Equatorial country in Africa
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Importante infrastructure portuaire du golfe de Guinée sur la côte atlantique, le port de Pointe-Noire va bénéficier à partir de 2028 d'un nouveau terminal, construit par le groupe Abu Dhabi Ports. Les Émiriens comptent investir au moins 200 millions de dollars (plus de 100 milliards de FCFA) dans ce projet destiné à moderniser et à agrandir le port de Pointe-Noire. De notre correspondant à Brazzaville, C'est en 2023 que les responsables d'Abu Dhabi Ports ont bénéficié de l'accord des autorités congolaises, en vue de construire ce terminal dans la partie est du port de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Récemment, ces responsables ont signé trois agréments en vue notamment de l'obtention du matériel, pour débuter les travaux de réalisation de cette infrastructure. « Nous avons signé trois accords. Le premier avec ZPMC s'élève à environ 50 millions de dollars. Nous achetons des grues spécialisées afin de pouvoir recevoir les navires Supramax parmi les plus grands du monde. Les deux autres contrats portent sur des travaux maritimes et des travaux de superstructure pour un montant de 150 millions de dollars », a expliqué Mohammed Menhali, le directeur général d'Abu Dhabi Ports. Le groupe ADP souhaite construire ce terminal en respectant les normes environnementales, développer l'économie congolaise et créer un nombre important d'emplois. Le terminal à construire pourrait mesurer jusqu'à 400 mètres de long, pouvant recevoir 250 000 conteneurs par an. Une quantité qui devrait augmenter avec la mise en place, à venir, de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF). À lire aussiPour le port de Pointe-Noire, le défi est de desservir la sous-région [2/2] « Un nouvel acteur dans l'écosystème de Pointe-Noire » ADP est en partenariat avec le groupe CMA-CGM, une alliance qui réjouit Innocent Dimi, secrétaire permanent des partenariats public-privés en République du Congo. « Ce partenariat stratégique avec le groupe CMA-CGM va permettre en effet au port de Pointe-Noire d'entrer dans une nouvelle ère, une nouvelle ère technologique, de capacité de traitements, avec les autres partenaires qui sont déjà présents. En réalité, il s'agit d'un nouvel acteur dans l'écosystème de Pointe-Noire », s'est-il félicité. Le groupe ADP s'engage dans ce projet, alors que le monde vit une crise à travers la fermeture du détroit d'Ormuz, pouvant ralentir le rythme d'importation de certains matériaux. De son côté, Innocent Dimi loue la main tenue par les autorités congolaises aux investisseurs. « Il y a des investissements nombreux qui sont faits au port de Pointe-Noire. C'est la vision de vouloir justement accélérer le développement de notre pays. Plusieurs initiatives ont été amorcées dans ce sens dans la ville de Pointe-Noire. C'est donc un des outils (avec ADP) qui viendra parachever cela », précise-t-il. Outre ADP, le groupe AGL – Bolloré bien avant – participe depuis 2009 à la modernisation du port de Pointe-Noire avec un coût d'investissements estimé à 450 millions d'euros jusqu'en 2025. À lire aussiAfrique-Émirats arabes unis: un boom des relations commerciales émiriennes sur le continent
L'émission 28 minutes du 12/05/2026 Elle a passé des mois dans l'intimité de la famille d'un taliban en Afghanistan Lauréate du prix World Press Photo 2026, la photojournaliste Élise Blanchard publie “Dans la maison d'un taliban” (éditions Le Cherche Midi). Pendant trois ans, après le départ des forces américaines en 2021, elle effectue plusieurs séjours, en Afghanistan, au sein de la famille d'un taliban rencontré lors d'un reportage. À travers leur quotidien, elle documente la résilience, l'humour, et la soumission des femmes, face à un système oppressif. En finir avec la Françafrique : Emmanuel Macron a-t-il tenu sa promesse ? Emmanuel Macron a choisi Nairobi pour organiser, avec le Kenya, le sommet “Africa Forward”, les 11 et 12 mai 2026. Il marque ainsi une rupture symbolique avec l'héritage de la Françafrique en choisissant, pour la première fois, un pays hôte anglophone. En 2017, lors de son discours à Ouagadougou, il affirmait : “Il n'y a plus de politique africaine de la France.” Depuis, la situation s'est fortement dégradée au Sahel avec le départ précipité de l'armée française du Mali, du Burkina Faso et du Niger entre 2020 et 2023. Dans le même temps, Emmanuel Macron a pris une série de mesures visant à reconnaître le passé colonial français. Aujourd'hui, il souhaite faire du continent africain un partenaire financier important. Il a notamment annoncé 14 milliards d'euros d'investissements, publics et privés, en Afrique. On en débat avec Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo Brazzaville et au Sénégal, Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste de l'Afrique et du Moyen-Orient et Martial Ze Belinga, économiste et sociologue. Xavier Mauduit revient sur l'histoire des hantavirus, ces maladies transmises par les rongeurs, après que la France a recensé son premier cas positif à ce virus. Marie Bonnisseau raconte l'histoire d'un touriste allemand, qui a obtenu 1 000 euros de dédommagement pour ne pas avoir réussi à obtenir de transat durant son séjour dans un hôtel grec. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 12/05/2026 En finir avec la Françafrique : Emmanuel Macron a-t-il tenu sa promesse ? Emmanuel Macron a choisi Nairobi pour organiser, avec le Kenya, le sommet “Africa Forward”, les 11 et 12 mai 2026. Il marque ainsi une rupture symbolique avec l'héritage de la Françafrique en choisissant, pour la première fois, un pays hôte anglophone. En 2017, lors de son discours à Ouagadougou, il affirmait : “Il n'y a plus de politique africaine de la France.” Depuis, la situation s'est fortement dégradée au Sahel avec le départ précipité de l'armée française du Mali, du Burkina Faso et du Niger entre 2020 et 2023. Dans le même temps, Emmanuel Macron a pris une série de mesures visant à reconnaître le passé colonial français. Aujourd'hui, il souhaite faire du continent africain un partenaire financier important. Il a notamment annoncé 14 milliards d'euros d'investissements, publics et privés, en Afrique. On en débat avec Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo Brazzaville et au Sénégal, Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste de l'Afrique et du Moyen-Orient et Martial Ze Belinga, économiste et sociologue. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
« La voie de la négociation est plus utile et plus douce que celle des armes. » Voilà ce que disait l'un des négociateurs de Louis XIV. Mais l'actualité récente, qu'elle nous emmène en Iran, au Venezuela ou en Ukraine, nous pousse à nous demander si la diplomatie est morte. Ou bien si elle prend d'autres formes… Soumises aux réseaux sociaux, tributaires de plus en plus d'intérêts privés, et semblant balayées d'un revers de main par un président américain qui cultive l'unilatéralisme comme une force. Question que l'on posera à nos invités : Guillaume Devin, professeur émérite des universités à Sciences Po, membre associé du CERI, auteur de Notre système international. Une approche politique des relations internationales, éditions Le Cavalier Bleu. Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo-Brazzaville et au Sénégal. Auteur du Grand livre de l'Afrique : Chaos ou émergence au sud du Sahara ? (Eyrolles). Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'Union européenne et chercheur à Carnegie Europe, auteur de Deux générations en guerre – Mémoires familiales pour comprendre le retour de la guerre en Europe, autoédité.
[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal. Brûlures, infections, boutons ou vergetures Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète… Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation. Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue. Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes. Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.
[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal. Brûlures, infections, boutons ou vergetures Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète… Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation. Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue. Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes. Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la puissance navale chinoise et une nouvelle personne à la tête de l'Assemblée nationale au Cameroun. Assassinat de Patrice Lumumba : connaîtra-t-on un jour la vérité ? 65 ans après l'assassinat de Patrice Lumumba, la Chambre du Conseil de Bruxelles a décidé de juger un ancien diplomate belge pour son implication présumée dans la mort du Premier ministre congolais. Étienne Davignon est soupçonné de « participation à des crimes de guerre » pour son implication dans les décisions ayant mené à cette page sombre de l'histoire de la RDC. Pourquoi n'a-t-il pas été inculpé plus tôt ? Quelles sont les preuves à disposition de la justice ? Avec Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles. Chine : comment Pékin renforce sa puissance navale ? Selon le Pentagone, la Chine possèderait plus de 370 navires et sous-marins, ce qui en fait la plus grande flotte militaire du monde. Dernièrement, une publication du Parti communiste chinois a appelé à développer davantage l'économie maritime du pays, tout en défendant la nécessité de s'engager activement dans la gouvernance mondiale des océans. Comment la Chine est-elle parvenue à se doter d'une telle défense maritime ? Pourquoi Pékin préfère développer ses capacités navales plutôt que sa force de frappe aérienne et terrestre ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Cameroun : un « séisme » politique ? Pour la première fois en 34 ans, l'Assemble nationale du Cameroun a un nouveau président. Les députés ont élu Théodore Datouo pour succéder à Cavayé Yeguié Djibril, au perchoir depuis les premières élections multipartites de 1992. Comment expliquer ce changement et pourquoi maintenant ? Est-ce le début d'une nouvelle ère à l'Assemblée nationale ? Où en est le remaniement du gouvernement promis, il y a trois mois, par le président Paul Biya ? Avec Stéphane Akoa, politologue camerounais et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur la coupure internet au Congo-Brazzaville qui a duré plusieurs jours, alors que les Congolais attendaient les résultats du scrutin présidentiel.
C'est officiel depuis ce vendredi 20 mars 2026, le prix Voix d'Afriques 2026 récompense le jeune écrivain de RDC, Pascal Boroto, âgé de 24 ans, pour son premier roman intitulé : « Le nom de ma mère ». À l'occasion de la cérémonie à Kinshasa, grand reportage sur place à la rencontre du cinquième lauréat de ce prix littéraire créé par RFI, les éditions J.-C. Lattès, en partenariat avec la Cité Internationale des Arts à Paris. Après la Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, c'est la première fois qu'un auteur de la République Démocratique du Congo est récompensé par le prix Voix d'Afriques. À Kinshasa, et à l'Institut Français, lieu de la remise officielle du Prix, rencontre avec quelques-uns des jurés présents : Mohamed Mbougar Sarr, le président du jury, prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes ; Anne-Sophie Stefanini, directrice littéraire des éditions J.-C. Lattès ; Hemley Boum, écrivaine et lauréate du prix des Cinq continents 2025 pour Le Rêve du pécheur et le lauréat. D'une fratrie de six enfants, Pascal Boroto né en 2001 à Bukavu où il vit actuellement, a toujours eu envie d'écrire et de suivre les traces de sa mère la journaliste Solange Lusiku, fondatrice d'un quotidien indépendant en RDC. Après la mort prématurée de cette dernière en 2018, il a voulu lui rendre hommage dans son premier roman aujourd'hui primé Le nom de ma mère. « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès).
La vision a vaincu la rationalité.LoIc Mackosso est arrivé en France évacué par l'armée française, fuyant la guerre civile du Congo Brazzaville. Il a lancé son cabinet de M&A et de levée de fonds, sans revenus, avec un enfant en bas âge. Il a closé son premier grand mandat — 27 millions d'euros levés — grâce à un coup de fil de sa mère à 3 heures du matin à Washington.Aujourd'hui, Loïc Mackosso est le Fondateur et Managing Partner d'ARIES Investissements, administrateur non-exécutif de la Banque Postale du Congo, et auteur du livre "Rester Debout : Quand la résilience devient un super pouvoir".Dans cet épisode exceptionnel, il nous livre les coulisses de l'entrepreneuriat en Afrique : le monde opaque du M&A, la création d'un fonds d'investissement dans les infrastructures énergétiques, et surtout, ce qui lui a permis de tenir debout quand tout semblait s'effondrer. Sa réponse ? La foi. La vision. L'audace. Le travail.Un épisode rare, profond et inspirant pour tous ceux qui veulent entreprendre avec impact.
Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso remporte un cinquième mandat consécutif. Selon les chiffres encore provisoires, le président sortant est crédité de près de 95% des voix, avec un taux de participation de 85%. Que pensez-vous de ce coup KO électoral ? Quelles sont les priorités pour les cinq prochaines années ? Vos réactions nous intéressent ! Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Au Congo-Brazzaville, la Cour constitutionnelle doit désormais confirmer les résultats annoncés par les autorités : Denis Sassou-Nguesso a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle organisée le 15 mars 2026. Le président sortant est crédité de près de 95% des voix, avec une participation de plus de 84%. Des résultats « qui ne reflètent pas la réalité » selon la plateforme de la société civile Capged, qui avait déployé des observateurs dans les bureaux de vote. Son porte-parole, Bertrand Menier Kounianga, est l'invité de Charlotte Idrac. RFI : Vous parlez d'une « élection Nintendo ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Bertrand Menier Kounianga : Une « élection Nintendo », c'est une élection qui a été manipulée de bout au bout par la personne qui a tenu les manettes. Des opérations préparatoires jusqu'au vote, nous avons observé que rien n'était crédible. Et rien ne pouvait rassurer les populations. Cette élection a été marquée par une coupure totale des communications le jour du vote. Internet et téléphone. Qu'est-ce que ça a entrainé comme difficultés pour les électeurs, les candidats et les observateurs ? Pour les candidats, ça a été quand même une affaire très grave parce que ça les a empêchés de coordonner les opérations avec les équipes qui étaient sur place. Et ça a eu pour incidence que la quasi-totalité des candidats de l'opposition n'avaient presque pas d'observateurs ou de délégués dans les bureaux. Maintenant, pour nous, les électeurs, c'était très grave parce que, en même temps que le vote se déroule, nous avons des communications à passer avec nos parents et nous avons observé des cas de maladie, des gens qui sont tombés malades, ils n'ont pas pu appeler l'ambulance et c'est inadmissible. Les associations citoyennes du Capged, avaient déployé des observateurs dans 49 centres de vote de la capitale, Brazzaville. Sur le déroulement des opérations de vote, quels sont les principaux constats qui ressortent des observations sur le terrain ? La majorité des candidats, en dehors du président de la République, n'avaient pas de représentants dans les bureaux de vote. Et la deuxième chose, c'est que les bureaux de vote ont, dans la quasi-totalité, ouvert en retard et fermé plus tôt que prévu. Et nous avons constaté qu'il n'y avait pas d'engouement. Dans plusieurs bureaux, nous avons observé que les gens n'étaient pas motivés. D'ailleurs, le jour de la publication des résultats, il n'y a pas eu une liesse dans la ville, alors que le président de la République a fait un plébiscite. Les autorités ont pourtant annoncé un taux de participation de plus de 84 %. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Les taux publiés par les autorités ne traduisent pas ou ne reflètent pas la réalité sur le terrain. Parce que la plupart des médias ou encore des témoins qui étaient sur le terrain vous diront qu'il n'y avait pas d'engouement. Et le taux de participation, tel que nous l'avons vu, ne pouvait pas dépasser 10 %. Cette participation qui est impossible à chiffrer de manière indépendante en raison justement de la coupure des communications… Sur les autres constats, qu'est-ce que vous avez pu observer ? Il y a une problématique de vote multiple, c'est ça ? Oui, il y a une problématique de vote multiple et dans certains bureaux de vote, il nous a été reporté que des militaires qui avaient voté le 12 ont encore voté dans certains bureaux de vote. Et puis les agents publics qui étaient chargés de distribuer les cartes d'électeurs ont fait la rétention de ces cartes. Et ces cartes se sont retrouvées dans les QG du candidat de la majorité. Et le jour du vote, des personnes venaient voter à la place des autres. Et ça fait des doublons. Et ces actes se sont répétés. Il y a eu des bourrages des urnes dans certains centres, nous avons pu les documenter. Et sur la surveillance du dépouillement après les opérations de vote, qu'est-ce que vous avez constaté ? Nous avons constaté qu'il y a eu des bureaux où le dépouillement ne s'est pas effectué sur place. Après la clôture de vote, les agents de l'ordre et les agents de l'administration ont pris les urnes et les ont emportées. Et ça, ça ne peut pas rassurer. Pourquoi ? Parce que ces urnes peuvent être bourrées là où ils sont partis. Et puis notamment, toujours sur le dépouillement, dans beaucoup de centres de vote que nous avons observé, les résultats n'ont pas été publiés. Ce sont des irrégularités graves parce que, à ce moment-là, on se contentera simplement des résultats publiés par les autorités alors que les gens devraient avoir des preuves. Quels sont les points positifs à retenir sur l'organisation de ce scrutin ? Le scrutin s'est déroulé en tout cas sans incident, dans la tranquillité. Par rapport aux autres élections, nous n'avons pas pu documenter des cas de brutalités. Le Capged, dans son communiqué, indique que l'élection n'a été « ni juste, ni équitable, ni transparente ». Est-ce qu'il y aura une suite après cette conclusion ? Nous allons demander un dialogue. Parce que lorsque les autorités sont élues à l'issue d'une élection qui n'est ni crédible ni transparente, ces autorités ne peuvent pas avoir de légitimité. Et donc nous allons demander pendant tout le mandat de convoquer le dialogue. Et pourquoi pas aller vers une transition…
Dalle deportazioni di rifugiati in Egitto alle nuove rotte dello jihadismo verso il Golfo di Guinea, fino alla tenuta democratica in Repubblica del Congo e ai timori per la libertà di stampa in Africa orientale.In questa puntata di Africa Oggi analizziamo le principali dinamiche che stanno ridefinendo il continente africano.
A la Une de la presse, ce lundi 16 mars, les réactions, en France, au premier tour des municipales, marqué par une faible participation - 56%, seulement. Les pourparlers les Etats-Unis et Cuba, qui a libéré 14 prisonniers politiques, samedi. La victoire annoncée de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle au Congo-Brazzaville. La grosse boulette d'un espion russe. Et un nouveau sacre pour le pongiste français Félix Lebrun.
« Que s'est-il passé à 4h00 du matin ce mercredi dans le quartier résidentiel de Himbi à Goma ? », interroge Afrikarabia, « deux frappes de drones se sont abattues dans la zone. Une première explosion a touché une résidence abritant des humanitaires. Trois personnes ont été tuées, dont une employée de l'Unicef, Karine Buisset, de nationalité française. Un second tir de drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu. » « Quelqu'un a pris la décision d'envoyer un drone bombarder une maison dans un quartier résidentiel de Goma. Mais qui ? » interroge de son côté Jeune Afrique, qui poursuit : « Si la condamnation internationale est unanime, nul ne se hasarde à attribuer la responsabilité de cette attaque à l'une des parties au conflit, qui oppose l'armée congolaise au groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda (…) » Jeune Afrique cite « une source diplomatique française, qui se dit incapable de se prononcer sur l'origine du tir ». Toutefois, poursuit le site d'information panafricain, « les premiers regards se tournent vers l'armée congolaise », qui aurait fréquemment recours à des frappes de drones. Mais « un interlocuteur proche de la présidence congolaise laisse entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté, imaginé par les rebelles pour décrédibiliser Kinshasa ». Condamnation ferme Cette attaque qui a causé la mort de quatre personnes suscite de nombreuses réactions. Le Journal de Kinshasa souligne ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, « a publié un communiqué cinglant, condamnant fermement toute attaque mettant en danger la vie des civils et du personnel humanitaire », rappelant « que ces actes constituent une violation croissante du droit international humanitaire ». L'Union africaine, poursuit le Journal de Kinshasa, réclame « une enquête impartiale ». Mahmoud Ali Youssouf réaffirme « l'engagement de l'Union africaine "à travailler avec le gouvernement de la RDC, les partenaires régionaux et la communauté internationale pour faire progresser une solution politique durable" ». Le Journal de Kinshasa remarque lui, « que cet engagement reste à concrétiser sur le terrain. Car sur le papier, les initiatives diplomatiques se multiplient. Mais dans les collines du Nord-Kivu, les armes continuent de parler et les civils continuent de mourir ». « Scrutin joué d'avance » L'élection présidentielle au Congo-Brazzaville aura lieu dimanche. « Le compte à rebours est lancé », titre Afrik.com. « Si le calendrier électoral s'accélère avec le vote par anticipation des militaires hier, l'effervescence habituelle des joutes démocratiques semble se heurter à un déséquilibre flagrant : dans les rues de la capitale, un seul regard suit les passants sur les affiches : celui du président sortant Denis Sassou-Nguesso. Fort de ses 41 années cumulées à la tête de l'État, le candidat à sa propre succession brigue un cinquième mandat dans un climat où la compétition semble, pour beaucoup, avoir perdu son incertitude ». En effet, poursuit Afrik.com, « l'absence de figures historiques de la scène politique pèse lourdement sur l'intérêt du scrutin. Sans Guy Brice Parfait Kolelas, décédé en 2021 et avec des personnalités comme Jean-Marie Michel Mokoko ou André Okombi Salissa, toujours derrière les barreaux, l'opposition se présente en ordre dispersé ». Pas ou peu de suspens donc, « certains qualifient déjà le scrutin de joué d'avance », explique encore le site d'information panafricain. « La stratégie de l'opposition varie entre appel au boycott et volonté de surveiller les bureaux de vote pour éviter les fraudes. Cette division fait de la participation le véritable baromètre de cette élection », estime Afrik.com qui conclut : « Dimanche, les urnes diront si l'appel à la mobilisation a été entendu ou si le silence des quartiers populaires l'emportera sur les promesses de campagne ».
« Que s'est-il passé à 4h00 du matin ce mercredi dans le quartier résidentiel de Himbi à Goma ? », interroge Afrikarabia, « deux frappes de drones se sont abattues dans la zone. Une première explosion a touché une résidence abritant des humanitaires. Trois personnes ont été tuées, dont une employée de l'Unicef, Karine Buisset, de nationalité française. Un second tir de drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu. » « Quelqu'un a pris la décision d'envoyer un drone bombarder une maison dans un quartier résidentiel de Goma. Mais qui ? » interroge de son côté Jeune Afrique, qui poursuit : « Si la condamnation internationale est unanime, nul ne se hasarde à attribuer la responsabilité de cette attaque à l'une des parties au conflit, qui oppose l'armée congolaise au groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda (…) » Jeune Afrique cite « une source diplomatique française, qui se dit incapable de se prononcer sur l'origine du tir ». Toutefois, poursuit le site d'information panafricain, « les premiers regards se tournent vers l'armée congolaise », qui aurait fréquemment recours à des frappes de drones. Mais « un interlocuteur proche de la présidence congolaise laisse entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté, imaginé par les rebelles pour décrédibiliser Kinshasa ». Condamnation ferme Cette attaque qui a causé la mort de quatre personnes suscite de nombreuses réactions. Le Journal de Kinshasa souligne ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, « a publié un communiqué cinglant, condamnant fermement toute attaque mettant en danger la vie des civils et du personnel humanitaire », rappelant « que ces actes constituent une violation croissante du droit international humanitaire ». L'Union africaine, poursuit le Journal de Kinshasa, réclame « une enquête impartiale ». Mahmoud Ali Youssouf réaffirme « l'engagement de l'Union africaine "à travailler avec le gouvernement de la RDC, les partenaires régionaux et la communauté internationale pour faire progresser une solution politique durable" ». Le Journal de Kinshasa remarque lui, « que cet engagement reste à concrétiser sur le terrain. Car sur le papier, les initiatives diplomatiques se multiplient. Mais dans les collines du Nord-Kivu, les armes continuent de parler et les civils continuent de mourir ». « Scrutin joué d'avance » L'élection présidentielle au Congo-Brazzaville aura lieu dimanche. « Le compte à rebours est lancé », titre Afrik.com. « Si le calendrier électoral s'accélère avec le vote par anticipation des militaires hier, l'effervescence habituelle des joutes démocratiques semble se heurter à un déséquilibre flagrant : dans les rues de la capitale, un seul regard suit les passants sur les affiches : celui du président sortant Denis Sassou-Nguesso. Fort de ses 41 années cumulées à la tête de l'État, le candidat à sa propre succession brigue un cinquième mandat dans un climat où la compétition semble, pour beaucoup, avoir perdu son incertitude ». En effet, poursuit Afrik.com, « l'absence de figures historiques de la scène politique pèse lourdement sur l'intérêt du scrutin. Sans Guy Brice Parfait Kolelas, décédé en 2021 et avec des personnalités comme Jean-Marie Michel Mokoko ou André Okombi Salissa, toujours derrière les barreaux, l'opposition se présente en ordre dispersé ». Pas ou peu de suspens donc, « certains qualifient déjà le scrutin de joué d'avance », explique encore le site d'information panafricain. « La stratégie de l'opposition varie entre appel au boycott et volonté de surveiller les bureaux de vote pour éviter les fraudes. Cette division fait de la participation le véritable baromètre de cette élection », estime Afrik.com qui conclut : « Dimanche, les urnes diront si l'appel à la mobilisation a été entendu ou si le silence des quartiers populaires l'emportera sur les promesses de campagne ».
Au Congo-Brazzaville, c'est la dernière ligne droite avant la présidentielle du 15 mars. Denis Sassou Nguesso brigue un cinquième mandat consécutif face à six candidats. La campagne mobilise-t-elle les foules ? Divisée, l'opposition peut-elle créer la surprise ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Contagem regressiva para o resultado da 45ª edição do Prêmio Descobertas RFI, uma das maiores plataformas de promoção de novos artistas e grupos africanos. Terminadas as três fases de seleção, os ouvintes e internautas podem votar até 11 de março nos dez finalistas. A recompensa será anunciada em 13 de março. Daniella Franco, da RFI Desde 1981, o Prêmio Descobertas (Prix Découvertes, em francês) é realizado anualmente. O processo que mobiliza todas as equipes que trabalham com música na RFI, mas também representantes da cena musical francesa que compõem o júri, neste ano presidido pelo rapper MC Solaar. Em 2025, a vencedora foi a cantora guineense Queen Rima. A reta final da 45ª edição do Prêmio Descobertas conta com dez concorrentes. Entre eles, quatro cantoras solo, quatro vocalistas homens, uma dupla e uma banda. Para votar, clique aqui. Claudio Rabé De Madagascar, a RFI selecionou Claudio Rabé, que lidera um coletivo que mistura rock, trance e sonoridades afro-psicodélicas. O objetivo do grupo é exportar cultura e denunciar as injustiças vividas pelo povo malgaxe. "Nasci no meio musical - meu avô é músico, meu pai é dançarino - então a música sempre foi algo óbvio para mim. Representamos o povo e a cultura malgaxe. Queremos que todos saibam o que acontece no nosso país", diz. Ouça Claudio Rabé Defmaa Maadef A dupla senegalesa Defmaa Maadef é formada pelas artistas Defa e Mamy Victory. O primeiro álbum, o dançante "Jaar Jaar", foi lançado no ano passado, propondo um encontro do mbalax senegalês com afrobeats, kwaito e amapiano. Nas letras, cantadas quase integralmente na língua wolof, o engajamento feminista dá o tom. "Nossa música celebra a cultura senegalesa e dá uma voz livre e poderosa às mulheres. O mundo é nosso!", diz Defa. Ouça Defmaa Maadef Joyce Babatunde De Camarões, a RFI selecionou Joyce Babatunde. A versátil artista transita facilmente entre diversos estilos, slam, rap, funk, soul ou r&b. Ela classifica suas composições de "afro-soul". "Quis deixar que a minha música fosse uma expressão do que eu sinto. O afro-soul, para mim é a expressão, da minha alma", explica. Ouça Joyce Babatunde Malha Afrobeat, pop, house e twarab engajado direto de Comores: é essa a proposta da cantora Malha, que em suas letras expressa seu engajamento feminista. "Meu engajamento vem da minha experiência. Fiquei órfã na infância, aos 7 anos, e minha vida não foi fácil. Tive que lutar para sobreviver e meu engajamento vem daí, sobretudo pelas mulheres e crianças", diz. Ouça Malha Manu Desroches O cantor e multi-instrumentista Manu Desroches é originário das Ilhas Maurício. Misturando jazz, blues e música tradicional de seu país natal, ele homenageia suas raízes e faz um convite a uma viagem às paisagens sonoras do Oceano Índico. "Faço música porque acho que essa é uma das coisas mais bonitas que nos conectam como seres humanos", diz Desroches. Ouça Manu Desroches Opa Também do Benin vem o candidato Opa, que transita entre o r&b, o soul e estilos tradicionais do país: um verdadeiro embaixador da cultura beninense. "Trabalho com música porque é algo que eu adoro e que me faz vibrar. Também porque tenho um sonho, poder exportar toda a riqueza cultural do meu país", afirma. Ouça Opa Sym Sam Mbalax com uma pitada de funk, reggae e jazz, mas também highlife e amapiano: essa é a proposta do músico beninense-senegalês Sym Sam. "Minha paixão pela música vem dos meus pais. Meu pai é diretor de coral e minha mãe é cantora, então nasci mergulhado nesse meio musical e minha paixão surgiu naturalmente", diz. Ouça Sym Sam Tyty Meufapart Para Tyty Meufapart, de Congo-Brazzaville, cantar é existir. A artista propõe uma mix de rap, soul e jazz a ritmos tradicionais congoleses. Essa "afro-fusion" é regada à voz singular e a uma presença de palco empoderada da cantora. "Canto em lingalá, kitubá e em francês. Sou cantora, autora e compositora e estou muito feliz de fazer parte dos dez finalistas do Prêmio Descobertas RFI", declara. Ouça Tyty Meufapart Yewhe Yeton Yewhe Yeton faz parte de uma tradicional família de percussionistas e cantores do Benin. Com composições que oscilam entre diversos ritmos beninense, cantadas na língua fongé, ele desponta hoje como um dos novos nomes do rock vodu. "Faço música porque tenho uma mensagem para passar. Transmitir os valores sagrados é uma missão para mim: o amor, a vida em comunidade, a resiliência: tudo o que o mundo precisa hoje", diz Yewhe Yeton. Ouça Yewhe Yeton Yotsi O quarteto Yotsi vem da República Democrática do Congo e mistura afro-rock, afro-folk e ritmos tradicionais congoleses. Suas letras abordam temáticas sociais e são cantadas em lingala, swahili e tshiluba. "Começamos a tocar quando éramos crianças, na igreja. Fazemos música porque é nossa paixão, porque gostamos de nos voltar ao mundo também, diz a cantora Linda Tombo. Ouça Yotsi
Vendredi 13 février 2026LITTÉRATURERimpatrio | Ève GuerraTraduzione del romanzo Rapatriement - GrassetIn dialogo con Tiziana Lo Porto e in presenza di Anna D'Elia traduttriceGramma Feltrinelli EditoreAnnabella Morelli, vingt-trois ans, habite dans le Vieux Lyon, loin du Congo-Brazzaville où elle est née. Elle est étudiante, amoureuse et se rêve poétesse. Ses parents : un ouvrier franco-italien exilé en Afrique ; une villageoise congolaise, devenue mère trop jeune.Confrontée à la question du rapatriement du corps en France, Annabella enquête, se perd, fouille et démêle bien plus que ce qu'elle cherchait. Secrets de famille, mensonges, corruption. Jusqu'à la dernière page, nul ne sera épargné, pas même elle.Ève Guerra a grandi au Congo Brazzaville qu'elle fuit pendant la guerre civile. Elle est aujourd'hui enseignante de latin, de grec ancien et de français, chroniqueuse pour Lire et auteure d'un recueil de poésie. Rapatriement est son premier roman.
