Podcasts about chambre

  • 1,224PODCASTS
  • 4,333EPISODES
  • 30mAVG DURATION
  • 2DAILY NEW EPISODES
  • Jun 23, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about chambre

Show all podcasts related to chambre

Latest podcast episodes about chambre

L’Heure du Monde
Dix ans plus tard : un Brexit pour rien ?

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 22:31


Il y a dix ans, le Brexit a plongé le Royaume-Uni en pleine terra incognita. Les partisans du « leave » (quitter, partir) promettaient un Royaume-Uni libéré du joug de Bruxelles, enrichi et maître de son destin, tandis que les pro-Européens mettaient en garde contre le repli sur soi et un possible désastre économique.Mais que s'est-il passé en réalité ? Le Brexit a-t-il été une bénédiction ou une calamité ? Ou encore finalement ni l'un ni l'autre ? Quelles conséquences ce « big bang » institutionnel a-t-il eues pour les sujets de Sa Majesté ?Dix ans plus tard, le pays n'a pas beaucoup changé, mais il s'est enfoncé dans une crise politique sans fin. Avec la démission le 22 juin du premier ministre, Keir Starmer, le pays devrait bientôt connaître son septième premier ministre en dix ans. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Cécile Ducourtieux, correspondante du Monde à Londres, revient pour nous sur les conséquences du Brexit.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait du discours de victoire de Nigel Farage le 27 juin 2016 (ITV News) ; extrait du discours de Nigel Farage à la conférence de son parti en 2015 (chaîne YouTube du parti UKIP) ; annonce des résultats du référendum à l'antenne de la BBC le 27 juin 2016 ; extrait d'une séance à la Chambre des communes le 29 mars 2019 (chaîne YouTube de la Chambre des communes) ; extrait du discours de démission de Keir Starmer, le 22 juin 2026 (Reuters).Cet épisode a été diffusé le 22 juin 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hospitality Insiders
Briser la glace, avec Caroline Arditti | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 52:24


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invitée :Quelle meilleure manière de briser la glace que d'immerger son invité dans un bain à 2 degrés ?Ce n'est pas ma technique, mais celle de la dénommée “Ice Queen”, Caroline Arditti !Caroline Arditti est bien plus qu'une simple coach en bains glacés. Elle se définit comme une exploratrice de l'humain, une architecte d'expériences et une créatrice de liens. Originaire de Paris, elle a passé cinq ans en Australie pour ses études avant de se lancer dans le conseil en communication et événementiel. Après 15 ans dans le domaine, elle a fondé ses propres entreprises, Sunshine Makers et Paris Ice Club, pour se consacrer à sa passion : rendre le monde plus humain et l'humain plus vivant ! Caroline utilise ses compétences pour organiser des séminaires et des expériences de déconnexion d'entreprise, se spécialisant dans les icebreakers qui peuvent inclure ou non la glace.Comment les bains glacés permettent de calmer le mental, de gérer les émotions ?Pourquoi la méthode Wim Hof prépare-t-elle le corps et l'esprit à un état de relaxation ?Comment les expériences de première fois peuvent revitaliser le mental, l'émotionnel et le physique ?Est-il possible de trouver du confort dans l'inconfort ?Quels sont ses conseils pour intégrer des moments de déconnexion dans le quotidien professionnel ?Comment des pratiques simples, comme la douche froide, peuvent transformer notre résilience et notre bien-être général ?Toutes les réponses dans notre échange !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Immersion dans la glace00:03:32 - Parcours de Caroline Arditti00:09:17 - Icebreakers pour entreprises00:16:45 - L'humain dans la performance00:24:38 - Le silence et de la déconnexion00:30:00 - Méthode Wim Hof00:39:00 - Commencer la douche froide00:45:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Investir malgré les crises : du Moyen-Orient à l'Afrique, les nouvelles routes du commerce mondial

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 58:57


Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.  

Éco d'ici éco d'ailleurs
Investir malgré les crises : du Moyen-Orient à l'Afrique, les nouvelles routes du commerce mondial

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 58:57


Corridors économiques, nouvelles routes maritimes, investissements innovants, diversification vers l'Afrique : malgré les tensions géopolitiques, les entreprises continuent d'investir. Dans l'attente de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, décideurs économiques et chefs d'entreprise expliquent comment ils s'adaptent à un monde où la géographie redevient un facteur stratégique majeur. Le Moyen-Orient, entre attractivité économique et instabilité géopolitique Depuis plusieurs décennies, le Moyen-Orient s'est imposé comme une région incontournable pour le commerce mondial. Les États du Golfe investissent massivement dans les infrastructures, la logistique, l'énergie, les technologies et les services financiers. Mais la région demeure exposée aux tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales d'hydrocarbures. Malgré ces incertitudes, les investisseurs continuent de croire au potentiel de la région. Pour Khalifah Al Yaqout, avocat d'affaires koweïtien, associé gérant du cabinet Al-Yaqout & Al-Fouzan Legal Group, la priorité reste avant tout la stabilité. Rencontré à l'occasion de l'événement Vision Golfe 2026 organisé par Business France à Paris, il indique que les pays du Moyen-Orient continueront à attirer les compétences internationales et les investissements tant qu'ils préserveront un environnement stable et prévisible. Gérard Mestrallet et le pari du corridor Inde–Moyen-Orient–Europe Ancien dirigeant d'Engie et de GDF Suez, Gérard Mestrallet pilote aujourd'hui pour la France le projet IMEC (India-Middle East-Europe Economic Corridor), lancé lors du sommet du G20 en 2023. L'objectif est ambitieux : relier l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe grâce à un vaste réseau combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques. À l'origine, le corridor reposait sur un itinéraire unique reliant Mumbai à Marseille via les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Mais les crises récentes ont conduit les promoteurs du projet à revoir leur copie. Gérard Mestrallet explique que le corridor s'appuie désormais sur plusieurs routes alternatives afin de limiter les risques liés aux conflits ou aux accidents logistiques. Des ports en Égypte, au Liban et à Oman pourraient ainsi compléter les infrastructures initialement prévues. L'Égypte, le Maroc et plusieurs ports méditerranéens pourraient devenir des points d'entrée stratégiques dans ce nouvel écosystème logistique. Des projets de câbles sous-marins numériques sont également envisagés. Les entreprises françaises regardent désormais vers l'Afrique L'émission donne ensuite la parole à plusieurs entreprises confrontées aux conséquences concrètes des tensions géopolitiques. C'est le cas de Petroseal, société normande spécialisée dans le colmatage de fuites sur installations industrielles à haute pression. Sa directrice opérationnelle Emmanuelle Mayor explique que l'entreprise continue de travailler dans le Golfe mais accélère désormais son développement en Afrique notamment au Nigeria, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Ces pays cherchent à augmenter rapidement leurs capacités de production de pétrole et de gaz, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises de services industrielles. Pour les acteurs de la logistique internationale, la réorientation progressive des flux maritimes vers l'Afrique constitue une tendance de fond. Le contournement de certaines zones à risque favorise de nouvelles connexions avec les ports africains. Le Havre bénéficie notamment de l'intensification des échanges avec l'Afrique de l'Ouest. Le développement du « nearshoring », qui consiste à rapprocher les chaînes d'approvisionnement des marchés finaux, renforce également cette dynamique. Le Havre, carrefour stratégique des échanges mondiaux L'émission se poursuit dans le port du Havre, premier port français pour le commerce maritime international. Kris Danaradjou, directeur général adjoint d'Haropa Port, responsable du développement rappelle que la plateforme traite environ 85 millions de tonnes de marchandises chaque année et plus de trois millions de conteneurs. Malgré les perturbations géopolitiques, les routes commerciales se réorganisent : diversification des fournisseurs énergétiques ; développement de nouvelles escales ; adaptation des chaînes logistiques ; recours à des itinéraires alternatifs. Ludivine Bayon, déléguée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre, présente les investissements réalisés sur Port 2000. Le site accueille certains des plus grands porte-conteneurs du monde et bénéficie d'un accès maritime permanent. Les opérateurs portuaires visent désormais six millions de conteneurs par an à l'horizon 2030, soit quasiment le double du trafic actuel. Cette croissance repose notamment sur : la multimodalité ; le transport fluvial ; le développement ferroviaire ; la décarbonation des activités portuaires. La Normandie face aux mutations du commerce mondial Président de la Chambre de commerce et d'industrie Seine Estuaire, Yves Lefebvre livre une vision optimiste de la situation économique normande. Selon lui, le territoire bénéficie d'une grande diversité d'activités – industrie, aéronautique, naval, agroalimentaire, logistique – qui lui permet de mieux résister aux ralentissements sectoriels. Lorsqu'un secteur traverse une période plus difficile, un autre prend le relais, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme économique local. Yves Lefebvre souligne également l'atout majeur que représentent la façade maritime normande, le port du Havre et l'axe de la Seine pour attirer de nouvelles entreprises et soutenir les exportations. Pourquoi l'Afrique devient incontournable Thomas Courtier, directeur de l'Union portuaire rouennaise, souligne la solidité des relations commerciales avec des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. Chaque année, environ 2 500 navires y font escale. Rouen s'est spécialisé dans le groupage de marchandises, une activité qui consiste à réunir dans un même conteneur des produits provenant de plusieurs fournisseurs afin de réduire les coûts logistiques pour les importateurs africains. Cette expertise repose notamment sur la proximité du port avec l'Île-de-France et sur la présence d'importantes diasporas africaines en région parisienne, qui contribuent au dynamisme des échanges commerciaux. Malgré les crises politiques ou sécuritaires, les volumes restent relativement stables grâce à la diversification des clients et à l'ancienneté des échanges commerciaux.  

