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Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Tous les soirs ou presque, « Paris » rime avec « poésie » ! Dans la capitale française, nichée dans une ruelle proche de l'Assemblée nationale, se cache une institution qui fait vibrer les amateurs de belles lettres. Depuis 1961, le Club des poètes accueille chaque soir des dizaines de personnes, venues déclamer de la poésie, mais surtout profiter d'une bulle hors du temps où la bienveillance est le maître mot. Sa façade blanche, tout juste percée de lucarnes, passe quasi inaperçue dans la paisible rue de Bourgogne, en plein cœur des quartiers cossus de la capitale française. Pourtant, tous les soirs du mardi au vendredi, depuis 1961, ce discret bâtiment abrite une institution parisienne : le Club des poètes. Derrière sa lourde porte en bois, une joyeuse bande plaisante bruyamment autour d'une part de tarte ou d'un verre de vin. L'ambiance tamisée, les poutres apparentes et les piles de livres qui soutiennent des tableaux posés contre les murs invitent à la détente et à la convivialité. D'ici quelques instants, les lumières seront éteintes, des bougies seront allumées, et la véritable attraction de la soirée commencera : ici, depuis plus de 60 ans, on déclame des poèmes. Un lieu chargé d'histoire « Éteignez les lumières ! » : cette voix, c'est Blaise Rosnay – Blaise, comme l'appellent tout simplement les adeptes du lieu. Ce dernier présente le club, « pour ceux qui ne le connaîtraient pas » – et ils sont nombreux ce soir. Car le Club des poètes accueille aussi bien des habitués que des curieux. Le Club des poètes, donc, a été fondé par le père du maître de cérémonie, Jean-Pierre Rosnay, lui-même poète et résistant. « Avec une bande de jeunes gens turbulents, sourit Blaise Rosnay, il a d'abord fondé une maison d'édition [Les Jeunes artistes réunis, NDLR], avant d'animer une émission de radio qui s'appelait le Club des poètes. » D'où vient la désormais célèbre expression : « Amis de la poésie, bonsoir ! » Dans le local sis au 30 rue de Bourgogne, se sont croisés Louis Aragon et Pablo Neruda, Léopold Sédar Senghor et Raymond Queneau. « Nous, on essaie de faire vivre la flamme allumée par nos parents, pointe Blaise Rosnay, et il faut croire qu'on s'en sort pas trop mal ! » Il faut croire, oui : de nos jours, les fantômes des poètes du passé croisent quotidiennement des dizaines de poètes d'aujourd'hui, étudiants, retraités ou jeunes actifs, seuls ou en groupe, venus dire – et non pas lire – des poèmes. La règle cardinale : apprendre les poèmes par cœur Car au Club des Poètes, on dit, on déclame, on chante même, mais surtout, on ne lit pas. « C'est une règle essentielle, estime le maître des lieux. Déjà parce qu'elle fait écho à toute l'histoire de la poésie, qui a existé bien avant l'écriture et le livre. » La récitation de mémoire est aussi une forme de cadeau faite au public : « Lorsqu'on s'apprête à demander un peu de temps d'attention au public, c'est important d'avoir soi-même passé un petit moment avec le texte qu'on s'apprête à partager, et de lui avoir soi-même prêté cette attention. » Il y a une dernière raison, glisse Blaise Rosnay dans un clin d'œil : « Cela évite les poèmes de 150 pages ! » Dans de telles conditions, forcément, le stress monte un peu. Pourtant, les novices sont eux aussi les bienvenus sur le tabouret qui fait face au public – ils y sont même fréquemment encouragés par Blaise Rosnay entre chaque session. « Tout le monde peut dire un poème ! » exhorte-t-il. Et si jamais le poète du moment trébuche, qu'il se rassure : les habitués se feront un plaisir de lui souffler la suite. Une bulle hors du temps Des habitués, justement, il y en a beaucoup ce soir-là. Parmi lesquels Samuel. À 28 ans, le jeune homme fréquente les lieux depuis déjà dix ans : « J'ai découvert le club quand je suis arrivé à Paris. J'avais 17 ans. J'aime la bienveillance qu'il y a ici, le fait que les gens apprennent par cœur, voir leurs yeux quand ils récitent. » Pour lui, cet endroit est une évidence : « Il n'y a pas un seul jour, pour moi, sans poésie. J'en lis souvent, j'en parle avec les gens que j'aime, je me tiens au courant des nouveautés. » Devant un public captivé, le jeune homme s'installe face au public. Sa guitare sur les genoux, il entonne, avec beaucoup de douceur, L'Hirondelle, un poème de la poétesse et révolutionnaire Louise Michel, qu'il a mis lui-même en musique. Pendant quelques minutes, le temps est comme suspendu. « Je dis souvent aux gens qui hésitent à apprendre des poèmes par cœur qu'avoir de la poésie en tête, cela permet d'y avoir autre chose que des soucis », glisse le jeune homme. Apparemment, les écouter aussi. D'ici quelques minutes, il sera 21h30. Les lumières se rallumeront et, le temps d'une courte pause, la réalité viendra toquer à la porte. Mais pour quelques instants encore, on est en pays de poésie. À lire aussiPrintemps des Poètes, la poésie en circulation entre scène, rap et littérature
Dieu a créé toutes sortes de personnes avec toutes sortes de tempéraments et de caractères, et il les aime toutes. Apparemment, Dieu prend plaisir à la diversité. Si vous n'avez jamais réfléchi à cela, prenez le temps de regarder autour de vous. Dieu a créé la diversité et il a déclaré que ce qu'il avait créé était bon. C'est pourquoi je vous invite vivement à accepter ceux qui sont différents de vous et à apprendre à les apprécier comme Dieu les apprécie. Nous rencontrerons un grand nombre de personnes ; certaines par choix, mais beaucoup d'autres au hasard de nos journées. Si vous voulez jouir pleinement de chaque jour de votre vie, prenez la décision d'apprécier tous ceux que vous êtes amené à côtoyer et soyez reconnaissant pour eux. S'il y a quelqu'un dans votre vie que vous avez du mal à aimer, essayez de vous focaliser sur ses côtés positifs et commencez à remercier Dieu pour lui au lieu d'éprouver de l'antipathie à son égard. Père, aide-moi à aimer et à accepter ceux que je côtoie, comme toi tu les aimes. Merci de ce que tu nous as créés tous différents et pourtant ton amour est le même pour chacun de nous. Aujourd'hui, je prends la décision d'apprécier tous ceux que tu placeras sur mon chemin. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 01 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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23 milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse faite par Emmanuel Macron et William Ruto, hier soir, à Nairobi, au Kenya. « L'Afrique a plus besoin d'investissements que d'aide publique », a ajouté le chef de l'État français. Mais faut-il renoncer pour autant à l'aide publique ? Surtout pas, répond l'économiste français François Giovalucchi, car il n'y a pas d'investissements privés dans les pays les plus pauvres et dans les secteurs de la santé et de l'éducation. François Giovalucchi a été un cadre du Trésor français et de l'Agence française de développement. Aujourd'hui, il enseigne à l'université catholique de Madagascar et publie dans Politique africaine et Esprit. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aide publique », a dit Emmanuel Macron, hier, à Nairobi. Qu'est-ce que vous en pensez ? François Giovalucchi : Je crois que la remarque est pertinente. L'ensemble des sources de financements destinées à l'Afrique sont plus ou moins menacées par la crise. Bien sûr, comme l'a dit le président Macron, il s'agit de l'APD qui se réduit structurellement, mais… L'Aide publique au développement. L'Aide publique au développement. On doit penser aussi, si vous voulez, à une certaine réticence des marchés financiers internationaux dans la mesure où la crise de la dette africaine n'a pas été traitée, même s'il y a eu une grosse avancée avec le traitement de la dette éthiopienne. On peut parler des apports des migrants, des transferts de migrants, qui sont absolument majeurs, mais qui risquent d'être menacés à terme par les politiques restrictives dans les pays d'accueil des migrants. Quant aux investissements internationaux, ils sont extrêmement concentrés dans un certain nombre de pays et sur un certain nombre de secteurs, essentiellement les secteurs miniers, immobiliers et à un moindre degré énergie. Donc, il y a un véritable challenge pour élargir à la fois la liste des pays bénéficiaires et les secteurs concernés. Alors, l'an dernier, l'Aide publique au développement a chuté de près de 25% au niveau mondial. Apparemment, il y a donc un effet Donald Trump. Est-ce que c'est irréversible et est-ce que c'est dangereux à vos yeux ? Alors, ça me semble effectivement relever d'une nouvelle, si vous voulez, orientation de l'ordre international. Alors, ça se traduit très clairement côté américain, mais ça se traduit aussi côté européen avec plusieurs exemples. Il y a le « plan Mattei » pour l'Afrique de l'Italie, qui est un plan qui vise à restreindre l'immigration, favoriser du business italien en Afrique, notamment dans le secteur de l'énergie. En Espagne, on a la même tendance. Et en France aussi, on nous dit que l'aide ou les investissements solidaires, pour employer la nouvelle terminologie, doivent créer des marchés pour les entreprises françaises. D'ailleurs, on le voit très bien, Christophe Lecourtier, le nouveau directeur général de l'AFD, est l'ancien patron de Business France, donc un homme qui a voué une partie de sa carrière à l'expansion des entreprises françaises à l'étranger. Donc, c'est sans doute une inflexion de longue durée, il y aura un impact certain. Donc, les pays les plus pauvres, et qui sont souvent les moins endettables, vont être affectés le plus nettement par la baisse de l'Aide publique au développement. Et, au-delà des pays, il y a un