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Invité sur RTL mardi 3 mars, le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle 2027 s'est exprimé sur les polémiques autour des Insoumis, après les propos de Jean-Luc Mélenchon. Il considère que "LFI est devenu la cinquième colonne de l'internationale islamiste".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, Marc Bourreau s'entretient avec Olivier Beaumont du journal Le Parisien pour analyser les réactions des principaux candidats à la prochaine élection présidentielle française face à la situation tendue en Iran. Les différents positionnements de figures comme Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Jean-Luc Mélenchon sont passés en revue, montrant comment les enjeux internationaux peuvent influencer la campagne électorale à venir. L'importance pour les candidats de se forger une stature diplomatique est également soulignée, avec les nombreux déplacements prévus à l'étranger dans les prochains mois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans un débat politique particulièrement animé entre les élections municipales et la multiplication des candidatures à la présidentielle, dernière en date celle de Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu se tient à l'écart de la course pour 2027 et creuse le sillon du moine-soldat au service des Français. Une carte inhabituelle pour un locataire de Matignon. Jouer l'humilité à tout prix, ça n'est pas en effet le premier réflexe pour un Premier ministre. Édouard Philippe, Gabriel Attal et même Michel Barnier ou François Bayrou ont essayé de prendre la lumière, d'utiliser Matignon comme une tribune ou un tremplin. Sébastien Lecornu lui, ne cesse d'affirmer qu'il ne pense à rien d'autre qu'à sa tâche de Premier ministre. Un membre de l'équipe gouvernementale confirme que la consigne sur la présidentielle est claire : « Il nous répète qu'on n'est pas là pour ça ». Et à l'entendre, cette stratégie politique correspond à la personnalité de Sébastien Lecornu : « Il est comme ça, très discret, réservé, gros travailleur, avec son chien et son pull, ça n'est pas joué », mais il ajoute ensuite : « Il se dit peut-être aussi que les Français en ce moment apprécient quelqu'un qui ne la ramène pas trop ». Ce serait ici la stratégie de Sébastien Lecornu, la conjugaison d'un tempérament et d'un calcul politique. Sébastien Lecornu est-il totalement dépourvu d'ambitions présidentielles ? À l'instant T, il ne joue pas cette carte vis-à-vis des Français. Il affirme même ne pas y penser pour se construire l'image d'un serviteur de l'intérêt général, pas de ses intérêts personnels, une manière de se différencier. Son objectif affiché, c'est d'essayer d'assurer la stabilité gouvernementale. Son calendrier est celui de la session parlementaire et de la préparation du prochain budget, qui risque d'être un moment encore difficile à gérer quelques mois avant l'élection présidentielle. Mais quand cette étape sera passée, les choses seront différentes, comme l'explique un ministre selon lequel : « Après, il pourra y aller plus franchement. Il fait partie d'un camp, il serait curieux qu'à un moment il ne s'engage pas ». Reste à savoir comment : pour lui ou pour soutenir le candidat le mieux placé ? À lire aussiLe futur budget Lecornu fragilise Les Républicains et leur ligne pro-business Quelles conséquences à cette incertitude ? Cela met une inconnue de plus dans l'équation pour les candidats du bloc central, Édouard Philippe ou Gabriel Attal, car selon une ministre : « Tant que le Premier ministre existe, ça freine leur campagne. C'est une concurrence d'une façon ou d'une autre. » En essayant de rendre les derniers mois du quinquennat utiles, Sébastien Lecornu ménage donc aussi un débouché, un horizon, pour ses potentielles ambitions de l'après-Matignon. À lire aussiFrance: Gabriel Attal prépare sa candidature à la présidentielle de 2027
Une semaine après l'annonce officielle de sa candidature à la présidentielle de 2027 le 12 février dernier, Bruno Retailleau n'a pas vraiment créé l'effet d'entraînement espéré. Au-delà d'un intérêt plutôt tiède dans l'opinion, son entrée en lice a surtout réveillé les tensions internes chez Les Républicains. Le timing est sans doute ce qui fait le plus débat. Le choix de se déclarer si tôt a surpris beaucoup de monde. « Pourquoi fait-il ça juste avant les municipales ? » : cette question a traversé l'esprit de pas mal d'élus et en premier lieu des maires LR. Au parti, les remontées ont fusé – et pas toujours en sa faveur. Plusieurs édiles reprochent au désormais « patron-candidat » de privilégier son destin personnel plutôt que la bataille locale. Son entourage le reconnaît d'ailleurs à demi-mot : on présente désormais les municipales du 15 et 22 mars 2026 comme « les plus dépolitisées de l'histoire ». Sous-entendu : on n'attend pas de miracle. Bruno Retailleau anticiperait-il des soirées électorales compliquées ? « On sait déjà qu'il n'y aura pas de vague bleue », glisse un cadre LR. Un élu qui planche sur son programme tempère : « Je ne pense pas que ça aurait été mieux après. Il fallait qu'il remonte à cheval. » Une famille politique qui ne se rue pas derrière lui Cette candidature a aussi rappelé à quel point Bruno Retailleau reste fragile dans son propre camp. Dans les jours qui ont suivi l'annonce, les soutiens publics n'ont pas afflué – loin de là. Chez les députés LR, seuls 4 sur 49 ont ouvertement dit « suivre le chef du parti ». Une méthode d'annonce qui a froissé. Le président des Républicains paie-t-il aussi la façon dont il a prévenu les élus ? Un texto envoyé quelques heures avant sa déclaration sur les réseaux sociaux, puis un pot le soir même… mais réservé à sa garde rapprochée. La pilule est passée de travers pour certains. Michel Barnier, l'ancien Premier ministre qui l'avait nommé place Beauvau, l'aurait notamment assez mal pris. Les rivaux demandent une primaire Et puis, il y a ceux qui ont répondu au texto… Laurent Wauquiez, son grand rival, l'a tout de suite renvoyé vers une primaire pour désigner le champion d'une droite allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. D'autres poids lourds ont suivi dans la presse cette fois. Valérie Pécresse souhaite elle aussi une primaire rapide, allant d'Édouard Philippe aux LR. David Lisnard pousse pour une grande primaire ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans la droite et le centre. Pour le moment, la candidature Retailleau ne s'impose pas d'elle-même. Mais alors qui pour trancher ? Les adhérents LR, qui ont massivement élu le Vendéen à la tête du parti, vont bientôt devoir se prononcer sur le mode de désignation du candidat. Dans l'entourage du principal intéressé, on reste confiant : « Un nouveau plébiscite pour que ce soit lui reste probable ». La réponse définitive arrivera donc après les municipales. D'ici là, la droite reste plus divisée que jamais. À lire aussiBruno Retailleau essaie de rallumer la flamme en vue de la présidentielle de 2027
Après la déclaration de candidature de Bruno Retailleau à la présidentielle, elle alerte sur le risque d'une dispersion à droite pour 2027 et réclame une primaire de la droite et du centre avant l'été. Et refuse d'y intégrer Sarah Knafo, comme le souhaite une partie du camp LR. La présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse est l'invitée de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Boy du 19 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les relations entre l'Algérie et la France sont gelées depuis des mois. La visite sur place du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va-t-elle commencer à briser la glace ? La presse algérienne s'interroge. Tout d'abord, se demande le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), « quelle France Laurent Nuñez représente-t-il ? Celle des nostalgiques de l'Algérie française, de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau, qui veulent la rupture ? Ou bien celle des adeptes d'une relation apaisée et débarrassée du contentieux mémoriel, incarnée par Ségolène Royal et plusieurs autres personnalités ? En février de l'année dernière, le président Tebboune, avait cité l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, comme prévu, et quelques personnalités, dont Ségolène Royal et Dominique de Villepin, comme jouissant d'un respect certain en Algérie. Une manière de signifier, précise TSA, que le problème n'est pas avec toute la France, mais avec un certain courant qui prend de plus en plus d'ampleur, en se servant de l'Algérie, entre autres, comme tremplin. C'est le message principal envoyé à travers l'accueil réservé fin janvier à Ségolène Royal. Et ce n'est peut-être pas un hasard si la visite de la présidente de l'association France-Algérie a été immédiatement suivie par ce déplacement du ministre français de l'Intérieur qui attendait depuis octobre dernier ». Embûches… « L'ultime chance ? », s'interroge pour sa part le site Algérie Patriotique. « La mission de Laurent Nuñez s'annonce herculéenne : tenter le dégel en dépit de la multitude d'embûches qui se dressent sur le chemin d'une réconciliation jusqu'ici minée par la meute algérophobe qui, elle, préfère l'escalade à l'apaisement, alors même que les intérêts de la France en ont pâti. Mission d'une extrême difficulté. D'abord parce que son précédent a laissé derrière lui un champ de ruines diplomatiques. (…) Ensuite, poursuit Algérie Patriotique, reste à savoir si l'actuel locataire de la place Beauvau saura prendre la mesure des nombreuses doléances algériennes, notamment la libération immédiate et sans conditions du diplomate algérien pris en otage en France, la remise des individus réclamés par la justice algérienne, dont certains reconnus terroristes et ayant un lien avec l'affaire Epstein. Des demandes légitimes auxquelles la France doit réserver une réponse favorable si elle veut sortir de cette crise qui dure. (…) La solution est pourtant évidente, s'exclame encore le site algérien. Il suffit de sortir de cette posture qui consiste à considérer notre pays comme l'ennemi de toujours, quoi qu'il fasse ». Exigence de vérité historique… Et puis, en arrière-plan, il y a toujours la question mémorielle. C'est ce que souligne El Moudjahid : « l'Algérie se dit prête à discuter, sans complexe, de tous les sujets, mais pas à n'importe quel prix. En la matière, la question mémorielle reste le baromètre de la véritable sincérité française. Sur ce dossier, poursuit le quotidien algérien, Alger n'acceptera ni les faux-semblants ni les atermoiements. Cette exigence de vérité, de reconnaissance et de justice historique n'est pas une crispation sur le passé, mais bien la condition sine qua non pour envisager l'avenir des liens entre Alger et Paris ». Prudence… En France, Le Monde Afrique relève qu'avant son départ pour Alger, Laurent Nuñez est resté « prudent dans sa prise de parole : il ne s'est pas exprimé sur les principaux sujets irritants que représentent le retour des agents français, la délivrance de laissez-passer consulaires pour permettre l'expulsion des ressortissants algériens dans l'obligation de quitter le territoire français ou encore la révision de l'accord de 1968, qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Le cas du fonctionnaire algérien en détention dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte dans l'affaire "Amir DZ" est une autre pierre d'achoppement de la coopération sécuritaire, pointe aussi le journal. Les échanges pourraient porter aussi sur le sort du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin dernier, qui s'est pourvu en cassation après sa condamnation en appel, en décembre, à sept ans de prison ». Sur tous ces dossiers, le ministre français de l'Intérieur « espère faire baisser la température ». Reste, souligne encore Le Monde Afrique, « qu'un nouveau pic de fièvre agite les deux capitales, à la suite de la diffusion, sur France 2, d'un numéro de l'émission Complément d'enquête intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", une émission jugée offensante par les autorités algériennes ».
Een jaar geleden gaf bijna niemand nog iets om Emmanuel Macron. Massaal zoemden de geruchten dat hij vervroegd zou moeten aftreden. En nu staat hij weer helemaal overeind en neemt de Veiligheidsconferentie in München op sleeptouw met zijn gedurfde en concrete ambitie voor een onafhankelijk en geopolitiek volwassen Europa. Het kabinet-Jetten kan daar in zijn regeringsverklaring niet omheen. Jaap Jansen en PG Kroeger schetsen het adembenemende parcours van Macron van zijn diepste nederlaag in juni 2024 via een reeks onverwachte experimenten en successen, onverwachte meevallers en toeslaan op het juiste moment naar een renaissance die niemand voor mogelijk hield. Wat belooft zijn laatste jaar als president? Wie volgt hem op? *** Deze aflevering is mede mogelijk gemaakt met donaties van luisteraars die we hiervoor hartelijk danken. Word ook vriend van de show! Heb je belangstelling om in onze podcast te adverteren of ons te sponsoren? Zend ons een mailtje en wij zoeken contact. *** De eerste gok na de verpletterende nederlaag bij de Europese verkiezingen van 2024 was de ontbinding van de Assemblée Nationale en vervroegde parlementsverkiezingen. "Suïcidale!" riepen de commentatoren. Een diep verdeelde Kamer en een wankele middencoalitie à la Rob Jetten was het resultaat. Macron experimenteerde daarin met oude rotten als premier - Michel Barnier, François Bayrou - en met begrotingsvoorstellen die uiteindelijk als compromis nog aangenomen werden ook. Zijn laatste troefkaart - de nieuwe premier Sébastien Lecornu – wist links te splijten en kon de extreme flanken vernederen. Intussen profiteerde Macrons reputatie van een reeks meevallers. De Olympiade in Parijs gaf de gramstorige Fransen ineens onverwacht veel goede zin. De her-inwijding van de Notre Dame was een wereldwijd bewonderd feest dat bewees dat Macron had woord gehouden met zijn belofte de iconische kathedraal te redden en in nieuwe glorie te herstellen. De herverkiezing van Donald Trump maakte hem als anti-Angelsaksische Europese Gaullist weer buitengewoon relevant. Macron is een Baron von Munchhausen die zich aan zijn eigen haren het moeras uit trok. Zijn optreden in München onderstreepte een unieke rol dankzij zijn voorstel - afgestemd met Friedrich Merz - de omvorming van de nucleaire Force de Frappe tot een Europese kernmacht op korte termijn voor te leggen ‘aan enkele andere Europese leiders’. Zijn focus op geopolitiek en Europa bevrijdt hem van bemoeienis met de binnenlandse strijd in zijn laatste jaar in het Élysée. Want iedereen is nu bezig met de vraag 'wie en wat straks?’