pourtant marqué rapidement, mais les Rouge et Noir ont tenu bon. Les vainqueurs de la Coupe d'Algérie inscrivent une nouvelle fois leur nom au palmarès du tournoi. - Avec Jean-Jacques Ndala, il se passe toujours quelque chose ! L'arbitre de la finale de la CAN de Rabat a tenté de convaincre les joueurs des Mamelodi Sundowns et de l'AS FAR que la VAR ne fonctionnait plus en 2è mi-temps de la finale aller de la C1 de la CAF. Les Rabatais ont protesté, le jeu a finalement repris après une interruption de 20 minutes ! Aubray Modiba a donné l'avantage aux « Brésiliens ». Suffisant avant de défier le club des Forces armées royales sur leur pelouse ? - Ligue 1 : malgré sa défaite à domicile, le LOSC rejoint le PSG et Lens parmi les qualifiés directs pour la prochaine Ligue des Champions. Battu dans son stade par Lens, l'OL avait les cartes en main, mais passera par les tours préliminaires de la C1. - Au terme d'une saison cauchemardesque, l'OM sauve en partie les meubles, en s'imposant au Vélodrome face à Rennes, qui le devançait au classement. Les Phocéens joueront la Ligue Europa. 6è défaite de la saison pour les Champions de France. Nouveau revers du PSG face aux voisins du PFC. La sortie à la ½ heure de jeu d'Ousmane Dembélé inquiète les supporteurs, à 12 jours du rendez-vous de Budapest. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Chérif Ghemmour, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Radio Foot internationale ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - Les listes pour le Mondial 2026. ; - L'USM Alger remporte la Coupe de la CAF aux tirs au but (8-7), après avoir résisté au retour du Zamalek lors de la 2è manche de la finale au Caire. ; - Ligue 1 : malgré sa défaite à domicile, le LOSC rejoint le PSG et Lens parmi les qualifiés directs pour la prochaine Ligue des champions. - Les listes pour le Mondial 2026. Emerse Faé a communiqué celle des 26 Éléphants, de retour en phase finale après 12 ans d'absence. Présence de cadres champions d'Afrique 2023 (Kessié, Fofana, Ndicka ou Seri), mais aussi de jeunes recrues comme Ange-Yoan Boni ou Elye Wahi. Nicolas Pépé, absent de la CAN marocaine, mais présent lors de la dernière trêve internationale, est bien dans le groupe, tandis que le Strasbourgeois Martial Godo et le champion d'Afrique 2023 Sébastien Haller figurent dans la réserve. - Celle des 26 Léopards, de retour en Coupe du monde pour la 1ère depuis 52 ans, est attendue dans la journée. Y aura-t-il des changements par rapport au groupe qui a atteint les 87s de finale de la dernière CAN ? - L'USM Alger remporte la Coupe de la CAF aux tirs au but (8-7), après avoir résisté au retour du Zamalek lors de la 2e manche de la finale au Caire. Les Chevaliers blancs avaient pourtant marqué rapidement, mais les Rouge et Noir ont tenu bon. Les vainqueurs de la Coupe d'Algérie inscrivent une nouvelle fois leur nom au palmarès du tournoi. - Avec Jean-Jacques Ndala, il se passe toujours quelque chose ! L'arbitre de la finale de la CAN de Rabat a tenté de convaincre les joueurs des Mamelodi Sundowns et de l'AS FAR que la VAR ne fonctionnait plus en 2è mi-temps de la finale aller de la C1 de la CAF. Les Rabatais ont protesté, le jeu a finalement repris après une interruption de 20 minutes ! Aubray Modiba a donné l'avantage aux « Brésiliens ». Suffisant avant de défier le club des Forces armées royales sur leur pelouse ? - Ligue 1 : malgré sa défaite à domicile, le LOSC rejoint le PSG et Lens parmi les qualifiés directs pour la prochaine Ligue des Champions. Battu dans son stade par Lens, l'OL avait les cartes en main, mais passera par les tours préliminaires de la C1. - Au terme d'une saison cauchemardesque, l'OM sauve en partie les meubles, en s'imposant au Vélodrome face à Rennes, qui le devançait au classement. Les Phocéens joueront la Ligue Europa. 6è défaite de la saison pour les Champions de France. Nouveau revers du PSG face aux voisins du PFC. La sortie à la ½ heure de jeu d'Ousmane Dembélé inquiète les supporteurs, à 12 jours du rendez-vous de Budapest. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Chérif Ghemmour, Éric Rabesandratana. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
durée : 00:58:30 - LSD, la série documentaire - par : Ilana Navaro - Le Caire, 1939. Des membres du groupe "Art et Liberté", proches des surréalistes européens, proclament que le surréalisme est “naturellement égyptien”. Quelques années plus tard, la Libanaise Saloua Raouda Choucair sera la première à articuler la relation de la région avec l'abstraction. - réalisation : Cécile Laffon
Jouer au football pour se reconstruire et surmonter les traumatismes de la guerre et de l'exil : c'est l'objectif d'une équipe féminine soudanaise composée de joueuses professionnelles ayant fui le conflit pour l'Égypte. À l'initiative, Salma al-Majidi, pionnière du football féminin au Soudan. De notre correspondant au Caire, Au beau milieu des alignements d'immeubles d'un quartier pauvre du Caire, un gazon synthétique usé et, dans les cages, Houda, gardienne de la sélection soudanaise. « Là-bas, le football nous a beaucoup apporté, jusqu'à la guerre. Lors du dernier tournoi qu'on a disputé au Soudan, les bombardements nous ont empêchées de gagner, témoigne-t-elle. Puis la guerre est arrivée et nous avons dû venir en Égypte. » Devant elle, bonnet vissé sur le crâne, Nour, 16 ans, enchaîne les frappes, des rêves plein la tête. « Je veux aller de l'avant, jouer dans les ligues européennes et, si Dieu le veut, un jour faire briller mon pays, confie-t-elle. Je veux aussi rendre fière ma famille, c'est pour ça que je joue au football, et mon rêve, c'est qu'elle me voie au plus haut niveau. » Son regard, trop sévère pour son âge, en dit long. Arrivée seule en Égypte après sept mois d'attente à la frontière, elle vit de petits boulots, loin des bancs de l'école. « Je fais des ménages par-ci par-là, explique Nour. C'est une période difficile. Chaque sou est important, car il faut manger, mais j'économise aussi pour pouvoir envoyer de l'argent au Soudan. » À lire aussiCAN 2025: joueurs exilés, guerre civile... le Soudan rêve d'exploit face au Sénégal « Elles sont des résistantes marquées par la guerre » Derrière le sifflet, Salma al-Majidi, footballeuse emblématique au Soudan, est doublement pionnière. Première sélectionneuse de la première équipe nationale féminine soudanaise, c'est elle qui, en arrivant au Caire, a réuni les joueuses réfugiées en Égypte. « L'équipe ne se contente pas de rassembler les filles et de leur donner une activité. Elle est surtout un soutien essentiel, souligne-t-elle. Beaucoup traversent des difficultés matérielles extrêmes : logement, nourriture, déplacements, maladie. Le club est une lueur au milieu de l'obscurité. » Ce n'est pas un hasard si elles ont choisi pour nom d'équipe les Samidat, les résistantes. « Quand tu t'assois avec chacune des trente-deux joueuses, elles te racontent leur histoire, leur quotidien, les épreuves qu'elles ont traversées, tous les détails, raconte Salma al-Majidi. Le nom Samidat vient de là : de leur endurance et de leur résilience. Elles sont des résistantes marquées par la guerre. » Trois longues années de guerre n'ont pas réussi à éteindre la flamme du football chez ces résistantes. À lire aussiLe Soudan, pays brisé par une guerre sans fin
Writing in the years of 1516 and 1517, an inhabitant of Cairo likely witnessed firsthand a new era as Egypt lost its independence and was forcibly annexed by the Ottoman Empire. However, he not only observed the collapse of the old regime, but also the toll it took on the people. Sources:Finkel, Caroline. Osman's Dream: A History of the Ottoman Empire (Basic Books, 2005).Ibn Iyas. An Account of the Ottoman Conquest of Egypt, trans. W.H. Salmon (Royal Asiatic Society, 1921).Ibn Iyas. Journal d'un Bourgeois du Caire, ed. and trans. Gaston Wiet (Libraire Armand Colin, 1945).Lord Kinross. The Ottoman Centuries: The Rise and Fall of the Turkish Empire (HarperCollins, 1979).Petry, Carl F. The Mamluk Sultanate: A History (Cambridge University Press, 2022). For more information, transcripts, and ways to support the show, go to turningmodern.com.
Dans l'actualité, il y a parfois des expressions qui méritent quelques explications. Par exemple, lorsque les journalistes parlent de « calme précaire » et quand ils disent « un calme précaire règne dans les rues de la capitale ».
Dans l'actualité, il y a parfois des expressions qui méritent quelques explications. Par exemple, lorsque les journalistes parlent de « calme précaire » et quand ils disent « un calme précaire règne dans les rues de la capitale ».
Dans son dernier livre Espoir, Djaïli Amadou Amal nous raconte son enfance entre deux cultures, celle de sa mère égyptienne et celle de son père camerounais. Après avoir passé ses 3 premières années au Caire, bercée par la langue arabe, la petite fille déménage à Marwa, terre natale de son père au nord du Cameroun où elle apprend les traditions locales. Amal choisit de s'évader dans les livres, mais elle se montre beaucoup trop curieuse au goût des femmes qui l'entourent, la protègent et la surveillent. On retrouve les thèmes devenus les combats de l'autrice : les mariages forcés, l'excision, la soumission au mari ou le poids de la communauté. Djaïli Amadou Amal, écrivaine, était l'invitée de Chantal Lorho sur RFI. ► Reportage : Marjorie Bertin est allée au Festival du Livre Africain de Marrakech du 23 au 25 avril 2026 où elle a rencontré les éditions du Sud.
Dans son dernier livre Espoir, Djaïli Amadou Amal nous raconte son enfance entre deux cultures, celle de sa mère égyptienne et celle de son père camerounais. Après avoir passé ses 3 premières années au Caire, bercée par la langue arabe, la petite fille déménage à Marwa, terre natale de son père au nord du Cameroun où elle apprend les traditions locales. Amal choisit de s'évader dans les livres, mais elle se montre beaucoup trop curieuse au goût des femmes qui l'entourent, la protègent et la surveillent. On retrouve les thèmes devenus les combats de l'autrice : les mariages forcés, l'excision, la soumission au mari ou le poids de la communauté. Djaïli Amadou Amal, écrivaine, était l'invitée de Chantal Lorho sur RFI. ► Reportage : Marjorie Bertin est allée au Festival du Livre Africain de Marrakech du 23 au 25 avril 2026 où elle a rencontré les éditions du Sud.
En plein centre du Caire, sur le Nil, la petite île rurale de Qorsaya abrite des pêcheurs d'un genre nouveau. Depuis plusieurs années, une entreprise rachète les déchets plastiques qu'ils récupèrent dans leur filet. En plus de compenser la baisse de revenu liée à la diminution des ressources en poissons, l'initiative participe de la dépollution du plus long fleuve du monde. De notre correspondant au Caire, Saïd lâche les rames de sa frêle embarcation, plonge la main dans l'eau et en ressort une bouteille de soda. « Ça, c'est du plastique qui traîne sur le Nil. Nous, on le ramasse, on le collecte et on le rapporte. » Comme de nombreux pêcheurs de Qorsaya, en Égypte, le quarantenaire à l'épaisse moustache récolte aujourd'hui deux types de produits : « En pêchant, on trouve ces bouteilles en plastique flottant dans l'eau ou près des barques, sur les rives. Alors, nous pêchons du poisson d'un côté et nous récupérons aussi ces bouteilles en plastique de l'autre. Nous vendons le tout et nous contribuons aussi à nettoyer le Nil. » Depuis maintenant cinq ans, une initiative baptisée VeryNile rachète à ces pêcheurs le plastique au kilo. Une fois débarqués, les bouteilles, sacs plastiques et autres emballages qui ne sont pas envoyés au compacteur terminent à l'atelier. Amna, responsable marketing de VeryNile, nous fait la visite. « Notre idée, c'est de faire de l'''upcycling'' (surcyclage, ou refaire du neuf avec du vieux, NDLR) des sacs en plastique. Alors, après le tri, les femmes commencent à travailler dessus, comme ça. » Dans une pièce remplie de sacs plastiques, quatre femmes sont occupées à les découper, à les travailler. « Moi, je suis née ici, sur cette île. Un jour, il y a une ingénieure qui s'appelle Salma qui est venue parler avec les gens pour savoir s'ils voulaient travailler avec elle. C'est comme cela que ça a commencé, avec quatre personnes », raconte une employée. À lire aussiChallenge App Afrique 2026: une dixième édition pour un monde plus propre! 90% ou 95% des employés sont des habitants de l'île de Qorsaya De l'autre côté de la porte, se trouve un atelier de couture. Devant des machines à coudre, plusieurs femmes s'affairent. Toutefois, elles n'utilisent pas de tissus, mais travaillent avec des morceaux de plastique. « Ici, nous faisons le design, nous brodons et nous trions. Ensuite, on amène le tout au fer à repasser, pour que ça devienne un sac », explique une couturière de l'atelier. Fait à moitié de tissu et de plastique recyclé, la besace va rejoindre l'un des nombreux magasins du Caire qui revendent les accessoires fabriqués ici. « Près de 90% ou 95% des employés du centre sont des habitants de l'île de Qorsaya, détaille Hany Fawzy, directeur de projet pour VeryNile. Quand nous avons commencé sur l'île, nous avons commencé avec l'idée du compacteur, pour compacter les déchets. Ensuite, les épouses des pêcheurs nous ont dit qu'elles aimeraient travailler avec nous. C'est de là qu'est venue l'idée d'un atelier d'''upcycling'' pour les femmes : recycler les sacs en plastique et en faire des produits. » Près de 500 tonnes de plastiques ont été collectées depuis le lancement de l'initiative. À lire aussiPollution plastique: les États africains en première ligne à Genève pour tenter de limiter la catastrophe
En plein centre du Caire, sur le Nil, la petite île rurale de Qorsaya abrite des pêcheurs d'un genre nouveau. Depuis plusieurs années, une entreprise rachète les déchets plastiques qu'ils récupèrent dans leur filet. En plus de compenser la baisse de revenu liée à la diminution des ressources en poissons, l'initiative participe de la dépollution du plus long fleuve du monde. De notre correspondant au Caire, Saïd lâche les rames de sa frêle embarcation, plonge la main dans l'eau et en ressort une bouteille de soda. « Ça, c'est du plastique qui traîne sur le Nil. Nous, on le ramasse, on le collecte et on le rapporte. » Comme de nombreux pêcheurs de Qorsaya, en Égypte, le quarantenaire à l'épaisse moustache récolte aujourd'hui deux types de produits : « En pêchant, on trouve ces bouteilles en plastique flottant dans l'eau ou près des barques, sur les rives. Alors, nous pêchons du poisson d'un côté et nous récupérons aussi ces bouteilles en plastique de l'autre. Nous vendons le tout et nous contribuons aussi à nettoyer le Nil. » Depuis maintenant cinq ans, une initiative baptisée VeryNile rachète à ces pêcheurs le plastique au kilo. Une fois débarqués, les bouteilles, sacs plastiques et autres emballages qui ne sont pas envoyés au compacteur terminent à l'atelier. Amna, responsable marketing de VeryNile, nous fait la visite. « Notre idée, c'est de faire de l'''upcycling'' (surcyclage, ou refaire du neuf avec du vieux, NDLR) des sacs en plastique. Alors, après le tri, les femmes commencent à travailler dessus, comme ça. » Dans une pièce remplie de sacs plastiques, quatre femmes sont occupées à les découper, à les travailler. « Moi, je suis née ici, sur cette île. Un jour, il y a une ingénieure qui s'appelle Salma qui est venue parler avec les gens pour savoir s'ils voulaient travailler avec elle. C'est comme cela que ça a commencé, avec quatre personnes », raconte une employée. À lire aussiChallenge App Afrique 2026: une dixième édition pour un monde plus propre! 90% ou 95% des employés sont des habitants de l'île de Qorsaya De l'autre côté de la porte, se trouve un atelier de couture. Devant des machines à coudre, plusieurs femmes s'affairent. Toutefois, elles n'utilisent pas de tissus, mais travaillent avec des morceaux de plastique. « Ici, nous faisons le design, nous brodons et nous trions. Ensuite, on amène le tout au fer à repasser, pour que ça devienne un sac », explique une couturière de l'atelier. Fait à moitié de tissu et de plastique recyclé, la besace va rejoindre l'un des nombreux magasins du Caire qui revendent les accessoires fabriqués ici. « Près de 90% ou 95% des employés du centre sont des habitants de l'île de Qorsaya, détaille Hany Fawzy, directeur de projet pour VeryNile. Quand nous avons commencé sur l'île, nous avons commencé avec l'idée du compacteur, pour compacter les déchets. Ensuite, les épouses des pêcheurs nous ont dit qu'elles aimeraient travailler avec nous. C'est de là qu'est venue l'idée d'un atelier d'''upcycling'' pour les femmes : recycler les sacs en plastique et en faire des produits. » Près de 500 tonnes de plastiques ont été collectées depuis le lancement de l'initiative. À lire aussiPollution plastique: les États africains en première ligne à Genève pour tenter de limiter la catastrophe
Cette semaine, RFI a largement ouvert son antenne pour couvrir la situation au Soudan. Le 15 avril, une 4ème année de guerre a commencé dans le pays. Bilan de cette déflagration survenue entre 2 généraux, sans doute autour de 150 000 morts, selon les ONG. Au Tchad, des centaines de milliers de réfugiés se trouvent dans une situation très précaire dans les camps... Un pays sans livre quasiment, presque sans librairie, bibliothèque, c'est le Honduras. Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. Un Grand reportage de Martin Dumas Primbault qui s'entretient avec Jacques Allix. Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester, rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. Un Grand reportage de Marie Griffon qui s'entretient avec Jacques Allix.
durée : 00:04:36 - Le Reportage de la rédaction - Trois ans après le début de la guerre au Soudan, le 15 avril 2023 à Khartoum entre l'armée du général Al-Bourhane et les paramilitaires du général Mohammed Hamdan Daglo, le conflit continue. Il a causé plus de 13 millions de déplacés, dont 1,5 million réfugiés en Égypte, où la vie reste précaire.
durée : 00:04:36 - Le Reportage de la rédaction - Trois ans après le début de la guerre au Soudan, le 15 avril 2023 à Khartoum entre l'armée du général Al-Bourhane et les paramilitaires du général Mohammed Hamdan Daglo, le conflit continue. Il a causé plus de 13 millions de déplacés, dont 1,5 million réfugiés en Égypte, où la vie reste précaire.
Après trois longues années de guerre et d'exil, beaucoup des 1,5 million de Soudanais réfugiés en Égypte souhaitent désormais rentrer. Si le gouvernement de Khartoum déploie tous les moyens pour rapatrier ses forces vives, le choix reste difficile pour la plupart, tant la situation sur place demeure instable. Reportage de notre correspondant au Caire, Un terrain vague en plein centre du Caire : c'est ce qui sert de parking à une compagnie affrétant des bus pour le Soudan. En ce vendredi après-midi de fin mars, plus d'une heure avant le départ, les voyageurs s'agglutinent déjà autour du véhicule. Comme cette femme, qui patiente, assise sur une imposante valise : « Je suis arrivée environ 20 jours après le début de la guerre. Maintenant, je veux retourner au Soudan. Dieu soit loué, la situation s'est améliorée, ça va, il n'y a plus de problème. C'est pour ça qu'on veut rentrer. Ça suffit, on est épuisés et on a beaucoup souffert. » Pour ce jeune homme, venu accompagner son père, le retour attendra : « Ce n'est pas encore le moment pour nous, il vaut mieux attendre. » Quand on lui demande ce qu'il attend pour quitter l'Égypte et rentrer au pays, il répond : « Que la situation se calme. Que les universités et les écoles réouvrent. Alors, on rentrera si Dieu le veut. » Depuis le petit bureau de la compagnie, une employée remarque un afflux récent de candidats au retour : « Depuis le début du Ramadan, de plus en plus de Soudanais souhaitent rentrer, surtout après que l'armée a repris le contrôle de nombreuses zones. » « Ce n'est pas sûr pour eux de rentrer » Mais ce discours de retour au calme est largement entretenu par le gouvernement soudanais, alors que sur place, la guerre continue et la situation reste précaire pour les civils. Najda Mansour, militante des droits humains réfugiée au Caire, met en garde : « Bien sûr, beaucoup de personnes ont fui le pays, donc le gouvernement veut qu'ils reviennent. Mais nous continuons de leur dire que ce n'est pas sûr pour eux de rentrer. » Après la reprise de Khartoum par l'armée régulière en mars 2025, le gouvernement soudanais avait même affrété des trains gratuits pour encourager le retour de la diaspora. « Ce retour volontaire n'a pas fonctionné pour eux. Ils ont trompé les gens en les convainquant de revenir. Mais quand ils ont vu la réalité sur place, beaucoup sont revenus. Le gouvernement a besoin de recruter des gens pour se battre », explique Najda Mansour. Un risque d'autant plus grand que le billet pour Khartoum coûte entre 100 et 150 euros. Et le retour au Caire plusieurs milliers. À écouter aussiÉgypte : au Caire, la communauté soudanaise se retrouve pour défier l'exil
150 kilomètres. C'est ce qui séparait Quentin Clavel du Cap quand une voiture l'a percuté de plein fouet. Il s'est réveillé sans savoir qui il était. Son casque fracturé à côté de lui. Son vélo en miettes. À ce moment-là, il avait déjà parcouru 11 000 kilomètres à travers l'Afrique — du Caire à l'Afrique du Sud, 10 pays, 6 mois sur le guidon.Quentin Clavel, c'est un gars des Alpes savoyardes, élevé dans la passion pour le sport et la vie dehors.Dans cet épisode d'Aventure Épique, il raconte sa traversée du continent africain à vélo : une aventure outdoor hors norme, construite non pas autour de la performance, mais autour des rencontres, des paysages et d'une certaine idée de la liberté.De l'Égypte avec ses escortes policières au Soudan désertique, des hauts plateaux kényans où il a croisé Eliud Kipchoge — légende vivante du marathon — jusqu'aux villages d'Ouganda où bivouaquer exige l'autorisation du chef. Quentin raconte un continent qui se dévoile au rythme des kilomètres, avec ses contrastes, sa générosité brute, et cette façon qu'ont les inconnus de devenir, pour quelques heures, les personnes les plus importantes du monde.Ce qui frappe dans cet épisode, c'est l'évolution de l'homme. Celui qui partait en quête d'extrême parle aujourd'hui de redécouvrir les chemins familiers à différentes saisons. Le "toujours plus" a laissé place à quelque chose de plus subtil — et peut-être de plus profond.Entre nostalgie heureuse, klaxon à poire et sourire universel, Quentin livre aussi sa vision de l'aventure : pas forcément une traversée de continent, mais l'art d'inclure l'inconnu dans son quotidien. Prendre le chemin qu'on n'a jamais osé prendre.Une conversation aussi simple que vaste. Une aventure comme accélérateur de vie.Cet épisode d'Aventure Epique a été réalisé en collaboration avec Škoda.***Aventure Epique c'est le podcast qui vous fait vivre dans chaque épisode une aventure en pleine nature hors du commun.Explorateur illustre, sportif renommé ou encore simple amateur, aventurier du quotidien, Aventure Epique est une plongée en apnée le temps d'une aventure qui va vous tenir en haleine, vous émouvoir et vous inspirer.Aventure Épique c'est un nouvel épisode un jeudi sur 2, et le mardi qui précède un extrait de l'épisode à venir, pour bien démarrer la semaine ensemble. Si vous souhaitez suivre notre actualité au jour le jour, et découvrir les coulisses du podcast, rendez-vous dès maintenant sur notre compte Instagram @aventureepique.podcastAventure Epique, des aventures en plein air, à couper le souffle.Un podcast imaginé et animé par Guillaume Lalu et produit par Sportcast Studios Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:04:22 - Le Reportage de la rédaction - Trois ans après le début de la guerre au Soudan, le 15 avril 2023 à Khartoum entre l'armée du général Al-Bourhane et les paramilitaires du général Mohammed Hamdan Daglo, le conflit continue. Il a causé plus de 13 millions de déplacés, dont 1,5 million réfugiés en Égypte, où la vie reste précaire.
Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. « Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil », un Grand reportage de Martin Dumas Primbault.
durée : 00:04:22 - Le Reportage de la rédaction - Trois ans après le début de la guerre au Soudan, le 15 avril 2023 à Khartoum entre l'armée du général Al-Bourhane et les paramilitaires du général Mohammed Hamdan Daglo, le conflit continue. Il a causé plus de 13 millions de déplacés, dont 1,5 million réfugiés en Égypte, où la vie reste précaire.
150 kilomètres. C'est ce qui séparait Quentin Clavel du Cap quand une voiture l'a percuté de plein fouet. Il s'est réveillé sans savoir qui il était. Son casque fracturé à côté de lui. Son vélo en miettes. À ce moment-là, il avait déjà parcouru 11 000 kilomètres à travers l'Afrique — du Caire à l'Afrique du Sud, 10 pays, 6 mois sur le guidon. Quentin Clavel, c'est un gars des Alpes savoyardes, élevé dans la passion pour le sport et la vie dehors. Dans cet épisode d'Aventure Épique, il raconte sa traversée du continent africain à vélo : une aventure outdoor hors norme, construite non pas autour de la performance, mais autour des rencontres, des paysages et d'une certaine idée de la liberté.De l'Égypte avec ses escortes policières au Soudan désertique, des hauts plateaux kényans où il a croisé Eliud Kipchoge — légende vivante du marathon — jusqu'aux villages d'Ouganda où bivouaquer exige l'autorisation du chef. Quentin raconte un continent qui se dévoile au rythme des kilomètres, avec ses contrastes, sa générosité brute, et cette façon qu'ont les inconnus de devenir, pour quelques heures, les personnes les plus importantes du monde.Ce qui frappe dans cet épisode, c'est l'évolution de l'homme. Celui qui partait en quête d'extrême parle aujourd'hui de redécouvrir les chemins familiers à différentes saisons. Le "toujours plus" a laissé place à quelque chose de plus subtil — et peut-être de plus profond.Entre nostalgie heureuse, klaxon à poire et sourire universel, Quentin livre aussi sa vision de l'aventure : pas forcément une traversée de continent, mais l'art d'inclure l'inconnu dans son quotidien. Prendre le chemin qu'on n'a jamais osé prendre. Une conversation aussi simple que vaste. Une aventure comme accélérateur de vie.Episode intégral disponible le jeudi 16 avril.Cet épisode d'Aventure Epique a été réalisé en collaboration avec Škoda.***Aventure Epique c'est le podcast qui vous fait vivre dans chaque épisode une aventure en pleine nature hors du commun.Explorateur illustre, sportif renommé ou encore simple amateur, aventurier du quotidien, Aventure Epique est une plongée en apnée le temps d'une aventure qui va vous tenir en haleine, vous émouvoir et vous inspirer.Aventure Épique c'est un nouvel épisode un jeudi sur 2, et le mardi qui précède un extrait de l'épisode à venir, pour bien démarrer la semaine ensemble. Si vous souhaitez suivre notre actualité au jour le jour, et découvrir les coulisses du podcast, rendez-vous dès maintenant sur notre compte Instagram @aventureepique.podcastAventure Epique, des aventures en plein air, à couper le souffle.Un podcast imaginé et animé par Guillaume Lalu et produit par Sportcast Studios Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Trois ans de guerre au Soudan ont fait 13 millions de déplacés. Parmi eux, 1,5 million ont trouvé refuge en Égypte. C'est la plus grosse diaspora créée en dehors du pays par ce conflit qui n'en finit plus. Pour la plupart installés au Caire, ces exilés continuent de faire vivre leur culture et leurs traditions. De notre correspondant au Caire, Des notes de musique résonnent jusque dans la rue, au pied d'un immeuble du centre du Caire. Au troisième étage se trouve le vaste appartement où l'Union des artistes soudanais a élu domicile. « Je suis venu pour écouter Hadia Talsam, confie Mohannad. C'est un monstre de la chanson soudanaise. » Impossible de se frayer un chemin à l'intérieur tant l'endroit est pris d'assaut par le public. Alors Mohannad et ses copains écoutent le concert sur le palier. « Tous les âges, toutes les générations sont représentés. Le parcours de cette artiste est très long, peut-être 50 ans, explique-t-il. Elle a traversé toutes les générations et tous les publics. C'est pour ça que son public est aussi large et fidèle. » En se faufilant, on rencontre Mohamed Ismaïl, journaliste soudanais venu couvrir l'événement. « Cet endroit est le seul lieu qui réunit les Soudanais dans la capitale, il n'y en a pas d'autre. On ne se sent d'ailleurs pas au Caire, estime-t-il. Nous sommes à Khartoum ce soir. Certains sont arrivés ici avant la guerre, mais la plupart sont arrivés après » À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin Rassembler aussi sur les réseaux sociaux Rassembler les Soudanais, c'est aussi ce qu'essaye de faire Anda Kamal, mais sur les réseaux sociaux. La jeune femme de 27 ans anime depuis quelques mois un podcast où elle fait parler les habouba, les grands-mères. Dans les familles soudanaises, elles sont tout à la fois la mémoire vivante et le lien entre les générations. « À cause de la guerre et du déplacement dans plein de pays différents, la plupart des gens ont perdu leur habouba, témoigne la podcasteuse. La plupart sont restés au Soudan, ils n'ont pas voulu quitter leurs maisons. Alors que les jeunes sont partis, pour le bien de leur avenir. Ce qui a laissé un gouffre. Alors pour eux, les retrouver sur les réseaux, c'était fou. À la base j'avais à peine 1 000 abonnés, maintenant je fais des vidéos qui font plus d'un million de vues. » En ligne sur les réseaux sociaux ou dans des appartements bondés, au Caire, un fragment de Soudan continue de vivre, défiant la guerre et l'exil. À lire aussiGuerre au Soudan: une mission indépendante d'enquête de l'ONU conclut à des «actes de génocide» à El-Fasher
« Ouf ! Tout en restant circonspect » : c'est ainsi qu'Aujourd'hui au Burkina Faso résume le sentiment général dans la presse du continent. En effet, développe Le Pays, « cet accord de cessez-le-feu, même s'il reste encore très fragile dans cette atmosphère lourde de tensions, représente une étape importante vers la désescalade, la protection des civils et le rétablissement d'un dialogue constructif. (…) En Afrique, la nouvelle a été accueillie avec joie et espoir, pointe le quotidien ouagalais. Car, ce cessez-le-feu, s'il est respecté de bonne foi par les différentes parties en conflit, va constituer une bouffée d'oxygène pour bien des pays du continent qui ont commencé à subir de plein fouet les répercussions de cette guerre. L'onde de choc planétaire a été ressentie au Kenya, en Egypte, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Sénégal, au Bénin, au Mali, pour ne citer que ceux-là. Dans la plupart de ces pays, le prix du carburant, matière indispensable et vitale pour l'activité économique, a immédiatement connu une hausse. En fait, constate Le Pays, l'Afrique s'est trouvée piégée dans ce conflit qui se déroule pourtant loin de ses frontières. » Couvre-feux et états d'urgence… Exemple en Égypte, où un couvre-feu a été décrété par le gouvernement pour réduire les coûts énergétiques dans le centre-ville du Caire. « Privé depuis un mois de pétrole koweïtien et de gaz israélien, le pays a été contraint de mettre en place des mesures d'économie d'énergie, relève Le Monde Afrique, en ordonnant notamment la fermeture des restaurants, cafés et centres commerciaux à partir de 21 heures en semaine. » Il faut dire que « le coût des importations de gaz naturel a triplé depuis janvier et la facture pétrolière a plus que doublé. Ce qui a provoqué une flambée immédiate des prix des fruits et légumes, en raison de la hausse du coût des transports. » Et les effets positifs du cessez-le-feu, s'il tient, prendront du temps… Autre exemple à Madagascar, où le gouvernement a déclaré hier, mercredi 8 avril, l'état d'urgence énergétique. « Du jamais vu… » Il faut s'attendre, affirme L'Express, « à des rationnements de carburant, d'eau et d'électricité. (…) On va souffrir. Le pays va être plus ou moins paralysé. » Les récoltes compromises ? Pour ce qui est des engrais, essentiels pour l'agriculture du continent, « c'est déjà trop tard », soupire Afrik.com. « Cinq semaines de blocage ont désorganisé l'approvisionnement en engrais au pire moment du calendrier agricole. Les récoltes de cette année 2026 sont compromises dans toute l'Afrique. » Et la réouverture du détroit d'Ormuz, si elle se confirme, ne changera pas la donne… « Le choc a touché l'Afrique au pire moment, explique Afrik.com. En Afrique de l'Est, la saison des grandes pluies débute en mars : c'est la fenêtre où les agriculteurs kényans, tanzaniens et somaliens sèment leur maïs, culture de base du continent. Les engrais commandés au Golfe n'ont jamais été livrés. (…) Pour l'Afrique de l'Ouest, le risque est différé, mais tout aussi réel, relève encore le site panafricain. Les semis de la saison principale (juin‑juillet) au Nigeria et dans le Sahel ne sont pas encore engagés, mais les commandes d'intrants auraient dû être passées pendant la période de blocage. » Une trêve bien précaire… Alors, ce cessez-le-feu entre Américains et Iraniens va-t-il tenir ? Les discussions qui devraient débuter demain au Pakistan vont-elles aboutir ? Rien n'est moins sûr… C'est du moins l'avis du site marocain Le 360 : « la cessation des hostilités entre Américains, Israéliens et Iraniens n'est pas pour demain, estime-t-il, tant les divergences d'approche entre les protagonistes s'avèrent profondes et presque irréconciliables. Les premiers exigent une capitulation sans condition du régime iranien sur au moins trois objectifs de guerre : le nucléaire, le balistique et les proxys régionaux. Les seconds réclament le démantèlement des bases américaines, l'instauration d'un péage permanent et évolutif au niveau du détroit d'Ormuz, ainsi que des sommes colossales en réparation des destructions de guerre. Et, conclut Le 360, c'est parce que ces deux visions semblent irréconciliables que toute tentative de médiations entre les protagonistes semble pour le moment aussi vaine qu'inutile. »
Le gouvernement égyptien a récemment lancé « l'obligation citoyenne ». Il s'agit d'un bon du Trésor à destination des particuliers avec un taux avantageux. Accessible dans tous les bureaux de poste du pays, l'initiative est un succès pour un État qui cherche par tous les moyens à réduire son ratio de dette publique par rapport au PIB. Avec notre correspondant au Caire, Diversifier la dette publique à tout prix : c'est l'objectif affiché par Maï Adel, vice-ministre des Finances. Depuis son bureau au 15e étage du ministère, elle confie : « L'Égypte dispose d'une liquidité importante, mais notre principal obstacle sur le marché domestique est la concentration. Cette culture d'investissement direct dans les bons du Trésor, les obligations ou les titres publics n'est pas encore répandue dans le pays. » Pour y remédier, le gouvernement de Moustafa Madbouli a lancé en février une « obligation citoyenne ». Ce titre, d'une durée de 18 mois, offre un rendement annuel de 17,75% à l'ensemble de la population via les bureaux de poste. Ce grand succès a permis d'atteindre les populations sans comptes bancaires et les personnes en dehors de la capitale. La vice-ministre en fait un bilan positif : « Nous avons constaté un fort engouement de la part des clients, et beaucoup de gens ont même commencé à se demander ce qu'était une obligation lors de cette première opération qui n'a duré que trois semaines. Puis, nous avons ouvert et clôturé à la mi-mars. Le montant total s'est élevé à 5,6 milliards de livres égyptiennes. » Un succès toutefois à relativiser La dette publique égyptienne atteint aujourd'hui 84% du PIB, rappelle Mohammed Ramadan. Selon l'économiste au sein d'une ONG locale, il faut relativiser ce succès : « Beaucoup de personnes ont participé, mais le montant total collecté par le gouvernement reste encore très faible. » Pour lui, cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large, la recherche de financement en dehors du secteur bancaire par le gouvernement. « Les bureaux de poste constituent traditionnellement une épargne pour les Égyptiens les plus modestes. La plupart des comptes ou portefeuilles sont de petits montants, 10 000 ou 50 000 livres. L'objectif est simplement de mobiliser cet argent à moindre coût », souligne-t-il. Malgré ces limites, le ministère des Finances entend poursuivre sur cette lancée. Fort du succès de l'opération, il a déjà annoncé une nouvelle émission d'obligations citoyenne à la mi-avril.
