Landlocked country in northern central Africa
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« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien revient avec un nouvel album intitulé « KÖD ». 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le 21ᵉ siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez. RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui. Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous. Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». À lire aussiAfrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non à les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place. « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ? La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique sont l'essence de mon travail. Donc si je m'abstiens de prompter, car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre Himini. Où l'avez-vous trouvé ce chant rebelle Toubou ? J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer. Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et de résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre. Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : « oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? » Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre, le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.
Cap sur Berlin où se tient jusqu'au dimanche 22 février la 76ᵉ édition du festival international de cinéma. Un festival à l'ADN toujours très politique et qui confirme une tendance observée depuis quelques années : une attention particulière portée au cinéma africain. Comme en 2024, l'année qui vit le sacre de Dahomey de Mati Diop, trois films tournés sur le continent africain sont en lice pour le prestigieux Ours d'or. Les trois films sont Dao, d'Alain Gomis ; À voix basse, de Leyla Bouzid ; et SoumSoum, la nuit des astres, de Mahamat-Saleh Haroun. À lire aussiLa 76e Berlinale célèbre les cinémas du monde avec 80 pays représentés
Cap sur Berlin où se tient jusqu'au dimanche 22 février la 76ᵉ édition du festival international de cinéma. Un festival à l'ADN toujours très politique et qui confirme une tendance observée depuis quelques années : une attention particulière portée au cinéma africain. Comme en 2024, l'année qui vit le sacre de Dahomey de Mati Diop, trois films tournés sur le continent africain sont en lice pour le prestigieux Ours d'or. Les trois films sont Dao, d'Alain Gomis ; À voix basse, de Leyla Bouzid ; et SoumSoum, la nuit des astres, de Mahamat-Saleh Haroun. À lire aussiLa 76e Berlinale célèbre les cinémas du monde avec 80 pays représentés
La mort ce vendredi d'un touriste français de 70 ans dans le nord-est du pays près de la ville d'Amdjarass. Disparu depuis deux jours, il a succombé à ses blessures après une chute selon les autorités tchadiennes.
Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien, revient avec un nouvel album intitulé KÖD. 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le XXIe siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez. RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui. Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous. Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non de les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place. À écouter aussiAfrotronix code les sons de l'Afrique sur « KÖD », son nouvel album « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ? La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique, sont l'essence de mon travail. Donc, si je m'abstiens de prompter car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre « Himini ». Vous l'avez trouvé où, ce chant rebelle Toubou ? J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer. Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et à résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre. Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre. Le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.
Les invités d'Éric Topona analysent sous l'Arbre à palabres les contours du réchauffement diplomatique entre le Tchad et la France après la visite à Paris, le 29 janvier, du président Mahamat Idriss Déby Itno.
Depuis un peu plus d'un an, le village de Kaya Koudoukolé, entre Baga Sola et Bol, près du lac Tchad, a vu s'installer de nouveaux habitants. Ce sont des déplacés internes qui ont fui leur île, à une semaine de marche, après une attaque de Boko Haram. L'agriculture et la pêche sont leurs principales activités. Même s'ils se sentent plus en sécurité à Kaya Koudoukolé, les habitants notent une hausse des enlèvements, des assassinats et des vols. En outre, la peur du groupe terroriste islamiste est encore omniprésente. De notre envoyée spéciale de retour de Baga Sola, Bokoy Barka, père de huit enfants, a quitté son île d'origine il y a treize mois après un assaut de Boko Haram. Aujourd'hui âgé de 41 ans, il habite à Kaya Koudoukolé, où il fait partie d'un groupement de pêcheurs qui se partage une barque distribuée par l'ONG Solidarités International. Le village est au bord du fleuve, mais les pêcheurs doivent rester, par sécurité, proches du rivage, là où les poissons sont moins abondants et plus petits. « Je vais pêcher quotidiennement, explique Bokoy Barka. J'arrive à remplir environ deux ou trois jerrycans d'eau, soit une dizaine de kg de poissons, mais j'ai peur. Il y a à peine quelques jours, quatre pêcheurs ont été attaqués par Boko Haram. Ils ont tiré sur l'un d'entre eux, il est blessé à la jambe, mais ils ont réussi à fuir. Toute personne qui tombe sur Boko Haram peut être tuée ou enlevée. » La leadeuse des femmes de Kaya Koudoukolé, Bakoy Kouri Kanori, a elle aussi quitté son village natal après une offensive terroriste. « Boko Haram a tué mon mari et enlevé quatre personnes, dont trois enfants, témoigne-t-elle. Et le plus souvent, ils s'en prennent aux pêcheurs. Régulièrement, on entend parler d'enlèvements. » Elle confie vivre dans la peur : « Quand on entend le nom de Boko Haram, on a peur. » À écouter dans Grand reportageSur les rives du lac Tchad, une guerre sans fin contre Boko Haram et la montée des eaux « Des incursions de plus en plus violentes dans les terres » « Ici, je vis surtout de l'agriculture, indique Bakoy Kouri Kanori, qui traverse le champ qu'elle cultive puis s'installe à terre, face au lac. Les hommes du village pêchent et nous, les femmes, on récupère le poisson qu'on va vendre. On arrive à en tirer 15 000 FCFA par jour. 5 000 vont dans la caisse commune du village et le reste, on le partage avec ceux qui ont pêché. » Depuis 2025, le niveau du lac Tchad est en phase de remontée et d'expansion significatives, ce qui apporte son lot de défis sécuritaires, selon Justine Muzik Piquemal, directrice régionale de Solidarités International. « Le lac grandissant, on a des incursions de plus en plus violentes dans les terres, qui se rapprochent de plus en plus des grandes villes », relève-t-elle. La directrice régionale précise la réalité de cette violence : « Ce n'est pas tous les jours, mais on a une fois toutes les semaines trois enlèvements, trois kidnappings d'enfants ! C'est beaucoup... Les enfants qui sont visés ont entre sept ans et quatorze ans, détaille-t-elle, les petites filles, pour l'esclavage sexuel, et les petits garçons, pour l'enrôlement forcé dans la guerre. Et là, il est nécessaire qu'on continue à travailler avec ces populations pour ne pas les laisser désœuvrées face à cette insécurité ». Baisse des financements occidentaux ou encore multiplication des crises au Tchad, avec une attention accrue pour les réfugiés soudanais à l'est du pays, le résultat est sans appel : les ONG se retirent progressivement d'un Lac Tchad, qui se retrouve de plus en plus isolé. À lire aussiTchad: Baga Sola, «capitale humanitaire» du Lac, victime du retrait de l'aide
On connaît tous.tes quelqu'un.e qui est particulièrement lourd.e quand iel boit de l'alcool, n'est-ce pas ?Fais la fête MAIS gères toi et ne dérange pas le monde entier, c'est le message d'utilité publique que Mali veut nous transmettre dans ce tube de 2008.Un épisode qui a le flow d'une bouteille de rhum blanc à 55°C...
Une quarantaine de cotonculteurs ouest-africains, venus de six pays du continent, se sont réunis pendant trois jours à Dakar. Objectif : mettre en commun les bonnes pratiques et échanger sur les défis partagés par la filière, entre fluctuation des volumes dans un contexte de changement climatique, lutte contre les ravageurs et difficulté de financer les intrants agricoles. De notre correspondante à Dakar, Autour de la table, des producteurs de coton du Burkina Faso, du Cameroun, du Mali, du Sénégal, du Tchad et du Togo. Du bilan de l'année écoulée ressort un constat commun : entre la pluviométrie erratique liée au changement climatique, l'insécurité dans de nombreuses zones et la pression des parasites, impossible de maintenir un rendement satisfaisant sans appui de l'État. Principal plaidoyer de l'Association des producteurs de coton africains (AProCA) : obtenir davantage de soutien financier des pays producteurs. « Il faut que l'État subventionne les intrants, estime Koussouwè Kouroufei, président de la Fédération des groupements de producteurs de coton du Togo et de l'AProCA, surtout les engrais et les pesticides qui sont tellement chers aujourd'hui, surtout avec l'apparition de ce jasside. C'est une augmentation qui n'était même pas dans notre compte d'exploitation, donc, aujourd'hui, si l'État ne fait pas quelque chose, le producteur ne s'en sortira pas ». À lire aussiFace à un contexte mondial défavorable, le coton africain en lutte pour sa survie Le jasside, un ravageur qui fait exploser les coûts de production Le jasside, du nom de cet insecte ravageur apparu en Afrique de l'Ouest début 2020, provoque des dégâts considérables sur le coton. Comme au Cameroun l'année dernière, seul pays où il n'y a pas de subventions aux engrais ou pour l'achat de pesticides. Résultat : un important manque à gagner, comme en témoigne Gilbert Dousselbe, producteur de coton sur 20 hectares au nord du Cameroun : « C'est vrai, la campagne 2024-2025 a beaucoup joué sur le rendement, car on a eu l'attaque des jassides et le produit qu'on a utilisé pour contrôler ces jassides a eu aussi un autre effet, car ça a tellement coûté cher. En plus, les rendements ont baissé, ça a beaucoup joué sur les recettes ». Des recettes en baisse, avec une production en recul de plus de 20 %. Le Sénégal, une exception grâce à l'appui de l'État Il y a cependant une exception dans ce climat morose : le Sénégal, avec une production qui a presque doublé, elle est passée de 12 000 à 20 000 tonnes cette année. La recette ? « C'est la relation entre les producteurs de coton et la société cotonnière, explique Moussa Sabaly, producteur dans la région de Kolda, nous avons eu beaucoup de difficultés mais le gouvernement nous a soutenu et nous avons pu obtenir des intrants de qualité, à bon prix et à bonne date. L'État nous a soutenu sur le prix ». Dans un manifeste publié à l'issue de la réunion, les 15 pays membres de l'Association des producteurs de coton africains appellent les États à soutenir une filière particulièrement fragilisée, en facilitant l'accès à des intrants agricoles à des prix abordables et à du matériel de qualité, avec un objectif : produire au moins une tonne par hectare d'ici 2030. À lire aussiLes cotonniers africains sur le qui-vive refusent d'être déclassés
Un nouveau chapitre qui s'ouvre dans la relation entre le Tchad et la France. La semaine dernière, le président Mahamat Idriss Déby Itno a été reçu à l'Élysée par son homologue Emmanuel Macron, un an après le départ surprise et précipité de l'armée française présente depuis près d'un siècle dans le pays. Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » ont affirmé les deux chefs d'État. Que signifie ce revirement après cette rupture brutale des accords de défense il y a un an ? Analyse de Remadji Hoinathy, chercheur à l'ISS (l'Institut d'études de sécurité) spécialiste du Lac Tchad et de l'Afrique centrale. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Dans leur communiqué conjoint, les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron se félicitent « d'un partenariat revitalisé ». Êtes-vous surpris par ce réchauffement entre les deux dirigeants après le départ très précipité de l'armée française il y a un an ? Remadji Hoinathy : Aussi bien pour ce départ précipité que pour ce réchauffement tout abrupt, effectivement, on est relativement surpris parce que l'on se souvient qu'à l'époque, le Tchad mettait en avant un discours souverainiste exigeant la rupture de coopération militaire, relativement bénéfique pour le Tchad, entre autres, qui existait depuis quasiment plus d'un demi-siècle. Quelles ont été les conséquences de ce départ pour le Tchad ? Durant cette période, il n'y a pas eu de périls sécuritaires extraordinaires qui mettent en avant les conséquences de la fin l'accord de défense entre le Tchad et la France. Dans cette période, le Tchad a essayé, autant que faire se peut, de diversifier justement sa coopération militaire, allant vers de nouveaux partenaires. Et donc pour vous, c'est un signe que la diversification des partenariats sécuritaires n'a pas porté ses fruits ? Au-delà de la coopération militaire, qui n'a pas été mise en avant dans la communication officielle, il y a les aspects économiques et culturels, et il y a toutes les questions de sécurité régionale. Si aujourd'hui le Tchad revient sur ses pas et repart vers la France, malgré ce discours souverainiste assez véhément mis en avant, cette diversification n'a pas dû apporter les résultats attendus. Le communiqué conjoint est quand même très laconique. Il insiste, vous l'avez dit, surtout sur le partenariat économique. Ces intérêts économiques français et tchadiens, quels sont-ils réellement ? La France a surtout été un support financier très important pour un pays comme le Tchad au niveau budgétaire et dans différents domaines de développement. Lorsque l'on regarde la situation économique dans l'ensemble de l'Afrique centrale en général et dans un pays comme le Tchad, un retour ou une embellie dans la coopération économique avec la France en termes d'aide budgétaire et de support dans les négociations avec les institutions et les partenaires internationaux, dont ceux de Bretton Woods, est quelque chose d'assez important pour ce pays qui reste assez dépendant de l'aide internationale. Pour la France, avoir encore un pied au Tchad, un des derniers pays de la zone qui ne lui sont pas réfractaires, reste quelque chose d'important. Dans ce nouveau rapprochement, il y a plutôt des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie. Justement, le communiqué fait également référence à la guerre au Soudan voisin. Le Tchad est accusé de servir de point de passage pour les armes que les Émirats arabes unis fournissent aux paramilitaires FSR. Qu'en est-il vraiment et de quelle manière la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de ce conflit via son partenaire tchadien ? Le Tchad s'est toujours défendu d'avoir tenu une position plutôt neutre dans ce conflit. Le Soudan de son côté, et beaucoup d'autres acteurs dont les Nations unies, disent détenir des preuves de l'implication du Tchad, servant au minimum de point d'entrée pour l'aide émirienne aux Forces de soutien rapide. Depuis la fin de l'année passée, on se rend compte que même à l'international en général, le vent est en train de tourner. Dans le sens où les pays jouant un rôle assez important aux côtés des différents belligérants, les Émirats arabes unis d'un côté et de l'autre, l'Egypte avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, sont plutôt en train de pousser vers une solution diplomatique, vers une cessation des hostilités, une trêve humanitaire, mais aussi vers un arrêt du support apporté par les différents pays aux belligérants. Le discours du président Macron va aller aussi dans le sens de dire à son partenaire tchadien, mettant à profit l'embellie de leur relation, la nécessité de revenir à un rôle plus neutre dans le conflit au Soudan. Il y a quand même quelque chose de surprenant. Je disais que le communiqué était très laconique, au point de ne faire aucune référence, même indirecte, à la détention de l'opposant Succès Masra, à l'assassinat de l'opposant Yaya Dillo, aux tragiques événements du 20 octobre 2022. Selon vous, est-ce à dire que la France assume désormais une realpolitik mettant de côté les droits humains ? C'est une tendance que l'on a observé depuis le début de la transition au Tchad : ne pas offusquer le partenaire en insistant trop sur la question des droits humains et de l'ouverture électorale. Ce n'est pas du tout à l'avantage de l'image de la France de revenir dans un partenariat où elle ne pourra pas remettre sur la table de manière claire ses principes sacro-saints, importants à ses yeux et dans son histoire politique. À lire aussiLa France et le Tchad ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale
Cette semaine, l'initiative du Club RFI Moundou, dans le sud du Tchad, est à l'honneur. Ce Club RFI mise sur la jeunesse et l'autonomie économique. Il a initié un programme de formation et d'accompagnement des jeunes, centré sur l'entrepreneuriat et l'insertion professionnelle. L'initiative comprend une série de formations pratiques, complétées par des échanges sur la recherche de financements et de l'accès au crédit. Animation par Bendiguim Éric, manager du PELC et entrepreneur et Allandiguim Reoumbaye Christian, coordonnateur de FIP, Formation et Insertion Professionnelle, à ESSOR. Au total : 15 jeunes ont été formés en couture et dotés de machines professionnelles ; 10 jeunes ont bénéficié d'une formation en pâtisserie, avec un appui matériel ; 10 autres ont été formés en maraîchage, et équipés de matériels de travail adaptés. Il s'agit de permettre aux jeunes bénéficiaires de transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus durables. Ce programme a reçu le soutien de l'Ambassade de France au Tchad, ce qui a permis de renforcer l'impact concret des actions menées sur le terrain. Le Club RFI Moundou affirme sa volonté de faire de la formation un levier d'émancipation, et de l'entrepreneuriat un chemin d'avenir pour la jeunesse de Moundou. Avec la participation de : Caroline Nodjilar, trésorière ; Josué Mbaigoto, président du club ; Mbaiwanodji Adrien, chargé de communication et Djibril Abacar du Club RFI Moundou. Portrait d'avenir, un jeune, une voix, un futur qui s'invente : Allahra Christ Beni Dion-Ouma, 11 ans, diplomate junior du Tchad auprès des Nations unies et représentant du Logone Occidental au Parlement Junior Africain. Musique : l'artiste, Mawndoé Célestin. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens. Coordination de l'atelier littéraire « L'écume des mots » : Myriam Guilhot. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Réalisation : Cécile Bonici.
L'attaque qui a visé la nuit dernière l'aéroport de Niamey, au Niger, a été revendiqué par l'organisation Etat islamique. Les autorités, d'abord silencieuses, ont pris la parole, et elles accusent la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire d'être les commanditaires.
Guitariste et producteur tchadien, Afrotronix présente Köd, son troisième album sorti le 16 janvier 2026. Et Benito, humoriste français d'origine comorienne, présente Benito sincère, le spectacle qu'il joue tous les samedis et dimanches sur la scène du République, à Paris. Ils répondent aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Stéphane Linon. Afrotronix propose un projet de 27 chansons qu'il définit comme une réflexion sur l'intelligence artificielle, entre autres. Fidèle à son héritage musical, il continue de nous transporter dans une transe afrofuturiste tout en arborant sur scène un casque futuriste qui symbolise la sagesse ancestrale. Plus d'informations sur Afrotronix Benito a d'abord conquis son public sur les réseaux sociaux. Depuis, l'artiste poursuit son ascension dans un spectacle dans lequel il souhaite rassembler les personnes en quête de rires et de vérités. Plus d'informations sur Benito Playlist du 26 janvier : Afrotronix - Dakoun Sougourou Afrotronix - Oda yé Afrotronix feat Hendry Massamba - Malembé sono in Therapia Afrotronix - Beyond the sky Afrotronix - Himini Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Guitariste et producteur tchadien, Afrotronix présente Köd, son troisième album sorti le 16 janvier 2026. Et Benito, humoriste français d'origine comorienne, présente Benito sincère, le spectacle qu'il joue tous les samedis et dimanches sur la scène du République, à Paris. Ils répondent aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Stéphane Linon. Afrotronix propose un projet de 27 chansons qu'il définit comme une réflexion sur l'intelligence artificielle, entre autres. Fidèle à son héritage musical, il continue de nous transporter dans une transe afrofuturiste tout en arborant sur scène un casque futuriste qui symbolise la sagesse ancestrale. Plus d'informations sur Afrotronix Benito a d'abord conquis son public sur les réseaux sociaux. Depuis, l'artiste poursuit son ascension dans un spectacle dans lequel il souhaite rassembler les personnes en quête de rires et de vérités. Plus d'informations sur Benito Playlist du 26 janvier : Afrotronix - Dakoun Sougourou Afrotronix - Oda yé Afrotronix feat Hendry Massamba - Malembé sono in Therapia Afrotronix - Beyond the sky Afrotronix - Himini Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Dans son un nouveau roman « La fabrique du merveilleux », l'écrivain Nétonon Noël Ndjékéry dévoile un conte qui se veut universel autour du pouvoir, du rêve et des liens invisibles entre les vivants. Sachez que les larmes peuvent faire naître des rivières de pierres précieuses, que les serpents volent, que panthères et antilopes peuvent faire preuve de tendresse, que l'araignée tisse nos destins et que la forêt est dépositaire de mémoire... Dans son nouveau roman, l'auteur tchado-suisse invente un monde où tout est possible : toutes les métamorphoses, les calamités et les miracles, où le bien et le mal ne cessent de s'affronter, ou l'on croise des reines cruelles, des magiciennes et des griots. Ma mère avait l'habitude avant de nous conter des histoires à ma petite soeur et à moi, que le monde qui nous habite est beaucoup plus grand que le monde que nous habitons et que le monde que nous habitons est contenu dans le monde qui nous habite. L'auteur part du constat qu'on ne naît « pas vide » mais avec un héritage. Un conte animiste Ce roman aux allures de conte, se déroule dans le royaume de Lara, au Tchad, c'est le village du père de l'auteur, là où se situe sa lignée familiale. Dans ce village, vit la Reine Poudoudou, un nom qui signifie « là où il y a beaucoup de fleurs » pourtant le personnage est assez terrible avec « un regard de chauve-souris à jeun.... »: une figure tyrannique. Une sourde opposition commence à naître et planifie la sédition au sein de la forêt primordiale. L'auteur imagine alors un monde où tous les éléments du vivant pourraient vivre ensemble en harmonie avec une vision animiste. « L'humain est sans cesse une aventure à recommencer ». Invité : Nétonon Noël Ndjékéry est né en 1956, à Moundou au Tchad, et débute sa carrière d'auteur avec une première nouvelle publiée par Radio France Internationale. Depuis, il habite sur les rives du Léman, en Suisse. Il est l'auteur de six romans, dont Au petit bonheur la brousse et Il n'y a pas d'arc-en-ciel au Paradis (Prix Hors concours 2022, Grand prix littéraire d'Afrique noire 2022 et Prix Lettres frontière 2023), publiés chez Hélice Hélas Éditeur en 2019 et 2022. En 2017, il reçoit le Grand Prix Littéraire National du Tchad pour l'ensemble de son œuvre. Il est traduit en anglais, en arabe et en serbe. Son dernier roman La fabrique du merveilleux est paru aux éditions Hélice Hélas. Programmation musicale : L'artiste Shan ‘L avec le titre Une histoire de mytho.
Dans son un nouveau roman « La fabrique du merveilleux », l'écrivain Nétonon Noël Ndjékéry dévoile un conte qui se veut universel autour du pouvoir, du rêve et des liens invisibles entre les vivants. Sachez que les larmes peuvent faire naître des rivières de pierres précieuses, que les serpents volent, que panthères et antilopes peuvent faire preuve de tendresse, que l'araignée tisse nos destins et que la forêt est dépositaire de mémoire... Dans son nouveau roman, l'auteur tchado-suisse invente un monde où tout est possible : toutes les métamorphoses, les calamités et les miracles, où le bien et le mal ne cessent de s'affronter, ou l'on croise des reines cruelles, des magiciennes et des griots. Ma mère avait l'habitude avant de nous conter des histoires à ma petite soeur et à moi, que le monde qui nous habite est beaucoup plus grand que le monde que nous habitons et que le monde que nous habitons est contenu dans le monde qui nous habite. L'auteur part du constat qu'on ne naît « pas vide » mais avec un héritage. Un conte animiste Ce roman aux allures de conte, se déroule dans le royaume de Lara, au Tchad, c'est le village du père de l'auteur, là où se situe sa lignée familiale. Dans ce village, vit la Reine Poudoudou, un nom qui signifie « là où il y a beaucoup de fleurs » pourtant le personnage est assez terrible avec « un regard de chauve-souris à jeun.... »: une figure tyrannique. Une sourde opposition commence à naître et planifie la sédition au sein de la forêt primordiale. L'auteur imagine alors un monde où tous les éléments du vivant pourraient vivre ensemble en harmonie avec une vision animiste. « L'humain est sans cesse une aventure à recommencer ». Invité : Nétonon Noël Ndjékéry est né en 1956, à Moundou au Tchad, et débute sa carrière d'auteur avec une première nouvelle publiée par Radio France Internationale. Depuis, il habite sur les rives du Léman, en Suisse. Il est l'auteur de six romans, dont Au petit bonheur la brousse et Il n'y a pas d'arc-en-ciel au Paradis (Prix Hors concours 2022, Grand prix littéraire d'Afrique noire 2022 et Prix Lettres frontière 2023), publiés chez Hélice Hélas Éditeur en 2019 et 2022. En 2017, il reçoit le Grand Prix Littéraire National du Tchad pour l'ensemble de son œuvre. Il est traduit en anglais, en arabe et en serbe. Son dernier roman La fabrique du merveilleux est paru aux éditions Hélice Hélas. Programmation musicale : L'artiste Shan ‘L avec le titre Une histoire de mytho.
Ces quinze dernières années, la ville de Baga Sola dans la province tchadienne du Lac a connu un essor économique sans précédent avec l'arrivée massive d'organisations humanitaires déployées en réponse aux exactions de Boko Haram. Mais aujourd'hui, sous l'effet conjugué de la multiplication des crises et des baisses des financements occidentaux, les ONG se retirent de la zone, le Lac sombre dans l'oubli de l'aide internationale et Baga Sola périclite. De notre envoyé spécial de retour de Baga Sola, « Actuellement nous sommes au carrefour, station Cho Cherif », explique Vincent Gouara Lassou, agent de protection pour Handicap International à Baga Sola. Il nous sert de guide aujourd'hui. Ici, c'est le cœur de la ville. Avant « il y avait de l'ambiance. Il y avait des embouteillages tout au long de la route. Les gens mettaient ici des marchandises. Et quand vous regardez avec moi, maintenant tout est quasiment vide, décrit-il. Derrière là, c'était un bureau d'une ONG nationale. Ils ont perdu les financements. C'est pourquoi ils ont quitté ce bâtiment. C'est vraiment la crise. » Après 15 ans de crise humanitaire, l'attention se détourne du Lac. Les efforts sont redirigés vers l'Est du Tchad où affluent les réfugiés soudanais. Puis en janvier, la suspension de l'aide américaine est un nouveau coup dur : « Il y a des pères de familles qui se retrouvent à la maison, sans travail, puisqu'ils sont arrivés au terme de leur contrat et avec la rupture des financements ils sont partis. Donc, je me retrouve presque seul. Et cela m'affecte aussi. » « Ça nous a vraiment impactés » Tous les pans de l'économie sont touchés à Baga Sola. « Même au marché, vous trouvez des commerçants qui se plaignent car ils ne voient plus personne », intervient Vincent Gouara Lassou. Bienvenue Balong est l'un de ces commerçants. Il fournit les ONG en véhicules et carburant. « Auparavant par mois, je vendais au moins 68 000 litres. Mais de nos jours, je n'arrive même pas à vendre 30 000 litres. De 2015-2016 à nos jours, on est descendu à vraiment 35 % du chiffre d'affaires », se plaint-il. La politique de Trump et l'arrêt de nombreux financements ont été un coup dur. « Ça nous a vraiment impactés En janvier, on n'a pas travaillé. En février, on n'a pas travaillé. Jusqu'à mars, il n'y avait rien. Et si ça nous touche, ça touche aussi la population. Elle vit pire que nous », déplore-t-il. La population souffre également de l'arrêt des distributions du Programme alimentaire mondial qui a perdu près de la moitié de ses ressources au Tchad par rapport à l'an dernier. L'organisation humanitaire a également fermé son bureau de Baga Sola et cessé d'opérer les vols humanitaires vers la province, accentuant encore son isolement.
En Ouganda, deux jours après la présidentielle, internet a été rétabli mais les réseaux sociaux restent bloqués. Museveni a été réélu pour un 7e mandat dans un climat tendu. L'opposition dénonce des intimidations et rejette les résultats.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la phase 2 du plan de paix américain à Gaza et les affrontements entre armée et rebelles au Tchad. Ukraine : comment faire face à la crise énergétique ? Mis à mal par les frappes massives russes, le secteur énergétique ukrainien est fragilisé. Alors que le pays est confronté à une vague de froid, les coupures de courant et de chauffage sont quotidiennes, y compris à Kiev. Pour éviter que la situation ne se dégrade davantage, le président Volodymyr Zelensky a décrété un « état d'urgence » pour le secteur énergétique. Concrètement, qu'est-ce que cela implique ? De quels moyens dispose l'Ukraine pour protéger ses infrastructures énergétiques, bombardées chaque hiver depuis le début de la guerre en 2021 ? Avec Théo Renaudon, correspondant de RFI à Odessa. Gaza : qu'attendre de la nouvelle gouvernance dans le territoire palestinien ? En lançant la deuxième phase de son plan de paix dans la bande de Gaza, les États-Unis ont annoncé la mise en place d'« une administration palestinienne technocratique et transitoire pour l'enclave » dirigée par un ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath. Sur quels critères ce comité a-t-il été composé ? Quel sera son rôle ? La phase 2 du plan de paix prévoit également la démilitarisation du Hamas. Qu'est-il prévu pour convaincre le mouvement islamiste palestinien de rendre les armes ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Tchad : que sait-on des combats qui ont opposé l'armée et les rebelles du MPRD ? La localité de Korbol, dans le sud du Tchad, a été le théâtre d'affrontements opposant l'armée aux combattants rebelles du Mouvement pour la paix, la réconciliation et le développement (MPRD). Alors que les deux parties s'accusent mutuellement d'être responsables des combats, que sait-on des raisons qui ont mené à cette violence ? Avec Remadji Hoinathy, chercheur, spécialiste du bassin du lac Tchad et de l'Afrique centrale pour l'ISS, l'institut d'études de sécurité. Et en fin d'émission la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les polémiques autour des décisions arbitrales pendant la CAN 2025.
Ce vendredi est jour férié en RDC, en hommage à Laurent-Désiré Kabila, président tué il y a 25 ans, jour pour jour. Quel souvenir en gardent-ils ? Sa résistance à une première attaque du Rwanda trouve-t-elle un écho dans le Congo d'aujourd'hui ? Les commanditaires de son assassinat sont-ils enfin identifiés ? L'historien Isidore Ndaywel est professeur à l'université de Kinshasa et siège à l'Académie congolaise des sciences. Il est aussi le vice-président de l'Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Isidore Ndaywel, quel est le souvenir que gardent les Congolais de Laurent-Désiré Kabila ? Isidore Ndaywel : Je pense du positif. Le souvenir que laisse Laurent-Désiré Kabila est double. Le premier, c'est certainement le fait d'avoir permis à la société congolaise de renouer avec la mémoire de Lumumba. La mémoire de l'indépendance. Une mémoire qui avait été quelque peu occultée, manipulée, instrumentalisée pendant la longue période de Mobutu. Alors, le deuxième élément qui est le plus popularisé, c'est le fait d'avoir laissé presque cette phrase répétée souvent par la jeunesse congolaise : « Ne jamais trahir le Congo. » Alors vous parlez de Mobutu ? Laurent-Désiré Kabila est en effet l'homme qui a fait tomber le dictateur Mobutu. Mais est-ce qu'il n'est pas devenu lui-même un dictateur ? Oui, effectivement, il y a eu quelques erreurs. La première erreur, à mon avis, en prenant le pouvoir, c'est d'avoir voulu absolument agir en solo. S'il avait pu renouer à ce moment-là avec les grands leaders de l'opposition de l'époque, notamment Antoine Gizenga et Étienne Tshisekedi, et prendre en charge la crise démocratique qui était déjà en place avec la Conférence nationale souveraine, bien sûr, le scénario aurait pu être différent. C'est avec l'aide militaire du Rwanda que Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir en 1997. Mais un an plus tard, il a renvoyé tous ses conseillers rwandais. La guerre a éclaté et une colonne rwandaise venue par avion à l'ouest de Kinshasa a marché sur la capitale. Comment Laurent-Désiré Kabila a-t-il réussi à s'en sortir ? Vous rappelez là une page vraiment triste et sombre pour les habitants de la capitale. Effectivement, à partir du 2 août 1998, après la mesure qu'il a prise de renvoyer ces mercenaires rwandais et ougandais, nous avons eu une attaque en règle du Rwanda en essayant de prendre à revers pratiquement le pays à partir de l'Ouest, et donc avec prise du barrage d'Inga et avec la coupure de courant. On a pu s'en sortir, simplement parce que Laurent-Désiré Kabila a pu négocier l'intervention de l'Angola et ensuite celle du Zimbabwe. Et c'est donc avec l'aide militaire de ces deux pays, l'Angola et le Zimbabwe, qu'il a sauvé son régime. Vingt-huit ans plus tard, est-ce que le régime de Félix Tshisekedi ne compte pas aussi sur une aide militaire étrangère pour repousser la nouvelle offensive appuyée par le Rwanda ? Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je pense que, dans la situation actuelle, le Congo ne peut pas sortir seul de ses difficultés, sans l'aide des pays africains alliés. Et en cela, il n'y a pas à en rougir. Le Congo, dans le passé, a également apporté son aide à un certain nombre de pays africains, notamment lorsqu'il a été question de la libération de ces différents pays, notamment l'Angola, dans la lutte contre l'apartheid, et lors de l'indépendance du Zimbabwe. Là, les forces armées congolaises, à l'époque zaïroises, étaient intervenues. Même au Tchad. Donc je pense que, dans la situation actuelle, le Congo n'a pas d'autre choix. Il y a 25 ans, jour pour jour, le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila a été tué dans son bureau de Kinshasa par l'un de ses gardes du corps. Alors, parmi les suspects qui ont été évoqués, notamment dans le podcast que RFI a publié il y a cinq ans avec Arnaud Zajtman et Esdras Ndikumana, il y a un homme d'affaires libanais, Bilal Bakri, surnommé Héritier, qui s'est ensuite réfugié à Goma sous la protection des rebelles du RCD, appuyés à l'époque par le Rwanda. Qui étaient les commanditaires, à votre avis ? Bon, je pense que, pour tout ce qui se passe au Congo, il y a une lecture externe hors Congo qu'il faut mettre à l'avant-plan. Quand on connaît le rôle stratégique que représentent sur l'échiquier de l'économie mondiale les minerais du Congo, il est évident que ça n'a rien à voir avec des scénarios de type local. C'est quelque chose qui a été bien mené par des forces internationales pour pouvoir éliminer Laurent-Désiré Kabila. À lire aussi1/4 La fin de Kabila - L'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, un thriller congolais
Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit l'éditeur Saad Bouri, pour parler du livre « Les jacinthes ne fleurissent pas dans le désert » de Franck Gérard. À propos du livre : « Les jacinthes ne fleurissent pas dans le désert » paru aux éditions du Jasmin Darfour, 1998. Omanda a neuf ans. Dans son village Hashaba, les mandas veillent sur sa famille depuis des siècles, du haut de la montagne Ha Mara. Comme son père et son grand-père, il sera éleveur de chèvres. Mais le destin en décide autrement lorsqu'au milieu d'une douce nuit, en 2003, surviennent les Janjawids. La milice violente et massacre hommes, femmes et enfants. Pour Omanda et son ami Jassim, qui ont réussi à s'échapper, c'est le début d'un long exil qui les mènera au Tchad, puis en Libye, en empruntant des chemins toujours plus dangereux. Une aventure humaine hors norme et un témoignage poignant sur la souffrance des enfants exilés.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le mouvement de manifestations en Iran et les menaces américaines sur Cuba. Tchad : quel sera le poids de la nouvelle coalition d'opposition ? À N'Djamena, sept partis et mouvements de l'opposition ont annoncé la création d'une nouvelle coalition. Baptisée « Sauver la démocratie au Tchad », elle entend faire front commun pour dénoncer « les dérives politiques ». Que sait-on de cette nouvelle alliance ? Qui est à sa tête ? Ces partis qui dénoncent une répression des médias et un recul de la liberté ne risquent-ils pas d'en être eux-mêmes victimes ? Avec Carol Valade, journaliste au service Afrique de RFI, ancien correspondant à N'Djamena. Iran : les manifestants vont-ils faire tomber le régime ? En Iran, les manifestations contre le régime sont entrées dans leur troisième semaine. Malgré la sanglante répression et le blackout numérique pour étouffer toute circulation d'information à l'intérieur du pays et vers l'extérieur, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mouvement de révolte est-il différent des précédentes vagues de manifestation ? Le régime iranien peut-il tomber sans une intervention de l'étranger ? Iran : l'ayatollah Khamenei est-il vraiment prêt à dialoguer avec Donald Trump ? Après ses menaces d'une opération militaire, Donald Trump a déclaré dimanche (11 janvier 2026) que les dirigeants iraniens étaient prêts à négocier et qu'une réunion était en préparation. Le lendemain, la diplomatie iranienne a confirmé qu'un canal de communication était « ouvert » avec l'émissaire américain pour le Moyen-Orient. Est-il crédible que Téhéran accepte des pourparlers ? Quelle peut-être la nature de ces négociations ? Avec Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l'Université Paris Cité. Cuba : La Havane cédera‑t‑elle aux menaces de Trump « avant qu'il ne soit trop tard » ? Depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump met la pression sur le pouvoir cubain. « Il n'y aura plus ni pétrole ni argent vénézuéliens pour Cuba » prévient-il, en conseillant au président Miguel Diaz-Canel de conclure « un accord avant qu'il ne soit trop tard ». Cuba peut-elle se passer du pétrole vénézuélien ? Sait-on quel type d'accord Washington souhaite négocier avec La Havane ? Avec Jannette Habel, politiste, chercheuse à l'Institut des Hautes Études en Amérique Latine et associée à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Les Béninois étaient aux urnes ce dimanche 11 janvier 2026 pour élire leurs représentants au Parlement et leurs conseillers municipaux. C'est la première fois que le Bénin expérimente un scrutin couplé, avec des législatives et des communales
Sur près de 8000 km, la Française Elodie Arrault a décidé de suivre, à pied, à vélo et en chameau, la grande ceinture végétale panafricaine. Pour en comprendre la réalité morcelée mais surtout dire l'urgence à coopérer et reboiser… Élodie Arrault est une femme à l'âme aventurière et sportive qui un jour, à l'aune de ses cinquante ans, a décidé de vendre sa maison et de tout quitter pour suivre la Grande muraille verte qui se déploie sur près de onze pays d'Afrique. Lancé en 2007, mais pensé dès les années 80, ce projet de rempart végétal et nourricier contre l'avancée du désert a, de par son envergure et son ambition, du mal à s'incarner pleinement tout le long des onze pays qu'il traverse : Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Éthiopie, Érythrée et Djibouti. Mais, des réalités de reboisement et de lutte contre la désertification existent bel et bien sur ce tracé mosaïque, qui d'ici 2030 vise à restaurer 100 millions d'hectares de terres dégradées; et c'est justement ce qu'est allée voir de plus près Élodie Arrault. Partir, c'est un luxe que certain.e.s peuvent s'accorder dans les contrées européennes, mais Élodie Arrault l'a fait au service d'un rêve et d'une transmission de savoirs et de bonnes pratiques agroécologiques. Un voyage sur près de 8000 km comme une manière d'aller aux sources de la vie, en suivant une ligne d'espoir et de coopération panafricaine, à la rencontre d'initiatives portées par les populations et ONG locales, dans des régions du Sahel en première ligne du dérèglement climatique où les ressources, à commencer par l'eau, manquent. En France, est sorti récemment un livre, Dadji. A la rencontre de la grande initiative verte panafricaine, une BD publiée aux Éditions Futuropolis qui retrace, avec les dessins de Joël Alessandra, ce voyage qu'Élodie Arrault aime à désigner en un jeu de mots comme humani-terre. En savoir plus : Sur la BD « Dadji » retraçant ce voyage parue aux Éditions Futuropolis et illustrée par Joël Alessandra. Sur la Grande muraille verte, le site de l'Agence Panafricaine de la Grande muraille verte. Sur la déforestation en Afrique de l'Ouest, le site de la FAO ou Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. « Comment faire avancer la grande (et fragile) muraille verte? », une émission de 2023 de Caroline Lachowski Autour de la Question-RFI.
Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir un patrimoine exceptionnel, un véritable livre ouvert sur notre passé : les peintures rupestres. Ces œuvres, gravées ou peintes sur les parois des grottes il y a des milliers d'années, ne sont pas seulement des témoignages artistiques. Elles sont aussi des archives précieuses qui nous racontent comment nos ancêtres vivaient, s'adaptaient et survivaient face aux bouleversements climatiques. À travers les scènes de chasse, les représentations d'animaux ou des symboles, les peintures rupestres révèlent des indices sur les migrations, les ressources disponibles, et même les croyances des sociétés préhistoriques. En les étudiant, les chercheurs peuvent reconstituer les liens entre les changements environnementaux et les transformations des modes de vie. Nous vous emmènerons dans le Nord du Tchad, dans le massif de l'Ennedi où notre reporter Carol Valade a pu suivre une mission archéologique dans cet endroit qui abrite l'un des plus importants patrimoines d'Afrique ! Avec l'éclairage de Frédérique Duquesnoy, docteur en archéologie, membre associé du laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe-Afrique, spécialiste des arts rupestres sahariens Musiques diffusées dans l'émission
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'énième réunion pour la paix en Ukraine et les menaces sur l'annexion du Groenland. Tchad : pourquoi les propos d'un iman ont provoqué des affrontements entre étudiants ? Des insultes, des dortoirs saccagés, plusieurs étudiants hospitalisés, vendredi dernier le campus de l'Enastic, École nationale supérieure des sciences et technologies de l'information et de la communication d'Amdjarass, dans le nord‑est du Tchad, a été le théâtre d'une bagarre générale. Tout est parti du prêche prononcé une semaine plus tôt par un imam. Pourquoi ses propos ont-ils suscité une telle polémique ? Pour décrisper la situation, les ministres de la Santé et des Télécommunications ont été dépêchés sur place, mais ont-ils réussi à apaiser les tensions ? Des sanctions sont-elles prévues contre l'imam en question ? Avec François Mazet, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Ukraine : quelles avancées concrètes après la réunion de Paris ? Une nouvelle réunion de la coalition des volontaires s'est tenue à Paris, ce mardi. Autour d'Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement, et pour la première fois, les deux émissaires américains, Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Quel était le but de cette énième réunion ? La présence des deux émissaires américains traduit-elle le retour de l'Europe dans les négociations, alors que ces derniers temps, elle semblait tenue à l'écart par les États-Unis ? Avec Guillaume Naudin, qui présente la chronique « La fabrique du monde ». Groenland : prochaine cible de Trump ? Après l'intervention américaine au Venezuela, Donald Trump a déclaré avoir « besoin du Groenland pour la sécurité nationale » des États-Unis, ravivant les inquiétudes autour de ce territoire autonome stratégique appartenant au Danemark. En quoi le Groenland représente-t-il une menace pour les Américains ? S'agit-il d'une énième provocation de Donald Trump ou pourrait-il ordonner une opération militaire dans les prochains mois ? Avec Emmanuel Hache, directeur de recherche à l'IRIS.
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
En première partie, Boko Haram, groupe jihadiste sunnite créé en 2002 par un prédicateur, et dirigé ensuite par Abubakar Shekau. Objectif : un califat dans le nord du Nigeria, et aussi au Niger ou au Tchad; son ennemi juré, les idées occidentales. Ce reportage est exceptionnel. Moïse Gomis s'est rendu dans l'ancien fief de Boko Haram, dans l'Etat de Borno (dans le nord-est du Nigeria). En deuxième partie, lagons et coraux sont menacés par le changement climatique. (Rediffusion) Boko Haram, une tentative de réconciliation au Nigeria Secte islamiste sunnite devenue groupe terroriste ultra-violent, originaire du Nigeria, Boko Haram est apparu, il y a 23 ans. Elle sème encore la terreur dans plus d'un pays. Mais dans son ex-fief de Bama, dans l'État de Borno, un processus de réconciliation, déradicalisation a été lancé. Le gouverneur en a fait une priorité. Société civile, armée, services de renseignement tentent de retisser des liens entre les repentis de Boko Haram et leurs victimes. Dans les années 2000, plusieurs témoins rapportent qu'Abubakar Shekau prêchait l'idéologie salafiste à Bama, devenu haut lieu de recrutement pour la secte, qui occupera dix ans plus tard des pans entiers de cet État de Borno. Notre correspondant au Nigeria a passé une semaine à Bama pour témoigner de ce Soul Ou, mécanisme islamique de justice traditionnelle. Un Grand reportage de Moïse Gomis qui s'entretient avec Jacques Allix. Océan Indien: lagons en danger Cyclones, montée des eaux, érosion côtière… Dans l'océan Indien, les petits États insulaires sont en première ligne face au dérèglement climatique. À La Réunion, territoire français, comme à l'île Maurice, la pression humaine se rajoute à ces phénomènes, pour mettre à mal les écosystèmes marins. C'est dans les lagons que les effets sont les plus visibles : blanchiment des coraux, disparition de la mangrove, perte de la biodiversité. Essentiels à la survie de nombreuses espèces, les lagons font de surcroît barrière aux assauts du climat. Chaque conférence internationale pointe cette menace, alors que sur le terrain la mobilisation s'organise pour sauver les récifs coralliens. Un Grand reportage d'Anne Verdaguer qui s'entretient avec Jacques Allix.
Nous mettons le cap au nord-ouest, au Maroc, pour parler social et politique. La jeunesse marocaine a donné de la voix en cette année 2025 qui s'achève. Dans les rues du Royaume, un mouvement Génération Z, comme il y en a eu à Madagascar, au Népal ou en Indonésie... En seconde partie, une zone peu fréquentée de notre planète, le désert, la chaleur, les immensités, nous serons dans le sud du Sahara, dans le nord du Tchad, face à des trésors, les peintures rupestres... GenZ 212 au Maroc : «Ils ont semé la peur en nous» Le Maroc a connu en 2025 une nouvelle vague de protestation populaire. Protestation portée par la Gen Z 212. 212 pour l'indicatif téléphonique du Maroc. La mobilisation 2025 s'inscrit après celle du 20 février en 2011, et le mouvement populaire du Rif en 2016-2017. Ces jeunes de 18 à 25 ans très connectés, inspirés par les manifestations au Népal, à Madagascar ou en Indonésie, ont clamé leur refus de la corruption, et exiger une amélioration des services publics, comme la santé et l'éducation. Sans affiliation politique ou syndicale, ils ont fini par exiger la démission du gouvernement, mais sans succès. Aujourd'hui, ils dénoncent la répression qui s'est abattue sur eux. 1 473 jeunes sont toujours en prison, dont 330 mineurs selon les chiffres officiels. Un Grand reportage de François Hume-Ferkatadji qui s'entretient avec Jacques Allix. Tchad : les derniers secrets du Sahara Le sud du Sahara : il abrite l'un des plus importants potentiels archéologiques d'Afrique. Dans le massif de l'Ennedi tout au nord du Tchad. Le paysage est époustouflant : cathédrales rocheuses, steppes de cailloutis et dunes... Mais au-dessous des cavités, foisonnent des peintures rupestres. Elles racontent l'histoire d'un Sahara Vert et humide, doté d'une belle population animale. C'était il y a entre 5 et 10 000 ans avant notre ère. L'intérêt pour cette époque est ravivé par l'actuel changement climatique et les questions sur la capacité de l'homme à s'adapter. L'ONG African Parks et le gouvernement tchadien tentent de préserver et décrypter ce patrimoine. Un Grand reportage de Carol Valade qui s'entretient avec Jacques Allix. Réalisation : Pauline Leduc. Avec la participation de Joris Bolomey et le soutien logistique d'African Parks.
En Centrafrique, un simple bac est devenu, au fil des décennies, bien plus qu'un moyen de traverser la rivière Lobaye. Depuis 1965, la liaison entre Mongoumba, en Centrafrique, et Betou, en RDC, relie chaque jour deux villes frontalières… et deux peuples. Camions de marchandises, véhicules, motos, passagers : tous empruntent cette traversée qui fait circuler produits, services et espoirs entre les deux pays. Malgré son ancienneté et des moyens modestes, ce bac reste un symbole vivant pour la région. Une activité tenue par les jeunes de la localité qui en ont fait à la fois une source de revenus et un véritable vecteur du désenclavement. De notre correspondant de retour de Mongoumba, À l'aube, lorsque la brume flotte encore au-dessus de la Lobaye, les premiers voyageurs apparaissent sur la rive, silhouettes tranquilles dans la lumière naissante. Ici, pour la traverser, on emprunte le bac : une plateforme en bois et en métal, portée par la force du courant, guidée par des conducteurs comme Sylvestre : « Ce bac c'est toute ma vie. Un métier simple et essentiel. Je transporte des véhicules, des camions et des cargaisons entières. Certains traversent pour aller faire du commerce, d'autres rejoignent leur famille, il y a également ceux qui partent au travail. » Le vacarme du moteur se mêle aux conversations. Femmes, hommes et enfants montent les uns après les autres. Chacun avec sa raison de traverser la rivière, mais le passage est le même pour tous. Bernice est une agricultrice. « Ce bac est comme un vieil ami pour moi. Sans lui, je ne suis rien. Mon champ se trouve de l'autre côté, et le bac est le seul moyen pour m'y rendre. Je monte toujours à bord avec mes paniers. Durant la récolte, c'est grâce à ce bac que j'achemine tous mes produits vers les grandes villes et les marchés. » Cohésion entre les habitants Lorsque le bac s'éloigne de la rive, un silence particulier s'installe. Tout le monde regarde l'eau. L'ombre des arbres se reflète sur la surface fluide. La dépendance à ce bac préoccupe Léopold Kossolo, le chef du village de Bac-Lobé-Yapo. « Ce bac est pratiquement le seul dans la région. S'il tombe en panne, toutes les villes alentour se retrouveront isolées les unes des autres. Ce bac renforce la cohésion entre les habitants, il nous rapproche. Bien sûr, il existe des pirogues, mais leurs capacités sont limitées. Il serait plus simple d'installer deux bacs ici et pourquoi pas de construire un pont sur la rivière. » Soudain, l'autre bord apparaît. Les premiers enfants accourent, et l'agitation reprend. Les passagers débarquent, chacun reprenant sa route, laissant derrière eux la courte traversée qui, pourtant, rythme le quotidien de toute une région. « Le bac a plus de 40 ans. Tout le monde sait que la rivière Lobaye est très profonde. Pour éviter tout drame ou naufrage, il est nécessaire de procéder à sa réhabilitation complète et, si possible, d'installer des équipements de sauvetage en cas d'accident. Chaque jour, des centaines de personnes font des allers-retours à cet endroit », explique Léopold Kossolo. La construction d'un pont sur la rivière Lobaye est en cours. Elle s'inscrit dans le cadre du projet du corridor 13, un programme de construction routière reliant la République du Congo, la RCA et le Tchad, financé par la Banque africaine de développement (BAD). À lire aussiRépublique centrafricaine: la Basse-Lobaye un trésor de biodiversité en péril
Le sud du Sahara : il abrite l'un des plus importants potentiels archéologiques d'Afrique. Dans le massif de l'Ennedi tout au nord du Tchad. Le paysage est époustouflant : cathédrales rocheuses, steppes de cailloutis et dunes... Mais au-dessous des cavités, foisonnent des peintures rupestres. Elles racontent l'histoire d'un Sahara Vert et humide, doté d'une belle population animale. C'était il y a entre 5 et 10 000 ans avant notre ère. L'intérêt pour cette époque est ravivé par l'actuel changement climatique et les questions sur la capacité de l'homme à s'adapter. L'ONG African Parks et le gouvernement tchadien tentent de préserver et décrypter ce patrimoine. «Tchad : les derniers secrets du Sahara», un Grand reportage (au son de la truelle) signé Carol Valade, réalisation : Pauline Leduc. Avec la participation de Joris Bolomey et le soutien logistique d'African Parks.
Cette semaine, nous parlons d'entrepreneuriat et de leadership. Au sein du Club RFI, une véritable pensée entrepreneuriale se développe. Des initiatives à caractère économique portées par des membres engagés voient régulièrement le jour. Ils transforment leurs idées en projets concrets. L'entreprenariat : quels défis ? Quelles opportunités ? Comment le leadership transforme une idée en succès ? Avec la participation de : Bahati Nicole, Club RFI Bukavu (RDC) ; Viviane Gokouzou, fondatrice du Club RFI Bangui ; Aman Baptiste Ado, Club RFI Abidjan (Côte d'Ivoire) ; Mbaugoto Josué du Club RFI Moundou (Tchad). Musique : «Persévérer», Talino Manu. Réalisation : Cécile Bonici et Julien Boileau.
« Pour arrêter un putsch, il faut que la Cédéao et les États voisins du pays touché interviennent immédiatement, sans laisser le temps aux putschistes de réussir leur coup », dit en substance l'universitaire nigérian Jibrin Ibrahim, cinq jours après les frappes aériennes du Nigeria contre les putschistes du Bénin. Le professeur Jibrin Ibrahim est chercheur principal au Center for Democracy and Development, le Centre pour la démocratie et le développement, à Abuja au Nigeria. Deux jours avant le prochain sommet de la Cédéao à Abuja, il présente la nouvelle stratégie de Lagos, au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Jibrin Ibrahim, l'intervention militaire du Nigeria au Bénin, est-ce que c'est le signe d'un retour de votre pays sur la scène ouest-africaine ? Jibrin Ibrahim : Oui, peut-être, comme dans les années 1980-1990, quand le Nigeria était très actif, comme policier de la démocratie et de la stabilité politique de l'Afrique de l'Ouest. Est-ce que l'ère du précédent président nigérian Muhammadu Buhari est terminée avec le président Bola Tinubu qui est en poste depuis 2023 ? Absolument. Le président Tinubu est plus actif que Buhari. Buhari ne voulait pas faire quoi que ce soit. Il était au palais présidentiel et il ne faisait pas grand-chose. Pourquoi le Nigeria est-il intervenu le 7 décembre 2025 contre les putschistes béninois et pas en juillet 2023, contre les putschistes du Niger ? Je pense qu'à Niamey, en 2023, le Nigeria a essayé d'intervenir après les faits et que c'était vraiment difficile, car le nouveau régime était déjà installé. Cette fois-ci, l'idée c'était d'intervenir avant que le coup d'État ne réussisse. Et je pense que c'est une question de méthode. Donc, la leçon de ces derniers jours, c'est que si le Nigeria et la Cédéao veulent empêcher des putschs, il faut intervenir immédiatement ? Exactement. C'est le seul moyen de réussir ce genre d'intervention. Est ce qu'il y a, derrière l'intervention de dimanche dernier, la volonté de mettre un coup d'arrêt à l'épidémie des coups d'État en Afrique de l'Ouest ? Oui, effectivement, il faut savoir qu'il y a un problème de base. Chaque régime actuellement en Afrique de l'Ouest a peur d'un coup d'État. Donc, c'est pour se protéger soi-même. Quand on regarde l'Afrique de l'Ouest actuelle, le Nigeria, le Togo, la Côte d'Ivoire et d'autres pays ont peur d'un coup d'État dans leur propre pays. Donc, protéger d'autres pays contre le coup d'État, c'est se protéger soi-même. Et pour arrêter ce risque, il faut intervenir chaque fois qu'il y a une tentative dans la région. Moi, je pense qu'il est important en Afrique de l'Ouest maintenant de développer une stratégie de ceux qui veulent maintenir la démocratie, qu'ils travaillent ensemble contre les forces de déstabilisation politique et l'arrivée des militaires au pouvoir. Lors du putsch en Guinée-Bissau le mois dernier, le Nigeria n'est pas intervenu militairement, mais il a décidé d'accorder tout de même l'asile politique à l'opposant Fernando Dias, qui est donc réfugié dans l'enceinte de votre ambassade à Bissau. Est-ce que c'est un message aux putschistes Ça fait longtemps que le Nigeria fait comme ça. Félix Malloum, l'ancien président du Tchad, a été accueilli au Nigéria en 1979, je pense. Donc, il y a cette tradition au Nigeria d'essayer d'intervenir dans les conflits africains. Et quand il y a une crise qui touche le chef de l'État, le Nigeria est toujours prêt à offrir l'exil. Il y a un autre opposant qui proclame sa victoire à une présidentielle de cette fin d'année, c'est le Camerounais Issa Tchiroma Bakary. Depuis le 7 novembre, il s'est réfugié en Gambie. Mais pour aller de Garoua à Banjul, il a dû passer nécessairement par votre pays, non ? Il semble bien qu'il est passé par le Nigeria puisqu'il a traversé la frontière. Il est allé jusqu'à Yola et, à partir de Yola, on lui a donné un avion pour l'amener. C'est ce que les gens disent. Alors pourquoi le Nigeria ne lui a pas accordé l'asile politique ? Et pourquoi Issa Tchiroma a-t-il dû s'éloigner jusqu'en Gambie ? Le Cameroun est un voisin du Nigeria et il y a des questions sur la table. Il y a la guerre contre Boko Haram. Les deux pays sont obligés de travailler ensemble. Donc, avoir Tchiroma Bakary ici au Nigeria, cela peut poser des problèmes diplomatiques et politiques, il faut éviter cela et s'éloigner est peut-être la meilleure stratégie. À lire aussiTentative de coup d'État au Bénin: le chef de la diplomatie nigériane réagit à l'appui militaire d'Abuja À lire aussiTentative de coup d'État au Bénin: comment l'intervention de la Cédéao a été décidée
Les acouphènes sont des bruits parasites qui ne proviennent pas du monde extérieur. Trouble fréquent, ce phénomène auditif concerne deux adultes sur dix en France, selon l'Inserm. Dans environ 80% des cas, les acouphènes sont associés à une perte de l'audition. Quand s'inquiéter et consulter ? Quelles prises en charge existent ? Les acouphènes sont des sensations auditives qui peuvent prendre différentes formes : des sifflements, bourdonnements, grésillements qui ne proviennent pas du monde extérieur et peuvent provoquer une gêne intense… Causes et mécanismes des acouphènes Ces troubles, qui peuvent disparaître spontanément ou devenir chroniques, sont souvent associés à une perte de l'audition, parfois liée à un traumatisme acoustique (suite à un concert, une détonation...). L'âge constitue également un facteur favorisant des acouphènes, en lien avec la baisse normale de l'audition liée au vieillissement (presbyacousie). Des acouphènes temporaires peuvent accompagner d'autres problèmes ou atteinte de l'oreille (otite, maladie de Ménière, effets secondaires de médicaments orotoxiques, bouchon de cérumen...). Troubles auditifs fréquents Ce trouble, qui peut être perçu par une oreille ou les deux (et parfois ressenti au niveau crânien), concernerait près de deux personnes sur dix en France, selon l'Inserm. Les acouphènes présentent divers degrés d'intensité et provoquent des niveaux de gêne variable : chez certaines personnes, les acouphènes perturbent l'endormissement, compliquent la concentration et peuvent provoquer une réelle anxiété. Dans la mesure où une large proportion des acouphènes s'explique par la perte auditive, un amplificateur auditif peut apporter un soulagement. Dans certains cas, la psychothérapie est recommandée, là encore, pour diminuer le retentissement des acouphènes sur la qualité de vie. Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de Comment entendons-nous ?, aux éditions Le Pommier Dr Aboubakar Assidick Taoussi, ORL et chirurgien cervico-facial. chef d'Unité d'ORL et chef de service des consultations externes au CHU la Renaissance de N'Djamena. Maître assistant CAMES, enseignant chercheur à la Faculté des Sciences de la Santé Humaine à l'Université de N'Djamena, au Tchad. Programmation musicale : ► Ciza, Omah Lay, Thukuthela, Jazzworx - Isaka II ► Cheikh Ibra Fam – Gnou mbollo
Les acouphènes sont des bruits parasites qui ne proviennent pas du monde extérieur. Trouble fréquent, ce phénomène auditif concerne deux adultes sur dix en France, selon l'Inserm. Dans environ 80% des cas, les acouphènes sont associés à une perte de l'audition. Quand s'inquiéter et consulter ? Quelles prises en charge existent ? Les acouphènes sont des sensations auditives qui peuvent prendre différentes formes : des sifflements, bourdonnements, grésillements qui ne proviennent pas du monde extérieur et peuvent provoquer une gêne intense… Causes et mécanismes des acouphènes Ces troubles, qui peuvent disparaître spontanément ou devenir chroniques, sont souvent associés à une perte de l'audition, parfois liée à un traumatisme acoustique (suite à un concert, une détonation...). L'âge constitue également un facteur favorisant des acouphènes, en lien avec la baisse normale de l'audition liée au vieillissement (presbyacousie). Des acouphènes temporaires peuvent accompagner d'autres problèmes ou atteinte de l'oreille (otite, maladie de Ménière, effets secondaires de médicaments orotoxiques, bouchon de cérumen...). Troubles auditifs fréquents Ce trouble, qui peut être perçu par une oreille ou les deux (et parfois ressenti au niveau crânien), concernerait près de deux personnes sur dix en France, selon l'Inserm. Les acouphènes présentent divers degrés d'intensité et provoquent des niveaux de gêne variable : chez certaines personnes, les acouphènes perturbent l'endormissement, compliquent la concentration et peuvent provoquer une réelle anxiété. Dans la mesure où une large proportion des acouphènes s'explique par la perte auditive, un amplificateur auditif peut apporter un soulagement. Dans certains cas, la psychothérapie est recommandée, là encore, pour diminuer le retentissement des acouphènes sur la qualité de vie. Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de Comment entendons-nous ?, aux éditions Le Pommier Dr Aboubakar Assidick Taoussi, ORL et chirurgien cervico-facial. chef d'Unité d'ORL et chef de service des consultations externes au CHU la Renaissance de N'Djamena. Maître assistant CAMES, enseignant chercheur à la Faculté des Sciences de la Santé Humaine à l'Université de N'Djamena, au Tchad. Programmation musicale : ► Ciza, Omah Lay, Thukuthela, Jazzworx - Isaka II ► Cheikh Ibra Fam – Gnou mbollo
Marc Kamgaing, fondateur et dirigeant de Harvest Asset Management, société de gestion indépendante basée à Douala (Cameroun) est notre grand invité de l'économie RFI-Jeune Afrique. Sa mission : mobiliser l'épargne locale pour financer le développement économique en Afrique centrale, accompagner des projets d'infrastructures majeurs (barrages, autoroutes, hôpitaux). Découvrez l'émission en vidéo ici Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), Marc Kamgaing aborde plusieurs thèmes :
Depuis la chute d'El-Fasher entre les mains des FSR du général Mohamed Hamdan Dogolo dit « Hemedti » le 26 octobre dernier, chaque semaine, le Tchad voit arriver en moyenne 2000 réfugiés soudanais. Ils arrivent pour la plupart de la capitale du Darfour-Nord. Traumatisés, affamés, assoiffés, ils ont réussi à survivre à 18 mois de siège, aux massacres, aux viols utilisés comme armes de guerre, aux jours de combat qui ont précédé la chute d'El-Fasher. Ils ont aussi survécu aux routes dangereuses et coûteuses qui mènent au Tchad voisin. Depuis novembre, les réfugiés soudanais sont relocalisés au camp de Touloum, à quelques heures de route de la frontière. Le but : éviter l'installation d'un camp à Tiné, et (donc) désengorger la frontière. Trois fois par semaine, des camions avec à leur bord les derniers réfugiés arrivés, partent pour Touloum, où sera alors finalisée leur installation au Tchad. De Tiné à Touloum : la relocalisation, c'est le quatrième et dernier volet de notre série de reportages sur la route de l'exil des réfugiés soudanais. De notre envoyée spéciale à Tiné, Effervescence, agitation et angoisse… La tension est palpable dans le camp de transit de Tiné. Daralnayim sera dans l'un des six camions prévus pour la relocalisation vers le camps de Touloum. Seule et enceinte, elle part avec pour seules affaires deux sacs, l'un sur le dos, l'autre qu'elle traîne difficilement. « Je suis heureuse de m'installer dans le camp. Ma mère et ma famille vont pouvoir me rejoindre. Je pourrai m'occuper de ma mère, ma fille et mes frères. Il faut que je puisse manger, pour prendre des forces, travailler et assurer ce qui leur faut », dit-elle. Pour cette cession de relocalisation près de 500 ménages arrivent à Touloum. Le camp existe depuis le début de la guerre au Darfour, il y a 20 ans. Il y accueille aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de personnes. La ville la plus proche est à environ 30 min en voiture. L'eau est rare et la nourriture aussi, alors la solidarité s'organise. « Les réfugiés et les anciens refusés s'organisent entre eux et pour envoyer un peu de la nourriture, des repas chauds, de l'eau et pour accueillir les nouveaux réfugiés », explique Moussa Fofana, agent de terrain pour le HCR À lire aussiLa route de l'exil vers le Tchad: les réfugiés soudanais d'El-Fasher racontent leur cauchemar[2/4] Selon un porte-parole du PAM, l'ONG donne aux nouveaux arrivants une aide alimentaire : céréales, légumineuses, huile et sel avant de passer à une distribution d'argent quelques semaines plus tard. Mais plusieurs sources humanitaires expliquent que ces distributions sont insuffisantes. Rahma est arrivée il y a plusieurs mois à Touloum. « Nous voulons de la nourriture et que l'eau soit présente de manière constante. Ne coupez pas ces services. Voilà mon message ». Le 24 novembre dernier, les FSR ont décrété une trêve humanitaire unilatérale refusée par l'armée soudanaise. Malgré les efforts des médiateurs internationaux, le cessez-le-feu semble loin et les réfugiés de Touloum se résignent à devoir rester au Tchad. À lire aussiAu Tchad, les réfugiés soudanais racontent leur arrivée au camp de Tiné [3/4]
Depuis avril 2023, se déroule au Soudan l'un des conflits les plus meurtriers, à l'origine de « la plus grande crise humanitaire au monde » selon l'ONU. Selon des témoins ayant fui El-Fasher, la capitale du du Darfour-Nord est le lieu de massacres, violences à caractère ethnique, viols et agressions sexuelles depuis qu'elle est tombée entre les mains des paramilitaires FSR du général Mohamed Hamdan Dogolo « Hemedti », le 26 octobre dernier. Plusieurs organisations humanitaires font état de crime de guerre, de crimes contre l'humanité, les Nations unies parlent d'une « spirale d'atrocité ». Après un siège de 18 mois, après la faim, la soif, la violence et la peur, certains Soudanais ont réussi à quitter El-Fasher pour se réfugier au Tchad voisin. Le Tchad et le Soudan sont séparés par un wadi, un oued sec, depuis la fin de la saison des pluies. De part et d'autre de cette frontière se trouvent deux villes : Tina, au Soudan, et Tiné, au Tchad. C'est là que les réfugiés soudanais traversent à pied, en charrette ou à l'arrière de camionnettes. De notre envoyée spéciale à Tiné, La frontière est gardée par des militaires tchadiens, mais aucune entrave n'a lieu au passage des réfugiés qui traversent tous librement. « Voilà les nouvelles familles qui viennent d'arriver. Elles sont orientées pour faire le circuit : d'abord l'enregistrement des réfugiés avec la Commission nationale d'accueil de réinsertion des réfugiés et des rapatriées du Tchad (Cenar), après avoir obtenu les informations de la personne. Puis un screening médical se fait avec Médecins sans frontière (MSF) avant leur transfert vers le site de transit », explique Georges, membre de l'équipe du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le visage fatigué, en partie dissimulé derrière son foulard bariolé, Souad Ibrahim Abdou s'installe à quelques mètres de la frontière, sous la cabane de MSF. Elle attend désormais d'être enregistrée. « On a laissé les enfants à Tawila. On remercie le seigneur d'être arrivé ici en bonne santé. Dieu merci, tout va bien. On nous a conseillé de venir ici, on nous a dit que la ville était bien. Le seul problème ici, c'est la nourriture. Aussi, il n'y a pas de travail », raconte-t-elle. Une fois le premier enregistrement effectué, les réfugiés doivent se rendre par leurs propres moyens au site de transit à la sortie de la ville. Parmi les infrastructures sur place, des pompes à eau, mais peu de latrines. Et les températures chutent fortement le matin et le soir. La jeune Daralnayim,19 ans et enceinte de sept mois, a fait le voyage seule depuis El-Fasher. Elle raconte sa vie dans le site de transit : « Il n'a pas de nourriture, pas de couvertures, pas de lit. Je n'ai pas eu d'autre choix que de rester avec des femmes ici. On a fait les démarches d'enregistrement ensemble. » Les profils de ces derniers arrivants sont majoritairement des femmes et des enfants. Mais il y a beaucoup plus d'hommes comparé au début du conflit en 2023. « Il y a de plus en plus de vieillards blessés, de gens inaptes et beaucoup d'enfants non accompagnés. Ils avaient encore l'espoir en 2023 qu'ils peuvent défendre leur terre, résister. Maintenant, c'est le désespoir total », détaille Jean-Paul Habamungu, responsable du HCR à Iriba. À lire aussiLa route de l'exil vers le Tchad: les réfugiés soudanais d'El-Fasher racontent leur cauchemar[2/3]
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Massacres, viols... Les violences au Soudan, où se déroule une guerre entre l'armée et des paramilitaires, sont terribles. Des réfugiés au Tchad voisin racontent.
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Massacres, viols... Les violences au Soudan, où se déroule une guerre entre l'armée et des paramilitaires, sont terribles. Des réfugiés au Tchad voisin racontent.
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Massacres, viols... Les violences au Soudan, où se déroule une guerre entre l'armée et des paramilitaires, sont terribles. Des réfugiés au Tchad voisin racontent.
À Belem au Brésil, c'est la dernière ligne droite pour la COP30 sur le changement climatique. Va-t-on vers une feuille de route pour la sortie des énergies fossiles ? Peut-on aller au-delà de 300 milliards de dollars par an pour l'adaptation des pays du Sud ? Seyni Nafo est le porte-parole du groupe des négociateurs africains. Il préside aussi le Fonds vert pour le climat et coordonne l'initiative de l'Union africaine pour l'adaptation au changement climatique. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Le président Lula a l'air très confiant. Cette COP 30 va être un succès, dit-il. Est-ce que vous partagez son optimisme ? Seyni Nafo : Je crois que, dans les conditions actuelles, c'est difficile. Mais je pense que le Brésil et la communauté internationale ont énormément investi pour qu'on fasse un maximum sur un certain nombre de sujets : le financement, l'adaptation au changement climatique et naturellement les forêts. Donc, je pense que, dans les circonstances actuelles, géopolitiques, c'est déjà un grand pas. Il reste encore quelques heures et comme vous le savez, une COP se décide toujours cinq ou 6h après la fin. Parmi les points de blocage, il y a la sortie ou non des énergies fossiles, le pétrole, le gaz, le charbon. À la COP 28 à Dubaï, il y a deux ans, un compromis a été trouvé pour une transition juste, ordonnée et durable. Est-ce que depuis on a avancé ou on a reculé ? C'est paradoxal. Sur les énergies renouvelables, on continue à accélérer. Par exemple, actuellement, quand on regarde les nouvelles capacités d'énergies qui sont installées, on a dépassé la moitié, 50, 60 % sur les énergies renouvelables. Donc, ça, c'est un fait. Mais sur la question des énergies fossiles, nous n'avons pas évidemment avancé aussi vite qu'on le voulait. Bien sûr, le retour de l'administration Trump y joue un certain rôle. Et donc, à cette COP, le plus important, c'est d'avoir une feuille de route sur cette transition pour évidemment qu'elle soit équitable et juste. On ne peut pas demander, par exemple, à des pays africains de prendre le lead sur ce sujet. Il faudrait que, pour l'équité et la justice climatique, les pays développés qui ont plus de ressources technologiques, plus de finances, soient les premiers dans cette transition et ensuite que les pays en développement soient soutenus. L'autre gros point de blocage, c'est le montant de l'aide financière des pays riches aux pays pauvres pour leur adaptation climatique. À la COP 29 à Bakou, il y a un an, les pays riches ont accepté de passer de 100 milliards à 300 milliards de dollars par an. Et visiblement, ils n'ont pas envie d'aller plus loin ? Ce que nous demandons pour ces cibles, il faut maintenant des feuilles de route détaillées avec des cibles intermédiaires, avec une description très précise des montants. C'est ce que nous sommes en train de négocier actuellement. Mais je pense que, après plus de quinze ans de cible, vous vous rappelez, en 2009, c'était la cible des 100 milliards, ensuite 300 milliards, je pense qu'aujourd'hui la question la plus importante, c'est l'accès. C'est bien d'annoncer des montants significatifs, mais si les pays africains, si les pays en développement, n'ont pas accès aux ressources existantes, c'est la question qui aujourd'hui est la plus problématique pour ces pays. Dans cette fameuse enveloppe de 300 milliards de dollars par an, il y a les quelque 3 milliards de dollars du Fonds vert pour le climat. Vous êtes président du conseil d'administration de ce Fonds vert. Pourquoi est-il stratégique à vos yeux ? La raison pour laquelle ce Fonds est stratégique, c'est qu'on peut prêter jusqu'à 45 ans, à moins d'1%. Donc, il y a ce premier élément-là. Le deuxième élément, c'est qu'on peut également travailler avec le pays directement. Je vais prendre un exemple. L'Éthiopie a son ministère des Finances qui est accrédité, donc qui peut recevoir directement des financements du Fonds vert et ne pas passer par des institutions internationales. Et c'est notre grande préoccupation. Quand on regarde, par exemple notre portefeuille avec l'Afrique, l'Afrique représente 40 % des financements du Fonds vert, mais malheureusement, plus de 85 % de ces financements passent par des institutions internationales. En Afrique centrale, nous avons encore beaucoup de travail parce que nous n'avons pas encore d'entité accréditée en Afrique centrale. Donc, au conseil d'administration du mois de mars, nous aurons notre première entité dans cette région. Nous allons avoir une entité régionale qui travaille justement dans quatre pays en Afrique centrale. Et ça, c'est une question qui est extrêmement importante pour nous, parce que le Fonds vert travaille à la transformation économique et justement à intégrer le climat dans la planification du développement. Et quels sont les quatre pays d'Afrique centrale en question ? Nous aurons le Cameroun, la RDC, le Tchad et probablement le Rwanda. On sait déjà que la COP 32 en 2027 aura sans doute lieu en Éthiopie. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? Le fait que ce soit l'Éthiopie qui a été sélectionnée cette année démontre le leadership de ce pays sur cette question. Mais au-delà de l'Éthiopie, il y a une prise en charge de la question climatique par les chefs d'États africains. Que ce soit avec le président (kényan) William Ruto qui est le président du Comité des chefs d'État ou avec le président (congolais) Denis Sassou-Nguesso sur la question du bassin du Congo. Donc, toutes les solutions africaines vont être mises sur la table et on va commencer les préparatifs juste à la fin de Belem. À lire aussiÀ la COP30, d'ultimes heures de négociation aux enjeux multiples
People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
Dans ce nouvel épisode de People First Podcast, nous explorons comment l'accès à l'électricité façonne l'emploi en Afrique de l'Ouest et du Centre.Nous donnons la parole à des bénéficiaires au Tchad, au Cameroun, en Guinée et en Côte d'Ivoire pour comprendre concrètement comment l'énergie transforme les activités économiques et les perspectives d'emploi.Professionnels de la santé, enseignants, chefs d'entreprise et créateurs de contenu, ils partagent leurs expériences. Leurs récits montrent qu'au-delà du confort, l'électricité soutient la productivité, stimule l'économie, permet de créer et de préserver des emplois, et améliore durablement les services essentiels pour les communautés.Ecoutez People First Podcast maintenant. Laissez un commentaire ici. Votre avis nous intéresse !Séquences00:00 Introduction 01:52 Témoignages de bénéficiaires 04:22 Connecter 300 millions de personnes à l'électricité pour soutenir la création d'emplois07:32 Entretien avec Yaro, comédien et créateur de contenus Malien 08:18 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.
C'est un véritable cri d'alarme qu'a lancé hier le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres : « il est absolument essentiel que, malgré les divergences, nous construisions une plateforme de coopération entre les services de renseignement et de sécurité » des pays du Sahel, a-t-il affirmé. Des propos relayés par Le Monde Afrique. « Antonio Guterres a appelé à l'union, sur ce sujet, entre les pays de la Cédéao, ceux de l'Alliance des États du Sahel, formée par les juntes souverainistes au pouvoir au Mali, au Niger et au Burkina Faso, ainsi que la Mauritanie, le Tchad et l'Algérie ». Il faut dire, poursuit Le Monde Afrique, que « le nombre d'attaques jihadistes au Sahel a explosé en six ans, passant de 1900 en 2019, principalement concentrées à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, à plus de 5500 en 2024 et 3800 avant le 10 octobre de cette année, sur une zone désormais grande comme deux fois l'Espagne. Ces attaques ont fait près de 80 000 morts ». Ces chiffres, précise le journal, émanent d'une compilation effectuée par l'Agence France Presse basée sur les données de l'organisation ACLED, une ONG américaine spécialisée dans la fourniture de données et d'analyses sur les conflits partout dans le monde. Blocus Outre les attaques contre des civils et contre l'armée, le Mali est confronté depuis début septembre à un blocus sur le carburant imposé par les groupes jihadistes. Depuis, Bamako est asphyxiée en raison des pénuries d'essence. « Jamais, constate Jeune Afrique, la capitale malienne n'avait subi pareille pression depuis le déclenchement de la guerre, en 2012, lorsque les insurgés, s'emparant de Kidal, Ménaka, Tombouctou et Gao, menaçaient de descendre jusqu'à Bamako. S'il est peu probable que la ville tombe à court terme, en dépit de l'emballement médiatique qui a suivi les alertes d'ambassades occidentales qui ont appelé leurs ressortissants à "quitter immédiatement" le pays fin octobre, la situation de ces dernières semaines, pointe Jeune Afrique, n'en reste pas moins d'une gravité inédite. Face aux métastases jihadistes, qui atteignent désormais des régions jusqu'alors relativement épargnées par le conflit, Sikasso, Kayes ou Bamako ne peuvent plus ignorer l'ampleur de la dégradation sécuritaire ». Des « récits alarmistes » Sur place à Bamako, les médias proches du pouvoir minimisent la situation… « Aujourd'hui, alors que le Mali affirme sa souveraineté et redéfinit ses partenariats sécuritaires, des récits alarmistes ressurgissent, s'exclame ainsi Mali Tribune. Ils visent à semer le doute sur la capacité du pays à se gouverner et à assurer sa propre sécurité. Pour les autorités maliennes, il s'agit d'une véritable guerre psychologique, destinée à affaiblir la cohésion nationale et à préparer l'opinion internationale à une nouvelle forme d'ingérence ». Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission Défense du Conseil National de Transition, interrogé par Africa Radio, va plus loin : il rejette catégoriquement les affirmations d'un affaiblissement de l'État face aux jihadistes du Jnim. Il assure que Bamako est sécurisée, que les blocus de carburant relèvent d'une « fiction médiatique », une « invention des médias français » et il interpelle les pays occidentaux sur leurs alertes sécuritaires. Sahel Tribune, proche du pouvoir, invoque le principe de souveraineté : « les États sahéliens ne demandent pas une simple assistance sécuritaire, mais une reconnaissance claire de leur droit souverain : celui de se défendre, de choisir leurs alliances et de rompre avec des tutelles paternalistes ». Refondation ? Reste que « la montée de l'extrémisme religieux, menace la paix et la cohésion sociale au Mali », reconnait pour sa part Le Pouce, autre publication bamakoise. « Les germes de la division sont plantés par quelques individus soutenus par des puissances étrangères qui ont des intérêts à défendre et qui n'ont rien à voir avec le chemin de Dieu », affirme encore Le Pouce. Enfin, le site Bamada appelle à une refondation : « le Mali se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins. Les difficultés que traverse le pays ne relèvent plus d'un simple passage à vide ; elles traduisent un malaise profond et multiforme qui touche toutes les couches sociales. (…) Il faut rebâtir ensemble », poursuit Bamada, avec « une armée unie, solide et respectée, une société civile libre et vigilante, des réponses énergiques et visibles aux souffrances quotidiennes, la reconstruction des partis politiques, la libération de toute personne détenue pour avoir exprimé une opinion et le retour digne des exilés non poursuivis par la justice ».
Au Québec, on les appelle les gougounes, au Tchad les papas, en Belgique les slashes et dans les pays anglo-saxons, les flip-flop, vu que c'est le bruit qu'elles font, et les chipchip en Egypte, le pays où elles sont nées. Mais alors, pourquoi en France les appelle-t-on "tong" ? La réponse dans cet extrait... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
10 ans après les attentats de Paris, le terrorisme islamiste reste une menace mondiale. Mais son influence s'étend particulièrement en Afrique, surtout au Sahel où les jihadistes tentent de progresser vers les pays du golfe de Guinée. Comment vivez-vous cette menace ? Quel est l'impact sur votre quotidien ? Comment votre pays peut-il relever le défi sécuritaire ?
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et des soldats nord-coréens capturés en Ukraine qui demandent l'asile à la Corée du Sud. Soudan: comment le Tchad se prépare à accueillir des milliers de réfugiés? Après la prise de la ville d'El-Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR), le Tchad craint un nouvel afflux massif de réfugiés venant du Darfour. Les autorités et les organisations humanitaires estiment qu'au moins 120 000 personnes fuyant les combats pourraient franchir la frontière. Avec déjà près d'1,5 million de réfugiés soudanais, le pays peut-il accueillir cette nouvelle vague ? Comment leur arrivée sera-t-elle organisée ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Union européenne: l'Ukraine peut-elle encore rejoindre les 27? Le président Volodymyr Zelensky a demandé au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, de ne pas bloquer l'adhésion de son pays à l'Union européenne. Pourquoi la Hongrie pose-t-elle son veto ? Quelles sont les chances que l'Ukraine puisse rejoindre l'UE ? Une adhésion permettrait-elle de changer le cours de la guerre ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Guerre en Ukraine: que vont devenir les soldats nord-coréens capturés? Alors que les militaires nord-coréens combattant au front auraient reçu l'ordre de se suicider pour éviter d'être capturés, deux d'entre eux, arrêtés par l'armée ukrainienne, demandent l'asile politique à la Corée du Sud. En dépit des relations déjà tendues avec Pyongyang, quelle sera la réponse de Séoul ? Avec Théo Clément, chercheur indépendant, spécialiste du développement économique de la Corée du Nord. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur un post X de la célèbre rappeuse américaine Nicki Minaj qui a suscité de nombreuses réactions de la part des internautes nigérians.
Dans l'actualité musicale, découvertes de l'artiste haïtien Waahli, de la nouvelle voix de l'afrobeat tchadien Mr Nan et retour en 2003 avec Laisse parler les gens, la chanson culte de Jocelyne Labylle, Cheela. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : RK, Genezio - Viano Waalhi - Bubbles Flavour & Baaba Maal - Afroculture Ambassy Bourgeois - 100 mille bisous Katseye - Gabriella Ayra Starr & Rema - Who's dat girl ? Mr Nan - Médicament Imany - I am who I am Kali Kamga feat Vin Gordon - Nou c'bolè Zile feat Antonny Drew - Damou ancô Mariusca la slammeuse - Laisse les parler Jocelyne Labylle, Cheela feat. Passi, Jacob Desvarieux - Laisse parler les gens Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.