. Allereerst de achterban van Marine le Pen. Zij staren in een afgrond. Verdedigen zij haar corruptie te lang, dan zijn zij finaal besmet. Dumpen ze haar plotsklaps, dan is burgeroorlog op radicaalrechts onvermijdelijk. Kroonprins Jordan Bardella zit klem en zwabbert. De linkerzijde is verdeeld. Via 'primaries' wil men elan en publiciteit verwerven. Zou de succesvolle Europees lijsttrekker Raphaël Glucksmann die wedstrijd opnieuw weten te winnen? Scheidt radicaal-links onder Jean-Luc Mélenchon zich dan weer af? Macrons beweging is versplinterd en krijgt voornamelijk nog steun van de burgerij van 60 jaar en ouder. Eén kandidaat uit die kring staat niettemin klaar en fier overeind. Oud-premier Edouard Philippe wil graag, maar zal de Rob Jetten der Fransen hem de loef afsnijden? Gabriel Attal is jong genoeg om nu nog te verliezen, maar zijn eerzucht is niet gering. Klassiek, fatsoenlijk rechts ziet kansen bij al deze verdeeldheid. Ruraal, katholiek, bourgeois-suburb en conservatief Frankrijk kan les Républicains weer laten winnen, zoals met Charles de Gaulle, Jacques Chirac en Nicolas Sarkozy bewezen werd. Hun nieuwe partijchef, de 65-jarige Bruno Retailleau, heeft zich formeel gekandideerd. Zijn law & order en behoudend katholieke profiel past bij zijn partij, maar zijn euroscepsis en weinig charismatisch optreden roepen weinig weerklank op. Zou hij in de peilingen blijven steken en afbladderen, dan kon wel eens een veel jongere, even conservatief-katholieke, maar veel dynamischer kandidaat à la Attal zich kunnen presenteren. François-Xavier Bellamy heeft veel ervaring in Europa, is een welbespraakt filosoof. Hij kan Bardella verbaal aan en Glucksmann intellectueel in de ogen kijken. Komt er na Macron een nieuwe jonge generatie aan het roer? *** Verder luisteren Macron en zijn politiek 492 – Macrons Europese atoombom https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/74f5b1d5-4824-482a-a504-704904c8b021 419 - Europa kán sterven - Emmanuel Macrons visie op onze toekomst https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/329dfa50-7d58-4642-b29f-febc346d5a3f 284 - Quatorze Juillet: komt onder Macron een einde aan De Gaulles Vijfde Republiek? https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/5b8ac743-7ba2-44a8-b9b9-55356d361817 Macron herleeft 505 - Donald Trump, een ramp voor Bardella en radicaal-rechts in Europa https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/f0fb8fa8-3cae-401c-8d71-ab5ef4db7f23 484 - Hoe Trump de Europeanen in elkaars armen drijft https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/c725d191-aa05-46ff-946f-de0d951a94ab 427 - Europa wordt een grootmacht en daar moeten we het over hebben https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/84273d61-0203-4764-b876-79a25695bed1 Franse politiek 534 - Nicolas Sarkozy en andere presidenten waar een luchtje aan zit https://omny.fm/shows/betrouwbare-bronnen/534-franse-schandalen-nicolas-sarkozy-en-andere-presidenten-waar-een-luchtje-aan-kleeft 339 – De geopolitiek van de 19e eeuw is terug. De eeuw van Bismarck https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/375b5051-04c8-4181-b31e-56436dfda193 124 - Jacques Delors https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/76440368-b14d-4e31-8f95-fe5c9ee88830 35 - Charles De Gaulle https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/533c3469-6307-4bd8-94fe-5887c342860b 28 - De relatie Nederland-Frankrijk https://art19.com/shows/betrouwbare-bronnen/episodes/82efc404-4f59-4446-9a04-07c0fd012ed3 *** Tijdlijn 00:00:00 – Deel 1 00:28:40 – Deel 2 00:53:20 – Deel 3 01:22:46 – EindeSee omnystudio.com/listener for privacy information.
La France insoumise fait face à des tensions après la mort du jeune militant nationaliste Quentin Durand, tué lors d'une rixe.Le mouvement de la jeune garde antifasciste, proche de LFI, est au cœur des controverses, certains de ses membres étant impliqués dans l'altercation. Jean-Luc Mélenchon cherche à séduire de nouveaux électorats, notamment en s'alliant avec des mouvements antifascistes, malgré leurs méthodes violentes. La décision de dissoudre administrativement la jeune garde, prise par le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, met LFI dans l'embarras. Certains élus insoumis regrettent désormais ce "deal" avec les antifas, craignant que cela ne leur "explose à la figure".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les relations entre l'Algérie et la France sont gelées depuis des mois. La visite sur place du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va-t-elle commencer à briser la glace ? La presse algérienne s'interroge. Tout d'abord, se demande le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), « quelle France Laurent Nuñez représente-t-il ? Celle des nostalgiques de l'Algérie française, de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau, qui veulent la rupture ? Ou bien celle des adeptes d'une relation apaisée et débarrassée du contentieux mémoriel, incarnée par Ségolène Royal et plusieurs autres personnalités ? En février de l'année dernière, le président Tebboune, avait cité l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, comme prévu, et quelques personnalités, dont Ségolène Royal et Dominique de Villepin, comme jouissant d'un respect certain en Algérie. Une manière de signifier, précise TSA, que le problème n'est pas avec toute la France, mais avec un certain courant qui prend de plus en plus d'ampleur, en se servant de l'Algérie, entre autres, comme tremplin. C'est le message principal envoyé à travers l'accueil réservé fin janvier à Ségolène Royal. Et ce n'est peut-être pas un hasard si la visite de la présidente de l'association France-Algérie a été immédiatement suivie par ce déplacement du ministre français de l'Intérieur qui attendait depuis octobre dernier ». Embûches… « L'ultime chance ? », s'interroge pour sa part le site Algérie Patriotique. « La mission de Laurent Nuñez s'annonce herculéenne : tenter le dégel en dépit de la multitude d'embûches qui se dressent sur le chemin d'une réconciliation jusqu'ici minée par la meute algérophobe qui, elle, préfère l'escalade à l'apaisement, alors même que les intérêts de la France en ont pâti. Mission d'une extrême difficulté. D'abord parce que son précédent a laissé derrière lui un champ de ruines diplomatiques. (…) Ensuite, poursuit Algérie Patriotique, reste à savoir si l'actuel locataire de la place Beauvau saura prendre la mesure des nombreuses doléances algériennes, notamment la libération immédiate et sans conditions du diplomate algérien pris en otage en France, la remise des individus réclamés par la justice algérienne, dont certains reconnus terroristes et ayant un lien avec l'affaire Epstein. Des demandes légitimes auxquelles la France doit réserver une réponse favorable si elle veut sortir de cette crise qui dure. (…) La solution est pourtant évidente, s'exclame encore le site algérien. Il suffit de sortir de cette posture qui consiste à considérer notre pays comme l'ennemi de toujours, quoi qu'il fasse ». Exigence de vérité historique… Et puis, en arrière-plan, il y a toujours la question mémorielle. C'est ce que souligne El Moudjahid : « l'Algérie se dit prête à discuter, sans complexe, de tous les sujets, mais pas à n'importe quel prix. En la matière, la question mémorielle reste le baromètre de la véritable sincérité française. Sur ce dossier, poursuit le quotidien algérien, Alger n'acceptera ni les faux-semblants ni les atermoiements. Cette exigence de vérité, de reconnaissance et de justice historique n'est pas une crispation sur le passé, mais bien la condition sine qua non pour envisager l'avenir des liens entre Alger et Paris ». Prudence… En France, Le Monde Afrique relève qu'avant son départ pour Alger, Laurent Nuñez est resté « prudent dans sa prise de parole : il ne s'est pas exprimé sur les principaux sujets irritants que représentent le retour des agents français, la délivrance de laissez-passer consulaires pour permettre l'expulsion des ressortissants algériens dans l'obligation de quitter le territoire français ou encore la révision de l'accord de 1968, qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Le cas du fonctionnaire algérien en détention dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte dans l'affaire "Amir DZ" est une autre pierre d'achoppement de la coopération sécuritaire, pointe aussi le journal. Les échanges pourraient porter aussi sur le sort du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin dernier, qui s'est pourvu en cassation après sa condamnation en appel, en décembre, à sept ans de prison ». Sur tous ces dossiers, le ministre français de l'Intérieur « espère faire baisser la température ». Reste, souligne encore Le Monde Afrique, « qu'un nouveau pic de fièvre agite les deux capitales, à la suite de la diffusion, sur France 2, d'un numéro de l'émission Complément d'enquête intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", une émission jugée offensante par les autorités algériennes ».
Pour sa troisième saison, Arnaud Demanche vient tous les matins à 8h15 pour poser son œil sur l'actualité du jour. Cinq minutes de rire, pour se réveiller avec le sourire !
Pour sa troisième saison, Arnaud Demanche vient tous les matins à 8h15 pour poser son œil sur l'actualité du jour. Cinq minutes de rire, pour se réveiller avec le sourire !
durée : 00:54:56 - Questions politiques - Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Il évoque la mort de Quentin, militant identitaire tué à Lyon en fin de semaine, mais aussi la toute récente candidature à la présidentielle du patron des Républicains Bruno Retailleau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:54:56 - Questions politiques - Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Il évoque la mort de Quentin, militant identitaire tué à Lyon en fin de semaine, mais aussi la toute récente candidature à la présidentielle du patron des Républicains Bruno Retailleau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au programme de ce nouveau numéro de "Et Maintenant !", l'onde de choc de l'Affaire Epstein; à chaque jour ses nouvelles révélations et la France n'est pas épargnée pour le scandale : cette semaine on a appris qu'un diplomate français était cité à plusieurs reprise dans les millions de documents révélés par l'administration américaine, le Quai d'Orsay s'est dit "effaré". Côté français, Bruno Retailleau a annoncé sa candidature à la présidentielle. Sera-t-il le prochain président de la république ? On parlera également de la décision du gouvernement de classer à l'extrême gauche la France Insoumise, ce qui ne plaît pas à ses membres. Enfin, on se penchera sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui fait beaucoup parler, et on verra pourquoi Emmanuel Macron a échoué sur le plein emploi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin urgentiste, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Bruno Retailleau a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, alors que plusieurs figures de droite se sont déjà lancées dans la course. Y a-t-il trop de candidatures à droite ? Y a-t-il une « obsession présidentielle » ? Franz-Olivier Giesbert, journaliste, éditorialiste et observateur de la vie politique, auteur de « Voyage dans la France d'avant » (éd Gallimard) est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Boy du 13 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité :Christian Morin, animateur de télévision et de radioChroniqueurs :Fabien OtenienteGauthier le BretSarah Saldmann Christophe BordetOlivier GuennecHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité :Christian Morin, animateur de télévision et de radioChroniqueurs :Fabien OtenienteGauthier le BretSarah Saldmann Christophe BordetOlivier GuennecVous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Celui qui apparaît comme l'anti-Macron est un homme d'engagements et de combats, qui ne varie pas au gré des circonstances.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Décollage réussi pour la fusée européenne Ariane 6 qui a placé en orbite 32 satellites pour Amazon, dans le cadre de la course à l'Internet par satellite entre le groupe d'Elon Musk et le géant américain.L'astronaute française Sophie Adenot s'envole pour un séjour de 8 mois dans la Station Spatiale Internationale, un record pour un Européen, afin de mener des expériences scientifiques en impesanteur.Le gouvernement indien a confirmé son intention d'acheter 114 avions Rafale pour équiper son armée, une commande historique de 30 milliards d'euros pour le constructeur français Dassault.Bruno Retailleau, ancien bras droit de François Fillon, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle française, malgré un parcours politique en dents de scie.Dans un village breton, un mystérieux individu surnommé le 'toqueur' harcèle des personnes âgées en frappant à leurs volets la nuit, inquiétant toute la population.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque vendredi dans la matinale de Dimitri Pavlenko, Catherine Nay livre son regard sur l'actualitéHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ça n'est pas en soi une surprise. Mais était-ce vraiment le bon moment, avant même les municipales, où le score des Républicains semble encore flou ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : La préparation d'un repas 3 étoiles pour la Station Spatiale Internationale par la cheffe Anne-Sophie Pic, avec les contraintes liées à la cuisine dans l'espace.Débat sur l'érosion de l'Alliance Transatlantique un an après le discours anti-Europe de J. D. Vance, à l'ouverture de la Conférence sur la sécurité et la défense à Munich.Blocage de WhatsApp et Telegram en Russie, au profit de l'application nationale Max, dans le cadre de la volonté du Kremlin de reprendre le contrôle de l'Internet russe.Révélations sur une vaste escroquerie touchant le Louvre, avec le démantèlement d'un réseau de fraude à la billetterie ayant causé plus de 10 millions d'euros de préjudice.Annonce de la candidature de Bruno Retailleau à l'élection présidentielle, avec ses propositions sur l'immigration et l'état de droit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire de l'émission : Présentation des métiers de l'artisanat par LVMH, notamment dans la maroquinerie et la joaillerie, pour sensibiliser les jeunes à ces filières qui peinent à recruter.Départ de la Française Sophie Adenot pour la Station Spatiale Internationale, une mission de huit mois qui permettra d'étudier les effets du séjour en orbite sur le corps humain, notamment chez les femmes.Lancement de la course à l'Élysée avec de nombreux candidats à droite et au centre, dont Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Xavier Bertrand, etc.Baisse de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur la lutte contre ces épidémies.Fraude à la billetterie du Louvre, avec un préjudice estimé à plus de 10 millions d'euros, et enquête en cours.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Los mandatarios de los países del bloque comunitario han intentado hoy en Bélgica acercar posturas para intentar hacer un frente común y avanzar hacia una mayor competitividad de los 27 frente a las amenazas que llegan desde EEUU o China.Vamos a estar en Irán con nuestra enviada especial que ha podido hablar con algunos ciudadanos de Teheran sobre la situación por la que pasa el país. También en Estados Unidos donde podremos saber más sobre lo que ha dicho Tom Homan tras la ofensiva de ICE en Minessota.Vamos a hablar también de la aprobación del gobierno italiano de un proyecto de ley con varias medidas para intentar frenar la inmigración irregular; de Bruno Retailleau, quien fue ministro de Interior de Francia y ha anunciado que se presenta como candidato a suceder a Emmanuel Macron en las próximas elecciones presidenciales; y de las elecciones en Bangladesh, las primeras tras las manifestaciones de la generación Z. También de las protestas en Argentina y de la heredera de Kim Jong Un en Corea del Norte. Además va a estar con nosotros Julián Cambronero, responsable de la revista Congo Actual para profundizar en la situación que vive República Democrática del Congo. Escuchar audio
Dans le procès en appel des assistants parlementaires du FN, Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet. Le parquet général a requis contre elle 5 ans d'inéligibilité, de quoi compromettre sa candidature à la présidentielle 2027. De la présidentielle il en sera aussi question avec l'annonce de la candidature de Bruno Retailleau: le patron de LR se lance dans la course à l'Elysée.
durée : 00:51:31 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:24:59 - Journal de 18h - Bruno Retailleau rejoint la liste des candidats déclarés à l'élection présidentielle. L'ancien ministre de l'Intérieur défend une candidature axée sur "la fierté française", avec l'espoir de ramener la droite républicaine à l'Elysée, 15 ans après Nicolas Sarkozy.
durée : 00:24:59 - Journal de 18h - Bruno Retailleau rejoint la liste des candidats déclarés à l'élection présidentielle. L'ancien ministre de l'Intérieur défend une candidature axée sur "la fierté française", avec l'espoir de ramener la droite républicaine à l'Élysée, quinze ans après Nicolas Sarkozy.
Bruno Retailleau annonce officiellement sa candidature à la présidentielle de 2027. Dès cette déclaration, il a martelé ses thèmes : immigration et sécurité, promettant un référendum sur l'immigration et des lois soumises directement au peuple. Pour Ruth Elkrief, il repositionne son discours de ministre de l'Intérieur, qui avait eu un certain succès, et espère que cela va être son avantage par rapport à tous ses concurrents. Après dix ans de procédure, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur des gendarmes dans l'affaire Adama Traoré. Cette douloureuse affaire, née de la mort du jeune homme en 2016, a été exploitée dès le premier jour et continue de l'être aujourd'hui. Ruth Elkrief déplore qu'Adam ne soit plus qu'un prétexte et que sa cause ait été instrumentalisée. On ne comprend pas le marché de l'électricité si on ne comprend pas d'abord qu'il s'agit d'un marché de la demande. Ce sont les moyens de production qui déterminent le prix. Après avoir été très pro-nucléaire, il y a une quinzaine d'années, Jean-Luc Mélenchon est devenu antinucléaire, Pascal Perri pense qu'il faut sortir des compromis idéologiques pour entrer dans des logiques industrielles lourdes. Vladyslav Heraskevych a été disqualifié des épreuves de skeleton aux Jeux olympiques d'hiver de 2026 pour avoir persisté à porter un casque honorant plusieurs athlètes ukrainiens tués depuis l'invasion russe. Le CIO a estimé que ce geste constituait une prise de position politique contraire aux règles. Pour Abnousse Shalmani, affirmer que le sport n'est pas politique relève soit de la naïveté, soit de l'hypocrisie et cette dernière a un coût. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire de l'émission : Les ventes des coupes fins Mounjaro et Wegovy atteignent près de 70 milliards de dollars, mais leur remboursement par la Sécurité sociale française est encore en négociation.En Ukraine et à Gaza, les populations souffrent du froid et du manque d'accès à l'électricité, à l'eau et à la nourriture. Un contraste énorme avec la quête de minceur en Occident.Marine Le Pen, condamnée en première instance, envisage de passer le flambeau à Jordan Bardella pour l'élection présidentielle afin d'éviter de la "flinguer".De nombreux noms circulent pour la course à l'Élysée, comme Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, Édouard Philippe ou encore Sébastien Lecornu.Dans un entretien, Édouard Philippe se montre prudent sur la question de l'aide à mourir et affirme que la popularité n'est pas sa boussole.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of spécial politiques, l'humoriste fait face à Sophie Primas, Xavier Bertrand et Bruno Retailleau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'heure où l'ICE multiplie les violences, avec encore il y a quelques heures, la mort d'un homme de 37 ans, abattu à Minneapolis, l'Express publie une enquête sur cette police de l'immigration, « machine à expulser et poule aux œufs d'or du clan Trump ». « Derrière les dérives du Service fédéral de l'immigration, explique l'hebdomadaire, un business à plusieurs milliards de dollars dont profite à plein les amis du président » . Exemple : « Les sociétés de traitement de données mandatées pour repérer les cibles de l'administration. La multinationale Palantir, cofondée par le milliardaire et ami du président Peter Thiel (…) a décroché au printemps un contrat à 30 millions de dollars pour mettre sur pied la plateforme ImmigrationOS permettant de traquer les migrants presqu'en temps réel ». Et ce n'est pas tout : « La gestion des prisons pour migrants, est assurée par GéoGroup et CoreCivic, deux sociétés qui ont contribué au financement de la campagne de Donald Trump ». Quant aux bavures qui se multiplient, le Nouvel Obs avance une explication : « les quotas fixés par la Maison-Blanche. Les agents fédéraux sont tenus d'arrêter 3000 personnes par jour ». Vivre malgré la guerre Le magazine l'Elephant publie un témoignage sur la vie en Ukraine pendant la guerre, témoignage de la journaliste Maurine Mercier, correspondante permanente à Kiev depuis 2022, qui publie pour la Radio-télévision suisse, la RTS, un podcast intitulé « Carnet d'Ukraine », sur la vie en Ukraine car, dit-elle, « si on ne raconte que le tragique, on ne rend pas justice à la réalité (…) Montrer qu'il reste de la vie, c'est donner une image plus conforme, et aussi une forme d'espoir ». Maurine Mercier explique ainsi, que malgré l'incertitude et l'angoisse, « les gens continuent de tomber amoureux, de faire des enfants ». Pourtant, « alors qu'une grande partie des hommes est au front, la possibilité de fonder une famille est entravée par la séparation. Certains couples vont jusqu'à recourir à l'insémination artificielle, pour pouvoir avoir un enfant, malgré la distance ». « Alors que la Russie cherche à effacer la population ukrainienne, remarque Maurine Mercier, répondre par la naissance est une manière de résister par la vie ». « Un pilote avec zéro heure de vol » En France, un an avant l'élection présidentielle de 2027, le Nouvel Obs s'intéresse à Jordan Bardella, qui serait le candidat du Rassemblement national, si Marine Le Pen était condamnée par la justice, ce qui l'empêcherait de se présenter... A la Une de l'hebdomadaire : un gros plan très serré sur Jordan Bardella, le président du RN, dont on ne voit qu'une partie du visage, sous les pixels. « Bardella, une intelligence artificielle ? » interroge l'hebdomadaire, selon lequel « la