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Revue de presse Afrique
À la Une: les exploits du Cap-Vert à la Coupe du monde de football n'ont pas échappé à la presse africaine

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 4:04


Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ».  Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions.  Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ».  En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges.  Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ».  La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed.  « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ».  Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ».  Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale. 

Revue de presse Afrique
À la Une: les exploits du Cap-Vert à la Coupe du monde de football n'ont pas échappé à la presse africaine

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 4:04


Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ».  Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions.  Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ».  En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges.  Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ».  La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed.  « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ».  Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ».  Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale. 

Revue de presse Afrique
À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

Revue de presse Afrique
À la Une: la belle performance des Léopards au Mondial

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 4:04


Pour son entrée en lice dans la compétition, la RDC n'a pas déçu face au Portugal hier, mercredi 17 juin, à Houston, aux États-Unis. « Historique, premier but et premier point », titre le média congolais Actualité.cd. Les Léopards ont concédé le nul, 1 partout face aux Portugais. « Un demi-siècle après, le retour presque gagnant des Léopards », se réjouit l'Observateur Paalga qui rappelle que le pays a été le premier État subsaharien à participer à une Coupe du monde, c'était en 1974 en Allemagne. La RDC s'appelait alors le Zaïre et l'expérience avait été « particulièrement rude » avec trois défaites en trois match. Hier, « un demi-siècle après », il faut saluer « la résistance dont a fait preuve la RDC contre une équipe dont on pensait qu'elle allait dérouler un jeu hors du commun ». « Les Léopards font tomber les certitudes portugaises », résume footrdc. Notamment grâce à la performance de Yoane Wissa, l'attaquant congolais, qui évolue à Newcastle en Premier League anglaise, « avait promis de regarder le Portugal droit dans les yeux avant la rencontre. Et c'est par lui que la délivrance est arrivée ». Un premier but inscrit en Coupe du monde pour les Léopards. La journée d'hier a vu une autre victoire africaine au Mondial de football. « Le Ghana a surmonté ses difficultés pour décrocher une victoire fondatrice, écrit Afrik-foot. Une victoire presque inespérée 1-0 face au Panama. Caleb Yirenkyi a sauvé son équipe à la 95e minute. « Un succès décroché au mental », poursuit le site internet pour qui les Black Stars peuvent « croire en leur qualification en 16e de finale ». Sommet international au Ghana Un sommet international de trois jours pour faire avancer les réparations liées à l'esclavage. Il réunit experts, ministres et chefs d'État. Le début « d'une campagne de longue haleine visant à obtenir justice, restitution et réparation pour les injustices historiques, écrit Medafricatimes. Le programme va au-delà de la simple compensation financière et englobe des propositions telles que la restitution des biens culturels, des initiatives éducatives, des excuses officielles de la part des anciennes puissances coloniales et un soutien au développement axé sur l'investissement dans les régions touchées ». Un rendez-vous qui intervient après la reconnaissance par l'ONU de la traite négrière comme « le plus grave crime contre l'humanité » le 25 mars dernier, rappelle Jeune Afrique. « Les lignes vont-elles davantage bouger ?, se demande Le Pays (…) si certaines puissances colonisatrices ont fait leur mea culpa, et l'effort de restituer certains objets de valeur volés pendant la colonisation, d'autres continuent de faire de la résistance en reniant leur passé », estime le média burkinabé, pour qui cette « rencontre ne doit pas être un rendez-vous sans lendemain, elle doit aboutir à une feuille de route claire, avec des objectifs précis et des mécanismes permettant de mesurer les progrès accomplis ». Ousmane Sonko Au Sénégal, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le 1er juin, une vingtaine de députés de l'opposition avaient déposé un recours devant la juridiction, lui demandant à statuer sur la légalité de la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député, après avoir été limogé en tant que Premier ministre. La plus haute juridiction du pays « s'est (donc) déclarée incompétente (…), sa compétence s'éteignant dès la proclamation des résultats définitifs des scrutins nationaux », rappelle Seneweb qui estime que cette décision ouvre ainsi « définitivement la voie parlementaire au leader du Pastef ». Une décision qui « ne saurait être interprétée comme une validation de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale », écrit Thierno Bocoum, le président d'Agir-Les Leaders dans une tribune publiée par Senego. Pour qui, il ne faut pas « transformer une déclaration d'incompétence en prétendue consécration de légalité ».

Revue de presse Afrique
À la Une: la défaite du Sénégal face à la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 4:02


« Les Lions ont bousculé les Bleus, Mbappé a tranché », résume Afrik.com. « Longtemps bousculée par un Sénégal audacieux, l'équipe de France a fini par faire parler son réalisme pour réussir son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. » Les Français se sont imposés 3-1, grâce à un doublé décisif de Kylian Mbappé. « Malgré la défaite, les Lions ont montré de belles séquences offensives et un état d'esprit remarquable face à l'une des meilleures équipes du tournoi », analyse Dakaractu. « Buteur face à la France, Ibrahim Mbaye entre dans l'histoire », titre Seneweb. « Le prodige du Paris Saint-Germain, entré à la 75ᵉ minute, s'est illustré en réduisant le score dans les arrêts de jeu. » « Un but qui le fait entrer dans le livre des records puisqu'il devient, à 18 ans, le plus jeune buteur sénégalais et africain de l'histoire de la Coupe du monde », note Afrikfoot, qui salue également la performance du « diamant brut » des Lions. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de l'équipe de France face au Sénégal RDC vs Portugal « La RDC est prête pour son premier rendez-vous face au Portugal », titre Actualité.cd. 52 ans après leur débâcle en Allemagne, « l'objectif de Chancel Mbemba et de ses coéquipiers est donc clair (…) : faire rêver tout un peuple et effacer le mauvais souvenir » de leur unique participation à une Coupe du monde, en 1974. Mais pour faire face à la sélection de Cristiano Ronaldo, les Léopards devront avoir « une discipline tactique solide » et mettre l'accent sur « la vitesse des attaquants ». « Outsider sur le papier, la RDC n'aborde pas ce rendez-vous en victime résignée, elle veut bousculer la hiérarchie », résume le site Footrdc. Le coup d'envoi de la rencontre est à 17h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: à Kinshasa, tout un peuple se prépare au retour des Léopards après 52 ans d'absence La progression du virus Ebola « Un mois après sa déclaration officielle, l'épidémie gagne du terrain dans l'est du pays, écrit 7sur7.cd. D'après l'ONG Médecins sans frontières, la réponse actuelle pour lutter face à l'épidémie ne serait pas à la hauteur. » « Les autorités sanitaires de l'Ituri appellent la population à éviter toute forme d'automédication face à la maladie et à se rendre immédiatement dans une structure de santé en cas de symptômes suspects », rapporte Radio Okapi. Cet appel survient après le signalement de plusieurs décès suspects dans la ville de Bunia. « Malgré les livraisons de matériel et d'équipements à l'aéroport de Bunia, tous les soignants et humanitaires rencontrés dépeignent une gestion chaotique de l'épidémie, écrit Le Monde Afrique qui s'est rendu sur place. (…) Les tests de diagnostic mettent encore plusieurs jours à arriver dans certains centres de traitement Ebola. Les laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa, seules structures du pays disposant pour l'heure du matériel adapté à faire des analyses, sont débordés par le nombre d'échantillons envoyés. » Pour l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, la priorité reste « d'identifier rapidement les malades, de les orienter vers des structures spécialisées et de suivre leurs contacts afin de casser les chaînes de transmission », rappelle Le Point Afrique. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, quinze jours après leur ouverture, les centres de traitement déjà saturés Le procès de l'ex-président François Bozizé s'ouvre à Bangui François Bozizé, à la tête de la République centrafricaine de 2003 à 2013, est renvoyé devant la Cour pénale spéciale pour crimes contre l'humanité commis « dans une prison et un camp militaire de Bossembélé », rappelle Jeune Afrique. Un procès en l'absence de l'ancien chef d'État en exil en Guinée-Bissau. Ce qui interroge « la capacité de la justice internationale à briser concrètement le cycle de l'impunité », estime Afrik.com. L'homme est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis le 30 avril 2024. « Ce grand vide prive les rescapés de la confrontation directe indispensable au travail de deuil et à la manifestation de la vérité. » À lire aussiCentrafrique: ouverture du procès contre François Bozizé, jugé par contumace

Revue de presse Afrique
À la Une: la défaite du Sénégal face à la France

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 4:02


« Les Lions ont bousculé les Bleus, Mbappé a tranché », résume Afrik.com. « Longtemps bousculée par un Sénégal audacieux, l'équipe de France a fini par faire parler son réalisme pour réussir son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. » Les Français se sont imposés 3-1, grâce à un doublé décisif de Kylian Mbappé. « Malgré la défaite, les Lions ont montré de belles séquences offensives et un état d'esprit remarquable face à l'une des meilleures équipes du tournoi », analyse Dakaractu. « Buteur face à la France, Ibrahim Mbaye entre dans l'histoire », titre Seneweb. « Le prodige du Paris Saint-Germain, entré à la 75ᵉ minute, s'est illustré en réduisant le score dans les arrêts de jeu. » « Un but qui le fait entrer dans le livre des records puisqu'il devient, à 18 ans, le plus jeune buteur sénégalais et africain de l'histoire de la Coupe du monde », note Afrikfoot, qui salue également la performance du « diamant brut » des Lions. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de l'équipe de France face au Sénégal RDC vs Portugal « La RDC est prête pour son premier rendez-vous face au Portugal », titre Actualité.cd. 52 ans après leur débâcle en Allemagne, « l'objectif de Chancel Mbemba et de ses coéquipiers est donc clair (…) : faire rêver tout un peuple et effacer le mauvais souvenir » de leur unique participation à une Coupe du monde, en 1974. Mais pour faire face à la sélection de Cristiano Ronaldo, les Léopards devront avoir « une discipline tactique solide » et mettre l'accent sur « la vitesse des attaquants ». « Outsider sur le papier, la RDC n'aborde pas ce rendez-vous en victime résignée, elle veut bousculer la hiérarchie », résume le site Footrdc. Le coup d'envoi de la rencontre est à 17h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: à Kinshasa, tout un peuple se prépare au retour des Léopards après 52 ans d'absence La progression du virus Ebola « Un mois après sa déclaration officielle, l'épidémie gagne du terrain dans l'est du pays, écrit 7sur7.cd. D'après l'ONG Médecins sans frontières, la réponse actuelle pour lutter face à l'épidémie ne serait pas à la hauteur. » « Les autorités sanitaires de l'Ituri appellent la population à éviter toute forme d'automédication face à la maladie et à se rendre immédiatement dans une structure de santé en cas de symptômes suspects », rapporte Radio Okapi. Cet appel survient après le signalement de plusieurs décès suspects dans la ville de Bunia. « Malgré les livraisons de matériel et d'équipements à l'aéroport de Bunia, tous les soignants et humanitaires rencontrés dépeignent une gestion chaotique de l'épidémie, écrit Le Monde Afrique qui s'est rendu sur place. (…) Les tests de diagnostic mettent encore plusieurs jours à arriver dans certains centres de traitement Ebola. Les laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa, seules structures du pays disposant pour l'heure du matériel adapté à faire des analyses, sont débordés par le nombre d'échantillons envoyés. » Pour l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, la priorité reste « d'identifier rapidement les malades, de les orienter vers des structures spécialisées et de suivre leurs contacts afin de casser les chaînes de transmission », rappelle Le Point Afrique. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, quinze jours après leur ouverture, les centres de traitement déjà saturés Le procès de l'ex-président François Bozizé s'ouvre à Bangui François Bozizé, à la tête de la République centrafricaine de 2003 à 2013, est renvoyé devant la Cour pénale spéciale pour crimes contre l'humanité commis « dans une prison et un camp militaire de Bossembélé », rappelle Jeune Afrique. Un procès en l'absence de l'ancien chef d'État en exil en Guinée-Bissau. Ce qui interroge « la capacité de la justice internationale à briser concrètement le cycle de l'impunité », estime Afrik.com. L'homme est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis le 30 avril 2024. « Ce grand vide prive les rescapés de la confrontation directe indispensable au travail de deuil et à la manifestation de la vérité. » À lire aussiCentrafrique: ouverture du procès contre François Bozizé, jugé par contumace

Revue de presse Afrique
À la Une: le choc France-Sénégal

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 4:20


Première rencontre de ce mondial 2026 pour les deux équipes de football. « Battre la France ne serait pas une surprise pour le Sénégal », titre Dakaractu en citant le sélectionneur des Lions de la Téranga, Pape Thiaw. Le Sénégal possède aujourd'hui « l'expérience, la qualité et la régularité nécessaires à rivaliser avec les meilleures équipes du monde », estime Seneweb. Le Sénégal a déjà plumé la France, rappelle Afrikfoot. C'était en 2002 à Séoul, en Corée du Sud, « à la faveur d'un but du regretté Papa Bouba Diop ». 24 ans après cette victoire 1-0, « les Lions de la Téranga entendent récidiver face à des Bleus revanchards », poursuit le site internet. En attendant, « ce face-à-face est encore dans toutes les mémoires (…) cette victoire insolente est restée intacte, joyeuse », se souvient Le Monde Afrique, comme une nuit de liesse populaire où tout un peuple chantait « les Lions ont mangé le Coq ». Le Sénégal va-t-il réitérer sa performance ? Réponse ce mardi soir à partir de 19h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Sénégal défie la France pour un nouvel exploit Christophe Gleizes Lundi, avant la traditionnelle conférence de l'équipe de France, les journalistes français se sont mobilisés. En brandissant dans la salle de presse des écharpes rouges sur lesquelles on pouvait lire « Free Gleizes » en lettres blanches. Christophe Gleizes, c'est le nom de ce journaliste sportif français « arrêté en Algérie en mai 2024, incarcéré depuis juin 2025 et condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme alors qu'il enquêtait sur un club de football local », rappelle Le Monde. La Fédération internationale de football lui a symboliquement délivré une accréditation pour ce Mondial. À lire aussiLes derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Christophe Gleizes en Algérie La « star inattendue » Le gardien du Cap-Vert est devenu « la star inattendue » de la Coupe du monde. « Vozinha brille face à l'Espagne et est élu homme du match », titre OPais. « Grâce à plusieurs arrêts décisifs, l'international capverdien a joué un rôle déterminant » dans une rencontre qui restera « ancrée pour toujours dans l'histoire du foot national », poursuit le journal capverdien. « Les Requins bleus ont fait match nul 0-0 hier face à l'Espagne », écrit O Naçao qui permet au pays d'obtenir le premier point de son histoire en Coupe du monde. Le média salue également la performance de son gardien car « les Espagnols ont tenté 27 tirs dont 7 cadrés, précise le journal. Le Cap-Vert a lui tiré six fois au but, avec un seul tir cadré. » « Un résultat historique », note l'Expresso das ilhas. La performance de Vozinha, gardien vétéran de 40 ans, « a rapidement fait le buzz sur les réseaux sociaux ». « Alors qu'il ne comptait que 50 000 followers sur Instagram au coup d'envoi (…) plus de trois millions de personnes se sont abonnées pendant la rencontre », indique Seneweb. « En sortant du terrain, il s'est rendu compte qu'il était devenu un véritable influenceur », note Afrikfoot. « Face à l'un des géants du football mondial, le petit archipel africain a prouvé qu'en Coupe du monde, le courage, la discipline et la solidarité peuvent parfois faire vaciller les plus grandes certitudes », conclut Afrik.com. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Cap-Vert arrache un match nul historique contre l'Espagne Immatriculation des motos Dans la presse également, le Mali qui a lancé hier une opération d'immatriculation des motos et tricycles. Une opération justifiée par un impératif sécuritaire. « La moto n'est pas seulement un moyen de transport, elle est l'infrastructure invisible du Jnim : rapide, discrète, facile à dissimuler, capable de se fondre dans le flot de milliers de deux-roues anonymes que personne n'identifie, ne suit, ne contrôle », résume Sahel Tribune. C'est à moto que les combattants du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans se déplacent et que « les attaques sont préparées ». Les forces armées maliennes viennent d'ailleurs de saisir une « cinquantaine de motos destinées aux groupes armés terroristes », rapporte Bamada.net. Mais la mesure peut-elle vraiment freiner les groupes armés, s'interroge Jeune Afrique. Les autorités maliennes ont aussi décidé d'interdire « la circulation des motos de 125 cm3 et plus sur l'intégralité du territoire, à l'exception de Bamako et de plusieurs des principales villes du pays. » Si les groupes armés sont des gros consommateurs de ces engins, « ils n'hésitent pas à financer directement, voire à constituer eux-mêmes des réseaux de contrebande », indique une analyste de l'Initiative globale contre le crime organisé transnational (GI-TOC). « La décision des autorités maliennes ne devrait donc pas atteindre pleinement son objectif », conclut le média. À lire aussiMali: début de l'opération d'immatriculation des motos et tricycles

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À la Une: le choc France-Sénégal

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Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 4:20


Première rencontre de ce mondial 2026 pour les deux équipes de football. « Battre la France ne serait pas une surprise pour le Sénégal », titre Dakaractu en citant le sélectionneur des Lions de la Téranga, Pape Thiaw. Le Sénégal possède aujourd'hui « l'expérience, la qualité et la régularité nécessaires à rivaliser avec les meilleures équipes du monde », estime Seneweb. Le Sénégal a déjà plumé la France, rappelle Afrikfoot. C'était en 2002 à Séoul, en Corée du Sud, « à la faveur d'un but du regretté Papa Bouba Diop ». 24 ans après cette victoire 1-0, « les Lions de la Téranga entendent récidiver face à des Bleus revanchards », poursuit le site internet. En attendant, « ce face-à-face est encore dans toutes les mémoires (…) cette victoire insolente est restée intacte, joyeuse », se souvient Le Monde Afrique, comme une nuit de liesse populaire où tout un peuple chantait « les Lions ont mangé le Coq ». Le Sénégal va-t-il réitérer sa performance ? Réponse ce mardi soir à partir de 19h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Sénégal défie la France pour un nouvel exploit Christophe Gleizes Lundi, avant la traditionnelle conférence de l'équipe de France, les journalistes français se sont mobilisés. En brandissant dans la salle de presse des écharpes rouges sur lesquelles on pouvait lire « Free Gleizes » en lettres blanches. Christophe Gleizes, c'est le nom de ce journaliste sportif français « arrêté en Algérie en mai 2024, incarcéré depuis juin 2025 et condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme alors qu'il enquêtait sur un club de football local », rappelle Le Monde. La Fédération internationale de football lui a symboliquement délivré une accréditation pour ce Mondial. À lire aussiLes derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Christophe Gleizes en Algérie La « star inattendue » Le gardien du Cap-Vert est devenu « la star inattendue » de la Coupe du monde. « Vozinha brille face à l'Espagne et est élu homme du match », titre OPais. « Grâce à plusieurs arrêts décisifs, l'international capverdien a joué un rôle déterminant » dans une rencontre qui restera « ancrée pour toujours dans l'histoire du foot national », poursuit le journal capverdien. « Les Requins bleus ont fait match nul 0-0 hier face à l'Espagne », écrit O Naçao qui permet au pays d'obtenir le premier point de son histoire en Coupe du monde. Le média salue également la performance de son gardien car « les Espagnols ont tenté 27 tirs dont 7 cadrés, précise le journal. Le Cap-Vert a lui tiré six fois au but, avec un seul tir cadré. » « Un résultat historique », note l'Expresso das ilhas. La performance de Vozinha, gardien vétéran de 40 ans, « a rapidement fait le buzz sur les réseaux sociaux ». « Alors qu'il ne comptait que 50 000 followers sur Instagram au coup d'envoi (…) plus de trois millions de personnes se sont abonnées pendant la rencontre », indique Seneweb. « En sortant du terrain, il s'est rendu compte qu'il était devenu un véritable influenceur », note Afrikfoot. « Face à l'un des géants du football mondial, le petit archipel africain a prouvé qu'en Coupe du monde, le courage, la discipline et la solidarité peuvent parfois faire vaciller les plus grandes certitudes », conclut Afrik.com. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Cap-Vert arrache un match nul historique contre l'Espagne Immatriculation des motos Dans la presse également, le Mali qui a lancé hier une opération d'immatriculation des motos et tricycles. Une opération justifiée par un impératif sécuritaire. « La moto n'est pas seulement un moyen de transport, elle est l'infrastructure invisible du Jnim : rapide, discrète, facile à dissimuler, capable de se fondre dans le flot de milliers de deux-roues anonymes que personne n'identifie, ne suit, ne contrôle », résume Sahel Tribune. C'est à moto que les combattants du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans se déplacent et que « les attaques sont préparées ». Les forces armées maliennes viennent d'ailleurs de saisir une « cinquantaine de motos destinées aux groupes armés terroristes », rapporte Bamada.net. Mais la mesure peut-elle vraiment freiner les groupes armés, s'interroge Jeune Afrique. Les autorités maliennes ont aussi décidé d'interdire « la circulation des motos de 125 cm3 et plus sur l'intégralité du territoire, à l'exception de Bamako et de plusieurs des principales villes du pays. » Si les groupes armés sont des gros consommateurs de ces engins, « ils n'hésitent pas à financer directement, voire à constituer eux-mêmes des réseaux de contrebande », indique une analyste de l'Initiative globale contre le crime organisé transnational (GI-TOC). « La décision des autorités maliennes ne devrait donc pas atteindre pleinement son objectif », conclut le média. À lire aussiMali: début de l'opération d'immatriculation des motos et tricycles

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À la Une: la situation politique au Sénégal

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:36


« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com.  L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)

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À la Une: la situation politique au Sénégal

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Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 4:36


« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com.  L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)

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À la Une: le premier match de la Coupe du monde de football

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Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:19


C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».

Ziccer - 24.hu
Rajt a vébén: Mexikó Dél-Afrikát, Dél-Korea a cseheket, a korszellem pedig Dragóner Attilát verte

Ziccer - 24.hu

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 56:16


A pályán két mérkőzéssel, öt góllal és három piros lappal, a köztévén kellemetlen pillanatokkal kezdődött el a labdarúgó-világbajnokság. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See https://pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

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À la Une: le premier match de la Coupe du monde de football

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Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:19


C'était le premier match de la Coupe du monde et le premier match d'un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud, battue 2 à 0 par le Mexique. À Johannesburg, The Star constate les dégâts : « Le stade Azteca, temple du football, a été un véritable enfer pour les Bafana Bafana ». Et encore… « Le Mexique aurait pu l'emporter avec une marge plus importante, remarque le quotidien sud-africain. Par moment, le pays hôte a manqué d'efficacité, épargnant ainsi aux Bafana Bafana, une entrée en matière plus brutale, dans cette Coupe du monde, après 16 ans d'absence ». Un autre journal sud-africain, The South African, se montre réaliste : « Au niveau de la Coupe du monde, les erreurs élémentaires sont souvent sanctionnées, et les Bafana Bafana en ont commis beaucoup trop. Si le Mexique méritait la victoire, ajoute The South African, les Bafana Bafana seront déçus par la manière dont ils ont subi la défaite. Un jeu trop défensif, des erreurs coûteuses dans la conservation du ballon et un manque d'intention offensive, ont facilité la tâche des Mexicains ». Afrikfoot, de son côté, désigne Yaya Sithole « premier héros malheureux de la Coupe du monde 2026 », car « il a précipité la chute de l'Afrique du Sud dans ce match d'ouverture ». En première mi-temps, il est à l'origine du 1er but mexicain, laissant échapper le ballon près du but, et en 2ème mi-temps, raconte Afrikfoot, « il reçoit un carton rouge pour avoir empêché une occasion manifeste de but ». La déception des supporters ivoiriens La Coupe du monde, c'est du football bien sûr, mais pas seulement. Pour certains supporters africains, la fête est d'ores et déjà gâchée, car l'entrée sur le sol américain représente un véritable défi… Défi qu'il n'est pas toujours possible de relever. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome nous apprend « que le Comité National de Soutien aux Eléphants, annonce qu'il ne pourra pas envoyer son contingent de supporters aux États-Unis. Raison invoquée, précise le site d'information ivoirien, l'impossibilité pour de nombreux supporters d'obtenir un visa d'entrée (…) Une situation qui suscite incompréhension et déception au sein du comité ». « Un véritable coup dur pour les supporters, ajoute l'Infodrome, mais aussi pour l'équipe nationale qui devra évoluer sans une partie importante de son soutien habituel dans les tribunes ». Le président du Comité National de Soutien aux Eléphants, Julien Kouadio Adonis, est amer : « L'État américain ne veut pas voir sur son sol les supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire. Les États-Unis ont été clairs avec nous ». L'Infodrome, lui, espère, que la diaspora ivoirienne au Canada et aux États-Unis « prendra le relais, pour faire entendre la voix des Eléphants, et maintenir l'ambiance qui accompagne traditionnellement la sélection ivoirienne sur les grandes scènes du football mondial ». Solidarité de l'UEFA Lui, avait bien un visa, mais il n'a pas pu entrer sur le territoire américain. C'est l'arbitre somalien Omar Artan. « Agé de 34 ans, il figurait pourtant parmi les arbitres sélectionnés par la Fifa, précise Afrik.com. Son absence fait suite à une décision des autorités américaines, qui lui ont refusé l'entrée sur le territoire à son arrivée à Miami (…) les autorités n'ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, mais on sait que la Somalie figure parmi les pays concernés par les restrictions migratoires renforcées ». Il n'empêche, la décision américaine a suscité une vague de protestations. Sur le continent africain, mais pas seulement. Ainsi, pour marquer son soutien à Omar Artan, l'UEFA, l'Union des Associations Européennes de Football, a désigné l'arbitre somalien « pour diriger la Supercoupe d'Europe qui opposera le Paris Saint germain à Aston Villa, le 12 août prochain à Salzbourg, en Autriche » nous explique le Soleil, à Dakar. Le quotidien sénégalais estime « que cette nomination constitue une marque de reconnaissance pour l'officiel somalien, considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains de sa génération ».

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À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

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À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

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Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

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À la Une: vingt ans de prison pour un officier français au Mali

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Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:32


« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »

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À la Une: vingt ans de prison pour un officier français au Mali

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Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:32


« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »

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À la Une: tragédie dans le désert au Niger

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Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 4:10


« Une cinquantaine de personnes trouvent la mort dans la traversée du désert », titre l'Agence nigérienne de presse (ANP), qui publie les photos de corps en partie recouverts par le sable. Les victimes sont « des voyageurs nigériens en provenance du Mali », rentrant dans leur pays, afin « de célébrer l'Aïd auprès de leurs familles respectives ». Le camion qui les transportait, « parti de la localité malienne de Tel-handek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert ». L'ANP poursuit : « Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule, malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de point d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile ». L'ANP précise également que les 49 victimes ont été « inhumées sur place, dans des fosses communes ». ActuNiger, de son côté, explique que deux survivants ont été retrouvés : « Après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres, ils ont atteint une zone d'eau avant de rejoindre Assamaka, où ils ont donné l'alerte. » Conclusion du site d'information nigérien : « Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où l'isolement, les distances et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque vital. » À lire aussiAlgérie: lancement du projet de gazoduc transsaharien sur fond d'interrogations financières Moins d'ambassades et de consulats Afrik.com consacre un article à l'accès aux visas pour les Africains souhaitant se rendre aux États-Unis. « L'administration de Donald Trump, explique Afrik.com, poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies, marquent une évolution significative des conditions d'accès au territoire américain. » C'est une note interne de l'administration américaine, qui explique notamment que « d'ici fin juin, les demandes ne pourront plus être effectuées que dans une vingtaine d'ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement ». « Pour des ressortissants de pays, comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, poursuit le site panafricain, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux ». Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà mises en place le 1er janvier dernier, et prévoient que « les voyageurs issus de certains pays africains doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa ».  Une caution qui varie « de 5 000 à 15 000 dollars ». « L'ensemble de ces mesures modifient les conditions d'accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels », conclut Afrik.com. À lire aussiGreen Card aux États-Unis: la nouvelle règle choc qui inquiète la diaspora africaine « Historique » En football, la Côte d'Ivoire a battu la France 2 buts à 1, jeudi soir, lors d'un match amical avant le début du Mondial. Une victoire qui réjouit la presse ivoirienne. Fratmat parle « d'un exploit retentissant » et « d'une victoire historique », « une première dans l'histoire des confrontations entre les deux sélections, qui confirme la montée en puissance de la génération conduite par le sélectionneur Emerse Faé ». « À Nantes, ajoute Fraternité Matin, les Éléphants ont rugi plus fort que jamais ». De bon augure pour la suite. « À quelques jours du début de la Coupe du Monde 2026, la Côte d'Ivoire confirme ses ambitions, remarque le journal ivoirien, elle démontre qu'elle possède désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du globe. Quant aux Bleus, cette défaite inattendue laisse apparaître plusieurs interrogations avant leur ultime match de préparation contre l'Irlande ». À lire aussiLa Côte d'Ivoire s'offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial

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À la Une: tragédie dans le désert au Niger

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Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 4:10


« Une cinquantaine de personnes trouvent la mort dans la traversée du désert », titre l'Agence nigérienne de presse (ANP), qui publie les photos de corps en partie recouverts par le sable. Les victimes sont « des voyageurs nigériens en provenance du Mali », rentrant dans leur pays, afin « de célébrer l'Aïd auprès de leurs familles respectives ». Le camion qui les transportait, « parti de la localité malienne de Tel-handek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert ». L'ANP poursuit : « Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule, malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de point d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile ». L'ANP précise également que les 49 victimes ont été « inhumées sur place, dans des fosses communes ». ActuNiger, de son côté, explique que deux survivants ont été retrouvés : « Après avoir marché plusieurs dizaines de kilomètres, ils ont atteint une zone d'eau avant de rejoindre Assamaka, où ils ont donné l'alerte. » Conclusion du site d'information nigérien : « Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des voyageurs dans le désert sahélo-saharien, où l'isolement, les distances et les conditions climatiques extrêmes transforment chaque déplacement en risque vital. » À lire aussiAlgérie: lancement du projet de gazoduc transsaharien sur fond d'interrogations financières Moins d'ambassades et de consulats Afrik.com consacre un article à l'accès aux visas pour les Africains souhaitant se rendre aux États-Unis. « L'administration de Donald Trump, explique Afrik.com, poursuit le renforcement de sa politique migratoire avec de nouvelles mesures visant les ressortissants africains. Réduction des services consulaires, exigences financières accrues et restrictions de voyage élargies, marquent une évolution significative des conditions d'accès au territoire américain. » C'est une note interne de l'administration américaine, qui explique notamment que « d'ici fin juin, les demandes ne pourront plus être effectuées que dans une vingtaine d'ambassades et de consulats, contre près de 50 actuellement ». « Pour des ressortissants de pays, comme Madagascar, le Bénin ou le Gabon, poursuit le site panafricain, cette mesure implique de se rendre dans un État voisin pour effectuer les démarches, ce qui impose des trajets transfrontaliers ou des vols internationaux ». Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà mises en place le 1er janvier dernier, et prévoient que « les voyageurs issus de certains pays africains doivent fournir une garantie financière pour obtenir un visa ».  Une caution qui varie « de 5 000 à 15 000 dollars ». « L'ensemble de ces mesures modifient les conditions d'accès aux États-Unis pour les ressortissants de plusieurs pays africains. Elles affectent notamment les déplacements liés aux études, aux affaires et aux échanges culturels », conclut Afrik.com. À lire aussiGreen Card aux États-Unis: la nouvelle règle choc qui inquiète la diaspora africaine « Historique » En football, la Côte d'Ivoire a battu la France 2 buts à 1, jeudi soir, lors d'un match amical avant le début du Mondial. Une victoire qui réjouit la presse ivoirienne. Fratmat parle « d'un exploit retentissant » et « d'une victoire historique », « une première dans l'histoire des confrontations entre les deux sélections, qui confirme la montée en puissance de la génération conduite par le sélectionneur Emerse Faé ». « À Nantes, ajoute Fraternité Matin, les Éléphants ont rugi plus fort que jamais ». De bon augure pour la suite. « À quelques jours du début de la Coupe du Monde 2026, la Côte d'Ivoire confirme ses ambitions, remarque le journal ivoirien, elle démontre qu'elle possède désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du globe. Quant aux Bleus, cette défaite inattendue laisse apparaître plusieurs interrogations avant leur ultime match de préparation contre l'Irlande ». À lire aussiLa Côte d'Ivoire s'offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial

Laawol ganndal e needi
Taskaram men arti ko e ñalɗi binndol woni FILID juɓɓinaaɗi to Dakar, e maayirde lewru 5ɓuru yawtundu nduu

Laawol ganndal e needi

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 10:00


Gila 19 haa 22 lewru 5ɓuru 2026, Dakar yuɓɓinii e laawol joyaɓol 5ɓuru ñalɗi binndol woni 'FILID'. Tiitoonde ndee hikka ko "Binndol ngam winndere nde alaa keeri." Fotde balɗe nay, laamorgo ngoo jaɓɓiima binndol, jeewte, e gostondiral pine jowitiingal e defte e golle paatuɗe e Afrik e winndere ndee. Ndee ɗoo jonnde hawradinii fotde winndooɓe Afriknaaɓe e Oropnaaɓe 30 ina wonndi e yuɓɓinooɓe defte, jannginooɓe, janngooɓe, jaayndiyankooɓe, e annduɓe defte. Taskaram men Laawol Ganndal e Needi tawtoraama ndee jonnde yowitiinde e mahngo defte Afrik e binndanɗe e ɗemɗe ngenndiije. E ndee jonnde, en njeewtidii e Seydi SOW binndoowo, Tidiane DIAGANA jannginoowo e Faatimata BA DIALLO binndoowo kadijannginoowo. 

Revue de presse Afrique
À la Une, la lutte contre Ebola: prévention, protection et financement…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 4:03


Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».

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À la Une, la lutte contre Ebola: prévention, protection et financement…

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Près de 250 morts et plus de 1100 cas recensés : le virus Ebola est toujours actif dans l'est de la RDC. Il n'y a pour l'instant ni vaccin ni traitement miracle mais parfois la maladie recule… Ca été le cas récemment à Bunia. « Au Centre médical évangélique, relate Le Journal de Kinshasa, l'air était plus léger dimanche. Plus chaud. Presque électrique. Devant une petite assemblée de journalistes venus en silence, quatre hommes et une femme s'avancent, sourire aux lèvres, regard fier. Ils ne sont plus des malades. Ils sont des survivants. Quatre nouveaux patients soignés pour Ebola viennent d'être déclarés guéris. Un cinquième l'avait été un peu plus tôt. En tout, se félicite le site congolais, cinq vies arrachées à la maladie, là où l'ombre du virus plane encore. Tous partagent un même destin : ils sont infirmiers. Et tous ont été contaminés… en sauvant des vies. Le docteur Calvin Ambitapio, directeur médical du CME, ne cache pas son émotion. Devant les micros, il livre un témoignage rare, presque inattendu : "nous sommes très contents de voir qu'une maladie qui n'a ni traitement propre, ni vaccin pour le moment, peut être vaincue par un traitement symptomatique". Alors, s'interroge Le Journal de Kinshasa, quel est ce protocole qui redonne espoir ? Une approche simple, mais rigoureuse : prise en charge du paludisme, antibiothérapie adaptée, surveillance quotidienne, prélèvements répétés. Pas de molécule miracle. Du soin. De l'attention. De l'acharnement thérapeutique. Résultat : après plusieurs jours d'observation, les tests sont tombés. Un par un. Négatifs ». Convaincre les populations Pour Afrik.com, « ces guérisons dépassent le seul cadre médical. La riposte contre Ebola se joue aussi dans la capacité à convaincre les populations que le soin peut sauver. Ces infirmiers rétablis à Bunia sont désormais la preuve vivante qu'un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent augmenter considérablement les chances de survie. Leur guérison contredit l'idée, encore présente dans certaines localités touchées, selon laquelle l'entrée dans un centre de traitement équivaut à une condamnation. Dans cette bataille, la confiance devient donc un outil à part entière, relève encore Afrik.com. Sans adhésion des habitants, les protocoles médicaux les plus solides peuvent se heurter à la peur, aux soupçons et aux refus de prise en charge ». Pour sa part, le gouvernement congolais « affiche un optimisme prudent », relève La Tempête des Tropiques. « Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba Mulamba, a estimé que la maladie pourrait être maîtrisée dans un délai de quatre à six mois grâce au renforcement de la riposte, à l'engagement communautaire et au soutien des partenaires internationaux ». La baisse des aides : une faute morale… Reste que « l'est de la RDC n'a pas seulement besoin d'interventions d'urgence, mais d'un engagement durable » : c'est ce qu'affirme dans une tribune publiée par Le Monde Afrique le médecin épidémiologiste humanitaire Didier Cannet. « Dans de nombreuses zones de l'Est congolais, l'État ne parvient plus à assurer ses fonctions essentielles, dit-il : sécurité, santé, éducation, infrastructures et protection des civils. Les systèmes de santé survivent grâce aux ONG internationales et aux financements extérieurs. Depuis plusieurs mois, la réduction de l'aide publique au développement et la baisse de certains financements américains, notamment par le biais de l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international, fragilisent encore davantage un système déjà au bord de la rupture. Cette situation constitue non seulement une faute morale, s'exclame le docteur Didier Cannet, mais aussi une erreur stratégique majeure, car les épidémies qui émergent dans l'est de la RDC ne resteront pas confinées indéfiniment dans les camps de déplacés de Goma ou dans les territoires isolés de l'Ituri ». Mauvais calcul… En effet, renchérit Jeune Afrique, en démantelant l'Usaid, l'administration Trump a fait un « mauvais calcul. (…) La prochaine pandémie coûtera probablement beaucoup plus cher que les milliards économisés aujourd'hui sur l'aide internationale. L'épidémie d'Ebola en RDC en donne déjà un aperçu ». Alors, certes, poursuit le site panafricain, « l'Afrique ne peut éternellement dépendre de Washington, de Bruxelles ou de Genève pour financer sa sécurité sanitaire. Elle doit encore bâtir des systèmes de santé plus solides, mieux financés et capables de répondre rapidement aux éventuelles menaces. Or, on en est loin. Mais prétendre que cette transition peut se faire alors que les financements internationaux ont été coupés net, c'est comme démonter des digues en arguant que la tempête n'a pas encore éclaté ».

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À la Une: rétrécissement médiatique et personnalisation du pouvoir au Mali

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Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:17


« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».

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À la Une: rétrécissement médiatique et personnalisation du pouvoir au Mali

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Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 4:17


« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».

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À la Une: le difficile combat contre Ebola

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Play Episode Listen Later May 28, 2026 4:04


Bientôt 15 jours que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a classé l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC en « urgence de santé publique de portée internationale ». Depuis, le virus poursuit sa course meurtrière, avec plus de 200 morts. Avant-hier, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, « le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, et le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, ont annoncé qu'environ 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola étaient actuellement suivies, dont 101 cas confirmés, tandis que 3 600 cas contacts faisaient l'objet d'une surveillance rapprochée. (…) Les autorités congolaises reconnaissent que la bataille sera longue, pointe encore Le Forum des As. La riposte pourrait s'étendre sur trois à six mois, selon l'évolution de la courbe de contamination. (…) Pour Kinshasa, contenir rapidement la propagation du virus tout en rassurant les populations reste désormais le défi majeur des semaines à venir. » Défiance et colère… Et parmi les priorités, note encore le quotidien kinois : les enterrements sécurisés… En effet, relève Le Monde Afrique, « les enterrements sont à haut risque pour la propagation du virus Ebola. Le contact avec le corps des défunts est un des principaux modes de transmission de la maladie infectieuse. Depuis l'officialisation de l'épidémie, les autorités s'attellent donc à sécuriser ce rite. Mais les distanciations imposées aux proches des morts suscitent de la défiance. » Témoin, cette vidéo, transmise au Monde Afrique par une source humanitaire. Les faits se passent à Kyondo, dans la province du Nord-Kivu. On y voit « une foule en colère s'en prendre à des soignants vêtus de blouses bleues, de masques et de gants chirurgicaux, pour les empêcher de charger un cercueil dans leur véhicule. (…) Lors des dernières secondes de cette vidéo d'une minute, le couvercle du cercueil est arraché par un des membres de la foule. À l'intérieur de la bière, on distingue un sac mortuaire blanc dans lequel se trouve une des quelque 220 personnes probablement emportées par la nouvelle flambée épidémique. » « À Mongwalu, principal foyer de propagation situé dans l'Ituri, rapporte encore Le Monde Afrique, la tension fut telle, dimanche dernier, que les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air pour disperser la foule. "Des jeunes fidèles catholiques ont assiégé l'hôpital pour tenter de récupérer le corps d'un pasteur populaire et d'organiser eux-mêmes son enterrement, ce qui n'est pas possible compte tenu de l'épidémie", relate un élu local. » Des patients en fuite… Toujours à Mongwalu, rapporte Afrik.com, « des tentes d'isolement construites avec l'appui de MSF, Médecins sans frontières, ont été incendiées le week-end dernier par un groupe non identifié. 18 patients suspectés ou atteints d'Ebola, selon le Dr Richard Lokudi, médecin directeur de l'hôpital, ont pris la fuite. Sept autres patients ont profité de la confusion pour s'échapper. Radio Okapi évoque pour sa part 13 malades toujours introuvables sur les 28 personnes que les tentes hébergeaient. (…) Cette fuite de patients constitue l'un des pires scénarios pour la riposte, soupire Afrik.com. Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée. Si des patients symptomatiques rejoignent leurs familles, consultent dans des structures informelles ou se déplacent entre villages, la chaîne de transmission devient beaucoup plus difficile à reconstituer. » Stopper la propagation ! La crainte est maintenant que le virus franchisse des frontières… « L'Afrique mobilise près de 500 millions de dollars pour éviter une contagion régionale », pointe Le Journal de Kinshasa. C'est ce qu'annoncent l'Union africaine et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, présents sur le continent. « Objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée d'Ebola ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014. » Déjà en Ouganda, pays voisin, rapporte Jeune Afrique, « deux nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Cela porte à sept le nombre de malades d'Ebola – dont l'un est décédé – recensés dans le pays depuis le début de l'épidémie ». L'Ouganda qui a décidé de fermer temporairement ses frontières hier.

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À la Une: le difficile combat contre Ebola

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Play Episode Listen Later May 28, 2026 4:04


Bientôt 15 jours que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a classé l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC en « urgence de santé publique de portée internationale ». Depuis, le virus poursuit sa course meurtrière, avec plus de 200 morts. Avant-hier, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, « le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, et le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, ont annoncé qu'environ 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola étaient actuellement suivies, dont 101 cas confirmés, tandis que 3 600 cas contacts faisaient l'objet d'une surveillance rapprochée. (…) Les autorités congolaises reconnaissent que la bataille sera longue, pointe encore Le Forum des As. La riposte pourrait s'étendre sur trois à six mois, selon l'évolution de la courbe de contamination. (…) Pour Kinshasa, contenir rapidement la propagation du virus tout en rassurant les populations reste désormais le défi majeur des semaines à venir. » Défiance et colère… Et parmi les priorités, note encore le quotidien kinois : les enterrements sécurisés… En effet, relève Le Monde Afrique, « les enterrements sont à haut risque pour la propagation du virus Ebola. Le contact avec le corps des défunts est un des principaux modes de transmission de la maladie infectieuse. Depuis l'officialisation de l'épidémie, les autorités s'attellent donc à sécuriser ce rite. Mais les distanciations imposées aux proches des morts suscitent de la défiance. » Témoin, cette vidéo, transmise au Monde Afrique par une source humanitaire. Les faits se passent à Kyondo, dans la province du Nord-Kivu. On y voit « une foule en colère s'en prendre à des soignants vêtus de blouses bleues, de masques et de gants chirurgicaux, pour les empêcher de charger un cercueil dans leur véhicule. (…) Lors des dernières secondes de cette vidéo d'une minute, le couvercle du cercueil est arraché par un des membres de la foule. À l'intérieur de la bière, on distingue un sac mortuaire blanc dans lequel se trouve une des quelque 220 personnes probablement emportées par la nouvelle flambée épidémique. » « À Mongwalu, principal foyer de propagation situé dans l'Ituri, rapporte encore Le Monde Afrique, la tension fut telle, dimanche dernier, que les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air pour disperser la foule. "Des jeunes fidèles catholiques ont assiégé l'hôpital pour tenter de récupérer le corps d'un pasteur populaire et d'organiser eux-mêmes son enterrement, ce qui n'est pas possible compte tenu de l'épidémie", relate un élu local. » Des patients en fuite… Toujours à Mongwalu, rapporte Afrik.com, « des tentes d'isolement construites avec l'appui de MSF, Médecins sans frontières, ont été incendiées le week-end dernier par un groupe non identifié. 18 patients suspectés ou atteints d'Ebola, selon le Dr Richard Lokudi, médecin directeur de l'hôpital, ont pris la fuite. Sept autres patients ont profité de la confusion pour s'échapper. Radio Okapi évoque pour sa part 13 malades toujours introuvables sur les 28 personnes que les tentes hébergeaient. (…) Cette fuite de patients constitue l'un des pires scénarios pour la riposte, soupire Afrik.com. Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée. Si des patients symptomatiques rejoignent leurs familles, consultent dans des structures informelles ou se déplacent entre villages, la chaîne de transmission devient beaucoup plus difficile à reconstituer. » Stopper la propagation ! La crainte est maintenant que le virus franchisse des frontières… « L'Afrique mobilise près de 500 millions de dollars pour éviter une contagion régionale », pointe Le Journal de Kinshasa. C'est ce qu'annoncent l'Union africaine et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, présents sur le continent. « Objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée d'Ebola ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014. » Déjà en Ouganda, pays voisin, rapporte Jeune Afrique, « deux nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Cela porte à sept le nombre de malades d'Ebola – dont l'un est décédé – recensés dans le pays depuis le début de l'épidémie ». L'Ouganda qui a décidé de fermer temporairement ses frontières hier.

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À la Une: Ousmane Sonko, de Premier ministre à président de l'Assemblée nationale

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Play Episode Listen Later May 27, 2026 4:09


« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »

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À la Une: une journée décisive pour le Sénégal

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Play Episode Listen Later May 26, 2026 4:31


Le Sénégal se réveille ce matin avec un nouveau Premier ministre et dans les prochaines heures, on devrait connaitre le nouveau président de l'Assemblée nationale… Les cartes politiques sont donc rebattues. On commence par le nouveau premier ministre : « Après Sonko le tribun, Lo le technicien à la primature » : c'est ainsi que le site Seneplus qualifie Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Le nouveau chef du gouvernement « est présenté comme un expert de tous les circuits financiers nationaux et internationaux, pointe Seneplus. Un profil stratégique dans un contexte où le Sénégal doit gérer une situation budgétaire difficile tout en poursuivant ses ambitions. » « Un économiste à la Primature », titre Le Soleil. « Le Président de la République confie ainsi l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère. Spécialiste reconnu de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo compte parmi les principaux artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance. » À lire aussiSénégal : Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d'Ousmane Sonko Sonko président… de l'Assemblée nationale ? Alors, « le nouveau Premier ministre du Sénégal connu : Diomaye passe à l'offensive », relève Xalima. En effet, précise Dakar Actu, c'est ce mardi matin que l'Assemblée nationale se réunit : « L'ordre du jour porte sur la réintégration du député Ousmane Sonko ainsi que sur l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale. (…) Une séance qui s'annonce donc décisive dans le nouveau réaménagement institutionnel, après le limogeage du Premier ministre Sonko. » « Ousmane Sonko est-il en route vers le perchoir ? », s'interroge Afrik.com. « L'objectif du parti Pastef est de répliquer à la décision de Bassirou Diomaye Faye en installant son leader historique à la tête du pouvoir législatif. Libéré de la discipline gouvernementale, Ousmane Sonko disposerait alors d'une tribune stratégique pour peser sur le budget, les commissions d'enquête et le calendrier des réformes. » D'autant, rappelle Afrik.com, que « le Pastef dispose d'un levier puissant avec une large majorité de 130 sièges sur 165, acquise lors des élections législatives de novembre 2024. » Toutefois, tempère le site panafricain, « une inconnue de taille subsiste concernant la légalité de cette opération. Plusieurs juristes et figures politiques contestent le droit d'Ousmane Sonko à reprendre son écharpe de député. Les anciens parlementaires Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil rappellent que la loi sénégalaise considère généralement le remplacement par un suppléant comme définitif pour toute la durée de la législature. La séance de ce mardi s'annonce donc électrique. Si la réintégration d'Ousmane Sonko est validée, le Sénégal entrera dans une forme de cohabitation inédite. Le chef de l'État composera alors avec une majorité parlementaire fidèle à son principal rival politique. » À lire aussiSénégal : l'Assemblée nationale doit se réunir en plénière pour élire son nouveau président Objectif 2029 Et dans ce contexte, analyse WalfQuotidien, « l'horizon de la présidentielle de 2029 devient déjà l'obsession centrale. Ousmane Sonko apparaît plus que jamais déterminé à accéder à la magistrature suprême. Sa majorité parlementaire a déjà engagé des réformes du dispositif électoral perçues par certains comme destinées à lever les obstacles qui avaient empêché sa candidature en 2024. Mais une question fondamentale demeure, relève le quotidien dakarois : aura-t-il la patience d'attendre l'échéance normale ? Ou cherchera-t-il à accélérer le calendrier politique en imposant un nouveau rapport de force institutionnel ? C'est précisément là que réside le principal risque pour la stabilité du pays, pointe WalfQuotidien. Car lorsque deux légitimités issues du même camp cessent de cohabiter, le système tout entier peut entrer dans une logique de confrontation permanente. Le Sénégal, longtemps présenté comme une démocratie stable dans une région secouée par les crises institutionnelles, entre peut-être dans une phase de fortes turbulences. » Et cela pourrait commencer très vite avec la formation du nouveau gouvernement : « Quid des ministres à nommer ? », s'interroge en effet Aujourd'hui à Ouagadougou. « Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou bien seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale ? Il renverrait alors les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prendrait un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 serait perdu d'avance pour lui, mais Sonko serait incontestablement le deus ex machina politique du Sénégal. »

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À la Une: migrants en Méditerranée, la mécanique du silence

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Play Episode Listen Later May 20, 2026 4:03


C'est l'intitulé d'une série de quatre reportages à lire dans Le Monde Afrique. Avec ce constat de départ : « Le premier trimestre de cette année a été l'un des plus meurtriers depuis 2014 pour les migrants partis de Tunisie et de Libye en direction de l'Europe, avec 765 morts recensées par l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations. (…) Le phénomène persiste (et s'amplifie donc) dans la plus grande indifférence. (…) Depuis ces 12 dernières années, l'OIM a recensé 26 734 morts en Méditerranée. Le bilan d'une guerre, sachant que l'agence onusienne insiste sur le caractère très restrictif de cette estimation. Le véritable nombre de vies effacées ne sera jamais connu. » Des accords « opaques » Indifférence donc… et complicité… Pour l'Italie de Giorgia Meloni, pas question de se laisser envahir par les migrants venus d'Afrique. Et, note Le Monde Afrique, « depuis l'arrivée au pouvoir de la première ministre d'extrême droite, la coopération de l'Italie avec les acteurs libyens s'est intensifiée, de même qu'avec la Tunisie. » Avec des accords parfois « opaques » qui incluent la fourniture de matériels et de vedettes rapides. « Toujours plus nombreux et mieux équipés grâce à Rome, donc, mais aussi grâce à Bruxelles, les garde-côtes libyens doivent intercepter les migrants en mer et les ramener en Libye, relate le journal, avant qu'ils atteignent les zones dont sont responsables les garde-côtes italiens, ou avant qu'interviennent des ONG que ces mêmes garde-côtes prennent désormais pour cible, grâce aux moyens maritimes fournis par les Européens. » « Grand remplacement » Les agents tunisiens ne sont pas en reste… « En mer, ils sont connus pour leur brutalité contre les migrants qu'ils interceptent parfois à coups de gourdin, tandis qu'à terre ils sont responsables de déplacements forcés et mortels de migrants subsahariens vers des zones désertiques, frontalières de la Libye et de l'Algérie. » Et Le Monde Afrique de rappeler « qu'en février 2023, le président autoritaire du pays, Kaïs Saïed, avait développé contre ces derniers un discours inspiré de la rhétorique du "grand remplacement", chère à la famille politique de Giorgia Meloni. Il avait ainsi ouvert la voie à un déchaînement de violences racistes qui avait conduit à une augmentation des tentatives de départs des côtes tunisiennes vers l'Europe. » Ebola : l'inquiétude… À la Une également, l'épidémie d'Ebola qui continue sa progression en RDC et au-delà… « C'est un nouveau variant qui a fait son apparition dans l'est du pays, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement. Comment a-t-il pu se propager pendant plusieurs semaines sans que personne ne s'en rende compte ? », s'interroge Jeune Afrique. « Tout commence le 24 avril à Bunia, en Ituri. Un infirmier congolais développe fièvre, fatigue et vomissements. C'est le premier cas documenté à ce stade. L'une de ses proches tombe malade deux jours plus tard, et tous deux succombent fin avril. Et personne n'alerte les autorités. (…) À ce jour, cette 17e épidémie à virus Ebola officiellement recensée en RDC a déjà fait plus de 130 victimes. » Dont un Congolais de 59 ans qui avait quitté l'Ituri pour Kampala. Un médecin missionnaire américain de l'hôpital de Nyankunde, à Bunia, a été testé positif et évacué vers l'Allemagne. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus Ebola, interrogé par Le Point Afrique : « Lorsqu'une épidémie d'Ebola apparaît, cela dépasse immédiatement les frontières du pays concerné. Ebola n'est plus seulement un problème congolais : c'est un risque mondial, affirme-t-il encore. Et un risque mondial nécessite forcément une réponse mondiale. » Propagation rapide… Mais pour l'instant, « ce qui inquiète l'OMS, relève Afrik.com, c'est surtout la vitesse et l'ampleur de la propagation dans la région des Grand Lacs, avec des cas recensés à Bunia, Goma et Kinshasa en RDC, ainsi qu'à Kampala donc, dans des régions parfois marquées par les conflits et les déplacements de population. Des infections parmi les soignants font également craindre des transmissions dans les structures de santé, scénario redouté dans toute flambée d'Ebola. » Particulièrement exposés, note le site de Radio Okapi, « les sites de déplacés de l'Institut supérieur pédagogique et de Kigonze, situés à Bunia, qui font face à un manque criant de mécanismes de protection contre l'épidémie d'Ebola. Plus de 30 000 personnes y vivent dans une précarité extrême, recourant à des méthodes de fortune pour tenter de se prémunir du virus. » Au total, relève encore Radio Okapi, « la province de l'Ituri compte plus d'un million de déplacés internes fuyant les conflits armés, une population hautement vulnérable face à cette urgence sanitaire. »

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À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

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Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

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À la Une: le retour du virus Ebola en RDC

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Play Episode Listen Later May 18, 2026 4:05


« C'est une nouvelle qui glace le sang, s'exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l'est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l'Ituri. Et ce n'est pas une simple formalité administrative : l'institution parle d'un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l'OMS a déclenché une alerte internationale. Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s'arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l'Ituri, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ». « Sur l'axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l'Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n'utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d'autres doutent de la réalité même de l'épidémie. » Croyances locales Dans cette région de Mongbwalu, « la psychose s'est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L'épidémie s'est déclarée début avril. Et depuis, l'hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d'une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l'espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ». Kinshasa préservée ? À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l'Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ». En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l'Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d'Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ». Nouvelle souche du virus Ce qui est sûr, c'est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L'une d'elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l'est congolais aux grandes villes de la région ». Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L'épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d'anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s'appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ». « L'Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu'on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L'urgence est de voler au secours de la RDC ».

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À la Une: le Sénégal victime d'une nouvelle cyberattaque

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Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:45


« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé

Carel in the Morning
Modeste Testas: Istwa granmè yon Prezidan Ayisyen ak Laurence M Steed

Carel in the Morning

Play Episode Listen Later May 12, 2026 36:26


Nan bèl konvèsasyon sa a nan Carel In The Morning, Carel Pedre resevwa Laurence Manuel Steed (Lori) pou pale sou liv li a ki rele "Modeste Testas: The Journey from Africa to Haiti".Dekouvri istwa enkwayab Modeste Testas, yon fanm vanyan yo te kidnape an Afrik, ki te pase nan vil Bordeaux an Frans kòm esklav, pou l te vin fini lavi l lib nan vil Jeremi an Ayiti. Modeste se pa sèlman yon senbòl rezistans, men li se granmè ansyen Prezidan ayisyen François Denys Légitime tou.Lori, ki se desandan Modeste nan 7yèm jenerasyon, pataje avèk nou vwayaj pèsonèl li nan fè rechèch nan gwo achiv (Inivèsite Florid, Philadelphia) pou l te ka onore memwa zansèt li a epi kite yon tras pou listwa. Nou pale tou sou bèl estati Modeste ki nan vil Bordeaux an Frans, yon travay sculpteur ayisyen Filipo te reyalize, epi sou enpòtans pou chak ayisyen konnen kote yo soti pou yo ka konnen kote yo prale.Liv la disponib sou Amazon nan vèsyon fransè ak anglè.

Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:48


Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures.  D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal.  Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen.  « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»

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À la Une: le Nigeria inquiet face aux tensions xénophobes en Afrique du Sud

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 8, 2026 3:58


« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ».  « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison. 

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À la Une: les sanctions américaines contre Joseph Kabila

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Play Episode Listen Later May 4, 2026 3:32


« Kabila, lâché de toutes parts », écrit le Potentiel. Accusé de soutenir les rebelles de l'AFC-M23, l'ancien président congolais est désormais « dans le viseur de Washington qui a décidé de le sanctionner pour son implication présumée dans l'agression rwandaise contre la RDC ». L'ex-chef d'État congolais figure désormais sur la liste noire des personnalités visées par des sanctions économiques américaines. Des sanctions qui impliquent le gel de ses avoirs aux États Unis et l'interdiction de toute transaction avec des personnes ou des entités américaines. « Assiste-t-on à la fin progressive de l'influence politique de Joseph Kabila ? », s'interroge le quotidien congolais. « Marginalisé, contesté et désormais sanctionné, (…) celui qui fut jadis une force structurante du paysage politique congolais semble aujourd'hui en voie d'effacement ». En septembre 2025, l'ancien président avait déjà été condamné à mort par contumace par la justice congolaise. Joseph Kabila, lui, dénonce une décision injustifiée, « sans aucune preuve tangible », indique Media congo.net et assure que son engagement reste « intact ». Crise sécuritaire Quel est l'impact de ces sanctions sur la crise sécuritaire dans l'est de la RDC ?, se demande le Pays. Pour le quotidien burkinabé, le « signal est fort (…) mais sera probablement insuffisant pour ramener la paix dans une région où se superposent conflits armés, rivalités économiques, logiques communautaires et ingérences régionales ». Dans son éditorial, Aujourd'hui au Faso se montre plus critique. Donald Trump a décidé de faire entrer en vigueur « l'accord qui donne droit à Washington d'exploiter mines et terres rares » en RDC. Les États-Unis « semblent vouloir pacifier le Nord-Kivu pour exploiter leur dû ».  IA ivoirienne La Côte d'Ivoire veut lancer sa propre Intelligence Artificielle. « Abidjan ne se contente plus de suivre la révolution technologique mondiale, elle entend la dompter », écrit Afrimag. Le gouvernement ivoirien a affiché son ambition : « concevoir une IA qui ne soit pas une simple copie des modèles californiens mais un outil infusé de culture ivoirienne et du patrimoine scientifique local ». Cette IA ivoirienne elle servira, en premier lieu, à la culture du cacao. « En numérisant les savoir-faire liés à l'or brun, la Côte d'Ivoire crée une intelligence sectorielle introuvable ailleurs ». Elle devrait permettre de « sécuriser les récoltes via la détection précoce de maladies » et de « stabiliser les revenus en anticipant les fluctuations des cours mondiaux ». Transformation numérique Pour développer une IA nationale, il faut des données, beaucoup de données, c'est la « matière première essentielle, rappelle Afrik.com. Pour entraîner un système performant, il faut des volumes massifs d'informations fiables et numérisées ». Des données agricoles, des bases statistiques, des documents juridiques, des travaux de recherche… « L'IA ivoirienne dépendra d'abord de la réussite d'une transformation numérique plus large de l'État et de la société. Sans données de qualité, le projet risque de rester symbolique », poursuit le média en ligne. « Sur ce chemin, la Côte d'Ivoire n'avance pas seule », plusieurs pays africains investissent déjà dans l'intelligence artificielle comme le Maroc, le Kenya ou l'Afrique du Sud. « Pour Abidjan, l'intérêt est donc aussi géopolitique : devenir un pôle numérique majeur en Afrique de l'Ouest ».

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À la Une: les obsèques du ministre malien de la Défense Sadio Camara

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Play Episode Listen Later May 1, 2026 4:17


Toute la presse malienne se fait l'écho ce matin de ces obsèques nationales : « La nation rend un dernier hommage au Général d'armée Sadio Camara », titre Maliweb, qui publie de nombreuses photos de la cérémonie. Le journal en ligne précise que « les différents intervenants (…) ont tous salué la bravoure de l'homme, son engagement à vaincre le terrorisme et à restaurer la souveraineté du pays ». Bamada.net souligne que lors de la cérémonie, « le président de la transition, le général Assimi Goïta, a remis à titre posthume, les insignes de Général d'armée à Sadio Camara ». « Le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire », titre de son côté Sahel Tribune, qui raconte : « Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d'un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante et profondément politique. Car Sadio Camara n'était pas qu'un soldat. Il était l'un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition. »  Choc militaire et politique Après les attaques du 25 avril, la presse malienne s'inquiète de l'avenir. C'est le cas notamment du Journal du Mali. « Attaques coordonnées : vers une recomposition inquiétante du paysage sécuritaire », titre le journal : « En plus du choc militaire et politique, cette offensive révèle une évolution majeure : la coopération assumée entre groupes jihadistes et séparatistes, incarnée par le Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans et le Front de Libération de l'Azawad ». « Ce qui distingue ces attaques des précédentes, précise le Journal du Mali, ce n'est pas seulement leur intensité, mais surtout leur degré de coordination. Jamais auparavant une offensive n'avait mobilisé un nombre aussi important de combattants et une logistique aussi complexe, ciblant simultanément des villes éloignées de plusieurs centaines de kilomètres ». Le Journal du Mali cite l'analyste sécuritaire Yacouba Sogoré selon lequel « les attaques du 25 avril s'inscrivent également dans une stratégie plus large, visant à affaiblir l'État malien sur plusieurs fronts. Elles pourraient être liées à une logique d'asphyxie économique et logistique, notamment en lien avec des perturbations dans l'approvisionnement en carburant ». Coordination redoutable Une opération de grande ampleur qu'analyse également Afrik.com. Le site d'information panafricain estime que les attaques du 25 avril « ont profondément ébranlé les institutions du pays. La mort du ministre de la Défense, figure centrale du dispositif sécuritaire, constitue un choc politique d'envergure. Plusieurs villes du Mali, dont Bamako, Kati, Gao et Mopti ont été visées, révélant une coordination redoutable entre groupes jihadistes et rebelles. » « Après plusieurs jours d'absence, remarque encore Afrik.com, le chef de la transition est finalement réapparu publiquement, mettant fin aux rumeurs sur sa situation. Sa visite aux blessés dans un hôpital de Bamako et son déplacement auprès de la famille du ministre décédé sont un retour sur le devant de la scène qui vise à rassurer les populations. Sauf que, conclut Afrik.com, beaucoup de zones d'ombre entourent cette sortie d'Assimi Goïta apparu avec un masque ».  Confirmation russe Enfin, certains médias s'interrogent sur le rôle que peut encore jouer la Russie au Mali. C'est le cas de l'Agence de Presse Africaine, selon laquelle « la Russie maintient son engagement sécuritaire ». « Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, précise l'APA, a affirmé jeudi que Moscou continuera, y compris au Mali, à combattre l'extrémisme et d'autres manifestations négatives ». Réponse de la Russie donc, alors que le Front de Libération de l'Azawad avait « récemment exhorté la Russie à revoir son partenariat avec la junte », rappelle l'Agence de Presse Africaine.

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À la Une: jihadistes et indépendantistes entendent maintenir la pression sur Bamako au Mali

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Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 4:05


« Le blocus est déclaré autour de Bamako, s'exclame Le Monde Afrique. Cinq jours après les attaques coordonnées lancées samedi contre la junte au pouvoir par les rebelles indépendantistes du Nord et des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, ces derniers ont annoncé le siège de la capitale malienne. "À partir d'aujourd'hui, nous bloquons Bamako […]. Personne n'y entrera plus" jusqu'à nouvel ordre, a prévenu un des porte-parole des jihadistes. » Le Monde Afrique qui précise qu'il n'a pas été en mesure de vérifier la réalité de ce blocus. Pour sa part, pointe encore le journal, « la junte, bien que fragilisée face à ces menaces, semble tenir bon. » Du moins à Bamako, où la situation s'est stabilisée. A contrario, « dans le Nord, de plus en plus de localités échappent désormais au contrôle du régime militaire ». Qui a gagné ? De son côté, la presse malienne, notamment le site Bamada, relaye les communiqués rassurants des Fama, les Forces armées maliennes : « les FAMa poursuivent, de manière continue et coordonnée, peut-on lire, des missions de reconnaissance, de surveillance et de neutralisation des menaces terroristes sur plusieurs axes stratégiques du pays », notamment dans les régions de Mopti et Ségou. « Cette dynamique s'inscrit dans une volonté nationale de reconquête totale de l'intégrité territoriale et de restauration durable de la sécurité sur l'ensemble du territoire. » Le site Maliweb rapporte pour sa part les affirmations du média russe African Initiative. African Initiative qui estime que « les Maliens ont rapidement maîtrisé la situation après les attaques dans la région de Bamako. Au bout de 24 heures, l'aéroport a repris ses activités, il n'y a pas eu de crise du carburant, et les banlieues de la capitale ont été débarrassées des jihadistes. Qui a gagné ? La réponse est sans équivoque, s'exclame African Initiative : l'armée malienne et l'Africa Corps ». Autocritique ? Toutefois, le média russe reconnaît que « l'heure est venue de prendre des mesures politiques au Mali. Il s'agit notamment d'une éventuelle autonomie supranationale des Touaregs, qu'il faut transformer en force soutenant l'Alliance des États du Sahel, malgré les divergences entre leurs dirigeants et les gouvernements officiels. Il s'agit également d'une réintégration globale des régions séparatistes — celle-ci implique non seulement un contrôle militaire, mais aussi la création d'emplois et la reconstruction des infrastructures, pour lesquelles Bamako ne dispose pas encore des ressources nécessaires. » African Initiative reconnait donc assez clairement les limites du tout militaire pour venir à bout du problème jihadiste et indépendantiste. La double erreur de la junte ? De son côté, le site Afrik.com estime que les militaires maliens ont commis deux erreurs… « La junte se retrouve au bord du gouffre après avoir tout misé sur deux paris, écrit le site panafricain : la solution militaire russe et le rapprochement avec Rabat au détriment d'Alger. Les deux ont échoué. » En effet, précise Afrik.com, « la stratégie malienne reposait en grande partie sur le soutien russe, d'abord à travers Wagner, puis via l'Africa Corps avec 2 000 soldats déployés. Pourtant, ces dispositifs n'ont pas permis d'enrayer l'insurrection […] et ont connu dès le départ, des difficultés opérationnelles persistantes : manque de réactivité, coordination limitée et matériel sous-utilisé ». Et puis autre erreur des militaires maliens, toujours d'après Afrik.com : leur rapprochement diplomatique avec le Maroc, au détriment de l'Algérie. L'Algérie, qui avec plus de 1 300 km de frontière commune, est directement concernée par l'évolution de la situation au Mali et qui est incontournable, toujours d'après le site panafricain, dans la perspective d'un accord de paix. La France embarrassée ? Enfin, la France hier a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible. » Le Monde Afrique souligne « l'embarras » de Paris face à la crise malienne. Paris qui estime que « les attaques sans précédent du week-end dernier sont la preuve de l'échec des militaires maliens et de leur allié russe. » Paris qui observe, dans le même temps, l'avancée des jihadistes et des indépendantistes. Un scénario similaire à celui de 2012 « qui, un an plus tard, pointe le journal, avait conduit à l'intervention militaire française. »

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À la Une: la Russie impuissante au Mali

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Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 4:11


« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »

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À la Une: le samedi noir qui a fait basculer le Mali

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Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 4:16


C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. »   Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ».  De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ». 

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À la Une: l'arrivée en RDC de migrants expulsés des États-Unis

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Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 4:21


« Des migrants refoulés des États-Unis découvrent de nouvelles réalités en RDC, titre Africanews. Ils ont passé les cinq derniers jours enfermés dans un hôtel de la capitale Kinshasa : ce n'est pas tout à fait ce à quoi s'attendait un groupe de Latino-Américains, lorsqu'ils ont demandé l'asile aux États-Unis. » « Gabriela, raconte Africanews, une Colombienne de Trente ans, raconte leur calvaire : "je ne voulais pas aller au Congo. J'ai peur, je ne connais pas la langue", explique-t-elle. Elle n'a découvert sa destination que la veille de leur expulsion des États-Unis. » Africanews ajoute : « Laissés pour compte par la politique de l'immigration de Donald Trump, les migrants passent leurs journées sur leurs téléphones portables, à essayer de contacter leurs familles. Aucun d'entre eux ne parle le français, la langue officielle de la RDC. » À lire aussiRDC: à la rencontre des migrants expulsés des États-Unis Trajet menotté Jeune Afrique a également rencontré les premiers migrants expulsés des États-Unis vers la République démocratique du Congo. « Arrivés à Kinshasa il y a cinq jours, ils sont les premiers expulsés de Donald Trump vers la RDC, dernier d'une longue liste de pays à avoir noué avec les États-Unis un accord de sous-traitance migratoire autorisant l'envoi de ressortissants originaires de pays tiers ». « Ce type de partenariat, souligne Jeune Afrique, est devenu un outil diplomatique majeur pour Washington sur le continent africain ». Ces migrants ont raconté le voyage de 27 heures pour arriver à Kinshasa. « Deux de nos interlocuteurs, raconte Jeune Afrique, expliquent avoir passé ce trajet menottés aux pieds et aux mains, pendant les nombreuses étapes du voyage, d'Alexandria, dans l'état de Louisiane, en passant par Dakar et Accra ». Quelles perspectives ont-ils aujourd'hui ? Jeune Afrique a recueilli leurs témoignages : « Ils affirment qu'ils n'ont que sept jours pour trancher entre les deux options qui s'offrent à eux : rester en RDC, pays dans lequel ils n'ont aucune attache et dont ils ne parlent pas l'une des langues nationales, ou rentrer dans leur pays d'origine, en dépit des risques que certains assurent encourir et qui ont été confirmés, dans plusieurs cas, devant des cours de justice américaines ». « C'est une expulsion indirecte, accuse une jeune migrante. Ils nous envoient dans un autre pays pour que là-bas, on nous renvoie chez nous. » Augmentation des frais de scolarité À la Une également, l'inquiétude des étudiants africains en France. C'est Afrik.com qui se saisit du sujet : « La hausse spectaculaire des frais de scolarité des étrangers non européens en France (…) Dès la rentrée prochaine, les tarifs passeront à près de 2 900 euros par an en licence, et avoisineront les quatre mille euros en master, contre des montants jusque-là largement inférieurs. » Afrik.com nous explique que « jusqu'à présent, de nombreuses universités françaises appliquaient des exonérations importantes, réduisant considérablement l'impact des frais différenciés ». Mais, « désormais, ces dérogations seront fortement encadrées ». Quel est, dans cette affaire, l'objectif des autorités françaises ? « À terme, explique Afrik.com, cette hausse devrait permettre de générer plusieurs centaines de millions d'euros supplémentaires. Ce qui offre de nouvelles marges de manœuvre financière aux universités françaises ».   Mais la mesure passe mal du côté des syndicats étudiants qui dénoncent « une mesure qu'ils jugent socialement injuste, et potentiellement excluante pour les étudiants issus de pays en développement ». Selon eux, « l'augmentation des frais risque d'aggraver la précarité d'une population déjà fragile, confrontée à des coûts de vie élevés en France ». La France qui, au total, « accueille plus de 430 000 étudiants étrangers ». Pour le continent africain, « le Maroc demeure le principal pays d'origine ». L'Algérie, elle, « enregistre une croissance notable ». Quant à l'Afrique subsaharienne, elle se distingue, nous dit Afrik.com, par une « augmentation particulièrement marquée du nombre d'étudiants en France ». Le Sénégal notamment, symbolise cette « tendance » à la hausse. À lire aussiFrance: l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne augmentera les frais d'inscription pour certains étrangers

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À la Une: le grand oral de Macky Sall à l'ONU

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Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:14


« Macky abat ses cartes », s'exclame WalfQuotidien. Les auditions des candidats au poste de secrétaire général des Nations unies sont terminées. « Et c'est Macky, ex-président du Sénégal, qui en a porté le dernier coup de marteau hier, souligne le quotidien dakarois, en lançant cet appel : "Dans un monde fracturé comme jamais, nous devons rétablir la confiance et nous devons avoir la volonté d'agir. Et c'est dans le cadre de cette destinée partagée que je cherche à me mettre au service de l'ONU". » Durant cette audition, Macky Sall a abordé de nombreux thèmes, pointe WalfQuotidien : « la réforme du Conseil de sécurité, les changements climatiques, les conflits au Soudan, au Moyen-Orient, entre la Russie et l'Ukraine, la valorisation du multilinguisme au sein de l'ONU, les questions de genre, les droits humains, les financements, le terrorisme, le respect de la souveraineté des États, l'intelligence artificielle et aussi le détail de l'équipe qui pourrait l'accompagner s'il est élu. » Défenseur du multilatéralisme « Macky Sall candidat à l'ONU : un plaidoyer pour un multilatéralisme rénové et efficace », lance le site Xalima. « Dans un contexte international marqué par des crises multiples, Macky Sall a dressé un constat sans détour : "les défis actuels ne sont plus cycliques, mais systémiques", évoquant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les vulnérabilités climatiques et les fractures socio-économiques croissantes. Face à ces tensions, il a défendu avec force le rôle central du multilatéralisme, qu'il considère comme “le cadre indispensable“ pour répondre aux enjeux globaux ». « Macky Sall présente sa vision axée sur le dialogue, l'écoute et la consultation », renchérit DakarActu. « Macky Sall se positionne comme "bâtisseur de ponts" pour diriger l'ONU », pointe Seneplus. Une « fragilité politique de taille » Reste que l'ancien président sénégalais n'a pas que des atouts dans la manche… « Si Macky Sall s'exprime avec l'assurance d'un chef d'État rodé aux arènes internationales, sa candidature repose sur une fragilité politique de taille, s'exclame Afrik.com : c'est le Burundi via son président Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, qui a officiellement porté sa candidature devant l'ONU, et non le Sénégal. Le Sénégal qui a signifié à l'UA qu'il n'avait "à aucun stade endossé" cette initiative, entraînant dans son sillage une vingtaine d'États membres du continent dans l'opposition. L'UA n'a donc pas accordé son quitus collectif à la candidature de Macky Sall. » Que reprochent les autorités sénégalaises à l'ancien président ? Réponse de L'Observateur Paalga à Ouagadougou : « un passif politique pour le moins encombrant. Le gouvernement sénégalais lui reproche notamment sa responsabilité dans les répressions sanglantes des manifestations entre 2021 et 2024, lesquelles ont fait plusieurs dizaines de morts. À cela s'ajoute une accusation tout aussi lourde : celle d'avoir soigneusement maquillé la réalité de la dette publique. Autant dire que l'ardoise est salée. (…) Entre Macky Sall et les nouveaux maîtres du pays de la Téranga, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, la réconciliation n'est manifestement pas pour demain ». Suspense Alors Macky Sall succèdera-t-il à Antonio Guterres ? Qui de la Chilienne Michelle Bachelet, de l'Argentin Rafael Grossi, de la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan et de Macky Sall étrennera le poste de 10e secrétaire général de l'ONU ? Rien n'est joué pour l'instant. Ce qui est sûr, c'est qu'aucune femme n'a encore été élue à ce poste et qu'il n'y a pas eu de secrétaire général sud-américain depuis 35 ans : on pourrait donc penser que les deux candidates sud-américaines sont les mieux placées. En tout cas, il faudra être patient, relève Jeune Afrique : « L'élection du prochain secrétaire général se décidera (d'abord) au sein du Conseil de sécurité, dont les 15 membres se prononceront seulement dans plusieurs mois. Pour Macky Sall comme pour ses concurrents, l'enjeu majeur consistera à éviter qu'un des cinq membres permanents ne mette son veto, ce qui vaut disqualification. Ensuite, l'élection se jouera devant les quinze membres du Conseil, à une majorité de neuf voix. Une échéance encore lointaine : pas avant la fin du mois de juillet. » Et c'est enfin l'Assemblée générale de l'ONU qui aura le dernier mot dans les mois qui suivront.

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À la Une: au Cameroun, l'appel à la paix lancé par le Pape Léon XIV

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Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 3:53


« Bamenda : Léon XIV sur les pas de Jean-Paul II, 41 ans après », titre le Bled parle. Le site d'information camerounais raconte « qu'à sa descente d'avion, le pape Léon XIV a été salué par une foule venue en grand nombre, plusieurs heures avant l'arrivée du successeur de Pierre ». « Au-delà de l'enthousiasme populaire, précise le Bled parle, cette visite revêt un caractère historique. Léon XIV devient le deuxième pape à se rendre à Bamenda, après Jean-Paul de en 1985 ». « Toutefois le contexte a profondément évolué, remarque le site camerounais. La région est aujourd'hui marquée par une insécurité persistante liée au conflit sociopolitique qui a causé la mort de milliers de personnes (…) Le message de Léon XIV s'est voulu résolument tourné vers la paix, comme en témoigne le thème de sa visite : "je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix "». « Sur la crise qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, Léon XIV a fustigé ceux qui provoquent les souffrances », explique de son côté, Actu Cameroun, qui cite les propos du pape : « Les seigneurs de la guerre font semblant de l'ignorer mais il suffit d'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ne suffit pas pour reconstruire ». Actu Cameroun a également rencontré une habitante de Bamenda. « Elle espère (nous dit-on) que cette arrivée du Pape et sa rencontre avec le président Paul Biya et des membres du gouvernement va ouvrir une brèche pour le dialogue entre les séparatistes et les autorités pour une issue pacifique à la crise anglophone qui dure depuis près de dix ans ».  Retransmission interrompue La presse camerounaise se fait aussi l'écho d'un incident technique qui a marqué les premières heures de la visite du pape. « Un incident survenu mercredi, raconte le Journal du Cameroun, « lors de la retransmission en direct de la visite de Léon XIV au Palais de l'Unité, les spectateurs scotchés sur le réseau CRTV, (la radio-télé camerounaise) ont observé une rupture du signal, lors du discours du souverain pontife. Image figée, pas de son pendant quelque temps, alors que le pape poursuivait son discours ». À la suite de cet incident, poursuit le Journal du Cameroun, Charles Ndongo, le directeur général de la CRTV « a présenté ses excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires », évoquant « l'indisponibilité de la fibre optique, et l'instabilité du réseau internet », comme étant à l'origine de la panne.  Une version que conteste la CAMTEL. C'est à dire l'opérateur de la fibre optique, au Cameroun, la CAMTEL selon laquelle « aucune faille de réseau n'est à évoquer ». L'opérateur, « attribue ainsi le dysfonctionnement, aux choix technologiques faits par la radio télévision camerounaise, qui a décidé de ne pas choisir le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion, à l'aéroport et au palais de l'Unité ». L'opérateur est donc mécontent et le fait savoir, « déplorant l'accusation publique et hâtive dont il a été l'objet ». Ombre au tableau Un incident que relate également Afrik.com. qui ne désigne pas de coupable mais qui s'interroge : « Incident technique ou couac diplomatique ? La CRTV et CAMTEL se renvoient la balle après l'interruption du discours papal ». Afrik.com pose également cette question : « S'agit-il d'une simple erreur humaine, d'un matériel vétuste ou d'un manque de préparation collective ? En attendant une éventuelle enquête pour établir les responsabilités, poursuit le site d'information panafricain, cet incident restera comme une ombre au tableau de la couverture médiatique de cette visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun ».

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À la Une: une présidentielle sans surprise au Bénin

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Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 4:19


Il s'agit encore d'un résultat provisoire, mais le chiffre est sans appel : le tandem formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata arrive largement en tête du scrutin, avec un peu plus de 94% des voix. Et un peu moins de 6% pour le duo Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou. Wadagni et Talata seront donc les prochains président et vice-président du Bénin. Un peu plus de 90% des bulletins ont été dépouillés : la « tendance est donc irréversible », pointe La Nouvelle Tribune à Cotonou. D'ailleurs, le candidat de l'opposition, Paul Hounkpè, n'a pas tardé à reconnaître sa défaite et à féliciter Romuald Wadagani, relève pour sa part le site d'information Banouto. Un opposant de façade ? Ce qui fait dire à WakatSéra à Ouagadougou que cette « réaction extrêmement rapide de Paul Hounkpè » est quelque peu suspecte… Une réaction qui « pourrait bien apporter de l'eau au moulin de ses détracteurs et même d'observateurs avertis de la politique béninoise qui le caricaturaient comme un simple accompagnant du dauphin du président sortant, Patrice Talon. L'opposant modéré aura donc joué sa partition jusqu'au bout en acceptant d'éviter au Bénin, le schéma pas du tout crédible du candidat unique à cette présidentielle ». Et WakatSéra de s'interroger : « où sont donc passés Les Démocrates de la démocratie béninoise ? Les Démocrates, le véritable parti d'opposition qui pouvait perturber les plans du pouvoir, a été écartelé et écarté du jeu politique, depuis bien longtemps et de bout en bout ».  L'opposition absente… En effet, précise Afrik.com, « cette présidentielle 2026 s'est déroulée dans un contexte politique singulier. Le Président Patrice Talon, arrivé au terme de ses deux mandats constitutionnels, devait passer la main après dix années au pouvoir marquées par une forte croissance économique mais aussi par des critiques sur le recul des libertés publiques ». Et « le principal parti d'opposition, Les Démocrates, était (donc) absent du scrutin, faute d'avoir obtenu suffisamment de parrainages d'élus, une situation qui avait alimenté les débats sur l'ouverture démocratique du système politique béninois. Paul Hounkpè lui-même avait obtenu les parrainages nécessaires grâce à des élus proches de la majorité, ce qui avait contribué à une campagne relativement calme et peu conflictuelle ». Du pain sur la planche Alors, Romuald Wadagni va désormais se mettre au travail…  « Ce libéral au profil de golden boy, (qui a accompagné Patrice Talon au poste de ministre de l'Économie depuis 10 ans), sera très attendu dans le domaine social, pointe Le Monde Afrique. Si la réussite économique de Patrice Talon – et donc en partie la sienne – est globalement reconnue, nombre de Béninois des couches populaires, loin du centre-ville clinquant de Cotonou, regrettent de ne pas voir les retombées de la croissance et de devoir se démener au quotidien face à la cherté de la vie. Parmi ses promesses de campagne figurent, entre autres, une généralisation du système de protection sociale et une meilleure distribution des aides. Autre défi majeur, relève encore Le Monde Afrique : endiguer la menace des groupes djihadistes sahéliens qui mènent des incursions régulières et meurtrières dans le nord du pays depuis les Burkina Faso et Niger voisins. Une lutte d'autant plus délicate que le Bénin entretient des relations exécrables avec les juntes au pouvoir dans ces deux pays ». La visite du Pape en Algérie marquée par un double-attentat À la Une également, « la visite du pape en Algérie bousculée par un attentat », s'exclame Jeune Afrique. Et même un double attentat kamikaze qui a eu lieu hier dans le centre-ville de Blida, à 50 km au sud d'Alger. « Les deux déflagrations sont survenues quasiment au moment où Léon XIV prononçait son discours à la Grande mosquée d'Alger. C'est le premier attentat de ce genre sur le territoire algérien depuis 2012 », pointe le site panafricain. « Dans les heures qui ont suivi, les autorités algériennes ont imposé un black-out total de l'information sur cet événement », relève Le Monde Afrique. Pas un mot dans la presse algérienne.  Commentaire du journal : ce double-attentat « est venu percuter, par un contre-exemple sanglant, l'appel à la réconciliation et à l'apaisement que le souverain pontife est venu partager avec le peuple algérien ». D'après une source diplomatique française, poursuit Le Monde Afrique, le lien est « absolument certain entre la survenance de ces actes et l'actuelle visite du pape en Algérie. Les terroristes ont voulu punir l'Algérie d'avoir accueilli le chef des mécréants. C'est aussi un message adressé au président Tebboune, qui a l'impudence d'accueillir le pape en terre d'Islam ».

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À la Une: les implications en Afrique du cessez-le-feu en Iran

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Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 4:08


« Ouf ! Tout en restant circonspect » : c'est ainsi qu'Aujourd'hui au Burkina Faso résume le sentiment général dans la presse du continent. En effet, développe Le Pays, « cet accord de cessez-le-feu, même s'il reste encore très fragile dans cette atmosphère lourde de tensions, représente une étape importante vers la désescalade, la protection des civils et le rétablissement d'un dialogue constructif. (…) En Afrique, la nouvelle a été accueillie avec joie et espoir, pointe le quotidien ouagalais. Car, ce cessez-le-feu, s'il est respecté de bonne foi par les différentes parties en conflit, va constituer une bouffée d'oxygène pour bien des pays du continent qui ont commencé à subir de plein fouet les répercussions de cette guerre. L'onde de choc planétaire a été ressentie au Kenya, en Egypte, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Sénégal, au Bénin, au Mali, pour ne citer que ceux-là. Dans la plupart de ces pays, le prix du carburant, matière indispensable et vitale pour l'activité économique, a immédiatement connu une hausse. En fait, constate Le Pays, l'Afrique s'est trouvée piégée dans ce conflit qui se déroule pourtant loin de ses frontières. » Couvre-feux et états d'urgence… Exemple en Égypte, où un couvre-feu a été décrété par le gouvernement pour réduire les coûts énergétiques dans le centre-ville du Caire. « Privé depuis un mois de pétrole koweïtien et de gaz israélien, le pays a été contraint de mettre en place des mesures d'économie d'énergie, relève Le Monde Afrique, en ordonnant notamment la fermeture des restaurants, cafés et centres commerciaux à partir de 21 heures en semaine. » Il faut dire que « le coût des importations de gaz naturel a triplé depuis janvier et la facture pétrolière a plus que doublé. Ce qui a provoqué une flambée immédiate des prix des fruits et légumes, en raison de la hausse du coût des transports. » Et les effets positifs du cessez-le-feu, s'il tient, prendront du temps… Autre exemple à Madagascar, où le gouvernement a déclaré hier, mercredi 8 avril, l'état d'urgence énergétique. « Du jamais vu… » Il faut s'attendre, affirme L'Express, « à des rationnements de carburant, d'eau et d'électricité. (…) On va souffrir. Le pays va être plus ou moins paralysé. » Les récoltes compromises ? Pour ce qui est des engrais, essentiels pour l'agriculture du continent, « c'est déjà trop tard », soupire Afrik.com. « Cinq semaines de blocage ont désorganisé l'approvisionnement en engrais au pire moment du calendrier agricole. Les récoltes de cette année 2026 sont compromises dans toute l'Afrique. » Et la réouverture du détroit d'Ormuz, si elle se confirme, ne changera pas la donne… « Le choc a touché l'Afrique au pire moment, explique Afrik.com. En Afrique de l'Est, la saison des grandes pluies débute en mars : c'est la fenêtre où les agriculteurs kényans, tanzaniens et somaliens sèment leur maïs, culture de base du continent. Les engrais commandés au Golfe n'ont jamais été livrés. (…) Pour l'Afrique de l'Ouest, le risque est différé, mais tout aussi réel, relève encore le site panafricain. Les semis de la saison principale (juin‑juillet) au Nigeria et dans le Sahel ne sont pas encore engagés, mais les commandes d'intrants auraient dû être passées pendant la période de blocage. » Une trêve bien précaire… Alors, ce cessez-le-feu entre Américains et Iraniens va-t-il tenir ? Les discussions qui devraient débuter demain au Pakistan vont-elles aboutir ? Rien n'est moins sûr… C'est du moins l'avis du site marocain Le 360 : « la cessation des hostilités entre Américains, Israéliens et Iraniens n'est pas pour demain, estime-t-il, tant les divergences d'approche entre les protagonistes s'avèrent profondes et presque irréconciliables. Les premiers exigent une capitulation sans condition du régime iranien sur au moins trois objectifs de guerre : le nucléaire, le balistique et les proxys régionaux. Les seconds réclament le démantèlement des bases américaines, l'instauration d'un péage permanent et évolutif au niveau du détroit d'Ormuz, ainsi que des sommes colossales en réparation des destructions de guerre. Et, conclut Le 360, c'est parce que ces deux visions semblent irréconciliables que toute tentative de médiations entre les protagonistes semble pour le moment aussi vaine qu'inutile. »

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À la Une: qui a gagné la CAN 2025?

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Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 4:11


Le Sénégal ou le Maroc ? La question est toujours en suspens et on attend une réponse… On en saura peut-être un peu plus avec la visite à Dakar ce mercredi du président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe : « le sud-africain doit rencontrer les autorités sénégalaises, notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le patron de la Fédération sénégalaise de football, relève le site Dakar Actu. Au cœur des discussions : le litige opposant le Sénégal à la CAF après la décision controversée sur l'attribution du titre continental, désormais portée devant le TAS, le Tribunal arbitral du sport. Cette visite s'inscrit ainsi dans une volonté affichée de privilégier le dialogue afin de désamorcer la crise ». Une visite qui interroge… En effet, relève Afrik.com, cette visite du président de la CAF au Sénégal « pourrait permettre d'apaiser les tensions… ou, au contraire, raviver les débats autour de la décision contestée par la Fédération sénégalaise de football. La CAF avait attribué (le 17 mars) la victoire au Maroc sur tapis vert, rappelle Afrik.com, après avoir considéré que le Sénégal avait abandonné la rencontre. Une décision qui a immédiatement été contestée par les autorités sénégalaises. Dakar estimant que les circonstances du match n'avaient pas été correctement prises en compte. Saisie du dossier, le TAS, le Tribunal arbitral du sport basé à Lausanne devra trancher sur la validité de cette décision (sa décision n'est pas attendue avant plusieurs mois…). Le Sénégal demande non seulement l'annulation du verdict de la CAF, mais aussi la reconnaissance de sa victoire dans cette finale. Une procédure complexe est en cours, avec la constitution d'un panel d'arbitres chargé d'examiner les arguments des deux parties ». En tout cas, relève encore Afrik.com, « la présence à Dakar de Patrice Motsepe pourrait être interprétée de différentes manières. S'agit-il d'une démarche d'apaisement visant à maintenir le dialogue avec les autorités sénégalaises ? Ou bien cette visite soulève-t-elle des interrogations sur l'équilibre des relations entre les différentes fédérations africaines dans un moment aussi sensible ». La CAF « incompétente » et « irresponsable » ? Ce qui est sûr, souligne Le Monde Afrique, c'est que « Patrice Motsepe refuse de se prononcer : il se contente d'assurer qu'il "respecte" la décision du jury d'appel (qui a attribué la victoire au Maroc) et qu'il fera de même avec celle du TAS. Sa réaction résume à elle seule l'imbroglio sans précédent dans lequel est plongé le foot africain. Deux nations revendiquent (donc) désormais le titre continental : le Sénégal se dit vainqueur sur le terrain ; le Maroc au nom du droit. (…) Comment en est-on arrivé à cet épilogue calamiteux, lors d'une des coupes d'Afrique les mieux organisées de l'histoire ? Le Monde Afrique a pu consulter les cinq comptes rendus officiels autour de ce duel : ceux de l'arbitre, du commissaire du match, chargé de son bon déroulement, du coordonnateur général supervisant les détails logistiques, ainsi que deux rapports liés aux incidents et à la sécurité de la rencontre. Mais aussi les courriers de protestation envoyés à la CAF ainsi que les observations juridiques sénégalaises et marocaines. Ces documents permettent d'éclairer le contexte d'un match hors norme qui a fait dérailler le football africain ». Il serait trop long ici de détailler le contenu de ces documents. Mais ce qui est certain, pointe Le Monde Afrique c'est que « les deux fédérations (marocaines et sénégalaises) se rejoignent sur un point : elles dénoncent l'"incompétence" et l'"irresponsabilité" de la CAF ». Bref, conclut le journal, « la finale de la Coupe d'Afrique attend toujours son coup de sifflet final ». « Motsepe, casse-toi ! » Et en attendant, la tension ne retombe pas… Témoin, cette charge contre le patron de la CAF à lire sur le site sénégalais Xalima : « Motsepe, écoute bien. Tu n'as pas géré une crise. Tu as détruit une compétition. Tu n'as pas protégé le football africain. Tu l'as mis sous tutelle. Tu as sacrifié 18 supporters Sénégalais (toujours emprisonnés au Maroc). Alors non — le Sénégal ne veut pas t'écouter. Il veut la justice. (…) Motsepe, casse-toi ! »

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À la Une: l'économie africaine frappée de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient

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Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 4:13


« Ca sent l'austérité », soupire WalfQuotidien à Dakar en première page. « Les perspectives économiques ne sont pas rassurantes. D'ailleurs, le président de la République et son Premier ministre préparent les Sénégalais à un serrage de ceinture. Dans leurs dernières sorties du week-end, ils ont annoncé, chacun de son côté, la mise œuvre d'une politique d'austérité pour anticiper les chocs économiques causés notamment par la guerre au Moyen-Orient ». Et il n'y a pas que l'augmentation du prix de l'essence, souligne encore WalfQuotidien : « l'acheminement des engrais, dont environ un tiers transite par le détroit d'Ormuz, étant également perturbé, les préoccupations montent concernant les prix des denrées alimentaires. Et les plus vulnérables seront les plus durement touchés ». En effet, précise le quotidien dakarois, « les habitants des pays à faible revenu sont les plus exposés lorsque les prix augmentent, car l'alimentation y représente environ 36 % de la consommation en moyenne, contre 20 % dans les pays émergents et 9 % dans les pays avancés ». Pour sa part, relève Afrik.com, le gouvernement sénégalais « cherche à réduire les dépenses publiques pour préserver les équilibres financiers. Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé la suspension des voyages non essentiels pour les membres du gouvernement. Le chef du gouvernement a lui-même annulé plusieurs déplacements internationaux. » Crise multidimensionnelle Inquiétude aussi au Mali… « Les Maliens doivent encore s'attendre, dans les jours à venir, prévient Le Pélican, à une augmentation drastique des tarifs des transports en commun et des transports de marchandises. Ce qui entraînera inéluctablement une répercussion sur toutes les denrées alimentaires que nous consommons. Bienvenus les renchérissements ! Oui les Maliens, déjà paupérisés par la crise multidimensionnelle, devront davantage mettre la main dans leurs poches pour l'obtention des biens matériels ». Et Le Pélican de prévenir : « le gouvernement malien doit prendre des mesures d'urgence afin que le pays évite une hausse généralisée et continue des prix. Il y va de l'intérêt des consommateurs mais aussi et surtout de celui du gouvernement. Lequel n'a nullement besoin d'une fronde populaire qui pourrait se produire si rien n'est fait en urgence ». Trop grande dépendance… La situation est critique également de l'autre côté du continent, en Éthiopie. C'est que pointe Le Monde Afrique. « L'Éthiopie est entièrement dépendante des pays du Golfe pour l'acheminement du pétrole raffiné. (…) Le prix du gasoil a augmenté de 26 %. L'essence, de 10%. » Et les stations-services ont de plus en plus de mal à être approvisionnées, relève encore le journal : « plus de 180 000 tonnes de carburant n'ont pas pu être livrées au cours des dernières semaines, réduisant de moitié l'approvisionnement quotidien du pays en diesel. (…) Les autorités éthiopiennes ont reconnu des "pénuries" de carburant et annoncé que la priorité serait désormais donnée à certains véhicules, comme ceux qui "transportent des biens de première nécessité", "les tracteurs", ou encore "les véhicules de transport public". Des injonctions qui passent mal auprès des usagers, très inquiets de la hausse du prix à la pompe ». « Agir collectivement ! » Comment faire face à cette crise ? réponse dans les colonnes de Jeune Afrique de Claver Gatete, économiste rwandais et secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique : « les pays ne peuvent pas agir seuls, affirme-t-il. Une coordination au niveau de l'Union africaine est essentielle. Agir collectivement est plus efficace et moins coûteux. Nous pouvons également mieux coordonner nos actions avec des institutions comme le FMI et la Banque mondiale pour mobiliser des ressources ». Concrètement, précise Claver Gatete, l'Afrique a des ressources : « le Maroc produit 38 % des engrais mondiaux. Si le Maroc collaborait avec le Nigeria (important exportateur de pétrole), nous pourrions approvisionner le continent et réduire notre dépendance aux importations. De même pour les capacités de raffinage – comme la raffinerie Dangote (au Nigeria, mise en service il y a deux ans et qui tourne désormais à plein régime). Nous réfléchissons à la manière dont l'Afrique peut répondre à ses propres besoins plutôt que de dépendre de l'extérieur. (…) Nous avons passé de nombreuses années à construire des communautés économiques régionales. Aujourd'hui, nous passons à l'échelle continentale, ce qui est plus complexe, reconnait l'économiste rwandais. Cela nécessite une volonté politique, des cadres juridiques et un alignement des politiques ».

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À la Une: au Burkina Faso, la démocratie aux oubliettes

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Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 4:32


Beaucoup de réactions encore dans la presse après la prestation télévisée jeudi dernier du chef de la junte au Burkina Faso. « Le capitaine Ibrahim Traoré a de nouveau asséné un coup très dur aux illusions d'une transition politique, au cours de de cet entretien diffusé en soirée sur la RTP, la radiotélévision du Burkina », rapporte Le Monde Afrique (…) : "il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c'est pas pour nous", a affirmé le capitaine Traoré ». « Ibrahim Traoré tourne définitivement le dos à la démocratie », s'exclame Afrik.com. « Cette déclaration vient confirmer un virage idéologique déjà amorcé depuis plusieurs mois, ce qui marque une volonté de s'écarter des standards de gouvernance occidentaux au profit d'une gestion militaire stricte et centralisée ». L'emprise du kaki… En effet, rien de très surprenant… « La transition politique, enclenchée après le premier putsch en janvier 2022, devait s'achever en juillet 2024 par des élections, rappelle Le Monde Afrique. Mais la junte a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux "élections présidentielle, législatives et municipales", prévues en principe au terme de ces cinq années. Le régime militaire a dissous en octobre dernier la Commission électorale nationale indépendante, puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait déjà assumé, l'année dernière, Ibrahim Traoré ». Et pour verrouiller encore plus son pouvoir, rappelle encore Le Monde Afrique, « le régime militaire hostile aux pays occidentaux, et surtout à la France, a interdit ou suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux (dont RFI) et expulsé certains de leurs journalistes ». Une presse sous pression… Pour sa part, la presse burkinabè, autrefois foisonnante et pertinente, doit composer avec un pouvoir militaire qui entend bien la contrôler… Ainsi, le quotidien Aujourd'hui commente avec prudence, pour ne pas dire avec complaisance, les déclarations du capitaine-président : « la démocratie à l'occidentale, du moins telle qu'issue des codes de ce monde, ça ne marche plus, a (donc) martelé le président du Faso. Tout juste un système importé qui ne colle en rien aux Africains. IB invite ses compatriotes à se départir de la facilité, des sirènes de l'impérialisme et à se concentrer sur l'essentiel pour le Burkina Faso, note encore le quotidien ouagalais. IB privilégie le choix du développementalisme au forceps, plutôt que cette démocratie : (…) produire et consommer burkinabè, être digne, dénoncer et combattre l'impérialisme et ses larbins locaux (…), avec un défi majeur à relever : la lutte et la victoire contre les terroristes  ». Voilà pour le commentaire du quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. Liberté, justice, égalité… Ledjely en Guinée s'inscrit en faux : « ceux qui propagent cette idée (d'en finir avec la démocratie) instrumentalisent souvent les crises électorales observées sur le continent pour se soustraire à toute exigence de reddition des comptes. Derrière cette prétendue incompatibilité se profile un projet politique, pointe le site guinéen : celui de la confiscation du pouvoir et de la manipulation des opinions. Même si Ibrahim Traoré et ses semblables invoquent constamment le peuple, leurs postures semblent avant tout guidées par des intérêts propres. Au-delà des répressions politiques, des restrictions de libertés et des difficultés socio-économiques que ces logiques peuvent engendrer, cette vision constitue un frein à l'émancipation du continent. Car, conclut Ledjely, affirmer que l'Afrique serait incompatible avec la démocratie revient, en filigrane, à nier aux Africains des valeurs universelles telles que la liberté, la justice ou encore l'égalité ». Rejet global… Enfin, exemple de l'isolationnisme croissant du Burkina Faso d'Ibrahim Traoré : la réaction indignée de Ouagadougou après la publication jeudi dernier d'un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays par les jihadistes, mais aussi par l'armée et ses supplétifs. Dans un communiqué repris in extenso par le site Burkina 24, la junte militaire qualifie ce rapport de « torchon, condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté. (…) Ce rapport diabolise les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces combattantes pour les faire passer pour des prédateurs des Droits humains ».

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À la Une: cet espoir dans la lutte contre le Sida

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 3:39


C'est un nouveau traitement contre le VIH que tous les spécialistes qualifient de « révolutionnaire », raconte Le Monde Afrique. Il est déployé pour la première fois à grande échelle en Eswatini, petit pays d'Afrique australe enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique qui « ambitionne d'en finir avec l'épidémie d'ici à 2028 ». Un réel défi car un quart des adultes sont contaminés par le VIH « soit la plus haute prévalence au monde », souligne le journal. Ce nouveau traitement, c'est le lénacapavir. Deux injections, une dans chaque cuisse puis deux comprimés de la molécule à avaler. Et deux autres dans les 24h. Cela permet d'être protégé pendant six mois contre presque tout risque d'infection. Un vrai soulagement pour Nompu, 27 ans, travailleuse du sexe depuis huit ans. Depuis la mort de ses parents, elle a dû prendre en charge ses frères et sœurs et la « plupart de ses clients ne veulent pas utiliser de préservatif », confie-t-elle. L'Eswatini est donc le premier pays du monde à avoir reçu des doses de traitement, « dès novembre 2025, moins de six mois après sa validation par l'autorité de régulation américaine ». « Si le VIH est pratiquement éliminé en tant que menace de santé publique en Eswatini dans quelques années, cela fournira en quelque sorte un modèle à suivre pour plusieurs autres pays d'Afrique », précise Mark Edington, le directeur de la gestion des subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida. Un espoir précieux dans un contexte de coupes budgétaires sans précédent dans l'aide étrangère des États-Unis et de nombreux pays européens qui ont « engendré d'importantes perturbations dans la lutte contre le VIH ». Un « narcotunnel » découvert La police espagnole a porté un coup au narcotrafic entre le Maroc et l'Espagne, avec la découverte d'un « narcotunnel destiné à introduire des tonnes de haschisch » en Europe, raconte Telquel. Plus précisément à Ceuta, l'une des enclaves espagnoles située dans le nord du Maroc. Le souterrain comprend « plusieurs niveaux, des rails, des wagons et des systèmes automatisés permettant de transporter la marchandise sans intervention humaine directe », précise le magazine. « Cela faisait des années que les douaniers espagnols interceptaient des camions transportant des quantités massives de drogue, mais jamais pouvoir déterminer l'origine exacte de la marchandise », explique Jeune Afrique. C'est cette faille qui a amené la police à mettre sur pied cette opération et à découvrir ce tunnel. Mais une grande inconnue demeure : « où se situe exactement la sortie côté marocain ? » Pour le moment, la galerie est inondée. Explosions au Burundi  Quel bilan après les explosions survenues mardi soir dans le principal dépôt de munition de l'armée à Bujumbura ? La presse locale est assez discrète sur le sujet. L'armée a annoncé un premier bilan officiel de 13 civils tués et de 54 blessés, sans faire état d'aucun décès parmi les militaires. Mardi soir, « de nombreux habitants ont quitté précipitamment leurs maisons, certains tentant de fuir vers des quartiers jugés plus sûrs, écrit Afrik.com. Dans un pays dont l'histoire récente a été marquée par une guerre civile et plusieurs crises politiques, ces explosions ont immédiatement fait craindre une tentative de coup d'État », poursuit le site internet. Un incendie dans un dépôt de munitions de l'armée est à l'origine de cette « série d'explosions », « suffisamment puissantes pour être ressenties à plusieurs kilomètres » à la ronde. « La catastrophe n'a épargné aucune habitation située aux alentours de la zone militaire », affirme Wakat Séra. Cet accident aurait-il pu être évité, s'interroge le média burkinabè. « Le principal dépôt de munitions de l'armée burundaise est implanté dans un quartier populaire. Et ce n'est pas un cas isolé en Afrique, où des endroits stratégiques qui devraient être hautement isolés se retrouvent entourés d'habitations », déplore le quotidien.

Revue de presse Afrique
À la une: la qualification de la RDC pour le Mondial de foot

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 3:41


Les Léopards se sont qualifiés hier pour la phase finale de la Coupe du Monde. La RDC a battu la Jamaïque 1-0 après prolongations. Axel Tuanzebe, « héros » de ce match de barrage, a marqué l'unique but de la rencontre sur corner à la 100e minute. Après 52 ans d'attente, c'est donc « l'accomplissement d'une longue quête », souligne Afrik foot . « Les Léopards brisent la malédiction et envoient tout un peuple en phase finale », titre Le Potentiel. « Au-delà de la victoire, ce triomphe incarne le symbole d'un pays qui voit renaître un espoir longtemps enfoui. » « Le rêve est devenu réalité, écrit le Djély. Le 31 mars 2026 restera gravé dans l'histoire du football congolais. » Dix sélections africaines au Mondial 2026 « Historique est cette qualification non seulement pour les congolais mais pour toute l'Afrique, se réjouit Wakat Séra . L'Afrique qui sera défendue pour la première fois par dix pays ! » La RDC rejoint donc l'Algérie, l'Egypte, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du sud, le Cap-Vert, le Sénégal, la Tunisie, le Maroc et le Ghana, « pour faire étalage de la magie du football africain, à la face du monde, poursuit le titre. L'Afrique, qui, malgré l'absence d'infrastructures au top niveau, le manque de moyen financiers et surtout de temps de préparation de ses sélections, va désormais au combat ». Si le Maroc avait réussi au Qatar en 2022 à « briser le plafond de verre des quarts de finale et permis à un pays africain d'accéder, pour la première fois, en demi-finale (…), l'Afrique visera, cette fois-ci, le trophée », affirme Le Pays. La Coupe du monde se tiendra du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats Unis, au Canada et au Mexique. Répression de l'homosexualité au Sénégal La loi qui a été promulguée hier par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, acte « un peu plus la répression contre la communauté LGBTQ+ dans le pays », constate Africanews. Cette nouvelle législation « double les peines existantes ». Elle punit les actes qualifiés de « contre nature » de cinq à dix ans de prison, contre un à cinq ans auparavant. Mais « au-delà de la répression des relations homosexuelles, la loi élargit le champs des infractions », note Afrik.com. Désormais, toute personne reconnue coupable d'avoir « promu, encouragé ou financé des relations homosexuelles » s'expose également à de la prison. « Cette disposition vise notamment les activités associatives jugées favorables aux droits des personnes LGBTQ+. » « Cette loi consacre un engagement porté de longue date par les autorités de la transition, écrit Dakar Actu. Elle intervient dans un contexte de forte pression des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une régression par rapport aux standards internationaux. Le Sénégal rejoint ainsi le rang des pays africains ayant explicitement durci leur arsenal législatif contre les personnes LGBT. » Agressions, menaces, la haine contre les homosexuels a explosé… Cette loi « libère la violence », écrit le Point Afrique. « On vit dans la peur constante, j'ai du mal à dormir, à manger, je souffre constamment, confie Moussa, 24 ans. Ma famille, religieuse, est très homophobe. Ce n'est pas nouveau au Sénégal, mais ça s'est accentué dernièrement car la loi a fait exploser la haine envers les homos. » Il raconte également au magazine avoir fait trois tentatives de suicide, dont la dernière il y a à peine quelques semaines. « Dans ce contexte, il ne voit qu'une échappatoire : quitter le pays. »