Podcasts about Nouakchott

Capital of Mauritania

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Nouakchott

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Littérature sans frontières
Une terre, un auteur : en Mauritanie avec Mbarek Ould Beyrouk

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 28:59


Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et cette semaine, c'est l'écrivain Beyrouk qui me reçoit chez lui à Nouakchott. Pour un grand entretien où l'auteur mauritanien raconte ses origines, sa découverte de la lecture et son lien puissant avec la langue française dans laquelle il écrit tous ses livres. Portrait d'un nomade sage et souriant.  Beyrouk est né à Atar, dans le Nord mauritanien. Fondateur du premier journal indépendant de son pays, il est aujourd'hui reconnu comme l'une des voix essentielles de la littérature de Mauritanie. Plusieurs de ses romans publiés chez Elyzad ont été primés et ont fait l'objet de traduction en anglais ou en espagnol. Parmi eux, Le Tambour des larmes (2015), Prix Kourouma, Prix du Roman Métis des Lycéens ; Je suis seul (2018), Prix Ahmed Baba de la littérature africaine, Le silence des horizons (2021), Parias (Sabine Wespieser, 2021), Saara (2022). Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d'une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d'où s'échappent, le soir, d'étranges grondements. La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S'il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu'à l'ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d'émotion. (Présentation des éditions Elyzad) ✦ PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE 2023 ✦ PRIX Littéraire LES AFRIQUES 2023 Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille. Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu'il est parvenu à épouser et qu'il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l'engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d'une tribu nomade était prêt à tout : s'inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l'avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu'elle méprisait, la vie d'errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes. Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n'a pas supporté le silence des dunes, l'école coranique, l'eau qu'il fallait aller puiser. Il s'est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l'empêchent de trop penser à sa mère qu'il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite sœur, Malika, qui lui manque mais qu'on lui interdit de voir. En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu'ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n'est pas la moindre qualité de Parias que d'inscrire dans l'universel ces destins si singuliers avec une telle force d'émotion. (Présentation de Sabine Wespieser éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Abrour.

Afrique Économie
En Tunisie, les acteurs de l'agro-alimentaire veulent accélérer les échanges intra-africains

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:32


Le salon de l'industrie agroalimentaire africain International Food show for Africa a fermé ses portes mercredi 10 juin en Tunisie. Un grand rendez-vous qui est l'occasion pour les professionnels de l'agroalimentaire – fabricants, détaillants, professionnels de la restauration, importateurs et distributeurs – de réfléchir à des solutions susceptibles d'améliorer leurs échanges. À l'heure où le contexte géopolitique force beaucoup de pays vulnérables à revoir leurs importations et la logistique autour de la sécurité alimentaire, de nombreux acteurs africains plaident pour l'accélération des échanges intra-africains. De notre correspondante à Tunis, Dans le hall des expositions à la foire du Kram à Tunis, les échanges vont bon train pour l'Union des chambres de commerce sénégalaise, venue représenter les 14 chambres que compte le pays. Aliou Ndiaye en est le secrétaire général. Il évoque les nombreux défis au développement du commerce intra-africain : « Le principal défi aujourd'hui est le défi logistique, parce qu'il faut des routes pour que l'on puisse commercer entre les pays africains. » Autre défi de poids, souligne-t-il : celui de la formalisation. « Plus de 80% des entreprises sont informelles, et pour faire du commerce intra-africain, il faut du commerce formel », précise-t-il. Lors d'un panel sur les opportunités avec la Zone de libre-échange intercontinentale (Zlecaf), Aliou Ndiaye a insisté sur la nécessité pour le marché africain d'être plus compétitif. D'autant que les dynamiques d'import-export se redessinent avec la guerre russo-ukrainienne et au Moyen-Orient. « Même si on ouvre le marché de la Zlecaf, si le riz asiatique est moins cher et de meilleure qualité, les pays africains vont continuer d'acheter du riz asiatique », pointe Aliou Ndiaye. À lire aussiZLECAf : où en est le pari de l'intégration économique africaine ? 15 pays dans l'initiative du commerce guidé Tarek Boulmerka est le président de l'Association nationale des exportateurs algériens. Lui aussi insiste sur l'importance de construire de meilleures infrastructures : « La Mauritanie ou bien le Sénégal, la porte est juste à côté de l'Algérie. On est en train de faire une route, il ne nous reste que 600 kilomètres de voie terrestre [à construire]. Vous pouvez atteindre Nouakchott en un délai de 20 jours. » La priorité de la Tunisie est de booster les échanges avec son voisin algérien, son premier partenaire commercial africain. Ce dernier est très remarqué sur le salon avec ses 25 exposants. Mais la Tunisie souhaite également étendre ses échanges à plus de pays sur le continent. Elle est l'un des premiers pays à avoir adhéré à l'initiative du commerce guidé. Une initiative qui simplifie les procédures douanières, qui regroupe désormais 15 pays. « La nouvelle, c'est l'intégration la semaine dernière du Maroc et de l'Afrique du Sud à l'initiative du commerce guidé. C'est un ajout pour la Tunisie et notre économie », estime Oussama Ben Khalifa, de la chambre du commerce et de l'industrie tunisienne. Aujourd'hui, les échanges entre pays du continent ne représentent encore que 16% de l'ensemble de leurs flux commerciaux. À lire aussiL'inflation s'invite dans les préparatifs de l'Aïd en Tunisie

Seek Travel Ride
Cycling the Sahara: 1,500km of Headwind, Sandstorms and Survival

Seek Travel Ride

Play Episode Listen Later May 5, 2026 17:47


Chris Petermnn has been cycling across the world for four years. When he set out to cross the Sahara on the final leg of his Africa circumnavigation, he was craving one silence. After months of never being alone in West Africa, the desert felt like it might finally offer him some peace. Unfortunately, what he got instead was 1,500 kilometres of relentless headwind.In this Tuesday snippet, Chris takes us through his ride north from Nouakchott in Mauritania, through Western Sahara and up toward the Atlas Mountains. Fair to say it was a stretch that pushed him to rock bottom more than once. He talks about sandstorms, sleep deprivation and a strange sense of envy from watching other cyclists cruise past with the wind at their backs.It's a raw and honest account of what long-distance cycling in one of the world's most extreme environments actually feels like and how the headwind becomes a relentless mental battle. Support the showBuy me a coffee!I'm an affiliate for a few brands I genuinely use and recommend including:

De vive(s) voix
Ismaël Jude fait voyager la France des romans et le végétal en nous

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:59


L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires   Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes   Invité :  Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie.   Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé   

De vive(s) voix
Ismaël Jude fait voyager la France des romans et le végétal en nous

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:59


L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires   Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes   Invité :  Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie.   Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé   

Afrique Économie
Des pistes pour financer et repenser l'agriculture en Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 2:25


Nourrir l'Afrique avec les outils d'hier est devenu impossible. À Nouakchott, la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du 13 au 17 avril, s'est achevée sur un constat : l'aide internationale se tarit. Le continent doit donc réinventer ses modèles de financement. Entre économie bleue, innovation numérique et coopération régionale, plusieurs pistes émergent déjà. De notre correspondant à Nouakchott, Oumar El-Hadj Thiam.  Dans les couloirs du centre de conférence de Nouakchott, théâtre de la 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le constat est lucide. Si le potentiel agricole est immense, l'argent, lui, change de main. Les donateurs traditionnels, bousculés par les crises mondiales, se retirent. Mais pour Beth Bechdol, directrice générale adjointe de la FAO, ce n'est pas une fatalité, mais un appel à l'ingénierie financière : « C'est un moment où certains des financements traditionnels pour l'agriculture ont changé. Certains des donateurs qui ont longtemps soutenu le développement se retirent pour investir dans d'autres priorités. C'est donc un moment où je pense qu'il y a en fait assez de capital dans le monde. Il faut juste que nous l'acheminions aux bons endroits et avec les bons mécanismes. » C'est précisément l'ambition du Sénégal. À Dakar, la transformation des systèmes alimentaires passe par l'Atlantique. Pour Fatou Diouf, ministre sénégalaise des Pêches, la souveraineté alimentaire passe désormais par l'« économie bleue ». Le poisson, consommé à hauteur de 29 kilos par habitant au Sénégal chaque année, est le moteur de la résilience : « Qui parle d'agroalimentaire parle de pêche. Les ressources halieutiques jouent un rôle important dans la fourniture de protéines animales. Nous avons fait aujourd'hui de l'économie bleue le cœur de notre stratégie, en matière de pêche, d'aquaculture et de souveraineté alimentaire. Le Sénégal a déjà montré des gages de transparence avec la publication des listes des navires autorisés. » À lire aussiRapport FAO: l'accès à une alimentation de qualité demeure un défi économique majeur en Afrique Des modèles innovants à l'échelle régionale Au-delà des chiffres, c'est l'innovation sociale qui séduit les bailleurs. Le modèle sénégalais de « cogestion », qui implique directement les pêcheurs artisanaux dans la surveillance des côtes, est cité en exemple. Mais pour que ces efforts locaux portent leurs fruits, ils doivent s'intégrer dans une architecture régionale solide. Une priorité pour Momme Ould Beibat, ministre mauritanien de l'Agriculture : « Le renforcement de la surveillance, des systèmes d'alerte rapide et de la coordination transfrontalière demeure une priorité essentielle. Ces mesures sont non seulement plus efficaces, mais aussi moins coûteuses que la gestion des crises une fois qu'elles se sont déclarées. » Pour la Mauritanie, l'enjeu est désormais de transformer ces plans d'investissement en opportunités concrètes pour les filières prioritaires du pays grâce aux solutions numériques, comme l'analyse connectée des sols ou les plateformes d'accès direct au marché. À lire aussiL'insécurité alimentaire monte en Afrique de l'Ouest et au Sahel, la FAO appelle à l'aide

Le Conseil Santé
Prévenir les accidents cardiovasculaires en Afrique Subsaharienne

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 1:47


Face à la hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne, comment mieux les prévenir et quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ?  Quels conseils pour éviter un accident cardiovasculaire ? Et pourquoi est-il important de se faire dépister de l'hypertension artérielle ? Avec :  Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.  (Rediffusion) Retrouvez l'émission en entier iciHausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 48:29


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 48:29


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

7 milliards de voisins
Les stages, vrai tremplin vers l'emploi ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:30


C'est souvent le premier pas dans le monde du travail et une étape clé pour construire son projet professionnel. Le stage permet en effet de découvrir un métier, de se familiariser aux codes de l'entreprise, de confronter les connaissances théoriques apprises pendant ses études à la réalité pratique.  Bien choisir son stage est important car il peut constituer une première carte de visite pour trouver son premier emploi.   Entre la concurrence entre étudiants, la crainte de se tromper ou de finir le ou la préposé(e) au café, l'arrivée de l'intelligence artificielle, la pression est grande sur les épaules des futurs stagiaires. Et si certains bénéficient de l'accompagnement de leur établissement avec conseils et réseaux d'entreprises, d'autres doivent se débrouiller avec leurs propres moyens.   Alors quels conseils suivre pour choisir et trouver un stage ? À quel moment faut-il commencer à s'intéresser au monde professionnel ? Comment justifier ses stages sur son CV ?   Avec : • Rachel Rodrigues, cheffe de rubrique insertion chez l'Étudiant, média référent d'informations autour de l'éducation et de l'orientation pour les jeunes de 12 à 25 ans.  • Yasmine Sy, directrice générale adjointe et enseignante-chercheur au sein du Groupe Supdeco Dakar, membre du conseil des écoles de commerce africaines. En début d'émission, l'école autour du monde avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York aux États-Unis. Nous reviendrons sur les condamnations de Google et Meta, reconnus coupables d'avoir mis au point des fonctionnalités addictives à destination des jeunes pour leurs plateformes.  En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Geneviève à Nouakchott qui se demande comment récupérer l'affection de deux de ses enfants de 16 et 23 ans élevés par ses soeurs.   Programmation musicale :  ► Walk Walk Walk – Stand High Patrol  ► Fais le pas – Waahli.

7 milliards de voisins
Les stages, vrai tremplin vers l'emploi ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:30


C'est souvent le premier pas dans le monde du travail et une étape clé pour construire son projet professionnel. Le stage permet en effet de découvrir un métier, de se familiariser aux codes de l'entreprise, de confronter les connaissances théoriques apprises pendant ses études à la réalité pratique.  Bien choisir son stage est important car il peut constituer une première carte de visite pour trouver son premier emploi.   Entre la concurrence entre étudiants, la crainte de se tromper ou de finir le ou la préposé(e) au café, l'arrivée de l'intelligence artificielle, la pression est grande sur les épaules des futurs stagiaires. Et si certains bénéficient de l'accompagnement de leur établissement avec conseils et réseaux d'entreprises, d'autres doivent se débrouiller avec leurs propres moyens.   Alors quels conseils suivre pour choisir et trouver un stage ? À quel moment faut-il commencer à s'intéresser au monde professionnel ? Comment justifier ses stages sur son CV ?   Avec : • Rachel Rodrigues, cheffe de rubrique insertion chez l'Étudiant, média référent d'informations autour de l'éducation et de l'orientation pour les jeunes de 12 à 25 ans.  • Yasmine Sy, directrice générale adjointe et enseignante-chercheur au sein du Groupe Supdeco Dakar, membre du conseil des écoles de commerce africaines. En début d'émission, l'école autour du monde avec Loubna Anaki, correspondante de RFI à New York aux États-Unis. Nous reviendrons sur les condamnations de Google et Meta, reconnus coupables d'avoir mis au point des fonctionnalités addictives à destination des jeunes pour leurs plateformes.  En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Geneviève à Nouakchott qui se demande comment récupérer l'affection de deux de ses enfants de 16 et 23 ans élevés par ses soeurs.   Programmation musicale :  ► Walk Walk Walk – Stand High Patrol  ► Fais le pas – Waahli.

Priorité santé
La prématurité : principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 48:29


On parle de prématurité lorsqu'un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l'âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l'utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l'OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité.   Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ?  Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l'enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d'un bébé à l'autre. Son faible poids, ainsi que l'immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d'après l'OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Sensibiliser pour limiter les accouchements précoces Les indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l'offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c'est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées.  En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent:   Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue)  Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée).  Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.)  Les conditions de naissance et l'accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D'où l'importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l'accouchement : Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...)  Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité  Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire. Cette prise en charge implique également l'accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement.  Avec: Dr Amina Yamgnane, gynécologue-obstétricienne, médecine fœtale. Ex-cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion  Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie   Reportage d'Inès Emprin  ► En fin d'émission, nous parlons du sommet One Health qui se tient aujourd'hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d'État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l'environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE. Programmation musicale : ► Leo Middea – Bloco pra Tristeza  ► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.

Priorité santé
La prématurité : principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 48:29


On parle de prématurité lorsqu'un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l'âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l'utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l'OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité.   Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ?  Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l'enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d'un bébé à l'autre. Son faible poids, ainsi que l'immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d'après l'OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Sensibiliser pour limiter les accouchements précoces Les indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l'offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c'est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées.  En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent:   Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue)  Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée).  Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.)  Les conditions de naissance et l'accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D'où l'importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l'accouchement : Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...)  Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité  Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire. Cette prise en charge implique également l'accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement.  Avec: Dr Amina Yamgnane, gynécologue-obstétricienne, médecine fœtale. Ex-cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion  Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie   Reportage d'Inès Emprin  ► En fin d'émission, nous parlons du sommet One Health qui se tient aujourd'hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d'État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l'environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE. Programmation musicale : ► Leo Middea – Bloco pra Tristeza  ► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.

Journal en français facile
Otan: Emmanuel Macron répond à Donald Trump / Mauritanie: Nouakchott dans la pénombre / Foot L1: le salaire des joueurs...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 2 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CaAI.A

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Mali : pourquoi des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le gouvernement sénégalais accusé d'avoir contracté un emprunt « secret », la résolution de l'ONU sur la traite des esclaves africains et les négociations entre Téhéran et Washington. Mali : pourquoi des militaires maliens sont entrés dans des villages mauritaniens ?  Selon des informations publiées dans la presse mauritanienne et confirmées à RFI par des sources sécuritaires mauritanienne et malienne, une patrouille de l'armée malienne a fait irruption dans plusieurs villages de la commune de Gogui, dans la région du Hodh El Gharbi, à la frontière entre les deux pays. Alors que l'armée malienne parle d'une « erreur », les autorités mauritaniennes dénoncent une « provocation ». Alors que s'est-il passé ? Cette affaire ne risque-t-elle pas d'empirer les relations déjà tendues entre Bamako et Nouakchott ?  Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.      Sénégal : le gouvernement a-t-il caché un emprunt de plus d'un milliard d'euros ? Au Sénégal, les autorités sont accusées d'avoir secrètement emprunté 721 milliards de FCFA, soit plus d'un milliard d'euros, en 2025 via Total Return Swaps (TRS), un instrument financier peu connu et très opaque, afin d'éponger la dette sénégalaise estimée à près de 132% du PIB. Pourquoi le gouvernement aurait-il agi ainsi dans le secret ? Cette situation peut-elle affecter la confiance du Fonds monétaire international (FMI) envers Dakar alors que les deux parties sont en pleine négociations pour aider le pays à faire face à sa dette colossale ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      ONU : quelle suite après la résolution sur la traite des esclaves africains ?  Après un vote, l'Assemblée générale des Nations unies a proclamé la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l'humanité », malgré les réticences et l'abstention des pays de l'Union européenne. Un combat porté par le président ghanéen, John Dramani Mahama. Cette résolution prévoit-elle des réparations pour les pays africains ? Quelles formes pourraient-elles prendre ? Comment les Européens justifient-ils leur abstention lors du vote ?  Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.      Iran : jusqu'où iront les négociations entre Washington et Téhéran ?  D'abord fixé à cinq jours, l'ultimatum de Donald Trump est dorénavant repoussé au 6 avril alors que les discussions avec l'Iran se déroulent, selon le président américain, « très bien », alors que ce dernier continue de menacer des attaques sur les centrales énergétiques iraniennes si le régime n'accepte pas d'accord de paix. Les négociations entre Washington et Téhéran sont-elles sérieuses ? Une offensive terrestre américaine est-elle envisageable à ce stade du conflit ?  Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères). 

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Nouakchott et le Mali, le programme nucléaire israélien et les menaces américaines qui pèsent sur Cuba. Afrique : comment la Chine est devenue le deuxième fournisseur d'armes ?   Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les exportations russes d'armes ont chuté de 64% entre 2016-2020 et 2021-2025. Une situation qui profite à la Chine, désormais deuxième fournisseur d'armements en Afrique, derrière les États-Unis. Quels sont les intérêts pour les pays africains de recourir aux équipements militaires chinois ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     Mali : vers une recrudescence des tensions avec la Mauritanie ?   La semaine dernière, Bamako avait communiqué sur l'évasion de deux militaires maliens détenus en otage dans un camp de réfugiés en Mauritanie par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans). Nouakchott avait alors vivement démenti cette version des faits. Que sait-on des circonstances réelles de détention et de libération de ces deux militaires maliens ? Pourquoi le Mali a-t-il déclaré qu'ils s'étaient enfuis ? Cette affaire relance-t-elle les tensions entre les deux pays ?    Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.     Israël : que sait-on du programme nucléaire israélien ?   En riposte aux frappes israélo-américaines sur le complexe nucléaire iranien de Natanz, Téhéran a lancé une attaque sur la ville de Dimona, au sud d'Israël, qui abrite le très secret centre stratégique de recherche nucléaire. Que sait-on des installations nucléaires israéliennes ? Pourquoi le pays est-il très discret sur ce dossier ?  Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      Cuba : la prochaine cible de Trump ?   Dans un entretien diffusé sur la télévision américaine NBC, le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré que les forces armées du pays « se préparent ces jours-ci à la possibilité d'une agression militaire » venant des États-Unis. Donald Trump qui, depuis la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, a menacé La Havane, peut-il intervenir sur l'île alors qu'il mène déjà une guerre contre l'Iran ? Quel sera le poids de l'armée cubaine face au géant américain ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.

Journal de l'Afrique
Tensions entre la Mauritanie et le Mali : les deux voisins prônent la désescalade

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 14:19


Le 15 mars, le Mali accusait la Mauritanie d'avoir fermé les yeux sur la détention sur son territoire de deux militaires maliens enlevés par des groupes jihadistes. Nouakchott avait de son côté vigoureusement démenti. La tension montait, elle semble désormais baisser.

Invité Afrique
Sommet de l'Union africaine: «Réduire le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 4:30


À l'issue de son 39e sommet, l'Union africaine a révélé sa nouvelle stratégie vis-à-vis des pays de l'Alliance des États du Sahel : tout en rappelant l'impératif du retour à l'ordre constitutionnel, priorité est clairement donnée au soutien à la lutte antiterroriste au Mali, Niger et Burkina Faso. Cette stratégie de l'Union africaine est-elle la bonne ? L'ancien ministre malien Housseini Amion Guindo, farouche opposant des militaires au pouvoir à Bamako, président du parti Codem et du mouvement Jigiya Kura, désormais dissous (comme toutes les organisations politiques du Mali) est le Grand invité Afrique de David Baché. RFI : L'Union africaine prône toujours le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, au Niger et au Burkina, mais donne clairement la priorité, désormais, au soutien à la lutte antiterroriste de ces trois États. On ne sait pas encore comment. Est-ce que c'est une bonne stratégie ? Housseini Amion Guindo : L'Union africaine fait une très mauvaise appréciation des problèmes du Mali. Réduire, aujourd'hui, le problème du Mali à la lutte contre le terrorisme, c'est se tromper. Au Mali, nous avons un problème de dialogue national, nous avons un problème de rébellion séparatiste, des tensions intercommunautaires, des partis politiques qui sont dissous... Donc, le problème du Mali, il est global. Il ne peut pas être circonscrit à un problème de lutte contre le terrorisme. Je pense que ce discours de l'Union africaine contredit les principes mêmes de l'Union africaine : des principes de légitimité, d'ordre constitutionnel, de droits humains. C'est sur cette base que l'Union africaine a été constituée. Mais l'Union africaine n'est pas constituée pour lutter contre le terrorisme, pour soutenir des régimes qui essaient de vivre de ce terrorisme. Donc ce que vous dites, c'est que ces régimes qui, dans leur discours officiel, se maintiennent au pouvoir justement pour lutter contre les groupes terroristes, cette approche de l'Union africaine, ça les conforte d'une certaine manière ? Bien entendu. C'est pourquoi j'ai dit que l'Union africaine, par cette déclaration, trahit ses principes et apporte un soutien étrange. Il est important pour l'Union africaine de chercher d'abord à comprendre le problème malien en particulier, et celui du Sahel en général. Ce n'est pas seulement le terrorisme, il y a des questions de légitimité. Mais la réalité du terrain est visible. En dépit du discours officiel des régimes en place, la progression territoriale, le renforcement des groupes jihadistes sont indéniables et cela représente une menace aussi pour les pays voisins de l'AES, pour toute l'Afrique de l'Ouest. L'Union africaine doit bien le prendre en considération, non ? Mais bien entendu. C'est vrai qu'aujourd'hui, la situation s'est dégradée par les choix opérés par ceux qui ont fait le coup d'État au Mali. Mais il est évident que les problèmes du Mali se gèreront d'abord dans le cadre d'une entente entre Maliens, ensuite dans le cadre d'une entente entre le Mali et ses voisins. Je ne pense pas que la déclaration de l'Union africaine conforte même celle de la Cédéao. Cela dit, on a vu ce qu'a donné l'approche plus ferme de la Cédéao : une rupture totale avec les pays de l'AES. Est-ce que l'Union africaine n'a pas raison de chercher à maintenir des rapports avec le Mali, le Niger et le Burkina, pour ne pas abandonner les populations ? Effectivement, nous, nous sommes de l'Union africaine et le Mali est l'un des rares pays à écrire dans sa Constitution qu'il est prêt même à abandonner sa souveraineté pour réaliser l'unité africaine. Maintenant, de quel Mali s'agit-il ? Le Mali, c'est à travers ses représentants dûment mandatés par le peuple du Mali et non un Mali qui aujourd'hui est carrément hors Constitution, avec un coup d'Etat qui impose une dictature stérile pendant près de six ans au peuple malien. Alors qu'est-ce que vous attendez de l'Union africaine ? C'est vraiment d'aider le Mali à d'abord s'organiser pour désigner ses représentants. Permettre aux Maliens d'avoir une transition civile et un retour à l'ordre constitutionnel. C'est sur la base de ces principes que l'Union africaine a été créée, et non pour organiser des armées pour aller combattre le terrorisme. Vous êtes membre de la Coalition des forces pour la République, opposée au régime militaire en place au Mali. L'imam Dicko, figure de proue de la CFR, a renouvelé sur notre antenne, la semaine dernière, depuis Nouakchott, son appel à « dialoguer avant qu'il ne soit trop tard ». Concrètement, l'imam, vous, la CFR, vous proposez quoi à présent ? L'imam a été très sage. Il a dit en des termes très courts que la situation est intenable et que l'effondrement est plus que jamais d'actualité. 70 % à 80 % de nos campagnes payent la zakat et obéissent à l'ordre jihadiste, au Jnim ou autres jihadistes, l'EIGS. Il ne reste que les grandes villes qui, aujourd'hui, pratiquement toutes sont sous blocus. Donc est-ce que la logique, le tout militaire qui a été adopté par le CNSP actuellement au pouvoir… Les autorités militaires de transition en place au Mali... …et que l'Union africaine aujourd'hui se propose de soutenir. Est-ce que ce tout militaire a donné la solution ? Il faut que les autorités actuelles permettent un dialogue qui mettra en place une transition civile et retournent dans les casernes. Et c'est ça le rôle de l'Union africaine : de soutenir une dynamique interne.

Priorité santé
Les vertiges : un trouble de l'équilibre fréquent

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:29


Causés par un trouble de l'équilibre, les vertiges donnent l'illusion que l'environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d'une syncope. Associés à d'autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l'élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ?   Le vertige est un trouble de l'équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements.   Des causes bien distinctes peuvent être à l'origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d'un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l'origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l'interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d'autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l'élocution, la vision et parfois provoquer des nausées.  Ces troubles de l'équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d'en identifier rapidement l'origine et d'envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier   Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie.  Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki  ► Flox – Out of orbit. 

Priorité santé
Les vertiges : un trouble de l'équilibre fréquent

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:29


Causés par un trouble de l'équilibre, les vertiges donnent l'illusion que l'environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d'une syncope. Associés à d'autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l'élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ?   Le vertige est un trouble de l'équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements.   Des causes bien distinctes peuvent être à l'origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d'un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l'origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l'interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé. Des symptômes associés à surveiller Dans certains cas, les vertiges sont associés à d'autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l'élocution, la vision et parfois provoquer des nausées.  Ces troubles de l'équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d'en identifier rapidement l'origine et d'envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire.  Avec : Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier   Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie.  Programmation musicale : ► Ricky Rich - Wenki  ► Flox – Out of orbit. 

Le Conseil Santé
Prévenir les accidents cardiovasculaires en Afrique Subsaharienne

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 1:47


Face à la hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne, comment mieux les prévenir et quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ?  Quels conseils pour éviter un accident cardiovasculaire ? Et pourquoi est-il important de se faire dépister de l'hypertension artérielle ? Avec :  Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Retrouvez l'émission en entier iciHausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 48:30


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Priorité santé
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 48:30


Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Priorité santé
Prendre soin de ses articulations

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 48:30


Arthrose, arthrite, rhumatismes, polyarthrite rhumatoïde… Les maladies des articulations sont nombreuses et peuvent toucher toutes les tranches d'âge, pas uniquement les personnes âgées. [Rediffusion du 20 mai 2025] Comment prévenir ces maladies et prendre soin de ses articulations ? Quelles prises en charge existent pour ces maladies ? Peut-on ralentir leur évolution ?  Pr Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine-APHP à Paris, professeur à Sorbonne Université et chercheur au sein d'une équipe Inserm, dédiée à l'arthrose.  Pr Norbert Lamini, professeur agrégé de Rhumatologie au CHU de Brazzaville et enseignant chercheur à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Marien NGOUABI, à Brazzaville au Congo. Il est le secrétaire général de la société congolaise de Rhumatologie-soins de suite et de réadaptation.  Un reportage de Louise Caledec à l'Opéra de Paris ► En fin d'émission, nous dressons le bilan du premier Forum africain sur le don et la transplantation d'organes qui s'est tenu à Nouakchott du 16 au 18 mai 2025. Interview du Pr Abdellatif Sidi Aly, professeur-assistant de Néphrologie à la Faculté de médecine de Nouakchott en Mauritanie. Président du Conseil National du Don et de la Transplantation (CNDT).   Programmation musicale : ► Pawpaw rod – Shadow  ► Ginton, Oumou Sangaré - Sabu

Priorité santé
Prendre soin de ses articulations

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 48:30


Arthrose, arthrite, rhumatismes, polyarthrite rhumatoïde… Les maladies des articulations sont nombreuses et peuvent toucher toutes les tranches d'âge, pas uniquement les personnes âgées. [Rediffusion du 20 mai 2025] Comment prévenir ces maladies et prendre soin de ses articulations ? Quelles prises en charge existent pour ces maladies ? Peut-on ralentir leur évolution ?  Pr Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine-APHP à Paris, professeur à Sorbonne Université et chercheur au sein d'une équipe Inserm, dédiée à l'arthrose.  Pr Norbert Lamini, professeur agrégé de Rhumatologie au CHU de Brazzaville et enseignant chercheur à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Marien NGOUABI, à Brazzaville au Congo. Il est le secrétaire général de la société congolaise de Rhumatologie-soins de suite et de réadaptation.  Un reportage de Louise Caledec à l'Opéra de Paris ► En fin d'émission, nous dressons le bilan du premier Forum africain sur le don et la transplantation d'organes qui s'est tenu à Nouakchott du 16 au 18 mai 2025. Interview du Pr Abdellatif Sidi Aly, professeur-assistant de Néphrologie à la Faculté de médecine de Nouakchott en Mauritanie. Président du Conseil National du Don et de la Transplantation (CNDT).   Programmation musicale : ► Pawpaw rod – Shadow  ► Ginton, Oumou Sangaré - Sabu

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Festival Traversées Mauritanides: que peut-on demander à la littérature?

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Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 28:59


Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains.  Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur.  Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent.  En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie.  Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé».  Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations.    Programmation musicale  L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots». 

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Festival Traversées Mauritanides: que peut-on demander à la littérature?

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Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 28:59


Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains.  Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur.  Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent.  En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie.  Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé».  Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations.    Programmation musicale  L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots». 

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Festival Traversées Mauritanides: la Mauritanie, pays aux riches traditions orales

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Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 28:59


La seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains, vient de s'ouvrir.  Toute la littérature mauritanienne vient-elle de l'oral ? Comment vivent les traditions orales dans ce pays où cohabitent plusieurs ethnies ? «Oui, selon Mamadou Kalidou Bâ, à l'origine, tout vient de l'oral parce que nos langues ont d'abord été des langues orales avant d'être transcrites, nous avons conservé cette oralité encore plus utilisée que l'écrit». Écrivain, il explique mettre beaucoup d'oralité dans ses livres.  Ghassem Ahmedou, écrivain et ethnologue. Il écrit en français et pense que l'oralité se traduit mieux en français. Il est important de recourir aux traditions orales dans une entreprise de résilience face aux fléaux comme l'embrigadement des jeunes dans le djihadisme. Aujourd'hui, je pense que les traditions orales sont menacées.  Ghassem Ahmedou Dans ses écrits, il met l'accent sur des problématiques de communautés et inter-communautaires.  Pour Aboubakry Njapafta Sow, anthropologue et ethno-musicologue, musique et traditions orales sont très liées. On ne peut pas parler de nos traditions sans parler de l'oralité. Les Griots par exemple font partie de cette catégorie des médiateurs et son maître de la parole. Mais il existe d'autres catégories comme les boisseliers ou les tisserands qui ont leur oralité et leurs chants.    Avec également un reportage sur l'écrivain Saidou Abdoulaye Ba, un ancien infirmier qui a voulu écrire, les histoires de ses ancêtres dans Le souffle d'un destin commun.    Notes biographiques et bibliographiques : Mamadou Kalidou Bâ, écrivain, professeur à l'Université de Nouakchott et coordinateur de plusieurs ouvrages dont Visages des littératures et traditions orales de langues mauritaniennes. Auteur de La résistance pacifique, Paris, L'Harmattan, 2016, Les remparts de l'espérance, Paris, Lettres de renaissance, 2020 Zizanie au Sahel, Paris, Lettres de renaissance, 2025.  Ghassem Ahmedou, écrivain et ethnologue. Auteur du recueil de poèmes Tonnerre au-dessus des vagues.   Aboubakry Njapafta Sow, anthropologue et ethnomusicologue, conseiller pour le musée des Civilisations de Dakar et enseignant à l'Université Cheik Anta Diop. Auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques, parmi lesquels : «Musique et Jeux. La lutte Sippiro au village mauritanien de Djéwol» (L'Harmattan, 2021) et «Kerooɗe. Textes cynégétiques dans la spiritualité peule» (L'Harmattan, 2025). «Enquête dans mon village. Intimité réflexive et réflexion intime à partir de ma position de chercheur et musicien» (Article en Ligne).  Album Doktan (MAURITANIA), Gong-Records Belgique sur Spotify. Salihina Konaté, poète. Par sa plume engagée, il dénonce ce qu'il appelle «Les dérives de nos sociétés». Il publie en 2022 Souffle d'humanité (Éditions Orizons, Poésie), préfacé par le sociologue franco-iranien Nader Vahabi. Ce recueil révèle une voix émergente de la poésie mauritanienne. En 2025, on le retrouve parmi 40 poètes d'Afrique francophone dans le hors-série «Afrique» de la revue Les Haleurs portant sur l'éco-poésie.    Programmation musicale :  L'artiste Doktan Kotawa avec le titre Gawlo Miskinébé qui veut dire «le griot des pauvres», une reprise de l'artiste Baaba Maal. 

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Festival Traversées Mauritanides: la Mauritanie, pays aux riches traditions orales

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Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 28:59


La seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains, vient de s'ouvrir.  Toute la littérature mauritanienne vient-elle de l'oral ? Comment vivent les traditions orales dans ce pays où cohabitent plusieurs ethnies ? «Oui, selon Mamadou Kalidou Bâ, à l'origine, tout vient de l'oral parce que nos langues ont d'abord été des langues orales avant d'être transcrites, nous avons conservé cette oralité encore plus utilisée que l'écrit». Écrivain, il explique mettre beaucoup d'oralité dans ses livres.  Ghassem Ahmedou, écrivain et ethnologue. Il écrit en français et pense que l'oralité se traduit mieux en français. Il est important de recourir aux traditions orales dans une entreprise de résilience face aux fléaux comme l'embrigadement des jeunes dans le djihadisme. Aujourd'hui, je pense que les traditions orales sont menacées.  Ghassem Ahmedou Dans ses écrits, il met l'accent sur des problématiques de communautés et inter-communautaires.  Pour Aboubakry Njapafta Sow, anthropologue et ethno-musicologue, musique et traditions orales sont très liées. On ne peut pas parler de nos traditions sans parler de l'oralité. Les Griots par exemple font partie de cette catégorie des médiateurs et son maître de la parole. Mais il existe d'autres catégories comme les boisseliers ou les tisserands qui ont leur oralité et leurs chants.    Avec également un reportage sur l'écrivain Saidou Abdoulaye Ba, un ancien infirmier qui a voulu écrire, les histoires de ses ancêtres dans Le souffle d'un destin commun.    Notes biographiques et bibliographiques : Mamadou Kalidou Bâ, écrivain, professeur à l'Université de Nouakchott et coordinateur de plusieurs ouvrages dont Visages des littératures et traditions orales de langues mauritaniennes. Auteur de La résistance pacifique, Paris, L'Harmattan, 2016, Les remparts de l'espérance, Paris, Lettres de renaissance, 2020 Zizanie au Sahel, Paris, Lettres de renaissance, 2025.  Ghassem Ahmedou, écrivain et ethnologue. Auteur du recueil de poèmes Tonnerre au-dessus des vagues.   Aboubakry Njapafta Sow, anthropologue et ethnomusicologue, conseiller pour le musée des Civilisations de Dakar et enseignant à l'Université Cheik Anta Diop. Auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques, parmi lesquels : «Musique et Jeux. La lutte Sippiro au village mauritanien de Djéwol» (L'Harmattan, 2021) et «Kerooɗe. Textes cynégétiques dans la spiritualité peule» (L'Harmattan, 2025). «Enquête dans mon village. Intimité réflexive et réflexion intime à partir de ma position de chercheur et musicien» (Article en Ligne).  Album Doktan (MAURITANIA), Gong-Records Belgique sur Spotify. Salihina Konaté, poète. Par sa plume engagée, il dénonce ce qu'il appelle «Les dérives de nos sociétés». Il publie en 2022 Souffle d'humanité (Éditions Orizons, Poésie), préfacé par le sociologue franco-iranien Nader Vahabi. Ce recueil révèle une voix émergente de la poésie mauritanienne. En 2025, on le retrouve parmi 40 poètes d'Afrique francophone dans le hors-série «Afrique» de la revue Les Haleurs portant sur l'éco-poésie.    Programmation musicale :  L'artiste Doktan Kotawa avec le titre Gawlo Miskinébé qui veut dire «le griot des pauvres», une reprise de l'artiste Baaba Maal. 

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Festival Traversées Mauritanides: quel panorama des littératures mauritaniennes?

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Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 29:00


La seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains vient de s'ouvrir.  Quatre émissions consacrées aux littératures et aux langues de Mauritanie à l'occasion de ces rencontres littéraires. Et une question essentielle pour commencer : quel est le panorama des littératures mauritaniennes aujourd'hui, un pays où cohabitent deux langues : le français et l'arabe ? On est dans un pays où les littératures se côtoient mais se rencontrent rarement, explique Mariem Derwich.  Née avec l'indépendance du pays, dans les années 60, la littérature mauritanienne francophone occupe une place importante dans le patrimoine culturel mauritanien. Le roman est le genre dominant de la littérature même si la littérature mauritanienne est née avec la poésie ! Et bien que le français ait perdu son statut de langue officielle, la littérature mauritanienne francophone reste très importante. L'un des romanciers mauritaniens de langue française les plus connus est Beyrouk. Né en 1957 à Atar, il dit avoir rencontré la langue française «par hasard» et être tombé amoureux de cette langue en lisant «Les Misérables» de Victor Hugo. Il écrit en langue française «un véritable choix pour lui et un engagement». Son dernier roman Saara, publié aux éditions Elyzad en 2022 raconte l'histoire d'une héroïne qui se définit comme une «femme libre» qui refuse la pression sociale et religieuse. Son prochain roman s'intitulera «Le vieux fou et la petite fille qui n'était pas belle.» "J'essaye d'écrire les autres, de nous écrire et même de m'écrire".  Beyrouck  Marieme Derwich est chroniqueuse et poétesse et elle aussi écrit en français, sa langue maternelle. Une langue qui lui «a ouvert le monde», selon ses termes et dans laquelle elle «rêve». Elle a écrit pendant très longtemps dans l'hebdomadaire mauritanien Le Calame pour raconter le quotidien de la Mauritanie. En 2014, elle a publié le recueil de poèmes Mille et un Je. Elle estime que la littérature doit être dynamique. «Il faut qu'on raconte comment chaque Mauritanien est arrivé avec ses coutumes, ses ancêtres, ses langues. La littérature est vivante, on ne peut pas passer notre vie à pleurer quelque chose qui n'a pas existé !» Elle publiera les Nouvelles de Mauritanie, au printemps 2026, aux éditions Magellan. Quant à Ndiaye Sarr, il est enseignant en Lettres modernes francophones à l'Université de Nouakchott et spécialiste du roman mauritanien francophone. Il y enseigne essentiellement la littérature d'Afrique francophone. Il raconte que les littératures mauritaniennes ont beaucoup évolué car, selon lui, car les premiers romans pouvaient se définir comme «ethnographiques». La génération suivante a produit des romans qui interrogent les dynamiques de la société mauritanienne et ses chamboulements, et qui dénoncent les violences politiques, comme celles de 1999. «Mais chaque communauté a sa propre littérature», précise-t-il. Une littérature qui aborde souvent les problématiques liées à la Mauritanie contemporaine.  Mais il existe également une littérature féminine avec des autrices comme Belinda Mohamed ou Safi Ba : une littérature qui dénonce l'oppression des femmes et qui ouvre le débat citoyennes. Le pays au million de poètes Enfin, les Mauritaniens, toutes ethnies confondues, sont très attachés à la poésie ; que ce soit la poésie amoureuse, la poésie religieuse ou la poésie guerrière. Dans notre émission également, un reportage à la librairie Vents du Sud à Nouakchott, une librairie créée en 1994, et la seule librairie francophone de Mauritanie. Elle est fréquentée par des francophones et des étudiants. On y trouve des auteurs classiques comme Victor Hugo, Racine ou Balzac, mais aussi des auteurs contemporains comme Emmanuel Carrère ou Marie Desplechin.     Programmation musicale :  L'artiste griotte Noura Mint Saymaly avec le titre Guéreh, extrait de son nouvel album.

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Festival Traversées Mauritanides: quel panorama des littératures mauritaniennes?

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Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 29:00


La seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains vient de s'ouvrir.  Quatre émissions consacrées aux littératures et aux langues de Mauritanie à l'occasion de ces rencontres littéraires. Et une question essentielle pour commencer : quel est le panorama des littératures mauritaniennes aujourd'hui, un pays où cohabitent deux langues : le français et l'arabe ? On est dans un pays où les littératures se côtoient mais se rencontrent rarement, explique Mariem Derwich.  Née avec l'indépendance du pays, dans les années 60, la littérature mauritanienne francophone occupe une place importante dans le patrimoine culturel mauritanien. Le roman est le genre dominant de la littérature même si la littérature mauritanienne est née avec la poésie ! Et bien que le français ait perdu son statut de langue officielle, la littérature mauritanienne francophone reste très importante. L'un des romanciers mauritaniens de langue française les plus connus est Beyrouk. Né en 1957 à Atar, il dit avoir rencontré la langue française «par hasard» et être tombé amoureux de cette langue en lisant «Les Misérables» de Victor Hugo. Il écrit en langue française «un véritable choix pour lui et un engagement». Son dernier roman Saara, publié aux éditions Elyzad en 2022 raconte l'histoire d'une héroïne qui se définit comme une «femme libre» qui refuse la pression sociale et religieuse. Son prochain roman s'intitulera «Le vieux fou et la petite fille qui n'était pas belle.» "J'essaye d'écrire les autres, de nous écrire et même de m'écrire".  Beyrouck  Marieme Derwich est chroniqueuse et poétesse et elle aussi écrit en français, sa langue maternelle. Une langue qui lui «a ouvert le monde», selon ses termes et dans laquelle elle «rêve». Elle a écrit pendant très longtemps dans l'hebdomadaire mauritanien Le Calame pour raconter le quotidien de la Mauritanie. En 2014, elle a publié le recueil de poèmes Mille et un Je. Elle estime que la littérature doit être dynamique. «Il faut qu'on raconte comment chaque Mauritanien est arrivé avec ses coutumes, ses ancêtres, ses langues. La littérature est vivante, on ne peut pas passer notre vie à pleurer quelque chose qui n'a pas existé !» Elle publiera les Nouvelles de Mauritanie, au printemps 2026, aux éditions Magellan. Quant à Ndiaye Sarr, il est enseignant en Lettres modernes francophones à l'Université de Nouakchott et spécialiste du roman mauritanien francophone. Il y enseigne essentiellement la littérature d'Afrique francophone. Il raconte que les littératures mauritaniennes ont beaucoup évolué car, selon lui, car les premiers romans pouvaient se définir comme «ethnographiques». La génération suivante a produit des romans qui interrogent les dynamiques de la société mauritanienne et ses chamboulements, et qui dénoncent les violences politiques, comme celles de 1999. «Mais chaque communauté a sa propre littérature», précise-t-il. Une littérature qui aborde souvent les problématiques liées à la Mauritanie contemporaine.  Mais il existe également une littérature féminine avec des autrices comme Belinda Mohamed ou Safi Ba : une littérature qui dénonce l'oppression des femmes et qui ouvre le débat citoyennes. Le pays au million de poètes Enfin, les Mauritaniens, toutes ethnies confondues, sont très attachés à la poésie ; que ce soit la poésie amoureuse, la poésie religieuse ou la poésie guerrière. Dans notre émission également, un reportage à la librairie Vents du Sud à Nouakchott, une librairie créée en 1994, et la seule librairie francophone de Mauritanie. Elle est fréquentée par des francophones et des étudiants. On y trouve des auteurs classiques comme Victor Hugo, Racine ou Balzac, mais aussi des auteurs contemporains comme Emmanuel Carrère ou Marie Desplechin.     Programmation musicale :  L'artiste griotte Noura Mint Saymaly avec le titre Guéreh, extrait de son nouvel album.

Invité Afrique
Dieynaba N'Diom: «Une femme qui va porter plainte contre son mari va être stigmatisée»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 4:14


Toutes les dix minutes, une femme est tuée dans le monde. C'est à partir de ce terrible constat que, depuis 25 ans, les Nations unies font du 25 novembre la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis 25 ans, plusieurs associations africaines se mobilisent contre les féminicides et les viols. Mais dans de nombreux pays, les hommes politiques ne suivent pas, et ces violences restent toujours aussi nombreuses. La sociologue mauritanienne Dieynaba N'Diom appartient au Réseau des féministes d'Afrique de l'Ouest. En ligne de Nouakchott, elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi y a-t-il beaucoup de femmes battues qui ne portent pas plainte ? Dieynaba N'Diom : Alors c'est difficile de répondre à cette question. Et en même temps, très facile parce qu'on sait qu'on est dans des sociétés patriarcales et que le pouvoir est centré autour de la domination des hommes qui détiennent le pouvoir. Et du coup, tout le processus en fait, qui doit aboutir à ce que les femmes portent plainte ou qu'elles aient accès à la justice, est très, très difficile. Parce que déjà socialement, c'est très compliqué pour une femme de dénoncer un mari violent, de dénoncer un époux qui est violent parce que tout simplement, dans l'inconscient populaire, une femme qui supporte la violence est mieux vue qu'une femme qui la dénonce. Et parce que dans nos familles, de manière générale, dans toutes les communautés, ce qui est la norme, c'est de pouvoir supporter l'insupportable. Parce qu'une femme qui va aller porter plainte contre son mari va être stigmatisée, donc elle sera victime deux fois, elle sera victime d'être violentée, mais elle sera aussi stigmatisée au sein de sa propre famille, même souvent, et au sein de sa belle-famille et de la communauté, de la société, pour avoir osé porter plainte contre son mari. Et bien sûr, la réponse aussi de l'État est là. C'est-à-dire que nos structures, que ça soit la police, que ça soit un peu partout, on est dans des structures où le poids social, il est là. Donc, souvent, ce sont des plaintes qui ne sont pas prises au sérieux. Souvent, les femmes se découragent même avec les va-et-vient qu'il faut faire, il faut aller chercher telle chose, il faut aller chercher telle réquisition, il faut aller à tel commissariat. Les femmes se découragent si elles ne sont pas accompagnées par les associations ou les organisations qui font la prise en charge. Et pour les femmes qui ont le courage de porter plainte, est-ce qu'il y a un barrage ensuite de la part des policiers qui n'enregistrent pas leurs plaintes ? Le problème, c'est comment on accueille les femmes, comment on les écoute, comment on les met à l'aise pour qu'elles ne se sentent pas déjà avec un petit ou même un grand poids de culpabilisation, parce qu'on sait qu'au niveau social, ce sera compliqué, la plaignante sera stigmatisée, elle sera pointée du doigt pour avoir porté plainte contre un mari violent. Donc, que ça soit la police, que ça soit toutes les institutions, elles doivent être formées sur comment accueillir, comment prendre en charge les victimes de violences. C'est pour cela qu'on demande à chaque fois aux femmes, quand elles veulent porter plainte, qu'elles se fassent accompagner par les organisations qui ont l'habitude de prendre en charge les femmes qui sont victimes de violences. Maintenant, au niveau judiciaire, sur l'accès à la justice, je prends l'exemple de la Mauritanie, il y a énormément de plaintes contre les violences sexuelles, mais rares sont les plaintes qui aboutissent. Ça, c'est la première des choses. Mais l'autre chose aussi, et pas des moindres, une femme qui est victime de viol a une chance sur deux de se retrouver en prison, si elle n'arrive pas à prouver qu'elle a été victime de viol. Et bien sûr, le problème, c'est qu'au niveau juridique, on a tellement un vide juridique, on a un arsenal juridique qui ne définit même pas ce qu'est le viol. Il n'y a aucun article qui définit ce qu'est le viol en Mauritanie. Alors vous parlez de la Mauritanie. Pour que les tribunaux puissent sanctionner les coupables, il faut que le code pénal de leur pays le permette. Est-ce qu'il y a des pays africains où le crime de harcèlement et de violences sexuelles est inscrit dans le code pénal ? Il y a même des pays qui sont allés un peu plus loin. Par exemple le Sénégal, où le viol a été criminalisé. Donc ça, c'est un très grand pas. Il y a des pays où le code pénal le reconnaît, comme il y a des pays où ils ont tout l'arsenal juridique, toutes les conventions qu'il faut, toutes les lois qu'il faut. Le problème, c'est l'applicabilité. C'est de voir que les femmes sachent, en fait, quelles sont les démarches à faire pour avoir accès à la justice, qu'elles se fassent accompagner, mais surtout la question de l'impunité, parce qu'il y a tellement de cas de violences où ce sont souvent des non-lieux, que les femmes ont l'impression qu'on peut aller sur des démarches juridiques pendant une année ou deux ou même plus, sans pour autant avoir de la justice. Quels sont les pays où les lois existent et où elles sont appliquées ? Ce sera difficile de donner un exemple comme ça, mais je sais que les lois d'un pays à un autre, ça varie. Je ne dirai pas que tel pays est champion en application de la loi, mais je sais que, par exemple, le fait que, au niveau du Sénégal, le viol soit criminalisé, c'est déjà une très bonne évolution et on espère qu'au niveau de la sous-région, on aura des lois aussi fortes que, par exemple, au niveau du Sénégal. Et ce que vous dites, c'est que le viol n'est toujours pas criminalisé dans votre pays, la Mauritanie ? Non. En Mauritanie, on n'a même pas de projet de loi sur les violences faites aux femmes. Je disais qu'il n'y a aucun article qui définit ce qu'est le viol. Donc criminaliser encore moins.

Reportage Afrique
Mauritanie: chasseur de météorites, une activité en plein essor mais peu encadrée

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 2:18


Ils parcourent des kilomètres dans le Sahara, avec leurs troupeaux. Et les yeux rivés au sol, à la recherche de météorites. En Mauritanie, ces chasseurs de pierres venues de l'espace sont de plus en plus nombreux, espérant décrocher le gros lot en vendant un fragment tombé de la Lune ou de Mars. Mais faute d'un encadrement officiel et d'un système d'authentification, ces trésors sont difficiles à écouler. De notre envoyée spéciale de retour de Nouakchott, Des jours et des jours à marcher derrière les bêtes dans le Sahara. Et peu à peu, l'œil s'exerce à reconnaître les pierres pas comme les autres. À Nouakchott, Hame Ould sidi Othmen, longue barbe et lunettes vissées sur le nez, montre fièrement sur une natte les météorites qu'il a dénichées dans le désert : « Je pars chercher des météorites dans toute la Mauritanie. » Il y a une dizaine d'années, après la découverte au Maroc de la grande météorite martienne de Tissint, la fièvre des pierres venues du ciel a gagné tout le Sahara. Ces passionnés sont devenus des experts pour les distinguer : « Ça, c'est une chondrite. On la reconnaît grâce à la couche qui l'enveloppe quand elle tombe du ciel, poursuit Hame Ould sidi Othmenn. On la distingue avec les yeux, mais parfois, on utilise des loupes. » « Les prix peuvent aller jusqu'à 1 000 euros » Tous se retrouvent au centre de la capitale pour vendre leurs trouvailles sous un grand arbre. L'activité est calme : « J'ai des météorites, mais je ne veux pas vendre pour le moment, explique notre « chasseur ». J'aimerais les vendre à 100 dollars le gramme. Le prix peut aller jusqu'à 1 000 dollars. Mais ici les gens ne payent pas, il te propose 10 dollars, c'est insignifiant, [alors] je ne vends pas. » Beaucoup de ventes se font désormais en ligne, via WhatsApp ou sur les réseaux sociaux comme TikTok. Certains intermédiaires, dans le nord du pays, autour de Bir Moghrein, inspectent les pierres avant de les revendre à l'étranger. Mais il n'existe pour l'instant aucun centre d'évaluation des pierres en Mauritanie. Les nomades se fient à leur œil, ou envoient leurs échantillons à l'étranger. « Ils ont des comptes de certains chercheurs internationaux à qui ils envoient les photos de leurs trouvailles ou par voie postale un échantillon de la roche », détaille le Dr Ely Cheikh Mouhamed Navee, premier planétologue mauritanien. Un secteur encore très informel, pas encore réglementé, regrette le chercheur : « Les météorites représentent pour chaque pays un patrimoine. Malheureusement, en Mauritanie, il n'y a aucun règlement dans ce secteur. » Une réglementation existe déjà dans des pays voisins, comme le Maroc. Le Dr. Navee voudrait aussi faire installer des caméras pour surveiller les chutes de météorites dans le désert, et créer un musée pour exposer ces pierres venues de l'espace.

Invité Afrique
Sahel: «Le Maroc s'est imposé comme étant le pays prêt à faire la médiation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 11:12


Le 2 décembre prochain, le Maroc organisera une grande conférence anti-terroriste, avec notamment les trois pays de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. C'est ce qu'annonce le site Africa Intelligence et ce que confirme ce matin Abdelmalek Alaoui, qui préside l'Institut marocain d'intelligence stratégique, basé à Rabat. Il y a deux ans, le Maroc a lancé le projet de relier les pays sahéliens enclavés à la côte atlantique. Et depuis 2023, le Maroc fait médiation entre les trois pays de l'AES et plusieurs pays européens, dont la France. Pourquoi cette stratégie ? En ligne de Rabat, Abdelmalek Alaoui répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Il y a deux ans, en novembre 2023, le Maroc a lancé le projet de relier les pays sahéliens enclavés à la côte atlantique. Deux ans après, est-ce que ce projet avance ? Abdelmalek Alaoui : Le projet avance et il est structuré autour du port qui va être dans la région. Et il procède du triptyque sécurité, développement et intégration régionale. Il y a évidemment quelques retards sur toutes les dimensions route, parce qu'il y a des dimensions sécuritaires qui sont extrêmement importantes, mais c'est un projet qui est concret et qui est en train d'avancer. Alors, vous parlez des problèmes sécuritaires, concrètement, pour aller de Bamako, par exemple, au port de Dakhla ou au port de Laâyoune, il faut passer par la Mauritanie. Est-ce que ce pays est d'accord pour laisser transiter des camions ? Alors, au cours des deux dernières années, il y a eu beaucoup de discussions avec la Mauritanie sur les points de passage, sur la sécurisation de ces points de passage. Il y a eu des goulots d'étranglement, mais la situation à date est beaucoup plus fluide. Et puis Nouakchott et Rabat, au vu des derniers développements géopolitiques dans la région, sont alignés pour faire avancer ce projet. Et puis pour aller de Bamako aux ports de l'océan Atlantique comme Dakhla et Laâyoune, il faut aussi passer par le territoire disputé du Sahara occidental. Est-ce que les camions qui vont circuler dans cette zone ne vont pas être exposés à d'éventuelles représailles de la part du Front Polisario ? Alors la question de la sécurisation des routes lorsque l'on passe par le « no man's land » qui est cette zone sous contrôle de l'ONU, c'est une question qui est au cœur de la nouvelle approche sécuritaire du Maroc. Et le Maroc, au cours des dernières années, a montré qu'il était en capacité de pouvoir sécuriser ces routes. Lorsqu'il y a eu la résurgence d'actions violentes de la part du Front Polisario, à chaque fois, elles ont subi la condamnation des instances multilatérales et notamment des Nations unies. Mais le Maroc est confiant sur sa capacité à pouvoir projeter à la fois sécurité et fluidité dans toutes les zones qui permettent l'accès au port de Dakhla. Et concrètement, d'ici combien de temps pensez-vous que cette route pourra s'ouvrir entre Dakhla et Bamako par exemple ? Les dernières estimations, les plus sérieuses chiffrées d'économistes qui datent de l'an dernier, font état d'un investissement qui n'est pas loin du milliard de dollars afin de pouvoir sécuriser ces routes. Et il y a évidemment des retards qui sont inhérents, comme je vous l'ai dit, à la situation sécuritaire. L'horizon qui paraît le plus vraisemblable serait autour de 2027-2028, pour avoir une ceinture qui fonctionne à peu près. Alors, en décembre dernier, quatre agents de la DGSE française qui étaient détenus au Burkina Faso ont été libérés grâce à une médiation marocaine. Depuis le 14 août dernier, un agent de l'ambassade de France à Bamako, Yann Vezilier, est en prison. Est-ce que le Maroc peut trouver une solution à ce problème au Mali ? Je ne peux ici que vous rappeler la doctrine marocaine qui est celle d'agir d'abord et de parler ensuite. Le Maroc s'est imposé comme étant le pays qui était prêt à faire la médiation avec les différents pays de l'AES, là où les contacts sont rompus avec la France, mais également avec d'autres pays européens. Ça a été le choix du Maroc de garder ce fil du dialogue toujours vivant. Donc, on ne peut que supposer que le Maroc jouera son rôle s'il est sollicité. Et vous dites en effet que le Maroc est un médiateur très discret. Est-ce qu'il fait médiation aussi entre le pouvoir militaire aujourd'hui à Bamako et les groupes armés du nord du Mali ? Alors, sur la question du renseignement, le Maroc est organisé en deux pôles, un pour le renseignement intérieur qui est la DGST et le BCIJ, qui est le FBI marocain, et un avec la Direction générale des études et documentation qui, elle, organise la projection extérieure du Maroc, un peu à l'image de la DGSE. Cette DGED a, au cours de ces dernières années, été extrêmement présente à chaque fois qu'il y avait des discussions qui pouvaient être enclenchées entre des groupes extrémistes et les autorités. Mais moi, je ne suis pas dans le secret de ces institutions. On suppose qu'elle travaille encore une fois dans la discrétion. Il y a aussi des prisonniers maliens et des prisonniers russes aux mains des rebelles touaregs du FLA, Le Front de libération de l'Azawad. Que fait le Maroc de ce point de vue ? Comme vous le savez, cette zone où il y a les rebelles touaregs est une zone où il y a beaucoup d'influences. Il y a aussi une influence algérienne. Quant au Maroc, je ne peux pas vous dire avec précision ce qu'il fait sur place. Mais est-ce que le Maroc peut faciliter la libération des deux prisonniers russes aux mains du Front de Libération de l'Azawad ? Alors ce que je peux constater, c'est que le Maroc veut travailler avec tous les membres permanents du Conseil de sécurité. C'est le cas avec la Russie, puisqu'il vient d'y avoir à Moscou une rencontre bilatérale entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue russe Sergueï Lavrov, qui portait sur la coopération globale entre le Maroc et la Russie, et elle avait évidemment comme point la future résolution sur le Sahara occidental qui est attendue à la fin du mois. Je ne saurais vous dire s'ils se sont entretenus de la situation dans le Sahel ou au Mali.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mauritanie : la capitale face à une grave pénurie d'eau

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le remaniement gouvernemental en RDC, l'utilisation de l'uranium congolais pour les bombes atomiques lancées sur le Japon et le déploiement des militaires à Washington. Mauritanie : la capitale face à une grave pénurie d'eau   Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, est en proie à une grave pénurie d'eau potable. Quelles sont les causes de cette pénurie ? Comment le gouvernement mauritanien entend-t-il résoudre ce problème ? Avec Welly Diallo, journaliste au service Afrique de RFI.     RDC : Tshisekedi resserre ses rangs avec un remaniement gouvernemental  En RDC, le nouveau gouvernement annoncé par Félix Tshisekedi apparaît comme une stratégie politique visant à renforcer l'Union sacrée. En quoi ce remaniement renforce-t-il concrètement la position de Félix Tshisekedi ? Qu'est-ce qui explique l'absence des grandes figures de l'opposition ?    Avec Bob Kabamba, professeur de Sciences politiques à l'Université de Liège.      Japon : l'uranium congolais derrière les bombes atomiques américaines  L'uranium utilisé pour fabriquer les bombes atomiques américaines lancées sur le Japon a été extrait en RDC, dans la mine de Shinkolobwe, située dans le Haut-Katanga. Quelles étaient les particularités de l'uranium congolais qui le rendaient si précieux pour la fabrication de ces bombes atomiques ? Y a-t-il actuellement une mine en RDC où l'on extrait de l'uranium ou cela a-t-il été laissé à l'abandon ? Avec Patrice Christmann, consultant et chercheur indépendant, ancien collaborateur du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières).      États-Unis : Donald Trump déploie la garde nationale à Washington  Donald Trump a placé la capitale fédérale Washington DC sous la surveillance de l'armée fédérale. Y a-t-il vraiment des gangs dans la capitale américaine, ou est-ce une stratégie de Donald Trump pour imposer sa politique ? Les élus démocrates de la capitale peuvent-ils s'opposer à cette décision ? Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste en rhétorique présidentielle. 

AviaDev Insight Africa
345. AviaDev's July 2025 Africa Connectivity Update with Sean Mendis and Behramjee Ghadially

AviaDev Insight Africa

Play Episode Listen Later Jul 31, 2025 69:19


Welcome to the July edition of the AviaDev Insight Africa Connectivity update for 2025, hosted by Jon Howell, CEO and Founder of AviaDev Africa. This month's guests are:  Sean Mendis, Aviation Consultant. CONNECT WITH SEAN Behramjee Ghadially, Aviation Consultant. CONNECT WITH BEHRAMJEE  Topics covered this month: The latest in the FlySafair pilot strike saga Virgin increasing capacity on LHR-LOS from 26 October, deploying the 397 seater A350-1000. A good move or short term strategy? Qatar Airways reducing Nigeria frequencies in W25. Why? South African Airways' new route CPT-MRU and the fallout from the restated accounts FastJet Mozambique- the latest developments FastJet to launch a new domestic route from Vic Falls to Bulawayo from 8th August 4 x week DEEP DIVE: CDG-Africa route performance of ET vs KQ TAAG Angola to launch Nairobi 3 x week from 1st Sept. What is the outlook? Flightlink open a new service to Nairobi from Zanzibar - listen to the recent podcast with Munawer, the CEO here Air india suspend Nairobi. Will it come back? ASKY's new service to Nouakchott, Mauritania. Where can they go next? Listen to the recent podcast with Date, the Commercial Director here If you enjoyed the episode, please share it with your network or leave us a review. All event sessions from AviaDev Africa 2025 and the vodcast are available on the AviaDev YouTube Channel

Journal de l'Afrique
Présidents africains à la Maison Blanche : réactions mitigées au Sénégal et en Mauritanie

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 14:11


Donald Trump a réuni mercredi à la Maison Blanche les présidents libérien, sénégalais, mauritanien, bissau-guinéen et gabonais pour un mini-sommet destiné notamment pour les États-Unis à contrer l'influence grandissante sur le continent de la Chine et de la Russie. Comment cette rencontre a-t-elle été perçue à Dakar et Nouakchott ?

Priorité santé
Infertilité : une personne sur six touchée dans le monde

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 48:29


Maladie du système reproducteur masculin ou féminin, l'infertilité se définit par une impossibilité à concevoir après 12 mois ou plus de rapports sexuels réguliers non protégés. Les causes sont multiples et peuvent concerner l'homme, autant que la femme. À partir de quand s'inquiéter ? Quels sont les examens pouvant aider à définir la cause de l'infertilité ? Quels sont les recours possibles ?   Pr Michael Grynberg, chef de service de Médecine de la Reproduction & Préservation de la Fertilité à l'Hôpital Antoine Béclère, à Clamart, en région parisienne  Pr Ahmed Abdi, gynécologue et chef du service de Gynécologie obstétrique à l'Hôpital mère enfant de Nouakchott, en Mauritanie. Président de la société mauritanienne de gynécologie obstétrique. Chef du département mère enfant à la Faculté de Médecine.      Programmation musicale :  ► Q twins, DJ Tira – Hamba  ► 15 15 – Afa 

Priorité santé
Infertilité : une personne sur six touchée dans le monde

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 48:29


Maladie du système reproducteur masculin ou féminin, l'infertilité se définit par une impossibilité à concevoir après 12 mois ou plus de rapports sexuels réguliers non protégés. Les causes sont multiples et peuvent concerner l'homme, autant que la femme. À partir de quand s'inquiéter ? Quels sont les examens pouvant aider à définir la cause de l'infertilité ? Quels sont les recours possibles ?   Pr Michael Grynberg, chef de service de Médecine de la Reproduction & Préservation de la Fertilité à l'Hôpital Antoine Béclère, à Clamart, en région parisienne  Pr Ahmed Abdi, gynécologue et chef du service de Gynécologie obstétrique à l'Hôpital mère enfant de Nouakchott, en Mauritanie. Président de la société mauritanienne de gynécologie obstétrique. Chef du département mère enfant à la Faculté de Médecine.      Programmation musicale :  ► Q twins, DJ Tira – Hamba  ► 15 15 – Afa 

Invité Afrique
Organisation du fleuve Sénégal: «Les engagements financiers doivent être honorés pour la maintenance des ouvrages»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2025 11:59


La coopération entre les États, ça continue de marcher en Afrique de l'Ouest, même après la rupture entre les trois États de l'Alliance du Sahel et la Cédéao. La preuve ? L'OMVS, l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, qui réunit le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Mais attention, dit le Haut-Commissaire de l'OMVS, la vraie menace sur son organisation n'est pas politique. Elle est financière. Si les sociétés nationales d'eau et d'électricité ne payent plus leurs factures, les barrages vont tomber en ruine ! En ligne de Dakar, le Mauritanien Mohamed Abdel Vetah répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En octobre et novembre dernier, une crue exceptionnelle du fleuve Sénégal a provoqué plus de 50 000 déplacés et a inondé plus de 16 000 hectares de terres agricoles. Est-ce que c'est une fatalité ou est-ce qu'on peut y faire quelque chose ? Mohamed Abdel Veta : Les changements climatiques sont une réalité et le bassin du fleuve Sénégal n'y échappe pas. Les crues sont plus fréquentes et plus violentes. Effectivement, l'année dernière, nous avons connu l'une des pires inondations depuis un demi-siècle. Le fleuve a atteint des niveaux records. Les dégâts ont été importants, mais grâce à la coordination régionale, nous avons activé notre système d'alerte précoce. Nous avons opéré les barrages et travaillé main dans la main avec les États membres, jour après jour, pour limiter les impacts. Et ce que vous dites, c'est que, si vous n'étiez pas intervenu, cela aurait pu être pire ? Sur le fleuve Sénégal, il y a deux barrages importants, celui de Manantali et celui de Diama, et ils ont été opérés effectivement pour réduire l'impact de ces crues. Et notre rôle, c'est la préparation de notre plan, de notre système d'alerte précoce qui est là pour dire aux populations : attention, cette zone est inondable, il ne faut pas cultiver, il ne faut pas y habiter, ou attention, cette saison des pluies sera une saison particulièrement humide. Et quelles sont vos prévisions hydrologiques pour le fleuve Sénégal pour ce deuxième semestre 2025 ? Alors tout porte à croire qu'elles seront excédentaires sur le haut bassin, c'est-à-dire dans la zone Guinée et Mali. Et normale ou plutôt normale dans le reste du bassin. Et quand je dis excédentaire dans le haut bassin, cela veut dire effectivement qu'il y a des risques d'inondation parce qu'avec le temps, c'est la pluie qui vient dans le haut bassin qui vient se propager dans le reste du bassin. L'OMVS est un organisme de bassin transfrontalier qui réunit quatre pays, la Mauritanie dont vous êtes vous-même un ressortissant, le Sénégal, le Mali et la Guinée. Je vois que vous veillez à l'équilibre entre les quatre pays de votre organisation, mais est-ce que la rupture récente entre le Mali et la Cédéao ne complique pas les relations entre vos quatre pays ? L'OMVS, ce n'est pas la Cédéao. Et la bonne question, c'est plutôt : quelle est notre contribution pour que ce qui a fonctionné pendant 50 ans, 50 ans de dialogue, 50 ans de solutions qui ont bénéficié à nos populations, continue à fonctionner et à bénéficier à nos populations ? Notre conviction est que la coopération n'est pas un luxe. C'est une nécessité, surtout aujourd'hui face au changement climatique. Et l'eau, la sécurité alimentaire, aucun pays ne peut relever ces défis seul. Je crois qu'il y a trois priorités pour que cette coopération non seulement tienne, mais s'amplifie. La première, c'est de saisir l'opportunité du changement climatique pour trouver des financements pour pousser à l'innovation. La deuxième, c'est de maintenir un haut niveau de dialogue et d'engagement politique. Et c'est la force de l'OMVS à travers la conférence des chefs d'États et de gouvernements, c'est que le dialogue a toujours été maintenu entre nos États. Et la troisième, c'est de construire l'avenir avec les jeunes. Ce sont eux les vrais bâtisseurs de la résilience. Et au fond, c'est cela la diplomatie du concret, des projets visibles, partagés, utiles pour ces jeunes. Et nous y croyons et nous le faisons avec force. À l'heure de la rupture entre la Cédéao et les trois États de l'AES, est-ce que vous ne craignez pas tout de même que chacun des quatre États de l'OMVS ne soient tentés de se replier sur lui-même ? Alors, ce que je peux vous dire, c'est que nous avons lancé notre dernier programme d'adduction en eau potable dans les zones rurales qui ont été longtemps délaissées au profit des grands transferts vers les grandes villes comme Nouakchott, comme Dakar et comme d'autres grandes villes. Ces programmes vont permettre aux villageois autour du fleuve d'avoir accès à une eau potable. Et quand nous avons lancé ce programme, et bien nous avons vu l'engagement des quatre États de l'organisation pour ces projets. Et je vous parle de projets, là, qui ont été lancés dans les derniers mois. L'une des grandes vocations de l'OMVS, c'est de vendre de l'eau et de l'électricité aux grandes sociétés nationales. Mais est-ce que ces sociétés s'acquittent convenablement de leurs obligations financières ? Les ouvrages communs de l'OMVS, qui font notre fierté et symbolisent notre résilience, ces barrages qui éclairent nos foyers, irriguent nos terres, donnent à boire à nos populations et nous protègent face aux aléas climatiques, ces ouvrages fonctionnent parce que, depuis la création de l'OMVS, depuis plus d'un demi-siècle, chacun de nos pays a joué sa partition. Mais je dois le dire avec clarté, sans paiement régulier des obligations financières, ces infrastructures sont en péril. Ce que nos prédécesseurs ont construit avec courage et vision sera en péril. Je sais que la conjoncture est parfois difficile. Je ne porte aucun jugement, mais je garde une conviction. L'histoire de l'OMVS a montré que, chaque fois que nos pays se sont réunis autour de problématiques communes, des solutions visionnaires ont été trouvées. Donc, il faut qu'en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, en Guinée, les sociétés nationales des eaux, les sociétés nationales d'électricité payent leurs factures. C'est ça ? Oui. Il faut que ces engagements financiers soient honorés parce que, sans ces engagements, la maintenance des ouvrages est une difficulté majeure et la continuité de service sera un risque. À lire aussiMali : inauguration du barrage de Gouina, sur le fleuve Sénégal   À lire aussiSénégal: le barrage de Diama, un exemple de gestion partagée de l'eau  

Priorité santé
Les infections urinaires

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 23, 2025 48:29


Les infections urinaires sont des infections localisées au niveau de la vessie. Provoquées le plus souvent par la bactérie Escherichia Coli, les infections urinaires sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes. Diagnostiquées et soignées à temps, elles sont en général sans gravité. Une mauvaise prise en charge peut, en revanche, engendrer des complications, notamment pour les personnes fragiles. Quels sont les symptômes de l'infection urinaire ? Quels sont les facteurs favorisant ces maladies ? Et enfin, comment prendre en charge une cystite aggravée ?  Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et andrologue, responsable de l'Unité Génitale et directeur médical de l'Institut Alfred Fournier à Paris. Président de l'Académie du Microbiote Uro-Génital  Pr Mouhamedou Diagana, urologue andrologue. Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Nouakchott. Chef du service d'Urologie à l'Hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott, en Mauritanie.  ► En fin d'émission, nous abordons la question des baisses des financements internationaux des programmes de lutte contre le VIH sida, le paludisme et la tuberculose avec Caty Fall Sow, directrice régionale Afrique pour le Fonds mondial.   Programmation musicale :  ► Miira - Où vont les larmes ?  ► KAMAUU, Adi oasis – MANGO.

Priorité santé
Les infections urinaires

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 23, 2025 48:29


Les infections urinaires sont des infections localisées au niveau de la vessie. Provoquées le plus souvent par la bactérie Escherichia Coli, les infections urinaires sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes. Diagnostiquées et soignées à temps, elles sont en général sans gravité. Une mauvaise prise en charge peut, en revanche, engendrer des complications, notamment pour les personnes fragiles. Quels sont les symptômes de l'infection urinaire ? Quels sont les facteurs favorisant ces maladies ? Et enfin, comment prendre en charge une cystite aggravée ?  Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et andrologue, responsable de l'Unité Génitale et directeur médical de l'Institut Alfred Fournier à Paris. Président de l'Académie du Microbiote Uro-Génital  Pr Mouhamedou Diagana, urologue andrologue. Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Nouakchott. Chef du service d'Urologie à l'Hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott, en Mauritanie.  ► En fin d'émission, nous abordons la question des baisses des financements internationaux des programmes de lutte contre le VIH sida, le paludisme et la tuberculose avec Caty Fall Sow, directrice régionale Afrique pour le Fonds mondial.   Programmation musicale :  ► Miira - Où vont les larmes ?  ► KAMAUU, Adi oasis – MANGO.

Priorité santé
Santé communautaire : réfléchir aux innovations et aux contraintes

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 48:29


À l'occasion de la journée scientifique « santé communautaire : entre innovations et contraintes », organisée à Paris par l'Initiative (une entité financée par le ministère de l'Europe des Affaires étrangères, pour mettre en œuvre des initiatives de santé du Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose), nous faisons un point sur les initiatives portées par les acteurs locaux pour améliorer l'accès aux soins.   Fatoumata Hane, socio-anthropologue, spécialiste des politiques publiques et systèmes de santé à l'Université Assane Seck, de Ziguinchor, au Sénégal Armel Djenontin, entomologiste médical, responsable de l'Unité d'Entomologie et directeur adjoint du Centre de Recherche pour la lutte contre les Maladies Infectieuses Tropicales (CReMIT) de l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin    Jean Claude Semuto Ngabonziza, analyste de l'innovation scientifique en santé au Rwanda Biomedical Centre   Djibril Sy, président de l'association SOS Pairs Éducateurs (SOS PE), à Nouakchott en Mauritanie.  Programmation musicale :  ► Flavour – Game changer  ► Manu Desroches – Viv vré.

Priorité santé
Santé communautaire : réfléchir aux innovations et aux contraintes

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 48:29


À l'occasion de la journée scientifique « santé communautaire : entre innovations et contraintes », organisée à Paris par l'Initiative (une entité financée par le ministère de l'Europe des Affaires étrangères, pour mettre en œuvre des initiatives de santé du Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose), nous faisons un point sur les initiatives portées par les acteurs locaux pour améliorer l'accès aux soins.   Fatoumata Hane, socio-anthropologue, spécialiste des politiques publiques et systèmes de santé à l'Université Assane Seck, de Ziguinchor, au Sénégal Armel Djenontin, entomologiste médical, responsable de l'Unité d'Entomologie et directeur adjoint du Centre de Recherche pour la lutte contre les Maladies Infectieuses Tropicales (CReMIT) de l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin    Jean Claude Semuto Ngabonziza, analyste de l'innovation scientifique en santé au Rwanda Biomedical Centre   Djibril Sy, président de l'association SOS Pairs Éducateurs (SOS PE), à Nouakchott en Mauritanie.  Programmation musicale :  ► Flavour – Game changer  ► Manu Desroches – Viv vré.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal/Mauritanie : un partenariat migratoire pour fluidifier les frontières

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 6, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le « travel ban » aux Etats-Unis et le retour de la RDC au Conseil de sécurité de l'ONU. Sénégal/Mauritanie : un partenariat migratoire pour fluidifier les frontières  Après la vague d'expulsions de migrants menée par les autorités mauritaniennes en février 2025, Dakar et Nouakchott ont conclu un accord pour renforcer leur coopération et apaiser les tensions liées à la circulation transfrontalière. Que dit cet accord sur les conditions d'entrée et de séjour des ressortissants sénégalais et mauritaniens ? En quoi est-il différent de celui qui était en vigueur depuis 1972 ?  Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. États-Unis : Donald Trump ferme ses frontières à douze pays  Les ressortissants de douze pays, dont sept africains, sont interdits d'entrée aux États-Unis. Donald Trump justifie cette décision par un impératif sécuritaire après l'attaque de dimanche dernier (1er juin 2025) dans le Colorado perpétrée par un homme d'origine égyptienne. Pourquoi l'Égypte ne figure pas sur la liste des pays concernés ? Quelles seront les conséquences pour les ressortissants déjà présents aux États-Unis ?  Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste en rhétorique présidentielle.ONU : après plus de 30 ans, la RDC fait son retour au Conseil de sécurité   La République démocratique du Congo a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2026–2027. Quels avantages le pays peut-il espérer tirer avec ce siège ? Cela pourrait-il aider à améliorer la situation sécuritaire dans l'est du pays ?Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur l'arrestation du rappeur togolais Aamron, engagé et critique du gouvernement.

Le débat africain
Mali, Mauritanie, Trump vs Musk… L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jun 6, 2025 39:00


Au sommaire : Ce lundi, une série d'attaques a été menée par le Jnim, le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans lié à al-Qaïda, dans la ville de Tombouctou. Des attaques qui surviennent seulement quelques jours après celles de Boulkessi, de Soumpi et de Dioura. Quelle est la capacité d'action du Jnim ? Quelles réactions au Mali ? À Nouakchott, indignation et colère après le viol et le meurtre d'une jeune femme enceinte. Un nouveau féminicide qui rappelle que l'État mauritanien n'a aucune loi régissant les violences sexistes et sexuelles.Enfin aux États-Unis, le divorce est consommé entre le président Donald Trump et le milliardaire Elon Musk. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : - Karine Oriot, éditorialiste camerounaise- Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle- François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour.

Invité Afrique
BAD: l'élection d'un Mauritanien est le fruit du «travail du président Ghazouani à l'UA», explique son chef de la diplomatie

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 6, 2025 12:00


C'est au troisième tour, avec 76% des voix, que le candidat mauritanien Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque africaine de développement, le 29 mai dernier à Abidjan. Le score paraît très confortable, mais jusqu'au deuxième tour, rien n'était joué, car le Zambien Samuel Maimbo gardait toutes ses chances. Quelles sont les vraies causes de la victoire de la Mauritanie et quel rôle a joué secrètement le président Ghazouani ? En ligne de Nouakchott, son ministre des Affaires étrangères Mohamed Salem Ould Merzoug dévoile les coulisses du vote, au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Le docteur Sidi Ould Tah est le dernier candidat à s'être déclaré et pourtant il a gagné. Comment vous expliquez ce paradoxe ?Mohamed Salem Ould Merzoug : C'est un long processus. La campagne et puis le travail diplomatique sérieux ont commencé bien avant la déclaration formelle de sa candidature étant entendu que le travail qui a été fait l'année dernière par le président de la République pendant son mandat en tant que président en exercice de l'Union africaine a été un peu le terreau fertile sur lequel nous avons construit toute notre stratégie.Toute l'année dernière, c'est le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, qui était à la tête de l'Union africaine...Tout à fait.On dit que, dès le début de cette année, le président ivoirien Alassane Ouattara vous avait dit qu'il serait derrière la candidature du docteur Ould Tah. Est-ce que c'est à ce moment-là que vous vous êtes dit : « On peut y aller, on peut annoncer sa candidature » ?La décision a en effet été prise par le président en concertation avec beaucoup de chefs d'États africains et en particulier avec son excellence le président Alassane Dramane Ouattara qui est un ami personnel et qui a été un soutien important pour notre candidat.Dès le début de cette année ?Dès le début de cette année, oui.Quand le docteur Ould Tah s'est lancé dans cette campagne, il n'était pas le favori. Tout le monde pensait au Zambien Samuel Munzele Maimbo, qui avait été vice-président de la Banque mondiale. Comment avez-vous relevé ce défi ?Pour vous parler franchement, dès le départ, nous n'avons jamais douté qu'il serait élu parce que nous avons, je pense, recherché le consensus et essayé de convaincre mais surtout d'être persévérant. Tout ce travail a été fait avec beaucoup d'humilité.Vous n'avez jamais douté parce que vous aviez déjà fait un travail souterrain et que vous aviez fait vos calculs. Vous saviez que vous aviez déjà un certain nombre de pays avec vous ?Tout à fait. Sous l'autorité directe du président de la République, on a donc essayé de ratisser large tout au long de l'année 2024.Et le plus gros contributeur africain, à savoir le Nigeria, il était pour qui ?Il a voté pour le candidat mauritanien.Dès le premier tour ?Dès le premier tour. Ça, ça a été décidé depuis très longtemps. Depuis février 2025, bien avant d'ailleurs.D'accord, mais le Nigeria a été très discret sur le candidat qu'il avait choisi. Il ne l'a pas dit jusqu'à la dernière minute...La discrétion est parfois le bon choix. Je peux vous assurer qu'excepté l'un des plus gros contributeurs qui avait un candidat, tous les autres ont voté pour le candidat Sidi Ould Tah.Oui, l'Afrique du Sud, évidemment, a voté pour sa candidate...Bien entendu.Mais vous dites que, outre le Nigeria, l'Égypte, l'Algérie et le Maroc…Tout ce que je peux vous dire, c'est que tous les plus gros contributeurs africains ont voté pour le candidat Sidi Ould Tah. Sidi n'a pas seulement été élu, mais il a été plébiscité.Il y avait donc les gros contributeurs qui ont voté pour votre candidat. Et puis il y a des petits contributeurs. On pense notamment aux trois États du Sahel, Mali, Burkina, Niger. Est-ce qu'ils étaient de votre côté ou pas ?Ils ont voté pour le candidat mauritanien. Il suffit de prendre une calculette, voilà.Par quel tour de force avez-vous réussi à être soutenu à la fois par les pays de l'AES, Mali, Burkina, Niger et par la France ?Il n'y a pas de contradiction. De toute façon, ce sont des actionnaires, donc chacun décide en fonction de ses intérêts.À quel moment avez-vous reçu le soutien de la France ?Durant le processus que je viens d'évoquer et qui a été un long processus. Mais qui a été un processus constructif et efficace. Il y a eu des discussions et des échanges avec l'ensemble de ces pays qui ont voté pour le candidat de notre pays.Mais est-ce que la France a voté pour votre candidat dès le premier tour ?Je pense qu'ils doivent avoir voté dès le premier tour. À ma connaissance, ils ont voté dès le premier tour pour le candidat Sidi Ould Tah.Il y a les États-Unis de Donald Trump. Ils ont voté pour qui ?Je ne le sais pas. Mais nous respectons leur choix.Ils n'ont pas voté pour vous au premier tour ?Pas à ma connaissance mais je ne peux pas répondre à leur place.On dit que c'est grâce essentiellement aux voix des Africains que le docteur Sidi Ould Tah a été élu. Parce que, chez les non régionaux, les votes étaient plus hésitants. Beaucoup préféraient le Zambien Samuel Maimbo, vous confirmez ?Je ne peux ni confirmer ni infirmer mais je sais que dans ces 76%, il y a eu une alchimie entre les pays africains et les non africains pour voter pour le docteur Sidi Ould Tah et nous en sommes absolument ravis. À lire aussiBAD: de quelle couleur est donc le développement ?À lire aussiLe Mauritanien Sidi Ould Tah élu président de la Banque africaine de développement

Revue de presse Afrique
À la Une: une personnalité mauritanienne à la tête de la Banque africaine de développement

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Play Episode Listen Later May 30, 2025 4:09


Après 10 ans sous la houlette du Nigérian Akinwumi Adesina, la Banque africaine de développement sera, pour les cinq années à venir, dirigée par Sidi Ould Tah. « Trois heures seulement ont suffi » s'étonne Sahara Médias, à l'élire. Réaction partagée parLe Monde Afrique, surpris que « le dernier candidat à être sorti du bois » ait « finalement coiffé tous ses adversaires au poteau, » et ce en trois tours seulement. Il faut dire que le parcours de Sidi Ould Tah lui a taillé un costume sur-mesure : « docteur en économie formé entre Nouakchott et la France, » rappelle Le Point Afrique, « passé (…) par la Banque mauritanienne pour le développement et le commerce, ». Il a surtout dirigé la Banque arabe pour le développement économique en Afrique pendant dix ans. Et sous sa direction, pointe Le Faso, l'institution a « financé des ports, des aéroports, participé à la construction de plus de 200 routes, (…) tout en générant une baisse des coûts de transport. » Coup de pouce des dirigeants mauritaniensSahara Médias raconte que pendant le vote, le président Mohamed Ould Ghazouani « passait plusieurs appels, » qui, croit savoir le titre, « ont joué un rôle décisif pour changer la donne. » Parmi ces contacts cruciaux, le Nigeria, qui a « changé de position de manière soudaine et décisive. » Et le résultat est là : plus de 76% des voix, contre un peu plus de 58% à l'époque pour Akinwumi Adesina. Mais attention, prévient Wakat Séra : il faut voir dans ce score élevé non pas un blanc-seing mais une « interpellation à la tâche. » La présidence de tous les défis Sur ce point, les journaux sont unanimes. D'abord, Sidi Ould Tah va devoir faire avec l'héritage de son prédécesseur. Akinwumi Adesina a, souligne Le Pays, « réalisé la plus importante augmentation de capital » de l'histoire de la BAD : ce dernier a plus que triplé en 10 ans.Plutôt donc que de s'affranchir de ce passé, le nouveau patron de la banque compte, analyse Le Monde, « s'inscrire dans la continuité des grandes priorités définies par son prédécesseur, » les ‘High Five' : électrification, accès à la nourriture, industrialisation, intégration et amélioration de la qualité de vie. Autant de points sur lesquels « les défis restent immenses », juge le quotidien.Environnement économique difficile Par rapport à 2010, la part que les pays africains consacrent à leur dette a connu « une hausse de 167% ». Et puis il y a les États-Unis et leur « désengagement progressif des mécanismes d'aide au développement », soit des centaines de millions de dollars en moins.Heureusement, se souvient Le Point Afrique, Sidi Ould Tah dispose de « relations de marque avec certains pays du Golfe » qui « pourraient l'aider à attirer de nouveaux capitaux. » Il a en tout cas quelques mois pour y penser : sa prise de fonctions est prévue le 1er septembre. Voilà qui devrait lui laisser le temps, conclut Wakat Séra, de « souffler un coup, en attendant de donner un nouveau souffle à la BAD ! » Une boisson inquiète en Côte d'IvoireElle s'appelle la Vody. Et ne vous laissez pas avoir par sa cannette au format aussi petit que ses couleurs sont éclatantes : 250ml de cette boisson contiennent « de la caféine, de la taurine, beaucoup de sucre, et 18 à 22% de vodka. » Voilà pour la recette, décortiquée par Le Monde Afrique. Et ça marche : « depuis son arrivée à Abidjan, au milieu des années 2010, retrace le quotidien, la Vody est devenue la boisson fétiche des rappeurs ivoiriens » qui la popularisent auprès des jeunes.C'est vrai, « le gouvernement ivoirien a tenté en 2023 de mettre un frein au phénomène » en interdisant l'importation de boissons énergisantes alcoolisées. Conclusion, les fabricants ont changé la recette de leurs canettes sur le marché local, « en retirant les composantes énergisantes. » Mais le taux d'alcool, lui, est le même. Or, raconte un adolescent, « le but premier a toujours été de se saouler, ». Et ce à moindre coût : une canette coûte entre 500 et 700 francs CFA, soit entre 0.75 et 1 euro. À ce prix-là, balaie l'étudiant, « si on veut l'effet énergisant, on peut se faire son cocktail soi-même. » La Vody a donc encore de beaux jours devant elle.

Priorité santé
Prendre soin de ses articulations

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 20, 2025 48:29


Arthrose, arthrite, rhumatismes, polyarthrite rhumatoïde… Les maladies des articulations sont nombreuses et peuvent toucher toutes les tranches d'âge, pas uniquement les personnes âgées. Comment prévenir ces maladies et prendre soin de ses articulations ? Quelles prises en charge existent pour ces maladies ? Peut-on ralentir leur évolution ?  Pr Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine-APHP à Paris. Professeur à Sorbonne Université. Chercheur au sein d'une équipe Inserm, dédiée à l'arthrose Pr Norbert Lamini, professeur agrégé de Rhumatologie au CHU de Brazzaville et enseignant chercheur à la Faculté des sciences de la santé de l'Université Marien NGOUABI, à Brazzaville au Congo. Secrétaire général de la société congolaise de Rhumatologie-soins de suite et de réadaptation.  Un reportage de Louise Caledec à l'Opéra de Paris.   ► En fin d'émission, nous dressons le bilan du premier Forum africain sur le don et la transplantation d'organes qui s'est tenu à Nouakchott du 16 au 18 mai 2025. Interview du Pr Abdellatif Sidi Aly, professeur-assistant de Néphrologie à la Faculté de médecine de Nouakchott en Mauritanie. Président du Conseil National du Don et de la Transplantation (CNDT).  Programmation musicale : ► Pawpaw rod – Shadow ► Ginton, Oumou Sangaré - Sabu.

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