comparaison fait sens tant le fringant démagogue qui domine pour l'heure les sondages présidentiels s'emploie à produire un discours préfabriqué et à projeter une image de synthèse ». « Le plus souvent, assène encore le Nouvel Obs, sa maîtrise des nouveaux modes de communication masque son inexpérience, ses lacunes et son absence de vision ». « Un pilote avec zéro heure de vol », a récemment estimé l'ancien premier ministre Dominique de Villepin. Seulement voilà, la figure montante de l'extrême droite a des soutiens de poids, particulièrement celui du groupe du milliardaire Vincent Bolloré, qui compte la chaîne CNews, la radio Europe 1 ou encore le Journal du Dimanche. Le JDD qui aujourd'hui même publie une tribune de Jordan Bardella, intitulée « La France face à son destin : la puissance ou le déclin ». « Face au retour du rapport de force mondial, le président du RN appelle la France à rompre avec la naïveté qui a guidé son action ces dernières années », commente le Journal du Dimanche, soucieux sans doute de promouvoir l'image de Jordan Bardella sur les questions internationales. Bruno Retailleau candidat Le Point s'intéresse à un autre candidat potentiel à l'élection présidentielle. Bruno Retailleau, 65 ans, président des Républicains, et ancien ministre de l'Intérieur, s'est décidé, nous dit l'hebdomadaire : « C'est avec ses proches qu'il a mûri durant les fêtes sa décision de candidater à l'Élysée, pour la première fois de sa vie politique. La question n'est donc plus de savoir s'il osera se lancer, mais quand et comment il déclarera sa flamme aux Français ». Toutefois, ses chances semblent limitées : « Nul à droite ne l'imagine s'installer dans moins de 500 jours dans le fauteuil de Jupiter », explique Le Point, « avec 8 à 13 % d'intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, il fait partie des outsiders de la compétition ». L'hebdomadaire va même plus loin… « Si l'on osait un pronostic, on dirait qu'il vibre davantage à l'idée d'occuper un jour Matignon, Bercy ou de retrouver Beauvau, que de s'installer dans les appartements privés de l'Elysée.» Le Point préfère toutefois rester prudent et pose cette question : « Qui sait ce qu'il adviendra d'ici au scrutin de 2027 ? »
« Il faut être humble : c'est un semi-succès et un semi-échec. » A l'issue du conseil des ministres du lundi 19 janvier, Sébastien Lecornu a commenté en ces termes sa décision de recourir à l'article 49.3 de la Constitution sur la partie recettes du budget de l'Etat. Un « semi-échec » car le premier ministre espérait pouvoir arracher un nouveau vote à l'Assemblée nationale, comme il l'avait obtenu pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en décembre dernier.Cette fois-ci, après plus de 350 heures de débat dans l'hémicycle, l'impasse était évidente. Le prix à payer est lourd pour Sébastien Lecornu, d'abord car il s'expose à deux motions de censure, vendredi 23 janvier. Mais aussi, et surtout, car il s'était engagé à ne plus recourir à ce désormais célèbre article constitutionnel, tant ses prédécesseurs à Matignon y avaient fait recours. Une promesse qui permettait de faire primer le débat parlementaire et de s'assurer, ainsi, du soutien des députés socialistes et conjurer l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.Mais face à l'urgence de doter la France d'un budget pour 2026, Sébastien Lecornu avait-il d'autres solutions ? Surtout, que contient ce budget, maintes fois remanié ? Qui sont les perdants et les gagnants de ce nouveau passage en force ? Dans cet épisode du podcast « l'Heure du Monde », Denis Cosnard, spécialiste des questions de politiques économiques au Monde, décrypte la copie budgétaire du gouvernement et notamment les concessions faites aux oppositions dans les dernières négociations.Un épisode d'Esther Michon et Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits de l'allocution télévisée de Sébastien Lecornu le 19 janvier 2026 ; de l'une de ses prises de parole à l'Assemblée nationale le 3 décembre 2025 ; d'une interview accordée par Boris Vallaud à RTL le 19 janvier 2026 ; lecture d'un post de Bruno Retailleau publié le 19 janvier 2026 sur le réseau social X.Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 23 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les Frères musulmans vont une fois de plus faire l'objet d'un débat, jeudi 22 janvier, au sein même de l'Assemblée nationale. Le groupe Les Républicains (LR) va soumettre au vote des députés une résolution visant à inscrire cette mouvance de l'islam politique sur la liste européenne des organisations terroristes.En mai 2025, Bruno Retailleau, qui venait d'accéder à la présidence de LR, avait accusé les Frères musulmans d'avoir pour objectif de faire « basculer toute la société française dans la charia », la loi islamique. Egalement ministre de l'intérieur à l'époque, il se fondait sur un rapport commandé à ce sujet au printemps 2024, dont les conclusions ont soulevé des interrogations.Pourquoi cette mouvance de l'islam politique, née en 1928 en Egypte, suscite-t-elle autant de débats en France ? Quelle emprise les Frères musulmans exercent-ils pour être aussi régulièrement dénoncés ? Et sur quels piliers leur idéologie repose-t-elle réellement ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Christophe Ayad, journaliste au service Société du Monde, retrace l'histoire des Frères musulmans dans le monde, et plus particulièrement en France.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de sujets diffusés au « 13 heures » de France 2, le 18 février 2011, et au « 20 heures » de France 2, le 26 novembre 2011 ; d'un reportage radiodiffusé dans le journal de 8 heures de France Inter, le 30 avril 2003 ; et d'une déclaration de Bruno Retailleau, le 20 mai 2025.Cet épisode a été mis en ligne le 22 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président des maires de France et vice-président de LR, qui appelle à une présidentielle anticipée et avait mis en garde contre un budget trop dépensier pour les comptes publics, plaide pour une droite libérale et sécuritaire et veut peser sur la présidentielle en 2027. Le maire de Cannes David Lisnard est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 21 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », annonce sur RFI l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui précise qu'une visite à Alger du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est à l'étude. Est-ce à dire que la crise entre la France et l'Algérie est terminée ? « Non, pas encore », répond l'ambassadeur de France, qui a été rappelé à Paris il y a huit mois, et qui n'est toujours pas retourné à Alger. Où est-ce que ça bloque et où est-ce que ça avance entre les deux pays ? L'ambassadeur de France à Alger répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le 12 novembre, a permis un dégel entre Alger et Paris ? Stéphane Romatet : Cette libération, c'est vrai qu'elle est intervenue à un moment qui a représenté évidemment un signal. La question qui se pose maintenant, c'est ce réengagement peut-il produire des résultats ? Et n'oublions pas que si Boualem Sansal a été libéré, nous avons Christophe Gleizes, un de vos confrères, toujours en détention. Et donc on voit bien qu'on est là dans un contre-signal après celui qu'a pu représenter la libération de Boualem Sansal. Le dernier fait marquant entre la France et l'Algérie, c'est le vote à l'Assemblée nationale algérienne d'une loi qui criminalise la colonisation française. Est-ce