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Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé.
Mundial de Futebol começa hoje. Que são as suas expectativas? Ontem, num jogo de preparação, Portugal venceu a Nigéria, por 2-1. Amanhã, a seleção segue para os Estados Unidos. Do que tem visto, como avalia o estado atual da seleção nacional? Quais são as suas expectativas para este Mundial 2026?See omnystudio.com/listener for privacy information.
Esta semana, com o nosso Oliveira de regresso, o prato forte é a Seleção. Analisamos a prestação dos homens de Martinez nos particulares frente ao Chile e à Nigéria e perguntamos: quem esteve em destaque pela positiva e pela negativa? Qual será o primeiro 11 de Portugal no Mundial? O Bernardo joga? Vai ser Inácio ou Veiga? Dalot ou Cancelo? Falamos da ida de Mourinho para o Real Madrid e, claro está, da iminente chegada de Marco Silva ao Benfica. Abordamos também a chave de distribuição das receitas da centralização no futebol, aprovada por 80% dos clubes. Terminamos com mais um ecléctico fora-de-jogo, onde recomendamos uma série, um livro e um documentário.
"Jogador da Nigéria por expulsar", golo nigeriano nascido de um pontapé de baliza que era canto e golo por marcar a favor de Portugal: "erros graves" que valem ao árbitro "uma nota muito negativa."See omnystudio.com/listener for privacy information.
Nestes últimos dias, a África do Sul está a ser abalada por uma nova onda de xenofobia, com grupos de cidadãos sul-africanos a atacarem imigrantes, queimarem as suas casas ou os seus comércios. Independentemente de estarem em situação legal ou não, os estrangeiros são acusados por estes grupos de "roubarem os empregos" dos nacionais, num contexto de grave crise social e económica no país, nomeadamente com uma taxa de desemprego de cerca de 32%. Depois de pelo menos nove moçambicanos terem morrido nas violências xenófobas, várias centenas de moçambicanos residentes no país têm estado a fugir da África do Sul, com algum apoio por parte de Maputo. A Nigéria, o Gana e o Maláui também estão a organizar o regresso a casa dos seus cidadãos expatriados na África do Sul. Uma situação que o executivo sul-africano lamenta mas perante a qual parece algo impotente, senão mesmo "complacente", acusam certos governos africanos mais críticos. A nível interno, em ano de eleições locais, a coligação governamental faz frente a sectores de opinião que tentam ganhar visibilidade a pretexto desta nova crise, considera André Thomashausen, professor emérito de direito internacional e constitucional da Universidade da África do Sul, em Pretória. O universitário refere todavia acreditar que este fenómeno não vai durar, por não ter -do seu ponto de vista- nenhum alicerce popular. RFI: Como é que analisa a situação vigente nestes últimos dias na África do Sul? André Thomashausen: Um aspecto deve ser considerado é o aspecto da política interna da África do Sul, em que o partido da esquerda, da minoria, do antigo presidente Zuma, o partido MK ("Umkhonto we Sizwe", partido "Lança da Nação) está a aproveitar esta onda da xenofobia e está a fomentar, a instigar, esta xenofobia para pressionar a coligação que está a governar, que é o ANC, com o partido da Aliança Democrática. É assim, infelizmente. Muito tragicamente, este assunto não é completamente inocente e possivelmente não teria acontecido este ataque de xenofobia se não tivesse sido instigado. E temos uma tradição disso. Sempre quando uma minoria política decide afastar um governo, de repente aparecem ataques xenófobos. Foi assim na altura em que o Jacob Zuma quis substituir o governo do Thabo Mbeki, em 2007. De repente, houve ataques xenófobos. E foi assim, de volta, no fim da era do Zuma, em que novamente isso estalou. Talvez o único aspecto positivo é que esta crise não vai durar tanto tempo. E penso que os espíritos vão novamente acalmar. RFI: Há cerca de uma semana que isto dura. O que é que o leva a crer que vai haver uma acalmia? André Thomashausen: Bom, existe sempre uma solidariedade entre os mais pobres, entre os mais miseráveis. E as vítimas da xenofobia é gente muito pobre e gente que não tem vida estável, que não tem emprego formal e normalmente existe uma solidariedade africana. Na tradição, nas culturas africanas, muito raramente aparece um ódio entre grupos ou um ódio de raça ou ódio nacionalista. Porque as culturas estão todas interligadas. Eu duvido muito que esta vaga seja uma expressão de um sentimento popular alargado. Na maior parte dos casos que temos visto, há uma mão organizadora, há grupos de choque que aparecem num sítio, aparecem com autocarros a transportá-los. Alguém está a organizar esses transportes e a pagar esses transportes. É um bocado um assunto de segurança pública e de segurança do Estado que está aqui a falhar. E assim vamos esperando que venha a faltar o apoio para esta xenofobia. O verdadeiro apoio popular não existe. É gente alheia que aparece num sítio que não vive lá e de repente atacam os que são estrangeiros, os que falam com um sotaque diferente ou que, pela aparência, não pertencem. Um problema dentro da xenofobia, isolado e diferente, é a imigração ilegal que temos experimentado e que temos visto oriunda da Somália e do Sudão, países bastante afastados. São para aí uns 8 mil quilómetros de distância, daqui para o Sudão e para a Somália. E esta migração, essa sim, está a provocar ódio e está a provocar uma resistência forte entre a população que aqui na África do Sul normalmente não é muçulmana e rejeita a cultura desses migrantes. RFI: No começo da nossa conversa, mencionou que há certos sectores políticos que tiram proveito desta situação. Tem aparecido muito o nome de uma organização, a "March and March". O que é que se poderia dizer sobre esta organização e o interesse que teria também em movimentar a multidão contra os imigrantes? André Thomashausen: Bom, mais uma vez, é um rótulo que aparece subitamente, que não tem antecedentes. Não se podem identificar os líderes, gente desconhecida e, no meu ponto de ver, oportunista. Tal como nos anos 30, na Alemanha, houve uma organização nazi que fomentou o ódio contra os judeus, para assim virem a ser notórios e intimidar, provocar a instabilidade. Eu vejo aqui essas organizações também como sendo organizações um bocado fantoches, que não têm uma base popular, não têm milhares de membros ou aderentes. São completamente transparentes. E mais uma vez, eu estou a ver aqui um oportunismo político trágico de tentar provocar uma dificuldade ao governo por gente que falhou nas eleições, que não conseguiu reunir uma maioria de votos e assim, agora estão a tentar destabilizar o país através desta vaga. RFI: Certos países, nomeadamente a Nigéria ou Gana, que têm alguns dos seus expatriados na África do Sul, acusaram o governo de Pretória de ser algo complacente com esta onda de xenofobia que, no fundo, poderia ser interpretada também como uma forma de camuflar as suas próprias incapacidades em gerir questões como a economia, a educação e a saúde. André Thomashausen: Certo. Só que, na realidade, este governo, esta administração, é uma administração que está a sobreviver mal num contexto de Estado já falhado, em que as forças da ordem, a polícia e e Forças Armadas não têm nem sequer a mínima capacidade. Não há veículos e onde há veículos não há verbas para o combustível. Há um elevado sistema de corrupção na polícia e nas Forças Armadas. As Forças Armadas já foram mobilizadas na Província do Cabo para tentar limitar, tentar reduzir a vaga de assassinatos entre mafiosos, entre bandos, criminosos, traficantes de droga e de pessoas. E assim, eu acho que não é por falta de vontade, mas é por falta de capacidade que o governo está assim passivo. Está assim, num papel de observador em que o Presidente Ramaphosa lamenta muito a xenofobia, mas não tem meios realmente para uma estratégia através da qual poderia prender e imobilizar aqueles que estão a instigar esses ataques aos migrantes e refugiados e, evidentemente, também uma percentagem muito elevada de migrantes ilegais. Mas, na realidade, a economia está a empregar essa gente. E isso também tem a ver com a alta taxa de sindicalização dos trabalhadores sul-africanos, que provocam um nível do preço da mão-de-obra muito elevado. E isso cria uma uma atractividade ao emprego dos estrangeiros que não estão sindicalizados. É tudo uma mistura de situações que deveriam ser reformadas, que deveriam ser consideradas, mas só que este actual governo é um governo de crise e é um governo que não tem a capacidade para reagir. RFI: Estamos em ano de eleições autárquicas. Vão acontecer a 4 de Novembro. Pensa que isto também joga nesta crise? André Thomashausen: Absolutamente. É uma maneira de tentar animar os eleitores, tentar atirar culpas aos migrantes, culpas pela falta de prestação de serviços, pelo facto de que 90% das municipalidades estão tecnicamente falidas e já não têm capacidade para garantir o abastecimento de água potável ou a manutenção dos sistemas de esgotos ou transportes públicos, o sistema escolar primário, o sistema de assistência médica básica e assim, é um bode expiatório, acusar a presença dos estrangeiros. E isso tudo entra nas estratégias. Estas eleições vão decididamente reduzir o apoio ao ANC. Vão demonstrar a queda dramática da confiança neste partido da libertação. Mas é normal que depois de 30 anos da grande transferência, em 1990, o partido libertador, com a sua legitimidade histórica, venha a ser desafiado. RFI: Está a dizer que o ANC poderia perder o leme. Mas para que a formação? André Thomashausen: Vai beneficiar a Aliança Democrática, que é um partido liberal do centro-esquerda, completamente multicultural, que tenta fazer renascer o ideal do Nelson Mandela de uma "Nação arco-íris". Há muitos, muitos eleitores tradicionais do ANC que desta vez vão votar na Aliança Democrática. O partido está a apostar nesta oportunidade. E, aliás, está convencido que com a sua antiga presidente, Helen Zille, vão ganhar as eleições em Joanesburgo, a maior metrópole aqui na África do Sul.
durée : 00:21:45 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dans un contexte d'instabilité monétaire, les cryptomonnaies sont désormais utilisées quotidiennement par près d'un Nigérian sur dix. Une ruée vers les cryptoactifs qui a aussi fait émerger une nouvelle génération d'influenceurs qui promettent richesse et réussite grâce à la finance numérique. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Louise Cognard, Léa Capuano, Pénélope Le Mauguen - invités : Yassin Ciyow Journaliste indépendant et réalisateur, ancien correspondant du Monde en Côte d'Ivoire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Trump, anunciou a suspensão de ataques militares contra o Irã previsto para hoje e Teerã a apresentar uma nova contraproposta. E mais:- OMS enviou quase cinco toneladas de suprimentos médicos para a República Democrática do Congo, após surto de já pode ter causado cerca de 80 mortes nas últimas semanas- Cidades americanas reforçaram a segurança em locais de culto após ataque à maior mesquita de San Diego, na Califórnia, deixando três mortos, incluindo um segurança do Centro Islâmico de San Diego- Seis suspeitos foram presos após o sequestro de pelo menos 39 crianças e sete professores no estado de Oyo, no sudoeste da Nigéria. Autoridades confirmaram a morte de um dos professores mantidos reféns Apoia.se do Mundo em 180 Segundos | apoio mensal – clique aquiApoia.se do Mundo em 180 Segundos | apoio de 1 episódio – clique aqui Notícias em tempo real nas redes sociais Instagram @mundo_180_segundos e Linkedin Mundo em 180 SegundosFale conosco através do mundo180segundos@gmail.com
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
Ces dernières années, les cryptomonnaies se sont imposées dans le quotidien de près d'un Nigérian sur dix. Certains les utilisent pour contourner le naira, monnaie du Nigeria, fortement dévalué ces dernières années. D'autres, notamment parmi les jeunes, achètent et revendent des cryptoactifs sur les plateformes d'échange, dans l'espoir de gains rapides. Reportage de Yassin Ciyow.
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
Neste episódio, Hudson Mendonça, CEO do Energy Summit e VP de Energia e Sustentabilidade da MIT Technology Review Brasil, e o jornalista Thomaz Gomes discutem como governos podem mitigar os impactos da crise energética sobre os consumidores finais, especialmente os mais vulneráveis. A conversa parte de um artigo da Agência Internacional de Energia, que analisa os efeitos sociais e econômicos da alta dos preços da energia e as respostas adotadas por diferentes países. O episódio mostra que, enquanto famílias de renda média gastam cerca de 10% de sua renda com energia, esse percentual pode chegar a quase 25% entre famílias de baixa renda, tornando essencial a criação de políticas públicas mais direcionadas. Ao longo da discussão, são abordadas medidas como subsídios, redução de impostos, tetos de preço, transferências diretas, vouchers e campanhas de redução de consumo. Hudson destaca que ações universais podem gerar alto impacto fiscal e beneficiar quem menos precisa, enquanto iniciativas segmentadas tendem a ser mais eficientes e socialmente justas. O episódio também apresenta exemplos internacionais, como os auxílios energéticos nos Países Baixos, os vouchers na França, as transferências diretas na Nigéria, a revisão de subsídios na Indonésia e programas específicos no Reino Unido e no Paquistão. O Brasil é citado como referência em governo digital e em mecanismos como a tarifa social, que ajudam a identificar e apoiar públicos vulneráveis. Outro ponto central é o papel dos dados, da tecnologia e das GovTechs na construção de políticas mais eficazes, capazes de reduzir fraudes, melhorar a segmentação e fazer os recursos chegarem com rapidez a quem realmente precisa. Por fim, a conversa reforça a importância da comunicação pública clara e segmentada para ampliar o acesso aos programas de apoio, estimular a eficiência energética e mobilizar a sociedade em momentos de crise. O podcast é um oferecimento do Energy Summit.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une opération de sécurisation dans le détroit d'Ormuz, les déclarations de Félix Tshisekedi sur un troisième mandat et les violences xénophobes en Afrique du Sud. Mali : quelle est la finalité du blocus autour de Bamako ? Après les attaques coordonnées du 25 avril menées avec les rebelles du Front de libération de l'Azawad, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) ont mis en place un blocus routier autour de Bamako. Comment se matérialise cet « isolement » de la capitale ? Les premiers effets se font-ils ressentir sur le quotidien des 4 millions d'habitants ? Au-delà d'asphyxier la capitale, l'objectif du Jnim est-il de rentrer dans Bamako et de prendre le pouvoir ou de renverser le régime en place ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Détroit d'Ormuz : la France peut-elle sécuriser la navigation ? Alors que des centaines de navires sont toujours bloqués dans le Golfe persique, le porte-avions français Charles-De-Gaulle sur zone. En déployant le fleuron de sa marine, la France se dit prête à lancer une mission multinationale afin de garantir la libre circulation des bateaux. Comment une telle opération de sécurisation pourrait-elle s'organiser ? Qui pourrait y participer ? Alors que Téhéran menace Paris d'une « réponse immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d'Ormuz, la France ne risque-t-elle pas d'être entraînée dans cette guerre au Moyen-Orient ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. RDC : comment réagit la majorité présidentielle à la perspective d'un troisième mandat ? « Je n'ai pas demandé de troisième mandat, mais si le peuple (le) veut, j'accepterai ». À deux ans de la fin de son second et dernier mandat, le président Félix Tshisekedi n'exclut pas l'idée de se représenter à la magistrature suprême après avoir consulté la population par référendum. Une déclaration vivement critiquée par l'opposition qui dénonce une démarche « anticonstitutionnelle ». Cette idée fait-elle consensus au sein de l'Union sacrée, la coalition de la majorité présidentielle ? L'opposition a-t-elle les capacités de faire obstacle à ce projet ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Afrique du Sud : comment expliquer la montée des violences xénophobes ? En Afrique du Sud, une vague de manifestations hostiles aux migrants et plusieurs attaques visant des étrangers ont poussé le Nigeria à organiser le rapatriement de ses ressortissants qui se sentiraient en danger. Au moins 130 d'entre eux ont demandé à rentrer dans leur pays d'origine. Pourquoi les Nigérians sont-ils particulièrement ciblés par ces violences xénophobes ? Comment expliquer l'impuissance des autorités sud-africaines à endiguer cette situation ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI.
Ranní brífink Tomáše Lysoňka: Možný nedostatek leteckého paliva kvůli uzavřenému Hormuzskému průlivu – to je téma, které před hlavní dovolenkovou sezonou řeší evropské aerolinky a také řada cestovatelů. Hlavním dodavatelem do Evropy je totiž Kuvajt, ten ale kvůli zmíněné blokádě nemá kudy potřebný objem kerosinu vyvážet. Pomoct by do Evropy mohla dorazit z Nigérie – tamní obří rafinerie Dangote totiž částečně dokáže vykrýt evropskou spotřebu. Detaily v Ranním brífinku probereme s byznysovým reportérem Hospodářek Petrem Zenknerem.
Ranní brífink Tomáše Lysoňka: Možný nedostatek leteckého paliva kvůli uzavřenému Hormuzskému průlivu – to je téma, které před hlavní dovolenkovou sezonou řeší evropské aerolinky a také řada cestovatelů. Hlavním dodavatelem do Evropy je totiž Kuvajt, ten ale kvůli zmíněné blokádě nemá kudy potřebný objem kerosinu vyvážet. Pomoct by do Evropy mohla dorazit z Nigérie – tamní obří rafinerie Dangote totiž částečně dokáže vykrýt evropskou spotřebu. Detaily v Ranním brífinku probereme s byznysovým reportérem Hospodářek Petrem Zenknerem.
« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ». « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
"To Defend the Earth is to Defend the Human" - "Defender a terra, é defender o ser humano", este era um dos lemas do pai da independência da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, Amílcar Cabral, e este é também o título do livro que compila os seus escritos em matéria de agronomia, que acaba de ser lançado no mês passado com tradução em inglês na África do Sul. A obra organizada pelo economista guineense e professor na Universidade da Cidade do Cabo, Carlos Lopes, juntamente com dois outros académicos ligados à mesma instituição, o antropólogo moçambicano, Anselmo Matusse, e a especialista sul-africana em políticas ambientais, Lesley Green, oferece um rosto relativamente desconhecido do revolucionário assassinado no começo do ano de 1973, sem chegar a ver os seus dois países, a Guiné-Bissau e Cabo Verde definitivamente livres. Amílcar Cabral é sobretudo conhecido como o ideólogo brilhante do combate contra o colonialismo português e também por um sistema de pensamento extremamente coerente que abrangeu a economia, a educação, a cultura ou ainda a emancipação das mulheres. Cabral, todavia, começou por ser engenheiro agrónomo. Jovem estudante em Portugal, ele fez a sua tese de final de curso em 1951 sobre a erosão dos solos no Alentejo e dedicou o texto "aos trabalhadores da terra dos latifúndios, homens de vida incerta que a erosão ameaça". "Defender a terra, é defender o ser humano", dizia ele na tese em que descrevia não só a erosão daquele território, mas também falava das condições de vida dos camponeses e da opressão em que viviam. Nas palavras dele, a agronomia saiu dos aspectos técnicos e ganhou uma dimensão societal e também ambiental. Nos livros e artigos que escreveu depois sobre esta matéria, sempre com a erosão dos solos como fio condutor, Amílcar Cabral, emitiu ideias vanguardistas para época. Foi dos primeiros a vincar a necessidade de produzir de forma sustentável espécies adaptadas ao meio, a urgência de preservar o planeta, de fincar os pés no chão. Ele diria mais tarde aos seus companheiros de luta que "para mudar a realidade, é preciso conhecê-la primeiro". Foi sobre esta faceta de Amílcar Cabral que conversamos com o economista guineense Carlos Lopes, um dos três académicos que organizaram e traduziram as obras de Cabral agrónomo. Ele começa por explicar o que o levou a dar a conhecer este pensador ao público anglo-saxónico. RFI : O que os levou a organizar e traduzir para o inglês os escritos de Amílcar Cabral sobre agronomia? Carlos Lopes : A motivação principal para traduzir as obras principais de Amílcar Cabral na área da agronomia tem a ver com o facto de que ele, já naqueles anos 50, era um pioneiro na agricultura regenerativa, que agora está muito na moda por causa das mudanças climáticas. Portanto, ele antecipou um pouco os debates de hoje, fazendo até análises sobre a questão do género e agricultura, o papel das mulheres na agricultura. Também vários escritos estão relacionados com a questão da agro-ecologia, o respeito dos solos e como os solos são parte integrante do conjunto dos elementos que vão constituir uma sociedade sã. Nós podemos dizer que Amílcar Cabral era consistente entre os seus escritos políticos e os seus escritos na área da agronomia. Mas o que é interessante é que ele começou primeiro pela agronomia. A sua pesquisa nesta área era uma pesquisa reconhecida. Ele fazia-se publicar pelas revistas mais importantes do seu espaço na altura e, portanto, era um investigador com metodologia, com disciplina. E nós achamos que o público de língua inglesa precisava de saber não só que existia todo esse corpo de contribuições de Amílcar Cabral, mas, sobretudo, que tinha muito a ver com os debates de hoje. Portanto, nós fizemos uma análise detalhada das contribuições para poder trazer à luz o pioneirismo de Cabral. RFI : Como é que organizaram a obra? Carlos Lopes : Eu tinha participado em 1988, na compilação de todos os trabalhos que Amílcar Cabral na área da agronomia e publiquei-os quando era director do Instituto Nacional de Estudos e Pesquisa da Guiné-Bissau, em colaboração com o então Instituto de Investigação Científica Tropical de Lisboa. Foi a primeira vez que os estudos agrários do Amílcar Cabral foram integralmente publicados, fazendo uma colecta de tudo o que tinha sido possível naquela altura encontrar. Acontece que esse volume muito valioso está um pouco esquecido. Está um pouco objecto de arquivo, mais do que propriamente de estudo. Só nós quisemos não necessariamente reproduzir o mesmo trabalho, mas seleccionar uma parte dos trabalhos que têm a ver com os debates contemporâneos de hoje. E, portanto, foi com a ajuda destes dois colegas que são especialistas da área da agricultura e da área dos solos, que nós finalmente conseguimos reunir as capacidades para poder fazer justiça à contribuição de Cabral. RFI : Relativamente aos escritos propriamente ditos de Amílcar Cabral sobre a área da agronomia. Um dos primeiros escritos é a tese de final de curso que ele faz a partir de uma experiência no Alentejo e é a primeira vez que ele vai falar, por exemplo, do fenómeno que vai ser uma constante na sua reflexão, que é a erosão do solo. Carlos Lopes : Exactamente. E é por isso que nós escolhemos como subtítulo a relação entre solo, sociedade e liberdade. E escolhemos como título principal do livro "Defender a Terra é defender os Humanos", que é uma frase do próprio Cabral. Os escritos estão de facto vocacionados para quatro países onde ele trabalhou na área da agricultura, começando pelo Alentejo, em Portugal, mas também a Guiné-Bissau, a sua ligação também a Cabo Verde e depois também os estudos que fez sobre Angola. Portanto, dá também uma ideia da universalidade do pensamento de Cabral, porque se adapta a várias realidades muito diferentes, desde uma realidade saheliana como Cabo Verde até, digamos, a uma realidade europeia, uma realidade de África Austral. Portanto, temos aqui uma demonstração de que a questão da erosão dos solos é uma constante do pensamento dele, porque tem a ver justamente com construir essa sociedade sã, por que lutava. Em filigrana, podemos ver já nos escritos de agronomia o pensamento político emergente do Cabral, que depois, mais tarde, vai ter, digamos, todo um reconhecimento como um filósofo, como alguém que contribuiu para a definição do africanismo, como alguém que teve a noção de como é que a cultura podia ser incluída numa luta de libertação nacional. Enfim, ideias muito sofisticadas que começam justamente nessa raiz. RFI : Ao dizer que defender a terra é defender o homem, no fundo ele também está a estabelecer um elo directo entre a preservação do solo, a preservação da terra e também a própria preservação do ser humano. Tem uma visão, digamos assim, abrangente do que é a área da agronomia. E não se trata só de questões técnicas, mas também societais. Carlos Lopes : Exacto. Hoje em dia está consolidada a ideia de que é preciso fazer resiliência e é preciso ter sustentabilidade. E a nossa noção de sustentabilidade é justamente a durabilidade das condições propícias para a regeneração. E esses elementos, quando nós os ligamos à agricultura, têm a ver directamente com a preservação dos solos. Tem a ver directamente com a ideia de que o solo é uma espécie de termómetro da sustentabilidade. E quer dizer, chegar a essas conclusões nos anos 50, quando praticamente ninguém se preocupava com mudanças climáticas, é conseguir ver que havia uma espécie de necessidade de encontrar ligações entre a produtividade agrícola, o desenvolvimento da agricultura, da economia, mas sempre com um respeito pela durabilidade, pela sustentabilidade. É de facto extraordinário e nós temos que ficar quase embasbacados com essa capacidade de antevisão que ele demonstra nos seus escritos e que agora estão reunidos neste livro. RFI : Ao longo dos livros e também artigos que ele escreveu sobre a questão, o que se vê também em filigrana é uma crítica ao colonialismo, na medida em que é um sistema em que se explora a terra de uma forma que é inadequada não só para a própria Terra como também para o próprio homem. Carlos Lopes : E temos justamente aí a conexão com o Cabral emergente do ponto de vista político, porque ele olha os ensinamentos técnicos que recebeu. Foi um brilhante aluno do Instituto Superior de Agronomia de Lisboa e, ao mesmo tempo, era o activista que estava criando o movimento de africanização dos espíritos, ou seja, de uma reinterpretação da realidade africana e há uma compatibilidade total entre as duas vertentes do personagem que é um jovem na altura. Nós estamos a falar de um Cabral que está no final dos seus anos 20, princípio dos seus anos 30. É, portanto, muito jovem e tem esta noção de que uma coisa está ligada à outra. RFI : Como é que toda esta construção em torno da agronomia vai depois alicerçar a própria construção ideológica do revolucionário que ele foi? Carlos Lopes : Eu vejo mais ou menos duas dimensões que sobressaem. A primeira é de condenar a forma como as políticas, neste caso políticas coloniais para o meio agrícola, não tomam em conta os imperativos sociais. Portanto, está implícito na forma como a infra-estrutura não é feita adequadamente, como a preservação dos solos é desprezada, como o armazenamento não toma em consideração as condições climáticas, as questões de humidade, as questões dos vários fungos, etc. Tudo isso é analisado com o detalhe técnico. Mas enfim, podemos antever que está também ali uma crítica. E o segundo aspecto é a ideia que depois Cabral vai desenvolver no fundamento de que temos que partir das realidades e que, no fundo, é um debate que ele tem com os teóricos da sua geração, que são teóricos que querem adoptar chavões, querem adoptar ideologias que estão construídas à volta de grandes temas, como, por exemplo, a forma como deve ser feito o marxismo. E Cabral recusava um pouco essas etiquetas fáceis porque dizia que tem que se partir da realidade e, portanto, que as pessoas simples não lutam por ideias complexas e abstractas, mas sim para mudar e transformar as suas vidas. RFI : No começo da nossa conversa, disse que Amílcar Cabral, relativamente a tudo o que tem a ver com a área da agronomia, era um visionário e tem algo muito actual. No que é que ele é actual? Carlos Lopes : Hoje em dia nós temos a noção clara de que deve haver uma valorização de tudo o que nós chamamos de "biológico". No fundo, é uma agricultura regenerativa que não destrói e que permite a reprodução sem destruir. Isto está presente nos trabalhos de Amílcar Cabral, como está presente a questão climática, como está presente a questão da sustentabilidade, a questão de género. Portanto, no fundo, podemos dizer que Cabral é como um pai da agro-ecologia africana, sendo que a agro-ecologia hoje em dia é a forma como todos defendem que deve ser feita a agricultura. Estamos em presença de um indivíduo que nos anos 50 já dizia o mesmo. Acho que o facto de ter caído em esquecimento essa contribuição de Cabral e ter sido valorizado mais o homem político, é uma indicação de que os seus escritos não foram seguidos como deveriam. Mas as ideias às vezes têm formas mais abstractas de chegar ao consumo de cada um. E, portanto, acho que foi através dessa ideia de agro-ecologia que nós agora temos o debate que temos. RFI : Como é que avalia o estado da Terra neste momento, à luz daquilo que disse Cabral? Carlos Lopes : Nós temos uma deterioração muito grande dos solos africanos e muitas vezes, diz-se, e com razão, que a África tem 60% das terras aráveis não cultivadas do planeta. Portanto, tem as maiores reservas. Mas o que não se fala tanto é de que essas terras aráveis estão em degradação muito acelerada. É aquela parte da agricultura que é feita na África. É feita com métodos muito devastadores para o clima, como por exemplo, as queimadas ou todo o ataque as florestas, que é feito sem as necessárias precauções e de uma forma indiscriminada. E temos também uma deterioração no tipo de fertilizantes e outros produtos químicos que utilizam e todos os elementos que mostram que a terra não é sempre respeitada e, portanto, é um debate que não é novo, mas que continua. RFI : Numa altura em que nós estamos em plena crise devido àquilo que está a acontecer no Médio Oriente, fala-se muito da crise dos combustíveis, mas o que se fala menos é da crise de tudo quanto é fertilizantes e adubos que também passam pelo estreito de Ormuz. Isto não será uma ocasião precisamente para reflectir sobre outra forma de praticar a agricultura? Carlos Lopes : Sem dúvida. E tal como com a energia. Quer dizer, nós estamos a ver a necessidade de uma transição, não tanto por razões apenas económicas que já eram conhecidas, mas também por razões da própria escassez e complexidade das cadeias globais e, portanto, a necessidade de ter uma certa autonomia torna-se imperativa. Na área da agricultura, há países como o Marrocos, como a Nigéria, que estão muito avançados na produção de fertilizantes e que estão, de facto, a dar a volta um pouco à esta dependência africana nesta matéria e que estão a tentar fazê-lo já com o respeito das regras climáticas que se impõem no mundo de hoje.
« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ». « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
"To Defend the Earth is to Defend the Human" - "Defender a terra, é defender o ser humano", este era um dos lemas do pai da independência da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, Amílcar Cabral, e este é também o título do livro que compila os seus escritos em matéria de agronomia, que acaba de ser lançado no mês passado com tradução em inglês na África do Sul. A obra organizada pelo economista guineense e professor na Universidade da Cidade do Cabo, Carlos Lopes, juntamente com dois outros académicos ligados à mesma instituição, o antropólogo moçambicano, Anselmo Matusse, e a especialista sul-africana em políticas ambientais, Lesley Green, oferece um rosto relativamente desconhecido do revolucionário assassinado no começo do ano de 1973, sem chegar a ver os seus dois países, a Guiné-Bissau e Cabo Verde definitivamente livres. Amílcar Cabral é sobretudo conhecido como o ideólogo brilhante do combate contra o colonialismo português e também por um sistema de pensamento extremamente coerente que abrangeu a economia, a educação, a cultura ou ainda a emancipação das mulheres. Cabral, todavia, começou por ser engenheiro agrónomo. Jovem estudante em Portugal, ele fez a sua tese de final de curso em 1951 sobre a erosão dos solos no Alentejo e dedicou o texto "aos trabalhadores da terra dos latifúndios, homens de vida incerta que a erosão ameaça". "Defender a terra, é defender o ser humano", dizia ele na tese em que descrevia não só a erosão daquele território, mas também falava das condições de vida dos camponeses e da opressão em que viviam. Nas palavras dele, a agronomia saiu dos aspectos técnicos e ganhou uma dimensão societal e também ambiental. Nos livros e artigos que escreveu depois sobre esta matéria, sempre com a erosão dos solos como fio condutor, Amílcar Cabral, emitiu ideias vanguardistas para época. Foi dos primeiros a vincar a necessidade de produzir de forma sustentável espécies adaptadas ao meio, a urgência de preservar o planeta, de fincar os pés no chão. Ele diria mais tarde aos seus companheiros de luta que "para mudar a realidade, é preciso conhecê-la primeiro". Foi sobre esta faceta de Amílcar Cabral que conversamos com o economista guineense Carlos Lopes, um dos três académicos que organizaram e traduziram as obras de Cabral agrónomo. Ele começa por explicar o que o levou a dar a conhecer este pensador ao público anglo-saxónico. RFI : O que os levou a organizar e traduzir para o inglês os escritos de Amílcar Cabral sobre agronomia? Carlos Lopes : A motivação principal para traduzir as obras principais de Amílcar Cabral na área da agronomia tem a ver com o facto de que ele, já naqueles anos 50, era um pioneiro na agricultura regenerativa, que agora está muito na moda por causa das mudanças climáticas. Portanto, ele antecipou um pouco os debates de hoje, fazendo até análises sobre a questão do género e agricultura, o papel das mulheres na agricultura. Também vários escritos estão relacionados com a questão da agro-ecologia, o respeito dos solos e como os solos são parte integrante do conjunto dos elementos que vão constituir uma sociedade sã. Nós podemos dizer que Amílcar Cabral era consistente entre os seus escritos políticos e os seus escritos na área da agronomia. Mas o que é interessante é que ele começou primeiro pela agronomia. A sua pesquisa nesta área era uma pesquisa reconhecida. Ele fazia-se publicar pelas revistas mais importantes do seu espaço na altura e, portanto, era um investigador com metodologia, com disciplina. E nós achamos que o público de língua inglesa precisava de saber não só que existia todo esse corpo de contribuições de Amílcar Cabral, mas, sobretudo, que tinha muito a ver com os debates de hoje. Portanto, nós fizemos uma análise detalhada das contribuições para poder trazer à luz o pioneirismo de Cabral. RFI : Como é que organizaram a obra? Carlos Lopes : Eu tinha participado em 1988, na compilação de todos os trabalhos que Amílcar Cabral na área da agronomia e publiquei-os quando era director do Instituto Nacional de Estudos e Pesquisa da Guiné-Bissau, em colaboração com o então Instituto de Investigação Científica Tropical de Lisboa. Foi a primeira vez que os estudos agrários do Amílcar Cabral foram integralmente publicados, fazendo uma colecta de tudo o que tinha sido possível naquela altura encontrar. Acontece que esse volume muito valioso está um pouco esquecido. Está um pouco objecto de arquivo, mais do que propriamente de estudo. Só nós quisemos não necessariamente reproduzir o mesmo trabalho, mas seleccionar uma parte dos trabalhos que têm a ver com os debates contemporâneos de hoje. E, portanto, foi com a ajuda destes dois colegas que são especialistas da área da agricultura e da área dos solos, que nós finalmente conseguimos reunir as capacidades para poder fazer justiça à contribuição de Cabral. RFI : Relativamente aos escritos propriamente ditos de Amílcar Cabral sobre a área da agronomia. Um dos primeiros escritos é a tese de final de curso que ele faz a partir de uma experiência no Alentejo e é a primeira vez que ele vai falar, por exemplo, do fenómeno que vai ser uma constante na sua reflexão, que é a erosão do solo. Carlos Lopes : Exactamente. E é por isso que nós escolhemos como subtítulo a relação entre solo, sociedade e liberdade. E escolhemos como título principal do livro "Defender a Terra é defender os Humanos", que é uma frase do próprio Cabral. Os escritos estão de facto vocacionados para quatro países onde ele trabalhou na área da agricultura, começando pelo Alentejo, em Portugal, mas também a Guiné-Bissau, a sua ligação também a Cabo Verde e depois também os estudos que fez sobre Angola. Portanto, dá também uma ideia da universalidade do pensamento de Cabral, porque se adapta a várias realidades muito diferentes, desde uma realidade saheliana como Cabo Verde até, digamos, a uma realidade europeia, uma realidade de África Austral. Portanto, temos aqui uma demonstração de que a questão da erosão dos solos é uma constante do pensamento dele, porque tem a ver justamente com construir essa sociedade sã, por que lutava. Em filigrana, podemos ver já nos escritos de agronomia o pensamento político emergente do Cabral, que depois, mais tarde, vai ter, digamos, todo um reconhecimento como um filósofo, como alguém que contribuiu para a definição do africanismo, como alguém que teve a noção de como é que a cultura podia ser incluída numa luta de libertação nacional. Enfim, ideias muito sofisticadas que começam justamente nessa raiz. RFI : Ao dizer que defender a terra é defender o homem, no fundo ele também está a estabelecer um elo directo entre a preservação do solo, a preservação da terra e também a própria preservação do ser humano. Tem uma visão, digamos assim, abrangente do que é a área da agronomia. E não se trata só de questões técnicas, mas também societais. Carlos Lopes : Exacto. Hoje em dia está consolidada a ideia de que é preciso fazer resiliência e é preciso ter sustentabilidade. E a nossa noção de sustentabilidade é justamente a durabilidade das condições propícias para a regeneração. E esses elementos, quando nós os ligamos à agricultura, têm a ver directamente com a preservação dos solos. Tem a ver directamente com a ideia de que o solo é uma espécie de termómetro da sustentabilidade. E quer dizer, chegar a essas conclusões nos anos 50, quando praticamente ninguém se preocupava com mudanças climáticas, é conseguir ver que havia uma espécie de necessidade de encontrar ligações entre a produtividade agrícola, o desenvolvimento da agricultura, da economia, mas sempre com um respeito pela durabilidade, pela sustentabilidade. É de facto extraordinário e nós temos que ficar quase embasbacados com essa capacidade de antevisão que ele demonstra nos seus escritos e que agora estão reunidos neste livro. RFI : Ao longo dos livros e também artigos que ele escreveu sobre a questão, o que se vê também em filigrana é uma crítica ao colonialismo, na medida em que é um sistema em que se explora a terra de uma forma que é inadequada não só para a própria Terra como também para o próprio homem. Carlos Lopes : E temos justamente aí a conexão com o Cabral emergente do ponto de vista político, porque ele olha os ensinamentos técnicos que recebeu. Foi um brilhante aluno do Instituto Superior de Agronomia de Lisboa e, ao mesmo tempo, era o activista que estava criando o movimento de africanização dos espíritos, ou seja, de uma reinterpretação da realidade africana e há uma compatibilidade total entre as duas vertentes do personagem que é um jovem na altura. Nós estamos a falar de um Cabral que está no final dos seus anos 20, princípio dos seus anos 30. É, portanto, muito jovem e tem esta noção de que uma coisa está ligada à outra. RFI : Como é que toda esta construção em torno da agronomia vai depois alicerçar a própria construção ideológica do revolucionário que ele foi? Carlos Lopes : Eu vejo mais ou menos duas dimensões que sobressaem. A primeira é de condenar a forma como as políticas, neste caso políticas coloniais para o meio agrícola, não tomam em conta os imperativos sociais. Portanto, está implícito na forma como a infra-estrutura não é feita adequadamente, como a preservação dos solos é desprezada, como o armazenamento não toma em consideração as condições climáticas, as questões de humidade, as questões dos vários fungos, etc. Tudo isso é analisado com o detalhe técnico. Mas enfim, podemos antever que está também ali uma crítica. E o segundo aspecto é a ideia que depois Cabral vai desenvolver no fundamento de que temos que partir das realidades e que, no fundo, é um debate que ele tem com os teóricos da sua geração, que são teóricos que querem adoptar chavões, querem adoptar ideologias que estão construídas à volta de grandes temas, como, por exemplo, a forma como deve ser feito o marxismo. E Cabral recusava um pouco essas etiquetas fáceis porque dizia que tem que se partir da realidade e, portanto, que as pessoas simples não lutam por ideias complexas e abstractas, mas sim para mudar e transformar as suas vidas. RFI : No começo da nossa conversa, disse que Amílcar Cabral, relativamente a tudo o que tem a ver com a área da agronomia, era um visionário e tem algo muito actual. No que é que ele é actual? Carlos Lopes : Hoje em dia nós temos a noção clara de que deve haver uma valorização de tudo o que nós chamamos de "biológico". No fundo, é uma agricultura regenerativa que não destrói e que permite a reprodução sem destruir. Isto está presente nos trabalhos de Amílcar Cabral, como está presente a questão climática, como está presente a questão da sustentabilidade, a questão de género. Portanto, no fundo, podemos dizer que Cabral é como um pai da agro-ecologia africana, sendo que a agro-ecologia hoje em dia é a forma como todos defendem que deve ser feita a agricultura. Estamos em presença de um indivíduo que nos anos 50 já dizia o mesmo. Acho que o facto de ter caído em esquecimento essa contribuição de Cabral e ter sido valorizado mais o homem político, é uma indicação de que os seus escritos não foram seguidos como deveriam. Mas as ideias às vezes têm formas mais abstractas de chegar ao consumo de cada um. E, portanto, acho que foi através dessa ideia de agro-ecologia que nós agora temos o debate que temos. RFI : Como é que avalia o estado da Terra neste momento, à luz daquilo que disse Cabral? Carlos Lopes : Nós temos uma deterioração muito grande dos solos africanos e muitas vezes, diz-se, e com razão, que a África tem 60% das terras aráveis não cultivadas do planeta. Portanto, tem as maiores reservas. Mas o que não se fala tanto é de que essas terras aráveis estão em degradação muito acelerada. É aquela parte da agricultura que é feita na África. É feita com métodos muito devastadores para o clima, como por exemplo, as queimadas ou todo o ataque as florestas, que é feito sem as necessárias precauções e de uma forma indiscriminada. E temos também uma deterioração no tipo de fertilizantes e outros produtos químicos que utilizam e todos os elementos que mostram que a terra não é sempre respeitada e, portanto, é um debate que não é novo, mas que continua. RFI : Numa altura em que nós estamos em plena crise devido àquilo que está a acontecer no Médio Oriente, fala-se muito da crise dos combustíveis, mas o que se fala menos é da crise de tudo quanto é fertilizantes e adubos que também passam pelo estreito de Ormuz. Isto não será uma ocasião precisamente para reflectir sobre outra forma de praticar a agricultura? Carlos Lopes : Sem dúvida. E tal como com a energia. Quer dizer, nós estamos a ver a necessidade de uma transição, não tanto por razões apenas económicas que já eram conhecidas, mas também por razões da própria escassez e complexidade das cadeias globais e, portanto, a necessidade de ter uma certa autonomia torna-se imperativa. Na área da agricultura, há países como o Marrocos, como a Nigéria, que estão muito avançados na produção de fertilizantes e que estão, de facto, a dar a volta um pouco à esta dependência africana nesta matéria e que estão a tentar fazê-lo já com o respeito das regras climáticas que se impõem no mundo de hoje.
Nigérian, sénégalais, tchadien ou ghanéen, le cinéma africain est à l'honneur au Nollywood Week Film Festival à Paris pour une 13ème édition. Au programme 12 longs métrages, 4 courts métrages et 2 documentaires à découvrir jusqu'à dimanche au cinéma l'Arlequin, ainsi qu'une soirée de clôture Afrobeats. Serge Noukoué, co-fondateur du Nollywood Week Film Festival, Aline et Soraya Milla, créatrices de la série Afropolitaine, et Joachim Landau, producteur du documentaire « Batwing : Un Super-Héros Africain ». ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Gilda Piersanti pour son roman La Rancune des morts (Le Masque) qui nous emmène à Rome, ville natale de l'autrice, sur les traces d'une chanteuse d'opéra rattrapée par l'assassinat de sa mère, vingt ans plus tôt. Un polar psychologique écrit en français comme tous les livres de l'écrivain italienne. ► Playlist du jour : - Patoranking feat Buju Banton - Afrian Soldier - Tiken Jah Fakoly - Africain à Paris.
Nigérian, sénégalais, tchadien ou ghanéen, le cinéma africain est à l'honneur au Nollywood Week Film Festival à Paris pour une 13ème édition. Au programme 12 longs métrages, 4 courts métrages et 2 documentaires à découvrir jusqu'à dimanche au cinéma l'Arlequin, ainsi qu'une soirée de clôture Afrobeats. Serge Noukoué, co-fondateur du Nollywood Week Film Festival, Aline et Soraya Milla, créatrices de la série Afropolitaine, et Joachim Landau, producteur du documentaire « Batwing : Un Super-Héros Africain ». ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Gilda Piersanti pour son roman La Rancune des morts (Le Masque) qui nous emmène à Rome, ville natale de l'autrice, sur les traces d'une chanteuse d'opéra rattrapée par l'assassinat de sa mère, vingt ans plus tôt. Un polar psychologique écrit en français comme tous les livres de l'écrivain italienne. ► Playlist du jour : - Patoranking feat Buju Banton - Afrian Soldier - Tiken Jah Fakoly - Africain à Paris.
Six civils devant la Haute Cour d'Abuja, 36 officiers supérieurs devant la cour martiale du Nigeria, tous poursuivis pour avoir fomenté le putsch manqué de fin d'année dernière. Cette tentative de coup d'État contre le président Bola Tinubu en octobre 2025 avait d'abord été démentie par Abuja et l'armée nigériane, avant que les autorités ne finissent pas l'admettre en ce début d'année. Le procès des accusés civils a commencé en début de semaine (lundi), celui des militaires s'ouvre ce vendredi 8 mai devant une cour martiale spécialement créée pour l'occasion. Qui sont véritablement ces hommes ? Que s'est-il vraiment passé en octobre 2025 ? Et pourquoi la présidence a tout fait pour cacher cette tentative de putsch ? Jibrin Ibrahim, chercheur principal au Centre pour la démocratie et le développement d'Abuja, est l'invité de Sidy Yansané. RFI : Revenons un peu en arrière, tout d'abord, au moment de la tentative de putsch d'octobre dernier. L'armée nigériane avait démenti l'existence même de cette tentative, avant de la reconnaître trois mois plus tard. Pourquoi, selon vous ? Jibrin Ibrahim : Pour un régime au pouvoir, parler d'une possibilité de coup d'État est quelque chose d'inquiétant. Le régime au départ ne voulait pas parler de cette tentative, mais par la suite il s'est senti piégé : s'il ne parle pas, qu'allait-il faire des suspects ? Je pense que c'était un peu ça la problématique. Pour l'instant, le bilan sécuritaire du président Bola Tinubu est, on peut dire, assez mauvais. L'attaque de Jos, des explosions coordonnées à Maiduguri, l'armée américaine qui s'autorise à bombarder le territoire nigérian... Cacher cette tentative de putsch, c'est cacher peut-être aussi un malaise au sein de l'appareil sécuritaire au Nigeria ? Absolument ! Dans l'histoire récente du Nigeria, l'état de la sécurité n'a jamais été aussi grave. Les attaques par les terroristes, par les bandits ou les groupes qui revendiquent une lutte politique sont à peu près partout dans le pays, et tout le monde s'interroge : où est l'État et où sont les forces de sécurité ? C'est une situation très inquiétante pour les Nigérians et tout le monde se demande si l'État est vraiment capable de protéger ses citoyens. À lire aussiNigeria: une quarantaine d'éleveurs peuls tués par des miliciens nigérians et béninois Une cour martiale a été mise en place spécialement pour juger les 36 officiers accusés. Dans un pays fortement militarisé, qui a connu plusieurs coups d'État il y 25 ans, pourquoi est-ce seulement maintenant qu'une telle cour est créée ? On ne sait pas vraiment puisque le gouvernement s'est efforcé de dissimuler ce putsch avorté. Jusqu'à présent, beaucoup s'interrogent sur la véracité des informations données par Abuja. On espère qu'avec cette cour martiale et le procès des civils qui vient de commencer, on pourra en apprendre un peu plus sur ce qui s'est passé. Mais pour moi, le gouvernement est inquiet, cette histoire est quelque chose qui est difficile à gérer pour lui. Pour une raison toute simple : le coup d'État est de nouveau tendance en Afrique de l'Ouest, beaucoup de pays en ont souffert récemment. L'idée du putsch grandit au Nigeria et c'est ça le problème de fond : si on en parle, est-ce qu'on l'encourage ? Si on n'en parle pas, quels sont les risques ? Les suspects poursuivis peuvent-ils reprendre leurs tentatives ? C'est une situation très difficile pour le gouvernement et ça se voit. Il y a beaucoup d'hésitations, de doutes et de difficultés pour être clair et net sur la situation. D'ailleurs, peu après la tentative de putsch, Bola Tinubu a complètement modifié son état-major dans l'armée. Est-ce que selon vous, il s'agissait d'une simple réorganisation, parce qu'il y a quand même 36 personnes poursuivies ? Ou alors vraiment d'une réforme en profondeur, sachant qu'on est à moins d'un an de la présidentielle ? Je pense que le président veut s'assurer le maximum de sécurité personnelle, il choisira qui va rester avec lui quoiqu'il arrive. Mais a-t-il tenu compte de la lutte contre les groupes armés, contre les bandits et contre les terroristes ? Tinubu pense avant tout à sa sécurité. La preuve est que la lutte contre le terrorisme et les bandits ne progresse pas. Ces bandits et ces terroristes font ce qu'ils veulent, ils attaquent l'armée, ils tuent même des officiers supérieurs de l'armée. Donc tous ces changements à la tête des armées n'ont pas abouti à une amélioration de la sécurité au Nigeria. Et dans ce cadre-là, il semble que l'objectif principal est la sécurité du chef de l'État lui-même. À lire aussiNigeria: six hommes, dont un général à la retraite, inculpés pour un projet de coup d'État
David Benaym était l'invité de la rédaction pour son livre "Captif" aux éditions écrin. À propos du livre : « Captif » paru aux éditions écrin En juillet 2021, une équipe de tournage disparaît au Nigéria. Leur crime ? Filmer un documentaire qui dérange. Leurs geôliers? Les redoutables services secrets nigérians, tristement célèbres pour leurs méthodes expéditives. Dans ce récit coup de poing, David Benaym nous plonge dans l'enfer de sa détention, l'expérience intime et éprouvante de la captivité, la brutalité, l'engrenage judiciaire, sa santé fragile, la perte de repères, l'angoisse de ne jamais plus retrouver sa liberté. Pour la première fois, David Benaym lève le voile sur cette affaire étouffée. Dans un pays où l'homosexualité est passible de lapidation, ses identités multiples - journaliste, Juif, Français, Israélien, gay, malade... - deviennent autant de menaces. Une affaire qui a mobilisé plusieurs ambassades, française, israélienne, jusqu'à se retrouver en haut de la pile des dossiers de la vice-présidente des Etats-Unis. Raconté comme un thriller géopolitique, CAPTIF est un récit de résilience, le témoignage extraordinaire d'un Guerrier de la lumière qui lutte jour après jour pour conserver son humanité et ne renoncer à aucune facette de son identité. POUR ALLER PLUS LOIN, DE QUOI PARLE CAPTIF? Captif est un récit documentaire à la première personne, né d'une ironie tragique : un journaliste part filmer l'histoire des tribus juives perdues en Afrique, et devient lui-même le sujet d'une histoire bien plus sombre. En juillet 2021, David Benaym et son équipe sont arrêtés par les services secrets nigérians (DSS) alors qu'ils tournent un documentaire sur les Igbos, une des tribu perdue d'Israël. Le format journal de bord, jour par jour, ancre le récit dans l'immédiat et le viscéral. Ce n'est pas une reconstruction a posteriori, c'est la captivité vécue en temps réel, avec tout ce qu'elle implique de perte de repères, de résilience forcée et de combat pour préserver son identité. L'affaire a eu un retentissement international (New York Post, Variety, BBC) mais a été largement étouffée, ce livre est la première prise de parole complète de Benaym en français.
Une religieuse française agressée à Jérusalem : réaction immédiate de Jean-Noël Barrot. Mais ailleurs ? Silence. Nigéria, Syrie, Pakistan…Des chrétiens persécutés dans une indifférence quasi totale.
Bases do governo no Mali atacadas pelos Jihadistas. Tentativa de golpe na Nigéria e o Especial 100 anos de Milton Santos.APOIE O PDL no PIX: contatopontadelanca@gmail.comApresentação: Marcus Carvalho e Luis Fernando FilhoParticipações: Camila Zambo, Cesar Augusto Chidozie, Márcio Paulo e Guilherme ParanhosEdição: Luis Fernando FilhoASSINE nossos planos no APOIA-SE (cartão ou boleto): https://apoia.se/pontalancapdl#mali #terrorismo #sahel
Entra em vigor a 1 de Maio a isenção de taxas aduaneiras para 53 países africanos que queiram exportar para a China. Esta é uma medida de Pequim que visa colmatar o vazio deixado pelos Estados Unidos após a chegada ao poder de Donald Trump em 2024 e que tem mostrado que os norte-americanos não são parceiros de "confiança" no comércio mundial. A partir desta sexta-feira, os produtos de 53 países africanos que entrem na China não pagam quaisquer taxas aduaneiras. Estamos assim, por exemplo, a falar do café da Etiópia, das laranjas da África do Sul, dos abacates do Quénia ou do cacau oriundo da Costa do Marfim que até agora pagavam entre 8 a 30% do seu valor em taxas aduaneiras e que passam a entrar livremente na China. Pequim já tinha estabelecido uma regra similar no passado, mas apenas para os países considerados como subdesenvolvidos no continente africano, alargando agora a medida a países como a África do Sul, Nigéria ou Etiópia. Com esta medida, o economista Francisco Miguel Paulo, actualmente investigador assistente na Business Research Unit no ISCTE, em Lisboa, considera que a China está a preencher o vazio deixado pelos Estados Unidos desde a chegada ao poder de Donald Trump, que instaurou uma guerra comercial mundial com as taxas aduaneiras. "A China está a preencher o vazio que os Estados Unidos estão a deixar na governança mundial, já que os Estados Unidos até então ditos defensores do livre comércio estão a defender o proteccionismo. Mas alguém tem que liderar a economia mundial e a China está a ver isto como uma oportunidade. Os Estados Unidos ainda não renovaram com os países africanos e os países africanos estão no limbo. E agora a China ofereceu esta oportunidade, esta decisão unilateral de não aplicar tarifas às exportações dos países africanos que têm relações diplomáticas com a China", explicou o economista Francisco Miguel Paulo. O única país africano não incluído neste acordo é o Essuatíni, já que mantém ainda relações diplomáticas com Taiwan, vendo-se assim excluído desta medida chinesa. Segundo Francisco Miguel Paulo, cabe agora aos países africanos desenvolverem as suas indústrias de forma a passarem a exportar produtos já transformados e não só matéria-prima. Recentemente, a Nigéria inaugurou a sua primeira refinaria, um exemplo para outros países produtores de petróleo em África como Angola, que para além do petróleo possui também grandes potencialidade no sector agrícola. "Angola, infelizmente, não tem uma política industrial própria e consistente e poderia ter. Angola tem a capacidade de produzir também produtos manufacturados e exportar para a China. E é um facto interessante. Há muitos pequenos empresários chineses que vão para Angola, estão a apostar na agricultura e criam um mercado próprio para a população chinesa em Angola e para exportar para a própria China porque eles conseguem entender que amanhã, se o país tiver uma política industrial séria, Angola vai conseguir transformar os seus produtos agrícolas para produtos manufacturados e exportar para qualquer país do mundo. Angola tem boa fruta, tem bons produtos agrícolas, mas infelizmente só falta uma política industrial própria. E quando digo em Angola, digo no resto dos países africanos, porque senão só a Nigéria, África do Sul ou Etiópia é que podemos assim dizer que têm uma indústria. Uma boa parte dos países africanos não têm, infelizmente e dependem sempre da exploração de matéria prima", concluiu o economista.
Vietvaru vēlēšanas Palestīniešu pašpārvaldes teritorijā. Dānijā un arī Slovēnijā neveicas ar valdošās koalīcijas izveidi pēc parlamenta vēlēšanām. Mali hunta piedzīvo plašu un labi koordinētu savu pretinieku ofensīvu. Aktualitātes analizē Austrumeiropas politikas pētījumu centra vecākais pētnieks Armands Astukevičs un Aizsardzības akadēmijas pasniedzējs Jānis Kapustāns. Palestīniešu teritoriju trauksmainā iekšpolitika 25. aprīlī Palestīniešu pašpārvaldes teritorijā notika vietvaru vēlēšanas. Jordānas Rietumkrastā tika ievēlētas pavisam 380 vietējās padomes ar nepilniem 3800 deputātiem. Reālas vēlēšanas gan notika mazāk nekā pusē vietvaru, jo gandrīz 200 iecirkņos bija iesniegts tikai viens saraksts, un saskaņā ar Palestīniešu pašpārvaldes normatīvajiem aktiem šādos gadījumos vēlēšanas nav jārīko – saraksta iesniedzēji ieņem padomes locekļu vietas automātiski. Praktiski visur dominējošais politiskais spēks ir partija „Fatah”, kuras līderis Mahmūds Abāss nu jau vairāk nekā 20 gadus ieņem Palestīnas pašpārvaldes prezidenta amatu. Tomēr īpaša uzmanība notikušo vēlēšanu sakarā pievērsta vienīgajai padomei, kura tika ievēlēta Gazas joslā – Deirelbelehas pilsētā. Tās ir pirmās jebkādas vēlēšanas, kas notikušas Gazā pēc divas desmitgades ilgušas pauzes, kuras iemesls ir 2006. gadā iestājusies pretstāve starp partiju „Fatah” un kustību „Hamās”, toreizējo Palestīniešu pašpārvaldes likumdevēja vēlēšanu uzvarētāju. Domstarpību centrā ir attieksme pret Izraēlas valsti: kamēr „Fatah” atzīst Izraēlas tiesības uz eksistenci, Hamas turpina bezkompromisa cīņu, lai nodzēstu ebreju valsti no pasaules kartes. Bez tam „Fatah” ir sekulāra palestīniešu nacionālistu partija ar kreisu ievirzi, savukārt „Hamās” – reliģiska islāmistu kustība. Politiskā šķelšanās noveda pie militāra konflikta, kura laikā „Fatah” pārstāvji Gazas joslā tika nogalināti, izraidīti vai bija spiesti bēgt, un Gaza kļuva par „Hamās” citadeli. Ievēlētais palestīniešu likumdošanas orgāns pārstāja funkcionēt, jauns tā arī nav ticis ievēlēts, un ja Jordānas Rietumkrastā pagājušajos divdesmit gados notika vismaz pašvaldību vēlēšanas, tad Gazas sektorā – nekādas. Periodiski notika izlīguma mēģinājumi starp „Fatah” un „Hamās”, 2013. gadā pat tika izveidota nacionālās vienības valdība ar bezpartejisku sastāvu, taču „Hamās” tai tā arī neļāva reāli pārvaldīt Gazas teritoriju. Tagad, kad karā pret Izraēlu islāmistu spēki ir pamatīgi novājināti, acīmredzot bijis iespējams sarīkot pieminētās vēlēšanas Deirelbelehā, kas tiek raksturotas kā pilotprojekts. Priekšnoteikums dalībai bija atzīt Palestīnas Atbrīvošanas organizāciju par vienīgo leģitīmo palestīniešu tautas pārstāvi, un tas liedza kvalificēties „Hamās” kandidātiem. „Fatah” atbalstītais saraksts ieguvis sešas no piecpadsmit vietām, savukārt saraksts, par kuru neoficiāli zināms, ka aiz tā stāv „Hamās”, – divas vietas. Daži novērotāji uzskata, ka tas ir sabiedrības signāls par nevēlēšanos turpināt bezkompromisa cīņu islāmistu vadībā. Tomēr vēlētāju aktivitāte, kas bija nepilni 23%, padara šādu pieņēmumu ne pārāk drošu. Divi Eiropas iekšpolitikas sastrēgumi Dānijas parlamenta vēlēšanas notika 24. martā, taču valdošās koalīcijas izveide nevedas. Nepiepildījās līdzšinējās premjerministres Metes Frederiksenas cerības, ka viņas vadītajiem sociāldemokrātiem vēlēšanas nesīs politiskā kapitāla pieaugumu. Tagad parlamentā izveidojušies divi bloki – labējais jeb „zilais” un kreisais jeb „sarkanais” – un ne vienam, ne otram nepietiek balsu vairākumam. Trešais spēks ir liberālā Mēreno partija, kas ieņēmusi izteikti centrisku pozīciju. Tieši viņu balsis, pievienotas vienam vai otram blokam, matemātiski varētu dot vajadzīgo vairākumu, taču mērenajiem nav pieņemams neviens no abu bloku radikālajiem spārniem. Partijas līderis Larss Loke Rasmusens jau paziņojis, ka darbošanās vienā valdībā ar radikāli kreisajiem ekosociālistiem no Sarkani-zaļās alianses nav domājama, tāpat nekādu entuziasmu liberāļiem neizraisa iespējama sabiedrošanās ar nacionālpopulistiem spektra pretējā galā – Dānijas Tautas partiju un citiem. Tā vietā mērenie vēlētos redzēt plašu centriski orientētu koalīciju, kaut ko līdzīgu pirmsvēlēšanu modelim, kurā bez sociāldemokrātiem un mērenajiem ietilpa arī liberālā partija „Venstre”. Tomēr pēdējās vēlēšanas nebija veiksmīgas nevienai no šīs trijotnes partijām, tāpēc tagad nāksies piepulcināt vēl kādu. Ticamākie kandidāti varētu būt labēji centriskā Konservatīvo partija, tāpat diezgan centriskā Sociālliberālā partija un arī demokrātiskie sociālisti no Zaļo kreiso partijas (nejaukt ar radikālāko Sarkani-zaļo aliansi!). Zaļo kreiso līdere Pia Olsena Dīra jau signalizējusi, ka būtu gatava apspriest sadarbības nosacījumus, taču Rasmusens, kā tiek teikts, izteikti taktiski nogaida. Vēl problemātiskāka ir situācija Slovēnijā, kur arī nu jau vairāk nekā mēnesi nav izdevies izveidot valdības koalīciju. 20. aprīlī lielākās parlamenta frakcijas – liberālās Brīvības kustības – vadītājs un līdzšinējais premjerministrs Roberts Golobs paziņoja, ka viņam nav izdevies izveidot vairākuma koalīciju un viņa partija gatavojas darbam opozīcijā. Tagad stafetes kociņš būtu nododams otrai lielākajai parlamenta frakcijai – Slovēnijas Demokrātiskajai partijai. Savulaik izaugusi no antikomunistiskās neatkarīgo arodbiedrību kustības un bijusi kreisas ievirzes, šī partija tās līdera Janeza Janšas vadībā vēlāk migrējusi nacionālisma, konservatīvisma un labējā populisma virzienā. Lai izveidotu koalīciju, Janšam būtu jāpiedabū pievienoties divas mēreni labējās partijas – aliansi „Jaunā Slovēnija – Kristīgie demokrāti” un Demokrātu partiju –, kā arī izteikti labēji populistisko, no pandēmijas laika antivakcīnistu auditorijas izaugušo partiju „Resni.ca”. Nav viegli iedomāties, ka izteikti proeiropeiski sevi pozicionējošie demokrāti būtu gatavi koalīcijai ar galējiem populistiem eiroskeptiķiem no „Resni.ca” un arī pašu Janšu, no kura partijas viņi reiz atšķēlās, kritizēdami līderi par antagonizējošu un populistisku pieeju. Kā norāda novērotāji, tā vien šķiet, ka Slovēnijas politiskie spēki arvien pamanāmāk samierinās ar domu par ārkārtas vēlēšanām. Draudzība ar Kremli – apšaubāma garantija Pilsoņu karš Rietumāfrikas valstī Mali ilgst kopš 2012. gada, kad savu cīņu pret centrālo valdību uzsāka tuaregu separātisti valsts ziemeļos, Azavādas reģionā. Kā tas mēdz notikt islāma zonas valstīs, etniski motivētajā konfliktā drīz iesaistījās radikālās džihādistu kustības – gan neatkarīgi reģionāli grupējumi kā, piemēram, „Boko Haram”, gan globālo tīklu „Al Qaeda”un Islāma kalifāts atzari. Sākotnēji Mali toreiz vēl demokrātisko valdību cīņā pret iekšējiem ienaidniekiem atbalstīja Francija un arī ANO miera uzturēšanas misija, taču 2020. gadā likumīgais prezidents Ibrahims Keita tika gāzts un pie varas nāca hunta ar ģenerāli Asimi Goitu priekšgalā. Pučisti palūdza frančus aizvākties un uzaicināja sev tīkamāku sabiedroto – krievu algotņus no bēdīgi slavenās Vāgnera grupas. Sabiedrojusies ar līdzīgiem režīmiem kaimiņvalstīs Nigērā un Burkina Faso, Mali izveidoja jaunizceptu Rietumāfrikas diktatūru klasteri – Sāhelas valstu aliansi. Jaunie sabiedrotie ļāva gūt zināmus taktiskus panākumus, taču ne izšķirošu uzvaru pār režīma pretiniekiem. Pēc „vāgneriešu” līdera Prigožina nogalināšanas viņa privāto militāro kompāniju nomainīja Krievijas bruņoto spēku struktūra – Āfrikas korpuss. Tikām režīma pretinieki – tuaregu nacionālisti un radikālie islāmisti – pārtrauca savstarpēju apkarošanu un sāka koordinēt savas operācijas pret valdības spēkiem. Džihādisti valsts dienvidos sāka piekopt jaunu taktiku – transportceļu blokādi, apdraudot pirmkārt jau naftas produktu piegādes lielajām pilsētām. Kopš 25. aprīļa Mali hunta piedzīvo nepieredzēti plašu un labi koordinētu savu pretinieku ofensīvu, kuru īsteno Azavādas Atbrīvošanas fronte un ar kustību „Al Qaeda” saistītais džihādistu grupējums Atbalsta grupa islāmam un musulmaņiem. Galvaspilsētas Bamako apkaimē nemiernieki uzbruka lidostai un Kati militārajai bāzei, kur savu pastāvīgo rezidenci ierīkojis huntas līderis Goita. Džihādistu kaujinieks-pašnāvnieks ar sprāgstvielām piekrautu automašīnu ietriecās aizsardzības ministra ģenerāļa Sadio Kamaras rezidencē, nogalinot viņu un ģimeni. Valdības spēku un krievu Āfrikas korpusa karavīri tika bloķēti Kidalas pilsētā un vienojās par netraucētu aiziešanu, atstājot pilsētu nemierniekiem. Uzbrukumi notika vēl vairākām pilsētām, kurās kopš tā laika turpinās karadarbība. Acīmredzot Kremļa draudzība izrādījusies pārāk vāja huntas stabilitātes garantija. Sagatavoja Eduards Liniņš.
5 - Fekete Pákó 30 év után tér vissza Nigériába - felhívtuk őt by Balázsék
00:00 - 6 óra 22:41 - Csökken a víz mennyisége a Magyar tavaknak 42:43 - Lövöldözés volt Donald Trump vacsoráján 59:04 - Kelenföldi túszejtés kapcsán hívtuk fel Kitanics Márk igazságügyi pszichológust 1:18:10 - Fekete Pákó 30 év után tér vissza Nigériába - felhívtuk őt 1:38:02 - Mai felolvasónk: Scherer Péter Jászai Mari-díjas színész
« Le cinéma, c'est du théâtre en conserve », disait un certain Louis Jouvet, qui ne connaissait pas Nollywood. Qu'est-ce qui a poussé Serge Noukoué, le co-fondateur de Nollywoodweek Film Festival dans les salles obscures du cinéma du Nigéria, d'Afrique et des diasporas africaines ? Qu'est-ce qui a poussé cet Afropéen d'origine béninoise à manger du pop-corn en anglais dans le texte ? Même si Dalida, Mandela et les Bleus ont marqué son adolescence, son cœur s'est laissé embarqué par l'Afrique anglophone et son cinéma. Spécialiste des Industries Culturelles & Créatives, Noukoué rêve de renforcer les échanges entre créateurs de l'Afrique anglophone et francophone. Il rêve en couleur d'abolir les frontières de l'imaginaire. Ce rêve est déjà à quelques stations de métro (pour les + chanceux) puisque la 13ème édition de Nollywoodweek Film Festival se tiendra du 6 au 10 mai 2026 au Cinéma l'Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris. Programmation de l'invité : • Jauperi E d'Oxun • Sauti Sol Suzanna.
Le 10ᵉ Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique débute ce lundi pour deux jours dans la capitale sénégalaise. L'occasion pour des chercheurs, des décideurs politiques, des journalistes, d'échanger sur les enjeux régionaux. Il sera beaucoup question de souveraineté : économique, militaire, numérique. Parmi les intervenants, notre invité Afrique ce matin, Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du centre de réflexion citoyen Wathi. Il répond aux questions de François Mazet RFI : Gilles Yabi, le terme de souveraineté revient dans les titres des différents ateliers de ce forum de Dakar. Est-ce parce que la souveraineté des pays africains est particulièrement menacée à l'heure actuelle ? Gilles Yabi : Je crois que, indépendamment des crises actuelles au niveau mondial, la souveraineté des pays africains a toujours été menacée. Les pays africains furent des colonies, notamment d'empires européens, et cela veut dire une dépossession de leur destinée. Et donc on a encore affaire à des États qui sont jeunes dans leurs frontières. Ce qui veut dire que la demande d'espace de souveraineté, même si généralement elle est formulée comme étant une demande absolue de souveraineté, elle est légitime de ce point de vue-là. Je pense que c'est un cheminement historique tout à fait naturel qui est aussi lié au changement générationnel dans les pays africains. Après, effectivement, il est renforcé par les différentes crises, la guerre en Iran, mais avant cela, la guerre de la Russie contre l'Ukraine. On avait déjà beaucoup parlé de la menace, notamment sur le plan économique. Mais aussi, il ne faut pas oublier la pandémie de la Covid-19, qui avait déjà amené au premier plan la question de la souveraineté en Afrique, et pas seulement en Afrique, puisque la question se posait un peu partout à ce moment-là. Nous sommes dans une époque néo impériale, est-ce que les Africains ont le sentiment d'être particulièrement ciblés par les nouveaux appétits des grandes puissances ? Oui, je crois qu'il y a ce sentiment-là, en tout cas lorsqu'on entend les discours sur le continent, y compris au niveau de ce qu'on peut appeler les élites intellectuelles du continent, il y a souvent ce sentiment. Alors, moi, je ne suis pas totalement convaincu que l'Afrique soit spécifiquement ciblée. Elle est ciblée parce qu'évidemment elle a des ressources naturelles. Elle n'est pas la seule à avoir des ressources naturelles, des ressources critiques. D'ailleurs, pour un certain nombre de pays, en particulier, tout ce qui est essentiel pour la transition énergétique, etc. Et, d'une certaine manière, il faut que les pays africains fassent un peu comme les grandes, les moyennes et les petites puissances qui ont cette capacité à identifier à nouveau leurs intérêts, leurs besoins, pas seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme, à avoir une véritable stratégie. Il y a une concurrence entre grandes puissances pour l'accès aux ressources africaines. Chacun met en avant ses forces. Mais est-ce qu'on peut dire que les pays africains choisissent une forme de multi alignement ? Je crois que, pour la majorité des pays africains, oui, on est plutôt dans une tentative de multi alignement pour ne pas être dans une opposition frontale à une grande puissance. Les pays africains comprennent bien qu'ils peuvent aussi jouer justement des rivalités entre les grandes et les moyennes puissances. Il faut qu'en Afrique, on regarde aussi la dynamique des rapports de force internationaux et qu'on regarde la montée de l'Inde, des pays comme la Turquie. Sans doute, pour moi, le pays qui a fait le plus d'avancées dans sa présence sur le continent, dans son influence économique, mais aussi d'ailleurs militaire sur le continent au cours des dix ou quinze dernières années. Donc il ne faut pas regarder seulement les très grandes puissances, il faut regarder tout le monde. Tout ça est d'une très grande complexité. Et au fond, je pense que cela amène surtout la question essentielle d'avoir plus d'anticipation, de centres de recherche intégrés à certaines organisations régionales africaines. Ce sont des questions qui sont extrêmement complexes et qui demandent à ce qu'on ait un suivi permanent. Sur les questions de sécurité qui sont au cœur des échanges à ce Forum de Dakar, c'est la 10ᵉ édition. Au fil des années, vous avez pu constater que la situation sous-régionale se dégrade ? Au Sahel, on a quatre pays constamment parmi les dix les plus touchés par le terrorisme dans le monde depuis plusieurs années : vous avez le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria. Mais on a aussi des pays côtiers comme le Bénin, le Togo qui font leur apparition dans ces classements. Donc on a une extension des zones où nous avons des groupes armés, disons irréguliers, terroristes, mais pas seulement, puisque des milices s'installent aussi. Et cela appelle nécessairement à la poursuite d'une réflexion et d'une action collective. Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait aujourd'hui pour essayer de renverser cette tendance et cette situation assez sombre ? D'abord, l'endiguement ou les tentatives d'endiguement, on ne peut pas y échapper. Il faut surveiller beaucoup plus attentivement les zones frontalières. C'est déjà le cas dans les pays côtiers qui sont les plus exposés. Mais il ne faut pas que ce soit seulement à nouveau une présence militaire. Il faut que ce soit aussi une présence de l'État dans ses fonctions économiques et sociales, parce que les groupes armés profitent toujours de tensions, de frustrations existantes pour s'implanter. Évidemment, la coopération entre les pays de la région est essentielle. Et là, évidemment, on a une grande difficulté parce qu'il faut que ce soit des deux côtés, notamment du côté des pays sahéliens. L'autre élément qu'il ne faut pas oublier, c'est que la logique des groupes armés a toujours intégré les frontières, et notamment l'économie de la violence et de l'insécurité, puisque l'économie informelle permet des échanges transfrontaliers et que les moyens de la violence viennent aussi de tous ces réseaux de criminalité qui ont toujours connecté l'Afrique de l'Ouest sahélienne à l'Afrique de l'Ouest côtière. Donc, depuis très longtemps, ce qu'on devait éviter, la fragmentation de la région, finalement. Malheureusement, les pays eux-mêmes et leurs dirigeants ont contribué à cette fragmentation. Et aujourd'hui, on fait face à un défi très important qui est celui de la coopération au moins sécuritaire, dans un contexte où les trois pays sahéliens ont quitté la Cédéao. À lire aussiSénégal: ouverture du Forum de Dakar dans un paysage sécuritaire africain transformé
La precampaña para las elecciones andaluzas adquiere intensidad, hoy los lideres nacionales intervienen en diversos actos junto a los candidatos andaluces... Pedro Sánchez está en Gibraleón junto a María Jesús Montero y Feijoo en Córdoba con Juan Manuel Moreno ... En Sevilla, tres ministros respaldan a Antonio Maíllo en un acto en la capital. Una jornada en la que hay que lamentar dos muertos en las carreteras. Además la Guardia Civil ha rescatado a otros dos fallecidos, un barranquista en Nigüelas en Granada y un hombre que había desaparecido hace una semana y cuyo cuerpo se ha encontrado en las marismas de Aljaraque. Escuchar audio
« Il est des visites qui agissent comme des révélateurs silencieux, s'exclame Le Matin d'Algérie. Celle de Léon XIV en Afrique du Nord ne saurait être reléguée à un simple épisode marginal : elle constitue au contraire un moment chargé de portée historique et symbolique, révélateur d'une profondeur souvent négligée. Derrière ce déplacement pontifical se profile une réalité que l'Algérie contemporaine peine encore à embrasser : celle d'un passé profondément pluriel, où se croisent le judaïsme, le christianisme, la romanité, l'amazighité et, plus tard, l'islamité. » Cette visite, poursuit le quotidien algérien, « met (donc) en lumière les continuités enfouies, les héritages tus et les filiations souvent négligées. C'est toute une profondeur historique qui ressurgit, obligeant à considérer l'Algérie non comme une identité figée, mais comme un espace de mémoire complexe, traversé par des influences multiples. » Saint-Augustin l'Algérien Et en arrière-plan de cette visite, il y a l'ombre de saint Augustin : « Léon XIV appartient en effet à la famille religieuse des augustiniens, pointe Le Monde Afrique , qui se revendique de la philosophie du théologien, centrée sur les rapports entre foi et raison. Le pape souhaitait ardemment marcher dans les pas de son maître à penser. Il va ainsi visiter les vestiges de son ancienne ville, Hippone, et célébrer une messe dans la basilique qui porte son nom à Annaba. Ce voyage ne se limite cependant pas à l'attachement personnel de Léon XIV à saint Augustin, relève encore Le Monde Afrique. (…) Il s'agit plutôt pour lui de se saisir de cette figure africaine, à cheval entre les cultures puniques, latine et romaine, pour porter un message de dialogue et d'apaisement entre les deux rives de la Méditerranée. "Personnellement, j'espère me rendre en Algérie pour visiter les lieux où a vécu Saint-Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, pour construire des ponts entre le monde chrétien et le monde musulman", avait-il récemment déclaré. » En effet, rebondit le site Algérie Patriotique, « depuis plusieurs années, la diplomatie pontificale a engagé un glissement progressif vers les “périphéries actives”. Afrique, Méditerranée, Asie en transformation, autant de régions où l'Église catholique ne cherche plus seulement à maintenir une présence institutionnelle, mais à écouter les recompositions sociales, politiques et spirituelles du monde. » « Algérophobie » ? Le site TSA, Tout sur l'Algérie, prend pour sa part une tournure plus polémique pour dénoncer ce qu'il appelle « l'algérophobie » de certains médias français. TSA qui s'en prend aux hebdomadaires, Le Point et L'Express, ainsi qu'au Figaro qui publie une interview de Boualem Sansal dans laquelle on peut lire : « Cela sera une visite difficile pour le pape : des chrétiens, des évangéliques, des protestants sont persécutés en Algérie et il va falloir commencer par là. Il va entamer des discussions qui seront déjà balisées et fermées. » Commentaire de TSA : « Sans surprise, l'écrivain, habitué des gros mensonges sur son pays d'origine, en a ressassé plus d'un. Pourquoi tant de terrain ? » Et les migrants ? Libération à Paris souligne qu'il n'y a en Algérie que « quelques milliers de catholiques, une communauté essentiellement composée désormais d'étudiants et de migrants subsahariens. » D'ailleurs, « selon le porte-parole du Vatican, le pape pourrait aborder la question épineuse des migrations, l'Algérie étant une des routes entre le désert et la mer Méditerranée. La présence catholique (dans le pays) est, en fait, symbolique mais… historique, pointe le quotidien français, longtemps associée, pour le pire, à la puissance coloniale. Trouvé après l'indépendance de l'Algérie, un certain modus vivendi a été fragilisé, dans les années 90 et 2000, par le prosélytisme et l'expansion des évangéliques, notoirement en Kabylie, avant que le pouvoir algérien n'y ait mis un coup d'arrêt, en 2006, par une ordonnance. Cela a entraîné la fermeture de nombreux lieux de culte, l'interdiction, dans les faits, de convertir les musulmans. » Et Libération de conclure : « Le pape ira-t-il sur ce terrain-là ? L'affaire, en soi, relève du tabou. » Et les pays en crise ? Enfin cette remarque du quotidien Le Pays au Burkina Faso : « La tournée africaine du pape intervient dans un contexte où le continent est confronté à de nombreuses crises. (…) Et s'il y a des regrets que l'on peut nourrir par rapport au choix des pays par le Vatican, c'est bien l'absence de pays en crise Il ne fait l'ombre d'aucun doute que les Maliens, Burkinabés, Nigériens, Nigérians, Soudanais ou Congolais, qui souffraient du martyre, auraient aimé se voir réconfortés par la visite de Sa Sainteté. »
Bientôt le retour sur Terre pour l'équipage d'Artémis 2, après leur mission autour de la Lune. Les quatre astronautes - Etatsuniens et Canadien - doivent amerrir ce vendredi 10 avril au soir, au large de la Californie après un vol historique et des photos inédites. Une mission suivie de près par Tidiane Ouattara, président du conseil de l'Agence spatiale africaine, organe de l'UA. Le continent ambitionne de monter en puissance dans les programmes spatiaux. Pas pour marcher sur la Lune, mais pour des applications très concrètes de communication, de sécurité ou de prévisions météo. Depuis Le Caire où siège l'agence, Tidiane Ouattara est l'invité de RFI. RFI : Docteur Tidiane Ouattara, vous avez suivi la mission Artemis 2, qu'est-ce qui vous a marqué ? Docteur Tidiane Ouattara : Sincèrement, je suis très ému. C'est un signe d'espoir. Artemis 2 annonce un signal clair : on veut résider sur la Lune et il y a beaucoup de développements techniques et scientifiques qui en découleraient. Donc, pour nous qui sommes passionnés de l'espace, nous sommes en joie. Mais au-delà de cela, nous sommes heureux de voir que de nouvelles découvertes scientifiques et technologiques nous permettraient, nous Africains, de sauter des pas ou de faire des pas de géant dans le développement socio-économique en termes d'infrastructures numériques. Aujourd'hui, une vingtaine de pays africains disposent de programmes spatiaux. Il y a les pionniers, l'Égypte, l'Afrique du Sud, le Nigéria, le Maroc ou l'Algérie. C'est un secteur qui progresse sur le continent ? Oui, tout à fait. Vous avez cité des pionniers. Il y a aussi les nouveaux pays qui sont le Rwanda, l'Éthiopie, le Gabon, le Sénégal, j'en passe. Il y a des nouveaux joueurs, mais la quasi-totalité des pays africains sont de gros consommateurs des produits spatiaux. Donc notre rôle au niveau politique sera de coordonner les programmes spatiaux de telle sorte que ceux qui n'ont pas de programme puissent en bénéficier. L'Afrique est le prochain eldorado des affaires spatiales. Quelles sont les applications concrètes de ces programmes spatiaux pour le quotidien ? Parfois, quand on est en face des autorités, on nous pose la question : « Nous avons des problèmes d'eau, et vous me parlez d'espace. » Je peux vous dire que l'espace permet de résoudre deux ou trois problématiques en ce qui concerne l'eau. Par exemple, lorsque nous sommes en train de chercher les meilleurs endroits pour creuser des puits, pour quelque chose qui doit prendre cinq ans, avec l'espace on identifie en six mois, un an, les zones potentielles. Deuxièmement, l'espace nous permet de regarder et d'analyser la qualité de l'eau. Troisièmement, l'espace nous permet la gestion de l'eau pour l'irrigation. En termes de sécurité et défense, grâce à l'espace, nous pouvons voir le mouvement des engins, des personnes et des événements. Et quand je parle d'événements, je parle d'inondations, je parle de l'évolution des volcans, et cetera. Donc, l'espace nous permet en un clin d'œil d'avoir de l'information, parce que c'est ce qui est important pour le décideur. Mais le spatial, ce sont aussi de gros investissements de long terme. Pour certains gouvernements, face à des besoins sociaux qui sont immédiats, est-ce que ce n'est pas un luxe ? Ah non, l'espace n'est plus un luxe. La première raison, c'est que l'espace qui coûtait des centaines de millions de dollars et qui était mené par des gouvernements des pays les plus riches et qui prenait 5 à 10 ans, ce budget est carrément réduit. Vous avez toutes sortes de satellites aujourd'hui, vous avez des CubeSats, vous avez des nanosatellites. Il est important aujourd'hui de dire que ce sont des investissements qui valent la peine. Il y a deux ou trois ans, en Afrique de l'Ouest, par exemple, il y avait des câbles sous-marins qui étaient sectionnés pendant plusieurs jours. Certains pays ont été complètement à l'arrêt. Si nous avions à ce moment un satellite, le satellite viendrait en complémentarité pour réduire ces impacts ou ces pertes. Personne ne peut aborder l'espace seul. Donc, la coopération internationale, la collaboration intra-africaine, voici des éléments à regarder pour pouvoir mutualiser les ressources, que ce soient les ressources financières, que ce soient les ressources humaines. Combien de satellites africains sont aujourd'hui en orbite ? Pour ce que nous savons, nous, parce qu'il y a aussi des satellites militaires, nous parlons d'une soixantaine parmi des milliers et des milliers de satellites dans l'espace. Ce n'est rien. Mais cependant, au fur et à mesure que les années passent, les Africains commencent à se préparer à lancer plus de satellites. La Chine finance des satellites pour plusieurs pays africains. La Russie avait lancé Angosat 2 pour l'Angola, on a vu des accords avec SpaceX de l'Américain Elon Musk, est-ce que l'espace africain est aussi l'espace d'influence géopolitique ? Absolument. L'Angola a aussi signé un contrat avec Airbus, hein ! Oui, comme dans tous les domaines. On ne peut pas échapper à la géopolitique. Cependant, ce qui est important pour nous, c'est, qu'est-ce que l'Afrique tire comme profit ? Que ce soit la Chine, que ce soit la Russie, que ce soit l'Europe, que ce soient les États-Unis, l'Afrique est ouverte à tout le monde. Maintenant, il ne faut pas s'attendre à ce que l'Afrique suive un pays par idéologie. Nous attendons que les partenaires nous proposent des choses et que nous aussi, nous puissions faire des contre-propositions dans un système gagnant-gagnant. Aujourd'hui, les satellites africains sont lancés depuis l'étranger. Est-ce qu'on peut imaginer, à terme, que le continent abrite une infrastructure de lancement de satellites ? Ah oui, voyez-vous, géographiquement nous sommes nantis. La zone équatoriale aujourd'hui est une zone propice pour le suivi de beaucoup de satellites. Nous avons des zones désertiques ou des zones marines qui peuvent facilement permettre le lancement. C'est un de nos rêves. ► Entretien à retrouver en intégralité sur rfi.fr À lire aussiArtémis II: les astronautes ont battu le record de distance dans l'espace et survolé la face cachée de la Lune
Notre Grand Invité Afrique nous emmène ce matin dans le désert nigérien, au nord de Tesker. C'est là qu'une équipe de scientifiques a découvert une nouvelle espèce de dinosaure, qui a vécu il y a 95 millions d'années. Découverte décrite dans la revue scientifique « Science » au mois de février. Son nom : Spinosaurus mirabilis. 12 mètres de long, un museau allongé et cet élément caractéristique : une grande crête sur la tête. Pour en parler, qui mieux que le paléontologue américain qui a dirigé l'expédition, en 2022 ? Paul Sereno, professeur à l'université de Chicago, répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : Vous avez découvert une nouvelle espèce de dinosaure au Niger. Pouvez-vous nous dire à quoi ressemble le Spinosaurus mirabilis ? Paul Sereno : C'est un grand animal. Un grand prédateur avec des caractéristiques un peu particulières au niveau de la tête pour lui permettre d'attraper des poissons. Le Spinosaurus avait une grande épine dorsale. Ce qui fait surtout la spécificité de cette nouvelle espèce, c'est la crête qu'il avait sur la tête. Une crête vraiment spectaculaire, en forme de sabre courbé. C'est l'une des plus grandes jamais découvertes chez un dinosaure prédateur. Que savez vous de cette crête, servait-elle à quelque chose ? Nous pensons que sa crête était ornementale. Étant donnée sa position, juste au-dessus des yeux, il semble difficile qu'elle ait pu servir d'arme. Plusieurs d'entre elles ont aussi des bords un peu fragiles, et sont asymétriques. Toutes ces raisons nous font dire que c'était plutôt décoratif, comme on peut encore le voir chez certains oiseaux modernes. Y a-t-il d'autres dinosaures auxquels on peut le comparer ? Et bien, le Spinosaurus est vraiment à part. D'abord, on ne le trouve qu'en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Ces dinosaures sont des prédateurs, mais ce sont aussi les mieux adaptés à une vie au bord de l'eau. Ce sont des bipèdes, comme d'autres espèces de dinosaures. Mais le Spinosaurus mirabilis, comme son cousin le Spinosaurus Aegypticus, a ses propres caractéristiques. Par exemple, ses dents s'imbriquent quand il ferme la mâchoire. Ça, c'est une spécificité pour attraper des poissons glissants dans les rivières et sur les berges. Comment réagit-on quand on découvre une nouvelle espèce de dinosaure ? Ça n'arrive pas tous les jours, quelle a été votre réaction quand vous avez compris ? Nous avons été surpris. Certains membres de l'équipe ont pleuré. Mais tous, nous étions euphoriques. C'est un moment exceptionnel, quand on travaille dans cette partie du désert, qu'on fait une découverte et qu'on se rend finalement compte de la nature de cette découverte. Avec nos moyens modernes, à l'ère du numérique, non seulement nous avons pu savoir exactement où nous nous trouvions. Mais nous avons aussi été capables de prendre des photos des ossements pour les assembler. C'est ce que nous avons fait. Et donc, on était là, au milieu du Sahara, à regarder ces images sur un ordinateur portable alimenté par un panneau solaire. C'est vrai que c'est un moment dont on se souviendra. Quand vous faites une mission, vous envoyez ce que vous trouvez aux États-Unis pour l'étudier. Ensuite, est-ce que vous renvoyez tout au Niger ? C'est ce que vous allez faire ? Renvoyer les fossiles de ce nouveau dinosaure et le reste au Niger après étude ? Oui, mais en plus de renvoyer les fossiles au Niger - d'ailleurs certains ossements du Spinosaurus sont déjà au Niger - nous avons lancé un grand projet pour monter un centre du patrimoine nigérien dans la meilleure université du pays, à Niamey. Il existe aussi des plans très détaillés pour créer deux musées au Niger. L'un en plein cœur de la capitale, pour raconter l'histoire des dinosaures africains et des populations anciennes qui ont peuplé le pays. L'autre à Agadez, dans le nord du Niger. C'est un projet qui suscite beaucoup d'enthousiasme ici. On dit que le désert nigérien est un cimetière de dinosaures. Y a-t-il encore beaucoup de choses à y découvrir ? Absolument. Nous avons visité de nombreux sites qui sont incroyables. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à découvrir. Quand vous visitez le Sahara, vous avez la sensation de vous trouver sur une autre planète. C'est un sentiment merveilleux : celui d'être dans un lieu en pleine nature, où il n'y a pas de routes, où vous pouvez découvrir des choses, où personne n'a encore marché. Donc oui, il y aura encore beaucoup de découvertes. C'est pour ca que le Niger a besoin d'avoir ses propres archéologues, ses propres paléontologues, ses propres muséographes. Pour pouvoir conserver cet incroyable héritage et le présenter aux Nigériens, mais aussi aux Africains et au monde entier. À lire aussiNiger: découverte d'un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a 95 millions d'années
Dans ce dernier épisode, je mets en lumière un fait peu connu de l'histoire de l'esclavage que l'on appelle "Igbo Landing" à travers un récit de fiction empathique.Le choix de ce sujet renoue avec une thématique essentielle du podcast : l'Histoire, et comment celle-ci nous a été racontée et transmise. Et surtout, il résonne avec l'époque troublée que nous vivons actuellement.Pour l'heure, je vous emmène dans un voyage dans l'espace et le temps, de l'Afrique (actuel Nigéria) aux Etats-Unis... Nous sommes en 1803...Bonne écoute...Crédits musique : Midst of Life (Christoffer Moe Ditlevsen, Anna Dager, Hannah Ekström)Wau Wau Collectif - Yaral Sa Doom (Sahel Sound)Adherence (Christoffer Moe Ditlevsen, Hannah Ekström)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est à la Une d'Afrik.com : « RSF, Reporters Sans Frontières, alerte sur une hausse record des arrestations de journalistes à l'est de la République démocratique du Congo ». Arrestations donc, mais aussi « menaces, exils forcés et journalistes tués s'accumulent dans un contexte marqué par l'intensification du conflit armé ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : « 500 journalistes arrêtés dans la région des Grands Lacs au cours des dix dernières années, dont plus de la moitié en RDC. Cinq journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions, depuis 2021, dont quatre dans les seules provinces de l'est ». Quelques détails donnent une idée de ce que les journalistes peuvent subir : « Certains ont été enfermés dans des conteneurs transformés en prison de fortune ». Pour RSF, les journalistes de la RDC sont pris « entre le marteau et l'enclume », « le marteau des FARDC (l'armée congolaise) », d'un côté et « "l'enclume du M23" de l'autre ». D'un côté, « les rebelles du M23 imposent une véritable "formation idéologique" à certains journalistes et censurent les programmes des radios communautaires pour imposer leur narratif. Et de l'autre, le gouvernement et l'armée congolaise accusent les professionnels des médias de complicité avec l'ennemi ou le Rwanda, dès que le ton ne leur convient pas ». « Parfois, explique encore RSF, les journalistes abandonnement purement et simplement leur métier pour sauver leur vie. » Accusations rejetées Le Sénégal contre-attaque face aux accusations du Financial Times. Le quotidien économique et financier britannique, avait accusé le Sénégal « d'avoir secrètement emprunté, en 2025, 650 millions d'euros, pour éviter un défaut de paiement ». Accusations rejetées par le ministre sénégalais des Finances, Cheikh Diba. Mali Actu, nous explique ainsi qu'il « a catégoriquement réfuté les récentes accusations du Financial Times, insistant sur la légalité et la transparence des opérations financières de type "total return swap"». Cheikh Diba « assure même que ces mécanismes financiers ont permis au Sénégal de réaliser une économie substantielle de 35 milliards de francs CFA, en 2025 ». Sénéplus a lui aussi suivi la conférence de presse du ministre des Finances sénégalais. « Son argument massue, nous dit Sénéplus, repose sur l'avantage financier procuré par ces instruments. Selon Cheikh Diba, si le Sénégal avait choisi de se financer sur le marché des Eurobonds, il aurait payé un taux entre 12% et 15% en moyenne en 2025, contre un taux de 7% avec le mécanisme financier du "total return swap" ». Hier, le ministre sénégalais des Finances « a également contesté l'autorité du Financial Times », estimant que « c'était un journal de référence, mais qu'il n'était pas infaillible ». Contraints de combattre contre l'Ukraine Enfin, la guerre en Ukraine revient à la Une de l'actualité sur le continent. C'est Africanews qui l'annonce : « 15 Zimbabwéens sont morts sur le front pour la Russie ». Et le gouvernement du Zimbabwe, assure qu'il « intensifie ses efforts diplomatiques pour rapatrier 66 autres Zimbabwéens encore en vie ». Le ministre de l'information Zhemu Soda, « a expliqué que les victimes zimbabwéennes avaient reçu des offres d'emploi trompeuses et lucratives de la part d'agences de recrutement "frauduleuses", utilisant les plateformes de réseaux sociaux comme principal terrain de chasse ». Autrement dit, précise encore le ministre, « les victimes se voient promettre des salaires attractifs et des conditions de travail sûres, mais elles finissent privées de leurs documents de voyage et contraintes de participer activement aux combats ». Le Zimbabwe n'est pas un cas isolé, rappelle AfricaNews : « d'autres pays comme l'Afrique du Sud, le Kenya et le Nigéria ont eux aussi signalé des cas similaires de leurs ressortissants, "trompés" et qui ont fini par se retrouver "en première ligne du conflit" ».
Neste programa Semana em África, voltamos aos temas que marcaram os nossos noticiários. O destaque vai para os receios manifestados em torno das consequências da guerra no Médio Oriente sobre as economias africanas. A guerra no Médio Oriente está a preocupar também os países africanos. Em Cabo Verde, o Presidente José Maria Neves apelou ao bom senso e ao diálogo entre os países envolvidos, defendendo uma solução pacífica para a crise. “Na verdade, as guerras nunca resolvem os problemas. Destroem, criam problemas humanitários, criam também ressentimentos e geram mais violência. Nós sempre temos apelado ao respeito pela soberania dos países, ao respeito pelo direito internacional e para o diálogo e a solução negociada dos conflitos. E, na linha da nossa Constituição da República, são esses os princípios que nós defendemos. Independentemente dos países ou dos protagonistas, são esses os elementos que Cabo Verde defende na arena internacional. Resta-nos apelar ao bom senso, ao diálogo e à solução negociada deste conflito”, afirmou o chefe de Estado cabo-verdiano. Em termos económicos, o vice-primeiro-ministro e ministro das Finanças, Olavo Correia, admitiu que a subida de mais de 10 pontos percentuais no preço do petróleo na última semana vai ter implicações directas na economia do arquipélago. “Ninguém está preparado para situações imprevisíveis. Temos de nos preparar em todo o mundo. Os Estados Unidos, a França, a Alemanha e também Cabo Verde têm de se preparar. Estamos perante um novo contexto e todos nós temos de nos adaptar a esta realidade, que terá implicações a nível económico. Com o aumento do preço do petróleo, que subiu mais de 10 pontos percentuais, apenas na última semana, haverá impactos directos na economia cabo-verdiana", declarou Olavo Correia. Já Angola pode estar entre as economias mais beneficiadas em África devido à guerra dos EUA e Israel contra o Irão, devido à subida dos preços do petróleo e melhores condições financeiras da dívida. A informação foi adiantada à Lusa pela analista da Bloomberg Economics Yvonne Mhango, que disse que Angola, Nigéria e Gana podem tirar benefícios da subida do preço do petróleo, enquanto a República Democrática do Congo, a África do Sul e o Quénia poderão estar entre os mais afectados. Mas de um modo geral, a analista adverte que "para a maioria das economias africanas, preços mais altos do petróleo significam moedas mais fracas e renovada pressão sobre a inflação, o que poderia colocar novamente em discussão uma subida nas taxas de juro". Ainda em Angola, o porta-voz da CEAST - a Conferência Episcopal de Angola e São Tomé - Belmiro Chissengueti, alertou para os efeitos do “fim do multilateralismo”. “Nós estamos numa realidade e num panorama mundial em que os organismos multilaterais parecem que hoje estão bastantes fragilizados, há anos quando falávamos das Nações Unidas pelo menos eram ouvidas, mas hoje sentimos praticamente os efeitos do fim do multilateralismo, daí a opção de uma única potência mundial ditar as regras”, declarou nesta segunda-feira em Luanda o porta-voz da CEAST, Belmiro Chissengueti durante a conferência de imprensa de balanço da I Assembleia Plenária da CEAST. Na Guiné-Bissau, o primeiro-ministro do Governo de transição, Ilídio Vieira Té, afirmou, esta semana, que o país está preocupado com as consequências da guerra no Médio Oriente e que está a tomar medidas preventivas sobre o aumento do petróleo. Ainda em Cabo Verde, um alerta do FMI para os efeitos na Segurança Social do declínio populacional levou o governo a ponderar aumentar a idade de reforma. O Primeiro-ministro, Ulisses Correia e Silva, falou dessa possibilidade e em um estudo em curso. "Este estudo está em curso, um estudo que tem de ter uma boa base de sustentabilidade porque aqui temos de garantir não só aquilo que pode ser qualquer mexida no sistema de reforma, pois temos de ter em conta também as contribuições, particularmente num país que está a mudar a sua pirâmide de idade", começou por dizer o governante. "Hoje temos mais velhos, temos maior esperança de vida, as pessoas vivem mais. A viverem mais, consomem mais da Segurança Social, através da assistência médica, medicamentos e tem uma pressão maior para a Segurança Social", explicou o chefe do governo de Cabo Verde. "Por outro lado, há uma tendência de redução do número de contribuintes. Aquilo que está a acontecer na Europa vai acontecer aqui, em Cabo Verde, num período de aproximadamente uns vinte anos. Muito trabalho já foi feito, tem de ser depois aprovado em sede do Conselho de Concertação Social", rematou. Em Moçambique, a presidente do Instituto Nacional de Gestão de Risco de Desastres, Luísa Meque, indicou estar atenta aos alegados casos de desvios de donativos para as vítimas das cheias e inundações. “Nós, como instituição, a nossa maior preocupação é que todos os bens que são levados para os centros de acomodação sejam entregues aos beneficiários, que são, de facto, as pessoas que têm de receber os bens. Agora, temos que trabalhar com todos aqueles que estão lá, que estão com comportamentos que não são abonatórios, para o sucesso do nosso trabalho”, vincou Luísa Meque. Ainda em Moçambique, arrancaram esta semana as aulas para este ano lectivo, depois de cheias e inundações terem afectado mais de 400 infra-estruturas escolares. Sete escolas continuam a ser utilizadas como centros de acolhimento para as vítimas das intempéries e 15 permanecem sitiadas. O Presidente Daniel Chapo defendeu o investimento na educação. “Investir na educação não é uma despesa, pelo contrário: é uma estratégia e uma opção política do Estado no investimento no futuro”, afirmou Daniel Chapo. Daniel Chapo sublinhou que a actual geração tem a missão de conquistar a independência económica: “Essa conquista começa aqui, na escola, na educação. Não haverá industrialização robusta sem um ensino secundário forte, não haverá economia digital sem ciência nas salas de aula e não haverá soberania plena sem construirmos, e continuarmos a construir, este futuro”, disse. Em São Tomé e Príncipe, decorreu esta semana o Forum de Soluções e Investimento dos Pequenos Estados Insulares Africanos em Desenvolvimento. Na abertura do evento, o chefe do governo são-tomense disse que “este fórum representa um passo estratégico, decisivo na conjugação de esforços para acelerar a transformação dos sistemas agrícolas e alimentares com vista a erradicação da pobreza, eliminação da fome, combate à má nutrição e a redução da desigualdade” nos pequenos países insulares do continente. Américo Ramos reconheceu que o tempo exige celeridade nas acções de luta contra a insegurança alimentar: "Constatamos com preocupação que precisamos acelerar o ritmo das nossas acções, para corresponder às expectativas dos nossos concidadãos, sobretudo os mais vulneráveis no que respeita ao direito de acesso à alimentação adequada.”
Taye Taiwo se livre comme jamais : l'OM le Nigeria, Okocha et KanuDécouvrez l'interview exclusive de Taye Taiwo dans Colinterview, où l'ex-international nigérian se livre sans filtre sur ses souvenirs de CAN avec le Nigéria, mais aussi sa carrière à l'Olympique de Marseille. De son arrivée emblématique grâce à Pape Diouf à son départ brutal vers le Milan AC, Taye revient sur les moments clés de son parcours. Il évoque également sa descente aux enfers après l'OM et partage des anecdotes inédites sur ses coéquipiers à travers les années. L'interview se plonge aussi dans la douloureuse demi-finale de la CAN 2006 perdue face à la Côte d'Ivoire, ainsi que sa rencontre marquante avec Lionel Messi et l'Argentine lors de la Coupe du Monde 2010. Un entretien sans tabou, rempli de révélations qui vont vous surprendre !
Avec la guerre en Iran, les producteurs d'or noir du continent sont sur le devant de la scène… C'est du moins ce que constate Afrik.com. « Si l'escalade guerrière actuelle menace l'équilibre énergétique mondial, elle représente paradoxalement une opportunité majeure pour les pays africains producteurs de pétrole : Nigéria, Algérie, Libye, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale notamment. Le continent, qui produit collectivement plus de 8 millions de barils par jour, est en position de tirer un bénéfice considérable de cette redistribution forcée des flux énergétiques planétaires. » Et Afrik.com de rappeler que « le continent africain compte sept des treize membres de l'OPEP et dispose de réserves prouvées de 125 milliards de barils, soit 7,5 % du total mondial. Surtout, la qualité du brut africain correspond précisément aux besoins des acheteurs habituels de pétrole iranien. Par le passé, lors des précédents régimes de sanctions contre l'Iran, c'est vers le Nigéria, l'Angola et l'Irak que les importateurs se sont massivement tournés. (…) L'Union européenne, qui avait remplacé le brut iranien par des importations nigérianes lors de l'embargo de 2012, pourrait emprunter le même chemin. L'Afrique du Sud avait fait de même en se tournant vers le Nigéria, l'Angola et l'Arabie saoudite. » L'exemple de l'Algérie De plus, souligne encore Afrik.com, « l'avantage pour l'Afrique pétrolière est double. Premièrement, la hausse mécanique des cours augmente la valeur de chaque baril exporté. Deuxièmement, la récente décision de l'OPEP d'augmenter les quotas de production de 206 000 barils par jour dès avril ouvre explicitement la porte à une hausse des volumes africains. L'Algérie, membre du groupe des huit pays concernés par cet ajustement, en est directement bénéficiaire. » Le site Observ'Algérie confirme : « Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 80 dollars, la différence avec le prix de référence pourrait donc atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l'État algérien. » Soupe à la grimace pour le consommateur… Alors si les producteurs africains d'or noir pourraient tirer leur épingle du jeu, le consommateur de base, lui, risque de subir la hausse du prix du carburant. D'après Jeune Afrique, « si la situation persiste, la fermeture du détroit d'Ormuz sera une catastrophe pour l'économie mondiale et les répercussions sur la distribution de carburant en Afrique seront importantes. Massivement importateurs de produits pétroliers raffinés, les pays africains s'exposent comme ailleurs à la flambée des prix et la menace de pénurie. » Exemple au Sénégal : le Sénégal, relève Dakar Actu, qui « importe la quasi-totalité du pétrole raffiné qu'il consomme. La pêche artisanale, l'agriculture, le transport, l'électricité, tout dépend du carburant importé. Une hausse brutale des prix à la pompe se traduirait immédiatement par une hausse du coût de la vie, des délestages électriques intensifiés et un appauvrissement rapide de pans entiers de la population. » Certes, poursuit Dakar Actu, « le Sénégal est en train de basculer dans le camp des producteurs d'hydrocarbures. Le champ pétrolier de Sangomar a démarré sa production. Mais cette manne ne protégera pas le pays à court terme. Le Sénégal n'a pas encore la capacité de raffiner son propre brut ni de réorienter sa production de gaz vers sa consommation domestique. » Injustice… Interrogé par Walf Quotidien à Dakar, l'économiste Mor Gassama confirme : « Si le prix du pétrole flambe, cela va se répercuter sur ceux des denrées et de tous les produits dérivés aussi bien pour le Sénégal que le monde entier. Plus le conflit dure, poursuit-il, plus il y a la menace d'une inflation généralisée. » Alors que faire ? « Le Sénégal doit se préparer à toutes les éventualités, avoir un stock de sécurité », affirme encore Mor Gassama. Et surtout, « utiliser le pétrole que l'on produit sur nos côtes » et, pour ce faire, « permettre à la SAR, la Société africaine de raffinage, de le raffiner en masse. » Et on revient à Dakar Actu qui conclut ainsi : « l'Afrique, otage silencieuse d'une guerre qui n'est pas la sienne… Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce qui se joue. L'Afrique n'est en rien responsable du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Et pourtant, ses populations pourraient en payer un prix exorbitant. »
Makoko, přezdívané „africké Benátky“, je největší plovoucí slum na světě. Leží na laguně u nigerijského velkoměsta Lagos, přímo naproti luxusní čtvrti Victoria Island – jednomu z nejdražších míst v Africe. Kontrast mezi domy z prken a plechu postavenými na kůlech a mrakodrapy na protějším břehu patří k nejvýraznějším symbolům extrémní nerovnosti v Nigérii.
In this deeply personal and wide‑ranging episode of Equine Assisted World, Rupert Isaacson speaks with longtime colleague and friend Karla Brahms of Wellenreiter in the Odenwald, Germany — a region steeped in myth, forest, and living horse culture.What begins as a conversation about equine‑assisted practice unfolds into an intimate exploration of grief, love, resilience, and the sacred role horses play in helping humans navigate life's darkest passages.Karla shares her evolution from decades of forest‑based therapeutic riding with children into her current work integrating NIG (Neuro‑Imaginative Gestalt) constellation methods with horses. Through spontaneous drawing, embodied awareness, and equine presence, she helps clients access inner wisdom beyond intellectual processing.The conversation then turns to the death of her husband, musician Jan, and the profound grief that followed. Karla speaks openly about ritual, laying out the body at home, identity loss, and how horses — through presence, warmth, and simple being — helped her remain anchored in the present.This episode explores what modern culture has lost around death and ceremony — and how horses may help us reclaim a more honest, embodied relationship with grief.If you want to support the show, you can do so at Patreon: https://www.patreon.com/LongRideHome
durée : 01:03:28 - Documentaire : La samba des Agudàs, les brésiliens du Bénin - par : Péroline Barbet-Adda - Descendants à la fois de négriers et d'anciens esclaves du Brésil « retournés » tout au long du XIXe siècle sur les rivages des actuels Bénin, Togo et Nigéria, les Agudàs, connus aussi comme les "afrobrésiliens" commémorent leurs racines brésiliennes lors de la fête annuelle de Bonfim fin janvier. - réalisé par : Max James Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:59:05 - La Série musicale - par : Zoé Sfez - Hommage à la légende ghanéenne Ebo Taylor, ce grand représentant du highlife qui nous a quittés à 90 ans. Moins connu que son ami, le Nigérian Fela Kuti, il reste une figure centrale dans l'invention du son qui a façonné l'histoire musicale de l'Afrique de l'Ouest. - réalisation : Thomas Jost
Severná Amerika: Ďalší škandál ICE Latinská Amerika: Trump škrtí kubánsky režim Ázia: Veľký triumf japonskej premiérky Afrika: Americkí vojaci v Nigérii
durée : 00:03:29 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le pays est traversé par de plus en plus de massacres, hier deux villages dans le Nord-Ouest du Nigéria ont été pris d'assaut par des djihadistes, affiliés à l'Etat islamique selon les autorités. Au moins 170 personnes ont péri sous les balles des terroristes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:29 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Le pays est traversé par de plus en plus de massacres, hier deux villages dans le Nord-Ouest du Nigéria ont été pris d'assaut par des djihadistes, affiliés à l'Etat islamique selon les autorités. Au moins 170 personnes ont péri sous les balles des terroristes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Radio Foot en direct ce mercredi à 16h10 T.U. au sommaire : - CAN 2025, le dernier carré. ; - CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. CAN 2025 : le dernier carré. 4 ans après l'affrontement en finale de l'édition 2021, retrouvailles, cette fois-ci à Tanger, entre Sénégalais et Égyptiens. Le collectif des Lions de la Teranga est-il mieux huilé que celui des septuples champions continentaux ? L'Égypte, souvent prudente, va-t-elle piquer d'entrée comme ce fut le cas face aux Éléphants en quarts ? Match à usure et prolongation comme au Cameroun ? - Face-à-face attendu Mané/Salah, chacun espère un titre avec ses coéquipiers. Les grands joueurs se révèlent dans les moments-clé ? Match à suivre avant même le 1er coup de sifflet dès 16h50 T.U. pour les auditeurs africains. Avant-goût de ce choc de l'après-midi avec Antoine Grognet et Thomas de Saint Léger au Maroc. CAN 2025, le duel de la soirée : Super Eagles contre Lions de l'Atlas. Autre face-à-face aux allures de finale, le 6è entre Nigérians et Marocains à la CAN. Spectacle attendu et au rendez-vous ? Les Verts possèdent l'attaque la plus prolifique (14 buts), les Rouges, la défense la plus hermétique. Lookman, Osimhen d'un côté, Diaz et Hakimi de l'autre. Un pays hôte qui se rapproche de l'objectif final, et une pression de plus en plus forte ? Quelle ambiance à Rabat à quelques heures du coup d'envoi ? Défaite impossible pour le peuple et les supporteurs marocains qui veulent pousser leurs Lions jusqu'au bout ! Nous prendrons le pouls dans la capitale avec Christophe Jousset sur place. Intégrale sur les antennes africaines, dès 19h40 T.U. Cédric De Oliveira et Joseph-Antoine Bell également aux commentaires. Pour entourer Annie Gasnier : Ibrahima Traoré, Cherif Ghemmour et Yoro Mangara. Technique/réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l'Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l'Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d'achat ou l'inflation mais le fonctionnement du système politique. L'enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l'État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d'une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l'opinion face à un pouvoir qu'il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd'hui l'exécutif et le Parlement s'ajoute la difficulté qu'éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l'intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s'est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l'État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd'hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d'histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s'est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d'espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l'aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu'ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d'Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d'autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l'enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d'un monde où l'appartenance à une sphère d'influence l'emporte sur la souveraineté. Une sphère d'influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n'ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.