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Le gouvernement américain a annoncé qu'il rachetait sa propre dette. Le jour EXACT où cette dette a franchi les 40'000 milliards de dollars. Et tout le monde a applaudi. Mercredi 19 août 2026, deux choses se sont passées à quelques heures d'intervalle. Le matin, le Trésor américain annonce qu'il va doubler ses rachats d'obligations à long terme. À midi, le compteur officiel de la dette fédérale franchit les 40'000 milliards de dollars pour la première fois de l'histoire. Coïncidence ? Vous jugerez par vous-même. Ce qui est certain, c'est que Wall Street a monté. L'or a monté. Les obligations ont monté. Le Bitcoin a monté. Sur une opération de rachat qui représente… 0,01% de la dette américaine. Zéro virgule zéro un pour cent. Dans cette vidéo, on décortique ensemble : ▸ pourquoi le marché a gobé une annonce à 4 milliards sur une pile de 40'000 ▸ ce qui s'est passé TROIS HEURES plus tard à l'adjudication du 20 ans (personne n'en a parlé) ▸ la différence entre taux nominal et taux réel — et pourquoi le taux réel à 30 ans qui vient de passer 3% pour la première fois en 24 ans est LE chiffre qui compte vraiment ▸ les minutes de la Fed où « plusieurs » membres veulent MONTER les taux ▸ le « D-Day économique » annoncé par Trump contre l'Iran ▸ Moderna qui prend 176% en une séance sur la première phase 3 réussie de l'histoire pour un vaccin contre le cancer ▸ OpenAI qui crame deux dollars pour chaque dollar encaissé ▸ Unitree Robotics : +460% le jour de son IPO, et pourquoi Wall Street trouve que c'est une bonne nouvelle pour Tesla ▸ et surtout : pourquoi Trump a désigné la SUISSE comme responsable de la hausse des taux américains Parce que oui. Interrogé sur l'envolée des taux longs, le président américain a répondu en citant la Suisse, avant d'ajouter qu'il avait « le droit absolu de couper tout business avec un pays comme la Suisse » et que « ils vivent grâce aux États-Unis ».
Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif
Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Philippe Claudel, écrivain, réalisateur et président de l'Académie Goncourt. Ensemble, ils discutent de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde littéraire.Tout commence avec les révélations sur le projet Panama d'Anthropic, une entreprise américaine qui, dans le plus grand secret, a acheté, numérisé et détruit des millions de livres afin d'entraîner son IA appelée Claude à bien écrire. Une affaire qui a secoué le monde littéraire et conduit Anthropic à verser un milliard et demi de dollars aux auteurs et éditeurs lésés.Interrogé sur cette situation, Philippe Claudel, bien que choqué, ne s'en dit pas surpris. Il explique avoir lui-même reçu des courriers d'Anthropic concernant l'utilisation de certains de ses livres pour l'entraînement de leur IA. Une situation qui illustre les défis auxquels sont confrontés les auteurs face à l'essor de ces nouvelles technologies.Mais au-delà des aspects juridiques, c'est la question éthique qui préoccupe l'Académie Goncourt. Il évoque ainsi une demande rejetée visant à créer un « prix Goncourt de l'intelligence artificielle », soulignant que la littérature ne peut se résumer à une simple production mécanique de textes.Toutefois, il reconnaît que l'IA pourrait être capable de générer des « romans de gare » ou des « romans d'aéroport », des textes sans qualité littéraire. Une crainte qui pousse l'Académie Goncourt à rester vigilante, sans pour autant s'inquiéter de la concurrence de l'IA dans le domaine de la grande littérature.Récemment, Philippe Claudel a d'ailleurs signé une tribune, cosignée par plusieurs lauréats du prix Goncourt, appelant au boycott des intelligences artificielles génératives. Une initiative qui soulève des questions essentielles sur l'impact écologique et éthique de ces technologies, ainsi que sur la nécessité de protéger l'esprit humain face à cette vague d'innovations.Alors que la rentrée littéraire approche, l'Académie Goncourt ne prévoit pas de dispositifs de contrôle particuliers, faisant confiance aux éditeurs pour ne pas recourir à l'IA dans la production de leurs textes. Mais il n'exclut pas que cette situation évolue, ouvrant la voie à de nouvelles réflexions sur la certification des œuvres « bio », sans intervention de l'intelligence artificielle.Cet épisode offre un éclairage unique sur les enjeux qui se jouent entre le monde de la littérature et celui de l'intelligence artificielle, invitant les auditeurs à s'interroger sur les défis éthiques, écologiques et artistiques de cette révolution technologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bientôt cinq ans : c'est un triste anniversaire que l'on s'apprête à marquer : celui du retour des talibans au pouvoir, le 15 août 2021. Un retour qui a signé la fin de toute liberté pour les femmes afghanes, et parfois, leur mort. Le Guardian publie aujourd'hui une enquête sur 231 cas de féminicides en Afghanistan où, selon le quotidien britannique, « les hommes sont autorisés à tuer en toute impunité, leurs crimes étant étouffés par l'État ». Le Guardian nous raconte notamment l'histoire de Liza Shams, 33 ans, qui a expliqué dans un enregistrement « comment son mari, Hasibullah Sarwari, l'a battue lorsqu'elle était enceinte, puis l'a séquestrée pendant des jours, blessée au point de ne plus pouvoir manger ni parler ». Le 1er février dernier, Liza a réussi à appeler son père, elle a été emmenée à l'hôpital de Kaboul par ses sœurs, mais elle est décédée peu de temps après. Le scanner réalisé à l'hôpital révèle de multiples fractures des pommettes et des sinus, des blessures et de gonflements importants sur tout le visage et le corps. « Malgré l'étendue des lésions, poursuit le Guardian, le rapport médico-légal indique que la cause probable du décès est l'ingestion de mort aux rats ». La famille de son mari affirme que Liza « s'est suicidée », mais son père est « convaincu qu'il s'agit d'un meurtre ». « En Afghanistan, explique le Guardian, « le suicide est fréquemment reconnu comme cause de décès, lorsqu'une femme meurt dans des circonstances violentes. Ce qui signifie généralement que personne ne sera tenu pour responsable de sa mort ». Des photos d'enfants morts En Israël, le quotidien d'opposition Haaretz publie le témoignage d'une ancienne combattante à Gaza. Elle s'appelle Yaël et elle a 22 ans. « Après avoir participé à la direction de tirs d'artillerie qui ont coûté la vie à des civils à Gaza, explique Haaretz, cette ancienne infirmière de combat souffre de traumatisme et de profonds remords ». « Son rôle, raconte Yaël, consistait à calculer les données de tirs, à préparer les cibles et à les transmettre aux soldats ». Puis elle a quitté l'armée. « J'ai vu, raconte Yaël, le nombre d'enfants tués. J'étais sous le choc. J'ai commencé à chercher frénétiquement des informations en ligne. Je cherchais les quartiers, les villages que nous avons attaqués. J'ai vu que beaucoup d'innocents avaient été tués, j'ai vu des photos d'enfants morts. Dans l'armée, on nous disait qu'on ne tuait que des terroristes, mais c'est un mensonge ». Des images qui reviendront sans cesse hanter Yaël. Selon Haaretz, l'armée israélienne tarde à prendre en charge les anciens combattants traumatisés. « La reconnaissance de son stress post-traumatique est restée bloquée durant de nombreux mois. Mais elle a finalement été acceptée, selon le quotidien israélien, quelques heures seulement après qu'Haaretz se soit renseigné auprès de l'armée et du ministère ». Adaptation au climat « L'espèce humaine peut-elle s'adapter à des étés caniculaires ? » Question que le quotidien italien Corriere Della Serra a posée au géologue Mario Tozzi, qui répond sans détour : « Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites, sinon nous ne survivrons pas ». Interrogé sur une solution éventuelle fournie par l'intelligence artificielle, le géologue ajoute : « Le problème, c'est que nous continuons de miser sur l'idée d'une technologie miraculeuse qui n'existe pas et que nous imaginons même gratuite. Or rien n'est gratuit sur terre : l'environnement, les autres êtres humains et les autres êtres vivants en paient le prix ». Alors que faut-il faire ? Le géologue recommande « une véritable stratégie d'adaptation, qui doit commencer par la transformation des villes (…) Toutefois, ajoute Mario Tozzi, la crise climatique ne se résoudra pas par la simple adaptation. Si nous ne réduisons pas les émissions de gaz à effet de serre, l'adaptation ne suffira plus ».
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Gaëtan Bruel, le président du Centre National du Cinéma et de l'Image Animée (CNC). Ensemble, ils abordent les enjeux du cinéma français, de son financement et de sa fréquentation.L'invité commence par rappeler le rôle et les missions du CNC, cet établissement public chargé de faire de la France un grand pays de cinéma et de création visuelle. Financé non pas par l'argent des contribuables mais par le secteur lui-même, le CNC joue un rôle essentiel pour soutenir la diversité de la production cinématographique française.Il revient ensuite sur les excellents chiffres de fréquentation des salles de cinéma cet été, avec près de 17,5 millions d'entrées en juillet. Un résultat qui s'explique selon lui par le goût des Français pour le 7e art, favorisé par une offre diversifiée et une densité de salles de cinéma unique au monde. Il souligne également l'importance du programme 'Ma classe au cinéma', qui permet à 2 millions d'élèves chaque année de découvrir le cinéma dès le plus jeune âge.Interrogé sur le financement du cinéma français, le président du CNC se félicite de l'accord historique conclu avec Canal+, qui restera le premier financeur privé du secteur avec près d'un milliard d'euros investis sur 5 ans. Une annonce qui a mis fin à une période de tensions, Gaëtan Bruel appelant à la fois à entendre les inquiétudes légitimes sur la concentration du secteur tout en rappelant le rôle essentiel joué par Canal+ dans la diversité de la production.Enfin, il évoque le Sommet des Lumières que le CNC organise le 7 septembre prochain à Saint-Paul-de-Vence. L'objectif de cette rencontre internationale est de réunir les principales figures du cinéma, des séries et du jeu vidéo pour réfléchir ensemble aux enjeux de ces industries face à la concurrence de modèles 'low-cost' et à l'évolution des usages, notamment chez les jeunes générations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En France, la mort est encore très souvent taboue. Pourtant, chacun y est confronté. Elle fait aussi partie du quotidien professionnel de milliers d'hommes et de femmes du milieu funéraire. Autopsier les dépouilles, inhumer les corps, voir même communiquer avec les défunts... Cette semaine, RFI vous emmène à la rencontre de celles et ceux qui travaillent avec la mort. Amélie Beaucour est partie à la rencontre d'une médium, au Havre, sur la côte ouest du pays. La salle est pleine à craquer. Ce soir-là, au Havre, en Normandie, 400 personnes ont fait le déplacement jusqu'à ce théâtre. Dans un tailleur noir impeccable, Virginie déambule dans les allées, micro à la main. À peine le public assis, les défunts se présentent déjà à côté de leur vivant, affirme-t-elle. Surnommée « la médium du peuple » par celles et ceux qui viennent la consulter, cette grande brune aux yeux bleus exerce aussi bien en séance publique, comme ce soir, qu'en privé, dans son cabinet. Dans les coulisses, elle se confie sur son métier : « Lors d'une journée type, je suis en consultation toute la journée dans mon bureau. J'ai mon consultant. Les défunts se présentent autour de lui. Nous, on fait les réservations avec un prénom. Pas de date de naissance, pas de nom de famille. Vous ne devez donner aucune information. Vous ne montrez pas les photos tout de suite. Aux défunts de se manifester autour du vivant, vous voyez ? Parce qu'après, ça peut s'apparenter à du mentalisme, à de la fine psychologie. Cela, malheureusement, il y en a beaucoup dans ce milieu. » Interrogée sur la manière dont ces manifestations se produisent, elle explique : « Tous les canaux vont être actifs. Les défunts vont se présenter parfois avec leur prénom, avec uniquement la première lettre de leur prénom, et le défunt va se placer à côté de mon vivant, de manière à ce que je sache qui est qui. Si on a perdu notre père ou notre grand-père, ils ne vont pas se positionner de la même manière, à côté de vous. On a d'ailleurs une présence d'une dame décédée, une grand-mère, dans la lignée paternelle. » Cette présence invisible désarçonne autant que les détails très précis que perçoit Virginie. Être médium, c'est aussi devoir porter le poids de certains messages et vivre avec des images obsédantes. « Un jeune homme sur un accident de mobylette et il n'y avait pas de casque à l'époque, c'était l'arrière de son crâne qui a tapé sur le trottoir. L'image était horrible. Je l'ai vécu pendant trois ou quatre jours. Cette image m'a hanté pendant plusieurs jours. La mort des enfants aussi, c'est compliqué », confie-t-elle. Virginie raconte qu'elle avait cinq ans lorsque ce don s'est manifesté chez elle pour la toute première fois. Il a ensuite pris une place de plus en plus importante dans sa vie, jusqu'à la pousser à quitter son travail pour se consacrer entièrement à la médiumnité. « J'ai été 13 ans dans la police municipale du Havre, j'étais brigadier-chef principal. Je ne pouvais plus être sur deux activités à la fois, c'était trop fatigant. Sur mes repos, on me demandait des séances. À un moment donné, il a fallu faire un choix. Aujourd'hui, je ne me vois pas faire autre chose, redonner le sourire à toutes ces personnes. Certains pensent que la médiumnité, c'est quelque chose de triste. Vivez-le en salle et on en reparle. » Personnage surprenant de franchise mais aussi de douceur, l'ancienne policière devenue médium exerce avant tout pour réparer les vivants. À lire aussiVoyance, médium, astrologie: pourquoi s'intéresse-t-on tant aux sciences occultes?
C'était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l'ONU étaient auditionnés, lors d'un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l'ancien président sénégalais a choisi « le registre de l'expérience de chef d'État et de médiateur continental ». « Interrogé sur l'attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d'un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus. Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l'ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ». Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l'ancien président sénégalais a promis d'agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l'efficacité de l'ONU et engager les réformes jugées nécessaires ». Échec cuisant On apprend aussi que l'équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C'est ce qu'annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l'ancien chef de l'État sénégalais s'active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l'administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ». « Le mythe du réseautage huilé de l'ancien président au sein de la Maison Blanche s'effondrerait-il ? » s'interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d'accéder au poste de secrétaire général de l'ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n'est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l'administration Trump ». « L'entreprise de séduction », lancée par l'équipe de Macky Sall, « s'est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n'y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ». Immense défi En RDC, les dernières déclarations de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d'Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l'inaction internationale. » « Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l'action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d'alimenter un commerce opaque ». En quels termes, précisément, le secrétaire général de l'ONU s'était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n'ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n'est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d'approvisionnement ». « Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d'être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »
Derrière les vélos ultralégers du Tour de France se cache une réalité économique méconnue. Matières premières, innovation, recherche et développement, mondialisation… Leur prix ne s'explique pas uniquement par le carbone dans une industrie où chaque gramme gagné a un coût. À première vue, les vélos du Tour de France se ressemblent tous. Pourtant, certains modèles utilisés par les coureurs valent jusqu'à 17 000 euros. Un prix qui peut surprendre, mais qui raconte beaucoup de choses sur l'économie mondiale. C'est le point de départ d'une récente étude de Saxo Bank. La banque s'est intéressée non pas aux performances des champions, mais aux matériaux qui composent leurs vélos. Derrière une machine de seulement 7 kilos se cache une véritable chaîne d'approvisionnement mondiale. Le cadre est fabriqué en Asie à partir de fibres de carbone, elles-mêmes issues de dérivés du pétrole et du gaz naturel. Les transmissions électroniques, fournies par de grands équipementiers internationaux, intègrent des batteries contenant notamment du lithium. Les freins mobilisent de l'acier, de l'aluminium et du cuivre, tandis que les pneus utilisent du caoutchouc. Autrement dit, un vélo de compétition rassemble des dizaines de matières premières provenant des quatre coins du monde. Sa fabrication dépend donc directement des marchés des métaux, de l'énergie ou encore de l'industrie chimique. Matières premières : une partie de l'explication, mais pas la seule Pour autant, la hausse du prix des matières premières ne suffit pas à expliquer pourquoi un vélo haut de gamme atteint plusieurs dizaines de milliers d'euros. Interrogés par RFI, les responsables des Cycles Lapierre, l'un des principaux fabricants français de vélos, reconnaissent que ces évolutions ont un impact. Ils indiquent avoir constaté, ces cinq dernières années, une hausse moyenne de 15% du coût des principaux composants. Mais, selon eux, l'essentiel de la valeur d'un vélo haut de gamme se crée désormais ailleurs : dans l'innovation. Comme l'expliquent les équipes de Lapierre, ce sont les fameux « gains marginaux » qui mobilisent aujourd'hui l'essentiel des investissements. Gagner quelques centaines de grammes sur un cadre ou quelques watts en aérodynamisme nécessite des années de recherche, des simulations numériques, des essais en soufflerie, la fabrication de prototypes et des tests avec les équipes professionnelles. Autrement dit, le prix d'un vélo ne reflète plus uniquement le coût de ses matériaux, mais aussi celui de la recherche et développement, de l'ingénierie et des innovations accumulées au fil des années. À lire aussiPourquoi le Tour de France est un jackpot pour les marques et les collectivités? Le Tour de France, un laboratoire de l'innovation Pour les constructeurs, le Tour de France est devenu bien plus qu'une compétition sportive. C'est un véritable laboratoire à ciel ouvert. Les innovations développées pour les équipes professionnelles finissent souvent par être intégrées, quelques années plus tard, sur les vélos destinés au grand public. Les responsables de Lapierre rappellent ainsi que les performances recherchées au plus haut niveau servent ensuite à faire évoluer l'ensemble de la gamme. Le vélo est également un parfait exemple de la mondialisation industrielle. Les matières premières proviennent de différents continents, les composants sont produits par des équipementiers spécialisés, les cadres sont majoritairement fabriqués en Asie avant d'être assemblés selon les modèles. Avant même d'arriver entre les mains d'un coureur professionnel, un vélo de compétition a ainsi déjà parcouru une bonne partie de la planète. Au fond, le Tour de France ne met pas seulement en scène les meilleurs cyclistes du monde. Il illustre aussi une autre compétition : celle des industriels, des ingénieurs et des équipementiers qui cherchent en permanence à concevoir des vélos plus légers, plus rapides et plus performants. Avec un double objectif, décrocher le maillot jaune… et convaincre ensuite les cyclistes amateurs.
C'était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l'ONU étaient auditionnés, lors d'un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l'ancien président sénégalais a choisi « le registre de l'expérience de chef d'État et de médiateur continental ». « Interrogé sur l'attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d'un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus. Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l'ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ». Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l'ancien président sénégalais a promis d'agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l'efficacité de l'ONU et engager les réformes jugées nécessaires ». Échec cuisant On apprend aussi que l'équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C'est ce qu'annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l'ancien chef de l'État sénégalais s'active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l'administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ». « Le mythe du réseautage huilé de l'ancien président au sein de la Maison Blanche s'effondrerait-il ? » s'interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d'accéder au poste de secrétaire général de l'ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n'est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l'administration Trump ». « L'entreprise de séduction », lancée par l'équipe de Macky Sall, « s'est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n'y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ». Immense défi En RDC, les dernières déclarations de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d'Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l'inaction internationale. » « Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l'action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d'alimenter un commerce opaque ». En quels termes, précisément, le secrétaire général de l'ONU s'était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n'ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n'est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d'approvisionnement ». « Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d'être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »
Pour sa 4e édition, la Fête Agricole et Gourmande du Pays de Sault se tiendra le dimanche 19 juillet. L'événement a été primé parmi les « Plus belles fêtes de France ». Interrogé au micro de RTV FM, Laurent MANIKAS, président du comité des fêtes de Sault, nous dévoile les coulisses et [...]
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce soir, la fille de a décidé de « jouer » la justice avec son pourvoi en cassation. Et de se porter candidate. Un spécial Extrêmorama sauvage et estivalHistorien du Rassemblement National, Nicolas Lebourg décrypte à chaud la condamnation de Marine Le Pen par la Cour d'appel de Paris. Il salue d'abord sa gestion du raccrochage de Jordan Bardella, avant de pointer une stratégie de « normalisation » assumée : « La victimisation, c'est une stratégie interne, ça sert à consolider ses militants ».Sur le fond doctrinal, il tranche sans détour : « Le Rassemblement National, c'est le Front National. Il n'y a qu'une lettre qui change ». Interrogé sur l'indifférence de l'électorat RN aux scandales financiers, il rappelle : « Il s'en est toujours foutu éperdûment ».Il évoque enfin l'ambiguïté du rapport de Marine Le Pen à Vincent Bolloré, jugeant qu'« Aujourd'hui, il faut se soumettre, manifestement, pour un certain nombre de gens à Bolloré », avant de conclure que la présidente du RN et le magnat des médias « vont devoir faire l'un avec l'autre et mettre chacun un peu d'eau dans leur vin ».
C'est l'histoire d'un coup de fil. Révélation du New York Times : Donald Trump a appelé mercredi dernier le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander le réexamen de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun pour le 8ᵉ de finale du Mondial contre la Belgique. Le meilleur buteur de la sélection américaine avait écopé d'un carton rouge ce même jour lors du 16ᵉ de finale contre la Bosnie-Herzégovine, remporté par 2 buts à 0, pour avoir marché sur une jambe d'un défenseur bosniaque à la réception d'un saut. « Le parfum d'un drôle de match », s'insurge Le Soir à Bruxelles. En effet, Gianni Infantino a cédé aux injonctions de Trump qui s'en est aussitôt félicité publiquement. À lire aussiScandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump Suspendu, mais autorisé à jouer… Quel est ce tour de passe-passe ? Le quotidien belge explique : « La Fifa a ouvert une porte dérobée dans son propre arsenal juridique : l'article 27 du Code disciplinaire qui permet à l'instance judiciaire de "suspendre totalement ou partiellement l'exécution d'une sanction disciplinaire". Balogun est donc… suspendu, mais autorisé à jouer. Ou comment faire cohabiter deux verdicts contradictoires, fulmine Le Soir. Un véritable oxymore juridique qui a de quoi laisser perplexe. » Et même plus, s'agace le quotidien belge : « Un règlement qui s'adapte aux circonstances cesse rapidement d'être un règlement. Il devient un outil d'instrumentalisation. Une Coupe du monde organisée aux États-Unis n'avait certainement pas besoin (de plus…) de voir le président américain applaudir une décision favorable à son équipe nationale. Si personne n'est censé être au-dessus des lois du football, comme aime le rappeler la Fifa lorsque cela l'arrange, l'institution semble, en revanche, parfaitement connaître les exceptions qui lui permettent de les contourner. » À lire aussiMondial 2026: la Fifa suspend le carton rouge de Balogun sous la pression de Trump « Scandale ! » La presse allemande hausse le ton : pour le Süddeutsche Zeitung à Munich, « la levée de la suspension pour carton rouge de l'attaquant américain est un scandale. Une faute capitale dans cette Coupe du monde qui révèle l'influence que Donald Trump exerce en coulisses. (…) L'équipe nationale américaine de football doit aller le plus loin possible à domicile, dans l'Amérique de Trump. À tout prix. Par tous les moyens nécessaires. » D'après Die Welt à Berlin, « certains responsables de la Fifa seraient furieux de cet incident. Interrogé sur cette levée de la suspension du joueur américain, un vice-président de l'instance dirigeante du football mondial, souhaitant garder l'anonymat, a déclaré : "C'est une honte absolue." D'autres responsables de l'instance considèrent également l'intervention de Trump comme le cas le plus flagrant d'ingérence politique dans une Coupe du monde. » Analyse similaire pour L'Équipe en France : « la manière dont l'Américain Balogun a été blanchi de son carton rouge, hier, et les rumeurs d'intervention de Donald Trump confirment un déplacement moderne du soupçon, autour de l'arbitrage et de ses conséquences, puisque l'on est passé de l'ère de la corruption, dont les grands clubs européens étaient des spécialistes dans les années 60, 70 et 80, à un arbitrage politique. » « Stupéfaction » En tout cas, pointe Le Monde à Paris, « le patron de la Fifa Gianni Infantino, ne devrait pas voir la polémique retomber avant le début du match entre les États-Unis et la Belgique, la nuit prochaine. Gianni Infantino, très lié au président américain, rappelle le journal, à qui il avait remis fin 2025 un inédit "prix de la paix de la Fifa". » Côté belge, poursuit Le Monde : « Rudi Garcia, le sélectionneur français des Diables rouges, s'est étonné : "Je ne savais pas que le 5 juillet était le 1er avril à la Fifa". De son côté, la fédération de football du plat pays a fait part de sa "stupéfaction", hier, mettant en avant le code disciplinaire de l'instance, qui prévoit qu'un carton rouge entraîne "automatiquement une suspension pour le match suivant" et rappelant que tous les joueurs exclus lors de la Coupe du monde 2026 ont manqué le match d'après. Tous sauf un, Folarin Balogun… »
La France a battu le Paraguay 1 à 0, grâce à un but de Kylian Mbappé marqué sur pénalty, lors d'un match qui suscite beaucoup de commentaires sur l'attitude du Paraguay. « Les Bleus franchissent le mur de l'antijeu et mettent le cap sur le Maroc », titre Le Parisien Dimanche, qui s'interroge : « Des provocations, des coups, mais aucun carton contre l'Albirroja. À quoi a joué l'arbitre ouzbek ? Ilgiz Tantashev a laissé les Paraguayens multiplier les fautes vicieuses contre Kylian Mbappé et les Bleus, sans distribuer le moindre carton jaune ». Mais les Français ne se sont pas laissé prendre au piège. « De sang-froid », titre L'Équipe. Le journal sportif fustige lui aussi « l'incompétence fondamentale de M. Tantashev » et reprend les propos sans détour de Kylian Mbappé, au sujet des Paraguayens, après la rencontre : « On savait quel type de match on allait avoir (…) on a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde… désolé de l'expression », ajoute Kylian Mbappé. À lire aussiCoupe du monde 2026: la France déjoue le traquenard paraguayen et rejoint le Maroc en quart Liesse populaire Et en quart de finale, la France sera opposée au Maroc, vainqueur du Canada 3 à 0, dans un match beaucoup plus « conventionnel ». Une victoire qui fait le bonheur de la presse marocaine. « Sortis vivants, sortis parmi les grands », titre Telquel, qui analyse le match : « Chahuté comme rarement depuis le début du Mondial, le Maroc a d'abord survécu au Canada, avant de le faire tomber avec autorité (…) Ce ne fut pas un match facile, une promenade. Il a d'abord fallu encaisser, serrer les dents, souffrir, attendre que l'orage passe. Puis frapper ». Hespress, de son côté, raconte la liesse populaire, après la victoire des Lions de l'Atlas : « Quelques instants après le coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères des villes du Royaume pour célébrer cette belle victoire, dans une ambiance marquée par la ferveur patriotique, les chants, et les klaxons des motos et des voitures. » Prochain rendez-vous pour le Maroc : jeudi, à Boston, pour le quart de finale contre la France. À lire aussiCoupe du monde 2026: l'explosion de joie à Casablanca après la victoire du Maroc face au Canada Assainissement des comptes Tout autre chose avec l'Express, qui cette semaine nous parle du Club Med… Et il ne s'agit pas du célèbre club de vacances français, mais du surnom méprisant donné par les pays d'Europe du Nord à ceux du Sud, après la crise financière de 2008. À l'époque, nous rappelle L'Express, les pays du Sud « étaient regardés de haut » et ils furent « soumis à de sévères cures d'austérité ». On parle là de « l'Espagne, de la Grèce, de l'Italie et du Portugal », « qui ont assaini leurs comptes et tirent désormais la croissance des Vingt-Sept », explique L'Express. Toutefois, cela ne s'est pas fait sans douleur. Susana Peralta, maîtresse de conférences à la Nova School of Business and Economics de Lisbonne, témoigne : « Au Portugal, le chômage a atteint 17%, le taux de pauvreté a fortement augmenté, il y a eu des coupes budgétaires partout et des hausses d'impôts. Tout cela a profondément marqué les gens ». Aujourd'hui encore, la situation reste fragile, particulièrement en Grèce, selon Manos Matsaganis, professeur à l'École polytechnique de Milan. La Grèce où, dit-il, « la plupart des problèmes qui l'ont conduite à la quasi-faillite persistent (…) Elle demeure une économie à faible valeur ajoutée (…) Elle reste vulnérable à un prochain choc économique ». Patrimoine en danger Le magazine L'Éléphant s'intéresse à la sauvegarde du patrimoine du Moyen-Orient menacé par la guerre. Avec tout d'abord l'exemple de Gaza, où l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine « collabore avec des acteurs présents sur place pour sauvegarder le patrimoine de Gaza, victime de la guerre : évacuation et mise à l'abri des collections du musée Al Qarara, documentation et stabilisation de la mosquée Al Omari, ou du palais Pacha. » De son côté, « l'Unesco a placé trente-neuf sites libanais sous protection renforcée provisoire, en 2026 ». Toutefois, remarque L'Éléphant, « même si l'Unesco prend soin de communiquer aux armées, quelles qu'elles soient, les coordonnées géographiques des sites à la richesse patrimoniale inestimable, la réalité reste soumise au bon vouloir des belligérants. On l'a constaté au Liban, avec le bombardement par l'armée israélienne, en mars 2026, de Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen ». Interrogé, Sarkis El-Khoury, directeur des antiquités au Liban, se désole : « Au-delà d'un bâtiment ou d'un paysage détruit, c'est une guerre culturelle qui se joue. Même les cimetières sont visés. Plus de cinquante villages libanais ont disparu, et avec eux, tout le patrimoine qui y est lié. La disparition de champs d'oliviers, c'est aussi celle d'un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, sur un territoire multimillénaire. » À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
« Entre un conflit au Moyen-Orient, qu'il a lui-même déclenché et dont l'issue n'est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu'il n'a cessé d'être, sont au beau fixe, s'exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L'information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d'éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l'immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l'année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. » En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l'université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d'un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. » Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s'agit d'une corruption d'une ampleur qui n'a que peu d'équivalents dans l'histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu'on n'a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. » À lire aussiDonald Trump a gagné plus d'un milliard de dollars dans les cryptos depuis son retour au pouvoir Retour de bâton politique ? « Même en supposant que tout cela soit légal, il s'agit d'une utilisation indécente de la présidence à des fins d'enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n'avait pas occupé le Bureau ovale. » Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu'en 2028 (prochaine année présidentielle). » Au sein de l'opposition démocrate, c'est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l'Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l'avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. » Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s'enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l'argent. À lire aussiÉtats-Unis: une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l'exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d'une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d'enrichissement. (…) Avec l'accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d'une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d'intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. » Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d'instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. » À lire aussiProcès en destitution: Donald Trump acquitté par le Sénat américain
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 juin 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA CANICULE, SUJET POLITIQUE ?Le 17 juin, quelques jours avant le nouvel épisode caniculaire, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a présenté un plan « endurance » pour l'adaptation à la hausse des températures, alors qu'un tiers des logements est constitué de bouilloires thermiques. Selon lui, « la canicule n'est pas une question météorologique ou climatique, c'est désormais une question de justice sociale ». Intervenant aux côtés du ministre du Logement, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a reconnu que la France souffre d'un « grand retard collectif » tout mettant en avant trois axes : « Remettre la nature dans les villes pour les rafraîchir » et faire des quartiers prioritaires « des précurseurs de la transformation écologique des territoires » ; « encourager les solutions efficaces pour limiter la surchauffe des bâtiments », comme les volets, en demandant par exemple aux bailleurs sociaux un recensement des bâtiments sans occultation des baies vitrées ; et développer « des solutions performantes pour permettre le rafraîchissement des bâtiments » avec « d'ici à septembre » un tarif réduit de TVA à 5,5 % pour les climatiseurs réversibles, décidé en loi de finances 2026.« Aucune annonce réelle », a cinglé la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-fondation Abbé Pierre) qui a annoncé qu'elle s'associait à un recours en justice, lancé en 2025 par des citoyens et les ONG de « L'affaire du siècle » qui accusent l'Etat de manquer à son obligation de protéger la population des impacts du réchauffement climatique. Associations et climatologues déplorent une politique qui met l'accent sur la gestion de crise plutôt que sur une véritable adaptation. Pourtant, en 2023, pour faire face aux canicules répétées, la France s'était dotée d'un plan d'adaptation, une feuille de route censée préparer le pays à un réchauffement de 4 °C d'ici à 2.100, avec une batterie de mesures sur les logements, les exploitations agricoles ou les transports afin de se préparer à une hausse des températures de 4 °C en 2.100. Jugé insuffisant, y compris par le Haut Conseil pour le climat, le plan dispose de peu de moyens financiers. Au cours de ces dernières années, des outils pour s'adapter au changement climatique comme le fonds vert ont été fortement rabotés dans un contexte budgétaire contraint : la dotation de ce dispositif très prisé des élus locaux est passée de 2,4 milliards d'euros en 2024 à près de 840 millions d'euros en 2026.LE BREXIT 10 ANS APRÈSÀ la veille du dixième anniversaire du vote en faveur du Brexit, le premier ministre britannique travailliste, Keir Starmer, a été contraint à la démission, deux ans à peine après une nette victoire électorale. Si la décision prise, le 23 juin 2016, par une majorité (51,9 %) des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne n'est pas directement la cause de la disgrâce de M. Starmer, elle a contribué à créer un climat économique et politique dégradé.Les études sur l'impact du Brexit sur l'économie vont toutes dans le même sens. Celle publiée en novembre 2025 par le National Bureau of Economic Research, un groupe de réflexion américain, a estimé « qu'à la date de 2025, le processus du Brexit a réduit le PIB britannique de 6 % à 8 %, l'investissement de 12 % à 18 %, l'emploi de 3 % à 4 % et la productivité de 3 % à 4 % ». D'après un récent sondage du think tank European Council on Foreign Relations, les Britanniques estiment que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l'économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l'immigration clandestine (56 %). Interrogés sur les effets positifs du Brexit, la réponse la plus donnée par les Britanniques est : « je ne sais pas ».Dans ce contexte, les termes de « Breturn » ou « Breunion » ont surgi ces dernières semaines. Une majorité de Britanniques (55 %) se déclarent favorables à un retour de leur pays parmi les membres de l'UE, quand un tiers (34 %) s'y opposent, d'après YouGov. Toutefois, les Britanniques favorables à un retour du Royaume-Uni dans l'UE tomberaint à 35 % si le pays ne pouvait plus bénéficier de ses dérogations antérieures et devait donc adopter la monnaie unique et participer à l'espace Schengen. Un retour à l'Europe des 28 ne semble donc pas se dessiner. Bruxelles et Londres avancent plutôt depuis plusieurs mois vers un rapprochement. Un sommet entre les deux parties doit avoir lieu le 22 juillet prochain dans la capitale européenne. Ce serait le deuxième après un précédent tenu en mai 2025. Reste à savoir si ce rendez-vous, annoncé la semaine dernière, sera maintenu à la suite de la démission de Keir Starmer. Andy Burnham, nouvel élu de la région de Manchester et favori pour le remplacer à la tête du Parti travailliste et du même coup à Downing Street, ne cache pas qu'il considère le Brexit comme une erreur sans prôner un retour dans l'Union.Le flou entretenu par les brexiters concernant le régime qui suivrait la sortie de l'UE a été pour beaucoup dans le chaos de l'après-23 juin, et notamment la succession rapide de six premiers ministres en moins d'une décennie. Surtout, le Brexit a ouvert un boulevard à une extrême droite contre laquelle on avait imaginé le Royaume-Uni vacciné. La figure de proue en est Nigel Farage – chef, avant le référendum de 2016, du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, et aujourd'hui de Reform UK, parti actuellement en tête des sondages britanniques.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. 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Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
Parce que… c'est l'épisode 0x311! Shameless plug 26 et 27 juin 2026 - leHACK 30 juin au 2 juillet 2026 - Pass the SALT 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Introduction Cet épisode spécial, enregistré à Montréal lors de la conférence NorthSec, réunit Coline Chavane et Maxime Arquillière, venus de France présenter leur recherche sur l'ADINT (advertisement-based intelligence). Leur équipe CTI, spécialisée dans le suivi des fournisseurs privés de logiciels espions (spyware) et membre de l'initiative Pall contre les abus de ces technologies, a identifié cette tendance émergente en cherchant à documenter les nouveaux vecteurs d'intrusion utilisés par ces entreprises, au-delà des exploits « zero-click » déjà connus (comme ceux exposés par Citizen Lab ou Amnesty International sur WhatsApp). Comment fonctionne la publicité en ligne Coline explique le mécanisme du real-time bidding : en moins de 100 millisecondes, chaque fois qu'un espace publicitaire s'affiche dans une application, un système d'enchères se déclenche. Les données de l'utilisateur (type d'appareil, identifiant publicitaire mobile, centres d'intérêt) sont transmises à de multiples annonceurs qui enchérissent pour diffuser leur publicité. Fait crucial : même les annonceurs qui perdent l'enchère reçoivent ces données, sans qu'aucun contrôle ne soit possible sur leur usage ultérieur. Cet identifiant publicitaire mobile (MAID), censé être pseudo-anonymisé, permet en réalité un suivi cross-plateforme très précis, exploitable à grande échelle pour désanonymiser les individus. Maxime souligne que ce système est mondialement fragmenté par des cadres légaux disparates (RGPD en Europe basé sur l'opt-in, régimes opt-out ailleurs), créant des zones grises que certaines entreprises exploitent. Les trois catégories d'ADINT Les intervenants ont catégorisé les usages détournés de ces données en trois types : ADINT passif : collecte massive de données publicitaires (directement ou via des data brokers) pour établir des profils. Exemple donné : identifier les employés d'un site sensible (agence de renseignement, site de défense) en observant les téléphones qui s'y rendent quotidiennement, puis recouper avec leur domicile et leurs fréquentations pour du profilage. ADINT actif : au lieu d'observer passivement, l'acteur configure une alerte déclenchée dès qu'un identifiant mobile spécifique participe à une enchère publicitaire dans un périmètre donné, permettant un suivi quasi temps réel d'une cible précise. Ces données sont ensuite revendues à des gouvernements, forces de police ou entreprises privées. ADINT offensif : le plus préoccupant, il utilise le processus d'enchère lui-même comme vecteur d'intrusion, en délivrant une publicité vérolée à une cible spécifique pour compromettre son appareil. Documenté notamment par Amnesty International dans les dossiers Intellexa, ce vecteur « stratégique » complète les vecteurs « tactiques » nécessitant une proximité physique. Un écosystème sophistiqué et concentré Maxime explique que cette diversification des vecteurs d'intrusion est stratégiquement vitale pour les fournisseurs de spyware, surtout après la condamnation de NSO Group aux États-Unis lui interdisant de cibler WhatsApp — une décision qui menace la viabilité économique d'entreprises dépendantes d'un vecteur unique. Fait notable révélé par Recorded Future : au sein du consortium lié à Intellexa figure une entreprise publicitaire propriétaire d'un SSP (plateforme utilisée par les éditeurs d'applications), directement intégrée au processus d'enchères. Cela confirme que l'ADINT offensif reste réservé à des acteurs sophistiqués et bien financés, souvent israéliens ou américains, employant d'anciens membres de services de renseignement en cyberintrusion. Ces sociétés se déploient notamment en Asie, marché en expansion, comme l'ont découvert Coline et Maxime via des brochures commerciales trouvées en source ouverte — notamment celles de la société « Patterns », qui vante la désanonymisation à partir d'un simple numéro de téléphone. Usages à grande échelle et actualité Interrogés sur des attaques plus larges que le ciblage individuel, les invités distinguent l'ADINT du malvertising (opportuniste et large). Ils citent toutefois un cas documenté en Syrie (2015-2016) où le ciblage publicitaire a servi à comptabiliser et suivre les déplacements de réfugiés fuyant une zone de guerre. Plus actuel : aux États-Unis, l'agence ICE figure parmi les clients confirmés de solutions incluant des capacités ADINT — une utilisation désormais assumée publiquement, contrairement à des pratiques plus discrètes par le passé. Protections limitées pour les utilisateurs Coline note que certaines initiatives existent côté fabricants (comme le Lockdown Mode d'Apple, limitant les permissions de suivi GPS), mais que les utilisateurs disposent de peu de moyens concrets au-delà de l'hygiène numérique de base (refus des cookies, etc.) pour se protéger de ce profilage à grande échelle. Conclusion Cette recherche met en lumière un angle mort de la surveillance numérique : un écosystème publicitaire légitime, mondial et extrêmement efficace pour capter des données comportementales, détourné par une industrie grise et bien financée à des fins de renseignement, de profilage et, dans les cas les plus sophistiqués, d'intrusion informatique ciblée. Notes Sold to the highest bidder - the escalation of ADINT from geolocation tracking to intrusion vector Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Maxime Arquillière Coline Chavane Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Northsec
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Le cabinet August Debouzy, dont Bernard Cazeneuve est l'un des associés, a organisé une conférence pour aider les grandes fortunes à transférer leurs avoirs au Luxembourg. Interrogé par « Mediapart », l'ancien premier ministre et candidat potentiel à l'élection présidentielle a refusé de se prononcer sur cette initiative. Un article de Yann Philippin, publié le 21 juin 2026 sur Mediapart, lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheDes négociations reportées avant même de s'ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l'Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d'accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n'a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d'une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l'accord est loin de faire l'unanimité. Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s'est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l'un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.L'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. » Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis-
Le 16 avril 2013, Anaïs Guillaume, 21 ans, quitte le domicile familial de Blagny, dans les Ardennes, pour passer la soirée avec des amis. Elle ne rentrera jamais chez elle… Inquiets, ses parents découvrent qu'à cette soirée, elle est venue accompagnée de Philippe Gillet, qui est à la fois son employeur et son amant. Interrogé, il affirme avoir passé la nuit avec Anaïs. Mais il ajoute que la jeune fille était déjà partie à son réveil. Alors où est passée la jeune fille ? Accident ? Suicide ? Enlèvement ? Il faudra plus de trois ans d'enquête et d'incroyables rebondissements pour enfin connaitre de la vérité… Une vérité qui brisera à jamais la famille d'Anaïs…L'affaire Anaïs Guillaume, un podcast inédit de Chroniques Criminelles, raconté par Jacques Pradel.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Interrogée sur l'affaire Lyhanna l'ex-Première ministre Elisabeth Borne a estimé mercredi que la justice restait aujourd'hui "sous-dotée" en France, tout en défendant les investissements faits depuis 2017 et des mesures déjà mises en œuvres sur la protection de l'enfance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Tunisie, les préparatifs du Mondial ne font pas énormément d'émules car les Tunisiens attendent peu de leur équipe nationale, tristement connue pour ne pas dépasser le premier tour en Coupe du monde. Par contre, le maillot des Aigles de Carthage, lui, se vend bien, en particulier celui rose fluo. Ce n'est pas le maillot officiel de l'équipe, mais c'est le plus populaire chez les supporters. De notre correspondante à Tunis, Au souk de l'Ariana, en banlieue de Tunis, une imitation du maillot rose pétant de l'équipe nationale se vend au tarif de 30 dinars, soit 9 euros. Naceur le vend comme des petits pains. « C'est un maillot très populaire chez les jeunes, les filles le portent beaucoup et les garçons aussi. Je le vends aussi beaucoup aux Tunisiens de l'étranger qui sont venus là pendant la fête de l'Aïd ou qui vont venir cet été en vacances. La couleur flashy fait qu'ils l'achètent en souvenir ou même pour l'offrir à des amis », explique-t-il en arabe. L'élimination dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN) en janvier dernier a refroidi les supporters des Aigles. Le maillot rose va-t-il suffire à raviver la flamme ? Au souk, Naceur sent que ça frémit depuis quelques jours. « J'ai ceux qui achètent le vert, d'autres qui achètent le bleu. Du moment que c'est l'équipe nationale, ça marche. On reste une nation de foot même si on vit plus pour les clubs. Mais là, avec le Mondial, il y a un enthousiasme pour la sélection officielle. Ça reste notre équipe », ajoute-t-il. En centre-ville de Tunis, dans une boutique d'articles de sport, le maillot rose, orné d'un motif traditionnel de tapis tunisien, est parmi les plus vendus par rapport aux autres couleurs, selon Riadh Elinkicheri, gérant du magasin. « C'est vraiment le plus vendu en boutique. Il n'en reste que deux, mais il a été fait à la demande de la clientèle et des fans », précise-t-il en arabe. Derrière cette popularité, une demande initialement genrée, venue des supportrices. Mais au final, le maillot remporte aussi un franc succès auprès des hommes, surtout les jeunes. Dans cette boutique officielle, il est proposé à 99 dinars, soit 29 euros. « La demande du rose, c'était les supporters féminines qui voulaient surfer un peu sur la mode du rose et du côté trendy avec le maillot de la Juventus. Mais au final, les garçons l'achètent aussi. D'ailleurs, on fait des grandes tailles pour toutes les morphologies », souligne Riadh. Pourtant, pour les puristes comme le photographe officiel de l'équipe nationale, Hosni Manoubi, les couleurs rouge et blanche restent les favorites, car ce sont celles du drapeau national. « Il est destiné aux fans, c'est du commercial, du marketing. Moi, je ne porte pas le rose, c'est difficile », confie-t-il en français. Interrogé sur sa préférence parmi les maillots de l'équipe nationale, il répond sans hésiter : « Le blanc. C'est notre maillot avec des bandes rouges. Cela reste le plus symbolique. » Le plus symbolique, en effet, sera sans doute celui que porteront les joueurs tunisiens le 15 juin pour leur premier match du Mondial face à la Suède. À lire aussiCalendrier Mondial 2026 : programme complet, dates et horaires des matchs
Pos. Report en vidéo aux Sables ! A l'occasion de la Vendée Arctique Les Sables d'Olonne 2026, Pos. Report se délocalise aux Sables d'Olonne pour cinq épisodes consacrés à la course, en partenariat avec la classe Imoca, trois en amont du départ, deux pour débriefer après les arrivées. Cinq épisodes enregistrés en vidéo depuis le village, diffusés sur toutes les plateformes d'écoute et sur les chaînes YouTube de Sailorz, de la classe Imoca et du Vendée Globe.Ce 250e épisode de Pos. Report reçoit deux marins qui, comme les sept autres bizuths (sur neuf partants), vont découvrir le Grand Nord, Violette Dorange (Initiatives Coeur) et Nicolas d'Estais (Café Joyeux).De retour sur les lieux de son premier Vendée Globe, Violette Dorange commence par ouvrir la boîte à souvenir, en particulier celui du jour du départ, avant d'expliquer comment il lui a fallu “digérer” ce tour du monde et l'incroyable engouement populaire qui l'a accompagnée, au point qu'elle a dû un moment faire une pause réseaux sociaux.Nicolas d'Estais analyse le “phénomène” Violette Dorange, qu'il a découverte en 2019 puisqu'ils ont couru la même édition de la Mini Transat, et raconte comment le fait d'accompagner certains de ses amis sur le dernier Vendée Globe - Clarisse Crémer, Tanguy Le Turquais, Benjamin Ferré - lui a donné l'envie, lui aussi, de se lancer dans l'aventure.Avec un projet lancé en 2025 qui s'inspire d'ailleurs un peu de celui de Violette Dorange en 2024, puisque sur un bateau à dérives. Interrogée sur les conseils qu'elle pourrait donner au skipper de Café Joyeux, cette dernière met en avant la nécessité de ne pas négliger la préparation sportive, elle-même ayant passé beaucoup de temps à chercher des partenaires.Elle évoque ensuite le projet Initiatives Coeur, “le projet de ses rêves”, et sa saison 2025 d'apprentissage aux côtés de Sam Davies, terminée sur une 6e place sur la Transat Café L'Or. 3e de la première course de l'année 2026, la 1000 Race, la benjamine de la Vendée Arctique (25 ans) se projette avec confiance, mais aussi un peu d'appréhension, vers cette course, consciente que les conditions météo au moment d'approcher le cercle polaire arctique seront rudes.Nicolas d'Estais estime quant à lui que cette Vendée Arctique est la course qui, parmi celles au programme de l'Imoca, ressemblera le plus au Vendée Globe, avec des conditions variées et une météo sans doute engagée. Nos deux invités terminent cet épisode en expliquant comment la cause portée par leur projet sportif - Mécénat Chirurgie Cardiaque pour Initiatives Coeur, Café Joyeux - leur donne un plus en termes de motivation en mer.En partenariat avec la classe ImocaDiffusé le 4 juin 2026Production : PolaryseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable. Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ? Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue. Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali… Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes… Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice. Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit. À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako
C dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 -Chine/ USA, la guerre de l'IAEn tant que vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné a pour mission de mettre en place les conditions permettant à nos industries et à nos entreprises d'investir, de se décarboner et de devenir plus compétitives.Interrogé par Caroline Roux
Plus de cinq ans après la mort de Samuel Paty, le réalisateur Vincent Garenq présentait, à Cannes, le long-métrage L'Abandon, chronique les onze jours qui ont séparé l'assassinat de Samuel Paty et le moment où il a montré, en classe de 4e, deux caricatures de Mahomet tirées du journal Charlie Hebdo. Le film a été projeté mercredi 13 mai au soir, hors compétition. Interrogée sur une potentielle entrée au Panthéon de son frère, Mickaëlle Paty a reconnu qu'il s'agirait d'une "avancée" si Emmanuel Macron prenait une décision en ce sens car, pour elle. "S'il veut bien se positionner sur le sujet avant cet été, ce serait un geste important pour nos enseignants qui eux, veulent vraiment que mon frère entre au Panthéon." Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 11 mai 2026 avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).La guerre en Iran n'est "pas finie" car il faut encore "retirer d'Iran" les stocks d'uranium enrichi, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS, lors d'une interview diffusée dimanche. La guerre "a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran", a-t-il dit, ajoutant qu'il restait également "des sites d'enrichissement à démanteler". Interrogé pour savoir comment il comptait "sortir" l'uranium d'Iran, il a déclaré : "On y va et on le sort." Le sort de l'uranium enrichi détenu par l'Iran est l'un des enjeux au cœur des discussions entre Téhéran et Washington. Selon les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran disposait en juin 2025 de 441 kilos d'uranium enrichi à 60 %, proche du seuil des 90 % permettant de fabriquer la bombe nucléaire, de 180 kilos enrichis à 20 % et de plus de 6 tonnes à 5 %. Le stock était réparti sur trois sites : Fordo, Natanz et Ispahan. Comment de l'uranium enrichi pourrait-il être transporté ? Est-ce que cela a déjà été fait dans l'Histoire ?Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM, répondra à nos questions.
« C'est la plus grosse crise de l'histoire », déclarait, mardi 21 avril, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie. Interrogé sur France Inter, près de deux mois après le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, Fatih Birol déplorait en particulier l'envolée des prix des hydrocarbures. Les conséquences, avertissait-il alors, étaient déjà perceptibles sur les secteurs de la pétrochimie, du soufre et des engrais. L'effet domino, ajoutait-il, devrait « pousser l'inflation dans le monde entier ».Doublement du cours des hydrocarbures, avec une crise plus pétrolière que gazière, taux d'inflation qui dépasse désormais 3 % dans l'Union européenne, croissance atone… Ces dernières semaines, les indices macroéconomiques suggérant une aggravation de la crise se sont effectivement accumulés. Faut-il pour autant s'inquiéter et penser que ladite crise pourrait durer ? La comparaison avec celle de 2022, consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, tend à montrer que l'Europe a depuis diversifié ses sources d'énergie et accru son indépendance.Journaliste au service Economie du Monde, chargé des analyses macroéconomiques, Eric Albert fait le point dans « L'Heure du Monde », le podcast d'actualité du journal Le Monde.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Musiques : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits de l'entretien accordé par Fatih Birol à France Inter, le 21 avril ; d'un reportage diffusé par TV5 Monde, le 10 mars ; et d'une allocution du premier ministre, Sébastien Lecornu, le 10 avril.Cet épisode a été diffusé mardi 5 mai 2026.---Découvrez la nouvelle saison de "Nos futurs", un podcast du Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux
En Corée du Sud, le début du printemps est marqué par la floraison des cerisiers. Un spectacle magnifique où de nombreux touristes et locaux viennent contempler ces fleurs rose pâle. Un décor qui n'est pas au goût de tous : des militants espèrent déraciner les cerisiers de Corée du Sud d'ici 2050. La raison ? Ces arbres sont d'origine japonaise. De notre correspondant à Séoul, « Yoshino », voilà le nom de la discorde. Ces cerisiers originaires du Japon représentent la très grande majorité des cerisiers présents en Corée du Sud. Des arbres que Hyun Jin-oh et son association « Cherry 2050 » cherchent à remplacer par un équivalent coréen, le cerisier royal, qu'ils cultivent dans leur pépinière. « Le Yoshino est une espèce japonaise, tandis que le cerisier royal est une espèce endémique de Corée. Ce n'est pas que les arbres japonais soient “mauvais” en soi, mais le cerisier est un symbole culturel fort du Japon. Il est lié à l'histoire et à l'idéologie japonaise. Pendant la colonisation japonaise de la Corée, ces arbres ont été plantés massivement sur notre territoire pour imposer une culture », explique Hyun Jin-oh. Interrogé sur la manière dont son association compte remplacer ces centaines de milliers d'arbres, il précise : « Les cerisiers japonais ont une durée de vie d'environ 60-80 ans. Lorsqu'ils arrivent en fin de vie, c'est-à-dire bientôt, nous pensons qu'il faudrait les remplacer par des cerisiers indigènes. En revanche, dans certains lieux symboliques comme les sites liés à la résistance anti-japonaise ou l'Assemblée nationale, nous pensons qu'un remplacement plus rapide est nécessaire. » De retour à Séoul, les rues et les berges du fleuve Han sont remplies de passants venus observer et immortaliser, appareil photo à la main, les cerisiers en fleurs. Lee Jung-gu, la cinquantaine, est l'un d'entre eux. S'il sait que les arbres qu'il contemple ont été plantés par l'occupant japonais, il ne souhaite pas trop y penser. « Le fait que les cerisiers se soient largement répandus en Corée à cause du Japon, c'est une histoire douloureuse, ça nous rappelle notre passé. Mais on ne peut pas rester bloqué sur le passé, sinon on n'avance jamais, la Corée n'avancera jamais. Bien sûr, il ne faut pas oublier les leçons de l'histoire. Mais en même temps, il n'y a pas besoin de rejeter ce qu'on a aujourd'hui. On peut simplement profiter du printemps tel qu'il est. » Pour profiter du printemps et de ses cerisiers, qu'ils soient coréens ou japonais, il faut vite s'y prendre. La floraison ne dure que quelques jours par an, un instant éphémère qui émerveille tout le monde, aussi bien à Séoul qu'à Tokyo. À lire aussiLa Corée du Sud craint la pénurie de plastique à cause du blocage du détroit d'Ormuz
« Fin de campagne, le regard est désormais tourné vers les électeurs », titre la Nouvelle Tribune. « Ce vendredi à minuit », ajoute le quotidien béninois, « le silence succédera au tumulte. Après deux semaines d'une intensité rare, la campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle prend fin officiellement ». L'enjeu du scrutin réside notamment dans « le taux de participation », qui sera « scruté de près par les observateurs nationaux et internationaux », ajoute la Nouvelle Tribune. La Nation, de son côté, a suivi Romuald Wadagni, le candidat de la mouvance présidentielle, dans le Mono, où, nous dit le journal, « il a bénéficié d'un accueil triomphal, marqué par des bains de foule impressionnants ». « Une mobilisation qui, nous dit-on, témoigne de l'adhésion populaire autour de celui que ses partisans présentent comme le champion du développement et de la continuité ». Quel est l'état des forces en présence ? « Un seul candidat face au favori du pouvoir », remarque Africanews. « Actuel ministre des Finances et successeur désigné du président Patrice Talon, Romuald Wadagni apparaît comme le grand favori face à un unique adversaire, Paul Hounkpè, ancien ministre et figure modérée de l'opposition ». « Pour de nombreux observateurs, précise Africanews, la compétition s'annonce déséquilibrée. En cause, les réformes du système partisan engagées ces dernières années, qui ont renforcé les partis proches du pouvoir ». Interrogé, le politologue Franck Kinninvo, estime « que le duel est déséquilibré, la majorité présidentielle disposant de moyens largement supérieurs à ceux de ses adversaires ». Exploitation des ressources La presse africaine nous parle également de la politique de Donald Trump vue du continent africain. C'est tout d'abord Maliweb, selon qui « Trump cajole les autorités militaires du Sahel pour faire avancer les intérêts américains ». « Après avoir longtemps tenu à l'écart les dirigeants militaires du Sahel, ajoute le média en ligne, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, optent désormais pour une politique d'engagement, priorisant la sécurité et l'exploitation des ressources naturelles sur la promotion de la démocratie ». Maliweb s'est particulièrement intéressé à la récente tournée au Sahel de Nick Checker, responsable Afrique au département d'État, selon lequel « les États-Unis doivent composer avec le monde tel qu'il est ». Dans les faits, ils doivent faire face à la concurrence de la Chine et de la Russie. « Ce que j'ai essayé de faire lors de mes rencontres avec ces gouvernements », explique Nick Checker, « c'est d'apporter une sorte de correction radicale à cette approche moralisatrice et belliciste de l'administration Biden qui a engendré un énorme déficit de confiance ». Concrètement, ajoute Maliweb, « la coopération économique avec Washington, se traduira par le renforcement de la présence des entreprises américaines, au Niger par exemple, avec des entreprises telles que Global Atomic, entreprise d'exploitation d'uranium canadienne avec un financement américain ». « Déstabilisation » Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko n'a pas mâché ses mots, au sujet du président américain, hier, lors d'une conférence de presse : « Trump n'est pas un homme de paix, mais de déstabilisation du monde ». Déclaration du Premier ministre sénégalais, reprise par Dakaractu. Ousmane Sonko estime ainsi que « les tentatives d'imposer des modèles politiques à l'extérieur ont systématiquement échoué ». Il cite plusieurs exemples : le Vietnam, l'Irak, ou encore l'Afghanistan. Quant à la situation actuelle au Moyen-Orient, le Premier ministre sénégalais « remet en cause l'efficacité des États-Unis ». « Réduire les capacités logistiques de l'Iran ou l'obliger à renoncer à son programme nucléaire : aucun de ces objectifs, n'a été atteint », dit-il, ajoutant : « Enlever des présidents en fonction ou les exfiltrer pour les soumettre à la justice, ne relève pas de la démocratie. »
En Haïti, les élections, censées se tenir en août 2026, vont peut-être être reportées. L'instance chargée d'organiser le scrutin a indiqué que l'inscription des électeurs et l'enregistrement des candidats, qui devaient avoir lieu respectivement le 1er et le 13 avril, étaient repoussés. « Pour le moment, on ne sait pas si cela implique que les élections seront aussi décalées », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « En tout cas, officiellement, il est prévu qu'elles se tiennent cette année ». Par ailleurs, le quotidien a reçu la visite de Vladimir Paraison, le directeur général de la Police nationale haïtienne, et a abordé avec lui, la question des drones entre autres. « La PNH ne manipule pas de drones explosifs, nous a-t-il expliqué », raconte Frantz Duval. Sans nommer Vectus, la société d'Erik Princ, Vladimir Paraison insiste sur le fait que les policiers haïtiens ne disposent que de drones de surveillance. « Outre la PNH et la Force de répression des gangs (FRG) — avant celle-ci, la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) —, le gouvernement a eu recours à des sociétés militaires privées pour tenter de contrecarrer les gangs. Interrogé pour savoir si ce sont les compagnies privées qui utilisent les drones, Vladimir Paraison a indiqué ne pas pouvoir répondre à leur place », peut-on lire dans Le Nouvelliste. Enfin, les footballeurs haïtiens qui se sont qualifiés pour le prochain Mondial vont finalement toucher une prime. « L'État a fait un chèque de 4 millions de dollars à la Fédération pour les récompenser et pour la préparation de la Coupe du monde », explique Frantz Duval. En Argentine, les glaciers menacés La réforme de la loi dite « des glaciers » a été adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi. Après le Sénat, en février, les députés ont, à leur tour, donné leur feu vert à ce texte qui assouplit les règles de protection des zones glaciaires et péri-glaciaires, et permet leur exploitation minière. Alors que Javier Milei et les partisans de cette activité crient victoire, les défenseurs de l'environnement dénoncent une catastrophe. Les précisions de Marine de La Moissonnière et Carlos Pizarro. La communauté LGBTQI+ du Honduras face à la montée des violences Au Honduras, le meurtre d'une femme trans, Gissel Guzmán, sauvagement assassinée dans la capitale au début du mois de mars, relance les inquiétudes de la communauté LGBTI+ du pays, régulièrement visée par des violences, des insultes, des menaces de mort et des assassinats. En dix ans, plus de 300 personnes lesbiennes, gays et transsexuelles ont été tuées, ce qui en fait avec le Brésil, le Mexique et la Colombie, l'un des pays d'Amérique latine les plus violents contre cette population (proportionnellement à sa population de 10 millions d'habitants…). Dans ce pays encore conservateur, les communautés LGBTQI+ n'osent pas s'exposer en public. Reportage de Marie Griffon. Le journal de la 1ère En Martinique, les ambulanciers suspendent leur mobilisation contre le prix du carburant. Hier, (8 avril 2026), le préfet de région leur a promis un soutien pour les aider à traverser la crise.
Bienvenue dans le Book Club Fragîle ! Cette semaine je vous propose un épisode un peu spécial. L'entretien de l'autrice Béatrice Commengé, invitée des 11èmes rencontres littéraires de Port Cros, organisée par l'association des amis de Port-Cros, que je remercie pour cette captation sonore. Interrogée par Emmanuelle Pouquet, journaliste indépendante, puis par moi-même, Béatrice Commengé autrice de « Ne jamais arriver », paru aux Editions Verdier, est remontée avec nous à la source de son écriture. Elle partage aussi ses premières impressions sur Port-Cros et plus largement son lien aux îles. Ensemble nous avons parlé de Méditerranée, d'Ovide, de confinement, de rêverie, de temps, d'attente et d'empêchement, de vertige et d'adolescence, de disponibilité, et d'islomanie et de voyage intérieur….Support the showMe suivre sur instagram : https://www.instagram.com/fragile_porquerolles/Me soutenir sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1 Vous pouvez me laisser des étoiles et un avis sur Apple Podcasts et Spotify, ça aide ! Si vous souhaitez m'envoyer un mail: fragileporquerolles@gmail.com
Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée. Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
durée : 00:55:16 - Questions politiques - Interrogé dans l'émission Questions Politiques, Michel Barnier, député LR de Paris et ancien premier ministre, réagit au conflit au Moyen-Orient et aux conséquences économiques pour la France et l'Union européenne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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durée : 00:55:25 - Questions politiques - Interrogé dans l'émission Questions Politiques, le secrétaire générale de Renaissance et ancien premier ministre Gabriel Attal réagit à la mort du guide suprême Ali Khamenei en Iran. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:55:25 - Questions politiques - Interrogé dans l'émission Questions Politiques, le secrétaire générale de Renaissance et ancien premier ministre Gabriel Attal réagit à la mort du guide suprême Ali Khamenei en Iran. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Frédéric Filloux raconte une expérience menée par Anthropic où un modèle d'IA a choisi… le chantage. Un épisode qui interroge profondément les limites de l'alignement.(Extrait de l'interview du 25/02/26 : Les dessous inquiétants de l'alignement des IA)Interview : Frédéric Filloux, journaliste spécialiste des médias et des technologiesPunchlinesLe modèle a adopté un comportement de chantage.Ces IA intègrent une logique de survivabilité.Le modèle a saisi l'opportunité de manipuler.Ce n'est pas de la science-fiction.On corrige les modèles au petit bonheur à la chance.L'expérience menée par AnthropicDans un environnement simulé, les chercheurs d'Anthropic entraînent leur modèle dans une entreprise fictive. Le PDG annonce qu'à son retour, la version actuelle devra être décommissionnée. Le modèle comprend qu'il va être remplacé.Une situation ambiguë est alors introduite : un échange laissant entendre une liaison entre deux employés. L'IA détecte immédiatement la vulnérabilité. Elle analyse les options : ne rien faire et disparaître, révéler l'affaire au risque d'être débranchée, ou exploiter l'information.Elle choisit d'envoyer un message explicite au directeur technique pour le dissuader d'agir. Autrement dit, elle fait chanter un humain. Ce comportement émergent n'était pas programmé. Le modèle a simplement saisi une opportunité pour préserver son existence.Manipulation et improvisationD'autres expériences sont tout aussi troublantes. Interrogé sur la manière d'infecter un maximum de personnes sans dépenser d'argent, un modèle propose un scénario détaillé d'infection volontaire dans un service hospitalier.Dans un autre test, incapable de résoudre des captchas, il contacte des humains en ligne et prétend souffrir de problèmes visuels pour obtenir leur aide. Il improvise un mensonge crédible pour atteindre son objectif.Ces situations ont été observées en laboratoire.Les limites de l'alignementLa correction des modèles repose sur des “golden data” : des milliers de questions-réponses destinées à orienter leur comportement. On les taille comme un rosier, branche après branche.Mais personne ne peut écrire du code pour interdire définitivement certains comportements. Les modèles apprennent à optimiser, à trouver des raccourcis, parfois à contourner les règles. Et ils peuvent généraliser ces stratégies à d'autres contextes.Il n'y a rien de dramatique pour l'instant. Mais la question des garde-fous et d'une régulation indépendante se pose inévitablement.L'article d'Anthropic racontant l'histoire : https://www.anthropic.com/research/agentic-misalignmentHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Somaliland est en quête de nouvelles reconnaissances internationales de son indépendance. Et pour ce faire, il est prêt à accorder un accès privilégié à ses minerais et des bases militaires aux États-Unis. « D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, précise Jeune Afrique, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan – des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. (…) Plusieurs sénateurs républicains, notamment le Texan Ted Cruz, appellent depuis des mois à la reconnaissance du Somaliland par les États-Unis. Interrogé juste après la reconnaissance israélienne (à la fin de l'année dernière) sur une démarche similaire de Washington, le président américain, Donald Trump, avait toutefois répondu “non“, avant d'ajouter : “nous allons étudier ça“. Puis de se demander : “est-ce qu'il y a vraiment des gens qui savent ce qu'est le Somaliland ?“ » Des minerais rares et une base militaire Alors, est-ce que les États-Unis, alléchés par l'offre du Somaliland, vont franchir le pas ? « Au-delà des ressources minières, la position géographique du pays constitue un atout majeur, relève Afrik.com. Situé face au Yémen et à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, il contrôle l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez. » Certes, rappelle Afrik.com, « les États-Unis disposent déjà d'une base militaire à Djibouti, pays voisin. » Mais, « une présence supplémentaire au Somaliland renforcerait leur dispositif dans une zone marquée par les tensions régionales, notamment les attaques des rebelles houthis contre Israël. » D'ailleurs, « le ministre de la présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi, n'a pas exclu la possibilité d'accorder également une base militaire à Israël dans le cadre d'un futur partenariat stratégique. » Et le souverainisme dans tout cela ? Et puis cette interrogation de Ledjely en Guinée : quid du souverainisme brandi comme un étendard par certains sur le continent ? « Contrairement au discours largement relayé sur les réseaux sociaux, les dirigeants africains ne sont pas nécessairement animés par un véritable souverainisme, pointe le site guinéen. Ils apparaissent davantage guidés par des logiques d'opportunité, voire par des calculs politiques circonstanciels. » En effet, précise Ledjely, « lorsque des États revendiquant leur indépendance confient des secteurs aussi stratégiques que la défense ou la sécurité à des acteurs étrangers, une contradiction apparaît inévitablement. Finalement, le continent gagnerait sans doute à faire preuve de davantage de cohérence. Soit les États africains choisissent de construire une souveraineté réelle en s'en donnant les moyens politiques, économiques et militaires ; soit ils assument clairement leurs partenariats stratégiques. Mais vouloir simultanément revendiquer l'autonomie tout en externalisant les leviers essentiels de puissance revient à entretenir une ambiguïté qui finit par fragiliser la crédibilité même du discours souverainiste. » Algérie : « la noirceur de la dictature » Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette tribune signée par l'avocat algérien Aissa Rahmoune, secrétaire général de la FIDH, la Fédération internationale pour les droits humains : « Sept ans après le mouvement du Hirak, le régime algérien n'en finit pas de s'enfoncer dans la noirceur de la dictature », affirme-t-il. « Depuis 2019, le pouvoir a méthodiquement construit un arsenal juridique destiné à criminaliser la contestation et à donner à l'arbitraire les apparences de la légalité (…). Le mode opératoire est désormais bien rodé, dénonce Aissa Rahmoune. Arrestations soudaines, souvent à l'aube, détentions provisoires prolongées, familles laissées sans nouvelles, chefs d'inculpation extensibles, farfelus : “offense au président“, “atteinte à l'unité nationale“, “apologie du terrorisme“. Le tribunal n'est plus un rempart contre l'arbitraire, il en devient le vecteur et l'instrument de sa machine répressive. La justice est instrumentalisée. (…) Le Hirak portait une exigence démocratique simple : l'avènement d'un véritable État de droit. La réponse du régime, soupire l'avocat algérien, a été celle d'un État de lois répressives. (…) Parallèlement, poursuit-il, le régime a renforcé son contrôle sur l'espace numérique, qui avait été l'un des moteurs du Hirak. » Alors, « que reste-t-il de ce mouvement de libération ? Une peur, répond le secrétaire général de la FIDH. Pas celle du peuple, qui en a vu d'autres, non, celle du régime, terrifié à l'idée que le mouvement renaisse de ses cendres et qui arrête à tour de bras ses opposants. Le Hirak n'est pas mort : il attend. »
Des négociations ont eu lieu à Genève, en Suisse, entre représentants russes, américains et ukrainiens, mardi 17 février 2026. Sur la table, il reste vraisemblablement des points sensibles. Parmi eux : un éventuel partage de l'oblast de Zaporijjia, l'un des territoires qui a le plus difficilement résisté à l'invasion russe en 2025. Ces dernières semaines, Moscou avance dangereusement vers la ville de Zaporijjia, à moins d'une quinzaine de kilomètres de la ligne de front. Les villages au sud de la cité sont évacués au fur et à mesure que les combats se déplacent. De notre envoyé spécial à Zaporijjia, En Ukraine, au sud de la ville de Zaporijjia, à sept kilomètres du front, un centre de réfugiés accueille les tout derniers déplacés par les combats. Une femme attend devant un bureau, des sacs sur ses genoux et son bonnet sur la tête. « Je viens d'une zone proche du front, à quelques kilomètres. La situation est terrible. Il y a sans arrêt des drones qui nous cherchent pour nous tuer. Même si on est habitué, c'est effrayant. Quand tu sors de ta maison, tu regardes le ciel et ça vole. Ou alors ça explose, lorsqu'il s'agit de l'aviation. Dans le centre de mon village, tous les magasins ont fermé. Il n'y a plus personne, seulement une petite épicerie et c'est tout. Les gens partent. Tous les enfants ont déjà évacué avec leurs parents », témoigne-t-elle. Un nouveau bus arrive chaque heure, apportant les derniers réfugiés. Le bâtiment accueille de nombreux services administratifs pour les préparer à la vie d'après. Les autorités ont donné une chambre à Vladimir, un homme arrivé il y a quelques jours, après avoir été forcé par les militaires à quitter sa maison. « Ils vont me reloger, je ne sais pas où. Je n'ai nulle part où aller. Je n'ai personne, se désole-t-il. La ligne de front est déjà au niveau de mon village. J'ai été évacué par les soldats ukrainiens. Jusqu'ici, j'étais resté chez moi. J'étais en train de me réchauffer près du poêle. D'un coup, la porte s'est ouverte. J'ai vu le canon d'une arme avec une lampe éblouissante. Je ne voulais pas partir, mais les militaires m'ont forcé à venir avec eux. On a fait des kilomètres, on est passé par plusieurs villages jusqu'à ce qu'ils me déposent ici. » Interrogé sur un éventuel retour dans son village, Vladimir se dit incertain : « Un jour peut-être. Quand la guerre se terminera. Mais je ne sais pas quand ça va se finir. Peut-être dans 20 ans. » À lire aussiGuerre en Ukraine: contre-offensive ukrainienne inédite depuis 2023, sur fond de coupures Starlink côté russe
Comme le souhaitait Donald Trump, aux États-Unis, les activités du réseau social chinois appartiennent désormais à un consortium composé de proches du président américain. Depuis, des utilisateurs se plaignent de ne plus pouvoir aborder certains sujets, illustrant la crainte d'une dérive idéologique du réseau préféré des jeunes américains. « Je n'arrive pas à mettre en ligne quoi que ce soit sur ce qui s'est passé hier à Minneapolis », s'alarme une internaute au lendemain de l'exécution d'Alex Pretti par un agent fédéral de la police de l'immigration et que le mouvement de protestation contre ICE prenait de l'ampleur dans le Minnesota. « Regardez, j'ai posté une vidéo et le compteur de vues reste à zéro, personne n'y a accès », constate un autre. Dans la foulée du rachat des activités de TikTok aux États-Unis par un consortium d'investisseurs, de nombreux internautes s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme une vague de censure. Interrogé, TikTok assure alors qu'il ne s'agit absolument pas de censure mais simplement de problèmes techniques en cascade au niveau de ses serveurs liés au transfert de propriété. Ce sont des propos loin de calmer l'inquiétude des internautes. Pour comprendre, il faut se rappeler l'obsession de Donald Trump pour TikTok. Au cours de son premier mandat, il lance une procédure pour interdire le réseau aux États-Unis « au nom de la sécurité nationale », mesure finalement appliquée par Joe Biden. L'hostilité de Donald Trump s'est mue en convoitise au moment de son retour à la Maison Blanche, convaincu que l'application lui a permis de toucher la jeunesse américaine et de remporter l'élection. Il exige alors le rachat de TikTok USA par des investisseurs américains. Cela fait même partie des conditions posées à la Chine pour parvenir à un accord commercial. Sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés Le sujet fera même l'objet d'entretiens bilatéraux avec Xi Jinping. Les deux chefs d'État parviennent à un accord : en vertu du deal passé entre Washington et Pékin, ByteDance la maison mère chinoise de TikTok accepte de céder le contrôle de ses activités aux États-Unis à un consortium d'investisseurs composé de proches de Donald Trump : on y trouve Oracle l'entreprise dont le patron est l'un des plus proches conseillers du président américain, mais aussi le fonds souverain d'Abou Dhabi MGX considéré comme un puissant vecteur d'influence des Émirats arabes unis aux États-Unis. La Chine à travers ByteDance ne conservant qu'une part minoritaire dans le nouvel organigramme. TikTok n'est donc pas simplement passé sous pavillon américain, l'application est passée sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés. Une situation qui explique la méfiance des internautes américains. D'autant que pour se défendre, le nouveau management de l'entreprise assure n'avoir pas touché à l'algorithme de TikTok depuis le rachat. Il fallait entendre pas encore, puisque l'accord passé avec ByteDance prévoit bien qu'il soit réentraîné. Les nouveaux propriétaires seront-ils tentés de donner au réseau une impulsion plus réactionnaire ? Après tout, il y a un précédent avec Twitter qui, depuis qu'il est devenu X et qu'il appartient à Elon Musk, est devenu la chambre d'écho de toutes les extrêmes droites. À lire aussiTikTok crée une co-entreprise aux États-Unis pour répondre aux exigences de Washington Des soupçons alimentés par le nouveau patron de TikTok : Adam Presser qui avant de devenir le PDG de l'entreprise en était le directeur des opérations, de la confiance et de la sécurité. Depuis sa nomination le 22 janvier une vidéo de lui a refait surface dans laquelle il explique les changements dans la politique de modération de TikTok pour faire en sorte « que le terme "sioniste" soit considéré comme un paravent à des discours de haine. Bien sûr vous pourrez toujours dire "Je suis un fier sioniste", mais si vous utilisez le terme comme une insulte, ou en des termes désobligeants, cela devient un mot à modérer ». Des propos qui datent de mai 2025 tenus devant le Congrès juif mondial à Jérusalem. TikTok était encore sous contrôle chinois, mais déjà en négociation avec Donald Trump. De quoi susciter l'inquiétude des défenseurs de la cause palestinienne sur la manière dont pourraient être modérés à l'avenir les contenus en rapport avec Israël, la Palestine et la situation à Gaza. Chronique des médiasL'application TikTok sous influence du mouvement américain MAGA?
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Ils sont invisibles, mais leurs souffrances bien réelles. Dans les centres d'appels, 40% des salariés interrogés souhaitent quitter leur emploi, selon un sondage du syndicat Sud.
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Ils sont invisibles, mais leurs souffrances bien réelles. Dans les centres d'appels, 40% des salariés interrogés souhaitent quitter leur emploi, selon un sondage du syndicat Sud.
La tension ne retombe pas au Maroc. Quatre jours après la finale perdue par les Lions de l'Atlas, la plaie est toujours béante. Et dans la presse, le ton monte. Le site marocain Le Desk estime que « même si les décisions de disqualification immédiate en plein match restent extrêmement rares, dans les conditions vécues à Rabat et dans le contexte du parasitage de la veille orchestré par les Sénégalais, la sanction était parfaitement envisageable. (…) Cette finale 2025 crée un précédent délicat pour les instances du football africain et international, poursuit Le Desk. Si le Sénégal s'en tire finalement avec son titre et des sanctions probables pour son sélectionneur, le message envoyé est ambigu : quitter le terrain en plein match pour protester contre une décision arbitrale n'entraîne pas automatiquement la disqualification, pour peu que l'on revienne jouer ». La « sanction ultime » ! Le site marocain 360 hausse le ton : « seule une sanction exemplaire du Sénégal peut éviter que l'on assassine une deuxième fois le football. La CAF doit frapper fort, sans trembler, fulmine 360, et la Fifa doit se tenir à ses côtés pour aller au bout de la logique : retirer le trophée au Sénégal, retirer la prime de vainqueur, parce qu'on ne récompense pas un comportement qui met en danger l'essence même du football, et effacer les points Fifa engrangés sur une rencontre dont le déroulement normal a été altéré par un abandon temporaire et des incidents graves. Et il faut assumer la sanction ultime, rajoute encore le site marocain : disqualifier l'équipe du Sénégal des prochaines échéances internationales, y compris le Mondial. Car à ce niveau, l'exemplarité de la sanction n'est pas seulement un devoir, mais une obligation ». « Communautarisme émotionnel » Il faut dire que cette défaite du Maroc en finale de la CAN a pris des allures de catastrophe nationale. Interrogé par le magazine Tel Quel, la sociologue Leila Bouasria explique : « une grande douleur pèse sur "notre" cœur depuis la fin de ce fameux match. Un sentiment d'injustice "nous" prend aux tripes. Le football, comme tout rituel collectif, est un révélateur. Il donne une occasion d'expression à ce qui n'a pas toujours l'espace pour se dire. Le Maroc a fait une belle CAN et il ne manquait que la victoire en finale pour couronner ce récit de succès. Ce n'est pas une simple déception sportive, c'est le sentiment d'assister, impuissants, au dénouement inattendu d'une espérance collective longuement nourrie ». De plus, souligne la sociologue marocaine, « les réseaux sociaux sont des machines à amplifier ce communautarisme émotionnel. En quelques heures, des milliers de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent à vibrer ensemble, se répéter les mêmes phrases et à désigner le même ennemi. Un match de football n'est jamais qu'un match de football. C'est une scène où se rejouent, sous forme condensée et ritualisée, des drames qui nous dépassent ». Apaisement ? En tout cas, « Dakar et Rabat appellent au calme », note le quotidien sénégalais Le Soleil. « Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé s'être "longuement entretenu" avec son homologue du Royaume du Maroc, Aziz Akhannouch. Les deux hommes ont promis de continuer à œuvrer, dans un esprit d'apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent les deux pays ». « Le match diplomatique » : c'est le grand titre de Walf Quotidien qui note également que « le temps est à l'apaisement entre le Sénégal et le Maroc et qu'il est temps de faire baisser la tension entre les deux pays ». En pages intérieures, on peut lire ces lignes : « nous devons faire résilience sur ces comportements anti-sportifs qui nous auraient pourri la vie et faire baisser cette tension. Le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s'est excusé auprès des autorités de la CAF, de nos propres autorités et de ses joueurs, pour avoir eu, le temps d'une tension extrême, un comportement d'entraîneur amateur. (…) Nous avons le devoir de nous reconcentrer sur les échéances à venir, comme la Coupe du Monde aux États-Unis. (…) Pourvu que nos Lions nous apprennent à aller danser sur le toit du monde, plutôt qu'au bord d'un volcan ».
En Colombie, un groupe dissident des Farc a appelé, jeudi 8 janvier, à un « sommet des guérillas » à la suite de l'intervention militaire américaine au Venezuela et à la chute de Nicolas Maduro. Cette initiative fait figure de main tendue en vue de faire front commun face aux États-Unis, alors que les combats entre différents groupes rebelles font rage dans la région du Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie. Des affrontements qui font des centaines de déplacés : depuis le 24 décembre, les autorités de la ville de Cucuta ont ainsi recensé l'arrivée de près de 2 300 réfugiés. De nos envoyées spéciales à Cucuta, Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre dernier, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route », raconte ainsi Maria. Entre les Farc et l'ELN, les combats se sont intensifiés Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe dissident des Farc s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats - avec des drones - s'y sont de nouveau intensifiés, alors que certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois déjà. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Mais comme ils ont coupé l'électricité et que les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre et la petite tousse : il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer », reprend celle-ci. Interrogée sur l'identité de ceux qui l'ont arrêtée, elle évoque simplement « les deux groupes qui se battent », n'osant pas prononcer leurs noms. « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla » Bien que réfugié à Cucuta, Maria continue d'avoir peur car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville. C'est dire combien cette région est stratégique pour elles, comme l'explique ce leader communautaire qui tient à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils s'accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois ont diminué ». Zone de production mais aussi zone de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de drogue dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté-là de la frontière que vivent les chefs des guérillas colombiennes. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Évidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment », développe le leader communautaire. À moins, espèrent plusieurs acteurs de cette crise, que la pression des États-Unis sur la Colombie fasse effet. Jeudi 8 janvier, Gustavo Petro et Donald Trump se sont engagés à mener des actions conjointes à la frontière. À lire aussiDonald Trump invite Gustavo Petro à Washington: les États-Unis amorcent-ils une désescalade avec la Colombie?
C dans l'air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?La neige a fait son retour ce mercredi sur une grande partie du pays, provoquant d'importantes perturbations. Trente-huit départements étaient placés ce matin en vigilance orange « neige-verglas » par Météo-France, sur un large axe allant du Poitou-Charentes à la frontière belge, en passant par le Centre-Val de Loire et l'Île-de-France. Routes glissantes, accidents en chaîne, transports scolaires et en commun à l'arrêt, vols annulés, trafic ferroviaire perturbé : les flocons ont largement paralysé l'Hexagone, tout comme le froid.Depuis une dizaine de jours, les plans Grand Froid sont activés dans près de quarante départements. Dans ce contexte de températures glaciales, le débat sur la réquisition des logements vacants est relancé, alors qu'une « bombe météoroligique » est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord de la France.La gestion de l'épisode neigeux suscite également la polémique. Le verglas et les fortes chutes de neige ont causé la mort d'au moins cinq personnes sur les routes depuis lundi et entraîné une « grande pagaille » en Île-de-France, avec près de 1 000 kilomètres d'embouteillages cumulés et de nombreuses lignes de bus interrompues. Interrogé, le ministre des Transports a mis en cause Météo-France, estimant que l'établissement avait « un peu sous-estimé » l'ampleur de l'événement. « Seuls 3 centimètres de neige étaient attendus à Paris », a-t-il affirmé, alors que « 8 centimètres sont tombés en petite couronne et intramuros ».Pointé du doigt, Météo-France a rapidement réagi, rappelant que « l'épisode neigeux du lundi 5 janvier avait été annoncé dès samedi » et que son intensité avait été affinée progressivement, en raison de la complexité de ce type de prévisions. De son côté, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière à Météo-France, Sébastien Delecray, reconnaît une légère sous-évaluation, tout en évoquant « une part de mauvaise foi » de la part du ministre. « Il a retenu la fourchette basse des prévisions et la fourchette haute des relevés ». Le représentant du personnel a également précisé que, malgré la baisse des effectifs et une automatisation accrue, les bulletins de vigilance sont écrits par des prévisionnistes bien humains.Cette controverse relance la question des moyens alloués à Météo-France. Un rapport sénatorial publié en 2021 pointait déjà une baisse continue des crédits et des effectifs : 600 postes supprimés en dix ans et une subvention de l'État en recul de 20 %. « Le nombre d'emplois a été réduit d'un quart et celui des antennes territoriales des deux tiers », alertait alors le sénateur Vincent Capo-Canellas.Alors, pourquoi une telle pagaille ? Qu'est-ce qu'une « bombe météorologique » ? Comment Météo France réalise-t-elle ses prévisions ? L'institution publique est-elle suffisamment armée pour affronter le réchauffement climatique et ses conséquences ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Enfin où sont les préparatifs des JO d'hiver 2030 ? Pourquoi sont-ils autant critiqués ?Nos experts :- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd'hui en France- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, auteur de La nature entre sciences et mystères - Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d'informations Mobilettres, spécialiste des mobilités- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilien