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« Non à la CAN de football tous les quatre ans ! » : c'est le cri de guerre de notre invité congolais de ce mardi 6 janvier, après la décision du Sud-Africain Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football, de faire passer le célèbre tournoi de une fois tous les deux ans à une fois tous les quatre ans. Youssouf Mulumbu a été le capitaine des Léopards du Congo Kinshasa et a notamment joué au PSG. Il publie aujourd'hui le roman Talo, aux éditions Jets d'encre. Pour lui, la CAF africaine de Patrice Motsepe doit résister aux pressions de la Fifa mondiale de Gianni Infantino. Il le dit au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Youssouf Mulumbu, le 20 décembre dernier, le président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, a jeté un pavé dans la mare. À partir de 2028 a-t-il dit : « La CAN de football ne se disputera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans ». Quelle est votre réaction ? Youssouf Mulumbu : moi, ça ne me surprend pas tellement, il y avait des signes. Je pense que le président Motsepe est plus basé sur les compétitions occidentales et s'est aligné justement sur cette nouvelle Coupe du monde des clubs qui, pour la CAN, est un dommage collatéral. Alors l'un des arguments justement du Sud-Africain Motsepe, c'est de dire que l'Afrique doit s'aligner sur la Coupe du monde et sur le championnat d'Europe, qui sont des tournois qui ont lieu tous les quatre ans. Bien au contraire, l'Afrique a ses réalités avec ses infrastructures. Donc je ne vois pas comment on peut s'aligner aujourd'hui avec l'Europe, sachant que la CAN, la Coupe d'Afrique, fait partie du développement de certains pays. On peut voir sur les infrastructures de transport, sur les infrastructures justement sportives. Et donc ça va être un dommage collatéral pour l'Afrique et pour des pays qui sont sous-développés. Oui, parce que le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans, ça veut dire que, tous les deux ans, il y a de nouvelles routes, de nouveaux stades, de nouveaux hôpitaux ? Exactement, c'est l'histoire de cette Coupe d'Afrique. Et tous les deux ans et pour chaque Africain, on l'attend chaque deux ans. Donc on ne devrait pas s'aligner avec l'Europe parce que l'Afrique a ses réalités et donc c'est un bel événement pour le développement du pays. Moi, j'ai pu le voir avec le Gabon, j'ai pu le voir avec la Guinée et aujourd'hui je pense qu'on a plus pensé aux clubs européens parce que, pour leur gestion, ça va être plus facile. Et on a pensé vraiment à cette Coupe du monde des clubs qui est un peu l'atout majeur pour la FIFA. Oui, c'est-à dire-que vous pensez que cette réforme, c'est aussi une concession faite aux puissants clubs européens, comme le PSG où vous avez joué Youssouf Mulumbu, mais aussi bien sûr comme le Real, Arsenal, etc. qui n'ont jamais eu envie de laisser partir leurs joueurs africains tous les deux ans pendant plus d'un mois ? Exactement. On voit de plus en plus de joueurs qui évoluent dans des grands clubs, donc forcément, pour eux, c'est tout bénef. Et je pense qu'il va falloir militer vraiment pour que cette CAN revienne tous les deux ans. Et je pense que tous les joueurs, qu'ils soient anciens et nouveaux, doivent se mettre en avant pour justement donner de la voix pour que cette CAN reste toutes les deux années. Alors un autre argument quand même de la part du président Motsepe, c'est qu'une CAN tous les quatre ans, cela rendra la compétition plus rare, donc plus prestigieuse, comme la Coupe du monde par exemple. Et donc cela fera monter les droits télés et le nombre des sponsors … Son argument peut être louable, mais quand on regarde le pour et le contre, je pense qu'il y a plus de désavantages pour le continent africain aujourd'hui. Cette CAN, nous on la regarde avec des yeux qui brillent. On l'attend chaque deux ans. Je ne vois pas pourquoi deux années de plus vont faire que cette CAN va être plus attractive. Et aujourd'hui, on voit une CAN où on a des superstars qui viennent la voir, comme Mbappé, comme Zidane. Et donc pour nous, elle est bien comme ça. Donc je ne vois pas comment elle va être plus prestigieuse tous les quatre ans. Donc vraiment, je pense que tout le monde doit se lever d'une même voix. Donc allons militer et remettez-nous cette compétition tous les deux ans, parce que nous, ça nous fait vibrer de voir les peuples justement vibrer, un peu comme le Congo qui a des conflits géopolitiques. Et aujourd'hui mettre à part ces conflits là pour se focaliser justement sur cette compétition, ça donne un peu du baume au cœur et un peu de joie à ce peuple-là. Donc, il va falloir garder cette CAN tous les deux ans. Oui, pour le peuple congolais, c'est une grande respiration au milieu de la guerre ? Exactement, comme vous le voyez à chaque célébration. Je pense que les joueurs n'ont pas oublié qu'au pays c'est un peu terrible et surtout du côté Est. Donc voilà, de parler justement du Congo, ça donne un peu plus de joie à ce peuple-là. Oui, offrez-nous au moins tous les deux ans une parenthèse enchantée. Exactement, et je pense que c'est très important. Mais franchement, Youssouf Mulumbu, est ce que financièrement la CAF n'est pas très dépendante de la FIFA ? Forcément. Mais feu Issa Hayatou, paix à son âme, avait résisté justement à cette pression qui était déjà mise pour que cette compétition se déroule tous les quatre ans ! Hommage au défunt président camerounais Issa Hayatou ? Exactement. Hommage à feu Hayatou, qui était un président très exemplaire et qui œuvrait vraiment pour l'Afrique. Youssouf Mulumbu, RDC-Algérie, c'est dans quelques heures ? Exactement. Un petit pronostic ? Alors j'ai beaucoup d'amis algériens moi, je dirai une victoire 2-1pour le Congo quand même. On va aller chercher cette victoire.
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. [Rediffusion du 16 septembre 2025] Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique. • Kimia Diakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de « Premier Gaou », titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ►Coco Maria – Me Veo Volar ► Biga*Ranx – Pull up mon disk
Rien n'arrête Khalid Tamer, metteur en scène d'origine marocaine, premier président africain de la Commission internationale du théâtre francophone et directeur du théâtre le Lavoir Moderne Parisien. (Rediffusion du 20/08/2025) Khalid Tamer est un homme du terroir : « J'ai grandi en Corrèze, puis je suis monté à l'âge de 18 ans à Paris pour faire du théâtre ». Une passion qui ne l'a plus quitté. Il crée au cœur du quartier multiculturel de la Goutte d'Or dans le 18e arrondissement parisien un lieu unique, la compagnie Graines de Soleil - Lavoir Moderne Parisien. Un espace de création atypique : il s'agit tout simplement d'un ancien lavoir transformé en un lieu unique et expérimental où de jeunes troupes ont carte blanche. « On dit qu'Émile Zola en parle dans son roman L'Assommoir. Voyez, il y a encore là les traces qui sont présentes des bassines où les femmes lavaient leur linge. C'est un lieu qui a une belle histoire, ce sont des murs qui ont une âme. En 1986, cet espace est devenu un théâtre, où artistes, auteurs, et des militantes comme les Femen, un groupe de protestation féministe fondé en Ukraine en 2008, célèbres pour avoir organisé des manifestations seins nus, sont venues. Vous voyez le symbole ! Puis j'ai eu mon propre combat pendant six ans avec un des propriétaires qui voulait détruire ce lieu, donc on s'est battu pour le garder tel qu'il est avec tout son charme. » Et c'est toujours au Lavoir Moderne Parisien qu'il vient d'achever la 4ᵉ édition d'Africapitales, avec le Sénégal comme invité d'honneur. Faire venir l'Afrique et ses cultures à Paris, c'est l'un des défis de cet homme passionné de cultures. « Il y a quelque chose de très africain en moi, j'ai l'impression que je suis un nomade et partout où je suis, je porte ma maison », explique-t-il. Première rencontre Dans ce cocon artistique, Virginie Chevalier, Québécoise, l'a rejoint. Cette scénographe a travaillé sur de nombreux projets et pièces de théâtre montés par la compagnie Graines de Soleil aux côtés de Khalid, fascinée par cet homme qui partage sa vie. « Pour moi, Khalid est vraiment au service de la culture. On lui donne un billet d'avion, il te crée un festival dans le monde. Pour lui, l'art est au-dessus de tout. » Au Maroc où il est né, il a des projets. Et à Tanger, ses rêves deviennent réalité. Il vient d'acquérir l'emblématique librairie des Colonnes, c'est aussi dans cette ville, carrefour des cultures entre l'Europe et l'Afrique, qu'il a organisé la première édition des rencontres méditerranéennes de Tanger. Un événement culturel rendu possible avec Marc Bitton de la Fondation Founoun Al Boughaz - Arts du Détroit. Ensemble, ils ont imaginé ce projet. Au menu : des concerts, des expositions et des débats au cœur de la kasbah… où le Liban et sa littérature étaient aussi à l'honneur. Funambule artistique « J'avais très envie qu'on soit présent parce que je pense qu'on a ce défaut dans notre partie du monde de vouloir toujours dialoguer à travers la France », souligne l'écrivaine Georgia Makhlouf. « Je dirais que c'est en France qu'on rencontre les écrivains venus du Maroc, d'Algérie ou de Tunisie… Donc, moi, j'aime beaucoup l'idée d'avoir enfin des liens directs afin d'apprendre à se connaître, je pense qu'on a beaucoup à partager, qu'on a beaucoup à apprendre pour arriver à faire des choses ensemble ». Khalid Tamer tisse des liens : « J'aime rencontrer l'autre que je ne connais pas et j'aime prendre des risques, c'est ma manière de vivre, je suis comme un funambule. » Un véritable funambule artistique qui avance d'un pas délicat et sûr, sans jamais s'arrêter de créer. À lire aussiDiasporas africaines en France: Dieudonné Mbeleg, un «Africain» à la tête de la prison de Nantes [2/5]
De l'importation à l'appropriation Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:06:25 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - Poursuivons notre tour du monde des chants de Noël avec la liberté des Chrétiens de toutes obédiences qui revivifient résolument les liturgies d'inspiration européenne - et notamment avec le répertoire de la Nativité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
À partir de 2028, la Coupe d'Afrique des Nations aura lieu tous les 4 ans, et non plus tous les 2 ans. Objectif officiel : adapter le football africain au calendrier mondial et aux exigences de la FIFA. Que pensez-vous de cette révolution ? Qu'est-ce que le football africain va y gagner, voire y perdre ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Rfi appels sur l'actualité Twitter : @appelsactu
« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus
Tous les soirs de 22h à minuit, l'After se met aux couleurs de la CAN, la plus grande compétition du continent africain. A compter du 21 Décembre, Gilbert Brisbois, Nicolas Jamain seront accompagnés d'invités prestigieux, de consultants expérimentés et d'anciens internationaux africains pour débriefer des matchs et débattre de l'actualité de cette Coupe d'Afrique des Nations, en direct du Maroc.
Le nouveau podcast football du FC Copains
C'est devenu l'un des plus grands rendez-vous musicaux d'Afrique de l'Est... Le festival Nyege Nyege. Au bord du Nil en Ouganda, il vient de fêter fin novembre 2025 ses dix ans d'existence, une grande fête de la musique électronique et alternative au sens large du terme. Objectif : célébrer et promouvoir les scènes dites «underground», expérimentales du continent africain. Là où liberté de création fait loi. Dix ans de tous les sons et déjà une référence mondiale. Avec de grands DJs comme Skrillex… Et cela sans perdre de vue les valeurs d'origine. «En Ouganda, le Nyege Nyege, le festival électro incontournable du continent africain», un Grand reportage de Lucie Mouillaud.
50 ans après l'indépendance du Cap-Vert, La marche du monde est en reportage dans la ville de Praïa, à la recherche des lettres adressées par Amilcar Cabral, l'icône de la lutte de libération nationale, à Maria Helena Atalaide Vilhena Rodrigues, sa première compagne portugaise. Des lettres conservées avec amour par Iva, leur première fille, jusqu'à ce qu'elle décide de les publier puis de les confier à la Fondation Cabral. (Rediffusion) Une archive précieuse pour comprendre comment Amilcar, jeune Africain brillant venu poursuivre des études à Lisbonne dès 1945 est devenu Cabral, le co-fondateur du PAIGC, le parti Africain de l'Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert. C'est dans le quartier de Terra Branca sur les hauteurs de Praïa que je retrouve Maria Benedita Basto, spécialiste des textes de Cabral. Ensemble nous avons souvent rêvé de venir rendre visite à Iva Cabral afin de comprendre pour quelles raisons elle a souhaité porter à la connaissance du grand public la correspondance de ses parents. « Ces lettres me tiennent à cœur, pas seulement parce que ce sont des lettres de mes parents où ils démontrent les sentiments mutuels, mais principalement parce que ça démontre qui ils étaient », nous confie Iva Cabral en français, « qui étaient ces jeunes gens dans une époque très difficile (N.D.L.R. L'empire coloniale portugais sous la dictature de Salazar). J'ai compris que c'était deux jeunes qui s'aimaient. J'ai vu que c'était des jeunes qui voulaient augmenter leur poids dans la société, voulaient changer quelque chose, oui, c'est ça que Cabral veut dire dès les premières lettres. À partir d'un certain moment, il commence à s'engager et il fait que ma mère s'engage aussi. Je parle de libérer leur patrie, la patrie de mon père qui était le Cap-Vert et la Guinée-Bissau, de finir avec le colonialisme, mais pas seulement dans sa terre, mais aussi dans l'Afrique. » Un documentaire signé Valérie Nivelon. Conseillère scientifique : Maria Benedita Basto Réalisation : Sophie Janin. Tous mes remerciements à Iva Cabral, au président Pedro Pires et à la Fondation Cabral, à Filinto Elisio et Marcia Souto des éditions Rosa de Porcelena et à Maria de Fatima Fernandes de l'Université du Cap-Vert. Pour découvrir les lettres adressées par Amilcar Cabral à Maria Hélèna, et traduites pour la première fois en français, RFI vous propose un long format inédit. ⇒ Le webdocumentaire.
A l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations, Paris United passe en mode CAN. A l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations, Paris United passe en mode CAN. Plongez au cœur des enjeux du football africain avec Saïd El Abadi, journaliste star de Canal+ et auteur de l'incontournable livre "L'Histoire du Football Africain". Dans cet entretien exclusif mené par Jean-Baptiste Guégan pour Paris United, notre spécialiste nous livre une analyse passionnante sur la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). De la CAN 2025 organisée au Maroc à son rôle géopolitique majeur, découvrez pourquoi ce tournoi est un miroir des ambitions, des défis et de l'identité du continent africain. Pourquoi la CAN est-elle un outil de soft power si puissant ? Comment le Maroc prépare-t-il cette édition, véritable répétition avant la Coupe du Monde 2030 ? Quels sont les défis qui attendent le football africain pour confirmer sa montée en puissance sur la scène mondiale ? Saïd El Abadi, avec son expertise unique, revient sur les moments historiques où la CAN a été un instrument politique, de l'indépendance des nations à la lutte contre l'apartheid avec Nelson Mandela, en passant par les stratégies de Mobutu. Une discussion riche qui mêle sport, histoire et géopolitique pour comprendre l'âme du football africain. ➡️ Procurez-vous le livre de Saïd El Abadi "L'Histoire du Football Africain" aux éditions Faces Cachées ! N'oubliez pas de liker la vidéo, de vous abonner à Paris United pour ne rien manquer de nos contenus exclusifs et de nous dire en commentaire quel est votre meilleur souvenir de la CAN ! #CAN #Football #Afrique #Maroc #CAN2025 #Hakimi #PSG #FootballAfricain #Géopolitique #HistoireDuFoot #SaïdElAbadi #ParisUnited #SportEtPolitique --- CHAPITRES __ 00:00 -
durée : 01:22:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Né au Cap en 1934 et d'abord connu comme Dollar Brand, Abdullah Ibrahim a mêlé héritage africain, jazz américain, spiritualité et exil pour créer une musique singulière, nourrie par l'apartheid, la méditation et la quête d'un "son intérieur". - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
Le Sénégal possède-t-il le meilleur effectif africain de l'histoire ? Quelle place pour Sadio Mané ? On en parle dans CAN Extra avec Reda Mrabit, Brahim Thiam et Hamza Rahmani ! Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
A quelques jours de la CAN 2025 au Maroc, nous recevons Chérif Ghemmour, journaliste à So Foot et grand connaisseur du football africain. Un entretien exclusif sur l'identité et l'histoire du football africain par l'un des amoureux du jeu et du continent. Avec cette Coupe d'Afrique des Nations qui sera la plus dense de l'histoire et une organisation au Maroc qui promet d'être unique, il nous fallait entendre l'un des meilleurs amateurs de ce football qui nous raconte une autre histoire de l'Afrique et du sport. On y parle musique, indépendance et folie populaire mais aussi politique. Parce que c'est unique, c'est sur Paris United.
On reçoit Yaya Touré dans ce nouveau Zack en Roue Libre ! On revient avec lui sur son parcours exceptionnel, de ses débuts en Côte d'Ivoire à son arrivée en Europe, jusqu'à devenir l'un des milieux les plus complets de sa génération. On parle aussi de Manchester City, de ses moments iconiques et de tout ce qui a façonné la légende Yaya Touré.→ TWITTER : https://twitter.com/Zack_Nani/→ INSTAGRAM : https://www.instagram.com/zack_nani→ TWITCH : http://twitch.tv/zacknani Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Du continent Africain à celui Américain, le parcours de Yaya Diaby vers la NFL a emprunté bien des sentiers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce vendredi 21 novembre, la confusion autour de la participation des États-Unis au sommet du G20 à Johannesburg, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Achraf Hakimi, grand artisan de la saison historique du PSG, Mohamed Salah, exceptionnel à Liverpool, ou Victor Osimhen, remarquable à Galatasaray. Quels sont vos pronostics ? Nous lançons le débat à quelques heures du verdict !
durée : 00:03:00 - 100% PSG - Le billet - Ce soir c'est la cérémonie du Ballon d'Or Africain, le trophée du meilleur joueur africain de l'année 2025. Achraf Hakimi est nommé et fait même partie des favoris. Il est inconcevable de l'imaginer de pas remporter ce trophée cette saison. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode réalisé avec Gilchrist, Yoann, Abdou (Le Journal du Real) et Jean-Philippe Towa, co-fondateur du média sportif DjoloSports, nous revenons d'abord sur les polémiques récentes autour du vestiaire madrilène. Ces derniers jours, plusieurs sources concordantes ont évoqué : des tensions internes, un board semblant soutenir certains joueurs plutôt que le coach, et une atmosphère lourde qui pouvait fragiliser le projet sportif de Xabi Alonso. Nous analysons ce climat sous tous ses angles : s'agissait-il d'une tempête dans un verre d'eau, ou d'un vrai signal d'alarme pour un club qui joue gros cette saison ? Quelles responsabilités côté joueurs, côté staff, et côté direction ? Et comment éteindre ce type de polémique dans un Real où le moindre frémissement devient un séisme médiatique ? Deuxième partie : place au business. Le Real Madrid accélère son expansion et pose un pied stratégique sur le continent africain via un partenariat majeur avec Afrika Banque. Nous décryptons : les enjeux économiques de cette entrée sur un marché en pleine expansion, les opportunités sportives, éducatives et commerciales, et la façon dont ce mouvement s'inscrit dans la vision globale de Florentino Pérez : un Real qui veut être plus qu'un club, une marque mondiale. Un épisode dense, croisant politique interne, stratégie internationale et analyse institutionnelle, pour comprendre la puissance – et les zones sensibles – du Real Madrid version 2025-26 ___________________________________________________________________ Suivez nos actualités sur votre réseau social préféré : Twitter | Instagram Cet épisode est également disponible sur youTube.com/c/SportsContentFR Vous pouvez consulter nos informations sur odioo.fr Esprit Madridista, un podcast Sports Content, proposé par OdioO ! Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Le contexte géopolitique et économique n'est pas favorable au coton africain. Les pressions sur les prix rendent l'or blanc peu compétitif face à d'autres origines. La filière se retrouve au pied du mur et n'a plus d'autre choix que de travailler pour sa survie. Le coton africain n'échappe pas au tumulte mondial. Comme d'autres matières premières, il est aussi affecté par les droits de douane instaurés par Washington Kassoum Koné, le président de l'Association cotonnière africaine : « On dit que les pays n'ont pas d'amitié, mais plutôt des intérêts. Si c'est l'intérêt des pays asiatiques de se tourner vers le coton américain pour avoir la paix, parce qu'ils ont la peur du grand Trump, ils le feront et ce sera dommage pour notre coton ». Suivre l'exemple béninois L'autre crainte, c'est qu'avec la guerre commerciale, la consommation textile ralentisse aux États-Unis, ce qui affecterait l'activité des usines de confection et en amont celle des filatures asiatiques. Indirectement, le coton africain pourrait en pâtir. Le discours n'est pas nouveau, mais Kassoum Kone le répète, l'Afrique doit chercher d'autres débouchés, et promouvoir la transformation locale du coton à l'image de ce que fait le Bénin : « Il faut qu'on arrête avec les grands discours, on l'a compris, on doit penser à la filature locale, qui va être une alternative au problème de commercialisation que nous connaissons maintenant. » Les projets déjà sortis de terre, ne pourront transformer à court terme qu'un tout petit pourcentage du coton produit. La filière n'a pas d'autre choix que de continuer à lutter contre le coton brésilien : sa production a explosé ces dernières années, et a contribué à la baisse des cours mondiaux. Au niveau actuel, les prix sont encore supportables pour le Brésil, mais compromettent l'équilibre financier des sociétés cotonnières africaines. L'Afrique doit faire beaucoup mieux pour se démarquer, a insisté Kassoum Kone lors de la dernière réunion de l'Afcot (Association française cotonnière), à Deauville, le 30 septembre : « À un moment donné, il faut qu'on mette en avant ce que l'on a de mieux, c'est-à-dire travailler sur la qualité de notre coton et surtout sur notre rendement. C'est vraiment sur nos propres forces qu'il faut compter sinon ces difficultés ponctuelles finiront par être désavantageuses pour le coton africain ». Sauver le coton africain La prise de conscience est-elle suffisante, la capacité de réaction à la hauteur du défi ? Pour Mambo Commodities, il y a urgence à réagir pour sauver le coton africain du désastre annoncé. « L'Europe ne peut se soustraire à son obligation, ne serait-ce que morale, d'intervenir sans tarder. Il est inimaginable que l'un des cotons les plus vertueux pour l'environnement (culture pluviale, cueillette manuelle et apport en intrants chimiques limité) disparaisse au profit d'autres plus néfastes pour la planète », écrit le négociant en coton, dans sa lettre de marché du 13 octobre 2025.
Épisode 2 : Refaire l'histoire. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale soutenue par le griot de la jeunesse africaine Tiken Jah Fakoly, où intellectuels et artistes se sont retrouvés pour revisiter la Conférence berlinoise de 1885… quand ils ont partagé le monde. Mais comment refaire l'histoire ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Dans ce second épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation, Célestin Monga, (professeur d'économie à Harvard), Simon Njami, (écrivain et commissaire d'exposition) et Yousra Abourabi, (professeure de sciences politiques à l'Université de Rabat). Pour écouter l'épisode 1 c'est ici. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun pour nous avoir accordé ce grand entretien : Valérie Nivelon : En introduction de cet évènement DEBERLINIZATION, vous avez demandé une minute de silence à la mémoire de Lawrence, un jeune Noir tué par des policiers au printemps 2025. Quel lien établissez-vous entre la mort de ce jeune homme et la conférence de Berlin de 1885 ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La mort de Lawrence est en fait un assassinat. Il a été tué par un policier et ce n'était pas par hasard, en fait, on lui a tiré dessus par derrière. Et la police a essayé de mentir en accusant Lawrence d'avoir attaqué un policier, ce qui s'est avéré faux. Il s'agit en fait de la longue histoire du racisme et de la déshumanisation, dont la Conférence de Berlin est un moment essentiel. Cette rencontre qui a eu lieu ici à Berlin en 1884-85 pour partager le continent africain sans les Africains, sans tenir aucunement compte de leur intérêt, sans aucun respect pour les cultures africaines et encore moins les êtres humains réduits au même niveau de statut que les machines pour travailler dans les plantations afin de créer des ressources pour l'Europe. C'est un acte de déshumanisation qui a été institutionnalisé dans cette conférence et qui a perduré dans les institutions, pas seulement en Europe, mais aussi en Afrique et un peu partout dans le monde. Donc la mort de Lawrence a un lien direct avec cette conférence. Valérie Nivelon : Votre intérêt pour l'impact de la conférence de Berlin sur la déshumanisation des Africains ici en Allemagne, en Europe, mais aussi sur la brutalisation des sociétés africaines remonte-t-il à la création de Savvy Contemporary dont vous fêtez les 15 ans de création ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Oui, c'est une très bonne question d'autant que Savvy a été fondé en 2009 pour une raison très simple, celle de notre invisibilité dans les institutions culturelles allemandes alors que la relation entre le continent africain et l'Europe est très forte. C'était très, très rare de voir les artistes, les penseurs des autres continents ici représentés à Berlin. Donc on a voulu tout simplement créer un espace où on peut présenter les philosophies plurielles du monde, les pensées du monde, les littératures, les poésies du monde. Et donc on a créé un espace qui n'est pas limité à une géographie, mais ouvert à tout le monde depuis Berlin, dont on ne peut pas négliger l'histoire. Des histoires multiples qui coexistent depuis bien avant la colonisation puisque le Royaume de Prusse a déjà des implantations coloniales au XVIIè siècle. Et donc en 2014, pour les 130 ans de la conférence de Berlin, on a invité le curateur camerounais Simon Njami pour imaginer une exposition sur cette histoire et il a fait une proposition qui était géniale «Nous sommes tous les Berlinois». C'était une belle provocation, mais c'était surtout dire : «Si le président américain J.F Kennedy pouvait dire «Je suis un Berlinois» en étant à Berlin pendant quelques heures en 1963 en pleine guerre froide, alors nous autres qui venions d'une Afrique violemment transformée par le Conférence de Berlin, sommes également des Berlinois !» Et on a fait cette exposition et une grande conférence où il y avait des sujets sur les projets, sur la restitution, sur les droits humains etc. Et il était clair que, en 2024-25, il fallait continuer à refaire l'Histoire ! Et ce n'est pas que l'histoire des Africains, c'est l'histoire du monde. Valérie Nivelon : Lorsque vous créez l'espace, Savvy pour inscrire une géographie africaine ici à Berlin. Est-ce que vous vous sentez en communion avec Présence africaine, telle que Alioune Diop l'a conçu, c'est-à-dire pour inscrire un espace géographique africain à Paris à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung Tout à fait. Ça procède du même état d'esprit. Alioune Diop a fondé la revue Présence africaine en 1947 à Paris, mais très vite des publications ont vu le jour sur le continent. Je pense à la revue Abbia, qui a été fondée au Cameroun en 1962, l'une des toutes premières revues de la culture postcoloniale fondée par le professeur Bernard Fonlon, Marcien Towa et Eldridge Mohammadou. Je pense également à Souffles, lancé en 1966 au Maroc, par des jeunes poètes et artistes peintres, mais aussi la Revue Noire, qui est plus récente mais qui était tellement importante pour pouvoir imaginer un lieu de fédération de nos savoirs. C'est dans cette généalogie intellectuelle que nous avons démarré Savvy, pas seulement avec un lieu, des expositions, mais aussi avec une publication Savvy journal. Donc ça, c'est un peu la généalogie intellectuelle de Savvy, sachant que nos références sont beaucoup plus nombreuses. Valérie Nivelon : Ce que je trouve très intéressant, c'est l'affirmation d'une présence africaine par les Africains eux-mêmes. Et vous avez d'ailleurs tenu à rendre hommage à l'un des tout premiers Africains universitaires diplômés ici à Berlin. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous tenez à ce que l'on se souvienne de lui ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Et bien, nous sommes dans mon bureau ici à Berlin, à la Maison des Cultures du Monde et en face de nous, une peinture d'un jeune Camerounais qui s'appelle Adjani Okpu-Egbe. Et sur cette peinture, on peut lire le nom Anton Wilhelm Amo, personnage tellement important dans notre histoire. Il a été kidnappé au début du XVIIIè siècle, dans son village situé dans l'actuel Ghana, et offert comme cadeau au duc de Brunswick-Lunebourg. Et il a été prénommé Anton comme le duc. Pouvez-vous imaginer qu'un être humain puisse être offert comme un cadeau ? Il a néanmoins reçu une éducation sérieuse et il a étudié au Collège de philosophie à l'Université de Halle. Anton Wilhem Amo est donc un ancien esclave devenu le premier Africain à avoir obtenu un doctorat dans une Université européenne ! Je considère qu'il fait partie de l'histoire de l'Allemagne et de l'Histoire de la philosophie en Allemagne alors qu'il a été effacé de l'histoire de la philosophie de l'Europe pour les raisons que nous connaissons tous. Mais c'est notre devoir de rendre visible son travail. Donc, en 2020, j'ai fait une exposition qui s'appelait The Faculty of Sensing, pour rendre hommage à l'une de ses thèses, et pour moi, c'était important. Pas seulement de faire connaitre sa biographie, mais aussi sa pensée. Et on a invité une vingtaine d'artistes de partout, du monde, et 90% n'avaient jamais entendu parler d'Anton Wilhem Amo.. ce n'est plus le cas ! Valérie Nivelon : Savvy Contemporary a été une expérience intellectuelle et artistique prémonitoire et quinze ans après sa création, vous dirigez La maison des cultures du monde et vous êtes également le premier Africain à diriger une institution culturelle européenne de cette envergure. 140 ans après le Conférence de Berlin, vous avez choisi de créer l'événement DEBERLINIZATION. Pourquoi avez-vous sollicité la présence de Mansour Ciss Kanakassy, à l'origine de ce concept ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Je connais le travail de Mansour Ciss Kanakassy depuis longtemps et Mansour, qui est Sénégalais, a proposé un laboratoire de DEBERLINIZATION et sur l'affiche qu'il a créée pour l'annoncer, on peut voir la porte de Brandenburg à Berlin et la carte de l'Afrique. Et dans les différentes manifestations dans lesquelles il se produit, il propose ses billets AFRO, monnaie commune africaine qu'il a inventée en réponse au CFA. Son projet artistique est à la fois très provocateur et très concret, d'avant-garde. Comme James Baldwin le disait. «Quel est le rôle de l'artiste, c'est de poser des questions à des réponses qui sont déjà là». Et la question la plus importante du XXè siècle et XXIè siècle, c'est une question d'économie en fait et des moyens d'échange. Donc la monnaie. Mais comme vous le savez, la plupart des pays en Afrique francophone utilisent cette monnaie coloniale qui s'appelle le CFA. Pourtant, depuis l'indépendance, les grands politiciens panafricanistes comme Nkrumah, comme Olympio, comme Sankara ont toujours dit que l'Afrique ne peut sortir de la domination coloniale sans créer sa propre monnaie. Et ces nationalistes ont été soit renversés, soit assassinés. Donc on en est là. Les politiciens parlent, mais les artistes font. Mais la monnaie est aussi un vecteur de savoir, une archive. Donc si vous regardez les billets AFRO de Mansour, vous voyez l'image de Cheikh Anta Diop. Vous voyez l'image de Kwame Nkrumah. Vous voyez l'image de Sankara, de Bathily, d'Aminata Traoré, de celles et ceux qui ont œuvré pour le monde africain. Valérie Nivelon : Est-ce que vous pouvez nous parler de votre conception de la culture ici à la Maison des cultures du monde, vous incarnez une présence africaine ici à Berlin, vous avez une responsabilité en tant que directeur d'une institution culturelle, que revendiquez-vous dans votre façon de penser cette DEBERLINIZATION ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La DEBERLINIZATION ne peut avoir un sens uniquement si c'est une expression pluridisciplinaire. Bien sûr, on a invité un économiste comme Célestin Monga, mais également des personnalités du monde de la culture.. Ça a toujours été important dans ma pratique de faire savoir que l'Université n'a pas le monopole de la fabrique des savoirs. Des artistes comme Tiken Jah Fakoly ou Didier Awadi sont des grands intellectuels aussi. Et ils arrivent à dire des choses que beaucoup d'autres personnes ne peuvent pas dire. J'ajoute qu'il a toujours été important pour moi de travailler dans l'univers de la poésie car les poètes nous donnent des clés de lecture pour pénétrer l'opacité du monde. Mais on invite aussi les scientifiques, les philosophes… je cherche à orchestrer un discours choral, polyphonique et pluridisciplinaire !!! C'est ma conception de la culture. Ce que nous avons souhaité avec Franck Hermann Ekra et Ibou Coulibaly Diallo (co-commissaires de DEBERLINIZATION ), c'est penser les archives du futur, je veux dire créer de nouvelles archives. Le projet DEBERLINIZATION a l'ambition d'impulser le remembrement de l'Afrique qui a été démembrée à Berlin en 1885, découpée, déchiquetée. Le Professeur Mamadou Diouf a parlé de la berlinization comme d'un déracinement profond. Donc ce qu'on a essayé de faire, c'est d'amener cette complexité ici à HKW, un lieu où on peut réfléchir. En ce qui me concerne, je veux passer le reste de ma vie à réfléchir à ce que veut dire être humain. Bon anniversaire à Savvy contemporary. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
En 1982, Jean-Pierre Elkabbach arrive sur les ondes d'Europe 1 pour un nouveau rendez-vous quotidien, le magazine Découvertes. Très vite, cette tranche d'informations devient incontournable. Dans ce rendez-vous de référence, le journalise décrypte l'actualité et reçoit les plus grandes personnalités du moment. Dans cet entretien de 1983, Jean-Pierre Elkabbach reçoit, depuis New-York, coincés dans une tempête de neige, le tennisman Yannick Noah, suivi d'une interview avec Charles Aznavour qui répond aux questions depuis Los Angeles.Destins Extraordinaires est un podcast issu des archives Europe 1 et produit par Europe 1.Crédits : - Réalisation : Julien Tharaud - Rédaction et diffusion : Clara Leger- Patrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laëtitia Casanova, Antoine Reclus- Création du visuel : Luowen Wang- Promotion : Jamal Lassiri Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:09:36 - Hakimi, un Ballon d'Or Africain évident ? - Le PSG a retrouvé sa place de leader en Ligue 1 grâce à sa victoire à Brest 3-0. Achraf Hakimi a inscrit un doublé, le weekend de sa nomination pour le Ballon d'Or Africain. Va-t-il remporter ce titre ? Avis des chroniqueurs dans la tribune qui parlent également de Mayulu et Lucas Hernandez. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:28:55 - Une histoire particulière - par : Michel Pomarède - Patrice Emery Lumumba nait Élias Okit'Asombo - son nom signifie héritier maudit. - réalisation : Thomas Dutter
durée : 00:28:54 - Une histoire particulière - par : Michel Pomarède - Le 15 août 1960, les autorités belges poussent le président congolais Joseph Kasa-Vubu à démettre Lumumba de son poste de premier ministre. C'est chose faite le 5 septembre. - réalisation : Thomas Dutter
Nous partons à la rencontre de Majagira Bulangalire, pasteur pentecôtiste de la République Démocratique du Congo, qui a passé une quarantaine d'années en France, en tissant des liens entre les communautés et les églises d'expression africaine dont il a créé la fédération en 1990. Il se définit lui-même comme un «Africain malgré tout et par-dessus tout». Intellectuel engagé sur le terrain, il a aussi contribué à établir des ponts entre la RDC et la France et à poser la question de la réappropriation africaine du christianisme, dans une lecture postcoloniale. En RDC, il est très engagé auprès des églises locales et dans l'éducation, où il a fondé l'Université évangélique à Bukavu et où il dirige l'Institut Supérieur Pédagogique. Nous l'avons rencontré à Paris alors qu'il repartait en RDC à Kiliba où se trouve l'église dont il est le pasteur, dans le Sud-Kivu, malgré le conflit armé dans l'est du pays qui frappe durement les populations de la région, alors qu'il a lui-même été victime d'un enlèvement avec sa femme en avril 2024. Invité : Le pasteur Espoir Majagira Bulangalire, professeur universitaire, directeur de l'Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu en République Démocratique du Congo, député honoraire du Sud-Kivu, ancien recteur et fondateur de l'Université Évangélique en Afrique, co-fondateur de la CEAF – Communauté des Églises d'expressions Africaines francophones -, pasteur de l'Église pentecôtiste de Kiliba (Sud-Kivu), auteur de plusieurs ouvrages dont les essais «Ai-je une place auprès de Toi ? Le cri désespéré d'un nègre converti» (2024) et «Du quotidien à l'extra-ordinaire, l'histoire mouvementée d'une vie protégée» (autobiographie) – Espoir Éditions.
Akaa, la grande foire d'art contemporain africain se tient à Paris durant tout le week-end. Akaa fête cette année ses dix ans dans un marché de l'art plutôt morose en raison de la crise économique, mais le nouveau directeur artistique d'Akaa, le Franco-Sénégalais Sitor Senghor entend professionnaliser encore davantage le secteur, et ramener les collectionneurs dans les travées de la foire. À lire aussiLa foire AKAA fête ses dix ans et célèbre la création africaine À lire aussiAKAA 2025: Serge Mouangue révolutionne l'esthétique entre l'Afrique et le Japon
Au sommaire de Radio foot internationale, jeudi 23 octobre 2025 à 16h10 TU et 21h10 TU. La liste des nominés pour les CAF Awards 2025 a été publiée ! ; Les deux Milan, de retour au premier plan en Serie A. ; Équipe de France féminine : Laurent Bonadeï, l'acte 2. La liste des nominés pour les CAF Awards 2025 a été publiée ! - Achraf Hakimi grand favori pour ce trophée ? Mohamed Salah challenger ? - Focus sur les joueurs du continent présents sur cette liste (Mayélé, Lamlioui). - Qui sera élue meilleure joueuse africaine ? (Chawinga, Banda, Ajibadé). Les deux Milan, de retour au premier plan en Serie A. - Allegri de retour au premier plan avec le Milan AC, pari réussi ? - Luka Modric, le Croate éternel et étincelant. - L'Inter supérieur au Milan AC. Équipe de France féminine : Laurent Bonadeï, l'acte 2. - Allemagne - France en Ligue des Nations, la revanche du dernier Euro. - La nouvelle génération prend le pouvoir (sans Le Sommer et Renard). - Bonadeï va-t-il gagner un trophée avec cette sélection ? Pour en parler avec Sophiane Amazian à la présentation, nos consultants du jour : Philippe Doucet, Etienne Moatti, Yoro Mangara — Technique/Réalisation : Saliou Diouf/Laurent Salerno.
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« Monsieur le président sortez la tête haute ! ». C'est le titre de la couverture du Point cette semaine. Selon le magazine, c'est un triple effondrement qui se joue en ce moment : économique, social et politique, et seule une démission et une présidentielle anticipée en mai 2026 pourraient permettre de sortir ce cette crise. « Aujourd'hui, le président de la République concentre tous les pouvoirs mais n'en exerce aucun » écrit un avocat essayiste, « Emmanuel Macron parade et pérore mais n'agit pas, chef d'un État obèse et impuissant dont la faillite financière s'affirme comme un risque existentiel pour notre pays ». L'essayiste attire notamment l'attention sur deux choses : d'abord, la France n'a plus aujourd'hui ni gouvernement pour conduire la politique de la nation, ni de Parlement pour voter les lois et contrôler l'exécutif. Une présidentielle en mai 2026 laisserait le temps nécessaire pour travailler sur des projets crédibles pour relever le pays. En résumé, pour Le Point : Emmanuel Macron « doit partir et laisser les français reconstruire ce qu'il a détruit ». Le magazine Marianne, consacre aussi un dossier entier sur Macron cette semaine, et le surnomme « Le Forcené de l'Élysée ». Il décrit un président qui perd la raison et qui est surtout « désynchronisé ». Ce qui faisait sa force - rester calme dans la tempête - est devenu sa faille... « Glorieuses ou désastreuses, les crises sont son décor préféré : Macron aime quand l'Histoire se referme sur lui. Sa présidence n'est plus une fonction, mais une identité (...). Il ne démissionnera pas : ce serait abolir la tension sans laquelle il ne respire pas. (...) Certains rois n'ont eu d'autre projet que d'être rois. Emmanuel Macron est de ceux-là. Reste la question : à quoi bon ? » Et puis cette autre interrogation qui ressort : « Et si nous arrêtions de nous regarder le nombril ? » demande le directeur de la rédaction de L'Express dans un Edito. Il décrit : « Au Portugal, en Grèce, en Espagne ou en Italie, les mêmes maux ont semé les mêmes doutes. Fin de la comparaison. Car de Madrid à Athènes en passant par Rome ou Lisbonne, les gouvernements ont su établir - parfois dans la douleur - les bases du redressement. Suivons leur exemple, avant que, faute d'action, les portes du pouvoir s'ouvrent aux extrêmes ». La priorité, c'est donc de « relever la tête, d'adopter un budget et de redonner aux français l'envie du politique. Retrouver de la grandeur d'âme, celle qui a prévalu en juillet 2024 » au moment des JO. Le vainqueur du Vendée Globe 2024 Charlie Dalin en lutte contre un cancer C'est « le Destin » qui se joue diront certains... « La Force du Destin » c'est d'ailleurs le nom d'un livre qui fait parler : celui du vainqueur du Vendée Globe 2024 - Charlie Dalin. Dans un portrait plein d'espoir dans le Nouvel Obs, que le navigateur se livre : il raconte son combat contre le cancer, à 41 ans, et comment il a pu gagner le Vendée Globe, tout en luttant contre la maladie : une tumeur gastro intestinale. Les premiers symptômes remontent à 2023 avec « des maux de ventre, qui passent avec un Spasfon, mais reviennent » et des douleurs qui s'intensifient et qui persistent. Charlie Dalin constate dans la foulée qu'il a perdu 4 ou 5 kilos. Après des analyses, un médecin lui annonce que sa tumeur mesure 15 centimètres. Il en informe son équipe et son partenaire - la Macif. « Il y a vingt ans on en mourrait » raconte-t-il « ça me glace rien que d'en parler ». Son traitement consiste à avaler un comprimé par jour, et passer la douleur, la course en solitaire finit par s'inviter dans son esprit. « Le 10 Novembre 2024, il est sur la ligne de départ ». Il se livre : « C'était inespéré ! Je pense que j'étais le plus détendus des 40 candidats, tellement j'étais simplement heureux d'être là ». La suite on la connaît : la victoire, mais l'euphorie est de courte durée, car la tumeur a regrossi pendant la course. Opéré en Mars, le cancer semble revenir, mais un autre traitement est proposé à Charlie Dalin. Aujourd'hui, son état est stable. Et comme beaucoup de malades il « a appris à vivre, au jour le jour ». L'art africain contemporain, un intérêt et des prix en hausse Et après ce beau portrait, direction justement les galeries d'art. Cette semaine dans l'Express, l'Art africain contemporain est mis en valeur au sens propre comme au sens figuré. À l'image de l'immensité du continent Africain, les artistes sont nombreux, tout comme l'offre... Collage, dessin, gouache, peinture, textile, matériau de récupération et photos abondent au cœur de cet art. « L'art contemporain est essentiellement figuratif » explique une spécialiste d'Artcurial dans les colonnes de l'Express : « La représentation de l'homme, la femme et des enfants est partout présente dans les tableaux et les photographies » mais, « Leur image est originale. Les artistes s'inspirent des canons occidentaux de la peinture ancienne pour les retranscrire à la mode africaine ». Et tout ça attire les curieux, les amateurs et les collectionneurs d'art. Un intérêt verni d'une hausse des prix. La palette financière est variée comme les couleurs : à partir de quelques milliers d'euros pour des belles pièces comme celles de l'Ivoirien Saint-Etienne Yeanzi. Et ça peut aller jusqu'à 30 000 à 100 000 euros pour des peintres reconnus comme le Congolais Chéri Samba ou l'Ivoirien Aboudia. Un conseil, si vous voulez investir : mieux vaut miser sur des artistes « présents dans les musées et les fondations privées » car « leur production devrait se valoriser au fil du temps ».
durée : 02:29:21 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
Il vient de remporter une victoire éclatante. Khaled el-Enany a été élu lundi 6 octobre directeur général de l'Unesco, avec 55 voix sur 57. L'égyptologue, ancien ministre du Tourisme et des Antiquités, devient le premier Arabe et le deuxième Africain à prendre la tête de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Après deux années de campagne intense à travers le monde, il succède à la Française Audrey Azoulay, à un moment charnière pour l'Unesco : le retrait annoncé des États-Unis en 2026 fera chuter son budget de près de 11 %. Au soir de son élection, il répond aux questions de RFI. RFI : Khaled el-Enany, vous avez récolté pratiquement toutes les voix sauf deux. Comment réagissez-vous à cette victoire très nette ? Khaled el-Enany : C'est un beau début. C'est une étape très importante. C'est l'aboutissement d'une carrière consacrée entièrement à l'éducation, à l'enseignement universitaire, à la recherche scientifique, à la préservation du patrimoine culturel, à la gestion de grandes institutions, à des valeurs qui croient beaucoup au respect, au dialogue interculturel, au respect mutuel. Le nombre de voix qui m'a été accordé, c'est une énorme responsabilité. Ça veut dire qu'il y a presque un consensus des États membres. Je ne m'attendais pas du tout à un chiffre pareil. Qu'allez-vous faire en premier ? Quelles sont vos priorités ? Les 100 premiers jours, ça va être des réunions individuelles avec chacun des États membres, des réunions collectives par groupes, par thèmes, des rencontres avec les partenaires de l'Unesco, de la famille onusienne, des donateurs, des grandes entreprises, le secteur privé, les représentants de la société civile. Discuter avec la famille Unesco. Je veux vraiment établir beaucoup, beaucoup de synergie. Je viens d'une région qui est un carrefour de cultures. Je suis Egyptien aussi bien qu'arabe, africain, méditerranéen, citoyen du Sud, citoyen du monde. Je veux vraiment servir de pont culturel. Le départ des États-Unis, prévu en 2026, va provoquer une baisse du budget de l'Unesco de 11 %. Comment comptez-vous gérer cette nouvelle situation financière ? Je dois féliciter la direction actuelle d'avoir mobilisé des ressources énormes. C'est l'une des plus grandes croissances dans le système onusien. Presque 490 millions de dollars en 2024. J'ai une expérience dans ce domaine parce que je ne viens pas d'un pays très riche. J'ai géré deux ministères, le tourisme et les antiquités que j'ai fusionnées, et donc j'avais beaucoup travaillé avec le secteur privé, avec les grandes entreprises pour mobiliser des fonds, pour signer des partenaires avec le secteur privé. Donc avec les États membres, je vais continuer ces efforts pour rassurer les anciens donateurs, de continuer à donner davantage même, et attirer de nouveaux gouvernements, les donateurs et le secteur privé. Je crois que le secteur privé c'est aussi une priorité, mais tout en gardant et préservant les valeurs de l'Unesco, qui ne doivent pas être trop commercialisées. Et là, je crois qu'il y a un compromis qu'on pourra atteindre avec la famille Unesco. Comment réagissez-vous aux critiques qu'a pu formuler par exemple Donald Trump qui dit que l'Unesco est trop politisée ? C'est une demande qui m'a été faite par la plupart des États membres. On veut une Unesco moins politisée. Un Unesco qui respecte son mandat, qui est un mandat technique et préparant un consensus et atteindre un consensus. C'est un rôle très important du secrétariat d'être impartial et de ne pas servir un groupe au détriment de l'autre, ni une culture au détriment de l'autre. Je suis le premier égyptien et le premier arabe. Et là, j'ai été très clair que je ne viens pas avec un agenda culturel. J'ai intitulé mon slogan donc ma campagne « l'Unesco pour les peuples ». Je veux Unesco qui a de l'impact sur la vie des gens, l'Unesco qui est connue et reconnue par les gens au-delà du patrimoine culturel. Une des missions principales de l'Unesco et la promotion de la paix. Comment l'organisation peut-elle jouer ce rôle dans un monde où les conflits se multiplient ? Tant qu'un étudiant ou un élève étudie dans les manuels scolaires que son voisin est un ennemi. Il n'y aura pas de paix. Et là, je crois que c'est là qu'il faut commencer. C'est par l'enfance. Je crois aussi que l'inégalité entre les gens sur la planète en termes d'éducation, de science, créé une haine. Malheureusement, en ce moment, il y a beaucoup de discours de haine. Et là, je crois que la raison d'être de l'Unesco, c'est de rapprocher les peuples parce que les accords gouvernementaux et politiques rapprochent les gouvernements. Mais l'éducation, la science et la culture et la communication rapprochent les peuples. Deuxième rôle, c'est pendant les conflits préserver les sites de patrimoine naturel et culturel, les établissements scolaires, les professeurs, les journalistes, les établissements de recherche scientifique. Et après ? Dans la phase de reconstruction de système éducatif, scientifique et culturel des pays en crise. Quand j'écris, ce n'est pas seulement conflit, mais c'est aussi l'impact des changements climatiques, notamment pour les petits États insulaires. À lire aussiL'Égyptien Khaled el-Enany désigné pour prendre la tête de l'Unesco À lire aussiDeux nouveaux sites africains rejoignent la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
Les relations complexes et ambivalentes entre la Suisse et l'Afrique du Sud durant la période de l'apartheid ont déjà été abordées dans une précédente série d'Histoire Vivante. Cette fois, l'attention se porte sur l'or et sur son rôle dans les échanges entre les deux États. Avec Sandra Bott, spécialiste de l'histoire du marché de l'or et professeur d'histoire contemporaine à l'UNIL.
Philippe Le Gars, grand reporter au quotidien sportif français l'Équipe, spécialiste de cyclisme, en particulier en Afrique depuis près de 15 ans, est à Kigali où il suit jusqu'à dimanche les premiers championnats du monde sur route organisés sur le continent. Il dresse un état des lieux sans concession du cyclisme africain. Philippe Le Gars répond aux questions d'Olivier Pron. À lire aussiMondiaux de cyclisme: au Rwanda, de jeunes Africains et des réfugiés roulent en équipe À lire aussiMondiaux de cyclisme au Rwanda: un nouveau départ pour le développement du vélo en Afrique?
« Le Oui pulvérise le Non à 89,38 % contre 10,62 % » : c'est le grand titre du site d'information Ledjely à Conakry. Un résultat encore « provisoire, précise le site, qui sera transmis à la Cour suprême, l'institution compétente pour en assurer l'examen, traiter d'éventuels contentieux, valider les résultats et proclamer les résultats définitifs ». « Les résultats montrent un taux de participation de 86,42 %, pointe pour sa part le site Guinée 360. Un chiffre qui témoigne d'une adhésion considérable des Guinéens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, au projet de nouvelle Constitution. Désormais, (donc) tous les regards sont tournés vers la Cour suprême ». Ce taux de participation « divise les acteurs politiques », relève de son côté Media Guinée. Pour le Congrès Africain pour la Démocratie et le Renouveau, il y a eu « une très grande mobilisation : le taux de participation annoncé reflète la réalité ». Non, rétorque l'opposition. Pour le Parti pour le progrès et le changement, « le peuple de Guinée n'a pas répondu à l'appel de la junte au pouvoir pour participer à cette élection. Il y a eu un taux d'abstention très élevé. (…) En Guinée, quand le pouvoir organise un scrutin, rien ne peut l'effrayer. Ce que le pouvoir veut, c'est ce qui va être dicté et c'est ce qui va être fait ». Chape de plomb En fait, tout était joué d'avance, constate Le Monde Afrique : « la campagne pour le Oui au référendum a été ostentatoire à travers le pays et largement incarnée par Mamadi Doumbouya, à grand renfort d'affiches à son effigie, rassemblements et fanfares. Celle du Non a été, elle, quasi inaudible ». Il faut dire, poursuit le journal, « qu'une chape de plomb s'est abattue en Guinée sur les voix dissidentes depuis l'arrivée des militaires au pouvoir. Plusieurs partis politiques et médias ont été suspendus, les manifestations – interdites depuis 2022 – sont réprimées, et de nombreux dirigeants de l'opposition ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l'exil. Les disparitions forcées et enlèvements se sont multipliés ». En effet, renchérit WakatSéra au Burkina Faso, « le boycott prôné par les opposants de l'UFDG et du RPG, l'ancien parti chassé du pouvoir par le coup d'État du 5 septembre 2021, n'a pas été massivement suivi. Rien de plus normal, la campagne qui a précédé le scrutin étant allée dans un sens unique, celui des partisans du Oui. Il n'y avait de place pour aucune voix dissonante, que ce soit dans la rue où par le biais des médias qui n'avaient la possibilité que de relayer les échos des partisans du Oui. Et le gendarme de la Haute autorité de la communication veillait au grain. Qui plus est, poursuit WakatSéra, l'épée de Damoclès de la suspension plane en permanence sur les organes de presse qui ont encore la chance d'exister et qui oseraient aller contre la volonté du censeur. » Ce qui explique la prudence des médias guinéens qui se contentent de donner les résultats du référendum et de relayer les communiqués officiels. Un boulevard pour Doumbouya En tout cas, relève Afrik.com, « ce référendum constitutionnel, longtemps attendu, ouvre une séquence électorale cruciale. Les autorités ont déjà annoncé l'organisation d'élections présidentielle et législatives avant la fin de l'année, afin de rétablir l'ordre constitutionnel et de répondre aux pressions de la communauté internationale. Pour une partie de la population, précise le site panafricain, l'adoption d'une nouvelle Constitution marque l'espoir d'un retour à la stabilité et au pouvoir civil. Pour d'autres, ce vote ouvre surtout la voie à une candidature du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, désormais juridiquement en position de briguer la magistrature suprême ». Ce qui fait dire à L'Observateur Paalga que « l'adoption de cette nouvelle Constitution vaut déjà plébiscite pour le général Doumbouya ». En effet, insiste Aujourd'hui, toujours à Ouagadougou, cette « nouvelle loi fondamentale lui permet de quitter sa tenue bariolée de camouflage pour se couler dans le boubou du président élu ». Désormais, « l'ex-légionnaire a tous les leviers pour basculer dans l'État de droit avec lui comme président élu. Et peut-être que le peuple guinéen lui saura gré de passer de la baïonnette à l'urne ». Et Aujourd'hui de s'interroger : « quelle Guinée sous Doumbouya II en gestation ? Quel avenir pour les partis politiques ? Le général-président va-t-il acter le changement générationnel en Guinée ? »
Raconter l'Afrique et ses diasporas à travers leurs sons et leurs musiques, c'est l'objectif d'une exposition immersive au Musée d'ethnographie de Genève, en Suisse. Avec plus de 200 œuvres – archives, instruments anciens et installations contemporaines –, Afrosonica. Paysages sonores embarque le public dans un voyage multisensoriel qui met en lumière le son comme vecteur de connexion, de résistance et de changement. Des tambours et des luths, des gousses de fruits et des cocons d'insectes, des graines et des coquillages : c'est l'Afrique dans toute sa diversité sonore qui se déploie sur 1 000 mètres carrés au Musée d'ethnographie de Genève. Mo Laudi, artiste multidisciplinaire et DJ sud-africain, est co-commissaire de l'exposition : « "Afrosonica" fait référence à une tradition dans les townships de fusionner des mots pour créer de nouvelles significations. Ici, c'est l'idée que l'Afrique est riche ; les minéraux les plus précieux proviennent du Congo et se retrouvent dans nos téléphones portables ; l'or d'Afrique du Sud orne les Rolex. Et quand vous écoutez du rock and roll, il a ses racines en Afrique, tout comme le hip-hop et le jazz. Aujourd'hui, il y a une fierté à affirmer : "Je suis Africain." Il est essentiel de se souvenir de ces racines pour avancer. » Cet ambassadeur de l'afro-électro présente lui-même une création. Inspirée des peintures murales des maisons d'Afrique du Sud, il y mêle plastique recyclé et chants de travail. Avec l'ethnomusicologue canadienne Madeleine Leclair, conservatrice au MEG, les deux commissaires ont puisé dans les 20 000 heures d'archives du musée et passé commande à sept artistes contemporains pour créer un parcours libre où le son est outil de mémoire, de transmission, de contestation. À écouter aussiAfrosonica, paysages sonores au Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) Madeleine Leclair : « Les grands mouvements politiques, les grands chamboulements qui ont marqué l'histoire de l'Afrique – la colonisation, décolonisation, indépendance – étaient accompagnés de musique. C'est vraiment un élément fédérateur. Également en Afrique du Sud, à l'époque de l'apartheid notamment, le gouvernement est même allé jusqu'à censurer des enregistrements, de personnages importants dans la contestation rayés du disque. » Une vingtaine de thèmes rythment le parcours, illustrant le pouvoir du son entre révolte et résilience, rituel et réactivation de la mémoire. Des peintures préhistoriques de harpes du Sahara croisent le chant vaudou du Bénin des années 1960, tandis que la rumba congolaise se frotte aux vinyles d'un jukebox. Le public peut assister à un « bain d'oreilles » au Nigeria et se laisser hypnotiser par le vrombissement d'un rhombe, petit objet en os, en bois ou en ivoire, que l'on fait tournoyer au-dessus de la tête à l'aide d'une ficelle. Madeleine Leclair : « Ces rhombes sont mis en mouvement sur les cinq continents, notamment au Brésil, en Australie également, et en Afrique, ça peut aussi être interprété comme la voix des ancêtres. » Et parfois, il suffit d'un bidon d'huile et d'un câble de frein à vélo pour créer une cithare au Burkina Faso et redonner un sens au son. ► L'exposition Afrosonica. Paysages sonores à voir et à écouter au MEG en Suisse jusqu'au 4 janvier 2026.
durée : 00:05:26 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - "Tant que la barbarie continuera" à Gaza, Israël ne devrait participer à aucune compétition internationale, selon le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Israël vit-il les mêmes pressions politiques, boycotts économiques, sportifs, culturels que l'Afrique du Sud avant d'abandonner l'apartheid ?
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique • Kimia Duiakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de «Premier Gaou», titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ► Me Veo Volar – Coco Maria ► Pull up mon disk - Biga*ranx.
Certains ne voient dans ces boissons qu'un mélange d'eau chaude et de plantes. Il suffit pourtant de constater l'engouement planétaire pour le matcha, le célèbre thé vert japonais, pour comprendre que les thés et les tisanes ont la cote. Le thé est d'ailleurs la boisson la plus consommée au monde. Véritable rituel, pause désaltérante, les infusions accompagnent nos moments de vie. Si l'on pense souvent au continent asiatique en matière de thés, l'Afrique aussi a une histoire avec les boissons infusées, bissap et rooibos en tête. Comment déguste-t-on les thés et tisanes sur le continent africain ? Quelles sont les infusions encore méconnues et quelle utilisation possible côté cuisine ? Avec : • Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Maïmouna Kanté, fondatrice de Kanthé, maison de thés et infusions d'Afrique • Kimia Duiakité, fondatrice de Intimy'thé, marque de thés et infusions à base de plantes locales ivoirienne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle revient sur la longévité de «Premier Gaou», titre culte du groupe ivoirien Magic System qui ambiance les dancefloors depuis 25 ans. Programmation musicale : ► Me Veo Volar – Coco Maria ► Pull up mon disk - Biga*ranx.
Le Journal en français facile du lundi 8 septembre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/Bzbi.A
Le deuxième Sommet africain sur le climat s'ouvre lundi 8 septembre à Addis-Abeba, où 45 chefs d'État et 25 000 délégués sont attendus pour cet évènement porté par les Nations Unies, l'Union africaine et l'Éthiopie. Celle-ci vient d'ailleurs de présenter sa candidature pour organiser le COP en 2027. L'un des objectifs du sommet de deux jours est de présenter les solutions concrètes en faveur du climat pour le continent africain, d'unifier aussi la voix des États en vue de la COP qui se tiendra en novembre au Brésil. La sénégalaise Aïssatou Diouf Notre invitée est une militante et une référence en Afrique pour les questions environnementales et responsable des politiques internationales et du plaidoyer au sein de l'ONG ENDA Énergie. Elle répond à Guillaume Thibault. RFI : Aïssatou Diouf, pourquoi ce 2ᵉ sommet africain est capital ? L'enjeu pour le continent, c'est à la fois de prendre le train en marche, mais surtout de parler d'une seule voix ? La Semaine africaine du climat est une plateforme stratégique pour l'Afrique, car elle permet aux pays, à la société civile et même au secteur privé de parler d'une seule voix, de défendre nos priorités face aux négociations mondiales. C'est donc le moment de démontrer que le climat peut être un levier de développement et d'emploi pour le continent. Donc, ce sommet va aligner les efforts des pays africains et surtout catalyser des actions concrètes, notamment sur les enjeux que j'ai cités précédemment. Quel message vous tirez du premier sommet qui s'est tenu il y a deux ans au Kenya, à Nairobi ? Les financements promis lors de ce sommet tardent à arriver et surtout, la mise en œuvre sur le terrain est encore très insuffisante. C'est pourquoi, à mon avis, cette édition doit aller beaucoup plus loin pour que les populations africaines voient réellement les bénéfices et les intérêts de ces sommets. Vous attendez beaucoup des discussions sur les questions de transition énergétique. Pour quelle raison est-ce essentiel ? Vous savez, la transition énergétique est un enjeu vital. Nous avons encore plus de 600 millions de personnes sans accès à l'électricité. Donc le défi, il est double. Premièrement, c'est répondre à cette urgence sociale tout en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles. Mais également, on sait tous que l'Afrique doit l'aborder aussi comme une opportunité de développement en misant sur ses immenses ressources en solaire, en éolien, en hydraulique. Rappeler également que cette transition doit être juste. Le mot juste a tout son intérêt. Ça doit guider ce processus, cette transition-là. Donc, elle ne peut pas reposer uniquement sur nos budgets nationaux qui sont déjà très contraints. Donc, cela appelle à une solidarité internationale entre les pays du Nord et les pays du Sud. L'argent reste le nerf de la guerre. Dans un récent rapport, les Nations unies indiquent que 2 000 milliards de dollars ont été investis juste l'année dernière, en 2024, dans les énergies propres, mais que le continent africain n'a quasiment rien touché. Pourquoi l'Afrique reste à la marge. Donc, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est à l'échelle internationale, réfléchir sur les mécanismes qui sont adaptés aux réalités du continent, amener aujourd'hui les banques de développement à avoir des mécanismes appropriés pour financer cette transition énergétique, le développement des énergies renouvelables et qu'enfin les pays développés respectent leurs engagements financiers. À lire aussiSommet africain sur le climat: le continent se veut source d'innovation et de solution Est-ce que vous imaginez parfois un système de sanctions pour tous ces pays qui promettent des financements, mais qui au final ne les versent jamais ? Maintenant, on sait comment le système onusien est organisé et structuré. Il est très difficile aujourd'hui de sanctionner ces États-là. Par contre, aujourd'hui, on sait que les citoyens constituent une force incontournable qui demande de la redevabilité à leurs Etats. Je pense qu'on peut s'appuyer sur ces citoyens là pour demander aux Etats de rendre compte, mais surtout aux Etats, de respecter leurs engagements. Est-ce qu'aujourd'hui, on pourrait imaginer ou c'est une utopie ? Les Etats Unis d'Afrique du climat ? Pourquoi est-ce que les Etats ont tant de difficultés à s'accorder, à avoir un vrai impact sur des discussions ou sur des négociations, notamment lors des COP ? Je pense qu'on va tendre vers cela. On n'a pas le choix. Si aujourd'hui l'Afrique veut impacter au niveau des discussions à l'échelle internationale, on doit parler d'une seule et même voix. On doit avoir des positions coordonnées portées par nos leaders politiques. Pourquoi est-il difficile d'avoir ce travail de coordination ? On n'a pas tous le même niveau de développement. Ce sont des aspects également géopolitiques où chaque Etat essaie de se positionner. Un pays, par exemple, qui découvre le pétrole et le gaz, va vouloir forcément l'exploiter, alors que les impacts du réchauffement climatique sont là. Il faudrait qu'à l'échelle de l'Union africaine, que nous arrivions à avoir des politiques au niveau continental très coordonnées, qui puissent impacter durablement nos communautés, mais également qu'au niveau international, dans les débats et dans les discussions, que nous puissions peser. Est-ce que la COP 30 qui va se tenir au mois de novembre au Brésil, Je pense qu'il y a beaucoup de pays africains qui sont sortis très déçus de la COP de l'année dernière à Bakou. Cette COP qui se tient en terre brésilienne, plus précisément en terre amazonienne, c'est une symbolique fort pour les pays en développement, notamment la question des forêts, la question de la taxe carbone et j'espère que les conclusions qui seront issues de la Semaine africaine du climat vont être portées par nos décideurs politiques pour pouvoir impacter les conclusions de la COP de Belem. À lire aussi Aïssatou Diouf, militante tout terrain de la cause climatique
La deuxième édition du Festival du Cinéma Africain de Sydney (Africa Film Fest Australia 2025 – AFFA 2025) s'annonce comme un vibrant plaidoyer pour le cinéma engagé. Avec une programmation répartie entre la Sydney Opera House et le Riverside Theatre de Parramatta, le festival célèbre la diversité du continent à travers ses voix francophones, anglophones, arabophones et lusophones.
Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes. Cette semaine, plongez dans le fabuleux parcours de Battling Siki, cet incroyable athlète qui battait tous les records. Premier champion du monde de boxe noir en catégorie mi-lourd, il défi les limites des règles d'un sport qui à cette époque était dominé par des athlètes blancs. Peu à peu, il gravit le sommet de la réussite, mais derrière cette gloire, il mène une vie bien plus sombre remplie d'obstacles et d'injustices. Combattre la vie Paris, septembre 1922. Sur le ring du Stade Buffalo, Battling Siki défie George Carpentier, idole de la boxe française. Le combat bascule dans la violence, la ruse et le scandale. Siki, invincible ce soir-là, devient le premier Africain champion du monde. Mais sa victoire dérange. Entre racisme, trahisons et déchéance, son destin hors norme bascule vers l'oubli… jusqu'à aujourd'hui. Pour découvrir d'autres récits passionnants, cliquez ci-dessous : [SPÉCIALE MUSIQUE] Ray Charles, le génie torturé du blues [SPÉCIALE MUSIQUE] Marvin Gaye, le destin tragique du prince de la soul [SPÉCIALE MUSIQUE] Nina Simone, une vie de lutte et de génie musicale [SPÉCIALE MUSIQUE] Fela Kuti, l'afrobeat comme arme politique Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices