POPULARITY
La rumeur court depuis plus d'une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s'annonce plus « dispersée ». Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l'un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s'il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu'on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp. Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l'Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l'Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ». Interrogations après la mort d'un professeur Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian. Le quotidien britannique rappelle que l'homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l'Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l'ouverture d'une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ». Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s'est-il suicidé ? La police parle d'un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ». L'affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L'ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d'une chasse aux sorcières raciales ? » « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar » Cette phrase, c'est celle de Sonia, la mère d'Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d'un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d'un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ». C'est sur le chemin du retour, qu'Ibrahim, qui n'avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s'est fait prendre. Et il n'est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ». Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ».
Pour débuter l'émission de ce mardi 11 août 2026, les GG : Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Didier Giraud, agriculteur, et Antoine Diers, consultant, débattent du sujet du jour : Ceuta, vers une nouvelle crise migratoire le 15 août ?
Au sommaire :La menace d'une nouvelle vague migratoire plane sur l'enclave espagnole de Ceuta, où 72 000 personnes sont arrivées début août, dont 70 000 sont repartis selon les autorités.La chaleur s'installe en France, entraînant une sécheresse sévère avec des niveaux de nappes phréatiques sous la normale et des câbles électriques qui ne résistent pas, provoquant des coupures de courant notamment dans les Bouches-du-Rhône.La situation reste très tendue sur le plan diplomatique entre l'Espagne et l'Italie, avec des contrôles renforcés dans les gares et aéroports visant les voyageurs non européens.En Colombie, un violent séisme a fait au moins 111 morts dans le nord-ouest du pays, les États-Unis ont proposé une aide de plus de 15 millions de dollars.La sécheresse touche également le Rhin en Allemagne, menaçant le transport fluvial qui représente 80% du transport de marchandises dans le pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les images de l'afflux massif de dizaines de milliers de Marocains dans l'enclave espagnole de Ceuta le 30 juillet dernier ont fait l'objet d'une récupération de la part de la mouvance d'extrême droite européenne. Certaines vidéos impressionnantes ont notamment été détournées pour faire croire à un complot des autorités marocaines et à un déferlement de violences de la part des migrants au cœur de Ceuta. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Des véhicules calcinés sur une route coincée entre la colline et la mer, des restes de motos, un bus incendié dont ne subsiste que la carcasse noircie. Commentaires sur X de la part de comptes francophones de la droite radicale : « Voilà à quoi ressemble Ceuta », la ville espagnole serait : « presque totalement dévastée ». « Il n'a fallu qu'une journée aux migrants pour détruire Ceuta », conclut un contributeur sur le réseau d'Elon Musk. Un visionnage attentif révèle des images de bonne qualité, tournées pour le compte d'une agence de presse ou d'une télévision, mais reprises sans aucune voix off, dans des posts mensongers. Géolocalisations et chronologie des faits Dans le cadre de notre travail de vérification, nous avons tout d'abord cherché à savoir avec précision où ces images avaient été tournées. Sur la vidéo de 45 secondes, une capture a retenu notre attention. À 22 secondes, sur un rond-point tout proche des carcasses, deux panneaux routiers indiquent Ceuta 0,5 km et Tétouan au Maroc, à 32 kilomètres. En utilisant une image satellite issue de Google Earth, disponible gratuitement en ligne, nous avons retrouvé le rond-point : il se situe en territoire marocain et non dans l'enclave espagnole. En utilisant la plateforme Mapillary, qui compile des images de rues prises par des internautes du monde entier, nous avons retrouvé ce lieu, en 2016. On distingue des voitures stationnées sur le bas-côté, exactement au même endroit que celles qui ont été filmées après avoir été incendiées en 2026. Conclusion : les véhicules ont été incendiés devant l'immense poste de douanes qui permet de pénétrer dans l'enclave espagnole, mais côté marocain, sur la route de Fnideq. Ce que confirme notre correspondant au Maroc Matthias Raynal, qui précise que : « ces images ont été prises au niveau de la frontière, du rond-point et sur la route qui mène au poste de douane ». Quelques voitures marocaines brûlées au Maroc Il ne fait aucun doute que Ceuta a dû faire face à des pillages et s'est retrouvée submergée par l'arrivée de ces milliers de jeunes migrants marocains et subsahariens, mais ces images de voitures brûlées n'ont pas été tournées au sein même de la ville, lors de l'arrivée des migrants, contrairement à ce qu'affirment plusieurs post mensongers. L'agence Reuters écrivait enfin le 31 juillet : « Aux portes de Ceuta, les autorités marocaines ont déployé des camions lance-eau et tentaient de repousser la foule. On pouvait apercevoir les carcasses calcinées d'un bus et de sept voitures, stigmates des affrontements de la veille ». Sur certains véhicules, endommagés dans ce secteur, on aperçoit d'ailleurs des plaques d'immatriculation marocaines et non espagnoles. Ces dégâts ont visiblement été causés dans la nuit du 30 au 31. Le 3 août, Madrid annonçait enfin, que la quasi-totalité des migrants marocains ayant franchi la frontière avaient été renvoyés dans leur pays d'origine. Théories bancales sur la complicité des gendarmes marocains L'autre vidéo qui a été vue des milliers de fois sur les réseaux, c'est celle d'un camion benne marocain duquel descendent des dizaines de jeunes migrants sous l'œil d'un gendarme marocain. L'image dénote une certaine passivité des forces de l'ordre face aux évènements, mais certains commentaires vont jusqu'à parler de complicité directe des autorités qui auraient organisé le transport en camion de ces jeunes Marocains jusqu'à Ceuta. Là encore, nous avons cherché à géolocaliser ces images. Dans l'enregistrement, on entend la personne qui filme dire en dialecte marocain, que la scène a été tournée « aux portes de Tétouan ». En nous basant sur ce qu'on voit à l'écran, nous avons donc recherché une route à deux fois deux voies, dans les environs de cette ville du nord du Maroc. En remontant la N2 sur Mapillary, nous avons retrouvé un point de vue identique à celui de la vidéo. La route, le relief, la signalisation concordent. Toutefois, l'endroit est situé à 50 km de Ceuta. Si les jeunes migrants avaient dû continuer leur route à pied, ils auraient dû marcher une dizaine d'heures pour atteindre la frontière espagnole. Des camions bondés filmés à plusieurs reprises On retrouve cette vidéo sur une publication locale sur Facebook. La vidéo a été mise en ligne le 30 juillet à 21h13 dans le journal en ligne Tetouan-Press, alors que les premières arrivées à Ceuta avaient eu lieu le matin même à l'aube. On ignore quand ces images ont été tournées, mais on sait précisément où la scène a été filmée. Compte tenu du contexte, il est vraisemblable que le camion ait été contrôlé avant son arrivée, et que le gendarme ait assisté au débarquement des passagers. Sur les réseaux, de nombreuses vidéos montrent d'ailleurs des véhicules chargés de jeunes marocains circulant sur les routes du royaume avant les évènements de Ceuta. Des signaux d'avertissement À partir du 30 juillet, 50 000 personnes, essentiellement des Marocains, ont rejoint ou tenté de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta à pied ou à la nage depuis la ville voisine de Fnideq. Le 4 août, un haut responsable marocain a affirmé à l'AFP que « Le Maroc avait prévenu l'Espagne, avant la crise à Ceuta, et dès le 22-23 juillet, quand les réseaux commençaient à parler de la nouvelle décision de justice de la Cour suprême espagnole » permettant aux migrants d'entrer plus facilement à Ceuta par la mer. Pour sa part, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait alors estimé que la crise migratoire alors en cours à Ceuta était liée à une rumeur lancée « par les mafias de trafiquants d'êtres humains ».
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
Ceuta : l'ancien patron de Frontex devenu député européen français (RN), Fabrice Leggeri défend l'idée d'un retour concerté des contrôles frontaliers, critique vivement la stratégie migratoire menée par Madrid et réclame une attitude nettement plus rigoureuse à l'égard des réseaux de passeurs comme des ONG. Fabrice Leggeri, eurodéputé RN et ancien patron de Frontex, est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité de RTL Matin avec Vincent Derosier du 04 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Peut-on encore arroser son jardin, laver sa voiture ou remplir sa piscine? Dans huit communes wallonnes, la réponse est non. La Belgique fait face à des tensions sur son approvisionnement en eau potable. La question migratoire revient au premier plan en Europe. Après l'arrivée de nombreux migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, les ministres européens de l'Intérieur se réunissent en urgence aujourd'hui en vue de durcir la politique migratoire de l'Union européenne. Et puis, une semaine décisive s'ouvre pour SpaceX. L'entreprise spatiale d'Elon Musk publie ses premiers résultats depuis son entrée en Bourse, et des millions d'actions vont être mises à disposition des investisseurs. De quoi relancer le titre qui a dégringolé depuis? Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Analyse avec Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences po, spécialistes des questions européennes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:48 - Les Matins de France Culture - par : Marie Dorcet - La plus importante crise migratoire de Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, continue d'occuper une large part des médias internationaux, entre passes d'armes politiques, analyses et recherches des disparus. - invités : Marie Dorcet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
A Ceuta, le plus fort de la crise migratoire est passé. Après l'arrivée de 60 000 migrants dans l'enclave espagnole, la quasi-totalité d'entre eux est reparti vers le Maroc. Selon Madrid, au moins 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta, tandis que Rabat en compte 11 morts. Qu'est-ce qui a poussé autant de personnes à rejoindre le territoire espagnol en si peu de temps ? Pourquoi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a-t-il condamné le comportement « impardonnable » de certains dirigeants européens ? Avec Camille Le Coz, chercheure au centre de réflexion Migration Policy Institute Europe à Bruxelles.
L'émission 28 minutes du 03/08/2026 Médaille d'or en sabre : une femme qui tranche Deux ans après son sacre olympique à Paris, Manon Apithy publie “L'or de la vie : dépasser mes peurs et mes limites” (Robert Laffont), un livre dans lequel elle revient sur les grandes étapes de son parcours. De ses débuts en escrime passant par des blessures, un burn-out, sa maternité et son retour à la compétition, la championne raconte les coulisses d'un parcours sportif exceptionnel et les combats personnels qui l'ont accompagné. Après Ceuta, la pression migratoire peut-elle faire exploser l'Europe ? 60 000 personnes migrantes sont entrées illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta. Les journées des 30 et 31 juillet 2026 resteront gravées comme un moment inédit, illustrées par des images d'adolescents célébrant avec des gestes de sportifs victorieux leur arrivée dans l'Union Européenne. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur français a signalé, dès le lendemain, que les forces de l'ordre seraient multipliées aux frontières sud, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé la suspension de libre circulation de l'Italie avec l'Espagne. Et Mette Frederiksen, Première ministre danoise, a jugé que l'UE devrait “envisager de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne”. Pendant ce temps, Pedro Sánchez, président espagnol, dénonce l'attitude “égoïste” de certains pays de l'UE. Les 27 se réunissent, mardi 4 août, afin d'échanger sur “les développements à Ceuta”. On en débat avec Adina Revol, essayiste et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France, William Thay, politologue et président du think tank Le Millénaire, et Serge Slama, professeur de droit public à l'Université Grenoble-Alpes. Le café frappé est devenu l'une des boissons emblématiques de l'été en Grèce. L'occasion pour Isadora Dartial de nous raconter l'histoire de cette spécialité, née à la fin des années 1950. Théophile Cossa nous explique le phénomène climatique “El Niño”, son fonctionnement et les raisons pour lesquelles les scientifiques surveillent déjà son prochain épisode.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 03/08/2026 60 000 personnes migrantes sont entrées illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta. Les journées des 30 et 31 juillet 2026 resteront gravées comme un moment inédit, illustrées par des images d'adolescents célébrant avec des gestes de sportifs victorieux leur arrivée dans l'Union Européenne. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur français a signalé, dès le lendemain, que les forces de l'ordre seraient multipliées aux frontières sud, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé la suspension de libre circulation de l'Italie avec l'Espagne. Et Mette Frederiksen, Première ministre danoise, a jugé que l'UE devrait “envisager de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne”. Pendant ce temps, Pedro Sánchez, président espagnol, dénonce l'attitude “égoïste” de certains pays de l'UE. Les 27 se réunissent, mardi 4 août, afin d'échanger sur “les développements à Ceuta”. On en débat avec Adina Revol, essayiste et ancienne porte-parole de la Commission européenne en France, William Thay, politologue et président du think tank Le Millénaire, et Serge Slama, professeur de droit public à l'Université Grenoble-Alpes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'afflux de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta a fait réagir la droite européenne sur les contrôles aux frontières et soulève des questions sur l'attitude des autorités marocaines. L'Italie a annoncé ne plus appliquer, provisoirement, les règles de l'espace Schengen vis-à-vis de l'Espagne, et les ministres de l'Intérieur des pays de l'UE échangeront, mardi 4 août, en visioconférence sur la crise migratoire et les tensions diplomatiques qui ont suivi. Benjamin Biard, chargé de recherche au Centre de recherche et d'information socio-politiques à Bruxelles et enseignant à l'Université catholique de Louvain, livre son analyse. RFI : Quel est votre regard sur cette réunion des pays de l'Union européenne pour échanger sur les développements à Ceuta qui va se tenir alors que la majorité des personnes qui sont entrées dans le territoire espagnol sont reparties au Maroc ? Benjamin Biard* : On est dans un contexte bien particulier, et précisément pour une série de pays en tout cas, avec des élections à venir, certainement en Espagne, mais aussi en Italie ou en France par exemple, en 2027. On voit bien, dans un contexte où l'extrême droite se porte plutôt bien dans une série de pays, notamment dans les trois que je viens de citer ici, qu'il s'agit de la possibilité pour eux d'instrumentaliser d'une certaine manière cette thématique qui met aux prises la question des frontières, de l'immigration, de l'Union européenne aussi. Ces thématiques sont chères et classiques à l'extrême droite et elles permettent ainsi de mieux se démarquer en termes de discours, en dénonçant d'une part l'échec de l'Union européenne dans la politique migratoire et des frontières. Vient ensuite la question de la souveraineté, puis aussi la question de la sécurité, puisque c'est une véritable crise sécuritaire qui est pointée du doigt par différentes formations d'extrême droite. L'extrême droite « tracte », dicte l'agenda européen avec les thématiques qu'elle met en avant régulièrement sur les scènes nationales des différents pays ? En tout cas, il est très clair que l'extrême droite a une influence, effectivement. D'une autre manière, elle réussit aussi à se développer dans un contexte de crise que l'on peut qualifier de migratoire. Je prendrai un seul exemple, un peu plus ancien mais pas trop pour illustrer ceci : celui de la crise des réfugiés syriens, comme on l'a appelée en 2015-2016 lors de son pic, notamment avec une arrivée très importante d'immigrants en Allemagne et un discours d'Angela Merkel à l'époque, qui consistait à dire : « Nous sommes prêts à accueillir un million de réfugiés sur notre territoire ». Cela a eu pour effet presque automatique de booster l'extrême droite à travers des mouvements, des groupuscules, qui s'appelaient Pegida, par exemple, un mouvement « contre l'islamisation » de l'Allemagne, mais aussi de l'Europe. Et puis des partis politiques comme l'AFD, parti qui aujourd'hui a le vent en poupe et qui à l'époque réussit à se développer particulièrement bien dans un contexte où, quand même, en Allemagne, l'extrême droite ne réussissait plus à se développer depuis le retour de la démocratie à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en réalité. Donc, on voit ainsi comment l'extrême droite se nourrit d'une série de faits d'actualité plus ou moins importants, mais notamment migratoires, pour se développer. Mais aussi comment l'extrême droite européenne, lorsqu'elle est déjà développée, se rebooste par ces faits d'actualité – je pense ici notamment à l'Italie et aux déclarations de Giorgia Meloni, par exemple. On voit ainsi comment l'extrême droite influence très clairement le jeu politique de manière générale. À lire aussiCeuta: les migrants quittent l'enclave et racontent le déchaînement de violence des derniers jours Au-delà des partis d'extrême droite en tant que tels, on voit qu'il y a aussi des partis plus centristes, à l'échelon européen, qui ont demandé la tenue de cette réaction d'urgence. Est-ce que les idées plutôt associées à l'extrême droite ont infusé plus largement dans le spectre politique ? Certainement. En matière migratoire, mais pas seulement. On a pu l'observer déjà depuis un certain nombre d'années, et c'est lié à nouveau au poids qu'a acquis l'extrême droite de manière générale. On a des formations souvent de droite, parfois aussi de gauche. Il suffit de regarder : même au niveau du Royaume-Uni, par exemple, surtout sous le gouvernement de Keir Starmer, il n'y a pas encore très longtemps. Ça a aussi été le cas au Danemark, par exemple, pendant de nombreuses années. Mais l'extrême droite a aussi influencé d'autres partenaires politiques, notamment parfois de gauche par exemple. Et donc on voit très bien que cette influence est très large, elle s'exerce de manière très forte sur les politiques publiques, sur les discours aussi, par exemple, bien entendu. On voit ainsi ce qu'on appelle dans une certaine mesure un élargissement de la fenêtre d'Overton qui semble s'être opéré, c'est-à-dire l'élargissement du champ du dicible ou de ce qui est considéré comme acceptable dans le débat public. Donc, dans le discours, ça s'observe très clairement avec des expressions, par exemple « ensauvagement de la nation », par exemple « grand remplacement », qui traditionnellement était confiné dans des discours de leaders ou de représentants de l'extrême droite et qui aujourd'hui semble plus accepté globalement et utilisé parfois par des acteurs qui ne relèvent pas de cette idéologie. José Manuel Alvarez, le chef de la diplomatie espagnole, a appelé à la solidarité européenne juste avant la réunion de mardi 4 août. Est-ce que l'extrême droite rejette cette dimension de solidarité pour faire la promotion de ses propres idées ? Je pense effectivement que c'est le cas. Et l'une des caractéristiques qui définit l'idéologie d'extrême droite, d'ailleurs, c'est notamment la conception inégalitaire de la société. L'inégalité, le fait de reconnaître qu'il y a des inégalités naturelles entre les individus, des inégalités culturelles, civilisationnelles. Et derrière cela, on a un programme d'action qui traditionnellement, effectivement, crée une certaine forme de discrimination entre les individus à partir de caractéristiques bien prédéterminées. Et donc c'est assez cohérent, finalement, que la solidarité ne soit pas au cœur du message de l'extrême droite. En tout cas, si on considère la solidarité au sens très large et pas simplement la solidarité au sein d'une même nation, d'une même ethnie ou d'une même civilisation, par exemple. Pensez-vous que l'ampleur de la réaction s'explique aussi par l'opposition frontale de certains pays au programme ambitieux, en termes de politique migratoire, de Pedro Sanchez ? Sans doute que ça joue certainement. Je pense que c'est un élément très fort dans le sens où on a ici finalement un symbole très important au niveau européen d'un gouvernement qui a contribué à régulariser récemment de manière massive – même si ce n'était pas la première fois – un grand nombre de personnes qui étaient en Espagne de façon illégale. Et on a par ailleurs le fait qu'on a ici un leader qui est l'un des derniers leaders de gauche européenne au pouvoir. Et donc on a un double symbole, d'une certaine manière, sur le plan de l'appartenance partisane et idéologique du leader espagnol, mais aussi sur le plan de sa mise en œuvre de certaines politiques publiques jugées – et en effet, on peut les considérer comme telles – comme plutôt de gauche, sur ce qu'elles témoignent, en tout cas en termes idéologiques. Il y a donc un symbole autour du fait que tout ceci se déroule en Espagne aujourd'hui. À lire aussiCeuta: face à la pression des Européens, Sanchez dénonce une «violation de l'intégrité territoriale» espagnole * Auteur de « L'influence (in)visible : les partis populistes de droite radicale et la fabrique de politiques publiques en démocratie », éditions Peter Lang.
Au sommaire :Les derniers habitants évacués à cause des incendies en Gironde vont pouvoir rentrer chez eux cet après-midi, mais les professionnels du tourisme restent inquiets face aux importantes pertes économiques.Plus de 60 000 migrants sont entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta, suscitant une crise migratoire sans précédent, le Maroc étant soupçonné d'avoir laissé faire pour faire pression sur l'Espagne.5 000 médecins alertent sur l'urgence de lutter contre les injections de Botox réalisées par des amateurs, deux femmes en étant mortes en moins de 4 mois.L'Union européenne franchit un cap dans l'encadrement de l'intelligence artificielle, avec de nouvelles obligations de transparence pour les contenus générés.Des scientifiques ont percé le mystère des "Madeleines de Proust", ces odeurs qui nous replongent dans nos souvenirs d'enfance, grâce à l'étude du bulbe olfactif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans le 281ème épisode de "Chez Kevin Razy". Deux fois par semaine, on se retrouve ici pour parler de ce qui se passe dans la vie comme dans un groupe WhatsApp. On ne s'interdit aucun sujet.Pour soutenir notre podcast :https://fr.tipeee.com/ckr-podcast/Rejoins notre canal Telegram :https://t.me/CKRnews▬▬▬▬▬▬ DANS CET EPISODE ▬▬▬▬▬▬▬Cette semaine, on revient sur :Ceuta, la vérité migratoire, Bergé dérape, chien lâché par la policePartagez, commentez, débunkez▬▬▬▬▬▬▬ ON EN A PARLE ▬▬▬▬▬▬▬▬Livres :"Fake news: Évite de tomber dans le piège !" Kevin Razy, Hamza Garrush : https://amzn.to/3S9rOSz▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LA TEAM ▬▬▬▬▬▬▬▬▬Host : Kevin RazyRéalisation & Montage : Gaëlle Cany Canian Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Nicolas Tenzer revient sur la récente crise migratoire survenue à Ceuta, enclave espagnole frontalière du Maroc. Il explique comment des fausses informations et la manipulation de certains groupes ont conduit à un afflux soudain de migrants, sans pour autant constituer une véritable crise migratoire. Il souligne également les enjeux politiques et géopolitiques qui se cachent derrière cet événement, notamment l'influence de la Russie et de l'extrême droite. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La vague de migrants entrés illégalement en Espagne depuis le Maroc crispe ses voisins européens et constitue un premier test depuis l'entrée en vigueur, en juin, du nouveau pacte asile et migration.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des dizaines de milliers de migrants sont arrivés depuis plusieurs jours à Ceuta depuis le Maroc. Une situation inédite qui pousse le premier ministre espagnol à se rendre sur place et qui provoque des tensions avec Rome. La première ministre italienne, Girogia Meloni, veut demander la suspension de l'Espagne de l'espace Schengen, au nom de la sécurité des frontières européennes. Comment expliquer cette situation et quelles sont ces répercussions? On pose la question à François Blanchard, journaliste web pour BFM TV.
Crise migratoire sans précédent où quelque 50 000 migrants ont traversé ces derniers jours la frontière entre le Maroc et Ceuta, l'enclave espagnole située sur le continent africain, soit l'équivalent de « 70 % de la population locale », selon le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas. Plus de 37 500 migrants sont déjà rentrés au Maroc, a annoncé vendredi après-midi 31 juillet le gouvernement espagnol. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est rendu sur place et a dénoncé « une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne ». Plusieurs pays de l'Union européenne, l'Italie en tête, réclament l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen. Entretien avec Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l'université Jean-Moulin-Lyon-III, membre senior de l'Institut universitaire de France et de l'Institut Convergences Migrations. RFI : Comment ont réagi les autorités marocaines face à l'afflux de personnes qui prenaient la direction de la frontière espagnole ? Marie-Laure Basilien-Gainche : Dans un premier temps, les autorités marocaines se sont révélées très timides, très prudentes, n'ont manifesté ni de soutien, ni d'opposition. Et, depuis ce matin, elles ont réitéré leur volonté de collaborer avec les autorités de police espagnoles pour empêcher ces flux de migrants depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta. Comment analysez-vous cette réaction et ce changement dans la stratégie, dans la réaction des autorités marocaines ? Je ne m'explique pas le changement de position du Maroc. Je ne m'explique pas le silence initial. Je pense que c'est d'abord une position qui doit être établie par le roi et par le Conseil de direction, et ensuite il s'agit de relations diplomatiques entre le Maroc et l'Espagne qui sont ensuite révélées. C'est donc le temps de la mise en place des décisions et de la mise en place des décisions communes. À lire aussiEspagne: au moins 34 personnes meurent en tentant de rejoindre Ceuta, l'armée mobilisée face à l'afflux de migrants Les deux parties ont communiqué, ont assuré dans un premier temps travailler en coordination pour assurer le rapatriement dès que possible de toutes les personnes entrées illégalement à Ceuta ces derniers jours. On a appris il y a quelques minutes que 25 000 migrants sont repartis au Maroc. C'est le signe que cette coordination, elle marche pour le moment. Le fait que ces dizaines de milliers, essentiellement marocains, qui sont allés depuis le territoire marocain vers le territoire espagnol via la mer, soient maintenant rapatriés vers le Maroc, me paraissait évident vu les circonstances. Et c'est d'ailleurs une politique qui est menée par l'Espagne depuis très longtemps avec les « rechazos en la frontera », les rejets à la frontière qui sont très fréquents pour ce qui est des frontières terrestres. Pour ce qui était des frontières maritimes, il n'y avait pas de dispositif législatif permettant de les opérer pour les autorités espagnoles, mais la collaboration avec les autorités marocaines permet de réaliser le même effet, c'est-à-dire le renvoi des Marocains vers le territoire marocain le plus rapidement possible. Par le passé, Rabat a déjà utilisé la pression migratoire pour faire plier l'Espagne sur certains dossiers, comme en 2021, notamment. Est-ce que vous pensez que cette fois-ci, cela peut aussi être le cas ? On peut émettre des hypothèses. Bien sûr, on n'a aucune confirmation. Les relations qu'a pu avoir l'Espagne avec le Front Polisario, le rapprochement de l'Espagne avec l'Algérie sur la question du Sahara occidental, tous ces éléments pourraient indiquer un certain refroidissement des relations entre le Maroc et l'Espagne, qui pourrait expliquer peut-être le fait que les autorités marocaines ne se sont pas opposées au départ des migrants vers le territoire espagnol. Mais là, il s'agit uniquement d'hypothèses et de supputations. À lire aussiÀ Ceuta, un afflux de migrants sans précédent provoque l'affolement et un début de crise diplomatique On attendra, on a bien compris les réactions, notamment du côté marocain. Il y a aussi eu beaucoup de déclarations de la part des pays européens membres de l'Union européenne depuis hier. Est-ce qu'on peut dégager certaines tendances dans les réactions des pays de l'UE ? Les réactions, en fait, sont essentiellement celles de dirigeants de droite et d'extrême droite. Je pense en particulier à Giorgia Meloni qui veut se positionner comme chef de file de la droite et de l'extrême droite européenne et qui prend prétexte de tout élément, surtout migratoire, pour s'afficher comme celle qui soutient une politique migratoire et d'asile européenne la plus restrictive possible. Elle a donc affirmé que l'Espagne devait être suspendue de l'espace Schengen. On a de quoi être surpris puisque dans le régime de Schengen, il n'y a pas de dispositif de suspension d'un État membre. Il y a des mesures qui peuvent être prises, par exemple, lorsque la Commission fait une évaluation du mécanisme de Schengen. Elle peut relever, comme elle l'avait fait en Grèce en 2016, qu'il y a des négligences graves, et elle peut appeler les autorités à modifier leur mode de fonctionnement et les mesures qu'elles prennent pour qu'il y ait un contrôle des frontières extérieures qui soit plus solide et qui soit plus rigoureux. Mais je rappelle qu'en 2016, c'était la venue de 1 million de personnes qui était concernée. L'autre mesure qui est envisageable, c'est pour les États autres de l'Union européenne de restaurer les contrôles aux frontières intérieures. Pour rappel, beaucoup d'États membres ont restauré ces contrôles depuis 2015. Ils les ont renouvelés depuis lors. Donc, finalement, on a un espace de libre circulation qui n'en est pas un pour les ressortissants européens du fait de ces restaurations, des contrôles aux frontières intérieures. Donc, l'appel de Meloni est plus une manière symbolique de se positionner autour du fantasme migratoire et d'essayer d'affermir sa position de chef de file de la droite et de l'extrême droite au niveau européen. Est-ce que toutes ces réactions européennes, il y en a de nombreuses, signifient que ces pays européens ont peur de certaines répercussions quand même au vu de cette vague migratoire ? D'abord, ce n'est pas une vague. Ensuite, quelques dizaines de milliers de personnes, 60 000 personnes, qui sont toujours sur le territoire africain, qui ne sont pas du tout sur le territoire européen, et qui vont être rapatriées vers le Maroc. Ça n'aura aucune incidence sur l'Italie ou la Finlande. Donc, je ne vois pas pourquoi il y a cette émotion, si ce n'est qu'il y a la volonté de faire croire que le mythe du grand remplacement existe, alors que scientifiquement, il est prouvé qu'il n'existe pas. À lire aussiCeuta: face à la pression des Européens, Sanchez dénonce une «violation de l'intégrité territoriale» espagnole
Écoutez le meilleur de l'émission Le Midi du mardi 30 juin 2026: Autorisation du Wegovy générique: l'avis d'un expert pharmacien; Décision de la Cour suprême: le Canada doit-il s’attendre à un afflux migratoire?; Vague de chaleur: quels impacts sur les animaux?; Vague de chaleur: attention aux vulnérabilités cardiaques. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.
