Podcasts about Grasset

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Le Nouvel Esprit Public
Thématique : le nouveau pouvoir évangélique, avec Sébastien Fath

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later May 24, 2026 60:36


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 30 avril 2026.Avec cette semaine :Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de Le nouveau pouvoir évangélique (éd. Grasset).Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUEÀ l'occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L'épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s'inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l'échelle de tous les continents.C'est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, Le Nouveau Pouvoir évangélique, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l'autorité de la Bible et l'engagement missionnaire rassemblerait aujourd'hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.L'Afrique est devenue l'un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L'Asie compte environ 220 millions d'évangéliques, l'Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l'Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd'hui.Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d'environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l'évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n'existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Librairie Mollat
Camille Charvet - Les assoiffés

Librairie Mollat

Play Episode Listen Later May 21, 2026 48:59


Dans le cadre des conférences ECHO organisées par Cap Sciences, Camille Charvet vous présente son ouvrage "Les assoiffés" aux éditions Grasset. Entretien avec Raphaël Dupin.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'heure bleue
Alexandre Tharaud : "Bach est un bon antidépresseur"

L'heure bleue

Play Episode Listen Later May 20, 2026 47:24


durée : 00:47:24 - La 20e heure - par : Eva Bester - Pianiste de renommée internationale, à la tête d'une importante discographie, Alexandre Tharaud sonde la naissance de sa vocation dans un ouvrage intitulé "Touché" qui parait aux éditions Grasset. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Alexandre Tharaud Pianiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse internationale
À la Une: tempête sur la Croisette

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later May 19, 2026 3:52


L'affaire a presque éclipsé le traditionnel ballet des stars et des projections au festival de Cannes. Tout commence il y a huit jours, avec la publication dans Libération d'une tribune signée par le collectif « Zapper Bolloré » : 600 professionnels du cinéma qui dénoncent « l'emprise grandissante de l'extrême droite » sur le cinéma français, symbolisée par le milliardaire Vincent Bolloré. « Au cœur des inquiétudes, pointe Le Soir à Bruxelles : le projet de rachat total d'UGC par Canal+, déjà actionnaire à 34% du troisième réseau de salles français. Pour les signataires, parmi lesquels on retrouve Juliette Binoche, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi ou encore Arthur Harari et Emmanuel Marre, tous deux en compétition à Cannes, ce rachat ferait peser le risque d'une concentration inédite. Avec la perspective que Vincent Bolloré soit dans le futur "en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran". » À lire aussiCinéma : le patron de Canal+ ne veut plus travailler avec les signataires d'une tribune contre Bolloré Une « claque à tout le monde » Dimanche dernier, réponse cinglante du président du directoire de Canal+, Maxime Saada, qui annonce qu'il ne souhaite plus que son groupe continue de travailler avec les signataires de la pétition. « Des représailles inédites qui reviennent à constituer une liste noire dans le cinéma français », s'exclame Le Monde. « Canal+ veut ostraciser les signataires, poursuit le journal. Ils ne travailleront plus pour des films financés par la chaîne. Et les producteurs auront du mal à boucler un tour de table sans Canal+ puisque le groupe représente à lui seul 43% des apports des diffuseurs dans les films français. » « Maxime Saada a mis une claque à tout le monde », renchérit Libération. « Ainsi donc, s'interroge le journal, plus de financements pour des projets impliquant Juliette Binoche, Raymond Depardon, Swann Arlaud, Anna Mouglalis, Arthur Harari, Dominik Moll, Jean-Pascal Zadi, et tous les professionnels du cinéma, producteurs, cinéastes, programmateurs, monteurs, comédiens, petites mains, coupables de lèse-Bolloré ? » La menace est bien réelle… « Une menace inacceptable, s'indigne Libération, tant Canal règne en maître sur la production hexagonale. D'ailleurs, il est bon de rappeler que si le groupe finance une diversité de films, ce n'est pas comme un grand mécène, la loi l'y oblige. » À lire aussiCannes 2026 : que représente Canal+ dans l'économie du cinéma? Procès d'intention ? Pour Le Figaro, cette pétition du collectif Zapper Bolloré est « un procès d'intention. (…) La grande famille du cinéma peut avoir l'opinion qu'elle souhaite de Vincent Bolloré, elle reconnaît unanimement le rôle essentiel de Canal+ dans le financement des films français. De son aveu même, à aucun moment, la chaîne, propriété de l'homme d'affaires depuis des années, n'a manqué à ses obligations, estime le journal. Jamais elle n'a cherché à imposer quelque idéologie que ce soit dans aucun scénario. Bien au contraire, tout le milieu loue son soutien sans faille à la diversité et à des projets exigeants. En un mot, s'exclame Le Figaro, les pétitionnaires du jour, n'ayant rien à dénoncer, ont (donc) instruit un procès d'intention. C'est naturellement leur droit. Leur démarche eût sans doute été plus crédible si, pour aller au bout de leurs convictions, ils s'étaient engagés à refuser toute participation, dans l'avenir, à une quelconque œuvre financée par ce producteur indigne à leurs yeux. » Retrouver le calme ? Enfin on revient au Soir à Bruxelles, qui note qu'« aujourd'hui, pourtant, l'heure est à apaiser les esprits. Hier matin, le président du Centre national du cinéma, Gaëtan Bruel, voyait dans les mots de Maxime Saada "une réaction à chaud" mal maîtrisée. Appelant les uns et les autres à retrouver le calme pour à nouveau travailler ensemble. "Il faut lire cette tribune comme un cri d'alerte, pas comme un procès d'intention", nuance lui aussi le producteur Sébastien Andres, toujours dans les colonnes du Soir. "Il y a une inquiétude, poursuit-il, face à un possible changement du système et à un interventionnisme de l'actionnariat dans les choix éditoriaux, qui a été réactivée par ce qui s'est passé chez Grasset. Mais dans les faits, pointe encore le producteur, Canal+ continue aujourd'hui de financer des films très divers. Notre Salut, par exemple (en compétition à Cannes), est clairement une critique de l'extrême droite". »

Sur le fil
En France, une révolte sans précédent dans le monde littéraire

Sur le fil

Play Episode Listen Later May 16, 2026 26:16


Il y a tout juste un mois, plus de cent auteurs en France ont massivement décidé de se révolter contre leur maison d'édition, Grasset, en annonçant leur départ en bloc, au nom de la défense de la liberté d'expression. Ils sont désormais près de 250. Un tel mouvement ne s'était jamais produit, ni en France ni à l'étranger. Il intervient après l'annonce du remplacement du PDG de Grasset, Olivier Nora par Jean-Christophe Thiery membre de la direction d'Hachette Livre – un groupe dont l'entrepreneur très conservateur Vincent Bolloré est le premier actionnaire. Ce mouvement n'est pas anodin à un an de la présidentielle en France d'autant que Vincent Bolloré est accusé par ses détracteurs d'avoir bâti un empire médiatique au service d'idées d'extrême droite. Et ce séisme s'accompagne de répliques. Depuis, des auteurs étrangers ont également décidé de quitter Grasset, et à la veille de l'ouverture du festival de Cannes, 600 professionnels du cinéma ont signé une tribune évoquant leur crainte après l'arrivée de Canal+, autre groupe dans le giron de Vincent Bolloré, au capital d'UGC, le réseau de salles de cinéma. Pour en comprendre les ressorts, nous vous proposons de nous suivre à la rencontre notamment des auteurs Jean-Yves Mollier et Colombe Schneck, deux protagonistes de cette histoire.Réalisation : Michaëla Cancela-Kieffer avec Maxime MametUn sujet préparé avec les journalistes du service numérique et culture de l'AFP Jerôme Rivet et Jérémy TordjmanMusique : Michaël LiotArchives sonores : AFPTV, AFP Audio Intervenants :Jean-Yves Mollier, historien et publié pendant plus de 30 ans chez FayardColombe Schneck: romancière et réalisatrice, publiée chez Fayard et StockIsabelle Wekstein-Steg, avocateLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
Affaire Grasset, procès de Marine Le Pen, André Manoukian… : Best of club

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 15, 2026 45:53


L'émission 28 minutes du 15/05/2026 Au programme : le départ massif d'écrivains après l'affaire Grasset, réquisitions contre Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du FN, l'Alsace veut se retirer de la région Grand Est, livraison de big Mac et de coca bien frais pour Donald Trump. Puis quatres invités prennent place autour de la table avec nos clubistes : Lucie Morel, illustratrice, présente sa bande dessinée “Toc Toc” (éditions Même pas mal) sur les troubles compulsifs du comportement ; Jessica Jousse-Baudonnet, vétérinaire et ardente défenseuse des araignées, qui publie "Ce que les araignées m'ont appris" (éditions Tana) ; André Manoukian qui présente son dernier album “La Sultane” et Vincent Duluc, journaliste sportif depuis 1995 à “L'Équipe”, journal qui fête ses 80 ans cette année. Enfin, retrouvez Le Monde des choses avec David Castello-Lopes qui nous présente le processus de fabrication de la crème de marron et En théorie d'Aurore Vincenti qui démystifie l'idée que nous puissions voir la Grande Muraille de Chine depuis l'espace. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 15 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

La Maison de la Poésie
« En l'absence d'Umberto Eco », avec Patrick Boucheron

La Maison de la Poésie

Play Episode Listen Later May 13, 2026 49:13


Entretien mené par Fabio Gambaro Dans le cadre du festival Italissimo Voilà dix ans que “le maître” est parti. Écrivain passionné, bibliothécaire bibliophile, enseignant, chercheur, Umberto Eco reste une figure ogresque des lettres italiennes. En plus d'un inoubliable best-seller, Le Nom de la rose (Grasset, 2022), il laisse six romans et une pléiade d'essais dédiés à ses nombreuses passions : philosophie, esthétique médiévale, sémiotique… Pour célébrer le savant et faire revivre sa verve, c'est un érudit français qui conduira cet hommage : l'historien Patrick Boucheron. Spécialiste du Moyen Âge – notamment en Italie –, professeur au Collège de France, producteur-passeur pour la radio, il partage avec Umberto Eco nombre de curiosités et de savoirs. Un maître de cérémonie éminemment qualifié, pour aborder un personnage et une œuvre qui ont marqué leur époque. À lire – Milo Manara d'après Umberto Eco, Le Nom de la rose, Glénat, 2026 – Patrick Boucheron, Peste noire, Seuil, 2026 – Umberto Eco, La Fabrique de l'ennemi, traduit de l'italien par Myriem Bouzaher, Grasset, 2026

Les matins
Un an avant 2027 : à qui profite la confusion ? / Mohammed VI : enquête sur la fin d'un règne / Microbiote vaginal

Les matins

Play Episode Listen Later May 12, 2026 150:09


durée : 02:30:09 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin à 7h40, Guillaume Erner reçoit Mathieu Laine, qui publie "Les saisons de la liberté" (Grasset), pour une discussion sur la confusion qui règne à un an de la présidentielle. Il est rejoint à 8h20 par Charles Dantzig. A 7h17, Omar Brouksy révèle les dessous de la monarchie marocaine. - réalisation : Félicie Faugère

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur
Aderlass: Internationale Autoren verlassen den französischen Verlag Grasset

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later May 11, 2026 8:05


Wittstock, Uwe www.deutschlandfunkkultur.de, Fazit

Parlez-moi d'Histoire
Le pacte germano-soviétique (août 1939) et son héritage en Europe centrale

Parlez-moi d'Histoire

Play Episode Listen Later May 11, 2026 28:30


Pour ce numéro de Parlez Moi d'Histoire, Guillaume Perrault reçoit Yves Santamaria, agrégé et docteur en histoire et auteur de 1939, le pacte germano-soviétique (Editions Complexe) ainsi que le journaliste et historien Thierry Wolton, auteur de Une histoire mondiale du communisme (Grasset).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'heure bleue
Lolita Pille : "Je pratique quotidiennement le retournement du stigmate"

L'heure bleue

Play Episode Listen Later May 7, 2026 44:20


durée : 00:44:20 - La 20e heure - par : Eva Bester - Plus accoutumée à l'écriture de romans, l'auteure de « Hell » sorti chez Grasset et adapté au cinéma en 2006 par le réalisateur Bruno Chiche, publie un essai, « Antigone reine » aux éditions du Cherche-Midi. - réalisation : Lola Costantini, Céline Villegas, Fanny Leroy, Franck Olivar, Juliette Lorphelin, Anaïs Boucher - invités : Lolita Pille Romancière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Code source
Grasset : récit d'une crise qui secoue le monde de l'édition

Code source

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 19:03


Le lundi 13 avril, l'éditeur Olivier Nora, qui dirigeait Grasset depuis 26 ans, a été licencié. Dans la foulée, plus de 200 auteurs ont annoncé leur départ de la prestigieuse maison d'édition et de nombreux acteurs du monde du livre ont affiché leur soutien.Depuis 2023, Grasset est détenue, via sa maison mère Hachette, par le milliardaire Vincent Bolloré. Les tensions entre Olivier Nora et les dirigeants du groupe se sont aggravées ces derniers mois, notamment avec l'annonce de l'arrivée de l'écrivain algérien Boualem Sansal chez Grasset. Son limogeage a provoqué un séisme dans le monde de l'édition, qui voit dans ce changement de direction une reprise en main de Vincent Bolloré et une menace pour la liberté d'expression.Cet épisode de Code source est raconté par Sandrine Bajos, journaliste au service culture du Parisien. Elle couvre l'actualité littéraire.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Clara Garnier-Amouroux et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Théo Albaric - Musiques : François Clos, Audio Network - Photo : Magali Cohen/Hans Lucas - Archive : France 24, RTL, TV5 Monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
FAKE NEWS - Hollande, Editions Grasset, biopic de Philippe Croizon... Quelle Grosse Tête dit vrai ?

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 6:39


Et vous, saurez-vous démêler le vrai du faux ? Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Advanced French
Advanced French 489 - World News, Opinion and Analysis in French

Advanced French

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 9:31


En Afrique, Léon XIV s'affirme en dénonçant l'autoritarisme et les inégalités sociales Sauver Venise Travail le 1er mai : Sébastien Lecornu en quête d'un compromis 170 auteurs quittent Grasset pour s'opposer à la mainmise idéologique de Vincent Bolloré

Les matins
Grasset, Gibert Joseph : deux mauvaises nouvelles pour le monde du livre

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 2:34


durée : 00:02:34 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - D'un côté Grasset repris par son actionnaire Vincent Bolloré, de l'autre Gibert Joseph placé en redressement judiciaire. Ce n'est pas seulement un secteur économique qui décline. C'est une certaine idée de la civilisation qui, silencieusement, se met à fermer boutique. - réalisation : Félicie Faugère

Víðsjá
Ymur, Máría, Éditions Grasset og Pissuskálin

Víðsjá

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 54:03


Friðrik Margrétar-Guðmundsson sendi frá sér plötuna Ymur um helgina. Hann verður gestur Víðsjár og segir frá tilurð verksins og umfjöllunarefni hennar. Haukur Þorgeirsson, málfræðingur og rannsóknarprófessor við Árnastofnun, heldur áfram að fjalla um íslenska ljóðlist fyrri alda, í dag segir Haukur okkur frá Máríu, móður guðs, í kvæðum íslenskra skálda á miðöldum. Við heyrum af pólitískum menningarvendingum í Frakklandi sem varða Éditions Grasset útgáfufyrirtækið og rifjum upp pistil um Pissuskálina, listaverk sem jafnan hefur verið eignað franska listamanninum Marcel Duchamp en gæti hafa verið úr smiðju myndlistakonunnar Elsu von Freytag-Loringhoven

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Idées
Quand le philosophe Jean-Luc Marion s'intéresse aux sports

Idées

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 50:30


Dans le numéro d'IDÉES de cette semaine, Pierre-Édouard Deldique invite Jean-Luc Marion non pour une conversation sur la phénoménologie (sa spécialité) mais pour parler de sports. Avec La raison du sport (Grasset, 2026), cette figure majeure de la philosophie, de la phénoménologie française, membre de l'Académie française, nous propose en effet un essai inattendu et personnel. Loin de ses domaines habituels — la donation par exemple -notre invité se tourne vers une pratique qu'il connaît: la course à pied ; le fond, le demi-fond. Ce thème lui permet de poser une question à la fois simple et vertigineuse — que faisons-nous vraiment lorsque nous faisons du sport ? Au micro de Pierre-Édouard Deldique, il est beaucoup question du grand champion que fut Michel Jazy (que nous écoutons grâce aux archives), une star des années 60. Un modèle pour le philosophe qui a eu la chance de le rencontrer. Dès les premières pages de ce livre, Marion fait un constat que chacun peut vérifier : le sport est devenu un phénomène universel, omniprésent dans les sociétés contemporaines mais il demeure une énigme. Au fait, pourquoi court‑on ? Pourquoi s'aligner dans la foule anonyme d'un marathon ? Certainement pas, écrit-il, pour la « gloriole » de dépasser un inconnu ou pour impressionner ses proches. Le geste sportif répond à une nécessité plus profonde : se prouver que l'on existe encore, s'arracher à la quotidienneté, s'ouvrir au monde, unifier en soi la machine et l'âme en une seule chair. Le sport apparaît ainsi comme une expérience existentielle, un passage vers un « autre monde », plus vrai que celui du quotidien. Au micro, il s'explique. Pour Jean-Luc Marion, le sportif cherche moins à vaincre autrui qu'à s'atteindre soi‑même. Cette idée est née de son expérience personnelle avec laquelle il commence son livre : l'effort sportif est une épreuve de soi, une manière d'éprouver sa finitude et de la dépasser dans le mouvement même qui l'atteste. Le philosophe nous alerte aussi sur la transformation des athlètes en images, pire, en icônes et la conversion des spectateurs en consommateurs. Cette dérive spectaculaire, liée à un marché — dopage compris — menace de dénaturer l'expérience sportive originelle. Le sport moderne est donc pris entre deux régimes : l'ascèse intérieure et la compétition spectaculaire. « Où donc court-il ? Et pour combien de temps encore ? », demande-t-il. Le philosophe mobilise la phénoménologie pour penser le corps sportif. Il s'appuie sur la distinction entre « corps‑machine » et « corps‑chair », il montre que le sport ne peut être réduit à une mécanique de performance. Non, le sportif n'est pas un instrumentiste de son propre corps : il habite son corps, il est son corps. L'effort, la souffrance, l'abandon, la répétition, l'ascèse — autant de dimensions que Jean-Luc Marion décrit avec pertinence. Le penseur, réputé pour la rigueur de ses textes philosophiques, adopte ici une langue plus libre, plus incarnée, parfois lyrique. Il évoque les champions qu'il a admirés, ou bien encore les courses qu'il a vécues. Au terme de son enquête, il pose une question décisive mais rarement posée : quelle expérience spirituelle se joue dans le sport ? Le sport, en unifiant l'âme et la machine, en exposant le sujet à sa propre finitude, en l'ouvrant à un monde plus vrai, pourrait bien être une voie d'accès au spirituel, au sens large — non confessionnel — d'une expérience de dépassement de soi et d'ouverture au réel.   Programmation musicale :  Four blues - With bounce - David Lively Sé pou vélo - Tropical Jazz Trio (Alain Jean-Marie ; Roger Raspail ; Patrice Caratini) Étude n° 3 Running - Vanessa Wagner (compositeur : Nico Muhly) Walrus hunting - Christine Ott ; Torsten Böttcher.

Revue de presse française
À la Une: Donald Trump est-il en train de perdre la main?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 5:16


« Troisième mois de guerre au Moyen-Orient, et déjà, le parfum entêtant des impasses stratégiques (…) la posture du matamore a vécu. Elle se fracasse sur la réalité d'un régime iranien que l'on disait affaibli », remarque Bruno Jeudy, dans son éditorial pour la Tribune Dimanche, alors que cette semaine, les hebdomadaires français s'interrogent sur les capacités de Donald Trump à rebondir. « Trump, le début de la fin ? » interroge l'Express, qui compare la guerre au Moyen-Orient à la guerre du Vietnam.  « En un sens, c'est déjà bien pire », constate Jacob Heilbrunn, qui dirige la revue de géopolitique américaine The National Interest. « Car si le Vietnam était un problème isolé qui ne fragilisait ni l'économie mondiale, ni le leadership des États-Unis, les choses sont différentes avec l'Iran (…). Ce conflit annonce peut-être le déclin de l'impérialisme américain. » Le politologue Larry Sabato, lui aussi interrogé par l'Express, estime de son côté que « si la situation actuelle perdure jusqu'en septembre, l'addition sera salée pour les candidats républicains lors des midterms (les élections de mi-mandat) de novembre ». Dans le Nouvel Obs, Pierre Haski estime lui que « Trump a perdu la main ». « La belle mécanique s'est enrayée », souligne l'éditorialiste qui voit lui aussi arriver les élections de mi-mandat en novembre alors que, dit-il, « s'installe le sentiment que le président n'est pas imbattable ». L'élection présidentielle en France vue par les médias étrangers En France, l'élection présidentielle n'aura lieu que dans un an, mais Courrier international remarque que « la course pour 2027 passionne déjà la presse européenne ». Premier exemple, le Temps, en Suisse, voit « une France écartelée en quatre parts (si ce n'est plus) irréconciliables et bien définies », avec "des centres-villes sociaux-démocrates pour ne pas dire bobos" (bourgeois bohêmes) "des bourgeois de province conservateurs", "des lieux reculés ou délaissés, penchant à l'extrême droite et les banlieues à l'extrême gauche" ». En Suède, le Dagens Nyheter s'en prend particulièrement à Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France insoumise, estimant qu'il est « l'un de ces vieux réactionnaires imperturbables qui glorifient leur époque dans l'extrême gauche et se comportent comme s'ils savaient toujours tout, mieux que tout le monde ». Aux États-Unis, The Nation remarque que « les électeurs progressistes semblent désirer ardemment une campagne qui associe des appels à des réformes de base et une dénonciation du statu quo ». Tout en ajoutant : « Une candidature commune semble peu probable ». Vincent Bolloré, « un prédateur » Le monde de l'édition est toujours en ébullition, en France, après l'éviction par Vincent Bolloré d'Olivier Nora, l'éditeur historique de la maison Grasset. À vrai dire, la polémique a désormais dépassé le simple monde de l'édition, et se retrouve cette semaine en Une du Nouvel Obs, avec ce titre : « Vincent Bolloré, le rapt de la culture » ou « comment le milliardaire resserre son emprise réactionnaire ». Le Nouvel Obs résume les faits en quelques mots : « Médias, cinéma, édition… Depuis dix ans, le milliardaire breton s'est lancé dans une croisade acharnée pour faire gagner les idées d'extrême droite. Dernière victime en date : Olivier Nora, PDG de Grasset, brutalement limogé. Solidaires, plus de 200 autrices et auteurs ont claqué la porte de la prestigieuse maison d'édition et revendiquent les droits de leurs œuvres ». Le Nouvel Obs énumère également les médias et les maisons d'édition dont Vincent Bolloré a pris le contrôle : « Canal + en 2015, I-Télé (devenue Cnews) en 2016, Europe 1 en 2021, Plon en 2021 également, Paris Match en 2022, puis le Journal du Dimanche en 2023 ». Et bien sûr les maisons d'édition Grasset, Fayard, et Prisma Presse, ces dernières années. Pour le Nouvel Obs, Vincent Bolloré n'est pas « un mécène éclairé », mais « un prédateur, décidé à fabriquer l'opinion avec, en tête, un agenda politique (…) Il s'est donné les moyens de peser sur l'élection présidentielle de 2027 ».  Un jeune coureur plein d'avenir Le Parisien Dimanche fait sa Une avec un visage juvénile et souriant. « Retenez bien son nom », s'exclame le journal. Il s'appelle Paul Seixas, et « à seulement 19 ans, le Français enchaîne les exploits et devrait être l'attraction du prochain Tour de France. En attendant, il va se mesurer ce dimanche au Slovène Tadej Pogacar, lors de Liège-Bastogne-Liège ». Il est, nous dit le Parisien Dimanche, « un prodige du cyclisme comme la France n'en espérait plus (…) celui qui effacera un jour des décennies de disette tricolore au palmarès du Tour de France ». Et ce ne sont pas les qualités qui manquent à celui qui vient de remporter la Flèche Wallonne : « Paul Seixas ajoute à son talent de cycliste une intelligence "situationnelle", explique le Parisien Dimanche, une maturité remarquable, une capacité à switcher du français à l'anglais ». Il est « la tête et pas seulement les jambes », s'exclame encore le journal pour lequel « Paul Seixas est l'ado qui va nous faire aimer le vélo ». 

Idées
Quand le philosophe Jean-Luc Marion s'intéresse aux sports

Idées

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 50:30


Dans le numéro d'IDÉES de cette semaine, Pierre-Édouard Deldique invite Jean-Luc Marion non pour une conversation sur la phénoménologie (sa spécialité) mais pour parler de sports. Avec La raison du sport (Grasset, 2026), cette figure majeure de la philosophie, de la phénoménologie française, membre de l'Académie française, nous propose en effet un essai inattendu et personnel. Loin de ses domaines habituels — la donation par exemple -notre invité se tourne vers une pratique qu'il connaît: la course à pied ; le fond, le demi-fond. Ce thème lui permet de poser une question à la fois simple et vertigineuse — que faisons-nous vraiment lorsque nous faisons du sport ? Au micro de Pierre-Édouard Deldique, il est beaucoup question du grand champion que fut Michel Jazy (que nous écoutons grâce aux archives), une star des années 60. Un modèle pour le philosophe qui a eu la chance de le rencontrer. Dès les premières pages de ce livre, Marion fait un constat que chacun peut vérifier : le sport est devenu un phénomène universel, omniprésent dans les sociétés contemporaines mais il demeure une énigme. Au fait, pourquoi court‑on ? Pourquoi s'aligner dans la foule anonyme d'un marathon ? Certainement pas, écrit-il, pour la « gloriole » de dépasser un inconnu ou pour impressionner ses proches. Le geste sportif répond à une nécessité plus profonde : se prouver que l'on existe encore, s'arracher à la quotidienneté, s'ouvrir au monde, unifier en soi la machine et l'âme en une seule chair. Le sport apparaît ainsi comme une expérience existentielle, un passage vers un « autre monde », plus vrai que celui du quotidien. Au micro, il s'explique. Pour Jean-Luc Marion, le sportif cherche moins à vaincre autrui qu'à s'atteindre soi‑même. Cette idée est née de son expérience personnelle avec laquelle il commence son livre : l'effort sportif est une épreuve de soi, une manière d'éprouver sa finitude et de la dépasser dans le mouvement même qui l'atteste. Le philosophe nous alerte aussi sur la transformation des athlètes en images, pire, en icônes et la conversion des spectateurs en consommateurs. Cette dérive spectaculaire, liée à un marché — dopage compris — menace de dénaturer l'expérience sportive originelle. Le sport moderne est donc pris entre deux régimes : l'ascèse intérieure et la compétition spectaculaire. « Où donc court-il ? Et pour combien de temps encore ? », demande-t-il. Le philosophe mobilise la phénoménologie pour penser le corps sportif. Il s'appuie sur la distinction entre « corps‑machine » et « corps‑chair », il montre que le sport ne peut être réduit à une mécanique de performance. Non, le sportif n'est pas un instrumentiste de son propre corps : il habite son corps, il est son corps. L'effort, la souffrance, l'abandon, la répétition, l'ascèse — autant de dimensions que Jean-Luc Marion décrit avec pertinence. Le penseur, réputé pour la rigueur de ses textes philosophiques, adopte ici une langue plus libre, plus incarnée, parfois lyrique. Il évoque les champions qu'il a admirés, ou bien encore les courses qu'il a vécues. Au terme de son enquête, il pose une question décisive mais rarement posée : quelle expérience spirituelle se joue dans le sport ? Le sport, en unifiant l'âme et la machine, en exposant le sujet à sa propre finitude, en l'ouvrant à un monde plus vrai, pourrait bien être une voie d'accès au spirituel, au sens large — non confessionnel — d'une expérience de dépassement de soi et d'ouverture au réel.   Programmation musicale :  Four blues - With bounce - David Lively Sé pou vélo - Tropical Jazz Trio (Alain Jean-Marie ; Roger Raspail ; Patrice Caratini) Étude n° 3 Running - Vanessa Wagner (compositeur : Nico Muhly) Walrus hunting - Christine Ott ; Torsten Böttcher.

La balado de Fred Savard
S08-EP29- L'édition française au service de l'extrême-droite

La balado de Fred Savard

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 111:57


Au coeur de cet épisode enregistré à la librairie Raffin sur la Plaza à Montréal, une discussion riche sur « l'affaire Grasset » qui secoue le monde du livre en France (et au Québec). Fred Savard réunit autour de la table Mathieu Bélisle, Helen Faradji,  l'écrivaine Claire Legendre (publiée chez Grasset) et le professeur Julien Lefort-Favreau, grand spécialiste du monde du livre et de l'édition ici et en France. Avec eux, on se demande si le milliardaire Vincent Bolloré n'est pas en train d'y aller d'un coup de force pour soumettre le monde de l'édition en France au service de son projet "civilisationnel"  

Les interviews d'Inter
Christophe Ono-dit-Biot : "L'Odyssée, c'est un texte qui nous apprend ce qu'est un être humain"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 11:51


durée : 00:11:51 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - L'invité 7h50 du week-end est Christophe Ono-dit-Biot, écrivain et journaliste, pour son livre "L'Odyssée de l'Odyssée" (Grasset). Il fait partie des écrivains qui ont annoncé leur départ de la maison d'édition Grasset dont le président Olivier Nora a été limogé par Vincent Bolloré. - invités : Christophe Ono-dit-Biot Journaliste, écrivain et directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire "Le Point" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Arrêt sur images - audio
Crise à Grasset : Bolloré, menace ou épouvantail pour l'édition française?

Arrêt sur images - audio

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 73:07


C dans l'air
Guillaume Grallet - Cartes d'identité, passeports...braquage sur vos données!

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 11:25


C dans l'air l'invité du 22 avril Guillaume Grallet, rédacteur en chef tech et sciences au Point, auteur de Pionniers, voyage aux frontières de l'intelligence artificielle, aux éditions Grasset. Au total, "11,7 millions de comptes seraient concernés" par une fuite de données sur le portail de l'ANTS, l'Agence nationale des titres sécurisés, survenue le 15 avril dernier, et qui pourrait impliquer des données de particuliers et de professionnels, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Une très grosse faille de sécurité, qui concerne des "données à caractère personnel", notamment les noms et prénoms, l'adresse électronique ou la date de naissance d'usagers. Alors nos données sont-elles bien sécurisées ? Depuis quelques semaines, les milieux politiques et financiers s'inquiètent d'une autre menace, Mythos. Ce modèle de langage, développé par Anthropic, serait trop dangereux. Il serait en effet capable de déceler des failles de sécurité jusque-là indétectables. Et c'est Dario Amodei, le PDG d'Anthropix, qui a lui-même alerté de ce risque, qui l'empêche d'être mis à la disposition du grand public.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l'obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l'omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel.Interview : Bruno Patino, président d'Arte France & essayistePunchlinesL'économie de la donnée fragmente les individus.Nous investissons émotionnellement dans les machines.La responsabilité des outils numériques doit être repensée.La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.L'intelligence artificielle rend-elle l'humain obsolète ?Je ne dis pas que l'humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d'ouvrir un débat, pas d'imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n'est pas une hypothétique omnipotence de l'IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m'intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent.En quoi l'IA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au réel ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l'économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l'IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n'est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l'individu.Le vrai enjeu, c'est la responsabilité des IA ?Oui, c'est une question centrale. Aujourd'hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n'est plus tenable. Lorsqu'un algorithme amplifie un message ou qu'une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l'individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l'ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d'éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d'adaptation potentiellement très élevé.L'IA nous rend-elle plus puissants… mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s'accompagne d'une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c'est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Revue de Presse
Cyclisme : Paul Sexas, le prodige de 19 ans pressenti favori pour le prochain Tour de France

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 6:46


Au sommaire :Le président de la République annonce un plan de 71 milliards d'euros pour relancer l'industrie française dans des secteurs stratégiques comme la défense, l'aéronautique, la santé, le spatial et l'agroalimentaire.À Marseille, une réplique de la Vierge de la Garde est installée à l'entrée du Vieux-Port pour marquer l'ouverture d'une exposition sur les "Bonnes Mères" au Mucem.Le jeune député Gabriel Attal publie un livre qui est vu comme une première étape de sa campagne présidentielle, bien qu'il n'ait encore rien annoncé officiellement.La maison d'édition Grasset traverse une période de turbulences après le limogeage de son PDG par Vincent Bolloré.Le cycliste Paul Sexas, à seulement 19 ans, impressionne le monde du cyclisme en remportant la Flèche Wallonne et est déjà pressenti comme un favori pour le prochain Tour de France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Alain Minc - Budget: la guerre va nous coûter 6 milliards!

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 11:34


C dans l'air l'invité du 21 avril Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de "Somme toute", aux éditions Grasset. Le gouvernement doit annoncer aujourd'hui, lors d'une réunion du comité d'alerte des finances publiques, des mesures d'économies sur les finances publiques et la Sécurité sociale pouvant aller jusqu'à six milliards d'euros en raison de la guerre en Iran. Les mesures d'économie toucheraient pour 4 milliards d'euros les dépenses de l'Etat et 2 milliards la Sécurité sociale. Ces mesures d'économies pourraient être des annulations ou gels de crédits touchant les ministères, même si certains seraient davantage épargnés. Selon une source syndicale, les mesures d'économies sur la Sécurité sociale « ne devraient pas toucher les assurés sociaux ». Face à l'envolée des prix de l'énergie, le gouvernement a légèrement diminué la semaine dernière sa prévision de croissance économique, à 0,9 % en 2026, et revu en hausse sa prévision d'inflation, à 1,9 %. Il a à plusieurs reprises aussi souligné que la guerre au Moyen-Orient entraînait un « renchérissement significatif » de la charge de la dette, « aux alentours de 4 milliards » d'euros. Le ministre des Comptes publics David Amiel avait évoqué un surcoût de 3,6 milliards d'euros lié à la hausse des taux d'intérêt.

De vive(s) voix
Splendeurs et misères des librairies indépendantes

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 29:00


C'est le moment ou jamais de pousser la porte et d'aller chez votre libraire… Deux dates importantes : 23 avril, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, et samedi 25 avril, la Fête de la librairie indépendante, initiée voilà presque 30 ans par Marie-Rose Guarnieri. Invitées :  Marie-Rose Guarnieri, libraire française, dirige la Librairie des Abbesses à Paris, créatrice du Prix Wepler et de la Fête de la librairie indépendante Audrey Neveu, gérante de la librairie Les 2 GeorgeS à Bondy et à Bobigny, en région parisienne. 420 millions de livres sont vendus chaque année, près d'un livre sur deux est acheté en librairie indépendante  À l'origine de la Fête de la librairie indépendante, la Sant Jordi, une fête catalane. Initiée il y a près de trente ans par Marie‑Rose Guarnieri, libraire à Montmartre, cette journée s'enracine dans une histoire de résistance. Sous le franquisme, le 23 avril était la seule journée durant laquelle écrivains, intellectuels et opposants au régime pouvaient manifester dans les rues, livres et roses à la main, pour réclamer le retour à la démocratie et la liberté de publication. En France, la Sant Jordi coïncide avec la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Elle rappelle le rôle fondamental des libraires : ceux qui choisissent les livres, rémunèrent les auteurs, défendent la pluralité des voix et rendent visible une profession essentielle à la vie démocratique. Aujourd'hui, sur les 3 000 librairies indépendantes en France, plus de 700 participent à cette fête en France, en Belgique et en Suisse francophones, offrant à chaque lecteur un livre et une rose. Et plus de 80 pays participent à cette journée. Libraires indépendants : un métier fragile Marie‑Rose Guarnieri et Audrey Neveu dressent un portrait sensible du métier de libraire aujourd'hui. Qu'il s'exerce à Paris ou en province, ce métier est marqué par une grande fragilité économique, mais porté par une conviction forte. Conseillers, médiateurs, découvreurs de lecteurs, ils travaillent au quotidien à élargir l'accès au livre, notamment auprès des jeunes, et à maintenir des fonds exigeants, loin des seules logiques commerciales. Édition et liberté de publication Le secteur de l'édition a connu de gros bouleversements ces derniers temps avec le rachat du groupe Hachette par Vincent Bolloré, soit une cinquantaine de maisons d'édition, et le départ de la maison Grasset de plus de 200 auteurs qui a fait suite au licenciement de son directeur historique, Olivier  Nora. Pour Marie-Rose Guarnieri, « il s'est attaqué à la valeur de ce mystérieux lien qu'il y a entre un auteur, un éditeur et de la sécurité que doit être une maison d'édition, et surtout la liberté de publication et d'idées, la diversité littéraire qu'il doit y avoir dans une maison d'édition ». À lire aussiCrise dans l'édition française : le président Macron veut défendre le «pluralisme éditorial» Et l'expression du jour dans La puce à l'oreille, une chronique de Lucie Bouteloup : « montrer patte blanche ». Explication de Benjamin Rouxel, lexicographe aux éditions du Robert.  Musique : « Ce que tu veux » de Creol et Eboloko, un duo 100% gabonais !

De vive(s) voix
Splendeurs et misères des librairies indépendantes

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 29:00


C'est le moment ou jamais de pousser la porte et d'aller chez votre libraire… Deux dates importantes : 23 avril, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, et samedi 25 avril, la Fête de la librairie indépendante, initiée voilà presque 30 ans par Marie-Rose Guarnieri. Invitées :  Marie-Rose Guarnieri, libraire française, dirige la Librairie des Abbesses à Paris, créatrice du Prix Wepler et de la Fête de la librairie indépendante Audrey Neveu, gérante de la librairie Les 2 GeorgeS à Bondy et à Bobigny, en région parisienne. 420 millions de livres sont vendus chaque année, près d'un livre sur deux est acheté en librairie indépendante  À l'origine de la Fête de la librairie indépendante, la Sant Jordi, une fête catalane. Initiée il y a près de trente ans par Marie‑Rose Guarnieri, libraire à Montmartre, cette journée s'enracine dans une histoire de résistance. Sous le franquisme, le 23 avril était la seule journée durant laquelle écrivains, intellectuels et opposants au régime pouvaient manifester dans les rues, livres et roses à la main, pour réclamer le retour à la démocratie et la liberté de publication. En France, la Sant Jordi coïncide avec la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Elle rappelle le rôle fondamental des libraires : ceux qui choisissent les livres, rémunèrent les auteurs, défendent la pluralité des voix et rendent visible une profession essentielle à la vie démocratique. Aujourd'hui, sur les 3 000 librairies indépendantes en France, plus de 700 participent à cette fête en France, en Belgique et en Suisse francophones, offrant à chaque lecteur un livre et une rose. Et plus de 80 pays participent à cette journée. Libraires indépendants : un métier fragile Marie‑Rose Guarnieri et Audrey Neveu dressent un portrait sensible du métier de libraire aujourd'hui. Qu'il s'exerce à Paris ou en province, ce métier est marqué par une grande fragilité économique, mais porté par une conviction forte. Conseillers, médiateurs, découvreurs de lecteurs, ils travaillent au quotidien à élargir l'accès au livre, notamment auprès des jeunes, et à maintenir des fonds exigeants, loin des seules logiques commerciales. Édition et liberté de publication Le secteur de l'édition a connu de gros bouleversements ces derniers temps avec le rachat du groupe Hachette par Vincent Bolloré, soit une cinquantaine de maisons d'édition, et le départ de la maison Grasset de plus de 200 auteurs qui a fait suite au licenciement de son directeur historique, Olivier  Nora. Pour Marie-Rose Guarnieri, « il s'est attaqué à la valeur de ce mystérieux lien qu'il y a entre un auteur, un éditeur et de la sécurité que doit être une maison d'édition, et surtout la liberté de publication et d'idées, la diversité littéraire qu'il doit y avoir dans une maison d'édition ». À lire aussiCrise dans l'édition française : le président Macron veut défendre le «pluralisme éditorial» Et l'expression du jour dans La puce à l'oreille, une chronique de Lucie Bouteloup : « montrer patte blanche ». Explication de Benjamin Rouxel, lexicographe aux éditions du Robert.  Musique : « Ce que tu veux » de Creol et Eboloko, un duo 100% gabonais !

Le Point J - RTS
Qui est vraiment Vincent Bolloré?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 14:49


Magnat de l'industrie, Vincent Bolloré fait la une des médias pour avoir évincé le patron de la maison d'édition Grasset dont il est propriétaire. Selon la journaliste au journal Les Jours Isabelle Roberts, l'entrepreneur a un modus operandi bien rodé pour imposer sa vision dans son empire médiatique. Nous contacter ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 (WhatsApp) ou pointj@rts.ch Journaliste : Anne-Julie Ruz Réalisation : Sylvain Michel

Le Billet de Charline
Les auteurs Grasset à la rue avec leur bagage intellectuel

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 3:26


durée : 00:03:26 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Plus de 200 écrivains sont à la rue avec leur bagage intellectuel. Pendant que Bolloré continue de dénoncer “la caste”. Je pense qu'il prépare une réédition du "Capital" de Marx chez Grasset. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Tanguy Pastureau maltraite l'info
Boualem Sansal va devoir faire tout le chiffre d'affaires

Tanguy Pastureau maltraite l'info

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 5:54


durée : 00:05:54 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - L'affaire Grasset : si vous avez un manuscrit et pas de scrupules, envoyez-le maintenant, y'a des dispos ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

4ème de couverture
272. Pauline Claviere « Spécimen » (Grasset)

4ème de couverture

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 24:20


Pauline Claviere « Spécimen » (Grasset)« Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille ? L'écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l'auteur savait qu'il serait lu. Qu'il m'attendait. »Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n'en fallait pas plus pour que la menace plane, qu'elle contamine tout. Les souvenirs refont surface. Qu'est devenue son amie d'enfance disparue vingt-cinq ans auparavant ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le lecteur découvre peu à peu l'histoire de Rafaël. S'il est un spécimen, unique, ou s'il est à l'image de son espèce, qui sera en mesure de l'affronter ?Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque : jusqu'où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui ? Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe. Entre nos mains, le roman d'une enquêtrice au-dessus de tout soupçon… Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment « le spécimen ».Musique: Billy Eilish « Bury a friend »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

En résumé - Les agents IA personnels débarquent sur nos ordinateurs. Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe. Amazon s'allie à Apple pour le satellite. Nouvelle fuite massive de données à l'Éducation nationale. Faux Ledger sur l'App Store : des millions envolés. Bruno Patino alerte sur l'obsolescence humaine. Les lunettes connectées entrent dans une nouvelle ère. Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité.⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT]Sommaire détaillé : Les agents IA passent à l'offensive (2:17)Les agents personnels franchissent un cap avec Perplexity et sa solution locale installée sur Mac, capable d'interagir directement avec les fichiers et les emails. En France, la start-up H Company déploie Holotab, une extension Chrome qui automatise les tâches en ligne. Google lance Gemini Intelligence Personnelle, connectée à l'ensemble des données personnelles de l'utilisateur, comme l'a expérimenté Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Une révolution prometteuse mais qui pose d'évidentes questions de sécurité et de vie privée.La conduite autonome de Tesla autorisée aux Pays-Bas (5:17)Le constructeur Tesla décroche l'autorisation de déployer son système FSD supervisé aux Pays-Bas, une première étape vers la conduite autonome en Europe. Basé uniquement sur la vision par caméras et l'IA, sans lidar, le système revendique une réduction significative du risque d'accident après des millions de kilomètres parcourus. L'autonomie reste de niveau 2+, mais l'initiative pourrait faire école dans l'Union européenne.Amazon devient partenaire satellite d'Apple (7:10)Coup de théâtre dans la connectivité spatiale : Amazon rachète Globalstar et signe avec Apple pour fournir à terme des services satellitaires aux iPhone. L'objectif est clair : préparer l'ère du “direct to device”, avec appels et données via satellites en orbite basse. Une offensive stratégique face à Starlink qui rebat les cartes du marché.Nouvelle cyberattaque contre l'Éducation nationale (8:07)L'accès frauduleux au service EduConnect a exposé des données sensibles d'élèves et de leurs établissements. Noms, identifiants et classes ont fuité, ouvrant la porte à des campagnes de phishing ciblées. Le ministère annonce des mesures correctives, dont la généralisation de l'authentification à double facteur.Faux Ledger : 9,5 millions de dollars envolés (9:50)Une fausse application Ledger a sévi sur l'App Store pendant plusieurs jours, piégeant des détenteurs de crypto-actifs. Résultat : près de 9,5 millions de dollars dérobés à une cinquantaine de victimes, dont le musicien G-Love. L'affaire relance les interrogations sur les processus de validation d'Apple.Sam Altman visé par une tentative d'attentat (10:37)Le patron d'OpenAI, Sam Altman, a été la cible d'une attaque à son domicile à San Francisco. L'auteur, persuadé que l'IA menace l'humanité, a invoqué un manifeste idéologique. L'événement illustre la radicalisation de certains discours autour de l'intelligence artificielle.François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (20:43)Le député François Ruffin publie une série de vidéos où il dialogue avec l'IA Claude, à la manière de Bernie Sanders aux États-Unis. Une initiative virale mais critiquée pour sa naïveté : l'IA semble surtout refléter les biais et attentes de son interlocuteur. Un cas d'école sur les dangers d'une confiance aveugle dans les modèles génératifs.Les lunettes connectées, futur wearable de référence (27:58)À Monaco, lors d'un événement du groupe EssilorLuxottica, Donnie Cohen-Tannoudji (EssilorLuxottica) détaille les avancées en matière de lunettes intelligentes : capteurs de santé, verres électrochromiques, affichage intégré. Entre promesses médicales et enjeux éthiques liés à la captation de données, les lunettes pourraient devenir le prochain grand objet connecté.Bruno Patino et “Le temps de l'obsolescence humaine” (36:24)Bruno Patino (Arte France) publie un nouvel essai chez Grasset où il interroge l'omniprésence future de l'IA dans nos vies. Plus que l'omnipotence technologique, c'est l'imbrication croissante entre humains et machines qui l'inquiète. Un plaidoyer pour un numérique humaniste face à l'économie de la relation algorithmique.Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité (47:38)Développée par Anthropic, l'IA Mythos serait capable de détecter des failles inédites à grande échelle. Vincent Laurens (Capgemini) [PARTENARIAT] estime que l'outil représente autant une opportunité défensive qu'un risque offensif, même si les fantasmes dépassent pour l'instant la réalité des menaces.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Le "système" Bolloré "applique de façon systématique la même brutalité", pour l'éditeur Adrien Bosc

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 11:36


durée : 00:11:36 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - L'invité 7h50 du week-end est Adrien Bosc, directeur des éditions Julliard et des éditions du Sous-sol, et signataire d'une tribune dénonçant le départ forcé d'Olivier Nora de l'éditeur Grasset, propriété du milliardaire breton. - invités : Adrien Bosc Écrivain et éditeur français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
Bruno David : jusqu'au XIXe siècle, "ce n'était pas intéressant" de savoir ce que contenaient les océans

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 20:32


durée : 00:20:32 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Avec Bruno David, naturaliste, ancien président du Muséum National d'histoire naturelle, il publie "Passion océan" aux éditions Grasset. Il nous y embarque à la découverte de la vie marine et des fonds océaniques, un monde que les humains connaissent encore très mal. - invités : Bruno David Naturaliste et paléontologue, a été président du Muséum national d'histoire naturelle de 2015 à 2023, producteur de l'émission "Le Pourquoi du comment : Science" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Encore!
Paris Book Festival kicks off amid Grasset publishing controversy

Encore!

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 12:24


The annual Paris Book Festival is honouring Iceland this year, and Icelandic author Jón Kalman Stefánsson will be doing a book signing. He tells us about his latest novel, "Celestial Bodies at the Edge of the World", which sheds light on a little-known dark chapter in Icelandic history. He also tells us why Icelandic literature is booming in France.

Culture en direct
Crise chez Grasset : la chaîne du livre à l'heure de la concentration éditoriale

Culture en direct

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 59:11


durée : 00:59:11 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Concentration éditoriale, logique financière, auteurs sous pression : que devient le livre quand l'édition se pense comme une industrie ? On en parle avec Laure Adler, essayiste et ex-éditrice, et Inès Sol Salas coautrice de "Le fétiche et la plume, la littérature nouveau produit du capitalisme". - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Laure Adler Historienne, écrivain et journaliste française; Inès Sol Salas autrice et professeure de lettres à École européenne de Bruxelles IV

Les matins
Olivier Nora viré par Bolloré : le monde de l'édition est-il en train de basculer ?

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 38:25


durée : 00:38:25 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Si le renvoi d'Olivier Nora de la direction de Grasset, après 26 ans à sa tête, émeut le monde de l'édition, il illustre aussi la mainmise croissante sur les maisons d'édition et, plus largement, sur les médias au sein de la sphère Bolloré. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Denis Olivennes Président-directeur général du groupe Editis et essayiste; Olivier Bétourné Historien de la Révolution française et éditeur, cofondateur et président de l'Institut Histoire et Lumières de la pensée; Colombe Schneck Productrice / réalisatrice

Les journaux de France Culture
115 auteurs et autrices quittent Grasset pour protester contre le limogeage de son PDG Olivier Nora

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 17:29


durée : 00:17:29 - Journal de 7 h - Un coup d'éclat contre la méthode Vincent Bolloré.

Büchermarkt - Deutschlandfunk
Exodus in Frankreich: Über 130 Autor*innen verlassen den Verlag Grasset - Jürgen Ritte im Gespräch

Büchermarkt - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 6:57


Karches, Nora www.deutschlandfunk.de, Büchermarkt

Büchermarkt - Deutschlandfunk
Büchermarkt 16.04.2026: Grasset Verlag, Joachim Bessing, Stefan Kutzenberger

Büchermarkt - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 19:55


Karches, Nora www.deutschlandfunk.de, Büchermarkt

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur
Erdbeben im französischen Verlagswesen. 115 AutorInnen verlassen Verlag Grasset

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 8:44


Borutta, Julia www.deutschlandfunkkultur.de, Fazit

Le 5/7
Le 5/7 du jeudi 16 avril 2026 : Geert Baudewijns / Claude Askolovitch

Le 5/7

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 120:08


durée : 02:00:08 - Le 5/7 - par : Mathilde Munos - A 5h45 : Geert Baudewijns, PDG de Secutec et négociateur en cybercriminalité et rançongiciels. A 6h20 : Claude Askolovitch, journaliste et écrivain, qui annonce, avec une centaine d'autres auteurs, quitter la maison d'édition Grasset. - réalisation : Elise Amchin, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Départ d'Olivier Nora de Grasset : nous sommes tous, désormais, des auteurs Grasset

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 2:59


durée : 00:02:59 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le limogeage d'Olivier Nora de la présidence de Grasset suscite de nombreuses réactions. L'événement interroge la capacité des maisons d'édition à maintenir une pluralité de voix face aux décisions des actionnaires. - réalisation : Félicie Faugère

Le journal de 18h00
Avec le départ du PDG de Grasset Olivier Nora, des auteurs de la maison d'édition prêts à quitter la "galaxie Bolloré"

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:48


durée : 00:19:48 - Journal de 18h - Une centaine d'autrices et d'auteurs de Grasset sont déterminé.es à prendre le large après le départ d'Olivier Nora, boussole critique dans le viseur de Vincent Bolloré.

Les journaux de France Culture
Avec le départ du PDG de Grasset Olivier Nora, des auteurs de la maison d'édition prêts à quitter la "galaxie Bolloré"

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:48


durée : 00:19:48 - Journal de 18h - Une centaine d'autrices et d'auteurs de Grasset sont déterminé.es à prendre le large après le départ d'Olivier Nora, boussole critique dans le viseur de Vincent Bolloré.

Revue de presse française
À la Une: la face cachée de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 5:09


L'écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu'il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l'attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu'il a quitté sa maison d'édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l'influence d'Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ».  Et c'est à la Une d'une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s'affiche aujourd'hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L'académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu'elle retrouve son éclat d'antan ». Dans le Nouvel Obs, l'un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s'est toujours revendiqué "au-dessus des partis politiques" soit devenu "la mascotte de l'extrême droite" ».  Course contre la mort Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n'en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l'Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d'entre eux l'ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital. C'est ainsi que la correspondante de L'Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ». Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l'idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu'on appelle la « kill zone », c'est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l'Express, « dès qu'un drone se fait entendre, il ne reste qu'une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l'erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort…  « Improbable image pieuse » Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c'est d'ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d'un pape en Algérie ». L'occasion pour L'Express de mesurer l'aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump.  « Tous deux sont américains, mais c'est là leur seul point commun », explique L'Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes.  L'hebdomadaire rappelle qu'au début de la guerre contre l'Iran, Trump s'est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L'Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n'écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ».  Interdiction restée lettre morte Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L'Australie qui n'était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd'hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l'explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l'interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n'ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d'âge ». Alors que d'autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l'âge, jusqu'à ce qu'ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d'espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech... 

Travelling - La 1ere
Le Mépris, Jean-Luc Godard, 1963

Travelling - La 1ere

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 56:29


Le Mépris de Jean-Luc Godard, un film sorti en 1963, est devenu depuis un film culte. Le Mépris cʹest dʹabord un hommage au corps de la femme le plus célèbre du moment Brigitte Bardot. Cʹest ensuite un tournage incroyable perturbé par des nuées de paparazzi dans des décors grandioses. Le Mépris, cʹest Rome et Cinecittà, Capri et une villa époustouflante sur la mer. Cʹest aussi Fritz Lang, Michel Piccoli, Jack Palance, Jean-Luc Godard. Basé sur le livre homonyme dʹAlberto Moravia, le réalisateur fait un chef-dʹœuvre, qui rencontre peu de succès à sa sortie. De plus le film est un peu chahuté par ses producteurs. Mais tout ça contribue à sa légende. Le Mépris révélera, avec le temps qui passe, son intemporalité et sa force. Vous lʹavez compris, cʹest lʹhistoire dʹun film particulier, dʹun tournage particulier, de Brigitte Bardot, de Jean-Luc Godard et de Michel Piccoli dont il va être question aujourdʹhui. Pour vous en parler, nous avons la bible dʹAntoine de Baecque quʹil consacre au réalisateur, ainsi que beaucoup, beaucoup dʹarchives, des extraits, des anecdotes. Mais il est temps de pénétrer dans la chambre, Brigitte Bardot est déjà là….son corps est là en tous cas, la voilà qui le détaille. REFERENCES NEMER, François, Godard (Le cinéma), Découvertes Gallimard, 2006 CERISUELO, Marc, Le Mépris, Les Editions de la Transparence, coll. Cinéphilie, 2006 VIMENET, Pascal, Préface de Jean Douchet, Le Mépris, Jean-Luc Godard, Image par Image, Hatier, 1992 DE BAECQUE, Antoine, Godard, biographie, éditions Grasset, 2010 Jacques Rozier, Paparazzi https://www.cinematheque.fr/henri/film/63574-paparazzi-jacques-rozier-1963/

Invité Afrique
Génocide des Tutsis au Rwanda: «J'ai refusé que la souffrance définisse ma vie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 11:33


Au Rwanda, ce mardi 7 avril marque le début des commémorations du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Un hommage aux plus de 800 000 victimes des massacres commis. Godelieve Mukasarasi est une survivante. Elle est Hutu. Son mari, qui était Tutsi, a été assassiné, ainsi qu'un de ses enfants. Elle a été violée pendant le génocide. Mais depuis 32 ans, elle se bat et accompagne avec son association Sevota les femmes victimes de violences sexuelles, ainsi que les enfants nés de viols. Elle raconte son parcours et son engagement dans un livre qui vient de paraître, La Réparatrice, co-écrit avec la journaliste française Capucine Graby et publié aux éditions Grasset. Godelieve Mukasarasi est l'invitée de Charlotte Idrac. RFI : Pourquoi avoir choisi ce titre pour votre livre « La Réparatrice » ? Godelieve Mukasarasi : Parce qu'il reflète le rôle que je me suis donné après le génocide. Réparer les vies brisées, les liens sociaux détruits et les blessures invisibles des survivantes. Pour moi, je ne me présente pas comme une victime uniquement, mais comme une personne qui aide à reconstruire la dignité et la mémoire collective du Rwanda. Réparer les femmes, réparer les enfants, réparer le tissu communautaire, mais aussi réparer la mémoire brisée par le génocide. Vous avez à travers votre organisation, Sevota, accompagné et réparé plus de 1000 femmes violées et enfants nés de viols. C'est la parole qui est pour vous au cœur du processus de reconstruction ? Des survivantes ont été réduites au silence par la honte, la peur ou la stigmatisation. Leur offrir un espace où elles peuvent parler, s'exprimer en toute liberté et être écoutées et reconnues, c'est déjà une forme de guérison. C'est reprendre du pouvoir sur son histoire. Dans nos espaces de paroles, nous constatons que certaines formes d'expression comme la prière en écho, la chanson, la poésie, les sketchs, le théâtre viennent compléter la parole et ouvrir d'autres chemins de guérison : S'accepter soi-même comme femme survivante, accepter son enfant né de violences. Et elles ont inventé une chanson qui signifie « nos enfants sont beaux, sont très beaux pour Le Rwanda, » avec des refrains qui reconstruisent. Vous-même, comme femme et mère dans une famille survivante, qu'est-ce qui vous donne la force et ce goût des autres personnes survivantes ? Quand j'ai créé Sevota, c'était une promesse que j'avais fait pendant le génocide, lorsqu'on venait tuer mes enfants et mon mari. Et là, dans ma prière, j'avais dit « Si Dieu m'aide à ce que mes enfants soient rescapés, j'allais créer une œuvre charismatique ». J'ai refusé que la souffrance définisse ma vie. Chaque fois que je vois un jeune né de violences sourire ou qu'il a un succès malgré son histoire, chaque fois qu'une mère accepte d'embrasser son enfant né du hasard, alors nous sommes debout. Si nous avons survécu, c'est pour vivre. À travers l'organisation Sevota, vous avez donc accompagné ce que vous appelez « les enfants nés du hasard », nés de violences sexuelles, de viols, parfois rejetés par leur mère et longtemps stigmatisés. Mais vous dites que leur image a changé. Dans quel sens ? L'image des enfants nés du hasard dans le temps était mauvaise. Ils étaient nommés « enfants du malheur », « enfants de la brousse », « enfants miliciens comme leur père », « Judas » ou « traître ». Aujourd'hui, grâce à l'accompagnement, ils sont aujourd'hui davantage considérés comme des enfants innocents. Ils ne sont plus définis uniquement par les circonstances de leur naissance, sans identité, mais ils sont affirmés par leur talent, leur ambition et leur réussite. En somme, l'image est passée de victimes stigmatisées à jeunes porteurs d'avenir. Plus de 30 ans après le génocide commis contre les Tutsis en 1994 au Rwanda, comment le traumatisme se transmet-il dans la société rwandaise, sachant que 70 % de la population est née après ? Pour moi, je pense que le traumatisme se transmet aujourd'hui de manière transgénérationnelle. Les jeunes nés après le génocide doivent intégrer un passé qu'ils n'ont pas vécu. Les psychologues soulignent le besoin des tiers qui les accompagnent, c'est-à-dire les enseignants formés, des thérapeutes, le personnel des différentes institutions qui doivent être formés pour aider à transformer ce traumatisme en mémoire constructive. Vous évoquez dans votre livre le procès Pélicot en France après les viols répétés subis par Gisèle Pélicot sous soumission chimique. Vous parlez d'un point de bascule. Quel écho, pour vous, a eu ce procès ? Le procès de Gisèle Pélicot, en France, a marqué une rupture dans la manière dont la société française et internationale aborde des violences sexuelles. Pour la reconnaissance des victimes et la lutte contre l'impunité.

Les matins
Nathan Devers et Olivier-Thomas Venard : l'avenir de Jérusalem se trouve-t-il dans la Bible ?

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 38:30


durée : 00:38:30 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Conversation sur Jérusalem, ville sous tension, à la veille de Pâques et Pessah. Pour en saisir le rôle historique et symbolique, échange avec le philosophe Nathan Devers, auteur d""Aimer Jérusalem" (Gallimard) et le frère dominicain Olivier-Thomas Venard, auteur d'"Il nous reste la foi" (Grasset). - réalisation : Félicie Faugère - invités : Nathan Devers Philosophe, producteur de l'émission "Sans préjuger" sur France Culture; Frère Olivier-Thomas Venard Membre de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, directeur du programme de recherches La Bible en ses traditions