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Un grand merci à Loop Capital, la référence mondiale de l'Infinite Banking Concept, de soutenir ce podcast. Découvrez comment reprendre le contrôle absolu de votre capital et bâtir votre souveraineté financière sur : https://loop-capital.co/Elle a quitté Yaoundé pour intégrer l'ENSAI, l'une des grandes écoles de statistique françaises. Elle a gravi les échelons des plus grandes institutions financières du pays. Elle gagnait bien sa vie. Elle pleurait en arrivant au travail.Alors elle a tout arrêté.Aujourd'hui, Natacha Njongwa Yepnga dirige LDA Advisory, anime la chaîne YouTube LeCoinStat, et s'est fixé un objectif : former un million de personnes à la data et à l'IA. Sans capital de départ. Sans réseau hérité. Juste une caméra, une expertise, et une conviction que la connaissance ne devrait appartenir à personne en particulier.Dans cet épisode de Débrouillard, elle raconte tout :→ Pourquoi elle a claqué la porte d'une carrière que tout le monde lui enviait→ Comment elle a créé un agent IA en live, sans coder, en moins d'une heure — et pourquoi ça a tout changé→ Sa vision du salariat : "un échange de temps contre de l'argent"→ Ce qu'elle pense vraiment de l'IA pour les entrepreneurs en 2026→ Le moment exact où elle a compris qu'elle ne pouvait plus faire semblantSi tu attends le bon moment pour te lancer — cet épisode est fait pour toi.▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long. Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ? Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience
« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé
« Jusqu'où ira la série de cyberattaques contre l'État sénégalais ? », s'interroge La Vie sénégalaise. Après le site des impôts en octobre, le département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier, c'est au tour du Trésor public d'être la cible des hackers. « Pris séparément, s'inquiète La Vie sénégalaise, chacun de ces incidents aurait pu être considéré comme un simple problème technique. Mais leur répétition et la nature des structures ciblées commencent à révéler une réalité beaucoup plus préoccupante : celle de la vulnérabilité profonde des infrastructures numériques et publiques », poursuit le site d'information. « La question de la résilience numérique du Sénégal est plus que jamais posée », écrit de son côté Le Quotidien à Dakar. Le journal interroge un expert en cybersécurité qui appelle à la création d'une agence nationale de cybersécurité pour « mieux coordonner la réponse aux incidents ». « Il faut créer des centres d'excellence, soutenir la recherche et intégrer davantage les experts locaux dans les projets stratégiques nationaux », poursuit l'interlocuteur du Quotidien. À lire aussiSénégal: le Trésor public ciblé par une cyberattaque, la troisième institution publique visée en six mois La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires L'avocat et homme politique malien a été emmené par des hommes armés et encagoulés au début du mois. Afrik.com dresse un parallèle entre cette affaire et l'arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le leader du mouvement politique Sens a été mis en examen pour « complot contre la sûreté de l'État » et « association de malfaiteurs ». « Dans les deux cas, s'alarme afrik.com, les similitudes frappent : disparition ou arrestation opaque, absence initiale de communication officielle claire, mobilisation des avocats et montée des campagnes virulentes sur les réseaux sociaux. » Et le site d'information de poursuivre : « Ces deux affaires révèlent une tension grandissante entre les exigences sécuritaires qui sont réelles et le respect des libertés publiques ». À lire aussiMali: la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l'encre Actualite.cd rapporte les propos d'Ejiba Yamapia. Le président de l'Église du réveil du Congo a, écrit le site, appelé à un « changement complet de la Constitution de 2006 », qu'il a qualifiée de « constitution de belligérance ». L'homme d'église plaide, poursuit actualité.cd, pour une loi fondamentale « orientée vers le développement et la souveraineté », pour le passage à un régime « plus présidentiel », et recommande aux politiciens de « privilégier le consensus républicain plutôt que les intérêts électoraux ». Des propos qui provoquent la colère d'une partie de l'opposition. Le Potentiel se fait notamment l'écho du porte-parole de la coalition Lamuka. Dans les colonnes du site d'information, Prince Epenge s'alarme d'une Église qui devient « le soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », avant de s'en prendre directement à Ejiba Yamapia À lire aussiRDC: révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Décès du président de la Confédération africaine d'athlétisme Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est mort à Yaoundé à l'âge de 75 ans. Il était aussi président du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Ce matin, à Rabat, dans les colonnes du 360, l'athlète marocain Aziz Daouda lui rend un vibrant hommage. « Aujourd'hui, écrit-il, l'athlétisme africain perd bien plus qu'un dirigeant. Il perd un militant. » « Avec lui s'éteint l'un des derniers grands bâtisseurs d'une génération qui croyait que l'Afrique pouvait conquérir sa place dans les instances sportives mondiales ». « Pour lui, rappelle-t-il enfin, l'Afrique n'était pas un simple réservoir de talents destinés à enrichir d'autres nations. Elle devait devenir une puissance sportive organisée, respectée et influente. » À lire aussiLe Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, grande figure du sport en Afrique, est décédé
L'exception culturelle française est une idée défendue et obtenue par Paris dans le cadre d'une vaste négociation commerciale dans les années 1990. Pourtant, il y a 3 ans, lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes, celle qui venait d'obtenir la Palme d'or pour « Anatomie d'une chute », la réalisatrice Justine Triet dénonçait la « marchandisation de la culture ». Alors qu'en est-il exactement ? La culture peut-elle rester une exception en temps de crise ? Laurent Joffrin, journaliste, et Marie-Laurence Rincé, journaliste et réalisatrice, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Exception culturelle, la bataille qui a sauvé le cinéma français » est à retrouver sur France Télévisions. ► Chronique : Les librairies du monde Ambroise Kom de la Librairie des Peuples noirs à Yaoundé au Cameroun nous parle de son coup de cœur littéraire du moment « Mystères et légendes du Cameroun » d'Atol Ketchiemen. Ce livre ne s'attarde pas sur le fonctionnement de la société à proprement parler, il traite davantage du fantastique, de l'irrationnel et du truculent camerounais. ► Reportage : Fanny Bleichner nous présente le projet My Comedy School qui permet de faire faire du théâtre à des adolescents autour de sujets sensibles comme le harcèlement et les rixes. De l'écriture à la mise en scène, ils réalisent eux-mêmes des petites scénettes et se produisent au théâtre des Mathurins à Paris. ► Playlist du jour : - Nuevos Rios et Canalòn de Timbiqui - La vida es un Baile - Jade Jana - Sassaye - Fellini Félin - Fore to the Come.
L'exception culturelle française est une idée défendue et obtenue par Paris dans le cadre d'une vaste négociation commerciale dans les années 1990. Pourtant, il y a 3 ans, lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes, celle qui venait d'obtenir la Palme d'or pour « Anatomie d'une chute », la réalisatrice Justine Triet dénonçait la « marchandisation de la culture ». Alors qu'en est-il exactement ? La culture peut-elle rester une exception en temps de crise ? Laurent Joffrin, journaliste, et Marie-Laurence Rincé, journaliste et réalisatrice, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. « Exception culturelle, la bataille qui a sauvé le cinéma français » est à retrouver sur France Télévisions. ► Chronique : Les librairies du monde Ambroise Kom de la Librairie des Peuples noirs à Yaoundé au Cameroun nous parle de son coup de cœur littéraire du moment « Mystères et légendes du Cameroun » d'Atol Ketchiemen. Ce livre ne s'attarde pas sur le fonctionnement de la société à proprement parler, il traite davantage du fantastique, de l'irrationnel et du truculent camerounais. ► Reportage : Fanny Bleichner nous présente le projet My Comedy School qui permet de faire faire du théâtre à des adolescents autour de sujets sensibles comme le harcèlement et les rixes. De l'écriture à la mise en scène, ils réalisent eux-mêmes des petites scénettes et se produisent au théâtre des Mathurins à Paris. ► Playlist du jour : - Nuevos Rios et Canalòn de Timbiqui - La vida es un Baile - Jade Jana - Sassaye - Fellini Félin - Fore to the Come.
Durant tout le mois d'avril, le Centre de Transcription et d'Édition en Braille propose aux déficients visuels de faire imprimer le livre de leur choix transcrit en braille. Voilà deux cents ans, Louis Braille, un jeune Français devenu aveugle invente un alphabet qui va permettre à des millions de déficients visuels d'accéder à la lecture... Le braille, un alphabet, un code inventé par Louis Braille Louis Braille (1809-1852) est un inventeur français, devenu aveugle à l'âge de trois ans à la suite d'un accident dans l'atelier de son père. Malgré son handicap, il poursuit une scolarité brillante et intègre l'Institution royale des jeunes aveugles. En 1825, âgé de quinze ans, il développe un système d'écriture tactile à points saillants : le braille. Inspiré par une méthode de communication nocturne conçue par Nicolas-Charles-Marie Barbier de La Serre pour l'armée, il simplifie et adapte ce principe pour créer un alphabet composé de points en relief, permettant aux aveugles de lire et d'écrire de manière autonome. Son système, basé sur six points organisés en cellules, offre une accessibilité aux textes, à la musique et même aux mathématiques ce que ne permettait pas l'alphabet inventé par Barbier de la Serre. Il faudra près de 25 ans pour que ce système soit adopté en France ! Le braille n'est donc pas une langue, mais un code. À chaque caractère d'imprimerie, correspond un code. On doit donc d'abord apprendre sa langue maternelle avant de pouvoir lire en braille nous explique Denis Guérin du CTEB. Aujourd'hui utilisé dans le monde entier, ce code est un système universel qui varie selon les langues. Il a transformé la vie des personnes malvoyantes en leur donnant accès à l'éducation et à la culture. Favoriser l'édition de livres en braille Manque de professeurs, manque de manuels : aujourd'hui seulement 15% de déficients visuels lisent le braille. C'est la raison pour laquelle, durant tout le mois d'avril, le CTEB à Toulouse propose aux déficients visuels d'éditer le livre de leur choix. C'est la première initiative de ce genre. Cela coûte très cher d'éditer un livre. Seulement 4% des livres sont adaptés en braille aujourd'hui, nous précise Denis Guérin. Le braille est aussi très utilisé au Cameroun depuis les années 1960 : Coco Bertin qui dirige le CJARC à Yaoundé. Ce centre propose une formation à la lecture et à l'écriture en braille, mais aussi la production de livres en braille : Nous sommes de plus en plus sollicités partout en Afrique pour former à la lecture et à l'écriture en braille. Il y a énormément de sensibilisation et de plus en plus d'écoles inclusives. Le braille sera peut-être inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO d'ici la fin 2026. Invités : - Denis Guerin, chargé de communication du CTEB (Centre de Transcription et d'Edition en Braille) basé à Toulouse. C'est le seul centre de transcription français des livres en braille en France. - Coco Bertin, expert en développement inclusif et directeur général du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC). C'est une ONG qui s'occupe de la formation et de l'insertion sociale des personnes déficientes visuelles. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Abidjan, en Côte d'Ivoire pour parler du SILA le Salon Internationale du Livre Africain qui réunit une vingtaine de pays et qui met à l'honneur cette année, le Liban. Programmation musicale : L'artiste Von Felt, avec le titre Tais-toi ! un titre en français.
Aujourd'hui je suis heureux de vous présenter ma conversation avec la bibliste et pasteure Priscille Djomhoué !Originaire du Cameroun et issue d'une famille chrétienne, c'est très tôt que Priscille développera un intérêt pour la Bible. Elle sera par exemple membre de l'Union Chrétienne des Jeunes Gens de l'Eglise Evangélique du Cameroun et des Groupe Biblique des Élèves et Étudiants jusqu'à ce qu'elle achève ses études de lettres à l'Université de Yaoundé. Plus tard, elle s'inscrira à la faculté de théologie de Yaoundé. Durant ses études, elle s'ouvrira à de nombreuses disciplines, comme la sémiotique, l'exégèse historico-critique ou la narratologie. Elle comprendra également durant cette période, la nécessité d'apprendre plusieurs langues afin d'accéder à des documents non-traduits en français/anglais. Ce qui lui permettra également de s'ouvrir à d'autres lectures, comme l'analyse rhétorique ou les lectures féministes.Fort de ce bagage théologique riche, elle défend aujourd'hui l'idée qu'un bon exégète doit pouvoir articuler plusieurs méthodes de lecture, parce qu'aucune ne se suffit en elle-même, et parce que chaque lecture questionne le texte sur un angle particulier.Par la suite, Priscille se lancera également dans une profonde réflexion sur les méthodologies des études bibliques Contextuelles. Pour ce faire, elle animera des études bibliques afin de former des chrétiens en les sensibilisant de manière accessible à divers outils d'exégèse. Elle parle d'ailleurs de “Rendre la parole de Dieu au peuple”. Un sujet dont nous avons d'ailleurs discuté durant notre échange. Nommons aussi parmis ses divers engagements, sa participation au cercle des théologienne africaines engagées, notamment pour travailler sur des sujets sensibles comme les violences perpétrée sur les femmes, l'excision, le mariage, le voile dans l'Eglise, le veuvage ou encore le phénomène des femmes sorcières.En 2015, Priscille déménage en Belgique et devient pasteure de l'Eglise protestante unie de Belgique, à Liège, puis à Gembloux et enfin à Namur. Lors de notre rencontre, cela faisait d'ailleurs pas si longtemps qu'elle s'y était installée. Lors de notre rencontre, nous avons discuté d'un peu tout cela, mais ce qui nous a surtout occupé, c'est sa passion et son amour pour les textes bibliques ainsi que de l'importance de la formation pour également éviter l'écueil du fondamentalisme.Notes et ressourceshttps://priscille-djomhoue.e-monsite.com/pages/presentation.html-----féminisme • spiritualité • foi • chrétien • femme • église • écologie • engagement • jérémie claeys • abus • oecuménisme • protestant • religion • interreligieuxVous aimerez cet épisode si vous aimez : Hérétique? - Les couilles sur la table - La poudre - Les lueurs - Zeteo - Les maculés conceptions - Deux pieds dans le bénitier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À base de déchets organiques ou de résidus agricoles, le charbon vert est une formidable alternative à l'utilisation du charbon de bois, principale combustible utilisé pour cuisiner en Afrique. Moins cher et dégageant moins de fumée lors de la combustion, l'utilisation du charbon vert est aussi une solution pour lutter contre la déforestation et la destruction des mangroves. L'association Initiatives Climat a créé le « Cluster Africain Charbon Vert » en juin 2019 qui rassemble des producteurs d'une douzaine de pays d'Afrique francophone. Reportage au Cameroun avec Steve Djeutchou qui se bat pour le développement du charbon vert à Yaoundé avec son entreprise Stema et dans son académie de formation sur les énergies renouvelables. Invité : Benoît Théau, co-fondateur avec Meriem Houzir de Initiatives Climat Afrique Francophone.
Pour commémorer les 110 ans de la Grande Guerre cette année, 20 minutes pour comprendre lance une nouvelle série : "14/18, D'un monde à l'autre". Plusieurs fois par mois, nous y couvrirons en temps réel les grands évènements de la Première Guerre mondiale.En avril 1915, les Allemands enchainent les défaites dans le Sud-ouest africain, alors que les colonnes franco-britanniques poursuivent leurs avancées vers Yaoundé, capitale du Cameroun (alors Ouest africain). Mais il ne s'agit pas de la seule puissance à passer un mauvais moment sur le continent : dans cet épisode, nous discutons également des campagnes italiennes contre les Senussi. Bonne écoute !Avec Vincent GabrielSuivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn ! Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À base de déchets organiques ou de résidus agricoles, le charbon vert est une formidable alternative à l'utilisation du charbon de bois, principale combustible utilisé pour cuisiner en Afrique. Moins cher et dégageant moins de fumée lors de la combustion, l'utilisation du charbon vert est aussi une solution pour lutter contre la déforestation et la destruction des mangroves. L'association Initiatives Climat a créé le « Cluster Africain Charbon Vert » en juin 2019 qui rassemble des producteurs d'une douzaine de pays d'Afrique francophone. Reportage au Cameroun avec Steve Djeutchou qui se bat pour le développement du charbon vert à Yaoundé avec son entreprise Stema et dans son académie de formation sur les énergies renouvelables. Invité : Benoît Théau, co-fondateur avec Meriem Houzir de Initiatives Climat Afrique Francophone.
À l'échelle mondiale, 240 millions d'enfants vivent avec un handicap, soit 1 enfant sur 10, selon les derniers chiffres de l'UNICEF. Une situation qui éloigne beaucoup d'entre eux de l'école. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 40% ne sont pas scolarisés en primaire et 55% ne le sont pas au secondaire. Qu'ils s'agissent de troubles moteurs, auditifs, visuels ou intellectuels, les enfants rencontrent de nombreux obstacles, pour accéder à une éducation de qualité. Stigmatisation, inaccessibilité des infrastructures, pédagogie ou matériels inadaptés, en font partie. En France, la loi sur l'inclusion scolaire de 2005, a permis d'augmenter la scolarisation des enfants handicapés mais de nombreux enjeux demeurent. Face à la complexité que représente le handicap, l'école manque encore de repères, de moyens pour accompagner au mieux ces élèves. Entre parents, enfants, et enseignants, comment créer un cadre propice à l'apprentissage en prenant en compte le handicap ? Avec : • Florence Balitout, psychologue de l'Éducation nationale, enseignante spécialisée référente handicap et directrice SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté). Co-autrice avec Marie-Pierre Loton du Guide de la bientraitance scolaire de l'élève en situation de handicap (Dunod, 2026) • Audrey Tatry, présidente de l'association Une École Inclusive Pour Tous. En début d'émission, l'école autour du monde avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest en Hongrie pour parler des conséquences de la chute de Viktor Orban et du programme éducation du futur Premier ministre Peter Magyar. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Emma-Solange, Rwandaise à Yaoundé au Cameroun qui n'est pas parvenue à transmettre le kinyarwanda à ses quatre filles. Programmation musicale : ► Overnight - Parcels ► Mama Helène - Kareyce Fotso.
À l'échelle mondiale, 240 millions d'enfants vivent avec un handicap, soit 1 enfant sur 10, selon les derniers chiffres de l'UNICEF. Une situation qui éloigne beaucoup d'entre eux de l'école. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 40% ne sont pas scolarisés en primaire et 55% ne le sont pas au secondaire. Qu'ils s'agissent de troubles moteurs, auditifs, visuels ou intellectuels, les enfants rencontrent de nombreux obstacles, pour accéder à une éducation de qualité. Stigmatisation, inaccessibilité des infrastructures, pédagogie ou matériels inadaptés, en font partie. En France, la loi sur l'inclusion scolaire de 2005, a permis d'augmenter la scolarisation des enfants handicapés mais de nombreux enjeux demeurent. Face à la complexité que représente le handicap, l'école manque encore de repères, de moyens pour accompagner au mieux ces élèves. Entre parents, enfants, et enseignants, comment créer un cadre propice à l'apprentissage en prenant en compte le handicap ? Avec : • Florence Balitout, psychologue de l'Éducation nationale, enseignante spécialisée référente handicap et directrice SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté). Co-autrice avec Marie-Pierre Loton du Guide de la bientraitance scolaire de l'élève en situation de handicap (Dunod, 2026) • Audrey Tatry, présidente de l'association Une École Inclusive Pour Tous. En début d'émission, l'école autour du monde avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest en Hongrie pour parler des conséquences de la chute de Viktor Orban et du programme éducation du futur Premier ministre Peter Magyar. En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d'Emma-Solange, Rwandaise à Yaoundé au Cameroun qui n'est pas parvenue à transmettre le kinyarwanda à ses quatre filles. Programmation musicale : ► Overnight - Parcels ► Mama Helène - Kareyce Fotso.
Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans. Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.
Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans. Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.
Übertr: Rom, Zelebrant: Papst Leo XIV.
Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ». Rappels à l'ordre… En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l'ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s'est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l'État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d'enjoindre : "il est temps d'oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ». Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l'extrême nord", le pape n'a cessé d'en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ». Pour Le Journal du Cameroun, site d'information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l'occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ». Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d'octobre dernier, la répression s'est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d'un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ». Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique. Commentaire de l'essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d'école. Et pourtant, c'est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d'abord d'une volonté politique qui, jusqu'ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ». Biya entendra-t-il le message papal ? Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d'opposition et même de l'épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d'autant plus compréhensible qu'en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d'autre qui puisse avoir de l'ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu'ils plaident auprès de l'autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ». Toutefois, s'interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n'est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n'ont rien changé à la politique de Biya ».
Premier discours du souverain pontife hier au Palais présidentiel à Yaoundé et premier pavé dans la mare des autorités camerounaises. Le Pape, relève Actu Cameroun, « a notamment appelé à "briser les chaînes de la corruption", un phénomène qui gangrène la société camerounaise. Un message fort à résonance politique, commente le site camerounais, qui intervient dans un contexte dans un pays où les accusations de corruption sont récurrentes. Plusieurs pontes du régime du président Paul Biya ont été incarcérés pour corruption. (…) Léon XIV a aussi appelé à la paix, à la justice et à un engagement renouvelé pour le bien commun, soulignant que la paix "ne doit pas être réduite à un slogan" ». Rappels à l'ordre… En effet, pointe Le Monde Afrique, « le discours de Léon XIV était chargé politiquement, ressemblant peu ou prou à une leçon de morale, voire à un rappel à l'ordre ». Outre son plaidoyer contre la corruption, « le message du Pape s'est même fait frontalement politique, relève le journal : "la transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l'État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance", a-t-il énoncé, avant d'enjoindre : "il est temps d'oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux" ». Et puis, remarque encore Le Monde Afrique, « face aux "profondes souffrances" provoquées "par les violences qui ont frappé certaines régions du nord-ouest, du sud-ouest et de l'extrême nord", le pape n'a cessé d'en appeler à la jeunesse. Cette insistance correspond à une réalité démographique, puisque la moitié de la population a moins de 18 ans, mais sonne, en creux, comme une critique du régime gérontocratique au pouvoir à Yaoundé, où les plus hautes fonctions sont occupées par des octogénaires et des nonagénaires ». Pour Le Journal du Cameroun, site d'information plutôt critique envers le pouvoir en place, cette visite papale est « l'occasion de faire craquer le vernis (…), de briser le silence ». Car au Cameroun, affirme le site, « contester peut conduire en prison, parfois pour des années. Depuis la présidentielle d'octobre dernier, la répression s'est intensifiée à un niveau inédit. Arrestations massives, détentions arbitraires, recours systématique aux tribunaux militaires pour juger des civils : des organisations de la société civile dénoncent une mécanique bien huilée visant à étouffer toute voix dissidente. (…) Dans ce contexte, pointe Le Journal du Cameroun, la visite du Pape Léon XIV prend une dimension hautement symbolique. Figure d'un catholicisme engagé, le pontife est interpellé comme une autorité morale capable de peser là où les voix locales peinent à se faire entendre ». Coup de projecteur sur la région anglophone du Nord-Ouest Ce jeudi, le Pape sera à Bamenda, dans cette région du Nord-Ouest endeuillée par près de dix ans de conflit entre armée camerounaise et groupes séparatistes. « Le Vatican a obtenu des leaders séparatistes une trêve de trois jours durant la durée de son séjour », relève Jeune Afrique. Commentaire de l'essayiste camerounais Jean-Bruno Tagne dans Le Point Afrique : cette étape est « sans doute le geste le plus fort de cette visite, affirme-t-il. La guerre dans les régions anglophones dure depuis près de dix ans. Elle a fait des milliers de morts, des déplacés par centaines de milliers, des enfants privés d'école. Et pourtant, c'est un conflit largement relégué au second plan. Le fait que le pape se rende à Bamenda peut contribuer à braquer les projecteurs sur cette guerre oubliée. Mais cela restera un symbole, affirme encore Jean-Bruno Tagne. La sortie de crise dépend d'abord d'une volonté politique qui, jusqu'ici, fait défaut du côté des autorités camerounaises ». Biya entendra-t-il le message papal ? Alors, avant la visite papale, pointe Le Pays à Ouagadougou, « certains acteurs de la société civile, des partis politiques d'opposition et même de l'épiscopat se sont mobilisés pour faire passer des messages. Pour eux, cette venue du Saint-Père est une aubaine pour porter leurs revendications auprès de Paul Biya qui, on le sait, ne se montre pas très réceptif à ce genre de requêtes. Cette démarche est d'autant plus compréhensible qu'en dehors du Pape, les Camerounais ne voient personne d'autre qui puisse avoir de l'ascendant moral sur leur président. Des mémorandum ont ainsi été signés et remis à des archevêques afin qu'ils plaident auprès de l'autorité papale la cause des détenus et exilés politiques ainsi que de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone ». Toutefois, s'interroge Le Pays, « Saint-Paul (Paul Biya) entendra-t-il seulement les sermons de Sa Sainteté ? Rien n'est moins sûr. Pour preuve, ces nombreuses visites papales au Cameroun, de Jean-Paul II à Benoît XVI qui ont tous devancé Léon XIV, n'ont rien changé à la politique de Biya ».
Paus Leo XIV tiba di Kamerun, Afrika Tengah, dalam rangkaian tur empat negara di benua Afrika.Paus Leo XIV tiba di ibu kota Yaoundé, Kamerun, usai menyelesaikan kunjungan di Aljazair. Dalam kunjungan ini, Paus Leo membawa pesan sosial terkait pentingnya tata kelola pemerintahan yang bersih dan penggunaan wewenang politik yang benar.Paus dijadwalkan bertemu dengan Presiden Paul Biya di istana kepresidenan. Biya merupakan pemimpin tertua di dunia. Ia berusia 93 tahun dan telah berkuasa sejak tahun 1982.Selain agenda politik, Paus juga dijadwalkan mengunjungi panti asuhan yang dikelola oleh ordo religius Katolik. Kunjungan ini menjadi momentum penting bagi Vatikan untuk menunjukkan kehadiran gereja di tengah dinamika konflik separatis dan krisis kemanusiaan di Afrika.
Merle Groneweg zu Staatskapitalismus, Ökologie und Klimapolitik in China. Shownotes Merle Groneweg M.A. M.Sc. Merle Groneweg an der Humboldt-Universität zu Berlin https://www.iaaw.hu-berlin.de/de/ostasien/mitarbeiter-innen/personal/merle-groneweg Merles Interview-Reihe bei Klimareporter.de zu Chinas Klima- und Umweltpolitik: https://klimareporter.de/tag/chinas-klima-und-umweltpolitik zur Konferenz ‘China und WIR: Perspektiven für Frieden, Menschenrechte und sozial-ökologischen Wandel': https://www.attac.de/china-konferenz/startseite zu ‘Nationally Determined Contributions' unter dem Pariser Klimaabkommen: https://unfccc.int/process-and-meetings/the-paris-agreement/nationally-determined-contributions-ndcs zu Chinas neuem Fünfjahresplan: https://www.surplusmagazin.de/china-neuer-funfjahresplan-nationalervolkskongress/ zu CREA (Centre for Research on Energy and Clean Air): https://energyandcleanair.org/ zu CREAs Analyse zu Klimafolgen Chinas neuem Fünfjahresplan: https://energyandcleanair.org/chinas-15th-five-year-plan-implications-for-climate-and-energy-transition/ zu ‘civil-military integration': https://en.wikipedia.org/wiki/Military%E2%80%93civil_fusion zu ‘dual-use technology:': https://en.wikipedia.org/wiki/Dual-use_technology zum Bereich ‘Rohstoffpolitik' von PowerShift e.V.: https://power-shift.de/themen/rohstoffpolitik-globale-gerechtigkeit-schaffen/ Fatheuer, T., Fuhr, L. & Unmüßig, B. (2015). Kritik der grünen Ökonomie. oekom. https://www.oekom.de/buch/kritik-der-gruenen-oekonomie-9783865817488 zu ‘the securitization of everything' von MERICS (Mercator Institute for China Studies): https://merics.org/en/report/comprehensive-national-security-unleashed-how-xis-approach-shapes-chinas-policies-home-and Merles Interview mit Lifei Yi in der Klimareporter.de Serie: https://klimareporter.de/international/chinas-umweltpolitik-gibt-dem-staat-mehr-macht Yifei Li an der NYU Shanghai: https://shanghai.nyu.edu/academics/faculty/directory/yifei-li zu den erwähnten Sondervermögen für die Bundeswehr und Infrastruktur: https://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2022/kw22-de-sondervermoegen-897614 https://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/sondervermoegen-doku-1106000 zu ‘Special Economic Zones': https://en.wikipedia.org/wiki/Special_economic_zones_of_China Xiangming, C. (2020). Change and Continuity in Special Economic Zones: A Reassessment and Lessons from China. International Corporations Journal 26(2). https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3623042 zur Recycling-Kampagne in Shanghai: https://www.deutschlandfunknova.de/beitrag/recycling-muelltrennung-in-shanghai Schaupp, S. (2024). Stoffwechselpolitik. Arbeit, Natur und die Zukunft des Planeten. Suhrkamp. https://www.suhrkamp.de/buch/simon-schaupp-stoffwechselpolitik-t-9783518029862 zum Vorschlag der IEA (International Energy Agency) zur Reduzierung der Autofahrten angesichts der Weltölkrise: https://www.iea.org/news/new-iea-report-highlights-options-to-ease-oil-price-pressures-on-consumers-in-response-to-middle-east-supply-disruptions zu Merles Interview mit Client Earth bei Klimareporter.de: https://klimareporter.de/international/china-hat-erhebliche-fortschritte-im-umweltrecht-gemacht zu Client Earth: https://www.clientearth.org/ zur European Union CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism) Policy: https://taxation-customs.ec.europa.eu/carbon-border-adjustment-mechanism_en zu Zollpolitik zwischen China und dem ‘Globalen Süden': Adachi, A. (2025). The Global South in the wake of China's economic surplus: Industrial challenges for developing countries and policy recommendations for the EU. BKHS Perspectives. https://www.helmut-schmidt.de/fileadmin/BKHS_Perspectives_25_09_The_Global_South_in_the_wake_of_China_s_economic_surplus.pdf zum Sprichwort ‘Frauen tragen die Hälfte des Himmels': https://ostasieninstitut.com/bibliothek/sprichwoerter-ostasiens/frauen-tragen-die-haelfte-des-himmels-%E5%A5%B3%E4%BA%BA%E8%83%BD%E9%A1%B6%E5%8D%8A%E8%BE%B9%E5%A4%A9%E3%80%82-nuren-neng-ding-ban-biantian/ zu den UN Millenniums-Entwicklungszielen und zur Armutsbekämpfung in China: https://www.un.org/german/sites/default/files/2024-09/MDG%25202015%2520web.pdf https://progressive.international/blueprint/16a350d7-9d05-49d6-b855-5de756f52963-pro-poor-development-how-china-eradicated-poverty/de/ zum ‘New International Economic Order' für die Reformierung internationaler Wirtschaftsbeziehungen: https://en.wikipedia.org/wiki/New_International_Economic_Order https://www.iwm.at/publication/iwmpost-article/the-new-international-economic-order-useful-history-for-a-multipolar-world zur Afrikanischen Gruppe (African Group) der United Nations: https://www.africanunion-un.org/africangroup zum GATT Abkommen 1947 (General Agreement on Tariffs and Trade): https://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/gatt47_e.htm zu Deng Xiaoping und seiner Öffnungspolitik : https://www.bpb.de/themen/asien/china/44262/portraet-deng-xiaoping/ zum IAA (Industrial Accelerator Act): https://ec.europa.eu/newsroom/growth/items/928572/en zum IRA (Inflation Reduction Act): https://www.energy.gov/edf/inflation-reduction-act-2022 zum Third World Network-Africa: https://www.twnafrica.org/ zur 14. WTO-Ministerkonferenz in Yaoundé, Kamerun: https://www.bpb.de/kurz-knapp/hintergrund-aktuell/576435/14-wto-ministerkonferenz-in-yaounde/ von Redecker, E. (2026). Dieser Drang nach Härte. Über den neuen Faschismus. S. Fischer. https://www.fischerverlage.de/buch/eva-von-redecker-dieser-drang-nach-haerte-9783103977240 Relevante Future Histories Folgen S03E60 | Felix Wemheuer zu unserer Zukunft mit China https://www.futurehistories.today/episoden-blog/s03/e60-felix-wemheuer-zu-unserer-zukunft-mit-china/ S03E08 | Simon Schaupp zu Stoffwechselpolitik https://www.futurehistories.today/episoden-blog/s03/e08-simon-schaupp-zu-stoffwechselpolitik/ S02E38 | Eva von Redecker zu Bleibefreiheit und Demokratischer Planung https://www.futurehistories.today/episoden-blog/s02/e38-eva-von-redecker-zu-bleibefreiheit-und-demokratischer-planung/ S02E09 | Isabella M. Weber zu Chinas drittem Weg https://www.futurehistories.today/episoden-blog/s02/e09-isabella-m-weber-zu-chinas-drittem-weg/ — Future Histories Kontakt & Unterstützung: Wenn euch Future Histories gefällt, dann erwägt doch bitte eine Unterstützung auf Patreon: https://www.patreon.com/join/FutureHistories Schreibt mir unter: office@futurehistories.today Instagram: https://www.instagram.com/futurehpodcast/ Mastodon: https://mstdn.social/@FutureHistories Website mit allen Folgen: https://futurehistories.today Episode Keywords #MerleGroneweg, #JanGroos, #Interview, #HUBerlin, #FutureHistories, #Klimareporter #China, #Planning, #Kapitalismus, #Sozialismus, #Reform, #Klima, #Klimaschutz, #Klimapolitik, #Ökologie, #Staatskapitalismus, #WTO
Un peu de rire dans ce monde de fous, qu'en dites-vous ? Tiens, quel est selon vous le synonyme de l'humour ? Le Larousse nous dit esprit, ironie, sel. Et c'est vrai que cette Belgo-Camerounaise n'en manque pas. À 23 ans, c'est une indomptable, comme les lions : 1ᵉʳ indice. Après des études de droit et de sciences politiques, elle a choisi de faire comme son grand-père pasteur, du stand-up : 2ᵉ indice. De la petite souris à l'homophobie en passant par la question coloniale, avec son spectacle La mauvaise éducation, Sarah Lélé est une cure de bonne humeur et de punchlines réussies. Son secret : zéro tabou. J'ai dit son secret… ah ! Disons qu'elle est de partout et de nulle part à la fois, et que ça, ça parle forcément au monde et à la famille ESM. Sarah Lélé se produit chaque jeudi à 21 h 30 au Sacré, 142 rue Montmartre, 75002. Programmation de l'invitée : • André-Marie Tala Bend Skin • Bad Bunny Lo que pasó a Hawaï.
Le pape Léon XIV se rend en visite apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi l'Afrique pour son premier grand voyage apostolique (après la Turquie et le Liban, puis Monaco) ? C'est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l'Église catholique. Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique. Quels sont les enjeux du voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ? Léon XIV va parcourir 18 000 km en onze jours, prononcer onze discours et célébrer sept messes. D'abord, l'Algérie, pays à 99% musulman, sera pour la première fois visitée par un pape. Dans ce pays ouvert sur la Méditerranée et porte de l'Afrique, Léon XIV ira soutenir la petite communauté catholique, rencontrer les Algériens, créer des ponts entre chrétiens et musulmans. Il marchera à Annaba sur les traces de Saint-Augustin, son père spirituel et père fondateur du christianisme. Il rendra hommage aux 19 martyrs catholiques, dont les moines de Tibhirine, tués il y a tout juste 30 ans pendant la guerre civile. Au Cameroun, qui a déjà connu trois visites pontificales, le pape Léon XIV place son voyage sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala, mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis dix ans. Le pape Léon XIV apportera son soutien à la population fragilisée par une situation économique et politique tendue et à une Église catholique dynamique dans la région. En Angola, pays lusophone riche en pétrole et en diamants où le catholicisme est très ancré, Léon XIV se rendra au sanctuaire marial de Muxima, mais aussi à Saurimo au cœur de la région diamantifère et auprès des populations qui subissent les tensions sociales et politiques, à un an des élections générales. Une visite avec un enjeu diplomatique aussi : l'implication de l'Angola comme médiateur dans des conflits en Afrique, notamment l'est de la République démocratique du Congo, une démarche que soutient le Vatican. Enfin en Guinée équatoriale à près de 90% catholiques, gouvernée depuis 1979 par le même président autoritaire, le pape entend soutenir les fidèles sans pour autant cautionner le régime, un exercice d'équilibriste que pourrait permettre la diplomatie vaticane. Invités : Pierre Diarra, théologien, d'origine malienne, docteur en Histoire des religions et anthropologie religieuse, membre du dicastère au Vatican sur le dialogue interreligieux Jean-Claude Angoula, prêtre spiritain, originaire du Cameroun, docteur en sociologie et en théologie, professeur à l'Institut catholique de Paris et directeur de publication de la revue Spiritus François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux, chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, chercheur au CNRS – GRSL (Groupe sociétés religions laïcités) à l'EPHE (École pratique des hautes études). Entretiens : Cardinal Jean-Paul Vesco, franco-algérien, archevêque d'Alger Louis Sémé Nkolo, prêtre camerounais fidei donum au diocèse de Nanterre, rattaché pour quelques années en France, professeur de Théologie à l'université catholique de Paris Nadeige Ngo Nlend, professeure d'Histoire à l'université de Douala, spécialiste en Histoire des civilisations et religions contemporaines, auteure de Dynamique de transculturation du christianisme : l'expérience du missionnaire protestant Jean-René Brutsch au Cameroun (1946-1960) aux Éditions Karthala (2019). Correspondance d'Eric Sénanque au Vatican à Rome. Éclairage sur l'Angola avec Cristiana Soares, journaliste au service lusophone de RFI.
Le pape Léon XIV se rend en visite apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi l'Afrique pour son premier grand voyage apostolique (après la Turquie et le Liban, puis Monaco) ? C'est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l'Église catholique. Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique. Quels sont les enjeux du voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ? Léon XIV va parcourir 18 000 km en onze jours, prononcer onze discours et célébrer sept messes. D'abord, l'Algérie, pays à 99% musulman, sera pour la première fois visitée par un pape. Dans ce pays ouvert sur la Méditerranée et porte de l'Afrique, Léon XIV ira soutenir la petite communauté catholique, rencontrer les Algériens, créer des ponts entre chrétiens et musulmans. Il marchera à Annaba sur les traces de Saint-Augustin, son père spirituel et père fondateur du christianisme. Il rendra hommage aux 19 martyrs catholiques, dont les moines de Tibhirine, tués il y a tout juste 30 ans pendant la guerre civile. Au Cameroun, qui a déjà connu trois visites pontificales, le pape Léon XIV place son voyage sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala, mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis dix ans. Le pape Léon XIV apportera son soutien à la population fragilisée par une situation économique et politique tendue et à une Église catholique dynamique dans la région. En Angola, pays lusophone riche en pétrole et en diamants où le catholicisme est très ancré, Léon XIV se rendra au sanctuaire marial de Muxima, mais aussi à Saurimo au cœur de la région diamantifère et auprès des populations qui subissent les tensions sociales et politiques, à un an des élections générales. Une visite avec un enjeu diplomatique aussi : l'implication de l'Angola comme médiateur dans des conflits en Afrique, notamment l'est de la République démocratique du Congo, une démarche que soutient le Vatican. Enfin en Guinée équatoriale à près de 90% catholiques, gouvernée depuis 1979 par le même président autoritaire, le pape entend soutenir les fidèles sans pour autant cautionner le régime, un exercice d'équilibriste que pourrait permettre la diplomatie vaticane. Invités : Pierre Diarra, théologien, d'origine malienne, docteur en Histoire des religions et anthropologie religieuse, membre du dicastère au Vatican sur le dialogue interreligieux Jean-Claude Angoula, prêtre spiritain, originaire du Cameroun, docteur en sociologie et en théologie, professeur à l'Institut catholique de Paris et directeur de publication de la revue Spiritus François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux, chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, chercheur au CNRS – GRSL (Groupe sociétés religions laïcités) à l'EPHE (École pratique des hautes études). Entretiens : Cardinal Jean-Paul Vesco, franco-algérien, archevêque d'Alger Louis Sémé Nkolo, prêtre camerounais fidei donum au diocèse de Nanterre, rattaché pour quelques années en France, professeur de Théologie à l'université catholique de Paris Nadeige Ngo Nlend, professeure d'Histoire à l'université de Douala, spécialiste en Histoire des civilisations et religions contemporaines, auteure de Dynamique de transculturation du christianisme : l'expérience du missionnaire protestant Jean-René Brutsch au Cameroun (1946-1960) aux Éditions Karthala (2019). Correspondance d'Eric Sénanque au Vatican à Rome. Éclairage sur l'Angola avec Cristiana Soares, journaliste au service lusophone de RFI.
Un peu de rire dans ce monde de fous, qu'en dites-vous ? Tiens, quel est selon vous le synonyme de l'humour ? Le Larousse nous dit esprit, ironie, sel. Et c'est vrai que cette Belgo-Camerounaise n'en manque pas. À 23 ans, c'est une indomptable, comme les lions : 1ᵉʳ indice. Après des études de droit et de sciences politiques, elle a choisi de faire comme son grand-père pasteur, du stand-up : 2ᵉ indice. De la petite souris à l'homophobie en passant par la question coloniale, avec son spectacle La mauvaise éducation, Sarah Lélé est une cure de bonne humeur et de punchlines réussies. Son secret : zéro tabou. J'ai dit son secret… ah ! Disons qu'elle est de partout et de nulle part à la fois, et que ça, ça parle forcément au monde et à la famille ESM. Sarah Lélé se produit chaque jeudi à 21 h 30 au Sacré, 142 rue Montmartre, 75002. Programmation de l'invitée : • André-Marie Tala Bend Skin • Bad Bunny Lo que pasó a Hawaï.
Ce mardi 31 mars, l'état actuel du marché du crédit immobilier, ainsi que la 14ème Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce qui s'est tenue ce week-end à Yaoundé, ont été abordés par Dorothée Rouzet, cheffe économiste de la direction générale du Trésor, Ronan Le Moal, fondateur d'Épopée Gestion, et Clémentine Gallès, cheffe économiste et stratégiste chez Société Générale Private Banking, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:05:52 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Les 166 pays membres de l'Organisation mondiale du commerce sont réunis à Yaoundé pour la réunion ministérielle qui a lieu tous les deux ans. L'un des enjeux majeurs : entériner un calendrier et des principes directeurs de réforme de l'OMC, dont les règles de gouvernance sont aujourd'hui inadaptées.
Enclavée au cœur de l'Afrique, la République centrafricaine fait face à un défi majeur : son isolement géographique. Sans accès direct à la mer et confronté à la dégradation avancée de ses infrastructures routières, le pays voit son développement économique fortement ralenti. Une situation qui affecte également la compétitivité des entreprises locales, qui peinent à exporter leurs produits vers les marchés sous-régionaux et internationaux. Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Steve Domia-Leu Dans la cabine avant du camion, Jean-Jacques échange avec le chauffeur sur un ton amical. Ce commerçant grossiste revient de Yaoundé, au Cameroun, chargé de marchandises. Depuis quatre jours, ils progressent au rythme de la route qui se dégrade et du poids de leur cargaison. « Depuis des décennies, explique le commerçant, l'enclavement de notre pays nous oblige à dépendre des infrastructures et des ports des pays voisins pour importer et exporter. Ce n'est pas profitable pour nous, car il y a toujours des frais de transit supplémentaires. Ce qui fait également en sorte que les délais d'importation sont souvent longs. Cela entraîne parfois des ruptures de stock. » Ces tracasseries font qu'aujourd'hui, une fois arrivés en Centrafrique, les produits sont plus chers que dans d'autres pays. De nombreux opérateurs économiques, comme Oumarou, sont ainsi en difficulté : « Lorsque j'exporte mes produits, notamment l'huile de palme ou le beurre de karité, ils sont moins compétitifs à cause des coûts logistiques élevés. Nous sommes obligés d'augmenter le prix. Mais une fois sur le marché sous-régional, nos produits sont moins compétitifs. » Investir dans les infrastructures Sur les marchés, les effets de cet enclavement sont palpables. Et dans le panier de Magalie, mère de famille, ils se voient, semaine après semaine. « L'année dernière, souffle-t-elle, j'ai passé mes vacances chez ma sœur au Cameroun. Si je fais une étude comparative des prix du sucre, du sel, du savon, et de tout autre produit manufacturé, chez nous, le prix est bien plus élevé. L'argent est devenu dur à gagner et c'est difficile de joindre les deux bouts. » À lire aussiCentrafrique: une opération «Tonnerre» à Bangui contre les mauvaises pratiques des commerçants Comment sortir de cette situation ? Pour Lorenzo Ganazouï, économiste, cela passe par des investissements dans les infrastructures. « Avec les instabilités que nous avons traversées, il n'y a pas eu de plan de maintenance, ni de construction de nouvelles infrastructures. Sur environ 7 000 kilomètres de route, il n'y a eu de travaux que sur 2% ou 3% du réseau. Il faut construire des infrastructures pour le transport aérien, routier, ferroviaire ou encore maritime. » L'intégration régionale doit favoriser le développement du commerce dans la zone CEMAC, et donc la baisse des prix. Une zone de libre-échange encore « théorique », note cependant la Commission dans son dernier rapport. Elle appelle notamment à harmoniser les systèmes douaniers. À lire aussiLa Centrafrique signe plusieurs accords d'infrastructure en marge du Caucus africain
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ? Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale : ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton.
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ? Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale : ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton.
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
Aujourd'hui, commence la vingtième édition du Mobile World Congress à Barcelone. Il s'agit du plus grand salon mondial de la technologie des télécoms' qui durera 4 jours. Mais ce grand rendez-vous technologique n'est pas uniquement consacré aux smartphones, beaucoup d'autres secteurs sont aussi concernés. L'Intelligence artificielle devrait être omniprésente sur les stands. Et pour la première fois, le continent africain aura son propre pavillon et il devrait présenter son LLM. Le LLM, un programme capable, entre autres, de reconnaître et de générer du texte - notamment en langue swahili ou zoulou. Mais dans cette course à l'IA dominée largement par les États-Unis et la Chine, l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ? Pour en débattre : - Guillaume Grallet, journaliste high-tech au Point et chroniqueur à France 24, auteur du livre Pionniers : voyage aux frontières de l'intelligence artificielle, éditions Grasset; prix du livre d'économie 2025 - Claire Zamuso, experte en Technologies émergentes et innovation à l'Agence Française de Développement (AFD) - Paulin Malatagia, enseignant-chercheur camerounais à l'Université de Yaoundé, responsable de l'équipe de recherche « Intelligence artificielle et sciences des données ».
Aujourd'hui, commence la vingtième édition du Mobile World Congress à Barcelone. Il s'agit du plus grand salon mondial de la technologie des télécoms' qui durera 4 jours. Mais ce grand rendez-vous technologique n'est pas uniquement consacré aux smartphones, beaucoup d'autres secteurs sont aussi concernés. L'Intelligence artificielle devrait être omniprésente sur les stands. Et pour la première fois, le continent africain aura son propre pavillon et il devrait présenter son LLM. Le LLM, un programme capable, entre autres, de reconnaître et de générer du texte - notamment en langue swahili ou zoulou. Mais dans cette course à l'IA dominée largement par les États-Unis et la Chine, l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ? Pour en débattre : - Guillaume Grallet, journaliste high-tech au Point et chroniqueur à France 24, auteur du livre Pionniers : voyage aux frontières de l'intelligence artificielle, éditions Grasset; prix du livre d'économie 2025 - Claire Zamuso, experte en Technologies émergentes et innovation à l'Agence Française de Développement (AFD) - Paulin Malatagia, enseignant-chercheur camerounais à l'Université de Yaoundé, responsable de l'équipe de recherche « Intelligence artificielle et sciences des données ».
Si riaccende la tensione commerciale globale dopo la decisione della Corte Suprema americana sui dazi: Donald Trump rivendica nuovi margini di manovra e minaccia tariffe ancora più elevate contro i Paesi accusati di pratiche commerciali scorrette, sostenendo di non dover tornare al Congresso per ottenere nuove autorizzazioni. L'amministrazione Usa intende mantenere l'impianto dei dazi già esistenti, riformulandone però la base giuridica per evitare rimborsi alle imprese esportatrici straniere. A Bruxelles cresce l'incertezza: la Commissione europea chiede chiarimenti a Washington sulla possibile introduzione di dazi del 15% per cinque mesi e valuta le contromosse, mentre secondo indiscrezioni l'Ue sarebbe pronta a controdazi fino a 93 miliardi di euro. Anche il Parlamento europeo ha rinviato il voto sull'accordo commerciale Ue-Usa siglato la scorsa estate in Scozia, in attesa di capire le reali intenzioni americane. Intanto il ministro degli Esteri Antonio Tajani, riunito con i partner del G7 commercio, ha discusso a Bruxelles sicurezza delle materie prime critiche e preparazione della ministeriale OMC di Yaoundé, in un contesto internazionale segnato da forte incertezza commerciale e crescente rischio di escalation tariffaria. Trattiamo il tema con Alessandro Plateroti, Direttore editoriale UCapital.com e con Lucio Miranda, Presidente e fondatore di ExportUSA.Confindustria, peggiora lo scenario. Ma per Confcommercio la ripresa si sta consolidandoPeggiora lo scenario economico italiano a inizio 2026 secondo la Congiuntura Flash del Centro studi Confindustria: export e consumi continuano a frenare l'industria, mentre gli investimenti legati al Pnrr hanno sostenuto il Pil nel quarto trimestre 2025 (+0,3%). A gennaio migliorano la fiducia delle famiglie e la dinamica dei servizi, ma la produzione industriale resta fragile e volatile, penalizzata dalla debolezza della domanda interna ed estera e dall'effetto di un dollaro più svalutato. I costi energetici restano elevati, anche se il decreto energia potrebbe ridurli sensibilmente per imprese e famiglie se approvato dalla Commissione Ue. Tornano a salire i costi del credito per le imprese, mentre restano positivi i segnali sugli investimenti in macchinari. L'export mostra andamenti irregolari e una riconfigurazione geografica degli scambi, trainati soprattutto dal farmaceutico verso gli Stati Uniti e dai metalli verso la Svizzera. I consumi restano deboli, con vendite al dettaglio in calo a fine 2025, anche se a inizio anno crescono le immatricolazioni di auto e migliora leggermente la fiducia delle famiglie. Confcommercio vede invece segnali di consolidamento della ripresa grazie a un'inflazione contenuta - stimata all'1,1% annuo a febbraio - che potrebbe sostenere redditi e fiducia. La domanda cresce soprattutto nei servizi di comunicazione, nella cura della persona e nei consumi legati alla casa e al turismo, mentre restano deboli alimentari e mobilità. Il commento è di Alessandro Fontana, direttore del Centro studi di Confindustria.
Après le Ghana, l'Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud, le Cameroun a rejoint la liste des pays africains qui acceptent d'accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés par l'administration Trump. Huit immigrés africains sont ainsi arrivés à Yaoundé depuis les États-Unis.
L'accident vasculaire cérébral, cet arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau d'une partie du cerveau, touche environ 130 000 personnes en France chaque année : il peut être lié à une obstruction (AVC ischémique) ou à une rupture (AVC hémorragique) d'un vaisseau sanguin du cerveau. Quels sont les facteurs de risques de l'AVC ? Quels signaux doivent alerter ? Que faire lorsque l'on suspecte un AVC ? Quelles peuvent être les séquelles ? L'accident vasculaire cérébral frappe environ chaque année 16 millions de personnes dans le monde dont 160 000 personnes en France. Cet accident peut être lié soit à l'obstruction d'une artère cérébrale, il s'agit alors d'un AVC ischémique, le plus fréquent car 85% des cas, soit à une rupture d'une artère cérébrale, ce qui provoque un AVC hémorragique. L'AVC est la deuxième cause de décès sur la planète après le cancer, avec 6 millions de morts par an. Un chiffre qui selon l'OMS, l'organisation mondiale de la santé, pourrait doubler d'ici 2030. Les Pays les plus touchés ? Les Etats-Unis et le Canada, en raison notamment du surpoids, de l'obésité et de la sédentarité. Or 80 % des AVC pourraient être évités grâce à la prévention et au dépistage. Avec : Pr Pierre Amarenco, Professeur de neurologie. Président de Vaincre l'AVC. Membre de l'Académie de Médecine et ancien chef de service de neurologie à l'hôpital Bichat, auteur du livre L'AVC, une histoire de femmes, aux éditions Calmann-Lévy. Pr Jérôme Boombhi, Cardiologue et Rythmologue à l'hôpital général de Yaoundé. Maître de conférences agrégé à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l'université de Yaoundé 1. Secrétaire général de la Société camerounaise de cardiologie. Chantal Zahoui-Gnahouo, présidente de l'ONG AVC Espoir à Abidjan en Côte d'Ivoire Programmation musicale : ► Claudio Rabé - Lera Time ► Def Mama Def – Kalanakh À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
L'accident vasculaire cérébral, cet arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau d'une partie du cerveau, touche environ 130 000 personnes en France chaque année : il peut être lié à une obstruction (AVC ischémique) ou à une rupture (AVC hémorragique) d'un vaisseau sanguin du cerveau. Quels sont les facteurs de risques de l'AVC ? Quels signaux doivent alerter ? Que faire lorsque l'on suspecte un AVC ? Quelles peuvent être les séquelles ? L'accident vasculaire cérébral frappe environ chaque année 16 millions de personnes dans le monde dont 160 000 personnes en France. Cet accident peut être lié soit à l'obstruction d'une artère cérébrale, il s'agit alors d'un AVC ischémique, le plus fréquent car 85% des cas, soit à une rupture d'une artère cérébrale, ce qui provoque un AVC hémorragique. L'AVC est la deuxième cause de décès sur la planète après le cancer, avec 6 millions de morts par an. Un chiffre qui selon l'OMS, l'organisation mondiale de la santé, pourrait doubler d'ici 2030. Les Pays les plus touchés ? Les Etats-Unis et le Canada, en raison notamment du surpoids, de l'obésité et de la sédentarité. Or 80 % des AVC pourraient être évités grâce à la prévention et au dépistage. Avec : Pr Pierre Amarenco, Professeur de neurologie. Président de Vaincre l'AVC. Membre de l'Académie de Médecine et ancien chef de service de neurologie à l'hôpital Bichat, auteur du livre L'AVC, une histoire de femmes, aux éditions Calmann-Lévy. Pr Jérôme Boombhi, Cardiologue et Rythmologue à l'hôpital général de Yaoundé. Maître de conférences agrégé à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l'université de Yaoundé 1. Secrétaire général de la Société camerounaise de cardiologie. Chantal Zahoui-Gnahouo, présidente de l'ONG AVC Espoir à Abidjan en Côte d'Ivoire Programmation musicale : ► Claudio Rabé - Lera Time ► Def Mama Def – Kalanakh À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Trois ans jour pour jour que la dépouille mortelle du Camerounais Martinez Zogo a été découverte, nue, marquée par la torture et abandonnée dans un terrain vague de la banlieue de Yaoundé. Le célèbre animateur de l'émission Embouteillages avait été enlevé cinq jours auparavant. Martinez Zogo était connu dans la capitale camerounaise pour ses dénonciations des turpitudes des puissants. Le procès de son assassinat est actuellement en cours au tribunal militaire de Yaoundé. Dix-sept personnes sont poursuivies, dont plusieurs « poids lourds » de la DGRE, le contre-espionnage camerounais. Notre Grand invité Afrique ce matin est l'avocat de la famille Zogo. Maître Calvin Job répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, les débats sur le fond ont débuté il y a en septembre 2025 seulement. Quels sont les premiers enseignements de ces audiences et surtout, ont-ils permis de faire plus de lumière dans cette sombre affaire ? Maître Calvin Job : Les enseignements de ces audiences ont permis de comprendre un peu la chaîne de commandement, notamment dans le fonctionnement de cet organe de renseignement qu'est la DGRE. Ils ont permis en quelque sorte aussi de clarifier certaines responsabilités, si vous voulez. Comme l'un des enquêteurs, enfin, l'une des personnes auditionnées, un haut cadre de cette structure, a fait comprendre que tout ce mécanisme s'est mis hors chaîne de commandement, ce qui a amené à une sorte de privatisation de cet organisme de sécurité. À lire aussiCameroun: au procès de l'affaire Martinez Zogo, le témoignage d'un ex-membre du renseignement extérieur Vous disiez que les audiences ont pu apporter certains éclairages sur la chaîne de commandement. Quels sont ces éclairages pour l'instant ? D'après ce qui a été dit, on apprend que Leopold Maxime Eko Eko, ex-directeur de la DGRE, n'avait pas participé aux réunions, ne savait pas que cette mission était en cours dans son service. Ce qui est quand même un peu étonnant, mais bon, soit. Et que finalement on a utilisé comme ça des individus qui gravitent autour de ce service de renseignements pour appâter Martinez Zogo et le localiser pour procéder à son enlèvement. Parmi les témoins, il y a Madame Moudié, ancienne patronne de la Division de surveillance électronique, qui affirme que Martinez Zogo était sur écoute. Et parmi les accusés, le lieutenant-colonel Justin Danwe, ex-directeur des opérations de la DGRE, qui reconnaît avoir participé à l'enlèvement de notre confrère, mais qui nie l'assassinat. Sait-on dans les grandes lignes qui a mobilisé de tels moyens contre le journaliste ? Et puis surtout, quel était le mobile de son assassinat ? Tous les témoignages, les auditions, et les récentes auditions tendent à aller dans le sens de « c'est monsieur Danwe qui a organisé tout ça de A à Z ». Maintenant, le tribunal s'est rendu avec l'ensemble des parties dans la radio où officiait Martinez Zogo pour écouter les voices. Il y a des noms qui revenaient, des dénonciations qui revenaient et qui ont permis de comprendre qui a approché le lieutenant-colonel Danwe pour organiser cet enlèvement. Donc à ce stade, il y a une sorte de clarification. Le puzzle en train de se reconstituer au fil des auditions. On sait à peu près ce qu'on peut qualifier de mobile, parce que Martinez Zogo, à longueur d'émissions, a dénoncé certains détournements et certaines personnes qui gravitaient autour de ces détournements, parmi lesquels des individus qui sont mis en cause dans cette affaire. Le mobile en soi est clairement politique et cette affaire baigne vraiment dans cette atmosphère de détournements, de prévarication de la fortune publique. L'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et Stéphane Martin Savom, maire de Bibey, sont aussi poursuivis. Est-ce qu'on en sait plus sur leurs rôles présumés ? Je vais commencer par Martin Savom. L'une des personnes auditionnées a indiqué qu'il était clairement impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Martinez Zogo. Pour nous, s'il a été mis en examen, s'il a été placé sous mandat de dépôt, s'il a son nom indiqué dans l'ordonnance de renvoi, c'est qu'il y a une participation à un quelconque niveau dans cette affaire. Concernant Amougou Belinga, comme je disais tout à l'heure, nous nous sommes rendus à la radio de Martinez Zogo et nous avons écouté ses émissions. J'ai personnellement noté que Zogo avait cité le nom d'Amougou Belinga plus de 52 fois dans une seule émission. Une fois de plus, je ne dis pas qu'il avait une volonté forcément d'assassiner votre confrère, mais il y a clairement des indices qui nous conduisent à dire qu'il avait un intérêt à ce que Martinez Zogo arrête de le citer de la sorte. Vous représentez la famille de Martinez Zogo. Trois ans après la découverte de sa dépouille, dans quel état d'esprit la famille aborde les audiences aujourd'hui ? Au départ, il y avait une véritable volonté et une sorte d'optimisme assez poussé quant à la manifestation de la vérité. Quand on a vu que finalement, de janvier à septembre 2025, il ne s'est rien passé parce qu'il y a eu des exceptions de procédure qui ont été soulevées et qui ont ralenti le processus (les audiences se tiennent pendant deux jours toutes les trois semaines, NDLR). La famille a commencé à perdre espoir. Aujourd'hui, clairement, la famille est dans une optique de l'advienne que pourra, il arrivera ce qui arrivera. S'ils veulent un jour, ils nous donneront le corps et quand on sera prêts, on enterrera Martinez Zogo parce qu'il est toujours à la morgue trois ans après. Au final, la famille se dit que si au moins le nom du principal responsable est révélé un jour, c'est bien. Sinon, c'est la justice, elle fera avec. De toute façon, ça ne ramènera pas leur fils, leur père, leur époux. C'est l'état d'esprit qui prédomine aujourd'hui chez les proches de Martinez Zogo. À lire aussiAffaire Martinez Zogo au Cameroun: trois ans après, où en est la procédure judiciaire?
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
Au Gabon, pays dont la population est en majorité chrétienne, les familles s'activent pour préparer le repas de Noël. Qu'en sera-t-il dans l'assiette des Gabonais ? Beaucoup n'apprécieraient pas le poulet surgelé, appelé « la star du congélateur », car c'est l'aliment omniprésent dans les congélateurs. Pour Noël, les familles gabonaises souhaitent manger de la viande de bœuf. Reportage au marché Mon Bouët, le marché central de Libreville. De notre correspondant à Libreville, Au marché central Mon Bouët de Libreville, au Gabon, Oucéni a le sourire aux lèvres. Ce commerçant a fait le stock de viande de bœuf. Son étal est bien garni. Les ventes ont considérablement augmenté, même si le pic n'est pas encore atteint. « C'est la période où tous les clients mangent de la viande. En décembre, on sait qu'on aura des clients. Il y a de l'espoir », se réjouit-il. Trois rayons plus loin, Amidou, vendeur de poulet surgelé, fait la grise mine. Sa clientèle habituelle lui tourne le dos. « Nous, on est en baisse. Le poulet baisse. Il y a que la viande qui se vende en ce moment, ils ont trop mangé de poulet. Comme c'est la fête, ils veulent manger la viande. On attend que la fête se termine. Les ventes de poulet vont repartir comme d'habitude », analyse-t-il, résigné. « La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir » Pour Noël, plusieurs familles ont décidé de s'offrir un repas spécial. C'est le cas de Raïssa. « On en mange tous les jours. On essaie de changer un peu du poulet. La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir », explique-t-elle. Héléna Josée, mère de huit enfants, imagine déjà comment elle concoctera son repas. « Je vais le faire bouillir avant de mettre la pâte d'arachide pour finir avec une bonne banane semi-mûre. Puis on va passer à table. Ce serait fantastique, du bon bœuf bien fait à la pâte d'arachide », détaille-t-elle avec délectation. Évoquant les futures effluves de son repas de Noël, elle s'en amuse : « Cela va attirer le voisinage. Cela veut dire : "Venez, il y a du bœuf aujourd'hui, pas du poulet. Joyeux Noël à tous !" » Mais un problème demeure pour de nombreux ménages gabonais : le prix du bœuf, entre 4 500 ou 5 000 Francs CFA le kilo. Oucéni a l'explication : « Selon moi, c'est cher. Mais comment faire autrement, puisque le bœuf vient de l'étranger ? Ce n'est pas du bœuf du Gabon. Cela vient du Cameroun. C'est difficile parce qu'il faut d'abord qu'on aille le chercher au nord du Cameroun. Puis on doit dédouaner à Yaoundé avant que cela n'arrive ici au Gabon. » À défaut de viande de bœuf, le poisson est l'autre aliment qui remplacera le poulet sur les tables lors des fêtes. Au Gabon, le repas de Noël doit être abondant pour accueillir toute la famille et les éventuels visiteurs imprévus. À lire aussiGabon: au marché des poissons, des pêcheurs sanctionnés pour pêche en zone protégée
Dans cette émission spéciale, quatre journalistes économiques basés à Paris, Montréal et Yaoundé dressent le bilan de l'année 2025 dans le monde : le grand basculement géopolitique, le retour préparé et pragmatique de Trump, l'impact différencié sur le reste du monde, la révolution de l'IA et le recul écologique, les enjeux africains et l'émergence du Sud global, l'omniprésence de endettement la paralysie française, le retour de l'État stratège. NOS INVITÉS
À l'occasion de la Journée internationale des migrants, nous parlons de leur accès aux soins. Selon l'OMS, on comptait plus d'un milliard de personnes en déplacement dans le monde en 2022, soit environ une personne sur huit. Particulièrement exposées aux maladies transmissibles ou aux affections d'origine alimentaire ou hydrique pendant leur parcours migratoire, ces populations peuvent également avoir besoin d'un suivi pour des maladies chroniques. Or, de nombreux obstacles peuvent entraver leur accès aux soins. Comment améliorer l'accès aux soins des personnes migrantes ? La journée internationale des migrants donne l'occasion d'évoquer différents aspects de la santé des personnes qui ont quitté leur pays d'origine et disposent ou non d'un titre de séjour. Cette situation d'éloignement des populations implique de nombreuses spécificités en termes de troubles et d'affections, mais aussi en lien avec la problématique-clé de l'accès aux soins pour les personnes exilées ou réfugiées, au cours du parcours migratoire, comme à l'arrivée. L'accueil sanitaire des migrants - qui constituent un groupe hétérogène aux besoins de santé diversifiés - doit en théorie être une étape importante en matière de dépistage, en particulier des maladies asymptomatiques ou bénignes, qui peuvent présenter des complications sévères. Populations vulnérables Des dispositifs spécifiques existent en France pour permettre d'être pris en charge, y compris lorsque l'on n'est pas en possession d'un titre de séjour en règle (l'Aide Médicale d'État concerne les personnes étrangères arrivées, depuis plus de trois mois), mais l'information n'est pas toujours accessible et adaptée, et de nombreuses personnes migrantes, par méconnaissance ou par crainte, restent éloignées du système de soins. Méconnaissance des dispositifs Des O.N.G. travaillent spécifiquement auprès des populations les plus vulnérables, souvent éprouvées sur le plan psychologique et physique par leur parcours migratoire. Les difficultés de logement, les antécédents médicaux, les différences culturelles et linguistiques, les traumatismes associés aux violences basées sur le genre sont autant de facteurs qui rendent complexe cette prise en charge des patients migrants. Avec : Camille Moreau, responsable des activités médicales au Centre d'accueil de jour à Pantin de Médecins sans frontières Dr Sandra Petiot, médecin anesthésiste réanimateur à Paris et médecin bénévole à la Clinique Mobile à Porte de la Villette, au nord de Paris, pour MSF Amoss Makohe, doctorant en Psychopathologie clinique à l'Université de Yaoundé 1 au Cameroun, et ancien staff MSF Espagne comme responsable des Activités Santé Mentale et Soutien Psychosocial aux côtés des migrants à Agadez au Niger. Un reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous parlons de l'inauguration d'une unité de crise, au sein de la maison des adolescents de l'Hôpital Cochin, l'unité Weiji. Cet hôpital de jour a vocation à accueillir les adolescents et leurs familles en situation de crise aigüe. Reportage de Louise Caledec. Programmation musicale : ► The Caveman - Gatekeepers (ft Pa Salieu) ► Enny – Selfridges.
À l'occasion de la Journée internationale des migrants, nous parlons de leur accès aux soins. Selon l'OMS, on comptait plus d'un milliard de personnes en déplacement dans le monde en 2022, soit environ une personne sur huit. Particulièrement exposées aux maladies transmissibles ou aux affections d'origine alimentaire ou hydrique pendant leur parcours migratoire, ces populations peuvent également avoir besoin d'un suivi pour des maladies chroniques. Or, de nombreux obstacles peuvent entraver leur accès aux soins. Comment améliorer l'accès aux soins des personnes migrantes ? La journée internationale des migrants donne l'occasion d'évoquer différents aspects de la santé des personnes qui ont quitté leur pays d'origine et disposent ou non d'un titre de séjour. Cette situation d'éloignement des populations implique de nombreuses spécificités en termes de troubles et d'affections, mais aussi en lien avec la problématique clé de l'accès aux soins pour les personnes exilées ou réfugiées, au cours du parcours migratoire, comme à l'arrivée. L'accueil sanitaire des migrants - qui constituent un groupe hétérogène aux besoins de santé diversifiés - doit en théorie être une étape importante en matière de dépistage, en particulier des maladies asymptomatiques ou bénignes, qui peuvent présenter des complications sévères. Populations vulnérables Des dispositifs spécifiques existent en France pour permettre d'être pris en charge, y compris lorsque l'on n'est pas en possession d'un titre de séjour en règle (l'Aide Médicale d'État concerne les personnes étrangères arrivées, depuis plus de trois mois), mais l'information n'est pas toujours accessible et adaptée, et de nombreuses personnes migrantes, par méconnaissance ou par crainte, restent éloignées du système de soins. Méconnaissance des dispositifs Des O.N.G. travaillent spécifiquement auprès des populations les plus vulnérables, souvent éprouvées sur le plan psychologique et physique par leur parcours migratoire. Les difficultés de logement, les antécédents médicaux, les différences culturelles et linguistiques, les traumatismes associés aux violences basées sur le genre sont autant de facteurs qui rendent complexe cette prise en charge des patients migrants. Avec : Camille Moreau, responsable des activités médicales au centre d'accueil de jour à Pantin de Médecins sans frontières Dr Sandra Petiot, médecin anesthésiste réanimateur à Paris et médecin bénévole à la Clinique Mobile à Porte de la Villette, au nord de Paris, pour MSF Amoss Makohe, Doctorant en Psychopathologie clinique à l'Université de Yaoundé 1 au Cameroun, et ancien staff MSF Espagne comme Responsable des Activités Santé Mentale et Soutien Psychosocial aux côtés des migrants à Agadez au Niger Un reportage de Raphaëlle Constant ► En fin d'émission, nous parlons de l'inauguration d'une unité de crise, au sein de la maison des adolescents de l'hôpital Cochin, l'unité Weiji. Cet hôpital de jour a vocation à accueillir les adolescents et leurs familles en situation de crise aigüe. Reportage de Louise Caledec. Programmation musicale : ► The Caveman - Gatekeepers (ft Pa Salieu) ► Enny – Selfridges
Le coup d'envoi de la 35ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de football sera donné dimanche prochain (21 décembre) au Maroc. Elle durera jusqu'au 18 janvier. Quels sont les grands favoris ? L'Afrique est-elle enfin reconnue à sa juste place dans le football mondial ? Joseph-Antoine Bell a été un grand international camerounais. Aujourd'hui, il est consultant pour RFI, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier, en ligne depuis Yaoundé. RFI : Joseph-Antoine Bell, le Maroc accueille cette compétition. Son équipe est la première nation africaine au classement Fifa (12ᵉ). Est-ce que du coup ce pays n'est pas le super favori ? Joseph-Antoine Bell : Oui ça arrive très rarement. C'est-à-dire qu'un pays qui est au sommet garde la forme et soit organisateur. Et là, le Maroc, ils ont une chance inouïe, ils sont en forme et ils organisent. Ils ont la chance de jouer chez eux. Souvent, jouer à la maison comporte aussi le revers de la médaille : c'est qu'on a la pression. Mais la pression, on la gère mieux quand on est au sommet de ses capacités. Donc là, le Maroc va jouer à la maison, cette fois en étant au sommet de sa forme, donc en étant capable de gérer la pression seulement. Et derrière le Maroc, qui voyez-vous comme équipes très très bien placées ? Je pense que le Sénégal ne devrait pas être mal placé. L'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire… Et à un degré moindre l'Égypte et la Tunisie. Alors il y a cette CAN qui démarre dans quelques jours et puis il y a la Coupe du monde qui démarre dans six mois et où vont compétir au minimum neuf équipes nationales africaines, ce qui est quasiment le double des éditions précédentes. Est-ce qu'on peut dire que, aujourd'hui, le football africain est de plus en plus présent dans le football mondial ? Oui, le football africain est de plus en plus présent. Il faut se rappeler qu'à l'époque où il y avait seize participants, dans un premier temps, l'Afrique n'en avait aucun. Puis après, l'Afrique a eu un sur seize, ça fait très très peu. Et on a commencé à gagner un peu de positions, notamment grâce à la performance du Cameroun et de l'Égypte en 1990, en quart de finale [Les Camerounais avaient été éliminés aux portes des demi-finales par les Anglais, NDLR]. Et maintenant, le Maroc est allé en demi-finale [du Mondial 2022, NDLR] et on devrait continuer pour bousculer toujours la hiérarchie et se rapprocher du top, le top qui est un jour de gagner la Coupe du monde. Il y a cette nouvelle marque de respect du football mondial à l'égard de l'Afrique. Mais en même temps, les clubs européens qui comptent dans leurs rangs des internationaux africains ne seront forcés de les libérer qu'à partir de ce 15 décembre pour la CAN, alors que la règle habituelle, c'est que les joueurs sont libérés au moins deux semaines avant un grand tournoi international… Oui, mais l'Afrique a un problème particulier, c'est-à-dire, quel est le poids de l'Afrique ? Et là, en l'occurrence, quel est le poids de la Confédération africaine de football (CAF) vis-à-vis de la Fédération internationale (Fifa) ? Parce que l'Afrique est obligée de déplacer sa compétition pour plaire à la Fifa. L'Afrique est obligée d'accepter que les joueurs soient libérés tard pour plaire à la Fifa qui elle-même a subi la pression des clubs sans pouvoir y résister. Donc, les sacrifices sont toujours faits par les Africains et ça ressemble à d'autres domaines où on en demande toujours plus aux plus faibles. Donc, il faut se montrer un petit peu plus costaud. Donc c'est à la CAF de se battre. Ce n'est pas logique que ce qu'on accorde aux autres, on ne puisse pas l'accorder à l'Afrique. Mais pour ça, il faut gagner le respect des autres en tant qu'organisation. Il faudrait commencer en Afrique par décider quand a lieu la CAN, qu'elle ne soit pas un coup en été, un coup en hiver et puis un coup on ne sait pas trop quand. Non, il va falloir que la CAF travaille sérieusement pour avoir une position claire. Et vous n'êtes plus que le continent qui fournit la matière première. Au Cameroun, votre cher pays, le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, ne s'oppose pas au limogeage du sélectionneur belge Marc Brys par le président de la Fédération, Samuel Eto'o. Est-ce que c'est le signe d'un cessez-le-feu entre les deux hommes ? Chez nous, on dit : « Quand vous êtes au marigot et qu'un fou passe par là et vous prend vos vêtements pendant que vous êtes dans l'eau, ne lui courez pas après. » Donc, le ministre s'est dit : « Eh bien, on va laisser la fédération aller et faire comme elle veut », et comme ça il y a une trêve. Mais, je ne crois pas qu'elle soit favorable au football camerounais, parce que on va vite s'apercevoir de la limite des choix qui ont été faits. Il faudrait savoir qu'en Afrique, neuf fois sur dix, vous n'aurez pas de fédération sans l'État. Quand une fédération dit « non, laissez-nous, on va y aller tout seul », vous pouvez être sûr qu'elle va être en difficulté dès la première activité. Et donc, c'est dommage, mais je sais que les joueurs et tout le groupe ne passeront pas un moment tranquille. Parce que le retrait de l'État veut dire forcément le retrait de beaucoup de moyens, le retrait du soutien qui sera limité. À lire aussiTOUT SUR LA CAN 2025
L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) touche les petites artères des poumons, augmentant progressivement la pression artérielle et pouvant provoquer une insuffisance cardiaque sévère. Se manifestant par un essoufflement et des malaises, cette maladie rare ne se guérit pas, mais de récentes avancées dans la recherche ont permis de mettre au point un traitement prometteur : le sotatercept. En quoi consiste ce traitement ? Comment les patients sont-ils actuellement pris en charge ? L'hypertension artérielle pulmonaire est une maladie rare, qui touche deux femmes pour un homme et, en France, concernerait entre 2 500 et 3 500 personnes. L'obstruction des vaisseaux des poumons perturbe la circulation sanguine et, à terme, épuise le cœur. Les premiers symptômes sont l'essoufflement, des douleurs thoraciques, des palpitations, des œdèmes des pieds. L'hypertension artérielle pulmonaire doit être, bien sûr, distinguée de l'hypertension artérielle, une maladie chronique fréquente et, dans certains cas évitables, qui concernerait un adulte sur trois, en France, d'après l'Inserm. Une maladie rare et grave Sans traitement, une fois le diagnostic posé, l'espérance de vie d'un patient atteint d'hypertension artérielle pulmonaire se limitait à trois ans. Grâce à un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée, ce pronostic a été sensiblement amélioré pour les patients qui bénéficient d'un système de santé offrant les options thérapeutiques innovantes. Avancées de la recherche Les travaux d'un médecin chercheur français viennent d'être couronnés du Grand prix Inserm 2025 et du Grand prix de la Fondation de l'Assistance Publique AP-HP : le Pr Marc Humbert, médecin pneumologue et doyen de la Faculté de médecine de Paris-Saclay s'est engagé, depuis 30 ans, dans des recherches pour mieux comprendre et prendre en charge l'hypertension artérielle pulmonaire. Après en avoir cerné les caractéristiques inflammatoires, il a développé une biothérapie ciblant une protéine qui active cette inflammation de la paroi des vaisseaux. Ce traitement a été autorisé en 2024 par l'Agence Européenne du Médicament. L'amélioration de la prise en charge des patients atteints d'HTAP a permis de doubler leur espérance de vie en l'espace de 20 ans. Avec : Pr Marc Humbert, chef du service de Pneumologie et soins intensifs respiratoires de l'Hôpital Bicêtre AP-HP (Centre de référence de l'hypertension pulmonaire) – Doyen et professeur de Pneumologie à la Faculté de Médecine Paris-Saclay. Directeur de l'Unité Mixte de Recherche Hypertension Pulmonaire Inserm/Paris-Saclay et Lauréat du Grand Prix Inserm 2025 Pr Eric Walter Pefura Yone, professeur de Médecine à la Faculté de Médecine et Sciences biomédicales de l'Université de Yaoundé 1. Médecin interniste, pneumologue et allergologue à l'Hôpital Jamot de Yaoundé au Cameroun Maggy Surace, présidente de l'Association des malades, aidants et transplantés hypertension pulmonaire. Programmation musicale : ► Abou Tall – Merci ► Rusowsky – malibU.
L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) touche les petites artères des poumons, augmentant progressivement la pression artérielle et pouvant provoquer une insuffisance cardiaque sévère. Se manifestant par un essoufflement et des malaises, cette maladie rare ne se guérit pas, mais de récentes avancées dans la recherche ont permis de mettre au point un traitement prometteur : le sotatercept. En quoi consiste ce traitement ? Comment les patients sont-ils actuellement pris en charge ? L'hypertension artérielle pulmonaire est une maladie rare, qui touche deux femmes pour un homme et, en France, concernerait entre 2 500 et 3 500 personnes. L'obstruction des vaisseaux des poumons perturbe la circulation sanguine et, à terme, épuise le cœur. Les premiers symptômes sont l'essoufflement, des douleurs thoraciques, des palpitations, des œdèmes des pieds. L'hypertension artérielle pulmonaire doit être, bien sûr, distinguée de l'hypertension artérielle, une maladie chronique fréquente et, dans certains cas évitables, qui concernerait un adulte sur trois, en France, d'après l'Inserm. Une maladie rare et grave Sans traitement, une fois le diagnostic posé, l'espérance de vie d'un patient atteint d'hypertension artérielle pulmonaire se limitait à trois ans. Grâce à un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée, ce pronostic a été sensiblement amélioré pour les patients qui bénéficient d'un système de santé offrant les options thérapeutiques innovantes. Avancées de la recherche Les travaux d'un médecin chercheur français viennent d'être couronnés du Grand prix Inserm 2025 et du Grand prix de la Fondation de l'Assistance Publique AP-HP : le Pr Marc Humbert, médecin pneumologue et doyen de la Faculté de médecine de Paris-Saclay s'est engagé, depuis 30 ans, dans des recherches pour mieux comprendre et prendre en charge l'hypertension artérielle pulmonaire. Après en avoir cerné les caractéristiques inflammatoires, il a développé une biothérapie ciblant une protéine qui active cette inflammation de la paroi des vaisseaux. Ce traitement a été autorisé en 2024 par l'Agence Européenne du Médicament. L'amélioration de la prise en charge des patients atteints d'HTAP a permis de doubler leur espérance de vie en l'espace de 20 ans. Avec : Pr Marc Humbert, chef du service de Pneumologie et soins intensifs respiratoires de l'Hôpital Bicêtre AP-HP (Centre de référence de l'hypertension pulmonaire) – Doyen et professeur de Pneumologie à la Faculté de Médecine Paris-Saclay. Directeur de l'Unité Mixte de Recherche Hypertension Pulmonaire Inserm/Paris-Saclay et Lauréat du Grand Prix Inserm 2025 Pr Eric Walter Pefura Yone, professeur de Médecine à la Faculté de Médecine et Sciences biomédicales de l'Université de Yaoundé 1. Médecin interniste, pneumologue et allergologue à l'Hôpital Jamot de Yaoundé au Cameroun Maggy Surace, présidente de l'Association des malades, aidants et transplantés hypertension pulmonaire. Programmation musicale : ► Abou Tall – Merci ► Rusowsky – malibU.
Au sommaire : Ce jeudi 4 décembre 2025, le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame ont signé à Washington un accord de paix qui devrait mettre fin à trois décennies de guerre en République démocratique du Congo. Que contient cet accord ? Peut-on vraiment espérer l'arrêt des combats ? Côté américain, outre une victoire diplomatique, quels profits économiques pourraient en tirer Donald Trump ? Que s'est-il passé à Yaoundé ? Une onde de choc secoue le Cameroun depuis l'annonce du décès, après 37 jours de détention, de l'opposant Anicet Ekane, figure historique de la lutte pour la démocratie. Déploiement militaire américain dans les Caraïbes, blocage aérien, frappes contre de supposés narcotrafiquants, ultimatum au président Maduro… Les États-Unis vont-ils entrer en guerre contre le Venezuela ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Au sommaire : Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Boubacar Sanso Barry, administrateur général du site d'information guinéen le Djely.com et rédacteur en chef de l'hebdomadaire «Le Punch» Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo.
L'opposant camerounais et figure de la gauche nationaliste Anicet Ekane est mort à 74 ans, lundi, alors qu'il se trouvait en détention, à Yaoundé. Président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem), ce soutien de l'opposant Issa Tchiroma Bakary avait été interpellé le 24 octobre à Douala, à la veille de l'annonce de la victoire de Paul Biya, reconduit pour un huitième mandat.
Au Cameroun, c'est la consternation sur les réseaux sociaux après la mort en prison, lundi 1er décembre, de l'opposant Anicet Ekane, qui présidait le parti Manidem. Depuis 40 ans, la journaliste Henriette Ekwe était une amie très proche de l'opposant. Il y a trois semaines, elle avait pu lui rendre visite dans sa cellule de Yaoundé. Et pour elle, vu son état de santé, Anicet Ekane n'aurait jamais dû être placé en détention le 24 octobre dernier. L'éditorialiste camerounaise, qui a reçu le prix du courage féminin en 2011 à Washington, témoigne depuis Douala au téléphone de Christophe Boisbouvier. À lire aussiCameroun: l'opposant Anicet Ekane est mort en détention À lire aussiCameroun: vives réactions après la mort de l'opposant Anicet Ekane
À l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes qui se tient le 25 novembre, nous parlons des violences subies dans le cadre professionnel : injures sexistes, menaces, violences physiques… Selon une étude conjointement réalisée par Eurostat, l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) et l'Agence des droits fondamentaux de l'UE (FRA) en 2024, en France, 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail. Comment reconnaitre et prévenir les violences faites aux femmes en milieu professionnel ? Quelles prises en charge sont mises à disposition des victimes ? Clémence Sientzoff, psychologue psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles, travail en libéral et au centre AVIV du CIDFF 21. Et co-vice-présidente du Réseau NON en Bourgogne Franche Comté Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun. Un reportage de Thalie Mpouho À écouter aussiQuelle justice face aux féminicides et aux violences sexuelles ? Programmation musicale : ► Chaka Khan – I'm every woman ► Jimmy Cliff - I can see clearly now