Podcasts about africain

  • 474PODCASTS
  • 1,387EPISODES
  • 37mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • Jun 8, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about africain

Show all podcasts related to africain

Latest podcast episodes about africain

7 milliards de voisins
Sur le continent africain, comment concilier pêche et protection des océans?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:29


Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l'érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux. À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l'Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d'une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l'Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d'euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers.    En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d'aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d'un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ?  À l'occasion de la Journée mondiale des océans. Avec :  • François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France • Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l'Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal.  Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l'océan Indien, celle de la pollution plastique.    Programmation musicale :  ► ON GO LA BAS - Hen's  ► Sigui - Fatoumata Diawara. 

TOPFM MAURITIUS
Tourisme : Maurice et le Mozambique s'allient pour propulser l'attractivité du continent africain

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 0:57


Tourisme : Maurice et le Mozambique s'allient pour propulser l'attractivité du continent africain by TOPFM MAURITIUS

Afrique Économie
La difficile mise en application de l'accord de l'OMC pour lutter contre la surpêche

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 2:31


Le poisson est la première source de nutrition pour près d'un Africain sur trois. La pêche pourrait représenter plus de 20 millions d'emplois directs et indirects sur le continent d'ici la fin de la décennie. D'où l'importance de protéger les réserves de poissons, aujourd'hui menacées par la surpêche. En 2022, les membres de l'Organisation mondiale du commerce se sont mis d'accord pour mettre fin aux subventions aux pêches les plus nocives. Mais sa mise en œuvre s'avère compliquée… Il aura fallu près de 25 ans de négociations aux membres de l'Organisation mondiale du commerce pour parvenir, en 2022, à un accord sur la fin des subventions à la pêche. En septembre dernier, deux tiers des membres l'ont officiellement ratifié, ce qui a permis son entrée en vigueur. « Historique, souligne la directrice générale adjointe de l'OMC, Jennifer Nordquist. C'est la première fois que nous avons un accord qui se concentre à la fois sur l'aspect économique ET sur la question de l'environnement. L'idée est de lutter contre les subventions néfastes alors que 35 % des réserves mondiales de poissons sont déjà menacées par la surpêche. » Depuis, 120 des 166 membres de l'OMC l'ont adopté, ce qui veut dire qu'ils se sont mis d'accord sur un premier volet concernant l'interdiction des subventions les plus nocives : celles qui, de fait, encouragent la pêche illégale ou non déclarée. Pour aller plus loin, il faudra parler aussi des subventions au carburant ou sur les bateaux, souligne la numéro 2 de l'organisation : « Le chronomètre est lancé, les membres ont 4 ans pour s'entendre sur le deuxième volet de cet accord. En cas d'échec, même la première partie de l'accord pourrait tout simplement disparaître », avertit-elle. À lire aussiMadagascar: à bord avec les Vezo, pêcheurs itinérants menacés par la surpêche « Les pays qui subventionnent fortement la pêche le font au détriment des petits États insulaires » Les négociations se poursuivent donc en coulisses. En attendant, l'OMC aide ses membres à faire respecter l'accord. « Nous avons mis en place un système d'aide financière à destination des économies les moins développées, explique Jennifer Nordquist à RFI. Cela a par exemple permis au Ghana de travailler avec les organisations de pêche locales pour lutter contre la pêche illégale. » Mais les choses ne vont pas assez vite pour le docteur Arvin Boolell, ministre de la Pêche et de l'Économie bleue de la République de Maurice : « Les pays qui subventionnent fortement la pêche le font au détriment des petits États insulaires en développement : cela met une énorme pression sur nos pêcheurs et entraîne l'épuisement des réserves de poissons. C'est pourquoi nous demandons à l'OMC de mettre en œuvre des mesures de suivi et de surveillance. » « Certains aspects du secteur de la pêche ont besoin d'être soutenus » Son homologue et voisin, Wallace Cosgrow, ministre de la Pêche et de l'Économie bleue des Seychelles, voudrait, lui, qu'on prenne mieux en compte les spécificités des États insulaires. « De mon point de vue, certains aspects du secteur de la pêche ont besoin d'être soutenus, particulièrement dans notre cas : quand on parle d'artisans pêcheurs locaux qui contribuent à la sécurité alimentaire de leur communauté », soutient-il. Une aide publique qui, selon lui, n'a pas forcément besoin d'être financière. Cela peut passer par la mise en place d'infrastructures ou une aide logistique à l'échelle locale.  À lire aussiDix choses à savoir sur la surpêche, fléau des océans au fil des siècles

Les matins
Juliette Binoche / L'UE doit-elle dialoguer avec Poutine ? / L'auteur Richard Wright et l'imaginaire africain-américain

Les matins

Play Episode Listen Later May 28, 2026 150:05


durée : 02:30:05 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 puis 8h20, Juliette Binoche est l'invitée de Guillaume Erner. Elle présente “En nous”, son dernier film avec Akram Khan, en salles le 3 juin. À 7h17, l'historien Pierre Grosser revient sur les relations entre l'Union européenne et Vladimir Poutine. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Afrique Économie
La stratégie des fabricants d'engrais du continent africain et leurs limites

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:30


La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz risque de provoquer une grave crise mondiale des prix alimentaires d'ici six à douze mois. C'est l'alerte lancée par la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Parmi les zones à risques figure le continent africain. Plusieurs géants des engrais y sont pourtant installés. La plupart des fabricants d'engrais du continent africain produisent des mélanges, on les appelle des « blendeurs » : ils achètent des matières premières et les assemblent. Ils sont directement exposés à la volatilité des prix. Ces matières premières peuvent être achetées en partie en Afrique. C'est le cas des engrais phosphatés, le continent peut s'enorgueillir d'accueillir le leader mondial, l'OCP, l'Office chérifien des phosphates, une multinationale, basée au Maroc, qui approvisionne de nombreux États africains.  « L'OCP a une capacité de production de 15 millions de tonnes par an et la demande totale sur tout le continent en engrais phosphatés est de l'ordre de 8 à 10 millions de tonnes, explique Michaël Sebag, négociant en engrais pour la société Orcom à Genève. L'OCP ne peut pas dédier toute sa production à l'Afrique, mais à plus de 50 % de part de marché, le groupe couvre donc largement la demande de tout le continent ».  Les usines de l'Office chérifien des phosphates ont cependant besoin de soufre pour traiter la roche, un produit devenu rare et cher depuis le début de la guerre au Moyen-Orient : la région représentait 40 % du commerce avant le conflit. « On est dans une période conjoncturelle un peu compliquée, confirme Michaël Sebag. L'OCP a annoncé une réduction de 30 % de sa production au deuxième trimestre, on ne sait pas encore ce qui se passera au troisième trimestre. La question est de savoir si l'Office chérifien des phosphates va décider de privilégier l'Afrique en maintenant les volumes exportés sur le continent ou si le géant marocain va les réduire dans la même proportion que sa baisse de production ». Ce qui est certain, c'est que le Sud-Africain Foskor, l'autre producteur d'engrais phosphatés du continent, n'a pas la capacité de combler l'éventuel vide laissé par l'OCP. À lire aussiAu Maroc, le géant des engrais OCP doit faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient Le Nigeria, roi de l'urée Un autre engrais est produit en quantité sur le continent, il s'agit de l'urée. C'est l'affaire essentiellement du milliardaire nigérian Aliko Dangote. Le groupe qu'il dirige a centré ses ventes sur l'international, avec des exportations vers le Brésil, l'Argentine, mais aussi vers l'Inde. Ses derniers investissements témoignent cependant d'une évolution de stratégie, explique Mounir Halim, fondateur d'Afriqom, une agence d'information spécialisée sur le prix des engrais : « Pour Dangote, les choses ont changé, le groupe a mis en place une stratégie éthiopienne, avec un projet de production de 3 millions de tonnes d'urée en Éthiopie, détaille-t-il. En parallèle, Dangote a commencé à fournir l'Éthiopie en urée, et en a déjà envoyé environ 350 000 tonnes ». Quelle que soit la quantité d'engrais que les producteurs africains pourront dédier aux acheteurs du continent, les pays importateurs doivent aujourd'hui composer avec une limite, celle des prix qui ont flambé. « Les États africains peuvent acheter à l'OCP, à Dangote, aux Russes, en Chine, le produit est disponible, ce sont les prix du marché qui conditionneront ce que les acheteurs feront », assure Mounir Halim, qui pointe aussi la difficulté qu'ont de nombreux acheteurs publics à être réactifs pour anticiper leurs achats d'engrais. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix de l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde

Afrique Économie
Face aux crises mondiales, les défis du développement du commerce intra-africain

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 24, 2026 2:36


Depuis début mars 2026, la crise au Moyen-Orient impacte le secteur économique du monde entier, y compris du continent africain. Hausse des prix du pétrole et des matières premières, hausse du coût des transports... Un contexte qui rappelle l'urgence du développement du commerce intra-africain pour rendre les économies du continent moins dépendantes des marchés extérieurs. C'était une des questions centrales de l'Africa CEO Forum, qui s'est déroulé à Kigali, au Rwanda, les 14 et 15 mai. Avec notre correspondante à Kigali au Rwanda, Le commerce intra-africain devrait atteindre 230 milliards de dollars en 2026, selon l'Afreximbank. Ce chiffre est en augmentation, mais représente toujours moins de 20% des échanges globaux du continent, comme l'explique Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique orientale et australe : « L'intégration régionale permettrait de développer une économie d'échelle, favoriserait les investissements, la production et la création d'emplois. Elle rend aussi l'économie africaine plus résiliente, car elle est davantage capable de résister aux chocs extérieurs. Nous le voyons actuellement avec la crise au Moyen-Orient, entre autres. Nous devons renforcer cette dynamique. » La Zlecaf (Zone de libre-échange continentale) reste entravée par certaines barrières, liées à la logistique, au manque d'infrastructures, ou encore à la différence des régulations selon les États. Pour Éric Akoute, directeur de l'APIex, l'Agence publique de promotion des investissements au Bénin, certaines initiatives locales peuvent aider à surmonter ces obstacles : « Nous avons maintenant une démarche de co-investissement, nous avons signé un protocole d'accords avec le CEPICI de la Côte d'Ivoire, nous signons avec d'autres. L'idée aujourd'hui, c'est de voir qui est fort en quoi, et comment nous pouvons mutualiser pour que ce que les autres ont fait de bien, nous puissions les partager. Il s'agit de renforcer les capacités, de transférer les compétences et l'expérience, pour que les agents de promotion que nous sommes puissent bâtir leurs performances sur les autres. » Valoriser localement les matières premières Face aux chocs extérieurs, notamment au Moyen-Orient, la transformation des matières premières s'impose comme un enjeu stratégique urgent selon Bakary Séga Bathily, directeur de l'Agence sénégalaise de promotion des investissements et des grands travaux : « Il y a la nécessité de transformer localement ces ressources qu'on a l'habitude d'exporter. C'est dans ce cadre-là que nous avons signé un traité avec la Sierra Leone : le Sénégal dispose de gaz, la Sierra Leone dispose de minerais de fer, pourquoi pas ne pas transformer dans un de ces deux pays, ces deux ressources là ? Au lieu d'exporter le gaz, nous voulons avoir du gaz domestique parce que nous avons des ressources à transformer. Il s'agit d'assumer cette politique. » Ces grands travaux sont indispensables au développement du commerce intra-africain, parfois confronté aux difficultés de financements, affirme Thierry Hebraud, PDG de la Banque commerciale de Maurice, l'une des premières banques d'Afrique de l'Est : « Les banques africaines n'ont pas la capacité de prêter sur 10 ou 15 ans en dollars. C'est là que nous avons besoin de la complémentarité des financements internationaux. On ne demande pas la charité. Ce qu'on demande, c'est d'avoir accès à des financements longs, qui sont appelés à être remboursés. Arrêtez de voir l'Afrique comme un haut risque. » L'autre enjeu pour le banquier, c'est la dédollarisation des transferts de monnaie intra-africains, afin de réduire les frais de change et faciliter le commerce sur le continent.

Chronique des Matières Premières
Quels seront les prix du coton africain de la prochaine saison?

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later May 19, 2026 1:50


L'approche des semis de coton sur le continent africain va de pair avec l'annonce des prix payés au producteur. Dans les pays concernés, les discussions sont dans leur dernière ligne droite, mais l'équation s'annonce particulièrement compliquée cette année.  L'enjeu est de trouver le meilleur équilibre pour satisfaire l'attente des cotonculteurs mais aussi celle des sociétés chargées de l'égrenage, qui leur achètent le coton qui sera ensuite exporté, sous forme de fibres, au prix du marché mondial. Dans les pays francophones du continent, les prix payés aux producteurs sont généralement fixés pour toute la saison. Cette année, ils étaient compris entre 300 et 350 FCFA le kilo de coton graine en Afrique de l'Ouest et 280 FCFA au Cameroun. Un prix stable ou en légère hausse selon les pays, par rapport à l'année précédente, mais trop élevé par rapport au cours mondial. Résultat, la campagne a été difficile et le coton africain a eu du mal à se vendre, avec de multiples conséquences pour tous les acteurs de la filière. À lire aussiLe coton retrouve des couleurs sur fond d'incertitudes sur l'offre Coton et engrais, deux prix à équilibrer Un ou deux pays ont déjà fait savoir, sans l'officialiser, qu'ils allaient annoncer un maintien des prix, mais ailleurs il ne faut pas exclure une baisse, explique Youssouf Djimé Sidibé, secrétaire permanent de l'Association des producteurs de coton africain (l'APROCA). L'impact de ce prix pour les producteurs dépendra beaucoup de celui des engrais. Les cotonculteurs seront en effet plus enclins à accepter un prix en baisse s'il s'accompagne d'une diminution des coûts de production, sachant que les engrais sont avancés par les sociétés cotonnières, et ensuite remboursés sur la vente de la récolte. Or le contexte actuel est plutôt à une flambée du prix des intrants, que seule une subvention gouvernementale pourrait atténuer. La prochaine récolte se joue en ce moment, résume un spécialiste de la filière. Un acteur de la filière coton camerounaise confirme : « Si le prix garanti aux producteurs n'est pas au moins équivalent à celui de l'an dernier, ils risquent de se décourager avant même le début des semis car ils ne peuvent pas se permettre de produire à perte. » À lire aussiLes cotonculteurs africains réclament des subventions pour les pesticides Impact de la hausse des cours La hausse des cours mondiaux ces dernières semaines peut-elle avoir un impact sur les prix payés au producteur ? Ces prix élaborés pour l'année sont le résultat d'une formule mathématique qui est à peu près similaire dans tous les pays : elle dépend de la santé financière des sociétés cotonnières, du cours du dollar et de la moyenne des cours mondiaux calculée sur plusieurs mois. Or les cours mondiaux n'ont augmenté de manière significative que depuis peu. Un peu tard, pour avoir une véritable influence sur les prix. L'impact est surtout psychologique : un producteur voyant les cours mondiaux orientés à la hausse depuis plusieurs semaines aura peut-être du mal à accepter qu'on lui propose moins que l'année dernière pour acheter son coton. À lire aussiLes acteurs de la filière coton oscillent entre euphorie et inquiétude

FC Copains
Débat Football Africain - Pourquoi l'Algérie

FC Copains

Play Episode Listen Later May 18, 2026 56:59


Journal des sports Afrique
Le monde du sport africain rend hommage à Hamad Kalkaba Malboum

Journal des sports Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 3:36


FC Copains
Débat Football Africain - Ayyoub Bouaddi fait-il le meilleur choix en optant pour le Maroc❓

FC Copains

Play Episode Listen Later May 14, 2026 48:27


Journal de l'Afrique
Sahel, RD Congo et bilan africain... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 13, 2026 13:47


À l'issue du sommet "Africa Forward" organisé à Nairobi par la France et le Kenya lundi et mardi, Emmanuel Macron a répondu aux questions de France 24, RFI et TV5 Monde. L'occasion aussi, pour le chef de l'État, de revenir sur son bilan africain alors que son second quinquennat prend fin dans un an. 

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Narcotrafic, les limites repoussées", "Ormuz, la fable du mouton et des roses" et "Le malentendu africain"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later May 12, 2026 16:56


Le lundi 11 mai, deux personnes ont été tuées et six autres blessées, dont trois grièvement, lors d'une fusillade dans le quartier sensible des Moulins à Nice. Ce drame intervient alors que les tensions sont fortes depuis plusieurs jours dans la ville, avec une série de tirs et d'incidents dans plusieurs quartiers liés au trafic de stupéfiants. Selon Ruth Elkrief, c'est une guerre d'endurance et d'usure. La guerre en Iran paralyse l'exportation de roses au Kenya, causant une chute de plus de 50 % des ventes pour certains producteurs. Les fermes sont contraintes de donner leur production aux moutons comme nourriture, plutôt que de la vendre. François Lenglet souligne que les répercussions du blocage d'Ormuz affectent divers continents et secteurs. Emmanuel Macron s'est rendu à Nairobi, au Kenya, pour participer à un sommet franco-africain appelé 'Africa Forward' les 11 et 12 mai. Lors d'une conférence consacrée à la culture, le président français est monté sur scène pour demander aux participants de se taire ou de sortir. Abnousse Shalmani pense qu'il faut se taire quand on ne vous a pas invité à parler, écouter avant de séduire et comprendre avant de charmer. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Cinéma africain : vers la fin du plafond de verre?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 11, 2026 29:30


Ce mardi (12 mai 2026), s'ouvre le Festival de Cannes. Une 79e édition qui ne fera pas la part belle au cinéma africain : aucun film issu du continent ne figure en effet parmi les sélections majeures. Pourtant, l'Afrique n'est pas absente du secteur, en témoigne la vitalité du Nigeria qui représente avec Nollywood la deuxième industrie cinématographique au monde. Le cinéma africain est-il invisibilisé ? Comment mieux l'exporter ? Pour en débattre : - Joachim Landau, producteur chez Federation Meac, il a produit le documentaire, Batwing : Un Super-Héros Africain et aussi la série Spinners   - Serge Noukoué, co-fondateur du NollywoodWeek Film Festival dont la 13ème édition s'est tenue du 6 au 10 mai 2026 - Claire Diao, programmatrice, critique de cinéma, fondatrice de la société de distribution Sudu connexion. Actuellement en salle, le documentaire rwandais Didy de François-Xavier Destors & Gaël Kamilindi

Débat du jour
Cinéma africain : vers la fin du plafond de verre?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 11, 2026 29:30


Ce mardi (12 mai 2026), s'ouvre le Festival de Cannes. Une 79e édition qui ne fera pas la part belle au cinéma africain : aucun film issu du continent ne figure en effet parmi les sélections majeures. Pourtant, l'Afrique n'est pas absente du secteur, en témoigne la vitalité du Nigeria qui représente avec Nollywood la deuxième industrie cinématographique au monde. Le cinéma africain est-il invisibilisé ? Comment mieux l'exporter ? Pour en débattre : - Joachim Landau, producteur chez Federation Meac, il a produit le documentaire, Batwing : Un Super-Héros Africain et aussi la série Spinners   - Serge Noukoué, co-fondateur du NollywoodWeek Film Festival dont la 13ème édition s'est tenue du 6 au 10 mai 2026 - Claire Diao, programmatrice, critique de cinéma, fondatrice de la société de distribution Sudu connexion. Actuellement en salle, le documentaire rwandais Didy de François-Xavier Destors & Gaël Kamilindi

Vous m'en direz des nouvelles
Le cinéma africain à l'honneur à Paris avec Nollywood Week Film Festival

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later May 7, 2026 48:30


Nigérian, sénégalais, tchadien ou ghanéen, le cinéma africain est à l'honneur au Nollywood Week Film Festival à Paris pour une 13ème édition. Au programme 12 longs métrages, 4 courts métrages et 2 documentaires à découvrir jusqu'à dimanche au cinéma l'Arlequin, ainsi qu'une soirée de clôture Afrobeats. Serge Noukoué, co-fondateur du Nollywood Week Film Festival, Aline et Soraya Milla, créatrices de la série Afropolitaine, et Joachim Landau, producteur du documentaire « Batwing : Un Super-Héros Africain ».   ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Gilda Piersanti pour son roman La Rancune des morts (Le Masque) qui nous emmène à Rome, ville natale de l'autrice, sur les traces d'une chanteuse d'opéra rattrapée par l'assassinat de sa mère, vingt ans plus tôt. Un polar psychologique écrit en français comme tous les livres de l'écrivain italienne.   ► Playlist du jour : - Patoranking feat Buju Banton - Afrian Soldier -  Tiken Jah Fakoly - Africain à Paris.

Vous m'en direz des nouvelles !
Le cinéma africain à l'honneur à Paris avec Nollywood Week Film Festival

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later May 7, 2026 48:30


Nigérian, sénégalais, tchadien ou ghanéen, le cinéma africain est à l'honneur au Nollywood Week Film Festival à Paris pour une 13ème édition. Au programme 12 longs métrages, 4 courts métrages et 2 documentaires à découvrir jusqu'à dimanche au cinéma l'Arlequin, ainsi qu'une soirée de clôture Afrobeats. Serge Noukoué, co-fondateur du Nollywood Week Film Festival, Aline et Soraya Milla, créatrices de la série Afropolitaine, et Joachim Landau, producteur du documentaire « Batwing : Un Super-Héros Africain ».   ► Chronique : Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint a rencontré Gilda Piersanti pour son roman La Rancune des morts (Le Masque) qui nous emmène à Rome, ville natale de l'autrice, sur les traces d'une chanteuse d'opéra rattrapée par l'assassinat de sa mère, vingt ans plus tôt. Un polar psychologique écrit en français comme tous les livres de l'écrivain italienne.   ► Playlist du jour : - Patoranking feat Buju Banton - Afrian Soldier -  Tiken Jah Fakoly - Africain à Paris.

TOPFM MAURITIUS
Maurice préside le Forum africain pour le développement durable

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later May 7, 2026 1:10


Maurice préside le Forum africain pour le développement durable by TOPFM MAURITIUS

TOPFM MAURITIUS
Patrimoine africain : « Sa gro sega tipik avek ravann triang ek maravann li res ankre », souligne Jasmine Toulouse

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later May 5, 2026 0:47


À l'occasion de la Journée du patrimoine mondial africain, célébrée sous l'égide de l'UNESCO, l'accent est mis sur la richesse et la préservation du patrimoine culturel du continent. À Maurice, cette journée rappelle l'importance de valoriser l'héritage africain à travers ses traditions, ses sites historiques et sa mémoire collective. Jasmine Toulouse, déléguée permanente de Maurice auprès de l'UNESCO et également chanteuse, souligne que son art est profondément lié aux racines africaines. Elle rappelle notamment que le séga, autrefois utilisé par les esclaves comme moyen d'expression et de communication, demeure aujourd'hui un élément culturel fortement ancré dans l'identité mauricienne. Entre transmission aux jeunes générations et enjeux de conservation, Jasmine Toulouse appelle à un engagement renforcé afin de protéger et de faire vivre ce patrimoine.

Géopolitique
Ce que raconte la visite du président taïwanais au royaume africain d'Eswatini

Géopolitique

Play Episode Listen Later May 4, 2026 3:14


durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Chine a tout fait pour empêcher la visite du président taïwanais au royaume africain d'Eswatini, le dernier pays africain à reconnaître Taiwan - elle a finalement eu lieu. Un jalon dans la stratégie chinoise de la carotte et du bâton pour pousser à la réunification de l'île avec le continent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Ce que raconte la visite du président taïwanais au royaume africain d'Eswatini

InterNational

Play Episode Listen Later May 4, 2026 3:14


durée : 00:03:14 - InterNational - par : Pierre Haski - La Chine a tout fait pour empêcher la visite du président taïwanais au royaume africain d'Eswatini, le dernier pays africain à reconnaître Taiwan - elle a finalement eu lieu. Un jalon dans la stratégie chinoise de la carotte et du bâton pour pousser à la réunification de l'île avec le continent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Afrique Football Club
Diomandé, Sadiki, Maza : ces nouveaux visages du foot africain

Afrique Football Club

Play Episode Listen Later May 1, 2026 26:45


Ils sont jeunes, talentueux, convoités, et ils devraient briller lors de la Coupe du monde. Yan Diomandé, l'ailier ivoirien de Leipzig, affole déjà le marché, alors qu'il n'était pas encore professionnel il y a un an. Le milieu Ibrahim Maza symbolise le renouveau du foot algérien et termine une saison très aboutie au Bayer Leverkusen. Noah Sadiki fait le bonheur de Sunderland et de la RDC, devenu incontournable au milieu de terrain. Un podcast présenté par Marie-Amélie Motte, avec Nabil Djellit et Hervé Penot.  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture en direct
Des nouvelles du cinéma africain, avec Mahamat-Saleh Haroun, Leyla Bouzid, Merzak Allouache et Alain Gomis

Culture en direct

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 58:31


durée : 00:58:31 - Plan large - par : Antoine Guillot - Au programme cette semaine "Soumsoum, la nuit des astres" de Mahamat‑Saleh Haroun, "À voix basse" de Leyla Bouzid, "Première ligne" de Merzak Allouache et "Dao" d'Alain Gomis. - réalisation : Anne-Laure Chanel - invités : Mahamat-Saleh Haroun Cinéaste, romancier; Leyla Bouzid Réalisatrice, scénariste; Merzak Allouache Scénariste et réalisateur de films algérien; Alain Gomis Réalisateur; Sophie-Catherine Gallet Collaboratrice à France Culture, critique de cinéma à Revus et corrigés, cinéaste

Littérature sans frontières
Au cœur du 4ème Festival du Livre Africain de Marrakech

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 29:00


Depuis 2023, le FLAM est devenu un rendez-vous majeur de la littérature. Carrefour où se retrouvent chaque année les écrivains d'Afrique du Nord et subsaharienne, mais aussi des diasporas aux Caraïbes, en Europe et Amérique du Nord, le Festival du Livre Africain de Marrakech qui se tient actuellement brille plus que jamais et porte et haut fort la flamme de l'imagination, de la pensée et du dialogue. Sur place, grand reportage. Avec l'écrivain et artiste Mahi Binebine, un des cofondateurs du FLAM ; Pierre Assouline, écrivain et juré du Prix Goncourt ; Marie-Denise Douyon, autrice et illustratrice pour la jeunesse et Alain Mabanckou, écrivain et directeur de la collection « Poésie », aux éditions Points où a paru le recueil "Carnets de vertiges" de Marc Alexandre Oho Bambe, invité du Flam. Orients Editions Editions Robert Laffont Editions Muzikiddy Marie-Denise Douyon Editions Points

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux
#376 ALAIN GOMIS : LES SECRETS DU CINÉMA AFRICAIN ET LA VÉRITÉ SUR NOS TRADITIONS (FILM DAO)

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 51:19


La tradition, contrairement à ce qu'on peut en dire, c'est quelque chose du présent.Double lauréat de l'Étalon d'or au FESPACO et récompensé à la Berlinale, le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis est l'une des figures majeures du cinéma africain contemporain. À l'occasion de la sortie de son nouveau film "DAO" le 29 avril, il se livre au micro de Kalimanjaro.Dans cet épisode fascinant, Alain Gomis nous plonge dans les coulisses de la création de DAO, un film qui tisse un lien puissant entre la France et la Guinée-Bissau, entre un mariage et une cérémonie d'ancêtre chez les Manjak. Il déconstruit notre rapport à la tradition, aborde sans filtre le business du cinéma, l'importance de l'authenticité face aux "moules" de l'industrie, et le rôle crucial du Centre Yennenga à Dakar pour l'avenir du cinéma africain.Comment imposer sa vision à l'international ? Pourquoi l'histoire de la décolonisation de la Guinée-Bissau est-elle si méconnue ? Comment financer et soutenir le soft power africain ? Un échange indispensable sur l'identité, la transmission et la culture.

Invité Culture
L'artiste Mahi Binebine a de grandes ambitions pour le 4ᵉ Festival du livre africain à Marrakech

Invité Culture

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 3:18


Au Maroc, la 4e édition du Festival du livre africain à Marrakech (FLAM) se tient du 23 au 25 avril 2026. Une manifestation littéraire qui réunit près d'une trentaine d'auteurs et autrices du continent, du Maghreb, de l'Afrique subsaharienne mais aussi des diasporas. Avec à l'affiche, entre autres, le prix Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio, Alain Mabanckou, Christiane Taubira et Yanick Lahens. L'initiateur de cet événement, l'écrivain et peintre marocain Mahi Binebine, répond aux questions de Catherine Fruchon-Toussaint sur place à Marrakech. Fondé en 2023, le Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) s'est construit à partir d'un besoin profond : créer, sur des terres africaines, un espace littéraire et intellectuel qui nous rassemble, nous relie et nous projette. La ville de Marrakech, carrefour des langues, des routes et des imaginaires, s'est imposée comme le lieu naturel pour accueillir cette ambition. Le FLAM : un temps de réflexion critique Un lieu où les voix du continent et de ses diasporas peuvent se rencontrer, dialoguer, se reconnaître – et parfois, se retrouver après de longues séparations. L'histoire africaine est faite de circulations anciennes, de liens tissés entre nos cultures et nos sociétés, mais aussi de ruptures, de silences, de méconnaissances. Le FLAM est né pour rouvrir ces chemins, pour retisser ces fils, pour redonner souffle à une conversation interrompue. Dès sa création, le festival a été pensé comme une fête joyeuse, un moment de célébration de la rencontre, de la littérature, de la pensée, mais aussi comme un temps de réflexion critique. Un espace où l'on peut interroger les non-dits du passé, les blessures mémorielles, les héritages complexes, tout en restant ancrés dans un présent vibrant, traversé par les grandes mutations d'un continent qui s'affirme, qui se transforme, qui n'attend plus aucune validation extérieure. Un lieu où l'Afrique ne se pense plus comme la marge d'un centre, mais comme un centre parmi d'autres, légitime, créatif et fécond. À lire aussiLe 1ᵉ Festival du livre africain de Marrakech, tout feu, tout flamme Une programmation variée, rigoureuse et accessible pour un large public À travers ses débats, ses tables rondes et ses rencontres, le FLAM souhaite reprendre les combats jamais achevés et en engager d'autres, imposés par les défis du monde contemporain. Il tente d'accompagner, par la pensée, par l'élan créatif et par la puissance de l'imagination littéraire, le devenir d'un continent qui doit être pensé, repensé, réécrit depuis le Sud. Pour ce faire, le FLAM s'inscrit dans une vision à la fois ancrée en Afrique et tournée vers le monde. Ceci est d'autant plus vrai que le passé comme l'avenir du continent s'entrelacent avec ceux d'autres géographies, d'autres histoires, d'autres imaginaires. Pour porter cette ambition, le festival propose une programmation à la fois variée, rigoureuse et accessible, pensée pour toucher un large public : débats, tables rondes, rencontres littéraires, ateliers d'écriture, masterclasses, petits déjeuners avec les auteurs, nocturnes littéraires, spectacles de musique, lectures, leçon inaugurale, grand entretien, librairie éphémère, matinées contes, séances de dédicaces, le prix des lycéens de Marrakech… Une diversité de formats qui permet d'apprécier la grande diversité de nos littératures, de découvrir les grandes voix de la pensée africaine, mais aussi les jeunes voix qui renouvellent nos imaginaires et nos façons de dire le monde. La jeunesse au cœur de ces trois jours de célébration Le FLAM accorde une place essentielle à la jeunesse et lui consacre une programmation ambitieuse. Convaincu qu'ils constituent l'une des forces majeures du continent africain, le festival croit en la nécessité de favoriser l'accès des jeunes à la culture, à la littérature et aux arts. Accompagner cette jeunesse, c'est nourrir sa pensée critique, approfondir sa connaissance de l'Histoire, éveiller sa sensibilité, nourrir son imaginaire, et lui offrir les outils nécessaires pour imaginer et construire l'avenir. Le FLAM, ce sont trois jours de récits, de rencontres, de partage, de transmission, de dialogue, d'émotions et d'enchantement. Trois jours durant lesquels nous célébrons ensemble la vitalité des lettres africaines et la richesse de nos imaginaires. À lire aussiMaroc: le Festival du livre africain de Marrakech s'impose comme un événement majeur

20 minutes pour comprendre
14/18 #74: Défaites allemandes et italiennes en Afrique - Avril 1915, Théâtre africain

20 minutes pour comprendre

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 8:26


Pour commémorer les 110 ans de la Grande Guerre cette année, 20 minutes pour comprendre lance une nouvelle série : "14/18, D'un monde à l'autre". Plusieurs fois par mois, nous y couvrirons en temps réel les grands évènements de la Première Guerre mondiale.En avril 1915, les Allemands enchainent les défaites dans le Sud-ouest africain, alors que les colonnes franco-britanniques poursuivent leurs avancées vers Yaoundé, capitale du Cameroun (alors Ouest africain). Mais il ne s'agit pas de la seule puissance à passer un mauvais moment sur le continent : dans cet épisode, nous discutons également des campagnes italiennes contre les Senussi. Bonne écoute !Avec Vincent GabrielSuivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn !   Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité culture
L'artiste Mahi Binebine a de grandes ambitions pour le 4ᵉ Festival du livre africain à Marrakech

Invité culture

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 3:18


Au Maroc, la 4e édition du Festival du livre africain à Marrakech (FLAM) se tient du 23 au 25 avril 2026. Une manifestation littéraire qui réunit près d'une trentaine d'auteurs et autrices du continent, du Maghreb, de l'Afrique subsaharienne mais aussi des diasporas. Avec à l'affiche, entre autres, le prix Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio, Alain Mabanckou, Christiane Taubira et Yanick Lahens. L'initiateur de cet événement, l'écrivain et peintre marocain Mahi Binebine, répond aux questions de Catherine Fruchon-Toussaint sur place à Marrakech. Fondé en 2023, le Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) s'est construit à partir d'un besoin profond : créer, sur des terres africaines, un espace littéraire et intellectuel qui nous rassemble, nous relie et nous projette. La ville de Marrakech, carrefour des langues, des routes et des imaginaires, s'est imposée comme le lieu naturel pour accueillir cette ambition. Le FLAM : un temps de réflexion critique Un lieu où les voix du continent et de ses diasporas peuvent se rencontrer, dialoguer, se reconnaître – et parfois, se retrouver après de longues séparations. L'histoire africaine est faite de circulations anciennes, de liens tissés entre nos cultures et nos sociétés, mais aussi de ruptures, de silences, de méconnaissances. Le FLAM est né pour rouvrir ces chemins, pour retisser ces fils, pour redonner souffle à une conversation interrompue. Dès sa création, le festival a été pensé comme une fête joyeuse, un moment de célébration de la rencontre, de la littérature, de la pensée, mais aussi comme un temps de réflexion critique. Un espace où l'on peut interroger les non-dits du passé, les blessures mémorielles, les héritages complexes, tout en restant ancrés dans un présent vibrant, traversé par les grandes mutations d'un continent qui s'affirme, qui se transforme, qui n'attend plus aucune validation extérieure. Un lieu où l'Afrique ne se pense plus comme la marge d'un centre, mais comme un centre parmi d'autres, légitime, créatif et fécond. À lire aussiLe 1ᵉ Festival du livre africain de Marrakech, tout feu, tout flamme Une programmation variée, rigoureuse et accessible pour un large public À travers ses débats, ses tables rondes et ses rencontres, le FLAM souhaite reprendre les combats jamais achevés et en engager d'autres, imposés par les défis du monde contemporain. Il tente d'accompagner, par la pensée, par l'élan créatif et par la puissance de l'imagination littéraire, le devenir d'un continent qui doit être pensé, repensé, réécrit depuis le Sud. Pour ce faire, le FLAM s'inscrit dans une vision à la fois ancrée en Afrique et tournée vers le monde. Ceci est d'autant plus vrai que le passé comme l'avenir du continent s'entrelacent avec ceux d'autres géographies, d'autres histoires, d'autres imaginaires. Pour porter cette ambition, le festival propose une programmation à la fois variée, rigoureuse et accessible, pensée pour toucher un large public : débats, tables rondes, rencontres littéraires, ateliers d'écriture, masterclasses, petits déjeuners avec les auteurs, nocturnes littéraires, spectacles de musique, lectures, leçon inaugurale, grand entretien, librairie éphémère, matinées contes, séances de dédicaces, le prix des lycéens de Marrakech… Une diversité de formats qui permet d'apprécier la grande diversité de nos littératures, de découvrir les grandes voix de la pensée africaine, mais aussi les jeunes voix qui renouvellent nos imaginaires et nos façons de dire le monde. La jeunesse au cœur de ces trois jours de célébration Le FLAM accorde une place essentielle à la jeunesse et lui consacre une programmation ambitieuse. Convaincu qu'ils constituent l'une des forces majeures du continent africain, le festival croit en la nécessité de favoriser l'accès des jeunes à la culture, à la littérature et aux arts. Accompagner cette jeunesse, c'est nourrir sa pensée critique, approfondir sa connaissance de l'Histoire, éveiller sa sensibilité, nourrir son imaginaire, et lui offrir les outils nécessaires pour imaginer et construire l'avenir. Le FLAM, ce sont trois jours de récits, de rencontres, de partage, de transmission, de dialogue, d'émotions et d'enchantement. Trois jours durant lesquels nous célébrons ensemble la vitalité des lettres africaines et la richesse de nos imaginaires. À lire aussiMaroc: le Festival du livre africain de Marrakech s'impose comme un événement majeur

Un Jour dans l'Histoire
Scipion l'Africain ou l'ingratitude de l'Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 35:51


Nous sommes le 2 août 216 avant JC, à Cannes, au sud-est de l'Italie. Hannibal, fameux général carthaginois, l'un des plus grands tacticiens militaires de l'histoire, vient à bout de huit légions romaines, dans cette petite plaine d'Apulie. Le bilan est effroyable : le sang de 70 000 romains imprègne la terre du champ de bataille. La deuxième guerre punique prend un tour désastreux pour la République. Rome est sur le point de tomber. C'est dans ce contexte traumatisant qu'un jeune homme de vingt ans, que l'on nommera, plus tard, Scipion l'Africain se forme à l'art de la guerre. Scipion qui, à l'instar de son redoutable adversaire, qu'il finira par vaincre, deviendra lui aussi un général accompli. Un visionnaire qui modernisera l'armée, un habile diplomate, un défenseur acharné de la culture grecque. Calculateur, charismatique, cruel mais aussi généreux : précurseur d'un César. C'est lui qui donnera, à la République, les prémices d'une mainmise sur l'Espagne, l'Afrique et l'Asie. Mais des liaisons dangereuses et un héroïsme ambivalent vont provoquer sa chute. Et Rome et l'Histoire sauront se montrer ingrates… Scipion l'Africain mérite-t-il de sortir de son purgatoire ? Avec nous : Laurent Gohary, professeur à Paris I - Panthéon-Sorbonne. « Scipion l'Africain » ; éd. Les Belles Lettres. Sujets traités : Scipion, africain, Rome, Hannibal, Calculateur, charismatique, cruel , César., Afrique, Asie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoire Vivante - La 1ere
Colonialisme (5/5) : Préserver l'Eden africain, de Morges à Addis Abeba

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 29:54


Dans les années 1960 et 1970, les empires coloniaux s'effondrent mais le colonialisme se poursuit sous d'autres formes et cette fois de nouveaux États entrent en scène. Sous couvert de protection de l'Eden africain, on sanctuarise des parcs naturels au détriment de celles et ceux qui vivaient là. C'est la thèse de l'historien Guillaume Blanc, auteur remarqué de L'invention du colonialisme vert. Et récemment, il s'est associé avec le dessinateur Chico pour élaborer la bande dessinée Les sacrifiés du paradis, publié par les éditions La Découverte et Delcourt. Nous sommes entre Morges et le parc du Simien en Éthiopie, le 29 novembre 1969 et ce jour-là un homme est mort.

Reportage Afrique
Cinéma africain: former et financer pour devenir autonome, l'objectif de la Fabrique Cinéma

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 2:31


Trouver des financements, rencontrer des producteurs, convaincre des partenaires : pour de nombreux réalisateurs, tout se joue avant même le tournage. Faute de structures solides dans leurs pays, beaucoup de cinéastes africains viennent encore chercher ces opportunités en Europe, où se concentrent une grande partie des réseaux et des financements. À Paris, plusieurs projets portés par des réalisateurs venus du continent sont actuellement accompagnés pour tenter de franchir cette étape décisive. Autour d'un café, professionnels du secteur et invités découvrent chaque année les projets de cinéastes et producteurs venus des pays du Sud. Ils sont dix à avoir été choisis parmi une centaine de candidatures. Une sélection où l'Afrique occupe une place importante, comme l'explique Eva Nguyen Binh, présidente de l'Institut français : « L'Afrique, c'est un tiers des projets qu'on accueille à la Fabrique Cinéma. Notre objectif, c'est d'accompagner ces talents avec des échanges, des expériences, des master classes, et de les mettre en relation avec l'écosystème français. » Des réalisateurs et producteurs en début de carrière sont accompagnés à un moment clé de leur parcours, où il faut apprendre à exister sur un marché compétitif. « Ils apprennent comment vendre leur projet, car le cinéma, c'est la création artistique, mais c'est aussi un marché. Il faut donc qu'ils se confrontent à ce marché international », souligne un intervenant. Pour ces cinéastes, la première étape est souvent le Festival de Cannes, un passage important pour trouver des partenaires et des financements. Côté contenu, leurs films expriment souvent une forme d'urgence, avec des histoires ancrées dans des réalités sociales et politiques fortes. Emilie Pianta, responsable du programme Fabrique Cinéma, explique cette tendance : « Comme ce sont des premiers films, les réalisateurs et réalisatrices y mettent tout. Ce sont des films à fort enjeu politique et social, avec le besoin d'exprimer une demande de plus de justice sociale et de lutte contre les discriminations. » Une fois de retour dans leur pays, certains prolongent cette expérience en transmettant à leur tour ce qu'ils ont appris. Mais derrière cet accompagnement, une question persiste : ces dispositifs peuvent-ils, à eux seuls, permettre de structurer durablement le secteur du cinéma sur le continent ? Pour le producteur franco-sénégalais Jean Fall, la réponse est nuancée : « La Fabrique Cinéma fait partie des dispositifs qui existent pour soutenir le cinéma africain depuis des années. Mais malheureusement, ce n'est pas assez. Le problème, c'est qu'on n'a pas encore de véritable circulation des films au niveau de la distribution entre les pays africains. Les films restent dépendants des sélections aux festivals pour trouver un acheteur, et les producteurs eux-mêmes sont tributaires de ce système où ils dépendent de financements externes pour leurs œuvres. » Un constat qui interroge, alors que l'objectif, à terme, est de voir émerger des réseaux locaux plus autonomes. « Le plus grand succès, ce sera qu'ils n'aient plus besoin de nous », conclut Eva Nguyen Binh. À lire aussiAkinola Davies Jr, réalisateur de «Un jour avec mon père»: «Mon film est 100% Nollywood»

Le débat africain
CAN 2025 : le Sénégal déchu de son titre, quelles conséquences pour le football africain ?

Le débat africain

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 39:00


Le 17 mars dernier, deux mois après la finale, la Confédération africaine de football a décidé de retirer au Sénégal son titre de la Coupe d'Afrique des nations 2025 et de l'attribuer au Maroc.  Un coup de tonnerre pour les supporters sénégalais, et une décision inédite qui va fragiliser la crédibilité des compétitions africaines et poser la question de l'équité et de la gouvernance du football sur le continent. Le football africain peut-il se permettre une telle crise de confiance ? Avec la participation de : Karim Baldé, journaliste et consultant sportif, fondateur et président de l'agence de presse Bal des productions Hanane Abdallah, journaliste à Monte Carlo Doualiya Ndiasse Sambe, journaliste et reporter au service sports de la rédaction numérique de RFI, spécialiste du football africain

Reportage Afrique
Guinée: le centenaire de Momo Wandel Soumah, une légende du saxophone africain

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:37


2026 marque le centenaire de Momo Wandel Soumah. Le chanteur et musicien disparu en 2003 était une figure de la musique guinéenne et l'un des plus grands saxophonistes d'Afrique. Sa carrière commence durant la période coloniale, dans des orchestres comme La Joviale Symphonie ou La Douce Parisette. Il connaît le succès sous Sékou Touré (1958-1984), période d'intense promotion de la musique traditionnelle guinéenne, et explose véritablement en entamant une carrière solo dans les années 1990. Avec ce reportage, on se plonge dans les années 1970 avec la chanson « Miri Magnin », de l'orchestre Keletigui et ses Tambourinis. Momo Wandel est au saxo. De notre correspondant à Conakry, Momo Wandel avait su allier différents styles de musique pour créer le sien. C'est pour cela que Justin Morel Junior, journaliste et auteur de plusieurs livres sur la musique guinéenne, l'a admiré : « Il a été beaucoup influencé par de grands jazzmen, notamment Charlie Parker, qu'on appelait The Bird. Il a été aussi influencé par des musiciens traditionnels guinéens. Son style était donc un mélange de ses connaissances musicales guinéennes et de ses recherches personnelles sur le plan international. Donc il avait été influencé au chant par le style de Louis Armstrong, cette façon gutturale de chanter, cette façon de se lâcher, d'improviser, c'était autant de choses qui lui étaient propres. » Jean-Baptiste Williams, lui aussi journaliste culturel et musicien, se souvient surtout de Momo Wandel sur scène : « Il bouge beaucoup ! Momo Wandel bouge beaucoup ! C'était vraiment un one man show. Vous savez généralement dans la structure des premiers orchestres africains, dont ceux guinéens, on met un ou deux chanteurs à l'avant. Les souffleurs, les ventistes sont à côté à gauche, les guitaristes au centre, mais derrière les chanteurs et ils sont toujours au second plan. Mais Momo Wandel ne tient pas tranquille ! Quand il commence son solo, à l'époque il n'y avait pas les micro-cravates et autres, mais Momo Wandel, ce n'est pas son problème ! Il bouge avec son soprano, sa clarinette ou son saxo alto. » « Je l'ai appelé "Sax Soleil", en référence à Louis XIV, le roi Soleil » C'est son solo de saxophone qu'on entend. Un jeu unique qui a poussé Justin Morel à le surnommer le « Sax Soleil » : « Pour moi, Momo Wandel, dans sa créativité, dans son génie artistique, rayonnait sur la musique guinéenne entièrement, et c'est pour cela que je l'ai appelé "Sax Soleil", cet instrument brillant, qui est doré en général, et pour lequel j'ai beaucoup de respect, et qu'il jouait avec beaucoup de prestance. Donc je l'ai appelé "Sax Soleil", comme d'autres avaient appelé Louis XIV, le roi Soleil. » Le centenaire de Momo Wandel sera en octobre. Nos deux spécialistes de la musique guinéenne espèrent que l'hommage sera à la hauteur de l'artiste. À lire aussiQueen Rima: «Je rêve de voir la musique guinéenne voyager encore plus loin dans le monde»

SBS French - SBS en français
Journal des sports du 19/03/2026 : Séisme du football africain – La CAN 2025 attribuée au Maroc sur tapis vert

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 9:35


Actualité sportive des derniers jours - La Confédération Africaine de football a décidé de retirer le titre de champion d'Afrique au Sénégal pour l'attribuer au Maroc ; les Matildas affronteront le Japon dans la finale de la Coupe d'Asie féminine 2026 ; l'Iran en négociation pour disputer ses matches de coupe du monde 2026 au Mexique

Journal en français facile
«France libre», le nom du futur porte-avions français / Iran: hauts gardés tués / Foot africain: imbroglio sur la CAN...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 10:00


Le Journal en français facile du mercredi 18 mars 2026, 17 h 00 à Paris.   Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau A2 | Moyen-Orient, France, Afrique : les titres du 18 mars 2026 Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CXW0.A

Invité Afrique
Le Maroc déclaré vainqueur de la CAN 2025: «C'est un véritable séisme pour le football africain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 4:30


Ce n'est plus le Sénégal mais le Maroc qui remporte la Coupe d'Afrique des nations de football 2025. Le jury d'appel de la Confédération africaine de football, qui s'est réuni le mardi 17 mars, a décidé de conforter l'appel introduit par la Fédération marocaine de football après la finale perdue 1-0 à Rabat contre les Lions de la Teranga. Pour rappel, les Sénégalais avaient quitté le terrain pendant plusieurs minutes, à la suite d'une décision arbitrale. Hervé Penot, journaliste à L'Équipe et spécialiste du football africain, revient sur cette décision du jury d'appel de la CAF. Il répond aux questions de Sophiane Amazian. RFI : On l'a appris hier, le jury d'appel de la Confédération africaine de football a décidé de retirer la victoire du Sénégal lors de la finale de la dernière CAN et de donner la victoire à la sélection marocaine sur tapis vert. Victoire 3-0 des Marocains qui remportent donc la Coupe d'Afrique des nations à domicile. Êtes-vous surpris par cette décision du jury d'appel ? Hervé Penot : Ah, surpris, c'est le moins qu'on puisse dire ! Là, c'est un véritable séisme pour le football africain. Vous vous rendez compte que c'est la première fois qu'on voit ça ? Qu'une finale de ce calibre-là a un résultat qui est inversé ! Ça paraît assez invraisemblable. En revanche, il y a la surprise, l'effet de stupéfaction, mais d'un autre côté, on sait que se tramaient depuis des semaines, depuis la fin de cette finale, plein de tractations en coulisses pour justement essayer d'inverser le résultat. Car il faut bien comprendre que les Marocains, depuis cette finale perdue et la manière dont ils l'ont perdue, ont en tête de pouvoir remporter la CAN sur tapis vert. Parce qu'ils se disent que la manière dont les Sénégalais ont quitté le terrain n'était pas normale. C'est peut-être ça qui a fait que Brahim Diaz qui rappelons le, a eu un penalty en fin de match, l'a raté. C'est peut-être lié à ce manque de concentration, à tout ce qui s'était passé. Et surtout pour eux, ça fait partie du règlement. À partir du moment où une équipe est sortie du terrain, elle n'avait pas la possibilité de revenir et donc ils devaient gagner sur tapis vert. Même si aujourd'hui vous retrouvez le Maroc contre le reste de l'Afrique - parce que tout le monde va être un petit peu scandalisé par cette décision - d'une certaine manière, ce n'est pas leur problème. Eux ce qu'ils voulaient, c'était récupérer ce qu'ils considéraient être comme un bien. Est-ce que la temporalité de cette décision du jury d'appel vous interpelle ?  Oui et non. Elle n'interpelle pas parce que de toute façon, il fallait qu'il y ait déjà une première décision. Après, ils ont fait appel de cette décision et les Sénégalais feront appel évidemment devant le TAS [le Tribunal arbitral du sport, NDLR], ils ne peuvent pas laisser ça comme ça. Donc ça a suivi un chemin « normal ». Mais ce qu'il faut savoir en revanche, c'est qu'il y a eu des pressions très fortes [...] sur la CAF dans son ensemble, notamment via la CAN féminine. [Celle-ci] devait se dérouler au Maroc et, au dernier moment, a été décalée car du côté des Marocains, on a mis une pression très forte pour qu'elle ne soit pas ailleurs, qu'elle reste peut-être chez eux en attendant les décisions du jury d'appel et éventuellement du TAS... Vous vous rendez compte, d'une certaine manière, cette CAN féminine a été prise en otage pour ces décisions là. C'est assez incroyable. À lire aussiCAN 2025: «Infondée en droit, arbitraire et disproportionnée», le Sénégal conteste la décision de la CAF Vous parliez il y a quelques instants de possibilité de recours au Tribunal arbitral du sport. Est-ce que d'ores et déjà, on est en train de travailler du côté de la Fédération sénégalaise pour trouver des solutions et retrouver ce trophée ? Évidemment. Il y a d'abord l'effet de sidération, parce que personne ne s'attendait à ça. Ça a pris un peu tout le monde de court. Maintenant, dès qu'ils vont recevoir une notification de la sanction, ils vont faire appel devant le TAS. Ils ont 21 jours pour pouvoir le faire. Ainsi, d'une certaine manière, on saura quel est le vainqueur de la CAN que dans quelques temps. Le TAS, c'est la dernière juridiction sportive. Je ne sais pas si après vous pouvez aller encore plus loin, puisque de toute façon, du côté du Sénégal, il n'est pas question de rester les bras croisés. Est-ce que cette décision peut écorner l'image de la Coupe d'Afrique des nations et plus globalement du football africain ? Oui, d'une certaine manière, ça écorne l'image du football africain : que vont dire les personnes qui ne suivent pas d'habitude cette compétition ? Au départ, elle était très bien organisée, ça se passait très bien, mais quand on voit une finale dans un tel chaos et un vainqueur qui n'est toujours pas décidé plusieurs mois après la fin de la compétition, le résumé classique, ça va être : « en Afrique, c'est toujours un peu différent. » Non, en Afrique ce n'est pas différent. En Afrique, il y a des règles et elles devraient être respectées par tout le monde de la même manière. Malheureusement, aujourd'hui, l'image du football africain va être entachée parce qu'une nouvelle fois, on va trouver des choses à redire sur une épreuve qui était magnifique, qui avait un très beau vainqueur - une des plus belles CAN depuis très longtemps en termes de jeu et de qualité de jeu. Au final, on va se souvenir d'une chose, c'est de la polémique qu'a engendré cette finale et maintenant des sanctions qui sont absolument incroyables et qui provoquent un séisme. À lire aussiCAN 2025: premières réactions au Maroc après l'annonce de la victoire des Lions de l'Atlas sur tapis vert

Afrique Économie
L'Union européenne veut conserver sa place d'investisseur stratégique sur le continent africain

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 2:33


La Banque d'investissement européenne, bras armé financier de la politique de l'UE, a récemment publié ses résultats annuels. En 2025, elle a investi 3,1 milliards d'euros sur le continent africain, soit un tiers de ses investissements dans le monde. Ils sont stables par rapport à l'année passée dans un contexte de restrictions budgétaires. Un signal que l'Union européenne veut conserver une place stratégique sur le continent. L'énergie figure parmi les secteurs prioritaires pour les investissements de l'Union européenne en Afrique. La Banque d'investissement européenne (BEI) vient de signer un nouvel accord d'un milliard d'euros avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. « Une initiative qui vise à financer des projets en Afrique pour amener 300 millions d'Africains à avoir l'électricité », explique Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. « C'est une priorité européenne. La présidente de la BEI avait annoncé des investissements de l'ordre de 2 milliards d'euros dans les énergies renouvelables quand elle était en Afrique du Sud à la fin de l'année dernière. Ce sont des problématiques extrêmement importantes en Afrique et des investissements souvent coûteux, mais qui sont nécessaires si on veut contribuer au développement et à la prospérité du continent. » Appui au secteur de l'eau potable en Tunisie et au Maroc, soutien à l'économie bleue en Afrique de l'Ouest ou encore financement de programmes de santé et de développement de vaccins… Autant de projets qui répondent à la « priorité stratégique que l'Europe accorde à l'Afrique », souligne Ambroise Fayolle. « Ce qu'on essaye de développer, ce sont des positionnements de la BEI dans des projets qui correspondent à la fois à des priorités européennes, aux intérêts des entreprises européennes, mais aussi à des problématiques et des priorités qui sont des priorités africaines. » À lire aussiComment la Banque européenne d'investissements investit en Afrique avec la réduction de l'aide publique « Des investissements de meilleure qualité » L'Union européenne cherche également des débouchés sur le continent. La bataille commerciale y est importante avec des acteurs tels que les États-Unis, les Émirats arabes unis ou encore la Chine. Pour Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), l'UE a un atout face à ses concurrents : « elle met l'accent sur les critères sociaux et environnementaux dans ses projets. Elle a aussi l'avantage d'être un peu plus prudente dans ses analyses de risques. Car on voit souvent des pays du Golfe ou la Chine lancer des projets sans véritable étude de faisabilité. Cette stratégie peut avoir des inconvénients, puisque les conditions sont difficiles et les projets peuvent prendre plus de temps. Mais ce sont quand même des investissements de meilleure qualité. » À lire aussiAfrique-Émirats arabes unis: un boom des relations commerciales émiriennes sur le continent Une bataille commerciale alors que les puissances cherchent en même temps à sécuriser leurs approvisionnements en matières premières et minerais stratégiques.

Grand reportage
À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 19:30


Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60.  Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. « À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone », un Grand reportage de Houda Ibrahim.

Revue de presse Afrique
À la Une : la guerre en Iran, une opportunité pour le pétrole africain

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 4:25


Avec la guerre en Iran, les producteurs d'or noir du continent sont sur le devant de la scène… C'est du moins ce que constate Afrik.com. « Si l'escalade guerrière actuelle menace l'équilibre énergétique mondial, elle représente paradoxalement une opportunité majeure pour les pays africains producteurs de pétrole : Nigéria, Algérie, Libye, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale notamment. Le continent, qui produit collectivement plus de 8 millions de barils par jour, est en position de tirer un bénéfice considérable de cette redistribution forcée des flux énergétiques planétaires. » Et Afrik.com de rappeler que « le continent africain compte sept des treize membres de l'OPEP et dispose de réserves prouvées de 125 milliards de barils, soit 7,5 % du total mondial. Surtout, la qualité du brut africain correspond précisément aux besoins des acheteurs habituels de pétrole iranien. Par le passé, lors des précédents régimes de sanctions contre l'Iran, c'est vers le Nigéria, l'Angola et l'Irak que les importateurs se sont massivement tournés. (…) L'Union européenne, qui avait remplacé le brut iranien par des importations nigérianes lors de l'embargo de 2012, pourrait emprunter le même chemin. L'Afrique du Sud avait fait de même en se tournant vers le Nigéria, l'Angola et l'Arabie saoudite. » L'exemple de l'Algérie De plus, souligne encore Afrik.com, « l'avantage pour l'Afrique pétrolière est double. Premièrement, la hausse mécanique des cours augmente la valeur de chaque baril exporté. Deuxièmement, la récente décision de l'OPEP d'augmenter les quotas de production de 206 000 barils par jour dès avril ouvre explicitement la porte à une hausse des volumes africains. L'Algérie, membre du groupe des huit pays concernés par cet ajustement, en est directement bénéficiaire. » Le site Observ'Algérie confirme : « Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 80 dollars, la différence avec le prix de référence pourrait donc atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l'État algérien. » Soupe à la grimace pour le consommateur… Alors si les producteurs africains d'or noir pourraient tirer leur épingle du jeu, le consommateur de base, lui, risque de subir la hausse du prix du carburant. D'après Jeune Afrique, « si la situation persiste, la fermeture du détroit d'Ormuz sera une catastrophe pour l'économie mondiale et les répercussions sur la distribution de carburant en Afrique seront importantes. Massivement importateurs de produits pétroliers raffinés, les pays africains s'exposent comme ailleurs à la flambée des prix et la menace de pénurie. » Exemple au Sénégal : le Sénégal, relève Dakar Actu, qui « importe la quasi-totalité du pétrole raffiné qu'il consomme. La pêche artisanale, l'agriculture, le transport, l'électricité, tout dépend du carburant importé. Une hausse brutale des prix à la pompe se traduirait immédiatement par une hausse du coût de la vie, des délestages électriques intensifiés et un appauvrissement rapide de pans entiers de la population. » Certes, poursuit Dakar Actu, « le Sénégal est en train de basculer dans le camp des producteurs d'hydrocarbures. Le champ pétrolier de Sangomar a démarré sa production. Mais cette manne ne protégera pas le pays à court terme. Le Sénégal n'a pas encore la capacité de raffiner son propre brut ni de réorienter sa production de gaz vers sa consommation domestique. » Injustice… Interrogé par Walf Quotidien à Dakar, l'économiste Mor Gassama confirme : « Si le prix du pétrole flambe, cela va se répercuter sur ceux des denrées et de tous les produits dérivés aussi bien pour le Sénégal que le monde entier. Plus le conflit dure, poursuit-il, plus il y a la menace d'une inflation généralisée. » Alors que faire ? « Le Sénégal doit se préparer à toutes les éventualités, avoir un stock de sécurité », affirme encore Mor Gassama. Et surtout, « utiliser le pétrole que l'on produit sur nos côtes » et, pour ce faire, « permettre à la SAR, la Société africaine de raffinage, de le raffiner en masse. » Et on revient à Dakar Actu qui conclut ainsi : « l'Afrique, otage silencieuse d'une guerre qui n'est pas la sienne… Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce qui se joue. L'Afrique n'est en rien responsable du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Et pourtant, ses populations pourraient en payer un prix exorbitant. »

C'est pas du vent
Protéger la biodiversité, un combat accessible

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 48:30


La disparition de la biodiversité vous inquiète et vous ne savez pas comment agir ? Jean Goepp, fondateur de l'association sénégalaise Nébéday et Paul Esteve qui dirige le programme des petites initiatives de l'UICN vont vous inspirer, ils sont nos invités ! La ligne éditoriale de C'est pas du vent repose depuis toujours sur une conviction simple : préserver la biodiversité n'est ni un luxe, ni une option. C'est une évidence. C'est la clé d'une prospérité durable et d'un avenir réellement désirable. Car protéger le vivant, c'est protéger bien plus que des espèces : c'est préserver nos ressources, nos équilibres, notre santé, nos économies et même notre capacité à imaginer, à créer et à innover. C'est aussi faire un choix : en 2050, un humain sur 4 sera Africain, aujourd'hui l'âge médian du continent est d'à peine 20 ans. Quels sont les métiers à créer pour cette jeunesse qui aspire à un avenir radieux ? La protection de l'environnement est, contrairement aux idées reçues, un réservoir infini d'emplois ! Nos invités, aujourd'hui, incarnent pleinement cette vision. Ils accompagnent des femmes et des hommes qui portent des projets concrets pour protéger le vivant. Ils sont eux-mêmes des acteurs de cette belle façon d'habiter le monde. Avec Jean Goepp, fondateur de Nebeday.  Paul Esteve, agronome, travaille depuis 15 ans pour le Comité français de l'UICN. Il coordonne le Programme Petites Initiatives (PPI), un programme financé par le FFEM et des fondations privées suisses, qui vise à renforcer la contribution de la société civile dans les pays d'Afrique subsaharienne à la préservation d'une biodiversité remarquable tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Musiques diffusées dans l'émission ► Ngaari Laaw - Woul Koly ► Tinariwen - Sagherat Assani.

SBS French - SBS en français
Somi, une voix envoûtante du jazz africain moderne débarque en Australie

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 16:56


Stani Goma nous parle de la tournée Australienne de Somi, une artiste qui fusionne le folk africain et l'improvisation du Jazz New Yorkais. Somi est aussi la première africaine nommée au Grammy®.

Invité Afrique
Afrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:00


Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien, revient avec un nouvel album intitulé KÖD. 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le XXIe siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez. RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui.  Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous.  Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non de les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place.  À écouter aussiAfrotronix code les sons de l'Afrique sur « KÖD », son nouvel album « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ?  La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique, sont l'essence de mon travail. Donc, si je m'abstiens de prompter car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre « Himini ». Vous l'avez trouvé où, ce chant rebelle Toubou ?  J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer.  Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et à résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre.  Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre. Le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.

Aujourd'hui l'économie
Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050: le grand défi démographique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:13


Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis.  Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement.  Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse.  Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit. 

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur - 6/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 10:42


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur - 5/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 5:22


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 5/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur - 4/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 6:45


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 4/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur - 3/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 6:57


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 3/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur - 2/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 6:02


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 2/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieur 1/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 12:03


Pour écouter en une fois et sans pub, abonnez-vous ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6 - Saint-Augustin, ou l'invention de l'Homme intérieurSaint Augustin n'est pas né saint.Il est né inquiet.Dans un Empire romain qui se fissure, un jeune Africain brillant cherche la réussite, le plaisir, puis la vérité — sans jamais parvenir à se vouloir lui-même.De Carthage à Milan, de la rhétorique au manichéisme, du désir à la crise intérieure, Augustin traverse une vie de contradictions, d'échecs et de lucidité douloureuse.Cette émission raconte l'histoire d'un homme pris entre intelligence et impuissance, entre ambition sociale et exigence morale, et montre comment, en affrontant le conflit intérieur, Augustin invente une idée décisive : l'homme intérieur.Une plongée dense et accessible dans la vie d'un penseur qui ne parle pas seulement du passé, mais encore de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RMC Poker Show
Le Sénégal, nouvelle destination phare du poker africain. Carte postale du casino Terrou Bi de Dakar avec son patron Pierre Laurent, quelques jours après la fin du Dakar Poker Tour – 18/01

RMC Poker Show

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 6:29


Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !

Couleurs tropicales
Le bouyon fait le lien entre les Caraïbes et le continent africain

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 48:30


Dans la première partie, programmation consacrée aux nouveautés musicales avec, entre autres, Holly G et Théodora, VJ feat Sidiki Diabaté, Chily ou encore Creol. La chronique de James Woka qui décortique le bouyon, des Caraïbes au continent africain. Et dans la seconde partie, émission spéciale en compagnie de notre correspondant au Mali Mory Touré. En ce jour, Mory propose une programmation musicale consacrée à l'actualité du pays des hommes intègres : Le Burkina Faso.  Playlist du 8 janvier (1ère partie) HollyG X Théodora - Coller la petite Franco - Coller la petite VJ feat Sidiki Diabaté - Toi et moi Chily - 2love Shan'L - Mytho Creol - Y'a pas le time Dans sa chronique, James Woka fait le lien entre l'Afrique et les Caraïbes à travers le bouyon, genre musical venu de la Dominique, dans les Caraïbes. Depuis quelques temps, le bouyon rythme le continent africain, notamment en Tanzanie, au Nigéria et plus récemment en Côte d'Ivoire avec Allons là-bas de Fior 2 Bior et Meiway.  James Woka en vidéos sur Instagram Playlist du 8 janvier (2ème partie) Le Burkina Faso voit émerger de nombreux talents. Mory Touré propose de découvrir certains d'entre eux.  Donsharp x Élue 111 x Nabalum x Young Ced x Barack la voix d'or x Mc Bigaf - Ça vient de nous Reman - Ropero Audray - Tonton Tanya, Zoung Nanzaguemda et Nana Bibata - Rakiré Kanazoe Orkestra - Dabara Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.