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Un air d'amérique
Le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 1:30


Direction le Royaume-Uni : 10 ans jour pour jour après la victoire du oui au référendum sur la sortie de l'Union Européenne, le Brexit a encore des conséquences très concrètes sur le quotidien des Britanniques. Reportage RTL de Marie Billon dans un restaurant londonien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Royaume-Uni, 10 ans après le Brexit, l'instabilité demeure - 23/06

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 6:24


Ce mardi 23 juin, Elvire Fabry, directrice du programme "Commerce et sécurité économique" à l'Institut Jacques Delors, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elle s'intéresse à l'instabilité politique qui demeure au Royaume-Uni, dix ans après le vote du Brexit. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

L’Heure du Monde
Dix ans plus tard : un Brexit pour rien ?

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 22:31


Il y a dix ans, le Brexit a plongé le Royaume-Uni en pleine terra incognita. Les partisans du « leave » (quitter, partir) promettaient un Royaume-Uni libéré du joug de Bruxelles, enrichi et maître de son destin, tandis que les pro-Européens mettaient en garde contre le repli sur soi et un possible désastre économique.Mais que s'est-il passé en réalité ? Le Brexit a-t-il été une bénédiction ou une calamité ? Ou encore finalement ni l'un ni l'autre ? Quelles conséquences ce « big bang » institutionnel a-t-il eues pour les sujets de Sa Majesté ?Dix ans plus tard, le pays n'a pas beaucoup changé, mais il s'est enfoncé dans une crise politique sans fin. Avec la démission le 22 juin du premier ministre, Keir Starmer, le pays devrait bientôt connaître son septième premier ministre en dix ans. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Cécile Ducourtieux, correspondante du Monde à Londres, revient pour nous sur les conséquences du Brexit.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait du discours de victoire de Nigel Farage le 27 juin 2016 (ITV News) ; extrait du discours de Nigel Farage à la conférence de son parti en 2015 (chaîne YouTube du parti UKIP) ; annonce des résultats du référendum à l'antenne de la BBC le 27 juin 2016 ; extrait d'une séance à la Chambre des communes le 29 mars 2019 (chaîne YouTube de la Chambre des communes) ; extrait du discours de démission de Keir Starmer, le 22 juin 2026 (Reuters).Cet épisode a été diffusé le 22 juin 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Par Jupiter !
Le Brexit a 10 ans et les Britons grattent à la porte

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - Le Brexit a 10 ans et aujourd'hui, et la majorité des Anglais souhaite retisser des liens avec l'Europe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Billet de Charline
Le Brexit a 10 ans et les Britons grattent à la porte

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Le Brexit a 10 ans et aujourd'hui, et la majorité des Anglais souhaite retisser des liens avec l'Europe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
«Le chômage a explosé»: à Durham, 10 ans après le Brexit, les regrets des anciens mineurs britanniques

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:33


Pendant longtemps, ils ont fait la fierté du Royaume-Uni, avant de devenir victime de la désindustrialisation : ce sont les mineurs du nord de l'Angleterre et du pays de Galles, responsables de la production de charbon, de métaux. Il y a 10 ans, ces communautés devenues délaissées ont largement voté en faveur du Brexit, jugeant l'Union européenne responsable de leur déclassement. Et ils le regrettent aujourd'hui. À lire aussiCharbon: la fin d'une époque au Royaume-Uni

Accents d'Europe
Keir Starmer, une démission sur fond de Brexit

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 19:30


Il a bien fallu se résoudre à partir, deux ans à peine après avoir été élu. Ni les Britanniques, ni même le parti travailliste ne lui faisaient plus confiance. Le Premier ministre Keir Starmer a remis sa démission... Et ce n'est pas qu'un hasard de calendrier, voilà tout juste 10 ans que le pays a décidé par référendum de sortir de l'Union européenne... Le Brexit promettait tout, la reprise économique, une relation privilégiée avec les États-Unis et le Commonwealth, et une immigration sous contrôle. Échec sur toute la ligne... Aurélien Antoine, professeur de droit et directeur de l'observatoire du Brexit signe, aux éditions Odile Jacob, le Royaume-Uni une société libérale en péril, nous explique pourquoi avec une succession de sept Premiers ministres en 10 ans, le Royaume-Uni s'enfonce dans la crise politique.    L'impact du Brexit sur l'économie britannique  Et en toile de fond de cette crise politique, il y a bien sûr la décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne. Selon un dernier sondage d'opinion réalisé par l'institut ECFR, 57% des sondés estiment que le Brexit était une erreur... il a pesé lourd sur la croissance et favorisé l'inflation... D'ailleurs, depuis 10 ans, une poignée d'irréductibles pro-européens ne cessent de clamer leur colère devant le Parlement sur les notes célèbres du « Yellow submarine », « We all live in a Brexit Tragedy.... ». C'est un reportage de Marie Billon.     L'Europe face au défi des cyberattaques Attaques informatiques contre les sites gouvernementaux en Belgique, la sécurité sociale en France ou le réseau électrique en Ukraine... les cyberattaques montent en puissance. Une entreprise sur deux en Europe en a été victime.  Face au danger, l'Europe multiplie les pare-feux à l'aide de directives et de budget, notamment pour protéger les infrastructures critiques et les câbles sous-marins.  Mais qu'en est-il des petites entreprises qui ont moins de moyens. Au Portugal, elles constituent 90% du tissu économique et il a fallu trouver des solutions, d'autant que de nouveaux investisseurs viennent créer des centres de données. C'est le reportage de Marie-Line Darcy. 

Le Brief
"Privatiser Belfius ne résoudra pas le problème des finances publiques", l'économiste Bernard Keppenne (CBC)

Le Brief

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 15:15


La guerre entre Israël et l'Iran a rebattu les cartes au Moyen-Orient. Alors que les États-Unis et l'Iran ont entamé des discussions en Suisse, peut-on encore espérer une paix durable dans la région? Et quelles pourraient être les conséquences économiques du conflit à long terme? Pour Bernard Keppenne, économiste en chef de CBC, "le conflit en Iran a déjà divisé par deux les prévisions de croissance européenne pour 2026". Dix ans après le Brexit, nous revenons aussi sur les promesses faites aux Britanniques et sur ce qu'il en reste aujourd'hui. "Le Brexit a échoué sur sa principale promesse: reprendre le contrôle de l'immigration", estime Bernard Keppenne. Enfin, direction la Chine, où s'ouvre le Forum économique mondial de Dalian, surnommé le "Davos d'été". L'occasion de s'interroger sur la place grandissante de la Chine dans l'économie mondiale et sur les inquiétudes qu'elle suscite en Europe. "Face à la Chine, l'Europe n'a pas les armes pour gagner une guerre commerciale", prévient Bernard Keppenne. Ensemble, nous évoquons également la réforme fiscale en Belgique, les finances publiques et la privatisation partielle de Belfius. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Reportage international
«Le chômage a explosé»: à Durham, 10 ans après le Brexit, les regrets des anciens mineurs britanniques

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:33


Pendant longtemps, ils ont fait la fierté du Royaume-Uni, avant de devenir victime de la désindustrialisation : ce sont les mineurs du nord de l'Angleterre et du pays de Galles, responsables de la production de charbon, de métaux. Il y a 10 ans, ces communautés devenues délaissées ont largement voté en faveur du Brexit, jugeant l'Union européenne responsable de leur déclassement. Et ils le regrettent aujourd'hui. À lire aussiCharbon: la fin d'une époque au Royaume-Uni

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Ici l'Europe
Les Britanniques se rapprochent à nouveau de l'UE : 10 ans de Brexit, l'heure des regrets

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 17:20


En 2020, le Royaume-Uni quittait l'Union européenne, à la suite du Brexit, qui lui avait été voté il y a dix ans, en 2016, par référendum. Le Brexit a-t-il été une réussite de l'autre côté de la Manche ?

Billet retour
Le Brexit : dix ans de chaos et de regrets ?

Billet retour

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 16:40


Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni a choisi de quitter l'Union européenne avec 52% de voix pour et 48% contre. Le résultat du référendum a provoqué un séisme politique que peu d'experts avaient vu venir. Dix ans après, Billet Retour se penche sur l'impact de cette décision historique. Comment le Brexit a t-il changé le pays ? Le niveau de vie des Britanniques s'est-il amélioré depuis ? Quelles ont été les conséquences pour l'économie et des secteurs clés comme l'agriculture ?

20 minutes pour comprendre
#142a : Reform UK, Comprendre la percée de l'extrême droite au Royaume Uni -Partie 1/2: Le paysage politique au Royaume-Uni depuis le Brexit

20 minutes pour comprendre

Play Episode Listen Later May 25, 2026 26:19


Le parti d'extrême droite Reform UK, emmené par Nigel Farage, caracole en tête des sondages au Royaume-Uni. Très récemment, il a même remporté une importante victoire électorale lors des élections locales, qui se sont tenues au début du mois de mai 2026. Mais comment expliquer ce succès qui marque une rupture avec le traditionnel bipartisme qui marque la politique britannique ?Pour le comprendre, Vincent Gabriel et Simon Desplanque reçoivent Laetitia Langlois, docteure en études anglophones et maître de conférences à l'université d'Angers. Dans cette première partie, ils plantent le décor indispensable à la compréhension des dynamiques actuelles. Ils y reviennent notamment sur les fondamentaux de la politique britannique, des pouvoirs du roi au traditionnel bipartisme. Surtout, ils traitent des conséquences délères du Brexit sur la vie démocratique outre-Manche.Bonne écoute !Invitée : Laetitia LangloisAvec Vincent Gabriel & Simon DesplanqueLe lien vers l'article de Laetitia Langlois : https://theconversation.com/reform-uk-le-parti-dextreme-droite-qui-bouscule-la-politique-britannique-276019.Suivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn !   Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Entendez-vous l'éco ?
Agriculture : les défis de 5 pays d'Europe 5/5 : Quel bilan pour les agriculteurs britanniques après le Brexit et la sortie de l'UE ?

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 5:56


durée : 00:05:56 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne il y a six ans. Les agriculteurs anglais avaient alors voté en masse pour le Brexit, à 60 %, ils dénonçaient la lourdeur réglementaire de la Politique agricole commune, rêvant d'une agriculture "libérée de Bruxelles". Qu'en est-il désormais ?

Le podcast de la Liberté Financière
L'EURO dans 10 ans : FREXIT?

Le podcast de la Liberté Financière

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 5:48


📝 INVESTIR AVEC NOUS : Conseil en investissement et club deals alternatifs : https://bit.ly/sondageRA30A --- 0:00 - Le choc inflationniste 2:50 - FREXIT suite au BREXIT? 4:30 - L'argent "mort" #frexit #investissement #monnaienumérique Extrait de l'émission « Prévisions choquantes : La France va Mal  » du 18 avril 2025. https://youtu.be/vmhBx0KjDEc loyer encaissés en France ≠ loyer encaissés aux USA La différence ? C'est l'argent "mort", quand l'État tue la valeur : Tu encaisses 100€. L'État prend sa part en impôts. Il la redistribue à ton locataire en APL. Qui te la redonne en loyer. Résultat : de l'argent qui tourne en rond sans créer de valeur. Aux États-Unis, 100$ encaissés = 100$ vivants. Pas de circuit absurde. Pendant ce temps, on vient d'encaisser un choc inflationniste brutal : 100€ en 2026 = 100 francs en 1996, en tout cas, dans nos têtes aujourd'hui. On a perdu 6,57x de pouvoir d'achat. Même si ton compte affiche le même chiffre, de l'argent t'a été pris. Et avec les cycles économiques qui arrivent, comment on absorbe le prochain choc avec une monnaie déjà entamée ? L'euro a un problème structurel. Le Brexit a ouvert une brèche. Si l'Angleterre prospère hors de l'UE dans les 10 prochaines années, d'autres suivront. Mais pour nous ? Impossible de sortir comme les Anglais. Ils avaient gardé la livre. Nous, on a tout mis en commun. C'est comme un divorce où personne n'est d'accord. --- Nous sommes gestionnaires de patrimoine et conseillers en investissement. Nous accompagnons les citoyens à investir autrement. Nous sommes persuadés que le modèle économique du passé ne se reproduira pas et qu'il faut aller vers de nouvelles dimensions : fin de l'abondance, technologie du savoir, modes d'organisation, modèle économique... C'est un réel combat politique, qui se gagne par l'argent, le nerf de la guerre. Nous proposons des produits et services performants dans l'économie réelle, en respectant nos critères d'investissements : innovations utiles, éthiques et durables ; de souveraineté économique, industrielle, monétaire, technologique, énergétique et alimentaire. Nous axons nos stratégies d'investissements sur trois axes : - l'économie réelle via le private equity (le capital-investissement), deeptech, medtech, greentech, winetech, saas... - les investissements alternatifs de terrain (ressources naturelles, métaux rares et critiques, énergie, eau, vin, numismatique, oeuvres d'Art, immobilier atypique...) - les innovations Web3 (cryptoactifs, DeFi, RWA, token sales, DePIN, DAO, DApp, NFT, GameFi) --- // RESSOURCES : 📚 Le livre bestseller IMMOBITCOIN (gratuit) : http://bit.ly/immobtc 🧠 POUR ALLER PLUS LOIN (1h20) - INVESTIR durant la période de crise civilisationnelle en cours (atelier privée): https://youtu.be/rp71QVEjl78?si=enEoB6-NpPNNsXTA&t=2280 📞 Pour fixer un appel téléphonique avec un membre de l'équipe : https://fdinvest-patrimoine.com/contact // SUIS-NOUS 📷 Instagram : https://instagram.com/francoisjgdenis https://instagram.com/pic.podcast 💼 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/fdenis01 --- FD Invest – Société par actions simplifiés au capital social de 100 € - n°89888347500029 au RCS de Montpellier – 2 rue des pivoines 34070 Montpellier – http://fdinvest-patrimoine.com/. Enregistré à l'ORIAS sous le n°22001382 http://www.orias.fr/ en qualité de : Conseiller en investissement financier adhérent de la compagnie cif, association agréée auprès de l'Autorité des Marchés Financiers. FD Invest exerçant en marque commerciale sous le nom Riche à 30 ans. RC Pro auprès de MMA. - IMPORTANT: Risque de perte en capital ou de moins-value sur les investissements alternatifs. Faites vos recherches si vous n'êtes pas accompagné. Ce retour d'expérience ne constitue pas un conseil ou une recommandation. Un conseil est toujours au cas par cas.

Un jour dans le monde
Hausses d'impôt au Royaume-Uni : pourquoi le Brexit est pointé du doigt

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 3:23


durée : 00:03:23 - Le monde à l'endroit - Le gouvernement britannique a présenté mercredi 26 novembre son budget au Parlement, prévoyant à nouveau des hausses d'impôts. Depuis plusieurs semaines, il invoque le Brexit comme raison principale de la morosité économique, sans pour autant promouvoir le retour du Royaume-Uni dans l'UE. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le brief éco
Le Brexit a fragilisé la City et le système financier britannique, selon la BCE

Le brief éco

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 2:04


durée : 00:02:04 - Le brief éco - Alors que le Brexit est pointé du doigt par le gouvernement travailliste qui s'apprête à présenter son budget, une étude de la Banque centrale européenne vient souligner le coût de cette sortie pour la finance, grande perdante de l'équation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Tout un monde - La 1ere
L'influence du Royaume-Uni dans le monde depuis le Brexit

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Aug 25, 2025 20:24


(00:00:35) L'influence du Royaume-Uni dans le monde depuis le Brexit, interview de Thibaud Harrois (00:09:47) Des Gazaouis déjà réfugiés n'ont nulle part où aller (00:15:00) Avec les avocats des rues à Copenhague

Ecorama
Et si le Brexit était... annulé ?

Ecorama

Play Episode Listen Later Jul 31, 2025 7:43


Désillusion croissante des Britanniques, accords de coopération renforcée avec l'Union européenne, retour progressif à une forme de pragmatisme diplomatique : le divorce avec l'Europe est-il en train d'être revisité ? Simple atténuation du "hard Brexit", ou prémices d'un "Brexit 2.0" plus souple ? Quelles seraient les conditions pour un éventuel retour dans l'UE ? L'analyse de John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement et associé de la banque Cité Gestion. Ecorama du 31 juillet 2025, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
5 ans après le Brexit au Royaume-Uni: l'herbe serait-elle plus verte ailleurs?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 23, 2025 19:30


Le 31 janvier 2020, les cloches de Big Ben ont retenti, sonnant du même coup le glas de la participation du Royaume-Uni à l'Union européenne. 5 ans plus tard, certains Brexiters ont changé d'avis, et le bilan de cette sortie tonitruante reste mitigé, particulièrement dans le secteur agricole. Cette émission est une sélection estivale des programmes d'Accents d'Europe. Cette émission est une réédition estivale de nos programmes   Cinq ans après le Brexit, les agriculteurs britanniques font la moue Et si c'était à refaire ? Le Royaume-Uni ne quitterait sans doute pas l'UE si l'on en croit ce sondage Yougov publié, il y a quelques mois, fin janvier : 11% des personnes interrogées seulement estiment que le Brexit a été une réussite, et parmi les électeurs qui avaient voté oui au divorce, 20% sont pour un retour de leur pays dans l'UE. Au sein du secteur agricole où les partisans du Brexit étaient nombreux, le bilan, 5 ans plus tard, est mitigé. Le reportage de Marie Billon dans les Midlands.   Les Balkans ne font plus rêver leurs jeunes L'exode de la jeunesse est l'une des questions qui préoccupent le plus le sud de l'Europe. La région des Balkans est l'une des plus touchées au monde par la fuite des cerveaux. Au point de susciter des craintes pour l'avenir même de ses sociétés. Les explications de notre correspondant dans les Balkans, Louis Seiller.   Chronique musicale Le choix de Vincent Théval : Vecchia Storia, d'Ada Oda (Pelle d'oca).   Les glaciers suisses, bientôt une carte postale du passé ? 40% : c'est le volume total perdu par les glaciers suisses depuis l'an 2000. Les scientifiques l'ont constaté, en 2024, la chaleur à la surface de la planète n'a jamais été aussi élevée. Les glaciers européens fondent à un rythme sans précédent et leur disparition semble inéluctable si rien n'est fait. Celui d'Aletsch, en Suisse, semble déjà condamné ; d'autres pourraient encore survivre, à condition que la neutralité carbone devienne réalité. Reportage sur le plus grand glacier d'Europe de l'Ouest, Jérémie Lanche.

Accents d'Europe
5 ans après le Brexit au Royaume-Uni: l'herbe serait-elle plus verte ailleurs?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 23, 2025 19:30


Le 31 janvier 2020, les cloches de Big Ben ont retenti, sonnant du même coup le glas de la participation du Royaume-Uni à l'Union européenne. 5 ans plus tard, certains Brexiters ont changé d'avis, et le bilan de cette sortie tonitruante reste mitigé, particulièrement dans le secteur agricole. Cette émission est une sélection estivale des programmes d'Accents d'Europe. Cette émission est une réédition estivale de nos programmes   Cinq ans après le Brexit, les agriculteurs britanniques font la moue Et si c'était à refaire ? Le Royaume-Uni ne quitterait sans doute pas l'UE si l'on en croit ce sondage Yougov publié, il y a quelques mois, fin janvier : 11% des personnes interrogées seulement estiment que le Brexit a été une réussite, et parmi les électeurs qui avaient voté oui au divorce, 20% sont pour un retour de leur pays dans l'UE. Au sein du secteur agricole où les partisans du Brexit étaient nombreux, le bilan, 5 ans plus tard, est mitigé. Le reportage de Marie Billon dans les Midlands.   Les Balkans ne font plus rêver leurs jeunes L'exode de la jeunesse est l'une des questions qui préoccupent le plus le sud de l'Europe. La région des Balkans est l'une des plus touchées au monde par la fuite des cerveaux. Au point de susciter des craintes pour l'avenir même de ses sociétés. Les explications de notre correspondant dans les Balkans, Louis Seiller.   Chronique musicale Le choix de Vincent Théval : Vecchia Storia, d'Ada Oda (Pelle d'oca).   Les glaciers suisses, bientôt une carte postale du passé ? 40% : c'est le volume total perdu par les glaciers suisses depuis l'an 2000. Les scientifiques l'ont constaté, en 2024, la chaleur à la surface de la planète n'a jamais été aussi élevée. Les glaciers européens fondent à un rythme sans précédent et leur disparition semble inéluctable si rien n'est fait. Celui d'Aletsch, en Suisse, semble déjà condamné ; d'autres pourraient encore survivre, à condition que la neutralité carbone devienne réalité. Reportage sur le plus grand glacier d'Europe de l'Ouest, Jérémie Lanche.

Lenglet-Co
L'ANGLE ÉCO - État des lieux des relations entre la France et le Royaume Uni 5 ans après le Brexit

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 3:03


Ecoutez L'angle éco de Martial You du 09 juillet 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
L'ANGLE ÉCO - État des lieux des relations entre la France et le Royaume Uni 5 ans après le Brexit

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 3:03


Ecoutez L'angle éco de Martial You du 09 juillet 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ici l'Europe
Britanniques et Européens se rapprochent : le Brexit, c'est de l'histoire ancienne…

Ici l'Europe

Play Episode Listen Later Jul 4, 2025 17:16


Ça se réchauffe des deux côtés de la Manche. Le Brexit semble loin et les deux rives britannique et européenne se rapprochent sur la géopolitique et l'économie. La visite d'État du président français Emmanuel Macron du 8 au 10 juillet au Royaume-Uni témoigne de cet empressement. De son côté, l'Union européenne a conclu en mai dernier un accord important avec le gouvernement du travailliste Keir Starmer.

Un jour dans le monde
Sommet UE–Royaume-Uni : après le Brexit, welcome back ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 19, 2025 36:51


durée : 00:36:51 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - L'Union européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un accord sur la défense et la coopération économique, ce lundi 19 mai à Londres. Pour les deux partenaires, c'est un nouveau chapitre de leur relation qui s'ouvre, cinq ans après le Brexit. - réalisé par : Thomas Lenglain

InterNational
Sommet UE–Royaume-Uni : après le Brexit, welcome back ?

InterNational

Play Episode Listen Later May 19, 2025 36:51


durée : 00:36:51 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - L'Union européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un accord sur la défense et la coopération économique, ce lundi 19 mai à Londres. Pour les deux partenaires, c'est un nouveau chapitre de leur relation qui s'ouvre, cinq ans après le Brexit. - réalisé par : Thomas Lenglain

Reportage International
Cinq ans après le Brexit, un bilan mitigé pour les agriculteurs

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 29, 2025 2:34


Cela fait cinq ans que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne. Le 31 janvier 2020, une période de transition s'ouvrait pour faciliter le passage, mais les Britanniques n'étaient déjà plus citoyens de l'UE. En 2016, ils avaient voté en majorité pour le Brexit, et le milieu agricole comptait parmi les fervents partisans de la sortie. Cinq ans plus tard, le bilan est mitigé. Cela fait cinq ans que la cloche du Big Ben, au Parlement de Westminster, a retenti. À 23h, elle annonçait la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Cette cloche-là, c'est celle qui annonce le début des enchères aux moutons du marché de Melton Mowbray. Richard est présent ce matin, bien qu'il n'ait pas de moutons à vendre cette fois-ci. Cet éleveur apprécie l'ambiance du marché.« On nous avait dit qu'avec le Brexit, les prix allaient chuter et que l'agneau britannique n'aurait plus de demande à cause des droits de douane. Mais c'est tout le contraire. La demande est là, et aucune taxe n'a été imposée sur l'agneau britannique, pour l'instant en tout cas. La demande la plus forte vient du Moyen-Orient, d'Arabie saoudite, d'Israël et de Turquie. Hors Union européenne. Mais également plus près de nous, d'Espagne et d'Italie et de France. Et puisque ces clients avaient une relation commerciale avec nous avant le Brexit, ils continueront cette relation après le Brexit ».Un avis, qui n'est pas partagé par tousAndrew Wheeler, cultivateur de céréales à quelques kilomètres de là, a stocké toute sa récolte dans son entrepôt. Lui aussi avait voté pour la sortie de l'Union européenne en 2016. « J'ai voté en faveur du Brexit pour quitter l'UE pour un certain nombre de raisons. Mais c'est probablement mon cœur qui l'a emporté sur ma tête. L'une des raisons pour lesquelles je voterais différemment aujourd'hui, c'est que je vois que notre gouvernement ne s'intéresse pas à l'agriculture. Lorsque nous étions membres de l'Union européenne, il ne fait aucun doute que la pression exercée par les agriculteurs, surtout les français, avait de l'impact à Bruxelles. L'UE avait peur, elle a toujours peur, des agriculteurs. Ce n'est pas le cas du gouvernement britannique ».À lire aussiAu Royaume-Uni, les agriculteurs manifestent contre un projet de taxe sur la successionLe principal syndicat de fermier britannique, le NFU, tient une permanence au marché de Melton Mowbray. James Haddon, son représentant local, reçoit de nombreuses plaintes, notamment de la part des producteurs de fruits et légumes, qui peinent à recruter la main-d'œuvre saisonnière venue d'Europe de l'Est avant le Brexit.« Vous travaillez toute l'année pour avoir une récolte et vous n'êtes pas en mesure de la faire. C'est pourquoi la NFU souhaiterait un plan stratégique quinquennal pour les travailleurs saisonniers. Pour qu'ils puissent venir en nombre raisonnable, donc sans plafond arbitraire, afin que tous les aliments cultivés puissent être récoltés avec succès ».Le gouvernement travailliste, arrivé au pouvoir en juillet, veut revoir et améliorer la relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Mais il reste catégorique : un retour à la liberté de mouvement est exclu.À écouter aussiLes défis du Royaume-Uni, cinq ans après le Brexit

Tout un monde - La 1ere
Les amours contrariées par le Brexit

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Jan 28, 2025 20:19


(00:00:40) Derrière le chaos à Goma, l'appétit du Rwanda pour les richesses minières du Congo (00:06:51) Les amours contrariées par le Brexit (00:14:53) Ces trésors du Groenland qui attirent: reportage

Géopolitique, le débat
Les défis du Royaume-Uni, cinq ans après le Brexit

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jan 26, 2025 50:00


Il y a cinq ans. Le Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 31 janvier 2020, puis du territoire douanier l'année suivante. Cet anniversaire tombe en plein retour de Donald Trump à la Maison Blanche et les interrogations autour de la relation spéciale entre le Royaume-Uni et les États-Unis sont là. Le Premier ministre travailliste britannique a essuyé des tirs à boulets rouges de la part d'Elon Musk. Keir Steimer a, de son côté, souvent accusé ses adversaires conservateurs anglais de ressembler à Donald Trump ce qui dans sa bouche n'était pas un compliment. C'est dire combien la route promet d'être un peu compliquée. Parallèlement, l'arrivée du gouvernement travailliste en juillet 2024 s'est accompagnée d'un changement de ton et de rhétorique à l'égard de l'UE qui contribue à améliorer la relation politique entre le Royaume-Uni et ses voisins et à changer progressivement la perception qu'ils ont de son rôle en Europe.USA / UE ? De quel côté le Royaume-Uni va-t-il pencher ?Invités : Sylvie Matelly, directrice de l'Institut Jacques Delors Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman Thibaud Harrois, maître de conférences en Civilisation britannique contemporaine à l'Université Sorbonne nouvelle.

Un jour dans le monde
4 ans après le Brexit, le Royaume-Uni toujours en lutte contre le populisme

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Sep 11, 2024 34:50


durée : 00:34:50 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Quatre ans après le Brexit, le Royaume-Uni peine à réaliser les bénéfices promis, avec des pertes économiques significatives et une désillusion croissante parmi la population. Mais cette désillusion éteint-elle ou ravive-t-elle la flamme du populisme ? - réalisé par : Thomas Lenglain

InterNational
4 ans après le Brexit, le Royaume-Uni toujours en lutte contre le populisme

InterNational

Play Episode Listen Later Sep 11, 2024 34:50


durée : 00:34:50 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Quatre ans après le Brexit, le Royaume-Uni peine à réaliser les bénéfices promis, avec des pertes économiques significatives et une désillusion croissante parmi la population. Mais cette désillusion éteint-elle ou ravive-t-elle la flamme du populisme ? - réalisé par : Thomas Lenglain

Les histoires de 28 Minutes
François Carrel / Immigration : l'Angleterre s'enflamme / JO : la politique oubliée ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 5, 2024 46:01


L'émission 28 Minutes du 05/08/2024 Himalaya : un business qui donne le vertige Chaque printemps, entre 500 et 1 000 personnes foulent le sommet de l'Everest, dans la chaîne de l'Himalaya, entre la Chine et le Népal. Depuis la pulvérisation du record de vitesse d'ascension des quatorze sommets de plus de 8 000 mètres en 2019 par Nirmal Purja, François Carrel, journaliste indépendant et alpiniste grenoblois, raconte ce moment de bascule historique qui a propulsé l'Himalaya dans une ère nouvelle. “On a un dévoiement de ce que représentait l'ascension de ces 8 000 mètres. On considérait cela comme un exploit, comme une aventure incroyable. Aujourd'hui, on est dans un tel cadre commercial et industriel que ce n'est plus un exploit mais un produit touristique.” Gestion catastrophique des déchets, disparition de toute forme d'humanité chez les plus illuminés des “summiters”, recours accru aux hélicoptères qui remplacent les porteurs et éleveurs de yaks dans la logistique des expéditions… Dans “Himalaya business : Qu'avons-nous fait des 8 000 ?”, François Carrel mène l'enquête et donne la parole à ceux qui regrettent cette industrialisation de la chaîne de montagnes. Quatre ans après le Brexit, pourquoi la question migratoire embrase-t-elle l'Angleterre ? Tout au long du week-end, plusieurs villes anglaises ont été le théâtre de violents affrontements : activistes d'extrême droite contre policiers et militants antiracistes. Les premiers dénoncent une immigration incontrôlée, responsable selon eux du meurtre au couteau lundi dernier de trois fillettes de Southport par un adolescent au nom étranger. En 2016, les Britanniques avaient choisi de quitter l'Union européenne en grande partie pour reprendre en mains les flux migratoires. Le Brexit a-t-il eu l'effet escompté ? Comment le nouveau Premier ministre, Keir Starmer, peut-il gérer cette première épreuve ?  Pendant les JO, à quoi sert la campagne de Lucie Castets ? Le 23 juillet dernier, à la suite des élections législatives, Lucie Castets a fait l'unanimité parmi les quatre composantes du Nouveau Front populaire, comme candidate au poste de Premier ministre. Pourtant, le soir même de cette annonce, Emmanuel Macron, dans son interview de “lancement” des Jeux olympiques, n'a même pas prononcé son nom et renvoyé ces affaires à plus tard, après la fameuse “trêve olympique”. De fait, depuis une semaine, les Français ont de l'or dans les yeux. Lucie Castets continue malgré tout sa ”campagne électorale” sans vote, à travers la France. Est-ce vain dans le contexte olympique ? Ou utile pour révéler sa personnalité et s'imposer face à un Président réticent ?  Enfin, retrouvez également les chroniques de Virgile Bellaiche et Marjorie Adelson !  28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.  Enregistrement : 05 août 2024 - Présentation : Jean-Mathieu Pernin - Production : KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
[Débats] Immigration : l'Angleterre s'enflamme / JO : la politique oubliée ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Aug 5, 2024 23:35


L'émission 28 Minutes du 05/08/2024 Quatre ans après le Brexit, pourquoi la question migratoire embrase-t-elle l'Angleterre ? Tout au long du week-end, plusieurs villes anglaises ont été le théâtre de violents affrontements : activistes d'extrême droite contre policiers et militants antiracistes. Les premiers dénoncent une immigration incontrôlée, responsable selon eux du meurtre au couteau lundi dernier de trois fillettes de Southport par un adolescent au nom étranger. En 2016, les Britanniques avaient choisi de quitter l'Union européenne en grande partie pour reprendre en mains les flux migratoires. Le Brexit a-t-il eu l'effet escompté ? Comment le nouveau Premier ministre, Keir Starmer, peut-il gérer cette première épreuve ? Pendant les JO, à quoi sert la campagne de Lucie Castets ? Le 23 juillet dernier, à la suite des élections législatives, Lucie Castets a fait l'unanimité parmi les quatre composantes du Nouveau Front populaire, comme candidate au poste de Premier ministre. Pourtant, le soir même de cette annonce, Emmanuel Macron, dans son interview de “lancement” des Jeux olympiques, n'a même pas prononcé son nom et renvoyé ces affaires à plus tard, après la fameuse “trêve olympique”. De fait, depuis une semaine, les Français ont de l'or dans les yeux. Lucie Castets continue malgré tout sa ”campagne électorale” sans vote, à travers la France. Est-ce vain dans le contexte olympique ? Ou utile pour révéler sa personnalité et s'imposer face à un Président réticent ?   28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.  Enregistrement : 05 août 2024 - Présentation : Jean-Mathieu Pernin - Production : KM, ARTE Radio

L'opinion de Nicolas Beytout
Grande-Bretagne : «Depuis le Brexit, les plaques tectoniques politiques continuent de bouger du côté conservateur et travailliste»

L'opinion de Nicolas Beytout

Play Episode Listen Later Jun 30, 2024 2:33


Tous les samedis et dimanches, dans Europe 1 matin week-end, Alexandre Devecchio, rédacteur en chef du service débats du Figaro, livre son édito.

Décryptage
Royaume-Uni : la défaite annoncée des conservateurs

Décryptage

Play Episode Listen Later Jun 26, 2024 19:30


Le Premier ministre britannique Rishi Sunak et le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer s'opposent ce soir dans le dernier débat télévisé avant les élections législatives du 4 juillet 2024. Les sondages promettent une écrasante victoire au Labour, le parti travailliste. Ils prédisent aussi une déroute cinglante au parti conservateur au pouvoir depuis quatorze ans. Loin d'offrir les opportunités promises par ses partisans, la sortie de l'Union européenne a occasionné de sérieux dégâts dans l'économie britannique. Le Brexit a aussi ouvert la porte au populisme. Les Tories sont désormais talonnés par le parti Reform UK, qui axe sa campagne sur la lutte contre l'immigration.Avec notre invitée : Catherine Marshall, professeure d'Histoire et de Civilisation britanniques à Cergy Paris-Université, directrice du Laboratoire Agora (Centre de recherche multidisciplinaire en Sciences humaines et sociales).

Un jour dans le monde
Pourquoi le pari de Macron a peu de précédents à l'étranger, à part peut-être le Brexit

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jun 11, 2024 3:20


durée : 00:03:20 - Le monde à 18h50 - par : Franck MATHEVON - Y a-t-il ailleurs dans le monde des paris politiques comparables à la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron ? Les cas sont rares. La décision du président français se rapproche sans doute plus du pari de David Cameron en 2016 que d'autres élections anticipées.

Debout les copains !
La véritable histoire du tunnel sous la Manche

Debout les copains !

Play Episode Listen Later May 6, 2024 41:19


Stéphane Bern raconte, 30 ans, jour pour jour, après son inauguration, une prouesse de technologie qui a permis de relier deux nations qui n'ont pas toujours été amies : la France et le Royaume-Uni. Ou la véritable histoire du tunnel sous la Manche… Quand l'idée d'un tunnel reliant la France et la Grande-Bretagne a-t-elle émergé ? Quelles difficultés politiques, techniques et financières ont ralenti le projet ? Le Brexit a-t-il eu des conséquences sur l'exploitation du tunnel sous la Manche ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Bertrand Lemoine, historien, architecte et ingénieur, auteur de "Sous la Manche, le tunnel" (Gallimard) et "Le tunnel sous la Manche" (Moniteur)

SBS French - SBS en français
"Le Brexit, c'est un accord perdant perdant", selon Michel Barnier

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Apr 3, 2024 8:21


L'ancien négociateur en chef du Brexit vient d'achever une série de conférences en Australie, où il a été invité par l'université du Queensland. Il revient à notre micro sur cette expérience et trace les perspectives d'avenir de l'Union européenne.

Cultures monde
Agriculteurs : le temps des révoltes 4/4 : Le Brexit blues des fermiers anglais

Cultures monde

Play Episode Listen Later Feb 8, 2024 58:11


durée : 00:58:11 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - A l'heure où les agriculteurs britanniques – anglais en première ligne - manifestent eux-aussi pour protester contre les politiques menées à leur égard, quelles perspectives d'avenir pour le modèle agricole britannique à l'ère du post-Brexit ? - invités : Catherine Mathieu Économiste à l'OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes; Viviane Gravey Enseignante chercheuse à la Queen's University de Belfast et spécialiste des politiques environnementales britanniques et européennes.; Ludivine Petetin Maître de conférence à l'université de Cardiff, spécialiste en politiques et droit agricole

Histoires du monde
L'Irlande du nord, le Brexit et les étiquettes

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Feb 2, 2024 3:05


durée : 00:03:05 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - Un accord a été trouvé entre les Unionistes nord-irlandais et le gouvernement britannique. Désormais tous les produits frais en Grande-Bretagne porteront l'étiquette suivante : "Ce produit n'est pas à destination de l'Union européenne". Les distributeurs s'étranglent.

InterNational
L'Irlande du nord, le Brexit et les étiquettes

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 2, 2024 3:05


durée : 00:03:05 - Les histoires du monde - par : Anthony BELLANGER - Un accord a été trouvé entre les Unionistes nord-irlandais et le gouvernement britannique. Désormais tous les produits frais en Grande-Bretagne porteront l'étiquette suivante : "Ce produit n'est pas à destination de l'Union européenne". Les distributeurs s'étranglent.

Géopolitique
L'extrême droite allemande prône le « Dexit » quand les Britanniques regrettent le « Brexit »

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jan 23, 2024 3:00


durée : 00:03:00 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - La présidente de l'AFD, le parti d'extrême-droite allemand, vante les mérites du Brexit et veut organiser un référendum pour sortir l'Allemagne de l'UE. Une position qui lui permet de fédérer les mécontentements, dans un pays majoritairement favorable à l'Europe.

InterNational
L'extrême droite allemande prône le « Dexit » quand les Britanniques regrettent le « Brexit »

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 23, 2024 3:00


durée : 00:03:00 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - La présidente de l'AFD, le parti d'extrême-droite allemand, vante les mérites du Brexit et veut organiser un référendum pour sortir l'Allemagne de l'UE. Une position qui lui permet de fédérer les mécontentements, dans un pays majoritairement favorable à l'Europe.

Le zoom de la rédaction
"Bregret" : quand le Royaume-Uni regrette le Brexit

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Jan 9, 2024 3:55


durée : 00:03:55 - Le zoom de la rédaction - On appelle ça le "Bregret" contraction de "Brexit" et "regret", un sentiment majoritaire au Royaume-Uni si l'on en croit les sondages. Les Britanniques ont quitté l'Europe il y a un peu plus de 3 ans et, depuis, s'en mordent les doigts.

Le Nouvel Esprit Public
L'héritage européen de Jacques Delors à l'heure de l'impérialisme russe / Le naufrage du Brexit

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 7, 2024 64:33


Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'Ecole alsacienne le 7 janvier 2024. Avec cette semaine : Nicolas Baverez, essayiste et avocat. Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique. Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. L'HÉRITAGE EUROPÉEN DE JACQUES DELORS À L'HEURE DE L'IMPÉRIALISME RUSSE Jacques Delors l'ancien président de la Commission européenne s'est éteint, le 27 décembre, à 98 ans. Entré en fonction à Bruxelles en janvier 1985, l'ancien ministre des Finances français prévient « L'Europe n'a d'autre choix qu'entre la survie et le déclin. Il occupera son bureau bruxellois durant dix années consécutives, et marquera la construction européenne de son empreinte, au point que la presse américaine le baptise le « tsar de Bruxelles ». Son impulsion est décisive dans l'adoption de l'Acte unique, qui donne naissance au marché unique européen. Dans ses Mémoires, Jacques Delors donne à ce marché une triple fonction : organiser « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. » Suivront le traité de Maastricht, la monnaie commune, la création des fonds de cohésion pour soutenir l'élargissement de l'Union à des entrants moins bien lotis économiquement que les membres fondateurs, ou encore le programme d'échanges universitaires Erasmus. Jacques Delors était devenu le partenaire de nombreux chefs d'État et de gouvernement engagés comme lui en faveur de la construction européenne : le Chancelier allemand Helmut Kohl, le Premier ministre belge Jean-Claude Dehaene, le chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez et François Mitterrand. En 2015, il a été nommé « citoyen d'honneur de l'Europe » troisième personnalité à être ainsi distingué, après Jean Monnet en 1976 et Helmut Kohl en 1998. Si Jacques Delors quitte Bruxelles, en janvier 1995, avec la satisfaction d'avoir rempli sa mission, il s'en va aussi avec le regret de constater, comme bien d'autres mais en l'ayant vécu de l'intérieur, à quel point l'Europe reste un nain politique. Il reste donc un long chemin à parcourir. Il va s'y employer, dans la mesure de ses moyens, avec sa fondation, Notre Europe. En 2021, il finira par porter sur l'Union européenne un regard critique, dans son interview testamentaire au Point constatant qu'« À vingt-sept, on s'éloigne des projets qui étaient ceux de Jean Monnet ou Robert Schuman. Du moins, on les rend beaucoup plus difficiles. Rien que le fonctionnement d'une Commission européenne à vingt-sept, déjà... » Pascal Lamy, son ancien directeur de cabinet, confie que Jacques Delors avait conscience de la difficulté de la situation actuelle, dans laquelle un seul des 27 peut jouer contre les 26 autres, voire, comme l'a fait récemment Viktor Orban monnayer son vote sur l'adhésion de l'Ukraine. Au moment où Jacques Delors disparait, deux questions se posent : face aux régimes illibéraux « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit » va-t-elle passer du marché aux marchandages ? Face à l'impérialisme russe l'Europe est-elle toujours un nain politique ? *** LE NAUFRAGE DU BREXIT Le 1er janvier 2021 la Grande Bretagne est sortie de l'Union européenne. Sept ans après le référendum qui a vu les partisans du divorce l'emporter, un sondage de l'institut Opinium publié par « The Guardian » note que les Britanniques ne sont désormais plus que 22 % à juger que la séparation a été une bonne chose pour le Royaume-Uni. L'institut a demandé à 2.000 électeurs de juger si la sortie de l'UE avait eu un effet positif ou négatif dans différents domaines. Résultat : les avis positifs ne l'emportent pour aucune question. Seul un sondé sur dix estime que la sortie de l'UE a amélioré sa situation financière personnelle ou optimisé les salaires, quand 63 % la rendent responsable d'une partie de l'inflation. « Une nette majorité de l'opinion publique estime désormais que le Brexit a été néfaste pour l'économie britannique, a fait monter les prix dans les magasins et a entravé les tentatives du gouvernement de contrôler l'immigration », résume le quotidien. En 2023, 29.437 migrants ont fait la traversée, contre 45.774 en 2022 qui avait été une année record, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés le 1er janvier. Une autre enquête, menée auprès des entreprises, montre que les sociétés travaillant avec l'UE se plaignent des nouvelles règles douanières. Christopher Hayward, le président du conseil d'administration de la City of London Corporation, l'organisation qui gère le quartier financier de Londres, estime que « Le Brexit a été un long et douloureux divorce. La confiance a été anéantie. » Selon un sondage de la British Chambers of Commerce de décembre, 2023, 60 % des exportateurs vers l'UE estiment que les échanges commerciaux sont plus difficiles qu'il y a un an. Or, toutes les obligations liées au Brexit ne sont pas encore en place. Les contrôles sanitaires sur les importations n'entreront en vigueur que cette année. Pour le gouvernement de Rishi Sunak, 2024 s'ouvre dans l'appréhension d'une défaite électorale, sur fond de prédictions économiques moroses et d'un retournement d'opinion sur le Brexit Quelques sondages mesurent même un « Bregret », le regret du Brexit… Après quatorze ans au pouvoir, cinq premiers ministres, un Brexit et divers scandales, les tories sont devancés d'au moins quinze points par le Labour dans toutes les enquêtes d'opinion. Toutefois, contrairement aux précédentes le Brexit ne devrait pas s'imposer comme un thème central des élections législatives qui auront lieu cette année.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

Le monde devant soi
Charles III en France pour réaffirmer une amitié franco-britannique mise à mal par le Brexit

Le monde devant soi

Play Episode Listen Later Sep 22, 2023 26:10


Six mois après le report de sa visite d'État en raison des manifestations contre la réforme des retraites, le roi Charles III est enfin en France.Trois jours avec Camilla pour un circuit touristique typique –Champs-Élysées, Notre-Dame, Versailles–, un discours devant le Sénat et un crochet par Bordeaux, histoire de rappeler que l'Aquitaine fut anglaise grâce ou à cause du mariage d'Aliénor à Henri II Plantagenêt.Trois jours de visite pour réaffirmer l'amitié entre la République française et la monarchie britannique, amitié mise à mal ces dernières années avec l'instrumentalisation du sentiment anti-français agité régulièrement par l'ancien Premier ministre Boris Johnson et son éphémère successeure, Liz Truss.Quel est l'intérêt de cette visite sur les plans politique et diplomatique dans le sens où le nouveau roi ne dispose d'aucun pouvoir concret? Où en sommes-nous de nos relations avec Londres? Et comment se porte le Royaume-Uni plus de six ans après avoir voté en faveur du Brexit?Le monde devant soi est un podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales.Direction et production éditoriale: Christophe CarronPrise de son, montage et réalisation: Aurélie RodriguesPrésentation: Christophe CarronMusique: «Sinister», Anno Domini BeatsSi vous aimez Le monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur votre plateforme de podcast préférée, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux.Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram.

Le Nouvel Esprit Public
Le Brexit six ans après / Les réformes institutionnelles du président

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Feb 12, 2023 62:43


N°284 / 12 février 2023Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 février 2023.Avec cette semaine :Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova. LE BREXIT SIX ANS APRÈSLe Brexit a été voté en juin 2016, et la sortie effective du marché unique européen a eu lieu le 1er janvier 2021. Difficile de faire précisément le tri entre le Brexit, la pandémie, le choc énergétique et le chaos politique, mais les faits sont là : l'économie britannique décroche plus qu'ailleurs. Selon les calculs du Centre for European Reform, un groupe de réflexion britannique, entre le deuxième trimestre 2016, date du référendum, et celui de 2022, le Royaume-Uni a connu une croissance inférieure de 5,5 % à celle d'un groupe d'une quarantaine de pays comparables qui connaissaient, les années précédentes, une croissance similaire. Le volume du commerce extérieur britannique a également augmenté de 7 % de moins que ce groupe et les investissements sont de 11 % inférieurs. Sur un an, ce seraient 40 milliards de recettes fiscales perdues pour le gouvernement. Un trou qu'il a fallu compenser dans le budget de rigueur concocté en urgence par le chancelier de l'Échiquier en novembre dernier, avec 55 milliards de livres de hausses d'impôts (25 milliards) et de baisses de dépenses (30 milliards). Le Centre for European Reform estime, en outre, que la fin de la libre circulation a entraîné un manque à gagner de 330.000 travailleurs européens qui seraient sans cela arrivés sur le marché du travail depuis deux ans. Selon l'Office National Statistique britannique, 28 % des entreprises de plus de dix salariés se disent concernées par les pénuries. Parmi elles, 40 % ne peuvent, pour cette raison, répondre à la demande.Le mécontentement social, accumulé après des années d'austérité – avec néanmoins une pause durant la pandémie - et de sous-investissement dans les services publics, éclate désormais avec une longue série de grèves, inédites depuis les années 1970, dont celle cette semaine, chez les 360.000 infirmières du Service national de santé.Depuis janvier, ce sont désormais 60 % des Britanniques qui affirment que la sortie de l'Union européenne a été une erreur, contre 40 % qui la soutiennent. Le basculement a commencé à l'été 2021 (les Britanniques étaient alors partagés, à 50/50 ) et, depuis, les deux courbes s'éloignent progressivement. Le pourcentage des Brexiters qui pensent que c'était une erreur a grimpé de 4 % à 19 %. Friands de néologismes, les Britanniques ont trouvé un nom pour désigner le sentiment de regret du Brexit : le « Bregret ». Il est particulièrement prononcé chez les Londoniens : 7 sur 10 pensent que c'était une erreur de quitter l'Union européenne. Autre néologisme apparu pour désigner ceux qui souhaitent revenir dans l'UE : les « rejoiners », nombreux chez les jeunes qui n'avaient pas l'âge de voter en 2016.***LES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES DU PRÉSIDENTAu début de son premier quinquennat Emmanuel Macron avait présenté aux parlementaires une révision de la Constitution, finalement enterrée au cœur de l'été 2018 à la suite de l'affaire Benalla. Entre les deux tours de la présidentielle, il avait esquissé une autre méthode, s'il était réélu, avec la mise en place d'une « commission transpartisane » pour réviser la Constitution.Dans un entretien au Figaro le 12 janvier, le secrétaire général du parti présidentiel Renaissance, Stéphane Séjourné, a annoncé : « Après les retraites, nous devrons réformer nos institutions ». Le même jour, Emmanuel Macron réunissait les présidents de commission des lois de la majorité pour ouvrir le chantier. Stéphane Séjourné a confié à l'ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet et au député de la Vienne Sacha Houlié, président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, le soin de préparer la position que le parti défendra au sein de la commission transpartisane. Les conclusions de ce travail sont attendues ce mois-ci, dans la perspective du premier Conseil national que le parti Renaissance organisera au printemps.Ce chantier comporte quelques grands attendus : une réflexion sur la réduction du nombre de parlementaires, sur la réforme des modes de scrutin, sur le retour au septennat, sur la fin de la Cour de justice de la République... La disparition du poste de Premier ministre pourrait aussi être envisagée. Une réflexion pourrait être menée notamment sur le découpage territorial avec une éventuelle suppression de l'échelon régional. Des réflexions sont aussi promises sur le non-cumul des mandats qui, à en croire ses détracteurs, a rompu le lien entre démocratie locale et nationale. La question du scrutin proportionnel, chère à François Bayrou, allié du chef de l'Etat, reste également dans les esprits, même si le parti Les Républicains, majoritaire au Sénat, s'y oppose frontalement. La simplification du recours au référendum pourrait être abordée pour dédramatiser son usage.Le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, à la tête du groupe de réflexion sur l'évolution de la Constitution et des institutions (Gréci), explique qu'« il existe deux alternatives pour valider une réforme constitutionnelle. Dans les deux cas, elle doit au préalable être approuvée par les assemblées dans des termes identiques. Ensuite, le texte peut être définitivement entériné soit par référendum soit par la réunion du Congrès ». Au regard du rapport de force au sein des assemblées, l'adoption des textes pourrait être complexe. L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a rappelé que trois réformes constitutionnelles ont eu lieu au cours de la IIIème République, une seule durant la IVème et... vingt et une pendant la Vème.Selon le directeur général de l'institut de sondages IFOP, Frédéric Dabi, le sujet de la réforme institutionnelle « n'intéresse pas les Français ».Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

Géopolitique
20 ans d'euro, 2 ans de Brexit et dans les deux cas une avancée européenne

Géopolitique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2022 3:15


durée : 00:03:15 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - L'Euro a attaqué sa 3ème décennie d'existence. Le Brexit va entrer dans sa 3ème année le 1er janvier. Et au bout du compte, même constat : l'Europe a gagné.

Géopolitique
Après Boris Johnson, le Brexit continue, mais il faudra rebâtir la confiance

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2022 3:20


durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Après sa démission, le premier ministre britannique laisse le Brexit en héritage. Celui-ci ne sera pas remis en cause, mais une fois la confusion passée à Londres, il sera temps de rebâtir des liens de confiance entre le Royaume Uni et l'UE, c'est l'intérêt de tous.