problème sectoriel, c'est-à-dire que les investissements à l'étranger vont vers des secteurs rentables, qui offrent des marchés rémunérateurs aux entreprises européennes. Et il n'y a pas de marché rémunérateur, par exemple, dans le domaine de l'éducation, sans doute très peu dans le domaine de la santé et aussi pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, les investissements d'adaptation. Donc, on peut craindre, si vous voulez, que certains pays et certains secteurs soient particulièrement touchés par cette baisse de l'Aide publique au développement. On observe déjà les premiers impacts avec la baisse des aides d'urgence, notamment par exemple en matière alimentaire à Madagascar ou en RDC, où les ONG qui interviennent sur le terrain sont à court de financements et doivent diminuer leurs opérations avec une influence extrêmement néfaste sur la sécurité alimentaire des populations. À lire aussiSommet Africa Forward: Macron annonce 23 milliards d'euros d'investissements français et africains en Afrique À ce sommet de Nairobi, Emmanuel Macron et William Ruto annoncent toute une série de nouveaux investissements français en Afrique, mais ils espèrent aussi réformer l'architecture financière internationale. Quelle est leur véritable marge de manœuvre face à Donald Trump pour une telle réforme ? Alors les problèmes à résoudre sont ceux de la qualité des investissements, c'est-à-dire que la France a fait un certain nombre d'investissements en Afrique qui sont problématiques. J'ai en tête le barrage de Nachtigal au Cameroun, qui rencontre des difficultés puisque la société qui doit acheter l'énergie a des problèmes financiers. J'ai en tête le Train express régional de Dakar… Mais le Train express régional de Dakar, il est très fréquenté, non ? Alors, il est fréquenté, c'est à ce titre, effectivement, à cet égard un succès, mais il y a quand même des problèmes pour assurer le service de la dette, pour rembourser. Alors, en ce qui concerne le « challenge Trump », on a eu la Heritage Foundation qui était donc à l'origine de son programme, qui avait prôné le retrait des États-Unis du FMI et de la Banque mondiale. Ce qui aurait alors pour le coup été une révolution dans l'architecture financière internationale. Donc tel n'a pas été le cas et donc il y a une certaine continuité. Mais le véritable défi pour l'architecture financière internationale, c'est la crise en Iran. C'est la nouvelle guerre du Golfe qui va entraîner des conséquences économiques extrêmement graves dans le monde entier, avec des stagflations dues à la hausse du prix de l'énergie, donc des baisses de recettes fiscales, des accroissements de déficit budgétaire, des accroissements du déficit du commerce extérieur. Donc, si vous voulez, on essaie de trouver des solutions, mais dans une période qui est très peu favorable. À lire aussiChristophe Lecourtier, directeur général de l'Agence française de développement: « L'AFD ouvre un nouveau chapitre»
Dans le livre Penser comme un champion, Donald Trump – ou l'un de ses ghost writers – écrit : « Je me suis intéressé à Steve Reich, le compositeur a l'origine de la technique musicale appelée déphasage (phasing), comparable au mouvement des essuie-glaces – synchronisé un moment, et plus ensuite. Apparemment, il était coincé dans un embouteillage … Continuer la lecture de « Metaclassique #377 – Déphaser »
Dans ce nouvel épisode de HGO, on a demandé à des inconnus dans la rue de nous juger uniquement sur leurs premières impressions, basées sur notre apparence… et on y réagit toutes les deux dans le podcast. On vous prévient : on est passées par toutes les émotions pendant cet épisode. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Connaissez-vous Mythos? Apparemment qu’il faudrait en avoir peur… Tommy a vécu une grande épreuve, pis ça l’a changé à jamais… Rémi est ‘’allergique’’ aux avocats… à l’épicerie et dans les bars de Montréal… Rémipédia : La fois où la coupe Stanley s’est retrouvée chez le batteur de Pantera… La rock star : La playlist des joueurs du CH… Est-ce que Martin pourrait s’enrôler dans l’armée? Le mashup : QUAND ELLE KING RENCONTRE LES B.B. ,ERIC LAPOINTE ET MARIE CARMEN Spécial K : On veut connaitre vos plus gros sujets de conflits dans votre couple? Marc Denis : La table est mise pour le match numéro 2 à Tampa Bay!
Apparemment cette année la France est sauvée parce que je vais payer des impôts. Comme quoi Rire et Chansons, ça paie finalement. Une gauchiasse qui paie des impôts. Mais où va le monde ?
Apparemment cette année la France est sauvée parce que je vais payer des impôts. Comme quoi Rire et Chansons, ça paie finalement. Une gauchiasse qui paie des impôts. Mais où va le monde ?
Achille souffre d'alcoolisme depuis une dizaine d'années, malgré une vie familiale stable et un engagement associatif. Il ne parvient pas à comprendre l'origine de son addiction, qui s'est installée après une période professionnelle difficile et une retraite mal vécue. Malgré un suivi médical et plusieurs cures, il se sent isolé face à sa dépendance. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment sortir de cette guerre au Moyen-Orient ? Donald Trump a beau claironner que le conflit va bientôt se terminer, en fait, soupire le New York Times, le président américain « n'a aucune idée de comment mettre fin à la guerre contre l'Iran. (…) Bombarder sans cesse la région, détruire toujours plus d'infrastructures militaires et civiles, en espérant que les Iraniens en quête de démocratie s'unissent et renversent par eux-mêmes ce régime meurtrier enraciné… eh bien, s'interroge le New York Times, où cela s'est-il déjà produit dans l'histoire ? Ce régime ne s'effondrera que par le sommet, affirme le quotidien américain, un processus qui ne débutera qu'après un cessez-le-feu. Le mieux que puisse faire la stratégie de bombardements massifs de Trump et Netanyahu est d'amorcer ce processus ; le simple fait d'orienter le pouvoir Iranien vers une voie plus favorable, où il représenterait une menace moindre pour sa population et ses voisins, constituerait déjà un succès considérable, pointe le New York Times. Le pire scénario serait de dévaster l'Iran par des bombardements aériens incessants au point de le rendre ingouvernable. Ce serait une catastrophe aux conséquences incalculables ». Des promesses et des insultes… El Pais à Madrid s'interroge également : « alors que le régime totalitaire iranien se prépare à résister et que l'économie mondiale tremble devant un conflit qui, quelle que soit sa durée, pèse déjà sur le pouvoir d'achat des citoyens, quel est le plan de ceux qui ont ordonné cette guerre ? Proclamer que tout rentrera bientôt dans l'ordre, que les dégâts économiques sont minimes comparés aux bénéfices à venir et que "seuls les imbéciles pourraient penser le contraire". En d'autres termes, s'agace El Pais, des promesses et des insultes : c'est la stratégie de Donald Trump ». La hausse du pétrole : « un tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité » ? Libération à Paris complète ce propos : « au-delà de l'Iran, la mécanique s'est emballée, constate Libération. Le baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars. Aux États-Unis, l'opinion publique ne comprend pas vraiment pourquoi il faudrait – encore – envoyer des soldats mourir dans une guerre lointaine. Les lignes se durcissent. Sans qu'on voie comment cette nouvelle aventure américaine au Moyen-Orient pourrait bien se terminer. (…) Le séisme déclenché à Téhéran le 28 février n'en a pas fini de secouer la planète. Et même si Donald Trump assure que la hausse du prix de pétrole et les autres conséquences ne sont qu'un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité", il n'est pas certain, affirme encore Libération, que tout le monde – et les Américains les premiers – ait envie d'en payer la facture très longtemps ». « Une seule chose est sûre » dans cette guerre, souligne pour sa part le Süddeutsche Zeitung : « l'essence va être plus chère ». Et aux États-Unis, « la hausse du prix du pétrole est un enjeu politique majeur à l'approche des élections de mi-mandat cet automne. (…) Apparemment, après l'invasion du Venezuela, pays riche en pétrole, et compte tenu de son slogan de campagne "Forons, forons, forons !", Trump n'avait pas imaginé que bombarder l'Iran engendrerait une telle crise pétrolière et financière, en plus des souffrances subies par les populations ». La France rattrapée par la crise et… la guerre ? Et la France dans tout cela ? Sur le plan économique tout d'abord, « l'heure des comptes n'est pas encore venue, mais la guerre d'Iran vient douloureusement rappeler à la France ses grandes faiblesses, pointe Le Figaro. D'abord, sa dépendance toujours excessive aux énergies fossiles (…). Ensuite, et surtout, sa grande fragilité financière. Sans vouloir jouer les Cassandre, il apparaît d'ores et déjà que nous ne sortirons pas indemnes de cette crise ». Enfin, sur le plan international, Emmanuel Macron était hier à Chypre et sur le porte-avions Charles-de-Gaulle… « Cette guerre n'est pas la nôtre », a-t-il dit. « Elle fait toutefois peser des menaces sur des intérêts importants pour la France, relève La Croix : la sécurité des pays de l'Union européenne ; la libre circulation maritime ; la sécurité de trois États du Golfe (Koweït, Qatar, Émirats arabes unis), que notre pays s'est engagé à épauler ; et la protection des ressortissants dans la région. (…) Pour pouvoir assumer les responsabilités qu'elle se donne, la France adopte une posture offensive de son action défensive. Elle prend toutefois le risque, affirme encore La Croix, que les belligérants, notamment l'Iran, ne comprennent pas cette neutralité combative. Le danger est réel que la guerre la rattrape ».
