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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour, du lundi au vendredi à 13h24, heure de Paris.

RFI


    • Jul 20, 2026 LATEST EPISODE
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    À la Une: l'Espagne championne du monde

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:03


    « L'équipe met en lumière le meilleur de l'Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l'audace », un « football audacieux et technique ». L'Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l'Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C'est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l'Argentine de Lionel Messi, qui n'a cadré aucun tir jusqu'à la 117e minute de jeu. « L'Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d'Argentine, l'a submergée par son jeu, l'a grignotée par une succession de tirs timides et l'a finalement achevée d'une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L'Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c'est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l'histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l'Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l'ambition de s'occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l'Euro, tandis que l'Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d'un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l'Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l'attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d'Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n'y a pas que le capitaine qui a été gagné par l'émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l'Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l'estrade lorsque l'équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l'équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l'un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l'image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles il n'a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d'autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l'US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s'est félicité d'avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d'organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l'Espagne, et la suivante, en 2034, à l'Arabie saoudite.

    À la Une: une petite finale sans saveur au Mondial

    Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 4:30


    « Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d'un classique d'Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l'hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don't Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d'incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l'ampleur du phénomène : plus de 100 millions d'Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu'au nord-ouest de l'Ontario, apparaît l'une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d'environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C'est un cheminot qui a envoyé l'alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d'une vidéo. « Quand il m'a envoyé la vidéo, on a su que c'était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s'est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l'une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n'était alors plus qu'à une quinzaine de kilomètres. Privée de l'aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l'histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l'aide d'Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l'aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C'est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d'une figure très connue de l'activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l'énergie coupable d'avoir empoisonné l'eau d'une petite ville. Julia Roberts l'avait immortalisée à l'écran en 2000, remportant l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s'attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l'intelligence artificielle. L'histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s'assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l'eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu'à 30 millions de gallons d'eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n'est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu'elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l'opinion et d'alerter sur ce nouveau fléau.

    À la Une: le discours de Donald Trump fait pschitt pour la presse internationale

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:30


    Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète  Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.

    À la Une: l'Argentine met fin au rêve des Three Lions et file en finale du Mondial

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 3:57


    « Remontada historique », titre Olé à Buenos Aires, qui parle d'une « performance légendaire » des champions du monde en titre. « Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? » écrit le journaliste. « Comment ne pas pleurer avec Messi, avec Paredes, avec les changements de Scaloni, avec le cri d'Enzo, avec Barco qui court sur le terrain pour célébrer comme un fou ? » « Le match du siècle », abonde La Nación. « De Diego à Leo, l'histoire s'écrit avec un numéro 10 sur le dos », poursuit le quotidien, qui loue les performances du capitaine de la sélection nationale. Leo Messi a été largement salué aussi par la presse britannique : « Lionel Messi au sommet de son art », commente The Guardian. « Le destin de l'Angleterre est voué à la désillusion en tournoi », se lamente le quotidien. « Thomas Tuchel a gâché l'occasion de remporter la Coupe du monde », souffle The Telegraph, qui n'est pas tendre avec le sélectionneur des Three Lions. Ses choix tactiques sont « le principal facteur de cette nouvelle défaite démoralisante et douloureuse », poursuit le journal. Au-delà de la défaite, la presse britannique revient aussi largement sur cet incident, à la fin du match, lorsque des joueurs argentins ont brandi une banderole sur laquelle on peut lire « les îles Malouines sont argentines ». « L'arrogance argentine », râle The Sun, qui parle de « célébration odieuse ». « Ce fut une nuit où l'histoire imprégnait tout », résume plus sobrement The Guardian. À Buenos Aires, La Nación rappelle que l'utilisation de slogans politiques est interdite sur les terrains, et que selon le règlement de la Fifa, les joueurs « pourraient être sanctionnés ». France : adoption définitive de la loi sur la fin de vie Le Monde salue « une loi de compassion qui tente de concilier liberté individuelle et fraternité ». Le quotidien note au passage que ce texte restera « comme l'un des rares engagements d'ampleur concrétisés du second quinquennat d'Emmanuel Macron ». Le Figaro se montre bien plus amer. Le journal fulmine, et dénonce pêle-mêle le « cynisme, la lâcheté et l'idéologie », qui ont conduit à cette décision pour permettre « à l'État d'administrer la mort ». Libération fait de son côté le choix de donner la parole à des malades qui pourront bénéficier de ce texte. « Cette loi, c'est un cadeau, pour nous, malades, et nos proches », dit l'un d'entre eux. La presse européenne commente aussi largement cette loi sur la fin de vie. « La preuve que la démocratie française peut encore fonctionner malgré la guerre culturelle », lance par exemple Le Temps. Le quotidien suisse note que « la liberté de vote est restée totale dans tous les groupes politiques ». Et le journal de conclure : « Comme quoi cette démocratie en pleine crise fonctionne encore. Une dignité qu'il serait sain d'appliquer à d'autres sujets ». Limogeage du ministre de la Défense ukrainien Le Kyiv Independent lâche que les troubles au sein de l'état-major ukrainien s'aggravent. « L'éviction de Fedorov — [ministre de la Défense considéré comme] un réformateur compétent et populaire — a provoqué la consternation et des appels à des manifestations de masse », s'inquiète le titre. Ukrainska Pravda revient de son côté sur les tensions entre le désormais ex-ministre et ses généraux. « D'un côté, nous dit le titre, se trouvait l'équipe de Fedorov, qui tentait de constituer une armée technologique, et de l'autre l'état-major général et l'équipe du commandant en chef Alexandre Syrsky, qui se constituait systématiquement une petite armée soviétique tubulaire ». In fine, conclut le site, ce sont ces tensions qui ont poussé Volodymyr Zelensky à « sacrifier l'un de ses plus proches collaborateurs », choisissant « de préserver le statu quo général actuel au lieu de poursuivre les réformes ».

    À la Une: l'Espagne en finale du Mondial, désillusion pour la France

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 4:00


    « Une leçon pour le monde » se félicite As, à Madrid. « Le jour de la fête nationale française, on n'a entendu que des "olé" ». « Personne n'aime le ballon comme l'Espagne », s'extasie pour sa part El Pais. « Ce match a été une affirmation unanime du football harmonieux et cohérent de l'équipe espagnole, particulièrement sensible, délicat même dans la manière de marquer des buts, et impénétrable en défense. » Et le quotidien de poursuivre : « La vie sourit à l'Espagne sous la houlette de De la Fuente. Ses choix de sélectionneur se sont avérés payants : ses compositions sont impeccables, ses rotations magistrales, les matchs tournent systématiquement à leur avantage et les adversaires sont inévitablement vaincus par le jeu envoûtant de la Roja ». Forcément, du côté de la presse française, ce match laisse un goût amer. « La casse à Dallas », titre L'Equipe. « Les Bleus ont subi presque une leçon de football des Espagnols, soupire le quotidien. Avec ce sentiment, étonnant, presque malaisant par séquences, que face à la maîtrise espagnole, il n'y a jamais eu vraiment de match... » « L'équipe de France est tombée de son nuage. Et ça fait mal » commente So Foot. « La Roja a réussi tout ce que les Bleus ont raté ». « Les Bleus font le coup de la panne », raille Libération. « Cruelle désillusion » pour Le Monde. Le Parisien revient sur l'action ratée de Lucas Digne, qui a offert un penalty aux Espagnols, après une faute sur Lamine Yamal. « Une faute largement évitable » juge le journal. « Son regard perdu dans la foulée du penalty, et sa discussion avec l'arbitre de touche au retour de la pause fraicheur traduisaient ce sentiment d'impuissance général. » Le Parisien, qui raille un « naufrage » n'est pas tendre non plus avec Kylian Mbappé, « incapable de cadrer la moindre de ses trois tentatives, et pour la première fois depuis le début du Mondial, écrit le journal, totalement inoffensif ». L'Equipe parle d'un quatuor offensif « déconnecté ». « Il aura suffi que les Bleus croisent leur première grande nation du football mondial pour voir ce château de cartes s'effondrer ». Qui pour affronter l'Espagne ? L'Argentine affronte ce mercredi soir l'Angleterre. Une rencontre largement commentée de part et d'autre de l'Atlantique. « Peut-être le match le plus symbolique de ces dernières décennies » écrit La Nacion à Buenos Aires. « Quarante ans après le "But du siècle" et la "Main de Dieu" de Diego Maradona ». Olé prévient qu'une « surprise est possible » dans la composition de Lionel Scaloni, « pour tenter de contenir Jude Bellingham et Harry Kane ». À Londres, The Guardian prévient : « le système défensif de l'Argentine s'est avéré plus solide que ne le laissaient paraître les résultats, l'Angleterre doit donc exploiter au mieux ses coups de pied arrêtés ». Le quotidien britannique attend beaucoup de l'attaquant star Harry Kane. « Ce pourrait être le couronnement de sa carrière » juge The Guardian. « Kane aura une chance inouïe d'être sacré meilleur joueur du monde s'il parvient à mener l'Angleterre à la victoire en Coupe du monde pour la première fois en 60 ans », peut-on lire. En Angleterre comme en Argentine, on revient sur une rivalité qui dépasse le foot. « L'Angleterre et l'Argentine se détestent depuis 64 ans, voici pourquoi », titre par exemple The Telegraph. Le journal revient sur les précédentes rencontres des deux équipes, notamment la dernière, en 2005. Mais la presse revient aussi sur le conflit autour des îles Malouines, qui empoisonne toujours les relations entre les deux pays. « La question reste un sujet sensible », note The Guardian. « La rencontre de mercredi a déjà remis la guerre des Malouines au cœur de l'actualité des médias britanniques » explique le quotidien. La Nacion rapporte ainsi un impressionnant dispositif policier à Atlanta, et des banderoles, des slogans faisant référence à la guerre, scandés par les supporters argentins.

    À la Une: le choc entre la France et l'Espagne en demi-finale du mondial de football

    Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:38


    « Emmenez-nous en finale ! » C'est l'appel aux Bleus lancé à la une du Parisien ce mercredi matin, à quelques heures du coup d'envoi de la demi-finale France-Espagne au mondial de foot. Les journaux français et espagnols ont déjà les yeux rivés vers Dallas. L'Équipe est prudemment optimiste : le quotidien rappelle que les Français « n'ont pas encaissé de but depuis leur sortie de groupe », mais souligne tout de même que les 11 joueurs n'ont « pas encore été confrontés à une grande difficulté dans un match de très haut niveau ». Ce sera le cas contre l'Espagne, avertit So Foot. « Si on devait résumer l'identité des deux sélections en quelques mots, écrit le magazine, on dirait grossièrement que l'Espagne vit et meurt avec le ballon quand la France dévore les espaces comme personne. » So Foot s'inquiète surtout de Lamine Yamal, « rouage essentiel de l'animation espagnole ». À Madrid, on redoute l'équipe de France. El Pais parle d'une « équipe complète et régulière depuis le début ». « La France brille par la vitesse de ses joueurs ; l'Espagne, par la vitesse du ballon. Vertige contre maîtrise » veut croire le quotidien. Le sud de l'Espagne en proie aux incendies El Pais raconte le calvaire d'un habitant de Bédar, petite commune près d'Almeria. Surpris par l'avancée rapide des flammes, il s'est enfermé dans sa maison, calfeutré dans sa douche et enveloppé dans des serviettes. Après l'explosion de plusieurs bouteilles de butane, et en l'absence de pompiers, il a dû lui éteindre le feu lui-même. « J'ai attrapé deux bouteilles de lait que j'avais sous la main et je les ai versées sur les poutres enflammées », raconte-t-il au quotidien espagnol. Après de longues minutes à combattre le feu, il a réussi à s'en sortir, pour découvrir un paysage ravagé. « J'ai perdu dix ans de travail, d'économies et de rêves. Tout est parti en fumée », regrette-t-il. L'odeur âcre des cendres et la description de forêts calcinées, c'est un thème commun à une grande partie de la presse européenne ce matin, car les incendies se propagent dans plusieurs pays. En France, Libération s'est rendu en Seine-et-Marne, à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Un impressionnant brasier ravage la forêt de Fontainebleau. L'envoyé spécial du quotidien raconte les habitants ébétés, le « ballet incessant des Canadair qui sillonnent le ciel francilien pour la toute première fois ». Le journal donne aussi la parole à des pompiers, « le visage noirci par la fumée ». « On respire de la merde », dit l'un d'entre eux. « Le monde tourne à l'envers. [...] Normalement à cette période, c'est nous qui descendons dans le Sud. Là, c'est les mecs d'en bas qui viennent » Au Royaume-Uni, le Guardian parle même d'une « vague de feu », alors que 19 incendies ravagent la Grande-Bretagne. Le journal rappelle une évidence : « le changement climatique accroît le risque d'incendies ». Commémorations de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice C'était il y a tout juste dix ans. Dans tous les titres de presse ce matin, on lit la détresse des victimes, leur lente et difficile reconstruction. Le Monde a recueilli une parole très rare : celle de Laurent Raviot, le président du procès de l'attentat. « C'est l'un des dossiers les plus difficiles que j'aie eu à juger », confie-t-il. « Ça ne m'était jamais arrivé d'avoir face à moi autant de souffrance », « psychologiquement, on y laisse des plumes ». Le magistrat raconte aussi les difficultés de ce « dossier labyrinthique », comme il le décrit. « C'est souvent un travail difficile pour parvenir à une vérité judiciaire, mais là, ça a été un peu cauchemardesque », avoue-t-il. « Il y a quelque chose que je n'ai toujours pas fait et que je voudrais faire pour me libérer de ce dossier, conclut-il. C'est de me rendre sur la promenade des Anglais, pour la voir sous le soleil, dans la liesse, en me disant que c'est terminé, qu'on est passé à autre chose et que la vie reprend ses couleurs, sa lumière ».

    À la Une: la coalition des alliés de l'Ukraine se réunit à Paris

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:40


    La presse européenne se fait l'écho de cette réunion de la coalition des volontaires. À Rome, La Repubblica lance un appel au renforcement de la défense européenne et aux livraisons d'armes à l'Ukraine. « Sans soutien militaire à Kiev, appeler à une initiative diplomatique européenne devient lassant », s'insurge le quotidien, avant de poursuivre : « Le soutien militaire et la diplomatie doivent et vont aller de pair : une simple interruption de l'aide militaire rapprocherait encore davantage le risque de guerre en Europe. » Alors que la coalition des volontaires se réunit donc à Paris, le Financial Times, à Londres, révèle ce matin que l'Europe a importé au premier semestre une quantité record de gaz naturel liquéfié russe en provenance d'une installation en Sibérie. Des livraisons pour près de « 6 milliards d'euros » selon le journal. À Madrid, El Pais choisit de donner la parole à l'un de ses journalistes dans un long article. Un texte très personnel, dans lequel Cristian Segura raconte ses longs mois passés sur le terrain, en Ukraine, la pneumonie qu'il a contractée, les chiens rendus fous par les bombes, son stress post-traumatique. Il écrit : « La Russie est en train de perdre la guerre, l'Ukraine ne la gagne qu'à moitié ». « Les arguments en faveur d'une défaite russe en 2026 se multiplient », avance le journaliste. Mais si l'Ukraine « a bâti l'une des armées les plus puissantes du monde » selon lui, Kiev est aussi perdant. D'abord car son déclin démographique est considérable, mais aussi, peut-on lire dans les colonnes d'El Pais, car « le conflit risque de s'enliser ». Et le quotidien de poursuivre : « La Russie est en train de perdre la guerre, mais sa volonté de démanteler l'UE persistera. » À lire aussiGuerre en Ukraine: la coalition des volontaires réunie en sommet à Paris Reprise des hostilités au Moyen-Orient « Téhéran avait un plan pour étouffer l'économie mondiale et survivre. Trump, lui, n'avait aucun plan concret ». Voilà le constat dressé dans les colonnes de Bloomberg. Le média économique tacle violemment la stratégie du président américain, évoquant une « asymétrie des compétences stratégiques » avec l'Iran. « Si l'Iran a perdu la bataille militaire, écrit le titre, il a remporté la victoire en matière de coercition économique » avec la fermeture d'Ormuz. Le New York Times revient lui sur l'échec de Donald Trump à « sécuriser le détroit ». Les derniers développements du conflit « ne sont que le résultat prévisible de l'accord-cadre signé en juin » commentent des analystes américains dans le quotidien. L'un d'entre eux résume la situation ainsi : « la question désormais est celle-ci : qui de l'économie iranienne ou de l'économie mondiale craquera la première ? » Le Guardian, à Londres, s'inquiète de son côté de la crise humanitaire engendrée par le conflit, notamment son impact sur les exportations d'engrais, qui transitent par le détroit d'Ormuz. Et le quotidien de conclure : « Le reste du monde doit tenter de ramener les deux camps à la raison -  ou en subir les conséquences ». À lire aussiMoyen-Orient: l'armée américaine annonce une nouvelle salve de frappes contre l'Iran Tennis : sublime victoire de Jannick Sinner à Wimbledon De quoi ravir la presse italienne. « Sinner est trop fort pour tout le monde » s'exclame le Corriere della Serra. « Son service est l'un des meilleurs de tous les temps et le plus beau, poursuit le quotidien, c'est qu'il a une marge de progression scandaleusement importante. » Dans le détail, l'Italien s'est donc imposé sur le gazon londonien en 4 sets face à l'Allemand Alexander Zverev. « Rarement on avait vu un tel Zverev sur un court » s'exclame L'Equipe, mais cela n'a pas suffi. Après être passé à côté de son Roland Garros il y a quelques semaines, l'Italien, « tel un Phoenix, renait de ses cendres », s'extasie le Corrierre della Serra.

    À la Une: une nouvelle vague de chaleur touche la France et l'Europe

    Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 4:09


    C'est une rengaine que l'on commence à connaître, celle des températures à 36, 38 voire 40 degrés. Un refrain qui se joue pour la troisième fois en France depuis le mois de mai. Ce samedi, plus de 22 millions de personnes sont touchées par les chaleurs extrêmes sur l'ensemble du territoire français. « Le répit aura été de courte durée », observe la Croix, qui rappelle dans ses pages que le nombre de décès dans le pays a augmenté de 30% durant la semaine du 22 juin, là où le mercure a atteint des records. Le quotidien français s'intéresse par ailleurs au plan Orsec, dispositif habituellement réservé aux inondations, ou encore aux tempêtes, activé ce vendredi, et y voit « un cap symbolique qui vient d'être franchi dans la gestion de la canicule. Le nouveau plan Orsec "chaleurs extrêmes", hisse officiellement la canicule au rang des catastrophes gérées comme une crise de sécurité civile à part entière. C'est une première historique : jamais ce dispositif n'avait été utilisé dans cette situation, poursuit La Croix, avant de conclure : « en érigeant la chaleur extrême en risque majeur, au même titre que d'autres catastrophes naturelles, le gouvernement acte que les vagues de chaleur ne sont plus des épisodes exceptionnels, mais des crises appelées à se répéter et qui doivent donc être anticipées comme telles. » À lire aussiFace à une nouvelle canicule, la France déclenche un nouveau plan Orsec «chaleurs extrêmes» Un constat partagé de l'autre côté des Pyrénées « Il ne suffit plus de lutter contre le changement climatique, qui est déjà une réalité, alerte la Vanguardia, en Espagne, la chaleur doit être considérée comme une urgence structurelle de santé publique, et non plus comme un simple inconfort estival. Se protéger de cette chaleur extrême est devenu une priorité compte tenu des risques sanitaires qu'elle représente, notamment pour les citoyens les plus vulnérables, tant sur le plan physique qu'économique, et parce qu'elle contribue à la propagation des feux de forêt », rappelle le quotidien. Il fait évidemment référence à l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans la province d'Almeria, en Andalousie, un incendie après lequel, « rien ne sera plus jamais pareil, titre El Pais, car il exige aussi une transformation face aux catastrophes engendrées par le changement climatique. » « Chaque été, nous sommes horrifiés par les gigantesques incendies qui ravagent le pays, comme s'il s'agissait d'une anomalie. Mais ils sont désormais la norme, et un accord national est indispensable pour les combattre », réclame le journal espagnol. « La leçon à tirer, chaque été, est la même. La question n'est plus de savoir si nous avons besoin d'un pacte national contre les feux de forêt, mais plutôt combien de tragédies supplémentaires il faudra avant que nous en signions un », se demande El Pais. Et le quotidien ne s'arrête pas là dans son analyse. « La simple gestion des incendies ne suffira pas si les risques liés aux fortes chaleurs ne sont pas minimisés. Les effets du changement climatique sont plus graves et plus rapides que prévu, constate le journal espagnol, et pourtant nous continuons de brûler des énergies fossiles comme s'il n'y avait ni avenir ni planète à protéger. » À lire aussiEspagne: au moins 12 morts et 23 disparus dans un fulgurant incendie en Andalousie La presse espagnole revient aussi sur la victoire de la Roja  Victoire 2 buts à 1 face à la Belgique, ce qui permet à l'Espagne de rejoindre la France en demi-finale du mondial de football, et ce qui a couronné « un exercice acharné de patience, de persévérance, de foi, de dévouement et de confiance », salue El Pais. « Ni les erreurs du passé, ni la pression n'ont pesé sur une équipe qui a assumé son statut de favorite, avec une autorité incontestable à Los Angeles », poursuit le quotidien, et tout cela « au grand désespoir des Diables Rouges. » Un désespoir auquel ne semblent pas vouloir céder les journaux belges, évoquant une équipe « qui ne démérite pas », d'après la Libre Belgique, « héroïque », pour le Soir, qui relate dans ses colonnes la réaction des joueurs quelques minutes après le coup de sifflet final d'un match, jugé « cruel mais loin d'être indigne. Très vite, les regards se sont vidés, les yeux se sont rougis, les épaules se sont affaissées, et, progressivement, le vacarme des tribunes devient un bourdonnement lointain », raconte le journal, avant de conclure amèrement : « C'est toujours ainsi que se termine une Coupe du monde pour ceux qui ne connaissent pas l'ivresse de la remporter. »

    À la Une: la France s'élance vers les demi-finales

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 3:48


    Les Bleus ont décroché leur ticket d'or pour cette nouvelle étape du Mondial-2026 de football après une victoire sans appel : 2 à 0 face au Maroc. Et les performances offensives de l'équipe de France n'échappent pas à la presse internationale : « C'est un test réussi » pour le Guardian, quatre ans après une affiche similaire en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Mais cette fois, « la sélection tricolore s'est montrée bien supérieure », analyse le journal britannique, qui insiste sur un « fossé stylistique immense entre les deux prestations ». « On pouvait craindre que la victoire laborieuse contre le Paraguay cinq jours plus tôt n'ait freiné l'élan de l'attaque française qui affichait jusque-là un rythme de plus de trois buts par match, et si les Bleus ont bénéficié jeudi d'un arbitrage plus impartial et d'un adversaire moins provocateur qu'à Philadelphie, la défense marocaine a offert une résistance tout aussi farouche », ajoute le Guardian. « Alors que les Bleus s'apprêtent à quitter la côte Est pour la première fois depuis leur arrivée aux États-Unis pour leur demi-finale à Dallas, on sent qu'ils vont sortir de leur zone de confort, tant sur le terrain qu'en dehors », prévient cependant le quotidien britannique, avant de reconnaitre que « pour le moment, ils semblent prêts à relever tous les défis ». Le défi des attentes qui pèsent sur les Bleus « L'attente est que la France dispute toujours la finale de la Coupe du monde », explique le Boston Globe, qui rappelle qu'en 1998, alors que Didier Deschamps était capitaine, il avait déclaré que remporter la Coupe serait un bonus. Seulement, les choses ont changé depuis et, au fil des décennies, les Français ont oscillé entre le rêve et le cauchemar en Coupe du monde. « Ils ont déjà vécu ce rêve à deux reprises, en remportant à nouveau le titre en 2018. Ils ont aussi été brutalement ramenés à la réalité par le cauchemar à deux reprises, en perdant la finale contre l'Italie en 2006 et l'Argentine en 2022, les deux fois aux tirs au but », relate le quotidien américain. « Le rêve est de nouveau à portée de main, et maintenant qu'un troisième trophée est en vue, les Français n'imaginent même pas perdre », analyse le Boston Globe. Car une fois le rêve devenu réalité comme ce fut le cas en 1998 quand les Bleus sont devenus champions « pour l'éternité » - c'était le titre du journal l'Equipe à l'époque - et vingt ans plus tard, en 2018, il cesse d'être un rêve, poursuit le journal : « Tout résultat autre qu'un nouveau trophée est une déception. Les Bleus ont compris que l'éternité implique des attentes elles aussi éternelles ». Au Royaume-Uni, la dernière femme condamnée à mort a été graciée Graciée à titre posthume, car Ruth Ellis a été exécutée en 1955, il y a donc 71 ans. Elle avait été reconnue coupable du meurtre de son amant, mais la justice de l'époque n'avait pas pris en compte le fait qu'elle était victime de violences conjugales graves qui avaient plusieurs fois mis sa vie en danger. Depuis sa mort, sa famille cherchait à obtenir une grâce partielle, avançant que les violences qu'elle a subies n'avaient pas été prises en compte pendant son procès. C'est à présent chose faite, c'est ce qu'a annoncé le vice Premier ministre britannique David Lammy, mercredi 8 juillet. « Une annonce qui réconfortera sa famille, mais le système continue de laisser tomber les femmes victimes de violence comme Ruth Ellis, dénonce une tribune du Guardian. D'un point de vue contemporain, Ruth Ellis est un exemple classique de femme dont les violences familiales l'ont rendue vulnérable aux prédateurs », continue l'article. « Le fait que ces hommes aient semblé agir en toute impunité pendant tant d'années soulève des questions quant à la manière dont les jeunes filles sont encore aujourd'hui laissées pour compte par les autorités, conclut le quotidien, mais aussi par la persistance d'attitudes misogynes archaïques ».

    À la Une: les hostilités reprennent entre les États-Unis et l'Iran

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:41


    « Pour la deuxième fois depuis la signature de l'accord-cadre américano-iranien le 17 juin dernier, Washington et Téhéran ont replongé dans la confrontation militaire directe, constate Le Figaro à Paris. En réponse aux tirs iraniens sur trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et en violation du protocole d'accord, les États-Unis ont frappé 80 cibles en Iran hier, dont des systèmes de défense antiaérienne proches du détroit d'Ormuz. […] Quelques heures après, l'Iran a annoncé 85 ripostes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine dans le Golfe. »  « Le fragile cessez-le-feu ne tient plus qu'à un fil », soupire pour sa part Le Monde. « Trump, maître autoproclamé de "l'art du deal", dit n'avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. "Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs", égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels ». Trump embourbé La guerre totale va-t-elle reprendre ? « Donald Trump est tellement imprévisible, souligne le Wall Street Journal, qu'il est impossible de savoir s'il est sérieux lorsqu'il affirme que le cessez-le-feu est "terminé". Il pourrait le rétablir demain. Mais il a raison de dire que le régime iranien lui fait perdre son temps, pointe le quotidien américain. Téhéran est passé maître dans l'art de la manœuvre. Vingt jours après le début des soixante jours de négociations prévues par le mémorandum d'entente, les pourparlers nucléaires ont à peine commencé. Au lieu de cela, le régime iranien s'est employé à accroître son contrôle sur le détroit d'Ormuz tout en exportant des milliards de dollars de pétrole. » La seule certitude, pointe le Washington Post, c'est que Trump et son administration sont « embourbés dans une guerre impopulaire qu'ils semblent incapables de terminer, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat ». Et finalement, constate le site américain Axios, cette « guerre, qui a débuté dans le but de réduire les capacités balistiques de l'Iran et de détruire ce qui restait de son programme nucléaire, s'est transformée en un conflit sans fin pour le contrôle du point de passage énergétique le plus important au monde : le détroit d'Ormuz. […] La diplomatie est au point mort pour l'instant et la pression militaire est de nouveau au cœur de la stratégie du président Trump ». France-Maroc : le duel entre amis À la Une également, France-Maroc ce soir pour une place en demi-finale de la Coupe du monde de football. « Une autre histoire », s'exclame L'Équipe en première page. « Après le combat électrique contre le Paraguay, la France retrouve le Maroc, une équipe redoutable qu'elle connait bien et qu'elle avait réussi à écarter il y a quatre ans en demi-finales du Mondial 2022 ». Alors, implore le quotidien sportif, « il est l'heure, après Paraguay-France, de ramener les Bleus vers le jeu, les arabesques et la foudre, les domaines choisis de ses attaquants formidables. Mais la marge est infiniment plus fine qu'il y a quatre ans. Le Maroc a compensé certains manques sous l'effet des binationaux et de l'expérience accumulée, tant en 2022 que lors de la dernière CAN où il a assumé la pression médiatique et populaire, et ses manières dans la transition peuvent faire souffrir la défense française ». « Choc royal », lance Le Parisien en manchette. « Ce soir, ils seront nombreux à être tiraillés entre les deux équipes, avec un morceau de cœur de chaque côté de la Méditerranée. Ils aimeraient sûrement qu'il n'y ait que des gagnants. Cela n'arrivera pas. Espérons que les Bleus sortent victorieux de ce duel entre amis, s'exclame Le Parisien, et que le football, malmené ces derniers jours par les polémiques liées à l'arbitrage ou à la Fifa, retrouve ce goût de fête que nous aimons tant, peu importent les couleurs de nos maillots ».

    À la Une: Marine Le Pen candidate à la présidentielle

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 3:44


    « Coupable mais présidentiable », s'exclame Libération. « Condamnée en appel pour détournement de fonds publics mais redevenue éligible, la cheffe de file du Rassemblement national reste candidate pour 2027 et se pourvoit en cassation pour éviter le port d'un bracelet électronique pendant un an ». Le quotidien de gauche fulmine : « Marine Le Pen a montré tout son mépris pour la justice et l'État de droit, estime le journal. […] Le problème n'est évidemment pas que l'ancienne présidente du RN se pourvoie en cassation. Elle en a le droit. Mais il y avait dans la manière dont elle a justifié sa décision d'être candidate comme des accents de défis à cet État de droit dont elle venait précisément de bénéficier ». En fait, pointent Les Dernières Nouvelles d'Alsace, « au final, les juges ont décidé de se délester d'un poids en disant le droit certes mais en laissant aux Français la responsabilité finale de choisir de voter ou non, et en absolue connaissance de cause, pour une candidate désormais condamnée pour des faits graves, répétés et continus de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds, ce qui n'est pas rien ». Un pari risqué… Toutefois, rien n'est réglé sur le plan juridique, remarque La Croix. L'annonce de la candidature de Marine Le Pen « prolonge le suspens de quelques mois : il faudra attendre désormais la décision de la Cour de cassation, qui a promis de la rendre avant le scrutin. En agissant ainsi, Marine Le Pen est dans son droit le plus strict. Mais en annonçant sa candidature malgré sa condamnation, elle laisse la possibilité de devoir se retirer en urgence en cas de condamnation définitive, à quelques semaines du vote. La leader du Rassemblement national prend le risque de fragiliser considérablement son camp, pointe encore La Croix, ce qui n'engage qu'elle. Mais plus grave, elle fait courir à l'ensemble du processus démocratique le risque du désordre ». « Marine Le Pen, le risque d'un pari », renchérit pour sa part Le Figaro. « Marine le Pen continue de clamer son innocence et s'en remet à la Cour de cassation. Le risque de l'empêchement n'est pas dissipé, il est repoussé. Le premier parti de France reste enfermé dans la diagonale du flou. Il dépend du pari de sa candidate : dire à la Cour de cassation : "Arrête-moi, si tu peux !" » Mais « il ne faut pas s'y tromper, poursuit Le Figaro : pour son électorat de conquête, ce feuilleton judiciaire compte moins que l'autre grand flou, celui de son programme économique. Subsiste aussi le doute sur la capacité de son parti à gouverner, sa méconnaissance, faute d'expérience, de l'appareil d'État ». La campagne est lancée En tout cas, relève Ouest France, « c'est à partir de maintenant que les choses changent. Que la campagne va réellement démarrer. Accélérer dès cet été pour ceux qui sont déjà lancés. Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis ont trois longueurs d'avance. Le "socle commun" a réussi une modeste entrée en piste, entre Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains), qui vont voir les pressions augmenter fortement pour qu'ils concluent une alliance. Et la "gauche républicaine" n'en finit pas de s'embourber autour des habituelles chicayas socialistes ». Reste qu' « à dix mois de l'élection, la victoire de l'extrême droite n'a rien d'inéluctable, affirme Le Soir à Bruxelles. Et ce n'est pas en érigeant un hypothétique nouveau front républicain que ses adversaires en viendront à bout. C'est en évitant la dispersion pour proposer une offre politique responsable et, surtout, en travaillant sur des projets solides susceptibles d'entraîner un pays, que beaucoup voient sur le déclin, que le RN pourra être vaincu. Marine Le Pen n'ayant pas été défaite dans le prétoire, c'est sur le terrain que ses concurrents devront la combattre, relève encore le quotidien belge. Dans les zones périphériques, dans la ruralité, dans le Nord qu'elle a conquis à coups de promesses sociales, et sur le pourtour méditerranéen où elle prospère sur les questions identitaires, il faudra proposer à ses électeurs un autre projet que son mirage populiste ».

    À la Une: les Européens vont tenter de limiter les dégâts au sommet de l'Otan en Turquie

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 3:50


    C'est ce que constate Le Soir, à Bruxelles : « l'ambiance s'annonce tendue aujourd'hui et demain au "Bestepe", l'immense palais où le président turc Erdogan reçoit les chefs des États membres de l'Otan. Macron, Merz, De Wever et les autres seront une nouvelle fois suspendus aux lèvres d'un Donald Trump visiblement toujours très fâché contre ses alliés qui "ne l'ont pas aidé" dans sa folie guerrière au Moyen-Orient ». Et le quotidien belge de s'interroger : « le président américain assistera-t-il bel et bien aux discussions jusqu'au bout ? Manifestera-t-il sa mauvaise humeur publiquement ? Et qui en fera les frais ? Autant de questions qui se posent à l'entame de la réunion, comme ce fut d'ailleurs le cas pour le G7 d'Evian, en juin… Mais l'enjeu véritable de cette rencontre porte sur le rôle que les États-Unis entendent encore jouer dans l'Otan. Et, en corollaire, sur la part que peuvent ou doivent assumer les Européens ». Assumer davantage de responsabilités… Les Européens qui devront d'abord amadouer Donald Trump… C'est ce que pointe El Pais à Madrid : « pendant ces deux jours minutieusement orchestrés dans les moindres détails, l'Europe présentera au président américain une preuve tangible de son alignement : des contrats d'armements de plusieurs milliards d'euros, une augmentation record des dépenses militaires et une déclaration finale brève et concise, soigneusement élaborée pour éviter tout incident ». El Pais a pu d'ores et déjà consulter la déclaration finale du sommet : « celle-ci ne comporte qu'une demi-douzaine de points et évite toute formulation susceptible de déplaire à Washington. "Nous construisons l'avenir : une Europe plus forte au sein d'une Otan plus forte, une Alliance modernisée", affirme la déclaration dans laquelle les Européens et le Canada déclarent assumer "davantage de responsabilités" en matière de défense. Il s'agit, précise le quotidien espagnol, du transfert de responsabilité exigé par Washington, qui a annoncé le retrait de troupes d'Allemagne et le gel de plusieurs programmes d'armement. Les États-Unis ont également informé leurs alliés qu'ils cesseraient de mettre à la disposition de l'Alliance des capacités stratégiques telles que des avions de chasse, des ravitailleurs et des sous-marins, et ont décidé de réexaminer dans les six mois l'ensemble de leur présence militaire en Europe ». Le temps presse… « Dans cette nouvelle configuration de l'Otan, l'Europe peut-elle jouer un rôle de premier plan ? », s'interroge le New-York Times. « L'Europe devra assumer une plus grande part du fardeau de sa défense conventionnelle et les États-Unis seront davantage un allié de secours en cas de besoin. […] Mais le temps presse pour se préparer, pointe le quotidien américain. D'après des analystes de l'organisation, la Russie pourrait déclencher une guerre contre l'Otan d'ici 2029. La pression s'accentue donc sur l'Europe pour qu'elle se prépare davantage à la guerre et sur les États-Unis pour qu'ils ne créent pas de vulnérabilités inutiles, relève encore le New York Times. La mise en place du pilier européen au sein de l'Otan prendra inévitablement du temps et ne se résume pas à une question de financement. Il s'agit également de développer, d'acquérir et d'intégrer des armements sophistiqués que les Américains ne fourniront plus, comme les missiles sol-air à longue portée, la défense aérienne, les satellites et la coordination du renseignement ». Et l'Allemagne ? Enfin, « l'Allemagne peut-elle assumer son rôle de nation européenne de premier plan au sein de l'Otan ? ». Question posée par le Süddeutsche Zeitung. « Il s'agit là, entre autres, d'un enjeu économique. La Bundeswehr [l'armée allemande, NDLR] ne peut se développer durablement que si l'économie se porte bien. Un réarmement financé par la dette ne peut être maintenu indéfiniment. L'autre question est de savoir si l'Allemagne souhaite réellement assumer ce rôle, pointe encore le quotidien munichois. Ce sera un enjeu crucial des futures campagnes électorales. Voter pour l'AfD (à l'extrême-droite), Die Linke (la gauche radicale) ou le BSW (le parti social-démocrate allemand) reviendrait à voter contre la tentative de contrer la dictature russe ainsi que les tendances autoritaires de Trump. L'avenir de l'Otan se joue non seulement à Ankara, mais aussi en Allemagne. »

