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Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : "Lucie Castets, le rêve de Matignon se finit à la mairie du 12e arrondissement de Paris" "Laurence des Cars a démissionné du Louvre : enfin ?" "Shein ouvre cinq nouvelles boutiques en province !"
Ce lundi 23 février, la saisine du Conseil constitutionnel par Matignon sur trois mesures de suroptimisation fiscale, notamment la taxation des holdings, le pacte Dutreil et l'apport-cession, a été abordée par François Ecalle, fondateur de FipEco.fr, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et Philippe Mabille, journaliste économique et ancien directeur des rédactions de La Tribune, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 février 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L'IMMOBILISME JUSQU'EN 2027 ?Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l'Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l'idée d'une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l'engagement d'Emmanuel Macron d'une année 2026 « utile » et de faire mentir l'ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d'ici à la prochaine élection présidentielle ».Refusant d'être taxé d'immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu'il entend mener à bien au cours de l'année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l'énergie, et l'aide médicale de l'Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d'urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l'atterrissage de la loi sur la fin de vie d'ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l'exécutif pour imposer son ordre du jour à l'Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l'automne, viendra le temps du budget 2027.QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d'une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l'exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d'euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d'euros pour 2026, se rapprochant de l'objectif de 2 % du PIB. D'ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l'embargo sur les exportations d'armes létales. Le projet de loi contre l'espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.Donald Trump, qui la soutient, s'est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. 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Réécoutez FG mix invite le Matignon de Paris avec Fredelux du lundi 9 février 2026
Édouard Philippe a lancé il y a quelques jours sa campagne municipale au Havre. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron brigue un nouveau mandat de maire avant de se lancer dans l'aventure présidentielle. Il prend donc un risque car un échec remettrait tout en cause. Pour Édouard Philippe, concourir aux élections municipales, c'est jouer son avenir à quitte ou double. S'il échouait à se faire élire pour la troisième fois au Havre, il ne serait pas, comme il l'a dit lui-même, « en bonne position pour convaincre les Français ». En revanche, s'il gagnait une nouvelle fois, il pourrait espérer engager une dynamique qui lui servirait pour la campagne d'après, celle à laquelle il pense depuis son départ de Matignon : la présidentielle. Édouard Philippe prend donc un risque en liant son sort national à sa réussite locale. En 2020, il avait été réélu dans un fauteuil. Mais le contexte était bien différent, en pleine épidémie de Covid-19. Cela avait profité à celui qui était alors Premier ministre d'Emmanuel Macron. Cette année, les choses n'ont rien à voir. Son principal adversaire, le même qu'en 2020, le communiste Jean-Paul Lecoq, a rallié derrière lui les principales forces de gauche, hors LFI, et le candidat UDR-RN, Franck Keller, compte bien bénéficier du souffle électoral du parti de Marine Le Pen. Édouard Philippe va donc devoir mouiller la chemise pour aller chercher la victoire. À lire aussiFrance : l'ex-Premier ministre Édouard Philippe brigue un nouveau mandat au Havre avant la présidentielle Comment va-t-il mener sa campagne ? Il joue la carte du Havre, rien que du Havre. Comme dans une sorte d'amnésie temporaire, Édouard Philippe ne veut pour le moment s'adresser qu'aux Havrais. Il l'a dit et redit en lançant sa campagne, évoquant même les « boules puantes » de ceux qui voudraient l'entrainer sur le terrain glissant de la politique nationale. Ses adversaires ne cessent en effet de rappeler qu'il court « deux lièvres à la fois », la mairie et la présidence, et en font un argument de campagne contre lui. Édouard Philippe a bien senti le danger et ne veut pas être pris en flagrant délit de mélange des genres. Son objectif : valoriser son bilan au Havre, proposer un programme pour les prochaines années et mettre en place une équipe municipale qui prendra le relais s'il part voguer vers l'Élysée. Édouard Philippe est le seul candidat à la présidentielle qui se présente aux municipales ? Il prend un risque, mais calculé, car cela lui permet d'utiliser son action de maire comme un atout face à ses concurrents du bloc central. Notamment Gabriel Attal, l'autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron qui se prépare pour 2027 et regarde avec attention la chute du maire du Havre dans les sondages depuis quelques mois. Une chute qu'Édouard Philippe espère certainement endiguer grâce à une victoire à l'élection municipale.
Chacun y va de son commentaire ce matin dans la presse internationale, après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Pour Le Devoir, au Canada, ce fut « une cérémonie à échelle humaine, imaginative, sympathique et éparpillée ». Il est vrai que l'événement se tenait « dans quatre lieux différents ». « Deux vasques olympiques inspirées des travaux de Léonard de Vinci ont été allumées simultanément, l'une à Milan, l'autre à Cortina. » Le Devoir concède cependant qu'on était « loin des dimensions grandioses et de l'audace de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'été de Paris, en 2024 ». À lire aussiLa flamme olympique allumée, les JO d'hiver 2026 de Milan-Cortina sont lancés Playback Die Welt a la dent encore plus dure. Et se moque de la prestation de la star américaine Mariah Carey, « un sosie de Beyoncé », grince le quotidien allemand, elle a chanté « juste » mais « en playback ». Plus enthousiaste, le Guardian parle « d'un spectacle d'ouverture époustouflant », « d'une élégance naturelle, envoûtante et divine, une véritable déclaration d'amour à l'Italie et un plaidoyer pour l'espoir et l'harmonie dans un monde fracturé. » Mais le quotidien britannique ne manque pas de signaler « les huées », qui ont retenti dans le stade de San Siro, « lorsque les caméras de télévision ont fait un panoramique sur le vice-président américain JD Vance et son épouse Usha ». Il est vrai, rappelle le Guardian, que « toute la semaine, Milan a résonné de sifflets stridents et de colère, depuis qu'elle a appris que des agents de l'ICE, la police de l'immigration américaine, accompagneraient Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio » en Italie. « Je n'ai pas fait d'erreur » Le New York Times s'indigne d'une vidéo « ouvertement raciste », « présentant l'ancien président Barack Obama et l'ancienne première dame Michelle Obama comme des singes ». Le journal précise que « l'extrait, accompagné de la chanson "The Lion Sleeps Tonight" (« Le lion dort ce soir »), a été inséré vers la fin d'une vidéo de 62 secondes propageant des théories du complot sur l'élection présidentielle de 2020. » Il s'agit, précise encore le New York Times, « du dernier épisode d'une série de publications de Donald Trump visant à diffuser des images offensantes et des propos injurieux à l'encontre des Afro-Américains et d'autres communautés ». Comme souvent, le président américain joue les étonnés. Il a déclaré « n'avoir vu que le début de la vidéo », sous-entendu, pas le passage concernant le couple Obama ». Ceci étant, remarque le New York Times, « Donald Trump n'a exprimé aucun remords », lorsque les journalistes l'ont interrogé à ce sujet. « Non, je n'ai pas fait d'erreur », a assuré le président américain. Une phrase qui fait aujourd'hui la Une du New York Times. À lire aussiDonald Trump retire une vidéo raciste sur le couple Obama de son réseau Truth Social Jack Lang sous pression En France, l'ancien ministre Jack Lang, personnalité politique et du monde de la culture, est sous les feux des projecteurs, dans l'affaire Epstein. Révélation du Parisien ce matin. « Jack Lang et sa fille Caroline, visés par une enquête du PNF, le Parquet national financier, pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" ». Le PNF, précise le journal, « a ouvert une enquête après la révélation de l'existence d'un fonds créé par Jeffrey Epstein et Caroline Lang. Celle-ci figure aussi sur un testament du criminel ». Le quotidien français rappelle que « Jack Lang a assuré mercredi qu'il ignorait tout du passé criminel d'Epstein quand il l'a rencontré, "il y a une dizaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen ». Jack Lang assure également, nous dit Mediapart, qu'il n'était pas « ami avec le criminel sexuel ». Le journal en ligne n'en a pas moins retrouvé un courriel datant de septembre 2017, dans lequel il est dit que Jack Lang a « insisté personnellement » pour que Jeffrey Epstein « vienne à son anniversaire ». La pression s'accroît sur celui qui est, depuis 2013, président de l'Institut du monde arabe, une institution prestigieuse. Selon Le Parisien, « l'exécutif veut pousser Jack Lang à la démission ». L'ancien ministre, qui s'y refuse, est convoqué demain au ministère des Affaires étrangères. À lire aussiAffaire Epstein : Jack Lang convoqué au Quai d'Orsay à la demande de l'Élysée et de Matignon
Dans cet épisode, Marcelo Wesfreid revient sur les critiques formulées par une source proche de Matignon concernant le travail des députés. Selon cette source, les députés ne passeraient pas assez de temps à l'Assemblée nationale, notamment les lundis et vendredis. Le gouvernement souhaiterait également que la session parlementaire se prolonge jusqu'à la fin du mois de juillet afin de faire avancer plusieurs textes importants, comme la réforme de la justice ou la fin de vie. Cependant, certains députés, y compris de la majorité présidentielle, contestent ces accusations et estiment que le problème vient plutôt du manque de projets de loi concrets de la part de l'exécutif.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aussitôt proposée, aussitôt rejetée : la proposition du patronat (Medef) de créer un contrat à durée indéterminée (CDI) pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes "n'est pas à l'ordre du jour" des travaux du gouvernement, a assuré Matignon ce lundi 2 février. Ce dispositif comportait des similitudes avec le "contrat première embauche" (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application. Dans cet épisode du Choix info RTL, Antoine Cavaillé-Roux décortique la polémique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après de nombreuses alertes du Conseil national de la refondation (CNR), les alertes des notaires, les multiples publications de rapports dont le dernier Daubresse-Cosson pour relancer l'investissement locatif en berne depuis trois ans, le Premier ministre, Sébastien Lecornu entouré de ses cinq ministres Vincent Jeanbrun (Logement), Roland Lescure (Economie et Finances), Françoise Gatel (Aménagement du territoire et de décentralisation), Serge Papin (Petites et Moyennes entreprises) et Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement a annoncé vendredi 23 janvier 2026, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) un plan de relance « le plus radical de ces dix dernières années » pour le secteur du logement. Les ambitions annoncées en Seine-Saint-Denis en présence du département Stéphane Troussel à l'issue de la signature de la charte d'engagement avec la Fédération française du bâtiment (FFB), la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), l'Union sociale de l'habitat (USH) et la FNAIM sont claires : réaliser 2 millions de logements par d'ici à 2030, soit « 400 000 logements par an ». Parmi les mesures annoncées par le locataire de Matignon, un soutien financier aux bailleurs sociaux de 500 millions d'euros pour qu'ils construisent bien et qu'ils rénovent mieux , un dispositif fiscal du statut du bailleur privé pour relancer l'investissement locatif en berne depuis trois ans, le maintien de 200 millions d'euros « pour de nouveaux projets Fonds vert » ainsi que le maintien de MaPrimeRenov'. Enfin, le gouvernement compte aller plus loin en proposant des mesures normatives pour simplifier les projets immobiliers. « Un système dézoné s'appliquera avec plus d'efficacité pour les élus qui en feront la demande dans des zones à bâtir d'urgence » souligne le ministre du Logement. Autre priorité : L'accélération de la transformation de bureaux en logement. Par ailleurs, un projet de loi de décentralisation et de la réforme de l'Etat bientôt annoncé lors d'un Conseil des ministres a pour objectif de faciliter le quotidien des élus pour construire de nouveaux logements.
En lançant sa campagne pour la mairie du Havre mercredi soir, Édouard Philippe a finalement reconnu qu'il devait à Emmanuel Macron sa nomination à Matignon. Un aveu significatif, d'autant plus qu'il n'est pas vraiment dans les habitudes d'Édouard Philippe, ni d'aucun politique en général.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'heure où l'ICE multiplie les violences, avec encore il y a quelques heures, la mort d'un homme de 37 ans, abattu à Minneapolis, l'Express publie une enquête sur cette police de l'immigration, « machine à expulser et poule aux œufs d'or du clan Trump ». « Derrière les dérives du Service fédéral de l'immigration, explique l'hebdomadaire, un business à plusieurs milliards de dollars dont profite à plein les amis du président » . Exemple : « Les sociétés de traitement de données mandatées pour repérer les cibles de l'administration. La multinationale Palantir, cofondée par le milliardaire et ami du président Peter Thiel (…) a décroché au printemps un contrat à 30 millions de dollars pour mettre sur pied la plateforme ImmigrationOS permettant de traquer les migrants presqu'en temps réel ». Et ce n'est pas tout : « La gestion des prisons pour migrants, est assurée par GéoGroup et CoreCivic, deux sociétés qui ont contribué au financement de la campagne de Donald Trump ». Quant aux bavures qui se multiplient, le Nouvel Obs avance une explication : « les quotas fixés par la Maison-Blanche. Les agents fédéraux sont tenus d'arrêter 3000 personnes par jour ». Vivre malgré la guerre Le magazine l'Elephant publie un témoignage sur la vie en Ukraine pendant la guerre, témoignage de la journaliste Maurine Mercier, correspondante permanente à Kiev depuis 2022, qui publie pour la Radio-télévision suisse, la RTS, un podcast intitulé « Carnet d'Ukraine », sur la vie en Ukraine car, dit-elle, « si on ne raconte que le tragique, on ne rend pas justice à la réalité (…) Montrer qu'il reste de la vie, c'est donner une image plus conforme, et aussi une forme d'espoir ». Maurine Mercier explique ainsi, que malgré l'incertitude et l'angoisse, « les gens continuent de tomber amoureux, de faire des enfants ». Pourtant, « alors qu'une grande partie des hommes est au front, la possibilité de fonder une famille est entravée par la séparation. Certains couples vont jusqu'à recourir à l'insémination artificielle, pour pouvoir avoir un enfant, malgré la distance ». « Alors que la Russie cherche à effacer la population ukrainienne, remarque Maurine Mercier, répondre par la naissance est une manière de résister par la vie ». « Un pilote avec zéro heure de vol » En France, un an avant l'élection présidentielle de 2027, le Nouvel Obs s'intéresse à Jordan Bardella, qui serait le candidat du Rassemblement national, si Marine Le Pen était condamnée par la justice, ce qui l'empêcherait de se présenter... A la Une de l'hebdomadaire : un gros plan très serré sur Jordan Bardella, le président du RN, dont on ne voit qu'une partie du visage, sous les pixels. « Bardella, une intelligence artificielle ? » interroge l'hebdomadaire, selon lequel « la comparaison fait sens tant le fringant démagogue qui domine pour l'heure les sondages présidentiels s'emploie à produire un discours préfabriqué et à projeter une image de synthèse ». « Le plus souvent, assène encore le Nouvel Obs, sa maîtrise des nouveaux modes de communication masque son inexpérience, ses lacunes et son absence de vision ». « Un pilote avec zéro heure de vol », a récemment estimé l'ancien premier ministre Dominique de Villepin. Seulement voilà, la figure montante de l'extrême droite a des soutiens de poids, particulièrement celui du groupe du milliardaire Vincent Bolloré, qui compte la chaîne CNews, la radio Europe 1 ou encore le Journal du Dimanche. Le JDD qui aujourd'hui même publie une tribune de Jordan Bardella, intitulée « La France face à son destin : la puissance ou le déclin ». « Face au retour du rapport de force mondial, le président du RN appelle la France à rompre avec la naïveté qui a guidé son action ces dernières années », commente le Journal du Dimanche, soucieux sans doute de promouvoir l'image de Jordan Bardella sur les questions internationales. Bruno Retailleau candidat Le Point s'intéresse à un autre candidat potentiel à l'élection présidentielle. Bruno Retailleau, 65 ans, président des Républicains, et ancien ministre de l'Intérieur, s'est décidé, nous dit l'hebdomadaire : « C'est avec ses proches qu'il a mûri durant les fêtes sa décision de candidater à l'Élysée, pour la première fois de sa vie politique. La question n'est donc plus de savoir s'il osera se lancer, mais quand et comment il déclarera sa flamme aux Français ». Toutefois, ses chances semblent limitées : « Nul à droite ne l'imagine s'installer dans moins de 500 jours dans le fauteuil de Jupiter », explique Le Point, « avec 8 à 13 % d'intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, il fait partie des outsiders de la compétition ». L'hebdomadaire va même plus loin… « Si l'on osait un pronostic, on dirait qu'il vibre davantage à l'idée d'occuper un jour Matignon, Bercy ou de retrouver Beauvau, que de s'installer dans les appartements privés de l'Elysée.» Le Point préfère toutefois rester prudent et pose cette question : « Qui sait ce qu'il adviendra d'ici au scrutin de 2027 ? »
« Il faut être humble : c'est un semi-succès et un semi-échec. » A l'issue du conseil des ministres du lundi 19 janvier, Sébastien Lecornu a commenté en ces termes sa décision de recourir à l'article 49.3 de la Constitution sur la partie recettes du budget de l'Etat. Un « semi-échec » car le premier ministre espérait pouvoir arracher un nouveau vote à l'Assemblée nationale, comme il l'avait obtenu pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en décembre dernier.Cette fois-ci, après plus de 350 heures de débat dans l'hémicycle, l'impasse était évidente. Le prix à payer est lourd pour Sébastien Lecornu, d'abord car il s'expose à deux motions de censure, vendredi 23 janvier. Mais aussi, et surtout, car il s'était engagé à ne plus recourir à ce désormais célèbre article constitutionnel, tant ses prédécesseurs à Matignon y avaient fait recours. Une promesse qui permettait de faire primer le débat parlementaire et de s'assurer, ainsi, du soutien des députés socialistes et conjurer l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.Mais face à l'urgence de doter la France d'un budget pour 2026, Sébastien Lecornu avait-il d'autres solutions ? Surtout, que contient ce budget, maintes fois remanié ? Qui sont les perdants et les gagnants de ce nouveau passage en force ? Dans cet épisode du podcast « l'Heure du Monde », Denis Cosnard, spécialiste des questions de politiques économiques au Monde, décrypte la copie budgétaire du gouvernement et notamment les concessions faites aux oppositions dans les dernières négociations.Un épisode d'Esther Michon et Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits de l'allocution télévisée de Sébastien Lecornu le 19 janvier 2026 ; de l'une de ses prises de parole à l'Assemblée nationale le 3 décembre 2025 ; d'une interview accordée par Boris Vallaud à RTL le 19 janvier 2026 ; lecture d'un post de Bruno Retailleau publié le 19 janvier 2026 sur le réseau social X.Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 23 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est dans un énième discours sur le perron de Matignon que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 16 janvier à 18h30 une série de mesures dont des premières annonces en faveur du logement afin d'éviter la censure du Gouvernement sur le budget. Après avoir menacé les députés de dissoudre l'Assemblée nationale puis de faire adopter le budget de l'État par ordonnance, Sébastien Lecornu à la quête d'un compromis s'est enfin dit prêt à faire évoluer la copie budgétaire. Côté logement, le chef de l'Exécutif répond à la demande du groupe du Parti socialiste (PS) et il propose de renoncer à l'année blanche « pour les allocations sur le logement » (APL) envisagée dans le budget initial mais aussi une augmentation de 400 millions d'euros des moyens pour les bailleurs sociaux pour qu'ils construisent bien et qu'ils rénovent mieux. Sébastien Lecornu prévoit aussi 200 millions d'euros « pour de nouveaux projets Fonds vert » ainsi que le maintien de MaPrimeRenov'. C'est un outil selon lui « utile » et « efficace ». Enfin, pour la première fois, le Premier ministre a souhaité poser les bases d'un statut du bailleur privé pour relancer l'investissement locatif privé au moment où les fameux Conseil national de la refondation et de l'habitat, les alertes des notaires ou le dernier rapport Daubresse-Cosson ont rappelé l'urgence du secteur. C'est dans ce contexte que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, bien silencieux jusqu'à aujourd'hui a promis « un très beau statut du bailleur privé » au cours de la cérémonie des vœux d'Action Logement organisée ce mardi 20 janvier en présence de son président Bruno Arcadipane, l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo, promoteurs, constructeurs, parlementaires et syndicalistes comme Frédéric Souillot, secrétaire général de Force ouvrière (FO). L'objectif est bien de prendre en compte le déficit foncier dans le calcul du revenu global du bailleur particulier en quête de rentabilité. Réduction de loyer de solidarité (RLS), statut du bailleur privé, MaPrimeRenov', l'hébergement d'urgence… Lionel Causse, député des Landes (Ensemble pour la République) des Landes nous explique qui sont les grands gagnants et les perdants (Fonds national des aides à la pierre, plafonds du PTZ et prêts subventionnés) à l'issue de l'adoption du budget du logement pour 2026.
Matignon a acté jeudi 15 janvier que le vote d'un budget était "désormais impossible" à l'Assemblée nationale, le gouvernement officialisant le fait qu'il tranchera entre un recours au 49.3 ou à une ordonnance pour faire passer le texte. Deux options très risquées pour le Premier ministre Sébastien Lecornu qui joue là son avenir au poste de Premier ministre. Mais quelles sont les différences ? Dans cet épisode du Choix info RTL, Sébastien Rouxel vous détaille les deux scénarios envisagés... et vous explique les conséquences.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 14 janvier 2026 avec Nicolas Domenach, chroniqueur politique, éditorialiste à Challenges et LCI, co-auteur de "Néron à l'Elysée", aux éditions Albin Michel."C'est l'histoire d'un homme exceptionnel... qui s'est exceptionnellement planté !". C'est ainsi que l'ouvrage se présente. L'histoire d'un président, Emmanuel Macron, "fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l'exercice du pouvoir". Les auteurs révèlent les coulisses des mandats Macron, de son affrontement incessant avec le chef du premier syndicat de France, Laurent Berger, à sa confrontation musclée avec François Bayrou, qui va l'amener à Matignon. Ils décrivent un président, enfermé à l'Élysée, fâché avec la plupart de ses anciens ministres, et qui n'arrive pas à reprendre le contrôle de la situation.Le duo fait remonter à la réélection du 24 avril 2022 le déraillement de la machine. Un triomphe sans gloire et, deux mois plus tard, la perte de la majorité à l'Assemblée nationale, les prémices d'une « descente aux enfers » du résident de l'Elysée. Puis il y aura la dissolution, cette "histoire de fous", décrétée deux ans plus tard, en juin 2024, et dont le pays n'a pas fini de subir les conséquences. Au cœur de ce réquisitoire, Nicolas Domenach et Maurice Szafran n'ont pu résister à la tentation de rapprocher Macron de Néron, « des incendiaires fascinés par les feux de société qu'ils allument ».
