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Le Pastef plus que jamais derrière un seul homme. Ousmane Sonko a été réélu en grande majorité à la tête de son parti, lors du congrès de samedi. Écarté de la Primature, il y a quinze jours, par le président Bassirou Diomaye Faye, l'ancien chef du gouvernement, désormais président de l'Assemblée nationale, en a profité pour affirmer encore un peu plus son rôle d'opposant au chef de l'État. Majoritaire dans l'hémicycle, le Pastef, « veillera à ce que les intérêts du peuple soient sauvegardés » a-t-il assuré. Comment voyez-vous l'évolution des relations entre Sonko et Diomaye Faye dans les mois à venir ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Senegal faces a power struggle as President Bassirou Diomaye Faye and his ally-turned-opponent Ousmane Sonko part ways. Who's really in charge — and what does it mean for citizens amid a deepening debt crisis?
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une loi russe permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger, les menaces russes envers les diplomates étrangers de Kiev et la présence d'une délégation nigérienne au Bénin. Sénégal : Sonko plus puissant à l'Assemblée qu'à la Primature ? Quatre jours après avoir été limogé de la Primature, Ousmane Sonko a été élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Dès son discours d'investiture, il a donné le ton : « L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre d'enregistrement. » L'ancien Premier ministre a promis un contrôle « ferme » de l'action gouvernementale tout en affirmant vouloir préserver la stabilité des institutions. Quels pouvoirs ce nouveau poste confère-t-il à Ousmane Sonko par rapport à son ancien statut de Premier ministre ? Comment se déroulera cette cohabitation inédite au sommet de l'État ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI au Sénégal. Russie : quelle est cette loi qui permet de frapper les opposants partout dans le monde ? La Douma a adopté une loi permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger accusés de critiquer le pouvoir. Pour le Kremlin, il s'agit de renforcer la lutte contre ceux qu'il considère comme des « ennemis de l'État ». Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant ? Est-ce une stratégie pour récupérer des fonds à l'étranger tout en réduisant encore davantage au silence les voix critiques du régime ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Ukraine : départ des diplomates, une simple intimidation ou une menace imminente ? L'annonce survient après des frappes russes d'une rare intensité, menées le week-end dernier contre l'Ukraine, notamment à Kiev, où au moins quatre personnes ont été tuées et une centaine blessée. Mais pourquoi Moscou demande-t-elle désormais aux diplomates étrangers de quitter Kiev dès que possible ? S'agit-il d'une manœuvre d'intimidation adressée aux alliés de l'Ukraine, ou le signe avant-coureur d'une attaque de plus grande ampleur ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique «La Fabrique du Monde». Bénin - Niger : avec Romuald Wadagni, vers un dégel ? Malgré des relations toujours tendues entre le Niger et le Bénin, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s'est rendu dimanche (24 mai 2026) à Cotonou pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président Romuald Wadagni. Accompagné notamment du ministre de l'Intérieur, il a évoqué devant la presse « une nouvelle voie » pour les relations entre les deux voisins. Cette visite marque-t-elle le début d'un dégel diplomatique entre Niamey et Cotonou ? Comment le nouveau président béninois compte-t-il s'y prendre pour permettre la réouverture de la frontière avec le Niger ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile.
Il Senegal dopo l'illusioneLa rottura tra Sonko e Faye apre uno scontro tra austerità, debito e populismo patriottico. L'analisi di Alessio Iocchi, docente all'Università di Palermo ed esperto di geopolitica dell'Africa subsahariana.L'Etiopia va alle urneLa giornalista Michela Trevisan racconta un paese sospeso tra elezioni, tensioni regionali e fragilità economica.Il viaggio africano di Leone XIVIl direttore di Nigrizia Giuseppe Cavallini anticipa i temi della Bussola di giugno dedicata al viaggio africano del Papa.
« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »
Au Sénégal, comment le président Diomaye Faye va-t-il pouvoir gouverner si l'Assemblée nationale lui est hostile ? La question se pose après l'élection au perchoir, mardi matin, de son rival politique Ousmane Sonko. Celui-ci a promis de ne pas « créer une crise institutionnelle », mais a prévenu que « l'Assemblée ne serait pas une chambre d'enregistrement ». Va-t-on vers une dissolution de cette Assemblée et des législatives anticipées ? Mamadou Lamine Sarr enseigne les sciences politiques à l'université numérique Cheikh Hamidou Kane de Dakar. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La brillante élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale, est-ce que c'est une démonstration de force ? Mamadou Lamine Sarr : Oui, on peut en partie l'interpréter ainsi. Ça montre à mon avis deux choses. La première, c'est je ne sais pas si on peut parler de centralité d'Ousmane Sonko sur la scène politique sénégalaise. Et l'autre, c'est la force que représente quand même le Pastef, notamment au sein de l'Assemblée nationale, qui a pu permettre cette transition-là. Donc oui, ça démontre une certaine capacité, une certaine force, oui, du parti Pastef. On va voir maintenant où est-ce que ça va se terminer tout ça. Est-ce à dire que le Sénégal entre dans une période de cohabitation peut-être difficile ? Oui. Cohabitation très certainement, parce que les deux hommes, même s'ils partagent les mêmes idées qui les ont amenés à adhérer au même parti, à former le même parti, à accéder au pouvoir, ont eu des divergences ces derniers mois et donc on peut parler effectivement peut-être de cohabitation un peu particulière, mais on est vraiment dans l'incertitude. Je pense que c'est un mot qui décrit bien la situation, parce que la cohabitation peut être également très difficile, c'est sûr, mais elle peut également être gérable ou en tout cas paisible selon la posture que les uns et les autres auront. Donc, il ne faut pas verser dans le catastrophisme, tout en restant bien évidemment lucide et éveillé par rapport à tous les scénarios qu'on pourra avoir par rapport à cette cohabitation-là. Alors lundi soir, le président Diomaye a nommé comme nouveau Premier ministre, Ahmadou Mohamed Lo, un ancien cadre de la BCEAO, donc un expert des questions financières. Mais est-ce que ce Premier ministre et son nouveau gouvernement ne risquent pas d'être censurés par l'Assemblée nationale sur ordre d'Ousmane Sonko ? Oui, c'est un risque comme également il est plausible que le nouveau gouvernement ne soit pas sanctionné par l'Assemblée nationale et par la majorité Pastef. Donc là, actuellement, ce serait extrêmement difficile d'avoir une position confirmée là-dessus. Ce qui est certain, c'est qu'il y a un risque effectivement, et je pense que ça dépendra, un, de la composition du gouvernement et, deux, de l'orientation que le gouvernement voudra donner à sa politique générale. C'est ça qui fera que le parti Pastef adhérera ou pas. Parce que si on écoute bien le discours – et je l'ai écouté – du nouveau président de l'Assemblée nationale, il a clairement souligné dans son discours plusieurs fois que l'objectif, ce n'est pas de bloquer le pays, ce n'est pas de mener à une crise institutionnelle. Donc, je pense qu'ils sont quand même ouverts à ce qu'un nouveau gouvernement soit mis en place et que ce gouvernement puisse travailler en étant contrôlé bien évidemment par l'Assemblée nationale. Donc, encore une fois, je fais partie, en tout cas, même si c'est une minorité, je ne sais pas, des gens qui ne versent pas totalement dans les situations de crise tout de suite, même s'il ne faut pas l'exclure, mais je pense que même la classe politique sénégalaise a longtemps montré une certaine responsabilité quand certaines situations se présentaient. Je pense que ça peut être le cas également. Donc vous pensez que les deux anciens camarades du Pastef vont essayer d'éviter le blocage du pays afin de ne pas mécontenter la population sénégalaise ? Oui, je pense que, en fait, aucun des deux n'a intérêt à ce que soit le cas, aucun des deux n'a intérêt à ce que le pays soit totalement paralysé. Ni le président de la République qui a besoin, même s'il a beaucoup de prérogatives, du Parlement pour faire passer des lois pour tout simplement gérer le pays, ni l'Assemblée nationale qui a besoin du président de la République, parce que, si le pays est bloqué, le président de la République également peut être amené dans quelques mois à dissoudre l'Assemblée nationale. Visiblement, vous ne croyez pas, vous, à ce scénario de nouvelles élections législatives dans les trois mois qui viennent ? En tout cas, présentement, non. Et je pense que, si mes souvenirs de droit constitutionnel sont bons, je pense que le président est obligé quand même d'attendre au moins jusqu'au mois de novembre, parce que les dernières élections se sont tenues au mois de novembre 2024. Donc il est obligé quand même d'attendre cette période-là pour pouvoir dissoudre l'Assemblée. La dissolution de l'Assemblée, ce n'est pas un scénario à exclure, bien évidemment, parce que si tout est bloqué et que le président se retrouve dos au mur, il peut prendre cette décision-là bien évidemment. Donc, c'est un scénario possible, mais pour Bassirou Diomaye Faye, je ne vois pas tout de suite l'intérêt de dissoudre le Parlement parce que, s'il y a des élections, rien ne garantit que sa coalition va gagner les élections. Je rappelle que Pastef est quand même la première force politique du pays, quoi qu'on dise, et donc il n'a pas de garantie qu'il remportera ces élections-là. Donc, je crois qu'aucun des deux n'a intérêt à ce que la situation soit bloquée et qu'on soit amené à organiser des élections législatives anticipées. Alors, dans la bataille de l'opinion justement, qui est le plus populaire aujourd'hui du président Diomaye ou de l'ancien Premier ministre Sonko ? Oh, bonne question. En tout cas, je n'ai pas encore vu de sondage d'opinion ces derniers mois, mais ce qui est certain, c'est que oui, le premier, Ousmane Sonko, reste la figure emblématique politique première du pays, ça c'est indéniable. Et depuis la violente répression du mouvement étudiant à Dakar au mois de février, est-ce qu'Ousmane Sonko n'a pas perdu une partie de son prestige auprès de la jeunesse ? Oui, il y a eu quand même quelques voix effectivement dissonantes qui ont montré une certaine déception par rapport à cela. Je pense que la crise étudiante des derniers mois n'a pas été bien gérée par le gouvernement et je pense que ça a eu un effet sur les jeunes quand même. On a entendu des voix un peu dissonantes, n'est-ce pas, même au sein du Pastef, pour dire que le problème devait être bien géré. Mais je pense que globalement, chez les jeunes étudiants ou pas, la personnalité d'Ousmane Sonko reste quand même la personnalité politique de référence. Au moment où on se parle, je pense quand même que l'ancien Premier ministre est encore une fois la figure de proue de la politique sénégalaise aujourd'hui. À lire aussiSénégal : l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée ouvre une période d'incertitude politique
Le tandem Bassirou Diomaye Faye - Ousmane Sonko a volé en éclats. L'ex-Premier ministre sénégalais a été élu mardi président de l'Assemblée nationale, quatre jours après avoir été limogé par le chef de l'État. Ousmane Sonko a assuré qu'il "n'utiliserait pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel". De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye a nommé un nouveau chef du gouvernement, l'économiste Ahmadou Al Aminou Lô qui doit composer son gouvernement prochainement.
« Ousmane Sonko prend les manettes », s'exclame WalfQuotidien à Dakar. « Comme il fallait s'y attendre avec la majorité "mécanique" de Pastef, l'ex-Premier ministre a été porté à la tête de l'hémicycle hier avec 132 voix contre une seule abstention. Une décision qui intervient après son installation comme parlementaire à la place de son suppléant Ismaël Wone. Cette élection au perchoir intervient quelques jours seulement après son limogeage de son poste de Premier ministre. » Conséquence, relève WalfQuotidien : « En attendant les deux ans de la 15e législature, délai imposé à un chef de l'État avant de pouvoir dissoudre l'Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye devra apprendre à composer avec Ousmane Sonko pour la bonne marche du pays. Dans le cas contraire, la majorité parlementaire de Pastef pourrait lui mener la vie dure. » Et déjà, le Pastef pose ses conditions à propos de la formation du prochain gouvernement : « Le Pastef monte la garde, pointe le site Seneplus. Le Comité exécutif du parti révèle que certains de ses membres ont d'ores et déjà été contactés par les services de la présidence en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette collaboration doit se faire "suivant des orientations programmatiques claires", affirme le Pastef. » Notamment : « Fidélité au programme qui a porté le parti au pouvoir en 2024, clarification des perspectives dans la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques… » Le président Bassirou Diomaye Faye sous « surveillance » ? Alors cet « épisode révèle une réalité politique fondamentale, relève Afrik.com : le Pastef reste structuré autour de la figure d'Ousmane Sonko. Depuis l'accession au pouvoir en 2024, certains observateurs estimaient que l'appareil du parti allait progressivement se réorganiser autour du président Diomaye Faye, devenu chef de l'État, même si la majorité des Sénégalais a toujours considéré Ousmane Sonko comme le véritable chef de l'exécutif. Les événements des derniers jours confirment que le Premier ministre déchu conserve toute sa force et continue de bénéficier de la confiance des militants et cadres de la formation politique. » Et désormais, poursuit Afrik.com, s'ouvre « une nouvelle phase politique au Sénégal. En devenant président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko accède au rang de deuxième personnalité de l'État. Surtout, il obtient une plateforme institutionnelle puissante lui permettant d'influencer directement l'action gouvernementale. La situation devient particulièrement délicate pour Bassirou Diomaye Faye qui doit désormais composer avec son ancien mentor devenu chef du pouvoir législatif, soutenu par la majorité parlementaire. Diomaye Faye risque désormais de gouverner sous la surveillance permanente de celui qu'il a tenté d'écarter. » Une ligne radicale Et le Sénégal se retrouve dans « une véritable zone de turbulence démocratique » : c'est du moins l'opinion d'Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure historique de la société civile sénégalaise. Alioune Tine qui répond aux questions du Point Afrique. « Nous allons vers le blocage et vers l'ingouvernabilité, affirme-t-il. Le centre du pouvoir va désormais se déplacer vers l'Assemblée nationale. Le Parlement va prendre l'initiative politique et chercher à dicter ses conditions à l'exécutif. Le discours de Sonko est très clair, constate Alioune Tine : il reste sur une ligne radicale qui risque encore d'accentuer les tensions avec le président Diomaye Faye. (…) La motion de censure sera l'épée de Damoclès permanente de cette nouvelle gouvernance politique, prévient encore l'analyste sénégalais. Tous les Premiers ministres qui viendront risquent d'être censurés. (…) Si on ne fait pas attention, on pourrait même aller vers une situation où le mandat présidentiel actuel ne serait pas mené à son terme. » Rupture souverainiste Et cette ligne radicale de Sonko est détaillée par Le Monde Afrique : « L'ex-Premier ministre sénégalais plaide pour une rupture souverainiste radicale, écrit le journal. Si, dans de précédents ouvrages, Ousmane Sonko privilégiait une approche technique des sujets et semblait assez ouvert au libéralisme économique, dans ses derniers écrits, il emprunte une langue révolutionnaire. Il reprend par exemple au penseur martiniquais Frantz Fanon ses thèses sur le caractère "parasitaire" des bourgeoisies des pays décolonisés. Ousmane Sonko déplore aussi, constate encore Le Monde Afrique, que le Sénégal soit enfermé dans un "modèle économique colonial". Alors que Dakar est engagé dans des discussions avec le FMI à propos de la dette publique, il dénonce, sans nommer l'institution, les "pressions extérieures et les injonctions". Le dirigeant réaffirme le besoin de changements structurels et rappelle qu'il tient à tourner la page du franc CFA. »
Le Sénégal se réveille ce matin avec un nouveau Premier ministre et dans les prochaines heures, on devrait connaitre le nouveau président de l'Assemblée nationale… Les cartes politiques sont donc rebattues. On commence par le nouveau premier ministre : « Après Sonko le tribun, Lo le technicien à la primature » : c'est ainsi que le site Seneplus qualifie Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Le nouveau chef du gouvernement « est présenté comme un expert de tous les circuits financiers nationaux et internationaux, pointe Seneplus. Un profil stratégique dans un contexte où le Sénégal doit gérer une situation budgétaire difficile tout en poursuivant ses ambitions. » « Un économiste à la Primature », titre Le Soleil. « Le Président de la République confie ainsi l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère. Spécialiste reconnu de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo compte parmi les principaux artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance. » À lire aussiSénégal : Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d'Ousmane Sonko Sonko président… de l'Assemblée nationale ? Alors, « le nouveau Premier ministre du Sénégal connu : Diomaye passe à l'offensive », relève Xalima. En effet, précise Dakar Actu, c'est ce mardi matin que l'Assemblée nationale se réunit : « L'ordre du jour porte sur la réintégration du député Ousmane Sonko ainsi que sur l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale. (…) Une séance qui s'annonce donc décisive dans le nouveau réaménagement institutionnel, après le limogeage du Premier ministre Sonko. » « Ousmane Sonko est-il en route vers le perchoir ? », s'interroge Afrik.com. « L'objectif du parti Pastef est de répliquer à la décision de Bassirou Diomaye Faye en installant son leader historique à la tête du pouvoir législatif. Libéré de la discipline gouvernementale, Ousmane Sonko disposerait alors d'une tribune stratégique pour peser sur le budget, les commissions d'enquête et le calendrier des réformes. » D'autant, rappelle Afrik.com, que « le Pastef dispose d'un levier puissant avec une large majorité de 130 sièges sur 165, acquise lors des élections législatives de novembre 2024. » Toutefois, tempère le site panafricain, « une inconnue de taille subsiste concernant la légalité de cette opération. Plusieurs juristes et figures politiques contestent le droit d'Ousmane Sonko à reprendre son écharpe de député. Les anciens parlementaires Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil rappellent que la loi sénégalaise considère généralement le remplacement par un suppléant comme définitif pour toute la durée de la législature. La séance de ce mardi s'annonce donc électrique. Si la réintégration d'Ousmane Sonko est validée, le Sénégal entrera dans une forme de cohabitation inédite. Le chef de l'État composera alors avec une majorité parlementaire fidèle à son principal rival politique. » À lire aussiSénégal : l'Assemblée nationale doit se réunir en plénière pour élire son nouveau président Objectif 2029 Et dans ce contexte, analyse WalfQuotidien, « l'horizon de la présidentielle de 2029 devient déjà l'obsession centrale. Ousmane Sonko apparaît plus que jamais déterminé à accéder à la magistrature suprême. Sa majorité parlementaire a déjà engagé des réformes du dispositif électoral perçues par certains comme destinées à lever les obstacles qui avaient empêché sa candidature en 2024. Mais une question fondamentale demeure, relève le quotidien dakarois : aura-t-il la patience d'attendre l'échéance normale ? Ou cherchera-t-il à accélérer le calendrier politique en imposant un nouveau rapport de force institutionnel ? C'est précisément là que réside le principal risque pour la stabilité du pays, pointe WalfQuotidien. Car lorsque deux légitimités issues du même camp cessent de cohabiter, le système tout entier peut entrer dans une logique de confrontation permanente. Le Sénégal, longtemps présenté comme une démocratie stable dans une région secouée par les crises institutionnelles, entre peut-être dans une phase de fortes turbulences. » Et cela pourrait commencer très vite avec la formation du nouveau gouvernement : « Quid des ministres à nommer ? », s'interroge en effet Aujourd'hui à Ouagadougou. « Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou bien seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale ? Il renverrait alors les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prendrait un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 serait perdu d'avance pour lui, mais Sonko serait incontestablement le deus ex machina politique du Sénégal. »
¡GOLPE DE ESTADO EN SENEGAL! ¡LA JUVENTUD SENEGALESA APOYA A SONKO!¿Sabías que larevolución política de Senegal ha entrado en un nuevo capítulo? Pocos días después de ser destituido como primer ministro, Ousmane Sonko ha sido elegido presidente de la Asamblea Nacional, recuperando el corazón del poder y reavivando la llama panafricana que PASTEF prometió defender.Hoy es miércoles y toca #LALLAVE. Escúchanos en nuestras plataformas de YouTube y Spotify: https://youtu.be/Nq6EIlZnLzs En este episodio desglosamos la confrontación que moldea el destino de Senegal: Faye contra Sonko, neoliberalismo contrapanafricanismo.Rastreamos cómo surgió el movimiento PASTEF de las calles, llevado por jóvenes y mujeres que exigían soberanía y dignidad.Desentrañamos el giro de Faye hacia la austeridad del FMI — subidas de combustible, reestructuración de la deuda y el regreso de la lógica de Françafrique — frente al llamamiento de Sonko a la independencia económica y la unidad africana.Exploramos el choque ideológico entre el pragmatismo neoliberal y la visión panafricana radical inspirada por Cheikh Anta Diop, Nkrumah, Sankara y Wangari Maathai.Y ahora, con Sonko presidiendo la Asamblea Nacional, nos preguntamos: ¿puede Senegal seguir liderando la liberación de África o volverá a caer en la vieja trampa colonial? Escucha, reflexiona y comparte — porque esto no es solo sobre Senegal, sino sobre el futuro de África.Otra África es posible.#sabiasqueÁfrica#OtraÁfricaesposible#sonkopresident2029#Faye#allafricanpeoplerevolutionaryparty#allafricanwomenrevolutionaryunion#senegal#pastef#panafricanism#franҫaafrique
Quatre jours après avoir été écarté de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader du Pastef a retrouvé son poste de député ce matin et il a été élu dans la foulée président de l'Assemblée nationale sénégalaise. Dans sa première prise de parole, Ousmane Sonko déclare rester ouvert à la discussion avec le président de la République. Entretien avec Gilles Yabi, analyste politique et économiste, fondateur du centre de réflexion citoyen Wathi.
Le Sénégal se réveille ce matin avec un nouveau Premier ministre et dans les prochaines heures, on devrait connaitre le nouveau président de l'Assemblée nationale… Les cartes politiques sont donc rebattues. On commence par le nouveau premier ministre : « Après Sonko le tribun, Lo le technicien à la primature » : c'est ainsi que le site Seneplus qualifie Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Le nouveau chef du gouvernement « est présenté comme un expert de tous les circuits financiers nationaux et internationaux, pointe Seneplus. Un profil stratégique dans un contexte où le Sénégal doit gérer une situation budgétaire difficile tout en poursuivant ses ambitions. » « Un économiste à la Primature », titre Le Soleil. « Le Président de la République confie ainsi l'exécutif à un haut commis de l'État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère. Spécialiste reconnu de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo compte parmi les principaux artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance. » À lire aussiSénégal : Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d'Ousmane Sonko Sonko président… de l'Assemblée nationale ? Alors, « le nouveau Premier ministre du Sénégal connu : Diomaye passe à l'offensive », relève Xalima. En effet, précise Dakar Actu, c'est ce mardi matin que l'Assemblée nationale se réunit : « L'ordre du jour porte sur la réintégration du député Ousmane Sonko ainsi que sur l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale. (…) Une séance qui s'annonce donc décisive dans le nouveau réaménagement institutionnel, après le limogeage du Premier ministre Sonko. » « Ousmane Sonko est-il en route vers le perchoir ? », s'interroge Afrik.com. « L'objectif du parti Pastef est de répliquer à la décision de Bassirou Diomaye Faye en installant son leader historique à la tête du pouvoir législatif. Libéré de la discipline gouvernementale, Ousmane Sonko disposerait alors d'une tribune stratégique pour peser sur le budget, les commissions d'enquête et le calendrier des réformes. » D'autant, rappelle Afrik.com, que « le Pastef dispose d'un levier puissant avec une large majorité de 130 sièges sur 165, acquise lors des élections législatives de novembre 2024. » Toutefois, tempère le site panafricain, « une inconnue de taille subsiste concernant la légalité de cette opération. Plusieurs juristes et figures politiques contestent le droit d'Ousmane Sonko à reprendre son écharpe de député. Les anciens parlementaires Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil rappellent que la loi sénégalaise considère généralement le remplacement par un suppléant comme définitif pour toute la durée de la législature. La séance de ce mardi s'annonce donc électrique. Si la réintégration d'Ousmane Sonko est validée, le Sénégal entrera dans une forme de cohabitation inédite. Le chef de l'État composera alors avec une majorité parlementaire fidèle à son principal rival politique. » À lire aussiSénégal : l'Assemblée nationale doit se réunir en plénière pour élire son nouveau président Objectif 2029 Et dans ce contexte, analyse WalfQuotidien, « l'horizon de la présidentielle de 2029 devient déjà l'obsession centrale. Ousmane Sonko apparaît plus que jamais déterminé à accéder à la magistrature suprême. Sa majorité parlementaire a déjà engagé des réformes du dispositif électoral perçues par certains comme destinées à lever les obstacles qui avaient empêché sa candidature en 2024. Mais une question fondamentale demeure, relève le quotidien dakarois : aura-t-il la patience d'attendre l'échéance normale ? Ou cherchera-t-il à accélérer le calendrier politique en imposant un nouveau rapport de force institutionnel ? C'est précisément là que réside le principal risque pour la stabilité du pays, pointe WalfQuotidien. Car lorsque deux légitimités issues du même camp cessent de cohabiter, le système tout entier peut entrer dans une logique de confrontation permanente. Le Sénégal, longtemps présenté comme une démocratie stable dans une région secouée par les crises institutionnelles, entre peut-être dans une phase de fortes turbulences. » Et cela pourrait commencer très vite avec la formation du nouveau gouvernement : « Quid des ministres à nommer ? », s'interroge en effet Aujourd'hui à Ouagadougou. « Seront-ils issus pour la plupart du Pastef dont est toujours membre le président Faye ou bien seront-ils des fidèles de ce dernier sans lien avec le parti ? Et encore, et si Diomaye Faye se piquait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale ? Il renverrait alors les Sénégalais aux urnes, espérant obtenir une majorité, mais il prendrait un gros risque, car si jamais le Pastef revenait majoritaire, non seulement 2029 serait perdu d'avance pour lui, mais Sonko serait incontestablement le deus ex machina politique du Sénégal. »
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
Au Sénégal, la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est scellée et plonge le Sénégal dans une nouvelle phase d'incertitude politique. Cette fracture au sommet de l'État intervient dans un contexte déjà fragile au plan politique et économique, faisant craindre des répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays. À Dakar, les réactions sont contrastées.
Et si le bras de fer au Sénégal entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko finissait par porter préjudice à la fois à l'un et à l'autre ? C'est la thèse de l'essayiste sénégalais Mamoudou Ibra Kane qui publie aux éditions le Lys Bleu « Troisième alternance au Sénégal, mon double regard ». L'auteur est également le leader du mouvement politique Demain, c'est maintenant. Il s'exprime sur la crise à la tête de l'État sénégalais, mais aussi sur le prochain sommet Afrique-France à Nairobi. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI. RFI : Dans votre dernier livre, vous dites que l'actuel bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko va tourner à l'avantage du premier. Pourquoi ? Mamoudou Ibra Kane : Oui, je crois que, du point de vue strictement institutionnel, ce combat entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est un combat entre le pot de fer et le pot de terre. Et je crois que, du point de vue institutionnel, le président prendrait le dessus. Maintenant, du point de vue strictement politique, imaginons que tous les deux se présentent en 2029, on peut concéder à Ousmane Sonko une certaine popularité qui pourrait peser. Mais il ne sera pas le seul acteur. Il y a d'autres acteurs qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Quel est votre pronostic, Mamoudou Ibra Kane, est-ce qu'on va au clash entre les deux chefs de l'exécutif ? Est-ce que le président va démettre son Premier ministre ? Est-ce que celui-ci va carrément démissionner ? Moi, j'ai envie de dire au président Bassirou Diomaye Faye que le tigre n'a pas besoin de proclamer ou de crier sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. Rappeler le décret qu'il a pour nommer ou démettre un Premier ministre, cela est déjà connu. C'est à lui de se déterminer dans un sens ou dans un autre. Quant au Premier ministre Ousmane Sonko, je crois que s'il garde intacte son ambition de diriger le Sénégal en 2029, si le peuple sénégalais lui fait confiance et qu'il fait le constat qu'il ne s'entend plus avec le président Bassirou Diomaye Faye, il doit en tirer les conséquences et démissionner. Donc le jeu, il est clair : soit l'un fait démissionner l'autre, soit l'autre démissionne de lui-même. Et si au terme de la nouvelle loi, Ousmane Sonko est à nouveau éligible et peut se présenter en 2029, est-ce qu'avec le soutien de son parti, avec celui des députés Pastef, il ne va pas naturellement écraser le candidat Diomaye Faye ? Mais je ne suis pas sûr que ce sera un jeu entre les deux. Parce qu'il y a aussi d'autres acteurs politiques qui ont des ambitions présidentielles légitimes. Ce que je crois, c'est que tous les deux risquent d'y laisser des plumes et cela se fait sentir, d'ailleurs. Les Sénégalais, qui étaient vraiment emballés par ce duo, aujourd'hui commencent à perdre espoir. Et cela se justifie d'autant plus qu'ils attendent des deux qu'ils attaquent de front les problèmes économiques et sociaux du pays. C'est plutôt le désespoir qui est en train de se faire jour et qui risque de leur coûter très cher et de les emporter tous les deux s'ils ne se ressaisissent pas. Et quels sont les autres candidats que vous voyez venir ? Dans notre échange, vous avez parlé d'Amadou Ba, mais il n'y a pas que lui. Il y a d'autres jeunes aux dents longues qui, peut-être, seront candidats. Dans quel parti ? Vous avez déjà des partis historiques, mais aussi il y a des partis émergents. Je pense par exemple au mouvement « Demain c'est maintenant », dont je suis le leader. Je pense à tous les autres, les Thierno Alassane Sall, les Anta Babacar Ngom, les Bougane Dany, et bien d'autres, que ceux que je n'aurais pas cités m'excusent. Ce lundi va s'ouvrir un sommet Afrique-France. Pour la première fois, ce sera en terre anglophone, à Nairobi. Le président Diomaye Faye y est attendu. Est-ce que ce n'est pas surprenant de la part d'un homme politique qui a fait campagne il y a deux ans pour une véritable émancipation du Sénégal par rapport à la France ? Clairement. Logiquement, on aurait pu s'attendre à ce que le président Bassirou Diomaye Faye ne participe pas à ce sommet, assimilé par Pastef, dans l'opposition, et qui continue d'ailleurs de maintenir cette position souverainiste, disant que ce sommet France-Afrique ou Afrique-France, c'est selon, c'est encore la Françafrique qui continue. Bassirou Diomaye Faye est peut-être rattrapé par la réalité du pouvoir. Ce souverainisme, proclamé sur tous les toits et sur tous les tons, a des limites dès l'instant qu'on est un pays qui s'appelle le Sénégal, qui a besoin de commercer avec le reste du monde. Et aujourd'hui, il faut quand même reconnaître un glissement de cette relation entre la France et l'Afrique vers un peu moins de charge émotionnelle. Parce qu'il ne s'agit plus de la France avec les pays anciennement colonisés, mais de l'Afrique dans sa globalité. Et je crois que, de ce point de vue, honnêtement, moi je pense que le président Bassirou Diomaye Faye peut y avoir sa place, même s'il est rattrapé par un discours souverainiste aujourd'hui qui fait qu'on lui reproche de se rendre à ce sommet de Nairobi. On dit souvent que la querelle entre Diomaye et Sonko est un combat de coqs. Vous l'écrivez vous-même d'ailleurs, mais est-ce que ce n'est pas aussi un conflit politique ? La realpolitik d'un côté, le souverainisme de l'autre ? Oui, qui s'entrechoquent et qui risquent d'être très préjudiciables à la stabilité des institutions et, au-delà, à la stabilité du Sénégal tout court. À écouter dans L'invité Afrique midiAu Sénégal, le président Diomaye Faye est «prêt pour la séparation» avec le Premier ministre Sonko
Au Sénégal, la confiance est-elle encore de mise entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ? La question s'impose après une interview présidentielle qui a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Samedi soir, (2 mai 2026), face à la presse nationale, le chef de l'État a maintenu sa confiance en son Premier ministre mais il s'est dit prêt à nommer un nouveau chef du gouvernement si ce paramètre venait à évoluer. Une réserve qui ressemble davantage à un avertissement qu'à une simple précaution. Et il a prononcé cette phrase sobre, lapidaire... « Le Sénégal n'a pas besoin d'un messie. » Le tandem au pouvoir à Dakar est-il en train de se fissurer définitivement ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Au sommaire : pour la première fois depuis 1974, la République démocratique du Congo participera à la prochaine Coupe du monde de football. Les Léopards rejoignent neuf autres équipes africaines également qualifiées pour la compétition, une représentation historique du continent. Au Sénégal, deux ans après l'arrivée au pouvoir du duo Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko, quel premier bilan peut-on dresser ? Enfin, direction le Moyen-Orient. Après la dernière déclaration de Donald Trump qui envisagerait « sérieusement » de quitter l'Iran, peut-on vraiment espérer une désescalade ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo Hanène Zbiss, journaliste tunisienne, présidente de la section tunisienne de l'UPF (Union de la presse francophone) Ousseynou Nar Gueye, fondateur du périodique sénégalais Tract Hebdo
