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L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ? Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer. Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu. On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus. On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu. Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ? Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien. Comment vous l'expliquez, cette apathie ? Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. » Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable... C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur. Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman. Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent. C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ? J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ? Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.
L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ? Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer. Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu. On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus. On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu. Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ? Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien. Comment vous l'expliquez, cette apathie ? Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. » Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable... C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur. Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman. Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent. C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ? J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ? Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.
Après des études de commerce, Sophie a réussi à décrocher son 1er CDI, en tant que Junior Product Manager au Nouvel Obs. Mais cette vie là, n'était pas celle qu'elle avait imaginé. A 25 ans, elle décide donc de démissionner pour... écrire un roman. Son rêve était d'écrire et non publier son livre. Ce détail fait toute la différence, car après avoir fini son 1er roman, elle le range dans un tiroir et reprend un nouveau CDI. Cette fois-ci c'est l'entreprise qui lui dit stop, surement un "cadeau mal emballé" de la vie car c'est ce qui va la pousser à sortir au grand jour son manuscrit. Aujourd'hui Sophie va publier son 2e roman d'ici quelques semaines. Mais je ne vous en dis pas plus. Bienvenue dans l'univers de Sophie Astrabie.Pour découvrir l'objet de Damien, rdv sur instagram : https://www.instagram.com/pourquoipasmoi.co/ou sur http://pourquoipasmoi.co/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:57:48 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - Nourrie par son expérience du colonialisme en Afrique australe et par son engagement, par sa désillusion ensuite, vis-à-vis du communisme, l'œuvre de Doris Lessing interroge les mécanismes de domination et les contradictions des systèmes politiques. - équipe : Carla Michel, Axel Dubois, Corinne Amar, Nicolas Berger, Doria Zénine, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Nicolas Poirier Docteur en science politique de l'université Paris-Diderot, professeur de philosophie au lycée Jules Verne de Cergy, Catherine Bernard Professeur de littérature britannique et d'histoire de l'art UFR d'Études anglophones Université Paris Diderot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 02/07/2026 "No kids" : chronique d'une société qui n'aime plus ses enfants Romancière, traductrice, notamment de l'œuvre de J.K. Rowling, et enseignante-chercheuse à l'université d'York, Clémentine Beauvais publie, “L'enfance, qu'est-ce que ça change ?”. Elle dénonce la montée de “l'infantophobie”, qu'elle décrit à travers la multiplication des espaces “no kids” dans l'espace public, qui traduirait une mise à l'écart des enfants. L'auteure défend l'idée que l'enfant doit être reconnu dès sa naissance comme une personne à part entière et plaide pour un environnement pensé et adapté aux besoins des enfants, dans l'esprit des principes développés par Maria Montessori. Séismes au Venezuela : la faillite opérationnelle d'un régime aux abois ? Une semaine après le double séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin, le bilan officiel s'élève à 2 395 morts et plus de 11 000 blessés. L'ONU estime à 50 000 le nombre de personnes disparues. Dans les zones les plus touchées, la nourriture manque et les risques d'épidémies augmentent. Les critiques contre les autorités se multiplient : les habitants dénoncent des secours tardifs et un accès limité aux zones sinistrées pour les bénévoles. D'après les habitants, l'armée restreindrait l'accès à certains secteurs, compliquant le travail des bénévoles et des ONG. Le pays n'avait pas connu de telle catastrophe depuis 1900. On en débat avec Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en science politique à l'Université d'Avignon, Saraï Suarez, journaliste franco-vénézuélienne et Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine et des Caraïbes à la Fondation Jean-Jaurès. Depuis le 1er juillet, le diocèse de Paris applique un système de réservation qui prive, en grande partie, l'accès de Notre-Dame aux guides-conférenciers. L'occasion pour Xavier Mauduit de nous emmener sur les quais de Seine. Marie Bonnisseau revient sur le bras de fer entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X, après la consécration de quatre évêques en Suisse contre l'avis du pape. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 2 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Journaliste, animatrice et désormais romancière, Sophie Coste est l'invitée de ce nouvel épisode de Quincanailles.À 50 ans, elle publie son premier roman, Chérie, un thriller psychologique inspiré de son histoire sous l'emprise d'un pervers narcissique.Dans cet épisode, Sophie Coste nous parle de manipulation, de love bombing, de relations toxiques et de la difficulté à s'en libérer. Mais surtout, nous parlons de résilience, de reconstruction et de cette liberté que l'on conquiert parfois après les plus grandes épreuves.Un épisode fort, inspirant, qui rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour écrire un nouveau chapitre de sa vie.Bonne écoute ✨
durée : 00:58:40 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - L'œuvre de Doris Lessing ne se contente pas de donner une voix aux femmes : elle interroge ce que signifie devenir un sujet libre dans un monde de rapports de pouvoir. La condition féminine y apparaît comme le lieu d'une réflexion large sur l'identité, l'aliénation et la quête de soi. - équipe : Carla Michel, Axel Dubois, Corinne Amar, Nicolas Berger, Françoise Le Floch, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : François de Singly Sociologue, spécialiste de la famille, de la vie privée, de l'adolescence et de la sociologie de l'individu, Heta Rundgren Docteure en littérature comparée et études de genre des universités Paris 8 et Helsinki, Geneviève Brisac Ecrivaine et éditrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:12 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - L'effondrement et la destruction sont des thèmes récurrents de l'œuvre de l'écrivaine britannique, Doris Lessing, depuis son grand roman de 1962, "Le Carnet d'or". En mettant ainsi en scène des mondes en crise, elle interroge les points de rupture des individus, des civilisations et des certitudes. - équipe : Anna Pheulpin, Carla Michel, Corinne Amar, Nicolas Berger, Nassim El Kabli, Luna Hadjla - invités : Nicolas Poirier Docteur en science politique de l'université Paris-Diderot, professeur de philosophie au lycée Jules Verne de Cergy, Françoise Hatchuel Maître de conférences en sciences de l'éducation à l'Université Paris X-Nanterre, Geneviève Brisac Ecrivaine et éditrice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 01:02:29 - Le grand podcast de voyage - Lauréate du prix Astrid Lindgren en 2025, Marion Brunet a fait paraître seize romans à destination des enfants, adolescents et adultes. Au cours de cette masterclasse, elle se confie au micro de Mathilde Wagman sur son travail de la langue et la façon dont naît la voix de ses personnages. - équipe : Mathilde Wagman, Henri Le Blanc, Peire Legras, Aurélie Marsset - invités : Marion Brunet Ecrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Romancière passionnée par la littérature depuis ses plus jeunes années, Caroline Gutmann compte parmi les personnalités de l'édition Française. Elle a publié, ce printemps, « J'irai jusqu'au bout de vos nuits » (éditions de l'Observatoire), un beau récit qui se déroule en grande partie au parc Montsouris, promenade mémorielle où la fidélité, la fantaisie, la tendresse tiennent les premiers rôles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est une semaine où deux temporalités semblent se rejoindre : celle de la parole des victimes et celle de la justice. Après 48h de garde à vue, Patrick BRUEL a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel… Le tout, moins de 3 mois après les révélations de Médiapart - une accélération spectaculaire dans une affaire dont les premiers témoignages remontent pourtant en 2019, il y a déjà 7 ans. Alors qu'une trentaine de femmes accusent aujourd'hui le chanteur, il est désormais poursuivi y compris pour des faits initialement classés sans suite… Alors faut-il y voir un tournant judiciaire ? Nous allons en débattre ce jeudi 11 juin avec : - Cécile OLLIVIER, Grand reporter police/justice pour le magazine ELLE- Titiou LECOQ, Romancière, essayiste, autrice du livre La vie ressemble à ça (éditions de l'Iconoclaste, 25 septembre 2025)- Jean-Michel AUBRY JOURNET, Editeur musical, ambassadeur de l'association #MeTooMedia, cofondateur du collectif #MusicToo avec Rose Lamy- Lenaïg BREDOUX, Journaliste, co-directrice éditorial à Médiapart- Zoé ROYAUX, Avocate pénaliste, porte-parole de la Fondation des femmes- Denis SALAS, Essayiste et ancien magistrat, auteur de "Déni du viol" aux éditions Michalon (15.05.23)
Tout juste auréolée du Molière de la meilleure comédienne pour la pièce "Ça, c'est l'amour" qu'elle reprendra avec sa fille Marilou Berry en janvier 2027 à Paris, Josiane Balasko publie son cinquième roman, "Le dernier sanctuaire", aux éditions Calmann-Lévy. Elle a reçu Laurent Marsick chez elle pour un entretien précieux en tête-à-tête. Ecoutez Laissez-vous tenter avec Anthony Martin du 07 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:00:05 - par : Priscille Lafitte - Dans son dernier livre "Aucune nuit ne sera noire", Fatou Diome s'attache à décrire son grand-père, son amour de la kora, du chant et du violoncelle. Lors de ses nuits d'écruture, la romancière retient la compagnie des Nocturnes de Chopin, surtout si c'est l'occasion de dialoguer avec George Sand. - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Fatou Diome Romancière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:47:40 - Grand bien vous fasse ! - Romancière à succès, Aurélie Valognes, parfois qualifiée d'as du roman feelgood, est l'invitée de Grand Bien Vous Fasse. Après "Mémé dans les orties", ou encore "L'envol", elle publie cette année "La Fugue". - réalisation : Claire Destacamp, Alexia Rivière, Nathalie Romero, Stéphanie Valois - invités : Aurélie Valognes Écrivain, Christilla Pellé-Douël Journaliste chez Psychologies Magazine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Combien de temps, combien d'épreuves faut-il pour devenir femme ? Combien de frustrations, d'injonctions, de rébellions, doit-on endurer pour être soi-même et s'accepter telle quelle ? Autant de questions qui traversent ici le premier roman de Sevin Sahin, mon invitée, qui publie La fille de la Colline, aux éditions Philippe Rey, où elle mêle trois voix à trois époques différentes qui définissent une seule et même personne : Sibel, que l'on suit d'Ankara à Paris. Grand entretien. Sibel, qui s'était pourtant juré de ne jamais avoir de fils, est mère d'un jeune garçon de deux ans. Depuis qu'il est dans le coma, elle est à son chevet, se relayant furtivement avec son mari, qu'elle ne fait plus que croiser depuis quelques années. Angoissée par la possibilité de perdre cet enfant, elle est épaulée par Elsa, infirmière à l'accent ensoleillé, et par le docteur Beausert, qui ne la laisse pas indifférente… Tandis que Sibel veille, ressurgissent les souvenirs de deux périodes fondatrices : son enfance en Turquie, sur la colline Pomme près d'Ankara, dans la communauté alévie marquée par les traditions qui ne laissaient aucun avenir aux femmes en dehors du mariage ; et l'époque où, après son arrivée en France, elle a passé ses nuits dans des clubs, dealeuse occasionnelle, accro à l'ecstasy, à la musique électro et aux hommes. Si elle a désormais mis un terme à cette vie d'excès, Sibel cherche un sens à son identité fragmentée pour sauver son fils… Sevin Sahin entremêle avec brio et une énergie contagieuse les trois époques de la vie de cette femme. À ses côtés, on ressent la colère adolescente face au carcan familial, on éprouve les pulsations et la sensualité des nuits parisiennes, on partage les doutes et les angoisses d'une femme incertaine de son propre instinct maternel. Tout entier tendu vers la question de la survie de l'enfant, ce texte est animé de bout en bout par l'incroyable élan vital de Sibel, déterminée à aller de l'avant envers et contre tout, sans jamais renoncer à la moindre parcelle de sa liberté et de son bonheur de vivre. (Presentation des éditions Philippe Rey) Illustration musicale : Sezen Aksu – Ünzile.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
C'est un bout de France qui se trouve à plus 4 000 kilomètres de l'hexagone. Un archipel situé en Amérique du Nord au sud de Terre-Neuve. Un territoire d'Outre-mer nommé Saint-Pierre et Miquelon en référence à ses deux îles principales. Là sur une surface de 242 kilomètres carrés vivent environ 6 000 habitants, parmi lesquels peut-être les personnages du nouveau roman de la géographe et éditrice Anne-Solange Muis qui vient de publier « Écume d'hiver » chez Phébus. Anne-Solange Muis est géographe. Elle a créé la maison d'édition Terre Urbaine, qui publie des essais sur l'écologie, les territoires et la ville. Son premier roman, Une île pour elle, a reçu plusieurs prix, dont le prix Amerigo-Vespucci. Dans le village de Miquelon, l'hiver a tout effacé et l'horizon n'existe plus. C'est ici que sont nés Michel et Jean, deux frères qui vivent de la pêche traditionnelle à la morue. Mais un soir de grand froid, Jean disparaît. Son sort va alors sceller le destin de son fils Yoann, contraint à revenir sur l'île qu'il avait quittée enfant. Se heurtant à un quotidien où la nature guide tout, cet homme devra renouer avec la terre qui l'a vu naître et, qui sait, avec son passé. À travers des chapitres composés comme des tableaux, Anne-Solange Muis plonge le lecteur dans les paysages et les légendes de Miquelon-Langlade, à Saint-Pierre-et-Miquelon, ce bout de France perdu aux confins de l'Atlantique Nord. Et bâtit, avec une langue d'une infinie sobriété, le décor immense d'une vibrante histoire de transmission. (Présentation des éditions Phébus). Invitée du Festival « Livre Paris » du 17 au 19 avril. Finaliste du Prix Ouest France Étonnants voyageurs 2026. Sélection du Prix Gens de Mer 2026. Illustration musicale : «River Side» d'Agnès Obel.
Avec L'Héritage de Soledad, Elsa Olaizola interroge, à travers un voyage initiatique, la part d'ombre transmise par nos parents. Son premier roman est publié chez JC Lattès. Entretien avec la romancière, également membre de la rédaction numérique de RFI. RFI : Vous signez, chez Jean-Claude Lattès, L'Héritage de Soledad, un premier roman magistral, un roman initiatique où l'on suit, sur les routes de l'Ouest américain, le jeune Emiliano qui part sur les traces de son histoire familiale, celle de sa mère qui porte en elle un très lourd secret. Pourquoi avez-vous choisi ce thème du secret familial pour ce premier roman ? Elsa Olaizola : Je pense que c'est un thème universel qui concerne beaucoup de personnes, avec des questions sur : qu'est-ce qui constitue ma famille ? Pourquoi mon père, ma mère réagissent-ils de cette façon ? Qu'est-ce qui se passe dans la cellule familiale ? Et je pense qu'à différentes étapes de nos vies, on se pose ces questions. Moi, j'arrive à la trentaine, j'arrive dans une nouvelle période de ma vie où je me préoccupe de ce que nous ont transmis nos ancêtres. La question que vous posez est celle de la transmission des traumatismes d'une génération à l'autre. C'est une question qui hante le livre. Est-ce aussi une question qui vous hante ? En fait, je pense que ce qui me hante, c'est de savoir qui on est vraiment. En tant qu'enfant, ce qui peut être difficile, c'est de recevoir des choses de la part de ses parents sans connaître leur histoire. Par exemple, dans ce livre, Emiliano a beaucoup souffert d'être aux côtés d'une mère, certes qui l'aime, mais qui traverse des épisodes de colère très violents, proches de la folie. Et lui, il reçoit cette violence en tant qu'enfant. En sens inverse, le parent peut se demander : qu'est-ce que je possède de mon histoire familiale ? Qu'est-ce qui m'a construite et que je vais peut-être transmettre ou que je n'aurais pas du tout envie de transmettre ? Et en fait, Djune (la protagoniste du roman, NDLR), c'est ce qui la hante. Elle a peur de ce qu'elle va transmettre à son enfant, de ce qu'elle pourrait transmettre lié à son histoire avec le père d'Emiliano, mais aussi de son histoire familiale à elle, une histoire qu'elle connaît mal. La violence est un héritage ? Comment fait-on quand on reçoit un tel héritage ? Emiliano, lui, a trouvé une solution, il prend la route... Emiliano a beaucoup de colère en lui. C'est un adolescent. L'adolescence est souvent une période de grande colère, mais lui a des raisons supplémentaires d'être en colère, parce qu'il est dans une relation très conflictuelle avec sa mère. La mère d'Emiliano redoute d'avoir transmis à son fils un héritage de violence, parce qu'elle-même se pense issue d'une tradition de violence. Donc, durant toute sa vie, elle va chercher à protéger Emiliano de cette violence. Et en même temps, ce qui est terrible pour cette mère, c'est qu'elle guette le moindre signe de violence chez son fils. Si elle le voit, par exemple, courir après des poules dans le jardin – parce que c'est un enfant et qu'il veut jouer –, elle va en être terrifiée et y voir la preuve qu'il a reçu de la violence en héritage. Ce qui est important, c'est que la violence n'est pas seulement dans le cercle familial. On est aux États-Unis, et donc, on est dans une société très violente, une société qui s'est construite sur le génocide des peuples natifs américains, une société patriarcale violente aussi envers les femmes. Se pose donc pour elle la question de savoir comment faire pour que son fils échappe à une violence, alors que celle-ci est partout présente. Finalement, on a l'impression qu'à travers cette Amérique ultra-violente, vous nous offrez un miroir du monde. Le monde est donc si violent que ça ? Moi, c'est comme ça que je le ressens. Je pense que c'est important d'avoir conscience de cette violence du monde justement pour pouvoir la prendre en compte et savoir ce que l'on en fait. Vous parliez du fait qu'Emiliano se rend dans une réserve où il y a des Natifs américains. Pour moi, cette partie du roman est très importante parce que ce peuple, le peuple lakota qui vit dans la réserve de Pine Ridge, est un peuple qui a vécu la colonisation par les Européens. Et ce que je voulais montrer à travers les personnages qu'Emiliano va rencontrer, c'est que ce sont des militants, des hommes et des femmes qui vont se battre contre cette violence des États-Unis, qui vont se battre pour récupérer leurs terres. Et au contact de ces militants, Emiliano va réussir à transformer toute la colère qui l'habite. Il va réussir à se dire qu'elle peut avoir un sens. En filigrane de ce roman, il y a l'histoire d'une femme que l'on pense être la grand-mère d'Emiliano et la mère de Djune. Cette femme s'appelle Soledad. C'est une guérillera mexicaine. Une femme sans foi ni loi qui symbolise d'une certaine façon la violence du capitalisme au Mexique. Un personnage éminemment tragique dont vous racontez l'histoire en filigrane du roman. Cette grand-mère supposée est absolument incroyable. Est-ce qu'elle a réellement existé ? Elle n'a pas existé, c'est un personnage fictif. Elle m'est apparue, littéralement. Je l'ai vue, cette guérillera qui s'appelle donc Soledad Romeros del Rosario. Pourquoi j'ai créé ce personnage ? Parce que parmi les choses qui me mettent en colère, il y a le fait que les femmes sont souvent effacées des livres d'histoire. Et quand elles ne sont pas effacées, on minimise leur rôle, ou on leur prête des traits de bonté, de gentillesse, etc. Et ce que j'ai voulu montrer, c'est que, en fait, une femme peut être violente, une femme peut commander. Soledad n'entre pas dans la guérilla parce qu'elle est outrée par les conditions de vie des pauvres Mexicains, elle le fait parce qu'elle s'ennuie et parce qu'elle se rend compte qu'elle est douée pour monter à cheval, dévaliser des banques, tuer des riches propriétaires terriens. Et elle aime ça ! Je voulais créer un personnage de femme, comme vous l'avez dit, sans foi ni loi, et non pas une femme qui doit absolument avoir une part de douceur ou une part de quelque chose. Non. Il y a des hommes psychopathes, mais il peut aussi y avoir des femmes psychopathes. Je ne suis pas pour cette violence à outrance, mais cela me tenait à cœur de montrer une femme qui, tout d'un coup, prend la tête de toutes les guérillas du Mexique. Et ce que je voulais montrer aussi, c'est qu'Emiliano, qui est un jeune garçon, va prendre cette femme pour modèle et se reconnaître en elle. Moi, en tant que petite fille, j'ai grandi avec des modèles masculins parce qu'en fait, c'était l'unique chose que l'on nous proposait. Et je voulais inverser les choses, montrer qu'un petit garçon peut très bien grandir en ayant un modèle féminin pour exemple. L'Héritage de Soledad d'Elsa Olaizola, publié aux éditions JC Lattès, 304 pages, 2026. À lire aussiÉtats-Unis: excuses historiques de Joe Biden pour les sévices dans les pensionnats pour Natifs américains
Avec L'Héritage de Soledad, Elsa Olaizola interroge, à travers un voyage initiatique, la part d'ombre transmise par nos parents. Son premier roman est publié chez JC Lattès. Entretien avec la romancière, également membre de la rédaction numérique de RFI. RFI : Vous signez, chez Jean-Claude Lattès, L'Héritage de Soledad, un premier roman magistral, un roman initiatique où l'on suit, sur les routes de l'Ouest américain, le jeune Emiliano qui part sur les traces de son histoire familiale, celle de sa mère qui porte en elle un très lourd secret. Pourquoi avez-vous choisi ce thème du secret familial pour ce premier roman ? Elsa Olaizola : Je pense que c'est un thème universel qui concerne beaucoup de personnes, avec des questions sur : qu'est-ce qui constitue ma famille ? Pourquoi mon père, ma mère réagissent-ils de cette façon ? Qu'est-ce qui se passe dans la cellule familiale ? Et je pense qu'à différentes étapes de nos vies, on se pose ces questions. Moi, j'arrive à la trentaine, j'arrive dans une nouvelle période de ma vie où je me préoccupe de ce que nous ont transmis nos ancêtres. La question que vous posez est celle de la transmission des traumatismes d'une génération à l'autre. C'est une question qui hante le livre. Est-ce aussi une question qui vous hante ? En fait, je pense que ce qui me hante, c'est de savoir qui on est vraiment. En tant qu'enfant, ce qui peut être difficile, c'est de recevoir des choses de la part de ses parents sans connaître leur histoire. Par exemple, dans ce livre, Emiliano a beaucoup souffert d'être aux côtés d'une mère, certes qui l'aime, mais qui traverse des épisodes de colère très violents, proches de la folie. Et lui, il reçoit cette violence en tant qu'enfant. En sens inverse, le parent peut se demander : qu'est-ce que je possède de mon histoire familiale ? Qu'est-ce qui m'a construite et que je vais peut-être transmettre ou que je n'aurais pas du tout envie de transmettre ? Et en fait, Djune (la protagoniste du roman, NDLR), c'est ce qui la hante. Elle a peur de ce qu'elle va transmettre à son enfant, de ce qu'elle pourrait transmettre lié à son histoire avec le père d'Emiliano, mais aussi de son histoire familiale à elle, une histoire qu'elle connaît mal. La violence est un héritage ? Comment fait-on quand on reçoit un tel héritage ? Emiliano, lui, a trouvé une solution, il prend la route... Emiliano a beaucoup de colère en lui. C'est un adolescent. L'adolescence est souvent une période de grande colère, mais lui a des raisons supplémentaires d'être en colère, parce qu'il est dans une relation très conflictuelle avec sa mère. La mère d'Emiliano redoute d'avoir transmis à son fils un héritage de violence, parce qu'elle-même se pense issue d'une tradition de violence. Donc, durant toute sa vie, elle va chercher à protéger Emiliano de cette violence. Et en même temps, ce qui est terrible pour cette mère, c'est qu'elle guette le moindre signe de violence chez son fils. Si elle le voit, par exemple, courir après des poules dans le jardin – parce que c'est un enfant et qu'il veut jouer –, elle va en être terrifiée et y voir la preuve qu'il a reçu de la violence en héritage. Ce qui est important, c'est que la violence n'est pas seulement dans le cercle familial. On est aux États-Unis, et donc, on est dans une société très violente, une société qui s'est construite sur le génocide des peuples natifs américains, une société patriarcale violente aussi envers les femmes. Se pose donc pour elle la question de savoir comment faire pour que son fils échappe à une violence, alors que celle-ci est partout présente. Finalement, on a l'impression qu'à travers cette Amérique ultra-violente, vous nous offrez un miroir du monde. Le monde est donc si violent que ça ? Moi, c'est comme ça que je le ressens. Je pense que c'est important d'avoir conscience de cette violence du monde justement pour pouvoir la prendre en compte et savoir ce que l'on en fait. Vous parliez du fait qu'Emiliano se rend dans une réserve où il y a des Natifs américains. Pour moi, cette partie du roman est très importante parce que ce peuple, le peuple lakota qui vit dans la réserve de Pine Ridge, est un peuple qui a vécu la colonisation par les Européens. Et ce que je voulais montrer à travers les personnages qu'Emiliano va rencontrer, c'est que ce sont des militants, des hommes et des femmes qui vont se battre contre cette violence des États-Unis, qui vont se battre pour récupérer leurs terres. Et au contact de ces militants, Emiliano va réussir à transformer toute la colère qui l'habite. Il va réussir à se dire qu'elle peut avoir un sens. En filigrane de ce roman, il y a l'histoire d'une femme que l'on pense être la grand-mère d'Emiliano et la mère de Djune. Cette femme s'appelle Soledad. C'est une guérillera mexicaine. Une femme sans foi ni loi qui symbolise d'une certaine façon la violence du capitalisme au Mexique. Un personnage éminemment tragique dont vous racontez l'histoire en filigrane du roman. Cette grand-mère supposée est absolument incroyable. Est-ce qu'elle a réellement existé ? Elle n'a pas existé, c'est un personnage fictif. Elle m'est apparue, littéralement. Je l'ai vue, cette guérillera qui s'appelle donc Soledad Romeros del Rosario. Pourquoi j'ai créé ce personnage ? Parce que parmi les choses qui me mettent en colère, il y a le fait que les femmes sont souvent effacées des livres d'histoire. Et quand elles ne sont pas effacées, on minimise leur rôle, ou on leur prête des traits de bonté, de gentillesse, etc. Et ce que j'ai voulu montrer, c'est que, en fait, une femme peut être violente, une femme peut commander. Soledad n'entre pas dans la guérilla parce qu'elle est outrée par les conditions de vie des pauvres Mexicains, elle le fait parce qu'elle s'ennuie et parce qu'elle se rend compte qu'elle est douée pour monter à cheval, dévaliser des banques, tuer des riches propriétaires terriens. Et elle aime ça ! Je voulais créer un personnage de femme, comme vous l'avez dit, sans foi ni loi, et non pas une femme qui doit absolument avoir une part de douceur ou une part de quelque chose. Non. Il y a des hommes psychopathes, mais il peut aussi y avoir des femmes psychopathes. Je ne suis pas pour cette violence à outrance, mais cela me tenait à cœur de montrer une femme qui, tout d'un coup, prend la tête de toutes les guérillas du Mexique. Et ce que je voulais montrer aussi, c'est qu'Emiliano, qui est un jeune garçon, va prendre cette femme pour modèle et se reconnaître en elle. Moi, en tant que petite fille, j'ai grandi avec des modèles masculins parce qu'en fait, c'était l'unique chose que l'on nous proposait. Et je voulais inverser les choses, montrer qu'un petit garçon peut très bien grandir en ayant un modèle féminin pour exemple. L'Héritage de Soledad d'Elsa Olaizola, publié aux éditions JC Lattès, 304 pages, 2026. À lire aussiÉtats-Unis: excuses historiques de Joe Biden pour les sévices dans les pensionnats pour Natifs américains
Invitée : Sylvie Germain. Qu'est-ce que ressusciter ? L'écrivaine française Sylvie Germain préfère dire "revivifier". Romancière et essayiste, elle évoque souvent les Écritures saintes dans son œuvre littéraire. Une œuvre singulière et puissante, marquée par la noirceur de l'existence, qui questionne l'absence ou la présence de Dieu. Mais qui invite aussi à la beauté et à la force de la vie. Elle répond à Matthias Wirz. Réf. Bibliographique : L'écrivaine Sylvie Germain, Murmuration, Albin Michel 2026. Photo : Sylvie Germain (copyright : Tadeusz Kluba)
Invitée du «Buzz TV» ce mardi, la romancière, et candidate de la nouvelle saison des «Traîtres» sur M6, est revenu sur l'événement qui a chamboulé le cours de son existence.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:28 - Le 13/14 - par : Bruno Duvic - Aujourd'hui à 13H30, nous parlerons d'un livre devenu le grand succès de la dernière cérémonie des césars ; l'autrice Alice Ferney est avec nous pour évoquer "L'intimité" : son roman adapté au cinéma sous le titre "L'attachement", césar du meilleur film. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:16:19 - L'invité du 13/14 - Aujourd'hui à 13H30, nous parlerons d'un livre devenu le grand succès de la dernière cérémonie des césars ; l'autrice Alice Ferney est avec nous pour évoquer "L'intimité" : son roman adapté au cinéma sous le titre "L'attachement", césar du meilleur film. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:48 - Nouvelles têtes - par : Mathilde Serrell - Julia Lepère publie "La mer et son double" aux éditions du Sous-sol, un premier roman à l'écriture dense et onirique. Ancienne comédienne devenue romancière, elle y mêle visions marines et ville imaginaire pour explorer la perte de repères et la quête d'identité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En mai 2018, Jean-Alphonse Richard consacre un épisode de "Confidentiel" à Françoise Sagan. Née en 1935 à Cajarc, Sagan s'impose dès 18 ans avec "Bonjour Tristesse" et devient une figure incontournable de la littérature française. Entre succès fulgurant, scandales, amours libres et addictions, elle incarne la liberté et l'audace d'une époque. Découvrez le destin romanesque d'une femme qui a bouleversé les codes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Amoureuse éperdue de la langue française, Vénus Khoury-Ghata vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. Romancière, poète, traductrice, elle a toute sa vie tissé des liens entre son Liban natal et la France où elle vivait. Autrice d'une œuvre très importante, une soixantaine de titres, de nombreuses fois récompensée par l'Académie française, le prix Goncourt de poésie entre autres, Vénus Khoury-Ghata était la voix des femmes et des invisibles. En souvenir de cette lectrice insatiable, de cette écrivaine sensible, rediffusion d'un grand entretien chez elle. Rencontre avec Vénus Khoury-Ghata autour de son dernier roman « En souvenir des hommes » (Actes Sud, 2021). "Diane, qui a atteint un âge qu'on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter un caveau et se retrouve avec un emplacement prévu pour deux cercueils… Au fil de sa vie bohème, Diane a aimé des hommes, s'est lassée de certains, a été quittée par d'autres, a enterré celui qui comptait le plus. Bref, elle est seule, n'a même plus de chat, et il ne sera pas dit que cette solitude la poursuivra dans l'au-delà. La voilà qui recherche, parmi les encore vivants qui l'ont aimée, celui qui serait prêt à devenir son compagnon du grand sommeil. Dans cette quête, elle est encouragée et volontiers taquinée par son amie de toujours, Hélène, veuve partie mettre en vente la villa sur la Riviera dans laquelle est mort son époux, et qui trouve là une manière inattendue d'ensoleiller sa vie. Ce roman aussi grave que fantasque, qui parle de mort, de solitude et de chagrin avec l'élégance de la légèreté, offre deux portraits de vieilles dames indignes délicieusement complices, bouleversantes et merveilleusement inspirantes." (Présentation des éditions Actes Sud) Également cités : "Ton chant est plus long que ton souffle", entretiens avec Caroline Boidé, aux éditions Écriture et "Lune n'est lune que pour le chat", aux éditions Bruno Doucey.
[REDIFFUSION] Dans cet épisode, Andréa Brusque vous parle d'un des plus grands mystères du 21e siècle. Cette énigme est celle d'une autrice, dont personne ne connaît la véritable identité. Nous ne savons que très peu de chose sur elle, pourtant, elle a conquis le monde littéraire international, et ses œuvres ont été adaptées à l'écran. En 2016, le magazine Time l'a classée parmi les 100 personnes les plus influentes au monde. Son nom : Elena Ferrante. Du mystère qui plane autour d'elle à ses romans à succès, découvrez son Fabuleux destin. Un contexte unique C'est dans les années 40, dans une famille modeste, qu'Elena Ferrante voit le jour, avec une mère couturière et un père dont on ne sait rien. La ville de Naples, avec son riche patrimoine historique et culturel, est l'arrière-plan de sa jeunesse. Quand Elena était enfant, Naples était encore profondément marquée par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale. La violence et la pauvreté régnaient dans les rues. Elle a grandi dans une ville où les inégalités étaient omniprésentes. Néanmoins, Naples était également fascinante. C'était tout un univers, qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:19:17 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Nicolas Herbeaux reçoit Juliette Oury pour son deuxième roman "Brûler grand" publié aux éditions de l'Observatoire. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Juliette Oury Autrice
Une valise traînée de cachette en cachette par deux fillettes fuyant la barbarie nazie ; un manuscrit conservé comme une relique pendant soixante ans ; et la consécration posthume d'une grande écrivaine tombée dans l'oubli, mais dont l'itinéraire romanesque et tragique vaut la peine d'être raconté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une valise traînée de cachette en cachette par deux fillettes fuyant la barbarie nazie ; un manuscrit conservé comme une relique pendant soixante ans ; et la consécration posthume d'une grande écrivaine tombée dans l'oubli, mais dont l'itinéraire romanesque et tragique vaut la peine d'être raconté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:48:07 - Comme un samedi - par : Arnaud Laporte - Carte blanche à un cinéaste qui, depuis plus de trente ans, filme le temps long, les visages, les existences fragiles, minoritaires, souvent invisibles. Sébastien Lifshitz a fait du documentaire un art de restituer la vérité. Filmer des vies, cadrer et écrire sa vie sont au programme. - réalisation : Alexandre Fougeron - invités : Sébastien Lifshitz Cinéaste; Valérie Mréjen Romancière, plasticienne et vidéaste; Gérard Lefort Journaliste, critique de cinéma et écrivain; Paul Guilhaume Chef opérateur; Michelle Blades Autrice-compositrice-interprète
Un lundi de novembre 2008 au matin, le député UMP et ancien maire de Thionville en Moselle, Jean-Marie Demange, roue de coups son ex-maîtresse, Karine Albert. Les faits se produisent sur un balcon, à la vue des voisins des immeubles environnants qui tentent en vain de raisonner l'homme politique. Mais il traîne Karine Albert à l'intérieur de l'appartement et l'abat de deux coups de feu avant de retourner l'arme contre lui. Quelques heures après le drame, l'Assemblée nationale observe une minute de silence à sa mémoire, sans mentionner les actes qui se sont produits. Dans les jours qui suivent, les journaux évoquent le "crime passionnel", le "coup de folie" du député-maire et louent les mérites de l'homme avide de pouvoir. Comment expliquer cette dérive meurtrière sans précédent pour un député de la Ve République ? Jean-Marie Demange, avait-il prémédité son passage à l'acte ? Quels en furent les éléments déclencheurs ? La voix du crime de cet épisode, c'est la romancière et journaliste Sophie Loubière. Au micro de Marie Zafimehy, elle témoigne d'une époque où la société célébrait la mémoire d'un homme politique meurtrier et elle redonne sa juste place à la victime, Karine Albert. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Agnès Desarthe publie son nouveau roman «L'oreille absolue» : un conte lumineux dans lequel la Mort cesse de faire mourir… C'était un hiver lumineux et sec. Ainsi commencent la plupart des chapitres du roman d'Agnès Desarthe ! Un choix littéraire pour dire la répétition des jours, mais également celui de la musique, comme un refrain. Tout commence dans un village, près de la mer, un 18 décembre vers 15h15. Il n'y a plus de place au cimetière. Les habitants décident alors de ne plus mourir… Un petit garçon intenable rencontre un homme au bout du rouleau. Une femme retrouve son amant disparu. Un musicien prépare un concours avec un jeune prodige qui ne sait pas lire une note. Deux adolescents filent à moto sans casque. Ces personnages – et bien d'autres encore – semblent n'avoir aucun lien entre eux, si ce n'est que tous appartiennent à la même harmonie municipale. Tous préparent le concert de Noël. Un roman choral aux allures de partition – à cinquante personnages dans lequel les destins sont liés les uns aux autres. Agnès Desarthe est née en 1966, elle est traductrice de l'anglais. Romancière, outre de nombreux ouvrages pour la jeunesse, elle a publié notamment : Un secret sans importance (prix du Livre Inter 1996), Dans la nuit brune (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore Une partie de chasse. Elle est également l'auteure d'un essai consacré à Virginia Woolf avec Geneviève Brisac, V.W. Le mélange des genres, d'un essai autobiographique, Comment j'ai appris à lire (Stock, 2013), et d'une biographie consacrée à René Urtreger, Le Roi René (Éditions Odile Jacob, 2016). Elle a publié onze romans aux Éditions de l'Olivier, dont Un secret sans importance (prix du Livre Inter 1996), Dans la nuit brune (prix Renaudot des lycéens 2010), Ce cœur changeant (Prix littéraire du Monde 2015), L'Éternel fiancé et Le Château des rentiers (en lice pour le Goncourt 2023). Son dernier roman : «L'oreille absolue» a été publié aux éditions de l'Olivier. Elle publiera en janvier 2026 un nouveau roman : Qui se ressemble, aux éditions Buchet-Chastel, coll. «La Résonnante» et consacré à la chanteuse égyptienne Oum Khalthoum. Programmation musicale : Le groupe Bonbon Vaudou avec le titre Gourmandises Amoureuses, extrait de leur nouvel album «Épopée Métèque».
Agnès Desarthe publie son nouveau roman «L'oreille absolue» : un conte lumineux dans lequel la Mort cesse de faire mourir… C'était un hiver lumineux et sec. Ainsi commencent la plupart des chapitres du roman d'Agnès Desarthe ! Un choix littéraire pour dire la répétition des jours, mais également celui de la musique, comme un refrain. Tout commence dans un village, près de la mer, un 18 décembre vers 15h15. Il n'y a plus de place au cimetière. Les habitants décident alors de ne plus mourir… Un petit garçon intenable rencontre un homme au bout du rouleau. Une femme retrouve son amant disparu. Un musicien prépare un concours avec un jeune prodige qui ne sait pas lire une note. Deux adolescents filent à moto sans casque. Ces personnages – et bien d'autres encore – semblent n'avoir aucun lien entre eux, si ce n'est que tous appartiennent à la même harmonie municipale. Tous préparent le concert de Noël. Un roman choral aux allures de partition – à cinquante personnages dans lequel les destins sont liés les uns aux autres. Agnès Desarthe est née en 1966, elle est traductrice de l'anglais. Romancière, outre de nombreux ouvrages pour la jeunesse, elle a publié notamment : Un secret sans importance (prix du Livre Inter 1996), Dans la nuit brune (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore Une partie de chasse. Elle est également l'auteure d'un essai consacré à Virginia Woolf avec Geneviève Brisac, V.W. Le mélange des genres, d'un essai autobiographique, Comment j'ai appris à lire (Stock, 2013), et d'une biographie consacrée à René Urtreger, Le Roi René (Éditions Odile Jacob, 2016). Elle a publié onze romans aux Éditions de l'Olivier, dont Un secret sans importance (prix du Livre Inter 1996), Dans la nuit brune (prix Renaudot des lycéens 2010), Ce cœur changeant (Prix littéraire du Monde 2015), L'Éternel fiancé et Le Château des rentiers (en lice pour le Goncourt 2023). Son dernier roman : «L'oreille absolue» a été publié aux éditions de l'Olivier. Elle publiera en janvier 2026 un nouveau roman : Qui se ressemble, aux éditions Buchet-Chastel, coll. «La Résonnante» et consacré à la chanteuse égyptienne Oum Khalthoum. Programmation musicale : Le groupe Bonbon Vaudou avec le titre Gourmandises Amoureuses, extrait de leur nouvel album «Épopée Métèque».
durée : 01:00:07 - Maria Pourchet, écrivaine - par : Priscille Lafitte - La romancière Maria Pourchet a truffé son dernier roman, "Tressaillir" de références à Erik Satie, entre la pièce "Picadilly" et les Sarabandes, après avoir écrit son roman précédent "Feu" en immersion dans deux eaux musicales opposées : le Stabat Mater de Pergolèse et les textes de "Fauve". - réalisé par : Claire Lagarde Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:43 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Correctrice dans la presse, Hélène Frédérick consacre son dernier livre à ce travail méconnu, souvent pratiqué par des militants libertaires. L'autrice met en lumière des figures de passeurs et rend aussi hommage à son père. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Hélène Frédérick Romancière.
Publié par Vanity Fair et nourri de fines observations, il se concentre sur une mystérieuse femme présente lors du jugement : une soi-disant admiratrice du condamné… Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Entretien mené par Michèle Cléach Festival Paris en toutes lettres 2025 « En retraçant la vie de mes ancêtres, j'ai trouvé mon pays d'écriture. » C'est en écrivant, avec sa sœur Claire, l'histoire de leur arrière-grand-mère, Gabriële, qu'Anne Berest a vécu cette épiphanie, qu'elle a su que son grand projet littéraire serait de faire œuvre à partir de son arbre généalogique. Après Gabriële et La carte postale, des « romans vrais » sur sa branche maternelle, elle publie Finistère, le roman de sa branche paternelle, une lignée de trois hommes fidèles à leurs origines mais adeptes de la bifurcation. Une lignée d'hommes engagés dans l'action, qui s'inscrivent dans l'Histoire de la Bretagne et dans celle de la France. Fresque historique, sociologique et géographique, Finistère est aussi l'histoire de la relation d'un père taiseux et de sa fille qui aimerait tant que les mots soient dits. Romancière du réel, de l'Histoire et de l'histoire familiale, Anne Berest dit que lorsqu'elle écrit, elle n'écrit pas seule. Qui sont ces « autres » qui l'accompagnent ? Que met-elle dans son laboratoire d'écriture qui lui permette de raconter simplement des vies complexes ? Quels sont ses « outils » d'écrivaine ? Une masterclass par Aleph-Écriture À lire – Anne Berest, Finistère, Albin Michel, 2025 – La carte Postale, Grasset, 2021 (Le Livre de Poche, 2022) – Gabriële, Stock, 2017 (Le Livre de Poche, 2018).
durée : 00:12:34 - L'Avant-scène - par : Aurélie Charon - Valérie Mréjen a demandé aux enfants de lui raconter le deuil de leurs animaux de compagnie, et surtout les rituels qu'ils ont inventé pour leur dire adieu. Elle a écrit le spectacle "Pomme-frite" à partir de leurs récits. - réalisation : Alexandre Fougeron - invités : Valérie Mréjen Romancière, Plasticienne et Vidéaste
durée : 00:28:56 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Avec la bande dessinée "La nuit retrouvée", Pénélope Bagieu et Lola Lafon unissent leurs voix pour une exploration vibrante de la mémoire et du corps féminin. La bande dessinée se déploie comme une traversée intime et poétique, où l'obscurité devient un lieu de renaissance et de résistance. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Pénélope Bagieu Illustratrice, dessinatrice et scénariste de bande-dessinée; Lola Lafon Ecrivaine, chanteuse, compositrice
A 31 ans Agatha Christie est encore loin d'être la célèbre romancière qu'elle sera par la suite, celle dont Churchill dira qu'elle était la femme à qui le crime a le plus rapporté depuis Lucrèce Borgia. Au lendemain de la Grande Guerre, la jeune Agatha Christie entreprend un tour du monde. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, je suis très heureuse de recevoir Anne Berest à mon micro.C'est tout naturellement que j'ai eu très tôt envie de l'inviter dans ce podcast. Je ne suis pas surprise que le sujet, L'art de l'attention, résonne particulièrement pour elle.Romancière, scénariste, auteure de plusieurs ouvrages, elle explorait sa filiation maternelle dans La Carte postale (2021), un récit qui a rencontré un très grand succès. Avec Finistère, paru en août chez Albin Michel, Anne Berest poursuit cette exploration des transmissions familiales invisibles et de ses interrogations autour de la généalogie. De quoi hérite-t-on ? Dès les premières pages, elle annonce que sa matière sera « sans doute âpre, austère, et taiseuse ».À l'image de la terre bretonne dans laquelle elle s'enracine.Mais le lecteur, lui, en retient autre chose.Une tendresse.Une sincérité.Et le courage d'hommes et de femmes qui ne se résignent pas.C'est un très beau livre, à l'écriture ciselée, que j'ai envie d'offrir à mon père, bien sûr, et aux êtres aimés.Anne Berest me reçoit chez elle, à son bureau, pour cette conversation.Fine, élancée, souriante, avec ce regard à la fois intense et réservé, elle donne l'impression de porter en elle quelque chose de secret.À son image, son écriture se dessine entre pudeur et intensité.Dans cet épisode, avec Anne Berest, nous allons parler d'héritage et de mémoire.D'un territoire qui devient personnage.Nous conversons de l'urgence d'interroger les vivants – et les absents – sur ce qui a modelé leur existence. Et de témoigner, aussi, de l'amour que nous leur portons. Nous abordons son écriture fine, qui relie l'intime à l'Histoire.Nous évoquons également l'importance de l'écrit, des lettres, et un homme extraordinaire qui avait érigé l'attention en art de vivre : Karl Lagerfeld, qu'Anne Berest a bien connu.C'est un échange où il sera question d'attention :à la mémoire, aux lieux, aux silences, aux voix qui nous précèdent et nous habitent encore.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:47:40 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - Romancière à succès, Aurélie Valognes, parfois qualifiée d'as du roman feelgood, est l'invitée de Grand Bien Vous Fasse. Après "Mémé dans les orties", ou encore "L'envol", elle publie cette année "La Fugue" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:59:00 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Dans "Je voulais vivre", Adélaïde de Clermont-Tonnerre donne voix à Milady de Winter, l'ennemie des mousquetaires d'Alexandre Dumas. Par ce projet, elle questionne la portée de la réécriture fictionnelle et réinvente un personnage féminin de la littérature canonique au prisme de l'injustice. - réalisation : Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Solène Roy, Chloé Rouillon, Maïwenn Guiziou - invités : Adélaïde de Clermont-Tonnerre Journaliste et romancière française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:00 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dans "Je voulais vivre", Adélaïde de Clermont-Tonnerre donne voix à Milady de Winter, l'ennemie des mousquetaires d'Alexandre Dumas. Par ce projet, elle questionne la portée de la réécriture fictionnelle et réinvente un personnage féminin de la littérature canonique au prisme de l'injustice. - réalisation : Laurence Millet - invités : Adélaïde de Clermont-Tonnerre Journaliste et romancière française
"Ma mère m'a sauvée en m'interdisant de rester dans les ténèbres, de m'y complaire." Romancière belge la plus connue de France, Amélie Nothomb publie un ouvrage par an depuis 1992. Aujourd'hui, à l'occasion de la sortie de son dernier livre “Tant mieux”, elle nous raconte des bribes de son histoire, des grands épisodes de souffrance qu'elle a vécus et la lumière qui a percé à chaque fois. Bonne écoute.
Répondez au sondage de l'été 2025 des auditeurs et auditrices de Passion Médiévistes (et n'hésitez pas à le partager) forms.gle/K7GYsDFa7pxwXNt86 Déjà autrice de plusieurs ouvrages, Lucie Baratte a reçu en mai 2025 le Prix de la Rose d'or – Jeunes Amis du musée de Cluny 2025 pour Roman de Ronce et d'Épine publié en août 2024 aux éditions Typhons. Dans cet épisode du format "Rencontres" de Passion Médiévistes, elle raconte comment lui ait venu l'idée de cette histoire, comment elle s'est documentée sur le Moyen Âge pour s'approprier les codes de cette époque et nourrir l'univers de son roman, et les thématiques qu'elle a abordé tout au long du livre. Cet épisode a été enregistré dans la salle Notre Dame du Musée de Cluny, on s'excuse pour les bruits d'écho et d'ambulance ! Merci aux Amis du musée de Cluny qui m'ont convié pour faire partie du jury du Prix de la Rose d'or - Jeunes Amis. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/lucie-baratte ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > www.youtube.com/@passionmedievistespodcast Préparation, enregistrement et mixage : Fanny Cohen Moreau Montage : Baptiste Mossiere Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, dites moi par le moyen de communication que vous préférez si vous avez répondu au sondage de l'été 2025 !
durée : 00:58:45 - La Conversation littéraire - par : Mathias Énard - Alors que paraît "Archipels" aux éditions de L'Olivier, Hélène Gaudy compose ce récit de filiation autour de la figure du père et dans une conversation avec lui. L'universitaire Laurent Demanze détaille cette forme, en écho aux "Vies minuscules" de Pierre Michon et "La place" d'Annie Ernaux. - réalisation : Laure-Hélène Planchet, Rafik Zénine - invités : Hélène Gaudy Écrivaine française; Laurent Demanze Professeur de littérature à l'Université de Grenoble
Tout a commencé par un mensonge…Aurélie Valognes n'avait encore jamais écrit une ligne. Et pourtant, ce jour-là, à Milan, face à une inconnue, elle prononce ces mots : “Je suis écrivain.”Elle ne le savait pas encore, mais ce mensonge allait changer sa vie.Un roman écrit en secret, une couverture bricolée sur Paint, un clic sur “Publier”... et des centaines de milliers de lecteurs plus tard, elle devient l'une des autrices les plus lues de France.Dans cet extrait, elle revient sur ce moment charnière, fragile, puissant, celui où tout a commencé.La suite dès lundi matin !Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.