POPULARITY
Réforme des pensions - Patrick Belcourt « Les Mauriciens ne sont pas des rats de laboratoire… » by TOPFM MAURITIUS
21 juin 2026. Alors que Maurice célèbre la musique, une question dérange : notre héritage sonore est-il en train de se brader ? Entre la course effrénée aux « vues » sur les réseaux sociaux et l'irruption brutale de l'Intelligence artificielle, le paysage musical local tangue dangereusement. Nous ne sommes plus à l'ère des textes ciselés de Désiré François, des messages positifs de Cassiya ou de l'engagement du défunt Ras Natty Baby. Aujourd'hui, la tendance est au « buzz » facile, à la vulgarité déguisée en succès et au contenu sans lendemain. Le constat est sans appel pour les piliers de notre scène musicale. Pour le légendaire Désiré François, la situation est critique. Le recours aux injures pour capter l'attention n'est pas qu'une affaire de goût, c'est une menace pour nos enfants. Il s'interroge : est-ce là l'héritage que nous voulons transmettre ? Il lance un ultimatum aux « buzzers ». Même son de cloche du côté de Rico Clair. Pour le guitariste, le monde à l'envers est devenu la norme : le clown digital est désormais mieux loti que l'artiste conscient. Si l'IA peut être un assistant, elle ne remplacera jamais l'âme d'un musicien. La solution ? Elle pourrait venir du public, selon le producteur et arrangeur musical Kevin Joseph. Pour lui, la clé est la sélection : en boudant les productions sans fond, les auditeurs redonneront leurs lettres de noblesse aux véritables auteurs-compositeurs. Mais l'impact dépasse le cadre artistique. La psychologue Chitra Punchoo tire la sonnette d'alarme : ces contenus agressifs et décomplexés influencent directement le comportement des plus jeunes, favorisant précocité et violence. Elle pointe aussi du doigt la responsabilité des parents, souvent premiers diffuseurs de ces contenus dans le foyer. Maurice est à la croisée des chemins. Si nous continuons à privilégier la vacuité au détriment du talent, nous risquons de perdre bien plus que notre musique : une part de notre culture. En cette Fête de la Musique, il est temps de réfléchir à l'héritage que nous voulons transmettre aux générations futures : le « clash » éphémère ou les chansons qui continuent de faire vibrer les cœurs au fil des années ?
Le budget 2026/2027 sera dévoilé ce vendredi 19 juin, et pour les artistes mauriciens, il n'y a plus de place pour l'attente. Salaire minimum, droits d'auteur, infrastructures théâtrales : nous faisons le point sur les priorités du secteur. Comment le gouvernement va-t-il répondre aux besoins de ceux qui font vibrer notre culture ? Comédiens, musiciens, auteurs : les voix du secteur s'unissent pour réclamer une reconnaissance historique. Quelles sont leurs attentes concrètes face au Grand argentier ? L'Union des Artistes interpelle l'État. Pour Ivor Tan Yan, son négociateur, le talent exige dix ans de pratique, surpassant souvent un cursus universitaire. Pourtant, les artistes restent sous le salaire minimum. Une aberration qu'il faut corriger d'urgence avant le budget. Mais le problème est structurel. Les salles de répétition sont à la charge des artistes, alors que les hôtels, eux, ne paient que la prestation finale. Une injustice flagrante pour Ivor Tan Yan. Gérard Louise, directeur de la MASA, fixe trois priorités : revaloriser les royalties des auteurs, instaurer une rémunération pour les artistes interprètes, et moderniser radicalement la vitesse de distribution pour garantir enfin une juste rétribution à tous les artistes mauriciens. Côté planches, le constat est amer. Le comédien Alexandre Martin dénonce un manque cruel de salles. Il exige un financement à la hausse et des engagements concrètes. Sans salle, il n'y a plus de scène ; sans scène, plus de culture. Le message est clair. Les artistes ne veulent plus être les oubliés du grand oral budgétaire. Le secteur attend désormais des actes.
Appel à la solidarité : Yavish Sithanen sollicite la générosité des Mauriciens pour sauver la vue de sa mère by TOPFM MAURITIUS
La GSEA réclame le paiement urgent des indemnités dues aux pompiers mauriciens by TOPFM MAURITIUS
FIFA World Cup 2026 : la fièvre de la Coupe du Monde gagne déjà les Mauriciens by TOPFM MAURITIUS
Dans cet épisode, Émilie vous emmène dans le Maurice qu'on ne voit pas depuis une chambre d'hôtel face à l'océan.Durant son année d'expatriation en famille à l'île Maurice, elle a choisi de consacrer ses vendredis matin à une association de seconde main : le Charity Center. Un shop tenu par deux femmes extraordinaires, avec une équipe mêlant locaux, expats, nationalités et religions différentes.Ce qu'elle y a découvert ?La précarité réelle de milliers de familles mauriciennes. Des mamans qui comptent leurs roupies. Des enfants qui repartent sans le jouet qu'ils avaient regardé trop longtemps. Et derrière tout ça, un pays traversé par des inégalités profondes, souvent invisibles pour les expatriés qui restent dans leur bulle.Dans cet épisode, on parle de :Pourquoi elle a voulu faire du bénévolat à MauriceCe que le Charity Center lui a appris sur la vraie vie des MauriciensLa distance sociale et la pudeur des locaux et pourquoi les Mauriciens ne sont pas « froids »L'impact de l'arrivée massive d'expatriés riches sur les populations localesCe que cette année lui a laissé comme ressource pour relativiser, aujourd'hui, à MadridRetrouvez l'article complet de l'épisode sur Parents-voyageurs.
Criminalité : les Mauriciens réclament des lois plus sévères et un sursaut de responsabilité citoyenne by TOPFM MAURITIUS
La situation au sein du ministère de la Santé atteint un point de rupture. Des mois, voire des années après leur prestation, des employés du secteur attendent toujours d'être rémunérés pour leurs heures supplémentaires. Les syndicats, excédés, redoublent d'alertes — sans réponse à la hauteur de la crise. Parmi les voix qui s'élèvent, celle de la Government Services Employees Association (GSEA). Son secrétaire général, Gheerishsingh Gopaul, dénonce une inertie institutionnelle qui n'a que trop duré, malgré de multiples correspondances adressées aux autorités compétentes. S'appuyant sur les principes fondamentaux de l'Organisation internationale du travail (OIT), Gheerishsingh Gopaul rappelle une règle pourtant élémentaire : tout travail accompli doit être rétribué à sa juste valeur. « Equal pay for equal work », martèle-t-il. Car c'est bien là, selon lui, le cœur du problème : le personnel soignant et de soutien continue d'assumer des charges considérables — sacrifices, heures additionnelles, pression quotidienne — sans percevoir la compensation qui lui est légalement due. Au-delà des arriérés de paiement, le syndicaliste pointe également les lacunes criantes en matière de recrutement. Plusieurs catégories de personnel sont sous-représentées ou absentes, notamment les Transport Service Facilitators, les chauffeurs d'ambulance, les techniciens en pharmacie, ou encore les Linen Attendants et Linen Health Officers. Faute d'effectifs suffisants, ceux qui sont en poste se retrouvent contraints d'assumer des tâches qui ne relèvent pas de leur fiche de poste, et ce, sans rémunération supplémentaire. Une pression que Gheerishsingh Gopaul qualifie d'inacceptable. Face à l'accumulation du backlog d'heures impayées, la GSEA a transmis une nouvelle correspondance au ministère de la Santé, exigeant que les fonds nécessaires soient dégagés sans délai pour payer les arriérés. L'association syndicale formule également une double revendication : le règlement intégral des heures supplémentaires dues, et le lancement immédiat de campagnes de recrutement afin de garantir un service médical et hospitalier de qualité pour les Mauriciens.
Lutte contre la criminalité transnationale : le FBI forme les enquêteurs mauriciens et seychellois à Port-Louis by TOPFM MAURITIUS
À Maurice, décrocher une maison de la National Housing Development Company (NHDC) représente pour de nombreuses familles l'espoir d'une vie plus stable et d'un meilleur avenir. Mais derrière ce rêve se cache souvent un long parcours marqué par des procédures administratives rigoureuses et des critères d'éligibilité bien définis. Revenus du foyer, situation familiale, conditions de logement actuelles ou encore priorité accordée aux cas sociaux : chaque demande fait l'objet d'une évaluation minutieuse. Face à une demande toujours plus importante et à un nombre limité de logements disponibles, plusieurs Mauriciens doivent patienter de longues années avant d'obtenir une réponse favorable. Yannick Damoo, responsable du service client de la NHDC, apporte davantage de précisions sur les critères d'attribution ainsi que sur les délais d'attente pour l'obtention d'une maison. Selon Yannick Damoo, les postulants ne doivent posséder ni maison ni terrain et leurs revenus ne doivent pas dépasser Rs 48 000. Le temps d'attente varie selon les projets de construction disponibles dans chaque région. De plus, les candidats sont recontactés lors de nouveaux projets afin de mettre à jour leur dossier. La sélection repose sur un système de points prenant en compte l'ancienneté de la demande et la situation familiale. Marise affirme avoir attendu plus de 20 ans après sa demande auprès de la NHDC avant d'être convoquée, puis jugée inéligible en raison de revenus considérés comme trop élevés. Elle déplore la longueur des procédures.
Polémique autour d'Ebola : le ministère de la Santé dément toute exposition confirmée de Mauriciens by TOPFM MAURITIUS
Collecte de sang et dépistage médical à Flacq : appel à la générosité des Mauriciens ce samedi 16 mai by TOPFM MAURITIUS
Face à un défi grandissant dans le secteur de la santé, plusieurs intervenants ont tiré la sonnette d'alarme concernant le manque d'infirmiers au sein du système de santé. Lors de leurs prises de parole, ils ont mis en avant l'importance cruciale de cette profession, souvent décrite comme un métier de vocation, de passion et de dévouement envers les autres. Face aux besoins croissants de la population et aux réalités du terrain, ils ont également encouragé les jeunes à s'orienter vers cette carrière essentielle, qui joue un rôle central dans le bon fonctionnement des services de santé et l'accompagnement des patients au quotidien. Le vice-président de la République, Robert Hungley, a pour sa part lancé un appel aux jeunes Mauriciens afin qu'ils s'investissent davantage dans le domaine des soins infirmiers. Il a décrit cette profession comme un métier de passion, de sacrifice et d'engagement humain, tout en soulignant le rôle indispensable des infirmiers au sein du système de santé. De son côté, Ram Nowzadick, président de la Nursing Association, a insisté sur l'urgence d'agir face au manque de personnel infirmier. Selon lui, des mesures concrètes et rapides doivent être mises en place à court terme afin de répondre aux besoins du secteur de la santé. Pour la mairesse de Beau-Bassin/Rose-Hill, Gabriella Batour, le rôle de l'infirmier ne se limite pas uniquement aux soins médicaux. Elle estime que ces professionnels doivent aussi accompagner les patients dans la douleur, tout en leur apportant un soutien psychologique essentiel durant les moments difficiles. À Maurice, environ 4 400 infirmiers et infirmières travaillent dans les secteurs public et privé, selon les dernières données de Statistics Mauritius. Ces professionnels jouent un rôle essentiel dans le système de santé en assurant des soins de qualité à la population.
Cinq membres issus de la majorité au sein du Public Accounts Committee (PAC) montent au créneau contre le président du comité, Adrien Duval. Ils l'accusent de « faire de la politique » à la suite de la publication du dernier rapport du PAC sur les médicaments. Dans une déclaration à Top FM, Adrien Duval, affirme prendre note que le rapport n'a fait l'objet d'aucune contestation et que « tout le monde est d'accord sur les faits rapportés ». Adrien Duval soutient qu'en tant que président du comité, il est de son devoir de veiller à ce que les recommandations soient appliquées dans les plus brefs délais. Selon lui, il s'agit d'un problème « important et urgent » qui concerne l'ensemble des Mauriciens. Il rappelle également que, par le passé, de nombreux rapports du PAC ont été relégués « dans les tiroirs » sans suite concrète. Adrien Duval insiste ainsi sur la nécessité pour le gouvernement de mesurer « l'urgence et l'enjeu » de la situation.
Osman Mahomed : « Les Mauriciens prennent l'usage du téléphone au volant à la légère » by TOPFM MAURITIUS
En ce 29 avril, le monde célèbre la Journée mondiale de la danse, une initiative lancée par l'UNESCO pour honorer le langage universel du corps. À Maurice, la danse dépasse désormais le cadre du simple folklore traditionnel pour s'imposer comme un véritable mode de vie. Que ce soit dans les salles de fête, les écoles de danse ou même à travers les réseaux sociaux, elle s'invite de plus en plus dans le quotidien des Mauriciens. Selon Mahishi Keshini Bumma, fondatrice et enseignante principale de Flexcellence_TheZenGen, la danse ne se résume pas uniquement à un spectacle mais procure également de nombreux bienfaits pour la santé physique et mentale. Selon Mahishi Keshini Bumma, la danse n'est pas seulement un loisir, mais aussi un véritable métier offrant des opportunités professionnelles. Elle encourage également les Mauriciens à se mettre à la danse afin de valoriser la richesse et la diversité culturelle du pays.
En ce 29 avril, le monde célèbre la Journée mondiale de la danse, une initiative lancée par l'UNESCO pour honorer le langage universel du corps. À Maurice, la danse dépasse désormais le cadre du simple folklore traditionnel pour s'imposer comme un véritable mode de vie. Que ce soit dans les salles de fête, les écoles de danse ou même à travers les réseaux sociaux, elle s'invite de plus en plus dans le quotidien des Mauriciens. Selon Mahishi Keshini Bumma, fondatrice et enseignante principale de Flexcellence_TheZenGen, la danse ne se résume pas uniquement à un spectacle mais procure également de nombreux bienfaits pour la santé physique et mentale. Selon Mahishi Keshini Bumma, la danse n'est pas seulement un loisir, mais aussi un véritable métier offrant des opportunités professionnelles. Elle encourage également les Mauriciens à se mettre à la danse afin de valoriser la richesse et la diversité culturelle du pays.
Sédentarité : un mode de vie qui s'installe durablement chez les Mauriciens…presque 80 % d'inactifs en 2026 by TOPFM MAURITIUS
Alors que Maurice dispose d'une vaste zone économique exclusive et d'un fort potentiel en ressources marines, le pays continue pourtant de dépendre largement des importations pour répondre à sa consommation en poisson. Selon les données disponibles, environ 129 000 tonnes de poisson sont importées chaque année, soulevant des questions sur la capacité du pays à atteindre l'autosuffisance alimentaire dans ce secteur. Pour Patrick Fortuno, pêcheur de longue date et secrétaire de l'Apostolat de la mer, la situation est paradoxale. Il plaide pour un développement accru de la pêche artisanale, mais aussi de la pêche semi-industrielle. De son côté, le ministre de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l'Économie bleue et de la Pêche, Arvin Boolell, reconnaît que des efforts sont en cours, tout en soulignant que l'autosuffisance reste un objectif à long terme. Toutefois, le ministre déplore un manque d'intérêt des Mauriciens pour le secteur de la pêche et appelle à davantage d'investissements, tant locaux qu'étrangers. Un constat qui met en lumière les défis structurels du secteur, entre potentiel encore sous-exploité, manque de main-d'œuvre et forte dépendance aux importations.
Solidarité face à la guerre au Moyen-Orient : trois élus mauriciens passent à l'action et appellent leurs pairs à suivre by TOPFM MAURITIUS
Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, certains politiciens posent des gestes concrets au nom de la solidarité. Le député Eshan Juman a ainsi demandé au département des finances de l'Assemblée nationale de prélever 20 % de son salaire de base pendant six mois, à compter d'avril. Dans la même dynamique, Atish Aubeeluck a sollicité une réduction de 50 % de ses allocations en tant que conseiller municipal. Ishmal Sumboo a également emboîté le pas en adoptant une démarche similaire. Ces initiatives ont été saluées par de nombreux Mauriciens, qui y voient un geste fort en période de crise internationale, et espèrent que d'autres ministres, députés et acteurs politiques suivront cet exemple. Interrogé, Eshan Juman affirme que certains de ses collègues posent peut-être déjà des actions similaires, chacun étant libre d'agir selon ses convictions. Il souligne que son salaire provenant de fonds publics, il lui paraît légitime de le réinjecter au service de la population, tout en se disant confiant que ces contributions seront utilisées à bon escient.
Hippisme : l'organisateur doit prendre en charge les assurances des jockeys mauriciens… Le MTCJC affirme être déjà à l'œuvre by TOPFM MAURITIUS
Après un match nul (0-0) encourageant à l'aller face à la Somalie, le Club M retrouve ce soir son public à Côte d'Or avec une mission claire : faire la différence à domicile. Dans une confrontation encore totalement ouverte, les Mauriciens devront se montrer plus incisifs offensivement pour espérer prendre l'avantage. Le soutien du public pourrait jouer un rôle déterminant dans ce match retour, où chaque occasion comptera. Solides défensivement lors de la première manche, les hommes du Club M devront cette fois concrétiser leurs temps forts. Adel Langue, lui, reste confiant avant ce rendez-vous important. « Nou ena enn bon base, aster bizin fini travail-là kot nou », a-t-il déclaré brièvement. Dans un duel qui s'annonce serré, Maurice n'a plus droit à l'erreur et vise une performance aboutie pour se rapprocher de la qualification.
La récente hausse du prix du gaz suscite des inquiétudes au sein de la population mauricienne, en particulier chez les ménages les plus vulnérables. Cette augmentation, qui touche un produit de première nécessité, pourrait avoir des répercussions directes sur le coût de la vie. Selon Jayen Chellum, secrétaire général de l'Association des Consommateurs de l'Île Maurice (ACIM), il est clair que cette hausse aura un impact significatif, notamment pour les foyers au bas de l'échelle. Il a également souligné que certains secteurs commerciaux utilisant le gaz pourraient être amenés à revoir leurs prix à la hausse, ce qui accentuerait davantage la pression sur les consommateurs. Face à cette situation, un appel est lancé aux autorités afin qu'une vigilance accrue soit assurée pour éviter tout abus ou hausse injustifiée des prix sur le marché. Par ailleurs, Jayen Chellum encourage aussi les consommateurs à faire preuve de discernement et à ne pas céder face à des augmentations jugées excessives. Dans ce contexte, la transparence et la responsabilité des acteurs économiques apparaissent comme essentielles pour préserver l'équilibre et protéger le pouvoir d'achat des Mauriciens.
Journée mondiale des droits des consommateurs : Face à la cherté de la vie, les Mauriciens réduisent leurs achats et privilégient l'essentiel by TOPFM MAURITIUS
12 mars 1968 : la naissance d'une nation, 58 ans plus tard, cette date reste gravée dans la mémoire des Mauriciens by TOPFM MAURITIUS
À l'occasion du 58e anniversaire de l'indépendance de Maurice et du 34e anniversaire de la République, la Fête nationale de Maurice 2026 sera célébrée le 12 mars, sous le thème « In Peace, Justice and Liberty ». Plusieurs citoyens ont partagé leurs réflexions sur ces valeurs. Pour certains, ces principes représentent avant tout l'idéal sur lequel repose la nation mauricienne. Ils soulignent que la paix, la justice et la liberté sont des éléments essentiels pour vivre ensemble dans un pays multiculturel comme Maurice. Toutefois, d'autres estiment que ces valeurs sont parfois mises à l'épreuve. Certains citoyens évoquent un sentiment d'insécurité ou encore des défis sociaux qui peuvent donner l'impression que la paix et la justice ne sont pas toujours pleinement respectées. Malgré ces préoccupations, plusieurs Mauriciens rappellent que le pays demeure un lieu où la liberté d'expression existe et où chacun peut partager son opinion. Beaucoup se disent également fiers de l'indépendance du pays et de l'unité du peuple mauricien. Ils espèrent que les dirigeants continueront à écouter la population afin de renforcer la paix, la justice et la liberté. Enfin, un message revient souvent : celui de préserver l'unité nationale. Pour ces citoyens, Maurice reste « une seule nation, un seul peuple », et la fête nationale est l'occasion de rappeler l'importance de rester solidaires. Plusieurs en profitent aussi pour souhaiter une bonne fête de l'indépendance à tous les Mauriciens, à Maurice comme à l'étranger.
En ce 12 mars, la liste des décorés de la République a été dévoilée, une tradition annuelle qui met à l'honneur des Mauriciens s'étant distingués par leur engagement et leur contribution au pays. Cette année, Shakeel Mohamed fait partie des récipiendaires de la prestigieuse distinction de Grand Commander of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean (GCSK). Revenant sur son parcours, il rappelle que son engagement politique remonte à 2005, lorsqu'il a été élu pour la première fois aux élections de l'Assemblée nationale dans la circonscription n°13, Rivière-des-Anguilles et Souillac. Shakeel Mohamed a également souligné que cette reconnaissance est avant tout le fruit de la grâce de Dieu, qui lui a accordé sa guidance, mais aussi du soutien du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam. Par ailleurs, Shakeel Mohamed a ajouté que cette distinction n'aurait pas été possible sans l'appui constant de ses mandants, qui l'ont toujours soutenu et encouragé à poursuivre son travail au service de la population.
La situation des agressions sexuelles sur mineurs à Maurice et Rodrigues est alarmante et en forte augmentation. Pendant des années, l'ampleur du phénomène est restée largement méconnue, victimes et société étant souvent empêtrées dans la honte et le silence. Selon une étude menée par Pedostop, 42 % des Mauriciens et 31 % des Rodriguans ont été victimes de violences sexuelles, principalement sous forme non physique : regards inappropriés, commentaires à connotation sexuelle… Selon la brigade des mineurs, le nombre de cas signalés a triplé en trois ans. En 2025, 399 filles et 23 garçons ont été victimes d'agressions sexuelles à Maurice. Derrière chaque chiffre, il y a un enfant dont la voix doit être entendue, dont la sécurité doit être priorisée. La question reste : comment protéger ces enfants et agir efficacement pour prévenir de nouveaux drames ? Le sergent Kevin Kumar Bissoondeeal, de la Brigade pour la protection des mineurs, souligne la complexité du parcours des victimes, souvent confrontées à de multiples intervenants. Il insiste sur la nécessité d'agir rapidement et de renforcer les structures existantes afin d'assurer une protection plus efficace des enfants. La psychologue Virginie Bissessur, directrice de Pédostop, alerte sur l'ampleur des violences sexuelles à Maurice et Rodrigues : 42 % des Mauriciens et 31 % des Rodriguans en ont été victimes, mais seuls 3 % des cas sont signalés. La plupart des auteurs appartiennent au cercle proche des enfants. Elle appelle à renforcer la protection, à coordonner les institutions et à mettre en place une prévention efficace. Me Pooja Bhayro, avocate, alerte sur le fait que beaucoup de cas de violences sexuelles sur mineurs n'aboutissent pas à des condamnations. Elle insiste sur la protection des enfants, la rapidité des procédures et un soutien psychologique adapté.
Tensions mondiales : les fabricants mauriciens font face à la hausse des coûts logistiques by TOPFM MAURITIUS
Iran en guerre : « Maurice active une cellule de crise, les Mauriciens sur place doivent rester prudents », souligne Rajen Narsinghen by TOPFM MAURITIUS
Conflits au Moyen-Orient : l'espace aérien fermé bloque toute évacuation des Mauriciens bloqués à Dubaï by TOPFM MAURITIUS
Face aux tensions persistantes au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur le trafic aérien, le ministère du Tourisme se mobilise. Objectif : trouver des solutions concrètes pour les passagers d'Emirates actuellement à Maurice ou en attente de regagner le pays. Dans une déclaration à Top FM, le ministre du Tourisme, Richard Duval, affirme que son ministère travaille en étroite collaboration avec Air Mauritius ainsi qu'avec d'autres partenaires concernés afin d'apporter des réponses rapides à la situation. Des dispositifs ont déjà été mis en œuvre pour soutenir Emirates à court terme et limiter les désagréments pour les voyageurs. Pour Richard Duval, la priorité reste claire : permettre aux compatriotes mauriciens de rentrer au pays en toute sécurité. Depuis que la crise a été soulevée, le ministre indique avoir multiplié les contacts avec les principaux acteurs concernés, notamment les dirigeants d'Air Mauritius, l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM), ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramphul. Ce dernier, précise Richard Duval, met tout en œuvre pour assister les Mauriciens affectés par la crise. Au-delà des mesures institutionnelles, le ministre du Tourisme souligne également les interventions individuelles menées ces dernières heures. Ce matin, Richard Duval est venu en aide à une Mauricienne en situation de panique, après que sa famille a sollicité son intervention. Le ministre a tenu à remercier l'ambassadeur de Maurice en Arabie saoudite ainsi que toutes les personnes mobilisées pour porter assistance aux ressortissants mauriciens en cette période délicate.
Dans un message adressé à la nation ce dimanche, le président du Conseil des Religions (COR), le Père Philippe Goupille, a lancé un appel à l'unité et à la responsabilité collective, dans un contexte marqué par plusieurs célébrations religieuses et périodes de jeûne. Il a rappelé que, depuis le début de l'année, différentes fêtes religieuses et pèlerinages ont constitué des moments forts de spiritualité pour les Mauriciens. Il a également souligné qu'en cette période, les communautés musulmane et chrétienne observent leur carême annuel, un temps de recueillement, de prière et de réflexion. Le Père Philippe Goupille a toutefois indiqué que le COR a été informé de certains actes répréhensibles commis par des individus, des comportements susceptibles, selon lui, de fragiliser le tissu social. Face à cette situation, il a lancé un appel pressant aux chefs religieux, à leurs collaborateurs et à l'ensemble des citoyens afin de redoubler d'efforts pour contenir tout sentiment de violence ou de division.
Chaque 21 février, le monde célèbre la Journée internationale de la langue maternelle, proclamée par l'UNESCO en 1999. Au-delà d'une simple date symbolique, cette journée rappelle combien la langue maternelle est intimement liée à notre identité, à notre histoire et à notre manière de voir le monde. En 2026, le thème « Les voix de la jeunesse sur l'éducation multilingue » met particulièrement en lumière le rôle des jeunes dans la transmission et l'évolution des langues. Une thématique qui résonne fortement à Maurice, où le Kreol Morisien continue de tracer son chemin avec détermination. Aujourd'hui, le Kreol Morisien est enseigné jusqu'au niveau avancé (A Level) dans les collèges. Il fait également l'objet de discussions pour une éventuelle introduction au Parlement. Des avancées significatives qui témoignent d'un long combat pour la reconnaissance officielle de cette langue, pilier de l'identité mauricienne. Le Dr Arnaud Carpooran, président de la Creole Speaking Union, explique la progression du Kreol Morisien ces 20 à 30 dernières années. « Le Kreol Morisien, c'est l'héritage de nos ancêtres et des colons », rappelle le Dr Arnaud Carpooran. Dans les salles de classe, cette évolution nourrit des vocations. Sheryl, étudiante en HSC, rêve de devenir professeure de Kreol Morisien. Lucy souligne que le kreol est la langue du quotidien, celle qui unit les familles, les voisins, les collègues. Océanne, en Grade 12, abonde dans le même sens. Pour elle, apprendre le Kreol Morisien à l'école permet de mieux comprendre son propre héritage et de lui donner la place qu'il mérite. Dans les rues de Port-Louis, Marcelin, habitant de la capitale, souligne une richesse particulière : « La différence de cette langue se voit dans l'accent. » « Le Kreol est parlé et compris par tous les Mauriciens », souligne Mamou. Si le Kreol Morisien et celui de Rodrigues se ressemblent, ils portent chacun leur singularité. Maeva, jeune Rodriguaise, insiste : certains mots diffèrent, certaines sonorités racontent une autre réalité insulaire. Mais au fond, c'est la même âme linguistique qui relie les îles. En cette Journée internationale de la langue maternelle, le message est clair : le Kreol Morisien n'est pas seulement un moyen de communication. Il est mémoire, fierté et avenir.
Violence dans les bus : le ras-le-bol des Mauriciens dans Leve Moris, qui appellent à un renforcement du « Law and Order » by TOPFM MAURITIUS
Lancées le 4 décembre dernier par le gouvernement, les consultations nationales sur la réforme électorale s'inscrivent dans les engagements du programme gouvernemental 2025–2029. À cette occasion, le Prime Minister's Office (PMO) avait convié l'ensemble des parties prenantes à soumettre leurs propositions. Plusieurs partis extra-parlementaires, syndicats et mouvements citoyens ont répondu favorablement à cet appel. Me Assad Peeroo estime qu'il ne s'agit pas de s'opposer à la réforme en soi, mais plutôt de proposer un système plus performant que celui actuellement en vigueur. Me Peeroo souligne par ailleurs la nécessité d'ouvrir un véritable débat national sur la question, afin de permettre à la population d'être pleinement informée et sensibilisée aux enjeux de cette réforme.
À Maurice, le transport public reste un défi quotidien pour plusieurs. Les autobus ne sont souvent pas à l'heure, obligeant les usagers à attendre parfois plus d'une heure pour se rendre au travail ou à l'école. Le problème ne se limite pas aux zones rurales ou reculées : même dans les villes, les retards sont fréquents, affectant la vie quotidienne de milliers de Mauriciens. Ces dysfonctionnements ont des conséquences concrètes et parfois graves. Certains usagers rapportent avoir subi des sanctions professionnelles, voire perdu leur emploi, en raison de retards répétés liés aux transports publics. À Chamarel, une résidente déplore que les retards des bus durent depuis de nombreuses années, entraînant des sanctions au travail et empêchant parfois les enfants d'aller à l'école à temps. À Petite-Julie, Sandrine souligne que les bus, souvent pleins et insuffisants, ne passent pas près de la NHDC, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour rejoindre l'arrêt le plus proche. Dans la Cité Atlee, Léticia explique qu'après le travail, les bus s'arrêtent trop tôt, et que les habitants doivent souvent recourir au taxi-train, devenu inaccessible en fin de soirée, compliquant leur retour quotidien. À Tyack, une habitante raconte que les bus passent tous en même temps le matin, et que des pannes fréquentes provoquent des retards réguliers pour les passagers. Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, reconnaît que ce problème touche toute l'île. Il explique toutefois que le nombre d'inspecteurs reste insuffisant par rapport au parc de bus, et rappelle qu'il a lancé un appel d'offres pour équiper les bus de GPS, afin d'améliorer le contrôle et de réduire les retards.
C'est un cri du cœur lancé à la nation. Yavish Sithanen sollicite aujourd'hui la solidarité des Mauriciens pour venir en aide à sa mère, Ooma Devi Sithanen, 47 ans, qui a presque totalement perdu la vue à la suite de graves complications survenues après une opération des yeux. Opérée en juin 2025 à l'hôpital de Moka, Ooma Devi Sithanen a vu son état se détériorer après l'intervention, selon les témoignages de son fils. «Aujourd'hui, elle ne voit presque plus », confie-t-il. La famille affirme également s'être retrouvée sans réel accompagnement médical après l'opération. Yavish Sithanen s'interroge aussi quant à la prise en charge post-opératoire et évoquant une possible négligence médicale. Aujourd'hui, le dernier espoir réside dans une intervention chirurgicale spécialisée en Inde. Selon les médecins, le temps presse. « Bann dokter finn dir nou ki li bizin al Inde avan le 14 janvier 2026. Apre sa, li kapav tro tar », explique son fils, visiblement inquiet. Le coût total de cette opération est estimé à Rs 350 000. À ce jour, la famille n'a réuni que Rs 80 000, un montant largement insuffisant face à l'urgence de la situation. Yavish Sithanen lance ainsi un appel à la générosité du public pour donner à sa mère une chance de retrouver la vue et une vie digne. Les personnes souhaitant contribuer peuvent effectuer un don via MCB Juice au numéro 5807 1246.
Les données les plus récentes de Statistics Mauritius mettent en évidence une amélioration progressive du marché du travail au cours du troisième trimestre 2025, portée par une hausse de l'emploi et un recul du chômage. Le nombre de Mauriciens en emploi s'établit à 556 400 personnes pour la période de juillet à septembre 2025, soit 6 300 emplois supplémentaires par rapport au deuxième trimestre 2025. Parallèlement, le taux de chômage est estimé à 5,6 % au troisième trimestre 2025, en baisse par rapport aux 5,9 % enregistrés lors du trimestre précédent. Commentant ces résultats, le ministre du Travail, Reza Uteem, a indiqué que ces indicateurs confirment une reprise économique progressive et traduisent une orientation claire en faveur de la création d'emplois.
Nouvel An 2026 : Les artistes mauriciens envoient des vœux de paix et d'espoir by TOPFM MAURITIUS
En ce début d'année 2026, l'avocat Rama Valayden adresse ses vœux à l'ensemble des Mauriciens, les invitant à demeurer sur « le chemin de la paix » et du vivre-ensemble. Un message empreint de gravité et d'espoir, à la lumière de l'épreuve personnelle qu'il a traversée l'an dernier. Revenant sur une période particulièrement critique de sa vie, Rama Valayden confie avoir frôlé la mort en 2025. Une expérience marquante qui le pousse aujourd'hui à exprimer sa reconnaissance à Dieu pour lui avoir permis de voir l'aube de cette nouvelle année. « Être encore en vie et pouvoir accueillir 2026 est une bénédiction », souligne-t-il. Toutefois, l'avocat ne cache pas ses inquiétudes face à ce qu'il qualifie de dérive sociétale. Il déplore l'attitude de certaines personnes, estimant qu'une mentalité faite d'« égoïsme » et d'« indifférence » constitue un mal « pire que la drogue ». Un constat sévère, mais qu'il veut porteur d'un appel au sursaut collectif. Rama Valayden dit ainsi espérer que l'année 2026 marque un véritable changement de mentalité, condition essentielle, selon lui, pour bâtir une île Maurice plus solidaire, plus humaine et tournée vers l'avenir.
Entre carrière et famille : ce que les Mauriciens visent en 2026 by TOPFM MAURITIUS
020126 EMB VOEUX 08H MARIYAH OK YASH Vœux 2026 : Les Mauriciens expriment leurs espoirs pour un pays plus uni, solidaire et sûr, entre respect, famille et cohésion sociale Le passage à la nouvelle année est toujours un moment empreint d'émotion et de réflexion. À travers le pays, nombreux sont ceux qui ont exprimé leurs vœux pour 2026, espérant santé, prospérité et sérénité pour eux-mêmes et leurs proches. À cet effet, une équipe de Top FM est allée à la rencontre des personnes dans les rues de la capitale afin de découvrir leurs souhaits pour 2026. Cedric Duval… Mariyah Radim INSERT 0201 EMB VOEUX À l'aube de cette nouvelle année, de nombreux Mauriciens expriment le souhait d'un renouveau pour leur société, marqué par plus de solidarité et de sécurité. Yogesh, un citoyen engagé, confie qu'il souhaite que tous les Mauriciens sortent des problèmes et vivent ensemble comme un peuple uni. INSERT 0201 YOGESH VOEUX Atik, de son côté, met l'accent sur les plus jeunes, car son vœu est que les enfants se comportent bien et grandissent dans le respect des autres. INSERT 0201 ATIK Pour Mylène, l'attention se tourne vers les familles : elle souhaite que les jeunes parents prennent soin de leurs enfants. INSERT 0201 MYLENE VOEUX Nadip, chauffeur de taxi, rappelle l'importance de la sécurité, car chacun doit respecter l'autre sur nos routes. INSERT 0201 NADIP VOEUX Enfin, Naden, également actif dans le secteur du transport, espère des avancées pour les jeunes ; son souhait est que le gouvernement fasse des progrès pour eux et que les passagers fassent preuve de compréhension envers les travailleurs du transport. INSERT 0201 NADEN VOEUX Entre espoirs citoyens et responsabilités individuelles, ces vœux reflètent le désir d'un pays plus uni, sûr et solidaire en 2026. FB CAPTION Vœux 2026 : Les Mauriciens expriment leurs espoirs pour un pays plus uni, solidaire et sûr, entre respect, famille et cohésion sociale Le passage à la nouvelle année reste un moment chargé d'émotions et de réflexion. Partout dans l'île, de nombreuses personnes ont exprimé leurs souhaits pour 2026, espérant santé, prospérité et bien-être pour elles-mêmes et leurs proches. Pour recueillir ces messages, une équipe de Top FM s'est rendue dans les rues de la capitale afin de donner la parole aux Mauriciens et découvrir leurs espoirs pour cette nouvelle année. Partout, le sentiment est le même : la nouvelle année est perçue comme une page blanche, une occasion de repartir sur de nouvelles bases, avec l'espoir que 2026 apportera des jours meilleurs.
En ce 1er janvier, traditionnel temps des vœux et des résolutions tournées vers l'avenir, Top FM a donné la parole à plusieurs figures politiques extra-parlementaires. Souvent perçus comme des vigies démocratiques, l'occasion pour eux de dresser leur propre lecture de l'année 2025 et d'adresser leurs messages à la nation à l'aube de 2026. L'ancien vice-Premier ministre et leader du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo, se montre particulièrement pessimiste. Selon lui, 2025 aurait été « une année construite sur des mensonges », estimant que 2026 risque d'être encore plus difficile. Il lance ainsi un appel à la mobilisation citoyenne pour faire face aux défis à venir. De son côté, l'ancien ministre Vasant Bunwaree invite la population à « prendre le taureau par les cornes » afin de bâtir l'avenir du pays. Il plaide pour une démocratie réelle, plus participative, où les citoyens seraient pleinement impliqués dans les décisions nationales. Pour le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, l'année 2026 pourrait marquer le début d'un nouveau cycle. Il espère voir émerger un pays plus structuré, capable de devenir un modèle à l'échelle internationale. Enfin, le leader d'En Avant Moris, Patrick Belcourt, affirme que son combat se poursuivra en 2026. Il dit vouloir rester proche des citoyens, défendre la justice sociale et continuer à proposer des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie des Mauriciens. Entre critiques sévères, appels à l'engagement citoyen et espoir d'un renouveau démocratique, ces voix extra-parlementaires dressent un tableau contrasté des attentes pour 2026, plaçant la responsabilité collective au cœur des défis à venir.
En ce 1er janvier 2026, les Mauriciens célèbrent la nouvelle année dans la tradition et le partage. Fête en famille, déjeuner ou dîner convivial, participation à la messe et moments de prière pour remercier pour l'année écoulée et formuler des vœux pour celle à venir : cette journée est avant tout placée sous le signe du recueillement et de la convivialité. Ils nous racontent comment ils comptent vivre ce premier jour de l'année et accueillir 2026 avec espoir. Océanne raconte qu'elle commencera la journée en se rendant à la messe. Elle la poursuivra ensuite en famille autour d'un déjeuner convivial, avant de la conclure par une bonne grillade. Ronaldo explique qu'il commencera la journée en allumant une bougie pour remercier Dieu de lui avoir permis d'entrer dans cette nouvelle année. Il partagera ensuite un déjeuner en famille, avant de poursuivre les célébrations chez des proches, dans une ambiance conviviale et festive. Robbie, cuisinier de profession, passera la journée derrière les fourneaux à préparer de délicieux repas pour sa famille, avant de se rendre chez un proche afin de célébrer et partager un moment familial. Pour Anaïs, cette année est un peu plus spéciale, puisqu'elle célèbre le Nouvel An pour la première fois avec sa propre famille. Comme chaque année toutefois, ce 1er janvier se déroulera entourée de ses proches. Entre recueillement, traditions et moments de partage, les Mauriciens entament cette nouvelle année dans la simplicité et la convivialité. Une façon sincère d'accueillir 2026, portée par l'espoir, la gratitude et l'importance des liens familiaux.
À l'occasion du passage à la nouvelle année, plusieurs députés ont adressé leurs vœux à la population pour 2026, mettant en avant des messages d'unité, d'espoir et de reconnaissance, dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux. La Chief Whip, Stephanie Anquetil, souligne que les épreuves traversées ont démontré une chose essentielle : aucun progrès durable ne peut se faire seul. Elle insiste sur la nécessité de l'unité et du travail collectif pour relever les défis à venir et construire un avenir meilleur pour le pays. De son côté, le député Eshan Juman rend hommage aux travailleurs, qu'il qualifie de piliers de la société. Il adresse également un message fort à la jeunesse, les invitant à persévérer, tout en exprimant sa gratitude envers les aînés pour leur contribution et leur sagesse. Pour Ashley Ramdass, le mot-clé pour 2026 est l'espoir. Il dit souhaiter une amélioration concrète de la situation du pays et du quotidien des Mauriciens, avec davantage de stabilité et de perspectives positives pour l'avenir. Enfin, le député et Whip de l'opposition Adrien Duval exprime l'espoir que 2026 soit une année de prospérité économique, de paix et de sécurité, avec une amélioration tangible de la qualité et du coût de la vie pour l'ensemble de la population. Des messages qui convergent vers un même appel : avancer ensemble, dans l'unité et la solidarité, pour faire de 2026 une année de progrès pour Maurice.
« Dans mon Chinatown », c'est le nom de notre série d'été sur RFI. On vous emmène explorer les quartiers chinois des grandes villes du monde. Aujourd'hui, direction Port-Louis à l'île Maurice, où les Chinois ne représentent que 3 % de la population, mais leur présence rayonne bien au-delà des chiffres. La communauté chinoise est à la fois discrète, bien intégrée, métissée et économiquement influente. Le Nouvel An chinois est d'ailleurs un jour férié dans l'île. Au cœur du Chinatown mauricien, traditions, gastronomie et mémoire des anciens se mêlent aux visages de toutes les communautés. De notre correspondant à Port-Louis, Dans les ruelles de Chinatown à Port-Louis, le mandarin résonne encore. Aujourd'hui, notre présence attire la curiosité. Aaron Kwang Poon nous accompagne. Né ici, il connaît l'histoire des commerçants chinois à Maurice. « Au pic de leur activité, il y avait environ 300 boutiques chinoises à travers Maurice. Pratiquement dans chaque village, il y avait au moins une boutique chinoise. » Ces petits commerces ont nourri l'île pendant des décennies avant et après l'indépendance. Ils ont approvisionné la population en denrées de base, tissant leurs racines dans chaque communauté locale. Pour sa part, Chinatown à Port-Louis reste un haut lieu du commerce. Dans les rues, on croise davantage une population locale diverse que des Mauriciens d'origine chinoise. Mais les grands symboles sont là : l'arc monumental de la rue Royale, ombrelles, et lanternes qui ponctuent façades et allées, ainsi que les enseignes en caractère chinois. C'est ici qu'Amélie, 88 ans, venue de la ville la plus éloignée de Port-Louis, fait ses courses : « J'habite à Curepipe. Je viens acheter des choses, ce qui me manque. » « Tous les Mauriciens adorent ça » Elle s'arrête devant une épicerie Yue Hwa, rue Dr Sun Yat Sen. Dans ce petit espace, un concentré de Chine : « Des ailerons de requin, des nids d'hirondelles, et des œufs de 100 ans », détaille le commerçant. Produits rares, nouilles, graines, fruits séchés, ustensiles, tout l'univers culinaire chinois dans quelques mètres carrés. La gastronomie chinoise est le fast-food préféré dans l'île : « Les nouilles frites, les "mines frites", le riz frit et les boulettes sont devenus des plats mauriciens. » Siddick Yerally, 82 ans, se joint à la conversation. Dans le quartier, tout le monde l'appelle Nala : « Tous les Mauriciens adorent ça ! Même rue Desforges, il y a un restaurant chinois musulman, halal, et c'est rempli tous les soirs. » Nala est musulman, marié à une Chinoise. Certains l'appellent Ah Young. Il siège à la Chinatown Foundation et il veut nous montrer les trésors du quartier : « Là, je vais vous emmener à la pagode, elle appartient au clan des Chan. » Une communauté influente Les descendants chinois de Maurice ont maintenu les liens claniques. Il existe une bonne dizaine de clans chinois à Maurice. À 200 mètres, nous découvrons une autre pagode, celle du clan Fock qui trône au 9e étage d'un immeuble résidentiel. Dans la pagode, des stèles en bois portent les noms des ancêtres, sous le regard de Kwan Tee, le guerrier légendaire. Au rez-de-chaussée, rencontre avec Bernard Li Kwong Ken qui nous explique ce que son nom dit de ses racines et de son identité : « En Chine, je m'appellerais Li Sui Chong. Nous gardons à travers les générations le nom du clan Li. Mon grand frère, c'est Li Kwet Chong, moi Li Sui Chong, mon petit frère Li Moy Chong. » Li (ou Lee), c'est le lien commun. Bernard est un descendant du clan Li, le deuxième nom le plus répandu de Chine. Comme beaucoup de Sino-Mauriciens, il porte aussi un prénom catholique. La plupart fréquentent l'église, héritage de l'intégration mauricienne. Cependant, cette population décline : de 40 000 âmes dans les années 1980 à environ 12 000 aujourd'hui. Les jeunes émigrent vers l'Australie, le Canada. Malgré cela, les Sino-Mauriciens demeurent une influente communauté économique dans l'île. À lire aussiDans mon Chinatown: visite guidée de Lognes, première ville asiatique de France
Comme chaque dimanche sur RFI, c'est l'heure de découvrir les Têtes d'affiches de Denise Epoté, cette semaine avec Nicolas Brousse. Sur la manchette, deux Mauriciens, Thibaut Walle, créateur de l'application « Alaprann » destinée à faire le pont entre le créole et l'anglais, afin de faciliter l'apprentissage. Et, Kaushik Rathod, fondateur de l'application « Yougo » visant à structurer et moderniser le secteur du transport.