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Emil Millang gør rent derhjemme. Han vil helst have det sådan. Alligevel bliver han rasende, når han ligger og skurrer en dør - for hvorfor er det kun ham, der gør rent herhjemme?! Emil siger både: "Gør det ikke" OG "HVORFOR gør I det ikke!?" Hvorfor er han sådan? Karin Heurlin fik stress og sagde sit job op og hendes liv har aldrig været mere vidunderligt. Alligevel har hun sværere end nogensinde ved at håndtere ubehageligheder - selv små uenigheder rundt om middagsbordet. Hvad handler det om? Derudover får Jytte hyret en rengøringshjælp, jeg får citeret en stationsbygning og så er alt eller heldigvis præcis som plejer. Endelig. Medvirkende: Emil Millang & Karin Heurlin. Ekspert: Jytte Vikkelsøe. Vært: Sebastian Lynggaard. Producer: Cæcilie Helena Denman-Gretoft. Musik: "Hold up" Beyonce. Redaktør: Christina Høier
Hier 8 mars, c'était la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, nombre de publications du continent, ou traitant de l'actualité du continent, se penchent sur la condition féminine en Afrique. Premier constat, dressé par le site Afrik.com, « le 8-Mars résonne différemment selon les latitudes. En Afrique, la Journée internationale des droits des femmes est l'occasion d'un bilan lucide : celui d'un continent où les violences faites aux femmes demeurent massives et où les réponses institutionnelles peinent à suivre. Selon le dernier rapport de l'OMS publié en novembre 2025, environ 840 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur trois, ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. L'Afrique subsaharienne affiche l'une des prévalences les plus élevées, avec plus d'une femme sur trois concernées par des violences de la part d'un partenaire intime ». Afrik.com prend notamment l'exemple de l'Afrique du Sud : un pays qui « concentre les paradoxes du continent. Dotée de l'une des constitutions les plus progressistes au monde en matière de droits des femmes, elle affiche pourtant des taux de féminicides cinq à six fois supérieurs à la moyenne mondiale, selon l'ONU. Une quinzaine de femmes sont tuées chaque jour en Afrique du Sud. Et plus d'un tiers des femmes de 18 ans et plus ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie ». Féminicides : des chiffres largement sous-estimés Au Sénégal, rapporte Le Point Afrique, « déjà au moins sept féminicides ont été recensés depuis le début de l'année. L'année dernière, c'est au moins 18 femmes qui ont perdu la vie, tuées par un homme de leur famille. La partie visible de l'iceberg qui cache mal des chiffres largement sous-estimés puisque basés uniquement sur les cas les plus médiatiques rapportés par la presse locale. Chaque mois, relève encore Le Point Afrique, les journaux sénégalais se font l'écho de ces violences de genre, les traitant toujours comme des faits divers et non comme les résultats d'un continuum de violences ». Au Sénégal toujours, comme dans de nombreux autres pays, que ce soit en Afrique ou ailleurs, les femmes sont victimes de discrimination dans le monde du travail. Dans ce domaine, « il reste du chemin à faire », s'exclame Walf Quotidien. « Malgré les efforts consentis, la question de l'accès des femmes à des postes de responsabilité demeure un défi majeur au Sénégal, constate le quotidien dakarois. Ce, en dépit des textes et des réglementations auxquels le pays a souscrit ». Quelques embellies ? Même constat au Burkina Faso, constat dressé par Aujourd'hui : « sur le plan de l'égalité dans la vie nationale, la lutte reste longue. Administrativement, à travail égal salaire égal n'est pas toujours une réalité ». Pour autant, pointe encore le quotidien ouagalais, « quelques embellies sont observables du fait de politiques publiques hardies et pérennes. Ainsi, au Burkina Faso, soit en associations, soit en groupements, les femmes sont actives dans le tissage de cotonnade, les cultures maraîchères, la production de savon liquide ou de beurre de karité. Des activités qui leur apportent de la trésorerie et qui leur permettent d'envoyer leurs enfants à l'école et faire bouillir la marmite ». Au Mali, le quotidien L'Essor rapporte également le discours officiel… « Les femmes maliennes sont des actrices incontournables dans la refondation. Leur rôle est primordial dans la consolidation de la paix, le vivre-ensemble, la tolérance et la cohésion sociale. Et leur résilience face à de nombreux défis est reconnue et saluée par les autorités du pays ». Dans le foot aussi… Reste que le chemin est encore long pour les femmes du continent. Et ce dans tous les domaines… Dernier exemple : le football : « à quelques jours de son coup d'envoi au Maroc, la CAN féminine a été reportée », pointe Le Monde Afrique. Pour quelle raison ? « Le Maroc a besoin de ses stades pour terminer la saison du championnat (masculin) national. La compétition féminine se tiendra donc du 25 juillet au 16 août », mais on ne sait pas encore dans quel pays… En tout cas, l'Afrique du Sud est prête à l'accueillir. Gayton McKenzie, le ministre des Sports sud-africain, l'a confirmé, dans les colonnes du Monde Afrique : « Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière, a-t-il déclaré. Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine, qu'il le fasse. S'il ne l'est pas, l'Afrique du Sud a des stades et des infrastructures ».
Bevor Schweine selbst zum Nahrungsmittel werden, fressen sie den Menschen Nahrungsmittel weg: Getreide und Eiweißpflanzen. Eine Idee: Sie bekommen Reste aus Molkereien und Bäckereien. Von Ursula Klement
Le Journal en français facile du mercredi 4 mars 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CUqw.A
Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner
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Un nouveau fonds vient de voir le jour avec une ambition inédite : soutenir durablement les logiciels libres. Baptisé Open Source Endowment, il se présente comme le premier fonds de dotation entièrement dédié à l'open source. Selon le média spécialisé The Register, l'organisation a déjà réuni environ 700 000 dollars auprès d'une soixantaine de donateurs fondateurs, parmi lesquels figurent des créateurs de projets majeurs comme curl, Nginx, Vue.js, ClickHouse, Elastic ou encore Pydantic.L'initiative part d'un constat bien connu dans le monde du logiciel libre : l'écosystème repose sur un travail massif… rarement rémunéré. Environ 86 % des développeurs open source ne perçoivent aucun revenu pour leurs contributions, alors même que 95 % des bases de code utilisées dans le monde reposent, directement ou indirectement, sur ces logiciels.Le modèle imaginé par l'Open Source Endowment s'inspire des universités. Son fondateur, Konstantin Vinogradov, rappelle que deux systèmes ont historiquement permis de financer l'enseignement supérieur : les financements publics et les dotations privées. Or, dans un écosystème mondial, décentralisé et transnational comme celui de l'open source, un financement public global est difficile à mettre en place. L'idée est donc de créer une dotation permanente. Concrètement, l'argent donné au fonds n'est pas redistribué immédiatement. Il est investi, et seuls les intérêts générés servent à financer des subventions pour des projets libres existants. Le capital reste intact afin de constituer un socle financier durable. Les donateurs qui versent plus de 1 000 dollars peuvent devenir membres et participer à la gouvernance du fonds.Cette initiative intervient dans un contexte où les alertes se multiplient depuis des années. En 2014, la faille de sécurité Heartbleed avait révélé que le logiciel OpenSSL — pourtant crucial pour la sécurité de l'internet — était maintenu par une équipe minuscule et disposait de moins de 2 000 dollars de dons annuels. Plus récemment, plusieurs mainteneurs de projets essentiels ont publiquement dénoncé un système « gratuit » qui repose en réalité sur quelques individus sous-financés. Reste une question majeure : l'échelle. Avec 700 000 dollars, le fonds envoie un signal symbolique fort, mais il reste très loin des besoins réels. Pour fonctionner durablement, il devra convaincre les grandes entreprises technologiques — celles qui utilisent massivement l'open source — de contribuer réellement à son financement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:00 - Mars bleu : Le mois du dépistage du cancer colorectal en Mayenne - Le cancer colorectal est responsable de 17 000 morts chaque année en France. En Mayenne, de nombreuses actions sont prévues pour Mars bleu, le mois dédié à la prévention et au dépistage de cette maladie qui peut être soigné très facilement s'il est pris en charge tôt. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Donald Trump est furieux, furieux contre les Européens qu'il accuse de ne pas être à ses côtés dans la guerre contre l'Iran. Particulièrement visés, l'Espagne et le Royaume-Uni. Pour ce qui est de l'Espagne, « nouvelle attaque verbale de Donald Trump, note Le Figaro à Paris. Le président américain a menacé hier de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes. "L'Espagne a été lamentable", a-t-il répété. » Motivation légitime… Madrid est dans son droit, rétorque El Pais à Madrid. « Dès le départ, le Premier ministre Pedro Sánchez a exprimé une position conforme au droit international, pointe le quotidien espagnol, en rejetant l'attaque de samedi dernier, celle-ci ne se fondant ni sur une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU ni sur le principe de légitime défense (aucune preuve tangible n'indique que l'Iran planifiait des attaques imminentes). Le refus de Pedro Sánchez d'autoriser l'utilisation des bases américaines situées sur le territoire espagnol pour le soutien logistique de l'offensive découle de ce principe et est protégé par le traité régissant leur utilisation. Le coût politique pourrait être élevé, mais sa motivation est légitime. » Reste, estime El Pais, que Pedro Sánchez doit s'expliquer publiquement et non par de simples déclarations sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, il est essentiel que le gouvernement espagnol s'efforce de forger une position commune en Europe. Même, reconnait le journal, « s'il serait naïf de sous-estimer la difficulté d'y parvenir. » « Starmer n'est pas Churchill… » Pour ce qui est du Royaume-Uni, Donald Trump s'en est violemment pris au Premier ministre Keir Starmer hier. « Le refus initial de Keir Starmer d'autoriser les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour bombarder l'Iran a jeté un froid, constate le Times à Londres, et a suscité une réaction sarcastique de la part de Trump. » Trump qui a lâché cette pique : « Keir Starmer n'est pas Winston Churchill… » Et le Times de s'interroger : « La "relation spéciale" entre nos deux pays est-elle morte ? » Le Guardian, pour sa part, en appelle au Parlement : « Tous nos gouvernements successifs ont consulté les députés avant d'utiliser la force. Si le territoire britannique est utilisé pour autre chose que des frappes défensives en Iran, la Chambre des communes devrait se prononcer. La Convention sur les pouvoirs de guerre vise à prévenir toute dérive. Soutenir les frappes américaines en vue d'un changement de régime ou d'une dégradation stratégique risque de faire du Royaume-Uni un cobelligérant dans une guerre illégale. » La priorité de l'Allemagne ? L'Ukraine ! Quant à l'Allemagne, elle reste prudemment à l'écart… « Ni les États-Unis, ni Israël ne s'attendent à une intervention militaire de Berlin, pointe Die Welt. La Maison Blanche n'a même pas jugé nécessaire d'informer le chancelier Friedrich Merz de la guerre imminente avant l'attaque. Pourquoi l'aurait-elle fait ? L'Allemagne, puissance moyenne, n'a aucune légitimité militaire dans la région. » Sa priorité est à ses frontières, affirme encore Die Welt : « son Moyen-Orient commence à la frontière ukrainienne » et son objectif prioritaire est « tout mettre en œuvre pour empêcher l'effondrement de l'Ukraine et ralentir la progression de la machine militaire russe ». La France plongée dans le conflit à son corps défendant Enfin, note Le Monde à Paris, « la France s'engage dans le conflit dans une logique "strictement défensive" », selon les mots d'Emmanuel Macron hier soir qui s'exprimait « depuis son bureau de l'Élysée où était posé, remarque le journal, un petit soldat de plomb de la garde napoléonienne, fusil en joue ». Le porte-avion Charles de Gaulle a mis le cap vers la Méditerranée orientale. Commentaire du Monde : « Cette guerre, la France ne l'a pas voulue. Mais voici le pays plongé, presque à son corps défendant dans un conflit régional au Proche-Orient à l'issue incertaine. (…) Le temps de 2003, où, depuis la tribune des Nations unies, la France brandissait le respect du droit international pour s'opposer à la guerre en Irak voulue par les Etats-Unis, ce temps est révolu. L'heure est au pragmatisme face à une opération militaire qui pourrait, en cas de succès, faire tanguer un régime jugé criminel. »
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Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
durée : 00:28:44 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Louisa Yousfi est l'invitée des Midis de Culture pour parler de son dernier livre, "La grande méthode", qui raconte le périple d'une famille de l'immigration algérienne revenue au pays pour enterrer son père. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Louisa Yousfi Autrice, journaliste
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invités :Régis Le Sommier, grand reporter.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invités :Régis Le Sommier, grand reporter.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que les frappes américano-israéliennes en Iran se poursuivent, le conflit se régionalise clairement. Après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, la République islamique a choisi de régionaliser le conflit, afin que les pays du Golfe fassent pression sur le président américain pour mettre fin à la guerre. Le scénario tant redouté par les monarchies du Golfe d'être entraînées dans le conflit s'est matérialisé. Alors que l'Iran continue de cibler les alliés arabes de l'Amérique, Israël a ciblé le Liban, après une attaque du Hezbollah contre l'État hébreu. L'analyse de Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'université nationale de Singapour. RFI : Pourquoi est-ce que l'Iran, attaque les pays du Golfe plutôt que de se concentrer uniquement sur l'ennemi numéro un, à savoir Israël ? Jean-Loup Samaan : Alors il y a plusieurs raisons. La première, c'est que les pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Il y a donc la volonté de l'Iran de viser toute la logistique de l'armée américaine dans la région. Après, il y a la volonté de régionaliser le conflit, de créer ce chaos, comme on l'a vu, qui touche à la fois les marchés pétroliers, les compagnies aériennes et enfin, d'un point de vue diplomatique, c'est aussi une façon de mettre la pression sur les pays du Golfe qui jusqu'ici avaient essayé, de façon un peu ambivalente, de rester à l'extérieur, à distance de ce conflit. D'une certaine façon, ils sont obligés maintenant de prendre position. Les monarchies du Golfe ont essayé d'adoucir le ton avec l'Iran ces derniers temps. Est-ce que ça veut aussi dire que finalement, elles n'ont pas vraiment envisagé une attaque iranienne directement sur leur sol. Elles ne sont pas préparées à ce scénario ? Sur un plan militaire, elles sont relativement bien préparées parce qu'on a vu que, malgré l'ampleur des attaques – pour les Émirats arabes unis – on parle de près de 200 missiles, la défense aérienne a plutôt bien fonctionné. Donc, d'un point de vue militaire, ils sont préparés. En revanche, du point de vue politique et sociétal, les populations sur place ont été un peu prises de stupeur. Et là, effectivement, ça crée des tensions parce que ça montre que ces pays, notamment les Émirats qui se sont conçus comme une bulle déconnectée des conflits du Moyen-Orient, se retrouvent en plein milieu de ces derniers. Donc là, ça pose effectivement un problème. Quand le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman ne semble pas complètement opposé à ce que les États-Unis entrent en guerre contre l'Iran, ça peut être pour tenter d'éliminer définitivement toute menace iranienne ? C'est effectivement une hypothèse qui a circulé depuis ce 1ᵉʳ mars, en particulier dans un article du Washington Post. J'avoue quand même être du côté des sceptiques sur cette information qui reste encore assez peu fiable et sur des rumeurs anonymes. Tout ce que l'on voit, d'un point de vue public, c'est que ces derniers temps, l'Arabie saoudite a souhaité la désescalade avec l'Iran. La désescalade, ça veut dire l'idée d'une non-agression entre les deux pays. Ça ne veut pas dire qu'ils deviennent des amis. Donc à minima, c'est vraiment, encore une fois, juste la non-agression. Et ça n'empêche pas l'Arabie saoudite, par ailleurs, d'avoir cherché et réussi à renforcer sa coopération de défense avec les Américains. Ça, c'est évident. De là à ce que Mohammed ben Salman, comme ça a été suggéré, aurait cherché à provoquer cette attaque, j'avoue être très sceptique sur cette rumeur à l'instant. Selon une source proche du gouvernement, l'Arabie saoudite estime qu'une attaque iranienne concertée sur des infrastructures pétrolières pourrait entraîner une réponse militaire. Si les frappes iraniennes se poursuivent, peut-on imaginer une réplique de la part des pays du Golfe et de quelle nature ? Plusieurs déclarations en provenance d'Arabie saoudite et des Émirats soulignent qu'ils envisagent toutes les possibilités. Il y a quelques heures, ils ont émis une déclaration conjointe, tous les pays du Golfe avec les Américains. Disons qu'il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne de compte. Je pense qu'à ce stade, les pays du Golfe espèrent encore que leur menace de riposte suffise à forcer l'Iran à cesser ses attaques qui sont d'une ampleur sans précédent. Si cela ne marche pas, il y a plusieurs scénarios. Le plus probable, ce serait une coopération avec les États-Unis, parce que les Américains restent l'allié incontournable pour de telles opérations. Et les seuls pays qui soient capables, sur un plan opérationnel, de mener de telles opérations, ce seraient les Émirats, voire l'Arabie saoudite. La France aussi a réagi. Elle s'est dite prête à participer à la défense de ses alliés du Golfe. Est-ce que ça pourrait obliger les Européens à intégrer davantage ce conflit ? C'est effectivement une autre dimension qu'on n'a pas encore vue mais qui potentiellement peut se déclencher. Les pays européens et, en particulier, la France et le Royaume-Uni, qui disposent tous deux de bases militaires dans la région. Concernant la France, elle dispose d'une base navale et d'une base aérienne aux Émirats. Ses accords de défense avec ces pays l'amènent à exprimer sa solidarité. Mais, si on voyait des frappes iraniennes viser délibérément les installations françaises ou britanniques, ça, ça pourrait encore élargir le conflit. Est-ce que cet épisode risque de ternir à plus long terme l'image des monarchies du Golfe ? Ça reste à voir. Ce qui est certain, c'est que pour les populations d'expatriés qui, en particulier aux Émirats, partaient avec cette image de Dubaï ou d'Abu Dhabi comme d'un New York dans le désert, ça écorne l'image et ça peut effectivement avoir une incidence, en particulier pour Dubaï en termes d'attractivité des investissements. Je reste toutefois mesuré parce que cette opération a démarré il y a seulement quelques jours. Pour l'instant, d'un point de vue de la défense aérienne, ça a plutôt bien fonctionné. Reste à voir ce qui va se passer dans les jours qui viennent.
Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».
Jamais deux sans trois ? Les Rouge et Noir ont rendez-vous avec leur public cet après-midi sous le soleil du Roazhon Park pour un duel face au Toulouse Football Club.Un match particulier puisqu'il s'agit de la première de Franck Haise à la maison. Après deux succès consécutifs, le Stade Rennais a l'opportunité d'enchaîner une troisième victoire de rang en Ligue 1 et de continuer à nourrir de belles ambitions européennes.Une 24ème journée de championnat qui pourrait compter dans la course à l'Europe. Reste à transformer l'essai face à un TFC toujours difficile à manœuvrer face auquel Rennes n'a pas gagné à domicile depuis 2022.Analyse, clés du match, compos probables et enjeux au classement : on décrypte tout avant le coup d'envoi.
Dans un débat politique particulièrement animé entre les élections municipales et la multiplication des candidatures à la présidentielle, dernière en date celle de Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu se tient à l'écart de la course pour 2027 et creuse le sillon du moine-soldat au service des Français. Une carte inhabituelle pour un locataire de Matignon. Jouer l'humilité à tout prix, ça n'est pas en effet le premier réflexe pour un Premier ministre. Édouard Philippe, Gabriel Attal et même Michel Barnier ou François Bayrou ont essayé de prendre la lumière, d'utiliser Matignon comme une tribune ou un tremplin. Sébastien Lecornu lui, ne cesse d'affirmer qu'il ne pense à rien d'autre qu'à sa tâche de Premier ministre. Un membre de l'équipe gouvernementale confirme que la consigne sur la présidentielle est claire : « Il nous répète qu'on n'est pas là pour ça ». Et à l'entendre, cette stratégie politique correspond à la personnalité de Sébastien Lecornu : « Il est comme ça, très discret, réservé, gros travailleur, avec son chien et son pull, ça n'est pas joué », mais il ajoute ensuite : « Il se dit peut-être aussi que les Français en ce moment apprécient quelqu'un qui ne la ramène pas trop ». Ce serait ici la stratégie de Sébastien Lecornu, la conjugaison d'un tempérament et d'un calcul politique. Sébastien Lecornu est-il totalement dépourvu d'ambitions présidentielles ? À l'instant T, il ne joue pas cette carte vis-à-vis des Français. Il affirme même ne pas y penser pour se construire l'image d'un serviteur de l'intérêt général, pas de ses intérêts personnels, une manière de se différencier. Son objectif affiché, c'est d'essayer d'assurer la stabilité gouvernementale. Son calendrier est celui de la session parlementaire et de la préparation du prochain budget, qui risque d'être un moment encore difficile à gérer quelques mois avant l'élection présidentielle. Mais quand cette étape sera passée, les choses seront différentes, comme l'explique un ministre selon lequel : « Après, il pourra y aller plus franchement. Il fait partie d'un camp, il serait curieux qu'à un moment il ne s'engage pas ». Reste à savoir comment : pour lui ou pour soutenir le candidat le mieux placé ? À lire aussiLe futur budget Lecornu fragilise Les Républicains et leur ligne pro-business Quelles conséquences à cette incertitude ? Cela met une inconnue de plus dans l'équation pour les candidats du bloc central, Édouard Philippe ou Gabriel Attal, car selon une ministre : « Tant que le Premier ministre existe, ça freine leur campagne. C'est une concurrence d'une façon ou d'une autre. » En essayant de rendre les derniers mois du quinquennat utiles, Sébastien Lecornu ménage donc aussi un débouché, un horizon, pour ses potentielles ambitions de l'après-Matignon. À lire aussiFrance: Gabriel Attal prépare sa candidature à la présidentielle de 2027
Alors que 2025 a été une mauvaise année pour le whisky, 2026 pourrait s'annoncer semblable, voire pire. Depuis trois ans, la boisson écossaise perd chaque année une part de son chiffre d'affaires. En cause : la diminution de la consommation d'alcool dans le monde, et en particulier celle des jeunes générations, mais il y a aussi les taxes douanières états-uniennes, premier pays d'exportation du whisky écossais. De 10 % en 2025, elles sont passées à 15 % la semaine dernière. Ces atermoiements économiques de Donald Trump mettent à mal une industrie vitale pour l'Écosse et lucrative pour Londres. Dans un des entrepôts de la distillerie Fettercairn, dans les Highlands, des milliers de barils vieillissent 16, 22, voire 46 ans avant d'être mis en bouteille. Ce whisky, qui vient de fêter son 200e anniversaire est parti à l'assaut des États-Unis l'an dernier avec ses productions les plus rares, et ce malgré les taxes douanières imposées par Donald Trump « On s'est lancé aux États-Unis avec des whisky de plus de 24 ans. Donc nos bouteilles de 24, 28, 40, 46 ans. Et honnêtement ça a vraiment bien marché et nos whiskies ont reçu de bonnes critiques », dit Stewart Walker, responsable de la distillerie. Avec des prix allant de 675 livres, qui peuvent rapidement monter à 3 450, 9 000, et 20 000 livres, la marque a ciblé les États les plus riches avec des clients qui pouvaient se permettre 10 % de plus sur ces prix déjà élevés : New York, la Californie, et la Floride. Cette année, Fettercairn tente le reste du catalogue, dont le premier prix est à 60 dollars. Mais d'autres exportateurs de whisky ont beaucoup plus de difficultés. Le géant Diageo - qui possède les marques Johnny Walker ou Talisker - a réduit sa production à cause du recul de la demande. Au sein du groupe Suntory, deux distilleries (Laphroaig et Bowmore) ont même ouvert des plans de départ volontaire. En cause : une baisse de la consommation d'alcool dans le monde et la baisse significative des ventes de whisky écossais aux États-Unis. « Nous avons évidemment subi l'imposition des nouvelles taxes de 10 % en avril dernier, explique Emily Weaver Roads qui fait partie de l'association écossaise du whisky. Depuis cette date, nos exportations de whisky ont chuté de 15 % en volume. Les grandes distilleries ont des investissements et des connexions importantes aux États-Unis, mais nos petits producteurs ont aussi des employés et des investissements aux États-Unis. Alors, ces taxes ont un impact en particulier sur les plus petits producteurs pour qui les États-Unis sont vraiment un marché essentiel », explique-t-elle. À lire aussiEn Écosse, les droits de douane états-uniens inquiètent le marché du whisky « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort » Reste que, selon Carolyn Watt, qui travaille pour le groupe Whyte and Mackay, derrière la distillerie de Fettercairn, la crise n'est peut-être que conjoncturelle : « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort. Je pense que cela a ralenti, mais avec le Covid-19, les ventes étaient au plus haut, et peut-être que des gens pensaient que cela allait toujours durer, et du coup ils ressentent une crise. Mais je pense que l'on retourne à un niveau plus stable. Vous savez, c'est une industrie du long terme. Même si on a des fluctuations, il faut toujours penser sur 20 ans. » Mais pour les distilleries qui n'exportent pas outre-Atlantique, là aussi les temps sont durs. La distillerie de Angus, à Dundee, a annoncé une perte de 25 % de son chiffre d'affaires, par exemple. Les ventes ont beau augmenter, mais les taxes britanniques ont, elles, triplé. Ces taxes représentent aujourd'hui 70 % du prix d'une bouteille de whisky. À lire aussi«Dry January»: le marché mondial de l'alcool face à un tournant économique historique
« Plus de 160 corps identifiés dans des fosses communes à Uvira », titre Afrik.com. Le site d'information panafricain précise que ces « sépultures clandestines auraient été creusées durant l'occupation de la ville par les rebelles de l'AFC-M23 ». Les rebelles s'en sont retirés il y a un mois, « laissant les autorités congolaises et les habitants face à l'horreur, ajoute Afrik.com, les témoignages décrivent des scènes d'une barbarie extrême, où les corps étaient entassés dans des véhicules avant d'être jetés sans ménagement dans des tranchées. » Il y aurait « deux fosses communes majeures. La première dans le quartier Kavimvira, contiendrait 132 corps, tant qu'une seconde, à Kilomoni, près de la frontière burundaise, en refermerait 31 ». Reste à identifier ces corps, « défi majeur pour les familles et les organisations de défense des droits humains ». Selon Afrik.com, « une grande partie des défunts seraient de jeunes garçons. Durant l'occupation, l'AFC-M23 les aurait suspectés d'appartenir aux Wazalendo, ces groupes de défense locale soutenant l'armée régulière congolaise ». Des accusations que « le mouvement rebelle rejette en bloc, précise encore Afrik.com. On se dirigerait « vers une enquête internationale indépendante ». Intempéries majeures Les récentes pluies dévastatrices au Maroc et en Espagne ont marqué les esprits. C'est APANews qui a lu pour nous une enquête menée par World Weather Attribution, étude selon laquelle « les journées les plus pluvieuses de la région sont désormais autour de 30 % plus humides qu'à l'époque préindustrielle, lorsque la température était plus basse d'1,3°C ». L'Agence de presse africaine rappelle l'intensité des intempéries entre la mi-janvier et la mi-mars : « Neuf tempêtes ont entraîné des pluies torrentielles et des vents violents sur le Maroc, mais aussi l'Espagne et le Portugal, contraignant plus de 200 000 personnes à évacuer leur domicile ». APANews a interrogé Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres, selon laquelle « c'est exactement à cela que ressemble le changement climatique : des régimes météorologiques qui étaient autrefois gérables se transforment en catastrophes beaucoup plus dangereuses ». Réunion spéciale La finale chaotique de la CAN, le 18 janvier, entre le Maroc et le Sénégal, n'en finit pas de susciter des commentaires. AfrikFoot s'en fait l'écho : « Remontée contre la décision jugée "injuste" de la CAF, le Maroc prépare sa contre-attaque (…) la Fédération royale marocaine de football dévoile un peu plus les contours de cette contre-attaque, en riposte aux sanctions du jury disciplinaire de la Confédération africaine de football ». Plusieurs joueurs ont été suspendus et le Maroc a été « sanctionné pour le comportement antisportif de ses joueurs ». « Une réunion spéciale, consacrée à la CAN aura lieu dans les prochains jours, annonce AfrikFoot.com, compte-tenu des décisions injustes rendues par la Commission de discipline de la Confédération africaine de football à l'encontre de l'équipe nationale marocaine, et en insistant sur la poursuite du suivi de cette affaire par les voies et procédures légales afin de protéger les fondements et les règlements du football ». Supporters emprisonnés Ailleurs sur le continent, les débats interminables autour de la finale de la CAN commencent à lasser certains commentateurs. C'est le cas au Burkina Faso où Wakatsera pose la question : « Coupe d'Afrique des nations au Maroc : et si le roi sifflait la fin de la partie ? » « Cette finale ne finit pas de tirer en longueur », estime le journal burkinabé, qui revient, lui, sur les peines de prison dont ont écopé 18 supporters sénégalais. « Ils ont présenté leurs excuses au peuple marocain et à ses dirigeants pour s'être laissé emporter par le sentiment d'injustice suite à deux décisions arbitrales "arbitraires" et surtout par la passion du football », poursuit Wakatsera, aux yeux duquel « il ne reste désormais que la magnanimité du roi Mohamed VI comme seule bouée de sauvetage, pour ceux que leurs compatriotes considèrent désormais comme "les otages de Rabat" ».
« Plus de 160 corps identifiés dans des fosses communes à Uvira », titre Afrik.com. Le site d'information panafricain précise que ces « sépultures clandestines auraient été creusées durant l'occupation de la ville par les rebelles de l'AFC-M23 ». Les rebelles s'en sont retirés il y a un mois, « laissant les autorités congolaises et les habitants face à l'horreur, ajoute Afrik.com, les témoignages décrivent des scènes d'une barbarie extrême, où les corps étaient entassés dans des véhicules avant d'être jetés sans ménagement dans des tranchées. » Il y aurait « deux fosses communes majeures. La première dans le quartier Kavimvira, contiendrait 132 corps, tant qu'une seconde, à Kilomoni, près de la frontière burundaise, en refermerait 31 ». Reste à identifier ces corps, « défi majeur pour les familles et les organisations de défense des droits humains ». Selon Afrik.com, « une grande partie des défunts seraient de jeunes garçons. Durant l'occupation, l'AFC-M23 les aurait suspectés d'appartenir aux Wazalendo, ces groupes de défense locale soutenant l'armée régulière congolaise ». Des accusations que « le mouvement rebelle rejette en bloc, précise encore Afrik.com. On se dirigerait « vers une enquête internationale indépendante ». Intempéries majeures Les récentes pluies dévastatrices au Maroc et en Espagne ont marqué les esprits. C'est APANews qui a lu pour nous une enquête menée par World Weather Attribution, étude selon laquelle « les journées les plus pluvieuses de la région sont désormais autour de 30 % plus humides qu'à l'époque préindustrielle, lorsque la température était plus basse d'1,3°C ». L'Agence de presse africaine rappelle l'intensité des intempéries entre la mi-janvier et la mi-mars : « Neuf tempêtes ont entraîné des pluies torrentielles et des vents violents sur le Maroc, mais aussi l'Espagne et le Portugal, contraignant plus de 200 000 personnes à évacuer leur domicile ». APANews a interrogé Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres, selon laquelle « c'est exactement à cela que ressemble le changement climatique : des régimes météorologiques qui étaient autrefois gérables se transforment en catastrophes beaucoup plus dangereuses ». Réunion spéciale La finale chaotique de la CAN, le 18 janvier, entre le Maroc et le Sénégal, n'en finit pas de susciter des commentaires. AfrikFoot s'en fait l'écho : « Remontée contre la décision jugée "injuste" de la CAF, le Maroc prépare sa contre-attaque (…) la Fédération royale marocaine de football dévoile un peu plus les contours de cette contre-attaque, en riposte aux sanctions du jury disciplinaire de la Confédération africaine de football ». Plusieurs joueurs ont été suspendus et le Maroc a été « sanctionné pour le comportement antisportif de ses joueurs ». « Une réunion spéciale, consacrée à la CAN aura lieu dans les prochains jours, annonce AfrikFoot.com, compte-tenu des décisions injustes rendues par la Commission de discipline de la Confédération africaine de football à l'encontre de l'équipe nationale marocaine, et en insistant sur la poursuite du suivi de cette affaire par les voies et procédures légales afin de protéger les fondements et les règlements du football ». Supporters emprisonnés Ailleurs sur le continent, les débats interminables autour de la finale de la CAN commencent à lasser certains commentateurs. C'est le cas au Burkina Faso où Wakatsera pose la question : « Coupe d'Afrique des nations au Maroc : et si le roi sifflait la fin de la partie ? » « Cette finale ne finit pas de tirer en longueur », estime le journal burkinabé, qui revient, lui, sur les peines de prison dont ont écopé 18 supporters sénégalais. « Ils ont présenté leurs excuses au peuple marocain et à ses dirigeants pour s'être laissé emporter par le sentiment d'injustice suite à deux décisions arbitrales "arbitraires" et surtout par la passion du football », poursuit Wakatsera, aux yeux duquel « il ne reste désormais que la magnanimité du roi Mohamed VI comme seule bouée de sauvetage, pour ceux que leurs compatriotes considèrent désormais comme "les otages de Rabat" ».
Alors que 2025 a été une mauvaise année pour le whisky, 2026 pourrait s'annoncer semblable, voire pire. Depuis trois ans, la boisson écossaise perd chaque année une part de son chiffre d'affaires. En cause : la diminution de la consommation d'alcool dans le monde, et en particulier celle des jeunes générations, mais il y a aussi les taxes douanières états-uniennes, premier pays d'exportation du whisky écossais. De 10 % en 2025, elles sont passées à 15 % la semaine dernière. Ces atermoiements économiques de Donald Trump mettent à mal une industrie vitale pour l'Écosse et lucrative pour Londres. Dans un des entrepôts de la distillerie Fettercairn, dans les Highlands, des milliers de barils vieillissent 16, 22, voire 46 ans avant d'être mis en bouteille. Ce whisky, qui vient de fêter son 200e anniversaire est parti à l'assaut des États-Unis l'an dernier avec ses productions les plus rares, et ce malgré les taxes douanières imposées par Donald Trump « On s'est lancé aux États-Unis avec des whisky de plus de 24 ans. Donc nos bouteilles de 24, 28, 40, 46 ans. Et honnêtement ça a vraiment bien marché et nos whiskies ont reçu de bonnes critiques », dit Stewart Walker, responsable de la distillerie. Avec des prix allant de 675 livres, qui peuvent rapidement monter à 3 450, 9 000, et 20 000 livres, la marque a ciblé les États les plus riches avec des clients qui pouvaient se permettre 10 % de plus sur ces prix déjà élevés : New York, la Californie, et la Floride. Cette année, Fettercairn tente le reste du catalogue, dont le premier prix est à 60 dollars. Mais d'autres exportateurs de whisky ont beaucoup plus de difficultés. Le géant Diageo - qui possède les marques Johnny Walker ou Talisker - a réduit sa production à cause du recul de la demande. Au sein du groupe Suntory, deux distilleries (Laphroaig et Bowmore) ont même ouvert des plans de départ volontaire. En cause : une baisse de la consommation d'alcool dans le monde et la baisse significative des ventes de whisky écossais aux États-Unis. « Nous avons évidemment subi l'imposition des nouvelles taxes de 10 % en avril dernier, explique Emily Weaver Roads qui fait partie de l'association écossaise du whisky. Depuis cette date, nos exportations de whisky ont chuté de 15 % en volume. Les grandes distilleries ont des investissements et des connexions importantes aux États-Unis, mais nos petits producteurs ont aussi des employés et des investissements aux États-Unis. Alors, ces taxes ont un impact en particulier sur les plus petits producteurs pour qui les États-Unis sont vraiment un marché essentiel », explique-t-elle. À lire aussiEn Écosse, les droits de douane états-uniens inquiètent le marché du whisky « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort » Reste que, selon Carolyn Watt, qui travaille pour le groupe Whyte and Mackay, derrière la distillerie de Fettercairn, la crise n'est peut-être que conjoncturelle : « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort. Je pense que cela a ralenti, mais avec le Covid-19, les ventes étaient au plus haut, et peut-être que des gens pensaient que cela allait toujours durer, et du coup ils ressentent une crise. Mais je pense que l'on retourne à un niveau plus stable. Vous savez, c'est une industrie du long terme. Même si on a des fluctuations, il faut toujours penser sur 20 ans. » Mais pour les distilleries qui n'exportent pas outre-Atlantique, là aussi les temps sont durs. La distillerie de Angus, à Dundee, a annoncé une perte de 25 % de son chiffre d'affaires, par exemple. Les ventes ont beau augmenter, mais les taxes britanniques ont, elles, triplé. Ces taxes représentent aujourd'hui 70 % du prix d'une bouteille de whisky. À lire aussi«Dry January»: le marché mondial de l'alcool face à un tournant économique historique
En septembre dernier, l'ambiance a brutalement changé chez xAI, la filiale d'intelligence artificielle d'Elon Musk à l'origine du modèle Grok. En pleine restructuration, plus de 500 collaborateurs ont été licenciés, principalement des annotateurs de données. Ces profils jouent pourtant un rôle clé : ils étiquettent, corrigent et affinent les réponses de l'IA pour l'aider à apprendre. Certains cadres ont même découvert leurs accès désactivés sans avertissement.À l'époque, l'équipe comptait environ 1 000 personnes. Une première vague de licenciements a visé les tuteurs dits « généralistes », l'entreprise expliquant vouloir privilégier des spécialistes capables d'intervenir sur des tâches plus pointues. Un courriel interne évoquait un « virage stratégique » prenant effet immédiat. Une semaine plus tard, 100 suppressions de postes supplémentaires étaient annoncées, malgré des assurances contraires quelques jours auparavant. Les effectifs sont ainsi tombés à 900 employés.Dans ce contexte tendu, une décision a surpris : confier la direction d'une équipe stratégique de 900 personnes à un jeune homme de 20 ans. Diego Pasini, étudiant à l'université de Pennsylvanie début 2025, s'est fait remarquer en remportant un hackathon organisé par xAI en janvier. Recruté dans la foulée, il supervise désormais les équipes d'annotation, salariés permanents comme contractuels. Cette nomination s'inscrit dans une philosophie revendiquée par Elon Musk : promouvoir le mérite plutôt que l'ancienneté. Le milliardaire a déjà placé de très jeunes profils à des postes sensibles, notamment au sein du Department of Government Efficiency, où plusieurs collaborateurs avaient moins de 25 ans. Une stratégie qui divise en interne.Lors de sa première réunion générale, Diego Pasini a assuré qu'aucune nouvelle coupe n'était prévue. Pourtant, peu après, des entretiens individuels obligatoires ont été instaurés : chaque salarié devait justifier sa valeur ajoutée. Selon certains employés, un « climat de panique » s'est installé. Deux collaborateurs ayant critiqué la promotion du nouveau dirigeant sur Slack auraient vu leurs accès suspendus. Cette culture managériale, marquée par des restructurations rapides et une exigence permanente de performance, interroge sur la stabilité de l'organisation. Reste à savoir si ce pari sur la jeunesse et la pression constante permettra à Grok de s'imposer face aux géants déjà installés de l'IA générative. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'attentat antisémite de Bondi, qui a endeuillé l'Australie le 14 décembre dernier, pourrait fracturer plus profondément le pays. Malgré une politique migratoire très stricte, l'Australie se faisait le champion du multiculturalisme. Ainsi, certains signes inquiètent : forte progression du parti d'extrême droite One Nation, progression des groupuscules néo-nazis, mais aussi une multiplication des actes racistes, ciblant en particulier la communauté musulmane. De notre correspondant à Sidney, À la mosquée de Lakemba, la plus grande d'Australie, située dans la banlieue ouest de Sydney, c'est la dernière prière du vendredi avant le début du ramadan. Cette année, le cœur n'est pas à la fête. La mosquée a reçu deux lettres de menaces en à peine dix jours et sa page Facebook est noyée sous les commentaires haineux et insultants. D'après Jamal Kio, le porte-parole de l'association qui gère le lieu de culte, les fidèles aussi sont victimes de cette haine. « Certains se font insulter, d'autres se font cracher dessus et des femmes se font arracher leur voile, témoigne-t-il. Cette forme de racisme direct, qui devient violent, est inquiétante. » Lubna, qui fréquente régulièrement la mosquée, n'a pour sa part pas subi ce genre de violences, mais cela ne l'empêche pas de vivre dans la peur. « Je vis dans un quartier musulman, donc je ne me sens pas rejetée ou mise à l'écart. Mais si je devais sortir de ce quartier, je ne me sentirais pas en sécurité, affirme-t-elle, et je me sentirais en danger parce qu'après ce qui s'est passé en décembre, tout le monde accuse les musulmans. » À lire aussiAustralie: au moins 16 morts dans une fusillade visant la communauté juive à Sydney, dont un assaillant Un racisme ancré historiquement Ce sentiment, partagé par la communauté musulmane, se traduit également dans les intentions de vote. Un récent sondage crédite ainsi One Nation de 26 % des voix, un niveau encore jamais atteint par ce parti d'extrême droite, qui, depuis trente ans, dénonce l'immigration non européenne. Plus inquiétant encore, des groupuscules néo-nazis gagnent eux aussi en popularité. « Ils ont probablement doublé leur nombre en 2025 et pour eux, Bondi, c'était comme un trophée, analyse Kaz Ross, qui étudie depuis des années l'activité de ces groupes en ligne. Parce que leur argument, c'est de dire que ce massacre n'aurait pas eu lieu s'il n'y avait pas eu de juifs et de musulmans. Nous devons réintégrer tous ceux en Australie qui ne sont pas des Blancs d'ascendance européenne. » Face à ce danger et suite à l'attentat de Bondi, le gouvernement a durci ses lois réprimant les discours de haine, ce qui a entraîné la dissolution du plus connu des groupes néo-nazis, le Réseau national socialiste. Reste que pour Jordan McSwiney, spécialiste de l'extrême droite, le gouvernement pourrait mieux faire pour combattre le racisme : « On ne peut pas combattre efficacement le racisme en isolant une forme particulière de racisme, comme l'antisémitisme ou l'islamophobie, défend-il. Elles font partie d'une forme plus large de racisme et de suprématisme blanc qu'il faut absolument combattre. » De fait, la forme la plus négligée de racisme est aussi la plus ancienne, c'est le racisme qui cible les Aborigènes. Le 26 janvier dernier, à Perth, un homme a jeté une bombe artisanale en plein milieu d'un rassemblement aborigène, qui n'a heureusement pas explosé. Animé par des idées racistes, il a été inculpé pour terrorisme. À lire aussiAustralie: les Aborigènes victimes d'un «génocide», l'État du Victoria face à son histoire
Odette, une auditrice de 88 ans, parle de sa dépendance due à sa cécité et à sa santé déclinante, tout en exprimant sa gratitude pour le soutien de sa fille et des associations. Malgré un passé difficile, elle cherche activement des moyens de trouver du réconfort et de la positivité dans sa vie quotidienne. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ep. 177: Le plus dur reste à faire - bilan France vs Italie - 6 Nations 2026Les Bleus ont fait l'essentiel en battant sans (trop) frémir des italiens moins saignants qu'attendu. Il se sont ainsi donné le droit de rêver au grand chelem qui passera d'abord par un sacré défi à Murrayfield : ce sera l'heure des braves !A Twickenham, on attendait les anglais en mode bulldozer pour se faire pardonner de leur piètre performance en Ecosse, mais les Irlandais étaient d'un autre avis ! Survoltés et revenus à leurs meilleures années ils ont littéralement renversé un XV de la Rose totalement apathique et à côté de la plaque, s'offrant ainsi un vrai match référence, le premier depuis longtemps.Enfin les gallois, rêvant de se réconcilier avec leur public lui ont offert 50 minutes comme dans un rêve. Les diables rouges tenaient leur victoire mais une nouvelle facétie de Finn Russel et le poison du doute ont eu raison de la belle histoire de ce samedi à Cardiff. Finalement perdants, ils ont prouvé à la planète rugby qu'ils n'avaient pas encore renoncé et ils se sont peut-être et surtout réconciliés avec eux-mêmes !Rejoignez-nous pour les analyses des matchs, un preview du match France - Ecosse et des autres matchs des 6 nations, un moment U20 et des news Rugby Europe Championship.Bon mercredi avec le packVoici l'autre podcast de TK --> L'Année Sobre, un an sans alcool ! https://podcast.ausha.co/l-annee-sobreNotre instagram: Packdepotes_podcastmusique par Manu RodierArt grâce à Albane BorelHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Moin, moin ihr Mannis und Mannienchen.Die Tore der Reste Rampe sind wieder weit geöffnet, um euch das Warten zur nächsten Männerrunde zu versüßen!Link zum Shop von "Das Bier"https://www.das-bier.com/maennerrundeKontakt: diemaennerrunde@web.deUnterstützt uns bei Patreon.comhttps://www.patreon.com/diemaennerrundeTwitter: @DieMaennerundeInstagram:https://www.instagram.com/die_maennerrunde_podcastFacebook:https://www.facebook.com/Maennerrunde.PodcastYouTube Kanal:https://www.youtube.com/channel/UCk6hDwJfdAyJa71gFS_UsEAWir verwenden gemafreie Musik von bluevalley.de the music companyhttps://www.bluevalley.de/index.php
durée : 00:10:34 - L'Invité d'On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid - A quelques jours des César, entretien ce samedi avec Gaëtan Bruel qui fête son premier anniversaire à la tête du CNC. Appétit du public, concurrence des écrans, menaces de l'intelligence artificielle... Le modèle économique du septième art français est-il encore pertinent ? - invités : Gaëtan Bruel - Gaëtan Bruel : Président du CNC Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Une fois encore, l'équipe de STEROIDS - LE PODCAST s'aventure là où on ne l'attend pas. Cette fois, c'est dans les tréfonds des plateformes de streaming, pour rattraper HEADS OF STATE, nouveau film d'Ilya Naishuller (HARDCORE HENRY, NOBODY) avec John Cena, Idris Elba et Priyanka Chopra Jonas (à laquelle il faut rendre hommage, puisque nos deux zouaves n'ont pas été foutus de la nommer durant l'épisode !). Reste la question qui brûle les lèvres de nos chers auditeurs : Avons-nous affaire à l'énième film de streaming de la semaine, ou une bonne surprise qui se consomme sans trop se prendre le chou ? Réponse en écoutant les arguments de Vincent Guignebert et Stéphane Moïssakis dans le podcast du jour !Retrouvez toutes nos émissions sur http://www.capturemag.frPour nous soutenir, il y a deux adresses :PATREON : https://www.patreon.com/capturemagTIPEEE : https://www.tipeee.com/capture-magLISEZ CAPTURE MAG !Toutes nos revues sont disponibles dans les librairies, les magasins de produits culturels et sites marchands.Akileos : https://bit.ly/AkilsCMCapture Mag est sur LETTERBOXD : https://letterboxd.com/CaptureMag/#johncena #headsofstate #actionmovies Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 18 février 2026 - Mort de Quentin : l'onde de chocL'enquête avance cinq jours après la mort de Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant d'extrême droite, roué de coups sur un trottoir de Lyon. Depuis hier soir, la police judiciaire a déclenché une vague d'interpellations et 11 personnes sont en garde à vue ce mercredi. Parmi elles, Jacques-Elie Favrot, assistant jusqu'à ces derniers jours du député de La France insoumise Raphaël Arnault, mais également plusieurs ex-militants du groupe antifasciste la Jeune Garde, dissous l'été dernier par le gouvernement.Reste pour les magistrats à clarifier les soupçons pesant sur chacun des gardés à vue dans le drame qui s'est déroulé à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Les investigations se poursuivent alors que de nouvelles vidéos permettent de lever quelques-unes des zones d'ombre, encore nombreuses. Sur ces images, diffusées par Le Canard enchaîné, on peut voir, quelques minutes avant le passage à tabac de Quentin Deranque, deux bandes équivalentes en nombre s'affronter.La justice travaille sur ces vidéos et sur l'enchaînement précis des faits, alors que, dans la classe politique, le débat s'enflamme. La France insoumise est ciblée pour sa proximité avec le mouvement dissous La Jeune Garde, dont l'un des fondateurs, Raphaël Arnault, a été élu député sous sa bannière. « Il faut faire le ménage dans vos rangs », réclame le Premier ministre Sébastien Lecornu. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à Mathilde Panot d'exclure son député, même « temporairement », du groupe parlementaire insoumis. Elle a a par ailleurs appelé à ce qu'il n'y ait « plus jamais un député LFI au sein de l'Assemblée ». De son côté, Yaël Braun-Pivet a estimé, ce mercredi matin, que les responsables politiques devaient appeler au calme. Elle a également dit souhaiter que le député Raphaël Arnault ne siège plus à l'Assemblée nationale, tout en précisant que « seul le Conseil constitutionnel peut le faire ». La déchéance du mandat d'un membre de l'Assemblée ne pouvant survenir qu'à l'issue d'une condamnation pénale le privant de son droit d'éligibilité, une fois que celle-ci est définitive.Parallèlement, plusieurs voix, dont celles de Raphaël Glucksmann, François Hollande et Jérôme Guedj, ont enjoint la gauche à rompre clairement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.Le leader insoumis, de son côté, a réaffirmé hier soir qu'il est opposé à la violence en politique, qui « rabougrit » les combats, et que LFI « n'avait rien à voir ni de près ni de loin » avec la tragédie lyonnaise. Il a également pointé la « responsabilité de la puissance publique », qui aurait failli à son devoir de protection de l'ordre public, et a appelé à ce que « chacun fasse l'effort du calme et du sang-froid ». « Pas de surenchère », a-t-il insisté, alors qu'une dizaine de permanences parlementaires « insoumises » ont subi des dégradations. Ce mercredi, le siège de LFI à Paris a dû être brièvement « évacué suite à une menace à la bombe » a indiqué le coordinateur de LFI Emmanuel Bompard. Nos experts :- PASCAL PERRINEAU - Politologue, professeur des Universités à Sciences Po, auteur de Inventaire des peurs françaises - SOAZIG QUÉMÉNER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche - SANDRINE CASSINI - Journaliste en charge de la gauche – Le Monde - BRICE TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos
Trumps utrikesminister låter mildare än JD Vance men säger egentligen samma sak. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. När USA:s utrikesminister Marco Rubio talade på säkerhetskonferensen i München var det en mjukare ton än när vicepresident JD Vance talade i fjol. Men innehållet var i stort sett detsamma.Ginna är på plats i delstaten Georgia inför det rafflande fyllnadsvalet efter Marjorie Taylor Greene som lämnade kongressen i januari. Ett litet val som säger mycket om statusen på MAGA-rörelsen.Vi pratar också om Stephen Colbert som hävdar att CBS stoppat en intervju med en demokrat av rädsla för Trump-administrationen och om Donald Trumps stora intresse för att sätta sitt namn på byggnader och monument.Medverkande: Ginna Lindberg, Sveriges Radios USA-korrespondent, Katarina von Arndt, Sveriges Radios Tysklandskorrespondent och Roger Wilson, programledare P1 Kultur och tidigare USA-korrespondent.Programledare: Sara StenholmProducent: Viktor Mattsson
David Abiker reçoit aujourd'hui Ruth Elkrief, éditorialiste politique à LCI, et Nicolas Beytout, président fondateur du quotidien L'Opinion afin de décrypter les répercussions politiques des récents événements survenus à Lyon. Ils apportent leur expertise et leur regard avisé sur cette situation complexe.Les invités analysent les réactions, ou plutôt l'absence de réactions, de la gauche politique face à la violence qui a éclaté lors de la manifestation à Lyon. Olivier Faure, secrétaire du Parti socialiste, est notamment épinglé pour son mutisme, ne condamnant que la « complaisance » de La France insoumise avec la violence, sans aller jusqu'à reconnaître une quelconque responsabilité directe.Cette analyse met en lumière une fracture profonde au sein de la gauche française, avec l'émergence de trois courants irréconciliables : l'extrême gauche incarnée par La France insoumise, qui refuse catégoriquement toute forme de responsabilité ; une partie du Parti socialiste et des Verts, qui semblent prêts à s'allier avec LFI malgré les dérives ; et enfin une « gauche morale », qui refuse désormais toute compromission avec un parti qu'elle juge trop radical et violent.Nos Esprits Libres du jour s'interrogent alors sur l'appartenance de La France insoumise à l'« arc républicain », un concept remis en question par les événements. Ils évoquent l'émergence d'un nouveau positionnement « Ni-Ni », ni avec le Rassemblement national, ni avec LFI, qui pourrait bouleverser les alliances traditionnelles lors des prochaines élections.Au-delà de ces considérations politiques, l'épisode aborde également la question des minutes de silence observées à l'Assemblée nationale, qui semblent se multiplier, suscitant des interrogations sur leur pertinence et leur instrumentalisation potentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Les relations entre l'Algérie et la France sont gelées depuis des mois. La visite sur place du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va-t-elle commencer à briser la glace ? La presse algérienne s'interroge. Tout d'abord, se demande le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), « quelle France Laurent Nuñez représente-t-il ? Celle des nostalgiques de l'Algérie française, de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau, qui veulent la rupture ? Ou bien celle des adeptes d'une relation apaisée et débarrassée du contentieux mémoriel, incarnée par Ségolène Royal et plusieurs autres personnalités ? En février de l'année dernière, le président Tebboune, avait cité l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, comme prévu, et quelques personnalités, dont Ségolène Royal et Dominique de Villepin, comme jouissant d'un respect certain en Algérie. Une manière de signifier, précise TSA, que le problème n'est pas avec toute la France, mais avec un certain courant qui prend de plus en plus d'ampleur, en se servant de l'Algérie, entre autres, comme tremplin. C'est le message principal envoyé à travers l'accueil réservé fin janvier à Ségolène Royal. Et ce n'est peut-être pas un hasard si la visite de la présidente de l'association France-Algérie a été immédiatement suivie par ce déplacement du ministre français de l'Intérieur qui attendait depuis octobre dernier ». Embûches… « L'ultime chance ? », s'interroge pour sa part le site Algérie Patriotique. « La mission de Laurent Nuñez s'annonce herculéenne : tenter le dégel en dépit de la multitude d'embûches qui se dressent sur le chemin d'une réconciliation jusqu'ici minée par la meute algérophobe qui, elle, préfère l'escalade à l'apaisement, alors même que les intérêts de la France en ont pâti. Mission d'une extrême difficulté. D'abord parce que son précédent a laissé derrière lui un champ de ruines diplomatiques. (…) Ensuite, poursuit Algérie Patriotique, reste à savoir si l'actuel locataire de la place Beauvau saura prendre la mesure des nombreuses doléances algériennes, notamment la libération immédiate et sans conditions du diplomate algérien pris en otage en France, la remise des individus réclamés par la justice algérienne, dont certains reconnus terroristes et ayant un lien avec l'affaire Epstein. Des demandes légitimes auxquelles la France doit réserver une réponse favorable si elle veut sortir de cette crise qui dure. (…) La solution est pourtant évidente, s'exclame encore le site algérien. Il suffit de sortir de cette posture qui consiste à considérer notre pays comme l'ennemi de toujours, quoi qu'il fasse ». Exigence de vérité historique… Et puis, en arrière-plan, il y a toujours la question mémorielle. C'est ce que souligne El Moudjahid : « l'Algérie se dit prête à discuter, sans complexe, de tous les sujets, mais pas à n'importe quel prix. En la matière, la question mémorielle reste le baromètre de la véritable sincérité française. Sur ce dossier, poursuit le quotidien algérien, Alger n'acceptera ni les faux-semblants ni les atermoiements. Cette exigence de vérité, de reconnaissance et de justice historique n'est pas une crispation sur le passé, mais bien la condition sine qua non pour envisager l'avenir des liens entre Alger et Paris ». Prudence… En France, Le Monde Afrique relève qu'avant son départ pour Alger, Laurent Nuñez est resté « prudent dans sa prise de parole : il ne s'est pas exprimé sur les principaux sujets irritants que représentent le retour des agents français, la délivrance de laissez-passer consulaires pour permettre l'expulsion des ressortissants algériens dans l'obligation de quitter le territoire français ou encore la révision de l'accord de 1968, qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Le cas du fonctionnaire algérien en détention dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte dans l'affaire "Amir DZ" est une autre pierre d'achoppement de la coopération sécuritaire, pointe aussi le journal. Les échanges pourraient porter aussi sur le sort du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin dernier, qui s'est pourvu en cassation après sa condamnation en appel, en décembre, à sept ans de prison ». Sur tous ces dossiers, le ministre français de l'Intérieur « espère faire baisser la température ». Reste, souligne encore Le Monde Afrique, « qu'un nouveau pic de fièvre agite les deux capitales, à la suite de la diffusion, sur France 2, d'un numéro de l'émission Complément d'enquête intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", une émission jugée offensante par les autorités algériennes ».
Grandir à l'étranger, ce n'est pas seulement apprendre une nouvelle langue ou se faire de nouveaux amis. C'est aussi apprendre à se définir autrement.Dans ce troisième épisode de À hauteur d'enfant, on écoute des enfants et des ados qui ont déjà vécu plusieurs départs, plusieurs écoles, plusieurs “chez eux”.Léonie vit aujourd'hui en Nouvelle-Zélande après l'Australie et un retour en France.Hisaé, née aux États-Unis, se sent profondément française.Lucas et Gustave, deux frères installés dans l'Ohio, racontent une même expatriation vécue à deux vitesses.Louise évoque l'adaptation, les émotions et le bilinguisme au Canada.Et Thaïs, 8 ans, grandit entre l'Autriche, la route et Barcelone.Ensemble, ils racontent ce que les adultes oublient parfois : partir, c'est une chose… mais grandir ailleurs, c'est construire une identité entre ici et là-bas.French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d'écoute : Spotify, Apple Podcast, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Amazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Charles Consigny, avocat, et Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les voitures autonomes actuelles ne sont pas encore capables de rouler partout sans préparation. Waymo affirme franchir une étape clé grâce aux “World Models” capables de générer des situations de conduite ultra-réalistes pour mieux affronter l'inattendu.Pourquoi les voitures autonomes ne sont pas encore universellesLes véhicules autonomes qui circulent aujourd'hui aux États-Unis ou en Chine sont de niveau 4. Cela signifie qu'ils fonctionnent dans des zones précises, après avoir été longuement entraînés dans ces environnements. Ils ne disposent pas encore de la capacité d'adaptation universelle d'un conducteur humain, capable de faire face à n'importe quelle situation, dans n'importe quelle ville et sous n'importe quelle météo.Un entraînement encore trop dépendant du réelLa limite des systèmes actuels tient à leur apprentissage. Ils excellent dans des contextes qu'ils connaissent déjà, mais peuvent être pris en défaut face à des événements rares : véhicule à contresens, conditions météorologiques extrêmes, obstacle inattendu ou comportement imprévisible d'un autre usager. Pour viser le niveau 5 — l'autonomie totale — il faut élargir considérablement la palette des situations rencontrées pendant l'entraînement.Des “World Models” pour simuler toutes les routes du mondeWaymo mise sur une approche fondée sur un modèle génératif capable de créer des environnements de conduite photoréalistes et interactifs à partir de simples vidéos en deux dimensions. Le système reconstitue des scènes en trois dimensions dans lesquelles le logiciel de conduite autonome peut évoluer comme en conditions réelles. Ce dispositif permet de générer à la demande des scénarios très variés : tempête de neige sur le Golden Gate, tornade soudaine, rue tropicale enneigée ou événements improbables comme des objets mal arrimés sur un toit de voiture, un animal sauvage surgissant sur la chaussée ou un piéton déguisé de manière insolite. L'intérêt est de confronter le système à des milliards de variations d'un même scénario, afin d'améliorer sa capacité d'adaptation.Une étape vers le niveau 5 ?Selon l'entreprise, cette méthode serait plus rapide, moins coûteuse et plus stable que les simulateurs traditionnels. Elle permettrait d'accélérer l'apprentissage tout en testant des situations difficiles, voire dangereuses, impossibles à reproduire facilement dans le monde réel. Reste une question centrale : un entraînement massif dans des univers simulés suffira-t-il à reproduire la souplesse de jugement d'un conducteur humain ? Car face à une situation extrême, les réactions varient d'une personne à l'autre. Les World Models représentent sans doute une avancée majeure. Mais la route vers une autonomie totale, capable de s'adapter partout et en toutes circonstances, demeure un défi technologique et éthique de premier plan.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Aujourd'hui, Yves Camdeborde, chef cuisinier, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Après plus d'un mois d'audience, la cour d'appel de Paris va clore les débats, jeudi 12 février, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national, avant de se retirer pour délibérer. Pour Marine Le Pen et ses onze autres co-prévenus, l'attente sera longue : ils vont devoir patienter plusieurs mois avant de connaître leur peine ou leur relaxe éventuelle.L'ex-présidente du Rassemblement national a changé de stratégie dans l'espoir d'infléchir la peine reçue en première instance. Le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée pour détournement de fonds publics européens, accusée d'avoir mis en place, à la tête de son parti, un système de financement illégal : des eurodéputés FN, puis RN, ont salarié des assistants parlementaires européens qui ne travaillaient en réalité que pour le parti, à l'échelle nationale.Outre la condamnation à deux années de prison ferme, en première instance, la peine d'inéligibilité a fragilisé Marine Le Pen. Si celle-ci venait à être confirmée en appel, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 serait fortement compromise, voire impossible. A-t-elle réussi à convaincre la cour d'appel de sa « bonne foi » ? Que comprendre des réquisitions du parquet à l'encontre de l'ancienne présidente du parti et ses co-prévenus ? Reste-t-il à Marine Le Pen des options lui permettant de se présenter à l'élection présidentielle ou bien son parti est-il d'ores et déjà en train de tourner la page de la dynastie Le Pen ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Franck Johannès, qui a suivi tout le procès des assistants parlementaires du FN, et Corentin Lesueur, journaliste politique au Monde, chargé de l'extrême droite, répondent à toutes ces questions.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : lecture d'un mail envoyé par l'ancien eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser, le 22 juin 2014, à l'ex-trésorier du FN Wallerand de Saint-Just et extrait du journal télévisé de France 2 diffusé à 8 heures, le 10 février 2026.Cet épisode a été publié le 12 février 2026.---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour les lives des 5 ans de L'Heure du Monde : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le Journal en français facile du lundi 9 février 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CQac.A
durée : 00:03:22 - Un monde connecté - par : François Saltiel - Le 8 février 1996 au forum de Davos, le poète et militant John Perry Barlow prononce la "Déclaration d'indépendance du cyberespace", en réaction aux volontés législatives de l'administration Clinton qui cherche à censurer les contenus sur la toile. Comment relire ses mots en 2026 ?
durée : 00:25:30 - Benjamin Lazar, metteur en scène (5/5) - par : Judith Chaine - Dans ce dernier épisode, Benjamin Lazar revient sur ce qui traverse l'ensemble de son parcours : faire voir la musique. À travers plusieurs de ses spectacles, il explique comment le corps, le silence et l'imaginaire façonnent ses mises en scène. - réalisé par : Pierre Willer Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
À première vue, cela semble paradoxal : aux échecs, la dame est la pièce la plus puissante, capable de se déplacer librement dans toutes les directions, alors que le roi, pourtant figure centrale du jeu, est lent et limité. Pourquoi la pièce représentant un monarque est-elle moins forte que celle représentant une reine ?La réponse se trouve dans un mélange d'histoire, d'évolution du jeu et de logique stratégique.À l'origine, les échecs viennent d'un jeu indien ancien appelé chaturanga, apparu vers le VIᵉ siècle. Dans ce jeu, l'ancêtre de la dame n'était pas une reine, mais un conseiller du roi, appelé mantri ou vizir. Cette pièce ne pouvait se déplacer que d'une seule case en diagonale. Elle était donc faible, proche du niveau d'un pion amélioré.Lorsque le jeu arrive en Perse puis en Europe au Moyen Âge, ce conseiller devient progressivement associé à la figure de la reine. Mais pendant des siècles, cette pièce reste peu puissante.Tout change à la fin du XVe siècle.En Europe, une réforme majeure des règles transforme radicalement le jeu : la reine acquiert la capacité de se déplacer sur n'importe quelle distance, en ligne droite et en diagonale. Elle devient soudainement la pièce la plus mobile du plateau.Pourquoi ce bouleversement ?Une des hypothèses les plus répandues est d'ordre culturel. Cette période correspond à l'ascension de grandes figures féminines de pouvoir, notamment Isabelle la Catholique en Espagne. La reine devient un symbole d'autorité politique réelle, et cette image se reflète dans le jeu.Mais la raison principale est aussi ludique.Les échecs médiévaux étaient relativement lents. En donnant à la dame une puissance exceptionnelle, on accélère le jeu, on crée plus d'attaques, plus de combinaisons et plus de possibilités tactiques. Le jeu devient plus dynamique, plus spectaculaire.Reste la question du roi.Si le roi est faible en déplacement, c'est parce qu'il n'est pas conçu comme une pièce de combat, mais comme un objectif. Le but du jeu n'est pas de capturer le roi, mais de le menacer de façon inévitable : l'échec et mat.Le roi représente l'État, la stabilité, le cœur du système. Il n'a pas besoin d'être fort militairement, car il est censé être protégé par les autres pièces. Sa fragilité est volontaire : elle crée toute la tension stratégique du jeu.La dame est forte pour rendre le jeu riche et dynamique.Le roi est faible pour rendre le jeu possible.Ce paradoxe apparent est en réalité l'un des plus beaux équilibres des échecs : la pièce la plus puissante n'est pas la plus importante… car sans roi, aucune puissance n'a de sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans la nuit du 13 au 14 juillet 1976, alors que la France s'apprête à célébrer sa fête nationale, un incendie éclate dans une petite maison isolée du village de Traves, en Haute-Saône. À l'intérieur, les pompiers découvrent un corps calciné. L'homme est rapidement identifié : Joachim Peiper, ancien officier SS, figure emblématique des crimes de guerre nazis. Sa mort soulève aussitôt une question troublante : accident, vengeance, ou exécution ?Joachim Peiper n'est pas un inconnu. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est l'un des commandants les plus redoutés de la Waffen-SS. Il s'illustre notamment lors de l'offensive des Ardennes, en décembre 1944, où son unité est impliquée dans le massacre de prisonniers américains à Malmedy, ainsi que dans de nombreuses exécutions de civils. Après la guerre, il est condamné à mort par un tribunal américain, peine commuée ensuite en prison à vie, puis réduite. En 1956, Peiper est libéré.Comme beaucoup d'anciens nazis, il tente alors de se fondre dans l'anonymat. Après des années passées en Allemagne, il s'installe discrètement en France au début des années 1970, sous son vrai nom. Il mène une existence solitaire, traduisant des livres militaires et évitant toute vie sociale. Mais son passé finit par refaire surface.Des associations et des chasseurs de nazis découvrent sa présence. Des tracts circulent, dénonçant l'installation d'un criminel de guerre sur le sol français. Des inscriptions menaçantes apparaissent près de sa maison. Peiper se sait observé.La nuit du drame, selon l'enquête, plusieurs coups de feu sont entendus par des voisins. Peu après, la maison s'embrase. Les flammes la ravagent entièrement. À l'intérieur, Peiper est retrouvé mort, atteint par balles, avant d'avoir été partiellement brûlé. Le feu semble avoir été allumé volontairement.Très vite, la piste de l'attentat s'impose. Mais par qui ? Des militants d'extrême gauche ? Des résistants vieillissants ? Des proches de victimes ? Aucun groupe ne revendique l'attaque. Aucun suspect formel n'est jamais identifié.L'enquête piétine. Les preuves sont rares, la scène de crime largement détruite par l'incendie. Certains évoquent un règlement de comptes international, d'autres un acte isolé de vengeance personnelle.Ce mystère fascine, car il met en lumière une question dérangeante : peut-on réellement échapper à son passé ? Joachim Peiper, qui avait échappé à la peine capitale, a fini par mourir seul, dans un village paisible, rattrapé par l'ombre de ses crimes.Près de cinquante ans plus tard, l'affaire reste non élucidée. La mort de Peiper demeure l'un de ces épisodes où l'Histoire, la justice et la vengeance s'entremêlent… sans jamais livrer toutes leurs réponses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le point de passage entre Gaza et l'Égypte à Rafah entrouvre ses portes aujourd'hui, mais rien n'est réglé dans le territoire palestinien. 32 personnes ont été tuées samedi dans une série de frappes israéliennes à Gaza malgré le cessez-le-feu, et l'impasse politique se prolonge. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.