Capital of the Democratic Republic of the Congo
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Kate Adie presents stories from Russia, with authorities defiant as the war impact is felt; a grim Ebola milestone in the DRC; Brazil's presidential campaign and the small Bulgarian city chosen to host Eurovision.Moscow has issued a warning to the UK of 'consequences' following confirmation that British-made drones were used in recent Ukrainian strikes . The authorities - and some citizens - are increasingly blaming the West for Russia's problems as Steve Rosenberg discovered on the streets of Moscow.The Ebola epidemic in the Democratic Republic of Congo has become the deadliest in its country's history, with a record number of cases and deaths in the most recent reported week. Emery Makumeno in Kinshasa finds the battle to bring the outbreak under control is not only about infection and response, but also about tackling disbelief, scepticism and the struggle to build trust.In Brazil, candidates in this October's presidential election have fired the starting gun on their election campaigns. President Luiz Inacio Lula da Silva - who is seeking a fourth non-consecutive term - - returned to the industrial heartland where his political career was first launched. The election will see the rivalry reignited between the three-time President and the Bolsonaro family, with Flavio, Jair's son, running. Ione Wells has been in San Bernado do Campo.This year's Eurovision Song Contest saw Bulgaria win for the first time prompting wild celebrations in the former Communist country. But there's particular joy now in the small city of Burgas, which unexpectedly won out over the capital, Sofia, to host the competition, as Krassi Ivanova Twigg reports.Series Producer: Serena Tarling Production Coordinators: Katie Morrison & Sophie Hill Editor: Justine Lang
40ème édition du festival Nuits d'Afrique, zoom sur le Congo. Nos invités avec une forte délégation congolaise : Diblo Dibala, Fulu Miziki, Joyce N'Sana + La Murga Ensamble (diaspora pan-latino), Ed People influenceur (Belgique). 1er invité : Diblo Dibala (RD Congo) Diblo Dibala n'est rien de moins que le créateur du soukous et l'un des artisans des grandes heures de ce genre musical si entraînant. Une véritable légende respectée, qui a inspiré plusieurs générations de jeunes artistes. Chacune de ses apparitions, sans exception, au Festival international Nuits d'Afrique ces 40 dernières années a fait le buzz. Surnommé Machine Gun pour sa dextérité à la guitare et ses sébènes affolants, Diblo Dibala livre un soukous explosif qui fait monter la température en crescendo, défiant quiconque de résister à l'envie d'onduler du bassin. Autre légende – et pilier de groupes de référence comme Bella Bella (avec Kanda Bongo Man), Loketo (avec Aurlus Mabélé) et Matchatcha, Diblo Dibala continue de laisser sa marque après plus de 50 ans de carrière. Dans la lignée des génies de la guitare universelle, Dibala tombe dans la marmite à l'adolescence. Autodidacte virtuose à 15 ans, on le réclame dans plusieurs groupes établis de Kinshasa. Son talent naturel ne se cantonne pas longtemps à la RDC, et il déploie ses ailes vers Bruxelles puis Paris dans les années 80. Diblo crée ce son unique effréné des cordes s'emballant sans contrôle, comme si une force externe les pinçait en une partition folle dans la durée qui fait bouger-bouger aux premières secondes jusqu'au silence final. Une vraie aérobie en musique qui marque les rassemblements de l'existence, baptêmes et mariages. À plus de 70 ans, Diblo impressionne par sa vitalité rythmique agissant comme trame percussive de chaque composition. Il est le chef d'orchestre, le meneur de bande, la clef de sol à lui seul. Une superstar soukous qui rend hommage à la gamme des sentiments et sensations, avec des pièces étourdissantes de plaisir comme « Amour et souvenir », « Laissez-passer » et en 2021, « Etoula », en collaboration avec les légendes Loketo, ambassadeurs mondiaux du genre soukous. Instagram. Puis nous recevons Joyce N'Sana (Congo-Brazza/Québec). Révélation Radio-Canada, Joyce N'Sana conjugue Reggae, Gospel, Hip-hop, Jazz et Afro-blues en ce qu'elle nomme son Afrobluehop, un cocktail explosif bien ancré dans la tradition musicale du Congo et portant un message de paix, qu'elle délivre de sa voix puissante aux inflexions Soul, en anglais, en lingala, en lari et en créole. L'auteure-compositrice et interprète grandit dans le contexte des guerres congolaises. Elle livre un message clair et déterminé et propage un art de paix. Elle a été élue en 2022 révélation Radio-Canada en Musique du Monde. Instagram. C'est au tour de Fulu Miziki (RD Congo) Le collectif capte « le son des poubelles » de leur quartier kinois Ngwaka, et sa résultante est hallucinante ! Leur vision en cinq blocs : Eco-Friendly-Afro-Futuristic-Punk ! Dans leur imaginaire, l'être humain baigne dans la plénitude, en respect de la Nature. Fini le gaspillage est leur appel mondial, c'est pourquoi les jeunes hommes créent aussi leurs tenues à base d'éléments recyclés. Jusqu'à leurs masques mystérieux… Dans leurs voix, l'expression du panafricanisme, l'espace continental de tous les espoirs. Et un souhait pour la paix dans leur pays ballotté par des affrontements et tant de personnes déplacées. Pour ces artistes que Libération qualifie de force « Mad Max 3.0 », il ne faut rien lâcher et croire. Cet optimisme leur porte chance car le collectif essaime les festivals d'Europe en 2024, des Vieilles Charrues à Couleur Café à Bruxelles jusqu'à Berlin au Humboldtforum. L'effet « Twerkanda », la traduction de leur démarche artistique combinant tant de styles : afro, disco, house et bien sûr, le soukous congolais qui fait bouger et sauter ! La fabrication de leurs propres instruments, costumes de performance et masques est essentielle à leur démarche. Leur son unique supporte un message panafricain de libération artistique, de paix et un regard sévère sur la situation écologique de la République Démocratique du Congo et du monde entier. Pour le collectif, tout peut être récupéré et ré-enchanté. En parallèle, le collectif anime des ateliers interactifs autour de la création musicale et du recyclage, adaptés à tous les âges. Ces ateliers, basés sur les principes de l'éducation populaire, permettent aux participants de fabriquer leurs propres instruments et de réfléchir à l'écologie de manière ludique et créative. Nous avons rencontré Pitschou Bosele Bokungako. Instagram. Sans oublier La Murga Ensamble (Colombie/Québec/AmLat) La Murga Ensamble est un collectif musical né à Montréal en 2023, fondé par les Colombiens Mateo Díaz et Juan Quintero, animé par le désir de faire revivre la salsa live telle qu'elle vibre en Colombie. Ancré dans la salsa dura, le boogaloo et les rythmes afro-caribéens, le groupe revisite les sonorités des années 60 à 80 avec une énergie résolument contemporaine. De rencontres spontanées, est née une formation nomade capable d'investir scènes, salles et espaces alternatifs. Réunissant certains des meilleurs musiciens afro-latins de Montréal, La Murga cultive une approche ouverte et collaborative, mêlant concerts et DJ sets vinyles. Chaque performance célèbre la danse, la communauté et la fête collective à travers une salsa puissante et contagieuse. Nous avons parlé à Mateo Diaz. Instagram. Et enfin nous avons rencontré un danseur instagrammé : Ed People ! Ed est Bruxellois. Ce producteur et dj s'est tourné vers les vidéos dansées pendant la pandémie. Tous réseaux confondus (Fb, Insta, Ttok, Snap), il totalise plus de 16 millions d'abonnés. 80% de ses castings se font dans la rue avec la complicité et la gentillesse des gens. Quand il part à l'étranger, il écoute la musique du pays où il se rend, apprend quelques pas de danse et peaufine sur place. Nous l'avons rencontré à Nuits d'Afrique où il est invité depuis 2025. Via l'influenceur, le festival souhaite s'ouvrir à un jeune public qui s'informe essentiellement sur les réseaux. Instagram. Site des Nuits d'Afrique. À écouter aussiNuits d'Afrique à Montréal, la 40ème ! (Partie 1)
40ème édition du festival Nuits d'Afrique, zoom sur le Congo. Nos invités avec une forte délégation congolaise : Diblo Dibala, Fulu Miziki, Joyce N'Sana + La Murga Ensamble (diaspora pan-latino), Ed People influenceur (Belgique). 1er invité : Diblo Dibala (RD Congo) Diblo Dibala n'est rien de moins que le créateur du soukous et l'un des artisans des grandes heures de ce genre musical si entraînant. Une véritable légende respectée, qui a inspiré plusieurs générations de jeunes artistes. Chacune de ses apparitions, sans exception, au Festival international Nuits d'Afrique ces 40 dernières années a fait le buzz. Surnommé Machine Gun pour sa dextérité à la guitare et ses sébènes affolants, Diblo Dibala livre un soukous explosif qui fait monter la température en crescendo, défiant quiconque de résister à l'envie d'onduler du bassin. Autre légende – et pilier de groupes de référence comme Bella Bella (avec Kanda Bongo Man), Loketo (avec Aurlus Mabélé) et Matchatcha, Diblo Dibala continue de laisser sa marque après plus de 50 ans de carrière. Dans la lignée des génies de la guitare universelle, Dibala tombe dans la marmite à l'adolescence. Autodidacte virtuose à 15 ans, on le réclame dans plusieurs groupes établis de Kinshasa. Son talent naturel ne se cantonne pas longtemps à la RDC, et il déploie ses ailes vers Bruxelles puis Paris dans les années 80. Diblo crée ce son unique effréné des cordes s'emballant sans contrôle, comme si une force externe les pinçait en une partition folle dans la durée qui fait bouger-bouger aux premières secondes jusqu'au silence final. Une vraie aérobie en musique qui marque les rassemblements de l'existence, baptêmes et mariages. À plus de 70 ans, Diblo impressionne par sa vitalité rythmique agissant comme trame percussive de chaque composition. Il est le chef d'orchestre, le meneur de bande, la clef de sol à lui seul. Une superstar soukous qui rend hommage à la gamme des sentiments et sensations, avec des pièces étourdissantes de plaisir comme « Amour et souvenir », « Laissez-passer » et en 2021, « Etoula », en collaboration avec les légendes Loketo, ambassadeurs mondiaux du genre soukous. Instagram. Puis nous recevons Joyce N'Sana (Congo-Brazza/Québec). Révélation Radio-Canada, Joyce N'Sana conjugue Reggae, Gospel, Hip-hop, Jazz et Afro-blues en ce qu'elle nomme son Afrobluehop, un cocktail explosif bien ancré dans la tradition musicale du Congo et portant un message de paix, qu'elle délivre de sa voix puissante aux inflexions Soul, en anglais, en lingala, en lari et en créole. L'auteure-compositrice et interprète grandit dans le contexte des guerres congolaises. Elle livre un message clair et déterminé et propage un art de paix. Elle a été élue en 2022 révélation Radio-Canada en Musique du Monde. Instagram. C'est au tour de Fulu Miziki (RD Congo) Le collectif capte « le son des poubelles » de leur quartier kinois Ngwaka, et sa résultante est hallucinante ! Leur vision en cinq blocs : Eco-Friendly-Afro-Futuristic-Punk ! Dans leur imaginaire, l'être humain baigne dans la plénitude, en respect de la Nature. Fini le gaspillage est leur appel mondial, c'est pourquoi les jeunes hommes créent aussi leurs tenues à base d'éléments recyclés. Jusqu'à leurs masques mystérieux… Dans leurs voix, l'expression du panafricanisme, l'espace continental de tous les espoirs. Et un souhait pour la paix dans leur pays ballotté par des affrontements et tant de personnes déplacées. Pour ces artistes que Libération qualifie de force « Mad Max 3.0 », il ne faut rien lâcher et croire. Cet optimisme leur porte chance car le collectif essaime les festivals d'Europe en 2024, des Vieilles Charrues à Couleur Café à Bruxelles jusqu'à Berlin au Humboldtforum. L'effet « Twerkanda », la traduction de leur démarche artistique combinant tant de styles : afro, disco, house et bien sûr, le soukous congolais qui fait bouger et sauter ! La fabrication de leurs propres instruments, costumes de performance et masques est essentielle à leur démarche. Leur son unique supporte un message panafricain de libération artistique, de paix et un regard sévère sur la situation écologique de la République Démocratique du Congo et du monde entier. Pour le collectif, tout peut être récupéré et ré-enchanté. En parallèle, le collectif anime des ateliers interactifs autour de la création musicale et du recyclage, adaptés à tous les âges. Ces ateliers, basés sur les principes de l'éducation populaire, permettent aux participants de fabriquer leurs propres instruments et de réfléchir à l'écologie de manière ludique et créative. Nous avons rencontré Pitschou Bosele Bokungako. Instagram. Sans oublier La Murga Ensamble (Colombie/Québec/AmLat) La Murga Ensamble est un collectif musical né à Montréal en 2023, fondé par les Colombiens Mateo Díaz et Juan Quintero, animé par le désir de faire revivre la salsa live telle qu'elle vibre en Colombie. Ancré dans la salsa dura, le boogaloo et les rythmes afro-caribéens, le groupe revisite les sonorités des années 60 à 80 avec une énergie résolument contemporaine. De rencontres spontanées, est née une formation nomade capable d'investir scènes, salles et espaces alternatifs. Réunissant certains des meilleurs musiciens afro-latins de Montréal, La Murga cultive une approche ouverte et collaborative, mêlant concerts et DJ sets vinyles. Chaque performance célèbre la danse, la communauté et la fête collective à travers une salsa puissante et contagieuse. Nous avons parlé à Mateo Diaz. Instagram. Et enfin nous avons rencontré un danseur instagrammé : Ed People ! Ed est Bruxellois. Ce producteur et dj s'est tourné vers les vidéos dansées pendant la pandémie. Tous réseaux confondus (Fb, Insta, Ttok, Snap), il totalise plus de 16 millions d'abonnés. 80% de ses castings se font dans la rue avec la complicité et la gentillesse des gens. Quand il part à l'étranger, il écoute la musique du pays où il se rend, apprend quelques pas de danse et peaufine sur place. Nous l'avons rencontré à Nuits d'Afrique où il est invité depuis 2025. Via l'influenceur, le festival souhaite s'ouvrir à un jeune public qui s'informe essentiellement sur les réseaux. Instagram. Site des Nuits d'Afrique. À écouter aussiNuits d'Afrique à Montréal, la 40ème ! (Partie 1)
Online und auf Plakaten ist es omnipräsent, das smarte Werbegesicht des Comedian Charles Nguela. Hinter diesem Antlitz verbirgt sich jedoch ein spitzbübischer, charmanter Spötter. Kein Alltagsmoment ist vor ihm sicher. Zurzeit tourt Charles Nguela, der zwei Swiss Comedy Awards in seinem Gepäck weiss, mit seiner vierten Stand-up-Comedy-Show «Timing» durch die Schweiz. 1989 in Kinshasa geboren, kam er mit dreizehn Jahren nach Lenzburg und verarbeitete diesen Kulturschock neun Jahre später erstmals als Comedian auf einer Bühne. Der Weg bis zum Publikumsliebling 2022 war dann steil und kurz. Spasspartout präsentiert ein kurzes Gespräch mit dem Künstler und einen Ausschnitt aus seinem dritten Bühnensolo «R.E.S.P.E.C.T.» Ein Abend voller Fragen, die wir uns zwar alle auch schon gestellt haben mögen, bestimmt aber nie so leidenschaftlich. ____________________ Mit Charles Nguela ____________________ Redaktion: Lukas Holliger ____________________ Produktion: SRF 2024 ____________________
Jenna Nicholas learned that work is a form of worship before she ever managed anyone's money. On this episode of Getting Rich Together, she joins host Syama Bunten to discuss how spirituality and impact investing became part of the same practice rather than two separate parts of her life. Jenna is a leading impact investor, the founder of Impact Experience, runs a fund with Lightpost Capital, and is the author of the new book Enlightened Bottom Line. She grew up in London as part of the Bahá'í community, where service, spirituality, and work were closely connected. That upbringing set her on a path toward socially responsible investing before she had the language to describe it. Jenna tells Syama about the summer she spent in Kinshasa as a child and the joy she noticed there that she had not seen back home. She also reflects about the three years she lived in a mentor's basement apartment, an experience she now considers her real graduate school. That mentor, Wayne Silby, later faced a question at a Buddhist retreat about what his tombstone might say. His answer pushed him to reconsider the legacy he wanted to leave and helped turn the Calvert Funds into a pioneer of socially responsible investing. Jenna shares how social entrepreneurship pulled her away from a human rights law track and toward building Impact Experience. She explains how purpose-driven businesses can align profit, values, and social impact without treating them as competing priorities.This is a strong entry point into impact investing for women ready to put real money behind their values, and a reminder that spirituality and impact investing do not have to exist in separate conversations. Press play, then find a salon at wealthcatalyst.com/salons or join the Wealth Catalyst Summit in San Francisco this October 16. Episode Breakdown: 00:00 Blending Spirituality, Business, and Impact Investing 01:49 Growing Up in London's Baha'i Community 03:20 A Life Changing Summer in Kinshasa 07:14 Stanford and the Social Entrepreneurship Awakening 10:24 Three Years Living in a Mentor's Basement 15:47 Shifting Foundation Capital Away From Fossil Fuels 19:11 Investing Personally Through Lightpost Capital 26:49 Building a Values Based Investment Portfolio 31:39 The HEAL Framework and Devoted Health 34:44 The Tombstone Story Behind Values Based Investing 41:34 Unlocking Capital for Overlooked Founders and Funds Find more from Syama Bunten: Your money story may be shaping your financial life more than you realize. After hundreds of conversations with women at all stages of their financial lives, Syama distilled the questions that helped her understand her own patterns into The Money Story Reset, a free guide featuring five guided reflections and personal stories from her journey. Download The Money Story Reset and begin uncovering the beliefs behind your financial decisions. Attend a Salon near you: wealthcatalyst.com/salons Instagram: https://www.instagram.com/syama.co/ Join Syama's Substack: https://thewealthcatalystwithsyama.substack.com/ Website: https://wealthcatalyst.com Download Syama's Free Resources: https://wealthcatalyst.com/resources Wealth Catalyst Summit: https://wealthcatalyst.com/summits Speaking: https://syamabunten.com Big Delta Capital: www.bigdeltacapital.com Podcast production and show notes provided by HiveCast.fm
En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n'est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l'accord d'un pays africain pour accueillir certains d'entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, est l'invité de RFI. RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ? Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda. Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ? Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus. À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ? Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails. Ce sera dans un mois, dans deux mois ... Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation. Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ? Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus. Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ? Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés. À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens
« Le bilan officiel de l'épidémie, constate Afrik.com, s'établit désormais à un peu plus de 4 000 cas confirmés et 1 850 morts, répartis sur cinq provinces : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo. L'OMS classe déjà cette flambée comme la deuxième plus grave de l'histoire, derrière la crise d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 28 000 cas). Principale difficulté sur le terrain, le responsable de cette résurgence est le virus Bundibugyo. Plus rare que la souche Zaïre, il ne bénéficie d'aucun vaccin ni traitement antiviral homologué, même si des essais cliniques restent en cours. » Qui plus est, relève encore le site panafricain, « la situation sécuritaire dans l'est de la RDC complique la réponse. Les équipes sanitaires doivent travailler dans des régions touchées par les conflits armés, les déplacements de population et la méfiance envers les autorités. L'OMS estime également qu'une partie importante des nouvelles contaminations apparaît en dehors des chaînes de contacts déjà identifiées, signe que le virus continue de circuler discrètement dans certaines communautés. » À lire aussiEbola en RDC: avec 3200 cas déjà confirmés, la 17e épidémie proche du total de celle de 2018-2020 Faible riposte La semaine dernière, note le site de Radio Okapi à Kinshasa, « les Nations unies ont tiré la sonnette d'alarme. (…) L'organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain. » En effet, précise Radio Okapi, « face à cette accélération de l'épidémie, les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux ont intensifié leurs efforts. Un centre de traitement de 100 lits, présenté comme le plus grand jamais construit en RDC pour la prise en charge d'Ebola, devait ouvrir ses portes ces derniers jours en Ituri. Parallèlement, l'OMS a renforcé les capacités d'un autre centre de traitement situé à Nizi, afin d'améliorer la prise en charge des malades et de limiter la propagation du virus. » À lire aussiRDC: un nouveau centre de traitement d'Ebola à Rwampara pour accentuer la riposte dans le Nord-Est Kinshasa épargnée… Pour l'instant, l'épidémie d'Ebola est contenue à l'est du pays. À Kinshasa, note le site MediaCongo, « les autorités assurent qu'aucun cas n'a été enregistré. (…) Le bateau qui avait été immobilisé ces derniers jours à environ 65 kilomètres de la capitale à la suite d'une alerte liée à une possible contamination à Ebola, ce bateau a finalement été autorisé à poursuivre sa route. Après le décès suspect d'un passager victime de fortes fièvres, sept personnes présentant des symptômes à bord ont été soumises à des tests de dépistage. Tous les résultats se sont révélés négatifs, selon le ministre de la Santé. » À lire aussiEbola/RDC : le bateau libéré, un contrôle permanent installé en amont de Kinshasa Du « jamais-vu » ! « Une épidémie de cette ampleur, c'est du jamais-vu », affirme dans les colonnes de Libération à Paris John Johnson, spécialiste des épidémies à Médecins sans frontières (MSF). « Une épidémie de cette ampleur, à la trajectoire si rapide, à la croissance exponentielle : elle bat tous les records, affirme-t-il. Voilà à peine trois mois qu'elle a été officiellement déclarée et on a déjà dépassé 4 000 cas, bientôt 2 000 décès. C'est d'ores et déjà la deuxième plus grande épidémie de virus Ebola de l'histoire depuis son apparition en 1976, et avec une rapidité inédite. » Alors, pour l'instant, aucun vaccin sur le marché contre la variante Bundibugyo : mais, pointe John Jonhson, « il en existe deux en phase I des études cliniques, le vaccin Oxford et le vaccin Moderna. Leur disponibilité comme leur fabrication semblent rapides (des doses sont en train d'être acheminées), mais leur efficacité, faute d'études poussées, vu l'urgence, reste à prouver. » Enfin, facteur aggravant, note encore ce spécialiste des épidémies à MSF : le désengagement américain, avec le démantèlement de l'USAID. Conséquence, précise-t-il : « Une baisse des acteurs sur place, des ONG internationales notamment, qui, faute de financement, ont dû interrompre leur présence sur le terrain. Cela a évidemment joué dans la capacité de détection et de réaction par rapport à l'épidémie d'Ebola. Le manque de communication entre le plus grand centre de contrôle des maladies au monde, le CDC, basé à Atlanta, et l'OMS n'a sûrement pas aidé dans la surveillance et l'identification de l'épidémie au début. L'administration Trump est allée jusqu'à interdire toute communication avec l'agence onusienne basée à Genève, dont elle a par ailleurs suspendu tous les financements. »
« Le bilan officiel de l'épidémie, constate Afrik.com, s'établit désormais à un peu plus de 4 000 cas confirmés et 1 850 morts, répartis sur cinq provinces : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo. L'OMS classe déjà cette flambée comme la deuxième plus grave de l'histoire, derrière la crise d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 28 000 cas). Principale difficulté sur le terrain, le responsable de cette résurgence est le virus Bundibugyo. Plus rare que la souche Zaïre, il ne bénéficie d'aucun vaccin ni traitement antiviral homologué, même si des essais cliniques restent en cours. » Qui plus est, relève encore le site panafricain, « la situation sécuritaire dans l'est de la RDC complique la réponse. Les équipes sanitaires doivent travailler dans des régions touchées par les conflits armés, les déplacements de population et la méfiance envers les autorités. L'OMS estime également qu'une partie importante des nouvelles contaminations apparaît en dehors des chaînes de contacts déjà identifiées, signe que le virus continue de circuler discrètement dans certaines communautés. » À lire aussiEbola en RDC: avec 3200 cas déjà confirmés, la 17e épidémie proche du total de celle de 2018-2020 Faible riposte La semaine dernière, note le site de Radio Okapi à Kinshasa, « les Nations unies ont tiré la sonnette d'alarme. (…) L'organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain. » En effet, précise Radio Okapi, « face à cette accélération de l'épidémie, les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux ont intensifié leurs efforts. Un centre de traitement de 100 lits, présenté comme le plus grand jamais construit en RDC pour la prise en charge d'Ebola, devait ouvrir ses portes ces derniers jours en Ituri. Parallèlement, l'OMS a renforcé les capacités d'un autre centre de traitement situé à Nizi, afin d'améliorer la prise en charge des malades et de limiter la propagation du virus. » À lire aussiRDC: un nouveau centre de traitement d'Ebola à Rwampara pour accentuer la riposte dans le Nord-Est Kinshasa épargnée… Pour l'instant, l'épidémie d'Ebola est contenue à l'est du pays. À Kinshasa, note le site MediaCongo, « les autorités assurent qu'aucun cas n'a été enregistré. (…) Le bateau qui avait été immobilisé ces derniers jours à environ 65 kilomètres de la capitale à la suite d'une alerte liée à une possible contamination à Ebola, ce bateau a finalement été autorisé à poursuivre sa route. Après le décès suspect d'un passager victime de fortes fièvres, sept personnes présentant des symptômes à bord ont été soumises à des tests de dépistage. Tous les résultats se sont révélés négatifs, selon le ministre de la Santé. » À lire aussiEbola/RDC : le bateau libéré, un contrôle permanent installé en amont de Kinshasa Du « jamais-vu » ! « Une épidémie de cette ampleur, c'est du jamais-vu », affirme dans les colonnes de Libération à Paris John Johnson, spécialiste des épidémies à Médecins sans frontières (MSF). « Une épidémie de cette ampleur, à la trajectoire si rapide, à la croissance exponentielle : elle bat tous les records, affirme-t-il. Voilà à peine trois mois qu'elle a été officiellement déclarée et on a déjà dépassé 4 000 cas, bientôt 2 000 décès. C'est d'ores et déjà la deuxième plus grande épidémie de virus Ebola de l'histoire depuis son apparition en 1976, et avec une rapidité inédite. » Alors, pour l'instant, aucun vaccin sur le marché contre la variante Bundibugyo : mais, pointe John Jonhson, « il en existe deux en phase I des études cliniques, le vaccin Oxford et le vaccin Moderna. Leur disponibilité comme leur fabrication semblent rapides (des doses sont en train d'être acheminées), mais leur efficacité, faute d'études poussées, vu l'urgence, reste à prouver. » Enfin, facteur aggravant, note encore ce spécialiste des épidémies à MSF : le désengagement américain, avec le démantèlement de l'USAID. Conséquence, précise-t-il : « Une baisse des acteurs sur place, des ONG internationales notamment, qui, faute de financement, ont dû interrompre leur présence sur le terrain. Cela a évidemment joué dans la capacité de détection et de réaction par rapport à l'épidémie d'Ebola. Le manque de communication entre le plus grand centre de contrôle des maladies au monde, le CDC, basé à Atlanta, et l'OMS n'a sûrement pas aidé dans la surveillance et l'identification de l'épidémie au début. L'administration Trump est allée jusqu'à interdire toute communication avec l'agence onusienne basée à Genève, dont elle a par ailleurs suspendu tous les financements. »
Can the Doha Framework end the conflict in eastern Democratic Republic of Congo? Kinshasa has handed over 15 prisoners to a powerful rebel alliance. It's part of an agreement signed last year in the Qatari capital. So, what are the hurdles to lasting peace? In this episode: Kambale Musavuli, Analyst, Center for Research, Congo-Kinshasa. Felix Ndahinda, Researcher, Great Lakes region, specialising in conflict resolution, peace and transitional justice. Abdulla Al Etaibi, Assistant Professor, International Affairs, Qatar University. Host: Per Nyberg Connect with us: @AJEPodcasts on X, Instagram, Facebook, and YouTube
In this news video, I go over the latest numbers from the Ebola Bundibugyo outbreak in the Democratic Republic of the Congo. In addition, I look at what some major health organizations, like MSF, WHO and Africa CDC, say about their concerns about the outbreak. Lastly, I offer some good news about some suspected cases that turned out negative very close to the capital city of Kinshasa.
Mahakama ya Kimataifa ya Haki wiki hii iliratibu vikao vya kuskiliza kesi iliyowaislishwa na Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo dhidi ya Rwanda, ambapo Kinshasa inaituhumu Kigali kwa kukiuka mikataba minne ya kimataifa ikiwemo mkataba wa mauaji ya kimbari, mkataba wa kupinga mateso na mkataba wa kutokomeza aina zote za ubaguzi dhidi ya wanawake.
Makala hii imeangazia mwanariadha na mwendesha baiskeli mashuhuri Miguel Masaisai alivyoandikisha historia kwa kusafiri na baiskeli yake kwa muda wa miezi mitatu kutoka Goma hadi mjini Kinshasa, zaidi ya kilomita 2500 kupeleka ujumbe wa amani, na pia ustadi wa tafsiri ya lugha mbali mbali, katika mikutano ya kimataifa inayofanyika sehemu kadhaa duniani
"Il faut intensifier la riposte contre Ebola", selon le patron de l'Organisation mondiale de la santé. Il est en visite depuis mercredi en RD Congo. Depuis le 15 mai, plus de 3 900 cas ont été enregistrés dans le pays, parmi lesquels 1 801 décès. Ce jeudi, un cas suspect a été signalé sur un bateau en direction de Kinshasa. L'homme est décédé avec des symptômes correspondant à ceux du virus Ebola.
Tedros Ghebreyesus reuniu-se em Kinshasa com autoridades do país mais afetado pelo atual surto da doença; ele relatou conversa “construtiva” com presidente Felix Tshisekedi; meta é chegar a todas as comunidades afetadas, apesar da insegurança e do deslocamento populacional.
Rais wa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo Félix Tshisekedi, ameongoza kumbukumbuku ya mauaji ya GENOCOST jijini Kinshasa, inayofanyika kila tarehe 2 mwezi Agosti.
On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».
Kinshasa annonce la signature d'un protocole de reddition avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé historiquement composé d'anciens génocidaires rwandais et actif depuis des années dans l'est de la RDC. Selon le gouvernement congolais, ce texte prévoit le dépôt des armes, le cantonnement des combattants, puis leur retour au Rwanda ou leur départ vers un pays tiers, ainsi que la prise en charge judiciaire de ceux visés par des poursuites. Mais plusieurs zones d'ombre demeurent, notamment sur le lieu de cantonnement. Où ces camps pourraient-ils être installés ? Qui assurerait leur sécurité ? Que peut changer ce protocole par rapport à la campagne de désarmement de 2025 qui n'avait pas eu le résultat escompté ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente à Kinshasa.
En RDC, dès le 1ᵉʳ août 2026, les sociétés minières sont censées céder 10 % de leur capital social aux nationaux, selon les révisions du Code minier de 2018. Cette réforme vise à renforcer l'actionnariat congolais dans le secteur minier considéré comme le plus stratégique, car il contribue à près de 50 % aux recettes de l'État. Le moratoire du ministère des Mines a expiré le 31 juillet. Cependant, cette réforme soulève des interrogations. Avec notre correspondante à Lubumbashi, Désormais, 5 % du capital social des sociétés minières doivent revenir à des personnes physiques congolaises et 5 % aux travailleurs des entreprises. Le Code minier impose que les nationaux détiennent au total 10 % du capital social. Et les sociétés avaient jusqu'à la fin du mois de juillet pour se conformer à la loi. « Cette disposition est l'une des mesures phares de la révision du Code minier de 2018. Le problème, c'est son application. Il faut reconnaître que dans le contexte de corruption généralisée comme on le connaît aujourd'hui, comment appliquer une telle mesure ? », s'interroge Léonide Mupepe, chercheur spécialiste du secteur minier. Parmi les bénéficiaires de cette réforme, il y a des employés des sociétés minières. Cependant, les mécanismes d'application ne sont pas encore connus, s'inquiètent les organisations syndicales. « Notre préoccupation, c'est de savoir comment cela pourra être appliqué et quelles sont les dispositions pratiques qui peuvent être prises en cas de rupture de contrat ? Doit-on distribuer à chaque agent une part sociale qui lui reviendra de droit même s'il quitte l'entreprise ? », questionne de son côté Kapenga Kandolo, le secrétaire général adjoint du syndicat Conscience des travailleurs et paysans du Congo (CTC). À lire aussiRDC: révision du code minier en cours Assurer la transparence de la répartition des parts Le coût des actions suscite aussi des inquiétudes. Jean-Pierre Okenda, un acteur de la société civile basé à Kinshasa, craint que l'ouverture du capital ne profite qu'aux personnes politiquement influentes. « Le capital minimum d'une société minière aujourd'hui représente quand même 40 % du coût du projet », rappelle l'expert. 10 % de cette somme représentent donc un montant particulièrement important. « C'est ce qui, pour moi, logiquement va bloquer. Les parts réservées aux Congolais peuvent être accaparées par l'élite politique ou l'élite proche du pouvoir », alerte-t-il. D'autres acteurs de la société civile exigent de l'État congolais plus de transparence en mettant en place un registre des propriétaires effectifs des sociétés minières et en prévenant ainsi le recours aux sociétés écran. « Si 10 % du capital doivent être détenus par des Congolais, le registre permettra justement de vérifier qui en sont les véritables bénéficiaires, d'éviter les prête-noms et de renforcer la transparence », met en avant Murielle Mwambay, membre de l'ONG La sentinelle des ressources naturelles. Au ministère des Mines, un projet de décret portant sur les mécanismes d'application de l'actionnariat congolais est en cours d'élaboration. À lire aussiRDC: le nouveau code minier bouscule le secteur
En République démocratique du Congo, direction Kinshasa, dans la commune de Kasavubu. C'est là que se trouve un bar emblématique, ouvert au lendemain de l'indépendance. Une adresse chargée d'histoire, c'est l'un des bars les plus anciens de Kinshasa où se sont produits les plus grands noms de la rumba congolaise et où militants politiques et intellectuels avaient leurs habitudes. De notre correspondante à Kinshasa, Sur la scène du Kimpwanza Bar, l'orchestre de Werrason est en pleine répétition. Les portes du Kimpawanza bar ont ouvert dans les années 1950. À cette époque, les plus grands orchestres de rumba congolaise s'y produisent. Werrason est fier de s'inscrire dans cet héritage. « C'est un endroit historique où nos anciens ont commencé avant nous. Ils ont commencé à répéter là-bas. Les Zaïko Nyoka Longo, Viva La Musica aussi de Papa Wemba. Notre musique, là, qu'on fait, il y a des références. » Sur les murs du Kimpwanza Bar, de grands rideaux noirs et argentés créent une ambiance feutrée propice aux discussions politiques. Le bar était aussi un lieu de rendez-vous des intellectuels de l'époque. Explications de Christian Moleka, politologue. « Les bars à Kinshasa ont été l'ancêtre du café politique où les élites se rencontraient autour des mouvements culturels, puisque les partis politiques n'étaient pas autorisés avant 1955. Et donc, ce sont les mouvements culturels qui se réunissaient, où on lit à la fois mondanité, convivialité et jeu politique. » À lire aussiRDC: les autorités mettent un terme aux «folles nuits» de Kinshasa Les militants de l'Abako Kimpwanza bar Parmi les figures intellectuelles qui s'y retrouvaient, les militants de l'Abako, l'Alliance des Bakongo. D'ailleurs, juste en face du bar, trône la statue de l'ancien président Kasa-Vubu. « Il est habillé en uniforme de commandant suprême des armées et il a justement baptisé Kimpwanza. Ce bar, au nom de Kimpwanza, en kikongo signifie "l'indépendance".» Pierre Anatole Matusila avait 13 ans en 1960. Il est depuis devenu le président de l'Abako, un mouvement culturel qui s'est mué en parti politique. « Après les événements du 4 janvier 1959, quand notre parti était dissous et ses dirigeants arrêtés, les manifestations, les revendications contre l'ordre colonial se sont fait sentir plus au Bas-Congo. Donc, il y avait un grand mouvement pour contraindre la colonisation belge à fixer la date de l'indépendance. Donc, dans ces mouvements, en tout cas, les Bakongo avaient porté le flambeau de ces combats. » L'indépendance du pays est fixée au 30 juin 1960. Grand Kallé compose la célèbre chanson « Indépendance Cha Cha ». Et la légende dit qu'elle est jouée pour la première fois à Kinshasa au Kimpwanza Bar. À lire aussiAux origines de Nuits d'Afrique: le Club Balattou, lieu culturel mythique à Montréal
« Fini le suspense ! », s'exclame le site de Radio Okapi à Kinshasa : « La loi portant organisation du referendum en RDC a été déclarée hier conforme à la constitution par la Cour constitutionnelle ». « Derrière cette décision, pointe Le Journal de Kinshasa, se joue un débat qui divise profondément la classe politique congolaise. Pour l'opposition, cette loi pourrait (en effet) ouvrir la voie à une réforme constitutionnelle susceptible de permettre au chef de l'État de prolonger son maintien au pouvoir. Dans le camp présidentiel, cette lecture est catégoriquement rejetée. La réforme, assure-t-on, viserait plutôt à améliorer le fonctionnement des institutions ». « Au pouvoir depuis 2019 en RDC, rappelle Jeune Afrique, Félix Tshisekedi, 63 ans, arrive au terme de son second mandat fin 2028. La Constitution congolaise stipule actuellement que le nombre et la durée des mandats du président ne peuvent faire l'objet d'aucune révision ». Mais, « lors d'une rare conférence de presse début mai, Félix Tshisekedi avait assuré qu'il n'avait "pas sollicité de troisième mandat" tout en déclarant : "si le peuple souhaite que j'aie un troisième mandat, j'accepterai" ». L'opposition vent debout Alors une première étape a été franchie… « Le président Félix Tshisekedi a désormais les coudées franches pour promulguer la loi référendaire, déjà adoptée par l'Assemblée nationale et validée par le Sénat », relève Afrik.com. Et l'opposition est donc vent debout : « pour elle, promulguer la loi référendaire pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution qui, à son tour, pourrait permettre à Félix Tshisekedi de remettre son compteur à zéro et de briguer un troisième mandat. Cette éventualité, poursuit Afrik.com, n'est même pas envisageable du point de vue de l'opposition. C'est la raison pour laquelle elle se mobilise depuis plusieurs semaines pour faire échec à toute velléité de révision constitutionnelle. Pour l'instant, le gouvernement congolais n'a rien dit qui puisse justifier la méfiance de l'opposition. Mais Félix Tshisekedi lui-même avait laissé entendre, il y a quelques semaines, qu'il ne cracherait pas sur un troisième mandat si la proposition lui était faite par le peuple ». L'Église catholique aussi… Pour sa part, l'Église catholique, très influente en RDC, se prononce également contre tout changement constitutionnel. En effet, précise le site Afrique XXI : « La Cenco, la Conférence épiscopale du Congo, qui rassemble les évêques de toutes les provinces, a publié une sentence sans appel sur les projets de changement de Constitution du président. Les prélats congolais ont assuré avec fermeté qu'"ils ne voyaient ni la nécessité, ni l'urgence, ni l'opportunité de modifier la Constitution". Un désaveu alors que cette modification doit lui permettre de briguer un troisième mandat. En exprimant leur veto, les prélats catholiques ont fait preuve de constance, relève encore Afrique XXI : nul n'a oublié les nombreuses manifestations inspirées par les Églises en 2018 et visant à dissuader le président sortant Joseph Kabila de se représenter au terme de son deuxième mandat, qui, selon la Constitution, devait être le dernier. À l'époque, sous la pression de la rue, mais aussi face à la réprobation internationale et aux menaces de sanctions, Joseph Kabila s'était incliné, non sans regrets ». Un dialogue ? Quel dialogue ? En tout cas, le débat sur la Constitution pourrait être abordé lors du dialogue politique qui pourrait voir le jour dans les prochaines semaines… Cela fait beaucoup de conditionnels… En effet, relève Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « Félix Tshisekedi a chargé les confessions religieuses d'organiser un dialogue politique, dont tous les contours restent à définir, notamment sur son caractère réellement inclusif (faut-il rassembler tous les protagonistes de la crise congolaise, dont l'ancien président Kabila ?). (…) Sur les thématiques de ce dialogue, on observe une différence de vues, pointe le site, entre le gouvernement, centré sur la cohésion nationale contre l'agression rwandaise, et l'opposition, vent debout contre le changement de la Constitution. Le chef de l'État aurait la volonté d'aborder "toutes les questions d'intérêt national". Le débat sur la Constitution ne serait donc pas tabou. (…) Reste, remarque enfin Afrikarabia, à éviter les pièges de ce type d'exercice dont les pouvoirs en place se servent pour affaiblir les oppositions en proposant un énième partage du pouvoir ».
En République démocratique du Congo, les malewa sont des petits restaurants de rue, prisés des Kinois pour la pause déjeuner. On y mange des plats locaux, populaires et surtout bon marché. De notre correspondante à Kinshasa, Bienvenue chez maman Mireille, la gérante d'un malewa, ces petits restaurants à ciel ouvert qui s'installent chaque midi sur les trottoirs de Kinshasa, la capitale de la RDC. Sur une table en bois brinquebalante sont disposées plusieurs casseroles, qui contiennent les plats du jour. « Pour le repas, nous avons aujourd'hui du porc, du gombo, de la courge, du poisson, des haricots et du poulet », explique-t-elle. Cela fait six ans que Mireille gère son malewa. Tous les matins, elle part au marché acheter ses produits et les cuisine directement sur place, avec du simple charbon de bois. « J'ai appris à cuisiner avec ma tante. Je partais avec elle à son malewa et je l'aidais à cuisiner. Je ne gagne pas beaucoup d'argent, mais au moins, j'ai un petit travail, sinon je n'ai rien. Je suis très fière quand les clients disent que c'est bon chez moi. C'est le bouche-à-oreille qui amène les clients », confie-t-elle. À lire aussiLes délices du continent [1/10]: en RDC, le poulet mayo, plat emblématique de Kinshasa Devant elle, les clients font la queue et, chacun leur tour, soulèvent les couvercles des casseroles pour faire leurs choix. Chaque plat a son prix pour s'adapter aux budgets les plus serrés. Pour Alphonse, chauffeur de bus, aller au malewa lui permet de manger un repas complet à moindre coût. « Par manque de moyens, j'ai mangé des boules de foufou et les feuilles de manioc et pour pas cher, avec 5 000 francs CFA [1,90 euros, NDLR]. J'ai bien mangé, c'est bien pour le ventre », témoigne-t-il. À ses côtés, Ange, une fonctionnaire qui travaille dans le quartier, est une habituée des lieux. « Elle prépare vraiment très bien. Elle met des épices comme on prépare à la maison à Kinshasa », assure-t-elle. Dans cette capitale tentaculaire, rares sont ceux qui ont le temps de rentrer chez eux pour le déjeuner. Le malewa est donc une solution pratique pour Christopher. « J'habite loin du centre-ville, et je quitte la maison très tôt le matin sans manger. À midi, j'ai faim, je mange quelque chose chez Mireille, c'est juste à côté du travail et ça me permet d'avoir de l'énergie pour le reste de la journée », explique-t-il. À 16 heures, les casseroles de Mireille sont généralement vides. Elle les range sous sa petite table en bois, prêtes à être utiliser. Chaque jour, Mireille cuisine pour une centaine de clients. À lire aussiÀ midi, on mange quoi: le sandwich dakarois se déguste dans les tanganas [1/5]
ITP - 154 Dr. Robin Heslip joins us to share nearly 50 years of experience in international education, from her early teaching days in Wisconsin to leadership roles in Kinshasa, Rabat, Kuala Lumpur, Buenos Aires, Zagreb, Abu Dhabi, and the Office of Overseas Schools. In this episode, Dr. Heslip reflects on international school leadership, accreditation, recruiting fairs, governance, mentorship, women in educational leadership, and what it really means to find the right fit overseas. Her journey is a masterclass in teaching abroad, leading international schools, building school communities, and paying forward the wisdom that keeps international education moving.Accreditation Associations MentionedMiddle States Association — MSA https://msa-cess.orgWestern Association of Schools and Colleges — WASC https://www.acswasc.orgCognia — formerly connected with the Southern Association of Colleges and Schools — SACS / Cognia https://www.cognia.orgNew England Association of Schools and Colleges — NEASC https://www.neasc.orgUniversity of Northern Iowa Overseas Teaching Services — UNI https://teachoverseas.uni.eduInternational Schools Services — ISS https://www.iss.eduSearch Associates — Search https://www.searchassociates.comRecruiting Agencies / Job Search Organizations MentionedUniversity of Northern Iowa Overseas Teaching Services — UNI https://teachoverseas.uni.eduInternational Schools Services — ISS https://www.iss.eduSearch Associates — Search https://www.searchassociates.com-more information-The International Teacher Podcast is a bi-weekly discussion with experts in international education. New Teachers, burned out local teachers, local School Leaders, International school Leadership, current Overseas Teachers, and everyone interested in international schools can benefit from hearing stories and advice about living and teaching overseas.Additional Gems Related to Our Show:Greg's Favorite Video From Living Overseas - https://www.youtube.com/watch?v=UQWKBwzF-hwSignup to be our guest https://calendly.com/itpexpat/itp-interview?month=2025-01Our Website - https://www.itpexpat.com/Our FaceBook Group - https://www.facebook.com/groups/itpexpatJPMint Consulting Website - https://www.jpmintconsulting.com/Hannah's Personal IG - https://www.instagram.com/thatexpatfamily?utm_source=ig_web_button_share_sheet&igsh=ZDNlZDc0MzIxNw==Greg's Personal YouTube Channel: https://www.youtube.com/playlist?list=PLs1B3Wc0wm6DR_99OS5SyzvuzENc-bBdOBooks (on Amazon) By Gregory Lemoine:Stay for the Show (2026) | Greg's first Childrens Picture BookInternational Teacher Guide: Finding the "Right Fit" 2nd Edition (2025) | by Gregory Lemoine M.Ed."International Teaching: The Best-kept Secret in Education" | by Gregory Lemoine M.Ed.Apps by Greg:https://apps.apple.com/app/6755244840 1. Who's That? Name & Face Trainer Nov 21, 2025https://apps.apple.com/app/6756509803 2. Facetag | Memory Trainer Dec 16, 2025
C'était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l'ONU étaient auditionnés, lors d'un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l'ancien président sénégalais a choisi « le registre de l'expérience de chef d'État et de médiateur continental ». « Interrogé sur l'attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d'un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus. Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l'ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ». Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l'ancien président sénégalais a promis d'agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l'efficacité de l'ONU et engager les réformes jugées nécessaires ». Échec cuisant On apprend aussi que l'équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C'est ce qu'annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l'ancien chef de l'État sénégalais s'active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l'administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ». « Le mythe du réseautage huilé de l'ancien président au sein de la Maison Blanche s'effondrerait-il ? » s'interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d'accéder au poste de secrétaire général de l'ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n'est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l'administration Trump ». « L'entreprise de séduction », lancée par l'équipe de Macky Sall, « s'est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n'y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ». Immense défi En RDC, les dernières déclarations de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d'Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l'inaction internationale. » « Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l'action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d'alimenter un commerce opaque ». En quels termes, précisément, le secrétaire général de l'ONU s'était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n'ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n'est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d'approvisionnement ». « Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d'être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »
1 001 morts confirmés selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé communiqué hier mercredi : 999 en RDC, deux en Ouganda. Les autorités ougandaises ont affirmé la semaine dernière ne plus compter de malades, mais le pays « doit encore attendre un mois sans nouveau cas pour être officiellement considéré comme débarrassé du virus », précise Sene.News. En RDC, « un nouvel espoir naît en Ituri », épicentre de l'épidémie dans le pays, grâce à « deux essais cliniques prometteurs », écrit le Journal de Kinshasa. Pour le moment, aucun vaccin ni traitement ne permet de combattre la souche Bundibugyo, responsable de la 17e épidémie d'Ebola en RDC. « Le premier essai, baptisé Partner, cible les personnes déjà infectées. Les chercheurs veulent démontrer l'efficacité d'une molécule antivirale expérimentale, précise le média congolais. Elle pourrait réduire les complications et limiter les décès. » Le second essai, Ebopep, « cible les personnes contacts à haut risque. Ce protocole prévoit l'administration de médicaments aux personnes exposées à un cas confirmé. L'objectif consiste à empêcher le développement de la maladie. » La société civile mobilisée En Ituri, les organisations de la société civile veulent se mobiliser davantage pour lutter contre l'épidémie. « Le faible engagement des communautés reste l'un des principaux obstacles à la riposte » contre Ebola, selon Radio Okapi. « Certaines personnes continuent de nier l'existence de la maladie ou hésitent à collaborer avec les équipes de santé, ce qui favorise la propagation du virus. » Les organisations de la société civile de l'Ituri étaient réunies hier à Bunia, elles ont présenté « un plan de sensibilisation de trois mois » et seront appuyées par les équipes de riposte contre l'épidémie. Mais pour lutter contre Ebola, il faut des moyens. Les coupes engagées par les pays occidentaux dans l'aide publique au développement et le financement de la santé mondiale, ont des conséquences concrètes, dénonce un collectif dans une tribune au Monde. « On se prive des moyens essentiels pour agir vite, ce sont des tests, des véhicules, des formations, des stations de lavage des mains, des stocks de protection, des réseaux de confiance, écrivent-ils. (…) Face à Ebola, la question est bien sûr médicale, mais elle est aussi politique. Nous avons un choix à faire : attendre que les crises deviennent visibles, coûteuses et incontrôlables ; ou se donner les moyens financiers pour empêcher qu'une flambée locale ne devienne une menace régionale et internationale. » Les signataires appellent donc les Occidentaux à débloquer des moyens pour stopper cette épidémie. Chaos au Soudan Dans la presse également, le Soudan où les négociations pour obtenir une trêve s'enlisent. « La proposition de cessez-le-feu portée par le diplomate américain Massad Boulos se heurte aux conditions strictes imposées par le général Abdel Fattah al-Burhan », à la tête des forces armées soudanaises, écrit Afrik Soir. Depuis trois ans, la guerre entre l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide du général Hemedti, a plongé le pays dans le chaos. Depuis plusieurs semaines, « les initiatives diplomatiques se multiplient » mais elles se heurtent aux « lignes rouges » fixées par le chef de l'armée soudanaise. Et notamment « la place de l'armée dans l'avenir politique du pays. » Pour le média burkinabé Le Pays, c'est cette situation qui a poussé Washington à prendre de nouvelles sanctions contre Khartoum. « Mais tout porte à croire qu'il en faudra plus pour faire plier al-Burhan, écrit le journal (…). Il faut craindre que les sanctions prises contre Khartoum ne contribuent à radicaliser l'armée soudanaise qui se dit si proche du but », met en garde Le Pays dans son éditorial.
L'ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères l'a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L'ex-chef d'État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l'ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l'appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. » Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l'élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s'installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d'ouverture du président Faye à l'égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. » Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l'État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s'interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d'éventuelles législatives s'il choisissait de dissoudre l'Assemblée nationale. » Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d'un rapprochement avec l'Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s'avérer décisive au soir de résultats serrés. » La visite du président gabonais en France Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L'Union à Libreville. « Le manganèse et l'avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d'État, résume Jeune Afrique. Un protocole d'accord a été signé hier entre l'État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l'une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d'aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. » Un accord qui s'inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d'une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l'étude pour transformer jusqu'à 700 000 tonnes de minerai par an d'ici 2031 », précise Gabon actu. Suspension de la marche en RDC En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l'appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. » Vendredi, le président congolais s'était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d'apaisement », mais leur « détermination à défendre l'ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août.
Le Gabon dispose désormais de son tout premier centre de données (data center). Inauguré par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce centre de données est un investissement privé du groupe panafricain ST Digital. Déjà présent dans huit pays africains, le groupe exploite également des centres de données en Côte d'Ivoire et au Cameroun. De notre correspondant à Libreville, Situé dans la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, le nouveau centre de données bénéficie d'un emplacement stratégique grâce à une ligne d'alimentation électrique dédiée, destinée à limiter l'impact des coupures de courant régulières dans le pays. Un site hautement sécurisé Dans ce bâtiment flambant neuf de 3 000m², plusieurs ouvriers apportent les dernières finitions à un chantier réalisé en seulement onze mois. Pour Jean-François Ahanda, directeur technique, la sécurité des installations et des données est la priorité absolue : « On a des contrôles d'accès biométriques qui permettent de sécuriser l'ensemble des portes d'accès à ce centre de données. Si vous devez héberger des clients bancaires, vous devez avoir la sécurité. C'est pour ça que vous avez toutes ces mesures très strictes qui vous permettent de vraiment garantir l'inviolabilité du site. » Le responsable met également en avant le niveau technologique des équipements installés : « Nous sommes dans le sas de la première zone d'hébergement. Vous avez deux zones d'hébergement A et B. Vous pouvez voir. On a vraiment pas lésiné sur l'effort en matière de technologie. » Miser sur une alimentation électrique continue L'autre enjeu majeur du projet est d'assurer une disponibilité permanente de l'énergie. Le centre de données n'utilisera pas d'eau pour refroidir ses équipements et dispose de plusieurs systèmes de secours. « En cas de rupture du fournisseur d'énergie, les groupes électrogènes vont démarrer pour continuer à alimenter les équipements, ce qui se fait sans coupures puisqu'on a des onduleurs et des batteries. Nous avons également fait l'effort avec une alimentation en énergie solaire, puisque nous avons plus de 600 panneaux sur le toit qui permettent de venir en complément de l'alimentation principale que nous avons », reprend Jean-François Ahanda. Les promoteurs restent discrets sur le montant de cet investissement, financé par un fonds d'investissement africain. L'objectif est désormais de séduire une clientèle locale, régionale et internationale, explique Laïka Mba, directrice générale du centre de données : « On parle aux administrations, on parle aux grandes entreprises, aux PME, mais on parle aussi aux particuliers. On s'adresse à la sous-région, à la zone CEMAC, on s'adresse à tout acteur africain, les grands acteurs internationaux, comme une société américaine qui peut avoir besoin d'avoir un site de réplication ou alors d'hébergement de ces données en Afrique. Et le Gabon peut aujourd'hui se positionner dans ce sens. » Si ce centre est le premier du pays, il ne devrait pas rester unique. Il y a un an, le gouvernement gabonais a signé un accord avec le groupe américain Cybastion pour construire un second centre de données dans la capitale. À lire aussiRDC: après Kinshasa, Lubumbashi se dote d'un «data center», le super calculateur Lofoy
L'Agence internationale de l'énergie pointe dans son rapport annuel, publié en fin de semaine dernière, les tensions sur la disponibilité des minéraux critiques et une hausse importante des prix de certains d'entre eux. Le continent africain est évidemment un acteur central dans cette compétition mondiale et tente de tirer son épingle du jeu par différents moyens. Il y a d'abord le levier de l'offre et les répercussions sur les prix. L'année 2025 a été marquée par une hausse des cours d'un grand nombre de ces métaux critiques. « Les prix des métaux de base tels que l'aluminium, le cuivre et l'étain ont augmenté d'un tiers entre janvier 2025 et avril 2026, avec des cours du cuivre qui ont atteint des sommets. Les prix des matériaux destinés aux batteries se sont également redressés après une baisse en 2023 et 2024 », détaille Tim Gould, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie. Le conflit au Moyen-Orient est en cause, mais pas seulement : « Les prix du lithium ont plus que doublé, tandis que ceux du cobalt ont augmenté d'environ 130%, en grande partie en raison des restrictions à l'exportation imposées par la République démocratique du Congo. » Après avoir suspendu les exportations de cobalt, la RDC a remplacé l'interdiction par un système de quotas. Kinshasa n'est pas le seul producteur africain à jouer sur ce levier. Tim Gould lors d'une présentation du rapport : « Ce que vous voyez actuellement à l'écran, c'est une forte augmentation du nombre de restrictions commerciales. Désormais, il ne s'agit plus seulement de la Chine. D'autres pays ont également mis en place de nouvelles restrictions, notamment le quota d'exportation de cobalt imposé par la RDC, que j'ai déjà mentionné, ainsi que les restrictions commerciales imposées par le Zimbabwe sur le lithium, par le Mozambique sur le graphite. » Madagascar mise sur son graphite Si l'AIE note une baisse des dépenses dans l'exploration minière, certains pays profitent néanmoins de l'engouement pour certains minerais. Au début de l'année, Madagascar a levé son moratoire sur les permis miniers, rouvrant la porte aux investisseurs. Une aubaine, notamment dans le domaine du graphite dominé actuellement par la Chine. « Les pays occidentaux, on va dire, que ce soit des Européens ou des Canadiens, ou des Américains ou des Australiens, sont à la recherche de ressources en graphite. Et il se trouve qu'il y en a à Madagascar. Ce qui permettrait in fine d'acquérir une certaine indépendance vis-à-vis de la Chine », remet en contexte Jean-Jacques Young, consultant minier et fin connaisseur de l'île. Et Madagascar, qui dispose de l'une des trois plus grosses réserves mondiales de graphite, a sa partition à jouer. « Madagascar a une position très privilégiée dans le secteur du graphite, parce que les réserves sont importantes. Elles sont réparties sur plusieurs territoires dans le pays. Donc oui, effectivement, il y a un certain nombre d'investisseurs qui développent aujourd'hui des projets de mine de graphite. C'est tout à fait exact », confirme l'expert. Les États du continent restent cependant largement tributaires d'investissements extérieurs, du manque d'infrastructure énergétiques. Dans un moyen terme beaucoup misent sur la transformation locale pour améliorer encore plus le profit tiré de leur sous-sol. À lire aussiRDC: l'entreprise minière Kamoto Copper company, filiale du groupe Glencore, placée sous scellé
Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et c'est à Kinshasa que je retrouve Pascal Boroto, le lauréat du cinquième prix littéraire « Voix d'Afriques » de RFI et des éditions J.-C. Lattès. Découverte d'un jeune écrivain de 25 ans qui raconte son pays, la République démocratique du Congo, à travers le portrait de sa mère. Une rencontre tout en émotion. Économiste et journaliste, Pascal Boroto est originaire du Kivu, en RDC. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés, au sein d'équipes de collecte de données du Fonarev. Pour faire entendre les histoires qu'on lui a confiées, il a fondé Les Voix des Oubliés. Le nom de ma mère, primé par le prix « Voix d'Afriques » est son premier roman. « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès) ILLUSTRATION MUSICALE : Jean-Claude Gianadda Sel de la terre.
La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».
« Vendredi, toutes les caméras seront braquées sur un seul objectif », écrit Seneplus à Dakar, qui parle de l'une des poignées de mains « les plus lourdes de sens de ces dernières années ». Elle « pourrait marquer un tournant important dans notre vie politique » souligne le site, qui poursuit : « Si cette poignée de mains intervient, chacun y trouvera sa propre lecture. Les uns y verront un geste de courtoisie républicaine. Les autres le symbole d'une décrispation entre l'ancien et l'actuel chef de l'État. » Une photo fait déjà le tour de la presse sénégalaise ce mercredi. Une poignée de mains, déjà, mais entre Macky Sall et Karim Wade, le président du Parti démocratique sénégalais. Les deux hommes sont présents à Doha, pour les obsèques de l'ancien émir du Qatar, tout comme Bassirou Diomaye Faye. « La présence simultanée des trois hommes à Doha fait dire à certains qu'un pacte pourrait voir le jour », écrit Walf. En échange du soutien à sa candidature au secrétariat général de l'ONU, poursuit le quotidien, Macky Sall « pourrait apporter son expérience à Bassirou Diomaye Faye qui est à la recherche de bastions politiques [...] Avec pour objectif ultime de triompher de son ennemi juré Ousmane Sonko. » L'épidémie d'Ebola en RDC La presse congolaise se fait le relais de cette déclaration de l'OMS, qui affirme que l'ampleur de l'épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. « Une annonce qui transforme une épidémie déjà critique en une catastrophe sanitaire aux contours encore flous » s'inquiète le Journal de Kinshasa. « La prochaine bataille se jouera dans les villages reculés, là où les malades meurent sans être comptés, et où la confiance est un médicament aussi rare que les lits d'hôpital » poursuit le titre. D'autant que le pays est confronté à une grève des médecins. Ils réclament notamment « une dizaine de mois de salaire et primes impayés, ainsi que l'amélioration des conditions de travail », rappelle Actualite.cd, qui s'est rendu aux Cliniques universitaires de Kinshasa. Le site décrit des services déserts, et des patients « visiblement voués à eux-mêmes ». « Néanmoins, précise Actualite.cd, ce mouvement de grève sèche ne concerne pas les provinces de l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, frappés de plein fouet par le résurgence de l'épidémie d'Ebola. » L'UE interdit l'importation d'or du Soudan Une décision qui suscite « un large débat parmi les spécialistes miniers et les économistes quant à sa faisabilité et son efficacité », nous dit Sudan Tribune. Le site a notamment interrogé l'ancien directeur de la Compagnie soudanaise des ressources minérales, qui souligne que la grande majorité des exportations soudanaises d'or partent vers l'Asie, et non vers l'Europe. « Cette mesure risque d'intensifier la contrebande », souffle le chef de la Division des exportateurs d'or dans les colonnes de Sudan Horizon. « Le Soudan n'exerce qu'un contrôle limité sur son secteur aurifère » explique-t-il, assurant que cette mesure « aura un impact négatif sur les recettes, déjà limitées, de l'État ». Le rappeur et réalisateur El Mahdi Lyoubi en garde à vue au Maroc « Son arrestation serait liée à ses prises de positions artistiques et à des publications sur les réseaux sociaux », rapporte Telquel, qui rappelle au passage que l'artiste avait apporté son soutien au mouvement GenZ 212. « Tu ne peux pas faire du rap sans t'engager », expliquait-il au site dans une interview en septembre dernier. En France, Mediapart publie une tribune signée par plus de 500 artistes, musiciens et professionnels du cinéma français comme marocains. Ils écrivent : « Cette arrestation n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement Gen Z, les autorités marocaines répriment les voix critiques [...] La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l'art. »
Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives. Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. » Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation » Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché. A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne : Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge. Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales » à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet. - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI. Programmation musicale : L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur. .
Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives. Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. » Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation » Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché. A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne : Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge. Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales » à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet. - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI. Programmation musicale : L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur. .
À Kinshasa, les petites ruelles résonnent encore des mots du théâtre en lingala. Mais ces représentations se font de plus en plus rares, dans un paysage culturel largement dominé par le français. Malgré cette évolution, des auteurs et metteurs en scène poursuivent leur combat pour faire vivre et renouveler le répertoire théâtral congolais en langue nationale. De notre correspondante à Kinshasa, Dans les ruelles étroites du quartier Riguini, une troupe répète la pièce Juge président. Dans cette scène, un taxi-moto de Kinshasa et un client négocient le prix d'une course. Chris Ngazyeme, comédien : « Je joue le rôle du motard, c'est un motard qui a augmenté son prix alors que normalement il y a un prix fixé par la loi. Je pars en procès. Le juge président me condamne car je n'ai pas respecté le prix légal, donc il me condamne à une peine de prison. » Il nous explique pourquoi la pièce est jouée entièrement en lingala, l'une des langues nationales : « En fait, d'abord, c'est ma langue et je me sens plus à l'aise de jouer en lingala qu'en français. On peut m'expliquer la scène en lingala, je joue directement. » À écouter aussiCréer en langues africaines: les séries télévisées en pulaar [2/5] Et c'est bien la particularité des pièces jouées en lingala : offrir une liberté d'improvisation aux comédiens. Pour Olivier Castro, auteur et metteur en scène, l'objectif est aussi de créer une connexion avec le public : « J'écris souvent des pièces qui essaient d'éveiller les consciences. Donc, l'apport du lingala, c'est vraiment pour être en communion avec le public, qu'il se sente vraiment en communion avec une personne qui lui parle de ses réalités, de ce qu'il vit au jour le jour. Parce que je trouve qu'en français, il y a une distance. » Accompagner les écrivains en lingala Le théâtre en lingala a connu son âge d'or dans les années 1950 avec des œuvres jouées au théâtre national qui ont marqué les esprits comme Muana Nsusu et Diallo sans souci. Mais les œuvres en lingala sont de plus en plus rares, explique Israel Tshipamba, directeur du Tarmac des auteurs : « Il y a eu beaucoup de programmes à l'époque développés par l'Institut français, par l'organisation internationale de l'OIF, pour qu'il y ait des auteurs qui écrivent en français, mais je crois qu'aujourd'hui si l'État met en place un programme pour accompagner les écrivains en lingala, en tshiluba, en français, ça va marcher. » Les auteurs et metteurs en scène d'œuvres se sont adaptés pour continuer à faire vivre leurs pièces en lingala. Elles sont désormais filmées, puis diffusées à la télévision nationale. À écouter aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]
Et avoir la classe comme Rakim ou Sade ! Notre première invitée est Anaïs Rosso qui sort l'EP Scandale au Paradis C'est en sillonnant les jams parisiennes qu'Anaïs Rosso développe son goût pour la scène et l'imprévu. Plus tard, elle installe son studio sur les hauteurs de Belleville, refuge suspendu au-dessus de la ville, où naît son premier EP Scandale au Paradis. Autodidacte, elle cherche, trouve, fabrique les notes qui prendront forme dans cet atelier peuplé de guitares, de claviers et de basses. Passionnément, elle y développe un univers intime, à la frontière du réel et du mythe où se déploie une pop alternative habitée, nourrie de blues, de chansons à textes et de rythmiques afro contemporaines. Entre Belleville et Kinshasa, le paradis grésille sur la grisaille. Kin la Belle, minable et sublime, devient le théâtre d'un appel qui reste sans réponse (Oyoki mon Appel ?). Héritière de mémoires coloniales dans un monde qui préfère les colombes silencieuses (Les Colombes), un corps qui ne danse pas comme il faudrait (Confidence), un amour trop intense pour être raisonnable (Asphyxie), une identité sexuelle qui fissure le paradis familial (Ovni), et des mondes intérieurs jugés irréels mais nécessaires pour survivre (Ziguay). Ici, le paradis n'est jamais neutre ni innocent. Il peut être blanc, familial, amoureux, normatif. Un espace qui promet paix, amour et ordre... à condition de ne pas déranger. Le scandale, ici, c'est le courage d'être soi, dans ces espaces supposés parfaits. Cet EP met le feu aux paradis factices. Non pour les détruire gratuitement, mais pour y faire entrer du réel, du trouble, du désir et de la vérité. Scandale au Paradis est le bruit d'une voix qui refuse d'être décorative. Titres interprétés au grand studio : - Les Colombes Live RFI - Confidence, extrait de l'album - Facing Roses Live RFI. Son : Mathias Taylor. ► EP Scandale au Paradis (No Format 2026). Instagram - YouTube - Facebook Concerts : 13 juillet Francos La Rochelle, 25 novembre La Maroquinerie/Paris. Puis la #SessionLive reçoit Rocé pour son nouvel et 6ème album Palmier. Le génial vétéran français du hip-hop Rocé sort Palmier, son sixième album studio, avec des invités tels que Natacha Atlas, façonné par l'héritage de son père Adolfo Kaminsky, figure de la résistance anticolonialiste, et ses débuts aux côtés de DJ Mehdi. Rappeur, compositeur, violoniste, historien et conservateur de la mémoire musicale, Rocé mélange instruments de jazz, textures orchestrales et mélodies fluides dans Palmier, créant une œuvre où l'histoire, l'art et le rythme convergent à parts égales. Franco-russo-algérien, Youcef Kaminsky, alias Rocé, est l'une des voix les plus discrètes et les plus constantes du rap français depuis plus de deux décennies. C'est un auteur qui pèse chaque mot, dont le flow est réfléchi et précis, et dont le sens de l'histoire et de la justice a toujours façonné sa musique. Né en Algérie et élevé dans la banlieue parisienne (94), il a grandi à la croisée des cultures, ce qui a défini à la fois sa voix et sa vision du monde. « Palmier, c'est la mélancolie des combats inachevés, la persévérance et la promesse d'une aube ensoleillée », écrit Rocé à propos de l'album. Le titre évoque à la fois la résilience et le refuge ; un arbre enraciné dans la terre, tendu vers la lumière. Tout au long de l'album, le ton est réfléchi mais déterminé, sa voix toujours mesurée mais adoucie par la soul, le jazz et une chaleur lyrique qui parle davantage d'endurance que de colère. Le premier single, La Voie Lactée, avec Natacha Atlas et Samy Bishai, est un morceau atmosphérique et expansif qui oscille entre trip-hop et soul, évoquant les textures cinématographiques d'Isaac Hayes, Massive Attack ou Portishead. La voix d'Atlas flotte au-dessus des violons orchestrés de Bishai, tandis que Rocé livre ses vers avec une clarté à la fois terre-à-terre et céleste. Cette collaboration relève moins de la fusion que de l'alignement : des artistes se rencontrent sur un terrain commun, trouvant un ton émotionnel partagé qui transcende le langage. Rocé poursuit un fil conducteur qui traverse son œuvre : la musique comme vecteur de conscience historique, l'identité comme dialogue et le rap comme langage capable à la fois de tendresse et de critique. Titres interprétés au grand studio : - Laissez les enfants courir Live RFI - La Voix Lactée Feat. Natacha Atlas & Samy Bishai - Lunaire Live RFI. Line Up : Rocé (voix), Dj Juicy Fruit (machines) et Nathalie Ahadji (saxophone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Palmier (Hors Cadres 2026). Bandcamp - Instagram - Facebook - YouTube Réalisation : Donatien Cahu.
Et avoir la classe comme Rakim ou Sade ! Notre première invitée est Anaïs Rosso qui sort l'EP Scandale au Paradis C'est en sillonnant les jams parisiennes qu'Anaïs Rosso développe son goût pour la scène et l'imprévu. Plus tard, elle installe son studio sur les hauteurs de Belleville, refuge suspendu au-dessus de la ville, où naît son premier EP Scandale au Paradis. Autodidacte, elle cherche, trouve, fabrique les notes qui prendront forme dans cet atelier peuplé de guitares, de claviers et de basses. Passionnément, elle y développe un univers intime, à la frontière du réel et du mythe où se déploie une pop alternative habitée, nourrie de blues, de chansons à textes et de rythmiques afro contemporaines. Entre Belleville et Kinshasa, le paradis grésille sur la grisaille. Kin la Belle, minable et sublime, devient le théâtre d'un appel qui reste sans réponse (Oyoki mon Appel ?). Héritière de mémoires coloniales dans un monde qui préfère les colombes silencieuses (Les Colombes), un corps qui ne danse pas comme il faudrait (Confidence), un amour trop intense pour être raisonnable (Asphyxie), une identité sexuelle qui fissure le paradis familial (Ovni), et des mondes intérieurs jugés irréels mais nécessaires pour survivre (Ziguay). Ici, le paradis n'est jamais neutre ni innocent. Il peut être blanc, familial, amoureux, normatif. Un espace qui promet paix, amour et ordre... à condition de ne pas déranger. Le scandale, ici, c'est le courage d'être soi, dans ces espaces supposés parfaits. Cet EP met le feu aux paradis factices. Non pour les détruire gratuitement, mais pour y faire entrer du réel, du trouble, du désir et de la vérité. Scandale au Paradis est le bruit d'une voix qui refuse d'être décorative. Titres interprétés au grand studio : - Les Colombes Live RFI - Confidence, extrait de l'album - Facing Roses Live RFI. Son : Mathias Taylor. ► EP Scandale au Paradis (No Format 2026). Instagram - YouTube - Facebook Concerts : 13 juillet Francos La Rochelle, 25 novembre La Maroquinerie/Paris. Puis la #SessionLive reçoit Rocé pour son nouvel et 6ème album Palmier. Le génial vétéran français du hip-hop Rocé sort Palmier, son sixième album studio, avec des invités tels que Natacha Atlas, façonné par l'héritage de son père Adolfo Kaminsky, figure de la résistance anticolonialiste, et ses débuts aux côtés de DJ Mehdi. Rappeur, compositeur, violoniste, historien et conservateur de la mémoire musicale, Rocé mélange instruments de jazz, textures orchestrales et mélodies fluides dans Palmier, créant une œuvre où l'histoire, l'art et le rythme convergent à parts égales. Franco-russo-algérien, Youcef Kaminsky, alias Rocé, est l'une des voix les plus discrètes et les plus constantes du rap français depuis plus de deux décennies. C'est un auteur qui pèse chaque mot, dont le flow est réfléchi et précis, et dont le sens de l'histoire et de la justice a toujours façonné sa musique. Né en Algérie et élevé dans la banlieue parisienne (94), il a grandi à la croisée des cultures, ce qui a défini à la fois sa voix et sa vision du monde. « Palmier, c'est la mélancolie des combats inachevés, la persévérance et la promesse d'une aube ensoleillée », écrit Rocé à propos de l'album. Le titre évoque à la fois la résilience et le refuge ; un arbre enraciné dans la terre, tendu vers la lumière. Tout au long de l'album, le ton est réfléchi mais déterminé, sa voix toujours mesurée mais adoucie par la soul, le jazz et une chaleur lyrique qui parle davantage d'endurance que de colère. Le premier single, La Voie Lactée, avec Natacha Atlas et Samy Bishai, est un morceau atmosphérique et expansif qui oscille entre trip-hop et soul, évoquant les textures cinématographiques d'Isaac Hayes, Massive Attack ou Portishead. La voix d'Atlas flotte au-dessus des violons orchestrés de Bishai, tandis que Rocé livre ses vers avec une clarté à la fois terre-à-terre et céleste. Cette collaboration relève moins de la fusion que de l'alignement : des artistes se rencontrent sur un terrain commun, trouvant un ton émotionnel partagé qui transcende le langage. Rocé poursuit un fil conducteur qui traverse son œuvre : la musique comme vecteur de conscience historique, l'identité comme dialogue et le rap comme langage capable à la fois de tendresse et de critique. Titres interprétés au grand studio : - Laissez les enfants courir Live RFI - La Voix Lactée Feat. Natacha Atlas & Samy Bishai - Lunaire Live RFI. Line Up : Rocé (voix), Dj Juicy Fruit (machines) et Nathalie Ahadji (saxophone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► Album Palmier (Hors Cadres 2026). Bandcamp - Instagram - Facebook - YouTube Réalisation : Donatien Cahu.
C'est une discipline libre mêlant sport et art. Le football freestyle consiste à réaliser des figures acrobatiques et des enchaînements créatifs à l'aide d'un ballon de foot. Le concept : deux freestylers, une scène, un ballon, une musique et trois rounds de 30 secondes pour le battle. La Côte d'Ivoire est le premier pays à avoir remporté le championnat d'Afrique de la discipline. Lumière sur le football freestyle à travers ses icônes ivoiriennes. De notre correspondant à Abidjan, Devant les yeux ébahis des enfants venus les admirer cet après-midi, des freestylers font virevolter un ballon de football sur une aire de jeu au Dokui, quartier situé à la lisière d'Abobo. Abobo, où la discipline connaît ses premiers adeptes à la fin des années 2000. Stéphane Bogui en est l'un des pionniers. Il est aujourd'hui président de la Fédération ivoirienne de football freestyle et des disciplines associées. « Nous avons débuté par une association, le collectif Donga Freestyle. En 2012, nous avons eu la septième vague de freestylers. À partir de là est né le club de Yopougon ainsi que celui de Marcory. » De ce noyau initial, semé par les précurseurs, naît la jeune fédération qui tente, tant bien que mal, de se faire une place. Objectifs : structurer la discipline et la faire rayonner dans le pays du football roi. « C'est à partir de là que nous avons eu cette stabilité et le tout premier championnat de Côte d'Ivoire, nous avons eu notre premier champion. » Auréolé du tout premier titre ivoirien, Abdoul Titi Koné enchaîne et en décroche deux autres, soit trois au total. Le jeune freestyler part ensuite à la conquête de l'Afrique et réussit à entrer dans l'histoire en remportant, cette fois-ci, le tout premier titre africain en 2018. Il récidive ensuite en 2019. « Remporter le championnat d'Afrique deux fois d'affilée, déjà, ce sont de grandes émotions parce que, quand tu es champion pour la première fois, on t'attend. Donc moi aussi, déjà dans ma tête, je suis préparé parce que le talent seul ne suffit pas. » Avec sa rigueur, Abdoul Titi Koné change peu à peu de dimension et bourlingue grâce à son talent. Il rencontre des personnalités du monde sportif telles que Zinédine Zidane. En février 2026, il est fait chevalier du Mérite sportif ivoirien. En reconversion de carrière, Titi Koné collabore désormais à divers projets internationaux liés au foot. « Quand ils voient qui tu connais, ils pensent directement au freestyle. Et forcément, il y a les gestes techniques, il y a des petits ponts et tout ça, ça fait partie du football, c'est vrai. Je n'ai pas réussi dans le foot à onze, mais je suis toujours dans l'écosystème du football. » « Le foot freestyle était fait pour moi » Sur les traces d'Abdoul Titi Koné, dont il affirme s'être inspiré à ses débuts, Kevin Mobio, dit Arshvane, est le nouveau champion du football freestyle. Sacré trois fois d'affilée, il s'est imposé comme le leader de la nouvelle vague des freestylers ivoiriens. Pour cet ancien footballeur, le freestyle est arrivé dans sa vie comme une évidence. « J'avais comme l'impression que le foot freestyle était fait pour moi, en fait. À peine quelques mois d'entraînement et j'ai assimilé rapidement les figures. J'avais vraiment envie de jouer au foot, mais je vois que là, je fais un truc qui me réussit facilement. Donc j'ai décidé de laisser le foot et de me concentrer sur le freestyle. » Résultat : trois sacres d'affilée. Mais en dehors des compétitions, le football freestyle se vit aussi comme un art de la scène. Arshvane : « On nous appelle souvent pour des prestations, pour freestyle est intacte en Côte d'Ivoire, mais elle jongle à petite échelle, à l'ombre du football roi que le monde puisse savoir que l'on a des freestylers. On a une fédération en Côte d'Ivoire. » Beaucoup ont découvert le football freestyle aux Jeux de la Francophonie d'Abidjan. Ignace Cassio, né avec un handicap moteur, y avait fait sensation. Il a ensuite participé aux Jeux de Kinshasa et s'apprête à disputer ceux d'Erevan : « C'est un grand plaisir de participer pour donner toujours le meilleur de soi en harmonie. J'ai obtenu une médaille de bronze, une médaille d'argent et, cette fois-ci, la médaille d'or. » La passion autour du football freestyle est intacte en Côte d'Ivoire, mais elle jongle à petite échelle, à l'ombre du football roi. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5] À lire aussiFootball, les autres terrains: en RDC, le baby-foot, terrains en miniature [2/5] À lire aussiFootball, les autres terrains: au Maroc, le pari fou des fans de «Footgolf» [3/5]
En République démocratique du Congo, le football ne se joue pas seulement avec les pieds. Dans les rues et sur les terrasses de Kinshasa, c'est le football de table, autrement dit le baby-foot, qui trône et rassemble aussi les passionnés. Un loisir pour certains, une véritable discipline pour d'autres, avec ses compétitions et ses joueurs professionnels. De notre correspondante à Kinshasa, « Il faut avoir la maîtrise du ballon, il faut avoir la maîtrise du joueur ! » Moment de détente pour ce groupe d'amis. Ils ont pris l'habitude de se retrouver dans ce bar du quartier Kintambo pour quelques parties de baby-foot après le travail. « Baby-foot, en français, c'est la toute première fois que j'ai entendu ça. Ici, on l'appelle tout simplement kicker, c'est tout. » Les deux tables du bar sont prises d'assaut chaque soir. Autour du jeu, les plaisanteries fusent, les joueurs s'affrontent avec sérieux. Dieumerci se souvient encore de sa première partie de football de table : « Tu vas au quartier, il y a souvent le kicker. Mon grand-frère avait une table de baby-foot, il mettait ça dehors, les gens venaient jouer. Je voyais les grands jouer, s'intéresser au baby-foot. Moi, je me disais que je dois apprendre. » Du bar aux compétitions africaines À Kinshasa, la popularité du baby-foot dépasse largement le cadre du loisir. Certains joueurs sont devenus professionnels. Le pays en compte une dizaine. Comme Aaron Kalondji, qui est membre de la Fédération congolaise de kicker depuis cinq ans : « Moi, je suis devenu professionnel, c'est parce que j'ai été amoureux du jeu. Et puis une fois, tellement qu'on venait jouer là, un jour, le professeur de l'espace m'a appelé : “il y a des gens qui viennent chercher des joueurs d'équipes, des bafistes. Ils viennent de la Fédération". On a fait un test et puis on a été retenus. C'est à partir de là qu'on a commencé à jouer, à s'entraîner. Nous aussi, on est des champions. Je suis comme Dieumerci Mbokani, Cédric Bakambu. » Aaron est considéré comme le meilleur joueur congolais de la discipline. Mais faute de moyens, il a suspendu ses participations aux compétitions africaines. Dans les bars, ce sont les paris qui permettent à ses joueurs de vivre de leur passion. À chaque match, des sommes d'argent sont mises en jeu : « Je suis comme un caméléon, comme quelqu'un qui ne connaît pas le jeu, mais je fais le trick, paf ! 2 000, 5 000… C'est comme ça que je vis. Gagner, ça paye mes loyers, ma maison, tout ça… » Aaron s'entraîne énormément. Il joue au football de table au moins deux heures par jour. Pour conserver son niveau de champion congolais. À lire aussiFootball, les autres terrains: au Sénégal, le e-sport [1/5]
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est l'invité de la rédaction. La semaine dernière, Kigali et Kinshasa ont tenu à Londres la sixième réunion de leur Comité conjoint de suivi de l'accord de paix. Les deux pays s'y sont engagés à désamorcer les tensions, notamment autour de Minembwe, et à élargir le mandat du mécanisme de vérification du cessez-le-feu. Mais cet engagement intervient alors que Washington multiplie les sanctions contre des responsables et des entreprises rwandaises, accusés de complicité dans le trafic de l'or et du coltan issus des zones contrôlées par l'AFC/M23. Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire américain Massad Boulos a lui-même mis en cause le respect des engagements de Kigali. Le Rwanda maintient-il sa version des faits face à ces accusations convergentes ? Olivier Nduhungirehe répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : On a suivi, notamment au cours de la dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, Massad Boulos, qui a déclaré que la RDC n'avait pas neutralisé les FDLR et que le Rwanda n'avait pas retiré ses forces de défense ni cessé son soutien au M23. Que répondez-vous justement au médiateur ? Olivier Nduhungirehe : Il faut prendre ces déclarations en combinaison avec la déclaration du secrétaire d'État Marco Rubio, le 5 juin, lors de l'audition à la Chambre des représentants. Il avait dit que le Rwanda est en train de mettre en œuvre ses engagements, même si ce n'est pas suffisant, c'est ce qu'il avait dit. Mais il n'avait rien dit sur la RDC. Mais le problème, c'est que les engagements de la RDC font aussi partie intégrante des accords de Washington. Et jusqu'à présent, il n'y a pas le moindre commencement d'exécution de ces engagements. En ce qui concerne Massad Boulos, le problème qui est présent, c'est que l'accord de paix est un accord qui a été signé par deux parties avec des obligations, des engagements sécuritaires. Même les Américains disent que le gouvernement congolais ne s'est jamais engagé dans la mise en œuvre de son obligation sécuritaire principale. À lire aussiRDC et Rwanda «ont convenu de mesures concrètes» sur l'application de l'accord de paix, selon Washington L'accusation contre le Congo est là. Le Congo n'a pas neutralisé les FDLR. Les FDLR sont localisées sur le territoire congolais. Les FDLR, on les retrouve notamment à Walikale. Les FDLR ont dit qu'ils ne vont pas désarmer. Ça, c'est factuel. Pourquoi vous ne quittez pas les territoires congolais comme le dit Massad Boulos ? Est-ce que vous pensez que l'accord de Washington est un accord unilatéral qui ne regarde que le seul Rwanda ? Pourquoi, dans un accord de paix, tout en reconnaissant que l'une des parties n'a pas mis en œuvre ces accords, continue de soutenir les FDLR, continue d'utiliser les drones pour tuer des populations civiles ? Mais dans le même temps, on dit que l'autre partie doit mettre en œuvre ses obligations, comme si c'était un accord qui ne concernait que le seul Rwanda. Donc il faut quand même, à un certain moment, être cohérent. Toutes les deux parties, comme l'exigent les accords de Washington, doivent mettre en œuvre ces obligations. Ce n'est pas le seul Rwanda qui doit le faire. À lire aussiEst de la RDC: Kigali affirme que toutes les parties doivent respecter leurs engagements Les États-Unis ont sanctionné Gasabo Gold et plusieurs autres entreprises rwandaises qu'ils accusent d'avoir participé au trafic provenant des zones contrôlées par la M23 dans l'est de la RDC. Quelle est votre réponse par rapport à ça ? Les États-Unis admettent que la partie congolaise n'a pas mis en œuvre ses obligations de neutralisation des FDLR. Les États-Unis admettent même qu'il y a eu une intensification des attaques de drones. Vous avez vu la dernière déclaration du groupe international de contact qui parle de ces attaques de drones. Mais lorsqu'il s'agit de sanctions, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. Donc, il y a un problème. Ça nous ramène à une autre opinion sur la médiation. Nous sommes déçus par la partialité de cette médiation. La partialité de plus en plus flagrante, de plus en plus criante, où, malgré les preuves sur le terrain, malgré les éléments que nous avons fournis aux Américains depuis l'année passée, quasiment chaque jour sur les violations quotidiennes de Kinshasa dans l'application de l'accord de paix. Mais à la fin, il n'y a que le Rwanda qui est sanctionné. C'est un problème. Qu'est-ce qui explique cela ? Il faut demander à ceux qui prennent les sanctions. Ce n'est pas nous. Et ce n'est pas la première fois puisque là, on a eu l'armée rwandaise qui a été sanctionnée. On a eu des officiers rwandais qui ont été sanctionnés. Gasabo Gold a été sanctionné par l'Union européenne, on se rappelle l'année dernière, et là maintenant par les États-Unis, ça fait quand même beaucoup. Oui, justement, c'est ça la question qu'il faut poser à ceux qui prennent des sanctions. Si les Américains ou les Européens disaient que la RDC mettait en œuvre ses obligations, je comprendrais qu'ils ne prennent pas de sanctions contre la RDC. Mais le problème, c'est qu'ils admettent eux-mêmes que la RDC n'a rien fait dans la neutralisation des FDLR. Et d'ailleurs, au lieu de s'acheminer vers cette solution, la RDC prend le chemin inverse. Par exemple, à la mi-mars, lors de la première réunion entre les trois parties, donc la RDC, le Rwanda et le Burundi après la prise d'Uvira, l'armée congolaise, les commandants des FARD, ont déclaré le 29 mars à Kisangani qu'ils allaient engager des actions contre les FDLR. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que deux jours après le 31 mars, ils ont plutôt envoyé des hélicoptères à Walikale pour donner des armes, des munitions, de l'argent aux mêmes FDLR. Nous avons donné cette information aux Américains. Donc, il y a un problème dans cette médiation qui fait que la partialité de la médiation américaine ne présage rien de bon dans une mise en œuvre effective des accords de Washington, et aussi ne présage rien de bon pour une paix durable à l'est de la RDC et dans les Grands Lacs africains. À lire aussiRwanda-RDC: un an après, l'accord de paix de Washington peine à se concrétiser sur le terrain, selon un rapport
Après avoir mené au score face à l'Angleterre pendant plus d'une heure, puis résisté grâce à un énorme Lionel Mpasi, les Léopards ont été punis par un doublé de l'inévitable Harry Kane (75e, 86e) en fin de match. À Kinshasa, nombreux sont fiers du parcours de leur équipe nationale malgré l'élimination en 16es de finale.
Certes, l'Afrique a brillé lors des phases de groupe, avec 9 équipes qualifiées sur 10. Mais « le véritable test a commencé avec les seizièmes de finale », pointe Seneplus à Dakar. L'Afrique du Sud est tombée dimanche face au Canada. De même que la Côte d'Ivoire hier face à la Norvège. Le Maroc, lui, s'était qualifié avec les honneurs la veille face aux Pays-Bas. Ce mercredi, l'épreuve de vérité se poursuit pour la RDC qui affronte l'Angleterre. Et pour le Sénégal qui sera opposé à la Belgique. « Le rendez-vous est de taille, s'exclame WalfQuotidien : une place en huitièmes de finale est en jeu dans un duel qui oppose deux équipes aux profils bien différents. D'un côté, les Diables rouges misent sur leur qualité technique, leur maîtrise collective et leur capacité à monopoliser le ballon. De l'autre, les Lions s'appuient sur leur puissance athlétique, leur intensité et leur redoutable efficacité en transition ». Le site Afrik-foot veut croire en une victoire des Lions de la Téranga : « Neuvièmes au classement Fifa, les Diables Rouges restent une valeur sûre du football européen. Mais ils sont loin d'être intouchables. (…) Ils sont moins impressionnants qu'autrefois ». Quant aux Sénégalais, « ils ont donné l'impression d'avoir retrouvé leur véritable identité lors du match contre l'Irak ». Certes, reconnait Afrik-foot, « la Belgique n'est pas l'Irak, et reste favorite sur le papier, mais l'écart est loin d'être insurmontable. Si les Lions reproduisent l'intensité affichée face à l'Irak et confirment les ajustements tactiques entrevus lors de leur dernier match, ils possèdent largement les armes pour créer l'une des surprises de ces seizièmes de finale ». Léopards vs Three Lions… L'autre rencontre du jour impliquant une équipe africaine : RDC-Angleterre… « Les Léopards contre les Three Lions : la RDC peut-elle mordre l'Angleterre et entrer dans la légende ? », s'interroge Le Journal de Kinshasa. « La RDC devra d'abord rester fidèle à ce qui l'a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre. Face à l'Angleterre, il n'y aura pas beaucoup de ballon, de la de souffrance, et très peu d'occasions ». Alors, « oui, la RDC est outsider. Oui, l'Angleterre reste favorite, reconnait Le Journal de Kinshasa. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte. Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout. Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l'exploit, et une absence de complexe ». Christophe Gleizes bientôt libre ? En marge de la compétition, toujours cette interrogation : après plus d'un an d'emprisonnement en Algérie, le journaliste français Christophe Gleizes va-t-il être enfin libéré ? Le Monde à Paris révèle que « le Parquet national antiterroriste a requis récemment la remise en liberté de Smaïl R., l'agent du consulat algérien de Créteil placé en détention provisoire depuis avril 2025 pour sa participation présumée à l'enlèvement du youtubeur Amir DZ ». La décision finale sera rendue dans les prochains jours. Rappelons que l'incarcération de cet agent consulaire algérien avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Et Le Monde de s'interroger : « faut-il voir dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de Christophe Gleizes ? La coïncidence entre les deux agendas – diplomatique et judiciaire – est en tout cas troublante ». Pour le site algérien Algérie Patriotique, c'est « un premier geste concret d'apaisement mais qui ne règle pas l'essentiel. Plusieurs différends de fond demeurent entiers. Parmi eux figure notamment la question des personnes réclamées par la justice algérienne et protégées par la France ». Pour autant, reconnait Algérie Patriotique, « la France semble privilégier une approche plus pragmatique afin de sortir de l'impasse diplomatique ». Et tous les regards sont désormais tournés vers le président Tebboune qui pourrait user de son pouvoir de grâce présidentielle à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne dimanche prochain.
Il est le Grand invité Afrique de RFI ce mercredi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, répond aux questions de Patient Ligodi, au lendemain du discours de Félix Tshisekedi sur l'état de la nation. Riposte contre Ebola, accords de paix de Washington et de Doha, saisine de la Cour internationale de Justice contre le Rwanda : le chef de l'État congolais a multiplié les annonces. Nous reviendrons aussi sur l'interdiction de sortie du territoire visant l'opposant Delly Sesanga, sur le débat autour de la révision constitutionnelle, et sur la candidature congolaise à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). RFI : Félix Tshisekedi a déclaré qu'Ebola n'est ni une rumeur, ni une honte, et qu'elle exige responsabilité, solidarité et vérité. Quand se rendra-t-il à Bunia pour incarner justement cette solidarité sur le terrain ? Patrick Muyaya : Dès que les conditions seront réunies, n'oubliez pas que lorsque le Président de la République se déplace, il se déplace avec une logistique particulière qui implique par exemple d'avoir un dispositif sécuritaire assez élevé en termes de chiffres. Justement, ici, le risque, ce ne serait peut-être pas le président ou sa délégation directement, mais tous les dépendants qui pourront être dans une ville où il y a encore les virus qui circulent. Ça veut dire qu'il va se rendre ? Bien sûr que le président de la République s'y rendra. La question des accords de paix et comment on explique, par exemple, le fait qu'aujourd'hui encore, sur le terrain, particulièrement dans la zone de Minembwe, il y a l'armée congolaise et ses alliés qui continuent à bombarder certaines zones ? Bon, écoutez, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas parce que nous sommes engagés dans un processus de paix que nous ne devons pas répondre à notre devoir régalien de protection de nos populations. Sur Minembwe, on en parle beaucoup, mais il se passe des choses inacceptables à Minembwe. Je pourrais vous partager des images sur lesquelles le Rwanda utilise les ambulances pour transporter des drones et faire des attaques en partant de l'utilisation des matériels médicaux d'une ambulance. C'est une accusation grave. C'est une accusation qui est étayée. C'est un crime de guerre. Est-ce que cette accusation est portée à la médiation ? Évidemment, il existe des mécanismes qui rapportent évidemment tous les incidents sur le terrain. Récemment, à Londres, il y a eu une réunion du comité conjoint de surveillance. Je crois que, le 8 juillet prochain, il y aura une réunion du mécanisme conjoint de la gestion de l'accord de Washington, où toutes ces informations sont relayées. L'Américain Massad Boulos a affirmé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que Kinshasa n'avait pas lancé d'opération de neutralisation contre les FDLR. De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères vous accuse également d'organiser politiquement ces FDLR… On a identifié six zones où se trouvent les résidus des FDLR. Cinq zones sont situées dans les parties du territoire sous contrôle du Rwanda et du M23. Nous avons soumis le rapport en novembre 2025, de tous les processus qu'on a commencés sur la zone d'intérêt 1 et sur les cinq zones d'intérêt. Comprenez que le préalable, c'est le départ. Finalement, que reste-t-il de ces accords ? Que ce soit l'accord de Washington, l'accord de Doha, que ce soit les engagements de Montreux ? Pour revenir sur les accords de Doha et l'engagement de Montreux ici, le premier préalable sur lequel nous devons commencer à bâtir, c'est le cessez-le-feu. À Montreux, on s'est mis d'accord par mémorandum sur comment le cessez-le-feu devrait se faire. Deuxième chose, il y avait justement la question de la libération de prisonniers. Au moment où je vous parle, il y a le premier groupe de prisonniers qui se trouve déjà à Beni. N'eût été la question d'Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma. Combien sont-ils ? Une quinzaine. Vous parlez de quinze personnes qui seraient affiliées à l'AFC/M23 ? Qui sont identifiées comme telles. Qui étaient dans les prisons congolaises gérées par le gouvernement congolais, que vous avez identifiées ? Voilà, que nous avons identifiées. Parce que la question de la libération des prisonniers était parmi les mesures de confiance. Nous les avons ramenés à Beni et, au moment où je vous parle, une discussion se fait avec les autorités ougandaises pour définir le protocole, parce qu'il s'agit de faire un mouvement dans une région qui est touchée par Ebola, pour être sûr que les protocoles ou les screenings nécessaires sont respectés. Je crois que ça, c'est un signe de bonne foi. Le président Tshisekedi a évoqué un débat politique normal dans une démocratie vivante où le désaccord est naturel et la contradiction est utile. Mais pourquoi dans ces cas, l'opposant Delly Sesanga est-il interdit de quitter le territoire ? J'ai appris de source judiciaire qu'il y avait un dossier qui avait été ouvert. Parce que figurez-vous, que nous, au niveau du gouvernement, nous ne pensons pas que la violence a sa place en démocratie. Vous avez vu les communiqués que nous avons faits consécutifs à la manifestation du 12 juin. Par la suite, il y a eu des prises de position des uns des autres. Certains disaient qu'il y avait dix morts, certains disaient qu'il y avait autant de blessés. Certains disaient qu'il y avait des portés disparus. Le parquet s'est saisi du sujet. Aujourd'hui, des enquêtes en cours nécessitent sûrement que Delly Sesanga ou d'autres puissent présenter leurs moyens de défense. Donc c'est une procédure judiciaire normale, consécutive aux déclarations qui ont été faites par certains d'entre eux. Parce que s'il y a eu des allégations de ce type et que le parquet voudrait avoir des éclairages, c'est tout à fait évident. Je pense qu'il existe des voies de recours qui peuvent permettre à M.Sesanga d'avoir l'autorisation de voyager. C'est une question de routine, à mon avis.
AP correspondent Charles de Ledesma reports Kinshasa want to stop gatherings linked to the Ebola outbreak.
Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina inayoangazia sekta ya ufugaji wa samaki na viumbe vingine na mimea baharini na kwenye maziwa, sekta ambayo inaendelea kushuhudia ukuaji mkubwa duniani, huku uzalishaji wa samaki ukifikia kiwango cha juu zaidi kuwahi kurekodiwa.Shughuli za uokoaji zinaendelea nchini Venezuela kufuatia athari za matetemeko makubwa ya ardhi yaliyoua maelfu ya watu na kuwaacha maelfu wengine bila makazi. Mashirika ya Umoja wa Mataifa yalipozungumza na waandishi wa habari leo jijini Geneva, Uswisi yametahadharisha kuwa uhaba wa huduma za afya, chakula na makazi unaongeza hatari ya milipuko ya magonjwa. Msemaji wa Shirika la Umoja wa Mataifa la Afya Duniani, WHO, Christian Lindmeier amesisitiza wawasi huo akisema “Huduma za afya ziko chini ya shinikizo kubwa sana kwa sasa.”Tathmini mpya ya Shirika la Umoja wa Mataifa la Mpango wa Maendeleo, UNDP imeonya kuwa mlipuko wa Ebola katika Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo, DRC unaweza kuwasukuma karibu watu milioni moja zaidi kuingia kwenye umaskini, huku wanawake wakitarajiwa kuathirika zaidi kiuchumi na kiafya. Ripoti hiyo iliyotolewa leo New York Marekani na Kinshasa, DRC pia inaeleza kuwa mlipuko huu wa sasa unaweza kugharimu uchumi wa Afrika hadi dola bilioni 3.6 za Marekani iwapo athari zake zitaenea zaidi.Na, Kuelekea Mdahalo wa kwanza wa Kimataifa Kuhusu Usimamizi wa Akili Mnemba, AI utakaofanyika wiki ijayo jijini Geneva, Uswisi, Shirika la Umoja wa Mataifa la Kuhudumia Watoto, UNICEF limezitaka serikali na wadau kuhakikisha haki za watoto zinazingatiwa katika usimamizi wa matumizi ya akili mnemba (AI). Shirika hilo linataka sheria madhubuti za kuzuia unyanyasaji wa watoto unaowezeshwa na AI, mifumo ya AI iliyo salama na yenye uwazi, pamoja na uwekezaji katika utafiti, elimu ya matumizi ya AI.Mwenyeji wako ni Assumpta Massoi, karibu!
C dans l'air l'invitée du 25 juin 2026 avec Marie Jaspard, infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris et chercheuse à l'Inserm, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales Pour la première fois, un cas d'Ebola a été diagnostiqué en France, chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, pays actuellement frappé par une importante épidémie. Les autorités sanitaires, qui se veulent rassurantes, ont placé à l'isolement cinq possibles cas contacts. Cinq personnes ayant été contact avec ce patient, arrivé mardi à Paris à bord d'un vol en provenance de Kinshasa, ont été identifiées et placées à l'isolement, a expliqué le ministre de la Santé Stéphanie Rist sur France 2 mercredi soir. La France est, dans le cadre de l'épidémie touchant la RDC, le premier pays hors d'Afrique à confirmer un cas diagnostiqué sur son territoire. La RDC est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière. Selon les derniers chiffres officiels, 1.048 cas ont été recensés dont 267 décès, soit un taux de létalité d'environ 25%. Mais nombre d'experts jugent probable que l'ampleur soit sous-estimée, l'épidémie frappant des régions très reculées. Doit-on s'inquiéter de ce premier cas d'Ebola en France ? Comment venir à bout de l'épidémie ? Existe-t-il un vaccin ? Des traitements ?
« Nous avons besoin rapidement de 1,4 milliard de dollars pour lutter contre le virus Ebola », affirme sur RFI le docteur Jean Kaseya, en ligne depuis Kinshasa. Il est le directeur général d'Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, et qui sort d'une réunion de travail avec les présidents du Congo Kinshasa et du Burundi. Mais d'abord, le médecin congolais s'exprime sur le cas de son confrère qui vient d'être testé positif à Ebola à son arrivée à Paris en provenance du Congo. Pourquoi l'a-t-on laissé monter dans un avion ? RFI : Après le premier cas d'Ebola identifié en France et donc hors d'Afrique, est ce qu'il y a un risque mondial pour la santé publique ? Jean Kaseya : Le risque zéro n'existe pas et lorsque nous avons déclaré cette épidémie le 15 mai, nous avions déjà dit que, si jamais cette dimension régionale et cette dimension concentrée de l'épidémie au niveau de l'Ituri n'étaient pas considérées, il y aurait des risques que d'autres pays soient affectés. Donc, vous nous dites aujourd'hui qu'il y a quand même un risque pour toute la planète, c'est ça ? Nous vous disons aujourd'hui qu'il y a un risque. C'est pourquoi nous disons très clairement que c'est la solidarité qui va nous permettre d'arrêter cette épidémie. Et nous avons, l'OMS et Africa CDC, produit un travail. Ce travail demande aujourd'hui que nous puissions investir les moyens nécessaires, aussi bien pour l'Afrique que pour les autres pays. Et je réitère que la fermeture des frontières n'est pas la solution. La solution, c'est de permettre à ce que nous puissions avoir les moyens de répondre à cette épidémie afin d'éviter que d'autres pays soient affectés. Donc, ce qui s'est passé avec ce médecin arrivé à Paris, c'est une alerte en fait pour toute la communauté internationale ? D'abord, laissez-moi remercier ce médecin. Laissez-moi remercier son organisation Alima d'avoir été proche du peuple meurtri de l'Ituri. Ce médecin a beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies passées. Il est anesthésiste réanimateur et il a été au front du 19 mai au 22 juin. Il a quitté l'Ituri le 19 juin et a transité par Kinshasa. Quand il a quitté Kinshasa le 22, il ne présentait pas de symptômes. Et je voudrais aussi rappeler que le gouvernement de la RDC a mis en place des dispositifs de détection dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa, qui permettent de savoir qui a les signes. Donc, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas parler d'un quelconque manquement. Nous devons juste dire que les signes se sont manifestés quand il a atterri à Paris. Et effectivement, pour répondre à votre question, ce sont des signaux d'alerte. Si jamais les partenaires et les autres gouvernements donateurs ne viennent pas, ces signaux d'alerte risqueront malheureusement de se multiplier. L'OMS dit que la transmission de l'épidémie d'Ebola s'accélère. Est-ce à dire qu'on n'a pas encore atteint le pic de cette épidémie ? A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire que nous avons atteint le pic de cette épidémie. C'est vrai qu'il y a beaucoup de succès en termes de personnes qui sont guéries. Il y a des succès en termes de mobilisations communautaires. On commence à sentir que, de plus en plus, les communautés croient au message qu'on leur donne. Mais ce qui est compliqué, ce qui ne peut pas nous permettre de dire qu'on a atteint le pic, c'est la situation humanitaire qui est sérieuse. Nous avons des camps de déplacés internes qui contiennent près d'un million de personnes, et l'accès à ces camps est difficile, alors que nous savons que l'épidémie est dans ces camps. Et ça, c'est dans les camps de déplacés d'Ituri ? Effectivement, c'est dans les camps de déplacés, c'est dans l'épicentre, à Mongbwalu. Et c'est là où nous devons multiplier les efforts. Aujourd'hui, lors de la réunion des chefs d'Etat que nous avons eue, le mardi 23 juin à Kinshasa, avec le président Tshisekedi et le président Ndayishimiye du Burundi, nous nous sommes dit que l'aspect humanitaire compte maintenant pour 70 % de la réponse. L'aspect sanitaire compte pour 30 %. Ça signifie quoi ? Si nous n'arrivons pas à résoudre l'aspect humanitaire, nous n'allons pas arrêter cette épidémie. Au G7 d'Évian, la semaine dernière, en France, les sept pays les plus riches du monde ont promis une forte mobilisation contre cette souche d'Ebola jusqu'à quelque deux milliards de dollars. Est-ce que vous y croyez ? J'attends de voir ça. Les effets d'annonce ne m'impressionnent plus. Et je le dis aux pays du G7. Et j'ai eu l'opportunité d'en parler avec les autorités françaises qui président le G7. J'ai dit aujourd'hui que nous avions un plan de réponse à 518 millions de dollars, mais pas plus de 180 à 200 millions sont concrètement arrivés. Ça, c'était le volet sanitaire. Mais nous venons aussi de réévaluer le volet humanitaire. Aujourd'hui, nous avons besoin de 1,4 milliards de dollars pour nous assurer que nous parviendrons à avoir accès aux camps. Je vous ai dit que ce sont des camps de près d'un million de personnes où des maladies viennent, mais auxquels nous n'avons pas accès. Et ces camps-là, pendant longtemps, ont été abandonnés. Les gens n'ont pas d'eau courante, les gens n'ont pas de nourriture, les gens n'ont pas de toit. Et maintenant nous venons pour leur dire qu'il y a une épidémie. Et ces gens nous disent : pourquoi vous venez maintenant ? Donc, ça signifie que nous devons assurer leurs besoins primaires. Nous devons démanteler certains de ces camps, et nous devons nous assurer que tout le monde a accès aux soins. Et cela va nécessiter 1.4 milliards. J'attends voir venir aujourd'hui pour qu'on réponde à cette urgence rapidement. À lire aussiEbola en RDC: «Presque chaque épidémie a sa légende»
« Le siège de la ville d'El-Obeid fait craindre de nouveaux massacres », titre La Croix en France. « Ces attaques répétées montrent que l'armée, implantée dans la vallée du Nil et les plaines de l'est, ne parvient pas à tenir au Kordofan autre chose que des garnisons », explique le chercheur Marc Lavergne. Il éclaire aussi sur l'importance d'El-Obeid : un million d'habitants, à mi-chemin entre Khartoum et le Darfour, tant géographiquement que culturellement, dit-il. C'est aussi une grande métropole commerçante sahélienne. Question posée à Marc Lavergne : la chute d'El-Obeid signifie-t-elle ensuite celle de Khartoum, la capitale soudanaise ? Pas nécessairement, estime le chercheur. À lire aussiSoudan: «Les FSR multiplient les frappes sur les infrastructures d'El-Obeid pour terroriser» Un mot à la une aujourd'hui également : « maîtrisable » ! C'est Jeune Afrique qui le raconte : « maîtrisable » est devenu le mot à la mode en République démocratique du Congo après le match nul que les Léopards avaient imposé au Portugal la semaine dernière. Cristiano Ronaldo ? Maîtrisable ! JA raconte que même la ministre des Affaires étrangères s'est amusée à reprendre l'expression sur ses réseaux sociaux. Sauf que, et ça, la ministre ne le savait apparemment pas, le terme « maîtrisable » vient du surnom de Parole Kamizelo : on l'appelle « le Maîtrisable ». Parole Kamizelo est un cadre du PPRD, le parti de l'ancien président Joseph Kabila, et il est actuellement en prison, condamné à deux ans pour offense au chef de l'État. La RDC, où la presse commente aussi le tout dernier résultat des Léopards, battus 1 à 0 cette nuit par la Colombie. Coup d'arrêt, estime le journal de Kinshasa, mais tout n'est pas fini, même si la route est étroite. « Les Léopards ont quatre jours pour y croire », conclut le journaliste. Le football également à la une au Sénégal. Forcément, les Sénégalais sont en fâcheuse posture après leurs deux défaites, et le site Seneplus y voit un révélateur de notre société actuelle. Le journaliste de Seneplus, qui a assisté aux deux matchs des Lions, a été marqué par une image : lors d'une pause de rafraîchissement, le jeune prodige Ibrahima Mbaye se tenait seul, à plus d'une vingtaine de mètres du groupe, tandis que le reste de l'équipe était regroupé sur la ligne de touche. Partant de cette image, le journaliste se demande si nous serions capables de construire une société fondée sur la compétence plutôt que sur le statut. En clair, ne faut-il pas remettre en cause la suprématie des anciens au détriment des talents et de la fraîcheur ? Les jeunes demeurent souvent confinés à des rôles secondaires, écrit-il, comme si la hiérarchie préexistante devait être respectée même lorsque les réalités du terrain démontrent ses limites. Pour Seneplus, le problème n'est pas seulement sportif, il est culturel. Une logique quasi féodale, selon lui. L'entretien de Moussa Faki Mahamat : ancien président de la Commission de l'Union Nettement plus prosaïque, le Point Afrique propose une interview de l'ancien président de la Commission de l'Union africaine. Moussa Faki Mahamat est aujourd'hui envoyé spécial du Pacte pour la prospérité, les peuples et la planète. Dans cet entretien, il estime que les mécanismes actuels de financement du développement pénalisent l'Afrique. Moussa Faki Mahamat déplore les conditions exigées des pays africains lorsqu'ils souhaitent emprunter pour financer leur développement. Il regrette ce qu'il appelle une perception globale du continent africain comme un espace à très haut risque, d'autant que, dit-il, on applique souvent une même grille de lecture à l'ensemble du continent, alors que les situations diffèrent considérablement d'un pays à l'autre. Sans dédouaner les États de leurs responsabilités, Moussa Faki Mahamat appelle donc à réformer l'ensemble de l'architecture financière internationale. En Guinée, la détresse des commerçants du marché de Nzérékoré Nzérékoré, la troisième ville de Guinée, la grande ville du Sud : vendredi dernier, le marché a brûlé. Des témoignages recueillis par Le Djely : « J'ai perdu toute mon économie », rapporte Ousmane Bah, l'un des sinistrés, qui dit n'avoir plus que ses yeux pour pleurer. Il demande de l'aide aux autorités et qu'on lui propose un nouvel emplacement. Même appel lancé par Amadou Oury Diallo, un autre commerçant sinistré, qui craint de ne plus réussir à nourrir sa famille.
La República Democrática del Congo es el segundo país más grande de África, ubicado en la región central del continente, con su capital en la megaciudad de Kinshasa.Dueña de una inmensa riqueza natural y mineral, y heredera del histórico Reino del Congo, esta nación regresa al escenario mundialista después de más de medio siglo, invitándonos a recorrer la geografía, la historia y los contrastes de uno de los países más fascinantes del continente africano.
Ebola is a frightening and deadly disease, killing on average one half of people infected and spreading rapidly without containment measures. So how do BBC journalists report from the centre of an epidemic? BBC West Africa journalist Emery Makumeno has been reporting from Kinshasa in DR Congo on the Ebola outbreak; Musa Sangarie, Country Director for Sierra Leone for BBC Media Action, led public information campaigns in Sierra Leone in the 2014-16 Ebola epidemic; Camilla Mota, journalist with BBC News Brasil, has reported on the fall-out from the country's Zika virus outbreak in 2015 and 2016; and Mattias Zibell Garcia, producer at BBC Mundo, reported on the recent Hantavirus outbreak in Ushuaia, Argentina. The Fifth Floor is at the heart of global storytelling on the BBC World Service, bringing you the best stories from journalists in the BBC's 43 language services. We're here to help you make sense of the stories making headlines around the world; to excite your curiosity and to get to grips with the facts. Recent episodes have investigated Russia's youth armies and how they make soldiers of Ukrainian children; featured the BBC team who were the first journalists to the site of the Nigerian school kidnappings and reflected the effects of internet blackouts in Iran, Uganda and India. If you want to know more about Venezuela's acting president, Delcy Rodriguez, and the legacy of Hugo Chavez; or how Vladimir Putin's network of deep cover spies operates; or why Donald Trump signed an executive order granting white South Africans asylum in the US, we have all those stories and more.Presented by Faranak Amidi. Produced by Laura Thomas, Caroline Ferguson and Hannah Dean. (Photo: Faranak Amidi. Credit: Tricia Yourkevich)
On episode #108 of the Infectious Disease Puscast, Daniel and Sara review the infectious disease literature for the weeks of 5/21 – 6/3/26. Host: Daniel Griffin and Sarah Dong Subscribe (free): Apple Podcasts, RSS, email Become a patron of Puscast! Links for this episode Viral Performance of five mpox antigen-based rapid diagnostic tests tested on lesion swabs from patients with suspected mpox from the Kinshasa province of DR Congo: a diagnostic accuracy study (LANCET: Infectious Diseases) A Phase 3, Randomized Trial ofBulevirtide in Chronic Hepatitis D (NEJM) First reported case of Andes hantavirus cardiopulmonary syndrome treated with a combination of favipiravir, ribavirin, icatibant and baricitinib (CMI: Clinical Microbiology and Infection) Chikungunya Vaccines for Travelers: Unanswered Pragmatic Questions Persist (JID) Bacterial Early Discontinuation of Empiric Antibiotics in Pediatric Haploidentical Hematopoietic Cell Transplant Recipients with Febrile Neutropenia (CID) Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus Nasal Swab Utilization as a Predictor for Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus Skin and Soft Tissue Infections: A Systematic Review and Meta-analysis (OFID) Swab Testing to Optimize Pneumonia Treatment With Empiric Vancomycin: A Randomized Controlled Trial (CID) Fungal The Last of US Season 2 (YouTube) Donor-derived and nosocomial-acquired Candida auris transmission involving solid organ transplant recipients (Infection Control and Hospital Epidemiology) Parasitic Development of a Phase 1 Cryptosporidiosis Controlled Human Challenge Model in Healthy Volunteers Using Current Good Manufacturing Practice Cryptosporidium Parvum Oocysts and Conducted Under an Investigational New Drug Application (JID) Miscellaneous Childhood VaccineHesitancy(NEJM) Music is by Ronald Jenkees Information on this podcast should not be considered as medical advice.
In May 2026, the World Health Organization declared an Ebola outbreak in western Africa a public health emergency of international concern. Within days, hundreds of cases had been recorded in the Democratic Republic of Congo, raising fears that the virus could spread further across the region.Ebola has been causing outbreaks for nearly 50 years, but despite advances in vaccines and treatments, the disease continues to return. But why is it so difficult to treat and contain? This week on The Inquiry, we're asking: “Why does Ebola keep coming back?”Contributors: Syra Madad, infectious disease epidemiologist at the Harvard Belfer Centre, US Hypolite Muhindo Mavoko, professor of tropical medicine at the University of Kinshasa, the Democratic Republic of Congo Amanda Rojek associate professor of health emergencies at the University of Oxford, UK Julienne Anoko, risk communication and community engagement officer at the World Health Organization Regional Office for Africa, KenyaPresenter: Tanya Beckett Producer: Matt Toulson Researcher: Amelia Cox Editor: Tom Bigwood Technical producer: Nicky Edwards Production management: Phoebe Lomas and Liam Morrey(Photo: Ebola awareness banner in Democratic Republic of the Congo. Credit: Glordy Murhabazi/Getty Images)