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Cette semaine, dans ce nouvel épisode, nous revenons sur le très attendu avant-projet de loi visant à transposer la directive européenne du 10 mai 2023 sur la transparence des rémunérations. Le 5 juin, le gouvernement a transmis au Conseil d'État une nouvelle version de ce texte. Également au menu : les congrès syndicaux. Christelle Thieffinne, secrétaire nationale de la CFE-CGC en charge de la protection sociale, a succédé cette semaine à François Hommeril à la tête de la confédération des cadres. En attendant le congrès de la CFDT de Bordeaux -du 22 au 26 juin prochain-, qui devrait adouber Marylise Léon, Christelle Thieffinne est, avec Sophie Binet fraichement réélue à la tête de la CGT, la troisième femme à piloter une confédération syndicale. Nous évoquons aussi le cinquième plan santé au travail (PST5) qui fixe les priorités de la politique nationale pour les cinq prochaines années. Et nous revenons pour notre chiffre de la semaine sur les nouvelles projections établies par le Conseil d'orientation des retraites (COR).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:08:40 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel - Laurent Berger, Directeur de l'institut mutualiste pour l'environnement et la solidarité de Crédit Mutuel Alliance Fédérale et ancien secrétaire général de la CFDT, assure qu'il ne sera pas candidat à l'élection de 2027, alors qu'il est souvent présenté comme un recours possible à gauche. - invités : Laurent Berger Ex- secrétaire général de la CFDT, directeur de l'Institut mutualiste pour l'Environnement et la Solidarité Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:08:40 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel - Laurent Berger, Directeur de l'institut mutualiste pour l'environnement et la solidarité de Crédit Mutuel Alliance Fédérale et ancien secrétaire général de la CFDT, assure qu'il ne sera pas candidat à l'élection de 2027, alors qu'il est souvent présenté comme un recours possible à gauche. - invités : Laurent Berger Ex- secrétaire général de la CFDT, directeur de l'Institut mutualiste pour l'Environnement et la Solidarité Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
What if healing, growth, and clarity didn't require you to relive your past—but instead focused on strengthening your brain for the future?In this episode, Jen Beyst shares her journey from personal challenges to co-founding the Cognitive Function Development Institute, a groundbreaking organization bringing Cognitive Function Development Therapy (CFDT) to individuals and professionals across the country.CFDT is a neuroscience-based modality designed to improve cognitive function, emotional regulation, and overall quality of life by targeting neural pathways and promoting neuroplasticity.Jen opens up about:• What makes this approach different from traditional therapy• How brain-based work can create measurable, lasting change• The impact she's seeing in individuals, families, and professionals• And what it looks like to build something meaningful from lived experienceIf you've ever wondered what's possible when we truly understand the brain—this episode will spark something in you.
durée : 00:20:11 - Le journal de 18h00 - La CFDT a mis Uber Eats et Deliveroo en demeure. Le syndicat les interpelle sur leur algorithme et sur l'opacité des décisions qui concernent les livreurs. La CFDT leur donne six mois pour faire la lumière sur leurs pratiques. - réalisation : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:11 - Les journaux de France Culture - La CFDT a mis Uber Eats et Deliveroo en demeure. Le syndicat les interpelle sur leur algorithme et sur l'opacité des décisions qui concernent les livreurs. La CFDT leur donne six mois pour faire la lumière sur leurs pratiques. - réalisation : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est une vague de plans sociaux enclenchée aux États-Unis et qui commence à toucher la France : chez Seb, chez Renault, dans le secteur bancaire.... Partout, la même raison invoquée : l'irruption de l'intelligence artificielle. 5 millions d'emplois français seraient menacés dans les 5 prochaines années… On a longtemps cru que la technologie remplacerait d'abord les tâches manuelles, répétitives, peu qualifiées ; mais avec l'IA le choc est ailleurs. Alors faut-il craindre la “job apocalypse” des cadres et des cols blancs que certains prophétisent ? Nous allons en débattre ce mercredi 6 mai 2026 avec nos invités :- Olivier BABEAU, Économiste, essayiste, président du think tank Institut Sapiens, auteur du livre Ne faites plus d'études (éd. Buchet Chastel, 16 octobre 2025)- Axelle ARQUIE, économiste au CEPII, co-fondatrice de l'Observatoire des Emplois Menacés et Émergents- Olivier SIBONY, Professeur à HEC Paris, spécialiste de la prise de décision stratégique, co-auteur avec Eric Hazan de « Faut-il encore décider ? » (Flammarion, février 2026)- Dominique MÉDA, Professeure de sociologie à l'université Paris-Dauphine, philosophe, autrice de “Le Travail” aux éditions les Grands Mots / Autrement (4 mars 2026)- Luc MATHIEU, secrétaire national CFDT, en charge notamment des questions liées au numérique- Jacques POMMERAUD, PDG d'Inetum, entreprise de services numériques (ESN) implantée dans 19 pays et regroupant 26 000 collaborateurs, travaillant sur un projet de jumeau numérique
Camille Peugny est sociologue et auteur du livre Le triomphe des égoïsmes. Il y a des chercheurs qui vous donnent des concepts nouveaux pour regarder ce que vous voyez déjà tous les jours, et Camille est clairement de ceux-là.Dans cet épisode, nous parlons de la différence entre individualisme et égoïsme, et pourquoi cette distinction change tout. L'individualisme, ça fait un siècle que les sciences sociales le documentent. L'égoïsme, c'est autre chose : c'est la croyance que les individus sont seuls responsables de leur parcours, de leur succès comme de leur échec. Et quand cette croyance se diffuse à grande échelle parmi les classes moyennes supérieures, elle devient une contrainte sociale qui nuit à la cohésion de tout le pays.J'ai questionné Camille sur comment on en est arrivé là, sur le rôle du capitalisme de plateforme dans la marchandisation du lien social, sur la conscience sociale triangulaire qui pousse les classes populaires à voter contre leurs propres intérêts, sur les femmes de ménage contraintes de devenir les auto-entrepreneuses de leur propre précarité, et sur la bombe à retardement des héritages qui va creuser un fossé béant entre ceux qui maîtrisent l'avenir et les autres.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est que Camille ne fait pas de la sociologie pour accabler les gens. Il fait de la sociologie pour rappeler une évidence qu'on a collectivement perdu de vue : on est membre d'un tout, et nos actes ont des conséquences sur les autres.Citations marquantes"Quand l'État social se retire, ce qui reste des relations sociales, c'est l'égoïsme comme contrainte sociale généralisée.""Ces classes populaires sont contraintes de devenir les auto-entrepreneuses de leur propre précarité.""Je suis égoïste lorsque j'agis en pensant uniquement à mon intérêt, en sachant pertinemment que cela détériore la situation d'autres personnes, et je l'assume au nom d'une croyance en mon mérite individuel.""On veut tous un village autour de soi, mais pas grand monde veut être un villageois.""Il manque un discours politique crédible qui parvient à articuler les différentes demandes qui s'expriment dans la société française vers un autre horizon que celui de cette compétition acharnée, permanente."Idées centrales discutées L'égoïsme n'est pas moral, il est sociologique L'égoïsme n'est pas une question de mauvaises personnes. C'est une contrainte que la société fabrique à travers la concurrence généralisée. On est tous tour à tour altruistes et égoïstes selon les circonstances. Ce qui a changé, c'est le système qui pousse structurellement vers l'un des deux. Pourquoi ça compte : ça déplace la responsabilité de l'individu vers le système, ce qui change radicalement la façon dont on peut agir. Timestamp approximatif : 00:05:20 à 00:06:30La marchandisation du lien social On a financiarisé des gestes qui créaient du ciment social : aller chercher quelqu'un à l'aéroport, déménager ensemble, garder les enfants d'un voisin. En monétisant ces moments, on a supprimé les occasions de se sentir interdépendants. L'État-providence a joué le même rôle paradoxal : en nous protégeant, il nous a permis de nous émanciper des solidarités traditionnelles. Pourquoi ça compte : on ne voit pas que ce qu'on appelle "liberté" est parfois la destruction silencieuse du tissu social. Timestamp approximatif : 00:10:20 à 00:14:00Le virage à droite des classes moyennes supérieures Il y a 40 ans, les cadres votaient plutôt à gauche parce qu'ils venaient des classes populaires. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus issus de classes moyennes supérieures et ont intégré le logiciel néolibéral : mérite individuel, responsabilité personnelle, concurrence. 60 % des cadres expliquent désormais les inégalités par le mérite individuel, contre une majorité qui les attribuait aux hasards de la naissance il y a quinze ans. Pourquoi ça compte : ce glissement idéologique a des conséquences électorales directes et durables. Timestamp approximatif : 00:30:00 à 00:34:00La conscience sociale triangulaire Avant, les classes populaires voyaient le monde en deux blocs : "nous les petits" contre "eux les riches". Aujourd'hui la vision est devenue ternaire : il y a un troisième pôle, "eux les assistés", qui polarise la colère vers le bas plutôt que vers le haut. C'est ce qui explique en partie le vote RN parmi des gens qui ne sont pas les premiers bénéficiaires du programme. Pourquoi ça compte : comprendre ce mécanisme est indispensable pour comprendre la politique française actuelle. Timestamp approximatif : 00:35:00 à 00:37:00La bombe des héritages D'ici 2035, 9000 milliards d'euros vont être transmis en France par les premières générations du baby-boom. Couplé à une polarisation du marché du travail entre emplois très qualifiés et emplois précaires, et à un marché immobilier inaccessible sans apport familial, cela va creuser une fracture massive entre héritiers et non-héritiers. Ce n'est pas seulement une question d'argent : c'est une question de qui peut se projeter dans l'avenir et qui vit dans l'angoisse du lendemain. Pourquoi ça compte : la prochaine grande ligne de fracture sociale ne sera pas le diplôme, ce sera l'héritage. Timestamp approximatif : 00:57:37 à 01:01:00Questions posées dans l'interviewParmi tous les sujets possibles en sociologie, pourquoi avoir choisi l'égoïsme ?Est-ce que tu te considères toi-même comme un égoïste ?Comment définir concrètement l'égoïsme pour quelqu'un qui se dit très généreux ?Est-ce qu'on peut être égoïste sans le savoir ? Commander sur Uber Eats sans penser au livreur sous la pluie, c'est de l'égoïsme ?On veut tous un village, mais personne ne veut être villageois : est-ce qu'on n'a pas simplement marchandisé le lien social ?Quelle est la vraie différence entre individualisme et égoïsme ?Pourquoi te concentres-tu sur les classes moyennes supérieures plutôt que sur les 1 % les plus riches ?Est-ce que tu as observé des différences selon le genre ou selon l'âge dans les comportements égoïstes ?Pour les classes populaires, cet égoïsme est-il une résignation ou une rationalité de survie ?Comment fait-on machine arrière, individuellement et collectivement ?Références citées dans l'épisodeOuvrages et auteursLe triomphe des égoïsmes de Camille Peugny (l'invité) — livre au cœur de l'épisodeÉmile Durkheim — cité pour sa théorisation sociologique de l'altruisme et du suicide altruiste (00:03:30)Alexis de Tocqueville — cité pour son concept d'individualisme lié à la démocratie (00:04:10)Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale (1995) — cité pour sa réflexion sur le retrait de l'État social et le "struggle for life" (00:13:30)Olivier Schwartz — cité pour le concept de "conscience sociale triangulaire" (00:35:50)Zeeman (sociologue allemand du tournant du XXe siècle) — cité pour son analyse des classes moyennes comme vecteur de diffusion des valeurs (00:28:30)Scarlett Saldmann — citée pour le concept de "tournant personnel du capitalisme" (00:39:20)Pierre Bourdieu — cité pour son analyse des élites entre grand patron et intellectuel (00:48:40)Nicolas Dubout — cité pour son livre sur la différence entre classes populaires (angoisse du lendemain) et héritiers (maîtrise de l'avenir) (01:06:40)Mélanie Prouvée (nom cité avec doute) — citée pour un livre récent sur la fiscalité des héritages (01:02:20)Entrez rêveurs, sortez managez — livre sur les écoles de commerce, auteur journaliste (00:37:50)Zoé Boucherie — doctorante citée pour ses travaux sur le rapport au risque climatique des classes supérieures (00:16:30)Luc Ruban — politiste cité pour une enquête montrant que 20 % des enseignants votent RN (00:48:50)Références politiques et économiquesFondation Jean Jaurès — source du chiffre de 9000 milliards d'euros d'héritages d'ici 2035 (00:57:50)INSEE, enquête emploi — source des données sur l'origine sociale des classes moyennes supérieures (00:32:50)Législatives françaises de 2024 / dissolution — cité pour illustrer le glissement idéologique des élites économiques (00:50:40)Antoine Fouché — invité précédent du podcast, cité pour ses analyses sur l'immobilier et la fiscalité (00:34:20) Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00:00 - Introduction Présentation de l'épisode et de Camille Peugny, sociologue auteur du Triomphe des égoïsmes.00:01:45 - Pourquoi l'égoïsme plutôt que l'individualisme ? Camille explique pourquoi le concept d'individualisme ne suffisait plus pour décrire ce qu'il observait dans la société française. L'égoïsme est un mot moralement chargé, mais Durkheim l'a déjà fait avec l'altruisme. Ce qui change ici, c'est l'idée que les comportements égoïstes ne font pas que se replier sur soi : ils agissent activement sur la société.00:05:20 - "Est-ce que tu es toi-même un égoïste ?" Réponse désarmante : on est tous tour à tour altruistes ou égoïstes. Ce qui compte, c'est que la société fabrique de l'égoïsme via la concurrence généralisée. Le sous-titre du livre "une nouvelle contrainte sociale" est là pour ça.00:08:00 - La définition précise de l'égoïsme Une phrase courte et tranchante : agir en pensant uniquement à son intérêt en sachant que ça détériore le sort d'autrui, et l'assumer au nom d'une croyance en son mérite individuel.00:10:20 - On a marchandisé le lien social L'exemple de l'aéroport, du déménagement, de la nounou : on a financiarisé des gestes qui créaient de l'interdépendance. Réponse de Camille via Robert Castel : l'État-providence lui-même a été un vecteur d'individualisation paradoxal.00:16:00 - Le déni climatique des classes supérieures Elles ne nient pas le problème. Elles le lisent à travers le logiciel néolibéral : tri des déchets, vélo, "le progrès technique va nous sauver". Pas de remise en cause systémique.00:27:10 - Pourquoi les classes moyennes supérieures sont au cœur du livre Elles diffusent les valeurs, elles votent plus que les autres, et leurs attitudes ont radicalement changé en 40 ans. De gauche héritée à droite assumée.00:33:55 - Le virage à droite des cadres : 4 raisons Première raison : leur origine sociale s'est élevée, elles ont perdu le souvenir des valeurs populaires. Deuxième raison : les écoles de commerce diffusent un logiciel individualisant. Troisième raison : le monde du travail s'est individualisé (compétences, coaching, entrepreneuriat de soi).00:35:00 - La conscience sociale triangulaire Le concept d'Olivier Schwartz : avant "nous" contre "eux les riches", aujourd'hui "nous", "eux les riches" ET "eux les assistés". Ce troisième pôle capte la colère et oriente le vote vers le bas plutôt que vers le haut. C'est redoutable.00:41:30 - Les classes populaires, auto-entrepreneuses de leur précarité L'exemple des femmes de ménage : carrières entières faites de petits jobs précaires, travail non déclaré, calculs de court terme qui se retournent contre elles à la retraite. Ce n'est pas de la paresse, c'est de la survie.00:46:20 - Les jeunes sont-ils vraiment plus individualistes ? Non. Les données ne montrent pas de clivage entre jeunes et vieux, mais entre diplômés et non-diplômés. Un jeune cadre de 23 ans ressemble plus à un cadre de 50 ans qu'à un jeune décrocheur de son âge.00:53:50 - L'enquête sur les femmes de ménage Une commande syndicale de la CFDT pour comprendre pourquoi l'action collective est si difficile dans ce secteur. Surprise : ces femmes ne veulent pas de plannings complets 35h. Elles préfèrent gérer elles-mêmes, à court terme. Elles se vivent comme leur propre patronne. Et elles finissent au minimum vieillesse.00:58:45 - 9000 milliards d'euros d'héritages d'ici 2035 Le chiffre qui fait froid dans le dos. Couplé à la polarisation de l'emploi et au marché immobilier inaccessible, c'est une fracture béante entre ceux qui héritent et les autres. Une "usine à frustrations, à ressentiments et à colère profonde."01:07:00 - Ce qui donne envie du futur Réponse sincère et un peu hésitante de Camille : les générations futures sont plus éduquées, plus exigeantes. La matière sociale est malléable. Le Covid a prouvé qu'on peut applaudir des éboueurs. Rien n'est jamais écrit. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf) Vlan #28 Créer un mouvement communautaire mondial à partir d'un hashtag avec Youmna ChamCham (https://audmns.com/OZTndPj) L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul (https://audmns.com/ntXDwdf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:06 - Marylise Léon était l'invitée du "8h30 franceinfo", vendredi 1er mai 2026. - réalisation : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La guerre en Iran entre dans sa 10e semaine et si le cessez-le-feu est toujours en vigueur, c'est toujours l'impasse sur le plan diplomatique. Conséquence, pointe le Guardian à Londres, « les marchés pétroliers sont fébriles » et le prix du pétrole n'en finit plus de grimper… Les marchés pétroliers ont été secoués par les dernières déclarations de Donald Trump, qui « semble déterminé à maintenir le blocus des ports iraniens par la marine américaine pendant plusieurs mois. » D'après le blog spécialisé, Oxford Economics, cité par le Guardian, « si la situation actuelle de blocage dans le détroit d'Ormuz se poursuit, les prix du pétrole pourraient monter jusqu'à 190 dollars d'ici le mois d'août. » Le Guardian qui cite également l'économiste Paul Krug, ancien chroniqueur du New York Times, selon lequel « une récession mondiale généralisée est plus que probable si le détroit reste fermé pendant trois mois de plus, ce qui semble tout à fait possible ». « Les craintes d'un blocus prolongé (donc) poussent les prix », constate Le Figaro à Paris. Le baril de Brent s'envole à près de 125 dollars. Les géants du pétrole : grands gagnants de la guerre… Et c'est dans ce contexte que les profits des grands pétroliers atteignent des niveaux record… On reste avec Le Figaro qui constate que « gagner beaucoup d'argent en profitant de l'envolée des prix du pétrole, consécutive à la guerre dans le golfe Persique, devient vite un sujet polémique. C'est ce qu'expérimente TotalEnergies, avec des profits qui frôlent les 5 milliards de dollars. Et toutes les "majors" du pétrole sont dans le même cas. » Résultat, pointe le journal, « l'éventualité d'une surtaxation de ces bénéfices est immédiatement revenue dans le débat public. » « TotalEnergies grand vainqueur de la guerre », s'exclame Libération. Et « la question de la taxation des superprofits du pétrole est revenue comme un boomerang. » Total va-t-il mettre la main au portefeuille ? Rien n'est moins sûr…, répond Libé. « Une taxe au niveau européen sur les superprofits du pétrole et du gaz avait été instaurée en 2022-2023 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie et avait rapporté 28 milliards d'euros à l'échelle de l'Union pour contribuer à un "bouclier énergétique", rappelle le journal. Mais pour l'heure, l'initiative est au point mort, constate Libération, la France, qui protège TotalEnergies ne s'y est pas associée. (…) Le gouvernement préfère pour l'heure privilégier la piste moins douloureuse pour Total consistant à encadrer les marges réalisées par les distributeurs de carburant au-delà de 1,71 euro le litre. Le décret "est prêt" a fait savoir Matignon en précisant que la question de le mettre en application n'était “pas tranchée“. » Bref, aucune aide à attendre pour l'instant pour les millions d'automobilistes qui peinent à faire le plein… Un 1er-Mai discret ? Demain 1er-Mai : va-t-on assister à une vague de mécontentement en France ? Entre la crise des carburants, le possible retour de l'inflation, la stagnation des salaires… Non, répond Le Monde : « Il y a peu de chances de voir des millions de personnes nourrir les cortèges de travailleurs, demain vendredi. (…) Le ressentiment reste encore relativement feutré » En fait, explique dans les colonnes du journal, Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, « il y a une forme d'immobilisme et d'attentisme car la campagne présidentielle va bientôt démarrer et les Français se disent qu'ils y verront plus clair. » Récemment, une étude menée par Ipsos, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès, toujours dans Le Monde, indiquait « un profond désir de changement, qui a progressé depuis les débuts du second quinquennat d'Emmanuel Macron. La moitié des Français estimant qu'il faut "réformer en profondeur" la société française, et un quart souhaitant la "transformer radicalement". (…) Quant à savoir dans quel sens va ce souhait de renouveau, cette étude dessine le portrait de Français soucieux, dans cet ordre de priorité, de leur système de santé, de leur pouvoir d'achat, de leurs écoles, de leur sécurité mais aussi de la dette de leur pays, de l'attractivité de son économie, de la maîtrise de l'immigration et de la place de la France dans le monde. Autant de questions, conclut Le Monde, loin des caricatures, auxquelles la campagne présidentielle devra tâcher d'apporter des réponses. »
L'émission 28 minutes du 24/04/2026 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Jean Quatremer, journaliste, spécialiste des questions européennes, Flora Ghebali, essayiste, militante pour la transition écologiste, Paul Melun essayiste et écrivain ainsi que la dessinatrice de presse Marie Morelle. Le “PS nouveau” est arrivé : une révolution uniquement dans les mots ? Le Parti socialiste a dévoilé cette semaine “Vivre libre”, un manifeste destiné à redéfinir le socialisme du 21e siècle au travers de plusieurs mesures. Il entend dépasser la social-démocratie au cœur de son ADN.. En mettant la liberté au cœur du projet, le parti se réapproprie notamment une notion jusqu'ici associée à la droite. 90 milliards pour l'Ukraine : un soutien massif avant une entrée dans l'UE ? Le 23 avril, l'Union européenne a débloqué un prêt de 90 milliards d'euros pour l'c, après le retrait du veto hongrois. Le Conseil européen a également adopté de nouvelles sanctions contre la Russie. Dans le même temps, il a pourtant réautorisé l'acheminement du pétrole russe vers Budapest via un oléoduc qui traverse l'Ukraine. Nous recevons Florence Tissot, commissaire de l'exposition “Marilyn Monroe”, à La Cinémathèque, une rétrospective consacrée à cette icône du cinéma à Paris jusqu'au 24 mai. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, affirme que “considérer que l'économie passe avant tout, c'est du cynisme” au regard du rapprochement entre le patronat et le Rassemblement national. Le président du Medef, Patrick Martin, explique que l'organisation patronale doit discuter avec tous les partis politiques représentés au Parlement. C'est le duel de la semaine de Frédéric Says. Le biopic “Michael”, sur Michael Jackson, sorti en salles cette semaine, est déjà sous le feu des critiques . Accusé d'être une “hagiographie ratée”, le film passe sous silence les accusations de pédocriminalité qui ont pesé sur le chanteur. C'est le “Point Com” de Marjorie Adelson. Une enquête du magazine américain “The Atlantic” affirme que Kash Patel, directeur du FBI, a des comportements problématiques au travail couplés à de l'alcoolisme. C'est l'histoire de la semaine de Alix Van Pée. Enfin, ne manquez pas la Une internationale sur la journaliste Amal Khalil, tuée par une frappe israélienne au Sud du Liban, les photos de la semaine sélectionnées par nos invités ainsi qu'En Théorie d'Aurore Vincenti sur le droit d'être nu chez soi et ses limites. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 avril 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
durée : 00:03:04 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - En France, le déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef a suscité l'indignation, entre autres, de la CFDT, qui dénonce une "banalisation du Rassemblement national". Mais qu'en est-il ailleurs en Europe ? Existe-t-il chez nos voisins un "cordon sanitaire" pour isoler l'extrême-droite ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:59 - Les interviews d'Inter - par : Alexandra Bensaid - Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l'invitée de Questions politiques ce dimanche. Une émission présentée par Alexandra Bensaid avec Alix Bouilhaguet (France Télévisions) et Françoise Fressoz (Le Monde). - réalisation : Amaury Bocher, Fabienne Le Moal - invités : Marylise Léon Secrétaire générale de la CFDT Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:59 - Questions politiques - par : Alexandra Bensaid - Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l'invitée de Questions politiques ce dimanche. Une émission présentée par Alexandra Bensaid avec Alix Bouilhaguet (France Télévisions) et Françoise Fressoz (Le Monde). - réalisation : Amaury Bocher, Fabienne Le Moal - invités : Marylise Léon Secrétaire générale de la CFDT Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:02 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Le Cese s'est prononcé en faveur de la dépénalisation des tests ADN à visée généalogique. Chaque année, environ 150 000 Français y auraient déjà recours malgré l'interdiction. Entre quête des origines et risques liés aux données génétiques, le débat est désormais pleinement relancé. - réalisation : Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Amaury Bocher, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Catherine Bourgain Chargée de recherche en génétique humaine et statistiques à l'Inserm, Catherine Pajares y Sanchez Membre du CESE et secrétaire Fédérale à la CFDT, Arthur Kermalvezen Auteur, figure de la lutte contre l'anonymat des dons de sperme Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous vous proposons cette semaine de revenir sur l'adoption par les députés, le 7 avril, du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Nous revenons aussi sur l'adoption par le Sénat de la proposition de loi facilitant le déblocage de l'épargne salariale. Notre « focus texte » porte sur un accord signé par le cabinet de conseils et d'audit Deloitte et ses syndicats CFDT et CFE-CGC sur l'accompagnement des salariés proches aidants. Enfin, notre chiffre de la semaine est issu de l'étude Ifop/Licra publiée le 9 avril sur l'état des lieux des racismes en France.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Flambée du prix des carburants : prolongation des aides, chômage partiel... les aides ciblées suffisent-elles pour soutenir les salariés confrontés à la hausse du prix de l'essence ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l'invitée de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 31 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire de l'émission : Accord entre la CFDT et le patronat sur la réduction des indemnités de chômage en cas de rupture conventionnelle, avec un accompagnement renforcé pour favoriser le retour à l'emploi.Lancement d'une campagne de sensibilisation sur le passage obligatoire à la facturation électronique pour toutes les entreprises assujetties à la TVA d'ici 2027, dans le but de lutter contre la fraude.Négociations tendues entre producteurs et distributeurs de la grande distribution pour fixer les prix de vente avant la fin du mois de février, avec un focus sur la répartition des marges.Prévisions du FMI d'une croissance de 2,6% aux États-Unis en 2026, malgré les tensions commerciales, grâce notamment aux politiques industrielles mises en place sous l'ère Biden.Révélation d'une contamination massive aux polluants éternels (PFAS) dans l'est de la France, suite à l'épandage de boues industrielles sur des terres agricoles pendant des décennies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:19:37 - L'invité de 8h20 - Les invitées du Grand Entretien par Marion L'Hour et Ali Baddou est Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT et Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés, ils sont tous deux membres du Pacte du Pouvoir de Vivre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:10:25 - L'Invité d'On n'arrête pas l'éco - Transformations imposées par l'intelligence artificielle, polémique sur le 1er-Mai, dégradation du marché de l'emploi... Questions ce samedi à Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, sur l'avenir du travail. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:45:00 - On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid - Ce samedi, focus sur l'avenir du travail. Entretien avec Marylise Léon, reportage sur l'impact de l'IA et détour par Pékin où les robots humanoïdes gagnent du terrain... Mais d'abord, retour en débat sur une semaine tendue. Face à Trump, quelles cartes économiques les Européens peuvent-ils abattre ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Des barricades de 68 aux premiers feux fictionnels Dans cette nouvelle affaire confiée à notre agence de détectives littéraires, la principale suspecte se nomme Dominique Manotti, 83 ans, alias « la mamie rouge du roman noir ». Une multirécidiviste en activité depuis 1995, avec à son actif treize romans violents, rapides comme une balle et froids comme un flingue, salués par la critique, traduits en allemand, en anglais, en grec ou – plus louche – en russe. L'une des (trop) rares femmes du polar français des trente dernières années, qui publia son premier bouquin aux éditions du Seuil… à 52 piges ! Quels sont les secrets de cette fille de la bourgeoisie parisienne, de cette agrégée d'histoire économique aux fortes convictions marxistes anticoloniales, militante pour l'indépendance de l'Algérie ou le droit à l'avortement, cette lanceuse de pavés en mai 68 qui apprit à écrire dans « Les cahiers de mai » avant de devenir syndicaliste CFDT ? Faut-il retourner tous les tiroirs de son bureau pour comprendre comment elle s'engagea en littérature après avoir lu LA Confidential de James Ellroy ? De quelle manière a-t-elle taillé son premier diamant noir : Sombre Sentier, centré sur sa plus grande victoire syndicale dans les coulisses des ateliers textiles clandestins du centre de Paname, vendu à dix mille exemplaires et marqué par le coquin Théo Daquin, son célèbre commissaire gay à « belle gueule carrée », un poulet « chaud lapin » qui fait l'amour à ses indics et dont les bureaux se situent… passage du Désir ? C'est l'objet du premier volet de cette garde-à-vue sans menottes qui entend faire toute la lumière sur le dossier Manotti. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of, l'humoriste fait face à Marylise Léon, Sébastien Boueilh ou encore Michel Picon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of, l'humoriste fait face à Marylise Léon, Sébastien Boueilh ou encore Michel Picon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:08 - 8h30 franceinfo - La secrétaire générale de la CFDT était l'invitée d'Agathe Lambret et Paul Larrouturou. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
C dans l'air du 4 décembre 2025 - Qui peut encore sauver le budget... et Lecornu ? Il ne reste plus que quelques jours aux députés pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi 9 décembre. Le Premier ministre a redit hier qu'il n'utiliserait pas le 49.3 pour le faire passer et a estimé possible de « trouver une zone d'atterrissage […] autour de 20 milliards d'euros de déficit ». Mais les discussions se tendent à l'Assemblée nationale, et Sébastien Lecornu a annulé l'intégralité de ses rendez-vous de la journée, notamment avec la CGT et la CFDT, pour se consacrer « aux débats parlementaires sur le PLFSS ».Beaucoup de tensions se cristallisent autour de la suspension de la réforme des retraites et de l'augmentation de la CSG sur le capital, un point qui doit être examiné ce jeudi par les députés. Le débat promet d'être explosif. Le PS en fait un point clé pour voter le PLFSS (ce qui n'est pas encore acquis), tandis que Les Républicains (LR) et Horizons ne veulent pas en entendre parler. Édouard Philippe et ses troupes ont menacé ces dernières heures de ne pas voter le PLFSS si ces « irritants » restent dans le texte. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le patron de Renaissance : Gabriel Attal a appelé le fondateur d'Horizons à garder « son sang-froid » et ses « nerfs solides ». « Dans la période où l'air de la vie politique est devenu totalement irrespirable […], on a besoin de points de repère (…) Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté à destination de son prédécesseur à Matignon.Le socle commun, sur lequel s'appuie Sébastien Lecornu et qui va de Renaissance à LR en passant par le MoDem et Horizons, se fracture alors que, chez LR, à l'approche des municipales, la tentation d'une alliance avec l'extrême droite gagne du terrain. Invité de la matinale de TF1 mercredi, Laurent Wauquiez a expliqué la ligne de son parti si jamais le candidat LR n'était pas présent au second tour : « Nous appellerons à voter tout sauf LFI. Cela veut dire voter blanc, cela veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti. Tout sauf LFI, je ne peux pas être plus clair », a déclaré le président des députés LR. Et, dans certaines communes, certains franchissent le pas dès le premier tour. Ainsi, à Bourg-en-Bresse, des élus d'opposition Les Républicains ont décidé de se ranger derrière le candidat Reconquête pour constituer une liste commune.Alors, un compromis est-il possible sur le budget de la Sécurité sociale ? Édouard Philippe veut-il faire tomber le gouvernement Lecornu ? Quelle est la position du parti LR vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Enfin, après trois ans au pouvoir, quel est le bilan de la politique de Giorgia Meloni ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE - Éditorialiste politique - Le Point - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaises
[SPONSORISÉ] Il est un peu plus de 14 heures, ce lundi 17 décembre 2012. Auffargis, petite commune des Yvelines, est plongée dans un climat anxiogène. Les forces de l'ordre s'y sont abattues comme une brume sèche sur un versant de montagne. La presse va bientôt se faire l'écho d'une agression barbare affreuse, celle de Maureen Kearney, responsable syndicale de la CFDT, élue en 2004 secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Un fait-divers bien vite transformé en affaire d'État tentaculaire, touchant à l'espionnage industriel, à la Chine, au nucléaire.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Il est un peu plus de 14 heures, ce lundi 17 décembre 2012. Auffargis, petite commune des Yvelines, est plongée dans un climat anxiogène. Les forces de l'ordre s'y sont abattues comme une brume sèche sur un versant de montagne. La presse va bientôt se faire l'écho d'une agression barbare affreuse, celle de Maureen Kearney, responsable syndicale de la CFDT, élue en 2004 secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Un fait-divers bien vite transformé en affaire d'État tentaculaire, touchant à l'espionnage industriel, à la Chine, au nucléaire.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Il est un peu plus de 14 heures, ce lundi 17 décembre 2012. Auffargis, petite commune des Yvelines, est plongée dans un climat anxiogène. Les forces de l'ordre s'y sont abattues comme une brume sèche sur un versant de montagne. La presse va bientôt se faire l'écho d'une agression barbare affreuse, celle de Maureen Kearney, responsable syndicale de la CFDT, élue en 2004 secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Un fait-divers bien vite transformé en affaire d'État tentaculaire, touchant à l'espionnage industriel, à la Chine, au nucléaire.Maureen Kearney est l'une des dernières survivantes de cette ère, témoin de cette industrie opaque, dangereuse. Le 15 mai 2017, à l'ouverture de son procès, elle se présente devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Versailles, déterminée à s'exprimer. Elle se dit innocente des charges menées à son égard, répète avoir été violemment agressée le 17 décembre 2012. Dès l'exposé des faits, la présidente dégaine, rapporte les doutes des enquêteurs.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Il est un peu plus de 14 heures, ce lundi 17 décembre 2012. Auffargis, petite commune des Yvelines, est plongée dans un climat anxiogène. Les forces de l'ordre s'y sont abattues comme une brume sèche sur un versant de montagne. La presse va bientôt se faire l'écho d'une agression barbare affreuse, celle de Maureen Kearney, responsable syndicale de la CFDT, élue en 2004 secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Un fait-divers bien vite transformé en affaire d'État tentaculaire, touchant à l'espionnage industriel, à la Chine, au nucléaire.Maureen Kearney ouvre les yeux. Elle est assise sur une chaise, pieds et mains ligotés, bouche couverte, le tout avec du scotch. Le pan de sa robe est relevé, ses collants baissés dévoilent la lame d'un couteau en céramique, dont le manche est inséré dans son vagin. Son ventre a été tailladé, des plaies ensanglantées forment la lettre « A ».Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Il est un peu plus de 14 heures, ce lundi 17 décembre 2012. Auffargis, petite commune des Yvelines, est plongée dans un climat anxiogène. Les forces de l'ordre s'y sont abattues comme une brume sèche sur un versant de montagne. La presse va bientôt se faire l'écho d'une agression barbare affreuse, celle de Maureen Kearney, responsable syndicale de la CFDT, élue en 2004 secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Un fait-divers bien vite transformé en affaire d'État tentaculaire, touchant à l'espionnage industriel, à la Chine, au nucléaire.Au cœur de la tourmente, il y a cette femme, rapidement évacuée d'Auffargis en ambulance. Une frange de cheveux blonds tombe comme un rideau juste au-dessus de ses yeux bleus, protégés derrière des lunettes. Aux pompiers, aux infirmiers, aux gendarmes qui essaient de lui parler, elle répond par bribes, à la fois consciente et ailleurs, en état de sidération. Elle dit qu'elle a des blancs dans la tête, des trous dans sa mémoire. Elle était seule chez elle, il était six ou sept heures du matin, son mari était déjà parti travailler. Elle se préparait dans la salle de bain, une silhouette a surgi dans son dos, lui a recouvert la tête avec un bonnet, avant de lui infliger les pires sévices. A-t-elle la moindre idée de qui a pu lui faire ça ? Elle réfléchit, puisacquiesce. Oui, elle a son idée.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 novembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd'hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L'historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s'inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l'IFOP pour L'Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d'avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l'eurodéputé au second tour du scrutin face à l'extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».Quoiqu'invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L'Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l'ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.L'ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLEEntre embellies et tensions, la relation entre la France et l'Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l'Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d'accords économiques. Ce fut le début d'une des crises diplomatiques les plus graves depuis l'indépendance en 1962.Après plus d'un an de cette crise émaillée par l'arrestation à Alger en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d'engager une politique de détente avec l'Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d'Algériens en situation irrégulière.Le Premier ministre français a regretté le vote par l'Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d'un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s'est toutefois dit favorable à une renégociation de l'accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l'indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.Si l'heure semble à la décrispation, cependant, l'historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT. - Tous les matins à 7h40, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.
La CGT, la CFDT, FO... Tous ces syndicats qui défendent les droits des travailleurs en bataillant face au patronat ont régulièrement recours à quelque chose qui remonte à l'Égypte antique : la grève. En effet, si nous les Français avons la réputation d'être les champions de la manifestation, ce n'est pourtant pas nous qui l'avons inventé... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 16 octobre 2025 avec Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.L'Assemblée nationale a rejeté aujourd'hui les motions de censure déposées contre le gouvernement, laissant ainsi sa chance au Premier ministre Sébastien Lecornu. Mardi, dans sa déclaration de politique générale lue à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu avait annoncé la suspension de la réforme des retraites « jusqu'à l'élection présidentielle ». Il s'agit d'une concession importante qui a donc permis au Premier ministre d'écarter, au moins pour un temps, le spectre d'une censure. 3,5 millions de Français sont directement concernés par cette suspension.La secrétaire générale de la Cfdt, Marylise Léon, a salué le lendemain une "victoire collective". De son côté, la CGT s'est montrée plus prudente, en insistant sur l'objectif de l'abrogation de la réforme de 2023. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, appelle aujourd'hui à la "mobilisation" contre le projet de budget pour 2026, indiquant que celle-ci commencerait "dès le 6 novembre prochain" avec une journée d'action des retraités. "Ce budget est très dangereux. Il faut absolument le modifier en profondeur", a estimé la leader de la CGT sur France 2.Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, est notre invitée. Elle réagira au rejet des motions de censure contre le gouvernement Lecornu 2, et à la suspension de la réforme des retraites. Elle reviendra également avec nous sur le budget 2026, et sur la future conférence sur les retraites et le travail, que Sébastien Lecornu appelle de ses voeux.
C dans l'air l'invité du 15 octobre 2025 avec Olivier Blanchard, professeur émérite au MIT (Boston) et à la Paris School of economics, ancien économiste en chef du FMI.Sébastien Lecornu a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron. Lors de sa déclaration de politique générale, il a proposé la suspension de la réforme des retraites «jusqu'à l'élection présidentielle» de 2027, qui portera sur la mesure d'âge et la durée de cotisation, comme demandé par le PS, et proposé une conférence sociale sur «les retraites et le travail». «Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028, comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028», a indiqué le Premier ministre. Selon Sébastien Lecornu, «le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et de 1,8 milliard d'euros en 2027». Il a affirmé que «cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de Français».La réforme «devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économies» et ne pourra «pas se faire au prix d'un déficit accru», a toutefois prévenu Sébastien Lecornu, qui a souligné sa volonté de préserver «la crédibilité de notre pays» aux yeux des «prêteurs sur les marchés financiers».Olivier Blanchard, ancien économiste en chef du FMI et professeur émérite au MIT, à Boston, et à la Paris School of economics, est notre invité. Il réagira à la suspension de la réforme des retraites, et analysera les conséquences pour le déficit, alors que le FMI annonce une prévision de croissance de 0,7% pour la France en 2025. Il nous donnera aussi ses préconisations en terme de justice fiscale et de taxation des plus riches, le jour où le socialiste Olivier Faure annonce qu'il souhaite proposer la taxe Zucman sous forme d'amendement au budget.
durée : 00:39:42 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Alors que Sébastien Lecornu a annoncé hier la suspension de la réforme des retraites jusqu'aux élections présidentielles de 2027, nous recevons ce matin l'un de ses plus fervents opposants. Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, nous présente les mois de lutte contre la réforme. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Laurent Berger Ex- secrétaire général de la CFDT, directeur de l'Institut mutualiste pour l'Environnement et la Solidarité
durée : 00:10:06 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est notre invitée à 7h50, au lendemain de l'annonce de la suspension de la réforme des retraites par Sébastien Lecornu. Elle salue une victoire, qui va permettre selon elle "une nouvelle réforme", mais veut rester vigilante sur l'austérité à venir. - invités : Marylise Léon - Marylise Léon : Secrétaire générale de la CFDT Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Sébastien Lecornu ha riportato ordine all'Assemblea nazionale, ottenendo un risultato politico significativo in tre mosse: ha ridato centralità al Parlamento, annunciato un'imposta eccezionale sui grandi patrimoni e promesso la sospensione della riforma delle pensioni fino al 2028, quindi dopo le presidenziali. Lecornu ha garantito che non ci sarà alcun aumento dell'età pensionabile né della durata dei contributi fino a gennaio 2028, come richiesto dalla CFDT. La sospensione costerà 400 milioni di euro nel 2027 e interesserà 3,5 milioni di francesi, ma sarà compensata da risparmi per evitare un aumento del deficit.Ha inoltre proposto un contributo eccezionale sui grandi patrimoni per finanziare investimenti strategici e aumenti fiscali mirati per alcune grandi imprese, con l'obiettivo di redistribuire meglio il carico fiscale. Lecornu ha anche ribadito il ruolo centrale del Parlamento, rinunciando al ricorso all'articolo 49.3 della Costituzione e invitando le opposizioni a partecipare alla discussione su bilancio e riforme. Ne parliamo con Marc Lazar, titolare della cattedra Relazioni italo-francesi per l'Europa alla Luiss e Professore di Storia Politica e Sociologia, direttore del Centro di Storia di Sciences Po a Parigi, Presidente del Comitato Scientifico della stessa università.La Cina impone tasse portuali alle navi UsaLa Cina ha introdotto un nuovo regime di tasse portuali speciali per le navi di proprietà o gestite da imprese, organizzazioni e individui statunitensi, in risposta a misure analoghe adottate dagli Stati Uniti. Le tariffe partono da 400 yuan per tonnellata netta e aumenteranno progressivamente fino a 1.120 yuan nel 2028. La misura riguarda anche navi battenti bandiera americana, costruite negli Usa o controllate da entità con partecipazione statunitense superiore al 25%.Si tratta di una mossa speculare a quella di Washington, che ha imposto restrizioni al settore navale e cantieristico cinese. Pechino accusa gli Stati Uniti di violare gli accordi commerciali e di danneggiare gli interessi cinesi. Un portavoce del ministero del Commercio ha dichiarato che la Cina è pronta a "combattere fino alla fine" nella guerra commerciale, pur restando disponibile al dialogo. Interviene Patrizio Bianchi, Professore Emerito di Economia, Cattedra Unesco "Educazione, Crescita e Uguaglianza", Università degli Studi di Ferrara.Istat: in povertà assoluta 5,7 milioni di persone, in gran parte stranieriSecondo l'Istat, nel 2024 oltre 2,2 milioni di famiglie italiane (8,4% del totale) vivono in povertà assoluta, per un totale di 5,7 milioni di individui, pari al 9,8% dei residenti. I valori restano stabili rispetto al 2023. La povertà colpisce soprattutto le famiglie con componenti stranieri: l'incidenza è del 30,4% se c'è almeno uno straniero, e del 35,2% se tutti i membri sono stranieri, contro il 6,2% delle famiglie composte solo da italiani.Il Mezzogiorno registra i livelli più alti di povertà (10,5%), seguito dal Nord-Ovest (8,1%) e dal Nord-Est (7,6%), mentre il Centro resta l'area con i valori più bassi (6,5%). Aumenta la povertà nelle Isole, passata dal 11,9% al 13,4%. Nei comuni piccoli non periferici delle aree metropolitane l'incidenza è più elevata (8,9%), mentre nelle grandi città scende leggermente. Tuttavia, al Sud e al Nord sono proprio i centri metropolitani a registrare i tassi più alti. Commentiamo il tutto con Massimo Baldini, docente di Scienza delle Finanze presso l'Università di Modena e Reggio Emilia.
durée : 00:20:20 - Journal de 12h30 - Près de 250 cortèges sont prévus dans tout le pays lors de cette deuxième journée convoquée par l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires).
C dans l'air du 1er octobre 2025 - Lecornu : pas de gouvernement et déjà un test dans la rueÀ peine nommé et déjà menacé. Alors qu'il devrait annoncer son nouveau gouvernement en fin de semaine, le Premier ministre Sébastien Lecornu voit peser sur lui la menace de la censure à deux semaines de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi finances. Ces derniers jours, le nouveau locataire de Matignon a reçu les principales formations politiques, dont les socialistes avec qui il espère pactiser en vue d'éviter la censure. Pourtant, le représentant du PS est ressorti déçu des premières négociations. Vendredi, Sébastien Lecornu a confirmé dans le Parisien avoir écarté l'idée d'une taxe Zucman, le retour de l'Impôt sur la fortune ou la suspension de la réforme des retraites. "Si rien ne change, le résultat est déjà connu. Il y aura une censure, donc ce gouvernement tombera et il y aura vraisemblablement une dissolution", menace Olivier Faure, tandis que les députés Renaissance, dirigés par Gabriel Attal préparent déjà des élections législatives anticipées. Reste qu'il faut ménager le socle commun. Lundi, Sébastien Lecornu a dit que son futur gouvernement ferait des "propositions" de baisse d'impôts "notamment en faveur du travail".Dans l'attente d'une possible censure, les syndicats ne relâchent pas la pression et se préparent à une forte mobilisation jeudi, deux semaines après une première réussie (500 000 manifestants le 18 septembre). Les revendications des 8 organisations syndicales demeurent les mêmes : abandon du plan d'austérité de 44 milliards d'euros, suppression du report de l'âge à la retraite à 64 ans ou encore une meilleure justice fiscale. Parmi les principales figures de proue de ce mouvement, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binnet, mais aussi celle de la CFDT, Marylise Léon, réputée comme à l'écoute et mosdérée.Quand 68 % des Français se montrent favorables à la taxe Zucman, réclamée par la gauche, un homme s'y oppose. Entrepreneur ultralibéral, co-fondateur de la licorne Ledger, Eric Larchevêque veut alerter sur ce qu'il considère comme une mesure absurde. Selon lui, la plupart des entrepreneurs dont le patrimoine est composé d'actions, "c'est‑à‑dire en grande partie virtuel", seront incapables de payer cette taxe. Plus globalement, il estime que taxer davantage les riches ne changerait rien, car "la dette est colossale" et qu'un tel impôt ne ferait que fuir les chefs d'entreprises français.Sébastien Lecornu peut-il réussir à négocier un pacte de non censure avec la gauche ? Les syndicats peuvent-ils mettre davantage la pression sur le Premier ministre grâce à la mobilisation de demain ? Et pourquoi les entrepreneurs s'opposent à la taxe Zucman ?LES EXPERTS :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Mathilde SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - Le Point- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP
C dans l'air l'invitée du 30 septembre 2025 avec Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT.L'intersyndicale, qui espère faire aussi bien que le 18 septembre, appelle à une nouvelle journée de manifestations jeudi pour maintenir la pression sur Sébastien Lecornu, qui a refusé de suspendre la réforme des retraites mais s'est dit "ouvert" sur la justice fiscale. Le nouveau Premier ministre, qui n'a toujours pas de gouvernement et cherche un compromis pour faire adopter son budget, a assuré à ses alliés lundi qu'il ferait des "propositions" de baisse d'impôts "notamment en faveur du travail".Il a également demandé à ses soutiens d'être "ouverts au débat sur la justice fiscale" et à un "juste partage de l'effort de redressement des finances publiques" mais "dans la limite de ne pas abîmer croissance et emploi". Vendredi soir, il s'était dit contre la suspension de la réforme des retraites d'Elisabeth Borne adoptée sans vote en 2023, a écarté tout retour de l'impôt sur la fortune et avoué ne pas croire que la taxe Zucman soit "la bonne réponse" pour redresser les finances publiques.Un revers pour l'intersyndicale, qui réclamait l'abandon de plusieurs mesures : le "doublement des franchises médicales, l'année blanche (...), la suppression de 3.000 postes de fonctionnaires et la réforme de l'assurance chômage", ainsi que le "recul de l'âge légal de départ" à 64 ans. Pour la CFDT, le compte n'y est pas", avait assuré Marylise Léon à la sortie d'une rencontre à Matignon avec Sébastien Lecornu la semaine dernière.Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est notre invitée. Elle nous dira quelles sont ses attentes dans le cadre des négociations avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. Elle nous donnera son sentiment sur la tournure des négociations, et nous éclairera sur les attentes de son syndicat. Suspension de la réforme des retraites, de la réforme de l'assurance chômage, taxation des plus riches, hausse du pouvoir d'achat...A deux jours de la mobilisation du 2 octobre, elle nous dira ce qu'elle attend de ce bras de fer, qui se jouera en partie dans la rue.
durée : 00:19:38 - Journal de 18h - La mise en garde de François Bayrou avant le vote de confiance à l'Assemblée : les députés ont 13 jours pour "dire s'ils se placent du côté du chaos ou de la responsabilité". C'est un Premier ministre en sursis qui s'est présenté aujourd'hui devant l'université d'été de la CFDT.
C dans l'air l'invité du 11 août 2025 avec Nicolas Bouzou, économiste, directeur du cabinet d'analyses AsterèsEmission présentée par Salhia BrakhliaDans des lettres adressées vendredi aux partenaires sociaux, le Premier ministre a précisé les contours des économies visées pour 2026, avec deux chantiers : la suppression de deux jours fériés et une nouvelle réforme de l'assurance chômage. Pour les jours fériés, il s'agirait du lundi de Pâques et du 8 mai, comme annoncé le 15 juillet lors d'une conférence de presse sur le budget 2026. Les salariés travailleraient ces deux jours sans hausse de rémunération, afin de rapporter 4,2 milliards d'euros supplémentaires à l'État.Sur sa chaîne YouTube, il y a quelques jours, François Bayrou estimait que la suppression de deux jours fériés constituait « un effort acceptable » pour aider le pays à surmonter ses difficultés. Cette mesure intervient alors que, selon Eurostat, les Français travaillent déjà plus que la moyenne européenne. Les professionnels du tourisme redoutent une baisse de consommation et de fréquentation, avec un impact direct sur leur chiffre d'affaires.En parallèle, l'exécutif veut durcir dès 2026 les règles d'indemnisation du chômage pour réaliser "2 à 2,5 milliards d'euros" d'économies par an en moyenne entre 2026 et 2029, puis "a minima 4 milliards d'euros" à partir de 2030. Deux paramètres seraient modifiés : la durée minimale de travail requise et la période de référence d'affiliation, moins de six mois après l'entrée en vigueur de la dernière convention d'assurance chômage.Dans un communiqué commun publié le 9 août, la CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC dénoncent un « saccage inadmissible » et « une attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses » en plein été. Les syndicats se retrouveront le 1er septembre pour préparer une mobilisation, tandis qu'à gauche comme au Rassemblement national, plusieurs voix menacent de censurer le gouvernement.Nicolas Bouzou, économiste et directeur du cabinet Asterès, fera le point sur la suppression de deux jours fériés et la réforme de l'assurance chômage envisagées par le gouvernement.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 13 décembre 2024.Avec cette semaine :Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l'Institut mutualiste pour l'environnement et la solidarité, et éditeur.Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.Michel Winock, historien et écrivain.Émission originellement diffusée le 5 janvier 2025.LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARDLa notion de social-démocratie fait l'objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d'organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l'essence serait d'accepter le cadre de l'économie de marché, tout en mettant l'accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n'existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l'attitude du Parti socialiste au sein duquel l'héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat. Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l'un des hommes politiques s'en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d'insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l'économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d'un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c'est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu'une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l'administration de l'État. Dans Le Cœur à l'ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l'instant qu'une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu'à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D'emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu'elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d'un parti non communiste, c'est-à-dire ouvert au compromis.Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l'État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d'abord, pourriez-vous, chacun d'entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 19 juillet 2025 - Budget 2026 : Bayrou déjà dans le durLe Premier ministre se donne "deux mois" pour mettre un point final à son plan de rigueur budgétaire présenté cette semaine, sur lequel les oppositions le menacent de censure. "Il y aura probablement toutes sortes de prises de parole pour préciser, affiner, répondre. On a deux mois devant nous pour que ce plan trouve son achèvement", a expliqué ce samedi le chef du gouvernement, sous le feu des critiques depuis qu'il a dévoilé son projet de budget 2026.Car si Emmanuel Macron estime que le budget présenté par François Bayrou a "la vertu du courage, de l'audace et de la lucidité", le Rassemblement national, La France insoumise, les écologistes et les socialistes demandent au Premier ministre de "revoir sa copie", sans quoi il sera censuré. Parmi les soutiens du gouvernement, les Républicains et Horizons en tête, entendent eux aussi faire bouger certains curseurs et peser sur les négociations à venir. Les syndicats, eux, entrent déjà en résistance. La CGT et Force ouvrière annoncent des mobilisations dès la rentrée, tandis que la CFDT juge certaines mesures " inacceptables".Dans un entretien accordé à nos journalistes, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, réaffirme son soutien à la taxe Zucman, qui viserait à faire davantage contribuer les hauts revenus à l'effort national. Elle dénonce par ailleurs les propositions de François Bayrou, qualifiées de "profondément injustes et inéquitables".Parmi les mesures les plus controversées : l'instauration d'une "année blanche", la suppression de deux jours fériés, la transformation de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite en un abattement forfaitaire de 2 000 euros, ou encore la monétisation de la cinquième semaine de congés payés. Cette dernière, confirmée par la porte-parole du gouvernement, offrirait aux salariés la possibilité d'échanger une semaine de congé contre une rémunération supplémentaire — une idée qui passe mal auprès des syndicats.Ce plan de rigueur, censé réduire le déficit et contenir la dette, pourrait bien devenir un test politique majeur pour François Bayrou. D'autant que, selon un sondage Odoxa - Backbone Consulting pour Le Figaro, 87 % des Français estiment que ce budget nuira à leur pouvoir d'achat, et 78 % déclarent ne pas faire confiance au Premier ministre pour redresser les finances publiques.LES EXPERTS : - Alix BOUILHAGUET - Éditorialiste politique - France Info TV- Brice TEINTURIER - Directeur général d'IPSOS BVA- Christophe RAMAUX - Économiste maître de conférences à l'université Paris I- Anne de GUIGNÉ - Grand reporter économie - Le Figaro
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 4 juillet 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.C'EST NICOLAS QUI PAIE » : L'AMORCE D'UN CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNELTravail, écologie, sexualité, politique, racisme, laïcité, tant autour des questions sociales que dans le champ des valeurs, tout séparerait les jeunes de leurs aînés. Les « boomers » auraient « cramé la caisse » et la planète. Leurs successeurs seraient paresseux, instables, égoïstes, trop radicaux. L'expression « OK, boomer », apparue en 2018 et largement répandue sur les réseaux sociaux, résume à elle seule ce « clash intergénérationnel ». En cause : la montée de l'individualisme, l'accélération des changements technologiques et l'inversion opérée dans la transmission traditionnelle des savoirs. Avec le Covid, la génération Z - née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – se serait sentie sacrifiée pour protéger les boomers. La crise écologique a créé des éco-anxieux qui demandent des comptes. C'est sur le front des conditions économiques que les tensions sont les plus vives : dans un État consacrant plus de budget à la retraite (379 milliards d'euros en 2023, 13,4 % du PIB, selon le rapport du Conseil d'orientation des retraites) qu'à sa jeunesse (190 milliards d'euros pour l'éducation en 2023, 6,7 % du PIB), celle-ci est contrainte de composer avec un chômage structurel, des inégalités sociales croissantes et un État de moins en moins providence et protecteur, constate Salomé Saqué, dans son livre Sois jeune et tais-toi.Alors que la CFDT comme le Medef commencent à s'inquiéter d'un risque de conflit intergénérationnel, dans son rapport d'avril, la Cour des comptes a alerté sur la nécessité de veiller à l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraites. Compte tenu du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, pour éviter que les écarts ne se creusent, la Cour note l'intérêt de mieux piloter le système global avec des clauses de revoyure. Le rapport entre actifs et retraités ne cesse de se dégrader : de trois actifs pour un retraité au début des années 1980, ce ratio est passé à 2,1 actifs pour un retraité en 2000 et à 1,7 cotisant pour un retraité en 2021. Il devrait encore décliner d'ici à 2050 pour passer à 1,5 cotisant pour un retraité. Dans un tel contexte, le système de retraites par répartition apparaît de moins en moins à même de générer un niveau de pensions suffisant.Depuis quelques mois, Nicolas, trente ans, un personnage fictif devenu un mème populaire sur les réseaux sociaux incarne le « ras-le-bol fiscal » d'une partie de la jeune génération. Notamment sur X et à droite, dès qu'un article de presse relaie une information impliquant une dépense de l'État, le commentaire surgit : « C'est Nicolas qui paie. » Nicolas (prénom le plus donné aux garçons en 1995) se veut emblématique de la génération des jeunes actifs trentenaires, supposés écrasés d'impôts pour financer les croisières de « Bernard et Chantal », retraités de 70 ans, et le RSA de « Karim », jeune immigré de 25 ans, autres personnages fictifs. « Il n'y a pas de caractère inédit concernant les contestations fiscales, souligne l'économiste Erwann Tison. Ce qui est nouveau, c'est le côté générationnel ».Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.