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« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com. L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)
Chaque semaine, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du 2 au 10 juin 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il s'appelle Hussam Abu Safiya, il est pédiatre et dirigeait l'hôpital Kamal Adwan à Gaza, lorsqu'il a été « arrêté par l'armée israélienne il y a un an et demi ». C'est La Croix qui nous raconte son histoire. Celle d'un homme de 52 ans, « devenu le visage des soignants palestiniens prêts à tout pour sauver les victimes de la guerre entre l'État hébreu et le Hamas et de l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza ». « Des médecins, infirmiers, secouristes eux-mêmes frappés dans leur chair », poursuit le quotidien catholique français. « Après avoir perdu son fils en octobre 2024, dans une attaque israélienne, Hussam Abu Safiya avait été blessé à la jambe un mois plus tard lors d'une frappe sur l'hôpital Kamal Adwan ». Qu'est-il devenu ? La Croix raconte : « Il aura fallu attendre plus de 500 jours pour qu'il réapparaisse brièvement, mercredi, lors d'une audience devant la Cour suprême israélienne… Les traits tirés, le visage émacié et les mains entravées, le pédiatre a comparu dans une tenue blanche de prisonnier, par visioconférence, depuis la prison où il est détenu ». De quoi l'accusent les autorités israéliennes ? « D'appartenir au Hamas ou d'avoir collaboré avec le groupe islamiste palestinien », répond La Croix, qui reprend les propos du pédiatre devant les juges : « Je suis médecin (…). J'ai exercé mon travail conformément au droit international et aux normes humanitaires. Ma détention est injuste et arbitraire ». Hussam Abu Safiya n'est pas un cas isolé, selon La Croix, qui cite une ONG médicale israélienne, selon laquelle « au moins 13 autres médecins gazaouis sont détenus par les autorités israéliennes ». À lire aussiIsraël: détention prolongée pour le Dr Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan à Gaza Démesure L'introduction en bourse de SpaceX suscite de nombreux commentaires dans la presse internationale. « Elon Musk devient le premier trillionnaire grâce à l'envolée de SpaceX lors de son entrée en bourse », titre le Washington Post, « les investisseurs se sont précipités sur l'entreprise, faisant grimper la fortune de Musk au-dessus de 1 000 milliards de dollars ». Entreprise, précise le Washington Post, qui « a levé hier la somme record de 75 milliards de dollars ». Pas d'enthousiasme, toutefois, en France, où Le Monde parle d'une « introduction en bourse démesurée » et ironise sur les « projets irréalistes » d'Elon Musk, qui a notamment promis : « SpaceX veut pouvoir vous emmener sur la Lune, sur Mars, et à terme, au-delà. » Dans un encadré, Le Monde rappelle également qu'Elon Musk est aussi « le propriétaire de X », « qu'il dispose d'un pouvoir sans équivalent pour façonner ce que voient les internautes » et qu'à ce titre, « il a d'ailleurs joué un rôle déterminant dans l'amplification des discours xénophobes liés aux émeutes à Belfast », la capitale de l'Irlande du Nord, qui a connu ces derniers jours des violences visant les immigrés. Avis que partage sans doute le site d'information Médiapart qui, lui, n'hésite pas à parler « de la première introduction en bourse techno-fasciste de l'histoire », « d'un capitalisme irrationnel, destructeur et violent », « assurant la mainmise, sur la société états-unienne, du pouvoir charismatique et délirant d'un homme, Elon Musk ». À lire aussiBourse: SpaceX signe une entrée tonitruante à Wall Street, la fortune d'Elon Musk bondit « La main, l'œil et le cœur » Le peintre David Hockney, considéré comme l'un des plus grands de l'époque contemporaine, vient de mourir à l'âge de 88 ans. Peintre britannique auquel le Times, à Londres, rend hommage, à travers le récit de l'écrivain Melvin Bragg. « Je connaissais David depuis des décennies, raconte Melvyn Bragg, et au fond il n'a jamais changé (…) il a suivi une trajectoire directe, passant du petit garçon errant dans Bradford, en quête d'inspiration, à l'artiste de renommée mondiale capable d'exposer au Louvre ou dans n'importe quel autre grand musée ». « Tout ce dont j'ai besoin (avait-il confié à l'écrivain), c'est de la main, de l'œil et du cœur. » En France, Libération consacre sa Une à une grande photo du peintre en noir et blanc. Avec ce titre : « David Hockney : le dernier plongeon ». Allusion à l'une de ses œuvres colorées les plus célèbres, représentant un homme au bord d'une piscine. Libération ne tarit pas d'éloges, estimant que la peinture de l'artiste anglais « marche à l'optimisme, à la joie de vivre, à l'ivresse de peindre, sans cesse, à profusion (…). Hockney, nous dit le quotidien français, avait le don simple de s'émerveiller. » À lire aussiDisparition de David Hockney, figure majeure du pop art britannique, à l'âge de 88 ans
C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
« Les Iraniens sont partagés entre peur et soulagement », nous dit le New York Times. Il faut dire que les nombreuses volte-face de Donald Trump mettent leur moral à rude épreuve. « Jeudi, rappelle le quotidien américain, la situation a de nouveau brutalement basculé en l'espace de quelques heures. D'abord, le président américain a menacé de frapper l'Iran « très fort » (…) Puis il a brusquement annulé ces attaques, affirmant que des progrès avaient été réalisés dans les négociations de paix ». « Pour les Iraniens ordinaires, explique le New York Times, cette oscillation constante entre peur et soulagement, angoisse et espoir, est éprouvante ». Le journal a interrogé des Iraniens par téléphone ou sms. « Ils disent vouloir simplement que la guerre prenne fin », explique le quotidien américain. Mais ce n'est pas leur seule préoccupation. La situation économique les inquiète également : « Les entreprises sont paralysées par la fluctuation des prix, on a l'impression que notre vie est en suspens », explique ainsi Reza, un cadre de 48 ans. Alors que Mahasti, une habitante de Téhéran âgée de 65 ans, « estime que les perturbations commerciales et la réduction des revenus pétroliers iraniens détériorent lentement la qualité de vie de nombreux iraniens. Nos vies, dit-elle, deviennent de plus en plus difficiles de jour en jour ». Liste d'adresses Les violences racistes en Irlande du Nord préoccupent la presse britannique. Le Guardian s'est rendu sur place à Belfast où, nous dit-il, « les membres des communautés ethniques minoritaires expriment leur inquiétude face aux violences qui mettent en lumière le racisme en Irlande du Nord ». Inquiétude amplifiée par « une liste d'adresses qui commence à circuler sur les réseaux sociaux, explique le quotidien britannique. Réparties sur un vaste territoire, dans des dizaines de rues de la ville, ces adresses correspondent à des logements collectifs où vivent des immigrés ». Le Guardian a rencontré « Joseph et Solomon, deux réfugiés érythréens qui ont un permis de séjour et travaillent à temps plein. Jusqu'à présent, Joseph se sentait en sécurité à Belfast. "La plupart des gens ici sont bienveillants", dit-il. Mais il envisage désormais de partir, explique le quotidien britannique ». Le quotidien français Libération s'est lui aussi rendu sur place, à Belfast, et rappelle que « l'appel à la violence s'est répandu comme une traînée de poudre en début de semaine. La vidéo d'une attaque au couteau perpétrée lundi soir à Belfast Nord par un réfugié soudanais, a largement été relayée en ligne, appuyée par les interventions d'Elon Musk et de Tommy Robinson, le premier influenceur de l'extrême droite britannique ». Une travailleuse communautaire s'inquiète : « Je ne pensais pas vraiment que ça prendrait cette ampleur. Que des maisons brûlent, ce n'est pas nouveau en Irlande du Nord, ça arrive en raison des divisions communautaires. Mais ce qui est différent, c'est que ce soit si organisé et que ça concerne autant de logements ». Bonjour tristesse L'actualité du sport est dominée par le coup d'envoi de la Coupe du monde de football, mais en France une disparition suscite l'émotion. La mort de Charlie Dalin, vainqueur de la dernière course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, en 2025. Le journal L'Équipe fait sa Une avec une photo du marin et ce titre « Un océan de larmes ». « Charlie Dalin a succombé hier au cancer gastro-intestinal qui le rongeait mais qui n'a pas empêché sa consécration sur le Vendée Globe en 2025 (...) C'était un marin profond et taiseux », ajoute L'Équipe, qui retrace son parcours, depuis son enfance lorsqu'il monte sur un « bateau de plage », jusqu'à sa maladie. Pour Le Figaro, Charlie Dalin était « un homme de combats et un marin de talent (...) Âgé de 42 ans, poursuit le quotidien français, il largue donc définitivement les amarres et laisse à terre, une femme, un petit garçon, Oscar, une famille et une équipe ravagés par la tristesse ». Même émotion pour Le Monde, qui se désole : « Charlie Dalin a pris le large à tout jamais ».
C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
« L'avion de combat franco-allemand de nouvelle génération ne décollera jamais, s'exclame Le Figaro à Paris. Friedrich Merz, le chancelier allemand, doit officialiser ce mercredi, au premier jour du salon aéronautique de Berlin, l'arrêt du projet du SCAF, le Système de combat aérien du futur. L'histoire retiendra que c'est l'Allemagne qui endosse publiquement la responsabilité de l'échec de ce projet, considéré comme le plus emblématique de la coopération franco-allemande. Mais aussi, selon les points de vue, de l'Europe de la défense ou de la défense de l'Europe. Le SCAF, rappelle Le Figaro, visait à doter la France, l'Allemagne et l'Espagne d'un avion de combat de sixième génération, successeur du Rafale français et de l'Eurofighter européen, à horizon 2040. Cet avion était placé au cœur d'un système interconnecté, formé d'un cloud de combat, de drones, d'armements et autres liaisons de données. Depuis des mois, le projet cristallisait les tensions entre Paris et Berlin. Emmanuel Macron a tout tenté pour le sauver, pointe encore Le Figaro, en essayant de convaincre Airbus et Dassault Aviation de s'entendre, en nommant une mission de conciliation pour rapprocher les parties, en usant de sa force de conviction et de sa connaissance approfondie du dossier pour arracher au chancelier Merz encore du temps et une chance d'arriver à un compromis. Mais les mois ont passé, sans résultat aucun, et Berlin a considéré qu'il était temps d'en tirer les conclusions ». « Échec… » « Un échec européen », soupire El Pais à Madrid. « Les déclarations grandiloquentes sur la défense européenne et l'autonomie stratégique ne servent à rien si au moment crucial, les dirigeants européens se révèlent incapables de prendre les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs. Ce manque de volonté d'acquérir l'armement nécessaire à la garantie de sa souveraineté envoie un message inquiétant à une Europe qui a plus que jamais besoin de capacités d'autodéfense, notamment face à l'impérialisme. (…) Si l'Europe ne veut pas être à la merci des puissances qui cherchent à se partager le monde, elle a besoin d'une industrie militaire, s'exclame encore El Pais, capable de fabriquer les armements les plus sophistiqués. C'est une condition essentielle à son indépendance ». « Désastre… » La presse allemande n'est pas en reste… « Quel que soit l'angle d'approche, le retrait de l'Allemagne de son projet d'armement le plus important et prestigieux avec la France est un désastre », tempête Die Welt à Berlin. « Le sentiment d'un destin commun franco-allemand s'est évanoui, de même que la volonté de mettre de côté, même occasionnellement, ses propres intérêts ». Et Die Welt de s'interroger. « Où va l'Europe ? Quels projets peuvent être mis en œuvre pour consolider les fondements posés et développés par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing, Helmut Kohl et François Mitterrand ? Aucune réponse ne sera trouvée. Du moins pas aujourd'hui ». « Fiasco… » « Un véritable fiasco », renchérit le Süddeutsche Zeitung. « Lancé il y a neuf ans avec de grands espoirs, la fin de cette coopération représente aujourd'hui un revers majeur pour la défense européenne. (…) Même la longue guerre d'agression menée par la Russie à l'est du continent n'a pas réussi à rassembler les partenaires. Nationalisme exacerbé et actions industrielles unilatérales en lieu et place d'une coopération ? C'est une pitoyable démonstration de faiblesse de la part de l'Europe, s'agace encore le quotidien munichois. Les partenaires de ce projet d'avion de combat n'avaient-ils pas d'autre préoccupation que de se disputer les responsabilités au sein de ce consortium ? Comme si la guerre en Ukraine n'existait pas, comme si l'Europe n'était pas confrontée à ses défis géopolitiques les plus importants depuis 80 ans ». Enfin autre point de vue désabusé, celui de cet éditorial du New York Times sur la guerre au Moyen-Orient. Un édito intitulé « tout le monde est perdant dans cette guerre. (…) Que ce soient les dirigeants d'Israël, d'Iran, du Hezbollah, du Hamas et des États-Unis : tous savent que l'histoire les observe et que, dès que les armes se tairont, un règlement de comptes moral, politique et économique s'imposera, qui sera dévastateur, affirme le quotidien américain, pour chacun de ces imbéciles ».
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
À la une de la presse, ce mercredi 10 juin, les affrontements de la nuit à Belfast, où des manifestations ont dégénéré après que des militants d'extrême droite ont appelé à manifester en réaction à une attaque au couteau, notamment sur X, le réseau social d'Elon Musk – qui s'apprête à devenir le premier billionnaire de l'histoire. La fortune, plus modeste, de Jared Kushner. Et la répression au Mozambique contre les opposants et les journalistes.
C'est le titre d'une série de trois reportages réalisées par la journaliste Florence Beaugé du Monde Afrique. « Loin de se combler, constate-t-elle, le fossé s'est creusé des deux côtés de la Méditerranée depuis le brusque réveil de mémoire sur la guerre d'Algérie, au début des années 2000. Les crises à répétition qui secouent Alger et Paris depuis 2024 alimentent rancœur et incompréhension en Algérie et ne laissent pas entrevoir de réconciliation durable ». Florence Beaugé, qui a couvert l'Algérie pour Le Monde entre 2000 et 2010, est retournée dans le pays et nous décrit, dans cette série en trois volets, l'étendue de cette incompréhension et de cette douleur. Morts « dans le feu de l'action… » La journaliste a pu recueillir de multiples témoignages directs ou indirects comme celui de Baya Laribi. Cette infirmière est âgée de 19 ans en 1957 lorsqu'elle est capturée par l'armée française alors qu'elle convoie un groupe de maquisards blessés à dos d'âne vers la Tunisie. « Les captifs sont alors séparés, raconte Le Monde Afrique, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Les treize blessés et combattants sont allongés côte à côte, à même le sol. Vivants. Un véhicule blindé de l'armée française roule alors sur les corps étendus. Baya et deux autres infirmières capturées assistent à la scène. (…) L'historien Christophe Lafaye a pu reconstituer la scène et confirmer les propos de Baya Laribi en fouillant les archives militaires à Vincennes. Version officielle : les treize prisonniers sont morts "dans le feu de l'action". Baya, quant à elle, sera ramenée à Alger et passera d'un centre de détention à un autre, torturée et violée à de nombreuses reprises. (…) Baya est décédée en 2017, à l'âge de 81 ans. Avant de mourir, avait-elle pardonné à la France ses souffrances passées ? "Jamais !", répond sa sœur. Elle était pleine de bonté, pourtant. Mais la France l'a traumatisée à vie et nous a tous trop fait souffrir !" » « Trop peu, trop tard… » Dans le deuxième volet de cette enquête du Monde Afrique, Florence Beaugé raconte « l'inlassable attente d'une relation apaisée avec la France. Le traumatisme de l'indépendance demeure ancré en Algérie, écrit-elle, et même dans la diaspora française, du côté des combattants indépendantistes comme des appelés ». Et il y a toujours « l'attente d'une reconnaissance des crimes coloniaux et des excuses formelles, plus que de la "diplomatie transactionnelle" ». En effet, pointe le journal, « "Trop peu, trop tard". C'est ainsi qu'est souvent résumée la politique de réconciliation menée par Emmanuel Macron. Dans les concessions qui sont faites par l'Élysée, beaucoup voient des aumônes ou des calculs, variables selon les besoins de la diplomatie du moment. Un petit pas tous les deux ou trois ans, mais jamais le geste attendu : une reconnaissance solennelle des crimes coloniaux, des excuses formelles et l'accès aux archives ». Paris obtient des avancées, mais Alger attend toujours des réponses… « France–Algérie : un dégel diplomatique à sens unique ? », s'interroge en écho Le Matin d'Algérie : « après plusieurs mois d'une crise diplomatique parmi les plus graves qu'aient connues l'Algérie et la France depuis des décennies, les deux capitales affichent désormais leur volonté de tourner la page, pointe le quotidien algérien. Reprise des contacts politiques, échanges ministériels, discours d'apaisement : les signaux du dégel sont visibles. En l'espèce, Paris obtient des avancées, mais Alger attend toujours des réponses ». En effet, précise Le Matin d'Algérie, « les principaux contentieux ayant déclenché la crise n'ont pas disparu. La France n'a pas renoncé à son soutien au plan marocain pour le Sahara occidental. Pourtant toute cette crise est partie de là ! La question des biens mal acquis reste largement ouverte. Aucun des anciens ministres sous Bouteflika établis en France et dont l'Algérie réclame l'extradition ne semble officiellement inquiété. L'affaire de l'enlèvement d'Amir DZ demeure entre les mains de la justice française. Le dossier de cet agent consulaire emprisonné ne semble pas réglé. Dans ces conditions, affirme Le Matin d'Algérie, le réchauffement diplomatique en cours ressemble davantage à une suspension du conflit qu'à son règlement ».
C'est le titre d'une série de trois reportages réalisées par la journaliste Florence Beaugé du Monde Afrique. « Loin de se combler, constate-t-elle, le fossé s'est creusé des deux côtés de la Méditerranée depuis le brusque réveil de mémoire sur la guerre d'Algérie, au début des années 2000. Les crises à répétition qui secouent Alger et Paris depuis 2024 alimentent rancœur et incompréhension en Algérie et ne laissent pas entrevoir de réconciliation durable ». Florence Beaugé, qui a couvert l'Algérie pour Le Monde entre 2000 et 2010, est retournée dans le pays et nous décrit, dans cette série en trois volets, l'étendue de cette incompréhension et de cette douleur. Morts « dans le feu de l'action… » La journaliste a pu recueillir de multiples témoignages directs ou indirects comme celui de Baya Laribi. Cette infirmière est âgée de 19 ans en 1957 lorsqu'elle est capturée par l'armée française alors qu'elle convoie un groupe de maquisards blessés à dos d'âne vers la Tunisie. « Les captifs sont alors séparés, raconte Le Monde Afrique, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Les treize blessés et combattants sont allongés côte à côte, à même le sol. Vivants. Un véhicule blindé de l'armée française roule alors sur les corps étendus. Baya et deux autres infirmières capturées assistent à la scène. (…) L'historien Christophe Lafaye a pu reconstituer la scène et confirmer les propos de Baya Laribi en fouillant les archives militaires à Vincennes. Version officielle : les treize prisonniers sont morts "dans le feu de l'action". Baya, quant à elle, sera ramenée à Alger et passera d'un centre de détention à un autre, torturée et violée à de nombreuses reprises. (…) Baya est décédée en 2017, à l'âge de 81 ans. Avant de mourir, avait-elle pardonné à la France ses souffrances passées ? "Jamais !", répond sa sœur. Elle était pleine de bonté, pourtant. Mais la France l'a traumatisée à vie et nous a tous trop fait souffrir !" » « Trop peu, trop tard… » Dans le deuxième volet de cette enquête du Monde Afrique, Florence Beaugé raconte « l'inlassable attente d'une relation apaisée avec la France. Le traumatisme de l'indépendance demeure ancré en Algérie, écrit-elle, et même dans la diaspora française, du côté des combattants indépendantistes comme des appelés ». Et il y a toujours « l'attente d'une reconnaissance des crimes coloniaux et des excuses formelles, plus que de la "diplomatie transactionnelle" ». En effet, pointe le journal, « "Trop peu, trop tard". C'est ainsi qu'est souvent résumée la politique de réconciliation menée par Emmanuel Macron. Dans les concessions qui sont faites par l'Élysée, beaucoup voient des aumônes ou des calculs, variables selon les besoins de la diplomatie du moment. Un petit pas tous les deux ou trois ans, mais jamais le geste attendu : une reconnaissance solennelle des crimes coloniaux, des excuses formelles et l'accès aux archives ». Paris obtient des avancées, mais Alger attend toujours des réponses… « France–Algérie : un dégel diplomatique à sens unique ? », s'interroge en écho Le Matin d'Algérie : « après plusieurs mois d'une crise diplomatique parmi les plus graves qu'aient connues l'Algérie et la France depuis des décennies, les deux capitales affichent désormais leur volonté de tourner la page, pointe le quotidien algérien. Reprise des contacts politiques, échanges ministériels, discours d'apaisement : les signaux du dégel sont visibles. En l'espèce, Paris obtient des avancées, mais Alger attend toujours des réponses ». En effet, précise Le Matin d'Algérie, « les principaux contentieux ayant déclenché la crise n'ont pas disparu. La France n'a pas renoncé à son soutien au plan marocain pour le Sahara occidental. Pourtant toute cette crise est partie de là ! La question des biens mal acquis reste largement ouverte. Aucun des anciens ministres sous Bouteflika établis en France et dont l'Algérie réclame l'extradition ne semble officiellement inquiété. L'affaire de l'enlèvement d'Amir DZ demeure entre les mains de la justice française. Le dossier de cet agent consulaire emprisonné ne semble pas réglé. Dans ces conditions, affirme Le Matin d'Algérie, le réchauffement diplomatique en cours ressemble davantage à une suspension du conflit qu'à son règlement ».
« La trêve en vigueur depuis le 8 avril n'a jamais été aussi près d'être rompue, constate Le Figaro à Paris. Au cours du week-end dernier, Israël et l'Iran ont échangé pour la première fois depuis un mois des tirs directs. Téhéran a lancé une volée de missiles balistiques contre le territoire israélien, en riposte à des bombardements contre les quartiers sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. Israël a bombardé à son tour plusieurs cibles en Iran, dont un complexe pétrochimique. » « Ce jeu de ping-pong d'attaques destructrices est absurde et vain, quel que soit l'angle d'approche, s'exclame Haaretz à Tel Aviv. Il menace nos relations avec les États-Unis, ne contribue en rien à la sécurité des Israéliens, perturbe leur quotidien et alimente le dégoût envers Israël à l'étranger. La seule solution, affirme le quotidien de gauche israélien, réside dans un véritable accord avec le Liban et l'Iran. La volonté de "séparer les fronts" se comprend d'un point de vue stratégique, mais elle est irréalisable. Tant qu'un front restera ouvert, l'autre le sera également. Il s'agit d'un cycle de violence absurde qu'il faut absolument briser. » Le Jerusalem Post, proche du pouvoir, a une autre analyse… « Si Israël avait encaissé l'attaque de missiles iraniens sans riposter, une nouvelle dynamique dangereuse se serait installée dans la région. Le Hezbollah aurait pu violer les cessez-le-feu et attaquer le nord d'Israël. Israël aurait pu riposter. L'Iran aurait alors pu tirer directement sur Israël pour défendre son allié. Et Jérusalem aurait été censé encaisser cette attaque sans réagir et se retirer par égard pour les Américains. Aucun pays ne peut fonctionner dans de telles conditions, s'exclame le Jerusalem Post, et il faut saluer pleinement le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour avoir pris les mesures nécessaires afin de régler définitivement le problème du Hezbollah. » Trump spectateur impuissant ? Et pour sa part, « Donald Trump est pris au piège israélien », constate Le Temps à Genève. « Confronté à de prochaines élections critiques pour sa survie politique, Benyamin Netanyahou défie les ordres de Washington. Furieux, Donald Trump n'en demeure pas moins réduit au rôle de spectateur, pointe le quotidien suisse. (…) Son autorité est toujours plus chancelante. À l'encontre des vœux américains, Israël frappait tout d'abord le Liban dimanche. Puis, alors que l'Iran ripostait contre Israël, l'État hébreu tirait plusieurs missiles sur Téhéran – ce que Donald Trump avait expressément demandé de ne pas faire. » Bref, résume Le Temps, « la situation est dans une impasse. Et c'est Donald Trump qui en souffre le plus. Le président américain, qui sait que la guerre est impopulaire, n'a de cesse de promettre la fin du conflit », et celui-ci s'éternise… « Trump veut avoir le dernier mot », renchérit le New York Times, mais c'est toujours l'impasse : « Cent jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, Donald Trump se retrouve aux prises avec sa propre version du bourbier militaire au Moyen-Orient qui avait piégé ses prédécesseurs – et qu'il avait promis d'éviter ». Finalement, soupire le Washington Post, « Trump peine à mettre fin à cette guerre contre l'Iran qu'il n'aurait jamais dû déclencher. (…) Le 23 mai dernier, il avait déclaré qu'un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran était presque finalisé et serait "annoncé prochainement". Pourtant, plus de deux semaines plus tard, aucun accord n'a été dévoilé et les forces américaines et iraniennes continuent d'échanger des tirs régulièrement ». En fait, pointe encore le Washington Post, « Trump tente simplement d'ignorer la dure réalité : il n'existe aucune issue facile à ce conflit (…). Toutes les options sont mauvaises et Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même ». Négociations en coulisses… Alors, « malgré les nouvelles flambées de violence, Donald Trump a assuré hier que les discussions continuaient ». C'est ce que constate Libération à Paris : « "les négociations finales sur la paix se poursuivent, à moins que l'ignorance ou la stupidité ne viennent s'y opposer", a affirmé le président américain, sans préciser sa cible. "Nous n'avons quitté ni le champ de bataille ni la table des négociations", a répondu le président iranien, Massoud Pezeshkian. Une ouverture dont s'est immédiatement saisi le médiateur pakistanais. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exhorté "toutes les parties à faire preuve de retenue et à donner une nouvelle chance à la paix" ». Autant de belles paroles qui devront se transformer en actes…
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
« Cette image, nous la connaissons par cœur, malheureusement, soupire Le Parisien. Une foule vêtue de blanc, une fleur à la main, avançant au pas dans un silence de plomb derrière la banderole d'un visage d'enfant figé à jamais. Nous avons marché pour Estelle, pleuré pour Marion, Maëlys… Hier dimanche, à Fleurance, dans le Gers, pointe le journal, le cortège de la douleur s'est reformé pour Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte jeudi dans une usine agricole. Son meurtrier présumé faisait l'objet de soupçons de pédocriminalité mais n'avait jamais été entendu par les enquêteurs. Une marche blanche de plus. Celle de trop, s'exclame encore Le Parisien. Cette fois, pendant la parenthèse d'émotion, le silence a grondé dans les rues de cette commune de 6 000 habitants. Derrière les larmes, c'est le constat des failles de notre système qui alimente la fronde. » À lire aussiMarche blanche pour Lyhanna, une affaire qui bouleverse la France Les magistrats en faute ? Alors à qui la faute ? « La jeune collégienne n'a pas seulement été victime de son bourreau. Ce sont aussi des fautes graves, très graves qui l'ont tuée », estime Le Figaro. Le Figaro qui pointe du doigt les magistrats : « la faillite du système judiciaire français est invoquée. Certes, mais, ce système, ce sont des professionnels, garants de l'État de droit, qui le font tourner. Ils connaissaient le danger que représentait l'assassin de Lyhanna depuis longtemps. Comment une plainte contre lui pour le viol d'une autre fillette a-t-elle pu dormir neuf mois dans les archives ? » Et Le Figaro de s'interroger : « Un chirurgien qui rate une opération peut être poursuivi pour faute. Tout comme un policier qui fait un mauvais usage de son arme, un architecte dont le bâtiment s'effondre ou un comptable qui certifie des comptes frauduleux. Pourquoi un magistrat n'aurait-il pas à répondre de ses décisions ? » Un système défaillant ? Libération n'a pas le même point de vue : « Sans doute, l'enquête le dira, il y a eu des dysfonctionnements individuels. Mais à ce niveau d'échec, il apparaît contreproductif d'accuser des individus alors que tout un système semble défaillant, estime le quotidien de gauche. Le gouvernement assure avoir érigé les violences contre les enfants comme priorité, mais la liste des priorités est bien longue, avec en face des moyens qui restent très disparates selon les territoires. (…) Pour éviter d'autres drames, il est indispensable, préconise Libération, de sortir des effets d'annonce et de faire un état des lieux précis de ce qui a été fait ou pas, et surtout de ce qu'il reste à faire pour faciliter concrètement la prise en charge de ces dossiers. » Et Libération de préciser que « la question des moyens se pose depuis des années au parquet d'Auch dans le Gers. En 2023, la presse locale s'alarmait d'une situation exceptionnelle : à l'arrivée de l'actuelle procureure, Clémence Meyer, son parquet n'avait plus de magistrat. Deux ans plus tard, le député David Taupiac dénonçait une situation "alarmante" dans ce tribunal lors d'une séance de questions au gouvernement. En septembre de la même année, le président du tribunal avait résumé ainsi la situation : "On est à l'os". Réponse du garde des Sceaux, Gérald Darmanin : "Ce tribunal ne manque pas de moyens particulièrement". » À lire aussiL'affaire Lyhanna, révélatrice des dysfonctionnements de la justice française Spectateurs, nous feignons de ne pas voir ? Dans une tribune publiée par Le Monde, Alice Gayraud, ancienne responsable du plaidoyer de la Ciivise, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, crie son indignation : « Elle dit sa colère, pointe le journal, de voir se répéter la même mécanique d'une société incapable de dépasser l'émotion pour réellement faire cesser les violences sexuelles faites aux enfants : "Chaque année, affirme-t-elle, 160 000 enfants subissent des violences sexuelles, le plus souvent par un proche, presque toujours par un homme. Quatre victimes sur cinq ne porteront jamais plainte ; il n'y a pour elles aucun juge à blâmer, seulement une société de spectateurs qui feint de ne pas voir. L'impunité, les agresseurs la puisent en chacune et chacun de nous". » Et Alice Gayraud de s'interroger : « Combien de temps allons-nous mimer la stupeur devant des crimes aussi ordinaires ? »
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
Le président russe est pour le moins dans une « impasse », selon le Nouvel Obs, qui avance ses arguments : « Après quatre ans de guerre, l'armée ukrainienne reprend l'initiative sur le champ de bataille et harcèle ses agresseurs sur leur territoire. Sourd face aux voix qui l'implorent d'arrêter les frais, le chef du Kremlin reste dans le déni, malgré un bilan de plus en plus lourd : un demi-million de soldats russes morts ». L'Ukraine, elle, croit en ses chances : « Chroniquement sous-estimée depuis 2022, l'armée ukrainienne surprend une fois de plus par sa capacité de réaction et d'initiative… » remarque le Nouvel Obs, qui a interrogé l'analyste Clément Molin, directeur du think tank Atum Mundi, selon lequel « la Russie est désormais largement distancée par l'Ukraine, qui est en train de définir une norme inédite en matière de guerre moderne, avec une plus grande indépendance vis-à-vis des États-Unis et des armements occidentaux. » La Russie serait même prête à renoncer. Le Nouvel Obs croit savoir que « dans les couloirs du Kremlin, les éléments de langage se peaufinent pour préparer les esprits à la fin du conflit (…) avec ce questionnement : comment vendre le futur accord avec l'Ukraine comme un triomphe russe ? » À lire aussiEn 2026, «les forces ukrainiennes ont réussi des avancées supérieures à celles des Russes» Menaces russes Vladimir Poutine regardera sans doute d'un œil intéressé l'Arménie, où se déroulent aujourd'hui des élections législatives. « Favori à sa réélection, explique Le Point, Nikol Pachinian mise sur l'Europe pour tenter de sortir du giron russe (…). Le chef de l'exécutif veut tourner la page d'une Arménie vassalisée par la Russie, en rééquilibrant ses alliances stratégiques. Après trois décennies dans l'orbite de Moscou, Erevan pivote désormais vers l'ouest et vers l'Europe ». Autant dire que le Kremlin ne juge pas cette perspective d'un œil favorable. « Vladimir Poutine a condamné le 29 mai l'élan pro-européen de l'Arménie, évoquant même "un scénario ukrainien" lourd de menaces », souligne Le Point. Et Moscou compte bien peser sur le scrutin, grâce notamment aux candidats de l'opposition, « réputés proches de Moscou ». À lire aussiÉlections en Arménie: choisir entre l'UE et la Russie, le dilemme des électeurs La droite divisée En France, à l'approche de l'élection présidentielle dans moins d'un an, les hebdomadaires soupèsent les chances des uns et des autres. L'hebdomadaire conservateur Le Point s'inquiète du « charivari » à droite. « Prise en étau entre les héritiers du macronisme et le Rassemblement national ou ses alliés, qui tentent de capter ses cadres et ses électeurs, la droite cherche son espace, son cap et son leader pour 2027 », annonce Le Point, qui a questionné Pascal Perrineau. Et selon ce politologue, la messe est dite : « L'union des droites est un mirage ». À ses yeux, la droite doit s'allier avec le centre si elle veut être au second tour de l'élection présidentielle. « S'il y a désunion, estime Pascal Perrineau, aucun de leurs candidats n'accèdera au second tour ». « Cauchemar » Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, espère bien, lui, atteindre ce second tour. Mais ce n'est pas L'Express qui l'y aidera… L'hebdomadaire libéral fait sa Une avec ce titre : « Le cauchemar Mélenchon ». Pourquoi un cauchemar ? Parce que, estime le directeur de la rédaction Éric Chol dans son éditorial, « les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au Rassemblement national pour accéder à l'Élysée ». Un raisonnement qui repose sur une sorte de pari : Éric Chol estime en effet « que le potentiel de rejet dans l'opinion du Rassemblement national est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d'extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle ». Pas de panique L'épidémie d'Ebola qui frappe une partie de la RDC risque-t-elle de s'exporter ? L'Express a posé la question au virologue américain Peter Hotez. « Y a-t-il un risque que ce virus se propage hors d'Afrique ? » « C'est inévitable, répond Peter Hotez, qui ajoute aussitôt : Est-ce que cela mènera à une épidémie ? Probablement pas, car Ebola n'est pas si transmissible dans les premiers stades de l'infection ». « Le plus gros problème, estime le virologue, pour les États-Unis ou l'Europe, c'est la panique et la perturbation sociale qui peuvent en résulter ». Peter Hotez prend pour exemple un cas d'Ebola survenu à Dallas, au Texas, en 2014, qui avait provoqué une vague de panique. « Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour la Coupe du monde aux États-Unis ? » lui demande l'Express. « Il n'y a pas de risque que des spectateurs contractent Ebola en allant regarder un match », répond le virologue américain. « En revanche, nous devrions nous attendre à une déstabilisation sociale similaire à celle que nous avions vécue à Dallas, si un seul cas devait être détecté ».
« Une cinquantaine de personnes trouvent la mort dans la traversée du désert », titre l'Agence nigérienne de presse (ANP), qui publie les photos de corps en partie recouverts par le sable. Les victimes sont « des voyageurs nigériens en provenance du Mali », rentrant dans leur pays, afin « de célébrer l'Aïd auprès de leurs familles respectives ». Le camion qui les transportait, « parti de la localité malienne de Tel-handek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert ». L'ANP poursuit : « Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule, malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de point d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile ». L'ANP précise également que les 49 victimes ont été « inhumées sur place, dans des fosses communes ». ActuNiger, de son côté, explique que deux survivants ont été retrouvés : « Après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres, ils ont atteint une zone d'eau avant de rejoindre Assamaka, où ils ont donné l'alerte. » Conclusion du site d'information nigérien : « Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où l'isolement, les distances et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque vital. » À lire aussiAlgérie: lancement du projet de gazoduc transsaharien sur fond d'interrogations financières Moins d'ambassades et de consulats Afrik.com consacre un article à l'accès aux visas pour les Africains souhaitant se rendre aux États-Unis. « L'administration de Donald Trump, explique Afrik.com, poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies, marquent une évolution significative des conditions d'accès au territoire américain. » C'est une note interne de l'administration américaine, qui explique notamment que « d'ici fin juin, les demandes ne pourront plus être effectuées que dans une vingtaine d'ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement ». « Pour des ressortissants de pays, comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, poursuit le site panafricain, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux ». Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà mises en place le 1er janvier dernier, et prévoient que « les voyageurs issus de certains pays africains doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa ». Une caution qui varie « de 5 000 à 15 000 dollars ». « L'ensemble de ces mesures modifient les conditions d'accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels », conclut Afrik.com. À lire aussiGreen Card aux États-Unis: la nouvelle règle choc qui inquiète la diaspora africaine « Historique » En football, la Côte d'Ivoire a battu la France 2 buts à 1, jeudi soir, lors d'un match amical avant le début du Mondial. Une victoire qui réjouit la presse ivoirienne. Fratmat parle « d'un exploit retentissant » et « d'une victoire historique », « une première dans l'histoire des confrontations entre les deux sélections, qui confirme la montée en puissance de la génération conduite par le sélectionneur Emerse Faé ». « À Nantes, ajoute Fraternité Matin, les Éléphants ont rugi plus fort que jamais ». De bon augure pour la suite. « À quelques jours du début de la Coupe du Monde 2026, la Côte d'Ivoire confirme ses ambitions, remarque le journal ivoirien, elle démontre qu'elle possède désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du globe. Quant aux Bleus, cette défaite inattendue laisse apparaître plusieurs interrogations avant leur ultime match de préparation contre l'Irlande ». À lire aussiLa Côte d'Ivoire s'offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial
Chaque semaine, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du vendredi 5 juin 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La photo du jeune Nhlamulo Sambo, 18 ans, est partout dans la presse sud-africaine : c'est l'une des trois victimes des violences du week-end dernier dans un bidonville de Mossel Bay, ville côtière dans la province du Cap-Occidental. Les deux autres victimes sont des ressortissants mozambicains. Le jeune homme, de nationalité sud-africaine, aurait été pris pour un étranger… « Les manifestations contre la présence d'étrangers illégaux avaient débuté dans le bidonville d'Asla Park vendredi dernier, explique le Mossel Bay Advertiser, et dès le lendemain, la situation s'était envenimée, entraînant l'incendie de plusieurs maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. » Le bilan est donc de trois morts et « plus de 400 Mozambicains ont été évacués de Mossel Bay et une centaine de ressortissants étrangers reçoivent encore de l'aide », pointe le Cape Times. Le Cape Times qui précise que ces « troubles de Mossel Bay font suite à des incidents similaires survenus dans tout le pays. (…) À l'origine de plusieurs de ces manifestations contre les étrangers sans papiers : le groupe anti-immigration March and March, relève le quotidien sud-africain, un groupe qui brandit la menace d'une grève générale le 30 juin si le gouvernement ne répond pas à ses revendications. Des informations font état de groupes d'autodéfense [au sein de ce groupe] contrôlant les papiers d'identité des étrangers et contraignant les petits commerces tenus par des non-Sud-Africains à fermer leurs portes. » Le groupe extrémiste March and march… En fait, relève Le Monde Afrique, « l'Afrique du Sud connait des tensions xénophobes allant jusqu'à la violence depuis près de vingt ans. Les populations immigrées prises pour cibles sont notamment d'origine africaine et asiatique. » Et « depuis plusieurs mois, le pays est le théâtre de manifestations portées par des groupes qui se revendiquent anti-immigration illégale. Parmi les mouvements impliqués, on retrouve (donc) ce groupuscule extrémiste March and March. Leurs rassemblements virent souvent à la chasse à l'homme, de quoi terrifier les personnes immigrées et pousser leurs gouvernements d'origine à organiser leur rapatriement. » Ce groupe, « créé l'année dernière, précise Le Point Afrique, se présente comme une organisation civile de lutte contre l'immigration illégale, qu'il juge responsable du chômage et de la criminalité, qui est très élevée. March and March affirme ne dénoncer que l'immigration illégale, ce que les victimes de leurs actions contestent. À Durban, l'épicentre des récentes manifestations, environ 500 étrangers se sont réfugiés près d'une station de police, affirmant avoir été victimes d'intimidation ou d'expulsion de leur domicile. Les autorités, qui les ont ensuite transportés dans un centre de réfugiés, ont indiqué que seules deux personnes étaient en situation irrégulière. Malgré les efforts du gouvernement de Pretoria pour désamorcer la situation – il a notamment convié les représentants de March and March à des discussions au sujet de l'immigration illégale –, le groupe reste intransigeant, relève encore Le Point Afrique : il exige le départ ou la déportation de tous les immigrés illégaux avant le 30 juin, date à laquelle il menace d'organiser un blocage national. » Évacuations massives… Conséquence de ces manifestations xénophobes et de ces menaces, pointe le Daily Maverick : « Des centaines de ressortissants étrangers sont évacués d'Afrique du Sud par leurs gouvernements respectifs. Le Nigeria prévoit de rapatrier par avion entre 2 000 et 4 000 de ses ressortissants. Le Mozambique a déjà évacué par bus 545 personnes et se tient prêt à en rapatrier davantage. Le gouvernement malawite a annoncé cette semaine qu'il aiderait également ses ressortissants à quitter l'Afrique du Sud. Et la semaine dernière, le Ghana a affrété un vol pour rapatrier 297 Ghanéens. » Mieux réguler l'immigration… Enfin, The Star, autre quotidien sud-africain, met en avant cette contradiction : « L'Afrique du Sud veut s'ouvrir aux marchés africains tout en refoulant les migrants africains. (…) Des secteurs entiers de l'économie informelle dépendent du travail transfrontalier, tout en feignant publiquement d'ignorer cette dépendance : agriculture, construction, travail domestique, hôtellerie. Ces secteurs ne pourraient fonctionner à leur échelle actuelle sans travailleurs étrangers. » Et le Star de hausser le ton : « Un État incapable de gérer les entrées et les sorties du territoire n'exerce pas sa souveraineté. L'Afrique du Sud a besoin d'une administration de l'immigration fonctionnelle, d'une application crédible de la loi et d'une réglementation du marché du travail efficace. » À lire aussiEn Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : les 5 ans d'Epsiloon et la multiplication des deadbots est-elle en train de changer notre rapport à la mort ? Mathieu Nowak, Sciences et Avenir : Les bienfaits de la marche Philippe Henarejos, Ciel & espace : Rendre Mars habitable, est-ce souhaitable ? Dylan Beiner, Science&Vie : Le mystère de la planète qui n'était pas à la bonne place Elsa Couderc, The Conversation : Les algorithmes évolutifs, une piste pour rendre les IA plus sobres. Musiques diffusées dans l'émission Areski Belkacem, Brigitte Fontaine - Vous et nous Ben Mazué - Quand je marche Camille - Mars is no fun Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.
Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Muriel Valin, Epsiloon : les 5 ans d'Epsiloon et la multiplication des deadbots est-elle en train de changer notre rapport à la mort ? Mathieu Nowak, Sciences et Avenir : Les bienfaits de la marche Philippe Henarejos, Ciel & espace : Rendre Mars habitable, est-ce souhaitable ? Dylan Beiner, Science&Vie : Le mystère de la planète qui n'était pas à la bonne place Elsa Couderc, The Conversation : Les algorithmes évolutifs, une piste pour rendre les IA plus sobres. Musiques diffusées dans l'émission Areski Belkacem, Brigitte Fontaine - Vous et nous Ben Mazué - Quand je marche Camille - Mars is no fun Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.
« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».
Un mot barre la Une du Parisien Dimanche : « Légendaires ». En photo, les joueurs du PSG, sur la pelouse, explosant de joie, réunis autour de leur coupe… « "Une fois c'est historique, deux fois c'est légendaire" scandaient les supporters avant le coup d'envoi. Comment-leur donner tort ? » interroge le Parisien Dimanche. « Un titre inscrit un nom au palmarès ; deux d'affilée font entrer dans un cercle dont les membres se comptent sur les doigts des deux mains ». « Paris est mythique », s'exclame de son côté l'Equipe, avec là encore une photo des joueurs du PSG célébrant leur victoire, la coupe brandie au-dessus des têtes. L'Equipe qui vibre à l'unisson du Paris Saint-Germain, évoquant « une deuxième étoile qui éclaire le destin du PSG d'une lumière aveuglante ». Revers de la médaille : la soirée a été émaillée d'incidents parfois violents, en France. La Tribune Dimanche fait le compte : « 416 personnes interpellées, 7 policiers blessés ». Prêts pour la présidentielle de 2027 Certains hebdomadaires semblent avoir choisi leur candidat, à moins d'un an de l'élection présidentielle en France. Le Nouvel Obs, qui a toujours eu le cœur à gauche, affiche en Une la photo de Raphaël Glucksmann, dans une harmonie de couleurs : les yeux bleu gris du député européen, s'accordent avec un fond bleu-gris du plus effet. « Il est impératif que la gauche démocratique et écologiste s'emploie à redonner un espoir aux Français et propose une alternative à la vague nationale-populiste qui menace de déferler », estime le Nouvel Obs, qui poursuit : « C'est le credo de celui qui prétend rassembler la gauche non mélanchoniste ». Raphaël Glucksmann, le leader de Place Publique, qui n'est pas encore officiellement candidat, publie un livre intitulé « Nous avons encore envie » dont l'hebdomadaire, publie des extraits, vantant « l'audacieux contrat patriotique » proposé par le futur candidat. « Glucksmann, nous dit le Nouvel Obs, veut reprendre à l'extrême droite le monopole du drapeau, de l'identité et du sentiment d'appartenance nationale ». Mais l'eurodéputé n'a pas la partie gagnée, loin de là. Le Nouvel Obs évoque « la critique lancinante du candidat parisien aveugle aux souffrances des Français ». Ce que ne manque pas de souligner les socialistes (qui ont leurs propres ambitions). Patrick Kanner, le chef des sénateurs socialistes déclare ainsi : « Raphaël est un gars honnête et sincère, mais ce n'est pas lui faire injure de dire qu'il ne connaît pas le pays ». Déjà en campagne À droite, Le Point semble miser sur Bruno Retailleau. L'hebdomadaire conservateur a suivi le candidat Les Républicains, lors d'un déplacement à Kiev, « son premier déplacement de campagne à l'étranger ». Le Point un brin admiratif car, lorsque les sirènes d'alerte résonnent dans la capitale ukrainienne, Bruno Retailleau « ne cille pas ». À Kiev, le candidat LR a rencontré « une demi-douzaine d'officiels », « pas vraiment du premier cercle », remarque le Point, « il est finit le temps où il était ministre ». Mais cela n'arrête pas Bruno Retailleau. « Il questionne, engrange des connaissances. Très prolixe sur le narcotrafic, les Frères musulmans et le régime algérien, raconte l'hebdomadaire avec un certain enthousiasme, il creuse désormais sa réflexion sur les sujets de défense, tente de se forger une stature internationale, celle d'un homme d'État capable de donner la réplique à Poutine, Trump ou Xi Jinping ». Long silence « L'affaire » Patrick Bruel, chanteur et ex-idole des jeunes, accusé de viols et d'agressions sexuelles, suscite de nouveaux commentaires. « Au total, rappelle le Nouvel Obs, trente femmes l'accusent de violences sexuelles sur les trente-cinq dernières années ». Patrick Bruel, 67 ans, se dit innocent. « Que l'on s'entende, souligne Marianne, la présomption d'innocence vaut pour pour une accusation comme pour mille. En revanche, l'argument du "parole contre parole" tient difficilement lorsque le rapport est de trente contre une ». Le Nouvel Obs a interrogé l'anthropologue Mélanie Gourarier, spécialiste de l'étude des masculinités et de l'hétérosexualité. « Comment expliquer ce long silence autour de ces violences sexuelles, alors que "tout le monde savait" selon des témoins cités dans la presse ? », demande l'hebdomadaire. « D'abord parce que la parole est coûteuse pour les victimes, répond-elle. Témoigner porte un coup à leur carrière et génère souvent une rupture biographique, bouleverse toute la vie intime, explique Mélanie Gourarier qui remarque que « par ailleurs, la justice encourage ce silence. Moins de 10% des plaintes donnent lieu à une condamnation. Le message est clair : le coût de la parole est élevé et le criminel a peu de chances d'être condamné ». L'anthropologue évoque aussi une « responsabilité collective », portée par l'entourage des auteurs de violences sexuelles. « On reproche aux victimes de ne pas avoir parlé "assez vite"», souligne-t-elle, « mais les personnes de l'entourage sont témoins, voire facilitatrices et elles ne parlent pas ». Un silence qu'il est sans doute temps de briser...
À Kinshasa, c'est un article du Potentiel qui rappelle que « la résurgence de l'épidémie d'Ebola intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile ». C'est dans ces conditions que Tedros Adhanom Ghebreysus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, est arrivé hier à Kinshasa. « Avant son arrivée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri considérée comme l'épicentre de l'épidémie, poursuit le Potentiel, le patron de l'institution onusienne a adressé un message mêlant solidarité, compassion et inquiétude face à la gravité de la crise. » Il a donc prononcé ces mots : « Je lance un appel direct à toutes les parties en guerre dans cette région : s'il vous plaît, déclarez un cessez-le-feu. Même brièvement. Même juste assez pour laisser passer les agents de santé. Des gens meurent d'Ebola alors qu'ils n'ont pas à mourir. Des enfants sont malades (…) Je vous en supplie, je vous en implore : donnez-nous l'espace pour aider les personnes qui en ont le plus besoin. » « Pour l'OMS, précise le Potentiel, l'urgence est désormais de garantir un accès humanitaire sécurisé, afin de permettre aux équipes médicales d'intervenir rapidement dans les zones touchées. » À lire aussiEbola: les restrictions à la frontière ougandaise avec la RDC inquiètent les milieux des affaires « C'est bon à prendre, même si... » En France, le « Code noir » a été officiellement abrogé hier jeudi, ce qui suscite un commentaire quelque peu sceptique du journal Aujourd8. Ce code organisait l'esclavage dans les colonies françaises, et n'avait jamais été abrogé dans le droit français. C'est donc chose faite à l'Assemblée nationale, le Sénat devra lui aussi se prononcer, peut-être le mois prochain. « C'est bon à prendre, même si… » commente Aujourd8. Et le journal burkinabé poursuit ironiquement : « Après la remise des œuvres d'art pillées sur le continent, voici venue l'heure de supprimer une ordonnance du 17e siècle, qui n'a plus cours, mais supprimée ainsi, marque encore un pas vers les actes de contrition d'une ex-métropole qui a vraiment fait de vilaines choses en Afrique ». Toutefois, l'abrogation du Code noir ne suscite pas plus d'enthousiasme que cela. « En attendant que le Sénat français donne son imprimatur ou retoque le texte, conclut Ajourd8, c'est déjà bon à prendre, même si cela ne change rien au fond dans ce qu'on appelle souvent impudiquement "descendants d'esclaves". » À lire aussiAbrogation du Code noir: «La France regarde dans le miroir de son propre passé» Une affaire de viol présumé sur une petite fille au Cameroun Le Journal du Cameroun nous explique que deux enquêtes ont été ouvertes « après une suspicion de viol sur une élève de deux ans à Ozda », un quartier de Yaoundé. Une enquête est menée par la direction régionale de l'Éducation et une autre par des officiers de police judiciaire. « Dans une vidéo, explique le Journal du Cameroun, la mère de la fillette a porté à l'opinion la dénonciation selon laquelle son enfant a subi un abus par voie anale et par le vagin. » La famille a fait faire des examens qui, selon elle, ont révélé « des traumatismes ». La famille suspecte par ailleurs que les faits se sont déroulés dans l'école fréquentée par la petite fille. « Mais l'établissement scolaire, précise le Journal du Cameroun, manifeste un refus et accuse les parents de vouloir ternir son image. » Une affaire qui suscite l'indignation. Hier matin, explique le quotidien camerounais, « des habitants du quartier Ozda, en colère, ont débarqué en masse à l'établissement scolaire pour manifester leur indignation et demander que justice soit faite ». Signe que les choses sont prises au sérieux, le ministre de l'Éducation et la ministre de la Promotion de la femme et de la famille se sont rendus dans l'établissement scolaire mis en cause. Cette dernière a « prescrit une enquête sociale urgente et la prise en charge psychosociale de l'enfant et de la famille ». « Une clinique d'écoute psychosociale pour les autres parents et le personnel de l'école sera également mise en place. » Reste à savoir si cela suffira à calmer l'indignation et la colère des familles. À lire aussiCameroun: une vidéo d'un homme violemment battu dans un supermarché chinois crée la polémique
Chaque semaine, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du vendredi 29 mai 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
Bientôt 15 jours que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a classé l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC en « urgence de santé publique de portée internationale ». Depuis, le virus poursuit sa course meurtrière, avec plus de 200 morts. Avant-hier, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, « le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, et le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, ont annoncé qu'environ 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola étaient actuellement suivies, dont 101 cas confirmés, tandis que 3 600 cas contacts faisaient l'objet d'une surveillance rapprochée. (…) Les autorités congolaises reconnaissent que la bataille sera longue, pointe encore Le Forum des As. La riposte pourrait s'étendre sur trois à six mois, selon l'évolution de la courbe de contamination. (…) Pour Kinshasa, contenir rapidement la propagation du virus tout en rassurant les populations reste désormais le défi majeur des semaines à venir. » Défiance et colère… Et parmi les priorités, note encore le quotidien kinois : les enterrements sécurisés… En effet, relève Le Monde Afrique, « les enterrements sont à haut risque pour la propagation du virus Ebola. Le contact avec le corps des défunts est un des principaux modes de transmission de la maladie infectieuse. Depuis l'officialisation de l'épidémie, les autorités s'attellent donc à sécuriser ce rite. Mais les distanciations imposées aux proches des morts suscitent de la défiance. » Témoin, cette vidéo, transmise au Monde Afrique par une source humanitaire. Les faits se passent à Kyondo, dans la province du Nord-Kivu. On y voit « une foule en colère s'en prendre à des soignants vêtus de blouses bleues, de masques et de gants chirurgicaux, pour les empêcher de charger un cercueil dans leur véhicule. (…) Lors des dernières secondes de cette vidéo d'une minute, le couvercle du cercueil est arraché par un des membres de la foule. À l'intérieur de la bière, on distingue un sac mortuaire blanc dans lequel se trouve une des quelque 220 personnes probablement emportées par la nouvelle flambée épidémique. » « À Mongwalu, principal foyer de propagation situé dans l'Ituri, rapporte encore Le Monde Afrique, la tension fut telle, dimanche dernier, que les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air pour disperser la foule. "Des jeunes fidèles catholiques ont assiégé l'hôpital pour tenter de récupérer le corps d'un pasteur populaire et d'organiser eux-mêmes son enterrement, ce qui n'est pas possible compte tenu de l'épidémie", relate un élu local. » Des patients en fuite… Toujours à Mongwalu, rapporte Afrik.com, « des tentes d'isolement construites avec l'appui de MSF, Médecins sans frontières, ont été incendiées le week-end dernier par un groupe non identifié. 18 patients suspectés ou atteints d'Ebola, selon le Dr Richard Lokudi, médecin directeur de l'hôpital, ont pris la fuite. Sept autres patients ont profité de la confusion pour s'échapper. Radio Okapi évoque pour sa part 13 malades toujours introuvables sur les 28 personnes que les tentes hébergeaient. (…) Cette fuite de patients constitue l'un des pires scénarios pour la riposte, soupire Afrik.com. Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée. Si des patients symptomatiques rejoignent leurs familles, consultent dans des structures informelles ou se déplacent entre villages, la chaîne de transmission devient beaucoup plus difficile à reconstituer. » Stopper la propagation ! La crainte est maintenant que le virus franchisse des frontières… « L'Afrique mobilise près de 500 millions de dollars pour éviter une contagion régionale », pointe Le Journal de Kinshasa. C'est ce qu'annoncent l'Union africaine et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, présents sur le continent. « Objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée d'Ebola ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014. » Déjà en Ouganda, pays voisin, rapporte Jeune Afrique, « deux nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Cela porte à sept le nombre de malades d'Ebola – dont l'un est décédé – recensés dans le pays depuis le début de l'épidémie ». L'Ouganda qui a décidé de fermer temporairement ses frontières hier.
« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
Il s'appelle Rami Abou Jamous et il écrit régulièrement un journal de bord pour Orient XXI. Dans sa dernière collaboration, explique le journal en ligne consacré au monde arabe et musulman, Rami Abou Jamous « dénonce la stratégie de l'armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ». Le journaliste explique ainsi que le 15 mai dernier, « lorsque les Israéliens ont assassiné le commandant des brigades Ezzedine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ils ont bombardé un immeuble résidentiel de 5 étages. » « Tuer 200 personnes parce qu'il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, est-ce "compréhensible" ? » demande Rami Abou Jamous. Il raconte sa conversation avec une amie, qui accuse cet homme du Hamas d'avoir mis des dizaines de personnes en danger. « En tant que journaliste, répond Rami Abou Jamous, je suis une cible. Et malgré cela, j'habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ? » « Non », lui répond son amie. « On ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n'est pas la même chose ». « Mais si », répond Rami Abou Jamous, « pour les Israéliens, c'est la même chose ». « Je sais que je suis sans doute condamné à mort », ajoute-t-il encore. « Elle sort de son couloir de nage » Les critiques accablent Ursula von der Leyen. « Celle que les Européens aiment détester », titre l'Express, qui fait sa Une avec un portrait d'Ursula von der Leyen et nous promet une « enquête sur la puissante présidente de la Commission européenne », « une présidente sans limites », accuse l'hebdomadaire, citant les déclarations « en coulisses » « de dirigeants et diplomates européens », selon lesquels Ursula von der Leyen « sort de son couloir de nage », « déborde les contours du coloriage ». Que lui reprochent-ils exactement ? De se comporter comme un chef d'État. « Elle agit comme si elle en était un, mais n'en a que les attributs protocolaires », remarque l'Express. « Elle est exposée politiquement sans avoir la légitimité d'un exécutif normal ni le mandat pour conduire la politique étrangère et de défense de l'Union [...] Plusieurs élus l'ont rappelée à l'ordre : "Qui êtes-vous pour décider seule de la position diplomatique de l'Union européenne ?" » Critique reprise par Michel Barnier, l'ex-négociateur du Brexit : « Tout le monde voit bien à Bruxelles que sa gestion est très solitaire à un moment où l'Europe a tant besoin de collégialité ». La vie après le Brexit C'est le dixième anniversaire du Brexit. Et il n'y a pas de quoi faire la fête si l'on en croit Le Point qui titre en Une : « Brexit, la gueule de bois. » Et l'on retrouve Michel Barnier, signataire d'une tribune sans ménagement : « Dix ans après le référendum sur le Brexit, dit-il, une vérité s'impose : contrairement aux promesses de ses promoteurs, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'a ni restauré la prospérité britannique, ni permis un meilleur contrôle des frontières, ni renforcé la souveraineté du pays […] Aucun pays européen ne retrouvera seul sa souveraineté, dans le monde tel qu'il vient ». À quoi ressemble la vie, dix ans après le Brexit ? Le Point a choisi d'aller à Birmingham, la deuxième ville du pays qui, nous dit-il, « affronte une crise identitaire ». « À Sparkhill, quartier au sud de Birmingham [...] des femmes en burqa déambulent dans des artères bordées de bâtisses en brique rouge. Des commerces vendent des abayas et autres "biens islamiques" ». « Il souffle un vent mauvais à Birmingham, comme dans tout le royaume, en plein malaise identitaire », assure Le Point. « Le scandale des OQTF » Et en France, qu'en est-il ? Le Nouvel Obs livre un point de vue différent sur l'immigration, s'inquiétant de ce qu'il appelle « le scandale des OQTF ». OQTF, comme « obligation de quitter le territoire français ». Pour développer son point de vue, l'hebdomadaire prend l'exemple de Souleymane, jeune ivoirien « qui vit en France depuis dix ans. Il a des diplômes et un CDI, un contrat à durée indéterminée, il est inséré socialement, professionnellement ». Arrivé en France avec un visa touristique, « il a accompli les démarches pour obtenir son titre de séjour. En vain, car il est frappé d'une OQTF. » « Une absurdité française », accuse le Nouvel Obs, car nous dit-il, « loin de se concentrer sur les cas de délinquants étrangers dont le sigle OQTF a fini par devenir le sinistre synonyme [...] l'inflation des expulsions prononcées touche en réalité de plus en plus de gens qui, comme Souleymane, travaillent en France ». Pour Le Nouvel Obs, pas de doute : « Il est grand temps, à un an de l'élection présidentielle », « de poser ces questions » liées à l'immigration du travail, et « d'y répondre ».
L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l'ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l'organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ». Que s'est-il passé exactement ? « D'après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d'un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l'avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. » Une situation qui renforce l'inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l'un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d'Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d'enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. » À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Insécurité La question de la sécurité, durant l'épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l'ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l'entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s'observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l'absence de dispositif de lavage des mains. » Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L'un d'eux explique ainsi qu'on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d'accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner. Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l'écho : « Les capacités d'accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n'a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l'arrivée continue de nouveaux cas ». À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri Prudence en Ouganda Face à l'épidémie qui frappe la RDC, l'Ouganda voisin prend des mesures. « L'Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d'Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l'Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor. Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC. » À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas
Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger… « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ? » Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée : « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano