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Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher. La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite. Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie. «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il. Craintes pour l'emploi À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite. Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. » « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. » « La Roumanie ne peut se passer du charbon » En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste. Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « Nous assurons la sécurité énergétique nationale. La Roumanie ne peut se passer du charbon », insiste Mircea Gherendi. Mineur depuis 31 ans, il travaille sur une excavatrice. « L'Union européenne a-t-elle compris que la Roumanie avait besoin du charbon ? Non. Que la Roumanie se convertisse au gaz n'augure rien de bon. Car le gaz est très cher », s'inquiète-t-il, face aux projets de transformer certaines centrales à charbon en centrales à gaz, dont l'énergie devrait alors être importée. Malgré le délai supplémentaire négocié avec l'Union européenne, il y a quelques semaines à peine, les contrats de près de 1 800 personnes n'ont pas été renouvelés par l'entreprise publique dans l'une des centrales à charbon de la région. Une vallée ponctuée de centrales Juste à côté de la mine, la centrale de Rovinari est l'une de celles qui ponctue le paysage de la vallée. Le long de la route, on dirait de gigantesques paquebots gris et rouillés, flanqués d'imposantes tours de refroidissement. On suit Marius Bizga vers la salle des machines. Il dirige cette centrale vieille de plus d'un demi-siècle. « La centrale avait six unités au départ, mais il n'y en a plus que trois aujourd'hui, de 330 mégawatts chacune. Et une seule est en marche en ce moment », en cette période de printemps, où les besoins en chauffage et en climatisation sont faibles, expose-t-il. « Là, c'est la chaudière, vous pouvez voir la combustion à travers ces fenêtres. Le charbon arrive de chaque côté, ici, puis est broyé très fin avant d'être brûlé », explique le directeur, depuis le cœur de l'usine, une cathédrale de métal traversée par de gigantesques tuyaux d'où s'échappent quelques gouttes d'eau des circuits de refroidissement. Marius Bizga nous emmène ensuite dans la salle de contrôle. On peut y observer en temps réel la production d'électricité de la centrale. Aujourd'hui, le charbon représente encore un peu moins de 15% de l'électricité produite dans le pays. L'entreprise met en avant les investissements réalisés ces dernières années, à hauteurs de plusieurs centaines de millions d'euros pour réduire les émissions de gaz toxiques de ses centrales. « La première unité a été mise en service en 1972. À partir de 2004, toutes les unités ont été modernisées, assure le directeur. Nous avons ainsi investi pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. Nous respectons toutes les exigences en matière de protection de l'environnement », insiste-t-il. Deux fois plus de CO2 que le gaz Au-dessus de l'usine, la fumée blanche a remplacé la fumée noire ou grise du passé. Mais, même si les émissions de gaz toxiques ont été réduites, le charbon reste la source d'électricité la plus polluante : près de deux fois plus de CO2 que le gaz naturel, une autre énergie fossile. La police de l'environnement dans le comté de Gorj a aussi infligé plusieurs amendes ces dernières années à des centrales de l'entreprise publique CE Oltenia, notammment pour avoir dépassé les seuils de pollution de l'air. Malgré les conséquences pour l'environnement et pour la santé, de nombreux habitants continuent de soutenir l'industrie du charbon, au nom de l'emploi local ou encore de l'indépendance énergétique du pays. « S'ils veulent fermer les mines et les centrales, ce n'est pas parce que ça pollue, c'est pour nous ruiner économiquement », croit savoir Daniel, 52 ans, cheminot rencontré sur une place de Targu Jiu, chef lieu du comté. « Ils ne veulent plus qu'on soit indépendants de l'Union européenne sur le plan énergétique. [...] Si les centrales à charbon et les mines ferment, ça augmentera automatiquement le chômage alors qu'on est déjà en train de s'appauvrir. Si on ne produit plus rien, cette région, ce sera une zone morte. Voilà les conséquences de la fermeture des mines et des centrales », s'alarme-t-il. Cet habitant assure qu'il n'a jamais été préoccupé par les conséquences sanitaires de l'exploitation du charbon. Retards Si les habitants ne voient pas d'alternatives au charbon, c'est aussi parce que les projets qui devaient remplacer le lignite n'ont pas été lancés à temps, voire pas du tout. À Bucarest, la capitale roumanie, nous avons rendez-vous avec l'ONG environnementale Bankwatch. « Le gouvernement de Roumanie s'est engagé en 2021, à sortir du charbon en 2032, rappelle Eliza Barnea, qui gère la campagne pour une transition juste chez Bankwatch Roumanie. Pour ça, le pays a reçu presque 2 milliards d'euros » de la part de l'Union européenne, pour convertir en centrales à gaz certaines centrales à charbon et construire des parcs photovoltaïques. Or, les projets de centrales à gaz n'ont pas encore dépassé le stade de l'appel d'offres et la construction des parcs photovoltaïques n'a pas encore commencé. Selon elle, la responsabilité de ces retards revient surtout à l'État roumain. La Commission européenne a néanmoins été trop « permissive » avec Bucarest, estime-t-elle. Des émissions de CO2 non déclarées ? Il y a quelques mois, le complexe énergétique Oltenia a aussi été épinglé dans une enquête journalistique publiée par Follow The Money. L'entreprise est soupçonnée d'avoir sous-estimé ses émissions de CO2. Grâce à cela, elle aurait économisé près de 250 millions d'euros sur ses quotas européens d'émissions de dioxyde de carbone. Jointe par téléphone, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission européenne sur les questions d'énergie, confirme qu'une enquête a été ouverte à Bruxelles, notamment sur ce point, mais n'est « pas en mesure d'en dire plus tant que l'enquête est en cours ». Elle défend aussi la décision d'accepter de reporter la fermeture de certaines centrales à charbon, un secteur qui est pourtant le principal émetteur de CO2 du pays. « Je ne dirais pas que nous payons la Roumanie pour qu'elle conserve ses centrales électriques à charbon », se défend-elle. « Nous continuons à encourager l'élimination du charbon et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La Roumanie a des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe à l'heure actuelle, tout en étant fortement dépendante des combustibles fossiles. Or, on constate que les États membres qui ont la plus grande part d'énergies renouvelables ont également tendance à avoir les prix de l'électricité les plus bas. C'est pourquoi nous encourageons la Roumanie à prendre des mesures en faveur de la décarbonation et de l'électrification, car cela se traduit en fin de compte par des prix plus bas pour les consommateurs », avance la porte-parole. Panneaux solaires Anna-Kaisa Itkonen estime que la Roumanie a enregistré des avancées importantes pour réduire ses émissions de CO2 et développer les énergies renouvelables. Le pays est, en effet, l'un des États membres qui a le plus diminué ses émissions de dioxyde de carbone depuis les années 90. Eliza Barnea, de l'ONG bankwatch, voit elle aussi des raisons d'espérer, comme le développement des panneaux solaires chez les particuliers, avec le soutien de l'État. Ainsi, « ces dernières années, le nombre d'autoconsommateurs d'électricité a beaucoup augmenté. Face à la hausse des prix causée par les conflits internationaux, les gens sont attirés par la perspective d'être plus indépendants du point de vue énergétique, de ne pas être exposés à la volatilité des prix », analyse-t-elle. L'ONG se réjouit aussi du développement de projets d'énergies renouvelables par de petites municipalités d'Olténie, comme Turceni, dont la municipalité « vient de déposer des demandes de géothermie, l'une des sources de chaleur les moins chères et plus propres. On espère que, petit à petit, ces initiatives locales vont contribuer à faire avancer la transition », conclut-elle. Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 juin 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.CHOSE FRANCE OU LOSE FRANCE ?La 9e édition du salon Choose France, sorte de sommet économique qui doit mettre en lumière la capacité du pays d'attirer des projets internationaux, a réuni plus de 200 patrons et investisseurs étrangers au château de Versailles. Cette année l'événement a permis d'annoncer 93 milliards d'euros d'investissements - soit plus que les huit éditions précédentes réunies – au travers de 71 projets, représentant quelque 15.600 emplois.Le géant japonais des investissements dans la tech a promis d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros en France, dont 45 milliards pour la construction de trois centres de données dans les Hauts-de-France d'ici à 2031. La disponibilité d'une électricité abondante, stable et décarbonée, grâce au parc de centrales nucléaires d'EDF, a convaincu SoftBank de choisir l'Hexagone.La procédure accélérée dite « fast track » lancée en mai 2025 par RTE, l'opérateur du réseau de transport d'électricité, a également joué. Elle a permis d'identifier huit sites adaptés aux centres de données de plus de 400 mégawatts (MW) et raccordables au réseau plus rapidement qu'avec une procédure classique. Autre mesure pour attirer plus de centres de données : la loi de simplification de la vie économique du 27 mai 2026 leur permet de bénéficier de la qualité de « projet d'intérêt national majeur » qui emporte plusieurs avantages comme la priorisation du raccordement au réseau d'électricité et la simplification des consultations du public. En revanche, la loi prévoit que le permis de construire pourra être refusé en cas de « tensions structurelles sur la ressource en eau », élément dont les centres de données sont extrêmement gourmands. Une attention particulière a aussi été accordée avec succès aux établissements financiers à la recherche d'une terre d'asile dans l'Union européenne après le Brexit : chaque année depuis 2019, le baromètre Ernst et Young (EY) place la France en tête du classement des pays européens les plus attractifs.Toutefois, certains entrepreneurs français ont fini par se lasser de Choose France. Ils auraient souhaité que l'attention accordée avec constance aux groupes étrangers susceptibles d'investir chez nous soit la même pour eux. En novembre dernier, l'Élysée a organisé le premier « Choose France - Édition France » pour mettre à l'honneur les entreprises tricolores qui, elles aussi, choisissent d'investir en France. Elles ont eu droit de se réunir… à la Maison de la Chimie.IA : L'EUROPE PEUT-ELLE NE PLUS DÉPENDRE DES USA ?La Commission européenne a dévoilé mercredi un grand plan pour la « souveraineté technologique », au risque de déclencher un nouveau bras de fer avec les Etats-Unis de Donald Trump. Pour son projet de « reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique », l'UE s'inquiète tout particulièrement de sa dépendance aux géants américains des services informatiques à distance ou « cloud ». Amazon, Microsoft et Google contrôlent 70% du marché européen. Or les services numériques reposant sur des fournisseurs américains, notamment dans la défense, mais aussi la santé pourraient être désactivés via un mécanisme d'arrêt d'urgence (ou « kill switch » en anglais), en cas de crise ouverte avec l'administration Trump.Le plan présenté par la Commission concentre les investissements sur les maillons jugés critiques : la production de semi-conducteurs, le développement de capacités européennes en intelligence artificielle, le stockage et le traitement des données, ainsi que la sécurisation des infrastructures numériques. Les entreprises de l'IA et du cloud pourraient être tenues de fournir des garanties pour décrocher des contrats publics. Pour renforcer la sécurité des données européennes dans certains secteurs critiques, comme la défense, la Commission va exiger que leur stockage ait lieu dans des centres de données appartenant à des fournisseurs européens. Pour combler le retard européen en matière de stockage des données, l'exécutif bruxellois prévoit de tripler les capacités installées au cours des cinq à sept prochaines années, afin d'atteindre 60 gigawatts, contre 12 aujourd'hui. Un investissement estimé à quelque 200 milliards d'euros, incombant essentiellement au secteur privé. Pour optimiser le stockage, une mutualisation des capacités entre États membres est également envisagée sous le label EuroCloud.Sur le volet IA, le texte cible trois domaines prioritaires : la robotique, les applications industrielles et la course aux grands modèles génératifs, celle où s'affrontent ChatGPT, Gemini et leurs rivaux. L'ambition affichée : créer « l'équivalent d'un CERN pour l'IA », un grand programme qui réunirait les meilleurs chercheurs européens autour des machines les plus puissantes, à l'image de ce que le laboratoire de physique de Genève a représenté pour la recherche nucléaire.Ces propositions vont maintenant être débattues au Conseil de l'Europe et au Parlement, avant de revenir d'ici un an vers les Etats membres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Commission européenne prépare une nouvelle réglementation sur l'équité numérique. Dans son viseur, les monnaies virtuelles utilisées dans les jeux mobiles comme Candy Crush, Clash of Clans ou Subway Surfers. Une initiative qui inquiète les grands acteurs européens du secteur, qui redoutent des conséquences sur leur compétitivité. Lorsque vous téléchargez Candy Crush ou Clash of Clans, vous ne payez généralement rien. Le jeu est gratuit. C'est ce que l'on appelle le modèle « free to play », littéralement « gratuit pour jouer ». Contrairement aux jeux vidéo sur console ou sur ordinateur, qui sont souvent vendus plusieurs dizaines d'euros à l'achat, les éditeurs de jeux mobiles attirent des centaines de millions de joueurs sans leur demander de payer au départ. Alors comment gagnent-ils de l'argent ? En partie grâce à la publicité, mais surtout grâce à une petite partie des joueurs qui réalisent des achats directement dans le jeu. Ces achats prennent souvent la forme de gemmes, de pièces virtuelles, de bonus ou encore de personnages spéciaux. Le joueur dépense de l'argent réel pour acquérir ces monnaies virtuelles, qu'il utilise ensuite pour progresser plus rapidement ou débloquer certains contenus. À lire aussiCandy Crush: l'histoire, le succès et le modèle économique du jeu mobile aux 3 milliards de téléchargements Pourquoi la Commission européenne s'intéresse-t-elle aux monnaies virtuelles ? C'est précisément là que se situe le problème aux yeux de Bruxelles. Dans de nombreux jeux mobiles, le joueur ne dépense pas directement des euros ou des dollars. Il dépense une monnaie virtuelle achetée au préalable. La question que se pose la Commission européenne est simple : le joueur comprend-il toujours ce qu'il dépense réellement ? Si un objet coûte 5 euros, le prix est immédiatement compréhensible. Mais s'il coûte 700 gemmes obtenues dans un pack de 1 200 gemmes acheté 5 euros, la perception de la dépense devient beaucoup moins intuitive. Et lorsque plusieurs monnaies virtuelles coexistent dans un même jeu, la situation peut devenir encore plus complexe. Avec son projet de « Digital Fairness Act », ou loi sur l'équité numérique, la Commission européenne souhaite examiner ces pratiques et renforcer la transparence des prix. L'objectif affiché est de mieux protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, particulièrement présents sur ce type de jeux. Les éditeurs craignent une menace pour leur compétitivité Cette perspective inquiète fortement l'industrie du jeu vidéo mobile. Dans les colonnes du Financial Times, les dirigeants de plusieurs grands studios européens ont exprimé leurs préoccupations. Selon eux, certaines mesures pourraient conduire à l'apparition de messages ou de rappels destinés à contextualiser les dépenses réalisées par les joueurs, au risque de dégrader l'expérience utilisateur. Mais leurs inquiétudes dépassent la seule question du confort de jeu. Les responsables de l'industrie rappellent que le jeu mobile constitue l'un des rares secteurs du numérique dans lesquels l'Europe peut encore revendiquer une position de leader mondial. Selon les industriels, le secteur représente près de 8 milliards d'euros de revenus en Europe. Ils redoutent donc qu'une réglementation trop contraignante ne pénalise les acteurs européens face à leurs concurrents américains et chinois. Au-delà des jeux vidéo, le débat soulève une question économique plus large. Les responsables politiques européens souhaitent voir émerger des champions technologiques capables de rivaliser avec les géants mondiaux du numérique. Mais dans le même temps, l'Union européenne entend encadrer davantage certains modèles économiques lorsqu'ils soulèvent des questions de protection des consommateurs. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon équilibre : réguler pour davantage de transparence sans affaiblir les entreprises que l'Europe cherche justement à faire grandir. À lire aussiGabriel Hubert: «Imaginer un futur avec des acteurs numériques européens similaires aux américains»
Au sommaire : Préparer la guerre n'est-ce pas déjà la faire ? C'est une question que se pose Philosophie magazine, qui invite autant à refuser le défaitisme que la naïveté.La Commission européenne a dévoilé son paquet pour renforcer la souveraineté technologique de l'Europe. Il s'agit d'un plan massif pour réduire la dépendance du continent aux géants américains du numérique.Certains candidats à l'élection présidentielle ne semblent pas prêts à engager le débat autour de la réforme des retraites. Qui osera dire qu'il faut travailler plus longtemps ?Le gouvernement va relancer le système de la consigne pour les bouteilles en plastique. Le Plan plastique prévoit le déploiement d'un dispositif de récupération et de recyclage des bouteilles et des canettes usagées.Le tennis a-t-il besoin d'une révolution ? Alors que la fin de Roland Garros approche, les instances du tennis professionnelles font face à une équation difficile : comment respecter les puristes tout en prenant en compte la génération « zapping » ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il aura suffi d’un adolescent de quinze ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le pseudonyme « breach3d » restera dans les annales de la cybersécurité publique française, moins pour la sophistication du geste que pour ce qu’il révèle sur l’état réel des systèmes d’information de l’État. Paul-Olivier Gibert, ancien président de l’AFCDP et fondateur de POG Consulting, a adressé dès les premières heures une analyse lucide de l’incident. Il n’y cherchait ni sensationnalisme ni procès à charge, mais une lecture de fond : ce que la récurrence de ces accidents dit sur la relation de confiance numérique entre l’État et ses citoyens. Piratage de l’ANTS, quand l’État numérique perd sa présomption de sécurité Il aura suffi d’un adolescent de 15 ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes. Image Midjourney Une faille aussi basique qu’elle est révélatrice La technique exploitée porte un nom barbare, « Insecure Direct Object Reference » (IDOR), mais son principe est d’une simplicité déconcertante. Imaginez un vestiaire de piscine dont les consignes seraient numérotées séquentiellement et dont la serrure accepterait n’importe quel numéro entré au clavier, sans vérifier que l’utilisateur est bien le titulaire du casier. C’est exactement le mécanisme qu’a exploité l’adolescent. En faisant varier un identifiant dans une requête, il pouvait parcourir en force brute l’ensemble des dossiers. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié cette faille d’« agaçante » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026, précisément parce qu’elle figure parmi les premières vérifications lors de tout audit de sécurité sérieux. Paul-Olivier Gibert formule la chose sans circonvolutions : des dispositions qui auraient dû être naturelles n’ont tout simplement pas été prises. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié de piratage de l’ANTS d’« agaçant » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026. Image Midjourney. Ce qui rend l’affaire plus préoccupante encore, c’est la chronologie : des alertes auraient circulé sur le dark web dès septembre 2025, soit sept mois avant les faits. Si l’État a été averti et n’a pas réagi, la question de la chaîne de vigilance interne se pose avec une acuité particulière. Les données les plus critiques épargnées… ouf ! La bonne nouvelle, et elle existe, est que les données les plus critiques, celles liées aux documents d’identité, n’auraient pas été compromises par cette faille spécifique. Ce qui a été exposé, noms, prénoms, adresses électroniques, est néanmoins suffisant pour alimenter des campagnes de phishing ciblées et des tentatives d’usurpation d’identité. L’administrateur de l’AFCDP en sait quelque chose : victime lui-même d’une fuite chez un opérateur télécom, il a subi pendant des mois des tentatives d’escroquerie exploitant ses références bancaires et ses coordonnées. « Avec moi, ça n’a pas marché, » dit-il, avant d’ajouter que pour des personnes moins habituées à ces pratiques, les conséquences peuvent être extrêmement déstabilisantes. Piratage de l’ANTS : une série noire qui ne doit rien au hasard Le piratage de l’ANTS ne survient pas dans un vide. Il s’inscrit dans une série qui commence à ressembler à un problème structurel. La fuite FICOBA de janvier 2026 a exposé 1,2 million de comptes bancaires. L’attaque contre France Travail en 2024 avait touché l’ensemble des inscrits sur vingt ans, avec numéros de sécurité sociale, adresses et numéros de téléphone. ÉduConnect a subi ses propres déboires. La Commission européenne elle-même a connu un incident similaire, et il lui a fallu cinq jours pour s’en apercevoir, alors que les directives de sécurité imposent un délai de vingt-quatre heures. Piratage de l’ANTS, connaît-on les « usual suspects » ? L’Etat ne porte pas de pancarte. Image Gemini Le Premier ministre Sébastien Lecornu a eu le mérite de nommer le problème clairement : les fonctions numériques des ministères ont été délaissées budgétairement, accumulant une dette technique importante. La Cour des comptes avait d’ailleurs signalé au ministère de l’Intérieur qu’il négligeait régulièrement ses investissements numériques. Ce que Paul-Olivier Gibert souligne, c’est que ce diagnostic, juste dans son principe, ne vaut que s’il est suivi d’effets réels. 80% des violations de données évitables La CNIL, sous la présidence de Marie-Laure Denis, n’est pas plus rassurante sur ce point. Dans son rapport annuel 2025 publié le 18 mai 2026, elle estimait que 80 % des violations de données auraient pu être évitées avec trois mesures de base : des systèmes robustes, une détection d’anomalies et une hygiène numérique élémentaire. Le secteur public représente désormais 20 % des violations de données notifiées à la Commission, contre 11 % en 2023. La progression est logique selon Paul-Olivier : les systèmes publics cumulent les failles les plus accessibles et les données les plus précieuses pour les opérations de fraude. La question des responsabilités, ou l’art de diluer l’imputabilité C’est là que l’analyse prend une dimension qui dépasse la technique. Un RSSI du secteur privé interrogé dans le cadre de cette affaire a résumé la situation avec une franchise brutale : « Si l’un de nos développeurs livrait en production une API exposée à une faille IDOR sur des données personnelles, il perdrait son poste dans la journée. Et moi, presque dans la même semaine. » Paul-Olivier ne prône pas l’application mécanique de cette logique au secteur public, dont le régime statutaire est fondamentalement différent du droit du travail contractuel. Mais il ne peut pas ignorer que des négligences avérées, connues parfois de longue date, ne semblent appeler aucune conséquence personnelle. La difficulté tient en partie à l’architecture même de l’État contemporain. L’ANTS n’est pas le ministère de l’Intérieur. C’est un établissement public administratif, une entité distincte dans la longue chaîne d’agences, d’opérateurs et d’autorités indépendantes qui composent ce qu’on appelle commodément « l’État ». Un rapport sénatorial de 2024 sur l’agencification a pointé explicitement cette « dilution des responsabilités » et l’émergence d’un « État à côté de l’État » qui affecte la lisibilité de l’action publique. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est vraiment. Paul-Olivier Gibert a partagé son point de vue sur le piratage de l’ANTS avec nous Paul-Olivier formule ce paradoxe ainsi : « l’État a une responsabilité particulière à l’égard des Français, » pour reprendre les termes employés par Marie-Laure Denis lors de la présentation de ce même rapport annuel 2025, mais encore faut-il savoir qui incarne concrètement cette responsabilité quand quelque chose se passe mal. La réponse reste troublante de flou. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la faille de l’ANTS était connue en interne et que rien n’avait été fait pour la corriger. 200 millions d’euros : rustine ou viatique ? C’est précisément le risque que pointe le fondateur de POG Consulting face à l’annonce des 200 millions d’euros débloqués par Sébastien Lecornu au lendemain de l’incident. La ministre en charge du numérique avait elle-même jugé la somme insuffisante. Paul-Olivier ne conteste pas l’utilité d’un tel investissement, mais il en conditionne l’efficacité à quelque chose que l’argent seul ne peut pas acheter. « S’il s’agit de changer une culture, ça ne se mesure pas en millions. Ça coûte des millions, mais ce n’est pas le bon mode d’évaluation. »— Paul-Olivier Gibert La dette technique accumulée depuis plusieurs dizaines d’années dans les systèmes d’information publics ne se solde pas avec un chèque. Elle suppose d’abord une prise de conscience, à tous les niveaux de décision, de l’importance stratégique et démocratique de ces systèmes. Sans cette conscience préalable, les crédits seront absorbés par des opérations de communication ou des audits partiels, sans transformation durable. Le rapport annuel 2025 de la CNIL le dit clairement : la plupart des problèmes recensés ne relèvent pas d’attaques d’une sophistication extrême. Ce sont des postures de sécurité élémentaires qui n’ont pas été adoptées. Le vrai défi n’est donc pas financier en première instance. Il est culturel et managérial. Piratage de l’ANTS : la culture comme angle mort C’est peut-être là le point le plus inconfortable de l’analyse. Paul-Olivier Gibert observe qu’on n’a jamais vu un directeur des systèmes d’information accéder à la direction d’une administration centrale. On a vu des directeurs d’administration centrale devenir ministres. Le numérique reste, dans la culture administrative française, un domaine technique subordonné, géré par des spécialistes que les décideurs ne comprennent pas vraiment et dont ils sous-estiment structurellement les alertes. Dans les entreprises privées, la compréhension des enjeux liés à l’activité technique du métier est (un peu plus) intégrée à la culture managériale. Elle ne l’est pas dans les administrations d’État. Ce fossé culturel explique en partie pourquoi des décideurs publics de haut niveau ne visualisent pas concrètement les conséquences d’une faille de sécurité informatique. La cybersécurité reste pour eux un « détail technique » dont ils ne mesurent l’importance qu’une fois l’incident survenu. Pour ma part, je note que la réforme annoncée par le gouvernement, avec la fusion de la DINUM dans un ensemble institutionnel remanié, soulève davantage de questions qu’elle n’en résout. Changer les noms ne change pas les cultures. La vraie question est de savoir si ces restructurations s’accompagneront d’une modification des modes de travail et de recrutement, sans oublier la valorisation des compétences numériques au sein de l’État. Et, à mon humble avis, il reste à savoir si les responsables opérationnels seront désormais évalués sur leur performance en matière de sécurité des données au même titre que sur leurs résultats habituels. La confiance numérique et le parallèle du consentement à l’impôt L’angle conceptuel que Paul-Olivier Gibert introduit dans ce débat mérite qu’on s’y attarde. Le consentement à l’impôt, concept forgé au XIXe siècle pour qualifier l’acceptation par les citoyens de leur participation au financement de l’État, trouve aujourd’hui un pendant numérique. Dans une société de plus en plus digitalisée, les citoyens confient à l’État, de manière obligatoire et non négociable, un volume croissant de données personnelles sensibles. En échange, ils attendent une protection de niveau comparable à ce qu’offrent les acteurs privés de référence. Ce parallèle est plus pertinent qu’il n’y paraît. Un opérateur télécom qui laisse fuire des données bancaires s’expose à la défiance de ses clients, qui peuvent se tourner vers un concurrent. L’ANTS, elle, est en situation de monopole absolu. On n’a pas le choix de l’interlocuteur pour renouveler un passeport ou un permis de conduire. Ce monopole crée une responsabilité spécifique et renforcée. Comme l’administrateur de l’AFCDP le formule avec une ironie contenue : on peut changer d’opérateur télécom, mais changer de nationalité pour éviter l’ANTS, c’est une autre affaire (en substance). Ce que l’on peut appeler la « réassurance numérique » des citoyens vis-à-vis de l’État n’est donc pas une exigence excessive. C’est la contrepartie naturelle d’un État qui a fait du numérique le canal quasi exclusif de ses démarches administratives. Et c’est d’autant plus vrai que la numérisation de l’État a, par ailleurs, produit des résultats tangibles : Paul-Olivier lui-même note que l’expérience utilisateur de l’ANTS pour le renouvellement d’un passeport est « plutôt bonne. » Le problème n’est pas la numérisation en soi, même si elle exclut une partie des citoyens les moins à l’aise avec les outils digitaux. C’est la dissociation entre l’investissement dans l’expérience utilisateur et celui dans la sécurité sous-jacente. Souveraineté numérique : des discours et des actes La France se positionne régulièrement en championne de la souveraineté numérique européenne, brandissant la menace des GAFAM à la manière d’un étendard. Ce discours a une part de légitimité. Mais le piratage de l’ANTS l’interroge directement. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté numérique des citoyens face aux géants américains tout en laissant proliférer des failles qu’un lycéen peut exploiter depuis son salon. Le paradoxe est d’autant plus cinglant que les critiques adressées aux GAFAM concernent souvent leur usage des données personnelles. Quand il s’avère que l’État protège moins bien ces mêmes données que les plateformes qu’il dénonce, le registre de la souveraineté perd une part substantielle de sa crédibilité. Paul-Olivier Gibert ne se prononce pas sur le classement international de la France en matière de cybersécurité publique. Ce qui l’intéresse, c’est la trajectoire. Et la trajectoire actuelle n’est pas bonne. Reste un facteur d’espoir structurel. Sur le front de l’IA, contrairement à ce qui s’est passé avec les révolutions industrielles précédentes, la messe n’est pas encore dite. Mistral représente une structure crédible et solide qui peut exister dans cet écosystème sans nécessairement rivaliser en taille avec les acteurs américains. Ce que Paul-Olivier retient, c’est la leçon inverse de celui qui bat en retraite sans savoir qu’il n’est pas poursuivi : agir ici et maintenant, sans attendre d’avoir perdu davantage de terrain. Piratage de l’ANTS : l’État numérique se juge sur ses actes Paul-Olivier Gibert conclut avec une formule qu’il adresse directement aux décideurs publics : ils sont désormais attendus sur le bon usage du numérique et la protection des données au même titre que sur leurs résultats dans leur domaine habituel de compétence. Ce n’est plus une dimension optionnelle. C’est une composante à part entière de la responsabilité publique. L’affaire ne sonne pas le glas de la transformation numérique de l’État, qui apporte des bénéfices réels aux citoyens, y compris aux plus fragiles. Paul-Olivier rappelle l’exemple de personnes aphasiques pour qui la possibilité de communiquer par écrit sur un écran a représenté une libération. La numérisation apporte plus qu’elle ne retire. Mais elle crée des vulnérabilités nouvelles que l’État n’a pas encore appris à gérer avec la rigueur qu’elles exigent. Ce que je retiens de cet échange et de cet événement Rejeter la faute sur « l’État » abstrait revient à n’accuser personne, puisqu’une collectivité ne peut être rendue responsable d’une négligence individuelle ou managériale identifiable. Or des négligences identifiables, il y en a ici manifestement. Des alertes circulaient depuis septembre 2025. La faille était connue. Rien n’a été fait. Dans le secteur privé, cela s’appelle une faute grave. Dans la sphère publique, cela s’appelle un dysfonctionnement, et le résultat prévisible d’une telle immunité de fait, c’est qu’on finit par jeter de l’argent sur le problème plutôt que d’en traiter les causes réelles. Les 200 millions annoncés peuvent servir d’amorce, à condition d’être accompagnés d’une attribution claire des responsabilités et d’une évaluation des dirigeants publics sur leur performance en matière de sécurité. Sans cela, on rebaptisera des institutions, on organisera des colloques, et on sera à nouveau surpris qu’un adolescent mal intentionné ait trouvé une faille que personne n’avait jugé urgent de corriger. Avec l’arrivée de l’IA dans le domaine cyber, ces fautes-là ne sont plus admissibles : le niveau de la menace va sans aucun doute possible s’élever de manière considérable. L’État numérique, pour reprendre les termes du communiqué de Paul-Olivier Gibert, doit établir la confiance par la preuve. On jugera aux actes. À propos de Paul-Olivier Gibert Paul-Olivier Gibert est fondateur de POG Consulting, cabinet spécialisé dans la stratégie numérique, la gouvernance des données et la conformité RGPD. Il a été pendant plusieurs années président de l’AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données personnelles), dont il est aujourd’hui administrateur. Auteur et conférencier reconnu sur les enjeux de protection des données, de souveraineté numérique et de cybersécurité, il intervient régulièrement auprès d’organisations publiques et privées en France et en Europe. Ancien cadre dirigeant dans le secteur des services numériques, il a conduit de nombreuses missions de transformation et de mise en conformité RGPD pour des administrations, des entreprises du CAC 40 et des organismes de sécurité sociale. Son expérience au carrefour du public et du privé lui confère une lecture particulièrement affinée des tensions entre impératif de modernisation, lacunes structurelles de l’administration et montée du niveau des menaces cyber. The post Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités appeared first on Marketing and Innovation.
Menace sur la recherche en Belgique. Le ministre des Finances, Jan Jambon, prépare un projet qui réduit l'exonération de précompte professionnel accordée au chercheur dans les unifs et les hôpitaux. La tension est à son comble dans le secteur de l'enseignement. Grève générale aujourd'hui dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles alors que le gouvernement veut faire passer en force sa réforme au Parlement. La procédure de déficit excessif contre la Belgique est suspendue. La Commission estime que les réformes et la réduction des dépenses vont dans le bon sens. Mais, rien n'est fait pour autant. Retrouvez ici le nouvel épisode de Tracker, consacré à l'industrie du jeu vidéo. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Au sommaire :Le ministère de la Justice organisait une simulation de procédure de plaider-coupable pour convaincre les députés de sa réforme de la justice.Une première étape a été franchie vers l'autonomie de la Corse, mais le chemin reste encore long avant de réformer la Constitution.Une rétrospective des peintures de Winston Churchill, Premier ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvre à Londres.Donald Trump aurait qualifié Benyamin Netanyahou de "complètement fou" en raison de l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban.La Commission européenne présente un plan pour réduire la dépendance aux services numériques américains.Un hommage national est rendu à Edgar Morin, sociologue décédé à l'âge de 104 ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Union européenne souhaite renforcer sa cybersécurité en limitant la présence des fournisseurs chinois dans ses infrastructures critiques. Mais cette stratégie se heurte à l'opposition de l'Allemagne et de l'Espagne, qui redoutent les conséquences économiques d'un retrait de Huawei. Derrière ce bras de fer se dessinent les enjeux de souveraineté technologique, de dépendance industrielle et de relations commerciales avec la Chine. Au cœur de cette nouvelle mésentente européenne se trouve le géant chinois Huawei. Depuis plusieurs années, l'entreprise s'est imposée comme l'un des principaux fournisseurs d'équipements de télécommunications dans le monde. Huawei fabrique notamment des antennes 5G, des infrastructures internet, des serveurs ou encore des solutions de cloud. Grâce à des équipements souvent moins coûteux et parfois plus avancés technologiquement que ceux de ses concurrents européens, le groupe chinois a progressivement gagné des parts de marché sur le continent. Résultat : de nombreux opérateurs européens ont intégré du matériel Huawei dans leurs réseaux de télécommunications. Mais cette présence massive inquiète aujourd'hui Bruxelles. Car au-delà des simples équipements, les réseaux de télécommunications sont devenus des infrastructures stratégiques. Contrôler les réseaux, c'est aussi contrôler une partie de l'économie numérique, des communications et des services essentiels. C'est précisément ce qui alimente les inquiétudes occidentales. Depuis plusieurs années, les États-Unis accusent Huawei d'entretenir des liens étroits avec le pouvoir chinois et de représenter un risque pour la sécurité des infrastructures critiques. À lire aussiComment le chinois Xiaomi talonne Apple et Samsung sur le marché mondial du smartphone Bruxelles veut durcir les règles de cybersécurité Jusqu'à présent, l'Union européenne est restée relativement prudente sur le dossier Huawei. Mais la situation évolue. La Commission européenne prépare actuellement une réforme de sa législation sur la cybersécurité. Son objectif est de permettre l'exclusion progressive des fournisseurs considérés comme « à haut risque » des infrastructures critiques européennes. Même si Huawei n'est pas explicitement mentionné dans le texte, l'entreprise chinoise apparaît clairement comme l'une des principales cibles de cette future réglementation. Le problème est que l'Europe s'est largement équipée avec ces technologies au cours des dernières années. Remplacer ces infrastructures ne reviendrait pas simplement à changer quelques antennes. Cela impliquerait de reconstruire une partie importante des réseaux numériques européens. Et la facture pourrait être particulièrement élevée. La Commission européenne estime déjà que le remplacement des équipements concernés représenterait plusieurs milliards d'euros d'investissements. Selon une étude commandée par la Chambre de commerce chinoise auprès de l'Union européenne, le coût pourrait même atteindre près de 370 milliards d'euros d'ici à 2030 si les fournisseurs chinois étaient exclus de nombreux secteurs stratégiques. L'Allemagne et l'Espagne redoutent les conséquences économiques C'est précisément pour cette raison que certains États membres, notamment l'Allemagne et l'Espagne, se montrent réticents face aux projets de Bruxelles. L'Allemagne entretient des liens économiques étroits avec la Chine. Les constructeurs automobiles allemands réalisent une part importante de leurs ventes sur le marché chinois, tandis que de nombreuses industries du pays restent fortement dépendantes des chaînes d'approvisionnement chinoises. Berlin se retrouve donc dans une position délicate. D'un côté, les autorités allemandes reconnaissent les enjeux liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique. De l'autre, elles redoutent les conséquences économiques d'un affrontement avec Pékin. Cette inquiétude est renforcée par les menaces de représailles formulées par la Chine. Pékin a déjà prévenu qu'il pourrait prendre des contre-mesures si Huawei était exclu des réseaux européens. L'Espagne partage également cette prudence. Madrid cherche depuis plusieurs années à attirer les investissements chinois, notamment dans les secteurs des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Derrière la bataille autour de Huawei apparaît donc une fracture plus large au sein de l'Union européenne. Le débat dépasse désormais la seule question des télécommunications. Il touche à la capacité du continent à devenir souverain technologiquement tout en préservant ses intérêts économiques. Car l'Union européenne se retrouve aujourd'hui coincée entre deux grandes puissances. D'un côté, les États-Unis poussent leurs alliés à réduire leur dépendance à la Chine. De l'autre, Pékin demeure un partenaire commercial essentiel pour de nombreuses économies européennes. Toute la difficulté pour les États membres consiste désormais à trouver un équilibre entre sécurité, souveraineté technologique et intérêts économiques. Un défi qui pourrait façonner les relations entre l'Europe et la Chine pour les années à venir. À lire aussiCorruption: le scandale Huawei ébranle le Parlement européen, deux ans après le Qatargate
La réception prochaine des talibans par la Commission européenne suscite l'angoisse des Afghans susceptibles d'être renvoyés vers Kaboul, notre correspondante en Suède les a rencontrés. Nous irons aussi en Belgique auprès des médecins qui documentent les tortures subies par certains demandeurs d'asile. Et en fin d'émission, nous prendrons un peu d'avance sur les vacances d'été, avec une actualité plus souriante : nous verrons comment Berlin met tout en œuvre pour attirer les touristes ! Les talibans sont-ils des interlocuteurs comme les autres ? La Commission européenne le répète, il ne s'agit pas de reconnaitre le régime de Kaboul, il s'agit de discussions techniques pour permettre le renvoi en Afghanistan de migrants déboutés du droit d'asile, ou ayant été condamnés par la justice. Le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères, Abdul Qahar Balkhi, est néanmoins attendu dans la capitale belge, d'après différentes sources. Cette réunion fait polémique à travers l'Europe et notamment en Suède, pays qui joue un rôle central dans cette initiative. À Stockholm, Ottilia Férey est allée à la rencontre de la communauté afghane. Documenter les tortures Les demandeurs d'asile qui fuient les guerres ou les persécutions sont nombreux, de plus en plus nombreux alors que les conflits se multiplient sur la planète. À leur arrivée en Europe, ils doivent exposer leurs traumas, ce qui n'est pas toujours simple. En Belgique, l'association Constats les y aide ; ses médecins reçoivent les victimes de torture et les accompagne dans leurs démarches. Leur travail a fait l'objet d'une enquête intitulée Lire les corps torturés parue dans le numéro 42 de la revue belge Médor, on en parle avec son auteure Céline Mouchart. L'Écosse « championne » de l'Europe Depuis les élections en Écosse, il y a quelques semaines, les députés se sont mis au travail dans un hémicycle très multiculturel et très européen. Car c'est une particularité de cette nation, un membre de l'Union européenne peut non seulement voter, mais aussi être élu au Parlement. C'est ainsi qu'une femme belge, francophone, siège désormais à Holyrood. Profondément européenne, Yi-Pei Chou Turvey veut défendre la proximité entre l'Écosse et l'UE. Notre correspondant Thomas Harms l'a rencontrée. Sommes-nous toujours Berlinois ?! Direction Berlin, ville aussi célèbre - ou presque - pour sa porte de Brandebourg et son mur que pour ses clubs techno. À quelques semaines de l'été, la capitale allemande cherche les touristes. Car ces derniers boudent la capitale allemande. Les raisons sont multiples, mais l'une d'elle préoccupe particulièrement les autorités : l'état de ses rues : Berlin reste en effet la ville la plus sale d'Allemagne, et ça joue sur son image. Alors cette année, la capitale s'est inspirée de Copenhague au Danemark et elle a décidé d'inciter les touristes et les Berlinois à nettoyer la ville. Reportage, Delphine Nerbollier.
