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Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décortiquer les enjeux majeurs qui agitent le secteur de l'intelligence artificielle en ce début de semaine. Une conversation éclairante sur les tensions qui divisent les géants de la tech et les véritables raisons qui se cachent derrière les appels au ralentissement du développement de l'IA.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Toute l'actu des sélections nationales et des championnats anglais, espagnol, italien et allemand avec nos légendaires "Drôles de Dames" : Julien Laurens, Edgar Groleau, Daniele Manusia et Polo Breitner.
Les Criquets crinqués ont un faible pour le grunge des années 90, aussi pour le post-rock et le shoegaze. Surtout, on peut y entendre des primeurs, des ballades folk, du punk, du pop, de l'électro et même du black métal quand le cœur nous en dit ! C'est ça CISM, la liberté musicale à l'état pur, pour les gens ouverts d'esprit et qui désirent en découvrir davantage.
C'est une affaire judiciaire inédite qui se déroule en Belgique. Un paysan poursuit la multinationale TotalEnergies en justice pour les effets du dérèglement climatique sur sa ferme. La justice belge a déjà jugé l'affaire recevable en mars dernier, mais Total conteste et a fait appel. C'est ce mardi 8 septembre que le procès en appel reprend. La justice Belge doit maintenant décider quelle juridiction doit s'occuper du dossier et établir un calendrier concernant ce que les soutiens de l'agriculteur ont appelé le « Farmer Case », ou « l'Affaire du paysan ». Tout n'est pas perdu après cet été de canicules et de sécheresse pour Hugues Falys, agriculteur et militant en Belgique depuis près de 30 ans. Mais pour lui, c'est clair, il faut désormais affronter des évènements extrêmes, signe d'un dérèglement climatique profond : « En 2016, on a eu un orage stationnaire avec des gros dégâts dans les cultures de fraises et de pommes de terre notamment. Et puis en 2018, 2020 et 2022, là, on a eu des très grosses sécheresses, donc avec des conséquences importantes au niveau financier, au niveau organisationnel. Et c'est vraiment le rapprochement entre ces événements climatiques exceptionnels qui a été, en fait, le moteur d'une prise de conscience du fait que le climat change ». À lire aussiTotalEnergies double ses bénéfices et relance le débat sur la taxation des multinationales polluantes L'impact est aussi psychologique. « Sur le moral, c'est compliqué. Surtout qu'on se dit, mais si ça continue à empirer, vers quoi va-t-on et comment est-ce qu'on va arriver à gérer ? », interroge-t-il. Et c'est de loin la combustion de pétrole, de gaz et de charbon, la première cause du réchauffement climatique. Hugues Falys a donc décidé de poursuivre TotalEnergies, principal raffineur et distributeur en Belgique. Il est soutenu par une coalition d'ONG, dont la Ligue des droits humains dirigée par Pierre Arnaud Perrouty. « Total, c'est une carbone major comme on l'appelle, c'est-à-dire une des principales compagnies du monde, la cinquième ou la sixième. Donc, elle a un impact majeur. Une entreprise comme ça, c'est quand même autant d'émissions que la France entière sur une année. Donc c'est gigantesque », explique-t-il. « Des militants fatigués d'attendre que la solution vienne des gouvernements » Et c'est pour cela, selon lui, que dans le monde, les procès climatiques se multiplient contre l'impunité des multinationales et l'inaction des États. « Les militants sont un peu fatigués d'attendre que la solution vienne des gouvernements. Il y a eu des petites actions, mais globalement, les gouvernements en Europe et ailleurs dans le monde ne prennent pas la mesure du dérèglement climatique. Chaque année, il y a de nouveaux rapports, de nouvelles données qui nous montrent que le dérèglement s'aggrave. Et pourtant, la réponse politique n'est pas à la hauteur. Et donc, ces procès, c'est une manière comme une autre de faire pression à la fois sur les pouvoirs publics, mais à la fois sur les multinationales aussi, pour obtenir un changement du réel. En fait, ce n'est pas simplement une condamnation de principe, c'est de faire que les pratiques se transforment », poursuit Pierre Arnaud Perrouty. C'est le principe du pollueur/payeur, résume Marie Doutrepont, l'avocate d'Hugues Falys : « Concrètement, on demande à TotalEnergies d'arrêter tout nouveau puits de pétrole et de gaz pour toujours, partout dans le monde, et une baisse de sa production de pétrole et de gaz pour limiter le réchauffement climatique ». De son côté, TotalEnergies répond que l'entreprise n'a pas à porter seule la responsabilité d'un système énergétique international vieux de plus d'un siècle, ni d'une crise climatique mondiale. À lire aussiFrance: TotalEnergies condamné dans un procès climatique inédit
C'est une affaire judiciaire inédite qui se déroule en Belgique. Un paysan poursuit la multinationale TotalEnergies en justice pour les effets du dérèglement climatique sur sa ferme. La justice belge a déjà jugé l'affaire recevable en mars dernier, mais Total conteste et a fait appel. C'est ce mardi 8 septembre que le procès en appel reprend. La justice Belge doit maintenant décider quelle juridiction doit s'occuper du dossier et établir un calendrier concernant ce que les soutiens de l'agriculteur ont appelé le « Farmer Case », ou « l'Affaire du paysan ». Tout n'est pas perdu après cet été de canicules et de sécheresse pour Hugues Falys, agriculteur et militant en Belgique depuis près de 30 ans. Mais pour lui, c'est clair, il faut désormais affronter des évènements extrêmes, signe d'un dérèglement climatique profond : « En 2016, on a eu un orage stationnaire avec des gros dégâts dans les cultures de fraises et de pommes de terre notamment. Et puis en 2018, 2020 et 2022, là, on a eu des très grosses sécheresses, donc avec des conséquences importantes au niveau financier, au niveau organisationnel. Et c'est vraiment le rapprochement entre ces événements climatiques exceptionnels qui a été, en fait, le moteur d'une prise de conscience du fait que le climat change ». À lire aussiTotalEnergies double ses bénéfices et relance le débat sur la taxation des multinationales polluantes L'impact est aussi psychologique. « Sur le moral, c'est compliqué. Surtout qu'on se dit, mais si ça continue à empirer, vers quoi va-t-on et comment est-ce qu'on va arriver à gérer ? », interroge-t-il. Et c'est de loin la combustion de pétrole, de gaz et de charbon, la première cause du réchauffement climatique. Hugues Falys a donc décidé de poursuivre TotalEnergies, principal raffineur et distributeur en Belgique. Il est soutenu par une coalition d'ONG, dont la Ligue des droits humains dirigée par Pierre Arnaud Perrouty. « Total, c'est une carbone major comme on l'appelle, c'est-à-dire une des principales compagnies du monde, la cinquième ou la sixième. Donc, elle a un impact majeur. Une entreprise comme ça, c'est quand même autant d'émissions que la France entière sur une année. Donc c'est gigantesque », explique-t-il. « Des militants fatigués d'attendre que la solution vienne des gouvernements » Et c'est pour cela, selon lui, que dans le monde, les procès climatiques se multiplient contre l'impunité des multinationales et l'inaction des États. « Les militants sont un peu fatigués d'attendre que la solution vienne des gouvernements. Il y a eu des petites actions, mais globalement, les gouvernements en Europe et ailleurs dans le monde ne prennent pas la mesure du dérèglement climatique. Chaque année, il y a de nouveaux rapports, de nouvelles données qui nous montrent que le dérèglement s'aggrave. Et pourtant, la réponse politique n'est pas à la hauteur. Et donc, ces procès, c'est une manière comme une autre de faire pression à la fois sur les pouvoirs publics, mais à la fois sur les multinationales aussi, pour obtenir un changement du réel. En fait, ce n'est pas simplement une condamnation de principe, c'est de faire que les pratiques se transforment », poursuit Pierre Arnaud Perrouty. C'est le principe du pollueur/payeur, résume Marie Doutrepont, l'avocate d'Hugues Falys : « Concrètement, on demande à TotalEnergies d'arrêter tout nouveau puits de pétrole et de gaz pour toujours, partout dans le monde, et une baisse de sa production de pétrole et de gaz pour limiter le réchauffement climatique ». De son côté, TotalEnergies répond que l'entreprise n'a pas à porter seule la responsabilité d'un système énergétique international vieux de plus d'un siècle, ni d'une crise climatique mondiale. À lire aussiFrance: TotalEnergies condamné dans un procès climatique inédit
C'est la lune de miel entre la République démocratique du Congo et Israël. Après la visite cette semaine de Félix Tshisekedi dans l'État hébreu, la RDC annonce qu'elle va déplacer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, tandis que l'ouverture d'une ambassade israélienne à Kinshasa est à l'étude. Que cherche le président Tshisekedi en se rapprochant d'Israël ? Jason Stearns, directeur de recherches à l'institut Ebuteli et professeur à l'université Simon Fraser à Vancouver, au Canada, répond aux questions de RFI. RFI : Israël n'est pas toujours bien vu en Afrique. On le voit notamment à l'Union africaine. Pourquoi la RDC fait-elle exception ? Jason Stearns : Tout d'abord, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui se passait. En lisant de très près le communiqué de presse, ils sont en consultation pour ouvrir des ambassades. Donc, je pense, il n'y a aucun calendrier qui est annoncé. Cela est exprimé d'une façon assez prudente. Par ailleurs, ce n'est pas totalement nouveau. Il y a trois ans, un accord a été annoncé entre entre Félix Tshisekedi et Benyamin Netanyahu, presque identique. Or, jusque-là, rien n'a été fait dans ce sens. Donc, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui s'est passé aujourd'hui. Mais vous avez raison, c'est rare, surtout de déménager son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Je pense qu'il y a seulement dix autres pays qui l'ont fait dans le monde et c'est surtout rare pour l'Afrique. Tshisekedi est parmi les seuls dirigeants africains aussi proches d'Israël. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, ça renforce l'alliance de la RDC avec son allié primaire qui est Washington et Donald Trump, et ça l'aide à se présenter de cette façon auprès des Républicains. Deuxièmement, je pense que, surtout aujourd'hui, la RDC est sous pression militaire de la part du Rwanda, du M23. Et on connaît les capacités d'Israël en cette matière. Donc, je pense que c'est aussi une façon pour Félix Tshisekedi de nouer de nouvelles relations avec une puissance militaire. Félix Tshisekedi n'a pas caché que dans ces discussions avec Benyamin Netanyahu, ils avaient parlé sécurité et questions militaires. Est-ce qu'Israël a déjà fourni une assistance militaire à la RDC et, si oui, est-ce qu'elle va l'augmenter ? Je ne sais pas. Il y a eu plusieurs discussions entre une délégation congolaise et ses interlocuteurs israéliens cette semaine. Je suis sûr que parmi ces discussions figurait justement cette question de soutien militaire. Il y a un soutien en termes de renseignement, en termes de drones. C'est surtout ça que, je pense, que les Congolais cherchent. Par le passé, ce n'était pas très transparent ce qu'il se passait en RDC à ce niveau. Il y a eu beaucoup de rapports, mais pas souvent confirmés, d'un soutien - surtout à l'époque de Joseph Kabila, à la garde présidentielle de Kabila - à une sécurité rapprochée pour Kabila et Tshisekedi. Et donc, il est sûr qu'il y avait un soutien militaire pas très clair par le passé. Mais il est clair qu'ils cherchent davantage d'implication. Félix Tshisekedi est très soucieux de sa sécurité personnelle. Est-ce qu'Israël peut lui offrir une protection ? Je pense que c'est parmi leurs spécialités. Surtout sur le renseignement en termes de protection personnelle, avec des professionnels qui ne sont pas vus d'un mauvais œil par les Congolais. Il faut dire que Tshisekedi a un problème au sein de sa propre population. Il est difficile d'avoir toujours confiance. Il a mis sous arrêt des dizaines de généraux, des centaines d'officiers supérieurs pour des soupçons de trahison, de corruption. Et donc, c'est dans ce contexte que ça peut valoir la peine de chercher un soutien extérieur comme Israël. Et est-ce qu'Israël peut fournir aussi des garanties en termes de cybersécurité ? Oui, je pense que c'est parmi leurs spécialités. Et Tshisekedi a vraiment déplacé le centre de pouvoir sécuritaire vers son agence de cybersécurité à Kinshasa, qui est devenue notoirement connue pour arrêter, pour rechercher, pour faire des investigations. Et c'est surtout cette agence-là, je pense, qui pourrait être renforcée par une aide israélienne en la matière. Est-ce qu'il y a des agents de sécurité israéliens aujourd'hui à la présidence congolaise à Kinshasa ? À l'époque de Kabila, ils étaient là. Actuellement, je ne pourrais pas le confirmer, mais ça ne m'étonnerait pas. Est-ce que cette proximité entre Kinshasa et Jérusalem fait grincer quelques dents dans la classe politique congolaise ? Je pense que, pour l'instant, Tshisekedi a deux grands combats qu'il est en train de mener. Il a le combat militaire contre le M23 et ses alliés rwandais à l'est, et un combat politique à Kinshasa par rapport à son propre avenir. Il y a les élections de 2028. Il a promis un dialogue national. Il y a une grande pression de la part de sa propre coalition pour changer la Constitution, pour qu'il puisse briguer un troisième mandat. Et donc, je pense que, dans ce contexte-là, ça vaut la peine d'avoir des alliés. Surtout l'allié américain qui est son soutien primaire dans ces deux combats-là, je pense. Et c'est dans ce contexte-là, je pense, qu'il faut également voir Israël. Le grand paradoxe, c'est que le Rwanda est également très proche d'Israël. Comment peut-on expliquer que les autorités israéliennes soient à la fois amies avec le Rwanda et la RDC, alors que ces deux pays sont quasiment en guerre ? Je pense que pour Israël, il n'y a pas de contradiction. Israël cherche à étendre son influence en Afrique en général. On le voit très clairement dans la Corne de l'Afrique. Pour eux, il n'y a pas de contradiction. Ils ont des relations étroites avec le Rwanda d'ailleurs depuis très longtemps. Avec la RDC aussi, depuis très longtemps. Donc pour eux, il s'agit seulement de pouvoir trouver des alliés là où ils peuvent. Surtout dans ce contexte mondial où il n'y a pas beaucoup de pays très favorables à Israël. Pour la RDC, je pense que c'est justement cette alliance entre le Rwanda et Israël qui pousse aussi Tshisekedi à chercher un soutien à Tel-Aviv. C'est d'ailleurs parmi les questions que je me pose : est-ce que durant les entretiens avec Netanyahu et son équipe cette semaine, Tshisekedi a justement demandé qu'il y ait peut-être une diminution des relations et du soutien entre Israël et Kigali ? Je ne sais pas... Mais je pense que cela figure certainement parmi les questions que les dirigeants congolais se posent. On peut imaginer donc que Félix Tshisekedi promette de bouger l'ambassade à Jérusalem ou d'accueillir une ambassade d'Israël à Kinshasa, à condition qu'Israël prenne ses distances par rapport au Rwanda ? Je pense que si les Congolais ont été malins dans les discussions, ça a dû figurer, je pense, parmi les leviers. Il faut dire que le Rwanda, surtout du point de vue sécuritaire, devient un peu isolé. Il est sous sanctions américaines. Toute leur armée est sous sanctions américaines. Il y a des milliers de soldats déployés à l'est de la RDC. Il faut ravitailler ces soldats. Il faut acheter du matériel militaire pour ces soldats. Il est difficile actuellement de le faire parce que toute transaction en dollars est interdite. C'est très difficile pour le Rwanda de trouver une banque internationale qui pourrait faciliter une quelconque transaction pour leur armée. Donc, je pense que, pour Kinshasa, ça vaut la peine d'essayer d'isoler davantage Kigali. Et c'était sans doute le premier objectif du voyage de Félix Tshisekedi en Israël ? C'était parmi les objectifs, je pense. Le premier objectif, pour moi, c'était de renforcer une alliance avec Washington à travers Israël. À lire aussiLa RDC annonce le transfert de son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem
Avec : Daniel Riolo, journaliste RMC. Benjamin Müller, journaliste. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Les Criquets crinqués ont un faible pour le grunge des années 90, aussi pour le post-rock et le shoegaze. Surtout, on peut y entendre des primeurs, des ballades folk, du punk, du pop, de l'électro et même du black métal quand le cœur nous en dit ! C'est ça CISM, la liberté musicale à l'état pur, pour les gens ouverts d'esprit et qui désirent en découvrir davantage.
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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) est l'institution boursière de l'Afrique de l'Ouest. Une bourse pour huit pays. Voici déjà ce qui en fait sa particularité. Surtout, elle est devenue au fil du temps une source de financement essentielle pour les États de l'UEMOA. Au sein de la BRVM, aujourd'hui, seules une cinquantaine de sociétés sont cotées. En réalité ce sont les États de la région qui utilisent vraiment l'outil que représente cette bourse. Ange Ponou, analyste chez Sika Finance : « J'ai un compartiment obligataire qui permet aux États de lever énormément de ressources puisque les entreprises n'y vont pas très souvent. Donc dans ce compartiment obligataire, il y a le compartiment du marché des titres publics qui est très animé et qui finance aujourd'hui l'essentiel des déficits budgétaires des États ». Aujourd'hui par exemple, le Sénégal peut difficilement se positionner pour emprunter sur les marchés internationaux. Il s'est donc largement tourné vers la BRVM. Au premier trimestre, Dakar a levé plus de 1 000 milliards de francs CFA. Une progression de près de 200 % par rapport à la même période l'année dernière. « C'est important dans un contexte où le Sénégal a des difficultés pour avoir des financements privés ou des financements bilatéraux ou multilatéraux. Dans le contexte de la dette, le Sénégal est aujourd'hui considéré comme un pays surendetté et donc qui doit réduire sa dette. Donc soit en en payant et en évitant d'accumuler de nouvelles dettes ou bien en restructurant. Donc on verra bien ce qui va être fait. Et donc l'État trouve en la BRVM une solution pour sortir des difficultés actuelles », analyse Moubarak Lô, économiste sénégalais. En 2025, 5 milliards d'euros pour l'AES Et malgré les tensions politiques, les financements restent possibles. Les pays de l'AES qui ont quitté la structure politique de la Cédéao continuent de se financer grâce à la BRVM. « En 2025, par exemple, ces trois États ont levé plus de 3 000 milliards de francs CFA. Ça fait environ 5 milliards d'euros. C'est énorme et ce n'est quand même pas une part non négligeable du budget 2025 voté par le Parlement de ces pays », précise Ange Ponou. Et de poursuivre : « C'est l'un des avantages du marché financier régional aujourd'hui. Imaginez un seul instant que le Burkina, le Mali et le Niger ne fassent pas partie de ce marché aujourd'hui. Quelle serait leur situation ? Ça va être beaucoup plus compliqué aujourd'hui de lever du financement. La région, l'UEMOA, c'est véritablement une bouée de sauvetage pour ces trois États ». Une solidarité dans la dette qui inquiète certains pays de la région. Un des défis de la BRVM pour les années à venir : attirer plus d'acteurs privés pour densifier le marché des actions. À lire aussiÀ la Johannesburg Stock Exchange, des innovations financières aux objectifs environnementaux
Référendum en Islande: résultats serrés, mais fin des négos avec l'UE. Trump multiplie les Truths sur le Canada, change le nom d'un lac… bref Mark Carney agace beaucoup le président ! L'annonce par le Vénézuéla et les USA du plus meilleur deal pétrolier de l'histoire des deals est-il aussi une forme de doigt d’honneur au Canada ? Surtout dans un contexte référendaire en Alberta ? La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Les Cleveland Browns ont choisi. Deshaun Watson sera leur quarterback en 2026. Oui, oui... Deshaun Watson pour un énième comeback auquel plus personne ne croit. Surtout nous. Dommage, car il y a quand même quelques talents, notamment en défense, dans cette équipe des Cleveland Browns. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Antananarivo, sur les Hautes Terres, une salle de concert fait résonner depuis quinze ans maintenant les sonorités et les rythmes des côtes malgaches, bien au-delà de leurs régions d'origine. Jaojoby et sa fille Eusébia sont les rois et reines du salegy, le genre de musique traditionnelle le plus populaire sur l'île. En 2011, ils ouvrent l'emblématique Jao's Pub, devenu un lieu de rayonnement culturel et un tremplin pour de nombreux artistes. De notre correspondante à Antananarivo, À la nuit tombée, en ce jour de juin, malgré le froid mordant de l'hiver austral, les trottoirs d'Ambohipo, quartier populaire et enclave côtière au cœur de la capitale, ont vu fleurir tables, tabourets et surtout barbecues pour faire griller les maskita, ces brochettes de viande à la bosse de zébu. Les commerçants ont laissé place aux noctambules en mini-jupes à paillettes et blousons de soirée. Vers 21 h, à l'entrée du Jao's Pub, les clients commencent à s'amasser. « Aujourd'hui, c'est le 15ᵉ anniversaire du Jao's Pub, se réjouit Odèque, 30 ans, surexcité en entrant dans le cabaret. Et je sais qu'ils vont valoriser les traditions de chez moi, la Sava : le salegy, le begina, le malesa… Des rythmes de ce genre, moi, ça m'émerveille ! Surtout le trotrobe, parce que le trotrobe, c'est le rythme par excellence de ma ville, Sambava. » Dans leur loge, les fondateurs du lieu, Jaojoby, 70 ans, et Eusébia, sa fille, se préparent. « Mon rêve, c'était ça : créer un lieu pour les jeunes, pour la promotion de la culture, des musiques de Madagascar. Pas que pour le salegy, précise Jaojoby. C'est pour les rythmes qui bougent, les rythmes tropicaux. » « On a même eu des concerts de jazz ici, rit sa fille, Eusébia. Il y a des artistes côtiers mais aussi tananariviens qui ont fait leur première scène ici, au Jao's Pub, et qui par la suite ont pu avoir une carrière à l'international. » Un succès dont père et fille sont fiers. « Trouver un endroit pour se produire, si tu es quelqu'un qui n'est pas très, très connu, c'est très difficile, souligne Eusébia. Il faut que tu sois connu pour que tu puisses jouer dans des lieux. Et au Jao's Pub, on a toujours accueilli de nouveaux groupes qui n'étaient pas connus. On ne refuse personne. Et donc le lieu est fait pour ça aussi. » À lire aussiHistoire de la nuit africaine: au Sénégal, la montée en puissance des soirée reggae «sound system» [8/10] « Ça fait oublier tous les problèmes » Vers 23h, père et fille arrivent sur scène. Dans le public, on est loin du millier de spectateurs des grandes heures du Jao's Pub. Mais Odèque, lui, ne cache pas son enthousiasme et interpelle son idole. « Je suis un grand fan de vous, Jaojoby, depuis mes 4 ans, s'exclame-t-il. Je n'aime pas trop les bars dans la vie, mais le 15ᵉ anniversaire du Jao's Pub, je ne pouvais pas le manquer ! On va rester ici jusqu'à l'aube ! » Au pied de la scène, Patricia, originaire de la côte ouest, se déhanche avec ses amies. « Il y a de l'ambiance, de la bonne musique, ça fait oublier tous les problèmes, souffle-t-elle. C'est un lieu célèbre et dès qu'il y a un grand événement, je fais le déplacement. » Quinze ans après son ouverture, le Jao's Pub continue de faire vivre les rythmes des côtes malgaches au cœur de la capitale. Plus qu'une salle de concert, le lieu est devenu un espace de rencontre entre les différentes régions de la Grande Île, une scène ouverte aux jeunes artistes et un point de passage pour des influences venues d'ailleurs. Un lieu de brassage culturel, devenu au fil des années l'un des symboles des nuits malgaches. À lire aussiHistoire de la nuit africaine: à Soweto, le Club Pelican, lieu de rencontres durant l'apartheid[4/10]
« Après six mois de bombardements intermittents en Iran, ponctués d'efforts futiles pour négocier un accord global avec le régime, changement de stratégie, s'exclame le Washington Post : l'asphyxie économique. Plutôt que de miser sur une percée militaire, ce qui nécessiterait probablement l'envoi de troupes américaines au sol en Iran, l'administration Trump a donc décidé de faire pression sur les mollahs en les coupant du reste du monde ». Toutefois, il y a plusieurs hic, souligne le quotidien américain : tout d'abord l'attitude de la Chine qui achète beaucoup de pétrole iranien. « Le président chinois Xi Jinping est attendu à Washington le mois prochain pour un sommet. S'il ne s'engage pas concrètement à limiter ses achats de pétrole iranien, la menace de Trump d'asphyxier l'économie iranienne sera vaine ». Qui plus est, pointe encore le Washington Post, « les sanctions économiques n'ont pas forcément un grand impact en matière de changement de régime. Leur application intégrale est difficile à mettre en œuvre et l'Iran est passé maître dans l'art de les contourner, une stratégie qu'il a perfectionnée depuis des décennies ». Une option choisie par défaut ? Certes, relève Le Monde à Paris, « la pression économique sur l'Iran est une stratégie moins risquée et moins coûteuse, mais sa finalité demeure confuse. "Cette option semble choisie par défaut, souligne Charles Lichfield, interrogé par le journal, expert au cercle de réflexion Atlantic Council. Cette administration a une capacité extraordinaire à affermir sa foi dans la dernière mesure trouvée, affirme-t-il. Un truc ne marche pas, on passe à autre chose, dans l'auto-conviction. À son retour au pouvoir, Donald Trump doutait pourtant de l'efficacité des sanctions prises contre la Russie, sous Joe Biden" ». Le Monde pointe aussi le fait que « cette même souplesse ne permet pas d'écarter, dans un avenir plus ou moins lointain, un retour à l'option militaire. Surtout si l'Iran, acculé économiquement, choisissait d'accentuer le coût de cette pression pour les États-Unis, en provoquant de nouvelles disruptions sur le marché de l'énergie ». En tout cas, poursuit le quotidien français, « Donald Trump a affiché sa confiance habituelle. "[Les Iraniens] n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de marine. Ils n'ont pas de force aérienne. Ils ne paient pas leurs soldats. Ils ne paient pas leur police. Ils ont une inflation de 350%. Donc, on va juste voir ce qu'il se passe“. Selon le Fonds monétaire international, l'inflation en Iran devrait s'élever à près de 70% pour 2026. Un chiffre en soi hors norme, souligne Le Monde, qui indique l'ampleur du choc subi par la société, avec une monnaie nationale en plein effondrement. Mais il n'existe aucun exemple récent d'un régime répressif tombant sous le coup de pressions économiques ». Les dirigeants iraniens inquiets ? Pour sa part, le Wall Street Journal estime que cette stratégie d'asphyxie économique de l'Iran peut porter ses fruits. Le quotidien financier américain en veut pour preuve l'inquiétude, du moins affichée, des responsables politiques iraniens : « Vendredi, le président Massoud Pezeshkian a insisté, relate le journal : "la guerre doit bien finir par se terminer", tout en reconnaissant les difficultés économiques de l'Iran. La veille, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement et principal négociateur iranien, avait déclaré : "quelle que soit notre puissance militaire, si la population souffre de la faim et que nous manquons de liquidités, de croissance économique et de production nationale, nous ne pourrons pas survivre" ». Les Américains sur la corde raide ? Enfin, Le Temps à Genève est plutôt circonspect… Le quotidien estime que les américains aussi sont sur la corde raide : « quoi que fasse l'administration Trump, la réalité est la suivante, affirme le quotidien suisse : depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et les Américains sont dans une moins bonne position économique et politique qu'il y a six mois. L'essence est plus chère, les stocks de munitions sont en chute libre et Téhéran exerce un contrôle sur le détroit d'Ormuz qui n'existait pas auparavant. Les chances que cette situation s'améliore de manière significative d'ici le début du mois de novembre, (période électorale cruciale aux États-Unis) semblent quasiment inexistantes ».
Les Criquets crinqués ont un faible pour le grunge des années 90, aussi pour le post-rock et le shoegaze. Surtout, on peut y entendre des primeurs, des ballades folk, du punk, du pop, de l'électro et même du black métal quand le cœur nous en dit ! C'est ça CISM, la liberté musicale à l'état pur, pour les gens ouverts d'esprit et qui désirent en découvrir davantage.
À huit mois de l'élection présidentielle en France, les grandes manœuvres ont débuté à gauche. Les principaux ténors « n'ont pas attendu la rentrée des classes pour relancer les hostilités, constate Le Monde. Dimanche, 10 000 militants "insoumis" se sont pressés à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, pour écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait l'université d'été de La France insoumise. "La victoire est possible", a scandé le candidat à la présidentielle de 2027 devant une foule en liesse. Dimanche également, le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, a officialisé sa candidature au journal télévisé de TF1. Le scénario des gauches irréconciliables, cauchemar de la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes Marine Tondelier, qui réunissait les siens à Grenoble pour son université d'été, paraît plus concret que jamais, constate Le Monde. Et ce n'est qu'un avant-goût de la bataille qui s'annonce. François Hollande, qui sort un livre le 3 septembre, compte bien entrer dans le jeu ». Mélenchon : plusieurs coups d'avance… Libération passe en revue les forces de gauche et leurs chefs… « Ce n'est pas le tout d'être candidat. Il faut un programme, des troupes, un engagement, s'exclame le quotidien de gauche. Et, de ce côté-là, Mélenchon l'emporte largement car il y travaille depuis plus longtemps et avec un socle de soutiens bien plus soudés. Glucksmann, lui, va partir en campagne avec un PS divisé et un François Hollande qui n'attend que sa chute pour foncer ; des Verts qui ne savent plus vers quel leader se tourner ; un programme en construction et un électorat qui attend de lui, vu l'état du pays, qu'il renverse la table sans pour autant mettre trop de désordre. Sa force, pointe Libération, ce sont ses valeurs, européennes et sans aucune concession face aux régimes autoritaires contrairement au leader insoumis. C'est énorme mais cela ne suffira pas. Comme ne suffira pas le plaidoyer climatique, impératif après l'été que nous venons de subir. Glucksmann devra aussi incarner. Jean-Luc Mélenchon est un tribun qui enflamme une partie de la jeunesse, Raphaël Glucksmann ne l'est pas encore. Pour lui, le plus difficile commence ». Exigence de « radicalité » ? Pour Le Figaro, avantage à Mélenchon… « D'abord, explique le quotidien de droite, parce que la détermination est du côté des mélenchonistes quand la nébuleuse sociale-démocrate reste habitée par le doute. (…) Ensuite, la gauche sociale-démocrate a perdu son argument principal, celui du “vote utile“. Mélenchon au second tour, c'est l'assurance d'une victoire de Marine Le Pen, disait-elle. Et, au regard des derniers sondages, c'est plus vrai que jamais. Mais derrière Glucksmann ou Hollande, aucune victoire ne se profile non plus. (…) Enfin, et là est l'essentiel, pointe encore Le Figaro : la gauche “modérée“ a cru que la brutalité insoumise condamnait Mélenchon et les siens à la marginalité ; ou, du moins, l'empêcherait de progresser. Or, après tant de faillites gouvernementales, dont le décennat macroniste n'est que le dernier avatar, l'exigence de radicalité n'a jamais été aussi forte. Y compris à gauche ». Second tour : Mélenchon vs Le Pen ? Et le leader Insoumis semble avoir le vent en poupe dans les sondages… C'est ce que rapporte notamment Le Parisien. D'après une étude Harris interactive-Toluna publiée ce lundi, « sur cinq configurations de premier tour envisagées, Jean-Luc Mélenchon se hisserait au second tour face à Marine Le Pen dans trois cas de figure, et ferait jeu égal avec Édouard Philippe dans un autre. Des résultats qui marquent une nette progression pour le quadruple candidat à la présidentielle, crédité de 12 % d'intentions de vote en avril par cet institut et naviguant désormais entre 16 % et 17 % ». En tout cas, relève encore Le Parisien, « dans ce sondage, Marine Le Pen caracole en tête, avec entre 35 et 38 % des intentions de vote. Surtout, la figure de proue du RN l'emporterait quel que soit son adversaire au second tour, qu'il s'agisse de Jean-Luc Mélenchon (68 %-32 %), Gabriel Attal (57 %-43 %) et même Édouard Philippe (55 %-45 %), alors que le maire du Havre paraissait jusqu'ici être le postulant le mieux à même de battre Marine Le Pen ».
[Rediff] - Les réseaux sociaux sont des outils puissants. Mais parfois, ils deviennent un miroir déformant dans lequel les marques et les créateurs ne voient plus qu'eux-mêmes. Bienvenue dans l'ère de l'ego marketing.On croise tous les jours des stratégies social media qui tournent en rond : des campagnes qui parlent à soi-même et des contenus pensés pour des gens qui… n'existent pas.—Un piège courant : se prendre pour sa cibleJe poste ce que j'aimerais consommer. Je conçois un contenu que je trouve beau. Je lance une campagne qui me fait rire.Erreur classique.Une marque de prêt-à-porter masculin peut, par exemple, communiquer comme si tous ses clients étaient des directeurs artistiques parisiens, alors que l'essentiel de ses ventes se fait en province, sur des basiques.Résultat : un contenu très stylé, mais totalement déconnecté.Le risque, c'est de raconter une histoire qui ne parle qu'à la marque elle-même : une narration trop complexe, trop technique ou trop éloignée des préoccupations du public.—Votre audience, ce n'est pas vousElle ne consomme pas comme vous, ne scroll pas comme vous et n'a pas forcément vos références, vos habitudes ou vos codes.L'ego marketing, c'est aussi la tentation de faire du « beau » pour le beau. Pourtant, sur les réseaux, le design ne fait pas tout. Une créa trop léchée peut paraître distante ou artificielle et ne susciter aucune émotion.Sur TikTok, notamment, l'authenticité prime souvent sur la perfection. L'ego marketing pousse dans la direction inverse.—Le biais de projectionCe phénomène porte un nom : le biais de projection. C'est notre tendance à croire que les autres pensent comme nous.Le risque augmente lorsque les décisions sont prises par une petite équipe, en circuit fermé.Exemple : une marque de food vegan adopte une ligne très radicale alors que sa croissance dépend surtout d'un public flexitarien. La marque parle depuis ses convictions, mais oublie la réalité de son audience.Sur les réseaux sociaux, le risque est aussi conversationnel. Ce ne sont pas des médias à sens unique.Si vous parlez dans le vide ou semblez mépriser les retours de votre communauté, vous créez de la distance, voire un risque réputationnel.—Comment éviter l'ego marketing ?Les outils ne manquent pas : insights Instagram, dashboards TikTok, analytics YouTube… Encore faut-il les regarder.Lisez les commentaires et les messages privés. Utilisez les sondages, les stickers questions et les canaux de discussion. Surtout, testez : postez, observez, ajustez.Un bon contenu social media n'est pas seulement celui qui plaît au directeur marketing. C'est celui qui fait réagir l'audience et progresser les bons indicateurs.—S'adapter sans se trahirIl ne s'agit pas de tout lisser ni de chercher à plaire à tout le monde. Il s'agit d'aligner son discours avec son audience sans perdre son identité.L'ego marketing, c'est oublier que la communication est une rencontre, pas un monologue.Vous n'êtes pas votre audience, et c'est tant mieux. Toute la richesse des réseaux sociaux réside dans la capacité à dialoguer avec des personnes différentes et à sortir de soi.La prochaine fois que vous préparez un post, une vidéo ou une campagne, posez-vous cette question :« Est-ce que je parle à moi-même… ou à mon audience ? »—Deux cas d'ego marketingPepsi x Kendall Jenner, en 2017 : la marque met en scène Kendall Jenner apaisant une manifestation en offrant une canette de Pepsi à un policier. En reprenant les codes des luttes sociales avec une vision jugée superficielle et déconnectée, la campagne provoque un backlash massif. Pepsi retire rapidement la publicité et présente ses excuses.Ego Shoes, pendant les JO 2024 : la marque souhaite célébrer des athlètes féminines, mais choisit de mettre en avant leurs relations amoureuses et des stéréotypes du quotidien plutôt que leurs performances. Une campagne critiquée pour son ton déconnecté et réducteur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On ne peut pas vraiment comprendre la France sans parler de politique, et encore moins sans connaître certaines des affaires qui ont profondément marqué son histoire.Pourquoi les Français se méfient-ils autant de leurs dirigeants ? Pourquoi certaines références politiques reviennent-elles encore dans les journaux et les conversations des décennies plus tard ? Pourquoi des scandales qui ont provoqué des condamnations, changé des lois ou détruit des carrières n'empêchent-ils pas toujours leurs protagonistes de rester dans la vie publique ?Dans ce dernier épisode d'une série d'épisodes privés, je remonte le fil de quelques-uns des plus grands scandales politiques français.On parlera de pouvoir, d'argent, de corruption, de secrets d'État, d'espionnage, de financements occultes, d'opérations clandestines, de carrières détruites et de cette frontière parfois extrêmement mince entre intérêt national, ambition personnelle et abus de pouvoir.Surtout, je t'explique le contexte, parce qu'apprendre le français, c'est aussi comprendre les références que les Français utilisent entre eux sans forcément prendre le temps de les expliquer.J'ai volontairement gardé pour ce dernier épisode les affaires les plus récentes et probablement les plus importantes à connaître avant la prochaine élection présidentielle française. Je ne te donne pas leurs noms ici : ce serait gâcher une partie du plaisir.Cette série est exclusivement disponible pour les membres du Club de Yasmine, avec mes ressources complémentaires pour continuer à creuser chaque affaire : articles, documentaires, podcasts et autres contenus sélectionnés pendant mes recherches.Si tu veux comprendre la France au-delà des clichés et accéder à toute la série, rejoins le Club de Yasmine sur lefrancaisavecyasmine.com/club.Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord.https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans la région Somali, dans le sud-est de l'Éthiopie, les épisodes de sécheresse, toujours plus intenses, font progresser la désertification et menacent dans le même temps l'existence des communautés pastorales. Pour survivre, beaucoup délaissent alors leur quotidien d'éleveur nomade et se tournent progressivement vers l'agro-pastoralisme. De notre correspondante de retour de Cilaan, Les pieds ancrés dans la terre ocre, Ahmed Hussein Kalas discute de la croissance de ses semis d'oignons. Depuis deux ans, ce père de famille a délaissé sa vie d'éleveur nomade pour cultiver des légumes. « Notre mode de vie n'était pas compatible avec le changement climatique et la sécheresse. Les animaux mouraient les uns après les autres, témoigne-t-il. On a donc décidé de rester dans cette zone, pour y monter une ferme. C'était la décision qu'il fallait prendre. » Depuis, la Corne de l'Afrique a connu cinq saisons des pluies déficitaires — la pire sécheresse depuis 40 ans. Dans ce contexte, les éleveurs n'ont d'autre choix que de s'adapter. À Cilaan, depuis deux ans, Ahmed Hussein Kalas utilise un système d'irrigation sophistiqué développé par les autorités locales, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'ONG locale Owda. « Je prévois maintenant de construire ma propre maison dans ce village. Je compte aussi acquérir un véhicule pour faciliter le transport des marchandises, poursuit l'ancien éleveur. C'est une belle opportunité d'avoir un meilleur niveau de vie. Aujourd'hui, je ne voudrais pas revenir au mode de vie pastoral. » Ferdusa Abdi partage le même avis. Le rendement de l'hectare qu'elle cultive lui permet de remplir 400 sacs d'oignons par saison, à 4 000 birrs chacun, soit environ 22 euros. Elle produit aussi du fourrage pour les sept vaches qu'il lui reste. « En plus de nos cultures de rente, nous avons une parcelle dédiée à la production de fourrage. On le récolte et on nourrit les animaux à l'étable, ce qui nous permet d'obtenir un lait de meilleure qualité, explique-t-elle. Surtout, nous sommes prêts à affronter la sécheresse à venir. Avant de changer de vie, quand nous étions éleveurs, les enfants souffraient en période de sécheresse. Le bétail ne produisait plus rien à cause du manque d'eau, les enfants étaient donc malnutris et tombaient constamment malades. Mais aujourd'hui, leur situation a radicalement changé : ils vont à l'école et consomment les légumes que nous cultivons dans nos champs ». À lire aussiSécurité alimentaire: la stratégie agricole de l'Éthiopie face au défi climatique Une solution miracle ? À Gode, si l'agriculture a permis à des milliers d'éleveurs de sortir de la précarité, elle n'est pas une solution miracle, souligne Andrew Catley, professeur à l'université de Tufts, spécialiste du pastoralisme. « Le risque, lorsque des projets arrivent et commencent à distribuer gratuitement du matériel – pompes, semences, outils, etc. –, c'est qu'ils perturbent le système existant, dont ils ont souvent totalement ignoré le fonctionnement, souligne le chercheur. Bien que les gouvernements présentent souvent l'agriculture comme la solution idéale pour les éleveurs, car ils y voient une activité moderne et sédentaire, la réalité est en fait bien différente ». À Cilaan, la sécheresse a contraint plus de 1 000 éleveurs à abandonner leur quotidien d'éleveurs nomades pour vivre de l'agriculture. À écouter dans Grand reportageÉthiopie, aux limites de la terre nourricière
81ème édition du Tour d'Espagne ! Et ça vaut bien une grande preview de la team du Peloton RMC ! 4 pays traversés : Monaco, France, Andorre et Espagne avec 4 derniers jours terribles avant l'arrivée finale à Grenade. 58 000 m de dénivelé, l'une des Vuelta les plus montagneuses de l'histoire, 7 arrivées au sommet sur 10 étapes de montagne. 2 contre-la-montre individuel. Que penser de ce parcours ? Doit-on s'attendre à une Vuelta pire que le Giro et le Tour pour le spectacle ? Surtout, qui sont les autres à part Pogacar ? Roglic, Gall, Onley... qui va monter sur le podium avec lui ? Quelles étapes vont intéresser Pogacar ? Quelle tactique ? Il se met en route dès la première semaine comme sur le Tour ? 2, 3, 4, 5 victoires d'étape ? Et puis enfin, quel Français Pogi va-t-il laisser s'exprimer ? Léo Bisiaux, Axel Laurance, Valentin Paret Peintre, Guillaume Martin, Clément Berthet... quel Français peut être protagoniste sur cette Vuelta ? Georges Quirino, Pierre Koetschet, Maxime Martinez et Jérôme Pineau débattent !
C'est tout simplement un record : en 2025, plus d'un million d'emplois ont été supprimés dans le monde. L'intelligence artificielle (IA) était la deuxième cause invoquée pour les justifier. Et ce n'est que le début de la vague, à en croire de multiples études économiques, dont celle publiée fin novembre par le Massachusetts Institute of Technology : elle affirme que 12 % des 151 millions d'emplois américains, soit près de 20 millions de personnes, pourraient être, à terme, remplacés par une IA.Depuis le déploiement mondial de ChatGPT, il y a plus de trois ans, cette technologie automatise de plus en plus tâches, au point de remplacer, déjà, des humains dans la réalisation de certaines actions et de s'apprêter à « intégrer les effectifs des entreprises », comme le prévoyait, il y a un an, le patron d'OpenAI (maison mère de ChatGPT), Sam Altman.Dans quelles proportions ? Quels types d'emplois sont aujourd'hui menacés ? Surtout, comment les actifs, les entreprises et même les Etats peuvent-ils anticiper les chamboulements majeurs que cette technologie, en constante évolution, va induire dans le monde du travail ? Alexandre Piquard, journaliste au Monde en charge de l'intelligence artificielle et des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), fait le point, dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », sur l'impact qu'a actuellement l'IA sur l'emploi.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'une interview accordée par Dario Amodei sur CBS News, le 17 novembre 2025 ; d'une conférence donnée par Sam Altman à Harvard, le 21 octobre 2024 ; d'une interview d'Eric Sadin dans l'émission « La Terre au carré » sur France Inter, le 1er décembre 2025 ; d'un sujet diffusé sur TF1, le 11 janvier 2026.Ce podcast a été initialement publié le 5 février 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La coalition de droite au pouvoir au Japon durcit sa politique migratoire. La Première ministre nationaliste Sanae Takaichi juge que « les étrangers mettent à vif les nerfs des Japonais ». Le secteur de la restauration est particulièrement touché par ce tour de vis. Par exemple, les critères pour bénéficier d'un visa de gérant d'entreprise sont désormais beaucoup plus contraignants qu'avant. Résultat : on ne compte plus les restaurants tenus par des immigrés qui doivent fermer car leurs exploitants ne sont pas parvenus à obtenir le renouvellement de leur titre de séjour, et sont donc priés de rentrer dans leur pays. De notre correspondant à Tokyo, Les immigrés ayant un visa de gérant d'entreprise doivent désormais disposer d'un capital d'au moins 30 millions de yens [165 000 euros, NDLR]. C'est six fois plus qu'auparavant. S'ils ne parviennent pas à réunir une telle somme, leur titre de séjour n'est pas renouvelé et ils sont priés de quitter le pays dans les 30 jours. Casey, qui tient un petit restaurant indien depuis 15 ans, est particulièrement inquiet. « Ayant dû beaucoup investir dans cet établissement – pour les frigos, les climatiseurs et tout cela –, j'ai très peu d'économies. En plus, c'est un restaurant familial, pas cher, donc je ne roule pas sur l'or. Du coup, réunir 30 millions de yens, pour sûr, je n'y arriverai pas. Que l'on change les règles du jour au lendemain et sans prévenir, franchement, ce n'est pas correct », confie-t-il. Cet employé de bureau japonais vient de déguster un curry dans un restaurant népalais qui fermera à la fin de l'été, comme l'indique un écriteau sur sa devanture. Car le titre de séjour de son exploitant n'a pas été renouvelé, les banques lui ayant refusé un emprunt de 30 millions de yens. « Tous ces restaurateurs étrangers sont de bons pères de famille qui n'ont jamais fait de mal à personne et nous préparent des petits plats délicieux. Donc pourquoi leur chercher noise ? Je ne comprends pas », s'interroge-t-il. Une pétition en ligne réclamant l'abrogation de cette réforme a recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures. Pour autant, les sondages indiquent que les Japonais se crispent concernant les étrangers : près de 60% des personnes interrogées voient d'un mauvais œil l'augmentation, ces dernières années, du nombre d'immigrés. Une augmentation qui est à relativiser, car ils ne sont jamais que quatre millions, pour 120 millions de Japonais. Surtout, selon une économiste, l'archipel n'a pas le choix : « La plupart de nos entreprises sont en sous-effectifs comme jamais. Face à cette pénurie de main-d'œuvre historique, due à la dénatalité et au vieillissement de la population – deux phénomènes qui s'aggravent d'année en année –, la seule solution, pour le Japon, c'est de recourir à des travailleurs immigrés. Sans eux, la quatrième économie mondiale ira droit dans le mur. » La Première ministre Sanae Takaichi est sourde à de telles mises en garde. Surfant sur sa popularité – une cote de confiance autour de 65%, soit 30 points de plus que tous ses prédécesseurs –, elle a ordonné que plus aucun visa ne soit accordé aux nombreux jeunes d'Asie du Sud-Est qui souhaitent venir travailler dans la restauration au Japon, car ce secteur emploie déjà 300 000 immigrés. C'est peu par rapport à ses quatre millions de salariés au total, mais pour la cheffe du gouvernement, c'est suffisant : il faut réserver ces emplois aux Japonais. L'argument paraît doublement spécieux. D'abord, le taux de chômage n'est que de 2,6% dans l'archipel, qui est donc quasiment en situation de plein emploi. En plus, les Japonais ne se pressent pas pour travailler dans la restauration, les salaires y étant peu élevés : moins de 1 500 euros mensuels bruts. À lire aussiJapon: une semaine après le violent séisme, la solidarité ne se tarit pas grâce aux collectes de dons
La Fifa a finalement renoncé à son projet d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde qui a suscité une forte opposition, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En Afrique en revanche, la Confédération africaine de football (CAF) s'est montrée beaucoup plus prudente. Pourquoi cette différence ? Que révèle-t-elle du rapport de force entre la Fifa et le football africain ? Abdoulaye Thiam, journaliste sportif, est l'invité de Sophiane Amazian. RFI : Le projet de Gianni Infantino d'ouvrir une société commerciale pour vendre une partie de la Coupe du monde à des investisseurs étrangers est finalement abandonné, êtes-vous surpris de ce rétropédalage ? Abdoulaye Thiam : Non pas du tout. Je ne suis pas surpris. Je pense d'ailleurs que c'est une excellente chose de la part même du président Gianni Infantino, qui prône quand même l'unité du football. Quand on parle de l'unité avec un projet, qui a fini par diviser le monde entier, les 54 fédérations qui composent l'UEFA ont rejeté le projet. Il y a une quarantaine de fédérations de la CONCACAF qui ont fait la même chose. La Conmebol est en train de réfléchir. Je pense qu'il était de bon aloi pour lui de revoir sa copie, de faire du rétropédalage pour le bien du football mondial. La CAF, la Confédération africaine de football, de son côté a été plus souple dans sa communication et ne s'est pas vraiment opposée. Pourquoi cette prise de position ? Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là. Ce serait seulement l'argument économique et financier qui expliquerait pourquoi les fédérations africaines n'étaient pas vent debout ces derniers jours contre ce projet ? Absolument. Il suffit tout simplement de jeter aujourd'hui un coup d'œil sur le calendrier qu'on n'arrive plus à maîtriser. Notre dernière CAN devait avoir lieu aux mois de juin-juillet 2025, mais à cause de la Coupe du monde des clubs, très chère à Gianni Infantino, l'Afrique a basculé sur deux années, fin 2025 et début 2026. Il y a donc un double standard, là, de la CAF ? D'un côté elle appuie les décisions du patron de la Fifa, de l'autre elle voit son tournoi continental passer au second plan ? Absolument. Mais bon, quand vous regardez quand même l'apport de la Fifa, on peut comprendre certains présidents africains qui ont besoin de cet argent-là. Mais il y avait quand même un énorme danger parce qu'il fallait faire attention à l'exigence de la rentabilité des actionnaires qui vont certainement prendre des décisions futures, notamment sur le calendrier de la Coupe du monde, sur son format, sur les droits de télévision, sur le développement des compétitions. C'est là-bas qu'il fallait mettre particulièrement le curseur. La Coupe du monde de football doit rester un sport très populaire. Que représente le président de la Fifa, Gianni Infantino, sur le continent africain ? Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent. Sauf que les gens, ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qu'on donne au Sénégal, ce qu'on donne à la Mauritanie, ce qu'on donne au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la Fifa. Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs. Surtout encore, vu les dernières décisions qui ont été prises par Gianni Infantino sur le football africain, notamment la non-maîtrise de notre calendrier, notamment les changements de périodes, on va basculer de deux ans vers quatre ans. Ça, c'est un projet qui est très cher à Gianni Infantino. Or, beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet-là. Finalement, il a fini par s'imposer parce qu'à partir de 2028, c'est terminé. Il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais plutôt tous les quatre ans. Vous dites que le football africain doit se prendre en main et ne plus dépendre des décisions de Gianni Infantino ? Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022 il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que tout simplement il y a plusieurs pays en Afrique, au sud du Sahara, qui ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa et aux exigences de la CAF. Ça, c'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent. Pour un pays qui aime la jeunesse. Parce que quand même, la jeunesse représente plus de 75 % dans la plupart des pays en Afrique, au sud du Sahara. Mais quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire. À lire aussiFifa: perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?
Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 03 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'été avec Philippe Caverivière du 03 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les images de la visite d'Emmanuel Macron sur la base navale de l'île Longue, lundi 2 mars, ont été abondamment partagées et commentées sur les réseaux sociaux. Il faut dire que les lieux sont particulièrement photogéniques. Cette presqu'île, située dans la rade de Brest (Finistère), est l'un des lieux les mieux gardés du pays puisqu'il abrite les quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins. Et c'est devant l'un d'eux, Le Téméraire, dans un hangar qui résonnait comme une cathédrale, que le chef de l'Etat a prononcé un discours tout aussi marquant que le décorum.Il y a réaffirmé la puissance nucléaire de la France, dans un contexte de recrudescence des tensions au Moyen-Orient et de menaces russes persistantes. Surtout, il a tendu la main à l'Europe, proposant une « dissuasion nucléaire avancée » à plusieurs Etats, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne.En quoi consisterait cette « dissuasion nucléaire avancée » ? La France, l'un des deux seuls pays européens à détenir l'arme nucléaire, va-t-elle partager la bombe avec ses partenaires continentaux ? Emmanuel Macron imprime-t-il un tournant dans la doctrine française ? Réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Elise Vincent et Chloé Hoorman, toutes deux journalistes au Monde et spécialistes des sujets de défense.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Amandine Robillard. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits du discours d'Emmanuel Macron sur la base de l'île Longue, le 2 mars 2026.Cet épisode de podcast a été initialement diffusé le 17 mars 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Près de 30 ans après sa mort, le couturier Gianni Versace est honoré à Paris. Jusqu'au 6 septembre 2026, le musée Maillol abrite une rétrospective consacrée au créateur de la maison Versace – la toute première, en France, depuis 1986 ! L'occasion de redécouvrir le travail de l'enfant terrible de la mode italienne, dont les créations, oscillant toujours entre génie et mauvais goût, ne laissent jamais indifférent. Allergiques au maximalisme, entrez à vos risques et périls ! Dès l'entrée de l'exposition « Gianni Versace : Rétrospective » au musée Maillol, les créations exubérantes du couturier, disparu en 1997, s'imposent. Couleurs vives, motifs kitsch, sequins, drapés, soieries, broderies, le tout concentré parfois sur la même silhouette : à l'heure du « less is more », les vêtements dessinés par Gianni Versace rappellent que, parfois, « more is more », tout simplement. 450 pièces réunies au même endroit Pour mettre en valeur les 450 pièces - vêtements, chaussures, bijoux, accessoires de décoration - réunies par les commissaires auprès de différents collectionneurs, le musée Maillol s'est transformé en véritable catwalk. Le visiteur circule donc d'espace en espace, comme au centre d'un gigantesque défilé de mode. Un dispositif ambitieux et extravagant, conforme, d'une certaine manière, aux goûts de Gianni Versace. « Avec lui, tout devait toujours être fait à 100 %, voire à 1000 % ! » se souvient Doris Brugger. L'ancienne attachée de presse et amie du créateur a prêté une vingtaine de pièces de sa collection pour les besoins de l'exposition. Dans cette profusion de silhouettes - une infime partie des 6 à 8.000 tenues conçues par Gianni Versace -, difficile de choisir. Pourtant, certaines restent emblématiques : « la collection Barocco est l'une des plus importantes exposées ici, estime Doris Brugger. Il y a aussi toutes les pièces avec les épingles à nourrice, la veste en cuir avec les croix et les étoiles brodées dessus... et, bien sûr, la robe avec le visage de Marilyn Monroe ! » Parmi les espaces à ne pas manquer également : la collection de chemises en soie à motifs extravagants. Gianni Versace en a dessiné plusieurs centaines au cours de sa carrière, reconnaissables entre toutes. « Porter une telle chemise, c'était s'affirmer en tant que "Versacista", s'amuse Karl von der Ahé, l'un des deux commissaires de l'exposition. Cette pièce pouvait être un véritable ticket d'entrée dans l'univers de Gianni Versace.» À lire aussiGianni Versace au Musée Maillol: immersion dans l'univers glamour et audacieux du maître du «Made in Italy» Un créateur visionnaire Tape-à-l'oeil et tapageur, le couturier n'en était pas moins un visionnaire. Parmi ses faits d'armes : la création d'un tissu métallique - l'Oroton - donnant l'illusion d'un vêtement coulé dans du métal liquide ; l'introduction du sexe dans la haute couture, avec sa collection « bondage » ; ou l'utilisation de l'épingle à nourrice comme accessoire de mode, devenue un véritable emblème de la marque. Surtout, Gianni Versace fut l'un des premiers à promouvoir le « Made In Italy » « à une époque où, pour la mode, tout se passait à Paris », souligne Karl von der Ahé. « Toutes les matières premières qu'il utilisait étaient italiennes : la laine, le cuir, les bijoux... tout !, poursuit le commissaire, qui consacre sa vie à Gianni Versace depuis dix ans, Il était en mesure de s'approvisionner à Milan, dans le nord de l'Italie, et donc de s'assurer de la qualité de ce qu'il proposait. Cela a fait partie des points forts de sa mode, et c'était important pour lui. » Force est de constater que, malgré leurs 40 ans, certaines pièces exposées n'ont pas pris une ride ni perdu de leur éclat. La mode-spectacle Visionnaire, Gianni Versace l'a été aussi lorsqu'il a compris l'importance de l'image et du divertissement. L'exposition raconte ainsi les premières collections où le couturier a fait défiler les mannequins les plus célèbres de l'époque - Linda Evangelista, Claudia Schiffer, Naomi Campbell... et le virage pris par Gianni Versace lorsqu'il est devenu le visage de sa propre marque. « Gianni ne s'entourait que des meilleurs photographes, et était régulièrement pris en photo pour des séries de portraits, raconte Saskia Lubnow, elle aussi commissaire de l'exposition. Cela lui permettait de maîtriser son image et le récit autour de sa marque. » Et Karl von der Ahé d'abonder : « Gianni Versace a fait de la mode un spectacle, et en faisant cela, il a modernisé la haute couture. Sa tragédie, c'est qu'avec cette stratégie de marketing agressif, il a scié la branche sur laquelle il était assis. Lorsqu'on se concentre sur la célébrité, sur les visages, alors on ne parle plus de mode ». Près de 30 ans après l'assassinat du couturier devant sa maison de Floride, difficile de lui donner tort : Gianni Versace disparu, la marque est progressivement tombée en désuétude. Reste l'exposition « Gianni Versace : Rétrospective » pour offrir un dernier tour de piste à des silhouettes toujours aussi extraordinaires. « Gianni Versace : Rétrospective », au musée Maillol à Paris, du 6 juin au 6 septembre 2026.
Épisode produit en collaboration avec le podcast La Perche de la Maison PerchéeVoilà, c'est le dernier épisode de la saison de Folie Douce. Et quel épisode. Je suis très fière de l'avoir enregistré en partenariat avec La Perche, le podcast de la Maison Perchée, un endroit où, scoop, j'ai effectué le stage de validation de ma licence de psychologie (que j'ai obtenue, si jamais ça vous intéresse).Dans cet épisode, avec mes acolytes de La Perche, nous recevons une autrice dont le travail m'a bouleversée, et que je souhaitais entendre au micro de Folie Douce depuis bien longtemps. Dounia Hadni a écrit La Hchouma, une autofiction dans laquelle elle aborde sa propre traversée des troubles psychiques, qui l'ont conduite à être hospitalisée en psychiatrie. Elle le fait dans un contexte où la sociologie de ses origines marocaines et aisées est prise en compte, tout comme le racisme systémique qui imprègne son vécu de jeune journaliste en France, et l'empreinte indélébile du sexisme dans le couple hétérosexuel et la façon dont il se mêle à la vulnérabilité psychique.Avec elle nous abordons un sujet clé en santé mentale : comment témoigner ? Auprès de qui ? Avec quel cadre et quelles limites ?Nous avons enregistré cet épisode en public au sein de cet endroit qui me tient à cœur. La Maison Perchée est un espace de pair-aidance où les personnes concernées peuvent se retrouver, échanger autour de leur parcours de rétablissement, et inspirer celles et ceux qui n'en sont qu'au début.Je remercie infiniment Alice Denis, la psychologue de la Maison Perchée, qui a été ma tutrice de stage, et dont vous entendrez la voix brillante et douce dans cet épisode. Ainsi que Sylvain Pinot, ingénieur du son de talent, pilier de la Maison Perchée et créateur de La Perche, qui assure dans cet épisode la prise de son et la prise de parole !J'espère que cette écoute vous réjouira.Prenez soin de vous, et prenez votre temps.
Le dernier message de Celeste Rivas Hernandez ne contient ni adieu ni appel au secours. Elle approche d'une maison des Hollywood Hills et demande simplement qu'on lui ouvre la porte. Puis son téléphone se tait. Dans cette affaire D4vd, une adolescente de quatorze ans risque pourtant de disparaître une seconde fois : derrière la Tesla, les détails macabres et le nom mondialement connu de l'homme accusé de l'avoir tuée.DANS CET ÉPISODEChandleyr retrace la chronologie présentée lors de l'audience préliminaire.Les échanges qui auraient commencé lorsque Celeste avait onze ans.La relation secrète, les fugues, la grossesse et les accusations d'emprise.La nuit du 23 avril 2025 et les éléments opposant le parquet à la défense.Surtout, la nécessité de rendre à Celeste son nom, sa voix et son humanité.⚠️ Cet épisode évoque l'exploitation sexuelle d'une mineure, une grossesse, un avortement, un homicide présumé et la mutilation d'un corps. Aucun contenu sexuel impliquant la victime n'est décrit.
Dans ce nouvel épisode, je suis tellement heureuse de recevoir Charles Pépin. Philosophe et romancier reconnu pour sa capacité à rendre accessibles les idées les plus complexes avec une simplicité déconcertante, il a accepté d'explorer avec nous le voyage sous un angle philosophique profond et résolument humain.Pourquoi ressentons-nous ce besoin irrépressible de partir à la découverte d'autres horizons ?Le voyage est-il égoïste ou un remède aux replis identitaires ?Comment les voyages forment-ils la jeunesse ?Avec une sincérité désarmante, tout en citant Freud et Voltaire il partage ses expériences personnelles, des marchés colorés de l'Inde aux paysages glacés d'Islande, en révélant comment ces périples l'ont transformé. Il nous explique pourquoi le "vrai voyage" est celui qui ne se déroule pas comme prévu et comment être "confortable dans l'inconfort" peut nous révéler à nous-mêmes.De la rencontre avec l'altérité aux souvenirs qui nous façonnent, en passant par l'importance des voyages pour nos enfants, cette conversation inspirante vous donnera envie de faire vos valises... ou peut-être de redécouvrir votre quotidien avec un regard neuf.Bonne écoute !Retrouvez-nous sur @beauvoyage !**************************************Production : Sakti ProductionsMusique : Chase The Mississipi, Michael ShynesVous êtes une marque et vous souhaitez collaborer avec Beau Voyage ? Ecrivez-nous : mariegarreau@saktiproductions.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous rentrez de vacances, vous êtes reposés, relax… mais vous craignez un retour au travail difficile, tous les mails à rattraper. Bref, vous avez peur d'attaquer sur les chapeaux de roues ! Surtout si vous êtes à la maison en télétravail, vous avez tendance à travailler jusqu'à l'heure du dîner et vous ne réussissez pas à vous détendre. Et puis vous avez du mal à vous concentrer la journée, et du mal à vous endormir le soir. Alors pour garder les bénéfices de vos vacances, vous pouvez essayer la méthode du scent scaping. Le scent scaping est un concept apparu sur les réseaux sociaux pendant le confinement quand la grande majorité des personnes travaillaient depuis la maison. En attribuant une odeur spécifique aux pièces majeures de notre espace de vie, on crée une frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle. On entend par exemple qu'il faut que la chambre reste un espace de détente et de repos. Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment faire ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : août 2023 À écouter aussi : Grand froid : comment aider les personnes sans-abris ? Quels sont les prénoms qui devraient faire leur retour en 2024 ? Que signifient les rêves érotiques ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Tu vois passer ces posts qui disent que “l'entrepreneuriat, ce n'est pas pour tout le monde” ?Moi aussi. Et franchement, ils me font lever les yeux au ciel.Dans cette MM, je te parle d'un texte signé Saras D. Sarasvathy (Effectuation: Elements of Entrepreneurial Expertise -2004), chercheuse en entrepreneuriat, qui démontre tout l'inverse.Elle montre que l'entrepreneuriat, ce n'est pas une affaire de talent inné, mais une expertise qu'on acquiert avec la pratique.Et ça change tout. Surtout dans les phases de doute où tu te dis : “Je suis nulle, je ne suis pas faite pour ça.”Tu te situes où, toi, dans ton expertise entrepreneuriale ?(Pour me répondre, envoie-moi un mp sur Linkedin
Alors que le Salon aéronautique de Farnborough réunit les grands acteurs mondiaux de l'aviation, un avion que beaucoup pensaient condamné fait son retour sur le devant de la scène. L'Airbus A380, dont la production a été arrêtée en 2021, retrouve aujourd'hui une seconde vie. Une renaissance qui s'explique avant tout par des raisons économiques. Le Salon aéronautique de Farnborough a ouvert ses portes. Jusqu'à vendredi, constructeurs, compagnies aériennes, motoristes, équipementiers et investisseurs vont scruter les tendances d'un secteur qui n'a jamais autant transporté de passagers. Les commandes d'avions devraient une nouvelle fois se compter en dizaines de milliards de dollars. L'occasion de s'intéresser à un appareil que tout le monde disait condamné, mais qui connaît aujourd'hui une étonnante seconde vie : l'Airbus A380. Capable de transporter plus de 500 passagers, ce géant des airs à deux étages a été lancé au début des années 2000 avec de grandes ambitions internationales. Pourtant, l'A380 n'a jamais rencontré le succès commercial espéré. Trop gourmand en kérosène avec ses quatre réacteurs, trop difficile à remplir pour être rentable au quotidien, parfois même impossible à accueillir dans certains aéroports en raison de sa taille, son déploiement a rapidement eu du plomb dans l'aile. La crise sanitaire a ensuite semblé lui porter le coup de grâce. Pendant des mois, les avions sont restés cloués au sol et la reprise du trafic a été lente. Plusieurs compagnies ont progressivement retiré leurs A380 de leur flotte, tandis qu'Airbus décidait d'arrêter définitivement sa production en 2021. À lire aussiComment les compagnies aériennes se réinventent pour nous faire prendre encore plus l'avion Pourquoi les compagnies aériennes ressortent leurs Airbus A380 Mais contre toute attente, les compagnies aériennes remettent aujourd'hui leurs Airbus A380 en service. La raison est simple : le trafic aérien mondial a retrouvé, puis dépassé, son niveau d'avant la pandémie. La demande de voyages internationaux est telle que les compagnies se retrouvent confrontées à un manque d'avions. Dans le même temps, Airbus et Boeing ne parviennent plus à livrer les appareils au rythme attendu. Les conséquences de la pandémie, les difficultés de la chaîne d'approvisionnement et les retards du futur gros-porteur de Boeing, le 777X, ont considérablement allongé les délais de livraison. Pour pallier cette pénurie, plusieurs compagnies ont choisi de remettre en service leurs A380. C'est notamment le cas de Lufthansa, mais aussi de Qantas ou encore de British Airways. À lire aussiLes difficultés d'Airbus inquiètent l'industrie aéronautique Pourquoi l'Airbus A380 est redevenu rentable Comment expliquer qu'un avion considéré comme trop cher soit redevenu rentable ? La réponse est avant tout économique. Pour une compagnie aérienne, remettre en service un A380 et rénover sa cabine représente quelques millions d'euros. Une somme importante, mais bien inférieure au coût d'achat d'un gros-porteur neuf. D'autant que ces appareils sont déjà totalement amortis dans les comptes des compagnies. Surtout, ce qui compte n'est pas le coût de l'avion, mais son coût par passager transporté. Un A380 à moitié vide reste un gouffre financier. En revanche, avec un prix du kérosène qui demeure élevé, lorsqu'il décolle avec plus de 500 voyageurs à bord, son coût par siège devient particulièrement compétitif. L'économie du transport aérien repose ici sur une logique de volume. Plus l'avion est rempli, plus les coûts fixes sont répartis entre les passagers. À cela s'ajoute la saturation de nombreux grands hubs internationaux comme Londres-Heathrow, Dubaï ou Singapour. Les créneaux de décollage et d'atterrissage y sont devenus si rares qu'il est souvent plus rentable de transporter davantage de passagers avec un seul avion plutôt que de multiplier les vols. L'histoire de l'Airbus A380 rappelle ainsi qu'en économie, un produit peut être considéré comme un échec à un moment donné avant de redevenir une solution quelques années plus tard. L'A380 n'a pas changé. C'est le marché qui a changé. À sa manière, le géant des airs ressemble aujourd'hui au phénix: un avion que l'on croyait disparu, mais qui renaît de ses cendres.
durée : 00:14:04 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - La semaine dernière, les rues ukrainiennes des grandes villes du pays ont accueilli les manifestations de citoyens et citoyennes mécontents du remaniement gouvernemental annoncé par Volodymyr Zelensky. Surtout, ils contestent le départ de Mykhailo Fedorov, le ministre de la défense. - équipe : Félicie Faugère, Anouk Seveno - invités : Adrien Nonjon Chercheur, spécialiste de l'Ukraine et de l'extrême droite post-soviétique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:04 - Les Enjeux - par : Bérengère Bonte - La semaine dernière, les rues ukrainiennes des grandes villes du pays ont accueilli les manifestations de citoyens et citoyennes mécontents du remaniement gouvernemental annoncé par Volodymyr Zelensky. Surtout, ils contestent le départ de Mykhailo Fedorov, le ministre de la défense. - équipe : Félicie Faugère, Anouk Seveno - invités : Adrien Nonjon Chercheur, spécialiste de l'Ukraine et de l'extrême droite post-soviétique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tu as sûrement déjà entendu cette mise en garde : « Surtout, ne réveille jamais un somnambule. Tu pourrais le tuer. »Faut-il le réveiller ? Le laisser continuer ? Ou simplement attendre que ça passe ? Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Longtemps considéré comme un modèle du commerce mondial, Ikea traverse une période délicate. Baisse des bénéfices, fermetures de magasins, suppressions de postes, concurrence d'Amazon et de Temu... Le numéro un mondial de l'ameublement est confronté à un profond changement des habitudes de consommation. Pour rester compétitif, le groupe suédois transforme progressivement son modèle économique. Présent dans plus de 60 pays, avec plus de 800 magasins et un chiffre d'affaires annuel de près de 45 milliards d'euros, Ikea reste le leader mondial de l'ameublement. Pourtant, le groupe suédois traverse l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ses bénéfices diminuent, son chiffre d'affaires recule légèrement, des milliers de postes sont supprimés et plusieurs magasins historiques vont fermer leurs portes. C'est notamment le cas en Chine, où sept sites doivent disparaître, mais aussi en Suède, le pays où l'entreprise est née. En France également, Ikea revoit son organisation pour s'adapter à un marché devenu beaucoup plus difficile. Historiquement, la force d'Ikea reposait sur son excellent rapport qualité-prix. Mais aujourd'hui, les consommateurs disposent de nombreuses alternatives : Amazon, Temu, Shein ou encore d'autres enseignes d'ameublement proposent des produits comparables, souvent livrés très rapidement. Les habitudes d'achat ont profondément changé. Un modèle historique bousculé par le commerce en ligne Le modèle historique d'Ikea reposait sur ses immenses magasins installés en périphérie des villes. Les clients parcouraient plusieurs kilomètres pour visiter ces entrepôts de près de 30 000 mètres carrés, où ils venaient acheter une simple étagère et repartaient finalement avec des coussins, des verres ou encore des bougies. Mais ce modèle est aujourd'hui remis en question. Avant même d'entrer dans un magasin, les consommateurs comparent désormais les prix sur leur smartphone. Ils souhaitent acheter rapidement et être livrés à domicile en quelques jours, voire quelques heures. Le développement du commerce en ligne bouleverse ainsi le fonctionnement historique d'Ikea. À cela s'ajoute un contexte économique moins favorable. Après les confinements, de nombreux ménages ont déjà renouvelé leur mobilier. Surtout, le ralentissement du marché immobilier pèse directement sur les ventes de meubles : moins de logements vendus signifie aussi moins d'achats d'équipements. Toute la filière est concernée. Enfin, Ikea doit également faire face à une hausse de ses coûts de production, notamment celle du bois, sa principale matière première. La stratégie d'Ikea pour préparer l'avenir Malgré ces difficultés, Ikea est loin d'être en danger. Le groupe reste le numéro un mondial de l'ameublement et conserve un atout de taille : contrairement à de nombreuses grandes entreprises, il n'est pas coté en Bourse. Il n'est donc pas soumis à la pression d'actionnaires exigeant des bénéfices toujours plus élevés chaque trimestre. Cette indépendance permet à Ikea d'accepter une baisse temporaire de ses profits afin d'investir dans sa transformation. Cette stratégie passe notamment par une évolution de son réseau de magasins. Le groupe développe des points de vente plus petits, installés dans les centres-villes ou les villes moyennes, tout en renforçant les services de livraison et de retrait de commandes. L'objectif est d'être plus proche des clients et de répondre à leurs nouvelles habitudes de consommation. Pendant des décennies, Ikea a inventé une nouvelle façon d'acheter des meubles. Son défi est désormais d'inventer une nouvelle façon de les vendre.
durée : 00:29:09 - Le Cours de l'histoire - Rigolboche est danseuse de cancan sous le Second Empire. Elle a connu la gloire grâce à une génération d'entrepreneurs de spectacles désireux de séduire le public bourgeois. Surtout, dans un contexte de préjugés sexistes prégnants, son battement de jambes a favorisé l'émancipation des femmes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Depuis la tenue du sommet du G7 à Evian entre le 15 et le 17 juin dernier auquel le président français Emmanuel Macron n'a pas invité son homologue sud-africain, un irritant s'est immiscé dans les relations franco-sud-africaines. Alors que Cyril Ramaphosa est en visite officielle à Paris ce vendredi 10 juillet, les deux dirigeants vont-ils en parler ? Quels sont par ailleurs les autres enjeux de ce déplacement ? Chercheuse à International Crisis Group, la Sud-Africaine Liesl Louw répond pour l'occasion aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les relations franco-sud-africaines se sont distendues depuis qu'Emmanuel Macron a oublié d'inviter Cyril Ramaphosa au dernier G7, à Evian, en France ? Liesl Louw : Oui, il y avait des tensions, c'est sûr, parce qu'initialement, apparemment, Ramaphosa a reçu une invitation pour assister au G7, mais il a été désinvité, ou comme vous avez dit, on a oublié de l'inviter au dernier moment. Donc Ramaphosa aussi n'est pas allé au sommet de Nairobi, le Africa Forward du mois de mai dernier. Donc il y avait ces deux rendez-vous et je pense que l'Afrique du Sud est déçue par cette situation. Mais on a compris que la pression du président Trump, qui menaçait de ne pas venir à Evian, si Ramaphosa assistait à cette réunion, était principalement la cause de cette situation par le fait que Ramaphosa finalement n'a pas été invité pour venir au G7. Vu la proximité stratégique entre la France et les États-Unis, on l'a encore vu cette semaine à Ankara lors du sommet de l'Otan, quel est l'intérêt pour Cyril Ramaphosa de venir en France ? Oui, il y a beaucoup d'intérêts. D'abord économique, pour attirer des investissements. Le plus grand problème aujourd'hui pour Ramaphosa, c'est le manque de croissance économique. L'Afrique du Sud n'attire pas d'investissements étrangers, mais il y a des sociétés françaises implantées en Afrique du Sud et l'Afrique du Sud aimerait bien augmenter ces investissements et le commerce entre les deux pays. On fait face à des graves problèmes de chômage. Ça aussi, c'est une des causes de ces graves émeutes et des manifestations xénophobes en Afrique du Sud. Donc, Ramaphosa veut montrer que, malgré ces tensions géopolitiques, l'Afrique du Sud reste un pays important sur le plan international et africain, même si les relations entre l'Afrique du Sud et le reste du continent passent un très mauvais moment actuellement. Malgré l'attaque de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Afrique du Sud maintient son alliance stratégique avec Moscou. Est-ce que ce n'est pas un sérieux point de divergence entre l'Afrique du Sud et la France ? Est-ce que ça ne va pas finir par fragiliser les relations entre les deux pays ? Oui, c'est vrai que, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Afrique du Sud a été très critiquée par les pays européens pour sa position. Surtout certains individus au sein de l'ANC [le parti au pouvoir, NDLR] qui sont ouvertement pro-russes. L'Afrique du Sud aussi a présidé un sommet des Brics où la Russie joue un rôle important. Mais je pense que c'est ça qui fait que l'Afrique du Sud est un peu au cœur de ce jeu géopolitique. Parce que d'un côté, certains sont vus comme pro-russes, mais en même temps, le président Ramaphosa est très ouvert aux Occidentaux. L'Afrique du Sud a quand même montré une position non alignée, neutre quelque part dans ce jeu géopolitique. Je pense que ce sentiment pro-russe a un peu diminué avec le temps depuis 2022. Les relations avec l'Europe se sont améliorées depuis. Depuis un mois, le gouvernement sud-africain est accusé par plusieurs autres gouvernements africains, notamment ceux du Nigeria et du Ghana, de fermer les yeux sur les graves violences xénophobes en Afrique du Sud. En allant à Paris, est-ce que Cyril Ramaphosa vient aussi rompre un certain isolement diplomatique ? Oui, absolument, l'Afrique du Sud et son image sur le continent souffrent énormément de ces violences xénophobes. Ramaphosa, lui-même, je pense, n'a pas su être à la hauteur pour dénoncer ces manifestations, mais pas uniquement les manifestations, la violence contre les étrangers africains en Afrique du Sud. En ce qui concerne son isolement diplomatique, c'est très intéressant de voir l'Afrique du Sud renouer des liens avec des pays comme le Rwanda où, depuis très longtemps, l'Afrique du Sud n'avait pas eu de bonnes relations. Le ministre des Affaires étrangères rwandais était en Afrique du Sud pour la première fois en visite officielle depuis douze ans. Et du fait de cet isolement diplomatique, est-ce que le business en souffre ? Est-ce qu'il y a moins d'investissements en Afrique du Sud ? Je pense que, pour le moment, on ne sent pas encore ça. Le manque d'investissement en Afrique du Sud, depuis très longtemps, est lié à d'autres facteurs, notamment les problèmes d'infrastructures et d'approvisionnement en électricité. Là où on peut voir peut-être à l'avenir un problème économique lié à ces violences xénophobes, c'est pour les entreprises sud-africaines implantées sur le continent, comme le groupe de télécom MTN par exemple au Nigeria, qui est parfois mis en difficulté par le gouvernement nigérian à cause de ce qu'il se passe en Afrique du Sud et des violences xénophobes.
Acheter sa résidence principale n'est pas toujours le bon calcul. Surtout en début de carrière.Dans cet épisode de Marketing Square, je reçois Arthur Framery, conseiller en investissement immobilier pour entrepreneurs depuis 6 ans, celui qui gère mon propre patrimoine.Pas le temps de tout écouter ? Le récap complet est dans ma newsletter : https://newsletter.carolinemignaux.com/Au programme :• Pourquoi acheter sa résidence principale peut être une fausse bonne idée• Les villes moyennes qui surperforment en 2026 (Cholet, Dunkerque, Le Mans)• L'immeuble de rapport : 30K€ d'apport → 300K€ d'actif• Comment faire 1 crédit immobilier par an en tant qu'entrepreneur• La méthode pour se mettre son banquier dans la poche• Holding + SCI : quand les créer (et les erreurs à éviter)• La résidence secondaire rentable : y aller quand on veut, louer le restePOUR ALLER PLUS LOIN☑ Audit de votre compte par Agence Personnelle : https://carolinemignaux.com/agence☑ Créer votre marque personnelle (le bundle) : https://carolinemignaux.com/bundle☑ Rejoindre la communauté The Square : https://www.carolinemignaux.com/communaute☑ Le récap de l'épisode dans ma newsletter Bankable! : https://newsletter.carolinemignaux.com/
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Alors que le lieu de prière est fréquenté à la fois par les juifs et les musulmans, les travaux d'entretien dans le caveau des Patriarches, également appelé la mosquée Ibrahimi, illustrent les tensions entre les colons israéliens et les Palestiniens. Car le monument se trouve sur la partie sous contrôle militaire israélien de Hébron. Difficile alors pour des Palestiniens de se rendre dans ce lieu sacré pour les trois religions monothéistes et qui abrite les sépultures d'Abraham, Jacob, Isaac et Rebecca. De notre envoyée spéciale à Hébron, Lieu de prière et de tension entre les deux communautés, les fidèles juifs et musulmans viennent se recueillir sur la sépulture d'Abraham à Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie occupée. Les uns l'appellent le caveau des Patriarches, les autres, la mosquée Ibrahim. D'après les accords d'Oslo, signés en 1997, la ville inclut une zone sous contrôle militaire israélien, la zone H2, précisément où se trouve le monument. Impossible pour les 40 000 Palestiniens de circuler librement dans la zone, contrairement aux 200 familles de colons israéliens. Face à la polémique entre Israéliens et Palestiniens autour des travaux d'entretien, l'enjeu est désormais politique. Devant l'entrée du sanctuaire, côté juif, l'accès se fait sous escorte militaire car les Israéliens ont commencé les travaux il y a dix jours. « Il faut refaire le toit », explique Aaron Maruani, l'adjoint au maire de la colonie voisine d'Hébron, Kyriat Arba. « C'est l'endroit où tout a commencé pour nous. C'est un lieu de prière aujourd'hui pour les Israéliens, l'autre moitié pour les musulmans. La chambre principale du côté israélien est découverte, quand ils prient, ils sont sous la pluie. C'est vraiment un besoin basique d'avoir un toit, c'est devenu un drame mondial, mais il n'y a rien de spécial. » En vertu du protocole d'Hébron, signé au moment des accords d'Oslo en 1997, c'est la municipalité palestinienne qui assure l'entretien des édifices publics. Le dossier traîne depuis des années. Pour Anouar Abud Eisheh, ancien ministre de la Culture palestinien, la bataille autour du lieu de culte est surtout politique. « Cela fait 14 siècles que c'est le patrimoine des autochtones musulmans. Quand les colons arrivent, qu'ils veulent gérer la mosquée d'Abraham et qu'ils disent : "C'est le caveau des Patriarches et les musulmans n'ont pas le droit d'être là." C'est de l'occupation. » À lire aussiCaveau des patriarches : heurts entre Palestiniens et soldats à Hébron La mosquée Ibrahim « est en train d'être confisquée doucement par les colons » La configuration du sanctuaire est particulière, explique Johanna, une Israélienne juive venue prier. « On est très très attachés à Hébron. Les musulmans prient de l'autre côté, chacun a son entrée, chacun se respecte. » Surtout personne ne se croise et chacun rappelle les massacres passés à Hébron : 70 juifs avaient été assassinés par des Arabes en 1929, et puis en 1994, un colon a tué 29 musulmans lors de la prière, dans la mosquée. Aujourd'hui, les militaires israéliens sont présents partout des deux côtés et aux checkpoints, comme l'explique Hicham Sharabashi, activiste palestinien. « Aujourd'hui il n'y a qu'un accès, une entrée, un checkpoint pour aller à la mosquée et après la prière vous ne pouvez pas rester, il faut quitter la zone. » L'armée dit assurer la sécurité des colons. La question des travaux va donc bien au-delà du simple toit et le rabbin Ben le concède volontiers : « Si vous faites des travaux de rénovation dans votre maison, ça signifie bien que c'est votre maison. Donc on montre que nous sommes les propriétaires de la maison. » C'est précisément ce que craint Anouar Abu Eisheh : « On sent le danger. On sent que le patrimoine de mes parents, de mes grands-parents est en train d'être confisqué doucement par les colons. » Le ministre israélien d'extrême droite Bezalel Smotrich a récemment déclaré avoir retiré aux Palestiniens leur autorité sur le monument : il assume une forme d'annexion rampante dans la zone. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël renforce un peu plus son contrôle sur la mosquée d'Ibrahim
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 26 juin 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA CANICULE, SUJET POLITIQUE ?Le 17 juin, quelques jours avant le nouvel épisode caniculaire, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a présenté un plan « endurance » pour l'adaptation à la hausse des températures, alors qu'un tiers des logements est constitué de bouilloires thermiques. Selon lui, « la canicule n'est pas une question météorologique ou climatique, c'est désormais une question de justice sociale ». Intervenant aux côtés du ministre du Logement, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a reconnu que la France souffre d'un « grand retard collectif » tout mettant en avant trois axes : « Remettre la nature dans les villes pour les rafraîchir » et faire des quartiers prioritaires « des précurseurs de la transformation écologique des territoires » ; « encourager les solutions efficaces pour limiter la surchauffe des bâtiments », comme les volets, en demandant par exemple aux bailleurs sociaux un recensement des bâtiments sans occultation des baies vitrées ; et développer « des solutions performantes pour permettre le rafraîchissement des bâtiments » avec « d'ici à septembre » un tarif réduit de TVA à 5,5 % pour les climatiseurs réversibles, décidé en loi de finances 2026.« Aucune annonce réelle », a cinglé la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-fondation Abbé Pierre) qui a annoncé qu'elle s'associait à un recours en justice, lancé en 2025 par des citoyens et les ONG de « L'affaire du siècle » qui accusent l'Etat de manquer à son obligation de protéger la population des impacts du réchauffement climatique. Associations et climatologues déplorent une politique qui met l'accent sur la gestion de crise plutôt que sur une véritable adaptation. Pourtant, en 2023, pour faire face aux canicules répétées, la France s'était dotée d'un plan d'adaptation, une feuille de route censée préparer le pays à un réchauffement de 4 °C d'ici à 2.100, avec une batterie de mesures sur les logements, les exploitations agricoles ou les transports afin de se préparer à une hausse des températures de 4 °C en 2.100. Jugé insuffisant, y compris par le Haut Conseil pour le climat, le plan dispose de peu de moyens financiers. Au cours de ces dernières années, des outils pour s'adapter au changement climatique comme le fonds vert ont été fortement rabotés dans un contexte budgétaire contraint : la dotation de ce dispositif très prisé des élus locaux est passée de 2,4 milliards d'euros en 2024 à près de 840 millions d'euros en 2026.LE BREXIT 10 ANS APRÈSÀ la veille du dixième anniversaire du vote en faveur du Brexit, le premier ministre britannique travailliste, Keir Starmer, a été contraint à la démission, deux ans à peine après une nette victoire électorale. Si la décision prise, le 23 juin 2016, par une majorité (51,9 %) des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne n'est pas directement la cause de la disgrâce de M. Starmer, elle a contribué à créer un climat économique et politique dégradé.Les études sur l'impact du Brexit sur l'économie vont toutes dans le même sens. Celle publiée en novembre 2025 par le National Bureau of Economic Research, un groupe de réflexion américain, a estimé « qu'à la date de 2025, le processus du Brexit a réduit le PIB britannique de 6 % à 8 %, l'investissement de 12 % à 18 %, l'emploi de 3 % à 4 % et la productivité de 3 % à 4 % ». D'après un récent sondage du think tank European Council on Foreign Relations, les Britanniques estiment que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l'économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l'immigration clandestine (56 %). Interrogés sur les effets positifs du Brexit, la réponse la plus donnée par les Britanniques est : « je ne sais pas ».Dans ce contexte, les termes de « Breturn » ou « Breunion » ont surgi ces dernières semaines. Une majorité de Britanniques (55 %) se déclarent favorables à un retour de leur pays parmi les membres de l'UE, quand un tiers (34 %) s'y opposent, d'après YouGov. Toutefois, les Britanniques favorables à un retour du Royaume-Uni dans l'UE tomberaint à 35 % si le pays ne pouvait plus bénéficier de ses dérogations antérieures et devait donc adopter la monnaie unique et participer à l'espace Schengen. Un retour à l'Europe des 28 ne semble donc pas se dessiner. Bruxelles et Londres avancent plutôt depuis plusieurs mois vers un rapprochement. Un sommet entre les deux parties doit avoir lieu le 22 juillet prochain dans la capitale européenne. Ce serait le deuxième après un précédent tenu en mai 2025. Reste à savoir si ce rendez-vous, annoncé la semaine dernière, sera maintenu à la suite de la démission de Keir Starmer. Andy Burnham, nouvel élu de la région de Manchester et favori pour le remplacer à la tête du Parti travailliste et du même coup à Downing Street, ne cache pas qu'il considère le Brexit comme une erreur sans prôner un retour dans l'Union.Le flou entretenu par les brexiters concernant le régime qui suivrait la sortie de l'UE a été pour beaucoup dans le chaos de l'après-23 juin, et notamment la succession rapide de six premiers ministres en moins d'une décennie. Surtout, le Brexit a ouvert un boulevard à une extrême droite contre laquelle on avait imaginé le Royaume-Uni vacciné. La figure de proue en est Nigel Farage – chef, avant le référendum de 2016, du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, et aujourd'hui de Reform UK, parti actuellement en tête des sondages britanniques.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
La Coupe du Monde de football est un évènement international majeur, surtout pour la France qui est un pays de fans de football ! ⚽️ Mais cette année, les nombreux appels au boycott de la Coupe du Monde aux Etats-Unis, Canada et Mexique nous font nous poser des questions. Interactive Transcript and Vocab Helper Support Easy French and get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for all our episodes: easyfrench.fm/membership Show Notes Take part in the Easy French x Easy German Cruise on the Seine !
Nouveauté podcast. Chaque jour, retrouvez l'un des meilleurs débats de l'année dernière dans Rothen s'enflamme. Aujourd'hui, la saison de l'OM dépend-elle surtout de la future défense ? Un débat réalisé le 25 juin 2025.
Louise : Je viens de passer deux heures à prendre en photo mes vieux vêtements pour les vendre sur Internet. C'est beaucoup plus long que ce que j'imaginais.Julien : Ah bah tu m'étonnes. Entre trouver le bon angle, faire une belle description et ensuite répondre à tous les messages, ça prend une plombe !Louise : C'est clair. Surtout que j'ai déjà des gens qui me proposent trois euros pour des vestes quasi neuves… Ça me rend totalement folle.Julien : Prends ton mal en patience, ça finira par partir au bon prix. Dis-toi que tout cet argent gagné servira à payer tes prochains gros craquages shopping ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:29 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - Jour de colère, un de plus, dans ce quartier de la capitale, Pretoria. Ils sont quelques centaines à défiler au pas de course, parfois un bâton à la main. Ils invectivent tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un étranger. Surtout en situation irrégulière. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Julien : Pff, je suis vraiment dégoûté. Je viens de recevoir une amende parce que j'ai grillé un feu rouge il y a 3 semaines sans faire exprès.Louise : Oh là là, faut vraiment que tu sois plus attentif au volant ! Vaut mieux ça que d'avoir un accident, ceci dit !Julien : Oui, t'as raison, mais la facture pique un peu. Surtout que j'étais persuadé d'être passé à l'orange… J'aurais dû être plus vigilant.Louise : Ça te servira de leçon pour la prochaine fois. En attendant, prends le vélo pour te rendre au boulot, au moins tu seras moins un danger public ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.