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J'ai le plaisir de recevoir Maï-Linh Camus. Ancienne officier de renseignement à la DGSE, aujourd'hui entrepreneure et spécialiste de l'intelligence économique, elle a passé plusieurs années dans l'ombre des décisions stratégiques avant de partager son expérience du renseignement, du leadership et de l'anticipation.Pourquoi sommes-nous souvent pris de court par les crises alors que certains semblent les voir venir ? Comment prendre de meilleures décisions dans un monde de plus en plus incertain ? Qu'est-ce que le renseignement peut nous apprendre sur notre manière d'agir, de diriger ou même de construire notre vie ? Et si l'anticipation était moins une question de contrôle qu'une façon de mieux naviguer dans l'inconnu ?Dans cet épisode, nous parlons de stratégie, de leadership, de gestion du risque, mais aussi de confiance en soi, de résilience et de rapport à l'échec. Maï-Linh partage les réflexes qu'elle a développés au cours de sa carrière pour analyser une situation, prendre du recul et avancer malgré l'incertitude. Une conversation qui invite à regarder le monde avec davantage de lucidité, sans céder à la peur, et à comprendre que l'on ne contrôle pas tout, mais que l'on peut toujours agir sur sa manière de répondre aux événements.Je vous souhaite une très bonne écoute !Recommandations :À lire : Dans l'ombre de la décision, de Maï-Linh CamusLe livre Bête noir, de Éric Dupond-Moretti —-Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour en savoir plus sur Maï-Linh Camus : https://fr.linkedin.com/in/mailinhcamusPour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/Si cet épisode vous a plu, vous aimerez sûrement celui-ci :https://shows.acast.com/inpower/episodes/olivia-ronen—Chapitrage : 00:00:00 - Maï-Linh Camus00:00:47 - Son unpopular opinion00:03:56 - Comprendre une rupture de vie00:05:25 - Écouter son basculement intérieur00:08:30 - Observer ce que le terrain transforme00:09:25 - Relier engagement et transmission collective00:12:10 - Clarifier ses choix de vie00:15:10 - Accepter des vérités ambiguës00:16:44 - Choisir son axe d'engagement00:18:55 - Protéger sa réputation00:22:00 - Décider dans l'incertitude00:26:12 - La peur est un indice00:28:00 - Travailler sa “légende”00:29:00 - Mesurer ses prises de risque00:31:00 - Désapprendre : toutes les certitudes sont à déconstruire00:32:50 - La responsabilité, mais pas le pouvoir00:34:20 - S'autoriser à…00:37:00 - Être espionne : le vrai du faux00:39:10 - Les femmes dirigeantes qui l'inspirent00:42:00 - La clé pour mieux décider00:43:50 - Gérer l'échec et cultiver la patience00:48:00 - Construire une logique de plan00:52:00 - Être mère, transmettre une force00:54:10 - Recommandation littéraire00:56:08 - La (très) bonne question d'une abonnée Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une proposition de l'opposition ivoirienne pour un nouvel organe électoral, un arbitre somalien refoulé des États-Unis et le scandale de chlordécone dans les Antilles françaises. Mali : quelles sont les raisons de la condamnation d'un agent français de la DGSE ? Arrêté à Bamako en avril 2025 en même temps qu'une dizaine d'officiers maliens, un ressortissant français, membre des services de renseignement, a été condamné à 20 ans de prison au Mali pour « atteinte à la sûreté de l'État ». Que lui reproche la justice malienne ? Dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Paris, quelle marge de manœuvre la France a-t-elle désormais face à cette condamnation ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Côte d'Ivoire : que prévoit le nouvel organe électoral proposé par une partie de l'opposition ? Un mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante en Côte d'Ivoire, une coalition de dix partis d'opposition propose la création d'un « Haut Conseil électoral » pour remplacer l'ancienne structure. Portée par Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première dame, qui a participé à l'élaboration du projet, cette proposition a été soumise au gouvernement. Mais concrètement, que changerait la mise en place de cette nouvelle instance ? Comment serait-elle composée ? Pourquoi les deux principales forces de l'opposition, le PDCI de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo, ne prennent-elles pas part à cette démarche ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. Mondial 2026 : pourquoi un arbitre somalien désigné par la Fifa a-t-il été refoulé des États-Unis ? Considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains, le Somalien Omar Abdulkadir Artan a été sélectionné par la FIFA pour officier aux États-Unis lors de la Coupe du monde 2026. Mais à son arrivée à l'aéroport de Miami, il a été refoulé par les autorités américaines, malgré un visa que les autorités somaliennes assurent être parfaitement valide. Comment un arbitre officiellement désigné peut-il se voir interdire l'entrée dans le pays hôte ? Pourquoi la FIFA, pourtant organisatrice de la compétition, ne peut-elle pas s'opposer à une telle décision ? Avec Kévin Veyssière, expert en géopolitique du sport, auteur de « Mondial 2026 » (éditions Max Milo). Scandale du chlordécone : comment dépolluer les sols antillais ? Le Parlement français a reconnu à l'unanimité la responsabilité de l'État dans le scandale du chlordécone aux Antilles. Entre les années 1970 et 1990, cet insecticide a été utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, alors même que l'OMS alertait déjà sur sa dangerosité sur les habitants. Maintenant que cette responsabilité est officiellement reconnue, quelles mesures concrètes seront mises en place pour dépolluer les terres ? Avec Hervé Macarie, chargé de recherche à l'IRD (Institut de recherche pour le développement), affecté à l'unité mixte de recherche IMBE, l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence. Ensemble, ils explorent les enjeux cruciaux de la cybersécurité pour les entreprises françaises.L'invitée partage son expertise unique, forgée lors de ses années au sein des services de renseignement. Elle alerte sur la recrudescence des cyberattaques, qui touchent désormais près de 1 000 entreprises par jour en France. Ces attaques peuvent avoir des conséquences désastreuses, allant jusqu'à la faillite pour certaines PME. La menace est d'autant plus grave que le contexte géopolitique mondial crée une instabilité propice à l'émergence de ces cybermenaces hybrides et insaisissables. Les attaquants ciblent les vulnérabilités des entreprises, cherchant à dérober des informations sensibles, du savoir-faire ou de l'argent.Maï-Linh Camus partage le témoignage poignant d'un de ses clients, victime d'une attaque l'ayant coûté 700 000 euros, sans qu'il ne puisse en identifier l'origine. Cette histoire illustre la difficulté croissante à remonter la piste des cyberattaques, qui se sont considérablement professionnalisées.Malgré ces défis, elle insiste sur l'importance pour les entreprises de développer une véritable culture du renseignement et de l'anticipation du risque. Elle souligne que l'État doit aussi montrer l'exemple, après les récentes attaques ayant touché des institutions publiques comme la NTS ou le ministère de l'Intérieur.L'essor du télétravail et la digitalisation accélérée des entreprises rendent également ces dernières plus vulnérables. Elle met en garde contre le maillon faible que représente l'être humain, appelant à une sensibilisation accrue des collaborateurs.Enfin, elle évoque les défis à venir, comme l'arrivée de l'intelligence artificielle et de l'ordinateur quantique, qui pourraient révolutionner les attaques comme les moyens de défense. Mais elle invite à garder son calme face à ces avancées technologiques, préférant une approche pragmatique et mesurée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
Thomas a 27 ans lorsqu'il est contacté par un mystérieux homme prétendant travailler pour le ministère des Armées. Derrière cette proposition d'entretien se cache en réalité un agent de la DGSE qui souhaite le recruter au sein des services secrets français. Pendant plusieurs mois, Thomas enchaîne les entretiens, les tests psychologiques et les mises en situation dignes d'un film d'espionnage. Sa personnalité, ses réactions et sa capacité à garder son sang-froid sont minutieusement évaluées. Très peu de candidats vont au bout de ce processus ultra secret... mais lui y parvient. Pourtant, au moment d'intégrer la DGSE, Thomas va décider finalement de tout quitter ...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
