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Gagnant concours des Audioblogs été 2026 23 juillet 2026. La France brûle, et mon cœur se consume d'amour pour mes frères et sœurs choisi·e·s. Socialisé comme un homme, j'ai longtemps eu beaucoup de mal à ressentir ou à faire face à mes émotions. Au point, à certaines étapes de ma vie, de me sentir comme une coquille vide, incapable de ressentir quoi que ce soit. Cette nuit d'été, les substances aidant, je fais enfin face à l'évidence. Ces personnes sont mes derniers remparts contre l'abattement et les premiers sanctuaires d'où tout repart. Mashup de messages vocaux envoyés à Camille, Florentin, Annabelle, Alex, Nina, Pauline, Antoine, Whitney et Thomas depuis ma voiture dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026 entre 3h et 4h30 du matin. Ce podcast est le lauréat de notre concours de l'été des Audioblogs "Les amours de vacances". Enregistrements Juillet 2026 Entretien et montage Thomas Loubat Narration Thomas Loubat Musiques Originales Thomas Loubat Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Thomas Loubat Production ARTE Radio
Une école privée s'ouvre à la mixité Aujourd'hui, en Seine-Saint-Denis, une école de filles accueille pour la première fois quelques garçons. J'enseigne dans ce lycée depuis quinze ans et j'en ai longtemps eu honte : un lycée privé, catholique, et en prime, non-mixte, à rebours de toutes mes convictions. Mais, contre toute attente, mes élèves m'ont fait découvrir la manière dont elles subvertissaient ce lieu pour en faire un espace d'émancipation. Dans mon lycée de filles, où les élèves sont de toutes origines et de toutes religions, les filles prennent la parole, occupent tout l'espace, font du foot et sont fortes en maths et en sciences. Dans les couloirs, il n'est pas rare de voir des élèves se balader avec des bouillottes pour soulager leur douleur de règles, ou s'envoyer des serviettes hygiéniques à travers la salle de classe. Alors, quand on apprend l'arrivée des garçons, on décide de mettre en place un atelier de réflexion pour préserver les libertés exceptionnelles qu'offrait la non-mixité. Et notre lycée devient une sorte de laboratoire pour inventer cette mixité qui commence chez nous, en pleine quatrième vague du féminisme. On écrit une charte et on propose des ateliers pour éduquer les plus jeunes. Et puis, les garçons arrivent. La première année, ils ne sont que trente au collège, huit au lycée, au milieu de cinq cents filles. Les ateliers commencent à infuser dans l'établissement. On parle de plus en plus d'égalité, de lutte contre le sexisme, de féminisme. Mais les stéréotypes de genre pointent aussi déjà le bout de leur nez. Le foot occupe l'espace central de la cour, il y a des bagarres au collège et plus de casse qu'avant. Des enseignants disent que « les garçons mettent la patate, sont plus dynamiques », ou que « les filles se font remarquer pour plaire aux garçons »… Tous ces clichés arrivent au galop. Est-ce que l'on va réussir à construire une mixité égalitaire et émancipatrice ? Une mixité post-MeToo ? Pour aller plus loin : - Des filles chez les garçons, l'apprentissage de la mixité, Geneviève Pezeu, éditions Vendémiaire, 2020 ; - La pensée straight, Monique Wittig (1992), édition Balland, 2001 ; - La Volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l'amour, bell hooks, Éditions divergences, 2021 ; - Pour Britney, Louise Chennevière, édition POL, 2024 ; - Les Guérillères, Monique Wittig, Editions de Minuit, 1969 ; - Centre Hubertine Auclert. Remerciements : Je remercie toutes mes élèves et en particulier les filles (et le garçon !) de l'atelier pour leur participation enthousiaste, leur combativité et leur humour. Merci à toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, même si elles ne sont pas toujours présentes dans la version finale. Merci à l'équipe de Charles Péguy d'avoir soutenu ce projet, en particulier à Agnès Isaac, Guillaume Marie et Isabelle Marmasse. Merci à l'équipe d'Arte de m'avoir accompagné et fait confiance. Merci enfin à mes ami-e-s pour leurs soutiens et tous nos échanges qui ont nourri ce projet, en particulier Cécile Casen, Elsa Perry, Haydée Parcollet, Cédric Schönwald, et Fabien Gerbal. Enregistrements septembre 2023 - juin 2025 Entretiens et montage Euriel Fierling Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Elsa Perry Production ARTE Radio
Hantée par l'Histoire et les trous de mémoire À 73 ans, Pearl va enfin être grand-mère et elle s'en réjouit. Pourtant, au fur et à mesure que l'échéance approche, elle s'inquiète : elle redoute de transmettre à sa future petite-fille ce qu'elle appelle son “paquet”, cet héritage trop lourd dont elle voudrait la protéger : celui de la Shoah, un traumatisme profondément ancré en elle. Bien qu'elle soit née après-guerre, Pearl est littéralement obsédée par le génocide des Juifs que ses deux parents ont vécu dans leur chair. À cette obsession qui fatigue parfois ses filles s'ajoute un autre problème : Pearl ne se souvient de rien. Ce n'est pas lié à l'âge, elle a toujours été comme ça. Depuis peu, elle fait le lien entre ces deux phénomènes : et si c'était cette omniprésence de la mémoire du génocide qui avait pris toute la place en elle et éjecté le reste ? Pour la première fois de sa vie, elle a décidé d'aller consulter un psy pour tenter de sortir de l'impasse. Elle est prête à tout tenter. Pearl est ma cousine. Elle porte ce prénom en hommage à notre grand-mère commune, Helena Perla, assassinée à Auschwitz en 1942. Comme elle, j'ai hérité du traumatisme, même si je m'en suis peut-être mieux “remise”. C'est le lot des enfants de survivant•es de la Shoah et, au-delà, de tous les peuples qui ont connu un génocide. Chez nous, le passé recouvre souvent le présent, ce qui entraîne des conséquences à la fois sur le psychisme individuel mais aussi sur le plan collectif puisque tout nouvel événement politique est perçu comme une réplique du traumatisme initial. En 2022, je commence à accompagner Pearl dans ses tentatives parfois surprenantes de désenvoûtement et dans son apprentissage du métier de grand-mère, elle qui n'a jamais connu la sienne. La survenue des attaques du 7 octobre 2023 puis du génocide à Gaza ne vont pas simplifier les choses… Pour aller plus loin : - Souffle sur tous ces morts et qu'ils vivent, de Nathalie Zajde, éditions La Pensée Sauvage ; - Je ne lui ai pas dit au revoir, de Claudine Vegh, collection Témoins / Gallimard ; - Naître coupable, naître victime, de Peter Sichrovsky, Points Actuels : - Le site du centre Georges Devereux Remerciements : Aux intervenantes Inge Cantegreil-Kallen (Hôpital Broca) et Margot Woszczalski (constellations), à Nathalie Zajde, Catherine Grandsard et Elisabeth Malka du centre Georges Devereux ; Au Grand Rabbin Olivier Kaufmann de la synagogue Charles Liché. À Mariannick Bellot, Elie Duprey et Pascaline Peretti pour leurs conseils avisés. À Rivka Ferrando pour son soutien. À Pearl, à ses filles, à mes parents et à ma sœur pour leur confiance. Ce documentaire a été lauréat de l'appel à projets Podcasts et créations radiophoniques du ministère de la Culture en 2022. Enregistrements février 2022-juin 2026 Entretien et montage Frédérique Pressmann Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Hélène Blanc Accordéon Frédérique Pressmann Production ARTE Radio
Lutte pour la justice et la réparation en Guadeloupe Pesticide ultra toxique, le chlordécone a été utilisé en Guadeloupe et en Martinique entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, insecte qui attaquait la plante. Pourtant, le produit avait été interdit aux Etats-Unis depuis 1976 puis en France hexagonale en 1990. Les lobbys des planteurs de bananes avaient fait pression sur le gouvernement français pour obtenir des dérogations. Le chlordécone a contaminé durablement les sols, les rivières et les zones côtières pour plusieurs centaines d'années. Aujourd'hui , 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique a du chlordécone dans le sang. Le produit provoque des cancers, des retards pour tomber enceinte, des problèmes neurologiques chez les enfants. Ce scandale sanitaire et social est pourtant peu connu en France hexagonale. Dans cet épisode, vous entendrez des femmes qui se battent pour la justice et la réparation et qui dénoncent les conséquences terribles de cette pollution, notamment pour les femmes et les enfants. Avec : - Patricia Chatenay Rivauday, co-présidente de l'association Vivre en Guadeloupe ; - Lilith, militante anti chlordécone ; - Malou, militante anti-chlordécone ; - Les participantes et organisatrice de l'atelier de prévention à destination des femmes enceinte, via le Groupement d'Intérêt Public ; - Réseaux et Actions de Santé Publique en Guadeloupe. (GIP-Raspeg) ; - Natacha Kancel et les ouvrières de l'association Drain'ailes, à Sainte Rose ; - Sarah Aguiton, sociologue ; - Régine Boniface, chercheuse spécialisée sur la santé et les droits sexuels et reproductifs. Textes : - S'aimer la terre, défaire l'habité colonial, Malcom Ferdinand, éditions Seuil ; - Morne Câpresse, Gisèle Pineau, éditions Mercure de France ; Remerciements : Merci à Rebecca Chaillon qui récemment, s'est aussi faite porte voix du combat pour la justice et la réparation, dans le scandale de la pollution au chlordécone. Merci à Charlotte, militante afro féministe vegan, merci à Jessica Oublié, merci à Sabrina Cajoli, juriste internationale. Merci aux associations Amazones, qui lutte contre le cancer en Guadeloupe, et Likid Chocolat, qui lutte contre l'endométriose. Merci à Marie Mathieu, Sarah Aguiton et Régine Boniface. Un merci tout particulier à Lilith. Pour aller plus loin : - Tropiques toxiques, le scandale du chlordécone, Jessica Oublié, Nicola Gobbi, Kathrine Avraam, Vinciane Lebrun - S'aimer la terre, défaire l'habité colonial, Malcom Ferdinand - "Politique de la biosurveillance face aux résidus de pesticides", Sara Angeli Aguiton et Marie Mathieu - "Il faudra s'adapter ou disparaître", Sara Angeli Aguiton et Marie Mathieu - "Exposition au chlordécone et parcours AMP en Guadeloupe", Régine Boniface - "Exposées au Chlordécone, les femmes mettent plus de temps à être enceintes", Reporterre - "Josette Bomaré, pionnière du combat contre le chlordécone", La Déferlante - "Les femme antillaises, victimes invisibles du chlordécone", Reporterre - Toxic, Olivier Kancel, France Télévisions - "Chlordécone aux Antilles, trois voie pour réparer le préjudice", Revue juridique de l'environnement. Enregistrements juin 2026 Prison de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Gary Salin Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Illustration Anna Wanda Gogusey
Une histoire de pression de l'air Pourquoi faire la guerre du son, et comment le faire ? Depuis des décennies et à longueur de journée, le Liban vrombit comme un ventilateur, survolé par des drones et des avions de chasse de l'armée israélienne qui hante son espace aérien. Les sons qu'ils produisent harcèlent les populations et ont de réelles répercussions, faisant planer l'angoisse et semant la terreur… La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Cet épisode a été réalisé et produit en partenariat avec L'Orient-Le jour. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Pas vu, pas pris Les ondes sonores, ça peut faire mal ? Le 15 mars 2025, lors d'une manifestation anti-régime à Belgrade, en Serbie, un son percute subitement la foule à 19h11. Sur les vidéos et captations, aucune trace de ce son ne s'entend. Comment l'expliquer ? Une enquête est ouverte pour reconstituer ce qu'a été ce son, issu d'un canon à son, qui a traumatisé les foules. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Torture FM Entre effet et affect, où le son agit-il ? Retour sur les cassettes fantômes de la guerre du Vietnam, pendant laquelle l'armée américaine a fait diffuser des enregistrements d'âmes errantes pour marquer les populations, et sur les rouages de la torture musicale à Guantanamo. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Bouche à oreille Le son est bien une arme invisible, d'accord. Mais ce sont des armes qui laissent des traces dans les corps. Ces traces peuvent ressortir longtemps après la guerre, parfois pour raconter au mieux son histoire. Le grand-père de Servane, qui se souvient des sons de la Seconde Guerre mondiale, et le journaliste américain David Carde, qui imite les sons, témoignent. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
Renée fantasme René Ces lettres racontent une relation passionnée, secrète et adultère, entre gens d'un peu moins de 60 ans, une professeure d'université en droit et un transporteur agricole, qui se rencontraient dans les quatre coins de l'Europe et de France, souvent près des gares, entre une conférence et une livraison. Elle était de Lille, et lui de la Drôme. Il parlait peu, elle écrivait beaucoup. Ils s'appelaient tous les deux René.e.s. Enregistrements avril 2026 Réalisation et mixage Charlie Marcelet Avec Johanna Nizard Illustration Nina Bordichini Production ARTE Radio
En mutation constante, dans le journal comme au cinéma Depuis 2013, toutes les deux ou trois semaines, Paul B. Preciado tient chronique dans Libération. Le philosophe y saborde l'usage d'un mot-valise bourré de haine (« féminazie »), suggère de déboulonner chaque statue de notre passé colonial, évoque avec tendresse sa mère âgée, déclare « la grève des utérus » ou son amour « pour le mouvement délicat d'une chenille sur l'écorce d'un arbre ». Il y raccourcit ses phrases et élargit son lectorat, qui ne se cantonne plus aux universitaires et aux camarades des luttes LGBTQIA+. En 2019, un recueil de ces textes, qui portent la mémoire de l'oppression sexiste, homophobe ou transphobe, écrits dans des hôtels ou des aéroports, rassemblés sous le titre Un appartement sur Uranus (Grasset), s'orne d'une préface de Virginie Despentes. L'autrice de King-Kong Théorie prévient : « L'idée n'est pas de vous laisser indemne, mais vous verrez, c'est sans violence. » La même année, Preciado provoque une polémique internationale lors d'un colloque de psychanalystes freudiens, en passant par Kafka. Le titre du livre qui en découle, Je suis un monstre qui vous parle, vendu à seize mille exemplaires, confirme sa propension à chanter « les mutations constantes », comme en témoigne encore Mon nom est Body, sa longue postface au témoignage anonyme d'une existence trans paru en 1907 en Allemagne sous le titre Mémoires des années de jeune fille d'un homme (Seuil, 2026). Mais où en est sa relecture du mythe d'Œdipe, Œdipe trans ? A-t-il quitté les éditions Grasset ? Comment est-il passé à la réalisation pour adapter si brillamment le roman Orlando de Virginia Woolf, quatre fois récompensé à Berlin en 2023 ? Comme le démontre ce troisième et dernier épisode, gloire au mélange des genres, surtout quand ça dérange. L'auteur du mois : Paul B. Preciado Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d'exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d'un doctorat à l'université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke. Enregistrements juin 2026 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Esteban Capron Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Elios Levy Musiques originales Samuel Hirsch Chant, clavier, pads Cha Illustration Sylvain Cabot Remerciements Andréa Cloutrier
Penser la « frontière », en mouvement Globe-trotter polyglotte, Paul B. Preciado débarque à Paris à la fin des années 90 : sa lecture approfondie des philosophes Michel Foucault ou Gilles Deleuze lui a donné « envie de vivre dans la langue française ». Ce « contrebandier entre deux mondes » – qui, à ce moment-là, ne s'appelle pas encore Paul – publie en 2000 son Manifeste contra-sexuel, un essai illustré par ses soins sur l'histoire socioculturelle d'un objet « qui met mal à l'aise » aussi bien son psy que ses amies féministes : le gode. S'en suivra en 2008, après avoir contribué à importer en France la culture drag-king, un récit « auto-pornographique » intitulé Testo junkie (Grasset), vendu en France à vingt mille exemplaires, dans lequel il raconte le début de sa transition via des prises de testostérone ou les débuts de son histoire d'amour avec l'écrivaine Virginie Despentes, qui voit chez lui « une arrogance sexy, une arrogance joyeuse ». De son Espagne natale à son appartement de Ménilmontant en passant par New York, Berlin, Athènes ou Zagreb, Preciado semble aussi fluide dans ses mouvements que dans ses idées « monstres ». Mais comment écrit-il, dans un cabanon corse, un port des Cyclades ou son appartement de Ménilmontant en forme de U comme Uranus ? Cherche-t-il à atteindre une forme de transe, de transcendance, en transit perpétuel d'un pays à l'autre comme d'une langue à l'autre, au fil des heures à transcrire sur un clavier la vie de son corps et des concepts pour combattre les rapports de domination et la binarité de notre société ? Ce deuxième épisode sera-t-il pour vous comme une opération de transfusion de ses idées révolutionnaires ? Ne quittez pas, on vous transfert l'appel ! L'auteur du mois : Paul B. Preciado Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d'exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d'un doctorat à l'université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke. Enregistrements juin 2026 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Esteban Capron Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Elios Levy Musiques originales Samuel Hirsch Chant, clavier, pads Cha Illustration Sylvain Cabot Remerciements Andréa Cloutrier
Jeunesse et métamorphoses d'un « petit monstre heureux » Il se décrit parfois comme un « transfuge de genre », un « dissident du régime de la différence sexuelle », « ex-femme, ex-lesbien, exclamatif et exaspéré, exégète des textes perdus et des photographies brûlées ». Dans ce premier épisode, nous verrons comment Paul B. Preciado, penseur de la « croisée des chemins », a grandi « dans un film d'Almodóvar » et comment le fait d'être souvent vêtu « en bleu et en jean », son « uniforme de philosophe », est sans doute un hommage à son père garagiste. D'abord éduqué par des bonnes sœurs, celui qui voulait, enfant, « devenir prêtre ou torero, ou devenir le taureau » raconte aussi la façon dont il fut « sauvé », ado, par une école capable d'accueillir sa sensibilité, ainsi que la découverte des écrits « criminels » de Nietzsche ou de Jean Genet, le trouble que lui inspire Le corps lesbien de Monique Wittig, ses premiers articles dans les fanzines queers de Madrid ou son « évasion » aux États-Unis, ébloui par la pensée « cathédrale » de son mentor Jacques Derrida. Tout le monde en Paul-Position ! L'auteur du mois : Paul B. Preciado Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d'exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d'un doctorat à l'université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke. Enregistrements juin 2026 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Esteban Capron Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Elios Levy Musiques originales Samuel Hirsch Chant, clavier, pads Cha Illustration Sylvain Cabot Remerciements Andréa Cloutrier
Tambours, voix et lutte Elles jouent du tambour, chantent en solo et en chœur et dansent le Gwoka, cette musique traditionnelle guadeloupéenne créée par les personnes esclavisées arrachées à l'Afrique. Elles prennent leur place dans les Lewoz, ces rassemblements nocturnes hebdomadaires et sur toutes les scènes de Guadeloupe, au cœur d'un univers artistique encore très masculin. Ce sont les Fanm Ki Ka (femmes qui font). Leurs voix enivrantes nous parlent d'histoire, de vies quotidiennes et surtout de luttes. C'est le premier épisode d'Un podcast à soi, d'une série de trois en Guadeloupe. Avec : Marie-Héléna, Maguy, Ena, Sohade Les Fanm Kika Remerciements : Charline, Yanise, Jacklin Pour aller plus loin : - Fanm Ki Ka - Site de Marie Héléna Laumuno - Gwoka et décolonisation culturelle, Marie-Héléna Laumuno - Les femmes et le Gwoka en Guadeloupe, Marie-Héléna Laumuno - Les livres de Marie-Line Dahomey - Ces femmes qui jouent du Gwoka, Anne-Laure Lemancel - Ecrire une histoire queer du Gwoka, Cases Rebelles Enregistrements Juin 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Gary Sallin Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Illustration Anna Wanda Gogusey
Malaise dans le tourisme Dans cet épisode, Delphine Saltel part à Naples pour un week-end romantique : Vésuve, Spritz au soleil couchant, spaghettis di mare. Le plan est parfait. Sauf qu'elle a aussi emmené dans ses bagages une invitée surprise : une petite voix intérieure franchement pénible, qui transforme chaque plaisir en casse-tête moral. Un cappuccino « authentique » dans une ruelle populaire ? Suspicion de folklore. Une visite à Pompéi avec des cars de touristes ? Catastrophe civilisationnelle. Derrière la carte postale, quelque chose coince : impression de jouer un rôle, de ne pas être à sa place, ou pire — de ne pas vouloir voir ce qui dérange. Pour comprendre ce malaise, l'épisode mène l'enquête. D'un côté, la philosophe Juliette Morice démonte notre obsession du « vrai voyage » et cette étrange tendance à la haine de soi… De l'autre, la sociologue Juliette Roguet propose une plongée beaucoup plus concrète : elle part de sa propre expérience d'étudiante au Pérou pour observer, de l'intérieur, ce que font réellement les touristes. Au fil de son séjour, entre Arequipa, Cusco et le Machu Picchu, Juliette Roguet a vu se déployer tout un imaginaire : fascination pour les derniers Incas, quête de « connexion » à la Pachamama, cérémonies d'ayahuasca vendues comme des expériences authentiques… mais souvent très scénarisées. Même armée de ses lectures de sociologie, elle se laisse prendre — et c'est précisément ce qui rend son enquête si troublante. Car derrière les ponchos colorés et les discours spirituels, Juliette Roguet met au jour des mécanismes ambigus — économiques, sociaux, intimes — qui passent largement sous les radars des voyageurs, même les plus « conscients ». Du tourisme de masse aux quêtes d'altérité, de la lucidité au déni bien organisé, cet épisode explore une question simple et inconfortable : est-ce qu'on veut vraiment voir le monde quand on voyage ? Mentions : - Ridley Scott, 1492 : Christophe Colomb, 1992 ; - Alexia Kraft de la Saulx, Curandera, 2024 Bibliographie : - Juliette Morice, Renoncer aux voyages, Puf, 2024 ; - Juliette Roguet, Jouir de l'exotisme, La Découverte, 2025 ; - Juliette Roguet, Jouir de l'exotisme. Sociologie des séducteurs professionnels de touristes au Pérou, Thèse de doctorat, Sociologie, sous la direction de Denis Merklen et Capucine Boidin-Caravias, Paris, Paris 3 Sorbonne Nouvelle, 2021 ; - Hécate Vergopoulos, L'indécence touristique, Comment voyager en Grèce à l'heure de la crise, L'Harmattan, 2017 ; - Hécate Vergopoulos, L'effraction ou le sentiment hétérotopique en situation touristique. Tourism Review, International journal Multilingual and Interdisciplinary, 2016 ; - Jean Didier Urbain, L'idiot du voyage, Histoires de touristes, Payot, 2002 Avec : Juliette Morice, philosophe, Juliette Roguet, sociologue, et Hécate Vergopoulos, sociologue. Enregistrements juin 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Réalisation et mixage Samuel Hirsch Accompagnement éditorial Mina Souchon Lectures Extraits de "Jouir de l'exotisme" de Juliette Roguet par Andréa Cloutrier, Meyrélie Milhavet, Esteban Capron et Stéphanie Poncelet Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio
durée : 00:43:51 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1981, France Culture propose une série en 8 épisodes sur la grande interprète de jazz Ella Fitzgerald. Le premier volet nous donne à entendre les premiers enregistrements d'Ella des années 1936-1938. Extraits de concerts, de disques, éléments biographiques, le tout concoctés par Francis Rousseau. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Enquête au cœur du froid En 2021, à Nantes une femme a été retrouvée morte dans son congélateur. D'après l'autopsie, ce n'est ni un suicide, ni un meurtre, mais un accident. C'était la voisine de ma voisine. Depuis, cette histoire m'obsède. J'ai alors voulu mener ma propre enquête. J'ai commencé par interroger son voisinage et j'ai vite découvert qu'ils et elles connaissaient la raison précise de cet acte. Une raison... glaçante. Cette femme faisait de la cryothérapie par elle-même. Une plongée dans la question de la prise en charge de la santé des femmes, de la médecine conventionnelle aux thérapies dites alternatives par le prisme du froid. Avec : - Alice Rousseau, psychiatre ; - Sohan Tricoire, membre du Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences ; - Cyril Forestier, docteur en sciences du sport. Pour aller plus loin : - "Mon vrai nom est Elisabeth", Adèle Yon, Éditions du sous-sol, 2025 ; - "La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle", Mathieu Bellahsen, La fabrique, 2014 ; - "Politiser le bien-être", Camille Teste, Binge Audio éditions, 2023 ; - "Le cœur ne cède pas", Grégoire Bouiller, Flammarion, 2023 ; - Le Cortecs : www.cortecs.org Remerciements : A toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, à Thomas Delafosse et Radio Campus Toulouse ; à Radio Campus Besançon ; à Marianne Gaudillère pour la prise de son de la cryothérapie et de m'accompagner dans mes folles aventures sonores ; à Gary Salin pour ses retours toujours précieux ; à Richard Monvoisin pour son travail passionnant et ses conseils ; au Jury Brouillon d'un rêve radio et podcast, à la SCAM et l'équipe d'ARTE Radio ; aux amis du Manguier, à Violette et le centre Cryothérapie Atlantis ; au groupe radio du GEM le Nouveau Cap pour nos conversations qui me nourrissent continuellement ; à JET FM. Cette création a reçu le soutien de La Scam et du dispositif La Culture avec la Copie Privée. Entretien et montage Julie Auzou Enregistrements juin 2025-mars 2026 Réalisation et mixage Annabelle Brouard Illustration Oriane Marie Production ARTE Radio
NINA CARTELLE & ATI TAMPI DE CAPANEMA, les coulisses de l'installation et des balances. Avec la participation de Nina Cartelle au palmas et claquettes et Ati Tampi de Campanema à la guitare acoustique, ainsi que la participation active et attentive de l'équipe des régisseurs sons. Enregistrements et entretiens sur la scène du Patio de l'Espace JOB situé dans le quartiers des 7 Deniers au nord ouest de Toulouse, l'après-midi du jeudi 18 juin 2026 durant les balances du duo Nina Cartelle et Ati Tampi de Campanema en vue du concert programmé le soir même dans le cadre du Festival des Musiques Vivaces produit par l'école Music'Halle qui s'y tenait du 15 au 21 juin . NINA CARTELLE https://www.lafabricaflamenca.com ATI TAMPI DE CAPANEMA https://www.instagram.com/atitampidecapanema Hors Champ de concert et vestibule sonore n.18. Un documentaire radiophonique d'anthropologie musicale et sonore de François BERCHENKO http://musiquesmodernes.free.fr Production: Campus FM, Toulouse 2026 ——————— Starting Block l'émission Le rendez-vous hebdomadaire dédié aux musiques émergentes, à retrouver chaque vendredi sur les radios Campus de France Chaque semaine, une Radio Campus vous invite à découvrir les groupes, les salles, évènements et projets musicaux émergents de son territoire à travers une exploration radiophonique de 30 minutes chrono. Du groove phocéen au punk orléanais via le rock ‘n roll de Rennes, prenez le bon départ à l'écoute de Radio Campus pour cette course d'orientation inédite dans le son d'aujourd'hui! Infos & podcasts www.radiocampus.fr/emission/starting-block ------------------------------------------------------ RADIO CAMPUS FRANCE Radio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France. NOUS SUIVRE | FOLLOW US www.radiocampus.fr (http://www.radiocampus.fr) Insta @radio_campus NOUS ÉCOUTER | LISTEN Site, webradios et podcasts www.radiocampus.fr (http://www.radiocampus.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
NINA CARTELLE & ATI TAMPI DE CAPANEMA, les coulisses de l'installation et des balances. Avec la participation de Nina Cartelle au palmas et claquettes et Ati Tampi de Campanema à la guitare acoustique, ainsi que la participation active et attentive de l'équipe des régisseurs sons.Enregistrements et entretiens sur la scène du Patio de l'Espace JOB situé dans le quartiers des 7 Deniers au nord ouest de Toulouse, l'après-midi du jeudi 18 juin 2026 durant les balances du duo Nina Cartelle et Ati Tampi de Campanema en vue du concert programmé le soir même dans le cadre du Festival des Musiques Vivaces produit par l'école Music'Halle qui s'y tenait du 15 au 21 juin .NINA CARTELLE https://www.lafabricaflamenca.comATI TAMPI DE CAPANEMA https://www.instagram.com/atitampidecapanemaHors Champ de concert et vestibule sonore n.18. Un documentaire radiophonique d'anthropologie musicale et sonore de François BERCHENKO http://musiquesmodernes.free.frProduction: Campus FM, Toulouse 2026———————Starting Block l'émissionLe rendez-vous hebdomadaire dédié aux musiques émergentes, à retrouver chaque vendredi sur les radios Campus de FranceChaque semaine, une Radio Campus vous invite à découvrir les groupes, les salles, évènements et projets musicaux émergents de son territoire à travers une exploration radiophonique de 30 minutes chrono. Du groove phocéen au punk orléanais via le rock ‘n roll de Rennes, prenez le bon départ à l'écoute de Radio Campus pour cette course d'orientation inédite dans le son d'aujourd'hui!Infos & podcasts www.radiocampus.fr/emission/starting-block------------------------------------------------------RADIO CAMPUS FRANCERadio Campus France est le réseau des radios associatives, libres, étudiantes et locales fédérant 30 radios partout en France.NOUS SUIVRE | FOLLOW USwww.radiocampus.frInsta @radio_campusNOUS ÉCOUTER | LISTENSite, webradios et podcastswww.radiocampus.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fragments d'une passion pas simple et de secrets Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l'hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d'avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l'hôpital. Entre eux débute une relation, d'abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d'Algérie. Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n'a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C'est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes. Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ». Avec : Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui. Mentions : - Archives INA de radio ; Actualités ; - Oreille externe : Silvain Gire. Bibliographie : - Archives Personnelles, Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ; - Derrière le mythe métisse, Solène Brun, La Découverte, 2024. Pour aller plus loin : - Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ; - La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ; - Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967. Remerciements : Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l'équipe formidable d'ARTE Radio. Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025. Entretien, montage et narration Mehdi Ahoudig Enregistrements février 2004-juillet 2025 Lectures Emmanuelle Lafon Réalisation Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig Musiques originales et mixage Samuel Hirsch Oreille externe Silvain Gire Illustration Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles) Production ARTE Radio
Défaire les contes de fée : méthode Aux auteurs et autrices qui débutent, Winshluss conseille de « faire un max de trucs, même si ce n'est pas abouti. Pour avancer, il faut produire. Quand tu es publié, toutes les conneries que tu as pu faire te sautent au visage. C'est la meilleure façon de progresser ». Dans les années 2000, ce punk à lunettes sort sept albums de BD, à la fois foutraques et rigoureux, riches en gags potaches parfois d'abord écrits et dessinés pour Picsou Magazine ou le journal Ferraille illustré. Dans ses histoires infernales qui finissent toujours mal, Winshluss alterne un noir et blanc brutal avec un usage naïf de la gouache, pastiche les comics des années 30, se moque de dieu dans un livre aux allures de missel ou fait de la « Tête-à-Toto » un alter-ego flegmatique dans l'observation de nos cruautés quotidiennes. Sale gosse du 9e art, il nargue la mort dans Welcome to the death club (Cornélius, 2001), ricane des galères d'un chimpanzé du paléolithique dans Smart monkey (Cornélius, 2004), régale les mômes avec son compère Cizo via les idioties de Wizz & Buzz (Delcourt, 2006-2007), avant de décrocher la timbale grâce à Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), sacré meilleur album à Angoulême et vendu à 65 000 exemplaires. Comment a-t-il construit cette version robot du mythique pantin de Collodi, ici balloté de catastrophe en catastrophe avec, en guise de conscience, un insecte écrivain alcoolo nommé Jiminy Cafard ? Comment expliquer la douceur féérique et si marrante de son album pour enfants, Dans la forêt sombre et mystérieuse (Gallimard, 2016), lauréat de la « pépite d'or » au salon de littérature jeunesse de Montreuil, qu'il adapta fort joliment sur grand écran en 2024 avec Alexis Ducord ? Les livres de Winshluss contiennent souvent un minimum de mots. Comment écrire le muet, se demandera-t-on dans le deuxième épisode de ce sérieux bavardage autour de sa mécanique, vissée « d'errances et de certitudes ». L'auteur du mois : Winshluss Né en 1970 à La Rochelle, Winshluss est auteur de BD, cinéaste, musicien et plasticien. Narrateur goguenard de nos grandes et petites apocalypses, il a notamment signé, depuis la fin des années 90, une douzaine de bandes dessinées grotesques et désespérées, bourrées de losers malchanceux, de militaires serviles et d'hommes d'affaires crapuleux, dont une relecture anticapitaliste et contemporaine de Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), récompensée du fauve d'or du meilleur album au festival international d'Angoulême. Sous le nom de Vincent Paronnaud, il est aussi le coréalisateur avec Marjane Satrapi du film Persepolis, distingué de deux César et d'un prix spécial du jury au festival de Cannes en 2007. Il vit et travaille à Bordeaux. Cette conversation a été enregistrée en février 2026. Mais une semaine avant de la mettre en ligne, nous avons appris le décès de l'autrice et cinéaste Marjane Satrapi, souvent évoquée dans ce numéro de Bookmakers. Nous adressons donc toutes nos condoléances à ses proches, en particulier à son ami Winshluss. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, ainsi que Pauline, Daniel, Victor, Chloé et Bastien pour les lectures. Enregistrements février 2026 Entretien Richard Gaitet Montage Mathilde Guermonprez et Esteban Capron Réalisation et mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Chant, toy-piano, synthétiseur, kalima, percussions Michael Liot Illustration Sylvain Cabot Production ARTE Radio
Dans la matrice de sa pop culture empoisonnée Bienvenue dans le monde merveilleux de Winshluss ! Il était une fois un petit agité de Charente qui foutait le feu à ses jouets. L'école n'intéresse guère cet anarchiste en puissance, lecteur de Pif Gadget et du magazine Métal Hurlant ; il la quitte à dix-sept ans sans se douter des étranges aventures que lui fera vivre son talent monstrueux pour le dessin. Dès Super Negra, sa première BD publiée en 1999 aux Requins Marteaux, cet autodidacte énervé explosait les héros niais de Disney à la bombe nucléaire. Mais comment ce tatoué plutôt taiseux, « traumatisé » par David Lynch et obsédé par les ombres diaboliques du film La nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955), a-t-il réussi à contaminer la société avec sa pop culture empoisonnée ? Au point d'exposer aujourd'hui son « goût de la matière noire » dans de très chics galeries d'art ? Quel double effet décisif eut sur lui le chef-d'œuvre d'Art Spiegelman, Maus ? Peut-on décider de « mal dessiner » pour bousculer les conventions ? C'est la toile de fond de ce premier épisode consacré à ce peintre rigolard de nos malheurs absurdes. Lumière, oui, sur les us et coutumes de Winshluss ! L'auteur du mois : Winshluss Né en 1970 à La Rochelle, Winshluss est auteur de BD, cinéaste, musicien et plasticien. Narrateur goguenard de nos grandes et petites apocalypses, il a notamment signé, depuis la fin des années 90, une douzaine de bandes dessinées grotesques et désespérées, bourrées de losers malchanceux, de militaires serviles et d'hommes d'affaires crapuleux, dont une relecture anticapitaliste et contemporaine de Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), récompensée du fauve d'or du meilleur album au festival international d'Angoulême. Sous le nom de Vincent Paronnaud, il est aussi le coréalisateur avec Marjane Satrapi du film Persepolis, distingué de deux César et d'un prix spécial du jury au festival de Cannes en 2007. Il vit et travaille à Bordeaux. Cette conversation a été enregistrée en février 2026. Mais une semaine avant de la mettre en ligne, nous avons appris le décès de l'autrice et cinéaste Marjane Satrapi, souvent évoquée dans ce numéro de Bookmakers. Nous adressons donc toutes nos condoléances à ses proches, en particulier à son ami Winshluss. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, ainsi que Pauline, Daniel, Victor, Chloé et Bastien pour les lectures. Enregistrements février 2026 Entretien Richard Gaitet Montage Mathilde Guermonprez et Esteban Capron Réalisation et mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Chant, toy-piano, synthétiseur, kalima, percussions Michael Liot Illustration Sylvain Cabot Production ARTE Radio
Dans les coulisses du film « Persepolis » Pour créer, Winshluss a besoin d'une « joie primitive »… qu'il ne trouve pas uniquement sur sa planche à dessins. Depuis 2003, l'homme signe aussi des films. Huit courts et cinq longs-métrages, passant de l'animation aux prises de vues réelles, parfois adaptés de ses bandes dessinées et souvent signés de son vrai nom, Vincent Paronnaud. Il y a de quoi rire devant la leçon d'humour noir d'Il était une fois l'huile (2010), être charmé face à La mort père et fils (réalisé avec Denis Walgenwitz, 2017) ou très ému devant Persepolis, d'après la BD de la regrettée Marjane Satrapi sur sa jeunesse en Iran, qu'il transposa avec elle à l'écran. Sélectionné à Cannes en 2007, ce drame expressionniste y récolte le prix du jury, puis deux César ainsi qu'une nomination aux Oscars, et attire en salles trois millions de personnes dans le monde. Comment Winshluss a-t-il attrapé du cinéma le virus, jusqu'à y croire mordicus ? Prépare-t-il, non pas un, mais deux films, en plus d'une nouvelle BD ? C'est le sujet principal de ce troisième et dernier épisode, évoquant aussi les menaces qui pèsent sur trois de ses maisons d'édition historiques : Les Requins Marteaux, Cornélius et L'Association. L'auteur du mois : Winshluss Né en 1970 à La Rochelle, Winshluss est auteur de BD, cinéaste, musicien et plasticien. Narrateur goguenard de nos grandes et petites apocalypses, il a notamment signé, depuis la fin des années 90, une douzaine de bandes dessinées grotesques et désespérées, bourrées de losers malchanceux, de militaires serviles et d'hommes d'affaires crapuleux, dont une relecture anticapitaliste et contemporaine de Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), récompensée du fauve d'or du meilleur album au festival international d'Angoulême. Sous le nom de Vincent Paronnaud, il est aussi le coréalisateur avec Marjane Satrapi du film Persepolis, distingué de deux César et d'un prix spécial du jury au festival de Cannes en 2007. Il vit et travaille à Bordeaux. Cette conversation a été enregistrée en février 2026. Mais une semaine avant de la mettre en ligne, nous avons appris le décès de l'autrice et cinéaste Marjane Satrapi, souvent évoquée dans ce numéro de Bookmakers. Nous adressons donc toutes nos condoléances à ses proches, en particulier à son ami Winshluss. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, ainsi que Pauline, Daniel, Victor, Chloé et Bastien pour les lectures. Enregistrements février 2026 Entretien Richard Gaitet Montage Mathilde Guermonprez et Esteban Capron Réalisation et mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Chant, toy-piano, synthétiseur, kalima, percussions Michael Liot Illustration Sylvain Cabot Production ARTE Radio
Recueil de témoignages centenaires Quand mon grand-père meurt, j'hérite de son trésor. Une boite remplie de cassettes audio. Le Jardin des voix de Charonne, c'est le nom qu'il avait donné à ce projet quand il l'a commencé il y a plus de 50 ans. Il était médecin généraliste, infiniment attaché à ses patients. Entre les années 1970 et 1985, il a interviewé les plus âgés d'entre eux à l'aide de son magnétophone. Ils sont nés à la fin du 19ème ou au début du 20ème siècle, et racontent leur enfance dans le quartier de Charonne à Paris où mon grand-père a vécu toute sa vie. J'y ai grandi aussi. Je découvre leurs conditions de vie hallucinantes, leur accent parisien oublié. Ils se remémorent Paris comme un village, avec des jardins et des chèvres. Ils racontent leur enfance et leur quotidien sans eau, sans électricité, sans sécurité sociale. Le linge lavé à la fontaine, l'arracheur de dents. Les parents qui les envoyaient travailler à 12 ans. Les semaines de 70 heures, les bagarres à coup de couteau. ll y a Lucien qui a été le premier de toute l'impasse à se brosser les dents. Marcel, qui a acheté son premier bout de terrain en ramassant des chiffons et des escargots. Berthe qui s'est fait "enceintrer" à 14 ans. Marie-Louise qui a eu la toute première voiture à cheval du quartier. "Quand j'entends parfois vitupérer contre le progrès, conclut Lucien, moi le progrès je lui tire mon chapeau. Parce que quand je vois d'où on vient et où on est, tu parles !". Plus que les vieilles pierres disparues sous le béton, mon grand-père voulait conserver les gens et leurs histoires. Je vous les transmets à mon tour. Pour aller plus loin Si le quartier de la Réunion m'était conté, chroniques ordinaires d'un médecin de campagne à Paris, Lionel Longueville. Remerciements À Lionel et Nanie, et à tous les habitants du quartier de Charonne. Merci à Thomas Pujol pour la restauration des bandes originales, à Paul Lecat de contribuer à faire vivre ces archives dans le cadre de la recherche, et à ma famille d'avoir soutenu ce projet sur plusieurs générations. Enregistrements 1970-1985 Entretiens Lionel Longueville Montage et narration Julie Marcelline Pujol Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Oriane Marie Musiques originales Samuel Hirsch Production ARTE Radio
Copains co-parents : un enfant entre amis Margot et Naïm ont 27 ans lorsqu'ils se rencontrent dans le cadre de leur travail. Très vite, c'est le coup de foudre amical et ils deviennent inséparables. De cette amitié fusionnelle naît une évidence : c'est ensemble qu'ils auront un enfant. Une certitude d'autant plus surprenante qu'ils sont tous les deux en couple et épanouis dans leurs relations amoureuses respectives : Naïm avec Robin et Margot avec Alexis. Mais les deux amis, en plus de s'aimer très fort, ont la conviction que l'amitié constitue un cadre idéal, stable et serein pour élever un enfant, loin des tumultes de la vie amoureuse. Leurs emplois à responsabilité dans la protection de l'enfance ne sont pas non plus pour rien dans cette décision. Afin de mener à bien leur “projet bébé” et malgré le scepticisme et les critiques de leur entourage - et des institutions -, ils décident de s'installer ensemble en colocation. Eliott naît 4 ans après leur rencontre. La cohabitation, qui devait durer quelques mois, se transforme peu à peu en une vie de famille quotidienne… Et, 5 ans plus tard, ils habitent toujours ensemble. Les deux amis devenus co-parents nous ouvrent les portes de leur foyer et partagent leur expérience familiale, leurs hauts, leurs bas et surtout leurs questionnements sur l'avenir. En effet, l'envie d'avoir un deuxième enfant commence à affleurer et avec, le temps des bilans et des dilemmes. Mais entre parties de 7 familles, fête des pères et Belle au bois dormant, on ne fait pas forcement les choses aussi différemment que l'on pensait les faire. Une famille qui interroge nos modèles et la place que l'on donne à l'amitié dans nos vies, en plus de nous faire regarder autrement ce que le quotidien et la parentalité font au couple. Un exercice d'équilibriste à 5 (avec les conjoints) que Margot et Naïm mènent avec amour, humour et une organisation militaire ! Comme n'importe quelle famille. Extraits et mentions : - La Belle au bois dormant, Walt Disney, 1959 ; - Blanche Neige, Walt Disney, 1937. Remerciements : Merci à Margot et Naïm pour leur confiance. Merci aussi au collectif Transmission. J'ai bénéficié d'un an de formation dans le cadre de l'école libre de la narration radiophonique du collectif, de leurs conseils et de leur soutien. Le projet est né dans le cadre de cette formation. Merci en particulier à Taïssia Froidure, Charlie Dupiot et Norah Benarrosh Orsoni, membres du collectif, pour leur accompagnement, Muriel KS. Enregistrements 2024-2025 Montage Bertille Sindou-Faurie Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Diane Cartron
Hello, I'm interrupting my period of pause in the production of this podcast to share some very sad news. A good friend and colleague, Chantal Dumas, passed away on May 17th 2026 after a long struggle with cancer. She was 66 and had much more to live and to give. I invite you to share a moment of silence. J'offre mes profondes condoléances à la famille de Chantal et à son cercle d'amis qui ont été si présents et fidèle avec elle ces derniers mois. My deepest condolences to Chantal's family and to her circle of friends, who have been so present and in solidarity with her these last few months. In order to commemorate Chantal's life and her creative work, with her permission, I've prepared an English language translation of our September 13, 2025 conversation on balado conscient épisode 170 chantal dumas - une certaine douceur, recorded in Chantal's apartment in Montreal. (field recording of me entering Chantal's apartment with her ‘big ben' door chime and a very sonic kiss). We'll miss you, Chantal. A friend once told me that when a loved one passes, one way to honour their memory is to continue the best of their good work. But I'm not sure how to do this. What I'll try to do is keep in mind Chantal's lived vitality, her kindness, her humour and her unique ability to help us listen to each other and listening to the earth. I've put some links for further information in the episode notes for those who want to know more about Chantal's life and work. Thanks to artist Sabrina Mathews for the narration and to all those who helped me with this episode. But before we listen to the episode, I'd like to play you another recording I made at Chantal's apartment on September 13th, 2025, after our interview. In front of us was a componium, which is a kind of music box that plays from a strip of punctured paper. I asked Chantal to explain how the instrument works and to play a composition she made for the instrument, first in forwards mode and then backward. This presentation is not translated into English, but I think you'll get the gist of it. I invite you to listen to this bonus episode of conscient podcast, in memoriam - chantal dumas - a certain gentleness. * (original episode) For me, it calls for us to scale back to much smaller scales, to community scales, I would say, to communities of interest, communities of sensitivity, which invites us to get closer to our own communities, closer to our own being and immediate family, but also to our friends, and to really appreciate that aspect, while remaining sensitive to what is happening around us. I also think that we need to find a way to — I don't know if I would call it consolation — but in any case, to have a certain gentleness. I think art can bring that, to calm the anxiety that can be caused by this... From an ecological point of view, we don't really know what's going on right now. We see that our political leaders were very attentive during the pandemic and we said to ourselves, “Oh wow, we can hear the little birds,” “Oh wow, the Earth is vibrating less,” so there are fewer earthquakes. We realized that it was largely generated by human activity if the Earth was shaking and all of that. Imagine listening to the heartbeat of the Earth, feeling the rumbling of tectonic plates, and experiencing geological time. This is the experience offered by the electroacoustic composition ‘Oscillations planétaires', ‘Planetary Oscillations', a creation by my guest for this final episode of the sixth season of balado conscient, sound artist and long-time friend Chantal Dumas. Chantal shares her unique perspectives on capturing the hidden movements of the Earth. “Planetary Oscillations” is an invitation to listen deeply to the planet beneath our feet, a reminder of the immense timescale of geological processes, and a call for both environmental and spiritual awareness. You'll hear Chantal talk about some of her childhood memories, including the soundscapes of the countryside and also the Villeray acoustique project, an initiative by Chantal and Magali Babin, in collaboration with Espace Projet,which offers signage in public spaces where listening, as a sensory experience, is associated with historical, cultural and ecological information specific to that territory. By the way if you'd like more information on this project, listen, in French, to é171 chantal dumas et magali babin (collectif dB) - villeray acoustique, in French, on balado conscient. I thank Chantal for our valuable exchange and for everything she is and has done, with love, from us all. Photo of Chantal Dumas by Claude Schryer (September 14, 2025, Montreal) This conversation was recorded on September 14, 2025, in Montreal in French and was translated into English by Claude Schryer and narrated by Sabrina Mathews. Oscillations planétaires© 2017-18, 19, Chantal Dumas (SOCAN) / Ymx média (SOCAN)℗ 2019, Enregistrements i média (SOPROQ) Appears on the album Oscillations planétaires, empreintes DIGITALes, IMED 19163 Thanks to Jean-François Denis. Thanks also to Magali Babin for use of an excerpt from her field recording 'Marche Pour Andrea 4 juin 2012 Parc Jarry' LINKS (selection) Obituary Chantal Dumas web site (in French) Bandcamp électroCD Electrodoc The Radio Art Hour 020: R.I.P. Chantal Dumas é171 chantal dumas et magali babin (collectif dB) - villeray acoustique (in French) UNE PSYCHOGÉOGRAPHIE SONORE ~ ENTRETIEN AVEC CHANTAL DUMAS (in French) *END NOTES FOR ALL EPISODESNote : I'm currently 'pressing pause' and am not producing new content until further notice. Hey conscient listeners, I've been producing the conscient podcast as a learning and unlearning journey since May 2020. It's my way to give back.This Indigenous Land Acknowledgement statement was developed by members of the Algonquin community for my former employer the Canada Council for the Arts. I have adapted slightly to make it my own.I acknowledge that my studio, located in Ottawa, is on the unceded, unsurrendered Territory of the Anishinaabe Algonquin Nation whose presence here reaches back to time immemorial.I recognize the Algonquins as the customary keepers and defenders of the Ottawa River Watershed and its tributaries. I honour their long history of welcoming many Nations to this beautiful territory and uphold and uplift the voice and values of our Host Nation.Further, I offer my respect and affirm the inherent and Treaty Rights of all Indigenous Peoples across this land and honour commitments to self-determination and sovereignty that have been made to Indigenous Nations and Peoples.I acknowledge the historical oppression of lands, cultures and the original Peoples in what we now know as Canada and fervently believe the Arts contribute to the healing and decolonizing journey we all share togetherIn parallel with the production of the conscient podcast and its francophone counterpart, balado conscient, I I publish a free ‘a calm presence' monthly Substack see https://acalmpresence.substack.com. Your feedback is always welcome at claude [at] conscient [dot] ca and/or on social media: Facebook, Instagram, Linkedin, Threads, BlueSky, Mastodon, Tik Tok, YouTube and Substack.Share what you like, etcI am grateful and accountable to the earth and the human labour that provided me with the privilege of producing this podcast, including the toxic materials and extractive processes behind the computers, recorders, transportation systems and infrastructure that made this production possible. Thanks for listening. Claude SchryerLatest update on March 21, 2026
Que se joue-t- il dans les relations mères-filles à l'âge adulte ? Est-ce-que comprendre en féministe, certains comportements de nos mères est suffisant pour construire des liens sereins ? Lorsque les relations sont difficiles, que décide-t on : s'éloigner, couper, réinventer ? Pourquoi et pour qui ? C'est ce qu'interroge cet épisode qui articule les pensées féministes et enfantistes. On y retrouve Claire Richard, Camille Kouchner, Claire Bourdille et Joelle Sambi. Ainsi que Charlotte Bienaimé en discussion avec sa propre mère. Avec : - Joëlle Sambi, autrice, poétesse, féministe, activiste lesbienne - Claire Richard, productrice de fictions et documentaires radios, autrice du livre Pardonner à nos mères - Claire Bourdille, activiste enfantiste, autrice de Enfantisme, il est temps de respecter les enfants - Camille Kouchner, autrice de La familia Grande et Immortels - Annie Ferrand, psychologue féministe - Coline Cardi, sociologue - Annie Ferrand, psychologue féministe - Juliet Drouar, thérapeute et auteur Lectures : - La vie soignée, Meryem Alqamar - Notre Sang, Andrea Dworkin Pour aller plus loin : - Pardonner à nos mères, Claire Richard - La même mère, Monique Plaza - Pour te ressembler, Christine Détrez - Nos mères, Christine Détrez - Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan - La bonne mère, Mathilda di Matteo - Dites lui que je l'aime, Romane Bohringer - La vie soignée, Meryem Alqamar - L'effet maternel, Virginie Linhart - Trauma, en finir avec nos violences, Juliet Drouar - La maternité obligatoire, Adrienne Rich - Mères sans filtre Remerciements : Christine Détrez Coline Cardi Sonia Kronlund Enregistrements février 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Annabelle Brouard Lectures Estelle Clément Béalem Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
durée : 00:59:15 - L'Expérience - par : Aurélie Charon - Hounsou, tirailleur dahoméen, a enregistré son chant en 1931 dans le cadre de l'Exposition coloniale. Le premier volet de ce documentaire retrace l'histoire des enregistrements réalisés à l'époque et rend compte du projet de création musicale auquel la redécouverte de cette archive a donné lieu. - réalisation : Anne Fleury
La philo peut-elle nous sauver de la brain gym ? On a tous vécu ce moment : ouvrir un bon livre… et finir sur son téléphone au bout de vingt minutes à regarder une vidéo de quelqu'un qui nettoie un tapis. Bienvenue dans votre cerveau en 2026. Sommes-nous tous en train de devenir TDAH ? Nos cerveaux sont bousillés par les GAFAM, nos capacités d'attention dissoutes dans le scroll infini, si bien que l'on pourrait parler de « crise de l'attention ». Dans cet épisode de Vivons heureux la fin du monde, Delphine Saltel reçoit la philosophe Apolline Guillot, qui propose de dégonfler la panique autour de ladite crise. Avant d'écrire, elle a commencé par fuir : en proie à un sérieux sentiment d'épuisement numérique, elle décide de s'isoler plusieurs semaines dans un coin paumé du Cher. Là, elle observe. Elle note. Elle s'ennuie comme un rat. Elle se déconcentre. Et elle tient le journal de bord très concret d'une expérience : que devient notre attention quand on la laisse — enfin — respirer ? À partir de là, elle propose un léger déplacement : et si la panique en disait surtout long sur notre époque ? Car derrière notre obsession à rester concentrés, performants, focalisés, se cache une certaine idée très moderne — et très industrielle — de l'attention, conçue comme une ressource à maîtriser et à optimiser. Quitte à culpabiliser dès qu'elle nous échappe. Du côté de Montaigne ou de la phénoménologie, la dispersion n'est pas forcément une catastrophe. C'est aussi une manière d'habiter le monde : plus flottante, plus ouverte, moins disciplinée, parfois même féconde. Une façon d'être distrait… mais pas forcément perdu. Cela ne blanchit pas les plateformes qui se disputent chaque seconde de notre cerveau disponible. Mais entre l'angoisse du cerveau cramé et les coachs en deep focus, il y a peut-être une autre voie : arrêter, deux minutes, de traquer notre attention comme une ressource en fuite. Mention : “Les Essais” de Michel de Montaigne, INA Media, Les cent livres, Collection : RTF / ORTF Bibliographie : - Hors de soi, déjouer la tyrannie de l'attention, Apolline Guillot, Philosophie Magazine Editeur, 2026 ; - L'économie de l'attention, Yves Citton, Editions de la découverte, 2014 ; - Attensité! Manifeste du mouvement de libération de l'attention, ouvrage collectif, Editions de la découverte, 2026 ; - Les Essais, Michel de Montaigne. Remerciements : Merci à Apolline Guillot et Julie Davidoux. Enregistrements avril 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Réalisation et mixage Anna Buy Accompagnement éditorial Mina Souchon Illustration Yasmine Gateau
La maladie d'un père et l'ethnopsychiatrie Gabrielle a toujours eu peur de devenir folle. Une peur sourde mais bel et bien présente. Car son père est fou. Il y a près de trente ans, un soir, il bascule. Il est interné de force. Le diagnostic tombe rapidement : psychose maniaco-dépressive avec délires mystiques. À chaque crise, il se prend pour Dieu, ou sa descendance. Pendant cinq ans, il enchaîne les allers-retours en hôpitaux psychiatriques. Gabrielle, elle, n'a presque aucun souvenir de cette période. Son cerveau a tout effacé. Car, dans sa famille, on n'en parle pas vraiment. On évoque, on élude, on arrange et puis ça finit par ne plus exister. Aujourd'hui, Gabrielle décide de mener l'enquête. Elle pose enfin les questions qu'elle n'a jamais osé poser à ses parents. Elle interroge ses proches et regarde l'histoire sous un nouvel angle : celui de l'ethnopsychiatrie. Est-ce que son père, né à Dakar et arrivé en France à 17 ans, aurait pu être soigné autrement ? Est-ce qu'on soigne la folie de la même manière à Paris qu'à Dakar ? Le marabout est-il l'équivalent du psy occidental ? Que provoquent l'exil et le métissage dans une famille ? Au milieu des questions et hypothèses que son père rejette en bloc, Gabrielle se demande finalement si elle est sur la bonne piste et explore les oublis culturels, les tabous, les silences familiaux. Remerciements : Merci à Francine, Thierno, Maguette et Esther Daubisse. Benjamin, Camille, Edie, Florent, Jade, Juliette, Perrine, Tarik, Thomas et Armel. Enregistrements 2025 Entretien, montage Gabrielle Niang, Florent Maillet Narration Francine, Thierno, Maguette, Esther Daubisse Réalisation et mixage Annabelle Brouard Illustration Clémence Gouy Production ARTE Radio
durée : 01:25:11 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Nous ouvrons la semaine avec le claveciniste le plus rock du baroque : Scott Ross. Nous l'écouterons aujourd'hui dans la musique de Haendel. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:25:11 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Nous ouvrons la semaine avec le claveciniste le plus rock du baroque : Scott Ross. Nous l'écouterons aujourd'hui dans la musique de Haendel. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Notre podcast littéraire fête son anniversaire ! Printemps 2026 : Bookmakers a 6 ans. Comme c'est à cet âge-là qu'on apprend à lire et à écrire, n'est-ce pas le moment de se pencher sur la fabrique du podcast des « écrivain·e·s au travail » ? Déjà quarante numéros que Richard Gaitet interroge en profondeur celles et ceux qui font naître – dans des conditions souvent précaires – des romans, des poèmes, du théâtre, des essais ou des bandes dessinées, en invitant parfois d'autres acteurs et actrices du monde du livre pour parler de traduction, d'édition ou de critique. Mais comment ces discussions XXL, très documentées, se préparent-elles ? Combien de temps dure l'enregistrement initial, le montage, la production ? Comment « habille-t-on » une lecture ? Faut-il couper la moindre bafouille ? Charlie Marcelet cache-t-il vraiment « le son d'un cheval qui passe » dans chaque numéro ? Pour répondre à ces questions cruciales, les deux auteurs de Bookmakers dévoilent leur propre making-of dans l'auditorium de la Gaîté Lyrique (Paris), le temps d'une conversation publique menée par Perrine Kervran (directrice éditoriale d'ARTE Radio) et entrecoupée d'archives ou de savantes interventions de l'assistance. Les invités du mois : Richard Gaitet & Charlie Marcelet Né à Lyon en 1981, Richard Gaitet est écrivain et journaliste. Après douze ans sur Radio Nova aux commandes de l'émission Nova Book Box ou du podcast La danse du zèbre, il crée Bookmakers en 2020 pour ARTE Radio, sans aucune maîtrise de la prise de son et du montage (ce qui n'a pas beaucoup changé depuis). Le pari de ces longues conversations hors promotion est de « soulever le capot de la littérature, pour voir comment le moteur tourne » et personne ne lui a jamais reproché cette métaphore automobile (alors qu'il n'a pas le permis). En 2025, il a publié Comme un malpropre (éditions Esquif) et Les ours blancs ne perdent pas le Nord (avec les dessins d'Anne-Hélène Dubray, éditions L'École des Loisirs). Né à Orsay en 1983, Charlie Marcelet est réalisateur pour ARTE Radio où, selon la légende, il travaille en chaussettes. Depuis son arrivée au studio en 2008, il a notamment signé la réalisation de La reine des pirates de Claire Richard (2022) et reçu la mention spéciale du prix Italia 2022 (catégorie documentaire) pour Gilles ma sœur et moi de Camille Descroix ou la médaille d'or du prix Radio Urti 2025 pour Le chant de l'extinction de Jeanne-Marie Desnos. Précis et patient, il a réalisé et mixé trente-cinq numéros de Bookmakers en suivant ce principe de samouraï : « Une coupe – qui ne doit pas s'entendre – toutes les trois secondes. » Enregistrements mars 2026 Entretien Perrine Kervran Prison de son Mathilde Guermonprez Réalisation, montage, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Générique Eve Girard (chant, claviers), Sogol Mirzaei (târ), Brice Perda (flugabone), Florence Kraus (saxophone), monté par Timothée Lerolle & Esteban Capron Illustration Sylvain Cabot
Quand les nazis spoliaient les objets du quotidien Quand l'historienne Sophie Juliard, qui travaille sur le pillage des ateliers d'artistes sous l'Occupation, la contacte, Adrianna Wallis découvre, quatre-vingts ans après les faits, que sa famille a été spoliée. Elle savait que Diane Esmond, sa grand-mère paternelle, était peintre, mais avait presque oublié qu'elle était juive. Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l'appartement parisien qu'elle occupait a été entièrement vidé par l'administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu'aux moindres objets du quotidien. Pour Adrianna, elle-même artiste, ce passé familial refoulé résonne étrangement avec son travail, elle qui n'a cessé, sans trop comprendre pourquoi, d'interroger l'absence, le vide laissé par la disparition d'objets chers. En tissant enquête intime, archives et les réflexions du physicien Joël Chevrier, Adrianna Wallis remet en mouvement cette histoire longtemps tue et interroge ce qui se transmet, parfois à notre insu, d'une génération à l'autre. Bibliographie : - Images d'un pillage, de Sarah Gensburger, Editions Textuel, 2010 ; - Des camps dans Paris de Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Fayard, 2003. Pour aller plus loin : - La performance 11 petites soucoupes, réalisée en 2024, au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris ; - Conférence Il restera la gravité en 2025, à l'INHA, Paris ; - L'exposition d'Adrianna Wallis et Diane Esmond Il restera la gravité, du 5 mai au 16 juin 2026 à la galerie Anne-Laure Buffard, Paris ; - L'accrochage Itinéraires d'œuvres spoliées – Diane Esmond et Fédor Löwenstein, jusqu'en 2028, au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris. Remerciements : Sylvie Harburger, Hélène de Gunzbourg, Andrew Strauss, Joël Chevrier, Sophie Juliard, Sarah Gensburger, Margaux Dumas, les Archives nationales, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Anne Rousseau, Pascale Samuel, Eloïse Duguay, Marie Bastide, Grégoire Meschia, Fabrice Lorendel, Elise Patton, Léonard Ballesteros, Mila Renno Lehr, Alissa Deleverora, Perrine Kervran, Agathe Chion, Marie Dalcol, Camille Bondon, Sarah Deslande, Mathilde Wallis, Clémence Beraud, et le Centre National des Arts Plastiques. Enregistrements mai 2025 Entretien Adrianna Wallis, Eloïse Duguay Montage Adrianna Wallis Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Gloria Avril Production ARTE Radio
Pourquoi certaines femmes ont peur de ressembler à leurs mères ? Pourquoi d'autres ne parviennent plus à prendre leurs mères dans les bras ? Qu'est ce qui se joue lors de l'enfance, l'adolescence ? Qu'est ce que le patriarcat fait aux liens mères-filles ? C'est la question que je me suis posée dans ce premier volet de l'épisode « Tout sur nos mères » : « Mémoires de filles ». Avec des récits de filles, notamment Claire Richard, Camille Kouchner et Joëlle Sambi, qui se souviennent de leurs enfance auprès de leurs mères, difficiles ou plus flamboyantes. Avec : Connaissez vous vraiment le périnée ? A quoi ressemble-t-il ? À quoi sert-il ? Pourquoi tant de femmes ont des fuites urinaires ? Des descentes d'organes ? Quel lien avec les troubles de la vulve ? Pourquoi en parle-t-on si peu alors que c'est sur lui que reposent tous nos organes ? Il y a quelques années, on ne savait pas représenter le clitoris. Aujourd'hui, qui sait dessiner un périnée ? Dans un cabinet d'une sage femme engagée, au cœur d'un groupe de parole d'une maison de quartier d'Ivry, ou au fil d'un cours de yoga féministe à Dunkerque, cet épisode s'attache à faire sortir le périnée de l'ombre. Avec : - Joëlle Sambi, autrice, poétesse, féministe, activiste lesbienne. - Claire Richard, productrice de fictions et documentaires radios, autrice du livre Pardonner à nos mères - Claire Bourdille, activiste enfantiste, autrice de Enfantisme, il est temps de respecter les enfants - Camille Kouchner, autrice de La familia Grande et Immortels - Annie Ferrand, psychologue féministe - Coline Cardi, sociologue Lectures : - Une femme, Annie Ernaux - La familia Grande, Camille Kouchner - Bufuku, Joëlle Sambi (à paraître) Pour aller plus loin : - Pardonner à nos mères, Claire Richard - Naître d'une femme, Adrienne Rich (prochainement traduit par les éditions Hors d'atteinte) - La même mère, Monique Plaza - Pour te ressembler, Christine Détrez - Nos mères, Christine Détrez - Rien ne s'oppose à la nuit, Délphine de Vigan - La bonne mère, Mathilda di Matteo - Dites lui que je l'aime, Romane Bohringer - La vie soignée, Meryem Alqamar - L'effet maternel, Virginie Linhart - Trauma, en finir avec nos violences, Juliet Drouar Remerciements : Christine Détrez Juliet Drouar Enregistrements février 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Gary Salin Lectures Estelle Clément Béalem Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
Analyser les piqûres, les acides et autres lubies de l'anti-âge Dans la salle d'attente du dermatologue, entre un ficus en plastique et trois vieux magazines people, une petite brochure promet monts et merveilles : rides lissées, lèvres pulpeuses, glow immédiat. Le futur du visage tiendrait en quelques piqûres d'acide hyaluronique ou de botox. On hésite, on feuillette et puis on repense à cette petite ride d'amertume qu'on a remarquée l'autre jour. Dans cet épisode de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel s'infiltre dans un cabinet de médecine esthétique pour sonder ses propres désirs de “skin booster”. Prête à se ruiner pour repulper son relâchement cutané, elle interroge sa fascination-repulsion pour les injections. Où est le problème ? Dans la seringue ou ce qui la précède ? Les heures à scruter des visages impeccables, filtrés, retouchés, découpés par algorithme ? Avec la critique de cinéma Murielle Joudet, qui a écrit sur les actrices et la vieillesse, elle essaie de dégager les bonnes questions : pourquoi ces images de visage nous travaillent-elles autant ? Comment transforment-elles notre regard et nos désirs ? Peut-on déjouer le “capital gaze” qui transforme la chair de nos visages en surface à optimiser ? Que nous raconte le lifting de Kris Jenner ? Où trouver des contre-images qui nous permettent de résister à la démangeaison des piqûres ? Mentions : - Barbarella, Roger Vadim, 1968 ; - Sois belle et tais-toi, Delphine Seyrig, 1977 ; - The Complete Workout by Jane Fonda ; - “Pourquoi les actrices ne vieillissent pas à l'écran ?”, Mathilde Serrell, La Théorie ; - Viens je t'emmène, Alain Guiraudie, 2022 - Une femme sous influence, John Cassavetes, 1974 ; - Fargo, Joel Coen, 1996. Bibliographie : - Murielle Joudet, La seconde femme ce que les actrices font à la vieillesse, Premier parallèle, 2022 ; - Murielle Joudet, On aurait dû dormir, Éditions Capricci, 2020 ; - Le compte Facebook et les textes de Murielle Joudet ; - Mona Chollet, Beauté Fatale : Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, La découverte, 2012 ; - Susan Sontag, The Double Standard of Aging, 1972 ; - Frédéric Spinhirny, Le privilège beau, cet impensé, PUF, 2025 ; - Jean-François Amadieu, Le poids des apparences, Ed. Odile Jacob, 2002 ; - Jean-François Amadieu, La société du paraître, Ed. Odile Jacob, 2016 Remerciements : Merci à Laura et Armelle ainsi qu'à Murielle Joudet. Enregistrements février 2026 Entretien et montage Delphine Saltel Accompagnement éditorial Mina Souchon Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio
Quête intime dans une Ukraine en guerre Quand j'étais enfant, j'ai grandi avec Sergueï, un garçon venu d'Ukraine dans le cadre d'un programme humanitaire pour les enfants touchés par Tchernobyl. Pendant dix ans, il a passé toutes ses vacances dans ma famille - devenant ainsi mon frère, mon double, mon allié. En 2004, devenu majeur, Sergueï rentre à Kyiv. On se quitte en se promettant de ne pas s'oublier, mais l'ère numérique étant à ses balbutiements, c'est le silence qui gagne. Plus de lettres, plus de réponses, plus de nouvelles. Les années passent. À distance, je tente de le retrouver en vain. Qui est-il devenu ? Qu'a-t-il gardé de ses années en France ? Pense-t-il encore à nous ? Que reste-t-il du socle commun de notre enfance ? Quelques temps après le début de l'invasion russe en février 2022, je pars en Ukraine, avec l'idée folle de lui mettre la main dessus, et de répondre à toutes mes questions sans réponse. Au fil de l'enquête, construite à partir d'archives VHS, de souvenirs d'enfance et d'un journal de bord enregistré à Kyiv avec les sons du quotidien d'un pays en guerre, des réponses émergent quand d'autres restent en suspens. Le tout forme le récit d'une recherche familiale confrontée à l'histoire en train de s'écrire, et d'un lien fraternel mis à l'épreuve par le temps, la distance et la guerre. Archives et extraits : - Archives personnelles et familiales ; - Archives France 2, JT du 24/02/2022 ; - Archives C dans l'air, "4h35 ce matin, les russes envahissent l'Ukraine", émission du 24.02.2022. Remerciements : Un grand merci pour leur soutien chaleureux à Sarah-Lou Lepers, Marc Bertrand, Haydée Sabéran, Olivia Cohen, & Elena Gorgis. Enregistrements 2024-2025 Entretien Aliénor Carrière Montage Aliénor Carrière et Charlie Marcelet Réalisation et mixage Charlie Marcelet Musiques originales Romane Beaugrand (violoncelle et voix), Charlie Marcelet (guitare) Illustration Aliénor Carrière Production ARTE Radio
Comment devient-on philosophe ? « Un philosophe est un artisan qui fabrique des concepts et, dans mon cas, des cartes pour s'orienter », dit Baptiste Morizot, 42 ans. Porté par sa bougeotte, cet intellectuel de terrain entend produire des « textes-boussoles » susceptibles de « faire bouger les lignes du souci » vis-à-vis du vivant et de nos relations avec lui. Comment interagir au sein de cette infinie canopée de « cohabitants dont nous dépendons dans toutes les dimensions de notre existence » ? « Ce n'est pas là-bas dehors, mais sous nos pieds. Ce n'est pas l'arrière-plan d'un selfie, mais un lieu de géopolitique complexe, multi-espèces. Que signifie écrire face à la crise écologique ? Je ne cesse de chercher la réponse. Chaque texte est un tâtonnement », se demande l'auteur de Raviver les braises du vivant (2020) ou de S'enforester (avec les photographies d'Andrea Olga Mantovani, 2022). Mais comment s'est formée sa pensée, son éthique, à la confluence primordiale de Spinoza, Nietzsche et Deleuze ? A-t-il été ce jeune écrivain contrarié, borgésien, doublé d'un survivaliste amateur de baies sauvages ? C'est le sujet de ce premier épisode, bâti autour des rhizomes pas tristes de Baptiste Morizot. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
Frère castor, raconte-nous une histoire Baptiste Morizot a pisté des bisons ou des grizzlys, des élans ou des corbeaux, couché dans des buissons du Wyoming ou du Vercors, au fil d'une première décennie d'enquêtes « diplomatiques » réalisées les genoux dans la boue, hors des sentiers battus, pour créer de nouveaux concepts bientôt débattus. Plus calmement, il a aussi étudié la sociologie des lombrics dans sa cuisine. « Aujourd'hui, dit-il, nos relations aux autres êtres vivants sont toxiques, pour eux et pour nous. La question est donc de réapprendre à faire attention, à brancher sa sensibilité sur les pollinisateurs, la faune des sols, les forêts… » Attention, attention. En 2020, le succès de Manières d'être vivant le rendit connu comme le loup blanc auprès dans les sphères militantes de gauche. Dans son « recueil de novellas philosophiques », ce talentueux passeur multipistes veut « contourner en sifflotant les dualismes entre science et fiction, poésie et exactitude, pour forger une sorte d'alliage incandescent : les sens les plus aiguisés, le corps le plus mobilisé, l'imagination la plus sauvage, les raisonnements les plus serrés. » En postface, son ami romancier Alain Damasio encense son goût du terrain. « C'est un philosophe embarqué et situé. Hautement concret. L'inverse d'un parleur perché. » Toujours « sur le qui-vive », Baptiste Morizot retrace dans ce deuxième épisode quelques scènes fondatrices de son désir animé de « cosmopolitesse » inter-espèces, dans laquelle nous, primates humains, pourrions peut-être, à force d'exercices empathiques, « en changeant de pratique, changer de métaphysique ». L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
Pister les animaux, pour twister sa réflexion Pendant plus de deux ans, Baptiste Morizot a observé des castors. En compagnie de la paysagiste franco-américaine Suzanne Husky et d'une escouade de camarades, ils-elles ont appris les techniques de ce petit ingénieur rongeur pour échafauder à leur tour des barrages, susceptibles de régénérer des rivières « abîmées » et trop « contrôlées », dans la Drôme ou aux États-Unis. C'est l'un des axes essentiels du passionnant et très accessible Rendre l'eau à la terre, son essai sur des « alliances possibles » face au chaos climatique, parcouru de sublimes aquarelles, sorti en 2024 et vendu à 21 000 exemplaires. « Chacun, chacune doit prendre en charge la défense de son milieu, explique le philosophe. Ne perdons pas trop de temps à nous demander si c'est déjà cuit, si on ferait mieux d'aller siroter des mojitos (…) Nous sommes à un moment pivot, analogue à la Renaissance ou les Lumières, à l'orée d'inventer (…) une nouvelle pensée de l'action technique qui permettrait de vivre de manière soutenable. » Dans son dernier ouvrage, Le regard perdu (2025), il écrit qu'être une personne « décente » consiste peut-être « à vouloir être honnête, respecter les mots, dire ce qu'on pense calmement, être ferme et accepter avec souplesse de s'être trompé, ne pas vouloir occuper l'esprit des autres avec des choses viles faites seulement pour capter l'attention (…) Penser comme si c'était la chose la plus importante au monde et, simultanément, ne pas se prendre trop au sérieux (…) Penser, juste pour la joie de vivre l'aventure d'une idée. Penser comme un chien court sur la plage. » C'est l'attitude à suivre lors de ce troisième et dernier épisode, qui ne manque pas de flair. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Enregistrements de terrain Rodolphe Alexis Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
durée : 01:27:38 - En pistes ! du jeudi 12 février 2026 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau Boulmier - Ce matin dans En pistes, tendez l'oreille pour découvrir des enregistrements inédits ! Plus de soixante ans après sa mort, la grande pianiste Clara Haskil a encore des merveilles à nous faire découvrir, avec des archives venues de l'INA de Schumann et Mozart. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 01:27:38 - En pistes ! du jeudi 12 février 2026 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau Boulmier - Ce matin dans En pistes, tendez l'oreille pour découvrir des enregistrements inédits ! Plus de soixante ans après sa mort, la grande pianiste Clara Haskil a encore des merveilles à nous faire découvrir, avec des archives venues de l'INA de Schumann et Mozart. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Tom Lefevre du 04 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Souvenirs d'une jeunesse en Amazonie En 1979, Irène a 24 ans. Elle a tout pour être heureuse et pourtant... Elle part avec des carnets, un enregistreur et un appareil photo à l'autre bout du monde tel qu'elle le connaît déjà. Direction l'Amazonie péruvienne, chez le peuple maihuna. Elle y passera 5 ans, à se perdre, à s'oublier, à se faire peur et surtout à se trouver une raison d'être et de vivre. De cette époque, elle a tout enregistré : les cérémonies d'ayahuasca, la forêt mélodieuse, l'apprentissage de la langue maihunki aujourd'hui presque disparue, la rencontre pas à pas avec celles et ceux qui voudront bien d'elle et finiront même par l'aimer, les contes et mythologies oubliés et la mélancolie d'être si loin des siens parfois. Pourquoi et comment est-elle partie, pourquoi et comment est-elle revenue ? J'ai grandi avec ces questions. Et si je connais très bien l'Irène d'ici qui est aussi ma mère, j'ai toujours rêvé de rencontrer l'Irène de la Jungle. Alors pour ce documentaire, j'ai décidé d'aller la chercher à travers ses carnets, ses archives sonores singulières et grâce à une conversation qui la replonge dans tout ce qu'elle a été. Enregistrements septembre 1979 - novembre 1986, janvier 2025 Prises de son Irène Bellier, Sophie Marchand Entretiens et montage Sophie Marchand Réalisation Annabelle Brouard Illustration Julia Spiers Production ARTE Radio
Connaissez vous vraiment le périnée ? A quoi ressemble-t-il ? À quoi sert-il ? Pourquoi tant de femmes ont des fuites urinaires ? Des descentes d'organes ? Quel lien avec les troubles de la vulve ? Pourquoi en parle-t-on si peu alors que c'est sur lui que reposent tous nos organes ? Il y a quelques années, on ne savait pas représenter le clitoris. Aujourd'hui, qui sait dessiner un périnée ? Dans un cabinet d'une sage femme engagée, au cœur d'un groupe de parole d'une maison de quartier d'Ivry, ou au fil d'un cours de yoga féministe à Dunkerque, cet épisode s'attache à faire sortir le périnée de l'ombre. Avec : - Clémence, professeure de yoga - Alice Rocq, sage femme - Aminata, Elise et Sabine - Le groupe de parole "Sans Tabou", de la Maison des Femmes d'Ivry-Port - Aurore Koechlin, sociologue - Camille Hemet, doctorante en science politique - Claire Romsée, autrice du livre Vaginisme et vulvodynie, enquête sur les maux intimes des femmes Textes : - Manuel féministe Notre corps, nous-mêmes (Hors d'Atteinte, collection Faits et Idées, 2020) - Ton périnée est un foyer, Elizabeth Noble, traduction Sarah Bénichou - Le bûcher, Daria Marx Pour aller plus loin : - La norme gynécologique et L'écoféminisme, autogynécologie et intersectionnalité, Aurore Koechlin - Politiser la sexualité endolorie, Camille Hémet - Pourquoi le sexe fait mal ?, Caroline Ernesty et Agathe Moreaux - Périnée, arrêtez le massacre, Bernardette de Gasquet - L'institut De Gasquet - L'association "Les clés de Venus" Remerciements : Je remercie Bernardette De Gasquet, Claire Romsée et toutes les personnes contactées et rencontrées pour l'émission. Enregistrements décembre 2025 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Anna Buy Lectures Selim-a Attalah Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
Défricher l'histoire, le déni et les fausses croyances Enregistrements septembre - décembre 2025 Prise de son Delphine Saltel Entretiens et montage Delphine Saltel, Mina Souchon Réalisation et mixage Anna Buy Accompagnement éditorial Mina Souchon Lectures Chloé Assous-Plunian Illustration Yasmine Gateau Production ARTE Radio
Des barricades de 68 aux premiers feux fictionnels Dans cette nouvelle affaire confiée à notre agence de détectives littéraires, la principale suspecte se nomme Dominique Manotti, 83 ans, alias « la mamie rouge du roman noir ». Une multirécidiviste en activité depuis 1995, avec à son actif treize romans violents, rapides comme une balle et froids comme un flingue, salués par la critique, traduits en allemand, en anglais, en grec ou – plus louche – en russe. L'une des (trop) rares femmes du polar français des trente dernières années, qui publia son premier bouquin aux éditions du Seuil… à 52 piges ! Quels sont les secrets de cette fille de la bourgeoisie parisienne, de cette agrégée d'histoire économique aux fortes convictions marxistes anticoloniales, militante pour l'indépendance de l'Algérie ou le droit à l'avortement, cette lanceuse de pavés en mai 68 qui apprit à écrire dans « Les cahiers de mai » avant de devenir syndicaliste CFDT ? Faut-il retourner tous les tiroirs de son bureau pour comprendre comment elle s'engagea en littérature après avoir lu LA Confidential de James Ellroy ? De quelle manière a-t-elle taillé son premier diamant noir : Sombre Sentier, centré sur sa plus grande victoire syndicale dans les coulisses des ateliers textiles clandestins du centre de Paname, vendu à dix mille exemplaires et marqué par le coquin Théo Daquin, son célèbre commissaire gay à « belle gueule carrée », un poulet « chaud lapin » qui fait l'amour à ses indics et dont les bureaux se situent… passage du Désir ? C'est l'objet du premier volet de cette garde-à-vue sans menottes qui entend faire toute la lumière sur le dossier Manotti. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
Documentation solide, tempo haletant, zéro poésie : la méthode Manotti Dans ce deuxième volet de cet interrogatoire en règle chez le R. G., nous verrons comment Dominique Manotti s'est employée à signer « la chronique noire d'un échec : celle de la génération 68 », Roman après roman, rien n'échappe à son regard laser d'historienne « enragée », prête à remonter jusqu'au sommet de l'Etat : spéculation immobilière et trafic de coke dans le monde hippique (À nos chevaux, 1997), élus corrompus dans les vestiaires de Levallois (Kop, 1998), portrait armé de la diplomatie sous Mitterrand (Nos fantastiques années fric, 2001), délocalisation sans merci d'une usine des Vosges (Lorraine Connection, 2006, vendu à treize mille exemplaires) ou flics ripoux brisés par la « politique du résultat » (Bien connu des services de police, 2010, écoulé à vingt-cinq mille copies). Avec, de nouveau, le flegme savoureux du commissaire Daquin, qui passe parfois le relais à une nouvelle héroïne, Noria Ghozali, tendue comme un schlass planté dans la cuisse des prédateurs. Son œuvre s'apparente à une version papier de la série Engrenages (Canal+, 2005-2020), souvent campée comme chez Manotti dans le nord blafard de Paris. De quelle manière alors s'articulent ses engrenages fictionnels, brefs et méchants, extrêmement documentés, dénués de poésie et de figures de style, mais riches en scènes de cul comme en règlements de compte, livrés dans un style sec, « direct », toujours écrit au présent ? Pour le savoir, poursuivons la déposition. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade Dans son roman L'évasion (Gallimard, 2013), Dominique Manotti libère le seul personnage d'écrivain de son œuvre : Filippo Zuliani, un petit voyou rital de vingt-trois ans qui s'échappe d'une prison romaine mais qui regrettera bientôt d'avoir « marqué un point contre le désespoir » en publiant l'histoire de son compagnon de cellule, ancien membre des Brigades rouges. Le destin punira Filippo d'avoir trahi, en étant à la fois trop précis dans son roman et… trop bavard en interview. « J'ai la conviction que le roman noir sera la grande littérature du XXIe siècle, ce siècle des paradis fiscaux et de la perte de contrôle des Etats sur les masses monétaires à l'échelle mondiale. Le pouvoir change de mains. Il faut le raconter », dit celle qui fréquenta trente ans durant « un certain nombre d'amis flics, démissionnaires ou retraités ». Les ténébreuses silhouettes qui peuplent ses livres-enquêtes commencent à lui parler dans les embouteillages, ou lors de ses moments de repos. « Je respecte les faits, leur ordre de succession, je m'oblige à construire mon histoire sans les déformer. Mais les personnages, je les invente, c'est ma jubilation. Je raconte des hommes qui ne sont ni des monstres ni des anges. Pour moi, il s'agit d'humaniser mes salauds. » Pour Or noir (2015), son imagination « frémit » en situant la nouvelle enquête du commissaire Daquin à Marseille – qui lui fournit ensuite la matière terrible de son dernier roman en date : Marseille 73. Publié par Les Arènes en 2020, vendu à trente mille exemplaires, l'ouvrage restitue jour par jour le récit glacial d'une vague d'authentiques assassinats racistes perpétrés en toute impunité dans la cité phocéenne, en bande organisée. « La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade, personne ne peut la canaliser » : si l'on se fie à cette description de Jul, Dominique Manotti, c'est Marseille mémé ! L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
durée : 00:54:03 - Very Good Trip - par : Michka Assayas - Ce soir, poursuite de notre exploration d'une vaste contrée musicale, celle qu'a créée le groupe Radiohead. Nous allons nous éloigner de ses paysages les plus visités pour explorer ses marges, souvent passionnantes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous sommes nombreuses à connaître des fantasmes de violence, et de soumission. Parfois, à ressentir de l'excitation devant des scènes de violences sexuelles dans les films, les livres, les séries. Ca n'a rien de contradictoire. C'est plutôt très logique. Nous grandissons dans la culture du viol et de l'inceste. On nous apprend à désirer la violence. Mais qu'est-ce qu'on fait de ça pour se sentir justement alignée avec soi même, ses aspirations, ses valeurs et ses désirs ? Est-ce qu'on essaye de ne plus penser à ses fantasmes, de les garder pour soi, dans un coin de notre tête ? De les remplacer ? Est-ce qu'on les met en pratique, on les joue, on s'en moque ?Qu'est ce que tout cela raconte ?C'est ce que je me suis demandé dans cet épisode aux côtés de femmes qui pratiquent le BDSM et d'autres qui cherchent des voies pour désirer en dehors de la violence.Avec :- Nadia et Pauline- Rebecca Levy Guillain, sociologue et sexothérapeuthe- Daria Sobocinska, sociologue- Aurore Vincenti, linguiste- Myriam Bahaffou, chercheuse en philosophie et militante écoféministe décolonialeTextes : - Histoire d'O, Pauline Réage- Les aventure de China Iron, Gabriela Cabezón Cámara- L'endroit de mon trouble, Lumen- Sélection prix Gouincourt 2025Pour aller plus loin :- Pour une érotique du sensible, Aurore Vincenti- Éropolitique, Myriam Bahaffou- Féminisme et fantasme de soumission, Céline Bercion- Fantasmes au féminin, Maud Serpin- MeToo or not MeToo , Rebecca Levy Guillain- Les relations non conjugales, Daria SobocinskaRemerciements :Je remercie tout particulièrement : Nadia et Pauline, Lou des soirées "Monts et Merveilles" et Aude pour le courage des témoignages et la confiance accordée.Merci aussi à Maud Serpin pour les mises en contacts, à Claire Alquier, à Sophie, à toutes celles contactées pour l'émission. Enregistrements septembre 2025 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Annabelle Brouard Lectures Laure Giappiconi Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey