POPULARITY
Categories
durée : 00:04:13 - Le Reportage de la rédaction - Dans la deuxième ville de France, le candidat RN Franck Allisio est donné au coude-à-coude dans les sondages avec le maire sortant divers gauche Benoît Payan. Le RN qui peut compter sur une gauche divisée et sur le délitement de la droite locale.
Avec : Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national pour les élections municipales à Paris. - L'invité qui fait l'actu. Le samedi et le dimanche à 7h40, Anaïs Castagna reçoit un acteur majeur de l'actualité et donne la parole aux auditeurs de RMC.
Pas une semaine sans nouvelle polémique autour de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France insoumise (LFI) est cette fois accusé d'antisémitisme après avoir déformé le nom de l'un de ses rivaux à gauche, Raphaël Glucksmann. Si Jean-Luc Mélenchon a esquissé de timides excuses, le Parti socialiste a annoncé rompre avec les Insoumis, mais de façon ambigüe. Le parti de gauche radicale a en effet beau être radioactif, il reste malgré tout incontournable à une semaine des municipales En politique seules les urnes font loi, à gauche comme ailleurs. Jean-Luc Mélenchon et ses proches peuvent ainsi multiplier les outrances, des socialistes aux communistes en passant par les écologistes, la porte reste toujours entrouverte à des accords avec la France insoumise (LFI). Un paradoxe alors que, mardi, le PS a affirmé dans un communiqué de son bureau national que le leader insoumis est désormais ouvertement complotiste et antisémite, et donc infréquentable. Mais la réalité du terrain contraint les élans séparatistes : les Insoumis ont beau être vilipendés de toutes parts, les intentions de vote en leur faveur ne bougent guère. Résultat, leur électorat s'annonce décisif lors du second tour dans les plus grandes villes du pays, convoitées par la droite et l'extrême droite, comme Paris, Marseille ou Nantes côté socialiste, Lyon ou Bordeaux côté écologiste. Les Insoumis devraient même être les arbitres du duel entre PS et Verts à Lille. Des alliances au cas par cas et en catimini Le Parti socialiste a donc dû se contorsionner : pas d'accord national, clame son communiqué, mais en effet pas un mot sur les alliances locales déjà créées, une soixantaine, ni sur les fusions possibles dans l'entre-deux tours. En réalité c'est un rapport de force qui est enclenché plus qu'une séparation. Le PS tente de profiter d'une certaine grogne que les dernières sorties de Jean-Luc Mélenchon ont provoqué chez les Insoumis. Un cadre de la FI, pourtant très proche du triple candidate à la présidentielle, estime ainsi que la plaisanterie sur Raphaël Glucksmann était « une connerie ». Les socialistes espèrent capitaliser sur cette grogne pour pousser certains candidats Insoumis aux municipales à se désolidariser voire à reprendre leur liberté. L'objectif est double : s'assurer un apport de voix pour le second tour et accentuer la crise interne à la FI. La présidentielle en ligne de mire Deux ans après la purge qui avait provoqué le départ de plusieurs cadres historiques de la France insoumise (LFI), jouer sur les éventuelles dissensions internes permettrait en effet d'affaiblir Jean-Luc Mélenchon et de dégager la voie pour un autre candidat de gauche à la présidentielle 2027. Sauf que les Insoumis n'ont évidemment pas la même analyse : « ce que font les autres formations de gauche est suicidaire », juge ainsi un député de la FI. Selon lui, l'électorat insoumis est très fidèle : si Jean-Luc Mélenchon venait à être disqualifié pour la présidentielle, ses électeurs partiraient dans l'abstention, poursuit-il. « Un scénario perdant perdant » dont le seul résultat serait de faciliter la victoire de l'extrême droite, conclut-on côté Insoumis. La vision est évidemment radicalement différente côté socialiste, écologiste et communiste où l'on estime que l'éventuelle quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon est en elle-même la promesse de l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national (RN). À lire aussiMunicipales en France: un scrutin local et des enjeux nationaux
La mort de Quentin Deranque, jeune militant d'extrême droite, après une rixe avec des militants antifascistes dans les rues de Lyon, le 12 février, a braqué les projecteurs sur les groupuscules radicaux et violents d'extrême gauche et d'extrême droite.Des groupes qui, encore plus depuis ce drame, ont toute l'attention du gouvernement. Le 24 février s'est tenue à l'Elysée une réunion autour du chef de l'Etat, avec les ministres de l'intérieur et de la justice, ainsi que les acteurs du renseignement, pour évoquer la violence de ces groupuscules. Et, mercredi 4 mars, un groupe d'ultradroite de Montpellier a été dissous en conseil des ministres en raison d'appels à la violence, à la haine et à la discrimination.Dans cet épisode de « L'Heure du Monde », c'est précisément à ces groupuscules radicaux d'extrême droite qu'on s'intéresse. Quelle est leur raison d'être et leur rapport à la violence ? Quelle différence entre les « extrêmes » et les « ultras » ? Représentent-ils un danger, une menace pour l'ordre public ? Ont-ils des liens avec le Rassemblement national ?Réponses avec Abel Mestre, chef adjoint du service Politique du Monde et spécialiste de ces groupes radicaux, et Christophe Ayad, journaliste chargé des questions liées au terrorisme au Monde.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extrait d'une prise de parole de Jordan Bardella le 20 février 2026.Cet épisode de podcast a été diffusé le 6 mars 2026.---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcast Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode, les éditorialistes Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani se penchent sur les enjeux géopolitiques complexes qui agitent le Liban et le Moyen-Orient, avec les interventions israéliennes contre le Hezbollah et les tensions autour du détroit d'Ormuz. Ils analysent également les résultats d'un sondage choc sur les intentions de vote à 15 mois de l'élection présidentielle française de 2027, qui placent le Rassemblement national largement en tête.Alors que l'armée israélienne poursuit son offensive au Liban contre le Hezbollah, le président français Emmanuel Macron appelle à l'aide humanitaire. Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani s'interrogent sur la capacité réelle de la France à peser dans ce conflit, entre ses liens historiques avec le Liban et les réalités économiques et géopolitiques. Ils soulignent la mainmise du Hezbollah sur l'État libanais et la difficulté à trouver une solution durable.Le débat se porte ensuite sur les enjeux stratégiques autour du détroit d'Ormuz, contrôlé par l'Iran mais essentiel pour l'approvisionnement pétrolier de la Chine notamment. Les experts expliquent comment le changement de donne énergétique, avec les États-Unis devenus exportateurs de pétrole, a modifié les rapports de force. Ils anticipent des actions militaires pour tenter de débloquer cette situation.Enfin, nos esprits libres analysent les résultats d'un sondage qui placent le Rassemblement national largement en tête de l'élection présidentielle de 2027. Ils constatent la solidité du socle électoral d'extrême-droite, qui s'est étendu à de nouvelles catégories sociales, et s'interrogent sur les capacités des autres forces politiques à se rassembler pour contrer cette dynamique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:19 - Le Grand reportage de France Inter - C'est la ville vitrine du Rassemblement national : Perpignan et ses 120 000 habitants. Le maire sortant, Louis Aliot, repart face à des concurrents divisés. Mais quel est son bilan ? Loin des discours nationaux offensifs, le maire a veillé à ne pas faire de vague et opéré par petites touches. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode, Marc Bourreau s'entretient avec Olivier Beaumont du journal Le Parisien sur les difficultés récurrentes du Rassemblement national à écarter les candidats aux propos problématiques. Malgré les efforts affichés par Marine Le Pen pour dédiaboliser son parti, les "brebis galeuses" refont régulièrement surface, nuisant potentiellement à l'image du mouvement à l'approche des élections. Les deux journalistes analysent cette situation délicate et les enjeux qu'elle soulève pour le RN dans sa quête de respectabilité et de conquête du pouvoir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A l'approche des élections municipales de Neuf-Brisach, deux listes s'affrontent. Francis Conrad se présente à la tête de la liste “Citadelle en mouvement”. Après 18 ans passés au conseil municipal, le candidat se vante d'une expérience solide et une vision claire de ce qu'est l'engagement politique local. On l'écoute. Pour dynamiser la commune, le candidat souhaite notamment attirer de nouveaux commerces et artisans, en s'appuyant sur un audit du tissu commercial existant et en collaborant avec la Chambre des métiers et du commerce. Des aides concrètes à l'installation sont aussi envisagées. Retrouvez son entretien sur azur-fm.com. Toujours au sujet des élections municipales, à Colmar cette fois, sept candidats sont officiellement déclarés. Frédéric Hilbert se présente à la tête de la liste “Vivre Colmar”, qui se compose, selon lui, d'un groupe de citoyens et de militants des Écologistes, de Place Publique et du Parti Socialiste. On l'écoute au sujet de ses mesures phares. Du côté du tourisme, Frédéric Hilbert propose de réduire la durée du marché de Noël au créneau traditionnel du 1er au 24 décembre et de limiter l'accès des cars de tourisme. Retrouvez son entretien complet sur notre site internet. A Strasbourg ensuite, la tension est montée à Sciences Po. Hier, quelques dizaines d'étudiants ont bloqué l'entrée de l'établissement pour protester contre la venue de la candidature du Rassemblement national. A l'appel du collectif “IEP Strasbourg en lutte”, les manifestants dénoncent l'invitation faite à Virginie Joron, estimant qu'elle constituait une tribune publique offerte à des idées qu'ils jugent contraires aux valeurs universitaires. Quelques heures plus tard, la candidate a annoncé sur X qu'elle ne participerait finalement pas à l'échange. Elle évoque un sens des responsabilités et un climat tendu, appelant à l'apaisement et au respect des principes démocratiques. Après l'agression d'une fillette à Rulantica, la famille engage des négociations. Le procès de l'homme de 31 ans, accusé d'avoir attiré l'enfant hors du parc en août 2025 dans le but de l'agresser sexuellement, se tient actuellement à Fribourg. Parallèlement à la procédure, l'avocat de la famille a engagé des discussions avec la direction du parc afin d'obtenir une indemnisation. Selon lui, au-delà de l'aspect financier, la démarche vise à faire reconnaître certains manquements dans la prise en charge de la disparition, les parents estimant que le personnel n'aurait pas réagi assez rapidement. Selon les médias allemands, le parc aurait depuis renforcé ses dispositifs de sécurité, notamment avec la mise en place d'un bracelet empêchant les enfants de quitter la structure sans l'adulte accompagnant. Appel à témoins à la SPA de Colmar. Dans la nuit de samedi à dimanche, la SPA a fait la découverte d'un malinois de deux ans en état de dénutrition sévère en plein centre-ville. Vers 2h du matin, rue Berthe-Molly, les pompiers ont pris en charge Vicky, enroulé dans une couverture à même le sol. L'animal présentait une extrême maigreur et un corps très froid. Son état de santé reste préoccupant, la SPA lance un appel à témoins afin d'identifier son détenteur ou toute personne susceptible de fournir des informations. Une cagnotte pourrait également être mis en place pour couvrir les frais vétérinaires. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les élections municipales arrivent les 15 et 22 mars prochains. Sur K6, nous recevons les candidats de plusieurs villes de Côte-d'Or. Aujourd'hui, nous parlons de Beaune et nous sommes avec René Lioret.Actuel député de cinquième circonscription, la tête du « Rassemblement beaunois » est candidat pour la deuxième fois consécutive à la mairie de Beaune. Fait notable : l'élu se dit prêt à abandonner son poste actuel en cas de victoire le 22 mars prochain, comme la loi l'impose.L'interview est à écouter ci-dessous :René Lioret sera opposé à Marie-Marie-Laure Rakic, Alain Suguenot, Pierre Bolze, et Carole Bernhard le 15 mars mars pour le premier tour.(Un soucis technique à l'enregistrement impacte la qualité sonore de l'échange. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.)
