Podcasts about Gabon

Equatorial country in West Africa

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Gabon

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The Lawfare Podcast
Lawfare Archive: Much Ado About Coups with Naunihal Singh

The Lawfare Podcast

Play Episode Listen Later Aug 23, 2026 44:27


From September 13, 2023: On August 30, soldiers and high-ranking officers of the Armed Forces of Gabon seized control of government buildings and communication channels in the capital city of Libreville, detaining Gabon's President Ali Bongo in his residence and declaring an end to the Bongo family's 56-year rule. It was a coup—one of nine in the last three years in West and Central Africa, including in Niger just one month prior. Lawfare Managing Editor Tyler McBrien spoke with Naunihal Singh, author of the book Seizing Power: The Strategic Logic of Military Coups, to discuss the spate of coups in the region, the origins of coups, what makes certain countries more coup-prone than others, and the rise and fall of anti-coup norms during and after the Cold War. They also dispelled several coup myths, including the myth of the coup contagion. To receive ad-free podcasts, become a Lawfare Material Supporter at www.patreon.com/lawfare. You can also support Lawfare by making a one-time donation at https://givebutter.com/lawfare-institute.Support this show http://supporter.acast.com/lawfare. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein
On Carolyn Elliott, Congruency, Collapse & Identity Crisis Before Rebirth

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 21:31


In this episode Beth explores the profound impact of authenticity, integrity, and unconscious patterns in business and personal transformation, inspired by the recent loss of Carolyn Elliott. She discusses the importance of aligning with your true self, the pitfalls of marketing hype, and the collective need for inner balance in these transformational times. For more information on Sunarai check out this episode: https://bethaweinstein.com/podcast/sunarai-journey-home-to-your-quintessence-clarity-abundance/   Sunarai: The Path to Clarity, Abundance & Your Quintessence, is a 15-Week 1:1 Private Coaching + Alchemical Journey  using Transformational Neuro-linguistic Programming Sessions, Plant Spirit support, Soul Expansion Coaching, and a deep dive into your Gene Keys to clear the unconscious patterns blocking your clients, income, visibility and abundance. Learn more here: https://go.bethaweinstein.com/sunarai/   Episode Highlights ▶ Carolyn Elliott's death and its impact on the spiritual community ▶ Integrity and congruency as the foundation of business ▶ Unconscious patterns and identity shifts in transformation ▶ Limitations of modalities like Existential Kink ▶ Inner balance and authenticity in times of collective change ▶ Personal integrity and its ripple effect on societal balance ▶ Working with support to integrate new identities ▶ Marketing hype and false success narratives ▶ Inner work as a path to planetary healing  Sunarai: The Journey Home to Your Quintessence, Clarity & Abundance: https://go.bethaweinstein.com/sunarai/   Download Beth's free trainings here: Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business: https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-businessIntegrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services▶ Instagram: @bethaweinstein ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz

LEGEND
EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE : CEUX QUI ONT VU LA MORT TÉMOIGNENT (CRASH D'AVION, ACCIDENT)

LEGEND

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 86:22


Merci à Thierry et Kevin d'être venus sur Legend. Ils ont vécu des expériences de mort imminente après avoir frôlé la mort. Thierry Joleta survécu au crash de l'avion qu'il pilotait au Gabon, faisant 7 morts sur les 10 personnes à bord. Kevin Declercq, lui, a été écrasé par un camion quand il avait 13 ans. Tous les deux se sont vus sortir de leur corps et livrent des témoignages bouleversants. Merci également au Dr. Nicolas Bilbault, neurologue, qui étudie les expériences de mort imminente depuis 20 ans. Hallucinations, molécules ou surnaturel… Il a répondu à toutes les questions sur ce phénomène fascinant. Retrouvez les informations concernant nos invités par ici ⬇️Instagram de Kevin Declercq : https://www.instagram.com/ic_kev?igsh=MXc4bHpnd3hqbzYzeA%3D%3DLe film “Témoins” de Sonia Barkallah sur les EMI : https://www.temoins-lefilm.comRetrouvez les émissions : EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE : LE PLUS GRAND SPÉCIALISTE MONTRE LES PREUVES DE LA VIE APRÈS LA MORT : https://youtu.be/7FnBWkTQv8EÀ L'ÂGE DE 16 ANS, ELLE EST LA SEULE SURVIVANTE D'UN CRASH D'AVION ! : https://www.youtube.com/watch?v=gmxqzxANGCo&t=165sPour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/

Accents d'Europe
À Berlin, sur les traces physiques et politiques de l'ex-RDA

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 19:30


La polémique autour du projet de destruction d'un ancien bâtiment de loisirs de l'époque communiste pour construire des logements en témoigne, le débat sur les traces de cette période reste vif en Allemagne.  Cette émission est une rediffusion estivale.  À Berlin, logement vs mémoire architecturale ?  Berlin fait face à un boom démographique et immobilier. Avec désormais 3 millions 900 mille habitants, la ville abrite une population parmi les plus jeunes du pays, et les loyers, comme dans beaucoup de capitales européennes, explosent. Les autorités locales cherchent à construire de nouveaux logements, de préférence le moins cher possible, en utilisant par exemple des terrains qui appartiennent à la municipalité. Une idée logique a priori, mais qui entre parfois en conflit avec la mémoire historique. L'exemple le plus récent est celui d'un ancien centre de sport et de loisirs, le SEZ. Construit à l'époque de la RDA communiste, il doit être détruit pour faire place à de l'habitat, mais certains habitants s'y opposent. Reportage, Delphine Nerbollier. Entretien avec l'historien Nicolas Offenstadt, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de L'Histoire globale de la RDA (éd. Tallandier). Italie / Afrique : quel premier bilan pour le plan Mattei ? Des milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse italienne du plan Mattei qui concerne presqu'une vingtaine de pays, de l'Algérie à la Côte d'Ivoire en passant par l'Angola. Un plan lancé il y a deux ans et récemment élargi à la RDC, au Gabon, au Rwanda, à la Zambie. Les résultats concrets de cette ambitieuse stratégie sont encore sporadiques. Certaines voix mettent en avant l'ambition « non prédatrice » du gouvernement Meloni, mais d'autres sont moins convaincues. Il y a quelques semaines, les experts livraient leurs premières conclusions à Ascoli Piceno dans le centre du pays, notre correspondante Cécile Debarge était sur place.

Accents d'Europe
À Berlin, sur les traces physiques et politiques de l'ex-RDA

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 19:30


La polémique autour du projet de destruction d'un ancien bâtiment de loisirs de l'époque communiste pour construire des logements en témoigne, le débat sur les traces de cette période reste vif en Allemagne.  Cette émission est une rediffusion estivale.  À Berlin, logement vs mémoire architecturale ?  Berlin fait face à un boom démographique et immobilier. Avec désormais 3 millions 900 mille habitants, la ville abrite une population parmi les plus jeunes du pays, et les loyers, comme dans beaucoup de capitales européennes, explosent. Les autorités locales cherchent à construire de nouveaux logements, de préférence le moins cher possible, en utilisant par exemple des terrains qui appartiennent à la municipalité. Une idée logique a priori, mais qui entre parfois en conflit avec la mémoire historique. L'exemple le plus récent est celui d'un ancien centre de sport et de loisirs, le SEZ. Construit à l'époque de la RDA communiste, il doit être détruit pour faire place à de l'habitat, mais certains habitants s'y opposent. Reportage, Delphine Nerbollier. Entretien avec l'historien Nicolas Offenstadt, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de L'Histoire globale de la RDA (éd. Tallandier). Italie / Afrique : quel premier bilan pour le plan Mattei ? Des milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse italienne du plan Mattei qui concerne presqu'une vingtaine de pays, de l'Algérie à la Côte d'Ivoire en passant par l'Angola. Un plan lancé il y a deux ans et récemment élargi à la RDC, au Gabon, au Rwanda, à la Zambie. Les résultats concrets de cette ambitieuse stratégie sont encore sporadiques. Certaines voix mettent en avant l'ambition « non prédatrice » du gouvernement Meloni, mais d'autres sont moins convaincues. Il y a quelques semaines, les experts livraient leurs premières conclusions à Ascoli Piceno dans le centre du pays, notre correspondante Cécile Debarge était sur place.

Adelaide Heward-Mills
The Ministry of Intercession

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 49:20


Preached during the 31st May 2026 Evening Session of the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon.

Reportage France
Portraits des diasporas africaines: Christian-Brice Ondo, un éditeur gabonais dans la cour des grands [4/5]

Reportage France

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 3:38


Chirurgienne, patineuse, éditeur, pâtissier, leurs parcours singuliers racontent la France d'aujourd'hui, riche de ses talents et de ses diversités. Né(e)s ici ou venus d'ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Dans ce quatrième épisode, le Gabonais Christian-Brice Ondo nous raconte comment à 51 ans il mène une carrière d'éditeur. Depuis 2021, il dirige sa propre maison d'édition, Obangame. À taille humaine. Sa particularité : éditer ses « coups de cœur » et surtout donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants. Lunettes rivées sur le nez, cheveux coupés à ras, surtout ne vous plongez pas dans son regard qui dissimule un passé douloureux : « À trois mois, j'ai failli mourir à la naissance, lance-t-il de manière inattendue. J'ai eu une maladie très rare, j'avais des bassines de pus dans les poumons, donc pour me soigner j'ai été évacué très tôt en France. À chaque fois que je croisais des tantes ou des oncles, je ne comprenais pas pourquoi ils lançaient sur mon passage : Ah ! Voici le miraculé, il a failli mourir ». « Un enfant miraculé ! » dans le monde de l'édition À 51 ans, le Gabonais, Christian-Brice Ondo, avant d'embrasser le monde de l'édition, a eu une première vie : « Avec mon frère, on avait monté une maison de production pour réaliser des documentaires. Et j'ai rencontré l'éditeur camerounais Dieudonné Gnammankou, à la tête de Dagan éditions, il faisait la promotion d'une bande dessinée dédiée au célèbre footballeur Samuel Eto'o. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet homme qui est également historien ». Les coups de cœur et les coups de foudre semblent rythmer sa vie, c'est l'un des traits de la personnalité de Christian-Brice Ondo. Après sa rencontre avec l'éditeur et historien Dieudonné Gnammankou, il crée à taille humaine sa propre maison d'édition Obangame, en 2021. Obangame signifie en langue fon du Gabon : solidarité indéfectible. « Donc, à travers ce nom-là, j'ai voulu créer des liens entre les cultures à travers la littérature, en fait, c'est la touche un peu africaine de la maison d'édition », explique-t-il.  Donner de la visibilité aux auteurs afro-descendants Pour Christian-Brice Ondo, les auteurs africains, de manière générale, manquent de visibilité. « Ceux qui ont du talent, c'est très rare qu'on les publie dans les maisons d'édition traditionnelles, regrette-t-il. Il y en a quelques-uns qui réussissent à se faire éditer. Donc, je me suis dit pourquoi ne pas donner la chance à ces talents car il y a une forte demande également. Il y a en effet une diaspora noire, française et africaine qui vit à Paris. Paris, c'est un pôle culturel très important et ces lecteurs afro-descendants veulent lire des livres qui ressemblent à ce qu'ils vivent au quotidien, à leur culture, à leur univers. Mais il faut aussi que les livres soient de qualité et il faut que les auteurs soient aussi de qualité ». Le choix des auteurs ? Il se fait à travers des rencontres. « Ce sont des coups de cœur, moi, je ne cherche pas forcément des auteurs. Parce que je pars du principe que ce sont des rencontres, ce sont des coups de cœur. Et sur le plan technique, je fais des contrats à compte d'édition, c'est-à-dire que c'est moi qui prends en charge toute la fabrication du livre et je reverse à l'auteur des droits d'auteur. En fait, je prends des risques quand je décide d'éditer un auteur. Et une petite maison d'édition comme la mienne ne peut pas se permettre financièrement de publier beaucoup d'auteurs », précise l'éditeur. Il prend donc son temps pour choisir les auteurs qu'il souhaite éditer et ce sont les femmes qui dominent… C'est un peu sa fibre féministe. Et parmi elles : l'autrice sénégalaise Sokhna Ndao et son dernier roman, Catharsis.   « Je cherchais un éditeur et j'ai vu que sur son site internet il publiait des femmes noires, je me suis dit qu'il avait une sensibilité particulière pour la littérature féminine ou afro-féminine descendante. Donc, vu les thématiques abordées dans mon roman, je trouverais un écho chez lui ». Un roman engagé, explique l'autrice Sokhna Ndao, qui dénonce les violences faites aux femmes au Sénégal, les violences sexistes, les violences psychologiques, la toxicité des relations, des rapports à autrui. « Et si vous allez sur les réseaux sociaux, souligne-t-elle. Vous allez trouver énormément de hashtags portés par des Sénégalaises pour dénoncer ces violences. » Une rencontre inattendue « Ce qu'elle ne vous a pas dit, lance dans un sourire Christian-Brice Ondo, c'est qu'entre la lecture du manuscrit et notre échange, elle a disparu pendant un an, comme Cendrillon. Ce que j'ai beaucoup aimé chez Sokhna Ndao, ce sont les thématiques qu'elle dénonce dans ses livres, elle les porte aussi par sa voix. Et moi, j'aime les auteurs qui ont de la personnalité et qui assument les idées qu'ils véhiculent à travers leurs romans. » Christian-Brice Ondo est un homme de l'ombre, discret, qui s'est donné comme mission d'éditer de nouveaux talents de la littérature afro-descendante. À lire aussiPortraits des diasporas africaines: Maé-Bérénice Méité, une étoile sur la glace [3/5]

Saltwater Edge Podcast
Pete Utschig — Florida's Surf, Bluefin from the Rocks, and Fish Worth Traveling For

Saltwater Edge Podcast

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 27:14


Pete Utschig — the surfcaster behind Phase Gear, Project Magic Hour, and the Surfcasters documentary series — sits down with Peter Jenkins in Newport, two weeks into his annual pilgrimage north from Florida.   They cover how one weekend trip turned Florida into Pete's winter home water, and how a spare-room guide service became a full surf fishing lodge: all-inclusive, 20 minutes from the water, 45 minutes from three or four inlets, running December through April — exactly when nobody wants to be in the Northeast. Rods, lures, and food are provided; you bring board shorts and a toothbrush.   From there it's Pete's bucket list, which is organized by fish rather than by country: cubera snapper on topwater, GTs in Indonesia, corvina in Ecuador, giant tarpon in Gabon, and bluefin tuna busting sardines within casting distance of a European rock. Along the way: why daytime fisheries beat vampire hours for actually enjoying a place, what guides learn from their guests, and the line that sums up the whole episode — the best time to fish is anytime you can.   To fish with Pete in Florida, reach out to @phasegear on Instagram or through phase-gear.com.   Mentioned in this episode: Phase Gear · Project Magic Hour (dir. Mikko Huttunen) · the Surfcasters series · Kyle Schaefer / Soul Fly Lodge (Bahamas) · Larry Dahlberg's The Hunt for Big Fish · Steve Huff on the Mill House Podcast Timestamps (podcast apps) (00:41) Project Magic Hour — FL, the Northeast, Alaska (02:58) Discovering Florida surf fishing (03:56) Building the lodge (06:08) December–April, all-inclusive, "Get Tight" (11:43) Bucket-list fish: cubera, GTs, corvina, tarpon (16:44) Bluefin from shore in Europe (20:33) "Do you want to catch, or do you want to fish?" (22:01) "The best time to fish is anytime you can" (24:16) What's next for Pete  

Afrique Économie
Le Gabon veut prendre le virage de l'exploitation minière

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 2:19


Le Gabon, qui fait face à une chute de sa production pétrolière, mise désormais sur l'exploitation minière. Les annonces se sont succédé ces derniers mois, avec des engagements financiers de plusieurs centaines de millions de dollars. Des travaux de recherche et d'exploration sont en cours dans plusieurs provinces du pays et d'ici à 2030, le pays pourrait devenir un des leaders mondiaux de la production des minerais. Avec notre correspondant à Libreville, Sept mois après son arrivée à la tête du ministère des Mines du Gabon, Sosthène Nguema Nguema dit sentir un frémissement en passe de faire de l'exploitation minière le nouveau moteur de l'économie gabonaise actuellement dépendante des recettes pétrolières. « Nous avons identifié et fait une programmation par rapport à l'ouverture de plusieurs mines entre 2026 et 2030. Dans cette fourchette, il a été identifié à peu près huit mines qui pourront voir le jour. Donc on aura la mine de Milingui pour le fer, la mine de la potasse, la mine d'Etéké pour l'or, la mine de Baniaka pour le fer. On a la mine de Mébaga, pour le fer également. Et on a la mine de M'Bilan pour le fer », détaille le ministre. L'ouverture des nouvelles exploitations créera naturellement des milliers d'emplois. Le ministre projette surtout une croissance à deux chiffres dans le secteur. « Nous sommes à hauteur de 6% aujourd'hui et nous envisageons de relever ce pourcentage dans les mois et les années qui suivent pour essayer de franchir la barre de 15-20% », précise Sosthène Nguema Nguema. Espoirs de retombées économiques Tout cela est possible, mais l'économiste Orphée Mouelé, formé à l'université Omar Bongo, pose le préalable du développement des infrastructures. « D'un point de vue technique, le succès repose sur plusieurs facteurs essentiels : la construction des infrastructures de transport, des routes, des chemins de fer, des ports, des ponts pour pouvoir acheminer correctement les minerais. Ensuite, le renforcement des capacités de production énergétique. L'énergie est fondamentale », assure l'expert. L'ONG Éthique et bonne gouvernance salue les perspectives économiques du secteur minier. Cependant, le docteur Edmiaune Zouga, sa présidente, espère un réel impact social de ces futures exploitations. « Le plus important pour nous, c'est l'impact social. Il faudrait que cela touche, booste le citoyen lambda. Il faudrait que le Gabonais ressente cet impact économique dans son assiette », espère-t-elle. En parallèle avec sa politique d'exploitation massive de ses minerais, le gouvernement impulse une nouvelle politique de transformation locale de ses matières premières pour créer plus de richesses et d'emplois dans le pays. À lire aussiLe Gabon réussit sa levée de fonds à l'international, mais peine sur le marché régional

Le Média
Gabon : la visite qui contredit tout le discours de Macron sur la Françafrique | Camille Lesaffre

Le Média

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 30:37


La Françafrique est-elle morte ? Emmanuel Macron nous l'assure depuis plusieurs années.▶ Le Média doit réunir 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Sa survie en dépend.

Journal de l'Afrique
Pourquoi certains États veulent quitter la Cour Pénale internationale

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Aug 2, 2026 13:11


Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C'est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l'AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein
A Veteran's Journey from Depression to Psychedelic Healing with Benjamin Forest

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 59:50


Benjamin Forest is a retired military officer turned psychedelic author, speaker, and coach. His transformation began with a life-changing psilocybin journey that lifted him from decades of depression and into a radically new way of living. After his own awakening through plant medicine, he began writing, speaking, and coaching around the subject. In 2025, he published his first book: "Trip of a Lifetime -- The Psychedelic Guide to Healing, Loving, and Living."  Episode Highlights ▶ Military service and discipline ▶ Psychedelic experiences and healing ▶ Systemic challenges in veteran mental health ▶ The role of psychedelics in redefining masculinity ▶ Preparation and integration of psychedelic journeys   Benjamin Forest's Links & Resources ▶ Website: www.benjaminforest.com ▶ Instagram: www.instagram.com/benjamin.forest.bliss ▶Buy his book: https://www.amazon.com/dp/B0FPDPXXXD/   Download Beth's free trainings here:  Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business:  https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-business Integrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business ▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching  ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services ▶ Instagram:  @bethaweinstein  ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz  Download Beth's free trainings here: Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business: https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-businessIntegrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services▶ Instagram: @bethaweinstein ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: les PME au service de l'agriculture

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d'installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC  Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ?   Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d'emplois. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l'Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région.   Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d'un manque d'investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d'un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s'ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l'Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d'euros pour importer des denrées alimentaires.   Dans ce contexte, comment faciliter l'émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d'échelle ?   Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon.   Programmation musicale :  ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò  ► MAPOUKA - Afro B.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: les PME au service de l'agriculture

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d'installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC  Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ?   Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d'emplois. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l'Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région.   Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d'un manque d'investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d'un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s'ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l'Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d'euros pour importer des denrées alimentaires.   Dans ce contexte, comment faciliter l'émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d'échelle ?   Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon.   Programmation musicale :  ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò  ► MAPOUKA - Afro B.

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein

Whenever you are ready to clear what's in the way, join Sunarai: The Path to Clarity, Abundance & Your Quintessence, a 15-Week 1:1 Private Coaching + Alchemical Journey  using Transformational Neuro-linguistic Programming Sessions, Plant Spirit support, Soul Expansion Coaching, and a deep dive into your Gene Keys to clear the unconscious patterns blocking your clients, income, visibility and abundance. Learn more here: https://go.bethaweinstein.com/sunarai/   Episode Highlights ▶ Market shifts and their impact on business ▶ The importance of clarity and messaging ▶ Unconscious patterns and subconscious reprogramming ▶ The influence of noise and distraction in digital platforms ▶ Experimentation and play in creating offers ▶ Decoupling financial success from spiritual purpose ▶ The significance of energetic resonance and presence ▶ The impact of planetary and energetic changes on consciousness ▶ Practical strategies for staying centered and focused ▶ The importance of service and giving without attachment  Sunarai: The Journey Home to Your Quintessence, Clarity & Abundance: https://go.bethaweinstein.com/sunarai/   Download Beth's free trainings here: Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business: https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-businessIntegrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services▶ Instagram: @bethaweinstein ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz

Revue de presse Afrique
À la Une, le Sénégal soutient la candidature de Macky Sall à l'ONU

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 4:06


L'ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères l'a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L'ex-chef d'État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l'ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l'appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. » Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l'élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s'installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d'ouverture du président Faye à l'égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. » Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l'État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s'interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d'éventuelles législatives s'il choisissait de dissoudre l'Assemblée nationale. » Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d'un rapprochement avec l'Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s'avérer décisive au soir de résultats serrés. » La visite du président gabonais en France Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L'Union à Libreville. « Le manganèse et l'avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d'État, résume Jeune Afrique. Un protocole d'accord a été signé hier entre l'État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l'une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d'aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. » Un accord qui s'inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d'une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l'étude pour transformer jusqu'à 700 000 tonnes de minerai par an d'ici 2031 », précise Gabon actu. Suspension de la marche en RDC En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l'appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. » Vendredi, le président congolais s'était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d'apaisement », mais leur « détermination à défendre l'ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août.

Journal de l'Afrique
Le président gabonais Brice Oligui Nguéma entame une visite d'état de 3 jours en France

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 11:24


Le président Brice Oligui Nguéma entame une visite d'état de trois jours en France. L'Elysée a sorti le grand jeu pour recevoir le président du Gabon, un pays qui entretient depuis toujours une relation privilégiée avec l'hexagone. Antoine Glaser était notre invité pour décrypter les enjeux de cette visite

Invité Afrique
Bergès Mietté: «Le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:51


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ?   Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo.  Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

Afrique Économie
Gabon: un premier centre de données pour héberger les données sensibles

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 2:26


Le Gabon dispose désormais de son tout premier centre de données (data center). Inauguré par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce centre de données est un investissement privé du groupe panafricain ST Digital. Déjà présent dans huit pays africains, le groupe exploite également des centres de données en Côte d'Ivoire et au Cameroun. De notre correspondant à Libreville, Situé dans la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, le nouveau centre de données bénéficie d'un emplacement stratégique grâce à une ligne d'alimentation électrique dédiée, destinée à limiter l'impact des coupures de courant régulières dans le pays. Un site hautement sécurisé Dans ce bâtiment flambant neuf de 3 000m², plusieurs ouvriers apportent les dernières finitions à un chantier réalisé en seulement onze mois. Pour Jean-François Ahanda, directeur technique, la sécurité des installations et des données est la priorité absolue : « On a des contrôles d'accès biométriques qui permettent de sécuriser l'ensemble des portes d'accès à ce centre de données. Si vous devez héberger des clients bancaires, vous devez avoir la sécurité. C'est pour ça que vous avez toutes ces mesures très strictes qui vous permettent de vraiment garantir l'inviolabilité du site. » Le responsable met également en avant le niveau technologique des équipements installés : « Nous sommes dans le sas de la première zone d'hébergement. Vous avez deux zones d'hébergement A et B. Vous pouvez voir. On a vraiment pas lésiné sur l'effort en matière de technologie. » Miser sur une alimentation électrique continue L'autre enjeu majeur du projet est d'assurer une disponibilité permanente de l'énergie. Le centre de données n'utilisera pas d'eau pour refroidir ses équipements et dispose de plusieurs systèmes de secours. « En cas de rupture du fournisseur d'énergie, les groupes électrogènes vont démarrer pour continuer à alimenter les équipements, ce qui se fait sans coupures puisqu'on a des onduleurs et des batteries. Nous avons également fait l'effort avec une alimentation en énergie solaire, puisque nous avons plus de 600 panneaux sur le toit qui permettent de venir en complément de l'alimentation principale que nous avons », reprend Jean-François Ahanda. Les promoteurs restent discrets sur le montant de cet investissement, financé par un fonds d'investissement africain. L'objectif est désormais de séduire une clientèle locale, régionale et internationale, explique Laïka Mba, directrice générale du centre de données : « On parle aux administrations, on parle aux grandes entreprises, aux PME, mais on parle aussi aux particuliers. On s'adresse à la sous-région, à la zone CEMAC, on s'adresse à tout acteur africain, les grands acteurs internationaux, comme une société américaine qui peut avoir besoin d'avoir un site de réplication ou alors d'hébergement de ces données en Afrique. Et le Gabon peut aujourd'hui se positionner dans ce sens. » Si ce centre est le premier du pays, il ne devrait pas rester unique. Il y a un an, le gouvernement gabonais a signé un accord avec le groupe américain Cybastion pour construire un second centre de données dans la capitale. À lire aussiRDC: après Kinshasa, Lubumbashi se dote d'un «data center», le super calculateur Lofoy

Journal de l'Afrique
Niger : attaque jihadiste dans la zone des "trois frontières", 16 soldats tués

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 12:11


Le Niger a été visé par une attaque terroriste, dans la région de Téra, dans l'ouest. Cela s'est passé dans la région de Téra... Une unité de l'armée nigérienne a été prise pour cible. Plusieurs terroristes ont également été tués dans les combats.

Crazy Wisdom
Episode #562: When the Rule-Based Order Wobbles: Investing in Resilience Over Size

Crazy Wisdom

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 53:43


Stewart Alsop sits down with investor and entrepreneur Adnan Hassan on the Crazy Wisdom Podcast to explore his thesis on creating a small state asset class, using evolutionary insights from asteroids, dinosaurs, and mycelium as a framework for understanding resilient systems. Hassan brings his background in Silicon Valley technology, New York and Washington finance, and sovereign funds—including senior leadership roles at the World Bank—to explain why 162 of the world's 200 states are actually small states with populations under 12 million, and why these distributed, autonomous entities might be best positioned to survive the coming global shocks from AI, currency disruption, and the wobbling international order. For more information about Hassan's work, visit www.sac-holding.com (SAC stands for Small State Asset Class), where you can find two-minute videos explaining his approach to building this new financial architecture.Timestamps00:00 Introduction and the asteroid, dinosaur, mycelium thesis as a framework for understanding evolutionary survival patterns across billions of years05:00 Global order institutions are wobbling while currency systems evolve and AI emerges, creating simultaneous shocks that favor adaptable networked systems over large centralized structures10:00 Small states defined as populations under 12 million represent 162 of 200 global economies, contradicting assumptions that most nations are large centralized powers15:00 States behave as selfish entities seeking regulatory control while individuals seek autonomy, creating tension as the Westphalian system undergoes fundamental transformation20:00 Cooperation versus competition in human systems, examining how KYC requirements and state surveillance are expanding globally including in America and Argentina25:00 Small states are most interested in rule-based global order because they need protection from larger powers, unlike powerful nations that prefer unconstrained action30:00 Of the twenty richest countries by per capita GDP, seventeen are small states, yet no small state asset class exists in financial markets35:00 Uncorrelated assets provide diversification protection for investors, while small states offer geographic distribution across Caribbean, Africa, Europe, Gulf, and Pacific regions40:00 Cross-border family business collaboration between small states will increase, leading to knowledge sharing and a proposed Davos for small states event45:00 The individual sits at the core of this framework, with AI enabling creative minds in small places to access world-class resources previously impossible50:00 Demonstration of accessible technology costing only ten dollars shows how AI removes barriers, allowing creativity to become the distinguishing factor for entrepreneurs globallyKey Insights1. Adnan Hassan presents a thesis grounded in billions of years of evolutionary data, arguing that systems which survive major shocks share common characteristics: they are autonomous, networked, cooperative, resilient, and lack single points of failure. He uses the asteroid strike that killed the dinosaurs as his central metaphor, noting that while massive dinosaurs went extinct, smaller organisms like mycelium, ants, bees, and marsupials survived because of their distributed and adaptable nature. Hassan believes we are currently experiencing a similar asteroid-level shock to our global systems through the simultaneous disruption of the rule-based global order, currency systems, and artificial intelligence, all happening at once over the next three to five years.2. Hassan identifies 162 out of 200 global states and economies as small states, defined as having populations under 12 million people. This number surprises most people, including sophisticated observers who typically guess around 60 or 70. Even more striking, 17 of the 20 richest countries by per capita GDP are small states, representing 85 percent of the wealthiest nations. These small states have disproportionate resources to deploy internationally and the greatest interest in maintaining a rule-based global order since they have the most to lose from chaos and cannot rely on size or military power for protection.3. The current global institutional framework established after World War Two, including the UN, IMF, World Bank, and WTO, is fundamentally wobbling and reaching the end of an era. Hassan argues that states are inherently selfish creatures addicted to regulatory sovereignty and control, but the systems designed to give these states structure and credibility are now failing. This represents the first major restructuring of the global order since the post-World War Two period, which itself followed 400 years of colonial systems. The transition period will be characterized by significant chaos and convulsions throughout the global system.4. Hassan advocates for creating a new small states asset class in financial markets, which does not currently exist despite small states representing the majority of countries and the wealthiest per capita economies. This asset class would provide large institutional investors like pension funds and sovereign wealth funds with globally diversified, potentially uncorrelated assets while simultaneously supporting political and economic structures that embody the evolutionary principles of survival through distributed, autonomous, networked cooperation. The small states asset class represents both sound evolutionary strategy and pragmatic investment opportunity.5. Technology without philosophy is efficiency without purpose, a concern Hassan raised as early as 1994 when he helped prototype the first electronic trading market on the internet. He witnessed the naive optimism of Silicon Valley technologists who believed simply throwing tools over the wall would create a better world, but this approach made both good and bad activities more efficient. Social media demonstrated this danger by efficiently creating disruption and loss of trust in political systems. Hassan warns that the same mistake is being made with AI, where powerful tools are being deployed without adequate philosophical framework or consideration of consequences.6. Small states and their leading families will find more common language and shared understanding with each other across geographic boundaries than with larger neighboring states. A family business in Montevideo has an easier conversation with counterparts in Singapore or New Zealand than with businesses in Sao Paulo because small state actors recognize each other's unique realities and circumstances. Hassan plans to create a Davos for small states in 2027 to facilitate this knowledge sharing among the mycelium colony, allowing different nodes to exchange innovations and strategies across the distributed global network of small state actors.7. The optimistic future involves unleashing individual creativity globally by giving people access to AI-enabled tools that provide world-class legal, financial, and consulting advice in their language of choice. The solopreneur can now become a conglomerate, with individuals no longer constrained by lack of access to execution machinery. Hassan envisions young people in places like Gabon, Swaziland, or Uruguay having the same access to sophisticated business infrastructure as those in traditional power centers, with the distinguishing factor being creativity of mind rather than geographic or institutional privilege. Small states can pivot faster on regulatory frameworks, sometimes achieving in a dinner meeting what takes large states three years of legislative, executive, and judicial wrangling.

Revue de presse Afrique
À la Une: deux mois d'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 4:10


La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l'épidémie d'Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ». À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ». Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l'un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l'état d'urgence hydrique témoigne de l'ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site. Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ». Deux membres de la délégation de l'UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata » Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ». Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d'engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ». Le Premier ministre français en visite au Maroc « Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu'elle n'a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s'est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c'est qu'il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. » À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l'encontre des voix s'autorisant à critiquer le régime et les institutions ».

Journal d'Haïti et des Amériques
L'Argentine en route vers une quatrième étoile

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 30:00


L'Albiceleste héroïque ! Après un match renversant, encore une fois ce mercredi, les Argentins se sont qualifiés pour leur deuxième finale consécutive en coupe du Monde. Lionel Messi et ses partenaires ont sorti l'Angleterre 2-1 alors qu'ils étaient menés 1à 0 à cinq minutes du coup de sifflet final. La capitale Buenos Aires était en effervescence hier, comme l'a constaté Caroline Vicq. Haïti : les débuts compliqués du processus électoral Comme chaque mardi, Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous éclaire sur l'actualité d'Haïti. Aujourd'hui, à la Une, le lancement du processus électoral avec l'inscription de 316 partis politiques par le Conseil électoral provisoire. « Organiser des élections avec autant de partis, c'est impossible », estime le responsable du journal. « C'est pourquoi le Conseil électoral leur a demandé de se regrouper. Mais le délai qu'il leur a accordé (5 jours) est trop court ». L'ancien président haïtien Michel Martelly est rentré par surprise à Port-au-Prince, ce mercredi. « Son retour n'avait pas été annoncé officiellement. Il a été accuelli par ses amis, d'anciens ministres et un groupe de musique, ce qui a attiré les chalands et permis à Michel Martelly d'avoir les belles images qu'il souhaitait », raconte Frantz Duval. L'ex-chef de l'État se trouve en Haïti pour répondre aux questions de la justice au sujet de l'assassinat de son prédécesseur Jovenel Moïse. Mais « en pleine période électorale, il compte certainement placer ses pions et se remettre au centre du jeu », souligne le journaliste. Enfin, dernier sujet à lire dans le Nouvelliste : le départ de Stéphane Migna qui dirigera désormais la sélection du Gabon. Or « Haïti joue la Coupe des Caraïbes en septembre. Il faut de toute urgence reconstituer une équipe viellissante », explique Frantz Duval. Compliqué sans sélectionneur...   Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane au Brésil Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Brésil. Washington a annoncé ce mercredi (15 juillet 2026) qu'à compter du 22 juillet, certains produits brésiliens seront taxés à 25%. Alors que la plupart des précédentes surtaxes douanières imposées par les États-Unis ont été annulées en février, par la Cour suprême, Donald Trump ressort cette arme politico-commerciale dans le but de peser sur la présidentielle qui aura lieu au Brésil début octobre. Le président étasunien cherche à favoriser son allié, Flavio Bolsonaro. Mais sa stratégie est à double tranchant, nous epxlique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.   Pérou : les ravages d'El Niño Selon les scientifiques, El Niño, phénomène océanographique qui entraîne une hausse des températures du Pacifique, devrait atteindre des niveaux records cette année. Si on attend des sécheresses et des inondations sans pareil à partir du mois d'octobre sur la côte pacifique du continent sud-américain, les premières répercussions se font déjà sentir au Pérou : les poissons se font de plus en plus rares. Reportage de Martin Chabal.  À écouter aussiClimat: l'ONU juge «probable à 80%» un épisode El Niño «intense» cet été Le journal de la 1ère La frontière entre la France et les Pays-Bas bientôt définitivement fixée… sur l'île de Saint-Martin.

MedicalMissions.com Podcast
Of Snake Bites and Stretching the Scope of Practice at a Rural Mission Hospital

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026


Medical missionaries are often called upon to provide care that is beyond the scope of their training and previous experience. This interactive case presentation looks at the realities of clinical decision-making in a critically ill snakebitten patient, and offers suggestions on how to navigate similar challenging situations.

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SSPX Podcast
Abp. Lefebvre Biography Audiobook: Episode 5 – Chapter 7

SSPX Podcast

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 55:47


This audiobook is completely funded by you, the listener. If you would like to help us complete this project in full, please visit SSPX.gifts/audiobook. In this release, we follow Father Marcel Lefebvre from the missions of Gabon back to war-torn France, where a new and difficult assignment awaits him. Chapter 7 brings us to Mortain, a town devastated during the Battle of Normandy, and to White Abbey, where the Holy Ghost Fathers' philosophy scholasticate is struggling to recover. There, Father Lefebvre becomes rector, rebuilding not only damaged buildings, but also discipline, unity, doctrine, and missionary zeal among young seminarians shaped by war and uncertainty. We see his fatherly care, his practical leadership, his firm attachment to the teachings of the popes, and his insistence that charity must never be separated from truth. By the end, another unexpected call arrives: he has been named Vicar Apostolic of Dakar. View on YouTube:  https://youtu.be/yG2jyhh98B8  - - - - - - - Explore more: Subscribe to the email version of this Devotional- it's a perfect companion!Subscribe to this Podcastto receive this and all our audio episodesSubscribe to the SSPX YouTube channelfor video versions of our podcast series and SermonsFSSPX News Website:https://fsspx.newsVisit the US District website:https://sspx.org/ - - - - - What is the SSPX Podcast? The SSPX Podcast is produced by Angelus Press, which has as its mission the fortification of traditional Catholics so that they can defend the Faith, and reaching out to those who have not yet found Tradition.  https://sspx.org

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein
From Psychedelics to Dharma: Vajrayana Buddhism & Monastic Life with Ani Pema Dolma

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 53:08


Acacea Sherman-Lewis, also known as Ani Pema Dolma, is a Buddhist nun (Getsul) in the Tibetan Vajrayana Kagyu lineage. Formerly, her work focused on cultural anthropology, ethnobotanical studies, and consciousness research through her educational platform, Divine Master Alchemy, which explored traditional entheogenic practices and cross-cultural spirituality. Today, her life is devoted primarily to the Buddhist path through practice, retreat, and service. She serves as a Chopön during Nyungné retreat at Ser Cho Ling and practices under the guidance of her tsawei lamas and root gurus, Mike Crowley and Wangchen Rinpoche. Her path is rooted in devotion, contemplative discipline, and the aspiration to benefit beings through the Dharma. Check out her previous episode with Beth here: https://bethaweinstein.com/podcast/acacea-sherman-lewis-redefining-psychedelic-exploration-experience-growth/ Episode Highlights ▶ Vajrayana Buddhist practices and lineage ▶ The role of enlightened teachers and gurus ▶ The significance of fasting, especially dry fasting ▶ The concept of Bodhicitta and compassion in Buddhism   Ani Pema Dolma's Links & Resources For those interested, Ani Pema Dolma is offering a legacy flash drive archive containing teachings, classes, and recordings from the last 7 years covering entheogens, spiritual traditions, healing practices, plant medicine, cultural anthropology, and consciousness studies. The flash drive is available for donations of $250 or more. Donations can be sent via: PayPal: paypal.me/divinemasteralchemyVenmo: @acacealewis After donating, please email your name, shipping address, and phone number to acacealewis@gmail.com. Ani Pema Dolma is currently on semi-silent dry fasting retreat and preparing for three-year retreat, so all support goes directly toward food, retreat supplies, and sustaining practice. Thank you sincerely to everyone who has supported her path and work over the years.   Download Beth's free trainings here:  Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business:  https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-business Integrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business ▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching  ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services ▶ Instagram:  @bethaweinstein  ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz  Download Beth's free trainings here: Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business: https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-businessIntegrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services▶ Instagram: @bethaweinstein ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz

Revue de presse Afrique
À la Une: l'arrestation au Maroc du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 4:15


Le journaliste a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des contenus numériques jugés diffamatoires, injurieux et outrageux. « Comment le Maroc resserre l'étau autour de ses critiques de l'étranger », titre Afrik.com, qui rappelle que ce journaliste appartient à une génération « qui a incarné l'espoir d'une presse marocaine affranchie des communiqués officiels ». Le site fait le lien entre cette arrestation et deux affaires similaires. L'interdiction de sortie de territoire de l'historien franco-marocain Maâti Monjib, et la condamnation au début de l'année de Zineb El Kharroubi, figure franco-marocaine du collectif Gen Z 212. Elle avait été arrêtée à l'aéroport de Marrakech alors qu'elle rendait visite à sa famille. « L'aéroport est devenu le lieu où se joue le sort des voix critiques, qu'on les empêche d'en sortir ou qu'on les cueille à l'arrivée », s'inquiète Afrik.com. Et la presse marocaine de répondre : « Nul n'est au-dessus de la loi, et le Maroc ne craint personne ». C'est ce qu'écrit le site La Relève, qui poursuit : « Le Maroc ne sera intimidé par personne, quels que soient son nom, sa nationalité, ses soutiens ou ses connexions ». Une perquisition fait réagir la presse à Madagascar C'était la semaine dernière à Ambohibao, en périphérie d'Antananarivo. Des hommes encagoulés, affirmant agir sur ordre de la présidence, ont fait irruption au domicile de ressortissants chinois. Mais au plus haut sommet de l'État, on parle d'imposteurs. « État de non-droit », titre Midi-Madagasikara. « Ce qui s'est passé à Ambohibao jeudi dernier risque de ternir l'image du régime en place », lance le quotidien. « Les citoyens malagasy attendent un rebondissement, ne serait-ce que pour savoir s'il y a eu prise de responsabilité afin de sanctionner ceux qui ont participé à cette opération » poursuit le journal, pour qui « il est peut-être question d'abus de pouvoir, d'usurpation de titre et de fonction et de vol ». À lire aussiMadagascar: des perquisitions polémiques embarrassent le pouvoir Cinq mois de suspension des réseaux sociaux au Gabon « Déjà 145 jours sans réseaux sociaux », se lamente Info241. Il y a 5 mois, la Haute Autorité de la communication décrétait cette suspension, sur fond notamment de lutte contre la diffamation et la diffusion de contenus haineux. « Cinq mois plus tard, poursuit Info241, ce qui était présenté comme une mesure d'urgence ressemble de plus en plus à une privation durable ». Le site s'alarme surtout de l'absence de réaction politique et de la société civile. « Même les institutions censées défendre les libertés publiques donnent l'impression d'avoir accepté une normalité impossible : celle d'un pays où les citoyens doivent ruser pour accéder à Facebook, Tiktok, Whatsapp, Youtube ou d'autres plateformes. » Cette ruse, c'est notamment l'utilisation des VPN. Gabonreview revient justement sur cette pratique, dans un article intitulé « Cinq mois de silence numérique : quand le remède devient le poison ». Le site donne la parole à plusieurs acteurs de la société civile qui, en plus de dénoncer une « méthode répressive globale », s'inquiètent d'une « recrudescence alarmante de cyberattaques ». « La suspension aurait produit l'exact contraire de l'effet recherché », écrit Gabonreview. À lire aussiGabon: un collectif d'associations dénonce le piratage de groupes WhatsApp Afrique du Sud : enquête sur des vols de câbles électriques « Des réseaux criminels occultes couperaient les lignes électriques pour forcer les quartiers désespérés de Johannesburg à verser des pots-de-vin illégaux pour des réparations de base », lance le Daily Maverick. Des arnaques à l'électricité qui suscitent l'indignation, et qui révèlent, selon des conseillers municipaux cités par le Daily Maverick, l'incompétence de la compagnie d'électricité. Le journal donne la parole à de nombreux riverains, comme ce propriétaire d'immeuble qui vit sans courant depuis plus d'un mois. City Power, le gestionnaire du réseau « ne dispose pas des pièces détachées pour effectuer les réparations », explique-t-il. Alors il a dû les acheter lui-même, moyennant 7 000 rands (près de 400 euros). « Mais à ce jour, son immeuble est toujours privé d'électricité. »

Adelaide Heward-Mills
The Keys To Humility

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 89:49


Preached during the 30th May 2026 Evening Session of the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon

Invité Afrique
Maroc: «Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:09


Dix terroristes présumés ont été arrêtés lundi 6 juillet au Maroc lors d'une opération d'envergure menée dans tout le pays. Les autorités les soupçonnent d'appartenir à une cellule liée à l'État islamique au Sahel et d'avoir tenté de préparer un projet d'attentat. Des armes, des documents de propagande et du matériel pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été saisis lors des perquisitions. Pour en parler, l'auteur du livre Maroc, le défi de la puissance, Abdelmalek Alaoui, qui préside également l'Institut marocain d'intelligence stratégique basé à Rabat, est le grand invité Afrique de RFI, ce mercredi 8 juillet. Il répond aux questions de Guillaume Thibault.  RFI : Des interventions dans sept villes du pays, dix arrestations, un laboratoire pour concevoir des bombes découvert : cette cellule, indique les autorités, ne formait pas des terroristes pour partir à l'étranger mais pour frapper le territoire marocain. Abdelmalek Alaoui : La chose qui est certaine, c'est qu'il y a une inversion du centre de gravité tel qu'on le connaissait jusqu'à présent. Jusqu'à présent, il y avait une exportation de jihadistes vers la région du Sahel. Et là nous sommes dans une situation qui est assez inédite et qui marque une transformation de l'État islamique au Sahel, en donnant les instructions à ces unités combattantes de rester dans les pays qui étaient des pays de missions, avec un niveau de sophistication de plus en plus élevé. C'est très vraisemblablement une cellule qui était prête à passer à l'action. Tout le monde a en mémoire les attentats d'ampleur, notamment celui de Marrakech en 2011. L'État islamique cherche-t-il à frapper le royaume marocain car il y a aussi une réelle confrontation idéologique ? Il y a une confrontation qui est une confrontation fondamentale, puisqu'au Maroc, le Roi, qui est commandeur des croyants, promeut un Islam du milieu, de rite malékite. Et donc, depuis les attentats de 2003, le Maroc a toujours joué sur un aspect tridimensionnel : le renseignement, la théologie, mais également le social. Car, évidemment, la pauvreté est souvent le terreau de la radicalisation. Et donc, évidemment, frapper le Maroc, c'est frapper le symbole de l'islam du milieu tel qu'il est porté par le roi Mohammed VI. La Fondation Mohammed VI des oulémas africains forme des centaines d'imams pour tout le continent, ce qui constitue un antidote doctrinal au jihadisme sahélien. Vous évoquiez le niveau de sophistication de la cellule démantelée, composée de trois équipes : la première chargée de valider les cibles, la seconde en charge des achats, la troisième gérait l'assemblage des explosifs, le tout étant coordonné par des cadres de l'État islamique à l'étranger. Peut-on parler d'un fonctionnement militaire ? C'est un fonctionnement typique des organisations terroristes, lorsqu'elles arrivent à maturité et lorsqu'elles ont pu obtenir également du financement. Parce que là, on parle de communications cryptées, on parle de cellules qui sont étanches entre elles. La cellule n'en était plus à un stade d'endoctrinement. C'est une structuration avancée qui montre que le groupe n'en était plus à ce stade-là, mais à celui de la planification tactique. Il y a une sophistication de plus en plus importante de l'État islamique et des différentes cellules avec lesquelles il essaie d'organiser ses projections sur les territoires extérieurs. L'État islamique continue son expansion au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Comment les autorités marocaines collaborent avec les juntes militaires qui sont au pouvoir dans ces États ? On en a des marqueurs extérieurs. On le voit, le Maroc se met en position de médiateur, a poursuivi le dialogue avec les différents pays de l'AES lorsque ceux-ci ont voulu rompre la discussion avec Paris. Et donc, le Maroc s'est trouvé en tiers de confiance qui permet de vasculariser une relation tridimensionnelle entre le Maroc, le Sahel et la France, mais aussi d'autres grandes puissances. Le Maroc a cette doctrine basée d'abord sur le fait qu'il faut désenclaver le Sahel. C'est pourquoi il y a une initiative atlantique très importante qui est promue par le Roi Mohammed VI pour permettre au commerce de mieux fonctionner dans ces zones-là. Car, encore une fois, l'insécurité est nourrie par la précarité économique. Le Maroc a également signé des accords de coopération sécuritaire avec Israël, les États-Unis, la France. Cette coopération internationale est-elle également essentielle dans la lutte contre le terrorisme ? Sur la coopération avec les États-Unis, évidemment, elle est très importante. C'est une relation qui est très ancienne. D'ailleurs, l'exercice African Lion se déroule traditionnellement au Maroc chaque année, car il permet de reproduire des théâtres d'opérations dans lesquels il y a à la fois le désert, la montagne et le Maroc offre cette richesse-là. Sur la coopération avec Israël, il n'y a rien de public, d'autant plus que le Maroc est sur une ligne extrêmement ferme sur la solution à deux États [un israélien et l'autre palestinien, NDLR]. Avec la France, enfin, la coopération sécuritaire a bien repris depuis la reprise de la relation et de cette embellie diplomatique qui a eu lieu à l'automne 2024 et la reconnaissance par le président Macron de l'intégrité territoriale du Maroc et donc de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Rappelons que le Maroc a toujours joué un rôle très important en matière de renseignement et de coopération avec la France, la localisation du terroriste Abaaoud [Abdelhamid Abaaoud, acteur-clé des attentats de novembre 2015 en France, NDLR] avait été rendue en grande partie possible grâce à un renseignement de la DGST. La DGST marocaine a également formé des officiers au Gabon, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Conakry, à Madagascar et en Tanzanie. Vu la pression des groupes terroristes, cette coopération panafricaine doit-elle absolument se renforcer ? Le modèle marocain est basé sur le fait qu'il refuse le tout technologique. L'aspect humain du renseignement reste extrêmement important dans la technicité. Eh oui, effectivement, la coopération y joue un rôle essentiel. Car même si le Maroc a développé des services de renseignements parmi les plus efficaces et les plus respectés au monde, la menace, elle, ne dort jamais. Donc, il est important de pouvoir continuer à discuter avec tous les partenaires et de pouvoir aller au-delà des frontières, lorsque cela est nécessaire.

Into Your Life Podcast
The forbidden plant medicine rewiring the Western mind with Patrick & Michele Fishley | Ep 225

Into Your Life Podcast

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 66:50


What if the medicine most likely to change your life is one you've never even heard of?In this episode, we sit down with Patrick and Michelle Fishley, founders of Soul Reflections and longtime practitioners of Iboga, a rare, potent plant medicine from the jungles of Gabon that's quietly reshaping how people in the West understand healing, addiction, and the self.Both Patrick and Michelle started as nurses working inside the traditional healthcare system before an unexpected invitation pulled them into the world of Iboga, first through the isolated compound ibogaine, then into the full, ancient plant itself as taught by elders deep in the Gabonese jungle. What followed was over a decade of study, initiation, and return trips to Africa that transformed not just their careers, but who they are.In this conversation, we go deep into what makes Iboga so different from other plant medicines like ayahuasca or psilocybin: its intensity, its rarity, its 12-to-72-hour journeys, and why it's often called the Mount Everest of plant medicines.We talk about why it works on the mind, body, and spirit all at once, why reverence (not consumerism) is essential to using it safely, and why the elders who protect it are sounding the alarm on its growing commodification.But this episode is about more than one plant. It's about awareness without judgment, the discomfort we've engineered out of modern life, and what it means to remember, rather than fix, who we really are.Whether you're curious about plant medicine or have never considered it in your life, this conversation offers something for you: a deeper look at healing, nature, and the parts of ourselves we've forgotten how to hear.Patrick and Michelle Fishley are co-founders of Soul Reflections, the world's first Iboga/Ibogaine online community supporting practitioners, providers, and seekers alike through preparation, integration, and education.With a combined 45+ years of nursing experience in ICU, ER, trauma, and addictions care, they transitioned into Iboga/Ibogaine work over a decade ago and have since led over 1,500 treatments with a perfect safety record.Both are Bwiti-initiated Nganga (Healer/Seer), Patrick known as Dibadi, Michelle as Yakéta, trained directly by elders in Gabon, where they return annually to deepen their connection to the medicine's traditional roots.Connect with Patrick & Michelle:Website: soulreflections.netInstagram: @soulreflectionsibogaFacebook: Soul Reflections Iboga CommunityYouTube: @soulreflections-iboga

SSPX Podcast
Abp. Lefebvre Biography Audiobook: Episode 4 – Chapter 6

SSPX Podcast

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 110:03


Please help support this project: https://sspx.gifts/audiobook In this release, we follow Father Marcel Lefebvre into the heart of Gabon, where his priesthood becomes deeply missionary. Chapter 6 shows him first as a teacher and rector at the seminary in Libreville, helping form a native clergy for the Church in Africa. But it also brings him into the bush — traveling by river and foot, visiting villages, guiding catechists, hearing confessions, settling disputes, building up missions, and strengthening Catholic life in difficult conditions. Through illness, war, exhausting labor, and separation from home, we see a priest who gives himself completely to souls. By the end, he is recalled to France, leaving behind a people and a mission he had grown to love. See all the episodes of this series: https://sspxpodcast.com/audiobook Marcel Lefebvre: The Biography – https://angeluspress.org/products/marcel-lefebvre-biography – – – – – – View this episode on YouTube: https://youtu.be/z0UWFM06L6s  – – – – – – – Explore more: Subscribe to this Podcast to receive this and all our audio episodesSubscribe to the SSPX YouTube channel for video versions of our podcast series and SermonsFSSPX News Website: https://fsspx.newsVisit the US District website: https://sspx.org/ – – – – – What is the SSPX Podcast? The SSPX Podcast is produced by Angelus Press, which has as its mission the fortification of traditional Catholics so that they can defend the Faith, and reaching out to those who have not yet found Tradition.  – – – – – – What is the SSPX? The main goal of the Society of Saint Pius X is to preserve the Catholic Faith in its fullness and purity, to teach its truths, and to diffuse its virtues, especially through the Roman Catholic priesthood. Authentic spiritual life, the sacraments, and the traditional liturgy are its primary means of bringing this life of grace to souls. Although the traditional Latin Mass is the most visible and public expression of the work of the Society, we are committed to defending Catholic Tradition in its entirety: all of Catholic doctrine and morals as the Church has always defended them. What people need is the Catholic Faith, without compromise, with all the truth and beauty which accompanies it. https://sspx.org

Adelaide Heward-Mills
Can't You Do Just A Little Bit More

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 62:42


Preached during the 29th May 2026 Evening Session of  the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 5 juillet 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 48:30


Direction Libreville. À l'instar de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais plus qu'ailleurs, la société gabonaise est meurtrie par les crimes rituels. Chaque année, ils font leur lot de victimes au nom de croyances pour des raisons politiques ou à cause de réseaux de crime organisé. On retrouve des corps abandonnés avec des organes manquants. En 2è partie, le Kosovo vit très mal les accusations de crimes de guerre portées contre les leaders de l'UCK qui ont mené le pays à l'indépendance.  Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels  C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. Héros ou criminels, les leaders de l'UCK face aux juges  C'est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo, le verdict est attendu normalement dans les toutes prochaines semaines pour les anciens dirigeants de l'UÇK,  l'Armée de libération. Ils risquent jusqu'45 ans de prison, eux, les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Mais ce tribunal spécial, de droit kosovar, avec juges internationaux à La Haye, suscite une profonde indignation dans le jeune État. Pour beaucoup, les 4 accusés ont libéré le pays de l'oppression du régime de Milošević et porté la cause de l'indépendance. Un Grand reportage de Louis Seiller qui s'entretient avec Jacques Allix.

Journal de l'Afrique
Mali : les combats ont repris dans la localité stratégique d'Anéfis

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 13:30


Au Mali, après les attaques coordonnées du samedi 4 juillet contre plusieurs localités maliennes, les combats ont repris, ce dimanche 5 juillet, dans la localité de Anéfis, dans le nord, entre l'armée malienne – soutenue par les mercenaires russes – et la coalition jihadiste affiliée à al-Qaïda et les indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA). 

Adelaide Heward-Mills
Many Are Called

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 119:12


Preached during the 29th May 2026 Morning Session of  the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon  

MedicalMissions.com Podcast
Cross-Cultural Communication in Medical Contexts

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026


Understanding how values and communication styles differ across cultures is key to succeeding internationally. That’s why training in cross-cultural communication has become commonplace in the international business world. In this session, we’ll look at 6 dimensions of cross-cultural communication and their application to medical scenarios.

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SSPX Podcast
Abp. Lefebvre Biography Audiobook: Episode 3 – Chapters 4 & 5

SSPX Podcast

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 51:17


Please help support this project: https://sspx.gifts/audiobook In this release, we follow the newly ordained Father Marcel Lefebvre into his first priestly assignment: a working-class parish in Lomme, near Lille. There, he learns the daily life of a parish priest — preaching, catechism, confessions, visiting families, caring for the sick, and trying to bring lost sheep back to the sacraments. But even as he gives himself to this parish, the call of the missions grows stronger. In Chapter 5, he enters the Holy Ghost Fathers' novitiate, where prayer, sacrifice, obedience, and spiritual discipline prepare him for a more demanding apostolate. By the end, he has made his religious profession, said farewell to France, and set out for Gabon — beginning the missionary chapter of his priesthood. See all the episodes of this series: https://sspxpodcast.com/audiobook Marcel Lefebvre: The Biography - https://angeluspress.org/products/marcel-lefebvre-biography – – – – – – View this episode on YouTube: https://youtu.be/kfWTneVIJ2o – – – – – – – Explore more: Subscribe to this Podcast to receive this and all our audio episodesSubscribe to the SSPX YouTube channel for video versions of our podcast series and SermonsFSSPX News Website: https://fsspx.newsVisit the US District website: https://sspx.org/ – – – – – What is the SSPX Podcast? The SSPX Podcast is produced by Angelus Press, which has as its mission the fortification of traditional Catholics so that they can defend the Faith, and reaching out to those who have not yet found Tradition.  – – – – – – What is the SSPX? The main goal of the Society of Saint Pius X is to preserve the Catholic Faith in its fullness and purity, to teach its truths, and to diffuse its virtues, especially through the Roman Catholic priesthood. Authentic spiritual life, the sacraments, and the traditional liturgy are its primary means of bringing this life of grace to souls. Although the traditional Latin Mass is the most visible and public expression of the work of the Society, we are committed to defending Catholic Tradition in its entirety: all of Catholic doctrine and morals as the Church has always defended them. What people need is the Catholic Faith, without compromise, with all the truth and beauty which accompanies it. https://sspx.org

Grand reportage
Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 19:30


C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. »   Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.

Revue de presse Afrique
À la Une: les belles voitures du fils d'Ali Bongo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 4:25


C'est une enquête publiée par Le Monde Afrique. « Entre le Luxembourg et Dubaï, les millions cachés de Fabrice Andjoua, fils de l'ancien président gabonais ». Il s'agit d'un volet du projet Openlux sur les fonds étrangers qui convergent vers le Grand Duché du Luxembourg, petit État européen par la taille mais grand par les fortunes qu'il accueille.   Le Monde raconte comment Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a perpétué une tradition familiale : le goût des voitures de luxe. Pour nourrir cette passion, il a créé au Luxembourg une société immobilière.  L'enquête dévoile aussi comment en août 2023, Fabrice Andjoua s'est fait livrer à Libreville par conteneur une Brabus 900 Rocket, une voiture à 400 000 euros construite à seulement 25 exemplaires. Passion pour les voitures, mais aussi pour les maisons et appartements. Fabrice Andjoua nous dit le journal, a aussi énormément investi à Dubaï.   Au Luxembourg, il est aujourd'hui sous le coup d'une enquête pour blanchiment et fraude fiscale aggravée.   Au Soudan du Sud : des richesses qui ne profitent pas à la population  Dans quelques jours, le Soudan du Sud célébrera ses 15 ans d'existence, c'était le 9 juillet 2011. Mais nous dit Afrik.com, les résultats n'y sont pas. « Depuis des années, les signaux d'alarme s'accumulent autour de la gestion des revenus pétroliers. Des revenus censés nourrir un peuple en crise humanitaire sévère mais qui disparaissent dans des circuits liés à une poignée de hauts responsables et leurs intermédiaires ».    Selon Afrik.com, la manne pétrolière s'élève pour les 15 dernières années à 70 milliards de dollars. Mais dans le même temps, le PIB par habitant a été divisé par trois. Le Soudan du Sud reste ainsi classé au dernier rang mondial de l'Indice de développement humain. Alors Afrik.com pose la question : pourquoi tant de combats, tant de morts, tant d'espoirs, pour voir une nouvelle élite reproduire les mécanismes de prédation contre lesquels le pays disait s'être libéré ? La désinformation et les deepfakes, des tueurs silencieux dans la guerre numérique au Soudan   C'est le titre de cet article à découvrir dans le Sudan Tribune à Khartoum. Que ce soit l'armée ou les paramilitaires, nous dit le journal, les deux camps belligérants utilisent la désinformation. Le journal nous raconte l'histoire tragique mais loin d'être isolée de Musab al-Sayyid, un habitant du sud de Khartoum. À la lecture d'une publication non vérifiée sur les réseaux sociaux, publication qui annonçait une invasion imminente, des bombardements d'artillerie lourde et la destruction totale de son quartier en quelques heures, Musab a pris peur. Il a rassemblé quelques affaires et s'est enfui avec sa mère en direction de l'État d'Al-Jazirah. Durant le voyage, ils seront dépouillés de leur argent, de leurs téléphones et de la trousse de premiers soins de la mère de Musab. Épuisés et sans abri, ils arriveront à destination mais la mère de Musab mourra de son diabète. La rapidité du partage numérique a transformé les médias en ligne en un champ de bataille majeur, conclut le journal.  Coupe du monde 2026 : les équipes africaines ne comptent pas pour du beurre Une note d'espoir nous vient du Pays au Burkina Faso. L'espoir est permis ! Le journaliste du quotidien s'enthousiasme pour les équipes africaines présentes à la Coupe du monde. Maroc bien entendu, mais aussi Égypte, Ghana, Algérie ou Côte d'Ivoire. Les nations africaines sont passées du statut de distributeurs automatiques de points à celui d'adversaires crédibles avec qui il faut compter, estime Le Pays.    Une grammaire irréprochable est-elle nécessaire pour diriger un pays ?    Il y a quelques jours, l'ancien vice-président gabonais Pierre Claver Maganga Moussavou a pointé quelques approximations grammaticales chez le président Brice Clotaire Oligui Nguema, une utilisation parfois hasardeuse des déterminants de la langue française. Mais les « le, la, lui » ne bâtissent pas une nation, déplore Emmanuel Thierry Koumba, universitaire de la communication dans GabonReview.    Celui qui se présente aussi comme acteur engagé de la vie publique gabonaise estime que ce débat détourne des vrais sujets. « La maîtrise de la langue est une qualité admirable, mais l'histoire n'a jamais établi une équivalence automatique entre éloquence et efficacité », écrit-il. « La grandeur historique n'est pas une compétition de syntaxe. Elle est une capacité à laisser une empreinte durable sur son époque », ajoute-t-il. 

Journal de l'Afrique
La justice tunisienne confirme la peine à 8 ans de prison de la militante anti-raciste Saadia Mosbah

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 12:27


En Tunisie, la militante anti-raciste Sadiaa Mosbah a vu sa condamnation de prison être confirmée en appel mardi 23 juin selon ses avocats. Elle avait été arrêtée le 6 mai 2024, accusée de malversations financières avec d'autres membres de son association Mnemty qui lutte contre la discrimination raciale.

MedicalMissions.com Podcast
The Emotional and Spiritual Impact of Disability

MedicalMissions.com Podcast

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026


With nearly 1.3 billion disabled people in the world, we assume that the medical community focuses on physical health. But who is helping people with the emotional and spiritual impact of disability? In this session, we will explore the emotional and spiritual impact of disability and how the church and global workers can effectively support the disabled community with this critical need.

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The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein
Ethical Iboga: Bwiti, Indigenous Knowledge & the Cost of the Iboga Boom with Yann Guignon

The Psychedelic Entrepreneur - Medicine for These Times with Beth Weinstein

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 91:27


Yann Guignon embodies a rare path, at the crossroads of worlds and histories. Franco-Gabonese by adoption—under the guidance of Professor Jean Noël Gassita—and by marriage, he has spent over two decades building a unique bridge between Africa and the West, between living traditions and modernity. His commitment began in 2004, when he entered an initiatory journey within several Gabonese rites. Initiated into Bwiti in 2006, he gradually developed a deep relationship with traditional knowledge holders. Over the years, this involvement led to his recognition as a guardian of tradition, and to his appointment as International Ambassador of the Association Maghanga Ma Nzambé, an organization dedicated to preserving and transmitting Gabonese traditional medicine. But his journey goes far beyond a personal quest. As a consultant in intercultural mediation and sustainable development, he is actively engaged in addressing a deeper issue: the need to repair the imbalances inherited from the colonial history between the West and Africa. His approach is grounded in a strong conviction: traditional knowledge systems are neither archaic nor folkloric—they are fully-fledged systems of knowledge that must be recognized, protected, and fairly valued. As scientific and industrial interest in iboga and ibogaine continues to grow, he was among the first to raise concerns about potential risks: knowledge extraction, marginalization of traditional communities, and unequal distribution of value. Where others see a market, he sees responsibility. He went on to found Blessings of the Forest, an NGO dedicated to the conservation of Gabon's cultural and natural heritage. Through this work, he strives to build concrete bridges between local communities, institutions, and international stakeholders, advocating for models based on equity, reciprocity, and respect for international frameworks such as the Nagoya Protocol. Both in the field and on the international stage, he carries a distinct voice—that of a mediator, at once witness, actor, and bridge-builder. A voice that reminds us that behind every molecule studied, there is a story, a culture, and communities that must not be rendered invisible. Episode Highlights ▶ The history and origin of Iboga in Gabon ▶ Cultural practices and rules around Iboga and Bwiti ▶ Challenges of Western commercialization and misappropriation ▶ Conservation efforts and the Nagoya Protocol ▶ The role of community-led initiatives like Blessings of the Forest ▶ Risks and safety in the use of Iboga and Ibogaine ▶ The spiritual and symbolic significance of visions and dreams in Gabonese tradition ▶ The importance of working with trained practitioners and respecting indigenous protocols Pam Montgomery's Links & Resources ▶ Free gift: https://www.youtube.com/watch?v=PPiVd9NpM7Q ▶ http://www.blessingsoftheforest.org/ ▶ https://www.facebook.com/yguignon ▶ https://www.facebook.com/BlessingsOfTheForest ▶ https://www.instagram.com/blessingsoftheforest/ ▶ https://www.tiktok.com/@botfgabon   Join Beth for her all new LIVE 3-Part Masterclass + Hot Seat Coaching, Clear Path to Aligned Abundance: https://go.bethaweinstein.com/clear-path-abundance/ (PAY WHAT YOU WISH) Download Beth's free trainings here:  Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business:  https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-business Integrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business ▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching  ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services ▶ Instagram:  @bethaweinstein  ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz  Download Beth's free trainings here: Clarity to Clients: Start & Grow a Transformational Coaching, Healing, Spiritual, or Psychedelic Business: https://bethaweinstein.com/grow-your-spiritual-businessIntegrating Psychedelics & Sacred Medicines Into Business: https://bethaweinstein.com/psychedelics-in-business▶ Beth's Coaching & Guidance: https://bethaweinstein.com/coaching ▶ Beth's Offerings & Courses: https://bethaweinstein.com/services▶ Instagram: @bethaweinstein ▶ FB: / bethw.nyc + bethweinsteinbiz

Revue de presse Afrique
À la Une: le calvaire des Sénégalais dans la Coupe du monde de football

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 3:56


  Après le match perdu contre la France la semaine dernière, les Lions de la Téranga se sont cette fois heurtés aux Norvégiens. « Une nuit cauchemardesque », titre le Soleil.  Des Lions piégés par leurs erreurs défensives, juge Dakar Actu. « Pour le Sénégal, cette défaite laisse beaucoup de regrets », estime le site, qui trouve que les Sénégalais ont montré de l'envie, surtout en seconde période, mais que leurs erreurs défensives leur ont coûté très cher. Trop d'approximations, pour Dakar Actu.  « Le Sénégal voit la qualification s'éloigner », juge Sénéplus. Mais le site Senego veut encore y croire. Il nous explique par quels moyens les Lions de la Teranga peuvent encore espérer se qualifier pour les huitièmes de finale. Car oui, malgré deux défaites et zéro point, c'est encore possible. Les huit meilleurs troisièmes des douze groupes ont une place en huitièmes, mais pour y parvenir, résume Senego, il faudra une victoire, de préférence large, contre l'Irak. Ce sera vendredi soir.  Opération assainissement à Kinshasa  Des bottes jaunes, une combinaison bleue. Une autre équipe a déferlé sur Kinshasa. Ils sont déjà 600 bâtisseurs de la Nation arrivés dans la capitale congolaise. Au total, ils seront 4 000. Leur mission : « participer au vaste chantier d'assainissement de la ville, sous la supervision du Service national », explique Radio Okapi. Une « task force » composée d'anciens Kulunas, des « bandits urbains ».  Le chef de cette task force, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, les dit bien préparés. Il demande à chacun de les juger sur les résultats.  Le site Beto.cd souligne toutefois l'ampleur de la tâche qui attend ces bâtisseurs. « Une campagne de 90 jours, même menée par 5 000 hommes, se mesure à un gouffre. Kinshasa produit chaque jour quelque 8 400 tonnes de déchets, dont un quart seulement est collecté », explique le site, qui semble quelque peu circonspect. Il rappelle qu'il y a déjà eu un certain nombre d'opérations de nettoyage par le passé, et conclut ainsi : « L'assainissement de Kinshasa est un test qui mesure la capacité d'un État à transformer un coup d'éclat en politique publique. Dans 90 jours, les caniveaux seront curés ou rebouchés. La vraie question est de savoir ce qu'il en restera au 91e jour ». Où sont passés les 1 000 milliards de la société des eaux du Gabon ?  C'est Gabon Review à Libreville qui pose la question. Le site a voulu savoir à quoi correspond cette somme mise en avant par les autorités. Gabon Review promet donc une « explication en français facile ».  Depuis août 2023, c'est-à-dire depuis la chute d'Ali Bongo et l'arrivée du nouveau pouvoir, 1 000 milliards de francs CFA auraient été investis dans la Société d'eau et d'énergie du Gabon.  Mais le compte n'y est pas, nous dit Gabon Review, qui a pu consulter un document officiel recensant 15 projets pour une somme de 509 milliards de FCFA, à peine plus de la moitié des 1 000 milliards. « Ce n'est pas un petit écart, c'est un trou énorme. Et pour l'instant, personne n'a expliqué ce que cache cette différence », dit le site, qui explique qu'en plus, le document met en avant des chantiers lancés avant août 2023.  Gabon Review demande donc des explications. « Avec l'argent public, un chiffre qu'on ne peut pas vérifier, c'est justement ce qui entretient le doute », conclut le journaliste.  Maroc : dans le Rif, la légalisation du cannabis profite encore peu aux producteurs locaux Au Maroc, cinq ans après la légalisation du cannabis à usage médical et industriel, Le Monde Afrique nous conduit dans le grenier à haschich de l'Europe avec un reportage dans les montagnes du Rif. Cette légalisation devait transformer une économie longtemps informelle en filière encadrée et porteuse de développement, mais les effets restent contrastés, écrit la correspondante du Monde, qui s'est rendue dans la région. Les producteurs se sont organisés en coopératives, mais plusieurs acteurs pointent un accompagnement insuffisant de l'État : absence d'aides, de système d'assurance et de soutien technique. « Il faut une vraie étude de terrain, pas une gestion depuis Rabat », ce sont les mots d'un responsable de l'une des coopératives. 

CruxCasts
Millennial Potash (TSXV:MLP) - US DFC-Backed Giant Gabon Project Targets 2027 Construction

CruxCasts

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 31:41


Interview with Farhad Abasov, Chairman, Millennial PotashOur previous interview: https://www.cruxinvestor.com/posts/millennial-potash-tsx-vmlp-the-worlds-next-low-cost-potash-producer-6383Recording date: 15th June 2026Millennial Potash is advancing a large-scale potash project in Gabon that it positions among the world's largest undeveloped deposits. The company has defined an estimated 6 billion tonnes of measured, indicated, and inferred resources from drilling across just 4% of its 1,500 square kilometer licence area, leaving significant potential for further expansion. This scale, combined with a relatively low projected cost structure and proximity to key agricultural markets, underpins the project's investment appeal.A central component of the project's development is support from the US International Development Finance Corporation (DFC), which has provided a $3 million grant for feasibility work and may offer construction debt financing, subject to project milestones. Additional backing from US government entities reflects growing strategic interest in diversifying global potash supply, which is currently concentrated among a small number of countries. Millennial aims to complete feasibility and environmental studies by early 2027, secure full financing by mid-2027, and begin construction later that year using solution mining, a lower-capex method than traditional underground mining.The company is targeting a capital structure with 60–65% debt to limit equity dilution and is seeking off-take agreements tied to upfront financial participation rather than simple purchase contracts. At the same time, management is exploring strategic partnerships or acquisition opportunities, drawing on its track record of selling previous potash projects to major industry players.Infrastructure development, including access to an existing port and a proposed deepwater facility, could support scaling production from an initial 800,000 tonnes annually to as much as 4–5 million tonnes over time. Positioned near underserved African markets and major importers like Brazil, the project aligns with broader trends toward supply diversification in the global fertilizer sector.Learn more: https://www.cruxinvestor.com/companies/millennial-potash-corpSign up for Crux Investor: https://cruxinvestor.com

Priorité santé
Drépanocytose : ce qui peut aider à mieux vivre avec la maladie

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 48:29


Maladie génétique affectant l'hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l'OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l'échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d'adapter son mode de vie et d'améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ? Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l'on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu'il s'agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu'ils ne sont pas méconnus. La drépanocytose est l'illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l'échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d'être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n'est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l'hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie. « Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne » Pr Narcisse Elenga Il est important d'expliquer l'origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie.  « Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie », écrit le Pr Narcisse Elenga. Avec : Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l'ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d'Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d'Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l'ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l'association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon. Programmation musicale :  ► Yseult - Now or Never ► Nectar Woode - Naturally.

Priorité santé
Drépanocytose : ce qui peut aider à mieux vivre avec la maladie

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 48:29


Maladie génétique affectant l'hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l'OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l'échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d'adapter son mode de vie et d'améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ? Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l'on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu'il s'agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu'ils ne sont pas méconnus. La drépanocytose est l'illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l'échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d'être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n'est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l'hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie. « Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne » Pr Narcisse Elenga Il est important d'expliquer l'origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie.  « Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie », écrit le Pr Narcisse Elenga. Avec : Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l'ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d'Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d'Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l'ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l'association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon. Programmation musicale :  ► Yseult - Now or Never ► Nectar Woode - Naturally.

Radically Genuine Podcast
235. Is Ibogaine a Miracle Treatment for PTSD and Addiction?

Radically Genuine Podcast

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 74:58


Jonathan Dickinson sat on the floor of a temple in Gabon, initiated into the Bwiti tradition. He built the only ethical supply line out of that forest when no one else would. He co-authored the safety guidelines the entire field depends on, was part of the landmark Stanford research, and runs one of the world's leading ibogaine clinics through Ambio Life Sciences. This year he poured fifteen years of it into a new book.Psychedelics have moved from the counterculture to the President's desk, and our most elite warfighters are quietly leaving the country to get a treatment America still calls a crime. At the center of it is a root the people of Gabon have called a teacher for thousands of years.Jonathan walks us through what ibogaine appears to do for trauma, addiction, and brain injury, where the science is astonishing, and where the honest answer is still that we don't know. He describes a door this medicine opens in the mind, one he says the modern world has trained us to keep shut.Jonathan Dickinson WebsiteAmbio Life Sciences

Adelaide Heward-Mills
Why Christians Draw Away from God [English & Français]

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 62:49


Preached at La Belle Église Internationale Church in Libreville, Gabon on 31st May, 2026.

Cleared Hot
Rewiring the Brain After War | Jonathan Dickinson | Ep. 449

Cleared Hot

Play Episode Listen Later May 25, 2026 152:50


Jonathan Dickinson is the co-founder and CEO of Ambio Life Sciences, one of the world's leading ibogaine clinics. He's spent more than fifteen years on this — apprenticing in Tijuana clinics, running the Global Ibogaine Therapy Alliance, and writing the field's first clinical safety guidelines. He's a Mexico-licensed psychologist. He holds the only active export license for iboga root and led the first Nagoya-compliant export out of Gabon, where he was initiated into two Bwiti traditions. His team co-authored the Stanford study in Nature Medicine on ibogaine and veteran traumatic brain injury. Ambio has now treated over 3,000 people. Most of what you think you know about ibogaine is probably wrong. It's not a high. It puts you flat on your back for twelve hours and asks for everything. It resets the body off opioids almost overnight. It seems to repair the brain in ways nobody fully understands yet — MS lesions shrinking, a guy walking in with a cane and leaving it behind.  We get into the cardiac risk, the deaths, the Trump executive order, and why the science and the ceremony might not survive being pulled apart. And we talk about the part nobody wants to hear: the medicine doesn't do the work for you. Pick up Jonathan's Book here: https://www.simonandschuster.com/books/Ibogaine-and-the-Bicameral-Mind/Jonathan-Dickinson/9798888504680 Join the Cleared Hot Newsletter: https://www.clearedhotpodcast.com   Today's Sponsors: Black Rifle Coffee: https://www.blackriflecoffee.com LMNT: https://www.drinklmnt.com/clearedhot  

The Rich Roll Podcast
Inside My 72-Hour Psychedelic Iboga Therapy With Julie Piatt

The Rich Roll Podcast

Play Episode Listen Later May 21, 2026 74:57


Julie Piatt is my wife, my partner, and the person I needed sitting across from me for this one. This conversation explores my recent experience with iboga, the root bark medicine used by the Bwiti people of Gabon for thousands of years. We discuss what led me there after decades of recovery and therapy, the confrontational nature of the ceremony, the rebirthing process, the role of the divine feminine, and what has quietly shifted in the aftermath. Julie also weighs in, sharing what she's witnessed from the outside. This one is personal. And I'm glad I finally talked about it. Enjoy. Show notes + MORE Watch on YouTube Newsletter Sign-Up Today's Sponsors: Plant Power Meal Planner: Get $20 off an annual subscription with code PLANTPOWER20