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One Thing In A French Day
La maison de Berthe Morisot à Bougival (Impressionist Painter's Hidden House)

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 6:25


  Pourquoi cette grande impressionniste est-elle moins connue que ses amis Monet, Degas ou Renoir ? Certainement parce que Berthe Morisot était une femme. En tout cas, il existe maintenant un lieu qui lui est entièrement dédié, le seul au monde : sa maison de vacances à Bougival. Cette maison proche de Paris, le long de la Seine, a été transformée en un magnifique musée à la scénographie très réussie. J'ai eu la chance de pouvoir la visiter en compagnie de Christine Dezaunay (directrice du développement culturel et touristique du Patrimoine de la ville de Bougival  ) et de Gaël Diot (adjoint au maire pour le patrimoine).  Nos deux invités nous parlent dans ce premier épisode de la scénographie du musée et des choix qui ont été faits pour créer une ambiance "Berthe Morisot".  Cet épisode est peut-être un peu difficile à comprendre sans le texte (B2, C1) car les discours y sont assez rapides et le vocabulaire un peu technique, mais je suis certaine que vous apprécierez de passer ce moment dans la maison d'une grande artiste, avec deux invités passionnés par leur sujet.  learn french, spoken french, french stories, paris stories, authentic french, real french, life in paris, impressionism in french, berthe morisot, french podcast intermediate, bougival, french museum visit, impressionist paris, french listening practice, C1 french, B2 french

Bien dans ta Boite
Mon premier trimestre de grossesse en tant qu'indépendante

Bien dans ta Boite

Play Episode Listen Later May 26, 2026 60:07


Aujourd'hui, je réponds à vos questions sur mon expérience perso du premier trimestre de grossesse quand on est indépendante (et pro de l'accompagnement parce qu'il y a des questions en lien avec ça spécifiquement)Je partage ici ce que ça a concrètement changé dans mon quotidien, dans ma manière de travailler, d'accompagner et dans ma posture professionnelle. Certainement pas en mode conseils mais pour partager mon expérience (car ça m'a aidée de trouver ce type de contenus pendant mon T1) : avec ses ajustements, ses zones de flou, ses limites, ses bonnes surprises aussi, et les changements qui émergent quand le corps impose un autre rythme.Bonne écoute,LauraAu programme :1️⃣ Mon vécu du premier trimestre de grossesse en tant qu'indépendante2️⃣ Ce que ça a changé très concrètement dans mon énergie et ma manière de travailler3️⃣ Les ajustements de posture, de limites et de rapport à la charge mentale et émotionnelle4️⃣ Les prises de conscience plus profondes sur mon métier et ma manière d'accompagner

Invité Afrique
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 13:12


« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel.  Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire.   À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie

Invité Afrique
Pollution du delta du fleuve Niger: «Les compagnies pétrolières au Nigeria, pour la plupart, ont la responsabilité première»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 9:52


D'après Amnesty International, c'est l'une des régions « les plus polluées de la planète ». Dans le sud du Nigeria, le delta du fleuve Niger est une éponge à pétrole, mais c'est aussi un désastre écologique. Ce mardi 19 mai, les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de la compagnie pétrolière Shell, qui se tient à Londres, pour alerter sur les dangers de cette marée noire. Kathryn Nwajiaku-Dahou, chercheuse britannique d'origine nigériane, enquête sur ce fléau depuis trente ans. Aujourd'hui, elle est l'une des cadres du think tank ODI Global, basé à Londres.  Les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de Shell ce mardi à Londres pour alerter l'opinion sur la pollution du delta du fleuve Niger. Mais est-ce que les actions de dépollution, de nettoyage, n'ont pas quand même commencé à produire leurs effets ces dernières années ? Kathryn Nwajiaku-Dahou : J'ai eu l'occasion d'être à la tête d'une commission d'enquête qui, pendant cinq ans, a cherché à documenter le problème et a fait des recommandations il y a deux ans pour que Shell et d'autres compagnies nettoient avec des coûts assez précis. Depuis la publication de ce rapport-là, pour ce qui est au moins de l'État de Bayelsa, un État qui produit au moins un quart du pétrole au Nigeria, rien n'a été fait. Donc, je crois que les ONG, elles ont raison d'alerter, surtout à un moment où les compagnies comme Shell notent des profits incroyables à la suite de la guerre récente en Iran. Et je crois qu'il est temps de commencer réellement le nettoyage qu'il faut.  Alors, vous dites que rien n'a été fait dans l'État de Bayelsa, est-ce que quand même des actions ont été faites dans d'autres États comme l'État de Rivers ?  Certainement, à Bodo, suite à un accord à l'amiable entre certaines communautés vivant à Bodo, il y a eu le début d'un processus de nettoyage. Mais l'État de Rivers et la région du Bodo représentent un pourcentage infime de l'échelle du problème.  À l'origine des marées noires, il y aurait dans 83% des cas des fuites provoquées par les voleurs de pétrole, dit l'agence Nosdra, qui est l'agence fédérale chargée d'identifier les fuites de pétrole. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je crois que ces chiffres-là sont des faux chiffres, tout simplement, et j'ai des preuves. Parce que la manière dont Nosdra enquête sur l'origine, la provenance des fuites est très suspecte. Nosdra dépend des compagnies en général. Nosdra dépend à 100% de la logistique des compagnies pour pouvoir enquêter. Donc, nous, on trouve que les statistiques de Nosdra sont très biaisées. Et certes, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une partie des fuites liées aux voleurs, au vol, mais là, pour la plupart, il s'agit d'une infrastructure dilapidée, pas suffisamment entretenue, qui est à l'origine d'un problème endémique dans le delta du Niger, où on a une infrastructure qui date dans certains cas de 60 ans. Donc, c'est trop facile de mettre tout ça sur les épaules des voleurs, parce que, souvent, il a été trop courant de parler du problème de la pollution dans le delta comme un problème de sabotage et de criminalité. Moi, je recadrerais en disant que les compagnies pétrolières qui sont au Nigeria, pour la plupart depuis 70 ans, ont la responsabilité première.  Depuis quelques années, Shell essaie de vendre la plupart de ses actifs pétroliers dans le delta à une compagnie nigériane, Renaissance. Est-ce que vous ne craignez pas qu'avec ce nouvel exploitant pétrolier les opérations de nettoyage soient encore plus compliquées ? Certainement. Depuis dix ans, Shell, Eni et d'autres essaient de vendre leurs licences d'abord et maintenant leurs actions. Ce qui est intéressant pourtant, ces sociétés n'ont pas vendu à une compagnie dans le cas de Shell, elles ont vendu à un consortium de cinq compagnies. Et pour pouvoir accéder à cette vente, c'est Shell qui a prêté 70% des fonds à ces compagnies qui se sont mises en consortium pour acheter. Donc, est-ce qu'on peut parler d'une vraie vente ou pas ? Ça, c'est de un. Et de deux, dans les tribunaux en Angleterre actuellement, cet argument que, une fois que la compagnie vend ses actions, la compagnie n'est plus responsable, cet argument a été démontré faux. Shell reste, malgré la vente, « liable », justiciable, redevable par rapport aux pollutions liées à ces infrastructures avant la vente. Certes, on a des exemples où les nouvelles compagnies sont encore moins réactives que Shell ou Eni par le passé, mais je trouve que les multinationales, comme Shell et Eni, sont toujours impliquées dedans. Donc, Shell ne va pas si facilement échapper à ses responsabilités devant les tribunaux britanniques ?  C'est ce qu'on va voir, on attend le jugement. Je crois que c'est l'année prochaine, en mars 2027. Mais ce n'est pas une chose aussi claire et facile d'imaginer qu'une fois qu'on vend les actions, qu'on va s'extirper, s'exonérer de ses responsabilités envers les populations du delta. À lire aussiEnvironnement: le pétrolier Shell traîné en justice par des habitants du delta du Niger au Nigeria

Invité Afrique
Patrick Martin (Medef): «La France reste le deuxième investisseur étranger en Algérie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 4, 2026 15:28


Réconcilier la France et l'Algérie par l'économie et le « doux commerce » cher au penseur français Montesquieu... C'est le pari de Patrick Martin, le chef du patronat français (Medef), qui rentre d'un séjour à Alger, où il a été reçu notamment par deux ministres. Sur RFI, le président du Medef s'exprime aussi sur les opérateurs chinois en Afrique, qui, selon lui, « sont des prédateurs et travaillent à perte ». Et il lance un appel contre « la sauvagerie » de la nouvelle guerre des droits de douane. Le « patron des patrons » français répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Vous rentrez d'Algérie où vous avez passé quatre jours et où vous avez été plutôt discret. Peut-être parce qu'il ne faut surtout pas dire des mots qui fâchent ? Patrick Martin : Je ne pense pas avoir été discret parce que les médias algériens, par exemple, ont assez largement couvert ce déplacement. Mais je crois avoir, en répondant à l'invitation de mon homologue algérien du Crea (Conseil du renouveau économique algérien), contribué quand même à ce que les relations importantes et historiques entre la France et l'Algérie se stabilisent. Depuis la brouille de 2024, l'Algérie importe beaucoup moins de produits français : par exemple des céréales, des bovins. Est-ce que ces exportations françaises vont reprendre après votre visite à Alger ? Je l'espère en tout cas. Enfin, il ne faut pas non plus exagérer. La France reste par exemple le deuxième investisseur étranger en Algérie. Moi, j'ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d'ailleurs. Donc, oui, il y a une baisse de nos exportations. D'autres prennent nos places. D'ailleurs, je pense à l'Italie. Mais c'est vrai également des Allemands, c'est vrai des Turcs. Donc, il faut qu'on y soit attentif parce que c'est un pays qui a un réel potentiel. Il y a un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d'habitants. Je le redis, il y a de très belles entreprises. Après, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques. On souhaite évidemment qu'elles se règlent. Après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, voici le patron du Medef, Patrick Martin. Est-ce à dire que la France et l'Algérie se réconcilient grâce à la sécurité et grâce à l'économie ?   À nouveau, moi, je crois beaucoup à ma place, à la diplomatie économique. C'est ce qui m'avait valu, par exemple, de me rendre en Chine l'année dernière avec le ministre des Affaires étrangères, pour contribuer à régler le problème très sensible de nos exportations de Cognac et d'Armagnac. C'est dans cet esprit également qu'il y a quelques années, on avait contribué à ce que la relation entre l'Italie et la France, qui s'était momentanément dégradée sur le plan diplomatique, se ressoude ou se consolide. J'étais allé également au Maroc à plusieurs reprises au premier semestre 2024, et je crois pouvoir dire qu'avec nos homologues du patronat marocain, on avait aidé à ce que la relation étatique se consolide également. Voilà, sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales. Vous êtes le ministre bis des Affaires étrangères ? Certainement pas. Moi, je pense que l'économie est suffisamment importante pour se suffire à elle-même. L'autre actualité économique, c'est le sommet Afrique-France de Nairobi, qui va s'ouvrir dans quelques jours au Kenya, avec notamment un grand forum d'hommes d'affaires où sont attendus 2 000 participants africains et français. Est-ce à dire que la France des chefs d'entreprises tourne le dos à l'Afrique francophone au profit des pays anglophones ? Non, certainement pas. Je voudrais rappeler que, par exemple, le Medef a pris l'initiative, il y a cinq ans, de créer l'Alliance des patronats francophones, qui est une logique d'affaires en parallèle de ce qui peut exister sur le plan politique et culturel de longue date. Mais dans le grand rebattage des cartes du commerce mondial, on se doit de s'intéresser à toutes sortes de pays qui, francophones ou non, sont demandeurs. Est-ce que quelquefois les opérateurs français ne sont pas un peu plus timides que leurs concurrents chinois ou turcs dans certains pays africains ? Je pense que les entreprises françaises ont une qualité - et c'est peut-être vrai des Français d'une manière générale - lorsqu'ils sont installés quelque part c'est d'y être pour longtemps. Moi, il ne m'a pas échappé qu'en particulier les Chinois étaient très offensifs dans certains secteurs d'activité. J'entends tout autant qu'ils peuvent partir aussi vite qu'ils sont arrivés. Les Chinois sont très offensifs parce qu'ils sont très prédateurs, très agressifs sur le plan tarifaire. On est à peu près convaincu que dans un certain nombre de cas, sur un certain nombre de gros marchés, ils travaillent à perte et ça s'inscrit probablement dans une stratégie étatique d'influence. Dans quels secteurs par exemple ? Dans le secteur des infrastructures. Ils construisent des stades, des routes, des ponts en perdant de l'argent ? En tous cas, on a du mal à comprendre comment ils peuvent gagner de l'argent au niveau des prix auxquels ils prennent un certain nombre d'affaires. En marge du G7 qui se tiendra cette année en France, le Medef va organiser ce 11 juin un B7, un sommet du business, « B » comme business, entre les patronats des sept pays occidentaux les plus riches. Quelles peuvent être les retombées pour l'Afrique ? Les retombées pour l'Afrique, elles sont indirectes d'une certaine manière. Nous, notre enjeu, qui est totalement partagé par mes sept homologues patronaux des États-Unis, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, du Japon, d'Allemagne, d'Italie, c'est qu'on rétablisse des règles dans les relations économiques et commerciales, parce que ce qui se passe actuellement, c'est une forme de sauvagerie qui s'introduit dans les relations commerciales. À quoi pensez-vous ? Je pense aux droits de douane. Or, nous avons besoin du commerce international, nous avons besoin d'accords de libre-échange raisonnés, raisonnables. Sans quoi, pour imager mon propos, les 20 % de salariés français qui travaillent grâce aux exportations pourraient voir leurs emplois menacés. Donc, voilà, nous, les sept patronats que je viens d'évoquer, nous sommes très demandeurs et nous allons dire à nos pouvoirs publics, à nos gouvernements, qu'il faut rétablir des règles. Ça pourra profiter aussi aux entrepreneurs américains ? Mais bien sûr, eux même sont quand même perturbés. Je n'irai pas au-delà, mais ils sont quand même perturbés par les volte-face que leur propre administration crée dans les relations internationales.

