President of Russia from 2000 to 2008 and again since 2012
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Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine vient d'achever sa tournée en Europe. Dernière étape : la Hongrie. Nous allons y venir. Tout d'abord, la presse européenne fait le point après le discours samedi du secrétaire d'État américain lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le Temps à Genève s'interroge : « Le lien transatlantique peut-il renaître comme au "bon vieux temps"? L'Otan est-elle préservée ? L'intervention de Marco Rubio à Munich a été accueillie avec soulagement par une salle debout pour l'applaudir. Un an après le discours coup-de-poing de J. D. Vance devant ce même cénacle, c'était le signal attendu pour s'accrocher à l'espoir que tout n'était pas perdu entre l'Europe et les États-Unis ». « Eh bien raté ! », s'exclame le quotidien suisse : « Pour ceux – heureusement majoritaires – qui ont bien tendu l'oreille, la prise de parole du secrétaire d'État américain a résonné comme un second "traitement de choc", dans la droite ligne de celle de J. D. Vance. Il a en réalité enfoncé le clou en prônant la restauration d'une "civilisation occidentale" décidément rance ». Qui plus est, souligne encore Le Temps, « Marco Rubio a fait faux bond aux Européens qui se réunissaient avec les Ukrainiens pour évoquer la paix. Façon de mieux signifier que ce conflit se réglera entre Washington et Moscou, l'Europe étant réduite à un rôle non plus de partenaire mais de vassale ». Dynamiter les institutions européennes… « Certes, constate également Le Monde à Paris, l'hommage rendu par le représentant de l'administration américaine à la fraternité des champs de bataille sur lesquels Américains et Européens ont souvent combattu côte à côte ne pouvait déplaire. Il a tranché avec le dédain exprimé par Donald Trump à l'égard des pays qui avaient épaulé les États-Unis après le 11-Septembre. Sur l'essentiel, cependant, note Le Monde, le discours de Marco Rubio s'est inscrit dans le fil de la stratégie de sécurité nationale exposée en décembre 2025, qui vise le dynamitage des institutions européennes. Son absence à une réunion sur l'Ukraine, qu'il s'est même abstenu de mentionner dans son intervention, ne pouvait être justifiée par un problème d'agenda. Elle a confirmé que cette guerre dont Washington se montre incapable de désigner le responsable, Vladimir Poutine, constitue toujours le révélateur d'une fracture transatlantique dont les États-Unis sont les seuls responsables par leur volte-face ». Les Européens d'accord sur l'essentiel ? « Ne nous leurrons pas », lance le député européen Bernard Guetta dans une tribune à lire dans Libération. « Le président américain n'a pas renoncé à défaire l'Union européenne ». Mais pour leur part, les Européens étaient d'accord « sur l'essentiel » à Munich, constate l'ex-chroniqueur international. « Britanniques compris, tous partagent une même volonté d'être au plus vite en capacité de se défendre seuls et un refus de laisser Trump redessiner les frontières de l'Europe. Quant à la pérennité de l'Alliance, tous savent qu'au bout du compte, ce sont des États-Unis, et non pas d'eux, qu'elle dépendra et qu'en attendant, leur tâche est d'œuvrer à leur défense commune ». Le « modèle » hongrois… Enfin, « si certains ont encore besoin d'explications, un simple coup d'œil à l'itinéraire de Marco Rubio suffit ». C'est ce que relève le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Le secrétaire d'État américain aurait pu se rendre à Bruxelles ou à Paris après la conférence sur la sécurité ». Non !, constate le quotidien allemand. Il a préféré aller rendre visite à « deux figures de proue de la démocratie illibérale, deux critiques notoires de l'Union européenne : dimanche, le Premier ministre slovaque Robert Fico, et hier lundi, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, auquel Rubio a ouvertement offert son soutien pour sa campagne (pour les législatives de début avril) ». En effet, pointe le Süddeutsche Zeitung, « la Hongrie d'Orbán incarne le type d'Europe que Trump envisage. Elle s'isole des migrants, méprise des organisations comme l'UE et promeut une vision du monde blanche et chrétienne centrée sur l'identité et l'État-nation. Lorsque Rubio a déclaré que les gouvernements européens devaient défendre la "civilisation occidentale", il avait clairement en tête une vision du monde très proche de celle d'Orbán ».
Corruption, blanchiment, fraude fiscale ou détournement de fonds : quel est le rôle du journalisme d'investigation face aux crimes économiques mondiaux ? L'émission met en lumière le travail des journalistes qui enquêtent dans des contextes dangereux pour révéler des réalités souvent dissimulées. Elle a été enregistrée dans les locaux du réseau international de journalistes d'investigation Forbidden Stories, une organisation qui poursuit les enquêtes de reporters menacés, emprisonnés ou assassinés. Une mission : faire vivre les enquêtes menacées Créé en 2017, Forbidden Stories rassemble des centaines de journalistes dans le monde. Leur objectif : empêcher que des enquêtes disparaissent lorsque leurs auteurs sont réduits au silence. Ses missions :
Corruption, blanchiment, fraude fiscale ou détournement de fonds : quel est le rôle du journalisme d'investigation face aux crimes économiques mondiaux ? L'émission met en lumière le travail des journalistes qui enquêtent dans des contextes dangereux pour révéler des réalités souvent dissimulées. Elle a été enregistrée dans les locaux du réseau international de journalistes d'investigation Forbidden Stories, une organisation qui poursuit les enquêtes de reporters menacés, emprisonnés ou assassinés. Une mission : faire vivre les enquêtes menacées Créé en 2017, Forbidden Stories rassemble des centaines de journalistes dans le monde. Leur objectif : empêcher que des enquêtes disparaissent lorsque leurs auteurs sont réduits au silence. Ses missions :
La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ». Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. » À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve » Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal
La Conférence sur la sécurité, surnommée le Davos de la défense, s'ouvre vendredi à Munich, en Allemagne. L'année dernière, le vice-président américain JD Vance avait violemment fustigé les démocraties européennes. Un discours conforté par la publication de la stratégie de sécurité américaine et par les déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Le lien transatlantique semble rompu, laissant l'Europe prise en étau entre la Russie et les États-Unis.
Eh bien, « c'est le moment », s'exclame le Guardian à Londres. « Emmanuel Macron l'a dit simplement – et sans détour (en début de semaine). Face à un "monde en désarroi" et à un double défi potentiellement existentiel posé par les États-Unis et la Chine, il a déclaré : "L'Europe doit devenir une puissance". » Et le quotidien britannique de relever que « deux événements clés pourraient donner un aperçu de la manière dont cette priorité pourrait se traduire en actes. Ce jeudi, dans un château du XVIe siècle situé dans la campagne belge, les dirigeants européens discuteront de mesures urgentes pour relancer l'économie européenne et la rendre plus compétitive. Et demain vendredi et durant le week-end, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, les mêmes dirigeants européens se joindront à d'autres leaders mondiaux, des responsables militaires et des experts pour débattre de la sécurité et de la défense européennes, ainsi que de l'avenir de la relation transatlantique. » Un moment Alden Biesen ? « C'est un moment pivot, dans un monde de titans », s'exclame Le Soir à Bruxelles. « Le 2 février dernier à Louvain, Mario Draghi, ex-président de la Banque centrale européenne, appelait à nouveau l'Europe à se prendre en main, invoquant à titre de recette le moment "Groenland"(…). » Alors, s'interroge le quotidien belge : « Y aura-t-il ce jeudi un moment “Alden Biesen“, du nom de ce château limbourgeois qui accueille le conseil informel de l'Union européenne ? La menace directe à laquelle l'Europe doit cette fois répondre n'est pas territoriale façon Groenland, mais économique et industrielle, et donc aussi, c'est vrai, existentielle. Avec d'un côté les États-Unis et de l'autre la Chine, se profile un avenir où l'Europe risque d'être subordonnée, divisée et désindustrialisée, et dès lors incapable de préserver ses valeurs. Ces mises en garde ont pour but, conclut Le Soir, de secouer les Européens : la défaite n'est pas une fatalité, à condition d'agir. » Protection et investissements Pour Le Monde à Paris, « si l'Europe veut survivre à la fois économiquement et politiquement, c'est bien conjointement dans deux directions – protection et investissement – qu'elle doit urgemment innover. La révolution technologique chinoise est issue du plan "Made in China 2025", adopté en 2015, qui visait explicitement le développement de secteurs prioritaires. Il est temps pour l'UE de