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Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit du 10 au 11 juin. Et l'Iran a, de son côté, visé des bases militaires américaines dans des pays du Golfe et fermé complètement le détroit d'Ormuz. La Turquie et la Russie leur demandent d'arrêter ces attaques et de reprendre des négociations. Des discussions sont prévues pour parler de l'avenir de Gaza, avec le Hamas comme interlocuteur principal. Le mouvement multiplie les exécutions, les violences, les humiliations pour éliminer ses opposants et contrôler Gaza, selon une commission d'enquête des Nations unies. Entretien avec Laetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), auteure de Gaza, quel avenir ? (éditions Stock). À lire aussiLa branche armée du Hamas confirme la mort de son tout nouveau chef dans une frappe israélienne à Gaza
Le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie et ensemble, ils ont promis de renforcer leur coopération, notamment en matière de défense, à l'heure où la Turquie assoit sa présence au Sahel et l'influence russe s'effrite après les défaillances de l'Africa Corps. Ankara est le fournisseur clé de drones armés pour les pays sahéliens, équipement crucial pour la lutte contre les jihadistes dont les violences endeuillent la région depuis une décennie. L'analyse de Bayram Balci, chercheur au Ceri-CNRS à Sciences Po et co-auteur de La Turquie en Afrique de l'Ouest : les ressorts d'une influence entre diplomatie, religion et réseaux, publié par Les Études du Ceri. À lire aussiLa Turquie et le Niger renforcent leurs relations à l'occasion de la visite à Ankara du président Tiani
Conférence publique du 21 mai 2026 - Episode #8 "Syrie, une nouvelle donne régionale ?" Bernard Hourcade (CNRS, CeRMI) et Jean Marcou (Sciences Po Grenoble – UGA) Modération : Philippe Pétriat (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) Jean Marcou, politiste spécialiste de la Turquie et Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l'Iran, analysent l'évolution des relations de la Syrie avec la Turquie et l'Iran, de 1946 à nos jours. Dans un premier temps, Jean Marcou retrace la période allant de l'indépendance de la Syrie jusqu'aux années 1990. Durant cette période, la Syrie apparait comme le voisin le plus problématique de la Turquie. En effet, alors que la Turquie s'aligne sur le bloc occidental, la Syrie baasiste se rapproche de l'Union soviétique durant la guerre froide. Plusieurs différends aggravent cette rivalité : la question du Sandjak d'Alexandrette, le partage des ressources en eau du Tigre et de l'Euphrate et le soutien syrien au PKK kurde. Un rapprochement entre les deux pays s'opère dans les années 2000, après l'arrestation d'Abdullah Öcalan et la fin du soutien de la Syrie au PKK. Les relations diplomatiques et économiques connaissent un développement soutenu et cela jusqu'en 2011. Bernard Hourcade décrit les relations méfiantes que la Syrie entretient avec l'Iran, tourné à l'époque du Shah vers l'Occident. Dès la révolution islamique, la Syrie reconnaît le nouveau régime islamique afin de contrebalancer l'influence de l'Irak de Saddam Hussein au Moyen-Orient. Cette alliance se renforce durant la guerre Iran-Irak grâce à des partenariats militaires et stratégiques. Le soutien de la Syrie au Hezbollah contribue à son essor et renforce l'influence régionale de l'Iran. Malgré des intérêts communs contre Israël et l'extrémisme sunnite, certaines divergences idéologiques ont parfois fragilisé leur relation. La guerre en Syrie bouleverse profondément les équilibres régionaux. Les relations entre la Turquie et la Syrie entrent dans une période de forte hostilité en 2011, rompant avec la politique turque précédente du « zéro problème avec les voisins ». Après avoir tenté de jouer un rôle de médiateur auprès du régime de Bachar al-Assad, la Turquie soutient finalement les forces d'opposition. Son implication militaire s'accompagne parfois d'alliances controversées avec certains groupes djihadistes, notamment Hayat Tahrir al-Sham. Les tensions avec d'autres puissances, comme la Russie dans la région d'Idlib, illustrent la complexité du conflit. La frontière turco-syrienne devient une zone de conflit marquée par des affrontements entre différentes factions. La Turquie fait face à plusieurs défis : l'accueil massif de réfugiés syriens, les tensions économiques et sociales liées à leur intégration ainsi que la montée d'un discours anti-réfugiés. De plus, l'autonomie kurde du Rojava suscite des inquiétudes à Ankara en raison des liens des YPG avec le PKK. Depuis la chute du régime de Bachar al-Asad, la Turquie a renoué un dialogue dynamique avec la Syrie et des projets de coopération économique, énergétique et éducative sont lancés. Toutefois, Ankara maintient une présence militaire dans le nord de la Syrie au nom de la sécurité et de la stabilité régionales. Le retour des réfugiés syriens installés en Turquie depuis 2011 (près de 3 millions) et l'opposition à toute constitution d'une entité kurde autonome constituent toujours deux lignes directrices de la politique turque à l'égard de la Syrie. Quant à l'Iran, sa stratégie d'expansion régionale a échoué face aux attaques israéliennes après la chute du régime de Bachar Al-Assad – qui a compliqué les échanges avec le Hezbollah au Liban. L'Iran subit une défaite idéologique et une perte d'influence territoriale dans un contexte d'évolutions des alliances favorisant les puissances sunnites telle que l'Arabie saoudite. Captation : BULAC
durée : 00:05:46 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Ankara mène patiemment une politique de conquête du continent africain. À la faveur du recul français, mais pas seulement, la Turquie entend s'imposer du Maghreb à la Corne de l'Afrique, comme en Afrique subsaharienne, avec une approche multiforme, mêlant économie et sécurité. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La Turquie, pays à la croisée des mondes, offre un regard singulier sur le cinéma. Riche d'une histoire cinématographique mouvementée, profondément marquée par les soubresauts politiques et une société hétéroclite, le cinéma turc a réussi le double pari de séduire son public national et de se faire primer dans les festivals de renom, comme à Cannes ou à Berlin.Daphné retrouve Umut pour ce deuxième épisode dédié au cinéma de Turquie, cette fois-ci sous forme d'une rétrospective faisant suite à leur volet sur le 23e festival du cinéma de Turquie. Ce nouvel épisode est l'occasion d'explorer l'histoire politique du pays, son âge d'or, le mythique Yeşilçam, la place des femmes, la déferlante des films érotiques à la veille des années 1980, ainsi que la vision unique qu'apportent les réalisateurs de la diaspora. Une multitude de films sont évoqués par nos chroniqueurs pour vous plonger au cœur de la richesse des registres et des images d'une industrie cinématographique encore trop peu traduite en français.Liste de films évoqués : 1965 — Sevmek Zamanı (Time to Love)Réalisateur : Metin ErksanActeurs principaux : Müşfik Kenter, Sema Özcan1975 — Hababam SınıfıRéalisateur : Ertem EğilmezActeurs principaux : Kemal Sunal, Münir Özkul1976 — Tosun PaşaRéalisateur : Kartal TibetActeurs principaux : Kemal Sunal, Şener Şen1977 — DönüşRéalisatrice : Türkan ŞorayActeurs principaux : Türkan Şoray, Kadir İnanır1978 — Çöpçüler KralıRéalisateur : Zeki ÖktenActeurs principaux : Kemal Sunal, Şener Şen1982 — Yol (La Permission)Réalisateur : Şerif Gören et Yılmaz GüneyActeurs principaux : Tarık Akan, Şerif Sezer1988 — Ada (The Island)Réalisateur : Süreyya DuruActeurs principaux : Türkan Şoray, Rutkay Aziz1996 — Eşkıya (Le Bandit)Réalisateur : Yavuz TurgulActeurs principaux : Şener Şen, Uğur Yücel1997 — Hamam (Il bagno turco)Réalisateur : Ferzan ÖzpetekActeurs principaux : Alessandro Gassmann, Francesca d'Aloja2004 — Head-On (Duvara Karşı)Réalisateur : Fatih AkınActeurs principaux : Birol Ünel, Sibel Kekilli2011 — Once Upon a Time in Anatolia (Bir Zamanlar Anadolu'da)Réalisateur : Nuri Bilge CeylanActeurs principaux : Yılmaz Erdoğan, Muhammet Uzuner2012 — Polluting Paradise (Der Müll im Garten Eden - Documentaire)Réalisateur : Fatih Akın2014 — Winter Sleep (Kış Uykusu)Réalisateur : Nuri Bilge CeylanActeurs principaux : Haluk Bilginer, Melisa Sözen2015 — MustangRéalisatrice : Deniz Gamze ErgüvenActeurs principaux : Güneş Şensoy, Elit İşcan2017 — Rosso Istanbul (İstanbul Kırmızısı)Réalisateur : Ferzan ÖzpetekActeurs principaux : Halit Ergenç, Tuba Büyüküstün2019 — 7. Koğuştaki Mucize (Le Miracle de la cellule n°7)Réalisateur : Mehmet Ada ÖztekinActeurs principaux : Aras Bulut İynemli, Nisa Sofiya Aksongur2022 — BergenRéalisateurs : Caner Alper, Mehmet BinayActeurs principaux : Farah Zeynep Abdullah, Erdal Beşikçioğlu2023 — Kuru Otlar Üstüne (Sur les herbes sèches)Réalisateur : Nuri Bilge CeylanActeurs principaux : Deniz Celiloğlu, Merve Dizdar2024 — Diamanti (Diamonds)Réalisateur : Ferzan ÖzpetekActeurs principaux : Luisa Ranieri, Jasmine Trinca2025 — HysteriaRéalisateur : Mehmet Akif BüyükatalayActeurs principaux : Devrim Lingnau2026 — Yellow Letters (Sarı Mektuplar)Réalisateur : İlker ÇatakActeurs principaux : Özgü Namal, Tansu Biçer
Autrefois alliée stratégique d’Israël, la Turquie d’Erdogan affiche désormais son soutien au Hamas et multiplie les ambitions régionales. Ankara cherche-t-elle à redessiner le Moyen-Orient ?
« C'est bien d'exporter des chaussures, des meubles ou des noisettes (…) mais on doit monter en gamme », a déclaré le ministre des Finances turc, Mehmet Simsek. Outre les fleurons industriels du secteur automobile et militaire, les autorités misent sur les technologies de pointe pour attirer les investisseurs étrangers. Au sommaire également : l'île albanaise convoitée par la famille Trump pour y construire un hôtel de luxe est cernée de munitions non explosées. Devenir une autre « usine du monde », tournée vers l'Europe Le pays compte déjà quelques fleurons industriels dans le secteur automobile et militaire, mais la Turquie veut aller plus loin. Le ministre des Finances, Mehmet Simsek, cherche à attirer des investissements étrangers dans des secteurs de pointe, à forte valeur ajoutée. Il a annoncé un programme de réformes et une enveloppe : 30 milliards de dollars de soutien de l'État d'ici à 2030 pour des secteurs clés tournés vers l'export. Véhicules électriques, batteries, semi-conducteurs, centres de données ou intelligence artificielle… des chantiers prometteurs, à condition de rassurer les investisseurs aussi sur les plans politiques et juridiques. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer. À lire aussiComment la Turquie perçoit des revenus grâce aux passages de navires par ses détroits Albanie : des mines compliquent le projet des Trump La famille Trump rêve de transformer l'île de Sazan en paradis hôtelier pour milliardaires. Mais une enquête du média Balkan Insight révèle que ce pari immobilier est fortement mis à mal par la présence de munitions non explosées. Les explications de notre correspondant, Louis Seiller. À écouter aussiL'Albanie, ses investissements immobiliers et la famille Trump Les églises évangéliques en plein essor en Espagne Un temple ouvre presque tous les quatre jours ! En dix ans, cette communauté religieuse a augmenté de 30% selon la Fédération des entités religieuses évangéliques d'Espagne, qui chiffre à 1,5 million le nombre de fidèles. Désormais troisième force religieuse du pays après les catholiques et les musulmans, cette dynamique doit beaucoup à l'immigration latino-américaine. Reportage à Madrid, Diane Cambon. À écouter aussi«Le nouveau pouvoir évangélique» : un protestantisme militant à la conquête du monde ? La Chronique musicale de Vincent Théval Massive Attack Boots on the Ground (Royaume-Uni).
Lundi dernier (18 mai 2026), un nouveau drame a fait 6 morts. Les fusillades dans des établissements scolaires mi-avril avaient déjà provoqué un choc dans la société. Mais le nombre d'armes dans le pays est estimé à 30 millions, soit une arme pour trois habitants, et la restriction de leur circulation reste un défi. Également dans cette émission, les projets d'urbanisme écologique de la ville de Cork en Irlande et la réunion controversée des Sudètes en Tchéquie, le week-end prochain. Le fléau des armes à feu En Turquie, le nombre d'armes à feu en circulation est estimé à 30 millions, ce qui représente une arme pour trois habitants. Il y a deux jours, un homme a tué six personnes dans le sud du pays. Mi-avril 2026, deux attaques avaient eu lieu dans des établissements scolaires. L'une a fait 16 blessés ; l'autre, à Kahramanmaras, s'est soldée par la mort de 10 personnes : 1 enseignante, 8 élèves et l'assaillant lui-même, âgé de 14 ans seulement. L'émotion a été très forte, et les autorités promettent donc de restreindre l'accès aux armes, mais pour y parvenir, le chemin est encore long. Reportage à Ankara, Céline Pierre Magnani. Les réseaux mafieux trouvent aussi des recrues de plus en plus jeunes dans différents pays de l'Union européenne, où les armes en circulation illégale proviennent souvent de Serbie et des pays voisins. Un trafic documenté depuis des décennies, qui se poursuit, en France, en Belgique ou encore en Suède. Les autorités des pays des Balkans promettent d'agir, mais là non plus ça ne va pas vite. Les précisions de Simon Rico. Réunion controversée des Sudètes à Brno, en Tchéquie Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le rassemblement des Allemands des Sudètes doit avoir lieu en Tchéquie. L'événement, hautement symbolique - et déjà très controversé - est attendu à partir de vendredi à Brno, la deuxième ville du pays. Pour l'association des descendants des Sudètes, ces germanophones expulsés de Tchécoslovaquie après 1945, la rencontre est un geste de réconciliation européenne, mais des responsables politiques tchèques dénoncent à l'inverse une provocation historique. Les explications à Prague d'Alexis Rosenzweig. La chronique musique de Vincent Théval I'm Kingfisher Winter of '85/'86 (Suède). Peut-on concilier urbanisme galopant et adaptation au changement climatique ? En Irlande, la ville de Cork en fait le pari. Il y a deux ans, la deuxième ville du pays a lancé la restructuration des anciens docks de la zone portuaire. C'est l'un des plus grands projets urbains d'Irlande. 147 hectares de centre-ville, autour de la rivière Lee, vont devenir un nouveau quartier qui comprendra de grands espaces verts, 10.000 nouveaux logements desservis par des moyens de transport durables. 25.000 emplois devraient voir le jour une fois les travaux terminés. Un chantier titanesque de 353 millions d'euros qui promet d'intégrer les contraintes climatiques. Reportage d'Agnieska Kumor.
Lundi dernier (18 mai 2026), un nouveau drame a fait 6 morts. Les fusillades dans des établissements scolaires mi-avril avaient déjà provoqué un choc dans la société. Mais le nombre d'armes dans le pays est estimé à 30 millions, soit une arme pour trois habitants, et la restriction de leur circulation reste un défi. Également dans cette émission, les projets d'urbanisme écologique de la ville de Cork en Irlande et la réunion controversée des Sudètes en Tchéquie, le week-end prochain. Le fléau des armes à feu En Turquie, le nombre d'armes à feu en circulation est estimé à 30 millions, ce qui représente une arme pour trois habitants. Il y a deux jours, un homme a tué six personnes dans le sud du pays. Mi-avril 2026, deux attaques avaient eu lieu dans des établissements scolaires. L'une a fait 16 blessés ; l'autre, à Kahramanmaras, s'est soldée par la mort de 10 personnes : 1 enseignante, 8 élèves et l'assaillant lui-même, âgé de 14 ans seulement. L'émotion a été très forte, et les autorités promettent donc de restreindre l'accès aux armes, mais pour y parvenir, le chemin est encore long. Reportage à Ankara, Céline Pierre Magnani. Les réseaux mafieux trouvent aussi des recrues de plus en plus jeunes dans différents pays de l'Union européenne, où les armes en circulation illégale proviennent souvent de Serbie et des pays voisins. Un trafic documenté depuis des décennies, qui se poursuit, en France, en Belgique ou encore en Suède. Les autorités des pays des Balkans promettent d'agir, mais là non plus ça ne va pas vite. Les précisions de Simon Rico. Réunion controversée des Sudètes à Brno, en Tchéquie Pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le rassemblement des Allemands des Sudètes doit avoir lieu en Tchéquie. L'événement, hautement symbolique - et déjà très controversé - est attendu à partir de vendredi à Brno, la deuxième ville du pays. Pour l'association des descendants des Sudètes, ces germanophones expulsés de Tchécoslovaquie après 1945, la rencontre est un geste de réconciliation européenne, mais des responsables politiques tchèques dénoncent à l'inverse une provocation historique. Les explications à Prague d'Alexis Rosenzweig. La chronique musique de Vincent Théval I'm Kingfisher Winter of '85/'86 (Suède). Peut-on concilier urbanisme galopant et adaptation au changement climatique ? En Irlande, la ville de Cork en fait le pari. Il y a deux ans, la deuxième ville du pays a lancé la restructuration des anciens docks de la zone portuaire. C'est l'un des plus grands projets urbains d'Irlande. 147 hectares de centre-ville, autour de la rivière Lee, vont devenir un nouveau quartier qui comprendra de grands espaces verts, 10.000 nouveaux logements desservis par des moyens de transport durables. 25.000 emplois devraient voir le jour une fois les travaux terminés. Un chantier titanesque de 353 millions d'euros qui promet d'intégrer les contraintes climatiques. Reportage d'Agnieska Kumor.
C'est une percée inattendue dans la course à la transition énergétique. En quelques années, la Turquie s'impose comme un acteur majeur du stockage d'électricité par batteries, dépassant plusieurs grandes puissances européennes sur ce terrain stratégique. Depuis 2022, le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan a validé plus de 33 000 mégawatts de capacités liées au stockage et aux réseaux électriques. À titre de comparaison, des pays souvent cités en exemple comme l'Allemagne ou l'Italie plafonnent autour de 12 000 à 13 000 mégawatts. Un écart significatif.Selon un rapport du think tank Ember, la Turquie dispose désormais de davantage de capacités de stockage que n'importe quel État membre de l'Union européenne. Une progression rapide, qui repose avant tout sur un choix politique clair : encourager les projets d'énergies renouvelables à condition qu'ils intègrent des systèmes de stockage. Pourquoi est-ce si important ? Parce que les énergies renouvelables, comme le solaire ou l'éolien, sont par nature intermittentes. Les batteries permettent de stocker l'électricité produite lorsqu'elle est abondante, en plein soleil ou par grand vent, pour la restituer plus tard. Un levier essentiel pour stabiliser le réseau et réduire la dépendance aux énergies fossiles. Résultat : la Turquie a attiré de nombreux investisseurs. Sur les 221 000 mégawatts de projets de stockage déposés, 33 000 ont déjà été approuvés, soit un volume équivalent à 83 % de sa capacité actuelle en solaire et en éolien. Un ratio élevé, qui place le pays parmi les plus dynamiques au monde sur ce segment.Cette accélération intervient dans un contexte favorable. Le coût des batteries a chuté de près de 90 % en une décennie, rendant ces technologies bien plus accessibles. Une opportunité que certains pays, comme la Turquie, ont su saisir rapidement. Pour autant, le tableau reste contrasté. Le pays produit environ 20 % de son électricité grâce aux renouvelables, mais continue de dépendre fortement du charbon, qui représente encore 34 % de sa production. Malgré des obstacles, permis, accès aux équipements, Ankara affiche une ambition claire : atteindre 120 000 mégawatts de capacités renouvelables d'ici 2035. Un pari énergétique qui pourrait redessiner l'équilibre régional. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Combien de temps, combien d'épreuves faut-il pour devenir femme ? Combien de frustrations, d'injonctions, de rébellions, doit-on endurer pour être soi-même et s'accepter telle quelle ? Autant de questions qui traversent ici le premier roman de Sevin Sahin, mon invitée, qui publie La fille de la Colline, aux éditions Philippe Rey, où elle mêle trois voix à trois époques différentes qui définissent une seule et même personne : Sibel, que l'on suit d'Ankara à Paris. Grand entretien. Sibel, qui s'était pourtant juré de ne jamais avoir de fils, est mère d'un jeune garçon de deux ans. Depuis qu'il est dans le coma, elle est à son chevet, se relayant furtivement avec son mari, qu'elle ne fait plus que croiser depuis quelques années. Angoissée par la possibilité de perdre cet enfant, elle est épaulée par Elsa, infirmière à l'accent ensoleillé, et par le docteur Beausert, qui ne la laisse pas indifférente… Tandis que Sibel veille, ressurgissent les souvenirs de deux périodes fondatrices : son enfance en Turquie, sur la colline Pomme près d'Ankara, dans la communauté alévie marquée par les traditions qui ne laissaient aucun avenir aux femmes en dehors du mariage ; et l'époque où, après son arrivée en France, elle a passé ses nuits dans des clubs, dealeuse occasionnelle, accro à l'ecstasy, à la musique électro et aux hommes. Si elle a désormais mis un terme à cette vie d'excès, Sibel cherche un sens à son identité fragmentée pour sauver son fils… Sevin Sahin entremêle avec brio et une énergie contagieuse les trois époques de la vie de cette femme. À ses côtés, on ressent la colère adolescente face au carcan familial, on éprouve les pulsations et la sensualité des nuits parisiennes, on partage les doutes et les angoisses d'une femme incertaine de son propre instinct maternel. Tout entier tendu vers la question de la survie de l'enfant, ce texte est animé de bout en bout par l'incroyable élan vital de Sibel, déterminée à aller de l'avant envers et contre tout, sans jamais renoncer à la moindre parcelle de sa liberté et de son bonheur de vivre. (Presentation des éditions Philippe Rey) Illustration musicale : Sezen Aksu – Ünzile.
Le nombre de détenus ne cesse d'augmenter dans différents États européens et le Comité du Conseil de l'Europe pour la prévention de la torture alerte dans son dernier rapport annuel sur cet obstacle majeur au fonctionnement des prisons. Chypre, l'Irlande, mais aussi la France et la Belgique sont concernés. Prisons : À Bruxelles, une association fait visiter la prison de Forest, qui a fermé il y a trois ans seulement. Le but : sensibiliser par la pédagogie les citoyens à la réalité de l'enfermement et au quotidien des détenus, dans une prison extrêmement vétuste qui a longtemps été l'un des symboles d'une surpopulation carcérale très forte dans le pays. Avec l'association 9m² – la taille d'une cellule –, le lieu devient ainsi un centre de rencontre et de débat sur la privation de liberté. Aujourd'hui en Belgique, faute de lits disponibles, 663 prisonniers dorment sur des matelas au sol, d'après l'administration pénitentiaire. Jean-Jacques Héry a suivi le guide avec un groupe d'étudiants. En Italie où le taux de surpopulation dans les prisons atteint 138,5% les syndicats de police pénitentiaire tirent la sonnette d'alarme : ils craignent que le nouveau « décret sécurité » du gouvernement de Giorgia Meloni dégrade encore les conditions de vie carcérale, et leurs conditions de travail. Le texte, approuvé par le Sénat, prévoit notamment que des agents de police soient infiltrés parmi les détenus et qu'ils ne soient pas responsables pénalement de leurs actes sur les lieux. Les explications de Cécile Debarge. Environnement : La Turquie accueillera en novembre 2026 la COP31, conférence annuelle de l'ONU sur les changements climatiques. Le pays du président Recep Tayyip Erdogan est pourtant loin d'être un exemple en matière de défense de l'environnement. L'économie turque est très dépendante du charbon, et les luttes locales de défense de l'environnement sont systématiquement réprimées. Ces dernières années, une mobilisation est devenue le symbole de ce phénomène : celle d'Akbelen, dans la région égéenne, qui oppose des villageois aux projets d'extension de mines de charbon soutenus par l'État. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer. À lire aussiTurquie: le Parlement adopte un projet de loi sur les mines menaçant des terres agricoles La chronique d'Entr : « Grandir en Écosse » avec Elena Pompei À quelques jours des élections parlementaire écossaises du 7 mai, les journalistes d'Entr sont allés à la rencontre des jeunes avec cette question, qu'est-ce qu'être Écossais aujourd'hui ?
Le nombre de détenus ne cesse d'augmenter dans différents États européens et le Comité du Conseil de l'Europe pour la prévention de la torture alerte dans son dernier rapport annuel sur cet obstacle majeur au fonctionnement des prisons. Chypre, l'Irlande, mais aussi la France et la Belgique sont concernés. Prisons : À Bruxelles, une association fait visiter la prison de Forest, qui a fermé il y a trois ans seulement. Le but : sensibiliser par la pédagogie les citoyens à la réalité de l'enfermement et au quotidien des détenus, dans une prison extrêmement vétuste qui a longtemps été l'un des symboles d'une surpopulation carcérale très forte dans le pays. Avec l'association 9m² – la taille d'une cellule –, le lieu devient ainsi un centre de rencontre et de débat sur la privation de liberté. Aujourd'hui en Belgique, faute de lits disponibles, 663 prisonniers dorment sur des matelas au sol, d'après l'administration pénitentiaire. Jean-Jacques Héry a suivi le guide avec un groupe d'étudiants. En Italie où le taux de surpopulation dans les prisons atteint 138,5% les syndicats de police pénitentiaire tirent la sonnette d'alarme : ils craignent que le nouveau « décret sécurité » du gouvernement de Giorgia Meloni dégrade encore les conditions de vie carcérale, et leurs conditions de travail. Le texte, approuvé par le Sénat, prévoit notamment que des agents de police soient infiltrés parmi les détenus et qu'ils ne soient pas responsables pénalement de leurs actes sur les lieux. Les explications de Cécile Debarge. Environnement : La Turquie accueillera en novembre 2026 la COP31, conférence annuelle de l'ONU sur les changements climatiques. Le pays du président Recep Tayyip Erdogan est pourtant loin d'être un exemple en matière de défense de l'environnement. L'économie turque est très dépendante du charbon, et les luttes locales de défense de l'environnement sont systématiquement réprimées. Ces dernières années, une mobilisation est devenue le symbole de ce phénomène : celle d'Akbelen, dans la région égéenne, qui oppose des villageois aux projets d'extension de mines de charbon soutenus par l'État. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer. À lire aussiTurquie: le Parlement adopte un projet de loi sur les mines menaçant des terres agricoles La chronique d'Entr : « Grandir en Écosse » avec Elena Pompei À quelques jours des élections parlementaire écossaises du 7 mai, les journalistes d'Entr sont allés à la rencontre des jeunes avec cette question, qu'est-ce qu'être Écossais aujourd'hui ?
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSFRANCE TV YOUTUBE : France Télévisions, Youtube, FranceInfo, LibérationFORT BOYARD : Le Parisien, Le Monde BOYCOTT EUROVISION : RadioFrance, Le Huffpost COACHELLA : BFM, Urban Hit TURQUIE RÉSEAUX : [BFM](https://www.bfmtv.com/tech/actualites/reseaux-sociaux/a-son-tour-la-turquie-adopte-une-loi-pour-interdire-les-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-avec-une-obligation-d-intervention-rapide-pour-les-acteurs-du-secteur_AD-202604230246.html#:~:text=La Turquie vient de faire,part des acteurs du secteur.), [FranceInfo](https://www.franceinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/la-turquie-a-adopte-une-loi-pour-interdire-les-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans_7957496.html#:~:text=Selon cette loi%2C les moins,chaîne d'information turque NTV.) KAMEL DAOUD : Le Monde, France24Écriture : Mathys DebrilIncarnation : Mathys Debril Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:43 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La BBC alerte sur une zone de non-droit pour les exilés qui arrivent en Grèce : certains ont été recrutés par la police grecque pour refouler d'autres candidats à l'asile vers la Turquie dans la région d'Evros. Ces brutalités sont contraires au droit international.
La situation dans le golfe Persique alimente la tension sur le marché de la pistache. Le conflit au Moyen-Orient fait grimper des prix déjà en hausse depuis deux ans. Depuis deux ans, les prix sont influencés par la baisse de la production : en 2024 aux États-Unis, puis en 2025 en Turquie et en Iran. Au total, selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la récolte mondiale a diminué de 8 % en 2025 par rapport à la saison 2024. En parallèle, la consommation ne cesse d'augmenter, avec de plus en plus de recettes à base de pistaches dans l'industrie agro-alimentaire, y compris dans le secteur du chocolat avec les fameuses tablettes fourrées à la mode Dubaï. Entre avril 2024 et mars 2026, le prix des pistaches décortiquées a augmenté de 40 % – soit 11,2 $/livre pour les pistaches américaines, hors coût de transport, en mars 2026 –, selon S&P Global Energy. Le conflit au Moyen-Orient pourrait accélérer cette hausse, en raison de la pénurie iranienne. L'impact du conflit L'Iran est le deuxième producteur – avec 18 % des volumes sur la saison 2025-2026 selon l'USDA, soit environ 200 000 tonnes – et assurait jusque-là environ un tiers des exportations mondiales. Toute perturbation des flux aura donc potentiellement des conséquences à un moment donné. L'Iran exporte des pistaches de haute qualité vers l'Union européenne et le Royaume-Uni par voie maritime, des exportations qui ont été directement affectées par les restrictions autour du détroit d'Ormuz. Les principaux transformateurs et exportateurs iraniens ont cependant des partenaires dans ces deux régions du monde qui disposent de stocks et qui peuvent transformer les pistaches en poudre pour les confiseurs, à la demande depuis leurs sites britanniques ou européens, précise Jose Gutierrez Fernandez, analyste de marché noix, épices et fruits secs chez S&P Global Energy. Le problème se posera si ces stocks ne sont pas réapprovisionnés à court terme. L'Iran a par ailleurs toujours la possibilité d'exporter par la route vers la Turquie, l'Azerbaïdjan ou la Russie ou encore par voie ferroviaire vers la Chine. L'Inde est un des pays les plus touchés : le marché est en pleine croissance et dépend du transport maritime pour importer ses pistaches d'Iran. « Les Émirats arabes unis sont probablement les plus affectés, Dubaï étant une plateforme de réexportation essentielle au Moyen-Orient », ajoute l'expert de S&P Global Energy. Les alternatives La Turquie pourrait être le fournisseur le mieux placé pour développer ses ventes dans le contexte actuel, et jouer un rôle clé dans l'approvisionnement du Moyen-Orient en pistaches iraniennes, selon Jose Gutierrez Fernandez. L'autre pays qui compte sur le marché, ce sont les États-Unis qui ont vu leur production exploser l'année dernière de plus de 40 %. Le pays table sur une croissance plus grande cette année et espère augmenter également ses exportations. À lire aussiMême plus chère, la pistache séduit toujours plus de consommateurs
La mobilisation des parents d'élèves contre la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises de l'étranger. Dès la rentrée prochaine, les écoles françaises de l'étranger qui comptent près d'un demi-million d'élèves dans le monde devront prendre en charge les cotisations retraite du personnel détaché, jusque-là assurées par l'État. Résultat, les frais de scolarité explosent, d'une moyenne de 400 euros de plus par élève et par an, avec des pics pouvant atteindre 1 300 euros par an dans certaines écoles. Le reportage à Barcelone d'Elise Gazengel. En Turquie, les écoles françaises sont aussi sous pression. Un désaccord sur le statut de ces établissements oppose Ankara et Paris depuis presque deux ans. La Turquie demande à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l'État français, Paris se montre réticente. Les négociations se poursuivent entre les deux pays mais en attendant, les autorités ont interdit l'inscription d'enfants turcs – et binationaux – dans les deux écoles françaises de Turquie. À Ankara, les explications d'Anne Andlauer. Dédollarisation : une chance pour l'euro Il y a plus de 26 ans, onze pays de l'Union européenne adoptaient une nouvelle monnaie commune, l'euro. Depuis, dix autres pays vont se joindre à la zone euro qui compte aujourd'hui vingt-et-un membres. L'euro, qui reste l'éternel second des échanges dans le monde très loin derrière le dollar et qui peut aujourd'hui changer son destin selon Ludovic Subran, économiste et co-auteur d'un rapport du conseil d'analyse économique sur l'euro. Géorgie : succession difficile à la tête de l'Église orthodoxe En Géorgie, c'est une période difficile qui s'ouvre pour la puissante église orthodoxe, après la mort de son patriarche très influent Ilia II. Sa succession prend un tour politique alors que le gouvernement opère un rapprochement avec Moscou, certains craignent que son successeur ne soit lié à la Russie. Le reportage de Théo Bourgery Gonse.
La mobilisation des parents d'élèves contre la hausse des frais de scolarité dans les écoles françaises de l'étranger. Dès la rentrée prochaine, les écoles françaises de l'étranger qui comptent près d'un demi-million d'élèves dans le monde devront prendre en charge les cotisations retraite du personnel détaché, jusque-là assurées par l'État. Résultat, les frais de scolarité explosent, d'une moyenne de 400 euros de plus par élève et par an, avec des pics pouvant atteindre 1 300 euros par an dans certaines écoles. Le reportage à Barcelone d'Elise Gazengel. En Turquie, les écoles françaises sont aussi sous pression. Un désaccord sur le statut de ces établissements oppose Ankara et Paris depuis presque deux ans. La Turquie demande à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l'État français, Paris se montre réticente. Les négociations se poursuivent entre les deux pays mais en attendant, les autorités ont interdit l'inscription d'enfants turcs – et binationaux – dans les deux écoles françaises de Turquie. À Ankara, les explications d'Anne Andlauer. Dédollarisation : une chance pour l'euro Il y a plus de 26 ans, onze pays de l'Union européenne adoptaient une nouvelle monnaie commune, l'euro. Depuis, dix autres pays vont se joindre à la zone euro qui compte aujourd'hui vingt-et-un membres. L'euro, qui reste l'éternel second des échanges dans le monde très loin derrière le dollar et qui peut aujourd'hui changer son destin selon Ludovic Subran, économiste et co-auteur d'un rapport du conseil d'analyse économique sur l'euro. Géorgie : succession difficile à la tête de l'Église orthodoxe En Géorgie, c'est une période difficile qui s'ouvre pour la puissante église orthodoxe, après la mort de son patriarche très influent Ilia II. Sa succession prend un tour politique alors que le gouvernement opère un rapprochement avec Moscou, certains craignent que son successeur ne soit lié à la Russie. Le reportage de Théo Bourgery Gonse.
Le nouveau podcast football du FC Copains
Le nouveau podcast football du FC Copains
durée : 02:29:37 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit le grand écrivain et journaliste Ahmet Altan pour son dernier roman, "Boléro" (Actes Sud), l'occasion de nous livrer son regard sur la Turquie d'Erdoğan. A 7h17, l'avocate Marie Dosé reviendra sur les crimes de guerre de Daesch. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:39:42 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ahmet Altan est journaliste mais il est aussi l'un des plus grands écrivains turcs contemporains. Après cinq ans dans une prison de haute sécurité, il vient de quitter la Turquie pour la première fois depuis 10 ans, et de publier deux romans, dont "Boléro", traduit en français chez Actes Sud. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Ahmet Altan Ecrivain et journaliste turc
Israël et l’opinion publique américaine. Le USS Ford et son état pitoyable. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Chaque jeudi dans LeDriveRTL2, Margaux Lassalle poursuit le Rock Trip RTL2 et part à la découverte d'une nouvelle scène musicale. Après l'Inde, le Danemark ou encore le Brésil, direction la Turquie. Situé entre Europe et Asie, le pays séduit par la richesse de son histoire et de sa culture, d'Istanbul, la "perle du Bosphore", à sa gastronomie emblématique. L'animatrice évoque aussi les traditions musicales turques, notamment la musique folklorique transmise depuis des siècles dans les villages, avant de faire un point sur le titre le plus écouté du moment : "YIN YANG" du rappeur Motive. Margaux Lassalle revient ensuite sur le rock anatolien, courant né dans les années 60 qui mêle rock psychédélique et sonorités traditionnelles, porté notamment par Barış Manço. Elle évoque également la scène rock moderne avec Mor ve Ötesi, reconnu pour ses textes politiques, et maNga, révélé au grand public lors de l'Eurovision 2010. Le voyage se conclut avec Duman, mené par Kaan Tangöze, et leur titreHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ça continue de brasser au Moyen-Orient. 3 élections partielles le 13 avril. On connaît l’identité de la victime de l’accident d’autobus du week-end. Flash QUB avec Alexandre Dubé. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
C dans l'air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l'armée israélienne poursuit ses tirs sur l'Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d'Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d'Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l'hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l'Assemblée des experts, chargée notamment d'élire un nouveau guide suprême.Alors, jusqu'à quand le régime des mollahs peut-il tenir ? La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu'un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n'était pas la cible du missile », a précisé en début d'après-midi un responsable turc à l'AFP. « Nous pensons qu'il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu'il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l'État mardi soir lors d'une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l'Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l'annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l'Iran.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? La France est-elle entraînée dans cette guerre ? Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec la France ? Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l'arme nucléaire française.Experts : - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)
Ce mercredi 4 mars, la question de savoir pourquoi la Turquie n'est pas visée par les frappes iraniennes lors de l'actuel conflit au Moyen-Orient a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
L'escalade se poursuit au Moyen-Orient avec des incursions terrestres d'Israël au Liban et des bombardements de Téhéran au Golfe, à l'exception de la Turquie qui semble être épargnée. Malgré les différends entre la Turquie et l'Iran sur des dossiers comme la Syrie et Gaza, les deux pays ont des intérêts communs et ne se combattent pas directement. L'Iran cible principalement les monarchies pétrolières pro-américaines, évitant d'attaquer la Turquie qui appartient à l'OTAN et peut servir d'intermédiaire dans un dialogue futur avec les Occidentaux. La stratégie d'embrasement régional de l'Iran semble se concentrer sur les positions américaines établies dans des pays comme le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis. La Turquie reste à l'écart de ces conflits, ce qui lui laisse un rôle important à jouer dans les négociations futures.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:22 - Le Grand reportage de France Inter - Alors que Donald Trump laisse planer la menace d'une intervention contre la République islamique d'Iran, les Iraniens qui arrivent en Turquie restent terrorisés par la brutale vague de répression du mois dernier. Ils confient leurs peurs, leur haine du régime, leur volonté de changement aussi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:21:46 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Dans son enquête documentaire "Le drone et le Coran", Karina Chabour documente la façon dont la Turquie étend son influence sur le continent africain. En une vingtaine d'années, le pays s'est imposé comme un partenaire incontournable, grâce à des leviers diplomatiques, économiques et religieux. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Karina Chabour journaliste à France 24
(00:00:42) Une intelligence artificielle plus respectueuse du vivant, c'est possible ! Invitée : Mathilde Saliou (00:09:20) La Corée du Sud produit massivement des films avec l'IA (00:13:22) La Turquie, partenaire ambivalent de la nouvelle défense européenne
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
Un an après la chute du régime du Bachar el-Assad en Syrie, quelles conséquences pour tous les Syriens qui avaient fui le régime ? Se posent-ils la question du retour ? Selon les chiffres des Nations unies, 1,2 million de réfugiés ont déjà choisi de rentrer, tandis que près de deux millions qui étaient des déplacés internes ont pu retrouver leur région d'origine. Pression allemande pour le retour En Allemagne où l'on trouve la plus grande communauté de réfugiés syriens d'Europe occidentale, près d'un million, le gouvernement de Friedrich Merz a pris une position très en rupture avec l'histoire récente. Sous la pression du parti d'extrême droite AFD, Berlin veut désormais inciter, voire même forcer les retours. La communauté installée depuis dix ans, avec parfois des enfants nés sur le sol allemand, a accueilli ces propos avec scepticisme et incompréhension. Reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Turquie toujours pays d'accueil Et qu'en est-il en Turquie ? Le pays voisin de la Syrie, qui a accueilli de loin le plus grand nombre de réfugiés. Certes, les sentiments anti-migrants ont émergé dans la société, mais le gouvernement Erdogan ne renie pas son statut de pays d'accueil. Sa principale préoccupation reste la stabilité de l'autre côté de la frontière. D'autant que les réfugiés syriens sont aussi devenus essentiels à la bonne marche de l'économie. Depuis Ankara, les explications d'Anne Andlauer. En Pologne, l'éducation à la santé ne passera pas par l'école... Une nouvelle matière destinée à donner des connaissances de base aux élèves sur des thèmes aussi vastes que, le bien manger, l'activité physique, mais aussi la santé mentale, et l'éducation sexuelle fait désormais l'objet d'un boycott de la part des parents. 70% des familles ont désinscrit leur enfant de cette matière optionnelle. En cause, une campagne de l'Église qui a aussi été relayée par les politiques. Reportage à Varsovie d'Adrien Sarlat. La chronique musique de Vincent Théval L 'Islandaise Ólöf Arnalds Heimurinn núna.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plus de 7 millions de Honduriens votent ce dimanche (30 novembre 2025), à la fois pour l'élection présidentielle, les législatives et les municipales. La campagne s'est déroulée dans un climat tendu, les différents camps politiques accusant l'autre de préparer une fraude. Les électeurs, eux, attendent du changement pour améliorer la sécurité et lutter contre la pauvreté qui touche 73% de la population. Notre correspondante au Honduras, Marie Griffon, a rencontré des Honduriens qui malgré des diplômes, ne trouvent pas de travail. Nouvelles menaces des États-Unis contre le Venezuela Les tensions entre le Venezuela et les États-Unis ne s'apaisent pas. Donald Trump menace de lancer des opérations terrestres contre les trafiquants de drogue vénézuéliens. «Nous allons le faire très bientôt», a-t-il déclaré hier (27 novembre) lors d'une allocution télévisée aux forces armées, à l'occasion de Thanksgiving. Juste avant, Nicolas Maduro avait défié les États-Unis. Lors d'un discours adressé aux militaires, retransmise à la télévision d'État, le président vénézuélien a dénoncé «17 semaines de guerre psychologique» orchestrée par Washington, mais qui ne font pas vaciller son pays. L'administration Trump cache de moins en moins son ambition de voir Nicolas Maduro quitter le pouvoir. Le Washington Post le verrait bien se réfugier en Turquie, le cas échéant. Le président vénézuélien y a de nombreux contacts et surtout d'importantes richesses, notamment de l'or, affirme le quotidien. La Turquie y a également intérêt. Elle deviendrait ainsi «un acteur essentiel de la politique étrangère de Trump», analyse Lisel Hintz, spécialiste de la Turquie et professeure à l'Université Johns Hopkins, interrogée par le Washington Post. Après être intervenu dans les dossiers de Gaza, de l'Ukraine et de la Syrie, «le Venezuela pourrait être «le quatrième conflit qu'Erdogan contribue à résoudre avec Trump»», estime Soner Cagaptay, politologue turco-américain, également dans les colonnes du journal. Enfin, Nicolas Maduro et Recep Tayyip Erdogan s'entendent très bien. Une source anonyme au sein de l'administration Trump qui confirme que c'est une piste sur laquelle les autorités travaillent. S'il acceptait de s'exiler en Turquie, Nicolas Maduro ne serait vraisemblablement pas extradé vers les États-Unis où il est mis en examen pour trafic de drogue, corruption et narcoterrorisme, assure encore cet informateur. Se réfugier en Turquie serait un choix positif pour tout le monde, écrit encore le journal. Donald Trump ne perdrait pas la face ; Nicolas Maduro serait en sécurité. Nicolas Maduro protégé par son armée Il n'y a qu'au Venezuela, protégé par l'armée, que Nicolas Maduro est en sécurité, écrit le Wall Street Journal. L'armée restera fidèle au président jusqu'au bout, estiment plusieurs experts interrogés par le Wall Street Journal, car ils sont irrémédiablement liés. Nicolas Maduro ne veut pas céder le pouvoir. Accusé de violations des droits humains, d'enrichissement illicite et de trafic de drogue, il sait que la justice internationale pourrait le rattraper. Et du côté de l'armée, les généraux mouillés dans des trafics de drogue et des affaires de corruption, ont peur de se retrouver en prison si l'opposition arrive au pouvoir. «La cohésion du régime provient de la nécessité pour eux de continuer leurs activités criminelles et de sauver leur peau, un peu comme dans une mafia de lâches», juge un ancien diplomate américain qui a été en poste au Venezuela. Un mégaport pour le Chili Après Chancay au Pérou, le Chili ambitionne, à son tour, de se doter d'un mégaport en agrandissant celui de la ville de San Antonio. Le pays veut ainsi conserver son rôle de porte d'entrée sur le continent, tout en anticipant une augmentation du commerce international dans les décennies à venir. Pour l'instant, sept entreprises, dont deux chinoises, ont répondu à l'appel d'offres. Depuis plusieurs années, Pékin accroît sa présence en Amérique Latine pour devenir la première puissance commerciale mondiale. Mais à San Antonio, l'extension du port préoccupe la population et les défenseurs de l'environnement. Le reportage de Naïla Derroisné. Le journal de la 1ère En Guadeloupe, 255 nouvelles plaintes pour «mise en danger d'autrui» vont être déposées ce vendredi (28 novembre 2025), au Palais de Justice de Pointe-à-Pitre…
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durée : 00:05:51 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Un nouveau bras de fer entre le premier producteur mondial de noisettes, la Turquie, et son principal acheteur, le géant italien de la confiserie Ferrero. Les négociations sont particulièrement difficiles cette année, en raison d'une récolte moins abondante et de prix qui flambent.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Jacques Serais remplace Alexandre le mer ce vendredi 7 novembre 2025. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jacques Serais remplace Alexandre le mer ce vendredi 7 novembre 2025. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Turksploitation est un phénomène unique du cinéma turc, né dans les années 1970 et 1980, où des réalisateurs ont entrepris de copier les grands succès occidentaux – notamment américains – sans autorisation, ni moyens techniques, ni budget. Le mot vient de la contraction de Turkey et exploitation, un terme déjà utilisé à Hollywood pour désigner des films à petit budget exploitant des thèmes à la mode. La Turksploitation, c'est donc l'art de faire du Star Wars ou du Superman… sans Lucas ni Warner Bros.Tout commence dans le contexte du cinéma Yeşilçam, l'âge d'or du film turc populaire. À cette époque, la Turquie produit plusieurs centaines de films par an, mais l'industrie manque cruellement d'argent et de ressources techniques. Les importations de films étrangers sont limitées par la censure et les droits d'exploitation. Pour satisfaire la demande du public friand de super-héros, d'action ou de science-fiction, les studios turcs décident tout simplement de refaire les films occidentaux à leur manière, en les adaptant à la culture locale.Le résultat donne naissance à une série d'œuvres aussi improbables que légendaires. Le plus célèbre d'entre eux est Dünyayı Kurtaran Adam (L'homme qui sauva le monde, 1982), surnommé Turkish Star Wars. Le réalisateur Çetin İnanç y a littéralement inséré des extraits du Star Wars original dans son propre film, tout en empruntant la bande-son d'Indiana Jones. L'intrigue ? Deux héros turcs affrontent des extraterrestres en carton-pâte, dans un mélange d'arts martiaux, d'explosions bricolées et de décors désertiques. Ce film, devenu culte, incarne parfaitement l'esprit de la Turksploitation : audace, improvisation et passion du cinéma.Mais Turkish Star Wars n'est pas un cas isolé. La Turquie a produit un Turkish Superman (1979), un Turkish Rambo, un Turkish Spider-Man (3 Dev Adam, 1973) où Spider-Man devient un criminel sadique affrontant Captain America et le catcheur El Santo, ou encore des versions locales de E.T., Star Trek et Exorcist. Ces productions, tournées en quelques jours avec des acteurs peu connus, recyclaient les musiques et les affiches originales.L'esthétique de la Turksploitation repose sur le système D : montages approximatifs, effets spéciaux faits maison, dialogues surjoués, cascades improvisées. Mais malgré leur amateurisme, ces films témoignent d'un immense amour du cinéma et d'une volonté de s'approprier les mythes mondiaux.Redécouverte dans les années 2000 par les cinéphiles et les festivals de films cultes, la Turksploitation est aujourd'hui célébrée comme une forme d'art populaire brute et sincère — un cinéma sans moyens, mais pas sans imagination. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la rencontre entre les présidents russe et syrien et la création d'une nouvelle plateforme d'opposition menée par Joseph Kabila. Gaza : la Turquie sur le terrain pour retrouver les corps des otages israéliens Alors que la bande de Gaza est en ruines, la Turquie s'est engagée à participer aux recherches des dépouilles des otages israéliens ensevelies sous les décombres. Pourquoi Ankara a-t-elle décidé de s'impliquer dans ces recherches ? Comment les autorités turques comptent-elles s'organiser sur le terrain ? Avec Anne Andlauer, correspondante de RFI à Ankara. Poutine/Al-Chaara : première rencontre depuis la chute de Bachar el-Assad Pour la première fois depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, en décembre 2024, le président syrien par intérim, Ahmad al-Shara et Vladimir Poutine se sont rencontrés à Moscou. La Russie peut-elle accepter de coopérer avec les nouvelles autorités syriennes, tout en continuant à «protéger» l'ancien dirigeant syrien exilé à Moscou ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. RDC : Joseph Kabila préside une nouvelle plateforme de l'opposition Deux semaines après avoir été condamné par contumace à la peine de mort, l'ancien président a réuni à Nairobi plusieurs personnalités de l'opposition. Les participants ont annoncé la création d'une nouvelle plateforme baptisée «Sauvons la RDC». Cette coalition peut-elle permettre à Joseph Kabila de se positionner pour la présidentielle de 2028 malgré sa condamnation ? L'absence de plusieurs grandes figures de l'opposition pourraient-elles fragiliser cette plateforme ? Avec Trésor Kibangula, analyste politique à Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
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La Turquie serait-elle en train de connaître un épisode tardif de la vague #MeToo, ce vaste mouvement de libération de la parole des femmes démarré dans le milieu du cinéma aux États-Unis en 2017 ? Le mouvement féministe turc est puissant et a gagné en popularité avec les réseaux sociaux. Les nouvelles générations, très connectées, s'inspirent de ce qui se passe à l'étranger. Depuis un mois, une vague de milliers de dénonciations sur les réseaux sociaux révèle plusieurs dizaines de noms de personnalités connues et d'anonymes dans les milieux artistiques et académiques. Le phénomène relance la réflexion sur la gestion des violences sexistes et sexuelles au sein des organisations de défense des droits des femmes. Reportage à Ankara de notre correspondante, Messages graveleux, gestes déplacés répétés jusqu'à des cas de viols par soumission chimique... Chaque jour charrie son lot de témoignages et vient ajouter de nouveaux noms à la liste des hommes accusés de violences sexistes et sexuelles. Ce sont plus de 5 000 posts qui ont été partagés sur les réseaux sociaux en une dizaine de jours, d'après les statistiques du réseau X. Des personnalités du monde de l'art, des milieux universitaires et de la société civile sont au cœur du scandale. Alors, plusieurs institutions culturelles, chaînes de télévision et plateformes de diffusion ont annoncé rompre leurs contrats avec les hommes accusés. Medine Aybar, 29 ans, travaille dans le secteur du cinéma et de la publicité. Elle a choisi de partager sur les réseaux sociaux le harcèlement d'un de ses anciens patrons. Militante féministe, elle décrypte les mécanismes d'impunité qui règne dans son secteur professionnel : « J'ai commencé par lire les posts de dénonciations sur les photographes de mode, en lisant, j'ai tout de suite fait le parallèle avec mes propres expériences, alors je me suis mise à écrire et à partager aussi ce que j'avais vécu. » À écouter aussiMeToo: des affaires emblématiques en Suède, Espagne, Afrique du Sud et Japon Les dynamiques propres à l'industrie du cinéma rendent les dénonciations extrêmement risquées pour les carrières, mais elle a reçu de nombreux messages de soutien de la part de collègues : « J'ai eu des coups de fil de la part de personnes du secteur que j'aime beaucoup, qui m'ont dit "on te suit et on voit ce que tu publies" et s'ils m'appellent, c'est parce qu'ils savent que plein de gens du secteur pourraient me menacer de perdre du travail, ou faire pression sur moi de plein de manières différentes. » Témoigner en ligne : une option pour de nombreuses victimes Forte de cette première initiative, elle a décidé de se mobiliser pour recueillir le plus de témoignages possible et les diffuser de manière anonyme. Car nombre de victimes d'agressions préfèrent partager leurs témoignages sur les réseaux sociaux plutôt que dans les salles d'audience des palais de justice. Begüm Baki est membre de l'Association de lutte contre les violences sexuelles : « Il existe de nombreux obstacles à la dénonciation des violences sexuelles. C'est d'ailleurs pour cela que dans tous les pays, les violences sexuelles sont les crimes les moins rapportés, et en Turquie, malheureusement, c'est très rare. L'absence de mécanismes de soutien, la méconnaissance des droits, le manque d'institutions et l'approche culpabilisante à l'égard des victimes – manifestations du patriarcat et des inégalités de genre – sont particulièrement visibles là où ces inégalités sont les plus profondes. Face à cette réalité, certaines personnes finissent par ressentir le besoin de dire "stop". » Les dénonciations publiées sur les réseaux sociaux feront-elles l'objet d'enquêtes de la part de la justice ? Les avocates des droits des femmes en doutent, mais elles rappellent que les victimes ne sont pas totalement dépourvues. Le principe de « primauté de la parole de la victime » a été maintes fois validé par les différentes instances de justice et donne espoir de voir punir les auteurs de violences dont les noms sont désormais connus de tous.
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La Turquie et la Pologne en belles surprises, la Serbie et l'Allemagne qui tiennent leur rang, la déception espagnole... Jacques Monclar et Rémi Reverchon reviennent sur les moments importants de ce début d'EuroBasket 2025.Jacques Monclar, Rémi Reverchon, Mary Patrux, Xavier Vaution, Fred Weis et Chris Singleton décryptent l'actualité de la NBA dans le Podcast NBA Extra, présenté par Nicolas Sarnak et Baptiste Denis.En complément de l'émission lancée en 2012, beIN SPORTS a créé, avec ce podcast, un nouveau format pour revenir en profondeur sur la ligue nord-américaine de basketball. Chaque semaine, les membres de l'émission débattent autour de trois thèmes majeurs, qui font l'actualité de la NBA.Un podcast à retrouver aussi sur Youtube : https://tinyurl.com/y4sabkns Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
La Turquie est un pays à majorité musulmane, mais compte de nombreuses églises et de nombreux endroits très symboliques pour le christianisme. À Istanbul, tous les premiers jours du mois, une église réputée pour ses miracles, accueille les locaux et les touristes de toutes les religions, qui font la queue pour pouvoir faire un vœu. Elle attire beaucoup de monde, peu importe les obéissances. De notre correspondante à Istanbul, Une file d'attente s'étire dans la rue à l'extérieur de l'église grecque orthodoxe. Tous les premiers du mois, Notre-Dame-de-Vefa ne désemplit pas : de nombreuses personnes viennent faire un vœu, symbolisé par une clef. Aigül est kazakhe, de passage à Istanbul. À ses côtés, sa mère tient deux clefs dans ses mains : l'année dernière, elle avait fait deux vœux qui se sont réalisés, alors elle est venue ramener ces clefs comme l'indique la tradition. De son côté, Aigül est venue faire un souhait à son tour : « Je me suis renseignée sur cet endroit et beaucoup de gens pensent que leurs rêves se sont vraiment réalisés. Alors, moi aussi, je veux voir si c'est vrai. C'est intéressant et ma mère m'a dit que ses rêves se sont réalisés, c'est pourquoi elle a donné des bonbons. » Comme elle, certaines personnes remontent la file en offrant des sucreries, car leur vœu s'est réalisé. Ici les croyances se mélangent, en témoignent quelques chaussures laissées à l'entrée de l'église, comme à l'entrée d'une mosquée. Mine est turque et c'est une habituée : « Je suis musulmane. Mais je fréquente cette église depuis de nombreuses années. J'essaie surtout de ne pas manquer les premiers jours du mois. Cela m'apporte la paix. J'ai l'impression d'être guérie. Je prie. Je prie dans ma propre langue, selon ma propre religion. Je dis qu'Allah est unique. Je prends de l'eau des sources d'Ayazma. Je m'en sers pour me laver le visage le matin. » L'église, dédiée à la Vierge Marie, est construite sur une source d'eau considérée comme sacrée et réputée pour ses miracles. Notre-Dame-de-Vefa dépend du patriarcat œcuménique de Constantinople. Pour le père Hieronymos Sotirelis, en plus d'être un endroit religieux symbolique, c'est aussi un exemple du vivre-ensemble : « Cela permet à l'humanité de se rassembler, d'une manière magnifique qui fait abstraction de toute politique, idéologie personnelle et tout ce qui s'y rapporte. Nous sommes tous simplement des enfants de Dieu, debout ensemble, attendant sa grâce dans une petite cour d'église. La personne derrière moi est orthodoxe, celle devant moi est musulmane, celle après elle est arménienne… c'est un magnifique reflet de ce que l'humanité peut être. » Pour le père, l'église Vefa est à l'image d'Istanbul, un mélange historique de communautés et de religions. Mais les chrétiens représentent aujourd'hui moins de 1 % de la population turque, témoins du douloureux passé de la communauté. À lire aussiL'Église orthodoxe dans les relations internationales
durée : 00:59:08 - Rituels et chants sacrés de la confrérie Bektachi dans la Turquie rurale - par : Aliette de Laleu - Dans cette première émission de la saison, l'universitaire Jérôme Cler nous emmène en Turquie où il a étudié pendant des décennies les musiques jouées dans les montagnes du sud ouest, entre paysannerie et chants sacrés des Bektachi. - réalisé par : Davy Travailleur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:04:31 - Le Reportage de la rédaction - La Turquie, grand pays de football mais où le foot apparaît de plus en plus souvent à la rubrique faits divers. Violence, corruption, arbitres achetés, patron de clubs sur la sellette… la situation ne cesse de se dégrader. Le foot turc serait-il le reflet des maux de la société ?
« Une catastrophe nationale ». C'est ainsi que le président turc qualifie la tendance de ses compatriotes à faire de moins en moins d'enfants. Une « catastrophe », mais aussi un échec pour Recep Tayyip Erdogan, qui depuis plus de 15 ans appelle les Turcs à faire au moins trois enfants, et même quatre ou cinq si possible. Le chef de l'État, qui a décrété l'année 2025 « année de la famille », a annoncé le 16 juillet de nouvelles mesures pour relancer la natalité. Mais les Turcs ne l'entendent pas de cette oreille et la chute du pouvoir d'achat de ces dernières années y est pour quelque chose. De notre correspondante à Ankara, Ayçen et Zeliha sont amies d'enfance. Elles ont grandi à Ankara, non loin du parc où elles emmènent désormais leurs enfants, un enfant chacune. Ayçen est mère au foyer. Zeliha, employée de banque. Elles ont 32 et 33 ans, mais aucune n'a envie d'agrandir sa famille. « Ma fille va dans une école privée dont les frais de scolarité ont explosé. Mon but, c'est de donner les meilleures chances à mon enfant. Avec un, c'est déjà difficile », confie Ayçen. « La première raison, c'est l'économie. La deuxième, c'est que je travaille et que je n'ai pas de solution de garde. Si l'État apportait un réel soutien financier ou si on me laissait travailler à mi-temps, j'aurais peut-être un deuxième enfant », abonde Zeliha. L'enfant unique est en train de devenir une banalité en Turquie. L'indice de fécondité – le nombre moyen d'enfants par femme – est aujourd'hui de 1,5 contre 2,4 en 2001. Nombreuses en sont les raisons : l'urbanisation, la hausse du niveau d'études des femmes – donc l'âge de plus en plus tardif de la première grossesse, 27 ans actuellement -. La Turquie n'est pas différente des autres pays développés qui enregistrent une baisse de l'indice de fécondité. Ce qui est frappant, c'est l'accélération des dernières années. Elle a pris de court les autorités, autant que les démographes. Sutay Yavuz est professeur à l'Université des sciences sociales d'Ankara. Les conditions économiques – l'inflation à deux chiffres depuis maintenant huit ans – sont décisives, selon lui. Notamment dans le choix des jeunes couples : « Autrefois, il y avait une norme non écrite et étonnamment stable, qui voyait le premier enfant arriver en moyenne 22 mois après le mariage. Cette durée est désormais de plus en plus longue. On voit que les jeunes couples attendent de plus en plus pour avoir un enfant, et que ceux qui en ont un attendent de plus en plus pour en avoir un deuxième, ou bien y renoncent. C'est clairement lié au climat inflationniste des dernières années et à la conviction, chez ces couples, que la situation ne va pas s'améliorer. » En cette année dite « de la famille », le gouvernement multiplie les mesures pro-natalité. Les familles de deux enfants bénéficient depuis quelques mois d'une aide mensuelle de 1 500 livres, portée à 6 500 livres – soit un quart du salaire minimum brut – pour un troisième enfant. Récemment, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé que les fonctionnaires pourraient travailler à mi-temps jusqu'à l'entrée de leurs enfants à l'école primaire. Mais les ONG féministes s'inquiètent. « Ces politiques ont pour but affiché d'augmenter la population, de réduire les divorces. Ils auraient mieux fait de décréter 2025 « année de lutte contre les violences faites aux femmes ». Car c'est malheureusement au sein de la famille qu'elles subissent le plus de violences et qu'elles meurent le plus », dénonce l'avocate Özlem Günel Teksen, membre de la plateforme ESIK. Sur les six premiers mois de l'année, au moins 136 femmes ont été tuées en Turquie. Près de la moitié par leur mari ou leur ancien mari, et un quart par un autre membre de leur famille. À lire aussiErdogan cherche à criminaliser les minorités LGBT avec une loi répressive aux conséquences radicales
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Au programme de cette revue de presse internationale : les 1000 jours de pouvoir de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, un projet de loi controversé en Turquie sur l'exploitation minière des terres agricoles, et le lancement d'un programme de suivi des requins en Égypte.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.