Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour, du lundi au vendredi à 13h24, heure de Paris.

« Des scènes de chaos, au moins 72 morts et des dizaines de disparus. Ce qui s'est passé ces derniers jours à Ceuta, enclave espagnole bordant le Maroc, est révoltant à plus d'un titre, s'exclame Le Temps à Genève. L'afflux de dizaines de milliers de migrants, en quelques heures, a provoqué interrogations et inquiétudes. Il a surtout déclenché une surenchère politique, nourrie de récupérations, de fake news véhiculées par les réseaux sociaux et de mauvaise foi. Une fois encore, les migrants se retrouvent instrumentalisés et réduits au rang d'arme politique et de moyen de pression diplomatique. » Une surenchère alimentée par « la droite dure européenne, pointe le quotidien suisse, qui a aussitôt agité le spectre d'une "invasion". L'Italie de Meloni s'est empressée de réclamer l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen, imitée par d'autres responsables politiques. La France a aussi donné dans le registre de la peur, en renforçant ses contrôles aux frontières. » Désespoir… Indignité… « Les partis de droite et d'extrême droite européens n'attendaient que ça, fulmine Libération à Paris : on les a vus arriver avec leurs gros sabots, s'emparant des images d'afflux de migrants à Ceuta jeudi et vendredi, et les instrumentalisant avant que quiconque n'ait eu le temps d'analyser ce qui se passait. En France, le patron du RN, Jordan Bardella, a évoqué "une submersion sans précédent" quand la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, réclamait des "mesures extraordinaires" pour défendre les frontières de l'Europe. Si la situation n'était aussi tragique, cela prêterait à sourire, soupire Libération, d'autant que ces migrants sont tous repartis ou presque quand ils ont compris qu'ils avaient été manipulés. Mais personne n'a envie de sourire devant le désespoir de ces jeunes Marocains, devant la centaine de corps rejetés par la mer, et devant l'indignité de ces dirigeants européens qui ont réagi de manière populiste et électoraliste et non humaine et solidaire. Leur premier réflexe, dénonce encore Libération, aurait dû être de voler au secours de l'Espagne ou de s'apitoyer sur la mort de ces exilés volontaires, ados pour beaucoup, qui cherchaient à gagner ce qu'ils croyaient être le paradis. » « La crise de Ceuta a ainsi été le révélateur d'un réflexe d'instrumentalisation et de division, résume Le Monde, là où la gravité et la réalité de la question de l'immigration exigeraient au contraire solidarité et unité. » « Quelque chose a été cassé » En tout cas, cette « crise de Ceuta révèle une fracture européenne », relève Le Soir à Bruxelles. Et « devrait laisser des séquelles importantes, notamment vis-à-vis de la confiance que se portent les États membres de l'Union européenne. Quelque chose a été cassé, à en croire la lettre envoyée par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Il y exprime sa "profonde inquiétude" au vu des réactions de ses homologues. Dans ce courrier diffusé samedi, le socialiste dénonce le "très faible soutien" de la part des États membres ainsi que les attaques qu'a essuyées l'Espagne et les appels pour son exclusion temporaire de l'espace de libre circulation Schengen. » Réunion sous tension… C'est dans ce contexte tendu que les ministres de l'Intérieur des membres de l'Union européenne doivent se réunir demain mardi. Et « les divergences s'accentuent », pointe Le Figaro. « Vingt-deux États membres de l'Union européenne ont uni leurs voix dans une coalition hétéroclite, emmenée par Giorgia Meloni et par la sociale-démocrate danoise Mette Frederiksen, coalition qui exige "une réponse européenne immédiate et coordonnée". (…) Parmi les propositions les plus radicales figure (donc) la suspension temporaire de l'Espagne de l'espace Schengen. » Et « Rome entend profiter de cette réunion d'urgence pour remettre (notamment) une proposition sur la table : celle d'un réseau européen de "hubs de retour", des centres de rétention installés dans des pays tiers. Une approche que la France avait déjà torpillée lors du dernier sommet européen. »

Au moins 57 morts, c'est le lourd bilan de ces derniers jours, lorsque plusieurs dizaines de milliers de migrants, entre 50 et 60 000, marocains pour la plupart, ont pénétré à Ceuta, la petite enclave espagnole au nord du Maroc et du continent africain, principalement par la mer. Ce matin, El Païs explique que « le gouvernement espagnol n'a pas vu venir la crise à Ceuta ». « Si nous avions eu des informations, déclare un haut responsable, 50 000 personnes ne seraient pas entrées en 24 heures ». Le gouvernement espagnol était semble-t-il concentré sur les immenses incendies qui faisaient rage notamment dans la région de Madrid. Ce n'est toutefois pas l'argument utilisé par Pedro Sanchez, cité par le journal Le Soir, à Bruxelles. Le Soir explique que le Premier ministre espagnol « accuse les "mafias" d'une interprétation malhonnête d'une récente décision de justice, interprétation propagée sur les réseaux sociaux ». « Selon cet arrêt de la Cour suprême espagnole, il ne serait "pas possible de reconduire à la frontière les personnes qui seraient arrivées en Espagne par la mer" ». Le quotidien suisse Le Temps précise d'ailleurs que « les migrants se sont précipités vers Ceuta, en raison de rumeurs qui se sont répandues par le bouche à oreille et sur les réseaux sociaux », selon lesquelles : « "Les frontières avec l'Espagne seraient ouvertes" ». Que s'est-il passé à la frontière de Ceuta ? Différents médias présentent une autre analyse, selon laquelle le Maroc serait derrière cet afflux de migrants à Ceuta. Ainsi Mediapart, le journal en ligne français, assure que « plusieurs observateurs et observatrices accusent le pays, en pleine célébration du 27ème anniversaire de l'intronisation de Mohamed VI, d'avoir sciemment réduit les effectifs au niveau de la frontière avec Ceuta, en réponse à la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez en Algérie, le 20 juillet. » L'Algérie, ennemi juré du Maroc, en raison notamment de la question du Sahara occidental. Plus prudent, Le Monde estime « qu'on ignore, pour l'instant, ce qui a poussé le Maroc, qui contrôle habituellement ses frontières étroitement, à laisser passer des dizaines de milliers de migrants ». Mais en Espagne, précise le quotidien français, « certains voient la main de Donald Trump dans cette affaire qui tombe à point nommé pour tous les dirigeants en inimitié avec Pedro Sanchez, l'un des derniers chefs de gouvernement de gauche en Europe, du fait de ses prises de positions (…) ou ses déclarations en faveur de la Palestine. » Une jeunesse désespérée Qu'en dit la presse marocaine ? La presse officielle, notamment le Matin, passe sous silence les évènements de Ceuta. Le Matin fait ses gros titres sur la Fête du Trône. Les médias en ligne, en revanche, sont plus bavards. C'est le cas notamment d'Hespress, qui s'intéresse aux réactions politiques au Maroc. Ainsi Fatima-Zahra Mansouri, du Parti Authenticité et Modernité, parti membre de l'actuelle coalition gouvernementale, estime que les événements de Ceuta nécessitent « un débat approfondi, qui ne concerne pas uniquement le parti, mais l'ensemble de la société ». Plus ferme, Jamal El Assri, secrétaire général du Parti socialiste unifié, estime que « le gouvernement vit déconnecté de la vie des citoyens », estimant que cette situation illustre « l'ampleur du fossé existant et la responsabilité dont l'exécutif cherche à se défausser alors même que la coalition gouvernementale prétend représenter un État social » . On se souvient d'ailleurs que le Maroc a été ébranlé en 2025 par la révolte de la Gen Z, la génération Z, celle des 15/20 ans, qui réclamait un avenir meilleur et la liberté d'expression. Aujourd'hui, les images de ces jeunes Marocains, prêts à risquer leur vie pour quitter leur pays et gagner le continent européen, ne sont guère favorables au Royaume.

La presse marocaine évoque ce matin cet afflux de migrants considérable à Ceuta, mais elle n'est pas la seule. Cet afflux est aussi à la Une de la presse internationale, tant les photos et les vidéos de ces milliers d'arrivées sont spectaculaires. Le Wall Street Journal décrit ainsi ces images : « Une foule importante, composée principalement de jeunes hommes, nageant autour des digues et escaladant les clôtures pour rejoindre Ceuta, la plupart ne portant guère plus que le short et les tongs qu'ils avaient sur eux ». Certains d'entre eux crient et sautent de joie, ils lèvent les bras en l'air en signe de victoire. Leur objectif désormais : gagner le continent européen. Toutefois, certains ont péri en route : au moins 18 migrants se sont noyés selon les autorités espagnoles. En Espagne, El País parle « d'effondrement à la frontière de Ceuta » et précise que « la Garde civile et les services d'urgence, débordés, ne s'occupent que des blessés ». El Païs ajoute que « l'affluence est telle qu'il est impossible d'organiser l'accueil : les pieds et les genoux ensanglantés à force de heurter les rochers, les garçons, pour la plupart de jeunes hommes, poursuivent leur chemin pieds nus. Ils sont arrivés ». « Immigration incontrôlée » Les réactions politiques s'enchaînent. Le Wall Street Journal parle de « scènes chaotiques qui constituent un casse-tête politique pour le premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui s'est montré relativement indulgent envers l'immigration clandestine ». Ce qui n'est visiblement pas du goût de Giorgia Meloni, la Première ministre d'extrême droite en Italie. C'est ce que nous explique La Repubblica. « Le gouvernement italien envisage la fermeture de l'espace Schengen avec l'Espagne », assure le journal. Dans un message sur Facebook, Giorgia Meloni a notamment déclaré : « Nous ne cèderons pas d'un pouce sur l'immigration : défendre nos frontières et assurer les rapatriements, telle est la ligne de ce gouvernement ». La Première ministre italienne parle aussi « d'images choquantes » et ajoute que « l'immigration incontrôlée représente une menace pour la sécurité européenne ». À Paris, Libération précise que l'Espagne et le Maroc « vont mettre en œuvre "des mesures pour le transfert, dès que possible, de toutes les personnes entrées illégalement à Ceuta" ». Le quotidien français remarque toutefois que « cette procédure d'expulsions à chaud, (appelée push back en anglais) contrevient au droit humanitaire, qui précise que tout étranger arrivé dans un pays de l'Union européenne, doit pouvoir déposer un dossier d'asile. Dans le cas des mineurs, ajoute Libération, le pays d'accueil a, envers eux, une obligation de protection et d'éducation ». Mineurs étrangers sans avocat Autre parcours de migrants, celui des mineurs sans papiers isolés aux États-Unis… C'est un article du Washington Post qui s'inquiète du sort de ces mineurs. « Des milliers d'enfants, explique le quotidien américain, sont sur le point de perdre leur représentation légale (…) un contrat fédéral garantissant l'assistance juridique aux mineurs sans papiers vulnérables, arrive en effet à échéance, ce vendredi ». Quelles en sont les conséquences ? Selon le Washington Post, « des dizaines de milliers d'enfants arrivés aux États-Unis ces dernières années (sans leurs parents) en tant que mineurs non accompagnés, pourraient être contraints de comparaître seuls, sans avocat, devant un juge ». Le quotidien américain précise que « la plupart de ces enfants en situation irrégulière sur le territoire américain, pourraient potentiellement prétendre à l'asile ou à un visa spécial ». « Or, beaucoup d'entre eux ne maîtrisent pas l'anglais, et selon les avocats, ils risquent davantage d'être expulsés s'ils ne sont pas représentés ». Le Washington Post a interrogé Michael Lukens, directeur d'une ONG d'aide aux migrants, selon lequel « la meilleure chance pour un enfant de bénéficier d'un procès équitable, et du respect des procédures légales est d'être assisté d'un avocat. Il est évident, ajoute-t-il, que le gouvernement tente de supprimer cet élément essentiel ».

Pour Le Figaro à Paris, la réponse est… oui. « Pour la première fois depuis l'été 2024, affirme le journal, la dynamique est en faveur de Kiev, qui a repris quelque 400 kilomètres carrés au printemps et étrangle la Crimée, pendant que Moscou s'épuise dans le Donbass pour des gains minimes. » Le Figaro qui s'appuie sur des données fournies par le CSIS, le Centre d'études stratégiques et internationales et l'ISW, l'Institut pour l'étude des guerres. Commentaire du Figaro : « En Ukraine, le vent de la guerre a tourné. (…) La situation a radicalement changé sur le terrain depuis le mois de janvier. L'Ukraine a porté la guerre sur le territoire russe, frappant les raffineries et les entrepôts, à Moscou, à Saint-Pétersbourg et jusque dans l'Oural. Sur le front, poursuit le journal, les forces du Kremlin grignotent bien quelques kilomètres et mènent des infiltrations dans le Donbass, mais au prix de pertes colossales (le ratio est d'un pour huit en faveur des Ukrainiens). Poutine perd plus de soldats en Ukraine qu'il ne parvient à en recruter. Et, pour la première fois depuis le début de la guerre, l'offensive de printemps du "tsar" se solde par un gain net de territoire pour l'Ukraine. » Toutefois, tempère Le Figaro, « la guerre n'est pas gagnée pour autant pour Kiev. Loin de là, même si certains commencent à entrevoir la possibilité d'une victoire. Mais le vent a bel et bien tourné. Et il souffle en pleine face contre Poutine, qui poursuit sa fuite en avant, envers et contre tout (…). Alors que l'Ukraine est devenue le rempart d'une Europe qui se réarme, il est de plus en plus évident que son aveuglement mènera le maître du Kremlin dans le mur. » Prudence… Le Soir à Bruxelles est beaucoup moins optimiste… Le Soir qui cite Viktor Kevliouk, expert au Centre pour les stratégies de défense, un laboratoire d'idées basé à Kiev : « C'est toujours la Russie qui détermine où, quand et dans quel format les affrontements vont se dérouler, affirme-t-il, et l'Ukraine ne fait que réagir. Les dernières opérations ukrainiennes d'ampleur sur le front s'apparentaient à des contre-attaques pour endiguer des progressions, et non à des offensives à proprement parler. Le niveau des pertes russes (tués, blessés et prisonniers cumulés) ne doit pas être considéré comme le signe d'un tournant dans la guerre, ajoute Viktor Kevliouk. Ces pertes ne dépassent que légèrement le recrutement mensuel. » Autre analyste cité par Le Soir : le chercheur ukrainien Mykola Bielieskov. D'après lui, si « l'Ukraine multiplie les frappes sur le territoire russe pour affaiblir l'économie, en visant d'abord le secteur pétrolier et commercial, ces opérations ne produisent pas encore d'effet sur le front. » La propagandiste russe Xenia Fedorova indésirable en France À la Une également, l'arrêté d'expulsion contre la propagandiste russe Xenia Fedorova… Décision des autorités françaises. « Comment et pourquoi un tel dénouement, après des mois d'atermoiements ? », s'interroge Le Monde. « La pression exercée par les médias y est pour beaucoup, à en croire une note publiée par le Quai d'Orsay. Depuis plus d'un an, le virage prorusse des médias Bolloré soulevait des questions. Tout comme la propagande de plus en plus militante de Xenia Fedorova, qui déroulait les contre-vérités du Kremlin sur CNews, Europe 1 et dans une chronique du JDNews. » « Fin de partie donc pour Xenia Fedorova ? Il serait plus que temps, s'exclame Libération. En mai, devant les actionnaires du groupe Canal+, le président du directoire, Maxime Saada, estimait que la présence sur CNews de l'ancienne patronne de la chaîne de propagande russe RT était un enjeu de "liberté d'expression", qu'elle était "journaliste oui, agent non". Les services français ont pourtant estimé le contraire, pointe le journal. Noir sur blanc, il est écrit que la Russe s'inscrit "comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes". » « La journaliste peut-elle vraiment être expulsée vers la Russie ? », s'interroge Le Figaro. Le Figaro qui pointe le fait qu' « en théorie, l'État peut sans attendre mettre en application la mesure, mais qu'aucun avion ne vole vers Moscou… » Réponse de Libération : « Rien n'empêche la Russie de rapatrier sa ressortissante désormais privée de la possibilité de travailler et assignée à résidence. Rien n'empêche non plus Xenia Fedorova de partir d'elle-même. Vincent Bolloré pourrait peut-être lui payer le voyage. »

On commence par le premier… Quelle est loin l'humiliation subie par le président ukrainien dans le bureau ovale en février de l'année dernière… Mardi 28 juillet, à Washington, relève Le Monde à Paris, « Volodymyr Zelensky a soigné sa nouvelle relation avec Donald Trump et a décroché une victoire au Sénat américain », avec le vote pour l'extension des sanctions contre la Russie. En effet, pointe le journal, « le ton a radicalement changé. Donald Trump lui-même s'en étonne. "On a vraiment une bonne relation. Difficile à croire, non ?", commentait-il, début juillet, depuis le sommet de l'Otan, à Ankara, où les deux hommes ont été vus riant ensemble ». Et Le Monde de s'interroger : « Est-ce le penchant naturel de l'Américain à mépriser les "losers" (les perdants) et à admirer les "winners" (les gagnants) qui l'a obligé à regarder Kiev différemment ? Est-ce l'admiration pour les prouesses technologiques de l'armée ukrainienne, devenue une référence dans la fabrication de drones tueurs ? Ou est-ce l'agacement de constater que Vladimir Poutine n'a aucune volonté réelle de négocier la paix qu'espère tant le président des États-Unis ? ». En tout cas, poursuit le journal, « ces derniers mois, alors que l'Ukraine reprenait l'ascendant psychologique, résistant sur le champ de bataille, torpillant les infrastructures pétrolières russes et encerclant la Crimée, Donald Trump a cessé de voir en Volodymyr Zelensky un "dictateur" ayant réussi à embobiner son prédécesseur, Joe Biden, pour obtenir du matériel militaire. Le milliardaire loue désormais "le boulot incroyable" que le président ukrainien accomplit et promet de l'aider ». En position de force Le Washington Post renchérit : « Cette fois-ci, Zelensky est arrivé à Washington en position de force. Le Sénat s'est mobilisé pour faire adopter de nouvelles sanctions contre la Russie. Laura Loomer, blogueuse pro-Trump influente qui, la semaine dernière, avait renié des années de critiques lors d'un long séjour à Kiev, a publiquement apporté son soutien à l'Ukraine. (…) "Je me sens vraiment mal d'avoir minimisé les souffrances des Ukrainiens ces cinq dernières années", a-t-elle affirmé avant de poursuivre : "nous avons été tellement manipulés par la propagande russe sans même nous en rendre compte" ». Enfin, croit savoir le Washington Post, « les envoyés spéciaux de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, pourraient bientôt effectuer leur premier voyage à Kiev ». La consécration pour Zinédine Zidane Un certain Zinedine Zidane également à la Une… « Une passion française », s'extasie L'Equipe en première page avec cette photo du nouveau sélectionneur de l'équipe de France de football, tout sourire. Lui qui habituellement a l'air « renfrogné », estime pour sa part le Wall Street Journal. Non, hier, pour Zidane, c'était la consécration : « Zinédine Zidane à la tête des Bleus, une évidence enfin concrétisée », relève Le Temps à Genève : « Ils étaient faits l'un pour l'autre mais ont mis vingt ans à se retrouver. Hier, l'ancien numéro 10 de l'équipe de France a officiellement été nommé au poste de sélectionneur, après avoir patienté longtemps, dans l'ombre de Didier Deschamps ». En effet, pointe Libération, « après quatorze ans d'attente, l'ancien meneur de jeu succède à Didier Deschamps avec l'ambition de prolonger les succès des Bleus, dans un contexte où la FFF mise autant sur son aura que sur ses qualités d'entraîneur ». « Car il l'a avoué, souligne Le Parisien : pendant cinq ans, depuis son départ du Real Madrid en 2021, l'ancienne gloire des Bleus n'attendait que ce moment. Les propositions n'ont pas manqué, il les a toutes balayées. Son envie était dirigée vers une seule destination : l'équipe de France, qui l'a vu passer des minimes aux A avant qu'il ne devienne l'idole de tout un peuple un soir de 12 juillet 1998 contre le Brésil ». Hier midi, après sa conférence de presse, relate Le Figaro, « sous le soleil parisien, Zizou sort boulevard de Grenelle et s'offre un bain de foule face aux supporteurs des Irrésistibles et aux nombreux badauds présents pour l'occasion. Même les CRS profitent de l'instant et prennent des photos. Du jamais vu dans l'histoire de la FFF. Après un déjeuner avec le président pour régler des dossiers, la star du jour quitte les lieux. Des étoiles plein les yeux. La magie a opéré. Prochain rendez-vous à la rentrée. L'ère Zinédine Zidane est lancée ».

Après des jours et des jours de combat contre les mégafeux qui frappent la France et l'Espagne, la bataille est loin d'être gagnée, même si on observe quelques répits ici ou là. C'est désormais, « la course contre la montre », dans les deux pays, relève le Guardian à Londres : « en France et en Espagne, les pompiers s'efforcent de maîtriser les immenses feux de forêt avant une nouvelle vague de chaleur qui devrait débuter ce mardi, qui compliquera encore davantage les efforts déployés pour dompter les flammes. (…) Pour leur part, pointe encore le quotidien britannique, des responsables de l'Union européenne ont affirmé que les feux de forêt pourraient se poursuivre jusqu'à début novembre, au cours de ce qui menace d'être une année record en termes de superficie détruite ». « C'est la course contre la montre », s'exclame également El Pais à Madrid. « Les prochaines 24 heures sont critiques avant la vague de chaleur qui devrait durer jusqu'à dimanche. (…) Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a averti : "des heures difficiles nous attendent". (…) D'ores et déjà, les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont contraint plus de 90 000 personnes à quitter leur maison ou à se confiner ». Quand la politique s'en mêle… En France, le débat sur les incendies prend une tournure politique… Avec Le Figaro qui dénonce les injonctions de l'État et qui en appelle à la responsabilité individuelle : « trop souvent, affirme le quotidien de droite, les pouvoirs publics et les législateurs découragent ceux qu'ils devraient soutenir à coups d'interdits, de règles et de normes, jusqu'à produire des injonctions contradictoires : ici, il faudrait débroussailler pour prévenir les incendies ; là, une autre règle vient interdire ce même débroussaillage au nom de la biodiversité… À force de vouloir tout contrôler, de ne jurer que par l'assistanat, on finit par décourager ceux qui veulent agir. N'est-il pas temps d'inverser cette logique ? », s'exclame Le Figaro. « De faire confiance avant de contraindre, d'encourager avant d'assister, de responsabiliser plutôt que de tenir chacun par la main ? » Effort national et européen ? Autre point de vue pour Le Monde qui estime qu'une « réponse nationale et européenne » est « indispensable. (…) Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques, affirme Le Monde. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique. (…) Créer, par exemple, une structure capable de gérer l'ensemble d'une crise, y compris ses conséquences sanitaires, et inciter l'industrie aérienne européenne à produire ses propres avions bombardiers d'eau. Car tous les scientifiques l'affirment : les catastrophes qui scandent l'été 2026 sont amenées à se répéter et à s'intensifier ». Repenser… Pour Libération, « il faut écouter avant de repenser » : « il faut écouter, et entendre, ce désespoir diffus qui perce dans les nombreux témoignages en Gironde. (…) Il faut les entendre, ces spécialistes qui répètent que la gestion des crises, aussi bonnes soient-elles, ne suffit plus. (…) Il faudra sans tarder repenser la protection des massifs boisés, qui représentent plus d'un tiers de notre territoire. Penser aux pare-feu comme des outils de prévention, et non de réaction, reconsidérer le pastoralisme, le maraîchage, l'instauration de ceintures vertes autour des habitations pour les protéger. Il faudra écouter ceux qui savent, ceux qui vivent dans ces lieux, et engager une réflexion profonde sur nos paysages en lien étroit avec la collectivité humaine ». « Les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? » Enfin, Le Temps à Genève, estime que « le débat en France sur les feux vire au populisme. (…) La violence des critiques tranche avec le besoin d'unité que devrait provoquer ce genre de drame », affirme le quotidien suisse. Certes, reconnait-il, « l'exécutif a des comptes à rendre. Il doit organiser à l'avance sa réaction face à de telles situations prévisibles au vu du réchauffement climatique. Mais, s'interroge Le Temps, les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? Auraient-elles fait ou ne serait-ce que permis d'autres arbitrages budgétaires avec les finances publiques en crise qui sont celles de la France ? (…) Parions qu'à l'automne, quand les chaleurs estivales seront oubliées, ces politiciens seront passés à autre chose. Et que quand les débats budgétaires arriveront, ils seront de retour à la défense bornée de leurs stricts intérêts électoraux immédiats, qu'ils soient sociaux ou fiscaux ».

Forêts en flammes, ruines noircies, pompiers en action, habitants hagards… Les photos se suivent et se ressemblent ce matin dans la presse européenne. C'est « le plus grand incendie de notre histoire », s'exclame El Pais à Madrid, et « il continue de faire rage. » Le feu qui embrase la province d'Avila aux portes de la capitale espagnole a déjà ravagé 50 000 hectares. En France, relève Le Parisien, « plusieurs incendies massifs sont toujours en cours dans le sud : dans les Landes, le Var et surtout en Gironde où le feu continue de se diriger vers Bordeaux. Plus de 250 000 personnes ont, pour l'heure, été évacuées dans l'Hexagone ». Impuissants ? Alors, « le feu fascine et terrorise, pointe Le Figaro. Devant le spectacle des flammes immenses qui forment une danse macabre entre les arbres, chacun se sent tout petit et hypnotisé à la fois. L'homme a conquis l'espace, vaincu bien des maladies, il a créé une intelligence plus efficace que la sienne. Mais devant cet élément, le feu, comme devant l'eau (les inondations), ou la terre (les séismes), il est soudain ramené à sa simple mesure : que pèse-t-il devant la nature déchaînée ? Il n'est pas de taille, au moins à court terme. Alors sommes-nous impuissants ? », s'interroge Le Figaro. « Les incendies de l'été ont de quoi faire réfléchir : 90 % des départs de feu sont d'origine humaine : imprudence, inconséquence et, hélas, aussi parfois acte volontaire d'un pyromane. Les conséquences écologiques, économiques, humaines sont dramatiques. Tous les coupe-feu et tous les accès à l'eau resteront dérisoires si chacun ne prend pas conscience d'une chose : la beauté et la richesse des régions françaises sont entre nos mains. Pas seulement celles des pouvoirs publics : les nôtres ». Pessimisme ? « Que se passera-t-il après ? », s'interroge justement Libération. Saurons-nous prendre la mesure de cet événement estival 2026 ? Ou est-ce que le chœur qui entonnera comme d'habitude un "plus jamais ça" sera vite étouffé par les chants des sirènes qui préféreront repartir comme en 40. (…) L'humeur politique n'incite pas à être optimiste sur la capacité de nos dirigeants à penser les évolutions rendues nécessaires par un tel événement, soupire le journal. L'humeur est plutôt à la conservation, voire à la réaction et au repli. Pas top pour penser un avenir différent ». Et une « deuxième question enfonce ce clou un brin pessimiste, poursuit Libération : elle concerne justement ce savoir-faire français quand il s'agit de gérer l'urgence. Cette même machine administrative, ce même appareil d'État, si efficaces depuis quatre jours dans la gestion de l'urgence, seront-ils aussi précieux quand il faudra penser le changement ? » Refondation ? Un changement qui est absolument nécessaire, vital, même, estiment dans les colonnes du Monde, la philosophe Cynthia Fleury et le maire de Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux, Stéphane Delpeyrat-Vincent : « les incendies qui frappent aujourd'hui le massif des Landes de Gascogne ne sont pas seulement des accidents climatiques, écrivent-ils. Ils interrogent un modèle historique. Cette immense forêt, la plus vaste forêt plantée d'Europe, est une œuvre humaine autant qu'un paysage naturel. Elle est le produit d'une histoire économique, d'un choix d'aménagement, d'une manière de concevoir le territoire. Ce qui brûle aujourd'hui n'est donc pas seulement une forêt, pointent les deux auteurs, mais une manière d'habiter le territoire qui n'est plus possible. Parce qu'elle a été construite, cette forêt peut être repensée. Les mégafeux nous rappellent que la question n'est plus seulement celle de la reconstruction après l'incendie, mais celle de la refondation : quelles essences sont à privilégier pour résister au réchauffement climatique, quelles interfaces entre les espaces habités et les espaces forestiers faut-il préserver, quelles continuités écologiques renforcer ? » « Le feu, un problème d'État », renchérit El Mundo à Madrid. « Le climat évolue rapidement et les pays méditerranéens sont particulièrement vulnérables à cette transformation, ce qui nous oblige à nous préparer à un nouveau type d'incendie jusqu'alors inconnu. Cela exige une action sur plusieurs fronts, estime le quotidien espagnol, de la gestion des terres à l'utilisation de technologies de pointe, action qui ne peut être menée à bien qu'avec un leadership étatique efficace et une coopération sans faille entre tous les niveaux gouvernementaux ».

Quasiment toute la presse européenne se fait l'écho de ces incendies hors de contrôle. « Plus de 200 000 personnes fuient ou se confinent face aux incendies qui ravagent la France et l'Espagne », titre le Guardian. Le quotidien britannique souligne que « les deux pays ont sollicité l'aide de l'Union européenne ». Le Soir, à Bruxelles, explique « que le sud de l'Europe se bat contre des méga-feux et que les autorités locales et les pompiers semblent débordés par l'ampleur de ces incendies liés à la sécheresse et aux fortes chaleurs ». En Espagne, El País a suivi un couple de personnes âgées, Mohamed Chara et Asia Bakuri. Ils ont attendu « la dernière minute » pour quitter leur maison, à Chapineria, car ils ne trouvaient pas leur chat pour l'emmener avec eux. Ils ont pourtant reçu un message d'alerte sur leur téléphone : « En raison des incendies de forêts qui ravagent la Communauté de Madrid, tous les habitants de Chapineria doivent évacuer la commune ». Mohamed Chara et Asia Bakuri sont finalement les derniers à quitter leur village, non sans avoir rempli une gamelle d'eau et laissé de la nourriture pour le chat. En France, Libération a rencontré Nathalie, une jeune femme évacuée du Cap Ferret par bateau, qui « serre fort son bébé contre elle ». « Émue, raconte le journal, elle promet que si ses enfants vont bien, le pire sera évité ». Mais elle ajoute : « Je pense aussi à la nature et à tous ces animaux qui vont périr dans les flammes ». À lire aussiIncendies en France: Emmanuel Macron demande l'activation du mécanisme de protection civile de l'UE « Situation cataclysmique » L'inquiétude est montée d'un cran ces dernières heures en France. « Les flammes s'approchent de Bordeaux [grande ville du sud-ouest du pays], de nouvelles évacuations sont ordonnées dans des communes proches », titre le Monde. « Il aura suffi que le vent tourne pour faire basculer la crise, explique le quotidien français. L'incendie a commencé à progresser vers Bordeaux. Une vingtaine de kilomètres et plusieurs communes le séparent encore de la métropole et ses plus de 850 000 habitants », un pompier parle de « situation cataclysmique ». Emmanuel Macron a annoncé le renfort de deux Canadairs croates et de deux Air Tractor portugais. Qu'en est-il des moyens français ? Le Monde révèle que « selon un document de la sécurité civile qu'il a pu consulter, faisant la synthèse de la lutte contre les incendies sur le territoire, au matin de vendredi, seuls cinq des douze Canadairs de la flotte française étaient opérationnels pour la journée ». Quant aux prévisions des spécialistes, elles ne rendent pas optimiste. Libération a interrogé Julien Ruffault, chercheur à l'INRAE, institut de recherche sur l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Il nous explique que « 2026 nous fait rentrer dans un nouveau référentiel face aux incendies. Il est tout à fait possible, dit-il, que les conditions exceptionnelles de 2022 et 2026 ne soient rien par rapport à ce qui nous attend en 2050 ». À lire aussiEn Espagne, les incendies de Madrid et d'Avila toujours hors de contrôle Vu de loin Cette situation cauchemardesque attire aussi l'attention loin de la France et de l'Europe. Le New York Times annonce en Une que « les incendies de forêts en France et en Espagne, forcent des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers ». Annonce accompagnée d'une vidéo montrant un pompier qui tente, avec sa lance à eau, d'éteindre des flammes qui ravagent la forêt. En Inde, c'est le Times of India, qui s'intéresse à la situation en France et en Espagne. Concernant la France, le journal, détaille, commune par commune, les évacuations en cours. Il faut dire que l'Inde est particulièrement concernée par les chaleurs extrêmes et le changement climatique. Le Times of India remarque toutefois que l'Europe n'est pas très bien lotie non plus. Il nous rappelle en effet que « l'Europe se réchauffe à un rythme presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale ». À lire aussiEN DIRECT – Incendies en France: près de Bordeaux, sept nouvelles communes évacuées face à un feu d'«ampleur inédite»

La guerre continue à Gaza, mais elle ne fait plus les gros titres de la presse internationale. Alors des Palestiniens se mobilisent : « Ils lancent une campagne en ligne pour rappeler au monde que le cessez-le-feu à Gaza est une illusion », titre Haaretz. Le journal d'opposition israélien rappelle ainsi que « depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, environ 1 127 personnes ont été tuées ». Des journalistes et des militants palestiniens ont donc lancé une campagne intitulée « Ils vous ont menti », « apparue pour la première fois sur les réseaux sociaux en anglais et en arabe, le 16 juillet ». Depuis, précise Haaretz, « des milliers de publications ont inondé les réseaux sociaux, notamment des vidéos et des témoignages de journalistes, de travailleurs humanitaires, de créateurs de contenu et d'habitants de Gaza ». Parmi ces témoignages, celui de Renad Attalah, une fillette de 12 ans, qui lance un appel sur Instagram : « La Coupe du Monde est terminée. Il y a de la place pour parler des choses importantes ». Autre témoignage, celui de Sujood, une mère de quatre enfants, âgée de 32 ans qui, le 14 juillet dernier, se trouvait « dans la tente familiale (près de Rafah) lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les tentes voisines ». « Nous avons entendu des coups de feu, raconte-t-elle. J'ai serré mes enfants contre moi et les gens ont commencé à crier et à chercher un endroit où se cacher ». Ce jour-là, précise Haaretz, « quatre Palestiniens ont été tués, dont Mu'taz Abou Sha'ar, un garçon âgé de dix ans, abattu dans la tente de déplacés de sa famille. Son père et son frère avaient déjà été tués, la mère est endeuillée par la perte d'un autre membre de sa famille ». Donald Trump perd patience C'est à la Une du Wall Street Journal : « Trump perd patience face à la guerre contre l'Iran, une guerre sans perspective de fin ». « Le président, explique le quotidien américain, est devenu sceptique à l'égard de la diplomatie. Il est en mode "vengeance" contre Téhéran ». C'est en tout cas ce qu'affirme un haut responsable de l'administration américaine. « Donald Trump était tellement "enthousiaste", le mois dernier, à l'idée de signer un accord avec Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, qu'il a balayé d'un revers de main les arguments de ses alliés républicains qui affirmaient que les Iraniens ne respecteraient jamais cet accord », dit encore un haut responsable de l'administration. Résultat, remarque le Wall Street Journal, « le président est de plus en plus frustré, alors que la guerre entre dans son cinquième mois, et qu'il pensait la terminer en quelques semaines ». Et son entourage « craint que la guerre en Iran – qui a entraîné une hausse des prix, une baisse de sa popularité et la mort de plus d'une douzaine de soldats américains, n'accapare sa présidence, et ne compromette les perspectives déjà sombres des Républicains lors des prochaines élections de mi-mandat ». Le cauchemar recommence En France, la presse est sous le choc, alors que des incendies gigantesques se multiplient dans le sud-ouest du pays. À la Une de Libération : une photo pleine page d'arbres qui semblent bien fragiles, dévorés par les flammes. « Ça fait peur », titre le quotidien français. Il rappelle qu'il y a quatre ans, le Bassin d'Arcachon avait déjà été durement frappé par les incendies de forêt. « Quatre ans plus tard, le cauchemar recommence », remarque Libération. « C'est un peu comme ça qu'on imagine la fin du monde », souligne le journal le Monde, « une chaleur étouffante, mais sans soleil. Ou plutôt avec un soleil pâle, impuissant à percer le rideau de fumée, gris, opaque, qui enveloppe tout ». Autre description, celle fournie par Le Figaro : « Les pins qui brûlent, les habitants évacués, les cendres en suspens, les vacanciers désemparés, les pompiers à bout de forces ». Heureusement, jusqu'à présent, pas de victime. Mais des milliers de personnes ont été évacuées et des milliers d'autres doivent encore l'être.

Hier mercredi encore, un rassemblement a eu lieu dans la capitale indienne New Delhi. Elle a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l'ordre. « Il s'agit là du troisième jour consécutif d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre », écrit India Today. Le mouvement de protestation a débuté le 20 juin dernier, rappelle le média, à cause de l'annulation de l'examen passé par plus de deux millions d'étudiants qui souhaitaient faire des études de médecine. L'examen a été entaché de fraude. Les aspirants médecins ont dû le repasser, de quoi susciter la colère de la jeunesse indienne qui appelle à la démission du ministre de l'Éducation Dharmendra Pradhan. Le mouvement a pris une telle ampleur que Narendra Modi est sorti de son silence. Ce jeudi matin, le Premier ministre indien a annoncé « la création de tribunaux aux procédures accélérées pour garantir des sanctions "rapides" et "strictes" pour les personnes impliquées dans les fuites de sujets d'examen », rapporte toujours India Today. Le « parti des cafards » Ce mouvement de contestation porte un nom, le « parti des cafards ». Il est né en réaction à un commentaire du chef de la Cour suprême indienne qui « a comparé les jeunes chômeurs indiens à des "cafards" et à des "parasites" », explique le Time. Malgré la répression policière des rassemblements, le mouvement, loin de faiblir, « pourrait s'intensifier », estime le Times of India qui s'interroge : « Le gouvernement a-t-il mal évalué son impact ? » Ces manifestations « ne concernent pas un seul examen mais la lente accumulation de déception au sein de la jeunesse indienne », poursuit le quotidien. « Environ la moitié des habitants de l'Inde ont moins de 30 ans, indique El Pais. Pour eux, "l'éducation est sacrée" car l'accès aux meilleures écoles ou universités est le seul moyen "d'échapper à la classe sociale défavorisée dans laquelle ils sont nés" », précise une chercheuse interrogée par le journal. De quoi déclencher l'une des plus graves crises auxquelles Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014, ait été confronté. Vague de chaleur à Gaza Dans la presse également, Gaza où les habitants souffrent de la chaleur. Pour le troisième été consécutif, les Gazaouis subissent un « enfer », « des conditions de vie caniculaires dans les camps de tentes », écrit le journal israélien Haaretz. La chaleur aggrave la crise humanitaire qui sévit dans l'enclave depuis trois ans. « Près d'un million de personnes vivent sous des tentes » à Gaza, soit la moitié de la population de l'enclave palestinienne. Et la situation devrait encore s'aggraver avec « des températures estivales records », 35 degrés en moyenne. « Les bâches en plastique utilisées pour construire de nombreuses tentes emprisonnent la chaleur et laissent peu de place à l'aération pendant la journée, et il n'y a aucun répit après le coucher du soleil. Les familles endurent sans électricité, ventilateurs ou approvisionnement en eau fiable. » Le site Middle East Online a recueilli le témoignage d'Ibtisam qui raconte son combat quotidien pour trouver de l'eau. Elle vit « sous une tente sur le front de mer avec sa famille » mais « doit traverser la ville de Gaza » pour trouver de l'eau potable. « Les familles font la queue pendant des heures à côté de camions-citernes délabrés pour recevoir quelques litres d'eau, avant de retourner dans des camps de tentes surpeuplés et ravagés par les maladies. » Avant la guerre, la consommation moyenne d'eau était d'environ 85 litres d'eau par personne par jour, contre à peine 4,3 litres aujourd'hui, selon l'ONG Médecins sans frontières. Au Japon, sommeil et polémique Au Japon, le rythme de sommeil de la Première ministre fait polémique. Sanae Takaichi ne dort que trois heures au maximum par nuit, parfois pas du tout, ce qui suscite un débat sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Une polémique qui fait suite à une publication sur les réseaux sociaux à l'issue d'un week-end de trois jours, lundi était férié au Japon. Publication sur X dans laquelle la Première ministre écrit avoir passé tout son week-end à travailler, rapporte le quotidien japonais Mainichi. Mais avoir quand même réussi « à dormir cinq heures d'affilée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps ». Un message qui a suscité des critiques tant dans la majorité que dans l'opposition car cela va à « l'encontre des efforts de réforme des modes de travail », précise le Japan Times, dans un pays où la surcharge de travail est chronique.

En Ukraine, le général Oleksandr Syrskyi, chef d'état-major des armées, sera remplacé par Mykhaïlo Drapatyi qui occupait auparavant un poste de militaire de haut rang. Cette décision intervient après six jours de manifestations à Kiev et dans tout le pays. Les rassemblements ont débuté après que le président ukrainien a limogé son ministre de la Défense, « le populaire et réformateur, Mykhaïlo Fedorov », rappelle le Kyiv Independent. Les manifestations se sont petit à petit « transformées en un appel à remplacer Oleksandr Syrskyi », à la tête des armées ukrainiennes. L'ancien ministre de la Défense a salué cette décision : « une bouffée d'air frais et un nouvel espoir » pour la défense du pays, indique le Kyiv Post. Selon le journal, il s'agit là de « l'un des changements les plus importants à la tête des forces armées depuis le début de l'invasion à grande échelle de la Russie ». Deux approches du conflit Un changement qui illustre deux approches du conflit « Pour les partisans de l'ancien ministre de la Défense, cette nomination indique que Volodymyr Zelensky a entendu les appels à une approche plus rapide et davantage axée sur la technologie dans cette guerre », analyse le Kyiv Post. Pour Le Figaro, à Paris, « la crise oppose deux visions de la guerre : les partisans d'une modernisation profonde face aux défenseurs d'une approche plus traditionnelle. Les premiers jugent possible de gagner la guerre en fragilisant le régime russe à coups de frappes en profondeur. Les seconds cherchent à contenir la progression de l'armée russe et ne jugent pas possible de lui infliger une défaite. » Mykhaïlo Fedorov, l'ancien ministre de la Défense, avait « fait des drones l'arme la plus efficace contre l'envahisseur », rappelle El Pais. Fervent partisan de la modernisation de l'armée ukrainienne, le président ukrainien lui a proposé hier un « poste important au sein du gouvernement », rapporte le Guardian. Volodymyr Zelensky n'a pas donné de détail sur la fonction qu'il pourrait occuper mais a affirmé que l'objectif de l'Ukraine restait « de créer sur le champ de bataille les conditions qui obligeraient la Russie à faire la paix. » Érigé en symbole En Italie, un bijoutier érigé en symbole par l'extrême droite. Mario Roggero, 72 ans, a vu la semaine dernière la Cour de cassation confirmer sa peine de 14 ans et 9 mois d'emprisonnement pour homicide volontaire. En 2021, il avait abattu deux voleurs et blessé un troisième homme alors qu'il prenait la fuite après avoir braqué sa bijouterie. « Depuis des années, l'homme est présenté comme le symbole d'une justice trop sévère envers ceux qui se défendent envers les criminels, écrit l'Opinion. Pour le média français, l'affaire est devenue « l'objet d'une véritable compétition au sein de la majorité. Matteo Salvini lui a rendu visite en prison, [son parti] la Ligue envisage de le présenter aux prochaines élections, une hypothèse pourtant impossible puisque le bijoutier a été condamné à l'inéligibilité perpétuelle […]. [La première ministre italienne] Giorgia Meloni, soucieuse de ne pas abandonner ce terrain à ses alliés devenus concurrents, a également lancé une collecte de signatures parlementaires en faveur du condamné. » À Rome, l'Association nationale des magistrats dénonce « les menaces, les insultes et les discours de haine » à l'encontre de la justice, rapporte le Corriere della Serra et appelle « ceux qui occupent des fonctions institutionnelles à faire preuve de plus de responsabilité et de prudence dans le choix des mots ». Dans les colonnes de La Repubblica, l'ancien procureur général de Milan fustige une affaire instrumentalisée « à des fins de propagande » et « les principes fondamentaux » du droit sacrifiés. Recrudescence de rougeole Aux États-Unis, le nombre de cas de rougeole atteint un niveau record depuis 35 ans. Cette année, le pays a enregistré le plus grand nombre de cas de rougeole depuis 1991 alors que l'année est encore loin d'être finie. 2 295 cas recensés selon l'université Johns-Hopkins. « Signe que le virus réapparait dans les régions où la couverture vaccinale est faible, précise le site américain Axios. Ce qui menace le statut d'élimination de la rougeole aux États-Unis qui doit être réexaminé en novembre. » Toutes les classes d'âges sont touchées par la maladie, ce qui indique que « certains groupes de personnes ne sont pas vaccinés depuis des générations », indique le Washington Post. En cause, « la méfiance croissante envers les vaccins ».

Le nouveau Premier ministre britannique a promis de « redonner de l'espoir » au Royaume-Uni, rapporte le Guardian. Conscient que les Britanniques « en ont "marre" de la politique », il a affirmé que « son gouvernement devait "faire mieux" pour apporter un vrai changement. » Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester jusqu'au mois dernier, est le 7e Premier ministre depuis 2016 au Royaume-Uni… Il succède à Keir Starmer et est plus à gauche que son prédécesseur. Il a promis hier de dévoiler un plan sur dix ans pour le pays, qui s'attaquera notamment à la réindustrialisation, à la construction de logements sociaux et à mettre fin aux personnes sans-abris. Pour le journal conservateur The Telegraph, « l'odyssée d'Andy [Burnham] a tout pour se transformer en échec cuisant ». En Une, un dessin montre le bateau du Premier ministre et son équipe affrontant des monstres qui tentent de les engloutir. Ces monstres portent des noms : économie, défense, protection sociale… Autant de sujets sensibles auxquels le Premier ministre a promis de s'attaquer mais qui pourraient bien le faire chuter. Son gouvernement Le nouveau chef du gouvernement a annoncé sans tarder la composition de son équipe. « Burnham évince les alliés de Starmer et parie sur Healey pour calmer les marchés », titre le Times. Le nouveau chef du gouvernement a surpris en choisissant John Healey comme chancelier de l'Échiquier, ministre des Finances. « Il y a six semaines, il avait démissionné de son poste de ministre de la Défense de façon spectaculaire, rappelle le quotidien britannique […] car le plan d'investissement dans la défense était bien en dessous des besoins. » « Avec Healey aux commandes des finances du pays, la Grande-Bretagne a plus de chances d'atteindre son objectif de consacrer 3% du PIB à la défense », se félicite le Washington Post. Seule bonne nouvelle, selon le quotidien américain, de l'arrivée de Burnham à Downing Street. À Rome, la Repubblica note que « le premier soutien international apporté à Andy Burnham est inattendu : celui de Donald Trump […]. Le président américain ne tarit pas d'éloges sur le nouveau Premier ministre britannique car le "Roi du nord" fera tout son possible pour réactiver et exploiter les concessions pétrolières en mer du Nord. » Et on sait à quel point Donald Trump est sensible au business et à la remilitarisation de l'Europe. Un nouveau chef à la tête du Hamas Khalil Al-Hayya a été désigné pour prendre les rênes du Hamas, le mouvement islamiste palestinien. Il succède à Yahya Sinwar, tué par Israël en octobre 2024, dans la bande de Gaza. Dans une vidéo, Al Jazeera donne la parole à des habitants de Gaza. Si certains y voient une affirmation de la vivacité du mouvement face à Israël, beaucoup demandent simplement à retrouver leur vie « d'avant la guerre », « peu importe que ce soit le Hamas, le Fatah ou une autre organisation qui gouverne, les gens s'en fichent, on veut pouvoir vivre dans la dignité », dit un autre homme. « Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, le fait que le Hamas ait organisé des élections alors qu'il est attaqué de toutes parts montre que ses institutions fonctionnent encore », analyse le quotidien israélien Haaretz. « Né à Gaza, Khalil Al-Hayya est proche du régime iranien », écrit le Times of Israël. Il était le principal négociateur du Hamas lors des discussions visant à établir un cessez-le-feu et la libération des otages… « Quelques jours avant le 7 octobre, il a quitté la bande de Gaza et s'est installé au Qatar, où il réside depuis », poursuit le quotidien qui rappelle qu'il a survécu à une tentative d'assassinat israélienne à Doha l'an dernier. Une frappe dans laquelle l'un de ses fils est décédé rappelle l'Orient-Le Jour à Beyrouth. Et « qui a provoqué la colère du Qatar alors que les dirigeants visés étaient en pleine négociation avec Israël en vue d'un cessez-le-feu. » « En avril 2024, Khalil Al-Hayya a assuré dans une interview accordée à l'agence Associated Press que le Hamas dissoudrait son aile armée si un État palestinien était créé le long des frontières d'avant 1967. Une perspective qui semble encore lointaine », conclut le quotidien libanais.

« L'équipe met en lumière le meilleur de l'Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l'audace », un « football audacieux et technique ». L'Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l'Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C'est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l'Argentine de Lionel Messi, qui n'a cadré aucun tir jusqu'à la 117e minute de jeu. « L'Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d'Argentine, l'a submergée par son jeu, l'a grignotée par une succession de tirs timides et l'a finalement achevée d'une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L'Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c'est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l'histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l'Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l'ambition de s'occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l'Euro, tandis que l'Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d'un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l'Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l'attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d'Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n'y a pas que le capitaine qui a été gagné par l'émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l'Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l'estrade lorsque l'équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l'équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l'un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l'image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles il n'a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d'autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l'US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s'est félicité d'avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d'organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l'Espagne, et la suivante, en 2034, à l'Arabie saoudite.

« Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d'un classique d'Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l'hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don't Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d'incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l'ampleur du phénomène : plus de 100 millions d'Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu'au nord-ouest de l'Ontario, apparaît l'une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d'environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C'est un cheminot qui a envoyé l'alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d'une vidéo. « Quand il m'a envoyé la vidéo, on a su que c'était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s'est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l'une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n'était alors plus qu'à une quinzaine de kilomètres. Privée de l'aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l'histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l'aide d'Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l'aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C'est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d'une figure très connue de l'activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l'énergie coupable d'avoir empoisonné l'eau d'une petite ville. Julia Roberts l'avait immortalisée à l'écran en 2000, remportant l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s'attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l'intelligence artificielle. L'histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s'assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l'eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu'à 30 millions de gallons d'eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n'est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu'elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l'opinion et d'alerter sur ce nouveau fléau.

Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.

« Remontada historique », titre Olé à Buenos Aires, qui parle d'une « performance légendaire » des champions du monde en titre. « Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? » écrit le journaliste. « Comment ne pas pleurer avec Messi, avec Paredes, avec les changements de Scaloni, avec le cri d'Enzo, avec Barco qui court sur le terrain pour célébrer comme un fou ? » « Le match du siècle », abonde La Nación. « De Diego à Leo, l'histoire s'écrit avec un numéro 10 sur le dos », poursuit le quotidien, qui loue les performances du capitaine de la sélection nationale. Leo Messi a été largement salué aussi par la presse britannique : « Lionel Messi au sommet de son art », commente The Guardian. « Le destin de l'Angleterre est voué à la désillusion en tournoi », se lamente le quotidien. « Thomas Tuchel a gâché l'occasion de remporter la Coupe du monde », souffle The Telegraph, qui n'est pas tendre avec le sélectionneur des Three Lions. Ses choix tactiques sont « le principal facteur de cette nouvelle défaite démoralisante et douloureuse », poursuit le journal. Au-delà de la défaite, la presse britannique revient aussi largement sur cet incident, à la fin du match, lorsque des joueurs argentins ont brandi une banderole sur laquelle on peut lire « les îles Malouines sont argentines ». « L'arrogance argentine », râle The Sun, qui parle de « célébration odieuse ». « Ce fut une nuit où l'histoire imprégnait tout », résume plus sobrement The Guardian. À Buenos Aires, La Nación rappelle que l'utilisation de slogans politiques est interdite sur les terrains, et que selon le règlement de la Fifa, les joueurs « pourraient être sanctionnés ». France : adoption définitive de la loi sur la fin de vie Le Monde salue « une loi de compassion qui tente de concilier liberté individuelle et fraternité ». Le quotidien note au passage que ce texte restera « comme l'un des rares engagements d'ampleur concrétisés du second quinquennat d'Emmanuel Macron ». Le Figaro se montre bien plus amer. Le journal fulmine, et dénonce pêle-mêle le « cynisme, la lâcheté et l'idéologie », qui ont conduit à cette décision pour permettre « à l'État d'administrer la mort ». Libération fait de son côté le choix de donner la parole à des malades qui pourront bénéficier de ce texte. « Cette loi, c'est un cadeau, pour nous, malades, et nos proches », dit l'un d'entre eux. La presse européenne commente aussi largement cette loi sur la fin de vie. « La preuve que la démocratie française peut encore fonctionner malgré la guerre culturelle », lance par exemple Le Temps. Le quotidien suisse note que « la liberté de vote est restée totale dans tous les groupes politiques ». Et le journal de conclure : « Comme quoi cette démocratie en pleine crise fonctionne encore. Une dignité qu'il serait sain d'appliquer à d'autres sujets ». Limogeage du ministre de la Défense ukrainien Le Kyiv Independent lâche que les troubles au sein de l'état-major ukrainien s'aggravent. « L'éviction de Fedorov — [ministre de la Défense considéré comme] un réformateur compétent et populaire — a provoqué la consternation et des appels à des manifestations de masse », s'inquiète le titre. Ukrainska Pravda revient de son côté sur les tensions entre le désormais ex-ministre et ses généraux. « D'un côté, nous dit le titre, se trouvait l'équipe de Fedorov, qui tentait de constituer une armée technologique, et de l'autre l'état-major général et l'équipe du commandant en chef Alexandre Syrsky, qui se constituait systématiquement une petite armée soviétique tubulaire ». In fine, conclut le site, ce sont ces tensions qui ont poussé Volodymyr Zelensky à « sacrifier l'un de ses plus proches collaborateurs », choisissant « de préserver le statu quo général actuel au lieu de poursuivre les réformes ».

« Une leçon pour le monde » se félicite As, à Madrid. « Le jour de la fête nationale française, on n'a entendu que des "olé" ». « Personne n'aime le ballon comme l'Espagne », s'extasie pour sa part El Pais. « Ce match a été une affirmation unanime du football harmonieux et cohérent de l'équipe espagnole, particulièrement sensible, délicat même dans la manière de marquer des buts, et impénétrable en défense. » Et le quotidien de poursuivre : « La vie sourit à l'Espagne sous la houlette de De la Fuente. Ses choix de sélectionneur se sont avérés payants : ses compositions sont impeccables, ses rotations magistrales, les matchs tournent systématiquement à leur avantage et les adversaires sont inévitablement vaincus par le jeu envoûtant de la Roja ». Forcément, du côté de la presse française, ce match laisse un goût amer. « La casse à Dallas », titre L'Equipe. « Les Bleus ont subi presque une leçon de football des Espagnols, soupire le quotidien. Avec ce sentiment, étonnant, presque malaisant par séquences, que face à la maîtrise espagnole, il n'y a jamais eu vraiment de match... » « L'équipe de France est tombée de son nuage. Et ça fait mal » commente So Foot. « La Roja a réussi tout ce que les Bleus ont raté ». « Les Bleus font le coup de la panne », raille Libération. « Cruelle désillusion » pour Le Monde. Le Parisien revient sur l'action ratée de Lucas Digne, qui a offert un penalty aux Espagnols, après une faute sur Lamine Yamal. « Une faute largement évitable » juge le journal. « Son regard perdu dans la foulée du penalty, et sa discussion avec l'arbitre de touche au retour de la pause fraicheur traduisaient ce sentiment d'impuissance général. » Le Parisien, qui raille un « naufrage » n'est pas tendre non plus avec Kylian Mbappé, « incapable de cadrer la moindre de ses trois tentatives, et pour la première fois depuis le début du Mondial, écrit le journal, totalement inoffensif ». L'Equipe parle d'un quatuor offensif « déconnecté ». « Il aura suffi que les Bleus croisent leur première grande nation du football mondial pour voir ce château de cartes s'effondrer ». Qui pour affronter l'Espagne ? L'Argentine affronte ce mercredi soir l'Angleterre. Une rencontre largement commentée de part et d'autre de l'Atlantique. « Peut-être le match le plus symbolique de ces dernières décennies » écrit La Nacion à Buenos Aires. « Quarante ans après le "But du siècle" et la "Main de Dieu" de Diego Maradona ». Olé prévient qu'une « surprise est possible » dans la composition de Lionel Scaloni, « pour tenter de contenir Jude Bellingham et Harry Kane ». À Londres, The Guardian prévient : « le système défensif de l'Argentine s'est avéré plus solide que ne le laissaient paraître les résultats, l'Angleterre doit donc exploiter au mieux ses coups de pied arrêtés ». Le quotidien britannique attend beaucoup de l'attaquant star Harry Kane. « Ce pourrait être le couronnement de sa carrière » juge The Guardian. « Kane aura une chance inouïe d'être sacré meilleur joueur du monde s'il parvient à mener l'Angleterre à la victoire en Coupe du monde pour la première fois en 60 ans », peut-on lire. En Angleterre comme en Argentine, on revient sur une rivalité qui dépasse le foot. « L'Angleterre et l'Argentine se détestent depuis 64 ans, voici pourquoi », titre par exemple The Telegraph. Le journal revient sur les précédentes rencontres des deux équipes, notamment la dernière, en 2005. Mais la presse revient aussi sur le conflit autour des îles Malouines, qui empoisonne toujours les relations entre les deux pays. « La question reste un sujet sensible », note The Guardian. « La rencontre de mercredi a déjà remis la guerre des Malouines au cœur de l'actualité des médias britanniques » explique le quotidien. La Nacion rapporte ainsi un impressionnant dispositif policier à Atlanta, et des banderoles, des slogans faisant référence à la guerre, scandés par les supporters argentins.

« Emmenez-nous en finale ! » C'est l'appel aux Bleus lancé à la une du Parisien ce mercredi matin, à quelques heures du coup d'envoi de la demi-finale France-Espagne au mondial de foot. Les journaux français et espagnols ont déjà les yeux rivés vers Dallas. L'Équipe est prudemment optimiste : le quotidien rappelle que les Français « n'ont pas encaissé de but depuis leur sortie de groupe », mais souligne tout de même que les 11 joueurs n'ont « pas encore été confrontés à une grande difficulté dans un match de très haut niveau ». Ce sera le cas contre l'Espagne, avertit So Foot. « Si on devait résumer l'identité des deux sélections en quelques mots, écrit le magazine, on dirait grossièrement que l'Espagne vit et meurt avec le ballon quand la France dévore les espaces comme personne. » So Foot s'inquiète surtout de Lamine Yamal, « rouage essentiel de l'animation espagnole ». À Madrid, on redoute l'équipe de France. El Pais parle d'une « équipe complète et régulière depuis le début ». « La France brille par la vitesse de ses joueurs ; l'Espagne, par la vitesse du ballon. Vertige contre maîtrise » veut croire le quotidien. Le sud de l'Espagne en proie aux incendies El Pais raconte le calvaire d'un habitant de Bédar, petite commune près d'Almeria. Surpris par l'avancée rapide des flammes, il s'est enfermé dans sa maison, calfeutré dans sa douche et enveloppé dans des serviettes. Après l'explosion de plusieurs bouteilles de butane, et en l'absence de pompiers, il a dû lui éteindre le feu lui-même. « J'ai attrapé deux bouteilles de lait que j'avais sous la main et je les ai versées sur les poutres enflammées », raconte-t-il au quotidien espagnol. Après de longues minutes à combattre le feu, il a réussi à s'en sortir, pour découvrir un paysage ravagé. « J'ai perdu dix ans de travail, d'économies et de rêves. Tout est parti en fumée », regrette-t-il. L'odeur âcre des cendres et la description de forêts calcinées, c'est un thème commun à une grande partie de la presse européenne ce matin, car les incendies se propagent dans plusieurs pays. En France, Libération s'est rendu en Seine-et-Marne, à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Un impressionnant brasier ravage la forêt de Fontainebleau. L'envoyé spécial du quotidien raconte les habitants ébétés, le « ballet incessant des Canadair qui sillonnent le ciel francilien pour la toute première fois ». Le journal donne aussi la parole à des pompiers, « le visage noirci par la fumée ». « On respire de la merde », dit l'un d'entre eux. « Le monde tourne à l'envers. [...] Normalement à cette période, c'est nous qui descendons dans le Sud. Là, c'est les mecs d'en bas qui viennent » Au Royaume-Uni, le Guardian parle même d'une « vague de feu », alors que 19 incendies ravagent la Grande-Bretagne. Le journal rappelle une évidence : « le changement climatique accroît le risque d'incendies ». Commémorations de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice C'était il y a tout juste dix ans. Dans tous les titres de presse ce matin, on lit la détresse des victimes, leur lente et difficile reconstruction. Le Monde a recueilli une parole très rare : celle de Laurent Raviot, le président du procès de l'attentat. « C'est l'un des dossiers les plus difficiles que j'aie eu à juger », confie-t-il. « Ça ne m'était jamais arrivé d'avoir face à moi autant de souffrance », « psychologiquement, on y laisse des plumes ». Le magistrat raconte aussi les difficultés de ce « dossier labyrinthique », comme il le décrit. « C'est souvent un travail difficile pour parvenir à une vérité judiciaire, mais là, ça a été un peu cauchemardesque », avoue-t-il. « Il y a quelque chose que je n'ai toujours pas fait et que je voudrais faire pour me libérer de ce dossier, conclut-il. C'est de me rendre sur la promenade des Anglais, pour la voir sous le soleil, dans la liesse, en me disant que c'est terminé, qu'on est passé à autre chose et que la vie reprend ses couleurs, sa lumière ».

La presse européenne se fait l'écho de cette réunion de la coalition des volontaires. À Rome, La Repubblica lance un appel au renforcement de la défense européenne et aux livraisons d'armes à l'Ukraine. « Sans soutien militaire à Kiev, appeler à une initiative diplomatique européenne devient lassant », s'insurge le quotidien, avant de poursuivre : « Le soutien militaire et la diplomatie doivent et vont aller de pair : une simple interruption de l'aide militaire rapprocherait encore davantage le risque de guerre en Europe. » Alors que la coalition des volontaires se réunit donc à Paris, le Financial Times, à Londres, révèle ce matin que l'Europe a importé au premier semestre une quantité record de gaz naturel liquéfié russe en provenance d'une installation en Sibérie. Des livraisons pour près de « 6 milliards d'euros » selon le journal. À Madrid, El Pais choisit de donner la parole à l'un de ses journalistes dans un long article. Un texte très personnel, dans lequel Cristian Segura raconte ses longs mois passés sur le terrain, en Ukraine, la pneumonie qu'il a contractée, les chiens rendus fous par les bombes, son stress post-traumatique. Il écrit : « La Russie est en train de perdre la guerre, l'Ukraine ne la gagne qu'à moitié ». « Les arguments en faveur d'une défaite russe en 2026 se multiplient », avance le journaliste. Mais si l'Ukraine « a bâti l'une des armées les plus puissantes du monde » selon lui, Kiev est aussi perdant. D'abord car son déclin démographique est considérable, mais aussi, peut-on lire dans les colonnes d'El Pais, car « le conflit risque de s'enliser ». Et le quotidien de poursuivre : « La Russie est en train de perdre la guerre, mais sa volonté de démanteler l'UE persistera. » À lire aussiGuerre en Ukraine: la coalition des volontaires réunie en sommet à Paris Reprise des hostilités au Moyen-Orient « Téhéran avait un plan pour étouffer l'économie mondiale et survivre. Trump, lui, n'avait aucun plan concret ». Voilà le constat dressé dans les colonnes de Bloomberg. Le média économique tacle violemment la stratégie du président américain, évoquant une « asymétrie des compétences stratégiques » avec l'Iran. « Si l'Iran a perdu la bataille militaire, écrit le titre, il a remporté la victoire en matière de coercition économique » avec la fermeture d'Ormuz. Le New York Times revient lui sur l'échec de Donald Trump à « sécuriser le détroit ». Les derniers développements du conflit « ne sont que le résultat prévisible de l'accord-cadre signé en juin » commentent des analystes américains dans le quotidien. L'un d'entre eux résume la situation ainsi : « la question désormais est celle-ci : qui de l'économie iranienne ou de l'économie mondiale craquera la première ? » Le Guardian, à Londres, s'inquiète de son côté de la crise humanitaire engendrée par le conflit, notamment son impact sur les exportations d'engrais, qui transitent par le détroit d'Ormuz. Et le quotidien de conclure : « Le reste du monde doit tenter de ramener les deux camps à la raison - ou en subir les conséquences ». À lire aussiMoyen-Orient: l'armée américaine annonce une nouvelle salve de frappes contre l'Iran Tennis : sublime victoire de Jannick Sinner à Wimbledon De quoi ravir la presse italienne. « Sinner est trop fort pour tout le monde » s'exclame le Corriere della Serra. « Son service est l'un des meilleurs de tous les temps et le plus beau, poursuit le quotidien, c'est qu'il a une marge de progression scandaleusement importante. » Dans le détail, l'Italien s'est donc imposé sur le gazon londonien en 4 sets face à l'Allemand Alexander Zverev. « Rarement on avait vu un tel Zverev sur un court » s'exclame L'Equipe, mais cela n'a pas suffi. Après être passé à côté de son Roland Garros il y a quelques semaines, l'Italien, « tel un Phoenix, renait de ses cendres », s'extasie le Corrierre della Serra.

C'est une rengaine que l'on commence à connaître, celle des températures à 36, 38 voire 40 degrés. Un refrain qui se joue pour la troisième fois en France depuis le mois de mai. Ce samedi, plus de 22 millions de personnes sont touchées par les chaleurs extrêmes sur l'ensemble du territoire français. « Le répit aura été de courte durée », observe la Croix, qui rappelle dans ses pages que le nombre de décès dans le pays a augmenté de 30% durant la semaine du 22 juin, là où le mercure a atteint des records. Le quotidien français s'intéresse par ailleurs au plan Orsec, dispositif habituellement réservé aux inondations, ou encore aux tempêtes, activé ce vendredi, et y voit « un cap symbolique qui vient d'être franchi dans la gestion de la canicule. Le nouveau plan Orsec "chaleurs extrêmes", hisse officiellement la canicule au rang des catastrophes gérées comme une crise de sécurité civile à part entière. C'est une première historique : jamais ce dispositif n'avait été utilisé dans cette situation, poursuit La Croix, avant de conclure : « en érigeant la chaleur extrême en risque majeur, au même titre que d'autres catastrophes naturelles, le gouvernement acte que les vagues de chaleur ne sont plus des épisodes exceptionnels, mais des crises appelées à se répéter et qui doivent donc être anticipées comme telles. » À lire aussiFace à une nouvelle canicule, la France déclenche un nouveau plan Orsec «chaleurs extrêmes» Un constat partagé de l'autre côté des Pyrénées « Il ne suffit plus de lutter contre le changement climatique, qui est déjà une réalité, alerte la Vanguardia, en Espagne, la chaleur doit être considérée comme une urgence structurelle de santé publique, et non plus comme un simple inconfort estival. Se protéger de cette chaleur extrême est devenu une priorité compte tenu des risques sanitaires qu'elle représente, notamment pour les citoyens les plus vulnérables, tant sur le plan physique qu'économique, et parce qu'elle contribue à la propagation des feux de forêt », rappelle le quotidien. Il fait évidemment référence à l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans la province d'Almeria, en Andalousie, un incendie après lequel, « rien ne sera plus jamais pareil, titre El Pais, car il exige aussi une transformation face aux catastrophes engendrées par le changement climatique. » « Chaque été, nous sommes horrifiés par les gigantesques incendies qui ravagent le pays, comme s'il s'agissait d'une anomalie. Mais ils sont désormais la norme, et un accord national est indispensable pour les combattre », réclame le journal espagnol. « La leçon à tirer, chaque été, est la même. La question n'est plus de savoir si nous avons besoin d'un pacte national contre les feux de forêt, mais plutôt combien de tragédies supplémentaires il faudra avant que nous en signions un », se demande El Pais. Et le quotidien ne s'arrête pas là dans son analyse. « La simple gestion des incendies ne suffira pas si les risques liés aux fortes chaleurs ne sont pas minimisés. Les effets du changement climatique sont plus graves et plus rapides que prévu, constate le journal espagnol, et pourtant nous continuons de brûler des énergies fossiles comme s'il n'y avait ni avenir ni planète à protéger. » À lire aussiEspagne: au moins 12 morts et 23 disparus dans un fulgurant incendie en Andalousie La presse espagnole revient aussi sur la victoire de la Roja Victoire 2 buts à 1 face à la Belgique, ce qui permet à l'Espagne de rejoindre la France en demi-finale du mondial de football, et ce qui a couronné « un exercice acharné de patience, de persévérance, de foi, de dévouement et de confiance », salue El Pais. « Ni les erreurs du passé, ni la pression n'ont pesé sur une équipe qui a assumé son statut de favorite, avec une autorité incontestable à Los Angeles », poursuit le quotidien, et tout cela « au grand désespoir des Diables Rouges. » Un désespoir auquel ne semblent pas vouloir céder les journaux belges, évoquant une équipe « qui ne démérite pas », d'après la Libre Belgique, « héroïque », pour le Soir, qui relate dans ses colonnes la réaction des joueurs quelques minutes après le coup de sifflet final d'un match, jugé « cruel mais loin d'être indigne. Très vite, les regards se sont vidés, les yeux se sont rougis, les épaules se sont affaissées, et, progressivement, le vacarme des tribunes devient un bourdonnement lointain », raconte le journal, avant de conclure amèrement : « C'est toujours ainsi que se termine une Coupe du monde pour ceux qui ne connaissent pas l'ivresse de la remporter. »

Les Bleus ont décroché leur ticket d'or pour cette nouvelle étape du Mondial-2026 de football après une victoire sans appel : 2 à 0 face au Maroc. Et les performances offensives de l'équipe de France n'échappent pas à la presse internationale : « C'est un test réussi » pour le Guardian, quatre ans après une affiche similaire en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Mais cette fois, « la sélection tricolore s'est montrée bien supérieure », analyse le journal britannique, qui insiste sur un « fossé stylistique immense entre les deux prestations ». « On pouvait craindre que la victoire laborieuse contre le Paraguay cinq jours plus tôt n'ait freiné l'élan de l'attaque française qui affichait jusque-là un rythme de plus de trois buts par match, et si les Bleus ont bénéficié jeudi d'un arbitrage plus impartial et d'un adversaire moins provocateur qu'à Philadelphie, la défense marocaine a offert une résistance tout aussi farouche », ajoute le Guardian. « Alors que les Bleus s'apprêtent à quitter la côte Est pour la première fois depuis leur arrivée aux États-Unis pour leur demi-finale à Dallas, on sent qu'ils vont sortir de leur zone de confort, tant sur le terrain qu'en dehors », prévient cependant le quotidien britannique, avant de reconnaitre que « pour le moment, ils semblent prêts à relever tous les défis ». Le défi des attentes qui pèsent sur les Bleus « L'attente est que la France dispute toujours la finale de la Coupe du monde », explique le Boston Globe, qui rappelle qu'en 1998, alors que Didier Deschamps était capitaine, il avait déclaré que remporter la Coupe serait un bonus. Seulement, les choses ont changé depuis et, au fil des décennies, les Français ont oscillé entre le rêve et le cauchemar en Coupe du monde. « Ils ont déjà vécu ce rêve à deux reprises, en remportant à nouveau le titre en 2018. Ils ont aussi été brutalement ramenés à la réalité par le cauchemar à deux reprises, en perdant la finale contre l'Italie en 2006 et l'Argentine en 2022, les deux fois aux tirs au but », relate le quotidien américain. « Le rêve est de nouveau à portée de main, et maintenant qu'un troisième trophée est en vue, les Français n'imaginent même pas perdre », analyse le Boston Globe. Car une fois le rêve devenu réalité comme ce fut le cas en 1998 quand les Bleus sont devenus champions « pour l'éternité » - c'était le titre du journal l'Equipe à l'époque - et vingt ans plus tard, en 2018, il cesse d'être un rêve, poursuit le journal : « Tout résultat autre qu'un nouveau trophée est une déception. Les Bleus ont compris que l'éternité implique des attentes elles aussi éternelles ». Au Royaume-Uni, la dernière femme condamnée à mort a été graciée Graciée à titre posthume, car Ruth Ellis a été exécutée en 1955, il y a donc 71 ans. Elle avait été reconnue coupable du meurtre de son amant, mais la justice de l'époque n'avait pas pris en compte le fait qu'elle était victime de violences conjugales graves qui avaient plusieurs fois mis sa vie en danger. Depuis sa mort, sa famille cherchait à obtenir une grâce partielle, avançant que les violences qu'elle a subies n'avaient pas été prises en compte pendant son procès. C'est à présent chose faite, c'est ce qu'a annoncé le vice Premier ministre britannique David Lammy, mercredi 8 juillet. « Une annonce qui réconfortera sa famille, mais le système continue de laisser tomber les femmes victimes de violence comme Ruth Ellis, dénonce une tribune du Guardian. D'un point de vue contemporain, Ruth Ellis est un exemple classique de femme dont les violences familiales l'ont rendue vulnérable aux prédateurs », continue l'article. « Le fait que ces hommes aient semblé agir en toute impunité pendant tant d'années soulève des questions quant à la manière dont les jeunes filles sont encore aujourd'hui laissées pour compte par les autorités, conclut le quotidien, mais aussi par la persistance d'attitudes misogynes archaïques ».

« Pour la deuxième fois depuis la signature de l'accord-cadre américano-iranien le 17 juin dernier, Washington et Téhéran ont replongé dans la confrontation militaire directe, constate Le Figaro à Paris. En réponse aux tirs iraniens sur trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et en violation du protocole d'accord, les États-Unis ont frappé 80 cibles en Iran hier, dont des systèmes de défense antiaérienne proches du détroit d'Ormuz. […] Quelques heures après, l'Iran a annoncé 85 ripostes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine dans le Golfe. » « Le fragile cessez-le-feu ne tient plus qu'à un fil », soupire pour sa part Le Monde. « Trump, maître autoproclamé de "l'art du deal", dit n'avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. "Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs", égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels ». Trump embourbé La guerre totale va-t-elle reprendre ? « Donald Trump est tellement imprévisible, souligne le Wall Street Journal, qu'il est impossible de savoir s'il est sérieux lorsqu'il affirme que le cessez-le-feu est "terminé". Il pourrait le rétablir demain. Mais il a raison de dire que le régime iranien lui fait perdre son temps, pointe le quotidien américain. Téhéran est passé maître dans l'art de la manœuvre. Vingt jours après le début des soixante jours de négociations prévues par le mémorandum d'entente, les pourparlers nucléaires ont à peine commencé. Au lieu de cela, le régime iranien s'est employé à accroître son contrôle sur le détroit d'Ormuz tout en exportant des milliards de dollars de pétrole. » La seule certitude, pointe le Washington Post, c'est que Trump et son administration sont « embourbés dans une guerre impopulaire qu'ils semblent incapables de terminer, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat ». Et finalement, constate le site américain Axios, cette « guerre, qui a débuté dans le but de réduire les capacités balistiques de l'Iran et de détruire ce qui restait de son programme nucléaire, s'est transformée en un conflit sans fin pour le contrôle du point de passage énergétique le plus important au monde : le détroit d'Ormuz. […] La diplomatie est au point mort pour l'instant et la pression militaire est de nouveau au cœur de la stratégie du président Trump ». France-Maroc : le duel entre amis À la Une également, France-Maroc ce soir pour une place en demi-finale de la Coupe du monde de football. « Une autre histoire », s'exclame L'Équipe en première page. « Après le combat électrique contre le Paraguay, la France retrouve le Maroc, une équipe redoutable qu'elle connait bien et qu'elle avait réussi à écarter il y a quatre ans en demi-finales du Mondial 2022 ». Alors, implore le quotidien sportif, « il est l'heure, après Paraguay-France, de ramener les Bleus vers le jeu, les arabesques et la foudre, les domaines choisis de ses attaquants formidables. Mais la marge est infiniment plus fine qu'il y a quatre ans. Le Maroc a compensé certains manques sous l'effet des binationaux et de l'expérience accumulée, tant en 2022 que lors de la dernière CAN où il a assumé la pression médiatique et populaire, et ses manières dans la transition peuvent faire souffrir la défense française ». « Choc royal », lance Le Parisien en manchette. « Ce soir, ils seront nombreux à être tiraillés entre les deux équipes, avec un morceau de cœur de chaque côté de la Méditerranée. Ils aimeraient sûrement qu'il n'y ait que des gagnants. Cela n'arrivera pas. Espérons que les Bleus sortent victorieux de ce duel entre amis, s'exclame Le Parisien, et que le football, malmené ces derniers jours par les polémiques liées à l'arbitrage ou à la Fifa, retrouve ce goût de fête que nous aimons tant, peu importent les couleurs de nos maillots ».

« Coupable mais présidentiable », s'exclame Libération. « Condamnée en appel pour détournement de fonds publics mais redevenue éligible, la cheffe de file du Rassemblement national reste candidate pour 2027 et se pourvoit en cassation pour éviter le port d'un bracelet électronique pendant un an ». Le quotidien de gauche fulmine : « Marine Le Pen a montré tout son mépris pour la justice et l'État de droit, estime le journal. […] Le problème n'est évidemment pas que l'ancienne présidente du RN se pourvoie en cassation. Elle en a le droit. Mais il y avait dans la manière dont elle a justifié sa décision d'être candidate comme des accents de défis à cet État de droit dont elle venait précisément de bénéficier ». En fait, pointent Les Dernières Nouvelles d'Alsace, « au final, les juges ont décidé de se délester d'un poids en disant le droit certes mais en laissant aux Français la responsabilité finale de choisir de voter ou non, et en absolue connaissance de cause, pour une candidate désormais condamnée pour des faits graves, répétés et continus de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds, ce qui n'est pas rien ». Un pari risqué… Toutefois, rien n'est réglé sur le plan juridique, remarque La Croix. L'annonce de la candidature de Marine Le Pen « prolonge le suspens de quelques mois : il faudra attendre désormais la décision de la Cour de cassation, qui a promis de la rendre avant le scrutin. En agissant ainsi, Marine Le Pen est dans son droit le plus strict. Mais en annonçant sa candidature malgré sa condamnation, elle laisse la possibilité de devoir se retirer en urgence en cas de condamnation définitive, à quelques semaines du vote. La leader du Rassemblement national prend le risque de fragiliser considérablement son camp, pointe encore La Croix, ce qui n'engage qu'elle. Mais plus grave, elle fait courir à l'ensemble du processus démocratique le risque du désordre ». « Marine Le Pen, le risque d'un pari », renchérit pour sa part Le Figaro. « Marine le Pen continue de clamer son innocence et s'en remet à la Cour de cassation. Le risque de l'empêchement n'est pas dissipé, il est repoussé. Le premier parti de France reste enfermé dans la diagonale du flou. Il dépend du pari de sa candidate : dire à la Cour de cassation : "Arrête-moi, si tu peux !" » Mais « il ne faut pas s'y tromper, poursuit Le Figaro : pour son électorat de conquête, ce feuilleton judiciaire compte moins que l'autre grand flou, celui de son programme économique. Subsiste aussi le doute sur la capacité de son parti à gouverner, sa méconnaissance, faute d'expérience, de l'appareil d'État ». La campagne est lancée En tout cas, relève Ouest France, « c'est à partir de maintenant que les choses changent. Que la campagne va réellement démarrer. Accélérer dès cet été pour ceux qui sont déjà lancés. Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis ont trois longueurs d'avance. Le "socle commun" a réussi une modeste entrée en piste, entre Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains), qui vont voir les pressions augmenter fortement pour qu'ils concluent une alliance. Et la "gauche républicaine" n'en finit pas de s'embourber autour des habituelles chicayas socialistes ». Reste qu' « à dix mois de l'élection, la victoire de l'extrême droite n'a rien d'inéluctable, affirme Le Soir à Bruxelles. Et ce n'est pas en érigeant un hypothétique nouveau front républicain que ses adversaires en viendront à bout. C'est en évitant la dispersion pour proposer une offre politique responsable et, surtout, en travaillant sur des projets solides susceptibles d'entraîner un pays, que beaucoup voient sur le déclin, que le RN pourra être vaincu. Marine Le Pen n'ayant pas été défaite dans le prétoire, c'est sur le terrain que ses concurrents devront la combattre, relève encore le quotidien belge. Dans les zones périphériques, dans la ruralité, dans le Nord qu'elle a conquis à coups de promesses sociales, et sur le pourtour méditerranéen où elle prospère sur les questions identitaires, il faudra proposer à ses électeurs un autre projet que son mirage populiste ».

C'est ce que constate Le Soir, à Bruxelles : « l'ambiance s'annonce tendue aujourd'hui et demain au "Bestepe", l'immense palais où le président turc Erdogan reçoit les chefs des États membres de l'Otan. Macron, Merz, De Wever et les autres seront une nouvelle fois suspendus aux lèvres d'un Donald Trump visiblement toujours très fâché contre ses alliés qui "ne l'ont pas aidé" dans sa folie guerrière au Moyen-Orient ». Et le quotidien belge de s'interroger : « le président américain assistera-t-il bel et bien aux discussions jusqu'au bout ? Manifestera-t-il sa mauvaise humeur publiquement ? Et qui en fera les frais ? Autant de questions qui se posent à l'entame de la réunion, comme ce fut d'ailleurs le cas pour le G7 d'Evian, en juin… Mais l'enjeu véritable de cette rencontre porte sur le rôle que les États-Unis entendent encore jouer dans l'Otan. Et, en corollaire, sur la part que peuvent ou doivent assumer les Européens ». Assumer davantage de responsabilités… Les Européens qui devront d'abord amadouer Donald Trump… C'est ce que pointe El Pais à Madrid : « pendant ces deux jours minutieusement orchestrés dans les moindres détails, l'Europe présentera au président américain une preuve tangible de son alignement : des contrats d'armements de plusieurs milliards d'euros, une augmentation record des dépenses militaires et une déclaration finale brève et concise, soigneusement élaborée pour éviter tout incident ». El Pais a pu d'ores et déjà consulter la déclaration finale du sommet : « celle-ci ne comporte qu'une demi-douzaine de points et évite toute formulation susceptible de déplaire à Washington. "Nous construisons l'avenir : une Europe plus forte au sein d'une Otan plus forte, une Alliance modernisée", affirme la déclaration dans laquelle les Européens et le Canada déclarent assumer "davantage de responsabilités" en matière de défense. Il s'agit, précise le quotidien espagnol, du transfert de responsabilité exigé par Washington, qui a annoncé le retrait de troupes d'Allemagne et le gel de plusieurs programmes d'armement. Les États-Unis ont également informé leurs alliés qu'ils cesseraient de mettre à la disposition de l'Alliance des capacités stratégiques telles que des avions de chasse, des ravitailleurs et des sous-marins, et ont décidé de réexaminer dans les six mois l'ensemble de leur présence militaire en Europe ». Le temps presse… « Dans cette nouvelle configuration de l'Otan, l'Europe peut-elle jouer un rôle de premier plan ? », s'interroge le New-York Times. « L'Europe devra assumer une plus grande part du fardeau de sa défense conventionnelle et les États-Unis seront davantage un allié de secours en cas de besoin. […] Mais le temps presse pour se préparer, pointe le quotidien américain. D'après des analystes de l'organisation, la Russie pourrait déclencher une guerre contre l'Otan d'ici 2029. La pression s'accentue donc sur l'Europe pour qu'elle se prépare davantage à la guerre et sur les États-Unis pour qu'ils ne créent pas de vulnérabilités inutiles, relève encore le New York Times. La mise en place du pilier européen au sein de l'Otan prendra inévitablement du temps et ne se résume pas à une question de financement. Il s'agit également de développer, d'acquérir et d'intégrer des armements sophistiqués que les Américains ne fourniront plus, comme les missiles sol-air à longue portée, la défense aérienne, les satellites et la coordination du renseignement ». Et l'Allemagne ? Enfin, « l'Allemagne peut-elle assumer son rôle de nation européenne de premier plan au sein de l'Otan ? ». Question posée par le Süddeutsche Zeitung. « Il s'agit là, entre autres, d'un enjeu économique. La Bundeswehr [l'armée allemande, NDLR] ne peut se développer durablement que si l'économie se porte bien. Un réarmement financé par la dette ne peut être maintenu indéfiniment. L'autre question est de savoir si l'Allemagne souhaite réellement assumer ce rôle, pointe encore le quotidien munichois. Ce sera un enjeu crucial des futures campagnes électorales. Voter pour l'AfD (à l'extrême-droite), Die Linke (la gauche radicale) ou le BSW (le parti social-démocrate allemand) reviendrait à voter contre la tentative de contrer la dictature russe ainsi que les tendances autoritaires de Trump. L'avenir de l'Otan se joue non seulement à Ankara, mais aussi en Allemagne. »

C'est l'histoire d'un coup de fil. Révélation du New York Times : Donald Trump a appelé mercredi dernier le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander le réexamen de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun pour le 8ᵉ de finale du Mondial contre la Belgique. Le meilleur buteur de la sélection américaine avait écopé d'un carton rouge ce même jour lors du 16ᵉ de finale contre la Bosnie-Herzégovine, remporté par 2 buts à 0, pour avoir marché sur une jambe d'un défenseur bosniaque à la réception d'un saut. « Le parfum d'un drôle de match », s'insurge Le Soir à Bruxelles. En effet, Gianni Infantino a cédé aux injonctions de Trump qui s'en est aussitôt félicité publiquement. À lire aussiScandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump Suspendu, mais autorisé à jouer… Quel est ce tour de passe-passe ? Le quotidien belge explique : « La Fifa a ouvert une porte dérobée dans son propre arsenal juridique : l'article 27 du Code disciplinaire qui permet à l'instance judiciaire de "suspendre totalement ou partiellement l'exécution d'une sanction disciplinaire". Balogun est donc… suspendu, mais autorisé à jouer. Ou comment faire cohabiter deux verdicts contradictoires, fulmine Le Soir. Un véritable oxymore juridique qui a de quoi laisser perplexe. » Et même plus, s'agace le quotidien belge : « Un règlement qui s'adapte aux circonstances cesse rapidement d'être un règlement. Il devient un outil d'instrumentalisation. Une Coupe du monde organisée aux États-Unis n'avait certainement pas besoin (de plus…) de voir le président américain applaudir une décision favorable à son équipe nationale. Si personne n'est censé être au-dessus des lois du football, comme aime le rappeler la Fifa lorsque cela l'arrange, l'institution semble, en revanche, parfaitement connaître les exceptions qui lui permettent de les contourner. » À lire aussiMondial 2026: la Fifa suspend le carton rouge de Balogun sous la pression de Trump « Scandale ! » La presse allemande hausse le ton : pour le Süddeutsche Zeitung à Munich, « la levée de la suspension pour carton rouge de l'attaquant américain est un scandale. Une faute capitale dans cette Coupe du monde qui révèle l'influence que Donald Trump exerce en coulisses. (…) L'équipe nationale américaine de football doit aller le plus loin possible à domicile, dans l'Amérique de Trump. À tout prix. Par tous les moyens nécessaires. » D'après Die Welt à Berlin, « certains responsables de la Fifa seraient furieux de cet incident. Interrogé sur cette levée de la suspension du joueur américain, un vice-président de l'instance dirigeante du football mondial, souhaitant garder l'anonymat, a déclaré : "C'est une honte absolue." D'autres responsables de l'instance considèrent également l'intervention de Trump comme le cas le plus flagrant d'ingérence politique dans une Coupe du monde. » Analyse similaire pour L'Équipe en France : « la manière dont l'Américain Balogun a été blanchi de son carton rouge, hier, et les rumeurs d'intervention de Donald Trump confirment un déplacement moderne du soupçon, autour de l'arbitrage et de ses conséquences, puisque l'on est passé de l'ère de la corruption, dont les grands clubs européens étaient des spécialistes dans les années 60, 70 et 80, à un arbitrage politique. » « Stupéfaction » En tout cas, pointe Le Monde à Paris, « le patron de la Fifa Gianni Infantino, ne devrait pas voir la polémique retomber avant le début du match entre les États-Unis et la Belgique, la nuit prochaine. Gianni Infantino, très lié au président américain, rappelle le journal, à qui il avait remis fin 2025 un inédit "prix de la paix de la Fifa". » Côté belge, poursuit Le Monde : « Rudi Garcia, le sélectionneur français des Diables rouges, s'est étonné : "Je ne savais pas que le 5 juillet était le 1er avril à la Fifa". De son côté, la fédération de football du plat pays a fait part de sa "stupéfaction", hier, mettant en avant le code disciplinaire de l'instance, qui prévoit qu'un carton rouge entraîne "automatiquement une suspension pour le match suivant" et rappelant que tous les joueurs exclus lors de la Coupe du monde 2026 ont manqué le match d'après. Tous sauf un, Folarin Balogun… »

C'est aujourd'hui que commencent les funérailles d'Ali Khamenei. « Quatre mois après l'assassinat de son Guide suprême, lors de frappes aériennes américano-israéliennes, le gouvernement iranien a entamé une semaine de cérémonies, pour enterrer et pleurer l'ayatollah Ali Khamenei, envoyant un message de stabilité et d'unité au monde – ainsi qu'à ses ennemis », explique le New York Times, qui veut croire qu'une autre histoire est encore possible. « Alors que le gouvernement iranien cherche à présenter l'ayatollah Khamenei comme un dirigeant aimé et respecté sur le plan international, de nombreux Iraniens pourraient percevoir ces funérailles coûteuses, durant plusieurs jours, avec mécontentement ou colère », estime le quotidien américain qui rappelle que « pendant plus de 37 ans de régime autoritaire, l'ayatollah Khamenei a réprimé brutalement toute dissidence, et a laissé s'installer une mauvaise gestion économique du pays, ainsi que la corruption ». De son côté, Haaretz remarque que « l'Iran a choisi le 4 juillet, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis, pour commencer les funérailles » du Guide suprême. « Bien que les autorités n'aient pas commenté cette date, ajoute le quotidien israélien, la foule rassemblée à Téhéran a scandé "Mort à l'Amérique", reprenant un cri devenu courant en Iran depuis la révolution islamique de 1979 et la prise d'otages à l'ambassade américaine. » À lire aussiDes officiels iraniens et étrangers devant la dépouille de Khamenei avant les funérailles Anniversaire désenchanté C'est donc aujourd'hui, 4 juillet, le 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Un anniversaire que la presse américaine célèbre sans enthousiasme. « Les pères fondateurs sont la raison de cet héritage. Mais cet héritage est en danger », titre le Wall Street Journal, qui cible Donald Trump et ses propos tenus lors de son premier mandat : « En vertu de la Constitution, j'ai le droit de faire tout ce que je veux en tant que président. » « Durant son second mandat, constate le Wall Street Journal, il s'est comporté comme si cela était vrai… » Il se serait d'ailleurs « emparé du 250ᵉ anniversaire de l'Amérique », selon les mots de Politico. Le média en ligne américain explique ainsi que « les organisateurs d'America250 n'ont reçu qu'une fraction des fonds pour célébrer cet évènement marquant pour l'Amérique ». C'est dans ce contexte qu'est née « Freedom250 » aux ordres de la Maison Blanche… À Paris, Le Monde parle « d'un anniversaire désenchanté », estimant que « l'idéal d'égalité établi dans les textes fondateurs reste lointain », alors que « le système d'équilibre des pouvoirs s'est fissuré » et que « toute réforme semble impossible ». À lire aussiDonald Trump et la captation de l'anniversaire de l'indépendance américaine Le Cap-Vert héroïque L'Argentine tout près du fiasco, en 16ᵉ de finale de la Coupe du monde. C'était cette nuit, au stade de Miami : il a fallu attendre les prolongations pour que l'Argentine parvienne, finalement, à s'imposer face au Cap-Vert, 3 buts à 2. À Buenos Aires, La Nacion fait part de sa colère : « L'Argentine sait désormais que le titre de champion du monde ne suffit plus », « l'équipe de Scaloni a gagné davantage grâce à son expérience qu'à son talent, elle ne peut se permettre une autre performance de ce genre si elle veut conserver ses espoirs d'un deuxième titre de champion du monde consécutif ». L'Argentine critiquée, les compliments vont au Cap-Vert. À Londres, le Guardian s'exclame : « Quel match, quelle démonstration de courage et de talent de la part du Cap-Vert, une petite nation insulaire dotée d'une équipe de la diaspora dispersée à travers le monde, qui a mené l'Argentine au bord de l'un des plus grands exploits sportifs de l'histoire. » « La plus petite équipe de la Coupe du monde a fait trembler les champions », remarque de son côté le Wall Street Journal, alors qu'à Paris, L'Équipe analyse le match : « L'Argentine se défait d'un Cap-Vert héroïque pour rejoindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde (…) les Requins bleus ont chèrement vendu leur peau en obligeant les champions du monde à passer par une improbable prolongation pour poursuivre leur route. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Cap-Vert frôle l'exploit contre l'Argentine, qualifiée dans la douleur en 8es de finale

C'est la presse américaine qui révèle l'affaire, notamment le New York Times. Le quotidien américain nous explique ainsi qu'au printemps dernier, « les responsables américains ont pensé qu'Israël complotait pour tuer des négociateurs iraniens », « alors que Washington menait des pourparlers délicats avec Téhéran, en vue de parvenir à un accord intérimaire ». Selon le New York Times, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président du Parlement auraient été particulièrement visés. Le quotidien américain cite également des responsables américains selon lesquels, « craignant qu'une tentative d'assassinat israélienne ne fasse capoter les négociations, les États-Unis sont allés jusqu'à demander à d'autres pays de la région d'avertir l'Iran de la possibilité qu'Israël prenne pour cible les deux responsables iraniens ». « Tuer ces gens-là, c'est tuer les pragmatiques », relève, sous couvert de l'anonymat, un responsable américain cité par le Washington Post, qui a également interrogé Aaron David Miller, un ancien conseiller du département d'État, selon lequel cette affaire « montre la divergence des objectifs de guerre entre les États-Unis et Israël, ainsi que la détermination fondamentale du Premier ministre israélien à saboter toute négociation que les États-Unis pourraient conclure ». À lire aussiLa relation entre les États-Unis et Israël au défi de l'accord Crise humanitaire et détresse psychologique La situation au Liban, qui est l'un des principaux freins à un accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, préoccupe la presse libanaise. Libanews cite les chiffres fournis par l'ONG Life for Relief and Development, selon laquelle « la crise humanitaire s'aggrave alors que plus d'un million de personnes restent déplacées et que des milliers de familles continuent de souffrir de la faim et du manque de logement ». Dans un contexte marqué par les frappes israéliennes dont le bilan est lourd : près de 3500 morts et plus de 10 000 blessés, « selon les données officielles du secteur de la santé », « les enfants représentant 9 % de l'ensemble des victimes ». Selon Life for Relief and Development, « l'ampleur des besoins actuels dépasse largement le cadre de l'aide d'urgence et nécessite un soutien durable pour permettre aux communautés locales de se relever et de reconstruire leur avenir ». « La détresse s'incruste au Liban », annonce de son côté le Devoir, le quotidien québécois estime ainsi que « la perte d'espoir est répandue au pays du Cèdre, tout comme le sentiment de ne plus avoir d'emprise sur sa propre vie ». Le Devoir s'intéresse notamment à la détresse psychologique des Libanais, qui depuis 2019 subissent crise sur crise. « Crise économique, crise politique, pandémie de Covid, explosion du port de Beyrouth, afflux massif de réfugiés syriens et guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah », énumère le Devoir. À lire aussiCrise humanitaire au Liban: «Chaque jour est un défi», estime le directeur de l'ONG Care Inquiétude et interrogations Enfin, en France, la perspective de l'élection présidentielle l'année prochaine occupe déjà une bonne partie de la presse. Le Figaro se fait l'écho d'une étude de la Fondapol, la Fondation pour l'innovation politique, proche de la droite. Selon cette étude, « le prochain scrutin suscite inquiétude et découragement dans une société de plus en plus polarisée ». Le Figaro commente : « Les électeurs sont en proie au doute, eux qui se sont rendus 7 fois aux urnes entre la dernière élection présidentielle et les législatives consécutives à la dissolution, sans parvenir à faire émerger une solution politique à leurs problèmes. » « Le fond de l'air est lourd, plombé par des crises multiples », estime Yves Thréard dans son éditorial. Et il énumère : « crise migratoire, identitaire, industrielle, sociale, environnementale, politique, générationnelle ». À gauche, Libération se demande « s'il faut interdire les sondages pour la présidentielle ». « À chaque élection, le sujet revient sur la table », explique Alexandre Schwartzbrod. Et elle s'interroge, dans son éditorial : « Faut-il les ignorer et voter en fonction de ses propres convictions ou au contraire les étudier pour parier sur celui ou celle qui aura le plus de chances d'empêcher le ou les partis honnis d'arriver au pouvoir ? » Allusion à la France insoumise (gauche radicale) et au Rassemblement national (extrême droite)… Alors, faut-il interdire ou réguler les sondages ? Libération se garde bien de trancher.

« Entre un conflit au Moyen-Orient, qu'il a lui-même déclenché et dont l'issue n'est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu'il n'a cessé d'être, sont au beau fixe, s'exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L'information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d'éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l'immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l'année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. » En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l'université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d'un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. » Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s'agit d'une corruption d'une ampleur qui n'a que peu d'équivalents dans l'histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu'on n'a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. » À lire aussiDonald Trump a gagné plus d'un milliard de dollars dans les cryptos depuis son retour au pouvoir Retour de bâton politique ? « Même en supposant que tout cela soit légal, il s'agit d'une utilisation indécente de la présidence à des fins d'enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n'avait pas occupé le Bureau ovale. » Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu'en 2028 (prochaine année présidentielle). » Au sein de l'opposition démocrate, c'est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l'Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l'avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. » Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s'enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l'argent. À lire aussiÉtats-Unis: une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l'exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d'une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d'enrichissement. (…) Avec l'accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d'une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d'intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s'est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. » Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d'instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. » À lire aussiProcès en destitution: Donald Trump acquitté par le Sénat américain

« Inarrêtables », ce qualificatif, pour le moins élogieux et qui pourrait paraître arrogant, ne vient pas de la presse hexagonale mais de la presse américaine, en l'occurrence du New York Times. Le New York Times qui a été ébloui par la prestation de l'équipe de France hier soir qui a sorti hier la Suède, 3 à 0, en 16e de finale du Mondial. « Lors des premiers matchs à élimination directe, les rencontres se sont décidées sur le fil, souvent à un cheveu près, relève le quotidien américain. Le Brésil, le Canada et la Norvège ont tous inscrits dans les dernières secondes pour se maintenir dans la compétition. Le Maroc et le Paraguay ont, quant à eux, dû recourir aux tirs au but. Et puis vint la France, s'exclame le New York Times, l'équipe favorite entre toutes, surgissant du chaos pour nous rappeler à tous que les matchs de football peuvent se gagner avec ordre, sérénité et une domination totale. (…) Une véritable démonstration de force ». Alors, attention prévient le journal, « le plus grand danger pour les Bleus pourrait venir d'eux-mêmes, si un excès de confiance venait à ternir leur talent indéniable. Mais à ce stade, il est difficile d'imaginer un adversaire possédant la combinaison de puissance, de vitesse, d'équilibre et de technique nécessaire pour venir à bout de l'équipe de Didier Deschamps ». Et le New York Times de citer cette remarque de l'ancien international anglais Ian Wright à la chaîne britannique ITV : « on les regarde et on se demande : qui va pouvoir les arrêter ? » Qui ? « Qui pourra bien arrêter les Bleus ? », s'interroge également le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Les Français étaient tout simplement trop forts. Hormis quelques rares incursions, les Suédois n'ont rien pu proposer face à leurs adversaires. (…) Mbappé et Barcola ont marqué et ont offert un spectacle parfois grandiose. Michael Olise, du Bayern Munich, s'est également illustré une fois de plus en tant que passeur décisif. (…) Les Bleus se rapprochent de plus en plus du titre mondial ». « Une véritable leçon de football », renchérit le Guardian à Londres. « Ce sont des matchs comme celui-ci qui marquent une Coupe du Monde. (…) À ce stade, poursuit le quotidien britannique, il est difficile d'imaginer une équipe championne du Monde, autre que celle de Didier Deschamps, et on sent bien que les Bleus n'ont pas encore atteint leur apogée ». Et plus si affinités ? La presse française n'est pas en reste… « Très haut potentiel », lance L'Equipe en première page. « Heureux les enfants qui auront eu la permission d'une heure du matin, s'épanche le quotidien sportif, pour voir de leurs yeux la magie en action de Michael Olise, ses passes de soie, sa manière d'inventer des espaces, au service des autres, du mouvement général et de la beauté, mais aussi au service de Kylian Mbappé, qui a retrouvé ses semelles de vent, c'est une certitude, en maintenant ses statistiques affolantes. L'un est meilleur passeur de la Coupe du monde (5 passes décisives), l'autre co-meilleur buteur avec un ancien coéquipier en club, Lionel messi (6 buts), et l'équipe de France est en huitièmes de finale de la Coupe du monde, comme elle en a l'habitude sous l'ère Didier Deschamps, qui sera sélectionneur pour quatre jours encore, et plus si affinités ». « Cœurs bleus », s'extasie Le Parisien, avec cette photo de Didier Deschamps serrant dans ses bras Kylian Mbappé, auteur une nouvelle fois d'un doublé. « Les Bleus récitent leur football sur le bout des Suédois », ironise Libération. « Le récital de l'équipe de France, portée par un quatuor offensif à l'unisson », constate Le Monde. « Des buts, du génie et du sérieux », renchérit Le Figaro. « Prochaine étape, pointe le journal : le Paraguay, tombeur surprise de l'Allemagne. Ce sera samedi 4 juillet à Philadelphie, jour du 250e anniversaire de l'Indépendance des États-Unis. Une autre belle journée pour continuer à écrire l'histoire ».

Les familles de disparus se relaient sans répit pour tenter d'extraire leurs proches des décombres. Près d'une semaine après le terrible double séisme qui a ravagé des régions entières au Venezuela, « la colère s'empare des habitants, écrit Le Temps à Genève. Tandis que les probabilités de retrouver des survivants s'amenuisent, les Vénézuéliens considèrent que les secours ont trop tardé et en font porter la responsabilité à leur gouvernement ». « La colère commence à remplacer le chagrin », écrit également El Pais à Madrid. Le dernier bilan fait état de plus de 1700 morts. Et une puissante réplique hier a semé la panique parmi les habitants qui se sont tous retrouvés de nouveau dans la rue. « Les habitants se sentent abandonnés, épuisés et impuissants », poursuit le quotidien espagnol. Un sentiment d'abandon, c'est aussi ce que retient le journal Le Monde qui raconte les fouilles à mains nues de familles qui cherchent leurs proches. « Les secouristes qui sont venus n'ont rien tenté. Ils disent que c'est trop dangereux. Mais nous, on continue », raconte Mauro au quotidien français. Lui, cherche sa tante dans les décombres d'un immeuble, il « a entendu à l'aube des appels provenant du sous-sol ». Les familles des disparus campent autour des décombres. Elles ne veulent pas abandonner leurs proches car s'ils s'en vont, ils craignent que les autorités décrètent « l'arrêt des recherches ». « Redresser le Royaume-Uni » Dans la presse également, le Royaume-Uni où Andy Burnham, aux portes du pouvoir, a dévoilé hier les grandes lignes de son programme hier. Après la démission du Premier ministre Keir Starmer, il est son probable successeur. Dans un discours programmatique, il a affiché son « ambition de redresser le pays », écrit le Guardian. Pouvoir d'achat, construction de logements sociaux, rééquilibrage du système éducatif entre les enseignements universitaires et techniques. « L'espoir était un thème récurrent de son discours », note le média britannique. Andy Burnham veut aussi « décentraliser » le pouvoir, indique le Times. « Sa proposition phare ? Créer un ‘n°10 du Nord', en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres, note la Croix. Il souhaite installer une partie des services gouvernementaux à Manchester afin de drainer davantage de moyens et d'investissements vers le Nord, région défavorisée du pays », poursuit le quotidien français qui rappelle que Manchester est la « boussole d'Andy Burnham ». Il occupait jusque-là le poste de maire de la troisième ville du pays. Régulariser les migrants illégaux Le gouvernement espagnol a lancé le 15 avril dernier une procédure qui doit aboutir à la régularisation de 500 000 sans-papiers. Ce mardi 30 juin marque la date limite pour déposer un dossier. Si les autorités attendent la fin officielle de la période de dépôts pour communiquer sur le nombre de procédures enclenchées, le nombre de dossiers déposés a explosé selon la presse espagnole. Ils pourraient atteindre 1 million 300 mille selon El Pais qui précise que si le dossier est jugé recevable, « les autorités ont ensuite trois mois pour traiter chaque demande ». Mais cette procédure est-elle conforme avec le droit européen ? Pas sûr, selon un arrêt de la Cour suprême espagnole qu'a pu obtenir El Mundo, la juridiction alerte sur le risque que cette procédure ne soit pas conforme au Pacte asile et immigration notamment. Les déboires de l'équipe de foot allemande En Allemagne, « il est temps de nommer un nouvel entraîneur », titre Die Welt. Le parcours de l'Allemagne en Coupe du monde de football s'est achevé hier par une défaite aux tirs au but face au Paraguay. Pour Die Welt, « il ne s'agit pas seulement d'un fiasco sportif mais aussi de l'échec d'un sélectionneur national incapable de tenir ses promesses ». Julian Nagelsmann avait déclaré que le titre de champion du monde était son objectif, rappelle le journal allemand mais il n'y est pas parvenu. « L'Allemagne n'a livré aucune prestation convaincante lors de cette Coupe du monde, (…) elle n'a même pas atteint les huitièmes de finale, comme en 2018 et 2022 », écrit la Süddeutsche Zeitung qui y voit aussi les dernier pas de Nagelsmann à la tête de l'équipe nationale.

« Les États-Unis et l'Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de "terminer le travail" ». « C'est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s'habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l'Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français. À Rome, la Repubblica n'est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d'attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l'utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. » Visite du Sultan d'Oman en France La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d'Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l'Élysée. Oman, c'est ce petit État du Golfe, de l'autre côté du détroit d'Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre. Pour l'Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s'acquitter d'un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd'hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l'avenir de la gestion du détroit d'Ormuz avec l'Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n'y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l'Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d'y voir plus clair pour le moment. L'accord-cadre avec Israël divise le Liban L'accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L'Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu'un courant politique hostile est en train de prendre forme. « Derrière l'affichage diplomatique d'un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu'un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible "guerre civile". Un vieux démon que l'accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ». Notamment à cause d'un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n'y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d'être arrachée devant les tribunaux ». De drôles de mariages En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c'est « la nouvelle offre surprenante de l'Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l'initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l'Église évangélique de Bavière », c'est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient. « La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l'organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l'église. S'ensuit une cérémonie de dix minutes », et c'est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s'unir devant Dieu.

« Au Venezuela, l'heure de la colère a sonné », annonce La Repubblica, qui a recueilli de nombreux témoignages sur place. Comme celui de cet homme qui raconte : « Voilà comment on travaille avec nos ongles. » « À mains nues et à la pelle, avec espoir et fatigue. Mais aussi colère et désespoir », commente le quotidien italien. Un autre témoin s'exclame : « On demande une équipe de secours qualifiée et des engins pour sortir les survivants des décombres. Où est le gouvernement ? » demande cet homme, à l'heure où les autorités sont vivement interpellées. Dans le Washington Post, Marian Da Silva Parra, avocate spécialiste des droits humains, signe d'ailleurs une chronique à charge contre le régime de Caracas et 27 ans de révolution chaviste, qui, dit-elle, « ont causé des ravages aux infrastructures essentielles, aux soins de santé et aux services d'urgence (…) alors que, selon les Nations Unies, environ cinq millions de Vénézuéliens souffrent de la faim ». « Où est passée la capacité de réagir ? » interroge encore l'avocate. « Une partie a été détournée », affirme-t-elle. Et elle constate : « Après la destitution de Maduro, les États-Unis n'ont pas démantelé le système qu'il avait mis en place, mais ils ont continué à faire affaire avec lui. » À lire aussiEN DIRECT - Double séisme au Venezuela: la présidente Delcy Rodriguez a été huée par les victimes Fardeau L'évolution de la guerre en Crimée retient l'attention du Wall Street Journal et du New York Times. Le quotidien new-yorkais remarque que « des semaines de frappes intenses menées par l'Ukraine ont bouleversé la vie en Crimée, à un degré jamais vu depuis l'annexion illégale de la péninsule par la Russie en 2014 », au point où les autorités locales ont déclaré l'état d'urgence, ce vendredi. « Les frappes ukrainiennes transforment la Crimée. D'atout précieux, elle devient un fardeau pour Poutine », titre de son côté le Wall Street Journal. « Au lieu d'être un succès historique, ajoute le quotidien américain, la Crimée est devenue pour Poutine un point de vulnérabilité qui pourrait compromettre sa capacité à poursuivre la guerre ». En effet, poursuit le Wall Street Journal, « la campagne ukrainienne qui se déroule avec plus de 100 frappes de drones par jour, a gravement perturbé la logistique de la Crimée, provoquant l'effondrement de ses infrastructures de transport et d'électricité au moment même où la saison touristique, principal moteur de son économie, commençait ». Selon l'universitaire russe Konstantin Sonin, professeur à l'université de Chicago, « il est clair que Poutine est totalement pris au dépourvu (...) et qu'il tente de trouver une réponse ». À lire aussiRussie, Crimée: les rives de la mer Noire sous la pression militaire de l'Ukraine Cocorico La victoire de la France sur la Norvège 4 buts à 1, à la Coupe du monde de football, fait l'admiration de la presse européenne et américaine. « Devant une large communauté d'expatriés, la France aplatit paisiblement la Norvège », titre Le Temps. « De quoi ravir les près de 200 000 Français vivant aux États-Unis », ajoute le quotidien suisse. Des expatriés français enthousiastes, même s'ils ont dû, nous dit Le Temps, « payer 80 dollars », pour se rendre au stade de Boston. En Une du New York Times, une photo de Kylian Mbappé, en plein effort. Le quotidien américain est admiratif et rend hommage à un autre joueur, s'exclamant : « Ousmane Dembélé inscrit un triplé sensationnel en première mi-temps, permettant à la France de battre la Norvège 4 buts à 1 et de s'assurer la première place du groupe 1 à la Coupe du Monde. » Il faut tout de même dire que l'équipe norvégienne était essentiellement composée de remplaçants. « La France, estime d'ailleurs le Times, a ridiculisé la décision présomptueuse de Solbakken (le sélectionneur norvégien) de laisser de côté sa meilleure équipe ». Enfin, côté français, le journal L'Équipe est aux anges… et voit « un grand bleu à l'horizon ». Quant au Parisien, il conseille aux Tricolores de « ne pas s'enflammer » et de « rester concentrés », avant la rencontre avec la Suède, en 16e de finale. ► À lire aussi : notre dossier spécial Coupe du monde 2026

Les photos de bâtiments effondrés, d'habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s'est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l'intérieur ». Mais, dit-elle, « il n'y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s'est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ». Au-delà des témoignages, les journaux s'intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu'à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l'épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d'influence ». Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l'opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l'envoi de 150 millions de dollars d'aide » et la mobilisation de navires et d'avions. El Nacional, l'un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ». Attaques hybrides Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l'Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l'Ukraine ». C'est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d'alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n'est pas en mesure d'ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d'autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l'Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ». À l'Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l'Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l'avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ». Inquiétude Enfin, en France, c'est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l'on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L'hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s'installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l'être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ». Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ».

La presse européenne commente très largement cette chaleur qui nous écrase depuis le début de la semaine et pour quelques jours encore. Une chaleur qui s'étire un peu plus vers l'Est depuis deux jours. Et en Belgique, Le Soir s'étonne du manque de réaction des autorités. Le journaliste considère que le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur est : « Débrouillez-vous ». La journalise s'étonne que quand on leur parle de l'isolation des logements, des lieux publics et des crèches, de la végétalisation des espaces urbains, des cours d'école et des toits, le pouvoir n'ait que pour seule réponse un « circulez, il n'y a rien à voir », qui défie la science. Aux États-Unis, le scandale des algues ne se tarit pas « Pourquoi le problème des algues de Donald Trump est bien plus important que le simple bassin réfléchissant ? ». C'est le titre de cet éditorial du Washington Post. « Dans sa lutte pour débarrasser l'eau des algues près du Lincoln Memorial, le président a négligé les véritables causes de ces proliférations d'algues », écrit le journal. Pollutions, engrais, développement humain, le miroir d'eau est le reflet des problèmes de notre époque. « Les conséquences pourraient être graves, car les problèmes posés par les efflorescences algales vont bien au-delà de l'aspect esthétique. Le bassin réfléchissant est le signal d'alarme ». Donald Trump, tout près de ce bassin, a lancé les célébrations des 250 ans de l'indépendance américaine. Pas vraiment au goût du correspondant du quotidien français Le Monde, Piotr Smolar, qui décrit un rassemblement aux allures de meeting de campagne. « La confusion des genres étant le trait premier de l'administration Trump 2, écrit le journaliste, ces célébrations ne pouvaient échapper à cette règle. Elles auraient pu être un moment d'apaisement, de communion civique autour des pères fondateurs du pays et de valeurs consensuelles. Au lieu de cela, Donald Trump a choisi de politiser cette succession d'événements, au sens partisan du terme, et de les exploiter au service de sa propre gloire. Il a sciemment confondu un culte personnel et l'hommage d'une nation à ses origines ». Des Talibans à Bruxelles L'image n'a pas échappé à El Pais en Espagne. Là encore, grosse colère de l'éditorialiste du grand quotidien madrilène. « Les invités de l'Union européenne sont des représentants d'un régime coupable de crimes contre l'humanité par son traitement des femmes. En Afghanistan, les femmes ont aujourd'hui moins de droits que les animaux. Et pourtant, Bruxelles les a jugés légitimes pour discuter de migration. Bafouer ses principes pour apaiser l'extrême droite n'est jamais une bonne idée », estime l'éditorialiste qui souligne que cette visite d'une délégation des talibans à Bruxelles avait lieu alors que la France célébrait Marc Bloch mardi. « L'Union européenne a été fondée sur ces principes de justice, d'égalité et de droit, que Marc Bloch a défendus tout au long de sa vie et de son œuvre, et pour lesquels il a donné sa vie. Négocier avec les talibans constitue une trahison de ces idéaux », considère El Pais. Le général de Gaulle : un modèle pour les dirigeants européens ? C'est ce que semble suggérer le correspondant du Guardian à Paris. « Dans quelle mesure avons-nous sacrifié notre marge de manœuvre politique sur l'autel de contraintes illusoires ? ». C'est la question que se pose le journaliste anglais après être allé voir le film, La Bataille de Gaulle, une fresque en deux parties actuellement au cinéma. L'isolement et l'obstination du général inspire le journaliste. « Lorsque l'histoire nous présente des exemples de réussite malgré l'adversité, nous les vénérons. Nous érigeons en figures légendaires ceux qui, à partir de rien, parviennent à transformer le monde. Puis, face à notre monde actuel, nous déplorons l'impossibilité d'accomplir une véritable transformation ». Climat, pauvreté, le journaliste dresse une liste des sujets face auxquels les dirigeants actuels restent immobiles et impuissants. « Nous avons tout simplement admis que nous ne pouvons pas faire l'histoire ».

Le sujet préoccupe une grande partie de la presse européenne. « Du soleil comme s'il en pleuvait », écrit joliment Le Soir à Bruxelles. En Belgique, les températures vont battre des records ce mercredi. C'est le cas également en Grande-Bretagne, où The Guardian s'inquiète des fortes chaleurs en France, racontant notamment les fermetures de monuments emblématiques de Paris comme la tour Eiffel ou le musée du Louvre, contraints de fermer plus tôt que prévu. De l'Espagne à l'Allemagne, une zone rouge « d'une extension géographique exceptionnelle », souligne Le Monde. Le quotidien français explique que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et que cet effet est encore plus marqué pendant les vagues de chaleur. À lire aussiCanicule: l'Europe est largement touchée mais la France souffre particulièrement Climatisation : un débat très vif en France Libération raconte comment la droite tombe à bras raccourcis sur la gauche, et en particulier sur les écologistes anti-clim. Libé cite le patron des Républicains, Bruno Retailleau, écrivant sur X : « Certains pensent que la climatisation est une mauvaise solution. Il s'agit d'un discours arriéré. Ça suffit, l'écologie décroissante ! ». On trouve également un député du Rassemblement national fustigeant ce qu'il nomme un « obscurantisme décroissant écolo-macroniste ». Tous oublient, signale Libération au passage, que la patronne des Verts, Marine Tondelier, a elle-même reconnu qu'il y a des endroits où l'on ne peut plus se passer de climatisation. « Il faut en urgence en installer, dit-elle, dans les services publics et les hôpitaux ». À lire aussiPeut-on se passer de la climatisation? Au Liban, L'Orient-Le Jour s'inquiète de la résignation d'une partie de l'opinion « La résignation ne fait pas une nation ». C'est le titre d'une tribune signée Rita Sassine, rédactrice en chef en charge du service politique du journal. Elle s'y demande si les Libanais ont encore un projet pour eux-mêmes. Ce qui préoccupe la journaliste, c'est de voir une partie de l'opinion et de la classe politique libanaise se réjouir bruyamment de l'accord Iran/États-Unis conclu la semaine dernière, et de voir fleurir au Liban des affiches à l'effigie du guide suprême iranien et de son père. C'est profondément dérangeant, écrit-elle. Elle y voit un parfum de défaite flottant sur le Liban, et le véritable danger : la tentation grandissante de conclure que rien ne changera jamais et que toute tentative de construire un État souverain est condamnée à l'échec.

C'est le quotidien Le Temps, qui dévoile ce matin que près de 2 000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été utilisés comme « cobayes » pour des essais cliniques. « Indignation nationale », titre le journal. Au cœur du scandale, l'organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser, mort il y a 26 ans. Les enfants, des Coréens et des Indiens essentiellement, mais pas seulement . Ces enfants soi-disant adoptés étaient automatiquement mis en quarantaine à leur arrivée en Suisse. Le journal raconte que « ces séjours prolongés à l'isolement dans plus de dix hôpitaux de Suisse romande auraient servi de couverture pour soumettre les enfants à des examens invasifs et non justifiés médicalement ». Plus grave encore, on apprend que Terre des Hommes sélectionnait les enfants souffrant de maladies cardiaques pour les livrer à un célèbre chirurgien cardiaque afin d'alimenter ses interventions à cœur ouvert. De quoi, précise le journal, « consolider son expertise et publier ses recherches ». Mais cette pratique affichait un taux de mortalité dramatique : six enfants morts pour le seul été 1979. À Nabatiyé, dans le sud du Liban, de lourdes frappes israéliennes Alors que des discussions entre Israël et le Liban reprennent aujourd'hui, ce reportage du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Reportage à Nabatiyé, dans le Sud du Liban. La ville et ses environs ont été lourdement frappés ces derniers jours par l'armée israélienne. « Entre les ruines de Nabatiyé, on dit "merci" à l'Iran » : c'est le titre de ce reportage, qui raconte l'incrédulité des habitants face aux discussions. « Je ne crois pas que la trêve va tenir », dit Khodor, le père d'Ali, un jeune homme de 20 ans grièvement blessé par une frappe israélienne alors qu'il roulait à moto. « Nous n'osons plus espérer. À chaque fois que l'on nous dit qu'il y a une trêve, la guerre reprend », dit aussi cette infirmière de Nabatiyé rencontrée par le journal. « L'État complote contre nous. Négocier avec Israël, c'est capituler », ajoute un autre habitant de cette ville dévastée par les frappes israéliennes. « L'Iran aidera à reconstruire », dit un autre. En France, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal entrent au Panthéon Nouvelle cérémonie de panthéonisation ce mardi 23 juin. Marc Bloch était un historien. « Engagé à 57 ans dans la Résistance, Marc Bloch fut torturé par la Gestapo à Lyon et fusillé le 16 juin 1944 », rappelle Libération, qui a enquêté sur les coulisses de cette panthéonisation. Le journal raconte notamment l'extrême prudence de la famille de Marc Bloch. « Il n'y a pas de panthéonisation innocente », y explique l'historien Patrick Boucheron. Dans une interview au Parisien, la petite-fille de Marc Bloch, Suzette Bloch, raconte la réaction de la famille lorsque l'Élysée lui a proposé cette panthéonisation. « Nous avons demandé qu'il n'y ait aucune représentation religieuse communautaire, car mon grand-père était athée d'origine juive », dit-elle, ajoutant que la famille a également exigé qu'il n'y ait aucune représentation de l'extrême droite lors de la cérémonie. Royaume-Uni : la chute de Keir Starmer Comment le Premier ministre, arrivé au pouvoir il y a deux ans, en est-il arrivé là ? Pour le Guardian, c'est la question qui intéressera les historiens. « Parmi les six Premiers ministres qui ont dirigé la Grande-Bretagne au cours de la dernière décennie, et un septième qui s'apprête à prendre la relève, c'est la chute de Keir Starmer qui déconcertera le plus les analystes politiques de demain », dit le quotidien londonien, qui apporte quelques pistes. « Starmer semblait incapable de présenter des arguments, et encore moins de raconter une histoire. Il lui fallait construire un récit pour son gouvernement, et il n'y est jamais parvenu ». Mais il y a aussi, pour le journal, de vraies raisons de fond. Le Guardian cible un responsable, l'ancien conseiller de Starmer : « Morgan McSweeney, un brillant stratège », dont les conseils auraient précipité la chute de Starmer. À Bruxelles, Le Soir juge pour sa part que Keir Starmer était un Premier ministre trop modéré en tout pour plaire à la gauche comme à la droite. Un Premier ministre sans état de grâce, juge pour sa part Libération à Paris. À son arrivée, il voulait deux mandats ; il n'a même pas eu droit à un petit mois de lune de miel, dit Libé. Pendant ce temps, aux États-Unis, le Washington Post propose une longue liste de griefs à l'endroit de Keir Starmer, soulignant avant tout son manque de charisme.

La plupart des journaux proposent de suivre en direct cette actualité. On peut suivre les portes qui claquent minute par minute. Alors on cherche les pas de côté : celui de Haaretz en Israël par exemple. Le quotidien israélien de centre gauche raconte comment l'AIPAC, aux États-Unis, se trouve aujourd'hui dans une posture très inconfortable. L'AIPAC, c'est le Comité des affaires publiques américano-israéliennes. Haaretz rappelle que l'AIPAC défend les intérêts du gouvernement israélien à Washington depuis des décennies, et que depuis les années 1970 en particulier, il a accumulé un pouvoir politique et financier énorme grâce à ses activités de lobbying et à son implication dans la vie politique électorale, en ciblant les parlementaires des deux partis. Mais aujourd'hui les temps ont changé. L'énergie et les sommes déployées par l'AIPAC pour torpiller le plan Obama sur l'Iran il y a dix ans lui avaient déjà valu les foudres des Démocrates, mais voilà qu'aujourd'hui les Républicains sont eux aussi divisés quant à l'extrémisme de l'AIPAC. Un nombre croissant de Républicains, écrit Haaretz, accusent l'AIPAC de tenter d'exercer un contrôle indu sur le gouvernement américain et d'avoir poussé Trump à se joindre à Netanyahu dans la guerre contre l'Iran. Résultat : l'AIPAC traverse une crise d'identité, écrit le journal. Les négociations vues également du Liban L'Orient-Le Jour aborde l'importance du volet libanais dans les discussions en Suisse. Le quotidien croit savoir que le sort du Hezbollah est au centre de ces discussions. « Les négociations avec l'Iran porteront sur la transformation du Hezbollah en un parti politique et social, affranchi de toute activité militaire », écrit le quotidien libanais, qui énumère les défis que cela représente, y compris le traitement des armes appartenant au mouvement. Leur démantèlement nécessitera un processus graduel s'étalant sur une longue période, pouvant aller jusqu'à trois ans, révèle L'Orient-Le Jour à Beyrouth. Un protocole d'accord USA / Iran qui arrive trop tard, estime le Washington Post. Et le journal se fait le porte-parole des agriculteurs américains. Il y a un long reportage à découvrir qui dit bien le dépit du monde rural aux États-Unis. À moins de six mois des élections de mi-mandat, c'est un élément crucial pour Donald Trump. Le quotidien rappelle que les électeurs ruraux approuvaient la politique économique de Trump à 45 % — ils ne sont plus que 31 % à la soutenir. « Il n'y a plus aucune joie à travailler dans cette ferme. Quand on travaille seize heures par jour et qu'à la fin de l'année, il faut emprunter pour payer ses impôts, il n'y a plus aucun plaisir. Ça n'en vaut tout simplement plus la peine. » Les mots de Tyson, 55 ans, agriculteur en Caroline du Nord — à lire dans le Washington Post. Colère contre Trump en Albanie En l'occurrence contre le gendre et la fille du président américain. On vous a parlé ici même des protestations en Albanie contre un complexe immobilier que souhaitent installer Jared Kushner et Ivanka Trump avec le soutien des autorités albanaises. Ce reportage est à lire dans le Guardian. Et une colère qui va bien au-delà du projet immobilier. « Ce gouvernement ne nous représente plus — il a choisi de représenter des investisseurs oligarques », déclare Ina Shkurti, une jeune Albanaise très remontée. « Ce que nous voulons, c'est une nouvelle Albanie », ajoute Justina Prenga, 24 ans. « Nous sommes la génération Z et nous disons "ça suffit" — notre pays n'est pas à vendre ». En France, cette canicule qui inquiète Et qui énerve ! « C'est un ras-le-bol généralisé qui gagne progressivement les parents d'élèves de toute la France », raconte Le Parisien. « Une colère sourde, doublée d'une inquiétude, qui, ces derniers jours, a vu de nombreuses familles prendre le taureau par les cornes pour tenter de lutter contre les effets de la canicule ». Le journal raconte comment des parents d'élèves excédés se chargent eux-mêmes de faire ce qu'il faut pour rafraîchir les salles de classe. Il y a ces habitants de Bougival, à l'ouest de Paris, qui ont fourni à l'école des ventilateurs et des tuyaux d'arrosage. Ceux de Nantes qui repeignent en blanc les fenêtres des salles de classe pour filtrer les rayons du soleil. Et puis à Paris, situation kafkaïenne, dit le journal : des parents à qui une école dit non quand ils proposent des ventilateurs… refus pour raison de sécurité… de quoi les agacer encore un peu plus. En période de canicule, les esprits aussi s'échauffent.

Ce nouveau cessez-le-feu conclu vendredi 19 juin a d'ores et déjà été violé… Les frappes israéliennes ont repris ce samedi matin, faisant au moins cinq morts. Après une journée déjà meurtrière ce vendredi au Sud Liban : 47 morts, une centaine de blessés, à la suite de bombardements israéliens, en représailles à la mort de 4 soldats israéliens. Ce que la presse pressentait est donc en train de se produire. Benyamin Netanyahu n‘est pas décidé à mettre en œuvre la clause du protocole de paix (conclu entre les États-Unis et l'Iran) qui prévoit la cessation des hostilités au Liban. L'Orient-le-Jour remarque ainsi que « des doutes subsistent quant à la possibilité que le Premier ministre israélien cherche à faire échouer l'accord et à poursuivre ses opérations militaires (…) des interrogations s'expriment également à l'échelle internationale sur la sincérité de l'engagement de Netanyahu, à l'approche des élections générales en Israël », ajoute le quotidien francophone libanais. Une tendance que semble confirmer un rapport des services de renseignements américains, dont le Washington Post se fait l'écho. Ce rapport, explique le quotidien américain, « avertit l'administration Trump, que Benyamin Netanyahu pourrait prendre des mesures susceptibles de compromettre les efforts du président américain pour parvenir à un accord de paix durable avec l'Iran ». « Israël, poursuit le Washington Post, semble déterminé à maintenir ses opérations militaires contre le Hezbollah, allié de l'Iran… » Muflerie Donald Trump et Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, de nouveau brouillés... L'affaire fait la Une de la Repubblica. Elle concerne une photo de Giorgia Meloni et Donald Trump, prise lors du dernier sommet du G7 à Evian, en France. Or, le président américain a déclaré, au sujet de la Première ministre italienne : « Elle m'a supplié de prendre une photo avec elle. Je ne l'aurais pas prise, mais j'ai eu pitié d'elle ». Une déclaration qui a déclenché la fureur de Giorgia Meloni, elle a aussitôt démenti et ajouté : « Nous devons réagir ». De fait, la prochaine visite aux États-Unis du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, est annulée. Libération remarque de son côté, que « la muflerie de Trump n'épargne même pas son alliée Meloni ». Le quotidien français ironise sur cette nouvelle brouille « entre la Première ministre italienne et son supposé partenaire idéologique », alors qu'il y a quelques mois, « Giorgia Meloni se flattait, au nom de la convergence des valeurs conservatrices, d'avoir une relation privilégiée avec Donald Trump ». Couverture de survie En France, le thermomètre n'en finit pas de grimper… « Jusqu'à 39 degrés attendus aujourd'hui », annonce le Parisien, et ce n'est pas fini, « les journées de lundi et mardi devraient figurer parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées à l'échelle du pays », ajoute le quotidien français, selon lequel « hôpitaux, entreprises, écoles… Toute la société va être impactée dans la durée ». Prenons le cas des écoles, sur lequel s'attarde le Monde, qui parle du « grand bricolage de l'Éducation Nationale, symbole de l'inadaptation de la France au réchauffement climatique ». Le quotidien français énumère les mesures prises dans l'urgence par les écoles : « horaires aménagés, voire établissements fermés, familles incitées à garder leurs enfants, oraux d'examens reportés et multiplication des cellules de crise dans les mairies et les rectorats (…) un sentiment d'improvisation prévaut », remarque le Monde. Les parents d'élèves, eux, mettent la main à la pâte, en installant par exemple des couvertures de survie sur les fenêtres espérant, nous dit le quotidien français, « rendre l'atmosphère des classes plus supportable ».

« Les pourparlers (destinés à préciser la mise en œuvre du protocole d'accord conclu entre les deux pays) devaient commencer ce vendredi dans le petit village suisse d'Obbürgen » nous rappelle le Guardian, qui précise aussitôt que « ces pourparlers ont été brutalement interrompus ». Selon le quotidien britannique, « le report de ces discussions intervient après un reportage d'Al Mayadeen, un réseau arabophone politiquement allié au Hezbollah soutenu par l'Iran, selon lequel Téhéran retarde l'envoi de sa délégation en Suisse en raison de la campagne militaire israélienne toujours en cours au Liban ». Le Guardian cite également l'agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle « les négociateurs iraniens ont besoin de voir des signes de mise en œuvre de l'accord intérimaire, par les États-Unis ». Coup d'arrêt donc, après un protocole d'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran, qui ne suscite guère d'enthousiasme du côté de la presse américaine. Le Washington Post, par exemple, estime que les « premières étapes de cet accord de paix, exigent bien plus des États-Unis que de l'Iran ». Concessions Selon le quotidien américain, « des responsables et des experts occidentaux, estiment que le mémorandum visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran, est truffé de failles diplomatiques, avec des promesses vagues de prendre des mesures en vue d'une paix durable… » Le Washington Post fait la liste des concessions faites par les États-Unis : « Levée des sanctions, déblocage de milliards de dollars d'avoirs gelés et démantèlement du blocus naval américain des ports iraniens ». La guerre continue À Beyrouth, le journal L'Orient-le Jour constate qu'Israël poursuit ses opérations militaires au sud-Liban. Le quotidien francophone libanais le rappelle d'entrée de jeu : « Le Liban figure dès le premier point. Le mémorandum d'entente entre Washington et Téhéran réclame explicitement la "fin immédiate et permanente de la guerre" au pays du Cèdre ». Cette question était censée être au menu des négociations de 60 jours entre l'Iran et les États-Unis, qui ont donc été reportées. Et selon l'Orient-le Jour, « rien n'indique le l'État hébreu se montrera flexible. En pleine campagne législative, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu mène actuellement des négociations acharnées avec les États-Unis pour maintenir son armée au Liban », ajoute le quotidien libanais. L'Iran gagnant Quant à l'Iran, il sortirait renforcé de l'accord conclu avec Donald Trump. C'est en tout cas l'avis du Figaro, selon lequel « le régime de Téhéran a empoché la mise dès le premier jour ». « De plus, en donnant les clés du coffre-fort, remarque le quotidien français, Donald Trump se prive d'un levier essentiel pour contraindre le régime iranien, expert dans la dissimulation, les mensonges et les promesses non tenues, de faire des concessions ».

« Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d'attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu'il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L'UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n'était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s'il n'était pas satisfait de l'accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c'est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d'accord avec l'Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d'Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d'accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l'Iran. « L'accord de Donald Trump avec l'Iran est le fruit d'ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d'accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L'accord avec l'Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s'interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l'alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d'un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l'Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l'Iran n'avait jamais abandonné ses alliés et qu'un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l'attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L'Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l'accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d'un Sud dévasté, d'une occupation qui perdure et d'un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.

À la fin du sommet du G7 qui se tient, encore aujourd'hui à Évian, en France, le président français a invité son homologue américain à dîner au château de Versailles ce soir. « Macron contre Trump : avant-dernier round », titre El Pais. « Le chef de l'État français a résisté et esquivé ses attaques afin de ne pas rompre les relations avec un allié clef », estime le quotidien espagnol qui rappelle qu'il y a presque un an le président américain quittait en trombe le sommet du G7 au Canada. « Il ne devrait pas se désister cette fois, poursuit le journal. Emmanuel Macron a œuvré sans relâche pour garantir sa présence. » Le dîner de ce soir à Versailles offre l'occasion « d'aplanir quelques points en suspens », poursuit le quotidien. « Le château de Versailles, un symbole de la diplomatie à la française », écrit La Croix. Ces réceptions fastueuses ont un double objectif : honorer un invité mais aussi l'impressionner, dans le décor d'une royauté qui a rayonné sur toute l'Europe. » Donald Trump, lui, ne boude pas son plaisir. « Versailles, c'est pas du plaqué or, c'est du lourd », a déclaré le président américain en marge du G7 mardi. « En France, les opposants à Emmanuel Macron soupçonnent le président français d'avoir organisé ce dîner dans la maison du Roi Soleil pour amadouer Donald Trump et son amour des réceptions fastueuses », indique Le Parisien. « Ce n'est pas un dîner de gala », a relativisé le président français. « C'est un dîner pour célébrer les 250 ans » de la déclaration d'indépendance américaine, « parce que la France y a joué un rôle », précise le chef de l'État, promettant un dîner de travail sobre entre les délégations. À lire aussiDonald Trump au château de Versailles: une réception fastueuse qui crée la polémique Coupe du Monde Avec la victoire de la France mardi soir 3-1 face au Sénégal et pour le premier match des Bleus dans ce Mondial, Kylian Mbappé, auteur d'un doublé, « s'empare du record de buts marqués avec les Bleus », précise L'Équipe. En marquant hier ses 57ᵉ et 58ᵉ buts, il « a battu à 27 ans le record de buts inscrits en équipe de France, détenu par Olivier Giroud ». Kylian Mbappé, idole des jeunes qui se rêvent footballeurs professionnels, notamment à Bondy en région parisienne, d'où est originaire le joueur. « La région parisienne, premier vivier du football mondial, nous apprend Le Temps. Depuis quelques années, l'Île-de-France est la principale pépinière des futurs talents du football mondial : 54 joueurs participant à la Coupe du monde 2026 en sont issus », précise le quotidien suisse. Et le phénomène va en s'accentuant. « Ils étaient 28 joueurs originaires de la région parisienne » au Mondial précédent. « Cette renommée internationale, Paris la doit à ses clubs de banlieue. Des associations généralement placées au milieu de quartiers populaires, où des milliers d'enfants et d'adolescents perçoivent le football comme l'ascenseur social le plus rapide. » Et il n'y a pas que les plus jeunes qui s'imaginent en footballeur star, les parents aussi se voient gérer « la carrière de leur fils d'une main de maître comme Wilfried et Faïza, les parents de Kylian Mbappé », poursuit le quotidien. Une dynamique qui nuit aux vertus éducatives du football, déplore un éducateur interrogé par le journal. L'argent « fait tourner les têtes (…) chacun aimerait avoir sa part du gâteau et c'est ça le problème », conclut le quotidien suisse. À lire aussiCoupe du monde 2026: en manque de réalisme, le Sénégal puni par Mbappé Les glaces de la discorde Alors que les canicules sont de plus en plus nombreuses à cause du réchauffement climatique, au Japon, les autorités mènent l'enquête sur un présumé cartel de glaciers. Cela peut faire sourire, mais c'est très sérieux. « Les autorités japonaises ont perquisitionné six des plus grandes entreprises de crèmes glacées du pays », rapporte le Guardian. Elles sont soupçonnées de s'être « entendues pour augmenter le prix de leurs produits, provoquant la colère des amateurs de glaces », à l'approche d'un été caniculaire dans le pays.

« Israël ne peut pas se féliciter d'un accord qui laisse les principales menaces iraniennes intactes », écrit le Jerusalem Post dans son éditorial. « Le programme nucléaire a-t-il été démantelé ? Les missiles et les drones iraniens ont-ils été neutralisés ? La liberté d'action d'Israël est-elle préservée ?, interroge le quotidien. Pour l'instant, les réponses restent floues, cela devrait nous inquiéter », poursuit le titre. « L'accord Washington-Téhéran, une défaite stratégique pour Israël, se demande l'Orient-Le Jour à Beyrouth. Après avoir promis une "victoire totale", Benjamin Netanyahu fait face à une issue qui laisse en suspens le nucléaire iranien, les missiles balistiques et l'avenir du Hezbollah. » Cet accord, « c'est le scénario cauchemar pour Benyamin Netanyahu, estime Libération à Paris (…). Preuve de l'impasse politique dans laquelle l'allié américain place le Premier ministre israélien, l'accord a été autant critiqué par l'extrême droite et la coalition au pouvoir que par l'opposition israélienne. » À lire aussiLiban: «Netanyahu est complètement hors-jeu sur cette séquence» après l'annonce d'un accord États-Unis-Iran Législatives en Israël La question iranienne risque d'entacher le bilan de Benyamin Netanyahu, à l'approche d'élections législatives en Israël. Pour le New York Times, le Premier ministre israélien comptait sur l'offensive israélo-américaine en Iran pour en faire un point fort de son mandat, « pour assurer son héritage politique », écrit le quotidien. Mais « la stratégie de Netanyahu a échoué. » Selon un analyste cité par le journal, « l'erreur stratégique commise par le Premier ministre israélien a été de ne pas comprendre que, tout comme Donald Trump peut être avec vous, il peut aussi être contre vous. » Benyamin Netanyahu, lui, a préféré saluer une « victoire historique en Iran », rappelle le journal israélien Haaretz… Et précisé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ». El Pais, en Espagne, rappelle que Benyamin Netanyahou « a peu de chances de conserver sa coalition gouvernementale actuelle », selon les sondages. Et que le Premier ministre israélien « ne peut se targuer d'aucune réalisation significative, pas même sur le nucléaire iranien ». « Le nouveau Moyen-Orient promis par Netanyahou il y a près de trois ans se compose d'un Hamas toujours au pouvoir dans certaines parties de Gaza ; du Hezbollah combattant les troupes israéliennes au Sud-Liban ; et du régime de Téhéran qui, galvanisé et conforté dans ses convictions, s'apprête à recevoir des millions de dollars grâce au déblocage de ses avoirs dans les banques du monde entier », ironise le quotidien. À lire aussiNetanyahu affirme que l'armée israélienne restera à Gaza, au Liban et en Syrie «aussi longtemps que nécessaire» Le G7 en France Dans la presse également, le G7 qui se déroule à Évian, en France. Un rendez-vous auquel participe le président américain, mais « après une décennie passée à tenter de gérer Donald Trump, les dirigeants européens vont modifier leur approche cette semaine afin de concilier coopération et résistance croissante aux pressions américaines », écrit le Washington Post. Les alliés les plus proches des États-Unis « seront de plus en plus disposés à leur dire non ». Ce qui a changé la donne selon le quotidien américain : la volonté affichée par Donald Trump de « s'emparer du Groenland ». « À un moment donné, certains dirigeants européens ont cru que le président américain était sur le point d'ordonner aux troupes américaines d'envahir ce territoire insulaire » danois, une décision qui aurait fait passer les États-Unis du statut de principale puissance militaire de l'Otan à celui de principale menace militaire pour l'organisation. À lire aussiComment l'accord entre les États-Unis et l'Iran change la donne du G7 qui s'ouvre à Évian L'Ukraine L'Ukraine sera au cœur des discussions ce mardi. « Les leaders du G7 entament la deuxième journée du sommet d'Évian mardi, avec une session de travail sur l'Ukraine », indique le journal suisse Le Temps. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé lundi soir à Évian où se déroule ce sommet. Il espère profiter de ce rendez-vous pour s'entretenir seul à seul avec Donald Trump et obtenir son soutien en faveur d'un cessez-le-feu avec la Russie. « Les dirigeants européens devraient insister auprès de Donald Trump pour qu'il maintienne la pression sur Moscou, indique le Kyiv Post, tandis que Volodymyr Zelensky appelle à une réponse ferme aux dernières frappes meurtrières de la Russie. » Des attaques qui ont fait onze morts et provoqué un important incendie dans la cathédrale de la Dormition, l'une des églises que compte le célèbre complexe orthodoxe de la Laure des Grottes de Kiev… Ce qui rappelle selon le quotidien que « cette guerre est une guerre d'anéantissement (…) en tant que nation, culture et peuple qui a l'audace d'exister. » À lire aussiÀ Évian, les dirigeants du G7 espèrent remettre la guerre en Ukraine à l'agenda de Donald Trump