Le Nouvel Esprit Public

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Podcast by Philippe Meyer

Philippe Meyer


    • Jan 19, 2022 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 50m AVG DURATION
    • 358 EPISODES

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    Bada # 120 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (49) … avec Alexandre Gady (1/4) / 19 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2022 28:49

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Alexandre Gady et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 décembre 2021.Si c'est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il relate en 4 épisodes… I : … comment l'amour du patrimoine et de Paris vient à un jeune banlieusard et en quoi consiste cet amour.II : … comment l'anticléricalisme latent affecte la préservation du magnifique patrimoine des églises parisiennes et comment démythifier le baron Haussmann.III : … comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l'action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.IV : … comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Le retour de l'empire russe ? / Le retour du nucléaire / n°228 / 16 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2022 61:02

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 14 janvier 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LE RETOUR DE L'EMPIRE RUSSE ? Projection de 3 000 hommes au Kazakhstan en 2022, après que des troubles ont éclaté à Almaty, interposition militaire entre Arménie et Azerbaïdjan en 2021, relance de l'union avec la Biélorussie en 2020, déstabilisation de l'Ukraine depuis 2014 ou encore guerre avec la Géorgie en 2008 : la Fédération de Russie réinvestit militairement, économiquement et militairement plusieurs anciennes Républiques Socialistes Soviétiques et entretient des tensions militaires en Baltique via l'enclave de Kaliningrad, en Mer Noire à partir de la Crimée annexée en 2014, dans le Caucase grâce à sa médiation après le nouveau conflit du Haut-Karabakh en 2020. Cependant, la Fédération de Russie ne dispose pas des ressources économiques, militaires et politiques de l'URSS. Économie rentière dépendante des exportations d'hydrocarbures, de minerais et de technologies militaires, la Russie ne maîtrise pas son destin économique, son PIB est inférieur à celui de l'Italie, tandis que son déclin démographique constant réduit sa croissance potentielle.En dépit ou à cause de ce contexte, le 17 décembre, la Fédération de Russie a officialisé son projet de traité avec l'Otan et les États-Unis au sujet de ses « garanties de sécurité ». Poutine a exigé des Américains et des Européens de revenir à la situation de 1997, lorsque l'Alliance atlantique n'avait pas encore accueilli parmi ses membres la Pologne et les autres pays d'Europe centrale et balte. Il a proposé deux projets de traités en ce sens, l'un avec Washington et l'autre avec l'Otan. Moscou réclame l'assurance que l'Otan n'admettra plus aucun membre parmi les anciennes républiques de l'Union soviétique (autrement dit, l'Ukraine et la Géorgie), mais aussi la promesse que l'Alliance va réduire ses activités militaires en Europe centrale et dans les pays Baltes. La Russie exige en outre que les États-Unis ne déploient aucun missile à courte et moyenne portée en Europe. Devant la presse internationale le 23 décembre, Poutine a enjoint aux Occidentaux d'accepter son projet « immédiatement, maintenant». Pour appuyer sa revendication, il a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l'Ukraine, plus de 100 000 selon les Américains.Des prétentions jugées « inacceptables » par les Occidentaux, qui refusent a priori toute concession non réciproque. Après deux sommets Poutine-Biden (dont le deuxième, le 7 décembre dernier, par vidéoconférence), la rencontre lundi à Genève entre les vice-ministres des Affaires étrangères russe et américain, Sergueï Riabkov et Wendy Sherman, s'apparentait à une reprise de contact afin d'amorcer une désescalade de la crise ukrainienne. Elle ne semble pas dans l'immédiat avoir permis de faire bouger les lignes. Ces discussions ont été suivies par une réunion Otan-Russie mercredi à Bruxelles, puis une rencontre jeudi à Vienne de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, plateforme de dialogue Est-Ouest issue de la guerre froide. « Je ne crois pas que nous verrons des avancées cette semaine », a déclaré le secrétaire d'État américain, Antony Blinken.***LE RETOUR DU NUCLÉAIRE « Non seulement l'Europe n'est pas près de se passer d'énergie nucléaire, mais elle va même devoir investir massivement dans la modernisation de ses centrales au cours des prochaines décennies » a indiqué dans un entretien au Journal du Dimanche le commissaire européen chargé du marché intérieur, Thierry Breton. Il a chiffré à 500 milliards d'euros le montant des investissements nécessaires d'ici à 2050, pour développer les centrales de nouvelle génération, sans lesquelles l'Europe ne pourrait atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici trente ans. D'où la nécessité pour l'industrie nucléaire d'avoir accès aux financements européens aux meilleures conditions possibles. C'est l'enjeu du projet de « taxonomie » dévoilé le 31 décembre par la Commission européenne, qui prévoit d'inclure le nucléaire parmi les sources d'énergie « durables » contribuant à la réduction des émissions de CO2 et pouvant bénéficier, à ce titre, d'investissements publics et privés à taux préférentiel. Cette disposition est soumise à conditions : les nouvelles centrales devront avoir obtenu un permis de construire avant 2045, les travaux permettant de prolonger la durée de vie des centrales existantes devront avoir été autorisés avant 2040. Des garanties en matière de traitement des déchets et de démantèlement des installations nucléaires en fin de vie sont également exigées. La proposition officielle de l'exécutif européen est attendue pour le 18 janvier. Les États membres auront alors quatre mois pour s'opposer au texte. La France compte lancer la construction d'un nouveau parc de réacteurs EPR. Elle a donc mis a mis tout son poids dans la balance à Bruxelles. Elle tire aujourd'hui 70 % de son électricité du nucléaire, mais son parc de 56 réacteurs est vieillissant : 36 d'entre eux ont plus de 35 ans. L'objectif affiché par l'actuel gouvernement est de réduire cette part à 50 % du mix énergétique en 2025. Les nouveaux réacteurs nucléaires que la France envisage de construire pourraient faire l'objet d'un dépôt de dossiers en 2023, pour une mise en service « en 2035-2037 ». EDF propose la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR en France sur trois sites, un projet que le groupe évalue à environ 50 milliards d'euros en tenant compte d'une intervention de l'État. Cette semaine, EDF a averti d'un nouveau retard d'au moins 6 mois dans la livraison de l'EPR de Flamanville, initialement prévue en 2012. Ce nouveau retard va engendrer un surcoût supplémentaire de 300 millions d'euros. Au total, un coût multiplié par six, à près de 20 milliards d'euros selon la Cour des comptes qui ne cesse d'alerter sur la nécessité de revoir le chiffrage de cette technologie. Dans son dernier rapport, publié en décembre, elle insistait sur la nécessaire prise en compte de tous les coûts de production avant de décider de choix cruciaux en matière énergétique.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 119 : les questions du public (Campagne présidentielle) / 12 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2022 30:31

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 9 janvier 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Campagne présidentielle / n°227 / 9 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 9, 2022 66:21

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 9 janvier 2022.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE La semaine dernière, une partie des Républicains, à contrepied des positions de Valérie Pécresse et la quasi-totalité de la gauche a d'abord fait plier la majorité en faisant capoter l'examen du projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. A peine l'agitation, apaisée et le projet remis sur les rails, des propos d'Emmanuel Macron publiés le soir même dans le Parisien ont rallumé la mèche. Le président de la République, répondant à uneinfirmière lectrice du Parisien qui faisait état de son agacement à l'égard des non-vaccinés qui occupent des places en réanimation, a renchéri : « Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie », ajoutant « quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen. » Ces propos ont électrisé le débat à l'Assemblée nationale. Tous ses adversaires à la présidentielle ont sauté sur l'occasion pour condamner avec la plus grande force une « faute politique » et des propos « d'une violence inouïe », « indignes » de la fonction, de nature à « insulter » les non-vaccinés. Les macronistes, eux, ont défendu la « franchise » du chef de l'État, en le présentant comme le porte-parole de « la majorité silencieuse ». L'examen du texte a de nouveau été suspendu en pleine nuit de mercredi. Après trois jours et trois nuits de débats houleux, le texte a finalement été voté jeudi matin à 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Valérie Pécresse a vainement tenté une reprise en main de ses troupes en les appelant à la « responsabilité ». Les députés Les Républicains ne s'en sont pas moins divisés en trois blocs (28 ont voté pour, 24 contre et 23 se sont abstenus). A gauche, plus encore que la division, c'est l'éparpillement. Sept candidats se disputent les voix des électeurs, et rien n'exclut une huitième candidature. Jeudi dernier, Christiane Taubira a déclaré “Je réfléchis très sérieusement à pouvoir être en capacité d'agir sur l'amélioration de la vie des Français”. Plus de précisions attendues pour le 15 de ce mois. Pour tenter de sortir la gauche de ses bataille d'egos comme de ses divisions et dégager un candidat unique un collectif citoyen, organisera du 27 au 30 janvier une « investiture populaire », qui se déroulera avec ou sans le consentement des candidats. 300.000 citoyens se sont inscrits à cette primaire populaire avecl'espoir d'imposer un "socle commun" composé de dix mesures phares pour que "la justice sociale, l'écologie et la démocratie » et qui vont du rétablssmentde l'ISF à une vraie loi climat en passant par l'indépendance du parquet de l'inspection générale de la police. La liste des candidats devrait être connue le 15 janvier. A 100 jours de la présidentielle, la dernière vague du sondage Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI place Emmanuel Macron largement en tête des intentions de vote au premier tour, avec 27% des suffrages devant Marine Le Pen (16%) et Valérie Pécresse (16%). Éric Zemmour demeure à 13,5%, Jean-Luc Mélenchon plafonne à 8,5% Yannick Jadot à 7%, contre 3,5% pour Anne Hidalgo, et 2,5% pour Christiane Taubira. Arnaud Montebourg, Jean Lassalle et Philippe Poutou récoltent chacun 1%.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 118 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (48) … avec Grégoire Ichou / 5 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 5, 2022 20:32

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l'appréhension d'une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L'auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l'histoire, aux œuvres présentées.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : l'Église après le rapport Sauvé (avec Isabelle de Gaulmyn) / n°226 / 2 janvier 2022

    Play Episode Listen Later Jan 2, 2022 55:38

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.L'ÉGLISE APRÈS LE RAPPORT SAUVÉLe 5 octobre 2021, la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l'Église catholique (CIASE) remettait à Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, un rapport « accablant ». Selon les recherches menées pendant trois ans par les douze hommes et dix femmes composant la commission avec le concours de l'Inserm, depuis 1950 216.000 personnes auraient été agressées par un prêtre ou un religieux alors qu'elles étaient mineures. Le chiffre monte à 330.000 si l'on inclut les victimes de laïcs liés à l'Église Catholique. Elle a estimé que le nombre de clercs et religieux ayant commis des violences sexuelles était compris entre 2 900 et 3 200.Lors de leur assemblée plénière à Lourdes début novembre les évêques de France admis que « ces violences ont une dimension systémique au sens où elles ne sont pas seulement le fait d'individus isolés, mais ont été rendues possibles par un contexte global ».Pour y répondre, ils ont mis en place une Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), animée par des bénévoles aux compétences médicale, et psychologiques en matière de violences sexuelles, mais aussi de juristes et de victimes elles-mêmes.La commission a formulé 45 propositions afin de prévenir de futures agressions. Elles portent sur la gouvernance de l'Église, la formation des clercs, et la doctrine de l'Église en matière de sexualité. Jean-Marc Sauvé a également affirmé son souhait de mettre fin au secret de la confession pour les cas d'abus sexuels.Les travaux de la commission ont suscité des critiques, notamment de certains membres de l'Académie catholique de France. Huit d'entre eux, sur une soixantaine, dont le président de l'académie, Hugues Portelli, ont adressé au pape François une lettre dans laquelle ils pointent les « faiblesses méthodologiques » et les « raisonnements hasardeux » de la commission Sauvé. Après la réception de cette lettre, le pape a annulé la venue des membres de la commission, invoquant des problèmes d'agenda. En désaccord avec ce texte, plusieurs membres ont démissionné de l'Académie catholique.Certaines victimes, dont le cofondateur du collectif Prévenir et protéger Arnaud Gallais, en appellent à une réponse plus large impliquant directement l'État. Il a déclaré à l'Obs : « Le rapport Sauvé est une bombe. 330 000 victimes, ce sont 12 enfants par jour victimes de pédocriminalité de la part de l'Église […]. On pouvait s'attendre à un branle-bas de combat, l'ouverture d'une enquête, des missions de contrôle et d'inspection, des fermetures administratives… Au lieu de ça, on assiste au désengagement total de l'État ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 117 : les questions du public (procès des attentats du 13 novembre) / 29 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2021 35:30

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : le procès des attentats du 13 novembre 2015 (avec Georges Salines) / n°225 / 26 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 26, 2021 60:56

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 5 décembre 2021.Avec cette semaine : Georges Salines, dont la fille a été assassinée au Bataclan et qui suit quasiment toutes les séances du procès. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. LE PROCÈS DES ATTENTATS DE 2015Thématique avec Georges SalinesGeorges Salines, avec votre épouse, Emmanuelle, comme vous médecin de santé publique, vous avez eu trois enfants, deux garçons et une fille. Le 13 novembre 2015 votre fille Lola a été assassinée au Bataclan. Quelques temps plus tard, vous avez fondé l'association 13/11/15 Fraternité et vérité. Vous avez ensuite publié au Seuil « L'Indicible de A à Z », journal d'une douleur, d'une absence, d'un souvenir, d'un amour, chronique des répercussions d'un événement monstrueux. La densité, la vérité et la dignité de ce livre, sa capacité à faire comprendre et à transmettre vous ont valu une invitation inattendue : Azdyne Amimour le père de Samy, l'un des terroristes abattus le 13 novembre, a souhaité rencontrer le père de Lola. D'un premier contact organisé par Sébastien Boussois, spécialiste de la prévention du radicalisme, est né un dialogue retranscrit dans un livre, « Il nous reste les mots ». Depuis le 8 septembre, vous assistez presque chaque jour au procès des attentats de novembre 2015 et vous y avez témoigné, comme l'ont fait votre épouse et votre fils Clément.Que juge-t-on, qui juge-t-on et comment juge-t-on ?Le 13 novembre 2015, peu après 21h, trois commandos mènent des attaques à quelques minutes d'intervalle aux abords du Stade de France, sur plusieurs terrasses des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle du Bataclan. Ces attentats à l'arme de guerre, revendiqués le lendemain par l'État Islamique, seront les plus meurtriers jamais perpétrés en France : 131 personnes y perdent la vie et plusieurs centaines sont blessées. Aux séquelles physiques s'ajoute l'impact traumatique des attentats, profond chez beaucoup des rescapés, des proches de victimes, des sauveteurs et des forces de l'ordre. Dans les jours puis les mois suivant l'attaque, les arrestations se multiplient en Belgique et en France, de sorte que dès avril 2016, quatorze personnes attendent d'être présentées à la justice. Parmi elles, le dernier membre du « convoi de la mort », Salah Abdeslam, est interpellé le 18 mars 2016 à Molenbeek-Saint-Jean.Le procès des instigateurs, du dernier exécutant en vie et des complices présumés des attaques du 13 novembre 2015 s'est ouvert le 8 septembre 2021, devant la Cour d'Assises spéciale de Paris. La salle d'audience, baptisée « Grands Procès », a été spécialement conçue et installée au Palais de Justice, afin d'accueillir les 335 avocats des 1 800 victimes s'étant constituées parties civiles, les 15 experts, 131 témoins, et les centaines de journalistes présents chaque jour.Selon Jean-Louis Périès, président de la cour d'Assises, le procès devrait durer 9 mois, durant lesquels le parquet, les parties civiles, la défense, et finalement la cour s'efforceront de remonter le fil des attaques, de définir le parcours des terroristes, notamment à travers les témoignages d'enquêteurs, de chercheurs, de personnalités politiques, mais aussi de savoir si ces attentats auraient pu être déjoués et pourquoi ils ne l'ont pas été.La fin de l'automne a été consacrée à l'interrogatoire des enquêteurs français et belges. A partir de février 2022, le procès s'intéressera à la logistique des attentats et examinera le rôle de chacun des accusés. Viendront ensuite réquisitoire et plaidoiries, avant que justice ne soit rendue fin mai 2022, si le calendrier prévu s'avère tenable. A l'ouverture des débats, à la fin de l'été, les premiers à monter à la barre ont été les victimes et les proches de victimes. Pour Pascale Robert-Diard, couvrant le procès pour Le Monde, « En témoignant si nombreux à l'audience, ils déposent cette solitude que ni le soutien de leurs proches, ni les séances de psychothérapie, ni même l'écoute et la solidarité des associations […] n'a permis de vaincre ».Georges Salines, à la barre de la Cour d'Assises spéciale, après que votre femme a décrit ce qu'ont été pour votre famille les heures et les jours qui suivirent l'attentat, après que votre fils Clément a brossé le portrait de sa sœur, vous avez déclaré à la Cour : « Je vais vous parler de mes attentes vis-à-vis de ce procès. Ma principale attente était probablement d'entendre les parties civiles, et plus particulièrement celles qui, contrairement à moi et à quelques autres, ne s'étaient jamais exprimées dans la presse, dans des documentaires ou dans des livres. ». Cette attente a-t-elle été comblée ? Que tirez-vous d'autre de ce procès, aujourd'hui, trois mois après son ouverture et sans doute six mois avant que le jugement ne soit rendu ?See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada #116 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (47) … avec Françoise Etchegaray (2/2) / 22 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 22, 2021 31:51

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L'Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l'intime d'une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d'elle : « Je ne peux pas [m'en passer]. C'est ma muse ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : Nouvelle-Calédonie : une page mal tournée (avec Jean-François Merle) / n°224 / 19 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 19, 2021 59:00

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 15 décembre 2021.Avec cette semaine :Jean-François Merle, conseiller d'Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.NOUVELLE-CALÉDONIE : UNE PAGE MAL TOURNÉELe 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s'exprimer par référendum sur l'indépendance de leur île. Située à 1 400km à l'Est de l'Australie, elle est une collectivité d'Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d'un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d'Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L'opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d'aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d'émancipation. Dix ans plus tard, l'accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d'institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d'un maintien dans la République, l'écart s'est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l'a emporté l'an dernier qu'à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s'est traduit par un non à l'indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d'incertitudes diverses en raison d'un appel au boycott d'une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d'une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s'est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d'éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d'un nouveau statut pour le Caillou.L'île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l'Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l'Europe.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada #115 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (46) … avec Françoise Etchegaray (1/2) / 15 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 15, 2021 24:19

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Françoise Etchegaray et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Le Rayon Vert, L'Arbre, le Maire et la Médiathèque… Françoise Etchegaray a pris part au tournage de 7 longs-métrages réalisés par son ami et collègue, Éric Rohmer, entre leur rencontre en 1973 et la mort du réalisateur, le 11 janvier 2010. Dans Contes des Mille et un Rohmer (2020, Exils), elle reprend en 118 séquences des anecdotes de tournage à ses côtés, nous rapprochant à la fois de l'intime d'une relation amicale sincère, et la réalité technique de la production et la réalisation de films de la Nouvelle Vague. Malgré une certaine pudeur, on mesure progressivement combien Françoise occupait une place importante sur un plateau comme à la vie pour Éric Rohmer. Le réalisateur dira d'elle : « Je ne peux pas [m'en passer]. C'est ma muse ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    La droite en désordre de marche / Y aura-t-il une guerre pour l'Ukraine ? / n°223 / 12 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 12, 2021 61:37

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 décembre 2021.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Cole Stangler, journaliste américain, pigiste pour plusieurs journaux étasuniens.LA DROITE EN DÉSORDRE DE MARCHEQuelques 114 000 sympathisants Les Républicains ont choisi à 60,95 % Valérie Pécresse pour candidate à la présidence de la République. L'autre finaliste, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, a recueilli 39,05 % des voix. Dans son premier discours de candidate, Valérie Pécresse a fait un clin d'œil à chacun de ses rivaux malheureux, en reprenant un thème identifiable à chaque fois. Le régalien pour Éric Ciotti, la justice sociale pour Xavier Bertrand, les services publics pour Philippe Juvin et la place de la France dans le concert des nations pour Michel Barnier et cette semaine, elle s'est rendue dans les fiefs de chacun d'entre eux. Cette image d'union avait été écornée par Éric Ciotti, interrogé après le passage de Valérie Pécresse avait jugé que (son) « message n'était pas un bon message. » En cause, le refus par la candidate de LR de reprendre dans son programme certaines mesures du député des Alpes-Maritimes, comme la création d'un « Guantanamo à la française ». Fort de son score élevé au second tour du congrès de LR, Éric Ciotti a créé son propre mouvement, baptisé A droite !, en promettant de « ne pas trahir » ses électeurs. Pour lui, si la droite veut gagner dans cinq mois, ce sont les électeurs d'Éric Zemmour qu'il faut aller chercher, et non pas ceux d'Emmanuel Macron qui ne reviendront, selon lui, jamais au bercail. Un avis partagé par le directeur de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Stefanini, pour qui : « Nous devrons récupérer les électeurs partis chez Zemmour et Le Pen sans faire le distinguo. »« Même si je n'ai pas gagné ce congrès, mes idées ont triomphé » a estimé Éric Ciotti. En meeting à Villepinte devant 11 000 supporters, Éric Zemmour a saisi la balle au bond et repris à son compte le slogan identitaire du député des Alpes Maritimes : « Pour que la France reste la France ». Une soirée « Les Républicains avec Zemmour » a reçu sa visite et lui a donné l'occasion de fustiger le parti de Valérie Pécresse et d'appeler les ciottistes à le rejoindre. Pour le leader du nouveau parti « Reconquête », la question des 500 signatures est pendante, alors que Marine Le Pen est, sur ce point, dans une meilleure position. La droite dure est donc désormais représentée par deux candidats et demi : Valérie Pécresse n'avait-elle pas déclaré, lors du lancement de sa campagne : « Je suis 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher ». ***Y AURA-T-IL UNE GUERRE POUR L'UKRAINE ?Mi-novembre, les États-Unis, suivis par l'Otan, ont exprimé des inquiétudes quant aux 175 000 hommes massés par la Russie aux abords de l'Ukraine. Cette « activité militaire inhabituelle » peut faire craindre une invasion du pays, ce dont Moscou se défend. Depuis 2014, l'est de l'Ukraine est en proie à une guerre entre des forces irrégulières pro-russes établies dans la région du Donbass et le pouvoir central de Kiev. Ce conflit a déjà fait 13 000 morts malgré les accords de cessez-le-feu de Minsk, conclus en 2015. Moscou est accusé d'armer et de financer les forces irrégulières, voire de fournir des combattants sans insignes. La Russie et l'Ukraine partagent de nombreux motifs de discorde, les uns remontant à Catherine II, le dernier en date lié à l'annexion par les Russes de la Crimée et de Sébastopol en 2014, suivie de son annexion par Moscou, que quasiment personne dans le monde n'a reconnu, hormis la Biélorussie et la Syrie.La Russie se dit obligée de procéder à des déploiements « préventifs » car Kiev fomenterait une reconquête du Donbass où vivent 600 000 citoyens ukrainiens dotés ces dernières années d'un passeport russe. Vladimir Poutine dénonce les « provocations » de l'Otan en mer Noire ou le déploiement de certaines unités à l'intérieur même de l'Ukraine, ce que l'Alliance dément. Le 2 décembre, le Kremlin avait exigé des « garanties sécuritaires » à ses frontières, notamment l'abandon du projet d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan. « Ce n'est pas une option », a répliqué le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en rappelant que l'adhésion de son pays à l'Otan et à l'UE figurait dans la Constitution. Le 6 décembre, Joe Biden s'est entretenu avec Emmanuel Macron, Angela Merkel, Boris Johnson et Mario Draghi afin de se concerter sur la situation en Ukraine. A l'issue, les États-Unis ont fait savoir qu'en cas d'attaque de l'Ukraine par la Russie, ils prendraient de nouvelles sanctions économiques massives, mais sans envisager une riposte militaire directe, a expliqué un haut responsable de l'administration américaine. Des scénarios que les Européens se refusent à envisager à ce stade. Paris et Berlin en tête, les Européens veulent également éviter tout malentendu avec Moscou sur une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'Otan. La tension a baissé le 8 décembre, avec le sommet virtuel entre Biden et Poutine, qui a permis de privilégier une « voie alternative ». Le président russe a réclamé des « garanties juridiques » excluant à la fois une extension vers l'est de l'Otan et le déploiement de systèmes d'armement avancés. Les deux dirigeants se sont accordés, selon le communiqué du Kremlin, pour que leurs conseillers conduisent des consultations sur ces « questions sensibles ». Les États-Unis se disent prêts, avec les alliés européens, à soutenir une revitalisation des accords de Minsk, « en soutien » du « format Normandie » (Allemagne, France, Ukraine, Russie). Ce dernier se trouve à l'arrêt, depuis le sommet à l'Élysée de décembre 2019. La Maison Blanche évoque également un nouveau cessez-le-feu et des mesures de confiance.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 114 : Les questions du public (coalition allemande et relations France - UK) / 8 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 8, 2021 20:02

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Rouge, Vert, Jaune : la méthode allemande / France - Grande-Bretagne : le torchon brûle / n°222 / 5 décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 5, 2021 61:15

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public le 2 décembre 2021 à Évron.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. ROUGE,VERT, JAUNE : LA MÉTHODE ALLEMANDE En Allemagne, après moins de deux mois de négociations, les Verts, les sociaux-démocrates (SPD) et les libéraux (FDP) se sont entendus le 24 novembre sur un contrat de coalition de 177 pages. Baptisé « Oser plus de progrès - alliance pour la liberté, la justice et la durabilité », ce contrat a pour priorités immédiates la relance et la réorganisation de la lutte contre l'épidémie autour de l'obligation vaccinale, alors que le pays connaît une flambée des contaminations. Le programme de gouvernement concerne la lutte contre le changement climatique et la limitation de la hausse des températures à 1,5 °C, qui devient un objectif général pour les ministères de l'agriculture, du logement et de l'énergie. La couverture de 80 % de la consommation d'électricité par des énergies renouvelables est prévue dès 2030 contre 40 % aujourd'hui. La coalition insiste sur la nécessité d'investir massivement dans la modernisation du pays, dont les infrastructures, en particulier numériques, sont vétustes, un plan d'investissement sans hausse des impôts et du déficit. Le contrat prévoit deux mesures sociétales auxquelles seront sensibles les jeunes, principal électorat des Libéraux et des Verts : le droit de vote à partir de 16 ans et la légalisation du cannabis, en distribution contrôlée pour les majeurs. Les trois partis s'accordent sur une hausse du salaire minimum de 9,35 euros à 12 euros, sur la réforme des retraites et sur la construction de 400 000 logements par an. En Europe, le nouveau gouvernement souhaite s'engager dans une politique volontaire et active. Il ouvre la voie à une révision du pacte de stabilité et prévoit de consacrer 3 % du PIB à l'action internationale ce qui est compatible avec la hausse de l'effort de défense.Le poste de chancelier revient au social-démocrate Olaf Scholz, qui a permis au SPD de terminer en tête des élections du 26 septembre dernier - il doit encore recevoir l'onction du Bundestag, a priori la semaine prochaine. Le portefeuille des Finances est attribué au FDP. Leur chef, Christian Lindner, fervent défenseur de l'orthodoxie budgétaire, est pressenti pour l'occuper. Les Verts obtiennent les Affaires étrangères, qui devraient échoir à leur co-leader Annalena Baerbock, ainsi qu'un « super-ministère » regroupant Economie et Climat, qui devrait être dirigé par l'actuel coprésident des Verts Robert Habeck, qui deviendra vice-chancelier. Les Verts ont également obtenu les portefeuilles de l'Agriculture et de l'Environnement, et celui de la Famille. C'est la première fois qu'une coalition de trois formations va diriger l'Allemagne. Après avoir franchi avec succès l'étape des négociations le SPD, les Verts et le FDP doivent désormais convaincre les membres de leurs propres partis d'approuver le texte pour former un gouvernement.Le contrat de coalition est une tradition allemande qui remonte à 1961. Un document qui n'est pas juridiquement contraignant. Sous la dernière grande coalition de la chancelière sortante Angela Merkel, près de 20 % des objectifs inscrits en 2018 dans le contrat liant la CDU-CSU au SPD n'ont pas été réalisés.***FRANCE - GRANDE-BRETAGNE : LE TORCHON BRÛLELa relation diplomatique franco-britannique s'est envenimée après le naufrage d'une embarcation qui a coûté la vie à vingt-sept migrants. Le lendemain, Boris Johnson a rendu publique sur Twitter une lettre à Emmanuel Macron avant qu'elle ne soit remise à son destinataire. Le Premier ministre britannique y demandait à la France de reprendre les immigrés arrivant sur les côtes de la Grande-Bretagne... « On ne communique pas d'un dirigeant à l'autre sur ces questions-là par tweets et par lettres qu'on rend publiques », a dénoncé le président français. En représailles, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annulé l'invitation de son homologue britannique à une réunion consacrée aux migrants à Calais. A l'issue de celle-ci, le ministre de l'Intérieur a appelé le Royaume-Uni à ouvrir un « accès légal à l'immigration » et à prendre « ses responsabilités », rappelant que, chaque année, 30 000 demandes d'asile sont enregistrées en Grande-Bretagne contre environ 150 000 en France. Il a précisé que la France n'entend pas remettre en cause les accords du Touquet de 2004. Ces accords placent la frontière britannique côté français et stipulent que Paris ne peut pas laisser les migrants traverser la Manche. En 2018, est venu s'ajouter le traité de Sandhurst en vertu duquel le Royaume-Uni a accepté de verser chaque année quelque 50 millions d'euros pour renforcer la protection et la surveillance des côtes françaises. Si les Britannique dénombrent 20 000 tentatives de traversées interceptées par les services français en 2021, Emmanuel Macron évoque, lui, 47 000 tentatives ininterrompues et 7 800 migrants sauvés par les services de secours.Au-delà de la crise des migrants, les tensions se sont accumulées à propos de la pêche. Selon les accords du Brexit, les pêcheurs européens ont toujours accès à certaines eaux britanniques, et une licence doit leur être accordée pour peu qu'ils apportent la preuve qu'ils y pêchaient déjà auparavant. Mais Paris estime que les Français ont été délibérément lésés dans l'octroi de ces permis, notamment les petits chalutiers, qui peinent à apporter les preuves nécessaires de leurs anciennes activités dans les 6 à 12 milles nautiques des côtes britanniques et autour des îles anglo-normandes. Selon le président, 40 % des demandes de licence sont encore en attente, onze mois après la signature de l'accord commercial, tandis que le Royaume-Uni soutient avoir délivré 98 % des permis demandés par la flotte européenne. Les pêcheurs français ont lancé le 26 novembre, une opération de blocage de ports et des accès au fret du tunnel sous la Manche, côté français, pour exiger le règlement de ce litige avec le Royaume-Uni.La crise de confiance bilatérale s'était déjà aggravée en septembre lorsque Paris a découvert que Londres avait négocié en secret avec les États-Unis et l'Australie un accord de partenariat stratégique, Aukus, qui a précipité l'annulation d'un contrat de vente de sous-marins français à Canberra.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 113 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (45) … avec Patrick Frémeaux (2/2) / 1er décembre 2021

    Play Episode Listen Later Dec 1, 2021 24:17

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frAprès avoir investi à 17 ans le domaine de la production, pour le pianiste de jazz Claude Bolling notamment, Patrick Frémeaux fonde en 1991 Frémeaux & Associés. La maison de disques se donne pour objectif de reprendre les musiques populaires de la première moitié du XXe siècle. Ses activités seront progressivement étendues à la vente des grands discours de l'histoire, de livres audio, de cours-conférences et de sons de la nature. Patrick Frémeaux développe en parallèle une galerie d'art, à laquelle se greffe l'expertise d'un commissaire-priseur permanent, il reprend un vignoble, se fait bailleur social.. Comment ces activités s'imbriquent et se complètent-elles ? Le disque peut-il encore être une source de rentabilité ?Une conversation entre Patrick Frémeaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 19 novembre 2021.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bande-annonce du Nouvel Esprit public

    Play Episode Listen Later Dec 1, 2021 0:28

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    Les Antilles en colère / Les embarras de Joseph R. Biden Jr. / n°221 / 28 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 28, 2021 64:49

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ANTILLES EN COLÈREDepuis le 18 novembre en Guadeloupe, la mobilisation contre l'obligation vaccinale et la suspension de postes de soignants non vaccinés se traduit par des violences qui se sont étendues cette semaine à la Martinique : voitures incendiées, pillages de commerces, barrages autoroutiers transformés en incendies, tirs à balles réelles sur les véhicules de gendarmes, pillages de banques et de magasins alimentaires… Le gouvernement a envoyé en Guadeloupe le week-end dernier 200 agents supplémentaires de métropole, dont 50 membres des unités du GIGN et du Raid. Le préfet a prolongé le couvre-feu, instauré entre 18 heures et 5 heures du matin, jusqu'à aujourd'hui [dimanche 29 novembre]. Une soixantaine de Guadeloupéens ont été interpellées par les forces de l'ordre et trente, soupçonnés d'avoir participé aux violences urbaines, ont été jugés lundi en comparution immédiate à Pointe-à-Pitre.Les motifs de la contestation dépassent largement la question sanitaire : inégalités sociales renforcées par la crise sanitaire ; chômage des jeunes ; pouvoir d'achat et disparités du niveau de vie ; mais les réticences des Antillais à se faire vacciner proviennent aussi du scandale du chlordécone ce pesticide largement utilisé dans les champs de banane entre 1972 et 1993 et dont la grande toxicité a été très longtemps niée par les gouvernements. Ce qui est considéré aux Antilles comme un « mensonge d'Etat » est à mettre en rapport avec le petit nombre de vaccinés en Guadeloupe seuls 38% des plus de 12 ans ont accédé à la protection vaccinale complète contre près de 90 % en métropole. Parmi les soignants de l'île – pour lesquels la vaccination est obligatoire depuis le 16 novembre –, le taux de vaccination contre le Covid-19 s'élève à 85 %, mais des poches de résistance subsistent, et on dénombrait, lundi, 566 suspensions au CHU de Pointe-à-Pitre pour défaut de vaccination. Malgré une dépense d'argent public par tête supérieure de 60% à ce qu'elle est en métropole, près d'un tiers de la population en Guadeloupe comme en Martinique, vit sous le seuil de pauvreté (contre 14 % en métropole. Avec 19,3 % au 30 septembre, le taux de chômage guadeloupéen est plus de deux fois plus élevé qu'en métropole (il est de 15 % en Martinique). Le PIB par habitant est, dans les deux îles, très inférieur à la moyenne nationale : 24.110 euros pour la Martinique et 22.427 pour la Guadeloupe, selon l'Insee en 2018, contre 35 763 pour la métropole.Le Président de la République a reconnu que la situation était « très explosive » tandis que le Premier ministre a appelé « au calme et à la responsabilité », annonçant la création d'une « instance de dialogue » visant à « convaincre et accompagner individuellement et humainement les soignants concernés » par des craintes liées à l'obligation vaccinale. Toutefois, le gouvernement exclut de revenir sur l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers et le ministre de l'Intérieur a déclaré que « le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion ».***LES EMBARRAS DE JOSEPH R. BIDEN JR.Dégringolade dans les sondages, bras de fer avec le Congrès, crise migratoire, inflation et errements en politique étrangère… Dix mois après son entrée en fonctions, une enquête d'opinion Harvard-Harris pointait en septembre une inversion préoccupante : la cote d'approbation de Joe Biden (46 %) y était dépassée par celle de Donald Trump(48 %). En matière d'immigration, le président américain avait promis une politique plus humaine que son prédécesseur. Confronté à l'afflux de migrants haïtiens, à Del Rio, au Texas, Joe Biden a mélangé selon le mot d'Adrien Jaulmes, les expulsions discrètes et les admissions opaques. Sa grande réforme de l'immigration est dans l'impasse au Congrès, et ses espoirs de faire naturaliser une partie des millions de sans-papiers vivant dans le pays ont encore été recalés au Sénat. En Virginie, l'élection le 2 novembre du républicain Glenn Youngkin est un revers pour Biden qui avait soutenu le gouverneur démocrate Terry McAuliffe. L'inflation a atteint 5,4% sur 12 mois, tandis que les prix des marchandises hors produits alimentaires et énergie ont grimpé de plus de 12 % en rythme annuel. Les conflits sociaux portant sur les salaires et les conditions de travail se sont multipliés. Pour décrocher un accord politique le 19 octobre sur son projet « Build Back Better » « mieux reconstruire » qui prévoit de nombreuses réformes en matière de santé, d'éducation et d'écologie ainsi que des investissements pour lutter contre la fraude fiscale, la Maison-Blanche a dû diviser par deux son projet initial. Le texte doit maintenant être adopté au Sénat, où les négociations pourraient encore durer des semaines. Selon les données de l'université Johns Hopkins publiées le 20 novembre, deux fois plus de personnes sont mortes des suites du Covid en 2021 qu'en 2020, malgré le lancement des campagnes de vaccination. La violence endémique dans le pays, connait maintenant un nouveau fléau : la prolifération des armes « fantômes » ou armes à feu « faites à la maison » à partir de pièces détachées : en Californie, où le nombre de saisies a augmenté de près de 300 % en un an.Sur le plan diplomatique, en un été, Joe Biden a dilapidé une partie de son crédit avec son retrait unilatéral précipité d'Afghanistan puis sa gestion cavalière d'un accord de défense dirigé contre Pékin dont la France a brutalement fait les frais. Joe Biden a également troublé en se portant garant militairement de l'autonomie de Taïwan, le 21 octobre, rompant brièvement avec la traditionnelle « ambiguïté stratégique » de Washington, avant une prompte marche arrière. Signe d'une tension persistante avec Pékin, le président américain Joe Biden et le dirigeant chinois Xi Jinping se sont engagés à améliorer la coopération mais n'ont proposé aucune avancée majeure et n'ont pas publié de communiqué après plus de trois heures de pourparlers menés le 16 novembre, lors d'un sommet virtuel.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 112 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (44) … avec Patrick Frémeaux (1/2) / 24 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 24, 2021 25:48

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frAprès avoir investi à 17 ans le domaine de la production, pour le pianiste de jazz Claude Bolling notamment, Patrick Frémeaux fonde en 1991 Frémeaux & Associés. La maison de disques se donne pour objectif de reprendre les musiques populaires de la première moitié du XXe siècle. Ses activités seront progressivement étendues à la vente des grands discours de l'histoire, de livres audio, de cours-conférences et de sons de la nature. Patrick Frémeaux développe en parallèle une galerie d'art, à laquelle se greffe l'expertise d'un commissaire-priseur permanent, il reprend un vignoble, se fait bailleur social.. Comment ces activités s'imbriquent et se complètent-elles ? Le disque peut-il encore être une source de rentabilité ?Une conversation entre Patrick Frémeaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 19 novembre 2021.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Primaire LR : à droite toute ! / Loukachenko : la politique des otages / n°220 / 21 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 21, 2021 61:52

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 19 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.PRIMAIRE LR : À DROITE TOUTE !Un peu plus de 125 000 adhérents, à jour de cotisation, vont choisir par vote électronique le prochain candidat du parti Les Républicains à la présidentielle, lors du congrès prévu le 4 décembre prochain. Deux des quatre débats télévisés prévus jusqu'au 30 novembre entre Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin se sont tenus. De l'un à l'autre, les prétendants ont durci leurs discours, notamment sur les thèmes de l'immigration et de la sécurité. Fin août, le patron des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a alerté sur « le combat engagé par l'islamisme radical contre notre civilisation » et proposé un référendum sur l'immigration. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse a multiplié les propositions, comme l'instauration de quotas d'immigration ou la généralisation des comparutions immédiates pour les flagrants délits. L'ex-commissaire européen, Michel Barnier a surpris son monde en proposant l'instauration d'un « moratoire sur l'immigration » associé à « un bouclier constitutionnel » pour éviter toute condamnation par la justice européenne. Le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti a plaidé pour « une priorité nationale et communautaire européenne sur l'emploi, les allocations et le logement », reprenant à son compte un concept défendu par le Front national et le Rassemblement national depuis des années et a préconisé d'ouvrir un « Guantanamo à la française » outre-mer. Seul le maire de La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, Philippe Juvin s'est abstenu de propositions et de formules chocs, affirmant sa volonté d'être « très ferme » sans être « caricatural ».Tous les candidats plaident pour une souveraineté française renforcée par rapport aux règles européennes. Dès le 9 septembre, l'ancien négociateur du Brexit, Michel Barnier a défendu la nécessité de retrouver une « souveraineté juridique » en matière d'immigration « pour ne plus être soumis aux arrêts de la Cour de justice de l'UE ou de la Cour européenne des droits de l'homme ». Une critique qui a ulcéré ses anciens collègues à Bruxelles. Valérie Pécresse a contesté la primauté du droit européen sur les « identités constitutionnelles » des Etats membres de l'Union européenne, tandis que Xavier Bertrand a proposé d'introduire dans la Constitution « un mécanisme de sauvegarde des intérêts supérieurs de la France. Éric Ciotti a souhaité « modifier l'article 55 de la Constitution pour affirmer la primauté de la Constitution sur les décisions européennes ».***LOUKACHENKO : LA POLITIQUE DES OTAGESDepuis le mois d'août, les Européens accusent le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, d'alimenter la crise migratoire en délivrant des visas à des migrants et en affrétant des vols, notamment au départ de la Turquie, pour se venger des sanctions occidentales imposées en 2020 à la suite de la brutale répression d'opposants qui contestent sa réélection. Alors que la Pologne a déployé 15 000 militaires, érigé une clôture surmontée de fil de fer barbelé et approuvé la construction d'un mur à la frontière, Moscou et Minsk mènent des exercices militaires communs près de la frontière polonaise. Varsovie a refusé l'aide de Frontex, l'agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes. Elle a aussi interdit aux ONG et journalistes l'accès à la zone frontalière. Également membre de l'UE, la Lituanie a, comme la Pologne, décrété l'état d'urgence à sa frontière avec la Biélorussie, tandis que l'Ukraine, pays voisin de la Biélorussie, a annoncé le déploiement de 8 500 militaires supplémentaires à la frontière.Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence le 11 novembre. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont accusé Minsk de vouloir « déstabiliser les pays voisins » et « détourner l'attention de ses propres violations croissantes des droits humains ». Le président biélorusse, soutenu par la Russie, a démenti toute instrumentalisation des migrants. La Turquie, carrefour aérien majeur entre Europe et Moyen-Orient, a annoncé le 12 novembre que les Irakiens, Syriens et Yéménites ne seraient plus autorisés à embarquer pour la Biélorussie à partir de ses aéroports « jusqu'à nouvel ordre ».Sur le terrain, les migrants sont pris en étau entre les forces biélorusses qui, selon Varsovie, les contraignent à avancer en tirant parfois des coups de feu en l'air, et les gardes-frontières polonais qui les refoulent sans ménagement. Entre 3 000 et 4 000 personnes sont coincées du côté biélorusse, dont des femmes et des enfants. Ils occupent des camps de fortune par des températures voisines de zéro. Depuis le début de cette crise migratoire, au moins onze migrants sont décédés, dont sept du côté polonais de la frontière, selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.Le 15 novembre, les ministres des affaires étrangères de l'UE se sont mis d'accord sur une modification du régime actuel de sanctions, en l'élargissant aux pratiques qui consistent à « organiser ou contribuer aux activités du régime de Loukachenko qui facilitent le franchissement illégal des frontières extérieures de l'Union ». Actuellement, 166 personnes et 15 entités biélorusses, sont visées, dont Alexandre Loukachenko, son fils et conseiller à la sécurité nationale, ainsi que des membres du système judiciaire et des acteurs économiques. Le 17 novembre, le patron de Frontex a annoncé que la Pologne était en train d'organiser le rapatriement vers l'Irak de 1 700 migrants et a prévenu que l'UE doit se préparer à ce que ce genre de crise se répète « de plus en plus fréquemment ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 111 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (43) … avec Olivier Meyer / 17 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 17, 2021 25:13

    Olivier Meyer est le directeur programmateur du théâtre de Suresnes Jean-Vilar depuis 1990. Il a dans ce cadre fondé le Festival Suresnes Cité Danses, offrant le premier il y a trente ans la légitimité de la scène au hip-hop, un art de la rue. Il propose des représentations diversifiées s'inscrivant entre un répertoire classique et contemporain, une programmation pluridisciplinaire accessible, qui mobilise les habitants et fait du lieu chargé d'histoire un « pivot culturel et de sociabilité », dans la lignée du Théâtre National Populaire (TNP).See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : La guerre de vingt ans, avec Elie Tenenbaum / n°219 / 14 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 14, 2021 58:46

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 29 octobre 2021.Avec cette semaine :Elie Tenenbaum, directeur du Centre des Études de Sécurité de l'Institut Français des Relations Internationales.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. Dans « La Guerre de vingt ans », un livre récompensé cette année par le prix du livre Géopolitique, Marc Hecker et Elie Tenenbaum chercheurs à l'Institut français des relations internationales, spécialistes des questions de défense et de terrorisme font la rétrospective de deux décennies de lutte contre le terrorisme, en particulier sur les théâtres étrangers : du début de la « guerre contre le terrorisme » américaine, après les attentats du 11 septembre 2001, à New York, à la fin du contre-terrorisme comme priorité stratégique revendiquée par les États-Unis. En 2021, les États-Unis se sont retirés d'Afghanistan, vingt ans après avoir occupé le pays pour traquer al-Qaïda tandis que la France est engagée dans un conflit comparable au Sahel, où elle tente de résorber la menace djihadiste qui ne cesse pourtant de croître aux quatre coins du désert.L'ouvrage distingue cinq actes. De 2001 à 2006 : après l'onde de choc des attentats du 11-Septembre, les États-Unis réagissent en renversant les Talibans en Afghanistan puis le régime de Saddam Hussein en Irak. De 2006 à 2011, de nouvelles méthodes de contre-insurrection sont mises en œuvre pour tenter de stabiliser ces deux pays. De 2011 à 2014, les djihadistes profitent du printemps arabe pour se relancer. De 2014 à 2017, c'est l'apogée de Daech en zone syro-irakienne. Enfin, le cinquième acte est encore en cours : la menace s'adapte à la perte du sanctuaire levantin. Parmi les enseignements tirés de ces différentes étapes, il ressort que les djihadistes ont une véritable pensée stratégique, savent innover et font preuve d'une remarquable capacité d'adaptation. Toutefois, estiment les auteurs, s'ils demeurent une menace durable et peuvent nous porter des coups et nous faire mal, ils ne constituent pas une menace existentielle. En surréagissant, nous risquons d'entrer dans un processus d'escalade dangereux, nous mettent en garde Hecker et Tenenbaum, rappelant que l'Occident représente à peine 1% des victimes du terrorisme dans le monde, avec en 2020 plus de morts du fait du terrorisme d'ultra-droite que du terrorisme djihadiste. En revanche, en Irak ou en Afghanistan, au Nigéria ou au Mozambique de véritables guerres se déroulent avec des bilans beaucoup plus lourds. Au total, ce sont les musulmans qui, à travers le monde, payent le prix le plus élevé du terrorisme djihadiste.Si Daech a fini par perdre son sanctuaire au Levant, ce groupe n'a pas disparu : il pratique encore la guérilla et son idéologie continue d'attirer des sympathisants. Fin 2018, le Center for Strategic and International Studies comptabilisait entre 100.000 et 230.000 djihadistes actifs dans le monde, soit deux à trois fois plus qu'en 2001. Aujourd'hui, il semble que le centre de gravité du djihadisme soit en train de se déplacer vers le sud. En Afrique, les trois fronts les plus visibles sont la Somalie, la bande sahélo-saharienne et le bassin du Lac Tchad, où sont présents des partisans d'al-Qaïda et de Daech, tandis que d'autres foyers voient le jour comme au nord du Mozambique.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 110 : Les questions du public (COP26 et gauche à la présidentielle) / 10 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 10, 2021 36:06

    Les questions du public lors de l'enregistrement du 7 novembre 2021 à l'Ecole alsacienne.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    COP26 : le changement mais pas maintenant / La gauche devant la présidentielle / n°218 / 7 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 7, 2021 61:11

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l'Ecole alsacienne le 7 novembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.COP 26 : LE CHANGEMENT MAIS PAS MAINTENANT« Réunion de la dernière chance », « Sommet décisif », « Tournant pour l'humanité »… A Glasgow, il a plu des hyperboles sur la 26ème conférence des Nations unies sur le climat, la COP26, perçue comme un moment-clé dans l'histoire des négociations climatiques. Elle réunit jusqu'au 12 novembre quelque 30 000 personnes venues de 196 pays dont 120 chefs d'État, mais ni Vladimir Poutine, ni Xi Jinping, des membres de la société civile (entreprises, ONG, scientifiques, collectivités territoriales, populations autochtones, syndicats). Les médias du monde entier en rendent compte. Cette « Conférence des parties » s'avère la plus importante depuis l'adoption de l'accord de Paris sur le climat en 2015. Elle constitue un test de crédibilité pour ce traité international puisqu'elle montrera si son principe fondateur fonctionne : pousser les pays à accroître tous les cinq ans au moins leurs engagements, afin de parvenir à la neutralité carbone d'ici à 2050. Un premier relèvement collectif des objectifs aurait dû avoir lieu en 2020, mais le Covid-19 a empêché la COP de se tenir. Les constats convergent : le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU (Giec) table sur une augmentation de 1,5°C des températures dès la fin de la décennie actuelle. Le dernier Emissions Gap Report de l'ONU estime que : « l'objectif 1,5°C » en 2100 ne peut plus être atteint qu'au prix d'une division par deux en huit ans des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans le trio de tête des plus gros pollueurs, on retrouve la Chine, les États-Unis et l'Union européenne.Quant aux 100 milliards de dollars annuels promis pour 2020 par la COP de Copenhague, en 2009, afin de soutenir la lutte des pays en développement contre le changement climatique annoncés, à peine 80 milliards de dollars ont été décaissés, selon la dernière estimation fournie en septembre par l'OCDE.Ces dernières semaines, certains pays, y compris parmi les plus récalcitrants, se sont engagés à atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle, comme l'Australie, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou la Turquie qui vient de ratifier l'accord de Paris. D'autres importants pollueurs ont relevé leurs objectifs pour 2030, à l'instar du Japon ou de l'Afrique du Sud. Désormais, plus de 140 pays ont déposé auprès de l'ONU de nouveaux engagements climatiques pour 2030. Toutefois, en totalisant l'ensemble de ces engagements, les émissions devraient augmenter de 16 % en 2030 par rapport à 2010, alors qu'il faudrait les réduire de 45 % pour avoir une chance de rester sous un réchauffement d'1,5 °C.Accusant les dirigeants mondiaux de faire des promesses creuses, des milliers de jeunes ont manifesté le 5 novembre à Glasgow, puis le 6, de Sydney à Paris, à Londres ou à Mexico.***LA GAUCHE DEVANT LA PRÉSIDENTIELLEA six mois de la présidentielle, l'éparpillement des candidatures à gauche et la faiblesse des intentions de vote ne permettent à aucune personnalité d'émerger. Trois des cinq candidats déclarés plaident pour l'union mais chacun en revendique le leadership : Jean-Luc Mélenchon parce qu'il est en tête dans les sondages, Anne Hidalgo parce qu'elle représente l'« opérateur historique » de la gauche et Yannick Jadot parce que la question écologique est devenue centrale. Fabien Roussel présenté par le parti commuiste et Arnaud Montebourg soutenu par la Gauche républicaine et socialiste.Selon un sondage Ipsos pour Le Parisien et France info publié le 22 octobre, les deux tiers des sympathisants de gauche disent souhaiter une union de leur camp au premier tour mais 64 % d'entre eux ne croient pas que cela soit possible. C'est aussi ce que pensent 72% des Français. 51% d'entre eux jugent toutefois que c'est « une bonne chose » que les différents partis de gauche soient chacun représentés par un candidat différent, afin que les électeurs puissent choisir quelqu'un qui corresponde à leurs idées.Le candidat de la France insoumise est celui qui semble avoir le plus de « différences incompatibles » avec ses concurrents. Ainsi, 62 % des Français jugent qu'il a « des différences incompatibles » avec Anne Hidalgo, 58 % jugent que c'est aussi le cas avec Arnaud Montebourg et 57% avec Yannick Jadot. À l'inverse, 70% des Français pensent qu'Anne Hidalgo et Yannick Jadot ont « des différences, mais ne sont pas incompatibles » ou n'ont « pas tant de différences que cela ».Cette campagne sera sa dernière, affirme le candidat de La France insoumise. Le parti pourrait changer de nom pour céder la place à l'union populaire afin de rallier des électeurs hors de la France insoumise, du côté notamment d'Arnaud Montebourg ou de Fabien Roussel. Jean-Luc Mélenchon l'assure, « l'Union populaire aura bientôt son parlement. […] En janvier, nous ferons le meeting d'ouverture de l'Union populaire ».Dans un entretien accordé au Parisien, le 20 octobre François Hollande a jugé qu'« à gauche toutes les candidatures sont lilliputiennes » estimant qu'« elles se livrent à des batailles aussi picrocholines que microscopiques ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 109 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (42) … avec Martine et Gérald Harlin (2/2) / 3 novembre 2021

    Play Episode Listen Later Nov 3, 2021 27:17

    Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (42) avec Martine et Gérald Harlin restaurateurs du château de Bournazel, (Aveyron) (2ème épisode). L'un des plus importants château de la Renaissance, construit au milieu du 16ème siècle dans une province alors très riche, Le Rouergue, par Jean de Buisson et son épouse Charlotte de Mancip, partiellement détruit à la Révolution, partiellement démoli par son propriétaire au XIXème siècle à la suite du refus de Viollet le Duc de le classer monument historique (il le sera en 1942), repris par la Sécurité sociale en 1946, transformé en maison de convalescence et finalement vendu à la demande de l'architecte des Bâtiments de France aux époux Harlin qui mettront 14 ans à le restaurer, ainsi que ses jardins. Martine et Gérald Harlin décrivent les étapes de ce travail gigantesque qui leur a valu le grand trophée Dassault Monument.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    L'énergie : question économique ou enjeu politique et citoyen ? / Chine - USA : une nouvelle guerre froide ? / n°217 / 31 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 31, 2021 60:41

    Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 29 octobre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. L'ÉNERGIE, QUESTION ÉCONOMIQUE OU ENJEU POLITIQUE ET CITOYEN ?Le plan « France 2030 », présenté le 12 octobre par Emmanuel Macron, prévoit d'allouer à l'énergie 8 des 30 milliards d'euros investis pour la « France de demain ». Cet enjeu d'indépendance et compétitivité énergétique fait écho à l'actualité : le Réseau de Transport de l'Électricité (RTE) a détaillé, le 25 octobre, 6 hypothèses de développement en vue d'atteindre la neutralité carbone en France. Pour un coût actuel du système électrique de 45 milliards d'euros par an, ces nouveaux scénarios prévoient des prix qui oscillent entre 49 milliards, pour 50% nucléaire en 2050, et 80 milliards d'euros par an pour un mix composé à 100% d'énergies renouvelables en 2060. Cette question est également rappelée à l'agenda politique par l'inflation, qui s'est établie en septembre à 2,2% des prix à la consommation, particulièrement tirée par les coûts actuels de l'énergie. La situation n'est pas sans rappeler l'insécurité financière concomitante au début du mouvement des gilets jaunes. L'hexagone ne fait pas exception : l'Europe entière ainsi que les États-Unis sont touchés par une croissance des coûts accentuée par le prix de l'énergie. Elle est compensée en France par des aides directes de l'État, l'« indemnité inflation », en Espagne, par une baisse des taxes, ou au Royaume-Uni par un fonds de soutien. Au-delà de cette réponse immédiate, les politiques de plus long terme amenées en France ne font pas l'unanimité, le débat se clivant autour du nucléaire et des énergies renouvelables, unanimité pas mieux trouvée à l'échelle européenne, qui voit les 27 se diviser autour d'une réforme du marché de l'électricité. Un peu partout dans les pays industrialisés, ce sont les citoyens, seuls ou organisés, qui parfois impulsent de nouveaux modes de consommation de l'énergie, par un recours à la sobriété ou à travers des « communautés énergétiques citoyennes ».***CHINE - USA : UNE NOUVELLE GUERRE FROIDE ?Le 18 octobre, deux navires de guerre américain et canadien ont traversé le détroit de Taïwan, défendant dans un communiqué « un Indo-Pacifique libre et ouvert ». De Pékin, l'armée Populaire de Libération (APL) a condamné en retour « la provocation de troubles compromettant gravement la paix et la stabilité du détroit », rappelant que Formose « fait partie du territoire chinois ». Ces tensions se sont accrues lorsque Washington a appelé ses alliés à « soutenir une participation significative et robuste de Taïwan au sein des institutions de l'ONU », et que des soldats américains ont pris position sur l'île, le 27 octobre, pour la première fois depuis 40 ans. La résurgence de ces confrontations autour du statut de Taïwan survient au cœur de ce qu'un grand nombre d'observateurs et d'acteurs qualifient de « nouvelle guerre froide ». L'expression a été reprise par le ministre des Affaires étrangères chinois dès juin 2020, et plus récemment par Joe Biden, lors de son allocution à l'Assemblée Générale annuelle des Nations Unies, le 21 septembre. Depuis la pandémie du coronavirus, à l'origine de laquelle le rôle de la Chine n'est pas clarifié et dont les conséquences économiques ont sensiblement modifié les équilibres entre puissances, l'opposition entre démocraties et régimes autoritaires s'amplifie et se rad.Le directeur de la CIA, William Burns, a annoncé le 7 octobre la création d'une unité spécialisée consacrée à la Chine, qui aura à évaluer « la menace la plus importante à laquelle nous sommes confrontés au XXIe siècle : un gouvernement chinois de plus en plus hostile ». Le parallèle avec la confrontation entre ces mêmes États-Unis et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) est renforcé par la stratégie d'endiguement de la Chine, par les partenariats stratégiques de Washington en Asie et en Océanie accélérés ces derniers mois, aux dépends parfois d'alliés européens. Dans ce retour progressif aux logiques bipolaires, l'Europe se trouve tiraillée entre la tutelle américaine et le flux massif de capitaux chinois sur le continent, tiraillements qui perturbent sa capacité à dégager une autonomie stratégique.Malgré tout, pour Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice à Pékin et à Moscou, « L'Union Européenne, facteur d'équilibre entre les deux et productrice de normes, aura sa partition à jouer ». Dominique Moïsi conclut pour Les Échos : « Les comparaisons historiques sont utiles. Elles mettent en perspective le présent. Elles peuvent aussi être dangereuses. Soit parce qu'elles créent une illusion rétrospective de fatalité, soit parce qu'elles masquent la radicalité nouvelle du présent ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 108 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (41) … avec Martine et Gérald Harlin (1/2) / 27 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 27, 2021 20:53

    Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (41) avec Martine et Gérald Harlin restaurateurs du château de Bournazel, (Aveyron) (1er épisode). L'un des plus importants château de la Renaissance, construit au milieu du 16ème siècle dans une province alors très riche, Le Rouergue, par Jean de Buisson et son épouse Charlotte de Mancip, partiellement détruit à la Révolution, partiellement démoli par son propriétaire au XIXème siècle à la suite du refus de Viollet le Duc de le classer monument historique (il le sera en 1942), repris par la Sécurité sociale en 1946, transformé en maison de convalescence et finalement vendu à la demande de l'architecte des Bâtiments de France aux époux Harlin qui mettront 14 ans à le restaurer, ainsi que ses jardins. Martine et Gérald Harlin décrivent les étapes de ce travail gigantesque qui leur a valu le grand trophée Dassault Monument.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    La France sous nos yeux / n°216 / 24 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 24, 2021 60:07

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 octobre 2021.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA FRANCE SOUS NOS YEUX Dans « La France sous nos yeux », le directeur du département Opinion à l'IFOP, Jérôme Fourquet et le journaliste Jean-Laurent Cassely, analysent les grandes métamorphoses de la France depuis le milieu des années 1980 : accélération de la désindustrialisation, apogée de la société des loisirs et de la consommation, poursuite de la périurbanisation, hybridation des traditions populaires sous l'influence de la mondialisation, syncrétisme spirituel et religieux. Autant de réalités nouvelles qui structurent en profondeur un pays qui a irrémédiablement changé depuis la fin des Trente Glorieuses.Dans la France d'après, une nouvelle hiérarchie des territoires s'est mise en place en fonction de leur degré d'attractivité, incarné par le prix du mètre carré, avec une « lutte des places » qui fonctionne en cascade. A l'ombre de la France « triple A » composée des villes touristiques, des bords de mer, des montagnes ; la France des banlieues et des couronnes périurbaines, des zones rurales sans cachet, ou éloignées des sites remarquables, constitue la France backstage. De vastes territoires pavillonnaires occupent une place intermédiaire que les auteurs ont baptisé mode de vie « Plaza majoritaire », du nom de l'animateur d'une émission télévisée de recherche de logement avec happy end.Si les classes moyennes n'ont pas disparu, Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely estiment que nous assistons depuis plusieurs décennies à un processus de bipolarisation à la fois par le haut et par le bas. Un effet de « sablier », perceptible dans l'univers de la consommation et des loisirs avec, d'une part, la premiumisation des offres destinées aux classes moyennes supérieures, et, d'autre part, l'apparition d'un second marché et d'une « économie de la débrouille », illustrant le désarrimage progressif du bas des classes moyennes. Les professions peu qualifiées dont les effectifs croissent, sont celles des ouvriers de la logistique, femmes de ménage, agents de sécurité, chauffeurs VTC, auxiliaires de vie. Ses membres parfois baptisés de « premiers de corvée » ou « travailleurs essentiels » depuis le Covid-19, forment le « back office » exercent les activités de soutien de la société de marché. De nouvelles professions surgissent en marge de la santé, dans la sphère du bien-être individuel. D'autres sont liées à la numérisation et à la complexification croissante de la société de service. Désormais, la possession d'un diplôme est indispensable pour travailler. Le niveau bac+2 est nécessaire pour accéder à la classe moyenne, et un bac+5 requis pour exercer les fonctions d'encadrement ou liées à l'économie de l'innovation et du numérique. Dans le domaine spirituel, parallèlement à la perte d'influence du catholicisme et tandis que la religion musulmane est montée en visibilité avec un développement de son audience, qu'illustre l'essor du marché halal, une autre religion connait un essor significatif : celle des évangéliques. Dans la carte politique de la France d'après, les trois forces politiques dynamiques ces dernières années (RN, les écologistes, LRM), sont des partis d'avant pour représenter les clivages nouveaux surgis de la France d'après concluent les auteurs.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 107 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (40) … avec David Azoulay / 20 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 20, 2021 30:04

    Si c'est pour la culture on a déjà donné (40)… avec David Azoulay président directeur général du groupe ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), dont il fêtera l'an prochain les 50 ans. Seule école de cinéma privée à délivrer en France des diplômes reconnus par l'État, l'ESRA dispose de plusieurs campus, à Paris, Nice,Rennes, Bruxelles et propose une 4 e année optionnelle à New-York. Elle dispense des formations de réalisateur,d'ingénieur du son, de producteur, de scénariste, ainsi qu'aux différents métiers de l'animation.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Les droites dans tous leurs états / Afrique-France quoi de nouveau ? / n°215 / 17 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 17, 2021 66:23

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 15 octobre 2021.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LES DROITES DANS TOUS LEURS ÉTATSLe 9 octobre au Havre, ville dont il est redevenu maire en 2020, Edouard Philippe a lancé sa propre formation politique, baptisée « Horizons », destinée à accélérer la recomposition politique à droite. L'ancien Premier ministre a estimé que le premier défi était de « remettre de l'ordre dans nos comptes et de l'ordre dans nos rues » et que « le premier sujet à régler s'agissant des dépenses, c'est la question des retraites ». Une nouvelle offre politique qui entend « regarder devant », mais qui s'inscrit dans la logique d'une droite « Macron-compatible » pour élargir vers la droite la base électorale d'Emmanuel Macron. Horizons doit tenir son congrès fondateur d'ici à la fin de l'année.Après s'être opposé à toutes formes de primaire et avoir souvent laissé entendre qu'il ne participerait à aucune compétition interne, le 11 octobre, le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a finalement annoncé qu'il participerait au congrès du parti Les Républicains. Le 4 décembre, il se soumettra donc aux votes des adhérents d'un parti dont il avait claqué la porte en décembre 2017. Il s'opposera alors à Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti, Philippe Juvin et Denis Payre. « La droite n'est pas morte hier », s'est ému Damien Abad, chef de file des députés LR et soutien de Bertrand, au lendemain de cette annonce. « Elle ne s'est pas fracturée et fissurée en deux à un moment où nous-mêmes nous devons faire face à deux menaces extérieures, avec Éric Zemmour d'un côté et Edouard Philippe de l'autre. » Une investiture permettrait à Xavier Bertrand, en plus de la force de frappe des 80 000 militants LR revendiqués, de ne plus se soucier de la collecte des 500 signatures et de bénéficier des 8 à 10 millions d'euros mis de côté par le parti pour faire campagne. Selon une récente enquête commandée par la structure du député Les Républicains, Julien Aubert, Oser la France, Xavier Bertrand récoltait 38 % de bonnes opinions au sein des militants Les Républicains, derrière Valérie Pécresse (52 %) et Michel Barnier (58 %). En revanche, chez les électeurs, il est régulièrement donné dans les sondages légèrement devant ses concurrents, et a été pour la première fois le 11 octobre placé par l'IFOP pour Sud Radio à 16 %, ex aequo avec Marine Le Pen, soit en position d'accéder au second tour, tandis qu'Éric Zemmour redescendait à 14%.Devant ou derrière Marine le Pen, Eric Zemmour est, selon, un sondage Odoxa la personnalité politique qui suscite le plus de « rejet » à 59 % contre 9 % de « soutien » et 10 % de « sympathie ». Pour Pascal Perrineau, le presque candidat « est plus le reflet d'une offre politique un peu usée qu'autre chose. Sa force, c'est sa capacité à incarner le dégagisme - or la présidentielle ne devient plus que ça - dans un contexte de profonde droitisation de l'opinion publique ». Au total, les intentions de vote additionnées de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan arrivent aux alentours de 30 %.***AFRIQUE-FRANCE QUOI DE NOUVEAU ?Le « nouveau sommet », Afrique-France s'est tenu le 8 octobre à Montpellier. Il a été le 28ème du genre, a rassemblé 3 000 participants, dont plus d'un millier de jeunes du continent africain (parmi eux près de 350 entrepreneurs) pour des rencontres et des tables rondes entre sociétés civiles africaine, française et de la diaspora, sur des sujets économiques, culturels et politiques. La nouveauté de ce sommet a reposé sur l'absence des présidents africains pour la première fois depuis 1973, date du premier du genre. Il s'agissait « d'écouter la parole de la jeunesse africaine » et de « sortir des formules et réseaux obsolètes », a indiqué l'Elysée. Parallèlement, Montpellier a été le théâtre d'un contre-sommet organisé, notamment, par les organisations militantes Attac et Survie.En session plénière, le Président Macron a dialogué avec des jeunes venus de douze pays africains, pas tous francophones (Afrique du Sud, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Kenya, Nigeria, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tunisie). Ce panel a été sélectionné à l'issue des dialogues menés pendant des mois à travers le continent par l'intellectuel camerounais Achille Mbembe, dialogues qui ont abouti à un rapport sur la refondation de la relation entre la France et l'Afrique. Les thèmes retenus étaient la santé, le climat, le colonialisme, l'égalité et la démocratie. L'occasion de tirer un premier bilan des initiatives lancées après l'énoncé d'une feuille de route établie par Emmanuel Macron lors de son discours, fondateur, prononcé en octobre 2017 à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso et d'évoquer les treize propositions du rapport. Achille Mbembe a préconisé également une reconnaissance claire de la colonisation comme crime contre l'humanité.Le chef de l'État a retenu plusieurs des propositions. Il a notamment annoncé la création d'un fonds d'innovation pour la démocratie. Doté de 30 millions d'euros sur trois ans, hébergé par l'Agence française de développement, ce fonds devra soutenir « les acteurs du changement » en Afrique sans que l'on sache encore comment. L'enjeu est d'orienter les investissements directement vers la société civile. Emmanuel Macron a aussi annoncé la création d'une « maison des mondes africains et des diasporas ». et la restitution au Bénin, fin octobre, des 26 œuvres du « Trésor de Béhanzin », provenant du pillage des palais d'Abomey en 1892 par l'armée coloniale.Antoine Glaser, coauteur du livre « Le Piège africain de Macron » remarque qu'« au moment où Emmanuel Macron met fin aux grands-messes entre l'Afrique et la France, la Chine et, tout récemment, la Russie en font. » En 2022, un « sommet Afrique-Europe » devrait se tenir « sous la présidence française de l'Union européenne », a annoncé l'Elysée. On n'en connait pas encore le format.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 106 : La politique culturelle / Questions du public à Roselyne Bachelot / 13 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 13, 2021 27:39

    Bada de l'émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'Ecole alsacienne le 3 octobre 2021. Avec Roselyne Bachelot Narquin, Ministre de la Culture, David Djaïz, Richard Werly et Michaela Wiegel.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 105 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (39) … avec Sarah Gurcel (2/2) / 6 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 6, 2021 26:55

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (39) avec Sarah Gurcel, traductrice. C'est à Sarah Gurcel que les éditeurs ont confié la traduction de deux des plus remarquables écrivains nord-américains contemporains : Philipp Meyer (Un Arrière-goût de rouille et Le Fils) et Michael Christie (Lorsque le dernier arbre). Avec quel bagage s'embarque-t-elle pour ces traversées au long cours que sont les traductions ? Sarah Gurcel est aussi comédienne : elle raconte comment ces deux activités se nourrissent l'une l'autre car la traduction est aussi un métier physique.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    La politique culturelle / n°214 / 3 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 3, 2021 56:16

    Les Verts dans le grand bain ? / L'Allemagne en conciliabules / n°213 / 3 octobre 2021

    Play Episode Listen Later Oct 3, 2021 62:01

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 1er octobre 2021.Avec cette semaine :- Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre. - Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES VERTS DANS LA DOUBLE PERSPECTIVE DE CE QUE DEVIENT LEUR MOUVEMENT ET DE SA PLACE DANS LE BARNUM DE LA GAUCHEYannick Jadot a remporté la primaire d'Europe-écologie les Verts face à l'économiste Sandrine Rousseau, avec 51,03 % contre 48,97 %. Le moteur de leur campagne des primaires a été la contestation globale du système. Le dogme de la croissance a été questionné, des thèmes comme l'écoféminisme, le wokisme, l'intersectionnalité, ont été portés sur le devant de la scène par Sandrine Rousseau, pour qui le combat écologique est devenu également une lutte contre le système patriarcal et une tentative d'enrôler les minorités discriminées. « Il y a un effet de mode indubitable », analyse Pascal Perrineau, pour qui Sandrine Rousseau « a inséré l'écologie dans l'idéologie woke ». « Cela lui a donné un côté branché et iconoclaste, qui lui a quand même permis de ringardiser ses adversaires », analyse-t-il. « Son échec à la primaire ne marque pas la fin de cette mode politique. Ces idées continueront à travailler la gauche ».En désignant Yannick Jadot, les Verts soutiennent leur candidat le mieux placé dans les sondages d'une présidentielle. En 2011 le choix d'Eva Joly plutôt que Nicolas Hulot ne leur avait valu que 2,3 % lors du scrutin de 2012. Leur meilleur score à une élection présidentielle a été celui de Noël Mamère en 2002 avec 5,5 % des suffrages. Entre 1997 et 2002, puis de 2012 à 2014, les Verts ont eu des postes au gouvernement, mais jamais dans les ministères dits régaliens ou à l'économie. Il y a cinq ans, Yannick Jadot s'était rangé derrière le socialiste Benoît Hamon qui n'avait obtenu que 6,35% des voix. Cette fois, il jure qu'il tiendra, quoi qu'il en coûte. Depuis leur succès aux élections européennes de 2019 (13,5 %) et leur victoire à Grenoble, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg en,2020, les écologistes constatent que le Parti socialiste est à la peine, et estiment qu'ils seraient en mesure de prendre le leadership sur la gauche.Toutefois, au vu de la proximité des électorats Jadot-Hidalgo, l'écologiste prédit : « Si on a un candidat qui défend une écologie sociale et une candidate qui défend la social-écologie, les gens vont nous jeter des cailloux ». Pour la France insoumise, qui espère récupérer les électeurs déçus de Sandrine Rousseau, plutôt que d'écologie politique, on préfère parler du dernier sondage Harris Interactive, plaçant Jean-Luc Mélenchon à 13 % d'intentions de vote, contre 6 % pour Yannick Jadot, au coude-à-coude avec Anne Hidalgo créditée de 7%. Pour les présidentielles de 2022, la gauche alignera au total sept candidats contre quatre en 2017.***L'ALLEMAGNE EN CONCILIABULES En Allemagne, aux élections législatives du 26 septembre, le Parti social-démocrate (SPD) a remporté 25,7 % des voix, contre 24,1 % à l'union du centre droit et de la droite CDU-CSU. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, ni le SPD ni la CDU n'ont réussi à réunir plus de 30 % des suffrages. Aucun des deux partis ne pouvant gouverner seul, les Verts qui ont recueilli 14,8% un score bien plus élevé qu'en 2017 (8,9%) et les Libéraux 11,5% pourraient devenir les faiseurs de roi en décidant de s'allier avec le SPD ou avec la CDU-CSU. Les partis radicaux comme l'AfD (extrême droite) avec 10,3 % des voix, soit 2,3 points de moins qu'en 2017 et Die Linke (gauche radicale) 4,9 % ont été mis hors-jeu.« Les électeurs ont renforcé trois partis : le SPD, les verts et le FDP. Ces trois partis doivent gouverner l'Allemagne », a déclaré le chef des sociaux-démocrates, Olaf Scholz. Le dirigeant de la CSU, Markus Söder, a reconnu qu'Olaf Scholz a désormais « plus de chances de devenir chancelier », se démarquant de son homologue chrétien-démocrate de la CDU, Armin Laschet, qui souhaite toujours tenter de succéder à Angela Merkel. Après les législatives de 1969, 1976, et 1980, c'est le candidat du SPD qui a été élu chancelier, malgré sa défaite face à la CDU-CSU.Plusieurs scénarios de coalitions sont aujourd'hui sur la table. D'abord, une alliance « jamaïcaine » (vert, jaune, noir) entre les Verts, les libéraux du FDP (jaune) et les conservateurs de la CDU (noir). Une coalition « feux tricolores » (rouge, jaune, vert) SPD, FDP et Verts à laquelle pourraient faire obstacle les différences idéologiques entre ces trois formations sur les questions de l'imposition, de la dette et du déficit. La troisième option reste celle choisie lors des élections législatives en 2017 : une « grande coalition » des deux principaux partis, le SPD et la CDU-CSU. La constitution allemande ne fixe aucun délai pour former un gouvernement. En 2017, il avait fallu six mois à Angela Merkel pour finaliser sa « grande coalition ». Le nouveau Parlement doit se réunir au plus tard dans les 30 jours qui suivent l'élection fédérale, ce qui marque la fin du mandat du chancelier en place. Le Conseil des sages du Bundestag a ainsi fixé sa prochaine assemblée au 26 octobre. Si aucune coalition n'est formée à cette date, Angela Merkel deviendra chancelière par intérim. De longues négociations gages de représentativité et de solidité comme le rappelle Mathieu Gallard directeur de recherches à l'Ipsos : « les coalitions allemandes représentent environ 50% des électeurs là où en France 32% des voix au 1er tour des législatives ont permis à LREM et ses alliés de gouverner seuls. Et si les coalitions allemandes sont difficiles à monter, elles le sont encore plus à défaire : elle durent 4 ans, là où un Premier ministre français tient en moyenne 2 ans et 10 mois. »See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 104 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (38) … avec Sarah Gurcel (1/2) / 29 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 29, 2021 26:46

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (38) avec Sarah Gurcel, traductrice. C'est à Sarah Gurcel que les éditeurs ont confié la traduction de deux des plus remarquables écrivains nord-américains contemporains : Philipp Meyer (Un Arrière-goût de rouille et Le Fils) et Michael Christie (Lorsque le dernier arbre). Avec quel bagage s'embarque-t-elle pour ces traversées au long cours que sont les traductions ? Sarah Gurcel est aussi comédienne : elle raconte comment ces deux activités se nourrissent l'une l'autre car la traduction est aussi un métier physique.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    La réaction est-elle en marche ? / Biden est-il un autre Trump ? / n°212 / 26 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 26, 2021 61:14

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 24 septembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Le Temps. LA RÉACTION EST-ELLE EN MARCHE ? L'essayiste Éric Zemmour, qui a publié le 16 septembre « La France n'a pas dit son dernier mot », réimprimé à 200.000 exemplaires avant même sa sortie, a entamé une série de conférences aux allures de campagne électorale. La décision du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, de renoncer à toute candidature présidentielle lui laisse libre champ sur le flanc droit du parti Les Républicains. Islam, immigration, place des femmes, le livre d'Éric Zemmour reprend ses thèmes favoris que ses adversaires qualifient de racistes, misogynes et homophobes. Quoiqu'il ne soit pas officiellement candidat, dès le 28 juin, des affiches « Zemmour président » avaient fleuri sur les panneaux électoraux après la fin des régionales, à l'initiative de la galaxie Génération Z, qui se définit comme le futur mouvement de jeunes appuyant la candidature de leur champion. Tandis que le maire Ligue du Sud d'Orange, Jacques Bompard, lançait un site Internet et une pétition « jesignepourzemmour » à son nom, Samuel Lafont, ancien membre du pôle société civile de la campagne de François Fillon, créait ledièse #DemainAvecZemmour. Ses soutiens clament haut et fort qu'en cas de candidature, ils misent sur l'électorat de François Fillon à la présidentielle de 2017 et non sur celui de Marine Le Pen. Le 27 août, dans un texte signé par 100 sympathisants de droite se revendiquantde la Génération Z, des jeunes appellent Les Républicains à soutenir une candidature Zemmour. Créée dès la fin avril, l'association de financement du parti Les amis d'Éric Zemmour a été récemment agréée par la commission des comptes de campagne. Le polémiste est crédité de 11% d'intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, révèle le 21 septembre un sondage Harris Interactive publié par Challenges. Le journaliste n'est devancé que de trois et sept points par Xavier Bertrand (14%) et Marine Le Pen (18%). Le même institut de sondage ne lui promettait que 5% des voix au cœur de l'été. « Cette progression est forte et rapide. Il se passe quelque chose, analyse Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. Éric Zemmour jouit d'une présence médiatique extrêmement forte. La visibilité est la condition clé pour une telle hausse. »***BIDEN EST-IL UN AUTRE TRUMP ? Au lendemain de la claque infligée à la France par les Etats-Unis et leur nouveau partenariat stratégique avec l'Australie et le Royaume-Uni baptisé Aukus entraînant l'annulation de la vente de douze sous-marins conventionnels de technologie tricolore à Canberra, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian qui avait supervisé la vente des sous-marins en tant que ministre de la défense, en 2016 a déclaré : « Cette décision unilatérale, brutale, imprévisible ressemble beaucoup à ce que faisait M. Trump ». « Cela ne se fait pas entre alliés ». Le choc est d'autant plus grand que les Etats-Unis n'ont pas prévenu Paris. C'est le ministre de la Défense australien qui a décroché son téléphone le 15 septembre, tandis que le 30 août dernier, les Australiens n'avaient rien laissé paraître lors d'une réunion à quatre entre les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.Après le cavalier seul des Etats-Unis lors du retrait d'Afghanistan, le « coup de Trafalgar » des sous-marins australiens éclaire différemment la campagne de Joe Biden qui se définissait comme l'«anti-Trump » et promettait de revenir au multilatéralisme et à un pacte des nations démocratiques basé sur le respect mutuel et la défense des droits de l'homme. Pour Dominique Moïsidans les Echos : « Loin d'être le sauveur attendu par l'Europe, Joe Biden apparaît au contraire comme un condensé de l'action de ses deux prédécesseurs. Il combine, de manière brutale, le virage vers l'Asie de Barack Obama, et « l'Amérique d'abord » sinon « seule » de Donald Trump. » Il n'a pas levé les principaux sujets irritants de l'ère Trump, comme les tarifs sur l'acier et l'aluminium, ou la résolution du contentieux Boeing-Airbus, remis à plus tard.En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York la France a reçu en début de semaine le soutien des dirigeants de l'Union européenne : sur CNN, la présidente de la Commission européenne, Ursula vonder Leyen, a jugé « inacceptable » la manière dont la France a été « traitée ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, a dénoncé un « manque de loyauté » des États-Unis. Le China Daily a jugé que l'administration Biden marche sur les traces de Donald Trump et « se comporte dans la région comme un chef de gang de rue amplifiant les différences et provoquant la confrontation en vue de commencer une guerre de territoire ». La France a formalisé sa colère contre l'Australie et les Etats-Unis en rappelant pour consultation ses ambassadeurs à Washington et à Canberra le 17 septembre. A l'issue du coup de téléphone, le 22 septembre, entre Emmanuel Macron et Joe Biden, à la demande du président américain les deux chefs d'Etat ont affiché leur volonté de calmer le jeu dans un communiqué commun. L'ambassadeur français aux Etats-Unis, retournera à Washington la semaine prochaine.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 103 : Si c'est pour la Culture, on a déjà donné (37) … avec Aglaé Bory / 22 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 22, 2021 34:35

    Lauréate l'an passé de la première édition du prix Caritas photo sociale, en récompense de son travail sur l'exil, Aglaé Bory est une photographe française spécialisée dans lesportraits. Après des études d'histoire de l'art à l'université d'Aix-en-Provence, puis à l'École Nationale de Photographie(aujourd'hui ENSP Arles), elle expose dès 2006 Portrait de Femmes au Festival Manifesto, à Toulouse. Sa photographie s'ancre dans le symbole, entre documentaire et fiction. Pour la collection d'Art Société Générale, elle déclarait en novembre 2020 : « Je pars du réel, mais je le décale […] C'est du faux-vrai, du mentir-vrai comme dirait Aragon ».See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    La (vieille) querelle justice-politique / Quel leader aura été Angela Merkel ? / n°211 / 19 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 19, 2021 65:13

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 17 septembre 2021.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA (VIEILLE) QUERELLE JUSTICE-POLITIQUELe 10 septembre, Agnès Buzyn a été mise en examen dans le dossier de la gestion de l'épidémie de Covid-19 pour « mise en danger de la vie d'autrui ». Elle a été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour « abstention de combattre un sinistre ». En cause : le rôle central de l'ancienne ministre de la Santé dans le dispositif gouvernemental entre janvier 2020 et sa démission le 16 février 2020 quand de premiers cas déclarés puis des décès apparaissaient en Chine et dans le monde. Les plaignants lui reprochent son inaction ou d'avoir menti sur l'utilité des masques dans le seul objectif d'en dissimuler la pénurie. Seize plaintes ont été jugées recevables sur plus de 14.000 déposées. Pour le premier délit, Agnès Buzyn encourt un an de prison et 15.000 euros d'amende. Pour le second, deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Cette décision de mise en examen est le fait de la Cour de justice de la République (CJR), juridiction créée en 1993 à la suite du drame du sang contaminé, seule habilitée à juger des ministres pour des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions. Elle est composée de 12 parlementaires et 3 magistrats.Si la création de la CJR constituait « au départ un progrès », il ne faudrait pas « qu'il se retourne contre la justice elle-même », fait valoir Pierre Egéa, professeur de droit public et avocat, relayant une inquiétude assez largement partagée. Il pointe notamment le « flou complet » des infractions pénales en cause : « "Mise en danger de la vie d'autrui", c'est très large et permet à peu près tout. Incidemment, on place le juge répressif en position d'évaluer une politique publique. C'est un problème sur le plan de la séparation des pouvoirs. » Avant d'autres probables auditions, de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et de l'actuel ministre de la Santé, Olivier Véran, les responsables politiques s'interrogent sur un risque de judiciarisation de la vie publique, au risque d'une « paralysie » de l'action politique, selon le mot de Jean Castex. À l'Élysée, le chef de l'État s'est ému en privé du sort réservé à Agnès Buzyn, estimant que « cela fait peser un risque sur l'essence même du politique, à savoir : décider ». Comme une façon de délégitimer la Cour de justice de la République (il avait promis de la supprimer en 2017), il estime que « le juge souverain, c'est le peuple ». Trois autres affaires sont à l'instruction auprès de cette cour : les modalités, décidées par Éric Woerth, de l'imposition de Bernard Tapie après l'arbitrage de 2008 ; l'affaire concernant Kader Arif (ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants) pour atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans des marchés publics ; enfin, l'affaire de la prise illégale d'intérêts dont se serait rendu coupable le Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti en saisissant l'Inspection générale de la justice dans le dossier des « fadettes ».Ailleurs dans le monde plusieurs dirigeants sont sous le coup d'enquêtes judiciaires pour mauvaise gestion de la crise sanitaire, comme en Italie ou au Brésil. En revanche, au Royaume-Uni, une enquête indépendante (non judiciaire) a été ouverte.***QUEL LEADER AURA ÉTÉ ANGELA MERKEL ? La chancelière allemande quittera le pouvoir avec une popularité au zénith après 16 années à la tête du pays. Pour les citoyens européens, Angela Merkel est la dirigeante qui inspire le plus confiance. Selon un sondage réalisé dans 12Etats-membres de l'UE, par le centre de réflexion European Council on ForeignRelations à la question « s'il y avait une élection pour la présidence de l'Europe et qu'il vous fallait choisir entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, pour qui voteriez-vous ? », 41 % des personnes interrogées ont indiqué leur préférence pour la chancelière, contre 14 % pour le président français. « Avec son style de leadership technocrate, elle inspire plus confiance que Macron avec ses discours visionnaires », commentent les organisateurs du sondage. Originaire d'Allemagne de l'Est, fille de pasteur luthérien, Angela Merkel est selon Marion Van Renterghem, auteur de « C'était Merkel », « une conservatrice progressiste. Elle a peur du changement et n'aime pas brusquer les choses. Elle ne suit pas de stratégie ; elle est plutôt guidée par sa structure morale. » L'ère Merkel n'a été entachée d'aucune affaire de corruption ou de népotisme.Les crises en revanche n'ont pas manqué : de la crise financière de 2008 à la pandémie de Covid-19 lors de laquelle ses interventions sobres et pédagogiques et les bons résultats obtenus dans les premiers mois de l'épidémie restent en mémoire ; en passant par le sauvetage de l'euro et son intransigeance à l'égard d'Athènes ; l'accueil de réfugiés syriens et irakiens en 2015 qui restera sans doute comme sa décision emblématique avec sa formule : « Wir schaffendas » (« Nous y arriverons ») ; ainsi que le réchauffement climatique, sujet sur lequel Mme Merkel a surpris en décidant brutalement en 2011 d'en finir avec l'énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Sous sa direction, l'Allemagne est devenue un acteur de la scène internationale. Le pays assume de plus en plus ses responsabilités de grande puissance, comme en témoigne son budget militaire qui n'a cessé d'augmenter depuis 2014 et atteint en 2021 près de 47 milliards d'euros, contre 33 milliards il y a 7 ans. « Mais il manque une ligne directrice à sa politique extérieure qui reste compartimentée et dominée par ses intérêts industriels, énergétiques ou stratégiques », critique un récent rapport de l'Institut Montaigne « Quelle Allemagne après Merkel ? ». Ainsi, la chancelière allemande a insisté pour que l'UE signe un accord rapidement avec la Chine et a soutenu jusqu'au bout le projet de gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie. Si l'Allemagne était considérée comme l'« homme malade » de l'UE au début des années 2000, elle est redevenue la première puissance économique du continent, fondée sur des excédents commerciaux et une gestion budgétaire rigoureuse. Le taux de chômage a fondu en 16 ans, de 11,2% à 5,7% en juillet, dans un marché encore fortement fragilisé par la pandémie. De fortes disparités demeurent toutefois entre ouest et est, avec des Länder d'ex-RDA souvent tenus à distance du miracle économique allemand. Les élections de 2017, ont été marquée par l'entrée inédite du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) au parlement.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 102 : Hommage à Bertrand Tavernier : Frédéric Bourboulon (3/3) / 15 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 15, 2021 32:01

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ 28 à 38, Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l'été, nous consacrons nos badas à Bertrand Tavernier, le 14 juillet avec Thierry Frémeaux (1) directeur de L'institut Lumière à Lyon, le 21 juillet avec Thierry Frémeaux (2) également Délégué général du Festival de Cannes, le 28 juillet avec Sophie Brunet, Monteuse, le 4 août avec Laurent Heynemann, (1) Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 11 août, avec Laurent Heynemann (2), le 18 août avec Jean Ollé-Laprune Historien du cinéma, le 25 août, Frédéric Bourboulon (1) Producteur de Bertrand Tavernier, le 1er septembre, avec Frédéric Bourboulon (2), le 8 septembre, avec Frédéric Bourboulon (3)See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    L'énigme Marseille / Après le 11 septembre / n°210 / 12 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 12, 2021 57:32

    Avec cette semaine :David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.L'ÉNIGME MARSEILLEDu 1er au 3 septembre, Emmanuel Macron était à Marseille, deuxième ville du pays avec ses 875 000 habitants, où il a annoncé son plan « Marseille en grand » : 1,5 milliard de financements nouveaux principalement pour les transports, la culture, la sécurité, les écoles. Voilà des décennies que cette cité se délite. Quartiers abandonnés aux trafiquants, pression migratoire continue, intégration délaissée, violences banalisées, dette abyssale (1,5 milliards d'euros), écoles déclassées, obsession victimaire, boulevards congestionnés... ​Dans son livre « Marseille, ville du monde » Nicolas Maisetti, docteur en science politique rappelle qu'« historiquement depuis Defferre, il y a un découplage politique des quartiers Nord par rapport à la ville centre : sauf sous Vigouroux, ces quartiers ont toujours été d'une couleur politique qui n'était pas celle de la mairie centrale. C'est ce qui explique leur mise à l'écart en termes de transports et plus généralement de services publics. Pour Defferre, c'était des nids de communistes, du temps de Gaudin, ce n'était pas sa clientèle électorale, et c'est un peu la même chose pour le Printemps marseillais. » La faute à un « Etat trop distant, qui revient de temps en temps en force ». En 2016, la métropole Aix-Marseille-Provence avait été créée pour donner de l'élan au territoire. François Hollande, qui avait déjà lancé en 2012 un plan de sauvetage de la ville de 2 milliards d'euros, misait alors sur cette nouvelle structure à fiscalité unique pour exercer des compétences stratégiques dans les domaines de l'aménagement, du développement économique, des transports ou des logements. Cinq ans plus tard, personne ne semble en mesure d'en percevoir la plus-value.Le politologue Patrick Le Lidec, chercheur en sciences politiques au CNRS explique que pour se protéger des villes ouvrières communistes, Gaston Defferre, a pratiqué l'isolationnisme de 1953 à 1986. Progressivement cette ville d'accueil des populations pauvres - notamment après la décolonisation -, privée d'activité économique et de recettes fiscales, est devenue le parent pauvre du département. Aux dernières élections municipales, après vingt-cinq ans de règne de Jean-Claude Gaudin (LR), Marseille a basculé à gauche, avec la victoire de l'écologiste Michèle Rubirola à laquelle a rapidement succédé Benoît Payan (PS). La ville possède toutefois des atouts. Malgré la drogue et les règlements de comptes, Marseille a attiré cet été 3 millions de visiteurs sur son littoral et dans ses calanques. Elle séduit de nouveaux habitants, ce qui entraîne la flambée des prix de l'immobilier. Entre 2015 et 2019, selon l'Insee, la ville a accueilli chaque année, en moyenne, 10 500 jeunes âgés de 20 à 34 ans extérieurs au territoire de la métropole. On y observe des phénomènes de gentrification, alors que le taux de chômage n'y est qu'à 9,9 %, contre 8% sur l'ensemble du territoire. Réalités qui coexistent avec les effondrements de la rue d'Aubagne, l'affaire Guérini, les grèves des poubelles et les règlements de comptes.***APRÈS LE 11 SEPTEMBRELa chute de Kaboul, le 15 août dernier, a mis fin à la « guerre contre la terreur » lancée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 Septembre qui firent près de 3 000 morts. Les troupes américaines qui occupèrent alors l'Afghanistan, y sont restées jusqu'à maintenant, malgré l'exécution d'Oussama ben Laden, le 2 mai 2011 au Pakistan. Bilan, vingt ans après : le département américain de la défense a dépensé 837 Mds$ pour la conduite de la guerre, au cours de laquelle 2 443 soldats américains et 1 144 militaires de la coalition internationale ont été tués. L'armée afghane a perdu 66 000 hommes. Les Etats-Unis ont déboursé 145 Mds$ pour la « reconstruction » de l'Afghanistan, dont la plus grande partie a servi à former et équiper les forces de sécurité afghanes. Une guerre dupliquée en 2003 en Irak, qui a coûté la mort de 4 500 soldats américains supplémentaires, avec un coût estimé à plus de 2 000 Mds$ selon le groupe Cost of Wars, du Watson Institute. L'image des États-Unis, déjà ternie par les méthodes antiterroristes employées à Guantanamo à Cuba, dans la prison d'Abou Ghraib en Irak, ou dans les centres de détention secrets de la CIA a été sévèrement atteinte par un départ de Kaboul en forme de déroute. « La chute de Kaboul affaiblira considérablement la main de l'Amérique dans le monde prédit Renaud Girard dans Le Figaro. Les Iraniens, les Turcs, les Russes et les Chinois la verront comme un géant aux pieds d'argile, incapable de constance stratégique. » Traumatisée par les attentats du 11 septembre 2001, l'Amérique a vécu pendant des années dans l'angoisse du terrorisme djihadiste sur son sol. Cette obsession nationale s'est estompée au fil des ans.A la suite du 11 septembre, les alliés occidentaux de l'Amérique se sont engagés à leurs côtés dans les deux plus longues guerres de l'histoire des États-Unis. Désormais, après leur échec, il est exclu de croire qu'on peut « exporter » la démocratie et qu'on peut « construire » des nations. A Kaboul, les talibans parlent de l'application de la charia au sens le plus littéral du terme. Une évolution qui inquiète les grands voisins de l'Afghanistan. L'Inde bien sûr, qui se demande si un tel discours ne peut constituer un encouragement pour les plus fondamentalistes des musulmans indiens, mais aussi le Pakistan pour les mêmes raisons.« De toutes les innombrables séquelles du terrorisme, la plus importante et celle qui est la moins prise en compte estime le journaliste américain Spencer Ackerman, c'est ce que la lutte contre le terrorisme a coûté à notre démocratie ». A toutes nos démocraties, tandis que le Moyen-Orient est durablement déstabilisé.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 101 : Les primaires, machines à perdre? Déroute à Kaboul: vers une défense européenne? / Questions du public / 5 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 8, 2021 25:15

    Bada de l'émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'Ecole alsacienne le 5 septembre 2021. Avec Matthias Feklv, Lucile Schmid, Richard Werly et Michaela Wiegel.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Les primaires, machines à perdre ? / Déroute à Kaboul: vers une défense européenne ? / n°209 / 5 septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 5, 2021 63:47

    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'Ecole alsacienne le 5 septembre 2021. Avec Matthias Fekl, Lucile Schmid, Richard Werly et Michaela Wiegel.LES PRIMAIRES SONT-ELLES DES MACHINES À PERDRE ?L'automne qui arrive pourrait s'annoncer comme la saison des primairesen vue des présidentielles de 2022. A droite, plusieurs candidats se sont déclarés en leur faveur : Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin et Éric Ciotti. Mais Xavier Bertrand s'y oppose. Le 2 septembre, le président des Républicains, Christian Jacob a annoncé que « ce sont les militants qui trancheront lors du congrès le 25 septembre » si des primaires doivent avoir lieu et sous quelle forme. LR va donc procéder à une primaire de la primaire. La primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) est déjà programmée et ses règles fixées. En septembre, elle sera numérique, faute de moyens pour l'organiser physiquement. Certains, au Parti socialiste, commencent à réclamer un processus similaire pour départager les candidats putatifs. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, proposera une modification des statuts lors du congrès des 18 et 19 septembre à Villeurbanne pour réserver la primaire aux militants. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en rupture avec les statuts du PS, a déjà fait savoir qu'elle n'était « pas favorable à un système de primaire ». Le 11 juillet, une démarche inédite et ouverte à tous, « La Primaire populaire » a été lancée par une poignée de citoyens engagés. Il s'agit d'un parrainage en ligne visant àfaire émerger une candidature commune à gauche. Sa particularité : les candidats ne choisissent pas de l'être. A l'origine, le système des primaires n'est pas dans la tradition politique française. Le premier à en avoir introduit l'idée fut Charles Pasqua en 1989, pour départager Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac. Ce n'est que depuis 2012, que le procédé a été fréquemment utilisé, à droite comme à gauche, avec des résultats mitigés : en 2012, il déboucha sur la sélection de François Hollande comme candidat du PS et de ses alliés, puis sur sa victoire finale. En revanche, en 2016 et 2017, les deux vainqueurs des primaires, à droite comme à gauche, François Fillon et Benoît Hamon, ne sont pas parvenus au second tour des présidentielles. Et le vainqueur de 2017 fut le candidat issu d'un gouvernement socialiste mais ayant fait le choix de se soustraire aux primaires de gauche, Emmanuel Macron... En août, la Fondation pour l'innovation politique a publié une étude des politologues Pascal Perrineau et Laurence Morel estimant que l'élection présidentielle de 2022 sera centrale pour l'avenir des primaires en France. Pour eux, « soit elles sont abandonnées avant d'être totalement entrées dans les mœurs, soit elles perdurent et un retour en arrière sera difficile. » Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche publié le 29 août, une majorité de Français se déclare en faveur de l'organisation de primaire : 59 % des personnes interrogées plaident pour l'organisation d'une primaire à gauche, et 58 % à droite.***APRÈS LA DÉROUTE ÉTATS-UNIENNE À KABOUL,Y AURA-T-IL UNE DÉFENSE EUROPÉENNE ?Le 2 septembre, les ministres de la Défense de l'UE ont évalué les premières conséquences du « fiasco » afghan et ils ont évoqué un nouveau format de projection. Il n'est pas ressorti de décision de leurs échanges à Kranj, en Slovénie, mais, selon les mots d'un diplomate européen, « la maturité collective s'accroît », en vue d'une autonomisation de l'Europe vis-à-vis de l'Otan et des Etats-Unis. Le président du Conseil européen Charles Michel avaitobservé : « l'Europe ne bouge que dans les crises. L'Afghanistan peut la réveiller. Le moment est venu d'être en mesure de la doter d'une force militaire capable de se battre si nécessaire. » Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell s'est exprimé dans le même sens, prédisant que « les prochaines crises seront en Irak et au Sahel ». Le concept d'une force dite de « première entrée » de plusieurs milliers de soldats, déjà avancé en mai dernier, a été de nouveau discuté, sans que soient évoqués ni chiffres précis, ni mode de décision d'engagement de ces troupes. Une des questions qui se posent est celle de l'unanimité. Compte tenu des traditions militaires et des sensibilités très différentes à travers le continent, l'on pourrait se diriger vers des coopérations renforcées ad hoc entre quelques Etats membres, en fonction des crises. Thierry Breton, commissaire au Marché intérieur, également en charge de la Défense et de l'Espace, estime que « l'Europe de la défense doit rentrer dans l'âge adulte » pour faire basculer le continent de « l'Europe marché » vers « l'Europe puissance ». Il propose de définir une doctrine européenne de sécurité et de défense pour établir les motifs d'intervention, un cadre institutionnel renouvelé qui inclurait un Conseil de sécurité européen et une force européenne de projection, qui impliquerait « un centre de commandement européen intégré ». Toutefois, les expériences passées ont montré que les meilleures idées ont du mal à se concrétiser. Les leaders européens avaient décidé, en 1999 à Helsinki, la création d'une force terrestre de 50.000 à 60.000 soldats qui n'a jamais vu le jour. Un système commun de groupements tactiques, composés chacun de 1.500 militaires, a été mis en place en 2007 pour répondre aux crises mais ils ne sont encore jamais intervenus car les gouvernements de l'UE n'ont pas pu se mettre d'accord sur la manière et le moment de les déployer. En 2018, les vingt-sept ont donné leur feu vert à une Initiative européenne d'intervention ainsi qu'à une implication croissante de l'Europe au Sahel et à la création d'un Fonds européen de défense doté de 8 milliards d'euros. Mais un certain nombre de pays, notamment en Europe orientale, craignent que l'édification d'une défense européenne ne se fasse au détriment de la relation avec le protecteur américain - et donc de leur sécurité.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 99 : Hommage à Bertrand Tavernier : Frédéric Bourboulon (2/3) / 1er septembre 2021

    Play Episode Listen Later Sep 1, 2021 32:04

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ 28 à 38, Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l'été, nous consacrons nos badas à Bertrand Tavernier, le 14 juillet avec Thierry Frémeaux (1) directeur de L'institut Lumière à Lyon, le 21 juillet avec Thierry Frémeaux (2) également Délégué général du Festival de Cannes, le 28 juillet avec Sophie Brunet, Monteuse, le 4 août avec Laurent Heynemann, (1) Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 11 août, avec Laurent Heynemann (2), le 18 août avec Jean Ollé-Laprune Historien du cinéma, le 25 août, Frédéric Bourboulon (1) Producteur de Bertrand Tavernier, le 1er septembre, avec Frédéric Bourboulon (2), le 8 septembre, avec Frédéric Bourboulon (3)See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : l'Arménie après la guerre du Haut-Karabahk / n°208 / 29 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 29, 2021 58:49

    L'ARMÉNIE APRÈS LA GUERRE DU HAUT KARABAHK Avec Gérard Malkassian, professeur de philosophie en khâgne au lycée Janson de Sailly (Paris) et animateur des Conférences du Salon de Littérature arménienne.En Arménie, en avril 2018, la tentative de coup de force institutionnel du Président Serge Sarkissian avait mené à la « révolution de velours », à de larges manifestations et à la grève générale, provoquant sa démission au profit de Niko Pachinian et mettant fin au régime post-soviétique corrompu, en place depuis l'indépendance de 1991.Cependant, le pays est entré dans une crise politique à la suite de sa défaite contre l'Azerbaïjan dans la Guerre du haut Karabakh commencée le 27 septembre 2020, tuant 3 500 soldats arméniens, et déplaçant des milliers de personnes. Le cessez-le-feu signé le 9 novembre 2020 sous l'égide de Moscou consolidait les gains militaires de l'Azerbaïjan, qui récupérait du même coup les territoires occupés par les Arméniens depuis 1994 : l'enclave du Haut-Karabahk mais aussi sept districts voisins, servant de zone tampon entre les deux pays.A la suite de mouvements de contestations demandant le départ du premier ministre Niko Pachinian, affaibli après cette humiliante défaite militaire, celui-ci avait annoncé sa démission le 25 avril, continuant à exercer ses fonctions par intérim jusqu'aux élections censées permettre la sortie de crise. Le 12 mai dernier, des centaines de soldats azerbaïdjanais sont entrés sur le territoire arménien, faisant peser le risque de nouveaux affrontements.C'est le dimanche 20 juin dernier qu'ont eu lieu les élections législatives anticipées. Les 2,6 millions d'électeurs ont pu choisir entre quatre blocs électoraux rassemblant 22 partis. La campagne, présentée comme bataille de générations entre celle Pachinian et de l'ancien régime de l'Arménie soviétique, s'est cependant résumée à un affrontement entre Niko Pachinian et Robert Kotcharian, Président de 1998 à 2008. Le parti « Contrat Civil » de Niko Pachinian a obtenu 53,9 % des suffrages, 16,5 points de moins que lors des élections de 2018, mais qui lui permettent de remporter une majorité de 72 sièges sur 101, tandis que le bloc Arménie de Robert Kotcharian a lui fait un score de 21%, obtenant 27 sièges. Au moment où nous enregistrons cette émission thématique, ce dernier refuse pour le moment de reconnaître les résultats du scrutin et dénonce des fraudes et falsifications. Après une campagne véhémente, de nombreux observateurs craignent des affrontements.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 98 : Hommage à Bertrand Tavernier : Frédéric Bourboulon (1/3) / 25 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2021 30:57

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ 28 à 38, Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l'été, nous consacrons nos badas à Bertrand Tavernier, le 14 juillet avec Thierry Frémeaux (1) directeur de L'institut Lumière à Lyon, le 21 juillet avec Thierry Frémeaux (2) également Délégué général du Festival de Cannes, le 28 juillet avec Sophie Brunet, Monteuse, le 4 août avec Laurent Heynemann, (1) Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 11 août, avec Laurent Heynemann (2), le 18 août avec Jean Ollé-Laprune Historien du cinéma, le 25 août, Frédéric Bourboulon (1) Producteur de Bertrand Tavernier, le 1er septembre, avec Frédéric Bourboulon (2), le 8 septembre, avec Frédéric Bourboulon (3)See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : La relation homme-animal / n°207 / 22 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 22, 2021 55:45

    LA RELATION HOMME/ANIMALVirginie Maris, vous êtes philosophe de l'environnement, chargée de recherches au CNRS et chercheuse au CEFE (Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive) de Montpellier. Vous travaillez également au Conseil national de la protection de la nature (CNPN) et figurez dans l'opposition au conseil municipale d'Arles, dans les Bouches-du-Rhône. En 2018, vous avez publiez La Part sauvage du monde - Penser la nature dans l'Anthropocène.​Dans ce livre, vous revisitez le « Grand partage » défini par l'anthropologue Philippe Descola comme séparant strictement le monde des humains et le monde naturel. Dans ce grand partage, présent au cœur de l'ontologie occidentale, vous remarquez la constance de la reconnaissance d'une altérité radicale du monde naturel parfois accusée d'être à la racine de la crise environnementale.​Vous montrez que ce dualisme hérité des modernes n'est pas une voie satisfaisante pour penser notre rapport à la nature. Cependant, la forme exacerbée que lui donne l'anthropocentrisme, qui adosse à la distinction entre nature et culture une hiérarchie entre humains et non-humains, n'est pas non-plus la réponse appropriée. Dès lors, vous nous invitez à penser la nature dans son altérité, comme ce qui est irréductiblement extérieur aux affaires humaines. Ainsi, vous montrez qu'au-delà de sa pertinence scientifique, l'Anthropocène est aussi un concept politique qui tend à placer la vie de la planète sous la domination des activités humaines, à abolir la Terre comme altérité naturelle pour l'investir entièrement et la transformer en une technocrature. Votre projet entend revisiter le sauvage comme antidote à ces discours anthropocentriques, et à valoriser une nature irrémédiablement étrangère aux finalités humaines.​A rebours du pronostic fatal sur la fin de la nature, qui trouve anachronique l'obstination de la conservation à préserver des écosystèmes d'une nature vierge fantasmée, vous défendez l'idée que la nature, conçue comme part sauvage du monde, demeure. Il faut pouvoir penser l'altérité, l'autonomie et l'extériorité de la nature, accepter de se donner des limites et de borner l'empire humain. Selon vous, il revient à la conservation de protéger et de maintenir des territoires qui ne soient pas des productions intentionnelles et dans lesquels les processus naturels peuvent se maintenir et évoluer sans être conçus ni captés par les intérêts humains. Néanmoins, vous montrez ses tendances à développer en son sein même des processus d'absorption de la nature, entraînant sa dissolution dans les sphères technique, économique et informationnelle.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 97 : Hommage à Bertrand Tavernier : Jean Ollé-Laprune / 18 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 18, 2021 26:33

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ 28 à 38, Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l'été, nous consacrons nos badas à Bertrand Tavernier, le 14 juillet avec Thierry Frémeaux (1) directeur de L'institut Lumière à Lyon, le 21 juillet avec Thierry Frémeaux (2) également Délégué général du Festival de Cannes, le 28 juillet avec Sophie Brunet, Monteuse, le 4 août avec Laurent Heynemann, (1) Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 11 août, avec Laurent Heynemann (2), le 18 août avec Jean Ollé-Laprune Historien du cinéma, le 25 août, Frédéric Bourboulon (1) Producteur de Bertrand Tavernier, le 1er septembre, avec Frédéric Bourboulon (2), le 8 septembre, avec Frédéric Bourboulon (3)See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : L'Irlande / n°206 / 15 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 15, 2021 64:37

    THEMATIQUE L'IRLANDEJonathan Faull, vous êtes sujet britannique, vous avez occupé plusieurs postes de directeur ou de directeur général à Bruxelles, et vous avez été directeur général (2015-2016) du groupe de travail de la Commission européenne pour les questions stratégiques liées au référendum au Royaume-Uni, vous êtes membre de l'Institut Jacques Delors. « Six mois après l'entrée en vigueur du Brexit le protocole nord-irlandais assorti à l'accord de retrait demeure la principale pomme de discorde entre Bruxelles et Londres écrivent Les Échos. Ses difficultés d'application sur le terrain continuent d'alimenter les discussions entre les deux blocs, mais attisent aussi la colère de la population sur place. Au point d'expliquer au moins en partie les heurts les plus violents qu'ait connus la région depuis des années. » Le protocole nord-irlandais est vécu par les loyalistes comme une trahison de Boris Johnson, qui avait promis de ne pas restaurer de frontière entre la Grande Bretagne et l'Irlande du Nord.Cette évolution menace le fragile équilibre installé par les Accords du Vendredi Saint entre les communautés, et fait craindre un engrenage de violence. Début avril, les événements de Belfast ont rappelé les « Troubles ». Le 29 mars a marqué le début de plusieurs nuits de violences et d'émeutes entre les forces de police et des groupes unionistes, d'abord dans la ville de Derry, puis à Belfast, Carrickfergus, Ballymena et Newtownabbey. L'élément déclencheur a été la décision du procureur de ne pas poursuivre des nationalistes du Sinn Fein après leur participation en juin 2020, malgré les restrictions sanitaires, aux funérailles de l'éminent membre de l'IRA, Bobby Storey.Le Loyalist Communities Council (LCC), qui regroupe des organisations paramilitaires loyalistes, a dit retirer son soutien au traité de paix. De son côté, Michelle O'Neill, chef du parti républicain Sinn Fein en Irlande du nord, a accusé des groupes paramilitaires loyalistes d'inciter de jeunes adolescents à affronter la police et le Democratic Unionist Party (DUP) d'instrumentaliser la violence pour faire annuler le protocole et rétablir une frontière physique sur l'île. Si le DUP a connu de piètres résultats aux élections générales de fin 2019, une possible défaite aux élections de mai 2022 pourrait faire diriger l'Irlande du Nord pour la première fois par une majorité en faveur de la réunification.Malgré la crise sanitaire, l'Irlande est le seul pays européen à avoir affiché une croissance positive en 2020. Grandement aidée par la présence des géants de la tech et de la pharmacie, celle-ci a atteint 3,4 % du PIB. Outre une fiscalité basse (avec un taux d'impôt sur les sociétés à 12,5%), la langue anglaise, la présence d'universités d'excellence, et l'intégration au marché commun rendent l'Irlande attractive pour les entreprises. La conclusion d'un accord sur l'instauration d'un seuil minimal d'imposition sur les sociétés modifie à la marge la situation de l'Irlande, souvent considérée comme un paradis fiscal.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 96 : Hommage à Bertrand Tavernier : Laurent Heynemann (2/2) / 11 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2021 25:40

    SI C'EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ 28 à 38, Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l'été, nous consacrons nos badas à Bertrand Tavernier, le 14 juillet avec Thierry Frémeaux (1) directeur de L'institut Lumière à Lyon, le 21 juillet avec Thierry Frémeaux (2) également Délégué général du Festival de Cannes, le 28 juillet avec Sophie Brunet, Monteuse, le 4 août avec Laurent Heynemann, (1) Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 11 août, avec Laurent Heynemann (2), le 18 août avec Jean Ollé-Laprune Historien du cinéma, le 25 août, Frédéric Bourboulon (1) Producteur de Bertrand Tavernier, le 1er septembre, avec Frédéric Bourboulon (2), le 8 septembre, avec Frédéric Bourboulon (3)See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : L'Indo-Pacifique / n°205 / 8 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 8, 2021 59:28

    THÉMATIQUE : L'INDO-PACIFIQUEAvec Isabelle Saint-Mézard, chercheuse associée au centre Asie de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, et spécialiste de l'Asie du Sud, notamment de l'Inde.Le terme d'Indo-Pacifique a émergé récemment dans les relations internationales où on lui préférait jusque-là le concept d'Asie-Pacifique. C'est, par exemple, en 2019, que la France a dévoilé sa stratégie pour l'Indo-Pacifique. Si la notion correspond à l'union des océans indien et pacifique, ses délimitations géographiques ne sont pas envisagées de la même manière par tous les acteurs. Les États-Unis considèrent l'Indo-Pacifique comme bordé à l'ouest par la façade orientale de l'Inde tandis que la France tend à inclure Mayotte voire l'Afrique de l'Est. Cependant, une donnée commune demeure : celle du caractère stratégique de la zone. Au niveau économique, l'Indo-Pacifique représente 40% du PIB mondial avec la Chine, l'Inde, le Japon mais aussi les dragons asiatiques. Principal relai de la croissance mondiale, la zone est traversée par la première route maritime du globe. Avec 60% de la population de la planète, elle représente également un marché majeur. Au niveau sécuritaire, la région compte 6 puissances nucléaires : la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan mais aussi les États-Unis et la France. Ce constat est d'autant plus digne d'intérêt que certains de ces pays s'opposent sur de nombreux sujets. La stabilité étatique est également sujette à caution, notamment après après un coup d'État en Birmanie le 1er février dernier et avec la persécution de la minorité musulmane dans ce pays mais aussi en Chine et en Inde. Par ailleurs, les petits États insulaires de l'Indo-Pacifique sont parmi les premiers menacés par le changement climatique, qui renforce le risque de catastrophes naturelles. Le concept d'Indo-Pacifique a été promu par les États-Unis pour offrir un front uni entre les pays de la région face à l'affirmation de Pékin en mer de Chine mais aussi dans l'océan Indien alors que l'armée chinoise dispose désormais d'une base à Djibouti. A travers le dialogue quadrilatéral sur la sécurité, le QUAD, qui rassemble Inde, Australie, Japon et États-Unis, ces derniers espèrent former une alliance multilatérale. Cependant, les gouvernements de la région veillent à ne pas s'opposer frontalement à Pékin tandis que les Européens, pressés par Washington, ne souhaitent pas nécessairement aligner leur position sur celle des États-Unis.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Bada # 95 : Hommage à Bertrand Tavernier : Laurent Heynemann (1/2) / 4 août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 4, 2021 22:38

    TxtSee Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Thématique : Taïwan / n°204 / 1er août 2021

    Play Episode Listen Later Aug 1, 2021 59:36

    THÉMATIQUE : TAÏWANValérie Niquet, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine et de l'Asie du Sud-Est. Elle a consacré de nombreux ouvrages à la doctrine stratégique chinoise et au Japon.Taïwan, officiellement « République de Chine » depuis 1945, représentait 23,6 millions d'habitants et un PIB de 585 milliards d'euros en 2020 selon la Banque Mondiale. Son niveau de vie est le quinzième plus élevé au monde. Son territoire s'étend sur environ 35.000 km2. Il est composé de l'île de Taïwan, située à 180 km du continent et de petits archipels. Depuis 1949, cet ensemble insulaire est revendiqué par la République populaire de Chine après que les nationalistes du Guomindang s'y sont réfugiés à la suite de leur défaite face aux communistes et Pékin considère Taïwan comme sa 23e province. La Chine continentale poursuit une politique de mise à l'écart de Taiwan du jeu diplomatique, depuis qu'en1971, dans le cadre de son rapprochement avec les États-Unis, le régime communiste a remplacé l'ancienne Formose à la représentation de la Chine à l'ONU. Depuis, les États reconnaissant la légitimité de Taipei sont de moins en moins nombreux. Ils ne sont aujourd'hui que 14, même si la plupart des pays entretiennent des relations avec le gouvernement taïwanais. Après le règne autoritaire de Tchang Kaï-check jusqu'à sa mort en 1975, le pays a connu sa première alternance politique en 2000. Depuis 2016, il est dirigé par le Parti démocrate progressiste, favorable à l'indépendance de l'île, tout en étant soucieux de limiter les tensions avec Pékin. Les études d'opinion montrent que la population est de plus en plus acquise à l'indépendance, notamment les jeunes. Taïwan fait office de modèle de société libérale avancée dans le sud-est asiatique, par exemple en étant le premier pays d'Asie à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Avec 3,11% de croissance en 2020, Taïwan a été relativement peu impactée par la crise économique grâce à une politique sanitaire saluée dans le monde entier et un plan de soutien à l'économie. Sur fond de rivalité sino-américaine, la compétitivité de son économie a été renforcée comme l'illustre le secteur des semi-conducteurs dont Taïwan est le leader mondial, créant de fortes dépendances mondiales vis-à-vis de son industrie.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

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