Selon des médecins en Iran, le bilan de la répression serait de plus de 16 500 morts en seulement trois semaines. Pourtant, il n’y a eu qu’une seule manifestation d’importance dans les rues de Montréal pour dénoncer ce qu’il se passe. Sommes-nous désintéressés du conflit ? Entrevue avec Mandana Javan, militante politique pour la laïcité et pour les droits des femmes, physicienne et femme d’affaires. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »
Plusieurs trains sont retardés ce mercredi 31 décembre au départ de la gare du Nord pour rejoindre la capitale britannique, au lendemain du double incident technique dans le tunnel sous la Manche. L'exploitant Getlink annonce que "le trafic a repris dans les deux sens".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Est-ce que c’est normal qu’une fondation canadienne vaut 72 milliards ? CKOI ton prix pour être obligé de dire oui à chaque fois qu’on te propose une 2e assiette Jessica règle ses comptes à propos de la charge mentale chez elle. Tu es zéro confortable dans un banc d’avion ? Es-tu surpris d’apprendre que c’est voulu ? On vous dit toujours d’arrêter de sacrer ? Oh que c’est une mauvaise idée. La Roulette: Le chum de Jessica a failli gâcher leur voyage de rêve La Minute à PLP: s’amuser avec une application sur le recyclage ? Apparemment c’est possible. Debout les Caves Le merveilleux monde d’Alphé: on l’attendait, et on l’a eu. Alphé a roasté Jessica. Chompozo 7h18 - La Guerre des Crampes 40% des américains utilisent leurs congé pour simplement dormir 7h42 - Dans ta face Pomerleau Voyager avec sa grand-mère c’est simple. Sauf si elle est morte. Là, tu économises. Instant Incroyable: Hans, le cheval intelligent et fraudeur. Débat: Se filmer en faisant de bonnes actions, c’est oui ou non ? Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Pas de poignée de main, hier, jeudi 4 décembre, à Washington entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, malgré la signature d'un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Les deux chefs d'État ont remercié leur homologue américain Donald Trump pour ses efforts en faveur de la paix, mais ont tenu des discours d'une grande prudence sur les chances de succès de cet accord. Zobel Behalal est expert senior à la Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), c'est-à-dire l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational. Il livre son analyse au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Qu'est-ce que vous avez pensé de cette cérémonie hier soir à Washington ? Zobel Behalal : Écoutez, le président Trump a réussi un grand coup diplomatique. Il a réussi à amener à Washington deux chefs d'État qui ne se sont pas rencontrés depuis longtemps. Mais on se rend aussi compte qu'il était le seul à être content dans cette salle, parce que les présidents congolais et rwandais, à travers leur langage corporel, ont montré qu'ils n'étaient pas très engagés pour cette signature. Apparemment, en tout cas, il n'y a pas eu de poignée de main entre les deux chefs d'Etat du Congo et du Rwanda ? Ça illustre le très peu d'engagement de ces deux chefs d'État, le très peu d'entrain à venir signer ces accords. On sait, à partir des sources dans les différents pays, que le président Tshisekedi et le président rwandais n'ont pas pu résister à la pression exercée depuis plusieurs mois par l'administration Trump. Et voilà le résultat que ça a donné, ce sentiment de défiance dans la salle, l'absence de poignée de main qui fait douter de la portée de cet événement du 4 décembre. Et visiblement, les deux chefs d'État s'évitaient du regard pendant toute la cérémonie. Alors, pendant son discours, le Rwandais Paul Kagame a dit : « Il y aura des hauts et des bas ». Est-ce à dire qu'il ne suffit pas de signer un accord pour que la paix revienne ? Absolument. J'ai envie de dire qu'il y aura un peu plus de bas que de hauts d'ailleurs. Lorsqu'on regarde le terrain aujourd'hui, avec la poursuite des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise, on a de grosses inquiétudes. Et malheureusement, les populations à l'est de la RDC ne vont pas se réveiller demain, la semaine prochaine, avec un horizon un peu plus apaisé. Le Congolais Félix Tshisekedi, dans son discours, a eu ce mot : « Nous espérons que le Rwanda fera preuve du même sérieux que nous »... C'est la raison pour laquelle, même si on peut se réjouir du fait que, et ça, c'est à mettre au crédit de l'administration Trump, que l'économie soit revenue au centre du jeu… On est aussi forcé à la prudence sur l'avenir de cet accord qui a été signé hier. Oui, parce que ce que sous-entendait le président congolais, c'était l'espoir que les Rwandais retirent leurs troupes du Congo ? Le président congolais ne cesse de le dire. Il a encore répété devant la diaspora congolaise lors d'une visite à Belgrade « Rien ne se fera tant que le Rwanda ne sera pas parti du Congo ». Et les Rwandais disent à leur tour que rien ne se fera tant que les Congolais n'auront pas combattu les FDLR. Et l'un des documents de cet accord dit clairement que le Cadre régional d'intégration économique ne sera pas mis en œuvre tant que ces mesures-là ne seront pas achevées. Donc, on est ici dans la satisfaction d'avoir eu les deux chefs d'État qui viennent à Washington pour le bonheur du président Trump, mais on est face aussi à l'inquiétude pour le quotidien des populations congolaises. Et quand le président burundais Evariste Ndayishimiye a déclaré « s'engager, c'est une chose, mettre en œuvre est une autre chose », est-ce qu'il n'a pas résumé l'opinion générale ? Absolument. On parle ici d'un président qui connaît bien la région, qui connaît bien les différents protagonistes, qui est d'ailleurs en froid, le Burundi est d'ailleurs en froid avec le Rwanda. Donc, ils sont tous conscients des difficultés énormes, de l'Himalaya vers lequel on s'engage aujourd'hui en signant cet accord. Mais prenons l'exemple de la mine de Rubaya, qui produirait 15 % du coltan mondial et qui se trouve actuellement sous le contrôle du M23. Est-ce qu'avec les accords signés hier, on va pouvoir tracer le coltan qui part de cette mine de l'est du Congo vers le Rwanda et ensuite vers le marché occidental ? La mine de Rubaya, depuis plusieurs années, est une source du financement du conflit. Les minerais qui sont exploités à Rubaya, déjà, avant la présence du M23 qui l'occupe aujourd'hui, étaient blanchis et continuaient à être blanchis au Rwanda. Les processus de traçabilité existaient déjà, mais les acteurs sur le terrain avaient réussi à les contourner. C'est vrai que, dans les accords qui ont été signés à Washington, il y a une dimension de traçabilité de ces minerais. Mais, je pense que si cette traçabilité n'a pas été efficace à 100 % avant, il n'y a pas de raison qu'elle le soit demain sans un changement radical. Le point sur lequel on veut insister, c'est la présence des réseaux du crime transnational organisé, qui ont intérêt à ce que ce désordre continue, parce que, grâce à ce désordre, ils peuvent s'enrichir. Donc, tant qu'on n'aura pas adopté des mesures tangibles pour lutter contre ces réseaux du crime transnational organisé, toutes les autres mesures seront inefficaces. Et quand je regarde les accords qui ont été signés, je n'ai pas l'impression qu'on se soit engagé vers cette logique-là. À lire aussiRDC-Rwanda: sous l'égide de Trump, Tshisekedi et Kagame signent un accord de paix
« Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie », a déclaré hier Emmanuel Macron, après la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal par les autorités algériennes. « Avec l'Algérie, le bras de fer ne fonctionne pas », a ajouté l'un des conseillers du Président français. Est-ce à dire que le départ du gouvernement français de Bruno Retailleau, qui prônait la fermeté avec Alger, a facilité les choses ? L'écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, qui est l'un des membres fondateurs du comité de soutien à Boualem Sansal, témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelle est votre réaction à la libération de Boualem Sansal ? Kamel Bencheikh : Vous vous doutez que je saute au plafond, que c'est une joie incommensurable. Lorsque je l'ai appris, d'abord, je ne m'y attendais pas du tout. Parce qu'on s'est attendu à sa libération pendant l'Aïd el-Kébir, puis pour le 5 juillet, fête de la libération de l'Algérie. On a été déçus et chat échaudé craint l'eau froide. Je ne m'y attendais pas et je n'espérais plus rien. Tout de même, il y a quelques jours, sur France Inter, le patron de la DGSE, les services français de renseignement extérieurs, Nicolas Lerner, déclarait : « Il y a des signaux venant d'Alger en faveur d'une reprise du dialogue. J'espère qu'il y aura libération de nos deux compatriotes, Boualem Sansal et Christophe Gleizes. » Je l'ai écouté et nous espérions tous. Mais connaissant le pouvoir d'Alger et le régime d'Alger, je me suis dit que, à moins qu'il soit grièvement malade, ils ne le lâcheront pas. Je pense que ce n'est pas un geste de clémence. C'est parce qu'il est malade qu'ils voulaient se débarrasser de lui. Apparemment, l'Allemagne et son président Frank-Walter Steinmeier ont joué un grand rôle, non ? Certainement. Parce que, entre l'Allemagne et l'Algérie, il y a des relations fortes dans le domaine économique. Il ne faut pas se le cacher, le président Abdelmadjid Tebboune a l'habitude d'aller se faire soigner en Allemagne. Il l'a fait l'année dernière et il y a deux ans. Cette médiation allemande, en aviez-vous déjà eu connaissance ces derniers mois ? Non, pas du tout. C'est une surprise pour moi. Sans être une surprise, parce que Boualem Sansal est très connu en Allemagne. Il a eu le Grand Prix des libraires allemands pour l'ensemble de son œuvre. Il avait l'habitude d'aller faire des conférences pour les ambassadeurs allemands à l'étranger. C'est là-bas qu'il a écrit son livre Gouverner au nom d'Allah. Il a été reçu deux ou trois fois par l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel. On peut donc imaginer qu'Emmanuel Macron a demandé à Frank-Walter Steinmeier de faire une démarche auprès d'Alger ? Je ne l'imagine pas et je n'imagine rien parce que maintenant que Boualem Sansal est arrivé à Berlin, tout le monde va dire : « C'est grâce à moi. » Moi, je ne le sais pas, je ne suis pas au courant. Tout ce que je sais, c'est qu'on a essayé de contacter la présidence française qui n'a jamais réagi. Que les deux filles de Boualem Sansal, Sabira et Naouel, ont écrit dans Le Figaro une lettre ouverte au président Macron à laquelle il n'a jamais répondu. Cela nous a déçu. Du côté des Français, on avait remarqué ces derniers mois qu'il y avait deux lignes sur la question algérienne : la ligne de fermeté, incarnée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau ; et la ligne modérée, incarnée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Avez-vous senti la même chose ? Bien évidemment. On dirait que ce sont des ministres des deux gouvernements différents. Jean-Noël Barrot en est même arrivé à taper sur le comité de soutien et en particulier sur Xavier Driencourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie, en le traitant de tous les noms et en le traitant de militant d'extrême droite. Alors que Bruno Retailleau tenait la ligne dure vis-à-vis de l'Algérie et je pense que l'Algérie l'a humilié. Ne serait-ce qu'en n'acceptant pas les obligations de quitter le territoire français (OQTF). N'est-ce pas le départ du gouvernement de Bruno Retailleau qui a facilité l'issue favorable à Boualem Sansal ? Je n'y crois pas. D'abord, c'est parce que le président allemand l'a demandé et l'Allemagne est un partenaire important pour l'Algérie. Deuxièmement, je suis sûr – on le saura dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours –, que les examens de santé que demandait Boualem Sansal devaient être faits en Occident. Je pense qu'ils ne pouvaient pas le laisser mourir chez eux parce que le monde entier aurait réagi. Donc, pour vous, le moment de la libération de Boualem Sansal, c'est d'abord un moment médical ? Médical, oui. Une année, cela suffit. En gardant Boualem Sansal pendant une année, le pouvoir algérien, le régime algérien, a montré non seulement au monde qu'il était « souverain », mais surtout aux opposants que nul n'est à l'abri d'une arrestation. Boualem Sansal n'était-il pas l'otage d'une crise politique entre Alger et Paris ? Sa libération n'est-elle pas le signe que cela va mieux entre les deux pays ? Ce n'est pas ma lecture. Ma lecture, c'est que Boualem Sansal a été arrêté parce que les islamistes se sont sentis forts en Algérie. Ils lui en voulaient terriblement. Le jour où il a dérapé, dans le média Frontières, en parlant des frontières algéro-marocaines, c'était l'occasion ou jamais pour obliger le président et le pouvoir algérien à l'arrêter. Tout de même, le président Abdelmadjid Tebboune n'envoie-t-il pas un message d'apaisement à Paris par l'intermédiaire de cette grâce à l'égard de Boualem Sansal ? Cela aurait été le cas s'il avait été libéré à la demande de Paris. Ce n'est pas le cas. Mais le résultat est le même. Le résultat est le même et nous sommes heureux. Boualem Sansal arrive en Allemagne et d'ici à quelques jours, il sera probablement parmi les siens, y compris en France ? Bien sûr, nous l'attendons de pied ferme. Mais je ne suis pas sûr que c'est pour faire plaisir au gouvernement français qu'il a été libéré. C'est même l'inverse. Ils ont résisté à toutes les demandes françaises pendant une année. Il y a Boualem Sansal et puis il y a un autre ressortissant français, le journaliste Christophe Gleizes, qui a été condamné au mois de juin dernier à sept ans de prison. Comment voyez-vous sa situation aujourd'hui ? Il faut absolument qu'il en sorte. Mais au-delà de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, il y a des centaines de prisonniers politiques qui sont dans les prisons algériennes. Maintenant que nous avons eu le bonheur d'avoir le retour de Boualem Sansal, il faudrait que nous ne lâchions pas concernant Christophe Gleizes. Il faut absolument que l'on commente, que l'on se batte pour qu'il nous revienne. Son procès en appel est prévu dans quelques semaines, début décembre, à Alger. Êtes-vous optimiste ? Je ne suis ni optimiste ni pessimiste parce que les réactions algériennes sont très improbables. C'est là où l'on verra justement si le pouvoir algérien veut faire plaisir à la France, puisque cela ne passera pas par l'Allemagne, cette fois-ci. Ce que vous dites, c'est qu'avec le sort à venir de Christophe Gleizes, on saura si, oui ou non, il y a un apaisement entre Alger et Paris ? C'est exactement ce que je veux dire. Mais en tout cas, ce que vous souhaitez, c'est la libération de Christophe Gleizes également. Oui, qu'il revienne vers sa famille, vers son pays, à son métier. À lire aussiLibération de Boualem Sansal par l'Algérie: la diplomatie française en question
Aujourd'hui, Élina Dumont, intervenante sociale, Charles Consigny, avocat, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En mille sept cent quatre-vingt-neuf les Français avait pris la Bastille. Apparemment, cette après-midi François Bayrou va se prendre la Bastille dans la tronche. C'est une figure de style, bien sûr, mais toujours est-il que dès ce soir, l'actuel Premier Ministre français devrait avoir à peu près autant de valeur que le quotient intellectuel de … Continued
Un gouvernement militaire américain s'est installé au Japon après sa défaite en 1945. Pour transformer cette société nippone, ses institutions politiques et économiques sont prises en main et une nouvelle constitution est rédigée avec d'avantage d'égalité entre les sexes et le renoncement solennel du Japon à toute idée de guerre. Apparemment la collaboration se passe plutôt bien mais la Guerre froide bouleverse les règles de cette occupation. Michael Lucken est professeur à l'Inalco et membre de l'Institut Universitaire de France. Il a publié Les Occupants - Américains au Japon après la Seconde Guerre mondiale (Editions La Découverte, 2025).
Julien : Tiens, ça te tente qu'on monte sur le rooftop au centre-ville dont tout le monde parle ? Apparemment, la vue est dingue.Louise : Ah bah carrément ! J'en ai entendu parler aussi, ça a l'air ouf pour prendre un verre au coucher du soleil.Julien : Et puis, avec la chaleur, c'est le seul endroit où on pourra respirer un peu.Louise : Parfait. Je prends mes lunettes de soleil, mon chapeau, et c'est parti pour se faire une soirée détente au-dessus de la ville ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, Barbara Lefebvre et Flora Ghebali débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Julien : Non mais c'est pas possible cette chaleur ! Je passe mes journées à transpirer alors que je ne fais rien !Louise : M'en parle pas ! Apparemment on est passé en alerte canicule... Ça va durer comme ça encore quelques jours !Julien : Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir aller à la piscine ou à la mer ! Ça me permettrait de vraiment me rafraîchir...Louise : Tu peux commencer par prendre une douche déjà... Ça te fera du bien, et entre nous... ça sentira aussi meilleur ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les vacances approchent à grands pas pour toute l'équipe de "Ça Peut Vous Arriver". Apparemment, elles arrivent plus vite pour certaine que pour d'autres ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Américain d'origine, péruvien d'adoption, polyglotte et réputé proche des pauvres, le nouveau souverain pontife s'inscrit dans la tradition sociale de l'Église catholique. Traditionnellement, rapporte notre correspondant à Washington Guillaume Naudin, on se disait qu'il n'était pas possible de confier le destin de l'Église au citoyen d'un pays qui est déjà une superpuissance, parce que cela aurait fait beaucoup de pouvoir pour un seul pays. Apparemment, cela n'a pas fait peur aux cardinaux. Peut-être parce que ce pape n'est pas seulement américain, il est aussi péruvien. Il a été naturalisé après avoir passé une bonne partie de sa vie au Pérou. Et puis, les États-Unis sont un pays d'immigration et tout le monde vient un peu d'ailleurs ici. Les spécialistes de la généalogie se sont très rapidement penchés sur la question. Le pape, dont le nom de famille est donc Prevost, a des origines françaises du côté de son père. Sa grand-mère Susanne serait d'ailleurs née en France et son grand-père Jean serait lui originaire d'Italie. Mais ce n'est pas tout, la famille de sa mère est originaire de Louisiane. Et de ce côté-là, il y aurait des origines à la fois créoles, mais aussi espagnoles et même haïtiennes apparemment. Aux États-Unis, les réactions n'ont pas tardé : Donald Trump, sur son réseau Truth Social : « Félicitations au cardinal Robert Francis Prevost, qui vient d'être nommé pape. C'est un tel honneur de réaliser qu'il est le premier pape américain. Quelle excitation et quel grand honneur pour notre pays. J'ai hâte de rencontrer le pape Léon XIV. Ce sera un moment très significatif ! » Il y a aussi celle du vice-président JD Vance, converti au catholicisme. Il dit : « Félicitations à Léon XIV, le premier pape américain, pour son élection ! Je suis sûr que des millions de catholiques américains et d'autres chrétiens prieront pour qu'il réussisse à diriger l'Église. Que Dieu le bénisse ! ». C'est un peu plus mesuré que la réaction du président.Pour les militants MAGA, un pape « marxiste et woke »Et pour cause, le nouveau pape ne voit pas le catholicisme de la même manière que JD Vance. Quand il n'était encore que cardinal, sur son compte X, Robert Prevost a repris publiquement le vice-président. C'était au mois de février, au sujet des déclarations de JD Vance sur la hiérarchisation de l'amour de son prochain. Selon lui, c'était un concept catholique d'aimer davantage sa famille que ses amis, puis que ses voisins, puis que ses concitoyens et enfin que le reste du monde. Jean-Marie Le Pen disait d'ailleurs à peu près la même chose en France à une époque. Le futur pape avait écrit : « JD Vance a tort : Jésus ne nous demande pas de hiérarchiser notre amour pour les autres. » Ils n'ont manifestement pas la vision des choses notamment sur l'immigration. Le mouvement trumpiste s'en est d'ailleurs très vite aperçu. L'influenceuse d'extrême droite Laura Loomer, qui est souvent écoutée par le président, résume son jugement en deux mots : « C'est un pape marxiste et woke. »De son côté, le dernier président catholique, Joe Biden, félicite le nouveau pape pour son élection. De même que Barack Obama qui n'est pas catholique, mais qui vient lui aussi de Chicago. Les habitants de la ville sont nombreux à dire leur fierté sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels. Et là-bas, dans cette ville très sportive au bord du lac Michigan, il y a une question très importante. Comme pour le football à Manchester, il y a deux clubs phares dans le sport national qu'est le baseball. Toute la journée d'hier, tout le monde s'est demandé qui des Cubs ou des White Sox soutient le nouveau pape. Ça a donné lieu à des débats assez drôles. Débat tranché par le propre frère de Léon XIV qui l'affirme avec beaucoup de certitude : le nouveau pape soutient les White Sox. Mais il l'a dit dans son premier discours, il est avant tout pour la paix sur Terre et dans les stades.Louanges dans la presse péruvienneC'est un « pasteur au cœur péruvien » qui arrive à la tête de l'Église catholique, d'après le quotidien conservateur Peru21, pour qui Léon XIV coche toutes les cases : grâce à « son style accessible et conciliant », grâce « à son expérience en Amérique latine » et grâce à « son travail à la Curie romaine », il a tout pour réussir et « son expérience de missionnaire, sa proximité avec les communautés locales et son ouverture au dialogue seront les clés de son pontificat ».« Prevost est peut-être un mystère pour le reste du monde, mais dans notre pays, renchérit El Comercio le plus grand journal du Pérou, on le connaît bien ». En résumé, on connaît son intérêt pour les questions sociales, son attachement à la transparence et au travail collaboratif. Et puis, il a quelque chose de spécial : « À la fois représentant d'une grande puissance mondiale comme les États-Unis et doté d'une compréhension profonde des problèmes auxquels sont confrontés les endroits les plus éloignés des centres de pouvoir ». Certes, parmi les cardinaux, il y en avait plusieurs capables de prendre la relève de François, mais pour El Comercio, « il était difficile d'en trouver un plus apte que Léon XIV ».Même La Republica, le journal de la gauche péruvienne, encense l'humilité du nouveau pape. Une religieuse y raconte que dans ses fonctions d'évêque, il a visité les zones les plus reculées de Chiclayo, que l'on pouvait lui parler du matin au soir, que ses messes étaient simples, sans fioritures, qu'il menait une vie recluse, qu'il privilégiait la prière, avec un petit faible pour la musique créole, souvenir sans doute de ses grands-parents maternels, nés tous les deux à la Nouvelle-Orléans. Il y a aussi de l'Italie en lui, ou de la Guadeloupe, avec un arrière-arrière-grand-père né à Pointe-à-Pitre. Et pour un aperçu complet de ses racines tricolores, la Revue française de généalogie nous raconte que cette nuit, dès 2 heures du matin, cinq arbres généalogiques très poussés ont été mis en ligne, qui nous emmènent chez ses aïeux, d'un couple de pâtissiers du Havre à la bourgeoisie de Menton et de Monaco.Quelle prise de position au sujet des abus sexuels commis par les prêtres ? Du temps où Léon XIV n'était encore que Robert Prevost, évêque de Chiclayo au Pérou, trois femmes se sont adressées à l'évêché pour dénoncer un prêtre qu'elles accusaient d'attouchements et d'agression sexuelle. Or, la gestion de cette affaire reste sujette à controverse. Il y a, par exemple, cette association américaine citée par le magazine Newsweek, association qui regroupe des victimes de violences sexuelles et selon laquelle le futur pape a dérogé aux règles prévues par le Vatican dans ce genre ce cas. Il n'aurait pas tout de suite suspendu le religieux incriminé par les victimes et se serait abstenu de saisir les autorités péruviennes.Version controversée et balayée par la presse du Pérou. La Republica rétorque que Prevost « a mené des enquêtes préliminaires, porté l'affaire devant la Curie romaine et expulsé ce prêtre de l'Eglise ». Le diocèse affirme avoir tout fait dans les règles et porté l'affaire jusqu'au pénal, affaire finalement classée sans suite en raison du délai de prescription. L'une des plaignantes a demandé la réouverture de l'enquête, désormais placée sous la responsabilité du successeur de Robert Prevost à Chiclayo. Impossible à ce stade de dire si, oui ou non, il faut parler de négligence.La Republica préfère renvoyer à l'entretien que le cardinal lui avait accordé avant de quitter le Pérou. Il prend au cours de cette interview une position très ferme à propos des violences sexuelles au sein de l'Église. « Nous rejetons, disait-il à l'époque, les dissimulations et le secret. En cas d'abus sur mineurs commis par des prêtres, la réponse a souvent été : tais-toi et ne parle pas. C'est inacceptable. Tous ceux victimes d'un acte répréhensible de la part d'un prêtre doivent venir le signaler afin d'agir pour le bien des victimes et de l'Église. » On verra si le nouveau pape s'empare du dossier pendant son pontificat et met en place le principe de tolérance zéro réclamé par de très nombreuses associations de victimes.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, Jean-Loup Bonnamy et Fatima Aït-Bounoua débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Julien : Tiens, tu te rappelles l'info qu'on a lue hier soir sur la fermeture de notre resto préféré dès la fin du mois ?Louise : Oui, je suis trop dégoûtée par la nouvelle donc remue pas le couteau dans la plaie s'il te plaît !Julien : Bah finalement, j'ai vérifié et c'est pas vrai ! Apparemment, les gens qui ont posté ça sur les réseaux sociaux se sont trompés de resto !Louise : Ah bon ?! C'est une super nouvelle ! Mais ça prouve bien qu'il faut toujours vérifier deux fois les infos avant d'y croire… même si ça semble crédible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« C'est simple comme un coup de fil » : un vieux slogan publicitaire remis au goût du jour par les présidents français et algérien… Emmanuel Macron a décroché son téléphone lundi pour appeler Abdelmadjid Tebboune. Un échange pour le moins fructueux, rapporté ainsi par El Moudjahid à Alger : « Emmanuel Macron a adressé au président Tebboune ainsi qu'au peuple algérien ses meilleurs vœux de succès et de prospérité à l'occasion de l'Aïd El-Fitr et ils sont convenus, lors d'un long échange franc et amical, de la reprise sans délai de la coopération sécuritaire entre les deux pays et du travail de la commission mixte des historiens. »Un coup de fil, donc, qui semble effacer des mois de brouille entre les deux pays.« Est-ce la fin de la crise entre Alger et Paris ? », s'interroge le site Algérie 360. Apparemment oui, quand on examine les décisions prises : « la reprise immédiate de la coopération sécuritaire entre les deux pays, le rétablissement “sans délai“ de la coopération en matière migratoire, la volonté de poursuivre le travail de la commission mixte des historiens essentiel à la réconciliation, la relance des échanges et des initiatives communes dans le cadre de la coopération judiciaire, avec une prochaine visite en Algérie du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin. »Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, se rendra également à Alger dès dimanche. Une rencontre est aussi prévue entre les deux présidents.Enfin, note Algérie 360, « au cours de la conversation, Emmanuel Macron a évoqué le cas de l'écrivain Boualem Sansal, récemment condamné à cinq ans de prison ferme. Il a exprimé sa confiance dans la sagesse de Tebboune et a plaidé pour un geste de clémence en raison de l'âge et de l'état de santé de l'écrivain. »Quid de la question du Sahara Occidental ?Pour TSA, autre site d'information algérien, c'est « une immense surprise : les deux chefs d'État ont acté la fin de la crise algéro-française, huit mois jour pour jour après son déclenchement le 31 juillet dernier, suite à la décision du président Macron de reconnaître la marocanité du Sahara occidental. »« Finie la brouille entre Tebboune et Macron, oublié le Sahara occidental ! », s'exclame pour sa part Le Matin d'Algérie, site d'information plutôt critique envers le pouvoir algérien. « Qu'est-ce qui a changé depuis pour arriver à ce revirement à 180 degrés ? Rien hormis que Tebboune a mangé son chapeau, affirme Le Matin d'Algérie. Cet échange téléphonique marque un pas vers l'apaisement, mais ne règle pas la question de fond, la question du Sahara Occidental, qui reste un point de désaccord majeur entre Alger et Paris. »Le site Algérie Patriotique reste méfiant, notamment sur cette question du Sahara Occidental : « que signifie, s'interroge-t-il, la formule utilisée par l'Elysée, selon laquelle les deux pays sont “attachés à la légalité internationale“ ? La France va-t-elle faire machine arrière dans le dossier sahraoui et se conformer désormais aux résolutions de l'ONU en ne reconnaissant plus unilatéralement la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental ? »« Hautement invraisemblable » Il est vrai, pointe Le Monde Afrique, que « la question du Sahara occidental, déclencheur de la crise, ne figure pas explicitement dans le communiqué conjoint. Le 30 juillet 2024, Emmanuel Macron avait reconnu que “le présent et l'avenir“ de ce territoire “s'inscrivaient dans le cadre de la souveraineté marocaine“, au grand dam des Algériens. Il est hautement invraisemblable, poursuit Le Monde Afrique, que Paris revienne sur cette reconnaissance, que le chef de l'Etat français avait réitérée lors de sa visite d'Etat à Rabat en octobre 2024. La référence à ce dossier sahraoui affleure dans le communiqué de manière très allusive à travers le rappel de la “légalité internationale“ –, au nom de laquelle Alger réclame rituellement la tenue, sur place, d'un référendum d'autodétermination. »Enfin, Le Monde Afrique relève aussi que le communiqué commun des deux présidences évoque « le sort de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné le 27 mars à cinq ans de prison ferme, au bénéfice duquel Emmanuel Macron espère un “geste de clémence et d'humanité“ de la part d'un président Tebboune crédité de “clairvoyance“. La rumeur avait couru avec insistance ces derniers jours de l'éventualité d'une grâce de sa part, scénario qui paraît désormais plus que vraisemblable. »
Le président de transition haïtien poursuit sa visite en France, Leslie Voltaire rencontre aujourd'hui des responsables politiques après un entretien mercredi (5 février 2025) avec Emmanuel Macron. Le chef de l'État français a demandé à l'ONU d'envisager une mission de maintien de la paix en Haïti, face à la violence des gangs qui déstabilise le pays et a fait plus 5.000 morts l'an dernier (2024). Une mission internationale de soutien à la police haïtienne, dirigée par le Kenya, a commencé à se déployer mais ses capacités sont encore insuffisantes.Seulement quelque 800 policiers de six pays ont été déployés progressivement depuis l'été dernier (2024), sur les 2.500 espérés. Et les attaques des gangs, qui contrôlent déjà selon l'ONU 85% de la capitale, ne semblent pas avoir faibli depuis.Pour Ricardo Germain, consultant indépendant en sécurité et défense, « les Kenyans se sont beaucoup investis aux côtés de la police haïtienne dans cette mission, mais il n'y a pas de victoires stratégiques en raison du manque de financement. Il y a aussi une lecture trop conjoncturelle de ce qu'il se passe en Haïti : il faudrait parler de groupes armés criminels et non de gangs, de conflits, et non pas de criminalité. »« Le problème se trouve aussi dans le contexte régional de trafic d'armes, de munitions et de drogue. Il faudrait une réévaluation de la situation en Haïti, et élargir le cadre d'intervention dans la mesure où il s'agit d'un problème régional. « Le Premier ministre a révélé que le Conseil supérieur de la police nationale avait été informé du projet des gans d'attaquer Kenscoff. « Les forces de l'ordre se retrouvent sur plusieurs fronts et en raison du manque d'équipement et d'effectifs, et la question est de savoir si nous avions les moyens de faire face à ces organisations criminelles » estime Ricardo Germain.La population est parfois alliée à la police, le président du conseil de transition le disait sur RFI, parlant de légitime défense. Pour Ricardo Germain : « Le risque est que ces civils ne soient pas encadrés et cela pourrait exacerber la situation où ces groupes de défense deviennent des groupes criminels »Son interview est à retrouver en intégralité sur la version audio de cette page. Nicaragua : Ortega « assure sa dynastie » avec la réforme de la constitutionDaniel Ortega et sa femme Rosario Murillo ont consolidé leur pouvoir absolu au Nicaragua : en tant que président et coprésidente, ils ont désormais une emprise totale sur les organes de l'État et sur la société civile, selon une réforme constitutionnelle validée jeudi (30 janvier 2025) par le Parlement.Cette réforme prolonge le mandat d'Ortega jusqu'en 2028, soit un an de plus, détaille la Prensa : Ortega est un homme de 79 ans, il est au pouvoir depuis 2007, il veut «assurer sa dynastie et souhaite gagner du temps», estime le quotidien, pour pouvoir imposer sa femme comme sa seule successeure.Pour 100% Noticias, cette réforme constitutionnelle vivement critiquée par l'ONU, l'Organisation des États américains, les États-Unis et les opposants nicaraguayens, «élimine l'équilibre des pouvoirs» et «légalise l'apatridie» pour toute personne considérée comme traître à la Nation tout comme la pratique de la torture. Le journal d'opposition parle aussi de la création d'une «police volontaire» où des civils armés pourront participer au maintien de l'ordre, ce sont en réalité des «groupes paramilitaires», explique 100% Noticias, qui « agissent dans le cadre de la soi-disant « Opération Nettoyage » par laquelle le Gouvernement du Nicaragua a neutralisé les protestations contre lui. » États-Unis : le risque d'une guerre tarifaireLa hausse de 25% des droits de douane attendus ce 1er février 2025 au Canada et au Mexique aura des conséquences sur l'agriculture américaine, estime Politico.Le journal relate à quel point ces droits de douane pourraient décimer certains pans entiers de l'économie américaine et, en particulier, le secteur agricole. Le sénateur du Dakota du Sud John Thune qui est aussi le chef des Républicains au Sénat a récemment déclaré sans une certaine ironie: «Apparemment, le président donne une grande valeur à l'utilisation de ces droits de douane et je suis sûre que nous aurons beaucoup de discussions à ce sujet». Il faut dire que son État pourrait se retrouver dans les «tirs croisés» de cette guerre des tarifs, poursuit le journal, ce qui pourrait lui donner «des brûlures d'estomac sur la position qu'il devra adopter» face à un Donald Trump intraitable et incontrôlable. En 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, « les agriculteurs du Dakota du Sud qui exportent pour plusieurs millions de dollars de soja, maïs et viande ont été fortement touchés par la riposte tarifaire du Mexique et du Canada, et ils en payent encore le prix ».Pour le Washington Post : Cette politique tarifaire touchera en premier lieu l'économie des pays dans le viseur de Donald Trump et notamment le Canada qui « envoie presque 80% de ses exportations aux États-Unis et des millions d'emplois sont concernés ». Les secteurs de l'énergie et de l'automobile seraient parmi les plus touchés. Si le Canada décide de répondre par une hausse de droits de douanes sur les biens américains, le dollar canadien pourrait plonger et les prix augmenter. C'est «la destruction mutuelle assurée», estime un spécialiste canadien cité dans le quotidien. Panama : « Nous gérons parfaitement le canal »Traditionnellement, tout nouveau secrétaire d'État américain se rend pour son premier déplacement à l'étranger auprès de grands pays alliés y réaffirmer la bonne entente. Pas Marco Rubio. Le nouveau chef de la diplomatie américaine ira à partir de samedi (1er février 2025) dans cinq pays d'Amérique centrale où il entend incarner «l'Amérique d'abord» de Donald Trump, à commencer par le Panama dont le canal suscite les convoitises de Donald Trump, qui a promis d'en «reprendre» le contrôle pour contrer l'influence de la Chine.Le canal de Panama est essentiel au commerce mondial : «Nos résultats prouvent que nous gérons parfaitement le canal. Tous les pays, y compris les États-Unis, l'ont reconnu au fil des ans. Nous utilisons simplement l'une de nos ressources naturelles, pour le bénéfice du Panama.» explique Boris Moreno, vice-président des opérations du canal rencontré par Grégoire Pourtier. Les navires commerciaux américains sont logés à la même enseigne que les autres pavillons, et les droits de passage font l'objet d'un processus concerté. «Quand un prix augmente, personne n'est content. Mais c'est un prix juste. », poursuit Boris Moreno, « Nous faisons des études de marchés pour connaître la valeur des cargos qui transitent, et à partir de là nous déterminons le droit de passage, quelle que soit l'origine du bateau. Nos grilles tarifaires sont publiques et s'appliquent à tout le monde.»Boris Moreno s'étonne aussi des accusations d'une ingérence de Pékin, alors que le canal est entièrement géré par le Panama, un pilote local prenant même les manettes des navires le traversant. Mais il est vrai que les Chinois exploitent deux ports dans la zone.«Il n'y en a que deux autour du Canal qui sont contrôlés par des sociétés basées en Chine, et leurs concessions ont été attribuées alors que nous étions encore dirigés par l'administration fédérale américaine, en 1997. Et je n'avais jamais entendu de plainte jusque-là.» conclut-il.Reportage sur le Canal du Panama, à retrouver dans son intégralité dans la version audio de cette page. Football : le retour de Neymar dans son club de SantosEn football, le Brésilien Neymar est présenté à Santos, son tout premier club, où il fait son retour 12 ans après. Le génial brésilien, passé entretemps par le Barça, le PSG puis Al-Hilal en Arabie Saoudite, se bat depuis plusieurs saisons avec les blessures et son meilleur niveau semble derrière lui, mais son retour suscite la joie parmi les supporters. Baptiste Leduc les a rencontrés. Parmi eux, Weslei Ribeiro qui n'avait que 6 ans quand Neymar a quitté le Brésil pour Barcelone : « Neymar est l'un des meilleurs joueurs du monde et je pense que ses performances à Santos seront excellentes », dit-il. Fernando Tavares lui n'est pas naïf, il connaît les critiques qui ont accompagné le Ney tout au long de sa carrière et sait que personne ne le changera : « Il est controversé, il l'a toujours été et le sera toujours. Il attire toujours l'attention, c'est Neymar ! » L'actualité des Outre-mer Benoît Ferrand de la 1ère nous parle des assises consacrées à la « violence des jeunes » qui se seront ouvertes ce mercredi sur l'île de Saint-Martin.
« Que fait la communauté internationale ? Pourquoi elle ne sanctionne pas le régime rwandais qui est derrière les attaques meurtrières du M23 contre nos villes de l'Est du Congo ? ». C'est l'interrogation de plus en plus pressante du gouvernement congolais, après la percée ce mardi des rebelles du M23 sur la ville de Minova, à la frontière entre le Nord et le Sud-Kivu, à quelque 20 kilomètres de Goma. Patrick Muyaya est le ministre congolais de la Communication et des Médias. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : L'ennemi a fait une percée sur Bweremana au Nord-Kivu et sur Minova au Sud-Kivu, a annoncé l'armée congolaise ce mardi par communiqué. Est-ce que vous confirmez ? Patrick Muyaya : Oui, je confirme. L'armée a évidemment communiqué parce que c'est la dynamique de la guerre. Parfois vous perdez une bataille, parfois vous gagnez. Mais il y a une détermination claire que nos forces armées vont assurer la défense de l'intégrité territoriale et la protection de nos populations et que c'est une guerre que nous allons gagner. L'ennemi dont l'armée parle, aujourd'hui, c'est un ennemi qui est connu, c'est l'armée rwandaise. Ça ne vaut même plus la peine de parler du groupe terroriste M23 qui n'existe pas. C'est l'armée rwandaise qui opère. Référez-vous au dernier rapport du groupe d'experts des Nations unies qui parle à la fois des équipements utilisés, mais aussi du nombre de militaires envoyés sur le terrain. C'est illustratif justement de la volonté criminelle du président rwandais et cela doit cesser absolument.Donc, depuis ce mardi matin, la ville de Minova est occupée par votre ennemi ?Oui, évidemment. Et ce que l'on ne vous dit pas, c'est qu'il y a des massacres qui se font en même temps. Parce que à chaque fois qu'il y a une avancée des terroristes, le premier objectif, c'est de mettre la main sur les jeunes et de les mettre hors de portée de nuire. Vous savez que nous avons une dynamique de jeunes qu'on appelle les « wazalendo » qui contribuent à la défense de la patrie. Et chaque fois qu'il arrive, l'ennemi s'assure que tous les jeunes identifiés aveuglément puissent être mis hors de portée. Ça veut dire qu'il y a des assassinats, des massacres. Certains journalistes ont publié des images qui sont assez choquantes de la manière dont certains compatriotes ont été tués, parce qu'il y a une volonté de semer la terreur. Et c'est cette situation, d'ailleurs, qui devrait, de notre point de vue, être un élément déclencheur pour obtenir de la communauté internationale des mesures plus fermes et plus fortes.Aujourd'hui, nous avons vu évidemment les pays occidentaux condamner le Rwanda, dénoncer le Rwanda, mais ce n'est pas suffisant en termes d'actions pour nous assurer justement que ces aventures criminelles cessent parce qu'il y a trop de drames. Tout ceci se passe sous les yeux de la communauté internationale et c'est illustratif justement de la nécessité pour elle d'agir plus énergiquement dès lors que le processus de Luanda a été publiquement saboté par le président rwandais qui, sans gêne d'ailleurs, revendique les actes terroristes posés par les terroristes du M23. Et il y a une nécessité d'avoir une action plus énergique pour prévenir un conflit plus intense dans la région.Sur le plan politique, le processus de Luanda est au point mort depuis l'annulation de la rencontre du mois dernier entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Pourquoi dites-vous que Paul Kagame a saboté le processus ? Mais parce qu'il n'est pas venu pour ne pas consacrer la mort de son fils préféré, le M23, qui est un mouvement terroriste.Apparemment, il n'est pas venu parce qu'il voulait un dialogue direct entre la République démocratique du Congo et les rebelles du M23…Écoutez, ça, ce sont les subterfuges qu'ils ont sortis, la veille justement de la tenue du sommet. Le président de la République l'a déjà dit et redit, il n'est pas question pour nous de discuter avec le M23 qui en réalité n'existe pas, parce que l'agenda qu'ils ont, c'est l'agenda rwandais. Pourquoi on va discuter avec le pantin alors que nous avons « l'autorité morale » de toutes ces actions criminelles sur la table ? Et donc celui qui a choisi délibérément de saboter ce processus, de mettre le processus au point mort, il s'appelle Paul Kagame, et il est urgent que la communauté internationale puisse tirer des conséquences de la manière la plus ferme pour qu'il rentre sur la table et pour que le processus puisse aboutir.Alors, vous demandez des sanctions internationales contre le Rwanda, mais l'Union africaine, pour l'instant, refuse que les Nations unies inscrivent un débat sur ce sujet dans leur agenda 2025. Vous n'êtes pas déçu ? Ecoutez, pour tous ces pays qui estiment aujourd'hui que le Rwanda devrait être épargné des sanctions, ils devraient juste regarder la situation humanitaire. C'est évident qu'aujourd'hui il y a des millions des jeunes femmes et hommes qui sont déplacés dans leur propre pays du fait des agissements du président rwandais. Il y a des viols, des massacres qui se perpétuent en plein jour. Ces pays-là, je ne pense pas qu'ils veulent être complices de ces dégâts. Ne pas prendre des sanctions fortes en ce moment, c'est être complice de massacres qui sont commis dans l'est de la RDC.Et vous pensez qu'Emmanuel Macron ne va pas assez loin, lui non plus ? Il devrait aller plus loin, justement…C'est-à-dire ?Plus loin. Ça veut dire que la France aujourd'hui peut activer des sanctions plus fermes parce qu'on connait les rapports des Nations unies, ce sont des rapports qui sont publics et je pense qu'il y a sûrement des experts français. La France, qui généralement est derrière les plumes qui rédigent des résolutions au niveau du Conseil de sécurité, devrait tirer les conséquences au regard de la situation humanitaire et du côté belliqueux prouvé par le président rwandais. Et donc le président Macron est lui aussi tenu d'user de plus de fermeté vis-à-vis du Rwanda pour que la paix soit restaurée dans l'est de la RDC.À lire aussiConflit dans l'Est de la RDC: les combats se poursuivent au niveau de Sake
Ira ? Ira pas ? En Côte d'Ivoire, le président Alassane Ouattara entretient le suspense sur sa candidature ou non à un quatrième mandat à l'élection du 25 octobre prochain. « À la date d'aujourd'hui, je n'ai pas encore pris de décision », a-t-il déclaré jeudi dernier à l'occasion de ses vœux au corps diplomatique. Mais qu'attend-il avant de se décider ? Est-il attentif, par exemple, à ce que va faire l'un de ses principaux adversaires, Tidjane Thiam, qui brigue l'investiture du PDCI ? Arsène Brice Bado enseigne au Cerap, qui est l'université jésuite d'Abidjan. Il livre son analyse au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : « Je suis en pleine santé et désireux de continuer de servir mon pays, mais je n'ai pas encore pris de décision par rapport à la présidentielle de cette année », a dit Alassane Ouattara jeudi dernier. A votre avis, est-ce qu'il va y aller ou pas ? Arsène Brice Bado : D'abord, c'était, disons, une affirmation étonnante parce qu'on s'attendait à autre chose. Là, il jette vraiment l'incertitude sur sa candidature et une incertitude qui semble davantage confirmer le désir d'un quatrième mandat. C'est ce que ça laisse entendre, finalement.Alors beaucoup disent en effet qu'il sera candidat parce qu'il n'y a aucune autre personnalité du parti au pouvoir RHDP qui se dégage pour l'instant. Mais lui-même affirme qu'il y a tout de même une demi-douzaine de candidats virtuels dans son propre camp…Oui, mais on ne voit personne émerger et il faut vraiment du temps pour avoir un candidat qui ferait le consensus. Et je pense que c'est ce qu'il manque. Et finalement, c'est ce qui va le pousser à pouvoir se présenter comme candidat. Parce que la demi-douzaine de candidats, même si on n'a pas les noms, ils ne semblent pas faire l'unanimité. En tout cas, on ne les voit pas.Alors on parle quand même du vice-président Tiémoko Meyliet Koné qui a été gouverneur de la BCEAO ?Oui, c'est vrai, il a un très bon CV, mais pourra-t-il faire l'unanimité du parti ? Apparemment ce n'est pas ce que l'on entend, ce n'est pas ce que l'on voit.On parle du Premier ministre Robert Beugré Mambé ou du président de l'Assemblée nationale Adama Bictogo ?Oui, c'est vrai que ce sont des personnalités possibles. Ils ont des carrures présidentielles. Mais encore une fois, est-ce que ces candidatures pourront avoir l'assentiment de l'ensemble du parti ? Est-ce que le RHDP pourrait s'unifier autour d'un seul candidat par rapport aux différentes rivalités que l'on perçoit par-ci par-là ? Même si ce sont des rivalités encore en sourdine.Et le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, petit frère d'Alassane Ouattara ? Oui, c'est aussi un nom qui est souvent évoqué. Mais là encore, est-ce qu'il pourrait faire l'unanimité du parti ? C'est ça le problème. Et donc je pense que tous ces candidats, il aurait fallu qu'on les mette en piste très tôt pour leur permettre, effectivement, de pouvoir rassembler et même de pouvoir aboutir à des compromis avec les autres prétendants et de bâtir une unité qui allait permettre au RHDP d'aller aux élections de façon confiante, sans le président Alassane Ouattara.Le retour à Abidjan de l'ancien Premier ministre Patrick Achi comme ministre et conseiller spécial après quelque temps au FMI à Washington, est-ce que ce n'est pas le signe que ça pourrait être lui ? Mais voilà, il y en a qui pensent qu'il serait un très bon candidat, d'autant plus qu'il est du sud. Mais en même temps, on n'est pas très sûr que les élites du nord pourraient accepter une telle candidature.Alors pour vous, le fait qu'il y ait dans l'opposition un poids lourd en la personne de l'ancien ministre Tidjane Thiam qui sera le candidat probable du PDCI, est-ce que c'est une donnée qui va pousser Alassane Ouattara à être candidat ou au contraire à passer la main ? Il y a deux scénarios possibles. Je pense que la candidature forte de Tidjane Thiam peut avoir deux résultats contraires. Cela peut pousser peut-être Ouattara à lâcher prise parce que Tidjane Thiam a pratiquement le même cursus que le président Ouattara. Il a les mêmes connexions à l'international. C'est un technocrate. On a l'impression que c'est celui qui peut poursuivre l'œuvre du président Ouattara. D'un autre côté, ça signifie que le pouvoir va échapper au RHDP. Or, l'histoire récente entre le RHDP et le PDCI est une histoire mouvementée. Il y a pas mal de rancœurs de part et d'autre. Et que le pouvoir puisse passer à Thiam, je ne suis pas sûr que les élites du RHDP seront prêtes à ce changement.Voulez-vous dire qu'Alassane Ouattara attend de voir quelle tournure va prendre la convention du PDCI qui va investir Tidjane Thiam avant de prendre sa décision lui-même ? Je pense que c'est un élément important si jamais il veut se présenter et ne pas attendre. Mais à mon sens, c'est un élément important. Le candidat que va choisir le PDCI, cela va influencer, cela aura certainement des conséquences sur la candidature présidentielle du RHDP.Et si Tidjane Thiam est investi avec beaucoup de voix, avec beaucoup d'enthousiasme au sein du PDCI, du coup, là, vous pensez qu'Alassane Ouattara ira au combat. C'est ça ? Oui, pour conserver le pouvoir au RHDP. Il y a vraiment des rancunes tenaces entre les deux partis. Mais le président Ouattara est suffisamment fort. Je crois qu'il a les cartes entre les mains. Il peut imposer le rythme dans son parti.
Peut-on être artiste et businessman ?Apparemment oui. Arthur Benzaquen refuse de laisser les étiquettes le brider.À la fin des années 90, sa famille entame les démarches pour vendre le Ken Club, leur club de sport, mais Arthur s'y oppose, voyant la montée de l'intérêt pour le sport et la fin des années Rock'n roll et débauche.Avec son frère, ils reprennent l'affaire familiale et font exploser le business : le chiffre d'affaires devient... leur marge.Arthur crée le groupe Masada et multiplie les projets de salles de sport au positionnement ultra-premium jusqu'à racheter également le Club Med Gym (CMG).Les succès sont phénoménaux à chaque fois. Les listes d'attente pour rejoindre les clubs sont pleines sur plusieurs années et la majorité des adhérents viennent chaque jour dans les lieux d'exception conçus par Arthur et ses équipes.Mais Arthur ne s'est pas arrêté là. Hyperactif et électron libre : il est aussi acteur, réalisateur, producteur. Il a réalisé la première série d'OCS et le long métrage “Les nouvelles aventures d'Aladdin” avec Kev Adams. Celui-ci sera son dernier et unique long-métrage réalisé malgré le succès qu'il a reçu.Arthur nous partage en toute transparence ses conseils aussi bien pour le business que pour les projets artistiques :Comment faire une série avec un petit budget ?Réaliser un long-métrage avec des stars françaises et des effets spéciauxPourquoi l'esthétique est importante quand on fait des projets immobiliers ?Comment être rentable lorsqu'on ouvre une salle de sport ?TIMELINE:00:00:00 : L'un avec un bicorne et l'autre au spa00:16:26 : Tout faire pour garder le Ken Club00:24:02 : Vers quoi on court quand on est citadin ?00:38:53 : Comment fonctionnent les clubs parisiens00:51:55 : Ce qui compte vraiment pour concevoir des lieux de vie iconiques01:05:11 : Post-COVID : les banques ne prêtent plus, marché de l'immobilier en souffrance01:21:27 : Produire la première série OCS01:30:32 : Réaliser des films avec des petits budgets01:40:45 : Le basculement des œuvres dans le monde du digital et le partage des recettes01:48:35 : La production des Nouvelles aventures d'Aladdin à 12 millions d'euros01:56:06 : Les secrets pour avoir une salle de sport rentable et durable02:07:49 : La créativité et le courage pour un monde meilleurLes anciens épisodes de GDIY mentionnés :#374 - Laurent de Gourcuff - Confessions et secrets du roi de la nuit#373 - Benjamin Cardoso - The Polar Plunge - Faire de son corps une FerrariNous avons parlé de :Ken clubBlancheCMGJean-Marie MessierMasada (le groupe)Masada (Israël)Soho HouseParis RacingALL (Accor)MolitorMama ShelterWeWorkZakVice-versaHolly WeedFrères Zak ProductionLes Nouvelles Aventures d'AladinSpamalot (comédie musicale)KlayTekésJulia LayaniLes recommandations de lecture : Le Déclin du courageVous pouvez contacter Arthur sur Linkedin, Instagram.La musique du générique vous plaît ? C'est à Morgan Prudhomme que je la dois ! Contactez-le sur : https://studio-module.com. Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ? Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.
Louise : Pff, je crois que je couve quelque chose… Je me sens vaseuse et j'ai mal partout.Julien : Oh non, me dis pas que c'est la grippe… Apparemment, elle commence à circuler partout en ce moment ! Tu veux que je passe à la pharmacie te prendre des médocs ?Louise : Ça serait bien oui… Et un gros stock de mouchoirs aussi ! Je savais que j'aurais dû mettre un masque pour prendre les transports !Julien : Ouais, mais bon, tu sais que ce genre de truc arrive toujours sans qu'on le voit venir ! Sinon, ça serait trop facile ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Libye du maréchal Haftar sort-elle renforcée après la chute du régime Assad en Syrie ? C'est la question qui se pose, au vu du risque pour les Russes de perdre leurs bases militaires en Syrie. Y aura-t-il bientôt une base navale russe à Tobrouk ? Le grand spécialiste de la Libye Wolfram Lacher est chercheur à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité. RFI lui a d'abord demandé si, après la perte de leur allié syrien, les Russes n'allaient pas se tourner encore plus vers le maréchal Haftar. RFI : Wolfram Lacher, si les Russes perdent leur point d'appui en Syrie, est-ce qu'ils ne vont pas se tourner encore davantage vers la Libye du maréchal Haftar ? Wolfram Lacher : Ils vont sans doute l'essayer, mais est-ce qu'ils vont le pouvoir ? Est-ce que Haftar permettra aux Russes de renforcer leur présence en Libye ? C'est une question, parce qu'on voit à travers les années dernières que Haftar a toujours cherché à jongler entre plusieurs partenaires étrangers et à ne jamais se rendre dépendant exclusivement d'un État.Dans le territoire libyen contrôlé par le maréchal Haftar, les Russes auraient des facilités sur quatre bases aériennes : al-Qadeer, al-Joufra, Ghardabiya et Brak ak-Shati. Mais est-ce que les avions gros porteurs russes peuvent atteindre la Libye sans faire escale sur la route pour faire le plein ? Cela dépend sans doute des espaces aériens qu'ils peuvent traverser. Or, on a constaté cette dernière année qu'ils peuvent traverser l'espace aérien turc, par exemple. Mais c'est très possible, si la Russie perdait la base aérienne en Syrie, que ça compliquerait la logistique, le ravitaillement pour la présence russe en Libye et plus au sud en Afrique.Du côté des navires de combat, si les Russes perdent leur base navale de Tartous en Syrie, est-ce qu'ils pourront replier leurs bateaux dans un port libyen ? Alors les Russes cherchent depuis plusieurs années déjà à établir une base navale à l'est de la Libye. Pour l'instant, Haftar et ses fils n'ont jamais accédé à cette requête parce qu'ils savent que cela pourrait rompre leurs relations avec les puissances occidentales. Or, la situation actuelle où et la Russie et les États-Unis et d'autres pays de la région - donc les Émirats arabes unis, les Égyptiens, tout le monde - essayent de maintenir des bonnes relations avec Haftar, c'est une situation très confortable pour Haftar et donc je pense que, pour Haftar, il n'y aurait aucune nécessité de maintenant offrir le territoire libyen aux Russes et de se rendre dépendant de manière exclusive du soutien russe et de couper ses relations avec les pays occidentaux.Apparemment, le maréchal Haftar et Vladimir Poutine s'entendent bien. Ils se sont vus à Moscou en septembre dernier. Mais est-ce que le maréchal libyen est un allié aussi fiable que l'était le dictateur syrien Bachar el-Assad ? Il n'est peut-être pas fiable dans le sens où il suit les directives qu'on essaierait de lui donner, mais Haftar a besoin de cette présence militaire russe parce que la fonction de protection contre d'éventuelles attaques, d'éventuelles offensives de la part des forces en Tripolitaine, cette fonction de protection qu'a la présence militaire russe, c'est difficile de voir une autre puissance étrangère la remplacer pour Haftar. Donc, c'est pour ça que la relation entre Haftar et la Russie est une relation qui est bénéfique mutuellement. Les deux ont besoin de maintenir cette relation.Depuis six mois, le maréchal Haftar, qui est âgé de 81 ans, prépare sa succession. Il met en avant l'un de ses fils, Saddam. En juin dernier, quand Saddam Haftar est allé à Ndjamena, le président tchadien lui a demandé de mettre sous cloche les rebelles tchadiens du Fact, dont la dernière offensive en 2021 avait coûté la vie à Idriss Déby. Est-ce que vous pensez que le clan Haftar a donné suite à la requête du régime tchadien ? Oui, effectivement. Depuis environ deux ans, il y a une coopération assez étroite. Il y a eu des arrestations de chefs rebelles, y compris au sein du Fact, qui ont été livrés au régime tchadien. Et à ma connaissance, le Fact n'a plus de présence en tant que force, en territoire libyen, en ce moment.Et le Fact aujourd'hui n'est plus en mesure de lancer une nouvelle offensive comme en avril 2021 ?Aujourd'hui, je crois qu'il n'y a pas de forces rebelles tchadiennes en territoire libyen qui soient en mesure de lancer une offensive semblable. Par contre, il faudra voir si, avec le fait que la France retire ses forces du Tchad, ce n'est pas un facteur qui pourrait conduire à une nouvelle mobilisation de rebelles tchadiens qui pourraient donc organiser de nouveaux groupes, que ce soit au Darfour ou ailleurs dans les pays avoisinants du Tchad.
Apparemment, l'adoration est une folie
Aujourd'hui, je vous propose de parcourir les différentes étapes de la vie d'un amateur et de voir où vous en êtes ! Je sais pas si vous vous en rappelez mais il y a de cela quelques semaines, j'avais posté ce visuel en story. Visuel dont j'avais moi-même fait une capture il y a de cela plusieurs années mais en le revoyant dans mon tél, je m'étais dit qu'il y avait quand même beaucoup de vrai dans le cheminement proposé ! Et je pense qu'il vous avait touché aussi car j'avais reçu énormément de réactions de votre part. Apparemment ça avait fait écho chez vous. Du coup j'ai voulu en reparler plus en profondeur, et l'adapter à ma sauce et à l'époque. Au fil des rencontres et des épisodes, je m'aperçois de plus en plus que beaucoup d'entre nous ont un socle commun d'étapes par lesquelles nous passons presque tous dans notre chemin d'amateur. Vous savez, un peu comme les series de points numérotés à suivre pour dessiner un personnage, quand on était gosses. Alors, oui évidemment tout n'est pas tracé, et il y a 1000 façons de prendre cette route, et heureusement car sinon ça serait bien triste... Mais c'est bien du chemin dont on va parler aujourd'hui. Je vous l'évoque souvent mais je voulais approfondir avec vous les fameuses étapes....un peu le compostelle du collectionneur...et vous, combien avez-vous de tampons sur votre carnet ? Par quelles phases êtes-vous passé ? En avez-vous grillé certaines et surtout quelles sont elles ? Evidemment, nous sommes tous différents et nous vivons notre passion d'une façon qui nous est personnelle, mais nous allons voir ensemble que beaucoup d'entre elles nous sont communes. Je vous souhaite une bonne écoute ! Episode Mona #47 : https://youtu.be/Lb4e0B0y6xQ?si=_pxy5CrrZa99HfNU Episodes Lip : 1er épisode : https://youtu.be/dcvIiILLsXE?si=JhVL7zWxaHgY8ekT 2ème épisode : https://youtu.be/zF_ew6PUJ8A?si=-8wXkwYFuQyXvdgvHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Apparemment, Laurent Baffie était pressé du retour de Booder... Il faut dire que l'inspiration ne manque pas quand l'humoriste est dans le coin. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.
Louise : Ma mère s'est inscrite à un club de marche pour retraités, et c'est fou car elle est revenue complètement transformée !Julien : Ah bon ? C'est génial ça ! Qu'est-ce qui a changé chez elle ?Louise : Elle a l'air tellement plus énergique et joyeuse. Apparemment, ils font plein d'activités ensemble, pas que de la marche.Julien : C'est super de voir que la retraite peut être une période si active et sociale. Ça donne presque envie d'y être déjà ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Julien : T'as entendu parler de cette méthode des enveloppes pour gérer son budget ? Il paraît que ça devient de plus en plus populaire.Louise : Oui ! Apparemment, ça aide les gens à mieux visualiser leurs dépenses et à ne pas dépasser leur budget.Julien : C'est un peu bizarre à notre époque où on est hyper connecté de revenir au cash et aux enveloppes en papier, non ?Louise : C'est vrai que ça peut sembler dépassé, mais je pense que c'est justement ça qui marche. Le fait de voir physiquement l'argent disparaître de l'enveloppe, ça te freine dans tes achats ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Apparemment, les femmes adorent les petits doigts de Yoann Riou ! C'est lui qui le dit... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.
REDIFF - André Manoukian raconte l'origine du texte de "Hélène" de Roch Voisine. Apparemment le chanteur a écrit cette chanson pour un homme grec nommé Hélène... Tout l'été, réécoutez le meilleur de la saison de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application RTL et toutes vos plateformes préférées.
Apparemment, Sloane, du célèbre duo Peter & Sloane, devait venir aux Grosses Têtes. Mais personne n'était au courant... Pas même Laurent Ruquier ! Tout l'été, retrouvez en podcast les meilleurs moments des "Grosses Têtes" depuis l'arrivée de Laurent Ruquier il y a presque 10 ans.
REDIFF - André Manoukian dévoile les secrets d'une chanson de Philippe Chatel : "Émilie Jolie". Apparemment, à l'origine, les paroles raconteraient l'histoire d'un petit garçon, Emile, qui ne se trouvait pas joli... Tout l'été, réécoutez le meilleur de la saison de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application RTL et toutes vos plateformes préférées.
REDIFF - "Alphonse", la nouvelle série de Nicolas Bedos, est diffusée sur Prime Vidéo depuis le 12 octobre dernier. Apparemment, John Rambo aurait pu interpréter le rôle de Jean Dujardin : un homme prostitué. Tout l'été, réécoutez le meilleur de la saison de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application RTL et toutes vos plateformes préférées.
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Apparemment, les Grosses Têtes doutent de la propreté d'Isabelle Mergault... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.
Apparemment, l'histoire d'amour de Yoann Riou se passe à merveille. Au point que le journaliste est prêt à prendre de grandes décisions ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.