    À la Une: comment la politique peut fausser le sport

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:36


    C'est l'histoire d'un coup de fil. Révélation du New York Times : Donald Trump a appelé mercredi dernier le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander le réexamen de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun pour le 8ᵉ de finale du Mondial contre la Belgique. Le meilleur buteur de la sélection américaine avait écopé d'un carton rouge ce même jour lors du 16ᵉ de finale contre la Bosnie-Herzégovine, remporté par 2 buts à 0, pour avoir marché sur une jambe d'un défenseur bosniaque à la réception d'un saut. « Le parfum d'un drôle de match », s'insurge Le Soir à Bruxelles. En effet, Gianni Infantino a cédé aux injonctions de Trump qui s'en est aussitôt félicité publiquement. À lire aussiScandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump Suspendu, mais autorisé à jouer… Quel est ce tour de passe-passe ? Le quotidien belge explique : « La Fifa a ouvert une porte dérobée dans son propre arsenal juridique : l'article 27 du Code disciplinaire qui permet à l'instance judiciaire de "suspendre totalement ou partiellement l'exécution d'une sanction disciplinaire". Balogun est donc… suspendu, mais autorisé à jouer. Ou comment faire cohabiter deux verdicts contradictoires, fulmine Le Soir. Un véritable oxymore juridique qui a de quoi laisser perplexe. » Et même plus, s'agace le quotidien belge : « Un règlement qui s'adapte aux circonstances cesse rapidement d'être un règlement. Il devient un outil d'instrumentalisation. Une Coupe du monde organisée aux États-Unis n'avait certainement pas besoin (de plus…) de voir le président américain applaudir une décision favorable à son équipe nationale. Si personne n'est censé être au-dessus des lois du football, comme aime le rappeler la Fifa lorsque cela l'arrange, l'institution semble, en revanche, parfaitement connaître les exceptions qui lui permettent de les contourner. » À lire aussiMondial 2026: la Fifa suspend le carton rouge de Balogun sous la pression de Trump « Scandale ! » La presse allemande hausse le ton : pour le Süddeutsche Zeitung à Munich, « la levée de la suspension pour carton rouge de l'attaquant américain est un scandale. Une faute capitale dans cette Coupe du monde qui révèle l'influence que Donald Trump exerce en coulisses. (…) L'équipe nationale américaine de football doit aller le plus loin possible à domicile, dans l'Amérique de Trump. À tout prix. Par tous les moyens nécessaires. » D'après Die Welt à Berlin, « certains responsables de la Fifa seraient furieux de cet incident. Interrogé sur cette levée de la suspension du joueur américain, un vice-président de l'instance dirigeante du football mondial, souhaitant garder l'anonymat, a déclaré : "C'est une honte absolue." D'autres responsables de l'instance considèrent également l'intervention de Trump comme le cas le plus flagrant d'ingérence politique dans une Coupe du monde. » Analyse similaire pour L'Équipe en France : « la manière dont l'Américain Balogun a été blanchi de son carton rouge, hier, et les rumeurs d'intervention de Donald Trump confirment un déplacement moderne du soupçon, autour de l'arbitrage et de ses conséquences, puisque l'on est passé de l'ère de la corruption, dont les grands clubs européens étaient des spécialistes dans les années 60, 70 et 80, à un arbitrage politique. » « Stupéfaction » En tout cas, pointe Le Monde à Paris, « le patron de la Fifa Gianni Infantino, ne devrait pas voir la polémique retomber avant le début du match entre les États-Unis et la Belgique, la nuit prochaine. Gianni Infantino, très lié au président américain, rappelle le journal, à qui il avait remis fin 2025 un inédit "prix de la paix de la Fifa". » Côté belge, poursuit Le Monde : « Rudi Garcia, le sélectionneur français des Diables rouges, s'est étonné : "Je ne savais pas que le 5 juillet était le 1er avril à la Fifa". De son côté, la fédération de football du plat pays a fait part de sa "stupéfaction", hier, mettant en avant le code disciplinaire de l'instance, qui prévoit qu'un carton rouge entraîne "automatiquement une suspension pour le match suivant" et rappelant que tous les joueurs exclus lors de la Coupe du monde 2026 ont manqué le match d'après. Tous sauf un, Folarin Balogun… »

    À la Une: les funérailles du guide suprême Ali Khamenei en Iran

    Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 4:19


    C'est aujourd'hui que commencent les funérailles d'Ali Khamenei. « Quatre mois après l'assassinat de son Guide suprême, lors de frappes aériennes américano-israéliennes, le gouvernement iranien a entamé une semaine de cérémonies, pour enterrer et pleurer l'ayatollah Ali Khamenei, envoyant un message de stabilité et d'unité au monde – ainsi qu'à ses ennemis », explique le New York Times, qui veut croire qu'une autre histoire est encore possible. « Alors que le gouvernement iranien cherche à présenter l'ayatollah Khamenei comme un dirigeant aimé et respecté sur le plan international, de nombreux Iraniens pourraient percevoir ces funérailles coûteuses, durant plusieurs jours, avec mécontentement ou colère », estime le quotidien américain qui rappelle que « pendant plus de 37 ans de régime autoritaire, l'ayatollah Khamenei a réprimé brutalement toute dissidence, et a laissé s'installer une mauvaise gestion économique du pays, ainsi que la corruption ». De son côté, Haaretz remarque que « l'Iran a choisi le 4 juillet, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis, pour commencer les funérailles » du Guide suprême. « Bien que les autorités n'aient pas commenté cette date, ajoute le quotidien israélien, la foule rassemblée à Téhéran a scandé "Mort à l'Amérique", reprenant un cri devenu courant en Iran depuis la révolution islamique de 1979 et la prise d'otages à l'ambassade américaine. » À lire aussiDes officiels iraniens et étrangers devant la dépouille de Khamenei avant les funérailles Anniversaire désenchanté C'est donc aujourd'hui, 4 juillet, le 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Un anniversaire que la presse américaine célèbre sans enthousiasme. « Les pères fondateurs sont la raison de cet héritage. Mais cet héritage est en danger », titre le Wall Street Journal, qui cible Donald Trump et ses propos tenus lors de son premier mandat : « En vertu de la Constitution, j'ai le droit de faire tout ce que je veux en tant que président. » « Durant son second mandat, constate le Wall Street Journal, il s'est comporté comme si cela était vrai… » Il se serait d'ailleurs « emparé du 250ᵉ anniversaire de l'Amérique », selon les mots de Politico. Le média en ligne américain explique ainsi que « les organisateurs d'America250 n'ont reçu qu'une fraction des fonds pour célébrer cet évènement marquant pour l'Amérique ». C'est dans ce contexte qu'est née « Freedom250 » aux ordres de la Maison Blanche… À Paris, Le Monde parle « d'un anniversaire désenchanté », estimant que « l'idéal d'égalité établi dans les textes fondateurs reste lointain », alors que « le système d'équilibre des pouvoirs s'est fissuré » et que « toute réforme semble impossible ». À lire aussiDonald Trump et la captation de l'anniversaire de l'indépendance américaine Le Cap-Vert héroïque L'Argentine tout près du fiasco, en 16ᵉ de finale de la Coupe du monde. C'était cette nuit, au stade de Miami : il a fallu attendre les prolongations pour que l'Argentine parvienne, finalement, à s'imposer face au Cap-Vert, 3 buts à 2. À Buenos Aires, La Nacion fait part de sa colère : « L'Argentine sait désormais que le titre de champion du monde ne suffit plus », « l'équipe de Scaloni a gagné davantage grâce à son expérience qu'à son talent, elle ne peut se permettre une autre performance de ce genre si elle veut conserver ses espoirs d'un deuxième titre de champion du monde consécutif ». L'Argentine critiquée, les compliments vont au Cap-Vert. À Londres, le Guardian s'exclame : « Quel match, quelle démonstration de courage et de talent de la part du Cap-Vert, une petite nation insulaire dotée d'une équipe de la diaspora dispersée à travers le monde, qui a mené l'Argentine au bord de l'un des plus grands exploits sportifs de l'histoire. » « La plus petite équipe de la Coupe du monde a fait trembler les champions », remarque de son côté le Wall Street Journal, alors qu'à Paris, L'Équipe analyse le match : « L'Argentine se défait d'un Cap-Vert héroïque pour rejoindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde (…) les Requins bleus ont chèrement vendu leur peau en obligeant les champions du monde à passer par une improbable prolongation pour poursuivre leur route. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Cap-Vert frôle l'exploit contre l'Argentine, qualifiée dans la douleur en 8es de finale

    À la Une: les soupçons de Donald Trump sur les intentions d'Israël

    Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:27


    C'est la presse américaine qui révèle l'affaire, notamment le New York Times. Le quotidien américain nous explique ainsi qu'au printemps dernier, « les responsables américains ont pensé qu'Israël complotait pour tuer des négociateurs iraniens », « alors que Washington menait des pourparlers délicats avec Téhéran, en vue de parvenir à un accord intérimaire ». Selon le New York Times, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président du Parlement auraient été particulièrement visés. Le quotidien américain cite également des responsables américains selon lesquels, « craignant qu'une tentative d'assassinat israélienne ne fasse capoter les négociations, les États-Unis sont allés jusqu'à demander à d'autres pays de la région d'avertir l'Iran de la possibilité qu'Israël prenne pour cible les deux responsables iraniens ». « Tuer ces gens-là, c'est tuer les pragmatiques », relève, sous couvert de l'anonymat, un responsable américain cité par le Washington Post, qui a également interrogé Aaron David Miller, un ancien conseiller du département d'État, selon lequel cette affaire « montre la divergence des objectifs de guerre entre les États-Unis et Israël, ainsi que la détermination fondamentale du Premier ministre israélien à saboter toute négociation que les États-Unis pourraient conclure ». À lire aussiLa relation entre les États-Unis et Israël au défi de l'accord Crise humanitaire et détresse psychologique La situation au Liban, qui est l'un des principaux freins à un accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, préoccupe la presse libanaise. Libanews cite les chiffres fournis par l'ONG Life for Relief and Development, selon laquelle « la crise humanitaire s'aggrave alors que plus d'un million de personnes restent déplacées et que des milliers de familles continuent de souffrir de la faim et du manque de logement ». Dans un contexte marqué par les frappes israéliennes dont le bilan est lourd : près de 3500 morts et plus de 10 000 blessés, « selon les données officielles du secteur de la santé », « les enfants représentant 9 % de l'ensemble des victimes ». Selon Life for Relief and Development, « l'ampleur des besoins actuels dépasse largement le cadre de l'aide d'urgence et nécessite un soutien durable pour permettre aux communautés locales de se relever et de reconstruire leur avenir ». « La détresse s'incruste au Liban », annonce de son côté le Devoir, le quotidien québécois estime ainsi que « la perte d'espoir est répandue au pays du Cèdre, tout comme le sentiment de ne plus avoir d'emprise sur sa propre vie ». Le Devoir s'intéresse notamment à la détresse psychologique des Libanais, qui depuis 2019 subissent crise sur crise. « Crise économique, crise politique, pandémie de Covid, explosion du port de Beyrouth, afflux massif de réfugiés syriens et guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah », énumère le Devoir. À lire aussiCrise humanitaire au Liban: «Chaque jour est un défi», estime le directeur de l'ONG Care Inquiétude et interrogations Enfin, en France, la perspective de l'élection présidentielle l'année prochaine occupe déjà une bonne partie de la presse. Le Figaro se fait l'écho d'une étude de la Fondapol, la Fondation pour l'innovation politique, proche de la droite. Selon cette étude, « le prochain scrutin suscite inquiétude et découragement dans une société de plus en plus polarisée ». Le Figaro commente : « Les électeurs sont en proie au doute, eux qui se sont rendus 7 fois aux urnes entre la dernière élection présidentielle et les législatives consécutives à la dissolution, sans parvenir à faire émerger une solution politique à leurs problèmes. » « Le fond de l'air est lourd, plombé par des crises multiples », estime Yves Thréard dans son éditorial. Et il énumère : « crise migratoire, identitaire, industrielle, sociale, environnementale, politique, générationnelle ». À gauche, Libération se demande « s'il faut interdire les sondages pour la présidentielle ». « À chaque élection, le sujet revient sur la table », explique Alexandre Schwartzbrod. Et elle s'interroge, dans son éditorial : « Faut-il les ignorer et voter en fonction de ses propres convictions ou au contraire les étudier pour parier sur celui ou celle qui aura le plus de chances d'empêcher le ou les partis honnis d'arriver au pouvoir ? » Allusion à la France insoumise (gauche radicale) et au Rassemblement national (extrême droite)… Alors, faut-il interdire ou réguler les sondages ? Libération se garde bien de trancher.

    À la Une: Trump toujours plus riche

    Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 4:08


    « Entre un conflit au Moyen-Orient, qu'il a lui-même déclenché et dont l'issue n'est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu'il n'a cessé d'être, sont au beau fixe, s'exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L'information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d'éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l'immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l'année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. » En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l'université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d'un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. » Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s'agit d'une corruption d'une ampleur qui n'a que peu d'équivalents dans l'histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu'on n'a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. » À lire aussiDonald Trump a gagné plus d'un milliard de dollars dans les cryptos depuis son retour au pouvoir Retour de bâton politique ? « Même en supposant que tout cela soit légal, il s'agit d'une utilisation indécente de la présidence à des fins d'enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n'avait pas occupé le Bureau ovale. » Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu'en 2028 (prochaine année présidentielle). » Au sein de l'opposition démocrate, c'est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l'Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l'avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. » Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s'enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l'argent. À lire aussiÉtats-Unis: une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l'exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d'une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d'enrichissement. (…) Avec l'accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d'une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d'intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. » Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d'instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. » À lire aussiProcès en destitution: Donald Trump acquitté par le Sénat américain

    À la Une: les Bleus inarrêtables

    Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 3:37


    « Inarrêtables », ce qualificatif, pour le moins élogieux et qui pourrait paraître arrogant, ne vient pas de la presse hexagonale mais de la presse américaine, en l'occurrence du New York Times. Le New York Times qui a été ébloui par la prestation de l'équipe de France hier soir qui a sorti hier la Suède, 3 à 0, en 16e de finale du Mondial. « Lors des premiers matchs à élimination directe, les rencontres se sont décidées sur le fil, souvent à un cheveu près, relève le quotidien américain. Le Brésil, le Canada et la Norvège ont tous inscrits dans les dernières secondes pour se maintenir dans la compétition. Le Maroc et le Paraguay ont, quant à eux, dû recourir aux tirs au but. Et puis vint la France, s'exclame le New York Times, l'équipe favorite entre toutes, surgissant du chaos pour nous rappeler à tous que les matchs de football peuvent se gagner avec ordre, sérénité et une domination totale. (…) Une véritable démonstration de force ». Alors, attention prévient le journal, « le plus grand danger pour les Bleus pourrait venir d'eux-mêmes, si un excès de confiance venait à ternir leur talent indéniable. Mais à ce stade, il est difficile d'imaginer un adversaire possédant la combinaison de puissance, de vitesse, d'équilibre et de technique nécessaire pour venir à bout de l'équipe de Didier Deschamps ». Et le New York Times de citer cette remarque de l'ancien international anglais Ian Wright à la chaîne britannique ITV : « on les regarde et on se demande : qui va pouvoir les arrêter ? » Qui ? « Qui pourra bien arrêter les Bleus ? », s'interroge également le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Les Français étaient tout simplement trop forts. Hormis quelques rares incursions, les Suédois n'ont rien pu proposer face à leurs adversaires. (…) Mbappé et Barcola ont marqué et ont offert un spectacle parfois grandiose. Michael Olise, du Bayern Munich, s'est également illustré une fois de plus en tant que passeur décisif. (…) Les Bleus se rapprochent de plus en plus du titre mondial ». « Une véritable leçon de football », renchérit le Guardian à Londres. « Ce sont des matchs comme celui-ci qui marquent une Coupe du Monde. (…) À ce stade, poursuit le quotidien britannique, il est difficile d'imaginer une équipe championne du Monde, autre que celle de Didier Deschamps, et on sent bien que les Bleus n'ont pas encore atteint leur apogée ». Et plus si affinités ? La presse française n'est pas en reste… « Très haut potentiel », lance L'Equipe en première page. « Heureux les enfants qui auront eu la permission d'une heure du matin, s'épanche le quotidien sportif, pour voir de leurs yeux la magie en action de Michael Olise, ses passes de soie, sa manière d'inventer des espaces, au service des autres, du mouvement général et de la beauté, mais aussi au service de Kylian Mbappé, qui a retrouvé ses semelles de vent, c'est une certitude, en maintenant ses statistiques affolantes. L'un est meilleur passeur de la Coupe du monde (5 passes décisives), l'autre co-meilleur buteur avec un ancien coéquipier en club, Lionel messi (6 buts), et l'équipe de France est en huitièmes de finale de la Coupe du monde, comme elle en a l'habitude sous l'ère Didier Deschamps, qui sera sélectionneur pour quatre jours encore, et plus si affinités ». « Cœurs bleus », s'extasie Le Parisien, avec cette photo de Didier Deschamps serrant dans ses bras Kylian Mbappé, auteur une nouvelle fois d'un doublé. « Les Bleus récitent leur football sur le bout des Suédois », ironise Libération. « Le récital de l'équipe de France, portée par un quatuor offensif à l'unisson », constate Le Monde. « Des buts, du génie et du sérieux », renchérit Le Figaro. « Prochaine étape, pointe le journal : le Paraguay, tombeur surprise de l'Allemagne. Ce sera samedi 4 juillet à Philadelphie, jour du 250e anniversaire de l'Indépendance des États-Unis. Une autre belle journée pour continuer à écrire l'histoire ».

    À la Une: la recherche des disparus au Venezuela

    Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 3:51


    Les familles de disparus se relaient sans répit pour tenter d'extraire leurs proches des décombres. Près d'une semaine après le terrible double séisme qui a ravagé des régions entières au Venezuela, « la colère s'empare des habitants, écrit Le Temps à Genève. Tandis que les probabilités de retrouver des survivants s'amenuisent, les Vénézuéliens considèrent que les secours ont trop tardé et en font porter la responsabilité à leur gouvernement ». « La colère commence à remplacer le chagrin », écrit également El Pais à Madrid. Le dernier bilan fait état de plus de 1700 morts. Et une puissante réplique hier a semé la panique parmi les habitants qui se sont tous retrouvés de nouveau dans la rue. « Les habitants se sentent abandonnés, épuisés et impuissants », poursuit le quotidien espagnol. Un sentiment d'abandon, c'est aussi ce que retient le journal Le Monde qui raconte les fouilles à mains nues de familles qui cherchent leurs proches. « Les secouristes qui sont venus n'ont rien tenté. Ils disent que c'est trop dangereux. Mais nous, on continue », raconte Mauro au quotidien français. Lui, cherche sa tante dans les décombres d'un immeuble, il « a entendu à l'aube des appels provenant du sous-sol ». Les familles des disparus campent autour des décombres. Elles ne veulent pas abandonner leurs proches car s'ils s'en vont, ils craignent que les autorités décrètent « l'arrêt des recherches ». « Redresser le Royaume-Uni » Dans la presse également, le Royaume-Uni où Andy Burnham, aux portes du pouvoir, a dévoilé hier les grandes lignes de son programme hier. Après la démission du Premier ministre Keir Starmer, il est son probable successeur. Dans un discours programmatique, il a affiché son « ambition de redresser le pays », écrit le Guardian. Pouvoir d'achat, construction de logements sociaux, rééquilibrage du système éducatif entre les enseignements universitaires et techniques. « L'espoir était un thème récurrent de son discours », note le média britannique. Andy Burnham veut aussi « décentraliser » le pouvoir, indique le Times. « Sa proposition phare ? Créer un ‘n°10 du Nord', en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres, note la Croix. Il souhaite installer une partie des services gouvernementaux à Manchester afin de drainer davantage de moyens et d'investissements vers le Nord, région défavorisée du pays », poursuit le quotidien français qui rappelle que Manchester est la « boussole d'Andy Burnham ». Il occupait jusque-là le poste de maire de la troisième ville du pays. Régulariser les migrants illégaux Le gouvernement espagnol a lancé le 15 avril dernier une procédure qui doit aboutir à la régularisation de 500 000 sans-papiers. Ce mardi 30 juin marque la date limite pour déposer un dossier. Si les autorités attendent la fin officielle de la période de dépôts pour communiquer sur le nombre de procédures enclenchées, le nombre de dossiers déposés a explosé selon la presse espagnole. Ils pourraient atteindre 1 million 300 mille selon El Pais qui précise que si le dossier est jugé recevable, « les autorités ont ensuite trois mois pour traiter chaque demande ». Mais cette procédure est-elle conforme avec le droit européen ? Pas sûr, selon un arrêt de la Cour suprême espagnole qu'a pu obtenir El Mundo, la juridiction alerte sur le risque que cette procédure ne soit pas conforme au Pacte asile et immigration notamment. Les déboires de l'équipe de foot allemande En Allemagne, « il est temps de nommer un nouvel entraîneur », titre Die Welt. Le parcours de l'Allemagne en Coupe du monde de football s'est achevé hier par une défaite aux tirs au but face au Paraguay. Pour Die Welt, « il ne s'agit pas seulement d'un fiasco sportif mais aussi de l'échec d'un sélectionneur national incapable de tenir ses promesses ». Julian Nagelsmann avait déclaré que le titre de champion du monde était son objectif, rappelle le journal allemand mais il n'y est pas parvenu. « L'Allemagne n'a livré aucune prestation convaincante lors de cette Coupe du monde, (…) elle n'a même pas atteint les huitièmes de finale, comme en 2018 et 2022 », écrit la Süddeutsche Zeitung qui y voit aussi les dernier pas de Nagelsmann à la tête de l'équipe nationale.

    À la Une: encore un week-end de tension dans le Golfe

    Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 3:58


    « Les États-Unis et l'Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de "terminer le travail" ». « C'est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s'habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l'Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français. À Rome, la Repubblica n'est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d'attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l'utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. » Visite du Sultan d'Oman en France La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d'Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l'Élysée. Oman, c'est ce petit État du Golfe, de l'autre côté du détroit d'Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre. Pour l'Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s'acquitter d'un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd'hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l'avenir de la gestion du détroit d'Ormuz avec l'Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n'y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l'Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d'y voir plus clair pour le moment. L'accord-cadre avec Israël divise le Liban L'accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L'Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu'un courant politique hostile est en train de prendre forme. « Derrière l'affichage diplomatique d'un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu'un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible "guerre civile". Un vieux démon que l'accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ». Notamment à cause d'un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n'y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d'être arrachée devant les tribunaux ». De drôles de mariages En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c'est « la nouvelle offre surprenante de l'Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l'initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l'Église évangélique de Bavière », c'est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient. « La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l'organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l'église. S'ensuit une cérémonie de dix minutes », et c'est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s'unir devant Dieu.

    À la Une: le Venezuela démuni face au double séisme

    Play Episode Listen Later Jun 27, 2026 4:13


    « Au Venezuela, l'heure de la colère a sonné », annonce La Repubblica, qui a recueilli de nombreux témoignages sur place. Comme celui de cet homme qui raconte : « Voilà comment on travaille avec nos ongles. » « À mains nues et à la pelle, avec espoir et fatigue. Mais aussi colère et désespoir », commente le quotidien italien. Un autre témoin s'exclame : « On demande une équipe de secours qualifiée et des engins pour sortir les survivants des décombres. Où est le gouvernement ? » demande cet homme, à l'heure où les autorités sont vivement interpellées.   Dans le Washington Post, Marian Da Silva Parra, avocate spécialiste des droits humains, signe d'ailleurs une chronique à charge contre le régime de Caracas et 27 ans de révolution chaviste, qui, dit-elle, « ont causé des ravages aux infrastructures essentielles, aux soins de santé et aux services d'urgence (…) alors que, selon les Nations Unies, environ cinq millions de Vénézuéliens souffrent de la faim ». « Où est passée la capacité de réagir ? » interroge encore l'avocate. « Une partie a été détournée », affirme-t-elle. Et elle constate : « Après la destitution de Maduro, les États-Unis n'ont pas démantelé le système qu'il avait mis en place, mais ils ont continué à faire affaire avec lui. » À lire aussiEN DIRECT - Double séisme au Venezuela: la présidente Delcy Rodriguez a été huée par les victimes Fardeau L'évolution de la guerre en Crimée retient l'attention du Wall Street Journal et du New York Times. Le quotidien new-yorkais remarque que « des semaines de frappes intenses menées par l'Ukraine ont bouleversé la vie en Crimée, à un degré jamais vu depuis l'annexion illégale de la péninsule par la Russie en 2014 », au point où les autorités locales ont déclaré l'état d'urgence, ce vendredi. « Les frappes ukrainiennes transforment la Crimée. D'atout précieux, elle devient un fardeau pour Poutine », titre de son côté le Wall Street Journal. « Au lieu d'être un succès historique, ajoute le quotidien américain, la Crimée est devenue pour Poutine un point de vulnérabilité qui pourrait compromettre sa capacité à poursuivre la guerre ». En effet, poursuit le Wall Street Journal, « la campagne ukrainienne qui se déroule avec plus de 100 frappes de drones par jour, a gravement perturbé la logistique de la Crimée, provoquant l'effondrement de ses infrastructures de transport et d'électricité au moment même où la saison touristique, principal moteur de son économie, commençait ». Selon l'universitaire russe Konstantin Sonin, professeur à l'université de Chicago, « il est clair que Poutine est totalement pris au dépourvu (...) et qu'il tente de trouver une réponse ». À lire aussiRussie, Crimée: les rives de la mer Noire sous la pression militaire de l'Ukraine Cocorico La victoire de la France sur la Norvège 4 buts à 1, à la Coupe du monde de football, fait l'admiration de la presse européenne et américaine.  « Devant une large communauté d'expatriés, la France aplatit paisiblement la Norvège », titre Le Temps. « De quoi ravir les près de 200 000 Français vivant aux États-Unis », ajoute le quotidien suisse. Des expatriés français enthousiastes, même s'ils ont dû, nous dit Le Temps, « payer 80 dollars », pour se rendre au stade de Boston. En Une du New York Times, une photo de Kylian Mbappé, en plein effort. Le quotidien américain est admiratif et rend hommage à un autre joueur, s'exclamant : « Ousmane Dembélé inscrit un triplé sensationnel en première mi-temps, permettant à la France de battre la Norvège 4 buts à 1 et de s'assurer la première place du groupe 1 à la Coupe du Monde. » Il faut tout de même dire que l'équipe norvégienne était essentiellement composée de remplaçants. « La France, estime d'ailleurs le Times, a ridiculisé la décision présomptueuse de Solbakken (le sélectionneur norvégien) de laisser de côté sa meilleure équipe ». Enfin, côté français, le journal L'Équipe est aux anges… et voit « un grand bleu à l'horizon ». Quant au Parisien, il conseille aux Tricolores de « ne pas s'enflammer » et de « rester concentrés », avant la rencontre avec la Suède, en 16e de finale.  ► À lire aussi : notre dossier spécial Coupe du monde 2026

    À la Une: la désolation au Venezuela après un double tremblement de terre

    Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 3:51


    Les photos de bâtiments effondrés, d'habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s'est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l'intérieur ». Mais, dit-elle, « il n'y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s'est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ».   Au-delà des témoignages, les journaux s'intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu'à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l'épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d'influence ». Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l'opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l'envoi de 150 millions de dollars d'aide » et la mobilisation de navires et d'avions. El Nacional, l'un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ».  Attaques hybrides Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l'Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l'Ukraine ». C'est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d'alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n'est pas en mesure d'ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d'autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l'Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ». À l'Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l'Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l'avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ». Inquiétude Enfin, en France, c'est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l'on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L'hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s'installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l'être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ». Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ». 

    À la Une: la canicule s'étend en Europe

    Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 4:06


    La presse européenne commente très largement cette chaleur qui nous écrase depuis le début de la semaine et pour quelques jours encore. Une chaleur qui s'étire un peu plus vers l'Est depuis deux jours. Et en Belgique, Le Soir s'étonne du manque de réaction des autorités. Le journaliste considère que le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur est : « Débrouillez-vous ».  La journalise s'étonne que quand on leur parle de l'isolation des logements, des lieux publics et des crèches, de la végétalisation des espaces urbains, des cours d'école et des toits, le pouvoir n'ait que pour seule réponse un « circulez, il n'y a rien à voir », qui défie la science.   Aux États-Unis, le scandale des algues ne se tarit pas  « Pourquoi le problème des algues de Donald Trump est bien plus important que le simple bassin réfléchissant ? ». C'est le titre de cet éditorial du Washington Post. « Dans sa lutte pour débarrasser l'eau des algues près du Lincoln Memorial, le président a négligé les véritables causes de ces proliférations d'algues », écrit le journal.  Pollutions, engrais, développement humain, le miroir d'eau est le reflet des problèmes de notre époque. « Les conséquences pourraient être graves, car les problèmes posés par les efflorescences algales vont bien au-delà de l'aspect esthétique. Le bassin réfléchissant est le signal d'alarme ».   Donald Trump, tout près de ce bassin, a lancé les célébrations des 250 ans de l'indépendance américaine. Pas vraiment au goût du correspondant du quotidien français Le Monde, Piotr Smolar, qui décrit un rassemblement aux allures de meeting de campagne. « La confusion des genres étant le trait premier de l'administration Trump 2, écrit le journaliste, ces célébrations ne pouvaient échapper à cette règle. Elles auraient pu être un moment d'apaisement, de communion civique autour des pères fondateurs du pays et de valeurs consensuelles. Au lieu de cela, Donald Trump a choisi de politiser cette succession d'événements, au sens partisan du terme, et de les exploiter au service de sa propre gloire. Il a sciemment confondu un culte personnel et l'hommage d'une nation à ses origines ». Des Talibans à Bruxelles L'image n'a pas échappé à El Pais en Espagne. Là encore, grosse colère de l'éditorialiste du grand quotidien madrilène. « Les invités de l'Union européenne sont des représentants d'un régime coupable de crimes contre l'humanité par son traitement des femmes. En Afghanistan, les femmes ont aujourd'hui moins de droits que les animaux. Et pourtant, Bruxelles les a jugés légitimes pour discuter de migration. Bafouer ses principes pour apaiser l'extrême droite n'est jamais une bonne idée », estime l'éditorialiste qui souligne que cette visite d'une délégation des talibans à Bruxelles avait lieu alors que la France célébrait Marc Bloch mardi. « L'Union européenne a été fondée sur ces principes de justice, d'égalité et de droit, que Marc Bloch a défendus tout au long de sa vie et de son œuvre, et pour lesquels il a donné sa vie. Négocier avec les talibans constitue une trahison de ces idéaux », considère El Pais.   Le général de Gaulle : un modèle pour les dirigeants européens ? C'est ce que semble suggérer le correspondant du Guardian à Paris. « Dans quelle mesure avons-nous sacrifié notre marge de manœuvre politique sur l'autel de contraintes illusoires ? ». C'est la question que se pose le journaliste anglais après être allé voir le film, La Bataille de Gaulle, une fresque en deux parties actuellement au cinéma.  L'isolement et l'obstination du général inspire le journaliste. « Lorsque l'histoire nous présente des exemples de réussite malgré l'adversité, nous les vénérons. Nous érigeons en figures légendaires ceux qui, à partir de rien, parviennent à transformer le monde. Puis, face à notre monde actuel, nous déplorons l'impossibilité d'accomplir une véritable transformation ».  Climat, pauvreté, le journaliste dresse une liste des sujets face auxquels les dirigeants actuels restent immobiles et impuissants. « Nous avons tout simplement admis que nous ne pouvons pas faire l'histoire ».

    À la Une: la canicule en Europe de l'Ouest

    Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 3:59


    Le sujet préoccupe une grande partie de la presse européenne. « Du soleil comme s'il en pleuvait », écrit joliment Le Soir à Bruxelles. En Belgique, les températures vont battre des records ce mercredi. C'est le cas également en Grande-Bretagne, où The Guardian s'inquiète des fortes chaleurs en France, racontant notamment les fermetures de monuments emblématiques de Paris comme la tour Eiffel ou le musée du Louvre, contraints de fermer plus tôt que prévu.  De l'Espagne à l'Allemagne, une zone rouge « d'une extension géographique exceptionnelle », souligne Le Monde. Le quotidien français explique que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et que cet effet est encore plus marqué pendant les vagues de chaleur.  À lire aussiCanicule: l'Europe est largement touchée mais la France souffre particulièrement   Climatisation : un débat très vif en France  Libération raconte comment la droite tombe à bras raccourcis sur la gauche, et en particulier sur les écologistes anti-clim. Libé cite le patron des Républicains, Bruno Retailleau, écrivant sur X : « Certains pensent que la climatisation est une mauvaise solution. Il s'agit d'un discours arriéré. Ça suffit, l'écologie décroissante ! ». On trouve également un député du Rassemblement national fustigeant ce qu'il nomme un « obscurantisme décroissant écolo-macroniste ».  Tous oublient, signale Libération au passage, que la patronne des Verts, Marine Tondelier, a elle-même reconnu qu'il y a des endroits où l'on ne peut plus se passer de climatisation. « Il faut en urgence en installer, dit-elle, dans les services publics et les hôpitaux ».  À lire aussiPeut-on se passer de la climatisation?   Au Liban, L'Orient-Le Jour s'inquiète de la résignation d'une partie de l'opinion « La résignation ne fait pas une nation ». C'est le titre d'une tribune signée Rita Sassine, rédactrice en chef en charge du service politique du journal. Elle s'y demande si les Libanais ont encore un projet pour eux-mêmes.  Ce qui préoccupe la journaliste, c'est de voir une partie de l'opinion et de la classe politique libanaise se réjouir bruyamment de l'accord Iran/États-Unis conclu la semaine dernière, et de voir fleurir au Liban des affiches à l'effigie du guide suprême iranien et de son père. C'est profondément dérangeant, écrit-elle. Elle y voit un parfum de défaite flottant sur le Liban, et le véritable danger : la tentation grandissante de conclure que rien ne changera jamais et que toute tentative de construire un État souverain est condamnée à l'échec. 

    À la Une: révélations effarantes en Suisse, 2000 enfants utilisés comme cobayes entre 1964 et 1979

    Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 3:53


      C'est le quotidien Le Temps, qui dévoile ce matin que près de 2 000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été utilisés comme « cobayes » pour des essais cliniques. « Indignation nationale », titre le journal.  Au cœur du scandale, l'organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser, mort il y a 26 ans.  Les enfants, des Coréens et des Indiens essentiellement, mais pas seulement . Ces enfants soi-disant adoptés étaient automatiquement mis en quarantaine à leur arrivée en Suisse. Le journal raconte que « ces séjours prolongés à l'isolement dans plus de dix hôpitaux de Suisse romande auraient servi de couverture pour soumettre les enfants à des examens invasifs et non justifiés médicalement ».  Plus grave encore, on apprend que Terre des Hommes sélectionnait les enfants souffrant de maladies cardiaques pour les livrer à un célèbre chirurgien cardiaque afin d'alimenter ses interventions à cœur ouvert. De quoi, précise le journal, « consolider son expertise et publier ses recherches ». Mais cette pratique affichait un taux de mortalité dramatique : six enfants morts pour le seul été 1979.  À Nabatiyé, dans le sud du Liban, de lourdes frappes israéliennes  Alors que des discussions entre Israël et le Liban reprennent aujourd'hui, ce reportage du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Reportage à Nabatiyé, dans le Sud du Liban. La ville et ses environs ont été lourdement frappés ces derniers jours par l'armée israélienne. « Entre les ruines de Nabatiyé, on dit "merci" à l'Iran » : c'est le titre de ce reportage, qui raconte l'incrédulité des habitants face aux discussions.  « Je ne crois pas que la trêve va tenir », dit Khodor, le père d'Ali, un jeune homme de 20 ans grièvement blessé par une frappe israélienne alors qu'il roulait à moto. « Nous n'osons plus espérer. À chaque fois que l'on nous dit qu'il y a une trêve, la guerre reprend », dit aussi cette infirmière de Nabatiyé rencontrée par le journal.  « L'État complote contre nous. Négocier avec Israël, c'est capituler », ajoute un autre habitant de cette ville dévastée par les frappes israéliennes. « L'Iran aidera à reconstruire », dit un autre.  En France, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal entrent au Panthéon  Nouvelle cérémonie de panthéonisation ce mardi 23 juin. Marc Bloch était un historien. « Engagé à 57 ans dans la Résistance, Marc Bloch fut torturé par la Gestapo à Lyon et fusillé le 16 juin 1944 », rappelle Libération, qui a enquêté sur les coulisses de cette panthéonisation. Le journal raconte notamment l'extrême prudence de la famille de Marc Bloch. « Il n'y a pas de panthéonisation innocente », y explique l'historien Patrick Boucheron.  Dans une interview au Parisien, la petite-fille de Marc Bloch, Suzette Bloch, raconte la réaction de la famille lorsque l'Élysée lui a proposé cette panthéonisation. « Nous avons demandé qu'il n'y ait aucune représentation religieuse communautaire, car mon grand-père était athée d'origine juive », dit-elle, ajoutant que la famille a également exigé qu'il n'y ait aucune représentation de l'extrême droite lors de la cérémonie.  Royaume-Uni : la chute de Keir Starmer  Comment le Premier ministre, arrivé au pouvoir il y a deux ans, en est-il arrivé là ? Pour le Guardian, c'est la question qui intéressera les historiens. « Parmi les six Premiers ministres qui ont dirigé la Grande-Bretagne au cours de la dernière décennie, et un septième qui s'apprête à prendre la relève, c'est la chute de Keir Starmer qui déconcertera le plus les analystes politiques de demain », dit le quotidien londonien, qui apporte quelques pistes. « Starmer semblait incapable de présenter des arguments, et encore moins de raconter une histoire. Il lui fallait construire un récit pour son gouvernement, et il n'y est jamais parvenu ». Mais il y a aussi, pour le journal, de vraies raisons de fond. Le Guardian cible un responsable, l'ancien conseiller de Starmer : « Morgan McSweeney, un brillant stratège », dont les conseils auraient précipité la chute de Starmer.  À Bruxelles, Le Soir juge pour sa part que Keir Starmer était un Premier ministre trop modéré en tout pour plaire à la gauche comme à la droite. Un Premier ministre sans état de grâce, juge pour sa part Libération à Paris. À son arrivée, il voulait deux mandats ; il n'a même pas eu droit à un petit mois de lune de miel, dit Libé.  Pendant ce temps, aux États-Unis, le Washington Post propose une longue liste de griefs à l'endroit de Keir Starmer, soulignant avant tout son manque de charisme. 

    À la Une: les négociations Iran/USA en Suisse qui occupent ce matin une bonne partie de la presse internationale.

    Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 3:55


    La plupart des journaux proposent de suivre en direct cette actualité. On peut suivre les portes qui claquent minute par minute. Alors on cherche les pas de côté : celui de Haaretz en Israël par exemple. Le quotidien israélien de centre gauche raconte comment l'AIPAC, aux États-Unis, se trouve aujourd'hui dans une posture très inconfortable.  L'AIPAC, c'est le Comité des affaires publiques américano-israéliennes. Haaretz rappelle que l'AIPAC défend les intérêts du gouvernement israélien à Washington depuis des décennies, et que depuis les années 1970 en particulier, il a accumulé un pouvoir politique et financier énorme grâce à ses activités de lobbying et à son implication dans la vie politique électorale, en ciblant les parlementaires des deux partis.  Mais aujourd'hui les temps ont changé. L'énergie et les sommes déployées par l'AIPAC pour torpiller le plan Obama sur l'Iran il y a dix ans lui avaient déjà valu les foudres des Démocrates, mais voilà qu'aujourd'hui les Républicains sont eux aussi divisés quant à l'extrémisme de l'AIPAC. Un nombre croissant de Républicains, écrit Haaretz, accusent l'AIPAC de tenter d'exercer un contrôle indu sur le gouvernement américain et d'avoir poussé Trump à se joindre à Netanyahu dans la guerre contre l'Iran. Résultat : l'AIPAC traverse une crise d'identité, écrit le journal.  Les négociations vues également du Liban L'Orient-Le Jour aborde l'importance du volet libanais dans les discussions en Suisse. Le quotidien croit savoir que le sort du Hezbollah est au centre de ces discussions. « Les négociations avec l'Iran porteront sur la transformation du Hezbollah en un parti politique et social, affranchi de toute activité militaire », écrit le quotidien libanais, qui énumère les défis que cela représente, y compris le traitement des armes appartenant au mouvement. Leur démantèlement nécessitera un processus graduel s'étalant sur une longue période, pouvant aller jusqu'à trois ans, révèle L'Orient-Le Jour à Beyrouth.  Un protocole d'accord USA / Iran qui arrive trop tard, estime le Washington Post. Et le journal se fait le porte-parole des agriculteurs américains. Il y a un long reportage à découvrir qui dit bien le dépit du monde rural aux États-Unis. À moins de six mois des élections de mi-mandat, c'est un élément crucial pour Donald Trump. Le quotidien rappelle que les électeurs ruraux approuvaient la politique économique de Trump à 45 % — ils ne sont plus que 31 % à la soutenir.  « Il n'y a plus aucune joie à travailler dans cette ferme. Quand on travaille seize heures par jour et qu'à la fin de l'année, il faut emprunter pour payer ses impôts, il n'y a plus aucun plaisir. Ça n'en vaut tout simplement plus la peine. » Les mots de Tyson, 55 ans, agriculteur en Caroline du Nord — à lire dans le Washington Post.  Colère contre Trump en Albanie En l'occurrence contre le gendre et la fille du président américain. On vous a parlé ici même des protestations en Albanie contre un complexe immobilier que souhaitent installer Jared Kushner et Ivanka Trump avec le soutien des autorités albanaises. Ce reportage est à lire dans le Guardian. Et une colère qui va bien au-delà du projet immobilier. « Ce gouvernement ne nous représente plus — il a choisi de représenter des investisseurs oligarques », déclare Ina Shkurti, une jeune Albanaise très remontée. « Ce que nous voulons, c'est une nouvelle Albanie », ajoute Justina Prenga, 24 ans. « Nous sommes la génération Z et nous disons "ça suffit" — notre pays n'est pas à vendre ».  En France, cette canicule qui inquiète Et qui énerve ! « C'est un ras-le-bol généralisé qui gagne progressivement les parents d'élèves de toute la France », raconte Le Parisien. « Une colère sourde, doublée d'une inquiétude, qui, ces derniers jours, a vu de nombreuses familles prendre le taureau par les cornes pour tenter de lutter contre les effets de la canicule ».  Le journal raconte comment des parents d'élèves excédés se chargent eux-mêmes de faire ce qu'il faut pour rafraîchir les salles de classe. Il y a ces habitants de Bougival, à l'ouest de Paris, qui ont fourni à l'école des ventilateurs et des tuyaux d'arrosage. Ceux de Nantes qui repeignent en blanc les fenêtres des salles de classe pour filtrer les rayons du soleil. Et puis à Paris, situation kafkaïenne, dit le journal : des parents à qui une école dit non quand ils proposent des ventilateurs… refus pour raison de sécurité… de quoi les agacer encore un peu plus. En période de canicule, les esprits aussi s'échauffent.

    À la Une: un énième et incertain cessez-le-feu au Liban

    Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:06


    Ce nouveau cessez-le-feu conclu vendredi 19 juin a d'ores et déjà été violé… Les frappes israéliennes ont repris ce samedi matin, faisant au moins cinq morts. Après une journée déjà meurtrière ce vendredi au Sud Liban : 47 morts, une centaine de blessés, à la suite de bombardements israéliens, en représailles à la mort de 4 soldats israéliens. Ce que la presse pressentait est donc en train de se produire. Benyamin Netanyahu n‘est pas décidé à mettre en œuvre la clause du protocole de paix (conclu entre les États-Unis et l'Iran) qui prévoit la cessation des hostilités au Liban. L'Orient-le-Jour remarque ainsi que « des doutes subsistent quant à la possibilité que le Premier ministre israélien cherche à faire échouer l'accord et à poursuivre ses opérations militaires (…) des interrogations s'expriment également à l'échelle internationale sur la sincérité de l'engagement de Netanyahu, à l'approche des élections générales en Israël », ajoute le quotidien francophone libanais. Une tendance que semble confirmer un rapport des services de renseignements américains, dont le Washington Post se fait l'écho. Ce rapport, explique le quotidien américain, « avertit l'administration Trump, que Benyamin Netanyahu pourrait prendre des mesures susceptibles de compromettre les efforts du président américain pour parvenir à un accord de paix durable avec l'Iran ». « Israël, poursuit le Washington Post, semble déterminé à maintenir ses opérations militaires contre le Hezbollah, allié de l'Iran… »  Muflerie Donald Trump et Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, de nouveau brouillés...  L'affaire fait la Une de la Repubblica. Elle concerne une photo de Giorgia Meloni et Donald Trump, prise lors du dernier sommet du G7 à Evian, en France. Or, le président américain a déclaré, au sujet de la Première ministre italienne : « Elle m'a supplié de prendre une photo avec elle. Je ne l'aurais pas prise, mais j'ai eu pitié d'elle ».   Une déclaration qui a déclenché la fureur de Giorgia Meloni, elle a aussitôt démenti et ajouté : « Nous devons réagir ». De fait, la prochaine visite aux États-Unis du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, est annulée. Libération remarque de son côté, que « la muflerie de Trump n'épargne même pas son alliée Meloni ». Le quotidien français ironise sur cette nouvelle brouille « entre la Première ministre italienne et son supposé partenaire idéologique », alors qu'il y a quelques mois, « Giorgia Meloni se flattait, au nom de la convergence des valeurs conservatrices, d'avoir une relation privilégiée avec Donald Trump ». Couverture de survie En France, le thermomètre n'en finit pas de grimper… « Jusqu'à 39 degrés attendus aujourd'hui », annonce le Parisien, et ce n'est pas fini, « les journées de lundi et mardi devraient figurer parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées à l'échelle du pays », ajoute le quotidien français, selon lequel « hôpitaux, entreprises, écoles… Toute la société va être impactée dans la durée ». Prenons le cas des écoles, sur lequel s'attarde le Monde, qui parle du « grand bricolage de l'Éducation Nationale, symbole de l'inadaptation de la France au réchauffement climatique ». Le quotidien français énumère les mesures prises dans l'urgence par les écoles : « horaires aménagés, voire établissements fermés, familles incitées à garder leurs enfants, oraux d'examens reportés et multiplication des cellules de crise dans les mairies et les rectorats (…) un sentiment d'improvisation prévaut », remarque le Monde.  Les parents d'élèves, eux, mettent la main à la pâte, en installant par exemple des couvertures de survie sur les fenêtres espérant, nous dit le quotidien français, « rendre l'atmosphère des classes plus supportable ».

    À la Une: le report des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis

    Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:54


    « Les pourparlers (destinés à préciser la mise en œuvre du protocole d'accord conclu entre les deux pays) devaient commencer ce vendredi dans le petit village suisse d'Obbürgen » nous rappelle le Guardian, qui précise aussitôt que « ces pourparlers ont été brutalement interrompus ». Selon le quotidien britannique, « le report de ces discussions intervient après un reportage d'Al Mayadeen, un réseau arabophone politiquement allié au Hezbollah soutenu par l'Iran, selon lequel Téhéran retarde l'envoi de sa délégation en Suisse en raison de la campagne militaire israélienne toujours en cours au Liban ». Le Guardian cite également l'agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle « les négociateurs iraniens ont besoin de voir des signes de mise en œuvre de l'accord intérimaire, par les États-Unis ». Coup d'arrêt donc, après un protocole d'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran, qui ne suscite guère d'enthousiasme du côté de la presse américaine. Le Washington Post, par exemple, estime que les « premières étapes de cet accord de paix, exigent bien plus des États-Unis que de l'Iran ». Concessions Selon le quotidien américain, « des responsables et des experts occidentaux, estiment que le mémorandum visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran, est truffé de failles diplomatiques, avec des promesses vagues de prendre des mesures en vue d'une paix durable… » Le Washington Post fait la liste des concessions faites par les États-Unis : « Levée des sanctions, déblocage de milliards de dollars d'avoirs gelés et démantèlement du blocus naval américain des ports iraniens ».  La guerre continue À Beyrouth, le journal L'Orient-le Jour constate qu'Israël poursuit ses opérations militaires au sud-Liban. Le quotidien francophone libanais le rappelle d'entrée de jeu : « Le Liban figure dès le premier point. Le mémorandum d'entente entre Washington et Téhéran réclame explicitement la "fin immédiate et permanente de la guerre" au pays du Cèdre ». Cette question était censée être au menu des négociations de 60 jours entre l'Iran et les États-Unis, qui ont donc été reportées. Et selon l'Orient-le Jour, « rien n'indique le l'État hébreu se montrera flexible. En pleine campagne législative, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu mène actuellement des négociations acharnées avec les États-Unis pour maintenir son armée au Liban », ajoute le quotidien libanais.  L'Iran gagnant Quant à l'Iran, il sortirait renforcé de l'accord conclu avec Donald Trump. C'est en tout cas l'avis du Figaro, selon lequel « le régime de Téhéran a empoché la mise dès le premier jour ». « De plus, en donnant les clés du coffre-fort, remarque le quotidien français, Donald Trump se prive d'un levier essentiel pour contraindre le régime iranien, expert dans la dissimulation, les mensonges et les promesses non tenues, de faire des concessions ». 

    À la Une: l'attitude de Donald Trump

    Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:05


    « Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d'attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu'il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L'UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n'était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s'il n'était pas satisfait de l'accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c'est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d'accord avec l'Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d'Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d'accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l'Iran. « L'accord de Donald Trump avec l'Iran est le fruit d'ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d'accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L'accord avec l'Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s'interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l'alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d'un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l'Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l'Iran n'avait jamais abandonné ses alliés et qu'un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l'attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L'Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l'accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d'un Sud dévasté, d'une occupation qui perdure et d'un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.

    À la Une: Emmanuel Macron invite Donald Trump pour un dîner à Versailles

    Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:57


    À la fin du sommet du G7 qui se tient, encore aujourd'hui à Évian, en France, le président français a invité son homologue américain à dîner au château de Versailles ce soir. « Macron contre Trump : avant-dernier round », titre El Pais. « Le chef de l'État français a résisté et esquivé ses attaques afin de ne pas rompre les relations avec un allié clef », estime le quotidien espagnol qui rappelle qu'il y a presque un an le président américain quittait en trombe le sommet du G7 au Canada. « Il ne devrait pas se désister cette fois, poursuit le journal. Emmanuel Macron a œuvré sans relâche pour garantir sa présence. » Le dîner de ce soir à Versailles offre l'occasion « d'aplanir quelques points en suspens », poursuit le quotidien. « Le château de Versailles, un symbole de la diplomatie à la française », écrit La Croix. Ces réceptions fastueuses ont un double objectif : honorer un invité mais aussi l'impressionner, dans le décor d'une royauté qui a rayonné sur toute l'Europe. » Donald Trump, lui, ne boude pas son plaisir. « Versailles, c'est pas du plaqué or, c'est du lourd », a déclaré le président américain en marge du G7 mardi. « En France, les opposants à Emmanuel Macron soupçonnent le président français d'avoir organisé ce dîner dans la maison du Roi Soleil pour amadouer Donald Trump et son amour des réceptions fastueuses », indique Le Parisien. « Ce n'est pas un dîner de gala », a relativisé le président français. « C'est un dîner pour célébrer les 250 ans » de la déclaration d'indépendance américaine, « parce que la France y a joué un rôle », précise le chef de l'État, promettant un dîner de travail sobre entre les délégations. À lire aussiDonald Trump au château de Versailles: une réception fastueuse qui crée la polémique Coupe du Monde Avec la victoire de la France mardi soir 3-1 face au Sénégal et pour le premier match des Bleus dans ce Mondial, Kylian Mbappé, auteur d'un doublé, « s'empare du record de buts marqués avec les Bleus », précise L'Équipe. En marquant hier ses 57ᵉ et 58ᵉ buts, il « a battu à 27 ans le record de buts inscrits en équipe de France, détenu par Olivier Giroud ». Kylian Mbappé, idole des jeunes qui se rêvent footballeurs professionnels, notamment à Bondy en région parisienne, d'où est originaire le joueur. « La région parisienne, premier vivier du football mondial, nous apprend Le Temps. Depuis quelques années, l'Île-de-France est la principale pépinière des futurs talents du football mondial : 54 joueurs participant à la Coupe du monde 2026 en sont issus », précise le quotidien suisse. Et le phénomène va en s'accentuant. « Ils étaient 28 joueurs originaires de la région parisienne » au Mondial précédent. « Cette renommée internationale, Paris la doit à ses clubs de banlieue. Des associations généralement placées au milieu de quartiers populaires, où des milliers d'enfants et d'adolescents perçoivent le football comme l'ascenseur social le plus rapide. » Et il n'y a pas que les plus jeunes qui s'imaginent en footballeur star, les parents aussi se voient gérer « la carrière de leur fils d'une main de maître comme Wilfried et Faïza, les parents de Kylian Mbappé », poursuit le quotidien. Une dynamique qui nuit aux vertus éducatives du football, déplore un éducateur interrogé par le journal. L'argent « fait tourner les têtes (…) chacun aimerait avoir sa part du gâteau et c'est ça le problème », conclut le quotidien suisse. À lire aussiCoupe du monde 2026: en manque de réalisme, le Sénégal puni par Mbappé Les glaces de la discorde Alors que les canicules sont de plus en plus nombreuses à cause du réchauffement climatique, au Japon, les autorités mènent l'enquête sur un présumé cartel de glaciers. Cela peut faire sourire, mais c'est très sérieux. « Les autorités japonaises ont perquisitionné six des plus grandes entreprises de crèmes glacées du pays », rapporte le Guardian. Elles sont soupçonnées de s'être « entendues pour augmenter le prix de leurs produits, provoquant la colère des amateurs de glaces », à l'approche d'un été caniculaire dans le pays.

    À la Une: les réactions israéliennes au protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran

    Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 4:10


    « Israël ne peut pas se féliciter d'un accord qui laisse les principales menaces iraniennes intactes », écrit le Jerusalem Post dans son éditorial. « Le programme nucléaire a-t-il été démantelé ? Les missiles et les drones iraniens ont-ils été neutralisés ? La liberté d'action d'Israël est-elle préservée ?, interroge le quotidien. Pour l'instant, les réponses restent floues, cela devrait nous inquiéter », poursuit le titre. « L'accord Washington-Téhéran, une défaite stratégique pour Israël, se demande l'Orient-Le Jour à Beyrouth. Après avoir promis une "victoire totale", Benjamin Netanyahu fait face à une issue qui laisse en suspens le nucléaire iranien, les missiles balistiques et l'avenir du Hezbollah. » Cet accord, « c'est le scénario cauchemar pour Benyamin Netanyahu, estime Libération à Paris (…). Preuve de l'impasse politique dans laquelle l'allié américain place le Premier ministre israélien, l'accord a été autant critiqué par l'extrême droite et la coalition au pouvoir que par l'opposition israélienne. » À lire aussiLiban: «Netanyahu est complètement hors-jeu sur cette séquence» après l'annonce d'un accord États-Unis-Iran Législatives en Israël La question iranienne risque d'entacher le bilan de Benyamin Netanyahu, à l'approche d'élections législatives en Israël. Pour le New York Times, le Premier ministre israélien comptait sur l'offensive israélo-américaine en Iran pour en faire un point fort de son mandat, « pour assurer son héritage politique », écrit le quotidien. Mais « la stratégie de Netanyahu a échoué. » Selon un analyste cité par le journal, « l'erreur stratégique commise par le Premier ministre israélien a été de ne pas comprendre que, tout comme Donald Trump peut être avec vous, il peut aussi être contre vous. » Benyamin Netanyahu, lui, a préféré saluer une « victoire historique en Iran », rappelle le journal israélien Haaretz… Et précisé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ». El Pais, en Espagne, rappelle que Benyamin Netanyahou « a peu de chances de conserver sa coalition gouvernementale actuelle », selon les sondages. Et que le Premier ministre israélien « ne peut se targuer d'aucune réalisation significative, pas même sur le nucléaire iranien ». « Le nouveau Moyen-Orient promis par Netanyahou il y a près de trois ans se compose d'un Hamas toujours au pouvoir dans certaines parties de Gaza ; du Hezbollah combattant les troupes israéliennes au Sud-Liban ; et du régime de Téhéran qui, galvanisé et conforté dans ses convictions, s'apprête à recevoir des millions de dollars grâce au déblocage de ses avoirs dans les banques du monde entier », ironise le quotidien. À lire aussiNetanyahu affirme que l'armée israélienne restera à Gaza, au Liban et en Syrie «aussi longtemps que nécessaire» Le G7 en France Dans la presse également, le G7 qui se déroule à Évian, en France. Un rendez-vous auquel participe le président américain, mais « après une décennie passée à tenter de gérer Donald Trump, les dirigeants européens vont modifier leur approche cette semaine afin de concilier coopération et résistance croissante aux pressions américaines », écrit le Washington Post. Les alliés les plus proches des États-Unis « seront de plus en plus disposés à leur dire non ». Ce qui a changé la donne selon le quotidien américain : la volonté affichée par Donald Trump de « s'emparer du Groenland ». « À un moment donné, certains dirigeants européens ont cru que le président américain était sur le point d'ordonner aux troupes américaines d'envahir ce territoire insulaire » danois, une décision qui aurait fait passer les États-Unis du statut de principale puissance militaire de l'Otan à celui de principale menace militaire pour l'organisation. À lire aussiComment l'accord entre les États-Unis et l'Iran change la donne du G7 qui s'ouvre à Évian L'Ukraine L'Ukraine sera au cœur des discussions ce mardi. « Les leaders du G7 entament la deuxième journée du sommet d'Évian mardi, avec une session de travail sur l'Ukraine », indique le journal suisse Le Temps. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé lundi soir à Évian où se déroule ce sommet. Il espère profiter de ce rendez-vous pour s'entretenir seul à seul avec Donald Trump et obtenir son soutien en faveur d'un cessez-le-feu avec la Russie. « Les dirigeants européens devraient insister auprès de Donald Trump pour qu'il maintienne la pression sur Moscou, indique le Kyiv Post, tandis que Volodymyr Zelensky appelle à une réponse ferme aux dernières frappes meurtrières de la Russie. » Des attaques qui ont fait onze morts et provoqué un important incendie dans la cathédrale de la Dormition, l'une des églises que compte le célèbre complexe orthodoxe de la Laure des Grottes de Kiev… Ce qui rappelle selon le quotidien que « cette guerre est une guerre d'anéantissement (…) en tant que nation, culture et peuple qui a l'audace d'exister. » À lire aussiÀ Évian, les dirigeants du G7 espèrent remettre la guerre en Ukraine à l'agenda de Donald Trump

    À la Une: un protocole d'accord de paix entre Téhéran et Washington

    Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:22


    Aux États-Unis, le Washington Post se montre assez critique à l'égard du président américain. « Trump cherchait à briser le régime iranien, il s'est contenté de rouvrir le détroit d'Ormuz », titre le quotidien. « L'accord qui se dessine met fin à une guerre coûteuse, mais laisse le pouvoir iranien en place et son avenir nucléaire toujours sujet à négociation. » « Un retour au statu quo bien loin des objectifs initiaux d'un effort de guerre qui avait débuté par la promesse de venir en aide aux manifestants iraniens descendus dans la rue pour dénoncer leur régime », écrit l'un des correspondants du journal à la Maison Blanche. En se félicitant de cet accord, le président américain a affirmé que « l'Iran s'était engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire ». Mais les « dirigeants iraniens ont pris des engagements similaires à maintes reprises depuis des décennies », rappelle le quotidien. L'un des journalistes du New York Times a pu s'entretenir avec le président américain par téléphone… Donald Trump insiste lui sur le fait que « si l'Iran ne parvenait pas à trouver un accord avec les États-Unis (…), il relancerait les attaques militaires contre Téhéran ou ferait des États-Unis le gardien du Moyen-Orient en échange de 20% des revenus de la région. » Bien que les détails de l'accord n'aient pas encore été dévoilés. Le New York Times arrive à la même conclusion. Donald Trump se félicite d'un retour au statu quo. Si l'heure était au soulagement hier, dimanche, plusieurs interrogations subsistent selon le Wall Street Journal. « Israël laissera-t-il aux États-Unis, à l'Iran, la marge de manœuvre nécessaire pour poursuivre le dialogue ? Les alliés de l'Iran seront-ils difficiles à contenir ? Il y a beaucoup d'éléments à prendre en compte. » À lire aussiLes États-Unis et l'Iran ont trouvé un accord de paix, le détroit d'Ormuz rouvrira après la signature Le front libanais Pas de commentaires pour le moment dans la presse israélienne. Seule l'annonce d'un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban, est reprise par le Jerusalem Post. Selon un article de Maariv citant des sources israéliennes au fait du dossier, « le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré à Trump qu'Israël ne se considérerait pas tenu d'arrêter ses opérations militaires au Liban. » Haaretz retient que « l'accord ne mentionne pas le programme de missiles iranien et le soutien apporté à ses alliés régionaux ». Un point important pour Israël, dont la population au nord est la cible de tirs du Hezbollah libanais. Et qui a dû faire face, au sud, à plusieurs tirs de missiles de rebelles Houthis depuis le Yémen. Les agences de presse iraniennes reprennent factuellement les déclarations des deux parties et du médiateur pakistanais. Iran International, le média en persan basé à Londres, retient de son côté que l'accord est salué à l'international, notamment parce qu'il permet le retour de la navigation dans le détroit d'Ormuz, cette voie de navigation si importante pour le commerce mondial. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: ce que l'on sait du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran Rendez-vous en Suisse Le Temps, à Genève, se demande ce qu'il y aura dans ce deal qui doit être justement signé dans la capitale suisse le 19 juin prochain. « Les termes exacts de l'accord demeurent pour l'instant obscurs (…), de nombreux points d'accrochage semblent toujours irrésolus. » Le sort du programme nucléaire iranien, « sur lequel aucun des deux pays n'a jusqu'ici montré de volonté de compromis, est encore et toujours sujet à un grand point d'interrogation, détaille le quotidien. Tout comme le sort du Liban, qui dépendra de la capacité des États-Unis à contraindre Israël à véritablement faire taire ses armes. Ainsi que celle de l'Iran à contenir le Hezbollah. »

    À la Une: un médecin palestinien de Gaza devant la justice israélienne

    Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 4:33


    Il s'appelle Hussam Abu Safiya, il est pédiatre et dirigeait l'hôpital Kamal Adwan à Gaza, lorsqu'il a été « arrêté par l'armée israélienne il y a un an et demi ». C'est La Croix qui nous raconte son histoire. Celle d'un homme de 52 ans, « devenu le visage des soignants palestiniens prêts à tout pour sauver les victimes de la guerre entre l'État hébreu et le Hamas et de l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza ». « Des médecins, infirmiers, secouristes eux-mêmes frappés dans leur chair », poursuit le quotidien catholique français. « Après avoir perdu son fils en octobre 2024, dans une attaque israélienne, Hussam Abu Safiya avait été blessé à la jambe un mois plus tard lors d'une frappe sur l'hôpital Kamal Adwan ». Qu'est-il devenu ? La Croix raconte : « Il aura fallu attendre plus de 500 jours pour qu'il réapparaisse brièvement, mercredi, lors d'une audience devant la Cour suprême israélienne… Les traits tirés, le visage émacié et les mains entravées, le pédiatre a comparu dans une tenue blanche de prisonnier, par visioconférence, depuis la prison où il est détenu ». De quoi l'accusent les autorités israéliennes ? « D'appartenir au Hamas ou d'avoir collaboré avec le groupe islamiste palestinien », répond La Croix, qui reprend les propos du pédiatre devant les juges : « Je suis médecin (…). J'ai exercé mon travail conformément au droit international et aux normes humanitaires. Ma détention est injuste et arbitraire ». Hussam Abu Safiya n'est pas un cas isolé, selon La Croix, qui cite une ONG médicale israélienne, selon laquelle « au moins 13 autres médecins gazaouis sont détenus par les autorités israéliennes ». À lire aussiIsraël: détention prolongée pour le Dr Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan à Gaza Démesure L'introduction en bourse de SpaceX suscite de nombreux commentaires dans la presse internationale. « Elon Musk devient le premier trillionnaire grâce à l'envolée de SpaceX lors de son entrée en bourse », titre le Washington Post, « les investisseurs se sont précipités sur l'entreprise, faisant grimper la fortune de Musk au-dessus de 1 000 milliards de dollars ». Entreprise, précise le Washington Post, qui « a levé hier la somme record de 75 milliards de dollars ». Pas d'enthousiasme, toutefois, en France, où Le Monde parle d'une « introduction en bourse démesurée » et ironise sur les « projets irréalistes » d'Elon Musk, qui a notamment promis : « SpaceX veut pouvoir vous emmener sur la Lune, sur Mars, et à terme, au-delà. »   Dans un encadré, Le Monde rappelle également qu'Elon Musk est aussi « le propriétaire de X », « qu'il dispose d'un pouvoir sans équivalent pour façonner ce que voient les internautes » et qu'à ce titre, « il a d'ailleurs joué un rôle déterminant dans l'amplification des discours xénophobes liés aux émeutes à Belfast », la capitale de l'Irlande du Nord, qui a connu ces derniers jours des violences visant les immigrés. Avis que partage sans doute le site d'information Médiapart qui, lui, n'hésite pas à parler « de la première introduction en bourse techno-fasciste de l'histoire », « d'un capitalisme irrationnel, destructeur et violent », « assurant la mainmise, sur la société états-unienne, du pouvoir charismatique et délirant d'un homme, Elon Musk ». À lire aussiBourse: SpaceX signe une entrée tonitruante à Wall Street, la fortune d'Elon Musk bondit « La main, l'œil et le cœur » Le peintre David Hockney, considéré comme l'un des plus grands de l'époque contemporaine, vient de mourir à l'âge de 88 ans. Peintre britannique auquel le Times, à Londres, rend hommage, à travers le récit de l'écrivain Melvin Bragg. « Je connaissais David depuis des décennies, raconte Melvyn Bragg, et au fond il n'a jamais changé (…) il a suivi une trajectoire directe, passant du petit garçon errant dans Bradford, en quête d'inspiration, à l'artiste de renommée mondiale capable d'exposer au Louvre ou dans n'importe quel autre grand musée ». « Tout ce dont j'ai besoin (avait-il confié à l'écrivain), c'est de la main, de l'œil et du cœur. » En France, Libération consacre sa Une à une grande photo du peintre en noir et blanc. Avec ce titre : « David Hockney : le dernier plongeon ». Allusion à l'une de ses œuvres colorées les plus célèbres, représentant un homme au bord d'une piscine. Libération ne tarit pas d'éloges, estimant que la peinture de l'artiste anglais « marche à l'optimisme, à la joie de vivre, à l'ivresse de peindre, sans cesse, à profusion (…). Hockney, nous dit le quotidien français, avait le don simple de s'émerveiller. » À lire aussiDisparition de David Hockney, figure majeure du pop art britannique, à l'âge de 88 ans

    À la Une: Les Iraniens «entre peur et soulagement» au gré des volte-face de Donald Trump

    Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:13


    « Les Iraniens sont partagés entre peur et soulagement », nous dit le New York Times. Il faut dire que les nombreuses volte-face de Donald Trump mettent leur moral à rude épreuve. « Jeudi, rappelle le quotidien américain, la situation a de nouveau brutalement basculé en l'espace de quelques heures. D'abord, le président américain a menacé de frapper l'Iran « très fort » (…) Puis il a brusquement annulé ces attaques, affirmant que des progrès avaient été réalisés dans les négociations de paix ». « Pour les Iraniens ordinaires, explique le New York Times, cette oscillation constante entre peur et soulagement, angoisse et espoir, est éprouvante ». Le journal a interrogé des Iraniens par téléphone ou sms. « Ils disent vouloir simplement que la guerre prenne fin », explique le quotidien américain. Mais ce n'est pas leur seule préoccupation. La situation économique les inquiète également : « Les entreprises sont paralysées par la fluctuation des prix, on a l'impression que notre vie est en suspens », explique ainsi Reza, un cadre de 48 ans. Alors que Mahasti, une habitante de Téhéran âgée de 65 ans, « estime que les perturbations commerciales et la réduction des revenus pétroliers iraniens détériorent lentement la qualité de vie de nombreux iraniens. Nos vies, dit-elle, deviennent de plus en plus difficiles de jour en jour ». Liste d'adresses Les violences racistes en Irlande du Nord préoccupent la presse britannique. Le Guardian s'est rendu sur place à Belfast où, nous dit-il, « les membres des communautés ethniques minoritaires expriment leur inquiétude face aux violences qui mettent en lumière le racisme en Irlande du Nord ». Inquiétude amplifiée par « une liste d'adresses qui commence à circuler sur les réseaux sociaux, explique le quotidien britannique. Réparties sur un vaste territoire, dans des dizaines de rues de la ville, ces adresses correspondent à des logements collectifs où vivent des immigrés ».   Le Guardian a rencontré « Joseph et Solomon, deux réfugiés érythréens qui ont un permis de séjour et travaillent à temps plein. Jusqu'à présent, Joseph se sentait en sécurité à Belfast. "La plupart des gens ici sont bienveillants", dit-il. Mais il envisage désormais de partir, explique le quotidien britannique ». Le quotidien français Libération s'est lui aussi rendu sur place, à Belfast, et rappelle que « l'appel à la violence s'est répandu comme une traînée de poudre en début de semaine. La vidéo d'une attaque au couteau perpétrée lundi soir à Belfast Nord par un réfugié soudanais, a largement été relayée en ligne, appuyée par les interventions d'Elon Musk et de Tommy Robinson, le premier influenceur de l'extrême droite britannique ». Une travailleuse communautaire s'inquiète : « Je ne pensais pas vraiment que ça prendrait cette ampleur. Que des maisons brûlent, ce n'est pas nouveau en Irlande du Nord, ça arrive en raison des divisions communautaires. Mais ce qui est différent, c'est que ce soit si organisé et que ça concerne autant de logements ».  Bonjour tristesse L'actualité du sport est dominée par le coup d'envoi de la Coupe du monde de football, mais en France une disparition suscite l'émotion. La mort de Charlie Dalin, vainqueur de la dernière course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, en 2025. Le journal L'Équipe fait sa Une avec une photo du marin et ce titre « Un océan de larmes ». « Charlie Dalin a succombé hier au cancer gastro-intestinal qui le rongeait mais qui n'a pas empêché sa consécration sur le Vendée Globe en 2025 (...) C'était un marin profond et taiseux », ajoute L'Équipe, qui retrace son parcours, depuis son enfance lorsqu'il monte sur un « bateau de plage », jusqu'à sa maladie. Pour Le Figaro, Charlie Dalin était « un homme de combats et un marin de talent (...) Âgé de 42 ans, poursuit le quotidien français, il largue donc définitivement les amarres et laisse à terre, une femme, un petit garçon, Oscar, une famille et une équipe ravagés par la tristesse ». Même émotion pour Le Monde, qui se désole : « Charlie Dalin a pris le large à tout jamais ».

    À la Une: l'avion de combat européen ne verra pas le jour

    Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:00


    « L'avion de combat franco-allemand de nouvelle génération ne décollera jamais, s'exclame Le Figaro à Paris. Friedrich Merz, le chancelier allemand, doit officialiser ce mercredi, au premier jour du salon aéronautique de Berlin, l'arrêt du projet du SCAF, le Système de combat aérien du futur. L'histoire retiendra que c'est l'Allemagne qui endosse publiquement la responsabilité de l'échec de ce projet, considéré comme le plus emblématique de la coopération franco-allemande. Mais aussi, selon les points de vue, de l'Europe de la défense ou de la défense de l'Europe. Le SCAF, rappelle Le Figaro, visait à doter la France, l'Allemagne et l'Espagne d'un avion de combat de sixième génération, successeur du Rafale français et de l'Eurofighter européen, à horizon 2040. Cet avion était placé au cœur d'un système interconnecté, formé d'un cloud de combat, de drones, d'armements et autres liaisons de données. Depuis des mois, le projet cristallisait les tensions entre Paris et Berlin. Emmanuel Macron a tout tenté pour le sauver, pointe encore Le Figaro, en essayant de convaincre Airbus et Dassault Aviation de s'entendre, en nommant une mission de conciliation pour rapprocher les parties, en usant de sa force de conviction et de sa connaissance approfondie du dossier pour arracher au chancelier Merz encore du temps et une chance d'arriver à un compromis. Mais les mois ont passé, sans résultat aucun, et Berlin a considéré qu'il était temps d'en tirer les conclusions ». « Échec… » « Un échec européen », soupire El Pais à Madrid. « Les déclarations grandiloquentes sur la défense européenne et l'autonomie stratégique ne servent à rien si au moment crucial, les dirigeants européens se révèlent incapables de prendre les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs. Ce manque de volonté d'acquérir l'armement nécessaire à la garantie de sa souveraineté envoie un message inquiétant à une Europe qui a plus que jamais besoin de capacités d'autodéfense, notamment face à l'impérialisme. (…) Si l'Europe ne veut pas être à la merci des puissances qui cherchent à se partager le monde, elle a besoin d'une industrie militaire, s'exclame encore El Pais, capable de fabriquer les armements les plus sophistiqués. C'est une condition essentielle à son indépendance ». « Désastre… » La presse allemande n'est pas en reste… « Quel que soit l'angle d'approche, le retrait de l'Allemagne de son projet d'armement le plus important et prestigieux avec la France est un désastre », tempête Die Welt à Berlin. « Le sentiment d'un destin commun franco-allemand s'est évanoui, de même que la volonté de mettre de côté, même occasionnellement, ses propres intérêts ». Et Die Welt de s'interroger. « Où va l'Europe ? Quels projets peuvent être mis en œuvre pour consolider les fondements posés et développés par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing, Helmut Kohl et François Mitterrand ? Aucune réponse ne sera trouvée. Du moins pas aujourd'hui ». « Fiasco… » « Un véritable fiasco », renchérit le Süddeutsche Zeitung. « Lancé il y a neuf ans avec de grands espoirs, la fin de cette coopération représente aujourd'hui un revers majeur pour la défense européenne. (…) Même la longue guerre d'agression menée par la Russie à l'est du continent n'a pas réussi à rassembler les partenaires. Nationalisme exacerbé et actions industrielles unilatérales en lieu et place d'une coopération ? C'est une pitoyable démonstration de faiblesse de la part de l'Europe, s'agace encore le quotidien munichois. Les partenaires de ce projet d'avion de combat n'avaient-ils pas d'autre préoccupation que de se disputer les responsabilités au sein de ce consortium ? Comme si la guerre en Ukraine n'existait pas, comme si l'Europe n'était pas confrontée à ses défis géopolitiques les plus importants depuis 80 ans ». Enfin autre point de vue désabusé, celui de cet éditorial du New York Times sur la guerre au Moyen-Orient. Un édito intitulé « tout le monde est perdant dans cette guerre. (…) Que ce soient les dirigeants d'Israël, d'Iran, du Hezbollah, du Hamas et des États-Unis : tous savent que l'histoire les observe et que, dès que les armes se tairont, un règlement de comptes moral, politique et économique s'imposera, qui sera dévastateur, affirme le quotidien américain, pour chacun de ces imbéciles ».

    À la Une: la barre des 100 jours de conflit dépassée au Moyen-Orient

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 4:00


    « La trêve en vigueur depuis le 8 avril n'a jamais été aussi près d'être rompue, constate Le Figaro à Paris. Au cours du week-end dernier, Israël et l'Iran ont échangé pour la première fois depuis un mois des tirs directs. Téhéran a lancé une volée de missiles balistiques contre le territoire israélien, en riposte à des bombardements contre les quartiers sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. Israël a bombardé à son tour plusieurs cibles en Iran, dont un complexe pétrochimique. » « Ce jeu de ping-pong d'attaques destructrices est absurde et vain, quel que soit l'angle d'approche, s'exclame Haaretz à Tel Aviv. Il menace nos relations avec les États-Unis, ne contribue en rien à la sécurité des Israéliens, perturbe leur quotidien et alimente le dégoût envers Israël à l'étranger. La seule solution, affirme le quotidien de gauche israélien, réside dans un véritable accord avec le Liban et l'Iran. La volonté de "séparer les fronts" se comprend d'un point de vue stratégique, mais elle est irréalisable. Tant qu'un front restera ouvert, l'autre le sera également. Il s'agit d'un cycle de violence absurde qu'il faut absolument briser. » Le Jerusalem Post, proche du pouvoir, a une autre analyse… « Si Israël avait encaissé l'attaque de missiles iraniens sans riposter, une nouvelle dynamique dangereuse se serait installée dans la région. Le Hezbollah aurait pu violer les cessez-le-feu et attaquer le nord d'Israël. Israël aurait pu riposter. L'Iran aurait alors pu tirer directement sur Israël pour défendre son allié. Et Jérusalem aurait été censé encaisser cette attaque sans réagir et se retirer par égard pour les Américains. Aucun pays ne peut fonctionner dans de telles conditions, s'exclame le Jerusalem Post, et il faut saluer pleinement le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour avoir pris les mesures nécessaires afin de régler définitivement le problème du Hezbollah. » Trump spectateur impuissant ? Et pour sa part, « Donald Trump est pris au piège israélien », constate Le Temps à Genève. « Confronté à de prochaines élections critiques pour sa survie politique, Benyamin Netanyahou défie les ordres de Washington. Furieux, Donald Trump n'en demeure pas moins réduit au rôle de spectateur, pointe le quotidien suisse. (…) Son autorité est toujours plus chancelante. À l'encontre des vœux américains, Israël frappait tout d'abord le Liban dimanche. Puis, alors que l'Iran ripostait contre Israël, l'État hébreu tirait plusieurs missiles sur Téhéran – ce que Donald Trump avait expressément demandé de ne pas faire. » Bref, résume Le Temps, « la situation est dans une impasse. Et c'est Donald Trump qui en souffre le plus. Le président américain, qui sait que la guerre est impopulaire, n'a de cesse de promettre la fin du conflit », et celui-ci s'éternise…  « Trump veut avoir le dernier mot », renchérit le New York Times, mais c'est toujours l'impasse : « Cent jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, Donald Trump se retrouve aux prises avec sa propre version du bourbier militaire au Moyen-Orient qui avait piégé ses prédécesseurs – et qu'il avait promis d'éviter ». Finalement, soupire le Washington Post, « Trump peine à mettre fin à cette guerre contre l'Iran qu'il n'aurait jamais dû déclencher. (…) Le 23 mai dernier, il avait déclaré qu'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran était presque finalisé et serait "annoncé prochainement". Pourtant, plus de deux semaines plus tard, aucun accord n'a été dévoilé et les forces américaines et iraniennes continuent d'échanger des tirs régulièrement ». En fait, pointe encore le Washington Post, « Trump tente simplement d'ignorer la dure réalité : il n'existe aucune issue facile à ce conflit (…). Toutes les options sont mauvaises et Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même ». Négociations en coulisses… Alors, « malgré les nouvelles flambées de violence, Donald Trump a assuré hier que les discussions continuaient ». C'est ce que constate Libération à Paris : « "les négociations finales sur la paix se poursuivent, à moins que l'ignorance ou la stupidité ne viennent s'y opposer", a affirmé le président américain, sans préciser sa cible. "Nous n'avons quitté ni le champ de bataille ni la table des négociations", a répondu le président iranien, Massoud Pezeshkian. Une ouverture dont s'est immédiatement saisi le médiateur pakistanais. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exhorté "toutes les parties à faire preuve de retenue et à donner une nouvelle chance à la paix" ». Autant de belles paroles qui devront se transformer en actes…

    À la Une: émotion et colère en France après le meurtre de la petite Lyhanna

    Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:46


    « Cette image, nous la connaissons par cœur, malheureusement, soupire Le Parisien. Une foule vêtue de blanc, une fleur à la main, avançant au pas dans un silence de plomb derrière la banderole d'un visage d'enfant figé à jamais. Nous avons marché pour Estelle, pleuré pour Marion, Maëlys… Hier dimanche, à Fleurance, dans le Gers, pointe le journal, le cortège de la douleur s'est reformé pour Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte jeudi dans une usine agricole. Son meurtrier présumé faisait l'objet de soupçons de pédocriminalité mais n'avait jamais été entendu par les enquêteurs. Une marche blanche de plus. Celle de trop, s'exclame encore Le Parisien. Cette fois, pendant la parenthèse d'émotion, le silence a grondé dans les rues de cette commune de 6 000 habitants. Derrière les larmes, c'est le constat des failles de notre système qui alimente la fronde. » À lire aussiMarche blanche pour Lyhanna, une affaire qui bouleverse la France Les magistrats en faute ? Alors à qui la faute ? « La jeune collégienne n'a pas seulement été victime de son bourreau. Ce sont aussi des fautes graves, très graves qui l'ont tuée », estime Le Figaro. Le Figaro qui pointe du doigt les magistrats : « la faillite du système judiciaire français est invoquée. Certes, mais, ce système, ce sont des professionnels, garants de l'État de droit, qui le font tourner. Ils connaissaient le danger que représentait l'assassin de Lyhanna depuis longtemps. Comment une plainte contre lui pour le viol d'une autre fillette a-t-elle pu dormir neuf mois dans les archives ? » Et Le Figaro de s'interroger : « Un chirurgien qui rate une opération peut être poursuivi pour faute. Tout comme un policier qui fait un mauvais usage de son arme, un architecte dont le bâtiment s'effondre ou un comptable qui certifie des comptes frauduleux. Pourquoi un magistrat n'aurait-il pas à répondre de ses décisions ? » Un système défaillant ? Libération n'a pas le même point de vue : « Sans doute, l'enquête le dira, il y a eu des dysfonctionnements individuels. Mais à ce niveau d'échec, il apparaît contreproductif d'accuser des individus alors que tout un système semble défaillant, estime le quotidien de gauche. Le gouvernement assure avoir érigé les violences contre les enfants comme priorité, mais la liste des priorités est bien longue, avec en face des moyens qui restent très disparates selon les territoires. (…) Pour éviter d'autres drames, il est indispensable, préconise Libération, de sortir des effets d'annonce et de faire un état des lieux précis de ce qui a été fait ou pas, et surtout de ce qu'il reste à faire pour faciliter concrètement la prise en charge de ces dossiers. » Et Libération de préciser que « la question des moyens se pose depuis des années au parquet d'Auch dans le Gers. En 2023, la presse locale s'alarmait d'une situation exceptionnelle : à l'arrivée de l'actuelle procureure, Clémence Meyer, son parquet n'avait plus de magistrat. Deux ans plus tard, le député David Taupiac dénonçait une situation "alarmante" dans ce tribunal lors d'une séance de questions au gouvernement. En septembre de la même année, le président du tribunal avait résumé ainsi la situation : "On est à l'os". Réponse du garde des Sceaux, Gérald Darmanin : "Ce tribunal ne manque pas de moyens particulièrement". » À lire aussiL'affaire Lyhanna, révélatrice des dysfonctionnements de la justice française Spectateurs, nous feignons de ne pas voir ? Dans une tribune publiée par Le Monde, Alice Gayraud, ancienne responsable du plaidoyer de la Ciivise, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, crie son indignation : « Elle dit sa colère, pointe le journal, de voir se répéter la même mécanique d'une société incapable de dépasser l'émotion pour réellement faire cesser les violences sexuelles faites aux enfants : "Chaque année, affirme-t-elle, 160 000 enfants subissent des violences sexuelles, le plus souvent par un proche, presque toujours par un homme. Quatre victimes sur cinq ne porteront jamais plainte ; il n'y a pour elles aucun juge à blâmer, seulement une société de spectateurs qui feint de ne pas voir. L'impunité, les agresseurs la puisent en chacune et chacun de nous". » Et Alice Gayraud de s'interroger : « Combien de temps allons-nous mimer la stupeur devant des crimes aussi ordinaires ? »

    À la Une: l'équipe iranienne de football autorisée à entrer aux États-Unis

    Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 4:23


    Dans le contexte actuel de forte tension entre les États-Unis et l'Iran, l'information n'est pas passée inaperçue. Le New York Times résume ainsi la situation : « Après des mois d'incertitude quant à leur participation, les joueurs iraniens ont obtenu leurs visas pour les États-Unis quelques jours seulement, avant le début de la Coupe du monde. » Feu vert donc pour les 26 joueurs, mais pas pour le staff (« entraîneurs, préparateurs physiques, personnel médical »). Douze membres de ce staff se sont vu refuser l'entrée aux États-Unis, de même que le président de la Fédération iranienne de football, qui se trouve être également un ancien commandant des Gardiens de la révolution islamique, l'un des piliers du régime des mollahs. Le refus de lui attribuer un visa n'est donc guère surprenant. Quant aux footballeurs iraniens, ils ont donc dû attendre quasiment le dernier moment pour être sûrs de pouvoir se rendre aux États-Unis. Le New York Times raconte « qu'un responsable iranien a été dépêché en urgence, hier, pour récupérer les passeports des joueurs », moins d'une semaine avant le début de la Coupe du Monde. À lire aussiCoupe du monde 2026: qui verra l'Amérique? Colère des Afro-Américains Les Afro-Américains sont visés par le redécoupage électoral aux États-Unis. C'est dans la rubrique Opinions du New York Times, signée de l'une de ses collaboratrices régulières, Mara Gay, qu'il est question de ce redécoupage. Mara Gay qui parle d'une « trahison » dont sont victimes les Afro-Américains. En effet, explique-t-elle, « des millions d'Américains vivent dans des états où les Républicains redessinent les cartes électorales, réduisant ainsi le poids des électeurs noirs et de ceux qui partagent leurs intérêts. » « Mardi dernier, précise la collaboratrice du New York Times, la Cour suprême a autorisé l'Alabama à supprimer l'un de ses deux seuls districts à majorité noire [...] D'ici les élections de la mi-mandat, en novembre, et très probablement d'ici la prochaine élection présidentielle, de nouvelles cartes électorales seront en vigueur ». Mara Gay s'est rendue samedi dernier à Montgomery, la capitale de l'Alabama, au sud des États-Unis, où des milliers de personnes ont manifesté. Elle raconte : « Des personnes âgées noires ont défilé sous une chaleur accablante, confiant pour certaines avoir déjà participé à des manifestations depuis des décennies. Des parents portaient leurs enfants endormis et tentaient de les protéger de la chaleur. Des Américains blancs étaient également présents [...] avec des pancartes proclamant : "Non aux cartes ségrégationnistes". » Mara Gay ne décolère pas : « De mémoire d'homme, dit-elle, cette tentative d'anéantir le pouvoir des Noirs dans le Sud compte parmi les plus grandes trahisons commises par le gouvernement fédéral envers les Afro-Américains et leurs électeurs. » À lire aussiEn Alabama, une manifestation contre des redécoupages électoraux défavorables aux minorités Incroyable série de négligences « Meurtre de Lyhanna : autopsie d'un naufrage judiciaire », titre Le Parisien. Le journal explique que « les premiers éléments des précédentes plaintes ayant visé Jérôme Barella, le suspect du meurtre de Lyhanna, démontrent une incroyable série de négligences ». Il avait en effet « été visé par deux précédentes plaintes pour viol, en 2017 et 2022 », plaintes qui n'ont eu aucune suite judiciaire, de même qu'une troisième déposée en août dernier. « En première ligne, remarque Le Monde, le gouvernement reconnaît "un échec" et pointe des "défaillances" ». À qui attribuer la faute ? Les regards se tournent vers les magistrats. Le journal Libération accuse : « Il est plus confortable de pointer des responsabilités individuelles que de s'interroger sur la responsabilité d'une équipe au pouvoir depuis neuf ans vis-à-vis de l'état de délabrement de la justice. » Nos voisins européens s'intéressent aussi à cette affaire. Comme El País, qui semble penser que l'Espagne peut servir de modèle à la France : « Récemment, nous dit le quotidien, le ministre français de la Justice s'est rendu en Espagne, afin de s'inspirer de certaines mesures du système espagnol de protection des victimes. » À lire aussiFrance: une autopsie confirme la découverte du corps de Lyhanna, Gérald Darmanin «présente ses excuses»

    À la Une: interrogations sur le cessez-le-feu au Liban

    Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:59


    Sur quelles bases repose ce nouveau cessez-le-feu ? Quelles sont les intentions d'Israël ? Selon le journal d'opposition Haaretz, Israël « n'envisage pas de se retirer des zones situées au sud du fleuve Litani, mais il a accepté de ne pas mener d'actions offensives contre le Hezbollah – y compris la démolition de maisons – en échange de la cessation des actions offensives du Hezbollah contre les forces israéliennes ». Mais le Hezbollah, lui, a rejeté le cessez-le-feu. Et la presse libanaise est sceptique. « Liban-Israël : un texte sans retrait israélien », titre le site d'information Libanews, selon lequel « Washington impose des conditions au Liban, sans garantie d'Israël ». L'Orient-le-Jour, lui, a interrogé des habitants du sud Liban, et explique que « l'annonce d'un nouveau cessez-le-feu a du mal à convaincre ». Le journal francophone libanais rapporte les propos d'une mère qui « a fui son village d'Aïn Ebel » et qui raconte : « Mon fils me demande quand nous allons rentrer chez nous, mais je suis incapable de lui répondre. »  « Les Libanais que nous avons interrogés, explique l'Orient-le-Jour, semblent désabusés, après l'échec des précédentes trêves au fil des mois et à l'heure où l'armée israélienne occupe plus de 600 km2 du Liban-Sud. » L'Orient-le-Jour a également rencontré Sarah, une déplacée, qui semble sans espoir : « Les responsables parlent d'accord global et de paix. Mais nous, nous voyons les maisons détruites, les commerces fermés et les terres occupées. » Un autre déplacé estime, lui, que « la trêve n'est qu'une illusion qui permettra à Israël de maintenir son occupation du Sud ».  À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: le Hezbollah rejette la trêve au Liban, les perspectives d'un accord en Iran s'assombrissent Pas de discussions à Moscou Autre cessez-le-feu qui pourrait être à l'ordre du jour. Celui entre l'Ukraine et la Russie, mais on en semble encore bien loin. Volodymyr Zelensky a fait un nouveau pas vers la Russie. « Dans une lettre adressée à Poutine, titre le Guardian, Zelensky appelle à des négociations en face à face. » « Le président ukrainien propose une rencontre dans un pays tiers neutre, tandis que Trump affirme que les deux parties doivent "faire des compromis" », ajoute le quotidien britannique. Le Times précise que le président américain s'est une nouvelle fois enthousiasmé, déclarant : « Je suis ravi qu'ils envisagent une rencontre. Je pense que nous y avons largement contribué. Ce serait formidable qu'ils se rencontrent. » Mais Vladimir Poutine a rapidement douché les espoirs du président américain, suggérant, nous dit le Kyiv Post, que « le dirigeant ukrainien pourrait se rendre à Moscou, à tout moment ». Proposition que Volodymyr Zelensky, peu désireux de se jeter dans la gueule du loup, a déjà, par le passé, refusée.  À lire aussiGuerre en Ukraine: Zelensky propose une rencontre en tête à tête dans une lettre ouverte à Poutine « Morte de tristesse » La disparition de Marjane Satrapi suscite de nombreuses réactions dans la presse française. C'est le journal Libération qui consacre la plus importante place à l'autrice de la bande dessinée Persepolis. C'est la Une du quotidien français ce vendredi, le portrait dessiné en noir et blanc de Marjane Satrapi, « symbole de liberté », nous dit Libération, morte à 56 ans. « L'artiste franco-iranienne est "morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie" », ont écrit ses proches, dans un message repris par Le Monde, qui nous rappelle les grandes étapes de la vie de Marjane Satrapi : « Arrivée en France en 1994, naturalisée en 2006, elle avait connu la consécration avec la saga autobiographique Persepolis, dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l'Europe. » Marjane Satrapi, une femme engagée, également, rappelle Le Monde : « Elle avait refusé la Légion d'honneur en 2025 en raison de ses "principes" et de son "attachement" à sa "patrie de naissance". "Je ne peux (disait-elle) ignorer ce que je perçois comme une attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran." » À lire aussiL'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, autrice de la bande dessinée «Persepolis», est morte à 56 ans

    À la Une: comme un parfum de Coupe du monde

    Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 4:04


    « Un parfum d'Amérique » : c'est la une de L'Équipe à Paris. À douze jours de leur entrée en compétition à New York, « les Bleus entament en effet leur préparation au Mondial ce soir à Nantes face à la Côte d'Ivoire, avec un capitaine, Kylian Mbappé, déterminé à briller lors de sa troisième Coupe du monde. » Un « Mbappé en mission », s'exclame le quotidien sportif. « La Coupe du monde est presque là, susurre le journal, elle s'ouvre dans une semaine, les Anglais rougissent en Floride, le Brésil trottine dans le New Jersey, l'Argentine se prépare à Kansas City et l'équipe de France s'apprête à jouer deux fois au pays avant de partir pour l'aventure et de rallier Boston mercredi prochain, six jours avant d'entrer en lice contre le Sénégal. » Et les Bleus, faut-il le rappeler, font partie des favoris… En effet, pointe encore L'Équipe, « la France est revenue à la première place du classement FIFA, ce qui n'est pas un trophée mais ne survient pas par hasard. » Et « elle a été l'une des nations les plus convaincantes de la fenêtre internationale en mars, avec ses victoires face au Brésil et à la Colombie. » Les Iraniens joueront-ils sur le sol américain ? Le New York Times pour sa part s'intéresse à un cas bien particulier : celui de l'Iran… En effet, la situation est inédite… L'équipe iranienne est qualifiée pour cette Coupe du monde. Et c'est la première fois, souligne le New York Times, qu'une équipe en compétition est en guerre avec l'un des pays hôtes, à savoir les États-Unis. « La Coupe du monde débute donc le 11 juin et le premier match de l'Iran est prévu quatre jours plus tard contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, pointe le quotidien américain. L'Iran avait initialement prévu de s'installer à Tucson, en Arizona, avant que la Fifa, instance dirigeante du football mondial, n'annonce que l'équipe serait finalement basée à Tijuana, au Mexique, près de la frontière américaine. » Les footballeurs iraniens ont donc obtenu leurs visas pour se rendre au Mexique, mais ils sont toujours dans l'attente de visas pour aller jouer aux États-Unis. Le New York Times précise que le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, est actuellement en négociations avec la Fifa et non avec les États-Unis. Les États-Unis qui avaient fait récemment savoir, par la voix du secrétaire d'État Marco Rubio, que « les entraîneurs et autres responsables iraniens ayant des liens avec les Gardiens de la révolution ne seraient pas autorisés à entrer aux États-Unis. » Or, pointe le journal, Mehdi Taj a été, par le passé, commandant au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et plusieurs joueurs de l'équipe iranienne, dont son capitaine, ont effectué leur service militaire au sein de ce même groupe. Gianni Infantino, monsieur « toujours plus » ? Le Mondial toujours, ou plutôt ses coulisses, avec cette enquête de Libération à Paris sur le patron de la FIFA, Gianni Infantino… Libération qui brosse un portrait peu flatteur du patron du foot mondial. « Gianni Infantino, l'incarnation des dérives du foot business », titre le journal. Alors quelles dérives ? Le « toujours plus », affirme Libération : « le passage de 32 à 48 équipes qualifiées pour cette édition 2026. (…) Toujours plus de matches, toujours plus de droits de retransmission, toujours plus de pognon. (…) Jamais le foot business n'aura à ce point sacrifié l'intérêt des joueurs, menacé leur santé, usé jusqu'à la corde cette passion déraisonnable pour le foot. (…) L'autre dérive qu'assume le patron du foot mondial est politique, dénonce encore Libération. (…) En créant comme il l'a fait ce ridicule prix de la paix de la Fifa pour caresser son ami Donald Trump dans le sens du poil, en s'affichant ouvertement comme un fervent supporter du président américain, Gianni Infantino assume à visage complètement découvert d'entraîner le football sur un terrain dangereux. » Enfin, pour en revenir au jeu, le Guardian à Londres s'intéresse aux petits poucets de ce Mondial : « Quatre pays – le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l'Ouzbékistan – font leurs débuts en Coupe du monde. » Le Guardian qui pointe trois rencontres en particulier qui pourraient donner lieu à « des surprises potentielles » : Haïti – Écosse, le 13 juin, Nouvelle-Zélande – Iran, le 15 juin et Cap-Vert – Uruguay, le 21 juin. À lire aussiMondial de football 2026: la Fifa visée par une enquête sur la billetterie

    À la Une : Trump-Netanyahu, un duo en crise…

    Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 3:45


    « Trump et Netanyahu avaient déjà eu plusieurs conversations téléphoniques tendues par le passé, rappelle le site d'information américain Axios, mais ils avaient néanmoins maintenu une étroite coordination sur l'Iran ». Avant-hier lundi, le ton est monté, s'exclame Axios : « Tu es êtes complètement cinglé, aurait dit Trump à Netanyahu. Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. Putain, qu'est-ce que tu fous ? » Pourquoi cette bordée d'injures ? Réponse condensée du Temps à Genève : « ce que "foutait" le Premier ministre israélien ? La guerre. Comme tous les jours, depuis deux ans et huit mois. Mais lundi, son armée bombardait Beyrouth après avoir élargi ses opérations dans le sud du Liban. Un mauvais timing pour Donald Trump, en plein milieu des négociations avec l'Iran, qui (justement) conditionne un accord à une trêve au Liban. Et sa guerre contre Téhéran, le président américain n'en veut plus, pointe encore Le Temps. Les négociateurs iraniens font transpirer son équipe depuis des semaines ; lui-même semble exaspéré, répétant sur tous les tons qu'un accord est proche. Mais rien de solide ne semble venir ». Un inextricable imbroglio stratégique… « Le coup de fil rageur de Trump à Netanyahu a conduit Israël à limiter l'offensive au Liban, mais un accord avec Téhéran continue de lui échapper, souligne Le Figaro à Paris. (…) La complexité d'une crise à multiples facteurs continue de déjouer les plans de Trump. Non seulement la victoire tant annoncée lui échappe, mais, là, même un accord de compromis se révèle difficile à obtenir. Trois mois après le début d'une guerre qui devait durer "de quatre à six semaines", les résultats de l'opération Fureur épique ressemblent de plus en plus, constate Le Figaro, à un inextricable imbroglio stratégique ». Directions opposées… En fait, analyse le Wall Street Journal, « Trump et Netanyahu sont confrontés à une course contre la montre à l'approche des élections cet automne, et leurs électeurs les poussent dans des directions opposées. Trump est sous pression pour mettre fin à une guerre qui a fait grimper les prix de l'énergie et révélé des divisions au sein de son mouvement Maga (…). Netanyahu, quant à lui, doit faire face à des électeurs qui exigent des mesures plus fermes contre le Hezbollah, dont les attaques de drones ont tué des soldats israéliens et contraint à plusieurs reprises des habitants du nord d'Israël à se réfugier dans des abris ». Résultat, pointe le Wall Street Journal : « l'Iran a rapidement exploité cette division, menaçant lundi d'abandonner les pourparlers avec Washington si Israël étendait ses frappes contre les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth ». Pour Libération à Paris, « en abattant cette carte libanaise, la république islamique fait émerger le désaccord entre Donald Trump, pressé d'avancer dans les négociations, et le gouvernement Nétanyahou, qui redoute au contraire un accord entre les États-Unis et l'Iran. "Le régime de terreur en Iran est voué à disparaître. Et nous allons contribuer à ce que cela arrive", a menacé hier le Premier ministre israélien dans une vidéo. Jusque-là, rappelle Libération, le président américain avait laissé les mains libres à Israël au Liban pour le laisser se défouler contre le Hezbollah pendant qu'il tente de négocier avec l'Iran. Mais, s'interroge le journal, peut-il continuer à se laisser défier par Netanyahu au Liban ? » Qui aura le dernier mot ? Alors, quelle solution ? réponse d'El Pais à Madrid : « seule une cessation des violences au Liban pourrait permettre à l'Iran d'ouvrir le détroit d'Ormuz, seul Netanyahu pourrait endiguer ces violences, et seul Trump pourrait l'y contraindre. Tant qu'il n'agira pas, tout progrès restera illusoire ». Constat similaire pour L'Orient-Le Jour à Beyrouth : « malgré les efforts diplomatiques, les interrogations demeurent. Tout dépendra en définitive des choix de Netanyahu et de la capacité de Trump à lui imposer ses orientations. À défaut, le Liban risque de rester le théâtre d'un affrontement indirect entre Washington et Téhéran ».

    À la Une: le doute s'installerait-il en Russie?

    Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:57


    C'est une enquête à lire dans le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Longtemps, le Kremlin a réussi à protéger la majeure partie de la population russe des conséquences de sa guerre contre l'Ukraine. Désormais, constate le quotidien allemand, les attaques de drones se multiplient, le niveau de vie se dégrade et le Kremlin renforce la censure, notamment en ligne, et multiplie les interdictions et les sanctions. Le pouvoir russe est apparemment tellement préoccupé par le climat négatif ambiant qu'il a déjà fait diffuser une sorte de guide au sein de son parti, Russie unie. Un guide qui explique ce que les représentants du parti devront dire aux Russes mécontents avant les élections à la Douma, prévues cet automne. Parallèlement, exprimer des critiques demeure dangereux ». Que pensent les Russes après quatre années de guerre ? Justement le Süddeutsche Zeitung a fait parvenir un questionnaire à un panel de citoyens russes. « Que pensent-ils après quatre années de guerre ? Douze d'entre eux ont répondu par écrit ou par message vocal entre Belgorod, près de la frontière, et la Sibérie lointaine. Et la plupart ont souhaité garder l'anonymat pour leur sécurité ». Alors, « certains s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants, d'autres craignent le retour de soldats traumatisés ou de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins. Lioubov, 88 ans, croit à la propagande de Vladimir Poutine selon laquelle la Russie doit se défendre contre les fascistes en Ukraine. Ilya, 22 ans, est quant à lui si critique envers le régime qu'il ne voit aucun avenir pour lui en Russie. (…) Pour Tatiana, 52 ans, seul un effondrement du système pourrait laisser espérer un changement, voire une amélioration. (…) La guerre a absorbé toutes les ressources, déplore Margarita, 26 ans : argent, énergie, temps, vies humaines – et tout cela se ressent deux fois plus intensément qu'avant. En Russie, les gens ne sont pas des citoyens, mais des pions dans un jeu politique. (…) Beaucoup acceptent tout sans réagir, renchérit Georgy, 52 ans, la politique ne les intéresse pas. La télévision et la propagande de Poutine les ont transformés en zombies ».  Des craintes fondées mais un basculement peu probable… Le Monde à Paris publie également une longue enquête sur la situation en Russie. « Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement et interrogent sa stratégie, constate le quotidien français. (…) Sa crainte est fondée. Ces derniers mois, les drones ukrainiens ont attaqué de façon répétée Moscou et sa région, des entreprises du secteur de la défense, des aérodromes militaires, des grandes raffineries, des installations portuaires dans la Baltique et en mer Noire. Depuis peu – c'est une nouveauté –, Kiev produit et utilise massivement des drones Hornet à moyenne portée, jusqu'à 200 kilomètres, indétectables, dotés d'intelligence artificielle et reliés à Starlink. (…) Sur le front, les forces russes stagnent », constate encore Le Monde. Et « de fait, la stratégie et les buts de la guerre commencent à susciter ouvertement des interrogations. (…) Des divisions croissantes au sein de l'appareil d'État ont été mises en relief. (…) Il faut dire que l'aura de Vladimir Poutine s'est ternie, sa parole est de moins en moins crue. (…) Pour autant, pointe encore Le Monde, un changement de régime n'est pas pour demain.  Le Monde qui cite la politologue Anna Colin Lebedev : « il y a une déstabilisation du quotidien des Russes, des mécontentements et sans doute des tensions au sein de la sphère dirigeante, mais, affirme-t-elle, le pouvoir contrôle ses élites, et la population sait s'adapter à des conditions qui s'aggravent. Cette crise aura des effets politiques, mais un basculement radical reste peu probable ». Le cas Fedorova… Enfin, de nombreux journaux et sites d'information en France s'interrogent sur la présence sur le territoire national et sur le rôle de Xenia Fedorova. Cette ressortissante russe, ancienne patronne du média Russia Today intervient dans les médias du groupe Bolloré. Avec « un seul narratif, pointe Libération : celui du Kremlin. Sur l'Occident agressif et l'Otan qui n'existe que pour menacer la Russie, l'Ukraine néonazie et corrompue, instrumentalisée par une Europe qui veut la guerre ». Certains l'accusent donc d'être une propagandiste, voire une agente russe et se demandent pourquoi son titre de séjour a été renouvelé par l'administration française. Les dirigeants des médias du groupe Bolloré invoquent, quant à eux, la liberté d'expression. À lire aussiInfluence russe en Europe: polémique autour de Xenia Fedorova, accusée d'être la «voix du Kremlin» dans les médias Bolloré

    À la Une: Paris est une fête…

    Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:07


    Facile de reprendre ce titre du célèbre roman d'Hemingway pour entamer cette revue de presse. Facile mais évident au vu des titres de la presse française ce matin : « Paris fête ses rois », s'exclame Le Parisien. Après leur sacre samedi soir, les footballeurs du PSG ont été « accueillis comme des dieux », s'extasie le journal. « Environ 90 000 personnes ont assisté hier au retour des Champions d'Europe au Champ de Mars à Pars, transformé en gigantesque fan-zone »/ « La fête des maîtres », s'amuse L'Equipe. Référence calembouresque à la fête des mères qui était célébrée également hier… « Comme l'année dernière, relève le quotidien sportif, les Parisiens ont allègrement savouré les heures qui ont suivi leur sacre européen. Entre Budapest et Paris, où ils sont pu communier avec leur supporters, pointait déjà l'ambition de remettre ça, une fois de plus, dans un an ». Le Monde jubile également : « avec le plaisir d'un épisode caniculaire enfin arrivé à son terme, et malgré un soleil caché par une enfilade de nuages parfois pluvieux, ou les restes d'une nuit fiévreuse, Paris rayonnait hier au moment d'accueillir ses héros du ballon rond, au lendemain du deuxième sacre de rang du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Un an jour pour jour après la conquête de leur première étoile, les Parisiens, partis de Budapest en début d'après-midi, ont retrouvé leurs terres, et les clameurs d'un public qui n'a jamais cessé de croire en la possibilité d'un doublé ». Gloire et… honte Le Figaro enchaine : « cette équipe est belle car elle brille par un jeu collectif exceptionnel. Elle n'est pas, comme auparavant, que l'expression de quelques stars. On n'a pas fini de l'habiller de superlatifs, d'en chanter la virtuosité, d'en redemander encore et encore. (…) On applaudit (donc), poursuit Le Figaro, mais, déplore-t-il, l'exploit n'excuse ni ne justifie les scènes de guerre vues avant, pendant et après le match, jusqu'au bout de la nuit. Exactement comme l'année dernière. Plusieurs quartiers de Paris et de quelques villes de province ont été mis à sac. Tirs de mortiers, vitrines brisées, voitures brûlées. Affrontements en ligne avec les forces de l'ordre ». Et Le Figaro de s'interroger : « va-t-on s'habituer encore longtemps à ces rituels inacceptables ? Peut-on tolérer que l'unité nationale, si belle dans la gloire, puisse être déchiquetée par la honte qu'inspirent certains dans le pays ? Ces jours-là, on ne peut s'empêcher de penser que la France est effectivement malade ». « Un orgasme collectif violent et extatique » Libération pour sa part nous propose une double Une. D'un côté : « PSG, naissance d'une légende », et de l'autre : « Edgar Morin, mort d'une légende ». Comment concilier ces deux informations qui n'ont a priori rien à voir ? Libération rapporte des extraits de l'ode au football que le philosophe avait écrite en 1998 lors de la première victoire de la France en Coupe du monde. « Une ode au foot qui n'a pas pris une ride », pointe le journal. En effet, il y a presque 30 ans donc, Edgar Morin écrivait : « la stratégie de l'équipe doit s'élaborer en imaginant la stratégie de l'adversaire et comporte aussi une contre-stratégie. Chaque équipe doit s'appliquer non seulement à construire son jeu, mais aussi à déconstruire celui de l'adversaire ». Libération cite encore ce propos du philosophe : « l'attente d'un but est si tendue, si angoissée, […] elle coûte tant d'efforts et d'énergie, que le "goal" déclenche […] un orgasme collectif violent et extatique. » Quant à la séance des tirs au but : « nulle stratégie n'abolit le hasard, explique Edgar Morin. Tout match comporte beaucoup d'aléas, […] et certains entretiennent l'incertitude jusqu'à la fin ». Incroyable, souligne Libération, « notre philosophe centenaire parle football comme s'il avait suivi la finale quelques heures après sa mort devant sa télé ».  Condamné à porter le poids du monde sur ses épaules… Enfin, cette photo qui a fait le tour du monde des médias et que l'on peut voir notamment sur le site du New York Times : le parisien Marquinhos qui réconforte sont compatriote brésilien Gabriel après son penalty manqué samedi soir… Commentaire du New York Times : « cela ne changera jamais à moins qu'une meilleure solution ne soit trouvée pour départager un match nul après prolongation : la cruelle réalité des tirs au but. Un joueur, voire plusieurs, se retrouvera condamné à porter le poids du monde sur ses épaules pendant des années pour avoir manqué une action individuelle dans un sport collectif. Cette responsabilité, et la prise de conscience qu'elle engendre, est absolument écrasante ».

    Claim Revue de presse internationale

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