Un débat de société où des experts reconnus abordent une question de société et confrontent leurs points de vue. Présenté par Romain Auzouy du lundi au jeudi. Et par Philippe Lecaplain le vendredi (en alternance avec Accents du monde, un vendredi sur deux). Préparation : Florence Pons. Diffusions à 17h30 TU vers toutes cibles. * Attention il n'y a pas de Débat du jour le mardi jusqu'à l'élection présidentielle française 2022.

Hors norme. C'est bien le mot qui qualifie la 23è Coupe du monde de football qui s'ouvre ce jeudi (11 juin 2026). Coorganisée par le Mexique et le Canada, c'est aux États-Unis que se déroulera la plupart des matchs auxquels participeront -c'est une première- 48 équipes. Mais derrière cette vitrine d'universalité, l'idéologie MAGA du président américain Donald Trump pèse sur cette compétition. Comme l'illustrent le refoulement d'un arbitre somalien ou encore l'interdiction d'accès de certains supporters étrangers. Quels contre-pouvoirs face au « Mondial de Donald Trump » ? Quelle image laissera cet évènement ? Pour en débattre : - Nicolas Kssis Martov, journaliste au mensuel So foot, auteur de Qatar, le Mondial de la honte, éditions Libertalia - Fabien Archambault, historien, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de l'histoire des cultures sportives et politiques, auteur du livre Les légendes du siècle. Une histoire des Jeux en douze médailles éditions Flammarion - Jean-Baptiste Guégan, expert en géopolitique du sport. Enseignant à Sciences Po Paris, consultant spécialisé sur les questions sportives, il est l'auteur d'une dizaine de livres sur le sujet. Co-auteur du livre La guerre du sport, une nouvelle géopolitique, éditions Taillandier. À lire aussi Coupe du monde de football 2026 Calendrier mondial 2026 : programme complet, dates et horaires des matchs.

C'est l'affaire qui crée l'émotion et la colère en France, et qui mobilise la classe politique. La mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans, dont le principal suspect est un homme ayant fait l'objet de plusieurs signalements et plaintes liés à des violences sexuelles sur mineurs qui n'ont pas abouti. Alors que de nombreux dysfonctionnements sont pointés, des voix s'élèvent pour dénoncer « la mort de trop ». Pourquoi Jérôme Barella n'a-t-il pas été mis hors d'état de nuire ? Demeure-t-il un tabou sur ces sujets en France ? L'affaire Lyhanna peut-elle constituer un tournant ? Pour en débattre : - Steffy Alexandrian, doctorante en droit privé, spécialisée dans la protection d'enfance, elle a fondé l'association Carl (prénom de son frère), autrice du livre Les violences qui tuent l'enfance, éditions de l'Observatoire. Le documentaire sur son histoire Inceste, le combat d'une vie sera diffusé le 15 juin 2026 sur ArteTV - Barka Zerouali, porte-parole du collectif #MeTooEcole - Romane Brisard, journaliste d'investigation indépendante. Elle enquête sur les violences sexuelles et judiciaires faites aux femmes et enfants, autrice du livre « Inceste d'État, quand la justice livre les enfants victimes à leurs bourreaux » Stock.

Le sommet de Londres sur l'IA s'ouvrira ce mercredi (10 juin 2026) pour deux jours. Le développement de l'intelligence artificielle interroge et inquiète. Face à la révolution annoncée, quelle pourra être l'action des individus ? Sommes-nous condamnés à être dépassés par l'IA ? Peut-on mettre des barrières ? Pour en débattre : - Nathalie Devillier, docteure en droit et senior consultant à l'UNESCO sur l'éthique de l'IA - Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité et directeur de la stratégie de Jizô Al, une plateforme d'observabilité réseau avancée qui permet aux décideurs d'anticiper, d'identifier et de bloquer les cyberattaques - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la Faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, il travaille au laboratoire LIP6, spécialiste de l'Intelligence artificielle.

C'est un avertissement qui pèse lourd dans le contexte géopolitique actuel. Le monde est confronté à un risque nucléaire accru selon le Sipri (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm). Entre l'Iran accusé de fabriquer l'arme atomique, la guerre en Ukraine menée par une puissance nucléaire, ou encore les inquiétudes des Européens de perdre le « parapluie» des États-Unis, les menaces sont nombreuses. Menace ou dissuasion ? Face aux risques, quels garde-fous ? Peut-on inverser la tendance actuelle ? Avec : - Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain, auteur du livre Petites leçons sur la guerre. Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre aux éditions Autrement et du blog Ne pas subir - Jean-Marie Colin, directeur de ICAN France - Florian Galleri, chercheur au MIT, co-auteur du livre Histoire de la dissuasion nucléaire française, aux éditions Armand Colin.

Plus de 88 000 détenus dans les prisons françaises, un nouveau record a été battu au 1er mai 2026. La surpopulation carcérale est chronique en France. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin veut en finir avec les matelas posés au sol dans les cellules des prisonniers. Il l'a réaffirmé, lundi 1er juin, à l'occasion de l'installation du nouveau directeur général pénitentiaire. À chaque quinquennat, de nouvelles mesures sont annoncées pour juguler le problème, en vain... Peut-on en finir avec la surpopulation carcérale ? Est-ce uniquement une question de place ? Pour en débattre : - Flavie Rault, secrétaire générale du Syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP-CFDT) - Mathieu Quinquis, directeur de l'Observatoire international des prisons (OIP) - Louis Vogel, sénateur de la Seine-et-Marne, membre du groupe Les indépendants-République et Territoires, rapporteur budgétaire pour les prisons.

L'Europe a connu une vague de chaleur précoce avec des températures records en France et au Portugal notamment. En Asie, certaines villes indiennes ont enregistré des pics de températures à 47°C et au moins 16 personnes sont mortes à cause de la chaleur. Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et qui touchent tous les continents, de plus en plus de foyers à travers le monde s'équipent d'un climatiseur. Une solution réservée à ceux qui en ont les moyens, gourmande en énergie et qui a l'inconvénient de réchauffer les villes en rejetant de l'air chaud, mais peut-on se passer de la clim ? Pour en débattre : - Raphaëlle Héliot, spécialiste de la rénovation de l'habitat, référente technique dans un espace de France Rénov - Clément Gaillard, urbaniste spécialisé dans l'adaptation au changement climatique. Auteur du livre Habiter un climat, éditions Terre Urbaine - Doudou Deme, ingénieur, co-fondateur d'Élémenterre, une entreprise sénégalaise spécialisée dans la fabrication de briques de terre et de briques moulées.

C'est le grand rendez-vous annuel des investisseurs étrangers en France, le sommet Choose France se tenait ce lundi (1er juin 2026) au château de Versailles. Le président Emmanuel Macron a lancé cette grande messe annuelle en 2018 et se félicite de son succès. Pour la 7è année consécutive, la France est le pays européen qui a attiré le plus d'investissements étrangers en 2025, selon le baromètre du cabinet EY. Quelle réalité recouvrent ces chiffres ? La France est-elle vraiment toujours aussi attractive aux yeux des investisseurs internationaux ? Invités : - Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, institut d'études économiques - David Cousquer, fondateur et gérant de la société Trendeo, cabinet de collecte et d'analyse d'informations économiques - Anaïs Voy-Gillis, docteure en géographie, spécialiste des questions industrielles en France et en Europe, autrice du livre Pour une révolution industrielle, éditions Presses de la Cité.

Quand l'institut Odoxa interroge, début 2026, plus de douze mille Français sur ce qui les préoccupe le plus, c'est le pouvoir d'achat qui arrive en tête : 37% le citent spontanément comme inquiétude personnelle, et jusqu'à 48% comme priorité pour le pays. Derrière, la sécurité, autour de 29%. Et l'immigration ? Elle remonte fort quand on parle du pays... jusqu'à 35%… mais elle s'effondre dès qu'on demande aux gens ce qui les touche, eux, dans leur vie quotidienne. Le détail qui dit tout : cette angoisse du pouvoir d'achat est la plus forte précisément chez les jeunes, les classes populaires, et les électorats du Rassemblement national et de La France insoumise. Et pourtant dans les prises de parole politique, ce n'est pas la fin du mois qui occupe le terrain, c'est l'immigration. Quand à la mi-avril 2026, en Espagne, le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez lance un vaste plan de régularisation : près de 500 000 sans-papiers, expliquant que « sans de nouvelles personnes qui travaillent et cotisent, notre prospérité s'arrête ». Bruno Retailleau, patron des Républicains et candidat à 2027, répond qu'il veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes » et rétablir les contrôles dans les Pyrénées. Et en quelques semaines, c'est un emballement. Le 24 mai 2026, dans le Journal du Dimanche, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ancien de l'Intérieur, propose carrément un moratoire de trois ans sur l'immigration légale, des quotas inscrits dans la loi fondamentale, et lâche : « il faudra changer la Constitution ». Le 26 mai sur France Inter, Gabriel Attal, qui vient à peine de déclarer sa candidature, reprend la formule : « il faut que la France accueille moins pour accueillir mieux », priorité à l'immigration de travail, durcissement du regroupement familial. Et c'est peut-être le plus spectaculaire, à gauche, fin avril sur France 2, François Ruffin, l'homme du Nouveau Front populaire, se déclare « hostile à l'immigration de travail ». Alors voilà la question de ce débat, simple et un peu dérangeante : l'immigration est-elle vraiment la préoccupation des Français ? Ou est-elle devenue le terrain sur lequel toute la classe politique a décidé de livrer bataille, à un an de la présidentielle, presque indépendamment de ce que vivent les gens ? Pour en débattre : - Jean-Philippe Dubrulle, directeur des études politiques chez Tolunia Harris - Yves Sintomer, professeur de Science politique à l'Université Paris-8 - Philippe Moreau Chevrolet, spécialiste en communication politique, président de MCBG Conseil.

Le week-end dernier, des frappes massives sur Kiev. En début de semaine, un appel aux ressortissants étrangers à quitter la capitale ukrainienne. Moscou fait pression, mais n'est-ce pas une tentative de dissuasion ? L'économie russe souffre de plus en plus, tout comme la population à l'épreuve d'une guerre qui met à mal leur quotidien. Quels éléments permettraient d'affirmer que le président russe se trouve dans une position défavorable ? Quelles perspectives possibles pour la Russie dans le contexte international actuel, alors que les tentatives pour mettre fin au conflit ont échoué ? Pour en débattre - Francoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS (L'École des Hautes études en Sciences sociales). Elle a co-dirigé Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des Mines. Autrice du livre Être opposant dans la Russie de Vladimir Poutine. Éditions Le Bord de l'eau - Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'Institut de relations Internationales et stratégiques (IRIS) - Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales sur Tenzer Strategics. Auteur des livres « Notre guerre » et « Fin de la politique des grandes puissances », éditions de L'Observatoire.

Mardi 26 mai 2026, s'est ouvert en France le premier procès public depuis l'éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Un animateur d'une école est jugé pour des agressions sexuelles sur neuf enfants. Parallèlement à la présomption d'innocence qui doit perdurer, des voix s'élèvent pour appeler à l'instauration d'une « présomption de victimité » qui permettrait de changer le regard sur les affaires d'agressions. Qu'est-ce qu'une « présomption de victimité » ? Comment la mettre en place ? Simple rustine ou nouvelle étape dans la lutte contre les violences ? Pour en débattre : - Carine Durrieu Diebolt, avocate spécialisée dans les droits des victimes de violences sexuelles, ex-membre de la Ciivise (Commission indépendante, inceste et violences sexuelles sur les enfants), autrice du livre « Violences sexuelles, quand la justice maltraite » - Mathilde Jouanneau, avocate au cabinet 95 boulevard Raspail, spécialiste en droit de la famille, ancienne présidente de l'association Femmes et droit - Anne-Blandine Caire, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l'université Clermont-Auvergne, autrice du livre Criminologie, éditions Ellipses et de la tribune publiée dans Le monde, où elle se prononce en faveur de la reconnaissance d'une « présomption de victimité », définie comme le « miroir de la présomption d'innocence ». A

Le tournoi de tennis de Roland-Garros s'est ouvert dans un climat de grogne des joueurs. En cause, leur rémunération qu'ils estiment non proportionnelle aux recettes de l'évènement. Une revendication qui concerne également les trois autres tournois du Grand Chelem. La colère monte, et l'hypothèse d'un boycott a même été évoquée. Les stars du tennis constituent-elles l'arbre qui cache la forêt ? Où vont les recettes engrangées par les directions des plus grands tournois ? Quelle égalité des chances pour devenir l'un des meilleurs joueurs du monde ? Pour en débattre : - Seghir Lazri, sociologue du sport à l'Institut de recherche interdisciplinaire, laboratoire de recherche rattaché au CNRS/EHESS, et chroniqueur au Nouvel Obs - Marine Fontaine, ancienne joueuse, aujourd'hui maître de conférences en sociologie à l'université Gustave-Eiffel, elle a consacré une thèse sur Les joueuses : les galériennes du tennis français - Vincent Chaudel, directeur de l'observatoire du Sport business. Co-auteur du Livre Blanc Le sport au dessus des conflits, l'arbitre d'un monde sous tension ?

La Coupe du Monde débute dans trois semaines exactement. Parmi les polémiques dont la compétition fait l'objet, figure le prix des places. Celles-ci peuvent s'élever à plusieurs milliers d'euros. Une tendance à la hausse observée également dans les clubs professionnels, notamment en Angleterre considérée comme le pays de naissance du football. Cette évolution menace-t-elle la popularité du football ? Qui sont les supporters d'aujourd'hui ? Pour en débattre : - Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, professeur à Paris School of Economics (PSE), co-auteur du livre Foot Business : les trente glorieuses, éditions Odile Jacob, sortie le 27 mai 2026 - François da Rocha Carneiro, historien du sport, auteur du livre Un peuple et son football, une histoire sociale, éditions du Détour - Killian Bertrand, globe-trotter des stades de football, auteur du livre Le chant des stades.

C'est la polémique qui électrise le 79è Festival de Cannes. La veille de l'ouverture, une tribune signée par 600 professionnels du cinéma évoque les craintes d'une mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur. La réponse de Canal+ a été cinglante : le groupe, premier financeur du cinéma dans l'Hexagone et détenu par l'homme d'affaires, annonce qu'il ne travaillera plus avec les auteurs de cette tribune. Comment expliquer une telle sanction de la part de Canal+ ? Après la presse et l'édition, le cinéma sera-t-il la prochaine cible de la « guerre culturelle » voulue par Vincent Bolloré ? Pour en débattre : - Pierre Salvadori, réalisateur du film La Vénus électrique, présenté hors compétition en ouverture de la 79è édition du Festival de Cannes, le film est actuellement en salle depuis sa présentation cannoise, élu au Conseil d'administration de la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (la SRF) - Stéphane Demoustier, réalisateur du film L'Inconnu de la Grande Arche, (2025), élu au Conseil d'administration de la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (la SRF) et coprésident du BLOC, qui regroupe 14 organisations de la filière cinématographique indépendante - Kira Kitsopanidou, professeure à l'Université Sorbonne Nouvelle et spécialiste de l'économie du cinéma.

La Chine appelle ce mardi (19 mai 2026) l'autre géant de l'intelligence artificielle, les États-Unis, à une coopération en matière de gouvernance. Car les mises en garde s'intensifient et ont de quoi affoler : le patron d'Anthropic affirme ainsi que son dernier modèle peut créer le « chaos ». Que sait-on des possibilités de l'IA ? Qu'est-ce qui relève du fantasme et de la réalité ? À qui cette situation profite ? Pour débattre : - Abel Quentin, romancier, auteur du livre Sanctuaires, résister à l'invasion de l'IA générative (éditions de l'Observatoire, 5 mai 2026) - Nicolas Sabouret, enseignant-chercheur et coordinateur de la médiation scientifique à l'Université Paris-Saclay - Raja Chatila, professeur émérite de robotique, d'intelligence artificielle et d'éthique des technologies à Sorbonne Université.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a ouvert ce lundi (18 mai 2026) sa 79è Assemblée annuelle, alors que deux épidémies préoccupent actuellement la planète. Ebola, la plus meurtrière, à l'origine « vraisemblablement » de 91 décès en République démocratique du Congo est au cœur d'une alerte internationale déclenchée par l'OMS. Quant au foyer d'hantavirus survenu à bord d'un navire de croisière, il fait craindre le retour d'une pandémie. Quelles analyses peut-on faire des deux maladies en cours ? Quels enseignements du Covid permettent de mieux faire face à ces épidémies ? Pour en débattre : - Frédéric Bizard, économiste spécialiste de la santé, professeur à l'ESCP et président de l'Institut Santé, auteur du livre Les itinérants de la santé : Quel futur pour notre système de santé ? (Éditions Michalon, 2024) - Jean-Daniel Lelièvre, professeur en immunologie, spécialiste vaccination et problématiques One Health. À écouter aussiHantavirus: la résurgence des théories complotistes À écouter aussiEbola: «Le risque de dissémination de cette épidémie est très élevé», alerte le virologue Sylvain Blaize

C'était l'un des grands sujets évoqués ce jeudi par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin. Avant ce voyage très attendu, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain presserait son homologue chinois d'user de l'influence de la Chine sur l'Iran pour contribuer à une sortie de crise dans la région. Quelle est l'action de la Chine dans la guerre en cours ? En quoi Pékin peut-il être le grand gagnant ? Pour en débattre : Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, auteur du livre Taïwan, survivre libres (Nevicata 2025), ancien correspondant de l'AFP à Pékin et New York Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre HEC de géopolitique Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'Université nationale de Singapour, spécialiste des pays du Golfe

Le Parti Socialiste français n'avait pas besoin de cela. Le PS affronte une nouvelle crise suite au départ du chef des députés socialistes Boris Vallaud de la direction du parti. La gauche hors La France insoumise est divisée entre partisans et opposants à une primaire en vue de la présidentielle. Et pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à l'élection de 2027. Pourquoi tant de désaccords ? Peut-il encore y avoir un candidat unique en dehors de la gauche radicale ? Quelles sont les menaces ? Pour en débattre : - Frédéric Sawicki, professeur de Science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne - Jean-Numa Ducange, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université de Rouen Normandie. Auteur de nombreux ouvrages sur le socialisme, entre autres, Le socialisme, paru le 5 mai 2026, aux éditions PUF dans la collection Que-sais-je ?

C'est quasiment une exception française : une femme ayant accouché dans l'anonymat peut voir le secret de son identité être conservé jusqu'après sa mort. Une situation qui empêche de nombreux nés sous X de se construire, et les contraint pour certains à réaliser des tests ADN à l'étranger afin de connaitre leur filiation. Face à cela, plusieurs initiatives législatives -dont un récent avis remis au gouvernement- appellent à permettre aux nés sous X d'avoir accès à leurs origines. Qu'est-ce qui justifie le strict anonymat qui prévaut aujourd'hui ? L'enjeu est-il l'intérêt de l'enfant face à l'intérêt de la mère ? Pourquoi le sujet est-il si sensible en France ? Pour en débattre : - Géraldine Bannier, députée Les démocrates de la Mayenne, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, elle a déposé à l'Assemblée nationale une résolution sur le droit d'accès aux origines personnelles - Sophie Maley-Regley, ethnopsychanaliste, co-thérapeute dans la consultation transculturelle, intervenante en consultation pour l'adoption internationale à la Maison des Adolescents de Cochin - Liliane Lepetit, membre du Collectif des Nés sous X d'Ici et d'Ailleurs, née sous x - victime d'une adoption illicite, autrice du livre du livre Ma vie sans racines.

Ce mardi (12 mai 2026), s'ouvre le Festival de Cannes. Une 79e édition qui ne fera pas la part belle au cinéma africain : aucun film issu du continent ne figure en effet parmi les sélections majeures. Pourtant, l'Afrique n'est pas absente du secteur, en témoigne la vitalité du Nigeria qui représente avec Nollywood la deuxième industrie cinématographique au monde. Le cinéma africain est-il invisibilisé ? Comment mieux l'exporter ? Pour en débattre : - Joachim Landau, producteur chez Federation Meac, il a produit le documentaire, Batwing : Un Super-Héros Africain et aussi la série Spinners - Serge Noukoué, co-fondateur du NollywoodWeek Film Festival dont la 13ème édition s'est tenue du 6 au 10 mai 2026 - Claire Diao, programmatrice, critique de cinéma, fondatrice de la société de distribution Sudu connexion. Actuellement en salle, le documentaire rwandais Didy de François-Xavier Destors & Gaël Kamilindi

Le secteur du transport aérien est frappé violemment par la crise énergétique provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz et plus largement par la guerre au Moyen-Orient. Comme pour les automobiles avec l'essence, le cours du kérosène flambe, avec des répercussions potentiellement désastreuses sur les compagnies. À l'image de Spirit Airlines, société américaine de transport low cost, qui a été déclarée en faillite en début de semaine. Cette guerre met à mal aussi ces gigantesques aéroports, les hubs de Dubai, Abu Dhabi ou Doha. En revanche, ce conflit accélère aussi la recherche d'alternatives de routes, de carburants plus propres. Pour en débattre : - Jérôme Du Boucher, directeur adjoint aviation à l'ONG transport & environnement - Gérard Fetzer, président d'Aviation sans frontières, spécialiste en aéronautique et en transports - Matteo Mirolo, spécialiste des politiques énergétiques pour l'aviation au cabinet Mundus Volans Consulting.