La réception prochaine des talibans par la Commission européenne suscite l'angoisse des Afghans susceptibles d'être renvoyés vers Kaboul, notre correspondante en Suède les a rencontrés. Nous irons aussi en Belgique auprès des médecins qui documentent les tortures subies par certains demandeurs d'asile. Et en fin d'émission, nous prendrons un peu d'avance sur les vacances d'été, avec une actualité plus souriante : nous verrons comment Berlin met tout en œuvre pour attirer les touristes ! Les talibans sont-ils des interlocuteurs comme les autres ? La Commission européenne le répète, il ne s'agit pas de reconnaitre le régime de Kaboul, il s'agit de discussions techniques pour permettre le renvoi en Afghanistan de migrants déboutés du droit d'asile, ou ayant été condamnés par la justice. Le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères, Abdul Qahar Balkhi, est néanmoins attendu dans la capitale belge, d'après différentes sources. Cette réunion fait polémique à travers l'Europe et notamment en Suède, pays qui joue un rôle central dans cette initiative. À Stockholm, Ottilia Férey est allée à la rencontre de la communauté afghane. Documenter les tortures Les demandeurs d'asile qui fuient les guerres ou les persécutions sont nombreux, de plus en plus nombreux alors que les conflits se multiplient sur la planète. À leur arrivée en Europe, ils doivent exposer leurs traumas, ce qui n'est pas toujours simple. En Belgique, l'association Constats les y aide ; ses médecins reçoivent les victimes de torture et les accompagne dans leurs démarches. Leur travail a fait l'objet d'une enquête intitulée Lire les corps torturés parue dans le numéro 42 de la revue belge Médor, on en parle avec son auteure Céline Mouchart. L'Écosse « championne » de l'Europe Depuis les élections en Écosse, il y a quelques semaines, les députés se sont mis au travail dans un hémicycle très multiculturel et très européen. Car c'est une particularité de cette nation, un membre de l'Union européenne peut non seulement voter, mais aussi être élu au Parlement. C'est ainsi qu'une femme belge, francophone, siège désormais à Holyrood. Profondément européenne, Yi-Pei Chou Turvey veut défendre la proximité entre l'Écosse et l'UE. Notre correspondant Thomas Harms l'a rencontrée. Sommes-nous toujours Berlinois ?! Direction Berlin, ville aussi célèbre - ou presque - pour sa porte de Brandebourg et son mur que pour ses clubs techno. À quelques semaines de l'été, la capitale allemande cherche les touristes. Car ces derniers boudent la capitale allemande. Les raisons sont multiples, mais l'une d'elle préoccupe particulièrement les autorités : l'état de ses rues : Berlin reste en effet la ville la plus sale d'Allemagne, et ça joue sur son image. Alors cette année, la capitale s'est inspirée de Copenhague au Danemark et elle a décidé d'inciter les touristes et les Berlinois à nettoyer la ville. Reportage, Delphine Nerbollier.
La Commission européenne a invité des responsables talibans à Bruxelles afin de discuter du renvoi d'Afghans condamnés, déboutés du droit d'asile ou en situation irrégulière sur le sol européen. Présentée comme « technique » et sans reconnaissance officielle du régime, cette réunion fait néanmoins polémique, notamment en Suède, pays qui joue un rôle central en coordonnant cette initiative. C'est là-bas, à Stockholm, que notre correspondante a rencontré ceux qui sont terrorisés à l'idée de retourner dans l'Afghanistan des talibans. Le reportage de notre correspondante Ottilia Férey à Stockholm est à écouter dans son intégralité dans l'émission Accents d'Europe. À lire aussiSuède: le gouvernement poursuit un projet de loi visant à dénoncer les migrants sans titre de séjour
La Commission européenne a invité des responsables talibans à Bruxelles afin de discuter du renvoi d'Afghans condamnés, déboutés du droit d'asile ou en situation irrégulière sur le sol européen. Présentée comme « technique » et sans reconnaissance officielle du régime, cette réunion fait néanmoins polémique, notamment en Suède, pays qui joue un rôle central en coordonnant cette initiative. C'est là-bas, à Stockholm, que notre correspondante a rencontré ceux qui sont terrorisés à l'idée de retourner dans l'Afghanistan des talibans. Le reportage de notre correspondante Ottilia Férey à Stockholm est à écouter dans son intégralité dans l'émission Accents d'Europe. À lire aussiSuède: le gouvernement poursuit un projet de loi visant à dénoncer les migrants sans titre de séjour
La nuit a été longue au Parlement fédéral. Après des heures de débats tendus, les députés ont adopté plusieurs textes majeurs dont la loi-programme et la très controversée réforme des pensions. Face à la déferlante chinoise, l’Union européenne veut durcir le ton. La Commission discute aujourd’hui de nouvelles mesures pour protéger l’économie européenne. On ne peut vendre tout et n’importe quoi aux consommateurs européens. C’est le message qu’a tenu à faire passer la Commission au géant chinois Temu en lui infligeant une amende record de 200 millions d'euros pour vente de produits illégaux. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Maria Fossarello est arrivée en France à 17 ans avec un rêve : bosser à la Commission européenne. Quinze ans plus tard, elle est VP RevOps de Welcome to the Jungle après sept ans chez BlaBlaCar (marketing puis Head of Paid Channel global, 20M€ de budget sur 21 pays) et un passage chez Qonto (Head of RevOps). Entre les deux, beaucoup de portes fermées au nez. La Commission européenne d'abord. Innocent ensuite, où elle a candidaté avec une photo d'elle et son smoothie préféré (résultat : réponse automatique). BlaBlaCar Londres, où on lui a proposé un poste de Country Manager qu'elle ne comprenait pas. Tout ce qui rend son parcours intéressant aujourd'hui s'est joué dans la façon dont elle a transformé ces refus en énergie, puis dans la façon dont elle a appris à prendre des sujets que personne ne réclamait dans ses boîtes successives. Cet épisode, c'est une plongée dans le quotidien d'un VP RevOps en scale-up, mais c'est surtout un manuel de carrière pour toutes les Ops qui veulent grandir avec leur boîte plutôt que d'attendre la promotion suivante.Ce que tu vas apprendre dans cet épisode :Comment monter en responsabilité sans titre officiel : sortir de sa fiche de poste, prendre les sujets vacants, et rester volontairement large pour multiplier les opportunités.Pourquoi un VP RevOps doit gagner la confiance de ses pairs (les autres VPs) autant que de sa propre équipe.La méthode 1:1 que Maria a affinée année après année : commencer par l'humain "comment ça va ?", refuser les 1:1 où elle parle toute seule, et pourquoi le peer coaching bat la progress review.Ce qu'il faut tuer en priorité dans une scale-up française : les meetings récurrents à plus de 6 personnes qui durent depuis trop longtemps, et l'illusion que travailler 12 heures par jour rend productif.La différence concrète entre un VP RevOps et un CRO en scale-up : Maria détaille son organigramme chez Welcome (CEO → CRO → 4 VPs en France et UK) et ce que ça change dans son quotidien.Sa position assumée d'anti-framework : pourquoi copier-coller un playbook entre deux contextes ne fonctionne presque jamais, et comment elle pense la priorisation par quarter à la place.Notes complètes, ressources et captures de l'épisode : [lien] Pour aller plus loin :Gemba (terme japonais) : aller sur le terrain avec son équipe pour comprendre un sujet complexe ensemble, pratique reprise de Qonto.Modjo et Dust : outils utilisés par Maria chez WTTJ pour faire des analyses approfondies sur les transcripts de calls (pricing, playbooks, objections).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:43 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Comment avancent les négociations autour des prêts et de l'adhésion de l'Ukraine à l'EU? Benoît Mesnard travaille sur ces dossiers à la Commission, il avait déjà envoyé des notes vocales depuis le train de nuit qui l'emmène régulièrement à Kiev. Il avait promis de me raconter le voyage suivant. - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Malgré des avancées dans les négociations, la guerre entre l'Iran et les États-Unis plonge toujours le commerce mondial dans la tourmente. L'Inde est l'un des pays qui en subit le plus les conséquences, notamment à travers des difficultés d'approvisionnement en gaz de cuisine. Des perturbations qui ont des conséquences à 13 000 kilomètres de là, en Californie. L'Inde est très dépendante du gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour son économie. C'est d'ailleurs le principal combustible utilisé dans la cuisson. Environ 60 % de ce gaz est importé de l'étranger, dont 90 % provenait du Moyen-Orient avant la guerre. Mais avec le blocage du détroit d'Ormuz et les perturbations des chaînes d'approvisionnement, New Delhi a dû revoir sa copie. En mars, pour éviter la pénurie, le gouvernement a publié un décret ordonnant aux raffineurs indiens de maximiser la production de gaz de pétrole liquéfié. Pour augmenter leur production, ces raffineurs n'ont eu d'autre choix que de réduire drastiquement celle d'alkalyte, une sorte de carburant issu d'un procédé chimique complexe, qui aboutit à une essence très pure, dépolluée de plusieurs matières dangereuses, comme le benzène. Reliance Industries, entreprise indienne qui exploite la plus grande raffinerie du monde, fait tourner son unité d'alkylation au strict minimum. Ainsi, d'après le cabinet Kpler, les exportations totales d'alkylates indiennes ont chuté à 33 000 barils par jour. Soit leur plus bas niveau en trois ans. À lire aussiFermetures, rationnements: en Inde, le blocage du détroit d'Ormuz provoque des pénuries de gaz Risque de pénurie en Californie ? Or, à 13 000 kilomètres de là, sur la côte ouest américaine, la Californie est très gourmande en alkylate. C'est un additif très pur, dont la combustion est un peu moins polluante. Il est donc très recherché dans cet État où les normes environnementales sont plus strictes que dans le reste des États-Unis. L'American Fuel & Petrochemical Manufacturers va même plus loin : sans alkylate, la Californie ne peut pas produire son carburant dit « propre ». La Commission de l'énergie de Californie se veut toutefois rassurante : l'État dispose de stocks suffisants et il n'y a pas de pénurie à prévoir. Mais tout de même, la baisse des exportations indiennes signifie moins d'offre, alors que la demande, elle, ne faiblit pas. Résultat : les prix augmentent dans le Golden State. En moyenne, les Californiens paient plus de 6 dollars le gallon (1,36 euro le litre), contre 4,50 dollars le gallon pour la majorité des Américains. À lire aussiPétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?
La Commission européenne lance une alliance des drones avec l'Ukraine pour structurer une filière industrielle européenne. Objectif : produire plus vite, en plus grand nombre, et réduire les dépendances face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie ou encore à l'Iran.
durée : 00:14:41 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Maud Petit, Députée Les Démocrates du Val-de-Marne, Présidente de la commission d'enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses - réalisation : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À l'approche de l'entrée en vigueur du Pacte Asile et Migration de l'Union européenne, prévue mi-juin 2026, plusieurs pays veulent accélérer les procédures d'expulsion de migrants en situation irrégulière. La Commission, elle, invite des Talibans à Bruxelles, représentants d'un gouvernement dont elle ne reconnait pas la légitimité. Asile et migration : En Allemagne, le gouvernement de Friedrich Merz a beaucoup restreint l'accueil de migrants et réfugiés depuis son arrivée au pouvoir. À l'aéroport de Munich, en Bavière, un nouveau terminal est en construction, il devrait être entièrement dédié aux expulsions et être achevé fin 2027. Au total, 35 000 personnes pourraient être renvoyées depuis cet aéroport chaque année. Le projet, controversé, ferait de la Bavière le « champion » en la matière Reportage, Opale Von Kaiser. La Commission européenne a invité des représentants des autorités talibanes d'Afghanistan à Bruxelles, d'ici l'été, pour discuter de ces renvois de migrants en situation irrégulière. Notre Invité : Yves Pascouau, directeur adjoint de l'association Forum Réfugiés. À lire aussiTalibans invités à Bruxelles: au-delà du symbole, un tournant dans la politique migratoire européenne Environnement : Le Portugal lance la consigne SDR : le pays est parmi les plus gros producteurs de déchets ménagers en Europe. Chaque habitant génère 519 kilos d'ordures par an, c'est plus que la moyenne de l'UE et c'est plus qu'il y a dix ans. Problème supplémentaire, 77% de ces déchets ne sont pas recyclés. Pour combler son retard et se conformer aux directives européennes, Lisbonne a mis en place, il y a un mois, un système de consigne pour les bouteilles plastiques et les cannettes. Un système déjà adopté dans certains pays, mais pas dans le sud de l'Europe. La France s'y intéresse aussi d'ailleurs. Pour tout savoir sur la consigne SDR, le reportage à Lisbonne de Marie-Line Darcy. À lire aussiLisbonne: action citoyenne pour la propreté des rues
À l'approche de l'entrée en vigueur du Pacte Asile et Migration de l'Union européenne, prévue mi-juin 2026, plusieurs pays veulent accélérer les procédures d'expulsion de migrants en situation irrégulière. La Commission, elle, invite des Talibans à Bruxelles, représentants d'un gouvernement dont elle ne reconnait pas la légitimité. Asile et migration : En Allemagne, le gouvernement de Friedrich Merz a beaucoup restreint l'accueil de migrants et réfugiés depuis son arrivée au pouvoir. À l'aéroport de Munich, en Bavière, un nouveau terminal est en construction, il devrait être entièrement dédié aux expulsions et être achevé fin 2027. Au total, 35 000 personnes pourraient être renvoyées depuis cet aéroport chaque année. Le projet, controversé, ferait de la Bavière le « champion » en la matière Reportage, Opale Von Kaiser. La Commission européenne a invité des représentants des autorités talibanes d'Afghanistan à Bruxelles, d'ici l'été, pour discuter de ces renvois de migrants en situation irrégulière. Notre Invité : Yves Pascouau, directeur adjoint de l'association Forum Réfugiés. À lire aussiTalibans invités à Bruxelles: au-delà du symbole, un tournant dans la politique migratoire européenne Environnement : Le Portugal lance la consigne SDR : le pays est parmi les plus gros producteurs de déchets ménagers en Europe. Chaque habitant génère 519 kilos d'ordures par an, c'est plus que la moyenne de l'UE et c'est plus qu'il y a dix ans. Problème supplémentaire, 77% de ces déchets ne sont pas recyclés. Pour combler son retard et se conformer aux directives européennes, Lisbonne a mis en place, il y a un mois, un système de consigne pour les bouteilles plastiques et les cannettes. Un système déjà adopté dans certains pays, mais pas dans le sud de l'Europe. La France s'y intéresse aussi d'ailleurs. Pour tout savoir sur la consigne SDR, le reportage à Lisbonne de Marie-Line Darcy. À lire aussiLisbonne: action citoyenne pour la propreté des rues
durée : 00:06:48 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Alexis Corbière, député du groupe Écologiste et Social de Seine-Saint-Denis, rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur le patrimoine national et les musées, demande notamment une meilleure transparence dans la nomination des dirigeants des musées nationaux. - invités : Alexis Corbière Député Écologie et Social de Seine-Saint-Denis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Écoutez le meilleur de l'émission La Commission du mercredi 13 mai 2026: Loi 4: les femmes pourront accéder aux antécédents judiciaires du conjoint; Négociations à Montréal: les cols bleus écartent la grève durant le Grand Prix; L'ex-ministre Gilles Bélanger critique la stratégie numérique de la CAQ; La Ville de St-Jérôme déplore d’être exclu du plan de Québec pour contrer l’itinérance. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Écoutez le meilleur de l'émission La Commission du mardi 12 mai 2026: Changements d'huile: «Ça va définitivement coûter plus cher»; Paul St-Pierre Plamondon craint que le gouvernement fédéral espionne le PQ; «Il y a une nouvelle épice dans la sauce des Sabres de Buffalo» -Martin McGuire; 27% des Québécois prévoient quitter leur emploi: «Je n'ai jamais vu ça». Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
durée : 00:25:34 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Alors que le rapport Alloncle vient d'être publié, l'audiovisuel public se retrouve au centre du débat. Pendant près de six mois, des dirigeants, des journalistes, des producteurs et des personnalités du secteur ont été auditionnés par une commission d'enquête très tendue. Que propose-t-elle ? - réalisation : Bruno Baradat, Bertille Bourdon, Roxane Poulain, Antoine Ayral, Rodi Eken, Léa Racine - invités : Pauline Trouillard chercheuse contractuelle au CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il a mené pendant plus de 4 mois les travaux de la très suivie et très critiquée commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Après des auditions sous tension, les députés ont voté de justesse pour la publication de son rapport, prévue ce mardi. Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission, répond dans RTL Matin sur les 80 préconisations qu'il a formulées à l'issue de ses travaux. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 04 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le rapport intérimaire de la Commission royale sur l'antisémitisme et la cohésion sociale (Royal Commission on Antisemitism and Social Cohesion) en Australie, menée par la commissaire Virginia Bell AC SC, a été présenté à la Gouverneure générale Sam Mostyn.
durée : 00:53:53 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - . - réalisation : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Avec : Pierre Rondeau, économiste. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Au sommaire : Le gouvernement français souhaite accélérer la réalisation de 150 projets stratégiques représentant 71 milliards d'euros d'investissements et 32 000 emplois dans 63 départements, en s'inspirant de la méthode de reconstruction de Notre-Dame de Paris.Le président du MEDEF, Patrick Martin, se rend en Algérie pour tenter de normaliser les relations économiques entre les deux pays, qui ont souffert des tensions politiques ces dernières années.La Commission européenne propose des mesures pour amortir l'impact de la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, estimée à 24 milliards d'euros.Le gouvernement français souhaite faciliter la transmission des entreprises, avec 500 000 dirigeants devant partir à la retraite dans la prochaine décennie.Les salariés de l'usine Stellantis de Poissy se mobilisent contre l'arrêt annoncé de la production de véhicules dans cette usine à l'horizon 2028.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Fred Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. Daniel Riolo, journaliste RMC. Et Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Ecoutez L'édito d'Etienne Gernelle du 20 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le gouvernement souhaite encadrer les marges des distributeurs de carburants pour limiter la hausse des prix, mais cette mesure risque d'être inefficace selon les experts.La Commission européenne s'inquiète d'un risque de pénurie de kérosène en raison du blocage du détroit d'Ormuz, obligeant les compagnies aériennes à se réorganiser.Le Fonds Monétaire International redoute une récession généralisée en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient, avec une hausse de l'inflation et des risques pour la sécurité alimentaire.En France, le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance et anticipe une hausse de l'inflation due à la flambée des prix de l'énergie.Le Conseil d'analyse économique préconise de cibler certains publics, comme les seniors, pour réformer l'assurance chômage de manière plus efficace.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:04:20 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Une stratégie européenne qui sera au cœur des "Shipping Days", le rendez-vous des professionnels du maritime à La Rochelle les 8 et 9 avril prochains. Sandrine Gourlet, directrice du port Atlantique de La Rochelle et présidente de l'Union des ports de France, commente cette stratégie... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Audiovisuel public : la commission d'enquête parlementaire se termine ce 8 avril après quatre mois d'auditions dans un climat tendu et des accusations d'interrogatoires partiaux. Que retenir de ses travaux ? Le rapport sera-t-il bien publié fin avril ? Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 06 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Vendredi, c'est Charles Consigny et Cécile Duflot qui débattront autour d'un sujet d'actualités.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:48:03 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles… L'affaire de la commission, la chute des 5 parrains de la Mafia de New-York. - réalisation : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Depuis le mardi 25 novembre 2025, l'audiovisuel public fait l'objet d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur sa « neutralité, [son] fonctionnement et [son] financement ». Des patronnes de France Télévisions et de Radio France à la ministre de la Culture, en passant par des journalistes vedettes du service public… Les personnalités et les décideurs se succèdent devant une poignée de députés, de tous bords, et le rapporteur ciottiste de l'Hérault, Charles Alloncle. Ces élus cherchent à savoir si l'argent du contribuable est bien dépensé sur les chaînes et stations publiques, et si le service public dans son ensemble reflète suffisamment la pluralité des opinions. Cette commission, qui doit s'achever à la fin du mois d'avril, a été initiée par une groupe de députés UDR, alliés du Rassemblement national.Code source revient sur la manière dont se déroulent ces auditions avec deux journalistes médias du Parisien : Benjamin Meffre et Benoît Daragon.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : LP/Arnaud Journois. Archives : Assemblée nationale, CNews, Europe 1, Le FigaroTV, Sud Radio. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire : Le président Emmanuel Macron se rend sur le site de Naval Group près de Nantes pour le futur porte-avions de la Marine nationale, un chantier colossal de 10 milliards d'euros qui mobilisera 800 entreprises et 9000 emplois.La guerre se poursuit au Moyen-Orient avec de nouveaux bombardements sur des sites pétroliers, poussant de nombreuses entreprises multinationales à envisager l'évacuation de leurs employés de la région.Les prix à la pompe continuent d'augmenter malgré les promesses des distributeurs, en raison de la hausse du prix du baril de pétrole.La Commission européenne présente un nouveau statut juridique pour faciliter la création d'entreprises pan-européennes dans les 27 pays de l'Union.Le trafic aérien mondial devrait doubler d'ici 2050 selon les prévisions de l'IATA.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:13:52 - Le Débat d'On n'arrête pas l'éco - La Commission européenne a présenté mercredi l'Industrial Acceleration Act, une loi visant à réindustrialiser le continent. S'agit-il d'un vrai changement de doctrine ? Peut-on encore défendre nos industries face à la concurrence internationale ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : La Commission européenne présente une loi d'accélération industrielle visant à favoriser l'achat de produits européens, notamment dans les secteurs de l'automobile, de la métallurgie et des technologies propres, avec des quotas de production locale et des restrictions sur les investissements étrangers.L'Europe se dote également d'un bouclier contre les investissements étrangers, en particulier chinois, dans des secteurs stratégiques comme les batteries, les voitures électriques et les panneaux solaires.Le Conseil d'analyse économique souligne la dépendance de l'industrie de défense européenne aux États-Unis et la nécessité de renforcer la coopération intra-européenne pour une production plus efficace.Après une flambée, les cours du pétrole et du gaz se stabilisent, mais les distributeurs de carburant sont convoqués par le ministre de l'Économie pour discuter des récentes augmentations de prix.La Corée du Sud active un plan de stabilisation de ses marchés financiers après les turbulences des derniers jours, entraînant un rebond des places boursières en Asie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Partout en Europe, les économies manquent de travailleurs étrangers alors même que l'immigration reste un sujet explosif dans le débat politique. Un paradoxe particulièrement frappant en Allemagne, dans le riche Land du Bade-Wurtemberg, qui élira dans quelques jours son nouveau Parlement régional. Alors que l'économie allemande ralentit et que les entreprises manquent de personnel qualifié, la question migratoire est au cœur de la campagne des régionales dans le Land du Bade-Wurtemberg, dominée par les sortants de la coalition : les Verts et les Conservateurs. Reportage près de Stuttgart, Salomé Henon-Cohin. La Commission européenne a présenté un projet de « Made in Europe » L'Union européenne cherche à enrayer son décrochage industriel face aux États-Unis et à la Chine. Destinée à relocaliser certaines productions stratégiques et à instaurer une préférence européenne dans les marchés publics, la proposition de la Commission est décryptée par Anna Hubert, journaliste à Bruxelles pour le média Contexte. En Slovaquie, la culture sous pression du gouvernement Fico La petite ville slovaque de Trenčín célèbre son statut de capitale européenne de la culture 2026, mais dans un climat tendu pour le secteur culturel, alors que le gouvernement de Robert Fico est accusé de vouloir reprendre la main sur les institutions culturelles. Reportage d'Alexis Rosenzweig. La revue de presse européenne de Franceline Beretti Divisions des Européens face à l'intervention militaire israélo-américaine, débat sur la dissuasion nucléaire française… et accusations de népotisme visant le parti d'extrême droite AfD en Allemagne.
Au sommaire : La guerre en Iran inquiète les marchés financiers, avec des baisses importantes à la Bourse de Paris et en Asie, notamment à cause de la fermeture du détroit d'Ormuz et de la hausse des prix du gaz et du pétrole.L'assurance chômage prévoit un déficit de 2,1 milliards d'euros cette année en raison de la dégradation du marché de l'emploi et des prélèvements exceptionnels du gouvernement.L'écart de rémunération entre les hommes et les femmes cadres s'est accentué, atteignant 16% en 2025 contre 12% en 2026, notamment à cause de la sous-représentation des femmes dans les postes les mieux rémunérés.Les cours de l'or et de l'argent sont en baisse, les investisseurs se tournant vers le dollar américain comme valeur refuge.La Commission européenne va présenter des propositions sur le "Made in Europe" pour se protéger de la concurrence chinoise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'autorité australienne de la concurrence poursuit la chaîne de supermarchés Coles devant la Cour fédérale. La Commission australienne de la concurrence et de la consommation (ACCC) accuse Coles d'avoir induit ses clients en erreur au sujet de réductions de prix sur une série de produits. Ce procès pourrait avoir des répercussions importantes sur le droit des consommateurs.