Direction l'Afrique, avec des reportages, nos correspondants et des invités de marque pour revenir sur l'actualité du continent. Du lundi au vendredi à 21 h 45 et 22 h 45.
Le président français Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont marqué mercredi leur "volonté" de renforcer la relation entre leurs deux pays après une prise de distance des nouvelles autorités sénégalaises à leur arrivée au pouvoir en 2024. "Nous avons travaillé au renouvellement de notre partenariat" et au "rapprochement entre notre deux pays", a relevé le président français à l'issue d'un petit-déjeuner à l'Elysée, en se félicitant d'un "excellent entretien".
Ce mardi marquait la fin des dépôts des candidatures à la présidentielle d'octobre prochain en Côte d'Ivoire. Le président Alassane Ouattara est venu en personne déposer la sienne à la commission électorale indépendante, tout comme Laurent Gbagbo.
Dakar a un nouveau maire, il s'agit d'Abass Fall, l'actuel ministre sénégalais du Travail. Il a été élu à la suite d'une élection des conseillers municipaux de la capitale sénégalaise. Barthelemy Dias, qui a été déchu de sa fonction de maire de Dakar depuis décembre 2024, dénonce une violation de la loi. Les détails à Dakar d'Elimane Ndao
En Tunisie la disparition de l'Instance nationale d'accès à l'information inquiète la société civile. Cette instance qui permettait à tout citoyen d'exercer son droit à l'information a été fermée en toute discrétion cette semaine. Le syndicat des journalistes a dénoncé une atteinte directe au droit constitutionnel d'accès à l'information.
Au Cameroun, la requête de Me Akere Muna, candidat à l'élection présidentielle du 12 octobre prochain, a été rejetée. Il demandait au Conseil constitutionnel de constater l'inéligibilité du président Paul Biya, 92 ans, dont 42 au pouvoir, et candidat à un huitième mandat, au motif qu'il ne serait pas autonome et pas apte à diriger le pays. Un rejet attendu qui intervient alors que les 12 candidats en lice peaufinent leurs stratégies.
En Côte d'Ivoire, à deux mois de l'élection présidentielle, l'heure est au dépôt des candidatures. Jean Louis Billon a été l'un des premiers, jeudi, à déposer la sienne à la commission électorale. L'ex-ministre tourne le dos au PDCI pour une plateforme nouvellement créée, le Code - pour Congrès démocratique. La rupture est désormais consommée entre l'homme d'affaire et le PDCI, parti dont il est issu.
Le nord du Mali a été ciblé par les jihadistes, qui ont procédé à des exécutions de civils dans la région de Ménaka. Mardi, ce sont des positions de l'armée qui ont été attaquées dans au moins trois localités. Ce jeudi, des populations civiles quittaient toujours des villages pour se protéger.
La brutalité des parties belligérantes dans l'est de la RD Congo "ne connaît aucune limite", selon le directeur régional d'Amnesty international en Afrique de l'Est. Un nouveau rapport de l'ONG qui fait d'état d'atrocités, d'"exécutions sommaires de civils congolais, d'hôpitaux attaqués, de patients enlevés". Les violences pourraient s'apparenter à des crimes de guerre.
Au Mali, Choguel Maïga a été inculpé puis écroué mardi pour "atteinte aux biens publics". Il avait été nommé Premier ministre par le général Assimi Goïta, en 2021, avant d'être limogé fin 2024. Du côté de ses partisans, cette inculpation est perçue comme un règlement de compte politique.
Il y a cinq ans, en août 2020, le président malien Ibrahim Boubacar Keita était délogé du pouvoir par un coup d'État militaire. Moins d'un an après, le colonel Assimi Goïta a de nouveau renversé le pouvoir et est depuis à la tête du Mali. Quel bilan pour les militaires depuis leur prise de pouvoir ?
Depuis bientôt une semaine, l'ancien Premier ministre malien Choguel Maïga est en garde à vue au pôle national économique et financier de Bamako. Il fait l'objet d'enquêtes pour détournements présumés de deniers publics.
En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo affiche sa détermination. L'ancien président veut être candidat à la prochaine présidentielle malgré son absence de la liste électorale et une condamnation judiciaire. En attendant une éventuelle amnistie, il poursuit sa mobilisation sur le terrain. Son parti, le PPA-CI, vient d'achever une tournée entamée en janvier dans le district d'Abidjan.
En Côte d'Ivoire, la Commission électorale indépendante a créé la surprise en proposant la date du 27 décembre 2025 pour organiser les élections législatives, deux mois après la présidentielle qui doit se tenir en octobre. La décision doit maintenant être entérinée par un décret gouvernemental.
Au Mali, Choguel Maïga a été arrêté. L'ex-Premier ministre ainsi que plusieurs de ses anciens collaborateurs ont passé la nuit en garde à vue. Ils sont soupçonnés de détournements de deniers publics.
Le président français Emmanuel Macron a officiellement reconnu que la France avait mené "une guerre" au Cameroun contre des mouvements insurrectionnels avant et après l'indépendance de 1960, marquée par des "violences répressives", dans un courrier à son homologue camerounais Paul Biya rendu public mardi.
Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l'armée soudanaise, ont attaqué lundi un camp de déplacés du Darfour du Nord, touché par la famine, tuant plus de 40 civils, selon des secouristes locaux. Dans ce contexte de guerre civile, le Soudan est touché par une nouvelle épidémie de choléra. À Tawila, ville du sud-ouest qui accueille plus de 500 000 personnes qui ont fui les combats, la maladie se propage rapidement.
Au Mali, au moins une vingtaine d'officiers de l'armée ont été arrêtés pour "tentative de déstabilisation". Ils sont soupçonnés de vouloir renverser le pouvoir du général Assimi Goïta.
Au Tchad, Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition a été condamné à vingt ans de prison ferme. Il a été reconnu coupable de "diffusion de message à caractère haineux et xénophobe" et de "complicité de meurtre" dans le cadre du drame de Mandakao où 42 personnes ont été tuées en mai dans un conflit inter-communautaire.
Au Gabon, à moins de deux mois de l'élection législative, une coalition de l'opposition gabonaise menace tout simplement de boycotter le scrutin. Dans une déclaration commune, ils dénoncent un processus qu'ils qualifient de partial, précipité et non inclusif.
Le torchon brûle une nouvelle fois entre la France et l'Algérie. Le président français Emmanuel Macron a demandé à son Premier ministre de durcir le ton, avec des mesures très concrètes comme la suspension de l'exemption de visa pour les détenteurs de passeport diplomatiques. Des annonces qui n'ont pas manqué de faire réagir les autorités algériennes.
Une enquête est ouverte pour comprendre les circonstances qui ont provoqué l'accident d'un hélicoptère au Ghana. L'appareil transportait cinq passagers et trois membres d'équipage. Il avait décollé d'Accra vers 9 heures mercredi matin, en direction d'Obuasi, à environ 250 kilomètres plus au nord. Les causes de l'accident ne sont pas encore connues. Parmi les victimes, les ministres de la Défense et de l'Environnement.
Le Conseil constitutionnel du Cameroun a définitivement rejeté mardi la candidature à l'élection présidentielle du 12 octobre de Maurice Kamto, principal opposant au président Paul Biya.
Ce nouveau drame dans le Golfe d'Aden au large du Yemen. Un bateau qui transportait des migrants éthiopiens a chaviré alors qu'il se rapprochait de la côte Yéménite. Le bilan est lourd : au moins 76 morts... et des dizaines de disparus. 32 personnes ont pu être secourus.
En Afrique du Sud, les autorités continuent à lutter contre les réseaux pédophiles qui diffusent sur internet des images pornographiques. Une personne a été arrêtée mercredi en possession de 15 armes à feu et de milliers d'images pédopornographiques. Il serait partie prenante d'un vaste réseau diffusant des images sur le continent africain
Au Mali, l'ancien Premier ministre Moussa Mara est en prison depuis vendredi. Il est inculpé pour un tweet publié pour soutenir des hommes et femmes emprisonnés après avoir critiqué la junte au pouvoir.
Au Sénégal, le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre décident de passer à l'action face à la crise économique que traverse le pays depuis plusieurs mois. Le chef du gouvernement a présenté ce vendredi à Dakar, un plan national de redressement économique et social. Adopté mercredi en Conseil des ministres, ce plan ambitionne de mobiliser les ressources financières internes du Sénégal pour mettre fin aux difficultés économiques.
Ahoua Don Mello, un des vice-présidents du PPA-CI (le parti de Laurent Gbagbo), se lance dans la course à la présidentielle ivoirienne. "Une candidature de précaution", a t-il expliqué, puisque son président demeure inéligible. Mais en indépendant, puisque son parti ne le soutient pas.
Au Maroc, Mohamed VI renouvelle son appel au dialogue avec l'Algérie. Dans un contexte de tensions autour du Sahara occidental, le roi plaide pour une solution « sans vainqueur ni vaincu ».
Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire depuis 2011, a annoncé mardi sa candidature à sa propre succession dans trois mois. Une annonce faite dans une allocution enregistrée.
Une nouvelle attaque dans le nord-est de la République démocratique du Congo a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche : une église de Komanda, dans l'Ituri, a été prise d'assaut par des hommes armés membres des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe ougandais affilié à l'État islamique. Au moins 43 personnes ont été tuées, selon un rapport de la Mission des Nations Unies en RD Congo (MONUSCO). Les précisions d'Emett Livingstone, correspondant de France 24 à Kinshasa.
Le 26 juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani renversait le président Mohamed Bazoum avec la promesse de restaurer la sécurité et la souveraineté du Niger. Deux ans plus tard, le pays est fragilisé : 1 480 soldats tués, et une économie exsangue avec un taux d'inflation record. Quels scénarios s'offrent au Niger ? Nous avons posé la question à Seidik Abba, essayiste nigérien et président du Centre international de réflexions et d'études sur le Sahel.
La liste des 13 candidats retenus par Élections Cameroun, en vue de la présidentielle du 12 octobre prochain est désormais connue. Une liste où ne figure pas Maurice Kamto, qui se présentait sous la bannière du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, le Manidem. Les candidats recalés ont 48 heures pour saisir le Conseil constitutionnel, qui va trancher en dernier ressort dans un délai de 10 jours.
En République démocratique du Congo, le procès de Joseph Kabila a été renvoyé à la fin du mois de juillet. L'ancien président est inculpé de huit crimes graves, notamment de haute trahison et de participation à une insurrection armée.
En République démocratique du Congo, un procès très médiatisé de l'ancien ministre de la Justice s'est ouvert dans la capitale Kinshasa. Constant Mutamba, l'ancien ministre, est accusé d'avoir détourné près de 20 millions de dollars, mais il clame son innocence.
En Tunisie, le président Kaïs Saïed a montré des photos d'enfants morts à Gaza en recevant Massad Boulos, le conseiller Afrique de Donald Trump. Des enfants squelettiques et "à l'agonie", selon ses termes, pour rappeler la famine à tuer à Gaza.
Au Gabon, la bataille pour le contrôle de l'ex-parti au pouvoir, le PDG, se poursuit à Libreville. Les cadres proches d'Ali Bongo sont interdits d'accès au siège du parti, où ils avaient programmé une réunion stratégique, par la nouvelle direction du parti. Les précisions de notre correspondant à Libreville, Ismaël Obiang Nze.
Au Cameroun, c'était le dernier jour pour le dépôt de dossier de candidature à la présidentielle du 12 octobre prochain. Plus d'une cinquantaine de candidatures ont été enregistrées. L'Elecam a jusqu'a 60 jours avant l'élection pour publier la liste des candidatures validées.
À 92 ans, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 au Cameroun, se représente pour un huitième mandat. Dans un contexte de crise économique, de violences dans les régions anglophones, de fatigue démocratique et de mobilisation d'une jeunesse en quête d'alternance, cette élection pourrait bien cristalliser toutes les frustrations d'un peuple divisé. Roger Nicolas Oyono Mengue, doctorant au Laboratoire les Afriques dans le Monde de Sciences Po Bordeaux, est notre invité.
Une déclaration de principes a été conclue entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, qui ont pris le contrôle d'une partie du territoire et de deux grandes villes plus tôt cette année. Les deux parties ont accepté de travailler vers un cessez-le-feu permanent, et de commencer des négociations sur un accord de paix durable dans un délai d'un mois.
En RD Congo, la situation est tendue dans l'est du pays, où des affrontements ont été signalés ces derniers jours. Pourtant un accord de paix a été signé entre la RDC et le Rwanda à Washington fin juin. Des discussions de paix sont également en cours au Qatar, cette fois, entre les rebelles de l'AFC/M23 et les autorités congolaises.
L'armée française a mis fin jeudi à sa présence militaire permanente en Afrique de l'Ouest et centrale, lors d'une cérémonie solennelle et historique à Dakar, où elle a officiellement restitué ses deux dernières installations militaires françaises au Sénégal. Ce retrait français, amorcé ces dernières années, intervient alors que la région du Sahel est confrontée à des attaques jihadistes croissantes et meurtrières au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Cinq immigrés en situation irrégulière aux Etats-Unis et originaires de pays d'Asie ou des Caraïbes ont été expulsés vers l'Eswatini, petit pays d'Afrique australe, l'administration Trump ayant expliqué que leurs propres pays refusent d'accueillir ces "criminels".