La question du rire semble en décalage avec la brutalité du monde actuel. À quel point est-il important de rire ? Le sujet fait l'objet d'une journée mondiale qui aura lieu ce jeudi (7 mai 2026). Comment rire davantage ? Que signifierait une société qui ne rit plus ? Pour en débattre : - Catherine Delanoë, coach en Joie de vivre, rigologue - Arthur Durif-Meunier, psychologue psychothérapeute, auteur du livre Psychologie de l'humour, mécanismes et impact, éditions Dunod - Yves Cusset, philosophe et humoriste, auteur du livre Rire, aux éditions Flammarion. Il sera présent sur tout le Festival d'Avignon off avec deux spectacles d'humour philosophique.

Les violations de la trêve en vigueur depuis le 17 avril 2026 entre le Hezbollah et Israël se poursuivent quotidiennement dans le sud du Liban. Pour parvenir à la paix, le gouvernement israélien exige un désarmement du mouvement pro-Iran. Un objectif que Beyrouth ne parvient pas à mettre en œuvre. Réelles difficultés ou manque de volonté ? Comment expliquer la puissance du Hezbollah ? Quels sont les freins à son désarmement ? Pour en débattre : - Le Général Maroun Hitti, 39 ans de carrière (1978-2016) dans les Forces Armées Libanaises, ancien officier supérieur et analyste stratégique libanais, spécialiste des questions de sécurité nationale, de souveraineté de l'État et des mouvements armés non étatiques au Liban et dans la région. Ancien conseiller défense auprès du conseil des ministres libanais (2017-2019) - Gabriel Blondel, journaliste au journal L'Orient-Le jour - Bashir Saade, maître de conférences en politique et religion à l'Université de Stirling en Ecosse. Auteur du livre Hizbullah and the Politics of Remembrance, éditions Cambridge University Press.

Qui a conquis le public et les observateurs français du théâtre l'année passée ? Une partie de la réponse reposera sur l'attribution des 19 statuettes des Molières, la cérémonie de récompenses pour le théâtre qui se déroule à Paris ce lundi soir, 4 mai 2026. Meilleur comédien dans un spectacle public, privé, meilleure mise en scène, meilleur spectacle musical, humour, bref une ode au spectacle vivant. Un domaine qui a bien besoin d'un coup de projecteur et d'un coup de pouce, à l'heure où la culture vit des heures difficiles en France entre coupes dans les subventions publiques et attaques politiques. Pour en débattre - Claire Dupont, directrice du Théâtre de la Bastille, membre du conseil national Syndeac (premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public) - Arnaud Thorette, violoniste et altiste, directeur artistique de l'ensemble Contraste et de la saison « Les concerts à la ferme », auteur de l'essai Pour ou contre la culture ?, éditions Les impliqués, fondateur du Club Malraux, un collectif de réflexions regroupant différents acteurs du spectacle vivant et de la culture - Vincent Guillon, codirecteur de l'Observatoire des politiques culturelles et professeur associé à Sciences Po Grenoble.

Alors que la journée internationale des travailleurs aura lieu ce vendredi 1er mai 2026, la semaine a été marquée par un rapport alarmant. Il en ressort que les risques psychosociaux au travail tuent 840.000 personnes par an dans le monde. L'Organisation internationale du travail (OIT) pointe le stress, le harcèlement et les journées trop longues. En France, le nombre d'arrêts de travail a atteint un niveau inédit depuis 2019. Comment expliquer ces situations ? Les évolutions sociales ne favorisent-elles pas le bien-être au travail ? Comment améliorer la santé des travailleurs ? Pour en débattre : - Emmanuelle Lavignac, secrétaire nationale de l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT) - Bruno Palier, politiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po au Centre d'études européennes, il a coordonné les deux ouvrages Que sait-on du travail ? et Travailler mieux - Sylvaine Perragin, psychothérapeute et consultante en Ressources humaines, autrice du livre Le salaire de la peine : le business de la souffrance au travail, éditions Seuil.

Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe. C'est le principal enseignement d'un rapport publié ce mercredi 29 avril 2026 par le service européen Copernicus sur le changement climatique et l'Organisation météorologique mondiale. Face au manque d'action dans la lutte pour le climat, les procès se multiplient, visant des pays ou des entreprises. Quel bilan peut-on tirer de ces « procès climatiques » ? Constituent-ils un levier dans le combat pour la sauvegarde de la planète ? Pour en débattre : - Elsa Ingrand, porte-parole de Notre Affaire à Tous - Marta Torre-Schaub, directrice de recherche au CNRS, spécialiste en droit de l'environnement et changement climatique. Elle enseigne le droit de l'environnement à l'Université Paris 1 et à Sciences Po Paris. Autrice des livres, Dictionnaire juridique du changement climatique, éditions Mare Martin, Justice climatique : Procès et actions, aux CNRS éditions et Les risques climatiques à l'épreuve du droit, publié chez Mare Martin. - Corinne Lepage, avocate engagée dans la protection de l'environnement, enseignante à Sciences Po, ancienne ministre de l'Environnement et ancienne eurodéputée.

La presse souffre économiquement et les conséquences sur les territoires semblent plus importantes qu'au niveau national. Car pour certains les médias locaux constituent le seul relais vers la citoyenneté, et dès lors que cette presse est en recul ce lien est cassé. Et le vide est souvent remplacé par les réseaux sociaux, avec les problématiques que cela soulève. La presse parvient-elle encore à jouer son rôle de 4e pouvoir ? Quelles perspectives ? Faut-il craindre des « déserts médiatiques » ? Pour en débattre Dorian Dreuil, politologue, membre de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès, et directeur d'études de l'Institut Bona fidé, co-auteur de l'enquête Vers des déserts médiatiques en France : la démocratie peut-elle survivre sans médias Jean-Marie Charon, sociologue, spécialiste des médias, chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il a coordonné un numéro d'études normandes intitulé Médias en Normandie et chaque année, il présente le baromètre social des Assises du journalisme Francois-Xavier Lefranc, président du directoire du journal Ouest-France. Auteur d'une tribune Territoires, abandon ou rebond ? dans la Revue Mermoz du cercle des économistes

Ce lundi 27 avril 2026, s'ouvre aux États-Unis un procès très attendu : l'homme le plus riche du monde Elon Musk attaque Sam Altman, patron de la société d'intelligence artificielle Open AI. À cette occasion, on tente de confronter les géants d'aujourd'hui à ceux de demain. Comment les GAFAM évoluent-ils face au développement de l'IA ? Quels seront les futurs modèles ? Pour en débattre - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l'Institut Universitaire de France, spécialiste de l'Intelligence artificielle - Aymeric Roucher, ingénieur en Intelligence artificielle auteur du livre, Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ?, aux éditions Odile Jacob, 2025.

Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explosait. La dalle supérieure du réacteur était soufflée et une partie du cœur du réacteur pulvérisée sur les bâtiments voisins. Deux jours plus tard, la Suède alerte la communauté internationale du fort taux de radioactivité sur son territoire, ce qui pousse les autorités soviétiques à annoncer l'accident. 40 ans après, le risque d'accident nucléaire est-il écarté ? Pour en débattre : - Ludovic Dupin, porte-parole et directeur de l'information de la société française d'Énergie Nucléaire (SFEN) - Maël Goumri, enseignant-chercheur et docteur en Sciences techniques et société, spécialiste des énergies nucléaires et renouvelables - Bruno Chareyron, ingénieur en génie énergétique et nucléaire, et conseiller scientifique de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité), auteur du livre Le nucléaire : une énergie vraiment sans danger ? (Éditions Dunod, 2025).

La fermeture du détroit d'Ormuz va-t-elle avoir des conséquences sur la sécurité alimentaire à travers le monde ? Un tiers des engrais à l'échelle mondiale transition par ce détroit. Pour fabriquer ces engrais de synthèse, il faut du gaz naturel liquéfié. Or le Qatar, l'un des principaux pays producteurs a mis à l'arrêt ses installations, des frappes iraniennes ont notamment touché le principal site de production. Alors que cette crise met de nouveau en lumière notre dépendance vis-à-vis des engrais de synthèse importés. Peut-on se passer des engrais chimiques ? Pour en débattre : - Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs et agriculteur en Eure-et-Loir - François Léger, ingénieur agronome, docteur en écologie, enseignant chercheur à l'école Agro Paris Tech - Ronan Groussier, responsable Agriculture chez Réseau Action Climat.

Face à la flambée des prix du carburant, cinq pays demandent à l'Union européenne de taxer les superprofits des compagnies énergétiques. L'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Allemagne et l'Autriche réclament à Bruxelles une taxation sur les superprofits générés par la hausse du prix du pétrole, conséquence de l'offensive américano-israélienne en l'Iran et du blocage du détroit d'Ormuz. La question revient à chaque crise majeure alors, taxer les superprofits, est-ce un projet impossible? Pour en débattre : - Lorelei Limousin, chargée de campagne Climat et Énergies fossiles à Greenpeace France - Quentin Parrinello, directeur des politiques publiques de l'Observatoire international de la fiscalité - Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.

Les extrêmes droites européennes avaient rendez-vous à Milan, en Italie, ce week-end. Les progressistes, eux, étaient invités à Barcelone, en Espagne, pour un forum intitulé « En défense de la démocratie ». Autour du Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, des leaders de gauche, des sociaux-démocrates, qui entendent incarner une opposition face à la montée de l'extrême droite à travers le monde. L'Espagne a dit haut et fort son opposition à l'offensive américano-israélienne en Iran. Pedro Sanchez a aussi été l'une des voix les plus critiques de la guerre qu'Israël a menées à Gaza. En politique intérieure, le socialiste a décidé de régulariser 500 000 travailleurs sans papiers à l'heure, où le Vieux continent glisse à droite. L'Espagne est-elle devenue le contre-modèle européen ? Pour en débattre : - Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des questions européennes, auteur du livre L'Europe a-t-elle un avenir ? (éditions Studyrama, janvier 2026) - Arancha González, ancienne ministre des Affaires étrangères de Pedro Sanchez en 2020 et 2021, doyenne de l'École des Affaires Internationales de Sciences Po Paris - Benoit Pellistrandi, historien, spécialiste de l'Espagne contemporaine.

Après sa passe d'armes inédite avec le président américain, Donald Trump, le week-end dernier, le Pape martèle ses appels à la paix et à la réconciliation. Un message qui résonne aussi avec sa tournée africaine. En visite au Cameroun, le souverain pontife n'a pas mâché ses mots, appelant à « briser les chaînes de la corruption » et au respect de l'État de droit. Alors, le Pape est-il de plus en plus politique ? À quel point sa voix peut-elle être écoutée ? Pour en débattre : - Francois Mabille, chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux à l'Iris, auteur du livre Le Vatican, la papauté face à un monde en crise (Éditions Eyrolles, 2025) - Loup Besmond de Senneville, rédacteur en chef du journal La Croix, envoyé spécial permanent au Vatican jusqu'en 2024, auteur du livre Vatican Secret – Quatre années au cœur du plus petit État du monde (Stock, 2025) - Bruno Joubert, ancien ambassadeur auprès du Saint-Siège (2012-2015).

Après plusieurs jours de débats intenses, le gouvernement français fait marche arrière. II renonce pour le moment à une proposition de loi visant à élargir le travail le 1er mai. Le texte prévoyait de permettre, sur la base du volontariat et en contrepartie d'une double rémunération, à certains secteurs d'exercer leur activité : boulangeries, fleuristes, lieux culturels… Travailler le 1er mai : flexibilité économique ou régression sociale ? Symbole ou vrai enjeu ? Pour en débattre : - Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française - Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT - Stéphane Sirot, historien et spécialiste de la sociologie des grèves, du syndicalisme et des relations sociales.

Il y a 40 ans, s'éteignait Simone de Beauvoir. Philosophe et romancière française, elle est considérée comme une théoricienne majeure du féminisme, notamment via son essai Le Deuxième Sexe. 40 ans après, des combats ont été gagnés mais la lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes est toujours d'actualité. Comment l'engagement féministe a-t-il évolué ? Quelles sont les nouvelles causes à défendre ? Pour en débattre : - Florence Montreynaud, historienne et féministe, cofondatrice des Chiennes de garde (1999), autrice du livre Les femmes sont des salopes, les hommes sont des Don Juan (édition Hachette Pratique, 2023) et coordinatrice de l'ouvrage Des bordels aux forums : Paroles d'hommes (La trêve éditions, 13 avril 2026) - Ketsia Mutombo, cofondatrice de Féministes contre le cyberharcèlement, autrice du livre Politiser la cyberviolence (éditions Le Cavalier Bleu, 2023) - Florence Pagneux, journaliste, autrice du livre Ce que nos filles ont à nous dire : La première génération post me-too (éditions La mer salée, 2022).

Pour la première fois depuis le début de la guerre, des discussions entre le Liban et Israël sont prévues ce mardi à Washington. Le pays du Cèdre durement touché par les frappes de l'armée israélienne qui entend combattre le Hezbollah : le dernier bilan dépasse les 2 000 morts. Une descente aux enfers pour un pays affaibli par une profonde crise économique et sociale. Pourquoi la communauté internationale ne vient-elle pas davantage en aide au Liban ? Quelles perspectives pour les populations ? Pour en débattre : - Maya Khadra, enseignante à l'IPAG Business School, journaliste spécialiste du Moyen-Orient - Yasmina Asrarguis, chercheure à la Fondation Jean Jaurès et associée à l'université de Princeton, auteure du livre Mirage de la paix, la véritable histoire d'Israël et des pays arabes (éditions Passés composés, février 2026) - Nadim Houry, directeur exécutif du think tank Arab Reform Initiative.

Tracer le futur institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est un dessein bien ambitieux en ce début 2026. Demain, vendredi 10 avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu convoquera pour la 2è fois de la semaine les forces politiques calédoniennes, après le rejet la semaine dernière par l'Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle sur l'archipel. Un texte visant à inscrire dans la Constitution un compromis, acté en juillet 2025, l'accord de Bougival, d'abord soutenu de toutes parts puis rabroué jusqu'à ce rejet dans l'hémicycle. Deux ans après de violentes émeutes qui ont paralysé ce territoire situé à 17 000 km de Paris, comment concilier des positions multiples entre ceux qui veulent rester rattachés à la France et le camp indépendantiste ? Y a-t-il un modèle à inventer? Pour en débattre : - Patrick Roger, journaliste, spécialiste des outre-mer, auteur des livres publiés aux éditions du Cerf La nouvelle Calédonie : la tragédie et L'archipel de la discorde - Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de Droit public à l'Université de Bordeaux, constitutionnaliste, co-auteur en 2013 du rapport public Réflexions sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie - Fred Constant, professeur des universités en Science politique à l'Université des Antilles, ancien haut fonctionnaire, auteur du livre Atlas des outre-mer, éditions Autrement.

En France, le début de la semaine a été marqué par le dixième anniversaire d'En Marche. Le 6 avril 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, annonçait la création d'un mouvement politique « ni de droite, ni de gauche ». Dix ans plus tard et à treize mois de la fin du deuxième quinquennat du Chef de l'État, un examen de conscience s'impose. Le centre est-il devenu de droite ? Quel avenir pour les héritiers d'Emmanuel Macron ? Pour en débattre – Erwan Lestrohan, directeur conseil à l'Institut de sondages Odoxa - Jean-Philippe Moinet, directeur de la Revue civique, auteur du livre Un journal sous influence, aux éditions des Ailes rebelles – Paul-Éric Dècle, président des Centristes de la Somme, enseignant en sciences économiques, sociales et politiques.

Le sommet One Health (« Une santé ») se tient ce mardi à Lyon, sous la présidence d'Emmanuel Macron et en présence des ministres d'une vingtaine de pays. Il s'agit du neuvième volet des One Planet Summit lancés en 2017 et jusque-là consacrés aux thématiques environnementales. Pour en débattre : – Michel Duclos, diplomate, ancien ambassadeur et représentant de la France auprès des Nations unies, conseiller spécial géopolitique à l'Institut Montaigne, auteur du livre Diplomatie française, éditions Alpha. – Anne Sénéquier, médecin, chercheuse et co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). – Antoine Flahault, épidémiologiste, professeur de santé globale à la faculté de médecine de l'université Paris Cité-hôpital Bichat-Inserm.

Elles occupent un rôle souvent discret et pourtant prépondérant dans le monde chrétien. Les femmes représentent une moitié de fidèles peu entendue et bloquée par les hommes dans leur accès à des fonctions élevées au sein de l'Église, en tout cas de l'Église catholique où elles ne peuvent devenir ni prêtre, ni évêque, ni cardinal et encore moins pape. Mais certaines branches du christianisme évoluent plus rapidement. Le 25 mars dernier, Sarah Mullally est devenue la nouvelle archevêque de Canterbury, cheffe spirituelle des Anglicans dans le monde. Alors quelle place pour les femmes dans les Églises de demain ? Pour en débattre Valentine Zuber, historienne spécialiste de la laïcité, directrice d'études à l'École pratique des hautes études. Elle a dirigé l'ouvrage collectif Femmes et religions en Méditerranée, publié aux éditions Hermann. Céline Béraud, sociologue spécialiste des religions. Directrice d'études à l'EHESS au Centre d'études en sciences sociales du religieux. Depuis 2024, présidente de la commission d'étude sur les violences commises par l'abbé Pierre. Jack McDonald, chanoine de l'Église d'Angleterre, chef du culte anglican en Belgique et professeur d'histoire moderne à la faculté protestante de Bruxelles ainsi qu'à l'Université catholique de Leuven, il travaille sur l'Afrique subsaharienne.

C'est une première depuis 53 ans. Quatre astronautes se sont envolés vers la Lune la nuit dernière. C'est le coup d'envoi de la mission américaine Artémis 2 attendue depuis plusieurs années et prévue pour durer dix jours autour du satellite de la Terre. Une étape cruciale avant de voir à nouveau des humains marcher sur la Lune. Une « priorité absolue » fixée par le Président américain Donald Trump. Mais la Chine n'est pas en reste et développe également des programmes dans ce but-là. Quel est l'état des forces en présence ? Pourquoi faut-il viser la Lune ? Pour en débattre : - Paul Wohrer, chercheur au Centre géopolitique des technologies de l'institut français des relations internationales (Ifri) et responsable du Programme espace - Alban Guyomarc'h, chercheur en droit des activités spatiales université Panthéon Assas-Collège de France, coordinateur du groupe GT Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) - Olivier Sanguy, responsable de l'actualité spatiale à la cité de l'Espace à Toulouse.

En France 16% des emplois pourraient disparaitre avec le développement de l'intelligence artificielle. C'est ce qui ressort d'une étude publiée ce mercredi par Coface et l'Observatoire des emplois menacés et émergents. Ingénierie, informatique, ou encore finance et droit devraient figurer parmi les professions les plus touchées. Mais dans le même temps l'IA offrira de nouvelles possibilités professionnelles. Lesquelles ? Où la balance va-t-elle pencher ? Quelles conséquences dans le monde de demain ? Pour en débattre - Axelle Arquié, économiste et cofondatrice de l'Observatoire des emplois menacés et émergents - Blaise Mao, directeur de la rédaction d'Usbek & Rica, spécialiste des problématiques liées aux nouvelles technologies - Juan Sebastian Carbonell, sociologue du travail et des relations professionnelles, post-doctorant à l'université de Liège, auteur du livre Un taylorisme augmenté: Critique de l'intelligence artificielle aux éditions Amsterdam.

Les lycéens français dans la dernière ligne droite ! Ils ont jusqu'à demain soir pour clore leurs dossiers de candidature en vue de leurs futures études, et le moins que l'on puisse dire c'est que les formations scientifiques sont peu féminisées : elles sont seulement 25% dans les filières de l'ingénierie et du numérique. Face à cela, un plan « Filles et maths » a été lancé, visant à instaurer un minimum de 30% de jeunes femmes dans les classes préparatoires scientifiques en 2030. Pour en débattre : - Kristel Chanard, chercheuse en géophysique et en géodésie spatiale à l'institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) et à l'institut National de l'information géographique et forestière (IGN), lauréate « Jeune femme scientifique de l'année » du prix Irène Joliot-Curie 2025 - Isabelle Huet, directrice générale de l'association Elles bougent, association qui agit pour favoriser la mixité dans les secteurs scientifiques, technologiques et industriels en encourageant les jeunes filles à s'orienter vers les métiers d'ingénieure et de technicienne - Laurent Pater, président d'Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques, enseignant en mathématique au lycée Jules Ferry en 2e année.