Depuis plusieurs mois, le Pastef, le parti au pouvoir, traverse une zone de turbulences. On assiste à une véritable fracture entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, pourtant issus de la même formation politique. « Deux crocodiles dans le même marigot », résumait récemment Jeune Afrique. « Pomme de discorde entre les deux hommes, rappelle le site panafricain, cette coalition "Diomaye président", montée précipitamment pour permettre à ce dernier de se présenter en 2024 alors que Pastef avait été dissous », et qui pourrait bien constituer « un outil de conquête du pouvoir » dans le cadre des municipales, début 2027, et de la présidentielle de 2029. Équilibre précaire… En fait, analyse Le Point Afrique, « la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au sommet de l'État — structurée autour du Pastef — reposait sur un équilibre précaire : un candidat par défaut, adoubé par un leader charismatique empêché de concourir. À mesure que Bassirou Diomaye Faye s'est installé au sommet de l'État, la mécanique du pouvoir s'est remise en marche. Le candidat par défaut est devenu président ; il nomme, arbitre et place ses hommes au cœur des institutions. Dépositaire des décrets de nomination et désormais au centre de toutes les décisions, il n'entend plus jouer les seconds rôles. (…) Dans la crise actuelle, qui oppose le chef de l'État sénégalais à son Premier ministre, on a beau chercher la logique politique du maintien de la coalition "Diomaye Président", on peine à trouver autre chose qu'un calcul politicien, relève également Le Point Afrique, à savoir disposer d'un instrument partisan capable, le moment venu, de marginaliser le Premier ministre. Et, surtout, préparer les prochaines échéances électorales ». Un entre-deux inconfortable mais calculé… Résultat, « la scène politique sénégalaise vit une période surréaliste, s'exclame le site Seneplus : un président de la République dont l'appartenance à son propre parti fait débat, un Premier ministre qui gouverne en affichant sa défiance envers son chef d'État, et des militants qui réclament l'exclusion de celui qu'ils ont porté au pouvoir il y a deux ans. Pourtant, malgré les déclarations incendiaires et les tensions palpables, aucune procédure d'exclusion n'a été officiellement lancée contre Bassirou Diomaye Faye. Une retenue qui n'a rien d'accidentel ». En effet, précise Seneplus, « exclure formellement le président de la République serait un acte politique d'une violence inouïe, qui cristalliserait définitivement la rupture et rendrait impossible toute réconciliation future. Cela transformerait également Diomaye en victime et renforcerait sa légitimité à construire une alternative politique autour de sa coalition ». Finalement, relève encore le site sénégalais, « Diomaye tente de consolider sa coalition pendant que Sonko restructure le Pastef : cela explique pourquoi aucun des deux camps ne souhaite précipiter une rupture formelle. Chacun a besoin de temps pour construire son appareil politique en vue des batailles électorales à venir. Au final, conclut Seneplus, la question de l'exclusion de Diomaye du Pastef reste suspendue dans un entre-deux inconfortable mais calculé. Ni vraiment membre, ni formellement exclu, le président évolue dans un no man's land politique où chaque geste est pesé, chaque déclaration analysée. Une situation qui témoigne moins d'une indécision que d'un équilibre précaire entre des forces qui se neutralisent mutuellement ». Une opposition divisée… Et l'opposition dans tout cela ? Elle pourrait profiter de cette fracture au sein du parti majoritaire… Eh bien non. « L'impossible unité », titre Walf Quotidien. « Chacun des ténors mène ses activités en solo, constate le quotidien dakarois. Maire de Dakar récemment déchu, Barthélémy Dias est dans une tournée nationale de placement des cartes de membre de son mouvement. Au même moment, Thierno Alassane Sall, qui se trouve dans un combat frontal contre le Pastef, enchaîne des conférences de presse qu'il organise en solitaire. Et Macky Sall et ses camarades, après la dissolution de Benno, font cavalier seul ». Bally Bagayoko élu maire de Saint-Denis… Enfin, plusieurs sites d'information du continent, notamment, SeneNews, Senego, Le Courrier de l'Atlas, ou encore Financial Afrik pointent la victoire de Bally Bagayoko, élu maire avant-hier de Saint-Denis au nord de Paris. « Le malien Bally Bagayoko élu maire dès le premier tour », titre SeneNews. D'origine malienne en effet, Bally Bagayoko a grandi et fait ses études en France avant de rentrer en politique dans les rangs de LFI, la France insoumise. « Avec environ 50,8 % des suffrages, il s'impose dès le premier tour à Saint-Denis, cette commune d'environ 150 000 habitants, la deuxième plus grande ville d'Île-de-France derrière Paris », note SeneNews. Et Financial Afrik de s'interroger : « Bally Bagayoko, un "Obama français" en devenir ? »
Depuis plusieurs mois, le Pastef, le parti au pouvoir, traverse une zone de turbulences. On assiste à une véritable fracture entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, pourtant issus de la même formation politique. « Deux crocodiles dans le même marigot », résumait récemment Jeune Afrique. « Pomme de discorde entre les deux hommes, rappelle le site panafricain, cette coalition "Diomaye président", montée précipitamment pour permettre à ce dernier de se présenter en 2024 alors que Pastef avait été dissous », et qui pourrait bien constituer « un outil de conquête du pouvoir » dans le cadre des municipales, début 2027, et de la présidentielle de 2029. Équilibre précaire… En fait, analyse Le Point Afrique, « la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au sommet de l'État — structurée autour du Pastef — reposait sur un équilibre précaire : un candidat par défaut, adoubé par un leader charismatique empêché de concourir. À mesure que Bassirou Diomaye Faye s'est installé au sommet de l'État, la mécanique du pouvoir s'est remise en marche. Le candidat par défaut est devenu président ; il nomme, arbitre et place ses hommes au cœur des institutions. Dépositaire des décrets de nomination et désormais au centre de toutes les décisions, il n'entend plus jouer les seconds rôles. (…) Dans la crise actuelle, qui oppose le chef de l'État sénégalais à son Premier ministre, on a beau chercher la logique politique du maintien de la coalition "Diomaye Président", on peine à trouver autre chose qu'un calcul politicien, relève également Le Point Afrique, à savoir disposer d'un instrument partisan capable, le moment venu, de marginaliser le Premier ministre. Et, surtout, préparer les prochaines échéances électorales ». Un entre-deux inconfortable mais calculé… Résultat, « la scène politique sénégalaise vit une période surréaliste, s'exclame le site Seneplus : un président de la République dont l'appartenance à son propre parti fait débat, un Premier ministre qui gouverne en affichant sa défiance envers son chef d'État, et des militants qui réclament l'exclusion de celui qu'ils ont porté au pouvoir il y a deux ans. Pourtant, malgré les déclarations incendiaires et les tensions palpables, aucune procédure d'exclusion n'a été officiellement lancée contre Bassirou Diomaye Faye. Une retenue qui n'a rien d'accidentel ». En effet, précise Seneplus, « exclure formellement le président de la République serait un acte politique d'une violence inouïe, qui cristalliserait définitivement la rupture et rendrait impossible toute réconciliation future. Cela transformerait également Diomaye en victime et renforcerait sa légitimité à construire une alternative politique autour de sa coalition ». Finalement, relève encore le site sénégalais, « Diomaye tente de consolider sa coalition pendant que Sonko restructure le Pastef : cela explique pourquoi aucun des deux camps ne souhaite précipiter une rupture formelle. Chacun a besoin de temps pour construire son appareil politique en vue des batailles électorales à venir. Au final, conclut Seneplus, la question de l'exclusion de Diomaye du Pastef reste suspendue dans un entre-deux inconfortable mais calculé. Ni vraiment membre, ni formellement exclu, le président évolue dans un no man's land politique où chaque geste est pesé, chaque déclaration analysée. Une situation qui témoigne moins d'une indécision que d'un équilibre précaire entre des forces qui se neutralisent mutuellement ». Une opposition divisée… Et l'opposition dans tout cela ? Elle pourrait profiter de cette fracture au sein du parti majoritaire… Eh bien non. « L'impossible unité », titre Walf Quotidien. « Chacun des ténors mène ses activités en solo, constate le quotidien dakarois. Maire de Dakar récemment déchu, Barthélémy Dias est dans une tournée nationale de placement des cartes de membre de son mouvement. Au même moment, Thierno Alassane Sall, qui se trouve dans un combat frontal contre le Pastef, enchaîne des conférences de presse qu'il organise en solitaire. Et Macky Sall et ses camarades, après la dissolution de Benno, font cavalier seul ». Bally Bagayoko élu maire de Saint-Denis… Enfin, plusieurs sites d'information du continent, notamment, SeneNews, Senego, Le Courrier de l'Atlas, ou encore Financial Afrik pointent la victoire de Bally Bagayoko, élu maire avant-hier de Saint-Denis au nord de Paris. « Le malien Bally Bagayoko élu maire dès le premier tour », titre SeneNews. D'origine malienne en effet, Bally Bagayoko a grandi et fait ses études en France avant de rentrer en politique dans les rangs de LFI, la France insoumise. « Avec environ 50,8 % des suffrages, il s'impose dès le premier tour à Saint-Denis, cette commune d'environ 150 000 habitants, la deuxième plus grande ville d'Île-de-France derrière Paris », note SeneNews. Et Financial Afrik de s'interroger : « Bally Bagayoko, un "Obama français" en devenir ? »
Au Sénégal, le slogan « Sonko c'est Diomaye, Diomaye c'est Sonko » appartient-il au passé ? La rupture entre le président de la République et son Premier ministre est-elle inévitable ? Nous lançons le débat alors que les deux hommes, arrivés ensemble au pouvoir il y a près de deux ans, affichent de plus en plus leurs divergences. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les cours du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, la force de frappe iranienne et des tensions au sein de l'Église anglicane. Sénégal : le tandem Diomaye-Sonko définitivement enterré ? En réaction à la première assemblée générale de la coalition « Diomaye Président », de nombreux militants du Pastef, le parti au pouvoir, et des membres du gouvernement ont pris position en faveur du Premier ministre. Le divorce est-il définitivement consommé entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ? La coalition du chef de l'État affiche ses intentions électorales. Quels sont ses objectifs ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Iran : comment les propos de Donald Trump influencent les cours du pétrole ? Alors que les prix du pétrole ont explosé depuis le début de la guerre en Iran avec le blocage du détroit d'Ormuz, la tendance s'est inversée après la déclaration de Donald Trump, affirmant que la guerre était « quasiment finie ». Comment une simple prise de parole peut-elle provoquer une chute de 10-15% du prix du pétrole ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, chronique « Aujourd'hui l'économie ». Guerre en Iran : que reste-t-il de la force de frappe de Téhéran ? Dix jours après le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, Donald Trump assure que la guerre va « bientôt se terminer ». De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire ». Combien de temps l'Iran peut-il encore tenir face aux États-Unis et à Israël ? Que reste-t-il de sa force de frappe ? Avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Église anglicane : pourquoi conservateurs et progressistes s'opposent -ils ? Réunis la semaine dernière à Abuja, des membres d'un courant conservateur de l'Église anglicane, la Global anglican future conférence (Gafcon), ont annoncé la création d'un Conseil anglican mondial pour s'opposer à la nomination de Sarah Mulally, première femme archevêque de Canterbury, la plus haute responsable religieuse de l'Église d'Angleterre qui compte des fidèles à travers 165 pays. Pourquoi sa nomination fait-elle autant polémique ? Quel est l'objectif de ce nouveau Conseil anglican mondial ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI.
Le premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko dénonce les frappes israélo-américaines sur l'Iran, il estime qu'il s'agit d'une attaque sans mandat de l'ONU et donc d'une violation du droit international. Il a mis en garde contre un déséquilibre de l'ordre mondial.
« Il n'est pas question que le Sénégal accepte une restructuration de sa dette par le FMI, le Fonds monétaire international », affirme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. C'est pourtant ce que les experts du FMI lui proposent pour alléger la lourde dette de son pays - 132% du PIB -, notamment grâce à une pause dans les échéances de remboursement. Pourquoi le chef du gouvernement sénégalais dit non ? Et a-t-il les moyens de tenir tête aux grands financiers de Washington ? L'économiste sénégalais, Serigne Moussa Dia, enseigne à l'université Alioune Diop de Bambey. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Avec 50 % des revenus de l'État sénégalais qui servent à rembourser la dette, est-ce que le pays ne risque pas de se retrouver en défaut de paiement dès ce premier trimestre 2026 ? Serigne Moussa Dia : Je répondrai que non, vu la capacité du Sénégal à mobiliser des fonds durant l'année 2025. Maintenant peut-être que sur le pic 2027, c'est-à-dire là où le Sénégal doit faire face au remboursement du nominal des eurobonds, le Sénégal pourrait être en défaut. Mais aujourd'hui, le Sénégal est en train de mobiliser d'autres fonds alternatifs qui lui permettent de pouvoir faire face à ses engagements. Alors vous parlez de fonds alternatifs. Est-ce que le franc CFA, via le mécanisme UMOA-Titres, offre justement au Sénégal une source de financement alternative au moment où il ne peut plus se refinancer sur les marchés internationaux, notamment sur les marchés des eurobonds ? Oui, il faut reconnaître aujourd'hui que l'UMOA-Titres est une plateforme régionale qui permet aux huit pays de la zone CFA, donc de la zone UEMOA, d'émettre des titres publics. Donc, c'est aujourd'hui un endettement régional qui pourrait permettre au Sénégal d'avoir une alternative de financement. Alors pourquoi le Premier ministre, Ousmane Sonko, refuse-t-il une restructuration de cette dette, comme le lui propose le Fonds monétaire international ? Oui, la restructuration, selon le point de vue du Premier ministre Ousmane Sonko, montre que le FMI, peut être, ne voit pas les efforts qu'il est en train de consentir, à travers son plan de redressement, pour faire face aujourd'hui à cette dette qu'il n'a pas lui-même générée. Aujourd'hui, le Sénégal a élargi ses recettes fiscales, le Sénégal a compressé ses dépenses et aussi le Sénégal est aujourd'hui dans une discipline budgétaire. Au regard de tout cela, le FMI devrait au moins reconnaître ces efforts. Donc restructurer aujourd'hui la dette, pour ce régime-là, ce serait décrédibiliser les efforts fournis par le régime qui est en place. Mais, aussi, aller dans une restructuration va amener le Sénégal vers l'exclusion du marché. À lire aussiSénégal: le Premier ministre Sonko rejette l'idée d'une «restructuration» de la dette L'avantage d'une restructuration, disent certains économistes du FMI, c'est que cela pourrait permettre au Sénégal de tout rembourser, mais plus lentement et moins cher… Oui, dans la théorie, ce serait bien. Mais quelle est la contrepartie ? La contrepartie est que le FMI sera à la commande et que le gouvernement, qui se dit de plus en plus souverain, va perdre la mainmise sur son économie et va accepter des conditionnalités que le FMI va lui proposer. Voulez-vous dire que le FMI pourrait imposer la suppression d'un certain nombre de subventions ou la hausse de certains impôts ? Exactement. Le FMI pourrait lui imposer de diminuer ses subventions, notamment du point de vue énergétique. Sur le carburant ? Oui, sur le carburant. Et même sur la Senelec, qui est une société sénégalaise qui est tellement dépendante des subventions. La société d'électricité. L'électricité nationale. Donc tout cela va impacter la vie des Sénégalais. Et qu'est-ce que le FMI pourrait imposer encore éventuellement ? Une contraction des dépenses, surtout des dépenses courantes, notamment les salaires, et une diminution des dépenses opérationnelles, notamment les dépenses de fonctionnement. Donc ça peut amener des tensions sociales au sein du Sénégal. Alors justement, pour redresser la barre sans passer par la potion du FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko, qui est un ancien haut fonctionnaire des impôts, compte beaucoup sur une augmentation de quatre points des recettes fiscales, grâce notamment à de nouvelles taxes sur les jeux de hasard et sur les transferts mobiles. Mais certains économistes disent que l'objectif est irréaliste… Moi, je ne dirais pas que c'est un objectif irréaliste. N'oubliez pas que le Sénégal est un système où l'économie est basée sur l'informel et qu'il y a énormément de niches où le Sénégal n'a pas encore pu aller tirer des recettes. Et aujourd'hui, ces jeux de hasard, tous les Sénégalais y jouent et ça se passe sur des plateformes numériques. Il y a une traçabilité des opérations. Donc, moi, je dirais que oui, c'est possible. Et de nouvelles taxes sur les transferts mobiles, est-ce que ça ne risque pas d'être impopulaire ? On est dans un pays où les gens ne payent pas assez d'impôts. Et le seul domaine où on peut les contraindre à payer des impôts, pour moi, c'est à partir de ces transferts-là. Donc pour moi, c'est viable. Et le gouvernement a aussi le soutien du peuple et ça aussi, c'est un facteur important. Les transferts par téléphone mobile… Oui, parce que n'oubliez pas, le taux de bancarisation est faible. Donc toutes nos transactions, ça passe principalement par ce qu'on appelle les opérations de transfert mobile. Et là je pense que l'État peut en tirer des gains sans pour autant diminuer considérablement le pouvoir d'achat des Sénégalais. À écouter aussi[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?
Wat gebeurt er wanneer twee revolutionaire kameraden samen een land willen veranderen en uiteindelijk tegenover elkaar komen te staan?Diomaye Faye: de rustige, integere trage hervormer en Ousmane Sonko: de vurige oppositieleider, beloofde samen een nieuw Senegal dat transparant, onafhankelijk en vrij van corruptie zou zijnMaar nu ze aan de macht zijn, botsen de ambities. Het duo dat ooit samen symbool stond voor vernieuwing, staat nu tegenover elkaar in een machtsstrijd die Senegal opnieuw kan verscheuren.Wie belichaamt de identiteit van de revolutie en wie bepaalt uiteindelijk de koers van Senegal?Ontdek het in onze serie over Afrikaanse leiders, met Joost Bastmeijer.Volg onze LinkedIn: https://www.linkedin.com/showcase/africastpodcast?originalSubdomain=nlVoor mooie beelden, quizjes en 'behind the scenes', volg onze Instagram: https://www.instagram.com/africast_podcast/Link met Jos of Joeri via LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/jos-hummelen/ & https://www.linkedin.com/in/joerinortier/
Au Sénégal, des dissensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont éclaté au grand jour, la semaine dernière. Sous l'Arbre à palabres, les invités d'Éric Topona analysent cette actualité.
« Signe de dégel », s'exclame le site d'information Seneweb. « Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré avant-hier les membres du Bureau politique de Pastef, son parti, pour aborder, entre autres, sa relation avec son Premier ministre Ousmane Sonko et les récentes nominations contestées, notamment celle d'Aminata Touré. » En effet, rappelle Le Monde Afrique, « le 11 novembre dernier, Bassirou Diomaye Faye avait précipité la crise en annonçant retirer à Aïda Mbodj, une proche du Premier ministre, la direction de la coalition “Diomaye président“. Et nommer à sa place Aminata Touré, sa conseillère spéciale, elle aussi une femme politique expérimentée, plusieurs fois ministre. » Une éviction et une nomination qui n'ont pas été, du tout, du goût du Premier ministre qui avait alors rué dans les brancards… « Dans le viseur du Premier ministre également, pointe Le Monde Afrique : le ministre de l'Environnement, Abdourahmane Diouf. Réputé proche du président Faye, à la tête d'un petit parti allié au Pastef, Abdourahmane Diouf avait récemment appelé à se montrer clément à l'égard des cadres en poste du temps de l'ancien président Macky Sall. Un propos qui va à l'encontre des positions défendues par Ousmane Sonko. » Et déjà, rappelle encore Le Monde Afrique, « dès juillet, une première divergence était apparue entre les deux dirigeants. Le Premier ministre, violemment attaqué par l'opposition, s'était publiquement demandé alors pourquoi son camarade ne se montrait pas plus ferme avec cette dernière. » Réconciliation de façade ? Avant-hier, donc, le président Diomaye Faye a joué l'apaisement… « Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu'il ne me fera jamais de mal », a-t-il notamment déclaré. Des propos repris par toute la presse sénégalaise, à l'instar du site Dakar Matin qui estime qu'il s'agit là d'une « phrase lourde de sens, destinée à couper court aux rumeurs de froid, de rupture ou de prises de distance entre les deux figures majeures du parti. » Commentaire d'Afrik.com : « si les tensions persistent, le rapprochement affiché entre Diomaye et Sonko marque un moment important. En réaffirmant leur cohésion au cœur de la tempête, les deux figures fondatrices de la majorité envoient un message qui peut ainsi être décrypté : malgré les divergences, l'ossature du pouvoir reste solidaire. » Reste, tempère Seneplus que « le président a confirmé qu'il campait sur sa position de maintenir Aminata Touré à la tête de la coalition “Diomaye président“. Cette nomination apparaît désormais comme un fait accompli. » En attendant les élections… Et pour une partie de la presse sénégalaise, rien n'est réglé… « Diomaye intraitable », s'exclame WalfQuotidien en première page. « La crise est loin de s'estomper au sein de la majorité présidentielle, affirme le journal. Malgré l'implication du Bureau politique de Pastef, le Président Diomaye semble inflexible face aux exigences du chef de file du parti, le Premier ministre Ousmane Sonko. » Pour l'analyste politique, Ibrahima Bakho, interrogé par Walf, « les deux leaders sont dépassés par les violences verbales des deux camps. Il faudra du temps pour régler cela. Et ce temps, regrette l'analyste, on ne l'a pas, parce que les élections, c'est en 2027 pour les locales et en 2029 pour la présidentielle. Toutefois, souligne-t-il, cette période au Sénégal a toujours été marquée par des campagnes électorales déguisées. » Alors, résume Le Quotidien, toujours à Dakar, « si l'élection de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a été perçue comme un geste de décrispation majeure, le processus de réconciliation politique reste délicat. Le dialogue s'étend aux anciens adversaires, mais les défis persistent, y compris au sein de Pastef, la coalition au pouvoir, où il y a des divergences sur l'exercice de l'autorité. La mission reste d'éviter que les querelles politiciennes n'entravent le projet de transformation du pays et de maintenir le cap sur les attentes du peuple. » En effet, prévient Le Monde Afrique, « d'ici à l'élection présidentielle de 2029, la recomposition du paysage politique sénégalais pourrait se concentrer essentiellement à l'intérieur même du Pastef, au risque de voir ce parti, autrefois capable de réunir des sensibilités différentes de la gauche jusqu'aux libéraux, finir par se scinder. »
Au Sénégal, après une semaine de divergences, l'heure est au dégel entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Le chef de l'État sénégalais dit être toujours proche d'Ousmane Sonko. Il a toutefois maintenu Aminata Touré à la tête de la coalition Diomaye Président, le choix qui a été l'origine de la polémique. Les détails dans cette correspondance à Dakar d'Elimane Ndao.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'éviction du vice-président sud-soudanais, une demande de Donald Trump pour gracier Benyamin Netanyahu et les pourparlers de paix pour la guerre au Soudan. Sénégal : Diomaye/Sonko au bord de la rupture ? Dernière crise en date entre le président de la République et son Premier ministre, la personnalité chargée de diriger la coalition présidentielle. Perçu comme un désaveu pour Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye a limogé Aïda Mbodj pour la remplacer par Aminita Touré. Pourquoi le chef de l'Etat a-t-il décidé de ce changement, maintenant ? Ousmane Sonko peut-il réellement contester l'autorité du président ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Soudan du Sud : pourquoi le président a-t-il évincé son « prince héritier » ? Nommé vice-président il y a seulement 9 mois, Benjamin Bol Mel a été limogé de ses fonctions alors qu'il était pressenti pour succéder un jour au président Salva Kiir. Comment expliquer cette décision ? Cette situation ne risque-t-elle pas de créer des tensions au sein du parti au pouvoir ? Avec Florence Miettaux, correspondante de RFI à Juba. Israël : Trump s'immisce dans les dossiers judiciaires de Netanyahu Dans une lettre adressée à son homologue israélien, Donald Trump demande d'accorder une grâce à Benjamin Netanyahu, poursuivi dans plusieurs affaires pour corruption, fraude et abus de confiance. Pourquoi le président américain s'intéresse-t-il aux déboires judiciaires du Premier ministre ? Quelle sera la réponse d'Isaac Herzog ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena). Soudan : des négociations avec Abu Dhabi sont-elles possibles ? Le gouvernement soudanais refuse de participer aux réunions du Quartet censées parvenir à la paix. En cause, la présence des Émirats arabes unis accusés de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide. Dans ce contexte, qu'est-il envisagé pour obtenir un cessez-le-feu ? Comment les paramilitaires des FSR se positionnent-ils sur ces pourparlers ? Avec Marc Lavergne, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la Corne de l'Afrique et du Moyen-Orient.
Au Sénégal, une nouvelle crise a éclaté au grand jour entre le président de la République et son Premier ministre. Arrivés ensemble au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne cachent plus leurs divergences. Etes-vous surpris par ce bras de fer ? L'avenir du duo est-il compromis ?
« Les tensions entre les deux hommes sont de plus en plus perceptibles » : c'est ce qu'observe, comme de nombreux médias ouest-africains, Le Pays. « Au cœur de la crise, résume le journal burkinabé : l'organisation de la "Coalition Diomaye président", du nom de cette entité créée pour rassembler les soutiens à la candidature de Bassirou Diomaye Faye en 2024. » « Les deux hommes n'arrivent pas à s'accorder sur la personne qui doit diriger cette coalition. Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé, dans une note publiée le 11 novembre, la démission de Aïssatou Mbodj, proche d'Ousmane Sonko. En remplacement, il a nommé Aminata Touré (aussi surnommée « Mimi Touré », ndlr) qui est sa conseillère spéciale et coordinatrice de sa campagne électorale en 2024. La réaction du Premier ministre a été immédiate, relate Le Pays. Ousmane Sonko a convoqué une réunion du Pastef, le parti au pouvoir qu'il dirige. Dans la foulée, le bureau politique de ce parti a affirmé que Bassirou Diomaye Faye "n'avait pas le pouvoir de démettre" Aïssatou Mbodj, et il a rejeté la candidature d'Aminata Touré. Le moins que l'on puisse dire, conclue Le Pays, c'est que le conflit est désormais ouvert au sommet de l'État. » Le Pays qui précise, d'ailleurs, qu'Ousmane Sonko a « snobé » le Conseil des ministres de ce mercredi 12 novembre. Aminata Touré entre les deux dirigeants C'est donc la nomination d'Aminata Touré qui a « déclenché une véritable tempête au sein du mouvement », « une explosion de tensions sur le groupe WhatsApp officiel de la coalition, devenu en quelques heures un champ de bataille numérique », raconte Afrik.com. « Certains ont félicité Mimi Touré, saluant "une femme d'expérience et de rigueur", tandis que d'autres ont dénoncé un "coup de force politique". Réputée pour son franc-parler et son sens de la méthode, Diomaye Faye espère qu'elle saura transformer la coalition en un instrument politique plus efficace. » Mais depuis le Sénégal, Le Quotidien revient sur la carrière de ce « personnage politique controversé ». Ancienne Première ministre de Macky Sall, passée dans l'opposition, « les regards inquisiteurs se posent toujours sur elle à cause de son passé critique sur le leader du Pastef », rappelle Le Quotidien, qui revient aussi sur ses « terribles défaites électorales » ayant « nourri les critiques de ses détracteurs qui la présentent comme une figure sans "base électorale" solide ». Aminata Touré, une « femme combative », résume le quotidien sénégalais, dont « l'ascension fulgurante et le caractère entier ont suscité autant d'admiration pour sa compétence et sa rigueur que d'animosité en raison de son autonomie et de ses ambitions ». C'est elle qui se retrouve, écrit Le Quotidien, « au milieu de ce duel fratricide ». Jusqu'où ira ce « duel » ? « Du duo, on a glissé au duel », confirme Aujourd'hui au Faso, observant cette « bataille à fleurets mouchetés depuis des mois, de plus en plus frontal » entre Diomaye Faye et Sonko. « Comme deux lutteurs au stade, forcément il y en aura un à terre », prédit Aujourd'hui au Faso, qui voit « les attaques au fil du quinquennat se multiplier », puisque le président pourrait penser à un second mandat, alors que le Premier ministre pourrait envisager de participer à la présidentielle de 2029… L'ancien « duo gagnant » qui suscitait, pas plus tard que l'an dernier, rappelle Le Pays, « tant d'admiration auprès des Sénégalais et de tous les partisans de la démocratie ». Désormais, « confronté à ce qui apparaît comme une crise d'autorité, avec un Premier ministre qui, visiblement, prend trop de place au point de lui faire de l'ombre, le président se serait-il enfin décidé à reprendre la main ? », s'interroge Le Pays, qui assure que « les jours à venir s'annoncent déterminants ». Priorités économiques Une chose est sûre, pour Dakar Matin : l'unité politique est « un impératif pour la stabilité économique ». « Dans un contexte marqué par un endettement croissant et une tension budgétaire persistante, le Sénégal ne peut se permettre la moindre fissure politique au sommet de l'État. » « Trois scénarios s'esquissent, d'après Dakar Matin : la rupture, qui provoquerait un choc économique brutal ; la cohabitation conflictuelle, source d'immobilisme et de lenteur réformatrice ; ou la réconciliation, seule issue capable de restaurer la confiance et de relancer la dynamique de développement. » « L'enjeu est historique, prévient encore le média dakarois. Chaque mois d'instabilité politique se traduit par des milliards de francs CFA perdus et des opportunités économiques manquées. Dans un pays en quête d'émergence, la stabilité n'est pas un idéal abstrait : c'est une condition vitale à la prospérité collective. » À écouter aussiBras de fer Sonko/Diomaye: «Une crise politique profonde qui va se métastaser en crise institutionnelle»
Une nouvelle crise a éclaté au grand jour mercredi entre le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, en plein bras de fer sur le sort de la cheffe de la coalition présidentielle. Dans un communiqué, le parti au pouvoir du Premier ministre Sonko a rejeté une décision du président Faye de démettre la coordinatrice de la coalition qui avait porté au pouvoir le chef de l'Etat lors de la présidentielle de mars 2024.
Au Sénégal, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées autour d'Ousmane Sonko, qui a voulu rassurer ses militants sur la situation économique du pays. Le Président du Pastef s'est également attaqué au régime sortant. L'opposition voulait organiser un rassemblement pour dénoncer le coût de la vie et les entraves aux libertés individuelles, mais celui-ci a été interdit et plusieurs manifestants ont été arrêtés
À la veille de la première de « Guewel » à Melbourne, Lamine et Awa Sonko, frère et sœur complices, nous livrent les clés de ce spectacle-rite qui puise dans la mémoire ancestrale des griots pour relier le passé au présent et tisser des liens culturels entre le Sénégal et l'Australie.
Le ton ne cesse de monter entre Paris et Alger. Avant-hier, Emmanuel Macron annonçait sa décision de suspendre l'accord de 2013, qui exempte de visa les détenteurs de passeport diplomatique. Hier, nous dit TSA, Tout sur l'Algérie, Alger a répliqué en « convoquant le chargé d'affaires de l'ambassade de France à Alger », et en annonçant « que les Français titulaires de passeports diplomatiques et de service, devront (eux aussi) obtenir un visa pour se rendre en Algérie ». Mais ce n'est pas tout, comme l'explique El Watan. Les autorités algériennes ont également décidé « de mettre fin à la mise à disposition, à titres grâcieux, de biens immobiliers appartenant à l'État algérien au profit de l'ambassade de France en Algérie ». ObservAlgérie de son côté, titre : « Passeports diplomatiques et officiels : l'Algérie répond à la France » et souligne « que les relations diplomatiques entre l'Algérie et la France connaissent une tension croissante », rappelant par ailleurs « que cette décision survient dans un contexte de relations déjà tendues, marquées par des divergences sur la gestion des questions migratoires et les droits des ressortissants algériens en France ». Le Matin d'Algérie, lui, évoque « un nouvel épisode dans l'escalade d'une relation bilatérale marquée par la défiance et la volonté algérienne d'imposer une stricte réciprocité ». Enfin, Algérie Patriotique annonce « que les deux premières mesures tombent, en réaction à la nouvelle provocation de la France ». Ton offensif Au Cameroun, l'opposant Maurice Kamto dénonce le rejet de sa candidature à l'élection présidentielle. « C'est la réaction du chef du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, à l'invalidation de sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre prochain », nous explique l'agence de presse africaine APAnews, qui précise : « dans une déclaration au ton offensif, l'opposant accuse le régime du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, le RDPC, d'avoir « sciemment orchestré », son exclusion du scrutin ». « La décision de m'écarter de l'élection présidentielle de 2025, a été prise de longue date par le régime RDPC », accuse encore Maurice Kamto, « qui s'en prend aussi à la communauté internationale, en particulier à l'ONU qu'il accuse d'avoir signé un accord secret avec Elecam, le conseil électoral d'élections Cameroon, le 9 mai dernier, pour (dit-il) prétendument garantir la transparence de l'élection ». Et l'opposant ne baisse pas les bras. Actu Cameroun reprend ses derniers mots : « mes chers compatriotes, je suis debout et resterai à vos côtés ». Relations au beau fixe À lire également dans la presse africaine ce matin, le voyage en Turquie du Premier ministre sénégalais. Dakar Actu publie la photo d'Ousmane Sonko, serrant la main du président turc Recep Tayep Erdogan. Sénégo publie une autre photo des deux hommes assis et regardant l'objectif. De quoi les deux dirigeants ont-ils parlé ? Selon Africa News « ils ont signé quatre accords, dans les domaines de la défense, des médias et de l'éducation », « à l'entame d'une visite de cinq jours que le Premier ministre sénégalais effectue en Turquie ». Les relations entre la Turquie et le Sénégal semblent au beau fixe : Sénégo souligne qu'Ousmane Sonko devait être hier soir « l'invité d'un dîner officiel « organisé en son honneur », « un geste protocolaire, symbole de respect et d'amitié entre les deux nations ». Sur le fond, les problèmes financiers du Sénégal ont été abordés selon Sénéweb, qui titre : « ce que Sonko a demandé au président Erdogan ». C'est de « notoriété publique », souligne le site d'information, « l'État du Sénégal traverse actuellement une situation financière extrêmement délicate (…) ce jeudi, en Turquie, il n'a pas hésité à soumettre la question au président Erdogan, il l'a invité à davantage appuyer le Sénégal, notamment dans le déroulement de son plan de redressement ». Dernier point : les deux hommes ont évoqué la situation à Gaza, précise Dakar Actu, « exprimant ensemble leur indignation et condamnant le génocide qui se déroule en Palestine ».
Plusieurs titres du continent s'interrogent, après une prise de parole remarquée du Premier ministre Ousmane Sonko durant le conseil national du Pastef, le parti des deux hommes. Dans cette déclaration, rapporte L'Observateur Paalga, « il accuse le chef de l'État de ne pas avoir suffisamment d'autorité et de ne pas le protéger, lui », face aux critiques dont il a été la cible. Le Premier ministre, poursuit le journal, « appelle donc [le président] à prendre ses responsabilités et à le laisser gouverner. » C'est la première fois, note le Pays, que l'un des deux membres de ce tandem « bris[e] le pacte tacite de retenue » qui les liait, « en exposant publiquement ses frustrations face à ce qu'il considère comme une passivité présidentielle. » À tout le moins, il y a donc « de l'eau dans le gaz », renchérit L'Observateur Paalga, qui se demande « si l'explosion aura lieu » mais constate surtout « que les deux têtes de l'exécutif ne sont pas sur la même longueur d'onde sur bien des sujets. » À lire aussiSénégal: Ousmane Sonko s'en prend à Bassirou Diomaye Faye dans un discours Des différends sur le fond plutôt que sur la forme C'est en tout cas l'analyse de SenePlus, qui fonde son raisonnement sur les propos, il y a quelques mois, du poète Amadou Lamine Sall : selon lui, puisque « Senghor avait dit que pour être président au Sénégal, il faut être un saint ou un héros. » Sous ce prisme, Diomaye Faye serait le saint et Sonko, « le rebelle, l'orage et l'ouragan », et donc « le héros. » Un chef de gouvernement « volcanique », véritable « tribun », abonde le Pays, face à un chef d'État qui serait « l'incarnation d'une alternance apaisée. » Sauf que, tout calme qu'il soit, Bassirou Diomaye Faye « est loin d'être une caisse de résonance des désirs de son Premier ministre », pointe SenePlus, et c'est peut-être bien ce qui agace Ousmane Sonko : il est le patron du PASTEF, et pourtant ; « il n'est pas le maître du jeu dans le gouvernement », estime le journal sénégalais. L'Observateur Paalga va un cran plus loin : « pour un peu, on croirait que Sonko n'a toujours pas digéré le fait d'avoir cédé sa place à Diomaye Faye », option à laquelle il s'est résolu après ses déboires judiciaires. Depuis, c'est comme si, juge le journal, « il trainait cela comme une blessure narcissique dont il n'arrive pas à guérir. » Dans ces conditions, difficile d'imaginer jusqu'où ira ce duo, d'autant que, rappelle enfin le journal burkinabè, « le fauteuil présidentiel n'est pas un banc où tout le monde peut s'asseoir », et « il est toujours plus facile de prendre le pouvoir à deux que de gouverner » de cette manière. À lire aussi[Vos réactions] Sénégal : des tensions au sommet de l'État ? Le Tigré éthiopien à la Une de la presse également La guerre entre les rebelles de cette région du nord du pays et le gouvernement central s'est achevée il y a près de trois ans, mais le Tigré en porte encore les cicatrices. Prêtes à se rouvrir, à en croire Afrique XXI : sur le papier, le conflit est fini ; sur le terrain pourtant, relate un ancien membre des TPLF, « il y a des soldats partout, même si on ne les voit pas. » Et pour cause, précise le journal : « les forces amharas n'ont pas quitté l'ouest de la région, tandis que l'armée érythréenne a élu domicile dans le nord-est, » et c'est sans compter, donc, les soldats tigréens. Un climat qui empêche la population de prendre le chemin du retour : « plus de 1 million de déplacés et des dizaines de milliers de réfugiés n'ont toujours pas pu rentrer chez eux. » De nombreuses femmes parmi ces déplacés Le Monde Afrique s'intéresse ainsi aux 120.000 femmes victimes de viol pendant le conflit, « soit une femme tigréenne sur dix. » Ces violences ont eu lieu, parfois, raconte la fondatrice d'un centre d'aide, « dans des églises, avec l'assentiment du prêtre », de sorte que les victimes « sont persuadées que leur viol a été commis selon la volonté de Dieu. » Parfois, aussi, les témoignages relatent « des actes de torture » qu'on ne détaillera pas à l'antenne, mais dont le but est clair, selon une chercheuse citée : « rendre les femmes stériles, donc empêcher la communauté tigréenne de s'agrandir », le tout dans « un esprit de revanche, toujours intact plus de vingt ans après la fin de la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée » - entre 2020 et 2022, les soldats érythréens se sont battus aux côtés de l'armée fédérale. Et maintenant que la guerre est finie, il faut, pour les victimes, faire face à « la réticence des autorités (…) à ouvrir les yeux sur ce fléau » car, dénonce une activiste, « ce serait reconnaître l'implication de leurs soldats » dans ces violences. Alors, malgré le manque de reconnaissance, malgré surtout le manque de fonds, les associations d'aide aux victimes poursuivent, sans relâche, leur travail. Après tout, soupire l'une d'elle : « si on s'arrête, qui s'occupera des survivantes ? » À lire aussiEn Éthiopie, la difficile reconstruction de milliers de femmes victimes de viols au Tigré: «je n'ai plus rien pour vivre»
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'impact des douanes américaines au Lesotho, un accord sur l'aide humanitaire à Gaza et une perquisition au siège du Rassemblement national. Sénégal : un chroniqueur arrêté après une critique d'Ousmane Sonko Au Sénégal, le chroniqueur Badara Gadiaga a été placé en garde à vue après des propos tenus sur un plateau télévisé, perçus comme une allusion critique visant le Premier ministre Ousmane Sonko. Pourquoi a-t-il été arrêté par la division spéciale de la cybersécurité sénégalaise ? Que risque le journaliste si des poursuites judiciaires sont engagées ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Lesotho : état de catastrophe nationale décrété après la surtaxe américaine de 50% Confronté à une crise sans précédent, le Lesotho a décrété l'état de catastrophe nationale après l'imposition par les États-Unis de droits de douane de 50% sur ses exportations textiles. Pourquoi Donald Trump a-t-il autant taxé ce petit pays enclavé ? Quel est aujourd'hui l'impact de ces droits de douane au Lesotho ? Avec Joséphine Kloeckner, correspondante de RFI à Johannesburg. Gaza : un accord israélo-européen pour étendre l'aide humanitaire L'Union européenne a annoncé un accord avec Israël pour faciliter et élargir l'acheminement de l'aide humanitaire vers Gaza, confrontée à une situation dramatique après des mois de conflit. Que contient cet accord ? Quelles sont les urgences humanitaires dans l'enclave palestinienne ? Avec Jean Saslawsky, directeur des programmes de CARE France. France : le Rassemblement national dans le viseur de la justice Le siège du Rassemblement national a été perquisitionné ce mardi 9 juillet, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de financement illégal de campagne. Quels éléments ont été saisis ? Doit-on s'attendre à des poursuites judiciaires ? Avec Victorien Willaume, journaliste au service politique de RFI.
Au Sénégal, Ousmane Sonko monte au créneau. Ce jeudi, lors du conseil national du Pastef, le parti au pouvoir, il s'en est ouvertement pris au Président de la République Bassirou Diomaye Faye. Le Premier ministre sénégalais s'est aussi attaqué à ses adversaires politiques et ses détracteurs.
Après les affaires intérieures sénégalaises, Ousmane Sonko s'attaque aux questions ouest-africaines. Le 16 mai, le Premier ministre sénégalais est allé au Burkina Faso. Puis vendredi dernier, il s'est rendu en Côte d'Ivoire et en Guinée. Comment Ousmane Sonko compte-t-il « pacifier » la sous-région, comme il dit ? Par ces visites à l'étranger, le Premier ministre n'est-il pas en train de marcher sur les plates-bandes du président Bassirou Diomaye Faye ? Maurice Soudieck Dione est professeur agrégé de sciences politiques à l'université de Saint-Louis du Sénégal. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quand le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko dit qu'il envisage « toute forme de collaboration » avec le Burkina Faso pour lutter contre les jihadistes. Est-ce que l'on peut imaginer des soldats sénégalais sur le territoire burkinabé ?Maurice Soudieck Dione : Je crois que rien n'est à exclure. Une coopération en termes de partage, de renseignement, en termes de partage de compétences... Cela peut aller jusqu'à un déploiement de Sénégalais pour appuyer le Burkina Faso dans cette lutte contre ce fléau qui est le terrorisme.Dans l'opposition sénégalaise, plusieurs voix se sont émues de voir que le Premier ministre d'un pays démocratique comme le vôtre est allé saluer à Ouagadougou un président putschiste qui fait jeter en prison des avocats et des journalistes. « C'est du populisme, c'est de l'inculture démocratique de la part d'Ousmane Sonko », disent plusieurs opposants. Qu'est-ce que vous en pensez ?Je crois que le Sénégal s'est toujours affirmé comme étant un pays leader en matière de démocratie. Mais les régimes d'exception que sont les régimes militaires ne sont pas des régimes qui sont appelés à perdurer. Ce sont des régimes qui vont forcément entrer dans une phase de normalisation démocratique. Ce ne sont pas des régimes qui vont s'installer ad vitam aeternam. Je crois qu'il est du devoir des États démocratiques de chercher à les tirer vers le haut, notamment pour le retour à la démocratie et le renforcement de l'État de droit.Deux semaines après son voyage au Burkina Faso, Ousmane Sonko s'est rendu en Côte d'Ivoire où il a été reçu par Alassane Ouattara. Or, on sait que les relations sont très tendues entre ces deux pays, le Burkina et la Côte d'Ivoire. Le Premier ministre sénégalais pourrait-il faire médiation entre ces deux pays ?C'est possible parce qu'en réalité le Sénégal a toujours eu cette attitude de compréhension, d'ouverture et de discussion par rapport aux pays de l'AES pour les amener progressivement à trouver des terrains d'entente avec la Cédéao. Dans ce cadre, le Premier ministre Ousmane Sonko peut jouer un rôle important pour rapprocher le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire puisqu'il a cette capacité à parler aux deux interlocuteurs.Pendant son séjour à Abidjan, Ousmane Sonko est allé saluer l'opposant Laurent Gbagbo qui est interdit de candidature à la présidentielle d'octobre prochain. Est-ce que c'est un message politique d'Ousmane Sonko à Alassane Ouattara ?Je crois qu'il y a deux choses à distinguer. D'abord, Laurent Gbagbo s'est toujours prévalu du panafricanisme. Il a eu à incarner cette posture. Aujourd'hui également, Ousmane Sonko, peut-être, a aussi en tête toutes ces difficultés qu'il a eu à rencontrer au Sénégal, notamment avec les manœuvres politiciennes qui ont abouti à son éviction, au regard de sa candidature pour la présidentielle de 2024, qui a favorisé l'élection du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Tout cela doit être pris en compte mais aussi cette nouvelle manière de faire la politique.Peut-on imaginer qu'Ousmane Sonko ait demandé à Alassane Ouattara d'organiser une présidentielle inclusive où tout le monde pourrait se présenter y compris Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Tidiane Thiam ?Oui, je crois que l'un des principes essentiels dans les relations internationales est la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un pays. Mais je crois que, mis à part cet impératif, on peut tout à fait comprendre que le Premier ministre Ousmane Sonko puisse plaider devant le président de la République Alassane Ouattara pour que la présidentielle soit inclusive, mais de façon tout à fait amicale et diplomatique au regard des relations privilégiées que le Sénégal a toujours entretenues avec la Côte d'Ivoire. Jamais sous le mode de l'injonction.Quand le Pastef est arrivé au pouvoir, on pensait que le président s'occuperait en priorité des Affaires étrangères et le Premier ministre des Affaires intérieures. Mais aujourd'hui, avec tous ces voyages, est-ce qu'Ousmane Sonko n'est pas en train de marcher sur les plates-bandes de Bassirou Diomaye Faye ?Il y a une réalité au pouvoir. C'est que c'est le Premier ministre Ousmane Sonko qui est le chef du parti Pastef et c'est lui qui a fait élire le président Bassirou Diomaye Faye. C'est lui également qui a fait élire les députés du Pastef à hauteur de 130 députés sur 165 députés. Une personnalité de cette nature n'est pas un Premier ministre ordinaire. Compte tenu de la dimension également charismatique d'Ousmane Sonko, c'est un fait, il faut nécessairement composer avec cela et il y a une complémentarité entre les deux. C'est un duo au sommet de l'État. Et je ne pense pas que ce duo puisse se transformer en duel. À lire aussiGuinée: coopération renforcée avec le Sénégal à l'occasion de la visite du Premier ministre Ousmane SonkoÀ lire aussiCédéao: en visite au Faso, le Premier ministre sénégalais évoque les causes du départ des pays de l'AESÀ lire aussiCôte d'Ivoire: le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko en visite pour renforcer les liens économiques
Idag pratar Nick om två hetaste ämnen i svensk basket - Henrik Sonko som lämnar för Tyskland, och Jonas Jerebko som siktar på spel med landslaget.
Selon le Premier ministre sénégalais, la CEDEAO a «commis des erreurs» avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. «Quand il y a des tripatouillages constitutionnels, l'organisation n'en parle pas». Mais quand il y a des coups d'État «on décrète des embargos». Que vous inspirent les propos d'Ousmane Sonko ?
Le Premier ministre sénégalais est en visite en Mauritanie. Ousmane Sonko a été accueilli à Nouakchott par son homologue Moctar Ould Diay. Il est accompagné d'une forte délégation ministérielle. Plusieurs sujets sont au menu comme le gaz naturel sénégalo-mauritanien, la pêche ou encore l'immigration irrégulière.
Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait face ce vendredi aux députés dans le cadre de sa déclaration de politique générale. Un rendez-vous était très attendu, depuis sa nomination il y a presque neuf mois. Plusieurs annonces ont été faites par le premier ministre face a une opposition parlementaire critique.
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko prononcera ce vendredi 27 décembre 2024 devant les députés son discours de politique générale (DPG), qui fixera le cap pour les mois, les années à venir. « Une DPG sans risque pour Ousmane Sonko », titre Le Soleil, puisqu'il n'est pas tenu de demander ensuite la confiance des députés. Le Soleil détaille une première annonce, faite lors de ce discours à venir : le Premier ministre « va proposer un vote sans débat » pour faire adopter le LFI, « le projet de loi de finances initiale ». Sans débat, pour permettre une adoption rapide. Le vote aura lieu samedi 28 décembre 2024. « En parallèle » de ce vote, rappelle Senego, « les députés installeront officiellement la Haute Cour de justice, une juridiction d'exception destinée à juger les plus hautes autorités de l'État », dont le président, le Premier ministre et les ministres. « Les huit juges titulaires et huit suppléants, élus par l'Assemblée, prêteront serment avant de prendre leurs fonctions », détaille Senego.La polémique enfle toujours sur les tirailleurs de ThiaroyeLe conseiller ministre Cheikh Oumar Diagne est sous le feu des critiques après avoir traité les tirailleurs de Thiaroye de « traîtres, qui se sont battus contre leurs frères, dans leur pays, pour de l'argent ». Ces affirmations sont « une offense à la mémoire de ces tirailleurs », écrit Seneplus dans un édito « mais aussi à toutes les générations d'Africains qui se sont engagés dans la lutte contre l'oubli du massacre de Thiaroye ».Le Soleil reprend les propos du porte-parole du gouvernement, Moutsapha Ndiekk Sarré, qui « considère que monsieur Diagne s'est lourdement trompé » et qu'il s'agit d'une « sortie malheureuse ». Dakar Actu partage l'indignation du musée d'Histoire du Djolof, qui condamne aussi les propos de Cheikh Oumar Diagne. « Les tirailleurs sénégalais sont un patrimoine commun, représentant un symbole de résistance, de loyauté et de sacrifice non seulement pour le Sénégal, mais également pour l'Afrique entière », s'émeut ce musée d'Histoire. La presse burkinabé s'en mêle aussi : « Un ministre ne devrait pas dire ça ! », titre Aujourd8 au Burkina Faso. Le journal, dans un édito, estime qu'il « contredit l'acte majeur et mémoriel posé par son patron, [le président Diomaye Faye, et] souille la mémoire de ceux qui ont versé leur sang, le sang africain ». La Fédération des descendants de tirailleurs a décidé de déposer plainte contre Cheikh Oumar Diagne. Tchad : l'armée française se retire de la base de Faya-Largeau« L'armée française cède sa base à l'armée tchadienne », titre Tachad qui rappelle que ce transfert « s'inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques, après la suspension inattendue, il y a moins d'un mois, de l'accord militaire qui liait Paris à Ndjamena ». « La machine est lancée », écrit de son côté le burkinabè Le Pays. « Avec le départ de ses troupes du Tchad, poursuit l'édito, la France aura perdu totalement le contrôle du Sahel, où jadis, elle faisait la pluie et le beau temps ». Ce retrait dans le nord s'effectue juste avant les élections législatives, provinciales et communales au Tchad. Elles auront lieu le dimanche 29 décembre 2024. Tchadinfos précise d'ailleurs que la CNDH, « la Commission nationale des droits de l'homme, déploie ses observateurs dans 10 provinces ». « Le manque de moyens matériels et financiers a empêché la couverture des 23 provinces », pointe le média en ligne.Au Kenya, une vague d'enlèvements sans précédentUn groupe de défense des droits de l'Homme déplore au Kenya 82 disparitions forcées depuis le mois de juin 2024. Ce même groupe affirme qu'elles seraient perpétrées par des membres des forces de l'ordre. Des « enlèvements de jeunes par des hommes masqués, généralement à bord de véhicules banalisés, détaille Nation. La pression s'accentue sur le président William Ruto », poursuit le journal kényan. « Les personnes ciblées, explique The Standard, sont très actives sur les réseaux sociaux et critiquent le gouvernement kényan ». Le média donne l'exemple de Kavuli, « étudiant en journalisme », « arrêté dimanche soir dans une station-service par quatre hommes armés qui l'ont poussé dans un véhicule et pris la fuite ». Kavuli avait critiqué le pouvoir dans des commentaires postés sur X.L'IPOA, la police des polices, dans un communiqué publié cette semaine, a lancé une investigation, tandis que la police continue de nier toute implication.
Après la victoire sans appel de son parti, le Pastef, aux élections législatives de novembre dernier, le Premier ministre prendra la parole ce vendredi 27 décembre 2024 devant les députés pour sa première déclaration de politique générale. Ousmane Sonko dispose d'une majorité confortable pour appliquer le programme qui l'a fait élire. Lutte contre la corruption, contre le chômage des jeunes, gestion des ressources naturelles : quelles doivent être selon vous ses priorités ? Quelles sont vos attentes ?
Faire du Sénégal « un pays souverain, juste et prospère ». Les nouvelles autorités ont présenté leur vision du pays pour les 25 prochaines années : réduction de la pauvreté, modernisation de l'économie, instauration d'un État fort. Ce programme vous semble-t-il trop ambitieux ? Comment relever les nombreux défis ?
Le gouvernement sénégalais compte augmenter le revenu par tête de 50% en cinq ans et allonger l'espérance de vie de trois ans, tout en réduisant le déficit et la dette, aux termes d'un vaste plan présenté ce lundi en grande pompe.
La coalition d'opposition menée par l'ancien président Macky Sall a déposé un recours lundi contre Ousmane Sonko. Le Premier ministre, tête de liste du Pastef pour les législatives du 17 novembre, serait, selon eux, inéligible en raisons de ses dernières condamnations.
Macky Sall est de retour sur la scène politique sénégalaise. L'ancien président est tête de liste de la coalition Takku-Wallu pour les législatives du 17 novembre. Cette coalition regroupe les deux anciens partis au pouvoir : l'APR et le PDS. Macky Sall affrontera de nouveau son plus grand rival Ousmane Sonko, tête de liste du Pastef, parti au pouvoir.
A Swiss court has sentenced ex-Gambian minister,Ousman Sonko to 20 years in prison for crimes against humanity. Mr Sonko fled to Switzerland in 2016. He was arrested and had been in custody since 2017, after a human rights group based in Geneva filed a criminal complaint against him. Audrey speaks with Fatoumatta Sandeng, the daughter of the tortured opposition leader, Ebrima Solo Sandeng. Also why are some South Africans not happy about a new law which provides equal access to healthcare for all citizens? And a conversation with the Cameroonian-American singer Libianca, who received death threats for waving a flag.Presenter: Audrey Brown Producers: Rob Wilson, Richard Kagoe, Yvette Twagiramariya and Bella Hassan Senior Journalist: Karnie Sharp Technical Producer: Jonathan Greer Editors: Andre Lombard and Alice Muthengi