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"En allant sur les chemins de Compostelle, je ne cherchais rien et… je l'ai quand même trouvé !" Médecin humanitaire, ambassadeur de France au Sénégal, prix Goncourt, académicien, alpiniste, marcheur de Compostelle, Jean-Christophe Rufin semble avoir accumulé mille vies. Mais derrière ce palmarès vertigineux, il y a un enfant élevé par ses grands-parents, qui a fait de son grand-père un modèle parfait et indétrônable. Ce jeune garçon qui a grandi sans père le retrouvera par hasard à 18 ans, dans un dispensaire. La rencontre est froide, distante et décevante. Par son histoire, l'académicien a très tôt décidé de s'affranchir de l'autorité, quitte à ne pas rentrer dans les cases. Mais il a choisi de voir, à travers chaque métier et chaque expérience, une occasion de nourrir sa soif d'apprentissage et d'étoffer les personnages de ses romans. Sur le chemin de Compostelle, Jean-Christophe Rufin se retrouve enfin seul avec lui-même. Il goûte pour la première fois à ce délicieux abandon dans une vie simple, épurée de tous artifices et profondément ancrée dans le moment présent. ✨ Belle écoute !
durée : 00:50:23 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Nino Frank - Avec André Billy - Réalisation Guy Delaunay - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Du 3 juillet au 8 août 2026, La 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire », organisée par la Fondation VINCI Autoroutes, s'installe sur 12 aires du réseau VINCI Autoroutes du 3 juillet au 8 août 2026 ! Le but ? Inciter les vacanciers à faire une pause en leur proposant de proposer de repartir avec un livre... Cette 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire » qui reprend un aphorisme de Victor Hugo, est menée en partenariat avec Folio (Gallimard), le Centre national du livre (CNL) avec son opération « Partir en Livre », le ministère de l'Éducation nationale avec son opération « Cet été, je lis » et l'association « Lire et faire lire ». Elle est parrainée par l'auteur Hervé Le Tellier très attaché à ces « livres de vacances ». « Je trouve que c'est un très joli projet de faire lire des livres à des gens qui ne vont pas être forcément ceux qui entrent dans les librairies ». Parmi cette sélection de quatorze livres en format poche et dont les thèmes gravitent autour du thème du voyage: des récits, reportages, romans ou poésie « pour faire voyager le lecteur ! ». Est proposé l'un des premiers romans de Hervé Le Tellier, Le Voleur de nostalgie qui est un hommage à Italo Calvino, un des auteurs préférés de Hervé Le Tellier. A retrouver également : Alors c'est bien de l'autrice Clémentine Mélois sur les derniers jours de la vie son père mais également pas mal de classiques : Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, Les neiges du Kilimandjaro de Joseph Kessel, La tour de la prison de Marguerite Yourcenar, Miss Dalloway de Virginia Wolf... Mais on tpeut aussi découvrir la poésie persane, avec le recueil J'irai jusqu'au rivage du soleil de Forough Farrokhzâd, une poétesse iranienne, icône de l'émancipation féminine, disparue prématurément à l'âge de 32 ans dans un accident de voiture.Selon Hervé Le Tellier, cette diversité permet de faire dénicher des livres qu'on n'aurait jamais eu l'idée ou - l'envie ! - d'ouvrir « On voyage dans la langue de l'autre ! ». Invité : Hervé Le Tellier, écrivain français né en 1957 et membre de l'Oulipo. Il a publié une trentaine d'ouvrages, dont le roman L'Anomalie qui a obtenu le prix Goncourt en 2020. Il est le parrain de cette huitième opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire ». Il vient également de publier Jardin sauvage et autres parcs parisiens, une promenade dans quinze jardins et parcs de Paris. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup revient sur les origines et la signification d'une expression française bien connue (ou pas !) en complicité avec la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et les CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris. Et si jamais, vous vous sentez « dans vos petits souliers » quand vous entendez une expression, alors cette chronique est vraiment faite pour vous ! Programmation musicale : L'artiste Pomme avec le titre Le village.
Du 3 juillet au 8 août 2026, La 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire », organisée par la Fondation VINCI Autoroutes, s'installe sur 12 aires du réseau VINCI Autoroutes du 3 juillet au 8 août 2026 ! Le but ? Inciter les vacanciers à faire une pause en leur proposant de proposer de repartir avec un livre... Cette 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire » qui reprend un aphorisme de Victor Hugo, est menée en partenariat avec Folio (Gallimard), le Centre national du livre (CNL) avec son opération « Partir en Livre », le ministère de l'Éducation nationale avec son opération « Cet été, je lis » et l'association « Lire et faire lire ». Elle est parrainée par l'auteur Hervé Le Tellier très attaché à ces « livres de vacances ». « Je trouve que c'est un très joli projet de faire lire des livres à des gens qui ne vont pas être forcément ceux qui entrent dans les librairies ». Parmi cette sélection de quatorze livres en format poche et dont les thèmes gravitent autour du thème du voyage: des récits, reportages, romans ou poésie « pour faire voyager le lecteur ! ». Est proposé l'un des premiers romans de Hervé Le Tellier, Le Voleur de nostalgie qui est un hommage à Italo Calvino, un des auteurs préférés de Hervé Le Tellier. A retrouver également : Alors c'est bien de l'autrice Clémentine Mélois sur les derniers jours de la vie son père mais également pas mal de classiques : Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, Les neiges du Kilimandjaro de Joseph Kessel, La tour de la prison de Marguerite Yourcenar, Miss Dalloway de Virginia Wolf... Mais on tpeut aussi découvrir la poésie persane, avec le recueil J'irai jusqu'au rivage du soleil de Forough Farrokhzâd, une poétesse iranienne, icône de l'émancipation féminine, disparue prématurément à l'âge de 32 ans dans un accident de voiture.Selon Hervé Le Tellier, cette diversité permet de faire dénicher des livres qu'on n'aurait jamais eu l'idée ou - l'envie ! - d'ouvrir « On voyage dans la langue de l'autre ! ». Invité : Hervé Le Tellier, écrivain français né en 1957 et membre de l'Oulipo. Il a publié une trentaine d'ouvrages, dont le roman L'Anomalie qui a obtenu le prix Goncourt en 2020. Il est le parrain de cette huitième opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire ». Il vient également de publier Jardin sauvage et autres parcs parisiens, une promenade dans quinze jardins et parcs de Paris. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup revient sur les origines et la signification d'une expression française bien connue (ou pas !) en complicité avec la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et les CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris. Et si jamais, vous vous sentez « dans vos petits souliers » quand vous entendez une expression, alors cette chronique est vraiment faite pour vous ! Programmation musicale : L'artiste Pomme avec le titre Le village.
Donald Trump a obtenu de la FIFA la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en seizième de finale. Cette décision, la première de ce genre depuis 1962, a provoqué une vague de critiques dans le monde du football : l'UEFA, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le gouvernement belge et le sélectionneur des Diables Rouges, Rudi Garcia, entre autres, dénoncent une atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la Coupe du monde. À l'inverse, le sélectionneur américain Mauricio Pochettino estime que cette décision répare une injustice, affirmant que son équipe avait déjà été suffisamment pénalisée par une expulsion qu'il juge injustifiée. L'affaire rappelle un précédent historique : en 1962, lors de la Coupe du monde au Chili, la FIFA avait déjà annulé la suspension de la star brésilienne Garrincha après une intervention du gouvernement brésilien, lui permettant de disputer la finale remportée par le Brésil face à la Tchécoslovaquie. L'Équateur se prépare à El Niño En Équateur, les autorités redoutent l'arrivée imminente d'un épisode particulièrement intense du phénomène El Niño, synonyme de pluies torrentielles et d'inondations. Pour aider les populations à s'y préparer, le Programme alimentaire mondial, l'agence des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la faim, accompagne les agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Un reportage de notre correspondant en Équateur, Éric Samson. À écouter aussiEl Niño est de retour: quelles seront les conséquences en Afrique? La culture haïtienne célébrée à Paris Hier (5 juillet 2026) s'est achevé à Paris le festival Haïti Monde, un rendez-vous consacré à la richesse de la culture haïtienne, entre cinéma, musique et littérature. À cette occasion, Sarah Krakovitch a rencontré l'écrivain haïtien Makenzy Orcel. Son roman Une somme humaine avait été finaliste du prix Goncourt en 2022. Invité d'honneur du festival, il revient au micro de RFI sur son parcours, son œuvre et la place de la littérature haïtienne aujourd'hui. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé Journal de la 1ère En Guadeloupe, le défunt SYAG, Syndicat intercommunal d'alimentation en eau, fait encore parler de lui ! À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau
Postface - Caroline Gutman Avec David Foenkinos pour son livre « Je suis drôle » aux éditions Gallimard À propos du livre : « Je suis drôle » paru aux éditions Gallimard Gustave a compris une chose essentielle : faire rire, c'est être aimé. Alors il décide de faire rire tout le monde. Ce sera sa force, son talent, sa politesse envers les autres. Il en fera un métier, puis une identité. Il n'avait pas prévu que ce serait si dangereux. Auteur de nombreux romans traduits dans plus de 40 langues, David Foenkinos est notamment l'auteur de Charlotte, récompensé par le prix Renaudot 2014 et le prix Goncourt des lycéens, et du Mystère Henri Pick. Il a réalisé avec son frère Stéphane Foenkinos une adaptation cinématographique de son roman La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.
El escritor francés Mathias Enard acaba de publicar 'Melancolía de los confines. Norte', su estreno en la no ficción, un viaje físico y emocional por las calles de un Berlín otoñal, frío y lleno de recuerdos, que conecta siglos de historia y de literatura. Conversamos con el ganador del Goncourt, del poder de la literatura, de memoria y de legado, de las fronteras que nos dividen, y de la melancolía que nos provoca el paso del tiempo
Emily est une jeune femme qui vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Un jour, une lettre arrive : elle doit vendre la maison, en indivision. Pauline Peyrade nous offre avec Les Habitantes l'histoire d'Émilie, une femme qui vit depuis toujours dans la maison de sa grand-mère, Moon. C'est là qu'elle a grandi, là qu'elle reste, comme si ce lieu faisait partie d'elle. Pas par nostalgie, mais parce que cette maison est un refuge, un monde à part où chaque détail compte : le bruissement des feuilles, le vol des insectes, la lumière sur l'étang. Pourtant, un jour, des lettres arrivent. On lui demande de vendre. Émilie se retrouve menacée de perdre, ce qui la rattache à la vie. L'autrice aura mis trois ans pour écrire Les habitantes. Pauline Peyrade n'aime pas les romans explicatifs : avec ce roman, elle n'avait pas en tête d'écrire de grands affrontements mais plutôt de raconter la vie d'une femme qui fait face à une violence systémique. Je ne voulais pas que l'écologie soit le sujet central du roman, mais plutôt une manière de l'écrire. Elle ne concentre pas l'intrigue sur le combat intrafamilial mais cherche à raconter un autre rapport au monde en lutte contre le patriarcat et le capitalisme. Elle reconstitue le lieu qui habite le roman : insectes, végétaux : par la lecture, on le ressent, on les rencontre, elle créé des présences dans le livre et raconter des histoires par les sensations. Invitée : Pauline Peyrade, écrivaine et dramaturge. Formée à l'écriture théâtrale, elle se consacre à des récits où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Son premier roman, L'Âge de détruire publié aux éditions de Minuit remporte le prix Goncourt du premier roman en 2023. « Les habitantes » également publié aux éditions de Minuit, vient de remporter le Prix du Livre Inter 2026. Programmation musicale : l'artiste Étienne Daho en duo avec l'artiste Alan Stivell avec le titre « An hanv » (qui veut dire « L'été ») une chanson en hommage à Frank Darcel du groupe Marquis de Sade disparu en 2024.
Emily est une jeune femme qui vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Un jour, une lettre arrive : elle doit vendre la maison, en indivision. Pauline Peyrade nous offre avec Les Habitantes l'histoire d'Émilie, une femme qui vit depuis toujours dans la maison de sa grand-mère, Moon. C'est là qu'elle a grandi, là qu'elle reste, comme si ce lieu faisait partie d'elle. Pas par nostalgie, mais parce que cette maison est un refuge, un monde à part où chaque détail compte : le bruissement des feuilles, le vol des insectes, la lumière sur l'étang. Pourtant, un jour, des lettres arrivent. On lui demande de vendre. Émilie se retrouve menacée de perdre, ce qui la rattache à la vie. L'autrice aura mis trois ans pour écrire Les habitantes. Pauline Peyrade n'aime pas les romans explicatifs : avec ce roman, elle n'avait pas en tête d'écrire de grands affrontements mais plutôt de raconter la vie d'une femme qui fait face à une violence systémique. Je ne voulais pas que l'écologie soit le sujet central du roman, mais plutôt une manière de l'écrire. Elle ne concentre pas l'intrigue sur le combat intrafamilial mais cherche à raconter un autre rapport au monde en lutte contre le patriarcat et le capitalisme. Elle reconstitue le lieu qui habite le roman : insectes, végétaux : par la lecture, on le ressent, on les rencontre, elle créé des présences dans le livre et raconter des histoires par les sensations. Invitée : Pauline Peyrade, écrivaine et dramaturge. Formée à l'écriture théâtrale, elle se consacre à des récits où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Son premier roman, L'Âge de détruire publié aux éditions de Minuit remporte le prix Goncourt du premier roman en 2023. « Les habitantes » également publié aux éditions de Minuit, vient de remporter le Prix du Livre Inter 2026. Programmation musicale : l'artiste Étienne Daho en duo avec l'artiste Alan Stivell avec le titre « An hanv » (qui veut dire « L'été ») une chanson en hommage à Frank Darcel du groupe Marquis de Sade disparu en 2024.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont réglées Suggestion d'autres épisodes à écouter : #359 Génocide, inceste, troubles psychatriques : peut-on vraiment rire de tout? avec Mamari (https://audmns.com/iBOcBio) [Solo] Incel, masculinisme, Mazan : peut on résoudre cette violence ? (https://audmns.com/GzuqHJg) #378 Briser l'omerta familiale autour de l'abus avec Marie Christiane Baudoux (https://audmns.com/GxdDcfR) #191 Eduquer les plus jeunes sur les violences sexuelles avec Diariata N'Diaye (https://audmns.com/jkKcZCE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont régléesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mercredi 29 avrilLITTÉRATURELes forcesLaura VazquezÉditions du sous-solen dialogue Federica FusacchiaC'est l'histoire d'une fille qui n'est pas d'accord avec l'ordre social.Nos visages sont-ils des images, des devantures ? Notre attention est-elle devenue une propriété, comme les terrains ? Est-ce que quelque chose s'est cassé en nous ?De l'enfance à l'écriture, en passant par un bar mystérieux, une maison abandonnée, un immeuble rempli de sectes, ou le sommet d'une montagne, la narratrice nous entraîne dans une odyssée parsemée de miroirs homériques, de chants d'aèdes qui nous montrent le livre en train de se faire. Elle a reçu le prix Décembre 2025 pour son roman Les forces.Poète et romancière, Laura Vazquez a obtenu le prix de la Vocation en 2014 pour son recueil La Main de la main, publié au Cheyne. Son premier roman La Semaine perpétuelle a reçu la mention spéciale du prix Wepler. Lauréate en 2023 du Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son œuvre. C'est cette même année qu'elle écrit Zéro, une pièce de théâtre, lors de son pensionnat à la Villa Médicis. Les Forces, son deuxième roman, a reçu les prix Décembre 2025 et Les Inrockuptibles 2025.
ESSENTIEL, le rendez-vous culture présenté par Sandrine Sebbane. Elle reçoit David Foenkinos pour son livre « Je suis drôle » aux éditions Gallimard À propos du livre : « Je suis drôle » paru aux éditions Gallimard Gustave a compris une chose essentielle : faire rire, c'est être aimé. Alors il décide de faire rire tout le monde. Ce sera sa force, son talent, sa politesse envers les autres. Il en fera un métier, puis une identité. Il n'avait pas prévu que ce serait si dangereux. Auteur de nombreux romans traduits dans plus de 40 langues, David Foenkinos est notamment l'auteur de Charlotte, récompensé par le prix Renaudot 2014 et le prix Goncourt des lycéens, et du Mystère Henri Pick. Il a réalisé avec son frère Stéphane Foenkinos une adaptation cinématographique de son roman La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.
Sorj Chalandon è uno degli scrittori francesi contemporanei più sensibili alle ferite della storia, autore di una dozzina di romanzi in gran parte tradotti in italiano e tutti in qualche modo collegati l'uno con l'altro. I temi trattati nei suoi libri esplorano in modo crudo la complessità e il lato oscuro dell'animo umano raccontando ingiustizie, violenze e prevaricazioni. Già finalista al Goncourt e premiato dall'Académie Francaise, Chalandon è un romanziere che non usa la scrittura per chiudere i conti con la realtà ma per condividere esperienze difficili, senza edulcorarle. Una scelta che nasce anche dal suo passato di reporter di guerra che lo ha visto raccontare la violenza, i sensi di appartenenza, i tradimenti in alcuni dei conflitti più caldi degli ultimi decenni, come l'Irlanda del Nord, il Libano, l'Iraq e l'Afghanistan. Con il suo nuovo romanzo Il libro di Kells ha confermato di essere maestro nell'arte di narrare le grandi vicende storiche mescolandovi la propria storia personale. Al centro della narrazione ci sono la Parigi dei ruggenti anni Settanta, gli scontri di piazza, il maoismo giovanile, il ribollire delle strade e un indomito senso etico dalle precise venature religiose.L'abbiamo incontrato a Pordenone, dove quest'anno è stato il protagonista del Festival Dedica, giunto alla 32ma edizione.
« Au Bonheur des livres » vous invite aujourd'hui à voyager en Amérique, en recevant deux romanciers qui ne sont pas de la même génération, Didier Decoin et Éric Vuillard, mais qui ont pour point commun d'avoir été lauréats du prix Goncourt et viennent d'écrire deux livres remarquables en lien avec les États-Unis.Dans Les Orphelins (Ed. Actes Sud), Éric Vuillard s'interroge de façon très personnelle, et toujours stylée, sur le mythe du célèbre Billy the Kid, tandis que Didier Decoin s'empare dans Maypops (Ed. Stock) d'un fait divers authentique datant des années 40, en Caroline du Sud, où un jeune Noir est accusé d'un meurtre, dans un climat ségrégationniste particulièrement oppressant.L'un et l'autre, dans leur conversation avec Claire Chazal, pourront ainsi nous faire réfléchir aux liens de l'Amérique d'hier avec celle d'aujourd'hui, si présente dans notre actualité : cela promet d'être passionnant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme cette semaine : le partenariat entre Hachette et Studio Canal, le Goncourt du premier roman, les 43e journées européennes du patrimoine et une librairie sans livres.
durée : 00:10:15 - Les interviews d'Inter - par : Daphné Bürki - Romain Lemire, lauréat du prix Goncourt du premier roman pour "Clément" (Le Cherche-Midi) qui sur l'inceste au sein d'une famille en apparence heureuse. L'auteur revient sur ce récit nécessaire pour poser un regard lucide sur le silence et la réalité des abus. - réalisation : Perrine Malinge, Alexandre Gilardi, Mathilde Khlat, Amélie Stadelmann, Alexandra Brouillet, Cléa Journault Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Retour sur la santé des dirigeants avec les révélations sur la maladie de Georges Pompidou, les spéculations sur l'état de santé de Joe Biden, Donald Trump et Vladimir Poutine. Vente des biens du général de Gaulle.Débats autour de la souveraineté numérique européenne. Utilisation potentielle de l'intelligence artificielle dans l'attribution du prix Goncourt.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:29:44 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'écrivain Kamel Daoud, qui s'exprime pour la première fois depuis sa condamnation en Algérie pour son livre "Houris", prix Goncourt 2024. A 7h17, Adel Bakawan parle de l'exclusion de la France des pourparlers qui se sont tenus hier à Washington. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:58:02 - Toute une vie - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Anaïs Kien, Jules Crétois, Assia Veber, Sylvia Favre-Steyaert - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain, Souleymane Bachir Diagne Philosophe., Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor, Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes", Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:02 - Toute une vie - par : Jules Crétois - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Assia Veber - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain; Souleymane Bachir Diagne Philosophe.; Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor; Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM); Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes"; Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme
Dans son nouveau roman, l'auteur et cinéaste franco-afghan, Atiq Rahimi, raconte l'histoire d'un cinéaste afghan à Kolkata, en Inde, sur le point de se suicider, dévoré par une lassitude existentielle, notamment après un projet de film avorté. Au moment de passer à l'acte, il distingue au loin sur un bateau, une silhouette. Il reconnaît Kabuliwalla lui-même, le personnage qu'il devait filmer, et qu'il n'a pas su incarner. C'est l'histoire d'un homme aujourd'hui qui raconte celle d'un écrivain du passé et de son personnage de la projection de l'un dans l'autre, d'un dédoublement. Une mise en abyme « Kabuliwalla » c'était le terme qu'on donnait aux Afghans qui venaient en Inde pour travailler, à l'époque des Indes britanniques. Dans « Kabuliwalla, c'est moi », Atiq Rahimi effectue une mise en abyme. Porté par une nouvelle de Rabindranath Tagore, l'écrivain franco-afghan met en scène le destin entrelacé d'un cinéaste et de son protagoniste et réfugiés à Kolkata pour raconter l'exil. Un roman inspiré par une nouvelle de Rabindranath Tagore Rabindranath Tagore (1861-1941) est un poète, écrivain, philosophe et musicien indien. Il est la première grande figure littéraire asiatique à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1913. Né à Calcutta dans une famille bengalie cultivée et engagée, il écrit très tôt poésie, théâtre, nouvelles et essais. Il fait partie des auteurs indiens les plus importants. Kabuliwalla - « l'homme de Kaboul »- est le nom d'un personnage tiré d'une nouvelle, Kabuliwallah publiée en 1892 et dans laquelle, Rahmat, un vendeur de fruits secs afghan exilé en Inde rencontre une jeune fille. "L'exilé est toujours dans un sentiment de culpabilité permanente." Atiq Rahimi développe un jeu de miroirs entre lui, l'auteur exilé afghan venu en France, et le vendeur de fruits secs, exilé en Inde. Invité: Atiq Rahimi, né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan est un écrivain, cinéaste et scénariste franco-afghan. Après avoir fui son pays en guerre, il trouve d'abord refuge au Pakistan avant de venir en France dans en 1984. Il étudie l'audiovisuel et commence une carrière de réalisateur de documentaires et de films de fiction. Il se fait d'abord connaître par ses romans écrits en persan, dont Terre et cendres, qui sera adapté au cinéma et présenté au Festival de Cannes. Naturalisé français, il poursuit une œuvre à la croisée de plusieurs langues et cultures, où se mêlent récit intime, histoire politique et mémoire de l'exil. En 2008, Atiq Rahimi reçoit le prix Goncourt pour Syngué sabour. Pierre de patience, son premier roman écrit directement en français. Programmation musicale : L'artiste Camille avec le titre « La terre ».
Dans son nouveau roman, l'auteur et cinéaste franco-afghan, Atiq Rahimi, raconte l'histoire d'un cinéaste afghan à Kolkata, en Inde, sur le point de se suicider, dévoré par une lassitude existentielle, notamment après un projet de film avorté. Au moment de passer à l'acte, il distingue au loin sur un bateau, une silhouette. Il reconnaît Kabuliwalla lui-même, le personnage qu'il devait filmer, et qu'il n'a pas su incarner. C'est l'histoire d'un homme aujourd'hui qui raconte celle d'un écrivain du passé et de son personnage de la projection de l'un dans l'autre, d'un dédoublement. Une mise en abyme « Kabuliwalla » c'était le terme qu'on donnait aux Afghans qui venaient en Inde pour travailler, à l'époque des Indes britanniques. Dans « Kabuliwalla, c'est moi », Atiq Rahimi effectue une mise en abyme. Porté par une nouvelle de Rabindranath Tagore, l'écrivain franco-afghan met en scène le destin entrelacé d'un cinéaste et de son protagoniste et réfugiés à Kolkata pour raconter l'exil. Un roman inspiré par une nouvelle de Rabindranath Tagore Rabindranath Tagore (1861-1941) est un poète, écrivain, philosophe et musicien indien. Il est la première grande figure littéraire asiatique à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1913. Né à Calcutta dans une famille bengalie cultivée et engagée, il écrit très tôt poésie, théâtre, nouvelles et essais. Il fait partie des auteurs indiens les plus importants. Kabuliwalla - « l'homme de Kaboul »- est le nom d'un personnage tiré d'une nouvelle, Kabuliwallah publiée en 1892 et dans laquelle, Rahmat, un vendeur de fruits secs afghan exilé en Inde rencontre une jeune fille. "L'exilé est toujours dans un sentiment de culpabilité permanente." Atiq Rahimi développe un jeu de miroirs entre lui, l'auteur exilé afghan venu en France, et le vendeur de fruits secs, exilé en Inde. Invité: Atiq Rahimi, né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan est un écrivain, cinéaste et scénariste franco-afghan. Après avoir fui son pays en guerre, il trouve d'abord refuge au Pakistan avant de venir en France dans en 1984. Il étudie l'audiovisuel et commence une carrière de réalisateur de documentaires et de films de fiction. Il se fait d'abord connaître par ses romans écrits en persan, dont Terre et cendres, qui sera adapté au cinéma et présenté au Festival de Cannes. Naturalisé français, il poursuit une œuvre à la croisée de plusieurs langues et cultures, où se mêlent récit intime, histoire politique et mémoire de l'exil. En 2008, Atiq Rahimi reçoit le prix Goncourt pour Syngué sabour. Pierre de patience, son premier roman écrit directement en français. Programmation musicale : L'artiste Camille avec le titre « La terre ».
C'est officiel depuis ce vendredi 20 mars 2026, le prix Voix d'Afriques 2026 récompense le jeune écrivain de RDC, Pascal Boroto, âgé de 24 ans, pour son premier roman intitulé : « Le nom de ma mère ». À l'occasion de la cérémonie à Kinshasa, grand reportage sur place à la rencontre du cinquième lauréat de ce prix littéraire créé par RFI, les éditions J.-C. Lattès, en partenariat avec la Cité Internationale des Arts à Paris. Après la Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, c'est la première fois qu'un auteur de la République Démocratique du Congo est récompensé par le prix Voix d'Afriques. À Kinshasa, et à l'Institut Français, lieu de la remise officielle du Prix, rencontre avec quelques-uns des jurés présents : Mohamed Mbougar Sarr, le président du jury, prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes ; Anne-Sophie Stefanini, directrice littéraire des éditions J.-C. Lattès ; Hemley Boum, écrivaine et lauréate du prix des Cinq continents 2025 pour Le Rêve du pécheur et le lauréat. D'une fratrie de six enfants, Pascal Boroto né en 2001 à Bukavu où il vit actuellement, a toujours eu envie d'écrire et de suivre les traces de sa mère la journaliste Solange Lusiku, fondatrice d'un quotidien indépendant en RDC. Après la mort prématurée de cette dernière en 2018, il a voulu lui rendre hommage dans son premier roman aujourd'hui primé Le nom de ma mère. « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès).
durée : 00:03:38 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'écrivain et prix Goncourt en 2012 pour "Sermon sur la chute de Rome" fait paraître chez Actes Sud "Très brève théorie de l'enfer", un petit roman très concentré sur l'exil des coupables, et celui des misérables. Un récit magnifique et douloureux qui fouille les lâchetés contemporaines.
durée : 00:03:38 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'écrivain et prix Goncourt en 2012 pour "Sermon sur la chute de Rome" fait paraître chez Actes Sud "Très brève théorie de l'enfer", un petit roman très concentré sur l'exil des coupables, et celui des misérables. Un récit magnifique et douloureux qui fouille les lâchetés contemporaines.
Il s'appelle Birahima. À 12 ans, l'âge où l'on joue, insouciant, au football avec ses copains, il est embarqué de force dans une guerre civile sanglante, Kalashnikov en main. Birahima est le héros du roman d'Ahmadou Kourouma, Allah n'est pas obligé qui décrocha le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens en 2000. Un roman adapté en animation par Zaven Najjar, produit par Sébastien Onomo et qui compte notamment au casting le comédien Thomas Ngijol. Président de Special Touch studios, le Franco-Camerounais Sebastien Onomo a découvert le roman d'Ahmadou Kourouma lors de ses études de lettres africaines à la Sorbonne. Il a acquis les droits d'adaptation du roman en 2016 et décidé d'en confier l'animation à Zaven Najjar dont il avait apprécié le travail sur le film La Sirène (de Sepideh Farsi). Au casting de voix, on compte de nombreux acteurs et actrices africains ou afro-descendants : le jeune rappeur ivoirien SK07 double Birahima et Thomas Ngijol prête sa voix au féticheur Yacouba qui l'accompagne dans son périple. Musiques : Alpha Blondy and the Solar System - Peace in Liberia ; Melanie Pain - Dreamloop.
Après « Chien 51 », adapté au cinéma, Laurent Gaudé publie la suite de son roman d'anticipation où, dans un futur proche, la planète en perdition est dirigée par des multinationales. Mais ici, dans ce deuxième volume qui porte le nom du narrateur « Zem », il y a peut-être une lueur d'espoir. Avec un narrateur qui revient sur sa terre natale la Grèce aux sources de l'humanité. (Rediffusion) Laurent Gaudé en sept dates. 1972 : naissance à Paris. 1997 : première pièce de théâtre : « Onysos le Furieux » est publié en tapuscrit (Théâtre Ouvert). 2001 : premier roman. « Cris » paraît aux éditions Actes Sud. 2002 : « La Mort du roi Tsongor » obtient le prix Goncourt des Lycéens. 2004 : « Le Soleil des Scorta » obtient le prix Goncourt. Ses deux derniers romans « Chien 51 » et « Zem » forment un diptyque policier dont l'action se déroule dans le futur. De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l'ancien flic déclassé de la zone 3 – le « chien » au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l'homme qui a promis d'abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l'approche du jour censé célébrer l'avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d'icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d'atroces souffrances. L'occasion pour Zem de retrouver l'inspectrice chargée de l'enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d'autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l'effondrement. Mais il abrite aussi l'idée d'un ailleurs, d'un refuge face au désastre, nommé résistance. (Présentation des éditions Actes Sud) Site de l'auteur : Laurent Gaudé.
durée : 00:48:45 - La 20e heure - par : Eva Bester - L'écrivain sénégalais, prix Goncourt 2021 pour « La Plus secrète mémoire des hommes » aux Éditions Philippe Rey, signe la préface des "Œuvres complètes à quatre mains" de Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares aux Éditions Seghers. - invités : Mohamed Mbougar Sarr - Mohamed Mbougar Sarr : Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes" - réalisé par : Lola COSTANTINI Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 01:30:11 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Marguerite Duras est l'invitée d'Alain Veinstein en 1986 deux ans après son prix Goncourt pour "L'Amant". Elle se raconte sans détour sur son enfance tiraillée, son écriture qu'elle veut continuelle, le thème du désir amoureux et de l'homosexualité et aussi ses convictions politiques. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Marguerite Duras Écrivaine, dramaturge et cinéaste française
Vous connaissez tous l'expression "donner sa langue au chat" qui signifie qu'on est incapable de donner la réponse à une question. C'est Edmond de Goncourt, inventeur de la célèbre académie qui parachève le passage du chien au chat. En 1860, dans son roman "Charles Demailly", pour la première fois, il écrit, en clin d'œil à George Sand, "donnez-vous votre langue au chat". Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:21:16 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En février 1942, la "Tribune de Paris" proposait un débat sur le thème "Faut- il publier le journal des Goncourt ?" Autrement dit : quand allait-on enfin publier la partie inédite du Journal des Goncourt ? Parmi les invités on entendait Pierre Descaves, Roland Dorgelès et Maître Maurice Garçon. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Roland Dorgelès Journaliste, écrivain, membre de l'Académie Goncourt
durée : 01:00:23 - Laurent Mauvignier, écrivain - par : Priscille Lafitte - "La Maison vide" de Laurent Mauvignier est peuplée d'un piano et de souvenirs musicaux liés au fantôme d'une arrière-grand-mère pianiste, Marie-Ernestine. Ce roman, qui a valu à l'auteur le prix Goncourt, est-il né en musique ? Portrait de Laurent Mauvignier entre Franz Schubert et John Cage. - réalisé par : Philippe Petit Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:07:00 - Le Masque et la Plume - Avec 'Les Orphelins', Éric Vuillard, prix Goncourt 2017 pour 'L'Ordre du jour', poursuit son exploration de l'histoire américaine. Les avis des critiques sont tranchés et opposés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous sommes le 1er mars 1895, dans le hall du Grand Hôtel, à Paris. C'est là que 310 convives, parmi lesquels Emile Zola, Alphonse Daudet, Octave Mirbeau ou Stéphane Mallarmé, attendent, pour le célébrer, Edmond de Goncourt. Celui-ci, âgé de 73 ans, malgré des problèmes de santé, épate la galerie dès son entrée. Un journaliste de l'époque rapporte : « Grand, avec une sveltesse hautaine et cette allure d'épaules qui rejette la tête en arrière et lui donne de la souveraineté, il apparaît d'une race fière et superbe. » Et pourtant, au cours des décennies qui ont précédé cet événement, Edmond, et son frère cadet Jules décédé en 1870, n'ont épargné, de leur fiel, personne et détesté à peu près tout le monde. Misogynes, antisémites, réactionnaires, ils ont été haïs à la hauteur de leur méchanceté. Edmond et Jules ont laissé derrière eux une œuvre écrite dont les romans et les pièces ont été éclipsés par leur Journal, commencé au moment du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, et achevé juste avant la mort du premier en 1896. Un Journal, publié après la mort du cadet, qui témoigne de la République des lettres de la seconde moitié du XIXe siècle. « Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas » ont-ils écrit dans l'une de leurs chroniques. Au-delà du célèbre prix qui portent leur nom, suivons les frères Goncourt sur les chemins de ce qu'ils ont observé secrètement, sans concession, le genre humain. Avec nous : Pierre Ménard auteur de « Les infréquentables frères Goncourt » éditions Tallandier. Sujets traités : frères, Edmond de Goncourt, Jules Goncourt Emile Zola, Alphonse Daudet, Octave Mirbeau, Stéphane Mallarmé, écrivains Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, je vous emmène dans un lieu à part. Un refuge parisien, rempli de livres, de souvenirs de voyage, de mots, de rires. Un lieu à l'image de mon invité, qui a mille vies et poursuivi avec constance son obsession de comprendre le monde pour mieux l'habiter. Je vous présente cette semaine une discussion avec Erik Orsenna.Philosophe, économiste, homme de politique de formation et de pratique, Erik Orsenna a accompagné le pouvoir, été plume de François Mitterrand, servi l'État pendant des décennies. Mais surtout, Erik est écrivain. Écrivain voyageur. Conteur infatigable du monde. Arpenteur des fleuves, des ports, des matières premières, des inégalités, des colères et des espérances humaines. Tout au long de ses 70 livres, il éclaire la géopolitique du vivant, les équilibres Nord-Sud, la mondialisation des ressources, les tensions démocratiques… sans jamais cesser d'enchanter.Son livre L'exposition coloniale a été récompensé en 1988 par le prix Goncourt et dix ans plus tard, il entre à l'Académie française. Erik Orsenna porte une voix profondément engagée et jamais amère. Une voix gourmande, curieuse, joyeuse. C'est une intelligence vive, parfois rebelle, animée par une conviction rare : comprendre, transmettre et agir. Dans un monde traversé par les crises écologiques, démocratiques et sociales, il nous rappelle que le possible est encore là.Que la joie peut être une force politique.Que le temps long, l'amitié, la transmission et l'émerveillement sont des boussoles précieuses.Et que le difficile métier de vivre est un bonheur, une joie de chaque jour. Dans cet épisode, nous allons remonter le temps, parler d'enfance, de voyages, de fleuves, de politique, de littérature, de démocratie, de travail, de gratitude…Bref, tenter de comprendre qui est Erik Orsenna — et ce que son regard peut nous apprendre aujourd'hui.
Amoureuse éperdue de la langue française, Vénus Khoury-Ghata vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. Romancière, poète, traductrice, elle a toute sa vie tissé des liens entre son Liban natal et la France où elle vivait. Autrice d'une œuvre très importante, une soixantaine de titres, de nombreuses fois récompensée par l'Académie française, le prix Goncourt de poésie entre autres, Vénus Khoury-Ghata était la voix des femmes et des invisibles. En souvenir de cette lectrice insatiable, de cette écrivaine sensible, rediffusion d'un grand entretien chez elle. Rencontre avec Vénus Khoury-Ghata autour de son dernier roman « En souvenir des hommes » (Actes Sud, 2021). "Diane, qui a atteint un âge qu'on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter un caveau et se retrouve avec un emplacement prévu pour deux cercueils… Au fil de sa vie bohème, Diane a aimé des hommes, s'est lassée de certains, a été quittée par d'autres, a enterré celui qui comptait le plus. Bref, elle est seule, n'a même plus de chat, et il ne sera pas dit que cette solitude la poursuivra dans l'au-delà. La voilà qui recherche, parmi les encore vivants qui l'ont aimée, celui qui serait prêt à devenir son compagnon du grand sommeil. Dans cette quête, elle est encouragée et volontiers taquinée par son amie de toujours, Hélène, veuve partie mettre en vente la villa sur la Riviera dans laquelle est mort son époux, et qui trouve là une manière inattendue d'ensoleiller sa vie. Ce roman aussi grave que fantasque, qui parle de mort, de solitude et de chagrin avec l'élégance de la légèreté, offre deux portraits de vieilles dames indignes délicieusement complices, bouleversantes et merveilleusement inspirantes." (Présentation des éditions Actes Sud) Également cités : "Ton chant est plus long que ton souffle", entretiens avec Caroline Boidé, aux éditions Écriture et "Lune n'est lune que pour le chat", aux éditions Bruno Doucey.
durée : 00:10:25 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Après avoir remporté le prix Goncourt 2025 pour "La Maison vide", Laurent Mauvignier est nommé président du Prix du Livre Inter 2026. L'écrivain se dit "très heureux" de cette mission. - invités : Eva BETTAN - Eva Bettan : Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:10:25 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Après avoir remporté le prix Goncourt 2025 pour "La Maison vide", Laurent Mauvignier est nommé président du Prix du Livre Inter 2026. L'écrivain se dit "très heureux" de cette mission. - invités : Eva BETTAN - Eva Bettan : Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:20:22 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Avec Giuliano Da Empoli, essayiste, romancier et conseiller politique, auteur du roman "Le Mage du Kremlin", finaliste du prix Goncourt en 2022 et Olivier Assayas, réalisateur et scénariste pour le film : “Le Mage du Kremlin”, en salle le 21/01. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:48:20 - La 20e heure - par : Eva Bester - L'écrivain et scénariste italien, doublement lauréat du prix Strega, le Goncourt national italien, nous présente son dernier roman intitulé « Septembre noir », traduit par Dominique Vittoz et publié aux éditions Grasset. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
J'étais très impatiente de partager cet épisode avec vous. J'étais très impatiente de l'enregistrer. J'étais en fait très impatiente de trouver la personne avec laquelle je pourrais faire quelque chose qui me semblait urgent et important : le bilan de la pandémie de Covid. Un bilan psychique, humain de ce que cette période a causé en nous. C'est pourquoi quand je suis tombée sur le livre “L'Adieu au Visage" de David Deneufgermain, qui fut sélectionné pour le prix Goncourt 2025, je me suis dit : Ah enfin. Enfin quelqu'un qui va pouvoir confirmer une intuition : cette période nous a traumatisé·es. Et je parle au sens clinique du terme. Elle a constitué un événement adverse majeur qui a menacé notre intégrité et nos vies, a suscité une réaction émotionnelle forte, et a laissé des traces à la fois dans l'immédiat et dans le temps.David Deneufgermain est psychiatre, c'est un médecin, donc, dont le métier est de soigner, ou plutôt de “prendre soin” comme il préfère le formuler. C'est un médecin pas comme les autres, qui s'occupe bénévolement des personnes qui dorment dans la rue, qui s'est insurgé contre certaines instructions données à l'époque par le gouvernement pendant le pic de la pandémie en 2020. Un médecin qui prône et défend une forme de désobéissance civile, et il n'y en pas des masses. "L'adieu au visage", c'est la possibilité de dire au revoir aux morts, un “pilier anthropologique” qui selon lui a été entièrement torpillé pendant cette période, avec des conséquences gravissimes pour les vivants. Nous analysons ensemble, pendant cet épisode, la succession de décisions politiques qui ont conduit jusque là, et il n'hésite pas à désigner les responsables. David Deneufgermain est aussi, et surtout, un écrivain. Et un très bon. S'il s'adonne à l'activité littéraire depuis des années, il n'avait pas forcément dans l'idée de transformer en livre les petits carnets qui lui servaient de journal de bord pendant la pandémie. A l'époque, il écrivait, dit-il, pour survivre, et peut-être même par peur de mourir. Aujourd'hui, ces carnets constituent une archive inestimable de ce qu'il s'est produit entre mars et mai 2020, pour lui, médecin, aussi bien présent en cabinet avec ses patients (récit mythique de ses premières consultations en visio, devenues banales aujourd'hui), qu'à l'hôpital et dans la rue, mais aussi de ce qu'il s'est passé pour lui en tant que père, dans sa famille confinée, avec deux enfants petits. À travers son récit, comme à chaque fois que l'intime rentre en jeu, c'est l'universel qui est raconté, et je lui en suis infiniment reconnaissante. Cet épisode est très précieux, très riche, très politique. Écoutez-le, et si vous l'aimez, parlez-en autour de vous et partagez-le ! Bonne écoute. Photo : Chloé Vollmer-Lo
Le 6 décembre 1954, Simone de Beauvoir reçoit le prix Goncourt pour Les Mandarins, une distinction majeure qui consacre son rôle d'intellectuelle tout en révélant la persistance d'un paysage littéraire dominé par les hommes.
durée : 00:46:34 - La 20e heure - par : Eva Bester - La romancière et nouvelliste Anne Serre, lauréate du Goncourt de la nouvelle en 2020 pour "Au cœur d'un été tout en or", vient nous présenter "Vertu et Rosalinde", d'une part son dernier roman paru en aout dernier au Mercure de France ainsi que la réédition de "Au secours", livre édité en 1998. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous commencerons l'émission d'aujourd'hui par une discussion sur l'actualité. Le premier sujet d'actualité que nous aborderons sera la COP30 qui se tient actuellement au Brésil. Le deuxième sera l'avertissement lancé par la présidente élue de l'American Society of International Law selon laquelle les guerres en Ukraine et à Gaza et les menaces de Donald Trump risquent d'entraîner l'« effondrement total » du système judiciaire mondial. Notre section scientifique sera consacrée aux normes mondiales en matière d'éthique des neurotechnologies adoptées par l'Unesco la semaine dernière. Et nous conclurons la première partie de l'émission en commentant l'appel lancé par Paul McCartney à ce que la COP30 adopte un menu végétarien. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera Compound Nouns. Nous commenterons le salon du Made in France qui vient d'avoir lieu à Paris et nous nous demanderons comment se porte ce secteur. Nous terminerons l'émission avec l'expression de la semaine : Avoir le trac. Nous parlerons des prix littéraires qui viennent d'être attribués, et notamment du plus prestigieux, le prix Goncourt. - La COP30 sur le climat est mise en difficulté par l'absence des plus grands pollueurs - Une universitaire appelle les États à s'unir pour défendre l'ordre international - L'Unesco souhaite réglementer les neurotechnologies - Paul McCartney exhorte la COP30 à adopter un menu végétarien - Le salon du Made in France fait un tabac - Les gagnants des prix littéraires 2025
C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard.C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard. "Voulons-nous être à jamais soumis à des outils connectés qui agiront et penseront à notre place, ou redécouvrir notre connexion naturelle au monde et à nos ressources intérieures?", c'est la question à laquelle tente de réponde Didier Van Cauwelaert dans son dernier ouvrage. Dans un monde envahi par l'IA, entre fascination et craintes, il invite à redécouvrir "les pouvoirs extraordinaires de l'intelligence naturelle, dont les végétaux et les animaux, eux, n'ont jamais perdu l'usage". Un plaidoyer pour l'intelligence du coeur, face à l'emprise des machines.Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994, et auteur de "L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA", aux éditions Fayard, est notre invité. Il reviendra avec nous sur sa vision de notre monde fasciné par l'IA, dans lequel il souhaite que "l'intelligence de la vie nourrisse nos rêves et nos élans d'espoir". Il partagera aussi son regard d'écrivain sur l'actualité, alors qu'un tribunal allemand a considéré aujourd'hui que le géant américain de l'intelligence artificielle, OpenAI, a enfreint les droits d'auteur de chansons pour entrainer ses modèles. Quelle place pour la création à l'ère de l'IA ?
C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard.C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard. "Voulons-nous être à jamais soumis à des outils connectés qui agiront et penseront à notre place, ou redécouvrir notre connexion naturelle au monde et à nos ressources intérieures?", c'est la question à laquelle tente de réponde Didier Van Cauwelaert dans son dernier ouvrage. Dans un monde envahi par l'IA, entre fascination et craintes, il invite à redécouvrir "les pouvoirs extraordinaires de l'intelligence naturelle, dont les végétaux et les animaux, eux, n'ont jamais perdu l'usage". Un plaidoyer pour l'intelligence du coeur, face à l'emprise des machines.Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994, et auteur de "L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA", aux éditions Fayard, est notre invité. Il reviendra avec nous sur sa vision de notre monde fasciné par l'IA, dans lequel il souhaite que "l'intelligence de la vie nourrisse nos rêves et nos élans d'espoir". Il partagera aussi son regard d'écrivain sur l'actualité, alors qu'un tribunal allemand a considéré aujourd'hui que le géant américain de l'intelligence artificielle, OpenAI, a enfreint les droits d'auteur de chansons pour entrainer ses modèles. Quelle place pour la création à l'ère de l'IA ?
Le prix Goncourt a été attribué il y a quelques jours. Philippe Claudel, président de l'Académie Goncourt, était au micro de Rachel Azria pour revenir sur le sacre de Laurent Mauvignier avec "La maison vide". Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:59 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Après que le prix Goncourt a été attribué au roman de Laurent Mauvignier "La Maison vide", une réflexion sur le récit de soi.
durée : 00:06:32 - Le Masque et la Plume - Laura Vasquez, qui avait reçu le Goncourt de la poésie, publie "Les Forces", un roman initiatique mêlant tragédie et humour. La narratrice y explore un monde de mensonges et de forces imposées, questionnant la littérature et la société. Un livre qui a fait l'unanimité parmi les critiques du Masque. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.