POPULARITY
Olivier Beaumont analyse ce mardi 29 septembre la situation politique délicate que traverse le gouvernement face à deux mouvements de contestation qui menacent de converger.Alors que les syndicats appellent la fonction publique à la grève pour protester contre le gel du point d'indice annoncé pour l'année prochaine, le Premier ministre Sébastien Lecornu surveille de près l'ampleur que prendra cette mobilisation. Mais ce qui préoccupe vraiment Matignon, c'est le risque de contagion entre plusieurs foyers de mécontentement.Depuis plusieurs jours, des lycées sont bloqués un peu partout en France, particulièrement en région parisienne. À l'origine, une revendication légitime : le manque de professeurs et les classes surchargées. Cependant, le mouvement échappe progressivement au contrôle, avec l'apparition de violences, de dégradations et d'affrontements avec les forces de l'ordre qui brouillent le message initial.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA FLAMBÉE DU PRIX DE L'ESSENCE ET SES CONSÉQUENCESPOLITIQUESLa flambée des prix des carburants s'est invitée dans l'agenda du Premier ministre, qui met la dernière main à son budget. Elle fait redouter une crise sociale qui percuterait la course à l'Elysée et pourrait profiter au Rassemblement national et à La France insoumise. Face à « une colère immense » en France, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a exhorté à augmenter les salaires et bloquer les prix du carburant, demandant au gouvernement d'arrêter « les cadeaux aux plus riches et aux plus grandes entreprises ». Le gouvernement assure œuvrer pour la « maîtrise des prix », comme le lui a enjoint le 16 septembre, le président de la République. Mais les marges d'action paraissent singulièrement limitées, entre l'état des finances publiques et l'impossibilité d'influer sur le principal facteur de la varation des prix, la guerre au Moyen-Orient.Pour beaucoup de pays, y compris la France, le dilemme est le même : faut-il laisser les consommateurs supporter le fardeau de l'inflation, ce qui nourrit leur ressentiment et pèse sur la croissance, ou prendre des mesures de soutien et charger la barque de finances publiques déjà sous pression? En réalité, les choix économiques dépendent bien souvent des échéances électorales. Or, les politiques le savent, il n'y a jamais loin de la pompe aux urnes.Après une réunion le 18 septembre à l'Elysée avec des chefs de partis et des candidats à la présidentielle, le Président a martelé que les prix de l'énergie étaient dus « intégralement aux guerres». La crise va durer et le prix du pétrole « va rythmer la vie du pays », confirmait Emmanuel Macron devant la presse après la réunion, plusieurs représentants des forces politiques évoquant la probabilité d'un litre d'essence à 3 euros à la fin de l'année. Hanté par la crainte d'un retour des « Gilets jaunes », Matignon a annoncé mardi la prolongation des aides ciblées, réservées aux Français les plus touchés en particulier l'agriculture, le BTP et les pêcheurs. Le nouveau dispositif prévoit une aide de 100 euros pour les gros rouleurs (soit 5,5 millions de Français éligibles contre 3 millions actuellement) et la prolongation du chèque énergie, pour un coût total de 450 millions d'euros. Une réponse trop timorée aux yeux de l'opposition qui réclame des mesures plus ambitieuses pour soulager le pouvoir d'achat tandis que selon un sondage Elabe/BFM, 70% des Français estiment que les mesures d'aides sur le carburant annoncées sont« insuffisantes ». Si le sociologue à l'université de Caen, Patrick Vassort, spécialiste des mouvements sociaux observe qu'« un certain nombre de feux sont au vert pour qu'une mobilisation se constitue », il rappelle toutefois qu'à la veille d'une année électorale, grèves et manifestations ont tendance à ralentir, les citoyens se trouvant dans l'attente des propositions des candidats.LES EUROPÉENS ET L'UKRAINEAlors que l'Ukraine célébrait le 24 août les 35 ans de son indépendance, le Premier ministre britannique, Andy Burnham a choisi de se rendre à Kyiv pour sa première visite à l'étranger avec, le président du Conseil européen Antonio Costa, dont c'était la cinquième visite dans le pays. Andy Burnham n'est pas arrivé les mains vides. Il a annoncé qu'en coordination avec la France et après elle, il avait autorisé le missilier européen MBDA à livrer ses secrets de fabrication à l'Ukraine, afin qu'elle puisse construire sur son sol des missiles de croisière Storm Shadow (qu'on appelle Scalp en France). Depuis Kyiv, Burnham a également coprésidé, en visioconférence, avec le président français et le chancelier allemand, un sommet de la « coalition des volontaires » les 35 pays européens lancée conjointement en 2025 par son prédécesseur Keir Starmer et Emmanuel Macron. Les trois plus grandes puissances européennes considèrent comme contraire à leurs intérêts une victoire de la Russie sur l'Ukraine.Le même jour, la Commission européenne a annoncé débloquer une nouvelle tranche du prêt de 90 milliards d'euros sur deux ans (2026 et 2027) promis à Kyiv ; elle porte sur 6,1 milliards d'euros « pour les systèmes de défense aérienne, les munitions et les radars dont l'Ukraine a un besoin urgent », précise son communiqué. Cette somme s'ajoute aux 16 milliards d'euros déjà débloqués en 2026, dont 8,35 milliards ont été déboursés. Les responsables européens évoquent déjà un nouveau programme d'aide d'une ampleur comparable, qui pourrait être financé par les avoirs russes gelés. Déjà, l'armée de Kyiv utilise les centres logistiques d'autres pays, comme la Pologne, l'Allemagne et la Roumanie, tandis que les entreprises ukrainiennes du secteur de la défense ont installé leur production dans toute l'Europe, avec par exemple une usine de carburant pour missiles balistiques en cours de construction au Danemark.Au Royaume-Uni, le soutien à l'Ukraine est défendu par les différents gouvernements depuis 2022, indépendamment de leur couleur politique, et il reste largement partagé, malgré les critiques de certains partis populistes et d'extrême droite. Au sein de la population aussi, le soutien reste fort, alors qu'une certaine lassitude peut s'observer dans d'autres pays européens. Un sondage YouGov de février 2026 indiquait par exemple que 70% des Britanniques souhaitaient une victoire de l'Ukraine, contre seulement 45% des Français.Les mois qui viennent pourraient voir la victoire de forces électorales plus à l'écoute de la Russie de Poutine dans plusieurs pays clefs de l'Europe. Les partis favorables à Moscou gagnent du terrain, comme en France avec le Rassemblement national ou en Allemagne avec l'AfD.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Washington Post nous raconte l'histoire de ce jeune Iranien de 25 ans, Saleh Fard, converti au christianisme, qui a fui son pays il y a quelques années pour se réfugier aux États-Unis, pensant trouver une vie meilleure. Peine perdue, Saleh Fard vit aujourd'hui au Panama, pays qu'il ne connait pas et dont il ne parle pas la langue. « Je ne sais pas quoi faire. Je suis complètement perdu », affirme-t-il au journal. Il n'a ni permis de travail ni logement stable. Pourquoi ? Comment ? « Saleh Fard, explique le Washington Post, figure parmi les 299 migrants que les États-Unis ont expulsés vers le Panama quelques semaines seulement après l'investiture du président Donald Trump en janvier 2025. Comme Saleh Fard, aucun d'entre eux n'avait de lien préalable avec ce petit pays situé à l'extrémité sud de l'Amérique centrale. Ces expulsés sont devenus les sujets d'une nouvelle stratégie pour la politique d'immigration du second mandat de Trump, pointe le quotidien américain : dans le cadre d'accords négociés par le Département d'État au moyen d'incitations financières et de pressions politiques, plus de 25 000 personnes ont été expulsées des États-Unis et renvoyées non pas dans leur pays d'origine, mais vers des "pays tiers". » Une enquête menée par 24 médias internationaux, dont RFI C'est tout l'objet de l'enquête menée par un consortium de 24 médias internationaux, parmi eux, le Washington Post, mais aussi RFI. Une enquête coordonnée par Forbidden Stories. « Et dans le cadre de cette série d'articles, le Washington Post a enquêté sur la transformation du bureau du Département d'État chargé d'aider les réfugiés à s'installer aux États-Unis en Bureau de la remigration, qui conclut des accords avec des gouvernements étrangers pour accueillir ces personnes expulsées de pays tiers. Saleh Fard a été expulsé en vertu d'un de ces accords, conclu entre les États-Unis et le Panama, accord destiné à empêcher les migrants arrivés dans ce pays d'Amérique centrale de poursuivre leur route vers le nord. Cet accord a ensuite été étendu aux expulsions de migrants des États-Unis vers le Panama et est devenu une sorte de modèle pour les expulsions vers des pays tiers à travers le monde. » Au total, pointe le Washington Post, « les États-Unis ont promis au moins 410 millions de dollars pour expulser des migrants vers au moins 31 pays avec lesquels ces migrants n'ont aucun lien préalable ». Parmi ces pays, le Panama donc, mais aussi de nombreux pays africains, comme on peut lire dans l'enquête publiée sur le site de RFI. La crise du carburant… À la Une également : l'explosion des prix des carburants partout dans le monde en raison du conflit dans le golfe Persique. En France, « plombant », lance Libération : « C'est le sujet qui fait trembler au plus haut sommet de l'État. La flambée des prix du carburant a allumé la mèche de la colère sociale. Le gouvernement, toujours hanté par le spectre du mouvement des gilets jaunes de 2018, cherche comment la calmer. Deux réunions consacrées au sujet hier à Matignon, une conférence de presse pour annoncer de "nouvelles aides" ce mardi, une intervention télévisée d'Emmanuel Macron après-demain jeudi aux 20 heures de TF1 et de France 2… L'exécutif veut à tout prix donner l'impression d'agir face à des tarifs à la pompe qui ne cessent de voler de records en records. » Alors, « les moyens à disposition ?, s'interroge Libération. Les Français ont compris depuis un moment que la crise au Moyen-Orient ne se réglerait pas rue du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron est à New York avec l'intention de peser sans trop d'illusions. L'enjeu de son intervention télé jeudi est de préparer le pays "à court et moyen terme". Autrement dit à une crise qui dure ». Inquiétude aussi en Allemagne… « À partir du 1er octobre et jusqu'à la fin de l'année, nous apprend le Süddeutsche Zeitung, le gouvernement a décidé d'abaisser de 14 centimes par litre la taxe sur l'énergie appliquée au diesel et à l'essence. » Et puis en Espagne, nous dit El Pais, « les principales industries redoutent un hiver particulièrement difficile pour leurs usines en raison de la crise énergétique. Dix organisations patronales ont prévenu le gouvernement : si la flambée des prix de l'électricité, du gaz et des carburants se poursuit, alors certaines usines devront fermer… »
Réécoutez FG Chic invite le Matignon de Paris avec Fredelux du lundi 21 septembre 2026
Au sommaire : Emmanuel Macron rencontre Donald Trump à 23h30 ce soir à New York et prévoit de négocier avec les dirigeants des pays pétroliers pour mettre en place une trêve provisoire dans le détroit d'Ormuz afin de faire baisser les prix à la pompe.Le Président de la République envisage de prendre des sanctions contre les pays exportateurs de diesel vers la Russie et souhaite convaincre les pays amis de réserver leurs stocks à la France.Sébastien Lecornu tient deux réunions à Matignon pour discuter des approvisionnements en pétrole et gaz ainsi que de l'accompagnement des Français face à la flambée des prix des carburants.Friedrich Merz refuse de démissionner malgré la défaite historique de son parti CDU aux élections régionales en Allemagne, où l'extrême droite arrive en tête en Poméranie occidentale.Le parti Russie-Uni de Vladimir Poutine remporte 57,5% des voix aux élections législatives russes, devant les communistes avec 14% et les nationalistes du LDPR avec 8,7%.La Banque Centrale Européenne mène une consultation citoyenne jusqu'à minuit pour choisir le nouveau design des billets en euros parmi des motifs représentant des oiseaux, des fleuves et des figures européennes.À l'hôtel Drouot, 280 objets personnels de Brigitte Bardot provenant de ses demeures sont mis en vente ce matin à 11h, les bénéfices allant à la fondation Brigitte Bardot et à son fils.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Olivier Beaumont, journaliste au Parisien - Aujourd'hui en France, décrypte les tensions qui montent au sein du gouvernement à la veille d'un séminaire crucial.Il révèle les frustrations qui grondent dans les couloirs du pouvoir. Les ministres doivent accepter des réductions drastiques de leurs budgets, avec 30 milliards d'euros d'économies demandées à tous les ministères, sauf aux secteurs régaliens.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Olivier Beaumont, du journal Le Parisien, nous plonge dans les coulisses de la préparation du budget 2027, une échéance majeure qui mobilise l'exécutif.Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait face à un défi de taille : trouver 30 milliards d'euros d'économies pour éviter que les comptes publics ne se dégradent davantage. Cette mission, que tout le gouvernement redoute, sera débattue au Parlement à partir d'octobre. Le locataire de Matignon a même consacré une partie de ses vacances à préparer cette épreuve de force.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Olivier Beaumont, journaliste au Parisien, décrypte une idée qui circule actuellement à Matignon : réduire les indemnités des ministres pour trouver des économies dans le budget de l'État.Alors que le Premier ministre recherche 30 milliards d'euros d'économies pour 2027, une mesure symbolique pourrait bientôt être mise en place. Sébastien Lecornu confirme y réfléchir sérieusement, même si cette proposition ne fait pas l'unanimité au sein du gouvernement. Certains ministres la jugent populiste et craignent qu'elle n'affaiblisse davantage la fonction.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 9 septembre 2026 - Les prix à la pompe flambent et pèsent toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français. L'essence SP95-E10 s'affiche en moyenne à 2,12 euros le litre dans l'Hexagone. C'est son niveau le plus élevé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre en Iran, très proche désormais du pic observé en 2022. Quant au litre de gazole, il est remonté autour de 2,28 euros ce mardi 8 septembre.Cette nouvelle hausse des prix des carburants touche particulièrement les ménages ruraux et les foyers modestes. 10,6 % des ménages français dépensent l'équivalent d'un mois de salaire par an rien qu'à la pompe, selon une étude de l'Insee datant de 2021. Avec ces nouvelles hausses, la facture s'alourdit et entame le budget des Français, dont 42 % font du pouvoir d'achat leur priorité absolue.C'est dans ce contexte de forte tension que Roland Lescure a réuni ce mercredi les distributeurs. Plusieurs personnalités publiques et politiques, à l'image de Michel-Édouard Leclerc, appellent l'exécutif à plafonner le prix des carburants, mais « le gouvernement y reste défavorable », a indiqué le ministère de l'Économie à l'issue de cette réunion. « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France, a expliqué Bercy, sur fond de débat sur la dette et de préparation du budget 2027.L'exécutif étudie plusieurs pistes pour réduire le déficit public à 5 % du PIB. Les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution, avec une possible moindre indexation des pensions ou une remise en cause de l'abattement fiscal de 10 %. Matignon réfléchirait également à réduire les indemnités des ministres et de certains conseillers. Sébastien Lecornu a par ailleurs assuré ne pas souhaiter toucher ni taxer l'épargne salariale et a annoncé saisir la justice après une fuite ces derniers jours concernant des « travaux internes ».Le Premier ministre a également promis, dans une lettre adressée aux « entrepreneurs de France », la « stabilité fiscale » et donc l'absence de « nouvel impôt ». La contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés, qui vise les plus grandes structures, ne sera pas supprimée, mais réduite, et « le pacte Dutreil sera préservé », écrit-il, tout en n'excluant pas la suppression de certaines aides aux entreprises.Sébastien Lecornu s'engage enfin à ce que l'État joue son rôle, notamment en tenant mieux ses comptes. Un effort sur les dépenses de fonctionnement sera demandé aux collectivités territoriales.Alors, jusqu'où les prix à la pompe peuvent-ils grimper ? Quel impact sur le pouvoir d'achat des Français ? Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ? Quelles sont les pistes étudiées par Bercy pour le projet de budget 2027 ?Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de "L'horizon des possibles"- CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France au Nouvel Obs- GAELLE MACKE - Journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction – Challenges- XAVIER JARAVEL - Professeur d'économie à la London School of Economics, président délégué du Conseil d'analyse économique
durée : 00:03:36 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Nommé en pleine crise, le Premier ministre est toujours en place. Et aussi impuissant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Guillaume Tabard, rédacteur en chef et éditorialiste politique au Figaro, revient sur le premier anniversaire de la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon.Un an après son arrivée à la tête du gouvernement, quel bilan peut-on dresser ? Lecornu a d'abord dû faire face à un contexte politique complexe, avec une assemblée éclatée et sans majorité claire. Malgré ces obstacles, il a réussi à rester en place, ce qui en soi représente un exploit politique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Hello à tous,Aujourd'hui, je reçois Édouard Philippe, ancien Premier ministre et actuel maire du Havre.Et pour tout vous dire, habituellement, je refuse de recevoir des personnalités politiques sur ce podcast. Cela m'est arrivé plusieurs fois, d'être contacté, y compris avec de très grands noms. Et j'ai toujours refusé. Non pas que le sujet ne m'intéresse pas, mais tout simplement parce que je ne veux pas que ce média devienne une tribune politique.Cette fois-ci, j'ai accepté parce que l'équipe d'Édouard Philippe m'a proposé de parler non pas d'un programme, mais de ce qu'il se passe derrière un grand mandat politique.Dans cet épisode on a donc parlé des dessous de la vie d'un premier ministre : Comment se passe concrètement la remise des clés de Matignon ? Comment vit-on le poids émotionnel, humain d'avoir “charge d'âme” ?On a aussi parlé de la vocation politique : d'où vient elle ? Comment se forge-t-elle ? Et pourquoi on décide de la suivre, alors même qu'on connaît les sacrifices - personnels, familiaux, parfois même physiques - qu'elle peut exiger ?Je dois vous dire que cette conversation a été pour moi un véritable exercice de style. Alors j'espère de tout cœur que cet épisode vous plaira. Et détail suffisamment rare pour être souligné : l'équipe d'Édouard Philippe n'a demandé ni questions à l'avance, ni réécoute, ni coupe. Une liberté totale. Et quand on sait à quel point certaines personnalités, parfois beaucoup moins exposées, cherchent à contrôler leur image, j'ai trouvé cela assez remarquable.Bonne écoute ✨Chapitrage 00:00 Introduction01:45 L'enfance, les valeurs et la naissance d'une vocation14:07 Du Havre à Matignon, le jour de sa nomination30:18 Composer un gouvernement, et les surprises de Matignon36:29 La célébrité soudaine et le rapport à la critique43:57 Le poids émotionnel : Millas, Notre-Dame et la vie de famille55:12 Covid, gilets jaunes et l'épreuve du vitiligo1:07:46 Gérer son temps et son énergie au sommet de l'État1:15:54 Le crible du Podcast1:28:06 Les livres recommandés par Édouard PhilippeNotes et références de l'épisode ✨ Pour retrouver Édouard Philippe : Sur InstagramSur LinkedInSur FacebookSur X La Ville du Havre, dont il est Maire ✨ Pour retrouver les livres cités par Édouard Philippe :Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand CélineLes Faux-Monnayeurs, d'André GideCyrano de Bergerac, d'Edmond RostandTous les hommes du roi (All the King's Men), de Robert Penn Warren Alexandre Dumas, en particulier Les Trois Mousquetaires, Vingt ans après, Le Vicomte de Bragelonne et Le Sphinx rougeLes Disparus et Une Odyssée de Daniel MendelsohnHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
✨Ce dimanche, je partage avec vous un extrait de mon nouvel épisode avec Édouard Philippe, ancien Premier ministre, sur ses toutes premières heures à Matignon.Le bureau vide, le vertige, et cette tâche folle qui l'attend : composer un gouvernement en 48 heures.La suite dès lundi matin !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "l'édito politique", Jim Jarrassé analyse la rentrée politique d'Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle de 2027. Le maire du Havre entame un déplacement symbolique à Mayotte, où il devra faire face à la colère des habitants face à la crise économique, sécuritaire et sanitaire qui frappe l'archipel. Ce test de présidentialité intervient alors qu'Édouard Philippe est en concurrence directe avec Gabriel Attal, son ancien successeur à Matignon, pour obtenir l'investiture du bloc central. Jim Jarrassé évoque également l'hypothèse d'une troisième voie, incarnée par Sébastien Lecornu, qui pourrait bousculer la course à l'Élysée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Năm 2026 là đúng 90 năm chế độ nghỉ phép có lương được áp dụng rộng rãi với người lao động Pháp. Đây là di sản nổi bật của Front Populaire - Mặt trận Bình dân, một liên minh chính trị của các lực lượng cánh tả ở Pháp. Với xuất phát điểm là 2 tuần nghỉ được trả lương vào năm 1936, chế độ này đã kéo theo nhiều thay đổi trong đời sống xã hội tại Pháp, với các hoạt động giải trí, văn hóa … Du lịch đại chúng cũng dần dần phát triển. Để hiểu thêm chế độ nghỉ có lương tại Pháp, một cuộc cải cách mang tính cách mạng cho giới công nhân và người làm công ăn lương vào năm 1936, RFI Tiếng Việt phỏng vấn sử gia Jean Vigreux, chuyên gia về Mặt trận Bình dân, giáo sư trường Đại học Bourgogne Europe của Pháp. RFI : Đâu là bối cảnh xã hội và điều kiện lao động của công nhân tại Pháp đã dẫn đến việc chính quyền thiết lập chế độ nghỉ phép có lương ? Đâu là vai trò của Mặt trận Bình dân vào năm 1936 trong việc thiết lập chế độ này ? Jean Vigreux : Đúng là việc tạo ra chế độ nghỉ phép được hưởng lương là rất quan trọng. Nó không hẳn là đã được lên kế hoạch hay từng đưa vào chương trình hành động của Mặt trận Bình dân. Chương trình tranh cử suy cho cùng là nhằm chống lại cuộc khủng hoảng kinh tế và xã hội, cải thiện điều kiện sống cho giai cấp công nhân, và có thể nói là cho người dân Pháp nói chung. Nhưng chế độ nghỉ phép có lương không có trong chương trình dự kiến từ trước. Và chính sự huy động được đông đảo lực lượng tham gia phong trào đấu tranh, các cuộc đình công với việc chiếm đóng nhà máy, đã khiến thỏa thuận Matignon đạt được nhanh chóng vào đêm 07, ngày 08/06 (năm 1936), một hôm sau khi Léon Blum lên nắm quyền. Chính lúc đó, giới chủ Pháp - Tổng Liên đoàn Sản xuất Pháp (Confédération générale de la production française - CGPF) và Tổng Liên đoàn Lao động - CGT) công đoàn lao động lớn nhất, cùng với chính phủ, đã chấp nhận ý tưởng thực hiện chế độ nghỉ phép có lương. Các điều kiện lao động khi đó như thế nào ? Trong những năm 1920 và 1930, chúng ta đã chứng kiến một mô hình sản xuất kiểu « fordisation », nghĩa là công việc ngày càng được tổ chức theo kiểu sản xuất theo dây chuyền và với sự kiểm soát thời gian chặt chẽ. Khi đó người ta đã nhắc đến những hệ quả, những cái được, cái mất, những thách thức trong việc quản lý thời gian chặt chẽ như vậy. Một số người trong một số lĩnh vực, ngành nghề khi đó đã được hưởng kỳ nghỉ được trả lương, nhưng phần lớn người lao động và công nhân thì không. Cũng đã có những đề xuất, dự thảo luật trong những năm 1920 và 1930, nhưng chúng chưa bao giờ được thực hiện. Vì vậy, đây thực sự là một điều mới mẻ, một điều quan trọng. Vào thời điểm đó, cũng có thể nói rằng Pháp đang tụt hậu so với các nước khác bởi vì từ giữa thế kỷ 19 trở đi thì mới có một số công chức Nhà nước có quyền được nghỉ phép mà vẫn được hưởng lương. Và sau đó là một số người lao động nhất định, ví dụ như công nhân đường sắt. Xin nhắc lại là vào thời bấy giờ, các công ty đường sắt là của tư nhân, và mãi cho đến năm 1937 thì SNCF (Công ty Đường sắt Quốc gia Pháp) mới được thành lập. Nhưng mà trước đó, các công ty đường sắt tư nhân đã có chế độ nghỉ phép có lương cho công nhân, các công ty điện lực cũng tương tự. RFI : Pháp có đi tiên phong về áp dụng rộng rãi chế độ nghỉ phép có lương cho người lao động không ? Jean Vigreux : Không, Pháp không đi tiên phong. Tại nước Đức chẳng hạn, đã có nhiều người lao động được nghỉ phép mà vẫn hưởng lương hơn là ở Pháp. Vào những năm 1920 đến đầu những năm 1930, đã có hơn 12 triệu người Đức có thể được hưởng chế độ nghỉ phép có lương. Như vậy Pháp khi đó còn khá tụt hậu, tôi biết là có một cuộc khảo sát của Cơ quan Lao động Quốc tế cho thấy rằng ở châu Âu vào cuối những năm 1920 và đầu những năm 1930, đã có khoảng 40% người lao động, cả nam và nữ, xin nói rõ là như vậy, được hưởng chế độ nghỉ phép có lương. Nói tóm lại, Pháp khi đó là nước tụt hậu về vấn đề này, chứ hoàn toàn không phải là quốc gia đi tiên phong. Quả thực là Pháp phải tìm cách lấy lại thời gian đã mất, phải chạy theo để bắt kịp với các nước khác, và đến năm 1936, nhờ thỏa thuận Matignon thì mới có chế độ nghỉ có lương. RFI : Quy định này đã được xã hội Pháp đón nhận ra sao ? Jean Vigreux : Có thể nói là chế độ nghỉ phép có lương đã được công chúng và người lao động đã lập gia đình hưởng ứng, đón chào. Quy định mới mang đến cho họ một niềm vui lớn. Thậm chí một số người đã từng nghĩ rằng sẽ không thể nào lại có chuyện « chúng ta sẽ được trả lương cho dù nghỉ phép ». Trước đấy, điều này là không khả thi. Chế độ nghỉ phép có lương mở ra một loạt khả năng hoàn toàn mới mẻ cho phần lớn người lao động ở Pháp, tức là họ sẽ có thể dành thời gian đó cho các hoạt động giải trí và nghỉ ngơi, nhưng đó không hẳn là như những hình ảnh quen thuộc mà chúng ta thường thấy về các kỳ nghỉ, tức là cứ nghỉ là mọi người đổ xô ra biển, lên núi bằng xe đạp đôi, hay cắm lều trại … đâu. Đối với một số người, nghỉ phép chỉ đơn giản là để nghỉ ngơi, họ nghỉ ngơi ngay ở vùng Paris, dọc theo bờ sông Marne (…) hoặc đơn giản là họ về vùng nông thôn thăm nom gia đình, bởi vì có nhiều công nhân xuất thân từ các vùng nông thôn và tỉnh lẻ của Pháp. Quả đúng là chế độ nghỉ phép có lương được hưởng ứng, đây là điều quan trọng, và đặc biệt là vì chính phủ Pháp đã nhanh chóng ban hành vé tàu giá rẻ để tạo điều kiện cho mọi người đi lại bằng tàu hỏa. Ngay từ cuối tháng 06/1936, đã có 600.000 vé nghỉ phép phổ thông được phát hành. Và đến năm 1938, khi Mặt trận Bình dân khép lại, con số này đã lên đến hơn 900.000, hay gần 1 triệu vé tàu giá rẻ cho người nghỉ phép, đã được phát hành. Xét từ góc độ này, thì nhìn chung chế độ nghỉ phép có lương đã được người dân đón nhận tích cực. Nhưng cũng đúng là có một số sự phản kháng từ phía giới chủ, đúng là có một số người từ chối, theo một cách nào đó, nhưng trên thực tế, các thỏa ước tập thể đã được ký kết, chúng phải được triển khai và áp dụng. Nhưng đúng là có cả một luồng dư luận chống lại các cuộc đình công, chống lại phong trào công nhân, và đặc biệt là trên báo chí cực hữu, với những bức tranh biếm họa về những người đội mũ đi trên bãi biển. Nhưng đó cũng chỉ là sự phản đối của một thiểu số người Pháp thôi, chứ thực ra chế độ nghỉ phép có lương ra dời đã làm thay đổi hoàn toàn cuộc sống người lao động. Đó là một cuộc cải cách thực sự mang tính cách mạng bởi vì nó dẫn đến các kỳ nghỉ, nhiều hoạt động giải trí và khởi xướng cái gọi là du lịch đại chúng, cho phép trẻ em tham gia vào các trại hè. Thực sự đó là khởi đầu của điều đã để lại dấu ấn lâu dài trong xã hội chúng ta, gần như cho đến tận ngày nay. RFI : Chế độ nghỉ phép được hưởng lương đã tiến triển thế nào từ năm 1936 để đạt được đến 5 tuần phép/năm như hiện nay ? Jean Vigreux : Vào năm 1936 thì có 2 tuần nghỉ phép có lương. Tuần thứ 3 được thêm vào năm 1956, tuần phép thứ 4 được bổ sung vào năm 1968-1969 sau các sự kiện tháng 05-06 năm 1968, và cuối cùng tuần phép thứ năm được thêm vào đầu những năm 1980, sau khi François Mitterrand (cánh tả) lên nắm quyền tổng thống và Pierre Mauroy trở thành thủ tướng. Như vậy, chế độ 5 tuần nghỉ phép có lương là kể từ năm 1982. Nói tóm lại là để đạt đến chế độ 5 tuần nghỉ phép có lương thì chúng ta đã phải trải qua một thời gian khá dài. Có thể nói rằng thế kỷ 20 thực sự đã phát minh ra chế độ nghỉ phép có lương, nhưng nó được hình thành dần dần chứ không phải là có ngay lập tức. Chế độ nghỉ phép có lương là rất quan trọng bởi vì suy cho cùng thì người Pháp rất gắn bó với chế độ nghỉ phép và vẫn được hưởng lương, không chỉ là vào mùa hè, mà cả mùa đông nữa. Tôi nhớ là vào năm ngoái (2025) thủ tướng Pháp khi đó là François Bayrou đã đề cập đến khả năng nếu người lao động từ bỏ tuần nghỉ phép thứ 5 thì họ sẽ nhận được nhiều tiền lương hơn. Thế nhưng, dự luật đã không thành công bởi vì mọi người thực sự mong muốn được hưởng kỳ nghỉ phép có lương, họ nhận thức được rằng có giờ làm việc thì cũng phải có thời gian nghỉ ngơi, thư giãn, giải trí. RFI : Khi đó, mọi người lao động tại Pháp có được hưởng chế độ nghỉ phép có lương một cách bình đẳng hay không, và giữa các lĩnh vực, ngành nghề thì sao ? Hay là có tồn tại những bất bình đẳng, tùy thuộc vào nhiều yếu tố ? Jean Vigreux : Năm 1936 cho phép tất cả mọi người được nghỉ phép có lương. Trong khi trước đó, kể từ năm 1853, chỉ có công chức mới được hưởng kỳ nghỉ phép có lương, hoặc trong một số ngành nghề cụ thể, như tôi đã nói ở trên, về các công ty đường sắt hoặc công ty điện lực, nhưng về sau này, nghỉ phép có lương đã được áp dụng rộng rãi. Tuy nhiên, không phải ai cũng được hưởng, ví dụ người lao động theo thời vụ. Và nước Pháp thời đó vẫn là một nước thực dân, có nhiều thuộc địa, và mãi đến tháng 12/1936, thì chế độ này mới được áp dụng với mọi thuộc địa của Pháp, dù ở châu Phi hay châu Á. Nói vậy có nghĩa là ở đây có những sự bất bình đẳng, nếu nói vậy hơi mạnh thì ít nhất cũng có thể nói rằng chắc chắn là có sự khác biệt. Ngoài ra, cũng có những khác biệt theo ngành nghề. Ví dụ, ở nông thôn, vẫn còn đáng kể trong dưới thời Mặt trận Bình dân. Xin nhắc lại là nông nghiệp khi đó chưa được cơ giới hóa, chúng ta cần có bàn tay con người để thu hoạch củ cải đường, hay thu hoạch hoa oải hương ở miền nam đất nước, thu hoạch trái cây, làm việc trên cánh đồng nho … Và những nhân công này không thể nghỉ phép trong thời gian thu hoạch mùa màng. Mùa thu hoạch diễn ra từ tháng 6 đến tháng 9, nhưng đây mới là thời kỳ mọi người thực sự được nghỉ phép có lương. Như vậy là chế độ nghỉ phép có lương liên quan đến nghề nghiệp, loại hình việc làm, và tất nhiên tùy thuộc vào vùng miền, điều này cho thấy những hình thức bất bình đẳng, nhưng dần dần thì cũng được cân bằng và cho phép nhiều người nhất có thể hưởng lợi từ chế độ nghỉ phép có lương này. RFI Tiếng Việt chân thành cảm ơn sử gia Jean Vigreux, giáo sư trường Đại học Bourgogne Europe, đã tham gia chương trình !
Voilà des années qu'on me réclame l'épisode de Stéphanie Le Quellec. Des années, que je me disais, intuition, que la rencontre devait attendre encore un peu...Comme vous peut être je l'ai découverte dans l'émission Top Chef. Alors pas en tant que jury, place qu'elle occupe avec expertise et générosité depuis l'an dernier, non je me souviens très bien d'elle en tant que candidate… en 2011 !Je me souviens d'elle accédant à la finale sous les compliments de Jean François Piège, je me souviens de sa victoire.Pourtant, devant ma télé, j'avais l'impression de ne pas l'avoir vue, ni dans les mots, ni dans l'assiette, je n'avais rien lu de sa personnalité… Et ce n'est qu'assez récemment, à la faveur encore de ce concours télévisé que je l'ai retrouvée… autrement.Jury cette fois, c'est elle qui fait autorité ! Et si son savoir-faire n'a jamais fait de doute, je l'ai trouvé changée. Je l'ai trouvé ouverte, partageuse, détendue... J'ai vu la lumière qui m'avait manqué chez elle du temps où elle cherchait quoi raconter...Alors là, j'ai pensé que je devais lui proposer de prendre part à ce podcast.J'étais très heureux qu'elle accepte et très curieux de la rencontrer, un jour de juin ensoleillé, dans son bureau au-dessus de son restaurant La Scène, avenue Matignon à Paris.Oui posons tout de suite les choses, La Scène c'est le vaisseau de la cheffe. Elle a posé là deux étoiles.Ce ne sont pas ses premières, mais ce sont celles qui comptent et celles qui font bien sûr... qu'il serait trop simple de s'arrêter là! Oui car il y a MAM, ses adresses traiteur qu'elle a ouvertes avec Pierre Chirac son chef pâtissier (oh je vais rien dire sur l'adresse, si ce n'est que si vous vous y rendez, vous voudrez tout acheter) et puis il y aussi Vive, un restaurant dédié à la mer qu'elle a ouvert avec son mari qui œuvre ici en cuisine et si je vous précise tout cela c'est parce que ces adresses, elles en disent long sur sa cuisine bien sûr mais aussi sur la manière avec laquelle elle envisage son métier et a construit sa carrière…Je vous invite donc à découvrir le récit d'une sorte de combat.Pas un combat bruyant violent, non un combat profond et intime, mené avec une force intérieure constante. Je vous invite à découvrir l'histoire d'une petite fille qui regardait ses pieds quand elle a emprunté le chemin de la cuisine et qui, avec la volonté d'exceller, a appris, petit à petit à s'affirmer, à parler en son nom, pour finalement baisser la garde qui la protégeait et se déployer au centre de la scène.Je suis très heureux de vous faire découvrir l'histoire de Stéphanie le Quellec.Crédit photo : Photo M6/Pierre OlivierHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« 2050 : comment la démographie va bouleverser l'ordre mondial », titre L'Express qui sonne l'alarme : « La chute mondiale de la natalité plonge l'humanité dans une situation historique. D'ici à 2050, les bouleversements politiques, économiques et géopolitique seront nombreux… » Ce qui conduit l'hebdomadaire à tirer le signal d'alarme. Citant le Japon, avec une démographie en berne, comme d'autres pays « riches », la France notamment. Dans ces conditions, la question de l'immigration devient cruciale. L'Express s'intéresse donc à l'Afrique, « le dernier grand réservoir d'immigration », nous dit-on. « Lentement mais inexorablement, ajoute l'hebdomadaire, la "jeune Afrique", de plus en plus d'origine subsaharienne, va continuer à changer la donne démographique sur le Vieux Continent, comme elle l'a fait depuis un demi-siècle ». Toutefois, remarque L'Express, « les Cassandre de "l'invasion" escamotent facilement le fait que la plupart des migrants africains restent sur leur continent (…), ils quittent leur pays pour s'installer dans un autre pays africain, mieux loti ». Par exemple, la Côte d'Ivoire ou l'Afrique du Sud… « Le président s'amuse » La Une de Paris Match fait couler beaucoup d'encre… On y voit une photo d'Emmanuel Macron en jet ski, jambes nues, bras musclés, lunettes de soleil imposantes, regardant l'objectif. Une photo qui fait l'objet de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux, et met en colère certains journaux français. Cette semaine, Libération s'exclamait : « On a d'abord cru à une fausse Une de magazine people ». Le Parisien a, lui aussi, remarqué cette photo, « vivement critiquée par les opposants politiques du président qui lui reprochent des occupations de vacances déconnectées des Français ». « Vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ? », s'est moquée Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui, sur X, « a mis en parallèle la photo de Paris Match, "avec les morts causés par cinq canicules, une sécheresse et des incendies historiques" ». Libération évoque aussi la réaction d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n'a pas pu partir en vacances, le président s'amuse en jet ski à Brégançon. C'est ça le message ? C'est très réussi ». Paparazzis Une autre photo de Paris Match fait également polémique. Toujours en Une de l'hebdomadaire, mais en petit format, on voit Raphaël Glucksmann, probable futur candidat à l'élection présidentielle et sa compagne la journaliste Léa Salamé, s'embrasser, debout, dans l'eau, la Méditerranée semble-t-il. Là encore, Libération s'emporte : à l'intérieur de Paris-Match, nous dit-on, « un roman photo de huit pages avec de (fausses ?) photos volées et des légendes ridicules : "Il la retient dans le courant, mais pour se préparer au gros temps politique, il peut compter sur elle, son "meilleur coach" ». Libération ne décolère pas et s'adresse aux responsables politiques : « Qu'ils se posent la question de pourquoi la distance s'est créée entre eux et une grande majorité de la population. Ce n'est pas en jouant la comédie pour des paparazzis qu'on gagne une élection présidentielle ». L'expérience est-elle un atout ? L'élection présidentielle qui aura lieu au printemps 2027 intéresse déjà la presse internationale. Courrier International nous signale un article de Die Zeit. L'hebdomadaire allemand constate ainsi « qu'un nombre étonnamment élevé de candidats, ou pressentis comme tels pour l'élection présidentielle de 2027, ont déjà exercé des fonctions gouvernementales, voire plus ». Allusion à l'ancien président François Hollande, dont la photo, riant aux éclats, illustre l'article. Mais, se demande Die Zeit, « avoir trop d'expérience peut-il être néfaste en politique ? », ajoutant aussitôt : « Pourtant, l'expérience engendre la confiance... Après tout, lorsqu'on monte dans un avion, on espère que ce n'est pas la première fois que le ou la pilote prend place dans le cockpit ». Et François Hollande, lui « sait piloter », remarque Die Zeit, qui semble donc avoir une nette préférence pour l'ancien président socialiste (qui ne s'est toutefois pas encore officiellement déclaré candidat). Mais l'hebdomadaire ne place pas l'expérience par-dessus tout. « Certains candidats, estime Die Zeit, semblent tellement appartenir à une autre époque qu'il faut accompagner leur nom d'une note en bas de page avec des informations biographiques, et pas seulement pour les jeunes électeurs ». Dans le viseur de l'hebdomadaire : Dominique de Villepin, « locataire de Matignon il y a vingt ans, sous la présidence de Jacques Chirac » … L'hebdomadaire met aussi en garde contre le « trop d'expérience », et prend pour exemple l'ex-chancelière allemande Angela Merkel, « restée 16 ans à la tête du pays », et que visiblement il ne porte pas dans son cœur. « Avec le recul, accuse Die Zeit, on voit mieux à quel point la stabilité que promettait son expérience était trompeuse ».
Réécoutez FG Chic invite le Matignon de Paris avec Fredelux du lundi 10 aout 2026
C dans l'air l'invité du 14 janvier 2026 avec Nicolas Domenach, chroniqueur politique, éditorialiste à Challenges et LCI, co-auteur de "Néron à l'Elysée", aux éditions Albin Michel."C'est l'histoire d'un homme exceptionnel... qui s'est exceptionnellement planté !". C'est ainsi que l'ouvrage se présente. L'histoire d'un président, Emmanuel Macron, "fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l'exercice du pouvoir". Les auteurs révèlent les coulisses des mandats Macron, de son affrontement incessant avec le chef du premier syndicat de France, Laurent Berger, à sa confrontation musclée avec François Bayrou, qui va l'amener à Matignon. Ils décrivent un président, enfermé à l'Élysée, fâché avec la plupart de ses anciens ministres, et qui n'arrive pas à reprendre le contrôle de la situation.Le duo fait remonter à la réélection du 24 avril 2022 le déraillement de la machine. Un triomphe sans gloire et, deux mois plus tard, la perte de la majorité à l'Assemblée nationale, les prémices d'une « descente aux enfers » du résident de l'Elysée. Puis il y aura la dissolution, cette "histoire de fous", décrétée deux ans plus tard, en juin 2024, et dont le pays n'a pas fini de subir les conséquences. Au cœur de ce réquisitoire, Nicolas Domenach et Maurice Szafran n'ont pu résister à la tentation de rapprocher Macron de Néron, « des incendiaires fascinés par les feux de société qu'ils allument ».
REDIFF - L'animateur emblématique de "Qui veut gagner des millions", a, pour l'occasion, changé le nom de l'émission en "Qui veut gagner Matignon". Cet été, retrouvez tous les jours le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:43:00 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Le 20 juillet dernier, Sébastien Lecornu réunissait les grandes banques françaises à Matignon pour les convaincre d'accorder un prêt à Marine Le Pen en vue de la présidentielle. Au-delà du RN : le gouvernement est-il dans son rôle en voulant garantir ainsi le financement des campagnes électorales ? - équipe : Phane Montet, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Béatrice Guillemont Docteure en droit, chercheuse associée au laboratoire CERCCLE de l'Université de Bordeaux, membre de L'Observatoire de l'éthique publique, Abel François Professeur en économie politique à Sciences Po Strasbourg, spécialiste du financement de la vie politique, Jean-Christophe Ménard Avocat au Barreau de Paris, docteur en Droit, enseignant en droit public à Sciences Po Paris, et ancien rapporteur (2008-2012) de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode de "L'édito politique", Jim Jarrassé analyse les révélations inquiétantes concernant la multiplication des tentatives de suicide au sein des services du Premier ministre. Plusieurs agents issus de services centraux de Matignon ont récemment mis fin à leurs jours ou tenté de le faire, dans un contexte identifié de souffrance au travail. Ce phénomène rappelle les drames survenus chez France Télécom il y a une dizaine d'années. Mais cette fois, c'est au cœur même de l'administration publique que le mal-être gagne du terrain, mettant en lumière les conditions de travail difficiles des collaborateurs de la classe politique. Au-delà des sanctions prises, les causes profondes de cette crise semblent encore mal identifiées par les autorités.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après le dépôt d'une plainte pour harcèlement moral. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Des gigantesques incendies ravagent la Gironde. Quels sont les conséquences humaines et les enjeux politiques ? Au sein du couple exécutif français, les tensions montent. Les divergences entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu se multiplient. L'Elysée et Matignon démentent et évoquent des relations fluides.SpaceX et Tesla subissent des turbulences boursières. Elon Musk est rattrapé par la réalité. Depuis son introduction en bourse SpaceX est exposé à davantage de pression.Eclairage sur les liens entre Hergé, le dessinateur de Tintin, et l'écrivain Roger Nimier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le maire d'Alès, Christophe Rivenc, a été exfiltré de son domicile en pleine nuit avec sa famille par des policiers du RAID suite à des menaces de la DZ Mafia, en raison de son discours offensif contre le trafic de drogue.La DJ Barbara Butch a été forcée de quitter la scène à Grenoble sous les huées de manifestants de la France Insoumise qui lui reprochaient d'avoir pris position contre l'antisémitisme.La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, devrait présenter sa démission suite au vote de la loi d'urgence agricole permettant la réintroduction de deux pesticides interdits, dont l'acétamipride.Le conseiller en communication de Gabriel Attal, Louis Jublin, aurait involontairement déclenché la dissolution de 2024 qui a éjecté Attal de Matignon, en critiquant le président Emmanuel Macron lors d'un salon de l'agriculture.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 21 juillet 2026 - Loi agricole : les députés se déchirent, l'écologie sacrifiée ? Une décision qui fait polémique. La nouvelle loi sur les pesticides a été adoptée dans la nuit à l'Assemblée nationale. Le texte modifie plusieurs dispositions de la précédente proposition de loi dite « Duplomb » et prévoit notamment la réintroduction encadrée de certains produits phytosanitaires comme l'acétamipride et le flupyradifurone. Ce vote suscite de vives réactions politiques. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, en désaccord avec le projet de loi d'urgence agricole adopté, a été reçue à Matignon pour évoquer sa démission. L'ancienne ministre, Agnès Pannier-Runacher, dénonce un passage en force, tandis que La France insoumise qualifie le texte de « loi poison », estimant qu'il constitue un recul en matière de protection de la santé et de l'environnement. Le débat renvoie aussi aux conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides. Laure, une mère fleuriste, raconte avoir perdu sa fille Emmy avant l'âge de 12 ans d'une leucémie qu'elle attribue à une exposition aux pesticides pendant sa grossesse. Après plusieurs années de procédure, la justice a reconnu le lien entre cette exposition professionnelle et la maladie de son enfant. Mais cette mère de famille continue le combat entrepris pour sa fille contre l'absence de réglementation concernant la présence de pesticides dans les fleurs. Après cette décision politique, la patronne des Écologistes Marine Tondelier a appelé Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, à démissionner. Elle l'accuse de « mettre en danger la vie des Français ». Cette séquence illustre les difficultés de l'écologie politique à transformer les préoccupations environnementales en dynamique électorale durable. Pourquoi cette loi sur les pesticides divise-t-elle tant ? Quels peuvent être les effets des pesticides sur la santé ? Comment concilier compétitivité agricole et protection de la santé publique ?Nos experts :- Frédéric DENHEZ - Journaliste, chroniqueur à Marianne, spécialiste des questions environnementales - Esther CRAUSER-DELBOURG - Économiste de l'eau et fondatrice de Water Wiser, cabinet de conseil en stratégie, spécialisé dans les enjeux de l'eau - François GEMENNE - Membre du GIEC et co-directeur de l'Observatoire Défense & Climat, auteur du livre "Parler du climat sans plomber l'atmosphère" - Jade GRANDIN DE L'EPREVIER - Journaliste environnement à L'OpinionPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : 14 Juillet : le Conseil d'État rétablit le QR code Le siège du PCF, climatisé, ouvre ses portes au public. Vacances des ministres : les conditions imposées par Matignon.
La cheffe de file du parti d'extrême droite français qui revient de loin, et « retarde une énième fois le couperet judiciaire », observe Le Point, en ressortant « condamnée mais d'une certaine manière victorieuse de son procès pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. » Elle peut juridiquement se présenter à l'élection présidentielle, et s'est d'ailleurs déclarée candidate, cette semaine. Mais la dirigeante nationaliste a devant elle encore de multiples obstacles, et Jordan Bardella pourrait bien être l'un d'entre eux. C'est en tout cas la question que se pose Marianne : « le poulain de Marine le Pen s'était imposé comme une alternative de plus en plus crédible pour remplacer celle-ci à la présidentielle, en semant pas mal de doutes au passage. Est-ce suffisant pour fragiliser la candidature de la patronne du RN ? » se demande l'hebdomadaire, avant de rappeler que « les événements des derniers mois ont jeté une lumière crue sur les divergences au sein du tandem. » La question des retraites par exemple, celle de l'international et du soutien à l'Ukraine également. Au-delà des désaccords idéologiques, ce sont les ambitions personnelles de Jordan Bardella qui sèment le trouble au sein du parti, comme le rapporte Le Point, « particulièrement dans l'entourage de Marine Le Pen, qui reste taraudé par une question: le dauphin maintenant sorti de sa boite, acceptera-t-il, sous prétexte de ne plus briguer l'Elysée mais Matignon, d'y rentrer de nouveau sans histoire ? » Alors Bardella, va-t-il devenir un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen ? « Bien sur que Jordan sera un boulet. Son entourage a cru à sa candidature », répond, dans les colonnes du Point, un ancien familier du RN, « qui ne voit pas pourquoi celui qui a failli être candidat rentrerait dans le rang à présent qu'il est rétrogradé au poste de Premier ministre. » À lire aussiMarine Le Pen : son pourvoi en cassation peut-il tout changer? À la une également, que reste-t-il du rêve américain ? C'est le Nouvel Obs qui se pose la question dans ses pages, alors que les États-Unis ont fêté le 250e anniversaire de leur indépendance. « Alors que Donald Trump referme les frontières et promeut une ploutocratie, pourquoi le mythe d'un pays où tout est possible continue-t-il de fonctionner ? » s'interroge le journal. L'expression « rêve américain » « évoque à l'origine un ordre social dans lequel chaque homme ou femme peut réaliser ses pleins potentiels peu importe les circonstances de sa naissance », poursuit le Nouvel Obs, en rappelant ensuite que « la déclaration d'indépendance érige la "recherche du bonheur" en droit inaliénable. "Bonheur" et "rêve" sont des notions malléables et élastiques, qui nous parlent. Le rêve américain devient donc ce vêtement à taille unique qui conviendrait à tous, en théorie du moins. En pratique, il a toujours fait des exclus », tels que les femmes et les personnes non blanches, tempère l'hebdomadaire, et la méritocratie n'y fonctionne pas mieux qu'ailleurs. L'inflation augmente, les salaires stagnent, et pourtant le rêve résiste. Alors pourquoi ? « Précisément parce sa puissance est d'être un rêve », il est par nature invérifiable. Chacun y met sa propre définition de la réussite, et « ceux qui y croient ne risquent pas d'être contredits par les faits », explique le philosophe Gilles Deleuze, cité par le journal. Le Nouvel Obs mentionne également l'universitaire américain Mark Rank, qui y voit « l'opium de son peuple, dont la croyance à toute épreuve réfrène les velléités révolutionnaires. » En effet, et c'est bien pratique, conclut l'hebdomadaire,« pourquoi se rebeller contre un système, alors que nous sommes tous en chemin vers notre rêve personnel ? » À lire aussi250 ans des États-Unis: Donald Trump clôture des célébrations aux allures de vitrine politique Le feu mal éteint de la guerre des Malouines L'équipe de football d'Argentine, victorieuse de la Suisse, s'envole vers une demi-finale de Coupe du monde face à nul autre que l'Angleterre. Et si la rivalité entre les deux équipes est bien connue, c'est aussi parce qu'elle dépasse le seul cadre du football, rappelle l'Express dans ses pages, car les relations tumultueuses entre Londres et Buenos Aires se cristallisent autour d'un petit archipel, d'un peu plus de 3 000 habitants, au large de l'Argentine, celui des Malouines, qui appartient au Royaume-Uni. Le problème, souligne le journal, c'est que Buenos Aires « estime avoir hérité des ces îles espagnoles au moment de son indépendance, et que la prise de contrôle de l'archipel par l'Angleterre relève d'un acte colonial illégal. » Et au mois d'avril, « la révélation d'un courrier interne au Pentagone a suffit à réveiller l'espoir jamais éteint d'une reconquête des Malouines » par l'Argentine, après la défaite de 1982.« Dans cette note, qui mentionne explicitement les îles, on peut lire que les États-Unis n'excluent pas de revoir leur soutien diplomatique aux possessions impériales européennes », rapporte l'hebdomadaire. Et cela n'est pas pour déplaire au président argentin, Javier Milei, au contraire. Il se félicite de ces « nouveaux soutiens inédits, car la revendication des Malouines constitue l'axe principal de la diplomatie du pays. » Mais tout n'est pas joué pour Buenos Aires, car « Washington souffle le chaud et le froid », décrypte l'Express. « D'un côté, les États-Unis entendent, malgré tout, préserver leurs relations avec Londres, pour disposer d'une base militaire aux Malouines, et de l'autre ils continuent à tirer parti de l'atlantisme assumé de Javier Milei en lui apportant un soutien financier, ce qui s'appelle jouer sur les deux tableaux. » À lire aussiCoupe du monde 2026: pourquoi un arbitre anglais ne dirigera jamais un match de l'Argentine et inversement
Été 1936 : pour la première fois de leur vie, des millions de Français découvrent la mer. Les sorties d'usine en liesse, les trains bondés, les plages, le maillot, le camping... ces heures qui n'appartiennent plus à personne. Un nouveau monde s'ouvre, pendant qu'à quelques centaines de kilomètres, l'Europe bascule déjà.Franck Ferrand nous plonge dans l'effervescence de l'été 1936, une période charnière qui a vu la France basculer dans une nouvelle ère. Avec l'arrivée du Front populaire au pouvoir, les fameux accords de Matignon ont instauré les congés payés, ouvrant la voie à un phénomène inédit : des millions de Français, ouvriers et employés, découvrent pour la première fois les joies des vacances.Des usines de Roubaix aux plages de Normandie, en passant par les guinguettes du bord de Marne, c'est toute une France populaire qui s'éveille à de nouveaux horizons. Mais cette explosion du temps libre bouscule les équilibres établis. Les stations balnéaires sont submergées, les gares débordent, et un véritable nomadisme estival s'invente sous nos yeux.Pourtant, l'été 36 n'est pas seulement synonyme d'insouciance. Franck Ferrand nous rappelle que cette période concentre aussi les tensions qui traversent l'Europe. Du coup d'État franquiste en Espagne aux Jeux olympiques de Berlin, en passant par les procès staliniens à Moscou, l'ombre de la menace fasciste plane sur ce tableau idyllique. Un contraste saisissant qui donne toute sa dimension à cette révolution du temps libre, véritable tournant culturel du XXe siècle.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Été 1936 : pour la première fois de leur vie, des millions de Français découvrent la mer. Les sorties d'usine en liesse, les trains bondés, les plages, le maillot, le camping... ces heures qui n'appartiennent plus à personne. Un nouveau monde s'ouvre, pendant qu'à quelques centaines de kilomètres, l'Europe bascule déjà.Franck Ferrand nous plonge dans l'effervescence de l'été 1936, une période charnière qui a vu la France basculer dans une nouvelle ère. Avec l'arrivée du Front populaire au pouvoir, les fameux accords de Matignon ont instauré les congés payés, ouvrant la voie à un phénomène inédit : des millions de Français, ouvriers et employés, découvrent pour la première fois les joies des vacances.Des usines de Roubaix aux plages de Normandie, en passant par les guinguettes du bord de Marne, c'est toute une France populaire qui s'éveille à de nouveaux horizons. Mais cette explosion du temps libre bouscule les équilibres établis. Les stations balnéaires sont submergées, les gares débordent, et un véritable nomadisme estival s'invente sous nos yeux.Pourtant, l'été 36 n'est pas seulement synonyme d'insouciance. Franck Ferrand nous rappelle que cette période concentre aussi les tensions qui traversent l'Europe. Du coup d'État franquiste en Espagne aux Jeux olympiques de Berlin, en passant par les procès staliniens à Moscou, l'ombre de la menace fasciste plane sur ce tableau idyllique. Un contraste saisissant qui donne toute sa dimension à cette révolution du temps libre, véritable tournant culturel du XXe siècle.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 11 septembre 2001, les attentats terroristes qui frappent l'Amérique font 2 977 morts. Les images chamboulent le monde entier, et les États-Unis se lancent dans une “guerre contre le terrorisme”. Durant dix ans, Washington est à la recherche d'un homme : Oussama Ben Laden. Il est finalement retrouvé et tué au Pakistan par un commando américain. Sa traque est certainement la plus célèbre du XXIe siècle, et l'on raconte qu'elle a été permise par une entreprise : Palantir. Mythe ou réalité ? Le flou autour de cette histoire persiste, mais l'entreprise américaine en a profité pour forger sa légende. Des années plus tard, la DGSI signe un contrat très critiqué avec l'entreprise de renseignement américaine. Très proche du pouvoir Maga, Palantir rebute, et s'il semblait presque impossible de s'en passer, le gouvernement français vient d'annoncer son successeur : ChapsVision. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Alexandra Saviana, rédactrice en chef adjointe du service Secret-défense de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, décryptent ensemble le mariage compliqué entre Palantir et la DGSI. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Hugo Duport, présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : Les Echos, INA, Matignon, CNN, Axios, Hoover Institution Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:29 - par : Le service politique de franceinfo - Deux semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, un rapport d'inspection doit être déposé lundi sur le bureau du Premier ministre. Il doit faire la lumière sur les éventuels dysfonctionnements dans cette affaire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invité du 9 juin 2026 - Eric Ciotti, maire UDR de Nice, député des Alpes-MaritimesRenforcement des peines pour les violeurs en série, délai contraint pour les enquêtes sur les crimes visant des enfants : Sébastien Lecornu a présenté mardi des premières mesures pour tenter de répondre à la colère et à l'immense émotion suscitées dans le pays par la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans. Le Premier ministre, qui a réuni plusieurs ministres à Matignon sur la protection de l'enfance et les violences sexuelles, a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. Concernant les crimes contre les enfants, les actes d'enquête devront être effectués "dans un délai maximal de 3 mois", a également proposé le chef du gouvernement. Une mesure qui répond à l'inaction de la justice face au principal suspect dans la mort de Lyhanna, Jérôme Barella qui, avant ce drame, avait fait l'objet de plusieurs plaintes et signalements. « La justice n'a pas fait son travail, je ne comprends pas pourquoi il faut attendre aussi longtemps », a déclaré la mère de Rosa, une enfant de 10 ans, qui accuse Jérôme B. de viol. La pression s'accentue sur le gouvernement. Après la colère exprimée dans plusieurs villes de France par plus de 60.000 manifestants lundi soir contre les dysfonctionnements dans cette affaire, des plaintes vont être déposées visant l'inaction des pouvoirs publics.
durée : 00:20:18 - Le journal de 18h00 - Quels manquements dans le traitement judicaire des affaires de violences sexuelles sur mineurs ? Secoué par l'affaire Lyhanna, l'exécutif demande des comptes et cherche des responsables, face à des dysfonctionnements qualifiés d'accablants. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:03 - Les journaux de France Culture - Une réunion en urgence a été convoquée ce matin à Matignon au sujet de la disparition de la petite Lyhanna, tandis que les critiques fusent désormais de toutes parts, jusqu'au sommet de l'État, autour d'éventuels dysfonctionnements judiciaires. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:18 - Les journaux de France Culture - Quels manquements dans le traitement judicaire des affaires de violences sexuelles sur mineurs ? Secoué par l'affaire Lyhanna, l'exécutif demande des comptes et cherche des responsables, face à des dysfonctionnements qualifiés d'accablants. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:03 - Journal de 12h30 - Une réunion en urgence a été convoquée ce matin à Matignon au sujet de la disparition de la petite Lyhanna, tandis que les critiques fusent désormais de toutes parts, jusqu'au sommet de l'État, autour d'éventuels dysfonctionnements judiciaires. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La politique va bien au-delà de la vie des partis. Il faut bien parler de crise dans la mesure où il y a une réunion à Matignon ce vendredi 5 juin concernant l'affaire Lyhanna, parce qu'il ressort comme des manquements de la justice. Le suspect numéro un aurait pu être repéré et peut-être mis à l'écart par la justice beaucoup plus tôt. Ruth Elkrief pointe des dysfonctionnements importants et explique qu'il y a nécessité d'avoir une réponse. Une étude nous indique que les Français sont assez nombreux à ne pas prendre leurs vacances. Dans l'esprit du député Éric Pauget, le dispositif qui consisterait à échanger la cinquième semaine de congés payés pour la convertir en rémunération, sur la base du volontariat, est une réponse aux problématiques de notre temps. Cela permet d'offrir une nouvelle liberté salariale à ceux qui le veulent. Pour Pascal Perri, le temps du grand arbitrage est arrivé. "De l'argent contre du temps, ce n'est pas complètement idiot", affirme-t-il. L'intelligence artificielle analyserait en temps réel toutes vos interactions numériques dès que vous seriez en âge de communiquer. Petit à petit, on déterminerait ainsi si vous êtes un délinquant potentiel. Cette police prédictive existe déjà en Chine, et les Chinois tentent de la perfectionner. Jean Quatremer parie que les Américains travaillent sur le même système. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:14:50 - Les Matins de France Culture - Le gouvernement est décidé à mener la guerre contre les narcotrafiquants. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, préside aujourd'hui le premier comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:50 - Journal de 8 h - Le gouvernement est décidé à mener la guerre contre les narcotrafiquants. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, préside aujourd'hui le premier comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:50 - Les journaux de France Culture - Le gouvernement est décidé à mener la guerre contre les narcotrafiquants. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, préside aujourd'hui le premier comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:05 - Les journaux de France Culture - Une réunion à Matignon est prévue cet après-midi pour suivre l'évolution de la situation sur les différentes contaminations à l'hantavirus. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce jeudi 7 mai, le bras de fer entre le patronat et le Premier ministre, qui a répondu vertement à la demande du Medef d'instituer une règle d'or afin de limiter le déficit public et rendre plus lisible la procédure budgétaire, a été abordé par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air du 21 avril 2026 - Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ? À un an de l'élection présidentielle, les candidats fleurissent et plusieurs prétendants à l'Élysée exposent leur vie privée dans les médias. La semaine dernière, c'était Jordan Bardella qui s'affichait en couple en Une de Paris Match avec Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, duchesse de Calabre et de Palerme, héritière italienne d'une famille royale parmi les plus fortunées de la jet-set internationale, dans une mise en scène reprenant les codes de la paparazzade — photos supposées volées — mais parfaitement calibrées. « Je savais qu'ils étaient là », a expliqué quelques jours plus tard au 20 heures de France 2 le président du RN, potentiel candidat à la présidentielle en cas d'inéligibilité de Marine Le Pen, assumant ces photos et cette relation. En miroir, cette semaine, c'est Gabriel Attal qui s'est confié en détail à Audrey Crespo-Mara sur TF1 au sujet de son histoire d'amour avec celui qui a été son ministre de l'Europe et est aujourd'hui vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné. Deux démarches différentes, mais une même logique : occuper le terrain médiatique autrement, en jouant sur l'incarnation et le récit personnel. La politique n'échappe plus aux règles du storytelling, et la vie privée devient un élément du message. Mais est-ce que ça marche encore ?Car,au fond, ce phénomène n'est pas nouveau. C'est la stratégie qu'avait employée Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, avec trois couvertures consacrées à son couple en Une de Paris Match. Nicolas Sarkozy l'avait également compris très tôt, assumant notamment d'évoquer sa relation avec Carla Bruni lors d'une conférence de presse ou de mettre en scène sa vie privée dans la presse people. À l'inverse, François Hollande en a fait l'expérience subie : photos volées, séquence du scooter, emballement médiatique, puis le livre de Valérie Trierweiler. Maîtriser ou subir : toute la différence est là. Mais dans les deux cas, une certitude — la frontière entre vie publique et vie privée s'est durablement effacée à l'heure des réseaux sociaux.Et pendant que ces récits captent l'attention, une autre bataille s'engage : celle du fond. Quelques jours après le dîner de Marine Le Pen avec une quinzaine de patrons du CAC 40, le président du Rassemblement national a été reçu lundi à déjeuner par le Medef pour présenter "les grandes lignes" économiques du parti d'extrême droite à un an de l'élection présidentielle. Le Parti socialiste, de son côté, tente de reprendre la main en avançant à ce mercredi la présentation de son projet présidentiel, appelé à infuser lors de la campagne. Dans le même temps, le gouvernement a indiqué ce mardi que 6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppés pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a précisé que les économies pèseraient pour 4 milliards d'euros sur l'État et 2 milliards d'euros « dans la sphère sociale », sans plus de détails, au moment où la guerre pèse sur les finances des Français et la croissance. D'autres annonces sont attendues en fin de journée à Matignon sur les aides face à la flambée des prix des carburants, terrain éminemment sensible à l'approche de 2027.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C dans l'air du 2 avril 2026 - Choc pétrolier : qui profite de la crise ? Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient et que le litre de SP95-E10 atteint en moyenne les deux euros à la pompe, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres, dans une lettre rendue publique, de « travailler à une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales » liés à la hausse des prix des carburants vers l'électrification de l'économie. Il a réaffirmé cette orientation lors d'une réunion du gouvernement à Matignon, mercredi matin.Pourtant, depuis plusieurs semaines, plusieurs membres du gouvernement assurent que l'État ne bénéficie pas de la situation, en réponse aux attaques de l'opposition.« Quand on a dit qu'il ne fallait pas que l'État profite de la crise, le Premier ministre et l'ensemble des ministres nous ont expliqué qu'il n'y avait pas de recettes fiscales supplémentaires. C'était déjà un mensonge », a immédiatement taclé Marine Le Pen. La semaine dernière, la cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN) avait accusé le gouvernement d'être un « profiteur de crise » en refusant de baisser les taxes sur le carburant.« Il n'y a pas de cagnotte quand on a un déficit de 5 % », a répliqué le ministre des Comptes publics, rappelant les conséquences de la hausse du prix du pétrole : baisse des volumes et hausse des taux d'intérêt… Le gouvernement a également promis la transparence sur ce surplus de recettes, une fois les recettes de TVA du mois de mars consolidées. Mais déjà, certains avancent leurs propositions.Laurent Wauquiez, député LR de la Haute-Loire, « demande que cet argent soit intégralement redonné aux automobilistes sous forme de baisse des taxes ». Au PS également, on souhaite que ces recettes soient reversées aux automobilistes. De son côté, LFI dénonce les « superprofits » des « multinationales du pétrole » et plaide pour un blocage des prix à la pompe.Dans un contexte de forte volatilité des cours mondiaux du pétrole, les géants des énergies fossiles sont de plus en plus accusés de « tirer profit » de l'escalade du conflit au Moyen-Orient, qui semble loin de s'achever. Dans la nuit, le président américain a douché les espoirs d'un apaisement rapide, se donnant deux à trois semaines pour mener à bien son opération et ramener l'Iran à l'« âge de pierre ».Dans les heures qui ont suivi, le régime iranien a promis des attaques « écrasantes » contre les États-Unis et Israël, tandis que l'État hébreu signalait plusieurs tirs de missiles.Dans la foulée, le prix du baril de pétrole s'est envolé sur les marchés. Des médias américains s'intéressent depuis plusieurs jours à des spéculateurs anonymes qui s'enrichiraient avant même l'annonce de décisions du président des États-Unis. Par ailleurs, plusieurs médias américains et internationaux ont documenté, ces derniers mois, une accélération des activités commerciales liées à Donald Trump et à sa famille depuis le début de son second mandat.Entre cryptoactifs, immobilier, licences de marque et investissements dans des secteurs stratégiques, le retour du président à la Maison-Blanche s'accompagne d'un enrichissement qui alimente des soupçons récurrents de conflit d'intérêts.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Directeur de l'Institut de Haute Finance, auteur de L'horizon des possibles - Thierry BROS - Professeur à Sciences PO – Spécialiste des questions énergétiques- Marie BELLAN - Journaliste – Les Echos - Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
Pierre de Villiers, général et ancien chef d'état-major des armées de France jusqu'en 2017, auteur notamment de Servir et d'un nouveau livre sur le redressement de la France intitulé ""pour le succès des armées de la France" J'ai une vraie fascination pour la culture militaire, cette culture du temps long, de la loyauté vraie et du sens du service — et c'est précisément ce que Pierre de Villiers incarne mieux que quiconque. Il a grandi dans une famille où le père avait fait cinq ans de captivité, il a commandé jusqu'à 80 chars Leclerc, il a côtoyé quatre présidents de la République en Conseil de défense, et il a eu le courage peu commun de démissionner publiquement plutôt que de se taire. Ce n'est pas l'invité habituel de VLAN, et c'est exactement pour ça que j'ai voulu l'avoir.Dans cet épisode, nous parlons de la situation géopolitique mondiale — le retour des États-puissances, la guerre en Ukraine, la relation ambiguë avec les États-Unis — mais aussi de l'état intérieur de la France : la désindustrialisation, la crise de l'autorité, le fossé entre gouvernants et gouvernés, la démographie, l'immigration, la dette. J'ai questionné le général de Villiers sur ce que signifie vraiment servir, sur pourquoi nos démocraties produisent des décisions courtes alors que les défis sont longs, et sur ce qui, malgré tout, lui donne de l'espoir.CITATIONS MARQUANTES« Les États-Unis sont des partenaires adversaires. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » — 0:32:52« La vraie autorité, c'est quand l'ordre a été exécuté avant d'être donné. » — 0:22:26« Il faut penser l'impensable. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'on repousse tout ça en se disant : ça ne sera pas pour nous. » — 0:53:00« 80% des Français sont d'accord sur les grandes mesures. Et 90% de ceux qui dirigent sont opposés à ces 80%. » — 1:16:06« Ces migrants, ils arrivent pour leur malheur, pas pour leur bonheur. Et toutes ces belles âmes qui se bouchent le nez à vélo à Paris — ça suffit. » — 0:43:20IDÉES CENTRALES1. Le retour de la guerre comme réalité, pas comme concept La guerre n'est pas une abstraction historique. De Villiers l'a vue en ex-Yougoslavie, il voit l'Ukraine perdre 1 000 hommes par jour. Ses préventions remontent à 2017 : les États-puissances réarmaient à 5-10% par an depuis quinze ans pendant que les démocraties européennes savouraient les dividendes de la paix. Ce que les politiques français refusent encore de voir ressemble trop à 1935 pour ne pas inquiéter. Pourquoi c'est important : ce n'est pas un discours belliciste, c'est un appel pragmatique à ne pas répéter l'aveuglement des années 30. Timestamp : 0:26:17 – 1:00:072. L'autorité vraie versus l'autoritarisme L'ordre donné et exécuté avant d'avoir été dit : telle est la définition de de Villiers d'une autorité réussie. En France, la culture du pouvoir confond décision unilatérale et leadership. L'adhésion prime sur la contrainte ; la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef, pas à lui plaire. Pourquoi c'est important : ce modèle interpelle autant les patrons d'entreprise que les responsables politiques. Timestamp : 0:21:41 – 0:22:263. Le fossé entre gouvernants et gouvernés 80% des Français partagent un socle commun sur les grandes questions (sécurité, immigration, pouvoir d'achat, réarmement) ; 90% des dirigeants s'y opposent ou l'ignorent. Ce fossé explique à la fois l'abstention massive et les votes protestataires aux extrêmes, y compris l'élection de Trump lue comme un vote de rejet. Pourquoi c'est important : la démocratie ne se fracture pas par accident — elle se fracture par accumulation d'inattention. Timestamp : 0:25:06 – 1:16:574. La mondialisation comme erreur fondamentale Désindustrialisation, chômage endémique, territoires vidés, dépendance stratégique : de Villiers relie directement la mondialisation heureuse à la fragilisation des nations. Il défend la coopération interétatique sur des projets souverains, pas une Europe fédérale qui, selon lui, se terminera en cauchemar. Pourquoi c'est important : la souveraineté industrielle est un enjeu de défense nationale autant qu'économique. Timestamp : 0:29:13 – 0:31:385. Le sens du collectif comme antidote à l'individualisme L'armée et le football lui ont appris que les cohésions s'additionnent, ne s'opposent pas. La société de consommation a produit le tout-à-l'égo. Retrouver le sens du service — et l'enseigner à la jeunesse — est pour lui la condition d'un redressement moral avant d'être politique. Pourquoi c'est important : le problème français n'est pas d'abord budgétaire, il est civilisationnel. Timestamp : 0:50:16 – 0:52:516. Trois pistes pour sortir de la crise budgétaire Réforme du modèle social (retraites, sécu), remise au travail de la France (l'un des pays OCDE qui travaille le moins), réforme de l'État régalien (faire moins mais faire ce pour quoi l'État existe). Ce n'est pas un programme partisan : tous les responsables politiques qu'il a fréquentés convergent sur ces trois pistes sans jamais les appliquer. Pourquoi c'est important : la lucidité sur les solutions rend l'inaction encore plus inexplicable. Timestamp : 1:13:07 – 1:15:557. La jeunesse comme signal d'espoir Malgré le tableau sombre, de Villiers perçoit dans la jeunesse une soif authentique. Pas de valeurs fondatrices reçues, mais une demande réelle. Il faut leur parler aux tripes, pas à l'intelligence managériale — leur donner la gloire, l'honneur, l'amour des autres. Pourquoi c'est important : l'espérance n'est pas naïve si elle repose sur une observation directe du terrain. Timestamp : 1:20:33 – 1:22:19QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWPouvez-vous retracer les étapes qui vous ont conduit jusqu'à la tête de l'état-major des armées ? (0:02:25)Jusqu'où un haut fonctionnaire doit-il avaler des couleuvres avant de démissionner ? (0:19:24)Pourquoi le système politique produit-il des personnalités perçues comme médiocres, et est-ce vraiment une question de personnes ? (0:22:26)Le néolibéralisme et la financiarisation ont-ils dépossédé le politique de sa capacité à décider sur le long terme ? (0:25:06)Comment décririez-vous la situation géostratégique mondiale aujourd'hui — États-Unis, Russie, Chine ? (0:26:03)Les États-Unis sont-ils encore des alliés fiables pour la France et l'Europe ? (0:32:37)Comment avez-vous vécu l'élection de Trump en 2016, et l'avez-vous anticipée ? (0:34:01)Sommes-nous à l'aube d'une Troisième Guerre mondiale, ou a-t-elle déjà commencé ? (0:52:51)Comment remettre de l'ordre et restaurer l'autorité de l'État sans sacrifier la démocratie ? (1:07:01)Quels sont les trois signes qui, malgré tout, vous donnent de l'espoir pour la France ? (1:18:47)RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉPISODEPersonnalités historiquesDe Gaulle — cité pour sa formule sur les intérêts des États et son rôle de "dernier vrai stratège français" (0:32:52)Napoléon — "La chance est la forme la plus élaborée de la compétence" (0:17:04)Clemenceau — "l'union sacrée" comme modèle de cohésion nationale (1:20:33)De Lattre de Tassigny — "l'amalgame" (1:20:33)Leclerc — le serment de Koufra (1:20:33)Soljenitsyne — discours de Harvard 1978 sur Le déclin du courage (0:24:40)Malraux — "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas" (0:50:16)Chevènement — "un ministre, ça obéit ou ça ferme sa gueule ou ça démissionne" (0:19:42)Personnalités politiques contemporaines citéesFrançois Hollande — (0:15:15 – 0:20:55)Jean-Yves Le Drian — ministre de la Défense qualifié de "remarquable" (0:15:15)Emmanuel Macron — rupture à son arrivée, accélération de la dette (0:15:15 – 1:13:07)Nicolas Sarkozy — réduction de 50 000 postes militaires, commentaire sur la justice (0:54:07 – 1:11:09)Jean-Pierre Raffarin / Dominique de Villepin — deux styles à Matignon (0:13:00)François Fillon — chef de cabinet militaire (0:14:31)LivresServir — premier livre de de Villiers, écrit après sa démission en 2017 (0:20:32)Son nouveau livre (titre non précisé dans le transcript) — sur le redressement de la France (1:22:28)L'Archipel français de Jérôme Fourquet — cité sur les fractures intérieures (0:53:11)Le rôle social de l'officier — livre de chevet de de Villiers (1:15:55)Invités VLAN mentionnésJean-Michel Valentin — géopolitique, programme Trump prévisible (0:37:07)Événements / conceptsBataclan, 13 novembre 2015 (0:27:13)Chute du Mur de Berlin, novembre 1989 (0:04:00)Guerre du Kosovo, juin 1999 (0:05:35)Forum "Quelle sécurité en Europe à l'aube du XXIe siècle ?" 1989-91 (0:04:00)Référendum européen français de 2005 (0:30:08)Article de Milton Friedman, 1970 (0:49:50)Étude sénatoriale sur les 210-220 milliards d'aides aux entreprises (1:16:57)TIMESTAMPS CLÉS0:00:00 — Introduction VLAN Présentation du format et de l'invité : un chef d'état-major pour parler de l'état du monde et de la France.0:02:25 — Parcours militaire De Saint-Cyr aux chars Leclerc, en passant par le Kosovo, Matignon et la démission. Une formation humaine autant que stratégique.0:19:24 — Avaler des couleuvres ou démissionner La tension éthique du haut fonctionnaire : loyauté vraie versus courtisanerie. Pourquoi "servir" est le plus beau mot de la langue française.0:22:26 — L'autorité vraie vs. le petit chef L'ordre exécuté avant d'être donné. Ce que les patrons et les politiques n'ont toujours pas compris sur le leadership.0:26:03 — Géopolitique mondiale : le monde tel qu'il est Retour des États-puissances, terrorisme islamiste, migrations, dérèglement climatique : les quatre facteurs de déstabilisation qu'il avait identifiés dès 2017.0:32:37 — Les États-Unis, partenaires adversaires De Gaulle avait compris. L'America First ne date pas de Trump. Pourquoi il faut mettre les bonnes lunettes plutôt que se bercer d'illusions.0:34:01 — L'anecdote Trump : quand il l'avait prédit à Hollande Un footing avec son homologue américain un an avant l'élection. Ce que le Quai d'Orsay n'avait pas vu venir.0:53:00 — Sommes-nous en train de rater les signaux de guerre ? Les quatre derniers présidents ont posé la même question naïve. Ce que la situation française rappelle dangereusement : 1869, 1910, 1935.1:00:07 — La guerre des drones et l'économie de guerre Le retour d'expérience Ukraine : des soldats qui ne peuvent plus sortir des tranchées. Pourquoi il faut réformer les procédures d'armement en mode Notre-Dame.1:07:01 — Remettre de l'ordre sans sacrifier la démocratie La comparaison avec les États-puissances. Le chaos démocratique français : remaniements permanents, élus déconnectés des territoires.1:13:07 — La dette, les trois pistes, et le courage qui manque 1 000 milliards de dettes sous Macron. Réforme sociale, remise au travail, réforme de l'État régalien : tout le monde sait, personne ne fait.1:18:47 — Ce qui lui donne espoir malgré tout Le génie français, la vocation de la France dans le monde, et la jeunesse qui a soif — à condition de lui parler aux tripes, pas aux gains de productivité.1:23:39 — La porte VLAN : claquer la porte au mensonge Dans une société du paraître, la vérité comme ligne de vie. Ce qu'il a transmis à ses six enfants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pierre de Villiers, général et ancien chef d'état-major des armées de France jusqu'en 2017, auteur notamment de Servir et d'un nouveau livre sur le redressement de la France intitulé ""pour le succès des armées de la France" J'ai une vraie fascination pour la culture militaire, cette culture du temps long, de la loyauté vraie et du sens du service — et c'est précisément ce que Pierre de Villiers incarne mieux que quiconque. Il a grandi dans une famille où le père avait fait cinq ans de captivité, il a commandé jusqu'à 80 chars Leclerc, il a côtoyé quatre présidents de la République en Conseil de défense, et il a eu le courage peu commun de démissionner publiquement plutôt que de se taire. Ce n'est pas l'invité habituel de VLAN, et c'est exactement pour ça que j'ai voulu l'avoir.Dans cet épisode, nous parlons de la situation géopolitique mondiale — le retour des États-puissances, la guerre en Ukraine, la relation ambiguë avec les États-Unis — mais aussi de l'état intérieur de la France : la désindustrialisation, la crise de l'autorité, le fossé entre gouvernants et gouvernés, la démographie, l'immigration, la dette. J'ai questionné le général de Villiers sur ce que signifie vraiment servir, sur pourquoi nos démocraties produisent des décisions courtes alors que les défis sont longs, et sur ce qui, malgré tout, lui donne de l'espoir.CITATIONS MARQUANTES« Les États-Unis sont des partenaires adversaires. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » — 0:32:52« La vraie autorité, c'est quand l'ordre a été exécuté avant d'être donné. » — 0:22:26« Il faut penser l'impensable. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'on repousse tout ça en se disant : ça ne sera pas pour nous. » — 0:53:00« 80% des Français sont d'accord sur les grandes mesures. Et 90% de ceux qui dirigent sont opposés à ces 80%. » — 1:16:06« Ces migrants, ils arrivent pour leur malheur, pas pour leur bonheur. Et toutes ces belles âmes qui se bouchent le nez à vélo à Paris — ça suffit. » — 0:43:20IDÉES CENTRALES1. Le retour de la guerre comme réalité, pas comme concept La guerre n'est pas une abstraction historique. De Villiers l'a vue en ex-Yougoslavie, il voit l'Ukraine perdre 1 000 hommes par jour. Ses préventions remontent à 2017 : les États-puissances réarmaient à 5-10% par an depuis quinze ans pendant que les démocraties européennes savouraient les dividendes de la paix. Ce que les politiques français refusent encore de voir ressemble trop à 1935 pour ne pas inquiéter. Pourquoi c'est important : ce n'est pas un discours belliciste, c'est un appel pragmatique à ne pas répéter l'aveuglement des années 30. Timestamp : 0:26:17 – 1:00:072. L'autorité vraie versus l'autoritarisme L'ordre donné et exécuté avant d'avoir été dit : telle est la définition de de Villiers d'une autorité réussie. En France, la culture du pouvoir confond décision unilatérale et leadership. L'adhésion prime sur la contrainte ; la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef, pas à lui plaire. Pourquoi c'est important : ce modèle interpelle autant les patrons d'entreprise que les responsables politiques. Timestamp : 0:21:41 – 0:22:263. Le fossé entre gouvernants et gouvernés 80% des Français partagent un socle commun sur les grandes questions (sécurité, immigration, pouvoir d'achat, réarmement) ; 90% des dirigeants s'y opposent ou l'ignorent. Ce fossé explique à la fois l'abstention massive et les votes protestataires aux extrêmes, y compris l'élection de Trump lue comme un vote de rejet. Pourquoi c'est important : la démocratie ne se fracture pas par accident — elle se fracture par accumulation d'inattention. Timestamp : 0:25:06 – 1:16:574. La mondialisation comme erreur fondamentale Désindustrialisation, chômage endémique, territoires vidés, dépendance stratégique : de Villiers relie directement la mondialisation heureuse à la fragilisation des nations. Il défend la coopération interétatique sur des projets souverains, pas une Europe fédérale qui, selon lui, se terminera en cauchemar. Pourquoi c'est important : la souveraineté industrielle est un enjeu de défense nationale autant qu'économique. Timestamp : 0:29:13 – 0:31:385. Le sens du collectif comme antidote à l'individualisme L'armée et le football lui ont appris que les cohésions s'additionnent, ne s'opposent pas. La société de consommation a produit le tout-à-l'égo. Retrouver le sens du service — et l'enseigner à la jeunesse — est pour lui la condition d'un redressement moral avant d'être politique. Pourquoi c'est important : le problème français n'est pas d'abord budgétaire, il est civilisationnel. Timestamp : 0:50:16 – 0:52:516. Trois pistes pour sortir de la crise budgétaire Réforme du modèle social (retraites, sécu), remise au travail de la France (l'un des pays OCDE qui travaille le moins), réforme de l'État régalien (faire moins mais faire ce pour quoi l'État existe). Ce n'est pas un programme partisan : tous les responsables politiques qu'il a fréquentés convergent sur ces trois pistes sans jamais les appliquer. Pourquoi c'est important : la lucidité sur les solutions rend l'inaction encore plus inexplicable. Timestamp : 1:13:07 – 1:15:557. La jeunesse comme signal d'espoir Malgré le tableau sombre, de Villiers perçoit dans la jeunesse une soif authentique. Pas de valeurs fondatrices reçues, mais une demande réelle. Il faut leur parler aux tripes, pas à l'intelligence managériale — leur donner la gloire, l'honneur, l'amour des autres. Pourquoi c'est important : l'espérance n'est pas naïve si elle repose sur une observation directe du terrain. Timestamp : 1:20:33 – 1:22:19QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWPouvez-vous retracer les étapes qui vous ont conduit jusqu'à la tête de l'état-major des armées ? (0:02:25)Jusqu'où un haut fonctionnaire doit-il avaler des couleuvres avant de démissionner ? (0:19:24)Pourquoi le système politique produit-il des personnalités perçues comme médiocres, et est-ce vraiment une question de personnes ? (0:22:26)Le néolibéralisme et la financiarisation ont-ils dépossédé le politique de sa capacité à décider sur le long terme ? (0:25:06)Comment décririez-vous la situation géostratégique mondiale aujourd'hui — États-Unis, Russie, Chine ? (0:26:03)Les États-Unis sont-ils encore des alliés fiables pour la France et l'Europe ? (0:32:37)Comment avez-vous vécu l'élection de Trump en 2016, et l'avez-vous anticipée ? (0:34:01)Sommes-nous à l'aube d'une Troisième Guerre mondiale, ou a-t-elle déjà commencé ? (0:52:51)Comment remettre de l'ordre et restaurer l'autorité de l'État sans sacrifier la démocratie ? (1:07:01)Quels sont les trois signes qui, malgré tout, vous donnent de l'espoir pour la France ? (1:18:47)RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉPISODEPersonnalités historiquesDe Gaulle — cité pour sa formule sur les intérêts des États et son rôle de "dernier vrai stratège français" (0:32:52)Napoléon — "La chance est la forme la plus élaborée de la compétence" (0:17:04)Clemenceau — "l'union sacrée" comme modèle de cohésion nationale (1:20:33)De Lattre de Tassigny — "l'amalgame" (1:20:33)Leclerc — le serment de Koufra (1:20:33)Soljenitsyne — discours de Harvard 1978 sur Le déclin du courage (0:24:40)Malraux — "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas" (0:50:16)Chevènement — "un ministre, ça obéit ou ça ferme sa gueule ou ça démissionne" (0:19:42)Personnalités politiques contemporaines citéesFrançois Hollande — (0:15:15 – 0:20:55)Jean-Yves Le Drian — ministre de la Défense qualifié de "remarquable" (0:15:15)Emmanuel Macron — rupture à son arrivée, accélération de la dette (0:15:15 – 1:13:07)Nicolas Sarkozy — réduction de 50 000 postes militaires, commentaire sur la justice (0:54:07 – 1:11:09)Jean-Pierre Raffarin / Dominique de Villepin — deux styles à Matignon (0:13:00)François Fillon — chef de cabinet militaire (0:14:31)LivresServir — premier livre de de Villiers, écrit après sa démission en 2017 (0:20:32)Son nouveau livre (titre non précisé dans le transcript) — sur le redressement de la France (1:22:28)L'Archipel français de Jérôme Fourquet — cité sur les fractures intérieures (0:53:11)Le rôle social de l'officier — livre de chevet de de Villiers (1:15:55)Invités VLAN mentionnésJean-Michel Valentin — géopolitique, programme Trump prévisible (0:37:07)Événements / conceptsBataclan, 13 novembre 2015 (0:27:13)Chute du Mur de Berlin, novembre 1989 (0:04:00)Guerre du Kosovo, juin 1999 (0:05:35)Forum "Quelle sécurité en Europe à l'aube du XXIe siècle ?" 1989-91 (0:04:00)Référendum européen français de 2005 (0:30:08)Article de Milton Friedman, 1970 (0:49:50)Étude sénatoriale sur les 210-220 milliards d'aides aux entreprises (1:16:57)TIMESTAMPS CLÉS0:00:00 — Introduction VLAN Présentation du format et de l'invité : un chef d'état-major pour parler de l'état du monde et de la France.0:02:25 — Parcours militaire De Saint-Cyr aux chars Leclerc, en passant par le Kosovo, Matignon et la démission. Une formation humaine autant que stratégique.0:19:24 — Avaler des couleuvres ou démissionner La tension éthique du haut fonctionnaire : loyauté vraie versus courtisanerie. Pourquoi "servir" est le plus beau mot de la langue française.0:22:26 — L'autorité vraie vs. le petit chef L'ordre exécuté avant d'être donné. Ce que les patrons et les politiques n'ont toujours pas compris sur le leadership.0:26:03 — Géopolitique mondiale : le monde tel qu'il est Retour des États-puissances, terrorisme islamiste, migrations, dérèglement climatique : les quatre facteurs de déstabilisation qu'il avait identifiés dès 2017.0:32:37 — Les États-Unis, partenaires adversaires De Gaulle avait compris. L'America First ne date pas de Trump. Pourquoi il faut mettre les bonnes lunettes plutôt que se bercer d'illusions.0:34:01 — L'anecdote Trump : quand il l'avait prédit à Hollande Un footing avec son homologue américain un an avant l'élection. Ce que le Quai d'Orsay n'avait pas vu venir.0:53:00 — Sommes-nous en train de rater les signaux de guerre ? Les quatre derniers présidents ont posé la même question naïve. Ce que la situation française rappelle dangereusement : 1869, 1910, 1935.1:00:07 — La guerre des drones et l'économie de guerre Le retour d'expérience Ukraine : des soldats qui ne peuvent plus sortir des tranchées. Pourquoi il faut réformer les procédures d'armement en mode Notre-Dame.1:07:01 — Remettre de l'ordre sans sacrifier la démocratie La comparaison avec les États-puissances. Le chaos démocratique français : remaniements permanents, élus déconnectés des territoires.1:13:07 — La dette, les trois pistes, et le courage qui manque 1 000 milliards de dettes sous Macron. Réforme sociale, remise au travail, réforme de l'État régalien : tout le monde sait, personne ne fait.1:18:47 — Ce qui lui donne espoir malgré tout Le génie français, la vocation de la France dans le monde, et la jeunesse qui a soif — à condition de lui parler aux tripes, pas aux gains de productivité.1:23:39 — La porte VLAN : claquer la porte au mensonge Dans une société du paraître, la vérité comme ligne de vie. Ce qu'il a transmis à ses six enfants. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:18 - Un monde connecté - par : François Saltiel - À quelques jours du premier tour des élections municipales, le service d'information du gouvernement et des associations engagées dans la citoyenneté nouent des partenariats avec des applications comme Hppn, Tinder ou WeWard pour tenter de séduire une cible jeune.