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La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. À lire aussiMali: à Bamako, le Premier ministre algérien plaide pour un renforcement des relations entre les deux pays
124 milliards de dollars : c'est le montant des transferts d'argent qui ont été effectués vers l'Afrique en 2025. C'est une hausse de 86 % par rapport à il y a 10 ans, révèle une étude du Fonds international de développement agricole (Fida) publiée en ce début de semaine. Cinq pays (Égypte, Nigéria, Maroc, Éthiopie, Kenya) reçoivent les trois quarts des transferts. Cependant d'autres régions, l'Afrique de l'Ouest en particulier, ont enregistré un boom important. Dans la Goutte-d'Or à Paris pullulent les officines de transfert d'argent. Dans cette petite boutique de la rue Doudeauville, le guichet ne désemplit pas. Les habitudes sont rodées. Pièce d'identité, numéro de téléphone, Mohamed sort un billet de 50 euros. Il transfère chaque mois de l'argent vers le Sénégal. « Pas beaucoup d'argent », estime-t-il. Pour ce boucher, arrivé il y a 10 ans à Paris, la question de faire des transferts d'argent à la famille ne se pose même pas. « Il y a des gens au bled qui sont malades. On envoie de l'argent pour des médicaments. C'est ça le but. S'il y a des problèmes, ils nous le disent et [on essaie] de régler ça. C'est un peu dur mais on les soutient parce qu'on est là pour eux. On travaille pour la famille », témoigne Mohamed. Les flux d'argent de la diaspora en Afrique de l'Ouest ont explosé ces dernières années. +65 % au Sénégal, +417 % en Côte d'Ivoire. Plusieurs raisons à cela, selon Luc Kpenou, consultant en systèmes de paiement et service digital. « Le mobile money, forcément, a ramené de la proximité. On n'est plus limité simplement au fait qu'on n'est pas bancarisé. Et la faiblesse des agences bancaires a été remplacée par le maillage des distributeurs de mobile money qui sont un peu partout. Donc déjà, cette proximité, cette facilité d'usage est vraiment l'un des critères les plus importants », explique l'expert. Autre facteur, la concurrence qui s'est faite dans la région. « C'est plutôt un facteur stabilisateur » « Plusieurs acteurs ont été obligés de réajuster leur modèle économique pour s'aligner un peu sur les nouveaux entrants qui sont venus et qui étaient quand même assez agressifs en termes de tarification. Ça a été profitable pour les usagers. Quand le transfert coûte moins cher, forcément vous avez tendance à transférer un peu plus et plus souvent », poursuit Luc Kpenou. Autre facteur, les corridors de travailleurs saisonniers dans la région qui dynamisent ces flux financiers. Ces transferts d'argent représentent parfois près d'un quart du PIB des États, c'est le cas aux Comores, par exemple, en Gambie ou au Liberia. Pour Frédéric Ponsot, expert du Fida, cette dépendance aux flux de la diaspora n'est pas une fragilité. « C'est plutôt un facteur stabilisateur, assure-t-il. Dans le même temps, comme vous le savez, l'aide au développement a beaucoup diminué. Et puis les investissements directs étrangers sont assez erratiques. Quelles que soient les crises économiques, 2007, Covid… On a constaté en fait qu'au moment où il y a des crises, des crises économiques, ce qui se passe, c'est que les migrants, quelle que soit la situation dans laquelle ils se trouvent, ils regardent la situation dans laquelle leurs familles se trouvent et ils font les sacrifices nécessaires », détaille Frédéric Ponsot. Reste le défi de l'interopérabilité – car l'essentiel des flux migratoires sont intra-africains. Il s'agit de fluidifier les envois entre pays et de faire baisser les coûts des transferts d'argent. Ils atteignent en moyenne 7 % et font du continent la région la plus chère dans le domaine. À lire aussiSerge-Éric Menye: «Aucun pays au monde ne peut prétendre avoir été développé par les diasporas»
La raffinerie de l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote entre en Bourse ce lundi à Lagos. Plus de quatre milliards d'actions doivent être proposés aux investisseurs, avec l'objectif de lever jusqu'à 2 150 milliards de nairas, soit environ 1,4 milliard de dollars. Une opération destinée à financer l'agrandissement de la raffinerie, mais aussi à faire entrer les épargnants africains au capital d'un projet industriel emblématique du continent. La raffinerie de pétrole d'Aliko Dangote, le projet industriel emblématique de l'homme le plus riche d'Afrique, entre en Bourse ce lundi à Lagos, au Nigeria. Plus de quatre milliards d'actions vont être proposés, avec un objectif : lever jusqu'à 2 150 milliards de nairas, soit environ 1,4 milliard de dollars, afin notamment de financer l'agrandissement du site. La raffinerie a commencé à fonctionner en 2024, en périphérie de Lagos. Sa capacité est aujourd'hui d'environ 700 000 barils de pétrole brut par jour. L'objectif est désormais de doubler cette production. Une ambition qui nécessite des investissements considérables : agrandir une raffinerie de cette taille coûte plusieurs milliards de dollars. L'introduction en Bourse doit justement permettre à Dangote de faire entrer de nouveaux capitaux dans l'entreprise, sans se financer uniquement par la dette. Car les grands projets industriels, et particulièrement sur le continent africain, sont souvent confrontés au même problème : ils sont très coûteux à construire et les banques, les investisseurs étrangers ou les États ne sont pas toujours en mesure de les financer. En faisant appel au marché, Dangote cherche donc à utiliser une partie de l'épargne des Africains pour financer l'industrie africaine. À lire aussiNigeria: la méga-raffinerie Dangote bientôt cotée en bourse pour financer un doublement de sa production Jusqu'à 10 millions d'actionnaires visés à travers l'Afrique L'ambition ne s'arrête pas à la levée de fonds. Le groupe Dangote veut attirer jusqu'à 10 millions d'actionnaires à travers l'Afrique. Pour Aliko Dangote, l'objectif est de permettre aux Nigérians et plus largement aux habitants du continent de devenir, à leur échelle, propriétaires d'une petite partie de ce qui est présenté comme l'un des plus grands projets industriels de la région. C'est précisément pour favoriser la participation des particuliers que le prix d'entrée a été pensé pour rester accessible. Les investisseurs peuvent acheter au minimum dix actions, soit 5 250 nairas, ce qui représente moins de 4 dollars. L'objectif est donc d'aller au-delà des grands fonds d'investissement et de séduire les épargnants ordinaires. Mais devenir actionnaire ne garantit évidemment pas de gagner de l'argent. La valeur du titre peut monter comme elle peut baisser. Car construire une raffinerie et l'agrandir est une chose. La faire fonctionner à très grande échelle et parvenir à en tirer durablement des bénéfices en est une autre. Dangote reste notamment exposé à l'évolution du prix du pétrole brut. La raffinerie a par ailleurs pris une nouvelle dimension cette année avec la guerre au Moyen-Orient. Elle est devenue un fournisseur important de kérosène pour l'Europe, en plus de son rôle croissant sur le marché africain des produits raffinés. À lire aussiFace aux guerres commerciales, le retour des investisseurs au Nigeria La Bourse de Lagos face au pari industriel de Dangote Sur le continent africain, l'ambition du groupe est considérable : doubler la capacité de production de la raffinerie, mais aussi développer les infrastructures de stockage et de distribution et surtout exporter davantage vers les autres pays africains. L'introduction en Bourse constitue donc aussi un test pour la Bourse de Lagos. Une question se pose : existe-t-il suffisamment d'investisseurs et de capitaux en Afrique pour financer de très grands projets industriels ? Le contexte est plutôt favorable. Le marché nigérian a fortement progressé cette année et les investisseurs semblent avoir de l'appétit. Mais le véritable test sera la demande pour les actions Dangote et surtout leur comportement dans les mois qui viennent. Car une introduction en Bourse réussie, ce n'est pas seulement réussir à vendre des actions. C'est aussi convaincre les investisseurs sur la durée. Derrière cette opération financière, c'est donc une partie de la stratégie industrielle d'Aliko Dangote qui se joue, mais aussi, plus largement, la capacité des marchés financiers africains à mobiliser l'épargne du continent pour financer ses grands projets. À lire aussiNigeria: la Bourse de Lagos a connu une année record en 2020
Ces derniers mois, plusieurs cargaisons d'oignons nigérians ont été saisies sur des marchés ghanéens par des commerçants locaux. En réponse, les négociants nigérians ont interrompu leurs exportations. En cause : un désaccord sur les règles de distribution sur les marchés ghanéens, avec en toile de fond la question des prix. Le Ghana est un marché crucial pour la filière nigériane : près de 100 000 tonnes d'oignons y sont exportées chaque année. Alors, lorsque des camions sont interceptés et que des centaines de tonnes d'oignons sont saisies sur le marché de Kotoka à Accra, la tension monte rapidement. C'est ce qui s'est produit à plusieurs reprises depuis le mois d'avril. Cela a conduit les acteurs du nord du Nigeria à suspendre les livraisons d'oignons vers le Ghana. Des oignons ghanéens moins compétitifs Car les Nigérians vendent les oignons sur le marché au prix qu'ils ont fixé… et c'est précisément ce qui ne passe pas auprès des commerçants ghanéens, explique David Olujinmi, analyste économique chez SBM Intelligence, basé à Lagos : « Ils estiment que les Nigérians arrivent avec leurs produits et font baisser les prix, parce que les oignons qu'ils vendent sont proposés à un prix bien moins élevé. Les oignons produits au Ghana ne sont donc pas compétitifs par rapport à ceux que les Nigérians apportent sur le marché ghanéen. » Un accord tacite a depuis été trouvé. Le différend est terminé, assure l'Association nigériane des producteurs, transformateurs et distributeurs d'oignons. À lire aussiLe Ghana souhaite industrialiser son agriculture avec l'aide de la Chine Mais pour David Olujinmi, cet épisode soulève des questions plus profondes sur le cadre du libre-échange interafricain : « L'excédent commercial du Nigeria avec l'Afrique de l'Ouest est gigantesque. Le Nigeria n'achète pas énormément aux autres pays, mais il leur vend beaucoup de produits. Notre monnaie est probablement la plus faible de la sous-région, cela rend nos produits plus compétitifs en termes de prix par rapport aux produits fabriqués dans ces pays. Mais le commerce doit fonctionner dans les deux sens, estime l'économiste. Les pays comme le Ghana commencent à subir des pressions politiques pour protéger leurs propres producteurs locaux. Et toutes ces pressions conduisent à certaines des situations que nous avons vues, comme ces restrictions informelles. » « Mieux appliquer les règles du libre-échange » Pour Paul Akande, chargé de programme pour le développement de l'aquaculture à la Commission de la Cédéao, le différend commercial entre le Nigeria et le Ghana ne nécessite pas la mise en place d'un nouvel accord. Les deux pays sont déjà liés par les mécanismes de libre-échange de l'organisation régionale. L'enjeu est plutôt de renforcer l'information auprès des acteurs économiques et de rappeler les règles existantes : « Il faudrait davantage de sensibilisation et d'information : rappeler que nous appartenons au même espace commercial et que nous avons le droit de commercer librement dans le cadre des mécanismes de libre-échange de la Cédéao. » Pour Pau Akande, cette sensibilisation doit concerner l'ensemble des acteurs de la chaîne commerciale. « Il faut que les exportateurs, les importateurs, les acheteurs et les vendeurs comprennent qu'ils doivent faire preuve de souplesse et de compréhension, souligne-t-il, parce que nous appartenons au même espace commercial et sommes liés par les mêmes accords de libre-échange. » Cette question intervient alors que le commerce entre les pays d'Afrique de l'Ouest poursuit sa progression. Selon le dernier rapport de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), la région affichait un « taux d'échange intra-régional élevé de 76,1 % » l'année dernière. La banque souligne notamment le dynamisme de plusieurs corridors commerciaux, parmi lesquels celui reliant la Côte d'Ivoire et le Nigeria. À lire aussiSénégal: le gouvernement lève le gel des importations d'oignons
A França quer ampliar sua presença educacional no mundo e enxerga o Brasil como um dos países prioritários dessa estratégia. No centro desse projeto está a reforma da Agência para o Ensino Francês no Exterior (AEFE), responsável por uma rede de mais de 600 estabelecimentos em 138 países, que atende cerca de 400 mil alunos. Criada há quase quatro décadas, a agência é um dos principais instrumentos da diplomacia de influência francesa. Mas seu futuro virou tema de um intenso debate político na França. Parlamentares, sindicatos e associações de pais discutem como expandir a rede internacional sem comprometer sua sustentabilidade financeira ou aumentar excessivamente os custos para as famílias e sem descaracterizar um modelo que ajudou a consolidar a presença cultural e educacional francesa em dezenas de países. O debate ganhou força após críticas ao modelo de crescimento adotado nos últimos anos. Como destacou uma reportagem do jornal Le Monde, desde que o presidente Emmanuel Macron lançou, em 2018, a meta de dobrar o número de alunos matriculados na rede até 2030, a expansão passou a depender cada vez mais dos chamados estabelecimentos parceiros, já que os recursos públicos destinados à AEFE não acompanharam o crescimento. Para Xavier Auger, secretário-geral do sindicato CFDT Éducation Monde, que representa profissionais das escolas de gestão direta da AEFE em uma das principais centrais sindicais da França, a expansão está sendo conduzida sem as verbas necessárias. "A estratégia de aumento do número de alunos está sendo realizada sem qualquer acréscimo no financiamento público. Pelo contrário, há uma redução dessa verba", afirma. Segundo ele, a agência também foi obrigada a absorver custos adicionais relacionados às aposentadorias dos funcionários públicos franceses enviados para atuar na rede no exterior. "Esse custo é repassado diretamente e distribuído entre as diferentes escolas, o que provoca um aumento expressivo, entre 5% e 15%, nas mensalidades pagas pelos pais. Isso resulta em uma fragilização dos estabelecimentos de ensino e da própria rede", opina Auger. O secretário-geral do sindicato CFDT Éducation Monde também critica a redução do número de professores enviados pela França para atuar no exterior: "Esta reforma é acompanhada por uma redução drástica no número de postos de professores enviados pela Educação Nacional francesa". Para o sindicalista, o modelo enfraquece gradualmente a vocação de serviço público da AEFE e aumenta o risco de dependência de operadores privados para garantir o crescimento da rede. Ele alerta ainda para dificuldades de formação e recrutamento de docentes, e teme que isso possa afetar a qualidade pedagógica oferecida pelas escolas. Governo fala em modernização e estratégia internacional O governo francês argumenta que quer aumentar subvenções para a presença dos liceus (ensino médio) em países considerados prioritários. Algo que, na época da criação da agência, não teria sido pensado de forma estratégica. Além do Brasil, entre os países no centro da reforma da rede de liceus franceses da AEFE estão Estados Unidos, Costa do Marfim, Nigéria, República Democrática do Congo e Egito. Para a ministra encarregada da Francofonia, Parcerias Internacionais e dos Franceses do Exterior, Éléonore Caroit, a reforma é uma modernização necessária para adaptar a agência às transformações demográficas e educacionais das últimas décadas. "O que está acontecendo hoje não é uma crise da AEFE, mas uma reforma desejada, decidida pelo governo, porque é uma agência do Estado que recebe o maior financiamento do meu ministério", afirma Éléonore Caroit. Segundo a ministra, a rede de ensino no exterior constitui uma das principais ferramentas da política externa francesa. "Para nós, esta é a política exterior mais importante; é uma política de influência, de transmissão da francofonia, dos valores da educação francesa". No entanto, ela compreende as preocupações levantadas pelos mais críticos às mudanças. "Eu entendo que toda reforma pode ser vista com certa preocupação e que é muito importante falar, ouvir e trabalhar com todo o ecossistema, o que nós estamos fazendo", diz. Brasil entre os países prioritários Dentro dessa nova reforma, o Brasil aparece entre os chamados países prioritários identificados pelas autoridades francesas para o desenvolvimento da rede. Caroit detalha que a intenção é reforçar a atuação francesa em mercados considerados estratégicos para a francofonia e para a influência cultural da França. A ministra também rebate críticas sobre um eventual aumento generalizado das mensalidades. Ela conta que o objetivo é oferecer previsibilidade às famílias interessadas na educação francesa. "A ideia da reforma é garantir a todo pai, seja francês ou estrangeiro, que decida escolher o ensino francês para seus filhos, saber quanto esse ensino vai custar a longo prazo." Éléonore Caroit garante que bolsas escolares destinadas às famílias francesas continuarão sendo financiadas pelo governo. Liceu Francês de São Paulo aposta em crescimento gradual Um dos maiores estabelecimentos da rede na América Latina e o maior do Brasil, o Liceu Internacional Francês de São Paulo registrou mais 36% de procura por vagas nos últimos semestres letivos e pretende aumentar o número de alunos de 1.250 para 1.500 em 2027, após passar por uma fase de fortalecimento com mudanças administrativas ocorridas nos últimos anos. Bruno Hirm-Martin, diretor da instituição, defende melhorias de base para um crescimento qualitativo da unidade. "O projeto da Fundação do Liceu Francês de São Paulo e da AEFE é desenvolver o liceu aqui em São Paulo. Mas primeiro quisemos fortalecer o estabelecimento de ensino, que estava em dificuldades financeiras devido à cisão da antiga mantenedora. Vamos primeiro desenvolver os prédios e a oferta educativa, com o objetivo de crescimento de alunos qualitativo. Pois queremos primeiro a capacitação dos funcionários e dos professores", destaca. Ele confirma que o governo francês vê o Brasil como um potencial mercado de expansão de sua rede de influência por meio da educação. "O Ministério e a agência decidiram focar em 11 países prioritários, entre os quais está o Brasil. A França considerou e segue considerando que o Brasil tem um potencial para desenvolver o ensino francês”, indica. O caso brasileiro ilustra um dos principais dilemas enfrentados atualmente pela AEFE. De um lado, a demanda crescente pelo ensino francês e a ambição de ampliar a influência da França em países estratégicos. De outro, as críticas de sindicatos e parte dos parlamentares, que temem que a expansão da rede dependa cada vez mais de operadores privados e de um enfraquecimento gradual do modelo historicamente associado ao serviço público francês no exterior.
Ils ont risqué leur vie pour sauver des œuvres d'art, les trésors du musée du Louvre : la Joconde, la Victoire de Samothrace... Des milliers de tableaux de sculptures des musées parisiens étaient convoités par les nazis en 1940 quand ils occupaient la ville. Elie Chouraqui adapte aujourd'hui au cinéma la bande dessinée Le héros du Louvre où il raconte l'histoire de son grand-père, Babi Maklouf, gardien de nuit au musée du Louvre, incarné à l'écran par Kad Merad. Elie Chouraqui, réalisateur, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. Les héros du Louvre est à retrouver en salle dès ce mercredi 9 septembre 2026. ► Chronique : Le hit de la semaine Kayz Loum, de la programmation musicale de RFI, nous présente son coup de cœur musical du moment, le Nigérian Patomant. ► Reportage Solène Gardré s'est rendue au mémorial de Caen, en Normandie, pour découvrir une exposition qui met à l'honneur l'art moderne africain : « (Dé)colonisations ». Il s'agit de découvrir la nouvelle garde des artistes africains qui nous racontent l'Afrique après la colonisation. ► Playlist du jour Berthe Sylva - Frou frou. Ayra Starr - Tornado.
Ils ont risqué leur vie pour sauver des œuvres d'art, les trésors du musée du Louvre : la Joconde, la Victoire de Samothrace... Des milliers de tableaux de sculptures des musées parisiens étaient convoités par les nazis en 1940 quand ils occupaient la ville. Elie Chouraqui adapte aujourd'hui au cinéma la bande dessinée Le héros du Louvre où il raconte l'histoire de son grand-père, Babi Maklouf, gardien de nuit au musée du Louvre, incarné à l'écran par Kad Merad. Elie Chouraqui, réalisateur, était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. Les héros du Louvre est à retrouver en salle dès ce mercredi 9 septembre 2026. ► Chronique : Le hit de la semaine Kayz Loum, de la programmation musicale de RFI, nous présente son coup de cœur musical du moment, le Nigérian Patomant. ► Reportage Solène Gardré s'est rendue au mémorial de Caen, en Normandie, pour découvrir une exposition qui met à l'honneur l'art moderne africain : « (Dé)colonisations ». Il s'agit de découvrir la nouvelle garde des artistes africains qui nous racontent l'Afrique après la colonisation. ► Playlist du jour Berthe Sylva - Frou frou. Ayra Starr - Tornado.
Os novos capítulos na Guerra civil do Sudão e o momento político importante em Guiné-Bissau. Giro pela Nigéria, Níger e todo o continente mãe.APOIE O PDL no PIX: contatopontadelanca@gmail.comApresentação: Marcus Carvalho e Luis Fernando FilhoApresentações: Camila Zambo, Cesar Augusto Chidozie e Márcio PauloEdição: Luis Fernando FilhoASSINE nossos planos no APOIA-SE (cartão ou boleto): https://apoia.se/pontalancapdl
Au Maroc, le rap a explosé ces dernières années et réussit désormais à s'exporter. À l'étranger, il a quitté la rubrique « international » pour gagner les médias mainstream dédiés à la musique. En France par exemple, le rap marocain attire un public de plus en plus large, qui ratisse bien au-delà de la diaspora. La preuve : sa tête d'affiche, ElGrande Toto, vient d'annoncer une date dans la deuxième plus grande salle de concert de Paris, l'Accor Arena, pour 2027. De notre correspondant à Casablanca, Pour comprendre comment le rap marocain a franchi les frontières du Maroc, nous nous rendons chez l'un de ceux qui a accompagné ElGrandeToto au moment où l'artiste a commencé à exporter sa musique. Karim Kaissoumi a été son manager : « Le rap, c'est que maintenant que c'est devenu une industrie, il y a de l'argent dans ce milieu. » Il est aujourd'hui le directeur général de Tartar, une entreprise de promotion culturelle et d'événementiel, mais c'est aussi un lieu de création qui accueille des artistes de tous bords. Une maison de quatre étages à Casablanca où l'on peut écrire ses textes, enregistrer sa musique et même tourner un clip. « Moi, je faisais le travail de manager, je faisais le travail de la personne qui ramenait des investissements alors que c'est un travail à part entière. C'est un autre profil qui doit faire ça. Je faisais le travail d'un booker », se rappelle-t-il. Aujourd'hui, les rappeurs ont toute une équipe qui accompagne les rappeurs. Des métiers et circuits structurés L'arrivée des plateformes de streaming dans les années 2010 a changé la donne, permettant au rap marocain d'être facilement écouté à l'étranger et de tirer des revenus via un circuit légal. « Il y a des structures qui accompagnent des artistes et qui sont dans l'ombre, mais qui font du bon travail. Cela permet d'avoir une bonne audience. Ça permet aussi aux artistes d'être payés par rapport au son », précise Karim Kaissoumi. Ce qui a permis aussi au rap marocain de se faire connaître, ce sont les multiples collaborations avec des artistes étrangers, comme lorsqu'en 2021 ElGrandeToto s'invite sur un remix de Love Nwantiti du Nigérian CKay. ElGrandeToto sur TV5 Monde évoquait aussi il y a quelques mois la professionnalisation de l'industrie musicale qui a permis aussi au rap marocain de conquérir d'autres territoires : « On a de quoi faire une musique internationale. On a des beatmakers très forts. Il y a des producteurs aussi qui sont très forts, des ingénieurs du son qui sont très forts. » Signe de l'intérêt international pour le rap marocain, l'année dernière, Warner Music, l'une des plus grandes maisons de disque au monde, a signé trois artistes du royaume : Dizzy Dros, Snor et Kouz1. À écouter aussiLégendes urbaines: ElGrandeToto, un artiste sans frontières
Le « featuring », collaboration musicale entre artistes, s'est imposé sur les deux tiers des 120 000 titres qui sortent quotidiennement dans le monde sur les plateformes. Pour les artistes africains, c'est une stratégie à part entière pour s'implanter dans leur pays et gagner des auditeurs au-delà des frontières. En 2018, la star du coupé-décalé DJ Arafat invite Gims, vedette en France, à poser sa voix sur son titre « Hommage à Jonathan ». Le remix va faire décoller la carrière de l'Ivoirien. Les « featuring » avec les artistes de la diaspora permettent aux artistes africains de gagner en auditoire, et cela a particulièrement réussi au Congolais Fally Ipupa. « Fally Ipupa, qui est un artiste de Bandal, du fin fond de Kinshasa, a mis en place une stratégie d'internationalisation avec Warner, son label, qui était de faire des featurings avec des artistes français comme Booba, comme Naza, rappelle Abel Nazer Ndoua, éditeur musical et directeur artistique chez Orchard Sony France. Aujourd'hui, c'est ce qui lui permet de remplir un Stade de France ! » De Bandal au Stade de France S'étendre à une aire linguistique différente est un autre pari, réussi par la Nigériane Ayra Starr avec un « featuring » sur « Hypé » de la Française Aya Nakamura. « Les répercussions étaient doubles. Aya Nakamura s'est fait connaître un peu plus au Nigeria et dans les pays anglophones, et Ayra Starr a gagné les cœurs des fans d'Aya Nakamura en France. De temps en temps, elle discute en français avec ses fans sur Twitter... » Avant de rapporter, le « featuring » a un coût. Dans les pays anglophones, les artistes invités se font payer un cachet. Le système est un peu différent en France et dans les pays francophones. « Dans les pays francophones, on ne paye pas les "featuring", souligne Abel Nazer Ndoua. En revanche, les artistes très connus comme Gims ou Aya Nakamura ne vont pas demander un cachet, mais vont demander plutôt des pourcentages en plus sur les revenus en royalties ou en droits d'auteur. » Cachets ou royalties Le « featuring » est utilisé tout simplement pour sortir du lot dans son propre pays, avec l'aide des stars locales. Au Gabon, L'Oiseau rare a couvé des nouveaux venus comme Le Petit Mandela ou Démentos en participant à son titre « C pas mm chose ». Au Congo-Brazzaville, Mariusca la slameuse décloisonne slam et non slam avec Nestelia Forest dans No Gwani. « Le but est de pouvoir profiter à la fois de la visibilité de l'autre et de pouvoir gagner aussi un nouveau marché, reconnaît-elle. Qui dit plus de visibilité dit plus de sollicitations et qui dit plus de sollicitations, bien évidemment, dit plus d'entrées financières. » Plus gros « featuring » africain à ce jour : « Calm Down », en 2022. Là, c'est la chanteuse américaine Selena Gomez qui est allée chercher l'artiste nigérian de l'afrobeats Rema. Six fois platine aux États-Unis, le titre cumule 2,16 milliards d'écoutes sur les plateformes. À lire aussiAyra Starr, la voix bénino-nigériane qui bouscule l'afropop avec «Starrgirl»
O primeiro-ministro do Mali efectuou uma visita a Argel, esta segunda-feira 24 de Agosto, marcando mais um passo rumo a um aproximamento entre os dois países, depois de vários meses de tensão. O Mali debate-se com uma insurreição jiadista e poderá procurar novos apoios, para além da presença da Africa Corps no seu território, que não tem sido muito frutuosa. O que procuram os dois países? Depois de vários meses de tensão, a Argélia e o Mali estão a dar passos no sentido de reforçar as suas relações. Várias iniciativas foram tomadas nesse sentido, sendo a mais recente a visita de trabalho do primeiro-ministro maliano, Abdoulaye Maïga, à Argélia. A visita centrou-se sobretudo nas questões de defesa e na cooperação em matéria de segurança entre os dois países. Como sinal desta normalização das relações, o Presidente argelino, Abdelmadjid Tebboune, convidou o seu homólogo maliano, Assimi Goïta, para uma visita oficial à Argélia, cuja data ainda não foi definida. O Mali, à semelhança de outros países do Sahel, enfrenta uma insurreição jihadista. A capital maliana encontra-se sob bloqueio há vários meses, enquanto o norte do país está praticamente isolado do resto do território. A região regista uma forte presença do JNIM, um grupo islamista afiliado à Al-Qaeda, e do Azawad, um movimento rebelde tuaregue. Esta situação tem também provocado sérias dificuldades no transporte de combustível e de bens alimentares entre as diferentes regiões do país, que as autoridades malianas não conseguem conter apesar do apoio russo da Africa Corps, antiga Wagner. Face à instabilidade que se arrasta, o Mali vê-se forçado a procurar soluções alternativas a uma resposta armada? Raúl Braga Pires: Começo por dizer que a Argélia é a verdadeira raposa deste deserto. E este deserto começou a ser negligenciado pela Argélia a partir do agravamento do estado de saúde do antigo presidente Abdelaziz Bouteflika. Até ontém, a Argélia tinha relações diplomáticas cortadas com o Mali, e tem atualmente relações cortadas com o Níger que terá que ultrapassar. Certamente que o próximo país com o qual a Argélia vai restabelecer relações diplomáticas será o Níger. De facto, aqui é um picar de tarefas na lista de coisas a fazer para pacificar o mais possível a região, para que o projecto de gasoduto [que atravessa parte do Sahel] avance sem grandes interferências, sem grandes custos adicionais de segurança, sem boicotes, etc. RFI: Portanto, aquilo que está a dizer é que existe um interesse subjacente ao objectivo de pacificação da região, que é o corredor para os hidrocarbonetos. Percebemos qual é o benefício que Argélia tira desta relação com o Mali. Mas para o Mali, porque é que o diálogo com a Argélia é tão estratégico? Raúl Braga Pires: Porque, salvo erro, foi em Janeiro deste ano que o ministro da Defesa foi assassinado a poucos metros do próprio Assimi Goïta, quando dormiam não muito longe um do outro na Academia Militar. Há desde logo esta questão, as coisas mudaram a partir do momento em que o sítio mais seguro do Mali foi atacado, teve vítimas e, no espaço de poucas semanas, ficou refém dos jihadistas. RFI: Mas como é que Argélia pode ajudar o Mali a lutar contra essa situação? Raúl Braga Pires: O Mali e o Níger são uma espécie de quintal da Argélia. De facto, este espaço gigantesco, que até ontem estava vazio e fora do jogo, não pode, no sentido da Argélia, ficar vazio. Quem se colocava melhor nesta posição era Marrocos. E percebe-se que aqui há, obviamente, um interesse económico. Os interesses são sempre económicos porque a segurança não tem preço. Mas a minha conclusão deste raciocínio todo é a seguinte: parece-me que este descongelar das relações entre o Mali e a Argélia é a primeira fase para tornar público o debate segundo o qual os russos vão ter que sair, mais cedo ou mais tarde. Porque já na altura do SergueÏ Prigojine tinha-se percebido que a substituição dos franceses não foi uma boa solução, e que a Wagner não veio melhorar nada. E este debate tem surgido em surdina, há mais de um ano e tem crescendo nos corredores e no espaço público. RFI: Portanto, acredita que Bamaco poderia vir a prescindir da presença da Africa Corps no seu território? Raúl Braga Pires: Têm todo o interesse. E o próprio Vladimir Putin também tem todo o interesse em que estes homens estejam ocupados noutra prioridade que não o Mali. Na Ucrânia, eventualmente. RFI: A insegurança no norte do Mali poderá também ser uma ameaça qualquer dia, senão atualmente, para a Argélia e, portanto, ser esta uma questão de defesa também interna? Raúl Braga Pires: Ah, sim, com certeza. Aqui convém dizer que a aliança entre jihadistas e tuaregues é algo de completamente contranatura. Só resulta agora porque os objectivos são comuns. Os tuaregues querem a independência do Azawad, no norte do Mali, e os jihadistas querem esse território para fazerem o seu califado. Mas, imaginemos que isso aconteça: depois da criação deste califado, os jihadistas vão querer islamizar aqueles com quem lutaram a seu lado e que são laicos. São muçulmanos, mas são laicos. O Mali e o a Argélia vão assinar um novo acordo em substituição do acordo de Argel que acabou de referir. E há interesse de ambas as partes em que seja uma negociação nova, com espírito novo, com um novo presidente e que seja benéfica para ambas as partes. RFI: Como é que outras potências olham para a situação? A França, por exemplo, que já não fala com a junta maliana há algum tempo, a Rússia com Africa Corps, mas também os outros países da Aliança dos Estados do Sahel, que são Burkina Faso e Níger. Raúl Braga Pires: Há uma inevitabilidade para a saída dos russos, a terem de ser substituídos por outros elementos, por outra tropa, por um outro contingente. Há outra questão: como dar vida à Aliança dos Estados do Sahel? E a prospectiva é: a Argélia aderir à Aliança dos Estados do Sahel e passar a ser o motor da economia do Sahel Ocidental, rivalizando com este projecto marroquino da Porta do Atlântico para o interior da África e, ao mesmo tempo, garantir a paz no Níger, que é fundamental em toda a região, mas específicamente no Níger porque é por onde passa o gasoduto argelino, no sentido da Nigéria.
O convidado do JR ENTREVISTA desta quarta-feira (19) é o presidente da Apex Brasil, Laudemir Müller. Ao jornalista Yuri Achcar, ele fala sobre o plano de diversificação de exportações criado para ajudar empresas brasileiras afetadas pelo aumento das tarifas dos Estados Unidos, a busca por novos mercados para os produtos nacionais, os investimentos da agência na promoção das exportações e as oportunidades para pequenas e médias empresas no comércio internacional.Segundo Laudemir Müller, a Apex Brasil está reunindo capacidade para atender cerca de 5.300 empresas afetadas pelo aumento das tarifas no mercado norte-americano. A estratégia prevê um investimento de R$ 210 milhões em um plano de diversificação de exportações, desenvolvido em parceria com 29 setores empresariais. A proposta é aproximar as empresas de compradores internacionais de mercados alternativos e ajudar os negócios a encontrar novos destinos para produtos que antes eram vendidos aos Estados Unidos. Müller explicou que a Apex pretende utilizar feiras internacionais, rodadas de negócios e encontros virtuais para aproximar os empresários brasileiros de potenciais compradores. Segundo ele, a agência também conta com escritórios em diferentes regiões do mundo e uma carteira com mais de 2.000 compradores internacionais. “A lógica é fazer com que esses empresários possam encontrar um comprador internacional do seu produto no mercado alternativo”, disse.O presidente da Apex Brasil afirmou que o trabalho para identificar novos mercados já começou. A agência está realizando levantamentos de inteligência de mercado, analisando produto por produto e buscando identificar os países com maior demanda e melhores oportunidades. Entre os 36 mercados considerados prioritários estão Canadá, México, países da Europa, África do Sul, Nigéria, Etiópia, Índia, Turquia, China, Singapura, Malásia, Indonésia, Tailândia e Vietnã.Apesar da estratégia de diversificação, o presidente da Apex Brasil ressaltou que os Estados Unidos continuam sendo um mercado importante para as empresas brasileiras. Segundo ele, a agência pretende investir mais de R$ 30 milhões nos próximos 12 meses para trabalhar no mercado norte-americano, além de atuar para ampliar as isenções tarifárias e apoiar as empresas que continuam vendendo para o país. “Nós não vamos abandonar o mercado americano. A gente segue trabalhando nos Estados Unidos para aumentar a isenção”, afirmou.Na entrevista, Müller também afirmou que o aumento das tarifas não interessa ao setor privado brasileiro nem ao norte-americano. Ele explicou que empresas e consumidores dos Estados Unidos também são afetados, já que os importadores precisam lidar com o aumento de custos dos produtos brasileiros. “Ninguém do mundo empresarial quer essas tarifas. Inclusive as empresas americanas foram junto com as empresas brasileiras à audiência para dizer que elas também eram contra”, declarou.O presidente da Apex Brasil destacou ainda o desempenho das exportações brasileiras. Segundo ele, o Brasil exportou US$ 220 bilhões no primeiro semestre, contra US$ 200 bilhões no mesmo período do ano anterior. Embora tenha havido uma redução de cerca de US$ 2,9 bilhões nas exportações para os Estados Unidos, Müller citou aumentos nas vendas para a Europa, Índia e China, contribuindo para um crescimento de aproximadamente US$ 20 bilhões nas exportações brasileiras em relação ao ano anterior.Para Müller, o Brasil também vive um momento de maior interesse internacional. Ele afirmou que o país foi o quinto maior destino de investimentos do mundo em 2025, quando recebeu US$ 77 bilhões em investimentos, e disse que, até junho deste ano, já haviam entrado US$ 47 bilhões. Segundo ele, o interesse está relacionado também à capacidade brasileira de participar de discussões globais sobre segurança alimentar, sustentabilidade, transição energética e mudanças climáticas.O programa também está disponível na Record News, no R7, nas redes sociais e no RecordPlus.
O Marrocos é palco neste mês de agosto da Copa Africana de Nações (CAN) feminina, maior competição de futebol do continente. Esta 14ª edição já entra para a história com um número recorde de equipes participantes, além de valer vaga para o Mundial do Brasil no ano que vem. Renan Tolentino, para a RFI em Paris No total, 16 seleções, divididas em quatro chaves, jogaram a fase de grupos do torneio, que entra agora no mata-mata. Ao lado de Malawi, Cabo Verde disputa pela primeira vez a CAN. Para a atacante Silviane Gomes, um dos destaques do time, a chance inédita de jogar o torneio transcende o lado competitivo e merece ser valorizada. “É um momento incrível. Falando francamente, é uma aventura humana. Eu nunca imaginei que um dia eu iria chegar até aqui, com a minha seleção, Cabo Verde. Então eu aproveito ao máximo”, celebrou Silviane. Sentimento compartilhado por sua companheira no ataque dos Tubarões Azuis, Evy Pereira, que marcou o primeiro gol da seleção caboverdiana na história da Copa Africana feminina. “Sim, é sempre bom entrar para a história. Estou muito feliz, mas eu estaria ainda mais feliz se o meu gol tivesse levado Cabo Verde à vitória (...) Mas eu estou contente mesmo assim e grata por essa oportunidade que me deram (...) Isso também faz parte do futebol”. Uma equipe em construção Única seleção de língua portuguesa na Copa Africana de Nações feminina, Cabo Verde não foi bem na fase de grupos e acabou não se classificando para o mata-mata. Mas a equipe conquistou o primeiro ponto de sua história no torneio ao empatar com Camarões, em 1 a 1, na última rodada. Eleita a melhor campo contra as camaronesas, a defensora Eleia Vieira valoriza a experiência adquirida durante sua estreia na CAN com a seleção caboverdiana. “Queremos corrigir o que precisa ser corrigido e, para a próxima competição, viremos com mais força. Vivi grandes experiências. É a primeira vez que piso neste palco. Levo uma experiência bem grande para o meu clube, para minha vida pessoal e momentos também que não vou esquecer jamais”, disse ela em entrevista ao repórter Marco Martins, enviado especial da RFI no Marrocos. O jornalista português, que acompanhou de perto a seleção caboverdiana direto de Casablanca, avalia os desafios que a equipe precisou driblar para alcançar a classificação inédita para a CAN e o que fica de lição para o futuro. “Antes de tudo, Cabo Verde tem que estar feliz pela participação. Como eu disse, essa seleção existe há apenas oito anos. A maior parte dessas jogadoras joga na segunda divisão portuguesa, mas não são profissionais em sua maioria. Outras jogam em Cabo Verde, onde também não há um campeonato profissional”, ressalta. “Essa seleção caboverdiana está sendo construída, mas ainda falta uma experiência de alto nível, ainda falta uma estrela, como a Chawinga no Malawi, que também está na sua primeira participação. Ela está acostumada a ganhar títulos com o Lyon, está habituada a disputar jogos importantes na Liga dos Campeões da Europa, na liga francesa. Falta talvez essa referência do lado de Cabo Verde para também inspirar as jovens jogadoras. Este grupo já vai inspirar as jovens caboverdianas a praticarem futebol, mas uma estrela também é importante, como Vozinha no futebol masculino”, analisa Martins. Domínio nigeriano Enquanto Cabo Verde era uma das estreantes, outra seleção é figurinha carimbada não só no torneio, como também no álbum de campeãs. Atual vencedora, tendo conquistado em 2025, a Nigéria tem incríveis 10 títulos em 13 edições, demonstrando um domínio absoluto na competição. Prova disso é que o país nunca perdeu uma final, tendo vencido todas desde que chegou à decisão pela primeira vez em 1998. Marco Martins aponta fatores extracampo que são determinantes para a Nigéria alcançar esse sucesso esportivo no continente. “É algo cultural, talvez. Desde a primeira edição, temos essas equipes presentes: África do Sul, Nigéria, Gana... são seleções cujas federações rapidamente apostaram no futebol feminino. Há seleções que são muito recentes, como Cabo Verde, por exemplo, que só existe oficialmente há oito anos. Quando olhamos para a Nigéria, ela ganhou seu primeiro título em 1998, ou seja, já estavam adiantadas desde essa época", detalha. "Então, esse avanço que a Nigéria tem faz com que ela consiga continuar a vencer a CAN várias vezes. Quando se tem essa vantagem de quase 20 anos em relação a outras seleções, não há mistério, trabalha-se bem. Várias jogadoras nigerianas estão em grandes ligas, como dos Estados Unidos, França, Espanha e Inglaterra, em campeonatos competitivos", explica o jornalista. Leia tambémZagueira da seleção brasileira, Tarciane mira Copa do Mundo de 2027 e fala da adaptação na França Além da equipe nigeriana, somente outras duas seleções levantaram o troféu da CAN feminina até hoje: África do Sul, em 2022; e Guiné Equatorial, em 2008 e 2012. Guiné não disputa esse ano. Na primeira fase, a seleção nigeriana avançou em segundo lugar no grupo C, atrás de Malawi, que joga sua primeira Copa Africana. Os outros classificados foram: Marrocos e Argélia no grupo A; Costa do Marfim e África do Sul, no B; e Camarões e Gana, no D. “As principais favoritas conseguiram se classificar. Além disso, tiveram outras seleções que fizeram um torneio interessante. Entre elas, a Argélia e o Malawi, que na sua primeira participação na CAN conseguiu avançar à próxima fase no grupo C, além de Costa do Marfim e Camarões”, sublinha Martins. De olho na Copa de 2027 no Brasil Este ano, a CAN tem uma importância para além do troféu de campeã africana. Isso porque esta 14ª edição também serve como eliminatórias para a Copa do Mundo de 2027, que será sediada no Brasil. As quatro equipes semifinalistas se classificam automaticamente para a competição mundial. Enquanto as quatro eliminadas nas quartas de final disputam entre si um torneio à parte que dará duas vagas na repescagem para o campeonato da Fifa. “Isso é muito importante para essas seleções. Porque ou conseguem vaga direta para a Copa do Mundo ou terão uma segunda oportunidade. Por isso, o mais importante para essas equipes era chegar às quartas de final, para poder ter essa oportunidade de ir ao Mundial no Brasil”. “Ir para a Copa é o expoente máximo no futebol feminino (...) Para as jogadoras, o Mundial ainda é muito acima das outras competições”, destaca Marco Martins. A final da Copa Africana de Nações feminina é no próximo domingo (16), às 16h (horário de Brasília), em Rabat, no Marrocos. Leia tambémEm Paris, Formiga e Michael Jackson dizem o que falta para o futebol feminino decolar no Brasil
Esta semana em África lusófona, foi definitivamente confirmada a reeleição de Carlos Vila Nova como Presidente da República de São Tomé e Príncipe. Em Moçambique, oito pessoas foram detidas, acusadas de ofensa à honra do Presidente da República e da Primeira-Dama nas redes sociais. Na Guiné-Bissau, um dirigente do PAIGC foi agredido após este apelar a votar contra o projecto de nova Constituição. Esta semana foi também o início do Campeonato Africano das Nações de futebol feminino em Marrocos. A semana ficou marcada, em Moçambique, pela detenção de oito pessoas acusadas de difamação do Presidente da República e da Primeira-Dama nas redes sociais. Ainda no país, a governadora da província de Gaza apresentou a demissão, numa altura em que surgem suspeitas de irregularidades na gestão de donativos destinados às vítimas das cheias. Em São Tomé e Príncipe, o Tribunal Constitucional confirmou oficialmente Carlos Vila Nova como Presidente da República. O arquipélago esteve também em destaque com a decisão da UNESCO de inscrever seis das suas roças na lista do Património Mundial, reconhecendo o seu valor histórico e cultural. Na Guiné-Bissau, a agressão ao dirigente do PAIGC Carlitos Costa, após este apelar a votar contra o projecto de nova Constituição, gerou críticas do partido, que aponta para motivações políticas. Em Angola, os advogados do activista Osvaldo Caholo recorreram da decisão que mantém a sua condenação, enquanto a estreia da UNITEL na bolsa de valores ficou ensombrada por um ataque informático de grande dimensão. Em Cabo Verde, o Governo anunciou o aumento gradual da Pensão Social até 15 mil escudos, no âmbito da política de reforço da protecção social. No desporto, a Taça das Nações Africanas de Futebol Feminino continua a animar a semana. Cabo Verde procura recuperar da derrota frente ao Gana no próximo jogo com o Mali, enquanto o Malawi protagonizou uma das maiores surpresas da competição ao vencer a Nigéria por 3-2.
Un incendio forestal mantiene en vilo a Nigüelas tras declararse de madrugada en el paraje Cerro Zahor. Más de medio centenar de efectivos del Infoca y un helicóptero trabajan para controlar las llamas, cuyo origen y superficie afectada aún se desconocen.La Policía investiga a dos personas por el incendio del Cerro de San Miguel que puso en peligro una vivienda cueva. Ya son tres los investigados por los incendios forestales registrados este verano en el entorno del Sacromonte.Granada quedó segunda en la carrera por la Agencia Estatal de Salud Pública, pero perdió frente a Zaragoza por las conexiones. El Gobierno publica los criterios de valoración tras las críticas del PP, que había exigido transparencia sobre el proceso.Un hombre fallece tras sufrir un desvanecimiento en la piscina municipal de Albolote. El Ayuntamiento suspende actividades de las fiestas patronales y mantiene cerrada la instalación en señal de duelo.Siete investigados por la agresión a un joven con una bandera republicana antes de la final del Mundial de Clubes en Granada. La Policía les atribuye presuntos delitos de lesiones y coacciones agravados por odio.El Ayuntamiento defiende su atención a las personas sin hogar durante las olas de calor y pide más apoyo institucional. El gobierno municipal asegura haber reforzado los recursos de acogida, aunque reconoce que siguen siendo necesarios más medios.Granada busca el equilibrio entre proteger el arte urbano y combatir las pintadas vandálicas. Ayuntamiento y grafiteros mantienen abierto el debate sobre la limpieza, las sanciones y la necesidad de habilitar espacios donde el grafiti conserve su función artística y social. Hablamos con Raúl Ruiz, el Niño de las Pinturas.Escuchar audio
Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Elise Blanchard qui a lié des liens avec un taliban et sa famille. Avec : • Elise Blanchard, photojournaliste et autrice du livre Dans la maison d'un taliban (éditions Le Cherche Midi). Un portrait de Yasmine Diawara par Raphaëlle Constant, journaliste à RFI. Rencontre avec une militante ivoirienne qui fait du bitume son terrain de combat. Yasmine Diawara, 35 ans, connue sous le pseudonyme « la Go à vélo » sur les réseaux sociaux, est la première femme d'Afrique subsaharienne à traverser l'Afrique à vélo pour porter des projets sociaux et environnementaux. Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Ghana, Nigéria… Plus de 5 000 kilomètres au compteur à travers huit pays. Yasmine a fondé l'ONG WIRI (« Debout » en malinké) pour œuvrer dans le leadership civique et la mobilité verte en Afrique. Notre reporter Raphaëlle Constant l'a rencontrée à Abidjan. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Elaha Soroor - Naan, Kar, Azadi ► Swippy do Brazil - Gambeat, Flavia Coelho, Valeria Dos Santos.
Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Elise Blanchard qui a lié des liens avec un taliban et sa famille. Avec : • Elise Blanchard, photojournaliste et autrice du livre Dans la maison d'un taliban (éditions Le Cherche Midi). Un portrait de Yasmine Diawara par Raphaëlle Constant, journaliste à RFI. Rencontre avec une militante ivoirienne qui fait du bitume son terrain de combat. Yasmine Diawara, 35 ans, connue sous le pseudonyme « la Go à vélo » sur les réseaux sociaux, est la première femme d'Afrique subsaharienne à traverser l'Afrique à vélo pour porter des projets sociaux et environnementaux. Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Ghana, Nigéria… Plus de 5 000 kilomètres au compteur à travers huit pays. Yasmine a fondé l'ONG WIRI (« Debout » en malinké) pour œuvrer dans le leadership civique et la mobilité verte en Afrique. Notre reporter Raphaëlle Constant l'a rencontrée à Abidjan. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Elaha Soroor - Naan, Kar, Azadi ► Swippy do Brazil - Gambeat, Flavia Coelho, Valeria Dos Santos.
Shade tree theory (01:00)Not your Avg girl ? (07:00)Normalize the Hoe (11:30)That's the Culture (18:00)My grand babies are doomed ? (25:00)Nobody want the “Nig” around (37:40)Influence the group (50:00)Our conversation? (56:00)East Texas Soil (01:00:00)FOI ??? (01:05:00)Socials Facebook @Box.CountyTwitter@THDLongviewWoo@Deshawn_903TikTok @Deshawn__903@LakeportWooWordpress@woonation.wordpress.comEmailTruthhitdifferent@gmail.Com
Aujourd'hui sur Demain N'attend Pas, j'ai la joie de recevoir Wale Gbadamosi-Oyekanmi, un entrepreneur franco nigérian extraordinaire, décidé à bouger les lignes sur les grands problèmes de notre époque. Fondateur de Dare Win, une agence qui a marqué la pub digitale en France, et élu publicitaire de l'année en 2022, Wale est habitué à mettre sa créativité au service des plus grandes marques du luxe et du digital et à gérer de l'hyper-croissance. Tout bascule avec le Covid, la mort de George Floyd et le mouvement Black Life Matter.Wale décide alors de tourner la page. Il cède son entreprise et met ses compétences, son argent et son réseau au service des enjeux qui lui tiennent à coeur.Et depuis, il est inarrêtable !Quand la dissolution nous prend tous de cours, il comprend que les résultats des prochaines élections se joueront sur le niveau d'abstention. Et que les jeunes forment le gros des troupes abstentionnistes. En à peine deux semaines, avec une dizaine d'irréductibles, il lance le collectif « Mouiller le Maillot ». Il sollicite son réseau de footballeurs, les stars comme les équipes de quartier. Ils enfillent tous un maillot floqué « Je vote ». Une mobilisation éclair entre les deux tours, qui devient vite virale. Cette fois-ci, l'abstention reste faible et le danger est repoussé… jusqu'à la prochaine fois. On ne saura jamais la part jouée par la campagne animée par Wale… mais une chose est sûre, son attitude nous rappelle que nous pouvons tous prendre des initiatives et faire mentir le fatalisme.Wale a poursuivi ses engagements pour la jeunesse, toujours en se reposant sur les stars du sport et de la musique pour créer de la viralité. Il utilise notamment ce mécanisme pour produire Têtes Plongeantes, un documentaire choc sur la santé mentale des jeunes où les Champions du monde 2018 se confient sur leurs troubles de santé mentale en dialogue avec des jeunes concernés. Un docu vu plus de 2 millions de fois en quelques mois...Aujourd'hui, Wale a posé pour un temps ses valises au Nigéria, pays d'où est originaire sa famille, et se mobilise auprès de l'industrie créative du pays. Cet épisode est un véritable anti-dépresseur, une invitation à ne jamais nous résigner et à oser agir sur les sujets qui nous tiennent à coeur. Wale. nous rappelle que :- Chacun de nous peut agir et ne pas rester spectateur - La culture, le sport, la créativité sont de puissants outils pour sortir du repli et remettre du commun dans le débat public.Merci à celles et ceux qui mouillent le maillot pour construire du collectif. Vos élans sont contagieux.Belle écoute à tous !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
4 - Vendégünk Fekete Pákó, aki 34 év után visszatért Nigériába és meglátogatta édesapját by Balázsék
00:00 - 6 óra 30:09 - Racka a neve a hazai mesterséges intelligenciának, amit rendesen megtanítottak magyarul 46:58 - Csilla élménybeszámolója a Bostoni Foci VB utazásáról 1:03:34 - Vendégünk Fekete Pákó, aki 34 év után visszatért Nigériába és meglátogatta édesapját 1:41:25 - Musimbe Dávid Dennis a Foci VB tudósítónk jelentkezett
Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile
Bill Gates, Aga Khan ou encore Tony Elumelu… Tous ont des fondations très actives en Afrique et qui prennent de plus en plus de place à l'heure où l'aide publique au développement est en net recul. En 2025, c'est moins 23 %, soit près de 50 milliards de dollars en moins pour les pays en développement. Dans quelle mesure la philanthropie peut-elle et doit-elle remplacer les aides d'État ? Dans le monde de l'entrepreneuriat, beaucoup comptent sur les « business angels ». Ces patrons qui font bénéficier des jeunes pousses de leurs carnets d'adresse et de leurs investissements. Le Sénégalais Malick Diouf, à la tête de la start-up Lafricamobile, est l'un d'entre eux : « Il m'est arrivé de rencontrer des entrepreneurs avec qui j'ai des correspondances, en tout cas des intérêts [communs] par rapport à ce que je fais au niveau de l'AfricaMobile. Ces entrepreneurs-là n'avaient pas besoin de "grand-chose", entre guillemets. Mais ils avaient besoin de ce cash-là, à ce moment-là précis, pour leur permettre de passer à l'échelle supérieure. Je suis très fier aussi de pouvoir donner aux écosystèmes ce qu'ils m'ont donné avant, tout simplement. » L'autonomisation économique par la philanthropie Figure bien connue de la philanthropie sur le continent, le Nigérian Tony Elumelu. Sur les dix dernières années, sa fondation a investi 130 millions de dollars pour aider de jeunes entrepreneurs à se lancer. « Nous sommes convaincus que l'entrepreneuriat est le moyen le plus efficace pour parvenir à l'autonomisation économique, ce dont le continent africain a désespérément besoin. Tel est donc notre rôle au sein de la Fondation Tony Elumelu : donner aux entrepreneurs les moyens de créer des emplois et des opportunités économiques non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour des millions d'autres jeunes à travers l'Afrique », explique Somachi Chris-Asoluka, la directrice de la fondation. Pour la fondation, ce changement structurel doit permettre de repenser la notion de l'aide sur le continent. « Nous pensons qu'il est temps d'aborder et de débattre de la notion de don et de développement au XXIᵉ siècle. C'est un modèle de développement qui est désormais dépassé », assure la directrice de la fondation. « Nos jeunes Africains n'attendent pas l'aumône. Ils sont brillants. Ils sont innovants, dotés d'un esprit d'entreprise. C'est sur cela que nous devrions tous nous concentrer en priorité : leur donner les moyens d'agir et leur offrir le financement, la visibilité et la plateforme qu'ils méritent », poursuit-elle. À lire aussiLa Fondation Tony Elumelu ou la fabrique des futurs champions de l'entrepreneuriat africain Aide au développement : le privé ne peut remplacer l'investissement public Pour les acteurs du développement, la philanthropie ne peut pas venir remplacer l'aide publique au développement, d'abord pour une question d'échelle. Selon les données de l'OCDE, moins de 10 % de l'APD mondiale est constituée de fonds issus de la philanthropie. Mais aussi pour des raisons de rentabilité. « Ça pose la question de sous-traiter parfois l'aide à des acteurs qui ont des intérêts économiques avant des intérêts de solidarité. Donc ça, ça pose une vraie question aussi de la privatisation de l'aide que nous, sur laquelle on s'interroge au CCFD-Terre solidaire », pointe Mathieu Paris du CCFD-Terre solidaire. Ce dernier alerte sur la « privatisation du développement ». Espérer que le privé, qui doit avoir une rentabilité économique, vienne remplacer le public dans les investissements de l'aide est un leurre, estime-t-il. « Investir dans l'éducation, dans la santé, dans certaines infrastructures, ce n'est pas rentable ou au moins pas à court terme et pas en termes financiers. Donc, en effet, là, on risque d'avoir des secteurs de services essentiels aux populations qui sont délaissés », alerte-t-il. Transports, énergie, environnement des affaires, etc. Somachi Chris-Asoluka pointe également le rôle indispensable que doivent jouer les États africains.
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
„Nevybíráme si pláže, ale spalovny odpadů, skládky toxického odpadu, začouzené hutě a chemičky. Jezdíme tam, kam normální turista nemíří.“ Otec a syn Jindřich a Ondřej Petrlíkovi ze spolku Arnika zkoumají znečištění životního prostředí toxickými látkami. Jejich poslední výprava je zavedla do Nigérie, Kamerunu a Ghany.Všechny díly podcastu Casablanca můžete pohodlně poslouchat v mobilní aplikaci mujRozhlas pro Android a iOS nebo na webu mujRozhlas.cz.
„Nevybíráme si pláže, ale spalovny odpadů, skládky toxického odpadu, začouzené hutě a chemičky. Jezdíme tam, kam normální turista nemíří.“ Otec a syn Jindřich a Ondřej Petrlíkovi ze spolku Arnika zkoumají znečištění životního prostředí toxickými látkami. Jejich poslední výprava je zavedla do Nigérie, Kamerunu a Ghany.
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé.
Esta semana, com o nosso Oliveira de regresso, o prato forte é a Seleção. Analisamos a prestação dos homens de Martinez nos particulares frente ao Chile e à Nigéria e perguntamos: quem esteve em destaque pela positiva e pela negativa? Qual será o primeiro 11 de Portugal no Mundial? O Bernardo joga? Vai ser Inácio ou Veiga? Dalot ou Cancelo? Falamos da ida de Mourinho para o Real Madrid e, claro está, da iminente chegada de Marco Silva ao Benfica. Abordamos também a chave de distribuição das receitas da centralização no futebol, aprovada por 80% dos clubes. Terminamos com mais um ecléctico fora-de-jogo, onde recomendamos uma série, um livro e um documentário.
durée : 00:21:45 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dans un contexte d'instabilité monétaire, les cryptomonnaies sont désormais utilisées quotidiennement par près d'un Nigérian sur dix. Une ruée vers les cryptoactifs qui a aussi fait émerger une nouvelle génération d'influenceurs qui promettent richesse et réussite grâce à la finance numérique. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Louise Cognard, Léa Capuano, Pénélope Le Mauguen - invités : Yassin Ciyow Journaliste indépendant et réalisateur, ancien correspondant du Monde en Côte d'Ivoire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
Ces dernières années, les cryptomonnaies se sont imposées dans le quotidien de près d'un Nigérian sur dix. Certains les utilisent pour contourner le naira, monnaie du Nigeria, fortement dévalué ces dernières années. D'autres, notamment parmi les jeunes, achètent et revendent des cryptoactifs sur les plateformes d'échange, dans l'espoir de gains rapides. Reportage de Yassin Ciyow.
Au sommet Africa Forward de Nairobi (Kenya), cinq acteurs clés de la finance en Afrique (Ecobank, Proparco, Meridiam, Africinvest, Melanin Kapital) débattent du paradoxe qui freine les investissements sur le continent : une perception du risque souvent bien supérieure à la réalité. Instruments de dérisquage, appui des données, besoins de gouvernance : quelles clés pour libérer le potentiel africain ? Émission présentée par Bruno Faure enregistrée au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya) le 12 mai 2026. Nos invités
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une opération de sécurisation dans le détroit d'Ormuz, les déclarations de Félix Tshisekedi sur un troisième mandat et les violences xénophobes en Afrique du Sud. Mali : quelle est la finalité du blocus autour de Bamako ? Après les attaques coordonnées du 25 avril menées avec les rebelles du Front de libération de l'Azawad, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) ont mis en place un blocus routier autour de Bamako. Comment se matérialise cet « isolement » de la capitale ? Les premiers effets se font-ils ressentir sur le quotidien des 4 millions d'habitants ? Au-delà d'asphyxier la capitale, l'objectif du Jnim est-il de rentrer dans Bamako et de prendre le pouvoir ou de renverser le régime en place ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Détroit d'Ormuz : la France peut-elle sécuriser la navigation ? Alors que des centaines de navires sont toujours bloqués dans le Golfe persique, le porte-avions français Charles-De-Gaulle sur zone. En déployant le fleuron de sa marine, la France se dit prête à lancer une mission multinationale afin de garantir la libre circulation des bateaux. Comment une telle opération de sécurisation pourrait-elle s'organiser ? Qui pourrait y participer ? Alors que Téhéran menace Paris d'une « réponse immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d'Ormuz, la France ne risque-t-elle pas d'être entraînée dans cette guerre au Moyen-Orient ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. RDC : comment réagit la majorité présidentielle à la perspective d'un troisième mandat ? « Je n'ai pas demandé de troisième mandat, mais si le peuple (le) veut, j'accepterai ». À deux ans de la fin de son second et dernier mandat, le président Félix Tshisekedi n'exclut pas l'idée de se représenter à la magistrature suprême après avoir consulté la population par référendum. Une déclaration vivement critiquée par l'opposition qui dénonce une démarche « anticonstitutionnelle ». Cette idée fait-elle consensus au sein de l'Union sacrée, la coalition de la majorité présidentielle ? L'opposition a-t-elle les capacités de faire obstacle à ce projet ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Afrique du Sud : comment expliquer la montée des violences xénophobes ? En Afrique du Sud, une vague de manifestations hostiles aux migrants et plusieurs attaques visant des étrangers ont poussé le Nigeria à organiser le rapatriement de ses ressortissants qui se sentiraient en danger. Au moins 130 d'entre eux ont demandé à rentrer dans leur pays d'origine. Pourquoi les Nigérians sont-ils particulièrement ciblés par ces violences xénophobes ? Comment expliquer l'impuissance des autorités sud-africaines à endiguer cette situation ? Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI.
« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ». « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
Six civils devant la Haute Cour d'Abuja, 36 officiers supérieurs devant la cour martiale du Nigeria, tous poursuivis pour avoir fomenté le putsch manqué de fin d'année dernière. Cette tentative de coup d'État contre le président Bola Tinubu en octobre 2025 avait d'abord été démentie par Abuja et l'armée nigériane, avant que les autorités ne finissent pas l'admettre en ce début d'année. Le procès des accusés civils a commencé en début de semaine (lundi), celui des militaires s'ouvre ce vendredi 8 mai devant une cour martiale spécialement créée pour l'occasion. Qui sont véritablement ces hommes ? Que s'est-il vraiment passé en octobre 2025 ? Et pourquoi la présidence a tout fait pour cacher cette tentative de putsch ? Jibrin Ibrahim, chercheur principal au Centre pour la démocratie et le développement d'Abuja, est l'invité de Sidy Yansané. RFI : Revenons un peu en arrière, tout d'abord, au moment de la tentative de putsch d'octobre dernier. L'armée nigériane avait démenti l'existence même de cette tentative, avant de la reconnaître trois mois plus tard. Pourquoi, selon vous ? Jibrin Ibrahim : Pour un régime au pouvoir, parler d'une possibilité de coup d'État est quelque chose d'inquiétant. Le régime au départ ne voulait pas parler de cette tentative, mais par la suite il s'est senti piégé : s'il ne parle pas, qu'allait-il faire des suspects ? Je pense que c'était un peu ça la problématique. Pour l'instant, le bilan sécuritaire du président Bola Tinubu est, on peut dire, assez mauvais. L'attaque de Jos, des explosions coordonnées à Maiduguri, l'armée américaine qui s'autorise à bombarder le territoire nigérian... Cacher cette tentative de putsch, c'est cacher peut-être aussi un malaise au sein de l'appareil sécuritaire au Nigeria ? Absolument ! Dans l'histoire récente du Nigeria, l'état de la sécurité n'a jamais été aussi grave. Les attaques par les terroristes, par les bandits ou les groupes qui revendiquent une lutte politique sont à peu près partout dans le pays, et tout le monde s'interroge : où est l'État et où sont les forces de sécurité ? C'est une situation très inquiétante pour les Nigérians et tout le monde se demande si l'État est vraiment capable de protéger ses citoyens. À lire aussiNigeria: une quarantaine d'éleveurs peuls tués par des miliciens nigérians et béninois Une cour martiale a été mise en place spécialement pour juger les 36 officiers accusés. Dans un pays fortement militarisé, qui a connu plusieurs coups d'État il y 25 ans, pourquoi est-ce seulement maintenant qu'une telle cour est créée ? On ne sait pas vraiment puisque le gouvernement s'est efforcé de dissimuler ce putsch avorté. Jusqu'à présent, beaucoup s'interrogent sur la véracité des informations données par Abuja. On espère qu'avec cette cour martiale et le procès des civils qui vient de commencer, on pourra en apprendre un peu plus sur ce qui s'est passé. Mais pour moi, le gouvernement est inquiet, cette histoire est quelque chose qui est difficile à gérer pour lui. Pour une raison toute simple : le coup d'État est de nouveau tendance en Afrique de l'Ouest, beaucoup de pays en ont souffert récemment. L'idée du putsch grandit au Nigeria et c'est ça le problème de fond : si on en parle, est-ce qu'on l'encourage ? Si on n'en parle pas, quels sont les risques ? Les suspects poursuivis peuvent-ils reprendre leurs tentatives ? C'est une situation très difficile pour le gouvernement et ça se voit. Il y a beaucoup d'hésitations, de doutes et de difficultés pour être clair et net sur la situation. D'ailleurs, peu après la tentative de putsch, Bola Tinubu a complètement modifié son état-major dans l'armée. Est-ce que selon vous, il s'agissait d'une simple réorganisation, parce qu'il y a quand même 36 personnes poursuivies ? Ou alors vraiment d'une réforme en profondeur, sachant qu'on est à moins d'un an de la présidentielle ? Je pense que le président veut s'assurer le maximum de sécurité personnelle, il choisira qui va rester avec lui quoiqu'il arrive. Mais a-t-il tenu compte de la lutte contre les groupes armés, contre les bandits et contre les terroristes ? Tinubu pense avant tout à sa sécurité. La preuve est que la lutte contre le terrorisme et les bandits ne progresse pas. Ces bandits et ces terroristes font ce qu'ils veulent, ils attaquent l'armée, ils tuent même des officiers supérieurs de l'armée. Donc tous ces changements à la tête des armées n'ont pas abouti à une amélioration de la sécurité au Nigeria. Et dans ce cadre-là, il semble que l'objectif principal est la sécurité du chef de l'État lui-même. À lire aussiNigeria: six hommes, dont un général à la retraite, inculpés pour un projet de coup d'État
Vietvaru vēlēšanas Palestīniešu pašpārvaldes teritorijā. Dānijā un arī Slovēnijā neveicas ar valdošās koalīcijas izveidi pēc parlamenta vēlēšanām. Mali hunta piedzīvo plašu un labi koordinētu savu pretinieku ofensīvu. Aktualitātes analizē Austrumeiropas politikas pētījumu centra vecākais pētnieks Armands Astukevičs un Aizsardzības akadēmijas pasniedzējs Jānis Kapustāns. Palestīniešu teritoriju trauksmainā iekšpolitika 25. aprīlī Palestīniešu pašpārvaldes teritorijā notika vietvaru vēlēšanas. Jordānas Rietumkrastā tika ievēlētas pavisam 380 vietējās padomes ar nepilniem 3800 deputātiem. Reālas vēlēšanas gan notika mazāk nekā pusē vietvaru, jo gandrīz 200 iecirkņos bija iesniegts tikai viens saraksts, un saskaņā ar Palestīniešu pašpārvaldes normatīvajiem aktiem šādos gadījumos vēlēšanas nav jārīko – saraksta iesniedzēji ieņem padomes locekļu vietas automātiski. Praktiski visur dominējošais politiskais spēks ir partija „Fatah”, kuras līderis Mahmūds Abāss nu jau vairāk nekā 20 gadus ieņem Palestīnas pašpārvaldes prezidenta amatu. Tomēr īpaša uzmanība notikušo vēlēšanu sakarā pievērsta vienīgajai padomei, kura tika ievēlēta Gazas joslā – Deirelbelehas pilsētā. Tās ir pirmās jebkādas vēlēšanas, kas notikušas Gazā pēc divas desmitgades ilgušas pauzes, kuras iemesls ir 2006. gadā iestājusies pretstāve starp partiju „Fatah” un kustību „Hamās”, toreizējo Palestīniešu pašpārvaldes likumdevēja vēlēšanu uzvarētāju. Domstarpību centrā ir attieksme pret Izraēlas valsti: kamēr „Fatah” atzīst Izraēlas tiesības uz eksistenci, Hamas turpina bezkompromisa cīņu, lai nodzēstu ebreju valsti no pasaules kartes. Bez tam „Fatah” ir sekulāra palestīniešu nacionālistu partija ar kreisu ievirzi, savukārt „Hamās” – reliģiska islāmistu kustība. Politiskā šķelšanās noveda pie militāra konflikta, kura laikā „Fatah” pārstāvji Gazas joslā tika nogalināti, izraidīti vai bija spiesti bēgt, un Gaza kļuva par „Hamās” citadeli. Ievēlētais palestīniešu likumdošanas orgāns pārstāja funkcionēt, jauns tā arī nav ticis ievēlēts, un ja Jordānas Rietumkrastā pagājušajos divdesmit gados notika vismaz pašvaldību vēlēšanas, tad Gazas sektorā – nekādas. Periodiski notika izlīguma mēģinājumi starp „Fatah” un „Hamās”, 2013. gadā pat tika izveidota nacionālās vienības valdība ar bezpartejisku sastāvu, taču „Hamās” tai tā arī neļāva reāli pārvaldīt Gazas teritoriju. Tagad, kad karā pret Izraēlu islāmistu spēki ir pamatīgi novājināti, acīmredzot bijis iespējams sarīkot pieminētās vēlēšanas Deirelbelehā, kas tiek raksturotas kā pilotprojekts. Priekšnoteikums dalībai bija atzīt Palestīnas Atbrīvošanas organizāciju par vienīgo leģitīmo palestīniešu tautas pārstāvi, un tas liedza kvalificēties „Hamās” kandidātiem. „Fatah” atbalstītais saraksts ieguvis sešas no piecpadsmit vietām, savukārt saraksts, par kuru neoficiāli zināms, ka aiz tā stāv „Hamās”, – divas vietas. Daži novērotāji uzskata, ka tas ir sabiedrības signāls par nevēlēšanos turpināt bezkompromisa cīņu islāmistu vadībā. Tomēr vēlētāju aktivitāte, kas bija nepilni 23%, padara šādu pieņēmumu ne pārāk drošu. Divi Eiropas iekšpolitikas sastrēgumi Dānijas parlamenta vēlēšanas notika 24. martā, taču valdošās koalīcijas izveide nevedas. Nepiepildījās līdzšinējās premjerministres Metes Frederiksenas cerības, ka viņas vadītajiem sociāldemokrātiem vēlēšanas nesīs politiskā kapitāla pieaugumu. Tagad parlamentā izveidojušies divi bloki – labējais jeb „zilais” un kreisais jeb „sarkanais” – un ne vienam, ne otram nepietiek balsu vairākumam. Trešais spēks ir liberālā Mēreno partija, kas ieņēmusi izteikti centrisku pozīciju. Tieši viņu balsis, pievienotas vienam vai otram blokam, matemātiski varētu dot vajadzīgo vairākumu, taču mērenajiem nav pieņemams neviens no abu bloku radikālajiem spārniem. Partijas līderis Larss Loke Rasmusens jau paziņojis, ka darbošanās vienā valdībā ar radikāli kreisajiem ekosociālistiem no Sarkani-zaļās alianses nav domājama, tāpat nekādu entuziasmu liberāļiem neizraisa iespējama sabiedrošanās ar nacionālpopulistiem spektra pretējā galā – Dānijas Tautas partiju un citiem. Tā vietā mērenie vēlētos redzēt plašu centriski orientētu koalīciju, kaut ko līdzīgu pirmsvēlēšanu modelim, kurā bez sociāldemokrātiem un mērenajiem ietilpa arī liberālā partija „Venstre”. Tomēr pēdējās vēlēšanas nebija veiksmīgas nevienai no šīs trijotnes partijām, tāpēc tagad nāksies piepulcināt vēl kādu. Ticamākie kandidāti varētu būt labēji centriskā Konservatīvo partija, tāpat diezgan centriskā Sociālliberālā partija un arī demokrātiskie sociālisti no Zaļo kreiso partijas (nejaukt ar radikālāko Sarkani-zaļo aliansi!). Zaļo kreiso līdere Pia Olsena Dīra jau signalizējusi, ka būtu gatava apspriest sadarbības nosacījumus, taču Rasmusens, kā tiek teikts, izteikti taktiski nogaida. Vēl problemātiskāka ir situācija Slovēnijā, kur arī nu jau vairāk nekā mēnesi nav izdevies izveidot valdības koalīciju. 20. aprīlī lielākās parlamenta frakcijas – liberālās Brīvības kustības – vadītājs un līdzšinējais premjerministrs Roberts Golobs paziņoja, ka viņam nav izdevies izveidot vairākuma koalīciju un viņa partija gatavojas darbam opozīcijā. Tagad stafetes kociņš būtu nododams otrai lielākajai parlamenta frakcijai – Slovēnijas Demokrātiskajai partijai. Savulaik izaugusi no antikomunistiskās neatkarīgo arodbiedrību kustības un bijusi kreisas ievirzes, šī partija tās līdera Janeza Janšas vadībā vēlāk migrējusi nacionālisma, konservatīvisma un labējā populisma virzienā. Lai izveidotu koalīciju, Janšam būtu jāpiedabū pievienoties divas mēreni labējās partijas – aliansi „Jaunā Slovēnija – Kristīgie demokrāti” un Demokrātu partiju –, kā arī izteikti labēji populistisko, no pandēmijas laika antivakcīnistu auditorijas izaugušo partiju „Resni.ca”. Nav viegli iedomāties, ka izteikti proeiropeiski sevi pozicionējošie demokrāti būtu gatavi koalīcijai ar galējiem populistiem eiroskeptiķiem no „Resni.ca” un arī pašu Janšu, no kura partijas viņi reiz atšķēlās, kritizēdami līderi par antagonizējošu un populistisku pieeju. Kā norāda novērotāji, tā vien šķiet, ka Slovēnijas politiskie spēki arvien pamanāmāk samierinās ar domu par ārkārtas vēlēšanām. Draudzība ar Kremli – apšaubāma garantija Pilsoņu karš Rietumāfrikas valstī Mali ilgst kopš 2012. gada, kad savu cīņu pret centrālo valdību uzsāka tuaregu separātisti valsts ziemeļos, Azavādas reģionā. Kā tas mēdz notikt islāma zonas valstīs, etniski motivētajā konfliktā drīz iesaistījās radikālās džihādistu kustības – gan neatkarīgi reģionāli grupējumi kā, piemēram, „Boko Haram”, gan globālo tīklu „Al Qaeda”un Islāma kalifāts atzari. Sākotnēji Mali toreiz vēl demokrātisko valdību cīņā pret iekšējiem ienaidniekiem atbalstīja Francija un arī ANO miera uzturēšanas misija, taču 2020. gadā likumīgais prezidents Ibrahims Keita tika gāzts un pie varas nāca hunta ar ģenerāli Asimi Goitu priekšgalā. Pučisti palūdza frančus aizvākties un uzaicināja sev tīkamāku sabiedroto – krievu algotņus no bēdīgi slavenās Vāgnera grupas. Sabiedrojusies ar līdzīgiem režīmiem kaimiņvalstīs Nigērā un Burkina Faso, Mali izveidoja jaunizceptu Rietumāfrikas diktatūru klasteri – Sāhelas valstu aliansi. Jaunie sabiedrotie ļāva gūt zināmus taktiskus panākumus, taču ne izšķirošu uzvaru pār režīma pretiniekiem. Pēc „vāgneriešu” līdera Prigožina nogalināšanas viņa privāto militāro kompāniju nomainīja Krievijas bruņoto spēku struktūra – Āfrikas korpuss. Tikām režīma pretinieki – tuaregu nacionālisti un radikālie islāmisti – pārtrauca savstarpēju apkarošanu un sāka koordinēt savas operācijas pret valdības spēkiem. Džihādisti valsts dienvidos sāka piekopt jaunu taktiku – transportceļu blokādi, apdraudot pirmkārt jau naftas produktu piegādes lielajām pilsētām. Kopš 25. aprīļa Mali hunta piedzīvo nepieredzēti plašu un labi koordinētu savu pretinieku ofensīvu, kuru īsteno Azavādas Atbrīvošanas fronte un ar kustību „Al Qaeda” saistītais džihādistu grupējums Atbalsta grupa islāmam un musulmaņiem. Galvaspilsētas Bamako apkaimē nemiernieki uzbruka lidostai un Kati militārajai bāzei, kur savu pastāvīgo rezidenci ierīkojis huntas līderis Goita. Džihādistu kaujinieks-pašnāvnieks ar sprāgstvielām piekrautu automašīnu ietriecās aizsardzības ministra ģenerāļa Sadio Kamaras rezidencē, nogalinot viņu un ģimeni. Valdības spēku un krievu Āfrikas korpusa karavīri tika bloķēti Kidalas pilsētā un vienojās par netraucētu aiziešanu, atstājot pilsētu nemierniekiem. Uzbrukumi notika vēl vairākām pilsētām, kurās kopš tā laika turpinās karadarbība. Acīmredzot Kremļa draudzība izrādījusies pārāk vāja huntas stabilitātes garantija. Sagatavoja Eduards Liniņš.
5 - Fekete Pákó 30 év után tér vissza Nigériába - felhívtuk őt by Balázsék
00:00 - 6 óra 22:41 - Csökken a víz mennyisége a Magyar tavaknak 42:43 - Lövöldözés volt Donald Trump vacsoráján 59:04 - Kelenföldi túszejtés kapcsán hívtuk fel Kitanics Márk igazságügyi pszichológust 1:18:10 - Fekete Pákó 30 év után tér vissza Nigériába - felhívtuk őt 1:38:02 - Mai felolvasónk: Scherer Péter Jászai Mari-díjas színész
« Le cinéma, c'est du théâtre en conserve », disait un certain Louis Jouvet, qui ne connaissait pas Nollywood. Qu'est-ce qui a poussé Serge Noukoué, le co-fondateur de Nollywoodweek Film Festival dans les salles obscures du cinéma du Nigéria, d'Afrique et des diasporas africaines ? Qu'est-ce qui a poussé cet Afropéen d'origine béninoise à manger du pop-corn en anglais dans le texte ? Même si Dalida, Mandela et les Bleus ont marqué son adolescence, son cœur s'est laissé embarqué par l'Afrique anglophone et son cinéma. Spécialiste des Industries Culturelles & Créatives, Noukoué rêve de renforcer les échanges entre créateurs de l'Afrique anglophone et francophone. Il rêve en couleur d'abolir les frontières de l'imaginaire. Ce rêve est déjà à quelques stations de métro (pour les + chanceux) puisque la 13ème édition de Nollywoodweek Film Festival se tiendra du 6 au 10 mai 2026 au Cinéma l'Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris. Programmation de l'invité : • Jauperi E d'Oxun • Sauti Sol Suzanna.
Le 10ᵉ Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique débute ce lundi pour deux jours dans la capitale sénégalaise. L'occasion pour des chercheurs, des décideurs politiques, des journalistes, d'échanger sur les enjeux régionaux. Il sera beaucoup question de souveraineté : économique, militaire, numérique. Parmi les intervenants, notre invité Afrique ce matin, Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du centre de réflexion citoyen Wathi. Il répond aux questions de François Mazet RFI : Gilles Yabi, le terme de souveraineté revient dans les titres des différents ateliers de ce forum de Dakar. Est-ce parce que la souveraineté des pays africains est particulièrement menacée à l'heure actuelle ? Gilles Yabi : Je crois que, indépendamment des crises actuelles au niveau mondial, la souveraineté des pays africains a toujours été menacée. Les pays africains furent des colonies, notamment d'empires européens, et cela veut dire une dépossession de leur destinée. Et donc on a encore affaire à des États qui sont jeunes dans leurs frontières. Ce qui veut dire que la demande d'espace de souveraineté, même si généralement elle est formulée comme étant une demande absolue de souveraineté, elle est légitime de ce point de vue-là. Je pense que c'est un cheminement historique tout à fait naturel qui est aussi lié au changement générationnel dans les pays africains. Après, effectivement, il est renforcé par les différentes crises, la guerre en Iran, mais avant cela, la guerre de la Russie contre l'Ukraine. On avait déjà beaucoup parlé de la menace, notamment sur le plan économique. Mais aussi, il ne faut pas oublier la pandémie de la Covid-19, qui avait déjà amené au premier plan la question de la souveraineté en Afrique, et pas seulement en Afrique, puisque la question se posait un peu partout à ce moment-là. Nous sommes dans une époque néo impériale, est-ce que les Africains ont le sentiment d'être particulièrement ciblés par les nouveaux appétits des grandes puissances ? Oui, je crois qu'il y a ce sentiment-là, en tout cas lorsqu'on entend les discours sur le continent, y compris au niveau de ce qu'on peut appeler les élites intellectuelles du continent, il y a souvent ce sentiment. Alors, moi, je ne suis pas totalement convaincu que l'Afrique soit spécifiquement ciblée. Elle est ciblée parce qu'évidemment elle a des ressources naturelles. Elle n'est pas la seule à avoir des ressources naturelles, des ressources critiques. D'ailleurs, pour un certain nombre de pays, en particulier, tout ce qui est essentiel pour la transition énergétique, etc. Et, d'une certaine manière, il faut que les pays africains fassent un peu comme les grandes, les moyennes et les petites puissances qui ont cette capacité à identifier à nouveau leurs intérêts, leurs besoins, pas seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme, à avoir une véritable stratégie. Il y a une concurrence entre grandes puissances pour l'accès aux ressources africaines. Chacun met en avant ses forces. Mais est-ce qu'on peut dire que les pays africains choisissent une forme de multi alignement ? Je crois que, pour la majorité des pays africains, oui, on est plutôt dans une tentative de multi alignement pour ne pas être dans une opposition frontale à une grande puissance. Les pays africains comprennent bien qu'ils peuvent aussi jouer justement des rivalités entre les grandes et les moyennes puissances. Il faut qu'en Afrique, on regarde aussi la dynamique des rapports de force internationaux et qu'on regarde la montée de l'Inde, des pays comme la Turquie. Sans doute, pour moi, le pays qui a fait le plus d'avancées dans sa présence sur le continent, dans son influence économique, mais aussi d'ailleurs militaire sur le continent au cours des dix ou quinze dernières années. Donc il ne faut pas regarder seulement les très grandes puissances, il faut regarder tout le monde. Tout ça est d'une très grande complexité. Et au fond, je pense que cela amène surtout la question essentielle d'avoir plus d'anticipation, de centres de recherche intégrés à certaines organisations régionales africaines. Ce sont des questions qui sont extrêmement complexes et qui demandent à ce qu'on ait un suivi permanent. Sur les questions de sécurité qui sont au cœur des échanges à ce Forum de Dakar, c'est la 10ᵉ édition. Au fil des années, vous avez pu constater que la situation sous-régionale se dégrade ? Au Sahel, on a quatre pays constamment parmi les dix les plus touchés par le terrorisme dans le monde depuis plusieurs années : vous avez le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria. Mais on a aussi des pays côtiers comme le Bénin, le Togo qui font leur apparition dans ces classements. Donc on a une extension des zones où nous avons des groupes armés, disons irréguliers, terroristes, mais pas seulement, puisque des milices s'installent aussi. Et cela appelle nécessairement à la poursuite d'une réflexion et d'une action collective. Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait aujourd'hui pour essayer de renverser cette tendance et cette situation assez sombre ? D'abord, l'endiguement ou les tentatives d'endiguement, on ne peut pas y échapper. Il faut surveiller beaucoup plus attentivement les zones frontalières. C'est déjà le cas dans les pays côtiers qui sont les plus exposés. Mais il ne faut pas que ce soit seulement à nouveau une présence militaire. Il faut que ce soit aussi une présence de l'État dans ses fonctions économiques et sociales, parce que les groupes armés profitent toujours de tensions, de frustrations existantes pour s'implanter. Évidemment, la coopération entre les pays de la région est essentielle. Et là, évidemment, on a une grande difficulté parce qu'il faut que ce soit des deux côtés, notamment du côté des pays sahéliens. L'autre élément qu'il ne faut pas oublier, c'est que la logique des groupes armés a toujours intégré les frontières, et notamment l'économie de la violence et de l'insécurité, puisque l'économie informelle permet des échanges transfrontaliers et que les moyens de la violence viennent aussi de tous ces réseaux de criminalité qui ont toujours connecté l'Afrique de l'Ouest sahélienne à l'Afrique de l'Ouest côtière. Donc, depuis très longtemps, ce qu'on devait éviter, la fragmentation de la région, finalement. Malheureusement, les pays eux-mêmes et leurs dirigeants ont contribué à cette fragmentation. Et aujourd'hui, on fait face à un défi très important qui est celui de la coopération au moins sécuritaire, dans un contexte où les trois pays sahéliens ont quitté la Cédéao. À lire aussiSénégal: ouverture du Forum de Dakar dans un paysage sécuritaire africain transformé
« Il est des visites qui agissent comme des révélateurs silencieux, s'exclame Le Matin d'Algérie. Celle de Léon XIV en Afrique du Nord ne saurait être reléguée à un simple épisode marginal : elle constitue au contraire un moment chargé de portée historique et symbolique, révélateur d'une profondeur souvent négligée. Derrière ce déplacement pontifical se profile une réalité que l'Algérie contemporaine peine encore à embrasser : celle d'un passé profondément pluriel, où se croisent le judaïsme, le christianisme, la romanité, l'amazighité et, plus tard, l'islamité. » Cette visite, poursuit le quotidien algérien, « met (donc) en lumière les continuités enfouies, les héritages tus et les filiations souvent négligées. C'est toute une profondeur historique qui ressurgit, obligeant à considérer l'Algérie non comme une identité figée, mais comme un espace de mémoire complexe, traversé par des influences multiples. » Saint-Augustin l'Algérien Et en arrière-plan de cette visite, il y a l'ombre de saint Augustin : « Léon XIV appartient en effet à la famille religieuse des augustiniens, pointe Le Monde Afrique , qui se revendique de la philosophie du théologien, centrée sur les rapports entre foi et raison. Le pape souhaitait ardemment marcher dans les pas de son maître à penser. Il va ainsi visiter les vestiges de son ancienne ville, Hippone, et célébrer une messe dans la basilique qui porte son nom à Annaba. Ce voyage ne se limite cependant pas à l'attachement personnel de Léon XIV à saint Augustin, relève encore Le Monde Afrique. (…) Il s'agit plutôt pour lui de se saisir de cette figure africaine, à cheval entre les cultures puniques, latine et romaine, pour porter un message de dialogue et d'apaisement entre les deux rives de la Méditerranée. "Personnellement, j'espère me rendre en Algérie pour visiter les lieux où a vécu Saint-Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, pour construire des ponts entre le monde chrétien et le monde musulman", avait-il récemment déclaré. » En effet, rebondit le site Algérie Patriotique, « depuis plusieurs années, la diplomatie pontificale a engagé un glissement progressif vers les “périphéries actives”. Afrique, Méditerranée, Asie en transformation, autant de régions où l'Église catholique ne cherche plus seulement à maintenir une présence institutionnelle, mais à écouter les recompositions sociales, politiques et spirituelles du monde. » « Algérophobie » ? Le site TSA, Tout sur l'Algérie, prend pour sa part une tournure plus polémique pour dénoncer ce qu'il appelle « l'algérophobie » de certains médias français. TSA qui s'en prend aux hebdomadaires, Le Point et L'Express, ainsi qu'au Figaro qui publie une interview de Boualem Sansal dans laquelle on peut lire : « Cela sera une visite difficile pour le pape : des chrétiens, des évangéliques, des protestants sont persécutés en Algérie et il va falloir commencer par là. Il va entamer des discussions qui seront déjà balisées et fermées. » Commentaire de TSA : « Sans surprise, l'écrivain, habitué des gros mensonges sur son pays d'origine, en a ressassé plus d'un. Pourquoi tant de terrain ? » Et les migrants ? Libération à Paris souligne qu'il n'y a en Algérie que « quelques milliers de catholiques, une communauté essentiellement composée désormais d'étudiants et de migrants subsahariens. » D'ailleurs, « selon le porte-parole du Vatican, le pape pourrait aborder la question épineuse des migrations, l'Algérie étant une des routes entre le désert et la mer Méditerranée. La présence catholique (dans le pays) est, en fait, symbolique mais… historique, pointe le quotidien français, longtemps associée, pour le pire, à la puissance coloniale. Trouvé après l'indépendance de l'Algérie, un certain modus vivendi a été fragilisé, dans les années 90 et 2000, par le prosélytisme et l'expansion des évangéliques, notoirement en Kabylie, avant que le pouvoir algérien n'y ait mis un coup d'arrêt, en 2006, par une ordonnance. Cela a entraîné la fermeture de nombreux lieux de culte, l'interdiction, dans les faits, de convertir les musulmans. » Et Libération de conclure : « Le pape ira-t-il sur ce terrain-là ? L'affaire, en soi, relève du tabou. » Et les pays en crise ? Enfin cette remarque du quotidien Le Pays au Burkina Faso : « La tournée africaine du pape intervient dans un contexte où le continent est confronté à de nombreuses crises. (…) Et s'il y a des regrets que l'on peut nourrir par rapport au choix des pays par le Vatican, c'est bien l'absence de pays en crise Il ne fait l'ombre d'aucun doute que les Maliens, Burkinabés, Nigériens, Nigérians, Soudanais ou Congolais, qui souffraient du martyre, auraient aimé se voir réconfortés par la visite de Sa Sainteté. »
Bientôt le retour sur Terre pour l'équipage d'Artémis 2, après leur mission autour de la Lune. Les quatre astronautes - Etatsuniens et Canadien - doivent amerrir ce vendredi 10 avril au soir, au large de la Californie après un vol historique et des photos inédites. Une mission suivie de près par Tidiane Ouattara, président du conseil de l'Agence spatiale africaine, organe de l'UA. Le continent ambitionne de monter en puissance dans les programmes spatiaux. Pas pour marcher sur la Lune, mais pour des applications très concrètes de communication, de sécurité ou de prévisions météo. Depuis Le Caire où siège l'agence, Tidiane Ouattara est l'invité de RFI. RFI : Docteur Tidiane Ouattara, vous avez suivi la mission Artemis 2, qu'est-ce qui vous a marqué ? Docteur Tidiane Ouattara : Sincèrement, je suis très ému. C'est un signe d'espoir. Artemis 2 annonce un signal clair : on veut résider sur la Lune et il y a beaucoup de développements techniques et scientifiques qui en découleraient. Donc, pour nous qui sommes passionnés de l'espace, nous sommes en joie. Mais au-delà de cela, nous sommes heureux de voir que de nouvelles découvertes scientifiques et technologiques nous permettraient, nous Africains, de sauter des pas ou de faire des pas de géant dans le développement socio-économique en termes d'infrastructures numériques. Aujourd'hui, une vingtaine de pays africains disposent de programmes spatiaux. Il y a les pionniers, l'Égypte, l'Afrique du Sud, le Nigéria, le Maroc ou l'Algérie. C'est un secteur qui progresse sur le continent ? Oui, tout à fait. Vous avez cité des pionniers. Il y a aussi les nouveaux pays qui sont le Rwanda, l'Éthiopie, le Gabon, le Sénégal, j'en passe. Il y a des nouveaux joueurs, mais la quasi-totalité des pays africains sont de gros consommateurs des produits spatiaux. Donc notre rôle au niveau politique sera de coordonner les programmes spatiaux de telle sorte que ceux qui n'ont pas de programme puissent en bénéficier. L'Afrique est le prochain eldorado des affaires spatiales. Quelles sont les applications concrètes de ces programmes spatiaux pour le quotidien ? Parfois, quand on est en face des autorités, on nous pose la question : « Nous avons des problèmes d'eau, et vous me parlez d'espace. » Je peux vous dire que l'espace permet de résoudre deux ou trois problématiques en ce qui concerne l'eau. Par exemple, lorsque nous sommes en train de chercher les meilleurs endroits pour creuser des puits, pour quelque chose qui doit prendre cinq ans, avec l'espace on identifie en six mois, un an, les zones potentielles. Deuxièmement, l'espace nous permet de regarder et d'analyser la qualité de l'eau. Troisièmement, l'espace nous permet la gestion de l'eau pour l'irrigation. En termes de sécurité et défense, grâce à l'espace, nous pouvons voir le mouvement des engins, des personnes et des événements. Et quand je parle d'événements, je parle d'inondations, je parle de l'évolution des volcans, et cetera. Donc, l'espace nous permet en un clin d'œil d'avoir de l'information, parce que c'est ce qui est important pour le décideur. Mais le spatial, ce sont aussi de gros investissements de long terme. Pour certains gouvernements, face à des besoins sociaux qui sont immédiats, est-ce que ce n'est pas un luxe ? Ah non, l'espace n'est plus un luxe. La première raison, c'est que l'espace qui coûtait des centaines de millions de dollars et qui était mené par des gouvernements des pays les plus riches et qui prenait 5 à 10 ans, ce budget est carrément réduit. Vous avez toutes sortes de satellites aujourd'hui, vous avez des CubeSats, vous avez des nanosatellites. Il est important aujourd'hui de dire que ce sont des investissements qui valent la peine. Il y a deux ou trois ans, en Afrique de l'Ouest, par exemple, il y avait des câbles sous-marins qui étaient sectionnés pendant plusieurs jours. Certains pays ont été complètement à l'arrêt. Si nous avions à ce moment un satellite, le satellite viendrait en complémentarité pour réduire ces impacts ou ces pertes. Personne ne peut aborder l'espace seul. Donc, la coopération internationale, la collaboration intra-africaine, voici des éléments à regarder pour pouvoir mutualiser les ressources, que ce soient les ressources financières, que ce soient les ressources humaines. Combien de satellites africains sont aujourd'hui en orbite ? Pour ce que nous savons, nous, parce qu'il y a aussi des satellites militaires, nous parlons d'une soixantaine parmi des milliers et des milliers de satellites dans l'espace. Ce n'est rien. Mais cependant, au fur et à mesure que les années passent, les Africains commencent à se préparer à lancer plus de satellites. La Chine finance des satellites pour plusieurs pays africains. La Russie avait lancé Angosat 2 pour l'Angola, on a vu des accords avec SpaceX de l'Américain Elon Musk, est-ce que l'espace africain est aussi l'espace d'influence géopolitique ? Absolument. L'Angola a aussi signé un contrat avec Airbus, hein ! Oui, comme dans tous les domaines. On ne peut pas échapper à la géopolitique. Cependant, ce qui est important pour nous, c'est, qu'est-ce que l'Afrique tire comme profit ? Que ce soit la Chine, que ce soit la Russie, que ce soit l'Europe, que ce soient les États-Unis, l'Afrique est ouverte à tout le monde. Maintenant, il ne faut pas s'attendre à ce que l'Afrique suive un pays par idéologie. Nous attendons que les partenaires nous proposent des choses et que nous aussi, nous puissions faire des contre-propositions dans un système gagnant-gagnant. Aujourd'hui, les satellites africains sont lancés depuis l'étranger. Est-ce qu'on peut imaginer, à terme, que le continent abrite une infrastructure de lancement de satellites ? Ah oui, voyez-vous, géographiquement nous sommes nantis. La zone équatoriale aujourd'hui est une zone propice pour le suivi de beaucoup de satellites. Nous avons des zones désertiques ou des zones marines qui peuvent facilement permettre le lancement. C'est un de nos rêves. ► Entretien à retrouver en intégralité sur rfi.fr À lire aussiArtémis II: les astronautes ont battu le record de distance dans l'espace et survolé la face cachée de la Lune
Notre Grand Invité Afrique nous emmène ce matin dans le désert nigérien, au nord de Tesker. C'est là qu'une équipe de scientifiques a découvert une nouvelle espèce de dinosaure, qui a vécu il y a 95 millions d'années. Découverte décrite dans la revue scientifique « Science » au mois de février. Son nom : Spinosaurus mirabilis. 12 mètres de long, un museau allongé et cet élément caractéristique : une grande crête sur la tête. Pour en parler, qui mieux que le paléontologue américain qui a dirigé l'expédition, en 2022 ? Paul Sereno, professeur à l'université de Chicago, répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : Vous avez découvert une nouvelle espèce de dinosaure au Niger. Pouvez-vous nous dire à quoi ressemble le Spinosaurus mirabilis ? Paul Sereno : C'est un grand animal. Un grand prédateur avec des caractéristiques un peu particulières au niveau de la tête pour lui permettre d'attraper des poissons. Le Spinosaurus avait une grande épine dorsale. Ce qui fait surtout la spécificité de cette nouvelle espèce, c'est la crête qu'il avait sur la tête. Une crête vraiment spectaculaire, en forme de sabre courbé. C'est l'une des plus grandes jamais découvertes chez un dinosaure prédateur. Que savez vous de cette crête, servait-elle à quelque chose ? Nous pensons que sa crête était ornementale. Étant donnée sa position, juste au-dessus des yeux, il semble difficile qu'elle ait pu servir d'arme. Plusieurs d'entre elles ont aussi des bords un peu fragiles, et sont asymétriques. Toutes ces raisons nous font dire que c'était plutôt décoratif, comme on peut encore le voir chez certains oiseaux modernes. Y a-t-il d'autres dinosaures auxquels on peut le comparer ? Et bien, le Spinosaurus est vraiment à part. D'abord, on ne le trouve qu'en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Ces dinosaures sont des prédateurs, mais ce sont aussi les mieux adaptés à une vie au bord de l'eau. Ce sont des bipèdes, comme d'autres espèces de dinosaures. Mais le Spinosaurus mirabilis, comme son cousin le Spinosaurus Aegypticus, a ses propres caractéristiques. Par exemple, ses dents s'imbriquent quand il ferme la mâchoire. Ça, c'est une spécificité pour attraper des poissons glissants dans les rivières et sur les berges. Comment réagit-on quand on découvre une nouvelle espèce de dinosaure ? Ça n'arrive pas tous les jours, quelle a été votre réaction quand vous avez compris ? Nous avons été surpris. Certains membres de l'équipe ont pleuré. Mais tous, nous étions euphoriques. C'est un moment exceptionnel, quand on travaille dans cette partie du désert, qu'on fait une découverte et qu'on se rend finalement compte de la nature de cette découverte. Avec nos moyens modernes, à l'ère du numérique, non seulement nous avons pu savoir exactement où nous nous trouvions. Mais nous avons aussi été capables de prendre des photos des ossements pour les assembler. C'est ce que nous avons fait. Et donc, on était là, au milieu du Sahara, à regarder ces images sur un ordinateur portable alimenté par un panneau solaire. C'est vrai que c'est un moment dont on se souviendra. Quand vous faites une mission, vous envoyez ce que vous trouvez aux États-Unis pour l'étudier. Ensuite, est-ce que vous renvoyez tout au Niger ? C'est ce que vous allez faire ? Renvoyer les fossiles de ce nouveau dinosaure et le reste au Niger après étude ? Oui, mais en plus de renvoyer les fossiles au Niger - d'ailleurs certains ossements du Spinosaurus sont déjà au Niger - nous avons lancé un grand projet pour monter un centre du patrimoine nigérien dans la meilleure université du pays, à Niamey. Il existe aussi des plans très détaillés pour créer deux musées au Niger. L'un en plein cœur de la capitale, pour raconter l'histoire des dinosaures africains et des populations anciennes qui ont peuplé le pays. L'autre à Agadez, dans le nord du Niger. C'est un projet qui suscite beaucoup d'enthousiasme ici. On dit que le désert nigérien est un cimetière de dinosaures. Y a-t-il encore beaucoup de choses à y découvrir ? Absolument. Nous avons visité de nombreux sites qui sont incroyables. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à découvrir. Quand vous visitez le Sahara, vous avez la sensation de vous trouver sur une autre planète. C'est un sentiment merveilleux : celui d'être dans un lieu en pleine nature, où il n'y a pas de routes, où vous pouvez découvrir des choses, où personne n'a encore marché. Donc oui, il y aura encore beaucoup de découvertes. C'est pour ca que le Niger a besoin d'avoir ses propres archéologues, ses propres paléontologues, ses propres muséographes. Pour pouvoir conserver cet incroyable héritage et le présenter aux Nigériens, mais aussi aux Africains et au monde entier. À lire aussiNiger: découverte d'un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a 95 millions d'années
C'est à la Une d'Afrik.com : « RSF, Reporters Sans Frontières, alerte sur une hausse record des arrestations de journalistes à l'est de la République démocratique du Congo ». Arrestations donc, mais aussi « menaces, exils forcés et journalistes tués s'accumulent dans un contexte marqué par l'intensification du conflit armé ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : « 500 journalistes arrêtés dans la région des Grands Lacs au cours des dix dernières années, dont plus de la moitié en RDC. Cinq journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions, depuis 2021, dont quatre dans les seules provinces de l'est ». Quelques détails donnent une idée de ce que les journalistes peuvent subir : « Certains ont été enfermés dans des conteneurs transformés en prison de fortune ». Pour RSF, les journalistes de la RDC sont pris « entre le marteau et l'enclume », « le marteau des FARDC (l'armée congolaise) », d'un côté et « "l'enclume du M23" de l'autre ». D'un côté, « les rebelles du M23 imposent une véritable "formation idéologique" à certains journalistes et censurent les programmes des radios communautaires pour imposer leur narratif. Et de l'autre, le gouvernement et l'armée congolaise accusent les professionnels des médias de complicité avec l'ennemi ou le Rwanda, dès que le ton ne leur convient pas ». « Parfois, explique encore RSF, les journalistes abandonnement purement et simplement leur métier pour sauver leur vie. » Accusations rejetées Le Sénégal contre-attaque face aux accusations du Financial Times. Le quotidien économique et financier britannique, avait accusé le Sénégal « d'avoir secrètement emprunté, en 2025, 650 millions d'euros, pour éviter un défaut de paiement ». Accusations rejetées par le ministre sénégalais des Finances, Cheikh Diba. Mali Actu, nous explique ainsi qu'il « a catégoriquement réfuté les récentes accusations du Financial Times, insistant sur la légalité et la transparence des opérations financières de type "total return swap"». Cheikh Diba « assure même que ces mécanismes financiers ont permis au Sénégal de réaliser une économie substantielle de 35 milliards de francs CFA, en 2025 ». Sénéplus a lui aussi suivi la conférence de presse du ministre des Finances sénégalais. « Son argument massue, nous dit Sénéplus, repose sur l'avantage financier procuré par ces instruments. Selon Cheikh Diba, si le Sénégal avait choisi de se financer sur le marché des Eurobonds, il aurait payé un taux entre 12% et 15% en moyenne en 2025, contre un taux de 7% avec le mécanisme financier du "total return swap" ». Hier, le ministre sénégalais des Finances « a également contesté l'autorité du Financial Times », estimant que « c'était un journal de référence, mais qu'il n'était pas infaillible ». Contraints de combattre contre l'Ukraine Enfin, la guerre en Ukraine revient à la Une de l'actualité sur le continent. C'est Africanews qui l'annonce : « 15 Zimbabwéens sont morts sur le front pour la Russie ». Et le gouvernement du Zimbabwe, assure qu'il « intensifie ses efforts diplomatiques pour rapatrier 66 autres Zimbabwéens encore en vie ». Le ministre de l'information Zhemu Soda, « a expliqué que les victimes zimbabwéennes avaient reçu des offres d'emploi trompeuses et lucratives de la part d'agences de recrutement "frauduleuses", utilisant les plateformes de réseaux sociaux comme principal terrain de chasse ». Autrement dit, précise encore le ministre, « les victimes se voient promettre des salaires attractifs et des conditions de travail sûres, mais elles finissent privées de leurs documents de voyage et contraintes de participer activement aux combats ». Le Zimbabwe n'est pas un cas isolé, rappelle AfricaNews : « d'autres pays comme l'Afrique du Sud, le Kenya et le Nigéria ont eux aussi signalé des cas similaires de leurs ressortissants, "trompés" et qui ont fini par se retrouver "en première ligne du conflit" ».
Makoko, přezdívané „africké Benátky“, je největší plovoucí slum na světě. Leží na laguně u nigerijského velkoměsta Lagos, přímo naproti luxusní čtvrti Victoria Island – jednomu z nejdražších míst v Africe. Kontrast mezi domy z prken a plechu postavenými na kůlech a mrakodrapy na protějším břehu patří k nejvýraznějším symbolům extrémní nerovnosti v Nigérii.
In this deeply personal and wide‑ranging episode of Equine Assisted World, Rupert Isaacson speaks with longtime colleague and friend Karla Brahms of Wellenreiter in the Odenwald, Germany — a region steeped in myth, forest, and living horse culture.What begins as a conversation about equine‑assisted practice unfolds into an intimate exploration of grief, love, resilience, and the sacred role horses play in helping humans navigate life's darkest passages.Karla shares her evolution from decades of forest‑based therapeutic riding with children into her current work integrating NIG (Neuro‑Imaginative Gestalt) constellation methods with horses. Through spontaneous drawing, embodied awareness, and equine presence, she helps clients access inner wisdom beyond intellectual processing.The conversation then turns to the death of her husband, musician Jan, and the profound grief that followed. Karla speaks openly about ritual, laying out the body at home, identity loss, and how horses — through presence, warmth, and simple being — helped her remain anchored in the present.This episode explores what modern culture has lost around death and ceremony — and how horses may help us reclaim a more honest, embodied relationship with grief.If you want to support the show, you can do so at Patreon: https://www.patreon.com/LongRideHome