Capital of Rwanda
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On this episode, we examine the future of the US-brokered peace deal after Washington sanctioned Rwanda's defence forces and senior military officials over the eastern DR Congo conflict. Kigali calls the move is unfair and accuses the DRC of failing to meet its own commitments. Meanwhile, Ethiopia has opened its first unmanned police station in Addis Ababa, letting citizens report crimes digitally. The pilot is part of Prime Minister Abiy Ahmed's push to modernize public services, but is raising questions about adoption and data protection.Presenter: Nkechi Ogbonna Producer: Keikantse Shumba, Daniel Dadzie and Ayuba Iliya Technical Producer: Jonathan Mwangi Senior Producers: Bella Twine and Blessing Aderogba Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
Les États-Unis agissent finalement contre l'armée rwandaise. En début de semaine, lundi 2 mars, Washington a annoncé prendre des sanctions contre les Forces de défense du Rwanda « pour leur soutien opérationnel direct au M23 ». Quatre officiers supérieurs sont aussi visés, dont le chef d'état-major général des armées. Le département d'État américain reproche au groupe rebelle d'avoir pris le contrôle de la ville d'Uvira, et cela malgré l'accord de paix signé à Washington quelques jours plus tôt. Pour parler de ces sanctions inédites, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre Grand Invité Afrique. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiEst de la RDC: Washington annonce des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au M23
« Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »
« Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »
En RD Congo, les sanctions américaines contre de hauts responsables militaires rwandais sont saluées par les autorités congolaises. Cela fait longtemps qu'ils réclamaient des sanctions ciblées contre Kigali. Ces sanctions font naître un espoir de paix dans l'est du pays où les combats se sont intensifiés ces dernières semaines. Léonard She Okitundu, député, ancien ministre congolais des Affaires étrangères, est notre invité.
Semana de grandes emoções com a participação dos brasileiros em Ruanda. O clímax, sem dúvida, foi a vitória de Henrique Bravo na Etapa 7, atacando no Mur de Kigali. A promessa é cada vez mais realidade na Soudal Quick Step Devo. No RADIO falamos do Bravinho, claro, e da Localiza Meoo. O time liderado por Henrique Avancini foi muito bem na volta africana. Na Europa, as clássicas de primavera começaram em grande estilo com a Omloop Het Nieuwsblad e os campeões foram os marrentos Mathieu Van der Poel e Demi Vollering. Porém, tem muita, mas muita coisa para falar nesta semana. Junte-se à resenha da semana!
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura, les sanctions chinoises contre des entreprises japonaises et l'affaire Epstein. RDC : que sait-on de la mort du porte-parole militaire de l'AFC/M23 ? Le porte-parole militaire du groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, Willy Ngoma, ainsi que plusieurs autres membres de la rébellion, ont été tués dans une frappe de drones près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, une province du Nord-Kivu. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Cette attaque peut-elle fragiliser le cessez-le-feu ? Peut-on craindre des représailles de la part des rebelles soutenus par Kigali ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : comment expliquer la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura ? Dans l'est de la République démocratique du Congo, la frontière entre Uvira et Bujumbura a rouvert après plusieurs semaines de fermeture à la suite de la prise de la ville congolaise par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda qui s'est retiré depuis. Comment expliquer cette réouverture alors que la menace du groupe rebelle tient toujours ? Cette réouverture va-t-elle s'accompagner d'un retour des réfugiés congolais se trouvant au Burundi ? Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC. Chine : pourquoi Pékin impose des sanctions au Japon ? La Chine a sanctionné 40 entreprises et organismes japonais, accusés de contribuer à la remilitarisation du pays. Une décision qui s'inscrit dans un climat déjà très tendu entre les deux pays autour de Taïwan. Quel est le véritable objectif de Pékin en imposant ces sanctions ? En est-on arrivé à un point de non-retour dans les relations sino-japonaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Affaire Epstein : bientôt classée comme « crime contre l'humanité » ? La publication des « Epstein files » a révélé l'ampleur du réseau criminel sexuel de Jeffrey Epstein. Au point où des experts mandatés par les Nations unies estiment que cette affaire doit être requalifiée en « crime contre l'humanité ». Qu'est-ce qui justifie, selon ces experts, une telle qualification ? La CPI peut-elle se saisir de cette affaire ? Avec William Schabas, professeur de droit international à Middlesex University London au Royaume-Uni.
« Les lignes de front se sont rallumées à l'aube, s'exclame Le Point Afrique. Depuis hier matin, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les milices locales Wazalendo et soutenues par des drones, ont lancé des attaques simultanées sur plusieurs positions de l'AFC/M23 dans l'est du pays. Les combats les plus intenses se concentrent dans le territoire de Masisi, à proximité immédiate de Rubaya, site minier stratégique. Cette zone produit entre 15 % et 30 % du coltan mondial, minerai indispensable à l'industrie électronique. Pour le M23, l'enjeu est autant militaire qu'économique. (…) Cette nouvelle flambée, note encore Le Point Afrique, intervient au lendemain d'un événement majeur : la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, tué mardi près de Rubaya lors d'une frappe de drone attribuée aux FARDC. » Les drones : nouvelle arme fatale Le conflit est en train de prendre une nouvelle dimension avec justement l'utilisation de plus en plus massive de drones. En effet, explique Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « depuis la résurgence du M23, fin 2021, le conflit s'est enlisé au sol pour l'armée congolaise, dont la faiblesse ne lui a jamais permis de reprendre le dessus sur les rebelles, ni de reprendre des localités significatives ». « En échec au sol, Kinshasa a (donc) décidé de déplacer les combats dans les airs, notamment avec l'usage de drones d'attaque. Le décès de Willy Ngoma montre que l'armée congolaise peut désormais mener des attaques ciblées, pointe Afrikarabia. Ses forces spéciales, formées et soutenues par les éléments israéliens des paramilitaires de l'Américain Erik Prince, qui sont déployés à Uvira, sont désormais capables de frapper n'importe où et en toutes circonstances. Les attaques de drones sur les rebelles permettent maintenant aux milices Wazalendos, en premières lignes au sol, de pouvoir gagner du terrain et déloger certaines positions rebelles. Ce qui est désormais le cas autour de Rubaya, de Minembwe et de Kavumu. » Le poids des États-Unis « La dynamique semble, fait inhabituel, évoluer en faveur des forces congolaises », renchérit Ledjely. Et les Américains y sans doute pour quelque chose… En effet, précise le site guinéen, « ces premiers revers enregistrés par la rébellion interviennent après l'accord signé à Washington entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump. Par ailleurs, à la suite du retrait rebelle d'Uvira, des éléments liés à la société paramilitaire fondée par Erik Prince, ex-patron de Blackwater, auraient été aperçus dans la région. Fait notable également, pointe Ledjely : la zone où Willy Ngoma a trouvé la mort se situerait à proximité de l'une des plus importantes mines de coltan du pays. Exploitée par la rébellion depuis qu'elle en a pris le contrôle en 2024, cette mine avait été pourtant intégrée au volet économique de l'accord de Washington. Et dès lors que des intérêts économiques majeurs entrent ouvertement en jeu, les États-Unis pourraient difficilement tolérer toute remise en cause de leurs positions stratégiques, relève encore le site guinéen. Dans ce nouveau contexte, la rébellion de l'AFC/M23 ainsi que ses parrains rwandais pourraient bien découvrir que l'équation militaire dans l'est congolais est en train de changer ». Offensive diplomatique Pendant ce temps, Félix Tshisekedi est à l'offensive sur le plan diplomatique. Le président congolais est en visite en France. Il a été reçu mercredi 25 février à l'Élysée par Emmanuel Macron. « La France a exprimé sa solidarité avec Kinshasa, relève Afrik.com, tout en appelant à une désescalade et à une solution durable conforme au droit international. Cette prise de position a lieu à un moment où la RDC multiplie les démarches diplomatiques pour internationaliser la question sécuritaire et obtenir des soutiens explicites sur la scène mondiale. Pour Kinshasa, chaque déclaration publique de soutien constitue un levier dans le rapport de force régional. Pour Paris, l'équation est plus délicate : préserver la stabilité des Grands Lacs sans rompre les équilibres diplomatiques avec Kigali ». Et dans le même temps, relève encore Afrik.com, un bras de fer diplomatique est en train de se jouer entre la RDC et le Rwanda : « La RDC semble déterminée à arracher au Rwanda la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). (…) La RDC qui envisage de présenter une candidature au secrétariat général de l'organisation. Cette ambition croise celle du Rwanda qui avait déjà annoncé la reconduction de la candidature de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat ».
« Les lignes de front se sont rallumées à l'aube, s'exclame Le Point Afrique. Depuis hier matin, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les milices locales Wazalendo et soutenues par des drones, ont lancé des attaques simultanées sur plusieurs positions de l'AFC/M23 dans l'est du pays. Les combats les plus intenses se concentrent dans le territoire de Masisi, à proximité immédiate de Rubaya, site minier stratégique. Cette zone produit entre 15 % et 30 % du coltan mondial, minerai indispensable à l'industrie électronique. Pour le M23, l'enjeu est autant militaire qu'économique. (…) Cette nouvelle flambée, note encore Le Point Afrique, intervient au lendemain d'un événement majeur : la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, tué mardi près de Rubaya lors d'une frappe de drone attribuée aux FARDC. » Les drones : nouvelle arme fatale Le conflit est en train de prendre une nouvelle dimension avec justement l'utilisation de plus en plus massive de drones. En effet, explique Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « depuis la résurgence du M23, fin 2021, le conflit s'est enlisé au sol pour l'armée congolaise, dont la faiblesse ne lui a jamais permis de reprendre le dessus sur les rebelles, ni de reprendre des localités significatives ». « En échec au sol, Kinshasa a (donc) décidé de déplacer les combats dans les airs, notamment avec l'usage de drones d'attaque. Le décès de Willy Ngoma montre que l'armée congolaise peut désormais mener des attaques ciblées, pointe Afrikarabia. Ses forces spéciales, formées et soutenues par les éléments israéliens des paramilitaires de l'Américain Erik Prince, qui sont déployés à Uvira, sont désormais capables de frapper n'importe où et en toutes circonstances. Les attaques de drones sur les rebelles permettent maintenant aux milices Wazalendos, en premières lignes au sol, de pouvoir gagner du terrain et déloger certaines positions rebelles. Ce qui est désormais le cas autour de Rubaya, de Minembwe et de Kavumu. » Le poids des États-Unis « La dynamique semble, fait inhabituel, évoluer en faveur des forces congolaises », renchérit Ledjely. Et les Américains y sans doute pour quelque chose… En effet, précise le site guinéen, « ces premiers revers enregistrés par la rébellion interviennent après l'accord signé à Washington entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump. Par ailleurs, à la suite du retrait rebelle d'Uvira, des éléments liés à la société paramilitaire fondée par Erik Prince, ex-patron de Blackwater, auraient été aperçus dans la région. Fait notable également, pointe Ledjely : la zone où Willy Ngoma a trouvé la mort se situerait à proximité de l'une des plus importantes mines de coltan du pays. Exploitée par la rébellion depuis qu'elle en a pris le contrôle en 2024, cette mine avait été pourtant intégrée au volet économique de l'accord de Washington. Et dès lors que des intérêts économiques majeurs entrent ouvertement en jeu, les États-Unis pourraient difficilement tolérer toute remise en cause de leurs positions stratégiques, relève encore le site guinéen. Dans ce nouveau contexte, la rébellion de l'AFC/M23 ainsi que ses parrains rwandais pourraient bien découvrir que l'équation militaire dans l'est congolais est en train de changer ». Offensive diplomatique Pendant ce temps, Félix Tshisekedi est à l'offensive sur le plan diplomatique. Le président congolais est en visite en France. Il a été reçu mercredi 25 février à l'Élysée par Emmanuel Macron. « La France a exprimé sa solidarité avec Kinshasa, relève Afrik.com, tout en appelant à une désescalade et à une solution durable conforme au droit international. Cette prise de position a lieu à un moment où la RDC multiplie les démarches diplomatiques pour internationaliser la question sécuritaire et obtenir des soutiens explicites sur la scène mondiale. Pour Kinshasa, chaque déclaration publique de soutien constitue un levier dans le rapport de force régional. Pour Paris, l'équation est plus délicate : préserver la stabilité des Grands Lacs sans rompre les équilibres diplomatiques avec Kigali ». Et dans le même temps, relève encore Afrik.com, un bras de fer diplomatique est en train de se jouer entre la RDC et le Rwanda : « La RDC semble déterminée à arracher au Rwanda la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). (…) La RDC qui envisage de présenter une candidature au secrétariat général de l'organisation. Cette ambition croise celle du Rwanda qui avait déjà annoncé la reconduction de la candidature de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat ».
Uma cobrança de aluguel atrasado levou as autoridades da Ruanda até um cruel assassino em série que estocava suas vítimas na própria cozinha e não tinha planos de parar.Produção: Crimes e Mistérios BrasilNarração: Tatiana DaignaultEdição: Tatiana DaignaultPesquisa e Roteiro: Tatiana Daignault Fotos e fontes sobre o caso você encontra aquiO Café Crime e Chocolate é um podcast brasileiro que conta casos de crimes reais acontecidos no mundo inteiro com pesquisas detalhadas, narrado com respeito e foco nas vítimas.Não esqueça de se inscrever no podcast pela sua plataforma preferida, assim você não perde nenhum episódio. Siga-nos também em nossas redes sociais:Instagram Facebook X AVISO: A escolha dos casos a serem contados não refletem preferência ou crítica por qualquer posição política, religião, grupo étnico, clube, organização, empresa ou indivíduo. ________________________________________________________________
Søndag landede udenrigsminister Lars Løkke Rasmussen i Kigali til den officelle åbning af Danmarks nye ambassade i Rwanda. Socialantropolog og Rwanda-ekspert, Simon Turner, er i studiet til en diskussion om besøget og Rwandas konstante vekslen mellem totalitært autokrati og forførende handelspartner.
Depuis Dakar, Muriel Edjo met en lumière trois tendances fortes de la tech africaine. Au Rwanda, les drones de Zipline livrent des médicaments en zones rurales et auraient permis de réduire de 51 % la mortalité maternelle dans les régions desservies. Au Maroc, la chirurgie robotisée s'installe dans le réseau public pour pallier la pénurie de spécialistes et élargir l'accès aux soins. Enfin, en Égypte, le Parlement prépare une loi pour encadrer l'usage des réseaux sociaux par les enfants, dans un contexte de montée du cyberharcèlement et de la désinformation.
Cette semaine, le Club RFI dans le cadre de son atelier littéraire interactif « L'écume des mots » reçoit Beata Umubyeyi Mairesse, auteure du roman « Tous tes enfants dispersés », publié aux éditions Autrement, 2019. Beata Umubyeyi Mairesse, dialogue autour de son œuvre avec des lycéens de la Wellspring Academy, (Kigali, Rwanda), des membres du Club RFI et des élèves du lycée Richelieu (Rueil-Malmaison, France). [Version longue à l'écoute] Le roman « Tous tes enfants dispersés », prix des Cinq continents de la francophonie 2020, raconte l'histoire d'une famille rwandaise victime du génocide des Tutsi qui a fait entre 800 000 et 1million de morts en 1994. Le livre aborde les thèmes du métissage et de la transmission. L'écume des mots permet aux jeunes de converser avec un écrivain autour de son œuvre, de partager ainsi le goût de la lecture et d'initier de nouvelles vocations. Avec la participation de : Richard Murigandé, Ishimwe Lydie, Dushime Hadassa Moria, Umuhire Sara, Esther Joyce Ishimwe, Muganga Yannis David, et Hettler Micah, (Lycée Wellspring Academy) ; Fanny Rouillard, professeure-documentaliste ; Farah Maatouk, Imran Benabdallah et Safae Bouhouche (Lycée Richelieu). Musique : Akabyino ka nyogokuru, Cyprien Rugamba. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni. Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ? À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ? En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ? Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie. Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ? Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle. Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ? Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ? Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».
La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda
John is volunteering, Alison is saying “no”, and Liz read her first book! An uncorrected transcript of this episode is available here. Please email your letters of comment to comment@octothorpecast.uk, join our Facebook group, and tag @OctothorpeCast (on Bluesky or on Mastodon) when you post about the show on social media. Content warnings this episode: None Letters of comment Alexandra Lanes (Bluesky) Ali Baker Brown (Bluesky) Chris Garcia (email) Fiona Moore (Facebook) Ivan Sinha (Facebook) Kin-Ming Looi (Facebook) Kev McVeigh (Facebook) Paul Weimer (email) Roseanna Pendlebury (Bluesky) Scott Edelman (Bluesky) The convention never ends Tommy Ferguson (Facebook) We also heard from Farah Mendlesohn, Fredrik V Coulter and Mike Scott SMOFcon 2026: SMOFcon 43 in Lisbon, Portugal Worldcon 2028: Bid for Nuremberg, Germany “Nuremberg in 2028 Worldcon Bid Unveils Website” on File 770 Worldcon 2028: Bid for Kigali, Rwanda They are withdrawing from the process Join the “Worldcon in Africa” mailing list Worldcon 2029: Bid for Dublin, Ireland Fan funds Transatlantic Fan Fund (TAFF) Kat Templeton has announced her candidacy Ansible #463 reported that the ballot would be online “soon” Going Under Fan Fund (GUFF) Nominations are now open and close on 18 February! Picks John: 28 Years Later: The Bone Temple Alison: Anbernic RG 34XXSP Liz: There is No Antimemetics Division by qntm The SCP Foundation Antimemetics FAQ ROT13 Credits Cover art: “Alison the White” by Alison Scott Alt text: A picture of Alison with white hair, wearing a white dressing gown, and wielding a staff with a moose head. John and Liz flank her. She says “Behold! I am reborn as Alison the White!” John says “That's a bit dramatic… it's only a haircut” and Liz says “Pretty sure that's a dressing gown… and are you standing on a box?” The words Octothorpe 153 are at the top. Theme music: “Fanfare for Space” by Kevin MacLeod (CC BY 4.0)
Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.
Welcome #everyone to Courageous Leadership with Virginia Prodan #Podcast. Topic: Evangelism, end-of-life care, healthcare, faith, and our culture. DR. PAMELA PRINCE PYLE - Board-Certified Internal Medicine physician, speaker, and best-selling author - is our quest. She was one of three physicians selected in 1992 by Carolina Health Specialists (CHS) to begin the first hospital-based internal medicine practice outside of a university setting in the United States. In 2009 Dr. Pyle began traveling to Rwanda for medical work with Africa New Life Ministries. She was instrumental in the founding and growth of the Dream Medical Center in Kigali. The Dream Medical Center is a state-of-the-art hospital and the second-largest private hospital in Rwanda. She currently serves on the Board of Directors and as Chair Emeritus. Dr. Pyle teaches principles of the value of collaborative care and cross-professional training for enhancement of the patient care experience. She has said, "We know it takes a village to raise a child, but it also takes a village to end well". She speaks and writes nationally and internationally on the topics of evangelism, women's discipleship, end-of-life care, healthcare and culture, health equity, and the intersection of health, culture, and faith. Whether you're searching for encouragement, answers to cultural challenges, end of life care or practical steps to live boldly in your faith, this podcast and channel will equip you to stand strong.
L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »
L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une attaque russe contre l'OTAN d'ici 2028, l'attaque de l'aéroport de Niamey et la reconnaissance rwandaise de collaborer avec l'AFC/M23. Italie : l'ICE est-elle vraiment la bienvenue aux JO d'hiver ? En Italie, la présence annoncée d'une division de l'ICE, la police américaine de l'immigration, aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina suscite une vive polémique. Accusée d'être responsable de la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis, l'ICE est plus que jamais contestée par ses méthodes. Quel sera le rôle de ces agents fédéraux sur le sol italien ? Les autorités italiennes ont-elles eu leur mot à dire ? Avec Anne Le Nir, correspondante de RFI à Rome. OTAN : une attaque russe d'ici à 2028, un scénario crédible ? Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, le lieutenant-général Gerald Funke, chef d'état-major de l'armée allemande, affirme que la Russie pourrait attaquer l'OTAN d'ici à 2028. Selon son hypothèse, il s'agirait d'une guerre hybride avec notamment des cyberattaques capables de paralyser les transports ou la santé, des sabotages et des attaques ciblées. Sur quelles preuves s'appuie-t-il pour envisager un tel scénario ? Les pays concernés prennent-ils des mesures pour prévenir ce risque ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. Niger : pourquoi la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Quelques heures après l'attaque survenue à l'aéroport international de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi, le général Abdourahamane Tiani a accusé les présidents Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara d'être « les sponsors » des assaillants, sans évoquer leur identité. Vendredi, l'attaque a été revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Sur quels éléments factuels s'appuie le chef de la junte du Niger pour accuser la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire ? Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de l'ouvrage « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous? » (Impact éditions). Rwanda : pourquoi admettre sa collaboration avec l'AFC/M23 maintenant ? Pour la première fois, Kigali a reconnu son engagement aux côtés des rebelles de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC. L'ambassadrice rwandaise aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a évoqué « une coordination sécuritaire » alors que jusqu'à présent, le Rwanda avait toujours nié son implication dans la guerre malgré les différents rapports des experts de l'ONU et la demande de plusieurs pays comme les États-Unis, la Belgique et la France de retirer ses troupes. Comment expliquer un tel aveu maintenant ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
GB2RS News Sunday the 1st of February 2026 The news headlines: RSGB Board appoints a Deputy Company Secretary Make sure you are aware of changes in the RSGB 2026 band plans An opportunity to join the GB2RS Newsreader team The RSGB Board is delighted to announce that it has appointed Stephen Ramsden, M0CCA as Deputy Company Secretary. Stephen is a solicitor and former law firm managing partner, with extensive experience in governance systems and compliance frameworks. He is a keen HF portable operator and always interested to learn about and experiment with anything related to amateur radio. Stephen Purser, GW4SHF, has told the Board that he wishes to retire from his role as Company Secretary, and the Board's intention is that Stephen Ramsden will take on the full Company Secretary role after the AGM. You can contact Stephen Ramsden via dep.co.sec@rsgb.org.uk The RSGB 2026 Band Plans were published in the recently released February edition of RadCom. They are now also available on the RSGB website in a wider variety of formats, including more detailed change notes. This year's changes address a handful of key topics, including updates to the 5MHz band plan to emphasise correct operating, which comes in the light of out-of-band FT8 usage and Ofcom monitoring concerns. Updates at 50MHz have been made to accommodate new repeater inputs, which use a wider 1MHz split, easing the implementation of their duplex filters. In the 430MHz UHF band, provision for low-power ad-hoc repeaters and some editorial updates have also been made. As Band Plans change over time, please ensure you only refer or link to the current ones on the RSGB website and remove any older ones you have locally. Unfortunately, the RSGB still notes some websites and unofficial usage charts have obsolete information and urge that these are all removed. View the 2026 Band Plans at rsgb.org/bandplans The RSGB is looking for volunteers to join the team of newsreaders who broadcast the GB2RS news each Sunday. The GB2RS News Manager, Steve, G4HPE, is particularly interested in hearing from people in Wales and Northern Ireland, where he is keen to increase the number of broadcasts. He'd also like to bolster existing QO-100 and Digital Voice services and to add new stations to the national teams on the 40, 60 and 160m bands. If you'd like to be involved with any of these opportunities, or if you have proposals for transmissions using new modes or bands, get in touch. Read the full role description at rsgb.org/volunteers The next Tonight@8 webinar will be live tomorrow, Monday the 2nd of February, from 8 pm via the RSGB's YouTube channel and special BATC channel. RSGB Propagation Studies Committee Chair Steve Nichols, G0KYA, will be showing you how to use the Society's free online HF propagation tools. He'll explain how you can tailor your predictions to suit your particular station, including selecting the right mode, power, noise levels, antennas, and exact location. If you can't wait until tomorrow to hear from Steve, you can catch up on the presentation he delivered at the RSGB 2025 Convention. His lecture, ‘Was that solar cycle 25? What did we learn? is now available to watch in the RSGB 2025 Convention playlist at youtube.com/thersgb Chris Flanagan, G7NRO, is unfortunately no longer able to continue as RSGB QSL Bureau sub-manager for the G7 series, and the RSGB thanks him for the time he has given as an RSGB volunteer. RSGB members with G7 callsigns who collect QSL cards should now send their self-addressed envelopes to Mr Anthony Holles, G4AAV. You can find his details in the sub-manager list of the RSGB QSL Bureau web section at rsgb.org/qsl The January 2026 edition of RadCom Basics is now available for RSGB members to read via the RSGB mobile and web app. This edition includes articles on using a multimeter, advice on getting on the air, and the challenges that face radio amateurs who are new to the HF bands. RadCom Basics covers key aspects of amateur radio in a clear, accessible way and is invaluable for those getting started in amateur radio or wanting to explore something new. This is why the Society is delighted to have added to its collection of RadCom Basics back issues in the RSGB app, where RSGB members can now enjoy editions dating back to May 2019. The publication takes you through topics ranging from working split frequency to building your own digital hotspot, and from using FT8 to taking part in a radio net. With the RSGB mobile app, you can download editions to enjoy offline. You can also browse RadCom Basics on the web via rsgb.org/radcom And finally, a reminder that the next in the popular 145 Alive series will take place on Saturday the 7th of February from 12pm to 3pm. The event will include the addition of 144MHz SSB stations with vertical polarisation. For more information, visit the 145 Alive Facebook page. And now for details of rallies and events The Red Rose Winter Rally, organised by West Manchester Radio Club, will take place on Sunday, the 8th of February at Mather Hall, Mather Lane, Leigh, WN7 2PJ. Exhibitors can set up from 8.15 am and the doors open to visitors at 10 am. A large car park, catering, a bring-and-buy sale, improved disabled access and a seating area will be available on site. For more information and booking, visit wmrc.co.uk On Sunday, the 15th of February, Mid Cheshire Amateur Radio Society's Radioactive Fair will take place at Nantwich Civic Hall, Cheshire CW5 5DG. The doors will be open from 10 am to 3 pm. The event will feature a bring-and-buy sale, RSGB bookstall and raffle. Catering, parking and disabled facilities will be available on site. For more details, visit radioactivefair.co.uk Now the Special Event news Operators from the DARC special event team are active as DH2026EM until the 10th of February to celebrate the Men's European Handball Championship. QSL via DK5ON, Logbook of the World and the DARC Community Logbook. Look for activity on the HF bands using CW, digital modes and SSB. See QRZ.com for more information. Phil, ZL3PAH, is active as ZL60PAH until the 22nd of February to mark his diamond jubilee in amateur radio. He is operating using CW, RTTY and some SSB on the 80 to 10m bands. QSL via Logbook of the World. For more information, see QRZ.com Now the DX news Chas, NK8O, is active as 5H3DX from Tanzania until the 9th of February. In his spare time, he operates CW and digital modes on the 20 to 10m bands. If conditions allow, Chas may also be active on the 6m band. QSL via Logbook of the World, eQSL, or directly to NK8O. Harald, DF2W,O is active as 9X2AW from Kigali in Rwanda until the 9th of February. He is operating on the 160 to 6m bands using CW, FT4, FT8 and SSB as well as via the QO-100 satellite. QSL via OQRS. Now the contest news Tomorrow, the 2nd of February, the RSGB 80m Club Championship runs from 2000 to 2130UTC. Using SSB on the 80m band, the exchange is signal report and serial number. On Tuesday, the 3rd of February, the RSGB 144MHz FM Activity Contest runs from 1900 to 1955 UTC. Using FM on the 2m band, the exchange is signal report, serial number and locator. Also on Tuesday, the 3rd of February, the RSGB 144MHz UK Activity Contest runs from 2000 to 2230 UTC. Using all modes on the 2m band, the exchange is signal report, serial number and locator. On Wednesday, the 4th of February, the RSGB 144MHz FT8 Activity four-hour Contest runs from 1700 to 2100 UTC. Using FT8 on the 2m band, the exchange is a report and four-character locator. Also, on Wednesday the 4th, the RSGB 144MHz FT8 Activity two-hour Contest runs from 1900 to 2100UTC. Using FT8 on the 2m band, the exchange is report and four-character locator. Stations entering the four-hour contest may also enter the two-hour contest. Also on Wednesday, the 4th of February, the United Kingdom and Ireland Contest Club 80m Contest runs from 2000 to 2100 UTC. Using SSB on the 80m band, the exchange is your six-character locator. On Sunday, the 8th of February, the RSGB 432MHz Affiliated Societies Contest runs from 0900 to 1300 UTC. Using all modes on the 70cm band, the exchange is signal report, serial number and locator. Now the radio propagation report, compiled by G0KYA, G3YLA and G4BAO on Thursday the 29th of January 2026 We had a much quieter week Sun-wise, with fewer geomagnetic disturbances and a decreasing solar flux index. Last week started at 153 but decreased to 133 by Wednesday. The Kp index started the week at 2.33 and, apart from an excursion to 5.33, was below 4.33 all week. The 5.33 value was due to an enhanced solar wind stream flowing from a small coronal hole. The lower Kp indices have meant that the ionosphere has had a chance to recover, and we have been seeing maximum usable frequencies, or MUFs, over a 3,000km path reaching 35MHz at times. The 10m band has been coming up quite nicely, with the RR90 beacon in Eastern Russia audible on 28.200MHz mid-morning. On Thursday, the 29th of January, the band was otherwise quite bare, apart from EM0WWA in Ukraine on 28.480MHz with some sort of digitised voice. Also, PP8ZAC in Brazil was loud on 28.025MHz using CW. A quick scan of the 28MHz low-power beacons revealed PY4YYF Brazil on 28.115MHz, YM7TEN in Turkey on 28.225MHz, and that was it. Hopefully, 28MHz will improve as we head towards Spring. Next week, NOAA predicts that the solar flux index will be in the 120 to 140 range, with the Kp index set to remain low until the 4th of February, when it is predicted to rise to 4. So, if this goes to plan, we can expect reasonable conditions on the HF bands. However, you might be better off on 18, 21 or 24MHz as the 10m band may not be as active as we would like. And now the VHF and up propagation news from G3YLA and G4BAO The recent pattern of low pressure close to the southwest of the British Isles has staked its claim for another week. This means further spells of rain, especially in the south and west. The cold southeasterly wind over the northeastern half of the UK will persist, but any high pressure will stay well to the north and east of us, so tropo will probably be hard to find. Rain scatter, on the other hand, may be more productive, especially for the south and west. Some periods of rain, sleet or snow are possible in the northeast, where there may also be some snow static on antennas from time to time. Meteor scatter will have to rely upon random meteors for the next few weeks, and, as most of you who follow these bulletins will remember, are at a peak in the pre-dawn hours. There has been a steady stream of auroral alerts recently. These have been mostly minor events, but they reinforce the notion that it is worth monitoring the Kp index, which gives a sense of Earth's geomagnetic activity. High Kp values are a useful indicator of a potential auroral event. Sporadic-E usually takes a break at this time of the year, but if you make a point of checking the foEs trace at propquest.co.uk, you may see that there are occasional spikes in the graph of the data from Dourbes in Belgium. This suggests that, although rare, out-of-season Sporadic-E does occur, especially on the lower bands such as 10 and 6m. This week, Moon declination is positive and falling, going negative again on Thursday. Moon window length and peak elevation are falling. Path losses are rising again as we passed perigee on the 29th of January. 144MHz sky noise will be low all week. And that's all from the propagation team this week.
« L'année 2025 avait très mal débuté pour la RDC, relate Jeune Afrique : fin janvier, Goma, ville stratégique et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, était prise par l'AFC/M23. À la mi-février, c'est Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qui tombait. Et cette année 2025 s'est achevée de la pire des manières : la chute d'Uvira le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un revers pour Donald Trump, qui s'était largement autocongratulé d'avoir “rétabli la paix“ dans la région. » D'ailleurs, « sur le front diplomatique, poursuit Jeune Afrique, cette année 2025 avait d'abord fait naître plusieurs espoirs. Trois processus de paix se sont succédé, se chevauchant parfois : ceux de Luanda, de Doha et de Washington. Tous ont en commun d'avoir, pour l'instant, échoué. » Les avancées des troupes de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC n'auraient pas été possibles sans le soutien actif du Rwanda. Un soutien prouvé et documenté depuis des années par des dizaines de rapports onusiens. Le Rwanda reconnait sa participation à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23 Jeudi dernier, surprise : l'ambassadrice du Rwanda à Washington Mathilde Mukantabana publie sur le site de l'ambassade un document dans lequel elle reconnait implicitement l'engagement du Rwanda auprès du M23, avec notamment cette phrase : « Le Rwanda participe effectivement à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23. » Commentaire du site d'information Afrik.com : « L'expression est suffisamment floue pour laisser place à des marges d'interprétation, mais suffisamment explicite pour engager une responsabilité politique. Elle peut inclure : des échanges de renseignements, une synchronisation tactique sur le terrain, un appui logistique direct, voire une coordination opérationnelle. Dans tous les cas, il s'agit d'une interaction structurée avec un acteur armé non étatique opérant sur le territoire d'un État souverain. Cela pose un problème fondamental au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. » Et Afrik.com de s'interroger : « À travers ce document, Kigali pense recréer un climat de confiance. Mais avec qui ? Les États-Unis ? Le M23 ? Ou la communauté internationale ? Ce tournant constitue-t-il une tentative de reprise du contrôle du récit international ? Plutôt que de subir des révélations successives, le Rwanda chercherait ainsi à encadrer son implication en la justifiant par des impératifs sécuritaires. Cette forme d'admission assumée suffira-t-elle à infléchir la courbe du récit ? Rien n'est moins sûr. » Trop tard ? « Pourquoi ce changement de pied et pourquoi aujourd'hui ? », s'interroge écho le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia : « Depuis l'arrivée du médiateur américain dans le conflit congolais, Kigali, sous le flot des critiques, marche sur des œufs. (…) Dos au mur, le Rwanda cherche à proposer un nouveau récit “dans la transparence“ de ses combats à l'est de la RDC. Kigali tente ainsi d'imposer au grand jour une stratégie de “légitime défense préventive“. Mais les arguments avancés sont connus depuis bien longtemps : menace FDLR, persécutions des Tutsis congolais, risques d'infiltrations transfrontalières… » Et Afrikarabia de s'interroger à nouveau : « Ce nouveau discours de “transparence“ et de “confiance“ présenté par l'ambassadrice rwandaise fera-t-il mouche ? Et surtout, n'arrive-t-il pas trop tard, après des années de déni ? Il n'est pas sûr que ce nouveau narratif tempère les positions de Washington. La sous-secrétaire d'État adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman a été très claire devant la Chambre des représentants : “ceux qui menacent la paix seront tenus pour responsables“. À bon entendeur… »
Un an après la bataille de Goma, quelle est la réalité du contrôle exercé sur la ville par l'AFC/M23, soutenu par Kigali ? Comment le groupe AFC/M23 se finance-t-il ? Et quelles perspectives de paix, alors que les initiatives diplomatiques — qui se multiplient — n'ont que peu d'effet sur le terrain ? Zobel Behalal, expert senior à l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational et ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur la RDC, répond aux questions de Florence Morice. RFI : Il y a un an, lors de la chute de Goma, beaucoup d'analystes affirmaient que le M23 n'avait pas les moyens de gouverner la ville. Un an plus tard, peut-on dire que l'on s'était trompé ? Zobel Behalal : Oui, évidemment, on s'était trompé il y a un an. Parce qu'aujourd'hui, le mouvement non seulement contrôle la ville, mais il a étendu son pouvoir sur d'autres territoires, et notamment sur la province du Sud-Kivu. De quelle manière est-ce qu'il contrôle la ville, concrètement ? Le M23, toujours soutenu massivement par le Rwanda, a installé une administration parallèle avec des gouverneurs qui ont été nommés dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, des administrateurs du territoire. Il a installé un système de taxation assez bien huilé. Le M23 contrôle également des territoires stratégiques de production minière, qui sont une source d'enrichissement assez considérable pour lui. Et ensuite, ce qu'il faut noter, c'est que le M23 contrôle cinq postes frontaliers stratégiques, notamment avec le Rwanda et l'Ouganda. Comment le M23 finance-t-il cette administration parallèle ? Essentiellement par ces taxes et le contrôle des ressources minières ? On a vu une nomenclature des taxes assez bien élaborée par le mouvement, qui concerne aussi bien le mariage, le transfert d'un corps, que la traversée d'une frontière, l'exploitation d'un site minier. Donc ça couvre vraiment toute l'activité économique et sociale des territoires sous son contrôle et cela rapporte énormément d'argent au mouvement. Il faut aussi comprendre que le M23 ne dépense pas beaucoup d'argent pour ses troupes. Les soldats, pour la plupart, sont très peu payés, ils reçoivent un entretien journalier pour leur nutrition, donc ceux-ci se sucrent sur le dos de la population et l'essentiel de l'argent collecté par le M23 va dans les poches de ses cadres politiques et militaires. Avant la chute de Goma, le M23 contrôlait déjà d'importants sites miniers. C'était le cas, par exemple, de Rubaya. Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Est-ce qu'ils ont mis la main sur de nouveaux sites stratégiques ? Depuis la chute de Goma, le M23 a étendu son contrôle sur des sites miniers, notamment dans la province du Sud-Kivu, des sites miniers de production d'or et de ce qu'on appelle la wolframite, ce qui constitue des sources de revenus importantes pour le mouvement. Il a continué à maintenir son contrôle sur les routes d'exportation des minerais de coltan exploités à Rubaya vers le Rwanda. Donc tout cet argent rentre dans les caisses du mouvement, mais profite surtout aux cadres politiques, aux cadres militaires et évidemment aux pays qui soutiennent le M23. Quels sont les pays qui bénéficient de ces ressources ? On a suffisamment d'informations et de preuves pour attester du soutien massif du Rwanda vis-à-vis du M23 et on sait que ce soutien rapporte énormément d'argent au Rwanda. Les statistiques du Rwanda d'exportation du coltan sur la période de janvier à juin 2025 sont 200 % supérieures à ce que c'était à la même période en 2024. Et on sait aussi qu'il y a des pays qui profitent de manière passive de la présence du M23, notamment les flux commerciaux et économiques entre le M23 et le Congo et l'Ouganda. Il y a également des pays un peu plus lointains, comme le Kenya et la Tanzanie. Prenons un exemple, celui du commerce du carburant. Aujourd'hui, à Goma, le carburant est sous le contrôle des proches du général Makenga, qui est le chef militaire du M23, et ses proches ont un monopole sur l'importation du carburant qui vient de pays comme le Kenya. Donc ça enrichit des réseaux qui, de manière passive ou indirecte, contribuent à financer le mouvement et profitent également de cette économie illicite. Depuis un an, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais on a le sentiment qu'elles ont peu d'effet sur le terrain. Pour quelle raison, selon vous ? Il y a eu une forte mobilisation diplomatique qui est appréciable. Mais ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y a un élément qui structure cette guerre, il y a un élément qui constitue son carburant, c'est l'exploitation des ressources naturelles. Donc l'angle mort des principaux processus de paix, c'est qu'ils ne prennent pas suffisamment en compte cet aspect qui pourtant représente un moyen de pression sur les différents acteurs pour les obliger à se mettre autour de la table pour discuter. Mais le processus de Washington et l'accord-cadre qui a été signé en fin d'année dernière aux États-Unis prétend justement placer cette dimension économique et l'organisation économique régionale au cœur des discussions. Autant on se félicite du fait que les Américains aient mis sur la table cette dimension économique, autant on reste encore sur notre faim sur les mesures concrètes qui vont véritablement résoudre le problème dans sa profondeur. On a plutôt l'impression que ce processus pourrait représenter une prime à l'ambition expansionniste de certaines parties. Il pourrait représenter une source d'enrichissement des réseaux criminels préexistants. Donc il faut commencer par créer des conditions pour que ces personnes n'accèdent plus à ces ressources naturelles. Et c'est l'angle mort, comme je le disais, de ces processus de paix. Donc le M23, et ? Le M23, les pays voisins comme le Rwanda… Et il faut reconnaître aussi que, aujourd'hui, dans l'exploitation illicite des ressources naturelles, les réseaux criminels se recrutent au sein de l'élite politique, sécuritaire de tous les pays, y compris du Congo. On n'a pas d'éléments qui nous permettent de dire aujourd'hui que ces élites au Congo, au Rwanda et dans les autres pays, ne continueront pas à tirer les ficelles lorsque ces contrats seront appliqués. Tout récemment, l'Angola, qui semblait sorti des processus de négociation, a relancé des consultations et plaide pour un dialogue national. Est-ce que cette nouvelle initiative de Luanda est porteuse d'espoir selon vous ? L'initiative angolaise est potentiellement une évolution positive, car si la crise du M23 s'inscrit dans une dynamique géo-criminelle, où des États instrumentalisent le crime transnational organisé à des fins économiques et financières, il faut reconnaître que cette crise prospère aussi parce qu'elle s'ancre dans des faiblesses structurelles profondes que seuls les Congolais eux-mêmes ont la capacité et le devoir de traiter. Donc un dialogue intercongolais, qui va discuter du partage des richesses, de la forme de l'État, de comment faire nation, de la lutte contre l'impunité, me semble bienvenu. À lire aussiRDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23
This session was live-streamed on 26th January 2026. To stay up to date with all things AviaDev, sign up at https://www.aviadev.com/keep-me-updated As always, we are joined by our trusted pair — Behramjee Ghadially and Sean Mendis. Chapters: 2025 AviaDev Award winners announcements Ethiopian Airlines S26 network updates Impact of updated US travel restrictions on Africa demand in 2026 Qatar Airways frequency increases to South Africa TAAG's planned Guangzhou service on 787 Air Sierra Leone Banjul–London Gatwick fastJet cutting LUN-HRE flights Airlink increasing Lilongwe flights and looking at ordering 30 E175-E2s to replace E135/140 fleet. SAA-Cemair codeshare agreement Kenya Airways 777-300ER returns on LHR from June Uganda Airlines A330 issues Air Tanzania finally launching Accra 28JAN26? Air Côte d'Ivoire longhaul schedule updates WRAPUP Air Zimbabwe's US$775m turnaround and fleet replacement plan Delta's 787-10 order and implications for Africa Enugu Air's E195 expansion and virtual airline model Oman Air to Kigali? FlyNAS launching Abha to Addis Ababa 2x weekly Air Algerie 2x weekly ALG-NDJ-ADD starting March 2026
« L'année 2025 avait très mal débuté pour la RDC, relate Jeune Afrique : fin janvier, Goma, ville stratégique et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, était prise par l'AFC/M23. À la mi-février, c'est Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qui tombait. Et cette année 2025 s'est achevée de la pire des manières : la chute d'Uvira le 10 décembre, quelques jours seulement après la signature à Washington d'un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Un revers pour Donald Trump, qui s'était largement autocongratulé d'avoir “rétabli la paix“ dans la région. » D'ailleurs, « sur le front diplomatique, poursuit Jeune Afrique, cette année 2025 avait d'abord fait naître plusieurs espoirs. Trois processus de paix se sont succédé, se chevauchant parfois : ceux de Luanda, de Doha et de Washington. Tous ont en commun d'avoir, pour l'instant, échoué. » Les avancées des troupes de l'AFC/M23 dans l'est de la RDC n'auraient pas été possibles sans le soutien actif du Rwanda. Un soutien prouvé et documenté depuis des années par des dizaines de rapports onusiens. Le Rwanda reconnait sa participation à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23 Jeudi dernier, surprise : l'ambassadrice du Rwanda à Washington Mathilde Mukantabana publie sur le site de l'ambassade un document dans lequel elle reconnait implicitement l'engagement du Rwanda auprès du M23, avec notamment cette phrase : « Le Rwanda participe effectivement à une coordination sécuritaire avec l'AFC/M23. » Commentaire du site d'information Afrik.com : « L'expression est suffisamment floue pour laisser place à des marges d'interprétation, mais suffisamment explicite pour engager une responsabilité politique. Elle peut inclure : des échanges de renseignements, une synchronisation tactique sur le terrain, un appui logistique direct, voire une coordination opérationnelle. Dans tous les cas, il s'agit d'une interaction structurée avec un acteur armé non étatique opérant sur le territoire d'un État souverain. Cela pose un problème fondamental au regard du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. » Et Afrik.com de s'interroger : « À travers ce document, Kigali pense recréer un climat de confiance. Mais avec qui ? Les États-Unis ? Le M23 ? Ou la communauté internationale ? Ce tournant constitue-t-il une tentative de reprise du contrôle du récit international ? Plutôt que de subir des révélations successives, le Rwanda chercherait ainsi à encadrer son implication en la justifiant par des impératifs sécuritaires. Cette forme d'admission assumée suffira-t-elle à infléchir la courbe du récit ? Rien n'est moins sûr. » Trop tard ? « Pourquoi ce changement de pied et pourquoi aujourd'hui ? », s'interroge écho le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia : « Depuis l'arrivée du médiateur américain dans le conflit congolais, Kigali, sous le flot des critiques, marche sur des œufs. (…) Dos au mur, le Rwanda cherche à proposer un nouveau récit “dans la transparence“ de ses combats à l'est de la RDC. Kigali tente ainsi d'imposer au grand jour une stratégie de “légitime défense préventive“. Mais les arguments avancés sont connus depuis bien longtemps : menace FDLR, persécutions des Tutsis congolais, risques d'infiltrations transfrontalières… » Et Afrikarabia de s'interroger à nouveau : « Ce nouveau discours de “transparence“ et de “confiance“ présenté par l'ambassadrice rwandaise fera-t-il mouche ? Et surtout, n'arrive-t-il pas trop tard, après des années de déni ? Il n'est pas sûr que ce nouveau narratif tempère les positions de Washington. La sous-secrétaire d'État adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman a été très claire devant la Chambre des représentants : “ceux qui menacent la paix seront tenus pour responsables“. À bon entendeur… »
« Le Baromètre des accords de paix en Afrique a rendu publique lundi, constate le site congolais Actualité.cd, l'évaluation de la mise en œuvre de l'accord de paix de Washington, signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda. Une évaluation qui couvre la période du mois de décembre 2025. » Ses conclusions sont sans appel : « la dynamique observée les mois précédents s'est essoufflée en fin d'année. » En clair, précise Actualité.cd, « malgré l'implication du président américain Donald Trump et l'accélération apparente du processus de Washington — matérialisée par l'entérinement des accords par les présidents Tshisekedi et Kagame — la situation sécuritaire sur le terrain peine à s'améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s'accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante. » Qui plus est, « les discussions de Doha, menées sous l'égide de l'émir du Qatar, connaissent également un net ralentissement. (…) Plusieurs mesures déjà actées, dont le mécanisme de cessez-le-feu, la déclaration de principes et l'accord-cadre, n'ont toujours pas été mises en œuvre. » Pour Kinshasa, pas question de partager le pouvoir « Conflit en RDC : le spectre de l'enlisement », constate également Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. « Les multiples accords signés entre la RDC et les rebelles de l'AFC-M23 n'ont toujours pas réussi à faire taire les armes. Les processus de Washington et de Doha semblent moribonds, la guerre s'installe dans la durée et le président congolais Félix Tshisekedi n'a plus beaucoup de cartes dans son jeu pour reprendre la main. » Certes, précise Afrikarabia, « sur la table, il y a la libération de prisonniers, l'intégration de certains combattants rebelles dans l'armée régulière, mais il y a surtout un partage du pouvoir entre Kinshasa et la rébellion sur l'administration politique, économique et sécuritaire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce que l'AFC-M23 présente comme un "projet fédéraliste". Et cela, Kinshasa n'y est pas du tout disposé, pointe le site, considérant qu'il s'agit, ni plus ni moins, que d'une annexion de l'Est congolais par le Rwanda et ses supplétifs. Félix Tshisekedi s'accroche à la résolution 2773 des Nations unies qui exige un retrait des troupes rwandaises du sol congolais, l'arrêt du soutien de Kigali à l'AFC-M23, et le retrait immédiat des rebelles des zones occupées. Kinshasa estime donc qu'il n'y a rien à négocier avec l'AFC-M23. Le hic, relève encore Afrikarabia, c'est que la réalité du terrain et l'état des rapports de force ne plaident pas en sa faveur. La rébellion n'a jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Elle installe ses propres hommes à la tête des administrations et recrute de nouveaux combattants, issus de ses conquêtes territoriales. » « Extrême méfiance » En fait, rebondit Jeune Afrique, « chaque partie s'accuse de mauvaise foi et les débats tournent court. Les mesures de confiance, comme l'échange de prisonniers avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge, n'ont pas encore abouti malgré la signature d'un mécanisme par les deux parties. "Le climat actuel est très tendu, polarisé entre la RDC et l'AFC-M23. Je vois mal comment ils pourront progresser. Il y a une atmosphère d'extrême méfiance des deux côtés", constate une source diplomatique. Malgré l'adhésion aux processus de paix en cours, les deux parties semblent avoir un point commun : elles croient toujours au rapport de force. » Jeune Afrique précise enfin le calendrier diplomatique : « En attendant un nouveau round de négociations au Qatar, les pays de la région ont rendez-vous à Livingstone, en Zambie, aujourd'hui et demain, dans le cadre d'une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs animée par les ministres de la Défense des 12 pays de l'organisation. Ce sera ensuite au tour de Lomé, au Togo, d'accueillir le 17 janvier une réunion "sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs visant à renforcer la confiance et à faire progresser le processus de paix". » Un intitulé ronflant pour un résultat attendu plutôt mince.
À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) » Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. » Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23. « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. » Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée. Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.
Season's Greetings Glocal Citizens! I met this week's guest, Derrick N. Ashong, earlier this year in Nairobi at the Charter Cities Institute, 2025 New Cities Summit (https://youtu.be/d9XUzdxKmzo?si=FbITjI8Git8kEb9Q). At the summit, we connected as storytellers that share Ghanaian heritage and formative years spent in Brooklyn, New York. In a glocal citizenship twist, we later came to find that we met virtually years prior through mutual connections in the media and arts spaces. Derrick's work leverages his international upbringing which informs his company's vision for Turning Culture into Currency for creators and fans worldwide. He does this as founder and CEO of TBTM, a media fintech that uses content to onboard global audiences to inclusive financial solutions, with partners like Mastercard. While still a student at Harvard, he played a supporting role in Steven Spielberg's Amistad, and went on to top charts with his band, winning a Billboard Songwriting Award. As a host and producer, he pioneered multi-platform interactive content with Oprah Winfrey, and major media platforms including ABC-Disney and Univision, earning three Emmy nods and a Royal Television Society Award. His original Take Back the Mic television series has won seven major international awards and achieved 1.1 Billion media impressions worldwide. He has delivered electrifying speeches on issues of Youth Culture and Tech for UK Parliament, the United Nations, and the world's most elite business schools, including Harvard, Stanford, MIT, Wharton, Cambridge and London School of Economics. He has interviewed celebrities and global luminaries ranging from Archbishop Desmond Tutu and Kofi Annan, to Zoe Saldaña, Kevin Hart and Steven Wozniak, among others. Most recently, he has delivered keynote speeches for Mastercard, Mobile World Congress in Barcelona and Kigali, as well as SuperReturn Africa--the continent's top investment forum. In this conversation we get to know even more about the next phase of Derrick's vision for flipping the script on creative industry infrastructure in Africa. #Listenandlearn more! Where to find Derrick? On LinkedIn (https://www.linkedin.com/in/dnatv/) On Instagram (https://www.instagram.com/tbtmstudios) On YouTube (https://www.youtube.com/@soulfegemusic) What's Derrick reading? Isaac Asimov's Foundation Series (https://www.penguinrandomhouse.com/series/FOU/foundation/) Lord of the Rings (https://www.penguinrandomhouse.com/series/LOR/the-lord-of-the-rings/) by J.J.R Tolkien Other topics of interest: About Larteh (https://joshuaproject.net/people_groups/print/11948/GH) in Ghana Where are Dansoman (https://en.wikipedia.org/wiki/Dansoman) and Adabraka (https://en.wikipedia.org/wiki/Adabraka) in Accra? What was music streaming like in the early 2000's? (https://mixdownmag.com.au/features/the-history-of-music-streaming/) Soulfege performs Sweet Remix (https://youtu.be/T1j8_kOtfd8?si=5sEyNakWJDyBxbLE) About Uechi-Ryū (https://en.wikipedia.org/wiki/Uechi-Ry%C5%AB) Martial Arts Special Guest: Derrick N. Ashong.
Ce mercredi soir, l'AFC/M23 a affirmé avoir entamé son retrait d'Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo. Cependant, pour le moment, les États-Unis estiment qu'il n'existe aucune "preuve crédible" de ce retrait. Par ailleurs, Washington accentue la pression sur Kigali pour qu'il cesse de soutenir le M23. "Le Rwanda est toujours en contact avec le médiateur américain pour trouver une solution à cette crise, et nous allons continuer à discuter avec la partie américaine", réagit Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, invité du Journal de l'Afrique.
RDC : vers un retrait effectif de l'AFC/M23 d'Uvira ? A la demande des Etats-Unis, l'AFC/M23, soutenu par le Rwanda, accepte de retirer ses forces de la ville d'Uvira dans l'est de la RDC. Mais les rebelles fixent des préalables, notamment le déploiement d'une force neutre pour contrôler le cessez-le-feu. Que vous inspire cette annonce ? Jusqu'où ira la pression américaine sur Kigali ? Vos réactions nous intéressent.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le futur de Xabi Alonso au Real Madrid, le retrait annoncé de l'AFC/M23 d'Uvira et un attentat contre des Américains en Syrie. G20 : Donald Trump peut-il réellement exclure l'Afrique du Sud ? Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump multiplie les attaques contre l'Afrique du Sud. Dernier affront, la nation arc-en-ciel n'a pas été invitée à participer à la première réunion du G20 organisée sous présidence américaine. Donald Trump a-t-il le droit d'exclure l'Afrique du Sud pourtant membre fondateur du G20 ? Quel geste le président américain attend-il de Pretoria pour réintégrer le pays ? Avec Valentin Hugues, correspondant de RFI à Johannesburg. Real Madrid : Xabi Alonso peut-il être encore être écarté du club ? Après deux défaites à domicile contre le Celta Vigo en Liga et Manchester City en Ligue des Champions, le Real Madrid a retrouvé le chemin de la victoire face à Alavés. Ce succès permet aux Madrilènes de se relancer au classement et à l'entraîneur de souffler alors que sa place est de plus en plus menacée. Xavi Alonso est-il encore sur la sellette ? Si la Maison Blanche décide de se séparer de lui, qui pourrait le remplacer ? Avec Olivier Pron, journaliste au service des sports de RFI. RDC : le retrait annoncé de l'AFC/M23 d'Uvira est-il crédible ? A la demande des Etats-Unis, le groupe armé AFC-M23, soutenu par le Rwanda, a annoncé son retrait sous conditions de la ville d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Sait-on si l'Administration Trump a exercé des pressions sur Kigali ? Les préalables exigés par les rebelles, notamment le déploiement d'une force neutre pour contrôler le cessez-le-feu, sont-ils acceptables pour Kinshasa ? Avec Bob Kabamba, professeur de Science politique à l'Université de Liège. Syrie : une attaque ciblée contre les États-Unis ? Trois ressortissants américains, deux militaires et un civil, ont été tués en Syrie par un membre des forces de sécurité, qui selon Washington était affilié à l'organisation État islamique. Pourquoi l'assaillant a-t-il visé des Américains ? Cette attaque risque-t-elle de fragiliser le rapprochement récent entre la Syrie et les Etats-Unis ? Avec Aghiad Ghanem, directeur scientifique du Programme MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord) à Sciences Po.
Depuis la prise d'Uvira la semaine dernière par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, Kigali est sous le feu des critiques. « "Les États-Unis sont profondément préoccupés et incroyablement déçus par la nouvelle flambée de la violence dans l'est de la RDC", s'est indigné Mike Waltz, l'ambassadeur américain auprès des Nations unies, rapporte Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. (…) En ligne de mire, le soutien actif du Rwanda aux rebelles, en matériel et en logistique. 5 000 à 7 000 soldats rwandais combattraient au Congo au début de décembre, selon Mike Waltz. Marco Rubio, le patron de la diplomatie américaine, a été encore plus clair sur les intentions de Washington, indiquant que "les États-Unis prendraient des mesures pour garantir le respect des engagements pris envers le président" Donald Trump. » Qui plus est, rapporte le site congolais Actualité CD, « le vice-secrétaire d'État américain Christopher Landau a qualifié l'offensive récente sur Uvira de "grave erreur", avertissant que "cela ne pourrait pas continuer" si le Rwanda "persistait à jouer les mêmes vieux jeux avec le M23" ». Les États-Unis furieux… La presse congolaise pointe du doigt le président rwandais : « Kagame a tourné Donald Trump en dérision : ses jours sont comptés », s'exclame La Tempête des Tropiques. Le quotidien kinois cite un officiel américain proche de la Maison Blanche qui accuse le chef de l'État rwandais d'avoir trahi la confiance des États-Unis et du président Trump : « dans un langage particulièrement offensif, il qualifie Paul Kagame de "criminel de guerre" incapable de tenir parole, et affirme que "le temps du dialogue est terminé" et qu'il est "temps pour Kagame de partir" ». Et « au-delà de l'attaque directe contre le président rwandais, note encore La Tempête des Tropiques, ce proche de la Maison Blanche lance un appel explicite aux militants pro-démocratie au Rwanda, les invitant à entrer en contact avec ses réseaux aux États-Unis, suggérant une volonté de soutenir ou structurer une opposition politique en exil. Cette sortie marque un changement notable de ton dans certains cercles américains, relève encore le quotidien kinois, alors que Kigali bénéficiait jusqu'ici d'une image relativement favorable auprès des partenaires occidentaux ». Le M23 va-t-il quitter Uvira ? Conséquence sans doute de toutes ces pressions : l'AFC-M23 a annoncé hier lundi qu'elle allait se retirer d'Uvira… La rébellion l'indique dans un communiqué repris notamment par le site congolais Actualité CD : « "malgré les provocations et abus persistants de la part des FARDC et de leurs alliés, l'AFC-M23 a décidé d'initier une mesure unilatérale de confiance afin de donner au processus de paix de Doha toutes les chances de réussir", affirme le mouvement, ajoutant qu'il "retirera unilatéralement ses forces de la ville d'Uvira, comme demandé par la médiation des États-Unis". La rébellion précise toutefois que ce "retrait est conditionné à des garanties de sécurité", appelant "les garants du processus de paix à assurer la gestion de la ville, notamment sa démilitarisation, la protection des civils et des infrastructures, ainsi que le contrôle du cessez-le-feu par le déploiement d'une force neutre" ». Alors le M23 va-t-il vraiment se retirer d'Uvira ? Le Rwanda va-t-il céder aux injonctions internationales, notamment américaines ? Difficile de répondre… À Kigali, le quotidien The New Times, proche du pouvoir, contre-attaque en affirmant que « la coalition de la RDC poursuit une campagne d'extermination ciblée contre les civils banyamulenge », ces Tutsis congolais qui vivent dans le Kivu. Le pouvoir rwandais avance régulièrement ce prétexte de défendre cette minorité ethnique d'origine rwandaise pour justifier sa présence militaire dans l'est de la RDC. Plus de 500 000 personnes déplacées En attendant, la crise humanitaire s'amplifie. « Selon l'Unicef, rapporte Afrik.com, plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants, ont été déplacées depuis le 1er décembre au Sud-Kivu. Et plus de 40 000 Congolais ont franchi la frontière vers le Burundi en seulement quatre jours. Au total, 5,3 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et plus de 24 millions souffrent d'insécurité alimentaire ». Enfin, rapporte encore Afrik.com, « la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer des sanctions ciblées contre les responsables militaires et politiques de l'agression, à instaurer un embargo total sur les minerais exportés comme rwandais, et à révoquer le statut de contributeur de troupes du Rwanda aux opérations de paix. Et elle prévient : "soit l'ordre international accepte d'être ouvertement bafoué, soit ce Conseil assume ses responsabilités" ».
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise d'Uvira par les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda et les menaces de droits de douane d'Emmanuel Macron envers la Chine. Thaïlande-Cambodge : pourquoi la frontière tracée par la France est-elle à l'origine du conflit ? Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025 en présence de Donald Trump, les hostilités ont repris entre la Thaïlande et le Cambodge, le long de leur frontière commune. Depuis le début de la semaine, les affrontements meurtriers ont provoqué le déplacement de plus 500 000 personnes. Comment expliquer cette flambée de violence ? Quel est le différend frontalier qui oppose les deux pays depuis la colonisation française ? Avec Guillaume Naudin, chronique «La fabrique du monde» sur RFI. RDC-Rwanda : Donald Trump peut-il faire pression sur Paul Kagame ? Malgré l'accord de paix signé, il y a une semaine, à Washington par les présidents Felix Tshisekedi et Paul Kagame, les rebelles de l'AFC/M23, soutenus par le Rwanda, ont investi Uvira, la deuxième plus grande ville du sud-Kivu. Depuis deux jours, Congolais et Burundais demandent aux États-Unis de faire pression sur Kigali. De quels leviers dispose Donald Trump pour obliger son homologue rwandais à respecter l'accord de paix ? Alors que le Burundi est également sous la pression militaire du Rwanda, le conflit a-t-il un risque de s'étendre à la région ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017. Droits de douane : Emmanuel Macron réussira-t-il à taxer les produits chinois ? À peine rentré de son voyage officiel en Chine, Emmanuel Macron a mis en garde Pékin en évoquant la possibilité d'instaurer des droits de douane à l'échelle européenne sur certaines de ses exportations. Comment expliquer cette menace maintenant ? Quels secteurs pourraient être concernés ? Comment réagissent les autorités chinoises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.
Après l'occupation de la ville d'Uvira par les forces rebelles du M23, la presse congolaise s'en prend vertement au Rwanda : « Kigali poursuit sa folle aventure dans l'est de la République démocratique du Congo, dénonce La Tempête des Tropiques à Kinshasa, crachant ainsi sur la communauté internationale et sur les efforts diplomatiques consentis par les États-Unis et le Qatar. (…) Tout porte à croire que les rebelles auraient bénéficié de nouveaux renforts de l'armée rwandaise, avec pour objectif d'élargir le champ d'occupation, violant ainsi ouvertement l'Accord de paix signé le 4 décembre dernier, à Washington, en présence de Donald Trump et de plusieurs dirigeants de la région. » D'ailleurs, la communauté internationale hausse le ton également contre Kigali, relève le site congolais Actualité CD : aux États-Unis, « la majorité républicaine de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a appelé hier à tenir “pleinement responsable“ le Rwanda des engagements pris avec la RDC lors de la signature des Accords de Washington la semaine dernière. “Ces engagements ne sont pas optionnels, et les États-Unis s'attendent à ce qu'ils soient appliqués“, a déclaré la commission, exhortant les dirigeants internationaux à “condamner sans réserve“ les actions de Kigali. (…) Plus tôt, rapporte encore Actualité CD, le Groupe de contact international pour les Grands Lacs – réunissant les États-Unis et l'Union européenne sous présidence allemande – s'est dit “profondément préoccupé“ par la nouvelle offensive du M23. » L'accord de paix piétiné… Pour les autorités congolaises, l'implication du Rwanda n'est plus à démontrer… « Aux yeux de Kinshasa, rapporte Le Monde Afrique, seul l'engagement de l'armée rwandaise a permis l'offensive sur Uvira. Lundi, le président congolais, Félix Tshisekedi, a accusé Kigali de “violer ses engagements“ pris à Washington. “Au lendemain même de la signature, des unités des forces de défense du Rwanda ont conduit et appuyé des attaques à l'arme lourde“, a-t-il dénoncé dans son discours annuel à la nation. Une très bonne source internationale au cœur du dossier, pointe encore Le Monde Afrique, affirme que l'ordre de l'assaut contre Uvira a été pris “au plus haut niveau de l'Etat rwandais avant même le 4 décembre“. Un autre interlocuteur note l'utilisation, ces derniers jours, sur le champ de bataille “de brouilleurs d'ondes de haute technologie, de lance-roquettes multiples, de mortiers de 120 mm guidés par GPS et de drones. Autant d'équipements et d'actions, ajoute-t-il, qui dépassent les capacités du M23“. » Qui plus est, croit savoir Le Monde Afrique, le dernier rapport des experts des Nations unies sur la RDC, qui sera publié prochainement, est accablant. Ce rapport « souligne en effet “la poursuite du déploiement de forces rwandaises au-delà de leurs frontières, le renforcement de leur présence au Nord et Sud-Kivu, positionnées sur les lignes de front et participant directement aux combats“. Les experts estiment qu'entre 6.000 et 7.000 militaires rwandais – “soit deux brigades et deux bataillons de forces spéciales“ – sont déployées dans les deux provinces. Kigali continue de nier sa présence en RDC, reconnaissant seulement l'existence de “mesures défensives“ sur sa frontière. » Des milliers de réfugiés… Conséquence de la chute d'Uvira : « le flot des déplacés submerge le Burundi » voisin… C'est ce que constate Le Journal de Kinshasa. « Des milliers de personnes ont franchi la frontière ces derniers jours, fuyant l'avancée des combattants de l'AFC-M23 à Uvira. Silhouettes courbées sous le poids de ballots précipités, ces civils cherchent un refuge immédiat. La frontière burundaise s'est rapidement transformée en un espace d'accueil, étroit mais vital. Sur place, l'urgence est totale. Les équipes du HCR et de l'Office national burundais de protection des réfugiés se mobilisent pour organiser les arrivées et protéger les déplacés. (…) La vie de milliers de personnes, soupire Le Journal de Kinshasa, dépend désormais de la capacité du Burundi à leur tendre la main. La réponse de la communauté internationale reste cruciale, alors que le monde risque de détourner le regard. » Tigri au Togo ? Enfin, les suites de la tentative de coup d'Etat au Bénin. D'après Jeune Afrique, « l'instigateur présumé du putsch, le lieutenant-colonel Pascal Tigri aurait trouvé refuge au Togo, à Lomé, en franchissant le fleuve Mono. Il aurait ensuite été hébergé dans le quartier de Lomé 2. » Toujours d'après Jeune Afrique, « Cotonou va demander son extradition. Contactée par le site panafricain, une source proche du président togolais Faure Gnassingbé dit ne pas être informée de cette situation. »
À peine l'encre des signatures des présidents congolais et rwandais avait-t-elle séché jeudi dernier à Washington que les combats s'intensifiaient dans le Sud-Kivu. « Lundi, rapporte Le Monde Afrique, des affrontements ont été signalés aux abords de la localité de Luvungi, à environ 60 kilomètres au nord d'Uvira, selon des sources militaires. Des tirs et des détonations ont également résonné aux abords de Sange, localité à mi-chemin entre Uvira et Luvungi. Un officier au sein de l'armée burundaise a évoqué de « très nombreux » soldats, congolais et burundais, en fuite et passant la frontière avec le Burundi. Les combats font rage désormais à une trentaine de kilomètres au nord de la ville d'Uvira, et impliquent plusieurs milliers de soldats burundais, en soutien à Kinshasa. » Uvira aux mains du M23… D'après le site Afrikarabia, spécialisé sur la RDC, Uvira est même déjà tombée… Les rebelles de l'AFC-M23 sont entrés hier dans la ville, affirme le site. « Les témoignages sur place faisaient déjà état de la fuite des autorités civiles et de militaires dans la journée, alors que la rébellion se tenait à Kiliba, à une quinzaine de kilomètres au Nord d'Uvira. Le scénario de la prise de Goma et Bukavu en début d'année se répète donc dans cette ville de 600 000 habitants au bord du lac Tanganyika, pointe Afrikarabia : des rebelles qui progressent très rapidement face à une armée congolaise qui opère de multiples replis stratégiques, laissant ainsi la voie libre à l'AFC-M23. » Et, ça n'est pas une surprise, poursuit le site : l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l'égide des États-Unis, est en effet une « paix de papier », s'exclame-t-il. Pour la simple raison que « l'AFC-M23 n'est pas partie prenante de cet accord. Or, c'est justement le M23 qui est sur le terrain et qui opère, même si le mouvement rebelle est soutenu par Kigali. La signature de l'accord de Washington donne l'impression d'avoir mis la charrue avant les bœufs, constate encore Afrikarabia, en signant d'abord la paix avec le Rwanda avant de trouver un accord avec le M23 à Doha. » Cap vers le Katanga ? La Libre Afrique à Bruxelles confirme la chute d'Uvira… « La cité a été rapidement ceinturée et les rebelles ont ainsi pris le contrôle de la frontière burundaise, pour empêcher l'arrivée de renforts éventuels de l'armée congolaise. Face à cette situation et « pour éviter un bain de sang et limiter les dommages dans la ville, les notables d'Uvira ont demandé aux rebelles de les autoriser à négocier le départ des troupes fidèles au régime de Kinshasa », explique un diplomate occidental. Des tractations qui ont pris plusieurs heures mais qui ont abouti à un départ dans le calme de la plupart des hommes en armes. » Pour leur part, précise encore La Libre Afrique, « les rebelles ont déjà annoncé qu'ils allaient poursuivre leur avancée et mettre le cap sur le Katanga. […] Il faut mettre la main sur le coffre-fort du clan présidentiel », lance un cadre de l'AFC-M23. » Le Katanga, au Sud, qui « est le tiroir-caisse de la RDC, relève Afrikarabia, avec ses riches mines de cuivre et de cobalt. » Une menace pour le Burundi… La conquête d'Uvira « est (donc) stratégique à plus d'un égard », pointe Jeune Afrique. « Après la chute de Bukavu, en février, Uvira a en effet servi de point de repli aux autorités provinciales du Sud-Kivu. Située à l'extrémité nord du lac Tanganyika, c'est un point de passage obligé pour se projeter vers Kalemie (et plus au sud vers le Katanga). Enfin, Uvira fait directement face à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, dont l'aéroport sert depuis plusieurs mois de relais discret pour l'acheminement de renforts et de munitions vers le front de l'est. » D'ailleurs, poursuit Jeune Afrique, « l'expansionnisme de l'AFC-M23 dans cette zone est considérée comme une menace directe par les autorités burundaises, déjà confrontées à une importante crise économique. Entre le Rwanda et le Burundi, la tension a continué à monter ces derniers jours. Il y a une semaine, le ministre rwandais des Affaires étrangères avait accusé le Burundi « d'être un saboteur du processus de paix ». Et, il y a deux jours, son homologue burundais lui répondait indirectement en accusant le Rwanda de mener « des activités déstabilisatrices » contre son pays et de cibler les soldats burundais dans l'est de la RDC. »
Après Goma et Bukavu, c'est désormais Uvira, dans le Sud-Kivu, qui risque de tomber aux mains de l'AFC-M23. Selon l'AFP, les rebelles, soutenus par le Rwanda, seraient entrés dans la ville ce soir, mais la situation reste confuse. Les combats s'intensifient entre l'armée congolaise, appuyée par des forces burundaises, et des groupes armés locaux soutenant les rebelles, moins d'une semaine après l'accord de Washington. La ville d'Uvira se situe à la frontière avec le Burundi, à une trentaine de kilomètres de Bujumbura, l'ancienne capitale. Le Burundi dénonce des attaques sur son territoire et les "provocations" de Kigali.
Avec cette étape décisive ce jeudi 4 décembre à la Maison Blanche, à Washington, entre Donald Trump et les présidents congolais et rwandais Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Les trois dirigeants devraient officiellement parapher l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda suite à l'accord de Washington signé en juin dernier. Cet accord « comprend cinq dispositions, précise Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC : la cessation des hostilités, le respect de l'intégrité territoriale de la RDC, le désengagement des groupes armés non-étatiques, à savoir l'AFC/M23, soutenu par le Rwanda et les milices supplétives Wazalendo, armées par Kinshasa. L'accord prévoit également l'intégration conditionnelle de ces groupes dans l'armée, au cas par cas et la création d'un cadre d'intégration économique régional entre la RDC et le Rwanda, assorti d'investissements américains. Le hic, pointe Afrikarabia, c'est que les résolutions de l'accord de Washington sont sur la table depuis plusieurs mois, sans aucun effet de désescalade sur le terrain militaire. La guerre continue comme si de rien n'était. En cause, la non-application de deux mesures essentielles : le retrait effectif des troupes rwandaises du sol congolais pour Kinshasa, et la neutralisation des FDLR, héritiers des génocidaires hutus rwandais, pour Kigali. Sur ces deux dispositions, aucune avancée n'a été notée, relève encore Afrikarabia. L'accord n'étant pas contraignant, ce qui constitue le principal obstacle à son application, les deux parties peuvent ainsi jouer très longtemps au jeu du chat et de la souris ». Les mises en garde de Tshisekedi D'ailleurs, hier, avant d'arriver à Washington, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, le président congolais Félix Tshisekedi a prévenu : « "l'application du texte reste strictement conditionnée au retrait total des forces rwandaises du territoire congolais. Et ça, c'est indiscutable", a-t-il lancé. (…) Félix Tshisekedi a également mis en garde contre les interprétations hâtives et les effets d'annonce entourant la signature de Washington. L'accord, a-t-il précisé, existe bel et bien, mais il comporte des clauses essentielles voulues par Kinshasa : il n'entrera pleinement en vigueur que si et seulement si une paix réelle est vécue entre les deux pays ». Bref, conclut Le Forum des As : « le message était clair : la RDC avance vers la paix, mais ne transigera ni sur sa souveraineté, ni sur l'exigence d'un retrait total des troupes rwandaises ». Patience… En tout cas, « la réussite de ce plan de paix se mesurera dans les six prochains mois, estime pour sa part Le Journal de Kinshasa. Les indicateurs seront clairs : un retrait effectif du M23 des zones minières, la fin du soutien rwandais aux rebelles et une amélioration tangible de la situation à Goma, Bukavu et dans les zones voisines. Déjà, en 2002, rappelle le site congolais, l'Amérique de Bush avait démontré qu'elle pouvait contraindre Kigali à retirer ses troupes. En 2025, l'Amérique de Trump veut prouver qu'elle peut créer les conditions d'une paix durable. La mission est plus complexe. Il ne s'agit plus seulement de retirer des soldats, mais de bâtir un système politique, sécuritaire et économique assez solide pour empêcher leur retour ». Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes condamné à sept ans de prison À la Une également : pas de clémence pour Christophe Gleizes… En Algérie, le journaliste français a vu sa peine de sept ans de prison confirmée en appel hier. Immense déception pour sa famille et ses collègues. Le ministère français des Affaires étrangères dit « regretter vivement cette peine » et « appelle à la libération » du journaliste. Un verdict en effet, relève Jeune Afrique, « particulièrement scruté à Paris où, après une longue période de froid, on est entré en phase de rapprochement avec les autorités algériennes (suite à la libération de l'écrivain Boualem Sansal). Une visite à Alger du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez devrait intervenir rapidement, mais elle pourrait être compromise par la sévérité de la cour d'appel. Sauf si, comme Boualem Sansal avant lui, Christophe Gleizes devait bénéficier rapidement d'une mesure de grâce ». Le chercheur Hasni Abidi interrogé par Libération à Paris, y croit : « l'Algérie a toujours voulu contrôler le timing et avoir la main sur le processus judiciaire. Maintenant qu'il est terminé, la diplomatie va prendre le relais, affirme-t-il. Il faut que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, se rende à Alger, comme prévu. Et c'est en poursuivant le dialogue qu'une solution et des arrangements politiques pourront être trouvés ».
Welcome UCI Women's Road World Champion, Magdeleine Vallieres! She won this title in Kigali, Rwanda in incredibly impressive fashion storming away from her breakaway companions as well as a hard charging group of favorites. Canada got their first elite world title and the entire world got a new hero to cheer for. There are some fun connections Mags and Ted share over the years and her early introduction to cycling. You can follow this world class and world champion rider on her instagram: www.instagram.com/magdeleinevallieres Watch the highlights: https://www.youtube.com/watch?v=x4voJPNEHFc Check out Mags and Ted on the same results sheet once upon a time! https://802timing.com/results/18results/bikeresults/4.21.18overallrasputitsa.htm Thank you very much Matt Scarborough and Bicycle Accident Law.com Try AGZ by visiting drinkAG1.com/tedking
Kami Gahiga is a curator and art professional based between Kigali and London. Her work primarily focuses on art from the Global South and she has curated several exhibitions across Asia, Africa, the Middle East, and Europe. She is an acting contributor to NKA Journal of Contemporary African Art. Kami is the Art Basel VIP Representative for Africa. Previously, she served as the Head of VIP & Gallery Relations at 1-54 Contemporary African Art Fair (London, Marrakech, New York, Hong Kong). She is a patron of the Delfina Foundation (London, UK), a board member of the Tyburn Foundation Board (Harare, Zimbabwe & Umbria, Italy) and is a Nominator for the Norval Sovereign Art Prize (Cape Town, South Africa). Gahiga is the Co-Founder of the Ghana Institute of Contemporary Art opening soon in Kigali, Rwanda!She and Zuckerman discuss Contemporary Africa Art, creating a new art space in Khagili, Rwanda, multigenerational collecting, African patronage, art and culture as the last frontier in Rwanda, creating interest, the experience of exposure, the idea of beginning, how to inspire, finding answers within, artists opening and operating their own spaces on the continent, and writing manifestos!
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la libération de Boualem Sansal grâce à la médiation allemande, la remise en liberté de Nicolas Sarkozy et la signature d'une coopération économique entre Kinshasa et Kigali. Ukraine : un proche de Zelensky au cœur d'un réseau de corruption Timour Minditch, un proche du président Volodymyr Zelensky, est accusé d'avoir organisé un vaste système de corruption portant sur plus de 100 millions de dollars. Que sait-on de cette affaire ? Ce scandale peut-il remettre en cause l'intégrité du président ukrainien ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Libération de Boualem Sansal : quel rôle a joué l'Allemagne ? Libéré ce mercredi 12 novembre 2025 après un an de détention, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a bénéficié d'une grâce. Le président Tebboune a accepté ainsi la demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Pourquoi l'Allemagne a-t-elle joué un rôle dans la libération de l'écrivain ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin. France : pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il été libéré ? Incarcéré depuis le 21 octobre 2025 après sa condamnation dans l'affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007, l'ancien président a pu quitter la prison de Santé, à Paris, ce lundi 10 novembre 2025. Pourquoi la Cour d'appel a-t-elle autorisé sa libération ? Nicolas Sarkozy retournera-t-il en prison à l'issue de son procès en appel prévu en mars 2026? Avec Amélie Beaucour, journaliste au service France de RFI. RDC-Rwanda : que contient l'accord économique ? Les délégations de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont signé à Washington le volet économique de l'accord de paix conclu le 27 juin 2025. En quoi consiste la coopération économique entre Kinshasa et Kigali ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.
The inaugural UCI road World Championships on the continent of Africa took place in Rwanda last week. Dominated - again - by Tadej Pogačar, the men's road race was widely dubbed ‘the hardest edition ever', but was it really? Team USA's Larry Warbasse joins Daniel Friebe and Lionel Birnie to give his verdict and general impressions from Kigali. We also solve the mystery of Nauru's first ever World Championship entrant - who didn't make it to the start-line. In addition, we pay tribute to two influential figures in the cycling media who have passed away in recent days, and look forward to the European Championship road race at the weekend. OUR SPONSORS, LLOYDS The Cycling Podcast is proudly supported by Lloyds. Last year, Lloyds began a multi-year partnership with British Cycling, which includes becoming title sponsors of the Lloyds Tour of Britain races for men and women. Lloyds also sponsors the Great Britain team and National Championships across a range of disciplines – road racing, track cycling, mountain biking, BMX and cyclo-cross. Thanks to sponsorship from Lloyds, The Cycling Podcast covered the Lloyds Tour of Britain Men with daily episodes for the first time. EPISODE SPONSORS NordVPN Get NordVPN two-year plan + four months extra ➼ https://nordvpn.com/tcp It's risk-free with Nord's 30-day money-back guarantee Calm Calm has an exclusive offer for listeners of The Cycling Podcast. Get 40% off a Calm premium subscription ➼ https://calm.com/cycle Follow us on social media: Twitter @cycling_podcast Instagram @thecyclingpodcast Friends of the Podcast Sign up as a Friend of the Podcast at thecyclingpodcast.com to listen to new special episodes every month plus a back catalogue of more than 300 exclusive episodes. The 11.01 Cappuccino Our regular email newsletter is now on Substack. Subscribe here for frothy, full-fat updates to enjoy any time (as long as it's after 11am). The Cannibal & Badger Friends of the Podcast can join the discussion at our new virtual pub, The Cannibal & Badger. A friendly forum to talk about cycling and the podcast. Log in to your Friends of the Podcast account to join in. The Cycling Podcast is on Strava The Cycling Podcast was founded in 2013 by Richard Moore, Daniel Friebe and Lionel Birnie.
Join Daniel Friebe and Lionel Birnie as they analyse the men's elite road race at the 2025 UCI World Championships in Kigali, Rwanda. No spoilers here in the episode notes. OUR SPONSORS, LLOYDS The Cycling Podcast is proudly supported by Lloyds. Last year, Lloyds began a multi-year partnership with British Cycling, which includes becoming title sponsors of the Lloyds Tour of Britain races for men and women. Lloyds also sponsors the Great Britain team and National Championships across a range of disciplines – road racing, track cycling, mountain biking, BMX and cyclo-cross. Thanks to sponsorship from Lloyds, The Cycling Podcast covered the Lloyds Tour of Britain Men with daily episodes for the first time. EPISODE SPONSOR Babbel Learn a language the fun, easy way with intuitive 15-minute lessons you can do when you want. Choose from 14 languages including Spanish, French, Italian and German. Listeners can get up to 60% off for a limited time only at babbel.com/cycle Follow us on social media: Twitter @cycling_podcast Instagram @thecyclingpodcast Friends of the Podcast Sign up as a Friend of the Podcast at thecyclingpodcast.com to listen to new special episodes every month plus a back catalogue of more than 300 exclusive episodes. The 11.01 Cappuccino Our regular email newsletter is now on Substack. Subscribe here for frothy, full-fat updates to enjoy any time (as long as it's after 11am). The Cannibal & Badger Friends of the Podcast can join the discussion at our new virtual pub, The Cannibal & Badger. A friendly forum to talk about cycling and the podcast. Log in to your Friends of the Podcast account to join in. The Cycling Podcast is on Strava The Cycling Podcast was founded in 2013 by Richard Moore, Daniel Friebe and Lionel Birnie.
Join Rose Manley and Rebecca Charlton as they analyse the 2025 women's UCI World Championship road race in Kigali, Rwanda. No spoilers here but stand by for an account of a stunning edition of the race for the rainbow jersey. OUR SPONSORS, LLOYDS The Cycling Podcast is proudly supported by Lloyds. Last year, Lloyds began a multi-year partnership with British Cycling, which includes becoming title sponsors of the Lloyds Tour of Britain races for men and women. Lloyds also sponsors the Great Britain team and National Championships across a range of disciplines – road racing, track cycling, mountain biking, BMX and cyclo-cross. Thanks to sponsorship from Lloyds, The Cycling Podcast covered the Lloyds Tour of Britain Men with daily episodes for the first time. Follow us on social media: Twitter @cycling_podcast Instagram @thecyclingpodcast Friends of the Podcast Sign up as a Friend of the Podcast at thecyclingpodcast.com to listen to new special episodes every month plus a back catalogue of more than 300 exclusive episodes. The 11.01 Cappuccino Our regular email newsletter is now on Substack. Subscribe here for frothy, full-fat updates to enjoy any time (as long as it's after 11am). The Cannibal & Badger Friends of the Podcast can join the discussion at our new virtual pub, The Cannibal & Badger. A friendly forum to talk about cycling and the podcast. Log in to your Friends of the Podcast account to join in. The Cycling Podcast is on Strava The Cycling Podcast was founded in 2013 by Richard Moore, Daniel Friebe and Lionel Birnie.
The inaugural UCI road World Championships on the continent of Africa take place in Rwanda this week. The first few days of racing threw up one major surprise, the next few could yield more - and Daniel Friebe, Lionel Birnie & Brian Nygaard are on review & preview duty here. Remco Evenepoel‘s trouncing of Tadej Pogačar in the men‘s TT last Sunday confounded some tipsters but not the form book in that discipline. It‘ll be Pogačar, not Remco, defending his world title on Sunday - but did the former‘s performance on Sunday suggest his road race crown is there for the taking? We discuss this, hear from one Slovenian on the ground in Kigali and ponder the curious, in fact downright mysterious case of Nauru‘s single entrant on the provisional startlist. OUR SPONSORS, LLOYDS The Cycling Podcast is proudly supported by Lloyds. Last year, Lloyds began a multi-year partnership with British Cycling, which includes becoming title sponsors of the Lloyds Tour of Britain races for men and women. Lloyds also sponsors the Great Britain team and National Championships across a range of disciplines – road racing, track cycling, mountain biking, BMX and cyclo-cross. Thanks to sponsorship from Lloyds, The Cycling Podcast covered the Lloyds Tour of Britain Men with daily episodes for the first time. EPISODE SPONSOR Saily If you are travelling abroad and want to reduce or even eliminate roaming charges you need an eSim from Saily, brought to you by the creators of NordVPN. ⛵Download the SAILY app and use our code cycling at checkout to get an exclusive 15% off your first purchase. Or go to saily.com/cycling for full details Follow us on social media: Twitter @cycling_podcast Instagram @thecyclingpodcast Friends of the Podcast Sign up as a Friend of the Podcast at thecyclingpodcast.com to listen to new special episodes every month plus a back catalogue of more than 300 exclusive episodes. The 11.01 Cappuccino Our regular email newsletter is now on Substack. Subscribe here for frothy, full-fat updates to enjoy any time (as long as it's after 11am). The Cannibal & Badger Friends of the Podcast can join the discussion at our new virtual pub, The Cannibal & Badger. A friendly forum to talk about cycling and the podcast. Log in to your Friends of the Podcast account to join in. The Cycling Podcast is on Strava The Cycling Podcast was founded in 2013 by Richard Moore, Daniel Friebe and Lionel Birnie.
Johan Bruyneel and Spencer Martin share their thoughts on Remco Evenepoel's standout performance in last weekend's World Championship time trial before breaking down the course, contenders, and likely outcome of Sunday's Men's World Championship road race in Kigali, Rwanda. They preview the expected showdown between Evenepoel and Tadej Pogačar, analyze how the deep field of contenders could shape the race, and discuss how it might unfold, along with who offers the best betting value. Fabric: Join the thousands of parents who trust Fabric to help protect their family. Apply today in just minutes at https://meetfabric.com/THEMOVE. Policies issued by Western-Southern Life Assurance Company. Not available in certain states. Prices subject to underwriting and health questions. Caldera Lab: Upgrade your routine with Caldera Lab and see the difference for yourself. Go to https://CalderaLab.com/THEMOVE and use THEMOVE at checkout for 20% off your first order Manukora: Go to https://MANUKORA.com/THEMOVE to save 31% plus $25 worth of free gifts Rugiet: Head to https://rugiet.com/THEMOVE and use code THEMOVE to get 15% off today.
Spencer Martin and Johan Bruyneel discuss the recent racing and transfer action, and get into the World Championships in Kigali, Rwanda, break down how the event ended up there, and who they think will win Sunday's Time Trial. And, before they go, they answer a few interesting questions from listeners. Become a WEDŪ Member Today to Unlock VIP Access
Listen up class! The Cycling Podcast Féminin has returned after our post Tour de France Femmes summer break and we have that back-to-school feeling. Rose Manley, Denny Gray and Rebecca Charlton tackle some enticing subjects after a number of contentious topics have arisen over recent weeks. We discuss weight loss in cycling, the disqualification of five teams at the Tour de Romandie, Lorena Wiebes' continued domination and we look ahead to the World Championships in Rwanda. We broach the furore surrounding Pauline Ferrand Prevot's four kilogram weight loss in preparation for her victorious Tour de France Femmes campaign and delve further into the conversations around health, weight and disordered eating that have been brought up in the weeks since. In technology (or as Denny says, should it be politics?) we talk about the disqualification of five major teams at the Tour de Romandie after refusing to pick a rider to trial the UCI's new GPS tracking system. The teams – Visma Lease-a-Bike, Canyon SRAM, EF Education Oatly, Picnic Post NL and Lidl Trek – wanted the UCI to choose the riders, citing that mounting the 60 gram tracker would put that rider at a disadvantage. The UCI refused and disqualified the teams before the start of the race. The fall out has raised a number of questions over safety, stakeholder rights, the commercialisation of cycling and data usage and ownership, all of which we go into here. In geography, we cast our eyes over the upcoming World Championships route in Rwanda, centred around the capital city of Kigali. The race is notable not just for being the first time that the World Championships have been held in Africa but also for promising some dramatic racing on a climb-packed course. Also on the agenda: the debating club champion debates with herself and the odd things Denny used to do at the back of the bus with a protractor… or should that be a pair of compasses… OUR SPONSORS, LLOYDS The Cycling Podcast is proudly supported by Lloyds. Last year, Lloyds began a multi-year partnership with British Cycling, which includes becoming title sponsors of the Lloyds Tour of Britain races for men and women. Lloyds also sponsors the Great Britain team and National Championships across a range of disciplines – road racing, track cycling, mountain biking, BMX and cyclo-cross. Thanks to sponsorship from Lloyds, The Cycling Podcast covered the Lloyds Tour of Britain Men with daily episodes for the first time. EPISODE SPONSOR NordVPN Get NordVPN two-year plan + four months extra ➼ https://nordvpn.com/tcp It's risk-free with Nord's 30-day money-back guarantee. Follow us on social media: Twitter @cycling_podcast Instagram @thecyclingpodcast Friends of the Podcast Sign up as a Friend of the Podcast at thecyclingpodcast.com to listen to new special episodes every month plus a back catalogue of more than 300 exclusive episodes. The 11.01 Cappuccino Our regular email newsletter is now on Substack. Subscribe here for frothy, full-fat updates to enjoy any time (as long as it's after 11am). The Cannibal & Badger Friends of the Podcast can join the discussion at our new virtual pub, The Cannibal & Badger. A friendly forum to talk about cycling and the podcast. Log in to your Friends of the Podcast account to join in. The Cycling Podcast is on Strava The Cycling Podcast was founded in 2013 by Richard Moore, Daniel Friebe and Lionel Birnie.