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Sur un bateau, on ne parle ni de gauche ni de droite, mais de bâbord et de tribord. Ces mots, qui semblent techniques ou archaïques, viennent en réalité d'une longue histoire maritime, liée à la navigation médiévale et aux contraintes très concrètes de la manœuvre des navires.Commençons par tribord. Le terme vient de l'ancien français tribort, lui-même issu du germanique steorbord, qui signifie littéralement « le côté où l'on dirige ». Au Moyen Âge, les navires européens étaient équipés d'une rame de gouverne, fixée non pas à l'arrière comme le gouvernail moderne, mais sur le flanc droit du bateau. Cette rame permettait de diriger l'embarcation, et comme la majorité des marins étaient droitiers, elle était naturellement placée à droite. Le côté droit est donc devenu le « côté du gouvernail », le côté pour diriger : steorbord, puis tribord.Passons maintenant à bâbord, dont l'origine est tout aussi révélatrice. Le mot vient de l'ancien français babord, dérivé du germanique bakbord, qui signifie « le côté opposé au gouvernail ». C'est donc, à l'origine, une désignation négative : non pas le côté important, mais l'autre côté, celui qui ne sert pas à diriger. Bâbord est ainsi défini par opposition à tribord.Cette distinction n'est pas qu'une question de vocabulaire. Elle répond à un besoin vital de clarté. En mer, les notions de gauche et de droite sont ambiguës : elles dépendent du sens dans lequel on regarde. Bâbord et tribord, au contraire, sont fixes. Peu importe que l'on regarde vers la proue ou vers la poupe : bâbord est toujours à gauche quand on fait face à l'avant du navire, tribord toujours à droite. Cette stabilité lexicale a permis d'éviter d'innombrables erreurs de manœuvre.Il existe aussi une conséquence pratique historique : les navires accostaient traditionnellement bâbord à quai, afin de protéger la rame de gouverne située à tribord. Cette habitude a renforcé l'usage des termes et leur importance dans la culture maritime.Avec l'apparition du gouvernail central à l'arrière, la rame latérale a disparu, mais les mots sont restés. Ils se sont imposés dans toutes les marines du monde, preuve que le langage maritime conserve la mémoire des techniques anciennes.En résumé, si l'on dit bâbord et tribord, ce n'est pas par tradition gratuite, mais parce que ces mots racontent l'histoire du bateau lui-même : comment il avançait, comment il tournait, et comment les marins ont appris à se comprendre sans jamais se tromper. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Qu'est-ce que la féodalité médiévale et comment s'organise la relation féodo-vassalique au Moyen Âge ? La voix de Bastien Michel vous est peut être familière et, pour cause, vous l'avez peut être déjà entendue dans le hors-série 38 consacré au naufrage la Blanche Nef. De retour dans ce 115ème épisode de Passion Médiévistes, il vous livre une introduction à la féodalité. Sa thèse s'intitule “‘L'encre et le pain' : les vassaux de l'évêché de Bayeux (ΧΙe-ΧΙΙΙe siècle)”. Il l'a soutenue en 2024, sous la direction de Pierre Bauduin, à l'université du Havre. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/ep-115-bastien-feodalite-moyen-age ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ Retrouvez le podcast sur les réseaux sociaux : ➡ Instagram > instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > www.youtube.com/@passionmedievistespodcast ➡ Tiktok (c'est nouveau !) > www.tiktok.com/@passionmedievistes Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : Pauline Berger Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, envoyez moi le mot "menthe" par le moyen de communication que vous préférez !
Le Somaliland est une république autoproclamée, qui se situe officiellement sur le territoire de la Somalie, à l'entrée du golfe d'Aden. Sa position stratégique sur le littoral et ses ressources attirent les pays du Golfe. C'est ce qu'analysent Christophe Jakubyszyn et Benaouda Abdeddaïm dans le podcast « L'Entretien des Echos ».Pour écouter la suite de cet épisode, rendez-vous sur le fil de l'Entretien des Echos. Pour s'abonner, il suffit de cliquer sur le lien, ci-dessous ou de taper l'entretien des Echos dans l'onglet recherche de votre plateforme de podcast préférée.Retrouvez tous les épisodes de l'entretien sur lesechos.fr« L'Entretien » est un podcast des « Echos » présenté par Christophe Jakubyszyn. Cet épisode a été enregistré en février 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Benaouda Abdeddaïm (éditorialiste international des « Echos »). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Viacheslav Starostin. Identité graphique : Fabien Laborde/« Les Echos ». Photo : iStock.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aliénor hérite du royaume d'Aquitaine à 14 ans, devenant ainsi un des plus beaux partis de France. C'est la première femme de pouvoir de notre Histoire. Reine de France à 15 ans par son mariage au roi Louis VII, Aliénor d'Aquitaine devient reine d'Angleterre à 30 ans, au bras d'Henri II Plantagenêt. Aliénor n'est pas qu'un parti convoité, mais aussi une fine stratège politique. Pour Henri II son époux, elle fait naître l'incroyable légende du Roi Arthur."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées de Astrid VerdunMontage : Victor Benhamou Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Après avoir été reine de France, Aliénor va maintenant devenir reine d'Angleterre."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées de Astrid VerdunMontage : Victor Benhamou Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Aliénor va se battre bec et ongles pour hisser ses fils sur le trône, et maintenir la dynastie Plantagenêts."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées de Astrid VerdunMontage : Victor Benhamou Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
durée : 00:31:24 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Le dragon, symbole de toute-puissance. En 1998, France Culture propose une série sur les animaux fantastiques. Dans le deuxième épisode, Michel Pastoureau et Claude Lecouteux présentent cette créature fascinante tout en montrant comment l'Église reprit les mythes pour les tourner à son avantage. - réalisation : Phane Montet - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études; Claude Lecouteux
Alexandre, médiateur du patrimoine expérimenté, vous fait revivre les grandes et petites histoires d'Alsace/Lorraine et d'ailleurs. Découvrez l'eau en Alsace : une richesse vitale.. et un danger permanentHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand on parle des femmes du haut Moyen Âge, il ne s'agit pas de Jeanne d'Arc, d'Aliénor d'Aquitaine ou de Christine de Pizan, ni même d'Hildegarde de Bingen. Mais plutôt de Dhuoda, de Radegonde, d'Æthelflæd… Or, qui connaît ces femmes ? Les six siècles qui suivent la fin de l'Empire romain, entre le VIe et le XIe siècle, constituent souvent le parent pauvre de l'histoire. Or il y a beaucoup de choses à découvrir de cette époque et notamment de la façon dont vivaient certaines femmes. C'est-à-dire suffisamment librement pour que l'on s'y intéresse de près aujourd'hui. Pour en parler, Frédéric Mounier reçoit Justine Audebrand, historienne, spécialiste de l'histoire de la famille et du genre au début du Moyen Âge, auteure d'une thèse de doctorat sur le thème : "Frères et sœurs dans l'Europe du haut Moyen Âge (vers 650 – vers 1000)". Elle publie "La vie des femmes au Moyen Âge - Une autre histoire, VIe - XIe siècle" (éd. Perrin, 2026). Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de culture ci-dessous :Visages : https://audmns.com/YNRfPcJJuste ciel · RCF Cœur de Champagne : https://audmns.com/TyoHCKoLa suite de l'Histoire : https://audmns.com/IlGYVbxLa suite de l'Histoire, l'intégrale : https://audmns.com/vwgmJNuTous mélomanes : https://audmns.com/oZJUpqCMarche & rêve : 8 personnalités transformées par la marche : https://audmns.com/fLjYOLLEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en 1841. C'est cette année-là qu'un événement majeur marque notre histoire industrielle et artistique : la création, par les descendants d'une famille de faïenciers, de la Manufacture Boch, à La Louvière. Une entreprise qui va porter haut les couleurs de la Belgique. Mais l'histoire de la céramique belge plonge ses racines bien plus loin, jusqu'aux premières poteries préhistoriques, dont l'évolution est attestée du Néolithique au XIXᵉ siècle. Dès l'Antiquité, on voit se développer une céramique utilitaire influencée par la culture gallo-romaine, qui structure durablement les techniques locales. La maîtrise de l'argile, du tournage et des premiers décors confère aux potiers une identité artisanale qui traverse les siècles. Au Moyen Âge, ateliers et petites manufactures répondent aux besoins domestiques croissants. À la Renaissance, les échanges avec Anvers ou encore Delft stimulent la créativité et raffinent les décors. Mais c'est au XIXᵉ siècle que survient une métamorphose spectaculaire. Avec Boch, la Belgique entre dans l'ère de la mécanisation céramique, grâce à des innovations techniques majeures. La manufacture attire artistes, ingénieurs, décorateurs du monde entier. Cette dynamique va favoriser l'émergence de styles nouveaux et d'une production reconnue internationalement. Au début du XXᵉ siècle, c'est l'âge d'or, nourri par l'Art Nouveau puis l'Art Déco, sous l'impulsion de créateurs visionnaires. Après la Seconde Guerre mondiale, la production industrielle décline progressivement, mais la création artisanale, elle, se réinvente. Depuis quelques décennies, artistes et ateliers belges renouent avec les savoir-faire anciens tout en explorant des formes contemporaines. Aujourd'hui, la céramique belge rayonne dans les musées, les galeries et les ateliers, symbole d'un héritage bien vivant. Avec nous : Anne Hustache, historienne de l'Art. A lire : Art nouveau belge, Vers l'idéal, tome 3 Alfred William Finch – Omer Coppens, Arthur Craco et Charles Maes. Editions Horta museum Sujets traités : Panorama, céramique, belge, Manufacture, Boch, poterie, Néolithique, gallo-romaine, Moyen Âge,Art Nouveau ,Art Déco, Louvière Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:14 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Dans l'Occident du Moyen Âge, qui est un monde rural, les humains vivent au milieu des animaux, ceux de la ferme ou de la forêt. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Avec Franck Bethouart
- En Italie, plusieurs voix s'élèvent pour refuser de recevoir des agents de la police de l'Immigration lors des JO d'hiver - Attaques imminentes des ÉU contre l'Iran ? - Signature d'un traité de libre-échange entre l'Inde et l'Union européenne Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:16 - Le Fil histoire - Nos œuvres de fantasy regorgent de dragons et de créatures étranges. Au Moyen Âge, on croyait à la manticore, à la lucrote ou au terrible moine de mer, mais pourquoi y croyait-on ? - réalisation : Colin Gruel - invités : Emanuele Arioli Archiviste paléographe et docteur d'études médiévales, chroniqueur du "Fil histoire" sur France Culture.
Vous l'entendez en début d'épisode, j'avais vraiment hâte de recevoir Paul Bertrand dans cet épisode du format hors-Série de Passion Médiévistes enregistré en public, à l'Université de Louvain-la-Neuve. Cet historien belge, professeur à l'Université catholique de Louvain, se consacre à l'étude des cultures graphiques et textuelles du Moyen Âge. Il est notamment l'auteur d'un ouvrage intitulé Forger le faux, publié en 2025, dans lequel il traite des “‘régimes de faux' et de tromperie, de forges et de forgeries [qui] révèlent un rapport au savoir et à l'écrit, ainsi qu'une conception du pouvoir.” Paul Bertrand insiste d'abord dans l'épisode sur la dimension évolutive et progressive de l'essor de l'écrit au Moyen Âge. Au sortir de l'Antiquité, période au cours de laquelle l'écrit tient une place fondamentale dans la société, l'utilisation de l'écrit est devenue de plus désuète. Malgré un vif regain d'intérêt sous Charlemagne, Paul Bertrand vous liste plusieurs raisons de ce déclin progressif. Au fil des siècles, l'écrit devient donc une discipline réservée aux clercs. Les religieux sont alors plus ou moins les seuls à encore écrire. Par ailleurs, comme le souligne Paul Bertrand, la qualité des écrits décline elle aussi à mesure que la pratique se raréfie. Même le latin perd en pureté. C'est au XIIème qu'une nouvelle révolution de l'écrit s'amorce. Elle se poursuit tout au long du XIIIème siècle avant finalement d'exploser à la fin du XIVème. Écoutez Paul Bertrand vous donner des chiffres concrets qui illustrent l'importance retrouvée des écrits sous de nombreuses formes. Il commente ensuite les raisons de cet élan progressif. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. Épisode enregistré en novembre 2025 au Musée de l'Hospice Comtesse à Lille Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Clément Nouguier ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/hs-41-revolution-ecrit ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > https://www.instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Bluesky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.fr ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes
Le 25 décembre 1223, à Greccio, dans les Apennins, c'est là que François d'Assise a décidé de créer une sorte de « Bethléem » italien. Il s'agit, en réalité, de détourner les pèlerins d'un voyage en Terre sainte, un périple jugé trop risqué. Et c'est à Greccio que François organise la première crèche vivante connue. Au cœur de la scène, un âne immobile, silencieux, presque effacé, mais désormais essentiel à l'imaginaire de la Nativité. L'âne est une figure discrète mais omniprésente de l'histoire occidentale, y occupant une place paradoxale. Tantôt compagnon indispensable du quotidien, tantôt incarnation de la bêtise ou de l'humilité, l'équidé traverse les siècles avec une certaine constance. Dans l'Antiquité, il est associé à la vie rurale, au travail, mais aussi aux divinités. Sa résistance et son endurance en font un animal précieux mais rarement glorifié. Au Moyen Âge, il est un acteur des fêtes populaires, parfois ridiculisé, parfois valorisé comme symbole de la patience ou de la sagesse silencieuse. Serviteur courageux ou caricature de la stupidité humaine. A l'époque moderne, il devient l'emblème des simples d'esprit mais aussi de ceux qui résistent à la vitesse et au bruit du progrès industriel. Aujourd'hui, l'âne a retrouvé une forme de réhabilitation, redécouvert pour sa douceur, son intelligence relationnelle et son rôle écologique. Paresse, travail, humilité, intelligence, naïveté, douceur, résistance, l'âne est bien le miroir de nos propres contradictions … Avec nous : Michel Pastoureau, historien des représentations culturelles. « L'Âne – Une histoire culturelle » ; Seuil. Sujets traités; Ane, humilité, dérision, représentation, Occident, François d'Assise, Bethléem , Greccio, Antiquité, Moyen Âge Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Qui étaient les prostituées, et comment la prostitution s'est peu à peu institutionnalisée au Moyen Âge en Italie ? Au côté d'Ambre Mana'ch, Passion Médiévistes vous emmène une nouvelle fois en Italie. Souvenez-vous, vous y aviez déjà rencontré Chloé Tardivel, c'était dans l'épisode 68 au sujet de l'injure. Dans cet épisode 114, vous allez découvrir la façon d'administrer la prostitution à Bologne, au XIVème siècle. C'est en effet le sujet auquel Ambre Mana'ch a consacré son mémoire intitulé “L'institutionnalisation de la prostitution à Bologne, de 1300 à 1400”. Elle était sous la direction de Arnaud Fossier, à l'Université de Bourgogne Europe. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/ep-114-ambre-prostitution ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ Les réseaux sociaux du podcast ➡ Instagram > instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > www.youtube.com/@passionmedievistespodcast ➡ Tiktok (c'est nouveau !) > https://www.tiktok.com/@passionmedievistes Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : din https://www.instagram.com/dineuh/ Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, dites moi quel est le dernier lieu médiéval que vous avez visité !
Dans l'imaginaire collectif, le bouffon de cour est presque toujours un homme. Pourtant, les archives montrent que des femmes occupaient aussi ce rôle, en particulier dans les cours princières et royales d'Europe. Elles étaient plus rares, mais pas exceptionnelles.Comme leurs homologues masculins, les bouffonnes pouvaient être :des artistes comiques,des musiciennes ou chanteuses,des conteuses,ou des personnes présentant une singularité physique ou mentale, ce qui correspond malheureusement aux normes de l'époque.Elles remplissaient les mêmes fonctions essentielles : divertir, désamorcer les tensions, parfois dire des vérités qu'aucun courtisan n'osait formuler.Le cas emblématique de Jane FooleLa plus célèbre d'entre elles est Jane Foole, active au début du XVIᵉ siècle en Angleterre. Elle servit successivement Henri VIII et surtout sa fille Marie Ire d'Angleterre, dite « Bloody Mary ».Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Foole n'était pas forcément son nom de naissance, mais une désignation liée à sa fonction. Jane apparaît régulièrement dans les comptes royaux : elle recevait un salaire, des vêtements, parfois même des cadeaux, preuve qu'elle occupait une place reconnue à la cour.Les sources suggèrent qu'elle était probablement atteinte d'un handicap mental, ce qui, dans la logique cruelle de l'époque, faisait partie de sa “fonction”. Mais réduire Jane Foole à cela serait une erreur. Sa longévité à la cour — plusieurs décennies — indique qu'elle était appréciée, protégée et intégrée, notamment par Marie Tudor, qui semblait très attachée à elle.La présence de bouffonnes est d'autant plus intéressante qu'elles combinaient deux marginalités : être femme dans un monde politique dominé par les hommes, et être bouffon, donc hors des hiérarchies sociales classiques. Cela leur donnait parfois une liberté de parole encore plus singulière.Mais cette même marginalité explique aussi pourquoi elles ont été moins bien documentées. L'histoire officielle, écrite par des hommes, a largement ignoré ces figures jugées secondaires.Oui, il y eut des bouffonnes au Moyen Âge et à la Renaissance. Jane Foole en est la preuve la plus solide : une femme, salariée de la cour d'Angleterre, occupant un rôle central dans la vie quotidienne des souverains. Son histoire rappelle que le rire, la transgression et la parole libre n'étaient pas réservés aux hommes — même si la mémoire historique, elle, l'a longtemps fait croire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément…Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ?Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)Au Coeur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Stéphane Bern- Réalisation : Mathieu Fret- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteure du récit : Charlotte Chaulin- Journaliste : Armelle ThibergeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:07 - Le Fil histoire - Au Moyen Âge, entre les cloches des églises et les premières horloges publiques, on sait que celui qui contrôle le temps domine les autres. Une histoire qui résonne étrangement avec nos smartphones et nos agendas surchargés d'aujourd'hui. - réalisation : Colin Gruel - invités : Emanuele Arioli Archiviste paléographe et docteur d'études médiévales, chroniqueur du "Fil histoire" sur France Culture.
Se faire tirer les oreilles est aujourd'hui un geste banal : une réprimande légère, parfois affectueuse, parfois humiliante. Pourtant, cette expression plonge ses racines dans une histoire ancienne, juridique et symbolique, qui remonte effectivement… à la Rome antique.Dans le monde romain, l'oreille n'est pas un organe anodin. Elle est associée à l'écoute, à la mémoire et à la responsabilité. Tirer l'oreille de quelqu'un n'est pas un geste impulsif : c'est un acte codifié, chargé de sens. Dans la justice romaine, on considérait que voir et entendre faisaient foi. Être témoin impliquait une responsabilité morale et civique.Lorsqu'un citoyen était convoqué comme témoin devant un tribunal, il arrivait qu'on lui tire physiquement l'oreille. Pourquoi ? Pour lui rappeler qu'il avait entendu et vu les faits, et qu'il devait s'en souvenir fidèlement. Ce geste servait à ancrer l'événement dans la mémoire, à une époque où l'écrit était rare et où la transmission orale était centrale. Tirer l'oreille, c'était dire : souviens-toi, tu es responsable de ce que tu dis.Le geste apparaît notamment dans des textes de juristes romains et chez certains auteurs latins. Il s'inscrit dans une culture où le corps sert de support à la loi. La mémoire n'est pas abstraite : elle est incarnée. On marque le corps pour marquer l'esprit.Avec le temps, le geste quitte le strict cadre judiciaire et devient une forme de rappel à l'ordre. Au Moyen Âge, tirer les oreilles est parfois utilisé dans des contextes éducatifs ou disciplinaires, notamment envers les enfants ou les apprentis. Le sens évolue : on ne rappelle plus un témoignage, mais une faute, une règle transgressée.Peu à peu, la dimension symbolique l'emporte sur la dimension juridique. Tirer les oreilles devient une sanction mineure, opposée aux châtiments corporels sévères. On ne punit pas vraiment : on corrige, on avertit, on humilie légèrement pour faire passer le message.Aujourd'hui, l'expression a largement perdu sa violence d'origine. « Se faire tirer les oreilles » signifie être réprimandé, recadré, parfois même gentiment. Mais le cœur du sens demeure : quelqu'un vous rappelle à l'ordre, vous oblige à prendre conscience de ce que vous avez fait.En résumé, se faire tirer les oreilles n'est pas un simple geste familier. C'est l'héritier d'une justice romaine fondée sur la mémoire, l'écoute et la responsabilité, où un tiraillement du corps suffisait à graver une vérité dans l'esprit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on pense à l'époque médiévale on pourrait avoir le cliché de populations uniquement rurales, des royaumes peuplés de paysans avec quelques chevaliers qui se promènent par ci par là pour aller faire des guerres. Et pourtant le Moyen Âge est l'époque du développement des villes. On va donc plonger dans ce hors-série de Passion Médiévistes dans les villes et les rues du Moyen Âge pour en apprendre plus sur comment les femmes ont pu exercer leur pouvoir d'action dans les espaces urbains malgré les règles de la société médiévale. On va explorer ces sujets depuis la fondation de l'Hospice Comtesse à Lille par Jeanne de Flandre en 1237 et aller jusqu'au XVe siècle, en suivant les évolutions de la condition féminine, en traitant à la fois des actions des femmes de l'aristocratie mais aussi celles de plus basse extraction et de leur quotidienneté. Pour en parler j'ai le plaisir de recevoir au micro : - Camille Paccou, doctorante en histoire médiévale à l'Université de Lille et à l'Université de Gand, en Belgique. Sous la codirection d'Élodie Lecuppre-desjardins et d'Els De Paermentier, sa thèse s'intitule : “Des femmes de réseaux ? La capacité d'action politique des comtesses de Flandre et de Hainaut au XIVe et au XVe siècles” (déjà reçue dans l'épisode 104). - Mathilde Michelot, masterante à l'unviersité de Lille sur le sujet "La parole politique des femmes à Lille au 15e siècle à travers les registres de délibérations du ban échevinal" sous la codirection d'Élodie Lecuppre-desjardins. Dans cet épisode hors-série nous évoquons les cas particuliers des villes du Nord et des Flandres. Il faut donc bien garder en tête que les situations évoquées ne sont pas généralisables à toute l'Europe. Vous trouverez ci-dessous un aperçu et résumé rapide des sujets évoqués dans l'épisode par mes invitées passionnantes. [Cet épisode a été commandé et produit en partenariat avec le Musée de l'Hospice Comtesse à Lille, à visiter absolument !] ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. Épisode enregistré en novembre 2025 au Musée de l'Hospice Comtesse à Lille Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Clément Nouguier ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/hs-40-pouvoir-femmes ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > https://www.instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Bluesky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.fr ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes
durée : 00:03:29 - Le Billet de Daniel Morin - par : Daniel Morin - La neige bloque Paris : pour Daniel Morin, c'est un retour au Moyen Âge ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce corridor montagneux d'une cinquantaine de kilomètres, situé entre l'actuel Afghanistan et le Pakistan, constitue l'un des très rares passages naturels permettant de franchir la barrière redoutable de l'Hindou Kouch. À travers les siècles, il a servi de porte d'entrée stratégique vers l'Inde, faisant de cette région un point névralgique des conquêtes, des échanges et des conflits.La géographie explique d'abord son importance. Coincée entre des massifs escarpés et hostiles, la passe de Khyber est l'itinéraire le plus praticable pour relier l'Asie centrale aux plaines fertiles du Pendjab. Quiconque voulait atteindre les richesses de l'Inde – terres agricoles, villes prospères, routes commerciales – devait presque inévitablement passer par là. Cette contrainte géographique a transformé la passe en goulet d'étranglement militaire, facile à défendre mais aussi difficile à contourner.Dès l'Antiquité, les grands conquérants l'ont empruntée. Alexandre le Grand traverse la région au IVe siècle avant notre ère lors de sa campagne vers l'Inde. Plus tard, les envahisseurs indo-grecs, les Scythes, les Kouchans puis les Huns y font passer leurs armées. À chaque époque, la passe de Khyber devient le théâtre d'affrontements sanglants entre envahisseurs et royaumes indiens cherchant à protéger leurs frontières.Au Moyen Âge, son rôle stratégique ne faiblit pas. Les armées musulmanes venues d'Asie centrale l'utilisent pour pénétrer dans le sous-continent. Mahmoud de Ghazni, au XIe siècle, mène plusieurs raids dévastateurs en Inde en empruntant cette route. Plus tard, Babur, fondateur de l'Empire moghol, passe lui aussi par la Khyber pour conquérir Delhi en 1526. La passe devient alors un symbole durable de domination et de vulnérabilité pour l'Inde du Nord.À l'époque moderne, la passe de Khyber conserve toute son importance géopolitique. Les Britanniques, soucieux de protéger l'Empire des Indes contre une éventuelle avancée russe, y mènent de nombreuses campagnes militaires au XIXe siècle. La région, peuplée de tribus pachtounes farouchement indépendantes, reste difficile à contrôler et dangereuse pour toute armée étrangère.Ainsi, depuis plus de deux millénaires, la passe de Khyber n'est pas seulement un passage montagneux : elle est un carrefour de civilisations, de conquêtes et de violences, un lieu où la géographie façonne l'histoire du continent indien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On parle de la « Passion » du Christ pour désigner l'ensemble des souffrances qu'il endure depuis son arrestation jusqu'à sa crucifixion. Mais ce mot peut surprendre, car aujourd'hui, la passion évoque plutôt l'amour, l'enthousiasme ou l'élan intérieur. En réalité, le sens religieux du terme est bien plus ancien — et presque à l'opposé de son usage moderne.Le mot « passion » vient du latin passio, qui signifie littéralement « souffrance », « ce que l'on subit ». Il est lui-même issu du verbe pati, « endurer, supporter ». Dans le latin chrétien des premiers siècles, la passio désigne donc le fait de subir une épreuve, en particulier une souffrance injuste. C'est dans ce sens que l'on parle très tôt de la Passio Christi : la souffrance du Christ.Dans les Évangiles, la Passion commence généralement avec l'arrestation de Jésus après la Cène : trahison de Judas, procès, flagellation, couronne d'épines, portement de la croix, crucifixion et mort. L'accent n'est pas mis seulement sur la douleur physique, mais aussi sur l'humiliation, l'abandon et l'acceptation consciente de cette épreuve. La Passion n'est pas une souffrance subie passivement : elle est acceptée volontairement, selon la théologie chrétienne, pour le salut de l'humanité.C'est là un point central. Dans la tradition chrétienne, le Christ est à la fois victime et acteur. Il souffre — c'est la passio — mais il choisit de traverser cette souffrance. Le mot « passion » conserve donc une tension fondamentale : il désigne à la fois l'extrême douleur et l'engagement total. Ce double sens explique pourquoi, plus tard, le mot a pu évoluer vers l'idée d'un élan intérieur puissant, capable de dépasser la raison.Au Moyen Âge, la Passion devient un thème majeur de la liturgie, de l'art et du théâtre religieux. Les « Mystères de la Passion » mettent en scène la souffrance du Christ pour susciter compassion, empathie et réflexion spirituelle. La Passion n'est pas seulement un épisode de la vie de Jésus : elle est un moment fondateur, qui donne sens à la Résurrection.Avec le temps, le mot « passion » s'est progressivement éloigné de son sens premier de souffrance pour désigner une émotion intense, souvent amoureuse. Mais dans l'expression « la Passion du Christ », le sens originel demeure intact.En résumé, on parle de la Passion du Christ parce que, dans le langage chrétien ancien, la passion n'est pas l'amour exalté, mais la souffrance assumée. Une souffrance centrale, non pas subie au hasard, mais placée au cœur du récit et du message chrétien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si vous vous laissiez à nouveau emporter par les récits qui vous ont le plus marqué cette année ?Aujourd'hui, réécoutez les 10 podcasts les plus écoutés d'Au Coeur de l'Histoire ! À travers ces épisodes incontournables, redécouvrez vos histoires préférées. A la 4ème place : Charles VI, un roi fou au Moyen-Âge ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité :Jean Lopez, directeur du magazine Guerres et Histoire, pour La guerre au Moyen AgeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour finir l'année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d'Au Cœur de l'Histoire version fêtes.De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l'art de la table de François Vatel, du mystère de l'expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l'Histoire se pare de magie, de mystères et d'émotions !Virginie Girod part à la chasse au trésor, à la recherche du fabuleux trésor des Templiers.Au Moyen-Âge, l'Ordre du Temple devient l'ordre militaire et religieux le plus riche d'Europe. Mais au XIVe siècle, sa puissance dérange le roi de France, Philippe le Bel, qui ordonne sa dissolution. Qu'advient-il alors des richesses des Templiers ? Ont-ils dissimulé un fabuleux trésor ? Depuis 700 ans, la littérature puis le cinéma s'emparent de cette légende, nourrissant pleinement notre imaginaire. (rediffusion) Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod- Ecriture : Eric Lange- Production : Armelle Thiberge- Réalisation : Nicolas Gaspard- Diffusion : Estelle Lafont et Clara Ménard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mercredi 24 décembre, Djilali Benchabane, consultant expert en stratégie et géopolitique, était l'invité dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il s'est focalisé sur les nouvelles relations entre les USA et l'Arabie saoudite. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite
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durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite
durée : 00:58:26 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Au Moyen Âge, Toulouse est une plaque tournante pour l'alimentation. Des places de marché aux pâtisseries, les métiers de bouche impriment le tissu urbain. Dans chaque quartier, les capitouls veillent au grain. - réalisation : Thomas Beau - invités : Clémentine Stunault-Moncet Docteure en histoire médiévale de l'Université de Toulouse et agrégée d'histoire
durée : 01:59:04 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse au trafic d'animaux exotiques, un phénomène en expansion ; aux négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine ; et à l'art moderne d'Istanbul au Caire. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Elsa Vidal Journaliste française, spécialiste de l'espace post-soviétique et de la Russie ; David Cadier Chercheur « Sécurité Européenne » à l'IRSEM et enseignant au collège d'Europe et à Sciences po Paris.; Ilana Navaro; Karim Miské Ecrivain et Documentariste
durée : 00:18:44 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - A l'occasion de la sortie du documentaire "D'Istanbul au Caire, mille manières d'être moderne", disponible sur Arte.tv, on vous fait découvrir ces artistes, en tentant de comprendre leur lien avec la peinture occidentale mais aussi comment ces peintres ont imaginé leur propre vision du modernisme… - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Ilana Navaro Réalisatrice; Karim Miské Ecrivain et Documentariste
Pourquoi, au Moyen Âge, certains nobles affichaient-ils des chaussures si longues et pointues qu'il fallait parfois les attacher au mollet avec une ficelle pour pouvoir marcher ? Ces chaussures ont un nom : les poulaines. Et elles racontent beaucoup plus qu'une simple mode extravagante.La polaine apparaît en Europe au XIIᵉ siècle, mais explose vraiment au XIVᵉ. C'est une chaussure dont l'avant se prolonge en une longue pointe, parfois de plusieurs dizaines de centimètres. Les chroniqueurs de l'époque en parlent avec amusement… ou indignation. Car ces chaussures ne sont pas là pour le confort : elles sont un symbole social.D'abord, la pointe longue signale que le porteur n'a pas besoin de travailler. Si vos journées sont faites de cheval, de guerre ou de labour, ce type de chaussure est totalement inutile, voire dangereux. En revanche, si vous êtes un noble qui ne marche qu'en intérieur, accompagné de serviteurs, la polaine devient un signe ostentatoire : elle dit au monde que vous appartenez à la classe oisive, celle qui peut se permettre d'être impratique. C'est, en un sens, l'équivalent médiéval d'un talon aiguille de vingt centimètres.Mais les poulaines deviennent aussi un terrain de compétition aristocratique. Plus la pointe est longue, plus elle indique le rang. Certaines sources évoquent des pointes de cinquante centimètres chez les nobles les plus fortunés. La mode devient tellement extrême que des villes, comme Paris ou Londres, tentent d'en limiter la longueur par des lois somptuaires. Elles craignent que cette extravagance ne brouille les distinctions sociales ou n'encourage une vanité jugée dangereuse.Il existe une autre dimension, plus symbolique : dans certaines iconographies, la chaussure pointue est associée au raffinement, à l'élégance, parfois même à une virilité sublimée. Pour les jeunes aristocrates, elle devient un marqueur séduisant, un signe de modernité et de bravoure.Cependant, cette mode attire critiques et satire. Certains religieux y voient une perversion morale, un signe d'orgueil ou même une « chaussure du diable » (à cause de la pointe, jugée trop agressive). Des sermons médiévaux dénoncent ces nobles qui peinent à s'agenouiller pour prier parce que leurs chaussures sont trop longues.Vers la fin du XVe siècle, la tendance disparaît, remplacée par les chaussures larges dites « à bec d'âne ». Mais les poulaines laissent une empreinte durable : elles montrent que la mode a toujours été un langage social puissant. Au Moyen Âge déjà, on affichait sa position non par les mots, mais… par la longueur de ses chaussures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le symbole de la pharmacie — une croix verte lumineuse — est aujourd'hui tellement familier qu'on a l'impression qu'il a toujours existé. Pourtant, son origine est récente, et elle mêle histoire médicale, héritages religieux et stratégie de communication.1. Aux origines : la croix… mais pas vertePendant longtemps, en Europe, le symbole associé aux apothicaires n'était pas la croix verte, mais plutôt :le caducée (bâton surmonté d'un serpent),ou le symbole du bowl of Hygieia (coupe et serpent).La croix, elle, vient du christianisme. Au Moyen Âge, de nombreux soins sont prodigués par les ordres religieux : moines, religieuses, hôpitaux rattachés aux monastères. La croix devient alors un signe associé aux soins, aux remèdes et à la compassion.2. La croix verte apparaît au XIXᵉ siècleAu XIXᵉ siècle, chaque pays cherche à uniformiser l'identification des pharmacies. Certains utilisent une croix rouge… mais un problème survient : en 1863, la Croix-Rouge adopte officiellement ce symbole pour ses actions humanitaires. Pour éviter toute confusion — notamment en temps de guerre — les pharmaciens doivent trouver un autre signe.C'est alors qu'apparaît :la croix verte en France,la croix verte ou bleue selon les pays européens.Le choix du vert n'est pas religieux : c'est un choix symbolique. Le vert évoque :la nature,les plantes médicinales,la guérison,la vie,et même l'espérance.À une époque où la pharmacie repose encore beaucoup sur la botanique, la couleur paraît parfaite.3. Une norme française devenue un standard européenAu début du XXᵉ siècle, la croix verte s'impose progressivement en France grâce aux syndicats professionnels. Elle devient un repère visuel simple et efficace, facilement lisible dans la rue, puis se modernise :s'allume en néon dans les années 1950,devient animée (clignotante, rotative),puis numérique dans les années 2000, capable d'afficher température, heure ou animations.Aujourd'hui, la croix verte est adoptée dans une grande partie de l'Europe, même si certains pays gardent leur propre symbole (par exemple le « mortar and pestle » aux États-Unis).4. Un symbole fort, entre science et traditionAu final, la croix verte résume parfaitement la philosophie de la pharmacie : un héritage ancien (la croix), réinterprété de manière moderne (le vert) pour afficher à la fois soins, science et plantes médicinales.C'est cette combinaison qui explique que la croix verte soit devenue l'un des symboles médicaux les plus reconnus au monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:43 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Et si le Moyen Âge avait aimé ses enfants ? Didier Lett brise un demi-siècle de certitudes et montre une société bien plus tendre et soucieuse d'éducation et de protection qu'on ne le croyait. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Didier Lett Professeur d'histoire médiévale à l'Université de Paris
Mes chers camarades, bien le bonjour ! Même au Moyen Âge, il y avait des best-sellers ! Par exemple, les Grandes Chroniques de France, écrites de la 2e moitié du XIIIe à la fin du XIVe siècle, ont eu énormément de succès ! Ces chroniques, elles racontent l'histoire des rois de France, de son origine troyenne jusqu'au règne de Charles V. Oui oui, vous avez bien lu, les auteurs font bien remonter les rois jusqu'à la guerre de Troie ! Alors pour découvrir comment on en est arrivé là, et plus généralement quelle est l'histoire de cette œuvre et de son succès, je vous donne rendez-vous dans quelques jours sur le podcast pour un nouvel entretien en compagnie d'Antoine Brix, un spécialiste du sujet ! Et ce succès, l'imprimerie y a grandement contribué : je vous propose donc d'écouter Antoine nous en toucher un mot, l'occasion aussi de découvrir le bouleversement qu'a provoqué son arrivée dans l'approche que l'on avait jusqu'alors aux livres. Bonne écoute !
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, abonnez-vous ! https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Scandale pédophile au Moyen-ÂgeÀ Bologne, au cœur du XIVᵉ siècle, la justice consigne dans ses registres ce que l'on ne veut pas entendre : des viols d'enfants, commis par des hommes ordinaires, jugés par des tribunaux implacables, et entourés d'un silence presque total.Six siècles plus tard, les historiens rouvrent ces archives et, dans un geste à la fois philosophique et moral, redonnent voix à ceux qui n'en eurent jamais.À travers le regard du droit, de la religion et de la pensée médiévale, cette émission interroge notre propre rapport à la justice, au mal et à la compassion.Car derrière les mots froids des juges se cache une question universelle :qu'est-ce qu'une société dit d'elle-même quand elle juge l'innocence violée ?Un récit dense et sobre, où se croisent la foi et la loi, la honte et la lumière et où l'Histoire, loin d'être un simple miroir du passé, devient une leçon de lucidité pour notre temps. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 00:03:35 - Le Fil histoire - Les grèves des enseignants tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque de postes mais de quand date la première grande grève de professeurs (et d'étudiants) en France ? De 1229 ! - réalisation : Françoise Le Floch - invités : Emanuele Arioli Archiviste paléographe et docteur d'études médiévales, chroniqueur du "Fil histoire" sur France Culture.
À quoi servait l'encens et comment utilisait-on les encensoirs au Moyen Âge ? L'invitée de l'épisode 112 de Passion Médiévistes est Aude Chevalier Barbier. En 2023, sous la direction de Brigitte Boissavit-Camus à l'Université Paris-Nanterre, elle soutenait une thèse intitulée « Dans les fumées sacrées : productions, usages et représentations des encensoirs en France (XIIème-XVIIème siècles) ». Dans cet épisode elle vous raconte les usages et les symboliques de l'encens au Moyen Âge et son travail sur les encensoirs. À noter que cet épisode a été enregistré en public dans le donjon du château de Vincennes qui a eu la gentillesse d'accueillir et de financer cet enregistrement. Je vous conseille fortement d'aller le visiter ! https://www.chateau-de-vincennes.fr/ ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/ep-112-aude-encens ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > https://passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ Les réseaux sociaux du podcast ➡ Instagram > https://instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > https://www.youtube.com/@passionmedievistespodcast Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : din Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, je vous conseille de bien noter la date du 11 avril 2026 dans vos agendas, une annonce arrive bientôt ;)
Virginie Girod raconte le règne du souverain Charles VI, qui sombra dans la folie.Aux XIIIe et XIVe siècles, les royaumes de France et d'Angleterre s'affrontent lors d'un long conflit qui prendra le nom de guerre de Cent Ans. Dans ce contexte, le roi de France, Charles VI (1380-1422) montre des signes de faiblesse en multipliant les crises de démence. Son mal empire après le tragique épisode du bal des Ardents, durant lequel il manque de perdre la vie dans un incendie. Dès lors, il alterne périodes de lucidité et de folie. Le roi étant dans l'incapacité de régner, une régence s'organise. Mais en 1420, celui que l'on surnommait le "Bien aimé" signe le traité de Troyes, déshéritant son propre fils, le futur Charles VII, au profit du roi d'Angleterre, manquant ainsi de rattacher la France au royaume d'outre-Manche. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation et écriture : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie ManginBibliographie, ressources en ligne et sources :- Françoise Autrand, Charles VI, la folie du roi, Fayard, 1986.- Eugène-G Segers, "Charles VI le Fou soigné par la vitaminothérapie". In: Revue d'histoire de la pharmacie, 44ᵉ année, n°149, 1956- Jean Favier, "Histoire d'un déficit : les finances de Charles VI". In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1966, tome 124- Bernard Guenée, "Le vœu de Charles VI. Essai sur la dévotion des rois de France aux XIIIe et XIVe siècles". In: Journal des savants, 1996, n°1- Le bal des Ardents - Bnf- 1420 - Le « honteux traité de Troyes » - Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon- Chroniques du religieux de Saint-Denys contenant le règne de Charles V, de 1380 à 1422Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui je vous propose un épisode un peu différent de d'habitude. Nous n'allons pas répondre à une question mais nous intéresser à un phénomène vieux comme l'humanité : les signaux ! Car oui, à bien y réfléchir les Hommes répondent depuis toujours à des alertes ! Autrefois elles étaient collectives et sacrées. Aujourd'hui plus individuelles et personnalisées. Et justement, c'est ce qui est intéressant. L'évolution de ces signaux racontent notre propre évolution, celle de nos sociétés ; et ce, de la communauté médiévale aux notifications digitales.Commençons par les origines : la cloche, la voix du village.Au Moyen Âge, elle est avant tout un instrument religieux, bien entendu. Mais pas que. C'est aussi et surtout un outil de cohésion sociale.En France, on estime qu'au XVe siècle, plus de 40 000 clochers rythmaient la vie des campagnes. Leur son résonnait à des kilomètres à la ronde, marquant les heures de prière, mais aussi les fêtes, les incendies ou les dangers imminents.Et ces sons n'étaient pas choisis au hasard : chaque tonalité transmettait un message précis.La cloche appartenait souvent à l'Église, mais aussi aux seigneurs locaux : c'était donc un symbole d'autorité. Dans un monde sans horloge, sans journaux et sans électricité, elle représentait le premier système de communication de masse.Le signal sonore unissait le village ; il façonnait un temps commun et imposait un rythme collectif.Ensuite, avec la Révolution industrielle, tout va changer. Le signal devient mécanique et change de nature.Le XIXe siècle fait naître la sirène d'usine, le sifflet du contremaître, le télégraphe et le code Morse. Inventé en 1837, ce dernier permet de transmettre des messages à distance sous forme de points et de traits : le signal devient donc langage.Les usines, elles, adoptent des systèmes sonores pour encadrer le travail : entrée, pause, fin de journée. C'est l'ère de la discipline mécanique.On le voit, le signal ne symbolise plus le sacré, mais la productivité et la sécurité.Et puis, apparaissent les premières sirènes municipales à la fin du XIXe siècle, pour alerter en cas d'incendie ou d'accident. Et pendant la Seconde Guerre mondiale, le pays met en place un réseau national d'alerte : aujourd'hui encore, plus de 4 500 sirènes sont testées chaque premier mercredi du mois.Le signal s'est alors industrialisé, standardisé, codifié. Il n'unit plus une communauté spirituelle : il coordonne une société moderne.Puis, une nouvelle fois tout va changer. A la fin du XXe siècle, le signal devient numérique et personnel. Le téléphone, d'abord fixe, puis mobile, introduit une alerte privée : la sonnerie ne s'adresse plus à tous, mais à une seule personne.Avec le SMS, puis les notifications, l'information se dématérialise et se multiplie. Aujourd'hui, plus de 85 % des Français possèdent un smartphone : chacun reçoit donc ses propres alertes en temps réel.Mais contrairement aux signaux mécaniques, ces notifications ne cherchent plus à contraindre, mais à accompagner.Elles servent à prévenir un rendez-vous, signaler un colis, alerter d'un retard ou d'un changement. Elles sont devenues des outils pratiques, conçus pour simplifier la vie quotidienne.Le signal numérique n'interrompt plus : il informe intelligemment.Ainsi, du clocher médiéval à l'écran tactile, le signal a suivi l'évolution des sociétés : de la prière au travail, et du travail à la mobilité.Aujourd'hui, grâce à la technologie, il se met au service de chacun, non pour interrompre, mais pour accompagner. Et s'il a changé de forme, sa fonction reste la même depuis mille ans : nous relier à ce qui compte... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le XIIème siècle est une période faste du Moyen-Age, Abélard est alors professeur de dialectique à Paris, mais aussi un grand séducteur. Il entend parler d'Héloïse, la nièce du chanoine Fulbert. Elle vit chez son oncle, tout près de la cathédrale Notre-Dame de Paris, où elle reçoit une éducation très complète. Fulbert souhaite que sa nièce devienne abbesse et mène une grande carrière dans les ordres. Les historiens qui se sont penchés plus récemment sur leur relation, sans se laisser influencer par la vision romantique du XIXe siècle de ce couple, y voient plutôt une histoire de désir. Désir de plaire et d'être célèbre pour le professeur Abélard, désir de liberté et de plaisir charnel pour l'abbesse Héloïse. Virginie Girod vous raconte l'idylle d'Héloïse et d'Abélard au XIIème siècle. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteure et Présentatrice : Virginie Girod - Production : Camille Bichler- Réalisation : Pierre Cazalot- Direction artistique : Julien Tharaud- Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Edition et Diffusion : Nathan Laporte et Clara Ménard- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.