France is a leading intelligence power, but we know very little about its premier intelligence agency: the Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE). Damien Van Puyvelde's latest book, The DGSE: A Concise History of France's Foreign Intelligence Service (Georgetown University Press, 2026), examines France's foreign intelligence service from its rebranding as the DGSE in 1982 to the present. It covers the legacies of the Second World War, how decolonization and the Cold War shaped the organization, the organization's workforce and leadership, as well as public and (pop) cultural perceptions and representations of intelligence in France. The emergence of the DGSE, following the election of socialist President Mitterrand, opened an era of change, marked by a series of reorganizations and new threats over the horizon. Some readers will recall the Rainbow Warrior fiasco, when DGSE operators sank Greenpeace's flagship, causing the death of a photographer in 1985. Others will be more familiar with the popular TV show The Bureau, which portrays the lives of non-official cover DGSE officers operating in contemporary hotspots. These vignettes, just like much of the media coverage, paint a misleading portrait of the DGSE as a group of dedicated but reckless officers. Van Puyvelde shows how France's leading intelligence agency has successfully adapted to political and security requirements from the late Cold War to today's international security threats. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
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France is a leading intelligence power, but we know very little about its premier intelligence agency: the Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE). Damien Van Puyvelde's latest book, The DGSE: A Concise History of France's Foreign Intelligence Service (Georgetown University Press, 2026), examines France's foreign intelligence service from its rebranding as the DGSE in 1982 to the present. It covers the legacies of the Second World War, how decolonization and the Cold War shaped the organization, the organization's workforce and leadership, as well as public and (pop) cultural perceptions and representations of intelligence in France. The emergence of the DGSE, following the election of socialist President Mitterrand, opened an era of change, marked by a series of reorganizations and new threats over the horizon. Some readers will recall the Rainbow Warrior fiasco, when DGSE operators sank Greenpeace's flagship, causing the death of a photographer in 1985. Others will be more familiar with the popular TV show The Bureau, which portrays the lives of non-official cover DGSE officers operating in contemporary hotspots. These vignettes, just like much of the media coverage, paint a misleading portrait of the DGSE as a group of dedicated but reckless officers. Van Puyvelde shows how France's leading intelligence agency has successfully adapted to political and security requirements from the late Cold War to today's international security threats. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:31:27 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Alain Lewkowicz - Jeune diplômé, Thomas est approché par la DGSE. On lui propose de suivre une formation pour, peut-être, devenir agent au service du renseignement français. Jusqu'à ce que les choses changent de tournure… - réalisation : Emmanuel Geoffroy
durée : 00:31:27 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Alain Lewkowicz - Jeune diplômé, Thomas est approché par la DGSE. On lui propose de suivre une formation pour, peut-être, devenir agent au service du renseignement français. Jusqu'à ce que les choses changent de tournure… - réalisation : Emmanuel Geoffroy
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce 199ème épisode de Serial Entrepreneurs, je reçois Maï-Linh Camus, ancienne espionne de la DGSE, fondatrice de Prisme Intelligence et auteure du livre Dans l'ombre de la décision.Après plusieurs années dans le renseignement d'État, elle accompagne aujourd'hui les dirigeants et entrepreneurs face aux nouvelles menaces économiques : réputation, cybersécurité, guerre informationnelle, concurrence, manipulation, influence ou encore captation de savoir-faire.Pourquoi autant d'entreprises avancent-elles à l'aveugle ?Pourquoi les dirigeants sous-estiment-ils les signaux faibles ?Comment protéger son entreprise quand elle commence à grandir et à attirer la lumière ?Dans cet échange, on parle :– de renseignement économique– des angles morts des dirigeants– de souveraineté française– des erreurs les plus fréquentes des entrepreneurs– et de cette question essentielle : comment prendre de meilleures décisions ?Un épisode dense, concret et profondément actuel.
durée : 01:00:08 - par : Priscille Lafitte - Vincent Crouzet s'est spécialisé dans le roman d'espionnage, se revendiquant d'une expérience sur le terrain africain au nom de la DGSE. Si fiction et réalité sont difficiles à démêler dans ses romans - lui s'estime à "100% sincère" -, la musique est partout, dans ses livres comme dans la vie. - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Vincent Crouzet Auteur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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Trop bureaucratique, plein d'agents “barbouzes” : les clichés sur les renseignements persistent en France. Cette image, parfois vraie, parfois éloignée de la réalité, découle de l'histoire de la DGSE. Parcourir ce passé permet de comprendre le rôle des espions français aujourd'hui. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, reçoit Damien van Puyvelde, maître de conférences en renseignement et sécurité à l'université de Leyden aux Pays Bas, chercheur associé à l'Irsem, et auteur de DGSE, Une brève histoire du renseignement français (Nouveau monde). “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : Arte France Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode du « Journal Imprévisible », Marc Bourreau revient sur l'histoire tourmentée des otages français détenus à l'étranger. Des années 70 au Sahel, en passant par le Liban des années 80 et les forêts amazoniennes, nous suivons le parcours de ces hommes et femmes qui ont connu l'épreuve de la captivité.Tout commence avec le récit poignant de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français récemment libérés après quatre ans de calvaire en Iran. Leur libération marque la fin d'une longue série d'enlèvements qui ont marqué l'histoire de notre pays. Le journaliste nous rappelle alors les noms de ces otages, de Françoise Claustre au Tchad dans les années 70 à Ingrid Betancourt chez les FARC en Colombie.À travers ces récits, on découvre les conditions de détention souvent inhumaines subies par ces otages, mais aussi les efforts diplomatiques déployés pour les libérer. Que ce soit les rançons versées, les trafics d'armes ou les médiations avec des chefs rebelles, l'État français a dû composer avec des situations complexes et parfois embarrassantes politiquement, comme dans le cas des agents de la DGSE impliqués dans le coulage du Rainbow Warrior.Mais au-delà des enjeux politiques, c'est aussi le parcours personnel de ces otages qui nous est dévoilé. Leurs récits de captivité, faits de moments de résilience et de longues heures de désespoir, nous touchent profondément. On découvre également les défis du retour à la liberté, où la reconstruction peut s'avérer être une nouvelle épreuve.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
The US president warned Iran that “a whole civilisation will die tonight” if his demands are not met by the deadline. Then: Russia and the US apprehensively await the Hungarian elections and Kanye West is blocked from entering the UK. Plus: a look behind France’s premier intelligence agency, the DGSE. See omnystudio.com/listener for privacy information.
Today Justin talks with Dr. Damien Van Puyvelde. Damien is an associate professor and head of the Intelligence and Security Group at the Institute of Security and Global Affairs at Leiden University, Netherlands. Before joining Leiden University, he led the Scottish Center for War Studies at the University of Glasgow. He is the author or co-author of several books, and co-editor. His work has also been featured in outlets such as Le Monde and The Washington Post. He's here to discuss his newest book, The DGSE: A Concise History of France's Foreign Intelligence Service, which is available now from Georgetown University Press. Connect with Damien: Twitter/X: @DamienVanP Bluesky: @dvanp.bsky.social LinkedIn: Damien Van Puyvelde Check out the book, The DGSE, here. https://press.georgetown.edu/Book/The-DGSE Connect with Spycraft 101: Get Justin's latest book, Murder, Intrigue, and Conspiracy: Stories from the Cold War and Beyond, here. spycraft101.com IG: @spycraft101 Shop: shop.spycraft101.com Patreon: Spycraft 101 Find Justin's first book, Spyshots: Volume One, here. Check out Justin's second book, Covert Arms, here. Download the free eBook, The Clandestine Operative's Sidearm of Choice, here. Kruschiki The best surplus military goods delivered right to your door. Use code SPYCRAFT101 for 10% off! Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
L'ancien espion de la DGSE publie un nouveau roman policier très bien renseigné et très rythmé. Dans ''Ombres chinoises'' sorti chez Flammarion et qui emmène le lecteur de l'Afrique au Canada en passant par la France, Solange doit tenter de recruter un agent chinois du Guoanbu.
Affaire Athanor : DGSE, barbouzerie, franc-maçonnerie, tueurs à gages. Nous recevons Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne.Les vendredi et samedi à 18h55 sur France 5, Mohammed Bouhafsi et toute son équipe accueillent les personnalités qui font l'actualité.
Des membres de la DGSE, deux frères d'une loge maçonnique et une cheffe d'entreprise dans le secteur du coaching désignée comme agent du Mossad à abattre… Cela aurait pu être les ingrédients d'un film d'espionnage. Pourtant, ils font en réalité partie d'un improbable scénario criminel bien réel. 22 personnes, toutes soupçonnées d'avoir participé à des projets criminels, attribués à une officine liée à une loge franc-maçonne nommée "Athanor". Parmi ces actions, le meurtre manqué d'une coach en entreprise par deux agents de la DGSE. Une affaire hors normes où se mêle secret et manipulation. Comment deux militaires rattachés à la DGSE se sont-ils retrouvés dans cette affaire ? Que s'est-il passé ? Dans cet épisode, Pauline Revenaz et Sylvain Allemand reçoivent maître Romain Ruiz, avocat de Carl.E, l'un des agents de la DGSE qui se retrouve sur le banc des accusés.
En matière d'espionnage, et notamment dans l'actualité récente, on parle beaucoup de la CIA, du KGB, du Mossad, parfois de la DGSE et du MI6... Mais il y a un service de renseignements que l'on mentionne très peu, et dont on ignore même le nom : le Guoanbu, la principale agence de renseignements de la République populaire de Chine. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, reçoit Olivier Mas, ancien agent de la DGSE. Ce spécialiste décrypte les méthodes des espions chinois et analyse les capacités de ce service de renseignement méconnu et certainement sous-estimé. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris et Etienne Girard, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : TF1 Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »
Elle est cultivée, élégante, passionnée par la France, et a de l'entregent. Avec ses interlocuteurs, au détour d'un cocktail, elle parle de géopolitique : l'Otan, la politique agricole de la France, les tensions entre Paris et Washington. Mais cette femme n'est pas juste une Américaine à la bonne éducation. Mary-Ann Baumgartner est une espionne de la CIA. Dans les années 1990, elle va se rapprocher - et même séduire - des personnalités proches du pouvoir français, alors que les relations avec les Etats-Unis sont tendues. Les renseignements la surveillent et vont même utiliser une de ses cibles pour la faire tomber. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Alexandra Saviana, journaliste spécialiste des questions d'espionnage à L'Express, brossent le portrait de Mary-Ann Baumgartner, l'espionne de la CIA qui a fait chavirer la relation avec la DGSE. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : INAMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis le déclenchement des hostilités contre l'Iran, le Mali observe une prudence toute diplomatique. Une prudence que l'on retrouve au travers de la presse officielle. Ainsi, le quotidien L'Essor à Bamako pèse ses mots et évite soigneusement de citer les États-Unis : « ce 11 mars, écrit-il, la deuxième guerre Iran–Israël compte douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au-delà de ce seuil, l'incertitude sur la fin du conflit ne fera que s'épaissir. (…) Pour une grande partie du monde, attachée au droit international et au système des Nations unies censé garantir la paix, ce scénario paraît ubuesque, s'exclame L'Essor. Le Mali appartient à cette communauté pacifiste, intransigeante sur la souveraineté des États. C'est le message que le Premier ministre Abdoulaye Maïga a porté à l'ambassade d'Iran, jeudi dernier, en signant le livre de condoléances après la mort du Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Le Mali ne peut rester indifférent lorsque le souverain d'un pays ami périt sous les bombes, quelle que soit la nature du conflit ». Vers une reprise du renseignement aérien ? Aucune mention donc des États-Unis et pour cause, Bamako et Washington semblent esquisser un rapprochement. C'est du moins ce que croit savoir Afrik.com : « selon plusieurs sources au sein de l'administration américaine, les États-Unis, affirme le site panafricain, seraient sur le point de conclure un accord stratégique avec les autorités de transition maliennes. Ce texte ouvrirait la voie à la reprise de vols de surveillance, menés par avions et drones, au-dessus du territoire malien. L'objectif affiché est de renforcer la collecte de renseignements sur l'évolution des groupes jihadistes actifs dans la région. En ligne de mire, la progression du GSIM, affilié à al-Qaïda, qui étend son influence dans plusieurs zones du Sahel. Le dégel a été amorcé de manière concrète le 27 février dernier, précise Afrik.com. Dans un geste politique fort, Washington a levé les sanctions pesant sur le ministre de la Défense malien ainsi que sur plusieurs hauts responsables. Ces officiels étaient jusqu'alors visés pour leurs liens supposés avec des groupes paramilitaires russes ». Ne pas laisser le champ libre à Moscou… D'ailleurs, relève encore Afrik.com, « ce rapprochement est également déterminant dans la compétition pour l'influence au Sahel. Alors que la Russie, via Africa Corps, est devenue le principal partenaire sécuritaire du Mali après le départ des forces françaises de l'opération Barkhane en 2022, Washington ne souhaite pas laisser le champ totalement libre à Moscou. Contrairement aux diplomaties européennes, l'administration américaine actuelle semble prête à tolérer la présence russe si cela permet d'endiguer l'instabilité régionale ». Le site de l'agence Ecofin, spécialisée sur l'économie du continent, note pour sa part que « l'administration Trump a largement abandonné la politique de promotion démocratique de son prédécesseur (Joe Biden) dans le Sahel (…). Cette posture est bien accueillie à Bamako, Niamey et Ouagadougou. Le chemin reste toutefois semé d'embûches, tempère Ecofin : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont institué en décembre dernier un régime de réciprocité face aux restrictions de voyage américaines, signe que les nouvelles relations entre Washington et ses anciens partenaires sahéliens demeurent fragiles ». L'agent français emprisonné à Bamako se porte « bien » Enfin toujours à propos du Mali, Jeune Afrique apporte des précisions sur le sort de cet officier français détenu à Bamako depuis l'été dernier. Un lieutenant-colonel, officiellement deuxième secrétaire à l'ambassade de France à Bamako, mais qui était aussi accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure, les services secrets français. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans un complot contre la junte malienne. D'après Jeune Afrique, cet officier français serait « détenu à la base aérienne 100 de Bamako, dans une installation relevant de la Sécurité d'État malienne. Selon une source sécuritaire, l'agent français se porte "bien". Un espace dédié lui permettant de faire régulièrement du sport a été mis à sa disposition. Et "il mange et boit ce qu'il veut", confie la même source. (…) Les autorités françaises ont également pu entrer en contact avec lui ». Jeune Afrique confirme aussi « le fait que, depuis le début de sa détention, il n'a toujours pas eu accès à un avocat. »
00:02:30 Les armes de Nexus contre la censure numérique
Dans les premières semaines de son quinquennat en 2017, Emmanuel Macron se rend au siège de la DGSE, le renseignement extérieur, pour une visite de présentation. Inédit pour un président de la Cinquième. Une visite qui illustre la passion du président de la République pour les espions. De la Russie à la Chine, en passant par l'espionnage économique, Emmanuel Macron a transformé le rapport de l'exécutif au renseignement. Près de dix années bien particulières pour l'espionnage que nous racontent les journalistes Pierre Gastineau et Antoine Izambard auteurs du livre-enquête Les espions du président (Albin Michel). “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris et Etienne Girard, réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant près de 25 ans, il a été un agent de terrain, au sein du service clandestin de la DGSE, la Direction générale de la Sécurité extérieure. Sa famille et ses proches ignoraient tout de sa double vie. Vincent Crouzet a traîné ses guêtres en Angola, au Zaïre, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, en Ouganda ou en Côte d'Ivoire… Puis il a quitté le renseignement. Il est devenu écrivain. Son dernier ouvrage fait partie d'une collection qui veut éclairer un métier mal connu du grand public. Avec : Vincent Crouzet, ancien agent de renseignement ayant travaillé pour la DGSE, auteur du livre Le jour où je suis devenu espion (éditions de l'Observatoire).
C dans l'air l'invité du 10 février 2026 avec Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE. Il publie "Le jour où je suis devenu espion", aux éditions de l'Observatoire. Livre dans lequel il raconte 20 ans d'espionnage pour la France.Il raconte comment il est passé de jeune sportif grenoblois à espion professionnel, dévoile les qualités recherchées et la formation des agents secrets, évoque ses missions en Afrique auprès de criminels de guerre comme Jonas Savimbi, et explique comment il a géré le mensonge permanent vis-à-vis de sa famille. Il aborde également l'évolution du métier d'espion et compare la réalité aux séries télévisées.Vincent Crouzet est ancien espion de la DGSE. Devenu écrivain et expert en renseignement, il analysera également le rôle actuel de la DGSE face aux nouvelles menaces.
Il y a dans notre imaginaire les scènes d'action de James Bond et Mission Impossible, ou la tension de la série Le Bureau des légendes. Et puis il y a la réalité du métier d'espion, qui se situe certainement un peu entre les deux. Un employeur qui n'existe pas vraiment, des trajets dangereux pour aller à la rencontre d'un chef de guerre africain, des échanges de documents secrets dans la capitale. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, échange avec Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE, devenu auteur de romans inspirés de son ancienne vie. Il publie “Le jour où je suis devenu espion” (L'Observatoire), récit de ses premières années au coeur du renseignement français. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clefs de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris monté par Mélanie Pierre et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : Canal+, EON Productions, Gaumont, Paramount Pictures Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le renseignement est l'un des piliers de notre sécurité pourtant c'est aussi l'un des univers les plus secrets de l'État. Derrière les sigles et le secret, il y a des femmes et des hommes qui acceptent de disparaître : changer de nom, d'identité, mentir et vivre sous surveillance permanente, sans jamais pouvoir dire qui ils sont vraiment. Pendant plus de 20 ans, Vincent Crouzet a été agent de la DGSE. Il a vécu sous "légende", opéré sur des terrains de guerre et appris à observer sans être vu et se taire pour survivre dans l'ombre...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au programme de cette édition spéciale, trois affaires qui auraient pu faire sauter la Vème République. Jean-Marie Pontaut, créateur du service d'investigation de L'Express, revient sur la traque infernale d'Alfred Sirven jusqu'aux Philippines, le scandale du navire Rainbow Warrior coulé dans le port d'Auckland par deux nageurs de la DGSE et l'enlèvement de Mehdi Ben Barka, principal opposant au roi Hassan II.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des filatures pour empêcher un attentat terroriste, des missions de corruption afin d'éliminer une personnalité politique ou encore des mises en scène conduisant à déstabiliser un Etat. L'espionnage, c'est tout ça à la fois. Mais le renseignement a également une dimension économique. Partout dans le monde, les espions entretiennent des relations avec de grandes entreprises, souvent stratégiques dans l'économie d'un pays. En France, c'est le cas de TotalEnergies, épaulée secrètement par la DGSE, l'agence en charge du renseignement extérieur. Depuis plusieurs années, les liens entre Total et les espions français sont étroits, voire exceptionnels. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, s'intéressent au partenariat entre la multinationale pétrolière et nos services de renseignement. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris et Etienne Girard, réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : INA, Nord-Ouest Productions, Pathé, Canal+, France 2 Cinéma Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice LagardeHébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) » Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. » Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23. « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. » Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée. Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.
Alain Juillet : Ancien directeur du renseignement à la DGSE et haut fonctionnaire chargé du...
Dans cet épisode, j'ai le plaisir de recevoir Mai-Linh Camus.Issue d'un milieu modeste, portée par une double culture et une éducation discrète et pudique, Mai Linh construit pourtant une trajectoire exceptionnelle. Juriste de formation, elle entre à l'armée presque par hasard avant d'être repérée (à la salle de sport !) pour suivre un crusus et devenir officier de renseignement. Elle démarre alors une double vie, une nouvelle identitée, menée dans l'ombre, aux quatre coins du monde, sur le terrain, dans des environnements souvent très masculins et non sans dangers. Mai-Linh adore cette vie et passera 5 ans à servir son pays.Elle finit par la quitter pourtant et rompre avec la solitude du secret puisqu'elle tombe enceinte et fait le choix du réalignement pour son futur bébé. Elle arrête l'armée et l'entrepreneuriat est pour elle une évidence afin d'avoir la liberté qu'elle souhaitait. Elle se reconvertit alors en créant "Prisme Intelligence" en 2022, son cabinet de renseignement d'affaires, où elle met désormais son expertise au service des entreprises. Mai Linh nous parle avec passion de son métier et de ses implications.Nous parlons dans cet épisode de son cheminement incroyable, de maternité, d'équilibre, d'ambition — et de ce que tout cela signifie pour une femme qui a longtemps vécu entre ombre et lumière.Et ce n'est pas tout puisque Mai-Linh prépare un livre qui sortira au Printemps prochain !Vous l'avez compris, une femme avec laquelle on ne s'ennuie pas.Je ne vous en dit pas plus et vous laisse en compagnie de mon invitée, Mai Linh Camus.Belle écoute ! NOTES DE L'ÉPISODE:Le podcast vous plaît ?Prenez 30 secondes pour le noter 5 étoiles sur Apple podcast ou Itunes, et commentez si vous le souhaitez, c'est très précieux pour moi !
« Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie », a déclaré hier Emmanuel Macron, après la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal par les autorités algériennes. « Avec l'Algérie, le bras de fer ne fonctionne pas », a ajouté l'un des conseillers du Président français. Est-ce à dire que le départ du gouvernement français de Bruno Retailleau, qui prônait la fermeté avec Alger, a facilité les choses ? L'écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, qui est l'un des membres fondateurs du comité de soutien à Boualem Sansal, témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelle est votre réaction à la libération de Boualem Sansal ? Kamel Bencheikh : Vous vous doutez que je saute au plafond, que c'est une joie incommensurable. Lorsque je l'ai appris, d'abord, je ne m'y attendais pas du tout. Parce qu'on s'est attendu à sa libération pendant l'Aïd el-Kébir, puis pour le 5 juillet, fête de la libération de l'Algérie. On a été déçus et chat échaudé craint l'eau froide. Je ne m'y attendais pas et je n'espérais plus rien. Tout de même, il y a quelques jours, sur France Inter, le patron de la DGSE, les services français de renseignement extérieurs, Nicolas Lerner, déclarait : « Il y a des signaux venant d'Alger en faveur d'une reprise du dialogue. J'espère qu'il y aura libération de nos deux compatriotes, Boualem Sansal et Christophe Gleizes. » Je l'ai écouté et nous espérions tous. Mais connaissant le pouvoir d'Alger et le régime d'Alger, je me suis dit que, à moins qu'il soit grièvement malade, ils ne le lâcheront pas. Je pense que ce n'est pas un geste de clémence. C'est parce qu'il est malade qu'ils voulaient se débarrasser de lui. Apparemment, l'Allemagne et son président Frank-Walter Steinmeier ont joué un grand rôle, non ? Certainement. Parce que, entre l'Allemagne et l'Algérie, il y a des relations fortes dans le domaine économique. Il ne faut pas se le cacher, le président Abdelmadjid Tebboune a l'habitude d'aller se faire soigner en Allemagne. Il l'a fait l'année dernière et il y a deux ans. Cette médiation allemande, en aviez-vous déjà eu connaissance ces derniers mois ? Non, pas du tout. C'est une surprise pour moi. Sans être une surprise, parce que Boualem Sansal est très connu en Allemagne. Il a eu le Grand Prix des libraires allemands pour l'ensemble de son œuvre. Il avait l'habitude d'aller faire des conférences pour les ambassadeurs allemands à l'étranger. C'est là-bas qu'il a écrit son livre Gouverner au nom d'Allah. Il a été reçu deux ou trois fois par l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel. On peut donc imaginer qu'Emmanuel Macron a demandé à Frank-Walter Steinmeier de faire une démarche auprès d'Alger ? Je ne l'imagine pas et je n'imagine rien parce que maintenant que Boualem Sansal est arrivé à Berlin, tout le monde va dire : « C'est grâce à moi. » Moi, je ne le sais pas, je ne suis pas au courant. Tout ce que je sais, c'est qu'on a essayé de contacter la présidence française qui n'a jamais réagi. Que les deux filles de Boualem Sansal, Sabira et Naouel, ont écrit dans Le Figaro une lettre ouverte au président Macron à laquelle il n'a jamais répondu. Cela nous a déçu. Du côté des Français, on avait remarqué ces derniers mois qu'il y avait deux lignes sur la question algérienne : la ligne de fermeté, incarnée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau ; et la ligne modérée, incarnée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Avez-vous senti la même chose ? Bien évidemment. On dirait que ce sont des ministres des deux gouvernements différents. Jean-Noël Barrot en est même arrivé à taper sur le comité de soutien et en particulier sur Xavier Driencourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie, en le traitant de tous les noms et en le traitant de militant d'extrême droite. Alors que Bruno Retailleau tenait la ligne dure vis-à-vis de l'Algérie et je pense que l'Algérie l'a humilié. Ne serait-ce qu'en n'acceptant pas les obligations de quitter le territoire français (OQTF). N'est-ce pas le départ du gouvernement de Bruno Retailleau qui a facilité l'issue favorable à Boualem Sansal ? Je n'y crois pas. D'abord, c'est parce que le président allemand l'a demandé et l'Allemagne est un partenaire important pour l'Algérie. Deuxièmement, je suis sûr – on le saura dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours –, que les examens de santé que demandait Boualem Sansal devaient être faits en Occident. Je pense qu'ils ne pouvaient pas le laisser mourir chez eux parce que le monde entier aurait réagi. Donc, pour vous, le moment de la libération de Boualem Sansal, c'est d'abord un moment médical ? Médical, oui. Une année, cela suffit. En gardant Boualem Sansal pendant une année, le pouvoir algérien, le régime algérien, a montré non seulement au monde qu'il était « souverain », mais surtout aux opposants que nul n'est à l'abri d'une arrestation. Boualem Sansal n'était-il pas l'otage d'une crise politique entre Alger et Paris ? Sa libération n'est-elle pas le signe que cela va mieux entre les deux pays ? Ce n'est pas ma lecture. Ma lecture, c'est que Boualem Sansal a été arrêté parce que les islamistes se sont sentis forts en Algérie. Ils lui en voulaient terriblement. Le jour où il a dérapé, dans le média Frontières, en parlant des frontières algéro-marocaines, c'était l'occasion ou jamais pour obliger le président et le pouvoir algérien à l'arrêter. Tout de même, le président Abdelmadjid Tebboune n'envoie-t-il pas un message d'apaisement à Paris par l'intermédiaire de cette grâce à l'égard de Boualem Sansal ? Cela aurait été le cas s'il avait été libéré à la demande de Paris. Ce n'est pas le cas. Mais le résultat est le même. Le résultat est le même et nous sommes heureux. Boualem Sansal arrive en Allemagne et d'ici à quelques jours, il sera probablement parmi les siens, y compris en France ? Bien sûr, nous l'attendons de pied ferme. Mais je ne suis pas sûr que c'est pour faire plaisir au gouvernement français qu'il a été libéré. C'est même l'inverse. Ils ont résisté à toutes les demandes françaises pendant une année. Il y a Boualem Sansal et puis il y a un autre ressortissant français, le journaliste Christophe Gleizes, qui a été condamné au mois de juin dernier à sept ans de prison. Comment voyez-vous sa situation aujourd'hui ? Il faut absolument qu'il en sorte. Mais au-delà de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, il y a des centaines de prisonniers politiques qui sont dans les prisons algériennes. Maintenant que nous avons eu le bonheur d'avoir le retour de Boualem Sansal, il faudrait que nous ne lâchions pas concernant Christophe Gleizes. Il faut absolument que l'on commente, que l'on se batte pour qu'il nous revienne. Son procès en appel est prévu dans quelques semaines, début décembre, à Alger. Êtes-vous optimiste ? Je ne suis ni optimiste ni pessimiste parce que les réactions algériennes sont très improbables. C'est là où l'on verra justement si le pouvoir algérien veut faire plaisir à la France, puisque cela ne passera pas par l'Allemagne, cette fois-ci. Ce que vous dites, c'est qu'avec le sort à venir de Christophe Gleizes, on saura si, oui ou non, il y a un apaisement entre Alger et Paris ? C'est exactement ce que je veux dire. Mais en tout cas, ce que vous souhaitez, c'est la libération de Christophe Gleizes également. Oui, qu'il revienne vers sa famille, vers son pays, à son métier. À lire aussiLibération de Boualem Sansal par l'Algérie: la diplomatie française en question
durée : 00:27:31 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Dix ans après les attentats de 2015 et particulièrement ceux du 13 novembre, Nicolas Lerner, directeur général de la Sécurité Extérieure, est l'invité du grand entretien de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:27:31 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Dix ans après les attentats de 2015 et particulièrement ceux du 13 novembre, Nicolas Lerner, directeur général de la Sécurité Extérieure, est l'invité du grand entretien de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ancien Cadre du renseignement français, Olivier Mas a passé 15 ans à la DGSE, au cœur des opérations d'espionnage.Dans cet épisode, il dévoile ce que le grand public ignore : l'état réel de la sécurité en France, les nouvelles menaces numériques, et ces morts suspectes qu'on préfère taire.Une conversation sans filtre avec un homme qui a vécu dans l'ombre du pouvoir.Regarder les épisodes sur Youtube: https://www.youtube.com/@LeManalShow Son site : https://talkswithaspy.com/Son insta : https://www.instagram.com/talkswithaspy/Sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/c/TalkswithaSpy
Le 2 décembre prochain, le Maroc organisera une grande conférence anti-terroriste, avec notamment les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. C'est ce qu'annonce le site Africa Intelligence et ce que confirme ce matin Abdelmalek Alaoui, qui préside l'Institut marocain d'intelligence stratégique, basé à Rabat. Il y a deux ans, le Maroc a lancé le projet de relier les pays sahéliens enclavés à la côte atlantique. Et depuis 2023, le Maroc fait médiation entre les trois pays de l'AES et plusieurs pays européens, dont la France. Pourquoi cette stratégie ? En ligne de Rabat, Abdelmalek Alaoui répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Il y a deux ans, en novembre 2023, le Maroc a lancé le projet de relier les pays sahéliens enclavés à la côte atlantique. Deux ans après, est-ce que ce projet avance ? Abdelmalek Alaoui : Le projet avance et il est structuré autour du port qui va être dans la région. Et il procède du triptyque sécurité, développement et intégration régionale. Il y a évidemment quelques retards sur toutes les dimensions route, parce qu'il y a des dimensions sécuritaires qui sont extrêmement importantes, mais c'est un projet qui est concret et qui est en train d'avancer. Alors, vous parlez des problèmes sécuritaires, concrètement, pour aller de Bamako, par exemple, au port de Dakhla ou au port de Laâyoune, il faut passer par la Mauritanie. Est-ce que ce pays est d'accord pour laisser transiter des camions ? Alors, au cours des deux dernières années, il y a eu beaucoup de discussions avec la Mauritanie sur les points de passage, sur la sécurisation de ces points de passage. Il y a eu des goulots d'étranglement, mais la situation à date est beaucoup plus fluide. Et puis Nouakchott et Rabat, au vu des derniers développements géopolitiques dans la région, sont alignés pour faire avancer ce projet. Et puis pour aller de Bamako aux ports de l'océan Atlantique comme Dakhla et Laâyoune, il faut aussi passer par le territoire disputé du Sahara occidental. Est-ce que les camions qui vont circuler dans cette zone ne vont pas être exposés à d'éventuelles représailles de la part du Front Polisario ? Alors la question de la sécurisation des routes lorsque l'on passe par le « no man's land » qui est cette zone sous contrôle de l'ONU, c'est une question qui est au cœur de la nouvelle approche sécuritaire du Maroc. Et le Maroc, au cours des dernières années, a montré qu'il était en capacité de pouvoir sécuriser ces routes. Lorsqu'il y a eu la résurgence d'actions violentes de la part du Front Polisario, à chaque fois, elles ont subi la condamnation des instances multilatérales et notamment des Nations unies. Mais le Maroc est confiant sur sa capacité à pouvoir projeter à la fois sécurité et fluidité dans toutes les zones qui permettent l'accès au port de Dakhla. Et concrètement, d'ici combien de temps pensez-vous que cette route pourra s'ouvrir entre Dakhla et Bamako par exemple ? Les dernières estimations, les plus sérieuses chiffrées d'économistes qui datent de l'an dernier, font état d'un investissement qui n'est pas loin du milliard de dollars afin de pouvoir sécuriser ces routes. Et il y a évidemment des retards qui sont inhérents, comme je vous l'ai dit, à la situation sécuritaire. L'horizon qui paraît le plus vraisemblable serait autour de 2027-2028, pour avoir une ceinture qui fonctionne à peu près. Alors, en décembre dernier, quatre agents de la DGSE française qui étaient détenus au Burkina Faso ont été libérés grâce à une médiation marocaine. Depuis le 14 août dernier, un agent de l'ambassade de France à Bamako, Yann Vezilier, est en prison. Est-ce que le Maroc peut trouver une solution à ce problème au Mali ? Je ne peux ici que vous rappeler la doctrine marocaine qui est celle d'agir d'abord et de parler ensuite. Le Maroc s'est imposé comme étant le pays qui était prêt à faire la médiation avec les différents pays de l'AES, là où les contacts sont rompus avec la France, mais également avec d'autres pays européens. Ça a été le choix du Maroc de garder ce fil du dialogue toujours vivant. Donc, on ne peut que supposer que le Maroc jouera son rôle s'il est sollicité. Et vous dites en effet que le Maroc est un médiateur très discret. Est-ce qu'il fait médiation aussi entre le pouvoir militaire aujourd'hui à Bamako et les groupes armés du nord du Mali ? Alors, sur la question du renseignement, le Maroc est organisé en deux pôles, un pour le renseignement intérieur qui est la DGST et le BCIJ, qui est le FBI marocain, et un avec la Direction générale des études et documentation qui, elle, organise la projection extérieure du Maroc, un peu à l'image de la DGSE. Cette DGED a, au cours de ces dernières années, été extrêmement présente à chaque fois qu'il y avait des discussions qui pouvaient être enclenchées entre des groupes extrémistes et les autorités. Mais moi, je ne suis pas dans le secret de ces institutions. On suppose qu'elle travaille encore une fois dans la discrétion. Il y a aussi des prisonniers maliens et des prisonniers russes aux mains des rebelles touaregs du FLA, Le Front de libération de l'Azawad. Que fait le Maroc de ce point de vue ? Comme vous le savez, cette zone où il y a les rebelles touaregs est une zone où il y a beaucoup d'influences. Il y a aussi une influence algérienne. Quant au Maroc, je ne peux pas vous dire avec précision ce qu'il fait sur place. Mais est-ce que le Maroc peut faciliter la libération des deux prisonniers russes aux mains du Front de Libération de l'Azawad ? Alors ce que je peux constater, c'est que le Maroc veut travailler avec tous les membres permanents du Conseil de sécurité. C'est le cas avec la Russie, puisqu'il vient d'y avoir à Moscou une rencontre bilatérale entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue russe Sergueï Lavrov, qui portait sur la coopération globale entre le Maroc et la Russie, et elle avait évidemment comme point la future résolution sur le Sahara occidental qui est attendue à la fin du mois. Je ne saurais vous dire s'ils se sont entretenus de la situation dans le Sahel ou au Mali.
Tous les samedis et dimanches, dans Europe 1 Matin week-end, Alexandre Devecchio, rédacteur en chef du service débats du Figaro, livre son édito.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, 45 ans, est enlevé devant la brasserie Lipp dans le VIe arrondissement de Paris. L'opposant politique au roi Hassan II subissait de nombreuses menaces, poussant sa famille à l'exil au Caire. Les jours qui ont suivi son enlèvement demeurent un mystère et son corps n'a jamais été retrouvé. Après le premier procès, une seconde plainte est déposée en 1975. Comment la justice française a-t-elle enquêté au Maroc ? La perquisition à la DGSE a-t-elle permis d'obtenir de nouveaux indices ? Où en est l'enquête aujourd'hui ? Quel est l'héritage laissé par le disparu ? La voix du crime de ce second épisode sur l'enlèvement de Mehdi Ben Barka, c'est toujours son fils, Bachir Ben Barka. Il était âgé de 15 ans au moment de la disparition de son père. C'est lui qui poursuit le combat "pour la vérité et la mémoire" initié par sa mère défunte. Il retrace son parcours pour "élucider un crime d'États" au micro de Marie Zafimehy. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il s'appelle Jean-François... Enfin, c'est ce qu'il dit ! Pendant 30 ans à la DGSE, il a vécu avec une légende... Il nous raconte les coulisses d'un métier qui fascine autant qu'il intrigue...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plusieurs dizaines de militaires arrêtés, dont deux généraux, pour tentative de déstabilisation : parmi les personnes appréhendées, un Français, un officier en poste à l'ambassade de France, accusé par les autorités maliennes d'appartenir à la DGSE, les services secrets extérieurs français. Jeune Afrique confirme. Il s'agit bien d'un officier traitant de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). « Deuxième secrétaire de l'ambassade de France, il est en poste au Mali depuis un an, précise le site panafricain. Ce lieutenant-colonel, décoré de l'ordre national du Mérite, présente près de 30 ans d'états de service dans l'armée de l'air, selon des données publiques. » Toutefois, tempère Jeune Afrique, « son profil n'est pas celui d'un agent "sous légende" (sous couverture). Il est bien accrédité auprès des autorités maliennes en tant qu'agent de la DGSE. Il est d'ailleurs l'un des référents qui échange régulièrement avec ses homologues du renseignement malien dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux États. » Aucune preuve contre l'officier français En effet, précise le site panafricain, « malgré les tensions diplomatiques successives aux deux putschs de 2020 et de 2021, puis à l'expulsion de l'ambassadeur de France à Bamako Joël Meyer, début 2022, la France et le Mali ont conservé une étroite coopération dans le domaine de la sécurité, du renseignement et en particulier du contre-terrorisme. Le poste occupé par cet agent au sein de l'ambassade est au cœur de ce dispositif. (…) Quant aux accusations de conspiration et de tentative de déstabilisation portées à son encontre, poursuit Jeune Afrique, Paris les dément formellement et les juge "sans fondement". Pour l'heure, aucune preuve de sa participation à un complot militaire n'a été présentée au public ni aux autorités françaises. » Précision encore du site panafricain : l'officier français n'a pas été autorisé « à recevoir la visite d'un avocat ni celle d'un représentant de l'ambassade, empêchant la vérification de son état de santé, tandis que certaines informations font état d'actes de torture perpétrés sur les officiers maliens arrêtés. La France table sur le fait que son agent soit libéré rapidement afin que l'affaire n'envenime pas ses relations bilatérales avec Bamako. » À lire aussiMali : le Français arrêté par les autorités est l'objet d'« accusations sans fondement », affirme Paris La sale guerre de la France au Cameroun À lire également, cet éditorial du Monde à Paris qui revient sur les activités troubles de la France au Cameroun entre 1955 et 1970. Durant cette période, relate le journal, « Paris a mené au Cameroun une guerre contre les mouvements indépendantistes, puis d'opposition, qui a causé la mort de dizaine de milliers de personnes et aidé à l'implantation d'un régime autoritaire dévoué à la France. Le silence qui enveloppait cette "sale guerre" constituait à la fois une insulte aux victimes, une faille historique et un énorme non-dit dans les relations entre les deux pays. C'est pourquoi il convient de saluer, affirme Le Monde, la démarche d'Emmanuel Macron qui, dans une lettre adressée au président camerounais, Paul Biya, rendue publique le 12 août, a reconnu qu'une "guerre" avait été menée alors au Cameroun par “les autorités coloniales et l'armée française“ et déclaré qu'il "assum[ait] le rôle et la responsabilité de la France". Il a ainsi fallu de longues années pour que la réalité de cette terrible “pacification“ opérée à huis clos, largement documentée depuis longtemps par des écrivains, des journalistes et des historiens, fasse l'objet d'une reconnaissance officielle. » Et Le Monde de conclure ainsi : « à l'approche de la fin du règne de Paul Biya, qui, en dépit de ses 92 ans, va briguer un huitième mandat présidentiel en octobre, à l'heure où le besoin de vérité historique agite toute l'Afrique francophone, il est temps d'en finir avec les non-dits franco-camerounais. » Une reconnaissance tardive et incomplète ? Reste que le travail de mémoire et de réparation n'est pas encore achevé, tempère Afrik.com : « si l'Élysée promet de mettre sur pied un comité franco-camerounais pour assurer la continuité de la recherche historique sur la période coloniale, il faut noter que, bien que symboliquement forte, cette reconnaissance arrive tard et reste incomplète. Elle évoque les exactions sans détailler les responsabilités et n'ouvre pas encore, pour le moment, une voie vers des réparations concrètes. » À lire aussiAppels sur l'actualité : Macron reconnaît officiellement la guerre française au Cameroun
Retrouvez la boutique LEGEND ➡️: https://shop.legend-group.fr/Merci à Jack Beaumont d'être venu nous voir sur LEGEND. Jack est devenu auteur de romans policiers après avoir passé 9 ans comme pilote de chasse et 8 ans au sein de la DGSE. Il nous a raconté ses plus folles anecdotes de missions, comment on fait une filature et comment on recrute une source.Pour précommandez son dernier roman « Dans l'ombre du Kremlin » disponible le 21 Août ➡️ https://www.interforum.fr/Affiliations/accueil.do?refLivre=9782749960654&refEditeur=132&type=PRetrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/ZU-Ry5jiznQPour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://t.snapchat.com/CgEvsbWVx Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 11 juillet 2025 : Ukraine : Trump s'impatiente, l'Europe se protège« La guerre en Europe est déjà là ». Thierry Burkhard, le chef d'état-major des armées, a tenu une conférence de presse sans filtre ce vendredi. Il a pointé la menace "durable" que constitue la Russie. Des propos qui corroborent ceux du directeur général de la DGSE, Nicolas Lerner, qui a affirmé cette semaine que « la Russie pose une menace existentielle à moyen et long terme ».Ces déclarations interviennent dans un contexte de rapprochement des deux puissances nucléaires européennes : la France et le Royaume-Uni. Macron et Starmer ont affirmé hier vouloir coordonner leur pouvoir de dissuasion nucléaire pour protéger le vieux continent. La menace russe est dans les esprits tandis que la guerre en Ukraine continue, plus violente que jamais. Trump, lui, perd ses nerfs. Il a accusé le chef du Kremlin de dire « beaucoup de conneries ». Dans un document audio révélé par CNN, il aurait aussi affirmé l'an dernier à Poutine qu'il n'hésiterait pas à « bombarder Moscou » si la guerre continue.La France serait en tout cas « une cible prioritaire » de Moscou selon Burkhard. Depuis quelques semaines, les ingérences russes se multiplient s'ailleurs sur le territoire, entre espionnage, tentatives de déstabilisation et guerre informationnelle. Des avions de reconnaissance russes s'approchent de surcroît des côtes de certains pays européens, fortifiant ce climat de menace.Pendant ce temps, à Gaza, l'horreur continue. Et là-dessus aussi, Donald Trump s'impatiente. Il souhaite parvenir à un accord « d'ici la fin de la semaine » mais Netanyahu pose ses conditions, comme la démilitarisation de Gaza. En attendant, l'opinion israélienne se divise. Alors que 450 soldats israéliens ont été tués depuis le début de la guerre, 70% de la population est en faveur de la fin des opérations militaires en échange de la libération des derniers otages.Alors, comment l'Europe peut-elle faire pression sur Moscou ? Pourquoi la France est-elle une « cible prioritaire » de Moscou ? Un accord de cessez-le-feu à Gaza va-t-il être trouvé ?LES EXPERTS :Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONUPatricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationalesTara VARMA - Chercheuse spécialiste en relations internationales à la Brookings Institution à WashingtonAlban MIKOCZY - Grand reporter à France Télévisions, ancien correspondant en Russie