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Le Centre national du costume et de la scène, à Moulins, dans le département de l'Allier, célèbre cette année le 20e anniversaire de sa création. Depuis 2006, ce musée-réservoir stocke, conserve, et veille sur des milliers de costumes de scène passés à la retraite. Pour son exposition anniversaire intitulée « Tous en scène », il dévoile certains de ses trésors et met aussi en avant les métiers souvent méconnus de ses équipes. Parmi ces professions, celle de mannequineur. « Attention, il y a un petit escalier. Ce n'est pas grand chose, mais il est ancien. » Pour nous conduire dans son atelier du Centre national du costume et de la scène (CNCS), à Moulins, dans le centre de la France, Fabienne Sabarros-Helly nous guide avec expertise à travers un dédale de couloirs, de petits escaliers et d'arrière-salles. Au détour d'un virage, dans la pénombre, on sursaute à la vue d'une dizaine de mannequins debout face à un mur. La responsable du pôle mannequinage du CNCS sourit : « Ah oui, j'ai oublié de vous prévenir, j'ai tellement l'habitude... Alors, attention, j'ouvre la porte ! ». L'inverse du travail de costumier Dans la vaste salle sans lumière du jour - conservation des costumes oblige - qui constitue la réserve à mannequins du CNCS, des dizaines de bustes de tous types s'amoncellent, rangés sur des étagères, alanguis sur des chariots, ou mis au coin. Combien exactement ? « Entre 800 et 900 », souffle Fabienne Sabarros-Helly. Il faut dire que ces mannequins sont essentiels au fonctionnement du CNCS et représentent le travail quotidien d'un mannequineur. « Ce sont nos pinceaux, ou nos marteaux, si l'on veut : les mannequins, ce sont nous outils de travail ! » Un travail qui consiste à « faire l'inverse du métier de costumier », explique la maîtresse des lieux qui poursuit : « Les costumes de spectacle vivant sont faits sur mesure pour un artiste. Nous, à partir de ce costume, on va essayer de retrouver la silhouette et l'attitude de la personne. Le costume étant sur mesure, son support doit l'être aussi ». L'idée, ici, est à la fois de redonner vie à un vêtement exceptionnel, tout en le préservant. « Il y a donc des règles de base à respecter, énumère Fabienne Sabarros-Helly. On utilise des matériaux doux, sans produits chimiques, qui n'accrochent pas. Et, bien évidemment, il faut respecter la taille du vêtement, pour ne pas tirer le tissu. On ne va pas mettre un mannequin bien en chair dans un costume aux petites dimensions. » Un métier aussi manuel que sensible Chaque jour, plusieurs heures par jour, la volubile quinquagénaire s'installe dans cette réserve pour manipuler les mannequins et les costumes. « C'est manuel ! Il faut soulever les costumes, parfois très lourds, savoir manipuler les mannequins, ce qui n'est pas toujours évident. » Les tâches les plus classiques impliquent aussi de rembourrer des hanches ou, au contraire, d'affiner une ligne de taille, de découper du carton, de la ouate, de réaliser des moulages, bref, il faut mettre les mains à la pâte. Mais le travail de mannequineur offre aussi des moments suspendus, comme ce jour que Fabienne Sabarros-Helly évoque avec tendresse. « Pour une exposition consacrée à Christian Lacroix, on travaillait sur un costume pas évident. Il n'était pas en très bon état, il était un peu spécial. On l'avait laissé dans un coin pour plus tard, un peu puni. Et puis un jour où on avait passé du temps dessus, on lui a mis ses bottes et là, il était avec nous, c'était magique ! Ce sont des moments joyeux ». Il faut dire que Fabienne Sabarros-Helly passe assez de temps avec ses mannequins pour développer une forme de lien personnel avec eux. « Il y a quelque chose de l'ordre de l'intimité, de l'intériorité. On travaille presque avec l'âme de l'artiste, quelque part ! ». Après près de 20 ans passés au CNCS, Fabienne Sabarros-Helly ne se lasse pas de ses fantômes, pour lesquels elle fait toujours des pieds et des mains. Quant à la charge de travail, elle ne diminue jamais : aujourd'hui en France, on ne compte qu'une quinzaine de mannequineurs répartis dans une poignée de musées.
Le Centre national du costume et de la scène, à Moulins, dans le département de l'Allier, célèbre cette année le 20e anniversaire de sa création. Depuis 2006, ce musée-réservoir stocke, conserve, et veille sur des milliers de costumes de scène passés à la retraite. Pour son exposition anniversaire intitulée « Tous en scène », il dévoile certains de ses trésors et met aussi en avant les métiers souvent méconnus de ses équipes. Parmi ces professions, celle de mannequineur. « Attention, il y a un petit escalier. Ce n'est pas grand chose, mais il est ancien. » Pour nous conduire dans son atelier du Centre national du costume et de la scène (CNCS), à Moulins, dans le centre de la France, Fabienne Sabarros-Helly nous guide avec expertise à travers un dédale de couloirs, de petits escaliers et d'arrière-salles. Au détour d'un virage, dans la pénombre, on sursaute à la vue d'une dizaine de mannequins debout face à un mur. La responsable du pôle mannequinage du CNCS sourit : « Ah oui, j'ai oublié de vous prévenir, j'ai tellement l'habitude... Alors, attention, j'ouvre la porte ! ». L'inverse du travail de costumier Dans la vaste salle sans lumière du jour - conservation des costumes oblige - qui constitue la réserve à mannequins du CNCS, des dizaines de bustes de tous types s'amoncellent, rangés sur des étagères, alanguis sur des chariots, ou mis au coin. Combien exactement ? « Entre 800 et 900 », souffle Fabienne Sabarros-Helly. Il faut dire que ces mannequins sont essentiels au fonctionnement du CNCS et représentent le travail quotidien d'un mannequineur. « Ce sont nos pinceaux, ou nos marteaux, si l'on veut : les mannequins, ce sont nous outils de travail ! » Un travail qui consiste à « faire l'inverse du métier de costumier », explique la maîtresse des lieux qui poursuit : « Les costumes de spectacle vivant sont faits sur mesure pour un artiste. Nous, à partir de ce costume, on va essayer de retrouver la silhouette et l'attitude de la personne. Le costume étant sur mesure, son support doit l'être aussi ». L'idée, ici, est à la fois de redonner vie à un vêtement exceptionnel, tout en le préservant. « Il y a donc des règles de base à respecter, énumère Fabienne Sabarros-Helly. On utilise des matériaux doux, sans produits chimiques, qui n'accrochent pas. Et, bien évidemment, il faut respecter la taille du vêtement, pour ne pas tirer le tissu. On ne va pas mettre un mannequin bien en chair dans un costume aux petites dimensions. » Un métier aussi manuel que sensible Chaque jour, plusieurs heures par jour, la volubile quinquagénaire s'installe dans cette réserve pour manipuler les mannequins et les costumes. « C'est manuel ! Il faut soulever les costumes, parfois très lourds, savoir manipuler les mannequins, ce qui n'est pas toujours évident. » Les tâches les plus classiques impliquent aussi de rembourrer des hanches ou, au contraire, d'affiner une ligne de taille, de découper du carton, de la ouate, de réaliser des moulages, bref, il faut mettre les mains à la pâte. Mais le travail de mannequineur offre aussi des moments suspendus, comme ce jour que Fabienne Sabarros-Helly évoque avec tendresse. « Pour une exposition consacrée à Christian Lacroix, on travaillait sur un costume pas évident. Il n'était pas en très bon état, il était un peu spécial. On l'avait laissé dans un coin pour plus tard, un peu puni. Et puis un jour où on avait passé du temps dessus, on lui a mis ses bottes et là, il était avec nous, c'était magique ! Ce sont des moments joyeux ». Il faut dire que Fabienne Sabarros-Helly passe assez de temps avec ses mannequins pour développer une forme de lien personnel avec eux. « Il y a quelque chose de l'ordre de l'intimité, de l'intériorité. On travaille presque avec l'âme de l'artiste, quelque part ! ». Après près de 20 ans passés au CNCS, Fabienne Sabarros-Helly ne se lasse pas de ses fantômes, pour lesquels elle fait toujours des pieds et des mains. Quant à la charge de travail, elle ne diminue jamais : aujourd'hui en France, on ne compte qu'une quinzaine de mannequineurs répartis dans une poignée de musées.
C'est une institution unique en Europe, et même au monde : en France, le Centre National du Costume et de la Scène souffle ses 20 bougies cette année. Depuis 2006, ce "musée-réservoir" situé à Moulins, dans le centre du pays, conserve et met en valeur des milliers de costumes tirés du spectacle vivant. Pour son exposition-anniversaire "Tous en Scène", le CNCS ouvre les portes sur une partie de ses trésors... et sur ses coulisses ! Une robe de plusieurs mètres de haut ; un imperméable en vinyle rouge avec un col en forme de rose géante ; des robes d'époque aux multiples soieries et broderies ; des jupes en froufrou, des masques d'animaux, des tenues en plumes... pour ses vingt ans, le Centre National du Costume et de la Scène (CNCS), à Moulins, a sorti le grand jeu, dans une scénographie extravagante et surtout ludique. 120 silhouettes exposées, 10.000 en stock Créé en 2006 à l'initiative de l'Opéra de Paris, de la Comédie-Française et de la Bibliothèque nationale de France, le CNCS a des costumes plein ses armoires. "On a environ 10.000 costumes en réserve, énonce Delphine Pinasa, la directrice, mais pour les costumes, comme il s'agit plutôt de silhouettes, on parle plutôt d'éléments. Et alors là, on a plutôt 23.000, 24.000 éléments." Et de souffler : "Sachant qu'on n'a pas fini tous les inventaires !" Toutes ces pièces sont issues de dépôts faits par les trois institutions fondatrices, mais aussi de dons privés, de legs, voire d'achats faits par le CNCS lors de ventes aux enchères par exemple. "Notre fonds s'élargit régulièrement, confirme Delphine Pinasa, même si chaque acquisition est soumise à un processus de validation." Difficile donc de faire un choix, et pourtant, il a bien fallu : une infime partie des réserves du centre, 120 silhouettes, sont sorties de leur placard pour l'exposition "rétro-festive" Tous en Scène ! Cette sélection répond à des impératifs de place, bien sûr, mais aussi de conservation. "On ne peut pas exposer les costumes en permanence, car cela les abimerait," explique la maîtresse des lieux. D'où la nécessité d'un roulement permanent, "même si le public, parfois, aime bien retrouver des costumes qu'il connaît déjà," sourit Delphine Pinasa. Deux pièces maîtresses Si le choix, "bien que mûrement réfléchi, n'a pas toujours été facile," de l'aveu même de Delphine Pinasa, plusieurs pièces se sont tout de même imposées pour cette exposition anniversaire. Parmi elles, une robe portée par la légendaire actrice Sarah Bernhardt dans Ruy Blas, en 1872. Le vêtement, fait de lampas et de satin de soie crème, orné de perles, de broderies et de paillettes, est une merveille de détails. "C'est un costume exceptionnel, vraiment unique dans nos collections," confirme la directrice du musée. Mais, à 150 ans, cette robe porte les traces de l'âge : tissu fragilisé, crevés usés jusqu'à la trame... le musée a donc fait le choix de la présenter à plat, pour ne pas l'abîmer plus, et de la montrer aux visiteurs grâce à un jeu de miroirs. "Juste à côté de Sarah Bernhardt, autre interprète légendaire, Maria Callas," nous guide Delphine Pinasa. Là encore, c'est une robe, portée par la cantatrice en 1964 dans Norma. Désormais privé de son corps, le costume de mousseline aux tons roses et orangés semble pourtant plus vivant que jamais, grâce au travail de mannequinage réalisé. Les métiers du costume mis à l'honneur Car, pointe Delphine Pinasa, "l'idée centrale, c'était tout de même de parler des 20 ans du musée, et donc des métiers qui lui sont liés." Parmi ces professions méconnues donc, celle de mannequineur. "Pour résumer, on fait l'inverse du travail du costumier," s'amuse Fabienne Sabarros-Helly, la responsable du pôle mannequinage au CNCS. "Au lieu de partir d'un corps pour créer un costume, on part d'un costume pour essayer de lui redonner le corps qui l'a porté." D'un geste, cette énergique quinquagénaire nous montre "le corps de Maria Callas," protégé par un emballage plastique. C'est sur une reproduction de ce moulage que repose, trois étages plus bas, la fameuse robe de Norma. "Ce costume, il n'est pas évident, indique Fabienne Sabarros-Helly. Il y a beaucoup de drapés assez particuliers à appréhender, cela prend déjà du temps de rentrer dans la matière." Ensuite, il a fallu recréer le corps de Maria Callas : prendre les mesures du costume, bien sûr, mais pas seulement. "Il y a aussi tout un travail d'iconographie, essayer de voir à quoi ressemblait la personne, à quoi ressemblaient les corps de l'époque." Dans les années 1960 par exemple, les femmes avaient la taille menue, soulignée, "presque triangulaire," précise, en experte, cette artisane, "mais avec un rebondi au niveau des hanches." A partir d'un mannequin "tout à fait basique," il a donc fallu retravailler la poitrine, les hanches... Bilan des courses : deux semaines de travail pour cette seule tenue. Mais l'exposition raconte aussi, dans différentes vitrines, tous les autres métiers qui se croisent au CNCS : les costumiers bien sûr ; les plumassiers, spécialistes des plumes ; les conservateurs et conservatrices, qui assurent les meilleures conditions pour éviter la dégradation de costumes parfois en mauvais état ; et enfin, les scénographes, dont le travail consiste à donner vie aux expositions. Bref, toute une armée d'abeilles ouvrières qui, elles aussi, pour les 20 ans du CNCS, entrent en scène !
C'est une institution unique en Europe, et même au monde : en France, le Centre National du Costume et de la Scène souffle ses 20 bougies cette année. Depuis 2006, ce "musée-réservoir" situé à Moulins, dans le centre du pays, conserve et met en valeur des milliers de costumes tirés du spectacle vivant. Pour son exposition-anniversaire "Tous en Scène", le CNCS ouvre les portes sur une partie de ses trésors... et sur ses coulisses ! Une robe de plusieurs mètres de haut ; un imperméable en vinyle rouge avec un col en forme de rose géante ; des robes d'époque aux multiples soieries et broderies ; des jupes en froufrou, des masques d'animaux, des tenues en plumes... pour ses vingt ans, le Centre National du Costume et de la Scène (CNCS), à Moulins, a sorti le grand jeu, dans une scénographie extravagante et surtout ludique. 120 silhouettes exposées, 10.000 en stock Créé en 2006 à l'initiative de l'Opéra de Paris, de la Comédie-Française et de la Bibliothèque nationale de France, le CNCS a des costumes plein ses armoires. "On a environ 10.000 costumes en réserve, énonce Delphine Pinasa, la directrice, mais pour les costumes, comme il s'agit plutôt de silhouettes, on parle plutôt d'éléments. Et alors là, on a plutôt 23.000, 24.000 éléments." Et de souffler : "Sachant qu'on n'a pas fini tous les inventaires !" Toutes ces pièces sont issues de dépôts faits par les trois institutions fondatrices, mais aussi de dons privés, de legs, voire d'achats faits par le CNCS lors de ventes aux enchères par exemple. "Notre fonds s'élargit régulièrement, confirme Delphine Pinasa, même si chaque acquisition est soumise à un processus de validation." Difficile donc de faire un choix, et pourtant, il a bien fallu : une infime partie des réserves du centre, 120 silhouettes, sont sorties de leur placard pour l'exposition "rétro-festive" Tous en Scène ! Cette sélection répond à des impératifs de place, bien sûr, mais aussi de conservation. "On ne peut pas exposer les costumes en permanence, car cela les abimerait," explique la maîtresse des lieux. D'où la nécessité d'un roulement permanent, "même si le public, parfois, aime bien retrouver des costumes qu'il connaît déjà," sourit Delphine Pinasa. Deux pièces maîtresses Si le choix, "bien que mûrement réfléchi, n'a pas toujours été facile," de l'aveu même de Delphine Pinasa, plusieurs pièces se sont tout de même imposées pour cette exposition anniversaire. Parmi elles, une robe portée par la légendaire actrice Sarah Bernhardt dans Ruy Blas, en 1872. Le vêtement, fait de lampas et de satin de soie crème, orné de perles, de broderies et de paillettes, est une merveille de détails. "C'est un costume exceptionnel, vraiment unique dans nos collections," confirme la directrice du musée. Mais, à 150 ans, cette robe porte les traces de l'âge : tissu fragilisé, crevés usés jusqu'à la trame... le musée a donc fait le choix de la présenter à plat, pour ne pas l'abîmer plus, et de la montrer aux visiteurs grâce à un jeu de miroirs. "Juste à côté de Sarah Bernhardt, autre interprète légendaire, Maria Callas," nous guide Delphine Pinasa. Là encore, c'est une robe, portée par la cantatrice en 1964 dans Norma. Désormais privé de son corps, le costume de mousseline aux tons roses et orangés semble pourtant plus vivant que jamais, grâce au travail de mannequinage réalisé. Les métiers du costume mis à l'honneur Car, pointe Delphine Pinasa, "l'idée centrale, c'était tout de même de parler des 20 ans du musée, et donc des métiers qui lui sont liés." Parmi ces professions méconnues donc, celle de mannequineur. "Pour résumer, on fait l'inverse du travail du costumier," s'amuse Fabienne Sabarros-Helly, la responsable du pôle mannequinage au CNCS. "Au lieu de partir d'un corps pour créer un costume, on part d'un costume pour essayer de lui redonner le corps qui l'a porté." D'un geste, cette énergique quinquagénaire nous montre "le corps de Maria Callas," protégé par un emballage plastique. C'est sur une reproduction de ce moulage que repose, trois étages plus bas, la fameuse robe de Norma. "Ce costume, il n'est pas évident, indique Fabienne Sabarros-Helly. Il y a beaucoup de drapés assez particuliers à appréhender, cela prend déjà du temps de rentrer dans la matière." Ensuite, il a fallu recréer le corps de Maria Callas : prendre les mesures du costume, bien sûr, mais pas seulement. "Il y a aussi tout un travail d'iconographie, essayer de voir à quoi ressemblait la personne, à quoi ressemblaient les corps de l'époque." Dans les années 1960 par exemple, les femmes avaient la taille menue, soulignée, "presque triangulaire," précise, en experte, cette artisane, "mais avec un rebondi au niveau des hanches." A partir d'un mannequin "tout à fait basique," il a donc fallu retravailler la poitrine, les hanches... Bilan des courses : deux semaines de travail pour cette seule tenue. Mais l'exposition raconte aussi, dans différentes vitrines, tous les autres métiers qui se croisent au CNCS : les costumiers bien sûr ; les plumassiers, spécialistes des plumes ; les conservateurs et conservatrices, qui assurent les meilleures conditions pour éviter la dégradation de costumes parfois en mauvais état ; et enfin, les scénographes, dont le travail consiste à donner vie aux expositions. Bref, toute une armée d'abeilles ouvrières qui, elles aussi, pour les 20 ans du CNCS, entrent en scène !
Il y a des journalistes qui racontent les événements et il y a ceux qui les traversent. Pendant près de cinquante ans, Pierre Haski a été témoin du moment où le monde a cessé d'être lisible. Il a vu les empires se défaire, les frontières s'effacer, puis réapparaître. Il a vu la Chine se transformer en puissance mondiale, le Moyen-Orient devenir un foyer permanent de tensions, et les certitudes de la guerre froide s'effondrer sans mode d'emploi. Il a été correspondant à l'étranger, pour l'AFP, pour Libération. Il a fondé Rue89, décrypte la géopolitique pour France Inter et préside le conseil d'administration de Reporters sans Frontières. Dans « La fin d'un monde », paru aux éditions Stock, Pierre Haski se raconte, raconte les transformations du monde au fil de 50 ans de carrière. Il est passé en studio, on l'a interrogé avec Béatrice Delvaux, notre éditorialiste en chef. Ça donne un podcast en quatre épisodes dans lequel on retrace la marche du monde à travers ses bouleversements historiques.Tous les épisodes et tous nos podcasts sont à écouter sur votre plateforme préférée, sur notre site ou dans notre application.
durée : 00:10:48 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1951, dans l'émission "Si Paris a bonne mémoire", Curnonsky "le Prince des gastronomes" évoque sa vision de la cuisine française. Selon lui, de nombreux plats aux appellations régionales ont leur origine à Paris, une affirmation qui donne toute sa saveur à cet entretien. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:08 - Tous les ans, les centres internationaux francophones organisent des stages à destination de jeunes entre 18 et 24 ans dans cinq ou six centres de France. Leur but ? Développer la compréhension internationale par les jeunes. Des étudiants qui ont eu un vrai coup de cœur pour Toulouse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:57 - Les Matins de France Culture - Plus de 200 incendies hors de contrôle au Canada. Leurs fumées provoquent des pics de pollution jusque dans le Nord-Est des États-Unis. - équipe : La Rédaction de France Culture, Nina Malleret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:57 - Journal de 8 h - Plus de 200 incendies hors de contrôle au Canada. Leurs fumées provoquent des pics de pollution jusque dans le Nord-Est des États-Unis. - équipe : La Rédaction de France Culture, Nina Malleret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:57 - Les journaux de France Culture - Plus de 200 incendies hors de contrôle au Canada. Leurs fumées provoquent des pics de pollution jusque dans le Nord-Est des États-Unis. - équipe : La Rédaction de France Culture, Nina Malleret Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:33 - par : Sarah Lemoine - Le diplôme vaut-il encore quelque chose ? Cette question revient régulièrement dans le débat, surtout quand l'économie va mal et que les jeunes ont plus de mal à trouver un emploi. Mais qu'en est-il vraiment ? Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a analysé des données sur une période de 20 ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:13 - Le 6/9 de l'été - Le Centre historique minier de Lewarde, dans le Nord, propose depuis fin juin une grande exposition photographique, "La mine dans l'objectif", organisée en partenariat avec la Médiathèque du patrimoine et de la photographie. Elle revient sur 150 ans d'histoire de la mine en France et ailleurs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:52 - Le téléphone sonne - Le Centre national du livre (CNL) a annoncé qu'en 2025, pour la première fois, le nombre de fermetures de librairies est supérieur à celui des ouvertures. Ces chiffres représentent une crise des librairies bien réelle qui interroge sur l'avenir de la vente physique de livres en France. - équipe : Philippe Lefébure, Christelle Rebière, Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Mathias Dubois, Baptiste Piquée - invités : Amanda Spiegel Libraire, Régine Hatchondo Présidente du Centre national du livre (CNL), Sarah Sauquet Professeure de lettres et autrice, Franck Brunet responsable du secteur librairie au Furet du Nord de Lille et représentant CFDT Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pierre-Luc en avait long à dire sur les détours qu’il a dû emprunté. Mais surtout sur son retard d’une heure et demi à sa seule pratique pour son gala.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Entre les comptines, les hymnes, les sonneries militaires, les chants de manifs ou les clameurs de supporters, il y a un point commun : on reprend facilement des airs déjà existants pour y mettre des paroles de circonstance selon les besoins du culte, d'une manif ou d'un match de foot. Le Centre d'Études et de Recherche … Continuer la lecture de « Metaclassique #388 – Traderir »
À Paris et dans d'autres grandes villes de France, des dizaines de milliers de manifestants ont appelé le week-end dernier à l'adoption d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Depuis quelques semaines, ces violences sont au cœur de l'actualité française, dans le sillage de l'affaire Lyhanna – cette collégienne de 11 ans violée et assassinée fin mai – et des nombreux scandales pédocriminels au sein du périscolaire parisien. En France, des dispositifs existent pourtant pour alerter les autorités sur des enfants en danger, comme le numéro d'urgence 119. Un open space, dix professionnels équipés d'un micro-casque et deux pré-écoutants. C'est ici qu'arrivent les 700 appels quotidiens passés au 119 dans toute la France. « Si vous appelez pour un mineur en danger, vous pouvez parler à un professionnel de la protection de l'enfance. Si vous ne parlez pas, je vais devoir raccrocher, au revoir. » À la pré-écoute, Landry filtre les appels : il évite les appels « muets » comme celui-ci. Il vérifie aussi la pertinence des appels. S'ils concernent plutôt des violences conjugales, il réoriente vers le 39 19, si l'enfant est en danger grave vers la police ou le Samu. « Je comprends, madame, l'objet de votre appel. Alors, vous êtes actuellement à l'accueil du 119, je vais devoir vous mettre en relation avec un de nos professionnels de l'enfance pour que vous puissiez expliquer votre situation. Alors actuellement, il y a de l'attente, il faudrait que vous nous rappeliez d'ici 16h, 16h30. » Environ 80 appels sont traités chaque jour, les centaines d'autres sont invités à rappeler sauf si l'appel est passé par un mineur, là, il est directement envoyé vers les professionnels, comme Jean-Pierre : « Salut Landry, ça va ? Okay, une dame, pas de problème, c'est bon, j'ai le numéro, merci beaucoup. » Jean-Pierre a fait des études d'éducateur spécialisé en Angleterre, il travaillait pour l'équivalent britannique du 119. « Allô, oui, bonjour, vous m'entendez ? Du coup, vous avez des inquiétudes concernant la sécurité d'un enfant, c'est ça ? » Un quart des appels pris en charge proviennent de mineurs. Le reste est passé par des adultes : parents, voisins, professeurs qui s'inquiètent pour un enfant. C'était le cas, ici, Jean-Pierre discutait avec une mère inquiète face à son enfant un peu turbulent : « En soi, c'est un appel assez léger, plutôt simple à gérer, dans le sens où ça ne relève pas de la protection de l'enfance, c'est une situation, on va dire, qui peut se gérer en interne par la famille. » À écouter aussiLe 119 Allô, enfance en danger La Crip, relais de la protection de l'enfance Une partie du travail des écoutants consiste à soutenir, conseiller, écouter et rediriger vers des professionnels. Mais quatre fois sur cinq, ils doivent aussi contacter la Crip : « C'est la Cellule de recueil des informations préoccupantes, il y en a une par département. » Joséphine vient tout juste d'envoyer un nouveau rapport à la cellule : « On alerte quand on a évalué des risques de danger ou des dangers pour des mineurs : ça peut être des négligences, des violences psychologiques, des violences physiques, des comportements de mise en danger pour les mineurs. Par là, on entend des fugues, ça peut être aussi des mineurs qui expriment des idées suicidaires, qui ne vont pas bien, qui expriment leur mal-être, qui se scarifient… Voilà, ça va être tous ces dangers-là que l'on va évaluer, que l'on va rechercher aussi, et puis il y en a beaucoup d'autres, ce n'est pas que ça, c'est les grandes lignes. » En France, entre 10 % et 15 % des informations préoccupantes sont remontées par le 119 : « Donc, on leur transmet, on les informe de la situation. Et, en fait, la Crip, elle va évaluer notre écrit, notre évaluation, et prendre une décision : soit il n'y a pas de suite à donner, soit il faut une enquête sociale, ils rencontrent les familles, soit ils estiment que c'est de l'ordre des compétences judiciaires et ils font un signalement. » Le chat, une porte d'entrée discrète pour les jeunes Le 119 a également mis en place un « chat ». Chaque jour, deux écoutants répondent aux jeunes de moins de 21 ans. Julie travaille au 119 depuis presque 20 ans, c'est elle qui s'occupe du chat aujourd'hui : « Dès 15 heures, on est sollicité et on a plusieurs chats en même temps. » Pendant le Covid-19, les appels ont bondi. Enfermés avec leurs proches, beaucoup de jeunes se sont retrouvés en danger : « Le chat a été pensé et créé au moment du confinement pour permettre aux mineurs de nous solliciter sans se faire prendre par leurs parents, notamment dans des logements exigus. Ça permet aussi de nous solliciter quand on n'a pas de tel, on peut chatter à partir de l'ordinateur ou de la tablette de l'école. » De nouveaux écoutants devraient renforcer les équipes du 119, moins d'une dizaine de temps pleins en plus, pas assez pour répondre aux besoins intarissables.
durée : 00:38:11 - Le téléphone sonne - Entre la fête du cinéma, l'effet canicule et la sortie de plusieurs films très attendus, les salles obscures connaissent un regain de fréquentation. Le Centre national du cinéma a relevé une hausse de 20 % des entrées depuis le début de l'année. Comment expliquer cette dynamique ? - équipe : Philippe Lefébure, Fabienne Sintes, Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Mathias Dubois, Baptiste Piquée - invités : Marc-Olivier Sebbag Délégué général de la Fédération nationale des cinémas français, Eric Marti Directeur général de Comscore France (mesure d'audience), Sophie Benamon Journaliste et critique cinéma Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Vendredi, c'est Charles Consigny et Cécile Duflot qui débattront autour d'un sujet d'actualités.
Mae parle du programme HeyBody, vous pouvez le retrouver ici Pour participer au podcast, merci d'écrire à podcasttcaetc@gmail.comMon podcast t'apporte de l'aide ?-> Tu peux m'aider à ton tour en faisant un don juste ici-> Laisse moi 5 belles étoiles sur Spotify et Apple Podcast afin de me soutenir et me donner le boost pour continuer! Cela permettra aussi à de nouvelles personnes de me découvrir et de profiter de mes outils!
durée : 00:10:21 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Sorbier - Avec le Centre Pompidou, Fabrice Hyber déploie la deuxième édition du festival "Hors Pistes / Hors Champs" en Vendée, autour de La Vallée, le domaine-forêt que le plasticien façonne depuis plus de trente ans. - équipe : Laurence Malonda, Zoé Couppé - invités : Fabrice Hyber Artiste plasticien Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Floride, le centre de rétention de migrants Alligator Alcatraz, comme l'a surnommé Donald Trump, a fermé ses portes. Un immense centre qui accueillait des immigrés en attente d'expulsion. Les associations ont toujours affirmé que c'était un lieu de détention inhumain. Écoutez RTL autour du monde du 29 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:53 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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durée : 00:38:14 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - À moins d'un an de la présidentielle, trois candidats apparaissent comme ceux pouvant éviter un duel LFI-RN. Deux anciens premiers ministres, Édouard Philippe et Gabriel Attal, et un ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau. - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Juliette Mouëllic, Léa Racine - invités : Emilien Houard-Vial Politiste, spécialiste de la droite française, enseignant à Sciences Po Paris et doctorant au Centre d'études européennes et de politique comparée de Sciences Po, Pascal Perrineau Politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.
Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée. Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école. Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ? Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles. En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste. Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030. Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka. Programmation musicale : ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.
« Et à la fin, c'est la Chine qui gagne », titre L'Express. « Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, nous dit l'hebdomadaire, l'Amérique fait face à un rival qui menace sa suprématie. » Les journaux reviennent tous sur l'intelligence artificielle, « mère de toutes les batailles » entre Pékin et Washington, glisse L'Express. Pour l'heure, poursuit le titre, « les États-Unis la mènent d'une courte tête grâce aux performances des modèles de langage de ChatGPT et Claude ». Mais une avance en forme de trompe-l'œil. L'économiste Benjamin Bürbaumer, interrogé dans les colonnes du Nouvel Obs, prévient : « Les États-Unis s'épuisent sur le front de l'innovation, tandis que [la Chine], placée juste derrière, bénéficie de l'aspiration. » « Les autorités politiques chinoises, nous dit l'Express, mobilisent massivement l'appareil techno-industriel pour faciliter la commercialisation des produits stratégiques. » D'autant que Pékin bénéficie d'une force de frappe que Washington n'a pas : chaque année, 1,3 million d'ingénieurs sortent de ses universités, contre 130 000 aux États-Unis. « Au même moment, croit savoir l'économiste Benjamin Bürbaumer dans Le Nouvel Obs, la Chine gagne en popularité. » « Au point que la Chine devienne même tendance, martèle L'Express. Sur TikTok, Instagram ou YouTube, le phénomène « Chinamaxxing » vante l'art de vivre à la chinoise. Une opération de propagande jamais vue depuis les années Mao. » Quant aux pays européens, les hebdomadaires sont unanimes : ils sont cantonnés au rôle de spectateur de ce duel. « L'Europe en est réduite à jouer les utilités. Voire les victimes consentantes », s'indigne Le Point. « L'effacement de l'Europe, poursuit le journal, est symbolisé par le sort réservé au Premier ministre Keir Starmer. Pour obtenir un entretien avec Xi Jinping, il a dû donner son feu vert à la construction d'une nouvelle ambassade chinoise au cœur de Londres. » Résultat ? s'interroge l'hebdomadaire. « Une concession dérisoire sur le whisky et une visite de la Cité interdite avec pour unique accompagnateur un guide local. L'image du Premier ministre britannique, errant les mains dans les poches au milieu de la foule, scelle le déclassement de l'ex-puissance coloniale de Hong Kong », sermonne Le Point. À lire aussiSommet Chine-États-Unis: accords commerciaux «fantastiques» pour Trump, la visite «fera date», dit Xi Jinping Dans un an, l'élection présidentielle en France « Ça sent la naphtaline », s'amuse Marianne, qui titre : « Le retour en force des vieux ». Dans presque tous les titres, on évoque la stratégie de François Hollande pour tenter de s'imposer comme le candidat du Parti socialiste en 2027. « Voilà des années qu'il cherche le trou de souris – l'expression lui est presque consacrée », note L'Express. « Sa force, c'est qu'il a été président. Son handicap, c'est qu'il a été président », résume dans les colonnes du magazine Pierre Moscovici, qui fut ministre du dernier quinquennat socialiste. « Sa stratégie, c'est le bordel », résume pour sa part le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dans L'Express, « et puis de réapparaître à la fin, fort de son expérience ». Pendant ce temps, plus au centre, un duel se profile entre Gabriel Attal et Édouard Philippe. Les deux hommes ont tous les deux été Premiers ministres et font valoir leur expérience, rappelle Marianne. « Attal est un bulldozer, pas une voiture-balai soucieuse de récupérer coûte que coûte les indécis et les critiques de son action », estime L'Express. « Edouard Philippe bénéficie d'une image de valeur sûre, de quelqu'un d'ultra compétent », juge pour sa part Marianne. La Tribune Dimanche assure que Gabriel Attal va annoncer officiellement sa candidature « dans les jours qui viennent ». « Tout va maintenant aller très vite », écrit le titre, qui publie une tribune de 500 élus locaux. Tous appellent l'ancien premier ministre à se présenter à l'élection présidentielle. « Parce que Gabriel Attal a montré ses qualités, qu'il a la force de l'expérience, l'audace de proposer et la capacité à agir : il est, pour nous, la personne dont notre pays a besoin » assurent les signataires. À lire aussiPrésidentielle 2027: Raphaël Glucksmann peut-il être le candidat de la gauche? 79e édition du Festival de Cannes « Qui veut la peau du CNC ? », s'interroge M, le Magazine du Monde. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) est l'organe public chargé notamment de financer la création cinématographique, en reversant notamment les taxes perçues sur les ventes de tickets. « La France est dans le top 3 mondial dans trois secteurs, rappelle le patron de l'institution dans les colonnes du magazine, les exportations d'armement, le nucléaire, et le marché du cinéma. » « Le CNC est la définition même d'un outil de souveraineté », poursuit-il. « Une citadelle assiégée », s'inquiète pour sa part le M. Il est la cible « d'attaques répétées, venant notamment de l'extrême droite », « au prétexte, poursuit le journal, que le CNC dilapiderait l'argent des Français pour aider des navets et des films gauchistes pour une rentabilité nulle ». Le M décortique dans ce long papier le fonctionnement de l'institution, notamment les commissions mises en place pour attribuer des avances sur recettes, dont, s'amuse l'hebdomadaire, « le secret des délibérations [...] ferait pâlir d'envie une loge maçonnique ». Le Point, pour sa part, dévoile quelques coulisses de la Croisette. Derrière les paillettes, les robes de soirée et les rivières de diamants, le magazine s'est intéressé aux agents d'image, ces hommes et ces femmes chargés de négocier les contrats entre les acteurs et les maisons de haute couture ou de joaillerie. « Au cinéma cohabitent deux dialectes : celui de la cinéphilie et celui de l'argent », résume l'un de ces agents dans les colonnes du magazine. On apprend ainsi que pour un contrat « full égérie », certaines maisons déboursent « entre deux et trois millions d'euros par an pour une Française, davantage s'il s'agit d'une Américaine ». « Une actrice de niveau A peut facturer 50 000 euros le port d'une parure, 30 000 euros la présence à un dîner, de 15 000 euros à 100 000 euros pour assister à un défilé de mode », poursuit Le Point. À lire aussiCannes 2026: parentalités contrariées au cinquième jour du Festival Enquête sur Reza Pahlavi Le Nouvel Obs s'est intéressé au fils du dernier shah d'Iran dans un long papier, intitulé « La fabrique d'un roi ». Le magazine s'interroge : comment cet héritier en exil « s'est-il imposé en trois ans comme un symbole de l'opposition iranienne ? » « L'histoire commence en février 2023 », raconte L'Obs, en plein mouvement « Femme, Vie, Liberté », puis se poursuit lors de la guerre des douze jours, en juin dernier. Le tout secondé par des interventions dans les médias, une stratégie sur les réseaux sociaux et « tout un écosystème aux financements opaques, où se croisent lobbys d'influence et réseaux politiques », écrit le titre. Le magazine décortique ainsi l'entourage de Reza Pahlavi, galaxie d'influenceurs et de personnages sulfureux qui frôle avec l'extrême droite. M, le Magazine du Monde, consacre lui un article au père de Reza Pahlavi, le dernier shah d'Iran. L'hebdomadaire s'est penché sur sa collection de montres, qui « affole les enchères ». « Des Rolex en platine, des Patek Philippe en or, des Audemars Piguet serties de diamants » qui s'envolent pour des centaines de milliers de dollars dans les salles des ventes. « Cette collection raconte un moment particulier de l'histoire de l'Iran, note le M, elle est le symbole parfait de cette dictature moderniste et pro-occidentale qui a précédé celle des mollahs. » La passion du shah pour les montres suisses, poursuit le magazine, « a finalement surtout nourri le procès en "occidentalité" instruit par son opposition religieuse, qui finit par le renverser. » À lire aussiReza Pahlavi, le fils du dernier chah qui tente de s'imposer comme figure de ralliement en Iran « Gaza, la vie d'avant », une exposition de photographies à Marseille Le magazine du Monde dévoile aussi quelques clichés d'une exposition qui se tient en ce moment dans la cité phocéenne. Le petit-fils du photographe Kegham Djeghalian, fondateur du premier studio photo de l'enclave palestinienne en 1944, expose quelques-uns de ces clichés au Centre photographique de Marseille. On y retrouve de sublimes images en noir et blanc d'enfants qui courent sur la plage, de pique-niques sur des nappes blanches, de mariages, de sourires, d'hommes qui fument le narguilé ou qui jouent au volley. Des photos « d'une bande de Gaza qui n'existe plus », écrit le M, qui rappelle que l'enclave est aujourd'hui « détruite à plus de 80 % ».
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Plus de 30 personnes ont été tuées mercredi dans deux attaques, revendiquées par les jihadistes du JNIM, contre deux localités du centre du Mali. Notre correspondant régional eu Sahel Serge Daniel était l'invité du journal.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Daniel Riolo, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
De Sousse à Bizerte, de Sfax à Tunis, ce numéro d'« Éco d'ici, Éco d'ailleurs » vous emmène en Tunisie à la rencontre de celles et ceux qui transforment l'économie réelle : entrepreneures rurales, start-upers de la tech et de la « green tech », chercheurs et accompagnateurs de projets. Une immersion au plus près des initiatives qui misent sur l'agriculture durable, la transition écologique et l'innovation numérique pour créer des emplois et ouvrir de nouveaux marchés.
De Sousse à Bizerte, de Sfax à Tunis, ce numéro d'« Éco d'ici, Éco d'ailleurs » vous emmène en Tunisie à la rencontre de celles et ceux qui transforment l'économie réelle : entrepreneures rurales, start-upers de la tech et de la « green tech », chercheurs et accompagnateurs de projets. Une immersion au plus près des initiatives qui misent sur l'agriculture durable, la transition écologique et l'innovation numérique pour créer des emplois et ouvrir de nouveaux marchés.
Prise de position et réflexion sur l'actualité, l'éditorial du Figaro est le rendez-vous incontournable de votre journal quotidien. Retrouvez-le tous les matins en podcast.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:10:12 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - Les centres culturels étrangers installés en France ont pour mission de promouvoir les artistes de leurs pays dans l'Hexagone, ce sont des fenêtres ouvertes sur d'autres cultures et d'autres manières d'envisager toutes les formes d'art. À Paris, le Centre culturel suisse rouvre ses portes ! - réalisation : Laurence Malonda - invités : Jean-Marc Diébold Directeur du Centre Culturel suisse
durée : 00:14:46 - Journal de 8 h - Huitième jour de guerre au Moyen-Orient, sans interruption. Des frappes israéliennes sur Téhéran dans la nuit. Des missiles iraniens lancés sur Israël ou encore des explosions dans les pays du Golfe, notamment à Dubaï.
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Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 03 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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A 10h, ce lundi 9 février 2026, les GG : Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Bruno Poncet, cheminot, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de : Vidéo choc d'une grenade lancée dans le centre de Grenoble.
2027 approche. Gérald Darmanin, invité de RTL Matin ce mercredi 4 février 2026, semble l'avoir bien compris. Sur notre antenne, il a appelé son camp à "trouver un moyen de sélection" pour choisir un candidat unique d'ici cet été. "Notre famille politique, qui a gouverné le pays pendant 10 ans, doit être fixée d'ici l'été, on doit pouvoir être capable de se parler." Si la prochaine échéance électorale sont les élections municipales de mars 2026, notre personnel politique pense déjà à 2027. Et pour le garde des Sceaux, il faut s'organiser rapidement. "Il y a une urgence à s'entendre", lâche-t-il, ajoutant qu'il ne doute pas de la capacité à dialoguer des membres de son camp, notamment de Gabriel Attal et d'Édouard Philippe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:45 - Le Disque classique du jour du mercredi 14 janvier 2026 - Le Centre de musique baroque de Versailles ressuscite un auteur et une œuvre totalement oubliés : Omphale de Cardonne, créé en 1769, entre le « règne » de Rameau et celui de Gluck Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:15:45 - Le Disque classique du jour du mercredi 14 janvier 2026 - Le Centre de musique baroque de Versailles ressuscite un auteur et une œuvre totalement oubliés : Omphale de Cardonne, créé en 1769, entre le « règne » de Rameau et celui de Gluck Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:05:41 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Avec son fils, Mathilde a fui en urgence le domicile familial pour échapper aux violences conjugales. Soutenue par le CSS de Pierrelatte, elle voulait faire de la prévention. Mais en juin, le projet s'est arrêté avec la fermeture du centre. - réalisation : Annie Brault
durée : 00:03:53 - Le Reportage de la rédaction - Le CCN d'Orléans traverse une période de transition et doit composer, comme beaucoup d'établissements culturels, avec une partition budgétaire délicate. Reportage. - invités : Louis-Valentin Lopez Journaliste à la rédaction de France Culture - France Musique
durée : 00:04:30 - Comme personne - Eliane Brum s'est installée au nord du Brésil pour vivre au plus près de ceux dont elle raconte l'histoire, à mesure que l'Amazonie rétrécit sous le feu de l'extractivisme. Mais c'est tout son métier de journaliste et son rapport au monde qui s'est trouvé bouleversé par ce changement de perspective.