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Landlocked country in northern central Africa

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tchad

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Priorité santé
Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo.  2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.  À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.  Programmation musicale :  ► Blick Bassy – Donalina 

Priorité santé
Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo.  2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.  À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.  Programmation musicale :  ► Blick Bassy – Donalina 

Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

Le Conseil Santé
Cameroun : « environ 25 000 enfants du Mayo-Tsanaga souffrent de malnutrition aiguë »

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 1:59


Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord.  Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. « Il est notoire que le développement d'un pays ne peut être fait si les jeunes enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, que ce soit aigu, que ce soit chronique. L'avenir d'un d'une nation passe forcément par l'éradication de la malnutrition. » Dr Michel Onana, médecin traitant à l'hôpital de Mokolo   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, à retrouver dans Priorité Santé. 

Si loin si proche
Hommage à Maurice Freund, passeur de désert

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages…  En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi.  Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible.  Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout !    En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière. 

Si loin si proche
Hommage à Maurice Freund, passeur de désert

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 48:30


À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages…  En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi.  Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible.  Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout !    En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière. 

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 3 juin 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h  de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers -  Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran  - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium  Chronique ePOP  / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission :  ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 3 juin 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Erwan Manac'h  de Reporterre : l'impact environnemental de l'IA générative et des data centers -  Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : des chimpanzés de Bossou en Guinée forestière menacés de disparition - Simon Rozé du service environnement sur la pollution en Iran  - Jeanne Richard du service environnement nous parle de cadmium  Chronique ePOP  / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Juste Fabrice N'zima de Côte d'Ivoire pour son film Au crépuscule de la lagune souillée - Chronique des Clubs Rfi de Audrey Iattoni sur des ateliers de formation en maraichage bio organisés à Moundou, au Tchad, pour les jeunes en recherche d'emploi. Musiques diffusées dans l'émission :  ► The Weeknd - Save your tears ► Angelique Kidjo - Oyaya.

Journal de l'Afrique
Guinée : les électeurs appelés aux urnes pour des élections législatives et communales

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 31, 2026 11:35


Jour de vote en Guinée. Près de 7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche pour les élections législatives et communales. Ce scrutin marque une étape importante dans le rétablissement de l'ordre constitutionnel, cinq ans après le coup d'État de 2021 qui avait porté Mamadi Doumbouya au pouvoir. De leur côté, plusieurs partis politiques d'opposition avaient appelé au boycott du scrutin.

This Life Ain't For Everybody
E541 - This Is Where I Come From - Solo With Chad

This Life Ain't For Everybody

Play Episode Listen Later May 30, 2026 43:27


Chad's got a new truck, a new boat, and a lot on his mind. The 2026 Ford F-250 Super Duty is built out and beautiful — Avalanche Gray, Bodyguard bumpers, Mickey Thompson tires, Lear topper, the works. Thank you Corning Ford. Now that that's out of the way, Chad goes somewhere unexpected. Black Springs. Growing up poor. Brown bag lunches with cold spaghetti between two pieces of generic wheat bread. Riding bikes until dark. Breakdancing with J.J. and Marcus and Corey on a piece of graffitied cardboard. A nail through the foot. A wood-burning stove. Government cheese. A mom working graveyard shifts at the Veterans Hospital in oncology while going to nursing school and still making it to every game. He talks about what that upbringing gave him. From humility, to discipline, faith, the fear of God, and what it means to be 51 years old, in the best shape of his life, doing exactly what he was put on earth to do. He talks about his dad. Twenty years this August. He's still talking to him. TChad doesn't have it all figured out. He'll be the first to tell you. But he knows where he came from and he's not ashamed of any of it. This Life Ain't For Everybody. This one especially. This episode is presented by Jack Daniel's Tennessee Whiskey, and brought to you by Corning Ford, Napa Valley Olive Oil, Oakley Sunglasses, Resistol, Mickey Thompson Tires and Wheels, TKO Vitality, Almost Heaven Saunas, and BEDSLIDE!

Le club RFI
Lutte contre les infox : le Club RFI de Bujumbura (Burundi) mobilise la jeunesse

Le club RFI

Play Episode Listen Later May 24, 2026 19:29


Le Club RFI de Bujumbura a organisé la finale de son concours « Halte aux infox », une initiative destinée à sensibiliser les jeunes à la désinformation et à encourager leur engagement citoyen. Ce concours a réuni des participants issus des Clubs RFI et de plusieurs établissements scolaires, invités à produire des œuvres littéraires, artistiques autour des enjeux du désordre informationnel. Objectif : mesurer leur compréhension des mécanismes de la désinformation, tout en valorisant la créativité et la qualité d'expression. Les meilleures productions, tant sur le plan artistique qu'académique, ont été récompensées à l'issue de cette finale. Au-delà de la compétition, l'événement visait également à promouvoir une maîtrise rigoureuse de la langue et à encourager l'esprit critique chez les jeunes. Le projet a été réalisé en partenariat avec le Centre pour l'Enseignement des Langues (CELAB) de l'Université du Burundi. Il a bénéficié du soutien de Canal France International (CFI) et de la coordination du Service des auditeurs de Radio France Internationale. Avec la participation de NYONGABIRE Gilbert, BAYUBAHE Emmanuelle Allégresse, NSENGIYUMVA Donna Esther et C.DUSHIME Nadine. L'invité/cousin : Professeur Hélène MPAWENIMANA, enseignante à l'Université du Burundi.  Musique : C'est mal de mentir, Doudouloup.   L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici  Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Sonia Borelva.    À lire aussiClub RFI Abéché (Tchad): des ateliers contre la désinformation

Géopolitique, le débat
Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 23, 2026 48:28


Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier.  Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

Journal de l'Afrique
Virus Ebola en RD Congo : la riposte s'organise, les rassemblements interdits

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 18:38


En République démocratique du Congo (RD Congo), cela fait tout juste une semaine que l'épidémie d'Ebola a été déclarée, et elle représente un risque très élevé, le niveau d'alerte maximal, déclaré par l'OMS, qui affirme que "l'épidémie se propage rapidement". Plus de 160 personnes seraient déjà probablement décédées du virus selon les autorités congolaises. Sur place, la riposte tente de s'organiser. Les ONG multiplient les envois de matériel d'urgence médicale.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Pétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 22, 2026 54:43


Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ?   NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom.   Les grandes thématiques de l'émission

C'est pas du vent
Les habitants du lac Tchad enserrés entre la montée des eaux et Boko Haram

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 22, 2026 48:30


Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
​Comment apaiser l'atmosphère politique tendue au Tchad ?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later May 22, 2026 40:23


Sous l'arbre à palabres, les invités d'Éric Topona se prononcent sur les différentes arrestations d'opposants politiques au Tchad.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Pétrole : la crise profitera-t-elle aux producteurs africains?

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later May 22, 2026 54:43


Quelles sont les grandes mutations du secteur pétrolier africain ? Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, baisse relative des investissements internationaux, transition énergétique et quête d'attractivité, les pays africains producteurs tentent de repositionner leur stratégie. Tournée dans le cadre des 4èmes Journées Pétrole, cette émission réunit experts, économistes, représentants d'États et industriels autour d'une même interrogation : comment transformer les ressources pétrolières en véritable levier de développement durable ?   NOS INVITÉS Gacyen Mouely, associé gérant 3M - Partners & Conseils et organisateur des 4èmes Journées Pétrole à Casablanca Cyril Ruchonnet, directeur associé chez S&P Global Laura Sima, directrice associée, recherche sur les Solutions Amont chez S&P Global Mahamat Togoï, ingénieur géologue, enseignant-chercheur à l'Institut National Supérieur de Pétrole de Mao (Tchad) Hashir Mabignath Sall, directeur général adjoint de l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) du Gabon Michel Prudhomme Nzouba fondateur Eco Partners, ancien dirigeant de Shell, Assala Energy, Maurel & Prom.   Les grandes thématiques de l'émission

C'est pas du vent
Les habitants du lac Tchad enserrés entre la montée des eaux et Boko Haram

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 22, 2026 48:30


Le changement climatique a des effets visibles sur nos paysages. Derrière les chiffres et les rapports scientifiques, ce sont des territoires, des écosystèmes et des vies humaines qui sont bouleversés. C'est le cas notamment de la région du lac Tchad. Situé à la frontière entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, ce bassin hydrographique était l'une des plus grandes réserves d'eau douce du continent. Après avoir rétréci à une vitesse alarmante pendant plusieurs décennies, désormais, sous l'effet du changement climatique : il s'agrandit ! Au gré des pluies, le lac se métamorphose… Cela peut sembler une bonne nouvelle pour les ressources en eau de la région, mais c'est un véritable bouleversement pour les populations qui dépendent de l'agriculture et de la pêche pour leur survie quotidiennement menacée par les attaques de Boko Haram. Un reportage de Carol Valade, envoyé spécial pour RFI. Carol a rendez-vous sur les rives du lac, côté tchadien à Kisra avec Mahamat Mbomi. Mahamat est chauffeur pour le Comité International de la Croix-Rouge. Avec ses économies, il s'est lancé dans l'agriculture, mais tout ne s'est pas passé comme prévu... Avec les éclairages de Florence Sylvestre, directrice de recherches à l'IRD, l'Institut de la recherche pour le développement, professeur associé à l'Université de N'Djamena, qui étudie le climat et les ressources en eau du Sahel.

7 milliards de voisins
Comment retrouver la motivation à l'école?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée.   Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école.   Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ?   Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026).   En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles.  En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste.  Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030.  Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.  Programmation musicale :  ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

7 milliards de voisins
Comment retrouver la motivation à l'école?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:30


Quel élève n'a jamais rêvé d'être ailleurs qu'assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n'a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l'accord du participe passé ? La motivation est un enjeu du quotidien à l'école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s'avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée.   Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d'apprentissage. Elle conditionne l'attention et les efforts que l'élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l'association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l'école.   Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d'une perte d'intérêt pour l'école ? Comment redonner le goût d'apprendre ?   Avec : • Anne Philippon, professeure agrégée d'histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026).   En début d'émission, l'école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l'école à la maison séduit de plus en plus de familles.  En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés. Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste.  Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030.  Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.  Programmation musicale :  ► Ice Comfortable - Blasé ► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Tchad : comment apaiser les tensions politiques?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 18, 2026 20:00


Au Tchad, la condamnation à huit ans de prison de huit responsables de l'opposition provoque de vives réactions. Alors que des voix dénoncent un recul des libertés publiques, le MPS, le parti présidentiel, appelle « l'ensemble des acteurs politiques à privilégier le dialogue républicain ». Comment vivez-vous cette crispation entre pouvoir et opposition ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Journal de l'Afrique
Un chef de l'organisation État islamique tué dans une opération conjointe au Nigeria

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 16, 2026 14:56


Le Nigeria confirme ce samedi la mort d'un chef de l'organisation État islamique, Abu-Bilal al-Minuki, lors de la deuxième opération en cinq mois lancée avec les forces américaines. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est toujours en proie à des violences jihadistes. Ces derniers mois, les attaques meurtrières et des enlèvements de masse s'y sont multipliés.

Atelier des médias
Radiobox: comment la Croix-Rouge utilise la radio dans ses actions humanitaires

Atelier des médias

Play Episode Listen Later May 16, 2026 36:23


La Radiobox, un studio de radio mobile « tout-en-un » conçu par l'ONG Making Waves, est devenue un outil de sensibilisation déployé à grande échelle par la Croix-Rouge française dans ses missions, notamment en Afrique (Guinée, Tchad, Cameroun). En février 2020, dans L'atelier des médias, était présenté un prototype d'un objet appelé Radiobox. Alexandre Plank, réalisateur radio de métier, racontait avoir travaillé avec l'ONG Radio Sans Frontières au Kurdistan irakien au moment de la bataille de Mossoul, en 2016-2017. Pour lui, « l'intuition première de la Radiobox elle vient (...) de voir l'ennui de gens éloignés de leur famille, éloignés de leur ville et n'ayant pas la possibilité de faire quoi que ce soit ». Le succès reposerait sur la simplicité : « Si on arrivait à simplifier le dispositif radiophonique, les gens l'utiliseraient. » Le défi technique était de créer un objet robuste et accessible. Il a été relevé par le technicien et bidouilleur Anthony Capelli. Aujourd'hui, la version 4 de la Radiobox tient dans un sac à dos et fonctionne sur batterie.  La Radiobox au service de la santé communautaire Pour la Croix-Rouge française, cet objet est une solution « low-tech » idéale pour les zones reculées. Loïc Judeau, référent technique santé aux opérations internationales de cette assocation, a immédiatement été séduit par cet outil qui « est extrêmement simple et qu'un enfant de 6 ans en quelques minutes peut mettre en œuvre ». Déployée d'abord au Tchad puis en Guinée, la Radiobox permet de transformer des séances de sensibilisation classiques en véritables événements communautaires. L'efficacité est au rendez-vous. Des études d'impact menées par la Croix-Rouge montrent que 91 % des auditeurs au Tchad déclarent avoir changé positivement leur comportement de santé après une émission. Pour Loïc Judeau, la force du dispositif réside dans l'horizontalité de la parole : « C'est plus efficace que les moyens de sensibilisation traditionnels parce qu'on reprend le système de pairs-aidants. C'est la maman qui va témoigner, c'est le patient qui va venir témoigner et donc forcément ça va beaucoup plus parler à la communauté. » Briser les réticences : l'exemple du Dr Ousmane en Guinée En République de Guinée, le Docteur Ousmane Camara utilise la Radiobox pour des campagnes de vaccination ou la prévention de maladies. Pour ce médecin-animateur radio, l'outil a changé la donne dans les villages où la couverture radio est inexistante. « C'est un outil qui favorise activement la résilience des parties prenantes », explique-t-il, précisant que la Radiobox aide à « casser les réticences, donner la parole, permettre à ceux qui sont les plus réticents dans les activités communautaires à s'approcher ». L'impact va au-delà du moment de l'émission en public. Les contenus sont enregistrés et diffusés via WhatsApp ou YouTube, créant une viralité positive. Le Docteur Ousmane souligne que cette approche a « beaucoup permis cette amélioration dans la communication avec les bénéficiaires au niveau communautaire ». De l'urgence humanitaire au podcast pédagogique Au-delà de la sensibilisation, la Radiobox s'invite dans les situations d'urgence, comme lors du passage du cyclone Chido à Mayotte, pour donner la parole aux victimes. La Croix-Rouge explore également de nouveaux formats, comme le podcast Ça décale, qui plonge l'auditeur dans la tête des secouristes lors d'interventions d'urgence. Qu'il s'agisse de former des ambassadeurs ou de mener des projets de « démocratie sonore » en Seine-Saint-Denis – comme l'explique Alexandre Plank en fin d'émission –, la Radiobox prouve que la radio, loin d'être reléguée au passé, reste l'un des moyens les plus puissants pour restaurer le lien humain là où il est le plus fragile.

Cultures monde
Retour du Tibesti dans le Sahara tchadien / Pedro Sánchez : des succès en trompe-l'œil ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 15, 2026 58:48


durée : 00:58:48 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Amaury Hauchard qui rentre du Tchad, puis table-ronde sur la politique de Pedro Sánchez à la veille des élections régionales en Andalousie. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Léa Capuano, Louise Cognard, Pénélope Le Mauguen - invités : Amaury Hauchard Journaliste indépendant, Maria Elisa Alonso Maîtresse de conférences à l'université de Lorraine, membre associée au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques), Nacima Baron Professeure de géographie à l'université Gustave Eiffel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - La Libre Antenne

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 15, 2026 20:00


Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez. RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Invité Afrique
Succès Masra, «enfermé injustement et souffrant, a besoin d'une prise en charge médicale», alerte sa sœur

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 15, 2026 7:58


Au Tchad, voilà un an que l'opposant Succès Masra est en prison. À la suite de son arrestation, l'ancien Premier ministre a été condamné à vingt ans de prison pour avoir diffusé en 2023 un message qui, selon le tribunal, aurait provoqué, deux ans plus tard, de graves violences intercommunautaires dans le sud du Tchad. À la tête de son parti les Transformateurs, Succès Masra est arrivé officiellement deuxième à la présidentielle de 2024, avec 18% des voix. Depuis un an, de nombreuses voix s'expriment en sa faveur. Parmi elles, il y a sa sœur, Chancelle Masra, qui vit en France.    À lire aussiCondamnation de huit opposants au Tchad: «Le système en place souhaite qu'on ferme la bouche», assure leur coalition

Journal de l'Afrique
Au Tchad, l'opposition dénonce un climat politique de plus en plus tendu

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 14, 2026 12:20


Nouvelle alerte de l'opposition tchadienne sur l'état du climat politique dans le pays. En conférence de presse mercredi à N'Djamena, le parti Les Patriotes, membre de l'ex-Groupe de concertation des acteurs politique, le GCAP, a dénoncé ce qu'il décrit comme un durcissement du pouvoir, sur fond de condamnations judiciaires visant plusieurs responsables politiques. Le mouvement évoque également une dégradation de la situation sécuritaire et des fractures communautaires croissantes. 

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des sanctions européennes contre des colons israéliens extrémistes, un projet d'extraction de cuivre en RDC et une loi pour réduire la peine de Jair Bolsonaro au Brésil. Tchad : que va devenir le GCAP après la condamnation de huit cadres ? Jugés pour « attroupement armé », « mouvement insurrectionnel », « rébellion » et « détention d'armes de guerre », huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d'opposition, ont été condamnés à huit ans de prison ferme par le tribunal de N'Djamena. Un avocat de la défense dénonce un verdict « rendu à l'arrachée ». Comment interpréter de tels propos ? Que reproche-t-on aux accusés ? Quel avenir pour le GCAP après cette décision de justice ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena.     Israël : que reproche-t-on aux colons extrémistes sanctionnés par les Européens ? Après des mois de blocage en raison du véto de la Hongrie, l'Union européenne est parvenue à trouver un accord pour sanctionner « les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », comme l'a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, le ministre des Affaires étrangères français. Une décision « arbitraire » et « politique » a dénoncé le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Qui sont les colons extrémistes visés par ces sanctions ? Que leur reproche-t-on ? À quel point cette décision peut-elle impacter les relations entre Israël et les pays européens ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      RDC : le pays va-t-il devenir le numéro un mondial du cuivre ?  C'est un ambitieux projet d'exploitation de cuivre que vient de dévoiler la société chinoise « China Railway Resources Universal Limited » (CRRU). Situé dans l'espace Grand Kasaï, au centre-ouest de la RDC, le futur site minier pourrait produire entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en ferait l'une des plus importantes mines de cuivre au monde. Déjà deuxième producteur mondial de cuivre derrière le Chili, la RDC pourrait, grâce à cette initiative, renforcer davantage sa place sur le marché international. Mais que sait-on réellement de ce projet ? Quelles retombées économiques et sociales peut-il apporter aux populations congolaises ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Brésil : vers une réduction de peine pour Jair Bolsonaro ? La Cour suprême du Brésil a suspendu l'application d'une loi ouvrant la voie à une réduction de la peine de prison de Jair Bolsonaro. Reconnu coupable d'avoir fomenté un coup d'État contre son successeur Luiz Inacio Lula da Silva après sa défaite en octobre 2022, l'ancien président a été condamné à 27 ans de réclusion en septembre 2025. Comment la Cour suprême justifie-t-elle sa décision ? Si après examen, les juges valident la loi, quel sera le sort de l'ex-président ? Avec Adriana Moysés, cheffe adjointe du service en langue brésilienne de RFI.  

Revue de presse Afrique
À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:48


Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures.  D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal.  Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen.  « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»

Journal de l'Afrique
Tchad : l'attaque d'une base militaire attribuée au groupe jihadiste Boko Haram

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 5, 2026 12:37


Cette attaque du groupe jihadiste Boko Haram qui a visé une base militaire de l'armée tchadienne située à Barka Tolorom, sur la rive du lac Tchad. Le bilan officiel est d'au moins 23 morts et 26 blessés, tandis que les opérations de ratissage sont en cours.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Joseph Kabila : les sanctions américaines peuvent-elles changer la donne?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la modification du code électoral au Sénégal, des tensions entre le parti d'opposition et le pouvoir au Tchad et une tentative de médiation russe entre l'Iran et les États-Unis. Joseph Kabila : les sanctions américaines peuvent-elles changer la donne ?  Quelques mois après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila pour « complicité » avec le groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda par la justice congolaise, ce sont maintenant les Américains qui annoncent avoir pris des sanctions contre l'ancien président congolais, l'accusant de « semer l'instabilité » en soutenant les rebelles. Pourquoi Washington prend-il cette décision maintenant ? Que peuvent changer ces sanctions américaines ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       Sénégal : comment la modification du code électoral peut avantager Ousmane Sonko ?  Au Sénégal, malgré la controverse, l'Assemblée nationale dominée par le Pastef, le parti au pouvoir, a adopté une modification deux articles du code électoral du pays. Pour l'opposition, il s'agit d'une loi « taillée sur mesure » pour permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de se présenter à la présidentielle en 2029. Comment expliquer de telles accusations ? Quels recours à disposition des opposants pour faire annuler cette décision ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Tchad : que sait-on de la mort d'un militant des Transformateurs ?  Au Tchad, les Transformateurs, le principal parti d'opposition, demande l'ouverture d'une enquête après que des coups de feu ont causé la mort d'un de leurs militants près du siège du parti qui célébrait son huitième anniversaire. Que sait-on sur le déroulement des événements ? Dans un message diffusé depuis la prison, Succès Masra s'est dit « disposé » à travailler avec le président Mahamat Idriss Déby. Comment interpréter ce message malgré sa condamnation à 20 ans de prison ferme ? Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena.      Guerre en Iran : pourquoi Vladimir Poutine veut s'impliquer dans les négociations ?  Lors d'une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le chef d'État russe aurait fait part à son homologue américain des conséquences si les frappes israélo-américaines reprenaient en Iran. Un avertissement qui intervient alors que le président russe avait déjà tenté de jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Dans le même temps, Vladimir Poutine recevait le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Quel est l'intérêt du Kremlin de vouloir s'impliquer dans ce conflit alors qu'il mène déjà une guerre en Ukraine ? Cette intervention russe pourrait-elle fragiliser les relations entre Moscou et Washington ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.

Reportage International
Russie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Reportage International

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:29


Le secteur militaro-industriel – y compris l'armée – veut attirer plus de jeunes techniciens et spécialistes, en particulier dans le pilotage des drones. Les écoles d'apprentissage de pilotage pour enfants, jeunes et adultes commencent à se multiplier dans le pays, et les élèves sont incités à se tourner davantage vers l'enseignement technique. Presque 14 ans, couvé du regard par son père, il est assis sur une chaise pliante, ses yeux faisant l'aller-retour entre une tablette à plusieurs manettes et le ciel balayé par des rafales d'un vent puissant. Facile de deviner ce qu'il y scrute avant même qu'on lève les yeux : le bruit léger mais strident d'un drone plane au-dessus des têtes. Pas question de le photographier parmi la foule venue à ce festival patriotique annuel sur un aérodrome dans la nature, à une demi-heure de voiture de Lipetsk. Pourtant, Artëm est déjà une petite célébrité locale : il est champion de vol de drones de sa région, et très bien classé dans les championnats nationaux. « Mon père m'a montré une vidéo sur Internet où un pilote assemblait des drones et les faisait voler et m'a demandé si ça m'intéressait. J'ai adoré et je m'y suis mis », raconte-t-il. Un intérêt dont les motifs n'ont rien à voir avec des affrontements militaires : ce qu'Artëm dit aimer, « c'est qu'on peut admirer de magnifiques paysages en vol, et on peut aussi en faire son métier plus tard, notamment en compétition. Bon, quand je serai grand, tout peut changer, alors je ne sais pas encore ce que je ferai plus tard. Mais les drones peuvent servir à irriguer les champs, à prendre des photos et même à gagner de l'argent ». L'usage large des drones dans le secteur civil et les perspectives de carrière qui y sont liées, les nombreuses petites entreprises locales qui en développent et ont leur stand dans le festival en parlent beaucoup. Usage civil des drones mis en avant Mais les hommes venus démontrer l'éventail de leur production sont le plus souvent masqués, et affirment parfois être d'anciens combattants. Du reste, le festival – gratuit pour le public – est organisé par l'association régionale des vétérans, et nombreux sont ceux liés, notamment familialement, aux soldats qui se battent en Ukraine. « Regardez, ce drone est revenu du front aujourd'hui, il a terminé une mission de combat hier soir », explique un homme qui se présente sous le nom « Ocean » et représente la société locale Neibo. « Celui-ci, par exemple, a une capacité de déplacement de 10 kilomètres aller et 10 kilomètres retour. C'est un appareil qui peut fonctionner par radio et par fibre optique. La fibre optique permet un vol totalement silencieux, mais en cas de coupure de la ligne, l'équipement bascule automatiquement en mode radiocommandé et continue d'exécuter la mission avec un seul opérateur depuis une seule console. Et si notre drone, désormais radiocommandé, pénètre dans le système de défense antidrone, il dispose d'un algorithme pour sortir du périmètre de sécurité du système », poursuit-il. « Ocean » affirme utiliser « un maximum » de composants russes, et pour l'heure, ne pas avoir encore pu remplacer par une production nationale un seul élément : le moteur. Il déclare aussi que sa petite société vend à des compagnies nationales. « Nous sommes une petite entreprise ajoute -t-il, nous produisons entre 50 et 60 engins par mois. Mais si nous recevions une commande du ministère de la Défense, nous serions en mesure d'accroître notre capacité de production de manière significative. » Des pratiques de pression rapportées dans certaines universités, un démenti de l'armée Dans les allées des stands montés sur l'herbe, on croise aussi des officiers venus vanter leur académie militaire des forces aériennes, « une des plus importantes de Russie » dit l'un d'eux, une pile de prospectus devant lui. Mais aussi un jeune étudiant en physique venu avec sa grand-mère, dont l'un des fils est décédé dans les combats en Ukraine. Le jeune homme, lui, déclare dans une formule grinçante : « Je dois poursuivre sérieusement mes études, sinon, on va m'expulser de l'université. Et après, je vais devoir prendre des cours pour piloter des drones, puis signer un contrat pour l'armée et finalement être envoyé en troupes d'assaut. » Sa babouchka (« grand-mère ») proteste. Cette pratique de pression suite à de mauvais résultats ou des signalements de mauvais comportements d'élèves a en effet en tout cas été signalée dans certaines universités russes. Le journal Kommersant rapporte aussi que, selon des avocats spécialisés dans le droit militaire, ont été signalées « des situations où des étudiants endettés pour leurs études se seraient vu proposer des contrats comme alternative à l'exclusion pour non paiement » de l'université. À Novossibirsk, en février, l'enregistrement audio d'une professeure d'université, mécontente du peu d'enthousiasme des élèves à s'engager, a fuité et fait scandale. « D'où vient cette peur ? Êtes-vous tous des lâches ? », a-t-elle notamment déclaré. Après la publication de l'enregistrement audio, l'enseignante s'est plainte de menaces sur les réseaux sociaux, a contacté le FSB – le service de renseignement intérieur – et a notamment ensuite déclaré avoir « parlé sous le coup de l'émotion », mais ne pas avoir de regrets. « J'aurais probablement dû m'exprimer avec plus de douceur. Quant au fait de les avoir appelés à aimer leur patrie… je ne retirerai jamais ces mots ! », a-t-elle affirmé. Les événements de ce type ont en tout cas fini par faire réagir les autorités, d'autant qu'une vaste campagne de recrutement de soldats contractuels pour les forces de systèmes sans pilote a débuté en janvier. Le 27 avril, le ministère de la Défense a apporté un démenti officiel au recrutement d'étudiants par la coercition. Lors d'une réunion consacrée au recrutement d'étudiants pour les troupes de systèmes sans pilote, le vice-ministre de la Défense et général d'armée Viktor Goremykin a précisé que les candidats souhaitant intégrer les forces de systèmes sans pilote peuvent choisir de signer un contrat d'un, deux ou trois ans et insisté sur le fait que « toute forme de contrainte à la signature d'un contrat est exclue ». Le ministère de la Défense a aussi annoncé la mise en place d'une ligne téléphonique spéciale, destinée à recueillir les plaintes pour tentative de contrainte à la signature de contrats. Des cours de pilotage de drone à partir de 9 ans Kommersant écrit que « la question de l'issue d'un contrat demeure délicate. Suite à l'annonce de la mobilisation partielle à l'automne 2022, la durée d'engagement de la plupart des militaires sous contrat a été prolongée jusqu'à la fin officielle du régime de mobilisation. Les garanties spécifiques offertes aux candidats aux troupes de drones entrant en service diffèrent sensiblement des pratiques habituelles. Toutefois, la validité de ces garanties ne pourra être vérifiée qu'en 2027, à l'expiration des premiers contrats d'un an ». De Krasnodar à Sotchi ou Ivanov, en passant par la capitale russe, on signale en tout cas de plus en plus la création d'écoles de drones locales. Celle de Lipetsk est dirigée par l'association régionale des vétérans. Elle emploie notamment un homme – lui aussi masqué – qui se présente comme « Sergueï », ex-combattant de Wagner, l'ancienne compagnie d'Evgeni Prigojine inscrite sur la liste noire de l'Union européenne, des États-Unis et d'autres pays pour – notamment – crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique. « Sergueï » est aujourd'hui instructeur pour les soldats comme pour les enfants à partir de 9 ans, et visite régulièrement les écoles de la région. « Nous commençons par l'enseignement théorique, explique-t-il. Ensuite, les enfants assemblent des drones, puis les programment. Nous les formons sur des simulateurs informatiques. Puis, ils prennent les drones pour les piloter. Nous organisons ces cours et formons les enfants gratuitement. De plus, ils n'étudient pas seulement les drones et la robotique, mais nous leur enseignons aussi des valeurs patriotiques. Nous intégrons même des notions scolaires. Nous éduquons nous-mêmes les enfants. » Pour « Sergueï », ce sont les 10-18 ans qui apprennent le plus vite, « car ils sont habitués à jouer aux jeux vidéo ». Des incitations à s'orienter vers l'enseignement technique Parallèlement, les places à l'université ont été réduites et les incitations des enseignants lors de l'orientation à se rendre dans l'enseignement technique au lieu de la filière générale sont de plus en plus nombreuses, et parfois mêmes pressantes, selon certains témoignages. L'entrée à l'université se fait en moyenne à 18 ans, après onze ans de scolarité dans la filière générale, et les études y durent en général cinq ans, quand la filière technique compte neuf ans d'étude, et une spécialisation supérieure qui ne dépasse pas les trois ans. Ce changement de braquet, qui intervient sans avoir été formellement annoncé, suscite certaines critiques. Un enseignant, qui a demandé à s'exprimer anonymement, juge ainsi que : « ​​​​​​​La qualité de l'enseignement dans les écoles techniques, après plus de 30 ans de réformes, s'est considérablement détériorée et la confiance du public est rompue. Si la qualité était meilleure, peut-être que les familles réagiraient différemment. Mais là, naturellement, les parents sont très mécontents de voir leurs enfants privés de la possibilité de recevoir une bonne éducation. Par ailleurs, l'enseignement technique est aussi une formation qui s'achève très rapidement. Et contrairement aux universités qui permettent d'obtenir un sursis, les jeunes qui y ont étudié doivent faire leur service militaire très vite et très jeune, et tout le monde n'est pas prêt si rapidement pour ça. » Pas les adolescents qui fréquentent les festivals comme ceux de Lipetsk, qu'ils soient venus en famille ou avec leur mouvement de jeunesse patriotique. On leur offre de tester des armes automatiques, de faire des parcours du combattant, et bien sûr de rencontrer « Sergueï », l'instructeur, qui a déployé ses drones dans son stand. Médailles sur la poitrine, le dirigeant de l'association régionale des vétérans, Alexander Yastreb, rencontre et serre des mains dans les allées des stands du festival. Ce natif de Crimée ne mentionne pas Wagner dans sa biographie officielle, mais parmi les récompenses qu'il affiche sur sa poitrine, on remarque quatre croix noires, soit une distinction non officielle décernée par la société militaire d'Evgueni Prigojine. Et dans la liste des « points chauds » où il dit avoir servi son pays, figurent notamment la Syrie, la Libye, le Tchad et la Centrafrique, ainsi que « l'opération spéciale ». Il se présente aujourd'hui aux primaires de Russie Unie, le parti au pouvoir, pour concourir comme élu à la Douma.  S'il est désigné, Alexander Yastreb pourrait faire partie des 80-100 vétérans du conflit en Ukraine à devenir députés en septembre 2026, soit presque 20% de l'assemblée. La Douma, bien sûr, ne conteste jamais les projets du Kremlin. Mais cette forte présence à venir de ces vétérans à Moscou est une forme de traduction de leur poids dans les rouages de l'appareil d'État. Et le signal, parmi d'autres, qu'ils sont destinés à rester, quelle que soit l'issue du conflit, une force politique et sociale qui va peser sur l'avenir de la Russie. À commencer par celui de la jeunesse aujourd'hui. Retrouvez tous nos articles, reportages et émissions sur la Russie

Le club RFI
Club RFI Mongo (Tchad) : une campagne pour protéger la scolarisation des jeunes

Le club RFI

Play Episode Listen Later May 3, 2026 19:29


Cette semaine, nous mettons en lumière une initiative du Club RFI Mongo, placée sous le thème : « Mon avenir, ma priorité : protéger ma scolarisation contre les mariages précoces, les grossesses non désirées et l'emprise des stupéfiants ». Une activité, destinée aux collégiens et aux lycéens. Avec la participation de : Idriss, président du Club RFI Mongo ; Angela Charles Nikiéma, proviseur du Collège-Lycée « Foi et Joie » ; les élèves : Sagesse Danmadji, Djimadoum Nenidji, Assabour Nassour,et  Bedinguem Mia-Odji Samson. Cousin/invité : Abdalaziz Alhdj Damalia, délégué de la femme et de la protection de la petite enfance de la province du Guera. Portrait d'Avenir : Mahamat Saleh Mahamat Ahmat, porté par le rêve de devenir journaliste. Musique :  Paix au Tchad, Talino Manu.   En images L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici  Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Sonia Borelva

Journal de l'Afrique
Mali : le Jnim revendique des attaques coordonnées dans plusieurs villes

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 11:59


Le Mali a été victime d'attaque à Kidal, Gao, Sévaré et Kati, fief des militaires au pouvoir. L'armée malienne confirme des combats et affirme que la situation serait sous contrôle. Cette attaque a été revendiquée par le Jnim, groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, qui évoque une alliance avec le Front de libération de l'Azawad.

Invité Afrique
Haïti: le déploiement des «Tchadiens est pour nous le signe qu'on n'a pas fait appel à des amateurs»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 8:20


Après le Kenya, le Tchad vient au secours des Haïtiens contre les gangs qui les terrorisent dans Port-au-Prince. Ndjamena va en effet déployer quelque 1 500 hommes en Haïti, dont 500 sont déjà sur place. Au total, la nouvelle Force de répression des gangs va compter 5 500 hommes venus de 18 pays. Pourquoi l'ONU et les États-Unis font-ils appel en priorité à des soldats tchadiens ? L'écrivain haïtien Jean-Marie Théodat est directeur du département de géographie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et vient de publier Haïti mon amour ! chez Hémisphères Éditions Il est l'invité de Christophe Boisbouvier.   RFI : Après la mission multinationale dirigée par le Kenya, voici la Force de répression des gangs menée notamment par le Tchad. Qu'est-ce que vous en pensez ?   Jean-Marie Théodat : Écoutez, vu l'embarras dans lequel Haïti est plongé depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, ça ne peut être qu'une bonne nouvelle. En espérant que ce ne sera pas une mission de plus, parce que ce n'est pas la première fois que les Nations unies délèguent des forces. Donc, on espère que les leçons des précédentes expériences auront été retenues pour ne pas répéter les mêmes erreurs.   Alors, la mission multinationale dirigée par le Kenya, elle n'était constituée que d'environ 1 000 soldats. Et cette Force de répression des gangs pourrait atteindre quelque 5 500 hommes et avoir un mandat plus offensif. Est-ce que cela vous paraît une bonne chose ou pas ?   Alors il y a juste une petite correction à faire. Les 1 500 Kényans délégués en Haïti n'étaient pas des soldats mais des policiers. Donc avec des armes de maintien de l'ordre, c'est-à-dire des armes légères qui n'avaient aucun rapport avec l'urgence et l'énormité du défi qui était de faire face à plusieurs milliers de gangsters armés d'armes de guerre, etc. Donc aujourd'hui, on parle de 5 500 hommes, c'est-à-dire que c'est sensiblement plus important. Et puis cette fois avec un mandat clair, ça s'appelle une Force de répression des gangs. J'espère que la sémantique n'est pas trompeuse, mais s'il faut en juger par les intentions déclarées et puis surtout par l'importance des moyens qui ont été déployés, d'accord. Déjà, l'aéroport de Port-au-Prince a été transformé en une base aérienne pour accueillir un premier contingent de 500 Tchadiens. Donc, nous espérons que cette présence, et surtout les moyens qui ont été déployés, permettront de répondre efficacement aux défis posés par les gangsters.   À lire aussiHaïti: l'armée tchadienne double son effectif au sein de la mission multinationale de répression des gangs Alors des unités venues de l'autre côté de l'Atlantique et en l'occurrence du Tchad. Qu'est-ce que cela vous inspire ?  D'un point de vue symbolique, on peut dire que c'est une bonne nouvelle parce que Haïti n'est pas un pays totalement étranger aux Africains. Nous sommes, comme on dit souvent, la fille aînée de l'Afrique et le fait que des Africains volent au secours des afro-descendants que nous sommes, cela ne peut être que de bon augure. Pour dire qu'il y a dans cette Méditerranée atlantique des liens forts, des liens symboliques, historiques qui doivent se concrétiser avec un projet politique conscient. Maintenant, il faut voir que cette présence tchadienne n'est pas l'expression d'une volonté populaire du Tchad, de participer à ce qui se passe en Haïti, mais plutôt la délégation à un pays militairement aguerri de la part de l'Assemblée générale des Nations unies, qui n'a pas d'autre solution que de déléguer à d'autres nations la tâche de maintien de l'ordre dans ce qu'on appelle les périphéries du Sud, où ni des soldats américains, ni des soldats japonais, ni des soldats européens n'ont envie d'aller traîner leurs guêtres parce qu'on sait que ce sont toujours des opérations très périlleuses. Et puis parce que Haïti n'est pas non plus un pays du premier champ, avec un intérêt stratégique qui justifierait que les États-Unis ou que la France y envoie des troupes.   Pour préparer les Tchadiens aux combats urbains dans Port-au-Prince, les Américains d'Africom sont en train de leur dispenser une formation technique. Pourquoi les Américains tiennent-il tant à ce que des Kényans, des Tchadiens participent à la sécurisation de votre pays ?   Je pense qu'il y a une volonté évidente d'avoir en Haïti des forces qui ne donnent pas à la population le sentiment d'avoir été occupée par l'étranger. Vous savez, Haïti a une histoire nationale et un sentiment national très ombrageux qui fait qu'on ne tolérerait pas la présence d'une armée qui donnerait le sentiment que notre indépendance a été mise sous le boisseau. Tandis qu'avec des congénères, on va dire, presque africains, et la présence sur le terrain, disons vraiment photogéniques, cela passera toujours mieux d'avoir des soldats noirs, disons les choses carrément, avec une population qui est elle-même majoritairement noire et d'ascendance africaine. Et je pense que c'est probablement le sens de cette option africaine pour intervenir en Haïti.   Qu'est-ce que le Tchad peut attendre de la part des Américains en contrepartie de l'envoi de 1 500 soldats ?   Je pense que ces missions sont comme les missions précédentes, des missions tarifées. On ne peut pas dire que l'engagement du Tchad soit un engagement vénal, mais sans une compensation financière importante, je pense que personne n'a envie d'aller mourir pour Port-au-Prince. Donc, le Tchad doit certainement avoir une compensation financière. Mais je pense que le Tchad a aussi à s'attendre à un retour de faveur parce que, en intervenant en Haïti, les Tchadiens donnent aux États-Unis un gage de fidélité. En espérant sans doute qu'en retour, sur le terrain très spécifique de l'Afrique, ils pourront compter sur les Américains pour faire face notamment à la guérilla jihadiste qui mine l'unité du territoire, notamment dans la partie nord, à la frontière avec la Libye.   Et avec le Soudan.   Et avec le Soudan. Bien sûr, dans le Darfour.   À lire aussiHaïti: les affrontements entre gangs s'intensifient à Port-au-Prince et forcent 5000 habitants à se déplacer

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 19 avril 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Cette semaine, RFI a largement ouvert son antenne pour couvrir la situation au Soudan. Le 15 avril, une 4ème année de guerre a commencé dans le pays. Bilan de  cette déflagration survenue entre 2 généraux, sans doute autour de 150 000 morts, selon les ONG. Au Tchad, des centaines de milliers de réfugiés se trouvent dans une situation très précaire dans les camps... Un pays sans livre quasiment, presque sans librairie, bibliothèque, c'est le Honduras.  Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. Un Grand reportage de Martin Dumas Primbault qui s'entretient avec Jacques Allix. Lire dans un pays sans livre, le défi du Honduras Le Festival du livre de Paris accueille, ce week-end, près de 450 maisons d'édition et plus de 1 000 auteurs. En France, le marché du livre se porte bien, avec un chiffre d'affaires de près de 3 milliards d'euros et plus de 400 millions d'ouvrages vendus chaque année. Mais ailleurs, le livre peut rester,  rare, cher et peu confidentiel. Au Honduras, petit pays d'Amérique centrale, il demeure un objet de luxe… Et globalement, il peine encore à s'imposer. Un Grand reportage de Marie Griffon qui s'entretient avec Jacques Allix.

Tous les cinémas du monde
Entretien avec Mahamat-Saleh Haroun pour «Soumsoum, la nuit des astres»

Tous les cinémas du monde

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 48:29


Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu'elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d'Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté.

Reportage Afrique
Guerre au Soudan: pour les réfugiés au Tchad, l'espoir de migrer en Europe

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 2:23


Plus de 1,3 million de Soudanais sont réfugiés au Tchad et, parmi eux, 920 000 sont arrivés depuis le début de la guerre au Soudan en 2023. Dans l'est du Tchad, une personne sur trois est réfugiée. À une vingtaine de kilomètres de la ville d'Abéché se trouve le site informel d'Abougoudam. Créé par le HCR en décembre 2023, quelques mois après le début de la guerre, ce site est particulier : il abrite des profils dits « sensibles ».  De notre envoyée spéciale de retour d'Abougoudam,  Une cinquantaine de tentes blanches s'alignent sous un soleil de plomb, à quelques minutes de route du centre-ville d'Abougoudam. Officiellement, c'est un site « informel ». Officieusement, c'est une zone tampon créée par le HCR. Ici, on a regroupé des profils dits « sensibles » : des Arabes soudanais.  Au Soudan, leur ethnie est associée aux paramilitaires FSR, accusés de massacres à caractère ethnique contre les populations « non-arabes », principalement Masalit et Zaghawa. Alors, pour éviter que la guerre civile ne s'exporte dans les camps du Tchad, le HCR a choisi de les isoler. Abderrahman Adalil Al Moubakkar a perdu l'usage de ses jambes pendant la guerre. Il vit ici depuis deux ans. Pour lui, être Arabe au Soudan, c'était être une cible de l'armée régulière soudanaise. « Nous, les Arabes du Darfour, on était systématiquement associés au FSR. On avait beau dire que ce n'était pas le cas, l'armée nous disait : "Vous êtes FSR." », témoigne-t-il. À lire aussi«Ce n'est pas encore le bon moment»: le difficile retour des Soudanais réfugiés en Égypte Un piège humanitaire Mais cet isolement sécuritaire est devenu un piège humanitaire. Le camp compte moins de 1 000 personnes. Trop peu pour les standards du Programme alimentaire mondial, qui n'enclenche ses distributions qu'à partir de 5 000 bénéficiaires. Résultat : les assiettes sont vides. Et par manque de financements, les derniers versements de cash du HCR remontent à décembre 2025. « Ils nous ont installés ici et nous ont abandonnés, dénonce Afaf Aboubaker Yahya. Cette mère de neuf enfants ne cache plus sa colère. On se plaint auprès du préfet mais rien n'y fait et les ONG ne viennent pas ici ou très rarement. Ce sont de généreux donateurs qui nous aident. La dernière fois, c'était pendant le ramadan. On a eu de l'huile, du sucre, du riz… mais rien depuis. Et ici il n'y a pas du tout de travail. »  Pour les plus jeunes, le désespoir prend la forme d'une route longue de plusieurs milliers de kilomètres. Le fils aîné d'Afaf a 25 ans, il refuse de donner son nom, mais il est transparent sur son envie de rejoindre l'Europe. « Nous sommes détruits par ce conflit entre groupes armés, confie-t-il. J'étais étudiant avant, mais quel est mon avenir maintenant que je suis ici ? Au Soudan non plus je n'ai pas d'avenir. Mon avenir n'est pas ici. Il est en Europe, en Espagne ou en France. C'est ma seule issue. Mon seul objectif est de rejoindre le circuit pour partir en Espagne. »  Une quête désespérée que toute la famille soutient. Afaf, son mari et les huit autres enfants économisent chaque centime pour financer le voyage clandestin de l'aîné.  À lire aussi«Dans ces moments-là, mourir est une délivrance»: le récit d'Ali, survivant de la guerre au Soudan

Reportage Afrique
«Dans ces moments-là, mourir est une délivrance»: le récit d'Ali, survivant de la guerre au Soudan

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 2:25


Trois ans de guerre au Soudan, depuis le 15 avril 2023. Trois ans de violences, de bombardements, de déplacements forcés sur le sol soudanais avant d'arriver, pour certains, à se réfugier au Tchad. La vie d'Ali Abbakar Zakaria retrace parfaitement l'évolution et la propagation des combats depuis 2023. Quitter El-Fasher pour s'installer dans une école à quelques kilomètres de là, puis retourner vers sa ville d'origine pour se soigner... et finalement fuir vers Tawila, avant de réussir à rejoindre le Tchad. Portrait d'un blessé de guerre par Nadia Ben Mahfoudh De notre correspondante, Dans la poussière du camp d'Adré, le tempo est donné par le bruit métallique du déambulateur sur le sol sec. Le rythme est lent et saccadé. C'est celui d'Ali Abbakar Zakaria, blessé de guerre : « Je viens voir ma mère tous les matins et tous les après-midi. Je m'assure qu'elle va bien, qu'elle ne manque de rien, puis je rentre chez moi. » Chez lui, Ali essaye de se rendre utile : « Je suis en train de recoudre ce tapis, celui sur lequel nous dormons. Je m'occupe comme je peux car ici, je n'ai pas de travail. » La vie de ce père de famille a basculé le jour où il a perdu sa jambe. Un drone a frappé l'école où il s'était réfugié avec les siens, dans un village à quelques kilomètres d'El-Fasher au Soudan : « On pensait être en sécurité dans cette école. On avait même un bout de terre à cultiver. Mais avant la première récolte, le drone a frappé. Ils ont survolé nos têtes deux fois pour repérer les lieux. Ce n'est qu'au troisième passage qu'ils ont tiré. Ils ont des caméras, ils savaient exactement qui était là. Dans ma propre famille, il y a eu huit morts. Ma femme et quatre de mes enfants ont été tués sur le coup. Moi, j'ai perdu une jambe. Ma fille a perdu un bras, une autre a la jambe déchiquetée et mon fils est touché au dos. » À lire aussiAu Tchad, une association de réfugiées soudanaises pour surmonter les traumatismes de la guerre « Huit de ma famille sont morts sous mes yeux » La mère d'Ali n'arrive pas à oublier. Fatna Abdoua Mohamad confie : « Huit de ma famille sont morts sous mes yeux, je les ai vus de mes propres yeux. Et puis, neuf personnes ont disparu. Morts ou vivants ? On ne sait pas. » Ali et ses trois enfants blessés sont évacués une première fois dans le camp de Zamzam. Faute de soins, ils sont ramenés sous les bombes, à l'hôpital saoudien d'El-Fasher. S'ensuivent trois mois d'enfer et deux amputations, sous un déluge de bombardements : « Même à l'hôpital, les drones frappaient régulièrement. On nous déplaçait d'une aile à l'autre pour fuir les impacts. Des gens venaient pour être soignés et mouraient dans leur lit à cause des frappes qui ciblaient le bâtiment. C'était l'horreur. Mais le pire, c'était sur la route de l'exil, vers Tawila. Ils prenaient les femmes et les violaient sous nos yeux. C'est pire que la mort. Dans ces moments-là, mourir est une délivrance. » Désormais, Ali et sa famille apprennent à vivre avec les fantômes d'une guerre qui les a marqués à jamais dans leur chair. À lire aussi«Mon père a été tué par les FSR»: au Soudan, se reconstruire malgré les séquelles de la guerre

Grand reportage
Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:30


Le bilan de trois années de guerre au Soudan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG en comptant les morts indirectes. Il se solderait aussi par 13 millions de déplacés, dont 4 millions de réfugiés à l'étranger. Une guerre sale et insensée a dénoncé par le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant paramilitaires, armées et ingérences étrangères. Parmi les déplacés, au moins 1 million et demi ont trouvé refuge en Égypte. Ici, pas de vastes camps de réfugiés comme au Tchad, par exemple. La plupart de ces personnes vivent au Caire, parmi la population locale. Un morceau de Soudan en grande précarité. Car l'État égyptien, d'abord accueillant, mène la vie dure à cette diaspora jugée de plus en plus indésirable. « Le Caire, capitale inhospitalière d'un Soudan en exil », un Grand reportage de Martin Dumas Primbault.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Émission spéciale : Soudan, 3 ans de guerre

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 19:30


C'est une guerre qui s'éternise. Au Soudan, depuis trois ans, les combats entre l'armée régulière du général al-Burhane et les paramilitaires des Forces de soutien rapide du général Hemedti ont provoqué une crise humanitaire de grande ampleur et le déplacement de 13 millions de personnes. L'occasion de répondre à vos questions sur l'origine du conflit, le rapport de force sur le terrain, les conséquences régionales, les implications étrangères, les initiatives diplomatiques. Avec Lucie Revilla, chargée de recherche CNRS, attachée à l'Institut des Mondes Africains.   

7 milliards de voisins
Le quotidien des exilés soudanais dans les camps de réfugiés au Tchad

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 48:30


Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l'homme, c'est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l'ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l'approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés.   Alors comment s'organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l'éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L'arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l'eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l'espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ?  Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d'Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka      Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.

7 milliards de voisins
Le quotidien des exilés soudanais dans les camps de réfugiés au Tchad

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 48:30


Depuis le début de la guerre au Soudan, le Tchad a accueilli 1,3 million de réfugiés, parmi eux plus de 90% sont des femmes et des enfants. Ce conflit se caractérise par un extraordinaire niveau de violation des droits de l'homme, c'est la plus grande crise humanitaire de la planète selon l'ONU. Les récits de la guerre et des violences systémiques existent mais les regards sont moins souvent tournés vers les populations civiles qui arrivent dans les camps de réfugiés au Tchad dans un dénuement presque total et qui tentent de survivre. Dans un contexte de gel des financements américains et à l'approche des trois ans du conflit au Soudan, le Tchad fait face à de véritables défis socio-économiques pour apporter une réponse humanitaire aux réfugiés.   Alors comment s'organise la vie dans les camps ? Dans une zone refuge, quelle économie informelle existe pour permettre aux réfugiés de travailler ? Quel accès à l'éducation est possible pour éviter une génération sacrifiée, et comment permettre aux enfants de trouver des espaces de paix et de cohésion ? L'arrivée massive et continue de réfugiés exerce une pression importante sur les communautés locales, elles-mêmes en grande précarité, et sur les ressources naturelles déjà limitées comme l'eau, le bois de chauffe et les terres arables. Alors quelle cohabitation est possible avec les populations tchadiennes ? Finalement, comment construire le dialogue et l'espoir pour ces réfugiés en exil dans ce contexte ?  Reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé en février 2026 dans les camps de réfugiés d'Adré et de Farchana, dans la province du Ouaddaï qui accueille le plus grand nombre de populations exilées. En partenariat avec le Fonds Muskoka      Programmation musicale : ► Sudani - Alsarah and The Nubatones.

Reportage Afrique
Au Tchad, une association de réfugiées soudanaises pour surmonter les traumatismes de la guerre

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 2:38


Au Soudan, les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide s'affrontent depuis 2023. Selon l'ONU, environ 14 millions de personnes – soit un quart de la population – ont dû fuir le pays, qui compte désormais 9 millions de déplacés internes. Enfin, 4,4 millions de Soudanais ont franchi les frontières voisines, pour se réfugier principalement au Tchad, au Soudan du Sud et en Égypte. Adré est l'un des principaux points de passage des réfugiés soudanais. La ville abrite un camp de plus de 200 000 réfugiés le long de la frontière avec le Soudan dans lequel Zahra Adam Khamis Ibrahim est impliquée dans la vie associative. De notre envoyée spéciale à Adré, Dans un camp de réfugiés à Adré, au Tchad, une tente abrite un atelier de couture où des femmes confectionnent des sacs. Elles se présentent comme des survivantes de la guerre. L'association « Des espaces sûrs pour les femmes et les filles » y accueille des femmes en détresse psychologique ou en état de choc post-traumatique. Au milieu de la tente, Zahra, avec son sourire en coin, incarne une forme de résilience. « Je suis Zahra Adam Khamis Ibrahim. Je viens de la capitale de l'ouest du Darfour, je suis désormais réfugiée au Tchad. » Zahra est la présidente et fondatrice de l'association. Avant la guerre, elle était membre de la société civile d'Al-Geneina, où elle aidait les femmes et les enfants victimes de violences. Comme des milliers d'habitants du Darfour occidental, elle a dû fuir en juin 2023. « Entre Al-Geneina et le Tchad, il y a environ 20 kilomètres. Sur la route, les morts jonchaient le sol, on entendait les cris des femmes et des enfants de toutes parts. Ce qu'on a vu sur la route était horrible, jusqu'à ce qu'on atteigne le Tchad. » Zahra a perdu son fils et huit membres de sa famille dans ce périple. Très vite, elle a ressenti le besoin d'agir et de s'impliquer à Adré. « À mon arrivée, j'étais préoccupée par mes soucis, mais certains avaient des problèmes bien plus graves que les miens. Je devais les aider. » Parmi ces femmes, Zainab Ali Abdallah, qui a perdu 23 membres de sa famille à Al-Geneina. Aujourd'hui, elle est la vice-présidente de l'association. « J'ai rejoint l'association pour aider les autres, mais aussi pour guérir mes traumatismes. On a commencé sous un arbre… puis on s'est déplacées d'abri en abri jusqu'à ce qu'on s'agrandisse. Très vite, on a accueilli énormément de monde. On parlait de nos problèmes. Des fois, on pouvait pleurer toutes ensemble pendant trente minutes. Et chaque témoignage était pire que le précédent. » Grâce à la mobilisation, l'association a pu construire une tente pour accueillir tous ses membres. Les premiers dons sont venus des réseaux féministes de la diaspora soudanaise. Trois ans ont passé depuis le début de la guerre au Soudan. Zahra et Zainab disent s'être adaptées à ce nouvel environnement. Elles ont réussi à retrouver un quotidien presque normal, mais le cœur de Zahra reste tourné vers son pays : « J'ai appris à m'intégrer à cette nouvelle société. Mais je pense énormément à mon pays. J'ai un besoin viscéral de retrouver mon chez-moi. Ce manque m'épuise psychologiquement. Il est vrai que mon rôle est d'aider les gens, mais je crois que, moi aussi, j'ai besoin d'un appui psychologique. » À lire aussiSoudan: les attaques se poursuivent contre des installations civiles et de santé

Eco d'ici Eco d'ailleurs
«L'Union européenne reste le partenaire le plus fiable de l'Afrique» - Moussa Batraki (OEACP)

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 48:29


Grand invité de l'économie RFI-Jeune Afrique, Moussa Batraki, secrétaire général de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), revient sur les grands défis économiques et géopolitiques qui redéfinissent les équilibres mondiaux. À la tête d'une organisation qui rassemble 79 pays, il évoque sa volonté de transformer l'ACP en une plateforme plus influente dans les négociations internationales, notamment sur les questions de financement, de climat et de commerce. Le sommet de Malabo (Guinée Équatoriale), organisé à l'occasion du 50è anniversaire de l'organisation, marque une étape-clé dans ce repositionnement stratégique. Face à la crise énergétique mondiale, amplifiée par les tensions au Moyen-Orient, Moussa Batraki souligne la double réalité des pays africains : une forte dépendance aux importations, mais aussi un potentiel important en matière de production et de transformation locale. La transition énergétique, entre énergies renouvelables et nucléaire, pose la question centrale des financements et des partenariats internationaux. Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), il aborde également la vulnérabilité alimentaire du continent, confronté à une hausse des importations et à des chocs extérieurs répétés. Autant d'enjeux qui appellent, selon lui, à une réflexion de long terme pour permettre aux pays ACP de s'affirmer comme des acteurs à part entière dans la recomposition du système économique mondial.

Reportage Afrique
En France, des étudiants africains désireux de rentrer au pays à la fin de leur formation [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 2:04


D'après les chiffres de Campus France, en 2023, plus de cent quarante mille étudiants africains étaient inscrits dans les universités françaises, soit 47,2 % des étrangers inscrits. Contrairement à une idée reçue, un grand nombre de ces étudiants décide de regagner le continent pour se mettre au service de leur pays à l'issue de leur formation. À la Cité universitaire internationale de Paris, rencontre avec ces étudiants qui partagent cette même volonté de venir étudier en France pour mieux rentrer. Un reportage de Diao Habib, Dans sa chambre à la Cité universitaire internationale de Paris, El Hadji Ibrahima Ndiaye, étudiant sénégalais qui termine son master d'histoire, est en pleine discussion avec des compatriotes étudiants. Pour lui, rentrer pour partager son savoir acquis est une évidence. « J'ai décidé, après mes études ici, de rentrer au pays et de contribuer au rayonnement du département d'histoire, détaille le jeune homme. Par exemple, la question d'histoire environnementale n'est pas enseignée. Donc, ce sont des perspectives pour apporter vraiment un niveau assez élevé pour les universités africaines, notamment les universités du Sénégal, que ce soit à Dakar, à Saint-Louis ou à Ziguinchor. Donc, cela a animé mon choix de faire ce parcours-là, c'est-à-dire venir me former, avoir mes diplômes, et apporter ma pierre à l'édifice, on va dire. » Dans la même pièce, Dienaba Ndiaye est étudiante en master de droit. Elle est venue étudier en France pour éviter les perturbations du système universitaire sénégalais. « Tout n'allait pas bien, il y avait les grèves et je me suis dit : pourquoi ne pas aller à l'étranger pour continuer mes études ?, se rappelle-t-elle. Et l'objectif, ça a toujours été de revenir au pays et de faire le concours de la magistrature, inch Allah. Et actuellement, c'est ça que j'essaye de réaliser parce que je suis en fin de master 2 et je dirais, pour bientôt, l'objectif c'est d'y retourner et de servir notre pays. » À lire aussiCes jeunes issus des diasporas qui refusent d'envoyer de l'argent dans leur pays d'origine « Un sacrifice pour le pays qu'il faut faire » Logé dans une chambre à côté, Annouar Mohamed Nour finit aussi cette année son master en droit international. Il compte rentrer dans son Tchad natal, tout en admettant que c'est un pari risqué. « Donner les compétences acquises à l'étranger au service de son pays comporte des risques, explique le jeune Tchadien. Parce que vous allez avoir un salaire très bas, vous allez avoir des conditions de travail assez difficiles. Mais n'empêche, moi, j'envisage vraiment de retourner pour contribuer au développement de mon pays malgré toutes ces conditions. Donc ça, c'est quelque chose qui m'anime beaucoup parce que c'est aussi un sacrifice pour le pays qu'il faut faire en général. » Selon des données de Campus France publiées ces dernières années, environ 50 % des étudiants étrangers repartent dans leurs pays quatre ans après la fin de leurs études. À lire aussiÀ Paris, brassage et rencontre entre étudiants africains [1/3]

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Nigeria : la crise pétrolière, une aubaine pour la raffinerie Dangote ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes iraniennes en Israël, l'intensification des attaques russes en Ukraine et la préparation d'une nouvelle opération internationale en Haïti. Nigeria : la crise pétrolière, une aubaine pour la raffinerie Dangote ?   L'Afrique n'est pas épargnée par la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques. Depuis le blocage du détroit d'Ormuz, la méga-raffinerie d'Aliko Dangote, située à Lekki au Nigeria, s'impose comme un rempart à la crise pétrolière. Avec sa capacité de 650 000 barils par jour, la raffinerie a intensifié ses exportations vers le reste du continent. Le conflit en Iran est-il une opportunité pour le milliardaire nigérian ? En dehors de l'Afrique, d'autres pays cherchent-ils également à acheter son carburant ?    Avec Arthur Ponchelet, journaliste au service économie de RFI.      Israël : un Dôme de fer fragilisé ?   Mardi (24 mars), au 25e jour de guerre, un missile iranien s'est écrasé sur un immeuble d'habitation en plein cœur d'un quartier résidentiel de Tel-Aviv. Cette frappe qui a causé d'impressionnants dégâts a mis en lumière la vulnérabilité de la défense aérienne israélienne pourtant considérée comme l'une des plus performantes au monde. Comment certains missiles iraniens parviennent-ils à percer le Dôme de fer ? Quelle est la stratégie de Téhéran derrière ces attaques ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       Guerre en Ukraine : pourquoi la Russie intensifie ses frappes maintenant ?   L'Ukraine a été visée par l'une des pires attaques aériennes russes depuis le début de la guerre. Mardi, en l'espace de 24 heures, près de 1 000 drones ont visé le pays, provoquant la mort de huit personnes. Comment expliquer cette intensification des frappes russes ? Où en sont les négociations de paix sous médiation américaine ? Sont-elles suspendues depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.      Haïti : comment va s'organiser la nouvelle mission internationale ?   Après l'expiration du mandat de la mission multinationale en Haïti, place à la Force de répression des gangs (FRG). Opérationnelle à partir du mois prochain, avril 2026, elle doit rassembler plus de 5 000 hommes de plusieurs pays. Le Tchad a annoncé l'envoi de 750 soldats. En quoi consiste cette nouvelle mission ? Sera-t-elle plus performante que la précédente dont le bilan est mitigé ?  Avec Frédéric Thomas, docteur en sciences politiques chargé d'études à l'ONG Cetri (Centre tricontinental d'études sur les rapports Nord-Sud). Auteur de « Haïti. Briser le piège colonial » (éditions du Seuil).

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur 

Journal de l'Afrique
Le Tchad va "répondre (au Soudan) graduellement en fonction de la menace", dit Gassim Chérif Mahamat

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 22, 2026 14:36


La guerre civile soudanaise déborde-t-elle chez le voisin tchadien ? Mercredi 18 mars, une frappe de drone a fait au moins 19 morts dans la ville tchadienne de Tiné. Les deux belligérants soudanais nient être à l'origine du bombardement. Gassim Chérif Mahamat, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement était l'invité du journal de l'Afrique.

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - La Libre Antenne

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 20:00


Réagissez à l'actualité de votre choix avec Juan Gomez, RFI vous donne la parole. L'occasion d'aborder des thèmes qui ne font pas toujours la Une des médias français et internationaux. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu