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Ça peut vous arriver
ARNAQUES - Matchs de foot, fausses ordonnances... La revue de presse de Johanna Boubekeur

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 29, 2026 5:57


Chaque semaine, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du vendredi 29 mai 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
ARNAQUES - La revue de presse de Johanna Boubekeur

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 25, 2026 1:39


Chaque semaine, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique de la semaine du 18 mai 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
ARNAQUES - Fraude à la CAF, fausses alertes sur Facebook... La revue de presse de Johanna Boubekeur

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 22, 2026 3:19


Chaque vendredi, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du vendredi 22 mai 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:36


Revue de presse internationale
À la Une: les États-Unis accentuent la pression sur Cuba

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:57


La justice américaine a inculpé hier l'ex-président cubain Raúl Castro, 94 ans. « L'annonce faite par le procureur général par intérim, Todd Blanche, a eu lieu à la Freedom Tower de Miami, où plus d'un demi-million de réfugiés cubains fuyant la révolution cubaine ont été enregistrés entre 1962 et 1974. Qui plus est, le 20 mai, jour anniversaire de l'indépendance de l'île en 1902. Tout un symbole », s'exclame Le Temps à Genève. « Raúl Castro, leader de facto du pays même s'il n'est plus président depuis 2018, est accusé de complot en vue d'assassiner des Américains, pointe le quotidien suisse. En 1996, deux avions civils pilotés par des opposants au régime cubain, membres d'un groupe anti-castriste de Miami, avaient été abattus, faisant quatre morts. Raúl Castro était alors ministre de la Défense et aurait ordonné la manœuvre. » Commentaire du New York Times : « Cet acte d'accusation constitue une escalade spectaculaire dans la campagne de pression multiforme menée par l'administration Trump contre le gouvernement communiste cubain, au moment même où le président Trump cherche à le renverser. (…) En filigrane des accusations portées contre Raúl Castro, il y a l'éventualité, pointe le quotidien américain, que les États-Unis préparent le terrain pour une opération militaire visant à l'exfiltrer du pays, à l'instar de celle menée par les forces spéciales américaines en janvier dernier contre Nicolás Maduro, l'ancien président vénézuélien. » À lire aussiLa justice américaine inculpe l'ancien président cubain Raul Castro La répétition du scénario vénézuélien ? « Raúl Castro est-il le prochain Maduro ? », s'interroge en écho le Wall Street Journal. « Cette inculpation du dirigeant cubain intervient à un moment où le régime de La Havane, privé de son principal bailleur de fonds vénézuélien, est de plus en plus vulnérable. Incapable d'assurer l'approvisionnement du pays en électricité, le régime plonge le peuple cubain dans une situation désespérée. Les États-Unis ont proposé une aide humanitaire, mais, s'exclame le Wall Street Journal, pas tant que les voyous au pouvoir à La Havane pourraient se l'approprier. Il est clair que les États-Unis souhaitent un changement de régime à Cuba, mais on ignore comment cela se produira. On sait en revanche que le dictateur panaméen Manuel Noriega et le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro n'ont été épargnés par les poursuites américaines. » En tout cas, tempère le Washington Post, « il est peu probable que Castro soit extradé vers les États-Unis pour comparaître devant un tribunal et répondre des accusations portées contre lui. Sans la coopération de Cuba, l'inculpation restera probablement symbolique à moins que les États-Unis n'entreprennent des actions énergiques pour destituer Castro. » À lire aussiVenezuela: Alex Saab, un proche de Maduro, expulsé vers les États-Unis Indignation après les images des humiliations subies par les militants de la « Flottille pour Gaza » À la Une également, l'émoi en Israël et un peu partout dans le monde, après la diffusion d'une vidéo de violences perpétrées à l'encontre de militants d'une nouvelle « Flottille pour Gaza », interceptés en mer et détenus dans le sud d'Israël.  Une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben Gvir. « Une véritable propagande de la violence, qui entraîne des scissions au sein même du gouvernement de l'État hébreu et indigne le monde entier », s'exclame Libération à Paris. « Fait très inhabituel, pointe Le Monde, la diffusion de ces images a provoqué des critiques au sein même du gouvernement israélien. » Et en premier lieu de la part du Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Finalement, le ministre Ben Gvir s'est tiré une balle dans le pied, relève Haaretz à Tel Aviv. Car « le but premier de ces “Flottilles pour Gaza“ est d'attirer l'attention sur la situation dans l'enclave palestinienne à un moment où les gouvernements occidentaux semblent de plus en plus enclins à banaliser la catastrophe. » Avec cette vidéo, Ben Gvir leur a donc offert un formidable coup de pub. Qui plus est, poursuit Haaretz, « à l'étranger, ces flottilles sont perçues comme une protestation légitime et courageuse contre la crise humanitaire qu'Israël inflige à Gaza. Si Israël n'a rien à cacher et aucune raison d'avoir honte, pourquoi ne pas laisser les militants poursuivre leur route vers Gaza ? Quel mal cela pourrait-il faire ? » À lire aussiFlottille pour Gaza: une vidéo de militants agenouillés, les mains liées, publiée par Itamar Ben Gvir

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 20, 2026 5:03


Revue de presse Afrique
À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

Revue de presse internationale
À la Une: la menace Ebola

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:01


Un témoignage poignant à lire dans le Süddeutsche Zeitung, celui du docteur Barabak Kano qui lutte contre Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo. Ce médecin-chef de 40 ans, à la tête du Centre neuro-psychopathologique de Bunia, dans la province de l'Ituri, est dépassé par l'afflux des malades : « Les patients sont en proie à une panique totale, affirme-t-il. Ils savent qu'il n'existe ni vaccin ni traitement contre le virus Ebola de la souche Bundibugyo. Lorsque nous effectuons des prélèvements sanguins, nous devons les envoyer par avion au laboratoire de la capitale, Kinshasa. L'attente des résultats est interminable. Il n'y a pas de vols quotidiens entre Bunia et Kinshasa. Les patients sont terrifiés jusqu'à ce qu'ils aient leurs résultats. S'ils sont positifs, leur panique redouble. » Et le docteur Barabak Kano de poursuivre, toujours dans le Süddeutsche Zeitung : « La situation est catastrophique. Nous n'avons même plus de salles d'isolement. Nous manquons de tout : médicaments, combinaisons de protection, lits, matelas. Quand quelqu'un décède, les infirmières brûlent les matelas. Du coup, il y en a de moins en moins. Il y a deux jours, le ministre de la Santé de Kinshasa était ici avec une importante délégation. Le gouvernement met tout en œuvre pour endiguer l'épidémie. Les organisations humanitaires coordonnent également leurs efforts, mais elles ne sont pas encore sur le terrain. Nous sommes engagés dans une course contre la montre, conclut le médecin congolais. Il faut agir maintenant, immédiatement. Sinon, ce sera une catastrophe. » Un médecin américain contaminé Depuis l'annonce de la contamination d'un médecin américain, les médias d'outre-Atlantique se sont emparés du sujet… « Peter Stafford travaillait comme seul chirurgien dans un hôpital desservant une région reculée de la RDC, lorsqu'il a commencé à se sentir mal samedi, relate le Washington Post. L'Américain a eu de la fièvre et des nausées. Dimanche, son test s'est révélé positif au virus Ebola. Quelques jours plus tard, Stafford était évacué vers l'Allemagne pour y être soigné. (…) Son épouse Rebekah, également médecin, est confinée avec leurs quatre enfants au Congo, précise encore le Washington Post. Elle a été contaminée par une patiente en obstétrique-gynécologie, une femme enceinte à qui elle avait pratiqué une échographie et qui est décédée par la suite. » L'épidémie pourrait durer des mois… Le New York Times a fait les comptes : « Les autorités sanitaires font état de plus de 130 décès suspects et de 540 cas en RDC et en Ouganda, mais les experts estiment que ces chiffres pourraient être bien plus élevés et l'épidémie pourrait durer des mois. (…) La dernière épidémie dans cette région n'a été contenue qu'au bout de deux ans, a déclaré le docteur Anne Ancia, représentante de l'Organisation mondiale de la santé au Congo. » « L'épidémie d'Ebola en RDC inquiète par son ampleur et sa rapidité », renchérit pour sa part Le Temps à Genève. « L'épicentre de l'épidémie se situe en Ituri, une province minière du nord-est congolais où sont actifs de nombreux groupes armés et où le système de santé est défaillant. Des cas suspects et des décès ont aussi été enregistrés dans les provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu'en Ouganda. » Peu de progrès… En effet, pointe Libération à Paris, « cette résurgence du virus Ebola, pour laquelle il n'existe pour le moment pas de vaccin, inquiète d'autant plus qu'elle touche une région déjà fragilisée par les conflits armés et que les déplacements de populations y sont massifs. (…) Médecins sans frontières parle d'une situation "extrêmement préoccupante" (…). L'ONG avait été en première ligne il y a une dizaine d'années, rappelle Libération, quand Ebola avait causé la mort de plus de 11 000 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. À l'époque, Rony Brauman, ex-patron de MSF avait déclaré : "Les épidémies virales sont promises à un brillant avenir en raison du changement climatique, de l'exode rural et de l'accroissement démographique. Il faut donc multiplier les recherches, aussi bien en virologie que dans les sciences sociales en tirant les leçons d'Ebola". Il parlait aussi bien des enseignements à tirer localement qu'au niveau international – aides économiques, coopération. » Et Libération de conclure : « Il est à craindre que sur aucun de ces deux plans, des progrès aient été faits. »

Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:33


Revue de presse Afrique
À la Une: le retour du virus Ebola en RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:05


« C'est une nouvelle qui glace le sang, s'exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l'est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l'Ituri. Et ce n'est pas une simple formalité administrative : l'institution parle d'un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l'OMS a déclenché une alerte internationale. Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s'arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l'Ituri, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ». « Sur l'axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n'utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d'autres doutent de la réalité même de l'épidémie. » Croyances locales Dans cette région de Mongbwalu, « la psychose s'est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L'épidémie s'est déclarée début avril. Et depuis, l'hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d'une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l'espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ». Kinshasa préservée ? À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l'Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ». En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l'Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d'Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ». Nouvelle souche du virus Ce qui est sûr, c'est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L'une d'elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l'est congolais aux grandes villes de la région ». Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L'épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d'anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s'appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ». « L'Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu'on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L'urgence est de voler au secours de la RDC ».

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

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Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:51


Revue de presse française
À la Une: la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 17, 2026 4:48


« Et à la fin, c'est la Chine qui gagne », titre L'Express. « Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, nous dit l'hebdomadaire, l'Amérique fait face à un rival qui menace sa suprématie. » Les journaux reviennent tous sur l'intelligence artificielle, « mère de toutes les batailles » entre Pékin et Washington, glisse L'Express. Pour l'heure, poursuit le titre, « les États-Unis la mènent d'une courte tête grâce aux performances des modèles de langage de ChatGPT et Claude ». Mais une avance en forme de trompe-l'œil. L'économiste Benjamin Bürbaumer, interrogé dans les colonnes du Nouvel Obs, prévient : « Les États-Unis s'épuisent sur le front de l'innovation, tandis que [la Chine], placée juste derrière, bénéficie de l'aspiration. » « Les autorités politiques chinoises, nous dit l'Express, mobilisent massivement l'appareil techno-industriel pour faciliter la commercialisation des produits stratégiques. » D'autant que Pékin bénéficie d'une force de frappe que Washington n'a pas : chaque année, 1,3 million d'ingénieurs sortent de ses universités, contre 130 000 aux États-Unis. « Au même moment, croit savoir l'économiste Benjamin Bürbaumer dans Le Nouvel Obs, la Chine gagne en popularité. » « Au point que la Chine devienne même tendance, martèle L'Express. Sur TikTok, Instagram ou YouTube, le phénomène « Chinamaxxing » vante l'art de vivre à la chinoise. Une opération de propagande jamais vue depuis les années Mao. » Quant aux pays européens, les hebdomadaires sont unanimes : ils sont cantonnés au rôle de spectateur de ce duel. « L'Europe en est réduite à jouer les utilités. Voire les victimes consentantes », s'indigne Le Point. « L'effacement de l'Europe, poursuit le journal, est symbolisé par le sort réservé au Premier ministre Keir Starmer. Pour obtenir un entretien avec Xi Jinping, il a dû donner son feu vert à la construction d'une nouvelle ambassade chinoise au cœur de Londres. » Résultat ? s'interroge l'hebdomadaire. « Une concession dérisoire sur le whisky et une visite de la Cité interdite avec pour unique accompagnateur un guide local. L'image du Premier ministre britannique, errant les mains dans les poches au milieu de la foule, scelle le déclassement de l'ex-puissance coloniale de Hong Kong », sermonne Le Point. À lire aussiSommet Chine-États-Unis: accords commerciaux «fantastiques» pour Trump, la visite «fera date», dit Xi Jinping Dans un an, l'élection présidentielle en France « Ça sent la naphtaline », s'amuse Marianne, qui titre : « Le retour en force des vieux ». Dans presque tous les titres, on évoque la stratégie de François Hollande pour tenter de s'imposer comme le candidat du Parti socialiste en 2027. « Voilà des années qu'il cherche le trou de souris – l'expression lui est presque consacrée », note L'Express. « Sa force, c'est qu'il a été président. Son handicap, c'est qu'il a été président », résume dans les colonnes du magazine Pierre Moscovici, qui fut ministre du dernier quinquennat socialiste. « Sa stratégie, c'est le bordel », résume pour sa part le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dans L'Express, « et puis de réapparaître à la fin, fort de son expérience ». Pendant ce temps, plus au centre, un duel se profile entre Gabriel Attal et Édouard Philippe. Les deux hommes ont tous les deux été Premiers ministres et font valoir leur expérience, rappelle Marianne. « Attal est un bulldozer, pas une voiture-balai soucieuse de récupérer coûte que coûte les indécis et les critiques de son action », estime L'Express. « Edouard Philippe bénéficie d'une image de valeur sûre, de quelqu'un d'ultra compétent », juge pour sa part Marianne. La Tribune Dimanche assure que Gabriel Attal va annoncer officiellement sa candidature « dans les jours qui viennent ». « Tout va maintenant aller très vite », écrit le titre, qui publie une tribune de 500 élus locaux. Tous appellent l'ancien premier ministre à se présenter à l'élection présidentielle. « Parce que Gabriel Attal a montré ses qualités, qu'il a la force de l'expérience, l'audace de proposer et la capacité à agir : il est, pour nous, la personne dont notre pays a besoin » assurent les signataires. À lire aussiPrésidentielle 2027: Raphaël Glucksmann peut-il être le candidat de la gauche? 79e édition du Festival de Cannes « Qui veut la peau du CNC ? », s'interroge M, le Magazine du Monde. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) est l'organe public chargé notamment de financer la création cinématographique, en reversant notamment les taxes perçues sur les ventes de tickets. « La France est dans le top 3 mondial dans trois secteurs, rappelle le patron de l'institution dans les colonnes du magazine, les exportations d'armement, le nucléaire, et le marché du cinéma. » « Le CNC est la définition même d'un outil de souveraineté », poursuit-il. « Une citadelle assiégée », s'inquiète pour sa part le M. Il est la cible « d'attaques répétées, venant notamment de l'extrême droite », « au prétexte, poursuit le journal, que le CNC dilapiderait l'argent des Français pour aider des navets et des films gauchistes pour une rentabilité nulle ». Le M décortique dans ce long papier le fonctionnement de l'institution, notamment les commissions mises en place pour attribuer des avances sur recettes, dont, s'amuse l'hebdomadaire, « le secret des délibérations [...] ferait pâlir d'envie une loge maçonnique ». Le Point, pour sa part, dévoile quelques coulisses de la Croisette. Derrière les paillettes, les robes de soirée et les rivières de diamants, le magazine s'est intéressé aux agents d'image, ces hommes et ces femmes chargés de négocier les contrats entre les acteurs et les maisons de haute couture ou de joaillerie. « Au cinéma cohabitent deux dialectes : celui de la cinéphilie et celui de l'argent », résume l'un de ces agents dans les colonnes du magazine. On apprend ainsi que pour un contrat « full égérie », certaines maisons déboursent « entre deux et trois millions d'euros par an pour une Française, davantage s'il s'agit d'une Américaine ». « Une actrice de niveau A peut facturer 50 000 euros le port d'une parure, 30 000 euros la présence à un dîner, de 15 000 euros à 100 000 euros pour assister à un défilé de mode », poursuit Le Point. À lire aussiCannes 2026: parentalités contrariées au cinquième jour du Festival Enquête sur Reza Pahlavi Le Nouvel Obs s'est intéressé au fils du dernier shah d'Iran dans un long papier, intitulé « La fabrique d'un roi ». Le magazine s'interroge : comment cet héritier en exil « s'est-il imposé en trois ans comme un symbole de l'opposition iranienne ? » « L'histoire commence en février 2023 », raconte L'Obs, en plein mouvement « Femme, Vie, Liberté », puis se poursuit lors de la guerre des douze jours, en juin dernier. Le tout secondé par des interventions dans les médias, une stratégie sur les réseaux sociaux et « tout un écosystème aux financements opaques, où se croisent lobbys d'influence et réseaux politiques », écrit le titre. Le magazine décortique ainsi l'entourage de Reza Pahlavi, galaxie d'influenceurs et de personnages sulfureux qui frôle avec l'extrême droite. M, le Magazine du Monde, consacre lui un article au père de Reza Pahlavi, le dernier shah d'Iran. L'hebdomadaire s'est penché sur sa collection de montres, qui « affole les enchères ». « Des Rolex en platine, des Patek Philippe en or, des Audemars Piguet serties de diamants » qui s'envolent pour des centaines de milliers de dollars dans les salles des ventes. « Cette collection raconte un moment particulier de l'histoire de l'Iran, note le M, elle est le symbole parfait de cette dictature moderniste et pro-occidentale qui a précédé celle des mollahs. » La passion du shah pour les montres suisses, poursuit le magazine, « a finalement surtout nourri le procès en "occidentalité" instruit par son opposition religieuse, qui finit par le renverser. » À lire aussiReza Pahlavi, le fils du dernier chah qui tente de s'imposer comme figure de ralliement en Iran « Gaza, la vie d'avant », une exposition de photographies à Marseille Le magazine du Monde dévoile aussi quelques clichés d'une exposition qui se tient en ce moment dans la cité phocéenne. Le petit-fils du photographe Kegham Djeghalian, fondateur du premier studio photo de l'enclave palestinienne en 1944, expose quelques-uns de ces clichés au Centre photographique de Marseille. On y retrouve de sublimes images en noir et blanc d'enfants qui courent sur la plage, de pique-niques sur des nappes blanches, de mariages, de sourires, d'hommes qui fument le narguilé ou qui jouent au volley. Des photos « d'une bande de Gaza qui n'existe plus », écrit le M, qui rappelle que l'enclave est aujourd'hui « détruite à plus de 80 % ».

Ça peut vous arriver
ARNAQUES - La revue de presse de Johanna Boubekeur

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 16, 2026 5:25


Chaque vendredi, Johanna Boubekeur passe en revue les arnaques du moment qui ont la cote en régions ! Découvrez sa chronique du vendredi 15 mai 2026. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Sahel frappé par une vague de chaleur extrême

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:45


Le mercure atteint parfois les 47 degrés au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rapporte La Nouvelle Tribune. L'agence nationale de la météorologie du Mali prévoit que ces températures dureront au moins jusqu'à lundi prochain, prévient le journal qui rappelle au passage les recommandations à adopter : éviter l'exposition prolongée au soleil, porter des vêtements adaptés ou encore la vigilance pour les personnes les plus fragiles. Ces températures élevées « perturbent plusieurs activités » à Bankass dans la région malienne de Bandiagara, s'inquiète Bamada.net. Le site fait état d'une chaleur « particulièrement étouffante », « des charretiers affirment avoir été contraints de ralentir, voire d'interrompre leurs activités ». Pour Tchadinfos, cela ne fait aucun doute : le réchauffement climatique est la cause de ces phénomènes climatiques extrêmes. Et ils n'ont pas que des conséquences sur les températures. Le site pointe une étude d'une université californienne qui montre que la chaleur fait vieillir plus vite. « Dans les régions les plus exposées, peut-on lire, cela pourrait représenter jusqu'à 14 mois de vieillissement supplémentaire ». « Comprendre et atténuer ces effets apparaît désormais comme une priorité sanitaire mondiale », poursuit Tchadinfos. À lire aussiL'impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb Ouverture de l'Africa CEO Forum ce jeudi à Kigali Plusieurs chefs d'État ont fait le déplacement au Rwanda pour ce rendez-vous annuel du secteur privé africain. Gabonreview relate notamment l'arrivée hier de Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président gabonais, nous dit le site, entend « nouer des partenariats » dans plusieurs secteurs, « infrastructures, énergie, agro-industrie, numérique et transformation locale des ressources naturelles ». « Un message calibré pour des interlocuteurs qui attendent du Gabon des signaux clairs, au-delà des discours », poursuit Gabonreview. « Un agenda d'affaires chargé », titre pour sa part Guinéematin à Conakry. Mamadi Doumbouya a fait le voyage accompagné d'une importante délégation. C'est même « le premier déplacement international d'envergure du Guinea Development Board (GDB), créé par décret présidentiel en mars dernier », nous dit le site. L'Africa CEO Forum est coorganisé par Jeune Afrique. Le magazine raconte le discours, hier à la tribune, de Paul Kagamé. Le président rwandais a dénoncé « le double discours des grandes puissances ». « D'un côté, ils viennent nous donner des leçons sur les droits humains et de l'autre, ils viennent nous prendre nos minerais. On ne doit plus attendre de se faire arnaquer » a-t-il lancé devant un public hilare, écrit le magazine. Retour sur le voyage du président taïwanais en Eswatini C'était il y a deux semaines, mais le New York Times dévoile les coulisses de ce déplacement dans une longue enquête, « au cœur de la mission secrète visant à transporter le président taïwanais en Afrique ». Le quotidien raconte les tentatives de la Chine pour tuer ce déplacement dans l'œuf. L'Eswatini est le seul pays africain à reconnaitre Taïwan, et pour se rendre dans le petit royaume enclavé d'Afrique australe, il faut traverser l'espace aérien des alliés de Pékin. « Un jeu du chat et de la souris à haute altitude », commente le New York Times. Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont retiré l'autorisation de survol de leur espace aérien. Pour contrer cette interdiction, rapporte le journal, Lai Ching-Te et son équipe ont emprunté l'Airbus A340 du roi Mswati III. « Son voyage était un secret pour presque tout le monde à Taïwan, y compris au sein du gouvernement », explique le New York Times. « Afin d'alléger l'appareil et d'économiser du carburant, peut-on lire, les passagers n'étaient autorisés qu'à emporter des bagages cabine. » « L'avion a survolé l'espace aérien de Madagascar et de l'île Maurice ; selon les autorités taïwanaises, aucun des deux pays ne semblait savoir qui se trouvait à bord. » À lire aussiEswatini: le président taïwanais en visite, après un premier rendez-vous reporté sous la pression chinoise

Les digital doers - ceux qui font le e-commerce
[ Revue de Presse Hebdo | Retail - E-commerce ] 15 mai 2026

Les digital doers - ceux qui font le e-commerce

Play Episode Listen Later May 15, 2026 25:50


La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Sandra Zimmerli

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 15, 2026 4:51


Revue de presse Afrique
À la Une: le Sénégal victime d'une nouvelle cyberattaque

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:45


« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 13, 2026 5:00


La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 12, 2026 4:43


Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:48


Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures.  D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal.  Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen.  « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Sandra Zimmerli

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 11, 2026 4:43


Revue de presse française
À la Une: en Ukraine, continuer d'informer sous la menace des drônes

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 10, 2026 5:06


Un reportage dans les pages du Nouvel Obs suit le quotidien de Vassyl Savych, rédacteur en chef du Bulletin de l'Aube, qui livre son hebdomadaire chaque semaine en ukrainien, à quelques kilomètres de la ligne de front avec l'armée russe. Au fur et à mesure que l'article se déroule, la tournée prend forme : « à l'arrière du véhicule, une cargaison inattendue : rien qui ne puisse sauver une vie, rien qui ne puisse en ôter une. » Des exemplaires de l'hebdomadaire local, que Vassyl distribue lui-même dans les villages de première ligne. « Le journal ne lui rapporte plus rien, explique le Nouvel Obs, mais pour les habitants qui n'ont pas fui, il s'agit parfois de la seule information fiable de la semaine ». Le rédacteur en chef se rend dans des villages proches du front,« désormais hors des circuits postaux et humanitaires. La plupart se trouvent dans la zone de la mort », raconte le Nouvel Obs, qui évoque les visages familiers, et les sourires fugaces des gens que Vassyl salue chaleureusement, avant de reprendre le volant, tout en scrutant le ciel pour vérifier qu'aucune drone russe ne patrouille. « Pour les quelques habitants de ces villages, résume l'article, sa venue vaut davantage que les nouvelles qu'il apporte : la preuve que le monde extérieur demeure, et que la guerre n'a pas tout englouti. » Matthieu Pigasse, le millionnaire de gauche qui s'impose dans le paysage politico-médiatique français « À un an de la présidentielle, l'homme d'affaire cherche à peser dans le débat, appelant au rassemblement de la gauche. Au point d'avoir des ambitions élyséennes ? » s'interroge La Tribune Dimanche, qui lui consacre un portrait dans ses pages.  « Sans invitation et sans mandat électoral, il se rêve un rôle d'influence à gauche, et pourquoi pas même un destin présidentiel. Dès lors, il multiplie les rencontres avec les cadres des partis : Olivier Faure, Clémentine Autain, et se vante d'être "copain" avec Mélenchon », précise le Point.  Mais « au sein des partis, peu connaissent réellement le personnage, tempère La Tribune Dimanche, tous le saluent de s'être engagé dans la bataille culturelle contre l'extrême droite. » Car c'est là le cœur de son action depuis plusieurs années :« Hanté par le 21 avril 2002, quand le leader du Front national Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de l'élection présidentielle, le financier s'investit de plus en plus dans la lutte contre l'extrême droite et la droite radicale. Et met ses médias, dont Radio Nova, au service de ce combat », résume Le Nouvel Obs.  Le sommet Africa Forward s'ouvre ce lundi au Kenya « Pour la première fois, un sommet Afrique - France est organisé dans un pays non francophone, remarque Le Nouvel Obs, face au déclin de son influence au Sahel, puis en Afrique de l'Ouest, Paris mise sur les puissances anglophones. » « Le choix du Kenya ne doit rien au hasard, analyse l'hebdomadaire, le pays offre une stabilité politique, une économie dynamique, et surtout il représente l'avantage de ne pas avoir de passif colonial avec la France, et donc pas de contentieux mémoriel. » « Au-delà de l'économie, la France cherche à renforcer la coopération sécuritaire, tout en démilitarisant son approche. Après le traumatisme sahélien, l'heure est à une coopération de défense centrée sur la formation et le renseignement », poursuit le journal, avant de rappeler que Paris a signé un accord de défense en octobre 2025 avec Nairobi. Ces IA qui nous veulent du bien, parfois trop « L'IA, au moins, elle me comprend », voilà quelque chose que vous avez peut-être pensé en votre fort intérieur, s'il vous arrive parfois de vous confier à une IA conversationnelle. C'est aussi le ressenti partagé par l'une des personnes interrogés par La Croix hebdo sur le sujet, qui en a d'ailleurs fait le titre de son dossier.  Une retraité en froid avec sa famille, une jeune femme préoccupée par l'état de son couple, ou encore un trentenaire en proie à l'anxiété : tous utilisent l'IA comme une « béquille existentielle », constate le journal, en lui confiant quotidiennement leurs inquiétudes et leurs états d'âme. Et l'IA abonde toujours dans leur sens : « Elle m'écoute, elle n'est pas là pour me contrarier », raconte par exemple Monique, âgée de 92 ans.  « L'IA est programmée pour aller dans notre sens. À force d'échanger avec elle sur le mode de la confidence, on risque de désapprendre certains savoirs sociaux, met en garde la philosophe Anne Alombert dans les colonnes de La Croix, et notamment, le fait de savoir composer avec l'autre, avec sa différence, et surtout de savoir s'enrichir de cela. » « Le problème est que le chatbot valide des croyances potentiellement erronées et peut encourager des comportements à risques comme l'isolement social, au lieu d'orienter vers un professionnel de santé », s'inquiète Le Point. Plus grave, il peut fournir des informations inexactes.  « Plus on entraîne le chatbot à être chaleureux et amical, plus il a tendance à donner des réponses incorrectes, a du mal à corriger les fausses vérités, voire les théories du complot énoncées par l'utilisateur », précise à l'hebdomadaire Luc Rocher, auteur d'une étude sur le sujet.  Le Point conclut par une ultime mise en garde : « À trop vouloir confier ses états d'âme, on en oublie qu'une IA n'en a pas grand chose à faire, aussi chaleureuse soit-elle. » 

Revue de presse Afrique
À la Une: le Nigeria inquiet face aux tensions xénophobes en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 8, 2026 3:58


« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ».  « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison. 

La Revue de Presse
La Revue de Presse du 8 Mai 2026

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later May 8, 2026 6:24


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Les digital doers - ceux qui font le e-commerce
[ Revue de Presse Hebdo | Retail - E-commerce ] 8 mai 2026

Les digital doers - ceux qui font le e-commerce

Play Episode Listen Later May 8, 2026 29:12


La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Sandra Zimmerli

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 8, 2026 4:39


La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 7, 2026 3:25


Revue de presse Afrique
À la Une: les «deals de Donald Trump sur la santé de plus en plus critiqués»

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 6, 2026 3:48


Depuis le démantèlement de l'Agence américaine de développement, l'Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d'accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes. La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n'est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d'être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu'entre 2021 et 2025, l'aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l'Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d'accords avec 30 pays du continent. TV5 Monde interdit au Burkina Faso La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s'inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l'arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ». Une histoire touarègue Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d'Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu'il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu'il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l'histoire du Mali à celle de sa propre famille ». Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l'histoire ? », l'interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l'État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n'y a plus d'interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l'exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».

La Presse - La 1ere
La revue de presse - Par Valérie Droux

La Presse - La 1ere

Play Episode Listen Later May 6, 2026 5:41


Revue de presse Afrique
À la Une: au Mali, Assimi Goïta prend le ministère de la Défense

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:38


Après la disparition du ministre de la Défense, Sadio Camara dans les attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des indépendantistes de l'Azawad, le président de la Transition, « Assimi Goïta assure désormais lui-même la fonction de ministre de la Défense et des Anciens combattants, précise Bamada. (…) Cette décision traduit une volonté de pilotage direct des questions sécuritaires à un moment jugé critique pour la stabilité du pays », poursuit le média. « Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l'État sur les résultats obtenus sur le terrain, estime Saheltribune. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d'assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté ». Pour l'épauler dans cette tâche, Assimi Goïta a nommé le général Oumar Diarra, chef d'état-major des armées comme ministre délégué. Une nomination qui complète le dispositif selon le média en ligne car le militaire apporte une « expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations ». Retrait d'Africa Corps Sur le terrain, la junte et son allié russe d'Africa Corps perdent du terrain dans le nord du Mali. « Après avoir quitté la ville de Kidal, le 26 avril, puis celle, plus stratégique, de Tessalit, le 1er mai, des militaires russes et maliens ont entamé un retrait de leur base d'Aguelhok », rapporte Le Monde Afrique qui consacre tout un dossier à la situation au Mali. Selon Luis Martinez, un chercheur interrogé par le journal, les objectifs du Jnim sont triples : « provoquer le discrédit des forces de sécurité dans les régions les plus éloignées de la capitale », tenter d'obtenir « au minimum une acceptation passive des populations » et « faire en sorte que les forces armées maliennes ne soient pas farouchement opposées à eux si, à l'avenir, ils prenaient le pouvoir donc même s'ils les combattent, ils tentent de ne pas les humilier en permanence », poursuit le professeur à Sciences Po. « Le Mali unit l'Algérie et le Maroc »  La situation au Mali préoccupe notamment l'Algérie où s'est ouvert hier un colloque intitulé « l'approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique », rapporte le site algérien TSA. Lors du discours d'ouverture, le chef d'état-major des armées, le général Saïd Chanegriha a fustigé « les agendas extérieurs qui ont fait de certaines crises africaines des arènes ouvertes à la recomposition des rapports de force et d'influence ». L'Algérie estime que le renforcement de la sécurité sur le continent incombe d'abord « aux États eux-mêmes » à travers « la consolidation de leur souveraineté ». « Le Mali unit l'Algérie et le Maroc », note Le Point Afrique qui précise que les dossiers sur lesquels les deux pays s'accordent se comptent « sur les doigts d'une main amputée de quatre phalanges » mais qu'un « Mali qui tangue (...) n'est guère une bonne nouvelle pour la stabilité de la banche sahélienne et de l'Afrique du nord ». Secteur minier impacté par la guerre au Moyen-Orient La presse se fait également l'écho du secteur minier africain rattrapé à son tour par les effets de la guerre en Iran. Avec le blocage du détroit d'Ormuz, « la Chine a décidé de suspendre ses exportations d'acide sulfurique » pour favoriser la demande locale, or ce composé chimique est « essentiel à la transformation du cuivre », explique Jeune Afrique. « C'est un coup dur pour les opérateurs miniers en RDC » qui « est le 2e producteur mondial de cuivre ». Les opérateurs pourraient être contraints de réduire leur production car « même en cas de réouverture du détroit d'Ormuz, il faudrait encore trois mois pour un retour à la normale pour les compagnies ».

Revue de presse Afrique
À la Une: les sanctions américaines contre Joseph Kabila

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 4, 2026 3:32


« Kabila, lâché de toutes parts », écrit le Potentiel. Accusé de soutenir les rebelles de l'AFC-M23, l'ancien président congolais est désormais « dans le viseur de Washington qui a décidé de le sanctionner pour son implication présumée dans l'agression rwandaise contre la RDC ». L'ex-chef d'État congolais figure désormais sur la liste noire des personnalités visées par des sanctions économiques américaines. Des sanctions qui impliquent le gel de ses avoirs aux États Unis et l'interdiction de toute transaction avec des personnes ou des entités américaines. « Assiste-t-on à la fin progressive de l'influence politique de Joseph Kabila ? », s'interroge le quotidien congolais. « Marginalisé, contesté et désormais sanctionné, (…) celui qui fut jadis une force structurante du paysage politique congolais semble aujourd'hui en voie d'effacement ». En septembre 2025, l'ancien président avait déjà été condamné à mort par contumace par la justice congolaise. Joseph Kabila, lui, dénonce une décision injustifiée, « sans aucune preuve tangible », indique Media congo.net et assure que son engagement reste « intact ». Crise sécuritaire Quel est l'impact de ces sanctions sur la crise sécuritaire dans l'est de la RDC ?, se demande le Pays. Pour le quotidien burkinabé, le « signal est fort (…) mais sera probablement insuffisant pour ramener la paix dans une région où se superposent conflits armés, rivalités économiques, logiques communautaires et ingérences régionales ». Dans son éditorial, Aujourd'hui au Faso se montre plus critique. Donald Trump a décidé de faire entrer en vigueur « l'accord qui donne droit à Washington d'exploiter mines et terres rares » en RDC. Les États-Unis « semblent vouloir pacifier le Nord-Kivu pour exploiter leur dû ».  IA ivoirienne La Côte d'Ivoire veut lancer sa propre Intelligence Artificielle. « Abidjan ne se contente plus de suivre la révolution technologique mondiale, elle entend la dompter », écrit Afrimag. Le gouvernement ivoirien a affiché son ambition : « concevoir une IA qui ne soit pas une simple copie des modèles californiens mais un outil infusé de culture ivoirienne et du patrimoine scientifique local ». Cette IA ivoirienne elle servira, en premier lieu, à la culture du cacao. « En numérisant les savoir-faire liés à l'or brun, la Côte d'Ivoire crée une intelligence sectorielle introuvable ailleurs ». Elle devrait permettre de « sécuriser les récoltes via la détection précoce de maladies » et de « stabiliser les revenus en anticipant les fluctuations des cours mondiaux ». Transformation numérique Pour développer une IA nationale, il faut des données, beaucoup de données, c'est la « matière première essentielle, rappelle Afrik.com. Pour entraîner un système performant, il faut des volumes massifs d'informations fiables et numérisées ». Des données agricoles, des bases statistiques, des documents juridiques, des travaux de recherche… « L'IA ivoirienne dépendra d'abord de la réussite d'une transformation numérique plus large de l'État et de la société. Sans données de qualité, le projet risque de rester symbolique », poursuit le média en ligne. « Sur ce chemin, la Côte d'Ivoire n'avance pas seule », plusieurs pays africains investissent déjà dans l'intelligence artificielle comme le Maroc, le Kenya ou l'Afrique du Sud. « Pour Abidjan, l'intérêt est donc aussi géopolitique : devenir un pôle numérique majeur en Afrique de l'Ouest ».

Autour de la question
Comment la science infuse et se diffuse? Revue de presse scientifique du mois de mai 2026

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 4, 2026 48:30


Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Fiorenza Gracci, Epsiloon : Vaccin anti-cocaïne, la piste Philippe Pajot, La Recherche : La généalogie génétique, bête noire des tueurs en série Philippe Henarejos, Ciel & espace : Mission Artémis, ils ont fait le tour de la Lune François Lassagne, Pour la science : Phytoplancton : une influence planétaire Aurélia Lieberher, Science&Vie : Le cœur influence nos pensées : interoception et autres impacts des organes sur le cerveau Elsa Couderc, The Conversation : Pourquoi lire « j'ai mal » suffit à déclencher la douleur ? Musiques diffusées dans l'émission Suzanne Belaubre - Cosmonaute  Zenzile - Sampling DNA Nneka - Mind vs. Heart Malik Djoudi - Douleur Eric Clapton - Cocaine.

Autour de la question
Comment la science infuse et se diffuse? Revue de presse scientifique du mois de mai 2026

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 4, 2026 48:30


Quelles recherches, quelles découvertes ont retenu l'attention de nos consœurs et confrères de la presse scientifique ce mois-ci ? Avec : Fiorenza Gracci, Epsiloon : Vaccin anti-cocaïne, la piste Philippe Pajot, La Recherche : La généalogie génétique, bête noire des tueurs en série Philippe Henarejos, Ciel & espace : Mission Artémis, ils ont fait le tour de la Lune François Lassagne, Pour la science : Phytoplancton : une influence planétaire Aurélia Lieberher, Science&Vie : Le cœur influence nos pensées : interoception et autres impacts des organes sur le cerveau Elsa Couderc, The Conversation : Pourquoi lire « j'ai mal » suffit à déclencher la douleur ? Musiques diffusées dans l'émission Suzanne Belaubre - Cosmonaute  Zenzile - Sampling DNA Nneka - Mind vs. Heart Malik Djoudi - Douleur Eric Clapton - Cocaine.

Revue de presse française
À la Une: Israël est-il en train de devenir un état paria?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 3, 2026 5:10


Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ».   À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs.   L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ?  « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire.  Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma". 

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À la Une: les obsèques du ministre malien de la Défense Sadio Camara

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Play Episode Listen Later May 1, 2026 4:17


Toute la presse malienne se fait l'écho ce matin de ces obsèques nationales : « La nation rend un dernier hommage au Général d'armée Sadio Camara », titre Maliweb, qui publie de nombreuses photos de la cérémonie. Le journal en ligne précise que « les différents intervenants (…) ont tous salué la bravoure de l'homme, son engagement à vaincre le terrorisme et à restaurer la souveraineté du pays ». Bamada.net souligne que lors de la cérémonie, « le président de la transition, le général Assimi Goïta, a remis à titre posthume, les insignes de Général d'armée à Sadio Camara ». « Le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire », titre de son côté Sahel Tribune, qui raconte : « Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d'un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante et profondément politique. Car Sadio Camara n'était pas qu'un soldat. Il était l'un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition. »  Choc militaire et politique Après les attaques du 25 avril, la presse malienne s'inquiète de l'avenir. C'est le cas notamment du Journal du Mali. « Attaques coordonnées : vers une recomposition inquiétante du paysage sécuritaire », titre le journal : « En plus du choc militaire et politique, cette offensive révèle une évolution majeure : la coopération assumée entre groupes jihadistes et séparatistes, incarnée par le Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans et le Front de Libération de l'Azawad ». « Ce qui distingue ces attaques des précédentes, précise le Journal du Mali, ce n'est pas seulement leur intensité, mais surtout leur degré de coordination. Jamais auparavant une offensive n'avait mobilisé un nombre aussi important de combattants et une logistique aussi complexe, ciblant simultanément des villes éloignées de plusieurs centaines de kilomètres ». Le Journal du Mali cite l'analyste sécuritaire Yacouba Sogoré selon lequel « les attaques du 25 avril s'inscrivent également dans une stratégie plus large, visant à affaiblir l'État malien sur plusieurs fronts. Elles pourraient être liées à une logique d'asphyxie économique et logistique, notamment en lien avec des perturbations dans l'approvisionnement en carburant ». Coordination redoutable Une opération de grande ampleur qu'analyse également Afrik.com. Le site d'information panafricain estime que les attaques du 25 avril « ont profondément ébranlé les institutions du pays. La mort du ministre de la Défense, figure centrale du dispositif sécuritaire, constitue un choc politique d'envergure. Plusieurs villes du Mali, dont Bamako, Kati, Gao et Mopti ont été visées, révélant une coordination redoutable entre groupes jihadistes et rebelles. » « Après plusieurs jours d'absence, remarque encore Afrik.com, le chef de la transition est finalement réapparu publiquement, mettant fin aux rumeurs sur sa situation. Sa visite aux blessés dans un hôpital de Bamako et son déplacement auprès de la famille du ministre décédé sont un retour sur le devant de la scène qui vise à rassurer les populations. Sauf que, conclut Afrik.com, beaucoup de zones d'ombre entourent cette sortie d'Assimi Goïta apparu avec un masque ».  Confirmation russe Enfin, certains médias s'interrogent sur le rôle que peut encore jouer la Russie au Mali. C'est le cas de l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « la Russie maintient son engagement sécuritaire ». « Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, précise l'APA, a affirmé jeudi que Moscou continuera, y compris au Mali, à combattre l'extrémisme et d'autres manifestations négatives ». Réponse de la Russie donc, alors que le Front de Libération de l'Azawad avait « récemment exhorté la Russie à revoir son partenariat avec la junte », rappelle l'Agence de Presse Africaine.

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À la Une: jihadistes et indépendantistes entendent maintenir la pression sur Bamako au Mali

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Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 4:05


« Le blocus est déclaré autour de Bamako, s'exclame Le Monde Afrique. Cinq jours après les attaques coordonnées lancées samedi contre la junte au pouvoir par les rebelles indépendantistes du Nord et des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, ces derniers ont annoncé le siège de la capitale malienne. "À partir d'aujourd'hui, nous bloquons Bamako […]. Personne n'y entrera plus" jusqu'à nouvel ordre, a prévenu un des porte-parole des jihadistes. » Le Monde Afrique qui précise qu'il n'a pas été en mesure de vérifier la réalité de ce blocus. Pour sa part, pointe encore le journal, « la junte, bien que fragilisée face à ces menaces, semble tenir bon. » Du moins à Bamako, où la situation s'est stabilisée. A contrario, « dans le Nord, de plus en plus de localités échappent désormais au contrôle du régime militaire ». Qui a gagné ? De son côté, la presse malienne, notamment le site Bamada, relaye les communiqués rassurants des Fama, les Forces armées maliennes : « les FAMa poursuivent, de manière continue et coordonnée, peut-on lire, des missions de reconnaissance, de surveillance et de neutralisation des menaces terroristes sur plusieurs axes stratégiques du pays », notamment dans les régions de Mopti et Ségou. « Cette dynamique s'inscrit dans une volonté nationale de reconquête totale de l'intégrité territoriale et de restauration durable de la sécurité sur l'ensemble du territoire. » Le site Maliweb rapporte pour sa part les affirmations du média russe African Initiative. African Initiative qui estime que « les Maliens ont rapidement maîtrisé la situation après les attaques dans la région de Bamako. Au bout de 24 heures, l'aéroport a repris ses activités, il n'y a pas eu de crise du carburant, et les banlieues de la capitale ont été débarrassées des jihadistes. Qui a gagné ? La réponse est sans équivoque, s'exclame African Initiative : l'armée malienne et l'Africa Corps ». Autocritique ? Toutefois, le média russe reconnaît que « l'heure est venue de prendre des mesures politiques au Mali. Il s'agit notamment d'une éventuelle autonomie supranationale des Touaregs, qu'il faut transformer en force soutenant l'Alliance des États du Sahel, malgré les divergences entre leurs dirigeants et les gouvernements officiels. Il s'agit également d'une réintégration globale des régions séparatistes — celle-ci implique non seulement un contrôle militaire, mais aussi la création d'emplois et la reconstruction des infrastructures, pour lesquelles Bamako ne dispose pas encore des ressources nécessaires. » African Initiative reconnait donc assez clairement les limites du tout militaire pour venir à bout du problème jihadiste et indépendantiste. La double erreur de la junte ? De son côté, le site Afrik.com estime que les militaires maliens ont commis deux erreurs… « La junte se retrouve au bord du gouffre après avoir tout misé sur deux paris, écrit le site panafricain : la solution militaire russe et le rapprochement avec Rabat au détriment d'Alger. Les deux ont échoué. » En effet, précise Afrik.com, « la stratégie malienne reposait en grande partie sur le soutien russe, d'abord à travers Wagner, puis via l'Africa Corps avec 2 000 soldats déployés. Pourtant, ces dispositifs n'ont pas permis d'enrayer l'insurrection […] et ont connu dès le départ, des difficultés opérationnelles persistantes : manque de réactivité, coordination limitée et matériel sous-utilisé ». Et puis autre erreur des militaires maliens, toujours d'après Afrik.com : leur rapprochement diplomatique avec le Maroc, au détriment de l'Algérie. L'Algérie, qui avec plus de 1 300 km de frontière commune, est directement concernée par l'évolution de la situation au Mali et qui est incontournable, toujours d'après le site panafricain, dans la perspective d'un accord de paix. La France embarrassée ? Enfin, la France hier a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible. » Le Monde Afrique souligne « l'embarras » de Paris face à la crise malienne. Paris qui estime que « les attaques sans précédent du week-end dernier sont la preuve de l'échec des militaires maliens et de leur allié russe. » Paris qui observe, dans le même temps, l'avancée des jihadistes et des indépendantistes. Un scénario similaire à celui de 2012 « qui, un an plus tard, pointe le journal, avait conduit à l'intervention militaire française. »

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À la Une: la Russie impuissante au Mali

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Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 4:11


« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »

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À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

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Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

Revue de presse Afrique
À la Une: le Mali sous le choc

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:20


Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »

Revue de presse française
À la Une: Donald Trump est-il en train de perdre la main?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 5:16


« Troisième mois de guerre au Moyen-Orient, et déjà, le parfum entêtant des impasses stratégiques (…) la posture du matamore a vécu. Elle se fracasse sur la réalité d'un régime iranien que l'on disait affaibli », remarque Bruno Jeudy, dans son éditorial pour la Tribune Dimanche, alors que cette semaine, les hebdomadaires français s'interrogent sur les capacités de Donald Trump à rebondir. « Trump, le début de la fin ? » interroge l'Express, qui compare la guerre au Moyen-Orient à la guerre du Vietnam.  « En un sens, c'est déjà bien pire », constate Jacob Heilbrunn, qui dirige la revue de géopolitique américaine The National Interest. « Car si le Vietnam était un problème isolé qui ne fragilisait ni l'économie mondiale, ni le leadership des États-Unis, les choses sont différentes avec l'Iran (…). Ce conflit annonce peut-être le déclin de l'impérialisme américain. » Le politologue Larry Sabato, lui aussi interrogé par l'Express, estime de son côté que « si la situation actuelle perdure jusqu'en septembre, l'addition sera salée pour les candidats républicains lors des midterms (les élections de mi-mandat) de novembre ». Dans le Nouvel Obs, Pierre Haski estime lui que « Trump a perdu la main ». « La belle mécanique s'est enrayée », souligne l'éditorialiste qui voit lui aussi arriver les élections de mi-mandat en novembre alors que, dit-il, « s'installe le sentiment que le président n'est pas imbattable ». L'élection présidentielle en France vue par les médias étrangers En France, l'élection présidentielle n'aura lieu que dans un an, mais Courrier international remarque que « la course pour 2027 passionne déjà la presse européenne ». Premier exemple, le Temps, en Suisse, voit « une France écartelée en quatre parts (si ce n'est plus) irréconciliables et bien définies », avec "des centres-villes sociaux-démocrates pour ne pas dire bobos" (bourgeois bohêmes) "des bourgeois de province conservateurs", "des lieux reculés ou délaissés, penchant à l'extrême droite et les banlieues à l'extrême gauche" ». En Suède, le Dagens Nyheter s'en prend particulièrement à Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France insoumise, estimant qu'il est « l'un de ces vieux réactionnaires imperturbables qui glorifient leur époque dans l'extrême gauche et se comportent comme s'ils savaient toujours tout, mieux que tout le monde ». Aux États-Unis, The Nation remarque que « les électeurs progressistes semblent désirer ardemment une campagne qui associe des appels à des réformes de base et une dénonciation du statu quo ». Tout en ajoutant : « Une candidature commune semble peu probable ». Vincent Bolloré, « un prédateur » Le monde de l'édition est toujours en ébullition, en France, après l'éviction par Vincent Bolloré d'Olivier Nora, l'éditeur historique de la maison Grasset. À vrai dire, la polémique a désormais dépassé le simple monde de l'édition, et se retrouve cette semaine en Une du Nouvel Obs, avec ce titre : « Vincent Bolloré, le rapt de la culture » ou « comment le milliardaire resserre son emprise réactionnaire ». Le Nouvel Obs résume les faits en quelques mots : « Médias, cinéma, édition… Depuis dix ans, le milliardaire breton s'est lancé dans une croisade acharnée pour faire gagner les idées d'extrême droite. Dernière victime en date : Olivier Nora, PDG de Grasset, brutalement limogé. Solidaires, plus de 200 autrices et auteurs ont claqué la porte de la prestigieuse maison d'édition et revendiquent les droits de leurs œuvres ». Le Nouvel Obs énumère également les médias et les maisons d'édition dont Vincent Bolloré a pris le contrôle : « Canal + en 2015, I-Télé (devenue Cnews) en 2016, Europe 1 en 2021, Plon en 2021 également, Paris Match en 2022, puis le Journal du Dimanche en 2023 ». Et bien sûr les maisons d'édition Grasset, Fayard, et Prisma Presse, ces dernières années. Pour le Nouvel Obs, Vincent Bolloré n'est pas « un mécène éclairé », mais « un prédateur, décidé à fabriquer l'opinion avec, en tête, un agenda politique (…) Il s'est donné les moyens de peser sur l'élection présidentielle de 2027 ».  Un jeune coureur plein d'avenir Le Parisien Dimanche fait sa Une avec un visage juvénile et souriant. « Retenez bien son nom », s'exclame le journal. Il s'appelle Paul Seixas, et « à seulement 19 ans, le Français enchaîne les exploits et devrait être l'attraction du prochain Tour de France. En attendant, il va se mesurer ce dimanche au Slovène Tadej Pogacar, lors de Liège-Bastogne-Liège ». Il est, nous dit le Parisien Dimanche, « un prodige du cyclisme comme la France n'en espérait plus (…) celui qui effacera un jour des décennies de disette tricolore au palmarès du Tour de France ». Et ce ne sont pas les qualités qui manquent à celui qui vient de remporter la Flèche Wallonne : « Paul Seixas ajoute à son talent de cycliste une intelligence "situationnelle", explique le Parisien Dimanche, une maturité remarquable, une capacité à switcher du français à l'anglais ». Il est « la tête et pas seulement les jambes », s'exclame encore le journal pour lequel « Paul Seixas est l'ado qui va nous faire aimer le vélo ». 

Revue de presse Afrique
À la Une: l'arrivée en RDC de migrants expulsés des États-Unis

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 4:21


« Des migrants refoulés des États-Unis découvrent de nouvelles réalités en RDC, titre Africanews. Ils ont passé les cinq derniers jours enfermés dans un hôtel de la capitale Kinshasa : ce n'est pas tout à fait ce à quoi s'attendait un groupe de Latino-Américains, lorsqu'ils ont demandé l'asile aux États-Unis. » « Gabriela, raconte Africanews, une Colombienne de Trente ans, raconte leur calvaire : "je ne voulais pas aller au Congo. J'ai peur, je ne connais pas la langue", explique-t-elle. Elle n'a découvert sa destination que la veille de leur expulsion des États-Unis. » Africanews ajoute : « Laissés pour compte par la politique de l'immigration de Donald Trump, les migrants passent leurs journées sur leurs téléphones portables, à essayer de contacter leurs familles. Aucun d'entre eux ne parle le français, la langue officielle de la RDC. » À lire aussiRDC: à la rencontre des migrants expulsés des États-Unis Trajet menotté Jeune Afrique a également rencontré les premiers migrants expulsés des États-Unis vers la République démocratique du Congo. « Arrivés à Kinshasa il y a cinq jours, ils sont les premiers expulsés de Donald Trump vers la RDC, dernier d'une longue liste de pays à avoir noué avec les États-Unis un accord de sous-traitance migratoire autorisant l'envoi de ressortissants originaires de pays tiers ». « Ce type de partenariat, souligne Jeune Afrique, est devenu un outil diplomatique majeur pour Washington sur le continent africain ». Ces migrants ont raconté le voyage de 27 heures pour arriver à Kinshasa. « Deux de nos interlocuteurs, raconte Jeune Afrique, expliquent avoir passé ce trajet menottés aux pieds et aux mains, pendant les nombreuses étapes du voyage, d'Alexandria, dans l'état de Louisiane, en passant par Dakar et Accra ». Quelles perspectives ont-ils aujourd'hui ? Jeune Afrique a recueilli leurs témoignages : « Ils affirment qu'ils n'ont que sept jours pour trancher entre les deux options qui s'offrent à eux : rester en RDC, pays dans lequel ils n'ont aucune attache et dont ils ne parlent pas l'une des langues nationales, ou rentrer dans leur pays d'origine, en dépit des risques que certains assurent encourir et qui ont été confirmés, dans plusieurs cas, devant des cours de justice américaines ». « C'est une expulsion indirecte, accuse une jeune migrante. Ils nous envoient dans un autre pays pour que là-bas, on nous renvoie chez nous. » Augmentation des frais de scolarité À la Une également, l'inquiétude des étudiants africains en France. C'est Afrik.com qui se saisit du sujet : « La hausse spectaculaire des frais de scolarité des étrangers non européens en France (…) Dès la rentrée prochaine, les tarifs passeront à près de 2 900 euros par an en licence, et avoisineront les quatre mille euros en master, contre des montants jusque-là largement inférieurs. » Afrik.com nous explique que « jusqu'à présent, de nombreuses universités françaises appliquaient des exonérations importantes, réduisant considérablement l'impact des frais différenciés ». Mais, « désormais, ces dérogations seront fortement encadrées ». Quel est, dans cette affaire, l'objectif des autorités françaises ? « À terme, explique Afrik.com, cette hausse devrait permettre de générer plusieurs centaines de millions d'euros supplémentaires. Ce qui offre de nouvelles marges de manœuvre financière aux universités françaises ».   Mais la mesure passe mal du côté des syndicats étudiants qui dénoncent « une mesure qu'ils jugent socialement injuste, et potentiellement excluante pour les étudiants issus de pays en développement ». Selon eux, « l'augmentation des frais risque d'aggraver la précarité d'une population déjà fragile, confrontée à des coûts de vie élevés en France ». La France qui, au total, « accueille plus de 430 000 étudiants étrangers ». Pour le continent africain, « le Maroc demeure le principal pays d'origine ». L'Algérie, elle, « enregistre une croissance notable ». Quant à l'Afrique subsaharienne, elle se distingue, nous dit Afrik.com, par une « augmentation particulièrement marquée du nombre d'étudiants en France ». Le Sénégal notamment, symbolise cette « tendance » à la hausse. À lire aussiFrance: l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne augmentera les frais d'inscription pour certains étrangers

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À la Une: le grand oral de Macky Sall à l'ONU

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Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:14


« Macky abat ses cartes », s'exclame WalfQuotidien. Les auditions des candidats au poste de secrétaire général des Nations unies sont terminées. « Et c'est Macky, ex-président du Sénégal, qui en a porté le dernier coup de marteau hier, souligne le quotidien dakarois, en lançant cet appel : "Dans un monde fracturé comme jamais, nous devons rétablir la confiance et nous devons avoir la volonté d'agir. Et c'est dans le cadre de cette destinée partagée que je cherche à me mettre au service de l'ONU". » Durant cette audition, Macky Sall a abordé de nombreux thèmes, pointe WalfQuotidien : « la réforme du Conseil de sécurité, les changements climatiques, les conflits au Soudan, au Moyen-Orient, entre la Russie et l'Ukraine, la valorisation du multilinguisme au sein de l'ONU, les questions de genre, les droits humains, les financements, le terrorisme, le respect de la souveraineté des États, l'intelligence artificielle et aussi le détail de l'équipe qui pourrait l'accompagner s'il est élu. » Défenseur du multilatéralisme « Macky Sall candidat à l'ONU : un plaidoyer pour un multilatéralisme rénové et efficace », lance le site Xalima. « Dans un contexte international marqué par des crises multiples, Macky Sall a dressé un constat sans détour : "les défis actuels ne sont plus cycliques, mais systémiques", évoquant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les vulnérabilités climatiques et les fractures socio-économiques croissantes. Face à ces tensions, il a défendu avec force le rôle central du multilatéralisme, qu'il considère comme “le cadre indispensable“ pour répondre aux enjeux globaux ». « Macky Sall présente sa vision axée sur le dialogue, l'écoute et la consultation », renchérit DakarActu. « Macky Sall se positionne comme "bâtisseur de ponts" pour diriger l'ONU », pointe Seneplus. Une « fragilité politique de taille » Reste que l'ancien président sénégalais n'a pas que des atouts dans la manche… « Si Macky Sall s'exprime avec l'assurance d'un chef d'État rodé aux arènes internationales, sa candidature repose sur une fragilité politique de taille, s'exclame Afrik.com : c'est le Burundi via son président Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, qui a officiellement porté sa candidature devant l'ONU, et non le Sénégal. Le Sénégal qui a signifié à l'UA qu'il n'avait "à aucun stade endossé" cette initiative, entraînant dans son sillage une vingtaine d'États membres du continent dans l'opposition. L'UA n'a donc pas accordé son quitus collectif à la candidature de Macky Sall. » Que reprochent les autorités sénégalaises à l'ancien président ? Réponse de L'Observateur Paalga à Ouagadougou : « un passif politique pour le moins encombrant. Le gouvernement sénégalais lui reproche notamment sa responsabilité dans les répressions sanglantes des manifestations entre 2021 et 2024, lesquelles ont fait plusieurs dizaines de morts. À cela s'ajoute une accusation tout aussi lourde : celle d'avoir soigneusement maquillé la réalité de la dette publique. Autant dire que l'ardoise est salée. (…) Entre Macky Sall et les nouveaux maîtres du pays de la Téranga, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, la réconciliation n'est manifestement pas pour demain ». Suspense Alors Macky Sall succèdera-t-il à Antonio Guterres ? Qui de la Chilienne Michelle Bachelet, de l'Argentin Rafael Grossi, de la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et de Macky Sall étrennera le poste de 10e secrétaire général de l'ONU ? Rien n'est joué pour l'instant. Ce qui est sûr, c'est qu'aucune femme n'a encore été élue à ce poste et qu'il n'y a pas eu de secrétaire général sud-américain depuis 35 ans : on pourrait donc penser que les deux candidates sud-américaines sont les mieux placées. En tout cas, il faudra être patient, relève Jeune Afrique : « L'élection du prochain secrétaire général se décidera (d'abord) au sein du Conseil de sécurité, dont les 15 membres se prononceront seulement dans plusieurs mois. Pour Macky Sall comme pour ses concurrents, l'enjeu majeur consistera à éviter qu'un des cinq membres permanents ne mette son veto, ce qui vaut disqualification. Ensuite, l'élection se jouera devant les quinze membres du Conseil, à une majorité de neuf voix. Une échéance encore lointaine : pas avant la fin du mois de juillet. » Et c'est enfin l'Assemblée générale de l'ONU qui aura le dernier mot dans les mois qui suivront.

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À la Une : l'espace public verrouillé au Burkina Faso

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Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 4:17


« 359 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances » : la nouvelle est rapportée par la presse burkinabé, notamment par LeFaso.net ou encore par WakatSéra. Les deux sites burkinabé publient in extenso l'arrêté pris par les autorités militaires, sans aucun commentaire de leur part. Après le putsch de 2022, après avoir tourné le dos aux puissances occidentales, après la dissolution des partis politiques en février dernier, après les déclarations du capitaine Traoré comme quoi le Burkina ne pouvait « pas être une démocratie », voilà que le régime militaire bâillonne la société civile. Les associations décapitées… La junte au pouvoir au Burkina Faso a donc suspendu, mardi, 359 associations, « une semaine, relève Le Monde Afrique, après avoir annoncé la dissolution de 118 autres associations, pour une grande partie engagées dans la défense des droits humains, invoquant des “dispositions légales en vigueur“ sans autres précisions. Les associations suspendues hier, par un arrêté du ministre de l'Administration territoriale, Emile Zerbo, interviennent notamment dans les domaines de la religion, de l'environnement, des droits humains, du sport, de l'éducation ou encore de la solidarité. » Déjà en juillet de l'année dernière, rappelle Le Monde Afrique, « le chef de la junte avait promulgué une loi qui encadrait la liberté d'association, les ONG et les syndicats. Cette loi réaffirmait la liberté d'association tout en la subordonnant à des obligations strictes de déclaration, de contrôle administratif et de conformité légale, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à la dissolution. (…) Selon les autorités burkinabé, il s'agissait de renforcer la transparence, de faire la cartographie des associations et ONG, et de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du “terrorisme“. Les ONG internationales ou associations fonctionnant avec des financements internationaux sont souvent accusées d'espionnage ou de collusion avec les jihadistes. » Dérive autoritaire Pour Afrik.com, le Burkina Faso en est en pleine « dérive autoritaire » : « Après la suspension des partis et l'effacement du calendrier électoral, la dissolution massive d'organisations de la société civile accentue les inquiétudes sur la fermeture progressive de l'espace public. Sous couvert de réformes et de sécurité nationale, les autorités de transition semblent privilégier une forte centralisation du pouvoir. (…) Derrière l'argument administratif, de nombreux observateurs dénoncent une stratégie visant à réduire l'espace civique et à museler des voix critiques dans un contexte déjà fortement tendu. » Le dessinateur de presse franco-burkinabé, Damien Glez, qui manie aussi bien la plume que le crayon, s'insurge sur le site du Monde Afrique : « C'est un fait, dénonce-t-il, ONG, médias indépendants, défenseurs des droits humains, représentants de la société civile sont la cible du gouvernement militaire qui va jusqu'à arrêter arbitrairement et faire disparaître de force journalistes et opposants politiques. Le pays, déjà rongé par les assassinats de civils perpétrés par les forces gouvernementales et les insurgés islamistes (plus de 1 800 civils tués depuis 2023), s'enfonce de plus en plus dans une dérive autoritaire. » « Un pouvoir qui se rêve absolu… » LSI, Le Site d'Information Africaine, dénonce également cette dérive : « La dissolution est devenue l'exercice favori et la marque de fabrique de ce régime, à l'instar de ses alliés du Niger et du Mali. Depuis le coup d'État en 2022, cet exercice a été exécuté, avec une régularité et une délectation remarquées. La dissolution des ONG et associations s'inscrit dans la catégorie des actes spectaculaires du régime, tout comme celle, en février dernier, des partis politiques, dissous après avoir été “suspendus“. (…) Faire le vide, en débarrassant le Burkina Faso de toutes les voix indépendantes et susceptibles de “concurrencer“ un pouvoir qui se rêve absolu : tel est le crédo de cette junte, dénonce encore LSI. Dissoudre toutes les entités qui empêchent la néo-dictature militaire de prospérer : un jeu de massacre méthodiquement exécuté, avec une visible jubilation, par le capitaine IB, promoteur d'une “révolution progressiste et populaire“. » Et LSI de citer Alioune Tine, le fondateur du think tank Afrikajom Center : « Ce régime, dont le carburant est la propagande politique tous azimuts au service de IB, après avoir dissous les partis politiques, vient de dissoudre les organisations de la société civile. On a l'impression de revivre le règne d'Idi Amine Dada. » Commentaire de LSI : « Comme beaucoup de gens de sa génération, Alioune Tine avait cru ces pratiques révolues. C'était sans prévoir les sinistres bégaiements de l'Histoire. »

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À la Une: l'activiste Kemi Seba reste en prison en Afrique du Sud

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Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 4:07


De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba est en prison en Afrique du Sud depuis le 13 avril. Et il devrait être fixé sur son sort à la fin du mois, le 29, le temps que la justice sud-africaine examine sa demande de libération. Kemi Seba est accusé de séjour illégal dans le pays, son visa de deux mois ayant expiré. Mais surtout, pointe Le Monde Afrique, « l'activiste, déchu de sa nationalité française et connu pour ses attaques contre l'impérialisme occidental en Afrique, est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Bénin, qui le soupçonne d'avoir soutenu la tentative de coup d'État du 7 décembre dernier. (…) À la tête d'un groupuscule baptisé Urgences panafricanistes, Kemi Seba, rappelle le journal, est un habitué des propos incendiaires à l'égard de la France et de sa politique sur le continent africain. Cela lui a déjà valu d'être expulsé ou refoulé de plusieurs pays du continent, dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou encore la Guinée. » Le Bénin demande donc son extradition. Lundi, rapporte La Nouvelle Tribune à Cotonou, « le Procureur Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin, Mario Metonou, a précisé que Kemi Seba était sous le coup de deux mandats d'arrêt. Le premier, en date du 13 juin de l'année dernière, porte sur des faits de blanchiment de capitaux. Le second, en date du 12 décembre, concerne des faits d'apologie de crime ainsi que d'incitation à la haine et à la violence. » Détenteur d'un passeport diplomatique nigérien Le Journal du Niger rappelle que Kemi Seba bénéficie d'un passeport diplomatique nigérien. « À Niamey, on observe la situation, affirme le site nigérien. Le ministre Bakary Yaou Sangaré, ayant déjà certifié l'authenticité du passeport diplomatique de Kemi Seba, on attend désormais la décision de la justice sud-africaine. En tant qu'ambassadeur itinérant du Niger, Kemi bénéficie d'une protection légale. Finalement, l'audience du 29 avril sera cruciale, pointe encore Le Journal du Niger : elle dira si l'Afrique du Sud traite Kemi Seba comme un simple justiciable en infraction de séjour, ou comme un prisonnier politique dont le sort dépendra des équilibres diplomatiques entre Pretoria, Cotonou et Niamey. » Des accointances avec des groupes d'extrême droite ? Jeune Afrique, pour sa part, publie une longue enquête sur les « liaisons dangereuses » de Kemi Seba avec des groupes d'extrême droite et la galaxie russe. Une enquête qui « met au jour des liens avec des suprémacistes blancs et des connexions avec des réseaux proches de Moscou. » En effet, précise le site panafricain, « Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial du quartier de Brooklyn, à Pretoria, en compagnie de son fils, mais aussi d'un certain François Van der Merwe, un Sud-Africain membre d'un groupuscule suprémaciste blanc. Selon les autorités sud-africaines, Kemi Seba aurait chargé Van der Merwe d'organiser son exfiltration du pays. » Ce Sud-Africain aurait « des liens étroits avec la galaxie russe ultra-religieuse et anti-occidentale », pointe Jeune Afrique. La même mouvance « qui a entretenu des connexions avec Kemi Seba ces dernières années. » Barbouzeries ? D'après des sources proches de Kemi Seba, citées par Jeune Afrique, l'activiste « aurait été victime d'une “opération de barbouzerie“ montée “par les services de renseignements français et béninois“, et à laquelle auraient participé “des officines notamment basées en Côte d'Ivoire“. Une thèse également avancée par Hery Djehuty, coordinateur de l'ONG Urgences panafricanistes, dans un entretien diffusé hier sur les réseaux sociaux. Récusant tout lien entre Kemi Seba et le groupuscule suprémaciste blanc, il dénonce une “intoxication médiatique“. » Mais Jeune Afrique maintient ses informations : « l'exfiltration de Kemi Seba et de son fils était bel et bien préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en lien avec François van der Merwe. » Et le site panafricain de s'interroger : « Kemi Seba a-t-il tourné la page de ses anciennes amitiés d'extrême droite ? A-t-il coupé les ponts avec ses sponsors russes, comme l'affirment certains de ses proches ? Ou bien, au nom de la révolution qu'il défend et de ses intérêts politiques, continue-t-il d'entretenir des alliances contre nature ? La justice sud-africaine devrait contribuer à apporter un peu de lumière sur les zones d'ombre de l'activiste. »

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À la Une: l'accord humanitaire entre Kinshasa et l'AFC/M23

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Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 4:22


« Le gouvernement de la République démocratique du Congo et les représentants de la rébellion de l'AFC/M23 ont conclu hier un protocole d'accord important à l'issue de cinq jours de discussions à Montreux, en Suisse. » C'est ce que rapporte notamment Le Forum des As à Kinshasa. « Ce compromis porte essentiellement sur l'accès humanitaire et la protection judiciaire dans les zones affectées par le conflit dans l'est du pays, précise le site congolais. Cet engagement s'inscrit dans la continuité de l'accord de Doha signé le 15 novembre dernier, visant à instaurer un processus de paix durable. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de garantir une assistance humanitaire vitale aux populations civiles durement touchées par les violences armées. » Pour Afrik.com, il s'agit là d'une « avancée notable : soutenu par une médiation internationale, cet engagement marque une avancée dans un conflit toujours fragile : (…) alléger les souffrances des populations civiles prises entre deux feux. (…) L'accord insiste particulièrement sur la préservation des infrastructures indispensables à la survie des populations : les denrées alimentaires, les récoltes, le bétail, mais aussi les réserves d'eau, les hôpitaux et les écoles ne doivent plus être des cibles. Par cet engagement, les belligérants promettent également de sécuriser les travailleurs humanitaires et d'empêcher tout pillage des convois. » Surplace ? Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, est plutôt circonspect… « Comme une impression de surplace », s'exclame-t-il. En effet, « ces dispositions ont déjà été discutées à l'automne dernier à Doha et… jamais appliquées. (…) Les négociations de Montreux laissent donc l'amère impression d'être parties d'une feuille blanche, comme si les dispositions qui avaient déjà été validées lors des tours précédents n'avaient jamais été discutées. (…) La désescalade sur le terrain n'est pas pour demain, affirme encore Afrikarabia D'autant que le parrain américain, comptable de l'accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, est englué dans le conflit qu'il a lui-même provoqué au Moyen-Orient, et dont il peine à sortir. À Kinshasa et Kigali, on semble moins sûr de la réelle implication américaine dans le conflit congolais. Et sur le terrain, les combats se poursuivent comme si de rien n'était. » L'accueil en RDC des migrants expulsés des États-Unis Toujours à propos de la RDC : vendredi, 15 ressortissants étrangers expulsés des États-Unis ont atterri à Kinshasa. «  Sept femmes et huit hommes, précise Le Point Afrique, originaires notamment de Colombie, du Pérou et de l'Équateur. Aucun n'est de nationalité congolaise. Leur présence s'inscrit dans un dispositif d'accueil temporaire négocié entre Washington et Kinshasa. Le gouvernement a sollicité l'appui de l'Organisation internationale pour les migrations, chargée d'assurer un accompagnement humanitaire et, si nécessaire, un retour volontaire vers les pays d'origine. Mais de nombreuses zones d'ombre subsistent, relève Le Point Afrique : ni le nombre total de migrants concernés ni les modalités précises de l'accord n'ont été rendus publics. D'autres arrivées seraient déjà prévues. Cette décision suscite des interrogations. Pourquoi accueillir des migrants expulsés, souvent pour des raisons judiciaires, dans un pays confronté à ses propres urgences ? Dans l'opinion congolaise, une question domine : cette coopération migratoire constitue-t-elle une priorité pour la RDC ? » « En fait, croit savoir Le Pays au Burkina Faso, derrière les raisons humanitaires manifestées par Kinshasa pour justifier l'accueil de ces migrants sur son sol, se cachent des intérêts pécuniaires (malgré les dénégations de Kinshasa), mais pas que. (…) Le président Tshisekedi cherche à obtenir, en contrepartie, le soutien sécuritaire de Washington. On le sait, depuis qu'ils ont repris du poil de la bête, les rebelles du M23 troublent le sommeil du locataire du Palais de marbre. Et le plus grand souhait de Tshisekedi, c'est de voir les États-Unis anéantir ces rebelles. Parviendra-t-il à ses fins ? On attend de voir. » Ruée vers l'or… Enfin, à lire dans Le Monde Afrique , ce reportage sur la rue vers l'or à Giro à l'extrémité nord-est de la RDC. « Une ville de planches et de poussière bâtie comme un décor de western, investie par des milliers d'orpailleurs artisanaux séduits par la promesse de gains rapides. » Toutefois, les « creuseurs », comme on les appelle, doivent faire face aux compagnies minières internationales, notamment chinoises, qui achètent et exploitent les terres, améliorant les finances, avec la bénédiction de l'État congolais. Et les taxes versées ne sont pas vraiment redistribuées au bénéfice des populations locales…