President of Russia from 2000 to 2008 and again since 2012
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Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Les autres - plus de 20 000 -, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Cette émission est une rediffusion estivale. Enfants enlevés : Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et celles qui les ont aidées. Le retour des mines antipersonnel Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel, mais ces mines sont aujourd'hui utilisées par l'armée ukrainienne, russe, et plusieurs pays européens ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey. La Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani. À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire La flotte fantôme russe Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères, de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions. Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.
Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Les autres - plus de 20 000 -, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Cette émission est une rediffusion estivale. Enfants enlevés : Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et celles qui les ont aidées. Le retour des mines antipersonnel Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel, mais ces mines sont aujourd'hui utilisées par l'armée ukrainienne, russe, et plusieurs pays européens ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey. La Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani. À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire La flotte fantôme russe Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères, de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions. Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.
durée : 00:15:29 - Les journaux de France Culture - Le Japon "proteste vigoureusement" contre la première visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles, archipel où le président russe a inspecté le navire amiral de la flotte russe du Pacifique. Les îles Kouriles du Sud font l'objet d'un contentieux entre les deux pays depuis 1945. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - Le Japon "proteste vigoureusement" contre la première visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles, archipel où le président russe a inspecté le navire amiral de la flotte russe du Pacifique. Les îles Kouriles du Sud font l'objet d'un contentieux entre les deux pays depuis 1945. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invité du 21 mars avec Paul Gogo, journaliste indépendant et ancien correspondant en Russie Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine est plus fermée, plus répressive et plus militarisée que jamais. De 2017 à 2026, Paul Gogo l'a couverte depuis Moscou et le terrain, au plus près du quotidien des Russes : propagande, sanctions, peur, mais aussi ruses et poches de contestation. Il racontera les obstacles au travail de journaliste dans un pays où les médias étrangers sont traités en suspects et où la censure s'est durcie avec la guerre.
Sous pression après une série d'attaques de drones ukrainiens contre ses raffineries, la Russie fait face à des pénuries de carburant et a commencé à importer de l'essence pour stabiliser son marché intérieur. En juillet 2026, un navire parti de Tanger a livré 30 000 tonnes de carburant Al-92 au port de Mourmansk, première cargaison en provenance du Maroc, où Lukoil aurait agi comme fournisseur. Comment un pays producteur et exportateur majeur de pétrole comme la Russie se retrouve-t-il en pénurie d'essence, au point de devoir en acheter au Maroc ? Rabat étant un partenaire proche de Washington, comment les Américains perçoivent-ils cette vente de carburant à Moscou en pleine guerre ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative.
L'émission 28 minutes du 11/08/2026 Avec ses photos, elle nous plonge dans le quotidien éreintant des livreurs Dans son ouvrage photographique “Uber life” (éditions Fisheye), l'artiste contemporaine Tassiana Aït-Tahar nous raconte sa vie de livreuse “Uber Eats”, un travail qu'elle a exercé pendant cinq ans, et qui n'est pas sans risques. Exposés aux mauvais comportements des restaurateurs et des clients, elle nous raconte comment, en manquant de transparence sur son algorithme, Uber maltraite ses livreurs qui redoutent d'être sanctionnés de manière totalement arbitraire. Ces conditions entretiennent leur précarité, alors que la plupart sont sans papiers. Le tourisme mondialisé, source de richesse ou accélérateur de pauvreté ? Chaque année, l'ensemble des grandes destinations touristiques est touché par une sur-fréquentation. S'il est indéniablement producteur de richesse, le tourisme accentue la pression sur le climat, la biodiversité et les équilibres économiques et sociaux, appauvrissant notamment les populations locales. Après 4 ans et demi de guerre, l'Ukraine fait-elle jeu égal avec la Russie ? Après l'humiliation publique de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche début 2025, rien ne laissait présager un tel changement de ton de Donald Trump à l'égard de l'Ukraine. Et pourtant, quatre ans et demi après la première offensive russe, les équilibres ont changé, provoquant l'inquiétude et l'exaspération de la population russe, à qui Vladimir Poutine avait pourtant promis qu'elle ne subirait pas les effets directs de la guerre. On débat de ces deux sujets d'actualité avec Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, et Anna Kowalska, correspondante de la télévision publique polonaise TVP. Isadora Dartial nous parle du “tramping”, un mouvement de jeunes Tchèques qui partent camper en forêt en s'inspirant des cow-boys et de l'Ouest américain. Théophile Cossa nous explique comment devenir pompier volontaire alors que les candidatures ont explosé depuis le début de l'incendie en Gironde. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 11/08/2026 Le tourisme mondialisé, source de richesse ou accélérateur de pauvreté ? Chaque année, l'ensemble des grandes destinations touristiques est touché par une sur-fréquentation. S'il est indéniablement producteur de richesse, le tourisme accentue la pression sur le climat, la biodiversité et les équilibres économiques et sociaux, appauvrissant notamment les populations locales. Après 4 ans et demi de guerre, l'Ukraine fait-elle jeu égal avec la Russie ? Après l'humiliation publique de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche début 2025, rien ne laissait présager un tel changement de ton de Donald Trump à l'égard de l'Ukraine. Et pourtant, quatre ans et demi après la première offensive russe, les équilibres ont changé, provoquant l'inquiétude et l'exaspération de la population russe, à qui Vladimir Poutine avait pourtant promis qu'elle ne subirait pas les effets directs de la guerre. On débat de ces deux sujets d'actualité avec Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse-RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, et Anna Kowalska, correspondante de la télévision publique polonaise TVP. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 11 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
Comment bien gagner une guerre et s'assurer que ce sera la dernière?? Le 2 septembre 1945, Hitler et ses alliés sont vaincus, la guerre est terminée. Mais si la partie militaire du conflit prend fin, comment extraire le poison du nazisme et du fascisme dans ces Etats qui ont mené une guerre totale avec 50 à 80 millions de morts?? Les forces d'occupation alliées victorieuses entreprennent de dénazifier la société allemande et d'établir une société démocratique au Japon. Mettre les vaincus à genoux comme l'avait fait le traité de Versailles en 1919 n'a pas fonctionné - la punition avait même nourri le ressentiment - on tente une autre stratégie. Si "dénazifier" est un mot que l'on pensait relégué dans les caves de l'histoire, c'était sans compter sur les capacités de recyclage de l'histoire de nos contemporains. Ce mot est réapparu dans la bouche de Vladimir Poutine, qui lançait sa guerre en Ukraine le 24 février 2022. Avec Emmanuel Droit, directeur de Sciences Po Strasbourg, spécialiste de l'histoire de l'Allemagne, qui a récemment publié : La Dénazification, posthistoire du IIIe Reich (Presses universitaires de France, 2024).
Les treillis nord-coréens se font de plus en plus nombreux sur le sol russe. Le président ukrainien estime à 50 000 au maximum le nombre de soldats déployés pour combattre aux côtés de la Russie, alliée de Pyongyang. Un afflux de militaires non russes qui intervient à un moment où Vladimir Poutine peine à recruter au sein de sa population et à accumuler les réserves nécessaires à des opérations de grande ampleur. Entretien avec Marie Mendras, professeure à l'École des affaires internationales de Sciences Po et auteure de La guerre permanente : l'ultime stratégie du Kremlin, aux éditions Calmann-Lévy.
Deux versions s'opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L'Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l'Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l'avantage. » La Tribune Dimanche salue notamment ce qu'elle appelle « l'une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l'offensive russe ». Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d'un tournant tragique ». « À l'approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l'Ukraine dans le noir. » Courrier International s'inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ». La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L'arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n'en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l'Iran ». À lire aussiGuerre en Ukraine: la course aux drones s'accélère entre Moscou et Kiev Menaces sur les exilés palestiniens Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d'or les passages vers le Caire ». « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l'été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l'accuse d'être un terroriste infiltré ». « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c'est d'une terrible cruauté », soupire Raed Issa. À lire aussiUne commission estime que le militant palestinien Ramy Shaath ne doit pas être expulsé de France « Je dis que je suis libanais » Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d'être photographié par crainte de montage malveillant ou d'être pris à partie dans la rue ». Il s'explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu'est-ce que tu viens faire en France ? Va-t'en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. » Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? » Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ». Le rêve d'une jeunesse éternelle « Peut-on vraiment rajeunir ? » C'est l'hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu'on pourrait traduire par « lifting en profondeur ». Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l'acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d'opération », raconte Le Point. « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l'hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d'organes que l'âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l'une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l'autre rêve de mener un combat à la source, dans l'intimité des cellules. Mais l'obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l'inéluctable ». À lire aussiBoom de la médecine esthétique : l'âge d'or de l'anti-âge
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Nicolas Tenzer analyse la situation économique de la Russie face aux sanctions et aux attaques ukrainiennes. Il évoque les signes inquiétants comme la récession, l'inflation élevée, les faillites bancaires et la fuite des cerveaux. Bien que certains secteurs comme la défense résistent, l'économie russe semble au bord de l'effondrement à long terme, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour le régime de Vladimir Poutine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 04/08/2026 Neuf personnes ont été tuées dimanche en Russie lors d'attaques ukrainiennes, selon les autorités locales. Ces frappes, menées jusque dans des régions éloignées de la frontière, illustrent-elles une nouvelle stratégie de Kiev ? Au-delà de son objectif de récupérer la Crimée, l'Ukraine cherche à fragiliser l'économie russe et à entamer le moral de la population. Depuis la mi-juillet, elle multiplie notamment les attaques de drones contre les entrepôts de “Wildberries”, le géant russe du e-commerce. En accentuant la pression sur Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky espère contraindre Vladimir Poutine à s'engager dans des négociations de paix. On en débat avec Vera Grantseva, politologue, enseignante à Sciences Po, spécialiste de la Russie, Paul Gogo, journaliste, ancien correspondant à Moscou et Léo Péria-Peigné, responsable du laboratoire de recherche sur la défense à l'Ifri. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 04/08/2026 "Le procès d'une vie" : le combat de femmes ordinaires pour l'IVG Co-écrite, mise en scène par Barbara Lamballais et interprétée par Céline Toutain, “Le procès d'une vie” se joue au Théâtre du Splendid à Paris, jusqu'au 3 janvier 2027. À l'automne 1971, Marie-Claire Chevalier est violée, à 16 ans, par un camarade de classe. Elle tombe enceinte et cherche à avorter. La jeune fille recontre Micheline Bambuck, laquelle avait déja pratiqué des avortements sur elle-même, qui accepte de l'aider. Dénoncée par son ex-petit ami, Marie-Claire Chevalier va subir deux procès à Bobigny en octobre et novembre 1972, défendue par Gisèle Halimi, où l'avocate plaidera la dépénalisation de l'avortement. Quelques mois plus tard, la loi Veil du 17 janvier 1975 autorise l'IVG. Attaques ukrainiennes en Russie : Poutine a-t-il perdu le contrôle de sa guerre ? Neuf personnes ont été tuées dimanche en Russie lors d'attaques ukrainiennes, selon les autorités locales. Ces frappes, menées jusque dans des régions éloignées de la frontière, illustrent-elles une nouvelle stratégie de Kiev ? Au-delà de son objectif de récupérer la Crimée, l'Ukraine cherche à fragiliser l'économie russe et à entamer le moral de la population. Depuis la mi-juillet, elle multiplie notamment les attaques de drones contre les entrepôts de “Wildberries”, le géant russe du e-commerce. En accentuant la pression sur Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky espère contraindre Vladimir Poutine à s'engager dans des négociations de paix. On en débat avec Vera Grantseva, politologue, enseignante à Sciences Po, spécialiste de la Russie, Paul Gogo, journaliste, ancien correspondant à Moscou et Léo Péria-Peigné, responsable du laboratoire de recherche sur la défense à l'Ifri. Isadora Dartial nous explique l'expression italienne “fare la vasche”, qui consiste à se retrouver chaque soir pour marcher ensemble dans les rues du village. Théophile Cossa nous raconte comment marche la traque aux scarabés japonais. Il est l'un des insectes invasifs les plus redoutés d'Europe et gagne progressivement du terrain en France. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 4 août 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
« L'armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens meurtriers visant des Palestiniens dans la bande de Gaza », constate Le Figaro à Paris, et ce « en dépit d'un accord-cadre conclu sur le désarmement du Hamas patronné par Donald Trump. […] En l'espace de trois jours, quinze Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors "d'éliminations ciblées" visant des responsables islamistes, selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas ». Israël maintient donc la pression sur Gaza. En fait, explique Le Figaro, « sur le front intérieur, Benyamin Netanyahu peut difficilement faire preuve de la moindre "souplesse" à moins de trois mois des élections législatives. Il n'a cessé, en effet, de faire miroiter aux Israéliens une "victoire totale" sur le Hamas, ainsi qu'une complète démilitarisation de la bande de Gaza. Or, ces promesses sont encore très loin d'être tenues, pointe le journal, ce qui se reflète notamment dans les sondages avec la majorité sortante actuelle, qui a tendance à perdre pied face une opposition centriste divisée, mais qui a le vent en poupe. Benyamin Netanyahu se retrouve ainsi tiré à hue et dia par Donald Trump et ses plus proches alliés politiques. Il va lui falloir faire appel à tous ses talents de tacticien, qui lui ont permis jusqu'à présent de se maintenir au pouvoir, avec quelques interruptions, pendant 18 ans ». Un « statu quo inacceptable » Le Monde résume ainsi la situation : « Tout progrès à Gaza reste tributaire des autorités israéliennes, et la campagne électorale pour les élections législatives du 27 octobre est plutôt propice à une détestable surenchère. Il a fallu attendre trois jours pour obtenir une réaction officielle de l'État hébreu à l'annonce du président des États-Unis sur un accord de désarmement du Hamas et, sans surprise, cette réponse est négative. Certes, l'accord annoncé par Donald Trump manque de précision, notamment sur les modalités de la collecte des armes. Il est dépourvu de calendrier et ne détaille pas comment ses deux objectifs principaux, le désarmement et le retrait de l'armée israélienne, doivent s'orchestrer. Mais, déplore Le Monde, la coalition que dirige Benyamin Netanyahu n'offre aucune alternative à un statu quo inacceptable ». De l'eau dans le gaz entre Donald et Bibi « De fait, ce n'est plus un secret pour personne, ni aux États-Unis ni en Israël, relève Le Temps à Genève. La lune de miel entre les deux dirigeants s'est considérablement assombrie. Un sondage commandité par The Economist montre que près de la moitié des Américains estiment que Benyamin Netanyahu aurait dû être arrêté pour crimes de guerre lors de son (récent) passage aux États-Unis. Le camp MAGA, sur lequel s'appuie Donald Trump, est divisé comme jamais à propos des relations avec Israël. Les plus proches conseillers du président – et le président lui-même en fonction des personnes à qui il s'adresse – considèrent que Washington s'est laissé entraîner dans une guerre qui ne concernait pas les intérêts de l'Amérique ». L'Ukraine vise la Crimée À la Une également, la guerre en Ukraine, ou plutôt la guerre qui se déplace en territoire russe et sur la province annexée de Crimée. « Zelensky prend Poutine par la Crimée », titre Libération qui constate que « la péninsule est de plus en plus visée par des frappes ukrainiennes. Privée d'eau potable, sans électricité et avec des prix de l'essence inabordables, la population est à bout. Une stratégie de long terme de Kiev pour forcer les Russes à quitter la région et faire plier le Kremlin. […] Frappes sur la Crimée, frappes de plus en plus loin à l'intérieur de la Russie, l'objectif des Ukrainiens est limpide : démoraliser la population russe et ébranler Vladimir Poutine, pour qu'il accepte enfin d'envisager un accord de paix. On n'y est pas, tempère Libération. Mais le doute est désormais semé : le président russe n'est pas infaillible, y compris là où sa victoire semblait installée. » Et pendant ce temps, côté russe, « le Kremlin fait pression sur les hommes en âge de combattre pour aller au front », constate le Wall Street Journal. « Dans les petites villes russes, certains recruteurs militaires n'hésitent pas à arrêter des hommes dans la rue, devant leur lieu de travail ou sous prétexte de contrôles d'identité de routine. Une fois dans un bureau de recrutement, ces hommes peuvent être menacés ou battus jusqu'à ce qu'ils s'engagent pour la guerre ». La Russie subit des pertes de plus en plus importantes sur le terrain, relève encore le Wall Street Journal : « entre 30 000 et 40 000 morts et blessés chaque mois ».
Le monde occidental vit une crise civilisationnelle et politique qui exprime tout à la fois un vertige sur l'état des lieux, une perte de sens, un doute sur ses capacités, une haine de soi et une peur de la disparition qui se traduit aujourd'hui par la gigantesque insurrection antisystème qui secoue les démocraties d'Occident. Cette crise est une crise majeure faite de critiques en tous genres qui viennent saper les bases de notre civilisation au risque de la détruire. À quoi s'ajoute l'autoritarisme qui s'affirme sur la scène politique trumpienne. Autre réalité, elle aussi destructrice. Affaibli par ses doutes et le schisme apparu brutalement entre l'Europe et l'Amérique de Donald Trump, l'Occident est par ailleurs confronté à une coalition dont la Russie de Poutine et la Chine de Xi Jinping sont les leaders incontestés liés par un ressentiment historique qu'ils nourissent vis-à-vis de l'Occident et par la peur de l'attraction que la liberté occidentale pourrait susciter chez leurs peuples. Ils voient l'Occident comme l'ennemi à abattre et mènent contre lui une guerre hybride à grande échelle, qui connecte tous les théatres d'opérations. Invité : Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l'Institut Français de Géopolitique, directeur de recherche à l'Institut Thomas More et collaborateur de Desk-Russie. Dictionnaire Géopolitique du Monde Occidental, Presses Universitaires de France.
Vladimir Poutine perd plus de soldats qu'il ne parvient à en recruter. Et, pour la première fois depuis le début de la guerre, l'offensive de printemps du « tsar » se solde par un gain net de territoire pour l'Ukraine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ils sont partis sans savoir pour combien de temps... sans être forcément militants de l'opposition à Vladimir Poutine, ils ne voulaient pas vivre dans un pays en guerre sous une chape de plomb. Des centaines de milliers de Russes ont quitté leur pays depuis 2022. Dans les Balkans, la Serbie a accueilli entre 200 000 et 300 000 d'entre eux. Le pays attire grâce à une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes et des liens culturels -mais aussi politiques - entre les deux pays. À Belgrade, les exilés russes apprécient une certaine liberté mais leur avenir reste suspendu à la position géopolitique de la Serbie. Reportage de Louis Seiller. Documentaire : «Giorgia Meloni et le clan des goélands» ou la fulgurante ascension du rôle modèle de l'extrême droite européenne Après 3 ans au pouvoir sans véritable accroc, Giorgia Meloni a connu ses premiers vents contraires ces derniers mois : battue en mars sur sa réforme de la justice, critiquée sur sa politique migratoire, bousculée sur la scène internationale par Donald Trump, la présidente du Conseil italien tient la barre malgré tout, et son parti néo-fasciste, Fratelli d'Italia est toujours en tête dans les sondages (28%...) Un documentaire sur Arte, raconte l'incroyable ascension de Giorgia Meloni, de son engagement à l'adolescence auprès des héritiers de Mussolini, aux élections de 2022 qui la portent au pouvoir. Eric Joszef, coréalisateur de « Giorgia Meloni et le clan des goélands ». En Espagne, frappés de plein fouet par le changement climatique... les agriculteurs cherchent les solutions de demain… Sécheresses, records de chaleurs, résistance aux nuisibles... dans ce pays qui se veut le potager de l'Europe, les cultures sont sous pression... Alors pour s'adapter et tenter de sauver les vergers, les producteurs de pommes notamment, se tournent vers les scientifiques. Reportage d'Elise Gazengel.
Ils sont partis sans savoir pour combien de temps... sans être forcément militants de l'opposition à Vladimir Poutine, ils ne voulaient pas vivre dans un pays en guerre sous une chape de plomb. Des centaines de milliers de Russes ont quitté leur pays depuis 2022. Dans les Balkans, la Serbie a accueilli entre 200 000 et 300 000 d'entre eux. Le pays attire grâce à une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes et des liens culturels -mais aussi politiques - entre les deux pays. À Belgrade, les exilés russes apprécient une certaine liberté mais leur avenir reste suspendu à la position géopolitique de la Serbie. Reportage de Louis Seiller. Documentaire : «Giorgia Meloni et le clan des goélands» ou la fulgurante ascension du rôle modèle de l'extrême droite européenne Après 3 ans au pouvoir sans véritable accroc, Giorgia Meloni a connu ses premiers vents contraires ces derniers mois : battue en mars sur sa réforme de la justice, critiquée sur sa politique migratoire, bousculée sur la scène internationale par Donald Trump, la présidente du Conseil italien tient la barre malgré tout, et son parti néo-fasciste, Fratelli d'Italia est toujours en tête dans les sondages (28%...) Un documentaire sur Arte, raconte l'incroyable ascension de Giorgia Meloni, de son engagement à l'adolescence auprès des héritiers de Mussolini, aux élections de 2022 qui la portent au pouvoir. Eric Joszef, coréalisateur de « Giorgia Meloni et le clan des goélands ». En Espagne, frappés de plein fouet par le changement climatique... les agriculteurs cherchent les solutions de demain… Sécheresses, records de chaleurs, résistance aux nuisibles... dans ce pays qui se veut le potager de l'Europe, les cultures sont sous pression... Alors pour s'adapter et tenter de sauver les vergers, les producteurs de pommes notamment, se tournent vers les scientifiques. Reportage d'Elise Gazengel.
« Sénégal : la grande détresse des homosexuels », titre Le Nouvel Obs, qui a interrogé plusieurs de ces sénégalais venus chercher refuge en France, alors que dans leur pays, l'homosexualité est désormais passible de dix ans de prison. L'hebdomadaire a notamment interviewé Chérif. C'est un nom d'emprunt. Il préfère rester anonyme. Sans papiers, inquiet, il ne précise pas la manière dont il est arrivé en France. Il espère obtenir l'asile. Et il raconte « l'atmosphère devenue irrespirable » au Sénégal, « à la maison, dans la rue, à la télévision comme sur les réseaux sociaux », « tout le monde ne parlait que des homosexuels », et « les discours de haine se propageaient sans plus aucun filtre » : « Ils pervertissent la jeunesse », « ils détruisent le pays », « on doit les tuer », « on doit les brûler ». « L'histoire de Chérif est loin d'être isolée », précise Le Nouvel Obs. « Depuis des mois, des associations françaises alertent sur la hausse des appels de détresse venant du Sénégal ». L'association STOP homophobie reçoit ainsi de nombreux appels comme celui de cet homme de 34 ans qui cherche à quitter le Sénégal « parce que le pays n'est pas prêt à accepter les personnes gays ». Et il ajoute : « Tous les homosexuels se cachent. C'est comme vivre en prison ». Suède, Pologne, Pays baltes Et si Vladimir Poutine décidait d'attaquer l'Europe… C'est L'Express qui se projette dans l'avenir et livre plusieurs scénarios qui, nous dit-il, ont été élaborés par « les meilleurs experts ». Premier exemple : débarquement russe sur l'île suédoise de Gotland, le 3 septembre 2029. « À quelques kilomètres au large, surgissent de multiples corvettes et navires de débarquement appartenant à la flotte russe de la Baltique. Revanchard après les déboires de son armée en Ukraine, Vladimir Poutine vient d'ouvrir un nouveau front. La Suède, qui a rejoint l'Otan en 2024, en est la première victime ». Autre scénario : « Des drones déferlent sur la Pologne ». « Le but ultime de ces actions serait d'effrayer les populations, afin qu'elles fassent pression sur leur gouvernement pour qu'il cesse de soutenir l'Ukraine », estime le général américain Ben Hodges. Il y a aussi bien sûr l'hypothèse d'une attaque des Pays baltes, souvent évoquée. Ce pourrait être le 4 décembre 2028, raconte L'Express. « Avide de reprendre la main sur cette ancienne république soviétique, imagine L'Express, Poutine vient d'ordonner la prise de Narva (petite ville du nord-est de l'Estonie) au prétexte d'une protection de la minorité russophone qui y serait "persécutée" ». Bref, les hypothèses ne manquent pas… Réfugiés climatiques Les incendies continuent de ravager la région de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Incendies qu'évoque notamment la Tribune Dimanche. Dans son éditorial, Soazig Quéméner, revient sur le sort de ces nouveaux « réfugiés climatiques », « contraints de quitter leurs domiciles pour échapper aux ravages de feux à la trajectoire imprévisible ». « Ils rejoignent à leur cœur défendant, dit-elle, le contingent des exilés climatiques. Pour la plupart, ils retrouveront bien heureusement leurs foyers, mais tous seront frappés, marqués à vie par la mémoire de ces flammes monstrueuses ». Dans son éditorial pour le Parisien Dimanche, Jean-Baptiste Isaac parle, lui, des « réfugiés du feu » et constate : « L'Europe, que l'on pensait à l'abri de ces calamités est frappée de plein fouet, emportée par la spirale du dérèglement climatique ». Vacances paisibles Courrier International nous invite à « lever le pied ». Précision importante, il s'agit de lever le pied pendant les vacances. « Aux périples lointains rythmés par les sauts de puce de ville en ville, de plus en plus de vacanciers préfèrent les séjours plus tranquilles », explique Courrier International. Ils vont « moins loin, dans des coins plus calmes avec des activités plus douces ». L'hebdomadaire cite une étude de l'agence de voyages Expedia, selon laquelle « 91 % des voyageurs se disent intéressés par des voyages centrés sur la lecture, la détente et les moments privilégiés ». Courrier International s'appuie notamment sur un article du journal espagnol la Vanguardia, selon lequel, « les queues pour faire la photo chacun son tour, les parkings des plages les plus cotées déjà pleins à 8 heures du matin… tout cela n'est plus attractif… ». La Vanguardia, prône plutôt « le tourisme communautaire ». De quoi s'agit-il ? « De participer à la vie locale pendant plusieurs jours dans un même environnement, de se laisser tenter par le quotidien des commerces locaux, ou encore de bavarder spontanément, à la fraîche, avec des dames, dans les coins les plus authentiques de la région… » Un peu de douceur, dans ce monde sous tension…
C'était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l'ONU étaient auditionnés, lors d'un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l'ancien président sénégalais a choisi « le registre de l'expérience de chef d'État et de médiateur continental ». « Interrogé sur l'attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d'un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus. Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l'ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ». Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l'ancien président sénégalais a promis d'agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l'efficacité de l'ONU et engager les réformes jugées nécessaires ». Échec cuisant On apprend aussi que l'équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C'est ce qu'annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l'ancien chef de l'État sénégalais s'active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l'administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ». « Le mythe du réseautage huilé de l'ancien président au sein de la Maison Blanche s'effondrerait-il ? » s'interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d'accéder au poste de secrétaire général de l'ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n'est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l'administration Trump ». « L'entreprise de séduction », lancée par l'équipe de Macky Sall, « s'est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n'y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ». Immense défi En RDC, les dernières déclarations de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d'Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l'inaction internationale. » « Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l'action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d'alimenter un commerce opaque ». En quels termes, précisément, le secrétaire général de l'ONU s'était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n'ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n'est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d'approvisionnement ». « Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d'être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »
Au sommaire : Pourquoi la jeunesse française vote-t-elle pour Jean-Luc Mélenchon ? Une question abordée par Le Point, qui cherche à comprendre la séduction qu'opère La France insoumise.Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'inquiète de la préparation du prochain budget. L'Express s'intéresse à la peur qui règne autour de Vladimir Poutine et les scénarios d'attaque russe sur l'Europe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Deux unes d'hebdomadaires français se répondent cette semaine. Sur chacune, le même visage, celui de Marine Le Pen. Et la même question : que se passerait-il si le Rassemblement national gouvernait réellement ? Les promesses du RN confrontées à la réalité L'Express met en scène Marine Le Pen assise sur un trône doré, entourée de chats, et titre : « Les 100 premiers jours du RN au pouvoir ». Avec ce sous-titre : « Enquête sur le programme qui plomberait la France ». Le dossier passe chaque promesse au tamis du réel. La mesure phare, le référendum sur l'immigration, se fracasse sur l'article 89 de la Constitution. Celui-ci encadre les révisions constitutionnelles et impose qu'avant tout référendum, le texte soit voté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat. Un verrou quasiment infranchissable pour le RN. L'hebdomadaire cite d'ailleurs un proche du dossier, désabusé : « Ce n'est pas la peine de faire croire aux Français qu'on peut consulter sur tout. » Quant à la promesse de Jordan Bardella de réduire de moitié la contribution française à l'Union européenne, ce serait « le fiasco assuré », tranche L'Express. Le parti se heurterait aussi à une difficulté très concrète : il ne parvient pas à recruter les hauts fonctionnaires dont il aurait besoin pour gouverner. Un proche de Marine Le Pen le reconnaît : « On a un vrai sujet sur les ressources humaines… On ne trouve pas de gens qui tiennent la route. » Le Pen-Bardella, un tandem moins solide qu'il n'y paraît Même préoccupation au Nouvel Obs, mais avec un autre angle. Sous le duo Le Pen-Bardella, ce titre : « Les failles cachées », accompagné d'une question : « Pourquoi leur ticket n'est pas si gagnant ». L'hebdomadaire décrit la fébrilité du tandem après la confirmation en appel de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Jordan Bardella, écrit Le Nouvel Obs, « a vu s'envoler un bail virtuel de cinq ans à l'Élysée et doit se contenter d'un siège éjectable de Premier ministre ». Le vernis commence à craquer, notamment en raison des désaccords qui traversent le duo. Sur les retraites, Jordan Bardella affiche ainsi une posture favorable aux entreprises, tandis que Marine Le Pen défend un départ à 60 ou 62 ans. Un député confie à L'Express que des divergences de ce type, « il y en a des dizaines ». Le dossier du Nouvel Obs se referme sur cette formule d'un vieil ami de la famille : « Marine, quand elle est face à une difficulté, c'est là qu'elle devient vraiment une Le Pen ». Ce qui, note perfidement l'hebdomadaire, ne devrait pas rassurer l'extrême droite, car « les Le Pen ont toujours perdu ». Ces commerces vides qui servent à blanchir de l'argent Sur un tout autre sujet, Le Point publie une enquête sur le blanchiment d'argent. Elle commence par une balade dans Paris, rue de Bagnolet, devant un vendeur de kebabs désespérément vide à l'heure du déjeuner. Pourquoi cet établissement tient-il depuis des années ? Parce que, écrit Le Point, « ce commerce se moque éperdument de vendre des sandwichs » . Il s'agirait en réalité d'une officine de blanchiment. Son propriétaire disposerait d'une fortune en espèces d'origine inavouable, provenant par exemple du trafic de drogue, dont il lui faudrait justifier la provenance, quitte à inventer des clients. S'il déclare avoir servi 250 personnes à 50 euros dans le mois, le fisc n'a aucun moyen de le vérifier. Voilà pourquoi l'échoppe reste ouverte, même vide. La même mécanique serait à l'œuvre dans certains salons de massage, ongleries ou salons de coiffure. Des tickets de loterie gagnants peuvent même être rachetés afin de blanchir des flux financiers. Les autorités traquent ces pratiques, mais les délinquants continuent d'innover. La mort est-elle vraiment une mauvaise chose ? Une dernière question, presque philosophique : « Pourquoi mourons-nous ? » C'est le titre du livre du prix Nobel de chimie Venki Ramakrishnan, interrogé par L'Express. Et si la science permettait un jour de ne plus mourir ? Le scientifique raconte une conversation bien réelle, captée l'an dernier entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants évoquaient leur intention de prolonger leur vie grâce à la recherche. Cette perspective l'inquiète. Jusqu'ici, explique-t-il, « on savait que les dictateurs finissent par mourir, laissant l'espoir que le régime suivant soit différent ». Mais « imaginez un monde où Trump, Poutine ou Xi vivraient pour toujours… Je ne suis pas sûr que ce serait un monde meilleur ». Pour Venki Ramakrishnan, la mort a aussi du bon : « Être mortel nous pousse à accomplir des choses. Mozart n'a vécu que 36 ans, mais il a eu le temps d'écrire 41 symphonies ». Ce dont l'humanité a besoin, conclut-il, ce n'est pas de permettre à quelques puissants de vivre pour toujours, mais d'offrir au plus grand nombre la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé. Tout un programme.
C dans l'air du 14 juillet 2026 - Macron : démonstration de force… sous le regard de Moscou Un défilé XXL et un message au reste du monde. Pour le dixième et dernier défilé du 14-Juillet de sa présidence, Emmanuel Macron a vu les choses en grand. Quelque 6 700 soldats, 98 avions, et 31 hélicoptères ont défilé sur et au-dessus des Champs-Élysées, à Paris, un record. Dans les tribunes, le président français avait convié une trentaine de chefs d'État, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour réaffirmer le soutien de la France à l'Ukraine en guerre. Devant eux, près de 500 soldats des pays membres de la Coalition des volontaires ont également défilé dans un message d'unité européenne adressé à Vladimir Poutine. « Nous nous battons tous ensemble, et nous nous tenons au côté du peuple ukrainien », avait lancé le président français, Emmanuel Macron, hier. En neuf ans de mandats, marqués par la guerre en Ukraine, le chef de l'État a fait doubler le budget de la défense, passé de 32 milliards d'euros en 2017, à 64 d'ici 2027. La France veut se donner les moyens d'affirmer sa puissance mais aussi de soutenir efficacement l'Ukraine, en témoigne l'annonce, hier, de 16 nouveaux Rafales livrés à l'Ukraine. Fin juin, dans une interview à France culture, la candidate du RN à l'élection présidentielle Marine Le Pen réaffirmait son soutien « sans aucune ambiguïté » à l'Ukraine. Mais la position du parti nationaliste à l'égard de Kiev n'a pas toujours été si claire. Si le parti avait bien condamné l'agression russe en 2022, sa position était pro-russe lors de l'annexion de la Crimée en 2014 et du referendum d'autodétermination du territoire. « La Crimée est russe depuis de très nombreuses années », tweetait à l'époque Marine Le Pen. Officiellement, depuis 2022, le RN a tourné le dos à la Russie, réaffirmant régulièrement son soutien à l'Ukraine. Le président du RN Jordan Bardella estime même que la Russie constitue une « menace multidimensionnelle pour la France ». Mais l'époque n'est pas si lointaine où le RN empruntait 9 millions d'euros à une banque russe pour financer ses campagnes régionales et départementales 2015. Plusieurs membres du RN continuent d'ailleurs d'afficher leur russophilie, à l'image de l'eurodéputé Thierry Mariani qui considère que l'aide économique à l'Ukraine est un naufrage économique « qui nourrit la grande corruption ».Que retenir du dernier défilé du 14-Juillet d'Emmanuel Macron ? Comment le Rassemblement national se positionne-t-il vis-à-vis de la guerre en Ukraine ? Et le gouvernement a-t-il suffisamment agi pour protéger les Français des vagues de chaleur ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à - La Tribune Dimanche - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
En déplacement à Bujumbura, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, assure que des combattants ukrainiens soutiennent la rébellion de l'AFC/M23, aux côtés des forces rwandaises, dans le but de déstabiliser des pays considérés comme des alliés de Moscou, comme la RDC et le Burundi. Alors que ces accusations sont fermement démenties par Kiev, sur quels éléments Sergueï Lavrov fonde-t-il ses affirmations ? L'Ukraine peut-elle réellement soutenir l'AFC/M23 ? Quelle est la position des autorités congolaises ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.
La guerre que mène Vladimir Poutine en Ukraine dure depuis février 2022. À l'époque, il était sûr de conquérir le pays en quelques jours. Pourtant, plus de quatre ans après le lancement de son offensive, la Russie ne semble plus en mesure de remplir ses objectifs militaires.Depuis plusieurs mois, les drones ukrainiens frappent durement la Russie et ciblent les raffineries, les hangars et les ports, entraînant des pénuries de carburant. Le président russe a même été obligé de reconnaître ces difficultés lors d'une rare interview accordée à la télévision d'Etat.Cet épisode de Code source est raconté par Robin Korda, journaliste au service international du Parisien.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Clémentine Spiler, Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux et Marin Guillon Verne - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en 2025, bon nombre de règles communes semblent avoir volé en éclats. Le recours à la force prime souvent sur le droit international, créant un nouvel ordre mondial très incertain, et incitant à se demander : où va le monde et comment imaginer la suite ?Dans ce contexte, cinq journalistes du Monde, spécialistes des questions internationales, observent la manière dont les grandes puissances cherchent leurs marques, en quête d'une place dans le tourbillon d'un changement d'époque.Dans ce premier épisode, Alain Frachon, éditorialiste au Monde, observe comment l'Europe, inquiète, se positionne dans cette ère où les volontés de domination, économique ou militaire, semblent désormais l'emporter sur les équilibres passés. Sur le continent même, l'ambition de Vladimir Poutine de recréer une « Grande Russie » participe de cette déstabilisation. Un enjeu territorial crucial que décrit Delphine Papin, chargée de l'innovation cartographique au Monde.Cet épisode de podcast est extrait de la deuxième « Nuit de la géopolitique », enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 22 juin 2026. Un événement organisé par Le Monde Ateliers.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Introduction : Sophie Larmoyer avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : extraits de prise de parole de Donald Trump, président américain, les 15 mars, 16 mars, 1ᵉʳ avril et 2 avril 2026 ; d'Emmanuel Macron, président français, le 24 avril 2026 ; de Pete Hegseth, secrétaire d'Etat à la défense américain, le 1er avril 2026 ; et de Marco Rubio, secrétaire d'Etat américain, le 31 mars 2026.Cet épisode a été publié le 13 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Que lisent les diplomates ? Sources diplomatiques a le plaisir de vous présenter le Book Club du CAPS, le book club préféré des diplomates !Ce rendez-vous mensuel est proposé et animé par le Centre d'analyse, de prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Chaque mois, des agents du CAPS invitent un auteur ou une autrice, qu'il s'agisse de chercheurs ou diplomates, autour d'une discussion sur des enjeux internationaux et géostratégiques. Sources diplomatiques propose à ses auditeurs de découvrir ces épisodes chaque semestre.Dans cet épisode, Tristan Aureau, directeur du CAPS et Céline Bayou, chargée de mission au CAPS reçoivent Thomas Gomart, historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI), qui présente son livre : « Qui contrôle qui ? ».Dans son dernier livre, Thomas Gomart décrypte quatre face à face de dirigeants qui orientent de manière décisive la politique internationale : Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky ; Ali Khamenei et Benyamin Netanyahou ; Narendra Modi et Xi Jinping ; Donald Trump et Ursula von des Leyen. S'y ajoutent le GIEC et Fox News, ainsi que deux territoires, la Silicon Valley et le Vatican. Pour chacun de ces duels, il s'interroge sur la nature du rapport de force qui le sous-tend : qui contrôle qui ?--CRÉDITS :Production du Book Club : Centre d'analyse et de prévision stratégiqueAdaption podcast : DCPDirection de production : Julie GodefroyChargé de podcast : Anton StolperCommunication : Kaled Maddi et équipe des réseaux sociaux (Flora Ogier, Amélie Lavignon)Illustrations et identité visuelle : Studio création / Nadège Teulon------Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux.Sources diplomatiques c'est aussi de nombreuses autres séries, telles que CAPS : 50 ans de futur, les Mots, Qui gouverne l'océan, l'Académie diplomatique d'été ainsi que la série documentaire réalisée au début de la Guerre en Ukraine.Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne La Pologne est-elle la prochaine cible de la Russie ? C'est en tout cas ce que soutiennent les renseignements américains qui ont multiplié les avertissements, selon The Telegraph.Il y a une semaine, les Pays-Bas alertaient déjà l'OTAN sur une possible intervention russe en Europe "dans l'année qui suivra la fin de la guerre" en Ukraine. Un scénario qui n'est pas sans rappeler les indications américaines en 2021 ; quelques mois plus tard, la Russie se lançait à l'assaut de l'Ukraine.À seulement quelques jours du sommet de l'OTAN à Ankara, ces annonces font l'effet d'une bombe sur fond de désengagement américain. Les budgets de défense des alliés devraient y être longuement évoqués, sous la pression de Donald Trump qui dénonce une "relation à sens unique". Son secrétaire d'État à la Défense, Pete Hegseth, a prévenu d'un "réexamen" de la présence militaire américaine en Europe.Mais les Polonais ne sont pas les seuls à s'inquiéter. Au sein des pays baltes, en première ligne face à la Russie, la guerre a déjà commencé. Brouillage de GPS, sabotage ou propagande prorusse, Baiba Braže, la ministre lettonne des Affaires étrangères, témoigne auprès de nos journalistes de la réalité de cette guerre hybride et abonde dans le sens de Donald Trump, pour enjoindre les Européens à se prendre en main en matière de défense.Au cœur des préoccupations : les accusations de discrimination envers les populations russophones, portées par Vladimir Poutine. Ces dernières sont particulièrement implantées dans les pays baltes (jusqu'à 38 % de la population en Lettonie). En 2022, pour justifier sa guerre, le président russe avait prétexté des "abus et un génocide" commis par le "régime de Kiev" à l'encontre de ces populations. La défense des droits des russophones, un motif déjà invoqué lors du lancement de l'offensive russe en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, deux régions géorgiennes toujours occupées par la Russie."La permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte (...) reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées", a déclaré récemment le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Nous avons pu suivre les exercices de l'armée française, qui démontrent l'importance de la logistique dans les conflits de haute intensité. Dans ce contexte, 436 milliards d'euros vont être consacrés à la défense d'ici à 2030, en hausse de 36 milliards, suite à l'adoption par le Parlement d'une nouvelle version de la loi de programmation militaire.Faut-il prendre les avertissements américains et polonais au sérieux ? Malgré l'affaiblissement de la position de Vladimir Poutine, la Russie peut-elle attaquer l'OTAN ? Sommes-nous prêts à une guerre de haute intensité ? Le flanc Est de l'Europe sera-t-il la prochaine cible de la Russie ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 3 juillet 2026 avec Marie Jégo, journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou. La guerre touche plus directement la Russie, avec notamment des infrastructures stratégiques et énergétiques frappées en profondeur. Vladimir Poutine reconnaît publiquement des difficultés logistiques liées à ces attaques, comme des pénuries de carburant qui compliquent le quotidien des Russes. Des soldats russes fuient leurs unités. D'après les derniers chiffres, la guerre a déjà fait 1,4 million de morts, blessés et disparus côté russe. Pourtant, malgré une économie en berne et la lassitude grandissante de la population, le président russe maintient ses exigences à l'égard de l'Ukraine, refusant toute option diplomatique pour mettre fin à la guerre.
durée : 00:03:32 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Fable géopolitique des temps modernes : trois hommes en quête d'empires, Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping, veulent façonner le monde à leur image. Le reste du monde ne l'entend peut-être pas de cette manière, mais peut-il contrecarrer leurs plans ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:32 - InterNational - par : Pierre Haski - Fable géopolitique des temps modernes : trois hommes en quête d'empires, Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping, veulent façonner le monde à leur image. Le reste du monde ne l'entend peut-être pas de cette manière, mais peut-il contrecarrer leurs plans ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:32 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Fable géopolitique des temps modernes : trois hommes en quête d'empires, Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping, veulent façonner le monde à leur image. Le reste du monde ne l'entend peut-être pas de cette manière, mais peut-il contrecarrer leurs plans ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mercredi 1er juillet, Nicolas Tenzer, enseignant en géostratégie à Sciences Po, était l'invité de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur les difficultés des infrastructures pétrolières et pénurie de carburant reconnue par Vladimir Poutine. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 02:29:23 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit les journalistes Paul Gogo et Elena Volochine, rejoints à 8h20 par Sylvain Tronchet, également journaliste, pour parler de la Russie de Vladimir Poutine. A 7h17, Jean-Paul Forceville décrit la géopolitique des postes avec la taxe sur les petits colis. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps - invités : Paul Gogo Journaliste indépendant, Elena Volochine Journaliste pour France 24, Jean-Paul Forceville Président du Conseil d'exploitation postale de l'Union postale universelle Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mardi 30 juin, les difficultés d'approvisionnement en pétrole et notamment en Crimée, après les frappes ukrainiennes, ont été abordées par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air du 29 juin 2026 - Pénuries, appel à la mutinerie… Poutine peut-il perdre ? Émission présentée par Myriam EncaouaLe vent tourne au Kremlin. La campagne ukrainienne de frappes de drones à longue et moyenne portée sur les infrastructures et les raffineries du pays a fait rentrer la guerre dans le quotidien des Russes. Les files d'attente s'allongent devant les stations-service, les pénuries de carburant se multiplient... Le pays est pourtant le troisième producteur mondial de brut et l'un des cinq premiers pays au monde en matière de raffinage et de production de carburants. Mais la multiplication des attaques de drones, comme hier sur la raffinerie de la société Gazprom Neft, qui assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, commence à fortement impacter la population, au point que Vladimir Poutine reconnaît des difficultés d'approvisionnement et envisage de restreindre les exportations de diesel.À l'inflation et aux pénuries d'essence viennent s'ajouter les coupures d'électricité et de réseau qui suscitent, depuis des semaines, colère et incompréhension dans la population. Un mécontentement qui s'exprime sur Telegram, mais également de plus en plus au grand jour. Ainsi, l'institut de sondage d'État russe a mis discrètement fin à la publication de ses chiffres après que l'indice de confiance de Poutine, calculé de manière « ouverte », a chuté à 29,5 % début avril, soit son niveau le plus bas depuis le début de la guerre.Parallèlement, Vladimir Poutine doit faire face à un début de contestation de la part de soldats. Un ancien militaire russe, Alexander Lunin, qui a participé à la guerre en Ukraine, a publié sur Telegram une adresse directe à Vladimir Poutine. Dans cette vidéo, enregistrée en uniforme, médailles sur la poitrine, il demandait à être reçu au Kremlin, en direct à la télévision, pour dire au président russe « toute la vérité » sur la situation dans le pays et dans l'armée. Il affirmait notamment que des soldats russes étaient détenus, torturés ou tués pour avoir refusé d'exécuter des ordres qu'il qualifiait de suicidaires, ou pour avoir refusé de verser de l'argent à leurs commandants. Mais le passage le plus remarqué de son message était une menace directe contre le Kremlin : si Vladimir Poutine refusait de le recevoir, affirmait-il, « l'armée tournerait ses armes contre le Kremlin ». La vidéo a été vue plusieurs millions de fois en moins de vingt-quatre heures, et Alexander Lunin a été arrêté et placé en détention.Dans ce contexte, le président russe, Vladimir Poutine, a dit dimanche « attendre » la venue des négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner pour reprendre les négociations sur l'Ukraine une fois Washington moins occupé par l'Iran. Parmi les nombreux points de tension entre Moscou et Kiev figure la Crimée. Alors que Vladimir Poutine voyait la péninsule comme le lieu de villégiature des Russes, ce territoire, annexé en 2014 et frappé depuis des semaines par des drones ukrainiens, est aujourd'hui déserté par la population.Alors, que se passe-t-il en Crimée ? Quelle est la situation en Russie ? Vladimir Poutine peut-il perdre ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue spécialiste de la Russie, enseignante à Sciences Po Paris, auteure de Les Russes veulent-ils la guerre ?- Paul GOGO - Journaliste - Ancien correspondant indépendant en Russie, auteur de Moscou Parano
Le conflit en Ukraine reste enlisé. Mais Volodymyr Zelensky a reçu à Evian, à l'occasion du sommet du G7, un soutien renouvelé de ses alliés européens et de Donald Trump qui a promis de faire tout ce qu'il peut pour mettre fin à la guerre, estimant que la Russie devait conclure un accord. Surfant sur l'action diplomatique entreprise avec l'Iran, Donald Trump se voit en faiseur de paix. La distance qui sépare les positions de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky et ses alliés européens rend toutefois la perspective encore lointaine. L'évolution au Moyen-Orient peut-elle servir de modèle pour relancer les négociations entre l'Ukraine et la Russie. Ou bien les dynamiques sont-elles trop différentes ? Trump montre-t-il la voie à la Russie ? Envoie-t-il un message à Moscou ? Invité : Dimitri Minic, historien des relations internationales et de la Russie. Responsable scientifique de l'Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale au Centre Russie-Eurasie de l'Ifri. Auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Maison des sciences de l'homme, avril 2023), livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet 2023. Bientôt publié en poche chez Perrin, collection Tempus, et en anglais chez Bloomsbury Academic.
L'accord à distance conclu cette semaine entre Washington et Téhéran est perçu par certains comme un recul de Donald Trump face à l'Iran. Israël et le Hezbollah se sont eux, mis d'accord sur un cessez-le-feu ce vendredi. Au sujet de l'Ukraine, les dirigeants du G7 ont réitéré leur soutien à Kiev, parmi eux, Donald Trump, dont le virage inattendu sur le sujet a été très remarqué. Enfin, un mois après le début de l'épidémie d'Ebola en RDC, la situation n'est toujours pas sous contrôle...
C dans l'air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfsAlors que le sommet du G7 s'achève ce mercredi à Évian-les-Bains, les tensions internationales continuent de s'intensifier, du Moyen-Orient jusqu'aux eaux de la Manche. Le président des États-Unis a ainsi menacé de reprendre les bombardements contre l'Iran si celui-ci « ne se comporte pas bien ». Une déclaration qui intervient au lendemain de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, auxquelles l'armée iranienne a promis de répondre de manière « sévère ».Dans le même temps, les dirigeants du G7 ont affiché leur volonté de renforcer la pression sur Moscou afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Le Royaume-Uni et Donald Trump ont notamment plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie. Après un entretien avec son homologue ukrainien, le président américain a annoncé le rétablissement de certaines sanctions visant le pétrole russe, suspendues temporairement en raison de la hausse des cours du brut liée au conflit avec l'Iran.Londres a également dévoilé de nouvelles mesures. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la fourniture d'uranium enrichi à l'Ukraine pour alimenter ses centrales nucléaires, ainsi qu'une nouvelle série de sanctions visant plusieurs établissements financiers russes, des dizaines de navires accusés d'exporter pétrole et gaz russes, ainsi qu'un réseau clandestin d'approvisionnement militaire.Ces annonces ont été accueillies par le silence de Moscou, mais elles s'accompagnent d'une montée des tensions dans la Manche. Quelques jours plus tôt, des commandos britanniques avaient procédé, pour la première fois, à l'arraisonnement d'un pétrolier russe appartenant à la « flotte fantôme » visée par les sanctions occidentales. La France mène également ce type d'opérations depuis plusieurs mois afin de réduire les revenus pétroliers russes qui alimentent l'effort de guerre du Kremlin.Sur le terrain, en Ukraine, les lignes de front évoluent peu dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Mais la guerre se poursuit avec une intensité constante à travers les bombardements et les attaques de drones. Kiev subit depuis plusieurs semaines une recrudescence des frappes russes. L'une d'elles a notamment endommagé lundi la cathédrale de la Dormition, située au sein de la célèbre Laure des Grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.De son côté, l'Ukraine intensifie ses opérations en profondeur contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs sont régulièrement visés grâce à des drones de plus en plus performants. Mardi, une importante raffinerie située dans la région de Moscou a ainsi été touchée lors d'une vaste attaque ukrainienne. Kiev a présenté cette opération comme une réponse « juste » aux frappes russes menées contre son territoire.Alors, quelle est la situation sur le front ukrainien ? Jusqu'où les Occidentaux sont-ils prêts à accroître la pression sur Moscou ? Les sanctions économiques et les opérations contre la « flotte fantôme » peuvent-elles réellement modifier le rapport de force ? Donald Trump peut-il contraindre Vladimir Poutine à négocier ? Enfin, que sait-on du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autric
durée : 00:36:19 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Emmanuel Macron reçoit Donald Trump ce soir à Versailles, en marge du G7 d'Évian. Une image très symbolique pour le président français : en 2017, il avait commencé son premier mandat au même endroit, face à Vladimir Poutine. L'occasion de relire dix ans de sa diplomatie. - équipe : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Bertrand Badie Politiologue, professeur émérite à Sciences Po en relations internationales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:38 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Un artiste russe connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine a été tué par balles dans l'est de la Pologne, près de la frontière biélorusse. Deux ressortissants biélorusses ont été interpellés, alors que l'enquête cherche encore à établir le mobile de ce meurtre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Volodymyr Zelensky a relancé ce lundi son invitation à rencontrer son homologue russe. Mais comme au début du mois le Maître du Kremlin a refusé. En difficulté dans le conflit ukrainien, Vladimir Poutine répond par une pression militaire accrue comme le montrent les frappes menées ce lundi qui ont fait plus de 10 morts. Un sommet Poutine/Zelensky est-il possible ? Qui pour l'organiser ? Les Européens ou les Etats-Unis de Donald Trump ? Est-ce la seule possibilité pour sortir de la guerre en Ukraine ? Pour en débattre Vera Grantzeva, spécialiste des relations internationales, enseignante à Science-Po, autrice du livre Les Russes veulent-ils la guerre ? Éditions du Cerf Cyrille Bret, expert associé géopolitique, défense, Europe centrale et orientale à l'Institut Montaigne. Co auteur du livre Géopolitique de l'Eurovision. La bande-son de la construction européenne (Bréal). Frédéric Charillon, professeur des universités en science politique à l'université Paris Cité, codirecteur du centre Géopolitique, Défense et Leadership à l'ESSEC, auteur du livre Géopolitique de l'intimidation, éditions Odile Jacob
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 juin 2026.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA CAMPAGNE DE JEAN-LUC MÉLENCHONJean-Luc Mélenchon a choisi, le 7 juin, Saint-Denis pour donner le coup d'envoi de sa quatrième candidature à l'élection présidentielle, entre la basilique cathédrale où furent sacrés quelques-uns des premiers souverains du royaume, et en face de l'hôtel de ville conquis par le candidat LFI, Bally Bagayoko, dès le premier tour des élections municipales il y a trois mois.Jadis universaliste et jacobin, Jean-Luc Mélenchon a approfondi une mue politique engagée depuis plusieurs années : faire de la « Nouvelle France » le cœur de son projet et de sa coalition électorale. La France de 2026 n'est plus celle de 1958. La société a changé dans sa composition, dans la place qu'y occupent les femmes, dans son niveau d'éducation, dans ses structures familiales, dans son rapport au travail comme à l'autorité. Le slogan « on est chez nous », traditionnellement associé au Rassemblement national, a été repris par la foule nombreuse des militants et sympathisants LFI pour signifier non l'exclusion, mais l'appartenance commune à la République.Le rassemblement de Saint-Denis a montré un visage plus maîtrisé du leader insoumis, préférant la démonstration intellectuelle à la polémique permanente, le récit politique à l'invective. Jean-Luc Mélenchon s'est posé en un rassembleur apaisé, et leader à gauche. Sourire, discours resserré, dérapages évités, remisant ses provocations pour renfiler son costume de républicain, le candidat des insoumis à la présidentielle s'est contenté de lire son discours et d'égrener ses fondamentaux politiques : « smic à 1.700 euros » (soit 15 % de plus qu'actuellement), retraite à 60 ans, Sécurité sociale gérée par ses cotisants, règle du « chacun selon ses besoins ». Promettant de déclencher une « révolution citoyenne », de confier le pouvoir au peuple, de restreindre la propriété privée, de taxer les riches pour une meilleure répartition des richesses « entre le capital et le travail », il vise à mettre en œuvre un « projet qu'il définit lui-même comme collectiviste ». S'il est élu, la France quittera l'Otan, recherchera un accord avec la Russie et s'affranchira des règles européennes si elles l'entravent : « Nous décréterons un moratoire sur toutes les directives contraires aux mandats que nous aurons donnés notre peuple », a-t-il annoncé. Plutôt que de sortir de l'Union européenne, il propose « une Europe débarrassée du libéralisme ».Se posant en seul pôle politique clair à gauche, écrasant les socialistes et les verts, qui s'enferrent dans des débats internes illisibles, l'insoumis se place comme la seule alternative au RN. Agé de 74 ans, le tribun, bien que rejeté par 69 % de l'opinion (selon le baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale), voit sa popularité grandir au sein de l'électorat de gauche, avec 49 % d'adhésion. Toutefois, si 58 % des 18-24 ans ont une opinion favorable de Mélenchon, le chiffre chute à 14 % pour les 50-64 ans.FORUM DE SAINT-PÉTERSBOURG ET ISOLEMENT DE LA RUSSIELe 3 juin, à l'ouverture du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine, des drones ukrainiens ont frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les quelque 200 invités de 130 pays ont été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan. L'ancien colonel du SVR (les services de renseignements extérieurs), Andreï Bezroukov a vu dans cette attaque un motif de poursuite de l'affrontement. Selon lui, « la Russie restera en état de guerre, et nous devons apprendre à vivre avec pour au moins deux décennies, et cela va façonner deux générations ».Le rendez-vous pétersbourgeois, lancé en 1997 est devenu « international » en 2007. Considéré autrefois comme le « Davos russe », il a changé de visage depuis l'invasion de l'Ukraine. Cette édition a donné la place d'honneur aux Chinois et aux Saoudiens. Il a reçu une délégation économique nord-coréenne, des représentants talibans et quelques figures occidentales. La présence, pour la première fois depuis 2022, d'une délégation allemande et d'élus du parti d'extrême droite de l'AfD a été remarquée.Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, à une inflation élevée, à des coûts d'emprunt prohibitifs et à des pénuries de main-d'œuvre, qui placent son économie dans une situation délicate. Alors que la situation sur le front est proche de l'impasse, l'Ukraine multiplie les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus. Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles. C'est la première baisse trimestrielle en trois ans. L'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 - soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année. Toutefois, la Russie dispose de certains atouts. C'est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16% du PIB) et il dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse conséquente depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques.Affecté par une popularité en berne et des pertes lourdes sur le front, Vladimir Poutine a minimisé, le 5 juin, les difficultés économiques auxquelles fait face son pays, préférant vanter sa « souveraineté » et ses partenariats avec les pays du Sud. Il a rejeté, l'idée d'une rencontre en tête-à-tête proposée la veille par son homologue ukrainien dans une lettre ouverte, tant qu'un accord final n'aura pas été négocié en amont pour mettre fin à la guerre en Ukraine.Le forum de Saint-Pétersbourg s'est terminé le 6 juin comme il avait commencé : sous une salve d'attaques de drones ukrainiens.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
La sécurité a été renforcée autour du président russe, a-t-on appris ce jeudi 11 juin 2026. Le système de vidéosurveillance dédié spécialement au président russe a été temporairement déconnecté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet épisode a été enregistré à un an de l'élection présidentielle de 2027, à laquelle Édouard Philippe est candidat.Génération Do It Yourself n'est pas un média politique et ne soutient aucun candidat.L'objectif est simple : comprendre comment celles et ceux qui veulent diriger le pays raisonnent sur les grands sujets.Nous recevrons d'autres voix dans le même esprit.Voici les grands principes que nous suivrons pour ces épisodes : https://taap.it/jXv1WOQDepuis 1974, la France n'a plus voté un seul budget à l'équilibre.52 ans de déficit.Et un accord tacite pour ne surtout pas en parler.Édouard Philippe a décidé de le faire.Maire du Havre depuis 2010, Premier ministre d'Emmanuel Macron de 2017 à 2020, il a accepté notre invitation à venir sur Génération Do It Yourself à un an de la présidentielle.Pendant deux heures, nous passons au crible ses grands chantiers pour le pays : l'école, l'intelligence artificielle, la dette, les retraites, l'immigration, l'Europe.Sur l'école, son constat est brutal : non, l'éducation ne fonctionne pas comme elle le devrait aujourd'hui.Selon lui, la France est le pays de l'OCDE où le système scolaire reproduit le plus les inégalités. Le niveau baisse, en maths comme en orthographe. Et on forme 40 000 ingénieurs par an quand il en faudrait au moins 100 000.Sa réponse : rendre leur liberté aux établissements, mieux payer les profs et trancher les questions qu'on préfère enterrer.Sur l'intelligence artificielle, il avoue l'utiliser à peine.Mais il refuse de détourner le regard. Il voit la rupture arriver, et admet ne pas savoir où elle nous mène.Nous n'avons épargné aucun sujet :Pourquoi reporter la réforme des retraites frappe d'abord les plus modestesSa méthode pour réparer l'État : supprimer et remplacer, plutôt que simplifierPourquoi il refuse la taxe Zucman et le retour de l'ISFCe qu'il a appris en transformant Le HavreTrump, Poutine, la Chine, l'immigration : ses réponses sans détourDeux heures avec un candidat qui préfère exposer clairement les problèmes plutôt que promettre des solutions faciles. À chacun de décider si c'est ça, gouverner.Vous pouvez contacter Édouard sur X (Twitter) et Instagram.TIMELINE:00:00:00 - Un Rouennais élu maire du Havre 00:10:51 - Ce que le conservatoire apprend que l'école a oublié 00:16:38 - La vérité que personne n'ose dire sur le niveau des Français 00:24:45 - Le vieux principe oublié d'éducation 00:31:32 - Comment réparer l'Éducation nationale 00:45:15 - Pourquoi la France ne forme pas assez d'ingénieurs 00:53:39 - Parler d'IA comme d'une bombe atomique 01:05:29 - Le coût du travail qui nous sépare de l'Allemagne 01:12:03 - La vérité que personne n'assume sur l'âge de la retraite 01:20:12 - Ce que la dette française fera vraiment à nos enfants 01:28:12 - Vers un DOGE à la française ? 01:39:23 - L'addiction française à la dépense publique 01:51:23 - Transformer une ville que tout le monde fuyait 02:00:24 - Pourquoi tous les autres pays ont supprimé leur ISF 02:07:59 - Parler à la France et non aux Français 02:13:22 - Est-ce qu'on peut faire confiance à Donald Trump ? 02:13:55 - Est-ce qu'il faut dialoguer avec Vladimir Poutine ? 02:16:29 - Est-ce que la France a un problème avec l'immigration ? 02:19:13 - Est-ce que l'Europe fonctionne ? 02:19:59 - Le livre à 670 millions d'euros 02:27:52 - Ce qu'on ne dit pas avant une nominationLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #543 - Yann Le Cun - AMI Labs - Rendre l'IA plus humaine#515 - Pierre de Villiers - Ancien Chef d'État-major des Armées - "Nous ne sommes pas prêts pour la guerre"#401 - Emmanuel Macron - Président de la République - Les décisions les plus lourdes se prennent seul#397 - Yann Le Cun - Chief AI Scientist chez Meta - L'Intelligence Artificielle Générale ne viendra pas de Chat GPTNous avons parlé de :Conservatoire national des arts et métiersSelon Bill Gates, l'intelligence artificielle pourrait mettre fin au travail humain dès 2035Avec l'IA, la semaine de travail de 2 jours n'est plus une utopie… d'après Bill GatesLa Google I/O 2026 aura lieu les 19 et 20 mai pour Android 17 et l'IAGoogle I/O 2026 : les dernières nouvelles sur Android, l'IA GeminiComment le coût du travail plombe-t-il la France ?Le duel entre François Hollande et Edouard Philippe lance le début de la campagne présidentielle 2027 devant les GracquesNotre docu sur la Chine : Comment la Chine est devenue imbattable ?Les recommandations de lecture :Vingt ans après, d'Alexandre DumasLes Trois Mousquetaires, d'Alexandre DumasLe Vicomte de Bragelonne, d'Alexandre DumasVoyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand CélineL'Étrange Défaite, de Marc BlochLes Faux-Monnayeurs, d'André GideLes Contemplations, de Victor HugoLa Légende des siècles, de Victor HugoCyrano de Bergerac, d'Edmond RostandL'Homme qui aimait les chiens, de Leonardo PaduraUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 5 juin 2026 - Ukraine : pourquoi Zelensky écrit-il à Poutine ?Un face à face pour mettre fin à la guerre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé jeudi une rencontre à son homologue russe Vladimir Poutine dans une lettre ouverte, suggérant également un « cessez-le-feu complet » le temps de négocier pour mettre fin à la guerre. Cette séquence intervient alors que les frappes russes sur Kiev se sont intensifiées, tandis que l'Ukraine revendique des opérations en profondeur contre des cibles stratégiques russes. Dans ce contexte de surenchère militaire, Kiev cherche à apparaître en position d'initiative. Les autorités ukrainiennes multiplient les signaux de capacité de riposte. Côté russe, le pouvoir affiche sa détermination, mais fait face à une pression militaire, économique et diplomatique accrue, qui nourrit l'idée d'un Kremlin plus acculé qu'au début du conflit. Hier soir, Vladimir Poutine a même concédé quelques fragilités de son système de défense anti-aérien. Il a également envisagé d'étendre l'utilisation du missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Orechnik. De son côté, Donald Trump s'est dit « ravi » qu'une rencontre entre les présidents russe et ukrainien puisse avoir lieu, affirmant que les deux pays devront malgré tout faire des compromis. À Paris, un couple de Russes exilés, Aleksei Ishimov et Nadezhda Ishimova, raconte un parcours marqué par la peur et la séparation. Elle travaillait pour le QG de Alexei Navalny, figure de l'opposition au Kremlin, mort en prison en 2024. Contraints de fuir, ils ont traversé plusieurs pays avant d'être séparés aux États-Unis par les procédures migratoires, puis de se retrouver en France, où ils vivent aujourd'hui dans un village, loin de la répression du régime russe. Plus au nord, la Lettonie se vit en première ligne. Le gouvernement impose progressivement l'enseignement en letton dans les écoles, y compris dans les établissements russophones, pour limiter l'influence de Moscou. Une réforme sensible dans un pays où la minorité russophone est importante, et où les autorités redoutent toute instrumentalisation politique venue de Russie. Cette proposition de rencontre par Volodymyr Zelensky avec Vladimir Poutine peut-elle aboutir à une avancée majeure de la fin du conflit en Ukraine ? L'exil est-il devenu la seule alternative pour les figures critiques du régime en Russie ? À quel point la Russie est-elle influente en Lettonie ? Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur de "D'un monde à l'autre" - Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie et auteur de "Moscou Parano" - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Laura KAYALI - Correspondante défense pour Politico EuropePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Nous commencerons notre partie consacrée à l'actualité en parlant des négociations tendues entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark à propos de l'avenir du Groenland. Nous discuterons ensuite d'un accord pris entre trente-six pays, qui a pour but d'établir un tribunal spécial à La Haye pour juger le président russe Vladimir Poutine pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Dans notre section scientifique, nous parlerons d'une société gouvernée par une intelligence artificielle et dirigée par un conseil de robots inspirés de figures historiques telles que Winston Churchill, Eleanor Roosevelt, Nelson Mandela et Gandhi. Enfin, nous évoquerons le plus grand événement musical d'Europe : l'Eurovision. Nous commencerons notre partie consacrée à l'actualité en parlant des négociations tendues entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark à propos de l'avenir du Groenland. Nous discuterons ensuite d'un accord pris entre trente-six pays, qui a pour but d'établir un tribunal spécial à La Haye pour juger le président russe Vladimir Poutine pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Dans notre section scientifique, nous parlerons d'une société gouvernée par une intelligence artificielle et dirigée par un conseil de robots inspirés de figures historiques telles que Winston Churchill, Eleanor Roosevelt, Nelson Mandela et Gandhi. Enfin, nous évoquerons le plus grand événement musical d'Europe : l'Eurovision. - Malgré la situation mondiale catastrophique, les États-Unis continuent de faire pression sur le Groenland - 36 pays créent un tribunal chargé de juger Vladimir Poutine - Une nouvelle micronation asiatique est dirigée par des robots inspirés de leaders historiques - La Bulgarie remporte l'Eurovision pour la première fois - La chanteuse française Monroe obtient la 11e place au concours de l'Eurovision - La France devra prochainement adopter une loi sur la transparence salariale