que c'est le signe d'une nouvelle crise entre Alger et Paris ? Il est clair que le vote de cette loi intervient à un moment qui rend plus compliqué ce processus, et les autorités françaises ont d'ailleurs qualifié ce projet de loi comme étant une forme d'hostilité à l'égard de la France. Et donc le double obstacle que représente aujourd'hui le maintien en détention de Christophe Gleizes et ce projet de loi sur la criminalisation de la colonisation… Ces deux événements rendent aujourd'hui plus compliquée cette volonté de retrouver un chemin d'apaisement avec l'Algérie. Depuis un an, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, il y a une surenchère de déclarations d'hommes politiques français contre la politique algérienne à l'égard de la France. Est-ce que ces propos ne jettent pas de l'huile sur le feu ? Je crois qu'il faut être très attentif à ne pas stigmatiser une population. Et c'est vrai qu'on a pu constater, notamment dans certains médias français, des propos souvent hostiles, pas simplement aux dirigeants algériens, mais parfois, au-delà de cela, des propos qui s'en prennent à un pays et à une population. Donc je pense que la responsabilité des dirigeants politiques est de faire très attention effectivement au choix des mots pour ne pas stigmatiser un peuple et une population. Ce qui est frappant dans la résolution proposée par le Rassemblement national il y a deux mois à l'Assemblée nationale française, c'est que cette proposition a été appuyée par un certain nombre de députés de droite et du centre. Et du coup, c'est pour ça qu'elle est passée. Est-ce que ce n'est pas le signe, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu'il y a aujourd'hui une majorité politique en France qui est prête à assumer le rapport de force avec l'Algérie ? Alors moi, je ne reprendrai pas ces expressions. Je pense que la publicisation, en quelque sorte, d'un rapport de force ne produit pas de résultats. Et d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a expressément dit. Laurent Nuñez… Laurent Nuñez… Et je pense que, au contraire, c'est par la voie de canaux de communication que l'on remet en place. Ça a été le cas depuis maintenant deux ou trois mois. Je pense que c'est plutôt cette méthode-là qui est de nature à faire progresser la relation sur les deux éléments qui sont essentiels pour la France, pour des raisons de sécurité, la reprise de la coopération sécuritaire et la reprise de la coopération migratoire pour permettre enfin l'éloignement de ceux qu'on appelle les OQTF de la France vers l'Algérie. Les personnes qui sont sous obligation… Obligation de quitter le territoire français. Sur le terrain de la coopération sécuritaire, sur la lutte antiterroriste, est-ce que, malgré ces 18 mois de crise, la coopération a continué ou est-ce que même là, les ponts ont été coupés ? La gravité de cette crise entre la France et l'Algérie s'est traduite en effet par une quasi-suspension de la coopération sécuritaire. Et effectivement, nous constatons que, depuis maintenant quelques semaines, des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger. Le 20 novembre dernier, la Secrétaire générale du Quai d'Orsay du ministère français des Affaires étrangères s'est rendue à Alger. Est-ce que c'est le signe d'un début de décrispation ? Oui, cette démarche qui a été proposée, c'est de reprendre des canaux sécuritaires. C'est le cas. Et il y a aussi eu, par cette visite de la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, madame Anne-Marie Descôtes, le rétablissement, pour la première fois depuis juillet 2024, d'un canal diplomatique et notamment pour traiter le sujet de la crise du Sahel. Quand est-ce que le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va se rendre à Alger ? Il a été invité en novembre 2025. Laurent Nuñez a reçu une lettre d'invitation pour se rendre à Alger. Il a répondu à cette lettre. Il a d'ailleurs exprimé son souhait de pouvoir se rendre à Alger. Évidemment, cette visite doit être préparée sur les deux sujets qu'on a évoqués déjà à plusieurs reprises, le sécuritaire et le migratoire. Au moment où nous vous souhaitons la bonne année, est-ce que c'est l'année où vous allez revenir à Alger ? Ecoutez (rire)… Je suis maintenant depuis plus de huit mois en France. Ce qu'il faut, c'est après une année 2025 qui a été une année très difficile, c'est que cette année 2026 soit une année où nous sortons en quelque sorte de cette ornière. Et évidemment, je suis prêt à y prendre toute ma part, comme vous pouvez l'imaginer.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l'Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l'Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d'achat ou l'inflation mais le fonctionnement du système politique. L'enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l'État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d'une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l'opinion face à un pouvoir qu'il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd'hui l'exécutif et le Parlement s'ajoute la difficulté qu'éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l'intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s'est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l'État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd'hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d'histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s'est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d'espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l'aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu'ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d'Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d'autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l'enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d'un monde où l'appartenance à une sphère d'influence l'emporte sur la souveraineté. Une sphère d'influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n'ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:24:43 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Le sénateur président des Républicains Bruno Retailleau est l'invité de France Inter. Il réclame au gouvernement l'utilisation du 49.3 pour faire voter le budget. - invités : Bruno RETAILLEAU - Bruno Retailleau : Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Bruno Retailleau a suspendu plusieurs membres des Républicains après leur implication dans le nouveau gouvernement de Lecornu. Et la taxe Zucman est rejetée en commission... pour le plus grand bonheur de François Lenglet. Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bruno Retailleau a suspendu plusieurs membres des Républicains après leur implication dans le nouveau gouvernement de Lecornu. Et la taxe Zucman est rejetée en commission... pour le plus grand bonheur de François Lenglet. Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque matin dans son édito, Jean-Christophe Buisson revient sur l'actualité politique du jour. Cemercredi 24 décembre, il s'intéresse à Bruno Retailleau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque matin dans son édito,Jean-Christophe Buisson revient sur l'actualité politique du jour. Ce mercredi 24 décembre, , il s'intéresse à Bruno Retailleau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 16 décembre 2025 avec Éric Ciotti, député UDR des Alpes-Maritimes.Emmanuel Macron a entamé mardi une visite à Marseille en se rendant sur la tombe de Mehdi Kessaci, assassiné il y a un mois, sans doute pour intimider son frère Amine, militant qui dénonce l'emprise des réseaux de trafic drogue. A cette occasion, le président a promis de mener une "guerre aux réseaux qui tuent des jeunes innocents pour intimider, pour faire peur", promettant qu'il "n'y a aucune chance qu'ils (les réseaux) gagnent". Il a affiché sa volonté d'aller "chercher dans les pays où sont les têtes de réseau de la coopération, pour pouvoir saisir leurs biens, pour pouvoir arrêter les têtes de réseau, nous les restituer". Concernant les consommateurs, dont il fustige régulièrement la responsabilité, le chef d'Etat a annoncé un passage à 500 euros, contre 200 actuellement, de l'amende forfaitaire délictuelle.Au Parlement, le casse-tête budgétaire continue. Alors que le budget de la Sécurité sociale revient à l'assemblée pour un ultime vote, le PLF va être envoyé en commission mixte paritaire vendredi. Le gouvernement a déjà appelé à des «concessions» pour réduire le déficit, jugé trop élevé en l'état. En commission mixte paritaire, le compromis promet d'être difficile à trouver.La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d'une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines. «La droite sénatoriale a karchérisé les apports de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas avec cela qu'on réussira à aboutir à un accord», a quant à lui attaqué le président des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.
Dans cette édition :Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, auditionnée pendant 4h30 par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public concernant les choix éditoriaux des chaînes, la santé financière du groupe et les accusations de manque de neutralité.Enquête administrative accablante sur le casse du siècle au Louvre : les voleurs auraient pu être interpellés à 30 secondes près mais les caméras de surveillance n'étaient pas surveillées.Première journée de dédicaces triomphale pour Nicolas Sarkozy qui présente son 13e livre "Journal d'un prisonnier", accueilli comme une rock star par ses partisans.Guerre des chefs chez Les Républicains après le vote du budget de la Sécurité sociale, opposant Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.Annulation d'une enquête sur l'antisémitisme à l'université après de vives contestations.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 novembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd'hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L'historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s'inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l'IFOP pour L'Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d'avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l'eurodéputé au second tour du scrutin face à l'extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».Quoiqu'invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L'Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l'ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.L'ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLEEntre embellies et tensions, la relation entre la France et l'Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l'Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d'accords économiques. Ce fut le début d'une des crises diplomatiques les plus graves depuis l'indépendance en 1962.Après plus d'un an de cette crise émaillée par l'arrestation à Alger en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d'engager une politique de détente avec l'Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d'Algériens en situation irrégulière.Le Premier ministre français a regretté le vote par l'Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d'un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s'est toutefois dit favorable à une renégociation de l'accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l'indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.Si l'heure semble à la décrispation, cependant, l'historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 6 novembre 2025 : L'assurance vie et l'épargne...au secours du budget?Depuis deux jours, les parlementaires débattent à l'Assemblée nationale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les discussions portent actuellement sur le volet « recettes » du texte, et les députés ont notamment adopté une hausse de la CSG sur les revenus du capital.Concrètement, il s'agit d'une augmentation de 1,4 point de cette contribution, l'une des principales sources de financement de la protection sociale, prélevée sur les salaires, les retraites mais aussi les revenus du capital. Le taux passerait ainsi de 9,2 % à 10,6 %, permettant de dégager environ 2,8 milliards d'euros supplémentaires pour les caisses de la Sécu, afin de financer la suspension de la réforme des retraites.Cette proposition du député socialiste Jérôme Guedj a été adoptée avec le soutien d'une partie du camp gouvernemental, en lieu et place d'une autre mesure portée par l'exécutif, qui prévoyait de geler le barème de la CSG. Une option qui revenait, selon Paul-André Colombani (LIOT, Indépendants), « dans les faits, à augmenter les prélèvements sur les foyers modestes, dont les revenus évoluent à peine au rythme de l'inflation ».La hausse de la CSG sur les revenus du capital concernera tous les Français détenant des produits financiers : assurance-vie, comptes-titres ou livrets ordinaires. En revanche, les épargnes réglementées – livret A, livret Jeune ou livret d'épargne populaire (LEP) – ne seront pas concernées.Cette mesure intervient quelques jours après le vote à l'Assemblée de la transformation de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en un nouvel « impôt sur la fortune improductive », incluant notamment les produits d'assurance-vie en fonds euros (ceux qui garantissent le capital sans risque). Les contrats en unités de compte, investis en actions ou obligations, resteraient, eux, épargnés.À droite, Thibault Bazin (LR), rapporteur général du budget, a fait part de son désaccord, estimant que la mesure pèsera sur "les produits d'épargne de millions de Français". De son côté, le chef du groupe Les Républicains, Laurent Wauquiez, a appelé ces derniers jours à la mobilisation contre la "folie fiscale" à l'œuvre selon lui à l'Assemblée nationale.Ces discussions budgétaires offrent aussi au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes l'occasion de reprendre la main face à un Bruno Retailleau affaibli et à un Édouard Philippe en difficulté dans les sondages.Selon la dernière enquête Elabe pour La Tribune Dimanche et BFMTV, en vue de la présidentielle de 2027, l'ancien Premier ministre perd 5 points par rapport à avril dernier, tombant à 15,5 % d'intentions de vote. Même s'il conserve sa deuxième place dans tous les scénarios testés, ce recul est perçu comme un signal préoccupant pour lui.Édouard Philippe connaît ce décrochage après avoir demandé la démission d'Emmanuel Macron. Il ne rassemble désormais plus que la moitié de l'électorat Renaissance–MoDem–Horizons des législatives de 2024 et reste faible dans les catégories traditionnellement favorables au chef de l'État : cadres (20 %), retraités (15 %) et Franciliens (14 %).LES EXPERTS :- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction - L'Usine Nouvelle - Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - François GEEROLF - Economiste - OFCE - Raphaële SCHAPIRA – Duplex à Rome - Correspondante en Italie – France Télévision