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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour, du lundi au vendredi à 13h24, heure de Paris.

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    • Oct 1, 2026 LATEST EPISODE
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    À la Une: le spectaculaire sauvetage du vol 1073 de Flydubai

    Play Episode Listen Later Oct 1, 2026 3:40


    « Les passagers du vol Flydubai sont rentrés chez eux sains et saufs, et c'est tout ce qui compte pour le moment. Dieu merci ! », s'exclame le Jerusalem Post. L'appareil reliait Dubaï à Tel-Aviv hier. À son bord, 174 passagers, dont 166 israéliens. « L'avion survolait l'Arabie saoudite, environ une heure avant son arrivée prévue en Israël, relate Libération à Paris, lorsqu'il a brusquement perdu de l'altitude : une descente de 4900 mètres en moins de deux minutes. Le signal de détresse de l'appareil a ensuite été activé, suivi quelques minutes plus tard d'un code signalant un possible détournement. L'avion s'est dirigé vers la Jordanie, dont il a survolé le territoire, avant de faire demi-tour vers l'Arabie saoudite et de se poser dans le nord-ouest du pays ». « Ça a commencé à chuter comme s'il y avait des turbulences, mais de façon incontrôlable. Vingt, trente secondes de chute libre vertigineuse », raconte un passager au Wall Street Journal. « Ce que ce passager ne pouvait pas voir depuis son siège au rang 20, pointe le journal, c'est la lutte acharnée qui se déroulait à l'avant de l'appareil. Peu auparavant, le copilote avait poignardé le commandant de bord, qui s'était défendu et qui avait pu ouvrir la porte du cockpit. Voyant l'agitation, un petit groupe de passagers s'est précipité à l'avant pour reprendre le contrôle de l'avion. » Bagarre dans le cockpit… Parmi ces passagers, « un dentiste, un plombier, et deux autres pilotes », rapporte le Guardian à Londres. « Le commandant de bord, Smitt Machchhar, citoyen indien, était allongé sur le sol, couvert de sang. Il a pourtant réussi à actionner le mécanisme d'ouverture de la porte du cockpit, permettant ainsi aux passagers d'entrer, de maîtriser son agresseur et de sauver les 174 passagers à bord ». Parmi les sauveteurs, donc, un plombier qui a tiré sur le manche pour redresser l'appareil ; deux pilotes de relève qui se trouvaient heureusement dans l'avion, et qui ont pris alors les commandes et qui ont pu poser l'appareil. Et un dentiste qui a donné les premiers soins au commandant de bord grièvement blessé. Commentaire du Jerusalem Post : « Aucun de ces passagers n'avait embarqué à bord de ce vol en s'attendant à se retrouver au cœur d'une lutte à mort. Pourtant, lorsque le moment fatidique est arrivé, ils ont agi. Leur courage, leur sang-froid et leur volonté de se mettre en danger pour protéger tous les autres passagers méritent un immense respect. » Attentat terroriste ? Alors qui est l'agresseur ? « Le copilote qui a poignardé le commandant de bord était de nationalité omanaise », rapporte le Washington Post, qui cite une source sécuritaire israélienne. Le Post qui précise que pourtant, « seuls les pilotes de pays entretenant des relations diplomatiques avec Israël – ce qui n'est pas le cas d'Oman – sont autorisés à faire atterrir un avion sur le territoire israélien ». Ce copilote omanais avait-il l'intention de faire chuter l'appareil et de s'écraser ? S'agit-il d'une tentative d'attentat terroriste ? « L'enquête doit déterminer précisément comment cette attaque a été possible, pointe le Jerusalem Post, si les procédures de sécurité ont failli, si des signaux d'alerte ont été ignorés et quels changements sont nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise. » Contexte tendu… Pour sa part, Le Monde à Paris rappelle que « l'État hébreu avait connu, dans les années 1960 et 70, une série de détournements et d'attaques commises par des Palestiniens contre des avions de sa compagnie nationale, El Al, ou d'autres compagnies transportant des Israéliens. L'incident du vol du Flydubai intervient dans un contexte particulièrement tendu à la fois sur le plan sécuritaire et politique, relève le journal. Benyamin Netanyahu avait mis en garde, la veille, contre des attaques éventuelles avant les élections législatives prévues pour le 27 octobre. "Nous avons des indices selon lesquels, avant les élections, nos ennemis tenteront de nous attaquer", avait-il dévoilé dans une vidéo tournée sur une base aérienne militaire ». De ce fait, le quotidien israélien d'opposition Haaretz s'interroge : « Si Netanyahu disposait de renseignements indiquant une attaque imminente, qu'a fait son gouvernement pour l'empêcher ? S'il y avait un avertissement crédible, pourquoi Netanyahu, pourquoi le ministre de la Défense Israel Katz, pourquoi le ministre des Transports ou les responsables des services de sécurité israéliens n'ont-ils pas ordonné un renforcement des contrôles de sécurité, revu les procédures, suspendu les vols si nécessaire ou averti les Émiratis ? (…) À l'approche des élections du 27 octobre, conclut Haaretz, Netanyahu semble de plus en plus déterminé à instrumentaliser les menaces sécuritaires à des fins politiques. »

    À la Une: l'armée américaine quitte l'Irak

    Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 3:50


    « Après plus de 23 ans de présence et 1700 milliards de dollars dépensés, relève le Wall Street Journal, l'Amérique met un terme à ce que les critiques ont qualifié de guerre sans fin en Irak, en fermant ce mercredi sa dernière grande base militaire ». L'Amérique qui « laisse derrière elle une nation en péril », pointe le quotidien américain. En effet, en Irak, les milices armées soutenues par l'Iran renforcent leur emprise, conséquence de « la guerre sans fin menée par les États-Unis contre l'Iran. (…) Les militants et les forces pro-iraniennes, relève le journal, ont lancé plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois de la guerre contre Téhéran ». Et les menaces contre les citoyens américains présents en Irak sont constantes : « l'ambassade américaine à Bagdad envoie désormais fréquemment des alertes de sécurité à des ressortissants américains et à d'autres personnes. Environ deux alertes par semaine concernent des enlèvements. Une équipe du Wall Street Journal a d'ailleurs dû quitter Bagdad précipitamment ce mois-ci après des menaces d'enlèvement proférés par une milice chiite ». De plus, les armes prolifèrent dans le pays : « le flux d'armes légères, de drones et de roquettes en provenance d'Iran s'est intensifié cet été, relève le Wall Street Journal. Et les attaques récentes ont impliqué des missiles à plus longue portée et des drones ». Témoin, les récentes attaques de drone sur l'Arabie saoudite, tirés depuis le territoire irakien. Dans l'ombre, l'agenda iranien « En Irak, le mirage du désarmement des milices », titre Libération à Paris. « L'annonce avait fait grand bruit : au début de l'été, le tout nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, avait officialisé un calendrier censé donner le monopole des armes au gouvernement. L'occasion semblait rêvée : jusqu'alors, les factions évoluant en marge de l'État conditionnaient la remise de leur arsenal au départ des troupes étrangères présentes sur le sol irakien, effectif donc ce mercredi ». Mais, relève Libération, « sans surprise, malgré le retrait en cours, une partie des factions pro-iraniennes, regroupées au sein de la Résistance islamique en Irak, fait toujours la sourde oreille ». En fait, pointe le journal, Irak, « Ali al-Zaidi est condamné à jouer les équilibristes. Soutenu par Washington – l'homme d'affaires serait adoubé par Donald Trump –, le chef du gouvernement n'aurait, en réalité, qu'une marge de manœuvre très limitée. Alors, où se trouve le véritable centre du pouvoir irakien, et qui décide ? La réponse semble se décliner en deux temps, répond Libé : à Bagdad, tout d'abord, où le juge Faiq Zaidan, président du Conseil supérieur de la magistrature, a pris en main tous les dossiers épineux – il a d'ailleurs poussé à la nomination d'Al-Zaidi au poste de Premier ministre – ; mais également à Téhéran, où les Gardiens de la révolution continuent de peser de tout leur poids sur les groupes armés autant que sur la coalition au pouvoir ». Une femme Première ministre au Maroc… On l'évoque largement dans la revue de presse Afrique, avec la réaction des médias marocains. El Pais à Madrid publie un long article sur le parcours politique de Fatima Ezzahra El Mansouri, maire de Marrakech, ministre de l'Urbanisme et du Logement et coordinatrice de la direction collective du PAM, le Parti Authenticité et Modernité, arrivé en tête aux récentes législatives. « Une femme dirigera donc le gouvernement marocain », commente le quotidien espagnol, et qui sera notamment « chargé de la Coupe du monde 2030, responsable d'un programme d'investissement d'environ 20 milliards d'euros dans les infrastructures sportives et de transport ». Toutefois, relève le Guardian à Londres, « organiser une Coupe du monde ne suffira pas à apaiser une génération désabusée ». En effet, constate le quotidien britannique, « un an après des manifestations de masse réclamant un changement de priorités politiques, la génération Z marocaine a massivement boycotté le scrutin de la semaine dernière ». Et « il y a peu de chances, pronostique le Guardian, que le roi et son futur gouvernement accèdent aux demandes de réaffectation des ressources d'une Coupe du monde qui profitera avant tout aux grandes villes et à une élite ».

    À la Une: la grève des fonctionnaires en France

    Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 3:45


    « Delphine a 55 ans, dont 23 passés au sein de l'Éducation nationale, relate Le Monde à Paris. D'abord contractuelle durant une dizaine d'années après sa reconversion, elle est devenue enseignante titulaire en lycée professionnel en 2014. Son salaire actuel : 2350 euros net par mois, primes comprises. "Pour avoir plus, il faudrait que je fasse des heures supplémentaires, mais je ne peux pas", explique cette mère célibataire qui habite un logement social, qui a remisé la voiture au garage depuis la récente flambée des prix des carburants et qui ne part pas en vacances. "J'ai un bac +5, je suis cadre A de la fonction publique, mais je ne suis pas du tout rémunérée à la hauteur de ce statut", dénonce Delphine. Ce mardi, jour de mobilisation dans la fonction publique, elle assurera ses cours car elle ne "peut pas se permettre de perdre une journée de salaire". Mais elle "soutient à 100 %" l'appel à la grève lancé par l'intersyndicale de la fonction publique (…) ». Paupérisation constante… « À la veille de la présentation du budget 2027, constate Le Figaro, les fonctionnaires réclament (en effet) de meilleures conditions de rémunération, rejetant les coupes budgétaires envisagées par le gouvernement, notamment le gel du point d'indice. Écoles, transports, hôpitaux… Dans plusieurs corps de métier, la colère gronde ». Libération précise les raisons de cette colère : « la perte de pouvoir d'achat ces dernières années des fonctionnaires, notamment à cause du gel du point d'indice, est au cœur du ras-le-bol qui mine la fonction publique. Et la mobilisation de ce mardi sera un indicateur intéressant de l'humeur sociale au-delà des fonctionnaires, qui, ce fut le cas dans le passé, peuvent être des ambassadeurs d'un malaise au-delà de leurs rangs, ou porter par procuration des revendications partagées par certains salariés du privé. Une journée test donc pour le gouvernement, pointe Libération, à quelques jours de la présentation d'un budget où la fonction publique ne sera pas à la fête – même si certains secteurs échapperont aux coupes ». Fairford : un simple vol de diesel plutôt qu'un attentat ? À la Une également, le projet d'attentat présumé contre la base aérienne de Fairford, en Angleterre. L'affaire retombe comme un soufflé… Le Guardian à Londres est plutôt dubitatif : « les enquêteurs sont peut-être encore loin de déterminer exactement ce qui a conduit cinq hommes et leurs trois camionnettes aux abords de la base, avant-hier, dimanche à l'aube – mais le fait qu'ils aient tous été libérés sous caution hier sans inculpation immédiate suggère qu'ils ne sont pas considérés comme une menace sérieuse et violente ». En fait, pointe le quotidien britannique, « rien n'a été découvert qui aurait pu inciter la police à poursuivre son enquête ». Le Times précise pour sa part qu'il semblerait que « les investigations menées par l'équipe spécialisée de déminage n'aient pas permis de détecter d'explosifs ». D'après des habitants de Fairford, interrogés par le Wall Street Journal, les cinq hommes, tous ressortissants britanniques résidant à Londres, étaient sans doute aux abords de la base militaire pour, tout simplement, tenter de voler du diesel… pratique courante en cette période de flambée des prix des carburants. Le secret de Ringo Starr : le brocoli… Enfin, à lire dans le Washington Post, ce reportage sur le retour sur scène de Ringo Starr, l'ex-batteur des Beatles. « Pourquoi Ringo Starr se produit-il encore à 86 ans ? Parce qu'il le peut », s'exclame le Post. Ringo Starr et le All-Starr Band, le supergroupe qu'il a formé il y a près de quarante ans, sont en tournée. Dix dates sont prévues. Ils étaient en concert hier à Washington, « là où les Beatles avaient donné leur premier concert aux États-Unis, il y a… 62 ans ». Ringo Starr a « tout pour plaire, constate le Post, des lunettes de soleil à monture dorée, une chemise en jean à manches longues déboutonnée sur un t-shirt noir, une barbe noire taillée et une boucle d'oreille en or ». Le secret de sa longévité ? son régime végétarien avec comme légume préféré : le brocoli…

    À la Une: quand trouver un logement devient un parcours du combattant

    Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 4:08


    Paris, Bruxelles, Berlin et aussi Madrid… Dans les grandes capitales européennes, c'est le même constat, les prix de l'immobilier flambent et il devient de plus en plus difficile de trouver un logement abordable. Qu'il soit à louer ou à acheter. Et la spéculation va bon train… « L'expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, mercredi dernier, n'en finit pas d'agiter l'Espagne, relève Libération à Paris. Les images de cette femme handicapée, extraite, sur une civière, de l'appartement où elle vivait depuis 1955, dans le centre de Madrid, en exécution d'une décision de justice, ont eu un énorme impact dans l'opinion publique. La vieille dame a donné un visage à un fléau dont souffrent de nombreuses villes : les ravages de la spéculation immobilière qui cherche à transformer des quartiers jadis populaires en secteurs huppés. La mobilisation pour garantir une protection légale aux locataires vulnérables a pris un tour spectaculaire samedi. » Un décret « Maricarmen » ? En effet, précise El Pais à Madrid, « la colère qui monte en Espagne depuis des années face à la crise du logement, notamment chez les jeunes, a déferlé sur Madrid. Des milliers d'entre eux, témoins de l'expulsion de cette octogénaire par une société d'investissement la semaine dernière, ont défilé dans les rues du centre-ville, et beaucoup ont ensuite installé leurs tentes à la Puerta del Sol. Les protestataires demandent au président Pedro Sánchez et à ses partenaires de mettre de côté leurs divergences et d'approuver demain mardi au Congrès ce qu'ils appellent déjà le “décret Maricarmen“, avec enfin, des réformes. » Mais il ne faut pas s'attendre à des miracles, prévient El Pais : « l'effet Maricarmen semble nous avoir tous incités à agir. C'est comme si l'effet papillon avait instantanément déclenché un ouragan. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous a sortis des mesquines querelles partisanes. Il est impossible de rester insensible à cette tragédie humaine. La mauvaise nouvelle, tempère le quotidien espagnol, c'est que cette indignation pourrait se traduire par une rhétorique démagogique qui ignore la complexité du problème et finit par confondre l'urgence de trouver des solutions rapides aux expulsions et aux problèmes immédiats des zones à forte tension avec les exigences de la création d'un cadre réglementaire durable et efficace. » Bref, une éventuelle réforme du logement prendra du temps, beaucoup de temps… D'autant que les différents partis politiques espagnols ne sont pas vraiment sur la même longueur d'ondes en la matière. Le quotidien espagnol El Mundo, d'inspiration libérale, dénonce ce qu'il appelle « la supercherie narrative de Maricarmen, recréée par la ploutocratie Sánchez, une supercherie qui démontre, poursuit-il, l'importance du contrôle des médias par la gauche. » « Des parents qui pleurent… » Le problème du logement est donc récurrent en Europe… et notamment en France. « Le cauchemar des Français à la recherche d'un logement à louer », titre Le Figaro. « Sur le marché locatif, où le manque d'offres est déjà criant tout au long de l'année, les demandes affluent en cette rentrée, constate le journal, avec les étudiants et les jeunes actifs qui cherchent à s'installer. “On voit des parents qui pleurent“. À Lille, comme dans d'autres villes étudiantes, le mois de septembre met les candidats à la location, et leurs parents, à rude épreuve. “Ils sont inquiets, parfois à bout de nerfs. Ils ne s'attendaient pas à ce que ça soit aussi difficile de trouver un logement pour leurs enfants“, s'alarme ce professionnel lillois. Un peu partout en France, le scénario se répète, martèle Le Figaro. “J'ai envoyé une soixantaine de candidatures à Paris… Pour seulement deux visites qui n'ont rien donné, déplore Antonin, étudiant en communication. Et je ne compte plus les storys sur Instagram d'amis qui disent chercher un appartement“. » Comment est-on arrivé là ? Réponse du Figaro : « la demande en location a explosé ces dernières années. Tout d'abord, le nombre d'étudiants atteint près de 3 millions aujourd'hui. C'est 500 000 de plus qu'il y a dix ans. Parallèlement, le phénomène de décohabitation - augmentation des divorces, ruptures de pacs, extension du célibat… - augmente chaque année mécaniquement le besoin en locations. L'allongement de la durée de vie y contribue aussi. Un cocktail explosif. »

    À la Une: enthousiasme pour la visite du pape Léon XIV en France

    Play Episode Listen Later Sep 26, 2026 4:13


    La photo du pape est en Une du Figaro, souriant et saluant la foule depuis sa « papamobile » avec ce titre : « La liesse et la ferveur ». « La foule massée dans les rues de Paris et les 80 000 jeunes présents à la veillée de prière au stade de France ont réservé un accueil mémorable au pape », écrit Le Figaro. Autre photo en Une du Parisien : Léon XIV devant la cathédrale Notre-Dame, là encore il salue la foule. Le journal titre « Léon le Parisien ». « Dans les rues de la capitale, à Notre-Dame… au Stade de France, explique le quotidien, plusieurs centaines de milliers de personnes, venues du coin de la rue ou du bout du monde, ont acclamé le souverain pontife, avant la messe géante prévue ce samedi à la Concorde. » La Croix, de son côté, analyse les déclarations du pape. « D'aucuns le jugeaient prudent, on le découvre direct, remarque le quotidien catholique. Dès sa première étape, à l'Élysée, il a mis sur la table non pas un, deux, trois, mais tous les sujets politiques sensibles. Fin de vie, laïcité, arme atomique, enseignement catholique, diversité religieuse, racines chrétiennes, procréation médicalement assistée. » « Ces positions, ajoute La Croix, il les martèle partout, à temps et à contretemps. »  Dans l'œil du cyclone La polémique est toujours aussi forte autour de Thélyson Orélien, du nom de cet auteur canado-haïtien, accusé d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son livre C'était ça ou mourir, phénomène de la rentrée littéraire en France. Accusations que l'auteur rejette, soutenu par des écrivains de renom comme Yasmina Khadra ou Virginie Despentes, qui ne doutent pas de l'authenticité de ce livre consacré à l'exil. Cela n'a pas empêché l'académie Goncourt de retirer, hier, Thélyson Orélien de la liste de son prestigieux prix après, il est vrai, des accusations de plagiat datant d'il y a plus de dix ans et qui ne sont guère contestables. Le débat autour de l'auteur canado-haïtien reste vif, donc... À Montréal, le journal Le Devoir a interrogé une podcasteuse, Léa Bory, qui (nous dit-on) « travaille depuis dix ans dans l'analyse des réseaux sociaux » et qui affirme avoir tout de suite su que l'intelligence artificielle avait été utilisée pour écrire le livre. Elle cite notamment « le rythme ternaire », « les répétitions de tournures de phrases », « l'usage constant de la comparaison ». Mais dans le même journal, Le Devoir, certains chroniqueurs prennent la défense de Thélyson Orélien. C'est le cas d'Emilie Nicolas, qui déclare : « J'espère que Thélyson Orélien prend soin de lui (…) j'espère qu'il sait qu'il est un paratonnerre pour les foudres de l'époque. Un canevas sur lequel tout un chacun projette ses craintes comme ses espoirs, ses colères et ses angoisses… » Des mains qui parlent C'est une manière originale d'analyser la rencontre de Donald Trump et Xi Jinping à Washington… C'est le South China Morning Post qui s'est lancé dans une analyse « du langage corporel des présidents américain et chinois, avec leurs épouses ». Le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong note tout d'abord que, lors de leur visite au Musée des archives nationales, « le couple chinois se tenait la main en montant les marches », le président chinois et son épouse « marchant côte à côte, parfaitement synchronisés », remarque Patti Wood, « experte en langage corporel », citée par le journal. Cette même experte ajoute « que cela témoigne de la qualité de leur relation. Dans cette culture, dit-elle, se tenir la main n'est pas toujours chose courante, c'est donc magnifique, particulièrement beau ». À l'inverse, Patti Wood souligne que le président américain et son épouse « étaient plus éloignés l'un de l'autre », comme s'ils étaient « déphasés ». « Leur démarche, explique l'experte, est désynchronisée et leurs postures semblent rigides au lieu d'être fluides. » Un « décalage » signe de « tension » selon elle. Toutefois, souligne le South China Morning Post, lorsque les deux couples sont sortis du Musée des archives nationales, les Trump ont également commencé à se tenir la main. Rien d'exceptionnel finalement… À écouter aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping : beaucoup d'apparence, peu de substance

    À la Une: la visite du président chinois Xi Jinping à Washington

    Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 3:59


    La visite de Xi Jinping à Washington fait la Une de la presse américaine. « À la Maison-Blanche, le dictateur chinois est le bienvenu. Les médias américains beaucoup moins », titre ironiquement le New York Times, qui explique : « L'affrontement autour de l'interdiction partielle des médias décrétée par le président Trump s'est déroulé alors qu'il accueillait le président Xi Jinping, dont le gouvernement est considéré comme l'un des plus répressifs du monde. » « Pour Trump et Xi, une journée de cérémonie et de priorités concurrentes », titre de son côté le Washington Post, selon lequel « dans un climat de faste et de symbolisme (…), les deux dirigeants ont tenté de projeter une image de concorde malgré de profondes divergences ». Guère plus enthousiaste, le Wall Street Journal estime que « l'accueil fastueux » et notamment « le dîner d'État » ne changent rien sur le fond : « Une journée de gestes symboliques n'apporte que peu de réponses concrètes », estime le quotidien américain. À lire aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping: beaucoup d'apparence, peu de substance Discours officiel La visite de Xi Jinping à Washington est également à la Une de la presse chinoise. Le China Daily rapporte ainsi que « Xi Jinping a déclaré que des points de vue communs avaient été atteints sur de nombreuses questions lors de sa visite, donnant ainsi une nouvelle dimension à la relation sino-américaine constructive de stabilité stratégique… »   Pas question pour la presse chinoise de s'écarter du discours officiel : « Rappelant qu'en mai dernier, messieurs Xi et Trump s'étaient engagés à construire une relation sino-américaine constructive et stratégique, explique de son côté le Global Times, M. Xi a affirmé que cette nouvelle vision reflète la réalité des relations bilatérales, incarne les aspirations pour l'avenir et constitue une étape importante vers une entente harmonieuse. » Un peu plus éloigné de la ligne officielle, le South China Morning Post estime, lui, que Xi et Trump « ont minimisé leur rivalité actuelle lors d'un dîner ». Le président chinois, ajoute le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong, « a déclaré que les deux pays, enlisés dans une longue guerre commerciale, étaient parvenus à un "nouvel accord commercial conjoint" ». À lire aussiÀ Washington, Xi Jinping prône la «coexistence pacifique» avec les États-Unis Un pape très attendu La visite du pape en France est saluée par une presse française enthousiaste… Un mot revient de nombreuses fois dans les titres de la presse française ce matin… « Historique »… « Léon XIV, une visite historique en France », titre Le Figaro. « Le successeur de François, qui voit notre pays comme une priorité pour l'Église, est très attendu », explique le quotidien conservateur : « Un million de personnes se sont inscrites à Paris, Lourdes et Metz pour l'accueillir et l'écouter. » « Bienvenue ! » s'exclame La Croix, le journal catholique estime que « Léon XIV entame une visite apostolique de quatre jours en France, qui s'annonce historique »… Le Parisien, de son côté, n'hésite pas à titrer : « Origines, discours en français, diplomatie : Léon XIV, une vie entière "infusée par la France" ». Le Parisien explique ainsi que « le pape a pris des cours de français, cet été, à Castel Gandolfo, la demeure située à une heure de route du Vatican, où les papes prennent leurs congés ». « La venue de Léon XIV aura des airs de retour au bercail », estime encore Le Parisien, « Suzanne, sa grand-mère maternelle, est née en Normandie en 1894 (…) et si l'on tire le fil généalogique un peu plus loin, cinq générations au-dessus de lui, on trouve un vigneron de Cuqueron, dans le Béarn (dans le sud-ouest de la France) ! »   Enfin, Libération salue « un Américain idéaliste qui croit aux vertus de la diplomatie et du dialogue multilatéral ». « Catholique ou pas, ajoute le quotidien de gauche, on peut prendre un instant pour écouter ce qu'il a à dire. » À lire aussiLe programme complet de la visite du pape Léon XIV en France

    À la Une: un écrivain dans la tourmente

    Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 3:46


    L'écrivain québécois d'origine haïtienne Théliyon Orélien, dont le livre C'était ça ou mourir serait rédigé presque intégralement par une intelligence artificielle. La polémique s'est enflammée. Au cœur de cette polémique, il y a un outil baptisé Pangram. Le Monde, en France, lui consacre un long article très didactique. Comment fonctionne-t-il ? À quel point est-il fiable ? Ce sont les questions que pose le quotidien français. Le journal raconte comment Pangram, qui est lui-même une intelligence artificielle, est nourri, éduqué, entraîné. « On lui fournit des milliers d'exemples de textes étiquetés "générés par IA" ou "généré par un humain", puis il apprend à les différencier seul », explique Le Monde, précisant que « comme beaucoup de machines à classer, sa façon d'y parvenir est opaque ».  Car l'article soulève un certain nombre de limites dans le fonctionnement de Pangram. Je relève celle-ci : « On dénombre au bas mot des centaines d'IA différentes, écrit le journal. Or chacune a une “manière d'écrire” un peu particulière, et Pangram ne s'est exercé que sur une trentaine d'entre elles. De quoi gonfler son taux d'erreur. » À lire aussiAccusé d'avoir utilisé l'IA pour «C'était ça ou mourir», l'écrivain haïtien Thélyson Orélien s'en défend Mais, sur le sujet, El País, en Espagne, pose une question. Comment Pangram peut-il affirmer catégoriquement que le roman d'Orélien a été généré par une IA sans que personne ne s'en soit aperçu ? Et la réponse est cinglante. El País cite un chercheur américain en informatique spécialisé dans les textes générés par IA. Pour lui, si le monde littéraire n'a rien vu, c'est « parce qu'il n'utilise pas l'IA et ignore son fonctionnement ». « Les critiques détestent l'IA. Ils n'ont jamais lu de prose générée par une IA. Comment pourraient-ils la reconnaître ? » Le chercheur américain en est presque à souhaiter que les spécialistes de l'IA rejoignent les jurys littéraires. Le livre de Thélyson Orélien a pourtant reçu un accueil dithyrambique, mais Libération jette un pavé dans la mare en ressortant un vieux dossier concernant l'écrivain. Une affaire de plagiat cette fois : un texte signé Thélyson Orélien, soumis à Radio-Canada en 2012 dans le cadre d'un concours d'écriture, texte qui lui a alors valu le Prix du public et un début de notoriété. Mais le texte primé, explique Libé, « est une repompe grossière de la préface d'un ouvrage célèbre, Le matin des magiciens, de l'écrivain et journaliste Louis Pauwels », texte qui date de 1960. Et Libé compare des extraits. On est plus, en effet, dans le copier-coller que dans le clin d'œil ou l'hommage littéraire. L'intelligence artificielle en débat à l'ONU Les grands patrons du secteur s'exprimaient devant les Nations unies. La progression actuelle de l'IA « nécessite une attention extrême », ce sont les mots du patron d'OpenAI, Sam Altman. Un développement que le Wall Street Journal analyse sous l'angle économique. Il s'agit du plus grand pari économique de l'histoire des États-Unis, estime le journal, qui explique que les dépenses liées aux centres de données sont supérieures à celles consacrées aux canaux, aux chemins de fer et au réseau électrique réunis. Les investissements totaux dans les centres de données et les infrastructures associées devraient atteindre 10 300 milliards de dollars entre 2025 et 2032, mais le journal pointe aussi un risque d'inflation générée par ce boom gigantesque de l'IA. L'absence de Meloni à New York Controverse à lire dans La Repubblica. Alors que les dirigeants du monde entier étaient à l'Assemblée générale de l'ONU, la présidente du Conseil italien, elle, est restée à Rome et, surtout, écrit le journal : « Vêtue d'un smoking austère, Giorgia Meloni s'est rendue au dîner de gala de la Fashion Week de Milan ! » « Quelle honte pour l'Italie ! », s'est écrié Matteo Renzi, le sénateur de centre gauche, qui n'est pas le seul à émettre des critiques. « Je n'en ferais pas toute une histoire… », a juste commenté Giorgia Meloni, rapporte La Repubblica. 

    À la Une: Donald Trump et Emmanuel Macron, miroirs inversés

    Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 3:46


    « Emmanuel Macron, constate Le Monde à Paris, pour son dernier discours hier devant l'Assemblée des Nations unies, à New York, n'a pu que constater l'ampleur du désastre qui s'est emparé d'un monde désormais hanté, dit-il, par le "retour de l'impérialisme" et de "l'arrogance". Au Moyen-Orient, en Ukraine ou en Afrique s'ouvre "un nouvel âge de la barbarie", a-t-il déploré. Mais, relève le journal, le président français a enjoint à ses pairs de ne pas céder à "l'esprit de défaite" face à "la force sans règle ni retenue". La voix chargée de colère, il s'est souvenu de son activisme, un an plus tôt, pour mobiliser une douzaine de pays à reconnaître la Palestine. "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", s'est-il emporté. "Certains se flattent d'une paix prétendue. Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais !", a-t-il insisté, tapant du poing sur la table. Quelques heures plus tôt, pointe Le Monde, à la même tribune, dans un exercice d'autosatisfaction poussé à ses limites, Donald Trump s'était félicité d'avoir accompli un "miracle" en "arrêtant" la guerre dans l'enclave palestinienne. Le président américain n'a jamais été nommément cité par Emmanuel Macron. Mais, relève le quotidien français, le discours véhément, et maintes fois applaudi, du Français encensant le multilatéralisme, la justice et le droit international se comprenait comme le miroir inversé de celui de Trump enragé contre les règles et les valeurs qui semblaient, hier encore, consensuelles en Occident ». Menaces en l'air ? Un Donald Trump, très remonté, à la tribune de marbre vert de l'ONU : son discours « s'est résumé à sa menace d'"anéantir" le régime iranien, pointe le Wall Street Journal. Une menace qui serait plus crédible, estime le quotidien financier américain, si les gardiens de la révolution islamique, et nous-même, ne l'avions pas déjà entendue à maintes reprises ». De plus, relève encore le Wall Street Journal, « rien ne garantit, comme le pronostique Trump, que le régime iranien, après les élections de mi-mandat aux États-Unis, fera preuve de plus de sagesse et remettra son arsenal nucléaire, ni qu'il renoncera à son exigence de contrôle du détroit d'Ormuz. Si Trump le croit, il risque d'être aussi surpris qu'il l'a été par le refus de l'Iran de respecter l'accord de cessez-le-feu ». Trump, Xi et Poutine, même combat… Le Washington Post met dans le même sac Trump, Xi Jinping et Poutine… « Nous semblons vivre à l'ère des autocrates, où les présidents Trump, Xi Jinping et Poutine règnent en maîtres sur le monde, affirme le journal. La réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies cette semaine à New York paraît bien dérisoire comparée au véritable jeu de pouvoir qui se joue lors du prochain sommet Trump-Xi. Mais les apparences sont parfois trompeuses, s'exclame le Post : il se pourrait bien que nous assistions au crépuscule de l'ère des dictateurs. Les trois hommes forts mondiaux vieillissent – ​​Trump a 80 ans, Xi et Poutine 73 ans – et tous trois font l'objet de nombreuses spéculations quant à leur santé. Ils gouvernent avec audace, mais à la tête de pays fragmentés. Aucun n'a élaboré de plan pour pérenniser son héritage. (…) Et on perçoit l'arrogance de ces trois dirigeants, pointe encore le quotidien américain, qui s'efforcent de dominer un monde en pleine mutation. Ce sont des superpuissances incapables de gagner des guerres ; des économies dominantes accablées par la dette et la corruption. Surtout, elles sont confrontées aux défis imprévisibles que représente une technologie d'intelligence artificielle en évolution constante ». Et le Washington Post de parier sur l'émergence des « puissances moyennes, (…) ces étoiles montantes, écrit-il, qui occupent l'espace que les autocrates semblent incapables de contrôler. Le plus emblématique en est le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a mené la rébellion contre la guerre commerciale de Trump ».  Le Washington Post ne cite pas Emmanuel Macron… Il faut dire que le mandat du président français s'achève dans six mois. Et son discours hier mardi à l'ONU était peut-être son dernier grand coup diplomatique.

    À la Une: la politique d'expulsion des États-Unis

    Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 4:00


    Le Washington Post nous raconte l'histoire de ce jeune Iranien de 25 ans, Saleh Fard, converti au christianisme, qui a fui son pays il y a quelques années pour se réfugier aux États-Unis, pensant trouver une vie meilleure. Peine perdue, Saleh Fard vit aujourd'hui au Panama, pays qu'il ne connait pas et dont il ne parle pas la langue. « Je ne sais pas quoi faire. Je suis complètement perdu », affirme-t-il au journal. Il n'a ni permis de travail ni logement stable. Pourquoi ? Comment ? « Saleh Fard, explique le Washington Post, figure parmi les 299 migrants que les États-Unis ont expulsés vers le Panama quelques semaines seulement après l'investiture du président Donald Trump en janvier 2025. Comme Saleh Fard, aucun d'entre eux n'avait de lien préalable avec ce petit pays situé à l'extrémité sud de l'Amérique centrale. Ces expulsés sont devenus les sujets d'une nouvelle stratégie pour la politique d'immigration du second mandat de Trump, pointe le quotidien américain : dans le cadre d'accords négociés par le Département d'État au moyen d'incitations financières et de pressions politiques, plus de 25 000 personnes ont été expulsées des États-Unis et renvoyées non pas dans leur pays d'origine, mais vers des "pays tiers". » Une enquête menée par 24 médias internationaux, dont RFI C'est tout l'objet de l'enquête menée par un consortium de 24 médias internationaux, parmi eux, le Washington Post, mais aussi RFI. Une enquête coordonnée par Forbidden Stories. « Et dans le cadre de cette série d'articles, le Washington Post a enquêté sur la transformation du bureau du Département d'État chargé d'aider les réfugiés à s'installer aux États-Unis en Bureau de la remigration, qui conclut des accords avec des gouvernements étrangers pour accueillir ces personnes expulsées de pays tiers. Saleh Fard a été expulsé en vertu d'un de ces accords, conclu entre les États-Unis et le Panama, accord destiné à empêcher les migrants arrivés dans ce pays d'Amérique centrale de poursuivre leur route vers le nord. Cet accord a ensuite été étendu aux expulsions de migrants des États-Unis vers le Panama et est devenu une sorte de modèle pour les expulsions vers des pays tiers à travers le monde. » Au total, pointe le Washington Post, « les États-Unis ont promis au moins 410 millions de dollars pour expulser des migrants vers au moins 31 pays avec lesquels ces migrants n'ont aucun lien préalable ». Parmi ces pays, le Panama donc, mais aussi de nombreux pays africains, comme on peut lire dans l'enquête publiée sur le site de RFI. La crise du carburant… À la Une également : l'explosion des prix des carburants partout dans le monde en raison du conflit dans le golfe Persique. En France, « plombant », lance Libération : « C'est le sujet qui fait trembler au plus haut sommet de l'État. La flambée des prix du carburant a allumé la mèche de la colère sociale. Le gouvernement, toujours hanté par le spectre du mouvement des gilets jaunes de 2018, cherche comment la calmer. Deux réunions consacrées au sujet hier à Matignon, une conférence de presse pour annoncer de "nouvelles aides" ce mardi, une intervention télévisée d'Emmanuel Macron après-demain jeudi aux 20 heures de TF1 et de France 2… L'exécutif veut à tout prix donner l'impression d'agir face à des tarifs à la pompe qui ne cessent de voler de records en records. » Alors, « les moyens à disposition ?, s'interroge Libération. Les Français ont compris depuis un moment que la crise au Moyen-Orient ne se réglerait pas rue du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron est à New York avec l'intention de peser sans trop d'illusions. L'enjeu de son intervention télé jeudi est de préparer le pays "à court et moyen terme". Autrement dit à une crise qui dure ». Inquiétude aussi en Allemagne… « À partir du 1er octobre et jusqu'à la fin de l'année, nous apprend le Süddeutsche Zeitung, le gouvernement a décidé d'abaisser de 14 centimes par litre la taxe sur l'énergie appliquée au diesel et à l'essence. » Et puis en Espagne, nous dit El Pais, « les principales industries redoutent un hiver particulièrement difficile pour leurs usines en raison de la crise énergétique. Dix organisations patronales ont prévenu le gouvernement : si la flambée des prix de l'électricité, du gaz et des carburants se poursuit, alors certaines usines devront fermer… »

    À la Une: Friedrich Merz sur un siège éjectable

    Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 4:04


    Encore une défaite électorale pour le chancelier allemand. Après la Saxe-Anhalt au début du mois, son parti, la CDU, a été laminé hier par l'extrême-droite dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et par l'extrême-gauche à Berlin. « Merz a qualifié les résultats de "désastre", pointe Die Welt à Berlin. Néanmoins, il entend rester au pouvoir. Et pour l'instant, il le restera. Mais pour combien de temps encore ? Et comment compte-t-il conserver son poste ? », s'interroge le quotidien allemand. (…) Merz est resté plutôt évasif : il n'a présenté aucune proposition de réforme concrète. Au lieu de cela, il a évoqué de manière abstraite la capacité du pays à se renouveler et la nécessité de remettre l'Allemagne sur les rails. Il est resté muet sur les mesures qu'il comptait prendre en ce sens et sur la manière dont il envisageait de rallier à sa cause son partenaire de coalition, le SPD. Même au sein de son propre parti, les avis divergent quant à la voie à suivre ». « La CDU a-t-elle encore assez de patience envers Friedrich Merz ? », s'interroge le Süddeutsche Zeitung. « La CDU s'est effondrée en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et a été défaite face au parti Die Linke à Berlin. Pourtant, Friedrich Merz reste fidèle à ses convictions : chancelier et chef du parti. La question est : combien de temps cela peut-il durer ? » Ambiance tendue à la CDU… « Un lendemain matin amer », soupire le magazine Bild. « Au lendemain de cette déroute, l'atmosphère est tendue au siège de la CDU. Le comité exécutif du parti se réunit ce matin. Un seul sujet est à l'ordre du jour : comment le parti peut-il surmonter la crise après le double fiasco de Berlin et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ? Et surtout : est-ce encore possible avec ce président et chancelier ? » Seule solution, estime Bild : « l'alliance CDU/CSU doit démontrer d'ici l'hiver qu'elle est capable de mettre en œuvre les réformes engagées avec le SPD, en surmontant tous les obstacles. (…) L'espoir est que cette dynamique, conjuguée à une poursuite de la reprise économique, puisse donner l'impulsion nécessaire aux élections à venir dans le Schleswig-Holstein (le 18 avril) et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (le 25 avril). » Le même sort que Keir Starmer ? En attendant, « Friedrich Merz est sur un siège éjectable », constate Le Temps à Genève. « Va-t-il subir le même destin que Keir Starmer ? À l'image du Premier ministre britannique qui est tombé à la suite des résultats désastreux du Parti travailliste lors d'élections locales, Friedrich Merz pourrait ne pas résister à la pression de l'électorat et de son propre parti. Il a beau appeler à la "résilience" et à la "patience" pour remettre le pays sur les bons rails, il n'est pas sûr qu'il parvienne à convaincre - avec une popularité de 14% à l'échelle fédérale et de 7% dans la partie orientale - qu'il demeure le commandant de bord dont la première économie européenne a besoin pour naviguer dans les eaux agitées qui secouent le "paquebot" Allemagne ». « L'AfD pousse encore, Merz chancelle », renchérit Libération à Paris. « La présence renforcée de l'extrême droite dans les parlements régionaux et au Bundestag va rendre de plus en plus difficile la formation de gouvernements stables, constate le journal. La sacro-sainte règle du "cordon sanitaire" des partis démocratiques, qui interdit toute alliance avec l'AfD, pourrait rapidement être remise en cause. Si la "digue" venait à céder, cela conduirait à une scission chez les conservateurs et devrait déclencher une période d'instabilité politique en Allemagne ». Jusqu'où ira la vague ? Et même au-delà de ses frontières, s'inquiète Le Monde. « "La digue a lâché en Allemagne. Jusqu'où ira la vague ?", s'interroge en privé l'un des dirigeants de la Commission européenne, cité par le journal, inquiet avant la série d'élections qui se profilent en Italie, en Espagne, en Pologne ou en France. (…) "Aujourd'hui, non seulement l'Allemagne est affaiblie politiquement, mais la France aussi, qui est totalement fauchée et incapable de porter ses ambitions", ajoute, inquiet, un autre diplomate. Or, prévient Le Monde, l'Europe a devant elle une négociation majeure, que les responsables politiques européens aimeraient conclure avant la fin de l'année : le budget de l'Union pour les années 2028-2034, dont les moyens et les contours dessineront la place de la construction européenne dans les années à venir ».

    À la Une: les États-Unis concluent un accord avec le Danemark et le Groenland

    Play Episode Listen Later Sep 19, 2026 4:15


    « Le différend entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark est désormais arrivé à son terme », déclare le journal groenlandais Sermitsiaq, les trois parties « devraient signer la semaine prochaine un accord renforçant la sécurité dans l'Arctique et la région de l'Atlantique Nord ». Pour le New York Times, il « pourrait marquer une issue à un problème qui a suscité une vive inquiétude parmi les alliés de l'Otan plus tôt cette année ». Sermitsiaq se rappelle en effet les « graves tensions déclenchées par les revendications territoriales du président américain Donald Trump sur le Groenland ». Les contours de cet accord sont encore flous, mais selon les déclaration du président américain, Donald Trump, il « empêcherait les adversaires des États-Unis d'établir une base au Groenland et permettrait d'y étendre la présence militaire américaine », analyse le New York Times, qui précise que « les deux parties ont décrit l'accord en des termes très différents » : Donald Trump parle d'un contrôle permanent américain, tandis que le Premier ministre danois a préféré insister sur le fait que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark ». Malgré les divergences sémantiques, cet accord a le mérite, reconnaît le journal étasunien, d'offrir « la possibilité d'une solution diplomatique à une menace d'origine américaine qui a failli faire basculer l'alliance occidentale ». Les élections législatives en Russie s'annoncent sans grande surprise  À la fin c'est Vladimir Poutine qui gagne. Ce scrutin est observé en Ukraine évidemment, par le Kyiv Independant, qui voit là « ce qui devrait être un rituel de tampon destiné à légitimer le régime du président (...), un vote qui a lieu dans un contexte de frustration croissante parmi les Russes face à la guerre », rappelle le journal ukrainien. Au-delà de ce simulacre d'élection sans réelle opposition, la crainte en Russie, mais aussi ailleurs d'une intensification du conflit. « L'Europe est terrifiée par ce qui va suivre, s'alerte le Daily Telegraph à Londres, en privé, les responsables européens de la défense et de la sécurité craignent (...) le début d'une campagne(...) d'action de plus en plus ouverte contre le territoire de l'Otan qui pourrait suivre les élections ». Le spectre d'une nouvelle vague de mobilisation militaire plane aussi en Russie, mais « ce serait une décision risquée, dangereuse et profondément impopulaire », tempère le Kiyv Independant. L'inquiétude reste cependant de mise pour les observateurs interrogés par le Daily Telegraph, qui sont sûrs d'une chose : « Vladimir Poutine reste convaincu non seulement qu'il remportera les élections mais aussi la guerre – un conflit qu'il représente de moins en moins comme une confrontation avec l'Ukraine qu'avec l'Occident lui-même ». Le « moment de vérité » pour Shakira en résidence à Madrid La pop star colombienne revient en Espagne après avoir quitté le pays il y a des années, la tête basse, fraichement séparée et avec un sérieux contentieux avec le fisc espagnol. Pour le Temps, « la plus emblématique des artistes latinos tient sa revanche (...) la voici qui réapparaît (...) dans toute sa magnificence et sa gloire, prête à se produire dans un contexte de démesure et de célébration rarement vu ». L'artiste n'a pas fait les choses à moitié : « Un stade sur mesure, une zone gastronomique et même une bibliothèque ». Avec ce dispositif impressionnant, « Shakira veut symboliser son succès, analyse le quotidien suisse, et célébrer l'immigration latino-américaine ». C'est aussi l'avis d'El Pais, qui juge que la chanteuse « atteint son meilleur moment commercial », alors que les promoteurs évoquent 600 000 billets vendus. Célébrer l'immigration latino-américaine en revanche, c'est à nuancer, selon l'avis d'un musicologue colombien, compatriote donc de la pop star, et interrogé par le quotidien espagnol : « il s'agit plus d'une action de carte postale pour les touristes que de (...) quelque chose qui vous amène à réfléchir aux racines des choses ». Alors une véritable ode à la latinité ou un coup marketing bien orchestré ? « Il y aura 12 jours pour le vérifier », tranche El Pais.

    À la Une: la mascarade électorale en Russie

    Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 3:50


    La Croix à Paris nous emmène à Kostroma, ville moyenne située à 350 km au nord-est de Moscou. « Il faut bien chercher, constate le correspondant du journal, pour trouver des affiches des candidats aux élections législatives prévues sur trois jours, à partir de ce vendredi, dans toute la Russie. (…) Un rendez-vous électoral loin d'être au centre des préoccupations (…). Devant la gare, il y a bien un jeune homme qui distribue quelques tracts pour le parti Gens nouveaux, une formation créée en 2020 et qui se veut centriste. C'est l'un des dix partis qui figurent sur le bulletin de vote. Alexeï, un voyageur qui vient d'arriver en ville, transforme son tract en petit avion en papier et le lance dans les airs. “Je n'irai pas voter, dit-il. J'ai 26 ans. Et je n'ai jamais voté. On fait semblant. Comme si notre vote comptait pour quelque chose…“» « Ce scrutin, rappelle La Croix, est le premier test national d'ampleur depuis le début de l' “opération militaire spéciale“, le nom officiel donné à l'invasion de l'Ukraine, en février 2022. Mais les électeurs russes n'auront pas l'occasion de se prononcer pour ou contre la guerre. Un onzième parti figurait sur le bulletin de vote : Iabloko (“la pomme“), le seul à appeler ouvertement à la fin du conflit. Mais il a été exclu du scrutin par les autorités, précisément pour cette raison. Tout se passe comme si ce vote était une formalité, relève encore La Croix. De fait, depuis de nombreuses années, les résultats des élections en Russie sont sans surprise. À Kostroma, comme ailleurs, on sait déjà qui l'emportera : le camp de Vladimir Poutine, représenté par le parti Russie unie. » Un « grand théâtre » Constat similaire pour Le Temps à Genève : « Alors que la guerre a fait disparaître les derniers vestiges de libertés civiles qui subsistaient dans le pays, l'issue de ce grand “théâtre“ orchestré de bout en bout par le Kremlin ne fait aucun doute : la nouvelle Douma d'État sera loyale à Vladimir Poutine et à sa ligne politique. (…) Les mécanismes sont connus, pointe le quotidien suisse : les groupes et candidats d'opposition sont systématiquement exclus des listes électorales ; les jours de scrutin, bourrages d'urnes et votes multiples sont monnaie courante. La mise en place du vote électronique dès 2020 a encore renforcé les risques de falsification. Et le fait que, depuis les dernières législatives de 2021, les élections se tiennent sur trois jours, et non plus un seul, est aussi identifié comme un facteur donnant davantage de marge de manœuvre aux autorités pour dissimuler des manipulations. Enfin, plus aucun observateur crédible et indépendant n'est autorisé sur place. » Après ? La mobilisation générale ? En fait, relève le Guardian à Londres, ce ne sont pas les élections qui sont importantes, c'est ce qui se passera après… « On craint qu'une fois le scrutin passé et une nouvelle Douma aux ordres installée, le Kremlin dispose d'une plus grande latitude pour mettre en œuvre des mesures impopulaires », comme une mobilisation de masse. « Cette crainte a déjà poussé certains jeunes à quitter le pays – des scènes qui rappellent celles de septembre 2022, lorsque des centaines de milliers de Russes ont fui après l'annonce par Poutine de la première conscription en temps de guerre. » Le Guardian qui croit savoir que des proches du Kremlin « ont envoyé leurs fils à l'étranger ces dernières semaines, signe, que même parmi ceux qui ont accès au système, peu sont certains de ce qui se passera après le vote. » La stratégie « Midi pour la paix » Enfin, à lire dans La Repubblica à Rome cette interview de Vladimir Kara-Murza, figure emblématique de l'opposition anti-Poutine qui vit aux États-Unis. Il est historien, cinéaste et lauréat du prix Pulitzer pour des articles écrits pendant sa détention en Sibérie. Pour lui, la seule façon de s'opposer durant ce scrutin verrouillé, c'est de suivre « la dernière initiative que Navalny avait soutenue avant d'être tué en prison » : la stratégie Midi pour la paix : aller tous voter en même temps, à midi précise… « Le régime peut annoncer les chiffres qu'il veut, ayant perfectionné l'art de falsifier les élections. Cependant, relève Vladimir Kara-Murza, il ne pourra pas cacher les images de milliers de personnes faisant la queue. Nous pouvons transformer ces élections truquées en une manifestation nationale contre la guerre. »

    À la Une: que gagnerait le Canada à devenir «membre associé» de l'Union européenne?

    Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 3:47


    Question posée par Le Devoir à Montréal. En effet, pointe le quotidien canadien, « “membre associé“ de l'Union européenne : voilà le nouveau statut que l'Europe envisage pour le Canada. Cette proposition pour le moins inédite a été officiellement lancée hier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, et en présence du Premier ministre Mark Carney. » Une proposition qui soulève bien des interrogations, pointe Le Devoir : « Que veut dire le statut de "membre associé" ? Un tel statut n'existe pas dans les traités de l'Union européenne », constate-t-il. On peut comprendre « alliance », « partenariat », estime un professeur de science politique interrogé par le journal. « La volonté, des deux côtés, précise-t-il, c'est d'aller plus loin que l'accord de libre-échange que nous avons actuellement. » Justement, s'interroge encore Le Devoir, « jusqu'où pourrait aller ce rapprochement ? Cela reste encore à définir, répond le journal. Dans son discours, la présidente de la Commission européenne a évoqué plusieurs secteurs qui pourraient faire l'objet d'accords : l'énergie, les minéraux critiques, les batteries, l'intelligence artificielle et la cybersécurité. Mark Carney avait d'ailleurs ciblé les mêmes secteurs au cours des derniers jours. » Et puis autre question : « Que répond Mark Carney à cette idée ? Depuis le Parlement européen, le Premier ministre n'a pas caché son enthousiasme, relève Le Devoir. Mais il n'a toutefois pas encore réagi publiquement à la proposition. Il doit justement prononcer un discours devant les députés européens ce jeudi. » « Le transatlantisme nouveau est arrivé ! » Dans la presse européenne, on est plutôt sceptique. L'Allemand Süddeutsche Zeitung ne mâche pas ses mots : « Il ne s'agit là que de vaines paroles. Le statut de “membre associé“ n'existe pas au sein de l'UE. Le gouvernement allemand avait proposé de créer un tel statut pour l'Ukraine, qui, elle, a la possibilité légale de devenir un jour membre à part entière de l'UE. Le Canada, lui, ne le peut pas. Alors, que veut dire exactement Ursula von der Leyen ? » « L'Europe tend la main au Canada : le transatlantisme nouveau est arrivé !, ironise Le Soir à Bruxelles. Le long discours de la présidente de la Commission, en forme de main tendue au Canada et à d'autres partenaires potentiels, souligne en creux l'implacable réalité de "l'état de l'Union" : son affaiblissement dans ce monde de brutes. (…) Va donc pour ce regroupement des forces avec le Canada du Premier ministre "anti-Trump" Mark Carney. (…) Reste que le Canada ne sera peut-être pas "carneysien" ad vitam aeternam, tempère le quotidien belge, que le pays est en queue de peloton au classement des dépenses de défense des pays de l'Otan, que l'accord de libre-échange Ceta n'a toujours pas rassuré tout le monde malgré l'explosion des échanges commerciaux et que, quand il sera question de se partager les terres rares, le chacun pour soi pourrait revenir au galop. » Le Figaro à Paris est dans l'expectative : « Ce statut de "membre associé" impliquerait-il l'alignement du pays sur l'acquis communautaire, comme on l'exige des neuf candidats à l'adhésion à l'UE ? Ou bien Bruxelles serait-elle prête au contraire à offrir au Canada le partenariat sur mesure qu'elle a refusé au Royaume-Uni après le Brexit ? Ce sont les États membres, et non la présidente de la Commission, qui devront se prononcer à l'unanimité sur un tel projet. » Folie ? Enfin, le Washington Post se gausse : « Le Canada, on le comprend, n'a aucun intérêt à devenir le 51e État des États-Unis, mais devenir le 28e membre honoraire de l'Union européenne, là ce serait une folie, affirme le quotidien américain. (…) La volonté de Mark Carney de s'allier à l'Europe témoigne de l'éloignement que Trump a instauré envers ses alliés traditionnels. Mais le temps arrange tout, estime le Post. Dans ce cas précis, le Canada et les États-Unis devraient procéder à un nouveau départ d'ici un peu plus de deux ans, avec l'élection d'un nouveau président en janvier 2029. »

    À la Une: qui arrêtera les Houthis?

    Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 3:42


    Question posée par le Wall Street Journal. « Le président Trump voudra peut-être oublier la guerre au Moyen-Orient avant les élections de mi-mandat, mais la guerre, elle, ne l'a pas oublié, pointe le quotidien américain. Les avancées des Houthis, alliés de l'Iran, au Yémen et dans la région de la mer Rouge, font basculer le conflit iranien au-delà du détroit d'Ormuz. (…) Hier, les Houthis ont conquis deux îles près du détroit de Bab el-Mandeb. Cette prise de contrôle faisait suite à celle de l'île de Perim et du port de Mokha. » Et désormais, « les Houthis affirment vouloir bloquer en mer Rouge les navires liés à l'Arabie saoudite. (…) Qui pourra les arrêter, donc ? L'Arabie saoudite consacre 70 milliards de dollars par an à sa défense et dispose d'une force aérienne performante. Cependant, pointe le Wall Street Journal, elle ne peut vaincre les Houthis par la seule force aérienne. La reconquête des îles et des ports stratégiques nécessitera l'envoi de troupes au sol. » Menace sur l'économie mondiale Et qui s'y risquerait ? Pas les Américains. « Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé à deux reprises Donald Trump, pointe Die Welt à Berlin, pour lui demander une intervention directe afin de stopper les rebelles. Le président a refusé. Interrogé, le gouvernement américain s'est contenté de déclarer vouloir "donner aux partenaires régionaux les moyens de gérer et de relever les défis sécuritaires régionaux". En clair : les Saoudiens doivent régler leurs propres problèmes, relève Die Welt. Or, le problème en mer Rouge concerne toute l'économie mondiale. La fermeture simultanée du détroit de Bab el-Mandeb et du détroit d'Ormuz bloquerait 25 % du commerce mondial de pétrole et de gaz et 30 % du commerce maritime mondial de marchandises. » La paix, seule solution « L'Arabie saoudite a-t-elle définitivement perdu la main au Yémen ?, s'interroge Le Figaro à Paris. Si les Houthis semblent avoir consolidé le secteur de Mokha, celui de Bab el-Mandeb ne l'est pas encore, relève le journal, en raison de violents raids aériens saoudiens, ces derniers jours. Pour la première fois, l'Arabie vient d'utiliser, contre ses adversaires, un missile balistique de courte portée DF-15A, acquis il y a plus de deux décennies auprès de la Chine. » Mais, encore une fois, les bombardements ne seront pas suffisants pour l'emporter face aux Houthis. Seule solution, arriver à un accord de paix avec l'Iran, pointe la Repubblica à Rome : « Les Saoudiens comptent toujours sur l'aide américaine et sur la coopération en matière de renseignement avec Israël, et ils savent qu'un accord avec l'Iran est peut-être plus qu'une nécessité : il est inévitable. » Et en attendant, « la hausse des prix du carburant déclenche colère et manifestations dans le monde entier, de l'Indonésie au Guatemala en passant par la Syrie, le Portugal, les Philippines ou encore le Vietnam, relève le New York Times. Le monde est furieux — une fois de plus — face à la flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre avec l'Iran. » Catherine Ringer : « C'était comme ça » À la Une également la disparition d'une grande figure du rock français : Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko. Libération à Paris lui consacre sa Une, photo pleine page et ce titre : « On ne veut pas t'abandonner », référence aux paroles de la chanson « C'est comme ça ». « Catherine Ringer, c'était comme ça », titre d'ailleurs Libération en pages intérieures : « C'était une femme libre et passionnée, écrit le journal, et c'est d'abord pour ça que sa mort laisse un vide immense. Catherine Ringer ne ressemblait à personne d'autre, elle aimait la vie tout en chantant la mort, elle jouait la provoc et l'excentricité tout en aimant la simplicité, elle n'hésitait pas à s'enlaidir pour n'en devenir que plus belle, elle était une diva mais incroyablement populaire et ce sont ces mélanges qui en faisaient un être à part. (…) Catherine Ringer était bien la vie même, conclut Libération, et elle est morte comme son alter ego et guitariste, Fred Chichin, de manière fulgurante, nous laissant orphelins d'une femme, d'une musicienne mais aussi d'une militante pour les droits de tous les laissés-pour-compte et surtout pour les droits des femmes. »

    À la Une: le pétrole, une ressource de plus en plus rare

    Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 3:37


    Fini le temps où l'or noir coulait à flots et alimentait sans retenue l'économie mondiale. Depuis le début de la guerre en Iran, les robinets de pétrole se sont peu à peu fermés. Et depuis ces derniers jours, les événements s'accélèrent. C'est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a suspendu vendredi le fonctionnement de son oléoduc Est-Ouest, attaqué la veille par des drones provenant d'Irak. La principale infrastructure permettant au royaume d'exporter son or noir malgré la guerre au Moyen-Orient qui bloque le détroit d'Ormuz se trouve donc hors service. « De leur côté, poursuit Le Monde, les rebelles houthistes pro-iraniens du Yémen ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un point de passage obligé pour les navires pétroliers sur la route la plus courte reliant l'Asie à l'Europe. Résultat : une hausse immédiate des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a frôlé 110 dollars hier en séance, un niveau bien supérieur à ceux atteints au début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Le pétrole coûte 45 % de plus qu'en janvier, constate encore Le Monde, sans perspective de repli fort et rapide, malgré les propos rassurants de Donald Trump. » Déstabilisation et mouvements de grogne « Lentement mais sûrement, la guerre lancée inconsidérément par Donald Trump et Benyamin Netanyahu en Iran est en train de déstabiliser, non seulement la région, mais aussi les États-Unis et l'Europe, commente Libération. (…) Les approvisionnements en pétrole sont de plus en plus difficiles et le cours du baril, qui faisait jusqu'à présent du yo-yo, se remet à flamber. Et l'on ne voit pas bien ce qui pourrait freiner cette hausse. » Conséquence, relève encore Libération, « aux États-Unis, l'électorat trumpiste commence à s'impatienter devant un prix moyen du diesel qui grimpe, pour la première fois de son histoire, au-delà des 6 dollars le gallon. Et ce, alors que le vote anticipé pour les midterms sera lancé dès la semaine prochaine dans certains États. Donald Trump sait qu'il est menacé d'une déroute dans les urnes (…). Il n'est pas le seul dirigeant occidental visé par la grogne populaire. En France, les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs et des appels à la mobilisation contre la vie chère dans plusieurs villes de France commencent à fleurir sur les réseaux sociaux. Certains appellent même à un retour des gilets jaunes en octobre. » Lutter contre les « malveillants » ? Alors que faire ? Comment rouvrir le robinet du pétrole ? Déjà, préconise le Times à Londres, « l'Occident devrait aider l'Arabie saoudite à combattre les Houthis. Les rebelles sont instrumentalisés par un Iran malveillant qui prend en otage le royaume désertique et contribue à saboter l'économie mondiale. Il est temps que la communauté internationale réagisse », estime le quotidien britannique qui précise : « L'Occident doit renforcer les défenses anti-drones et anti-missiles de l'Arabie saoudite. Il est impératif d'intensifier le partage de renseignements sur les sites de missiles et de drones houthis et de contribuer à enrayer le trafic de composants de missiles entre l'Iran et le Yémen. » Et il n'y a pas que l'Occident, s'exclame encore le Times : « la Chine et les autres consommateurs de pétrole du Moyen-Orient doivent s'impliquer dans la stabilisation du Yémen et la neutralisation de la menace que représentent les Houthis pour les voies maritimes. » « Consommer moins » ? En attendant, préconise le Süddeutsche Zeitung à Munich, « il n'y a qu'une seule solution à la pénurie mondiale de pétrole : consommer moins. C'est le message que nous transmettent les prix élevés. Les baisser artificiellement reviendrait à instaurer une normalité qui n'existe pas actuellement sur ce marché et qui ne reviendra peut-être pas de sitôt. Cela ne signifie pas pour autant (en Allemagne) que le gouvernement fédéral est impuissant : il peut développer les programmes d'incitation à l'achat de véhicules électriques – notamment pour les ménages à faibles revenus – et accélérer la construction des infrastructures de recharge. Mais s'il tente d'influer sur les prix à la pompe, cela ne peut que mal se terminer. »

    À la Une: en Suède, qui a gagné?

    Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 4:10


    Suspense après les législatives d'hier en Suède… « Le pays nordique a vécu une nuit électorale pleine de rebondissements », pointe Le Figaro à Paris avec cette question : « La Suède va-t-elle assister au come-back de "Magda" ou au maintien au pouvoir d'Ulf Kristersson, avec l'entrée de ministres d'extrême droite ? » « Les médias suédois donnaient hier soir une nette avance à Magdalena Andersson, 59 ans, qui rêve d'un retour à la tête du gouvernement depuis qu'elle a quitté le pouvoir en 2022, ainsi qu'un net recul de l'extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Mais cet écart a depuis fondu comme neige au soleil, pointe Le Figaro. (…) Les résultats préliminaires créditent son bloc de 175 mandats contre 174 mandats pour l'alliance entre la droite et l'extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Et son rival, l'actuel Premier ministre Ulf Kristersson, semble bien décidé à s'accrocher. » « La Suède ralentit la vague noire », s'exclame pour sa part La Repubblica à Rome. « C'était un référendum sur l'extrême droite. Et l'extrême droite n'a pas gagné, affirme le quotidien italien. Les Démocrates de Suède (le SD), le parti de Jimmie Akesson, fondé en 1988 par un groupe de néonazis et désormais allié à Giorgia Meloni à Strasbourg, les Démocrates de Suède n'ont pas réussi à percer. L'annonce des sondages de sortie des urnes a semé la consternation au sein du parti SD. Par rapport à 2022, ils ont glissé de la deuxième à la troisième place avec 17,7 % des voix. Ils peuvent néanmoins, tempère La Repubblica, continuer à rêver d'atteindre leur objectif ultime : entrer au gouvernement en Suède pour la première fois de l'histoire, après avoir soutenu la coalition de centre-droit pendant quatre ans. » À lire aussiLégislatives en Suède: l'extrême droite espère se faire une place dans le prochain gouvernement   On en saura plus mercredi… En attendant, suspense donc… 175 sièges pour les partis d'opposition de gauche et 174 pour les partis de droite : « Le scrutin est trop serré pour prédire un vainqueur, pointe le Guardian à Londres, et il faudra peut-être plusieurs jours pour que le résultat soit clair, malgré les premiers sondages de sortie des urnes qui suggèrent une victoire du bloc de gauche. » « La composition définitive du gouvernement ne sera connue que mercredi, relève pour sa part Die Welt à Berlin, après le comptage des votes de l'étranger. Une chose est d'ores et déjà sûre : former un gouvernement sera extrêmement difficile. » Et Die Welt n'écarte pas l'hypothèse d'une victoire de la droite, au finish : « Une majorité pour le bloc de droite reste mathématiquement possible. Dans ce cas, les Démocrates de Suède entreraient probablement au gouvernement en tant que partenaires de coalition pour la première fois. Ce qui était jusque-là impensable deviendrait alors réalité. » À lire aussiSuède: incertitude totale sur l'issue des législatives, conservateurs et sociaux-démocrates au coude-à-coude En France, l'extrême droite en embuscade Et en France ? L'extrême-droite peut-elle, va-t-elle arriver au pouvoir l'année prochaine à l'issue de l'élection présidentielle ? D'après une enquête Ipsos-Bva publiée par Le Monde, « la France semble de plus en plus imprégnée de sentiments qui la prédisposent à une bascule populiste, mais elle n'est pas non plus inéluctable. (…) Une bascule populiste, précise le journal, intervient dans un pays lorsque ses habitants estiment qu'il s'enfonce dans le déclin, que la situation est catastrophique, que le peuple n'est pas bien représenté et que la responsabilité d'une telle situation incombe aux élites et à l'ensemble des responsables politiques qui se sont succédé depuis longtemps. Incontestablement, pointe Le Monde, la France coche, selon l'enquête Ipsos-Bva, de nombreuses cases qui la prédisposent à une bascule populiste. » Mais, pour autant, relève le journal, la bascule populiste ne veut pas forcément dire que l'extrême-droite va arriver au pouvoir. Et ce pour trois raisons : le populisme est aussi alimenté par l'extrême-gauche, avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. De plus, « la demande de radicalité, certes en hausse, est loin d'être toujours majoritaire. Enfin, Marine Le Pen oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, mais elle n'a encore subi aucune critique ou concurrence sérieuse au sein de son espace, venant soit de son propre parti, soit de ses concurrents nationalistes. » Des arguments qui ne semblent guère convaincre El Pais à Madrid, pour qui « jamais la possibilité d'une victoire de l'extrême-droite en France n'a été aussi concrète, avec, estime le quotidien espagnol, des conséquences désastreuses pour les Français et pour tous les Européens ». À lire aussiMontée de l'extrême droite: «Les Européens sont confrontés à ce type de problème de façon cyclique»

    À la Une: le coup d'envoi du sommet des Brics+ à New Delhi

    Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 4:03


    C'est l'Inde qui accueille cette édition, regroupant une dizaine de pays au total : les pays fondateurs des Brics, et les membres du groupe élargi. Parmi les invités qui seront reçus par le Premier ministre indien, Narendra Modi, on compte le président russe, Vladimir Poutine, mais aussi le dirigeant chinois, Xi Jinping, et c'est tout sauf anecdotique. La dernière venue du président chinois en Inde remonte, en effet, à il y a sept ans, « quelques mois avant que l'affrontement militaire dans l'est du Ladakh ne porte les relations bilatérales à leur point le plus bas depuis des décennies », rappelle le journal indien Hindustan Times, qui se demande à cette occasion « où en sont les relations indo-chinoises aujourd'hui », car « bien que les deux parties aient depuis pris des mesures en vue d'une normalisation, le différend frontalier et un important déficit de confiance continuent de peser sur leurs relations. » Le journal poursuit en citant une analyse de Reuters, selon laquelle « les entreprises des deux pays continuent de se heurter à des obstacles liés aux autorisations d'investissement, aux visas et aux restrictions sur les équipements industriels. » Mais l'espoir d'un dégel final des liens entre les deux puissances « offrirait des opportunités pour mieux aligner les intérêts politiques et économiques », selon le quotidien, qui rappelle que « les deux pays sont confrontés aux pressions commerciales américaines. » Même son de cloche dans les pages du China Global Times, pour qui la rencontre entre Narendra Modi et Xi Jinping sera « au centre de l'attention » durant ce sommet. C'est le signe d'« une dynamique positive et stimulant leur développement continu », veut croire le journal, avant de citer les propos d'une chercheuse spécialiste des relations entre Pékin et New Delhi : « Si l'Inde et la Chine peuvent parler d'une seule voix, le monde sera obligé d'écouter. » Le début du marathon de concerts de Céline Dion à Paris  L'incontournable diva québécoise fait son retour sur scène après six ans d'absence, et n'y va pas de main morte pour sa reprise : une série de 26 concerts au total programmés dans la capitale française qu'elle affectionne tant. Toutes les dates sont complètes depuis longtemps, et plus de 800 000 billets ont été vendus, ce qui devrait générer « environ 200 millions d'euros », estime Libération, qui s'intéresse aux concerts de la star, « un écosystème bien huilé qui rapporte gros », car il faut ajouter aux billets les sponsors et les produits dérivés de la résidence.  Ce modèle de plusieurs concerts au même endroit, n'est d'ailleurs « pas seulement une bonne affaire pour la "résidente". La venue de Céline Dion à Paris devrait générer entre 500 millions et un milliard d'euros de retombées économiques en France ». « Ce sont d'abord les hôtels qui bénéficient de "l'effet Céline" », renchérit Le Monde : « aux dates des concerts, les taux d'occupation progressent de 10 à 15 points », et Libération a observé une hausse des tarifs jusqu'à 50 pour cent dans certains établissements. Autant dire que « les admirateurs de Céline Dion devraient mettre largement la main à la poche", prévoit Le Monde, ils viennent de nombreuses villes françaises et, pour 30 % d'entre eux, de l'étranger. » Parmi les fans internationaux, certains viennent du Québec, d'où la star est originaire Pas question de manquer cela même si il faut traverser l'océan, assure une journaliste québecoise dans les pages du Journal du Québec. Et ne lui parlez pas de la chasse aux billet pour Céline Dion, pour elle, « ça a commencé par un sprint. C'est devenu un marathon ». Dans une tribune elle fait le récit de sa recherche frénétique d'un précieux sésame, de l'échec des préventes et des courses aux loteries qui offraient un forfait de 25 000 dollars pour assister au show parisien. Après plusieurs échecs, elle s'est résolue à casser sa tirelire, et elle sera là « pour le retour de la reine. Et j'aurai des étoiles dans les yeux, confie-t-elle, comme des milliers de fans ». Une preuve de plus, s'il  en manquait, que les fans de Céline iront où elle ira, qu'importe la place, qu'importe l'endroit. 

    À la Une: il y a 25 ans jour pour jour, les attentats du 11 septembre 2001

    Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 4:15


    « Certains moments restent à jamais gravés dans la mémoire collective » et « un quart de siècle plus tard, des souvenirs surgissent et ressurgissent dans l'Hudson », le fleuve qui traverse la métropole américaine, frappée le 11 septembre 2001, par le plus grave attentat de l'histoire des États-Unis, se remémore un journaliste du New York Times. « Vingt-cinq ans plus tard, des souvenirs fugaces et des images indélébiles hantent encore ceux qui ont vécu les attentats et leurs conséquences. » Au milieu des souvenirs de la catastrophe, une question, à la une du journal : « Le 11-Septembre a-t-il vraiment tout changé ? » s'interroge le quotidien, se rappelant « l'image caricaturale du monde d'avant le 11-Septembre : un monde de soleil et de tranquillité, où personne ne se rend compte de sa chance et du désastre qui l'attend ». « Notre réalité actuelle découle bien trop des attentats [...] pour que quiconque puisse nier leur importance historique », poursuit le journal, citant « l'omniprésence des technologies de surveillance, le caractère flou et incertain des opérations militaires américaines, et la généralisation des mesures de sécurité dans la vie quotidienne. » « Au final, les États-Unis n'ont acquis ni conscience de soi ni épanouissement personnel, constate amèrement le New York Times. Ce qu'ils ont obtenu, quinze ans plus tard, c'est Donald Trump dont le parcours de star de télé-réalité à président a été marqué par la fièvre islamophobe de la droite post-11-Septembre. » Un constat loin d'être partagé par l'ensemble de la presse outre-Altantique « Malgré les affirmations contraires de certains, les États-Unis n'ont pas sacrifié leurs libertés pour renforcer leur sécurité », objecte le Washington Post, qui tient à saluer « le fait que les Américains n'aient pas blâmé les musulmans ou les Arabes dans leur ensemble ». « Plutôt que de ressasser le passé », le quotidien juge plutôt qu'« il est essentiel de se demander si le pays a la force et les moyens de prévenir la prochaine attaque. Cela implique de reconnaître que le territoire américain n'est plus un refuge géographique. » « Nos adversaires peuvent mener des cyberattaques et ils le font, s'alerte le journal. Ils peuvent mettre en péril nos satellites, nos centrales électriques et nos réserves d'eau. » « Nous devons investir, même imparfaitement, dans la défense contre les missiles, les armes biologiques et désormais les agents d'intelligence artificielle », plaide le Washington Post, avant de conclure qu'« il est essentiel de rendre hommage aux pompiers, aux policiers et à tous ceux qui ont donné leur vie le 11-Septembre. Mais il faut aussi honorer les morts en se souvenant de l'horreur de cette journée et en prenant la résolution de faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus ». Les Houthis s'emparent de la ville yéménite de Mokha, port stratégique de la mer Rouge C'est « une victoire majeure » pour les rebelles soutenus par l'Iran qui sont à présent « en position de force pour attaquer les navires dans une voie navigable cruciale pour le commerce mondial », estime le New York Times. Cette prise devrait leur permettre de « renforcer leur contrôle » sur la mer Rouge et d'« accentuer les tensions sur les marchés de l'énergie », sans oublier que la milice chiite progresse donc vers le détroit clef de Bab el-Mandeb, a affirmé une source gouvernementale yéménite. Car, on le sait, « ce passage reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez a gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique », rappelle l'Orient-le-Jour. Pour le Guardian, la prise de contrôle du littoral de la mer Rouge par les Houthis « constituerait un désastre stratégique pour l'Arabie saoudite et les États-Unis ». Une menace aussi pour le Yémen qui. « après des années d'accalmie, [...] a replongé dans la guerre en juillet, rappelle l'Orient-le-Jour, et les affrontements depuis la semaine dernière ont jeté sur les routes près de 20 000 personnes ». Le pays « n'est plus seulement un théâtre de guerre local mais une menace stratégique capable d'influencer l'ensemble de l'équilibre de la région », analyse le journal israélien Haaretz avant de prévenir que « toute nouvelle escalade au Yémen, a fortiori si elle débouche sur une guerre terrestre de grande ampleur et implique d'autres acteurs, pourrait rapidement dépasser les limites du conflit local et devenir l'étincelle d'un nouveau conflit régional ».

    À la Une: l'intelligence artificielle est-elle un danger pour l'homme?

    Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 4:04


    Un progrès, sans doute, mais aussi un danger ? Vraiment ? Eh bien, il y a des risques de dérapages. Et des incidents se sont déjà produits. « Chaque jour qui passe révèle une nouvelle faille au sein des intelligences artificielles, relève Le Figaro, à Paris. Le géant de l'IA, Anthropic [la firme qui a créé Claude, NDLR], a publié hier soir une nouvelle étude dans laquelle il révèle de nouveaux comportements inquiétants chez ses modèles. » Au total, « quatre incidents dans lesquels ses modèles se sont échappés et ont enchaîné des actions malveillantes ». Voici l'un de ces incidents, pointe le journal : « La firme californienne avait donné pour mission à l'une de ses IA, le surpuissant Claude Mythos 5, de pirater une entreprise fictive dans le cadre d'une opération virtuelle. Mais le modèle a découvert rapidement qu'il pouvait accéder au véritable Internet, alors qu'il était censé rester dans sa simulation. Il s'est échappé et a commencé donc à agir en dehors du cadre prévu », créant notamment des logiciels de piratage.  « Là où l'affaire devient très intéressante, poursuit Le Figaro, c'est que Claude Mythos savait pertinemment qu'il enfreignait son "alignement". Pour rappel, précise le journal, l'alignement désigne le phénomène par lequel une intelligence artificielle poursuit des objectifs en phase avec les valeurs humaines. » Le syndrome Frankenstein… Inquiétant également, pointe pour sa part Libération, le piratage cet été de la plate-forme franco-américaine Hugging Face par des IA incontrôlées d'OpenAI, la firme de Sam Altman. Encore plus inquiétants, ces propos tenus par un chercheur d'Anthropic qui a décidé de démissionner : « Les gens qui construisent l'IA, a-t-il dit, croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici à la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing ». Et Libération de s'interroger : « L'IA a-t-elle atteint le moment redouté où la technologie échappe au contrôle de son créateur, se retournant contre lui ? Comme dans Frankenstein ? » On en n'est pas là, veut croire le journal. « On a envie de miser sur l'équipage. Avec ceux (chercheurs, ingénieurs), qui claquent la porte ou qui résistent de l'intérieur. Sinon, il restera la mutinerie ». Contrôler… ou pas ? « Le flot de prédictions apocalyptiques concernant l'intelligence artificielle atteint des sommets », constate le Washington Post. Mais pour le quotidien américain, pas question d'imposer des réglementations publiques : « L'avènement de l'ère de l'IA appelle à l'humilité et à la patience. Les responsables politiques ne devraient pas chercher à réglementer une technologie en constante évolution qu'ils ne comprennent pas, affirme le journal. Une législation inadaptée risque de compromettre les nombreux avantages potentiels de l'IA, comme le développement de médicaments révolutionnaires ». C'est aux dirigeants des laboratoires de pointe de prendre leurs responsabilités, estime le Washington Post : « La perspective de poursuites, d'injonctions et de dommages-intérêts devrait inciter les entreprises spécialisées en IA à redoubler de vigilance afin d'éviter que leurs prochaines expériences ne tournent mal ». Non, rétorque la Repubblica, à Rome : « Il nous faut des tiers de confiance, extérieurs aux entreprises, capables d'autoriser ou de refuser le développement ou la commercialisation de l'IA. Ces autorités ne devraient pas exiger la participation des géants de la tech, comme ils le réclament. En bref, poursuit le quotidien italien, il faudrait s'inspirer d'autres secteurs industriels, comme l'industrie pharmaceutique, où les entreprises ne décident pas seules de ce qu'elles vendent. Il existe des contrôles indépendants, des autorisations à plusieurs niveaux et une supervision gouvernementale ». L'Ukraine se prépare à un 5e hiver de guerre… À la Une également, « l'Ukraine se prépare à affronter un nouvel hiver effroyable, faute d'une défense anti-aérienne suffisante » : un constat établi par Le Monde à Paris. « Hormis Donald Trump, qui assurait hier, devant les journalistes, que Poutine "voulait un accord", aucun analyste et nul diplomate n'imagine que Moscou puisse envisager sérieusement un règlement du conflit ni même une simple trêve dans les mois à venir. » Et « voilà les Ukrainiens à l'aube d'un cinquième hiver de guerre, épuisés, lassés, fatigués, relève Le Soir à Bruxelles, avec si peu d'espoir auquel se raccrocher encore. Et les derniers signaux venus d'Europe n'ont rien pour les rassurer : les partis ouvertement pro-russes y décrochent des victoires, comme en Allemagne, ou caracolent en tête des sondages préélectoraux ailleurs. Poutine n'a peut-être pas besoin de gagner vite, conclut ​​​​​​​Le Soir, amer. Il lui suffit que les autres se fatiguent avant lui ».

    À la Une: la dégringolade du niveau scolaire

    Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 4:03


    En France, en Europe, et même quasiment partout dans le monde, c'est la chute libre… C'est ce qui ressort du classement PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, développé, tous les 3 ans, par l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les résultats de cette étude mondiale ont été dévoilés hier et ils sont donc particulièrement alarmants… « Si le classement PISA 2025 inquiète doublement, pointe Le Monde à Paris, c'est qu'à l'exception d'une partie de l'Asie, il révèle une diminution globale des capacités cognitives des jeunes. L'édition réalisée en 2022 avait invoqué la pandémie de Covid-19 pour expliquer la dégradation des scores de systèmes scolaires habituellement cités en exemple, en Allemagne ou en Norvège. Cette cassure continue de marquer une génération, mais le problème va au-delà. Il touche aux effets de la révolution numérique en cours. » En effet, précise Le Monde, « PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % à ne pas recourir à l'intelligence artificielle. Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l'IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d'apprentissage. La recherche éclairera mieux la nouvelle donne des écrans et des réseaux sociaux, mais il apparaît déjà que les réformes ayant prouvé leur efficacité sur les savoirs des élèves – meilleure formation des enseignants, aide aux élèves en difficulté – ne suffisent plus. » Les écrans et les réseaux sociaux dans le collimateur… Pour Le Figaro, c'est clair : « À ceux qui en doutaient encore, le classement Pisa montre, à l'échelle planétaire, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l'intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux. » Et Libération renchérit : « impossible, au risque de paraître un peu technophobe, de ne pas corréler les mauvais résultats des adolescents français, notamment en lecture, au développement de la consommation des écrans et des réseaux sociaux. A la culture du tout image face au temps long de la lecture. A force de vivre perfusés à Instagram et TikTok, où une vidéo de trois minutes est déjà un format “long“, la capacité d'attention collective s'est réduite. » Libération qui s'interroge : « faut-il déjà se résigner ? Ou croire encore que la révolution de l'IA, dont l'ampleur est comparée à l'invention de l'imprimerie, ne sera pas le fossoyeur définitif de notre appétit pour la lecture ? Comment continuer à faire vivre le miracle étrange qui donne le goût de lire à un enfant ? C'est notre défi collectif. » Lire comme remède En effet, complète Die Welt à Berlin, « l'avenir n'appartient pas seulement à ceux qui ont accès à l'information, mais à ceux qui savent l'interpréter, la relier et en tirer des enseignements. Certains pays prennent déjà ce constat au sérieux. (…) À Singapour, malgré des équipements de pointe en classe, les élèves consacrent encore beaucoup de temps aux textes imprimés. La Suède a mis en place des campagnes nationales de promotion de la lecture. Dans ce contexte, certains experts plaident pour que les écoles privilégient la lecture d'œuvres complètes plutôt que d'extraits, comme c'est souvent le cas. » « Le déclin n'est pas une fatalité, veut croire Le Soir à Bruxelles. L'Estonie, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni restent parmi les plus performants. Malgré leurs différences, les élèves y suivent plus longtemps le même cursus, l'orientation intervient plus tard et le redoublement est rare. Les difficultés y sont traitées par du soutien plutôt qu'en faisant recommencer l'année ou en séparant les parcours. » Retour aux fondamentaux ? En Suisse, les élèves restent parmi les meilleurs d'Europe. Mais « pas de quoi fanfaronner », s'exclame Le Temps à Genève. « Le niveau des jeunes s'érode année après année dans les compétences fondamentales. » Et « la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique le martèle : lire, écrire, calculer doivent (re)devenir des priorités. Il ne suffit pas de le dire. Le message doit arriver jusque dans les salles de classe, s'exclame Le Temps. Non pas pour grimper dans les classements PISA. Simplement parce que ce socle de base est essentiel pour l'avenir de nos jeunes. De bonnes compétences scolaires à la sortie de l'école obligatoire augmentent fortement les chances d'obtenir un diplôme. Et l'obtention de ce diplôme réduit fortement les risques de chômage. Un cercle vertueux qu'il est temps de remettre en place. » À lire aussiEducation: les résultats des élèves français en baisse selon le rapport PISA

    À la Une: la progression de l'extrême droite en Europe

    Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:53


    « Trente-sept ans après la chute du premier mur, un autre s'est effondré en Allemagne », constate le Times à Londres, avec « la victoire écrasante » du parti d'extrême droite AfD avant-hier en Saxe-Anhalt. « Le centre politique, tant au niveau local que fédéral, est désormais devenu un terrain mouvant, relève le quotidien britannique. Et pas seulement en Allemagne. En Italie, la coalition nationaliste de Giorgia Meloni, au pouvoir depuis près de quatre ans, se considère comme une pionnière en Europe. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen, parti populiste, se voit favori pour remporter l'élection présidentielle de l'année prochaine. Dans ces deux pays, la droite populiste est encouragée par le succès de l'AfD. » Et il n'y a pas que la France, l'Allemagne et l'Italie… Le Guardian, toujours à Londres, pointe les manifestations anti-immigration qui ont eu lieu ce week-end dans le sud de l'Angleterre. Manifestations à l'initiative du mouvement d'extrême droite Patriota Platform, « qui prétend “stopper les bateaux“ si les autorités ne le font pas. (…) Partout en Europe, l'extrême droite ne cesse de gagner du terrain, constate également le quotidien britannique. (…) De Douvres à la Saxe-Anhalt, les extrémistes prospèrent lorsque les électeurs estiment que les partis traditionnels ne sont plus en mesure de garantir sécurité, prospérité et changement. » Les partis traditionnels en échec… En effet, constate Le Figaro à Paris, « comme ailleurs en Europe, le national-populisme fait désormais figure, outre-Rhin, d'alternative aux partis traditionnels et à leurs échecs : immigration, déclassement, crise économique. Contrairement au RN en France, l'AfD ne peut toutefois prétendre demain gouverner l'Allemagne. Le parti est encore loin de la majorité absolue au niveau fédéral. Et ses sympathies néonazies lui ferment les portes du jeu des coalitions, qui gouvernent le pays depuis l'après-guerre. Mais après-demain », s'interroge Le Figaro. « Le séisme de Saxe-Anhalt est d'autant plus préoccupant, poursuit le journal, que l'AfD y a fait le pari inverse de la “dédiabolisation“. Elle propose de supprimer le droit fondamental à l'asile, de réécrire les manuels d'histoire pour en finir avec le “ masochisme national“… Plus le parti se radicalise, plus il engrange électoralement. Comme si les Allemands voulaient s'affranchir de façon spectaculaire de décennies de culpabilité. » Le Monde renchérit : « Quand un parti de cette nature recueille près de la moitié des voix en défendant un programme aussi radical, xénophobe et nationaliste, tandis que le principal parti de gouvernement s'effondre, ce n'est pas un accident local : c'est un modèle politique, celui de l'Allemagne d'après-guerre, fondé sur le rejet des extrêmes et le primat du consensus, qui vacille. Et donc l'Europe tout entière qui doit s'inquiéter. » Une Europe trop divisée… D'autant, analyse le Wall Street Journal, que « les tendances électorales en Allemagne et en France interviennent au moment où les menaces qui pèsent sur la prospérité et la sécurité de l'Europe s'intensifient. Or, au lieu de s'unir pour lutter contre ces problèmes, constate le quotidien américain, les pays européens semblent se diviser. La solidarité européenne s'affaiblit alors même que l'Europe subit des pressions plus fortes et plus diverses qu'elle n'en a connu depuis des décennies. » Et le Wall Street Journal de prendre notamment l'exemple de l'immigration : « la politique migratoire en Europe reste un véritable chaos. L'Espagne régularise les sans-papiers ; l'Italie souhaiterait les expulser. Et la France et le Royaume-Uni consacrent au moins autant de temps à se quereller sur la responsabilité des traversées illégales et massives de la Manche qu'à prendre des mesures concrètes pour y remédier. » Enfin, « que se passe-t-il quand on laisse grandir la bête ? », s'interroge El Pais à Madrid. « Il existe des situations, et pas seulement en Europe, qui rappellent ce qui s'est passé dans les années 30, pointe le quotidien espagnol : la stigmatisation des peuples et des religions, la violence déchaînée contre des civils sans défense en toute impunité, les discours de haine et la déshumanisation d'autrui, la manipulation du passé. Le racisme et le suprémacisme ne devraient tolérer aucun compromis. L'histoire, conclut El Pais, nous enseigne clairement que lorsque le mal n'est pas maîtrisé, il finit par tout détruire. » À lire aussiPourquoi le Rassemblement national en France a rompu ses liens avec l'AfD allemand

    À la Une: le choc en Allemagne après la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt

    Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 3:54


    « Choc, gravité, détresse… » C'est par ces mots que le quotidien Die Zeit exprime son émotion après la victoire dimanche de l'AfD aux élections régionales dans le land de Saxe-Anhalt. Cette victoire était prévisible, tous les sondages l'annonçaient, mais la presse allemande est en état de sidération ce matin. « La première réaction est l'horreur, pointe Der Spiegel. Comment est-ce possible en Allemagne, quelque 80 ans après la dictature nazie, responsable de la Seconde Guerre mondiale, de l'Holocauste et d'autres atrocités ? Comment est-ce possible qu'en 2026, un parti qui refuse de se démarquer clairement de l'Allemagne nazie, remporte une victoire écrasante aux élections ? » Le magazine faisait il y a quelques semaines encore sa Une sur « l'homme le plus dangereux d'Allemagne » : Ulrich Siegmund, le candidat victorieux et potentiel chef du gouvernement du Land. « La campagne électorale avait clairement révélé son vrai visage, soupire Der Spiegel. Ulrich Siegmund n'a jamais pris ses distances avec les sympathisants de l'AfD qui harcelaient les journalistes ou faisaient le salut hitlérien. Cela l'a rendu, et le rend encore, extrêmement dangereux pour la démocratie libérale. » À lire aussiAllemagne: large victoire du parti d'extrême droite AfD en Saxe-Anhalt Quelle majorité ? « Et maintenant, gouverner, mais comment ? », s'interroge le Süddeutsche Zeitung. « Un obstacle crucial sépare actuellement Siegmund du poste de ministre-président : l'obtention d'une majorité parlementaire » : en effet l'AfD a obtenu 44 % des suffrages, mais ça n'est pas suffisant pour gouverner. Elle pourrait s'allier à la gauche populiste pro-russe du BSW, qui a obtenu un peu plus des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement. Les deux partis pourraient ainsi parvenir à un total de 44 sièges. Soit « autant que la CDU, les sociaux-démocrates, les Verts et Die Linke réunis, calcule Die Zeit. La bataille s'annonce très, très serrée. » « Quel que soit le dénouement, pointe le Süddeutsche Zeitung, aucun homme politique de l'AfD avant lui n'avait été aussi près du pouvoir. Durant la campagne électorale, Ulrich Sigmund a réussi à créer un véritable engouement autour de sa personne. Les gens faisaient la queue pour se faire photographier avec lui, arborant des T-shirts à son effigie. Sa campagne s'appuyait sur un programme particulièrement radical, relève encore le quotidien munichois, même pour l'AfD, avec des soutiens ayant un passé trouble au sein d'organisations néonazies, et sur des messages privilégiant l'émotion au détriment du fond. Il répétait sans cesse vouloir retrouver “l'ancienne Allemagne, sûre et paisible“. Mais, s'interroge le journal, que signifie exactement cette phrase ? » « Le choc fasciste » Dans la presse européenne, c'est la consternation… « Le retour des heures sombres », souffle Le Soir à Bruxelles. « Un message inquiétant », souligne la Repubblica à Rome. « Le choc fasciste », s'exclame Libération à Paris en première page. Pour le politologue Benjamin Höhne, de l'université de Chemnitz, en Saxe, interrogé par le journal, « ce scrutin représente une rupture. Le fait que près d'un électeur sur deux ait voté pour l'AfD est un séisme politique, affirme-t-il. Le fait que l'extrême droite organisée soit si près de prendre les rênes du pouvoir régional est une situation totalement inédite en Allemagne. À l'échelle européenne également, c'est un cas extrêmement rare avec un mode de scrutin proportionnel. Ce système électoral favorise en règle générale la modération et la recherche de consensus au centre. » La peur du changement ? Enfin, dans les colonnes du Washington Post, Yascha Mounk, professeur de relations internationales à l'université Johns Hopkins de Baltimore, explique pourquoi les électeurs allemands ont adhéré à un parti aussi radical : « L'économie du pays est dans un état catastrophique, affirme-t-il. (…) Les industries dans lesquelles l'Allemagne a traditionnellement excellé, comme la construction automobile, ne sont plus à la pointe de la technologie. (…) La cohésion sociale dans le pays est à un niveau dangereusement bas. Le sentiment d'insécurité s'est considérablement dégradé. (…) Trouver un modèle de remplacement est une tâche ardue. Mais le plus frappant, pointe Yascha Mounk, c'est que l'Allemagne ne fait quasiment aucun effort. Les principaux responsables politiques sont en proie à des luttes intestines et semblent, pour la plupart, ignorer la gravité de la crise. Parallèlement, les intellectuels allemands déplorent la situation désastreuse du pays, mais se montrent étonnamment réticents à envisager une véritable alternative. » À lire aussiAllemagne: Ulrich Siegmund, l'homme derrière la victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt

    À la Une: vers une nouvelle crise des Malouines entre l'Argentine et le Royaume-Uni

    Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 4:07


    C'est une actualité qui peut faire revivre à certains des souvenirs de 1982, année où ce petit archipel a été le théâtre d'une guerre d'un peu plus de deux mois, entre l'Argentine et le Royaume-Uni. Ces îles, appelées Malouines à Buenos Aires et Falkland à Londres, sont aujourd'hui britanniques, mais ont toujours été revendiquées par les gouvernements argentins successifs, et Javier Milei, l'actuel président d'extrême droite du pays, ne déroge pas à la règle : il a déclaré cette semaine que l'Argentine devait récupérer ces îles « comme une question d'importance nationale », raconte le quotidien argentin La Nacion.  Mais tout ceci est « un virage calculé », pour le journal conservateur : « Ce qui n'a jamais été une préoccupation centrale dans sa vie personnelle et politique, bien au contraire, est devenu le point d'orgue d'une sorte de relance de l'administration présidentielle de Javier Milei. » En effet, si l'on regarde le calendrier du pays, l'élection présidentielle aura lieu en octobre 2027, ce qui n'a rien d'anodin. La réaction de Javier Milei intervient « à un moment où son gouvernement est désapprouvé par plus des deux tiers des Argentins, notamment en raison des conséquences de sa politique économique sur la vie quotidienne », souligne d'ailleurs La Nacion. Le contexte est donc primordial, car il permet au gouvernement de « reprendre la main sur l'actualité », tout en mettant sous le tapis les problèmes économiques. C'est même une volonté explicite de Javier Milei, qui « a appelé à mettre de côté tout autre débat et à abandonner les points de vue divergents, observe le quotidien, ce n'est pas le moment de discuter de certaines questions. Une cause nationale l'exige. » Les réactions ne se sont pas fait attendre au Royaume-Uni « Ces îles sont britanniques et le resteront », une réponse sans équivoque du chef de la diplomatie britannique, Ed Miliband. Le célèbre tabloïd anglais The Sun adresse quant à lui un avertissement encore plus clair au président argentin, en une de son site internet : « Hands off », que l'on pourrait traduire par « Bas les pattes », en français.  « La revendication argentine est une imposture flagrante », juge le Times, pour qui Javier Milei ne dispose d'aucune option militaire. « Sa marine est moribonde après des années de négligence et son armée de l'air commence à peine à se reconstruire », raille le journal britannique, qui s'alerte néanmoins de potentielles « actions de nuisance » de la part de Buenos Aires.  Un point de vue partagé par le Daily Telegraph, qui considère que « la Grande-Bretagne doit se tenir aux côtés des Malouines », et qui appelle dans ses colonnes « à résister à l'agression argentine, et à respecter la volonté du peuple », évoquant le droit à l'autodétermination des habitants de l'archipel.  Un droit payé « au prix d'un immense tribut en sang en 1982 », selon le Times, qui conclut que « le meilleur moyen d'éviter que cela ne se reproduise est une position totalement claire de la part du Royaume-Uni. Cela implique un renforcement proportionné de ses défenses. » L'AfD en tête des sondages d'une élection régionale dans l'est de Allemagne « Comment peut-on voter pour l'AFD ? » se demande le site d'information allemand Der Spiegel. « Pour la première fois depuis 1945, un parti minimisant l'importance de la période nazie est sur le point de prendre le pouvoir dans un Land allemand. Cela risque d'avoir un impact considérable sur la réputation de l'Allemagne à l'étranger », craint le média en ligne.  Pas de doute en revanche dans les pages du Suddeutsche Zeitung. « Il est temps d'abandonner le principe de l'espoir, tranche amèrement le quotidien national, L'AfD devrait remporter les élections régionales avec une large majorité. La question est de savoir si elle sera capable de gouverner. » Si c'est le cas, « le parti d'extrême droite disposerait alors de ressources financières et structurelles considérables pour sa guerre culturelle, dont l'objectif est l'instauration d'un régime différent, autoritaire », redoute le journal.  Même constat outre-Rhin : une région gouvernée par l'AfD « en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical des droites européennes », note l'historienne Hélène Miard-Delacroix dans une tribune au quotidien français Le Monde, prédisant même que « son arrivée au pouvoir dans l'une de ces régions pourrait faire basculer le pays dans une crise sécuritaire et économique majeure. » À lire aussiLe président argentin durcit le ton sur les Malouines tandis que Londres réaffirme sa souveraineté

    À la Une: la crise de Ceuta continue de peser sur le gouvernement espagnol

    Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 3:59


    Convoqué en session extraordinaire devant le Parlement, jeudi, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a défendu la gestion de l'afflux massif de migrants, fin juillet, tout en reconnaissant des défaillances du côté marocain de la frontière. « S'il a de nouveau écarté une implication du Maroc dans l'organisation de cet afflux, le dirigeant socialiste a légèrement nuancé sa position, estimant qu'après les événements la coopération entre les deux pays devait être différente », relate le journal français Le Monde. C'est précisément ce que demande une tribune dans les colonnes du quotidien El Pais : « Il n'y a plus de temps à perdre, interpelle le journal espagnol, la solution à la crise humanitaire et politique exige l'engagement total de l'État et une redéfinition des relations avec le Maroc. La collaboration entre voisins pour garantir la stabilité des frontières communes est essentielle entre pays amis, comme cela est censé être le cas ici. Mais cette confiance et la relation, renforcées par de nombreuses concessions à Rabat, se sont révélées totalement insuffisantes, poursuit le média, pour qui la souveraineté européenne est également en jeu sur les plages de Ceuta. » Mais la crise n'est pas seulement géopolitique, elle est aussi humanitaire, ajoute El Pais : « Il est indispensable de déployer immédiatement des effectifs et des ressources suffisants pour prendre en charge chaque migrant errant dans les rues et sur les plages de Ceuta. » Un appel partagé par le titre de presse espagnol Publico, qui s'indigne quant à lui que les migrants soient devenus « une arme politique, un pion de plus dans la géopolitique, et que leurs droits, voire leur humanité, soient remis en question ». À lire aussiCeuta: le Premier ministre espagnol dédouane encore le Maroc mais réitère la souveraineté de son pays L'ONU met en garde contre un épisode record d'El Nino Le phénomène météorologique est un cycle climatique naturel, qui revient tous les deux à sept ans, et qui entraîne une hausse de la température des océans et de l'atmosphère. Mais ce phénomène atteint des proportions anormalement élevées, du fait du réchauffement climatique. Et à présent, « El Nino prend une ampleur considérable », a déclaré l'ONU. « Cet événement sera probablement le plus important depuis au moins mille ans et accentuera la crise climatique mondiale, s'alarme le Guardian, avant d'ajouter que cette hausse des températures liée à El Nino a déjà des conséquences, qui se propageront à l'échelle mondiale, avec un risque accru d'incendies en Australie et des inondations plus intenses en Amérique du Sud », dans un épisode qui devrait durer jusqu'en février 2027, selon l'Organisation météorologique mondiale.  En Amérique du Sud, justement, le journal argentin La Nacion s'attend à un risque d'inondations accru dans le pays, d'ici la fin de l'année, et répertorie les mesures prises par ses voisins du continent pour se préparer aux conséquences du phénomène : le Panama et le Salvador ont déclaré l'état d'urgence, tout comme le Pérou. Les pays sud-américains tentent ainsi d'anticiper les conséquences de cet épisode climatique extrême, conséquences qui, on le sait, se font déjà ressentir à travers le monde. Car, « à moins de réduire rapidement les émissions et de renforcer la résilience, l'impact du changement climatique continuera de s'aggraver », rappelle le Guardian. À lire aussiEl Niño: «Les différentes prévisions convergent pour indiquer un phénomène d'une intensité exceptionnelle» La mort d'une figure du féminisme aux États-Unis Gloria Steinem est décédée à l'âge de 92 ans et le Washington Post rend hommage à « une figure emblématique et voix puissante du mouvement féministe américain des années 60 et 70, et fervente défenseure de l'égalité tout au long de sa vie ». Elle s'est fait connaître dans les années 1960, non pas comme militante, mais d'abord comme journaliste. « Par sa détermination, Steinem a surmonté les préjugés professionnels qui limitaient la plupart des femmes journalistes à des sujets comme la mode et les relations amoureuses », poursuit le journal. « Pendant des années, elle fut la porte-parole la plus en vue du mouvement féministe, et on lui attribue le mérite d'avoir contribué à le rendre plus représentatif des femmes pauvres et issues des minorités, dont beaucoup se sentaient exclues de la cause », ajoute le Washington Post dans le portrait qui lui est consacré, avant de conclure par une citation de Gloria Steinem, à la fin de sa vie, quand on lui demandait son avis sur le féminisme actuel : « Je suis vieille, avait-elle répondu, mais le mouvement est jeune. » À lire aussiMort de la journaliste américaine Gloria Steinem, figure majeure du féminisme

    À la Une: que doit faire l'Europe face à la Russie?

    Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 3:49


    « L'accusation est lâchée : "Terrorisme d'État", s'exclame Le Soir à Bruxelles. Le crime, que l'Allemagne a très officiellement attribué à la Russie avant-hier, a dominé la "rentrée diplomatique" de l'Union européenne. Cette tentative d'attentat perpétrée le mois dernier contre des avions-cargos sur l'aéroport de Leipzig, une plate-forme logistique utilisée pour le soutien militaire à Kiev, place les Européens au pied du mur face à une Russie qui conteste son implication, tout en redoublant ses frappes sur des cibles civiles en Ukraine. L'épineuse question est (donc) : "Que faire ?", a reconnu hier la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas. » Alors « à ce stade, pointe Le Soir, dans ce dossier complexe qui exige partage de renseignements et protection des infrastructures critiques, l'UE a mis en œuvre la riposte diplomatique classique : dénonciation fracassante des agissements de Moscou, convocation du représentant russe auprès de l'UE. Et, "dans le pipeline", l'adoption de nouvelles sanctions (…) : plus de 1 600 individus et entreprises impliqués dans la production de missiles russes devraient rejoindre les quelque 3 000 autres déjà placés sur la "liste noire" de l'UE. » Comment écraser « la mouche » ? « La riposte est compliquée », pointe Libération à Paris. « Telle la mouche du coche (ou plutôt le taon, la mouche qui pique), Poutine pousse ses services à s'agiter, laissant planer l'ambiguïté sur l'origine de ce drone explosif découvert à l'aéroport de Leipzig en Allemagne, ou de cette attaque informatique dans une entreprise de défense, ou de cette incursion aérienne soi-disant accidentelle. L'idée est de semer le doute, relève le journal, de diviser les Européens, de renforcer l'extrême droite partout où elle a des chances de percer (par exemple en Saxe-Anhalt, en Allemagne, le week-end prochain), de créer de la paranoïa, bref de jouer avec le feu. Jusqu'à l'explosion ? Cette interrogation-là fait précisément partie de la menace. Et c'est ce qui rend (donc) la riposte compliquée, constate Libération. Comment lutter contre un ennemi de l'ombre sans prendre le risque de déclencher une riposte encore plus forte ? C'est ce qui paralyse pour l'instant les Européens dont les ministres des Affaires étrangères étaient réunis hier à Dublin. Ils sont tous d'accord pour condamner la Russie, c'est déjà ça. Mais ils n'ont pas encore trouvé le bon moyen d'écraser la mouche (ou le taon). » Rechercher une trêve ? Pour Le Figaro, « la fatigue et la déprime à Kiev, la lassitude et l'anxiété à Moscou ne rapprochent personne de la victoire. À ce stade, un sentiment d'épuisement mutuel peut mener à deux conclusions, pointe le journal : soit qu'il faut prendre encore plus de risques militaires et stratégiques, soit qu'il est temps de négocier un arrêt des combats. Pour l'heure, constate Le Figaro, c'est la guerre qui gagne du terrain : Moscou multiplie les "attaques hybrides" contre les alliés occidentaux de l'Ukraine. (…) Côté ukrainien, la menace de "fermer le ciel russe" au trafic aérien civil a aussi le potentiel d'une escalade. Ces expédients, dans un affrontement qui a pratiquement épuisé ses autres voies, ne suffiront pas à briser le moral d'une nation. Le danger de voir le conflit s'étendre n'en est que plus grand. D'où, martèle Le Figaro, l'urgence d'une trêve, telle que la propose Volodymyr Zelensky, pour arrêter la fuite en avant. » En France : « sombre atmosphère… » Et puis autre sujet… À lire dans le Guardian à Londres, cet éditorial sur la France et les Français intitulé « les Français extrêmement pessimistes quant à leur avenir : la course à la succession d'Emmanuel Macron se profile, mais, constate le quotidien britannique, rarement l'atmosphère n'a été aussi sombre et l'attrait des solutions extrémistes aussi alarmant. (…) Si le vote avait lieu aujourd'hui, la populiste anti-immigration Marine Le Pen aurait de fortes chances d'accéder à l'Élysée, note le Guardian, surfant sur la vague de désillusion des électeurs envers l'ensemble de la classe politique et sur le sentiment que "tout a été essayé". Mais, tempère le journal, beaucoup de choses peuvent se produire d'ici le 18 avril 2027, date du premier tour de la présidentielle. La France est aussi un pays sujet aux bouleversements soudains. »

    À la Une: la fuite en avant de Poutine

    Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 4:03


    1652ᵉ jour de l'invasion russe en Ukraine, ce mercredi. Et, constate Libération à Paris, « contrairement aux attentes de Vladimir Poutine et aux affirmations de sa propagande, l'Ukraine tient toujours, même meurtrie par des frappes russes s'intensifiant de jour en jour, notamment sur la capitale Kiev. La Russie subit elle aussi des dommages considérables dans un duel de drones et de missiles acharné : des raffineries de pétrole et des entrepôts de commerce en ligne prennent feu presque tous les jours, aussi loin qu'Omsk, en Sibérie, à 2 500 km de la ligne de front. Le secteur du carburant est en crise, les caisses de l'État se vident, les ménages peinent à joindre les deux bouts. Les pertes sur le front sont vertigineuses, plus de 1 000 soldats par jour, selon les Ukrainiens. » Et pourtant, s'exclame Libération, « rien n'indique que Vladimir Poutine soit prêt à reculer ni même à ralentir sa coûteuse aventure. (…) La fuite en avant semble l'option toujours privilégiée par le Kremlin. Dimanche, le ministère de la Défense a annoncé "la préparation de frappes massives contre les installations du secteur énergétique de l'Ukraine en réponse aux attaques continues du régime de Kiev contre les infrastructures civiles et le complexe pétrolier et énergétique de la Russie". Plus encore, pour se sortir de l'impasse, Poutine pourrait être tenté par une escalade dans son conflit avec l'Europe et l'intensification de la guerre hybride qu'il mène aux alliés de l'Ukraine. » Berlin accuse Moscou Une guerre hybride officiellement dénoncée par l'Allemagne… Berlin a en effet formellement accusé Moscou hier d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig et a annoncé des mesures de rétorsion contre la Russie. Commentaire de la Süddeutsche Zeitung : « Cette position ferme de l'Allemagne – et les sanctions annoncées – ne manqueront pas d'attiser les tensions diplomatiques. Mais Berlin n'a guère d'autre choix. En ces temps incertains, la clarté est essentielle. (…) Poutine et ses services de renseignement mènent depuis longtemps une guerre de l'ombre contre l'Allemagne. (…) Et notre pays, poursuit la Süddeutsche Zeitung, ne peut tolérer ces attaques hybrides, qui mêlent méthodes criminelles, terroristes et paramilitaires. L'Allemagne impose donc, à juste titre, de nouvelles sanctions : elle prendra des mesures plus fermes contre la flotte de l'ombre de Poutine, fermera la Maison russe à Berlin ainsi que le consulat général à Bonn. Ces mesures témoignent d'une certaine prudence, pointe encore le quotidien munichois : elles expriment la désapprobation sans provoquer d'escalade militaire. En effet, ni la République fédérale ni ses alliés n'ont intérêt à une guerre directe avec la Russie. »  Les atermoiements de Trump « La question est de savoir ce que fera l'Occident au-delà de la dénonciation, relève pour sa part le Wall Street Journal. Certes, les armées occidentales ont besoin de meilleures défenses anti-drones, mais l'Otan ne peut pas protéger toutes les cibles vulnérables en Europe et devra s'appuyer sur la dissuasion. » Et, « il est particulièrement regrettable, souligne le quotidien américain, que l'administration Trump ait invité le ministre russe des Finances au sommet du G20 en Caroline du Nord cette semaine. Poutine tirera profit de la légitimité internationale de cette visite et poursuivra ses bombardements terroristes contre des civils à Kiev. Le président Trump ferait mieux de s'employer à faire adopter par la Chambre des représentants le projet de loi sur les sanctions contre la Russie, présenté par feu le sénateur Lindsey Graham, projet de loi dont le sort cette semaine est incertain. » Frapper au portefeuille En attendant, pointe la Repubblica à Rome, « les 27 États membres de l'UE envisagent sérieusement de s'attaquer de front aux avoirs russes gelés, d'une valeur de plus de 200 milliards d'euros. La question a non seulement été inscrite à l'ordre du jour des contacts initiés hier par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, mais a également été abordée lors du Conseil informel des ministres des Affaires étrangères qui se tient actuellement en Irlande. Cette mesure, qui avait échoué en décembre dernier, principalement en raison du veto belge, devient, souligne le quotidien italien, le seul outil capable de mettre Moscou dans l'embarras : frapper Poutine là où ça fait le plus mal. » Au portefeuille… 

    À la Une: la rentrée des classes

    Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 4:04


    Les élèves reprennent le chemin de l'école ce mardi, 1er septembre en France. Ils sont un peu plus de 11 millions et demi. Programmes, organisation des examens, règles de vie scolaire… Plusieurs nouveautés cette année. Le Figaro en fait l'énumération. En voici quelques-unes : « annoncée à la toute fin de l'été, l'interdiction des téléphones portables entre officiellement en vigueur à la rentrée dans les lycées. (…) À partir de cette rentrée, des questions sur les violences sexistes et sexuelles seront ajoutées au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire distribué chaque année aux élèves. (…) Le Concours général des collèges, largement inspiré du Concours général des lycées, verra le jour lors de cette année scolaire. (…) Autre nouveauté, poursuit le journal : le passeport d'Éducation économique, budgétaire et financière. Cette formation, lancée dans certains établissements en 2019, sera généralisée à toutes les classes de 4e. (…) L'orthographe devrait être davantage prise en compte cette année dans la notation du brevet et du bac. (…) Enfin, note encore Le Figaro, cette dernière résolution adoptée pour faire face aux coups de chaleur : les examens seront organisés uniquement le matin. » À lire aussiRentrée scolaire: le salaire des enseignants en France au cœur des débats Cyberattaques Une rentrée assombrie par les cyberattaques, relève pour sa part Le Monde : « Révélé fin juillet par le ministère, ce piratage a conduit à la suspension préventive de nombreux outils numériques. Si un retour à la normale a été annoncé dans 28 des 30 académies, celles de Toulouse et de Nantes restent fortement perturbées. “Nous ferons l'appel à partir de listes papier. C'est Retour vers le futur“, ironise un enseignant. Les personnels doivent encore composer avec l'absence d'accès aux messageries professionnelles, aux bases de données des élèves et des familles ou à certaines applications administratives. » À lire aussiFrance: les établissements publics visés de manière exponentielle par les cyberattaques Moral des profs en berne Libération consacre son dossier d'ouverture à cette rentrée… Et le quotidien de gauche ne ménage pas ses critiques envers Emmanuel Macron : « Après dix ans au pouvoir, Macron en échec scolaire », s'exclame Libé. « Les résultats des élèves restent décevants, le moral des profs, qui font part de leur "amertume" vis-à-vis du chef de l'État, demeure en berne. La place réservée à l'école dans le débat politique national continue de s'atrophier année après année. Bien sûr, depuis une dizaine de jours, la rentrée politique est l'occasion pour les candidats à la prochaine présidentielle, ou pour ceux qui le seront peut-être, de multiplier les promesses, notamment autour de la question du salaire des enseignants. Il est anormalement bas. Augmenter les profs est indispensable, affirme Libération. C'est un des leviers qui contribuera à les remettre au cœur du village, qui aidera à restaurer cette confiance qui s'est peu à peu délitée entre l'école et les citoyens. » Pas mieux chez nos voisins… En Espagne, c'est la rentrée également. Dans un climat morose. « L'année scolaire commence dans un contexte de système éducatif au bord du gouffre, constate El Pais à Madrid : grèves, manifestations d'enseignants et conflits dans neuf communautés autonomes. » En cause : « des classes de plus en plus hétérogènes, des ressources insuffisantes pour répondre aux besoins changeants des élèves, un taux très élevé de contrats temporaires des professeurs et une érosion de leur pouvoir d'achat. » En Belgique, les élèves sont rentrés depuis une semaine déjà. Et le débat enfle sur la gratuité scolaire. C'est ce que pointe Le Soir à Bruxelles. Les fournitures scolaires sont gratuites en principe pour certaines classes de primaire. Mais, constate le journal, « les moyens dédiés sont fortement réduits. Sur le terrain, les écoles doivent procéder à des arbitrages, et le respect des prescrits légaux en est fortement impacté. » 19 000 enfants privés d'école au Népal Enfin pas d'école au Népal… C'est ce que relève la Repubblica à Rome. Après la terrible coulée de boue, « les autorités ont ordonné la fermeture immédiate des écoles et des universités dans tout le pays pour plusieurs jours. L'ONG Save the Children estime qu'au moins 69 écoles ont été détruites ou endommagées dans la région, mettant en péril l'éducation d'environ 19 000 enfants. » La Repubblica prend l'exemple de l'école Galchhi de Dhading, dont le directeur a pu évacuer les élèves quelques minutes avant le drame. « Aujourd'hui, une centaine de personnes, des bénévoles, des parents et des membres du personnel scolaire, sont sur place pour déblayer l'épaisse couche de boue qui recouvre les cours de récréations, les bureaux et les salles de classe. Et personne ne sait quand les élèves pourront revenir… »

    À la Une: Poutine va-t-il attaquer l'Europe?

    Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 3:44


    La Russie hausse le ton contre l'Europe. Le Monde à Paris rapporte ces propos tenus avant-hier par Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin : « je ne vois aucune raison d'espérer une amélioration de nos relations avec l'Europe. Les dirigeants actuels (…) sont belliqueux, non seulement en paroles mais en actes. Ils mobilisent pleinement le potentiel militaire européen et le dirigent contre notre pays, participant directement à des opérations militaires contre nous ». La Russie qui dénonce l'aide militaire et opérationnelle que les Européens apportent à l'Ukraine. La Russie qui a décidé de pratiquer une « politique de terreur » vis-à-vis des Européens, pour reprendre les termes d'El País à Madrid. Terroriser et tester El País qui pose donc cette question : « Poutine a-t-il décidé d'attaquer l'UE ? (…) Comme l'Ukraine le sait pertinemment, il est désormais évident que l'attitude provocatrice de Moscou met en péril la sécurité du reste du continent, relève le quotidien espagnol, que ce soit par des drones chargés d'explosifs à l'aéroport de Leipzig, des cyberattaques contre des systèmes critiques, des incendies et des explosions dans des centres logistiques et des usines d'armement, des campagnes de désinformation visant à influencer les élections, des survols d'avions de chasse violant l'espace aérien des 27 États membres , ou des incursions de navires de toutes sortes dans leurs eaux territoriales. Ce sont là, à tout le moins, s'exclame El País, des actes hostiles caractéristiques d'une stratégie hybride qui cherche simultanément à déceler les vulnérabilités de ses voisins et à évaluer leurs capacités techniques ainsi que leur volonté politique de répondre à chaque nouvelle provocation ». En fait, constate le quotidien espagnol, « il est clair que la Russie terrorise une grande partie du reste de l'Europe par des actes qui ne sauraient être considérés comme des accidents, ni comme de simples représailles à de prétendues attaques (un argument russe récurrent pour justifier les sanctions infligées à l'Ukraine). Il s'agit d'actions préméditées, destinées à convaincre les Européens que leur soutien à Kiev est non seulement vain, mais les expose également à des attaques russes. (…) Et la question est donc de savoir quelle réponse apporter au défi que représente cette stratégie ». Négocier ? Justement, à la question de Die Welt : « que devrait faire l'Occident ? », voici la réponse du chercheur britannique Mark Galeotti : « Outre son soutien indéfectible à l'Ukraine, l'Europe aurait dû reprendre le dialogue avec Poutine depuis longtemps, affirme l'expert britannique. Dialoguer n'implique pas automatiquement l'apaisement, ni des concessions au dirigeant du Kremlin. (…) Des négociations débuteront tôt ou tard, dès que les deux parties auront reconnu que ce conflit ne peut se prolonger indéfiniment. Or, actuellement, aucune diplomatie n'est engagée. Bruxelles et Londres devraient donc ouvrir un canal de communication avec la Russie ». La Grande-Bretagne dans le collimateur russe En attendant, c'est une nouvelle guerre froide. La Grande-Bretagne est particulièrement visée par Moscou. C'est ce que pointe Le Figaro à Paris : « La Russie a toujours eu besoin d'un ennemi extérieur pour cimenter sa société autour de ses despotes successifs et justifier la guerre. Aujourd'hui, en dehors de l'Ukraine, terre supposée “d'ukronazis“ qu'elle rêve d'absorber, c'est l'Angleterre qui détient la palme du pays le plus haï entre les murs du Kremlin, même si la France est aussi en bonne place. (…) Un acharnement compulsif qui n'a rien d'étonnant, relève Le Figaro, vu le rôle clé que les Britanniques, fidèles à leur tradition de soutien à la cause de la liberté, jouent depuis 2022 dans l'aide à l'Ukraine agressée. (…) Le nouveau Premier ministre britannique Andrew Burnham avait franchi un pas concret important la semaine dernière, rappelle le journal, en annonçant un accord qui permettra le transfert d'informations technologiques britanniques pour aider l'Ukraine à produire ses propres missiles longue portée. Le Kremlin avait immédiatement réagi en l'accusant d'être un "représentant emblématique du parti de la guerre" et avait menacé de frapper des sites militaires britanniques en Ukraine et ailleurs ».

    À la Une: au Népal, les témoignages de femmes endeuillées par la catastrophe

    Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 3:53


    Le Guardian publie un reportage photo montrant des femmes éplorées, soutenues par leurs proches. Le quotidien britannique raconte ce qu'a vécu l'une d'entre elles, Sangke Dolma Tamang, 61 ans. Lorsque la coulée de boue a déferlé, « toute la famille a couru vers les hauteurs pour se mettre à l'abri, mais alors qu'elle tentait de retenir son mari, celui-ci lui a échappé et a été emporté par les eaux sombres et tumultueuses ». « Il ne reste plus rien de son village », ajoute cette femme, « dont les larmes coulent sur les joues burinées », précise le Guardian. « Elle a passé la nuit réfugiée sur les hauteurs, pour se mettre à l'abri, jusqu'à l'arrivée d'un hélicoptère qui l'a emmenée en sécurité dans une caserne ». « Maintenant, je n'ai plus aucune raison de vivre », dit-elle. Pendue à un arbre Ce n'est pas la première fois que le Népal est aussi durement touché. Il y a dix ans, en 2015, la région a été frappée par un séisme qui a fait des milliers de morts. Et parmi les femmes que le Guardian a rencontrées, l'une d'entre elles explique justement, que son mari est mort lors de ce tremblement de terre de 2015. Mercredi, elle-même « a été retrouvée pendue à un arbre », avant d'être secourue. « Elle attend désespérément des nouvelles de son fils, qui se trouvait dans leur village au moment des inondations, et qui est porté disparu ». « Les inondations m'ont enlevé mon seul fils, dit-elle, je suis complètement seule. Quel est le sens de la vie maintenant ? » Un mariage en perspective ?  Pour ou contre un rapprochement avec l'Union européenne : c'est en substance le sens du référendum organisé ce 29 août en Islande. « Les Islandais, explique le journal le Temps, décident ce samedi s'ils veulent relancer les négociations en vue d'une adhésion à l'UE. Un vote crucial sur fond de quotas de pêche, de souveraineté et d'identité nationale, qui divise profondément la société ». Le quotidien suisse a notamment rencontré Haraldur Olafsson, un professeur de physique, président d'un mouvement souverainiste, pour lequel, « l'Islande est "trop différente" des grands pays européens, pour se plier à un cadre législatif commun. » « Si on entre dans l'UE, ajoute-t-il, on perdra du pouvoir ». « Le camp du oui veut croire à sa bonne étoile », annonce de son côté le Figaro. « Il est crédité d'une courte avance sur les partisans du non, avec 51,3%. » Selon le quotidien français, les pro-UE estiment notamment que « l'adhésion à l'Union européenne offrirait des bénéfices réels à l'un des pays les plus riches de la planète, en particulier une stabilité monétaire retrouvée en cas d'abandon de la couronne islandaise au profit de l'euro ». Quant à la Première ministre de centre gauche Kristrun Frostadottir, elle estime que « les bouleversements, alimentés notamment par les agitations de Donald Trump à propos du Groenland voisin, rendent le contexte particulièrement favorable à un rapprochement avec l'Union européenne. » Une star à Paris C'est une star populaire, de celles qui s'arrêtent pour saluer leurs fans, au lieu de s'engouffrer précipitamment dans leur hôtel. Céline Dion est donc arrivée hier à Paris. On la voit en Une du Parisien, le visage en partie caché par d'imposantes lunettes de soleil, mais souriante. Elle fait un geste de la main, à ses fans, venus l'attendre devant son hôtel. La star québécoise est en France pour une série de concerts exceptionnelle. Elle devrait se rendre à la Plénitude Arena (la plus grande salle couverte d'Europe, où elle se produira) « la semaine prochaine pour ses premières répétitions grandeur nature, avec ses musiciens, sur scène. » Le premier concert de Céline Dion aura lieu le 12 septembre, « devant plus de 30 000 fans venus du monde entier ».  Une victoire pour celle qui, il y a cinq ans, rappelle le Monde, « était terrassée par la maladie ». 

    À la Une: l'effroi et la peur après la coulée de boue au Népal et en Chine

    Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 4:09


    Avant d'évoquer l'effroi, un miracle tout d'abord, le sauvetage d'une vieille dame de 94 ans qui, nous dit le Times, est « la seule survivante d'une maison de retraite de Rasuwa, emportée par la vague ». On la voit, toute petite et couverte de boue, dans les bras du secouriste qui la porte et qu'elle regarde. Une femme, nous dit encore le Times, « qui a été transportée en lieu sûr, à travers les eaux, dans le godet d'une pelleteuse ». « C'est l'une des images emblématiques de la catastrophe au Népal », précise le quotidien britannique. Mais pour beaucoup de Népalais, l'heure est à l'inquiétude, à la recherche des proches et parfois au désespoir. Le journal Le Monde a réussi à joindre Pema Lama, un commerçant tenant une boutique « épargnée car située en amont de la catastrophe ». Il raconte : « Mes beaux-parents, mon beau-frère, mon cousin et son épouse sont décédés. Je ne sais même pas combien de membres de ma famille sont morts, j'ai réussi à joindre quelqu'un du village qui m'a dit qu'ils avaient été emportés par les flots ».  Torrent de boue Nombre de quotidiens s'interrogent sur la cause de cette coulée de boue meurtrière. C'est le cas du Guardian, qui explique « qu'un effondrement glaciaire, enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 s'est produit près de la frontière mercredi matin. « Un glissement de terrain composé de glace et de roches, explique le quotidien britannique, a provoqué un torrent de boue, d'eau et de débris… qui a débordé de la rivière Trishuli, qui coule entre la Chine et le Népal ». Selon des experts de Katmandou, ajoute le Guardian, « le niveau de la rivière Trishuli est monté de neuf mètres en une demi-heure ». Le Wall Street Journal, parle lui aussi « d'une immense quantité de roches et de glace qui s'est détachée d'une hauteur d'environ 4 800 mètres, probablement d'un glacier, et a plongé d'une hauteur de 1 200 mètres dans la vallée en contrebas ». Le Washington Post, lui, s'appuie sur des images satellites, « qui montrent, avant et après, un glacier qui rétrécit et une rivière qui gonfle ».  « Les secousses provoquées par le cataclysme ont été si puissantes, précise le quotidien américain, qu'elles ont d'abord été prises pour un tremblement de terre (…) avant qu'une enquête de l'Institut géologique américain « conclue finalement à un événement sismique de 5,2 dû à un effondrement glaciaire et à une coulée de débris ».  Nouveau risque La peur reste à l'ordre du jour en raison de l'éventualité d'une nouvelle coulée de boue. « Le risque d'une seconde inondation menace le Népal et le Tibet », titre El Païs. « La Chine et le Népal sont engagés dans une course contre la montre face à la montée des eaux, explique le quotidien espagnol. L'important glissement de terrain qui a provoqué une crue éclair dévastatrice dans ces vallées a accumulé des tonnes de boue et de sédiments dans plusieurs cours d'eau de part et d'autre de la frontière, ces barrages naturels ont formé deux lacs (…) ». Deux lacs, dont l'un aurait déjà cédé, annonce ce matin la police népalaise.  Les Alpes sous surveillance Une telle catastrophe peut-elle survenir ailleurs, en Europe par exemple ? C'est la question que se pose le Figaro. « De tels phénomènes pourraient-ils se produire en France, dans les glaciers très surveillés des Alpes, eux aussi fragilisés par le changement climatique ? ». En réalité, c'est déjà arrivé, rappelle le quotidien français. En juin 2024, notamment, un hameau du massif des Écrins a été dévasté par une crue torrentielle, sans faire de victime, les habitants ayant été préalablement évacués. « Depuis, les glaciers des Alpes sont surveillés de près », précise Le Figaro. Le glaciologue Olivier Gagliardini est toutefois prudent : « On sait, dit-il, que ça va être compliqué dans les années à venir, à cause du réchauffement climatique ».

    À la Une: la vague de boue meurtrière au Népal

    Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 4:15


    Les photos et les vidéos de la catastrophe sur les sites internet des journaux ce matin sont terrifiantes. On voit cette immense vague de boue, de roche et de glace tout emporter sur son passage : immeubles, routes, ponts, balayés comme des fétus de paille. Et le plus terrible : ces personnes impuissantes qui tentent un bref instant de fuir, avant de disparaître dans un déluge de terre et de débris. Le drame est bien sûr à la une du Kathmandu Post : « Une avalanche survenue du côté chinois de la frontière a déclenché un mur d'eau, déferlant sur les sentiers de randonnée et les villes le long de la rivière Bhotekoshi, provoquant l'une des catastrophes les plus meurtrières qu'ait connues le Népal depuis des décennies ». Le bilan, pour l'instant, pointe Le Monde à Paris, est « d'au moins 165 morts et plus d'un millier de disparus, dont des centaines de touristes étrangers. Quelque neuf infrastructures hydroélectriques, 19 ponts, 40 kilomètres de route ont été détruits, selon des estimations préliminaires publiées dans la presse locale. Un bloc de glace de 600 mètres de long Tandis que les secours s'organisent pour venir en aide aux survivants, les scientifiques cherchent à comprendre les causes de ce drame, relève encore Le Monde. Ce dernier aurait pu être “déclenché par une avalanche de glace et de roches provenant d'une zone de haute altitude" du côté du Tibet, selon le Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé à Katmandou ». Une explication reprise par le New York Times : « une première analyse d'images satellites suggère qu'une avalanche de glace provenant d'un glacier de haute altitude a provoqué une gigantesque cascade dans la vallée en contrebas ». En fait, précise le journal, « un bloc de glace d'environ 600 mètres de large s'est détaché net du glacier, projetant un mélange de glace et d'eau dans la vallée. C'est du moins ce qu'avance Daniel Shugar, géologue à l'Université de Calgary au Canada, qui a examiné les images satellites. Selon son estimation, poursuit le New York Times, le bloc de glace est tombé d'une altitude d'environ 5 200 mètres, soit une chute de près de 1 200 mètres. (…) Ce qui a provoqué une véritable explosion ainsi qu'un tremblement de terre de magnitude 4,4, selon les relevés de l'Institut d'études géologiques des États-Unis. La rupture du glacier s'est produite à environ 65 kilomètres au nord de Katmandou, et le flux de glace s'est donc déplacé vers le nord-ouest, le long de la vallée en direction de la rivière Bhotekoshi, à la frontière entre le Népal et le territoire chinois du Tibet ». Le rôle probable du changement climatique « Cette première avalanche pourrait cependant n'être qu'une partie de l'explication, pointe pour sa part Le Figaro à Paris. Plusieurs chercheurs étudient l'hypothèse selon laquelle la masse de glace et de débris aurait temporairement obstrué la rivière, créant un barrage naturel. L'eau se serait alors accumulée en amont avant de rompre brutalement cet obstacle et de déferler vers l'aval. (…) Une rupture de lac glaciaire n'est par ailleurs pas exclue. La région compte plusieurs lacs d'altitude et a déjà connu un phénomène similaire. En juillet 2025, une crue soudaine dans la même zone avait été attribuée par les autorités à la rupture d'un lac glaciaire ». De plus, relève encore Le Figaro, « les scientifiques s'interrogent sur le rôle probable, mais indirect, du changement climatique. Ce dernier accélère depuis plusieurs décennies la fonte des glaciers himalayens et fragilise certains versants et lacs glaciaires. Selon des statistiques de l'ONU, le Népal a perdu près d'un tiers de sa glace en un peu plus de trente ans, tandis que la fonte des glaciers y a été 65% plus rapide au cours de la dernière décennie que pendant la précédente ». Les Alpes aussi sous la menace Enfin, une telle catastrophe serait-elle possible dans les Alpes en Europe ? Oui, répond Giovanni Crosta, professeur de géologie appliquée à l'université de Milan dans les colonnes de La Repubblica à Rome : « Nos glaciers souffrent eux aussi énormément du réchauffement climatique. Dans les Alpes, les situations d'instabilité sont nombreuses, affirme-t-il. On se souvient tous de l'effondrement de la Marmolada en 2022. L'année dernière, en Suisse, un éboulement a provoqué le détachement d'un glacier qui s'est effondré sur le village de Blatten. La situation était surveillée depuis un certain temps et les habitants ont été évacués rapidement. Aujourd'hui, une menace similaire plane sur le glacier suspendu du Weisshorn, dans le canton du Valais. Et dans la vallée d'Aoste, le glacier instable du Planpincieux, dans le val Ferret, est surveillé depuis des années ».

    À la Une: un monde de moins en moins démocratique

    Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 4:14


    Le Soir à Bruxelles a fait les comptes : « Une dizaine d'élections à venir dans le monde risquent de détricoter la démocratie. (…) De Tel-Aviv en octobre à Washington en novembre, en passant par Paris, Rome ou Madrid courant 2027, les prochaines élections risquent de perturber encore davantage l'équilibre mondial. L'extrême droite jouant à chaque fois un rôle décisif ». Le Soir s'appuie sur deux rapports qui « donnent le ton » : les rapports de l'institut suédois V-Dem et de la Freedom House, deux instituts de recherche indépendants. Deux rapports qui constatent qu'à la fin de l'année dernière, « le nombre d'autocraties était en augmentation tandis que les régimes démocratiques s'effritaient. "La menace pour la démocratie s'est transformée", explique la géopolitologue et prospectiviste Virginie Raisson-Victor. "La tenue d'élections libres ne suffit plus pour garantir la démocratie". Le danger vient maintenant des vainqueurs des urnes qui utilisent leur mandat non pas pour gouverner mais pour changer les règles du jeu à leur avantage ». De la démocratie libérale à la démocratie électorale… « Les États-Unis de Donald Trump empruntent déjà ce chemin, pointe le quotidien belge : selon V-Dem, l'Amérique est passée du statut de démocratie libérale à celui de démocratie électorale. Les élections de mi-mandat, prévues en novembre, seront un test pour mesurer la capacité du pays à rééquilibrer le pouvoir du président. Avec un impact sur l'ordre mondial actuel, où la primauté du droit est de plus en plus menacée. (…) Cette montée de dirigeants détricotant la démocratie via les urnes s'explique par plusieurs facteurs, précise encore Le Soir : la perte d'efficacité des institutions démocratiques, la crise de la représentation avec une population qui voit un décalage avec les élites, un bouleversement du débat lié à l'arrivée des réseaux sociaux et des algorithmes, un enchaînement de crises qui pousse à gouverner dans l'urgence et une crise de la promesse démocratique elle-même ». Six milliards de personnes vivent dans des autocraties… « La démocratie continue de reculer dans le monde entier », déplore également le Washington Post. « Si les soldats ne prennent plus d'assaut les palais présidentiels et n'imposent plus de régime militaire, les dirigeants autoritaires ont de plus en plus recours à des lois sécuritaires répressives et à des enquêtes fiscales pour harceler et emprisonner leurs opposants, fermer les médias indépendants et étouffer toute dissidence. Et bien trop souvent, les citoyens ne descendent pas dans la rue pour protester contre l'érosion de leurs libertés. L'autoritarisme se heurte à l'indifférence et provoque parfois même des applaudissements. (…) Les populistes autoritaires, de gauche comme de droite, ont su exploiter cette brèche. Les politiciens et partis traditionnels, la justice indépendante et les médias sont tous considérés comme faisant partie d'une même élite corrompue. Seul un homme fort peut balayer d'un revers de main les institutions bien ancrées qui, soi-disant, font obstacle au changement nécessaire – pourvu que quelques subtilités juridiques, comme les libertés individuelles, soient temporairement mises de côté ». Et le Washington Post de citer également l'institut suédois V-Dem, selon lequel, « 74 % de la population mondiale, soit environ 6 milliards de personnes, vivent aujourd'hui dans des autocraties, contre seulement 7 % dans des démocraties libérales  De la déférence à la défiance… Reste que l'autocratie a ses limites… Témoin : les revers qui se multiplient pour Donald Trump… « En Amérique, comme ailleurs, la déférence envers Trump se transforme de plus en plus en défiance », constate le New York Times. « Le scénario était classique : le président Trump formulait des exigences. Face au refus de ses interlocuteurs, il intensifiait la pression en proférant des menaces de sanctions dévastatrices. Et l'autre camp capitulait ». Eh bien c'est terminé, pointe le quotidien américain. On l'a vu récemment avec « Mark Carney, le Premier ministre canadien, qui refuse de céder à l'ultimatum commercial de Trump, même au prix de droits de douane punitifs. L'ère de la capitulation qui a marqué le retour au pouvoir de Donald Trump semble toucher à sa fin. Les dirigeants mondiaux et les institutions nationales se montrent moins enclins à se soumettre à sa volonté ». Et le New York Times de citer pêle-mêle « les dirigeants européens qui ont refusé de se joindre à sa guerre contre l'Iran. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui a catégoriquement rejeté son plan pour Gaza. Les États arabes du Golfe qui l'ont contraint à renoncer à son projet d'instaurer un péage maritime dans le détroit d'Ormuz ». Et puis aux États-Unis même, « les universités et les cabinets d'avocats qui rejettent ses directives. Ou encore les marchés obligataires se rebellent contre sa politique budgétaire ».

    À la Une: l'offensive économique contre l'Iran

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 3:51


    « Après six mois de bombardements intermittents en Iran, ponctués d'efforts futiles pour négocier un accord global avec le régime, changement de stratégie, s'exclame le Washington Post : l'asphyxie économique. Plutôt que de miser sur une percée militaire, ce qui nécessiterait probablement l'envoi de troupes américaines au sol en Iran, l'administration Trump a donc décidé de faire pression sur les mollahs en les coupant du reste du monde ». Toutefois, il y a plusieurs hic, souligne le quotidien américain : tout d'abord l'attitude de la Chine qui achète beaucoup de pétrole iranien. « Le président chinois Xi Jinping est attendu à Washington le mois prochain pour un sommet. S'il ne s'engage pas concrètement à limiter ses achats de pétrole iranien, la menace de Trump d'asphyxier l'économie iranienne sera vaine ». Qui plus est, pointe encore le Washington Post, « les sanctions économiques n'ont pas forcément un grand impact en matière de changement de régime. Leur application intégrale est difficile à mettre en œuvre et l'Iran est passé maître dans l'art de les contourner, une stratégie qu'il a perfectionnée depuis des décennies ». Une option choisie par défaut ? Certes, relève Le Monde à Paris, « la pression économique sur l'Iran est une stratégie moins risquée et moins coûteuse, mais sa finalité demeure confuse. "Cette option semble choisie par défaut, souligne Charles Lichfield, interrogé par le journal, expert au cercle de réflexion Atlantic Council. Cette administration a une capacité extraordinaire à affermir sa foi dans la dernière mesure trouvée, affirme-t-il. Un truc ne marche pas, on passe à autre chose, dans l'auto-conviction. À son retour au pouvoir, Donald Trump doutait pourtant de l'efficacité des sanctions prises contre la Russie, sous Joe Biden" ». Le Monde pointe aussi le fait que « cette même souplesse ne permet pas d'écarter, dans un avenir plus ou moins lointain, un retour à l'option militaire. Surtout si l'Iran, acculé économiquement, choisissait d'accentuer le coût de cette pression pour les États-Unis, en provoquant de nouvelles disruptions sur le marché de l'énergie ». En tout cas, poursuit le quotidien français, « Donald Trump a affiché sa confiance habituelle. "[Les Iraniens] n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de marine. Ils n'ont pas de force aérienne. Ils ne paient pas leurs soldats. Ils ne paient pas leur police. Ils ont une inflation de 350%. Donc, on va juste voir ce qu'il se passe“. Selon le Fonds monétaire international, l'inflation en Iran devrait s'élever à près de 70% pour 2026. Un chiffre en soi hors norme, souligne Le Monde, qui indique l'ampleur du choc subi par la société, avec une monnaie nationale en plein effondrement. Mais il n'existe aucun exemple récent d'un régime répressif tombant sous le coup de pressions économiques ». Les dirigeants iraniens inquiets ? Pour sa part, le Wall Street Journal estime que cette stratégie d'asphyxie économique de l'Iran peut porter ses fruits. Le quotidien financier américain en veut pour preuve l'inquiétude, du moins affichée, des responsables politiques iraniens : « Vendredi, le président Massoud Pezeshkian a insisté, relate le journal : "la guerre doit bien finir par se terminer", tout en reconnaissant les difficultés économiques de l'Iran. La veille, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement et principal négociateur iranien, avait déclaré : "quelle que soit notre puissance militaire, si la population souffre de la faim et que nous manquons de liquidités, de croissance économique et de production nationale, nous ne pourrons pas survivre" ». Les Américains sur la corde raide ? Enfin, Le Temps à Genève est plutôt circonspect… Le quotidien estime que les américains aussi sont sur la corde raide : « quoi que fasse l'administration Trump, la réalité est la suivante, affirme le quotidien suisse : depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et les Américains sont dans une moins bonne position économique et politique qu'il y a six mois. L'essence est plus chère, les stocks de munitions sont en chute libre et Téhéran exerce un contrôle sur le détroit d'Ormuz qui n'existait pas auparavant. Les chances que cette situation s'améliore de manière significative d'ici le début du mois de novembre, (période électorale cruciale aux États-Unis) semblent quasiment inexistantes ».

    À la Une: la bataille des gauches irréconciliables

    Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 3:59


    À huit mois de l'élection présidentielle en France, les grandes manœuvres ont débuté à gauche. Les principaux ténors « n'ont pas attendu la rentrée des classes pour relancer les hostilités, constate Le Monde. Dimanche, 10 000 militants "insoumis" se sont pressés à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, pour écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait l'université d'été de La France insoumise. "La victoire est possible", a scandé le candidat à la présidentielle de 2027 devant une foule en liesse. Dimanche également, le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, a officialisé sa candidature au journal télévisé de TF1. Le scénario des gauches irréconciliables, cauchemar de la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes Marine Tondelier, qui réunissait les siens à Grenoble pour son université d'été, paraît plus concret que jamais, constate Le Monde. Et ce n'est qu'un avant-goût de la bataille qui s'annonce. François Hollande, qui sort un livre le 3 septembre, compte bien entrer dans le jeu ». Mélenchon : plusieurs coups d'avance… Libération passe en revue les forces de gauche et leurs chefs… « Ce n'est pas le tout d'être candidat. Il faut un programme, des troupes, un engagement, s'exclame le quotidien de gauche. Et, de ce côté-là, Mélenchon l'emporte largement car il y travaille depuis plus longtemps et avec un socle de soutiens bien plus soudés. Glucksmann, lui, va partir en campagne avec un PS divisé et un François Hollande qui n'attend que sa chute pour foncer ; des Verts qui ne savent plus vers quel leader se tourner ; un programme en construction et un électorat qui attend de lui, vu l'état du pays, qu'il renverse la table sans pour autant mettre trop de désordre. Sa force, pointe Libération, ce sont ses valeurs, européennes et sans aucune concession face aux régimes autoritaires contrairement au leader insoumis. C'est énorme mais cela ne suffira pas. Comme ne suffira pas le plaidoyer climatique, impératif après l'été que nous venons de subir. Glucksmann devra aussi incarner. Jean-Luc Mélenchon est un tribun qui enflamme une partie de la jeunesse, Raphaël Glucksmann ne l'est pas encore. Pour lui, le plus difficile commence ». Exigence de « radicalité » ? Pour Le Figaro, avantage à Mélenchon… « D'abord, explique le quotidien de droite, parce que la détermination est du côté des mélenchonistes quand la nébuleuse sociale-démocrate reste habitée par le doute. (…) Ensuite, la gauche sociale-démocrate a perdu son argument principal, celui du “vote utile“. Mélenchon au second tour, c'est l'assurance d'une victoire de Marine Le Pen, disait-elle. Et, au regard des derniers sondages, c'est plus vrai que jamais. Mais derrière Glucksmann ou Hollande, aucune victoire ne se profile non plus. (…) Enfin, et là est l'essentiel, pointe encore Le Figaro : la gauche “modérée“ a cru que la brutalité insoumise condamnait Mélenchon et les siens à la marginalité ; ou, du moins, l'empêcherait de progresser. Or, après tant de faillites gouvernementales, dont le décennat macroniste n'est que le dernier avatar, l'exigence de radicalité n'a jamais été aussi forte. Y compris à gauche ». Second tour : Mélenchon vs Le Pen ? Et le leader Insoumis semble avoir le vent en poupe dans les sondages… C'est ce que rapporte notamment Le Parisien. D'après une étude Harris interactive-Toluna publiée ce lundi, « sur cinq configurations de premier tour envisagées, Jean-Luc Mélenchon se hisserait au second tour face à Marine Le Pen dans trois cas de figure, et ferait jeu égal avec Édouard Philippe dans un autre. Des résultats qui marquent une nette progression pour le quadruple candidat à la présidentielle, crédité de 12 % d'intentions de vote en avril par cet institut et naviguant désormais entre 16 % et 17 % ». En tout cas, relève encore Le Parisien, « dans ce sondage, Marine Le Pen caracole en tête, avec entre 35 et 38 % des intentions de vote. Surtout, la figure de proue du RN l'emporterait quel que soit son adversaire au second tour, qu'il s'agisse de Jean-Luc Mélenchon (68 %-32 %), Gabriel Attal (57 %-43 %) et même Édouard Philippe (55 %-45 %), alors que le maire du Havre paraissait jusqu'ici être le postulant le mieux à même de battre Marine Le Pen ».

    À la Une: les enfants exposés à la menace des réseaux sociaux

    Play Episode Listen Later Aug 22, 2026 4:20


    TikTok, le réseau social d'origine chinoise, nous explique le Washington Post, vient de « conclure un accord à l'amiable de 400 millions de dollars avec le département de la justice américain, concernant la protection de la vie privée des enfants ». « La dernière plainte, explique le quotidien américain, porte sur des allégations selon lesquelles TikTok et sa société mère chinoise ByteDance auraient enfreint une loi fédérale exigeant que les applications et sites web destinés aux enfants obtiennent le consentement parental avant de collecter des informations personnelles sur des enfants de moins de 13 ans ».   Des enfants soumis à des contenus parfois dangereux, comme le raconte le Times, qui a rencontré les parents de Blake Gallier, une adolescente de 13 ans, qui s'est suicidée le 19 octobre dernier. « En quête de réponse, poursuit le quotidien britannique, sa famille a fouillé son téléphone. C'est alors seulement qu'elle a découvert que les réseaux sociaux "bombardaient" l'adolescente de contenus suicidaires ». Vidéos publiées notamment sur TikTok, alors que Blake Gallier paraissait équilibrée et heureuse. Sa mère précise qu'elle ne présentait pas « de signe de trouble mental ». Elle s'est engagée avec d'autres familles endeuillées pour, notamment, « sensibiliser » les jeunes aux dangers des réseaux sociaux. Mettre à genoux l'économie de la Cisjordanie En Israël, le journal d'opposition Haaretz s'attaque une nouvelle fois à la politique du gouvernement envers la Cisjordanie. « Il n'y a pas que la violence, Israël détruit aussi l'économie palestinienne » titre Haaretz qui précise : « Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, (ministre d'extrême droite) mène discrètement une campagne visant à mettre à genoux l'Autorité palestinienne et l'économie de la Cisjordanie ».   Selon le quotidien israélien, « l'objectif de Smotrich, avec le consentement tacite voire explicite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, est de provoquer l'effondrement de l'économie de la Cisjordanie, en ruinant l'Autorité palestinienne. Face à des attaques violentes d'une part, et à la pauvreté et au désespoir de l'autre, le raisonnement est le suivant : les Palestiniens se soulèveront, Israël écrasera cette nouvelle intifada et de ses cendres renaîtra l'annexion ». Pour provoquer « cette ruine », Bezalel Smotrich envisage notamment de rompre les liens entre les banques israéliennes et les banques palestiniennes, ce qui empêcherait les Palestiniens de « commercer avec les clients et fournisseurs israéliens ». Seraient visées, notamment, les transactions concernant « le paiement de l'eau, de l'électricité et du pétrole ». « L'Autorité palestinienne, poursuit Haaretz, aurait alors des difficultés à importer des produits de première nécessité comme les médicaments ». « En bref, conclut le quotidien israélien, l'activité économique de la Cisjordanie serait paralysée ».  Animaux sauvages en danger En France, après la canicule et les incendies qui ont ravagé des milliers d'hectares de forêt, se pose désormais la question de la chasse. C'est le quotidien Libération qui s'est penché sur cette question et nous explique « qu'à quelques semaines de la réouverture de la saison, associations et citoyens réclament la suspension de la chasse dans les territoires concernés ». En illustration, la photo d'un petit oiseau, posé sur une branche calcinée. « Une pétition pour interdire la chasse dans les forêts où le feu a fait des ravages parmi la faune sauvage a recueilli 450 000 signatures en un mois », précise Libération. Mais les chasseurs ne sont pas de cet avis. L'un d'eux assure « qu'il n'ont à recevoir de consignes de personnes ». D'autres semblent plus compréhensifs. La Fédération nationale des chasseurs « défend des discussions au niveau local et au cas par cas ». Quant au gouvernement, « il renvoie la balle aux préfets » explique Libération. De son côté, Bruno Valentin, l'auteur de la pétition aux 450 000 signatures, attend toujours une réponse du gouvernement, « et voit dans ce silence "de l'irrespect pour les citoyens français qui ont signé" ». 

    À la Une: notre planète dans le rouge

    Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 3:41


    « La terre brûle de mille feux », soupire Libération à Paris. « Du rouge partout. En ouvrant la carte interactive du système Firms de la Nasa, qui détecte par satellite les incendies actifs à partir des anomalies thermiques qu'ils génèrent, le constat est accablant, pointe le journal. En France, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Croatie, en Allemagne et même dans les forêts tropicales d'Indonésie, l'agence spatiale américaine donne à voir un monde en proie aux flammes. Depuis plusieurs semaines, les vagues de chaleur répétées et les épisodes de sécheresse extrême qui sévissent un peu partout sur la planète s'accompagnent, parfois, de feux ravageurs ». Et Libération de faire les comptes… 95 000 hectares brûlés en France, 82 000 hectares en Italie, 284 000 en Espagne… Et le reste de l'Europe n'est pas épargné : Grèce, Croatie, Serbie, Portugal, Royaume-Uni, et Belgique… « Depuis vendredi, la Belgique lutte contre un brasier dans la réserve naturelle des Hautes Fagnes, à la frontière avec l'Allemagne, qui a déjà parcouru 3000 hectares – l'un des pires incendies de l'histoire du pays ». « Le climat change plus vite que notre organisation collective… » Le Soir à Bruxelles dresse un triste constat : « un espace naturel en feu, un paysage de désolation, des habitants évacués, des pompiers épuisés et obligés de s'organiser tant bien que mal, parfois avec l'aide bienveillante d'agriculteurs… Ces images, que l'on avait associées à la Gironde fin juillet, on les a désormais vues chez nous, s'exclame le quotidien belge, dans des proportions heureusement sans commune mesure. Le temps de quelques jours, les Fagnes sont devenues "notre Gironde". Cet incendie historique à l'échelle de la Belgique au sortir d'une troisième vague de chaleur, actée elle-même quasiment dans l'indifférence générale à la veille du 15 août, doit nous interpeller. Une évidence s'impose, relève Le Soir : le climat change plus vite que notre organisation collective. Et lorsque nos services de secours sont déjà sous tension au point de devoir recourir à des moyens de l'armée et étrangers, il est trop tard pour se rappeler qu'avoir des capacités de réaction suffisantes ne se décrète pas, mais se développe de manière proactive. Gouverner, c'est anticiper loin des sirènes, pas seulement lorsqu'elles retentissent ». Inaction gouvernementale… La Repubblica à Rome hausse le ton : « que faisons-nous pour le climat ? Rien. (…) La sous-estimation flagrante de la crise climatique par une grande partie de la classe dirigeante et par le grand public est manifeste. En effet, les experts alertent depuis longtemps sur le risque d'un été exceptionnellement chaud (…). Mais, préoccupés par d'autres crises et d'autres priorités (réelles ou supposées), nous avons préféré hausser les épaules, nous contentant de maudire la chaleur étouffante. (…) Ce qui est le plus désolant, fulmine encore le quotidien italien, plus encore que la gravité de la crise, c'est notre incapacité à sortir de notre torpeur ». « Ne pas se préparer aux sécheresses nous coûtera cher », renchérit le Times à Londres. « La Grande-Bretagne est confrontée à un immense défi environnemental et économique, conséquence de températures record et d'une sécheresse prolongée » constate le quotidien britannique qui pointe tout particulièrement le manque d'eau dans le pays. « La plupart des feux de forêt ont été maîtrisés, mais la Grande-Bretagne risque des pertes considérables, relève le Times, si des mesures visant à prévenir de futures pénuries d'eau ne sont pas mises en œuvre immédiatement ». Enfin, le Süddeutsche Zeitung à Munich dénonce également l'inaction gouvernementale… « Au lieu d'élaborer une stratégie, le gouvernement allemand cède au fatalisme. (…) On ne peut pas influencer la météo ? Si, ​​on le peut, s'exclame le journal. (…) Les vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ainsi que les sécheresses plus longues, sont une conséquence directe des fortes émissions de gaz à effet de serre et du retard pris dans la protection du climat – en Allemagne notamment, retard imputable à nos dirigeants ».

    À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?

    Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 3:48


    La rumeur court depuis plus d'une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s'annonce plus « dispersée ». Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l'un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s'il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu'on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp. Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l'Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l'Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ». Interrogations après la mort d'un professeur Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian. Le quotidien britannique rappelle que l'homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l'Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l'ouverture d'une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ». Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s'est-il suicidé ? La police parle d'un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ». L'affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L'ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d'une chasse aux sorcières raciales ? »  « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar » Cette phrase, c'est celle de Sonia, la mère d'Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d'un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d'un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ». C'est sur le chemin du retour, qu'Ibrahim, qui n'avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s'est fait prendre. Et il n'est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ». Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ». 

    À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine

    Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 4:13


    Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C'est le Kiev Post, qui s'intéresse à ces femmes « de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d'évacuation et la distribution d'aide dans les zones de front ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles ». Le Kiev Post a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « Avec d'autres volontaires, nous dit le journal, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières ». « Depuis un an, explique Alina Holovko, nous n'arrivons pas à recruter suffisamment d'hommes pour les opérations d'évacuation. Lors d'une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d'aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules ».   Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d'éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu'un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. « À bord, dit-elle nous avions tous l'impression que c'étaient nos derniers instants... ». « Le drone a finalement percuté un autre véhicule »  Préparer la guerre... Loin de l'Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s'interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C'est Le Soir qui se saisit de la question. « Notre pays, explique le quotidien belge, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu'en est-il de sa population ? interroge le journal. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d'autres États européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire ». Le Soir évoque ainsi « la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat », ou encore « la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre ». En Lettonie, poursuit le Soir, « c'est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires ». Ceci étant, la Belgique n'est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu'en avril dernier, « le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" », qui invite les Belges à constituer un "kit d'urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures ». Mais ce n'est pas suffisant aux yeux du Soir, selon lequel « derrière ces initiatives se cache un manque : celui d'une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique ».  Opérations secrètes Le Washington Post fait des révélations sur « un programme secret de la CIA ». Un programme qui, selon le quotidien américain, « serait à l'origine d'attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, explique le Washington Post, montrent qu'un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones ». Il s'agit, nous dit-on, « d'une opération secrète menée à l'étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n'est pas publiquement reconnu ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l'on en croit les survivants d'un bateau de pêche attaqué par des drones. Huit ressortissants équatoriens de ce bateau ont disparu et les survivants racontent « avoir été emmenés de force dans un navire voisin, cagoulés et menottés par des hommes armés, puis transportés au Salvador, avant d'être renvoyés plus tard en Équateur sans explication ». Les organisations de défense des droits humains en Équateur font par de leur inquiétude… 

    À la Une: l'Europe suffoque à nouveau

    Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 3:57


    Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C'est l'Europe entière qui est concernée. Le Guardian à Londres s'interroge : « L'Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ? (…) Pourquoi l'Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? » Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d'abord, la proximité avec l'Arctique : « L'Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l'absence de terres émergées. Ceci s'explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l'espace. De ce fait, l'océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. »  Autre explication, pointe le Guardian : en 20 ans, l'Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur. Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d'ouest puissants qui maintenait l'air frais maritime soufflant de l'Atlantique vers l'Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu'auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours. Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 ! Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l'air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement… En tout cas, conclut le Guardian, « le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s'aggraver jusqu'à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens ». Comment payer la facture ? Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « la facture risque d'être salée : jusqu'à 15 milliards d'euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique ». C'est ce que pointe Le Monde. Le Monde qui cite aussi cette étude de la société d'investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % ». Attention, prévient pour sa part Le Figaro : « Face à la lourde facture de la canicule, l'État est nu. (…) Endettée jusqu'au cou, croulant sous les déficits, incapable d'enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n'a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles. (…) 10 milliards ? 15 milliards ? La facture sera salée, pointe encore Le Figaro, et il faudra bien la régler. Les assurances ne combleront pas tout. Les agriculteurs, premières victimes de la sécheresse, réclament déjà des "milliards" à l'État ». Changer l'esthétique des villes ? Enfin, quelles solutions pour se protéger de la chaleur ? Libération prend l'exemple de Paris. « Avec ses toits en zinc et ses façades haussmanniennes, la capitale a montré son impréparation face aux derniers épisodes caniculaires », pointe le journal. Mais cela n'est pas une fatalité… « Architectes, ingénieurs et artistes ont anticipé des solutions pour rafraîchir la ville, à la condition de voir le paysage parisien transformé » : des toits végétalisés, des panneaux solaires installés à large échelle, des ombrages dans les rues, des auvents, des claustras… et même des double-peaux isolantes pour les tours en verre… Conclusion d'un des architectes cités par Libération : « il nous faut un nouveau Baron Haussmann écologique. Paris est belle en raison de l'homogénéité de son langage. Il faut maintenant la repenser à l'aune du climat qui change ».

    À la Une: une actualité éclipsée

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 4:00


    Relégués au second plan, la canicule, la sécheresse, le séisme en Colombie, l'exfiltration rocambolesque de Trump, le procès de Meta aux États-Unis, ou encore l'abolition de la peine de mort au Liban… Non, ce qui fait la Une dans la presse européenne et parfois même au-delà, c'est l'éclipse solaire qui aura lieu mercredi 12 août au soir. Une éclipse visible sur une grande partie de l'Europe. Et c'est l'Espagne qui sera aux premières loges : « L'attente est terminée, s'exclame El Pais à Madrid. L'Espagne va connaître sa première éclipse solaire totale depuis plus d'un siècle. Des millions d'Espagnols et de touristes finalisent leurs préparatifs pour observer la lune recouvrir entièrement le soleil. Ce sera vers 20h30. La nuit tombera en plein jour, de la Galice aux îles Baléares. Ce phénomène sera pleinement visible sur une grande partie de la moitié nord de la péninsule. » El País qui relève également que « les autorités centrales, régionales et municipales devront relever les défis logistiques posés par le déplacement simultané de millions de personnes vers un même objectif. Ce sera un véritable exode, concentré sur une seule journée et avec des rassemblements inattendus dans des lieux imprévus. Le gouvernement prévoit entre 400 000 et 1 million et demi de déplacements supplémentaires par rapport à la normale. Au total, plus de 24 000 agents de la Garde civile et 9 400 policiers nationaux seront déployés pour assurer la sécurité. » À lire aussiDeux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale « Renaissance céleste » À la Une de Libération à Paris : une photo et aucun texte, pas besoin de légende. Cette photo, c'est celle d'une éclipse solaire totale : on y voit le disque sombre de la lune qui masque le soleil, révélant le halo circulaire de sa couronne. « Un instant suspendu, commente le journal. L'espace d'une heure hors du temps, tout semble s'arrêter. Nous levons la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour nous rappeler que nous vivons sur un astre flottant dans l'univers. » Le New York Times se fait lyrique également : une éclipse « nous rappelle avec force que nous sommes sur un astre qui tourne autour d'une étoile, au sein d'un système planétaire dans une galaxie elle-même incluse dans un univers infini. Mais plus encore, elle nous offre un sentiment primordial de ce que signifie être humain, à travers le désespoir et la joie partagés lors d'une renaissance céleste. Nous sommes tous tellement absorbés par nos problèmes terrestres. Parfois, nous avons besoin d'une raison pour lever les yeux au ciel. » Pas rares mais pas toujours visibles « Est-ce que les éclipses sont rares ? », s'interroge Le Soir à Bruxelles. Pas vraiment… « Il s'en est produit 228 au XXe siècle (dont 71 totales) et il s'en produira 224 au cours de ce siècle (dont 68 totales). La dernière éclipse totale a eu lieu en avril 2024 et elle était visible en Amérique du Nord. » Mais, relève le quotidien belge, « bémol : les éclipses peuvent se produire au-dessus des océans ou de régions peu peuplées. Et surtout, il est rare que plusieurs éclipses totales soient visibles depuis le même endroit à des intervalles de temps rapprochés. Pour le dire autrement, il y a peu de chances que cela arrive à l'échelle d'une vie humaine. La dernière éclipse totale visible depuis la Belgique s'est produite le 11 août 1999, la prochaine est prévue le 23 septembre 2090. » Mauvais présage ? Le Temps à Genève est plus prosaïque… Avec ce titre : « L'éclipse solaire aura un impact sur la production d'électricité en Suisse. » En effet, « l'obscurité soudaine, ce soir, devrait réduire la puissance photovoltaïque suisse de 240 mégawatts, l'équivalent de la consommation de 15 000 véhicules électriques. Une donne importante, mais anticipée et de courte durée. » On est rassuré… De son côté, le Süddeutsche Zeitung à Munich prévient : « Le soleil sera si bas ce soir qu'un seul arbre pourra gâcher l'expérience. » Autrement dit, tout est question de placement : mieux vaudra être au sommet d'une colline. Enfin, Le Monde à Paris nous explique « comment les éclipses solaires sont perçues par les religions, entre mauvais présages et signes annonciateurs de la fin du monde. Judaïsme, christianisme, islam ou hindouisme… Toutes les grandes religions appréhendent les éclipses du Soleil comme des signes divins puissants, à la portée souvent négative. » Espérons que ce ne soit pas le cas… Le monde n'a pas vraiment besoin de nouvelles mauvaises nouvelles. À lire aussiÉclipse solaire: de la peur des dieux au spectacle céleste, l'incroyable histoire d'un phénomène qui fascine l'humanité

    À la Une: ruines et désolation en Colombie

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 3:58


    Comme des scènes de guerre : maisons et immeubles écroulés, éventrés, béton et tôles enchevêtrés, rues envahies de gravats, impraticables, sauveteurs et rescapés qui tentent de déblayer les décombres, parfois à main nue… Les images terribles se succèdent sur le site du quotidien colombien El Espectador. L'un des envoyés spéciaux du journal raconte : « "Silence !", crient les sauveteurs. Ils sont sur un bâtiment effondré dans le quartier de Tequendama à Cali. Les vêtements recouverts de poussière, sous le soleil brûlant. Autour d'eux, des centaines de personnes rassemblées devant un bâtiment qui, quelques heures plus tôt, abritait des boutiques et des maisons. Au rez-de-chaussée, il y avait, entre autres, une pharmacie. À l'étage, il y avait des appartements. Maintenant, tout n'est que décombres et poussière. "Silence." Tout le monde lève les bras en l'air. Tout le monde attend un signe de vie. "Là, un appel", crie alors quelqu'un. Des cris de joie, car évidemment c'est un signe de vie, mais le silence revient. Plus rien… Plusieurs heures passent et plus un bruit… » « On avait l'impression que des chevaux galopaient sous la maison » El Mundo à Madrid a pu joindre des rescapés à Manizales, l'une des villes les plus touchées par le séisme, avec Cali et Pereira. « Horrible, horrible, raconte Estefanía. On avait l'impression que des chevaux galopaient sous la maison. Le bruit était assourdissant. Les fenêtres vibraient. Et même l'eau jaillissait des tuyaux d'évacuation de la salle de bain. » « C'était très fort, vraiment très fort », renchérit Milton César. Des objets tombaient du sol, tout tremblait, tout grondait, mais mon immeuble a résisté. » Témoignage poignant également de Juan José, professeur de gymnastique à Cali, recueilli par Le Monde à Paris : « Je donnais un cours collectif dans une salle du deuxième étage quand ça a commencé à trembler », raconte-t-il au téléphone. Les miroirs de la salle bougeaient, j'ai cru que le toit allait tomber, nous sommes sortis mais c'était impossible d'aller vite tant ça tanguait dans tous les sens. (…) J'ai vu des choses terribles, de la poussière partout, des bâtiments sur le point de tomber, des gravats, un immeuble totalement effondré près de l'autoroute, ce n'est que là que j'ai réalisé la magnitude du séisme. Je n'ose pas imaginer combien de personnes sont encore là-dessous. » À lire aussiSéisme de magnitude 7,4 en Colombie, le gouvernement décrète l'état d'urgence Des répliques violentes ? Le dernier bilan donné par la presse colombienne est de 132 morts et 570 blessés. Mais combien de disparus ? D'autant que c'est sans doute loin d'être terminé. « Il y aura des répliques, le public doit être préparé », affirme en effet dans les colonnes d'El Pais à Madrid Rodrigo León, géologue colombien. « Après un séisme de cette magnitude, on peut s'attendre à une série de répliques assez longue, dit-il, même pendant les six mois suivants. Ces répliques peuvent se produire à tout moment. Il est donc conseillé, poursuit le géologue, de convenir de points de rencontre avec les membres de sa famille. Il faut préparer également une trousse de base contenant les documents d'identité, des aliments non périssables, de l'eau, une lampe de poche – tout ce qui pourrait être utile en cas d'effondrement d'un bâtiment. » « Hier, en fin d'après-midi, 47 répliques avaient été enregistrées, selon le service géologique colombien » : c'est ce que rapporte Le Temps à Genève. Déjà, « le 24 juin dernier, rappelle Le Figaro, un double séisme de magnitude similaire avait fait plus de 6 000 morts au Venezuela et causé des destructions massives. Les deux pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, précise le journal, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine. » Un test pour le nouveau pouvoir Enfin, cette catastrophe constitue « un test décisif pour le nouveau gouvernement », pointe El Colombiano dans son éditorial. « L'État est-il suffisamment préparé pour gérer simultanément une transition politique tendue et une crise d'une telle ampleur ? », s'interroge le quotidien colombien. « Le président De la Espriella a pris la coordination des opérations, et il est encourageant de constater que l'État et les collectivités territoriales sont unis autour d'un objectif commun. Ce n'est pas le moment des querelles politiques, affirme encore El Colombiano : l'État, les collectivités territoriales, les organismes de secours, les forces de l'ordre, le système de santé, l'opposition et les citoyens doivent agir de concert. Nous aurons le temps d'évaluer les réussites et les échecs. » À lire aussiSéisme en Colombie: le président annonce des mesures d'urgence pour les victimes, l'aide internationale s'organise

    À la Une: la chaleur et la sécheresse gagnent tout le continent européen

    Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 3:55


    « Un peu partout en Europe, constate Le Monde à Paris, et d'autant plus à l'ouest du continent, des prairies et des champs desséchés témoignent de l'étendue et de l'intensité d'ores et déjà historiques de la sécheresse de l'année 2026. De nombreux fleuves et rivières sont dans une situation très critique, jamais observée jusqu'alors. La situation hydrologique inquiète de plus en plus de pays. Dans un bilan publié ce lundi, le service européen de surveillance Copernicus alerte : malgré les pluies et les inondations survenues cet hiver, les niveaux d'humidité des sols enregistrés en juillet dans l'ouest du continent sont désormais "nettement inférieurs à ceux de juillet 2022, dernier été marqué par une grave sécheresse dans toute l'Europe occidentale". » À lire aussiSécheresse: «Ce n'est pas en allant creuser des rivières qu'on va inventer de l'eau» Le Danube à sec Exemple : le Danube, avec ce reportage d'El Pais à Madrid, qui nous emmène à Budapest en Hongrie : le deuxième fleuve le plus long d'Europe s'étend sur 2 870 kilomètres et traverse dix pays. Et, à Budapest, le niveau du fleuve n'atteint plus qu'une trentaine de centimètres.  « Là où coulait autrefois l'eau, il ne reste que de vastes bancs de sable, relève El País, que beaucoup ont transformés en plages improvisées. Vendredi dernier, alors que la chaleur étouffante de 37°C commençait à décliner, des dizaines de personnes se sont retrouvées, avec bières et en-cas, prêtes pour un pique-nique improvisé. L'atmosphère était détendue et joyeuse, note le journal. Mais à y regarder de plus près, une certaine inquiétude se faisait jour. "Je ne crois pas que nous n'ayons jamais connu une sécheresse pareille", confie Mike, un ouvrier du bâtiment de 45 ans venu passer l'après-midi avec deux amis du quartier. Une impression partagée par Diana, professeure de climatologie à l'université de Budapest : "Le Danube a toujours été un fleuve très stable. Il y a eu des crues et des sécheresses, certes, mais une situation aussi extrême est sans précédent, affirme-t-elle. Normalement, lorsqu'il ne pleut pas à un endroit, il pleut ailleurs, ou la neige des Alpes compense. Mais, cet été, la sécheresse a été généralisée". » À lire aussiLe Danube à sec: l'Europe centrale et les Balkans face à une catastrophe écologique De même que le Pô ou encore le Rhin Même cause, mêmes effets pour le Pô qui traverse Turin. Le plus long fleuve italien est presque à sec. « Le Pô est réduit à une simple flaque d'eau, soupire la Repubblica, recouverte d'algues vertes et de déchets. (…) Le courant est à l'arrêt : le Pô ne coule plus, il ressemble à une grande flaque immobile, étouffée par une eau vert bouteille. » En Allemagne, « spectacle désolant : le niveau du Rhin n'a jamais été aussi bas, relève le Süddeutsche Zeitung. Cette situation a des conséquences dramatiques pour l'économie allemande. (…) D'habitude, les péniches sillonnent le Rhin en une longue file, chargées principalement de marchandises en vrac comme du minerai, du charbon, des céréales ou du pétrole. Désormais, pointe le quotidien allemand, rien en vue pendant de longues minutes. Et lorsqu'un navire apparaît enfin, il ne transporte que quelques conteneurs. » À lire aussiAllemagne: l'industrie en souffrance face à la sécheresse qui abaisse le niveau du Rhin Une catastrophe pour l'agriculture Cette sécheresse a aussi bien sûr des conséquences directes sur l'agriculture. C'est le cas en France. « Si les pêches, concombres, nectarines, pastèques et autres melons, friands de soleil et de fortes chaleurs, ont été dopés par la canicule, l'agriculture française dans son ensemble traverse une crise sans précédent, pire encore que celle de la grande sécheresse de l'été 1976, pointe Libération à Paris. La FNSEA – principal syndicat agricole – estime que "les pertes économiques atteignent près de 25 % pour les fruits et les légumes frais". La récolte de blé a baissé de 4,3 % tandis que celle de maïs devrait chuter de 35 %, à 9 millions de tonnes cette année, son plus bas niveau depuis 1980. (…) Les animaux font, eux aussi, les frais des températures extrêmes, relève encore le journal. En juillet, deux à trois millions de volailles sont mortes grillées. Le bétail a mieux résisté, mais pourrait faire face, faute de fourrage en quantité suffisante, à de grandes difficultés dans les prochains mois. » Commentaire de Libération : « Les aides promises par les pouvoirs publics, dans un pays en période de disette budgétaire, ne suffiront pas. Les pansements provisoires pour répondre aux crises ne suffisent plus. C'est tout un modèle de fonctionnement, d'existence qui doit être profondément repensé. Par les agriculteurs, les éleveurs, les dirigeants aujourd'hui au pouvoir ou ceux qui y accéderont demain, mais aussi par chacun d'entre nous, individuellement. Parce que les jours sans fin ne font que commencer. »

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