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s'y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d'autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l'inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent, pour montrer qu'ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l'un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l'extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l'onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d'objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l'institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d'un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D'autant que l'économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l'économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd'hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l'habituel poumon économique du pays, s'effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d'autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l'inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l'Ukraine s'accompagne d'une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d'études d'opinion indépendant de l'Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d'expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s'est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s'est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:48 - L'info d'ici, ICI Pays d'Auvergne - A Clermont-Ferrand, le Rassemblement national organisait son meeting, ce vendredi, à la Maison des Sports. La tête de liste, Antoine Darbois, a reçu le soutien de Fabrice Leggeri, député européen du même parti. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Toulon, localité de 180 000 habitants située dans le sud-est de la France, est à scruter de près, puisqu'elle est en haut de la liste des villes de conquête du Rassemblement national (RN) pour les prochaines élections municipales. Le RN y a effectivement le vent en poupe, bénéficie de la division de ses rivaux, mais la bataille s'annonce serrée. Quiconque veut conquérir Toulon doit aimer le rugby et se rendre au stade Mayol. Ça, la candidate RN, Laure Lavalette, l'a bien compris. Elle ne rate aucun match du RC Toulon, une institution : « C'est bien d'aller à Mayol, je suis vraiment au contact des Toulonnais. » Bien sûr, il faut aller au stade, avoir son rugbyman sur sa liste pour les élections municipales... Mais à Toulon, il est aussi très utile d'être à droite. Voire très à droite. « La sécurité est la première des préoccupations du Toulonnais. Il est temps de réembaucher au moins une cinquantaine de policiers municipaux », affirme-t-elle. De quoi donner espoir à Sophie au volant de son taxi : « Ces mecs qui ont des gueules de brigands, de mafieux, j'en ai ras le bol. » Mais aussi aux habitués des cafés. Roland, d'origine albano-américaine, se considère comme un immigré. Et il vote RN sans complexe : « Je vote pour le Front national (ancien nom du Rassemblement national, NDLR). Le Toulon qu'on a connu n'a rien à voir avec le Toulon de maintenant. Il y a beaucoup moins de sécurité. Il faut que ça change. » La poussée du RN dans le port militaire du Var semble évidente. Le parti de Marine Le Pen est en tête des enquêtes d'opinion, mais son retour à la mairie n'est pas pour autant garanti. Sur les marchés, les plus anciens Toulonnais n'ont pas oublié l'année 1995, quand le FN d'alors s'est emparé de la ville avec Jean-Marie Le Chevalier. Michel ne veut pas revivre ça : « Calamiteux... Ça a été une erreur totale, ils ont fait que des conneries. Ils ont viré les associations. Et puis, le clientélisme... J'avais un père d'un ami pieds-noirs. C'était un inculte total, il s'est retrouvé élu au sport. » « Mais c'était y a 30 ans, je ne suis héritière de rien » Et si Laure Lavalette balaie l'argument, ses concurrents insistent évidemment sur ce passé. La principale adversaire du RN, c'est Josée Massi, maire intérimaire, après la condamnation d'Hubert Falco (Horizons), édile de Toulon pendant plus de 20 ans. « On a mis 20 ans à s'en remettre, mais aujourd'hui, Toulon est la deuxième ville la moins endettée », argumente-t-elle. La candidate mise sur son sérieux : « Je crois à mon projet. Le projet est cohérent, il est financé… Je suis plutôt quelqu'un de dossiers. Laure Lavalette, c'est ''vue à la télé'' ! » Josée Massi n'a toutefois pas le soutien toujours important d'Hubert Falco, qui lui a préféré le LR Michel Bonnus, ancien entraîneur du club de rugby local. Il parle ouvertement aux électeurs tentés par l'extrême droite : « Notre priorité, ce sont les quartiers périphériques, parce qu'il y a un sentiment d'abandon. » Les deux héritiers d'Hubert Falco seront rivaux, mais seulement pour un tour. Ils se sont déjà engagés à se désister l'un pour l'autre pour le second tour, sans garantie toutefois que cela suffise à empêcher le RN de s'emparer d'un bastion de la droite le 22 mars prochain.
durée : 00:20:14 - Journal de 12h30 - Docteur en histoire de l'art, diplômé de l'École du Louvre, ce spécialiste du XVIIIᵉ siècle avait été appelé à la rescousse pour la succession de Catherine Pégard au château de Versailles. Christophe Leribault avait été adjoint du département des arts graphiques du Louvre à la fin des années 2000. - invités : Laurent Jacobelli Porte-parole du Rassemblement national
durée : 00:20:14 - Journal de 12h30 - Docteur en histoire de l'art, diplômé de l'École du Louvre, ce spécialiste du XVIIIᵉ siècle avait été appelé à la rescousse pour la succession de Catherine Pégard au château de Versailles. Christophe Leribault avait été adjoint du département des arts graphiques du Louvre à la fin des années 2000. - invités : Laurent Jacobelli Porte-parole du Rassemblement national
C dans l'air du 21 février 2026 : Quentin : une manif et des enjeux politiques.Depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon samedi dernier, à l'issue d'une rixe entre militants d'extrême-droite et militants antifascistes, le climat politique s'est brusquement tendu.La France Insoumise est pointée du doigt. La radicalité de ton du mouvement est, selon ses adversaires, responsable de la violence du débat public. Une violence dans les mots qui trouve d'après eux un écho dans ces affrontements de rue. L'association de LFI à l'organisation antifasciste la Jeune Garde alimente ces critiques.Plusieurs partis appellent désormais à établir un cordon sanitaire autour du mouvement en vue des élections municipales à venir. Le PS a annoncé hier qu'il n'acceptera que dans de "rares" cas des rapprochements avec LFI lors du second tour de ces élections.De l'autre côté de l'échiquier politique, le Rassemblement national de Jordan Bardella espère tirer profit de cette séquence pour poursuivre sa normalisation.Car lors du second tour de la dernière élection présidentielle, le barrage républicain avait privé son parti de victoire. Le Medef, principale organisation patronale du pays, avait appelé à ce barrage. Les cadres du parti avaient alors identifié l'hostilité des milieux d'affaire comme l'une des dernières barrières à lever pour accéder au pouvoir. Depuis, les rendez-vous entre chefs d'entreprise et représentants du RN, autrefois tabous, se multiplient. Des rencontres qui en disent autant sur la volonté du patronat de séduire le RN que sur l'évolution du programme économique du parti. Mais si le RN se targue de ces rendez-vous avec les dirigeants de grands groupes, peu parmi ces derniers les confirment officiellement. Signe que le parti demeure un épouvantail pour l'élite économique.Experts :Abel MESTRE : Chef adjoint du service politique -“Le monde”Jérôme JAFFRE : Politologue - Chercheur associé au CEVIPOFJÉRÔME FOURQUET : Institut de sondages IFOP, Auteur de “Métamorphoses françaises”Agathe LAMBRET : journaliste - “France Info”En duplex de MILAN : Caroline BORDECQ; correspondante à Milan, notamment pour Ouest France
durée : 00:02:17 - Le brief politique - La France insoumise et son député Raphaël Arnault sont attaqués de toutes parts depuis l'agression mortelle à Lyon de l'étudiant nationaliste. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette séquence profite au Rassemblement national. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:18 - Le vrai ou faux - Marion Maréchal, alliée du Rassemblement national, a affirmé que "la violence d'extrême droite dans notre pays n'existe pas", quelques jours après la mort du jeune identitaire Quentin Deranque à Lyon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le cordon sanitaire était jusqu'à présent exclusivement contre le Front national devenu Rassemblement national. Mais sa brutalisation de la vie politique et ses liaisons dangereuses le justifient pleinement. Depuis 24 heures, on a entendu plusieurs dirigeants politiques le décréter contre les Insoumis. Le fameux front républicain ne se fait plus dans le même sens. Pour Ruth Elkrief, il était temps. On se souvient de la polémique sur les millionnaires ou les milliardaires qui supposément ne payaient pas d'impôts sur le revenu. Il y a eu vérifications et finalement il apparaît que plus de 13 000 millionnaires ne sont pas imposés sur le revenu. Tout ceci insinue que les riches seraient des tricheurs et ne payeraient pas d'impôts. D'après Pascal Perri, il est nécessaire de rappeler une réalité incontestable, 57% des foyers fiscaux ne le paient pas en France. Le Conseil de la paix de Trump vise à assurer la reconstruction et la stabilisation de Gaza. Cela a un autre objectif qui est d'être un instrument de résolution des conflits. Selon Isabelle Lasserre, l'avenir de ce club des amis de Donald Trump n'est pas assuré parce qu'il ne va pas beaucoup s'élargir. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
David Abiker reçoit aujourd'hui Ruth Elkrief, éditorialiste politique à LCI, et Nicolas Beytout, président fondateur du quotidien L'Opinion afin de décrypter les répercussions politiques des récents événements survenus à Lyon. Ils apportent leur expertise et leur regard avisé sur cette situation complexe.Les invités analysent les réactions, ou plutôt l'absence de réactions, de la gauche politique face à la violence qui a éclaté lors de la manifestation à Lyon. Olivier Faure, secrétaire du Parti socialiste, est notamment épinglé pour son mutisme, ne condamnant que la « complaisance » de La France insoumise avec la violence, sans aller jusqu'à reconnaître une quelconque responsabilité directe.Cette analyse met en lumière une fracture profonde au sein de la gauche française, avec l'émergence de trois courants irréconciliables : l'extrême gauche incarnée par La France insoumise, qui refuse catégoriquement toute forme de responsabilité ; une partie du Parti socialiste et des Verts, qui semblent prêts à s'allier avec LFI malgré les dérives ; et enfin une « gauche morale », qui refuse désormais toute compromission avec un parti qu'elle juge trop radical et violent.Nos Esprits Libres du jour s'interrogent alors sur l'appartenance de La France insoumise à l'« arc républicain », un concept remis en question par les événements. Ils évoquent l'émergence d'un nouveau positionnement « Ni-Ni », ni avec le Rassemblement national, ni avec LFI, qui pourrait bouleverser les alliances traditionnelles lors des prochaines élections.Au-delà de ces considérations politiques, l'épisode aborde également la question des minutes de silence observées à l'Assemblée nationale, qui semblent se multiplier, suscitant des interrogations sur leur pertinence et leur instrumentalisation potentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:54:56 - Questions politiques - Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Il évoque la mort de Quentin, militant identitaire tué à Lyon en fin de semaine, mais aussi la toute récente candidature à la présidentielle du patron des Républicains Bruno Retailleau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:54:56 - Questions politiques - Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Il évoque la mort de Quentin, militant identitaire tué à Lyon en fin de semaine, mais aussi la toute récente candidature à la présidentielle du patron des Républicains Bruno Retailleau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air l'invité du 12 février 2026 avec Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste. Il a notamment publié "La photo Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document qui aurait pu bousculer la Ve République", aux éditions de l'Observatoire.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des Comptes, à la suite de Pierre Moscovici. Une nomination applaudie par les macronistes, et dénoncée par les oppositions. Le député LFI Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a ainsi demandé «solennellement» au chef de l'État, sur le réseau social X, de ne pas nommer Amélie de Montchalin, et ce, afin de «garantir le minimum de neutralité et d'indépendance» indispensable à l'institution. «Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l'architecte ?», a abondé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier sur X, tandis que du côté du Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu évoque «un scandale». «C'est la République des copains ! (...) Quelle folie de mettre l'actuelle ministre des Comptes publics pour juger de l'action gouvernementale en matière de gestion des caisses de l'État. On ne peut pas être juge et partie !», s'offusque-t-il sur X.Cette nomination intervient après celles de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ou encore d'Emmanuelle Wargon comme présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Plusieurs nominations sont également attendues dans les prochaines semaines ou prochains mois, notamment à la tête de la Banque de France, après l'annonce par François Villeroy de Galhau de son départ anticipé du poste de gouverneur de la Banque de France.Comment les présidents de la République ont-ils fait usage de leur pourvoir de nomination, une prérogative assez méconnue ? La pratique de ce pouvoir par Emmanuel Macron est-elle différente de ses prédécesseurs ? Cherche-t-il à "verrouiller" les institutions avant 2027 ? Patrice Duhamel, répondra à toutes ces questions.
Après plus d'un mois d'audience, la cour d'appel de Paris va clore les débats, jeudi 12 février, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national, avant de se retirer pour délibérer. Pour Marine Le Pen et ses onze autres co-prévenus, l'attente sera longue : ils vont devoir patienter plusieurs mois avant de connaître leur peine ou leur relaxe éventuelle.L'ex-présidente du Rassemblement national a changé de stratégie dans l'espoir d'infléchir la peine reçue en première instance. Le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée pour détournement de fonds publics européens, accusée d'avoir mis en place, à la tête de son parti, un système de financement illégal : des eurodéputés FN, puis RN, ont salarié des assistants parlementaires européens qui ne travaillaient en réalité que pour le parti, à l'échelle nationale.Outre la condamnation à deux années de prison ferme, en première instance, la peine d'inéligibilité a fragilisé Marine Le Pen. Si celle-ci venait à être confirmée en appel, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 serait fortement compromise, voire impossible. A-t-elle réussi à convaincre la cour d'appel de sa « bonne foi » ? Que comprendre des réquisitions du parquet à l'encontre de l'ancienne présidente du parti et ses co-prévenus ? Reste-t-il à Marine Le Pen des options lui permettant de se présenter à l'élection présidentielle ou bien son parti est-il d'ores et déjà en train de tourner la page de la dynastie Le Pen ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Franck Johannès, qui a suivi tout le procès des assistants parlementaires du FN, et Corentin Lesueur, journaliste politique au Monde, chargé de l'extrême droite, répondent à toutes ces questions.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : lecture d'un mail envoyé par l'ancien eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser, le 22 juin 2014, à l'ex-trésorier du FN Wallerand de Saint-Just et extrait du journal télévisé de France 2 diffusé à 8 heures, le 10 février 2026.Cet épisode a été publié le 12 février 2026.---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour les lives des 5 ans de L'Heure du Monde : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire de l'émission : Gisèle Pelicot, victime devenue héroïne de l'affaire des viols de Mazan, publie un récit de son martyr et accorde de nombreuses interviews pour en parler.Le procès en appel de l'affaire des assistants du Rassemblement national payés par le Parlement européen s'est achevé avec les plaidoiries des avocats de Marine Le Pen, qui espèrent une décision favorable le 7 juillet.Le magazine Le Point a envoyé une journaliste visiter l'île de Little St. James, propriété de Jeffrey Epstein, décrite comme un lieu de débauche et de prédation pour les riches et célèbres.L'astronaute française Sophie Adenot s'envolera demain pour une mission spatiale de huit mois, après deux reports, à bord de la fusée Falcon 9 d'Elon Musk.Les patineurs français Laurence Fournier-Beaudry et Guillaume Cizeron ont remporté la médaille d'or en danse sur glace aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:31:37 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Alors que les élections municipales approchent, débat, mardi, à Marseille entre deux des principaux candidats : Benoît Payan, maire socialiste candidat à sa réélection et Franck Allisio, député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône. - invités : Franck Allisio, Benoît Payan - Franck Allisio : Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône, Benoît Payan : Maire de Marseille Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:31:37 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Alors que les élections municipales approchent, débat, mardi, à Marseille entre deux des principaux candidats : Benoît Payan, maire socialiste candidat à sa réélection et Franck Allisio, député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône. - invités : Franck Allisio, Benoît Payan - Franck Allisio : Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône, Benoît Payan : Maire de Marseille Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : Amélie de Montchalin, 40 ans, va présider la Cour des comptes après avoir été ministre des comptes publics, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste.François Villeroy de Galhau, 67 ans, annonce lui sa démission surprise de son poste de gouverneur de la Banque de France pour prendre la tête de la fondation Apprentis d'Auteuil.La course au financement des campagnes présidentielles de 2027 est déjà lancée, avec des partis politiques comme Renaissance, Horizon et le Rassemblement national qui s'activent pour réunir les fonds nécessaires.En Iran, le régime des mollahs monnaye la restitution des corps des victimes des manifestations, instaurant une forme de "racket d'État".Le procès d'un tueur à gages de 14 ans, surnommé "Pépito", s'ouvre à Paris, illustrant la montée de la violence liée au trafic de drogue.Le Louvre fait face à une crise, entre vol de bijoux, grève du personnel et projet d'extension controversé, menaçant la stabilité de sa présidente Laurence des Cars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En ce lundi matin, Luc Ferry partage ses réflexions sur l'avenir des Républicains et les défis qui les attendent. Le philosophe donne ses conseils pour redonner à ce parti une identité forte.Figure importante du gaullisme, il commence par souligner la nécessité pour les Républicains d'être plus libéraux en économie tout en étant plus républicains en politique. Selon lui, c'est la clé pour reconquérir l'électorat et faire barrage au Rassemblement national. Il regrette que les Républicains aient voté un budget qu'il qualifie de "socialiste", les accusant de laisser le terrain de l'État et du républicanisme aux partis d'extrême droite.L'ancien ministre de l'Éducation nationale revient ensuite sur les racines historiques du libéralisme et du républicanisme en France. Il souligne les différences profondes entre la tradition anglo-saxonne, incarnée par Adam Smith, et la tradition française, marquée par l'héritage robespierriste. Ce dernier estime qu'il est temps pour la France de s'engager résolument dans une politique libérale en économie, tout en restant républicaine en politique.Enfin, il exhorte les membres du parti à assumer pleinement leur identité de droite républicaine, craignant que la multiplication des candidatures au sein de ce dernier ne les condamne à une défaite cuisante face à l'extrême droite et l'extrême-gauche.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:18:20 - 8h30 franceinfo - Le député européen et porte-parole du Rassemblement national était l'invité du "8h30 franceinfo", samedi 7 février. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Et si elle est contrainte de déposer les armes en 2027, la cheffe frontiste prépare déjà sa succession... Un récit de Marylou Magal, journaliste au service Politique de l'Express. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : CNews, Facebook, France 2, France Info, LCI, RTL, TF1Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:32 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - La disparition des magasins de prêt-à-porter transforme le paysage de nos centres-villes et nourrit un récit de disparition. La fermeture de ces commerces rejoint, silencieusement, un sentiment de colère qui se traduit par un vote pour le Rassemblement national. - réalisation : Félicie Faugère
C dans l'air du 4 février 2026 - Jusqu'où ira le scandale ? Les secousses de l'affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l'enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d'un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d'un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n'épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L'ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l'AFP assumer « pleinement les liens » qu'il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu'il pouvait être au cœur d'un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d'une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d'être nommée.Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d'un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l'ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l'ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d'orchestre Frédéric Chaslin.La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l'Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d'une commission d'enquête transpartisane sur l'affaire Epstein.La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l'ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d'enquête - France Télévisions, réalisatrice de l'enquête Les derniers mystères de l'Affaire Epstein- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Et pour gagner, la cheffe de groupe doit adapter son discours à sa nouvelle cible électorale... Les explications de Marylou Magal, journaliste au service Politique qui couvre l'extrême droite pour l'Express.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : CNews, RTL, TF1, TV5 MondeMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:09:35 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la Cour d'Appel de Paris, est notre invitée à 7h50, pour évoquer les réquisitions prises dans le procès en appel de Marine Le Pen (et du Rassemblement national) : un an de prison et cinq ans d'inéligibilité demandés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:35 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la Cour d'Appel de Paris, est notre invitée à 7h50, pour évoquer les réquisitions prises dans le procès en appel de Marine Le Pen (et du Rassemblement national) : un an de prison et cinq ans d'inéligibilité demandés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : Le procès des assistants du Rassemblement national n'est pas terminé, mais le parquet général a fait connaître ses réquisitions à l'encontre de Marine Le Pen, avec une peine de 4 ans de prison dont 1 an ferme et 5 ans d'inéligibilité, ce qui pourrait l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2027.Par ailleurs les rencontres se multiplient entre les dirigeants du Rassemblement national et les grands patrons. Preuve qu'avec ou sans Marine Le Pen la campagne présidentielle continue.Le scandale Jeffrey Epstein refait surface avec la publication de millions de documents par la justice américaine, impliquant de nombreuses personnalités françaises comme l'ancien ministre Jack Lang et le chef d'orchestre Frédéric Chalin.Ouverte depuis 1 an, l'enquête en France sur les éventuelles dérives du réseau social X (anciennement Twitter) d'Elon Musk continue. Elle concerne notamment la prolifération des discours de haine et l'éclosion de contenus pédopornographiques et négationnistes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Dans ce deuxième épisode, Marylou Magal, journaliste au service Politique de l'Express, nous explique les liens qui persistent entre le parti à la flamme et les groupuscules d'extrême droite. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : BFMTV, Europe 1, France 3, France 5, France Culture, INA, Le Parisien, TF1Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
D'infréquentable à incontournable. Longtemps considéré comme un paria en politique, le Rassemblement national est aujourd'hui au centre du jeu. Pour comprendre la stratégie de normalisation du parti, la Loupe retrace les étapes clés de cette transformation opérée par Marine Le Pen. Qui commence par la relation spéciale qu'entretient la cheffe frontiste avec le président de la République... Un récit accompagné des analyses de Laureline Dupont, directrice adjointe de L'Express, et Marylou Magal, journaliste au service Politique et spécialiste de l'extrême droite.Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation : Charlotte BarisEcriture : Léa BertrandRéalisation et montage : Jules KrotCrédits : BFMTV, INA, Public Sénat, TF1, TV5 MondeMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que l'avenir de Marine Le Pen se joue au procès des assistants parlementaires du Front national, dans quel état d'esprit est la cheffe de file du Rassemblement national (RN) ? "Il y a une inquiétude au sein du camp national", a déclaré Marion Maréchal, au micro de RTL ce lundi 2 février 2026. Et son avis personnel sur ce procès en appel qui implique sa tante ? "On a le sentiment que les gens de droite ne sont pas toujours traités comme ceux de gauche", a-t-elle asséné. "La manière dont s'est déroulée la première instance a de quoi nous inquiéter." Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette nouvelle édition de Frontal, nous accueillons Nicolas Massol, journaliste de Libération spécialiste de l'extrême droite sur le procès en appel des assistants du Rassemblement national. Comment se défend Marine Le Pen dans cette affaire où il est reproché à son parti d'avoir utilisé de l'argent du Parlement européen pour payer des salariés du parti ? A-t-elle déjà tiré un trait sur l'élection présidentielle, alors qu'une condamnation pourrait s'accompagner d'une inéligibilité ? Comment se prépare Jordan Bardella ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le RN soutient-il la vision du monde de Donald Trump ? Après avoir loué son patriotisme, comment le parti de Marine Le Pen se positionne-t-il face aux récentes déclarations hostiles du président américain contre les pays européens ? Le président du Rassemblement national Jordan Bardella est l'invité de RTL Matin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Près de 650 listes présentées mais pas d'objectif officiel annoncé. Pour les municipales de 2026, le Rassemblement national (RN) ne se risque à aucun pronostic sur le nombre de communes qu'il espère remporter. Ses cadres affirment miser sur la « qualité » des candidats plutôt que sur leur « quantité ».Une stratégie d'apparence modeste pour le RN, qui se présente comme le premier parti de France, mais qui s'explique notamment par une faible implantation locale depuis sa création. Les résultats des dernières élections municipales ont été décevants pour le parti, qui a donc peu de communes à défendre ; le cru 2026 a toutes les chances d'être meilleur que le précédent.Mais ce n'est pas la seule raison qui explique cette discrétion. Pour le parti à la flamme, les municipales sont avant tout une marche vers les deux scrutins suivants : les élections sénatoriales, en septembre 2026 et, surtout, la présidentielle en 2027. En scrutant le profil de ses candidats aux municipales et en cadrant leurs prises de parole, le RN espère écarter les « brebis galeuses », comme Jordan Barbella avait appelé les candidats des législatives de 2024 qui avaient entaché l'apparence de respectabilité que le parti s'efforce de soigner. Et, ainsi, ne pas ternir son image à un an de la présidentielle.Eclairage, dans cet épisode de « L'Heure du Monde », avec Clément Guillou et Corentin Lesueur, journalistes au service politique du Monde, spécialistes de l'extrême droite française.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extrait des vœux à la presse de Jordan Bardella, le 12 janvier 2026 ; extrait du journal de France 2 du 19 juin 1995 ; extraits de la conférence de presse de Julien Sanchez, le 1er décembre 2025.Cet épisode a été diffusé le 27 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:37:09 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - À Marseille, le Rassemblement national tente un coup politique. En présentant Franck Allisio face au maire sortant divers gauche Benoît Payan, le parti d'extrême droite nourrit désormais une ambition longtemps jugée irréaliste : la conquête d'une grande ville. - invités : Jean-François Poupelin Journaliste indépendant; Vincent Jarousseau Photographe et documentariste
À l'heure où l'ICE multiplie les violences, avec encore il y a quelques heures, la mort d'un homme de 37 ans, abattu à Minneapolis, l'Express publie une enquête sur cette police de l'immigration, « machine à expulser et poule aux œufs d'or du clan Trump ». « Derrière les dérives du Service fédéral de l'immigration, explique l'hebdomadaire, un business à plusieurs milliards de dollars dont profite à plein les amis du président » . Exemple : « Les sociétés de traitement de données mandatées pour repérer les cibles de l'administration. La multinationale Palantir, cofondée par le milliardaire et ami du président Peter Thiel (…) a décroché au printemps un contrat à 30 millions de dollars pour mettre sur pied la plateforme ImmigrationOS permettant de traquer les migrants presqu'en temps réel ». Et ce n'est pas tout : « La gestion des prisons pour migrants, est assurée par GéoGroup et CoreCivic, deux sociétés qui ont contribué au financement de la campagne de Donald Trump ». Quant aux bavures qui se multiplient, le Nouvel Obs avance une explication : « les quotas fixés par la Maison-Blanche. Les agents fédéraux sont tenus d'arrêter 3000 personnes par jour ». Vivre malgré la guerre Le magazine l'Elephant publie un témoignage sur la vie en Ukraine pendant la guerre, témoignage de la journaliste Maurine Mercier, correspondante permanente à Kiev depuis 2022, qui publie pour la Radio-télévision suisse, la RTS, un podcast intitulé « Carnet d'Ukraine », sur la vie en Ukraine car, dit-elle, « si on ne raconte que le tragique, on ne rend pas justice à la réalité (…) Montrer qu'il reste de la vie, c'est donner une image plus conforme, et aussi une forme d'espoir ». Maurine Mercier explique ainsi, que malgré l'incertitude et l'angoisse, « les gens continuent de tomber amoureux, de faire des enfants ». Pourtant, « alors qu'une grande partie des hommes est au front, la possibilité de fonder une famille est entravée par la séparation. Certains couples vont jusqu'à recourir à l'insémination artificielle, pour pouvoir avoir un enfant, malgré la distance ». « Alors que la Russie cherche à effacer la population ukrainienne, remarque Maurine Mercier, répondre par la naissance est une manière de résister par la vie ». « Un pilote avec zéro heure de vol » En France, un an avant l'élection présidentielle de 2027, le Nouvel Obs s'intéresse à Jordan Bardella, qui serait le candidat du Rassemblement national, si Marine Le Pen était condamnée par la justice, ce qui l'empêcherait de se présenter... A la Une de l'hebdomadaire : un gros plan très serré sur Jordan Bardella, le président du RN, dont on ne voit qu'une partie du visage, sous les pixels. « Bardella, une intelligence artificielle ? » interroge l'hebdomadaire, selon lequel « la comparaison fait sens tant le fringant démagogue qui domine pour l'heure les sondages présidentiels s'emploie à produire un discours préfabriqué et à projeter une image de synthèse ». « Le plus souvent, assène encore le Nouvel Obs, sa maîtrise des nouveaux modes de communication masque son inexpérience, ses lacunes et son absence de vision ». « Un pilote avec zéro heure de vol », a récemment estimé l'ancien premier ministre Dominique de Villepin. Seulement voilà, la figure montante de l'extrême droite a des soutiens de poids, particulièrement celui du groupe du milliardaire Vincent Bolloré, qui compte la chaîne CNews, la radio Europe 1 ou encore le Journal du Dimanche. Le JDD qui aujourd'hui même publie une tribune de Jordan Bardella, intitulée « La France face à son destin : la puissance ou le déclin ». « Face au retour du rapport de force mondial, le président du RN appelle la France à rompre avec la naïveté qui a guidé son action ces dernières années », commente le Journal du Dimanche, soucieux sans doute de promouvoir l'image de Jordan Bardella sur les questions internationales. Bruno Retailleau candidat Le Point s'intéresse à un autre candidat potentiel à l'élection présidentielle. Bruno Retailleau, 65 ans, président des Républicains, et ancien ministre de l'Intérieur, s'est décidé, nous dit l'hebdomadaire : « C'est avec ses proches qu'il a mûri durant les fêtes sa décision de candidater à l'Élysée, pour la première fois de sa vie politique. La question n'est donc plus de savoir s'il osera se lancer, mais quand et comment il déclarera sa flamme aux Français ». Toutefois, ses chances semblent limitées : « Nul à droite ne l'imagine s'installer dans moins de 500 jours dans le fauteuil de Jupiter », explique Le Point, « avec 8 à 13 % d'intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, il fait partie des outsiders de la compétition ». L'hebdomadaire va même plus loin… « Si l'on osait un pronostic, on dirait qu'il vibre davantage à l'idée d'occuper un jour Matignon, Bercy ou de retrouver Beauvau, que de s'installer dans les appartements privés de l'Elysée.» Le Point préfère toutefois rester prudent et pose cette question : « Qui sait ce qu'il adviendra d'ici au scrutin de 2027 ? »
C dans l'air du vendredi 23 janvier 2026 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun"On entend que la France soit respectée, que l'Europe soit respectée". Le message est clair et a été porté par Emmanuel Macron. Le président de la République a incarné la contre-offensive après des menaces d'invasion du Groenland et des pressions tarifaires provenant de Donald Trump.Dans une réponse au président américain, Emmanuel Macron a appelé à préférer "le respect" et "l'état de droit" aux "brutes" sans "perdre son temps avec des idées folles". Un discours remarqué et amplifié par la paire de lunettes d'aviateur, que le locataire de l'Elysée arbore depuis quelques jours en raison d'un problème oculaire. Un accessoire inattendu, symbole de la rébellion face aux Etats-Unis.Une autre figure politique s'est fermement opposée aux agissements du président américain : le Premier ministre canadien Mark Carney. Lors d'un discours au Forum économique Mondial, en Suisse, ce dernier a pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques". Donald Trump a depuis annoncé retirer son invitation à rejoindre son "Conseil de paix".Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant ? En France, cette crise diplomatique pourrait notamment pousser le Rassemblement national à revoir sa ligne vis-à-vis du président américain. Au Parlement européen, le président du parti Jordan Bardella a exhorté la France et l'UE au "rapport de force" face à Donald Trump et son "chantage tarifaire".Les multiples attaques de Trump semblent également plonger les extrêmes droites européennes dans l'embarras. En Italie, Giorgia Meloni, principale alliée américaine en Europe, se voit reprocher le fait de minimiser le conflit avec les États-Unis. En Hongrie, Victor Orban s'est lui montré plus discret notamment sur la question du Groenland.Face aux menaces de guerre commerciale proférées par le président des Etats-Unis, l'entreprise Fermob a pris les devants. Afin de se prémunir des taxes potentielles, le fabricant de mobilier français a choisi d'augmenter son stock outre-Atlantique. Mais à long terme, la situation ne devrait pas faire les affaires de ce spécialiste du mobilier d'extérieur.Comment l'Europe peut-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain ? Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant pour ses alliés européens ? Quel impact des taxes douanières américaines sur les entreprises françaises ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur "D'un monde à l'autre" chez Robert Lafont- Dominique SEUX, éditorialiste aux Echos et sur France Inter, auteur de l'ouvrage « Les débats de l'éco" chez Plon- Mélissa BELL, journaliste, correspondante à Paris - CNN- Anne TOULOUSE, journaliste franco-américaine, auteure de "L'art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher- Sonia DRIDI, correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24, en direct depuis Washington
durée : 00:31:01 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Timothée de Rauglaudre - À Dunkerque, Françoise rend sa carte du Rassemblement national. Aujourd'hui, elle se sent proche des anarchistes. À Nice, Thierry, syndicaliste et homosexuel, a longtemps voté pour la gauche avant de devenir militant pour le parti de Marine Le Pen. - réalisation : Anne-Laure Chanel
durée : 00:37:45 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Le procès en appel de Marine Le Pen : coup fatal ou aubaine ? A un an des présidentielles, et à l'approche des municipales, le Rassemblement national joue son avenir politique : face à la justice, peut-il sortir gagnant ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Pudal Professeur émérite de science politique à l'Université Paris-Nanterre; Michaël Fœssel Philosophe, spécialiste de la philosophie allemande et de la philosophie contemporaine, et professeur à l'école Polytechnique
C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionLa semaine s'annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l'une par le Rassemblement national, l'autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l'Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l'Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d'être reçus à 14 h à Matignon.Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l'examen reprend ce mardi à l'Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d'achoppement, le même risque d'aboutir à un rejet du texte et la question d'un recours au 49.3 relancée. « Rien n'est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l'expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi dernier la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.La semaine s'annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l'ouverture ce mardi du procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l'ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l'argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l'été. L'enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu'elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l'Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l'Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d'achat ou l'inflation mais le fonctionnement du système politique. L'enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l'État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d'une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l'opinion face à un pouvoir qu'il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd'hui l'exécutif et le Parlement s'ajoute la difficulté qu'éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l'intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s'est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l'État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd'hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d'histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s'est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d'espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l'aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu'ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d'Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d'autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l'enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d'un monde où l'appartenance à une sphère d'influence l'emporte sur la souveraineté. Une sphère d'influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n'ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.