2nd President of Cameroon
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Au Cameroun, le gouvernement brise le silence sur l'absence prolongée du président Paul Biya, depuis 56 jours hors du pays. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, également porte-parole du gouvernement, dans une interview exclusive à RFI, annonce pour imminent le retour de Paul Biya au Cameroun. Aux informations qui disent ce dernier malade et hospitalisé dans une clinique genevoise, il n'en est rien, répond le membre du gouvernement, qui rejette les spéculations sur l'idée de la vacance du pouvoir, entretenue par l'opposition. René Emmanuel Sadi est au micro de Polycarpe Essomba. RFI : Le président de la République, Paul Biya, est absent depuis le 7 juin. Que répondez-vous à l'opposition qui demande que soit constatée par le Conseil constitutionnel une vacance du pouvoir ? René Emmanuel Sadi : La question de la vacance du pouvoir à la tête de l'État ne devrait pas se poser. D'abord pour la simple raison que cette question est bel et bien encadrée par notre Constitution, qui précise clairement les conditions à partir desquelles on peut parler de vacance du pouvoir. Par ce propos, en effet, la Constitution parle de décès, de démission, d'empêchement définitif, et tout ceci doit être préalablement et formellement constaté par le Conseil constitutionnel. Je tiens à vous faire remarquer que nulle part, on ne parle de séjour prolongé. Alors, les figures de l'opposition qui réclament à corps et à cris une constatation de la vacance des pouvoirs à la tête de l'État, et qui sont du reste, vous le savez, pour la plupart de brillants juristes, devraient, me semble-t-il, avoir une lecture de la loi fondamentale qui soit plus rigoureuse et plus objective. Une lecture qui colle à la lettre et non pas qui procède d'une interprétation manifestement biaisée. Autrement dit, le Conseil constitutionnel ne s'est pas prononcé pour déclarer une vacance du pouvoir à la tête de l'État. Le président Paul Biya est en vie et n'a pas démissionné. Je dois le dire : le président Paul Biya va bientôt rentrer au Cameroun et donc on ne peut pas parler à ce stade de vacances à la tête de l'État. « Le président va bientôt rentrer au Cameroun », pouvez-vous préciser ? Est-ce qu'il y a une échéance ? Une date ? Je ne peux pas vous dire avec exactitude quand est-ce que le président Paul Biya reviendra. Et même si je le savais, il ne m'appartient pas de l'annoncer ici. Je peux au moins me permettre de vous dire qu'il revient très bientôt. Quand le président a quitté le Cameroun le 7 juin dernier, la présidence avait déclaré à l'époque qu'il partait pour un court séjour privé en Europe. Plus de 50 jours plus tard, est-ce qu'on peut encore soutenir la thèse d'un court séjour privé en Europe ? Je vais vous faire remarquer que même en l'absence du président de la République, les institutions de notre pays fonctionnent normalement. Les principaux responsables de l'administration vaquent à leurs occupations et c'est la preuve que notre pays est stable. Et il me semble qu'il est tout à fait normal que les Camerounais, notamment celles et ceux qui sont de bonne foi, de mon point de vue, et qui l'ont massivement élu, réélu en octobre dernier, il est tout à fait normal que toutes celles et tous ceux-là se soucient du président de la République. Comme je dis, c'est bien, les gens sont contents quand leur président est là, c'est le père de la nation. Et quand le père est absent, ça peut préoccuper les membres de la famille. C'est tout à fait normal. Mais il peut s'absenter pour des raisons qui parfois sont indépendantes de sa volonté. Il peut prolonger son séjour pour des cas de force majeure, mais en s'assurant que la famille continue de fonctionner dans de bonnes conditions. Selon plusieurs sources, le président aurait été opéré du genou. Pouvez-vous nous dire si cette opération est effective ? A-t-elle eu lieu et comment voir le président aujourd'hui ? Il a fait une intervention, il y a quelque temps. J'ai bien précisé que le président était bien à Genève, mais qu'il n'était pas hospitalisé. Et ceci, je ne vois pas en quoi cela pourrait être un problème. J'ai dit que le président peut très bien juger l'opportunité de saisir sa présence, son séjour à Genève, pour envisager quelques consultations simples. Alors, si le président est à Genève, comme vous l'admettez, il est plutôt à l'hôpital ou à l'hôtel ? Je ne suis pas à Genève avec le président. Ceux qui sont à Genève pourraient vous donner des éclairages là-dessus de façon plus précise. Parmi les chantiers à venir, il y a la formation d'un nouveau gouvernement, comme cela avait été promis et annoncé par le chef de l'État lui-même le 31 décembre dernier, après sa réélection en octobre. Huit mois plus tard, pourquoi cela traîne ? Celui qui apprécie l'opportunité de former un nouveau gouvernement, c'est le président de la République. S'il ne l'a pas fait jusqu'à présent, c'est sans doute qu'il a des raisons pour ne pas l'avoir fait. Je ne peux pas me mettre à sa place pour vous donner une réponse péremptoire là-dessus. Depuis 8 mois, tous les ministres sont sur un siège éjectable, y compris vous-même, en tant que porte-parole du gouvernement. Est-ce que, par conséquent, cette situation ne paralyse pas un peu l'action du gouvernement ? Les ministres qui ne seraient plus tout à fait sereins se livreraient, comme beaucoup disent, à des batailles ? Le président a fait une annonce. Il n'a pas décidé que dorénavant les ministres devraient se contenter de gérer les affaires courantes. C'est ainsi que ça se passe quand on vous dit que vous n'êtes plus en poste. Il a fait une annonce, mais tous les ministres sont en poste. Le Premier ministre est en poste. Je pense qu'au lieu de faire une fixation sur ce nouveau gouvernement, les uns et les autres devraient s'atteler à conduire les tâches qui sont les leurs dans leurs différentes administrations ministérielles. Et tant qu'ils sont là, ils sont ministres. Au mois d'avril dernier a été adoptée une révision constitutionnelle instituant un poste de vice-président. Pour l'instant, le poste n'est pas pourvu. J'ai encore envie de vous demander : qu'est-ce qui bloque ? Le président de la République prend son temps pour apprécier l'opportunité de désigner tel ou tel à tel ou tel poste, a fortiori s'agissant d'un vice-président de la République. On peut convenir qu'il est tout à fait normal qu'il prenne son temps pour confier une charge aussi élevée à un de ses concitoyens. Quel pourrait être le profil de ce vice-président ? Un homme ou une femme d'expérience, ou plutôt un jeune homme ? Je n'ai rien contre les jeunes gens. Moi-même, j'ai été jeune et on peut être jeune et compétent. On peut être jeune, mais en toute sincérité, je pense qu'il y a un terme qu'on utilise ces derniers temps qui n'est pas un slogan, mais c'est un terme qui véritablement est lourd de sens, c'est l'expérience. C'est quelque chose qui se conquiert avec le temps. Celui qui a décidé de créer ce poste, je peux vous dire, et je le dis sans détour, est mieux placé que quiconque pour savoir qui il devra désigner à ce poste de très grande importance. Vous êtes candidat à la vice-présidence, Monsieur Sadi ? Moi, je ne m'agite pas. Justement, je ne me considère pas parmi ceux qui s'agitent parce que je sais, comme je vous le dis, que ce sont des choses qui ne dépendent pas de nous. À lire aussiCameroun: l'absence prolongée de Paul Biya continue de susciter interrogations et inquiétudes
Une chaleur caniculaire, des coupures d'électricité et d'eau à répétition, des problèmes d'approvisionnement et une colère sociale qui enfle… « La Tunisie traverse une phase de "grands défis" où les conditions d'un "vivre dignement" se sont fortement dégradées » : ce sont les mots, plutôt prudents, ce week-end d'un responsable du puissant syndicat UGTT, l'Union générale tunisienne du travail. Des propos relayés par le site tunisien Webdo. L'UGTT qui dit se faire l'écho « des plaintes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie. » Et d'après le syndicat, « la situation nécessite "une urgence nationale" et une "réconciliation nationale globale", basée sur un dialogue réunissant les organisations nationales et la société civile. » Dégradation et répression… L'UGTT qui se garde bien de citer dans ses critiques le président Kaïs Saïed. Le Monde Afrique à Paris, lui, n'a pas cette précaution… « Kaïs Saïed fait face à une forte colère sociale », pointe le journal. « Alors que le pays a traversé deux semaines de canicule étouffante et s'apprête à affronter à nouveau des températures dépassant largement les 40 degrés, les Tunisiens font face à des coupures d'eau et d'électricité d'une ampleur inédite, qui alimentent la colère de la population. (…) Le régime accroît la répression politique et ne parvient pas à empêcher la détérioration des services publics. (…) Samedi dernier, rapporte encore Le Monde Afrique, à l'occasion du cinquième anniversaire du coup de force présidentiel, des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Tunis (…). "Kaïs Saïed fait de la surenchère souverainiste, c'est le dernier rempart d'un régime incapable d'assurer un service public minimum", pointe Hamza Meddeb, chercheur au Carnegie Middle East Center. (…) Hamza Meddeb qui décrit un régime financièrement aux abois et perçu comme étant sous tutelle algérienne en raison de sa dépendance énergétique. » « Explosion » ? Le Monde Afrique rapporte également cette récente interview sur France 24 de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki : « l'ex-chef d'État, exilé en France et condamné en 2024 par contumace en Tunisie à plusieurs années de prison, a vivement critiqué Kaïs Saïed, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs à la faveur de son coup de force du 25 juillet 2021. Moncef Marzouki a estimé que la Tunisie traversait une "crise politique d'une gravité exceptionnelle" et a prédit une "explosion". Il s'est également dit convaincu que des alternatives au pouvoir actuel étaient discutées en Tunisie comme à l'étranger. » Une interview qui a suscité la colère des autorités tunisiennes qui ont dénoncé une « ingérence inacceptable. » Paul Biya toujours invisible… À la Une également les interrogations au Cameroun et au-delà sur l'état de santé de Paul Biya… Le président camerounais est absent du pays depuis le 7 juin dernier. Il n'est toujours pas apparu en public. Son entourage affirme qu'il va bien. « Plusieurs informations de presse ont évoqué un séjour en Suisse, notamment à Genève, où il recevrait des soins, relève le site Afrik.com. Ces informations n'ont cependant été confirmées par aucune autorité officielle camerounaise ou suisse. Le gouvernement a d'ailleurs contesté l'hypothèse d'une hospitalisation de Paul Biya dans une clinique genevoise. » Le fils pour succéder au père ? Reste que le débat sur sa succession se trouve relancé… Et un nom revient, celui de Franck Biya… « Franck Biya, vice-président de la République du Cameroun et successeur constitutionnel du chef de l'État ? », s'interroge Jeune Afrique. « Il y a encore quelques années, l'hypothèse aurait relevé de la pure fiction politique. Homme d'affaires longtemps établi entre Los Angeles, Johannesburg et Paris, le fils aîné de Paul Biya et de Jeanne-Irène Biya, aujourd'hui âgé de 54 ans, n'avait jamais brigué de mandat ni affiché d'ambitions politiques. Mais son retour à Yaoundé en mars 2020, ses apparitions officielles aux côtés du président, son adhésion au RDPC, au pouvoir, et la mobilisation de l'association "Amis de Franck Biya" ont nourri les spéculations, relève le site panafricain. Certains l'imaginaient même candidat à la présidentielle d'octobre 2025, avant que Paul Biya ne décide de se représenter. La restauration récente de la vice-présidence de la République a ravivé l'hypothèse d'un duo père-fils au sommet de l'État. Paul Biya se serait lui-même décidé en faveur de son aîné, croit encore savoir Jeune Afrique, mais l'opposition farouche de la première dame, Chantal Biya, déterminée à promouvoir l'un de ses proches, a jusqu'ici bloqué la situation. Toutefois, Franck Biya s'attelle à plaider sa cause en coulisses, y compris en Europe, où il réside actuellement. »
Une chaleur caniculaire, des coupures d'électricité et d'eau à répétition, des problèmes d'approvisionnement et une colère sociale qui enfle… « La Tunisie traverse une phase de "grands défis" où les conditions d'un "vivre dignement" se sont fortement dégradées » : ce sont les mots, plutôt prudents, ce week-end d'un responsable du puissant syndicat UGTT, l'Union générale tunisienne du travail. Des propos relayés par le site tunisien Webdo. L'UGTT qui dit se faire l'écho « des plaintes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie. » Et d'après le syndicat, « la situation nécessite "une urgence nationale" et une "réconciliation nationale globale", basée sur un dialogue réunissant les organisations nationales et la société civile. » Dégradation et répression… L'UGTT qui se garde bien de citer dans ses critiques le président Kaïs Saïed. Le Monde Afrique à Paris, lui, n'a pas cette précaution… « Kaïs Saïed fait face à une forte colère sociale », pointe le journal. « Alors que le pays a traversé deux semaines de canicule étouffante et s'apprête à affronter à nouveau des températures dépassant largement les 40 degrés, les Tunisiens font face à des coupures d'eau et d'électricité d'une ampleur inédite, qui alimentent la colère de la population. (…) Le régime accroît la répression politique et ne parvient pas à empêcher la détérioration des services publics. (…) Samedi dernier, rapporte encore Le Monde Afrique, à l'occasion du cinquième anniversaire du coup de force présidentiel, des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Tunis (…). "Kaïs Saïed fait de la surenchère souverainiste, c'est le dernier rempart d'un régime incapable d'assurer un service public minimum", pointe Hamza Meddeb, chercheur au Carnegie Middle East Center. (…) Hamza Meddeb qui décrit un régime financièrement aux abois et perçu comme étant sous tutelle algérienne en raison de sa dépendance énergétique. » « Explosion » ? Le Monde Afrique rapporte également cette récente interview sur France 24 de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki : « l'ex-chef d'État, exilé en France et condamné en 2024 par contumace en Tunisie à plusieurs années de prison, a vivement critiqué Kaïs Saïed, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs à la faveur de son coup de force du 25 juillet 2021. Moncef Marzouki a estimé que la Tunisie traversait une "crise politique d'une gravité exceptionnelle" et a prédit une "explosion". Il s'est également dit convaincu que des alternatives au pouvoir actuel étaient discutées en Tunisie comme à l'étranger. » Une interview qui a suscité la colère des autorités tunisiennes qui ont dénoncé une « ingérence inacceptable. » Paul Biya toujours invisible… À la Une également les interrogations au Cameroun et au-delà sur l'état de santé de Paul Biya… Le président camerounais est absent du pays depuis le 7 juin dernier. Il n'est toujours pas apparu en public. Son entourage affirme qu'il va bien. « Plusieurs informations de presse ont évoqué un séjour en Suisse, notamment à Genève, où il recevrait des soins, relève le site Afrik.com. Ces informations n'ont cependant été confirmées par aucune autorité officielle camerounaise ou suisse. Le gouvernement a d'ailleurs contesté l'hypothèse d'une hospitalisation de Paul Biya dans une clinique genevoise. » Le fils pour succéder au père ? Reste que le débat sur sa succession se trouve relancé… Et un nom revient, celui de Franck Biya… « Franck Biya, vice-président de la République du Cameroun et successeur constitutionnel du chef de l'État ? », s'interroge Jeune Afrique. « Il y a encore quelques années, l'hypothèse aurait relevé de la pure fiction politique. Homme d'affaires longtemps établi entre Los Angeles, Johannesburg et Paris, le fils aîné de Paul Biya et de Jeanne-Irène Biya, aujourd'hui âgé de 54 ans, n'avait jamais brigué de mandat ni affiché d'ambitions politiques. Mais son retour à Yaoundé en mars 2020, ses apparitions officielles aux côtés du président, son adhésion au RDPC, au pouvoir, et la mobilisation de l'association "Amis de Franck Biya" ont nourri les spéculations, relève le site panafricain. Certains l'imaginaient même candidat à la présidentielle d'octobre 2025, avant que Paul Biya ne décide de se représenter. La restauration récente de la vice-présidence de la République a ravivé l'hypothèse d'un duo père-fils au sommet de l'État. Paul Biya se serait lui-même décidé en faveur de son aîné, croit encore savoir Jeune Afrique, mais l'opposition farouche de la première dame, Chantal Biya, déterminée à promouvoir l'un de ses proches, a jusqu'ici bloqué la situation. Toutefois, Franck Biya s'attelle à plaider sa cause en coulisses, y compris en Europe, où il réside actuellement. »
Paul Biya n'est plus apparu publiquement depuis le 7 juin, date à laquelle le journal officiel Cameroon Tribune annonçait son départ pour « un court séjour privé en Europe ». Plus de 50 jours plus tard, aucune précision n'a été donnée sur son lieu de résidence ni sur une éventuelle date de retour, alors que le président camerounais est âgé de 93 ans. Cette longue absence et le silence du gouvernement nourrissent rumeurs et inquiétudes sur la continuité de l'État : des partis d'opposition parlent de « vacance du pouvoir », de « pilotage automatique » ou de gouvernement en « télétravail ». Que prévoit la Constitution en cas d'absence prolongée du président ? Cette situation peut-elle créer des blocages dans la gestion des dossiers importants du pays ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela.
Au Cameroun, cela fait 50 jours que le président Paul Biya a quitté le pays. Parti du Cameroun le 7 juin dernier, le chef de l'État camerounais, qui est âgé de 93 ans, dont bientôt 44 au pouvoir, n'a plus été vu en public depuis cette date. Une absence qui alimente les débats au sein de la classe politique et dans les médias camerounais. L'opposition fustige un pays en "pilotage automatique", tandis que la présidence rassure.
« 50 jours, c'est trop ! », s'exclame Le Messager en première page. « Parti du Cameroun le 7 juin dernier en compagnie de son épouse, pour un séjour privé en Europe, Paul Biya a déjà passé 50 jours hors du territoire national, déplore le quotidien de Douala, laissant un pays en panne, un gouvernement impotent et le peuple souverain dans le stress et l'incertitude du lendemain ». « Durant cette période de 50 jours, précise pour sa part le site Actu Cameroun, l'activité de la présidence de la République s'est limitée à la signature de quelques décrets militaires et à l'envoi de télégrammes officiels. Cette absence prolongée génère une forte attente politique à Yaoundé, rythmée par des rumeurs, de faux décrets circulant sur les réseaux sociaux et des appels de l'opposition à clarifier la situation ». Vacance du pouvoir ? En effet, précise Actu Cameroun, « plusieurs figures de l'opposition et intellectuels dénoncent une paralysie ou une gestion dématérialisée de l'État. Le député d'opposition Jean-Michel Nintcheu a officiellement appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir présidentiel. Une position partagée par certains juristes (…). Face aux critiques, les autorités rejettent fermement l'idée d'un vide institutionnel et affirment que le président continue d'étudier les dossiers et de donner des directives ». Enfin, pointe encore le site camerounais, « bien qu'une rumeur récurrente évoque un délai fatidique de 45 jours d'absence pour acter une destitution, les analystes rappellent que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite de temps concernant les séjours du président à l'étranger ». À noter ce chiffre donné par Le Journal du Cameroun : « En 43 ans au pouvoir, Paul Biya aurait passé environ 2 600 jours à l'étranger, soit près de 7 ans… ». C'est « le record absolu des séjours privés des chefs d'État africains hors de leurs pays ». Malaise ? Alors, où se trouve Paul Biya ? En Suisse… Le président camerounais, 93 ans, y séjourne très souvent, notamment pour des soins médicaux. Et ce serait encore le cas, d'après Jeune Afrique : « le chef de l'État camerounais a été admis dans une clinique privée suisse, croit savoir le site panafricain, quelques semaines après avoir fait un malaise au palais présidentiel, lors de la réception donnée à l'occasion de la fête nationale, le 20 mai. Une version démentie par la présidence ». En tout cas, poursuit Jeune Afrique, « ces derniers jours, tout semblait indiquer un retour imminent de Paul Biya à Yaoundé. La présidence avait engagé les préparatifs habituels : dispositif sécuritaire, organisation logistique, coordination des équipes. Plusieurs membres de la délégation se tenaient prêts à quitter la Suisse. Mais le départ a été reporté au dernier moment, relançant les rumeurs sur l'état de santé du chef de l'État, certains évoquant même sa disparition ». Là encore, démenti formel des autorités : « "Vous pensez que nous serions irresponsables au point de cacher le décès du chef de l'État ?", a balayé Samuel Mvondo Ayolo, contacté par Jeune Afrique. Celui qui fut ambassadeur à Paris assure que Paul Biya est en "très bonne santé", qu'il "n'a jamais été hospitalisé" et qu'il a encore récemment convié ses proches "à déjeuner dans un restaurant d'Évian", en France ». La question de la succession… Quoi qu'il en soit, cette absence du chef de l'État interroge… et pose la question de l'après. « Dans un régime où les arbitrages essentiels remontent au sommet, l'absence prolongée du chef peut encourager les ambitions et accélérer les luttes de clans », relève Afrik.com. Et « la question de l'après-Biya ne dépend plus seulement de rumeurs sur sa santé, avec un président de 93 ans absent depuis sept semaines, une vice-présidence constitutionnelle non pourvue, un gouvernement toujours attendu plusieurs mois après le début du nouveau mandat et un parti contraint de démontrer qu'il peut fonctionner sans son chef dans la salle. Que Paul Biya rentre demain ou dans un mois, conclut Afrik.com, la question de l'organisation de sa succession est désormais installée au cœur du débat public camerounais (…). »
« 50 jours, c'est trop ! », s'exclame Le Messager en première page. « Parti du Cameroun le 7 juin dernier en compagnie de son épouse, pour un séjour privé en Europe, Paul Biya a déjà passé 50 jours hors du territoire national, déplore le quotidien de Douala, laissant un pays en panne, un gouvernement impotent et le peuple souverain dans le stress et l'incertitude du lendemain ». « Durant cette période de 50 jours, précise pour sa part le site Actu Cameroun, l'activité de la présidence de la République s'est limitée à la signature de quelques décrets militaires et à l'envoi de télégrammes officiels. Cette absence prolongée génère une forte attente politique à Yaoundé, rythmée par des rumeurs, de faux décrets circulant sur les réseaux sociaux et des appels de l'opposition à clarifier la situation ». Vacance du pouvoir ? En effet, précise Actu Cameroun, « plusieurs figures de l'opposition et intellectuels dénoncent une paralysie ou une gestion dématérialisée de l'État. Le député d'opposition Jean-Michel Nintcheu a officiellement appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir présidentiel. Une position partagée par certains juristes (…). Face aux critiques, les autorités rejettent fermement l'idée d'un vide institutionnel et affirment que le président continue d'étudier les dossiers et de donner des directives ». Enfin, pointe encore le site camerounais, « bien qu'une rumeur récurrente évoque un délai fatidique de 45 jours d'absence pour acter une destitution, les analystes rappellent que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite de temps concernant les séjours du président à l'étranger ». À noter ce chiffre donné par Le Journal du Cameroun : « En 43 ans au pouvoir, Paul Biya aurait passé environ 2 600 jours à l'étranger, soit près de 7 ans… ». C'est « le record absolu des séjours privés des chefs d'État africains hors de leurs pays ». Malaise ? Alors, où se trouve Paul Biya ? En Suisse… Le président camerounais, 93 ans, y séjourne très souvent, notamment pour des soins médicaux. Et ce serait encore le cas, d'après Jeune Afrique : « le chef de l'État camerounais a été admis dans une clinique privée suisse, croit savoir le site panafricain, quelques semaines après avoir fait un malaise au palais présidentiel, lors de la réception donnée à l'occasion de la fête nationale, le 20 mai. Une version démentie par la présidence ». En tout cas, poursuit Jeune Afrique, « ces derniers jours, tout semblait indiquer un retour imminent de Paul Biya à Yaoundé. La présidence avait engagé les préparatifs habituels : dispositif sécuritaire, organisation logistique, coordination des équipes. Plusieurs membres de la délégation se tenaient prêts à quitter la Suisse. Mais le départ a été reporté au dernier moment, relançant les rumeurs sur l'état de santé du chef de l'État, certains évoquant même sa disparition ». Là encore, démenti formel des autorités : « "Vous pensez que nous serions irresponsables au point de cacher le décès du chef de l'État ?", a balayé Samuel Mvondo Ayolo, contacté par Jeune Afrique. Celui qui fut ambassadeur à Paris assure que Paul Biya est en "très bonne santé", qu'il "n'a jamais été hospitalisé" et qu'il a encore récemment convié ses proches "à déjeuner dans un restaurant d'Évian", en France ». La question de la succession… Quoi qu'il en soit, cette absence du chef de l'État interroge… et pose la question de l'après. « Dans un régime où les arbitrages essentiels remontent au sommet, l'absence prolongée du chef peut encourager les ambitions et accélérer les luttes de clans », relève Afrik.com. Et « la question de l'après-Biya ne dépend plus seulement de rumeurs sur sa santé, avec un président de 93 ans absent depuis sept semaines, une vice-présidence constitutionnelle non pourvue, un gouvernement toujours attendu plusieurs mois après le début du nouveau mandat et un parti contraint de démontrer qu'il peut fonctionner sans son chef dans la salle. Que Paul Biya rentre demain ou dans un mois, conclut Afrik.com, la question de l'organisation de sa succession est désormais installée au cœur du débat public camerounais (…). »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une plainte déposée contre Paul Biya en France par un opposant et la situation sécuritaire qui se dégrade en Haïti malgré les missions de l'ONU. France : comment un scandale d'État a-t-il brisé la vie de milliers d'enfants réunionnais ? C'est l'un des chapitres les plus méconnus de l'histoire de France. Entre 1962 et 1984, 2 015 enfants réunionnais ont été arrachés à leur île et transférés vers la métropole dans le cadre d'une politique menée par l'État. Présentée à l'époque comme une réponse à la croissance démographique de La Réunion et au dépeuplement de certaines régions de l'Hexagone, cette opération a laissé des traumatismes profonds chez de nombreux enfants et leurs familles. Après l'Assemblée nationale, le Sénat vient d'adopter à l'unanimité une loi de réparation en faveur de ces enfants dits « de la Creuse ». Comment cet exil forcé s'est-il organisé ? Que prévoit concrètement cette loi de réparation ? Avec Sylvie Koffi, journaliste au service France de RFI. Cameroun : pourquoi l'opposant Issa Tchiroma a-t-il saisi la justice française ? Depuis son exil en Gambie, l'ancien ministre devenu opposant, Issa Tchiroma Bakary, a déposé une plainte à Paris contre le président Paul Biya et plusieurs hauts responsables camerounais. Il les accuse d'être impliqués dans les violences qui ont suivi l'élection présidentielle d'octobre 2025. Dans un communiqué, celui qui se présente comme le « président élu » affirme avoir identifié les responsables, des donneurs d'ordres aux exécutants, et réclame justice pour les victimes de ce qu'il décrit comme une répression « sauvage et brutale ». Mais quels sont précisément les faits reprochés au chef de l'État camerounais ? Pourquoi cette plainte a-t-elle été déposée en France ? Quelles sont les chances qu'une telle procédure aboutisse ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela. Haïti : la nouvelle force de l'ONU contre les gangs est-elle déjà dans l'impasse ? En visite en Haïti, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rencontré les autorités et des représentants de la société civile afin d'évaluer l'ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le pays. Malgré le déploiement d'une nouvelle force chargée de lutter contre les gangs, la violence continue de s'intensifier. Selon les Nations unies, plus de 2 300 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l'année. Pourquoi la situation sécuritaire continue-t-elle de se dégrader ? Les conditions sont-elles réellement réunies pour garantir la tenue d'un scrutin crédible et sécurisé dans les prochains mois ? Avec Jean-Marie Theodat, directeur du département de géographie à l'Université Panthéon-Sorbonne. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Elle revient aujourd'hui sur les images de la semaine de la Coupe du monde 2026 qui ont fait le tour des réseaux sociaux.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le projet du chemin de fer reliant le Cameroun au Tchad, le sort des avoirs gelés iraniens après l'accord et la présidentielle au Pérou. Mondial 2026 : Hervé Renard peut-il sauver les Aigles de Carthage ? Coup de tonnerre dans le camp tunisien en pleine Coupe du monde 2026 ! Après la lourde défaite face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne a décidé de se séparer de son sélectionneur, Sabri Lamouchi. Pour le remplacer, elle a fait appel à une figure bien connue du football africain : Hervé Renard. Arrivé en urgence au Mexique, le technicien français prend immédiatement les commandes des Aigles de Carthage avec une mission claire : relancer l'équipe dans la compétition. Pourquoi ce choix ? Hervé Renard peut-il provoquer l'électrochoc attendu et changer le destin de la Tunisie dans ce Mondial ? Avec Cédric de Oliveira, journaliste au service des sports de RFI. Cameroun-Tchad : qui aura le dernier mot sur le tracé du chemin de fer ? Après plus d'une année de réflexion, le président Paul Biya a finalement arrêté son choix concernant le tracé de la future ligne ferroviaire destinée à relier le Cameroun au Tchad. Trois itinéraires étaient sur la table : un corridor central, un corridor oriental et un corridor occidental. C'est finalement cette dernière option qui a été retenue par Yaoundé. Le chemin de fer partirait de Ngaoundéré, traverserait Garoua, Maroua et Kousséri, avant d'arriver à N'Djamena. Mais côté tchadien, ce tracé suscite de nombreuses réserves. Pourquoi N'Djamena s'oppose-t-elle à cette option ? Comment les deux pays peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour concrétiser ce projet stratégique pour le développement régional ? Avec Polycarpe Essomba, journaliste au service Afrique de RFI. Accord Iran/États-Unis : les avoirs iraniens gelés seront-ils bientôt débloqués ? C'était l'un des principaux points de blocage des négociations entre Téhéran et Washington. Mais un accord semble se dessiner. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés à l'étranger. Le responsable iranien a même rappelé que la restitution de ces fonds, ainsi que des compensations pour les dommages subis, constituaient deux exigences essentielles. Mais de combien d'argent parle-t-on exactement ? Pourquoi ces fonds sont-ils si stratégiques pour l'économie iranienne ? Donald Trump ira-t-il réellement jusqu'au bout de cet engagement ? Avec Guillaume Naudin, présentateur de la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Pérou : vers un recomptage de tous les bulletins de la présidentielle ? 35 000 voix seulement séparent les deux candidats sur les 19 millions de bulletins dépouillés. 10 jours après le second tour de la présidentielle, plus de 99% de votes ont été comptabilisés et l'écart reste infime entre la candidate de droite Keiko Fujimori et le candidat de gauche Roberto Sanchez. Alors que le suspense demeure total, Roberto Sanchez réclame le recomptage de l'ensemble des bulletins. Pourquoi demander un nouveau décompte alors que le dépouillement n'est pas encore totalement terminé ? Quels sont les enjeux derrière ce bras-de-fer politique ? Avec Lissell Quiroz, historienne et professeure en études latino-américaines à Cergy Paris Université.
Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long. Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ? Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience
At 93, Paul Biya is the oldest head of state in the world. In June he will have been the leader of Cameroon for 44 years and is currently serving his eighth consecutive term. It was announced in April that for the first time in Biya's leadership, the position of vice-president would be created in the country. This new post has drawn attention to the lack of certainty within Cameroon over who will take over from Paul Biya once he is no longer in office. BBC Africa's Paul Njie is from Cameroon himself and has been looking into the story. A Thai drag performer has won the latest series of the television show RuPaul's Drag Race: UK versus The World. Gawdland is the first Thai winner of the all-star series and also the first non-native English speaker to take the title. Her triumph took some by surprise, but for fans of Drag Race, she's seen as a trailblazer for East Asian drag queens. Panisa Aemocha of BBC Thai explains what makes Gawdland such a stand-out performer. Like anyone forced to leave their home country against their will, Russians who've sought asylum abroad face a variety of painful realities. Besides homesickness and the challenges of adapting to a new country, they also cannot safely return home to visit loved ones. For many years, exiled Russians could reunite with Russian family and friends in a wide variety of European and other countries, including the Baltic states. But as the rift between Russia and the rest of Europe deepend in the wake of the war in Ukraine, visa restrictions changed, leaving Russians with only a small handful of countries in which they could meet people from home. Recently, an exiled Russian man in his twenties, Sasha, planned and filmed a unique reunion with Russian friends. BBC Russian's Tatiana Kovtun tells Sasha's story and discusses the online response. The Fifth Floor is at the heart of global storytelling on the BBC World Service, bringing you the best stories from journalists in the BBC's 43 language services. We're here to help you make sense of the stories making headlines around the world; to excite your curiosity and to get to grips with the facts. Recent episodes have investigated Russia's youth armies and how they make soldiers of Ukrainian children; featured the BBC team who were the first journalists to the site of the Nigerian school kidnappings and reflected the effects of internet blackouts in Iran, Uganda and India. If you want to know more about Venezuela's acting president, Delcy Rodriguez, and the legacy of Hugo Chavez; or how Vladimir Putin's network of deep cover spies operates; or why Donald Trump signed an executive order granting white South Africans asylum in the US, we have all those stories and more. Presented by Faranak Amidi. Produced by Laura Thomas and Caroline Ferguson (Photo: Faranak Amidi. Credit: Tricia Yourkevich.)
Quel est l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz sur les économies africaines ? Coup de projecteur ce matin sur le Cameroun, qui est un pays producteur de pétrole, mais qui est obligé d'importer le carburant qu'il consomme, car il n'a aucune capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi est un jeune homme d'affaires de 39 ans, qui a travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier à Douala. Le 12 octobre dernier, avec son parti, le MP3, il était aussi candidat à la présidentielle, où il est arrivé officiellement huitième avec moins de 1% des voix. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelles sont les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur un pays comme le vôtre, le Cameroun ? Hiram Samuel Iyodi : Le détroit d'Ormuz, c'est quand même 16 % des exportations du continent africain. Le Cameroun, en particulier, est un pays producteur de pétrole qui ne le raffine pas son pétrole, qui le commercialise sur les marchés internationaux. Depuis le démarrage de la guerre du côté de l'Iran, c'est un doublement des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. L'Etat du Cameroun se retrouve donc de nouveau à devoir subventionner partiellement la mise à la consommation des produits pétroliers sur le marché. Il y a un impact qui ne va pas tarder à venir sur les coûts des transports et sur les coûts des produits alimentaires. Alors, depuis plus de deux ans, le Nigeria voisin dispose d'une méga raffinerie construite par le milliardaire Aliko Dangoté, près de Lagos. Vous qui avez travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier chez CAC International, qu'est-ce que vous conseillez ? Aujourd'hui, la réalité de la situation nous impose à peu près un appel de fonds de 1000 milliards de francs CFA pour pouvoir réparer la Sonara. Je pense que ça devrait être la priorité. C'est la raffinerie qui se trouve à Limbé. Et qui a pris feu… Et qui a pris feu en 2020. En plus, il y a la nécessité, avec le déploiement de la zone industrielle du port autonome de Kribi, de construire une deuxième raffinerie à Kribi. C'est vrai que le Nigeria a augmenté ses livraisons de produits pétroliers vers le Cameroun. On est pratiquement à 30 ou 40 % aujourd'hui. C'est notre premier fournisseur actuellement, notamment avec l'investissement de Dangoté. Mais pour une meilleure souveraineté énergétique, le Cameroun gagnerait à la fois à remettre en état la raffinerie de Limbé et à en construire une nouvelle au niveau de la zone industrielle du port de Kribi. Et que faut-il faire ? Globalement, il faut pouvoir mettre en place une stratégie industrielle qui nous permet de transformer nos matières premières localement. Nous continuons d'importer des denrées comme l'huile de palme, comme le sucre, alors que nous avons le territoire et les compétences pour les transformer localement. L'un des secteurs les plus touchés par la crise au Moyen-Orient, c'est aussi le transport aérien. La hausse du prix des billets d'avion, est-ce que c'est inéluctable ? C'est inéluctable. Si le kérosène flambe. Il y a un impact direct. Il y a le transport aérien, vous l'avez dit, il y a également le transport maritime. Donc, c'est un impact majeur sur un continent pour lequel le pouvoir d'achat est déjà relativement bas. On a déjà pratiquement une vingtaine de monnaies africaines qui ont été dépréciées depuis le début de l'année. Nous sommes fortement inquiétés par la situation. Alors vous parlez de ces monnaies nationales dont la valeur est dépréciée. Vous qui êtes hostile au franc CFA, est-ce que, momentanément, cette monnaie adossée à l'euro ne vous protège pas ? Si, elle assure, malheureusement ou heureusement, une certaine stabilité. Avant de pouvoir penser à une transformation ou un cheminement vers une monnaie autonome, africaine ou camerounaise, il faut un minimum de stabilité de l'économie. Et là, nous sommes donc obligés pour le moment de faire avec le franc CFA qui assure un minimum de stabilité pour nos économies. Vous êtes aussi un homme politique camerounais à la tête du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple, le MP3. Vous avez brigué la magistrature suprême le 12 octobre dernier. Au final, vous êtes arrivé huitième avec moins de 1 % des voix officiellement. N'êtes-vous pas déçu par ce score ? Déçu par le résultat. Mais je pense que les citoyens ont estimé que le candidat Issa Tchiroma était celui qui incarnait le mieux la rupture face au régime, ou alors qui avait le plus grand espoir de chance de victoire. Et donc le débat politique en 2025 ne s'est pas vraiment joué sur la qualité des offres politiques, mais sur la capacité à renverser le régime RDPC. En fait, beaucoup de sympathisants de l'opposition ont voté massivement Tchiroma c'est ça ? Absolument. Même dans notre camp. Nous avons des militants qui nous appelaient le matin pour nous prévenir qu'ils allaient voter en faveur du candidat Tchiroma. Pour combattre la fraude électorale dans votre pays, vous proposez une application de suivi du dépouillement des bulletins en temps réel ? C'est ce que nous avons proposé, ce qui nécessitait d'avoir une couverture de l'ensemble des bureaux de vote, avec une remontée instantanée des résultats qui permettrait que le même jour, à 22 h-23 h, on sache quelle est la tendance réelle des votes. Il y a un mois, le Parlement camerounais a révisé la Constitution de votre pays. Paul Biya va être désormais épaulé par un vice-président. Qu'est-ce que vous en pensez ? Deux choses. La première, c'est que cette loi a été votée par un Parlement dont le mandat est échu théoriquement depuis l'année 2025, qui se retrouve donc en train de voter une nouvelle architecture constitutionnelle d'une part. Et d'autre part, le président Biya n'avait pas présenté cette disposition-là dans le projet qu'il avait défendu devant les Camerounais au moment de la campagne électorale. Donc pour nous, c'est une violation de la légitimité populaire. Alors pour l'instant, personne ne sait qui va être désigné par Paul Biya comme son vice-président, mais certains, dans l'opposition, redoutent un choix dynastique… C'est ce que nous entendons dire. Pour être très précis, il est évoqué le nom du fils actuel du président de la République, qui est un citoyen camerounais comme les autres, donc qui pourra aspirer à une fonction politique. Pour nous, le problème réside dans la qualité nominative de cette vice-présidence. On pourrait donc se retrouver avec un citoyen camerounais à la tête de l'Etat, qui n'a pas été désigné par les électeurs camerounais. Donc si fonction de vice-président il devrait y avoir, cela devrait passer par un vote au cours d'une élection, au cours peut-être de la prochaine élection présidentielle avec un ticket président vice-président qui serait présenté aux citoyens camerounais. Le leader d'opposition Maurice Kamto, qui vous avait reçu pendant la campagne électorale, parle même d'une régression, d'un naufrage constitutionnel et politique… Ce que le président Kamto dit est exact. Nous devons rester mobilisés pour rappeler que ce qui se passe est extrêmement grave pour la démocratie camerounaise.
« Bamenda : Léon XIV sur les pas de Jean-Paul II, 41 ans après », titre le Bled parle. Le site d'information camerounais raconte « qu'à sa descente d'avion, le pape Léon XIV a été salué par une foule venue en grand nombre, plusieurs heures avant l'arrivée du successeur de Pierre ». « Au-delà de l'enthousiasme populaire, précise le Bled parle, cette visite revêt un caractère historique. Léon XIV devient le deuxième pape à se rendre à Bamenda, après Jean-Paul de en 1985 ». « Toutefois le contexte a profondément évolué, remarque le site camerounais. La région est aujourd'hui marquée par une insécurité persistante liée au conflit sociopolitique qui a causé la mort de milliers de personnes (…) Le message de Léon XIV s'est voulu résolument tourné vers la paix, comme en témoigne le thème de sa visite : "je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix "». « Sur la crise qui sévit dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, Léon XIV a fustigé ceux qui provoquent les souffrances », explique de son côté, Actu Cameroun, qui cite les propos du pape : « Les seigneurs de la guerre font semblant de l'ignorer mais il suffit d'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ne suffit pas pour reconstruire ». Actu Cameroun a également rencontré une habitante de Bamenda. « Elle espère (nous dit-on) que cette arrivée du Pape et sa rencontre avec le président Paul Biya et des membres du gouvernement va ouvrir une brèche pour le dialogue entre les séparatistes et les autorités pour une issue pacifique à la crise anglophone qui dure depuis près de dix ans ». Retransmission interrompue La presse camerounaise se fait aussi l'écho d'un incident technique qui a marqué les premières heures de la visite du pape. « Un incident survenu mercredi, raconte le Journal du Cameroun, « lors de la retransmission en direct de la visite de Léon XIV au Palais de l'Unité, les spectateurs scotchés sur le réseau CRTV, (la radio-télé camerounaise) ont observé une rupture du signal, lors du discours du souverain pontife. Image figée, pas de son pendant quelque temps, alors que le pape poursuivait son discours ». À la suite de cet incident, poursuit le Journal du Cameroun, Charles Ndongo, le directeur général de la CRTV « a présenté ses excuses aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires », évoquant « l'indisponibilité de la fibre optique, et l'instabilité du réseau internet », comme étant à l'origine de la panne. Une version que conteste la CAMTEL. C'est à dire l'opérateur de la fibre optique, au Cameroun, la CAMTEL selon laquelle « aucune faille de réseau n'est à évoquer ». L'opérateur, « attribue ainsi le dysfonctionnement, aux choix technologiques faits par la radio télévision camerounaise, qui a décidé de ne pas choisir le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion, à l'aéroport et au palais de l'Unité ». L'opérateur est donc mécontent et le fait savoir, « déplorant l'accusation publique et hâtive dont il a été l'objet ». Ombre au tableau Un incident que relate également Afrik.com. qui ne désigne pas de coupable mais qui s'interroge : « Incident technique ou couac diplomatique ? La CRTV et CAMTEL se renvoient la balle après l'interruption du discours papal ». Afrik.com pose également cette question : « S'agit-il d'une simple erreur humaine, d'un matériel vétuste ou d'un manque de préparation collective ? En attendant une éventuelle enquête pour établir les responsabilités, poursuit le site d'information panafricain, cet incident restera comme une ombre au tableau de la couverture médiatique de cette visite historique du Pape Léon XIV au Cameroun ».
Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ». Rappels à l'ordre… En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l'ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s'est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l'État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d'enjoindre : "il est temps d'oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ». Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l'extrême nord", le pape n'a cessé d'en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ». Pour Le Journal du Cameroun, site d'information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l'occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ». Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d'octobre dernier, la répression s'est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d'un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ». Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique. Commentaire de l'essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d'école. Et pourtant, c'est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d'abord d'une volonté politique qui, jusqu'ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ». Biya entendra-t-il le message papal ? Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d'opposition et même de l'épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d'autant plus compréhensible qu'en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d'autre qui puisse avoir de l'ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu'ils plaident auprès de l'autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ». Toutefois, s'interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n'est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n'ont rien changé à la politique de Biya ».
Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Au sommaire : Au Cameroun, le Parlement a donné son feu vert pour l'instauration d'un poste de vice-président nommé directement par le Président de la République. Comment expliquer cette modification constitutionnelle ? Au Burkina Faso, le président de la Transition Ibrahim Traoré a déclaré « la démocratie, ce n'est pas pour nous ». Qu'en dit la presse continentale ? Le vice-président américain J.D. Vance était ce mardi (7 avril 2026) à Budapest pour soutenir le Premier ministre hongrois en difficulté dans les sondages à quelques jours des élections législatives. Il accuse « les bureaucrates de Bruxelles » de « priver la Hongrie des fonds [européens] auxquels elle a droit ». Pour quelles raisons le mouvement MAGA (Make America great again) tient-il tant à une victoire de Viktor Orban ? Enfin où en est la guerre au Moyen-Orient ? Avec la participation de : François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabè et chroniqueur RFI.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la médiation de la Chine et du Pakistan au Moyen-Orient, la présence ukrainienne en Libye et la création d'un poste de vice-président de la République au Cameroun. États-Unis : vers une politisation de l'armée ? En pleine guerre contre l'Iran, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George. Selon la chaîne CBS, il sera remplacé par « une personne capable de mettre en œuvre la vision de Donald Trump ». Qu'est-il reproché à ce haut gradé ? Pourquoi les démocrates craignent-ils une politisation de l'armée américaine ? Avec Guillaume Naudin, présentateur de la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Guerre au Moyen-Orient : pourquoi la Chine et le Pakistan se posent-ils en médiateurs ? Plus d'un mois après le début de la guerre en Iran, la Chine et le Pakistan ont annoncé une initiative commune pour « rétablir la paix et la stabilité dans le Golfe et la région du Moyen-Orient » en présentant un plan de paix en cinq points : cessation immédiate des hostilités, ouverture de négociations « le plus vite possible », sécurisation des cibles non militaires et des voies de transport, respect de la charte des Nations unies. Pourquoi ces deux pays décident-ils d'intervenir maintenant alors qu'ils étaient en retrait jusqu'à maintenant ? Que gagne la Chine en proposant sa médiation ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Libye : un nouveau théâtre d'affrontement entre Moscou et Kiev ? Selon une enquête exclusive de RFI, des officiers et experts de l'armée ukrainienne sont déployés dans l'ouest libyen, en accord avec le gouvernement de Tripoli dirigé par Abdelhamid Dbeibah. Quelle est l'ampleur de ce déploiement ? Comment expliquer la présence de soldats ukrainiens dans ce pays pourtant allié de la Russie ? La Libye est-elle devenue le terrain d'une guerre par procuration entre Kiev et Moscou ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative. Cameroun : qui sera le successeur constitutionnel de Paul Biya ? Réunis en Congrès, l'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une révision de la constitution permettant la création du poste de vice-président de la République. Ce dernier sera nommé par le président Paul Biya et, en cas de vacance du pouvoir, achèvera le mandat du chef de l'État, en 2032. Jusqu'à présent, en cas de décès, de démission ou d'empêchement définitif dument constaté du président de la République, l'intérim était assuré par le président du Sénat, le temps d'organiser des élections anticipées. Comment interpréter ce changement constitutionnel maintenant ? Qui pour occuper le poste ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela.
Au Cameroun, la révision de la Constitution va permettre à Paul Biya de nommer un vice-président. En cas de vacance du pouvoir, ce dernier terminera le mandat du chef de l'État sans passer par les urnes. L'opposition dénonce une réforme taillée sur mesure pour permettre au président de contrôler sa propre succession, au moins jusqu'en 2032. Que vous inspire cette modification constitutionnelle ? Permettra-t-elle de renforcer l'efficacité de la conduite des affaires de l'État comme l'affirme le pouvoir ? Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les parlementaires camerounais sont réunis depuis hier, jeudi 2 avril, en congrès pour examiner une révision de la Constitution. Elle porte sur la création d'un poste de vice-président. Une évolution qui interroge étant donné l'âge avancé du président Paul Biya, 93 ans dont 44 au pouvoir, et qui a entamé un 8e mandat fin 2025. Pourquoi cette réforme intervient-elle maintenant ? Quel rôle et quel profil pour ce poste ? Cette réforme peut-elle être contestée ? Stéphane Akoa, analyste politique à la fondation Paul Ango Ela, est notre invité. RFI : Stéphane Akoa, ce projet d'instituer un vice-président est évoqué depuis longtemps au Cameroun. Pourquoi selon vous le chef de l'Etat passe-t-il à l'action maintenant ? Stéphane Akoa : c'est toute la question justement, parce qu'il n'y a aucun élément à la fois dans l'environnement politique et dans le contexte institutionnel qui aurait justifié que là, maintenant, ce qui avait été promis, annoncé et espéré depuis longtemps devienne un acte. Lorsque l'on regarde le contenu de la réforme constitutionnelle, en quoi le vice-président apporterait aux institutions de la République un changement, une modification importante ? On ne voit rien de significatif, en tout cas rien qui permette de justifier qu'on ait attendu aussi longtemps pour, au fond, si peu. Paul Biya est au début de son mandat actuel. Est ce qu'on peut dire que c'est un moyen pour lui déjà de préparer sa succession ? Oui, indubitablement. C'est vraiment le signe qu'il met en place ce qui pourrait être une suite pour son système, dans la mesure où il nommera ce vice-président. Donc ce sera encore une question de choix très personnel. Donc on peut dire qu'actuellement rien de très neuf n'est arrivé au Cameroun. Selon ce texte, le vice-président terminerait le mandat en cas de vacance du pouvoir. Donc cela veut dire qu'il l'exercerait potentiellement jusqu'en 2032. C'est une forme de verrouillage des institutions ? Clairement. Verrouillage, d'autant plus qu'il ne fait pas disparaître dans ce projet de loi, le poste de Premier ministre. Donc, l'armature essentielle continue à fonctionner, ou à dysfonctionner, comme c'est le cas depuis de nombreuses années. Et, bien évidemment, le fait qu'il ait la latitude du choix le laisse, lui, Monsieur Biya, à l'abri d'un certain nombre de surprises. Quelle que soit la qualité de ce qui pourrait arriver dans le paysage politique à venir. Alors justement, en termes de profil, pour ce vice-président, est-ce qu'on a des indications ? Est-ce qu'il y a déjà des noms qui circulent ? Il y a évidemment certains qui estiment qu'il devrait plus avoir la charge de l'Économie, d'autres s'occuper des Relations internationales ou de la présence du Cameroun dans les instances internationales, quand le Président de la République ne peut pas y être. Mais étant donné que le Premier ministre est encore là, on peut se demander comment se fera la répartition des responsabilités, des missions, entre ces deux associés qui peuvent être rivaux autour, ou à côté de Monsieur Biya. Donc, il peut y avoir une sorte de chevauchement des pouvoirs entre la Primature et ce vice-président ? Et aussi effectivement l'exécutif au sens présidentiel du terme. Le secrétaire général de la présidence de la République. Donc, au lieu de se simplifier la tâche, au lieu de clarifier le fonctionnement des institutions, on a plus l'impression que Monsieur Biya a rendu la lecture du fonctionnement du dispositif, notamment exécutif, plus complexe. Comment va-t-il répartir ces délégations entre ces deux personnalités ? Que va-t-il laisser au Premier ministre ? Ce sont des questions beaucoup plus que des certitudes qui figurent devant nous. Est-ce que selon vous, cette réforme, elle peut rencontrer des résistances internes, faire naître des dissensions au sein du pouvoir ? Cela pourrait se faire si la personnalité désignée ne fait pas consensus sur son nom, sur son profil, sur ses états de service. Et bien évidemment, on trouvera toujours quelque chose à lui reprocher, et notamment le fait d'appartenir éventuellement à un camp plus qu'un autre. Donc c'est quelqu'un qui va avoir une période, un état de grâce, relativement courte pour s'installer dans ce poste qu'elle (cette personnalité) doit définir. Donc on peut être sceptique. Et l'opposition, que peut-elle faire ? Est-ce que vous vous attendez à des mobilisations, à des manifestations ? Absolument pas. L'Opposition est atone, elle ne sait plus rien dire de ce qui se passe. Les deux figures essentielles que sont Monsieur Tchiroma et Monsieur Kamto ont pour l'instant disparu du paysage politique et donc on ne les entend pas, on ne les voit pas. Et on peut se dire que la nature des changements opérés ne laisse pas à cette opposition grand-chose à dire, puisque ce sont des questions techniques. Beaucoup de Camerounais sont plus préoccupés par leur sort personnel au plan économique, au plan financier. Donc là, on est dans un habillage qui ne concerne que les experts et qui ne fera parler que les docteurs en droit constitutionnel, s'il en existe encore, qui sont capables de s'exprimer sur cette question. Et on est très loin surtout des sujets qui peuvent permettre à l'opposition de trouver là des arguments pour aller à nouveau challenger le système gouvernemental, la majorité présidentielle. Donc, monsieur Biya a gagné un répit à la fois parce qu'il va donner ce poste à un représentant d'une région qui sera satisfaite et qui va s'enthousiasmer, pensant que ce choix est le meilleur pour elle. Il gagne du temps parce qu'il n'y a pas d'élections, il n'y a pas de moment où on pourra discuter, faire de la politique, parler de projets, de concepts, etc. Et puis bien évidemment, il gagne aussi du temps parce qu'il rassure ceux qui étaient inquiets. Donc quelque part, c'est bien joué. À lire aussiCameroun: les parlementaires se penchent sur la création d'un poste de vice-président du pays
Au Cameroun, alors que la population attend toujours le nouveau gouvernement annoncé par Paul Biya il y a trois mois, les députés ont une fois de plus prorogé leur mandat jusqu'en décembre. Que vous inspire cette décision dénoncée par l'opposition ? Comment analysez-vous cette séquence politique ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les principaux opposants politiques au président Saïed en prison, des défenseurs des droits, des avocats, des syndicalistes et des journalistes poursuivis en justice et souvent condamnés : Saadia Mosbah n'a pas échappé à cette règle qui prévaut en Tunisie. Rien ni personne ne doit contester les actes du pouvoir en place. Emprisonnée depuis près de deux ans pour des accusations de malversations financières, la présidente de l'association M'nemty (mon rêve) a été condamnée jeudi dernier à huit ans de prison et à une lourde amende. « Saadia Mosbah, 66 ans, avait été en première ligne, rappelle Le Monde Afrique, pour défendre les migrants en provenance d'Afrique subsaharienne, après un virulent discours en février 2023 du président tunisien, Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de "hordes de migrants clandestins" et un complot "pour changer la composition démographique" du pays. (…) Ancienne hôtesse de l'air, elle-même noire de peau, elle avait été à l'origine de l'adoption en 2018 d'une loi pionnière pour le Maghreb contre les discriminations raciales. » À lire aussiEn Tunisie, la militante antiraciste Saadia Mosbah condamnée à huit ans de prison Pression accrue sur les ONG En Tunisie, silence prudent des médias… C'est dans la presse étrangère qu'on commente cette condamnation. Notamment chez le voisin algérien : « Sombres jours pour les libertés en Tunisie, s'exclame Le Matin d'Algérie. Saadia Mosbah vient d'être arbitrairement condamnée par une justice aux ordres. (…) Pour les observateurs tunisiens et internationaux, cette condamnation illustre une tendance inquiétante, pointe le quotidien algérien : une pression accrue sur les ONG et les militants antiracistes, en particulier ceux qui défendent les droits des migrants. Plusieurs organisations dénoncent la multiplication des poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile, qu'elles jugent motivées par des raisons politiques plutôt que pénales. L'affaire Saadia Mosbah reste un signal fort pour la société civile tunisienne, conclut Le Matin d'Algérie, et acte l'absence de liberté d'association et d'indépendance de la justice dans ce pays. » Le site Afrik.com s'insurge : « Que fait Saadia Mosbah dans les geôles de Kaïs Saïed ? (…) Oui, en 2026, reconnaître pleinement l'autre comme son semblable, comme un être humain titulaire de droits, au premier rang desquels figure le droit fondamental à la vie, peut vous être reproché pénalement (en Tunisie). Oui, en 2026, une femme, une mère, un être humain, est condamnée en Tunisie à huit ans d'emprisonnement pour avoir défendu le respect du droit à la vie de chacun. (…) La souveraineté de la Tunisie ne saurait être placée au-dessus des droits humains, affirme encore Afrik.com. Au contraire, elle doit garantir à chaque Tunisien et à chaque être humain se trouvant sur son territoire le respect du droit à la vie et la protection de ses droits fondamentaux. » Le Cameroun : « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme » À la Une également le Cameroun… Un pays verrouillé, constate Le Monde Afrique, avec cette longue analyse sur la situation politique du pays, cinq mois après la présidentielle et la réélection contestée de Paul Biya, 93 ans, à un huitième mandat. « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme », titre le journal. En effet, depuis octobre dernier, « aucun nouveau gouvernement n'a encore été formé, malgré les attentes d'ouverture et de pacification après la dernière crise électorale. Paul Biya a pourtant promis de s'y atteler. "Dans les prochains jours", disait-il, le 31 décembre dernier. Puis, à nouveau, le 10 février, la dernière fois que les Camerounais ont vu leur président (à la télévision) et entendu le son de sa voix usée. (…) Face à ce pouvoir granitique, l'opposition a rendu les armes, relève Le Monde Afrique. Issa Tchiroma, candidat malheureux à la présidentielle, jugeant sa vie menacée, a discrètement trouvé refuge au Nigeria, puis en Gambie. Impossible pour lui d'organiser la résistance loin de ses troupes. La société civile survit, sujette aux "intimidations et à la peur". C'est dans ce contexte, pointe encore Le Monde Afrique, que le pape Léon XIV se rendra dans le pays, du 15 au 18 avril, au milieu de sa tournée africaine. Une visite qui divise le camp de la contestation, entre ceux qui l'assimilent à un acte de légitimation d'un pouvoir usurpé et ceux qui espèrent que le pape abordera les sujets qui fâchent le pouvoir. »
Une guerre longtemps cachée, mais une guerre aujourd'hui reconnue par le président Emmanuel Macron, suite aux préconisations du rapport de la commission d'historiens camerounais et français, remis début 2025 aux présidents respectifs de la France et du Cameroun. Un rapport de plus de 1 000 pages réunissant quatorze historiennes et historiens, français et camerounais, un travail minutieux de recueil de témoignages et d'analyse d'archives parfois inédites, afin de préciser les responsabilités de chacun, avant et après l'indépendance du Cameroun. Le 1er janvier 1960, le Cameroun fête son indépendance sur fond de guerre civile, mais que s'est-il passé dans ces années 60 ? Qu'est-ce que la commission de 14 historiens camerounais et français a montré dans son rapport remis aux présidents Biya et Macron. Pourquoi la guerre se poursuit-elle contre les mouvements nationalistes et les opposants sous la Présidence de Amadou Ahidjo ? Grâce à la déclassification d'archives militaires et aux nombreux témoignages recueillis par la commission sur le terrain, cette histoire oubliée peut continuer de s'écrire et de se préciser, bien que la question du nombre exact de morts reste sans réponse, car il appartient aux autorités camerounaises de s'en saisir ou pas. Merci à l'historienne Karine Ramondy ainsi qu'à Jean Koufan et Marie Ngo Ndjock, deux collègues camerounais qui ont participé à la rédaction du rapport du volet « Recherche » de la Commission franco-camerounaise sur le rôle de la France au Cameroun entre 1945 et 1971. Le rapport sur le rôle de la France dans la guerre au Cameroun est à retrouver ici. À lire également Leaders assassinés en Afrique centrale 1958-1961 de Karine Ramondy. Un grand merci au magazine L'Histoire dont le numéro de décembre 2025 consacre un article à La guerre oubliée au Cameroun signé Karine Ramondy. Retrouvez-nous sur notre page FB pour en savoir plus et gagner un magazine ! La marche du monde vous propose également sa collection de podcast Africaines Queens, l'histoire de l'Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes. Pour aller plus loin : Leaders assassinés, de Lumumba à Um Nyobe - Spéciale indépendance RDC Cameroun : la guerre secrète
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la puissance navale chinoise et une nouvelle personne à la tête de l'Assemblée nationale au Cameroun. Assassinat de Patrice Lumumba : connaîtra-t-on un jour la vérité ? 65 ans après l'assassinat de Patrice Lumumba, la Chambre du Conseil de Bruxelles a décidé de juger un ancien diplomate belge pour son implication présumée dans la mort du Premier ministre congolais. Étienne Davignon est soupçonné de « participation à des crimes de guerre » pour son implication dans les décisions ayant mené à cette page sombre de l'histoire de la RDC. Pourquoi n'a-t-il pas été inculpé plus tôt ? Quelles sont les preuves à disposition de la justice ? Avec Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles. Chine : comment Pékin renforce sa puissance navale ? Selon le Pentagone, la Chine possèderait plus de 370 navires et sous-marins, ce qui en fait la plus grande flotte militaire du monde. Dernièrement, une publication du Parti communiste chinois a appelé à développer davantage l'économie maritime du pays, tout en défendant la nécessité de s'engager activement dans la gouvernance mondiale des océans. Comment la Chine est-elle parvenue à se doter d'une telle défense maritime ? Pourquoi Pékin préfère développer ses capacités navales plutôt que sa force de frappe aérienne et terrestre ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Cameroun : un « séisme » politique ? Pour la première fois en 34 ans, l'Assemble nationale du Cameroun a un nouveau président. Les députés ont élu Théodore Datouo pour succéder à Cavayé Yeguié Djibril, au perchoir depuis les premières élections multipartites de 1992. Comment expliquer ce changement et pourquoi maintenant ? Est-ce le début d'une nouvelle ère à l'Assemblée nationale ? Où en est le remaniement du gouvernement promis, il y a trois mois, par le président Paul Biya ? Avec Stéphane Akoa, politologue camerounais et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur la coupure internet au Congo-Brazzaville qui a duré plusieurs jours, alors que les Congolais attendaient les résultats du scrutin présidentiel.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la question des élections en Ukraine, le report des élections au Cameroun et le départ de l'ICE de Minneapolis. Laits infantiles contaminés : pourquoi ces produits viennent de Chine ? Ces dernières semaines, plusieurs groupes agro-alimentaires comme Nestlé ou Danone ont rappelé des lots de lait en poudre vendus dans une soixantaine de pays en raison d'un risque de présence de céréulide, une bactérie particulièrement dangereuse pour les nourrissons. Tous les lots provenaient du groupe chinois Cabio Biotech. Pourquoi la filière européenne du lait infantile est-elle si dépendante de la Chine ? L'entreprise chinoise à l'origine de la contamination peut-elle être poursuivie par la justice ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Ukraine : vers l'organisation d'élections ? En réaction à une information du Financial Times affirmant que l'Ukraine, sous pression américaine, allait organiser un scrutin présidentiel et un référendum dans les prochains mois, le président Volodymyr Zelensky a souligné qu'il n'y aurait aucune élection avant « un cessez-le-feu » et l'obtention de « garanties de sécurité ». Alors que la présidentielle aurait dû se tenir en mars 2024, que pense la population du non-respect du calendrier électoral ? Pourquoi Américains et Russes veulent-ils absolument que l'Ukraine organise des élections dès que possible ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Cameroun : pourquoi un nouveau report des législatives et des municipales ? Dans son traditionnel discours à l'occasion de la Journée de la jeunesse, le président Paul Biya a annoncé « un léger réajustement » des élections législatives et municipales. Initialement prévues en mars 2025, elles avaient déjà été reportées à mars 2026. Pour justifier ce changement de calendrier, le chef de l'État a invoqué « certaines contraintes impérieuses ». Que faut-il comprendre ? Pourquoi l'opposition dénonce-t-elle une « manipulation » ? Que pourrait-il se passer si ces scrutins ne se tiennent pas dans le délai légal ? Avec Stéphane Akoa, politologue camerounais et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela. Minneapolis : le départ de l'ICE, une victoire de la mobilisation ? Après des semaines de manifestations et de protestations, Donald Trump a accepté de mettre fin aux opérations de la très controversée police de l'immigration à Minneapolis. Ce départ signifie-t-il que l'ICE est arrivée au bout de sa mission ou qu'elle cède à la pression des habitants ? Ces agents fédéraux seront-ils déployés dans d'autres villes ? Avec Marie-Laure Mallet, maîtresse de conférence à l'Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3).
« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
Une succession de dépression s'abat depuis une semaine sur le nord-ouest du Maroc. De larges zones des provinces de Sidi Kacem et de Larache sont inondées. Environ 150 000 personnes ont dû être évacuées, selon les autorités.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un accord économique entre Kinshasa et Abou Dhabi, l'attente d'un remaniement ministériel au Cameroun et les conséquences d'une potentielle inéligibilité de Marine Le Pen sur le parti du RN. Libye : à qui profite l'assassinat du fils de Kadhafi ? Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, a été tué par un commando de quatre hommes non identifiés à son domicile, dans la ville de Zentan, au nord-ouest de la Libye. Assassinat politique, règlement de comptes ou crime crapuleux, qui se cache derrière sa mort ? Cet assassinat marque-t-il la fin du Kadhafisme ? Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : un accord économique avec Abou Dhabi qui change la donne ? Après deux années de négociations, un accord économique global a été signé à Abou Dhabi entre les ministres du Commerce extérieur des Émirats arabes unis et de la RDC, en présence des présidents Félix Tshisekedi et Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Pourquoi Kinshasa qualifie cet accord d'« historique » ? Peut-on vraiment parler d'un partenariat gagnant-gagnant ? Avec Jean-Pierre Okenda, directeur de l'ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles. Cameroun : à quand un nouveau gouvernement ? Lors de son discours du nouvel an, le président Paul Biya avait évoqué la formation d'un « nouveau gouvernement » à venir dans les « prochains jours ». En 43 ans de pouvoir, c'était la première fois qu'il annonçait publiquement un remaniement ministériel. Plus d'un mois après, pourquoi la nouvelle équipe gouvernementale n'a toujours pas été communiquée ? Qu'est-ce qui bloque ? Avec Stéphane Akoa, analyste politique pour la Fondation Paul Ango Ela. France : Marine Le Pen peut-elle encore viser la présidentielle de 2027 ? Dans le procès en appel de Marine Le Pen pour l'affaire des assistants parlementaires du Front national, le parquet de Paris a requis quatre ans de prison et cinq ans d'inéligibilité sans exécution provisoire. Le verdict des juges ne sera pas connu avant plusieurs mois. Le Rassemblement national est-il préparé à l'éventualité de son inéligibilité ? Si ce scénario se concrétise, Jordan Bardella, le président du parti, sera-t-il de facto le candidat du RN pour la présidentielle 2027 ? Avec Erwan Lecœur, sociologue et politologue, spécialiste de l'extrême droite.
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
Dans cette émission spéciale, quatre journalistes économiques basés à Paris, Montréal et Yaoundé dressent le bilan de l'année 2025 dans le monde : le grand basculement géopolitique, le retour préparé et pragmatique de Trump, l'impact différencié sur le reste du monde, la révolution de l'IA et le recul écologique, les enjeux africains et l'émergence du Sud global, l'omniprésence de endettement la paralysie française, le retour de l'État stratège. NOS INVITÉS
L'opposant camerounais et figure de la gauche nationaliste Anicet Ekane est mort à 74 ans, lundi, alors qu'il se trouvait en détention, à Yaoundé. Président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem), ce soutien de l'opposant Issa Tchiroma Bakary avait été interpellé le 24 octobre à Douala, à la veille de l'annonce de la victoire de Paul Biya, reconduit pour un huitième mandat.
Il aura tout connu durant sa carrière d'homme politique. Une carrière qui « aura duré 50 ans », pointe Le Journal du Cameroun : de ses activités politiques clandestines dans les années 1980, à la création en 1991 de son parti, le Manidem, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, en passant par les présidentielles de 2004 et 2011. Anicet Ekane avait connu aussi la prison, la souffrance, le travail forcé. Et c'est donc en prison qu'il est mort ce lundi. Il souffrait d'insuffisance respiratoire. Il avait 74 ans. « Anicet Ekane avait été arrêté (le 24 octobre dernier), rapporte le site Actu Cameroun, dans le cadre de la répression de la revendication de la victoire d'Issa Tchiroma Bakary, candidat que son parti soutenait à l'élection présidentielle. Il était suspecté d'allégations et d'infractions, comme hostilité envers la patrie, révolution, incitation à la révolte et appel à l'insurrection. Privé de soins médicaux pendant plus d'un mois, il a donc finalement succombé en détention. » D'ailleurs, rapporte encore Actu Cameroun, la famille de l'opposant refuse l'autopsie prévue ce mardi par les autorités. Elle estime que « la vérité des circonstances qui entourent le décès d'Anicet Ekane entre les mains de l'État ne saurait être dite par les seules investigations non contradictoires menées par son administration dans un cas de mort suspecte où ses préposés sont fortement soupçonnés d'agissements criminels pour avoir agi en dehors des règles de droit exécutant des ordres illégitimes. » En effet, précise Afrik.com, « les alertes répétées sur la dégradation de son état de santé ravivent les accusations de négligence des autorités et ont poussé le ministère de la Défense à ouvrir une enquête. » Ce même ministère qui affirme, a contrario, qu'Anicet Ekane était « pris en charge de manière appropriée par le corps médical militaire. » Répression tous azimuts ? En tout cas, « la disparition d'Anicet Ekane, pointe Le Monde Afrique, ravive les craintes entourant le sort des quelque 2 000 personnes détenues et interpellées arbitrairement (au Cameroun depuis la réélection de Paul Biya). Un chiffre avancé par Stand Up for Cameroon, une organisation de défense des droits humains. Les autorités camerounaises quant à elles parlent de 800 arrestations. (…) Stand Up for Cameroon dénonce, rapporte Le Monde Afrique, une crise post-électorale d'une très grave ampleur, marquée par un climat de terreur, une répression brutale des manifestations citoyennes et une restriction très préoccupante de l'espace civique » D'ailleurs, note encore le journal, « la violence de la répression n'est pas étrangère au succès très mitigé de la campagne de protestation de l'opposition déclenchée pour dénoncer la réélection de Paul Biya (le 12 octobre dernier) pour un huitième mandat au détriment d'Issa Tchiroma Bakary. Celui-ci, s'estimant menacé, a préféré quitter le Cameroun pour la Gambie après avoir un temps trouvé refuge au Nigeria. » « Un nouveau fardeau » « Une disparition bien embarrassante pour Paul Biya », commente pour sa part Ledjely en Guinée. Cette mort d'un opposant en prison « vient assombrir davantage l'héritage du dirigeant camerounais, en rappelant les limites d'un système qui peine à garantir les droits les plusélémentaires,s même à ses adversaires politiques. (…) Cette disparition ajoute un nouveau fardeau à un bilan déjà lourd, affirme encore Ledjely : 93 ans, huit mandats successifs, une longue liste de violations des droits humains et de pratiques antidémocratiques. Une charge qui éloigne toujours plus le dirigeant camerounais de toute prétention à une place honorable dans l'histoire. » Et on revient au Monde Afrique qui s'interroge : « les leaders d'opposition tenteront-ils de remobiliser les foules autour du “martyr“ d'Anicet Ekane, victime de la répression du régime ? » Ce qui est sûr, pointe Jeune Afrique, c'est qu'il « était considéré comme un organisateur redouté, capable de fédérer des réseaux contestataires. Depuis des mois, selon ses proches, les services de sécurité le soupçonnaient de vouloir structurer une mouvance plus radicale, hostile au régime. Sa capacité de mobilisation faisait de lui, aux yeux de Yaoundé, plus qu'un opposant : un possible catalyseur de rupture. »
La tournée d'Emmanuel Macron intéresse aussi bien la presse africaine, que la presse panafricaine. Le président français a entamé sa visite par l'Ile Maurice, il se rendra ensuite en Afrique du Sud, en Angola et au Gabon. « Quel message Macron veut-il envoyer au continent ? » Afrik.com. Pour le site d'information panafricain, le président français veut « redéfinir la relation entre la France et le continent », « loin des enjeux militaires qui ont marqué l'actualité récente au Sahel, Emmanuel Macron cherche à impulser de nouvelles « dynamiques », en privilégiant des partenariats plus équilibrés, axés sur la jeunesse, l'économie et le travail mémoriel ». « L'Elysée insiste sur l'objectif de valoriser "le renouvellement de la relation franco-africaine" ». Une visite commentée avec une certaine ironie par la presse burkinabé. « Chassée du Sahel, la France à la recherche d'un second souffle », titre le Pays, selon lequel « les temps ont changé, et c'est tant mieux si la France et ses dirigeants ont compris que ce qu'ils faisaient il y a de cela 40 ou 50 ans en arrière, n'est plus possible aujourd'hui. » Ce qui n'empêche pas l'Observateur Paalga de se demander si « le coq gaulois est à la recherche d'une nouvelle basse-cour », et d'affirmer que « la France ne veut pas faire le deuil d'un passé de conquérant d'empires et de marchés coloniaux ». Relations au beau fixe Jeune Afrique, de son côté, se projette dans la visite d'Emmanuel Macron, dimanche, au Gabon. « Entre Oligui N'guema et Macron, coulisses de retrouvailles très attendues », titre Jeune Afrique, « l'occasion de renforcer encore les liens entre la France avec l'un de ses derniers alliés sur le continent ». « Un tête-à-tête est prévu entre Emmanuel Macron et Brice Oligui N'guema », avec lequel les relations semblent au beau fixe. « Soucieux de préserver ses liens avec le palais du Bord de mer dans un contexte de perte de popularité de la France sur le continent africain, (nous dit Jeune Afrique) l'exécutif français a apporté tout au long de la transition son soutien à la politique de Brice Clotaire Oligui Nguema. Par conséquent, la diplomatie française se garde bien de commenter la décision de la justice gabonaise qui vient de condamner par contumace Sylvia et Nourredine Bongo à vingt ans de prison ». Légitimité Au Cameroun, l'actualité politique porte toujours sur la dernière élection présidentielle. C'est tout d'abord, pour le site Actu Cameroun, une interview de l'avocate Alice Nkom, figure de l'opposition au Cameroun, qui apporte son soutien à Issa Tchiroma Bakary, lequel revendique toujours la victoire à la dernière élection présidentielle et qui appelle ce vendredi à « une journée ville morte ». Maître Alice Nkom ne mâche pas ses mots : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité », a-t-elle dit dans un entretien avec la Deutsche Welle, en ajoutant : « Peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur ». L'avocate, ajoute Actu Cameroun, estime qu'Issa Tchiroma Bakary « bénéficie d'une légitimité populaire », « s'il dit au peuple venez dans la rue, c'est votre bureau, le peuple ira dans la rue ». Le Journal du Cameroun de son côté, s'intéresse à la diaspora. « La diaspora camerounaise combattante pour le changement adresse ses félicitations au candidat à l'élection présidentielle pour sa "victoire" ». La diaspora camerounaise qui se manifeste donc « six semaines après la tenue du scrutin », remarque le Journal du Cameroun, « justifiant son silence par la « confusion créée et entretenue par (…) le mauvais perdant M. Paul Biya ».
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In this episode of Hold Your Fire!, Richard is joined by Crisis Group's Cameroon expert Arrey E. Ntui and Sahel director Jean-Hervé Jézéquel. Richard first talks with Arrey about the fallout from Cameroon's disputed elections, growing public anger toward President Paul Biya – the world's oldest serving head of state – and opposition protests. They also assess how the political crisis might affect Cameroon's long-running Anglophone conflict and risks for further escalation. Richard then turns to Jean-Herve to discuss the blockade imposed by the militant group Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), which has cut off fuel supplies to the capital Bamako. They examine why the military has struggled to secure key supply roads, whether the blockade signals a shift in JNIM's strategy, how it might shape public sentiment toward Mali's military rulers and whether the blockade paves the way for a jihadist takeover.Click here to listen on Apple Podcasts or Spotify. For more, check out our Cameroon and Mali pages. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Le Journal en français facile du jeudi 6 novembre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CA7n.A
43 ans jour pour jour après son accession au pouvoir, Paul Biya prête serment ce jeudi pour son 8ème mandat présidentiel. Alors que l'opposant Issa Tchiroma Bakary continue de revendiquer sa victoire, comment envisagez-vous ce nouveau septennat ? Quelles sont vos priorités ?
Cameroonians went to the polls earlier this month in national elections, and on October 27th, a constitutional commission packed with loyalists confirmed that 92-year-old incumbent Paul Biya had won an eighth consecutive term in office. If he serves out his term, Biya will be 99 years old. After 43 years in office, Cameroonians are used to the electoral shenanigans that have kept Biya in power. But this time, things feel different, according to my guest today, Tony Vinyoh. He's a Cameroonian writer who spoke to me from an undisclosed location in Cameroon. There are protests underway throughout the country, and people are being detained by security forces for questioning the official election results (hence the need for this security protocol.) We kick off discussing the volatile political situation in Cameroon right now, with two politicians claiming victory. Tony Vinyoh then explains why the prevailing mood in the country is profoundly different compared to the aftermath of previous (rigged) elections. He lays out where the unrest is headed and why Cameroonians are clamoring for outside mediation. Please support our global reporting with your paid subscription https://www.globaldispatches.org/
Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina ambayo Bi. Lucy Githinji, mkazi wa jimbo la New Jersey nchini Marekani amezungumza na idhaa hii baada ya matembezi ya hiari kwa ajili ya kuhamasisha jamii kuhusu saratani ya titi, akisema hakika dawa zinafanya kazi.Mratibu wa Umoja wa Mataifa wa Masuala ya Kibinadamu nchini Sudan, Denise Brown amesema ni kweli wamepokea ripoti za mauaji ya baadhi ya wahudumu wa kujitolea huko El Fasher jimboni Darfur wakati huu ambapo mji huo umetwaliwa na wapiganaji wa Vikosi vya Usaidizi wa Haraka, (RSF).Kimbunga Melissa kimepungua nguvu baada ya kutua nchini Jamaica kama kimbunga cha kiwango cha 5, na kuvunja rekodi ya kimbunga chenye nguvu zaidi, kabla ya kuelekea kaskazini mashariki kupita Cuba hadi Bahamas, na kusababisha mafuriko makubwa, uharibifu na kukatika kwa umeme katika maeneo mbalimbali ya Karibea na Amerika ya Kati.Nchini Cameroon, kufuatia mauaji ya raia wakati wa maandamano ya kupinga kutangazwa kwa Paul Biya kuwa mshindi wa kiti cha Urais kwenye uchaguzi uliofanyika Oktoba 12, Ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Haki za Binadamu imeeleza wasiwasi wake juu ya ripoti za vifo hivyo.Na katika Katika kujifunza lugha ya Kiswahili hii leo, mtaalam wetu Onni Sigalla, Mhariri mwandamizi wa Baraza la Kiswahili la Taifa nchini Tanzania, BAKITA. Anafafanua maana za neno "SUMIA."Mwenyeji wako ni Assumpta Massoi, karibu!
As the strategic city of el-Fasher finally falls to the Rapid Support Forces paramilitary group, we analyse what it means in Sudan's ongoing civil war. How the world's oldest president, Paul Biya of Cameroon, is set to change things as he wins a disputed eighth term that could keep him in power until the age of 99. And why are South Africans trying to save an ancient language, which has just one speaker? Presenter: Nyasha Michelle Producers: Mark Wilberforce, Stefania Okereke, Sunita Nahar and Yvette Twagiramariya Technical Producer: Pat Sissons Senior Producer: Piers Edwards Editors: Maryam Abdalla and Sam Murunga
Au Cameroun, un calme précaire règne mardi dans les villes secouées la veille par des manifestations sporadiques après l'annonce de la nouvelle réélection du président Paul Biya. Cette dernière est contestée par son principal rival Issa Tchiroma Bakary.
Le président sortant Paul Biya a été déclaré vainqueur du scrutin par le Conseil constitutionnel avec 53,66% des suffrages, devant Issa Tchiroma Bakary, 35,19%, qui a déclaré ne pas reconnaître ces résultats. Que vous inspirent ces résultats ? Avec Amélie Tulet, journaliste au service Afrique de RFI.
Rebels from the Rapid Support Forces, or RSF, in Sudan claim to have taken El Fasher, the strategically important city in the western Darfur region. The army has so far not acknowledged the capture of the city, and the governor of Darfur calls for civilians there to be protected. Also, the leader of Cameroon, Paul Biya, is declared winner of the presidential election, for what will be his eighth consecutive term in office, and King Charles unveils Britain's first national memorial to LGBT military personnel.The Global News Podcast brings you the breaking news you need to hear, as it happens. Listen for the latest headlines and current affairs from around the world. Politics, economics, climate, business, technology, health – we cover it all with expert analysis and insight. Get the news that matters, delivered twice a day on weekdays and daily at weekends, plus special bonus episodes reacting to urgent breaking stories. Follow or subscribe now and never miss a moment. Get in touch: globalpodcast@bbc.co.uk
Argentina's President Javier Milei has led his party to a landslide victory in Sunday's midterm elections, after defining the first two years of his presidency with radical spending cuts and free-market reforms. Also on the programme: Cameroon's 92-year-old President Paul Biya has been declared the winner of the heavily disputed presidential election; and scientists in India have discovered that playing music to unconscious patients significantly reduced the amount of anaesthetic needed to keep them under. (Photo: Argentina's President Javier Milei reacts after the La Libertad Avanza party won the midterm election. Credit: Reuters)
Le Journal en français facile du lundi 27 octobre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C8KF.A
durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les résultats de la présidentielle au Cameroun sont attendus ce lundi, alors que 4 personnes sont mortes dans la capitale économique Douala, lors de manifestations de soutien à l'opposant Issa Tchiroma Bakary autoproclamé victorieux face au président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans.
Au Cameroun, des incidents violents ont éclaté dans plusieurs villes du pays immédiatement après la proclamation des résultats qui donnent Paul Biya vainqueur avec 55,66% des voix contre 35,19 % pour Issa Tchiroma Bakary qui se classse deuxième. À Garoua chef-lieu de la région du Nord et fief du candidat Issa Tchiroma Bakary qui conteste la victoire de Paul Biya, au moins deux personnes ont été tuées par balles, autour du domicile du candidat du FSNC. Brice Molo, sociologue et historien était notre invité.
En Côte d'Ivoire, au lendemain du vote, la CEI a commencé à donner les résultats provisoires, département par département. Si les résultats nationaux provisoires pourraient être connus dès lundi - le président de la CEI a déjà annoncé que la participation se situait entre 45 et 50 %.
En Côte d'Ivoire, le dépouillement a commencé après le premier tour de la présidentielle, samedi. Un vote calme sans grand enthousiasme avec des incidents sporadiques signalés.
durée : 00:22:26 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Après 42 ans de présidence, Paul Biya pourrait-il lâcher les rênes du pouvoir ? C'est en tout cas ce qu'espère une large partie de la population après avoir porté la candidature de son principal opposant, Issa Tchiroma. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Maria Malagardis Grand reporter au journal Libération
Cameroon holds presidential elections this Sunday with Paul Biya, the world's oldest ruler, seeking another seven-year term. At 92 years old, there have been concerns about his health and ability to rule. The credibility of the election commission has also been questioned. And insecurity is rife in the English speaking parts of the country. So, can the polls on Sunday be free and fair?Also in the programme: should advertising boards be removed from football pitches to avoid accidents like the injury suffered by Togo's Samuel Asamoah during a game in ChinaAnd Somalia is to introduce Swahili, the lingua franca of East Africa, to its national curriculumPresenter: Nyasha Michelle Producers: Jospeh Keen, Mark Wilberforce and Tanya Hines Technical Producer: Craig Kingham Senior Journalist: Sunita Nahar Editors: Andre Lombard and Karnie Sharp