En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.
Au programme des Vraies Voix du 22 juin 2026 : La France doit-elle s'opposer à la politique migratoire de l'Europe ? / Faut-il lancer un plan Climatisation ?
Au sommaire : Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) a revendiqué l'attaque contre l'aéroport de Niamey de jeudi, six mois après une première attaque menée par l'État islamique. En République démocratique du Congo, après son adoption par l'Assemblée nationale début juin, le Sénat a à son tour approuvé une proposition de loi encadrant l'organisation de référendums en vue d'une révision de la Constitution. Cette réforme ouvre la possibilité d'un troisième mandat présidentiel. Programme nucléaire iranien, réouverture du détroit d'Ormuz, déblocage d'avoirs iraniens… Que sait-on du projet de protocole d'accord en discussion entre les États-Unis et l'Iran ? En Europe, les politiques migratoires se durcissent. En Suède, le Parlement a récemment adopté deux lois visant à faciliter l'expulsion des migrants. Une orientation que l'on retrouve également à l'échelle de l'Union européenne, qui envisage désormais la création de centres situés hors de ses frontières pour y transférer les personnes en situation irrégulière. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : - Hannane Ferdjani, journaliste et créatrice du média en ligne Beyond the noise Africa - Lanciné Bakayoko, journaliste à la RTI - Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales.
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:34 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Longtemps présentée comme l'un des pays européens les plus ouverts en matière d'accueil des réfugiés, la Suède vient d'adopter deux textes qui marquent une nouvelle étape dans le durcissement de sa politique migratoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'exécutif avait présenté, il y a quelques semaines, une mesure pour obliger les hôpitaux et les écoles à fournir des informations au sujet de migrants sans papiers, comme leur numéro de téléphone ou leur adresse, aux autorités migratoires qui les solliciteraient dans le cadre de procédures d'expulsion. Mais face à l'indignation suscitée par cette annonce, y compris au sein du bloc présidentiel, la mesure a été modifiée. Il n'en reste pas moins que le mal est fait et que les migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans la crainte et évitent le plus possible les lieux publics. Reportage de notre correspondante à Santiago, À l'Institut catholique chilien de la migration, une cinquantaine de migrants viennent presque tous les jours chercher de l'aide pour régulariser leur statut migratoire. À l'extérieur, des personnes attendent leur tour sous un grand chapiteau bleu. Parmi elles, Alejandra. Elle était mineure quand elle est arrivée avec ses parents au Chili depuis le Pérou. Elle a maintenant 21 ans et étudie la gastronomie gratuitement, mais elle craint que le gouvernement lui retire la gratuité et l'expulse, car elle n'a pas obtenu sa carte de résidente depuis qu'elle est majeure : « Je sais ce qu'a dit le président avant d'être élu, qu'il va renvoyer chez eux tous les migrants illégaux et ceux qui n'ont pas leurs papiers. » À lire aussiPérou : les menaces du président Kast n'émeuvent pas grand monde à la frontière avec le Chili « J'ai perdu tout espoir » Alors, beaucoup évitent de s'exposer, comme Silvina, une Équatorienne de 37 ans. Elle est arrivée au Chili en 2022 avec sa fille : « Avant, on allait au parc tranquillement, désormais on évite. » Puisqu'elle est mineure, sa fille est protégée par la loi et scolarisée, mais Silvina, elle, est en situation irrégulière : « S'ils m'expulsent, qu'est-ce qui se passera alors pour ma fille ? On n'a personne ici. » Un peu plus loin dans la file, Flor raconte qu'elle a quitté le Venezuela avec sa mère et sa fille. Elles ont passé la frontière chilienne clandestinement il y a un an. Depuis, Flor redoutait l'arrivée du président José Antonio Kast au pouvoir : « J'ai été très choquée quand il a été élu. J'ai beaucoup pleuré, j'ai perdu tout espoir. » Elle aussi, désormais, ne sort presque plus de chez elle par peur de croiser la police : « Je fais mes courses rapidement au marché et je rentre vite chez moi. C'est terrible de vivre ainsi, je ne le souhaite à personne. » Flor envisage même de quitter le Chili : « Pourquoi lutter pour rester dans un pays qui ne veut pas de toi ? » À lire aussiChili : José Antonio Kast lance les premières expulsions de migrants en situation irrégulière Une stratégie de dissuasion Sous le chapiteau, Luiz Do Arte organise la file d'attente. Il est le directeur exécutif de l'Institut catholique chilien de la migration et constate de plus en plus de méfiance chez les migrants : « Ils nous demandent subtilement si on travaille avec les autorités migratoires ou avec la police d'investigation. On leur dit que "non", ici, c'est l'église qui conseille les gens. » Pour lui, la politique migratoire du gouvernement a un objectif clair : « Générer la panique, la peur, c'est une tactique pour que les migrants quittent d'eux-mêmes le pays. » Des migrants qui ont aussi de plus en plus de difficultés à trouver du travail à la suite des nouveaux contrôles mis en place par le gouvernement et visant à pénaliser les entreprises qui auraient recours à de la main-d'œuvre étrangère sans papiers.
L'exécutif avait présenté, il y a quelques semaines, une mesure pour obliger les hôpitaux et les écoles à fournir des informations au sujet de migrants sans papiers, comme leur numéro de téléphone ou leur adresse, aux autorités migratoires qui les solliciteraient dans le cadre de procédures d'expulsion. Mais face à l'indignation suscitée par cette annonce, y compris au sein du bloc présidentiel, la mesure a été modifiée. Il n'en reste pas moins que le mal est fait et que les migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans la crainte et évitent le plus possible les lieux publics. Reportage de notre correspondante à Santiago, À l'Institut catholique chilien de la migration, une cinquantaine de migrants viennent presque tous les jours chercher de l'aide pour régulariser leur statut migratoire. À l'extérieur, des personnes attendent leur tour sous un grand chapiteau bleu. Parmi elles, Alejandra. Elle était mineure quand elle est arrivée avec ses parents au Chili depuis le Pérou. Elle a maintenant 21 ans et étudie la gastronomie gratuitement, mais elle craint que le gouvernement lui retire la gratuité et l'expulse, car elle n'a pas obtenu sa carte de résidente depuis qu'elle est majeure : « Je sais ce qu'a dit le président avant d'être élu, qu'il va renvoyer chez eux tous les migrants illégaux et ceux qui n'ont pas leurs papiers. » À lire aussiPérou : les menaces du président Kast n'émeuvent pas grand monde à la frontière avec le Chili « J'ai perdu tout espoir » Alors, beaucoup évitent de s'exposer, comme Silvina, une Équatorienne de 37 ans. Elle est arrivée au Chili en 2022 avec sa fille : « Avant, on allait au parc tranquillement, désormais on évite. » Puisqu'elle est mineure, sa fille est protégée par la loi et scolarisée, mais Silvina, elle, est en situation irrégulière : « S'ils m'expulsent, qu'est-ce qui se passera alors pour ma fille ? On n'a personne ici. » Un peu plus loin dans la file, Flor raconte qu'elle a quitté le Venezuela avec sa mère et sa fille. Elles ont passé la frontière chilienne clandestinement il y a un an. Depuis, Flor redoutait l'arrivée du président José Antonio Kast au pouvoir : « J'ai été très choquée quand il a été élu. J'ai beaucoup pleuré, j'ai perdu tout espoir. » Elle aussi, désormais, ne sort presque plus de chez elle par peur de croiser la police : « Je fais mes courses rapidement au marché et je rentre vite chez moi. C'est terrible de vivre ainsi, je ne le souhaite à personne. » Flor envisage même de quitter le Chili : « Pourquoi lutter pour rester dans un pays qui ne veut pas de toi ? » À lire aussiChili : José Antonio Kast lance les premières expulsions de migrants en situation irrégulière Une stratégie de dissuasion Sous le chapiteau, Luiz Do Arte organise la file d'attente. Il est le directeur exécutif de l'Institut catholique chilien de la migration et constate de plus en plus de méfiance chez les migrants : « Ils nous demandent subtilement si on travaille avec les autorités migratoires ou avec la police d'investigation. On leur dit que "non", ici, c'est l'église qui conseille les gens. » Pour lui, la politique migratoire du gouvernement a un objectif clair : « Générer la panique, la peur, c'est une tactique pour que les migrants quittent d'eux-mêmes le pays. » Des migrants qui ont aussi de plus en plus de difficultés à trouver du travail à la suite des nouveaux contrôles mis en place par le gouvernement et visant à pénaliser les entreprises qui auraient recours à de la main-d'œuvre étrangère sans papiers.
Au sommaire : Alors que la grand-messe du football vient de débuter, c'est la politique migratoire de l'un des pays hôtes, les États-Unis, qui monopolise l'attention. Visas refusés à des membres des délégations et des supporters, un arbitre refoulé… Face aux controverses qui entourent le tournoi, la FIFA se défausse sur les autorités américaines et affirme ne pas avoir son mot à dire. Où en est la guerre en Iran ? Malgré des tentatives de cessez-le-feu, les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre des cibles iraniennes, tandis que Téhéran menace de riposter et évoque à nouveau la fermeture du détroit d'Ormuz, un point clé du commerce mondial du pétrole. Doit-on craindre une nouvelle escalade ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Hanène Zbiss, journaliste tunisienne, présidente de la section tunisienne de l'UPF (Union de la presse francophone) François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour.
L'Union européenne met en œuvre ce vendredi son nouveau pacte migration et asile. Au même moment, Léon XIV est aux Îles Canaries, l'une des principales portes d'entrée des migrants vers l'Europe. Le pape rappelle aux dirigeants que la question migratoire ne se résume pas à des frontières, mais concerne d'abord des vies humaines. Décryptage avec Loup Besmond de Senneville et Philippe Orliange.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:38:26 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Le 12 juin 2026 entrera en vigueur dans le droit de l'Union européenne une législation particulièrement dure sur l'asile et l'immigration. Elle prévoit notamment l'établissement d'une liste de pays dits "sûrs" dans lesquels les migrants en situation irrégulière pourront être renvoyés. - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Juliette Mouëllic, Léa Racine - invités : Marie-Laure Basilien-Gainche Professeure de droit public à l'université Lyon 3, membre de l'Institut Convergences Migrations, Camille Le Coz Directrice du think tank Migration Policy Institute Europe Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 03/06/2026 Jamie Hewlett : le deuil version Gorillaz Le groupe de rock alternatif Gorillaz sera en concert le 5 juin au festival We Love Green, à Paris, et le 11 juillet à Musilac, à Aix-les-Bains. Créé en 1998 par Damon Albarn, cofondateur du groupe Blur, et Jamie Hewlett, Gorillaz est un groupe virtuel dont l'univers repose entièrement sur les dessins de Jamie Hewlett et ses quatre personnages. Leur neuvième album, “The Mountain”, est sorti en février 2026. Pour accompagner sa sortie, Jamie Hewlett a imaginé un court métrage d'animation, inspiré par les cycles de la vie dans l'hindouisme et les studios Ghibli. Immigration : l'UE protège-t-elle ses frontières ou trahit-elle ses valeurs ? Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne ont trouvé un accord, lundi 1er juin, sur un texte comprenant notamment la possibilité, pour chaque État, de créer des “hubs de retour”. Ces centres, situés hors de l'UE, pourraient accueillir temporairement les migrants qui ne quittent pas le territoire européen après un ordre de départ. Ils seront alors dirigés vers ces centres de transit, en attendant le feu vert de leur pays d'origine pour leur retour. En Europe, certains y voient une solution radicale pour décourager les arrivées irrégulières, tandis que les ONG dénoncent un risque de violations des droits humains. Le texte doit encore être voté définitivement par le Parlement européen et les États membres. Xavier Mauduit s'intéresse à l'histoire de la collection de vins de Staline, actuellement mise aux enchères en Géorgie. Marie Bonnisseau revient sur la restauration de la mosaïque du célèbre taureau de Milan. Chaque année, le taureau est piétiné par des millions de touristes puisque la légende veut qu'il porterait bonheur.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 03/06/2026 Immigration : l'UE protège-t-elle ses frontières ou trahit-elle ses valeurs ? Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne ont trouvé un accord, lundi 1er juin, sur un texte comprenant notamment la possibilité, pour chaque État, de créer des “hubs de retour”. Ces centres, situés hors de l'UE, pourraient accueillir temporairement les migrants qui ne quittent pas le territoire européen après un ordre de départ. Ils seront alors dirigés vers ces centres de transit, en attendant le feu vert de leur pays d'origine pour leur retour. En Europe, certains y voient une solution radicale pour décourager les arrivées irrégulières, tandis que les ONG dénoncent un risque de violations des droits humains. Le texte doit encore être voté définitivement par le Parlement européen et les États membres. On en débat William Thay, politologue, fondateur du think tank Le Millénaire, Ophélie Marrel, conseillère juridique à la Commission nationale consultative des droits de l'homme et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:15:14 - Les Matins de France Culture - L'Union européenne devrait bientôt durcir sa politique migratoire avec la possibilité de créer des centres à l'étranger où renvoyer les migrants illégaux. Un accord a été trouvé lundi soir. Le chef de file des eurodéputés français de droite, François-Xavier Bellamy, crie victoire. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:14 - Journal de 8 h - L'Union européenne devrait bientôt durcir sa politique migratoire avec la possibilité de créer des centres à l'étranger où renvoyer les migrants illégaux. Un accord a été trouvé lundi soir. Le chef de file des eurodéputés français de droite, François-Xavier Bellamy, crie victoire. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:14 - Les journaux de France Culture - L'Union européenne devrait bientôt durcir sa politique migratoire avec la possibilité de créer des centres à l'étranger où renvoyer les migrants illégaux. Un accord a été trouvé lundi soir. Le chef de file des eurodéputés français de droite, François-Xavier Bellamy, crie victoire. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
De nouvelles mesures portant sur une Jupiter chaude et sur sa compagne de type mini-Neptune indiquent que ces deux exoplanètes se seraient formées à des distances notablement plus grandes de leur étoile hôte que ne le suggère leur configuration actuelle. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters. Source JWST Unveils a High Mean Molecular Weight Atmosphere for Mini-Neptune TOI-1130 b: Evidence for Formation Beyond the Water Ice LineSaugata Barat et al.The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, (5 mai 2026)https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5f8b Illustrations Vue d'artiste du système de TOI 1130 (Sci-News.com) Saugata Barat
durée : 00:37:49 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Le 26 avril 2026, François Ruffin a déclaré sur France 2 « être hostile à l'immigration pour le travail ». Immédiatement conspuée du côté de LFI, cette position a pourtant été celle de nombreux courants du mouvement ouvrier. Pourquoi le sujet de l'immigration divise-t-il à ce point à gauche ? - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Rokhaya Diallo Editorialiste, réalisatrice, chercheuse à l'Université de Georgetown, Ève Szeftel Directrice de la Rédaction de Marianne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le chef de l'opposition, Angus Taylor, a présenté les grandes lignes de la nouvelle politique d'immigration intransigeante de la Coalition. Son plan a suscité de vives critiques et une forte condamnation, notamment de la part du Parti travailliste et des organisations de défense des droits humains.
Ils viennent de la région des Grands Lacs, et notamment de l'est de la République démocratique du Congo. De plus en plus de migrants d'Afrique centrale tentent le long voyage vers le département français de Mayotte, dans l'océan Indien. La semaine dernière, le 18 mars, 18 personnes sont mortes noyées au large des Comores. Selon des rescapés, les passeurs leur avaient assuré qu'ils étaient arrivés à Mayotte. Cette route migratoire n'est pas nouvelle, mais elle se structure, explique Fahad Idaroussi Tsimanda, docteur en géographie, et chercheur associé à l'université de Montpellier. Il est l'invité de Charlotte Idrac. RFI : Est-ce que la tendance d'un flux de migrants d'Afrique centrale vers Mayotte s'intensifie ? Fahad Idaroussi Tsimanda : Oui, entre 2003 et 2025, on observe une forte hausse des demandes d'asile de ressortissants d'Afrique centrale comme les Congolais, qui sont passées d'environ 150 en 2021 à plus de 1000 en 2024. Cette évolution s'explique par les conflits qu'il y a dans la région, les crises économiques et l'attractivité du territoire de Mayotte. Ayant vécu à Mayotte depuis de nombreuses années, quand on se promène dans les rues de Mamoudzou, dans les rues de Tsoundzou et autres, on voit que les visages qu'on ne voyait pas avant sont de plus en plus présents à Mayotte. Donc oui, les flux de migrants entre l'Afrique en direction de Mayotte s'intensifient. Et donc c'est une évolution des routes migratoires via l'océan Indien, en comparaison avec d'autres routes, par exemple celles du désert libyen ? Effectivement. La particularité et la différence entre la route migratoire vers Mayotte et en direction de la France hexagonale, c'est que vers Mayotte, il y a moins de risques de dangers. Je ne dis pas qu'il n'existe pas de risque, mais le risque est moindre par rapport au passage vers la Libye. Là-bas, le risque est multiple d'être capturé par des bandits, se faire emprisonner ou se faire tuer. Pour venir à Mayotte, le souci, c'est plutôt le chavirage en mer. C'est pourtant un voyage très long. Dans le cas du récent naufrage, un rescapé a témoigné avoir pris un bateau depuis Dar es Salam, donc à plus de 700 kilomètres des Comores. Est-ce qu'on sait comment fonctionnent les passeurs sur cette route ? Quel type d'embarcation ? Est-ce que ce sont des réseaux structurés ? Les trajets reposent sur des réseaux transnationaux organisés. Les migrants passent effectivement par plusieurs pays et des points de transit régionaux avant d'arriver aux Comores. Ceux qui quittent le Congo, par exemple, vont jusqu'en Tanzanie. Entre les Comores et la Tanzanie, il y a une coopération : Il y a des pêcheurs, il y a des marchands comoriens, il y a des chefs de navires comoriens qui vont en Tanzanie pour faire du commerce, et ensuite amener les produits en direction des Comores. Donc de là, il y a des personnes qui peuvent se transformer en passeurs pour transporter ces personnes jusqu'au large des Comores. Les personnes sont cachées dans les cales des bateaux et ensuite un kwassa kwassa vient accoster juste à côté du bateau. Un kwassa kwassa, donc une petite embarcation... Effectivement, une petite barque de quelques mètres, qui peut chavirer au moindre faux pas, avec des grosses vagues. Il y a des passeurs qui les prennent dans les hautes mers. Ensuite, ils vont en direction de Mayotte et pour certains, parfois, ils atterrissent aux Comores. Malgré les risques et malgré l'éloignement, est-ce que ça confirme selon vous, l'attractivité de Mayotte en tant que département français ? Est-ce que c'est une destination finale pour ces personnes ou « par défaut » ? Le territoire de Mayotte, c'est une destination très attractive parce que le risque est moindre. Donc venir ici, c'est avoir en tête que, du jour au lendemain, si ma demande d'asile est acceptée, je peux facilement aller en métropole. Mayotte n'est pas une destination finale, c'est juste un point de passage pour les personnes qui viennent ici et qui souhaiteraient voir leur situation s'améliorer, obtenir un titre de séjour, ensuite prendre l'avion pour un voyage non clandestin, et arriver dans l'Hexagone. Et face à cet afflux, à cette tendance, quelle est la réponse des autorités à Mayotte ? Une fois ici à Mayotte, les personnes sont accompagnées, il y a des associations qui viennent vers ces personnes et leur demandent de déposer une demande de protection. Ce qui fait qu'il est impossible d'expulser ces personnes. On doit étudier d'abord son dossier, voir si la personne est éligible pour savoir ensuite ce qu'on va faire de cette personne. Et compte tenu de ce qui se passe là-bas au Congo, la demande peut être instruite très rapidement et la personne obtient un asile, un asile politique. Je pense aussi que les passeurs comoriens, depuis la Tanzanie, encouragent aussi cette tendance pour s'enrichir. Maintenant, ce n'est plus entre les Comores, Madagascar et Mayotte, mais ça va au-delà. Donc il y a une manne financière à ne pas négliger parce que c'est devenu une route très lucrative : la traversée entre Mayotte et Anjouan peut aller jusqu'à plus de 500 euros par tête. Donc le trajet depuis la Tanzanie jusqu'à Mayotte, je pense que ça doit avoisiner les 1000, 2000, voire plus, c'est énorme.
Ce mercredi 18 mars, David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils ont abordé la crainte d'un choc migratoire au Liban, avec le déplacement massif d'un sixième de la population suite à l'intensification des frappes israéliennes. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:03:34 - Un monde connecté - par : Olivier Tesquet - Aux États-Unis, l'ICE achète des entrepôts pour les transformer en centres de détention, appliquant à la politique migratoire les logiques de l'économie numérique. Entre rentabilité, contrôle et symbolique, cette stratégie soulève des questionnements sur l'État.
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSU2 : Radio France, HuffPost, France Info, NBC News, NRJMe at the Zoo : Euronews, Victoria and Albert Museum, BBCBad Bunny rôle “Porto Rico” : 20 Minutes, Numero, Vogue FranceMark Zuckerberg : Courrier International, Le Monde, RTL, Actus PopFélix Lebrun Marty Supreme : Le HuffPost, Vanity Fair, France BleuGemini Lyria 3 : Google, Numerama, ClubicJacob Elordi James Bond : Mandatory, USA Today, HuffPost UKÉcriture : Eden AyachIncarnation : Eden Ayach Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, vendredi 13 février à Addis-Abeba, à la veille du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine, se tient un sommet Italie-Afrique. C'est le deuxième sommet de ce genre, mais c'est la première fois qu'il se tient sur le continent. Il y a deux ans, le gouvernement de Giorgia Meloni, présentait « Le plan Mattei pour l'Afrique », un programme de coopération et de développement de 5,5 milliards d'euros jusqu'en 2027. La présidente du Conseil italien fait le déplacement à Addis-Abeba et sera même l'invitée d'honneur du sommet de l'UA ce week-end. Quelles sont les ambitions de Giorgia Meloni en Afrique ? Notre grand invité Afrique est Riccardo Fabiani, directeur Afrique du Nord pour International Crisis Group. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiLe plan Mattei, nouvelle politique africaine de l'Italie, commence à prendre forme
durée : 00:11:49 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - En juillet 2025, Paris et Londres signent un accord migratoire : le Royaume-Uni renvoie des migrants arrivés par mer et accueille en échange des personnes ayant des attaches familiales. Face aux records de traversées, quelles conséquences locales et quel tournant de l'État face aux migrations ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thomas Lacroix directeur de recherche au CNRS, affilié au CERI à Sciences Po Paris. Auteur de “L'Etat sans frontières. Comment les migrations transforment l'Etat.” (ENS éditions, 2024)
Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les États-Unis pourraient voir leur population diminuer dès cette année. En cause, le durcissement extrême de la politique migratoire menée par Donald Trump. Derrière ce basculement démographique historique se cache un choc économique majeur, aux répercussions sur la croissance, le marché du travail, les finances publiques et la compétitivité technologique du pays. Les chiffres sont sans équivoque. Selon le dernier bilan du Census Bureau, entre juillet 2024 et juin 2025, la population américaine n'a progressé que de 0,5%, soit 1,8 million de personnes supplémentaires. Un niveau historiquement faible. Cette dynamique pourrait encore se détériorer. Plusieurs études estiment désormais que la population américaine pourrait reculer dès cette année, un scénario inédit depuis plus d'un siècle. Cette bascule s'explique très simplement. Les États-Unis vivent historiquement sur deux moteurs démographiques, les naissances et l'immigration. Or, aujourd'hui, les deux ralentissent simultanément. Le taux de fécondité est tombé sous le seuil de renouvellement des générations, tandis que le moteur migratoire est en train de s'effondrer. En cause, la multiplication des mesures anti-immigration décidées par Donald Trump : restrictions drastiques des visas étudiants, professionnels et familiaux, refus d'entrée étendus à plus de 70 pays, expulsions accélérées, verrouillage renforcé de la frontière avec le Mexique. Autant de décisions qui ont fait chuter brutalement les flux migratoires. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Un choc majeur sur la croissance et l'emploi Au-delà de ses conséquences sociales, ce tournant migratoire provoque un choc économique majeur. La croissance repose sur trois piliers fondamentaux : la population active, la productivité et l'investissement. Lorsque la baisse démographique touche directement la main-d'œuvre disponible, la croissance potentielle ralentit mécaniquement. Selon le think tank Brookings, la seule baisse de l'immigration retranche déjà 0,3 point de croissance par an à l'économie américaine. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui est colossal pour une économie habituée à croître autour de 2,5% par an. Ce ralentissement s'explique principalement par un choc sur le marché du travail. Les immigrés représentent environ 19% de la main-d'œuvre américaine, soit près d'un travailleur sur cinq. Dans certains secteurs clés – agriculture, restauration, construction –, leur rôle est absolument indispensable. Résultat : les pénuries de main-d'œuvre explosent, les délais de production s'allongent, les coûts augmentent, les prix suivent, et au bout de la chaîne, la croissance est directement affectée. Une dynamique qui va à l'encontre des promesses économiques affichées par Donald Trump. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique Finances publiques et leadership technologique fragilisés Les effets du durcissement migratoire se font également sentir sur les finances publiques américaines. Moins de travailleurs immigrés signifie moins de cotisations, moins d'impôts et davantage de dépenses sociales. Selon l'institut Cato, les immigrés ont versé plus d'impôts qu'ils n'ont reçu d'aides sociales chaque année entre 1994 et 2023. Dans ce contexte, la contraction de l'immigration fragilise directement l'équilibre budgétaire du pays et accélère la crise de financement de la Sécurité sociale américaine, déjà menacée à moyen terme. Enfin, l'enjeu dépasse largement la seule sphère budgétaire. L'immigration joue un rôle central dans la recherche, la technologie, l'intelligence artificielle et la finance. Une statistique l'illustre : 40% des chercheurs de la Silicon Valley sont nés à l'étranger. Limiter les visas étudiants et scientifiques affaiblit donc directement l'avantage technologique américain, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et l'Europe. En définitive, l'arbitrage entre souveraineté politique et rationalité économique apparaît de plus en plus coûteux pour les États-Unis. Les effets du durcissement migratoire pourraient se faire sentir bien au-delà du mandat de Donald Trump, en pesant durablement sur la croissance, l'innovation et le leadership mondial de la première économie de la planète. À lire aussiGel des visas pour les États-Unis: ce qui attend les 26 pays africains concernés
durée : 00:05:25 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La vague d'indignation suscitée par la mort d'Alex Pretti et de Renee Good, des Américains tués par des agents fédéraux de l'immigration, gagne le camp républicain. Des élus du Grand Old Party dénoncent les justifications précipitées de l'administration Trump mais aussi sa politique migratoire.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Un corps de jeune migrant a été retrouvé sur une plage près de Boulogne, révélant l'ampleur des traversées dangereuses vers le Royaume-Uni.Traduction: A young migrant's body was found on a beach near Boulogne, highlighting the scale of perilous crossings toward the UK. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.