Perles d'Histoire
64 : Néron a-t-il brûlé Rome ? L'histoire derrière la légende noire

Perles d'Histoire

Play Episode Listen Later May 1, 2026 17:47


Le grand incendie de Rome a marqué l'Histoire ! 2000 ans après, on en parle encore (la preuve avec cet épisode)... Certainement parce que cet événement fait partie de la légende noire de Néron, cet empereur romain devenu le symbole du tyran fou et sanguinaire. Pyromane, aussi, puisqu'on entend souvent que c'est lui qui a déclenché le terrible incendie de 64. Est-ce exact ? Vous allez le découvrir dans ce nouvel épisode de Pépites d'Histoire. Bonne écoute.

Le retour de Mario Dumont
Ormuz: «Trump ne devait certainement pas être déçu…», commente Stéphan Bureau

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 10:35


Des agents du Secret Service ont rapidement évacué Donald Trump après des coups de feu survenus samedi soir lors d’un gala à Washington. Détroit d’Ormuz : négociations entre l’Iran et les États-Unis. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Idées
Quand le philosophe Jean-Luc Marion s'intéresse aux sports

Idées

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 50:30


Dans le numéro d'IDÉES de cette semaine, Pierre-Édouard Deldique invite Jean-Luc Marion non pour une conversation sur la phénoménologie (sa spécialité) mais pour parler de sports. Avec La raison du sport (Grasset, 2026), cette figure majeure de la philosophie, de la phénoménologie française, membre de l'Académie française, nous propose en effet un essai inattendu et personnel. Loin de ses domaines habituels — la donation par exemple -notre invité se tourne vers une pratique qu'il connaît: la course à pied ; le fond, le demi-fond. Ce thème lui permet de poser une question à la fois simple et vertigineuse — que faisons-nous vraiment lorsque nous faisons du sport ? Au micro de Pierre-Édouard Deldique, il est beaucoup question du grand champion que fut Michel Jazy (que nous écoutons grâce aux archives), une star des années 60. Un modèle pour le philosophe qui a eu la chance de le rencontrer. Dès les premières pages de ce livre, Marion fait un constat que chacun peut vérifier : le sport est devenu un phénomène universel, omniprésent dans les sociétés contemporaines mais il demeure une énigme. Au fait, pourquoi court‑on ? Pourquoi s'aligner dans la foule anonyme d'un marathon ? Certainement pas, écrit-il, pour la « gloriole » de dépasser un inconnu ou pour impressionner ses proches. Le geste sportif répond à une nécessité plus profonde : se prouver que l'on existe encore, s'arracher à la quotidienneté, s'ouvrir au monde, unifier en soi la machine et l'âme en une seule chair. Le sport apparaît ainsi comme une expérience existentielle, un passage vers un « autre monde », plus vrai que celui du quotidien. Au micro, il s'explique. Pour Jean-Luc Marion, le sportif cherche moins à vaincre autrui qu'à s'atteindre soi‑même. Cette idée est née de son expérience personnelle avec laquelle il commence son livre : l'effort sportif est une épreuve de soi, une manière d'éprouver sa finitude et de la dépasser dans le mouvement même qui l'atteste. Le philosophe nous alerte aussi sur la transformation des athlètes en images, pire, en icônes et la conversion des spectateurs en consommateurs. Cette dérive spectaculaire, liée à un marché — dopage compris — menace de dénaturer l'expérience sportive originelle. Le sport moderne est donc pris entre deux régimes : l'ascèse intérieure et la compétition spectaculaire. « Où donc court-il ? Et pour combien de temps encore ? », demande-t-il. Le philosophe mobilise la phénoménologie pour penser le corps sportif. Il s'appuie sur la distinction entre « corps‑machine » et « corps‑chair », il montre que le sport ne peut être réduit à une mécanique de performance. Non, le sportif n'est pas un instrumentiste de son propre corps : il habite son corps, il est son corps. L'effort, la souffrance, l'abandon, la répétition, l'ascèse — autant de dimensions que Jean-Luc Marion décrit avec pertinence. Le penseur, réputé pour la rigueur de ses textes philosophiques, adopte ici une langue plus libre, plus incarnée, parfois lyrique. Il évoque les champions qu'il a admirés, ou bien encore les courses qu'il a vécues. Au terme de son enquête, il pose une question décisive mais rarement posée : quelle expérience spirituelle se joue dans le sport ? Le sport, en unifiant l'âme et la machine, en exposant le sujet à sa propre finitude, en l'ouvrant à un monde plus vrai, pourrait bien être une voie d'accès au spirituel, au sens large — non confessionnel — d'une expérience de dépassement de soi et d'ouverture au réel.   Programmation musicale :  Four blues - With bounce - David Lively Sé pou vélo - Tropical Jazz Trio (Alain Jean-Marie ; Roger Raspail ; Patrice Caratini) Étude n° 3 Running - Vanessa Wagner (compositeur : Nico Muhly) Walrus hunting - Christine Ott ; Torsten Böttcher.

Idées
Quand le philosophe Jean-Luc Marion s'intéresse aux sports

Idées

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 50:30


Dans le numéro d'IDÉES de cette semaine, Pierre-Édouard Deldique invite Jean-Luc Marion non pour une conversation sur la phénoménologie (sa spécialité) mais pour parler de sports. Avec La raison du sport (Grasset, 2026), cette figure majeure de la philosophie, de la phénoménologie française, membre de l'Académie française, nous propose en effet un essai inattendu et personnel. Loin de ses domaines habituels — la donation par exemple -notre invité se tourne vers une pratique qu'il connaît: la course à pied ; le fond, le demi-fond. Ce thème lui permet de poser une question à la fois simple et vertigineuse — que faisons-nous vraiment lorsque nous faisons du sport ? Au micro de Pierre-Édouard Deldique, il est beaucoup question du grand champion que fut Michel Jazy (que nous écoutons grâce aux archives), une star des années 60. Un modèle pour le philosophe qui a eu la chance de le rencontrer. Dès les premières pages de ce livre, Marion fait un constat que chacun peut vérifier : le sport est devenu un phénomène universel, omniprésent dans les sociétés contemporaines mais il demeure une énigme. Au fait, pourquoi court‑on ? Pourquoi s'aligner dans la foule anonyme d'un marathon ? Certainement pas, écrit-il, pour la « gloriole » de dépasser un inconnu ou pour impressionner ses proches. Le geste sportif répond à une nécessité plus profonde : se prouver que l'on existe encore, s'arracher à la quotidienneté, s'ouvrir au monde, unifier en soi la machine et l'âme en une seule chair. Le sport apparaît ainsi comme une expérience existentielle, un passage vers un « autre monde », plus vrai que celui du quotidien. Au micro, il s'explique. Pour Jean-Luc Marion, le sportif cherche moins à vaincre autrui qu'à s'atteindre soi‑même. Cette idée est née de son expérience personnelle avec laquelle il commence son livre : l'effort sportif est une épreuve de soi, une manière d'éprouver sa finitude et de la dépasser dans le mouvement même qui l'atteste. Le philosophe nous alerte aussi sur la transformation des athlètes en images, pire, en icônes et la conversion des spectateurs en consommateurs. Cette dérive spectaculaire, liée à un marché — dopage compris — menace de dénaturer l'expérience sportive originelle. Le sport moderne est donc pris entre deux régimes : l'ascèse intérieure et la compétition spectaculaire. « Où donc court-il ? Et pour combien de temps encore ? », demande-t-il. Le philosophe mobilise la phénoménologie pour penser le corps sportif. Il s'appuie sur la distinction entre « corps‑machine » et « corps‑chair », il montre que le sport ne peut être réduit à une mécanique de performance. Non, le sportif n'est pas un instrumentiste de son propre corps : il habite son corps, il est son corps. L'effort, la souffrance, l'abandon, la répétition, l'ascèse — autant de dimensions que Jean-Luc Marion décrit avec pertinence. Le penseur, réputé pour la rigueur de ses textes philosophiques, adopte ici une langue plus libre, plus incarnée, parfois lyrique. Il évoque les champions qu'il a admirés, ou bien encore les courses qu'il a vécues. Au terme de son enquête, il pose une question décisive mais rarement posée : quelle expérience spirituelle se joue dans le sport ? Le sport, en unifiant l'âme et la machine, en exposant le sujet à sa propre finitude, en l'ouvrant à un monde plus vrai, pourrait bien être une voie d'accès au spirituel, au sens large — non confessionnel — d'une expérience de dépassement de soi et d'ouverture au réel.   Programmation musicale :  Four blues - With bounce - David Lively Sé pou vélo - Tropical Jazz Trio (Alain Jean-Marie ; Roger Raspail ; Patrice Caratini) Étude n° 3 Running - Vanessa Wagner (compositeur : Nico Muhly) Walrus hunting - Christine Ott ; Torsten Böttcher.

