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La guerre au Moyen-Orient incite certains pays à vouloir reprendre la main sur leurs exportations. C'est le cas de l'Indonésie, qui a annoncé une réforme drastique visant à contrôler ses exportations de ressources stratégiques. Une décision qui laisse planer un climat d'incertitude sur le commerce mondial. C'est une décision qui inquiète les acteurs du commerce international. Grand pays exportateur, l'Indonésie représente à elle seule près de la moitié des échanges mondiaux de charbon thermique, utilisé pour produire de l'électricité et de la chaleur. Dans le contexte actuel de la guerre au Moyen-Orient, avec la perturbation des chaînes d'approvisionnement, l'Asie pourra difficilement se passer de cette ressource essentielle. Le Japon et la Corée du Sud se tournent, quant à eux, vers le charbon pour combler le déficit laissé par les pénuries de gaz naturel liquéfié. L'Indonésie est également le premier exportateur mondial d'huile de palme et le premier producteur de nickel, un composant essentiel à la fabrication de batteries électriques, dont les prix ont atteint leur plus haut niveau depuis deux ans. Le pays approvisionne principalement la Chine, l'Inde, les États-Unis et le Japon. Des conséquences sur les prix et les échanges Le fonds souverain indonésien, qui chapeaute la société d'État, a affirmé qu'il honorerait les contrats d'exportation existants, tout en se réservant le droit de renégocier les prix déjà fixés. Cette mesure, qui s'inscrit dans la volonté du pays de renforcer son contrôle sur ses ressources naturelles et d'accroître les recettes publiques, pourrait ainsi renchérir les coûts et potentiellement perturber certaines expéditions à court terme. Un monopole d'exportation contrôlé par l'État peut aussi réduire la concurrence et l'efficacité du marché, décourageant potentiellement l'investissement privé dans le pays, Les marchés, eux, ont assez mal réagi à cette annonce. À la Bourse de Jakarta, le géant de la production d'huile de palme, le Singapourien First Resources, a plongé de 13%. Les investisseurs craignent que les producteurs ne doivent sacrifier une partie de leur marge et perdent leur capacité à négocier les prix en vendant par l'intermédiaire de l'État indonésien. À lire aussiIndonésie: derrière la croissance, le recul inquiétant de la classe moyenne
Aujourd'hui dans le "Décryptage", David Barroux analyse les chiffres alarmants du secteur viticole mondial publiés par l'Organisation internationale de la vigne et du vin. Avec une baisse de la consommation de 15% sur 10 ans et un effondrement des exportations, le vin fait face à une crise structurelle. L'expert explique les raisons de cette situation préoccupante pour la France, deuxième pays producteur mondial, et évoque les défis à relever pour surmonter cette période difficile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le manque de gaz du Moyen-Orient dope la demande en charbon. C'est ce que montrent les chiffres du commerce mondial : alors qu'à cette période de l'année, les achats de combustible ralentissent généralement, les pays de l'hémisphère Nord sortant de leur période de chauffe, la tendance est différente cette année. Pourtant plus polluant que le gaz ou le pétrole, le charbon thermique a de nouveau la cote, pour assurer une production stable d'électricité. Les importations du mois de mai pourraient atteindre 460 000 tonnes, soit un des trois plus hauts niveaux jamais enregistrés en un mois, selon les données maritimes de Kpler, rapportées par le Financial Times. Sans grande surprise, les achats ont augmenté en Asie, une région du monde particulièrement dépendante en gaz du Moyen-Orient. Des pays qui limitaient l'utilisation de ce combustible, ou avaient mis en pause des centrales à charbon, ont renoncé à leurs bonnes intentions. On peut citer la Thaïlande, la Corée du Sud, le Vietnam ou encore le Japon. Le mois dernier, les exportations de charbon vers l'UE ont aussi augmenté de plus d'un quart. Forte demande chinoise La Chine, plus grand pays consommateur au monde, est aussi responsable de ce boom du commerce du charbon. L'industrie chinoise a notamment augmenté ses importations depuis le début du conflit au Moyen-Orient, pour fabriquer des produits pétrochimiques : il existe en effet une chimie du charbon qui permet d'obtenir des dérivés d'ordinaire issus du gaz et du pétrole. Selon le quotidien britannique, cette demande chinoise a contribué à faire bondir les prix de référence du charbon en Asie à leur plus haut niveau depuis deux ans. Ce n'est pas exclu qu'ils connaissent un nouveau sursaut, à l'approche de l'été : la mise en route des climatiseurs pèse sur la demande en électricité. Prix du charbon et prix du fret en hausse Cette hausse de la consommation se traduit dans les prix. Les cours connaissent leur plus forte hausse depuis la guerre en Ukraine. À cette période, les prix avaient littéralement explosé suite à la volonté des Occidentaux de limiter leur dépendance au gaz et au charbon russes. Cette augmentation intervient dans un marché déjà tendu en raison de restrictions à l'exportation mises en place par l'Indonésie, le plus grand exportateur mondial de charbon thermique. La demande a aussi un impact sur les taux de fret maritime : selon l'agence de tarification Argus Media, le transport de charbon au départ de l'Indonésie a augmenté, entre mai et février, de 60 à 75 %, tandis que celui au départ de l'Australie a grimpé de 40 à 50 %. À lire aussiLe charbon vert, une alternative
Quelle défense pour la Suisse? Et à quel prix?Réforme du service civil. Exportations de matériel de guerre. Financement de l'armée par la TVA. Trois dossiers centraux de la politique suisse de défense. Face-à-face entre deux conseillers nationaux: la centriste vaudoise Isabelle Chappuis et le socialiste zurichois Fabian Molina.Humainement complices, politiquement opposés, Isabelle Chappuis et Fabian Molina ont croisé le fer sur ces trois dossiers cruciaux. Pour la centriste vaudoise c'est trois fois oui, pour le socialiste zurichois trois fois non. Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Louis Margueritte, le directeur général de Business France, pour faire le point sur les répercussions de la guerre en Iran sur les entreprises françaises. Alors que sa prise de poste à la tête de Business France coïncide avec le début du conflit au Moyen-Orient, Louis Margueritte explique comment son équipe a dû faire face à de nombreux défis sécuritaires et opérationnels pour assurer la protection de leurs collaborateurs expatriés et le maintien des activités économiques. Malgré un certain attentisme initial, les fondamentaux des relations économiques franco-arabes restent solides, comme en témoigne le maintien d'événements phares tels que Vision Golfe aux Émirats Arabes Unis.Au-delà de cette crise géopolitique, l'invité évoque également les stratégies des entreprises françaises face aux mesures protectionnistes américaines. S'il reconnaît que certains secteurs comme le cognac ou la viticulture ont été durement touchés, il souligne que de nombreuses entreprises ont réussi à répercuter les droits de douane dans leurs prix, préservant ainsi leurs parts de marché aux États-Unis, un marché qu'il qualifie de "profond et liquide".Interrogé sur l'attractivité de la France, il met en avant des atouts majeurs comme la stabilité fiscale et le coût compétitif de l'énergie, notamment grâce au programme nucléaire en cours de développement. Il aborde également les enjeux budgétaires auxquels son organisation fait face, tout en soulignant la nécessité de préserver cet outil d'influence et de puissance économique pour la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La guerre au Moyen-Orient perturbe depuis plusieurs semaines le transport maritime, et donc le commerce des matières premières. Parmi les pays qui subissent cette crise, il y a le Kenya, dont les exportations d'avocats sont en chute. Les chiffres de la dernière semaine de mars – semaine 13 de l'année 2026 – montrent que les exportations kényanes ont diminué de moitié par rapport à l'année dernière. Or, la période de mars-avril est LE créneau que doit saisir le Kenya, pour trouver une place sur le marché européen car ensuite arrive l'avocat du Pérou, le géant de la saison d'été, et la concurrence devient beaucoup plus rude. Les difficultés logistiques actuelles sont dramatiques pour ce pays d'Afrique de l'Est. Les temps de transport ont explosé. Quand tout va bien, il faut une trentaine de jours pour le trajet de Mombasa à Rotterdam – c'est déjà plus long que le temps que met un avocat du Pérou pour arriver en Europe. Aujourd'hui, les délais de transbordement se sont allongés dans le port de Salalah à Oman, endommagé à plusieurs reprises depuis le début de la guerre. Pour arriver à Fos-sur-Mer, un des points d'entrée de l'avocat kényan dans l'Union européenne, il faut compter entre 50 et 56 jours, relève Eric Imbert, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), un temps de transit devenu rédhibitoire. Coup dur pour une filière « prometteuse » C'est un vrai coup dur pour la filière kényane de l'avocat, une filière qui avait gagné en crédibilité ces dernières années. « Une origine pleine de promesse », explique Eric Imbert, avec des producteurs mieux structurés qui ont mis en place des techniques de production commerciales permettant au fruit kényan de gagner en qualité et d'être plus adapté à l'export. En 2024, le Kenya a exporté environ 130 000 tonnes, ce qui lui a permis de devenir le 3e exportateur, à égalité avec le Chili et la Colombie. L'avocat kényan n'est pas essentiel au marché européen, mais sa présence se justifie par les efforts mis en place par le secteur, relève l'expert du Cirad. La solution : transformer plus en huile ? Pour compenser les volumes qui ne partiront pas en Europe et n'atteindront pas certains pays du Golfe persique, l'alternative pour le Kenya est d'exporter plus en Turquie, un point d'entrée vers le marché russe, et de renforcer aussi ses ventes vers l'Asie. L'autre option pour les producteurs, c'est d'envoyer plus de fruits à la transformation. Déjà l'année dernière, la crise du canal de Suez a fait baisser les exportations et a alimenté les nouvelles huileries du pays. Entre 2024 et 2025, les quantités d'avocats valorisées en huile ont triplé, selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA). Elles pourraient encore augmenter cette année, même si ce débouché est moins rémunérateur pour les producteurs, pointe Eric Imbert. La Tanzanie mieux lotie En Afrique de l'Est, un pays producteur d'avocat s'en sort un peu mieux que le Kenya : la Tanzanie. Les volumes en jeu sont plus faibles, mais pas négligeables puisque l'année dernière, la Tanzanie a exporté environ 30 000 tonnes. Le pays bénéficie d'un débouché commercial privilégié en Inde, qui n'applique pas de droits de douane sur l'avocat tanzanien, ce qui lui permet d'être moins pénalisé par la crise actuelle. À lire aussiL'avocat kényan en mauvaise posture face à la vague péruvienne
Aujourd'hui, David Barroux analyse la montée en puissance fulgurante des constructeurs automobiles électriques chinois sur les marchés internationaux. Malgré les barrières commerciales, les entreprises chinoises comme BYD ou Leapmotor gagnent des parts de marché grâce à leur capacité d'innovation et à la taille de leur marché intérieur. Un décryptage sur les nouvelles dynamiques de l'industrie automobile mondiale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un commerce qui ne passe pas inaperçu en Afrique du Sud : les exportations de charbon vers Israël. Elles sont critiquées depuis plusieurs mois par une coalition d'organisations, la South African BDS Coalition, qui vient de rendre un rapport aux autorités de Pretoria pour les appeler à nouveau à cesser d'alimenter Israël en combustible. Cette organisation qui fédère les soutiens de la cause palestinienne dénonce un double jeu des autorités. L'Afrique du Sud fait partie des pays qui sont les plus virulents contre Israël. Le pays a même porté plainte le 29 décembre 2023 contre l'État hébreu pour génocide à Gaza, devant la Cour internationale de justice. Mais en parallèle, le commerce continue et se renforce même dans le secteur du charbon : les exportations sud-africaines ont bondi en 2025. Dans un rapport remis aux autorités fin mars, la South African BDS Coalition dresse un état des lieux du commerce de charbon entre les deux pays et dénombre 17 navires ayant transporté au moins 2,99 millions de tonnes de charbon sud-africain vers les ports de Hadera et Ashkelon entre octobre 2023 et décembre 2025. L'Afrique du Sud a profité de la place libérée par la Colombie : en rétorsion à la guerre menée à Gaza, le pays d'Amérique latine a ordonné un embargo sur les livraisons de charbon à Israël. De fait, ses exportations de combustible ont cessé depuis août dernier. Pour l'auteur du rapport cité par le média Daily Maverick, ces exportations contredisent directement les engagements de l'Afrique du Sud, mentionnés dans une déclaration commune avec la Colombie. À lire aussiPas de charbon colombien pour Israël: le président Petro revient à la charge Un commerce qui se poursuit en 2026 Même si ce n'est pas à un rythme régulier, au premier trimestre 2026, les exportations se sont poursuivies et trois navires ont fait le trajet entre les deux pays, selon Jasmine Ng, analyste charbon chez Kpler, ce qui fait en moyenne plus de 100 000 t de charbon exporté chaque mois. Entre 2024 et 2025, le pays a triplé sa part sur le marché israélien. En six mois, l'Afrique du Sud est même devenu le fournisseur principal d'Israël, la Colombie, mais aussi la Russie n'ayant plus expédié de cargaisons depuis plusieurs mois. À l'inverse, Israël n'est pas un acheteur clé pour l'Afrique du Sud, précise Jasmine Ng : le pays ne figure pas dans le top 5 de ses clients, qui sont tous asiatiques : l'Inde, le Pakistan, la Corée du Sud, le Japon et le Vietnam. Exportations facilitées par la logistique L'Afrique du Sud est globalement, sans parler d'Israël, de plus en plus présente sur le marché mondial. Ses exportations ont augmenté, jusqu'à atteindre, en 2025, leur plus haut niveau depuis 2017. Cette croissance est principalement due à l'amélioration des capacités ferroviaires de Transnet, l'opérateur public des ports et chemins de fer, pour acheminer le combustible vers le port de Richards Bay Coal (RBCT). Les cours mondiaux sont aussi porteurs, le pays pourrait donc continuer sur sa lancée : Exxaro, un des opérateurs sud-africains, prévoit d'augmenter de plus de 10 % ses exportations cette année, toutes destinations confondues. À lire aussiL'Asie toujours accro au charbon, malgré les tentatives de diversification
Avec la guerre, l'industrie pétrolière américaine tire profit de la vente de naphta, un dérivé, utilisé comme diluant, qui sert de base pour le secteur de la pétrochimie. Le naphta entre dans la composition aussi bien des adhésifs et des mastics, que des emballages. Mis à part ce qui est exporté par l'Iran, plus aucun baril de naphta ne sort du Golfe persique. Les chiffres du mois de mars montrent en parallèle une hausse des exportations des États-Unis. Au mois de mars, les États-Unis ont exporté environ 15 millions de barils de naphta, selon les données du cabinet de suivi maritime Kpler, soit un record absolu en un mois. Après trois semaines de guerre au Moyen-Orient, l'organisation France Chimie dénombrait 107 sites chimiques en Asie qui avaient annoncé que leur production serait perturbée en raison de « difficultés d'approvisionnement en naphta ». Ce chiffre a dû grimper depuis. Parmi les pays directement concernés, il y a le Japon, qui dépend à 60% des importations et qui se fournissait à 70% dans les pays du Golfe, selon l'Association japonaise de l'industrie pétrochimique, citée par l'agence Bloomberg. La tension sur le marché a fait bondir localement les prix de plus de 70% et a obligé les industriels japonais à multiplier les commandes aux États-Unis. Le pays achète désormais plus de 60 000 barils par jour aux producteurs américains, un niveau qui n'avait pas été vu depuis décembre 2021. La Première ministre Sanae Takaichi a cependant assuré, le 5 avril sur X, que le pays disposait de quatre mois de consommation. Le Venezuela, un acheteur qui pèse à nouveau Le Venezuela contribue aussi aux bonnes affaires des exportateurs états-uniens. Le pays a en effet besoin de naphta pour diluer son pétrole lourd et le rendre plus liquide afin de le transporter et l'exporter. Les sanctions américaines interdisaient d'expédier du naphta au Venezuela, mais l'arrestation de Nicolas Maduro, le 3 janvier, a changé la donne. Les traders Vitol et Trafigura ont obtenu le droit de vendre du diluant produit sur le sol américain au géant pétrolier d'Amérique latine. Depuis, 90 000 barils de naphta par jour sont expédiés en moyenne, précise Homayoun Falakshahi, chef analyste pétrole auprès du cabinet Kpler. Des prix incitatifs pour les producteurs américains Les États-Unis ont-ils les moyens de fournir la nouvelle demande des importateurs ? Ils sont devenus exportateurs nets de naphta depuis une dizaine d'années. Leurs exportations ont augmenté grâce au développement de l'exploitation de pétrole de schiste dans l'ouest du Texas et au Nouveau-Mexique. Ces gisements produisent en effet du brut que l'on qualifie de « léger », idéal pour la production de naphta. La hausse des cours du brut est une incitation à produire plus de pétrole, et en particulier de pétrole de schiste selon Mike Sommers, directeur général de l'American Petroleum Institute, un groupe de pression du secteur pétrolier, interviewé par Bloomberg Television. Ce qui entraînera par ricochet une augmentation de naphta. La forte demande mondiale a déjà fait s'envoler les cours. Ils ont progressé de 30% sur un mois et de plus de 80% sur l'année écoulée. Les États-Unis exportent en moyenne 300 000 barils par jour, contre 1,05 millions barils pour le Moyen-Orient avant la guerre, précise Homayoun Falakshahi. De quoi alimenter la concurrence chez les acheteurs. À lire aussiLe naphta russe, victime collatérale des ambitions américaines au Venezuela
130ème épisode du podcast Kanpai !
Les exportations de soufre du Moyen-Orient sont directement touchées par le conflit en Iran et pourraient avoir un impact sur un grand nombre de secteurs, des engrais à celui des semi-conducteurs, où il sert à nettoyer et purifier les surfaces. La région représente près d'un quart de la production mondiale, selon les services géologiques américains (USGS), mais 44% des exportations mondiales de soufre et de produits sulfurés, selon le cabinet Argus Media. Historiquement, ce minerai jaune à la couleur très forte était extrait de mines. Mais c'est aujourd'hui principalement un sous-produit du raffinage du pétrole. Depuis le début de la guerre, la production a été perturbée dans plusieurs installations clés, mais tout n'est pas à l'arrêt. Plus de 400 000 tonnes de soufre sont déjà chargées sur des navires transportant des engrais et attendent un feu vert pour passer le détroit, selon le cabinet de suivi maritime Kpler. « Même si les navires ne peuvent quitter le golfe Persique, nous observons que des opérateurs continuent d'y faire entrer des bateaux pour les charger. Actuellement, le Frosso K est en cours de chargement à Ruwais Sulphur, aux Émirats arabes unis », précise Madeleine Overgaard, analyste chez Kpler. Le dernier bateau chargé de soufre non iranien a quitté le golfe Persique le 8 mars, en déclarant un propriétaire et un équipage chinois. Les navires iraniens sont plus difficiles à recenser, car ils désactivent l'émetteur (AIS) qui permet de les identifier, quand ils entrent dans le port. « Ils tentent également de dissimuler leurs opérations en indiquant Oman comme origine, ce qui rend ce flux commercial encore plus difficile à suivre », ajoute l'experte de Kpler. Des prix sous tension depuis trois ans Le début des hostilités a immédiatement fait grimper les prix qui étaient déjà sous tension. Ils ont triplé ces trois dernières années. Soixante-dix pour cent du soufre est utilisé essentiellement sous la forme d'acide sulfurique selon l'Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi). C'est un produit qui entre dans la composition des engrais phosphatés, dont l'utilisation ne fait qu'augmenter. La demande est aussi forte pour le raffinage des minerais : il faut utiliser entre deux et quatre tonnes d'acide sulfurique pour produire une tonne de cuivre, et il en faut encore plus pour obtenir une tonne de nickel de qualité batterie nécessaire à la fabrication de véhicules électriques. Le soufre est aussi un intrant essentiel pour le traitement de l'uranium et du cobalt, mais aussi pour la production de dioxyde de titane – un pigment blanc – ou de fluorure d'hydrogène – substance chimique très corrosive utilisée dans de nombreux secteurs industriels – selon Project Blue. Face à une demande de plus en plus grande, l'offre n'a pas suivi et a même été désorganisée, notamment suite à une attaque ukrainienne en septembre 2025 sur l'usine de traitement de gaz d'Astrakhan en Russie, détaille Bernard Dahdah, analyste mines et métaux chez Natixis, dans une note diffusée ce mois de mars. « Le soufre, longtemps considéré comme un sous-produit abondant, est en train de devenir une matière première stratégique », résume l'Ofremi. Les grands consommateurs Parmi ceux qui pâtissent le plus de la situation, il y a la Chine, le premier importateur mondial, qui dépend à près de 40% des exportations des Émirats arabes unis, d'Arabie saoudite, du Koweït, d'Oman et d'Iran, rappelle Argus Media. Le Maroc est presque tout aussi dépendant des pays du Golfe pour la fabrication de ses engrais phosphatés, mais « le pays aurait constitué des stocks suffisants pour ne pas être impacté dans l'immédiat », selon Global Sovereign Advisory. La plupart des consommateurs d'acide sulfurique pourront supporter quelques semaines de pénurie, estime Bernard Dahdah, mais le secteur minier est d'ores et déjà concerné par la hausse des prix. C'est notamment le cas en Afrique, et plus précisément en République démocratique du Congo, où 80% du soufre importé transite par le détroit d'Ormuz, selon Robert Friedland, le patron d'Ivanhoe – entreprise majoritaire de Kamoa Copper. L'Indonésie, premier producteur de nickel au monde, est un pays aussi particulièrement exposé. Tout comme les fabricants de semi-conducteurs, qu'ils soient à Taïwan, en Corée du Sud ou aux États-Unis. À lire aussiDétroit d'Ormuz: le marché de l'assurance maritime s'envole sous le feu de la guerre
De nouveaux droits de douane sur le bœuf australien pourraient réduire les exportations vers la Chine de 30 %. Ces droits de douane seront en vigueur pendant trois ans. Les éleveurs de bovins australiens se démènent pour trouver de nouveaux marchés alors qu'un manque à gagner d'un milliard de dollars à l'exportation se profile.
De nouveaux droits de douane sur le bœuf australien pourraient réduire les exportations vers la Chine de 30 %. Ces droits de douane seront en vigueur pendant trois ans. Les éleveurs de bovins australiens se démènent pour trouver de nouveaux marchés alors qu'un manque à gagner d'un milliard de dollars à l'exportation se profile.
Le blocage du détroit d'Ormuz bouleverse le secteur des engrais. Les pays producteurs qui le peuvent sécurisent leur approvisionnement en vue des prochains semis. C'est le cas de la Chine, deuxième exportateur d'intrants, derrière la Russie. Pour limiter les risques, la Chine a décidé de limiter un peu plus ses exportations. Cette décision s'ajoute à des restrictions qui étaient déjà entrées en vigueur à l'automne dernier, rappelle Global Sovereign Advisory, dans une de ses dernières notes. Pas un kilo d'urée n'est sorti de Chine depuis octobre 2025, et ça ne va pas changer, résume Michaël Sebag, négociant en engrais pour Orcom à Genève. Pour les engrais phosphatés, seuls deux types très peu utilisés sur le marché local chinois étaient autorisés jusque-là, mais désormais, quelle que soit la formule chimique, la Chine préfère tout garder. Avant de restreindre un peu plus les exportations, les autorités ont déjà demandé, la semaine dernière, aux entreprises qui stockent des engrais pour le compte de l'État de libérer, plus tôt que prévu, les volumes nécessaires aux semis de printemps. « Jusqu'au mois de mai, on est dans le pic de la saison d'utilisation des engrais, en Chine, et en particulier des engrais azotés », explique notre interlocuteur. Le géant asiatique met donc tout en place pour que les intrants soient disponibles et au prix le plus bas possible. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix de l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde La Chine inquiète pour son soufre Avec la guerre en Iran, la Chine s'est retrouvée privée du soufre qu'elle importait du Moyen-Orient. Le soufre sert à fabriquer l'acide sulfurique qui entre dans la composition de plusieurs engrais et jusque-là, le Moyen-Orient fournissait plus de 50% des besoins chinois. Le début de la guerre a fait grimper les prix un peu partout. Une très mauvaise nouvelle donc pour l'empire du Milieu qui, depuis 7 à 8 mois, paye déjà son soufre plus cher, en raison de perturbations sur la production russe de soufre. La Russie, qui était un exportateur historique, est devenue un importateur en raison des attaques répétées de Kiev sur ses raffineries de pétrole. À lire aussiRussie: frappe meurtrière de l'Ukraine contre une installation industrielle dans la région de Smolensk L'Inde et le Brésil pénalisés Les restrictions chinoises vont inévitablement accentuer les difficultés pour les importateurs. C'est vrai en particulier pour l'Inde qui achète environ 10 % de ses engrais à la Chine et qui se retrouve directement pénalisée. Un vent de panique touche aussi le Brésil, explique Michaël Sebag, car le pays est un acheteur important d'engrais phosphatés chinois. Selon les chiffres de 2024, la Chine était le troisième fournisseur d'engrais de l'Afrique, derrière la Russie et le Maroc. Selon Global Sovereign Advisory, le continent pourrait donc évidemment aussi souffrir de nouvelles règles mises en place par Pékin. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'impact sur l'importation d'engrais et d'aliments en Afrique
Ce mardi 17 mars, l'économie irakienne actuelle, fragilisée et pénalisée par le blocage du détroit d'Ormuz et l'arrêt des exportations de pétrole, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mardi 10 mars, la nette progression des exportations chinoises par rapport à l'année précédente, qui s'explique par les avancées technologiques de la Chine dans certains segments comme le solaire et la voiture électrique, a été abordée par Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France, Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
L'Afrique du Sud passe à la vitesse supérieure sur l'exportation de son manganèse. C'est le premier fournisseur mondial de ce minerai, essentiel pour la sidérurgie, notamment pour traiter et renforcer l'acier. Et il y a quelques jours, le consortium des producteurs de manganèse sud-africains a annoncé son intention de s'associer à la construction d'un nouveau gigantesque terminal d'exportation. Le terminal portuaire aura une capacité d'exportation de 16 millions de tonnes de manganèse par an et devrait améliorer la logistique, aujourd'hui talon d'Achille du réseau portuaire sud-africain. Transnet, l'opérateur public des ports et chemins de fer, noue d'ailleurs des partenariats stratégiques pour régler ces problèmes d'efficacité logistique. Le dernier en date remonte à février avec Anvers-Bruges, le deuxième port européen. Actuellement, le plus important terminal de manganèse en vrac du pays est à Gqeberha, anciennement Port Elizabeth, sur la côte sud-est. Il traite environ 5,5 millions de tonnes par an, mais il doit être démantelé. La raison : trop de nuisances environnementales et sanitaires liées aux poussières de minerai dispersées par le vent depuis les stocks à ciel ouvert. Un projet mené par Transnet avec l'appui de groupes privés C'est donc à une vingtaine de kilomètres du port de Ngqura que devrait se construire ce nouveau terminal trois fois plus grand. L'opérateur public de fret ferroviaire et portuaire lancera un appel d'offres en avril pour ce terminal d'exportation. Longtemps confronté à des problèmes de gouvernance et de corruption, Transnet ouvre certaines parties de son réseau aux entreprises privées. Avec toujours cet objectif de restaurer ses capacités qui ont fortement diminué ces dernières années et qui ont freiné les exportations de minerais. C'est particulièrement le cas du fer. L'Afrique du Sud a d'ailleurs perdu sa place de troisième exportateur mondial au profit du Canada, il y a deux ans. Le manganèse est un minerai stratégique pour l'Afrique du Sud Ce minerai est un pilier important du commerce extérieur sud-africain. Le pays représente à lui seul environ 40% des exportations mondiales. L'année dernière, l'Afrique du Sud a même atteint un niveau record d'exportations, avec près de 26 millions de tonnes de minerai de manganèse expédiées à l'étranger, selon les estimations de la principale organisation professionnelle du secteur minier du pays. Les exportations sud-africains vont principalement vers la Chine, très gourmande en manganèse, lequel est indispensable à la fabrication de l'acier. À lire aussiSulfate de manganèse: le monopole chinois en question
Exportations mauriciennes : l'incertitude liée aux tensions au Moyen-Orient inquiète les analystes by TOPFM MAURITIUS
Dans cet épisode, notre invité hebdomadaire, François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir explore en détail les derniers résultats d'entreprises et les grandes tendances qui se dégagent.Tout d'abord, François Monnier nous éclaire sur les changements observés dans le discours des chefs d'entreprise lors de la publication de leurs résultats. Il note notamment une attention accrue portée aux taux de change, avec l'impact de la baisse du dollar américain sur la compétitivité des groupes européens. Les sujets des droits de douane et de la disruption par l'intelligence artificielle sont également au cœur des préoccupations.Mais ce qui frappe surtout, c'est l'omniprésence de l'IA dans les présentations des entreprises. Certains secteurs, comme l'informatique ou les services, se sentent même obligés d'afficher leurs ambitions dans ce domaine pour répondre aux attentes des investisseurs. Le directeur de rédaction nous explique que l'IA devient un véritable enjeu stratégique, faisant parfois même oublier d'autres sujets comme l'ESG.Cependant, un point reste inchangé dans le discours des dirigeants : l'importance de l'innovation. Les investisseurs restent fascinés par les belles histoires de réussite, comme celle d'EssilorLuxottica et de ses lunettes connectées. De même, les champions français de l'aéronautique et de la défense continuent d'afficher de solides performances.Autre sujet abordé : l'impact de la concurrence chinoise. Bien que la Chine exporte davantage vers l'Europe, les grands groupes industriels français et européens parviennent à se développer hors de nos frontières, notamment grâce à leur capacité d'innovation.Enfin, notre invité revient sur les réactions souvent épidermiques des marchés financiers, notamment sous l'effet du trading algorithmique. Malgré cette volatilité à court terme, les perspectives pour 2026 restent optimistes, avec des prévisions de croissance à deux chiffres des bénéfices, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maurice affiche une forte dépendance aux importations pour de nombreux produits de consommation courante. Une grande partie des produits alimentaires, tels que le riz, la viande, les fruits, les légumes et le lait, mais aussi des produits de la mer et du textile, proviennent de l'étranger, alors même que certains de ces produits peuvent être cultivés ou fabriqués localement. Selon Hafeez Toofail, directeur de Salvus Mauritius, le marché local se retrouve aujourd'hui en forte concurrence avec les importations à grande échelle en provenance de l'étranger. Cette situation rend difficile la tâche des producteurs locaux, qui peinent à créer de la valeur et à rester compétitifs en termes de prix. Toutefois, pour augmenter les exportations, Hafeez Toofail souligne qu'il est essentiel d'encourager la production locale en soutenant davantage les entrepreneurs. Le renforcement de la production nationale permettrait de disposer de produits destinés à l'exportation, de générer davantage de revenus pour le pays et de valoriser les produits.
durée : 00:08:57 - Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco - Après plus de 25 ans de négociations, c'est finalement ce samedi qu'est signé le traité UE-Mercosur, malgré l'opposition de la France et surtout de ses agriculteurs. La balance commerciale nationale est désormais proche du déficit. Comment avons-nous perdu l'équilibre ? Reportage de Luc Chemla. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En Chine, une cerise se juge en une seconde : couleur, croquant, fermeté. Longtemps fruit de luxe offert pour le Nouvel An lunaire, la cerise chilienne est devenue un produit de masse et un test de crédibilité pour toute une filière agricole. Le Chili peut-il encore convaincre des consommateurs chinois ultra-exigeants ? En quelques décennies, la cerise est devenue l'un des piliers de l'agriculture chilienne. Le pays assure près de la moitié des exportations mondiales et envoie 9 cerises sur 10 vers la Chine, tandis que les vergers de l'hémisphère nord dorment encore. Résultat : une industrie qui pèse aujourd'hui plusieurs milliards de dollars, rapportant même plus que le lithium, métal stratégique du pays. Mais, l'an dernier, le modèle a déraillé. Une récolte record a inondé le marché chinois avant les fêtes, faisant chuter les prix. Pire : certaines cerises, expédiées trop tôt pour capter les primes de début de saison, étaient trop petites ou trop molles. Résultat : des palettes refusées et une image écornée. Le verdict tombe à l'ouverture de la boîte En Chine, tout se joue dès l'ouverture de la boîte. Les acheteurs veulent des fruits gros, fermes, très sucrés, sans défaut, avec une tige longue et verte, synonyme de fraîcheur. Le moindre problème entraîne un rejet immédiat. Pour répondre à cette exigence, les producteurs chiliens investissent dans de nouvelles variétés, des techniques plus pointues et un tri drastique. Mais c'est un pari à long terme : un cerisier met des années à produire, sans garantie de plaire au marché. L'échec relatif de la variété Nimba, belle mais fade et trop molle, a servi d'électrochoc. La fin de l'illusion du volume Face à des consommateurs chinois devenus plus avertis, le message est clair : l'avenir passe par la qualité, pas par les volumes. La filière mise désormais sur l'étalement des récoltes, la diversification des marchés et des usages plus quotidiens pour séduire les jeunes urbains chinois. Reste une équation fragile : coûts en hausse, climat plus sec, pression sur la main-d'œuvre. La cerise chilienne n'est plus un luxe rare ; elle est devenue un produit mature, sous haute surveillance. Et sa survie sur le marché chinois dépendra d'une seule chose : tenir, saison après saison, la promesse d'excellence. À lire aussiLes prix de la «cerise de Chine» font le yoyo
Donald Trump a instauré un blocus de tous les navires transportant du pétrole de et vers le Venezuela. En effet, le président américain accuse le régime de Caracas d'utiliser le pétrole pour financer « le narcoterrorisme, la traite d'êtres humains, les meurtres et les enlèvements ». Quelles conséquences peuvent entrainer ce blocus ? Éléments de réponse avec Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine à l'université de Rouen, auteur du livre Venezuela, de la révolution à l'effondrement, aux Presses universitaires du Midi. À lire aussiLes Vénézuéliens inquiets après les menaces de Donald Trump sur les pétroliers sous sanctions
En 2025 les exportations d'acier de la Chine s'annoncent records. Sur les onze premiers mois de l'année, les volumes exportés ont déjà atteint plus de 100 millions de tonnes. L'acier chinois inonde toujours le monde – les exportations ont plus que doublé ces cinq dernières années – mais les destinataires ne sont plus tout à fait les mêmes. L'acier chinois à bas prix fait l'objet de plusieurs enquêtes antidumping lancées par des pays dont les producteurs crient à la concurrence déloyale. Plusieurs États ont aussi décidé d'instaurer des droits de douane sur l'acier chinois. On peut citer les États-Unis, le Vietnam ou encore la Corée du Sud. Ces mesures protectionnistes ont été compensées par une demande issue de marchés sur lesquels il y a moins de restrictions. C'est le cas en Asie du Sud-Est – aux Philippines, en Thaïlande et en Indonésie – et en Afrique où la demande s'est consolidée. L'engouement pour l'acier chinois s'observe surtout au Moyen-Orient. L'Arabie saoudite s'est imposée comme la destination phare de 2025. Sur les neuf premiers mois de l'année, les expéditions vers le royaume ont bondi de plus de 40 % selon les calculs de l'agence Bloomberg. Production en baisse depuis six mois Si les exportations de Chine atteignent des records, la production dans le pays s'est plutôt stabilisée sur la dernière décennie. Elle est même en baisse depuis six mois consécutifs. En novembre, elle a diminué de plus de 4 % par rapport à octobre et atteint son plus bas niveau en près de deux ans, soit 69,8 millions de tonnes. Cette baisse s'explique par une baisse des marges. Selon l'agence Reuters, qui cite des données du cabinet Mysteel, fin novembre environ la moitié des aciéries chinoises étaient rentables, contre les deux tiers fin octobre. La Chine a cependant toujours une capacité de production d'un milliard de tonnes par an. Une surcapacité accentuée par la faible demande intérieure liée au ralentissement prolongé du marché de l'immobilier. Les estimations font état d'une baisse de 2 % de la demande en Chine cette année et de 1 % l'année prochaine. Une contrainte pour les producteurs qui n'ont pas d'autre choix que d'exporter toujours d'énormes volumes. Encadrement des exportations chinoises La Chine vient cependant de décider d'encadrer ses exportations d'acier à partir de janvier prochain. Les exportateurs seront soumis à l'obtention d'une licence pour exporter une gamme de 300 produits. L'octroi de ces licences se fera en fonction de leurs contrats d'exportation et après étude des certificats de qualité des produits concernés. Cette mesure va-t-elle permettre un meilleur équilibre entre l'offre et la demande mondiale, comme le dit l'Association chinoise du fer et de l'acier (China Iron and Steel Association) ? Dans l'immédiat, la portée et l'impact de cette décision restent très difficiles à évaluer. À lire aussiLa Chine fausse le marché mondial de l'acier, selon un rapport de l'OCDE
Pékin appelle les producteurs à suspendre les exportations de fertilisants phosphatés jusqu'à l'été 2026, officiellement pour sécuriser les semis de printemps. Derrière cette décision technique se cache une bataille stratégique sur les prix, la dépendance aux importations et la sécurité alimentaire. L'appel de Pékin a un objectif affiché : privilégier le marché intérieur et éviter une flambée des prix à l'approche des semis de printemps. La décision a été actée lors d'une réunion organisée le 11 décembre sous l'égide de la Commission nationale du développement et de la réforme, le puissant organe de planification économique. Producteurs, distributeurs et autorités y ont tiré la sonnette d'alarme : dans plusieurs régions, les prix deviennent instables et compliquent la constitution des stocks, alors même que la production nationale reste élevée. Le soufre en cause Cette volatilité a une cause majeure : le soufre. Matière première indispensable à la fabrication des engrais phosphatés, son prix a explosé. Début décembre, il atteignait plus de 4 100 yuans la tonne (environ 495 euros) dans les ports chinois, un niveau proche d'un record sur dix ans, soit une hausse de près de 200 % sur un an. La Chine est particulièrement exposée. Près de la moitié de sa consommation de soufre dépend des importations. Or, le marché mondial est sous tension. La Russie, autrefois deuxième producteur mondial, a vu sa production perturbée par des attaques sur ses raffineries et a instauré une interdiction temporaire d'exportation. À lire aussiComment la Chine pousse l'Europe vers le protectionnisme Implications mondiales Dans le même temps, les tensions persistantes sur l'offre pétrolière au Moyen-Orient alimentent la hausse des prix internationaux. En conséquence, les coûts de production s'envolent et se répercutent en aval. En novembre, les prix de certains engrais phosphatés ont bondi d'environ 500 yuans la tonne en quelques semaines, restant à des niveaux élevés en décembre. Face à ce risque, Pékin demande aux entreprises de maintenir des cadences élevées, de renoncer aux exportations, d'éviter toute spéculation et de stabiliser les prix jusqu'à la fin de la saison des semis. L'enjeu dépasse l'agriculture : pour les autorités chinoises, des engrais abordables sont un pilier de la sécurité alimentaire nationale, devenue priorité absolue depuis la pandémie et les tensions géopolitiques mondiales. À lire aussiLa Chine sort de la déflation, une bonne nouvelle pour le pays, mais à confirmer sur la durée
Les droits de douane américains sur le bœuf ont été levés mi-novembre, mais pendant la période où ils ont été appliqués, ils n'ont pas freiné le commerce. Les États-Unis ont importé d'importants volumes. Ils sont partis pour être une nouvelle fois déficitaires en bœuf. Les États-Unis restent encore tout juste les premiers producteurs, mais depuis 2023, ils sont en déficit, rappelle Jean-Paul Simier, expert de la filière viande. C'est-à-dire qu'ils importent plus qu'ils n'exportent. Ce déficit était de 700 000 tonnes l'année dernière. Le pays, qui a longtemps été le plus grand exportateur de bœuf, fait face à une crise qui dure depuis des années : les sécheresses à répétition ont fait s'effondrer le cheptel à son plus bas niveau depuis 70 ans. Au mois d'août, pour citer un des derniers chiffres disponibles, les remplissages de parcs à engraissement étaient en baisse de 2% par rapport à l'année dernière, et il n'y a aucun signe d'amélioration à l'horizon. L'Australie augmente ses ventes aux États-Unis Les exportations australiennes ont atteint un record cette année : 1,4 million de tonnes sur les onze premiers mois de l'année. C'est 15% de plus que l'année dernière, selon l'organisation professionnelle Meat&Livestock Australia. Cette performance est en partie due à la demande américaine (+17%), qui a absorbé un tiers environ de la viande australienne – soit 412 000 tonnes jusqu'en novembre. L'Australie a aussi augmenté ses expéditions en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Depuis plusieurs années, Canberra est devenu le deuxième exportateur mondial, derrière le Brésil. C'est le fruit d'un changement de stratégie : le pays a misé sur le développement de parcs à engraissement, à la mode américaine. Des prix en hausse de 30% Ces élevages permettent de s'affranchir des alternances de sécheresse et de pluie sur les pâturages, et de proposer en complément des animaux nourris à l'herbe et une offre à l'export plus régulière. Ces animaux élevés aux céréales ont par ailleurs une qualité de viande qui se rapproche de celle des États-Unis ; un atout pour gagner des parts de marché au pays des burgers et des barbecues. En juillet, le nombre de bovins à l'engraissement en Australie a atteint un record d'1,6 million de têtes, contre 1 million il y a cinq ans selon l'agence Reuters, qui relaie des projections à 2 millions en 2027. Mais l'Australie ne pourra pas seule nourrir le monde entier, et le Brésil non plus, rappelle Jean-Paux Simier. Le manque qui se profile se traduit par les prix qui ont augmenté de 30% aux États-Unis, comme en Europe, en l'espace d'une année. À lire aussiViande rouge: la demande fait flamber les prix
durée : 00:14:56 - Journal de 12h30 - Six cas de peste porcine ont été détectés à Barcelone sur des sangliers. Or l'Espagne est le premier producteur de porcs en Europe. Les exportations ont été suspendues.
durée : 00:14:56 - Journal de 12h30 - Six cas de peste porcine ont été détectés à Barcelone sur des sangliers. Or l'Espagne est le premier producteur de porcs en Europe. Les exportations ont été suspendues.
durée : 00:02:13 - Le brief éco - Le commerce extérieur agricole français s'effondre en 2025, avec un excédent presque réduit à zéro, une première depuis près de 50 ans, selon les chiffres mis en lumière par l'Observatoire des exportations alimentaires françaises. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le concentré de tomate chinois est toujours le plus exporté de la planète, mais les indicateurs commerciaux ne sont plus aussi bons qu'avant : les ventes chinoises progressent de plus en plus lentement. Le tassement des exportations chinoises est principalement dû à la volonté de plusieurs pays de se démarquer et de moins consommer de concentré de tomates chinois, pour des raisons liées à sa qualité, mais aussi pour des questions plus idéologiques : les trois-quarts de la production viennent de la province du Xinjiang, à l'ouest de la Chine, région souvent pointée du doigt pour sa répression des populations ouïghoures. « Plus personne ne veut de ce concentré-là », résume un observateur de la filière. Au troisième trimestre, les exportations ont baissé de 13% par rapport au deuxième trimestre, et de 9% par rapport à l'année dernière, selon Tomato News, le site d'information de l'Association internationale méditerranéenne de la tomate transformée (AMITOM) et du Conseil mondial de la tomate d'industrie (CMITI). Chute des ventes en Europe de l'Ouest La situation est très contrastée avec des importations en hausse en Amérique centrale, en Extrême-Orient, dans les pays de l'Est de l'Europe tels que la Croatie, la République tchèque et la Pologne, et en parallèle, des régions du monde qui ont mis un coup de frein à leurs importations chinoises. C'est en Europe de l'Ouest que la baisse est la plus notable selon Tomato News, avec une chute de 67% entre le troisième trimestre 2025 et celui de 2024, soit 26 000 tonnes en moins. La tendance à la baisse est portée par l'Italie, mais aussi le Portugal, l'Irlande, la Suède et les Pays-Bas. Les pays d'Europe de l'Ouest n'ont pas moins consommé, mais ils essaient de se fournir plus en Europe, et peuvent aussi acheter davantage aux États-Unis grâce aux bons rendements obtenus en Californie cette année, explique un de nos interlocuteurs. Baisse en Afrique de l'Ouest Les exportations de concentré chinois ont baissé dans plusieurs pays d'Afrique également. Si on compare le troisième trimestre 2025 à celui de 2024, on constate une baisse des achats de près de 9 000 tonnes. Plusieurs pays ont réduit leurs importations : le Nigeria, le Ghana, la RDC et le Niger. Une baisse atténuée, mais pas totalement, par les importations du Togo, du Bénin et de la Sierra Leone, selon Tomato News. Les exportateurs chinois dominent cependant toujours le continent africain. « Très peu d'autres pays parviennent aujourd'hui à exporter vers l'Afrique, un marché qui continue de croître », a rappelé Martin Stilwell, le président de Tomato News, lors des journées de la Tomate (ANUGA) qui se sont tenues le mois dernier à Cologne en Allemagne. Chute des prix du concentré chinois La Chine exporte moins en Europe et a vu ses recettes liées aux exportations mondiales de concentré chuter de 30% sur un an, pour atteindre le niveau bas d'avant Covid-19. Cette chute est liée à la surproduction chinoise d'il y a un an qui avait été suscitée par l'envolée des prix du concentré. La Chine a grosso modo produit cinq millions de tonnes de trop, explique un expert de la filière. Un volume impossible à absorber sur un marché globalement stable où la consommation de tomates d'industrie est plus ou moins de 38 à 40 millions de tonnes chaque année. Les stocks chinois ont grossi et les usines chinoises qui s'étaient lancées ou relancées dans la transformation l'année dernière ont dû réduire, voire geler, leur activité en 2025 en attendant de liquider leurs réserves de concentré. Des réserves vendues à des prix cassés : environ 600 dollars la tonne, soit presque la moitié des prix pratiqués par les exportateurs chinois un an plus tôt. Les prix aux États-Unis ont suivi la même tendance, tout en restant plus élevés. En Italie, l'autre acteur qui compte sur le marché, ils se sont maintenus grâce à un positionnement sur le secteur premium, qui permet aux transformateurs de mieux valoriser leurs produits. À lire aussiConcentré de tomates: boom historique des exportations, hausse des stocks et baisse des prix
La hausse des droits de douane, actée par Donald Trump, n'empêche pas la Chine d'exporter sur le sol américain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La hausse des droits de douane, actée par Donald Trump, n'empêche pas la Chine d'exporter sur le sol américain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sous l'effet de la guerre commerciale menée par Donald Trump, Pékin réoriente ses exportations. Si les flux vers les États-Unis s'effondrent, l'Europe, l'Asie et même l'Afrique deviennent des débouchés privilégiés. Les chiffres d'août 2025 confirment un tournant pour la deuxième économie mondiale. Si les exportations chinoises progressent encore par rapport à l'été 2024, leur croissance ralentit fortement. Surtout, les ventes vers les États-Unis se contractent brutalement : -12% en un mois, soit environ 5 milliards de dollars en moins. En cause, les surtaxes de 30% imposées par Washington sur l'ensemble des produits chinois. Mais Pékin ne se contente pas d'encaisser le choc. La Chine redéploie sa production vers d'autres marchés. L'Europe en première ligne du redéploiement Le continent européen s'impose comme la principale alternative pour les exportateurs chinois. Au premier semestre 2025, il a absorbé 16% des exportations chinoises, une proportion en hausse constante. Tous les secteurs sont concernés : électronique, chimie, textile, jouets, pharmaceutique, acier et surtout automobile électrique. Si certains y voient une opportunité — prix plus compétitifs et accès à des innovations technologiques — d'autres redoutent un « nouveau choc chinois » entraînant une désindustrialisation accélérée. L'Asie et l'Afrique, nouveaux relais de croissance La stratégie dite du « China+1 » illustre cette diversification. Pékin maintient sa base industrielle tout en s'appuyant sur ses voisins de l'Asean (+22% d'exportations vers la région) pour la production et la réexportation, du Vietnam à la Thaïlande. L'Asie centrale bénéficie également des Nouvelles Routes de la Soie, tandis que l'Inde et l'Afrique voient affluer des produits chinois. Pour accompagner ce basculement, la Chine a ouvert 117 nouvelles lignes de fret aérien au premier semestre. Derrière cette intensification logistique, une stratégie claire : compenser le recul du marché américain, renforcer son influence régionale et rappeler qu'elle reste un acteur incontournable du commerce mondial.
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - Après 4 mois de menaces, de surenchères, de désescalades, les États-Unis et les 27 signent un accord commercial qui, dans ses grandes lignes, taxe à 15 % les exportations européennes. On n'en connaît pas encore les détails.
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - Après 4 mois de menaces, de surenchères, de désescalades, les États-Unis et les 27 signent un accord commercial qui, dans ses grandes lignes, taxe à 15 % les exportations européennes. On n'en connaît pas encore les détails.
Didier Hameau de Boursier.com analyse les mouvements des marchés boursiers européens, notamment la forte baisse du CAC 40 de près de 5% en une seule séance. Les valeurs industrielles et exportatrices comme Air Liquide, Safran, Airbus ou Michelin ont particulièrement souffert, reflétant les inquiétudes des investisseurs face à la conjoncture économique. Malgré quelques rumeurs de détente sur les droits de douane, les indices européens ont clôturé dans le rouge, avec des pertes allant jusqu'à 5% à Madrid. Une analyse approfondie des tendances qui impactent les marchés financiers.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Analyse de la baisse des marchés boursiers européens, notamment du CAC 40, suite aux annonces de Donald Trump sur de nouveaux droits de douane. Impacts sur les secteurs exportateurs, le luxe et les spiritueux.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.
Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.
Les chiffres du commerce extérieur italien pour 2024 sont publiés lundi 17 février. Même si cela ne devrait pas durer, l'Italie est l'une des championnes européennes des exportations. Décryptage. Tenez-vous bien, l'Italie est le quatrième exportateur mondial : elle est aux pieds du podium, derrière la Chine, les États-Unis et l'Allemagne. Le pays est en pointe pour vendre sa production tout autour de la planète. Les secteurs où l'industrie italienne brille, c'est la mode, l'ameublement, les matériaux, la construction et évidemment la production alimentaire et le vin. Ces exportations sont essentielles à l'économie italienne puisqu'elles représentent à peu près un tiers de son PIB. L'explication de cette dynamique tient en un chiffre : 400 000. C'est le nombre d'entreprises industrielles dans le pays et c'est beaucoup. Àtitre d'exemple, la France en compte 250 000. La particularité de cette industrie italienne est que 99 % de ces structures sont des petites et moyennes entreprises (PME). Mais ce qui fait leur spécificité, c'est qu'elles sont regroupées en districts industriels, par secteurs donc, comme l'agroalimentaire ou le cuir pour ne citer qu'eux. Des districts industriels puissants En étant regroupés par secteurs, cela favorise la complémentarité des entreprises. Autre aspect important, la concurrence est exacerbée dans ces tissus industriels. Cela pousse ces structures à sans cesse innover et donc à être en pointe sur certains marchés : le pays est alors bien intégré dans les chaînes de valeur.L'autre explication de cette dynamique italienne des exportations se résume au fait que produire en Italie coûte moins cher que dans d'autres pays européens. Résultat : les produits sont vendus à un prix moins élévé, ce qui rend l'industrie italienne plus compétitive que d'autres.La menace des taxes américainesPourtant, la croissance italienne est à peine positive. Cela signifie que la production stagne. Dans certains secteurs, elle est en chute libre : la production automobile a subi une chute de 43 % l'an passé, expliquée notamment par les difficultés du groupe Stellantis. C'est difficile aussi pour des secteurs porteurs de ces exportations comme la mode ou encore la métallurgie. On notera aussi que d'un côté la population vieillit et de l'autre les jeunes ne veulent plus travailler dans la production industrielle. Le modèle italien sembe arriver petit à petit à bout de souffle.Mais les acheteurs ne sont plus au rendez-vous. L'Allemagne, le partenaire commercial principal de l'Italie, importe moins en raison de ses propres difficultés économiques. La demande se maintient toutefois du côté des États-Unis, le deuxième client du pays. Les entreprises américaines ont d'ailleurs dû faire du stock ces derniers mois avant l'entrée en vigueur d'éventuels droits de douane à l'encontre des pays membres de l'UE. Selon Confindustria, la fédération des entreprises italiennes, cette nouvelle taxation pourrait coûter entre 4 et 7 milliards d'euros par an à la péninsule italienne.Mais cela est sans compter sur la Première ministre italienne Giorgia Meloni. La leader d'extrême droite entretient des liens étroits avec le président américain Donald Trump, une relation qui pourrait lui permettre d'obtenir des passe-droits.À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne?
Dominique Chargé, président de la Coopération agricole française, alerte sur la chute inquiétante de la balance commerciale agricole : divisée par trois depuis 2010 (12 à 4 milliards d'euros), la France est passée du 2ᵉ au 6ᵉ rang mondial des exportateurs. Concurrencés par des pays comme la Russie ou le Kazakhstan, les secteurs clés (céréales, produits laitiers, vins) souffrent du climat, des tensions géopolitiques et des pertes de marchés (Chine, États-Unis). Pire : les importations augmentent, réduisant la part des produits français dans l'alimentation, menaçant la souveraineté alimentaire. Dominique Chargé évoque aussi les négociations tendues entre distributeurs, industriels et agriculteurs, compliquées par la concentration de la grande distribution (4 acteurs dominants) et les incertitudes fiscales. Malgré le budget adopté, il craint un affaiblissement supplémentaire de la compétitivité agricole. Un état des lieux alarmant.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
Cette revue aborde les inquiétudes du secteur économique irlandais face aux menaces de taxation de Trump, ainsi que l'attrait de Madrid pour les ultra-riches attirés par son climat, sa mobilité et sa sécurité.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
Cette revue aborde les inquiétudes du secteur économique irlandais face aux menaces de taxation de Trump, ainsi que l'attrait de Madrid pour les ultra-riches attirés par son climat, sa mobilité et sa sécurité.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
Les exportations chinoises ont atteint un record en 2024, elles ont augmenté de 7,1% par rapport à 2023. Et si pour l'économie chinoise, c'est une bonne nouvelle, derrière cette tendance se cache en fait un grand danger pour la deuxième économie mondiale. Décryptage. C'est l'un des rares indicateurs au vert de la Chine en 2024 : ses exportations records, d'une valeur de 3 600 milliards de dollars. Concrètement, elles représentent aux alentours d'un cinquième de sa croissance. Cela veut donc dire que la part des exportations dans l'économie chinoise est importante pour ne pas dire essentielle. Si on regarde dans le détail, c'est notamment l'entreprise BYD qui dope les exportations, le constructeur chinois de voitures électriques est à l'avant-garde de cette tendance, avec des ventes à l'étranger qui ont tout simplement explosé l'an passé. Juste un chiffre pour l'illustrer : +72% !La Chine est vulnérable Mais cette importance des exportations dans l'économie chinoise est un problème. Cela signifie que la Chine est ultra dépendante des exportations, précisément. Et qui dit dépendance, dit vulnérabilité. Le principal risque évidemment, c'est la menace de Donald Trump d'augmenter les droits de douane de 60% sur toutes les importations de produits chinois quand il arrivera à la Maison Blanche. Cette politique pourrait porter un coup sévère à ce pilier de la croissance chinoise qui devra trouver réponse à cette question : que faire de la production chinoise qui ne pourra plus être livrée aux États-Unis ? Car c'est là que ça coince. Parce que le risque de guerre commerciale avec les États-Unis pourrait avoir des conséquences sur les relations entre Pékin et d'autres nations. Si les entreprises chinoises essaient d'inonder d'autres pays, ils pourraient être amenés à eux aussi prendre des mesures pour limiter le phénomène. L'Union européenne notamment a déjà mis en place des droits de douane allant jusqu'à 45% sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. À lire aussiLa Chine se prépare à la politique économique de Donald TrumpCrise en interne Mais il y a un hic : toute cette production chinoise ne peut pas être distribuée en Chine. C'est tout le problème de son économie. La demande est faible, le pays est notamment frappé par une crise persistante du secteur de l'immobilier. Alors pour faire repartir la consommation, les autorités ont subventionné les grandes industries du pays. Elles ont aussi assoupli les restrictions sur l'achat de logements. Des mesures pour inciter la population à acheter, tout comme la création de remises pour l'échange de vieux appareils électroménagers contre l'achat de modèles plus récents, évidemment chinois.Tout cela a en tout cas eu une conséquence : la chute des prix. Résultat, beaucoup d'entreprises chinoises ont vu leurs marges réduire voire complètement disparaître. Des comptes dans le rouge qui ont poussé bon nombre de société à mettre la clé sous la porte. La situation inquiète les autorités. Elles devront d'ailleurs présenter de nouvelles mesures de soutien budgétaire lors de la réunion de l'Assemblée populaire nationale en mars 2025. Et puis cet autre rendez-vous, non négligeable dans les prochains jours : la publication des chiffres de la croissance. Puisque si Pékin tablait sur une croissance à 5% pour 2024, elle pourrait être en deçà des projections, entre 4 et 4,5% !
Olivier Babaud soutient l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur, malgré les critiques.Il s'attaque aux idées reçues sur les dangers de cet accord. Il balaie les craintes sur l'importation de viande bovine traitée aux hormones, rappelant que les normes européennes l'interdisent. Il souligne que les quotas d'importation sont limités et que l'accord respecte l'Accord de Paris sur le climat.Olivier Babaud voit cet accord comme une opportunité pour développer les exportations dans des secteurs clés (vins, spiritueux, produits laitiers, automobile, chimie). Il rappelle que la France a déjà une balance commerciale excédentaire avec le Mercosur.Pour lui, rejeter cet accord serait un signe de déclin et de repli sur soi. Il plaide pour une posture offensive, pour éviter de perdre des parts de marché face à la concurrence, notamment chinoise, en Amérique du Sud.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.
durée : 00:08:06 - La Question du jour - par : Marguerite Catton - Alors qu'Emmanuel Macron s'est prononcé pour l'arrêt de la vente d'armes à Israël servant au conflit à Gaza, quelle est la politique de l'Etat en matière de vente de matériel militaire aujourd'hui ? Quelles sont les instances chargées du contrôle de ces exportations sensibles ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Benjamin Jung Journaliste d'investigation indépendant
Dans l'actualité de ce 10 septembre : La ministre des Affaires étrangères, Penny Wong, se félicite de la décision du Royaume-Uni de réduire les exportations d'armes vers Israël. En France, alors que Michel Barnier poursuit des consultations pour la mise en place de son gouvernement, le camp présidentiel exclu une censure automatique du prochain gouvernement tout en excluant de lui accorder un chèque en blanc non plus - Au Moyen Orient, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme avertit d'un avenir dystopique si le droit international n'est pas respecté...
Ever dreamt of expanding your Amazon empire internationally with just a few clicks? That's exactly what we're unpacking with Jaisal Jivanji from Amazon Canada and Irias Garcia Enriquez from Amazon Mexico in our latest chat. We're tackling the Remote Fulfillment with FBA program head-on, discussing the seamless process of selling across borders using your US FBA inventory. You'll find out how this can lead to a significant boost in product visibility and sales in foreign markets, which now includes the vibrant landscape of Brazil. Struggling with keyword research for an international audience? No sweat, because we also dissect how Helium 10's Magnet tool comes to the rescue, enhancing your targeting prowess. We spill the beans on Bradley's journey leveraging the program, the automatic translations of listings for local markets, and the nuances of handling images and A+ content across different Amazon platforms. It's a great episode to watch for logistical insights, from managing shipping times to utilizing Amazon's metrics, complemented by third-party tools that could be the game-changer you've been looking for. Now, let's talk money. Navigating the currency exchange and pricing strategies can be daunting, but we're breaking it down to make it practical and straightforward. With Amazon's handy Build International Listings (BIL) tool and Amazon Currency Converter for Sellers (ACCS), we explain how to keep your pricing strategies smart and your international profits in check, even with fluctuating exchange rates. Say goodbye to pricing headaches and hello to transparent, surprise-free customer experiences in Canada, Mexico, and Brazil. Big thanks to Jaisal and Irais for their expert insights—it's just what you need to consider taking the plunge into these exciting markets. In episode 547 of the Serious Sellers Podcast, Bradley, Irais, and Jaisal discuss: 00:00 - Amazon Remote Fulfillment Program Discussion 03:45 - Expanding Your Amazon Selling Internationally 09:21 - Cross-Border Fulfillment Eligibility and Shipping 12:32 - International FBA Shipping and Localization 16:56 - Amazon Metrics and Marketplace Expansion 22:12 - International Sales and Tax Considerations 24:59 - Currency Exchange and International Pricing 27:20 - International Price Synchronization Options 32:09 - Amazon Fulfillment in International Markets 36:34 - International Sales Success in Project X 37:15 - Expanding Sales With Remote Fulfillment ► Instagram: instagram.com/serioussellerspodcast ► Free Amazon Seller Chrome Extension: https://h10.me/extension ► Sign Up For Helium 10: https://h10.me/signup (Use SSP10 To Save 10% For Life) ► Learn How To Sell on Amazon: https://h10.me/ft ► Watch The Podcasts On YouTube: youtube.com/@Helium10/videos Transcript Bradley Sutton: Today we've got representatives from Amazon Canada and Mexico who are going to talk all about the remote fulfilling with FBA program, where just in three clicks you can instantly be selling your products in Canada, Mexico and now Brazil. How cool is that? Pretty cool, I think. I want to enter in an Amazon keyword and then within seconds get up to thousands of potentially related keywords that you could research. Then you need magnet by Helium 10. For more information, go to h10.me/magnet. Magnet works in most Amazon marketplaces, including USA, Mexico, Australia, Germany, UK, India and much more. Hello everybody and welcome to another episode of the Serious Sellers podcast by Helium 10. I'm your host, Bradley Sutton, and this is the show. That is a special episode because for the very first time, we have got somebody who is from Amazon Canada, also Amazon Mexico on the show. I've had people from Amazon USA, I think, Amazon Singapore and different places, but I'm just expanding out the marketplaces here. We've got Jaisal and Irais here. Welcome to the show, guys. Irais: Hello everyone. Thank you for inviting us. Bradley Sutton: Now, right before the show, I was like now the way you pronounce your name is Irais and that's how I would say it, but like that just sounds like so awkward. So I'm just going to go with Irais and she says she's not going to be offended there and Jaisal I couldn't even begin to exactly pronounce it, but so I'm going to start with Jaisal. What is the origin of your name? Jaisal: So my name is actually originated from a town in India called Rajasthan, and there was a princess back in the day whose name was Jaisal, and there's also a city called Jaisalmer, so that's kind of where my name came from. Bradley Sutton: See, I like knew there was a good story behind it. You know, Bradley, there's no, there's nothing going on there. You know, like Irais is or at least the English spelling is like a flower, you know kind of thing. So, all right, we've got. So I was already pronouncing it wrong, so it was Jaisal instead of Jaisal. I don't know why I was saying it the right. Okay, I got it now. Now, Jaisal, you we're in Canada, are you at right now? Jaisal: So I actually live in Dallas, Texas. Bradley Sutton: Dallas Texas, okay. Jaisal: Yeah, our team sits in Seattle and in Arlington, and then we also have a team out in Canada. Bradley Sutton: Okay, all right now. How long have you worked for Amazon? Jaisal: For a little over two years, so it's been a really fun ride so far. Bradley Sutton: Now, have you always worked on the? You like Amazon Canada in different marketplaces, or did you do something else like for Amazon USA, or what's going on there? Jaisal: Yeah, so the whole time I've been on Amazon Canada, I've been on the Remote Fulfillment expansion team for the entire time, so it's been I've definitely gotten really used to this team and I've learned a lot from the team as well. Bradley Sutton: Now we're gonna be talking, we're gonna go in depth here, but just something I've wanted to know. I always you just said Remote Fulfillment. Now I have always referred to this as NARF right North, because I swear it used to be called like North American Remote Fulfillment. But now I don't see that those initials anywhere on Amazon did it? Was that an official term or is that something I made up, or did you guys have that and then you just erased the NARF and now it's called something else. Irais: Yes, you're right, it was called North America Remote Fulfillment, but the thing is that the moment we are now expanding to other countries, it doesn't make sense to call it North America. That's why we only, we're only staying with Remote Fulfillment with it. Bradley Sutton: That's all. We're almost giving a spoiler alert right there about later on in the show. We're gonna be okay now. Okay now, I guess. So like I gotta start calling it something, but that's. That was such a cool name though, NARF, you know, it's so easy to remember that. All right, let's. Let's switch to Irais. Now, where are you located? Irais: So I am in Mexico City and I worked at the office that we have in Mexico City. Bradley Sutton: Is that where you're born and raised? Irais: Yes, yes, I haven't been living all my life here. I went to give my tour of the world for 10 years and came back to Mexico City, and I've been working at Amazon since four years now four years, and I hope. Bradley Sutton: Let's just start in an degree. You know the reason why I brought you on kind of like representing Amazon Canada. By the way, that's a really cool sweater you have on there. I haven't seen that one special edition, but is you know? I want to talk about Remote Fulfillment now in general. You know, I'm an Amazon seller in the USA now me personally, I don't remember when I enrolled, but I'm already enrolled in it. But there's probably a lot of people listening to this show maybe who haven't. This might be the first time they're even hearing about Remote Fulfillment. So you know what? Let me take a step back. What is Remote Fulfillment? Either of you can answer this. Irais: So Remote Fulfillment, it's a program that allows sellers to use their US FBA inventory to expand to other countries like Mexico, Canada and now Brazil. What we do is like the inventory that you are sending to the Remote Fulfillment Center, to the sorry, to the fulfillment centers in in US. Amazon uses to fulfill the orders internationally once there is a sale in another country. Bradley Sutton: Cool now. So that's just basically in a nutshell what it is. Now I'm a seller who's maybe hearing about this for the first time. How do I know if it's something that I should probably look into? Or maybe there's a kind of seller where it's like nah, this is probably not for you yet. Irais: Well, really, for I think, for any seller that is already selling in in US BISBA I think it's something really great to try, because you're already selling with FBA in US, you already have your products there. The only thing you need to do is enroll. Actually, we are I'll explain further down but we are doing automatically enrollment for some eligible sellers and once you're enrolled, you're basically instantly selling in other like internationally, because it's Amazon who takes care of the rest. We are basically, once we enroll you, we are going to duplicate your ASINs or your offers that's how we call it in Amazon ASINs and you're we're going to duplicate your offers and products to the other countries and then you will be offering those products to new clients and you will have more opportunities to sell right. So I think it's very easy. You don't really need to worry about sending inventory to other places, you don't need to invest on that and everything is taken care of by Amazon. So I think it's very easy. You don't really need to say, oh, am I ready? Bradley Sutton: I'm not ready, because Amazon takes care of everything now, Jaisal, you know, for me when I first enrolled in it, when it was called NARF like the very first one that I made sure to get into was Canada, would it be safe to say that probably most people are, you know, who are selling in the US probably make that one their first enrollment. And then how does somebody enroll in it these days? Jaisal: yeah, of course. So from the way to enroll standpoint, we do have that auto enrollment that I used to talking about earlier. But also if you want to double check to see if you are enrolled, you would go into your US Seller Central side and check the inventory tab and go to Remote Fulfillment and there will be. We have like a new UI as well and there you should be able to see like which countries you have launched in, and it's literally just like a click of a button all right. Bradley Sutton: So I'm here for those watching on YouTube. I'm going in one of my accounts right, I'm pretty sure it's enrolled inventory and then Remote Fulfillment with FBA, all right. And then here it is right here. So I would hit then marketplace enrollment, right, and then there it is All right. So then you would be able to see the three marketplaces and it says I'm enrolled. And if it wasn't enrolled I would have just selected it here and then hit update. So everybody who's listening if you guys are, you know, if you guys are running on a jog right now or you're in your car, you know, please Pull over to the side of the road or just wait till you get home, but go into your Seller Central, hit the Menu button on the left hand side, go to inventory, mouse over that and then select Remote Fulfillment by FBA and literally right after there It'll be just maybe a couple of clicks to enroll. If you are not now, let's say somebody wasn't like me and it said not enrolled, enrolled, just like. If I. From the moment right now they click on this, is it instantaneous that they're now in the program? Does it take 24 hours about? How long would it take them to get up and running? Irais: If you do it manually, you will go through a small flow like after this page. You have another flow when it will just let you know that we are duplicating your ASINs with building international listings tool and once you are enrolled it can be Instantly. It may take up to for you 24 hours, but most of the times it's on the same day. Bradley Sutton: Excellent, excellent. Now, for me, there were some of my products that, even though, as everybody just saw who saw my screen I am fully enrolled, but some of my products that weren't activated. So you know, that leads me to assume that, hey, some products maybe are not eligible. Um, I know, way back in the day, like six years ago, when I was working for seven years and when I was working for a different company, like they were doing Uh, a diet pills and like nothing was available for Canada because there was like regulations about that. But just, I don't sell any diet pills and this is where I sell coffin shelves and egg trays and stuff like that. But what are the kind of products that might not be just Able to qualify for this program with this click of the button? Jaisal: Yeah, so for each country they all have different importation roles. Um, products that are not eligible due to exportation rules Will not be copied to other stores by the build international listings tool, also known as the bill tool, and you'll generally see like an ineligibility message through that same UI that you were showing earlier. However, there are some cases where a product is eligible for cross-border fulfillment under a different fulfillment method, such as local FBA fulfillment or seller fulfilled, but it's not eligible for the Remote Fulfillment with FBA, and that could generally be because there are additional documentation requirements for customs or specific shipping or packaging requirements. Um, a good example is Remote Fulfillment does not export consumer goods, as those products often do need labeling in local languages. And if your product is not eligible for Remote Fulfillment and is not restricted for sale in the target store, you can still send it directly to the country for sale through FBA in each country, or you could list it as a seller fulfilled offer. Um, a good rule of thumb is like if you want to see a full list of restricted products per country, you can visit our Remote Fulfillment page and review what you can sell in the manager listing section now I think, oh, one of the most common or I have. Bradley Sutton: I have a list of common questions that, I gathered from people in our community, when you know, asking about this program, but I think that probably the number one thing that people want to understand is the, the shipping. So, first of all, if I turn this on and it's tied to my FBA US inventory which, by the way, I'm not, um, not sure if I want to make sure everybody understands that it's what we're talking about here, I am not sending inventory, physical inventory, to Canada warehouses or to Mexico warehouses or to Brazil warehouses, it's taking from my us inventory. So Somebody sees, though, a prime batch. If they're shopping on Amazon Mexico, like they, they search for a coffin shelf, how would you say something? The atahood right here and it says Amazon Prime right there. Irais: Yes, yeah, I think that's one of the main benefits of the program is that your ASINs have a prime batch when they are Distributed by Remote Fulfillment. So, although they might take longer, a little bit longer than the ones that are currently already in Mexico, but they are considered prime. Bradley Sutton: That was my next question there. So they see the Prime Badge. Now what is the average shipping time that they might see, assuming obviously even in America you could have a Prime Badge and it might say 10 days because the inventory is being checked in. But let's just assume that the inventory is completely checked in. You know I have got tons of inventory. What's the average shipping time somebody in Mexico or Canada might see on my listing? Irais: Yeah, uh. So On average to Mexico and Canada it takes Less than seven days. That's the time that the around you will see is that the target? Bradley Sutton: I know it's completely brand new this month of, but is that the target also for Brazil or might take a little bit longer for there? Irais: Yeah, so for Brazil, given the distance and obviously the size of the country, we are targeting now around 30 days, and which is also an average for products that are coming from other countries, locally Brazil. Bradley Sutton: Excellent, excellent. Now, obviously for Spain or for Mexico, it's automatically translating my listing into Spanish. For Canada, is it changing it at all to like Canadian English? Not that it's that different, but you know, like, like, for example, British English. You know a diaper is called a nappy or something like that. It's still English, but it's, it's different. Like is there any translation happening? Or like. Does it translate to French? For, like the people in in Quebec who view Amazon and French? Jaisal: Yes, it'll translate to French whenever you're looking in that for the French. Bradley Sutton: But not changing it to like a Canadian vernacular or anything like that, right, yeah, okay now. So that's my second part of my question. Is all right, so Amazon is automatically translating my listing to either French or Spanish or Portuguese, I'm assuming for Brazil. Now what if I, being a Helium 10 user, and I like might know the keyword that people are searching in Spanish and Portuguese and the keyword that Amazon translated might not be what I like? Am I able to go in and override that translation? Jaisal: Yeah, so it depends on the listing. If it already exists in the target country, just as it works in the US, you can propose changes and seller support will make the adjustment when they believe it's pertinent for the listing. However, if the listing is new in the target store and you're the first one to list it and you own the information, you'll be able to make changes as needed after localizing with the build international listings tool. Bradley Sutton: So then it wouldn't be editing the listing per se and, like manage inventory, I would need to go to the build international listings to change the. You know, like I want to change a couple words in the title, that that would be the tool I go into. Yeah okay, perfect, perfect. What about A+ Content? How does that translation work? I'm not. I don't think I've ever looked at my A+ Content. In my North American remote fulfill, or see, I keeps using the old term Remote Fulfillment by FBA Listings. I don't think I've ever even looked at how what's going on with my A+ Content. Jaisal: Yeah, so honestly, similar to how you do it in the US side for Canada or for the store that you're selling in, you can go exactly to where your A+ Content listings would be and upload it there. It doesn't automatically translate over, you may have to tweak some things, but it'll be in the Seller Central for that respective country speaking about localization, one thing, another thing I have not done is my change my images. Bradley Sutton: So, for example, I have some infographic images right where I might have some text on there. Obviously, Amazon is not changing. You know, editing my images for me, changing that to English, it is it possible? If I'm using the same as in and smart, it's my product, you know. I've got Brand Registry, you know and everything. Can I change the like a certain image in the Mexican marketplace to put Spanish? You know, if I have like the features you know listed in one of my images and I want to change the Spanish, am I able to change that image or it's now going to overwrite that to my US listing? Jaisal: It won't overwrite. So whatever you do on like, for example, if you do it on your Canada Seller Central, your Mexico Seller Central, it's not going to override or impact anything that you do on the US Seller Central side. It'll just stay for that target country. Bradley Sutton: Give me good stuff here, like I was worried about. I was worried I think a lot of sellers might have been worried about that one. You're telling us what we want to hear. Now one thing I noticed to you know, like I don't ship inventory directly to Canada, but something that's cool is I can. I can still see them. We have some high and cool metrics here. Let me just show my screen to the listeners who can see this. But, like search, career performance and things like that, I can actually go to Canada and Go to Mexico and see that, even though, like again, I never registered to just for FBA in Canada or Mexico, but since I am part of this Remote Fulfillment, I can actually see the really cool metrics that Amazon has been giving for these different Marketplaces. And then, obviously, you know, if anybody's using Helium 10, you guys all have access to the same functionality for Amazon, for Amazon USA, Amazon Canada, Amazon Mexico, Amazon Brazil, our tools like Cerebro work and magnet where you can do your keyword research and things like that. So in the past, a lot of stuff that Amazon USA sellers had, you know, like they didn't have it right away for Mexico and Canada and the other marketplaces about at least all of the main things, definitely has access here now, where you know I talked about this a little bit before. But for again, for the, for those just joining us, where, at what point Should I be like, hey, this is something that I need to go all in on, and then maybe I've been doing it for a while and then I'm like you know what I don't want to have 30 days for shipping to Brazil. I don't want to have those eight days to Mexico or something. Maybe I should consider actually doing the whole process of taking my inventory, some for a certain product and shipping it to FBA in those countries. Irais: I think that's a great point. It's really good considering at some point, migrating to local FBA Just because FBA has better seller experience, like you say, is like it has shorter shipping times, for example, and which can benefit the sellers. Conversion now. And but to the question one. I think it depends on multiple things. I think the minimum seller should consider is first, having a stable demand of the products they want to sell. You know to make sure the products you're going to send they are actually going to have a Sales. The second one is that sellers need to have figure out the export logistics. You need to have a Look for the information like what products can you send? You know that sometimes our Exportations about the materials that you can export and like maybe having the support of a broker sometimes. And finally, also making sure that you comply with the local laws of the country you're targeting right. Some countries and ask you to have, for example, a local tax ID, which is a process you need to do in in that country. Or some other countries, for example, they ask a specificity, a specificity story about labeling Products, know, and so all of those things we need to think about before, just like sending the inventory to the countries. Irais: But, like I said, it's a good Option to think about it because it will. It will help yourselves and also one another point that I want to mention is that you don't need to decide of Removal filming or FBA. You can always choose both. Actually, it's something that we recommend because, for example, you can use FBA for the ASINs that they have a high turnover rate or they have a stable demand, but if you want to try new ASINs, you can enroll them first in removal filming and so that you can try you know the demand, see how it hits, how they work, and you can use be using both Programs at the same time. Also, FBA is a good option and for the products, like Jason said, for the products that are not Eligible in removal filming, you know, like, for example, if you also sell consumables, you can try to sell consumables via FBA and the rest of your products in removal filming. Bradley Sutton: Interesting now. Now, Jaisal, you know, one question I had was you know she just mentioned about like tax implications and things like that, for when you're actually sending inventory there. I think that's a very top of mind Topic for sellers is like, wait a minute, like anything has to do with another country, like, alright, my product is crossing the border, am I gonna get tax? Like do I? I'm doing Remote Fulfillment? Am I gonna get a separate tax bill? Or do I have to clear customs for each order? Like all these, all these questions they might have, like which might be holding them back? Um, but correct me if I'm wrong, but in removal filming, is it true that I really don't have to worry about those things? Jaisal: This is probably, like our, one of our top five questions that we always get. So when customers buy products through Remote Fulfillment with FBA, the buyer is actually the importer of record and must pay any import duties, taxes and fees. Amazon kind of simplifies the import duties process by estimating the amount that will be due and adding it to the amount the customer pays at checkout. You also do not have to present income taxes in other countries, since your sale is occurring in the United States, so sellers may continue with their tax-specific obligations in the US in the same way as before joining Remote Fulfillment. Bradley Sutton: If I'm looking in Helium temp profits or in Seller Central, when I'm downloading my financial reports and everything, the order might show that it went to Canada or something. But is everything pretty much the same as far as the numbers go? My shipping, my fulfillment cost is the same and there's no extra fees. That's affecting my profitability. Is it almost 100% the same? Irais: We can talk about also the fees. I can already explain how it works. So in Remote Fulfillment the products have two fees, just the same as any product in USFBA. So the first fee is Remote Fulfillment fee, which replaces the USFBA fee it's the same one. And we have the second fee, which is the category referral fee, which depends on the kind of product that you're selling and that will be. It varies depending on the country where the sale is occurring. So, besides these two fees although they can be higher because, for example, in Remote Fulfillment, fees varies depending on the size of the product, the weight and also the country to which you are sending the product Although these fees may be higher we have the tool bill that we have mentioned. But the tool does is it adjusts the prices in the targeted countries with those fees, including those fees in the price and any other extra costs that you might have, so that the price already includes all these additional costs and sellers will get a similar profit as they get in US. So to the question what we are doing with PIL is protecting the margin of the sellers so that they have a similar profit as they get in US, and that's how we can comfortable say that you will be having almost the same profits as you have in US. Bradley Sutton: Okay. So let's say for whatever reason, the currency exchange rate is fluctuating greatly, day by day or week by week. Is once a week or once a day? Is the price maybe showing up as something like is BIL changing my price to reflect the currency fluctuations? Irais: Yeah, so maybe it's easier if I give an example. But for example, so what BIL is going to do is have your US price as a base. It will stay connected to the other listings or to your products in Canada, Mexico and Brazil and the moment that you do, for example, a manual adjust price in the US, it will adjust all other countries, considering the fees difference in each of those countries and it will also consider, like you say, exchange rates for each of the countries. One point that I want to make sure is clear and that sellers know is that if sellers do a change manually to the price in the target country for example, they go and they make a change manually in the price in Mexico that will break the connection with the US price. So BIL will not be connected anymore, and that's something that selling partners need to be careful with. Sellers can totally go and manually change prices in the targeted countries, but that will be breaking the connection. So there is a way to connect the sellers, the listings, again through the BIL international listing tool, which is in global selling. You can reconnect all your listings, but it's just to have this in mind. You know, like not making manual adjustments if you want to maintain the connection with your US prices. Bradley Sutton: That's super interesting. So if I never have touched it, it's going to go ahead and edit that for me, but if I mess with the price once, just like in Seller Central or something, then that breaks the connection. I literally have not seen this page in probably years, but I'm looking right now on my BIL international listings page and, for example I guess at one point I selected these things as default, but it's interesting. Like it says here for Canada, it tells me what the exchange rate is right now. And then it says, for price synchronization, I can choose the list price and the sale price, or list price only. So that's good to know. If I'm doing a sale in the US, that means, if I have this selected, it'll go ahead and reflect as well in Canada. And then it says here I can for Remote Fulfillment with FBA. The choices I have are same as the source marketplace adjust for fees, which is what I have. The other options, though, are same as just same as the source marketplace percentage above the source marketplace, or percentage below the source marketplace, or fixed amount above. So very interesting. And then I also have self-fulfilled options here. Like me, I have a lot of skews that I actually self-fulfilled myself, and I don't know why I put $25. I guess I didn't want anybody ordering from Canada or something. I put a markup of $25 here. But, interesting, I had not been on this page at all. I had no idea about these things. So, as a matter of fact, you just told me I'm working on something with our product team where we can do prices, and I didn't realize. So if I'm manually editing a price, it is no longer gonna go by these rules. Irais: then yeah, just to be clear, it's manually adjusting the price in the target country. So if you change to the store of Mexico and then you change the price in pesos, no, if you change it in US, obviously it will stay connected, and exactly that's how the tool helps to change accordingly the prices in the other countries. Bradley Sutton: Okay, all right, interesting, interesting. Now here we're talking about all these foreign currencies and things like that. Jesso, If I'm trying to open this up, do I need a Canadian bank to get my disbursements from? If I'm just an American seller, do I need a Mexican bank to be able to receive the payments, or how does that work? Jaisal: Yeah, so now actually, Amazon will manage this for you through a tool called Amazon Currency Converter for Sellers, or otherwise known as ACCS, that you can set up in Seller Central as a deposit method. That way, your funds from other countries are transferred to your assigned bank account to receive deposits in the US. Bradley Sutton: So literally at that moment that we talked about earlier in the show, when I'm enrolling, that's it, like there's not a bunch of other steps I'm going to have to jump through. All right, we talked about the cost. We talked about taxes and fees and banks and disbursements. I'm sure I'm forgetting some other things, but just in my just thinking about this program, a couple other questions a seller might have is maybe on the customer side. You said that they're the importer of records. So just out of curiosity, you're no tax code expert or anything, but on average, is it a lot of fees that they're having to pay? Like if they're buying my coffin shelf back there for 25 bucks that's the base price with shipping. The typical Canadian customer, though, what's their bill going to be like? Is it going to be double that? Is it just a certain percentage of that? Jaisal: Yeah, I mean, I think it's an important aspect. But what we really want to highlight is that with the Remote Fulfillment program, buyer will be charged for the taxes. Bradley Sutton: The price that the customer sees, though, is it just the listed price, you know, after the currency conversion, or is Amazon automatically building those you know taxes and things like that, into that retail price? Jaisal: Yeah, so whenever the seller is going on to Amazon.ca and they want to buy your product, they will see actually what the price point is plus the tax and the shipping fee. Ah, so that's good. Bradley Sutton: So it's not like you know like, see, that that's, that's a worry, like when I used to export to Canada and other countries, you know, off of Amazon. You know, maybe 15 years ago or 20 years ago, I would get some customers that would sometimes reject the shipments because they're like, I got this crazy tax bill that I had no idea you know this is how much, but kind of like, there's no surprises because Amazon is telling them how much, how much it's going to cost. Oh, that's a comfort to hear. Irais: I was just going to compliment that. For example, for Mexico, the price of the AC versus US is very similar. It will only get adjusted by the, by the shipping fee which is going to be added to the price if there is no taxes, Amazon is not going to add any, any extra fees and, like you say, it's really convenient, for example, for me when I'm like I want to buy a brand that is not available in my country and that I want to bring it, and it's really nice to have you know like a exact date when I'm going to get it and that I don't have surprises of when the package arrives. Like you say like, oh, I am due another 50 bucks for what I am ordering. Bradley Sutton: Okay, good to know. Good to know. What about returns? So you know, Amazon obviously has a generous return policy. Is it kind of like the same for people who buy through mobile film? I don't even know what it is like. You know 30, let's just say 30 days. They have 30 days, is it the same? And then what's the process? You know, like for like, I had to return something from Amazon the other day and it's just like all right here, go drop it off at UPS or we'll send you a label to return. How does it work if it's a Remote Fulfillment product? Irais: Yeah, it's exactly the same from a buyer's perspective. You also have the Amazon promise that you can return items within a certain time First, I think Mexico is 30 days and you'll get a label, a shipping label, that you can paste on your package and you'll deliver it to the same place, where, or even you can also call for someone to pick it up at home, and it works exactly the same way. Amazon will take care of bringing back the product to the US. So that's I think it's important for sellers to know. We don't bring the product to the FCS and locally, we take it back to your inventory in US. So once it gets to the US, it will be re added to your inventory. Bradley Sutton: Now, what are some educational resources that people can search for, maybe in Seller Central If they want to find out more about this? How would you suggest people can learn more? Irais: inside Seller Central. I think there is two main resources sellers can use. One is the help page of Remote Fulfillment with FBA that you can search by using the search bar. You can place Remote Fulfillment. You will find the help page. We also have a revenue calculator that sellers can use. Also, by typing revenue calculator, you will find it in the search menu. The only thing you need to make sure is that once you are in the revenue calculator, you need to choose the store where you are targeting and the store where your inventory is in, and you will see the option of calculating fees with Remote Fulfillment so that you are able to compare what is the best channel for you or what will be your net profits using one channel or the other one. And finally, you always have seller support, which is a really good resource for a lot of sellers. Jaisal: Just like sending your question or requesting a call, and they will be able to help you, yeah, and also just to add on to that as a seller, if you do have any country specific questions, one piece of advice that I like to give is search for those questions in your Seller Central that is accounted for that country. So if you have a question, for example, on Canada right and you're looking on how do I expand into FBA in Canada, you would literally go into your Seller Central side for your Canada account and type in selling in Canada from the US with FBA and you'll get information on how to expand that way. Bradley Sutton: Excellent, excellent. Now just to give people an idea of what this could mean for you and everybody's accounts is different, but I have literally done no optimization. I haven't even edited my keywords or anything to make it right. All I did last year in one of my accounts is just turn on the Remote Fulfillment. Let me just show you, guys, my Helium 10 profits window here. But in one time period in Project X, my Project X account, I did $132,000 in USA and by never even looking at it, not even touching it at all, never having to ship something myself to Canada, I did $10,000 in Canada. So is that going to make me a millionaire by selling in Canada? Mexico only did a couple of hundred dollars, but still that's almost getting to 10% of my revenue by not even lifting a finger, just clicking a couple of buttons to enroll, and I was able to increase my sales in this one time period by $10,000. So, guys, if you haven't enrolled into this program, definitely do it. Not only are you going to be able to sell in Canada, but also Mexico. And now the newest member of the team is Amazon Brazil to really tap into that marketplace. So, Jaisal and Irais, thank you so much for joining us today and giving us all this knowledge about this program. I hope that all of our listeners are going to be enrolled by the end of this episode and maybe we'll bring you back next year and see what's new with the Remote Fulfillment program. So thank you so much for joining us.