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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez RTL Midi avec Antoine Cavaillé-Roux du 19 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le ministère grec de la Culture a présenté un plan d'adaptation au changement climatique pour protéger le patrimoine culturel. Sécheresse, incendies, inondations : certains sites archéologiques sont déjà directement concernés par des phénomènes climatiques extrêmes. Reportage sur le site de Brauron, l'ancien sanctuaire de la déesse Artémis. De notre correspondante à Athènes, À Brauron, à 30 kilomètres à l'est d'Athènes, l'archéologue Maria Cristina Katsavou montre le niveau atteint par les inondations l'hiver dernier : l'eau s'élevait jusqu'à la moitié de la colonne, à 1,5m du sol. Douze colonnes doriques accueillent les visiteurs : c'est la stoa, un portique en forme de lettre Pi, le bâtiment le mieux préservé du site. Selon la mythologie, c'est ici qu'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, a installé, sur un terrain marécageux, un sanctuaire dédié à Artémis, la déesse de la nature. « C'est l'un des sanctuaires les plus importants de la Grèce antique. Nous avons constaté que chaque année, les inondations sont de plus en plus graves », explique Maria Cristina Katsavou. Des mares d'eau stagnante brillent encore au soleil, alors que la sécheresse frappe déjà une grande partie de la Grèce. Le sanctuaire d'Artémis a été édifié au cœur d'une zone humide couverte de joncs, entre la mer et la rivière Erasinos. Le paysage lui-même est un sanctuaire naturel, peuplé d'oiseaux. En contrebas du temple, dont il ne reste que les fondations, une passerelle métallique permet aux visiteurs de garder les pieds au sec. Puis celle-ci disparaît, engloutie par les crues de la rivière. La pompe de drainage est devenue un élément indispensable du site. « Toute cette eau provoque l'érosion des matériaux. Ce n'est pas seulement lié au climat mais aussi à l'emplacement du sanctuaire. Mais à cause du changement climatique, les nappes phréatiques saturent », souligne l'archéologue. Elle attend beaucoup du plan conçu par le ministère de la Culture pour améliorer le système de drainage. Si Brauron est menacé par les inondations, ailleurs, ce sont les incendies de forêt qui assiègent régulièrement, durant l'été, plusieurs sites historiques de premier plan, comme Olympie, Épidaure et Mycènes. À Delphes, l'érosion et les glissements de terrain provoquent des chutes de pierres autour du temple d'Apollon. Constantinos Cartalis, physicien climatologue de l'université d'Athènes, est chargé par le ministère de la Culture d'évaluer la menace et de recommander les mesures d'adaptation. « Le ministère de la Culture a lancé un plan de prévention pour faire face aux risques à mesure que ceux-ci évoluent. Il s'agit de préparer les sites archéologiques, en particulier l'environnement autour des sites, afin qu'ils soient mieux protégés contre les phénomènes climatiques , indique-t-il. Sécheresse, chaleur extrême, élévation du niveau de la mer : toutes les situations sont passées au crible. Un plan d'adaptation est conçu spécifiquement pour chaque site, alors que la Grèce se prépare à une nouvelle saison d'incendies. À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
Le ministère grec de la Culture a présenté un plan d'adaptation au changement climatique pour protéger le patrimoine culturel. Sécheresse, incendies, inondations : certains sites archéologiques sont déjà directement concernés par des phénomènes climatiques extrêmes. Reportage sur le site de Brauron, l'ancien sanctuaire de la déesse Artémis. De notre correspondante à Athènes, À Brauron, à 30 kilomètres à l'est d'Athènes, l'archéologue Maria Cristina Katsavou montre le niveau atteint par les inondations l'hiver dernier : l'eau s'élevait jusqu'à la moitié de la colonne, à 1,5m du sol. Douze colonnes doriques accueillent les visiteurs : c'est la stoa, un portique en forme de lettre Pi, le bâtiment le mieux préservé du site. Selon la mythologie, c'est ici qu'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, a installé, sur un terrain marécageux, un sanctuaire dédié à Artémis, la déesse de la nature. « C'est l'un des sanctuaires les plus importants de la Grèce antique. Nous avons constaté que chaque année, les inondations sont de plus en plus graves », explique Maria Cristina Katsavou. Des mares d'eau stagnante brillent encore au soleil, alors que la sécheresse frappe déjà une grande partie de la Grèce. Le sanctuaire d'Artémis a été édifié au cœur d'une zone humide couverte de joncs, entre la mer et la rivière Erasinos. Le paysage lui-même est un sanctuaire naturel, peuplé d'oiseaux. En contrebas du temple, dont il ne reste que les fondations, une passerelle métallique permet aux visiteurs de garder les pieds au sec. Puis celle-ci disparaît, engloutie par les crues de la rivière. La pompe de drainage est devenue un élément indispensable du site. « Toute cette eau provoque l'érosion des matériaux. Ce n'est pas seulement lié au climat mais aussi à l'emplacement du sanctuaire. Mais à cause du changement climatique, les nappes phréatiques saturent », souligne l'archéologue. Elle attend beaucoup du plan conçu par le ministère de la Culture pour améliorer le système de drainage. Si Brauron est menacé par les inondations, ailleurs, ce sont les incendies de forêt qui assiègent régulièrement, durant l'été, plusieurs sites historiques de premier plan, comme Olympie, Épidaure et Mycènes. À Delphes, l'érosion et les glissements de terrain provoquent des chutes de pierres autour du temple d'Apollon. Constantinos Cartalis, physicien climatologue de l'université d'Athènes, est chargé par le ministère de la Culture d'évaluer la menace et de recommander les mesures d'adaptation. « Le ministère de la Culture a lancé un plan de prévention pour faire face aux risques à mesure que ceux-ci évoluent. Il s'agit de préparer les sites archéologiques, en particulier l'environnement autour des sites, afin qu'ils soient mieux protégés contre les phénomènes climatiques , indique-t-il. Sécheresse, chaleur extrême, élévation du niveau de la mer : toutes les situations sont passées au crible. Un plan d'adaptation est conçu spécifiquement pour chaque site, alors que la Grèce se prépare à une nouvelle saison d'incendies. À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
Dans les Vosges, cet été, un agriculteur regarde ses prairies brûler et compte déjà ce qu'il manquera à ses bêtes pour l'hiver. Dans le Ferlo, au nord du Sénégal, un éleveur peul scrute le ciel en espérant que la pluie de cette saison ne sera ni trop rare, ni trop violente. Deux gestes, deux continents, une même question suspendue au-dessus de leurs têtes : qu'est-ce que la météo nous réserve et comment vivre avec ? C'est précisément le terrain de la science dont nous parlons aujourd'hui : l'agroclimatologie. Une discipline encore jeune, à la croisée de la météorologie, de l'agronomie et des sciences du vivant, qui tente de répondre à une question devenue vitale : comment nourrir le monde quand le climat qui a façonné nos cultures et nos élevages est en train de changer sous nos yeux ? Nos invités constatent le manque d'adaptation de nos modèles agricoles, ils proposent des solutions même si, comme tous les scientifiques, ils ont du mal à se faire entendre… Avec - Serge Zaka, pionnier de l'agroclimatologie en France pour son livre Orages sur le climat (Harper and Collins) - Mohamed Habibou Assouma, chercheur au CIRAD, UMR-SELMET et à l'Unité de recherche sur les Systèmes Agropastoraux et Environnement. Musiques diffusées dans l'émisison - Omar Pène - Climat - Bien & Alikiba - Finale.
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Dans les Vosges, cet été, un agriculteur regarde ses prairies brûler et compte déjà ce qu'il manquera à ses bêtes pour l'hiver. Dans le Ferlo, au nord du Sénégal, un éleveur peul scrute le ciel en espérant que la pluie de cette saison ne sera ni trop rare, ni trop violente. Deux gestes, deux continents, une même question suspendue au-dessus de leurs têtes : qu'est-ce que la météo nous réserve et comment vivre avec ? C'est précisément le terrain de la science dont nous parlons aujourd'hui : l'agroclimatologie. Une discipline encore jeune, à la croisée de la météorologie, de l'agronomie et des sciences du vivant, qui tente de répondre à une question devenue vitale : comment nourrir le monde quand le climat qui a façonné nos cultures et nos élevages est en train de changer sous nos yeux ? Nos invités constatent le manque d'adaptation de nos modèles agricoles, ils proposent des solutions même si, comme tous les scientifiques, ils ont du mal à se faire entendre… Avec - Serge Zaka, pionnier de l'agroclimatologie en France pour son livre Orages sur le climat (Harper and Collins) - Mohamed Habibou Assouma, chercheur au CIRAD, UMR-SELMET et à l'Unité de recherche sur les Systèmes Agropastoraux et Environnement. Musiques diffusées dans l'émisison - Omar Pène - Climat - Bien & Alikiba - Finale.
Depuis quelques semaines, le continent semble découvrir le réchauffement. Les chercheurs ont pourtant alerté : l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne du reste du monde. Et les épisodes que l'on connait cet été ne sont pas les premiers. Mais la prise de conscience est lente et, surtout, les adaptations difficiles à mettre en œuvre. De l'agriculture au tourisme, comment faire face à la canicule et à la sécheresse ? En Hongrie, les lacs sont au plus bas Le réchauffement climatique affecte le tourisme et l'économie des loisirs. Prenons l'exemple de la Hongrie : l'été, dans ce pays d'Europe centrale qui n'a pas d'accès à la mer, les lacs sont pris d'assaut par les vacanciers. Mais ces lacs sont aujourd'hui menacés, leur niveau n'a jamais été aussi bas. Notre correspondante Florence La Bruyère s'est rendue à une quarantaine de kilomètres de la capitale, au lac Velence. Troisième plus grand lac de Hongrie, il ressemble aujourd'hui à une mare boueuse et jaunâtre qui n'attire guère les baigneurs. À lire aussiEn Hongrie, la sécheresse cause une baisse record du niveau des lacs Quelles solutions pour les agriculteurs ? Les organisations professionnelles estiment déjà à près de 8% la baisse moyenne de production de céréales pour l'UE et le Royaume-Uni cette année. Pour le maïs français, c'est presqu'un tiers de pertes. Des changements s'imposent dans les pratiques, mais à court terme, que peuvent faire les agriculteurs face à la crise ? Nous avons posé la question à Iñaki Garcia de Cortazar Atauri, il est ingénieur de recherches à l'INRAE, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. À lire aussiRéchauffement climatique: les canicules successives obligent les agriculteurs français et européens à s'adapter Bien-être animal : la canicule révèle la misère des élevages En France, plus de 2 millions et demi de volailles sont mortes de déshydratation et de chaleur dans des élevages à cause de la canicule du mois de juin. Là encore on a le sentiment de ne pas savoir tirer les leçons du passé : en 2003, la chaleur avait décimé près de 5 millions de volatiles. L'occasion de s'interroger avec le journaliste Olivier Favier – qu'on retrouve régulièrement sur la page Connaissances du site de RFI – sur l'état des lieux du bien-être animal. Il faut revenir pour commencer sur un texte qui a 50 ans cette année (2026) : la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature. Adopté à la quasi-unanimité des députés français, c'est un texte fondateur. À Barcelone, la Sagrada Familia n'en finit pas… et menace les voisins Avec ses tours élancées aux formes étranges, sa forêt de colonnes géantes baignée de lumière colorée, la cathédrale de la Sagrada Familia est un incontournable. Mais 140 ans après le début des travaux, le chef-d'œuvre de l'architecte Antonio Gaudi n'est pas terminé ! Il reste une façade entière à construire, et c'est une façade qui fait polémique, nous explique Elise Gazengel. À lire aussiLa Sagrada Familia: l'oeuvre toujours inachevée de Gaudí sous les projecteurs, 100 ans après sa mort
Depuis quelques semaines, le continent semble découvrir le réchauffement. Les chercheurs ont pourtant alerté : l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne du reste du monde. Et les épisodes que l'on connait cet été ne sont pas les premiers. Mais la prise de conscience est lente et, surtout, les adaptations difficiles à mettre en œuvre. De l'agriculture au tourisme, comment faire face à la canicule et à la sécheresse ? En Hongrie, les lacs sont au plus bas Le réchauffement climatique affecte le tourisme et l'économie des loisirs. Prenons l'exemple de la Hongrie : l'été, dans ce pays d'Europe centrale qui n'a pas d'accès à la mer, les lacs sont pris d'assaut par les vacanciers. Mais ces lacs sont aujourd'hui menacés, leur niveau n'a jamais été aussi bas. Notre correspondante Florence La Bruyère s'est rendue à une quarantaine de kilomètres de la capitale, au lac Velence. Troisième plus grand lac de Hongrie, il ressemble aujourd'hui à une mare boueuse et jaunâtre qui n'attire guère les baigneurs. À lire aussiEn Hongrie, la sécheresse cause une baisse record du niveau des lacs Quelles solutions pour les agriculteurs ? Les organisations professionnelles estiment déjà à près de 8% la baisse moyenne de production de céréales pour l'UE et le Royaume-Uni cette année. Pour le maïs français, c'est presqu'un tiers de pertes. Des changements s'imposent dans les pratiques, mais à court terme, que peuvent faire les agriculteurs face à la crise ? Nous avons posé la question à Iñaki Garcia de Cortazar Atauri, il est ingénieur de recherches à l'INRAE, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. À lire aussiRéchauffement climatique: les canicules successives obligent les agriculteurs français et européens à s'adapter Bien-être animal : la canicule révèle la misère des élevages En France, plus de 2 millions et demi de volailles sont mortes de déshydratation et de chaleur dans des élevages à cause de la canicule du mois de juin. Là encore on a le sentiment de ne pas savoir tirer les leçons du passé : en 2003, la chaleur avait décimé près de 5 millions de volatiles. L'occasion de s'interroger avec le journaliste Olivier Favier – qu'on retrouve régulièrement sur la page Connaissances du site de RFI – sur l'état des lieux du bien-être animal. Il faut revenir pour commencer sur un texte qui a 50 ans cette année (2026) : la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature. Adopté à la quasi-unanimité des députés français, c'est un texte fondateur. À Barcelone, la Sagrada Familia n'en finit pas… et menace les voisins Avec ses tours élancées aux formes étranges, sa forêt de colonnes géantes baignée de lumière colorée, la cathédrale de la Sagrada Familia est un incontournable. Mais 140 ans après le début des travaux, le chef-d'œuvre de l'architecte Antonio Gaudi n'est pas terminé ! Il reste une façade entière à construire, et c'est une façade qui fait polémique, nous explique Elise Gazengel. À lire aussiLa Sagrada Familia: l'oeuvre toujours inachevée de Gaudí sous les projecteurs, 100 ans après sa mort
C'est une rengaine que l'on commence à connaître, celle des températures à 36, 38 voire 40 degrés. Un refrain qui se joue pour la troisième fois en France depuis le mois de mai. Ce samedi, plus de 22 millions de personnes sont touchées par les chaleurs extrêmes sur l'ensemble du territoire français. « Le répit aura été de courte durée », observe la Croix, qui rappelle dans ses pages que le nombre de décès dans le pays a augmenté de 30% durant la semaine du 22 juin, là où le mercure a atteint des records. Le quotidien français s'intéresse par ailleurs au plan Orsec, dispositif habituellement réservé aux inondations, ou encore aux tempêtes, activé ce vendredi, et y voit « un cap symbolique qui vient d'être franchi dans la gestion de la canicule. Le nouveau plan Orsec "chaleurs extrêmes", hisse officiellement la canicule au rang des catastrophes gérées comme une crise de sécurité civile à part entière. C'est une première historique : jamais ce dispositif n'avait été utilisé dans cette situation, poursuit La Croix, avant de conclure : « en érigeant la chaleur extrême en risque majeur, au même titre que d'autres catastrophes naturelles, le gouvernement acte que les vagues de chaleur ne sont plus des épisodes exceptionnels, mais des crises appelées à se répéter et qui doivent donc être anticipées comme telles. » À lire aussiFace à une nouvelle canicule, la France déclenche un nouveau plan Orsec «chaleurs extrêmes» Un constat partagé de l'autre côté des Pyrénées « Il ne suffit plus de lutter contre le changement climatique, qui est déjà une réalité, alerte la Vanguardia, en Espagne, la chaleur doit être considérée comme une urgence structurelle de santé publique, et non plus comme un simple inconfort estival. Se protéger de cette chaleur extrême est devenu une priorité compte tenu des risques sanitaires qu'elle représente, notamment pour les citoyens les plus vulnérables, tant sur le plan physique qu'économique, et parce qu'elle contribue à la propagation des feux de forêt », rappelle le quotidien. Il fait évidemment référence à l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans la province d'Almeria, en Andalousie, un incendie après lequel, « rien ne sera plus jamais pareil, titre El Pais, car il exige aussi une transformation face aux catastrophes engendrées par le changement climatique. » « Chaque été, nous sommes horrifiés par les gigantesques incendies qui ravagent le pays, comme s'il s'agissait d'une anomalie. Mais ils sont désormais la norme, et un accord national est indispensable pour les combattre », réclame le journal espagnol. « La leçon à tirer, chaque été, est la même. La question n'est plus de savoir si nous avons besoin d'un pacte national contre les feux de forêt, mais plutôt combien de tragédies supplémentaires il faudra avant que nous en signions un », se demande El Pais. Et le quotidien ne s'arrête pas là dans son analyse. « La simple gestion des incendies ne suffira pas si les risques liés aux fortes chaleurs ne sont pas minimisés. Les effets du changement climatique sont plus graves et plus rapides que prévu, constate le journal espagnol, et pourtant nous continuons de brûler des énergies fossiles comme s'il n'y avait ni avenir ni planète à protéger. » À lire aussiEspagne: au moins 12 morts et 23 disparus dans un fulgurant incendie en Andalousie La presse espagnole revient aussi sur la victoire de la Roja Victoire 2 buts à 1 face à la Belgique, ce qui permet à l'Espagne de rejoindre la France en demi-finale du mondial de football, et ce qui a couronné « un exercice acharné de patience, de persévérance, de foi, de dévouement et de confiance », salue El Pais. « Ni les erreurs du passé, ni la pression n'ont pesé sur une équipe qui a assumé son statut de favorite, avec une autorité incontestable à Los Angeles », poursuit le quotidien, et tout cela « au grand désespoir des Diables Rouges. » Un désespoir auquel ne semblent pas vouloir céder les journaux belges, évoquant une équipe « qui ne démérite pas », d'après la Libre Belgique, « héroïque », pour le Soir, qui relate dans ses colonnes la réaction des joueurs quelques minutes après le coup de sifflet final d'un match, jugé « cruel mais loin d'être indigne. Très vite, les regards se sont vidés, les yeux se sont rougis, les épaules se sont affaissées, et, progressivement, le vacarme des tribunes devient un bourdonnement lointain », raconte le journal, avant de conclure amèrement : « C'est toujours ainsi que se termine une Coupe du monde pour ceux qui ne connaissent pas l'ivresse de la remporter. »
Les vagues de chaleur ne pèsent plus seulement sur notre quotidien. Elles deviennent aussi un véritable risque économique. Selon une étude du cabinet Sia Partners, les canicules sont désormais le principal risque climatique pour l'industrie lourde européenne : fatigue des salariés, manque d'eau, perturbations des transports... le changement climatique s'impose désormais comme un enjeu majeur de compétitivité pour les entreprises. Avec les records de chaleur observés ces derniers jours en Europe de l'Ouest et une grande partie de la France placée en vigilance orange canicule, les conséquences économiques du changement climatique deviennent de plus en plus visibles : tel est le principal enseignement d'un rapport publié par le cabinet Sia Partners. Pour le secteur industriel, le climat fait désormais partie des variables qu'il faut gérer au quotidien, au même titre que le prix de l'énergie, les tensions géopolitiques ou encore les difficultés d'approvisionnement. L'étude s'appuie sur l'analyse de 365 sites industriels répartis dans toute l'Europe appartenant à des secteurs stratégiques comme la sidérurgie, le raffinage, le verre, le ciment ou encore l'ammoniac. Les chercheurs ont évalué leur exposition à plusieurs risques climatiques : vagues de chaleur, stress hydrique, inondations fluviales et submersions marines. Le constat est sans appel : dès 2030, près de 300 des 365 sites étudiés seront fortement exposés aux vagues de chaleur. À lire aussiLa multiplication des événements climatiques extrêmes coûtera cher à l'économie mondiale Fatigue des salariés, manque d'eau : pourquoi les canicules ralentissent les usines À première vue, cela peut paraître surprenant. Une fonderie, un site sidérurgique ou une cimenterie fonctionnent déjà avec des fours dépassant le millier de degrés. Pourtant, ce ne sont pas les équipements qui souffrent en premier, mais bien les femmes et les hommes qui travaillent autour. Dans ces installations, les températures sont déjà très élevées. Les épisodes de chaleur extrême augmentent donc la fatigue des salariés et les risques d'accidents, réduisent les performances, et obligent parfois les entreprises à modifier les horaires de travail, à ralentir leur cadence, voire à interrompre temporairement leur activité. À l'arrivée, les conséquences sont directes : ces sociétés produisent moins, vendent moins et deviennent moins compétitives. La chaleur entraîne également un autre problème majeur : le manque d'eau. L'industrie lourde en utilise d'importants volumes pour refroidir ses installations. Or les canicules s'accompagnent souvent de sécheresses. Certaines usines doivent alors réduire leur activité faute de disposer des ressources nécessaires au fonctionnement de leurs systèmes de refroidissement. À lire aussiÉconomie verte: pourquoi le cap des 10 000 milliards de dollars marque un tournant historique Des chaînes d'approvisionnement plus fragiles face au changement climatique Les effets des vagues de chaleur dépassent largement les portes des usines. Une industrie dépend de matières premières, de routes, de voies ferrées, de ports ou encore des grands fleuves européens. Si une sécheresse réduit la navigation sur le Rhin, si une inondation coupe une ligne ferroviaire ou si un port est paralysé, c'est toute la chaîne industrielle qui est perturbée. Même une usine qui n'est pas directement touchée par la chaleur peut voir sa production s'arrêter parce qu'elle ne reçoit plus ses approvisionnements ou ne peut plus livrer ses clients. Pour Sia Partners, le défi est désormais double. Les industriels doivent poursuivre leurs investissements pour réduire leurs émissions de CO2, mais aussi adapter leurs sites aux conséquences du réchauffement climatique : mieux gérer l'eau, protéger les infrastructures, revoir l'organisation du travail ou encore sécuriser les chaînes d'approvisionnement. En clair : le changement climatique est devenu un véritable enjeu économique. Et demain, les entreprises qui auront le mieux anticipé ces nouveaux risques disposeront d'un avantage compétitif sur leurs concurrents.
Au sommaire : Quelles sont les figures de la nouvelle génération de chefs ? On y trouve de nombreuses femmes, telles que Barbara Hannigan et Nathalie Stutzmann, qui prennent la tête des plus grands orchestres. Retour notamment sur le parcours de pionnières comme Marin Alsop, qui ont dû surmonter les préjugés pour s'imposer. Après la décision de la cour d'appel et la candidature de Marine Le Pen, son clan s'est immédiatement constitué.La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est sous le feu des critiques après avoir renoncé à tenir une conférence de presse sur les conséquences du changement climatique.Brendan McGuire, l'un des conseillers du Vatican, a été interrogé sur l'intelligence artificielle, et ce qu'il dit est inquiétant. Il est aussi un expert en cybersécurité et installé depuis 20 ans dans la Silicon Valley. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le ministère de la Transition écologique a publié un rapport sur les conséquences du changement climatique en France, avec des épisodes de canicule, de sécheresse et d'inondations ayant un coût de 5 milliards d'euros l'an dernier.La guerre en Iran a des répercussions sur l'économie française, avec 80% des TPE-PME estimant que le conflit aura des conséquences sur leur activité, notamment dans les secteurs des transports et de la construction.Le gouvernement débloque 145 millions d'euros pour aider les agriculteurs face à l'explosion du coût des engrais, conséquence de la guerre en Iran.Le taux de pauvreté en France reste stable mais au plus haut depuis 1996, avec près de 10 millions de Français vivant avec moins de 1337 euros par mois.Les Rolling Stones, trio de musiciens octogénaires, sortent leur 25e album "Foreign Tongues", un retour aux sources du rock.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Dans une commune, des maisons se fissurent à cause du changement climatique, et les assurances ne remboursent rien tant que l'état de catastrophe naturelle n'est pas déclaré.Quelle est la solidité du duo Marine Le Pen-Jordan Bardella ? Le physicien Étienne Klein est visé par des accusations de plagiat. Il accordé une interview à Philosophie Magazine. Ce soir aura lieu le quart de finale de la Coupe du monde opposant la France au Maroc. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Regain de tensions entre les États-Unis et l'Iran, avec des frappes américaines et des représailles iraniennes, menaçant la stabilité du détroit d'Ormuz.Présentation d'un nouveau projet de loi visant à lutter contre l'antisémitisme et le racisme, avec des mesures renforcées pour protéger les victimes et sanctionner les auteurs.Inquiétudes sur l'inadaptation de nombreux logements neufs aux fortes chaleurs, malgré leur bonne performance énergétique hivernale.Enjeux géopolitiques et diplomatiques du parcours de l'équipe du Maroc à la Coupe du monde de football, symbole de la stratégie de soft power du pays.Débats au Parti Socialiste sur les modalités de désignation de leurs futurs candidats.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe, qui réunit la Macif, Abeille Assurances et Aésio Mutuelle. Il nous éclaire sur les enjeux auxquels font face les assureurs face à l'accélération du changement climatique en France.Alors que la France a connu trois épisodes de canicule en l'espace de deux mois, il souligne l'importance croissante du coût des catastrophes naturelles pour les assureurs, qui s'élève désormais à 5 milliards d'euros par an. Face à cette situation, il appelle à la mise en place de véritables mesures de prévention, que ce soit sur les questions de santé, de climat ou encore agricoles. Pour y parvenir, il plaide pour un renforcement du régime des catastrophes naturelles, avec une augmentation des ressources tous les 5 ans, mais aussi une meilleure utilisation du fonds Barnier, destiné à financer des mesures d'adaptation. Il estime en effet que la France n'a pas fait suffisamment d'efforts en matière de transition écologique et qu'il est nécessaire d'accélérer les choses.Dans ce contexte, les assureurs pourraient être amenés à contraindre leurs clients à mettre en place des mesures d'adaptation, à l'instar d'un "passeport climat" pour les habitations. Adrien Courret n'écarte pas non plus la possibilité que certaines zones ou certains types de sinistres ne puissent plus être couverts par les assureurs, si des efforts suffisants ne sont pas réalisés.Au-delà des enjeux climatiques, l'invité aborde également la question des transferts de charges vers les complémentaires santé, un sujet récurrent depuis une dizaine d'années. Il plaide pour une meilleure régulation de certains postes de dépenses, comme les lunettes, afin de permettre une meilleure accessibilité des contrats, notamment pour les retraités.Enfin, à quelques mois de l'élection présidentielle, Adrien Couret s'interroge sur les positions des différents partis politiques, notamment du Rassemblement national, sur les questions de santé et de climat, qui sont essentielles pour les assureurs dans leur rôle de prévention.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment faire VRAIMENT baisser la température alors que la canicule revient, on s'intéresse aux vraies bonnes solutions, celles qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Et dans ce domaine, la Finlande est une vraie source d'inspiration, l'économie circulaire est devenue une priorité nationale, l'idée est de recycler, retraiter les ressources pour plus de durabilité. Dans le secteur du bâtiment qui génère 35% des gaz à effet de serre, construction et usage inclus, l'idée a fait son chemin. Il faut repenser entièrement tout le processus, mais à la clé, les coûts et l'empreinte carbone sont au plus bas. C'est le reportage à Helsinki de Juliette Gheerbrant. Dans l'audiovisuel public hongrois, la fin de la propagande Il l'avait annoncé dans des termes très forts lors de sa campagne, le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar veut réformer l'audiovisuel public qui était devenu une machine à propagande. Le processus est désormais lancé, hier (7 juillet 2026) la radio et la télévision publiques ont cessé d'émettre pendant plusieurs heures. Écran noir avec un seul message « les médias publics n'ont pas le droit de mentir. Nous vous demandons pardon de l'avoir fait pendant des années ». Un directeur intérimaire a été nommé pour lancer toute la transformation des antennes qui ont déjà commencé à changer. Dès le lendemain de l'élection, un vent de liberté a soufflé, c'est ce qu'a constaté notre correspondante Florence Labruyère à Budapest, lors de son reportage réalisé il y a quelques jours. À lire aussiEn Hongrie, les télé et radio publiques pro-Orban ont cessé d'émettre La tentative autoritaire du gouvernement lituanien Contrôler l'audiovisuel public, avec l'idée de pouvoir l'utiliser comme outil de communication, la tentation est grande chez de nombreux gouvernements. C'est ce qu'a tenté de faire, en Lituanie, le gouvernement de coalition dominé par les sociaux démocrates. Mais la mobilisation populaire a eu raison de ce projet de loi ! À Vilnius Marielle Vitureau. À écouter aussiEn Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban La chronique musique de Vincent Théval La La Love You - A ver quién se duerme ahora (Espagne).
Comment faire VRAIMENT baisser la température alors que la canicule revient, on s'intéresse aux vraies bonnes solutions, celles qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Et dans ce domaine, la Finlande est une vraie source d'inspiration, l'économie circulaire est devenue une priorité nationale, l'idée est de recycler, retraiter les ressources pour plus de durabilité. Dans le secteur du bâtiment qui génère 35% des gaz à effet de serre, construction et usage inclus, l'idée a fait son chemin. Il faut repenser entièrement tout le processus, mais à la clé, les coûts et l'empreinte carbone sont au plus bas. C'est le reportage à Helsinki de Juliette Gheerbrant. Dans l'audiovisuel public hongrois, la fin de la propagande Il l'avait annoncé dans des termes très forts lors de sa campagne, le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar veut réformer l'audiovisuel public qui était devenu une machine à propagande. Le processus est désormais lancé, hier (7 juillet 2026) la radio et la télévision publiques ont cessé d'émettre pendant plusieurs heures. Écran noir avec un seul message « les médias publics n'ont pas le droit de mentir. Nous vous demandons pardon de l'avoir fait pendant des années ». Un directeur intérimaire a été nommé pour lancer toute la transformation des antennes qui ont déjà commencé à changer. Dès le lendemain de l'élection, un vent de liberté a soufflé, c'est ce qu'a constaté notre correspondante Florence Labruyère à Budapest, lors de son reportage réalisé il y a quelques jours. À lire aussiEn Hongrie, les télé et radio publiques pro-Orban ont cessé d'émettre La tentative autoritaire du gouvernement lituanien Contrôler l'audiovisuel public, avec l'idée de pouvoir l'utiliser comme outil de communication, la tentation est grande chez de nombreux gouvernements. C'est ce qu'a tenté de faire, en Lituanie, le gouvernement de coalition dominé par les sociaux démocrates. Mais la mobilisation populaire a eu raison de ce projet de loi ! À Vilnius Marielle Vitureau. À écouter aussiEn Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban La chronique musique de Vincent Théval La La Love You - A ver quién se duerme ahora (Espagne).
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Stéphanie Ruaudel, directrice énergie environnement chez Sia Partners, pour discuter des conclusions alarmantes d'une étude menée par son cabinet sur les conséquences du dérèglement climatique pour les sites industriels européens.Elle explique que l'étude, qui s'est concentrée sur plus de 350 sites appartenant à 30 grands groupes dans 5 secteurs clés de l'industrie lourde, révèle que 95% de ces sites pourraient être menacés à l'horizon 2050 si aucune mesure d'adaptation n'est mise en place. Les vagues de chaleur extrêmes, qui pourraient durer plus de trois jours, risquent d'entraîner des interruptions de production pour de nombreuses entreprises.L'invitée explique que les vulnérabilités se situent à différents niveaux de la chaîne de valeur, de l'approvisionnement en matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Elle souligne que l'adaptation ne se résume pas à une simple dichotomie entre sites adaptés ou non, mais qu'il s'agit d'un spectre avec de multiples options, allant de mesures simples et peu coûteuses comme l'adaptation des conditions de travail, jusqu'à des investissements lourds sur l'appareil productif.Un débat intéressant s'engage sur la pertinence de la climatisation, que Stéphanie Ruaudel considère comme une solution de « maladaptation », préférant des approches plus durables comme la végétalisation ou le décalage des horaires de travail. Cependant, elle reconnaît que dans certains cas extrêmes, la climatisation peut s'avérer nécessaire pour assurer la sécurité des salariés.L'enjeu de souveraineté industrielle est également abordé, l'invitée expliquant que si les sites européens perdent en productivité, cela pourrait se traduire par une dépendance accrue aux importations, notamment depuis la Chine qui représente déjà un tiers de la production industrielle dans les secteurs étudiés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:42:00 - Le téléphone sonne - Face aux vagues de fortes chaleurs qui déferlent sur la France ces dernières semaines, la CGT plaide pour une nouvelle législation en faveur de la protection des salariés au travail. Mais comment envisager l'adaptation du travail au changement climatique ? - équipe : Philippe Lefébure, Christelle Rebière, Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Mathias Dubois, Baptiste Piquée - invités : Ziad Touat Consultant en gestion de crise chez Chapsvision, Virginie Neumayer Membre de la direction confédérale de la CGT, Vincent Mandinaud chef de projet R&D pour l'ANACT et expert pour l'ANSES Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:56:58 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Journée spéciale consacrée à l'adaptation au réchauffement climatique. - équipe : Camille Poux-Jalaguier, Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alors que les très hautes températures et les vagues de chaleur touchent toute l'Europe, le sud de l'Espagne offre un laboratoire intéressant : comment l'Andalousie, qui depuis des années connaît des températures record, s'adapte face à ces conditions de vie difficiles ? De notre envoyé spécial à Séville, Séville, la capitale de l'Andalousie, est la première grande ville espagnole à avoir été déclarée « en situation d'émergence climatique et écologique », en juillet 2019. À Las Vegas, l'un des quartiers les plus pauvres de l'Union européenne, les installations sont vétustes, il n'y a pas de piscine, presque pas d'ombre, et on souffre, d'autant que les coupures de courant sont fréquentes et durent parfois des semaines entières, voire des mois entiers. « Moi, quand je n'ai plus l'électricité, je sors et je vais dans un centre commercial, jusqu'à ce que le courant revienne, témoigne Juan Antonio, chauffeur, car on ne peut pas vivre avec 40°C chez soi. » L'immense majorité des Sévillans recourt à la climatisation, ils disent que c'est une nécessité, pas un luxe, dans une ville où les 40°C sont fréquents entre juin et octobre. D'ailleurs, elle est partout : dans les boutiques, les transports publics, les restaurants, les cafés. Mais dans les maisons, cela coûte cher, tout le monde ne peut l'utiliser tout le temps. À lire aussiUne nouvelle vague de chaleur «précoce» déferle sur l'Europe Des arbres pour faire baisser les températures Selon les experts, la climatisation ne peut être la seule solution. Soigner les arbres en est une autre, très importante. « C'est le meilleur remède qui existe pour affronter les vagues de chaleur, défend Antonio Fajardo, l'un des meilleurs spécialistes du sujet, des vagues de chaleur qui sont de plus en plus fréquentes et intenses. » Antonio Fajardo fait partie d'un réseau de citoyens dont l'objectif est d'obliger la mairie à aménager un « anillo verde », une ceinture verte, un réseau d'espaces verts, de places arborées, de parcs, qui pourrait abaisser la température de 8 à 10°C. « On ne parle pas seulement d'arbres, on parle de santé, souligne Lola Luque, cette professeure est la coordinatrice de ce vaste collectif citoyen. Il faut faire un effort là-dessus et mettre les citoyens comme priorité par rapport à d'autres problématiques comme la circulation, le tourisme, la touristification. » La mairie conservatrice a voté en faveur de cette ceinture verte. Elle devrait donc se faire en théorie, mais les travaux n'ont pas commencé. Ismael Sanchez, élu d'opposition à gauche, est méfiant et critique plus généralement la passivité de la mairie face au changement climatique : « Le discours existe mais il ne s'accompagne pas de mesures, de politiques, ni de réalités budgétaires pour rendre tout cela réel. Pire, la tendance est exactement à l'inverse. » La mairie se défend en promettant la neutralité climatique d'ici 2030 et en affirmant qu'elle investit massivement pour agrandir les espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur. Lorsqu'on interroge les Sévillans, la grande préoccupation est de parvenir à dormir la nuit, avec ces températures tropicales allant jusqu'à 30 degrés. À lire aussiCanicule: comment l'Espagne a pris des mesures pour protéger les salariés des aléas climatiques
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C'est au tour de l'Europe centrale et orientale de suffoquer. Pour les pays qui ont été confrontés à la vague de chaleur la semaine dernière -à l'image de la France- l'heure est aux enseignements. Et parmi les interrogations, figure le coût de l'adaptation au changement climatique. « Un mur d'investissements » selon la ministre de la Transition écologique. Que vaut le poids économique d'un pays si les enjeux environnementaux ne sont pas pris en compte ? Comment la finance peut-elle s'adapter au changement climatique ? Faut-il s'attendre à un bouleversement de l'ordre économique mondial ? Pour en débattre Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, professeur honoraire de la chaire assurance au Conservatoire national des Arts et métiers Antoine Denoix, PDG d'AXA Climate Christian Gollier, professeur à l'école d'économie de Toulouse, ancien président de l'association européenne des économistes de l'environnement et auteur des 4è et 5è rapports du GIEC.
C'est au tour de l'Europe centrale et orientale de suffoquer. Pour les pays qui ont été confrontés à la vague de chaleur la semaine dernière -à l'image de la France- l'heure est aux enseignements. Et parmi les interrogations, figure le coût de l'adaptation au changement climatique. « Un mur d'investissements » selon la ministre de la Transition écologique. Que vaut le poids économique d'un pays si les enjeux environnementaux ne sont pas pris en compte ? Comment la finance peut-elle s'adapter au changement climatique ? Faut-il s'attendre à un bouleversement de l'ordre économique mondial ? Pour en débattre Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, professeur honoraire de la chaire assurance au Conservatoire national des Arts et métiers Antoine Denoix, PDG d'AXA Climate Christian Gollier, professeur à l'école d'économie de Toulouse, ancien président de l'association européenne des économistes de l'environnement et auteur des 4è et 5è rapports du GIEC.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Ilan Gabet, étudiant en droit. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Au-delà des températures qui s'envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n'est pas seulement une question de degrés. C'est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c'est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d'innombrables experts ». Le Nouvel Obs pointe « le manque d'anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s'agit moins d'une catastrophe naturelle que d'une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l'urgence de la situation, contre l'avis des scientifiques ». Avertissement Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l'État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d'anticiper les conséquences d'un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d'autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. » À l'heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l'extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l'activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d'identité de genre, de burkini ou d'immigration, n'a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970. Gouvernement serein Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l'assure : « Non, ce n'est pas un fiasco. » « C'est, dit-il, totalement inédit d'avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l'Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ». Ils ne se parlent plus Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d'une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d'une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d'armes » entre les deux pays : l'expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l'interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l'une des figures de l'extrême droite israélienne. « Lorsque Paris parle "droits de l'homme et diplomatie", ajoute l'hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu'ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ». Un hameau contre les colons « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l'école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l'hebdomadaire, est menacé par l'extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu'Amos Gitai connaît bien. Il s'est intéressé à son école, il l'a filmée. Aujourd'hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu'il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d'assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
Oui, pas de panique, ce n'est pas une guerre, ce n'est pas non plus une épidémie. Et ce n'est même pas un coup d'État. Non, c'est tout simple : c'est la canicule, il fait chaud en Europe.
Oui, pas de panique, ce n'est pas une guerre, ce n'est pas non plus une épidémie. Et ce n'est même pas un coup d'État. Non, c'est tout simple : c'est la canicule, il fait chaud en Europe.
durée : 00:22:24 - La climatologue, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement, est l'invitée du "8h30 franceinfo" le jeudi 25 juin 2026. - équipe : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur observée actuellement en Europe. Ce jeudi, les trois quarts du pays seront en alerte maximale. Face à cela, le gouvernement multiplie les cellules interministérielles de crise mais peine à apporter une réponse satisfaisante à une France qui suffoque. Comment expliquer cette situation alors que les conséquences du changement climatiques sont annoncées depuis plusieurs décennies ? Peut-on encore s'adapter ? Avec les invités : - Amaury Fievez, expert en adaptation, chercheur à ACTEE (action des collectivités Territoriales pour l'efficacité énergétique) Mine Saint-Étienne - Franck Lirzin, ingénieur des Mines et polytechnicien, auteur du livre Habiter un monde qui brûle, éditions de l'Aube - Anne Bringault, directrice des programmes au Réseau Action Climat.
L'Europe comme une fournaise. La vague de chaleur qui sévit en France, en Espagne, au Royaum- Uni est en train de se déplacer vers l'est de l'Europe... La Pologne, la Croatie ou l'Autriche se préparent... C'est pour jeudi. Alors que la lutte contre le réchauffement climatique a disparu des discours publics, place à l'adaptation. Comment gérer les 40 degrés ? En Espagne, on connait ces extrêmes... Les entreprises, les écoles ont même des horaires d'été. Mais, c'est depuis les terribles inondations de Valence que l'État a créé un congé climatique de quatre jours. Pas encore activé sous la canicule, Diane Cambon. Et en Belgique, où là aussi les températures atteignent des records historiques, des chercheurs de l'université de Louvain ont évalué les effets d'une solution originale : repeindre les toits en blanc ! Et c'est efficace, Jean-Jacques Hery. À écouter aussiÀ la Une: la canicule en Europe de l'Ouest L'après Orban en Hongrie... Le nouveau Premier ministre Peter Magyar cherche à faire tomber « les marionnettes de l'Ancien régime », comme il les appelle. Mais certains, comme le président de la République, s'accrochent. Sa fonction reste essentiellement protocolaire, mais il peut gravement retarder le travail du Parlement. Et alors que le pays attend de pouvoir enfin toucher les aides européennes bloquées, c'est plus qu'une épine dans le pied. Reportage à Budapest de Florence Labruyère. À lire aussiEn Hongrie, le Parlement inscrit la limitation du mandat de Premier ministre dans la Constitution Des protections menstruelles gratuites en Écosse C'est une révolution en douceur, mais une révolution de société majeure... Depuis 2022, l'Écosse est la première nation dans le monde à offrir des protections hygiéniques gratuites à toutes les femmes. Des distributeurs qu'on trouve partout dans les toilettes des collèges, lycées, universités, piscines, musées… ou les pharmacies. Ce qui devait être, au départ, une mesure de lutte contre la pauvreté, s'est depuis élargie à tout le pays, à toutes les entreprises. Reportage à Aberdeen de Thomas Harms. À lire aussi«Je mets des couches à la place»: face à la précarité menstruelle, certaines femmes sont contraintes au système D La chronique musique de Vincent Théval Canicule oblige, un groupe au nom très rafraichissant, le groupe danois Iceage 1835.
La France est touchée de plein fouet par la vague de chaleur observée actuellement en Europe. Ce jeudi, les trois quarts du pays seront en alerte maximale. Face à cela, le gouvernement multiplie les cellules interministérielles de crise mais peine à apporter une réponse satisfaisante à une France qui suffoque. Comment expliquer cette situation alors que les conséquences du changement climatiques sont annoncées depuis plusieurs décennies ? Peut-on encore s'adapter ? Avec les invités : - Amaury Fievez, expert en adaptation, chercheur à ACTEE (action des collectivités Territoriales pour l'efficacité énergétique) Mine Saint-Étienne - Franck Lirzin, ingénieur des Mines et polytechnicien, auteur du livre Habiter un monde qui brûle, éditions de l'Aube - Anne Bringault, directrice des programmes au Réseau Action Climat.
L'Europe comme une fournaise. La vague de chaleur qui sévit en France, en Espagne, au Royaum- Uni est en train de se déplacer vers l'est de l'Europe... La Pologne, la Croatie ou l'Autriche se préparent... C'est pour jeudi. Alors que la lutte contre le réchauffement climatique a disparu des discours publics, place à l'adaptation. Comment gérer les 40 degrés ? En Espagne, on connait ces extrêmes... Les entreprises, les écoles ont même des horaires d'été. Mais, c'est depuis les terribles inondations de Valence que l'État a créé un congé climatique de quatre jours. Pas encore activé sous la canicule, Diane Cambon. Et en Belgique, où là aussi les températures atteignent des records historiques, des chercheurs de l'université de Louvain ont évalué les effets d'une solution originale : repeindre les toits en blanc ! Et c'est efficace, Jean-Jacques Hery. À écouter aussiÀ la Une: la canicule en Europe de l'Ouest L'après Orban en Hongrie... Le nouveau Premier ministre Peter Magyar cherche à faire tomber « les marionnettes de l'Ancien régime », comme il les appelle. Mais certains, comme le président de la République, s'accrochent. Sa fonction reste essentiellement protocolaire, mais il peut gravement retarder le travail du Parlement. Et alors que le pays attend de pouvoir enfin toucher les aides européennes bloquées, c'est plus qu'une épine dans le pied. Reportage à Budapest de Florence Labruyère. À lire aussiEn Hongrie, le Parlement inscrit la limitation du mandat de Premier ministre dans la Constitution Des protections menstruelles gratuites en Écosse C'est une révolution en douceur, mais une révolution de société majeure... Depuis 2022, l'Écosse est la première nation dans le monde à offrir des protections hygiéniques gratuites à toutes les femmes. Des distributeurs qu'on trouve partout dans les toilettes des collèges, lycées, universités, piscines, musées… ou les pharmacies. Ce qui devait être, au départ, une mesure de lutte contre la pauvreté, s'est depuis élargie à tout le pays, à toutes les entreprises. Reportage à Aberdeen de Thomas Harms. À lire aussi«Je mets des couches à la place»: face à la précarité menstruelle, certaines femmes sont contraintes au système D La chronique musique de Vincent Théval Canicule oblige, un groupe au nom très rafraichissant, le groupe danois Iceage 1835.
durée : 00:04:27 - Les Matins de France Culture - Quand la température extérieure avoisine les 40 degrés, celle dans les hôpitaux peut dépasser les 30 degrés. L'adaptation du parc hospitalier aux changements climatiques devient essentielle pour accueillir les patients en toute sécurité. - équipe : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
50 médicaments par français et par an en moyenne : du comprimé de paracétamol lors d'une migraine, au protoxyde d'azote en anesthésie, en passant par les vaccins, nos usages et modes d'utilisation des médicaments sont vastes et variés.
durée : 00:57:56 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Une mission au cœur des enjeux du Céréma - équipe : Camille Poux-Jalaguier, Cecilia Arbona Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Rendez-vous dans l'extrême nord du Pakistan, dans les montagnes du Gilgit-Baltistan. Située aux confins de la Chine et de l'Afghanistan, cette région isolée abrite certains des plus hauts sommets du monde et des milliers de glaciers. Ses paysages à couper le souffle accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, la région est en première ligne face au changement climatique et voit ses glaciers fondre à un rythme accéléré, avec des conséquences déjà visibles : inondations soudaines, glissements de terrain et ruptures de lacs glaciaires se multiplient. Pourtant essentiels à l'économie locale, au tourisme et à l'irrigation des cultures, les glaciers sont également devenus une source croissance d'inquiétude. Plus imprévisibles que jamais, ils menacent désormais les villages à leur pied. De notre correspondante Ondine de Gaulle à Gilgit-Baltistan, Dans une pièce unique, simplement meublée, Malika, 52 ans, tablier noué autour de la taille, s'active aux fourneaux. Dans ce petit restaurant de Gulmit, au cœur du Gilgit-Baltistan, elle a dû tout recommencer à zéro. L'été dernier, son ancien restaurant, au bord de la rivière, a été emporté en quelques minutes par une crue soudaine : « Personne ne nous avait prévenus qu'une chose pareille allait arriver. J'étais occupée à mes tâches habituelles. Soudain, quand la crue a frappé, j'ai fui. Le restaurant et tout le reste ont été emportés. Nous n'avons reçu aucune compensation du gouvernement. » La catastrophe a été provoquée par la rupture d'un lac glaciaire, relâchant soudainement plusieurs millions de mètres cubes d'eau. Le village de Malika se trouve au pied du glacier de Gulmit, qui culmine à près de 7 300 mètres d'altitude : « Le dérèglement climatique s'est aggravé ces trois dernières années. De telles crues s'étaient déjà produites par le passé, peut-être une fois tous les 15 ou 20 ans. Mais leur intensité n'était pas aussi forte. » La région accueille près de 13 000 glaciers, les plus nombreux hors des zones polaires. Nous retrouvons Saleem Khan, guide de haute montagne de 34 ans, à la fin du glacier de Passu. Devant lui, de l'eau jaillit d'une vaste crevasse ouverte dans la glace : « Autrefois, le glacier faisait 30 kilomètres de long, mais il ne mesure plus aujourd'hui que 12 kilomètres, à cause du changement climatique. » À lire aussiAu Pakistan, comment le changement climatique intensifie les moussons meurtrières « Tout a été emporté » Avec la hausse des températures, les glaciers de la région fondent, depuis 2010, à un rythme environ 65% plus rapide que durant la décennie précédente. « Ces glaciers ont causé de nombreux dégâts aux terres agricoles, aux habitations et à l'industrie du tourisme. À terme, les habitants partirons, car il ne restera plus rien. Ce sera la fin de notre civilisation », s'inquiète Saleem Khan. Dans une vallée voisine, à Hassanabad, les crues glaciaires ne sont plus des événements ponctuels et se succèdent depuis 2019. À l'été 2025, une crue soudaine a tout pris à Ali Dawar, 74 ans, chapeau traditionnel vissé sur la tête : « Tout a été emporté : nos cerisiers, nos autres arbres fruitiers, les maisons, les étables... » Il craint que ses enfants ne puissent plus vivre sur ces terres : « Les experts nous ont dit que dans les cinq années à venir, les eaux emporteront tout ce qu'il reste. Mais qu'allons-nous faire ? Nous sommes pauvres. Nous n'avons pas les moyens de louer un logement en ville et nous ne sommes pas assez instruits pour trouver un travail de bureau. » Ces glaciers alimentent une grande partie du Pakistan, et leur disparition progressive pourrait fragiliser la sécurité hydrique et alimentaire de plus de 220 millions de personnes.
durée : 01:59:46 - Les Matins de France Culture - par : Nicolas Herbeaux - . - équipe : Margaux Leridon, Jean-Christophe Francis, Mattéo Caranta, Victoria Géraut-Velmont Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:37:16 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux - Pendant longtemps, les feux de forêt sont restés cantonnés au territoire du pourtour méditerranéen. Pendant longtemps aussi, le bilan humain de ce risque naturel n'était pas alarmant car faible, sauf que toutes ces certitudes ont été bousculées par le dérèglement et le réchauffement climatique. - réalisation : Margaux Leridon, Jean-Christophe Francis, Victoria Géraut-Velmont - invités : Pauline Vilain-Carlotti Géographe, Christine Bouisset Géographe, professeure à l'université de Pau, membre du réseau régional de recherche sur le changement climatique Futurs-Act Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Retrouvez les partis pris de Cécile Duflot le Mardi et le Jeudi dans votre chronique "Voix de gauche" sur RMC.
Il existe plus de 3 500 espèces de moustiques sur terre. Ils seraient évalués à 110 000 milliards sur terre. Certaines espèces sont donc plus inquiétantes que d'autres car vecteurs de maladie. Entre épandage massif et répulsifs toxiques, quelles solutions plus saines s'offrent à nous ?Écoutez cette interview faite avec Quentin Lacrôme de la matinale Ici Azur, anciennement France Bleu Azur.Si vous souhaitez en savoir plus, vous pourrez découvrir l'épisode dédié, “Tu ne piqueras point”, épisode 30 du podcast L'autruche et le colibri.
durée : 00:39:16 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - À l'heure où l'on entend parler plus fréquemment de mortalité d'espèces et de changements génétiques dans les forêts, les connaissances relatives à l'évolution biologique des arbres apportent de nouveaux éléments à prendre en compte dans l'adaptation au changement climatique. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret, Éléonore Thévenot - invités : Antoine Kremer Directeur de recherches émérite à INRAE, Mathilde Fontez Rédactrice en chef du magazine scientifique Epsiloon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Du petit bobo à la maladie chronique en passant par les accidents, nous sommes tous concernés, à un moment à un autre, par le sujet de la santé.Si nous avons, pour beaucoup d'entre nous, bien intégré les enjeux carbone et énergie liés à nos déplacements ou à notre habitation, le sujet de la santé reste quant à lui beaucoup plus flou.Quels sont les liens entre santé et changement climatique ?Quel est le poids du secteur de la santé dans nos émissions de gaz à effet de serre ?Comment appréhender la décarbonation de ce secteur essentiel ?Pour y voir clair, nous vous proposons deux épisodes consacrés à la décarbonation des industries de la santéPour ce premier épisode consacré à la décarbonation des dispositifs médicaux, nous recevons Baptiste Verneuil, ingénieur de projet santé et expert des dispositifs médicaux au Shift Project.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les rapports du Shift Project concernant la décarbonation des industries de la santé, disponibles sur : https://theshiftproject.org/publications/decarbonons-industries-sante-medicaments-dm/Et pour la grande consulation santé, c'est par ici !https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/theshiftproject/GCSANTE/CTSANTE.htmHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:12 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - L'Inde souffre de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses avec le changement climatique, renforcées par l'urbanisation et le manque d'espaces verts. Les 490 millions de travailleurs du secteur informel en souffrent particulièrement, ainsi que les femmes. - invités : Bérénice Girard Sociologue, chercheuse post-doctorale à l'Université de Stavanger en Norvège Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'Europe a connu une vague de chaleur précoce avec des températures records en France et au Portugal notamment. En Asie, certaines villes indiennes ont enregistré des pics de températures à 47°C et au moins 16 personnes sont mortes à cause de la chaleur. Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et qui touchent tous les continents, de plus en plus de foyers à travers le monde s'équipent d'un climatiseur. Une solution réservée à ceux qui en ont les moyens, gourmande en énergie et qui a l'inconvénient de réchauffer les villes en rejetant de l'air chaud, mais peut-on se passer de la clim ? Pour en débattre : - Raphaëlle Héliot, spécialiste de la rénovation de l'habitat, référente technique dans un espace de France Rénov - Clément Gaillard, urbaniste spécialisé dans l'adaptation au changement climatique. Auteur du livre Habiter un climat, éditions Terre Urbaine - Doudou Deme, ingénieur, co-fondateur d'Élémenterre, une entreprise sénégalaise spécialisée dans la fabrication de briques de terre et de briques moulées.
Priscille Béguin, experte en risques climatiques et ceci est un moment, c'est à dire un extrait d'un épisode plus long dont je vous mets le lien un peu plus bas.Dans ce "moment", je parle avec Priscille de quelque chose qui me préoccupe vraiment depuis que j'ai choisi de m'installer au Portugal : est-ce qu'on prend encore les bonnes décisions quand on choisit où vivre? Parce qu'on raisonne encore avec les données météo d'aujourd'hui, voire d'hier, alors que le sol se dérobe sous nos pieds. Nice à 40 degrés vingt jours par an dans dix ans. Paris avec les températures de Montréal si le Gulf Stream s'arrête. Ce ne sont pas des scénarios de science-fiction, ce sont des modèles sérieux. Et pourtant, les gens continuent d'acheter en bord de Méditerranée comme si rien n'allait changer.J'ai questionné Priscille sur les mécanismes concrets qui expliquent ces bouleversements, sur ce qu'on sait vraiment du Gulf Stream et ce qu'on ne sait pas encore, et sur les outils pratiques pour prendre des décisions immobilières un peu moins aveugles. Elle m'a parlé du portail GeoRisques, un site gouvernemental que presque personne ne consulte avant d'acheter, et de ce que la température extérieure fait concrètement à la qualité de vie et de sommeil.C'est un moment qui donne envie de relire le contrat d'achat de sa maison.Citations marquantes"Dans 10 ans, à Nice, il fera 40 degrés 20 jours par an. Donc on va vivre enfermé deux, trois mois dans l'année.""Paris est à la même latitude que Montréal. Donc s'il n'y a pas cet effet de tirage de l'eau chaude des Caraïbes, on se retrouve avec exactement la même température qu'à Montréal.""On sait pas déterminer réellement la limite qui fait que ça bascule et que ça s'arrête.""C'est pas juste dans 25 ans. Même ne serait-ce que demain, dans 5 ans, dans 10 ans, ce sera déjà pas comme aujourd'hui.""S'il fait 42 degrés 10 jours par an, ces 10 jours par an seront extrêmement pénibles, surtout si la nuit il fait 35."Idées principales1. Le choix de vie est un choix climatique (00:20 à 01:47) On choisit où l'on vit pour le travail, la famille, les amis, la météo. Mais ces critères sont désormais instables : ce qui rendait Nice agréable en 2024 peut en faire un endroit difficile à vivre en 2035. L'idée que le cadre de vie est fixe est une illusion. Anticiper, même à 5 ou 10 ans, devient une nécessité.2. Le Gulf Stream : une bascule possible, pas encore datée (02:24 à 06:46) Le Gulf Stream, ce courant qui pompe l'eau chaude des Caraïbes vers l'Europe de l'Ouest, ralentit sous l'effet de la fonte des glaces. Une interruption brutale est possible, car ça s'est déjà produit dans l'histoire de la Terre. Résultat potentiel pour la France : les températures de Montréal. On ne sait ni si ça arrivera ni quand, mais les conditions se solidifient.3. Chaleur globale + refroidissement local : les deux à la fois (06:20 à 07:44) Le paradoxe : la Terre se réchauffe, mais certaines régions d'Europe pourraient se refroidir drastiquement si le Gulf Stream s'arrête. Ce n'est pas contradictoire, c'est la nature d'un climat multifactoriel. On peut avoir des hivers canadiens et des étés à 40 degrés dans la même décennie.4. L'immobilier est aveugle aux risques climatiques (07:49 à 10:01) Les gens qui "descendent dans le sud" font un pari risqué. Le portail GeoRisques (georisques.gouv.fr) permet de voir les risques à chaque adresse, mais ses données sont partiellement anciennes et ne projettent pas encore le futur climatique. C'est une première lecture, conservatrice, mais déjà révélatrice.5. La température comme facteur de santé, pas juste de confort (10:42 à 11:28) La chaleur n'est pas qu'une question d'agrément. Elle affecte la qualité du sommeil, la santé, et l'habitabilité des grandes villes du sud qui souffrent d'îlots de chaleur. C'est un critère de qualité de vie primordial, sous-estimé dans les décisions résidentielles.Sujets abordésEn quoi le changement climatique remet-il en question les endroits où on a choisi de vivre?Le Gulf Stream : c'est une théorie ou une réalité scientifique établie?Comment fonctionne concrètement ce courant marin et pourquoi est-il menacé?Peut-on vraiment savoir quand ou si le Gulf Stream va s'arrêter?Si le Gulf Stream s'arrête, qu'est-ce que ça change concrètement pour la France?Est-ce qu'on pourrait avoir à la fois des étés très chauds et des hivers très froids en France?En tant qu'investisseur immobilier, quels critères climatiques faut-il regarder aujourd'hui?C'est quoi le portail GeoRisques et comment on l'utilise concrètement?Les données du portail GeoRisques reflètent-elles le futur climatique ou seulement le passé?La chaleur en ville, c'est vraiment un problème de santé, pas juste de confort?Références citéesPortails / outilsGeoRisques (georisques.gouv.fr) : portail gouvernemental listant tous les risques environnementaux par adresse (inondation, tremblement de terre, risques chimiques, sites Seveso...). Cité à 08:42. Limites : données partiellement anciennes, pas encore intégration des projections climatiques futures.Phénomènes scientifiques évoquésLe Gulf Stream (courant AMOC) : système de circulation thermohaline reliant les Caraïbes à l'Europe du Nord-Ouest. Expliqué à 02:24. Aucun auteur ni étude précise cités, mais Priscille parle de "plusieurs modèles" et de "données".Îlots de chaleur urbains : phénomène cité à 11:28, pas de source spécifique mentionnée.Timestamps clés 00:00 Introduction Présentation de l'extrait comme "un moment" marquant d'un épisode plus long.00:20 Nice dans 10 ans : 40 degrés 20 jours par an Priscille ouvre sur un exemple concret : les critères qui guident nos choix résidentiels sont basés sur un climat qui n'existera plus. Nice, symbole du doux, deviendra difficile à habiter. Les crues violentes vont se multiplier. Acheter là-bas, est-ce encore un bon plan?00:54 On choisit où vivre avec les mauvaises données Les humains choisissent leur lieu de vie en fonction de leur entourage, de leur travail, et de la météo. Mais la météo change. Gregory vit au Portugal pour la météo. Ce qui était une bonne raison hier peut être invalidé demain. Le changement climatique rend ces choix précaires, même à 5 ou 10 ans.01:37 Des risques qui peuvent tuer des gens Priscille nomme clairement ce dont on parle : pas juste de l'inconfort, mais des risques mortels. La capacité à faire des choix éclairés est une question de survie, pas de confort.02:24 Le Gulf Stream expliqué simplement Description complète du mécanisme : eau froide arctique, réchauffement dans les Caraïbes, remontée vers l'Europe. C'est ce courant qui donne à l'Europe de l'Ouest son climat clément. Sans lui, Paris = Montréal.03:28 La fonte des glaces enraye la pompe La fonte déverse des quantités massives d'eau douce et froide qui perturbent la salinité nécessaire au fonctionnement du Gulf Stream. Ce mécanisme s'est déjà arrêté dans l'histoire de la Terre. Il peut le refaire, et vite.04:26 Paris à la même latitude que Montréal Le chiffre qui fait réfléchir : sans le Gulf Stream, la France connaîtrait les températures de Montréal. Priscille l'énonce avec une pointe d'humour : "J'ai très hâte de voir ça dans les rues, ça va être très drôle."05:03 On ne sait pas quand, mais les conditions se solidifient Honnêteté scientifique de Priscille : les données sont contradictoires, on ne peut pas dater la bascule. Mais plus on avance, plus les conditions pour un arrêt total semblent réunies.07:49 Marseille et l'investissement immobilier Gregory pose la question pratique : tous ces gens qui "descendent dans le sud", est-ce vraiment un bon investissement? Méditerranée en surchauffe, risques d'inondation, accès à l'eau. On revient sur les critères concrets.08:42 GeoRisques : le portail que tout acheteur devrait consulter Priscille présente georisques.gouv.fr comme premier réflexe avant tout achat immobilier. Adresse par adresse, tous les risques disponibles. Accessible à tous, pas réservé aux experts. Limite : données conservatrices, pas projetées sur le futur climatique.10:42 La température, facteur numéro un de qualité de vie Au-delà de l'immobilier : c'est quoi vivre dans un endroit trop chaud? La chaleur impacte le sommeil, la santé, l'habitabilité. Les grandes villes du sud, avec leurs îlots de chaleur, cumulent les désavantages. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #367 Où fera t'il bon vivre en France dans 10 ans? (partie 1) Avec Priscille Beguin (https://audmns.com/RiVPxjK) #367 Où fera-t-il bon vivre en France dans 10 ans ? Partie 2) avec Priscille Beguin (https://audmns.com/yrvNtyK)Hébergé par Audiomeans. 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