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Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Sergueï Shikalov pour son livre « La Grenouille » aux éditions du Seuil et reçoit en fin d'émission Jean Birnbaum qui viendra présenter « Le seul en scène » ou « La conférence théâtrale » qu'il présente au théâtre de la Concorde du 10 au 17 octobre intitulée « Le courage de la nuance ». À propos du livre : « La Grenouille » paru aux éditions du Seuil Sélection Prix Renaudot 2026. Au début de la guerre en Ukraine, une star de cinéma russe prend la fuite. Elle s'exile à Paris, persuadée que la situation se rétablira, que tout finira par rentrer dans l'ordre. Mais rien ne se rétablit. Rien ne revient à la normale. Quelque chose s'est cassé. Commence alors une chute brutale dans l'anonymat et l'indifférence. Elle n'est plus qu'une silhouette parmi d'autres, étrangère sur sa terre d'accueil, paria chez elle. En errant dans Paris, elle fume, conjugue mentalement des verbes français, s'émerveille, boit du champagne puis s'arrête tout à coup. Des souvenirs. De ce qu'elle a été, et de ce qu'elle n'a jamais pu être. Et si cet effacement était une chance ? Se regarder autrement, se remettre en question, prendre position pour retrouver sa dignité. Sergueï Shikalov est né en Russie dans une famille russo-biélorusse et s'installe en France en 2016. Son premier roman, Espèces dangereuses, paru en 2024, finaliste du Goncourt du Premier roman, remporte le prix André-Malraux dans la catégorie « Fiction engagée » et le prix du Roman gay. À propos de la pièce : « Le courage de la nuance » Sale temps pour la nuance. Rude époque pour tous ceux qui chérissent le doute et la complexité. Les voilà accusés d'être des rêveurs, des tièdes, des lâches, voire des complices du pire. Or dans un moment de polarisation où le combat remplace le débat, où la mauvaise foi fait écho à la mauvaise foi, et la haine à la haine, défendre la nuance relève moins de la facilité que du courage. Librement inspirée de l'essai Le Courage de la nuance de Jean Birnbaum, cette conférence théâtrale fait de la scène un terrain d'expérimentation pour la pensée. Entre pédagogie et humour, confrontation d'idées et dialogue avec le public, elle interroge notre capacité à habiter les contradictions plutôt qu'à les effacer. Avec Jean Birnbaum Mise en scène par Benjamin Guillard ©A di Crollalanza, Le Courage de la nuance (Seuil)
durée : 00:38:36 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Accusé d'avoir été écrit à l'aide de l'IA, le roman "C'était ça ou mourir" de Thélyson Orélien a été retiré de la liste du prix Goncourt. Derrière la polémique, une question nouvelle : et si l'IA n'était pas une entorse à la littérature, mais son évolution naturelle ? - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : William Marx Historien de la littérature, professeur au Collège de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Par Philippe Congiusti
Les journalistes vous proposent différents podcasts sur les thèmes qui dominent notre monde et notre société. Sous différents angles et avec un accent clair sur l'économie et les entreprises, sur les affaires, les finances personnelles et les investissements. De manière indépendante, pertinente, toujours constructive et tournée vers l'avenir. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See https://pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
¿Te imaginas que al próximo ganador del premio planeta le acusaran de haber escrito su novela con IA? Pues eso es lo que ha ocurrido en Francia con la novela del año.Thélyson Orélien, autor haitiano-canadiense con su novela Cétait ça ou mourir, "Fue eso o morir", premio de novela de LA FNAC y preseleccionada para el prestigioso premio Goncourt, ha sido acusado por un mensaje anónimo en X, identificado como Balance ton Claud, de usar IA para escribir su novela en su totalidad. El periódico Le Mond, para esclarecer si existía alguna evidencia, usó Pangram, la misma herramienta que el denunciante anónimo, llegando a la conclusión, con una fiabilidad del 99 %, de que había sido escrita por IA. Pero esa herramienta no es del todo fiable, asi que ahora le toca demostrar al autor cómo la escribió.
Esperant el Cometa #44 - El fantàstic al MangaDurada: 182 minuts.En aquest programa d'Esperant el Cometa comencem parlant de les nostres visites a La Setmana del Llibre en Català, on hem passejat entre parades, editorials i novetats i, com era inevitable, hem tornat amb unes quantes lectures comprades (i altres d'apuntades).També dediquem uns minuts a comentar la polèmica al voltant de l'autor canadenc Thélyson Orélien i l'exclusió de la seva darrera obra del premi Goncourt, després de les acusacions sobre l'ús d'intel·ligència artificial en la seva escriptura i de plagi. És un cas que ens genera moltíssimes preguntes i inquietuds sobre algunes de les preguntes que la IA està plantejant al món de la creació literària: autoria, originalitat i els límits de les eines generatives.I a la tertúlia ens acompanyen Marina Vidal i Isa Janis per endinsar-nos en el fantàstic al manga. Parlem de què fa particular el manga com a forma d'explicar històries, de la seva evolució i de la manera com ha desenvolupat imaginaris i trops propis dins del fantàstic. Com no podia ser d'una altra manera, acabem recomanant manga. Aquests són alguns dels títols que han aparegut durant la conversa:Dead Dead Demon's Dededede Destruction, d'Inio AsanoTokyo Babylon, de CLAMPClover, de CLAMPInuyasha, de Rumiko Takahashi (edició en català)La canción del amanecer, d'Ichika YunoAngel Sanctuary, de Kaori YukiFullmetal Alchemist, de Hiromu ArakawaRelatos terroríficos, de Kanako InukiEl verano que Hikaru murió, de MokumokurenKowloon Generic Romance, de Jun MayuzukiRastros de sangre, de Shūzō OshimiChainsaw Man, de Tatsuki Fujimoto (edició en català)La espada del inmortal, de Hiroaki SamuraNana, d'Ai Yazawa (edició en català)Liar Game, de Shinobu KaitaniWitches, de Daisuke IgarashiAtelier of Witch Hat, de Kamome ShirahamaInnocent, de Shinichi Sakamoto20th Century Boys, de Naoki UrasawaHéroes, d'Inio AsanoManga per a tots els gustos i una bona pila de lectures.Esperem que us agradi i, mentrestant, nosaltres seguim esperant el cometa!Gaudiu de l'episodi!BSO: Technological Chill Trap, de Abydos MusicVeu de les entradetes: Tatiana Dunyó
durée : 00:25:16 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1953, au micro de Francine Leullier, l'écrivain Raymond Queneau s'exprime sur le roman dans une émission consacrée à l'Académie Goncourt. Il évoque la figure des frères Goncourt et en profite pour citer d'autres écrivains qu'il admire particulièrement comme Proust, Joyce, Faulkner et Huysmans. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, Laurence Jennepin, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La photo du pape est en Une du Figaro, souriant et saluant la foule depuis sa « papamobile » avec ce titre : « La liesse et la ferveur ». « La foule massée dans les rues de Paris et les 80 000 jeunes présents à la veillée de prière au stade de France ont réservé un accueil mémorable au pape », écrit Le Figaro. Autre photo en Une du Parisien : Léon XIV devant la cathédrale Notre-Dame, là encore il salue la foule. Le journal titre « Léon le Parisien ». « Dans les rues de la capitale, à Notre-Dame… au Stade de France, explique le quotidien, plusieurs centaines de milliers de personnes, venues du coin de la rue ou du bout du monde, ont acclamé le souverain pontife, avant la messe géante prévue ce samedi à la Concorde. » La Croix, de son côté, analyse les déclarations du pape. « D'aucuns le jugeaient prudent, on le découvre direct, remarque le quotidien catholique. Dès sa première étape, à l'Élysée, il a mis sur la table non pas un, deux, trois, mais tous les sujets politiques sensibles. Fin de vie, laïcité, arme atomique, enseignement catholique, diversité religieuse, racines chrétiennes, procréation médicalement assistée. » « Ces positions, ajoute La Croix, il les martèle partout, à temps et à contretemps. » Dans l'œil du cyclone La polémique est toujours aussi forte autour de Thélyson Orélien, du nom de cet auteur canado-haïtien, accusé d'avoir utilisé l'intelligence artificielle pour écrire son livre C'était ça ou mourir, phénomène de la rentrée littéraire en France. Accusations que l'auteur rejette, soutenu par des écrivains de renom comme Yasmina Khadra ou Virginie Despentes, qui ne doutent pas de l'authenticité de ce livre consacré à l'exil. Cela n'a pas empêché l'académie Goncourt de retirer, hier, Thélyson Orélien de la liste de son prestigieux prix après, il est vrai, des accusations de plagiat datant d'il y a plus de dix ans et qui ne sont guère contestables. Le débat autour de l'auteur canado-haïtien reste vif, donc... À Montréal, le journal Le Devoir a interrogé une podcasteuse, Léa Bory, qui (nous dit-on) « travaille depuis dix ans dans l'analyse des réseaux sociaux » et qui affirme avoir tout de suite su que l'intelligence artificielle avait été utilisée pour écrire le livre. Elle cite notamment « le rythme ternaire », « les répétitions de tournures de phrases », « l'usage constant de la comparaison ». Mais dans le même journal, Le Devoir, certains chroniqueurs prennent la défense de Thélyson Orélien. C'est le cas d'Emilie Nicolas, qui déclare : « J'espère que Thélyson Orélien prend soin de lui (…) j'espère qu'il sait qu'il est un paratonnerre pour les foudres de l'époque. Un canevas sur lequel tout un chacun projette ses craintes comme ses espoirs, ses colères et ses angoisses… » Des mains qui parlent C'est une manière originale d'analyser la rencontre de Donald Trump et Xi Jinping à Washington… C'est le South China Morning Post qui s'est lancé dans une analyse « du langage corporel des présidents américain et chinois, avec leurs épouses ». Le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong note tout d'abord que, lors de leur visite au Musée des archives nationales, « le couple chinois se tenait la main en montant les marches », le président chinois et son épouse « marchant côte à côte, parfaitement synchronisés », remarque Patti Wood, « experte en langage corporel », citée par le journal. Cette même experte ajoute « que cela témoigne de la qualité de leur relation. Dans cette culture, dit-elle, se tenir la main n'est pas toujours chose courante, c'est donc magnifique, particulièrement beau ». À l'inverse, Patti Wood souligne que le président américain et son épouse « étaient plus éloignés l'un de l'autre », comme s'ils étaient « déphasés ». « Leur démarche, explique l'experte, est désynchronisée et leurs postures semblent rigides au lieu d'être fluides. » Un « décalage » signe de « tension » selon elle. Toutefois, souligne le South China Morning Post, lorsque les deux couples sont sortis du Musée des archives nationales, les Trump ont également commencé à se tenir la main. Rien d'exceptionnel finalement… À écouter aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping : beaucoup d'apparence, peu de substance
durée : 00:24:33 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Le pape Léon XIV est arrivé en France, il a rencontré Emmanuel Macron. L'Académie Goncourt retire "C'était ça ou mourir" (Grasset) de Thélyson Orélien de sa sélection, après des accusations d'IA et de plagiat. Dans l'affaire Crépol, 11 jeunes renvoyés aux assises pour meurtre aggravé par du racisme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un roman primé par la Fnac, en lice pour le Goncourt et traduit dans 20 langues… soupçonné d'avoir été écrit par une IA ! La rentrée littéraire s'enflamme.Juste avant la polémique, on recevait un banquier qui écrit des romans avec 15 agents IA et lance le Prix Pascal, dédié à la littérature générée par IA. Hervé Le Tellier, Goncourt 2020 et partisan du boycott de l'IA, a refusé de rejoindre le jury… en chargeant Claude d'écrire sa lettre de refus.Derrière ce paradoxe, un débat qui dépasse largement la littérature : les droits d'auteur, la peur de voir les machines écrire mieux que nous et la place de la création humaine.Prompter, c'est tricher ? Et si demain l'IA écrivait le meilleur roman français, mériterait-elle le Goncourt ?===================⏱️ DANS CET ÉPISODE :===================00:00 — Sommaire01:47 — La perte d'un père comme déclencheur littéraire inattendu03:22 — Une armée d'agents IA pour fabriquer des romans05:10 — Le Tellier refuse... et utilise Claude pour le dire06:53 — Boycott littéraire en France : résistance ou hypocrisie ?11:00 — Pillage, peur, identité : tout ce que l'IA révèle aux auteurs14:04 — [Sponsor] : Qonto, pilotez votre trésorerie avec l'IA intégrée !17:44 — Comment Philippe fabrique vraiment un roman avec l'IA21:07 — Daft Punk, sampling : le précédent musical que la littérature ignore24:45 — La Nouvelle Vague aux LLM : l'outil qui change tout26:21 — Tout le monde utilise l'IA : pourquoi personne ne l'admet ?29:28 — Ce que l'IA efface : la douleur d'apprendre33:04 — Personne ne lit plus : l'IA peut-elle réenchanter la lecture ?37:26 — La France a choisi la rareté : l'IA menace ce modèle39:01 — Jacques Attali préside le Prix Pascal : la réponse au boycott ?==================
Au sommaire : Polémique autour du roman « C'était ça ou mourir » de Thélyson Orélien : l'ouvrage publié chez Grasset et en lice pour le prix Goncourt est soupçonné d'avoir été écrit avec l'aide d'une intelligence artificielle, une accusation qui agite le milieu littéraire malgré des résultats contradictoires des logiciels de détection.Emmanuel Macron prononce un discours à la tribune de l'ONU dénonçant un monde entré dans un nouvel âge de la barbarie et appelant à ne rien céder à l'esprit de défaite, en contraste avec la vision de Donald Trump défendant une Amérique à puissance militaire.Le gouvernement élargit les dispositifs d'aide face à la hausse des prix des carburants, prolongeant et doublant l'aide aux grands rouleurs jusqu'à fin décembre pour 5,5 millions de Français, incluant désormais les aides à domicile.La crise agricole s'aggrave après un été sec et des conditions climatiques extrêmes : des agriculteurs ferment leurs exploitations, comme Laurent Chevrier, producteur laitier, dans les Vosges qui a perdu 14 vaches lors des canicules.La sécheresse et les difficultés du secteur agricole augmentent les risques de suicide parmi les agriculteurs, la mutualité sociale agricole s'attendant à une hausse de 40% des appels au service d'aide pour 2026.Robert De Niro et Martin Scorsese sont décorés de la Légion d'honneur par Emmanuel Macron à New York pour leur engagement en faveur du cinéma et de sa préservation.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au micro de RTL, le romancier Marc Levy a pris la défense de l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien, présélectionné pour le prix Goncourt, après des accusations anonymes sur X l'accusant d'avoir eu recours à l'intelligence artificielle pour écrire son roman.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la sensation de la rentrée littéraire 2026. Le roman "C'était ça ou mourir" de Thélyson Orélien est déjà lauréat du prix Fnac et en lice pour le prix Goncourt. Pourtant l'auteur est accusé d'avoir utiliser l'intelligence artificielle pour l'écrire. Pourquoi ce livre est au coeur d'une telle polémique? On pose la question à Sylvain Trinel.
À la Une de la presse, mercredi : la visite du président chinois à Washington à partir d'aujourd'hui, une visite qui inquiète Taïwan sur fond de répression des minorités par Pékin ; les craintes d'une nouvelle mobilisation en Russie ; une polémique en France autour d'un roman en lice pour le Goncourt, dont l'auteur est accusé d'avoir utilisé l'IA ; et le débat sur l'intelligence des organismes unicellulaires.
durée : 00:19:58 - Le journal de 18h00 - Un préselectionné au prochain Goncourt accusé d'avoir écrit avec de l'intelligence artificielle ! Depuis hier, l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien est soupçonné, pour son "C'était ça ou mourir", roman phare de la rentrée littéraire. Son éditeur réfutant toute tricherie. - équipe : Alison Vicrobeck, Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:58 - Les journaux de France Culture - Un préselectionné au prochain Goncourt accusé d'avoir écrit avec de l'intelligence artificielle ! Depuis hier, l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien est soupçonné, pour son "C'était ça ou mourir", roman phare de la rentrée littéraire. Son éditeur réfutant toute tricherie. - équipe : Alison Vicrobeck, Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ecoutez RTL Soir avec Anne-Sophie Lapix du 22 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour la première fois, la romancière Véronique Ovaldé livre un récit personnel consacré à sa mère. Intitulé Vivre sans bonheur et n'en point dépérir (Flammarion), ce texte est une enquête familiale où l'autrice s'interroge sur la capacité d'une femme à résister à l'enfermement d'un système, d'une époque, d'un époux. Un récit ancré dans la réalité mais porté aussi par les pouvoirs de la littérature : imaginer et rêver d'autres vies, d'autres destins. Véronique Ovaldé a publié onze romans, parmi lesquels Et mon cœur transparent (prix France Culture-Télérama), Ce que je sais de Vera Candida (prix Renaudot des lycéens 2009, prix France Télévisions et Grand Prix des lectrices de ELLE), Des vies d'oiseaux, La Grâce des brigands (L'Olivier, 2008, 2009, 2011, 2013), Soyez imprudents les enfants, Personne n'a peur des gens qui sourient (Flammarion, 2016 et 2019), et plus récemment, Fille en colère sur un banc de pierre (Flammarion, 2023, prix Relay des Voyageurs Lecteurs). Son recueil À nos vies imparfaites (Flammarion, 2025), a reçu le Goncourt de la nouvelle. Son nouveau roman s'intitule Vivre sans bonheur et n'en point dépérir (Flammarion, 2026). « Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme “miss martyre”. Ses belles-sœurs continuent de lui dire gentiment et sottement “tu es une vraie sainte”. Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ? » Pour la première fois, Véronique Ovaldé s'aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d'intempestives bifurcations et d'improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l'admirable renoncement n'a pas, malgré tout, éteint la joie. (Présentation des éditions Flammarion). Illustration musicale : Roule, de Clara Luciani.
C'est un invité unique exceptionnel que reçoit Claire Chazal pour ce nouveau numéro d'Au Bonheur des livres. Olivier Rolin, pour La guerre éternelle (Ed. Gallimard), qui figure à la fois sur la liste des romans sélectionnés pour le prix Goncourt et celle des essais pour le prix Renaudot. C'est dire que ce très beau livre est inclassable. L'ouvrage se propose de revenir sur la mère de toutes les batailles : la Guerre de Troie, telle que racontée par Homère dans L'Iliade. En fin lettré qui a fait jadis fort brillamment ses humanités grecques et latines, mais aussi en baroudeur qui a parcouru le monde et ses conflits depuis plusieurs dizaines d'années, Olivier Rolin réfléchit à la postérité contemporaine de cette guerre homérique et nous donne ainsi à réfléchir, tout simplement, au destin de notre humanité. A ce titre, son dialogue avec Claire Chazal ne peut être que passionnant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est l'un des livres phares de cette rentrée littéraire. JE, publié aux éditions Gallimard, quatrième roman de l'autrice Lilia Hassaine, figure sur la première sélection en vue du prix Goncourt. Dans cette fiction, la romancière reprend l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais du point de vue de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée durant dix ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. Sous la plume de Lilia Hassaine, Bertha Antoinette Rochester n'est plus le bourreau mais la victime d'un homme violent et manipulateur ; ce n'est plus une femme aliénée et dangereuse mais une victime sous emprise et abandonnée par ses pairs. Un roman d'époque tout ce qu'il y a de plus contemporain. RFI : Dans JE, vous reprenez l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais à travers les yeux de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée pendant 10 ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. D'où vous est venue l'envie de raconter l'histoire, du point de vue de ce personnage omniprésent dans Jane Eyre et qu'on ne rencontre pourtant jamais vraiment ? Lilia Hassaine : Le point de départ de cette histoire, c'est vraiment une histoire plutôt personnelle qui m'a conduite à m'interroger sur cette femme, ce personnage féminin dans lequel je me suis reconnue en relisant Jane Eyre à l'âge adulte. Et surtout, je me suis posé la question suivante : que fait-on d'une histoire personnelle ? Faut-il aller vers le témoignage, ou faut-il que je raconte cette histoire au présent ? Je trouvais plus intéressant de montrer ce qu'il y avait d'invariant, d'intemporel dans cette question des violences, et comment, aujourd'hui, je peux me reconnaître dans un personnage du XIXe siècle, dans cette femme enfermée. À partir de mon imagination, des trous laissés par le roman de Charlotte Brontë, il y a un autre récit possible qui est effectivement plus contemporain. En donnant une histoire et une parole à Antoinette, vous donnez aussi plus de profondeur au personnage de Rochester. Vous le décrivez avec tous les atours de ce qu'on appellerait aujourd'hui un « pervers narcissique » : froid, calculateur, manipulateur. D'où vous est venue cette intuition-là, vis-à-vis de ce personnage ? Finalement, tout est déjà dans le roman de Charlotte Brontë. Ce n'est pas un personnage sympathique, c'est un personnage qui est assez menteur. C'est un homme qui séquestre son épouse à domicile. Et je trouvais intéressant de voir ce qui, dans ce personnage, avait pu tant me plaire à l'adolescence, et à quel point ces comportements ont participé à la construction d'un imaginaire romantique chez les jeunes femmes que nous avons été. Ceci dit, sans le travail de Charlotte Brontë, je ne me serais jamais autorisée à détruire un personnage, ou à me dire que j'allais sauver Antoinette. Simplement, il y avait déjà tout en germe, et assez d'espace pour un imaginaire plus contemporain. Une autre thématique qui est très présente dans votre réinterprétation, c'est la dimension de l'esclavage, des rapports de domination coloniaux, du racisme en fait. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité intégrer cet aspect-là à votre relecture ? Parce que c'est déjà présent dans le roman de Charlotte Brontë. Rochester a un regard de propriétaire ; et ce qui rend possible la violence de cet homme à l'égard de sa femme, ce qui l'amplifie, c'est le contexte raciste. Lorsqu'Antoinette arrive en Angleterre [de Jamaïque, NDLR], elle a beau être blanche, elle subit une forme de racisme car elle est créole. Elle est née sur une terre noire, on la soupçonne donc de l'être un peu ; elle vient d'une île où il fait chaud, or on imagine à l'époque que la chaleur peut rendre fou. Ces imaginaires se rencontrent, viennent légitimer les violences, et les rendent plus facilement acceptables. Existe-t-il, selon vous, d'autres personnages féminins de la littérature à qui il faudrait redonner une histoire ou une voix ? Parfois, c'est vraiment le contexte culturel qui a provoqué des lectures qui n'étaient pas forcément liées aux intentions de l'auteur. Je n'ai pas l'impression qu'il faille apporter un regard moderne. Mais notre société évolue, ce qui nous amène à revisiter des œuvres du passé et à nous rendre compte que l'intention première de l'auteur était parfois très en avance. En tant que lecteur, on comprend ce que l'on a envie de comprendre, ce que l'époque nous pousse à comprendre. Je trouve qu'il est plus intéressant d'aborder les œuvres littéraires sous cet angle-là ; de voir ce qu'elles ont déjà en elles, de réflexions, de troubles, de jeux avec les préjugés, etc., plutôt que d'essayer de déconstruire a posteriori. À lire aussiDans le laboratoire de la transparence, avec Lilia Hassaine
C'est l'un des livres phares de cette rentrée littéraire. JE, publié aux éditions Gallimard, quatrième roman de l'autrice Lilia Hassaine, figure sur la première sélection en vue du prix Goncourt. Dans cette fiction, la romancière reprend l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais du point de vue de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée durant dix ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. Sous la plume de Lilia Hassaine, Bertha Antoinette Rochester n'est plus le bourreau mais la victime d'un homme violent et manipulateur ; ce n'est plus une femme aliénée et dangereuse mais une victime sous emprise et abandonnée par ses pairs. Un roman d'époque tout ce qu'il y a de plus contemporain. RFI : Dans JE, vous reprenez l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais à travers les yeux de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée pendant 10 ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. D'où vous est venue l'envie de raconter l'histoire, du point de vue de ce personnage omniprésent dans Jane Eyre et qu'on ne rencontre pourtant jamais vraiment ? Lilia Hassaine : Le point de départ de cette histoire, c'est vraiment une histoire plutôt personnelle qui m'a conduite à m'interroger sur cette femme, ce personnage féminin dans lequel je me suis reconnue en relisant Jane Eyre à l'âge adulte. Et surtout, je me suis posé la question suivante : que fait-on d'une histoire personnelle ? Faut-il aller vers le témoignage, ou faut-il que je raconte cette histoire au présent ? Je trouvais plus intéressant de montrer ce qu'il y avait d'invariant, d'intemporel dans cette question des violences, et comment, aujourd'hui, je peux me reconnaître dans un personnage du XIXe siècle, dans cette femme enfermée. À partir de mon imagination, des trous laissés par le roman de Charlotte Brontë, il y a un autre récit possible qui est effectivement plus contemporain. En donnant une histoire et une parole à Antoinette, vous donnez aussi plus de profondeur au personnage de Rochester. Vous le décrivez avec tous les atours de ce qu'on appellerait aujourd'hui un « pervers narcissique » : froid, calculateur, manipulateur. D'où vous est venue cette intuition-là, vis-à-vis de ce personnage ? Finalement, tout est déjà dans le roman de Charlotte Brontë. Ce n'est pas un personnage sympathique, c'est un personnage qui est assez menteur. C'est un homme qui séquestre son épouse à domicile. Et je trouvais intéressant de voir ce qui, dans ce personnage, avait pu tant me plaire à l'adolescence, et à quel point ces comportements ont participé à la construction d'un imaginaire romantique chez les jeunes femmes que nous avons été. Ceci dit, sans le travail de Charlotte Brontë, je ne me serais jamais autorisée à détruire un personnage, ou à me dire que j'allais sauver Antoinette. Simplement, il y avait déjà tout en germe, et assez d'espace pour un imaginaire plus contemporain. Une autre thématique qui est très présente dans votre réinterprétation, c'est la dimension de l'esclavage, des rapports de domination coloniaux, du racisme en fait. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité intégrer cet aspect-là à votre relecture ? Parce que c'est déjà présent dans le roman de Charlotte Brontë. Rochester a un regard de propriétaire ; et ce qui rend possible la violence de cet homme à l'égard de sa femme, ce qui l'amplifie, c'est le contexte raciste. Lorsqu'Antoinette arrive en Angleterre [de Jamaïque, NDLR], elle a beau être blanche, elle subit une forme de racisme car elle est créole. Elle est née sur une terre noire, on la soupçonne donc de l'être un peu ; elle vient d'une île où il fait chaud, or on imagine à l'époque que la chaleur peut rendre fou. Ces imaginaires se rencontrent, viennent légitimer les violences, et les rendent plus facilement acceptables. Existe-t-il, selon vous, d'autres personnages féminins de la littérature à qui il faudrait redonner une histoire ou une voix ? Parfois, c'est vraiment le contexte culturel qui a provoqué des lectures qui n'étaient pas forcément liées aux intentions de l'auteur. Je n'ai pas l'impression qu'il faille apporter un regard moderne. Mais notre société évolue, ce qui nous amène à revisiter des œuvres du passé et à nous rendre compte que l'intention première de l'auteur était parfois très en avance. En tant que lecteur, on comprend ce que l'on a envie de comprendre, ce que l'époque nous pousse à comprendre. Je trouve qu'il est plus intéressant d'aborder les œuvres littéraires sous cet angle-là ; de voir ce qu'elles ont déjà en elles, de réflexions, de troubles, de jeux avec les préjugés, etc., plutôt que d'essayer de déconstruire a posteriori. À lire aussiDans le laboratoire de la transparence, avec Lilia Hassaine
Quand une fête d'anniversaire vire au cauchemar, c'est le sujet d'Histoires de la nuit, un roman de Laurent Mauvignier adapté au cinéma par Léa Mysius. Pour son troisième long métrage, la réalisatrice dirige Hafsia Herzi, Monica Bellucci, Benoît Magimel et Bastien Bouillon dans un film noir : l'histoire de trois hommes qui débarquent un soir dans une ferme isolée où une famille célèbre un anniversaire, et où un lourd secret sera révélé. À lire aussiLaurent Mauvignier, maître des silences, remporte le prix Goncourt 2025 avec «La Maison vide»
Quand une fête d'anniversaire vire au cauchemar, c'est le sujet d'Histoires de la nuit, un roman de Laurent Mauvignier adapté au cinéma par Léa Mysius. Pour son troisième long métrage, la réalisatrice dirige Hafsia Herzi, Monica Bellucci, Benoît Magimel et Bastien Bouillon dans un film noir : l'histoire de trois hommes qui débarquent un soir dans une ferme isolée où une famille célèbre un anniversaire, et où un lourd secret sera révélé. À lire aussiLaurent Mauvignier, maître des silences, remporte le prix Goncourt 2025 avec «La Maison vide»
Jonas voit son quartier de Port-au-Prince s'embraser. Il quitte Haïti, pour fuir vers le Canada en emportant quelques objets dans un sac plastique. Un périple à travers les Amériques commence alors, où les dangers se mêlent aux élans de solidarité. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Lorsque Jonas, professeur d'histoire et poète fuit Haïti, ce n'est pas pour devenir riche mais pour vivre, pour fuir la vie dans un « pays mort » aux mains des gangs. Il emporte dans un sac plastique Carrefour, la photo de sa mère, une brosse à dents, un savon et un recueil de poèmes de René Depestre à qui il rend hommage en écrivant ce roman, un modèle pour l'auteur « un refuge en papier, un abri pour mes pensées », écrit-il. Il connait les épreuves mais aussi des choses joyeuses d'ailleurs le héros rit beaucoup dans le livre : un rire pour tenir, « je ris pour ne pas tomber », fait-il dire à Jonas. Thélyson Orélien met la langue au cœur du roman : lorsque Jonas parle, il parle en créole, c'était essentiel pour l'auteur. Il y a beaucoup d'étapes dans ce périple terrible et plein de mots car le personnage est d'abord un fuyard, puis un migrant, puis un clandestin, puis un dossier quand il demande l'asile... Chaque étape lui demande de rester debout. Ce roman n'est pas à proprement parler autobiographique même si l'auteur a certains points communs avec son héros qui a aussi connu le rejet et la violence administrative. L'auteur se dit, avec ce roman, « engagé mais pas militant ». Invité : Thélyson Orélien. Son roman C'était ça ou mourir est publié aux éditions Grasset. Né aux Gonaïves en Haïti en 1988, Thélyson Orélien quitte son pays en 2010 après le terrible séisme qui a touché le pays et s'installe au Québec où il vit toujours. C'était ça ou mourir a été publié en 2026 aux Éditions du Boréal, une maison d'édition canadienne, basée à Montréal, qui publie en langue française de la littérature générale. Le succès a été tel qu'il a été publié chez Grasset en cette rentrée littéraire. Une trentaine de traductions sont déjà en cours. L'ouvrage fait partie des premières sélections des prix Goncourt 2026, prix Décembre 2026, Prix Renaudot 2026 et prix Femina 2026. Thélyson Orélien sera présent pour une rencontre, au festival littéraire Maillage au Palais de la Porte Dorée le 27 septembre 2026. Programmation musicale : La chanteuse Alma Rechtman avec le titre « Papa la maison s'effondre ».
Jonas voit son quartier de Port-au-Prince s'embraser. Il quitte Haïti, pour fuir vers le Canada en emportant quelques objets dans un sac plastique. Un périple à travers les Amériques commence alors, où les dangers se mêlent aux élans de solidarité. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Lorsque Jonas, professeur d'histoire et poète fuit Haïti, ce n'est pas pour devenir riche mais pour vivre, pour fuir la vie dans un « pays mort » aux mains des gangs. Il emporte dans un sac plastique Carrefour, la photo de sa mère, une brosse à dents, un savon et un recueil de poèmes de René Depestre à qui il rend hommage en écrivant ce roman, un modèle pour l'auteur « un refuge en papier, un abri pour mes pensées », écrit-il. Il connait les épreuves mais aussi des choses joyeuses d'ailleurs le héros rit beaucoup dans le livre : un rire pour tenir, « je ris pour ne pas tomber », fait-il dire à Jonas. Thélyson Orélien met la langue au cœur du roman : lorsque Jonas parle, il parle en créole, c'était essentiel pour l'auteur. Il y a beaucoup d'étapes dans ce périple terrible et plein de mots car le personnage est d'abord un fuyard, puis un migrant, puis un clandestin, puis un dossier quand il demande l'asile... Chaque étape lui demande de rester debout. Ce roman n'est pas à proprement parler autobiographique même si l'auteur a certains points communs avec son héros qui a aussi connu le rejet et la violence administrative. L'auteur se dit, avec ce roman, « engagé mais pas militant ». Invité : Thélyson Orélien. Son roman C'était ça ou mourir est publié aux éditions Grasset. Né aux Gonaïves en Haïti en 1988, Thélyson Orélien quitte son pays en 2010 après le terrible séisme qui a touché le pays et s'installe au Québec où il vit toujours. C'était ça ou mourir a été publié en 2026 aux Éditions du Boréal, une maison d'édition canadienne, basée à Montréal, qui publie en langue française de la littérature générale. Le succès a été tel qu'il a été publié chez Grasset en cette rentrée littéraire. Une trentaine de traductions sont déjà en cours. L'ouvrage fait partie des premières sélections des prix Goncourt 2026, prix Décembre 2026, Prix Renaudot 2026 et prix Femina 2026. Thélyson Orélien sera présent pour une rencontre, au festival littéraire Maillage au Palais de la Porte Dorée le 27 septembre 2026. Programmation musicale : La chanteuse Alma Rechtman avec le titre « Papa la maison s'effondre ».
[…] Pour sa rentrée en mode SDF, la Salle 101 squatte le jacuzzi géant du loft parisien de la librairie La Dimension Fantastique et, entièrement nue, t’offre son retour sur un plateau d’argent, juge plutôt : La dame de la Seine, génial prix Goncourt 2026 de Claire Duvivier. La descente c’est le pire, premier roman […]
durée : 00:07:14 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Serge Joncour tisse un double roman d'amour à deux siècles d'intervalle dans sa Nièvre natale. Seul Arnaud Viviant salue un roman digne du Goncourt. La majorité regrette un livre sans souffle littéraire. - équipe : Stéphane Le Guennec, Ilinca Negulesco Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Disparu à l'âge de 81 ans le 5 aout dernier , Didier Decoin était un écrivain et scénariste français, prix Goncourt 1977 pour "John l'Enfer." Il a également signé de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision. Membre puis président de l'Académie Goncourt, il a consacré sa vie à l'écriture sous toutes ses formes et a contribué à faire rayonner la littérature française pendant plus de cinquante ans. Didier Decoin était l'invité dans l'émission radio « BONJOUR QUAND MEME » au micro de Laurent Dehossay à l'occasion de la pubmication était venu présenter son livre « Je vois des jardins partout » aux éditions JC Lattès en 2012 Sujets traités : Didier Decoin, écrivain, cinéaste, Goncourt , Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« La vie des profs est une expérience qui doit être partagée : personne ne se rend vraiment compte de ce qui se passe dans une classe. » : c'est ce qu'affirme l'écrivain Yannick Haenel. Dans son nouveau roman intitulé « La solitudes des professeurs est infinie » (retenu dans la première liste du Goncourt et publié chez Gallimard), il raconte sa vie de professeur dans plusieurs établissements, pendant neuf ans, dans les années 90. C'est l'assassinat de Samuel Paty en 2020 et la multiplication des agressions contre les profs qui l'ont ramené à ses années d'enseignement. Selon Yannick Haenel, il faut être fou pour être un bon prof. Il nous expliquera pourquoi. Il est notre invité, cette semaine. Au livre de Yannick Haenel s'ajoutent 460 autres titres en cette rentrée littéraire. Est-ce qu'on publie trop ? La philosophe et libraire Camille Moreau s'empare de la question dans son « A quoi tu penses ? ». Dans « En toutes lettres ! », Carole Boinet, écrivaine et directrice de la rédaction des Inrockuptibles écrit à Adèle Haenel à l'occasion de la sortie de son premier livre (« Viser juste », L'Arche). Les prescriptions culturelles Yannick Haenel : Le livre « Le feu aux nues » de Claro (Flammarion) Camille Moreau : Le tarot Souriau de Fleur Courtois-L'Heureux, Valérie Glansdorff, Silvia Mesturini Cappo et Isabelle Stengers (Esperluète Editions) Carole Boinet : Le groupe de rock Fontaines D.C. Pascal Claude : Le morceau « Because I don't know » de Tricky extrait de « Different When It's Silent » Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Notre monde tend à penser la vieillesse comme un déclin, plus ou moins lent, des capacités physiques et mentales, et essentiellement donc, un malheur. Mais comme nous le montre le lumineux Dominique Fernandez, tout n'est pas si noir !Le livre de Dominique : http://www.philippe-rey.fr/livre-Tout_n_est_pas_si_noir-684-1-1-0-1.htmlMon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, montage, image et son : Alexandre AgostiniMots clé :À quatre-vingt-dix-sept ans, Dominique Fernandez s'empare d'un sujet redouté entre tous, la plus grande des inégalités humaines : la vieillesse. Tout en s'inscrivant à rebours des lieux communs, des discours plaintifs et des consolations convenues, l'auteur interroge les représentations du quatrième âge dans la peinture, le cinéma, la littérature et la philosophie. De Rembrandt à Goya, de Sénèque à Ronsard, de Cicéron à Simone de Beauvoir, l'Académicien démontre comment les sociétés l'ont tantôt idéalisé, tantôt masqué ou caricaturé ; comment les femmes, aussi, ont été plus durement jugées que les hommes.Tout n'est pas si noir n'est pas un essai neutre sur la vieillesse : mais plutôt un livre intime. Dominique Fernandez y fait entendre sa propre voix avec une franchise, une élégance et une vitalité rares. Refusant les généralités abstraites, il aborde l'usure de son corps, ses peurs, ses lectures, ses voyages, sa sexualité, ses amours, et fait ainsi de son grand âge un poste d'observation incomparable. Il défend une idée forte : continuer à désirer, à lutter, à se mesurer au monde nous sauve de l'effondrement psychique lié aux vieux jours.Ce texte touche par son intelligence, sa liberté de ton, son humour, et cette manière très singulière de mêler érudition, art du portrait et méditation personnelle. Dominique Fernandez ne nie pas la dégradation physique ni l'approche de la mort, mais il refuse d'y réduire son existence. Ce refus donne au livre sa nécessité et sa lumière.Romancier et essayiste, membre de l'Académie française, Dominique Fernandez est l'auteur de plus de cent ouvrages, parmi lesquels Dans la main de l'ange (prix Goncourt 1982), Porporino ou les mystères de Naples (prix Médicis 1974), et sa série des Piétons de Rome, Florence et Venise.
C'est en 1903 que l'Académie des frères Goncourt se rassemble pour la première fois afin de remettre ce prix qui devait, selon les deux frères, « forcer les portes de la gloire ».Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard.C dans l'air l'invité du 11 novembre 2025 avec Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994. Il publie L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA aux éditions Fayard. "Voulons-nous être à jamais soumis à des outils connectés qui agiront et penseront à notre place, ou redécouvrir notre connexion naturelle au monde et à nos ressources intérieures?", c'est la question à laquelle tente de réponde Didier Van Cauwelaert dans son dernier ouvrage. Dans un monde envahi par l'IA, entre fascination et craintes, il invite à redécouvrir "les pouvoirs extraordinaires de l'intelligence naturelle, dont les végétaux et les animaux, eux, n'ont jamais perdu l'usage". Un plaidoyer pour l'intelligence du coeur, face à l'emprise des machines.Didier Van Cauwelaert, écrivain, prix Goncourt en 1994, et auteur de "L'intelligence naturelle, quand le génie du vivant surpasse l'IA", aux éditions Fayard, est notre invité. Il reviendra avec nous sur sa vision de notre monde fasciné par l'IA, dans lequel il souhaite que "l'intelligence de la vie nourrisse nos rêves et nos élans d'espoir". Il partagera aussi son regard d'écrivain sur l'actualité, alors qu'un tribunal allemand a considéré aujourd'hui que le géant américain de l'intelligence artificielle, OpenAI, a enfreint les droits d'auteur de chansons pour entrainer ses modèles. Quelle place pour la création à l'ère de l'IA ?
Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Philippe Claudel, écrivain, réalisateur et président de l'Académie Goncourt. Ensemble, ils discutent de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde littéraire.Tout commence avec les révélations sur le projet Panama d'Anthropic, une entreprise américaine qui, dans le plus grand secret, a acheté, numérisé et détruit des millions de livres afin d'entraîner son IA appelée Claude à bien écrire. Une affaire qui a secoué le monde littéraire et conduit Anthropic à verser un milliard et demi de dollars aux auteurs et éditeurs lésés.Interrogé sur cette situation, Philippe Claudel, bien que choqué, ne s'en dit pas surpris. Il explique avoir lui-même reçu des courriers d'Anthropic concernant l'utilisation de certains de ses livres pour l'entraînement de leur IA. Une situation qui illustre les défis auxquels sont confrontés les auteurs face à l'essor de ces nouvelles technologies.Mais au-delà des aspects juridiques, c'est la question éthique qui préoccupe l'Académie Goncourt. Il évoque ainsi une demande rejetée visant à créer un « prix Goncourt de l'intelligence artificielle », soulignant que la littérature ne peut se résumer à une simple production mécanique de textes.Toutefois, il reconnaît que l'IA pourrait être capable de générer des « romans de gare » ou des « romans d'aéroport », des textes sans qualité littéraire. Une crainte qui pousse l'Académie Goncourt à rester vigilante, sans pour autant s'inquiéter de la concurrence de l'IA dans le domaine de la grande littérature.Récemment, Philippe Claudel a d'ailleurs signé une tribune, cosignée par plusieurs lauréats du prix Goncourt, appelant au boycott des intelligences artificielles génératives. Une initiative qui soulève des questions essentielles sur l'impact écologique et éthique de ces technologies, ainsi que sur la nécessité de protéger l'esprit humain face à cette vague d'innovations.Alors que la rentrée littéraire approche, l'Académie Goncourt ne prévoit pas de dispositifs de contrôle particuliers, faisant confiance aux éditeurs pour ne pas recourir à l'IA dans la production de leurs textes. Mais il n'exclut pas que cette situation évolue, ouvrant la voie à de nouvelles réflexions sur la certification des œuvres « bio », sans intervention de l'intelligence artificielle.Cet épisode offre un éclairage unique sur les enjeux qui se jouent entre le monde de la littérature et celui de l'intelligence artificielle, invitant les auditeurs à s'interroger sur les défis éthiques, écologiques et artistiques de cette révolution technologique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:10:12 - Le journal de 18h - L'écrivain et scénariste Didier Decoin, prix Goncourt en 1977 et ancien président de l'Académie Goncourt, est décédé à l'âge de 81 ans, a annoncé mercredi l'institution. Fin juillet, le site de l'Éducation nationale a fait l'objet d'une cyberattaque, des données d'enseignants ont été touchées. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:35 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Le prix Goncourt de Marcel Proust en 1919 fut un événement marquant. Pierre Assouline révèle comment l'écrivain, reclus, a construit sa légende et sa postérité par une correspondance habile et parfois flatteuse. - équipe : Vincent Abouchar, Jeanne Guérout Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
"En allant sur les chemins de Compostelle, je ne cherchais rien et… je l'ai quand même trouvé !" Médecin humanitaire, ambassadeur de France au Sénégal, prix Goncourt, académicien, alpiniste, marcheur de Compostelle, Jean-Christophe Rufin semble avoir accumulé mille vies. Mais derrière ce palmarès vertigineux, il y a un enfant élevé par ses grands-parents, qui a fait de son grand-père un modèle parfait et indétrônable. Ce jeune garçon qui a grandi sans père le retrouvera par hasard à 18 ans, dans un dispensaire. La rencontre est froide, distante et décevante. Par son histoire, l'académicien a très tôt décidé de s'affranchir de l'autorité, quitte à ne pas rentrer dans les cases. Mais il a choisi de voir, à travers chaque métier et chaque expérience, une occasion de nourrir sa soif d'apprentissage et d'étoffer les personnages de ses romans. Sur le chemin de Compostelle, Jean-Christophe Rufin se retrouve enfin seul avec lui-même. Il goûte pour la première fois à ce délicieux abandon dans une vie simple, épurée de tous artifices et profondément ancrée dans le moment présent. ✨ Belle écoute !
durée : 00:50:23 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Nino Frank - Avec André Billy - Réalisation Guy Delaunay - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Du 3 juillet au 8 août 2026, La 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire », organisée par la Fondation VINCI Autoroutes, s'installe sur 12 aires du réseau VINCI Autoroutes du 3 juillet au 8 août 2026 ! Le but ? Inciter les vacanciers à faire une pause en leur proposant de proposer de repartir avec un livre... Cette 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire » qui reprend un aphorisme de Victor Hugo, est menée en partenariat avec Folio (Gallimard), le Centre national du livre (CNL) avec son opération « Partir en Livre », le ministère de l'Éducation nationale avec son opération « Cet été, je lis » et l'association « Lire et faire lire ». Elle est parrainée par l'auteur Hervé Le Tellier très attaché à ces « livres de vacances ». « Je trouve que c'est un très joli projet de faire lire des livres à des gens qui ne vont pas être forcément ceux qui entrent dans les librairies ». Parmi cette sélection de quatorze livres en format poche et dont les thèmes gravitent autour du thème du voyage: des récits, reportages, romans ou poésie « pour faire voyager le lecteur ! ». Est proposé l'un des premiers romans de Hervé Le Tellier, Le Voleur de nostalgie qui est un hommage à Italo Calvino, un des auteurs préférés de Hervé Le Tellier. A retrouver également : Alors c'est bien de l'autrice Clémentine Mélois sur les derniers jours de la vie son père mais également pas mal de classiques : Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, Les neiges du Kilimandjaro de Joseph Kessel, La tour de la prison de Marguerite Yourcenar, Miss Dalloway de Virginia Wolf... Mais on tpeut aussi découvrir la poésie persane, avec le recueil J'irai jusqu'au rivage du soleil de Forough Farrokhzâd, une poétesse iranienne, icône de l'émancipation féminine, disparue prématurément à l'âge de 32 ans dans un accident de voiture.Selon Hervé Le Tellier, cette diversité permet de faire dénicher des livres qu'on n'aurait jamais eu l'idée ou - l'envie ! - d'ouvrir « On voyage dans la langue de l'autre ! ». Invité : Hervé Le Tellier, écrivain français né en 1957 et membre de l'Oulipo. Il a publié une trentaine d'ouvrages, dont le roman L'Anomalie qui a obtenu le prix Goncourt en 2020. Il est le parrain de cette huitième opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire ». Il vient également de publier Jardin sauvage et autres parcs parisiens, une promenade dans quinze jardins et parcs de Paris. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup revient sur les origines et la signification d'une expression française bien connue (ou pas !) en complicité avec la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et les CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris. Et si jamais, vous vous sentez « dans vos petits souliers » quand vous entendez une expression, alors cette chronique est vraiment faite pour vous ! Programmation musicale : L'artiste Pomme avec le titre Le village.
Du 3 juillet au 8 août 2026, La 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire », organisée par la Fondation VINCI Autoroutes, s'installe sur 12 aires du réseau VINCI Autoroutes du 3 juillet au 8 août 2026 ! Le but ? Inciter les vacanciers à faire une pause en leur proposant de proposer de repartir avec un livre... Cette 8è édition de l'opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire » qui reprend un aphorisme de Victor Hugo, est menée en partenariat avec Folio (Gallimard), le Centre national du livre (CNL) avec son opération « Partir en Livre », le ministère de l'Éducation nationale avec son opération « Cet été, je lis » et l'association « Lire et faire lire ». Elle est parrainée par l'auteur Hervé Le Tellier très attaché à ces « livres de vacances ». « Je trouve que c'est un très joli projet de faire lire des livres à des gens qui ne vont pas être forcément ceux qui entrent dans les librairies ». Parmi cette sélection de quatorze livres en format poche et dont les thèmes gravitent autour du thème du voyage: des récits, reportages, romans ou poésie « pour faire voyager le lecteur ! ». Est proposé l'un des premiers romans de Hervé Le Tellier, Le Voleur de nostalgie qui est un hommage à Italo Calvino, un des auteurs préférés de Hervé Le Tellier. A retrouver également : Alors c'est bien de l'autrice Clémentine Mélois sur les derniers jours de la vie son père mais également pas mal de classiques : Les Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, Les neiges du Kilimandjaro de Joseph Kessel, La tour de la prison de Marguerite Yourcenar, Miss Dalloway de Virginia Wolf... Mais on tpeut aussi découvrir la poésie persane, avec le recueil J'irai jusqu'au rivage du soleil de Forough Farrokhzâd, une poétesse iranienne, icône de l'émancipation féminine, disparue prématurément à l'âge de 32 ans dans un accident de voiture.Selon Hervé Le Tellier, cette diversité permet de faire dénicher des livres qu'on n'aurait jamais eu l'idée ou - l'envie ! - d'ouvrir « On voyage dans la langue de l'autre ! ». Invité : Hervé Le Tellier, écrivain français né en 1957 et membre de l'Oulipo. Il a publié une trentaine d'ouvrages, dont le roman L'Anomalie qui a obtenu le prix Goncourt en 2020. Il est le parrain de cette huitième opération « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire ». Il vient également de publier Jardin sauvage et autres parcs parisiens, une promenade dans quinze jardins et parcs de Paris. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup revient sur les origines et la signification d'une expression française bien connue (ou pas !) en complicité avec la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et les CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris. Et si jamais, vous vous sentez « dans vos petits souliers » quand vous entendez une expression, alors cette chronique est vraiment faite pour vous ! Programmation musicale : L'artiste Pomme avec le titre Le village.
Donald Trump a obtenu de la FIFA la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en seizième de finale. Cette décision, la première de ce genre depuis 1962, a provoqué une vague de critiques dans le monde du football : l'UEFA, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le gouvernement belge et le sélectionneur des Diables Rouges, Rudi Garcia, entre autres, dénoncent une atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la Coupe du monde. À l'inverse, le sélectionneur américain Mauricio Pochettino estime que cette décision répare une injustice, affirmant que son équipe avait déjà été suffisamment pénalisée par une expulsion qu'il juge injustifiée. L'affaire rappelle un précédent historique : en 1962, lors de la Coupe du monde au Chili, la FIFA avait déjà annulé la suspension de la star brésilienne Garrincha après une intervention du gouvernement brésilien, lui permettant de disputer la finale remportée par le Brésil face à la Tchécoslovaquie. L'Équateur se prépare à El Niño En Équateur, les autorités redoutent l'arrivée imminente d'un épisode particulièrement intense du phénomène El Niño, synonyme de pluies torrentielles et d'inondations. Pour aider les populations à s'y préparer, le Programme alimentaire mondial, l'agence des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la faim, accompagne les agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Un reportage de notre correspondant en Équateur, Éric Samson. À écouter aussiEl Niño est de retour: quelles seront les conséquences en Afrique? La culture haïtienne célébrée à Paris Hier (5 juillet 2026) s'est achevé à Paris le festival Haïti Monde, un rendez-vous consacré à la richesse de la culture haïtienne, entre cinéma, musique et littérature. À cette occasion, Sarah Krakovitch a rencontré l'écrivain haïtien Makenzy Orcel. Son roman Une somme humaine avait été finaliste du prix Goncourt en 2022. Invité d'honneur du festival, il revient au micro de RFI sur son parcours, son œuvre et la place de la littérature haïtienne aujourd'hui. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé Journal de la 1ère En Guadeloupe, le défunt SYAG, Syndicat intercommunal d'alimentation en eau, fait encore parler de lui ! À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau
Emily est une jeune femme qui vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Un jour, une lettre arrive : elle doit vendre la maison, en indivision. Pauline Peyrade nous offre avec Les Habitantes l'histoire d'Émilie, une femme qui vit depuis toujours dans la maison de sa grand-mère, Moon. C'est là qu'elle a grandi, là qu'elle reste, comme si ce lieu faisait partie d'elle. Pas par nostalgie, mais parce que cette maison est un refuge, un monde à part où chaque détail compte : le bruissement des feuilles, le vol des insectes, la lumière sur l'étang. Pourtant, un jour, des lettres arrivent. On lui demande de vendre. Émilie se retrouve menacée de perdre, ce qui la rattache à la vie. L'autrice aura mis trois ans pour écrire Les habitantes. Pauline Peyrade n'aime pas les romans explicatifs : avec ce roman, elle n'avait pas en tête d'écrire de grands affrontements mais plutôt de raconter la vie d'une femme qui fait face à une violence systémique. Je ne voulais pas que l'écologie soit le sujet central du roman, mais plutôt une manière de l'écrire. Elle ne concentre pas l'intrigue sur le combat intrafamilial mais cherche à raconter un autre rapport au monde en lutte contre le patriarcat et le capitalisme. Elle reconstitue le lieu qui habite le roman : insectes, végétaux : par la lecture, on le ressent, on les rencontre, elle créé des présences dans le livre et raconter des histoires par les sensations. Invitée : Pauline Peyrade, écrivaine et dramaturge. Formée à l'écriture théâtrale, elle se consacre à des récits où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Son premier roman, L'Âge de détruire publié aux éditions de Minuit remporte le prix Goncourt du premier roman en 2023. « Les habitantes » également publié aux éditions de Minuit, vient de remporter le Prix du Livre Inter 2026. Programmation musicale : l'artiste Étienne Daho en duo avec l'artiste Alan Stivell avec le titre « An hanv » (qui veut dire « L'été ») une chanson en hommage à Frank Darcel du groupe Marquis de Sade disparu en 2024.
Emily est une jeune femme qui vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Un jour, une lettre arrive : elle doit vendre la maison, en indivision. Pauline Peyrade nous offre avec Les Habitantes l'histoire d'Émilie, une femme qui vit depuis toujours dans la maison de sa grand-mère, Moon. C'est là qu'elle a grandi, là qu'elle reste, comme si ce lieu faisait partie d'elle. Pas par nostalgie, mais parce que cette maison est un refuge, un monde à part où chaque détail compte : le bruissement des feuilles, le vol des insectes, la lumière sur l'étang. Pourtant, un jour, des lettres arrivent. On lui demande de vendre. Émilie se retrouve menacée de perdre, ce qui la rattache à la vie. L'autrice aura mis trois ans pour écrire Les habitantes. Pauline Peyrade n'aime pas les romans explicatifs : avec ce roman, elle n'avait pas en tête d'écrire de grands affrontements mais plutôt de raconter la vie d'une femme qui fait face à une violence systémique. Je ne voulais pas que l'écologie soit le sujet central du roman, mais plutôt une manière de l'écrire. Elle ne concentre pas l'intrigue sur le combat intrafamilial mais cherche à raconter un autre rapport au monde en lutte contre le patriarcat et le capitalisme. Elle reconstitue le lieu qui habite le roman : insectes, végétaux : par la lecture, on le ressent, on les rencontre, elle créé des présences dans le livre et raconter des histoires par les sensations. Invitée : Pauline Peyrade, écrivaine et dramaturge. Formée à l'écriture théâtrale, elle se consacre à des récits où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Son premier roman, L'Âge de détruire publié aux éditions de Minuit remporte le prix Goncourt du premier roman en 2023. « Les habitantes » également publié aux éditions de Minuit, vient de remporter le Prix du Livre Inter 2026. Programmation musicale : l'artiste Étienne Daho en duo avec l'artiste Alan Stivell avec le titre « An hanv » (qui veut dire « L'été ») une chanson en hommage à Frank Darcel du groupe Marquis de Sade disparu en 2024.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont réglées Suggestion d'autres épisodes à écouter : #359 Génocide, inceste, troubles psychatriques : peut-on vraiment rire de tout? avec Mamari (https://audmns.com/iBOcBio) [Solo] Incel, masculinisme, Mazan : peut on résoudre cette violence ? (https://audmns.com/GzuqHJg) #378 Briser l'omerta familiale autour de l'abus avec Marie Christiane Baudoux (https://audmns.com/GxdDcfR) #191 Eduquer les plus jeunes sur les violences sexuelles avec Diariata N'Diaye (https://audmns.com/jkKcZCE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont régléesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sorj Chalandon è uno degli scrittori francesi contemporanei più sensibili alle ferite della storia, autore di una dozzina di romanzi in gran parte tradotti in italiano e tutti in qualche modo collegati l'uno con l'altro. I temi trattati nei suoi libri esplorano in modo crudo la complessità e il lato oscuro dell'animo umano raccontando ingiustizie, violenze e prevaricazioni. Già finalista al Goncourt e premiato dall'Académie Francaise, Chalandon è un romanziere che non usa la scrittura per chiudere i conti con la realtà ma per condividere esperienze difficili, senza edulcorarle. Una scelta che nasce anche dal suo passato di reporter di guerra che lo ha visto raccontare la violenza, i sensi di appartenenza, i tradimenti in alcuni dei conflitti più caldi degli ultimi decenni, come l'Irlanda del Nord, il Libano, l'Iraq e l'Afghanistan. Con il suo nuovo romanzo Il libro di Kells ha confermato di essere maestro nell'arte di narrare le grandi vicende storiche mescolandovi la propria storia personale. Al centro della narrazione ci sono la Parigi dei ruggenti anni Settanta, gli scontri di piazza, il maoismo giovanile, il ribollire delle strade e un indomito senso etico dalle precise venature religiose.L'abbiamo incontrato a Pordenone, dove quest'anno è stato il protagonista del Festival Dedica, giunto alla 32ma edizione.
durée : 02:29:44 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'écrivain Kamel Daoud, qui s'exprime pour la première fois depuis sa condamnation en Algérie pour son livre "Houris", prix Goncourt 2024. A 7h17, Adel Bakawan parle de l'exclusion de la France des pourparlers qui se sont tenus hier à Washington. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:58:02 - Toute une vie - par : Jules Crétois - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Assia Veber - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain; Souleymane Bachir Diagne Philosophe.; Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor; Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM); Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes"; Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme
durée : 00:58:02 - Toute une vie - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Anaïs Kien, Jules Crétois, Assia Veber, Sylvia Favre-Steyaert - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain, Souleymane Bachir Diagne Philosophe., Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor, Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes", Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:38 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'écrivain et prix Goncourt en 2012 pour "Sermon sur la chute de Rome" fait paraître chez Actes Sud "Très brève théorie de l'enfer", un petit roman très concentré sur l'exil des coupables, et celui des misérables. Un récit magnifique et douloureux qui fouille les lâchetés contemporaines.