surmonter ses divisions, martèle également Le Monde, afin de définir à son tour des mesures de protection de ses secteurs stratégiques et une politique industrielle s'appuyant sur un plan d'investissement commun et un renforcement de son système scolaire et universitaire. Ces impératifs ne sont pas nouveaux. La situation géopolitique et l'évolution des rapports de force économiques les rendent vitaux. » Soutenir l'Ukraine ! Demain, vendredi, la conférence de Munich, donc, sur la sécurité… « Les Européens au défi de riposter à Donald Trump et Vladimir Poutine », titre Le Temps à Genève. (…) Objectif principal : apporter une réponse commune au lâchage des Etats-Unis face à la menace persistante de la Russie (en Ukraine). » Alors, est-ce la solution ? « Pour contrer Donald Trump, les Européens sont tentés de reparler à Vladimir Poutine », constate Le Figaro à Paris. Mais « qui pour discuter avec le maître du Kremlin ? », s'interroge le journal. « Le choix des émissaires anime les discussions dans les coulisses des capitales européennes, sur fond de rivalité pour le leadership européen. » Et puis, prévient Le Figaro, « si la question d'une reprise des pourparlers avec le président russe est légitime, a fortiori en cas de lâchage de l'Europe par Trump, elle gagnerait à être adossée à certaines conditions. Que Poutine, par exemple, soit prêt à un cessez-le-feu. Mais elle gagnerait surtout à être menée en position de force, c'est-à-dire par une Europe unie, prête à déployer ses muscles et à offrir de fortes garanties de sécurité à l'Ukraine. » Le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine entériné hier par le parlement européen pourrait être un premier pas en ce sens. Il y aura ensuite une négociation finale avec le Conseil, au plus tard début mars. Ces étapes franchies, la Commission pourra effectuer le premier versement début avril. Objectif pour l'Ukraine : acheter des armes, et de préférence en Europe.
La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ». Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. » À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve » Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal
durée : 00:10:49 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Le 24 juin 1945, un défilé grandiose est organisé sur la place Rouge à Moscou, en présence d'officiels alliés, pour célébrer la victoire sur l'Allemagne nazie et rendre hommage au peuple russe. En majesté, Joseph Staline observe le défilé depuis le sommet du mausolée de Lénine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La guerre que la Russie mène en Ukraine se fait avec des armes mais aussi avec de l'histoire. Un drôle de cocktail entre tsarisme et communisme où Vladimir Poutine prélève des morceaux d'histoire de la Russie des tsars qu'il articule avec l'histoire soviétique. Une opération très sélective qui remet en gloire Staline, mais qui n'a rien à voir avec la réhabilitation du communisme. Avec Korine Amacher, professeure d'histoire russe et soviétique à l'université de Genève et co-autrice de l'ouvrage : Histoire partagée, mémoires divisées. Ukraine, Russie, Pologne (Editions Antipodes, 2021, Lausanne).
Vladimir Poutine convoque l'histoire pour justifier son invasion. Côté ukrainien on répond par une résistance armée et bientôt aussi par un regard sur le passé capable de soutenir un front de défense qui dure depuis 4 années. Sur le fonctionnement de l'Union soviétique, les débats furent féroces entre Lénine et Staline. Quand le premier meurt c'est la seconde option qui l'emporte. Avec Eric Aunoble, chargé de cours à l'université de Genève, co-auteur de Russie, Ukraine, Pologne: Histoire partagée, mémoires divisées.
En Ukraine la guerre se mène avec des armes et avec des mots. Au cœur des discours, l'histoire, celle qui rassemble et celle qui sépare. Vladimir Poutine justifie son agression par un récit mêlant gloire tsariste et victoires soviétiques, tandis que l'Ukraine répond par une dérussification massive. De la guerre de Crimée du XIXe siècle aux théories de la vengeance, cette série explore comment l'histoire devient une arme de guerre. L'affrontement entre l'Ukraine et la Russie ne date pas du 24 février 2022 et de l'"opération spéciale" de Vladimir Poutine, mais de 2014 avec l'annexion de la Crimée. Ce point chaud du conflit s'inscrit dans une histoire longue de l'expansion russe depuis le XIXe siècle. Avec Marie-Pierre Rey, spécialiste de l'histoire russe, on remonte le temps pour explorer l'histoire de cette péninsule de la mer Noire avec ses guerres féroces où s'est déjà joué la paix du continent tout entier.
durée : 00:01:57 - Le vrai ou faux - Une vidéo très partagée dans les pays d'Afrique francophone fait dire à Emmanuel Macron qu'il n'avait "pas peur" de Vladimir Poutine ni de Donald Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode, le chercheur Lukas Aubin, spécialiste en géopolitique russe, analyse la présence réduite du pays présidé par Vladimir Poutine aux Jeux olympiques d'hiver 2026. Bien que symbolique, cette participation pourrait annoncer un retour progressif de la Russie sur la scène sportive internationale, notamment avec le soutien du président américain Donald Trump. Il explore les stratégies diplomatiques et politiques mises en place par le Kremlin pour regagner sa place dans le sport mondial.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.
L'émission 28 minutes du 07/02/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Benjamin Luis, correspondant en France pour la radio suisse RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise ainsi que la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Affaire Jeffrey Epstein : une transparence nécessaire ou problématique ? Plus de trois millions de documents déclassifiés, 2 000 vidéos et des dizaines de milliers d'images mises à la disposition de tous : l'affaire Epstein a pris une nouvelle dimension le 30 janvier dernier. Les dossiers relèvent, entre autres, les connexions internationales du pédocriminel Jeffrey Epstein avec un ancien membre du gouvernement britannique ainsi que la princesse de Norvège. En juillet 2019, il est arrêté et accusé, notamment, de diriger un vaste réseau de prostitution de mineurs. Il meurt en prison quelques semaines plus tard sans jamais avoir été jugé. La pure démocratie ne peut pas vaincre Vladimir Poutine ? La Russie et l'Ukraine n'ont pas réussi à trouver un accord sur un possible accord de paix après quatre années de conflits. Les pourparlers entre Kiev et Moscou, qui se sont tenus à Abu Dhabi du 4 au 5 février sous l'égide des États-Unis, ont permis un échange de prisonniers entre les deux parties sans trouver de point d'entente concernant la fin de la guerre. Nous recevons Maï Lucas, photographe passionnée de hip-hop, qui a posé ses valises dans le New York des années 1990 pour capter l'énergie unique de la ville. Elle dévoile une centaine de clichés de son aventure américaine dans "All eyes on me", paru aux éditions Patrick Frey. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins polonais, pour qui la croissance économoique est en hausse : 3,6 % de plus en 2025, mieux que la France et l'Allemagne. Selon le "Grand Continent", le niveau de vie des Polonais devrait dépasser, à rythme constant, celui des Espagnols cette année, des Italiens en 2032 et des Français en 2034. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Sébastien Lecornu. Le premier ministre français a résisté, contre toutes attentes, aux dernières crises politiques avec, notamment, la validation d'un budget pour 2026. Certains médias nationaux le présentent comme un possible candidat aux élections présidentielles 2027. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision italienne. Sur la basilique de San Lorenzo, un ange ressemble étrangement à Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement. L'artiste bénévole a nié toute volonté d'aller dans ce sens. Natacha Triou nous invite à méditer sur le productivisme, une injonction si puissante qu'elle s'immisce jusque dans nos loisirs. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.
C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronLa France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d'être à l'origine d'une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l'affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.Cette campagne s'appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l'identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu'Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L'affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.Les noms d'Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l'accès à l'île caribéenne d'Epstein par hélicoptère.Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l'ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d'influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n'ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l'ouverture d'une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l'affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l'opération d'ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l'interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d'informations à une puissance étrangère » et d'atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?Nos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Alors que des pourparlers entre Ukrainiens et Russes (et en présence d'Américains) doivent se poursuivent à Abou Dhabi jeudi, le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky a estimé, sur France 2 mercredi soir, que son homologue russe Vladimir Poutine avait "peur de Trump", mais pas des Européens.
C dans l'air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.