Depuis samedi dernier, le Congo, capitale Brazzaville, est en campagne électorale avant d'élire leur président dans une quinzaine de jours (15 mars). Le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, dont plus de 40 au pouvoir part grand favori. Il va affronter six autres personnes lors de ce scrutin, la plupart sans envergure. Pour cette présidentielle, les principaux partis d'opposition ne prennent pas part au scrutin. De quoi se poser la question sur le véritable enjeu dans cette élection. L'opposition et une partie de la société civile dénoncent un scrutin verouilllé et joué d'avance. Joe Washington Ebina est le président de la Fondation Ebina qui lutte en faveur des droits humains au Congo. Il est le grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Le président Denis Sassou-Nguesso vise un cinquième mandat à 82 ans, après quatre décennies au pouvoir et sans réelle opposition. Question simple : ce cinquième mandat lui est-il déjà acquis, comme le disent ses partisans ? Joe Washington Ebina : Cette présidentielle se déroule dans un contexte politique et institutionnel vraiment fragile. Avec une concentration du pouvoir pendant 40 ans, l'opposition qui existe aujourd'hui est malheureusement muselée. Il faut préciser qu'il y a l'affaiblissement de l'opposition parce que depuis près de dix ans, il y a des prisonniers politiques comme le général Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, dont l'incarcération a non seulement réduit la capacité organisationnelle de l'opposition, mais aussi servi de moyen de pression politique. La grande question est existentielle et aussi économique. Tous les Congolais à l'heure actuelle vous parlent des difficiles conditions de vie ou de l'obtention d'un simple passeport. Cinq ans de plus amélioreront-ils tout cela ? Va-t-il y avoir l'électricité et l'eau potable ? Les conditions de vie seront-elles meilleures dans les hôpitaux et dans l'assainissement au niveau des villes et pour les retraités qui cumulent près de 50 mois d'arriérés de pensions ? Donc, pour nous, finalement, cette présidentielle est un non-événement, c'est la continuité d'un système qui, malheureusement, ne trouve pas de solutions au quotidien des Congolais. Deux des principales figures de l'opposition, le général Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, sont toutes les deux en prison. Ont-ils donné des consignes à leurs militants et à leurs électeurs ? Ce sont des prisonniers emblématiques au niveau du Congo. Cela fait près de dix ans qu'on entend très peu parler d'eux, donc il y a très peu de messages de leur part. Ce qu'il faut savoir, c'est que, en 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko avait été arrêté, incarcéré, après un procès dénoncé par l'Union européenne, puis confirmé dans son arrestation en 2018. Donc, cela fait aujourd'hui près de dix ans. C'était lors de la présidentielle de 2016. Donc, ils ont été arrêtés dans un contexte électoral. Ce sont des personnes qui gênaient le pouvoir, qui avaient une certaine confiance de la population. Cette aura dérangeait le pouvoir. Tout le monde a compris qu'ils ont été arrêtés suite à leurs revendications et suite à leur candidature malgré tout. Est-ce qu'il y a des consignes de boycott ou une décision du genre ? Nous n'avons pas entendu de leur part une consigne envers la population, mais nous comprenons très bien que ce sont des citoyens muselés qui sont aujourd'hui dans des conditions très précaires à la maison d'arrêt. Ces deux figures de l'opposition sont en prison, mais comment expliquez-vous l'absence quasi-totale de concurrents d'importance face à Denis Sassou-Nguesso ? Parce que c'est une instrumentalisation. Les Congolais se reconnaîtront. Nous sommes dans un théâtre de chez nous, c'est-à-dire qu'aujourd'hui tout est muselé. Les médias publics sont contrôlés par le pouvoir. Il y a le fameux découpage électoral qui a été dénoncé par les membres de l'opposition. Les grands ténors de l'opposition ne sont pas visibles, et vous constaterez très bien sur le terrain que le président de la République reste le maître de toute cette situation. Le rapport 2025 du Centre d'action pour le développement basé à Brazzaville pointe de multiples arrestations et détentions arbitraires. Diriez-vous que la répression contre les voix dissidentes s'est accrue ces dernières années ? Oui, il faut le dire. Il y a un climat délétère qui s'est installé depuis quelques temps, avec l'exécution de certains bandits. Mais dans le fond, ces exécutions ont créé un climat de peur. En ce qui concerne l'opinion nationale, on a eu l'impression quand même dans certains messages qu'il y avait un problème de liberté d'expression à certains niveaux. Vous parlez de l'exécution de certains bandits. À quoi faites-vous référence ? Ce climat délétère sans passer par la case de la justice a créé un climat de peur dans la population. Les acteurs politiques ont senti une certaine répression dans leur expression libre. La rencontre libre de certains partisans, de certains politiciens, telles que des réunions, telles que des rencontres pour travailler sur leurs partis politiques, ont été touchées par ce climat de peur. Climat de peur justifié par l'insécurité dans les grandes villes Brazzaville et Pointe-Noire. Le climat n'étant pas fiable à une expression libre, cela ne peut entacher une évolution simple d'une démocratie normale. Comment réagit la population congolaise à l'absence d'opposants et de rivaux de poids dans cette nouvelle course à la présidentielle ? Quelques soient les élections, chaque élection qui passe, le président de la République est toujours gagnant. Donc, ce n'est pas un enjeu populaire. Nous ne constatons pas d'engouement. Les grandes questions restent d'actualité. Est-ce que les prisonniers politiques seront libérés ? Les conditions de vie améliorées ? Nous, nous considérons que non, parce que ce qu'il n'a pas pu faire en 40 ans, il ne le fera pas avec cinq ans de plus. Donc, il n'y a pas d'espoir. La vérité, c'est celle-là : il n'y a pas d'espoir. Ce sont les mêmes dirigeants qui ont apporté la même sauce. Je suis plutôt pessimiste. ► Affiches de campagne des candidats à la présidentielle du 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville
Sept candidats. Quinze jours pour convaincre. Et le 15 mars 2026... les Congolais décideront. Face au président sortant Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de quarante ans, 6 candidats d'opposition ont décidé de relever le défi. L'opposition a-t-elle réellement ses chances ? Allez-vous suivre cette campagne de près ? Vos réactions nous intéressent ! Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Au Congo-Brazzaville, l'initiative vise à garantir une élection présidentielle apaisée. À un mois du scrutin, les autorités organisent un dialogue politique. Que vous inspire le moment choisi pour cette concertation ? Qu'attendez-vous de ce dialogue ? Quelles sont vos priorités ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Sur la plaine de Bambou Mingali, agriculteurs, pêcheurs et éleveurs ont exposé leurs produits lors d'une foire dédiée au retour à la terre. Un symbole de diversification économique dans un pays encore dépendant du pétrole, mais où les producteurs dénoncent le manque de soutien de l'État. De notre correspondant à Brazzaville, Ignames, poivrons, concombres, ciboules, pastèques, poissons fumés et bœufs sont alignés sous les hangars dressés sur un parc d'exposition et de vente de 10 000 hectares. Les stands, venus des quinze départements du Congo, témoignent du dynamisme du monde rural. Présent pour annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le chef de l'État, Denis Sassou-Nguesso, a mis en avant la relance de l'agriculture, un axe qu'il défend depuis cinq ans. Il a salué l'engagement des exploitants et assuré vouloir renforcer leur accompagnement. « Aujourd'hui, les résultats sont là. À travers tout le pays, le monde agricole s'est levé. Et nous sommes très émus », a-t-il déclaré. Des producteurs en quête de soutien Sur le terrain, le discours officiel contraste avec le ressenti de certains exposants. Jean-Bosco, à la tête d'une coopérative de développement agricole dans le département du Congo-Oubangui, dans le nord du pays, se dit « délaissé ». « Nous œuvrons avec nos propres forces et nos propres mains. Depuis près d'une décennie, nous travaillons, mais nous n'avons jamais eu l'assistance de l'État. Nous avons des agréments provisoires, les documents nécessaires pour gérer l'agriculture, mais nous n'avons jamais vu la présence de l'État », déplore-t-il. Malgré ces difficultés, certaines initiatives locales portent leurs fruits. Le groupement coopératif « La terre, notre remède », dont fait partie Bertrand Gamin Okana, a réussi à transformer l'igname de Gamboma, autrefois culture saisonnière, en production annuelle. « Avant, on pensait que l'igname ne pouvait être cultivée qu'une ou deux saisons. Nous avons essayé toute l'année, et ça donne. Alors nous avons décidé de continuer ainsi », explique-t-il. La culture se développe sans engrais spécifiques, grâce à la fertilité des sols et au climat favorable. Depuis cinq ans, le Congo expérimente la politique des zones agricoles spéciales. Mais le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires, qui lui coûtent près de 700 milliards de FCFA par an, soit plus d'un million d'euros. À lire aussiAu Congo-Brazzaville, début de la récolte de maïs dans la zone agricole protégée de Bouansa
Sans surprise, Denis Sassou-Nguesso est candidat à l'élection présidentielle du 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville. Après plus de 40 ans cumulés au pouvoir, il brigue un cinquième mandat consécutif face à une opposition fragmentée. Comment envisagez-vous ce scrutin ? Pour la première fois depuis 1992, un second tour est-il possible ? Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Les niveaux des stocks européens de gaz sont tombés à environ 37%, soit en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, et ont provoqué une forte hausse des prix au mois de janvier 2026. Une hausse qui s'est depuis atténuée. Les stocks sont tombés si bas car les Européens sont entrés dans l'hiver avec des réserves inférieures à celles des années précédentes, explique Greg Molnar, analyste gaz de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), c'est-à-dire avec des infrastructures remplies à peine au-dessus de 80% de leur capacité. À ce « mauvais départ » est venue s'ajouter une vague de froid début janvier qui a fait augmenter la demande et fait baisser les stocks. Si la consommation continue au rythme habituel, l'Union européenne pourrait terminer l'hiver avec seulement 25% de ses capacités remplies, soit le niveau le plus bas depuis la saison hivernale 2017-2018. Des importations record en 2026 ? La diminution des stocks annonce des importations plus importantes cette année. L'AIE s'attend même à une hausse record des achats en 2026. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir du côté de l'offre, car la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait être en augmentation cette année – estimée à 472 millions de tonnes sur l'ensemble de l'année par le cabinet d'étude ICIS. Plusieurs pays vont voir en effet croître leurs capacités d'exportation grâce à l'agrandissement de leurs infrastructures ou la mise en service de nouveaux projets. On peut citer le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Congo-Brazzaville – le fournisseur italien ENI a chargé, le 7 février, la première cargaison de son unité flottante Nguya – ou encore l'Australie. D'autres projets sont annoncés d'ici 2027, au Qatar notamment, et devraient continuer à faire grimper les quantités de GNL disponibles dans le monde. Cette montée en puissance de la production évitera peut-être la hausse des prix que certains craignent, au vu de la forte demande européenne qui se profile cet été. L'Europe, partenaire privilégié des États-Unis L'Europe a un partenaire privilégié : les États-Unis. En janvier, le pays a fourni 60% des importations européennes, contre 53% en janvier 2025, et 24% début 2021 selon l'agence Reuters. Ce chiffre augmente depuis plusieurs années et a été consolidé par un accord commercial entre l'Europe et Donald Trump. Mais le poids grandissant pris par les États-Unis fait courir un risque à l'Europe, a fait récemment remarquer le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, après les menaces du président états-unien sur le Groenland : celui de remplacer la dépendance au gaz russe par une dépendance au gaz américain. Des discussions sont donc en cours, selon le commissaire européen, avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord pour sécuriser d'autres canaux d'approvisionnement. C'est dans cet objectif de diversification que l'énergéticien allemand RWE a signé, le 6 février, un accord commercial avec les Émirats arabes unis.
« Candidature à la présidentielle de mars 2026 : pour Denis Sassou-Nguesso, c'est oui ! » s'exclament Les Echos du Congo-Brazzaville. Selon ce journal, « des voix s'élèvent à travers les coins et recoins du Congo, depuis de nombreux mois, pour appeler le président à faire acte de candidature ». En photo, Denis Sassou-Nguesso, chapeau sur la tête et micro en main, faisant son annonce lors de la grande foire agricole du Congo. Les Dépêches de Brazzaville remarquent « la symbolique du 5 février pour le chef de l'état ». C'est en effet, nous dit-on, « le 5 février 1979 que Denis Sassou-Nguesso accédait au pouvoir pour la première fois ». Afrik.com de son côté, note « qu'à 82 ans, il repart en campagne pour un mandat supplémentaire, qui pourrait le maintenir à la tête du pays jusqu'en 2030 ». Et ce n'est pas anodin, selon Afrik.com : « Avec un chef d'État octogénaire et une jeunesse majoritaire dans la population, explique le site d'information panafricain, les attentes de renouvellement générationnel se font de plus en plus pressantes. Dans les cercles du pouvoir, la question de la succession reste sensible. Dans la société civile, elle est omniprésente. La présidentielle du 15 mars dépasse donc l'enjeu d'un simple scrutin. Elle cristallise un débat central : Denis Sassou-Nguesso incarne-t-il encore l'avenir du Congo ou la continuité d'un système politique en quête de renouveau ? » À lire aussiCongo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso annonce sa candidature à l'élection présidentielle Starlink au Sénégal Starlink, opéré par Space X, qui permet d'utiliser Internet par satellite, et qui appartient à la société du milliardaire Elon Musk, arrive au Sénégal. « New Deal technologique : le gouvernement du Sénégal vient d'accorder à Starlink l'autorisation de fournisseur d'accès Internet », titre Confidentiel Afrique, qui parle « d'une avancée stratégique majeure avec l'accès universel à Internet ». Le journal en ligne dresse la liste des avantages offerts par Starlink, notamment « l'extension immédiate de la connectivité sur tout le territoire, une contribution majeure à l'inclusion numérique et la dynamisation économique et enfin, un renforcement du positionnement et du leadership du Sénégal dans la transformation numérique sur le continent africain. » ApaNews, de son côté, estime que l'arrivée de Starlink au Sénégal, « intervient à un moment crucial pour le pays, alors qu'une fracture numérique persistante creuse l'écart entre zones urbaines et rurales, malgré un taux d'équipement numérique de près de 99% des ménages …». Selon l'Agence de Presse Africaine, « le gouvernement s'est fixé comme priorité de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en privilégiant les zones frontalières, les centres de santé, les infrastructures administratives isolées et les établissements scolaires nécessitant un appui particulier ». «Problème de souveraineté » Toutefois, le déploiement annoncé de Starlink ne fait pas que des heureux… « Arrivée de Starlink : les travailleurs de la Sonatel tweetent leurs inquiétudes », annonce le Quotidien, à Dakar. « Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (la société de télécommunication qui propose ses services sous la marque Orange) dénonce en effet "une procédure opaque et des risques pour la souveraineté numérique nationale" ». Côté juridique et financier tout d'abord, remarque le quotidien sénégalais, le syndicat de la Sonatel « demande quel type de licence a été octroyé à la firme d'Elon Musk, ainsi que le coût d'entrée, la question demeurant sur le montant payé par Starlink pour accéder au marché sénégalais.» Et ce n'est pas la seule mise en garde lancée par l'organisation syndicale : elle s'interroge aussi « sur la protection des données personnelles : tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon Musk ». Commentaire du Quotidien : « La crainte de voir les données sensibles des Sénégalais hébergées et gérées par une puissance étrangère sans contrôle local effectif est au cœur des préoccupations » du syndicat de la Sonatel.
« Candidature à la présidentielle de mars 2026 : pour Denis Sassou-Nguesso, c'est oui ! » s'exclament Les Echos du Congo-Brazzaville. Selon ce journal, « des voix s'élèvent à travers les coins et recoins du Congo, depuis de nombreux mois, pour appeler le président à faire acte de candidature ». En photo, Denis Sassou-Nguesso, chapeau sur la tête et micro en main, faisant son annonce lors de la grande foire agricole du Congo. Les Dépêches de Brazzaville remarquent « la symbolique du 5 février pour le chef de l'état ». C'est en effet, nous dit-on, « le 5 février 1979 que Denis Sassou-Nguesso accédait au pouvoir pour la première fois ». Afrik.com de son côté, note « qu'à 82 ans, il repart en campagne pour un mandat supplémentaire, qui pourrait le maintenir à la tête du pays jusqu'en 2030 ». Et ce n'est pas anodin, selon Afrik.com : « Avec un chef d'État octogénaire et une jeunesse majoritaire dans la population, explique le site d'information panafricain, les attentes de renouvellement générationnel se font de plus en plus pressantes. Dans les cercles du pouvoir, la question de la succession reste sensible. Dans la société civile, elle est omniprésente. La présidentielle du 15 mars dépasse donc l'enjeu d'un simple scrutin. Elle cristallise un débat central : Denis Sassou-Nguesso incarne-t-il encore l'avenir du Congo ou la continuité d'un système politique en quête de renouveau ? » À lire aussiCongo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso annonce sa candidature à l'élection présidentielle Starlink au Sénégal Starlink, opéré par Space X, qui permet d'utiliser Internet par satellite, et qui appartient à la société du milliardaire Elon Musk, arrive au Sénégal. « New Deal technologique : le gouvernement du Sénégal vient d'accorder à Starlink l'autorisation de fournisseur d'accès Internet », titre Confidentiel Afrique, qui parle « d'une avancée stratégique majeure avec l'accès universel à Internet ». Le journal en ligne dresse la liste des avantages offerts par Starlink, notamment « l'extension immédiate de la connectivité sur tout le territoire, une contribution majeure à l'inclusion numérique et la dynamisation économique et enfin, un renforcement du positionnement et du leadership du Sénégal dans la transformation numérique sur le continent africain. » ApaNews, de son côté, estime que l'arrivée de Starlink au Sénégal, « intervient à un moment crucial pour le pays, alors qu'une fracture numérique persistante creuse l'écart entre zones urbaines et rurales, malgré un taux d'équipement numérique de près de 99% des ménages …». Selon l'Agence de Presse Africaine, « le gouvernement s'est fixé comme priorité de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en privilégiant les zones frontalières, les centres de santé, les infrastructures administratives isolées et les établissements scolaires nécessitant un appui particulier ». «Problème de souveraineté » Toutefois, le déploiement annoncé de Starlink ne fait pas que des heureux… « Arrivée de Starlink : les travailleurs de la Sonatel tweetent leurs inquiétudes », annonce le Quotidien, à Dakar. « Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (la société de télécommunication qui propose ses services sous la marque Orange) dénonce en effet "une procédure opaque et des risques pour la souveraineté numérique nationale" ». Côté juridique et financier tout d'abord, remarque le quotidien sénégalais, le syndicat de la Sonatel « demande quel type de licence a été octroyé à la firme d'Elon Musk, ainsi que le coût d'entrée, la question demeurant sur le montant payé par Starlink pour accéder au marché sénégalais.» Et ce n'est pas la seule mise en garde lancée par l'organisation syndicale : elle s'interroge aussi « sur la protection des données personnelles : tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon Musk ». Commentaire du Quotidien : « La crainte de voir les données sensibles des Sénégalais hébergées et gérées par une puissance étrangère sans contrôle local effectif est au cœur des préoccupations » du syndicat de la Sonatel.
Au Congo-Brazzaville, la période du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle du 15 mars s'ouvre ce jeudi. Officiellement investi par son parti, Denis Sassou Nguesso n'a pas encore confirmé sa candidature à un 5ème mandat. Combien seront-ils sur la ligne de départ ? L'opposition est-elle en mesure de provoquer l'alternance ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Send us a textOn entend souvent dire que les églises se vident et que la religion appartient au passé. Pourtant, une nouvelle génération de jeunes Africains, engagés et croyants, fait bouger les lignes.Dans ce premier épisode en français de Voice Afrique, Marie Agathe N'Diame, sœur de l'Enfant Jésus Nicolas Barré, donne la parole à de jeunes catholiques venus du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo-Brazzaville et du Togo, pour répondre à une question essentielle :
[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal. Brûlures, infections, boutons ou vergetures Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète… Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation. Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue. Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes. Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.
[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal. Brûlures, infections, boutons ou vergetures Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète… Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation. Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue. Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes. Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.
Créer une entreprise au Congo-Brazzaville relevait du parcours du combattant, avec beaucoup de formalités à remplir. Pour faciliter la tâche aux opérateurs économiques, le gouvernement vient de lancer une plateforme pour faciliter la création d'entreprise en ligne. Elle est accompagnée d'un numéro vert fournissant toutes les informations. Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial Entrepreneurs, membres du gouvernement… En tout, plus d'une centaine de personnes sont venues assister au lancement de la plateforme de création des entreprises en ligne. Emeriand Dieu-Merci Kibangou est le directeur général de l'ACPCE, l'Agence congolaise pour la création des entreprises, qui se charge de la gestion du site : « La plateforme de création d'entreprises en ligne permet en réalité à ce que tous les acteurs du secteur privé, qu'ils soient Congolais, qu'ils habitent au Congo ou pas, puissent être capables d'avoir la vraie information sur que faire et comment faire pour créer leur entreprise. Cette plateforme permet à ce que chacun, de sa maison du Congo ou de l'extérieur du Congo, puisse véritablement créer l'entreprise. » La plateforme est accompagnée d'un numéro vert 1730 fournissant aux demandeurs toutes les informations requises. Désormais une entreprise peut être créée en 24 heures, dans n'importe quel domaine d'activité. Une vraie révolution, estime Emeriand Dieu-Merci Kibangou : « Pour créer une entreprise, il y a quelques années, c'était le parcours du combattant. Il fallait même avoir un avis de la sécurité d'État parce que nous revenons d'un pays avec un passé communiste. Donc, ça faisait que ce n'était pas forcément évident. Ce n'était pas bien vu. » À lire aussiDévelopper les PME en Afrique: le défi de l'investissement Le seuil financier nécessaire pour la création d'une entreprise a baissé, ce qui permettra d'encourager de nombreuses petites sociétés à s'enregistrer, se félicite également la ministre en charge du commerce informel. « Autrefois, pour créer une entreprise, il fallait avoir au moins 500 000 francs CFA (762 euros). Mais, aujourd'hui, avec 25 000 francs CFA (38 euros) on peut créer une entreprise. Cela arrange les acteurs de l'économie informelle », explique Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo. Dirigeant d'une entreprise informatique, Max Abraham Charlemagne Lepa juge que cette plateforme encouragera les jeunes à créer leur société. « Aujourd'hui, on a mis un système en place pour pouvoir pousser les jeunes entrepreneurs congolais à créer quelque chose, afin que cette jeunesse puisse vivre de ça et aller de l'avant », analyse-t-il. L'Agence congolaise pour la création des entreprises a été mise en place pour faciliter la tâche aux entreprises. Le nombre d'entreprises au Congo-Brazzaville est passé de 1 800 en 2021 à plus de 5 000 entreprises cette année. À lire aussiCongo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME
Installée au Congo depuis une dizaine d'années, la société chinoise Wing Wah, spécialisée dans la production pétrolière onshore, vient de lancer son usine de production de gaz associé. Le produit sera à la fois exporté et vendu localement. Avec notre envoyé spécial à Pointe-Noire, Dans un point de vente de gaz d'un quartier populaire de Pointe-Noire, Adéline, 35 ans, se félicite de l'annonce faite par l'entreprise chinoise. Elle espère que la mise sur le marché de butane aux ménages congolais favorise son pouvoir d'achat. « Les Chinois dans la production du gaz, c'est une nouvelle qui nous réjouit. Avec ce gaz, nous attendons la baisse du prix. Une bombonne de gaz [importée], revient à 10 600 FCFA [plus de 15 euros] actuellement. C'est couteux », estime-t-elle. L'usine de la société chinoise est située dans le district de Tchiamba Nzassi, à 35 kilomètres du centre de Pointe-Noire. On y accède par une route fraichement asphaltée. Wing Wah produit 57 000 barils de pétrole par jour, une production qui doit officiellement atteindre 200 000 barils par jour dans les années à venir. Pour Christian Hyppolite Pambou Tchinianga, directeur de l'aval pétrolier, la production du butane local devrait combler les besoins nationaux : « La production de butane attendue par ce projet est d'environ 150 000 tonnes par an. La consommation du Congo est actuellement autour de 50 000 tonnes par an. Donc, on aura suffisamment de gaz pour toutes les localités de ce pays. » « C'est un projet qui vient booster l'activité économique » Christian Hyppolite Pambou Tchinianga plaide également pour le développement de l'usage du gaz afin de protéger l'environnement. C'est en effet une alternative au bois de chauffage. « Vous savez très bien que le gaz de ville, le gaz de cuisson, ça nous apporte beaucoup, dans tout ce qui est protection de l'environnement. Ça éviterait la déforestation. Ça nous apporterait un plus dans nos foyers », ajoute-t-il. Investir davantage est l'objectif fixé par Wing Wah dans le but d'apporter un plus dans l'économie congolaise restée jusque-là dépendante du pétrole. Son projet de production de gaz devra générer au moins 7 000 emplois directs, selon ses responsables. Un argument qui convainc Didier Sylvestre Mavouenzela, président de la chambre de commerce de Pointe-Noire. « Je crois que c'est un projet qui vient renforcer le potentiel économique, et surtout booster l'activité économique, pour donner un peu de souffle aux entreprises qui en avaient besoin en ce moment », souligne-t-il. D'après lui, le gaz produit par la société chinoise devrait contribuer à baisser la facture de certaines entreprises bénéficiaires, dans un pays où l'énergie est loin d'être stable. À écouter aussiCôte d'Ivoire – Sénégal : pétrole et gaz au cœur des économies
Avec tout d'abord cette vague de répression orchestrée par le nouveau pouvoir militaire. Samedi, rapporte Afrik.com, « des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs sièges de partis politiques à Bissau, dont celui du PAIGC ainsi que celui du PRS, le Parti de la rénovation sociale, dont Fernando Dias était le candidat à la présidence. Les assaillants ont chassé les employés et dévasté les bureaux. L'opposant a été contraint de se cacher, tandis que l'ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, leader du PAIGC, demeure détenu au ministère de l'Intérieur. Au quartier de Hafia, toujours dans la capitale, note encore Afrik.com, des jeunes manifestants ont été arrêtés de manière violente alors qu'ils protestaient contre la situation politique. » Et puis, il y a ce soupçon de coup d'État monté de toute pièce. L'opposition dénonce une manœuvre du président Umaro Sissoco Embalo qui, voyant le pouvoir lui échapper par les urnes, aurait fait intervenir l'armée. Pour Maître Saïd Larifou, avocat de Domingos Simoes Pereira, dont les propositions sont rapportées par Afrik.com , « la Cédéao doit intervenir pour exiger la libération des opposants. Le président sortant a manigancé ce coup d'État électoral et est protégé, tandis que ceux qui revendiquent la victoire sont persécutés. Cette situation est une agression grave qui exige une réponse internationale immédiate. » Des proximités suspectes entre Embalo et le nouvel homme fort du pays D'autres voix et non des moindres s'élèvent aussi hors des frontières pour dénoncer une mascarade, à commencer par celle d'Ousmane Sonko, le Premier ministre sénégalais qui parle de « combiner. » Et la presse dakaroise n'est pas en reste. WalfQuotidien note que « presque tous les ministres de la nouvelle équipe dirigeante nommés par les militaires sont des proches de l'ex-chef de l'État. C'est ce qu'on appelle faire du neuf avec du vieux. (…) Umaro Sissoco Embalo a lui-même fait le service après-vente (…). » Exemple, relève le quotidien sénégalais : « le nouveau Premier ministre, Ilidio Té Vieira, était le directeur de campagne d'Embalo lors des élections présidentielles et législatives. » Et puis il y a aussi la proximité entre Embalo et le nouvel homme fort du pays, remarque notamment le Monde Afrique. « Le général Horta N'Tam, auteur d'un étrange coup d'État », titre le journal qui constate que « les deux hommes se connaissent bien. En septembre 2023, le chef de l'État l'avait nommé chef d'état-major particulier. Avant d'en faire, quelques mois plus tard, le chef d'état-major de l'armée de terre. Pour plusieurs opposants donc, constate également Le Monde Afrique, ces liens entre Embalo et le général N'Tam accréditeraient l'hypothèse que ce coup d'État serait une manœuvre du clan présidentiel pour empêcher la victoire dans les urnes de l'opposant Fernando Dias – qui vit caché depuis le putsch. » Que peut la Cédéao ? Pour sa part, relève WakatSéra à Ouagadougou, « la délégation de la Cédéao, qui se rend en principe ce lundi à Bissau pour y rencontrer les nouveaux maîtres militaires, ne s'attend certainement pas à une partie de plaisir. Face au général Horta N'Tam, le président sierra-léonais et président en exercice de la Cédéao, Julius Maada Bio, et ses pairs du Sénégal, du Togo et du Cap-Vert, exigent un retour immédiat à l'ordre constitutionnel. » Mais, s'interroge le site burkinabé, « le coup est-il jouable alors que les résultats des élections n'ont pas été publiés et que les deux candidats, l'un en fuite et l'autre caché, revendiquent toujours la victoire ? » Et « pendant ce temps, soupire le Pays, Embalo, réfugié à bonne distance au Congo-Brazzaville, apparaît tel un marionnettiste ayant quitté la scène sans renoncer tout à fait à tirer les ficelles. Sans doute espère-t-il revenir rapidement à Bissau, porté par une transition qui lui doit tout et a priori ne lui refusera rien. La Guinée-Bissau, déjà marquée par les cicatrices d'un passé politique douloureux, marche désormais sur une ligne de crête, suspendue au-dessus du vide, pointe encore Le Pays. Et ce ne sont ni les injonctions, ni les menaces de la Cédéao ou de l'Union africaine qui suffiront à restaurer la confiance entre les acteurs politiques d'un pays plusieurs fois mordu par l'Histoire. »
Au Congo-Brazzaville, les petites et moyennes entreprises ont beaucoup de peine à se financer pour croître et investir. Afin de les soutenir, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale pour le secteur privé, a accordé à Bank of Africa-Congo un prêt de 14,5 milliards de francs CFA (quelque 21 millions d'euros) qui doit donc servir à financer les entreprises locales. Avec notre correspondant à Brazzaville, Un certain nombre de PME dans la cible et qui devraient bénéficier de prêts font déjà des projets. Ilithe Ongania dirige depuis neuf ans le Système d'observation et de reconnaissance aéroterrestre et maritime ou SORAM. Aux yeux de ce patron de PME, la ligne de financement allouée par la SFI à Bank of Africa-Congo sera bénéfique, car au Congo-Brazzaville, les PME reçoivent encore assez peu de soutien. « Nous, les jeunes entreprises, nous avons besoin de grandir. Et, pour grandir, vous avez besoin d'un levier. Les leviers, il y en a beaucoup, mais le plus important généralement, c'est le financement. Dans la culture des banques commerciales de notre environnement, il est très difficile d'avoir accès à des crédits d'investissement », explique ce patron. Une frilosité des banques qui « freine le développement de nos entreprises ». Cet acteur espère que ce financement de la SFI va créer des opportunités pour « développer l'entreprise, devenir plus grand, investir parce qu'il y a un besoin de faire beaucoup plus d'investissements, afin de répondre aux différentes demandes qui sont là. » Au moins 10% des financements pour les femmes entrepreneuses Acquérir davantage de drones est l'un des objectifs de Soram, qui tient à satisfaire les besoins de ses différents clients. Selon les signataires de l'accord de prêt, au moins 10% seront dédiés aux entreprises dirigées par des femmes. Ce dont se réjouit Francine Nzamba, directrice générale de l'entreprise FN2 plus, qui exerce dans le graphisme et l'imprimerie. « Dans ce pays, il y a quand même des femmes qui entreprennent, mais nous ne sommes pas entendues. Nous voulons avoir une place, prendre une place dans l'économie congolaise. Si les banques commencent à nous accompagner dans notre développement, ça ne peut être qu'une bonne chose pour nous », lance-t-elle. Promotrice de la société Glacy Congo, spécialisée dans la transformation des fruits congolais en glaces, Christine Matondo connaît des difficultés d'approvisionnement en énergie, et elle fait déjà des projets. « J'espère qu'avec ce prêt, on va pouvoir passer aux panneaux solaires ; gagner en indépendance vis-à-vis de l'énergie. Je suis très confiante parce que je suis déjà bénéficiaire des services de la Bank of Africa », se félicite-t-elle. Les prêts vont jusqu'à 50 millions de francs CFA, l'équivalent de 76 000 euros, remboursables sur deux ans. Le taux d'intérêt, aux environs de 10%, est jugé satisfaisant par ces PME, qui n'obtiennent que très rarement un crédit. À lire aussiDévelopper les PME en Afrique: le défi de l'investissement
Le Congo-Brazzaville se mobilise face au défi des infrastructures de l'intelligence artificielle (IA). La capitale abritera bientôt un data center, financé en partie par la Banque africaine de développement (BAD). Il s'agit de développer la souveraineté du Congo en matière d'IA, et de permettre aux startups d'entraîner les modèles d'IA sur les données locales. Un immeuble en voie de finition se dresse sur l'avenue qui traverse Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, la capitale du Congo-Brazzaville. Il s'agit d'un data center, destiné à loger les données numériques. « Au sein de ce data center, explique Eric Armel Ndoumba, conseiller aux télécommunications du ministre congolais des Postes et télécommunications, on peut héberger des ordinateurs de puissance, des supercalculateurs qui permettent de traiter des données massives, des données que l'intelligence artificielle (IA) utilise pour entraîner des modèles ». L'infrastructure est financée en grande partie par la Banque africaine de développement (BAD). Le rôle de l'État est déterminant, estime le ministre. « Ce sont des infrastructures que nous devons mettre à la disposition de nos jeunes startups, pour entraîner des modèles d'IA. Parce que ces startups n'ont pas d'argent, n'ont pas de moyens pour acheter ce genre d'ordinateurs », souligne-t-il. Souveraineté des données « Nous avons aujourd'hui un data center que l'État congolais est en train de construire, se félicite Eric Songo, le directeur de la sécurité des services d'information à la Banque postale du Congo. Il va naturellement servir de socle, de base, pour permettre cette éclosion, ce développement, tout en gardant la souveraineté des données ». La dynamique engagée par le Congo est également saluée par l'institution financière régionale. « Nous recevons des données et des rapports qui nous confirment que la République du Congo a fait beaucoup d'efforts », souligne Juan Bang Edu Mangué, directeur des systèmes d'informations à la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC). Brazzaville abrite déjà le Centre africain de recherches en intelligence artificielle (Caria). Selon les données de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, le continent ne détient à ce jour que 2 % des data centers construits à travers le monde. À lire aussiComment l'Afrique veut performer dans la course à l'intelligence artificielle
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Donald Trump et la BBC, l'économie au Congo-Brazzaville et un plan de rémunération spécial de Tesla à Elon Musk. Guerre en Ukraine : vers une chute de la ville de Pokrovsk ? Après plus d'un an de combats acharnés, la ville de Pokrovsk, dans la région de Donetsk, est désormais menacée de tomber aux mains des forces russes. Quel est l'enjeu de la prise de cette localité située dans l'est du pays ? L'armée ukrainienne a-t-elle les moyens de repousser l'armée russe ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Médias : la BBC dans le viseur de Trump pour un discours « truqué » Donald Trump menace de poursuivre la BBC pour diffamation et réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts après la diffusion d'un documentaire. Au cœur de la polémique, un montage jugé « trompeur » des propos du président américain lors de l'assaut du Capitole en 2021. Comment le média britannique peut-il éviter un procès ? Avec Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international pour France 24. Congo-Brazzaville : de retour sur les marchés financiers internationaux Vingt ans après sa dernière émission d'euro-obligations, le Congo-Brazzaville a émis un titre obligataire pour un montant de 670 millions de dollars placé sur le marché principal de la Bourse de Londres. Comment expliquer ce retour maintenant après tant d'années d'absence ? A quels défis le pays doit-il répondre pour se maintenir durablement sur les marchés financiers ? Avec Alexis Bédu, journaliste au service économie de RFI. Tesla : Elon Musk bientôt trillionaire ? Les actionnaires de Tesla ont validé un plan de rémunération colossal d'une valeur potentielle de 1 000 milliards de dollars en faveur d'Elon Musk. Comment expliquer cette décision ? L'homme d'affaires déjà le plus riche du monde est-il réellement indispensable à la tête de Tesla ? Avec Emmanuel Botta, rédacteur en chef en charge de la Stratégie numérique à Challenges. Co-auteur de l'ouvrage « Elon Musk : l'enquête inédite » (éditions Robert Laffont).
Alors que Paris s'apprête à commémorer, ce jeudi 13 novembre 2025, les attentats les plus meurtriers de son histoire, dix ans plus tard, le terrorisme islamiste reste un danger… en France, mais pas seulement. Dans un rapport datant du mois d'août dernier, les Nations unies assurent que la menace que représentent le groupe État islamique et ses affiliés «reste intacte», sa «stratégie» s'orientant «de plus en plus» vers l'Afrique. Au Moyen-Orient aussi, dans les régions irako-syriennes qu'elle dominait, il y a dix ans, l'organisation pourrait potentiellement regagner de l'influence. Sans oublier une autre branche particulièrement active en Asie centrale. Alors comment le terrorisme islamiste parvient-il à perdurer ? Comment expliquer son influence dans certaines régions du monde ? Et peut-on faire face à cette menace ? Invités - Anne-Clémentine Larroque, historienne, spécialiste des idéologies islamistes. Auteure de Géopolitique des islamismes et Le trou identitaire (PUF) - Myriam Benraad, politologue, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient. Auteure de cet ouvrage : L'État islamique est-il défait ? (CNRS Éditions) - Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo-Brazzaville et au Sénégal. Auteur du Grand livre de l'Afrique : chaos ou émergence au sud du Sahara ? (Eyrolles).
Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025
Au Congo-Brazzaville, le mariage coutumier n'est plus tout à fait ce qu'il était. Jadis célébré au domicile du père de la mariée, il se déroule désormais à Brazzaville, dans des salles louées spécialement ou dans les cours de certaines mairies. Une transformation qui n'est pas bien vue par tout le monde. Les parents de la mariée sont assis sur la droite et ceux du mari à gauche. La famille a loué cet espace situé derrière le CEG de la Liberté, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, spécialement pour le mariage. L'ambiance a atteint son plus haut niveau quand la future épouse a fait son entrée en compagnie de jeunes danseuses, habillées en pagnes. William est loin d'apprécier cette tendance à la location de salles pour les mariages traditionnels au Congo-Brazzaville : « Les raisons sont très négatives, parce que là, nous perdons nos repères habituels, selon nos traditions, nos coutumes. Il y a beaucoup d'influence au niveau de la religion. Du coup, les coutumes commencent à perdre leur valeur. Nous déplorons ce comportement. Nous sommes des Bantous. » L'exiguïté des parcelles parentales et les difficultés liées aux voies d'accès sont d'autres raisons avancées. Mais elles sont loin de convaincre Julia, jeune femme de 29 ans. Pour elle, aucun lieu ne bénit plus le mariage que la maison des parents. « Personnellement, je ne soutiens pas trop cet avis d'aller se faire doter dans une salle louée, parce qu'aller se marier chez son père est une grande bénédiction. Donc, aller dans une salle de fête, peut-être pour le m'as-tu-vu, ça ne fait pas beau, selon moi », argumente-t-elle. La location d'une salle, un « surcoût important pour les mariés » Animateur de cérémonies coutumières, Sylver Bourangon, estime, lui, que la location de ces lieux se fait à des prix excessifs et représente un surcoût trop important pour les mariés : « Ces espaces ne sont pas nos villages, nos maisons, nos adresses personnelles. Ce sont des endroits en location. Étant des endroits en location, cela donne un coût de surplus sur la gibecière ou la bourse qu'a préparée le futur marié. L'espace que vous louez peut atteindre 300 000 francs CFA, soit 450 euros. Il peut y en avoir à 250 000 francs CFA, soit 381 euros par jour. On vous limite parfois des heures, parce qu'après vous, il y aurait d'autres activités qui vont s'y dérouler. » Selon le code la famille congolaise, le coût de la dot est fixé à 50 000 francs CFA, soit l'équivalent de 76 euros. Mais, d'après plusieurs témoignages concordants, les beaux-parents demandent largement plus que ce montant. À lire aussiCongo-Brazzaville: l'explosion du prix de la dot
Au Congo-Brazzaville, la mode revient à une peau sans éclaircissant. Il y a plusieurs années, les jeunes étaient tentés de se faire blanchir l'épiderme à l'aide de produits. La pratique a largement reculé ces derniers temps, à cause, notamment, des conséquences de ces produits, mais aussi parce que la tendance est à la beauté naturelle aujourd'hui. Reportage de notre correspondant à Brazzaville, Il est midi. Nous sommes devant l'école des beaux-arts de Moukoundzi Ngouaka, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Son sac accroché au dos, Alioty, la quarantaine révolue, marche, en pensant à ce phénomène de blanchiment de la peau. Il se rappelle de ses origines. « Ce phénomène, on le constatait davantage avec les gens de la diaspora. C'est surtout ceux de la diaspora, quand ils revenaient, ils se blanchissaient la peau », témoigne-t-il. Les jeunes filles et les garçons restés au pays, à Brazzaville et dans l'intérieur du pays, ont pris le relais, en enduisant leurs visages de différents produits. Pour le sociologue Éric Aimé Kouizoulou, la pratique d'éclaircissement de la peau vient de loin : « Ce sont les effets psychologiques qu'a eus la colonisation sur les colonisés que nous sommes. On nous a poussés à penser que la peau blanche était la meilleure », affirme-t-il. Au fil du temps, les produits et autres pommades utilisés ont pourtant eu des effets néfastes : certains hommes ou certaines femmes ont déclenché des cancers de la peau ou ont vu apparaître des taches indélébiles sur leur visage. Jadis habitué de ces produits, Didier Clotaire, fonctionnaire, a préféré renoncer par précaution : « Parce que j'ai vu les conséquences. Tu peux être malade facilement. Tu peux attraper une sale maladie de la peau. Ça détruit la peau et ça pousse quelqu'un à vieillir, avec le soleil. Il y a beaucoup de conséquences. Ça n'est pas bien de faire cela. On doit rester tel qu'on est », argumente-t-il. Chimène, 25 ans, prodigue conseils et met en garde les uns et les autres : « Je leur conseille de ne pas se décaper [la peau]. Mais, s'ils se décapent, quand ils vont devenir "bizarres", ça leur regarde » lance-t-elle. Du bio pur, du mixa ou du coco pur sont autant de laits mis par les jeunes congolais, pour maintenir leur teint. Observateur de l'évolution de la beauté congolaise, Bazin Mboungou parle d'un retour à l'authenticité : « Cette fois-ci, nous remarquons que les jeunes filles et les jeunes garçons reviennent à leur peau d'origine, de naissance. La peau de leur race. C'est encourageant, le retour à l'originalité. Il n'y a pas de race au-dessus d'une autre », analyse-t-il. Cela fait au moins une dizaine d'années que l'usage des produits éclaircissants a diminué à Brazzaville. À lire aussiDépigmentation volontaire, une mode dangereuse
La bataille de l'Unesco bat son plein. En octobre, lors d'un premier tour, trois candidats vont s'affronter pour succéder à la Française Audrey Azoulay au poste de Directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). En lice, la Mexicaine Gabriela Ramos, l'Égyptien Khaled el-Enany et le Congolais de Brazzaville Edouard-Firmin Matoko. La France soutient le candidat égyptien et le Premier ministre du Congo-Brazzaville n'hésite pas à regretter « l'ingratitude de la France à l'égard de son pays ». Anatole Collinet Makosso répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En mars prochain, Monsieur le Premier Ministre, aura lieu l'élection présidentielle. Est-ce que le chef de l'État, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule déjà plus de 40 ans de pouvoir, sera candidat à un nouveau mandat ? Anatole Collinet Makosso : Le président américain Franklin Roosevelt vous avez déjà donné un enseignement : que ce n'est pas au milieu du gué qu'on change de cheval, ou qu'un bon cavalier ne peut pas laisser sa cavalerie au milieu du gué. Donc, pour nous qui avons encore la chance d'avoir à la tête de nos États des hommes d'une certaine expérience qui ont connu l'Afrique dans tous ces états, nous ne voyons pas pourquoi nous devons nous priver de leur expérience et de leur sagesse. C'est pour cette raison que nous pensons que Denis Sassou-Nguesso reste justement le candidat idéal. Donc, vous nous annoncez qu'il sera candidat ? Je ne vous annonce rien. Il a la réquisition populaire sous réserve de ce qu'il dira lui-même. Mais jusqu'à preuve du contraire, son peuple le réclame comme candidat parce que son peuple estime qu'il n'a pas besoin de subir un saut dans l'inconnu. Depuis le lendemain de la présidentielle de 2016, deux des principaux adversaires politiques du chef de l'État, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont en prison. Ils ont été condamnés à 20 ans et beaucoup les considèrent comme des prisonniers politiques. Est-ce qu'une grâce présidentielle est envisageable d'ici le mois de mars prochain ? Lorsqu'on aura vu par exemple que dans certains pays, les hommes politiques ou coupables d'infractions qui auraient été jugés ont bénéficié comme ça d'une grâce présidentielle, peut-être que nous en tirerons les leçons et ça nous servira peut-être d'exemple. Autre opposant politique, Lassy Mbouity du parti Les Socialistes. Le 11 mai dernier, quelques jours après l'annonce de sa candidature, il a été enlevé chez lui par des hommes armés et encagoulés, puis tabassé pendant neuf jours avant d'être relâché. Est-ce que ce n'est pas le signe qu'il règne aujourd'hui à Brazzaville, une violente campagne d'intimidation contre certaines personnalités qui voudraient compétir l'année prochaine ? Si on me cite un seul établissement sanitaire qui avait reçu Monsieur Lassy Mbouity, même de passage, même en hospitalisation de jour, eh bien il faut donc qu'on me cite un seul établissement sanitaire par lequel Monsieur Lassy Mbouity est passé. S'il n'y a aucune information à ce sujet, je considère tout le reste comme étant une légende. En octobre prochain, l'Unesco va élire son prochain Directeur général. Il y a trois candidats : la Mexicaine Gabriela Ramos, l'Égyptien Khaled el-Enany et votre compatriote Edouard Firmin Matoko. Celui-ci ne s'est déclaré candidat qu'au mois de mars dernier, deux ans après son rival égyptien. Est-ce que ce n'est pas trop tard ? Est-ce que ce n'est pas un handicap ? Dans quel pays et dans quelle institution on présente la candidature deux ans avant la période de l'élection ? Notre compatriote a présenté sa candidature dans les délais. Le candidat égyptien Khaled el-Enany a un CV assez impressionnant puisqu'il a été ministre égyptien des Antiquités. Quels sont les atouts du candidat congolais Édouard Firmin Matoko face à ce candidat prestigieux ? Son expérience au sein de la maison. Près de 30 ans, cadre de l'Unesco et pour avoir préservé le patrimoine culturel partout dans le monde, y compris en Égypte. Et, au regard de tout son parcours, on pense qu'au moment où l'Unesco traverse une période de turbulences avec le désengagement de certains États - et pas des moindres -, nous pensons qu'il faut que ce soit quelqu'un de la maison qui puisse conduire ces réformes en douceur et en profondeur. Est-ce que le candidat égyptien n'est pas soutenu par plusieurs pays comme la France et aussi par l'Union africaine ? Soutenu par l'Union africaine, je ne sais pas. L'élection se passe à l'Unesco, donc ce n'est pas à l'Union africaine d'imposer un vote là où on requiert la volonté souveraine des États. Deuxièmement, cette candidature, qu'elle soit soutenue par la France, c'est un fait. Nous notons, ce n'est pas la première fois que la France voterait contre le Congo. Si la France peut être indifférente à la candidature portée par Brazzaville, capitale de la France libre d'hier, mais il y a des pays comme l'Angola qui ont le sens de la gratitude, qui ne peuvent pas oublier que, au moment où ils célèbrent aujourd'hui le 50ᵉ anniversaire de l'indépendance, Brazzaville et le Congo ont joué un rôle très important pour leur indépendance, que nous allons tous célébrer aujourd'hui. Les pays comme l'Afrique du Sud ne peuvent pas manquer de gratitude au moment où nous allons célébrer bientôt le 35ᵉ anniversaire de la fin de l'apartheid. Il se souviendra du symposium littéraire contre l'apartheid organisé à Brazzaville. Il y a des pays qui ont encore le sens de la mémoire, de la gratitude. Ce que la France oublie, les autres pays ne l'oublient pas.
« La Turquie n'est pas en rivalité avec la France en Afrique », affirme le responsable de la diplomatie turque pour l'Afrique. Depuis vingt-cinq ans, la Turquie est en pleine expansion sur le continent africain. On le voit avec ses opérateurs économiques et avec le succès de ses drones sur les champs de bataille. Mais loin de vouloir prendre sa place, la Turquie veut renforcer sa coopération avec la France. C'est ce qu'affirme Volkan Isiksi, directeur général pour l'Afrique au ministère turc des Affaires étrangères. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Volkan Isikci, bonjour, Volkan Isikci : bonjour RFI : En 2007, la France de Nicolas Sarkozy et l'Allemagne d'Angela Merkel ont dit non à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Est-ce que c'est l'une des raisons pour lesquelles votre pays s'est tourné vers le continent africain avec une politique ambitieuse ? En fait, notre politique ambitieuse vers les autres continents, notamment l'Afrique, ça remonte bien avant 2007, donc en 1998. A partir de 2003, les relations de la Turquie avec l'Union africaine, ça s'est développé et on a essayé d'être présent sur le continent africain avec l'ouverture des ambassades. En l'an 2002, on avait douze ambassades. Aujourd'hui, on en a 44 et notre vision est de pouvoir augmenter le nombre de ces ambassades et de pouvoir les augmenter jusqu'à 50 dans les prochaines années, avec les possibilités que l'on va avoir. Tout de même, Monsieur le Directeur général, on remarque que, en 2007 donc, il y a ce refus de la France et de l'Allemagne de faire entrer la Turquie dans l'Union européenne. Et un an plus tard, en 2008, il y a ce premier sommet Turquie-Afrique. Est-ce qu'il n'y a pas un lien de cause à effet ? Non, c'est une coïncidence. Le choix de 2008, c'est indépendamment de la décision que vous avez mentionnée. C'était une feuille de route que l'on avait déjà établie. Donc, en 2008, on a organisé le premier sommet Turquie-Afrique, c'était en Turquie. En 2014, le deuxième, c'était en Guinée équatoriale. En 2021, on a organisé le troisième en Turquie et le quatrième, on va l'organiser l'année prochaine en Libye. Le choix a été ratifié par les organismes concernés de l'Union africaine. Et par les autorités libyennes de Tripoli, puisque ce sera à Tripoli ? Exactement. Depuis 20 ans, Monsieur le Directeur général, le volume d'échanges de votre pays avec l'Afrique a fait un bond très important. Il est passé de 5 milliards à 40 milliards de dollars par an. Qu'est-ce que vous apportez de différent par rapport à l'Europe et la Chine ? Avec nos amis africains, la période de Covid a eu des effets positifs pour que ce volume d'échanges augmente. Comme vous savez, à ce moment-là, il y avait des restrictions du point de vue des visas, du point de vue des vols. Nous, on n'a jamais essayé de rendre la vie difficile à nos amis africains qui voulaient visiter la Turquie. Notre régime de visas était flexible. En plus, les vols de Turkish Airlines n'ont jamais cessé à cette période-là. Nos amis africains, au lieu des destinations classiques qu'ils avaient pour voyager, faire du commerce en Europe ou bien en Asie, ils ont découvert un peu la Turquie. Et dans plusieurs pays africains, ils mentionnent que la continuité, la qualité, le prix et le suivi des produits turcs qu'ils se procurent en Turquie sont nettement plus concurrents que ceux des autres régions du monde. Ils nous disent : « Vous avez des produits de qualité européenne au prix de produits chinois. Alors en effet, certains disent en Afrique que les produits turcs sont moins chers que les produits européens et de meilleure qualité que les produits chinois. Quels produits par exemple ? De tout. Des dentifrices aux tissus, aux chaussures, aux meubles. Surtout dans le secteur de la construction. La plupart du matériel est importé de la Turquie. Évidemment, au lieu d'importer de très loin comme la Chine, le matériel qui est commandé de la Turquie, il parvient à peu près dans un délai d'un mois, un mois et demi, dans le pays concerné. Quand il faut construire un centre de conférence très vite pour un sommet de dans six mois, les Turcs sont là. C'est ça ? Voilà. Donc je ne vais pas citer le pays, mais dans un pays africain, le leader qui avait demandé à une compagnie turque de pouvoir organiser une grande conférence internationale avec la participation des chefs d'Etats, il lui a demandé s'il pouvait construire un centre de conférence en six mois. La compagnie concernée, qui est très active en Afrique, lui a fait la proposition de pouvoir le faire avec un délai de six mois. Evidemment, le prix était très abordable pour ça. La compagnie lui a demandé quelques faveurs : pouvoir amener 4000 ouvriers de Turquie avec six navires et tout le matériel qui serait nécessaire. Donc la commande a été passée au mois de janvier et les portes de cette conférence ont été ouvertes pour accueillir les chefs d'Etat mi-juin. Et donc c'est un succès qui a été réalisé en six mois. Et cet exemple que vous donnez sur six mois, je crois que c'est arrivé dans un pays d'Afrique centrale ? Oui, en Afrique centrale. L'un de vos produits phares en Afrique, Volkan Isikci, c'est le drone de la société Bayraktar. Il a fait ses preuves à Tripoli en 2019, puis dans la guerre Éthiopie -Tigré en 2021. Et du coup, beaucoup de pays africains vous achètent ce produit, comme le Mali, le Tchad. Est-ce que certains pays africains n'ont pas renoncé à la protection des avions de chasse classiques au bénéfice de ces drones, parce que c'est moins cher et parce qu'il y a moins d'abandon de souveraineté ? Je pense qu'il faut voir cette approche dans un contexte technologique et de maniabilité parce que, pour l'utilisation des avions de chasse, il faut déjà des terrains, des pistes d'atterrissage qui sont adéquats. Et ces drones ou ces nouveaux engins depuis quelque temps sont beaucoup plus abordables, maniables et efficaces que les avions de chasse. Que les Mirage 2000 par exemple ? Les avions de chasse demandent beaucoup de dépenses évidemment pour l'achat, pour la maintenance ou le personnel. Les drones, évidemment, ce sont des sociétés privées qui en font, mais l'autorisation d'exportation émane de notre ministère de la Défense. Il faut d'abord un feu vert d'Ankara ? Voilà. Et le suivi de l'utilisation de ces engins est régulé par le ministère de la Défense et d'autres institutions qui travaillent dans ce domaine-là. Est ce qu'on peut parler, de la part de la Turquie en Afrique, d'une diplomatie du drone ? Mais la question du drone se passe seulement dans quelques pays africains pour protéger leur intégrité territoriale. Ce sont des demandes conjoncturelles qui font que la demande des pays est acceptée par la Turquie. Évidemment, les formations que l'on offre, avec un prix abordable et la continuité et la confiance qu'ils ont en la Turquie, tout cela fait que beaucoup plus de pays maintenant recourent à notre technologie dans ce domaine-là. Mais quand vos drones sont utilisés pour frapper des populations civiles, je pense au Mali par exemple, est ce que vous ne craignez pas que cela ternisse l'image de la Turquie ? Évidemment, comme je vous l'ai dit, pour les ventes et l'exportation, il y a une régulation très restreinte. On fait le suivi de ces engins-là dans ces pays-là. Donc, une mauvaise utilisation de vos drones peut conduire à la rupture de la livraison de ces drones ? Voilà, parce que c'est régulé internationalement. Nous, on ne voudrait pas nuire à l'image de la Turquie dans ce sens-là, on ne voudrait pas que ça arrive. Est ce qu'il vous est arrivé, ces dernières années, de dire à un pays africain client de vos drones : « Là, vous avez utilisé ces drones contre des populations civiles, nous ne sommes pas d'accord et nous arrêtons la livraison » ? Après, on n'a pas dit. Mais avant, on dit toujours : « Il ne faut pas les utiliser de façon inappropriée, sinon ça va être la rupture », parce qu'il y a un contrôle continu dans ce sens-là ». Et c'est arrivé qu'il y ait une rupture ? Non, ça n'est pas arrivé, mais on suit de très près pour que ce genre d'évènement n'arrive pas dans ce sens-là. En 2019, la Turquie a soutenu militairement le gouvernement Sarraj à Tripoli contre l'offensive du maréchal Haftar sur la capitale libyenne. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Monsieur Sarraj, c'était le leader de la Libye à ce moment-là, qui était reconnu par les Nations Unies. Du coup, quand il y a eu les actes émanant de l'Est de la Libye vers Tripoli, il a écrit une lettre de demande d'aide d'urgence aux leaders internationaux de cinq pays, y compris la France et la Turquie. Et la Turquie a été le seul pays à pouvoir répondre positivement à son appel à l'aide. Donc notre coopération avec le gouvernement de Tripoli, ça a commencé avec ces démarches de Monsieur Sarraj à ce moment-là et ça continue jusqu'à présent. Et maintenant, on voit que la Libye est en cours de pouvoir solidifier sa démocratie, disons sa gouvernance, avec l'aide qu'on leur a fournie pour que le pays ne tombe pas dans le chaos. Et justement, vous continuez de soutenir Tripoli contre Benghazi ? Le gouvernement Dbeibah contre le maréchal Haftar et ses fils ? Ou est-ce que vous essayez de réconcilier les deux camps ? Non, il n'y a pas de pour et contre. Nous avons des relations avec l'Est aussi. On a ouvert notre Consulat général à Benghazi par exemple. On a des contacts avec Monsieur Haftar et les dirigeants du côté Est. Donc on soutient toutes les parties pour qu'il y ait une entente entre eux pour stabiliser politiquement leur pays. Et je crois que Turkish Airlines atterrit maintenant à Benghazi ? Voilà ! Depuis la chute du régime Assad en Syrie, au mois de décembre dernier, la Russie redéploie ses bateaux et ses avions gros-porteurs vers l'Est de la Libye, notamment Tobrouk et Benghazi. Est-ce que cela vous préoccupe ? Non, pas du tout. Nous, on a toujours des contacts avec la Russie concernant les questions de sécurité et de défense, concernant différentes régions du monde. Donc ça ne nous préoccupe pas. Est que c'est pour apaiser la situation politique au Congo-Brazzaville… Il y a 5 ans, vous avez accepté de soigner dans votre pays, en Turquie, l'opposant Jean-Marie Michel Mokoko, qui est donc sorti de sa prison congolaise pendant quelques semaines et qui y est retourné depuis. Voilà 9 ans quand même que cet opposant politique est détenu à Brazzaville. Qu'est-ce que vous pensez de cette situation ? Pour cela, il faut voir la qualité du plateau technique sanitaire que la Turquie offre aux différents demandeurs dans ce sens-là. Les pays africains font beaucoup de demandes pour pouvoir se soigner sur le sol turc. Donc, il faut considérer cette approche du gouvernement du Congo-Brazzaville pour pouvoir soigner l'opposant. La relation qui existe entre les chefs d'Etat et la confiance qui règne entre eux… Je pense que c'est le résultat de ces approches-là qui a fait que cet opposant a pu retrouver la santé et retourner après dans son pays. Donc, c'est le témoignage d'une relation de confiance entre les présidents Sassou-Nguesso et Erdogan ? Voila. Dans votre esprit, c'est plus une approche humanitaire qu'une approche politique ? Humanitaire. Il faut voir ça sous l'optique humanitaire. Autre séjour médical très remarqué dans votre pays, la Turquie, celui évidemment de l'ancien président Alpha Condé de Guinée Conakry. Est-ce à dire que vous pourriez jouer un rôle de facilitateur aujourd'hui entre le général Doumbouya, qui est venu d'ailleurs à Ankara pour la dernière investiture du président Erdogan il y a deux ans, et les opposants guinéens en exil ? Vous savez, la médiation ne se fait pas parce que vous avez le désir d'être médiateur. Ça doit venir des parties concernées. Donc une demande n'a pas été mentionnée. Donc du coup, ça n'a pas été vu dans ce sens-là. Il n'y a pas de médiation turque sur la Guinée Conakry ? Non. On dit souvent, Volkan Isikci, qu'il y a une rivalité entre la Turquie et la France en Afrique. Est-ce que c'est vrai ou pas ? Pas du tout ! Parce que le mot rivalité, c'est quelque chose de négatif. La concurrence, ça existe parce que, dans le monde, les intérêts, ça existe. Avec la France, je pense que le mot concurrence est plus adapté, mais il faut enrichir ça avec une coopération, une collaboration. Avec les relations historiques que la France a avec le continent africain, avec l'expérience de plus en plus aiguë des acteurs turcs sur le continent, je pense qu'avec ces atouts, les deux pays peuvent servir davantage pour pouvoir subvenir aux besoins des pays concernés, pour être à côté de ceux qui en ont besoin. Et dans le cadre d'un partenariat entre les deux pays, quels sont les atouts de la France en Afrique sur lesquels vous, les Turcs, vous aimeriez vous appuyer ? Les deux pays ont des expériences différentes. Évidemment, la connaissance du terrain, la présence linguistique peuvent apporter beaucoup de choses de la part de la France. La Turquie, avec son expérience de plus en plus aiguë depuis les années 2000, peut servir davantage pour pouvoir réaliser de grands investissements dans ce sens. Moi j'aimerais bien mentionner que la zone de confort n'existe pas. Il faut prendre des risques. Il faut être sur le terrain avec un partenaire de confiance. Je pense qu'on peut faire beaucoup de choses. On croit beaucoup à ça et, quel que soit le pays, on n'a jamais essayé de destituer une entité, un pays du continent africain. Vous n'avez jamais voulu chasser la France de certains pays africains ? Pas du tout, pas du tout. On n'a pas cette position. On veut seulement développer davantage et subvenir aux besoins de nos amis africains qui nous font la demande. Vous n'êtes pas dans une démarche de rivalité avec la France, comme peut l'être la Russie par exemple ? Pas du tout, pas du tout. La question de la Russie, je ne suis pas en mesure d'y répondre, mais nous, on ne voit pas la France en tant que rivale sur le continent africain. Volkan Isikci, monsieur le Directeur général, merci. Merci beaucoup À lire aussiEntre l'Afrique et la Turquie, un partenariat qui s'enracine À lire aussiLa Turquie s'apprête à débuter sa mission d'exploration pétrolière en Somalie
Priorité Santé vous donne rendez-vous en direct de l'Hippodrome de Longchamp, qui accueille, jusqu'à dimanche 29 juin 2025, le festival Solidays : rendez-vous musical et solidaire, dédié à la lutte contre le sida. Émission délocalisée, en direct de l'Hippodrome de Longchamp À l'heure où les programmes de lutte contre le sida sont fortement affectés par l'arrêt des financements américains et la tendance à une baisse globale de l'aide au développement, le combat contre la pandémie de sida est toujours d'actualité. Nous rencontrons bénévoles, associations et organisateurs qui, au-delà des quelque 80 concerts organisés, continuent de se mobiliser dans des projets concrets qui s'inscrivent dans le cadre de sensibilisation et de programmes pour faire reculer l'épidémie de VIH sida, partout sur la planète, en étroite collaboration avec les acteurs de terrain. Florent Maréchal, directeur des Programmes santé et solidarité, à Solidarité Sida Aliou Diop, président de l'Association des Gestionnaires pour le Développement (AGD) en Mauritanie Valérie Ngami-Ketcha, responsable de l'Unité de prévention et aide à l'observance à la SWAA-Littoral (Society for Women and AIDS in Africa), au Cameroun Wilfrid Pandi, secrétaire exécutif de l'Association Serment Universel, une ONG spécialisée dans la prise en charge psychologique et sociale des personnes vivant avec le VIH, au Congo-Brazzaville. Programmation musicale : ► Yoa – Matcha Queen ► Kalash – Tombolo.
Priorité Santé vous donne rendez-vous en direct de l'Hippodrome de Longchamp, qui accueille, jusqu'à dimanche 29 juin 2025, le festival Solidays : rendez-vous musical et solidaire, dédié à la lutte contre le sida. Émission délocalisée, en direct de l'Hippodrome de Longchamp À l'heure où les programmes de lutte contre le sida sont fortement affectés par l'arrêt des financements américains et la tendance à une baisse globale de l'aide au développement, le combat contre la pandémie de sida est toujours d'actualité. Nous rencontrons bénévoles, associations et organisateurs qui, au-delà des quelque 80 concerts organisés, continuent de se mobiliser dans des projets concrets qui s'inscrivent dans le cadre de sensibilisation et de programmes pour faire reculer l'épidémie de VIH sida, partout sur la planète, en étroite collaboration avec les acteurs de terrain. Florent Maréchal, directeur des Programmes santé et solidarité, à Solidarité Sida Aliou Diop, président de l'Association des Gestionnaires pour le Développement (AGD) en Mauritanie Valérie Ngami-Ketcha, responsable de l'Unité de prévention et aide à l'observance à la SWAA-Littoral (Society for Women and AIDS in Africa), au Cameroun Wilfrid Pandi, secrétaire exécutif de l'Association Serment Universel, une ONG spécialisée dans la prise en charge psychologique et sociale des personnes vivant avec le VIH, au Congo-Brazzaville. Programmation musicale : ► Yoa – Matcha Queen ► Kalash – Tombolo.
Un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda est-il vraiment possible le 27 juin prochain ? « Oui, répond le ministre de la Communication du Congo-Brazzaville, car, cette fois-ci, il y a l'intervention d'une grande puissance, à savoir les États-Unis ». Thierry Moungalla, qui est à la fois ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville, s'exprime aussi sur la présidentielle prévue dans son pays au mois de mars 2026. Le président Denis Sassou-Nguesso sera-t-il candidat à sa réélection ? De passage à Paris, Thierry Mougalla répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Ce mercredi 18 juin, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se sont engagés à signer un accord de paix, le 27 juin prochain, lors d'une réunion ministérielle prévue à Washington, quelle est votre réaction ? Thierry Moungalla : Nous nous réjouissons de cette avancée qui nous paraît une avancée majeure. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est prôné un arrêt des hostilités, un désarmement des forces qui sont considérées comme rebelles et la possibilité d'aller vers la conclusion d'un accord de paix. Donc, nous, les pays voisins, nous nous réjouissons de cet accord et nous espérons que les différentes étapes qui semblent attendues soient franchies sans encombres. Et après 29 ans de guerre dans les Grands Lacs, vous croyez à une paix définitive ? Nous espérons que cette fois-ci, avec l'intervention d'une grande puissance comme les États-Unis, que cette fois-ci soit la bonne. Depuis deux mois, ce sont en effet les États-Unis et le Qatar qui font la médiation entre la RDC et le Rwanda. Est-ce que l'Afrique n'est pas marginalisée dans cette affaire ? Non. Je considère qu'objectivement, quand une maison brûle, tous ceux qui amènent des seaux d'eau pour éteindre l'incendie sont les bienvenus. Depuis un an, la location de 12 000 hectares de terre congolaise à une société rwandaise suscite beaucoup d'émotion à Brazzaville, mais aussi à Kinshasa, où beaucoup y voient le risque que l'armée rwandaise en profite pour ouvrir un deuxième front contre la RDC. Est-ce que c'est la raison pour laquelle vous venez d'annuler ce contrat foncier avec le Rwanda ? Non. Il faut que je précise en deux mots la situation. Il y a d'abord des accords d'État à État qui sont des accords de coopération bilatérale classiques. Ce sont des accords dans des matières essentiellement économiques. Ces accords ne sont pas remis en cause et ils n'ont aucune raison de l'être. Il y a, à côté de cela, des contrats ponctuels qui ont été conclus pour la relance de la production agricole dans des zones très riches. Ces accords ont été conclus avec des sociétés rwandaises. Et malheureusement, on a constaté leur caducité parce que les entreprises n'ont pas accompli les diligences qui étaient attendues d'elles. Et donc, naturellement, la condition de caducité a été mise en œuvre depuis le 8 décembre 2024. Et donc, comme vous le voyez, rien à voir avec le conflit que nous évoquions tout à l'heure. Il n'y avait là, il n'y a là absolument aucune connotation militaire. Et puis, d'ailleurs, comment voudriez-vous qu'il y ait des connotations militaires à ce type d'accord, alors que notre pays est situé à près de 1 500 kilomètres du théâtre des opérations concernées, c'est-à-dire l'est de la RDC et les confins du Rwanda ? En tout cas, les autorités de Kinshasa étaient inquiètes et elles vous l'avaient fait savoir. Nous échangeons régulièrement avec les autorités de Kinshasa. Je peux même vous dire que récemment, le ministre de l'Intérieur du Congo a eu l'honneur de rencontrer le président [de la RDC] Félix Tshisekedi. Et je suis certain que nous apportons au quotidien toutes les assurances de notre volonté de faire que ça se passe bien. La présidentielle au Congo, c'est l'année prochaine. Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a le droit de se représenter, mais il est au pouvoir depuis plus de 40 ans. Est-ce que vous pensez qu'il pourrait envisager de laisser la place aux jeunes ? Bon, moi, je poserai la question plutôt dans l'autre sens. Aujourd'hui, nous sommes dans une grande stabilité. Nous avons un président de la République expérimenté. Je pense, je suis convaincu que le président de la République est celui qui va favoriser cette transition générationnelle dans la paix, dans la stabilité et dans la cohérence. Parce que quand on se précipite vers ce qui ressemble à un changement, on s'aperçoit bien vite que les mains inexpertes, à qui on confierait trop vite les choses, pourraient conduire le pays à l'impasse. Je souhaite que le président de la République soit candidat, mais ce n'est pas à l'ordre du jour au moment où nous nous exprimons, puisque nous sommes à neuf mois de l'élection présidentielle. Et le président a un mandat à remplir entre-temps. Mais cette transition générationnelle dont vous parlez, elle pourrait avoir lieu dès l'année prochaine ou non ? Non, cette transition générationnelle, c'est lui qui est le transmetteur, qui porte cette transition générationnelle. Je dis qu'il va assurer cette transition en allant vers la capacité de rajeunir les équipes, d'y inclure le maximum de jeunes. Voilà neuf ans que les opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa sont derrière les barreaux. La justice les a condamnés à 20 ans de prison, mais beaucoup les considèrent comme des prisonniers politiques. Est-ce qu'une grâce présidentielle pourrait avoir lieu avant l'année prochaine, avant la présidentielle ? Il me semble que, dans notre législation, ce sont des éléments qui souvent doivent faire l'objet d'initiatives de la part des condamnés. Donc, je n'ai pas d'opinion sur ce sujet. Je pense que le président de la République est le seul maître de la possibilité de gracier.
Les années Biya, c'est le titre du livre qui vient de paraître aux Éditions du Schabel. Dans cette enquête de 700 pages, bâtie sur des confidences et des archives inédites, l'essayiste camerounais Haman Mana raconte en détail les 42 années et demie du président Paul Biya à la tête du Cameroun. Les succès comme les échecs. Tour à tour journaliste à Cameroon Tribune, puis directeur de publication au journal Mutations, puis patron du journal Le Jour, Haman Mana a été le témoin de beaucoup d'évènements sous la présidence de Paul Biya. À quatre mois de la présidentielle, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Haman Mana, l'un des temps forts de votre livre, c'est la présidentielle d'octobre 1992. Paul Biya a dû accorder le multipartisme. Dans le pays d'à côté, le Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso vient d'être battu par Pascal Lissouba. C'est le vent du changement. Et pourtant, Paul Biya est officiellement réélu, mais avec seulement quatre points d'avance sur John Fru Ndi, un score très serré. Est-ce à dire que le parti au pouvoir RDPC était moins aguerri, moins fort qu'aujourd'hui ? Haman Mana : Le parti RDPC était moins sophistiqué dans sa capacité à manipuler les chiffres. À l'époque, je pense qu'il y a une grande mobilisation autour du Social Democratic Front. De John Fru Ndi ? De John Fru Ndi et il y a ce raz-de-marée vers les urnes qui fait que tout le monde est d'accord là-dessus aujourd'hui. C'est John Fru Ndi qui a remporté ces élections, mais ce n'est qu'en dernière minute, à la Commission nationale de recensement des votes, avec un afflux de votes venant tardivement de l'Extrême Nord, qu'on a dû corriger les résultats. J'en parle parce que je suis un témoin oculaire. J'étais jeune journaliste à Cameroun Tribune et c'est moi qui ai couvert non-stop. On a appelé ça la Commission nationale de recensement des votes. Non, je pense que le pouvoir n'était pas encore aguerri dans ces techniques de modification des résultats de vote. Voilà. Vous rappelez aussi qu'en octobre 1992, le Nordiste Bello Bouba Maigari arrive troisième avec 19 % des voix. Est-ce que l'opposition aurait gagné si Fru Ndi et Bello n'avaient pas été divisés ? Si l'opposition avait été unie, peut-être que John Fru Ndi aurait gagné. Mais maintenant, c'est sans compter avec la volonté absolue, la volonté claire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais et de Paul Biya de rester au pouvoir. Alors John Fru Ndi est décédé, mais Paul Biya et Bello Bouba Maigari sont toujours là. Est-ce que vous pensez qu'on va les revoir tous les deux comme candidats en octobre prochain ? Ecoutez, ça dépend de l'arithmétique. À l'heure actuelle, on sait que Bello Bouba, politiquement peut-être, n'est plus ce qu'il était à cette époque-là. Donc cela fera partie des calculs. Maintenant, il y a l'inconnue Maurice Kamto. Est ce qu'on acceptera sa candidature ? À ce qu'il me semble, peut-être que Bello Bouba Maigari n'est pas un protagoniste décisif dans l'élection de 2025, sauf s'il adoube Maurice Kamto. Autre temps fort dans votre livre, la querelle territoriale entre le Cameroun et le Nigeria sur la presqu'île de Bakassi. On est en 1994 et vous dites que là, c'est une réussite pour le régime de Paul Biya ? Oui, bien sûr. Mon livre est là pour rendre compte de ce qui s'est passé. Mon livre n'est pas là pour peindre en noir un régime. Non. Et ce qui me semble, tout le monde est d'accord là-dessus, Paul Biya a bien joué. C'est une carte qu'il a bien jouée par une forme de pondération, par une forme d'utilisation de ses relais internationaux et également par l'expertise juridique locale. C'est là où on retrouve Maurice Kamto. On savait déjà que Maurice Kamto n'était pas forcément quelqu'un de favorable au régime en place, mais compte tenu de son expertise, il était l'une des figures de proue de l'équipe et, après avoir remporté sur le plan juridique, Paul Biya a engagé une négociation politique pour pouvoir obtenir ce qu'il avait gagné juridiquement. Là, c'était bien joué. Pendant ces 43 années de présidence de Paul Biya, il y a dans votre livre plusieurs fils conducteurs, la corruption, la répression. Vous parlez notamment des plus de 100 jeunes émeutiers de la faim qui sont tués à Douala en février 2008. Pourquoi avez-vous tenu à faire le portrait de l'ancien Secrétaire général de la présidence, Marafa Hamidou Yaya, qui est en prison depuis 2012 ? Oui, c'est pour dire l'absurdité qui entoure la question de la succession de Monsieur Biya et ceci depuis le début des années 2000. C'est-à-dire qu'il est question de couper en réalité toutes les têtes qui dépassent. Voilà ! Oui, vous citez l'ambassadeur des États-Unis à Yaoundé qui dit que « Marafa est en prison parce qu'il a pensé au pouvoir ». Exactement. Ça, ce sont les fuites de Wikileaks qui ont mis cela dehors. Et voilà ce qu'il est advenu. Et puis, dans votre livre, vous dites : « Je raconte le long chemin sur lequel Paul Biya a mené le Cameroun au bord de l'abîme, non sans la complicité de ce peuple qui, paresseusement, s'est laissé choir. » Oui, je pense que c'est trop facile de dire que Paul Biya a fait ci, Paul Biya a fait ça. La société civile camerounaise, le peuple camerounais, se lie lui-même les mains dans un pacte de paresse, de corruption. Non, en réalité, chez moi, il est plus question de piquer l'orgueil des uns et des autres afin qu'ils se ressaisissent. En réalité, c'est un appel à la réappropriation du Cameroun par les Camerounais. À lire aussiCameroun: à 92 ans, Paul Biya investit les réseaux sociaux à cinq mois de la présidentielle
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le départ de Wagner du Mali, la fin d'une coopération économique entre le Congo et le Rwanda et l'utilisation des drones par Boko Haram. Manche : la police française va-t-elle arrêter les embarcations de migrants une fois en mer ? Face à l'arrivée record de migrants sur les côtes britanniques, la France envisage désormais d'intercepter les bateaux, en pleine mer, qui traversent la Manche. Pourquoi les autorités françaises n'appliquaient-elles pas ces mesures jusqu'à maintenant ? Avec Charlotte Boitiaux journaliste à Infomigrants. Mali : Africa Corps prend la suite de Wagner Plus de trois ans après son arrivée au Mali, le groupe paramilitaire Wagner s'est officiellement retiré du pays. Les mercenaires russes sont remplacés par l'Africa Corps, qui dépend directement du ministère russe de la Défense. Quelle est la différence entre les deux organisations ? S'agit-il d'un simple changement d'uniformes ? Avec Dimitri Zufferey, membre du collectif All Eyes On Wagner. Congo-Brazzaville : les autorités suspendent l'attribution de terres au Rwanda Le gouvernement de la République du Congo a annoncé l'annulation des contrats de location de terres à des entreprises à capitaux rwandais signés en 2022. Comment expliquer cette décision ? Quelles étaient les spécificités de ces contrats controversés ? Avec Paul Lorgerie, journaliste au service Afrique de RFI. Bassin du lac Tchad : les drones de Boko Haram Dans son rapport semestriel, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique centrale, Abdou Abarry, dénonce les attaques de drones chargés d'explosifs par Boko Haram. Comment les jihadistes se procurent-ils ces drones ? Que sait-on de leur puissance de frappe ? Avec Seidik Abba, président du Centre international de réflexions et d'études sur le Sahel. Auteur de Voyage au coeur de Boko Haram: Enquête sur le djihad en Afrique subsaharienne (éditions L'Harmattan).
C dans l'air du 9 juin 2025 - La Californie se rebelle...Trump envoie la Garde nationaleQue se passe-t-il à Los Angeles ? Depuis vendredi, des habitants manifestent dans la mégapole californienne contre la politique migratoire de l'administration Trump, à la suite d'opérations musclées menées par les agents fédéraux de l'immigration (ICE). L'envoi, samedi, de la Garde nationale sur ordre du président américain, contre l'avis du gouverneur démocrate de l'État, est loin d'avoir calmé les esprits. Pour le troisième jour consécutif, des heurts ont opposé les forces de sécurité à des manifestants qui protestent contre la politique d'expulsion massive et dénoncent l'envoi des premiers soldats par Washington — une manière, selon eux, d'instrumentaliser la situation.Donald Trump exploite-t-il les incidents à Los Angeles ? C'est en tout cas l'avis de la maire démocrate de la cité californienne, qui affirme contrôler la situation. "Ce que nous voyons à Los Angeles, c'est un chaos provoqué par l'administration. Le déploiement des troupes fédérales est une escalade dangereuse."En Californie, les fractures de l'Amérique éclatent au grand jour : d'un côté, les démocrates accusés de laxisme sur la politique migratoire ; de l'autre, les républicains de Donald Trump, déterminés à appliquer les mesures et à faire un exemple dans le fief de l'un de leurs principaux opposants, au risque de plonger un peu plus le pays dans une crise institutionnelle."C'est une atteinte grave à la souveraineté de l'État", a dénoncé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom. "Nous n'avions pas de problème jusqu'à ce que Trump s'en mêle", a-t-il accusé sur X. Les gouverneurs des États démocrates ont fustigé un "abus de pouvoir alarmant", rappelant que la Garde nationale est traditionnellement mobilisée lors de catastrophes naturelles, et non pour réprimer des mouvements sociaux. Il s'agirait du premier déploiement unilatéral de la Garde nationale par un président sans l'accord d'un gouverneur depuis 1965, selon Kenneth Roth, ancien directeur de Human Rights Watch.Cette décision inédite du président Trump marque une nouvelle étape dans sa confrontation avec les États et les villes démocrates sur la question migratoire. À l'heure où il est en échec sur d'autres volets de sa politique (économie, inflation, guerres commerciales, diplomatie) et qu'il vient de rompre de façon fracassante avec Elon Musk, le républicain durcit encore sa politique anti-immigration, pour montrer à ses électeurs déboussolés qu'il tient ses promesses. Ainsi, l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de douze pays, édictée la semaine dernière, est entrée en vigueur ce lundi, selon un nouveau décret présidentiel. Sont concernés les ressortissants d'Afghanistan, de Birmanie, du Tchad, du Congo-Brazzaville, de Guinée équatoriale, d'Érythrée, d'Haïti, d'Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.La Maison-Blanche a également décidé, ces derniers jours, la suspension du traitement des visas pour les étudiants étrangers, le temps pour l'administration Trump de mettre en place une procédure permettant d'examiner le contenu de leurs réseaux sociaux. Parallèlement, des vagues d'arrestations et d'expulsions sont mises en scène afin de frapper les opinions publiques.Quelle est la situation en Californie ? Pourquoi l'envoi de la Garde nationale fait craindre une dérive autoritaire de Donald Trump ? Qu'est-ce que le "travel ban" ? Jusqu'où ira son bras de fer avec les universités ? LES EXPERTS :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis- Corentin SELLIN - Professeur agrégé d'histoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur sur la politique américaine pour les Jours.fr- Piotr SMOLAR - Correspondant aux Etats-Unis pour le journal Le Monde
L'Union africaine s'est dite "préoccupée", N'Djamena "surprise", et Brazzaville a dénoncé un "malentendu" après l'interdiction d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays africains, dont le Tchad et le Congo-Brazzaville, sur douze Etats concernés au total. Le Tchad a annoncé jeudi "suspendre l'octroi des visas aux citoyens des États-Unis d'Amérique", en réaction à la décision du président américain Donald Trump, qui s'applique également à la Guinée équatoriale, l'Erythrée, la Libye, la Somalie et le Soudan.