C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionLa semaine s'annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l'une par le Rassemblement national, l'autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l'Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l'Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d'être reçus à 14 h à Matignon.Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l'examen reprend ce mardi à l'Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d'achoppement, le même risque d'aboutir à un rejet du texte et la question d'un recours au 49.3 relancée. « Rien n'est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l'expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi dernier la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.La semaine s'annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l'ouverture ce mardi du procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l'ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l'argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l'été. L'enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu'elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro
durée : 00:51:21 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Sébastien Lecornu est arrivé à Matignon en septembre dernier avec un objectif : faire adopter un budget pour 2026. Objectif qui, à quelques jours de la nouvelle année, n'est toujours pas rempli. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Margaux Boulte et ses invités reviennent sur le parcours discret du Premier ministre.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Margaux Boulte. Cet épisode a été enregistré en décembre 2025. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Grégoire Poussielgue (journaliste au service France des Echos) et Cécile Cornudet ( éditorialiste politique aux Echos) . Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Adnan Farzat/Nurphoto via AFP. Sons : BFMTV, FranceTV, LeMonde, CNews, LCP.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:51:39 - Les informés de franceinfo - Les informés débattent de l'actualité autour de Renaud Blanc. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cette édition :Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira les principaux responsables politiques à partir de lundi pour trouver une solution aux blocages liés au projet de budget de l'État pour 2026.Le patron du PS, Olivier Faure, accuse la droite sénatoriale de faire le choix de bloquer le pays, tandis que le Conseil d'État sera saisi d'une loi spéciale pour assurer la continuité de l'État.Les syndicats sont reçus à Matignon au lendemain du report à janvier de la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.Une trentaine d'agriculteurs manifestent devant la villa d'Emmanuel Macron au Touquet pour exprimer leur mécontentement, notamment contre l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.Vladimir Poutine annonce que les troupes russes avancent sur tout le front et contrôlent environ 19% du territoire ukrainien, tandis qu'Emmanuel Macron estime qu'il va redevenir utile de parler au président russe pour mettre fin à la guerre.Le tribunal de Paris se penche sur la suspension pour trois mois du géant chinois Chine, accusé de la mise en vente de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes de catégorie A sur sa plateforme.Les douanes françaises ont saisi cette année près de 11 millions de jouets contrefaits vendus en ligne, dont plus de 185 000 ont été détruits l'an dernier en France.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque matin dans son édito, Vincent Trémolet de Villers revient sur l'actualité politique du jour. Ce vendredi, il s'intéresse à la fin tant attendue des débats sur le Budget durant les fêtes de d'année.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette édition :Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira les principaux responsables politiques à partir de lundi pour trouver une solution aux blocages liés au projet de budget de l'État pour 2026.Le patron du PS, Olivier Faure, accuse la droite sénatoriale de faire le choix de bloquer le pays, tandis que le Conseil d'État sera saisi d'une loi spéciale pour assurer la continuité de l'État.Les syndicats sont reçus à Matignon au lendemain du report à janvier de la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.Une trentaine d'agriculteurs manifestent devant la villa d'Emmanuel Macron au Touquet pour exprimer leur mécontentement, notamment contre l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.Vladimir Poutine annonce que les troupes russes avancent sur tout le front et contrôlent environ 19% du territoire ukrainien, tandis qu'Emmanuel Macron estime qu'il va redevenir utile de parler au président russe pour mettre fin à la guerre.Le tribunal de Paris se penche sur la suspension pour trois mois du géant chinois Chine, accusé de la mise en vente de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes de catégorie A sur sa plateforme.Les douanes françaises ont saisi cette année près de 11 millions de jouets contrefaits vendus en ligne, dont plus de 185 000 ont été détruits l'an dernier en France.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque matin dans son édito, Alexis Brezet, directeur des rédactions du Figaro, revient sur l'actualité politique du jour. Ce jeudi, il s'intéresse à la colère des agriculteurs qui monte en France concernant le protocole d'abattage en cas de découverte d'un cas de dermatose nodulaire et concernant le Mercosur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sébastien Lecornu semblait être le seul à l'avoir envisagé, mais le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a bel et bien été voté, mardi 16 décembre, dans une Assemblée nationale pourtant loin de lui être acquise. Dépourvu de majorité absolue, le premier ministre comptait sur une « majorité de compromis » rassemblant des élus préférant voter un texte qu'ils jugent insatisfaisant plutôt que d'être tenus pour responsables d'une nouvelle impasse dans l'Hémicycle.Pour le locataire de Matignon, c'est inespéré : il a réussi là où, précisément, Michel Barnier et François Bayrou, ses prédécesseurs, ont échoué. D'autant qu'il a choisi de ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution, grâce auquel le gouvernement peut faire adopter un texte en engageant sa responsabilité. Cela a favorisé les débats, lui permettant de parvenir à un compromis sur le PLFSS.Pour autant, est-il plus solidement installé à Matignon ? Le compromis à propos de ce texte peut-il exister sur d'autres, notamment sur le projet de loi de finances, dans les prochains jours ? Journaliste au service Politique du Monde, chargée de l'exécutif, Nathalie Segaunes analyse, dans cet épisode de « L'Heure du Monde », les ressorts de cette séquence politique.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'une allocution de Sébastien Lecornu, le 24 novembre 2025, et d'une interview accordée par Edouard Philippe à LCI, le 8 décembre 2025. Cet épisode a été publié le 17 décembre 2025.Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tapis rouge dans le Point, cette semaine. Nicolas Sarkozy, souriant, est en Une, avec ce sous-titre : « Nicolas Sarkozy, le grand entretien ». Une longue interview, d'une dizaine de pages, dans laquelle celui qui vient de passer vingt jours en prison, et qui raconte ce séjour dans le Journal d'un prisonnier, est interrogé sur l'âge de la retraite, le pouvoir judiciaire, ou encore le christianisme. C'est Franz-Olivier Giesbert, l'éditorialiste du Point, qui mène l'interview avec enthousiasme et commence par cette question inattendue : « Aujourd'hui, dans votre situation, la solution la plus logique pour vous ne serait-elle pas de vous présenter à l'élection présidentielle afin de laver dans le suffrage universel l'affront de votre détention ? ». Nicolas Sarkozy répond que « techniquement, c'est impossible ». Il est en effet inéligible. Après cette interview, le Point revient d'ailleurs en détail sur « les batailles judiciaires » de l'ex-président. « Son procès en appel dans l'affaire libyenne s'ouvrira en mars », rappelle l'hebdomadaire, qui constate : « La promotion de son livre pourra le divertir, mais le répit sera de courte durée. Nicolas Sarkozy n'en a pas fini avec les juges, qui auront le dernier mot ». À lire aussiFrance: avec son livre, Nicolas Sarkozy «s'inscrit dans sa stratégie de défense médiatique» « J'ai prié » Le Canard enchaîné a lui aussi lu le Journal d'un prisonnier, et en livre un compte-rendu beaucoup plus caustique. « Merci, saint Nicolas ! », titre l'hebdomadaire satirique. « Nicolas Sarkozy, ironise le Canard, est sur le chemin de la sainteté. C'est ce qu'on comprend en lisant son Journal d'un prisonnier, qui raconte sa rédemption et la nouvelle vie qu'il compte mener désormais, loin des équipées chez Kadhafi, loin de ses liens sulfureux avec le Qatar, loin de l'affairisme pratiqué frénétiquement depuis son départ du pouvoir ». Le Canard enchaîné ne semble donc pas convaincu par les propos de Nicolas Sarkozy, qui dans son livre raconte notamment son rapport à la foi, quand il était en prison : « J'ai prié, assure l'ancien président, je priais pour avoir la force de porter la Croix de cette injustice ». Déclaration dont l'hebdomadaire satirique s'amuse en ces termes : « Dieu est partout à la prison de la Santé et il n'oublie pas la brebis égarée ». À lire aussiFrance: l'ex-président Nicolas Sarkozy raconte sa détention dans «Le journal d'un prisonnier» Ancien ministre En France, la fast-fashion est sur le banc des accusés. Et, cette fast-fashion se résume en un mot : Shein. C'est à la Une du Nouvel Obs cette semaine. L'hebdomadaire nous parle d'une « affaire d'État » et nous promet des « révélations sur un lobbying secret ». Car avant de faire office d'ennemi public numéro 1, en France en tout cas, « la plateforme qui reçoit un million de commandes par jour » a courtisé députés et ministres. Le Nouvel Obs s'en offusque : « Les dirigeants de l'enseigne de fast-fashion ont décroché de discrets rendez-vous à Matignon, pour faciliter leurs affaires en France. Plus dérangeant encore : des représentants bien introduits dans les cercles du pouvoir – l'ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner en tête – ont été grassement rémunérés pour défendre les intérêts du dragon de la mode instantanée ». « Que vient faire un proche du chef de l'État dans ce dossier alors que le Parlement est en train de légiférer ? », interroge le Nouvel Obs. En effet, en mars 2024, les députés sont appelés à se prononcer « sur une proposition de loi, déposée par le groupe Horizons, visant à réguler l'ultra fast-fashion ». BHV et taxe Shein Toutefois, le lobbying en faveur de Shein se heurte à la réalité. Avec tout d'abord, la désastreuse installation de la plateforme chinoise au très chic BHV à Paris, installation qui a fait fuir les marques de luxe, mais aussi les clients. Et, ce n'est pas tout : « La riposte s'organise enfin », s'exclame le Nouvel Obs : « L'État demande devant le tribunal judiciaire de Paris, la suspension du site pendant trois mois, pour avoir commercialisé des poupées à caractère sexuel d'apparence enfantine. Et, dans le cadre du chaotique débat budgétaire, les députés ont adopté une "taxe Shein" de deux euros ciblant les petits colis d'origine extra-européenne ». La partie n'est pas terminée pour autant. Shein s'active dans les coulisses à Bruxelles, « un ancien commissaire européen est à la manœuvre, l'allemand Günther Oettinger », explique le Nouvel Obs, qui reste méfiant et qui soupçonne Ursula von der Leyen de manquer de cran sur la question de la fast-fashion. La présidente de la Commission européenne serait « tétanisée à l'idée de provoquer une guerre commerciale avec la Chine ». À lire aussiFrance: «C'est le naufrage de l'année pour Shein et le BHV» Plaider l'humanité Enfin, l'Express s'inquiète pour Christophe Gleizes. Le journaliste sportif français, récemment condamné, en appel, à 7 ans de prison en Algérie, ne semble pas avoir bénéficié de l'éclaircie entre Paris et Alger, entrevue à l'occasion de la libération de l'écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, le 12 novembre. « Alger a manifestement opté pour le cynisme », accuse l'Express, qui poursuit : « en se délestant de ses deux prisonniers politiques, le régime algérien se serait privé d'un levier utile dans ses négociations, notamment migratoires et mémorielles, avec la France ». « Tout espoir n'est pas perdu », assure toutefois l'Express : « La possibilité d'une grâce demeure entre les mains du président Abdelmadjid Tebboune. Il faudra plaider l'humanité ; Christophe Gleizes aimerait revoir sa grand-mère Georgette. Elle a bientôt 102 ans.» À lire aussiCondamnation de Christophe Gleizes: «Nous sommes sous le choc de ce verdict», disent ses parents
durée : 00:02:57 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Lundi, à Rungis, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a fait sonner le "grand réveil alimentaire" pour doper notre agriculture. Pourtant, il y a tout juste deux semaines, Matignon avait bloqué la stratégie nationale pour l'alimentation et le climat. Les enjeux sont-ils irréconciliables ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 10 décembre 2025 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droiteÀ 13 voix près, le budget de la Sécurité sociale a été adopté hier soir à l'Assemblée nationale. Jusqu'au bout, l'issue du vote semblait incertaine. Finalement, la stratégie adoptée par le Premier ministre s'est, sur ce texte, révélée payante : Sébastien Lecornu a tenu son engagement de ne pas utiliser l'article 49-3 et d'obtenir le soutien ou la neutralité des groupes d'opposition socialistes et écologistes, à coups de concessions accordées jusqu'au dernier moment. Nommé il y a trois mois à Matignon, le Premier ministre sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque qui a révélé une Assemblée nationale profondément éclatée, où les alliances habituelles se sont brouillées.Si les groupes Renaissance et MoDem ont serré les rangs, les LR ont majoritairement choisi l'abstention, suivant la ligne de Laurent Wauquiez. Du côté du Parti socialiste, où 63 députés sur 69 ont voté pour ce budget de la Sécurité sociale, on assume une volonté « d'être utile » et l'on défend des victoires : suspension de la réforme des retraites, pas de gel des pensions ni de doublement des franchises médicales, ou encore rehaussement de l'enveloppe allouée à l'Ondam à 3 %.La France insoumise, de son côté, dénonce un « changement d'alliance » des socialistes et une trahison. Les députés du groupe présidé par Mathilde Panot ont unanimement rejeté le PLFSS, pointant « une aberration budgétaire ». Même unanimité du côté du RN, qui jugeait très probable un rejet du texte et appelait depuis plusieurs jours à une nouvelle dissolution.Et maintenant ? Le budget de la Sécu va repartir au Sénat, puis revenir à l'Assemblée nationale en vue d'une dernière lecture qui pourrait intervenir le 16 décembre. Après cette étape décisive pour le budget de la Sécurité sociale, le budget de l'État pour 2026 va de nouveau faire l'objet de toutes les attentions. Sébastien Lecornu a réaffirmé ce mercredi en Conseil des ministres que son « objectif » était « de doter la France d'un budget de l'État d'ici au 31 décembre », jugeant que c'était « possible », a rapporté la porte-parole du gouvernement. Mais « si un accord est impossible entre l'Assemblée nationale et le Sénat », qui doivent se réunir en « commission mixte paritaire » le 19 décembre, « nous poursuivrons probablement ces discussions en janvier », a déclaré Maud Bregeon sur France 2. Aussi, pour éviter un blocage des finances publiques, Matignon et Bercy ont déjà commencé à préparer une « loi spéciale », comme l'a indiqué le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, lors d'une réunion au Sénat.Alors que l'examen des textes budgétaires pour l'an prochain va continuer à animer les discussions parlementaires, un rapport publié ce lundi 8 décembre pour le think tank Terra Nova, intitulé « Comptes publics : en finir avec le n'importe quoi (qu'il en coûte) », fait parler de lui. Dans ce document, l'économiste Guillaume Hannezo préconise deux mesures pour enrayer l'élargissement de la dette : réduire le taux d'épargne des retraités et relever la taxe sur la valeur ajoutée. Il a accordé une interview à nos journalistes.Alors, quelles sont les principales mesures du PLFSS pour 2026 ? Quelles sont les leçons de ce vote sur le budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale ? Enfin, que contient le dernier livre de Nicolas Sarkozy, Le Journal d'un prisonnier ?Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF - Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à la Tribune Dimanche - Sylvie PIERRE BROSSOLETTE - Editorialiste politique au Point
C dans l'air du 10 décembre 2025 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droiteÀ 13 voix près, le budget de la Sécurité sociale a été adopté hier soir à l'Assemblée nationale. Jusqu'au bout, l'issue du vote semblait incertaine. Finalement, la stratégie adoptée par le Premier ministre s'est, sur ce texte, révélée payante : Sébastien Lecornu a tenu son engagement de ne pas utiliser l'article 49-3 et d'obtenir le soutien ou la neutralité des groupes d'opposition socialistes et écologistes, à coups de concessions accordées jusqu'au dernier moment. Nommé il y a trois mois à Matignon, le Premier ministre sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque qui a révélé une Assemblée nationale profondément éclatée, où les alliances habituelles se sont brouillées.Si les groupes Renaissance et MoDem ont serré les rangs, les LR ont majoritairement choisi l'abstention, suivant la ligne de Laurent Wauquiez. Du côté du Parti socialiste, où 63 députés sur 69 ont voté pour ce budget de la Sécurité sociale, on assume une volonté « d'être utile » et l'on défend des victoires : suspension de la réforme des retraites, pas de gel des pensions ni de doublement des franchises médicales, ou encore rehaussement de l'enveloppe allouée à l'Ondam à 3 %.La France insoumise, de son côté, dénonce un « changement d'alliance » des socialistes et une trahison. Les députés du groupe présidé par Mathilde Panot ont unanimement rejeté le PLFSS, pointant « une aberration budgétaire ». Même unanimité du côté du RN, qui jugeait très probable un rejet du texte et appelait depuis plusieurs jours à une nouvelle dissolution.Et maintenant ? Le budget de la Sécu va repartir au Sénat, puis revenir à l'Assemblée nationale en vue d'une dernière lecture qui pourrait intervenir le 16 décembre. Après cette étape décisive pour le budget de la Sécurité sociale, le budget de l'État pour 2026 va de nouveau faire l'objet de toutes les attentions. Sébastien Lecornu a réaffirmé ce mercredi en Conseil des ministres que son « objectif » était « de doter la France d'un budget de l'État d'ici au 31 décembre », jugeant que c'était « possible », a rapporté la porte-parole du gouvernement. Mais « si un accord est impossible entre l'Assemblée nationale et le Sénat », qui doivent se réunir en « commission mixte paritaire » le 19 décembre, « nous poursuivrons probablement ces discussions en janvier », a déclaré Maud Bregeon sur France 2. Aussi, pour éviter un blocage des finances publiques, Matignon et Bercy ont déjà commencé à préparer une « loi spéciale », comme l'a indiqué le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, lors d'une réunion au Sénat.Alors que l'examen des textes budgétaires pour l'an prochain va continuer à animer les discussions parlementaires, un rapport publié ce lundi 8 décembre pour le think tank Terra Nova, intitulé « Comptes publics : en finir avec le n'importe quoi (qu'il en coûte) », fait parler de lui. Dans ce document, l'économiste Guillaume Hannezo préconise deux mesures pour enrayer l'élargissement de la dette : réduire le taux d'épargne des retraités et relever la taxe sur la valeur ajoutée. Il a accordé une interview à nos journalistes.Alors, quelles sont les principales mesures du PLFSS pour 2026 ? Quelles sont les leçons de ce vote sur le budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale ? Enfin, que contient le dernier livre de Nicolas Sarkozy, Le Journal d'un prisonnier ?Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF - Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à la Tribune Dimanche - Sylvie PIERRE BROSSOLETTE - Editorialiste politique au Point
C dans l'air du 9 décembre 2025 - Budget de la Sécu : qui est (encore) avec Lecornu ?Passera ou ne passera pas ? Les députés doivent voter solennellement ce mardi, en fin d'après-midi, sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Un vote crucial qui contient la suspension de la réforme des retraites. En cas de rejet, la suspension de la réforme des retraites sera remise sine die, et au-delà, c'est toute la procédure budgétaire qui pourrait dérailler.Le scrutin s'annonce serré, et son résultat très incertain, dans une Assemblée nationale très divisée. Sébastien Lecornu tente le pari de faire adopter sans majorité le projet, alors qu'il s'est assuré du soutien des socialistes, mais risque d'être lâché par les siens. À ce stade, personne n'est vraiment capable de dire comment les choses vont tourner dans l'Hémicycle sur ce texte largement réécrit par les députés. Alors, que restera-t-il du budget de la Sécurité sociale ? Que contient la copie finale ?Avant le vote, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a affirmé ce mardi que « l'échec du PLFSS serait grave pour tout le monde ». Dans un communiqué, les fédérations hospitalières ont estimé que son vote est une « nécessité absolue ». « Une autre nécessité tout aussi impérieuse s'y ajoute : que ce budget finance réellement les coûts que les établissements doivent supporter », indiquent-elles. Selon les fédérations hospitalières, les « besoins réels du terrain » exigent une enveloppe budgétaire pour les hôpitaux en hausse de 3 % en 2026. Or les fédérations estiment que, pour l'instant, le compte n'y est pas, malgré les progrès faits pendant les débats au Parlement. Nos journalistes sont allés à la rencontre de médecins internistes. Manque de moyens, de personnels… Ils nous expliquent leur quotidien et décrivent un hôpital à bout de souffle.Après l'adoption du volet « recettes » vendredi dernier, au prix de quelques compromis (la réduction de l'assiette de la hausse de la contribution sociale généralisée sur le patrimoine et l'abandon du doublement des franchises médicales), que vont faire les députés ? Si l'incertitude reste totale, Matignon a d'ores et déjà dit que le Premier ministre n'envisageait pas de démissionner. Sébastien Lecornu a également annoncé cet après-midi saisir la justice après une possible ingérence d'un lobby. "Un groupe d'intérêt a tenté de s'immiscer dans les discussions", a expliqué le chef du gouvernement.Nos experts :- Christophe Barbier - Editorialiste à Franc-Tireur- Myriam Encaoua - Journaliste et présentatrice de Tout Est Politique sur Franceinfo- Lucie Robequain - Directrice des rédactions de la Tribune- Jérôme Fourquet - Directeur département Opinion à l'IFOP
C dans l'air du 9 décembre 2025 - Budget de la Sécu : qui est (encore) avec Lecornu ?Passera ou ne passera pas ? Les députés doivent voter solennellement ce mardi, en fin d'après-midi, sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Un vote crucial qui contient la suspension de la réforme des retraites. En cas de rejet, la suspension de la réforme des retraites sera remise sine die, et au-delà, c'est toute la procédure budgétaire qui pourrait dérailler.Le scrutin s'annonce serré, et son résultat très incertain, dans une Assemblée nationale très divisée. Sébastien Lecornu tente le pari de faire adopter sans majorité le projet, alors qu'il s'est assuré du soutien des socialistes, mais risque d'être lâché par les siens. À ce stade, personne n'est vraiment capable de dire comment les choses vont tourner dans l'Hémicycle sur ce texte largement réécrit par les députés. Alors, que restera-t-il du budget de la Sécurité sociale ? Que contient la copie finale ?Avant le vote, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a affirmé ce mardi que « l'échec du PLFSS serait grave pour tout le monde ». Dans un communiqué, les fédérations hospitalières ont estimé que son vote est une « nécessité absolue ». « Une autre nécessité tout aussi impérieuse s'y ajoute : que ce budget finance réellement les coûts que les établissements doivent supporter », indiquent-elles. Selon les fédérations hospitalières, les « besoins réels du terrain » exigent une enveloppe budgétaire pour les hôpitaux en hausse de 3 % en 2026. Or les fédérations estiment que, pour l'instant, le compte n'y est pas, malgré les progrès faits pendant les débats au Parlement. Nos journalistes sont allés à la rencontre de médecins internistes. Manque de moyens, de personnels… Ils nous expliquent leur quotidien et décrivent un hôpital à bout de souffle.Après l'adoption du volet « recettes » vendredi dernier, au prix de quelques compromis (la réduction de l'assiette de la hausse de la contribution sociale généralisée sur le patrimoine et l'abandon du doublement des franchises médicales), que vont faire les députés ? Si l'incertitude reste totale, Matignon a d'ores et déjà dit que le Premier ministre n'envisageait pas de démissionner. Sébastien Lecornu a également annoncé cet après-midi saisir la justice après une possible ingérence d'un lobby. "Un groupe d'intérêt a tenté de s'immiscer dans les discussions", a expliqué le chef du gouvernement.Nos experts :- Christophe Barbier - Editorialiste à Franc-Tireur- Myriam Encaoua - Journaliste et présentatrice de Tout Est Politique sur Franceinfo- Lucie Robequain - Directrice des rédactions de la Tribune- Jérôme Fourquet - Directeur département Opinion à l'IFOP
Julien Courbet aimerait qu'Olivier Dauvers devienne le prochain président de la République. Mais avant que son journaliste conso accède à la plus haute marche de la République et lui, à Matignon, un mur se dresse devant eux : récolter les 500 parrainages. Autant dire que ce n'est pas gagné... Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : Matignon interdit aux ministres d'envoyer des cartes de vœux en papier Laurent Nuñez appelle à un renforcement de la sécurité sur les marchés de Noël Rendre la bonne humeur obligatoire pendant les fêtes
durée : 00:14:47 - Journal de 8 h - Quels sont les liens entre Dominique de Villepin et la Chine ? L'ancien Premier ministre s'y est rendu une cinquantaine de fois depuis 2007 et sa sortie de Matignon. D'après la Cellule investigation, les factures de deux de ses conférences données là-bas ont été réglées par les autorités chinoises.
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
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durée : 00:14:47 - Journal de 8 h - Quels sont les liens entre Dominique de Villepin et la Chine ? L'ancien Premier ministre s'y est rendu une cinquantaine de fois depuis 2007 et sa sortie de Matignon. D'après la Cellule investigation, les factures de deux de ses conférences données là-bas ont été réglées par les autorités chinoises.
C dans l'air du 2 décembre 2025 - Budget: c'est maintenant que tout se joue!Alors que les débats sur la fiscalité font rage au Parlement, un rapport publié ce lundi par le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme indépendant rattaché à la Cour des comptes, jette un nouveau pavé dans la mare de la taxation du patrimoine.Dès son préambule, les experts du CPO partent d'un constat déjà largement documenté par les études économiques : le patrimoine progresse plus rapidement que les revenus, et il se concentre entre les mains de peu d'individus. Ainsi, les 10 % les plus riches détiennent 60 % du patrimoine total. Surtout, 1 % de la population détient 27 % de la richesse nationale.En réponse, ils défendent la nécessité d'une refonte globale de l'imposition du patrimoine, dont le montant total a atteint 113,2 milliards d'euros en 2024, l'un des plus élevés des pays membres de l'OCDE. Pour cela, ils mettent sur la table deux scénarios pour taxer les plus hauts patrimoines. Ces derniers proposent notamment de taxer les holdings et les liquidités qui s'y trouvent lorsqu'elles sont restées longtemps intouchées, les biens professionnels au moment de la transmission, une refonte du pacte Dutreil ou encore la création d'un impôt différentiel sur la fortune personnelle, s'inspirant du principe de l'impôt plancher défendu par Gabriel Zucman. Par ailleurs, les hauts patrimoines ne seraient pas les seuls concernés. Selon les Sages de la rue Cambon, l'épargne réglementée, c'est-à-dire les Livrets A ou les livrets de développement durable et solidaire (LDDS), devrait être réduite. Ils préconisent aussi « un rapprochement plus marqué de l'imposition des locations meublées et non meublées », ainsi qu'une « diminution des droits de mutation à titre onéreux », aussi appelés frais de notaire.Autant de pistes préconisées par le Conseil des prélèvements obligatoires qui pourraient raviver les débats alors que les discussions sur le projet de loi de financement de la Sécu recommencent ce mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée, pour une seconde lecture. Le Premier ministre a reçu lundi, à Matignon, les responsables socialistes. À l'orée de dix jours cruciaux, chacun fait monter la pression sur l'autre. Le patron d'Horizons, Édouard Philippe, ce mardi matin, a ouvert la voie à un vote contre ou une abstention lors du bureau politique de sa formation.En décembre 2024, c'est sur le budget de la Sécu que Michel Barnier était tombé. Un an après, un vote en bonne et due forme, semble extrêmement complexe et certains commencent à évoquer l'idée d'un éventuel recours au 49.3. Mais le Premier ministre, Sébastien Lecornu, l'avait annoncé début octobre, répondant à une exigence du Parti socialiste : il n'utilisera pas l'article 49.3 de la Constitution pour faire passer les textes budgétaires à l'Assemblée nationale.Alors, le gouvernement pourrait-il finalement avoir recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter l'un de ses textes budgétaires ? Que se passe-t-il si l'Assemblée nationale n'adopte pas le budget ? Quelles conséquences pour les finances publiques et les entreprises ? La construction du budget 2026 inquiète nombre de chefs d'entreprise, dont certains sont confrontés à d'importants problèmes de trésorerie du fait des retards de paiement dans le secteur public, notamment du côté des collectivités territoriales. Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs d'entre eux.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - Le Point - Louis HAUSALTER - Journaliste politique – Le Figaro- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction - L'Usine Nouvelle - Anne-Charlène BEZZINA - Constitutionnaliste et politologue, maître de conférences en droit public - Université de Rouen et Sciences Po
C dans l'air du 2 décembre 2025 - Budget: c'est maintenant que tout se joue!Alors que les débats sur la fiscalité font rage au Parlement, un rapport publié ce lundi par le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme indépendant rattaché à la Cour des comptes, jette un nouveau pavé dans la mare de la taxation du patrimoine.Dès son préambule, les experts du CPO partent d'un constat déjà largement documenté par les études économiques : le patrimoine progresse plus rapidement que les revenus, et il se concentre entre les mains de peu d'individus. Ainsi, les 10 % les plus riches détiennent 60 % du patrimoine total. Surtout, 1 % de la population détient 27 % de la richesse nationale.En réponse, ils défendent la nécessité d'une refonte globale de l'imposition du patrimoine, dont le montant total a atteint 113,2 milliards d'euros en 2024, l'un des plus élevés des pays membres de l'OCDE. Pour cela, ils mettent sur la table deux scénarios pour taxer les plus hauts patrimoines. Ces derniers proposent notamment de taxer les holdings et les liquidités qui s'y trouvent lorsqu'elles sont restées longtemps intouchées, les biens professionnels au moment de la transmission, une refonte du pacte Dutreil ou encore la création d'un impôt différentiel sur la fortune personnelle, s'inspirant du principe de l'impôt plancher défendu par Gabriel Zucman. Par ailleurs, les hauts patrimoines ne seraient pas les seuls concernés. Selon les Sages de la rue Cambon, l'épargne réglementée, c'est-à-dire les Livrets A ou les livrets de développement durable et solidaire (LDDS), devrait être réduite. Ils préconisent aussi « un rapprochement plus marqué de l'imposition des locations meublées et non meublées », ainsi qu'une « diminution des droits de mutation à titre onéreux », aussi appelés frais de notaire.Autant de pistes préconisées par le Conseil des prélèvements obligatoires qui pourraient raviver les débats alors que les discussions sur le projet de loi de financement de la Sécu recommencent ce mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée, pour une seconde lecture. Le Premier ministre a reçu lundi, à Matignon, les responsables socialistes. À l'orée de dix jours cruciaux, chacun fait monter la pression sur l'autre. Le patron d'Horizons, Édouard Philippe, ce mardi matin, a ouvert la voie à un vote contre ou une abstention lors du bureau politique de sa formation.En décembre 2024, c'est sur le budget de la Sécu que Michel Barnier était tombé. Un an après, un vote en bonne et due forme, semble extrêmement complexe et certains commencent à évoquer l'idée d'un éventuel recours au 49.3. Mais le Premier ministre, Sébastien Lecornu, l'avait annoncé début octobre, répondant à une exigence du Parti socialiste : il n'utilisera pas l'article 49.3 de la Constitution pour faire passer les textes budgétaires à l'Assemblée nationale.Alors, le gouvernement pourrait-il finalement avoir recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter l'un de ses textes budgétaires ? Que se passe-t-il si l'Assemblée nationale n'adopte pas le budget ? Quelles conséquences pour les finances publiques et les entreprises ? La construction du budget 2026 inquiète nombre de chefs d'entreprise, dont certains sont confrontés à d'importants problèmes de trésorerie du fait des retards de paiement dans le secteur public, notamment du côté des collectivités territoriales. Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs d'entre eux.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - Le Point - Louis HAUSALTER - Journaliste politique – Le Figaro- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction - L'Usine Nouvelle - Anne-Charlène BEZZINA - Constitutionnaliste et politologue, maître de conférences en droit public - Université de Rouen et Sciences Po
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C dans l'air l'invité du 24 novembre 2025 avec Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de Somme toute, aux éditions Grasset.Pour conjurer la perspective d'un rejet du budget à la fin de l'année et tenter de dégager des "compromis", Sébastien Lecornu veut changer de méthode en réunissant les partis sur des "priorités absolues" comme la sécurité, l'agriculture et l'énergie et en soumettant ensuite ces discussions à des votes thématiques au Parlement. Soulignant "l'alerte" constituée par le rejet quasi-unanime du volet "recettes" du budget de l'Etat par les députés ce week-end, ce qui les a empêchés d'examiner la partie "dépenses", le Premier ministre a annoncé un changement de méthode d'ici la reprise des débats budgétaires à l'Assemblée mi-décembre.À cette fin, il va recevoir l'ensemble des formations politiques ainsi que les partenaires sociaux pour discuter de cinq thèmes vus comme des "priorités (...) absolues" : le déficit, la réforme de l'Etat, l'énergie, l'agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure. Le résultat de ces discussions pourrait donner lieu dans la foulée à des votes par thématique afin de créer "un cadre de compromis" ensuite sur le budget, a précisé Matignon. Parallèlement à ces discussions, les projets de budget de l'Etat et de la Sécurité sociale vont poursuivre leur route au Sénat.Il a réaffirmé que le budget 2026 devra "garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB", dénonçant "une forme de cynisme", s'en prenant aux "comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national" .Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de "Somme toute", aux éditions Grasset, est notre invité. Il reviendra avec nous sur le rejet à la quasi-unanimité du volet recettes du budget à l'Assemblée nationale, et sur les différents scénarios à prévoir. Un budget sera-t-il voté avant la fin de l'année ? Et quelles leçons politiques peut-on tirer de cette séquence ? Un compromis sur le budget 2026, tel que souhaité par le Premier ministre, est-il possible ?
C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico
C dans l'air l'invité du 24 novembre 2025 avec Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de Somme toute, aux éditions Grasset.Pour conjurer la perspective d'un rejet du budget à la fin de l'année et tenter de dégager des "compromis", Sébastien Lecornu veut changer de méthode en réunissant les partis sur des "priorités absolues" comme la sécurité, l'agriculture et l'énergie et en soumettant ensuite ces discussions à des votes thématiques au Parlement. Soulignant "l'alerte" constituée par le rejet quasi-unanime du volet "recettes" du budget de l'Etat par les députés ce week-end, ce qui les a empêchés d'examiner la partie "dépenses", le Premier ministre a annoncé un changement de méthode d'ici la reprise des débats budgétaires à l'Assemblée mi-décembre.À cette fin, il va recevoir l'ensemble des formations politiques ainsi que les partenaires sociaux pour discuter de cinq thèmes vus comme des "priorités (...) absolues" : le déficit, la réforme de l'Etat, l'énergie, l'agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure. Le résultat de ces discussions pourrait donner lieu dans la foulée à des votes par thématique afin de créer "un cadre de compromis" ensuite sur le budget, a précisé Matignon. Parallèlement à ces discussions, les projets de budget de l'Etat et de la Sécurité sociale vont poursuivre leur route au Sénat.Il a réaffirmé que le budget 2026 devra "garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB", dénonçant "une forme de cynisme", s'en prenant aux "comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national" .Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de "Somme toute", aux éditions Grasset, est notre invité. Il reviendra avec nous sur le rejet à la quasi-unanimité du volet recettes du budget à l'Assemblée nationale, et sur les différents scénarios à prévoir. Un budget sera-t-il voté avant la fin de l'année ? Et quelles leçons politiques peut-on tirer de cette séquence ? Un compromis sur le budget 2026, tel que souhaité par le Premier ministre, est-il possible ?
C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico
Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 20 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 17 octobre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.QU'ATTENDENT LES FRANÇAIS DES HOMMES POLITIQUES ?Après la nouvelle nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 10 octobre, 56 % Français ne souhaitaient pas que l'une des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national soit votée, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV, publiée mercredi. Ils ont été exaucés, avec le rejet des deux motions de censure jeudi matin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé dans sa déclaration de politique générale qu'il proposerait au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites « jusqu'à l'élection présidentielle ». Selon le sondage Elabe, 67 % des Français sont pour cette suspension et 29 % s'y disent même « très favorables » et 38% « plutôt favorables ». 33 % des Français sont contre cette suspension, dont 13 % de Français qui se disent « très opposés » à cette annonce du chef du gouvernement. Toutefois, 64 % des Français sont mécontents de la composition du gouvernement et 51 % des personnes interrogées sont même favorables à une dissolution et à de nouvelles élections législatives.Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen se maintiennent en tête des personnalités suscitant le plus de satisfaction si elles remportaient l'élection présidentielle (33 % dans les deux cas), selon le baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche. Pour la première fois, la troisième place du podium est occupée par une personnalité du même bord : Marion Maréchal, avec 24 % des Français qui seraient satisfaits. Cette progression de Marion Maréchal dans le classement s'explique par une baisse importante pour les autres personnalités, situées à droite et au centre, comme Bruno Retailleau qui enregistre une forte baisse (20 %, -7 points en un mois). Au centre, on observe aussi des baisses importantes pour Edouard Philippe (22 %, -3 points), Gabriel Attal (19 %, -5 points) et Gérald Darmanin (19 %, -5 points). Le pouvoir d'achat demeure la première préoccupation des Français (50 %, -1 point), devant l'avenir du système social, cité par 44 %. La préoccupation pour l'avenir du système social progresse de 3 points en un mois et de 9 points depuis juillet. 88 % des Français sont pessimistes sur la situation économique du pays et 67 % sur leur propre situation économique. Ils ont notamment le sentiment que la situation du pouvoir d'achat va se détériorer (78 %), tout comme celle du niveau de la dette publique (77 %) ou encore du niveau de la fiscalité (70 %).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:30 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Sébastien Lecornu a été reconduit à Matignon vendredi à 22 heures, et hier, la composition du nouveau « nouveau » gouvernement a également été annoncée vers 22 heures… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.