Petits Curieux
Pourquoi le pain va certainement coûter plus cher ?

Petits Curieux

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 1:08


Toutes les réponses à tes questions ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Belle et le Gamer
407: Indé, c'est une vibe

La Belle et le Gamer

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 88:19


Semaine sous le signe du jeu indépendant, avec pas mal d'infos qu'on a pu retirer du Triple-i Initiative, un showcase qui a eu lieu cette semaine dédié au jeu indépendant de prestige, qui nous a donné des nouvelles de projets très attendus, mais aussi dévoilé un bon nombre de surprises. On fait également un point sur Marathon, quelques semaines après sa sortie, un jeu qui n'a pas fait un carton, mais qui ne peut pas non plus être vu comme un échec.A côté de ça, on passe notre temps à faire de l'élevage de Monstie dans Monster Hunter Stories 3, et on a nos première aventures sur Tomodachi Life à quelques jours de sa sortie. Est-ce que ça a été l'occasion de faire dire à nos Miis des immondices? Certainement pas. Bonne écoute à tous, comme toujours la Belle et le Gamer continue de couvrir l'actu de tous les jeux vidéo, de World of Warcraft à Fortnite en passant par Pokemon, en vous parlant des dernières nouveautés jeux vidéo, sur Playstation, Xbox, Switch et PC, tout en vous proposant les dernières critiques, et les rumeurs les plus croustillantes.Tout ça c'est possible grâce au soutien de nos formidables fans via Patreon, et pour les rejoindre, ça se passe par ici.Pour rejoindre la communauté de La Belle et le Gamer et nous soutenir, tous les liens utiles se trouvent à l'adresse suivante, y compris l'invitation pour rejoindre notre serveur Discord, et notre chaîne Twitch: https://linktr.ee/LBELG. On a hâte de vous retrouver!Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Petits Curieux
Pourquoi le pain va certainement coûter plus cher ?

Petits Curieux

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 1:08


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CHEFS
« JE SUIS CERTAINEMENT LE MOINS TALENTUEUX ET LE MOINS LÉGITIME. » - YANN COUVREUR - PARTIE 2

CHEFS

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 37:26


Dans cette deuxième partie, Yann Couvreur raconte l'entrée dans le métier et la violence de l'apprentissage.Il évoque d'abord la brutalité du monde professionnel découvert très jeune. Un univers hiérarchisé où l'on donne beaucoup de pouvoir à des gens pas toujours capables de le gérer. Une violence qui marque durablement, jusqu'au suicide d'un de ses camarades de classe. Yann reconnaît que le foot et l'esprit d'équipe l'ont aidé à encaisser.Après son CAP cuisine, il prolonge d'un an pour apprendre la pâtisserie. Il enchaîne ensuite quatre ans au Trianon Palace à Versailles en pâtisserie. Il découvre le dessert à l'assiette mais réalise qu'il lui manque beaucoup de technique.Il tente les grands palaces parisiens. Partout, ça ne passe pas. Il finit par mentir pour décrocher une place de sous-chef au Carré des Feuillants. Les premiers mois sont difficiles. Il manage une équipe où il est le moins légitime. Il compense par le relationnel et le travail acharné.Puis vient la rencontre décisive avec Jean-François Foucher au Park Hyatt. Un mentor qui lui fait une place et valorise son sens du collectif. Deux années fondatrices où Yann trouve enfin sa place et comble ses lacunes techniques.Cette deuxième partie raconte la construction d'un pâtissier qui avance à tâtons, ment parfois pour saisir des opportunités, mais finit par trouver les mentors qui vont le structurer.Pour découvrir l'univers sucré de Yann, c'est par ici. Cet épisode existe grâce au soutien de notre partenaire LightSpeed, une solution ultra efficace pour les professionnels qu'on vous invite à découvrir ici !

Devenir écrivain
Ep #275 - L'ellipse narrative : alléger son roman sans perdre le lecteur

Devenir écrivain

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 10:52


Faut-il tout raconter dans un roman ? Certainement pas.Dans cet épisode, je t'explique comment passer des éléments sous silence tout en restant clair et cohérent pour ton lecteur. Tu verras comment utiliser l'ellipse pour alléger ton récit sans perdre en intensité narrative. Un outil simple… mais redoutablement efficace lorsqu'il est bien maîtrisé.La fiche de personnage : ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://licares.fr/ficheperso⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Site : ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://licares.fr/⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram : ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://instagram.com/licaresfr⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠YouTube : ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://youtube.com/c/licares

Le Journal Inattendu
Frappes contre l'Iran : "Le régime iranien ne va certainement pas capituler", estime Georges Malbrunot

Le Journal Inattendu

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 8:53


Georges Malbrunot, frand reporter au "Figaro", était l'invité de RTL Midi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Imagitateurs du JDR
Un JDR piégé ! Saurez-vous le déceler avec les joueurs ? (Actual Play piégé)

Les Imagitateurs du JDR

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 73:47


Quel rabat-joie a dit : « Piéger ses amis, ce n'est pas cool! » ? Certainement pas un rôliste. 

Le Saloon
PARK CHAN-WOOK EN 8 COUPS (Carrière) - Le Saloon Podcast

Le Saloon

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 212:18


Une année après Bong Joon-ho, on s'attaque à la carrière d'un autre cinéaste sud-coréen, Park Chan-wook. Certainement le deuxième nom de réalisateur le plus populaire après Bong, même si son cinéma reste définitivement plus clivant. Park est de retour au cinéma ce 11 février avec AUCUN AUTRE CHOIX, un thriller bien trempé dans la comédie noire, c'est l'occasion de décortiquer la filmo du papa des chocs OLD BOY et MADEMOISELLE. Une émission animée par Thibaud Ducret avec Alexandre Caporal, Florian Poupelin et Nathanaël Stoeri (@cinegeek.ch) TIME-CODES (02:31) Notre rapport à Park Chan-wook (13:21) Qui est Park Chan-wook ? (26:45) JSA (48:55) SYMPATHY FOR MR VENGEANCE (01:09:30) OLD BOY (01:33:35) LADY VENGEANCE (01:49:15) I'M A CYBORG BUT THAT'S OK (02:08:05) THIRST (02:31:40) STOKER (02:37:31) MADEMOISELLE (02:59:55) DECISION TO LEAVE

Le retour de Mario Dumont
Nouvelles menaces: Trump «a certainement quelque chose derrière la tête», note Stéphan Bureau

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 12:53


Pont de la discorde: Trump peut-il en empêcher l’ouverture? Epstein: qui sont les personnages importants dont les noms ont été caviardés par la justice américaine dans les documents? Bye Bye Caco Coco! La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Invité Afrique
Gerard Akindes: «Les infrastructures de la CAN sont en déphasage avec la réalité du football local»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 8:40


Alors qu'au Sénégal, les Lions de la Teranga ont célébré hier et avant-hier leur victoire à la Coupe d'Afrique des nations 2025, notre Grand invité Afrique s'intéresse ce matin à l'avenir des stades et des autres grandes infrastructures construites pour l'organisation de l'événement. Par le passé, plusieurs pays hôtes ont engagé des chantiers d'envergure colossale pour une CAN réussie, mais que deviennent toutes ces installations sportives, une fois la compétition terminée ? Le Béninois Gerard Akindes est chercheur en économie du sport, basé au Qatar. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Tout d'abord, quel bilan faites-vous de la CAN qui vient de s'achever au Maroc sur les plans économique, commercial, mais aussi en termes de soft power ?  Gerard Akindes : Pour le Maroc, il n'y a rien à dire. Ils ont mis leur empreinte diplomatique, une belle visibilité avec les stades et tout ce qu'ils ont organisé. Ils ont marqué aussi leur soft power en Afrique. C'est un pays qui compte aujourd'hui par sa présence et par son offre de stades pour toutes les équipes qui n'ont pas de stade homologué dans leur pays d'origine. Donc à ce niveau-là, ils ont réussi leur pari avec des stades superbes, de grande classe et de grande qualité.  La CAN s'est déroulée au Maroc, certes, mais il y a aussi des retombées à l'échelle de l'ensemble du continent ... Je ne suis pas toujours convaincu par les retombées économiques. D'abord, les retombées économiques sont extrêmement difficiles à évaluer. Dans son ensemble, je ne pense pas qu'il y ait de réelles retombées pour l'Afrique. Qui bénéficie vraiment d'un événement qui se déroule au Maroc ? À lire aussi«C'est la CAN la plus rentable de l'histoire pour le pays hôte», affirme le ministre de l'Industrie du Maroc Mais au-delà du pays hôte, il y a aussi les pays participant à la compétition. On vend plus de maillots des équipes nationales, les restaurants, les bars sont remplis dans chacun des pays par les supporters. Il y a toute une économie indirecte qui se joue durant cette compétition, non ?  Oui, ça, on ne peut pas mettre en doute. Mais à l'échelle d'une économie nationale, qu'est-ce que ça représente ? Vous l'avez dit, le premier enjeu pour les pays hôtes, ce sont les infrastructures sportives, mais aussi les hôtels, les routes, les centres de santé et autres pour accueillir tous les supporters. Peut-on considérer qu'une CAN est facteur de développement en Afrique ? Grande question ! Je ne pense pas. La CAN, comme tous les grands événements ont un impact pour accélérer certains projets d'infrastructures ou de services dans une société. Est-ce que ces projets étaient faisables sans la CAN ? Certainement que oui. Maintenant si on parle de développement, est-ce que tout ce qui est fait pour la CAN a des implications sur le long terme ? C'est le cas pour certaines infrastructures, comme les routes, les trains, les transports. Vous anticipez ma question, à savoir l'avenir des infrastructures sportives dont l'entretien à terme est plus coûteux que leur construction. Que sont devenus les stades dans les anciens pays hôtes ?  Le problème est qu'on abrite une CAN avec des infrastructures complètement en déphasage avec la réalité du football local. Elles sont trop chères pour les clubs, elles sont trop chères pour les fédérations, elles ne sont pas pratiques parce qu'elles sont surdimensionnées pour des clubs qui ont des audiences de maximum 1 000 spectateurs dans un stade de 20 000 à 30 000 places. Et c'est un des gros problèmes de la CAN : elle monte en visibilité, mais elle est de plus en plus en déphasage avec la réalité du football de tous les week-ends, surtout en Afrique subsaharienne.  Alors posons la question qui fâche : une CAN est-elle une bonne opération pour un pays hôte ?  (Rires) Il y a une réponse diplomatique. La CAN est une opération de vanité pour la plupart du temps. Mais au-delà de ça, sur le plan de l'infrastructure sportive elle-même, jusqu'à présent, elle n'a pas pu être conçue pour être recyclée autrement. On n'est pas encore arrivé à trouver une formule architecturale qui permet au stade de prendre une autre dimension après l'événement. C'est peut-être la réflexion que l'Afrique doit mener. Regarder la CAN comme un événement qui va s'intégrer dans le tissu social et économique d'une société une fois que la compétition est finie, et ça, on en est encore loin.  Il y a un autre événement sportif qui a lieu tous les quatre ans et qui est aussi très populaire, ce sont les Jeux olympiques auxquels les athlètes africains et africaines participent massivement malgré tout, et dont l'équipement est moins coûteux dans certaines disciplines comme le tennis, le cyclisme, les arts martiaux... N'est-ce pas là une opportunité pour les pays les plus pauvres, et notamment la région qui nous intéresse, l'Afrique, qui permettrait de faire émerger des athlètes internationaux ?   Bon, on doit mettre le football dans une catégorie à part. On est tous contaminés par le football. Mais des sports moins coûteux, ça dépend de la vision que le pays projette vis-à-vis de son sport. Si notre vision est de tout faire pour être performant pour être vu à la CAN, éventuellement la Coupe du Monde, on maintient ce qu'on est en train de faire. Si notre vision c'est de faire participer un maximum de nos enfants à des activités sportives auxquelles ils vont prendre goût, qui va les maintenir en bonne santé, qui va leur donner peut-être des perspectives pour le 0,01 % qui entreront dans l'élite sportive, il faut adopter une autre approche. Encore une fois, ça dépend de ce que la société veut faire de son sport. Les pays scandinaves ne gagnent pas de médailles en masse, ils ont une philosophie politique sportive différente : c'est la participation qui prime. En Afrique, on veut une élite très vite, quel que soit le sport, mais on n'investit pas assez pour une participation à grande échelle. 

Audiocite.net - Livres audio gratuits
Livre audio gratuit : Violetta

Audiocite.net - Livres audio gratuits

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025


Rubrique:nouvelles Auteur: marcel-triaire Lecture: Daniel LuttringerDurée: 1h03min Fichier: 43 Mo Résumé du livre audio: "— Certainement, Violetta, les façons d'aimer varient à l'infini ; vous savez qu'il n'y a pas deux feuilles d'arbres qui soient exactement pareilles : de même, il n'y a pas deux cœurs d'hommes tout à fait identiques ; toutes les variétés d'amour s'y trouvent, avec toutes les nuances intermédiaires entre l'amour égoïste de ceux qui aiment en ne pensant qu'à eux-mêmes, jusqu'à l'amour dévouement de ceux qui aiment en ne pensant qu'à la femme aimée et qui sont prêts à tous les sacrifices sur un mot d'elle, sur un simple signe du petit doigt, pour satisfaire au plus capricieux de ses désirs…" Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

True Story
[CONTES & LEGENDES] Nicolas Flamel, l'alchimiste à l'origine de la vie éternelle

True Story

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 15:53


[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, cette semaine, découvrez une saison qui vous entraîne au cœur des contes et légendes. Cette semaine, plongez dans les mystères de Ragnar Lodbrok, de l'Homme au Masque de Fer, du monstre du Loch Ness, de Nicolas Flamel ou encore du Père Fouettard. Entre mythes, zones d'ombre et vérités oubliées, découvrez ces histoires qui défient le temps… et l'imagination. Nicolas Flamel, l'alchimiste à l'origine de la vie éternelle Plongez dans l'histoire d'un homme dont le mythe a parcouru les siècles. Vous avez peut-être déjà entendu son nom. Certainement dans la saga Harry Potter, le livre de JK Rowling. Dans les aventures du jeune sorcier, il est présenté comme l'inventeur de la pierre philosophale. Et dans la vraie vie ? Aussi ! Oui, car ce personnage a réellement existé dans la France du Moyen-âge. Son nom : Nicolas Flamel. Du Parisien dévot à ses secrets d'alchimiste les mieux gardés, découvrez son Fabuleux destin. Une production Bababam Originals Ecriture : Hélène Vézier Réalisation : Bababam Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

RTL Soir
Plus de cours "certainement jusqu'aux vacances de Noël" : faute de budget, l'académie de Reims vire 19 contractuels

RTL Soir

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 3:21


Dans l'académie de Reims, des lycéens et des collégiens sont, depuis ce lundi 1er décembre matin, privés de profs de maths ou de français. Pourquoi ? Le rectorat a fait le choix de faire quelques économies... en virant 19 contractuels.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

KITSCH ET NET
Episode 264: Emission du 17/11/2025

KITSCH ET NET

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 56:31


Brisez la glace et laissez parler votre enfance en nous écoutant cette semaine dans notre émission ! Nous recevons en effet pour la première fois une artiste à fleur de peau qui vous présente son nouvel album intitulé « Sous les pavés de mon enfance » : Armande Ferry-Wilczek… De poupées saturées en pluies qui font mal aux yeux, la Chanteuse, guitariste et violoncelliste vous montre l'étendue de sa créativité et de sa sensibilité dans ce second opus, produit et arrangé par un certain Antonio Placer, que nous connaissons bien… L'artiste espagnol, qu'elle connait depuis des années, n'a sans doute aidée à dévoiler son âme, qu'elle vous offrira toute entière à l'occasion d'un live… a capela ! Et dans notre vidéokitsch, nous battons le pavé pour aller bien plus loin encore : Nous parcourons en effet « A thousand miles » avec le tube de 2002 de Vanessa Carlton. Des kilomètres parcourus par la chanteuse américaine grâce à son piano ! Certainement à roulettes… Vous irez encore plus loin en nous écoutant toute cette semaine dans Kitsch et Net !

C'est dans ta nature
Les pigeons voyageurs, des oiseaux aux performances de haut niveau

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 2:29


Ces oiseaux parcourent plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre leur pigeonnier, à plus de 70km/h de moyenne. Leurs capacités d'orientation sont aussi exceptionnelles. « Voilà, c'est parti ! » Rémi Seimpère est colombophile, éleveur de pigeons voyageurs, et il vient de lâcher l'un de ses 130 oiseaux qui logent dans le pigeonnier situé au fond de son jardin de la banlieue sud de Paris. « C'est parti, il va faire son petit sport quotidien, et les autres ont compris que c'est l'heure du petit entraînement, donc ça va partir comme des fusées ! », s'exclame-t-il. Les pigeons trépignent dans le pigeonnier, agitent leurs ailes, jusqu'à ce que Rémi Seimpère ouvre la trappe. Alors les uns après les autres, à la queue leu leu, les oiseaux s'envolent dans le ciel. Sauf une femelle, qui préfère rester sur le toit de l'autre pigeonnier, celui où sont placés les mâles. « Elle a été séparée, il n'y a pas très longtemps, de son mâle qui se trouve dans le pigeonnier d'à côté. Elle a moins envie de voler que de rejoindre son conjoint », rigole Rémi Seimpère. Voyageur et sédentaire Les pigeons voyageurs, aux pattes beaucoup plus musclées que les pigeons biset – ceux qu'on rencontre en ville –, sont de véritables sportifs. À chaque course, l'oiseau est lâché loin de son pigeonnier, à 500, 600 ou même 1 000 kilomètres, et il rentre à toute vitesse, à 70 km/h au moins, avec des pointes qui peuvent atteindre les 120km/h pour les plus performants quand le vent est favorable.  C'est le paradoxe du pigeon voyageur, comme le souligne le colombophile : « Il est voyageur avant tout parce qu'il est sédentaire. Il est attaché à son pigeonnier. Il ne faut pas croire que le pigeon voyageur part de son pigeonnier, va quelque part et revient. Ce n'est pas un migrateur. » Mais comme les oiseaux migrateurs, le pigeon possède quelques qualités d'endurance et des capacités pour se repérer dans l'espace et s'orienter. Les sens de l'orientation Au-dessus de nos têtes, les pigeons libérés tout à l'heure continuent leur vol groupé. Ils se dégourdissent les ailes, et ça fait partie de leur entraînement. « Ils vont tourner autour de leur pigeonnier pendant 30, 40, 50 minutes, voire une heure, et c'est ainsi qu'ils repèrent les lieux autour de leur pigeonnier. Donc on peut supposer qu'ils ont une mémoire visuelle, détaille Rémi Seimpère. Ensuite, quand on les éloigne à un ou deux kilomètres, pour les premiers entraînements, on suppose qu'ils ont une bonne vue qui leur permet de revenir. Certainement qu'ensuite, ils repèrent les lieux par leur odorat, par d'autres moyens, avec des entraînements qui se déroulent à dix, vingt, trente ou cinquante kilomètres. Le pigeon s'oriente alors avec le champ magnétique terrestre, grâce à une sorte de boussole qui se trouve sous les narines. C'est le cumul de plusieurs sens qui leur permet de revenir chez eux. » Pigeons dopés Longtemps, dans l'armée, les pigeons voyageurs ont été utilisés pour transmettre des messages. Un pigeon héroïque avait même été décoré de la Croix de guerre 14-18. La technologie les a supplantés, mais la colombophilie perdure, avec 8 300 éleveurs en France. « Je compare souvent notre passion aux chevaux de course : le fait de faire de l'élevage, d'améliorer continuellement la race et de les faire participer à des concours ou des courses. » Mais la passion peut rendre fou. En 2020, un colombophile chinois a acheté un pigeon belge plus d'1,5 million d'euros. Et il y a même des cas de dopage, avec « de l'EPO, de la cortisone, des choses qui permettent au pigeon d'aller au-delà de ses capacités naturelles », regrette Rémi Seimpère. Si un jour, un pigeon remporte l'ascension de l'Alpe d'Huez à vélo, on se sera vraiment fait pigeonner ! À lire aussiInde: un pigeon voyageur, soupçonné d'être un «espion chinois», relâché après huit mois d'enquête

Invité Afrique
«Le régime algérien a montré aux opposants que nul n'est à l'abri d'une arrestation», estime Kamel Bencheikh

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 6:10


« Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie », a déclaré hier Emmanuel Macron, après la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal par les autorités algériennes. « Avec l'Algérie, le bras de fer ne fonctionne pas », a ajouté l'un des conseillers du Président français. Est-ce à dire que le départ du gouvernement français de Bruno Retailleau, qui prônait la fermeté avec Alger, a facilité les choses ? L'écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, qui est l'un des membres fondateurs du comité de soutien à Boualem Sansal, témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelle est votre réaction à la libération de Boualem Sansal ? Kamel Bencheikh : Vous vous doutez que je saute au plafond, que c'est une joie incommensurable. Lorsque je l'ai appris, d'abord, je ne m'y attendais pas du tout. Parce qu'on s'est attendu à sa libération pendant l'Aïd el-Kébir, puis pour le 5 juillet, fête de la libération de l'Algérie. On a été déçus et chat échaudé craint l'eau froide. Je ne m'y attendais pas et je n'espérais plus rien. Tout de même, il y a quelques jours, sur France Inter, le patron de la DGSE, les services français de renseignement extérieurs, Nicolas Lerner, déclarait : « Il y a des signaux venant d'Alger en faveur d'une reprise du dialogue. J'espère qu'il y aura libération de nos deux compatriotes, Boualem Sansal et Christophe Gleizes. » Je l'ai écouté et nous espérions tous. Mais connaissant le pouvoir d'Alger et le régime d'Alger, je me suis dit que, à moins qu'il soit grièvement malade, ils ne le lâcheront pas. Je pense que ce n'est pas un geste de clémence. C'est parce qu'il est malade qu'ils voulaient se débarrasser de lui. Apparemment, l'Allemagne et son président Frank-Walter Steinmeier ont joué un grand rôle, non ? Certainement. Parce que, entre l'Allemagne et l'Algérie, il y a des relations fortes dans le domaine économique. Il ne faut pas se le cacher, le président Abdelmadjid Tebboune a l'habitude d'aller se faire soigner en Allemagne. Il l'a fait l'année dernière et il y a deux ans. Cette médiation allemande, en aviez-vous déjà eu connaissance ces derniers mois ? Non, pas du tout. C'est une surprise pour moi. Sans être une surprise, parce que Boualem Sansal est très connu en Allemagne. Il a eu le Grand Prix des libraires allemands pour l'ensemble de son œuvre. Il avait l'habitude d'aller faire des conférences pour les ambassadeurs allemands à l'étranger. C'est là-bas qu'il a écrit son livre Gouverner au nom d'Allah. Il a été reçu deux ou trois fois par l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel. On peut donc imaginer qu'Emmanuel Macron a demandé à Frank-Walter Steinmeier de faire une démarche auprès d'Alger ? Je ne l'imagine pas et je n'imagine rien parce que maintenant que Boualem Sansal est arrivé à Berlin, tout le monde va dire : « C'est grâce à moi. » Moi, je ne le sais pas, je ne suis pas au courant. Tout ce que je sais, c'est qu'on a essayé de contacter la présidence française qui n'a jamais réagi. Que les deux filles de Boualem Sansal, Sabira et Naouel, ont écrit dans Le Figaro une lettre ouverte au président Macron à laquelle il n'a jamais répondu. Cela nous a déçu. Du côté des Français, on avait remarqué ces derniers mois qu'il y avait deux lignes sur la question algérienne : la ligne de fermeté, incarnée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau ; et la ligne modérée, incarnée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Avez-vous senti la même chose ? Bien évidemment. On dirait que ce sont des ministres des deux gouvernements différents. Jean-Noël Barrot en est même arrivé à taper sur le comité de soutien et en particulier sur Xavier Driencourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie, en le traitant de tous les noms et en le traitant de militant d'extrême droite. Alors que Bruno Retailleau tenait la ligne dure vis-à-vis de l'Algérie et je pense que l'Algérie l'a humilié. Ne serait-ce qu'en n'acceptant pas les obligations de quitter le territoire français (OQTF). N'est-ce pas le départ du gouvernement de Bruno Retailleau qui a facilité l'issue favorable à Boualem Sansal ? Je n'y crois pas. D'abord, c'est parce que le président allemand l'a demandé et l'Allemagne est un partenaire important pour l'Algérie. Deuxièmement, je suis sûr – on le saura dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours –, que les examens de santé que demandait Boualem Sansal devaient être faits en Occident. Je pense qu'ils ne pouvaient pas le laisser mourir chez eux parce que le monde entier aurait réagi. Donc, pour vous, le moment de la libération de Boualem Sansal, c'est d'abord un moment médical ? Médical, oui. Une année, cela suffit. En gardant Boualem Sansal pendant une année, le pouvoir algérien, le régime algérien, a montré non seulement au monde qu'il était « souverain », mais surtout aux opposants que nul n'est à l'abri d'une arrestation. Boualem Sansal n'était-il pas l'otage d'une crise politique entre Alger et Paris ? Sa libération n'est-elle pas le signe que cela va mieux entre les deux pays ? Ce n'est pas ma lecture. Ma lecture, c'est que Boualem Sansal a été arrêté parce que les islamistes se sont sentis forts en Algérie. Ils lui en voulaient terriblement. Le jour où il a dérapé, dans le média Frontières, en parlant des frontières algéro-marocaines, c'était l'occasion ou jamais pour obliger le président et le pouvoir algérien à l'arrêter. Tout de même, le président Abdelmadjid Tebboune n'envoie-t-il pas un message d'apaisement à Paris par l'intermédiaire de cette grâce à l'égard de Boualem Sansal ? Cela aurait été le cas s'il avait été libéré à la demande de Paris. Ce n'est pas le cas. Mais le résultat est le même. Le résultat est le même et nous sommes heureux. Boualem Sansal arrive en Allemagne et d'ici à quelques jours, il sera probablement parmi les siens, y compris en France ? Bien sûr, nous l'attendons de pied ferme. Mais je ne suis pas sûr que c'est pour faire plaisir au gouvernement français qu'il a été libéré. C'est même l'inverse. Ils ont résisté à toutes les demandes françaises pendant une année. Il y a Boualem Sansal et puis il y a un autre ressortissant français, le journaliste Christophe Gleizes, qui a été condamné au mois de juin dernier à sept ans de prison. Comment voyez-vous sa situation aujourd'hui ? Il faut absolument qu'il en sorte. Mais au-delà de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, il y a des centaines de prisonniers politiques qui sont dans les prisons algériennes. Maintenant que nous avons eu le bonheur d'avoir le retour de Boualem Sansal, il faudrait que nous ne lâchions pas concernant Christophe Gleizes. Il faut absolument que l'on commente, que l'on se batte pour qu'il nous revienne. Son procès en appel est prévu dans quelques semaines, début décembre, à Alger. Êtes-vous optimiste ? Je ne suis ni optimiste ni pessimiste parce que les réactions algériennes sont très improbables. C'est là où l'on verra justement si le pouvoir algérien veut faire plaisir à la France, puisque cela ne passera pas par l'Allemagne, cette fois-ci. Ce que vous dites, c'est qu'avec le sort à venir de Christophe Gleizes, on saura si, oui ou non, il y a un apaisement entre Alger et Paris ? C'est exactement ce que je veux dire. Mais en tout cas, ce que vous souhaitez, c'est la libération de Christophe Gleizes également. Oui, qu'il revienne vers sa famille, vers son pays, à son métier. À lire aussiLibération de Boualem Sansal par l'Algérie: la diplomatie française en question

RADIO MAMA
Métier ? Masseuse de chevaux de 5* (et tellement plus encore) ft Kelly HorseTouch

RADIO MAMA

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 39:23


Pour que les chevaux de grand prix brillent sur les plus belles pistes de 5*, ou que les chevaux de propriétaires puissent avoir un confort en plus, il existe des petites mains qui, loin des caméras, s'agitent, se posent sur les muscles, se couvrent d'argile, et lisent le corps de nos athlètes à 4 pieds pour qu'ils soient mieux que jamais dans leur corps. Olandais a adoré sa propre séance d'ailleurs. Mais vous pensez qu'aider des chevaux leur suffisent à ces mains là ? Certainement pas ! Elle change aussi la vie des toutous qui croisent son chemin, et même des humains ! J'ai eu la chance d'être soignée deux fois par ces fameuses mains pour deux massages lymphatiques, le dernier quand j'étais enceinte de Malo, et j'en garde un souvenir fou. Ces mains là, ce sont celles de Kelly, qui a déjà distribué plus de 8000 soins et massages aux chanceux qui comme moi ont pu la côtoyer !Parlons aujourd'hui de la vraie vie de celle qui dédie sa vie aux autres. Ici Mathilde, de Dance With Him, et Kelly de Kelly Horse Touch et vous écoutez Radio Mama.Mon Instagram : @dance_with_himL'Instagram de Kelly : @kellyhorsetouch Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Feuilleton
Voici Ylipe, le maître désinvolte des sentences piquantes

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later Sep 19, 2025 13:13


durée : 00:13:13 - Une histoire truculente - par : Ariel Wizman - "La vie n'a que deux bouts !", tel est l'aphorisme minimaliste du dessinateur et écrivain Ylipe. Y aurait-il besoin d'en dire plus ? Certainement sur le parcours de cette vie truculente. C'est une pensée qui s'annonce comme oisive et désinvolte, voici la biographie ylipienne de Philippe Labarthe. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Ariel Wizman Producteur de l'émission "Une Histoire Truculente" sur France Culture

Une histoire particulière, un récit documentaire
Voici Ylipe, le maître désinvolte des sentences piquantes

Une histoire particulière, un récit documentaire

Play Episode Listen Later Sep 19, 2025 13:13


durée : 00:13:13 - Une histoire truculente - par : Ariel Wizman - "La vie n'a que deux bouts !", tel est l'aphorisme minimaliste du dessinateur et écrivain Ylipe. Y aurait-il besoin d'en dire plus ? Certainement sur le parcours de cette vie truculente. C'est une pensée qui s'annonce comme oisive et désinvolte, voici la biographie ylipienne de Philippe Labarthe. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Ariel Wizman Producteur de l'émission "Une Histoire Truculente" sur France Culture

La marche du monde
Le procès Pétain de l'été 1945

La marche du monde

Play Episode Listen Later Jul 19, 2025 48:29


80 ans après la libération de la France, nous revisitons le procès historique du Maréchal Pétain lors de l'été 1945. « C'est un vrai procès, avec un vrai débat », déclare l'historien Julian Jackson dans les lieux même où il s'est déroulé, au sein du Palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité. Julian Jackson est spécialiste de l'histoire de France au XXème siècle et il nous propose de revivre le procès de l'ancien chef du gouvernement de Vichy, une expérience inédite enregistrée par RFI et partagée avec notre invité Denis Salas, président de l'Association française de l'Histoire de la justice et ancien juge. Revenons justement à l'Occupation de la France par les nazis et à cette photographie qui a tellement choqué les Français : le Maréchal Pétain, héros de la Première guerre mondiale, serrant la main de Hitler, le 24 Octobre 1940. Une photo symbole de la collaboration. C'est à la radio que le Maréchal Pétain explique alors son choix. « Français j'ai rencontré le Chancelier du Reich. Cette première rencontre entre le vainqueur et le vaincu marque le premier redressement de notre pays. C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. (…) L'armistice au demeurant n'est pas la paix (…) la France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur, du moins reste-t-elle souveraine. Cette politique est la mienne, mes ministres ne sont responsables que devant moi. C'est moi seul que l'Histoire jugera. » C'est également à la radio que Charles de Gaulle, Chef de la France libre a fait connaitre son choix. « Un jour, la France libérée punira les responsables de ces désastres et les artisans de sa servitude. » Comme l'avait déclaré le Général De Gaulle en 1940, il s'agit en 1945 de punir Pétain mais aussi de le juger. Le Maréchal Pétain s'est rendu à la France depuis la Suisse, fin Avril 1945 et que c'est en prison à Montrouge dans le sud de Paris, qu'il attend son procès. Un procès qui a lieu au sein de la première Chambre d'appel de la Cour de Paris du 23 juillet au 15 Août 1945. Et c'est dans cette même salle que Julian Jackson nous raconte les trois semaines du procès. Si la première semaine est marquée par le silence de Pétain, le grand évènement de la deuxième semaine, c'est l'arrivée de Pierre Laval. Joseph Kessel écrit sur « sa laideur fascinante, avec ses énormes oreilles et ses yeux reptiliens », il serait le mauvais génie de Pétain. Si l'accusation réclame la peine de mort, l'avocat principal Fernand Payen joue la carte de la sénilité tandis que le jeune et brillant Jacques Isorni, partage les valeurs de son client et met en scène une défense de rupture en assumant la collaboration de Vichy. Tous les protagonistes sont conscients que le verdict de la peine de mort sera commué en prison à vie. Mais ce procès pour l'Histoire écrit-il toute l'histoire de la collaboration de Vichy avec les nazis ? « Certainement pas, nous dit Denis Salas, il y a un moment de justice avec ce procès de 45, qui a été prolongé et complété par la suite par d'autres moments de justice (Entre 1987 et 1998, la justice française a jugé Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon) qui ont prouvé la participation active et déterminante du régime de Vichy à la déportation des juifs de France. À lire aussiProcès de Klaus Barbie: 30 ans après, les archives ouvertes aux chercheurs   À lire aussiL'Argentine retire à Maurice Papon une distinction reçue pendant la dictature À lire : Le procès Pétain. Vichy face à ses juges par Julian Jackson. À découvrir : Le site de l'association française pour l'Histoire de la justice présidée par Denis Salas.

Le Billet de François Morel
6. Le musée Grévin

Le Billet de François Morel

Play Episode Listen Later Jul 5, 2025 2:57


durée : 00:02:57 - Meuh - Est-ce une bonne idée d'aller au Musée Grévin avec Philippe ? Certainement plus que d'aller au salon de l'Agriculture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Ici c'est France Bleu Paris
"Chacun son stratagème pour tenir jusqu'à 3h du matin, mais ça vaut le coup" - 100% PSG, le billet

Ici c'est France Bleu Paris

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 3:35


durée : 00:03:35 - 100% PSG - Le billet - Certainement le match le plus compliqué à suivre de la saison. Le PSG affronte Botafogo la nuit prochaine à 3h du matin pour son 2e match de Coupe du Monde des clubs. Le match sera commenté sur ici Paris Ile de France et reste important pour la qualification en 8e de finale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Nicolas Canteloup - la revue de presque sur Europe 1
Jean-Luc Lemoine : «Une chronique ratée devant Constance est certainement le chemin le plus court pour arriver jusqu'à la DRH»

Nicolas Canteloup - la revue de presque sur Europe 1

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 5:39


Chaque jour, Jean-Luc Lemoine vous offre une session de rattrapage de tout ce qu'il ne fallait pas manquer dans les médias.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture médias - Philippe Vandel
Jean-Luc Lemoine : «Une chronique ratée devant Constance est certainement le chemin le plus court pour arriver jusqu'à la DRH»

Culture médias - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 5:39


Chaque jour, Jean-Luc Lemoine vous offre une session de rattrapage de tout ce qu'il ne fallait pas manquer dans les médias.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le débrief de Matthieu Noël
Jean-Luc Lemoine : «Une chronique ratée devant Constance est certainement le chemin le plus court pour arriver jusqu'à la DRH»

Le débrief de Matthieu Noël

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 5:39


Chaque jour, Jean-Luc Lemoine vous offre une session de rattrapage de tout ce qu'il ne fallait pas manquer dans les médias.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Travelling - La 1ere
Philadelphia, Jonathan Demme, 1993

Travelling - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 1, 2025 56:08


Philadelphia, de Jonathan Demme, sorti en 1993 est un film important. Car il traite de problématiques tragiques : le Sida, lʹhomophobie et lʹexclusion. On lʹa un peu oublié aujourdʹhui, mais dans les années 80 et 90, la communauté homosexuelle masculine, principalement, est atteinte dʹun mal mortifère qui emporte dans la tombe des centaines de jeunes gens. Mais lʹépidémie de Sida va sʹétendre et toucher dʹautres populations par le biais des transfusions sanguines. Il nʹen faut pas plus pour que la panique gagne tout le monde et que le virus progresse rapidement. Ce mal, on en parle tous les jours, à la radio, à la télévision, dans les journaux. Il faut du temps pour que lʹon comprenne comment le virus du Sida fonctionne et quʹon mette en place des campagnes dʹinformation, de prévention, tandis que la science progresse et propose des thérapies. Et cʹest dans ce climat délétère de peur, que Jonathan Demme, réalisateur multi oscarisé pour le Silence des Agneaux, tourne un film de procès qui traite, en sous-main du Sida, mais plus frontalement dʹexclusion. Philadelphia cʹest le premier film grand public qui traite de cette question. Et il va faire date. Certainement grâce aux performances de ses acteurs principaux, Tom Hanks et Denzel Washington, mais principalement grâce à un scénario, inspiré dʹune histoire vraie, un scénario bien ficelé signé Ron Nyswaner. Le film est bien accueilli par le public et la critique. Tom Hanks remporte son premier Oscar du meilleur acteur pour son rôle d'Andrew Beckett, Aujourdʹhui, dans Travelling, cʹest Philadelphia que nous regardons ensemble. Ne tardons pas trop, car le personnage joué par Tom Hanks se lance dans un contre-la-montre contre lʹinjustice dont il est victime. Il en sortira vainqueur avant dʹêtre emporté par la maladie. REFERENCES Philadelphia, un film de Jonathan Demme, notes de productions du film, Tristar, 1993 CBS This Morning interviews Bruce about his Grammy wins for "Philadelphia" on March 2, 1995. Interesting comments about the E Street Band. https://www.youtube.com/watch?v=W5OExj0BakE Duplex Tom Hanks : F2 Le Journal 20H - 04.09.1994 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab94081912/duplex-tom-hanks Jonathan Demme talks about the cultural context and ambitions of his 1993 film "Philadelphia" June 7th, 2006 https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=OJvEt5nb--8 Les chiffres du Sida en 2002, ONU Sida https://www.unaids.org/fr/resources/fact-sheet

Les Grandes Gueules
Maître Liénard, avocat du policier dans l'affaire Nahel : "C'est une décision politique pour que les banlieues ne flambent. C'était un tir légitime... s'il y avait procès, certainement pas pour intention homicide." - 05/03

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Mar 5, 2025 4:15


Aujourd'hui, Marie-Sophie Bufarull, Didier Giraud et Bruno Poncet débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Court N°1
L'effet-rétro - Épisode 35 : le hold-up de Jennifer Capriati face à Serena Williams en 2004 !

Court N°1

Play Episode Listen Later Feb 24, 2025 12:52


Court N°1 revient sur une rencontre qui s'est jouée lors de l'US Open 2004, un quart de finale du tableau féminin entre Serena Williams et Jennifer Capriati. Certainement le plus gros vol subi par Serena Williams. Souvenirs...

Revue de presse Afrique
À la Une: le risque d'embrasement dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2025 4:16


C'est une caricature publiée sur le site d'information congolais Actualité CD : on y voit un journaliste brandissant un micro devant un parterre d'hommes politiques et de représentants de la société civile à Kinshasa. Le journaliste les interpelle : « leaders d'opinion ! Un petit commentaire sur la révision ou changement de la Constitution ? » Tous les officiels veulent répondre en s'arrachant le micro : « moi, moi, moi », crient-ils. Et puis question suivante : « un commentaire sur la guerre qui a atteint Goma ? ». Et là, plus personne… Les officiels sont partis en courant…Et en effet, c'est la retenue qui domine à Kinshasa face à l'avancée des rebelles du M23 dans le Kivu. Les termes sont choisis. Les médias congolais, à l'instar du site 7 sur 7, parlent d' « incursion rwandaise à Goma », ou encore de « guerre d'agression ».Il faut dire que la situation est délicate. Le risque d'une extension du conflit est bien présent. C'est ce que souligne notamment Le Pays à Ouagadougou : « après le secrétaire général des Nations unies ce week-end qui disait craindre un embrasement régional du conflit en cours dans le Kivu avec l'ouverture possible de nouveaux théâtres de confrontation, c'est au tour du président du Burundi d'affirmer que la propension à l'extension transfrontalière de cette guerre est particulièrement grande, du fait de la situation volatile et explosive enregistrée, la semaine dernière, dans les deux extrémités du Kivu ».En effet, résume Jeune Afrique, « le président burundais, Évariste Ndayishimiye, a dit redouter que le conflit en RDC déclenche une guerre régionale. “Si ça continue comme ça, a-t-il déclaré, la guerre risque de se généraliser dans la région“. »Que veulent Makenga et Nanga ?La guerre dans quel but ? Quels sont les objectifs du M23 ?Le Monde Afrique brosse un long portrait du chef militaire de la rébellion, Sultani Makenga. C'est un « Tutsi dont une partie de la famille est originaire de la province du Masisi. (…) Ce “général“ discret a fait ses armes à l'ombre du président rwandais Paul Kagame et pris part à toutes les insurrections qui secouent l'est de la RDC depuis trente ans ».Dans une de ses rares interviews il y a deux ans, il déclarait, relève Le Monde Afrique : « nous avons choisi ce chemin parce que tout le reste a échoué. Nous avons au sommet de l'État des irresponsables, des bandits, des gens qui croient que le pays leur appartient ».Et Le Monde Afrique de s'interroger : « est-il un va-t-en-guerre piloté par Kigali et Kampala ? Un stratège militaire qui a su jouer un rôle dans toutes les rébellions congolaises ? Un opposant politique animé par la protection de sa communauté ? Peut-être un peu de tout cela à la fois ».Le quotidien Aujourd'hui au Burkina s'intéresse, lui, à Corneille Nanga, le président de l'AFC, l'Alliance fleuve Congo, alliée au M23. « Personne n'aurait parié en 2015, lorsque Corneille Nanga, président de la CENI congolaise proclamait les résultats des élections générales qu'une dizaine d'années plus tard, il se transformerait en rebelle, pour fonder l'Alliance fleuve Congo ? On ne sait pas ce qui s'est passé entre lui et Félix Tshisekedi mais à l'évidence, une brouille devenue rancune tenace est née entre les deux hommes. En tout cas, allié au M23, Corneille Nanga ne fait pas mystère de vouloir faire tomber Félix Tshisekedi ».Kagame dans le sillage de Poutine ?Pour le chercheur Thierry Vircoulon, interrogé par Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « Paul Kagamé semble dans un moment poutinien… (…) Le but immédiat du M23 (piloté par Kigali) est de forcer le gouvernement congolais à négocier. Mais une négociation pour quoi ? Certainement pas pour que le M23 puisse réintégrer l'armée congolaise comme cela avait été le cas après la crise de 2008, affirme Thierry Vircoulon. Une négociation entre le gouvernement congolais et le M23 viserait à conférer à ce mouvement armé le contrôle territorial d'une partie du Nord-Kivu a minima. Cela permettrait, précise le chercheur, l'officialisation des gains territoriaux du M23 depuis 2022 et équivaudrait à une annexion officieuse par le Rwanda. Le Nord-Kivu (ou en tout cas une partie de cette province) deviendrait ainsi un Donbass rwandais ».Et, souligne encore Thierry Vircoulon, « le renversement de Félix Tshisekedi n'est pas exclu dans cette stratégie si celui-ci continue à s'opposer à cette volonté d'annexion. Pour ce faire, Kigali semble avoir ressorti des poubelles de l'histoire la vieille stratégie du paravent politique congolais : l'Alliance du Fleuve Congo est le nouvel avatar du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (le RCD qui avait pris les armes contre le président congolais Laurent-Désiré Kabila à la fin des années 90).

Reportage International
Syrie: les combats entre forces armées kurdes et factions pro-turques inquiètent les civils

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 16, 2025 2:52


Dans le nord de la Syrie, les combats continuent entre les forces armées kurdes et les factions pro-turques de l'Armée nationale syrienne. L'objectif : récupérer la totalité de la poche kurde, contrôlée par les forces démocratiques syriennes. En début de semaine, Ankara, qui accuse les forces démocratiques syriennes d'avoir des liens avec les séparatistes armés kurdes sur son sol, a menacé de lancer une opération militaire. De notre envoyée spéciale à Manbij,Des soldats s'entassent à l'arrière d'une Toyota transformée en canon anti-aérien. La carrosserie est recouverte de poussière, les visages sont concentrés, les fusils AK-47 chargés. Ces combattants de l'Armée nationale syrienne quittent Manbij, dans le nord de la Syrie, pour lancer l'assaut quelques kilomètres plus à l'est, en direction du barrage de Tichrine. C'est là que les milices kurdes des Forces démocratiques syriennes tiennent leurs positions. Abou Jumaa, chef de faction, lance les dernières instructions à ses hommes : « Nous ne sommes pas d'ici, nous sommes d'Azaz, mais il est de notre devoir de libérer chaque centimètre carré de la Syrie ! Hier, nous avons libéré environ cinq villages, et y avons établi des positions. D'ici à quelques jours, nous parviendrons à traverser l'Euphrate et à pénétrer dans la zone kurde ! »Dans le ciel, des avions de reconnaissance font des allers-retours. Un soldat lève les yeux, s'amuse à compter les traces blanches. À qui appartiennent-ils ? « Certainement pas aux Turcs », avance Khalil Al-Wakaf, un chef de faction. Le dos tourné, des soldats moins gradés affirmeront l'inverse. À Manbij, l'intervention de la Turquie est visible dès l'arrivée. Des drapeaux turcs sont peints sur le béton des check-points.« Ça ne veut rien dire. C'est parce que nous avons dans nos rangs des combattants syriens d'origine turkmènes. Ils brandissent des drapeaux turcs, car ils aiment la Turquie. Mais c'est tout, cela ne veut rien dire de plus », appuie-t-il.À lire aussiSyrie: combats mortels entre forces kurdes et milices pro-turques, un accord trouvé entre les FDS et DamasDes tunnels sous-marins jusqu'au barrage de TishrineKhalil Al-Wakaf insiste surtout pour nous faire visiter les kilomètres de tunnels creusés par les combattants kurdes ces dernières années : « Il y a une ville entière sous la ville. Venez, regardez ! » Dans un hall d'entrée, le soldat ouvre une trappe, nous fait descendre à l'intérieur. Un trou béant, et à perte de vue, des dédales de sous-terrain.« La ville entière est truffée de tunnels. Nous n'avons pas eu le temps de tous les fouiller. Nous avons placé des gardes à chaque sortie, car vous savez, ces tunnels vont jusqu'au barrage de Tishreen, où se déroulent les combats. Les ennemis pourraient y entrer et venir jusqu'ici », précise Khalil Al-Wakaf.Sur des pierres, en kurde, ont été gravés les noms des rues où débouchent ces tunnels. Dans les murs creusés des cavités, des kilos de TNT y avaient été dissimulés. « Montre-lui la vidéo ! », clame un homme. Sur son téléphone, Khalil Al-Wakaf nous montre : des sacs entiers d'explosifs, fabriqués à la main.À lire aussiSyrie: à Abu Qilqil, les civils fuient les combats entre factions pro-turques et forces kurdesLes civils rêvent d'une paix À la sortie du tunnel, des habitants sont regroupés. Inquiets, ils craignent que les combats qui se tiennent sur le barrage de Tishreen ne reviennent jusqu'à Manbij. Mohammad, un berger du village, confie : « La situation est très instable, il y a encore des batailles et des affrontements partout. Nous avons peur. »Sur la route du village, quelques ambulances reviennent du front. Elles roulent à toute vitesse en direction de l'hôpital de Dar al Shift. « Il y a aussi eu des victimes civiles. Manbij est déjà une zone de front, une zone de guerre. Ces victimes sont arrivées jusqu'à cet hôpital et nous avons pu les prendre en charge. Ils ont été blessés car il y a eu deux attentats à la voiture piégée. Deux attentats... », lâche Taïsir Ahmed, le directeur.Depuis l'hôpital, on entend le son des bombes et des tirs. Ici, les civils ne rêvent que d'une chose : que cessent ces bruits sourd. Et que s'installe enfin la paix.À lire aussiLes Kurdes du nord-ouest syrien, perpétuels déplacés, presque oubliés

Les Grandes Gueules
16/01 – LES OFF DE LA PUB – Les « réclam' » de l'enfance des GG ! (Et elles vont certainement vous dire quelque chose…)

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jan 16, 2025 2:46


EXCLU PODCAST – Aujourd'hui, autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot : Barbara Lefebvre, Marie-Sophie Bufarulle et Frédéric Farah.

Invité Afrique
Serge Ekué (BOAD): «C'est nous qui payons le prix fort des changements climatiques, cette forme d'injustice doit cesser»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 19, 2024 8:04


« L'Afrique est le moteur de croissance du monde », affirme Serge Ekué, le président de la BOAD, la Banque Ouest-Africaine de Développement. Malgré les coups d'État de ces quatre dernières années, le grand banquier béninois reste donc très optimiste pour l'économie ouest-africaine. Mais est-il obligé d'emprunter à des taux d'intérêt plus élevés ? Et est-il déçu par le manque de solidarité internationale, notamment depuis la COP29 sur le climat ? En ligne de Lomé, où se trouve le siège de la BOAD, la Banque de développement des pays de l'UEMOA, Serge Ekué, qui préside également l'International Development Finance Club, L'IDFC, le club de 27 banques publiques de developpement, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Beaucoup d'Africains sont déçus par le résultat de la COP 29 sur le climat qui a débloqué quelque 300 milliards de dollars par an pour les pays du Sud à partir de 2035, alors qu'on en attendait le double. Est-ce que vous aussi vous êtes déçu ?Serge Ekué : En réalité, la conférence a fixé un objectif beaucoup plus ambitieux. Donc c'est quand même pas mal et je rappelle que cet objectif est de passer à 1300 milliards par an, d'ici 2035. Il s'agit là de combiner à la fois les contributions des secteurs publics et privés, ce qui est une nouveauté. Alors vous savez, je suis plutôt de nature optimiste et considère que le verre est à moitié plein. Mais la reconnaissance de la position des pays du Sud par les pays de Nord, c'est un pas important. Il s'agit maintenant de passer aux actes et d'aller beaucoup plus vite.Les pays du Nord refusent de donner plus si la Chine et les riches pays pétroliers du Golfe ne mettent pas aussi au pot. Et de fait, est ce que ces pays, qui sont devenus riches, ne sont pas devenus aussi de gros pollueurs et pourraient plus payer pour les pays du Sud ?Certainement. Vous savez, notre sujet il n'est pas tellement là, dans les pays du Sud. Notre sujet, c'est que le monde reconnaisse que c'est nous qui payons le prix des changements climatiques, le prix fort et cette forme d'injustice doit cesser.Parmi les futurs pays bénéficiaires de la finance-climat, est-ce que les pays les moins avancés ne risquent pas d'être les parents pauvres par rapport aux pays à revenu intermédiaire ?C'est le risque et en définitive, l'injustice la plus forte ici, c'est que les plus faibles paient le prix le plus élevé. Malheureusement, c'est ainsi. Et vous voyez, le positionnement de la Banque ouest-africaine de développement est précisément de lutter contre cette injustice là en se dotant des meilleurs moyens techniques et financiers possibles pour aider à faire en sorte que le gap de financement qui est absolument abyssal, et je pèse mes mots, que ce gap se réduise le plus rapidement possible.Donc, la Guinée-Bissau percevra moins que la Côte d'Ivoire ?Oui, oui, certainement, mais notre sujet, vous savez, c'est l'article 1 des statuts de la Banque qui stipule que nous devons travailler au développement équilibré de notre zone. Équilibré. C'est à dire que nous devons travailler à faire en sorte que ce soit l'Union qui gagne et pas un pays contre un autre.Et dans votre plan stratégique 2021-2025, ce que vous appelez « Joliba », est-ce qu'il y a un projet emblématique du côté des infrastructures en Afrique de l'Ouest ?Oui, parce que le corridor en fait partie, hein ! Le corridor Lagos-Dakar, en passant par Abidjan et cetera. Voilà, c'est un des projets. Mais je rappelle aussi que nous travaillons à faire vivre la solidarité entre nous et nous travaillons beaucoup aux projets régionaux. Je demeure optimiste parce que notre Afrique, et surtout notre sous-région en Afrique de l'Ouest ici, est en forte croissance. Une population jeune, dynamique. Les taux de croissance sont bons, donc nous avons la faiblesse de penser que nous sommes le moteur de croissance du monde. Le monde est vieillissant. L'Afrique, et singulièrement notre Afrique, avec un âge médian autour de 20 ans, donc nous pensons que la force de travail, le moteur de croissance du monde, c'est en Afrique de l'Ouest. Ceci est incontestable.Parmi les pays qui sont actionnaires dans votre banque, il y a le Mali, le Niger, le Burkina Faso. Est-ce que les coups d'État dans ces trois pays ont nui à votre image et ont affaibli votre notation internationale ?Alors ce que je peux vous dire, c'est que, au bout de 4 ans, je suis président de cette institution depuis 4 ans, vous aurez noté que l'agence internationale Moody vient de confirmer notre note B 2A 1 et vient de l'assortir d'une perspective stable. Nous avions une perspective négative et nous venons de passer à une perspective stable. Ce qui veut dire que notre structure, notre banque, a fait preuve de résilience, comme on dit en français moderne. Et réussit grâce à ses capacités, grâce à son énergie, grâce au leadership de ses dirigeants. Elle arrive à sortir son épingle du jeu. Bon, la tâche n'est pas facile, mais ça ne marche pas trop mal.Donc, vous n'êtes pas obligé d'emprunter à un taux d'intérêt supérieur à ce qu'il était auparavant ? Tout le monde emprunte à un taux supérieur. Mais la Banque est agile et nous savons nous adapter.Suite aux dernières tensions entre la Cédéao et les trois pays de l'Alliance des États du Sahel, est-ce que votre banque poursuit comme avant ses projets de développement au Mali, au Niger, au Burkina Faso, ou est-ce qu'elle est obligée de les réviser à la baisse ?Les pays que vous mentionnez sont actionnaires. Alors bien évidemment, on fait très attention. On est prudent dans la façon avec laquelle nous travaillons. Mais je vous le disais, notre Union est solide. L'Union économique et monétaire ouest-africaine est solide. Nous avons, je le rappelle, besoin de stabilité et vous savez, « l'argent n'aime pas le bruit », dit-on. Je suis assez d'accord avec cet adage.À lire aussiCOP29: 300 milliards de dollars d'aide en trompe-l'œil, dénoncent des ONG et des négociateurs

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Perceval Gaillard : Cyclone à Mayotte : «On est face à, certainement, la pire catastrophe naturelle de l'histoire récente de la France, le bilan va être terrible»

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later Dec 17, 2024 18:56


Tous les soirs, Pierre de Vilno reçoit un invité qui fait l'actualité politique. Ce soir, le député LFI de La Réunion, Perceval Gaillard qui reviendra notamment sur le déplacement controversé de François Bayrou à Pau plutôt que du côté de Mayotte complétement ravagé par le cyclone Chido.

C dans l'air
Bayrou face à sa première urgence...Mayotte - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 16, 2024 64:23


C dans l'air du 16 décembre - Bayrou face à sa première urgence...MayotteLes bidonvilles, qui représentent un tiers des logements, ont été entièrement détruits, des arbres et des poteaux électriques sont tombés à terre, la plupart des routes sont impraticables, les communications extrêmement difficiles, même les bâtiments en dur n'ont pas résisté aux vents jusqu'au centre de commandement de la préfecture dont le toit a été arraché ou l'hôpital qui est très endommagé. C'est un paysage cataclysmique qu'offre aujourd'hui Mayotte, le département français le plus pauvre, après le passage du cyclone Chido samedi. Depuis une course contre la montre s'est engagée pour venir en aide aux sinistrés de l'archipel français de l'océan Indien et pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres. Alors que les autorités craignent un bilan humain très lourd. "Certainement des centaines" voire "quelques milliers de morts" a déclaré dimanche le préfet de Mayotte. "Dans une préparation de crise, on essaie de faire tout ce qui est en notre possible. Si c'était à refaire, je referais encore plus, pour aller encore plus loin dans l'information", a ajouté le préfet François-Xavier Bieuville. "Dans les deux jours qui ont précédé, on a ouvert 120 centres, on a mis à l'abri à peu près 10.000 personnes. Nous ferions encore plus s'il le fallait, je pense que nous n'avons pas suffisamment fait ".Les ministres démissionnaires de l'Intérieur et des Outre-mer, Bruno Retailleau et François-Noël Buffet, sont arrivées sur place ce lundi, de même que leur collègue de la Francophonie Thani Mohamed-Soilihi, originaire de l'archipel. Par la voix de sa présidente Ursula von der Leyen, la Commission européenne s'est dit "prête à apporter du soutien dans les jours à venir".Sur l'archipel, l'eau manque déjà cruellement et la situation s'annonce critique. Un pont aérien a été mis en place depuis la Réunion pour acheminer des secours et du matériel. Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, qui enchaîne les réunions sur Mayotte et les consultations pour former son gouvernement, a affirmé "mobiliser l'ensemble des moyens" de l'Etat pour venir en aide aux habitants. Au moins 100 000 personnes se trouveraient sans toit, ni eau. Emmanuel Macron présidera ce soir à 18 heures une réunion sur Mayotte au centre de crise. L'Assemblée nationale de son côté va observer une minute de silence à 16 heures, en hommage aux victimes.Alors quelle est la situation à Mayotte ? Comment venir en aides aux sinistrés ? Traversé par des crises migratoires, sanitaires et sociales, comment cet archipel est-il devenu depuis des années un laboratoire aux politiques de gouvernement ? Enfin à quoi ressemblera le gouvernement de François Bayrou ? Les experts : - CHRISTOPHE BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - NATHALIE MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra- SELINE SOULA - Journaliste au pôle Outre-mer – France Télévisions- PATRICK COULOMBEL - Architecte – "Architectes de l'urgence" - DOMINIQUE VOYNET (en duplex) - Députée, ancienne directrice de l'agence régionalede santé de MayottePRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Vacarme - La 1ere
Les Échos de Vacarme - Parents au bord de la crise de nerfs

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 8, 2024 56:15


Parent, le plus beau métier du monde ? Certainement, mais aussi l'un des plus exigeants, ne serait-ce que parce que celui-ci ne s'arrête jamais. Et si on connaît bien désormais le burn-out au travail, il reste encore beaucoup de flou et de non-dits autour de l'épuisement au sein des familles. Peu diagnostiqué, peu reconnu, le burn-out parental existe pourtant et la Suisse fait partie des dix pays les plus touchés par ce phénomène. Environ 5% des parents seraient concernés. Encore largement chargées des tâches domestiques et du bon fonctionnement de la famille, les mères sont bien souvent en première ligne, mais les pères ne sont pas pour autant épargnés. Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Sandro Lisci Les invité.es: Isabelle Roskam Docteure en Sciences Psychologiques et professeure en psychologie du développement à l'Université de Louvain en Belgique. & Michel Bader Pédopsychiatre et psychiatre, privat-docent de la faculté de biologie et médecine de l'Université de Lausanne.

FC Stream Team
France - Israël, à qui la faute ? City peut-il survivre à Guardiola ? | FC Stream Team

FC Stream Team

Play Episode Listen Later Nov 15, 2024 45:33


Le France – Israël et le cas Guardiola sont au programme du FC Stream Team cette semaine avec Maxime Dupuis et Martin Mosnier.Dans le premier sujet, focus sur le match soporifique entre la France et Israël (0-0), disputé jeudi au Stade de France dans le cadre de la Ligue des Nations. Cette bouillie de match est-elle la faute des joueurs et du sélectionneur ? Un peu des deux selon nos journalistes. (08:42)Dans le deuxième sujet, ils s'interrogent sur le réservoir de l'équipe de France. Donne-t-on trop de responsabilité à de trop jeunes joueurs ? C'est possible car ni Warren Zaïre-Emery, ni Michael Olise n'ont encore les épaules pour porter les Bleus. (18:21)Enfin en Angleterre, Pep Guardiola pourrait faire ses valises en fin de saison. Pour Manchester City, cela serait un gros coup dur. Mais les Cityzens sauraient-ils s'en relever ? Certainement selon nos journalistes. (28:07)Bonne écoute !Présentation : Maxime DUPUIS et Martin MOSNIERGraphisme : Quentin GUICHARD (extraits en vidéo)Réalisation : Hadrien HIAULT Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nicolas Canteloup - la revue de presque sur Europe 1
Jean-Luc Lemoine : «S'il s'est jamais rien passé avec Monica Bellucci, c'est certainement parce que je l'intimidais»

Nicolas Canteloup - la revue de presque sur Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 13, 2024 5:06


Chaque jour, Jean-Luc Lemoine vous offre une session de rattrapage de tout ce qu'il ne fallait pas manquer dans les médias.

Invité Afrique
Îles Chagos: «C'est une avancée, mais il est exagéré de parler de grande victoire»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Oct 10, 2024 7:08


C'est un petit « tsunami » politique qui s'est produit, la semaine dernière, dans l'océan Indien. Le 3 octobre, la Grande-Bretagne a reconnu la souveraineté de l'île Maurice sur l'archipel des Chagos. Mais les Britanniques garderont pendant 99 ans la base militaire de Diego Garcia qu'ils partagent actuellement avec les Américains. Quelle est la portée de cet accord entre la Grande-Bretagne et Maurice ? Est-ce qu'il peut résonner jusqu'aux Comores et jusqu'à Madagascar ? À deux reprises, Jean-Claude de l'Estrac a été le ministre des Affaires étrangères de l'île Maurice. Il a également présidé le Comité parlementaire bipartisan de 1982 sur le sujet. En ligne de Port-Louis, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : « C'est un jour historique », a déclaré le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth, le 3 octobre dernier. Est-ce que vous êtes d'accord ? Jean-Claude de l'Estrac : Il exagère. Clairement, c'est une avancée. C'est un long combat qui a été mené depuis des décennies contre la Grande-Bretagne pour retrouver notre souveraineté. Le Premier ministre est en train d'en faire une victoire partisane. En réalité, plusieurs gouvernements depuis les années 1970, et les Chagossiens eux-mêmes, se sont mobilisés et ont participé à ce combat. Alors évidemment, retrouver notre souveraineté sur une partie de l'archipel des Chagos est une avancée. Mais il est exagéré de parler de grande victoire puisque, en définitive, sur l'île principale de l'archipel des Chagos qui est l'île de Diego Garcia, où se trouve la base anglo-américaine, nous retrouvons une souveraineté fictive et l'Angleterre va rester, va continuer à occuper l'île. Et même sa position est confortée parce que, en vérité, la Grande-Bretagne va jouir de droits souverains. C'est ce qui est prévu pendant 99 ans. Et encore, c'est une période initiale. Il est probable que ce sera renouvelé. Et contrairement à ce qui se dit là, les Chagossiens ne pourront pas être admis sur l'île de Diego Garcia.En ces temps de très graves crises internationales au Moyen-Orient, est-ce que vous êtes pour ou contre le maintien d'une base américaine à Diego Garcia ? Alors, je pense qu'effectivement les Américains peuvent rester à certaines conditions. Alors, le prétexte qui est aujourd'hui utilisé par les Américains pour maintenir la base, c'est l'arrivée des Chinois dans l'océan Indien. Alors, les Chinois sont effectivement présents aujourd'hui dans l'océan Indien et ils l'expliquent en disant « Écoutez, nous avons un commerce important par les routes de navigation de l'océan Indien et nous avons vocation à protéger nos intérêts ». Je ne crois pas que ce soit une menace véritable. Mais enfin, les Indiens, qui ont longtemps considéré que l'océan Indien était l'océan de l'Inde, considèrent l'arrivée des Chinois dans leur pré carré comme une intrusion. Donc, à partir de ce moment, effectivement, il y a maintenant le risque réel d'un affrontement entre l'Inde et la Chine. L'Inde, qui est maintenant un partenaire des Américains.Dans l'accord de la semaine dernière, les Britanniques s'engagent à vous verser de l'argent. Est-ce que vous ne pourriez pas louer au prix fort l'île de Diego Garcia aux Britanniques et aux Américains ? C'est sans doute ce qui est en train de se passer. Cela dit, je soupçonne un subterfuge américain, parce que là, je vois que dans l'accord et le traité qui est en train d'être négocié, les Américains se cachent derrière les Britanniques pour dire que ce sont les Britanniques qui vont payer ce loyer. C'est probablement un moyen pour essayer de diminuer les prétentions de compensation financière de Maurice. C'est une autre paire de manche si ce sont les Américains qui payent ou les Britanniques qui sont pratiquement en faillite. Donc je ne crois pas que ce sera une grosse manne.Après cet accord, l'Argentine demande à la Grande-Bretagne la restitution des Malouines. Il sera intéressant de voir si l'Espagne va demander la restitution de Gibraltar. Est-ce que ce n'est pas la preuve quand même que votre gouvernement a réussi un joli coup politique ? Oui, absolument. Alors tout ça repose sur une résolution de l'ONU qui a été votée dans les années 1960. C'est la résolution 1514 qui dit qu'une puissance coloniale n'a pas le droit de démembrer un territoire avant son accession à l'indépendance. Ce que nous avons obtenu finalement au bout d'un long combat, c'est le respect de cette résolution.Alors, vous citez cette résolution qui interdit le démembrement d'un territoire au moment de sa décolonisation. Est-ce que vous pensez que cet événement de la semaine dernière peut renforcer la position internationale des Comores face à la France dans le dossier de Mayotte ? Certainement, et peut-être même la position de Madagascar par rapport aux Îles Éparses. C'est le même principe qui devrait s'appliquer. Peut-être que les Comoriens devraient faire ce que Maurice a fait : internationaliser le problème. Pour l'instant, Comoriens et Français continuent à dire « bon, c'est un problème bilatéral », mais la solution est de plus en plus difficile, d'autant plus que la France aujourd'hui, par exemple, mène un combat pour faire admettre l'île excisée de Mayotte au sein de la Commission de l'Océan Indien. Ce à quoi les Comoriens objectent. Donc je pense que les Comoriens vont revenir à la charge.Et prendre exemple sur vous, sur Maurice ?Je pense, oui, devant les tribunaux internationaux, s'ils sont capables de le faire. Mais les Comores sont quand même assez dépendantes de la France.Sur le plan économique ?Sur le plan économique, oui. Ce qui n'était pas le cas de Maurice par rapport à la Grande-Bretagne.À lire aussiLe Royaume-Uni trouve un accord avec Maurice sur la souveraineté des îles Chagos et conserve sa base militaire

Les Grandes Gueules
Le tacle du jour - Emmanuel de Villiers : "Monsieur Jolly, c'est certainement un gentil garçon, mais il faut qu'il prenne des vacances. La cérémonie d'ouverture a été un tollé dans le monde entier. Thomas Jolly, ce n'est pas une pointur

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Sep 26, 2024 1:58


Aujourd'hui Johnny Blanc, Barbara Lefebvre et Frédéric Farah débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

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Presque certainement (Almost certain)

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Play Episode Listen Later Jun 10, 2024 3:00


Les bureaux de vote ont fermé au Mexique lors d'une élection qui devrait presque certainement voir la première femme présidente du pays être élue.Traduction :Polls have closed in Mexico in an election which is almost certain to see the country's first female president elected. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
PÉPITE - La ferme gigantesque de Yoann Riou

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 11, 2024 2:10


Vous ne le saviez peut-être pas, et nous non plus... Yoann Riou est passionné par les animaux. Certainement un "poil" trop... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur TL.fr et l'application RTL.