C dans l'air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l'échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l'armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu'en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.« Vladimir Poutine joue la montre, mais l'Ukraine aussi encore, en espérant qu'une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l'air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.C'est dans ce contexte que l'UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d'achats d'armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l'État.Parallèlement, la Pologne a décidé d'ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d'indices, d'informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d'un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l'exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d'Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu'ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd'hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l'Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d'Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Alors que des pourparlers entre Ukrainiens et Russes (et en présence d'Américains) doivent se poursuivent à Abou Dhabi jeudi, le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky a estimé, sur France 2 mercredi soir, que son homologue russe Vladimir Poutine avait "peur de Trump", mais pas des Européens.
durée : 00:15:29 - Journal de 8 h - Alors que des pourparlers entre Ukrainiens et Russes (et en présence d'Américains) doivent se poursuivent à Abou Dhabi jeudi, le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky a estimé, sur France 2 mercredi soir, que son homologue russe Vladimir Poutine avait "peur de Trump", mais pas des Européens.
durée : 00:03:12 - Le monde à l'endroit - Croissance en net repli, inflation toujours à la hausse, investissement à l'arrêt : pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine est contraint de reconnaître que l'économie russe va mal. Sans pour autant revoir ses prétentions maximalistes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Un second cycle de négociations entre émissaires russes et ukrainiens s'est ouvert à Abu Dhabi, sous l'égide des États-Unis. Donald Trump a déclaré devant des journalistes vouloir que Vladimir Poutine "mette fin au conflit". Dans le même temps, les frappes russes sur Kiev, dans la nuit de lundi à mardi, figurent parmi les plus massives depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.
Christian Makarian analyse les récentes déclarations d'Emmanuel Macron sur la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine. Il explique les enjeux et les défis de cette initiative diplomatique, tout en soulignant les réticences de l'Ukraine et les manœuvres des États-Unis dans ce dossier sensible. L'épisode aborde également les discussions en cours entre Russes et Américains sur un éventuel arrêt des hostilités en Ukraine, qui se déroulent aux portes de l'Iran, ajoutant une nouvelle couche de complexité à la situation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Donald Trump assure avoir obtenu une trêve d'une semaine de la part de Vladimir Poutine. Le Président russe s'engage à ne pas bombarder Kiev pour ne pas pénaliser la population victime d'un hiver extrêmement rigoureux, vigoureux. Cette guerre en Ukraine, elle dure depuis bientôt 4 ans maintenant, et on apprend que ce conflit est le plus statique depuis plus de 100 ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:16:06 - Journal de 8 h - Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé "personnellement" à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d'autres villes ukrainiennes "pendant une semaine", et assuré que le président russe "avait accepté de le faire", alors que l'Ukraine subit une importante vague de froid.
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durée : 00:19:58 - Journal de 12h30 - Se dirige-t-on vers une trêve surprise en Ukraine, en raison des températures glaciales ? Donald Trump affirme que Vladimir Poutine lui a promis de ne pas frapper la capitale Kiev pendant une semaine.
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durée : 00:03:26 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Un think tank américain évalue à 1,25 million le nombre de victimes, morts, blessés, disparus russes en quatre ans de guerre en Ukraine, deux fois plus que le nombre d'Ukrainiens. Un chiffre colossal qui en dit long sur le prix que Vladimir Poutine est prêt à payer pour arriver à ses fins. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Depuis près de 25 ans, la Cour pénale internationale enquête et juge les auteurs de génocide, de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre. La CPI n'a pas eu peur de poursuivre des chefs d'État comme Omar el-Béchir, ou plus récemment Vladimir Poutine. En lançant un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahu, elle s'en est pris à un allié des États-Unis. Cela n'a pas plu à Donald Trump qui a pris un décret sanctionnant des juges et des procureurs de la cour. Ce qui entraine pour eux une interdiction du territoire américain, l'impossibilité d'avoir une carte de crédit ou des risques de poursuites pour les proches. Un traitement plutôt réservé aux criminels, alors que les magistrats défendent le droit international. Mame Mandiaye Niang est l'un de ces procureurs sanctionnés. Il est l'invité exceptionnel de Décryptage. Avec notre invité : Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI.
Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ». Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE). États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ? Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI. Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ? La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ? Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente. En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ? En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.
durée : 00:07:19 - Le Masque et la Plume - par : Jérôme Garcin - Olivier Assayas adapte “Le Mage du Kremlin, le best-seller de Giuliano da Empoli, En un peu moins de 2h30, le film revient sur 30 ans d'histoire de la Russie et sur l'ascension de Vladimir Poutine, de l'effondrement de l'URSS jusqu'en 2019. Qu'en ont pensé les critiques du "Masque et la Plume" ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du samedi 24 janvier 2026 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquièteLe président des États-Unis Donald Trump a-t-il perdu la raison ? Entre décisions spectaculaires, dérapages assumés et usage massif des agences fédérales comme ICE, le président américain donne le sentiment de tester les limites du système, au risque d'embarrasser ses alliés et de rebattre les cartes de la géopolitique face à la Chine et à Vladimir Poutine.Ces interrogations sur son aptitude à gouverner surgissent à quelques mois de midterms cruciales. Des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les républicains à la Chambre. Entre une popularité défaillante et une économie encore fragile, les signaux sont au rouge.Dans le même temps, l'état de santé du président américain, âge de 79 ans, continue d'interroger. À Davos, son hématome sur la main et ses déclarations sur ses « tests cognitifs réussis » ont relancé les spéculations. Des élus démocrates ont ouvert le débat sur sa capacité à gouverner, après la multiplication d'erreurs dans ses discours, et sa publication de messages privés de chefs d'Etats.Plusieurs responsables politiques de l'opposition ont évoqué la possibilité d'un recours au 25e amendement, qui permet de déclarer un président inapte à l'exercice de ses fonctions. Désormais, les critiques viennent également de son propre camp, dont certains semblent désapprouver les visées expansionnistes du président notamment sur le Groenland.Comment Donald Trump bouleverse-il l'ordre du monde ? Le président américain est-il encore en capacité de gouverner, alors que sa santé mentale interroge ? À quel point l'Amérique se retrouve-t-elle divisée ?Nos experts :- Christine OCKRENT, journaliste, spécialiste des affaires étrangères, auteure de "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire"- Lucas MENGET, grand reporter- Corentin SELLIN, professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis et chroniqueur "Les Jours"- Nicole BACHARAN, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de "Requiem pour le monde libre"- Piotr SMOLAR, correspondant à Washington "Le Monde"
C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les objectifs de Donald Trump avec le Conseil de la paix qui y invite la Turquie et les assauts menés par la police haïtienne contre les gangs. Guerre en Ukraine : privés d'électricité, comment s'organisent les habitants de Kiev ? Privées d'électricité, de chauffage et d'eau en raison des frappes russes qui ciblent les infrastructures énergétiques, 600 000 personnes ont quitté la capitale depuis le début du mois de janvier. Alors que les températures avoisinent les -14°C, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, appelle ceux qui le peuvent à quitter la ville. Qu'est-il prévu pour reloger ces personnes ? Comment s'organisent habitants restés à Kiev ? Les alliés de l'Ukraine aident-ils le pays à traverser cette crise énergétique ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. « Conseil de la paix » : Trump cherche-t-il à rivaliser avec l'ONU ? Créé initialement pour encadrer la transition politique dans la bande de Gaza, le Conseil de la paix de Donald Trump vise finalement à « œuvrer à la résolution des conflits dans le monde ». Comment cette nouvelle instance pourrait coexister avec le Conseil de sécurité des Nations unies, déjà chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale ? Avec Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques). Auteur de « L'Amérique éclatée, plongée au cœur d'une nation en déliquescence » (éditions Armand Colin). « Conseil de la paix » : comment Israël réagit à la présence de la Turquie ? Donald Trump a invité la Turquie à siéger au « Conseil de la paix » chargé notamment de la reconstruction de la bande de Gaza. Alors que les relations entre Recep Tayyip Erdoğan et Benyamin Netanyahu sont très tendues, la participation d'Ankara ne peut-elle pas compromettre le bon fonctionnement de cette nouvelle instance ? Dès son installation, le Hamas aura deux mois pour désarmer. Un tel ultimatum est-il réaliste ? Quid de la situation si le mouvement islamiste ne respecte pas ce délai ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Haïti : la lutte contre les gangs monte en puissance En Haïti, les forces de sécurité ont lancé une vaste offensive contre les gangs à Port-au-Prince, en grande partie contrôlée par les bandes criminelles. Au cours d'une de ces opérations, la maison de Jimmy Cherizier, dit « Barbecue », a été détruite. Quel est le dispositif mis en place pour traquer le chef de gang le plus puissant du pays ? Le délogement de « Barbecue » a-t-il affaibli sa coalition de groupes armés "Vivre ensemble ? Avec Wiener Kerns Fleurimond, journaliste et écrivain. Auteur de l'ouvrage « Haïti : de l'opposition à l'assassinat d'un chef d'État: Haïti, 220 ans de tragédie politique » (éditions L'Harmattan).
Que lisent les diplomates ? Dans cette nouvelle série, Sources diplomatiques a le plaisir de vous offrir en avant première le bookclub préféré des diplomates !Ce rendez-vous mensuel est proposé et animé par le Centre d'analyse, de prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Chaque mois, des agents du CAPS invitent un auteur ou une autrice, qu'il s'agisse de chercheur ou diplomate, autour d'une discussion sur des enjeux internationaux et géostratégiques. Sources diplomatiques s'emparera bientôt de cette programmation pour une nouvelle série. Mais à l'occasion des Nuits de la lecture 2026, voici un aperçu avec deux premiers épisodes. Dans cet épisode, Tristan Aureau, directeur du CAPS et Giovanna de Maio, chargée de mission au CAPS reçoivent Pierre Lévy, ambassadeur de France en Russie de 2020 à 2024, qui présente son livre : « Au cœur de la Russie en guerre : Récit de l'ambassadeur de France ». Combinant des réflexions sur son expérience personnelle et des analyses de la situation géopolitique, Pierre Lévy évoque les coulisses d'une ambassade confrontée à un environnement hostile, tout en faisant une analyse du régime de Vladimir Poutine et de sa confrontation avec « l'Occident collectif ».--CRÉDITS :Production du bookclub : Centre d'analyse et de prévision stratégiqueAdaption podcast : DCPDirection de production : Julie GodefroyChargé de podcast : Anton StolperCommunication : Kaled Maddi et équipe des réseaux sociaux (Flora Ogier, Amélie Lavignon)Illustrations et identité visuelle : Studio création / Nadège Teulon------Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux.Sources diplomatiques c'est aussi de nombreuses autres séries, telles que CAPS : 50 ans de futur, les Mots, Qui gouverne l'océan, l'Académie diplomatique d'été ainsi que la série documentaire réalisée au début de la Guerre en Ukraine.Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
durée : 00:13:27 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Adapté du roman éponyme de Giuliano da Empoli, "Le Mage du Kremlin" retrace l'ascension sociale de Vadim Baranov dans la Russie de 1990. Petit à petit, le jeune homme a l'intelligence redoutable deviendra le conseiller du futur "Tsar", Vladimir Poutine. Une plongée dans les hautes sphères du pouvoir - réalisation : Laurence Malonda - invités : Sandra Onana Critique française de cinéma; Adrien Dénouette Critique de cinéma et enseignant
Adapté du best-seller de l'écrivain Giuliano De Ampoli, énorme succès de librairie en 2022 et Grand Prix de l'Académie Française, le film "Le mage du Kremlin" d'Olivier Assayas raconte l'histoire d'un jeune affairiste russe, passionné de communication et de médias, qui va grâce à ses conseils et son flair porter au pouvoir le patron des services secrets alors inconnu : Vladimir Poutine. Le bouquin comme le film sont fascinants et glaçants... Ecoutez Laissez-vous tenter - Première avec Stéphane Boudsocq du 21 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bertrand Lesguillons vous présente deux films portés par des monstres sacrés du cinéma actuel. D'un côté, la fresque sensorielle de Chloé Zhao, " Hamnet ", où le duo magnétique Paul Mescal et Jessie Buckley explore le deuil intime de la famille Shakespeare. De l'autre, la tension politique du " Mage du Kremlin " d''Olivier Assayas, un thriller glaçant où Paul Dano incarne l''éminence grise de Vladimir Poutine, interprété par un Jude Law méconnaissable.
durée : 00:46:50 - La 20e heure - par : Eva Bester - Le réalisateur Olivier Assayas est l'invité à l'occasion de la sortie de son film "Le Mage du Kremlin", l'adaptation du best-seller de Giuliano da Empoli publié en 2022 qui raconte le parcours d'un metteur en scène russe qui va devenir conseiller du futur "tsar" Vladimir Poutine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:20:22 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Olivier Assayas s'empare du roman de Giuliano da Empoli, finaliste du Goncourt 2022, pour retracer l'ascension de Vladimir Poutine après l'éclatement de l'URSS. Au casting, Paul Dano et Jude Law, offrent un jeu remarquable. Partenaire de France Inter, le film est à voir depuis le 21 janvier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:25:12 - Journal de 18h - Vladimir Poutine a gracié Laurent Vinatier, le chercheur français emprisonné en Russie depuis un an et demi. Sa libération a fait l'objet d'un échange, puisque Paris a relâché un basketteur russe détenu en France à la demande des Etats-Unis qui le soupçonnent d'être un hacker.
C dans l'air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empiresPrésentation: Salhia BrakhliaLes années passent et la guerre se poursuit en Ukraine. Le pays a de nouveau été la cible de frappes russes la nuit dernière. Hier, lors de ses vœux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a expliqué qu'il ne lâchera rien. Son homologue russe Vladimir Poutine a quant à lui déclaré vouloir continuer sa guerre. Sa politique est résolument impérialiste... Tout comme celle de Xi Jinping, le chef de l'Etat chinois.Pékin a réalisé lundi et mardi d'impressionnantes manœuvres militaires autour de Taïwan, qui s'est retrouvée encerclée. A l'issue de ces manœuvres, Xi Jinping a annoncé que "la réunification" de Taïwan et de la Chine était "inarrêtable". Hors de question pour le président taïwanais, qui s'est engagé à "défendre fermement" la souveraineté de l'île.Dans ce bras de fer, le Japon prend fait et cause pour Taïwan. En novembre, la nouvelle Première ministre avait même laissé entendre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'agression contre Taïwan.Dans un éventuel conflit, le rôle des Etats-Unis serait décisif. Mais les récentes prises de parole de Donald Trump suscitent de nombreuses interrogations. Serait-il prêt à défendre l'île si elle était attaquée ?Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène lui-même une politique expansionniste, qui s'exerce en premier lieu sur le continent américain. Le locataire de la Maison-Blanche reprend à son compte la doctrine Monroe, qui définit les Amériques comme la chasse gardée des Etats-Unis. Depuis novembre, le Vénézuéla est ainsi ciblé par Washington. Officiellement, il s'agit de lutter contre le trafic de drogue. Mais l'objectif réel semble être la chute du président Nicolas Maduro. Les Etats-Unis multiplient les frappes contre des navires vénézuéliens et Donald Trump a même annoncé lundi que de premières frappes terrestres avaient eu lieu au Vénézuéla.Le Groenland, quant à lui, est l'objet des convoitises du président américain. Ce dernier a répété à plusieurs reprises son souhait de s'emparer de ce vaste territoire, notamment, d'après lui, pour des questions de sécurité des États-Unis.Face aux appétits russe, chinois et américain, que fait l'Europe ? Le continent, dont le territoire est presque dépourvu de ressources et minerais stratégiques, semble hors course. La Chine domine le jeu dans le domaine des terres rares. Face à la position hégémonique de Pékin, une entreprise française recycle ces métaux indispensables au fonctionnement de nos appareils électroniques.La Chine peut-elle tenter d'annexer Taïwan dès cette année ?Les Etats-Unis vont-ils renverser Nicolas Maduro ?L'Europe peut-elle lutter face au réveil des empires ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne Université
Moscou accuse Kiev d'avoir lancé dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 décembre une attaque de 90 drones sur une résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. La Russie a dans le même temps prévenu que sa position dans les négociations en cours allait changer, allait être réexaminée. Mais dans un message envoyé par Telegram, le président Volodymyr Zelensky a fermement rejeté ces accusations. Et Donald Trump lui a réagi. Écoutez RTL autour du monde du 30 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Émission originellement diffusée en juillet 2023.Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 juin 2023.Avec cette semaine :- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.LES PAYS BALTESYves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d'un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l'histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l'Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l'actuelle capitale de la Lettonie.Les pays baltes regroupent aujourd'hui plus de 6 millions d'habitants et représentent un PIB d'approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s'étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l'Orient et l'Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.L'héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie était l'un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l'essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu'à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l'annexion russe, enfin, reste problématique, comme l'illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l'Estonie en début d'année.Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l'ancrage à l'Ouest. Ils ont adhéré à l'Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l'OTAN. L'Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l'Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l'OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.L'invasion de l'Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l'UE contre la menace russe dès 2004, s'inquiètent d'être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l'enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l'OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l'adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.