Heurtée de plein fouet par la guerre qui fait rage au Proche-Orient, l'économie égyptienne est aux abois. Monnaie dévaluée, inflation galopante et prix de l'énergie qui s'envolent. Pour faire face, le gouvernement a décrété samedi 28 mars un couvre-feu commercial d'un mois. Tous les magasins non essentiels sont tenus de fermer leurs portes en soirée pour économiser de l'énergie. De notre correspondant au Caire, Dans une rue commerciale du centre historique du Caire, l'ambiance rappelle celle d'un jour férié, une heure avant l'extinction des feux imposée par les autorités. Couteau et pierre à aiguiser en main, un boucher exprime sa frustration face à une mesure qu'il juge injuste. « Si seulement c'était que le week-end, mais non, cette loi va s'appliquer tous les jours », confie-t-il, résigné. Durant un mois, renouvelable au bon vouloir du gouvernement, une nouvelle réglementation impose aux commerces non essentiels de baisser leur rideau à 21 heures précises, et à 22 heures les week-ends. De l'autre côté du trottoir, un vendeur de grillades, lui, continue de travailler derrière son barbecue, sous certaines conditions. « On nous a dit qu'on pouvait continuer, mais à condition de baisser la lumière », explique-t-il. Pour beaucoup, cette mesure suscite avant tout de l'incompréhension. « Cela ressemble à un couvre-feu, mais les personnes peuvent quand même circuler. C'est une décision pourrie qui rappelle l'époque du coronavirus. On dit que c'est à cause de la guerre. Mais ceux qui sont bombardés, comme à Dubaï, ils n'ont pas de couvre-feu. C'est toujours les Égyptiens qui payent la facture », s'indigne ce chauffeur de taxi, qui préfère garder l'anonymat. Si l'Égypte échappe aux bombardements qui frappent d'autres pays de la région, elle n'en subit pas moins les conséquences économiques du conflit, en particulier dans le secteur de l'énergie. « L'Égypte est passée du statut d'exportateur net de gaz à celui d'importateur net, souligne Timothy Kaldas, directeur adjoint du think tank Tahrir Institute for Middle East Policy. La majeure partie du gaz qu'elle importe provenait d'Israël. Or, en raison de la guerre, Israël a interrompu sa production. L'alternative consiste donc à essayer de réduire la consommation autant que possible. Les conséquences économiques de la guerre n'en sont qu'au tout début pour les pays fragiles comme l'Égypte. Une autre possibilité que nous avons déjà observée par le passé serait des coupures de courant tournantes. » En attendant, le gouvernement égyptien multiplie les mesures contraignantes pour faire face à la crise. Parmi elles figurent l'extinction partielle de l'éclairage public, le recours au télétravail obligatoire un jour par semaine pour les fonctionnaires, ou encore l'augmentation des prix des transports en commun. Autant de décisions qui pèsent un peu plus sur le quotidien des Égyptiens. À lire aussiÉgypte: au Caire, le marché des panneaux publicitaires en pleine progression
Lors d'une conférence de presse dimanche 29 mars au Caire, le président de la Confédération africaine du football (CAF) Patrice Motsepe s'est exprimé sans « lever les zones d'ombre autour de la finale de la CAN 2025 », estime Senenews. Une finale dont le titre a été, après recours, attribué au Maroc. Patrice Motsepe a insisté sur le respect des procédures : « Quelle que soit la décision du Tribunal arbitral du sport, nous la respecterons. » Dakar Matin retient la volonté d'apaisement du président de la CAF. « Nous sommes tous africains (…). Beaucoup de Sénégalais vivent au Maroc. On ne va pas se servir du football pour diviser les gens, ça doit rassembler », a déclaré Patrice Motsepe qui a annoncé une visite officielle au Sénégal puis un déplacement au Maroc pour « apaiser les tensions et renforcer le dialogue ». Au Maroc, le 360 sport souligne que le président de la CAF a rappelé « l'importance du pays dans le développement du football africain », notamment concernant l'accueil des compétitions. « La CAF annonce des réformes de ses statuts », titre de son côté le média marocain le Desk. « Une série de mesures visant à renforcer la crédibilité de l'arbitrage, de la VAR et des instances disciplinaires », poursuit le site. « Des réformes après le scandale », c'est aussi ce que retient Dakaractu. Le média se montre toutefois sceptique : « Des promesses, sans calendrier ni mesures précises, risquent de ne pas suffire à dissiper les doutes qui pèsent sur le football africain ». « Motsepe entre embarras et fuite en avant », titre Le Djely. « Fébrilité, gêne, hésitations : tout dans son attitude traduisait un certain malaise », note le média guinéen. Pour qui les annonces de réformes apparaissent comme « une tentative de diversion » dont « l'effet escompté ne semble pas au rendez-vous ». En Algérie, hommage à Liamine Zeroual « L'Algérie rend un dernier hommage à un homme d'exception », titre TSA. « Citoyens et officiels se sont succédé pour saluer une dernière fois celui qui a présidé le pays pendant la période la plus cruciale qu'il a eu à traverser depuis l'indépendance », poursuit le site internet. Décédé samedi à l'âge de 84 ans, Liamine Zeroual a été président entre 1994 et 1999. Il a incarné le pouvoir algérien entré dans le chaos de la guerre civile. L'Algérie a décrété trois jours de deuil national. Liamine Zeroual, « l'homme du devoir », titre El Watan. Le quotidien rappelle son parcours de militaire « notamment en tant que commandant des forces terrestres », son retour aux affaires en « pleine crise sécuritaire marquée par la décennie noire », il « œuvre à la stabilisation du pays et engage des initiatives visant à restaurer la paix civile ». « Un homme de l'armée propulsé au sommet de l'État, écrit Africanews. En janvier 1994, il accède au pouvoir dans un pays déchiré par une guerre opposant les forces de sécurité aux groupes islamistes armés. » Resté « populaire malgré son retrait de la vie publique, il incarnait pour beaucoup d'Algériens une figure de stabilité ». « Liamine Zeroual est un homme que le pouvoir n'a pas réussi à transformer », note le Pays, qui rappelle que l'homme a fait adopter une constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et que lui-même a écourté son mandat. Le média burkinabé salue un « grand homme profondément attaché à l'éthique ». Il sera inhumé lundi 30 mars. À lire aussiAlgérie: l'ancien président Liamine Zeroual est mort à l'âge de 84 ans
Comment expliquer l'essor de la publicité extérieure en Égypte ? Chaque année, le secteur bat record sur record. Le paysage urbain du Caire et des grandes villes du pays est saturé par les panneaux publicitaires et la soif des annonceurs semble insatiable. De notre correspondant au Caire, On les distingue déjà par le hublot de l'avion, avant même d'atterrir à l'aéroport international du Caire. Ces immenses panneaux publicitaires – souvent plus de six mètres sur trois – envahissent la capitale égyptienne. Et cette expansion ne montre aucun signe de ralentissement. « D'année en année, le nombre de panneaux publicitaires augmente. Chaque année, on construit environ 300 à 400 panneaux supplémentaires. Le gouvernement installe des panneaux un peu partout, développe de nouveaux réseaux routiers. Plus le réseau routier s'étend, plus il y a de panneaux publicitaires », raconte Amr El Messidi, directeur commercial chez ADMazad, une entreprise spécialisée dans l'analyse de l'efficacité des campagnes d'affichage. Une expansion de l'affichage qui se traduit aussi par un essor du secteur publicitaire, selon Amr El Messidi. « Fin 2025, les dépenses annuelles en publicité extérieure s'élevaient à 12,7 milliards de livres. C'est environ quatre fois plus qu'en 2022. Le secteur est en plein essor et connaît une croissance d'année en année. L'immobilier a dominé le marché en termes de dépenses. L'année dernière, sur les 12,7 milliards de livres, l'immobilier représentait à lui seul une part de marché de 65% », détaille-t-il. Une source de revenus pour l'État Par « immobilier », il faut entendre « haut de gamme » : résidence fermée dans les quartiers huppés, appartements avec vue sur mer au bord de la Méditerranée ou villa avec piscine. Voilà le genre de projets qui se succèdent, le long des axes routiers du Caire. « C'est un secteur globalement ancré dans une logique de prestige. Le ciblage concerne les propriétaires de voitures particulières en Égypte, qui constituent le public visé pour ce type d'immobilier. Une bulle immobilière plane actuellement au Caire, mais cela ne pose pas vraiment de problème au gouvernement. D'un côté, l'État cherche à vendre davantage de terrains, à les transformer en marchandises, afin de générer des revenus. De l'autre, les promoteurs privés, en particulier les plus importants, soutiennent l'État dans ce projet », explique Mohamed Ramadan, économiste au sein d'une ONG égyptienne de défense des droits humains. Une source de revenus importante pour l'État, à laquelle s'ajoutent les loyers versés par les entreprises exploitant ces panneaux, rarement laissés inoccupés. Des montants qui, eux, restent confidentiels. À lire aussiÉgypte: dans le quartier populaire de Matareya, des milliers de personnes rompent le jeûne ensemble
Un paon rêve d'être poète, d'autres «hérons» de danser le mambo sous des lambris rococo. Notre 1er invité est Abdullah Miniawy (Égypte) pour la sortie de Peacock Dreams. (Rediffusion) Après le succès retentissant de son projet Le Cri du Caire, dont l'album éponyme a été récompensé par une Victoire du Jazz dans la catégorie «Album de musique du monde», Abdullah Miniawy revient avec Peacock Dreams, le premier opus de sa nouvelle formation en trio sorti sur le label PPL Songs Aghani Al-Khalq. Accompagné des trombonistes Robinson Khoury (Prix Django Reinhardt 2024 de l'Académie du Jazz) et Jules Boittin, Abdullah Miniawy présente une combinaison non conventionnelle de trois instruments ténors. La profondeur lyrique de la voix du poète, chanteur et compositeur égyptien fusionne avec les capacités expressives audacieuses des deux trombones, lui permettant d'explorer des gammes sonores sans précédent qui relient les traditions musicales occidentales et orientales. Le Trio interprète les dernières compositions musicales d'Abdullah Miniawy, ainsi que des adaptations d'anciens travaux issus de la révolution égyptienne et de son ancienne formation Le Cri du Caire, tout en mettant l'accent sur les collaborations en invitant le trompettiste Erik Truffaz, l'extraordinaire chanteur de flamenco Niño de Elche, et le producteur Hvad sur certains morceaux. «Peacock Dreams» entraîne le public dans une expérience musicale unique qui combine librement des influences baroques et opératiques, des thèmes soufis et coptes et des motifs musicaux de la péninsule arabique, imprégnés de la cacophonie jazzy des embouteillages égyptiens, révélant une fois de plus le pouvoir transcendantal et communicatif de la musique d'Abdullah Miniawy. Titres interprétés au grand studio - Danza Del Ventre Live RFI - Poem of the Poems, extrait de l'album - Peacock Dreams Live RFI. Line Up : Abdullah Miniawy (chant), Robinson Khoury (trombone), Jules Boittin (trombone) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Peacock Dreams (PPL Songs Aghani Al-Khalq 2025). Site - Bandcamp - Instagram. Puis nous recevons la chanteuse et comédienne brésilienne Simone Mazzer et ses acolytes français Cotonete En 2005, quand ils forment Cotonete, les musiciens parisiens rêvent en secret d'aller jouer du funk brésilien 70's au Brésil… Devenus des spécialistes du style, le rêve devient réalité, 12 ans plus tard, grâce à la chanteuse et actrice brésilienne Simone Mazzer (chanteuse de l'année en 2015 dans la catégorie révélation) qui décide d'engager le groupe parisien pour enregistrer son 2ème disque. L'engagement se transforme très vite en collaboration, Cotonete prenant part aux choix du répertoire, aux arrangements et à la réalisation du disque. Celui-ci est préparé et enregistré à Paris au Studio Prado en juillet 2016. Il sera mixé et sortira au Brésil en 2017. Et c'est ainsi que Simone invite enfin Cotonete à venir fouler le sol brésilien. 4 concerts dont 2 merveilleux au SESC Copacabana à Rio sont organisés pour la sortie du disque. C'est au cours de cette tournée que le groupe rencontrera le chanteur Di Melo avec qui ils vont enregistrer à Sao Paolo l'album Atemporal sur lequel on retrouve le titre A.E.I.O.U. Près de 10 ans après son enregistrement, l'album Simone Mazzer & Cotonete est enfin édité en vinyle sur le label Prado Records. Il est, pour l'occasion, remixé par Fabien Girard. Titres interprétés au grand studio - L'amour à la plage (Niagara) Live RFI - Comment te dire adieu (Hardy) extrait de l'album - Se Voce Pensa Live RFI. Line Up : Simone Mazzer (voix), David Georgelet (batterie), Paul Bouclier (trompette), Frank Rabereau (sax), Christophe Touzalin (trompette, claviers), Olivier Caron (trombone), Florian Pellissier (claviers), Farid Baha (guitare) et Jean-Claude Kebaili (basse). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Simone Mazzer & Cotonete (Prado Rd 2025). Simone Mazzer & Cotonete - Simone Mazzer & Cotonete Simone Mazzer Instagram - Cotonete instagram.
Un paon rêve d'être poète, d'autres «hérons» de danser le mambo sous des lambris rococo. Notre 1er invité est Abdullah Miniawy (Égypte) pour la sortie de Peacock Dreams. (Rediffusion) Après le succès retentissant de son projet Le Cri du Caire, dont l'album éponyme a été récompensé par une Victoire du Jazz dans la catégorie «Album de musique du monde», Abdullah Miniawy revient avec Peacock Dreams, le premier opus de sa nouvelle formation en trio sorti sur le label PPL Songs Aghani Al-Khalq. Accompagné des trombonistes Robinson Khoury (Prix Django Reinhardt 2024 de l'Académie du Jazz) et Jules Boittin, Abdullah Miniawy présente une combinaison non conventionnelle de trois instruments ténors. La profondeur lyrique de la voix du poète, chanteur et compositeur égyptien fusionne avec les capacités expressives audacieuses des deux trombones, lui permettant d'explorer des gammes sonores sans précédent qui relient les traditions musicales occidentales et orientales. Le Trio interprète les dernières compositions musicales d'Abdullah Miniawy, ainsi que des adaptations d'anciens travaux issus de la révolution égyptienne et de son ancienne formation Le Cri du Caire, tout en mettant l'accent sur les collaborations en invitant le trompettiste Erik Truffaz, l'extraordinaire chanteur de flamenco Niño de Elche, et le producteur Hvad sur certains morceaux. «Peacock Dreams» entraîne le public dans une expérience musicale unique qui combine librement des influences baroques et opératiques, des thèmes soufis et coptes et des motifs musicaux de la péninsule arabique, imprégnés de la cacophonie jazzy des embouteillages égyptiens, révélant une fois de plus le pouvoir transcendantal et communicatif de la musique d'Abdullah Miniawy. Titres interprétés au grand studio - Danza Del Ventre Live RFI - Poem of the Poems, extrait de l'album - Peacock Dreams Live RFI. Line Up : Abdullah Miniawy (chant), Robinson Khoury (trombone), Jules Boittin (trombone) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant ► Album Peacock Dreams (PPL Songs Aghani Al-Khalq 2025). Site - Bandcamp - Instagram. Puis nous recevons la chanteuse et comédienne brésilienne Simone Mazzer et ses acolytes français Cotonete En 2005, quand ils forment Cotonete, les musiciens parisiens rêvent en secret d'aller jouer du funk brésilien 70's au Brésil… Devenus des spécialistes du style, le rêve devient réalité, 12 ans plus tard, grâce à la chanteuse et actrice brésilienne Simone Mazzer (chanteuse de l'année en 2015 dans la catégorie révélation) qui décide d'engager le groupe parisien pour enregistrer son 2ème disque. L'engagement se transforme très vite en collaboration, Cotonete prenant part aux choix du répertoire, aux arrangements et à la réalisation du disque. Celui-ci est préparé et enregistré à Paris au Studio Prado en juillet 2016. Il sera mixé et sortira au Brésil en 2017. Et c'est ainsi que Simone invite enfin Cotonete à venir fouler le sol brésilien. 4 concerts dont 2 merveilleux au SESC Copacabana à Rio sont organisés pour la sortie du disque. C'est au cours de cette tournée que le groupe rencontrera le chanteur Di Melo avec qui ils vont enregistrer à Sao Paolo l'album Atemporal sur lequel on retrouve le titre A.E.I.O.U. Près de 10 ans après son enregistrement, l'album Simone Mazzer & Cotonete est enfin édité en vinyle sur le label Prado Records. Il est, pour l'occasion, remixé par Fabien Girard. Titres interprétés au grand studio - L'amour à la plage (Niagara) Live RFI - Comment te dire adieu (Hardy) extrait de l'album - Se Voce Pensa Live RFI. Line Up : Simone Mazzer (voix), David Georgelet (batterie), Paul Bouclier (trompette), Frank Rabereau (sax), Christophe Touzalin (trompette, claviers), Olivier Caron (trombone), Florian Pellissier (claviers), Farid Baha (guitare) et Jean-Claude Kebaili (basse). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Simone Mazzer & Cotonete (Prado Rd 2025). Simone Mazzer & Cotonete - Simone Mazzer & Cotonete Simone Mazzer Instagram - Cotonete instagram.
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Actualités. Le 8 mars était la journée internationale de la femme. La situation des femmes étrangeres réfugiées en Slovaquie reste précaire. Vous écouterez a ce sujet Michaela Dojčinovičova. Elle est juriste du bureau de la Ligue des droits de l'Homme de Kosice. Pendant longtemps la vie des femmes de bonne famille s'est résumée a trois mots d'ordre: enfant, cuisine, église. Une exposition a l'Hôtel de ville historique de Bratislava parle de cette condition des femmes dans la bourgeoisie. Heureusement, avec l'émancipation, via les études, le travail et la mode, leur sort a bien changé !
Intervention du Samedi 21 Février 2026 de Dr. Fawzia Al-Rawi dans le cadre des veillées spirituelles Conscience Soufie et du nouveau cycle ramadan consacré au Coran. Le Coran parle au corps, au cœur et aux profondeurs invisibles de l'âme. Parmi les cadeaux qu'Il nous offre, se trouvent six versets que Dieu Lui-même appelle « les versets de guérison », âyât ash-shifâ'. Ces versets ne sont pas des métaphores, mais des portes où le Verbe divin rencontre la blessure humaine. Durant cette veillée, nous explorerons et expérimenterons la manière avec laquelle Dieu guérit : par les mots, la lumière, le dhikr et l'éveil du cœur profond. Rosina-Fawzia Al-Rawi Al-Rifai est née à Bagdad. Titulaire d'un doctorat en sciences islamique, elle a étudié la langue arabe, l'islam et l'ethnologie aux universités de Vienne et du Caire. Elle a vécu douze ans à Jérusalem où elle a approfondi sa connaissance du soufisme, tant en théorie qu'en pratique, avec son maître, Sidi Shaykh Muhammad Al-Rifai. Depuis 2001, elle vit à Vienne et s'attache à transmettre la sagesse soufie et ses traditions. Son enseignement s'adresse tout particulièrement aux femmes et vise à établir des ponts de compréhension entre les différentes cultures afin de contribuer à la paix dans le monde. Fawzia Al-Rawi est autrice de plusieurs ouvrages, notamment « L'Appel d'Allah – un compagnon pour le mois sacré du Ramadan ». Les versets de la guérison – Âyât al-shifâ' Dans le Coran, les versets de la guérison » (âyât al-shifâ' /آيات الشفاء ) sont au nombre de six. Ce sont les versets dans lesquels le mot shifâ' (guérison) ou le verbe yashfî (guérir) sont cités. Ils sont récités dans un but de guérison. قَاتِلُوهُمْ يُعَذِّبْهُمُ اللَّهُ بِأَيْدِيكُمْ وَيُخْزِهِمْ وَيَنْصُرْكُمْ عَلَيْهِمْ وَيَشْفِ صُدُورَ قَوْمٍ مُؤْمِنِينَ 1. 1- Qâtilû-hum yu‘adhdhib-humu Llâh bi-aydîkum wa-yukhzi-him wa-yanṣur-kum ‘alayhim wa-yashfi ṣudûra qawmin mu'minîna « Combattez-les ; Dieu les punira par vos mains, Il les couvrira d'opprobre et vous accordera la victoire sur eux, et Il guérira les cœurs d'un peuple croyant. » (Sourate 9 Le repentir / Al-Tawba, verset 14) *** يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَتْكُمْ مَوْعِظَةٌ مِنْ رَبِّكُمْ وَشِفَاءٌ لِمَا فِي الصُّدُورِ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِلْمُؤْمِنِينَ 2- Yâ ayyuhâh an-nâs ! Qad jâ'atkum maw‘iẓatun min rabbikum wa shifâ'un li-mâ fî s-ṣudûri wa hudan wa raḥmatun li-l-mu'minîn « Ô hommes ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans vos poitrines, une guidance et une miséricorde pour les croyants. » (Sourate 10 Jonas / Yûnûs, verset 57) *** يَخْرُجُ مِنْ بُطُونِهَا شَرَابٌ مُخْتَلِفٌ أَلْوَانُهُ فِيهِ شِفَاءٌ لِلنَّاسِ 3- Yakhruju min buṭûniha sharâbun mukhtalifun alwânuhu fîhi shifâ'un li-n-nâs « De leur ventre [celui des abeilles] sort une liqueur aux couleurs variées, dans laquelle se trouve une guérison pour les gens. » (Sourate 16 Les Abeilles / Al-Nahl, verset 69) *** وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاءٌ وَرَحْمَةٌ لِلْمُؤْمِنِينَ 4- Wa nunazzilu mina l-qur'âni ma huwa shifâ'un wa raḥmatun lil-muminîn « Et Nous faisons descendre par le Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. (Sourate 17 Le Voyage nocturne /Al-Isrâ', 82) *** وَإِذَا مَرِضْتُ فَهُوَ يَشْفِينِ 5- Wa idhâ mariḍtu fa-huwa yashfîni « Et quand je tombe malade, c'est Lui qui me guérit » (Sourate 26 Les Poètes / Ash-Shu‘arâ', verset 80) *** قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ آمَنُوا هُدًى وَشِفَاءٌ 6- Qul huwa li-l-ladhîna âmanû hudan wa shifâ'un « Dis : Pour les croyants, il [le Coran] est une guidance et une guérison. (Sourate 41: Les Détaillées / Fuṣṣilat, verset : 44) Pour plus d'information, visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
Depuis 2013, le quartier populaire de Matareya, à l'est du Caire, organise le plus grand iftar de la capitale égyptienne. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes se retrouvent le temps d'une soirée au milieu du ramadan pour rompre le jeûne ensemble. Pour les jeunes organisateurs, c'est l'occasion de redorer l'image de ce quartier souvent méprisé. Pour les invités, c'est un moment pour oublier, le temps d'une soirée, les conflits qui déchirent la région. De notre correspondant au Caire, Derrière son petit stand de sandwichs, au milieu de la foule, Marwa n'arrête pas. « Je fais du foie sauté, je ne les compte plus, Dieu soit béni ! », s'exclame-t-elle. À une heure de la rupture du jeûne, l'ambiance est déjà surchauffée à Matareya : « Vous ne trouverez pas meilleure ambiance ! La vie est belle chez nous ! » Taha, en pull blanc floqué du logo de l'événement, s'affaire à distribuer les portions et à coordonner ses bénévoles. Il participe à l'organisation depuis le début, en 2013. « Au début on était juste un groupe de jeunes qui voulaient rompre le jeûne ensemble. Il n'y avait que trois ou quatre tables, se rappelle-t-il. Et maintenant, comme vous pouvez le voir, ça a grandi ! C'est devenu un jour saint pour Matareya. » À lire aussiL'iftar, le repas de rupture du jeûne musulman, inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco Un quartier populaire qui redore son image Ce quartier populaire des faubourgs du Caire traîne depuis longtemps une mauvaise réputation. Beaucoup le perçoivent encore comme une ashwā'iyya, ces zones d'habitat informel marquées par la pauvreté et l'insécurité. Son nom reste aussi associé, pour certains, aux affrontements sanglants qui ont éclaté pendant la révolution de 2011. « Nous voulons montrer une image différente. Les quartiers populaires ne sont pas comme les gens l'imaginent. Aujourd'hui, on montre qu'un quartier populaire peut accueillir des milliers de personnes, se réjouit Tahar. Ses habitants sont généreux. Venez nous rendre visite et vous verrez le respect, la politesse et les bonnes valeurs des gens, très loin de l'image que vous en avez peut-être. Et ça nous rend heureux ! » Mission réussie, à en juger par le sourire de cette dame et de ses voisines, venues de l'autre bout de la ville. « Les habitants de Matareya sont les plus aimables et les plus gentils ici, vraiment », affirme-t-elle. Cette année, alors que le fracas des armes vient perturber le mois sacré, elle adresse une pensée pour les guerres qui frappent la région : « Que Dieu protège l'Égypte et que Dieu protège toute la communauté musulmane. Qu'il protège tous les pays arabes de ce qu'ils traversent, demande-t-elle. Ce ramadan, c'est la communauté du peuple musulman : nous nous tenons les uns aux côtés des autres, unis, comme une seule main. » C'est d'ailleurs par un chant en soutien à la Palestine que se terminera la soirée. À lire aussiÀ Gaza, les difficiles célébrations du ramadan en temps de guerre
durée : 01:18:40 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - La Lune : objet de fascination scientifique, source d'inspiration poétique et témoin de l'histoire humaine. En 1997, ce numéro de "Nuits magnétiques" nous propose une plongée dans ses secrets et sa symbolique en compagnie notamment de la chanteuse Sapho et de l'astrophysicien Alfred Vidal-Madjar. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Alfred Vidal-Madjar; Sapho Chanteuse, romancière, poétesse; Régis Morelon Ancien directeur de l'Institut Dominicain des Etudes Orientales au Caire.
Depuis Dakar, Muriel Edjo met en lumière trois tendances fortes de la tech africaine. Au Rwanda, les drones de Zipline livrent des médicaments en zones rurales et auraient permis de réduire de 51 % la mortalité maternelle dans les régions desservies. Au Maroc, la chirurgie robotisée s'installe dans le réseau public pour pallier la pénurie de spécialistes et élargir l'accès aux soins. Enfin, en Égypte, le Parlement prépare une loi pour encadrer l'usage des réseaux sociaux par les enfants, dans un contexte de montée du cyberharcèlement et de la désinformation.
Depuis la réouverture le 1ᵉʳ février du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, les Palestiniens qui avaient trouvé refuge dans le pays voisin depuis le début de la guerre peuvent envisager un retour chez eux. Au Caire, l'ambassade de l'Autorité palestinienne enregistre les demandes de départ. Mais pour l'instant, les autorisations arrivent au compte-gouttes et la décision de rentrer reste lourde à prendre. De notre correspondant au Caire, Mahmoud Mohsen, 65 ans, visage résigné et djellaba usée, reçoit sur la banquette arrière de la voiture d'un ami, faute de mieux. « Chaque jour je dors dans un endroit différent. En Égypte, on vit comme des mendiants. Aucune organisation ne nous aide, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. » Cet ouvrier agricole originaire de Jabaliya, dans le nord de l'enclave, avait été évacué il y a un an pour soigner un cancer du larynx dans un hôpital à deux heures du Caire. Sorti depuis six mois, il désespère de retrouver un jour ses proches. « Je souffre, je souffre, je souffre… Et je veux rentrer chez moi. Ça suffit les déplacements forcés. On a eu 1948, on a eu 1967. Ça suffit. Je veux rentrer même si je n'ai plus rien. Même si je sais que c'est pour aller sous une tente. Car ma maison de quatre étages a été détruite. Comme la ferme que je venais de construire. » À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: rentrer ou rester, le dilemme des réfugiés gazaouis en Égypte « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance » Inscrit dès l'ouverture sur la plateforme de l'ambassade de l'Autorité palestinienne au Caire, il doit prendre son mal en patience. Car les entrées pour l'instant se font au compte-gouttes, quelques dizaines de personnes par jour, jamais plus. Dix jours après la réouverture du point de passage, seules 213 personnes avaient pu regagner l'enclave. Attablée dans un café de la banlieue chic du Caire, Andaleeb Adwan ne se fait pas d'illusion. « Si on doit attendre un ou deux mois, ce sera déjà une bonne chose. Mais je crains que ce soit bien plus long. J'ai le sentiment qu'ils laissent d'abord rentrer les blessés venus se faire soigner, en priorité ceux qui sont à Al Arish. Au Caire, je n'ai entendu parler de personne qui ait pu rentrer pour le moment. » Fondatrice et directrice d'une organisation citoyenne à destination des jeunes gazaouis, elle fait de son retour dans l'enclave un impératif moral. « Je dois revenir. Je veux être sur place, pas agir à distance, pour voir comment l'institution fonctionne. Je sais que je ne resterai pas directrice éternellement, mais j'ai besoin d'être rassurée sur sa capacité à continuer car beaucoup de compétences ont été perdues, tuées sous les bombardements ou ont quitté Gaza. » Sur environ 100 000 Gazaouis réfugiés en Égypte, près de 20 000 se sont inscrits pour rentrer. À lire aussiRéouverture du passage de Rafah: une vingtaine de personnes a pu entrer en Égypte et à Gaza
En Birmanie, le processus électoral s'est achevé et la junte n'est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la Thaïlande. « Refuge précaire sur le sol thaïlandais pour les exilés birmans », un Grand reportage à Mae Sot, de Juliette Chaignon, épaulé de son fixeur Shakeel.
Dans IDÉES, Pierre-Édouard Deldique s'attarde ce dimanche (25 janvier 2026) sur un livre remarquable dans lequel deux jeunes chercheurs, l'historienne, spécialiste de l'Afrique Camille Lefebvre et le linguiste Ari Awagana, rendent hommage à un savant africain. Il s'agit de la première édition critique complète de l'œuvre en kanouri d'al‑Hajj Musa ibn Hissein, un lettré musulman originaire du Borno, région historique située entre l'actuel Niger et le Nigeria. Le corpus de textes présenté est le fruit d'une rencontre singulière : celle d'al‑Hajj Musa et du linguiste allemand Rudolf Prietze, au Caire, au début du XXè siècle. Leur collaboration, entamée en 1904 à la mosquée al‑Azhar, s'étend sur une dizaine d'années et produit des centaines de pages de textes en kanouri et en haoussa. L'ouvrage rassemble un ensemble de documents d'une richesse rare, transmis oralement ou rédigés par al‑Hajj Musa. Il s'agit de contes populaires du Borno du XIXè siècle, chansons et proverbes, textes religieux et savants notamment. Ces textes témoignent d'une culture intellectuelle vivante, où se mêlent traditions populaires, érudition islamique, influences haoussa et kanouri, et pratiques de composition translinguistiques caractéristiques du Sahel précolonial. Au micro de Pierre-Édouard Deldique, les deux auteurs nous proposent une lecture d'extraits de ces documents. L'un des apports essentiels du livre est de montrer que, malgré l'intervention d'un savant européen, la culture sahélienne — ses manières de penser, de raconter, de structurer le savoir — demeure pleinement perceptible dans les textes. Avec ses 502 pages publiées aux édition Brill, l'ouvrage constitue désormais une référence incontournable pour les historiens du Sahel. Retrouvez le contenu intégral du livre de nos deux invités en cliquant sur ce lien. Musiques diffusées : Anthologie de la musique africaine (Musique du Kanem) enregistrements 1963 : Monique Brandily - Solo de clarinette/Groupes de tambours Mamane Barka - Malloumi / Mashi.
durée : 00:29:40 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2004, dans le deuxième entretien d'une série de cinq pour "A Voix nue", le cinéaste Youssef Chahine revient sur ses deux années d'apprentissage du cinéma à Pasadena, banlieue de Los Angeles où il arrive à l'âge de 17 ans. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Youssef Chahine Cinéaste égyptien (1926-2008)
[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins ! Aujourd'hui, nous allons vous raconter l'histoire d'une bibliothécaire hors du commun. Cette Afro-américaine a risqué sa vie, au nom de l'art et de la liberté. Son nom : Belle Greene. De son enfance à son ascension, découvrez son fabuleux destin. Dans les années 1900, alors que le soleil se couche sur une petite maison aux États-Unis, une silhouette émerge dans l'embrasure de la porte. C'est une jeune femme, dans la fleur de l'âge, le regard tiraillé entre incertitude et détermination. Ses yeux sont étreints par la mélancolie, alors qu'elle contemple sa mère et ses sœurs. Le moment est venu de quitter le foyer familial, de tourner le dos à son passé. La jeune femme serre ses proches dans ses bras, cherchant à emporter leurs caresses et leurs rires dans son cœur meurtri. Mais le destin l'appelle ailleurs. Un podcast Bababam Originals Voix : Andréa Brusque Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices