Podcasts about en tunisie

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Afrique Économie
En Tunisie, les acteurs de l'agro-alimentaire veulent accélérer les échanges intra-africains

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:32


Le salon de l'industrie agroalimentaire africain International Food show for Africa a fermé ses portes mercredi 10 juin en Tunisie. Un grand rendez-vous qui est l'occasion pour les professionnels de l'agroalimentaire – fabricants, détaillants, professionnels de la restauration, importateurs et distributeurs – de réfléchir à des solutions susceptibles d'améliorer leurs échanges. À l'heure où le contexte géopolitique force beaucoup de pays vulnérables à revoir leurs importations et la logistique autour de la sécurité alimentaire, de nombreux acteurs africains plaident pour l'accélération des échanges intra-africains. De notre correspondante à Tunis, Dans le hall des expositions à la foire du Kram à Tunis, les échanges vont bon train pour l'Union des chambres de commerce sénégalaise, venue représenter les 14 chambres que compte le pays. Aliou Ndiaye en est le secrétaire général. Il évoque les nombreux défis au développement du commerce intra-africain : « Le principal défi aujourd'hui est le défi logistique, parce qu'il faut des routes pour que l'on puisse commercer entre les pays africains. » Autre défi de poids, souligne-t-il : celui de la formalisation. « Plus de 80% des entreprises sont informelles, et pour faire du commerce intra-africain, il faut du commerce formel », précise-t-il. Lors d'un panel sur les opportunités avec la Zone de libre-échange intercontinentale (Zlecaf), Aliou Ndiaye a insisté sur la nécessité pour le marché africain d'être plus compétitif. D'autant que les dynamiques d'import-export se redessinent avec la guerre russo-ukrainienne et au Moyen-Orient. « Même si on ouvre le marché de la Zlecaf, si le riz asiatique est moins cher et de meilleure qualité, les pays africains vont continuer d'acheter du riz asiatique », pointe Aliou Ndiaye. À lire aussiZLECAf : où en est le pari de l'intégration économique africaine ? 15 pays dans l'initiative du commerce guidé Tarek Boulmerka est le président de l'Association nationale des exportateurs algériens. Lui aussi insiste sur l'importance de construire de meilleures infrastructures : « La Mauritanie ou bien le Sénégal, la porte est juste à côté de l'Algérie. On est en train de faire une route, il ne nous reste que 600 kilomètres de voie terrestre [à construire]. Vous pouvez atteindre Nouakchott en un délai de 20 jours. » La priorité de la Tunisie est de booster les échanges avec son voisin algérien, son premier partenaire commercial africain. Ce dernier est très remarqué sur le salon avec ses 25 exposants. Mais la Tunisie souhaite également étendre ses échanges à plus de pays sur le continent. Elle est l'un des premiers pays à avoir adhéré à l'initiative du commerce guidé. Une initiative qui simplifie les procédures douanières, qui regroupe désormais 15 pays. « La nouvelle, c'est l'intégration la semaine dernière du Maroc et de l'Afrique du Sud à l'initiative du commerce guidé. C'est un ajout pour la Tunisie et notre économie », estime Oussama Ben Khalifa, de la chambre du commerce et de l'industrie tunisienne. Aujourd'hui, les échanges entre pays du continent ne représentent encore que 16% de l'ensemble de leurs flux commerciaux. À lire aussiL'inflation s'invite dans les préparatifs de l'Aïd en Tunisie

Rothen s'enflamme
ARCHIVE - CAZARRE ENCHAÎNAIT : L'After foot nous offre des invités exceptionnels en Tunisie

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 7:49


Nouveauté podcast. Chaque jour, retrouvez l'une des meilleures chroniques de Julien Cazarre lors de la saison dernière. Aujourd'hui, celle du mardi 10 juin 2025.

Reportage Afrique
Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: le maillot rose de l'équipe tunisienne séduit les supporters [10/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 2:29


En Tunisie, les préparatifs du Mondial ne font pas énormément d'émules car les Tunisiens attendent peu de leur équipe nationale, tristement connue pour ne pas dépasser le premier tour en Coupe du monde. Par contre, le maillot des Aigles de Carthage, lui, se vend bien, en particulier celui rose fluo. Ce n'est pas le maillot officiel de l'équipe, mais c'est le plus populaire chez les supporters. De notre correspondante à Tunis, Au souk de l'Ariana, en banlieue de Tunis, une imitation du maillot rose pétant de l'équipe nationale se vend au tarif de 30 dinars, soit 9 euros. Naceur le vend comme des petits pains. « C'est un maillot très populaire chez les jeunes, les filles le portent beaucoup et les garçons aussi. Je le vends aussi beaucoup aux Tunisiens de l'étranger qui sont venus là pendant la fête de l'Aïd ou qui vont venir cet été en vacances. La couleur flashy fait qu'ils l'achètent en souvenir ou même pour l'offrir à des amis », explique-t-il en arabe. L'élimination dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN) en janvier dernier a refroidi les supporters des Aigles. Le maillot rose va-t-il suffire à raviver la flamme ? Au souk, Naceur sent que ça frémit depuis quelques jours. « J'ai ceux qui achètent le vert, d'autres qui achètent le bleu. Du moment que c'est l'équipe nationale, ça marche. On reste une nation de foot même si on vit plus pour les clubs. Mais là, avec le Mondial, il y a un enthousiasme pour la sélection officielle. Ça reste notre équipe », ajoute-t-il. En centre-ville de Tunis, dans une boutique d'articles de sport, le maillot rose, orné d'un motif traditionnel de tapis tunisien, est parmi les plus vendus par rapport aux autres couleurs, selon Riadh Elinkicheri, gérant du magasin. « C'est vraiment le plus vendu en boutique. Il n'en reste que deux, mais il a été fait à la demande de la clientèle et des fans », précise-t-il en arabe. Derrière cette popularité, une demande initialement genrée, venue des supportrices. Mais au final, le maillot remporte aussi un franc succès auprès des hommes, surtout les jeunes. Dans cette boutique officielle, il est proposé à 99 dinars, soit 29 euros. « La demande du rose, c'était les supporters féminines qui voulaient surfer un peu sur la mode du rose et du côté trendy avec le maillot de la Juventus. Mais au final, les garçons l'achètent aussi. D'ailleurs, on fait des grandes tailles pour toutes les morphologies », souligne Riadh. Pourtant, pour les puristes comme le photographe officiel de l'équipe nationale, Hosni Manoubi, les couleurs rouge et blanche restent les favorites, car ce sont celles du drapeau national. « Il est destiné aux fans, c'est du commercial, du marketing. Moi, je ne porte pas le rose, c'est difficile », confie-t-il en français. Interrogé sur sa préférence parmi les maillots de l'équipe nationale, il répond sans hésiter : « Le blanc. C'est notre maillot avec des bandes rouges. Cela reste le plus symbolique. » Le plus symbolique, en effet, sera sans doute celui que porteront les joueurs tunisiens le 15 juin pour leur premier match du Mondial face à la Suède. À lire aussiCalendrier Mondial 2026 : programme complet, dates et horaires des matchs

Journal de l'Afrique
Tunisie : une migrante menacée de viol collectif sur les réseaux sur les réseaux

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 14:48


En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités, mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.

Reportage Afrique
La Tunisie est le pays d'Afrique avec le taux de vieillissement le plus rapide

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:23


En Tunisie, le vieillissement de la population est devenu un enjeu public après la publication des chiffres du dernier recensement. La part des personnes âgées de plus de 60 ans représente 17 % de la population, faisant de la Tunisie le pays d'Afrique où le taux de vieillissement est le plus rapide : en dix ans le nombre a triplé. Le pays tente de s'adapter à cette nouvelle donne démographique sur le plan tant sociétal que sanitaire. De notre correspondante à Tunis, Dans le parc de Sidi Bou Saïd, en banlieue de Tunis, Samir, 54 ans et entrepreneur, vient profiter de la quiétude pour travailler. Il n'habite plus en Tunisie depuis des années, mais revient une fois par mois pour s'occuper de ses parents. Un devoir, selon lui, dans un pays où les personnes âgées restent souvent au sein des familles, jusqu'à la fin de leur vie. « Je dirais que c'est même maintenant un challenge positif, confie le quinquagénaire. Mon père a 97 ans et demi, mon challenge c'est de le faire arriver centenaire. Donc, je le prends vraiment maintenant un peu comme un challenge, je le dorlote. »  Samir explique que culturellement, ce sont les enfants qui s'occupent de leurs parents, comme ces derniers se sont occupés d'eux dans leurs premières années de vie. Mais Samir a eu du mal à trouver une auxiliaire de vie pour aider ses parents lorsqu'il est absent, car le métier est encore trop peu répandu. « J'ai eu la chance il y a quelques mois de tomber sur une dame extraordinaire qui est maintenant l'auxiliaire de vie de mes parents, témoigne-t-il. Ça m'a beaucoup soulagé, mais on avait fait beaucoup d'essais avant, des essais pas très fructueux. Le vieillissement de la population se fait de façon assez accélérée en Tunisie, et j'ai le sentiment que le secteur ne s'est pas mis en adéquation. » À écouter dans 8 milliards de voisinsFaut-il lutter contre le déclin démographique ? Garder les personnes âgées à domicile Le cas de Samir est loin d'être isolé, selon Sonia Hammami, présidente de la Société tunisienne de gériatrie. Lors d'un congrès sur la gériatrie mi-mai à Hammamet, le sujet du vieillissement de la population tunisienne était au cœur des débats. « On a essayé un petit peu de discuter lors de notre panel des soins à domicile du sujet âgé, explique-t-elle. L'objectif principal est de garder le patient à domicile, entouré de sa famille. Donc, là, on s'inspire certes de l'expérience européenne, mais c'est un petit peu notre modèle pour protéger la famille tunisienne. » Outre le changement de modèle sociétal, la question des soins est primordiale. Le ministère de la Santé a annoncé en 2025 le lancement d'une spécialité sur 5 ans en gériatrie. Elle devrait débuter à la rentrée prochaine. À lire aussiPourquoi le vieillissement de la population va faire baisser notre niveau de vie

Afrique Économie
L'inflation s'invite dans les préparatifs de l'Aïd en Tunisie

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:26


Les musulmans du monde entier s'apprêtent à célébrer l'Aïd el-Kebir, mercredi 27 mai, la plus importante fête de leur calendrier. L'heure est aux préparatifs, notamment sur les marchés. Mais cette année, la fête se heurte à l'inflation. C'est le cas par exemple en Tunisie, où le mois dernier le prix de certaines denrées alimentaires a parfois augmenté de 20%. C'est la conséquence de retards d'approvisionnements, ou encore de la baisse de production suite aux aléas climatiques. Avec notre correspondante à Tunis, Au marché de gros de Bir Kassaa à Tunis, les vendeurs évitent de parler de la hausse des prix. Selon Imed, 61 ans, grossiste, « tout est disponible mais les prix varient chaque jour. Par exemple, à un moment, les pommes de terre étaient à 1,6 dinar le kilo, contre 2 dinars aujourd'hui ». Les prix sont fixés chaque matin selon la loi de l'offre et de la demande et selon le barème de référence publié par le ministère du Commerce. Pour Imed, les prix étant relativement encadrés dans le marché, le problème des prix élevés viendrait surtout des revendeurs : « Tous ceux qui vendent sans autorisation des denrées qu'ils n'achètent pas ici, c'est un problème, alors qu'ici au marché de gros, tout est en règle. » Des intermédiaires qui se multiplient Mais si ces revendeurs de fruits et légumes pullulent et s'approvisionnent parfois directement chez l'agriculteur, c'est aussi parce que les petits producteurs peinent à s'insérer dans ce circuit. Derrière cette difficulté se cache en fait un manque de trésorerie, causé par l'augmentation des prix des engrais et une production de plus en plus affectée par le réchauffement climatique. D'après Leith Ben Becheur, agriculteur et l'un des fondateurs du syndicat agricole Synagri, « les agriculteurs et les producteurs maraîchers dont les exploitations sont de petite taille n'ont pas nécessairement les moyens d'emmener leur production jusque là-bas. Il leur faut automatiquement un premier intermédiaire, qui est à la fois un transporteur et un acheteur de premier niveau. En plus de cela, il y a les marges que prennent les répartiteurs au niveau des marchés de gros, ainsi que des taxes. C'est pour ça qu'il y a de la vente un peu sauvage sur les routes et une multitude d'intermédiaires ». À ces problèmes s'ajoutent aussi des dysfonctionnements dans le stockage. Accusé de faire de la rétention de marchandises pour influencer les prix, le secteur fait l'objet de contrôles sévères depuis quatre ans, précise l'économiste Ridha Chkoundali : « Le fait de considérer le stockage des produits frais comme un comportement de spéculation a fortement perturbé ce secteur. Cela a découragé une partie des producteurs, entraînant une baisse importante de l'offre de ces produits, ce qui a contribué à la hausse significative des prix. » Depuis le mois de mai, l'impact du contexte géopolitique mondial se fait aussi ressentir sur les prix, selon le ministère du Commerce. À lire aussiTunisie: pour l'Aïd, les clients renoncent à l'achat d'un mouton entier

Maghrib in Past & Present | Podcasts
La disparition des communs en Tunisie : Un long processus de construction de la dépendance alimentaire

Maghrib in Past & Present | Podcasts

Play Episode Listen Later May 21, 2026 63:03


Episode 235: La disparition des communs en Tunisie : Un long processus de construction de la dépendance alimentaire Ce podcast essaie de dessiner les liens structurels et de causes à effets entre les processus et dynamiques de destruction ou de désintégration des « communs » particulièrement le foncier agricole et l'eau d'irrigation et la construction de la dépendance alimentaire. Par le terme « communs » j'entends l'ensemble des biens communs matériels et immatériels exclusivement « gérés » par une communauté d'usagers (tribus, sous tribus et grandes familles, communautés locales, …) à travers ses représentants et à partir d'un ensemble de mécanismes de gestions et de résolution de conflits entre les différents membres de la communauté. Ainsi, toute perte totale ou partielle de l'exclusivité de la gestion se traduit automatiquement à plus ou moins longs termes par une désintégration du « commun ». L'intervention de l'État depuis la période coloniale jusqu'à aujourd'hui dans l'organisation et la gestion du foncier agricole et des ressources hydrauliques s'est progressivement traduite par une déstructuration des communs. C'est ainsi que les communautés locales ont été progressivement dépossédées de leurs ressources locales (notamment la terre et l'eau agricoles) au profit de l'État, des colons pendant l'époque coloniale et/ou des divers acteurs de l'agrobusiness. Le résultat est une dépendance alimentaire du pays qui dépasse les 50 % des besoins de base, une destruction de la biodiversité et de l'environnement, une marginalisation de l'agriculture paysanne et du pastoralisme et un épuisement dramatique des ressources naturelles. Le « commun », jadis au cœur de la vie sociale et économique du pays, n'est plus qu'un lointain souvenir pratiquement imperceptible pour les jeunes générations. Habib Ayeb est docteur en géographie et Doctorat Honoris Causa de l'université de Ghent/Gand en Belgique. Il est géographe, chercheur et professeur émérite à l'Université de Paris 8 à Saint Denis, France et réalisateur indépendant de documentaires libres et engagés. Spécialiste de la géographie sociale, ses domaines de recherche couvrent les questions liées à la souveraineté alimentaire, l'environnement, les questions paysannes, le changement climatique, la marginalité et la pauvreté, le changement social, et le rôle de l'environnement dans le développement de la souveraineté alimentaire ... Un de ses projets de recherche en cours s'intitule Histoire orale de la production intellectuelle en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie (2023-2025). Vous trouverez ici le lien vers l'Étape 1 (2023). L'Étape 2 (2026) est en cours de réalisation. Ce podcast a été enregistré le 17 juin 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interprétation de l'extrait de nouba "Dziriya" par Dr. Noureddine Saoudi pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.

RTL Soir
"La justice a décidé de continuer son acharnement" : la fille d'un journaliste condamné en Tunisie réagit sur RTL

RTL Soir

Play Episode Listen Later May 13, 2026 1:17


La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus, dans un procès dénoncé par l'ONG Reporters sans frontières comme "du harcèlement judiciaire".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Afrique Économie
Énergies renouvelables en Tunisie: polémique sur l'attribution de concessions

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 6, 2026 2:31


En Tunisie, le vote parlementaire de plusieurs projets de concessions d'énergies renouvelables pour des centrales solaires photovoltaïques a fait polémique, aussi bien au Parlement que dans la société civile. Le pays est confronté à un déficit énergétique très élevé de 65% de ses besoins et dépend de l'importation de gaz naturel. Pour sortir de cette dépendance, les autorités souhaitent donc développer le renouvelable. Pour inciter les investissements, ils proposent notamment des concessions. Une mesure qui inquiète syndicats et associations, à la fois sur le plan de la souveraineté énergétique du pays et sur le coût pour la Société tunisienne d'électricité et de gaz (Steg). Avec notre correspondante à Tunis, Au Parlement tunisien, le 28 avril 2026, le débat a duré près de huit heures avant le vote final. Certains dénoncent une forme de « colonialisme économique » comme le formule le député Bilel Mechri lors de son intervention en plénière : « Voter en faveur de ce projet signifierait approuver que des compagnies étrangères profitent de la lumière de notre soleil, la vendent en devises avec peu de taxes et aucun engagement douanier, des avantages dont même la société tunisienne d'électricité et de gaz ne bénéficient pas. » La Société tunisienne d'électricité et de gaz - entreprise publique - ne serait pas en mesure à elle seule de construire et d'exploiter les centrales photovoltaïques qui permettraient d'atteindre en 2030 l'objectif des 35% de production d'énergie renouvelables fixés. Ce qui explique ce projet de concession à des entreprises étrangères, défend le ministre de l'Économie Samir Abdelhafidh auprès des députés : « Pour nous, il n'y a rien qui viole la souveraineté nationale. Vous dites qu'une concession de 20 à 30 ans représente une menace, alors que c'est la norme pour n'importe quelle concession. Nous espérons que les investisseurs tunisiens pourront aussi participer à ces projets, les syndicats du patronat nous ont confirmés qu'ils sont en discussion avec les investisseurs pour créer des opportunités. » « Nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations » Pour la société civile, le problème reste qu'il n'y a pas eu de consultation globale sur l'impact de ce type de loi dans le pays. « Il y a un problème qui n'a pas été suffisamment discuté, à savoir l'impact sur la société tunisienne d'électricité et de gaz et le coût sur la facture électrique finale. Certaines concessions ont déjà été données en 2019, nous ne savons même pas ce que ça a donné », a déclaré, lors d'une conférence de l'Observatoire de l'économie sur le sujet, l'ingénieur Ilyes Ben Ammar, membre du syndicat de la société de l'électricité et du gaz. Selon Achref Chibani, chercheur et activiste, spécialiste du changement climatique, le manque de transparence sur ces contrats reste un problème. « Ces projets peuvent peut-être aider l'économie et créer de l'emploi mais nous n'avons pas accès à suffisamment d'informations pour le savoir. Il n'y a pas eu de vraies discussions, ni de dialogue sur la question. même pour le débat au Parlement, nous l'avons su en dernière minute », regrette-t-il. Les cinq projets de concession ont été adoptés sans faire l'unanimité. Ils doivent encore passer devant la seconde chambre, le conseil des districts et des régions, avant d'être promulgués.

Reportage Afrique
En Tunisie, le livre «Jasminrose» pour expliquer les règles au-delà des tabous

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:33


En Tunisie, parler des règles n'est pas toujours facile ni dans le débat public ni dans l'intimité. Pour remédier à ce problème, la pharmacienne Ashraf Ben Messaoud a écrit un livre, Jasminrose : la révolution menstruelle, un guide complet aussi bien pour les adolescents que pour les parents, publié aux éditions Arabesques. Portrait de l'autrice pour cette journée mondiale du livre. De notre correspondante à Tunis,  Sur les étagères de la pharmacie où travaille Ashraf Ben Messaoud, à Tunis, le livre sur les règles trône fièrement à côté des culottes menstruelles Jasminrose, autre projet de la pharmacienne et autrice qui s'est passionnée pour le sujet grâce aux clientes de la pharmacie. « J'ai observé pendant longtemps ici, en pharmacie, beaucoup de femmes qui avaient beaucoup de questions et pas du tout de réponses quant à leur cycle menstruel, au fonctionnement de leur corps, explique-t-elle. Et elles venaient souvent soit pour se débarrasser de leurs règles, soit pour toujours aborder les règles de manière contraignante et de manière très négative. » En écrivant le livre, Ashraf Ben Messaoud balaie tous les sujets : la puberté, les hormones, le cycle menstruel, la précarité menstruelle mais aussi les tabous autour de la question. « Le premier mythe à déconstruire, c'est que le sang des règles serait sale, que ça serait une souillure. En dialecte tunisien, certaines femmes, quand elles ont leurs règles, disent : "Je suis massra" ou alors "twassart", ça veut dire que je suis sale, relaie l'autrice. Donc, c'est assez violent quand même comme étiquette. Ou le papa, par exemple, n'aborde jamais le sujet avec sa fille. Il lui dit : "Va voir ta mère, moi je ne sais pas ce que c'est". Il ne sait même pas aborder le sujet avec sa fille. » À écouter dans 8 milliards de voisinsComment briser le tabou des règles? Outiller les parents pour parler avec leurs filles Si Ashraf peine encore à accéder aux écoles avec son livre, elle s'est spécialisée pour animer des ateliers sur les règles dans tout le pays pour des groupes de femmes. « Il y a même des jeunes que j'ai reçues en pharmacie ou même dans les ateliers qui me disent : "Moi, il m'est arrivé de ne pas avoir mes règles pendant 6 ou 7 mois et j'étais contente de ne pas les avoir", alors qu'en vrai, elle avait un syndrome des ovaires polykystiques, elle avait des règles complètement irrégulières », pointe-t-elle. Pour Lilia Kamoun, éducatrice sur la parentalité et mère d'une fille de 11 ans, le livre a été une découverte. « Il y a le cachet culturel. Les règles, c'est un sujet tabou, même entre mère et fille, confie-t-elle. Pour moi, déjà, d'avoir cette capacité à lire et à en parler avec ma fille, ça m'a vraiment libérée, je me sentais outillée. » Grâce au livre, elles ont pu parler à bâtons rompus, chose que Lilia n'avait pas pu faire avec sa mère lorsqu'elle était adolescente. Une avancée qu'Ashraf espère vulgariser aussi auprès des pères. À lire aussi"J'ai mes règles en ce moment": comment les sportives lèvent le tabou du cycle menstruel

Reportage Afrique
En Tunisie, des passionnés s'emploient à rénover le patrimoine de la médina de Tunis

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:14


En Tunisie, un groupe de trois passionnés de la médina de Tunis s'intéresse à la restauration des puits et des majels, citernes en arabe, le patrimoine oublié de la vieille ville. La médina compte 5 000 maisons, avec des patios et presque autant de puits et de majels dont la moitié serait encore utilisée. Alors que le pays est en stress hydrique depuis des années et tente de trouver des solutions à la rareté de l'eau, la valorisation des sols de la médina permettrait une autosuffisance en eau à de nombreux habitants. Cette infrastructure hydraulique héritée de plusieurs siècles offre de nombreuses pistes de réflexion pour l'accès à cette ressource. De notre correspondante à Tunis, Dans le palais Dar Lasram de la médina de Tunis, l'ingénieur agronome Firas Khlifi fait découvrir un trésor oublié : l'entrée souterraine d'un majel, une citerne qui récupère l'eau pluviale collectée depuis le toit. « Là, c'est ce qu'on appelle l'arc, ou bien l'ouverture ou l'entrée », explique-t-il. Une structure qui, à première vue, ressemble à une simple alcôve. « On a l'impression que c'est une alcôve, on n'a pas l'impression que c'est quelque chose qui récolte l'eau », souligne le reportage. « Oui, mais c'est juste la partie exposée dans le patio. Dans la partie souterraine, on va trouver tout un monde qui parle. Donc, ce sont de très gros collecteurs d'eau, des cuves », précise Firas Khlifi. Cette eau douce, il y a plusieurs siècles, rythmait la vie des 270 hectares de la médina de Tunis, construite entre deux zones humides et sur une nappe phréatique. La maison typique était alors constituée d'un majel et d'un puits. « L'idée, dans l'histoire, c'est qu'ils commencent par le puits déjà avant de construire la maison, parce que le puits va diriger l'architecture de la maison », rappelle l'ingénieur agronome. Dans une autre demeure de la médina, à Dar Ben Gacem, Firas Khlifi montre un puits encore utilisé. « Si on ouvre le couvercle, il y a de l'eau, presque à deux mètres », confirme-t-il. Pour Leila Ben Gacem, propriétaire de deux maisons dans la médina, la restauration de ces puits est primordiale. « Le problème, lorsque l'on veut restaurer ces puits ou ces citernes, c'est qu'on trouve souvent une réticence des architectes, qui craignent l'humidité. Il y a aussi un manque de savoir-faire : très peu d'ouvriers connaissent cette ancienne architecture, donc ce n'est pas facile. Pourtant, ça pourrait être très utile d'avoir cette eau dans chaque maison », explique-t-elle. Désormais, l'eau de cette infrastructure n'est pas potable. Pourtant, à une époque, l'eau des « majels » de la médina avait valu à Tunis son surnom de « ville blanche ». Avant l'automne, chaque habitant nettoyait à la chaux son toit pour récupérer les premières pluies de septembre et désinfecter naturellement l'eau ainsi collectée. À lire aussiTunisie: la société civile s'organise face au patrimoine urbain en péril

Karim Benamor
Qima Moudhafa - Les Berbacha en Tunisie : ils ramassent ce que les autres jettent - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 45:57


Ils sillonnent les rues avant l'aube pour récupérer ce que d'autres jettent. Qui sont vraiment les Berbacha en Tunisie ? Karim Benamor reçoit le chercheur Sofien Jaballah, auteur de la première étude de terrain sur ce sujet, réalisée par le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux. Au programme : conditions de travail, valeur économique créée, et droits constitutionnels. Retrouvez l'étude complète sur EcoTous.tn. Qima Moudhafa est réalisée sous la supervision de l'Institut Arabe des Droits de l'Homme et de l'Institut Arabe des Chefs d'Entreprises, avec le soutien du projet Savoirs Éco, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France. يجوبون الشوارع قبل الفجر لجمع ما رماه الآخرون. من هم البرباشة في تونس فعلاً؟ يستضيف كريم بن عمر الباحث صفيان جبالله، صاحب أول دراسة ميدانية كبرى حول البرباشة، أنجزها المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية والاجتماعية. نناقش ظروف العمل، القيمة الاقتصادية المُنتَجة، والحقوق الدستورية. الدراسة كاملة على EcoTous.tn. برنامج القيمة المضافة تحت إشراف المعهد العربي لحقوق الإنسان والمعهد العربي لرؤساء المؤسسات، بدعم مشروع صوار اقتصاد الممول من الاتحاد الأوروبي وتنفذه خبراء فرنسا.

Afrique Économie
Tunisie: vers un retour de la centrale syndicale UGTT sur le devant de la scène?

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 2:17


En Tunisie, la centrale syndicale de l'UGTT (Union générale tunisienne du travail) est appelée à se repositionner politiquement après le renouvellement de sa direction lors d'un congrès électif anticipé fin mars. Une première grève sectorielle dans l'enseignement secondaire, le 7 avril, a donné le ton. Assiste-t-on au retour de cette organisation historique au premier plan ? « Une grève en présentiel » : les enseignants se sont tout de même retrouvés dans les écoles, l'habituel rassemblement des enseignants devant le ministère de l'Éducation n'a pas eu lieu. Mohamed Essaifi est le secrétaire général de la fédération de l'enseignement secondaire, basé dans la ville de Sfax, à l'est de la Tunisie. Il explique ce changement de stratégie après une année de tensions : « Malgré la campagne de diffamation dont nous sommes souvent victimes, la participation à la grève a atteint entre 60 et 70%, ce qui reste significatif dans un contexte où le gouvernement déduit maintenant les jours de grève des salaires, comme on l'a vu en février dernier lors des mouvements de grève précédents. D'où la décision de rester désormais présent dans les établissements pendant la grève. » Parmi les raisons de la grève, des augmentations salariales promises depuis des accords de 2019 et 2023 de 100 dinars par enseignant soit 30 euros, toujours pas appliquées, ainsi qu'une absence totale de dialogue avec le ministère de tutelle : « Nous avons énormément d'autres problèmes, la violence à l'école, le décrochage scolaire, la surcharge de travail, mais il n'y pas de dialogue social depuis des mois, et donc pas de communication entre le ministère de l'Éducation et le syndicat enseignant. Ce qui témoigne aussi d'un problème plus large à l'échelle nationale, où nous sommes totalement exclus de toutes les réformes. » Le 23 mars 2026, à une semaine du congrès de la Centrale syndicale, le président Kaïs Saïed a réuni ses ministres pour parler des augmentations salariales dans plusieurs secteurs, sans l'UGTT. Aujourd'hui, deux semaines après le congrès électif de la Centrale, et malgré ses appels à la reprise d'un dialogue, les demandes sont restées lettre morte selon le chercheur en sciences politiques Mohamed Dhia Hammami : « Jusqu'à maintenant, il n'y a pas eu d'indicateur d'apaisement entre l'UGTT et la présidence. L'objectif de Kaïs Saïed est d'isoler politiquement l'UGTT, et donc d'affaiblir son levier qui est essentiellement basé sur la représentation de la place des travailleurs. » L'UGTT devait profiter du congrès pour se renforcer après une crise en interne de plusieurs années, mais un repositionnement en force sur la scène politique reste encore incertain. À lire aussiTunisie: Slaheddine Selmi prend la tête de l'UGTT avec la promesse de relancer le dialogue social

Maghrib in Past & Present | Podcasts
Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l'épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux

Maghrib in Past & Present | Podcasts

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 52:42


Episode 230: Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l'épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux L'essentiel des écrits sur les questions foncières en Tunisie, mais aussi dans tout le reste du Maghreb, est le produit du savoir colonial. Ce dernier a fondé toute une manière de voir des réalités totalement en faveur d'une politique de spoliation des terres au profit des colons. D'où la nécessité de réviser ce savoir et surtout de l'indigéniser en le déconstruisant totalement si l'on veut réellement se libérer de ce fardeau handicapant. La question de l'appropriation des mawât ne devient constamment posée que durant la période précoloniale (16e – 19esiècles). A l'époque hafside, c'est-à-dire avant l'installation du pouvoir turc en 1574, la gestion des terres mawât se faisait, selon la norme islamique. L'action de leur vivification est soumise à l'autorisation préalable du Bayt al-mâl si la terre mawât en question est située dans la zone occupée (al-‘amara), moyennant le paiement d'une taxe de vivification. En revanche, si la terre mawât se trouve loin de la zone occupée, l'action de vivification n'exige aucune autorisation préalable. Elle est soumise, quand même, au paiement d'une taxe de vivification. C'est à partir de l'époque ottomane, en 1574, que la gestion des terres mawât commence réellement à faire objet de débats, sans cesse renouvelés, entre les différents protagonistes, et ce jusqu'à la veille de la colonisation en 1881. Avec la colonisation, leur gestion prend d'autres dimensions encore plus sophistiquées, justement pour satisfaire à la demande de la colonie française installée en Tunisie.  Abdelhamid Henia est Professeur émérite de l'Université de Tunis, fondateur et ancien Directeur du Laboratoire ‘‘DIRASET'' études maghrébines, ancien Directeur du Département d'histoire à Doha Institute For Graduate Studies, membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts - « Beit al-Hikma », et Président du Département des sciences humaines et sociales dans cette même institution. Il a publié de nombreux ouvrages : Le Jérid : ses rapports avec le Beylik de Tunis (1676-1840) (1980), Propriété et stratégies sociales à Tunis (XVIe-XIXe siècles) (1999), La recherche au Laboratoire DIRASET études maghrébines sur la base de l'interdisciplinarité et de la diversité des méthodes : pour une indigénisation de la recherche (en arabe) (2012), Le frère, le sujet et le citoyen. Dynamique du statut politique de l'individu en Tunisie (2015), et La Tunisie ottomane. Construction de l'Etat et du territoire (en arabe : Tûnis al-‘uthmâniyya. Binâ' al-dawla wa-l-majâl) (2024). Il a coordonné et publié onze ouvrages collectifs, et il a quatre-vingts articles publiés en arabe, en français et en italien. Ses recherches ont porté principalement sur les aspects de la modernité en Tunisie et au Maghreb en général, sur le processus de leur construction, notamment celui de l'État moderne, le rapport entre le religieux et le politique, le processus d'individuation de la société et la question de l'indigénisation du savoir. Ce podcast a été enregistré via Zoom le 29 mai 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l'introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.

Karim Benamor
Qima Moudhafa - L'Impôt sur la Fortune en Tunisie 2026 : de l'immobilier à la fortune globale - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 60:26


Qu'est-ce que l'impôt sur la fortune globale introduit par l'article 88 de la loi de finances 2026 ? Karim Benamor reçoit Wassim Turki, expert-comptable, pour décrypter ce nouveau dispositif. Au programme : seuil d'assujettissement (3 millions DT), éléments inclus dans la fortune, exonérations explicites, taux applicables, et conseils pratiques. Date limite de déclaration : 30 juin 2026. Émission réalisée avec le soutien du projet Savoirs Éco, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France. Pour aller plus loin : EcoTous.tn ما هي ضريبة الثروة الشاملة التي أقرّها الفصل 88 من قانون المالية 2026؟ يستضيف كريم بن عمر الخبير المحاسب وسيم التركي لشرح هذا النظام الجديد. نناقش عتبة الإخضاع (3 ملايين دينار)، مكونات الثروة الخاضعة، الإعفاءات الصريحة، النسب المطبقة، ونصائح عملية للمكلفين. الموعد النهائي للتصريح: 30 جوان 2026. برنامج بدعم مشروع نحكيو اقتصاد الممول من الاتحاد الأوروبي وتنفذه خبراء فرنسا. للمزيد: EcoTous.tn

Karim Benamor
Qima Moudhafa - Le statut d'auto-entrepreneur en Tunisie - De l'économie informelle à la dignité - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 62:23


Plus de 1,3 million de Tunisiens travaillent sans existence légale ni protection sociale. Karim Benamor reçoit Hafedh Zribi, expert-comptable, pour analyser les dernières modifications du régime d'auto-entrepreneur (lois de finances 2023 et 2025). Au programme : contribution forfaitaire, ligne de crédit BTS, activités éligibles, et conditions de radiation. Inscription 100% digitale : www.autoentrepreneur.tn. Émission réalisée avec le soutien du projet Savoirs Éco, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France. Pour aller plus loin : EcoTous.tn أكثر من 1,3 مليون تونسي يعملون دون وجود قانوني أو حماية اجتماعية. يستضيف كريم بن عمر الخبير المحاسب حافظ الزريبي لتحليل آخر تعديلات نظام المبادر الذاتي (قانونا مالية 2023 و2025). نناقش المساهمة الجزافية، خط التمويل عبر البنك التونسي للتضامن، الأنشطة المؤهلة، وشروط الشطب. التسجيل رقمي: www.autoentrepreneur.tn. برنامج بدعم مشروع نحكيو اقتصاد الممول من الاتحاد الأوروبي وتنفذه خبراء فرنسا. للمزيد: EcoTous.tn

Karim Benamor
Qima Moudhafa - Le cash en Tunisie : pourquoi le liquide reste roi - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 64:28


Pourquoi 26 milliards de dinars circulent-ils hors du système bancaire ? Karim Benamor reçoit Anis Ben Said, conseiller fiscal, pour analyser la domination du cash dans les transactions quotidiennes en Tunisie. Au programme : raisons culturelles et structurelles, poids de l'économie informelle (30 à 40% du PIB), freins à la digitalisation, et réformes nécessaires. Émission réalisée dans le cadre de l'initiative Économie pour Tous, avec le soutien du projet Savoirs Éco, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France. Pour aller plus loin : EcoTous.tn لماذا يتداول أكثر من 26 مليار دينار خارج المنظومة البنكية؟ يستضيف كريم بن عمر المستشار الجبائي أنيس بن سعيد لتحليل هيمنة النقد على المعاملات اليومية في تونس. نناقش الأسباب الثقافية والهيكلية، ثقل الاقتصاد الموازي المُقدَّر بين 30 و40% من الناتج المحلي، وعوائق الدفع الإلكتروني والإصلاحات المطلوبة. برنامج منجز في إطار مبادرة اقتصاد للجميع بدعم مشروع نحكيو اقتصاد الممول من الاتحاد الأوروبي وتنفذه خبراء فرنسا. للمزيد: EcoTous.tn

Karim Benamor
Qima Moudhafa - Caisses enregistreuses en Tunisie - Une révolution fiscale après 9 ans d'attente - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 54:09


Le 1er novembre 2025 marque l'entrée en vigueur des caisses enregistreuses obligatoires dans les cafés, restaurants et salons de thé tunisiens, neuf ans après le vote de la loi. Karim Benamor reçoit Slim Mannai, expert-comptable, pour analyser ce dispositif. Au programme : architecture technique, calendrier progressif jusqu'en 2028, obligations, sanctions, et défis structurels. Rendez-vous tous les mardis de 11h à 12h sur Essaida FM. Émission réalisée avec le soutien du projet Savoirs Éco, financé par l'UE et mis en œuvre par Expertise France. Pour aller plus loin : EcoTous.tn الفاتح من نوفمبر 2025 يُرسّخ دخول أجهزة تسجيل العمليات حيز التنفيذ في المقاهي والمطاعم وقاعات الشاي التونسية، بعد تسع سنوات من التأخير. يستضيف كريم بن عمر الخبير المحاسب سليم المناعي لتحليل هذه المنظومة. نناقش الهندسة التقنية، الرزنامة التدريجية حتى 2028، الالتزامات والعقوبات، والتحديات الهيكلية. موعدنا كل ثلاثاء 11:00-12:00 على Essaida FM. برنامج بدعم مشروع نحكيو اقتصاد الممول من الاتحاد الأوروبي وتنفذه خبراء فرنسا. للمزيد: EcoTous.tn

Reportage Afrique
En Tunisie, le réalisateur Nejib Belkadhi ressuscite l'émission mythique «Chems Allik»

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 2:30


En Tunisie, le réalisateur et acteur Nejib Belkadhi a ressuscité l'émission Chems Allik, une émission phare des années 2000 diffusée à l'époque par Canal Horizon en Tunisie. Son audace, son aspect décalé et sans tabous malgré la dictature, a marqué toute une génération de jeunes, à une époque où les réseaux sociaux n'existaient pas. Elle a ouvert la voie à une liberté d'expression et de ton qui résonne encore dans la période actuelle aujourd'hui. De notre correspondante à Tunis, La première projection à Tunis du documentaire consacré à Chams Allik a été marquée par l'émotion et les rires du public. Vingt-sept ans après la diffusion du premier épisode, Nejib Belkadhi, l'un des membres du casting, a pu exploiter des heures d'images d'archives restées sur VHS. « C'est l'IA, l'intelligence artificielle, qui nous permet aujourd'hui de restaurer ces images et de passer d'un format SD à un format 4K projetable sur grand écran », explique-t-il. Nejib Belkadhi et ses acolytes, tous acteurs ou humoristes, se mettaient en scène dans les rues tunisiennes pour mener des interviews décalées. Leur émission offrait un sous-texte en opposition avec le traitement médiatique de l'époque, dominé par la censure sous la dictature de Zine El Abidine Ben Ali. « Sous ses airs de décalage, d'émission un peu satirique, il y avait une deuxième lecture qui était toujours là. On s'est intéressé aux gens oubliés. À l'époque, on ne parlait pas de tout ça, on n'avait pas le droit d'en parler. On ne parlait pas des gens marginalisés, des gens seuls, des gens qui ne travaillent pas, du racisme ou de l'émigration clandestine. Nous, on a pris le micro et la caméra, on est partis voir les gens dans les quartiers défavorisés, mais toujours dans le rire. Je crois que c'est ce qui nous a permis de continuer malgré la censure », confie-t-il. Un moment fort Certains épisodes ont toutefois été censurés, comme celui abordant le régionalisme. Le départ de Canal Horizons de Tunisie a mis fin à l'aventure après trois saisons. Revoir ces images aujourd'hui, dans un contexte politique toujours complexe, reste un moment fort pour Sawssen Maalej, actrice ayant participé à Chams Allik. « Avec le recul, on réalise qu'on faisait quelque chose d'assez résistant, de subversif. C'est un ton qu'on a perdu dans nos médias actuellement », souligne-t-elle. La projection a également attiré de nombreux jeunes, comme Nour Jouini, 23 ans, étudiant. « Même si ce n'est pas ma génération, j'entends encore parler d'eux, car ils ont ouvert un espace d'expression à une époque où c'était quasi impossible. Leur façon d'aborder des sujets tabous, qui le restent jusqu'à aujourd'hui, était vraiment révolutionnaire », témoigne-t-il. Ce documentaire hommage sera rediffusé en salles en Tunisie avant d'être mis en ligne sur YouTube, afin de rendre ces images numérisées accessibles à tous. À lire aussiTunisie: des violations des droits humains observées sur tout le territoire

Revue de presse Afrique
À la Une: en Tunisie, lourde condamnation pour la militante antiraciste Saadia Mosbah

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 3:56


Les principaux opposants politiques au président Saïed en prison, des défenseurs des droits, des avocats, des syndicalistes et des journalistes poursuivis en justice et souvent condamnés : Saadia Mosbah n'a pas échappé à cette règle qui prévaut en Tunisie. Rien ni personne ne doit contester les actes du pouvoir en place. Emprisonnée depuis près de deux ans pour des accusations de malversations financières, la présidente de l'association M'nemty (mon rêve) a été condamnée jeudi dernier à huit ans de prison et à une lourde amende. « Saadia Mosbah, 66 ans, avait été en première ligne, rappelle Le Monde Afrique, pour défendre les migrants en provenance d'Afrique subsaharienne, après un virulent discours en février 2023 du président tunisien, Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de "hordes de migrants clandestins" et un complot "pour changer la composition démographique" du pays. (…) Ancienne hôtesse de l'air, elle-même noire de peau, elle avait été à l'origine de l'adoption en 2018 d'une loi pionnière pour le Maghreb contre les discriminations raciales. » À lire aussiEn Tunisie, la militante antiraciste Saadia Mosbah condamnée à huit ans de prison Pression accrue sur les ONG En Tunisie, silence prudent des médias… C'est dans la presse étrangère qu'on commente cette condamnation. Notamment chez le voisin algérien : « Sombres jours pour les libertés en Tunisie, s'exclame Le Matin d'Algérie. Saadia Mosbah vient d'être arbitrairement condamnée par une justice aux ordres. (…) Pour les observateurs tunisiens et internationaux, cette condamnation illustre une tendance inquiétante, pointe le quotidien algérien : une pression accrue sur les ONG et les militants antiracistes, en particulier ceux qui défendent les droits des migrants. Plusieurs organisations dénoncent la multiplication des poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile, qu'elles jugent motivées par des raisons politiques plutôt que pénales. L'affaire Saadia Mosbah reste un signal fort pour la société civile tunisienne, conclut Le Matin d'Algérie, et acte l'absence de liberté d'association et d'indépendance de la justice dans ce pays. » Le site Afrik.com s'insurge : « Que fait Saadia Mosbah dans les geôles de Kaïs Saïed ? (…) Oui, en 2026, reconnaître pleinement l'autre comme son semblable, comme un être humain titulaire de droits, au premier rang desquels figure le droit fondamental à la vie, peut vous être reproché pénalement (en Tunisie). Oui, en 2026, une femme, une mère, un être humain, est condamnée en Tunisie à huit ans d'emprisonnement pour avoir défendu le respect du droit à la vie de chacun. (…) La souveraineté de la Tunisie ne saurait être placée au-dessus des droits humains, affirme encore Afrik.com. Au contraire, elle doit garantir à chaque Tunisien et à chaque être humain se trouvant sur son territoire le respect du droit à la vie et la protection de ses droits fondamentaux. » Le Cameroun : « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme » À la Une également le Cameroun… Un pays verrouillé, constate Le Monde Afrique, avec cette longue analyse sur la situation politique du pays, cinq mois après la présidentielle et la réélection contestée de Paul Biya, 93 ans, à un huitième mandat. « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme », titre le journal. En effet, depuis octobre dernier, « aucun nouveau gouvernement n'a encore été formé, malgré les attentes d'ouverture et de pacification après la dernière crise électorale. Paul Biya a pourtant promis de s'y atteler. "Dans les prochains jours", disait-il, le 31 décembre dernier. Puis, à nouveau, le 10 février, la dernière fois que les Camerounais ont vu leur président (à la télévision) et entendu le son de sa voix usée. (…) Face à ce pouvoir granitique, l'opposition a rendu les armes, relève Le Monde Afrique. Issa Tchiroma, candidat malheureux à la présidentielle, jugeant sa vie menacée, a discrètement trouvé refuge au Nigeria, puis en Gambie. Impossible pour lui d'organiser la résistance loin de ses troupes. La société civile survit, sujette aux "intimidations et à la peur". C'est dans ce contexte, pointe encore Le Monde Afrique, que le pape Léon XIV se rendra dans le pays, du 15 au 18 avril, au milieu de sa tournée africaine. Une visite qui divise le camp de la contestation, entre ceux qui l'assimilent à un acte de légitimation d'un pouvoir usurpé et ceux qui espèrent que le pape abordera les sujets qui fâchent le pouvoir. »

Revue de presse Afrique
À la Une: en Tunisie, lourde condamnation pour la militante antiraciste Saadia Mosbah

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 3:56


Les principaux opposants politiques au président Saïed en prison, des défenseurs des droits, des avocats, des syndicalistes et des journalistes poursuivis en justice et souvent condamnés : Saadia Mosbah n'a pas échappé à cette règle qui prévaut en Tunisie. Rien ni personne ne doit contester les actes du pouvoir en place. Emprisonnée depuis près de deux ans pour des accusations de malversations financières, la présidente de l'association M'nemty (mon rêve) a été condamnée jeudi dernier à huit ans de prison et à une lourde amende. « Saadia Mosbah, 66 ans, avait été en première ligne, rappelle Le Monde Afrique, pour défendre les migrants en provenance d'Afrique subsaharienne, après un virulent discours en février 2023 du président tunisien, Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de "hordes de migrants clandestins" et un complot "pour changer la composition démographique" du pays. (…) Ancienne hôtesse de l'air, elle-même noire de peau, elle avait été à l'origine de l'adoption en 2018 d'une loi pionnière pour le Maghreb contre les discriminations raciales. » À lire aussiEn Tunisie, la militante antiraciste Saadia Mosbah condamnée à huit ans de prison Pression accrue sur les ONG En Tunisie, silence prudent des médias… C'est dans la presse étrangère qu'on commente cette condamnation. Notamment chez le voisin algérien : « Sombres jours pour les libertés en Tunisie, s'exclame Le Matin d'Algérie. Saadia Mosbah vient d'être arbitrairement condamnée par une justice aux ordres. (…) Pour les observateurs tunisiens et internationaux, cette condamnation illustre une tendance inquiétante, pointe le quotidien algérien : une pression accrue sur les ONG et les militants antiracistes, en particulier ceux qui défendent les droits des migrants. Plusieurs organisations dénoncent la multiplication des poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile, qu'elles jugent motivées par des raisons politiques plutôt que pénales. L'affaire Saadia Mosbah reste un signal fort pour la société civile tunisienne, conclut Le Matin d'Algérie, et acte l'absence de liberté d'association et d'indépendance de la justice dans ce pays. » Le site Afrik.com s'insurge : « Que fait Saadia Mosbah dans les geôles de Kaïs Saïed ? (…) Oui, en 2026, reconnaître pleinement l'autre comme son semblable, comme un être humain titulaire de droits, au premier rang desquels figure le droit fondamental à la vie, peut vous être reproché pénalement (en Tunisie). Oui, en 2026, une femme, une mère, un être humain, est condamnée en Tunisie à huit ans d'emprisonnement pour avoir défendu le respect du droit à la vie de chacun. (…) La souveraineté de la Tunisie ne saurait être placée au-dessus des droits humains, affirme encore Afrik.com. Au contraire, elle doit garantir à chaque Tunisien et à chaque être humain se trouvant sur son territoire le respect du droit à la vie et la protection de ses droits fondamentaux. » Le Cameroun : « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme » À la Une également le Cameroun… Un pays verrouillé, constate Le Monde Afrique, avec cette longue analyse sur la situation politique du pays, cinq mois après la présidentielle et la réélection contestée de Paul Biya, 93 ans, à un huitième mandat. « Une gérontocratie engluée dans l'immobilisme », titre le journal. En effet, depuis octobre dernier, « aucun nouveau gouvernement n'a encore été formé, malgré les attentes d'ouverture et de pacification après la dernière crise électorale. Paul Biya a pourtant promis de s'y atteler. "Dans les prochains jours", disait-il, le 31 décembre dernier. Puis, à nouveau, le 10 février, la dernière fois que les Camerounais ont vu leur président (à la télévision) et entendu le son de sa voix usée. (…) Face à ce pouvoir granitique, l'opposition a rendu les armes, relève Le Monde Afrique. Issa Tchiroma, candidat malheureux à la présidentielle, jugeant sa vie menacée, a discrètement trouvé refuge au Nigeria, puis en Gambie. Impossible pour lui d'organiser la résistance loin de ses troupes. La société civile survit, sujette aux "intimidations et à la peur". C'est dans ce contexte, pointe encore Le Monde Afrique, que le pape Léon XIV se rendra dans le pays, du 15 au 18 avril, au milieu de sa tournée africaine. Une visite qui divise le camp de la contestation, entre ceux qui l'assimilent à un acte de légitimation d'un pouvoir usurpé et ceux qui espèrent que le pape abordera les sujets qui fâchent le pouvoir. »

Karim Benamor
Qima Moudhafa - La réforme des chèques en Tunisie : 1 an après - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 54:28


Le 2 février 2025 : la Tunisie entrait dans l'ère du chèque sécurisé. Un an après : le cash atteint un record historique de 26,178 milliards de dinars. Que s'est-il passé ? Dans ce nouvel épisode de Qima Moudhafa – القيمة المضافة, Habib Zitouna, professeur d'économie à la faculté des Sciences économiques et de gestion de Tunis, nous livre une analyse sans détour : → Pourquoi les chèques ont chuté de 94% en quelques mois → Comment les PME ont encaissé le choc (-50% de revenus pour certaines) → Où sont passés les consommateurs (47% en difficulté de paiement) → Quelles alternatives émergent (lettres de change +155%) Entre modernisation nécessaire et transition brutale, où placer le curseur ? Une émission pour comprendre une réforme qui touche directement votre quotidien. Ce projet est soutenu par Savoirs éco, projet financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Expertise France qui vise à appuyer les Structures Productrices de Savoirs à vocation Économique (SPSE) en Tunisie. Date de diffusion : 10 février 2026 Invité : Habib Zitouna Émission : Qima Moudhafa – القيمة المضافة Projet : IACE + IADH | Essaida FM | Savoirs Éco / Expertise France / UE 2 فبراير 2025: دخلت تونس عصر الشيك المؤمّن. بعد عام واحد: بلغت السيولة النقدية رقماً قياسياً تاريخياً قدره 26,178 مليار دينار. ماذا حدث؟ في هذه الحلقة الجديدة من برنامج القيمة المضافة – Qima Moudhafa، يقدّم لنا حبيب الزيتونة، أستاذ الاقتصاد بكلية العلوم الاقتصادية والتصرف بتونس، تحليلاً مباشراً وصريحاً: → لماذا انخفضت الشيكات بنسبة 94% في بضعة أشهر → كيف تلقّت المؤسسات الصغرى والمتوسطة الصدمة (انخفاض 50% من الإيرادات لدى بعضها) → أين أصبح المستهلكون (47% يواجهون صعوبات في الدفع) → ما هي البدائل الناشئة (ارتفاع السفاتج بنسبة +155%) بين التحديث الضروري والانتقال المفاجئ، أين نضع المعيار؟ حلقة لفهم إصلاح يمسّ حياتكم اليومية بشكل مباشر. هذا المشروع مدعوم من Savoirs Éco، وهو مشروع ممول من الاتحاد الأوروبي ومنفّذ من قبل Expertise France، ويهدف إلى دعم الهياكل المنتجة للمعارف ذات البعد الاقتصادي في تونس. تاريخ البث: 10 فبراير 2026 الضيف: حبيب الزيتونة البرنامج: القيمة المضافة – Qima Moudhafa المشروع: المعهد العربي لرؤساء المؤسسات + المعهد العربي لحقوق الإنسان | إذاعة الصايدة | Savoirs Éco / Expertise France / الاتحاد الأوروبي

Afrique Économie
En Tunisie, un nouveau ramadan sous le signe d'une forte hausse des prix

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 2:22


En Tunisie, les courses du ramadan se font sous le signe de l'inflation. Le prix des bananes a atteint 20 dinars le kilo, soit près de 6 euros, du jamais-vu. Les prix de la viande rouge sont également en hausse : 60 dinars (18 euros) au lieu de 42 dinars, le prix officiellement fixé par l'État. Les tarifs des fruits et légumes ont aussi augmenté de 17,7% par rapport à 2025. Pour les consommateurs, c'est une gymnastique quotidienne pour savoir quoi acheter et rester dans son budget. De notre correspondante à Tunis, Dans un point de vente direct du producteur au consommateur à Tunis, ouvert spécialement pour le ramadan, le calme règne. Les maraîchers n'ont pas besoin d'alpaguer les clients avec des slogans, ils pratiquent déjà des prix plus bas que dans les autres commerces. Jamila est venue avec son mari dans l'espoir de trouver des produits moins chers : « Honnêtement, tout est cher partout. Mais ici, il semble que ce soit un peu mieux, en tout cas pour la viande. Avant, j'achetais une bonne viande comme de l'agneau si jamais on recevait des invités pendant ramadan. Maintenant, je ne me le permets plus. Je n'achète plus de viande à stocker au congélateur non plus, je fais au jour le jour. » Le prix des fruits et légumes a aussi beaucoup augmenté, comme le signale Mourad, qui occupe pourtant un emploi bien rémunéré. « Ici, le kilo de poivrons est à 3,4 dinars.  Pour quelqu'un dans le besoin, c'est beaucoup. Les bananes, c'est un scandale. D'ailleurs, je fais comme tout le monde : quand c'est cher, je n'achète plus. Les fruits sont devenus un luxe, donc je me dis que je peux m'en passer, et puis voilà, tant pis », déclare Mourad. « L'inflation alimentaire a historiquement dépassé l'inflation globale, ce qui renforce la sensation d'appauvrissement » Les prix ont atteint un tel seuil que dans la ville de Sfax, à l'est du pays, des citoyens ont mené une vaste campagne de boycott contre le marché aux poissons de la ville. Une initiative encouragée par l'organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic). « Le boycott est devenu la seule arme du consommateur, et au moins, cela a un effet immédiat. À Sfax, les poissonniers ont dû arrêter leur flambée des prix suite à cette campagne. Donc pour moi, il faut encourager le boycott quand l'augmentation des prix est déraisonnable. C'est une culture que nous devons avoir », estime Lotfi Riahi, le président de l'OTIC. Pour l'économiste Ridha Chkoundali, c'est l'accumulation de plusieurs hausses des prix ces dernières années qui renforce le décalage entre une inflation officielle relativement stable à 5%, et l'inflation alimentaire ressentie comme une hausse en continue. « L'inflation alimentaire a historiquement dépassé l'inflation globale, ce qui renforce la sensation d'appauvrissement, particulièrement dans une période où la consommation alimentaire représente une part plus importante du budget des ménages », décrypte l'analyste. En dehors de l'alimentaire, les produits importés ont particulièrement augmenté, alerte Lotfi Riahi. C'est le cas par exemple des vêtements importés à 80% de Turquie et de Chine pour la fête de l'Aïd.

Karim Benamor
Qima Moudhafa - Loi 2025-9 : Le grand bouleversement du monde du travail en Tunisie - القيمة المضافة

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 57:54


44,8% des travailleurs tunisiens (soit 1,6 million de personnes) évoluent dans le secteur informel, sans contrat ni protection sociale. La loi n°2025-9 du 21 mai 2025 vient bouleverser les règles du jeu : CDI comme norme, fin du prêt de personnel, encadrement strict de la sous-traitance. Dans cet épisode, nous explorons avec Mondher Khanfir (Senior Advisor) : → Les nouvelles règles : CDI obligatoire, CDD limité à 3 cas précis, interdiction du prêt de main-d'œuvre → Le concept de "cœur de métier" : Quelle différence entre sous-traitance interdite et prestation de services autorisée ? → La vision critique : Pourquoi parle-t-on d'une "vision réductrice" qui marginalise les indépendants et les travailleurs des plateformes ? → La flexicurité à la tunisienne : Peut-on concilier stabilité de l'emploi et adaptation économique ? → L'impact sur les PME : Risque d'informalisation accrue si les petites structures sont étouffées par des règles trop rigides → Solutions concrètes : Observatoire indépendant, régimes simplifiés pour les TPE, protection renforcée des femmes rurales Le débat central : Comment garantir le droit au travail digne (Article 40 de la Constitution) sans compromettre la compétitivité et l'investissement ? Ce projet est soutenu par Savoirs éco, projet financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Expertise France qui vise à appuyer les Structures Productrices de Savoirs à vocation Économique (SPSE) en Tunisie. Date de diffusion : 10 février 2026 Invité : Mondher Khanfir Émission : Qima Moudhafa – القيمة المضافة Projet : IACE + IADH | Essaida FM | Savoirs Éco / Expertise France / UE

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Fer de lance du président Kaïs Saïed depuis son premier mandat en 2019, la question de la récupération des biens spoliés sous l'ère de la dictature de Zine el-Abidine Ben Ali revient souvent dans ses discours mais sur le plan judiciaire, la procédure piétine. Un article de Lilia Blaise publié dimanche 22 février et lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

radio DCmag
Amir Ben Gacem, fondateur et CEO de Solecript, présente son projet de datacenter en Tunisie

radio DCmag

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 16:35


L'interview exclusive d'Amir Ben Gacem, fondateur et CEO de Solecript, lors de l'ADCD, le forum Africa Datacenters & Cloud Days (ADCD) 2026 qui s'est tenu début février à Tunis Acteur émergent des infrastructures numériques durables, SoleCrypt est une société anglo-tunisienne qui va construire à Bizerte, dans le nord de la Tunisie, au pied de trois câble sous-marin dont Medusa, un datacenter d'IA de 20 MW, en partenariat avec Schneider Electric, et alimenté en énergie 100% renouvelable par un projet solaire de 60 MW dans le désert de Tozeur.

DigiClub
DigiClub Ep186 - 5G en Tunisie : un an après, réussite ou échec ?

DigiClub

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 60:21


Dans l'épisode 186 de DigiClub, podcast tech powered by Huawei, ooredoo Business et Bac Pay, nous faisons le point sur une année de 5G en Tunisie, un an après son lancement commercial en février 2025. Notre invité, Ibrahim Arfaoui, Directeur du Département Radio chez Huawei Tunisie, dresse un bilan qu'il qualifie de très positif, voire supérieur aux prévisions initiales. Au cœur de cette dynamique, la 5G FWA (Fixed Wireless Access) a permis de connecter davantage de foyers, tout en relançant l'intérêt pour la fibre optique. Résultat : le marché de la data fixe reprend de la vigueur. Un signal fort qui confirme l'appétence des Tunisiens pour le très haut débit, portée par le streaming vidéo, le gaming mobile, la visioconférence et la multiplication des caméras de surveillance. Nous revenons ensuite sur le Mobile Broadband (MBB) et sur les raisons pour lesquelles la 5G n'a pas encore pleinement trouvé son public sur ce segment. Ibrahim Arfaoui explique pourquoi cette phase est normale et évoque des pistes concrètes pour accélérer l'adoption, notamment à travers la virtualisation du smartphone dans le cloud. Une approche qui permettrait d'accéder à des capacités avancées pour le gaming ou le montage vidéo sans changer de terminal, grâce à une connexion 5G et à des ressources hébergées chez l'opérateur. L'échange aborde également la distinction entre 5G NSA et 5G SA, et les conditions nécessaires pour une montée en puissance de la 5G Standalone dans les un à deux ans à venir, notamment pour des usages industriels et critiques. Enfin, nous nous projetons vers la 6G, avec un panorama des premiers travaux et white papers, en particulier autour de concepts comme l'Integrated Sensing and Communication (ISAC), qui ouvre la voie à de nouveaux usages commerciaux. L'épisode se conclut par une analyse lucide de la concurrence des satellites en orbite basse, notamment Starlink, et de leur réelle pertinence pour le marché tunisien. Un épisode pour comprendre où en est réellement la 5G en Tunisie, ce qu'elle a déjà changé, et ce qu'elle prépare pour la suite.

Afrique Économie
En Tunisie, les agricultrices à la conquête de la propriété et des marchés

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 2:23


Comment aider les Tunisiennes à devenir propriétaires de leurs terres agricoles ? Elles représentent 80 % de la main-d'œuvre agricole, mais seulement un quart d'entre elles tiennent une exploitation. Pour les aider à se mettre à leur propre compte, ou à acheter leurs terres, ces dernières années, des programmes leur viennent en aide. Grâce à des bailleurs de fonds ou des financements étatiques, elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer.  Derrière son stand bien achalandé, Dhekra Ben Salah présente fièrement son huile d'olive. Elle a fait le déplacement depuis le Kef, au nord de la Tunisie, pour faire découvrir son travail à l'occasion d'un événement à Tunis. Le résultat d'un labeur acharné pour cette ingénieure agronome reconvertie à l'agriculture. « J'ai planté dix hectares d'olives de la variété Chetoui », explique-t-elle. C'est grâce à un prêt foncier, « une opportunité que donne l'État pour les ingénieurs agronomes », qu'elle a pu se lancer. Un prêt sur 25 ans avec un taux d'intérêt à 3 %, une aubaine pour elle qui a toujours voulu revenir sur sa terre natale après des années passées à l'étranger. Malgré ce coup de pouce, les difficultés restent nombreuses, notamment pour « la vente en ligne, la visibilité ou le financement. Par exemple, pour exporter un produit, il faut avoir certaines certifications, telles que le bio qui coûte au minimum 4 000 dinars par an ». Des collectifs pour s'entraider Cela représente un budget considérable pour ces agricultrices-entrepreneuses qui partent souvent de rien. Comme Meriem Majdi, qui tient un collectif d'agricultrices à Sidi Bouzid, au centre-ouest tunisien. « Au début, on n'avait pas grand-chose, à part le savoir-faire lié au bois d'olivier », raconte-t-elle tout en se prenant en photo avec des représentants étrangers sur son stand. « On s'est organisées à plusieurs pour s'entraider et aussi créer plusieurs produits de la région. On a participé à des formations et on a réussi à se rendre plus visibles. Et après une visite organisée par l'Organisation internationale du travail en Afrique, on a commencé à participer à des foires africaines et maintenant, nous avons un réseau. » Aujourd'hui, avec trente femmes de la région, Meriem Majdi exporte de l'huile d'olive et du bois d'olivier vers la Côte d'Ivoire et le Kenya. Cette constitution en collectif leur permet aussi de sortir du travail informel et de constituer des entreprises durables. Un élan important pour ces femmes qui représentent près de 50 % de la population rurale active. À lire aussiEn Tunisie, les femmes apportent un nouveau souffle au secteur de l'olive

La Matinale de 19h
Démocrature en Tunisie & réouverture de la Clef

La Matinale de 19h

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026


Ce soir, c'est Farrah à l'animation !  En première partie, Félix qui interviewe Hatem Nafti pour parler de son essai "Notre ami Kaïs Saïed, essai sur la démocrature tunisienne". Jeanne est au flash info.   Tom est à la chronique actu.  Dans le Zoom, Fabien interroge Albane et Thibault sur la réouverture du cinéma indépendant La Clef.  Enfin, Eloane nous fait sa critique cinéma sur le film "Avatar 3" de James Cameron.   Animation : Farrah // Interview : Félix // Zoom : Fabien // Réalisation : Vaudoussi et Thibault // Flash info : Jeanne // Chronique libre : Eloane // Coordination : Aude & Jeanne

Reportage Afrique
Tunisie: des pâtisseries ancestrales, symboles du brassage culturel à Tunis

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:12


En Tunisie, les anciennes pâtisseries du centre-ville ont gardé leur enseigne et leurs spécialités depuis plus d'un demi-siècle sans jamais changer leurs murs. Elles représentent une mémoire urbaine, mais aussi la nostalgie du centre-ville de Tunis au milieu du siècle, lieu de brassages de plusieurs communautés : italiennes, maltaises, françaises, juives et musulmanes. Dans l'arrière-boutique de sa pâtisserie, Jean Garza, propriétaire des lieux, montre fièrement les héritages de son grand-père. Un frigo des années 1920, une balance des années 1930, les lieux n'ont pas bougé d'un pouce dans cette pâtisserie emblématique du centre-ville de Tunis.  « Elle a été fondée dans les années 1930, effectivement, par mon grand-père, Luigi, qui est venu d'Italie, qui s'est installé en Tunisie, et qui a commencé à travailler, à ramener les spécialités italiennes ici, fabriquées et confectionnées avec une cuisson spéciale, la cuisson au feu de bois, au bois d'olivier », raconte Jean. Les recettes sont celles du grand-père Luigi, des pâtisseries traditionnelles pur beurre. « On a des spécialités à base d'amandes, de génoise, de pâte d'amande qui n'est pas de la pâte à sucre, mais aussi des spécialités qui sont à nous, comme la meringue italienne, un blanc d'œuf monté au sucre chaud, c'est un produit qu'on ne retrouve plus ailleurs », explique Jean. Un marketing sur les réseaux sociaux Autre spécialité, des sablés avec un cœur de confiture appelés les « puits d'amour ». Jun, le fils de Jean, Japonais également par sa mère, en a fait la star de sa page Instagram. Créateur de contenu, il vend l'image de la pâtisserie à travers les anecdotes de son histoire ancestrale. « Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a une petite bombe qui a atterri à la pâtisserie, qui est tombée en plein milieu de la pâtisserie, mais qui n'a pas explosé. C'est pour ça qu'aujourd'hui on est encore là-bas, ça fait partie de l'histoire et de la nostalgie », révèle Jun.  Pour lui, le marketing digital est essentiel pour préserver la pérennité de la pâtisserie qui a dû s'accommoder des pénuries à répétition de beurre et de sucre ces dernières années dans le pays. « On s'adapte comme on peut », explique Jun, « on mise sur la qualité même si parfois les matières premières manquent. C'est pour cela que si tous les gâteaux sont partis à 10 h du matin, on en refait pas, l'idée est de garder cette qualité quoi qu'il arrive », insiste l'influenceur. Il faut aussi veiller à renouveler la clientèle, aller vers les plus jeunes aussi, d'où la présence sur les réseaux sociaux. « Ce nouveau marketing, le marketing digital et d'influence, a permis de nous faire connaître à une nouvelle population, mais le but c'est pas uniquement de nous faire connaître, c'est qu'ils viennent, qu'ils goûtent, et surtout qu'ils reviennent », ajoute Jun. « C'est depuis des générations qu'on y va » Une nostalgie qui fonctionne depuis des générations au sein de la clientèle qui se presse devant la devanture de la boutique, très simple en apparence. Les gâteaux ne sont d'ailleurs pas exposés derrière la vitre mais à l'intérieur, sur le comptoir. Hamadi Baccar, 35 ans, est un habitué. Il est venu se joindre à la file d'attente dès 8 h du matin. « C'est de père en fils en fait, c'est depuis des générations qu'on y va, on l'a toujours recommandé. Déjà quand tu entres dans la boutique, tu ressens les saveurs d'antan. Je continue d'y venir parce que j'ai aussi l'impression d'honorer les traditions de mes parents et puis c'est l'âme du centre-ville ici », précise-t-il. À quelques encablures, au Passage, la station des tramways qui desservent le centre-ville, Houssem Bahar, 29 ans, tient la pâtisserie juive El Naouri, fondée en 1949. « J'ai grandi ici, c'est une part de moi et de ma famille. Du coup, tout ce que vous voyez ici, c'est un mix de toutes les communautés qui vivaient ici en Tunisie », explique-t-il. Ici, les passants viennent déguster une citronnade sur le pouce, et des gâteaux secs, comme le biscuit boulou, hérité des juifs livournais, ou encore la gizata, douceur aux amandes. Le lieu est aussi connu pour ses macarons aux amandes, ses ghraïba, des gâteaux à base de pois chiche. Un brassage culturel en bouche, qui, comme à la pâtisserie Garza, témoigne du patrimoine historique du centre-ville de Tunis, mais aussi d'une ancienne topographie urbaine. Des pâtisseries variées, témoignages du brassage des communautés à Tunis « Avant, la pâtisserie Garza et d'autres se trouvaient au milieu d'un quartier de bars populaires du centre-ville, explique Hatem Bourial, journaliste culturel et passionné de patrimoine. Ils avaient principalement la fonction de limonadier. Puis, avec le temps, ils ont ajouté la pâtisserie et sont venus complémenter l'offre culinaire du centre-ville, avec à deux pas les kafteji et lablabi, mets de street food tunisiens, plus tenus par des Tunisiens musulmans. C'est comme s'il y avait toujours eu une répartition implicite des rôles, mais sans distinction religieuse ou communautaire. » La présence de ces pâtisseries témoigne aussi de la migration des différentes communautés qui cohabitaient à Tunis pendant le protectorat français. « La permanence de ces enseignes permet de se souvenir que les communautés se trouvaient intra-muros dans la médina de Tunis et que peu à peu, elles ont débordé sur le centre-ville européen, en apportant leurs manières d'être, leur art de vivre, leur façon de partager et d'être dans la convivialité », ajoute Hatem Bourial.  Ce patrimoine, Jun et Houssem tentent de le préserver en prenant déjà la relève, « même si ce n'est pas toujours facile, explique Houssem Bahar de la pâtisserie Naouri. Je suis arrivé sans rien connaître à la pâtisserie ou à la vente, j'ai dû me former, m'acclimater et m'adapter. » Pour Jun, reprendre le flambeau revient aussi à entretenir cette nostalgie « un peu fragile mais qui donne un goût particulier à nos pâtisseries », conclut-il.  Les deux pâtisseries se démarquent des autres avec des prix très accessibles pour le budget moyen des Tunisiens et surtout, leurs gâteaux intangibles, avec des recettes qui n'ont jamais changé depuis plus d'un demi-siècle.  À lire aussiTunisie: les femmes à l'avant-garde de la pâtisserie

LITTLE BIG THINGS
Arbia Smiti - Elle paye ton salaire en avance !

LITTLE BIG THINGS

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 83:42


Arbia Smiti n'a pas eu un parcours facile.Elle a dû se battre pour chaque étape, souvent plus que les autres.En Tunisie, elle décroche l'une des bourses les plus difficiles à obtenir.Elle quitte sa famille, arrive en France et doit affronter les mêmes obstacles que tant de femmes dans l'entrepreneuriat.Mais Arbia avance malgré tout, parce qu'elle sait exactement pourquoi elle le fait.En 2010, elle crée Carnet de Mode, une marketplace internationale pour jeunes créateurs, qu'elle développe pendant sept ans avant de la céder en 2017.Et là où beaucoup s'arrêtent, elle repart de zéro et lance Rosaly avec une idée profondément révolutionnaire : permettre aux salariés de voir et d'utiliser leur salaire en temps réel.Fini les découverts et les microcrédits qui abîment le quotidien de millions de personnes.Arbia a grandi en voyant des familles se débattre avec les dettes, la honte du découvert et sait parfaitement ce que c'est que d'attendre la fin du mois pour respirer.Rosaly devient alors bien plus qu'un outil financier : c'est un service social, un levier d'autonomie concret pour améliorer le pouvoir d'achat.Aujourd'hui, c'est plus de 350 entreprises et 100 000 utilisateurs actifs par mois.Une adoption massive dans les secteurs en tension et un impact clair sur la baisse de l'absentéisme et le renforcement de la motivation au travail.Après des centaines de refus pour ses levées de fonds, elle obtient plus de 11 millions auprès d'investisseurs américains spécialisés dans les fintechs.Dans cet épisode, Arbia parle de tout : classes sociales, éducation financière, immigration, résilience, levées de fonds, inégalités et de la nécessité de casser les tabous autour de l'argent.Une conversation forte, incarnée, vraie, et portée par une fondatrice qui ne coche aucune case sauf celle du courage.Bonne écoute !===========================

Journal de l'Afrique
Nouvelle manifestation en Tunisie sous le slogan "l'opposition n'est pas un crime"

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 14:18


En Tunisie, coup dur pour l'opposition après l'arrestation jeudi du vétéran de la politique Ahmed Nejib Chebbi, 82 ans condamné à 12 ans de prison dans le mega procès du complot contre la sûreté de l'état. Malgré cette arrestation qui s'ajoute à celle de deux autres opposants dans le même procès, les jeunes militants de la société civile continuent de mener le combat dans la rue. Une manifestation sous le slogan "l'opposition n'est pas un crime" s'est tenue à Tunis ce samedi.

Cultures monde
Retour d'Ukraine // Répression en Tunisie

Cultures monde

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 58:07


durée : 00:58:07 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Vincent Jolly qui rentre d'Ukraine, puis table-ronde sur la Tunisie où le Kaïs Saïed fait face à des manifestations alors qu'il durcit la répression. - réalisation : Vivian Lecuivre, Margot Page - invités : Vincent Jolly Grand reporter au Figaro Magazine; Hatem Nafti essayiste et corresponsable du projet Tunisie de Noria Research.; Monia Ben Hamadi journaliste et correspondante en Tunisie du journal Le Monde

retour ka pression tunisie en tunisie chalandon vivian lecuivre vincent jolly
Cultures monde
Table-ronde : En Tunisie, la société face à l'autoritarisme de Kaïs Saïed

Cultures monde

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 36:33


durée : 00:36:33 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Dix ans après la Révolution de 2011, Kaïs Saïed arrivait au pouvoir en Tunisie. Depuis, il musèle et affaiblit les contre-pouvoirs. Le dernier exemple en date : "le complot contre la sécurité de l'État" qui a permis de faire condamner des figures de l'opposition à des peines de prison. - réalisation : Vivian Lecuivre, Margot Page - invités : Hatem Nafti essayiste et corresponsable du projet Tunisie de Noria Research.; Monia Ben Hamadi journaliste et correspondante en Tunisie du journal Le Monde

Revue de presse Afrique
À la Une: l'accord de paix signé par Félix Tshisekedi et Paul Kagame

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 3:53


C'est à la Une du Journal de Kinshasa : « La RDC et le Rwanda tournent la page des tensions. Le jeudi 4 décembre 2025 restera gravé dans l'histoire de la région des Grands Lacs ». Sans évoquer l'ambiance, glaciale, de cette rencontre, le Journal de Kinshasa revient sur les principales déclarations des deux présidents. Tout d'abord le chef de l'État rwandais : Paul Kagame a estimé que la feuille de route signée hier « est la plus claire et la plus précieuse que nous ayons jamais eue ». Il a aussi remercié Donald Trump, alors que Félix Tshisekedi de son côté, « qualifiait les Accords de Washington de tournant historique ». Quant au président américain Donald Trump, il a insisté sur « la rapidité du processus » qu'il a lui-même initié… Les accords sont signés mais sur le terrain, rien n'est réglé. Pourtant, le Journal de Kinshasa se veut optimiste, estimant que la signature de ces accords « marque le début d'une dynamique nouvelle, orientée vers la stabilité, la coopération économique et la prospérité partagée ». Africanews qui s'est rendu à Goma, la capitale du Nord-Kivu a pu constater que ce sommet « faisait naître un mélange d'espoir et de scepticisme ». « Le sentiment général, ajoute Africanews, est résumé par un habitant de Goma qui affirme : "ils disent être dans un processus de paix et après nous apprenons que la guerre reprend. Cela nous fait mal et nous sommes très inquiets" ».  Exaspération Les Somaliens sont en colère. C'est Afrik.com, qui nous dit que « que la Somalie est indignée par les propos ouvertement racistes de Donald Trump ». Récemment, le président américain « s'est violemment attaqué aux immigrés somaliens vivant aux États-Unis, les qualifiant "d'ordures" indésirables, ne faisant rien d'autre que de se plaindre ». « Dans la capitale somalienne », raconte Afrik.com, « l'indignation est générale. Habitants et membres de la société civile peinent à croire à la violence du discours présidentiel américain et s'inquiètent du climat de stigmatisation croissant ». Mais ce n'est pas le seul point que souligne le site d'information panafricain. Car « au-delà de la colère contre Donald Trump, plusieurs voix dénoncent l'absence de réaction des autorités somaliennes ».  L'une des personnes interviewées par Afrik.com, exprime ainsi « son exaspération » : « Trump insulte quotidiennement les Somaliens, nous traitant d'ordures et utilisant d'autres termes péjoratifs que nous ne pouvons plus tolérer. Nos dirigeants auraient dû réagir à ses propos. » Nouvelle arrestation En Tunisie, l'une des dernières figures de l'opposition encore en liberté, Ahmed Nejib Chebbi, président du Front du Salut National, a été arrêté hier. Tunisie Webdo précise qu'il a été arrêté, « en exécution du jugement définitif prononcé à son encontre dans l'affaire dite "du complot contre la sûreté de l'État" ». Il a été « interpellé à son domicile pour purger une peine de 12 ans de prison ». Tunisie Webdo en profite pour annoncer demain, « une grande marche pour "dénoncer l'injustice" qui sera organisée à Tunis ». Le parti Al Joumhouri, fondé par Ahmed Nejib Chebbi, souligne qu'avant lui, d'autres personnalités proches de l'opposition ont récemment été arrêtées. Il parle ainsi de « l'enlèvement de la militante Chaima Issa, puis de l'arrestation de l'avocat Ayachi Hammami, cette semaine ». Pour Al Joumhouri, ces arrestations « de responsables politiques, de militants, de journalistes et de blogueurs » visent ni plus ni moins, « à fermer l'espace public et à réduire au silence les voix critiques ».

Revue de presse Afrique
À la Une: l'exfiltration vers le Sénégal du président bissau-guinéen

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 4:06


Toute la presse sénégalaise s'en fait l'écho aujourd'hui : « Le président Umaro Sissoco Embalo est arrivé sain et sauf au Sénégal », titre par exemple Dakar Actu. Sénéplus, de son côté, annonce que le Sénégal « a accueilli le président déchu et affrété un avion vers Bissau pour rapatrier les observateurs électoraux encore sur place ». Une opération qui s'est déroulée « sous la direction personnelle du président Bassirou Diomaye Faye » précise Walf.net, alors que, le Soleil détaille les explications données par le gouvernement sénégalais, selon lequel « depuis le début de la crise, Dakar est resté en contact permanent avec les acteurs bissau-guinéens concernés, en vue de favoriser la désescalade et de garantir la sécurité des personnalités menacées ». Exfiltration commentée Quant à l'analyse de la situation, le site d'information guinéen Ledjely , s'interroge : « Faut-il désormais se résoudre à accepter les évènements tels qu'ils se présentent en Guinée-Bissau : un processus électoral quasiment achevé mais aujourd'hui caduc et un pays retombant une fois de plus sous la coupe de l'armée ? Ou doit-on encore espérer quelque chose de la médiation annoncée par la Cédéao ? ». Et ce ne sont pas les seules questions que se pose Ledjely, qui s'interroge encore : « la libération du président bissau-guinéen était-elle réellement un enjeu ?  Rien n'est moins sûr. De nombreuses zones d'ombre persistent : Embalo était-il véritablement détenu, ou simplement mis à l'écart avec son propre assentiment ? » demande encore le site d'information, qui parle « d'une proximité troublante, entre le président déchu et ceux qui l'auraient renversé ». « Il suffit pour s'en convaincre », ajoute Ledjely, « de voir que la quasi-totalité des nouveaux maîtres du pays (…) sont décrits comme des proches notoires d'Embalo ». Téléphones portables D'autres informations circulent sur le déroulé de événements ces dernières heures et sur le rôle qu'aurait joué Denis Sassou N'guesso. C'est le site ivoirien l'Infodrome, qui reprend des informations de Confidentiel Afrique, selon lequel « l'ancien président bissau-guinéen, muni de ses deux téléphones portables, a passé l'essentiel de la journée de mercredi à contacter plusieurs dirigeants du continent (…) multipliant les appels pour obtenir un soutien rapide face à la pression qui s'exerçait sur lui ». Confidentiel Afrique précise que « le plus magnanime à sa demande d'extradition a été le président congolais Sassou N'guesso qui a cherché vaille que vaille un point de chute à Embalo ». Toutefois, le président sénégalais Diomaye Faye serait « resté injoignable en début de matinée », avant que le président congolais puisse s'entretenir « avec le directeur du cabinet du président ». Mais avant le Sénégal, précise Confidentiel Afrique, c'est le président ivoirien Alassane Ouattara qui aurait été contacté « pour accueillir Umaro Sissoco Embalo », avant que finalement, la destination finale ne devienne Dakar.  Libération conditionnelle En Tunisie, l'avocate Sonia Dahmani a été libérée.  « Sonia Dahmani a quitté la prison de Manouba », titre Webdo. « L'avocate et chroniqueuse a quitté la prison après un an et demi derrière les barreaux. Sa libération intervient à la suite d'une demande de libération conditionnelle introduite par son comité de défense », précise le journal en ligne tunisien, selon lequel l'avocate « faisait face à cinq affaires, dont quatre fondées sur l'article 54, texte controversé pour lutter contre les crimes liés aux systèmes d'information, mais largement critiqué pour son usage contre des journalistes et des opposants ». Ce que Sonia Dahmani a rappelé, à sa sortie de prison. Selon la Presse, l'avocate a estimé « qu'elle serait toujours menacée de prison tant que l'article existerait ». Pour mémoire, Sonia Dahmani avait fait l'objet d'une intervention musclée, au Conseil de l'Ordre des Avocats, par des policiers cagoulés. Arrestation filmée par France 24 et qui avait soulevé de nombreuses protestations. 

Reportage Afrique
Littérature jeunesse en Tunisie: des héros africains et musulmans à l'image des petits lecteurs

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 2:29


En Tunisie, de jeunes autrices se réapproprient la littérature jeunesse avec des héros africains et/ou musulmans. Une manière d'enseigner aux enfants des récits auxquels ils peuvent s'identifier, avec des personnages issus de leur culture et parfois méconnus du grand public. Ces femmes, également mères, se sont souvent retrouvées confrontées à un vide lorsqu'elles tentaient de trouver des livres pour enfants qui racontent leur culture. De notre correspondante à Tunis À la librairie Arthepage, en banlieue de Tunis, Emna Ennaifer présente le nouveau-né de sa collection Manarat, un livre jeunesse consacré au célèbre journaliste palestinien Wael al-Dahdouh, qui a perdu sa femme et ses enfants dans les bombardements sur Gaza.  « Le livre ne parle pas de la guerre en tant que telle. L'événement, ce n'est pas la guerre, c'est Wael al-Dahdouh, c'est son parcours, c'est sa persévérance, sa patience face à l'épreuve, et c'est vraiment une lettre d'espoir. Dans le langage utilisé, les images, on a essayé de ne pas heurter la sensibilité de l'enfant tout en essayant de trouver un équilibre pour que l'enfant soit sensibilisé à ce qu'il se passe à Gaza », décrit-elle.  Emna a aussi écrit un ouvrage sur Hawa Abdi première gynécologue somalienne, et Fatima Al Fihriya, une femme tunisienne qui a fondé la plus ancienne université au monde, il y a plus de 1 000 ans. Son but : valoriser des héros du monde africain et musulman, peu représentés dans les histoires pour enfants. « Que ce soient aussi des héros auxquels nos enfants pourraient s'identifier au niveau de la culture, de la religion, de l'histoire. Que tout cet héritage-là soit mis en valeur », explique-t-elle. Une démarche similaire chez Bochra Fourti, créatrice du podcast Heya, consacré aux récits de femmes arabes et amazighes. Son premier livre jeunesse s'intéresse à la première femme médecin arabe, la Tunisienne Tawhida Ben Cheikh. Un livre traduit en français et dialecte tunisien. « L'idée, avec cette collection, est de mettre en avant des héroïnes, des femmes qui ont marqué l'histoire du monde arabe et amazigh, et de faire voyager ces enfants entre ces pays. Donc la première, c'est une femme tunisienne, la deuxième sera algérienne, la troisième marocaine, ensuite une femme palestinienne, une femme égyptienne », raconte-t-elle.  Bochra Fourti a créé des versions audio des livres qui vont être traduits dans plusieurs dialectes africains. « Il y a le souvenir de ma grand-mère qui nous racontait ces histoires, en tunisien, en dialecte, et c'était important pour moi de mettre cette touche de transmission et d'oralité qui est très importante dans notre culture. Nos récits, nos histoires se transmettent beaucoup par l'oralité », poursuit-elle.  Trouvant de la réticence dans les maisons d'édition française sur la question de la langue arabe, et même le mot arabe dans ses titres, Bochra Fourti a entièrement autofinancé l'édition ses livres via des précommandes.

Afrique Économie
«Tout le monde sort malade»: à Gabès, la colère des ouvriers du Groupe chimique tunisien

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 2:30


En Tunisie, les manifestations anti-pollution se poursuivent dans la ville de Gabès. Depuis qu'une centaine de cas d'intoxication au gaz ont été recensés ces deux derniers mois, la colère gronde contre le Groupe chimique tunisien, un complexe industriel qui transforme le phosphate en engrais. Les travailleurs du site racontent un quotidien d'usure et de résignation. Dans un café à côté du Groupe chimique tunisien, Chawki et ses collègues, tous ouvriers au sein de l'entreprise publique, regardent de loin ce qu'ils surnomment « l'ogre », en arabe… Une usine qui, selon eux, leur mange la santé et la vie. Chawki, 41 ans, est manœuvre depuis quatorze ans au sein du groupe : « Moi, je travaille dans l'unité qui produit de l'acide phosphorique, en plein dans le gaz et la saleté si on peut dire. On manque sans arrêt de matériel de sécurité, parfois pendant 4 à 5 ans. ». Il est payé 1 000  dinars, soit environ 300  euros, le double d'un SMIG tunisien. « Quand j'ai commencé à travailler pour le groupe, je n'en croyais pas mes yeux, une usine qui travaille de jour comme de nuit. De loin, j'avais l'impression que c'était comme en Europe, poursuit Chawki, et puis je suis rentré à l'intérieur et j'ai vu l'envers du décor. Ici, quand quelqu'un prend sa retraite du groupe, on dit tous : "Espérons qu'il arrive à en profiter" car, la plupart du temps, tout le monde sort malade. » S'il perd son travail en cas de démantèlement de l'usine, il retournera en mer pêcher comme le veut la tradition familiale – même si cela ne rapporte pas un revenu fixe comme son emploi actuel. « Je retournerai en mer. Ici, à la base, on vient tous de familles de pêcheurs et d'agriculteurs. Moi, je pêche, j'ai encore le bateau familial, sauf que comme tout le monde, je dois aller pêcher à 100 kilomètres d'ici à Zarzis, parce qu'à Gabès, il n'y a plus aucun poisson à cause de la pollution, ce n'est donc pas assez stable comme emploi. » Une usine essentielle pour l'économie locale Zied travaille lui aussi depuis quinze ans comme magasinier à l'usine. Il espère que des mesures soient enfin prises : « Regardez, on parle tous de nos conditions de travail, nos chefs sont au courant, mais si seulement ils sortaient publiquement et reconnaissaient leur responsabilité dans cette affaire ou au moins montraient un peu de transparence, peut-être qu'il n'y aurait pas autant de ressentiment et de manifestations. » Le ministre de l'Équipement a promis une série de mesures pour relancer les projets de dépollution au sein du groupe chimique, en stand-by depuis des années. Une décision importante, selon Khémaïs Bahri, ancien ingénieur au sein de l'entreprise qui fait vivre tout un bassin d'activités. Il questionne toutefois l'impact qu'aurait une éventuelle fermeture de l'usine : « Il y a pas mal de petites industries aux alentours du groupe chimique, pas mal d'ateliers qui font de l'entretien, des ventes de tout ce qui est rechange consommable... Tout cela aussi, ça va être impacté, ce n'est pas seulement les ouvriers ou le personnel du groupe chimique. » Environ 4 000 personnes travaillent dans le complexe du groupe. Le secteur minier représente 3% du PIB de la Tunisie, dont 80% repose sur l'exploitation du phosphate.

Reportage Afrique
Tunisie: les femmes à l'avant-garde de la pâtisserie

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 2:24


En Tunisie, les femmes ont toujours été majoritaires dans le domaine de la pâtisserie traditionnelle. Mais depuis quelques années, de jeunes pâtissières bouleversent les codes, optant pour une pâtisserie à la française, allégée en sucre et diversifiée. Une manière de revendiquer une créativité et une originalité tout en s'inspirant des recettes des pâtisseries ancestrales. À la pâtisserie Boulevard des Capucines, en banlieue nord de Tunis, Salma Langar, 36 ans, donne ses instructions de la journée pour la conception de ses gâteaux. Depuis onze ans, cette passionnée s'adonne à la pâtisserie haut de gamme. « Je voulais faire ça depuis toute petite, j'ai grandi dans une famille de cuisiniers. Mon père avait un restaurant, donc j'ai ouvert les yeux dans le restaurant de mon père et aussi dans la cuisine de ma grand-mère qui est une grande cuisinière. J'ai grandi en cuisinant les gâteaux traditionnels, avec elle et avec mes tantes. Vraiment chaque Ramadan, chaque Aïd », raconte-t-elle.  Et pourtant, dans les vitrines de sa pâtisserie, les douceurs traditionnelles tunisiennes sont absentes. Salma a misé sur la différence. On trouve des opéras revisités, des tartes aux fruits, des trompe-l'œil, dont le best-seller, un saucisson chocolat noisette... « J'aime bien qu'on s'amuse avec la pâtisserie. Puisque ici les gens ne peuvent pas manger de la charcuterie de porc, on s'est dit ''on va leur faire une charcuterie en chocolat''. Et les gens adorent », s'amuse-t-elle.  Pour cette cheffe, formée entre la Tunisie et la France, notamment chez le chef pâtissier Cyril Lignac, le terrain de la pâtisserie en Tunisie est un tremplin pour les femmes et laisse place à la créativité. « On voit beaucoup de femmes qui sont en train de se lancer, même qui sont en train de faire des reconversions professionnelles, c'est ça qui est beau », s'enthousiasme-t-elle.  À lire aussiLes délices du continent: en Tunisie, le mleoui est une institution de la street food [4/10] Une reconversion qui a fait le succès de sa collègue, Kawther Hattab, à la tête d'une autre pâtisserie, Madeleine et Proust. Dans son enseigne, la précision et le dosage sont les maîtres mots. Kawther, 40 ans, ancienne ingénieure, s'est amourachée de la pâtisserie à travers le jeu sur la matière. « Je me suis inspirée de ce que j'aimais manger : la fleur d'oranger, l'eau de rose, etc. Mais à ma façon et en l'intégrant dans des mousses, des recettes françaises. C'est aussi comme ça que j'ai des combinaisons entre les saveurs tunisiennes, la Méditerranée et la France », détaille-t-elle. Dans un pays qui compte 16% de diabétiques, Kawther a voulu aussi innover en diminuant le sucre. « Je n'ai pas travaillé uniquement sur le sucre, j'ai travaillé également sur le gras, parce que c'est un ratio. Si on diminue seulement le sucre, le taux de gras augmente, donc on n'est pas sur une recette qui est forcément saine ou avec moins de calories », explique-t-elle. La recette fonctionne car la pâtisserie vient d'ouvrir un café dédié au brunch. Salma, elle, a inauguré une boutique de glaces artisanales, nommée Lou, inspirée des recettes italiennes. À lire aussiTunisie: la richesse du patrimoine culinaire encore méconnue

Les Grandes Gueules
Les propositions du jour - Barbara Lefebvre : "Je ne comprends qu'on ait plus de médecin tunisien en France qu'en Tunisie. Tu viens étudier en France et ensuite, tu dois rendre à ton pays ce que tu es venu apprendre" - 16/09

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Sep 16, 2025 1:12


Aujourd'hui, Abel Boyi, Barbara Lefebvre et Emmanuel de Villiers débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Journal de l'Afrique
Tunisie : fermeture de l'Instance d'accès à l'information, le SNJT dénonce un recul démocratique

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 24, 2025 14:05


En Tunisie la disparition de l'Instance nationale d'accès à l'information inquiète la société civile. Cette instance qui permettait à tout citoyen d'exercer son droit à l'information a été fermée en toute discrétion cette semaine. Le syndicat des journalistes a dénoncé une atteinte directe au droit constitutionnel d'accès à l'information.

Reportage Afrique
Les délices du continent: en Tunisie, le mleoui est une institution de la street food [4/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 2:24


Suite de notre série qui vous emmène à la découverte des délices du continent, ces plats qui font saliver rien qu'à l'évocation de leur nom. Pour ce quatrième épisode, nous allons ce matin en Tunisie, pour savourer le mleoui. Cette crêpe de semoule, aux origines berbères, est devenue une institution dans la street food (cuisine de rue). Peu coûteux et rassasiant, le sandwich s'achète dans des gargotes de quartier et se décline en différentes versions, selon les garnitures que l'on met à l'intérieur. Pour certains amateurs, trouver le meilleur mleoui à Tunis est une activité très sérieuse.  De notre correspondante à Tunis, Yasser Hana, restaurateur palestinien vivant en Tunisie, est un fan de street food. Sur les réseaux sociaux, il en a fait sa marque de fabrique en tant que créateur de contenus, et le mleoui est son sandwich préféré. « Un mleoui, avec deux fromages, un peu de harissa et de thon », commande-t-il avec précision chez Mleoui Mahbouba, une gargotte tenue par deux sœurs depuis trente ans. « Un truc simple sans chichis, deux fromages triangle, un peu de harissa, des oignons et du thon. Pas d'omelette, pas d'olives, pas de mayonnaise pour ne pas gâcher le goût de la pâte, pour savourer le goût de chaque ingrédient seul, pour avoir dans la bouche une expérience homogène », explique-t-il. Car ce qui fait la force du mleoui, c'est sa simplicité : une crêpe épaisse à base de semoule, comme l'explique Mahbouba, qui travaille la pâte juste avant de la cuire. « La pâte, on la fait le jour même. Un peu de sel, de la semoule fine et un peu d'huile et le tour est joué. Je la remue comme ça, on la laisse reposer quelques minutes, et ensuite, on cuit le mleoui et on ajoute la garniture. C'est très frais et instantané. » Le prix, qui ne dépasse pas un euro, et toutes ses différentes garnitures en font l'un des sandwichs préférés des Tunisiens. Un sandwich qui évoque une certaine nostalgie, selon Yasser : « Le consommateur basique, il est très fidèle à son mleoui de quartier ou au mleoui dans la ruelle où il a grandi. » À quelques encablures, un jeune de 30 ans, Fahd, a ouvert sa propre boutique où il vend des mleouis déclinés dans une recette qui s'inspire de la version marocaine, le msemen, où l'on ajoute un peu de beurre et de farine. « À chaque fois, on ajoute un ingrédient et finalement, on a trouvé la bonne recette et la bonne combinaison de ces ingrédients-là », estime-t-il. « Les Tunisiens disent souvent qu'ils n'aiment que la nourriture de leur mère, mais c'est vrai que pour ces produits de street food, on préfère aller dans la rue. Surtout le mleoui. Je pense qu'il n'y a pas un Tunisien qui ne mange pas le mleoui une seule où deux fois par semaine », explique-t-il. Il propose aussi une version de la pâte au pesto ou épicée. Des variantes qui fonctionnent puisqu'il a gagné le Torchi Food Award 2024, une compétition qui récompense le meilleur de la street food tunisienne. À lire aussiTunisie: la richesse du patrimoine culinaire encore méconnue

Journal de l'Afrique
Massad Boulos reçu par Kais Saied

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 23, 2025 12:26


En Tunisie, le président Kaïs Saïed a montré des photos d'enfants morts à Gaza en recevant Massad Boulos, le conseiller Afrique de Donald Trump. Des enfants squelettiques et "à l'agonie", selon ses termes, pour rappeler la famine à tuer à Gaza.

Journal de l'Afrique
En Tunisie, l'avocate Sonia Dahmani écope de deux ans de prison supplémentaires

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 1, 2025 12:18


L'avocate tunisienne Sonia Dahmani, qui purge déjà deux peines de 26 mois de prison au total, a été condamnée lundi à deux ans de prison supplémentaires. Elle était poursuivie dans une affaire liée à des déclarations critiquant le racisme envers les migrants dans son pays

Reportage Afrique
La marche de solidarité pour Gaza: «C'était incroyable le soutien que nous avons eu» en Tunisie

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2025 2:25


En Tunisie, la marche pour Gaza initiée par un collectif de Tunisiens depuis lundi 9 juin est bloquée en Libye suite à la décision des autorités libyennes de l'Est. Alors que beaucoup ne souhaitent pas faire marche arrière, cette initiative a montré la force d'une mobilisation maghrébine en faveur des Palestiniens. Retour sur cette odyssée avec notre correspondante à Tunis.   Samedi 14 juin, alors que la caravane Soumoud était encore bloquée à Syrte dans l'Est libyen, des centaines de Tunisiens se sont réunis au centre-ville de Tunis pour soutenir le convoi. Haykel Mahfoudhi, un journaliste indépendant, a fait la route avec la caravane jusqu'à Ras Jedir, le poste frontalier tuniso-libyen. « C'était vraiment incroyable le soutien que nous avons eu, la solidarité, tout au long des villes tunisiennes que nous avons parcourues. On sent que le mouvement de la marche pour Gaza a beaucoup fédéré. » Après les refoulements et expulsions au Caire de participants à la marche internationale, Raouf Farrah chercheur algérien basé en Tunisie, a dû renoncer à rejoindre la marche par voie aérienne. Présent lundi au lancement du convoi, il relève son importance sur le plan maghrébin, près de 700 Algériens se sont joints à l'initiative tunisienne : « Je pense qu'en tant que Maghrébin, nous sentons cette responsabilité à la fois morale et politique de dire "Assez au génocide, assez aux violences génocidaires contre les Palestiniens, au silence et à la complicité des autorités et des gouvernements, des institutions internationales face à un crime qui devrait être arrêté" ». À lire aussiLa caravane et la marche en solidarité avec Gaza stoppées en Libye et en Égypte Après avoir été accueilli à bras ouverts à Zawiya et Misrata en Libye, la caravane, dont la page Facebook cumule plus de 200 000 abonnés, s'est retrouvée bloquée à Syrte, côté Est libyen, depuis jeudi. Sans réseau et avec très peu de connexion, les participants n'ont pu poster que de rares informations et mises à jour sporadiques, disant être en négociations avec les autorités libyennes, selon Haykel Mahfoudhi : « On a eu vent de plusieurs personnes du convoi qui ont été arrêtées. On est encore en train de mettre à jour les informations que nous avons eues au fur et à mesure. C'est très difficile de joindre la caravane actuellement et on ne sait pas trop ce qu'ils vont pouvoir faire. » Dimanche 15 juin, les porte-paroles du convoi insistaient encore dans une vidéo pour rester en Libye et ne pas faire marche arrière. L'objectif final : passer en Égypte pour ensuite rejoindre la marche et aller à Rafah, mais avec les restrictions égyptiennes imposées aux autres participants, l'espoir d'arriver à bon port, reste fragile. À lire aussiMarche de solidarité avec Gaza: de nombreux militants pro-palestiniens interpellés au Caire en Égypte

Reportage Afrique
En Tunisie, le «Jazz'it Festival» veut perpétuer la tradition du jazz

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2025 2:31


En Tunisie, un nouveau festival de Jazz, Jazz'it Festival, s'est tenu du 31 mai au 1er juin, attirant plusieurs centaines de spectateurs. Au-delà des concerts de musiciens internationaux, les organisateurs du festival ont également voulu donner une chance aux jeunes talents tunisiens d'assister à des masterclass et de commencer à produire leur musique. Dans le pays, le jazz réunit une grande communauté de passionnés depuis les années 1960. Devant un public de jeunes musiciens tunisiens, le guitariste américain Mark Whitfield présente une masterclass. Au programme, conseils et exemples de composition. Pour Malek Lakhoua, musicien de jazz et organisateur du festival avec le label Jazzit Records, il s'agit de perpétuer une tradition de culture du jazz en Tunisie qui avait commencé avec le festival de jazz à Tabarka en 1968.« J'ai grandi dans cette ambiance de masterclass, "d'aftershow". Pour moi, c'est la liberté que véhicule cette musique, l'union. C'est ce que l'on veut véhiculer à travers ce festival », explique l'organisateur, qui souhaite aider la scène jazz tunisienne à se renforcer. « Pour nous, la scène n'est pas assez structurée, il n'y a pas de label. Les circonstances, l'environnement, il est presque hostile pour la création d'un label. Économiquement, c'est difficile, la distribution est très compliquée, le manque de festivals. Il y a beaucoup de défis par rapport à cela », regrette-t-il.« Je cherche toujours des masterclass ou des sessions de jam pour apprendre et m'inspirer. Surtout que, malgré les quelques maîtres tunisiens du jazz, ce n'est pas vraiment une musique qu'on apprend au conservatoire. Il n'y a pas de formation, c'est un apprentissage un peu autodidacte », estime quant à lui Neder, 24 ans, qui improvise avec ses camarades à la guitare.Si le jazz reste confidentiel en Tunisie, une jeune génération de musiciens, espère percer dans le pays, comme Ahmed Dridi 29 ans, originaire de Zaghouan au nord de la Tunisie. « On est motivés, même si la culture du jazz n'est pas hyper répandue. Mais c'est plus par ignorance que manque d'intérêt pour cette musique. Par exemple, moi, si j'invite des amis à voir des live de musiciens jazz, au début, ils viennent sans connaître nécessairement et après, ils reviennent. Avec les jeunes, une communauté d'amateurs se crée aussi », raconte-t-il.Et pour encourager cette dynamique, le jeune musicien Aymen Dhifaoui, 27 ans et originaire de Kairouan, est monté sur scène pour échanger quelques sons de guitare avec le légendaire Mark Whitfield à la clôture du festival.À écouter aussiL'épopée des musiques noires: David «Yacouba» Jacob revitalise ses origines béninoises

Journal de l'Afrique
En Tunisie, la résilience des journalistes malgré une presse de plus en plus muselée par le pouvoir

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later May 11, 2025 15:50


En Tunisie, ce 11 mai marque les un an des arrestations des chroniqueurs et journalistes Sonia Dahmani, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. Ils avaient été condamnés à des peines allant de huit mois à deux ans de prison sous le coup du décret 54 pour leurs analyses politiques. Poursuivis encore dans le cadre de plusieurs affaires, ils restent emprisonnés. Dans ce contexte tendu pour la liberté de la presse sans le pays, certains journalistes tentent de résister. 

Les matins
En Tunisie, nouvelle manifestation contre la dérive autocratique du président Saïed

Les matins

Play Episode Listen Later May 2, 2025 5:54


durée : 00:05:54 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Près de 2 000 Tunisiens ont manifesté jeudi à Tunis, à l'occasion de la fête des Travailleurs, contre la politique du président Kaïs Saïed et pour demander la libération de personnalités politiques emprisonnées.

Journal de l'Afrique
En Tunisie, 37 opposants condamnés à des peines lourdes pour "complot" contre l'État

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 19, 2025 15:03


De lourdes peines ont été prononcées contre 37 opposants au président tunisien Kaïs Saïed, accusés de complot contre la sûreté de l'État. Les sentences vont jusqu'à 70 ans de prison et ont été communiquées ce matin à l'aube. Notre correspondante Lilia Blaise, qui se trouvait devant le tribunal lors de la dernière audience vendredi, nous raconte le déroulé du procès et les réactions face au verdict.

Les matins
Répression en Tunisie / Epargne et défense européenne / Les pratiques des négociateurs diplomatiques

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 24, 2025 149:58


durée : 02:29:58 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Isabelle de Gaulmyn - Avec Audrey Pluta, politiste / Philippe Mutricy, dir. des études et de la prospective chez BPI France / Alice Rufo, dir. générale des relations internationales et de la stratégie au ministère des Armées, Pierre Levy, ancien ambassadeur à Moscou et Muriel Domenach, ancienne ambassadrice à l'Otan - réalisation : Félicie Faugère