Hospitality Insiders
Du housekeeping au Spa de luxe - avec Charlotte Cointement | Épisode 185

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 54:49


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invitée :Et, si le spa était l'un des leviers de performance les plus sous-exploités de l'hôtellerie de luxe ?Mon invitée du jour en est convaincue — et elle l'a prouvé sur le terrain. Charlotte Cointement est Senior Spa Director pour la région EMEA chez Four Seasons. Elle supervise aujourd'hui plusieurs spas Four Seasons. Mais, ce qui rend son parcours vraiment unique, c'est qu'elle a commencé par les chambres avant de basculer dans l'univers du bien-être.J'ai rencontré Charlotte au Congrès International Esthétique & Spa, organisé par Laure Jeandemange — que j'ai reçue à ce micro.Aujourd'hui, nous allons parler biohacking, intégration des technologies dans le SPA et performance bien-sûr.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Le biohacking et l'intégration des technologies dans le soin00:09:00 - La performance économique et le ROI du spa00:17:00 - Management, formation et expérience collaborateur00:26:00 - Un parcours atypique : de l'hébergement à la direction de spa00:34:00 - Supervision multisites et lancement du Yacht Four Seasons00:46:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vertigo - La 1ere
ACTU CULTURELLE

Vertigo - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:06


LʹOpéra de Chambre de Genève devient lʹOpéra Populaire de Genève Locarno récompense le maquilleur Rick Baker Le Prix Lumière du cinéma sera décerné aux frères Coen

Finary Talk
Comment investir 1 million d'€

Finary Talk

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 15:09


L’invité RTL info de 7h50
Nabil Boukili (PTB), député fédéral

L’invité RTL info de 7h50

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 7:50 Transcription Available


Ce mercredi, Martin Buxant reçoit Nabil Boukili (PTB), député fédéral et membre de la commission Relex de la Chambre. Il évoque l'actualité ainsi que la situation internationale.

Les Grosses Têtes
PÉPITE - Laurent Ruquier chambre GuiHome avec les diables rouges

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 2:39


Lundi soir la sélection belge a fait match nul face aux égyptiens alors quand GuiHome ose taquiner ses camarades pour le match des bleus ce soir, Laurent Ruquier monte au créneau ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTLHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hospitality Insiders
Maîtriser sa distribution hôtelière, avec Hopper et Ariane Guevara | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 41:40


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invitée :Ariane Guevara a choisi le côté de la distribution hôtelière et en a fait son parcours professionnel. Jusqu'à intégrer une fintech nouvelle génération !Ariane est une professionnelle accomplie dans le domaine de la distribution hôtelière. Diplômée de l'école hôtelière de Lausanne avec une spécialisation en marketing, elle a commencé sa carrière en sales pour une bed bank en France. Elle a ensuite rejoint Hotel Beds, où elle a joué un rôle crucial dans l'unification des équipes après une fusion majeure. Aujourd'hui, elle travaille pour Hopper, une entreprise qui se positionne comme un challenger sur le marché des OTA (Online Travel Agencies), avec une approche centrée sur l'innovation technologique et la finTech.Quelles sont les tendances actuelles et futures de la distribution hôtelière ?Quelle est la part croissante des canaux digitaux et des technologies émergentes comme l'intelligence artificielle ?Comment Hopper utilise des algorithmes de machine learning pour offrir des solutions innovantes, telles que la flexibilité des annulations et le gel des tarifs ?Comment améliorer l'expérience utilisateur, mais également une valeur ajoutée aux partenaires hôteliers ?Quels sont tes conseils pour les hôteliers qui cherchent à naviguer dans ce paysage en constante évolution ?Toutes les réponses dans notre échange !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.Cet épisode est produit en partenariat avec Hopper. Un grand merci aux équipes pour leur collaboration et leur professionnalisme.3️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:01:05 - Parcours professionnel d'Ariane Guevara00:05:26 - Présentation de la Fintech Hopper00:07:31 - Habitudes de consommation de la Génération Z00:11:30 - Flexibilité des réservations00:16:10 - Positionnement de Hopper en Europe00:21:30 - Stratégie d'acquisition clients00:29:10 - Conseils pour la distribution hôtelière en France00:35:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les journaux de France Culture
Le château de Versailles dévoile la chambre "privée" du roi, après quarante ans de chantier

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 3:12


durée : 00:03:12 - Les journaux de France Culture - Depuis le 14 avril dernier, la chambre de l'appartement intérieur ("privé") du roi apparaît comme en 1774-1775, à l'avènement de Louis XVI. Après des travaux estimés par la direction de Versailles à environ 10 millions d'euros, sur la base d'un simple échantillon d'étoffe et de quelques notes. - réalisation : Marion Ferrère - invités : Laurent Salomé Directeur du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Hospitality Insiders
Le rôle du réceptionniste nouvelle génération | Épisode 184

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 8:56


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'épisode :Si je vous dis réceptionniste, vous imaginez quoi ? Quelqu'un derrière un comptoir qui remet des clés, répond au téléphone, fait le check-in / check-out.Pourtant, ce métier a radicalement muté — et les compétences d'avant ne sont plus suffisantes.À la fin de cet épisode, vous aurez une grille claire des compétences du réceptionniste nouvelle génération — et vous comprendrez pourquoi ça change tout pour un hôtel.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Du réactif au proactif00:04:00 - Du logistique au psychologue de terrain00:05:30 - Du silo au chef d'orchestre transversal00:07:00 - De polyvalent à technocompétent00:08:00 - ConclusionSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
La Bolivie toujours sous tension, le président Rodrigo Paz durcit son discours

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 30:00


Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer.   Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold.   L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028.   Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Finary Talk
La vraie vie des ultra-riches (racontée par leurs banquiers privés)

Finary Talk

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 51:29


Dans ce Finary Talk je vous amène avec moi dans les coulisses de l'univers ultra exclusif de la banque privée. ***

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Au Moyen-Orient comme aux États-Unis, Donald Trump a-t-il perdu la main ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 23:33


L'émission 28 minutes du 09/06/2026 Au Moyen-Orient comme aux États-Unis, Donald Trump a-t-il perdu la main ? Le 14 juin, Donald Trump célèbrera ses 80 ans à la Maison Blanche où se tiendra pour l'occasion un gala de MMA, sport de combat qu'il apprécie particulièrement. L'occasion pour lui de montrer qu'il n'a rien perdu de son “punch” alors qu'il n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages autant sur des questions économiques que sur son action à l'international. 100 jours après le début de la guerre avec l'Iran, l'armée américaine n'a atteint aucun de ses objectifs. La semaine dernière, la Chambre des représentants a adopté un texte ordonnant le retrait des troupes américaines engagées contre l'Iran, grâce aux voix de quatre députés républicains. Même si Donald Trump dispose d'un droit de veto, cette résolution marque une dissension au sein de son parti, à cinq mois des élections de mi-mandat. On en débat avec  Tara Varma, directrice au German Marshall Fund of the United States, Elisa Chelle, politologue, spécialiste des États-Unis et Pierre Bourgois, maître de conférences en science politique, spécialiste de la politique étrangère américaine.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 9 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
L'histoire de la vanille / Donald Trump est-il en train de perdre la main ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 45:48


L'émission 28 minutes du 09/06/2026 L'histoire palpitante de la vanille, l'épice indomptable qui a conquis le monde Aujourd'hui, la vanille est un incontournable de notre alimentation, des yaourts aux cafés aromatisés. Pourtant, son histoire reste méconnue à commencer par son origine mexicaine et non malgache. Depuis plusieurs décennies, la vanille de synthèse est largement utilisée par les industriels. En 2007, un chercheur japonais a même réussi à en élaborer à partir de bouse de vache. L'historien franco-canadien, Éric Jennings, nous plonge dans l'histoire de cette épice qui a conquis le monde dans “Une histoire globale de la vanille” (éditions du CNRS).  Au Moyen-Orient comme aux États-Unis, Donald Trump a-t-il perdu la main ? Le 14 juin, Donald Trump célèbrera ses 80 ans à la Maison Blanche où se tiendra pour l'occasion un gala de MMA, sport de combat qu'il apprécie particulièrement. L'occasion pour lui de montrer qu'il n'a rien perdu de son “punch” alors qu'il n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages autant sur des questions économiques que sur son action à l'international. 100 jours après le début de la guerre avec l'Iran, l'armée américaine n'a atteint aucun de ses objectifs. La semaine dernière, la Chambre des représentants a adopté un texte ordonnant le retrait des troupes américaines engagées contre l'Iran, grâce aux voix de quatre députés républicains. Même si Donald Trump dispose d'un droit de veto, cette résolution marque une dissension au sein de son parti, à cinq mois des élections de mi-mandat.  On en débat avec  Tara Varma, directrice au German Marshall Fund of the United States, Elisa Chelle, politologue, spécialiste des États-Unis et Pierre Bourgois, maître de conférences en science politique, spécialiste de la politique étrangère américaine. Enfin, Xavier Mauduit nous raconte l'histoire de Sijilmassa, l'une des cités médiévales les plus importantes du Maroc alors que cette dernière est au cœur d'une polémique. Marie Bonnisseau s'intéresse au mouvement Stop Killing Games qui lutte pour préserver l'accès aux jeux vidéo après leur désactivation.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 9 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Hospitality Insiders
Immobilier hôtelier, avec Jean-Marc Andreola | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 50:42


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invité :Vous êtes vous déjà demandé comment les biens immobiliers arrivaient entre les mains des hôteliers et comment ils étaient négociés ?Moi, oui, et pour y répondre, j'ai invité Jean-Marc Andreola !Issu lui-même d'une famille d'hôteliers, Jean-Marc a assuré pendant de longues années la fonction de Secrétaire Général du Syndicat Français de l'Hôtellerie, avant de créer à l'âge de 30 ans en 1989 sa propre structure spécialisée dans l'immobilier hôtelier : Imhotel.Il est un acteur majeur dans le domaine du Conseil, de la Transaction et des Fusions Acquisitions sur le marché hôtelier parisien. Sa compétence d'expert en hôtellerie le place en spécialiste reconnu et lui donne une position privilégiée auprès des investisseurs privés, institutionnels français ou étrangers et des grandes familles d'hôteliers.Quelle est la différence entre les murs et les fonds de commerce ?Quelles sont les tendances actuelles du marché, et l'impact des événements internationaux comme les Jeux Olympiques ?Comment la rareté des nouvelles constructions à Paris contribue à la valorisation des actifs existants ?Pourquoi investir dans l'hôtellerie parisienne peut être une valeur refuge ?Toutes les réponses dans notre échange !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:01:00 - Rôle d'un broker en fusion-acquisition hôtelière00:04:00 - Parcours de Jean-Marc et création de son agence00:06:30 - Panorama et spécialité de l'immobilier hôtelier à Paris00:11:00 - Évolution du marché et rôle des investisseurs internationaux00:19:00 - Impact des crises sur le marché hôtelier00:32:00 - Influence des Jeux Olympiques sur l'hôtellerie parisienne00:39:00 - Conseils pour les futurs investisseurs hôteliers00:42:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Musiques du monde
#SessionLive Gaëlle Solal et Malaka

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


Du live partant d'Auvergne à la Guadeloupe, de Marseille à Bruxelles avec un stop chez Villa-Lobos !   Notre première invitée est la guitariste Gaëlle Solal pour la sortie de l'album Rio avec l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sous la direction de Roberto Beltran Zavala. Pour la #SessionLive, Gaëlle Solal est en solo guitare Si la flamboyante guitariste Gaëlle Solal a compris une chose entre toutes, c'est qu'il lui fallait un détour pour arriver au but. Sa fréquentation assidue des musiciens du Brésil - à Rio ou ailleurs - lui confère la maîtrise de la langue et l'aisance des rythmes carioca qui font, depuis plus d'un siècle déjà, partie de notre paysage musical. Du Choro à la Maxixe, le choix de ces musiques, aussi nostalgiques qu'intranquilles, nous téléporte en ce coin du monde qui continue de nous fasciner parce qu'il n'a jamais fini de se transformer. Des racines du Brejeiro d'Ernesto Nazareth au Concerto du maître aux plus de mille opus, Heitor Villa-Lobos en passant par l'intuition populaire de Chiquinha Gonzaga, Gaëlle Solal nous emmène jusqu'à la célébration inspirée du mythe du Saci, esprit malin de Rio devenu par la voix de la compositrice Clarice Assad un concerto pour l'instrument roi de ce Brésil que nous avons tant rêvé d'entendre de si près. Titres interprétés au grand studio : - Une Cadence (Heitor Villa-Lobos) Live RFI - Des cadences (Clarice Assad), extrait de l'album - Andantino e andante Live2.  Line Up : Gaëlle Solal (guitare). Son : Jérémie Besset, Benoît Letirant. ► Album Rio (Fuga Libera/Outhere Music) avec l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sus la direction de Roberto Beltran Zavala. Site - Instagram.   Puis #SessionLive du groupe Malaka pour la sortie de l'EP Mang MALAKA est un duo formé par les sœurs Laurina et Sacha qui mêlent folk, soul et influences afro-créoles. Leurs voix s'entrelacent dans des harmonies à la fois lumineuses et puissantes portées par une base organique où les percussions de Timothée Faure apportent relief et ancrage à leur musique. Nourries par leurs racines, elles explorent des thèmes comme l'origine, le métissage et l'intime. Révélées sur scène avec plus de 250 concerts en seulement trois ans, la complicité des deux sœurs est palpable : guitare, percussions et harmonies envoûtantes composent un moment suspendu, entre intensité et lâcher-prise.  Titres interprétés au grand studio : - Blacky blood (couplée avec Mercy en mode Medley) Live RFI   - Ulo Feat. Flavia Coelho  - Aou Live RFI.  Line Up : Laurina Moisa (guitare, voix), Sacha Moisa (guitare, voix), Timothée Faure (batterie). Son : Jérémie Besset, Benoît Letirant. ► EP Mang (InTempo Musique 2026). Instagram - Green Piste.

Musiques du monde
#SessionLive Gaëlle Solal et Malaka

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


Du live partant d'Auvergne à la Guadeloupe, de Marseille à Bruxelles avec un stop chez Villa-Lobos !   Notre première invitée est la guitariste Gaëlle Solal pour la sortie de l'album Rio avec l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sous la direction de Roberto Beltran Zavala. Pour la #SessionLive, Gaëlle Solal est en solo guitare Si la flamboyante guitariste Gaëlle Solal a compris une chose entre toutes, c'est qu'il lui fallait un détour pour arriver au but. Sa fréquentation assidue des musiciens du Brésil - à Rio ou ailleurs - lui confère la maîtrise de la langue et l'aisance des rythmes carioca qui font, depuis plus d'un siècle déjà, partie de notre paysage musical. Du Choro à la Maxixe, le choix de ces musiques, aussi nostalgiques qu'intranquilles, nous téléporte en ce coin du monde qui continue de nous fasciner parce qu'il n'a jamais fini de se transformer. Des racines du Brejeiro d'Ernesto Nazareth au Concerto du maître aux plus de mille opus, Heitor Villa-Lobos en passant par l'intuition populaire de Chiquinha Gonzaga, Gaëlle Solal nous emmène jusqu'à la célébration inspirée du mythe du Saci, esprit malin de Rio devenu par la voix de la compositrice Clarice Assad un concerto pour l'instrument roi de ce Brésil que nous avons tant rêvé d'entendre de si près. Titres interprétés au grand studio : - Une Cadence (Heitor Villa-Lobos) Live RFI - Des cadences (Clarice Assad), extrait de l'album - Andantino e andante Live2.  Line Up : Gaëlle Solal (guitare). Son : Jérémie Besset, Benoît Letirant. ► Album Rio (Fuga Libera/Outhere Music) avec l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sus la direction de Roberto Beltran Zavala. Site - Instagram.   Puis #SessionLive du groupe Malaka pour la sortie de l'EP Mang MALAKA est un duo formé par les sœurs Laurina et Sacha qui mêlent folk, soul et influences afro-créoles. Leurs voix s'entrelacent dans des harmonies à la fois lumineuses et puissantes portées par une base organique où les percussions de Timothée Faure apportent relief et ancrage à leur musique. Nourries par leurs racines, elles explorent des thèmes comme l'origine, le métissage et l'intime. Révélées sur scène avec plus de 250 concerts en seulement trois ans, la complicité des deux sœurs est palpable : guitare, percussions et harmonies envoûtantes composent un moment suspendu, entre intensité et lâcher-prise.  Titres interprétés au grand studio : - Blacky blood (couplée avec Mercy en mode Medley) Live RFI   - Ulo Feat. Flavia Coelho  - Aou Live RFI.  Line Up : Laurina Moisa (guitare, voix), Sacha Moisa (guitare, voix), Timothée Faure (batterie). Son : Jérémie Besset, Benoît Letirant. ► EP Mang (InTempo Musique 2026). Instagram - Green Piste.

Esprits Libres
Guerre au Moyen-Orient : « le Congrès américain réaffirme que le pouvoir n'est pas totalement dans les mains du président » constate Jean-Marie Colombani

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 12:26


Dans cet épisode d'Esprits Libres, Géraldine Woessner, rédactrice en chef du magazine Le Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr, analysent les derniers développements politiques aux États-Unis et en France.Aux États-Unis, le Congrès semble montrer les muscles face à Donald Trump. Le Sénat a entamé un marathon législatif sur des sujets sensibles comme les finances de la police, l'immigration ou encore la construction de la salle de bal de la Maison Blanche. Certains élus républicains affichent également leur hostilité à la Chambre des représentants, où un vote a été adopté pour ordonner la fin de la guerre en Iran. Jean-Marie Colombani décrypte cette évolution, soulignant que le Congrès cherche à réaffirmer son pouvoir face à un président Trump qui a fait preuve de "désinvolture" vis-à-vis des institutions. Géraldine Woessner ajoute que ces tensions politiques interviennent à l'approche des élections de mi-mandat, qui s'annoncent difficiles pour les républicains.En France, l'affaire Lyhanna, cette jeune collégienne disparue dans le Gers, suscite une vive émotion. Le principal suspect, déjà connu de la justice pour des faits similaires, a été mis en examen. Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani s'accordent pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice française, pointant du doigt le manque de moyens et de priorité accordés à la lutte contre les violences sexuelles, notamment envers les mineurs. Ils appellent à une réforme en profondeur du système judiciaire pour mieux prévenir et punir ces actes.Pour terminer, un hommage à la dessinatrice iranienne Marjane Satrapi, décédée à l'âge de 56 ans, est rendu. Géraldine Woessner souligne l'importance de son œuvre, notamment sa bande dessinée autobiographique "Persepolis", qui a permis de rendre sa fierté à tout un peuple et de montrer la place des femmes dans la résistance au régime des mollahs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hospitality Insiders
Acheter un château avec ses auditeurs - Jérémy Nabais | Épisode 183

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 63:20


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invité :Et, si 2 000 inconnus pouvaient acheter ensemble un château du XIVᵉ siècle, le rénover, et en faire un lieu vivant ? C'est exactement ce que Jéremy Nabais a fait — avec ses auditeurs. Jérémy est l'animateur de Ça fait un bail !, un podcast sur l'immobilier. Mais, récemment, il est devenu propriétaire du Domaine de Fontenay, à quelques kilomètres de Paris. Un domaine de 12 hectares dans la Sarthe acheté en crowdfunding.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - La genèse du projet et la rencontre des associés00:12:00 - Le passage de l'immobilier à l'hospitalité00:20:00 - Une ingénierie financière hybride et innovante00:26:00 - Opérations, rénovation communautaire et outils "geeks"00:35:00 - Vision future et l'importance du contenu00:47:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À la une
Cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban

À la une

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 22:58


Israël et le Liban ont conclu un accord de cessez-le-feu total, conditionnel au retrait et à l'arrêt des tirs du Hezbollah. Parallèlement à Washington, la Chambre des représentants inflige un affront à Donald Trump en votant une résolution qui ordonne la fin de l'engagement des troupes américaines dans la guerre en Iran.

Le van Beethoven
Robin Ticciati, un chef charismatique

Le van Beethoven

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 88:38


durée : 01:28:38 - par : Aurélie Moreau - Directeur musical du Festival de Glyndebourne et membre honoraire de l'Orchestre de Chambre d'Europe, Robin Ticciati est régulièrement invité à diriger de prestigieux orchestres en Europe et aux USA. Aujourd'hui : Dvořák, Brahms, Fauré, Schumann… - réalisation : Cécile Bonnet des Claustres, Thomas Guinegagne, Stéphane Poitevin - invités : Aurélie Moreau Productrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Finary Talk
J'ai enquêté sur la fortune de la famille la plus riche d'Asie

Finary Talk

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 19:05


Chaque seconde, il gagne 337 dollars. Chaque minute, 20 000 dollars. Et chaque jour, 29 millions de dollars. C'est Mukesh Ambani.***

SBS French - SBS en français
Le journal du 02/06/2026: Les travailleurs australiens bénéficieront d'une augmentation de salaire de 4,7%

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 14:12


Près de trois millions de travailleurs australiens bénéficieront d'une augmentation de salaire de 4,7 %. La Fair Work Commission a décidé que le salaire minimum, actuellement de 24,95 dollars australiens, passerait à 26,44 dollars australiens de l'heure pour les employés les moins bien rémunérés à compter du 1er juillet 2026. Les syndicats réclamaient une augmentation de 6 %, tandis que la Chambre de commerce et d'industrie australienne demandait une hausse de 3,5 %.Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts

Aujourd'hui l'économie
Le géant chinois Huawei au cœur d'une fracture européenne entre sécurité et économie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:37


L'Union européenne souhaite renforcer sa cybersécurité en limitant la présence des fournisseurs chinois dans ses infrastructures critiques. Mais cette stratégie se heurte à l'opposition de l'Allemagne et de l'Espagne, qui redoutent les conséquences économiques d'un retrait de Huawei. Derrière ce bras de fer se dessinent les enjeux de souveraineté technologique, de dépendance industrielle et de relations commerciales avec la Chine. Au cœur de cette nouvelle mésentente européenne se trouve le géant chinois Huawei. Depuis plusieurs années, l'entreprise s'est imposée comme l'un des principaux fournisseurs d'équipements de télécommunications dans le monde. Huawei fabrique notamment des antennes 5G, des infrastructures internet, des serveurs ou encore des solutions de cloud. Grâce à des équipements souvent moins coûteux et parfois plus avancés technologiquement que ceux de ses concurrents européens, le groupe chinois a progressivement gagné des parts de marché sur le continent. Résultat : de nombreux opérateurs européens ont intégré du matériel Huawei dans leurs réseaux de télécommunications. Mais cette présence massive inquiète aujourd'hui Bruxelles. Car au-delà des simples équipements, les réseaux de télécommunications sont devenus des infrastructures stratégiques. Contrôler les réseaux, c'est aussi contrôler une partie de l'économie numérique, des communications et des services essentiels. C'est précisément ce qui alimente les inquiétudes occidentales. Depuis plusieurs années, les États-Unis accusent Huawei d'entretenir des liens étroits avec le pouvoir chinois et de représenter un risque pour la sécurité des infrastructures critiques. À lire aussiComment le chinois Xiaomi talonne Apple et Samsung sur le marché mondial du smartphone Bruxelles veut durcir les règles de cybersécurité Jusqu'à présent, l'Union européenne est restée relativement prudente sur le dossier Huawei. Mais la situation évolue. La Commission européenne prépare actuellement une réforme de sa législation sur la cybersécurité. Son objectif est de permettre l'exclusion progressive des fournisseurs considérés comme « à haut risque » des infrastructures critiques européennes. Même si Huawei n'est pas explicitement mentionné dans le texte, l'entreprise chinoise apparaît clairement comme l'une des principales cibles de cette future réglementation. Le problème est que l'Europe s'est largement équipée avec ces technologies au cours des dernières années. Remplacer ces infrastructures ne reviendrait pas simplement à changer quelques antennes. Cela impliquerait de reconstruire une partie importante des réseaux numériques européens. Et la facture pourrait être particulièrement élevée. La Commission européenne estime déjà que le remplacement des équipements concernés représenterait plusieurs milliards d'euros d'investissements. Selon une étude commandée par la Chambre de commerce chinoise auprès de l'Union européenne, le coût pourrait même atteindre près de 370 milliards d'euros d'ici à 2030 si les fournisseurs chinois étaient exclus de nombreux secteurs stratégiques. L'Allemagne et l'Espagne redoutent les conséquences économiques C'est précisément pour cette raison que certains États membres, notamment l'Allemagne et l'Espagne, se montrent réticents face aux projets de Bruxelles. L'Allemagne entretient des liens économiques étroits avec la Chine. Les constructeurs automobiles allemands réalisent une part importante de leurs ventes sur le marché chinois, tandis que de nombreuses industries du pays restent fortement dépendantes des chaînes d'approvisionnement chinoises. Berlin se retrouve donc dans une position délicate. D'un côté, les autorités allemandes reconnaissent les enjeux liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique. De l'autre, elles redoutent les conséquences économiques d'un affrontement avec Pékin. Cette inquiétude est renforcée par les menaces de représailles formulées par la Chine. Pékin a déjà prévenu qu'il pourrait prendre des contre-mesures si Huawei était exclu des réseaux européens.  L'Espagne partage également cette prudence. Madrid cherche depuis plusieurs années à attirer les investissements chinois, notamment dans les secteurs des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Derrière la bataille autour de Huawei apparaît donc une fracture plus large au sein de l'Union européenne. Le débat dépasse désormais la seule question des télécommunications. Il touche à la capacité du continent à devenir souverain technologiquement tout en préservant ses intérêts économiques. Car l'Union européenne se retrouve aujourd'hui coincée entre deux grandes puissances. D'un côté, les États-Unis poussent leurs alliés à réduire leur dépendance à la Chine. De l'autre, Pékin demeure un partenaire commercial essentiel pour de nombreuses économies européennes. Toute la difficulté pour les États membres consiste désormais à trouver un équilibre entre sécurité, souveraineté technologique et intérêts économiques. Un défi qui pourrait façonner les relations entre l'Europe et la Chine pour les années à venir. À lire aussiCorruption: le scandale Huawei ébranle le Parlement européen, deux ans après le Qatargate

Hospitality Insiders
Les Aubergistes Lyonnais, avec Loïc Renart | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 44:51


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invité :C'est un aubergiste lyonnais que je reçois aujourd'hui. Loïc Renart a grandi dans les hôtels et continue d'y développer sa vie.En 2012, il décide de reprendre l'affaire familiale, le Globe et Cecil, injectant une nouvelle vision entrepreneuriale. Loïc s'est également engagé dans le Centre des Jeunes Dirigeants, où il a pu développer une perspective plus large sur son métier, se définissant davantage comme un entrepreneur qu'un hôtelier traditionnel.Loïc partage sa vision de l'hôtellerie comme des lieux de vie et de rencontre, au-delà du simple hébergement.Aujourd'hui, Les Aubergistes Lyonnais regroupent 3 établissements et 2 comptoirs, situés à quelques minutes à pied les uns des autres.Quel est le secret pour transformer un héritage familial en une aventure entrepreneuriale florissante ?Comment les événements tragiques de 2015 ont renforcé sa conviction que son métier était centré sur la relation humaine ?Comment créer des espaces qui ne sont pas seulement des lieux de passage, mais des "places de vie locale" ?Pourquoi s'engager envers ses collaborateurs, qu'il considère comme essentiels à l'enchantement de ses hôtes ?Quels sont les défis financiers de la croissance de son entreprise et comment rester fidèle à ses valeurs d'authenticité et de relation humaine ?Toutes les réponses dans notre échange !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.Cet épisode est produit en partenariat avec Les Aubergistes Lyonnais. Un grand merci aux équipes pour leur collaboration et leur professionnalisme.3️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:01:54 - Parcours de Loïc Renart00:04:27 - Développement d'une collection00:12:52 - L'humain et le management00:25:15 - Déconnexion en montagne00:30:17 - Entreprise à mission00:35:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

En pistes ! L'actualité du disque classique
Martinů : Musique de chambre - Ambroise Aubrun, Jocelyn Aubrun, Steven Vanhauwaert

En pistes ! L'actualité du disque classique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 11:58


durée : 00:11:58 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Compositeur au cosmopolitisme inné, la musique de Martinů témoigne d'une curiosité insatiable pour les styles musicaux variés. La musique de chambre occupe une place centrale dans son œuvre prolifique. Ce nouvel enregistrement présente des œuvres écrites entre 1937 et 1945. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Disque classique du jour
Martinů : Musique de chambre - Ambroise Aubrun, Jocelyn Aubrun, Steven Vanhauwaert

Le Disque classique du jour

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 11:58


durée : 00:11:58 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Compositeur au cosmopolitisme inné, la musique de Martinů témoigne d'une curiosité insatiable pour les styles musicaux variés. La musique de chambre occupe une place centrale dans son œuvre prolifique. Ce nouvel enregistrement présente des œuvres écrites entre 1937 et 1945. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Finary Talk
Le piège du paiement en 3 fois expliqué

Finary Talk

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 18:23


69% des Français ont déjà eu recours au paiement en plusieurs fois.Est-ce un outil financier qui vous rend service, ou un piège qui vous appauvrit ?***

Hospitality Insiders
L'IA en hôtellerie, comment amorcer la transformation ? Avec Frederick Buhr | Épisode 182

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later May 28, 2026 43:55


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invité :Et, si l'hôtel du futur n'était pas sur Terre ? Frederick Buhr a commencé sa carrière à l'ouverture du Peninsula à New York — une marque chère à mon cœur. Depuis, il a cofondé une des premières agences digitales dédiées au tourisme, construit les premiers OTAs dans les années 2000, piloté des projets IA… et il vient de coécrire un livre sur l'IA et l'hospitalité, le tout enrobé de science-fiction.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Parcours de Frederic Buhr00:06:00 - L'IA dans l'industrie hôtelière00:16:00 - Formation, éducation et IA00:23:00 - Le livre "Hospitality Management: The AI Revolution"00:37:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hospitality Insiders
Ils veulent le titre mais pas les responsabilités | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later May 25, 2026 12:59


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'épisode :Ils veulent le titre mais pas les responsabilités ! C'est l'accroche d'un de mes derniers posts Linkedin qui a fait beaucoup débat.Cette semaine, j'explore le sujet car depuis la rentrée, je donne beaucoup de cours en école hôtelière.Quand je demande à mes étudiants, ils veulent quasiment tous êtres des managers ou des dirigeants.Mais il n'y aura pas de postes de managers pour tous. Tout le monde n'est pas prêt à endosser les responsabilités qui vont avec le management...On considère le management comme une évolution naturelle de carrière, or, c'est une compétence !Et, il faut du temps pour devenir un bon manager.Dans un métier de terrain comme l'hôtellerie, être manager signifie faire plus d'heures, plus de sacrifices.Être manager, c'est difficile. Surtout au début. Puis on se développe et cela devient plus aiséJe partage mes conseils aux écoles, aux entreprises, aux jeunes pour synchroniser les intérêts de chacun.À tous, soyez patients et pratiquez l'amélioration continue au quotidien.Et n'oubliez jamais que le management ne s'apprend pas en un matin. Il se vit tous les jours sur le terrain !2️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !3️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:00:30 - Les jeunes sur le marché du travail00:01:14 - Le rôle de manager00:02:42 - Le management, une compétence acquise00:04:45 - Complexité et efforts nécessaires pour être manager00:07:10 - L'amélioration continue00:08:30 - Conseils aux jeunes et employeurs00:10:06 - ConclusionSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
«Les prix sont excessifs»: au Maroc, difficile d'acheter des moutons pour célébrer l'Aïd el-Kébir

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:31


La Tabaski a lieu mercredi 27 mai au Maroc. L'Aïd el-Kébir, comme on l'appelle au Maghreb, aura une saveur particulière cette année dans le royaume. En 2025, il n'y avait pas eu de sacrifices de moutons. Le roi Mohammed VI avait appelé les Marocains à ne pas l'accomplir pour préserver le budget déjà serré des ménages, dans un contexte de sécheresse et de diminution du cheptel. Les Marocains ont donc repris le chemin des marchés aux moutons. De notre correspondant à Casablanca, À l'ombre du minaret de la mosquée Hassan II, qui culmine à 200 mètres de haut, un marché est installé en plein cœur de Casablanca. Amine et Ilham, frères et sœurs, viennent d'arriver. Ils ont le sourire pour l'instant : « J'ai trois enfants. L'année dernière, on ne l'a pas célébré. Là, les pauvres voient les gens en train d'acheter des moutons et nous, on en n'achèterait pas ? C'est pas possible. On va le faire même si on va devoir faire des sacrifices, même s'il le faut que je vende un objet de valeur. » Ils sont venus acheter trois moutons, avec un budget plutôt conséquent. Ils sont prêts à débourser jusqu'à 500 euros par bête. Après un petit tour du marché, c'est la déception pour Ilham : « Les prix sont excessifs. On ne peut rien acheter ici. Ça oscille entre 650 et 700 euros, c'est beaucoup. Comme il n'y a pas eu de sacrifice l'année dernière, on s'attendait à ce que ça soit moins cher cette année. Et en fait, les prix ont doublé ! Dans ce cas-là, on ne pourra pas acheter. C'est abusé, je ne vais pas acheter 650 euros un mouton qui coûte normalement 300 à 400 euros. » Le gouvernement du Maroc promettait pourtant des tarifs accessibles cette année grâce à la reconstitution du cheptel – neuf millions de têtes d'ovins et de caprins disponibles pour l'Aïd –, mais la polémique enfle, car les prix ont explosé. À lire aussiAïd el-Kebir, Aïd al-Adha ou Tabaski: une des fêtes les plus importantes de l'islam Des coûts importants pour les éleveurs  Il y a une semaine, à la Chambre des représentants, un débat sur le prix du mouton a même donné lieu à une passe d'armes entre parlementaires. Le gouvernement a finalement annoncé, quelques jours avant la fête, des mesures « exceptionnelles et temporaires » pour mieux encadrer les marchés et lutter contre la spéculation. Amine, le frère d'Ilham n'est pas vraiment convaincu : « Je ne sais pas pourquoi c'est aussi cher. Il y a eu des subventions. L'année dernière, on n'a pas sacrifié pour avoir plus d'offres en 2026. On a eu un hiver pluvieux, alors qu'avant, ils justifiaient la hausse des prix par la sécheresse. » Tahar est un revendeur de moutons. Il achète les bêtes et les engraisse pendant quelques mois juste avant l'Aïd : « L'agriculteur a des coûts plus importants désormais. Avant, il avait tout à sa disposition chez lui. Il ne dépensait rien pour ses bêtes. Il pouvait te vendre un mouton à 300 euros tout en gagnant de l'argent ! Mais actuellement, et surtout avec la succession des années de sécheresse, il a beaucoup de choses à acheter. Même si cette année a été plus clémente, il n'en profite pas encore. » Les agriculteurs ont dû se tourner vers l'achat d'aliments pour bétail. Beaucoup de Marocains repartent du marché les mains vides ce jour-là. La pression sociale reste forte, mais ils sont de plus en plus nombreux à renoncer au sacrifice et à revendiquer ce choix. À lire aussiLe Maroc célèbre un Aïd el-Kébir sans sacrifice du mouton après l'appel du roi Mohammed VI

En pistes, contemporains !

durée : 00:44:19 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - L'émission s'ouvre avec le Chœur de Chambre d'Helsinki qui met à l'honneur les pièces chorales de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho et de l'estonienne Helena Tulve. Nous resterons en Estonie avec la musique pour piano de Tonu Korvits sous les doigts de Mihkel Poll. - réalisation : Lionel Quantin, Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C'est votre argent
Le top / flop de la semaine : Ratio entre les blessés et les morts sur les champs de bataille -- 22/05

C'est votre argent

Play Episode Listen Later May 22, 2026 3:10


Vendredi 22 mai, le ratio entre les blessés et les morts sur les champs de bataille, l'enquête de la Chambre de Commerce et d'Industrie sur le moral des entrepreneurs français, la nouvelle version du CHIPS Act américain, ainsi que le bon classement de la France en matière des projets d'investissements internationaux, ont été abordés par nne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeur d'économie à la Sorbonne, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Léa Dunand-Chatellet, responsable de l'investissement responsable chez DNCA Finance, et Alain Pitous, senior advisor chez Ai for Alpha, reçus par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez la en podcast.

Klassik aktuell
Christian Zacharias spielt Chopins Klavierkonzerte

Klassik aktuell

Play Episode Listen Later May 22, 2026 3:43


Pianist Christian Zacharias mit dem Orchestre de Chambre de Lausanne: Diese Aufnahme ist zwar schon über 20 Jahre alt, wurde nun aber neu aufgelegt.

spielt chambre orchestre chopins christian zacharias klavierkonzerte
Au coeur de l'orchestre
Benjamin Britten et l'orchestre (1/4) : Des cordes à l'orchestre de chambre

Au coeur de l'orchestre

Play Episode Listen Later May 21, 2026 28:49


durée : 00:28:49 - par : Christian Merlin - Dans notre série sur les symphonistes britanniques, nous sommes passés trop vite sur Benjamin Britten (1913-1976), qui méritait bien un épisode pour lui tout seul, tant il laisse une œuvre lyrique et symphonique captivante et émouvante où l'orchestre déploie une palette expressive inépuisable. - réalisation : Marie Grout, Soizic Noël Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Au coeur de l'orchestre
Benjamin Britten et l'orchestre (2/4) : De l'orchestre de chambre à l'orchestre symphonique

Au coeur de l'orchestre

Play Episode Listen Later May 21, 2026 28:45


durée : 00:28:45 - par : Christian Merlin - Dans notre série sur les symphonistes britanniques, nous sommes passés trop vite sur Benjamin Britten (1913-1976), qui méritait bien un épisode pour lui tout seul, tant il laisse une œuvre lyrique et symphonique captivante et émouvante où l'orchestre déploie une palette expressive inépuisable. - réalisation : Marie Grout, Soizic Noël Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Hospitality Insiders
Pourquoi former ne suffit pas | Épisode 181

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later May 21, 2026 10:09


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'épisode :On a tous vécu ça : une formation inspirante… et deux semaines plus tard, rien n'a changé. Ni les équipes. Ni les comportements. Ni la culture. Pas parce que la formation était mauvaise. Parce que former ne suffit pas.Et si le problème, ce n'était pas la formation… mais ce qu'on en fait après ?La clé, c'est ce qui se passe après la formation, avec les rituels du quotidien.Je vous partage mon modèle en 4 étapes.Former ses équipes, c'est bien. Créer les conditions pour que ça dure, c'est mieux.Pour cela, téléchargez la fiche bonus de cet épisode pour passer de la formation à la transformation durable !C'est concret, actionnable, et gratuit !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Le constat : La confusion entre apprendre et changer00:03:00 - L'obstacle majeur : La courbe de l'oubli00:05:00 - La formation comme « divertissement professionnel »00:06:00 - Le modèle de transformation en quatre étapes00:09:00 - La solution Hospitality Insiders et le passage à l'actionSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bruno dans la radio
Ducon Ducon du 20 mai - Il croyait à un problème de chasse d'eau et découvre un cobra royal dans les toilettes de sa chambre d'hôtel

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later May 20, 2026 1:21


Chaque matin, l'équipe vous parle du con du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hospitality Insiders
Design intérieur d'hôtels, avec Teresa Gazier | Rediffusion

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later May 18, 2026 35:09


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invitée :C'est un nouvel épisode international ! Dans lequel nous allons parler design d'intérieur, avec Teresa Gazier !Teresa est une architecte d'intérieur originaire de Porto, au Portugal. Avec une formation en architecture acquise à Porto et en Suisse, elle a fondé sa propre entreprise spécialisée dans le design d'intérieur et le "procurement" (approvisionnement) pour l'hôtellerie. Avec son mari, ils ont créé leur agence Moodies Interiors, et participent à la création d'espaces hôteliers uniques en combinant design personnalisé et sourcing local.Comment marier l'architecture traditionnelle avec des concepts modernes de design intérieur ?Comment travailler avec les hôteliers pour créer des espaces qui répondent aux besoins fonctionnels et esthétiques ?Comment gérer la durabilité et l'impact environnemental des matériaux utilisés ?Comment la créativité et le design peuvent améliorer l'expérience des utilisateurs finaux, qu'il s'agisse des clients ou des employés d'un hôtel ?Toutes les réponses dans notre échange !2️⃣ Notes et références :Moodies InteriorsProjets FF&E et OS&E, avec Sébastien RomiszviliArchitecture et hôtellerie, avec Thomas HostacheLe livre : L'Enfant, la Taupe, le Renard et le Cheval de Charlie Mackesy3️⃣ Pour contacter l'invitée :Via Instagram ou LinkedinVia son mail- teresa@moodiesinteriors.com4️⃣ Le partenaire de l'épisode :HotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !5️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:01:45 - Relation entre design intérieur et architecture00:03:59 - Importance du sur mesure dans l'hôtellerie00:06:16 - Collaboration entre architectes et designers d'intérieur00:09:49 - Impact du design intérieur sur l'expérience client00:13:32 - Durabilité et sourcing local00:17:29 - Matériaux adaptés aux hôtels00:20:21 - Sensibilité des hôteliers à la durabilité00:22:22 - Avantages économiques des produits portugais00:28:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RMC Poker Show
Quand Benoit Paire remporte un tournoi face à Benny et Yu, il chambre ! – 17/05

RMC Poker Show

Play Episode Listen Later May 17, 2026 2:20


Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Côte d'Ivoire : vers une crise du mouton avant la Tabaski?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 15, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une proposition de loi aux États-Unis pour sanctionner des personnalités dans l'est de la RDC et la crise interne au Real Madrid dont le président a annoncé des élections prochaines. Côte d'Ivoire : vers une crise du mouton avant la Tabaski ?  La décision du Burkina Faso de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, ses exportations de bétail suscitent des inquiétudes en Côte d'Ivoire. Alors que les besoins du pays sont estimés à 350 000 têtes de bétail pour la Tabaski dont 75% sont importés principalement des pays voisins, faut-il s'attendre à une pénurie de moutons en Côte d'Ivoire. A 10 jours de la fête, comment s'organise le gouvernement pour éviter une crise ? Faut-il s'attendre à une hausse des prix du bétail ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.      RDC : des sanctions américaines pour encadrer la paix dans l'est du pays ?   Portée par le député démocrate Johnny Olszewski, une proposition de loi a été déposée à la Chambre des représentants des États-Unis visant à instaurer des sanctions contre toute personne ou entité qui compromettrait la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington dans l'est de la RDC. Quelles sanctions prévoit ce texte ? Alors que les combats persistent malgré la trêve, l'adoption de cette loi permettrait-elle de changer la donne sur le terrain ?  Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       Real Madrid : comment expliquer la crise interne qui touche le club ?   La crise s'aggrave au Real Madrid. Après plusieurs polémiques extra-sportives, dont l'altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde dans les vestiaires, ou encore les tensions entre Kylian Mbappé et l'entraîneur Alvaro Arbeloa, le club fait face à un nouveau séisme. Lors d'une conférence de presse, le président Florentino Pérez a dénoncé une campagne médiatique « absurde » contre l'équipe et sa personne.  A la surprise générale, il a également annoncé des élections anticipées, tout en confirmant sa candidature.  Pourquoi le dirigeant du Real attaque-t-il autant à la presse espagnole ? Quelles sont ses chances d'être réélu à la tête du club ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI.      Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taïeb. Au programme, le sommet Africa Forward dédié aux relations entre la France et l'Afrique. Notre journaliste revient sur les nombreuses sorties du président français Emmanuel Macron qui n'ont pas laissé les internautes indifférents.

Le Disque classique du jour
Handel: Theodora - Millenium Orchestra, Chœur de Chambre de Namur, Leonardo García-Alarcón

Le Disque classique du jour

Play Episode Listen Later May 14, 2026 12:00


durée : 00:12:00 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Bien loin des oratorios bibliques à grand spectacle, c'est au récit poignant d'un drame personnel que nous convie Handel, un drame des débuts de la chrétienté qu'alimentent les déchirements de la conscience et de la foi. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

En pistes ! L'actualité du disque classique
Handel: Theodora - Millenium Orchestra, Chœur de Chambre de Namur, Leonardo García-Alarcón

En pistes ! L'actualité du disque classique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 12:00


durée : 00:12:00 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - Bien loin des oratorios bibliques à grand spectacle, c'est au récit poignant d'un drame personnel que nous convie Handel, un drame des débuts de la chrétienté qu'alimentent les déchirements de la conscience et de la foi. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
En Chine, le marché géant de Yiwu affecté par les guerres commerciales et les crises géopolitiques

Reportage International

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:34


Donald Trump attendu en Chine en fin de semaine, avec en toile de fond les tensions commerciales entre Pékin et Washington. Mais à Yiwu, gigantesque plateforme d'exportation chinoise, beaucoup de commerçants disent avoir déjà appris à vivre sans le marché américain. Après des années de guerre commerciale, ils se sont tournés vers l'Afrique, le Moyen-Orient ou l'Asie centrale. Et aujourd'hui, certains s'inquiètent davantage des conflits au Moyen-Orient que des droits de douane américains. De notre envoyée spéciale à Yiwu, Cléa Broadhurst, et Lei Yang Dans les allées du plus grand marché de gros au monde, les commerçants de Yiwu racontent tous la même chose : la guerre commerciale lancée par Donald Trump a transformé leurs activités. Li Ye, vice-président de la Chambre de commerce d'Yiwu, explique les conséquences de ces tensions : « Depuis la guerre commerciale, ces exportations sont devenues difficiles, donc nous nous sommes reconvertis vers d'autres marchés. À un moment donné, les droits de douane ont atteint 100 %, ce qui a réduit les commandes à zéro. » Pour beaucoup d'entreprises locales, les États-Unis restent un marché rentable. Mais après plusieurs années de tensions commerciales, nombre d'entre elles ont commencé à diversifier leurs débouchés. C'est ce que confirme Li Tenghui, commerçant de gros : « Beaucoup de clients ont alors annulé leurs commandes ou abandonné les marchandises. Nous avons dû écouler les stocks par divers canaux, notamment celui des fins de série, ou réexporter vers d'autres pays. Aujourd'hui, beaucoup de confrères à Yiwu ne considèrent plus les États-Unis comme un marché principal. Ils ont commencé à se réorienter il y a longtemps. » Désormais, l'Afrique, le Moyen-Orient ou encore l'Asie centrale prennent une place croissante dans les exportations de Yiwu. Quand les routes commerciales se ferment, les commerçants cherchent d'autres solutions, comme l'explique Li Ye : « Avant, on pouvait vendre les choses directement, sans détour. Là, ça ne passe plus. Alors je fais quelques détours. Les Chinois ont une grande capacité à savoir prendre d'autres chemins, si l'on nous laisse la possibilité de le faire. » Mais aujourd'hui, ce sont surtout les tensions au Moyen-Orient qui inquiètent les commerçants, à l'image de Li Tenghui : « Le Moyen-Orient représente 25 à 30 % de notre chiffre d'affaires. Il ne s'agit pas seulement d'une hausse des prix ou de tarifs douaniers : les clients ne peuvent tout simplement plus acheter. Les navires ne peuvent pas accoster, ils n'osent pas accoster. » Même constat chez Yu Jiani, vendeuse de décorations d'Halloween : « La guerre affecte surtout nos matières premières. Le pétrole est instable, donc le tissu aussi. Les délais de livraison des matières premières sont passés d'une semaine à un mois, et les prix ont beaucoup augmenté. Certaines matières ont augmenté d'environ 10 %. » Pourtant, dans les allées du marché, les acheteurs étrangers continuent d'affluer. Parmi eux, Ibrahim, un commerçant jordanien qui vient s'approvisionner à Yiwu depuis vingt ans. « Je pense qu'aucun pays ne vaut la Chine. En Chine, on trouve tout ce qu'on veut. Si je ne peux pas me rendre en Chine, je vais peut-être mettre fin à mon activité », confie-t-il. À Yiwu, malgré les guerres commerciales et les conflits régionaux, beaucoup restent convaincus qu'il faudra continuer à passer par la Chine pour faire tourner le commerce mondial. À lire aussiLes États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l'Iran

Rothen s'enflamme
LA DINGUERIE : Rothen chambre Di Meco et Flo Germain avec la deuxième étoile du PSG – 11/05

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later May 11, 2026 1:14


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Le Nouvel Esprit Public
Les accointances du Medef avec le RN / Le retrait des troupes américaines d'Allemagne

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later May 10, 2026 66:20


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.