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durée : 00:05:09 - Les Matins de France Culture - par : Wassila Guittoune Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« L'équipe met en lumière le meilleur de l'Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l'audace », un « football audacieux et technique ». L'Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l'Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C'est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l'Argentine de Lionel Messi, qui n'a cadré aucun tir jusqu'à la 117e minute de jeu. « L'Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d'Argentine, l'a submergée par son jeu, l'a grignotée par une succession de tirs timides et l'a finalement achevée d'une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L'Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c'est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l'histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l'Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l'ambition de s'occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l'Euro, tandis que l'Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d'un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l'Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l'attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d'Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n'y a pas que le capitaine qui a été gagné par l'émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l'Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l'estrade lorsque l'équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l'équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l'un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l'image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles il n'a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d'autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l'US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s'est félicité d'avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d'organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l'Espagne, et la suivante, en 2034, à l'Arabie saoudite.
Deux unes d'hebdomadaires français se répondent cette semaine. Sur chacune, le même visage, celui de Marine Le Pen. Et la même question : que se passerait-il si le Rassemblement national gouvernait réellement ? Les promesses du RN confrontées à la réalité L'Express met en scène Marine Le Pen assise sur un trône doré, entourée de chats, et titre : « Les 100 premiers jours du RN au pouvoir ». Avec ce sous-titre : « Enquête sur le programme qui plomberait la France ». Le dossier passe chaque promesse au tamis du réel. La mesure phare, le référendum sur l'immigration, se fracasse sur l'article 89 de la Constitution. Celui-ci encadre les révisions constitutionnelles et impose qu'avant tout référendum, le texte soit voté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat. Un verrou quasiment infranchissable pour le RN. L'hebdomadaire cite d'ailleurs un proche du dossier, désabusé : « Ce n'est pas la peine de faire croire aux Français qu'on peut consulter sur tout. » Quant à la promesse de Jordan Bardella de réduire de moitié la contribution française à l'Union européenne, ce serait « le fiasco assuré », tranche L'Express. Le parti se heurterait aussi à une difficulté très concrète : il ne parvient pas à recruter les hauts fonctionnaires dont il aurait besoin pour gouverner. Un proche de Marine Le Pen le reconnaît : « On a un vrai sujet sur les ressources humaines… On ne trouve pas de gens qui tiennent la route. » Le Pen-Bardella, un tandem moins solide qu'il n'y paraît Même préoccupation au Nouvel Obs, mais avec un autre angle. Sous le duo Le Pen-Bardella, ce titre : « Les failles cachées », accompagné d'une question : « Pourquoi leur ticket n'est pas si gagnant ». L'hebdomadaire décrit la fébrilité du tandem après la confirmation en appel de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Jordan Bardella, écrit Le Nouvel Obs, « a vu s'envoler un bail virtuel de cinq ans à l'Élysée et doit se contenter d'un siège éjectable de Premier ministre ». Le vernis commence à craquer, notamment en raison des désaccords qui traversent le duo. Sur les retraites, Jordan Bardella affiche ainsi une posture favorable aux entreprises, tandis que Marine Le Pen défend un départ à 60 ou 62 ans. Un député confie à L'Express que des divergences de ce type, « il y en a des dizaines ». Le dossier du Nouvel Obs se referme sur cette formule d'un vieil ami de la famille : « Marine, quand elle est face à une difficulté, c'est là qu'elle devient vraiment une Le Pen ». Ce qui, note perfidement l'hebdomadaire, ne devrait pas rassurer l'extrême droite, car « les Le Pen ont toujours perdu ». Ces commerces vides qui servent à blanchir de l'argent Sur un tout autre sujet, Le Point publie une enquête sur le blanchiment d'argent. Elle commence par une balade dans Paris, rue de Bagnolet, devant un vendeur de kebabs désespérément vide à l'heure du déjeuner. Pourquoi cet établissement tient-il depuis des années ? Parce que, écrit Le Point, « ce commerce se moque éperdument de vendre des sandwichs » . Il s'agirait en réalité d'une officine de blanchiment. Son propriétaire disposerait d'une fortune en espèces d'origine inavouable, provenant par exemple du trafic de drogue, dont il lui faudrait justifier la provenance, quitte à inventer des clients. S'il déclare avoir servi 250 personnes à 50 euros dans le mois, le fisc n'a aucun moyen de le vérifier. Voilà pourquoi l'échoppe reste ouverte, même vide. La même mécanique serait à l'œuvre dans certains salons de massage, ongleries ou salons de coiffure. Des tickets de loterie gagnants peuvent même être rachetés afin de blanchir des flux financiers. Les autorités traquent ces pratiques, mais les délinquants continuent d'innover. La mort est-elle vraiment une mauvaise chose ? Une dernière question, presque philosophique : « Pourquoi mourons-nous ? » C'est le titre du livre du prix Nobel de chimie Venki Ramakrishnan, interrogé par L'Express. Et si la science permettait un jour de ne plus mourir ? Le scientifique raconte une conversation bien réelle, captée l'an dernier entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants évoquaient leur intention de prolonger leur vie grâce à la recherche. Cette perspective l'inquiète. Jusqu'ici, explique-t-il, « on savait que les dictateurs finissent par mourir, laissant l'espoir que le régime suivant soit différent ». Mais « imaginez un monde où Trump, Poutine ou Xi vivraient pour toujours… Je ne suis pas sûr que ce serait un monde meilleur ». Pour Venki Ramakrishnan, la mort a aussi du bon : « Être mortel nous pousse à accomplir des choses. Mozart n'a vécu que 36 ans, mais il a eu le temps d'écrire 41 symphonies ». Ce dont l'humanité a besoin, conclut-il, ce n'est pas de permettre à quelques puissants de vivre pour toujours, mais d'offrir au plus grand nombre la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé. Tout un programme.
« Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d'un classique d'Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l'hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don't Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d'incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l'ampleur du phénomène : plus de 100 millions d'Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu'au nord-ouest de l'Ontario, apparaît l'une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d'environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C'est un cheminot qui a envoyé l'alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d'une vidéo. « Quand il m'a envoyé la vidéo, on a su que c'était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s'est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l'une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n'était alors plus qu'à une quinzaine de kilomètres. Privée de l'aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l'histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l'aide d'Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l'aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C'est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d'une figure très connue de l'activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l'énergie coupable d'avoir empoisonné l'eau d'une petite ville. Julia Roberts l'avait immortalisée à l'écran en 2000, remportant l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s'attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l'intelligence artificielle. L'histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s'assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l'eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu'à 30 millions de gallons d'eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n'est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu'elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l'opinion et d'alerter sur ce nouveau fléau.
La controverse règne vendredi matin à Dakar à mesure que se précisent les contours de la visite de Macky Sall. Un retour éclair ce vendredi, le temps d'une audience au Palais avec son successeur Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. C'est le malaise qui s'installe dans la presse sénégalaise. La formule de Senenews dit tout : une visite, écrit le site, « finalement contestée ». Contestée, d'abord, par ceux qui n'ont rien oublié des années 2021 à 2024. Les collectifs de victimes de la répression politique sont montés au créneau. Sur Africanews, Boubacar Sèye, président de l'Association des familles des martyrs, pose le décor : « Il s'agit du retour d'un homme dont le passage à la tête de l'État reste associé à l'une des périodes les plus douloureuses de notre histoire récente. Des dizaines de personnes ont perdu la vie. » Le site Senego, lui, met les chiffres sur la douleur, plus de 65 morts, plus de 1 600 arrestations, et tranche : « Un tel bilan disqualifie Macky Sall pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits humains. » Pour le camp de l'ancien président, une question de stature Dans Dakaractu, l'Alliance pour la République (APR) salue « la hauteur républicaine » du chef de l'État : la candidature de Macky Sall, plaide le parti, « engage le prestige du Sénégal et la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le gouvernement, lui, joue le droit. Le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé le rappelle sèchement : « Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation. Il est citoyen de ce pays, il a le droit d'entrer et de sortir du territoire ». Et même Aminata Touré, figure de la majorité, refuse la surenchère sur la TFM : « Je suis contre l'impunité », dit Mimi Touré, « mais à ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite ». Et c'est là qu'affleure le vrai malaise, celui qui vise aussi le pouvoir en place. Car derrière Macky Sall, les victimes visent un silence : celui de la justice. Elles dénoncent, dans Senego, qu'« aucune enquête, aucune poursuite n'a eu lieu », et pointent la loi d'amnistie de mars 2024, toujours pas abrogée. L'activiste Aliou Sané dénonce crûment comment l'on déroule « le tapis rouge du palais à Macky, alors qu'aucune lumière n'est faite sur les morts ». La controverse, ce matin, renvoie donc dos à dos le Sénégal d'hier et celui d'aujourd'hui. En RDC, lutte contre le virus d'Ebola et lutte contre la violence des hommes Avec cette attaque à Nyakunde, en Ituri, à 45 km de Bunia. Des circonstances qui restent à éclaircir… Des tirs vers un centre de traitement Ebola, des patients en fuite. Pour l'activiste Christophe Munyanderu, cité dans la presse allemande Deutsche Welle, le danger est immense : « nous interpellons les autorités en urgence pour que les soignants regagnent Nyakunde ». Et ce n'est pas la première fois que ce site est frappé. En 2002, l'hôpital de Nyakunde avait été le théâtre de l'un des pires massacres du conflit Ituri. Une attaque qui tombe au pire moment, car les chiffres, eux, s'affolent 2 000 cas et 800 morts. Ce jeudi à Genève, le patron de l'OMS a sonné l'alarme. Repris par Africa Radio, Tedros Adhanom Ghebreyesus est formel : « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée. Elle s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes. » Alors, dans ce tableau sombre, il faut regarder de l'autre côté de la frontière, où une lueur s'allume. En Ouganda, on ose presque parler de victoire. Africa Radio rapporte la scène de ce jeudi à Kampala : le dernier patient hospitalisé est sorti, guéri. Le ministre de la Santé Chris Baryomunsi savoure prudemment : « nous devons désormais compter 42 jours sans nouveau cas pour confirmer que nous avons vaincu Ebola ». Une conseillère santé de l'ambassade de France à Nairobi, citée par Africa Radio, salue un modèle : l'Ouganda « est très rigoureux, c'est un exemple que l'épidémie peut vraiment être contrôlée ».
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
La controverse règne vendredi matin à Dakar à mesure que se précisent les contours de la visite de Macky Sall. Un retour éclair ce vendredi, le temps d'une audience au Palais avec son successeur Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. C'est le malaise qui s'installe dans la presse sénégalaise. La formule de Senenews dit tout : une visite, écrit le site, « finalement contestée ». Contestée, d'abord, par ceux qui n'ont rien oublié des années 2021 à 2024. Les collectifs de victimes de la répression politique sont montés au créneau. Sur Africanews, Boubacar Sèye, président de l'Association des familles des martyrs, pose le décor : « Il s'agit du retour d'un homme dont le passage à la tête de l'État reste associé à l'une des périodes les plus douloureuses de notre histoire récente. Des dizaines de personnes ont perdu la vie. » Le site Senego, lui, met les chiffres sur la douleur, plus de 65 morts, plus de 1 600 arrestations, et tranche : « Un tel bilan disqualifie Macky Sall pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits humains. » Pour le camp de l'ancien président, une question de stature Dans Dakaractu, l'Alliance pour la République (APR) salue « la hauteur républicaine » du chef de l'État : la candidature de Macky Sall, plaide le parti, « engage le prestige du Sénégal et la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le gouvernement, lui, joue le droit. Le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé le rappelle sèchement : « Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation. Il est citoyen de ce pays, il a le droit d'entrer et de sortir du territoire ». Et même Aminata Touré, figure de la majorité, refuse la surenchère sur la TFM : « Je suis contre l'impunité », dit Mimi Touré, « mais à ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite ». Et c'est là qu'affleure le vrai malaise, celui qui vise aussi le pouvoir en place. Car derrière Macky Sall, les victimes visent un silence : celui de la justice. Elles dénoncent, dans Senego, qu'« aucune enquête, aucune poursuite n'a eu lieu », et pointent la loi d'amnistie de mars 2024, toujours pas abrogée. L'activiste Aliou Sané dénonce crûment comment l'on déroule « le tapis rouge du palais à Macky, alors qu'aucune lumière n'est faite sur les morts ». La controverse, ce matin, renvoie donc dos à dos le Sénégal d'hier et celui d'aujourd'hui. En RDC, lutte contre le virus d'Ebola et lutte contre la violence des hommes Avec cette attaque à Nyakunde, en Ituri, à 45 km de Bunia. Des circonstances qui restent à éclaircir… Des tirs vers un centre de traitement Ebola, des patients en fuite. Pour l'activiste Christophe Munyanderu, cité dans la presse allemande Deutsche Welle, le danger est immense : « nous interpellons les autorités en urgence pour que les soignants regagnent Nyakunde ». Et ce n'est pas la première fois que ce site est frappé. En 2002, l'hôpital de Nyakunde avait été le théâtre de l'un des pires massacres du conflit Ituri. Une attaque qui tombe au pire moment, car les chiffres, eux, s'affolent 2 000 cas et 800 morts. Ce jeudi à Genève, le patron de l'OMS a sonné l'alarme. Repris par Africa Radio, Tedros Adhanom Ghebreyesus est formel : « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée. Elle s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes. » Alors, dans ce tableau sombre, il faut regarder de l'autre côté de la frontière, où une lueur s'allume. En Ouganda, on ose presque parler de victoire. Africa Radio rapporte la scène de ce jeudi à Kampala : le dernier patient hospitalisé est sorti, guéri. Le ministre de la Santé Chris Baryomunsi savoure prudemment : « nous devons désormais compter 42 jours sans nouveau cas pour confirmer que nous avons vaincu Ebola ». Une conseillère santé de l'ambassade de France à Nairobi, citée par Africa Radio, salue un modèle : l'Ouganda « est très rigoureux, c'est un exemple que l'épidémie peut vraiment être contrôlée ».
Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.
La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».
durée : 00:05:54 - Le 6/9 de l'été - Du dispositif Angela contre les violences conjugales aux initiatives de solidarité locale, tour d'horizon de l'actualité dans la presse. Les journaux reviennent également sur le débat persistant autour de la fin de vie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».
« Remontada historique », titre Olé à Buenos Aires, qui parle d'une « performance légendaire » des champions du monde en titre. « Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? » écrit le journaliste. « Comment ne pas pleurer avec Messi, avec Paredes, avec les changements de Scaloni, avec le cri d'Enzo, avec Barco qui court sur le terrain pour célébrer comme un fou ? » « Le match du siècle », abonde La Nación. « De Diego à Leo, l'histoire s'écrit avec un numéro 10 sur le dos », poursuit le quotidien, qui loue les performances du capitaine de la sélection nationale. Leo Messi a été largement salué aussi par la presse britannique : « Lionel Messi au sommet de son art », commente The Guardian. « Le destin de l'Angleterre est voué à la désillusion en tournoi », se lamente le quotidien. « Thomas Tuchel a gâché l'occasion de remporter la Coupe du monde », souffle The Telegraph, qui n'est pas tendre avec le sélectionneur des Three Lions. Ses choix tactiques sont « le principal facteur de cette nouvelle défaite démoralisante et douloureuse », poursuit le journal. Au-delà de la défaite, la presse britannique revient aussi largement sur cet incident, à la fin du match, lorsque des joueurs argentins ont brandi une banderole sur laquelle on peut lire « les îles Malouines sont argentines ». « L'arrogance argentine », râle The Sun, qui parle de « célébration odieuse ». « Ce fut une nuit où l'histoire imprégnait tout », résume plus sobrement The Guardian. À Buenos Aires, La Nación rappelle que l'utilisation de slogans politiques est interdite sur les terrains, et que selon le règlement de la Fifa, les joueurs « pourraient être sanctionnés ». France : adoption définitive de la loi sur la fin de vie Le Monde salue « une loi de compassion qui tente de concilier liberté individuelle et fraternité ». Le quotidien note au passage que ce texte restera « comme l'un des rares engagements d'ampleur concrétisés du second quinquennat d'Emmanuel Macron ». Le Figaro se montre bien plus amer. Le journal fulmine, et dénonce pêle-mêle le « cynisme, la lâcheté et l'idéologie », qui ont conduit à cette décision pour permettre « à l'État d'administrer la mort ». Libération fait de son côté le choix de donner la parole à des malades qui pourront bénéficier de ce texte. « Cette loi, c'est un cadeau, pour nous, malades, et nos proches », dit l'un d'entre eux. La presse européenne commente aussi largement cette loi sur la fin de vie. « La preuve que la démocratie française peut encore fonctionner malgré la guerre culturelle », lance par exemple Le Temps. Le quotidien suisse note que « la liberté de vote est restée totale dans tous les groupes politiques ». Et le journal de conclure : « Comme quoi cette démocratie en pleine crise fonctionne encore. Une dignité qu'il serait sain d'appliquer à d'autres sujets ». Limogeage du ministre de la Défense ukrainien Le Kyiv Independent lâche que les troubles au sein de l'état-major ukrainien s'aggravent. « L'éviction de Fedorov — [ministre de la Défense considéré comme] un réformateur compétent et populaire — a provoqué la consternation et des appels à des manifestations de masse », s'inquiète le titre. Ukrainska Pravda revient de son côté sur les tensions entre le désormais ex-ministre et ses généraux. « D'un côté, nous dit le titre, se trouvait l'équipe de Fedorov, qui tentait de constituer une armée technologique, et de l'autre l'état-major général et l'équipe du commandant en chef Alexandre Syrsky, qui se constituait systématiquement une petite armée soviétique tubulaire ». In fine, conclut le site, ce sont ces tensions qui ont poussé Volodymyr Zelensky à « sacrifier l'un de ses plus proches collaborateurs », choisissant « de préserver le statu quo général actuel au lieu de poursuivre les réformes ».
« Vendredi, toutes les caméras seront braquées sur un seul objectif », écrit Seneplus à Dakar, qui parle de l'une des poignées de mains « les plus lourdes de sens de ces dernières années ». Elle « pourrait marquer un tournant important dans notre vie politique » souligne le site, qui poursuit : « Si cette poignée de mains intervient, chacun y trouvera sa propre lecture. Les uns y verront un geste de courtoisie républicaine. Les autres le symbole d'une décrispation entre l'ancien et l'actuel chef de l'État. » Une photo fait déjà le tour de la presse sénégalaise ce mercredi. Une poignée de mains, déjà, mais entre Macky Sall et Karim Wade, le président du Parti démocratique sénégalais. Les deux hommes sont présents à Doha, pour les obsèques de l'ancien émir du Qatar, tout comme Bassirou Diomaye Faye. « La présence simultanée des trois hommes à Doha fait dire à certains qu'un pacte pourrait voir le jour », écrit Walf. En échange du soutien à sa candidature au secrétariat général de l'ONU, poursuit le quotidien, Macky Sall « pourrait apporter son expérience à Bassirou Diomaye Faye qui est à la recherche de bastions politiques [...] Avec pour objectif ultime de triompher de son ennemi juré Ousmane Sonko. » L'épidémie d'Ebola en RDC La presse congolaise se fait le relais de cette déclaration de l'OMS, qui affirme que l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. « Une annonce qui transforme une épidémie déjà critique en une catastrophe sanitaire aux contours encore flous » s'inquiète le Journal de Kinshasa. « La prochaine bataille se jouera dans les villages reculés, là où les malades meurent sans être comptés, et où la confiance est un médicament aussi rare que les lits d'hôpital » poursuit le titre. D'autant que le pays est confronté à une grève des médecins. Ils réclament notamment « une dizaine de mois de salaire et primes impayés, ainsi que l'amélioration des conditions de travail », rappelle Actualite.cd, qui s'est rendu aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Le site décrit des services déserts, et des patients « visiblement voués à eux-mêmes ». « Néanmoins, précise Actualite.cd, ce mouvement de grève sèche ne concerne pas les provinces de l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, frappés de plein fouet par le résurgence de l'épidémie d'Ebola. » L'UE interdit l'importation d'or du Soudan Une décision qui suscite « un large débat parmi les spécialistes miniers et les économistes quant à sa faisabilité et son efficacité », nous dit Sudan Tribune. Le site a notamment interrogé l'ancien directeur de la Compagnie soudanaise des ressources minérales, qui souligne que la grande majorité des exportations soudanaises d'or partent vers l'Asie, et non vers l'Europe. « Cette mesure risque d'intensifier la contrebande », souffle le chef de la Division des exportateurs d'or dans les colonnes de Sudan Horizon. « Le Soudan n'exerce qu'un contrôle limité sur son secteur aurifère » explique-t-il, assurant que cette mesure « aura un impact négatif sur les recettes, déjà limitées, de l'État ». Le rappeur et réalisateur El Mahdi Lyoubi en garde à vue au Maroc « Son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux », rapporte Telquel, qui rappelle au passage que l'artiste avait apporté son soutien au mouvement GenZ 212. « Tu ne peux pas faire du rap sans t'engager », expliquait-il au site dans une interview en septembre dernier. En France, Mediapart publie une tribune signée par plus de 500 artistes, musiciens et professionnels du cinéma français comme marocains. Ils écrivent : « Cette arrestation n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement Gen Z, les autorités marocaines répriment les voix critiques [...] La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l'art. »
durée : 00:05:44 - Le 6/9 de l'été - Dans la presse du 15 juillet 2026 : des cercles de lecture où l'on paye pour sortir de son téléphone, les moustiques moins présents mais c'est une illusion, la solitude des anciens, enfermés en temps de canicule, et le défilement des années matérialisé dans les formulaires en ligne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Une leçon pour le monde » se félicite As, à Madrid. « Le jour de la fête nationale française, on n'a entendu que des "olé" ». « Personne n'aime le ballon comme l'Espagne », s'extasie pour sa part El Pais. « Ce match a été une affirmation unanime du football harmonieux et cohérent de l'équipe espagnole, particulièrement sensible, délicat même dans la manière de marquer des buts, et impénétrable en défense. » Et le quotidien de poursuivre : « La vie sourit à l'Espagne sous la houlette de De la Fuente. Ses choix de sélectionneur se sont avérés payants : ses compositions sont impeccables, ses rotations magistrales, les matchs tournent systématiquement à leur avantage et les adversaires sont inévitablement vaincus par le jeu envoûtant de la Roja ». Forcément, du côté de la presse française, ce match laisse un goût amer. « La casse à Dallas », titre L'Equipe. « Les Bleus ont subi presque une leçon de football des Espagnols, soupire le quotidien. Avec ce sentiment, étonnant, presque malaisant par séquences, que face à la maîtrise espagnole, il n'y a jamais eu vraiment de match... » « L'équipe de France est tombée de son nuage. Et ça fait mal » commente So Foot. « La Roja a réussi tout ce que les Bleus ont raté ». « Les Bleus font le coup de la panne », raille Libération. « Cruelle désillusion » pour Le Monde. Le Parisien revient sur l'action ratée de Lucas Digne, qui a offert un penalty aux Espagnols, après une faute sur Lamine Yamal. « Une faute largement évitable » juge le journal. « Son regard perdu dans la foulée du penalty, et sa discussion avec l'arbitre de touche au retour de la pause fraicheur traduisaient ce sentiment d'impuissance général. » Le Parisien, qui raille un « naufrage » n'est pas tendre non plus avec Kylian Mbappé, « incapable de cadrer la moindre de ses trois tentatives, et pour la première fois depuis le début du Mondial, écrit le journal, totalement inoffensif ». L'Equipe parle d'un quatuor offensif « déconnecté ». « Il aura suffi que les Bleus croisent leur première grande nation du football mondial pour voir ce château de cartes s'effondrer ». Qui pour affronter l'Espagne ? L'Argentine affronte ce mercredi soir l'Angleterre. Une rencontre largement commentée de part et d'autre de l'Atlantique. « Peut-être le match le plus symbolique de ces dernières décennies » écrit La Nacion à Buenos Aires. « Quarante ans après le "But du siècle" et la "Main de Dieu" de Diego Maradona ». Olé prévient qu'une « surprise est possible » dans la composition de Lionel Scaloni, « pour tenter de contenir Jude Bellingham et Harry Kane ». À Londres, The Guardian prévient : « le système défensif de l'Argentine s'est avéré plus solide que ne le laissaient paraître les résultats, l'Angleterre doit donc exploiter au mieux ses coups de pied arrêtés ». Le quotidien britannique attend beaucoup de l'attaquant star Harry Kane. « Ce pourrait être le couronnement de sa carrière » juge The Guardian. « Kane aura une chance inouïe d'être sacré meilleur joueur du monde s'il parvient à mener l'Angleterre à la victoire en Coupe du monde pour la première fois en 60 ans », peut-on lire. En Angleterre comme en Argentine, on revient sur une rivalité qui dépasse le foot. « L'Angleterre et l'Argentine se détestent depuis 64 ans, voici pourquoi », titre par exemple The Telegraph. Le journal revient sur les précédentes rencontres des deux équipes, notamment la dernière, en 2005. Mais la presse revient aussi sur le conflit autour des îles Malouines, qui empoisonne toujours les relations entre les deux pays. « La question reste un sujet sensible », note The Guardian. « La rencontre de mercredi a déjà remis la guerre des Malouines au cœur de l'actualité des médias britanniques » explique le quotidien. La Nacion rapporte ainsi un impressionnant dispositif policier à Atlanta, et des banderoles, des slogans faisant référence à la guerre, scandés par les supporters argentins.
« Vendredi, toutes les caméras seront braquées sur un seul objectif », écrit Seneplus à Dakar, qui parle de l'une des poignées de mains « les plus lourdes de sens de ces dernières années ». Elle « pourrait marquer un tournant important dans notre vie politique » souligne le site, qui poursuit : « Si cette poignée de mains intervient, chacun y trouvera sa propre lecture. Les uns y verront un geste de courtoisie républicaine. Les autres le symbole d'une décrispation entre l'ancien et l'actuel chef de l'État. » Une photo fait déjà le tour de la presse sénégalaise ce mercredi. Une poignée de mains, déjà, mais entre Macky Sall et Karim Wade, le président du Parti démocratique sénégalais. Les deux hommes sont présents à Doha, pour les obsèques de l'ancien émir du Qatar, tout comme Bassirou Diomaye Faye. « La présence simultanée des trois hommes à Doha fait dire à certains qu'un pacte pourrait voir le jour », écrit Walf. En échange du soutien à sa candidature au secrétariat général de l'ONU, poursuit le quotidien, Macky Sall « pourrait apporter son expérience à Bassirou Diomaye Faye qui est à la recherche de bastions politiques [...] Avec pour objectif ultime de triompher de son ennemi juré Ousmane Sonko. » L'épidémie d'Ebola en RDC La presse congolaise se fait le relais de cette déclaration de l'OMS, qui affirme que l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. « Une annonce qui transforme une épidémie déjà critique en une catastrophe sanitaire aux contours encore flous » s'inquiète le Journal de Kinshasa. « La prochaine bataille se jouera dans les villages reculés, là où les malades meurent sans être comptés, et où la confiance est un médicament aussi rare que les lits d'hôpital » poursuit le titre. D'autant que le pays est confronté à une grève des médecins. Ils réclament notamment « une dizaine de mois de salaire et primes impayés, ainsi que l'amélioration des conditions de travail », rappelle Actualite.cd, qui s'est rendu aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Le site décrit des services déserts, et des patients « visiblement voués à eux-mêmes ». « Néanmoins, précise Actualite.cd, ce mouvement de grève sèche ne concerne pas les provinces de l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, frappés de plein fouet par le résurgence de l'épidémie d'Ebola. » L'UE interdit l'importation d'or du Soudan Une décision qui suscite « un large débat parmi les spécialistes miniers et les économistes quant à sa faisabilité et son efficacité », nous dit Sudan Tribune. Le site a notamment interrogé l'ancien directeur de la Compagnie soudanaise des ressources minérales, qui souligne que la grande majorité des exportations soudanaises d'or partent vers l'Asie, et non vers l'Europe. « Cette mesure risque d'intensifier la contrebande », souffle le chef de la Division des exportateurs d'or dans les colonnes de Sudan Horizon. « Le Soudan n'exerce qu'un contrôle limité sur son secteur aurifère » explique-t-il, assurant que cette mesure « aura un impact négatif sur les recettes, déjà limitées, de l'État ». Le rappeur et réalisateur El Mahdi Lyoubi en garde à vue au Maroc « Son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux », rapporte Telquel, qui rappelle au passage que l'artiste avait apporté son soutien au mouvement GenZ 212. « Tu ne peux pas faire du rap sans t'engager », expliquait-il au site dans une interview en septembre dernier. En France, Mediapart publie une tribune signée par plus de 500 artistes, musiciens et professionnels du cinéma français comme marocains. Ils écrivent : « Cette arrestation n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement Gen Z, les autorités marocaines répriment les voix critiques [...] La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l'art. »
Le journaliste a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des contenus numériques jugés diffamatoires, injurieux et outrageux. « Comment le Maroc resserre l'étau autour de ses critiques de l'étranger », titre Afrik.com, qui rappelle que ce journaliste appartient à une génération « qui a incarné l'espoir d'une presse marocaine affranchie des communiqués officiels ». Le site fait le lien entre cette arrestation et deux affaires similaires. L'interdiction de sortie de territoire de l'historien franco-marocain Maâti Monjib, et la condamnation au début de l'année de Zineb El Kharroubi, figure franco-marocaine du collectif Gen Z 212. Elle avait été arrêtée à l'aéroport de Marrakech alors qu'elle rendait visite à sa famille. « L'aéroport est devenu le lieu où se joue le sort des voix critiques, qu'on les empêche d'en sortir ou qu'on les cueille à l'arrivée », s'inquiète Afrik.com. Et la presse marocaine de répondre : « Nul n'est au-dessus de la loi, et le Maroc ne craint personne ». C'est ce qu'écrit le site La Relève, qui poursuit : « Le Maroc ne sera intimidé par personne, quels que soient son nom, sa nationalité, ses soutiens ou ses connexions ». Une perquisition fait réagir la presse à Madagascar C'était la semaine dernière à Ambohibao, en périphérie d'Antananarivo. Des hommes encagoulés, affirmant agir sur ordre de la présidence, ont fait irruption au domicile de ressortissants chinois. Mais au plus haut sommet de l'État, on parle d'imposteurs. « État de non-droit », titre Midi-Madagasikara. « Ce qui s'est passé à Ambohibao jeudi dernier risque de ternir l'image du régime en place », lance le quotidien. « Les citoyens malagasy attendent un rebondissement, ne serait-ce que pour savoir s'il y a eu prise de responsabilité afin de sanctionner ceux qui ont participé à cette opération » poursuit le journal, pour qui « il est peut-être question d'abus de pouvoir, d'usurpation de titre et de fonction et de vol ». À lire aussiMadagascar: des perquisitions polémiques embarrassent le pouvoir Cinq mois de suspension des réseaux sociaux au Gabon « Déjà 145 jours sans réseaux sociaux », se lamente Info241. Il y a 5 mois, la Haute Autorité de la communication décrétait cette suspension, sur fond notamment de lutte contre la diffamation et la diffusion de contenus haineux. « Cinq mois plus tard, poursuit Info241, ce qui était présenté comme une mesure d'urgence ressemble de plus en plus à une privation durable ». Le site s'alarme surtout de l'absence de réaction politique et de la société civile. « Même les institutions censées défendre les libertés publiques donnent l'impression d'avoir accepté une normalité impossible : celle d'un pays où les citoyens doivent ruser pour accéder à Facebook, Tiktok, Whatsapp, Youtube ou d'autres plateformes. » Cette ruse, c'est notamment l'utilisation des VPN. Gabonreview revient justement sur cette pratique, dans un article intitulé « Cinq mois de silence numérique : quand le remède devient le poison ». Le site donne la parole à plusieurs acteurs de la société civile qui, en plus de dénoncer une « méthode répressive globale », s'inquiètent d'une « recrudescence alarmante de cyberattaques ». « La suspension aurait produit l'exact contraire de l'effet recherché », écrit Gabonreview. À lire aussiGabon: un collectif d'associations dénonce le piratage de groupes WhatsApp Afrique du Sud : enquête sur des vols de câbles électriques « Des réseaux criminels occultes couperaient les lignes électriques pour forcer les quartiers désespérés de Johannesburg à verser des pots-de-vin illégaux pour des réparations de base », lance le Daily Maverick. Des arnaques à l'électricité qui suscitent l'indignation, et qui révèlent, selon des conseillers municipaux cités par le Daily Maverick, l'incompétence de la compagnie d'électricité. Le journal donne la parole à de nombreux riverains, comme ce propriétaire d'immeuble qui vit sans courant depuis plus d'un mois. City Power, le gestionnaire du réseau « ne dispose pas des pièces détachées pour effectuer les réparations », explique-t-il. Alors il a dû les acheter lui-même, moyennant 7 000 rands (près de 400 euros). « Mais à ce jour, son immeuble est toujours privé d'électricité. »
Pape Thiaw remercié après un mondial jugé décevant. De quoi faire réagir la presse ouest-africaine. « Le football, domaine de passions et d'ingratitude » titre par exemple Le Pays au Burkina Faso. « Les entraîneurs sont, le plus souvent, les boucs émissaires en cas de contreperformances d'une sélection nationale », rappelle le titre, qui revient, comme beaucoup d'autres, sur les conditions de ce mondial. Le Djely, à Conakry, souligne par exemple le renouvellement tardif du contrat de l'entraîneur, qui a « empoisonné les préparatifs des Lions de la Téranga ». « Comment exiger des résultats d'un homme dont on tarde à signer le contrat, le laissant travailler dans une incertitude permanente sur son propre avenir ? » s'interroge le titre. À Dakar, plusieurs figures du foot sénégalais volent au secours de Pape Thiaw. Senego relate ainsi les propos de l'ancien entraîneur des Lions, Diomansy Kamara. Pape Thiaw a été victime d'un « bashing impressionnant » s'indigne-t-il, avant de poursuivre : « les responsabilités ne peuvent pas reposer sur un seul homme ». Quel avenir pour les Lions ? Qui pour remplacer Pape Thiaw ? Plusieurs noms sont cités par Dsports à Dakar. Celui d'Hervé Renard, « l'un des entraîneurs les plus expérimentés du continent » souligne le titre, celui aussi d'Habib Beye. Mais le nom qui revient le plus, c'est celui de Patrick Vieira. Seneweb s'interroge : est-il « l'homme de la situation pour le Sénégal ? » Champion du monde 98 avec la France, il jouit d'une « aura incontestable auprès des joueurs » veut croire le site d'information, qui tempère tout de même : son parcours de technicien est « beaucoup plus sinueux ». À lire aussiSénégal: le sélectionneur Pape Thiaw limogé après un Mondial décevant Dégel des relations entre l'Algérie et le Mali Après 15 mois de brouille, les deux voisins ont rouvert leurs espaces aériens. Les ambassadeurs vont regagner leurs postes. « Le dégel diplomatique qui change tout pour le Sahel », applaudit Maliactu, qui rappelle que la crise a coûté cher, « très cher » aux deux pays : « Des commerçants maliens qui avaient perdu leurs marchés en Algérie. Des étudiants bloqués dans leur pays. Des familles séparées. » « Le temps de la rupture aura rappelé à tous le prix de la mésentente entre deux voisins stratégiques » lance pour sa part Maliweb, pour qui « cette normalisation intervient à un moment crucial », à l'heure où « le Sahel fait face à des défis sécuritaires majeurs, au terrorisme et aux crises humanitaires ». « Aujourd'hui, conclut le site, la crise est derrière. La coopération doit maintenant reprendre. » L'épidémie d'Ebola continue de s'étendre en RDC La fièvre hémorragique s'est propagée à Kisangani, le chef-lieu de la province de la Tshopo. « La maladie ne provoque pas que des morts, elle touche aussi l'économie locale », pointe Radio Okapi, qui s'est rendu à Béni dans le Nord-Kivu. Sur place, le prix du petit bétail a « presque triplé sur les marchés ». Les éleveurs et commerçants interrogés par la radio y voient notamment une conséquence de la fermeture de la frontière entre la RDC et l'Ouganda, où ils s'approvisionnent. Il n'y a pas qu'en RDC que la maladie inquiète. La presse kenyane s'alarme du manque de préparation du gouvernement. Le Daily Nation résume la situation ainsi : « Le Kenya est prêt à détecter Ebola, mais pas encore totalement préparé à le combattre ». Le journal a mis la main sur un rapport interne du gouvernement, qui révèle « d'importantes faiblesses dans la capacité du pays à gérer une épidémie d'Ebola ». Le titre s'inquiète notamment de « pénuries d'équipements de protection individuelle, de kits de dépistage et de produits de prévention des infections », mais aussi de manque de capacité de certains centres opérationnels d'urgence. À lire aussiEbola en RDC: comment quatre malades ont rejoint Kisangani depuis l'Ituri sans être détectés
Impossible de passer à côté de la déception des Marocains, éliminés cette nuit 2 à 0 par les Bleus de Didier Deschamps. Les Lions de l'Atlas vaincus mais salués par la presse marocaine qui souligne les mérites de l'équipe nationale. Le Matin évoque « un parcours remarquable » au Mondial-2026, et ajoute que « si l'aventure s'arrête aux portes des demi-finale, elle laissera une nouvelle empreinte dans l'histoire du football marocain ». « Face aux Bleus, les hommes de Mohammed Ouahbi ont longtemps tenu tête à l'un des favoris de la compétition, relate le quotidien. Ils ont résisté aux offensives françaises grâce à un bloc compact et à un Yassine Bounou impérial dans ses cages ». Même son de cloche chez le site d'actualité Le 360 pour qui les Lions quittent le Mondial « la tête haute, avec les honneurs, et au terme d'un parcours largement convaincant ». Ce qui ressort dans la presse marocaine, c'est la comparaison avec 2022, où le Maroc était là aussi sorti face à la France, en demi-finale à l'époque. « Quatre ans après leur épopée historique au Qatar, les Lions de l'Atlas confirment que leur présence parmi les meilleures sélections mondiales n'a plus rien d'un exploit isolé, affirme Le Matin, quand Le 360 évoque de son côté « la progression spectaculaire du football marocain depuis l'épopée de 2022 et son installation parmi les grandes nations du football mondial », avant d'assurer que « l'histoire est loin d'être terminée ». Un enthousiasme fortement tempéré par Afrik Foot, qui dresse un constat amère de cette rencontre Celui du néant offensif du Maroc face aux Bleus qui ne s'est, selon le média spécialisé, « jamais totalement livré à Boston sur le terrain, et a cherché à limiter la casse plutôt que de jouer sa chance à fond ». Et Afrik Foot en veut pour preuve un chiffre : il a fallu attendre la 83e minute pour assister au premier tir cadré des Lions dans ce match. « Une prestation loin de celle qu'on était en droit d'attendre en guise de “revanche” sur 2022 », tranche le site d'actualité sportive africain, avant de conclure qu'« avec la CAN 2027 qui arrive dans un an et la Coupe du monde 2030 co-organisée à domicile dans quatre ans, le Maroc doit poursuivre sa montée en puissance ». Au Sénégal, un nouvel épisode du bras de fer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye Il s'est joué au sein du Conseil constitutionnel : les sept sages ont invalidé le texte de réforme de la Constitution porté par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko, et validé par les parlementaires. Le camp du chef du Parlement voulait notamment, avec ce projet, réviser l'équilibre des pouvoirs entre le président et l'Assemblée nationale. C'est-à-dire donner plus de pouvoir au Parlement, et forcément restreindre ceux du chef de l'État, décrypte Le Monde Afrique, qui rappelle que ce texte s'inscrit « dans un bras de fer institutionnel opposant depuis plusieurs semaines le camp présidentiel à Ousmane Sonko ». On sait que la rupture entre les deux hommes est consommée, Bassirou Diomaye Faye ayant décidé de rompre avec le Pastef et de créer son parti politique il y a une semaine, lui comme Ousmane Sonko ayant la présidentielle de 2029 dans le viseur. Mais pour l'instant, c'est le chef de l'État qui ressort gagnant de cette manche constitutionnelle, selon le média sénégalais l'Observateur, qui écrit que « pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l'exécutif face à une opposition parlementaire accusée d'avoir forcé le passage avec un texte non conforme ». Même constat chez le média All Africa qui estime que cette décision est un « couperet tombé sur les parlementaires » et prédit que « l'invalidation de la loi ouvre désormais une nouvelle séquence institutionnelle » dans le pays.
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
« Dernière répétition avant le grand rendez-vous, s'exclame le site marocain Le 360. À la veille du quart de finale de la Coupe du monde de football face à la France, les Lions de l'Atlas ont effectué, hier à Boston, leur ultime séance d'entraînement avant de retrouver le Gillette Stadium, théâtre d'un duel qui pourrait les propulser une deuxième fois de suite dans le dernier carré mondial. […] Les automatismes ont été travaillés une dernière fois avant le coup d'envoi d'un match qui s'annonce d'une très grande intensité. En face, le défi sera immense, pointe en effet le site marocain. Considérée comme l'une des grandes favorites au sacre, la France impressionne par la richesse de son effectif et sa montée en puissance depuis le début de la compétition. Mais le Maroc a lui aussi confirmé qu'il appartenait désormais au cercle des meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, disciplinés collectivement et dangereux en transition comme dans le jeu de possession, les Lions de l'Atlas abordent ce rendez-vous avec de solides arguments. » La montée en puissance des Lions En effet, complète Afrik-foot, « le Maroc actuel est une équipe bien différente de celle qu'avaient éliminée les hommes de Didier Deschamps en 2022 : un effectif renouvelé, un système modifié et un niveau d'ambition offensive nettement supérieur. […] Le Maroc n'a encaissé que 4 buts en 5 matchs dans ce Mondial, précise Afrik-foot, et s'est montré bien plus menaçant dans le dernier tiers du terrain, inscrivant 10 réalisations – dont 3 contre le Canada en 8e – tout en se créant suffisamment d'occasions face à des équipes de premier plan comme le Brésil et les Pays-Bas. Les chiffres brossent le portrait d'une équipe désormais capable de contrôler les rencontres avec le ballon plutôt que d'attendre patiemment les opportunités de transition ». Une montée en puissance des Lions de l'Atlas confirmée par Le Monde Afrique : « Si le face-à-face [de ce soir] a des airs de finale avant l'heure pour les Marocains, le discours, lui, a sensiblement changé. L'épopée qatarie avait un goût d'imprévu, de délicieuse surprise. Celle en Amérique du Nord a la saveur d'une confirmation. Les chiffres confirment cette progression, pointe Le Monde Afrique : entrée pour la première fois dans le top 10 mondial en janvier, la sélection du royaume occupait la septième place du classement Fifa au début de la Coupe du monde devant les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne. En 2026, les Lions de l'Atlas sont de nouveau les derniers représentants des nations africaines et arabes encore en lice dans la compétition, si bien que leurs performances se jaugent désormais à l'aune de celles des meilleures sélections d'Europe ou d'Amérique du Sud ». Alors, relève encore Le Monde Afrique, « si les Lions de l'Atlas ne partent pas favoris de ce quart de finale, les supporteurs ont tout de même des raisons d'y croire ». Les Bleus favoris mais… L'Observateur Paalga à Ouagadougou est sur la même ligne : « S'il est vrai que la majorité des bookmakers parieront certainement sur une victoire et une qualification du Coq gaulois, on aurait tort de vendre la peau du Lion avant de l'avoir tué. Cela d'autant plus qu'en dehors d'Upamecano, la défense française n'est pas un exemple de solidité et de rigueur. Les protégés du coach marocain Mohamed Ouahbi devraient donc pouvoir s'ouvrir des brèches sur les côtés et créer le danger à tout moment. Une chose est sûre, pointe encore L'Observateur Paalga, quand bien même l'historique des confrontations pencherait en faveur de la France, les Marocains n'iront pas à cette rencontre en victimes expiatoires ; bien au contraire. C'est tout de même une place dans le carré d'as qui est en jeu ! Et ils mettront sans doute tout en œuvre pour jouer une nouvelle demi-finale et, qui sait, aller jusqu'au bout ». Enfin, Afrik.com remarque que « derrière l'affiche sportive se reflète en miroir deux histoires nationales. Celle d'une France dont l'équipe est traversée depuis plusieurs générations par l'immigration africaine, maghrébine et ultramarine, et celle d'un Maroc qui a fait de sa diaspora européenne l'un des moteurs de son ascension internationale ». En effet, constate le site panafricain, « les Bleus s'appuient sur les enfants de l'immigration installée en France alors que les Lions de l'Atlas mobilisent massivement les enfants d'une diaspora née et grandie en Europe ». D'un côté « 16 Bleus d'origine africaine ». De l'autre, « 19 Lions nés à l'étranger ».
« Comme le Sénégal avant elle, s'exclame Afrik-foot, l'Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l'Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ». Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l'une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d'être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s'étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ». « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n'ont pas à rougir de cette défaite qui n'enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d'équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ». Comme on se retrouve Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s'exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ». « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s'exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l'arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d'un possible succès face à la France. Mais au-delà de l'aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l'Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l'ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l'intérieur du groupe. Un tel état d'esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu'en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ». Deux matches vont se jouer Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s'adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n'a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c'est se haïr à moitié. Ceux d'entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d'instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu'il arrive. Peu d'hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […] Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n'a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n'insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L'un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n'y pouvons rien. L'autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».
durée : 00:04:44 - Le 6/9 de l'été - par : Ilana Moryoussef - Marine Le Pen à la une de tous les journaux de ce 8 juillet 2026, au lendemain de l'annonce de sa candidature à la présidentielle 2027. - invités : Ilana Moryoussef Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d'augmenter : le continent africain compte bien peser dans l'économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s'émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C'est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu'un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ». En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l'Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l'essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ». Produire et… transformer ! Et Jeune Afrique de prendre l'exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L'enjeu n'est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu'il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d'OCP, le géant marocain des engrais, s'inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd'hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l'hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l'Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ». La souveraineté économique n'est pas l'autosuffisance… Reste que « le débat mérite d'être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d'autosuffisance. Aucune grande économie moderne n'est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l'Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l'on veut occuper dans l'économie mondiale et à quelles conditions on accepte d'y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n'est pas tant l'autosuffisance et l'exercice d'un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l'économie mondialisée ». L'Afrique trop petite sur la carte du monde… Et puis autre bataille qui concerne l'Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde. La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu'on s'approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l'Afrique, alors qu'il est 13 à 14 fois plus petit… Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l'île Maurice – l'initiative est également soutenue par l'Union africaine. L'organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu'un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu'il ne l'est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu'il est, et non tel qu'on l'imaginait il y a cinq siècles ».
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll - Pulp - Partial Eclipse.
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : Data centers, la tentation de l'orbite Franck Daninos, Sciences et Avenir : Le premier vaisseau spatial à propulsion nucléaire Philippe Henarejos, Ciel & espace : Spécial Éclipse François Lassagne, Pour la Science : L'autre histoire de la vie multicellulaire Nathanaël Herzberg, Le Monde : Le coucou, un champion insoupçonné de la migration. Musiques diffusées dans l'émission - Anne Sylvestre - Coucou coucou - Alice Phoebe Lou - Orbit - Freddy Jay,Henry Canyons - We Roll - Pulp - Partial Eclipse.
Que paie-t-on vraiment lorsque l'on achète son alimentation ?En rayon, le prix est souvent le premier critère de choix. Depuis des années, les enseignes se livrent une concurrence intense pour répondre à cette attente des consommateurs. Mais derrière les étiquettes, comment se répartit réellement la valeur ? Et quelles conséquences cette pression sur les prix peut-elle avoir sur les producteurs, les industriels et, plus largement, sur la qualité de notre alimentation ?C'est autour de ces questions que s'articule cette conversation avec Mathieu Dalmais, agronome et porte-parole de InsideTrack.Le premier rapport publié par ce collectif s'appuie sur les témoignages anonymes de cadres issus des coopératives agricoles, de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution. Leur objectif n'est pas de dénoncer une entreprise en particulier, mais de mettre en lumière des mécanismes qu'ils observent de l'intérieur et qui, selon eux, pèsent sur l'ensemble de la chaîne alimentaire.Au fil de notre échange, nous revenons sur la construction du prix, le fonctionnement des négociations commerciales, le rôle de la grande distribution, les arbitrages des consommateurs et les pistes avancées par InsideTrack pour faire évoluer le système. L'occasion également de confronter ce diagnostic à d'autres approches, fondées davantage sur la transparence et l'initiative privée que sur la réglementation.Un épisode qui ne cherche pas à trancher le débat, mais à donner des clés de compréhension sur un sujet qui concerne chacun d'entre nous : le prix de notre alimentation, ce qu'il finance réellement et les choix de société qu'il implique.Bonne écoute, toujours sans coupure !Pour suivre Les Digital Doers :LinkedIn | Insta | Facebook | Tiktok | WhatsApp | Site webHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Deux mois et demi après leur première offensive d'envergure, les jihadistes du Jnim, affiliés à al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA (le Front de libération de l'Azawad) ont mené de nouvelles attaques ce week-end du nord au sud du pays. D'après le site Afrik.com, confirmant des informations de l'AFP, l'Agence France presse, « des affrontements se poursuivaient encore à la mi-journée hier à Anefis, localité stratégique située sur l'axe menant vers Kidal. À la mi-journée, la ville demeurait sous le contrôle des groupes armés. Les combattants du Front de libération de l'Azawad et leurs alliés y retenaient également des militaires maliens faits prisonniers lors des combats. Les Forces armées maliennes, soutenues par des combattants russes de l'Africa Corps, restaient retranchées dans leur camp militaire, relève encore Afrik.com. Des hélicoptères de l'armée ont été déployés afin d'évacuer des blessés et d'acheminer du ravitaillement, mais ils n'auraient pas pu se poser en raison de la situation sécuritaire autour du camp. » À lire aussiMali: les combats ont repris dans la localité stratégique d'Anéfis Pression accrue pour la junte Pour Le Monde Afrique, « cette nouvelle vague d'attaques accentue encore la pression qui pèse sur le général Assimi Goïta et sur ses partenaires russes. La perte d'Anefis, en particulier, serait un nouveau coup dur pour la junte de Bamako. Nœud stratégique permettant aux rebelles du FLA de sanctuariser la région de Kidal, dont la plupart de ses chefs sont originaires, cette ville est aussi un verrou sur la route descendant vers Gao et Tombouctou, les deux plus importantes agglomérations du nord du Mali, clairement désignées comme de prochaines cibles par les combattants indépendantistes. "Si la prise d'Anéfis se confirme, Gao [située à 240 kilomètres au sud] sera en danger", estime un bon connaisseur de la zone proche des rebelles », cité par le journal. À lire aussiMali: les jihadistes attaquent des cars et des infrastructures électriques, l'armée poursuit ses opérations Internationalisation du conflit ? Pour sa part, la presse malienne répercute les communiqués de la junte… « Toutes les attaques menées par des groupes armés terroristes, appuyés par des sponsors étatiques étrangers, ont été repoussées, s'exclame ainsi Sahel Tribune. 26 terroristes neutralisés. Les FAMa et leurs partenaires d'Africa Corps ont tenu chaque position. La situation est sous contrôle. Les opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent. » Le quotidien L'Aube, proche de la junte, dénonce une « internationalisation du conflit. Sur le terrain, la guerre asymétrique a changé de visage, affirme L'Aube : ce ne sont plus seulement des insurgés locaux, mais de véritables bataillons de mercenaires recrutés aux quatre coins du globe (…) : des combattants algériens, des éléments du Front Polisario, des vétérans des théâtres syrien et afghan, ainsi que des instructeurs ukrainiens. (…) L'Ukraine, qui est soupçonnée, poursuit le quotidien malien, d'avoir fourni des pilotes de drones et des instructeurs, dans une logique de guerre indirecte contre la Russie, présente au Mali et au Niger via Africa Corps. (…) À cette nébuleuse s'ajoute un élément explosif, dénonce encore L'Aube : le rôle de légionnaires français, accusés de coordonner et de diriger des cellules dormantes. (…) Ces professionnels de la guerre ne combattent pour aucune cause locale ; ils obéissent à des agendas extérieurs et à des logiques de sous-traitance géostratégique financées par des puissances étrangères connues. » Impasse… Pour Ledjely en Guinée, il ne faut pas se voiler la face : on assiste à une « dégradation sécuritaire accélérée » au Mali depuis septembre dernier. « Confronté au blocus que le JNIM impose autour de Bamako et aux attaques coordonnées menées sur l'ensemble du territoire, Assimi Goïta est tout accaparé par le défi intérieur. Redevenu ventre mou de la lutte contre l'insécurité, le Mali est de plus en plus déconnecté des ambitions régionales qu'il portait. » Alors quelle issue à ce conflit ? Réponse de Ledjely : « Sans réformes profondes dans la gouvernance des territoires, dans la justice locale et dans la gestion des ressources naturelles, les causes profondes de la violence qui se rapportent aux frustrations socio-économiques, à la marginalisation politique et aux conflits identitaires continueront d'alimenter l'instabilité. Mais la mise en œuvre de ces réformes supposerait une lucidité et une capacité que le régime actuel n'a pas encore démontrées, pointe le site guinéen. Ce qui nous ramène à une impasse, conclut-il. Car le Mali a besoin de rebâtir un État qui gouverne, d'une économie qui offre des perspectives et d'une politique qui intègre plutôt qu'elle n'exclut. » À lire aussiMali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»
La France a battu le Paraguay 1 à 0, grâce à un but de Kylian Mbappé marqué sur pénalty, lors d'un match qui suscite beaucoup de commentaires sur l'attitude du Paraguay. « Les Bleus franchissent le mur de l'antijeu et mettent le cap sur le Maroc », titre Le Parisien Dimanche, qui s'interroge : « Des provocations, des coups, mais aucun carton contre l'Albirroja. À quoi a joué l'arbitre ouzbek ? Ilgiz Tantashev a laissé les Paraguayens multiplier les fautes vicieuses contre Kylian Mbappé et les Bleus, sans distribuer le moindre carton jaune ». Mais les Français ne se sont pas laissé prendre au piège. « De sang-froid », titre L'Équipe. Le journal sportif fustige lui aussi « l'incompétence fondamentale de M. Tantashev » et reprend les propos sans détour de Kylian Mbappé, au sujet des Paraguayens, après la rencontre : « On savait quel type de match on allait avoir (…) on a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde… désolé de l'expression », ajoute Kylian Mbappé. À lire aussiCoupe du monde 2026: la France déjoue le traquenard paraguayen et rejoint le Maroc en quart Liesse populaire Et en quart de finale, la France sera opposée au Maroc, vainqueur du Canada 3 à 0, dans un match beaucoup plus « conventionnel ». Une victoire qui fait le bonheur de la presse marocaine. « Sortis vivants, sortis parmi les grands », titre Telquel, qui analyse le match : « Chahuté comme rarement depuis le début du Mondial, le Maroc a d'abord survécu au Canada, avant de le faire tomber avec autorité (…) Ce ne fut pas un match facile, une promenade. Il a d'abord fallu encaisser, serrer les dents, souffrir, attendre que l'orage passe. Puis frapper ». Hespress, de son côté, raconte la liesse populaire, après la victoire des Lions de l'Atlas : « Quelques instants après le coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères des villes du Royaume pour célébrer cette belle victoire, dans une ambiance marquée par la ferveur patriotique, les chants, et les klaxons des motos et des voitures. » Prochain rendez-vous pour le Maroc : jeudi, à Boston, pour le quart de finale contre la France. À lire aussiCoupe du monde 2026: l'explosion de joie à Casablanca après la victoire du Maroc face au Canada Assainissement des comptes Tout autre chose avec l'Express, qui cette semaine nous parle du Club Med… Et il ne s'agit pas du célèbre club de vacances français, mais du surnom méprisant donné par les pays d'Europe du Nord à ceux du Sud, après la crise financière de 2008. À l'époque, nous rappelle L'Express, les pays du Sud « étaient regardés de haut » et ils furent « soumis à de sévères cures d'austérité ». On parle là de « l'Espagne, de la Grèce, de l'Italie et du Portugal », « qui ont assaini leurs comptes et tirent désormais la croissance des Vingt-Sept », explique L'Express. Toutefois, cela ne s'est pas fait sans douleur. Susana Peralta, maîtresse de conférences à la Nova School of Business and Economics de Lisbonne, témoigne : « Au Portugal, le chômage a atteint 17%, le taux de pauvreté a fortement augmenté, il y a eu des coupes budgétaires partout et des hausses d'impôts. Tout cela a profondément marqué les gens ». Aujourd'hui encore, la situation reste fragile, particulièrement en Grèce, selon Manos Matsaganis, professeur à l'École polytechnique de Milan. La Grèce où, dit-il, « la plupart des problèmes qui l'ont conduite à la quasi-faillite persistent (…) Elle demeure une économie à faible valeur ajoutée (…) Elle reste vulnérable à un prochain choc économique ». Patrimoine en danger Le magazine L'Éléphant s'intéresse à la sauvegarde du patrimoine du Moyen-Orient menacé par la guerre. Avec tout d'abord l'exemple de Gaza, où l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine « collabore avec des acteurs présents sur place pour sauvegarder le patrimoine de Gaza, victime de la guerre : évacuation et mise à l'abri des collections du musée Al Qarara, documentation et stabilisation de la mosquée Al Omari, ou du palais Pacha. » De son côté, « l'Unesco a placé trente-neuf sites libanais sous protection renforcée provisoire, en 2026 ». Toutefois, remarque L'Éléphant, « même si l'Unesco prend soin de communiquer aux armées, quelles qu'elles soient, les coordonnées géographiques des sites à la richesse patrimoniale inestimable, la réalité reste soumise au bon vouloir des belligérants. On l'a constaté au Liban, avec le bombardement par l'armée israélienne, en mars 2026, de Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen ». Interrogé, Sarkis El-Khoury, directeur des antiquités au Liban, se désole : « Au-delà d'un bâtiment ou d'un paysage détruit, c'est une guerre culturelle qui se joue. Même les cimetières sont visés. Plus de cinquante villages libanais ont disparu, et avec eux, tout le patrimoine qui y est lié. La disparition de champs d'oliviers, c'est aussi celle d'un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, sur un territoire multimillénaire. » À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
durée : 00:05:27 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Puisque de nombreux auditeurs et auditrices me demandent régulièrement comment je construis, au quotidien, la Revue de presse internationale, je réponds à vos questions sur la fabrique de ce rendez-vous, à l'occasion de la dernière chronique interactive de la saison. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d'abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s'est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu'une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ». L'année dernière, plus d'une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l'Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n'ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d'inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l'évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ». À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025 Champs détruits et familles démunies En Côte d'Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, nous apprend l'Infodrome. Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s'agit d'un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ». Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d'accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c'est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ». À lire aussiInondations en Côte d'Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités Avenir sacrifié Autre sujet à la Une de l'actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d'enfreindre la loi ou encore… recherche d'un soulagement face à la souffrance ». « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu'il a commencé à fumer des cigarettes à l'âge de dix ans, « avant de consommer d'autres drogues, en cachette ». Il doit sa résilience à l'intervention de ses parents qui « l'ont emmené à l'hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l'université et « mène normalement sa vie ». Une fin heureuse qui, selon l'assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c'est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ». À lire aussiInondations: dans l'Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
« Le syndrome de la dernière minute » : le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou a trouvé la juste expression… Aujourd'hui qui estime que « le football africain a besoin de réfléchir sur son ADN mental ! » En effet, pourquoi toutes ces défaites concédées en fin de match ? Mercredi soir, relate le journal, « la RD Congo a fait douter l'Angleterre pendant près de 90 minutes. Malheureusement, la pression anglaise a fini par payer. À un quart d'heure du terme, Harry Kane a remis les deux équipes à égalité, avant de crucifier les Congolais en inscrivant le but de la victoire à la 86ᵉ minute. » À lire aussiCoupe du monde 2026: la RD Congo craque sur le fil contre l'Angleterre, qualifiée en 8es de finale Et un peu plus tard dans la soirée, le Sénégal est « passé du rêve au cauchemar » : les Lions de la Téranga face à la Belgique menaient 2 à 0 juste avant la fin de la rencontre. Et tout a basculé… « Cruelle désillusion », soupire WalfQuotidien à Dakar. « Les Lions ont périclité en l'espace de 5 minutes. » Deux buts coup sur coup et un penalty concédé dans les prolongations. WalfQuotidien qui s'en prend au sélectionneur Pape Thiaw qui aurait mal géré les remplacements en fin de rencontre. Commentaire du site Seneplus : « Ce renversement spectaculaire laisse un goût amer au Sénégal, qui aura longtemps livré l'une de ses prestations les plus abouties du tournoi. Portés par un Sadio Mané inspiré, un Habib Diarra omniprésent et un Ismaïla Sarr décisif, les Lions ont toutefois payé au prix fort leur incapacité à gérer les dernières minutes d'une rencontre qu'ils semblaient pourtant contrôler. » À lire aussiCoupe du monde 2026: une fin de match catastrophe et le Sénégal gâche son rêve de 8es contre la Belgique La gestion des fins de matches Et malheureusement constate Afrik-foot, « l'effondrement du Sénégal n'est que le dernier chapitre d'une tendance de plus en plus douloureuse qui hante le continent depuis le début de ces 16es de finale du Mondial. Tout a commencé avec l'Afrique du Sud, rappelle le site sportif, qui a tenu le Canada en échec pendant presque toute la rencontre avant de concéder un but déchirant dans les arrêts de jeu. La Côte d'Ivoire semblait en bonne voie pour forcer la prolongation face à la Norvège après avoir égalisé à la 74ᵉ minute, avant de céder sur un but décisif à quatre minutes du terme. Ce n'est pas une question de talent, pointe Afrik-foot : le Sénégal, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la RD Congo ont toutes prouvé qu'elles étaient capables de rivaliser avec l'élite européenne sur de longues périodes. Le problème se situe dans la gestion des dernières minutes, là où la concentration, la sérénité et la maîtrise tactique font souvent la différence entre ceux qui passent et ceux qui s'interrogent sur ce qui aurait pu être. Dans cette Coupe du monde, ces petits détails ont systématiquement joué en défaveur des grandes nations africaines, et la sortie douloureuse du Sénégal pourrait bien être l'exemple le plus cruel de tous. La seule exception, relève enfin Afrik-foot, étant le Maroc, qui est au contraire parvenu à arracher l'égalisation dans le temps additionnel contre les Pays-Bas. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but après un match fou Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert et Maroc… Désormais, constate WakatSéra, « il ne reste plus à l'Afrique qu'à reporter tous ses espoirs sur les Pharaons égyptiens, les Fennecs algériens, ou encore les Black Stars ghanéens. Et pourquoi pas sur les Requins bleus cap-verdiens qui, sans complexe, défieront les Argentins et Lionel Messi, champions du monde en titre. » Et puis il y a donc le Maroc ! Après leur victoire spectaculaire contre les Pays-Bas, les Lions de l'Atlas rencontreront samedi le Canada. « Une affiche piégeuse plus qu'écrasante, estime le site marocain leDesk. Sur le papier, le Maroc part favori, et l'histoire récente le conforte : en phase de poules au Qatar, en 2022, les Lions de l'Atlas avaient déjà battu le Canada (2-1) avant de filer jusqu'en demi-finale. » Mais, attention, prévient le site marocain, « les Canadiens abordent ce 8ᵉ de finale libérés de toute pression. Deuxièmes du groupe B, nul contre la Bosnie, large victoire 6-0 sur le Qatar, défaite face à la Suisse, ils avancent sans attentes, ce qui les rend potentiellement plus dangereux qu'au premier regard. » À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes
Certes, l'Afrique a brillé lors des phases de groupe, avec 9 équipes qualifiées sur 10. Mais « le véritable test a commencé avec les seizièmes de finale », pointe Seneplus à Dakar. L'Afrique du Sud est tombée dimanche face au Canada. De même que la Côte d'Ivoire hier face à la Norvège. Le Maroc, lui, s'était qualifié avec les honneurs la veille face aux Pays-Bas. Ce mercredi, l'épreuve de vérité se poursuit pour la RDC qui affronte l'Angleterre. Et pour le Sénégal qui sera opposé à la Belgique. « Le rendez-vous est de taille, s'exclame WalfQuotidien : une place en huitièmes de finale est en jeu dans un duel qui oppose deux équipes aux profils bien différents. D'un côté, les Diables rouges misent sur leur qualité technique, leur maîtrise collective et leur capacité à monopoliser le ballon. De l'autre, les Lions s'appuient sur leur puissance athlétique, leur intensité et leur redoutable efficacité en transition ». Le site Afrik-foot veut croire en une victoire des Lions de la Téranga : « Neuvièmes au classement Fifa, les Diables Rouges restent une valeur sûre du football européen. Mais ils sont loin d'être intouchables. (…) Ils sont moins impressionnants qu'autrefois ». Quant aux Sénégalais, « ils ont donné l'impression d'avoir retrouvé leur véritable identité lors du match contre l'Irak ». Certes, reconnait Afrik-foot, « la Belgique n'est pas l'Irak, et reste favorite sur le papier, mais l'écart est loin d'être insurmontable. Si les Lions reproduisent l'intensité affichée face à l'Irak et confirment les ajustements tactiques entrevus lors de leur dernier match, ils possèdent largement les armes pour créer l'une des surprises de ces seizièmes de finale ». Léopards vs Three Lions… L'autre rencontre du jour impliquant une équipe africaine : RDC-Angleterre… « Les Léopards contre les Three Lions : la RDC peut-elle mordre l'Angleterre et entrer dans la légende ? », s'interroge Le Journal de Kinshasa. « La RDC devra d'abord rester fidèle à ce qui l'a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre. Face à l'Angleterre, il n'y aura pas beaucoup de ballon, de la de souffrance, et très peu d'occasions ». Alors, « oui, la RDC est outsider. Oui, l'Angleterre reste favorite, reconnait Le Journal de Kinshasa. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte. Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout. Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l'exploit, et une absence de complexe ». Christophe Gleizes bientôt libre ? En marge de la compétition, toujours cette interrogation : après plus d'un an d'emprisonnement en Algérie, le journaliste français Christophe Gleizes va-t-il être enfin libéré ? Le Monde à Paris révèle que « le Parquet national antiterroriste a requis récemment la remise en liberté de Smaïl R., l'agent du consulat algérien de Créteil placé en détention provisoire depuis avril 2025 pour sa participation présumée à l'enlèvement du youtubeur Amir DZ ». La décision finale sera rendue dans les prochains jours. Rappelons que l'incarcération de cet agent consulaire algérien avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Et Le Monde de s'interroger : « faut-il voir dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de Christophe Gleizes ? La coïncidence entre les deux agendas – diplomatique et judiciaire – est en tout cas troublante ». Pour le site algérien Algérie Patriotique, c'est « un premier geste concret d'apaisement mais qui ne règle pas l'essentiel. Plusieurs différends de fond demeurent entiers. Parmi eux figure notamment la question des personnes réclamées par la justice algérienne et protégées par la France ». Pour autant, reconnait Algérie Patriotique, « la France semble privilégier une approche plus pragmatique afin de sortir de l'impasse diplomatique ». Et tous les regards sont désormais tournés vers le président Tebboune qui pourrait user de son pouvoir de grâce présidentielle à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne dimanche prochain.
En Afrique du Sud, les étrangers fuient massivement le pays alors que des groupes xénophobes ont exigé le départ de tous les migrants illégaux avant la date butoir de ce mardi, le 30 juin. « La terreur et les larmes » des Malawites contraints d'abandonner leur vie en Afrique du Sud, fait la Une du Daily Maverick. Le quotidien sud-africain s'est rendu sur le site de l'ancien cinéma en plein-air de Durban, la plus grande ville de la province du KwaZulu-Natal dans l'est du pays. C'est là sur un site d'un kilomètre carré, qu'Azadi attend, « son bébé endormi sur sa poitrine ». C'est avec « tristesse » que ce père de famille retourne au Malawi mais il ne voit pas d'autre option car « la situation n'est pas bonne » en Afrique du Sud pour tous ceux qui ne sont pas Sud-Africains. « Ce n'est pas la première fois que le pays est en proie à une poussée de fièvre xénophobe, écrit la correspondante du Monde Afrique. Mais jamais des étrangers terrorisés n'avaient ainsi fait leurs bagages en masse (…). Pratiquement inconnu il y a trois mois, le mouvement March and March, à l'origine de la mobilisation, appelle à des manifestations pacifiques. Mais dans son sillage, depuis des semaines, une campagne ultraviolente déferle sur les réseaux sociaux », poursuit le journal qui rappelle que le mouvement a déjà fait « au moins quatre morts, peut-être plus ». En danger À Mankweng, dans le nord du pays, « plus de 600 zimbabwéens » campent devant le poste de police, rapporte le Daily Sun. Nombre d'entre eux sont sans-papiers, pas tous, Juliat, elle, a « des documents légaux pour rester en Afrique du Sud » mais elle a été forcée de quitter le logement qu'elle louait. Cette mère de deux enfants vit désormais dans la peur, raconte le quotidien sud-africain. Dans la nation arc-en-ciel, « requiem pour l'Ubuntu et le legs de Madiba », titre Aujourd'hui au Faso. L'Ubuntu, c'est cette « philosophie de la compassion chère à Nelson Mandela », précise le journal. Si « le chômage, la corruption endémique et la dégradation des sévices publics (…) font le lit de cette chasse au faciès », le pays devrait pourtant « avoir les ressorts pour conjurer ce genre de comportement. L'apartheid, c'était seulement avant hier ». Réforme constitutionnelle au Sénégal Au Sénégal, « l'Assemblée nationale a adopté, en séance plénière, la proposition de loi portant sur la révision de la Constitution, écrit Dakaractu. Les députés du groupe parlementaire Pastef, qui disposent d'une majorité dans l'hémicycle, ont voté le texte ». Un texte qui renforce le pouvoir du Parlement et du Premier ministre au détriment du président. « Le vote s'est tenu dans un climat de fortes tensions entre le Pastef et la coalition Diomaye Président, qui soutient le chef de l'État et réclamait le retrait du projet au profit d'une concertation plus large », poursuit Dakaractu. « Bassirou Diomaye Faye a décidé de soumettre au référendum la proposition de révision constitutionnelle adoptée », indique Le Soleil. Ousmane Sonko, le président de l'Assemblée, lui, demande au chef de l'État « de promulguer la loi sans passer par un référendum », précise Senego. « Le bras de fer s'intensifie entre les deux hommes », poursuit le média. Selon Afrik.com, ce référendum sera « un test personnel pour Bassirou Diomaye Faye (…), une victoire du oui conforterait le projet de refondation institutionnelle porté par Ousmane Sonko et confirmerait sa popularité auprès des Sénégalais ». Performance marocaine Au Mondial de football, la « qualification héroïque du Maroc face au Pays-Bas, titre Médias24. Menés à un quart d'heure de la fin du terme, les Lions de l'Atlas ont trouvé les ressources nécessaires pour égaliser » puis éliminer les Hollandais aux tirs aux buts, se réjouit le média marocain. Afrik foot évoque la performance des Marocains qui ont « imposé leur jeu », avec 70% de possession de balle en leur faveur. Les Marocains affronteront les Canadiens samedi en 8e de finale.
« L'Afrique signe un premier tour historique », se réjouit Aujourd'hui au Faso. Sur dix sélections engagées, neuf poursuivent l'aventure… « Si l'élargissement du tournoi à 48 équipes a offert davantage d'opportunités, les nations africaines ont surtout su les saisir », poursuit le quotidien. « Si aucune équipe n'a véritablement survolé son groupe, plusieurs ont démontré qu'elles étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde, non plus sur un match isolé mais sur la durée d'une compétition », estime Afrik.com. Parmi les qualifiés, la RDC et le Cap-Vert « ont rappelé qu'un match de foot ne se joue pas seulement avec les pieds mais aussi avec le cœur, les poumons, les tripes et un mental en acier trempé », écrit Le Pays. Mais les « Africains n'ont pas le droit de se contenter des 16e de finale, affirme Wakat Séra. (…) Aucun complexe ne doit plus habiter des footballeurs africains, eux dont les adversaires en Coupe du monde, sont des coéquipiers de club dans les plus prestigieux championnats européens. (…) L'essentiel n'est plus de participer mais de gagner », poursuit le média burkinabé. Bafana Bafana Pour l'Afrique du Sud, l'aventure s'est arrêtée aux portes des 8e de finale. Première équipe à ouvrir le bal des 16e de finale hier. Les Sud-Africains ont perdu 1-0 face au Canada. « Le rêve des Bafana Bafana en Coupe du monde s'est achevé de façon déchirante, un but dans le temps additionnel », résume The South African. « Une défaite crève-cœur, poursuit le quotidien (…). Malgré une défense acharnée pendant de longues périodes, ils (les Sud-Africains) se sont montrés peu dangereux en attaque et ont finalement été puni par le but victorieux du Canada ». Christophe Gleizes Notre confrère Christophe Gleizes aurait dû assister à ce Mondial mais il attend toujours une grâce présidentielle, un an jour pour jours après sa condamnation à 7 ans de prison en Algérie, rappelle Ouest France. Le journaliste sportif est toujours détenu « malgré les efforts de Paris pour le faire libérer ». En RDC, pas de célébration scolaire Alors que l'épidémie de fièvre Ebola continue de progresser dans la province de l'Ituri, les autorités « ont interdit toute cérémonie, rassemblement ou manifestation dans les établissements scolaires », rapporte 7 sur 7 cd. Les bulletins seront remis aux parents individuellement à partir du 2 juillet selon « un chronogramme de passage, organisé par chaque chef d'établissement, dans le respect des mesures de prévention », précise le média congolais. La situation reste « préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située au nord de Bunia, précise Radio Okapi (…). Le virus continue de circuler activement au sein de la population. Face à cette évolution, le médecin-chef de zone tire la sonnette d'alarme ». Sur place, il n'y a « ni de centre de traitement Ebola, ni laboratoire capable d'analyser rapidement les prélèvements ». Des infrastructures indispensables pour améliorer la prise en charge des malades et limiter la propagation du virus. En Ouganda, des médias assiégés par l'armée Dans un article, le Daily Monitor, le journal papier détenu par ce groupe de médias indépendants raconte que « des militaires se sont déployés au siège à Namuwongo et dans ses studios à Kampala » dans la nuit de samedi à dimanche. Une intervention sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, le chef des armées ougandaises, qui « est aussi le fils du président Yoweri Museveni », rappelle Jeune Afrique. Ce raid a perturbé le fonctionnement de ses chaînes de télévisions, de radios et le site internet du journal papier qui rappelle que cette intervention est « la dernière d'une série de confrontations » entre le groupe médiatique et les autorités et que « le président Museveni a critiqué a plusieurs reprises le Daily Monitor, le qualifiant même de ‘journal hostile et malveillant' en raison de ses positions critiques ».