Podcasts about congo brazzaville

Equatorial country in Africa

  • 227PODCASTS
  • 503EPISODES
  • 28mAVG DURATION
  • 1WEEKLY EPISODE
  • Jul 15, 2026LATEST
congo brazzaville

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about congo brazzaville

Latest podcast episodes about congo brazzaville

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 15 juillet 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Zoé Moreau, journaliste environnement pour Vert le média qui annonce la couleur sur la start-up américaine : Panthalassa. Soutenue par les géants de la tech, elle prévoit de construire des Datacenters flottants alimentés par l'énergie des vagues. L'intérêt ? Répondre aux critiques de vacarme et de pollution adressées jusqu'à présent à ces gigantesques centres de données. Mais de nombreuses incertitudes techniques, économiques mais aussi environnementales demeurent -  Lucia Muzell, journaliste pour la rédaction brésilienne de RFi sur les vagues de chaleur au Brésil, pays « habitué » aux hautes températures de par son climat tropical, mais où le manque d'adaptation pour tous et l'absence de politiques publiques à la hauteur des enjeux ont causé la mort de 120. 000 personnes en 20 ans, selon une étude inédite. - Simon Rozé du service environnement de RFI reviendra sur les incendies qui touchent le monde entier - Baptiste Coulon du service France de RFI nous parlera de l'incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau cette semaine en France. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Symphorien NIHALA MANIRY SOA de Madagascar pour son film Le rivage de la colère  - La Chronique entrepreneur avec Ruphin Murda Kinanga  de l'Eco-ferme de Kamou,  entreprise agricole sociale implantée en milieu rural au Congo-Brazzaville.   Musiques diffusées dans l'émission :  ► Fonky Family - Art de rue ►Marcus Gad - Fruit and Flower.

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 15 juillet 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Zoé Moreau, journaliste environnement pour Vert le média qui annonce la couleur sur la start-up américaine : Panthalassa. Soutenue par les géants de la tech, elle prévoit de construire des Datacenters flottants alimentés par l'énergie des vagues. L'intérêt ? Répondre aux critiques de vacarme et de pollution adressées jusqu'à présent à ces gigantesques centres de données. Mais de nombreuses incertitudes techniques, économiques mais aussi environnementales demeurent -  Lucia Muzell, journaliste pour la rédaction brésilienne de RFi sur les vagues de chaleur au Brésil, pays « habitué » aux hautes températures de par son climat tropical, mais où le manque d'adaptation pour tous et l'absence de politiques publiques à la hauteur des enjeux ont causé la mort de 120. 000 personnes en 20 ans, selon une étude inédite. - Simon Rozé du service environnement de RFI reviendra sur les incendies qui touchent le monde entier - Baptiste Coulon du service France de RFI nous parlera de l'incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau cette semaine en France. - Chronique ePOP/ (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Symphorien NIHALA MANIRY SOA de Madagascar pour son film Le rivage de la colère  - La Chronique entrepreneur avec Ruphin Murda Kinanga  de l'Eco-ferme de Kamou,  entreprise agricole sociale implantée en milieu rural au Congo-Brazzaville.   Musiques diffusées dans l'émission :  ► Fonky Family - Art de rue ►Marcus Gad - Fruit and Flower.

Religions du monde
Comment religions, croyances et pratiques traditionnelles accompagnent les parcours de migration

Religions du monde

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 48:30


Comment les religions peuvent-elles aider à affronter la migration ? Dans les parcours migratoires, d'Afrique vers l'Europe ou d'un pays africain à un autre, les pratiques religieuses, les objets comme des amulettes et les croyances dans les ancêtres accompagnent les personnes sur ces chemins dangereux et peuvent leur permettre de surmonter les peurs, les angoisses et les incertitudes. Comme le souligne l'un de nos invités dans cette émission, « Dieu ne suffit pas » pour affronter les difficultés, l'accompagnement est donc multiple. On utilise aussi sur ce parcours ce qu'on appelle des « kits religieux », des « kits traditionnels » ou encore des « kits de fétiches », à la confluence des christianismes africains, des religions traditionnelles et de l'islam. À l'occasion des 9è Rencontres des Études Africaines en France à Paris (du 30 juin au 2 juillet 2026), Religions du Monde a pu rencontrer plusieurs chercheurs socio-anthropologues d'Afrique et d'Europe, réunis au Campus Condorcet à Aubervilliers, au nord de Paris, autour de leur atelier intitulé : « Se déplacer, croire, pratiquer : matérialités et immatérialités religieuses dans la mobilité ». Invités : - Yassin Dia, anthropologue d'origine sénégalaise qui a fait son doctorat à l'Université de Milan-Bicocca en Italie, travaille sur les migrations africaines en Italie en particulier sur le cas du Sénégal et sur la « quête de soutien spirituel » des Sénégalais en Italie, mais aussi sur la circulation des objets comme les amulettes islamiques - Sophie Bava, socio-anthropologue à l'IRD, l'Institut pour la Recherche et le Développement, au Laboratoire Population Environnement Développement, co-rédactrice en chef de la revue « Afrique(s) en Mouvement ». Elle s'intéresse en particulier aux migrations africaines et aux parcours des croyants : comment se recomposent les paysages religieux sur les parcours migratoire. Sophie Bava a notamment travaillé sur le Maroc et avait publié en 2022 (avec l'anthropologue Bernard Coyault et le photographe Malik Nejmi) le livre « Dieu va ouvrir la mer -  christianismes africains au Maroc », (Éd. Kulte) une plongée dans le quotidien des « Églises de maison » fondées par les migrants subsahariens dans les quartiers périphériques de Rabat - Jean-Fidèle Simba, docteur en sociologie, chargé d'enseignement vacataire à l'université Paris 8, originaire du Congo-Brazzaville, travaille notamment sur le « merveilleux religieux » congolais en contexte migratoire, les pratiques et ses objets, ces « kits religieux » souvent marqués par le secret. Des recherches marquées par son propre parcours migratoire en 2005, qu'il a vécue avec ses propres « kits » en traversant le Sahara et la Méditerranée - Ndeye Aida Dia, doctorante à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal (Unité de Recherche en Ingénierie Culturelle et Anthropologie IFAN/UCAD), travaille sur la façon dont la spiritualité, la religion, peut aider au quotidien, dans toutes les épreuves des personnes qui ont fait un parcours migratoire, lorsqu'elles sont loin de chez elles, comment elles recréent des espaces spirituels – à travers l'expérience de Sénégalais qui ont émigré aux États-Unis disciples du guide spirituel Cheikh Sayid Omar Kébé.

Religions du monde
Comment religions, croyances et pratiques traditionnelles accompagnent les parcours de migration

Religions du monde

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 48:30


Comment les religions peuvent-elles aider à affronter la migration ? Dans les parcours migratoires, d'Afrique vers l'Europe ou d'un pays africain à un autre, les pratiques religieuses, les objets comme des amulettes et les croyances dans les ancêtres accompagnent les personnes sur ces chemins dangereux et peuvent leur permettre de surmonter les peurs, les angoisses et les incertitudes. Comme le souligne l'un de nos invités dans cette émission, « Dieu ne suffit pas » pour affronter les difficultés, l'accompagnement est donc multiple. On utilise aussi sur ce parcours ce qu'on appelle des « kits religieux », des « kits traditionnels » ou encore des « kits de fétiches », à la confluence des christianismes africains, des religions traditionnelles et de l'islam. À l'occasion des 9è Rencontres des Études Africaines en France à Paris (du 30 juin au 2 juillet 2026), Religions du Monde a pu rencontrer plusieurs chercheurs socio-anthropologues d'Afrique et d'Europe, réunis au Campus Condorcet à Aubervilliers, au nord de Paris, autour de leur atelier intitulé : « Se déplacer, croire, pratiquer : matérialités et immatérialités religieuses dans la mobilité ». Invités : - Yassin Dia, anthropologue d'origine sénégalaise qui a fait son doctorat à l'Université de Milan-Bicocca en Italie, travaille sur les migrations africaines en Italie en particulier sur le cas du Sénégal et sur la « quête de soutien spirituel » des Sénégalais en Italie, mais aussi sur la circulation des objets comme les amulettes islamiques - Sophie Bava, socio-anthropologue à l'IRD, l'Institut pour la Recherche et le Développement, au Laboratoire Population Environnement Développement, co-rédactrice en chef de la revue « Afrique(s) en Mouvement ». Elle s'intéresse en particulier aux migrations africaines et aux parcours des croyants : comment se recomposent les paysages religieux sur les parcours migratoire. Sophie Bava a notamment travaillé sur le Maroc et avait publié en 2022 (avec l'anthropologue Bernard Coyault et le photographe Malik Nejmi) le livre « Dieu va ouvrir la mer -  christianismes africains au Maroc », (Éd. Kulte) une plongée dans le quotidien des « Églises de maison » fondées par les migrants subsahariens dans les quartiers périphériques de Rabat - Jean-Fidèle Simba, docteur en sociologie, chargé d'enseignement vacataire à l'université Paris 8, originaire du Congo-Brazzaville, travaille notamment sur le « merveilleux religieux » congolais en contexte migratoire, les pratiques et ses objets, ces « kits religieux » souvent marqués par le secret. Des recherches marquées par son propre parcours migratoire en 2005, qu'il a vécue avec ses propres « kits » en traversant le Sahara et la Méditerranée - Ndeye Aida Dia, doctorante à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal (Unité de Recherche en Ingénierie Culturelle et Anthropologie IFAN/UCAD), travaille sur la façon dont la spiritualité, la religion, peut aider au quotidien, dans toutes les épreuves des personnes qui ont fait un parcours migratoire, lorsqu'elles sont loin de chez elles, comment elles recréent des espaces spirituels – à travers l'expérience de Sénégalais qui ont émigré aux États-Unis disciples du guide spirituel Cheikh Sayid Omar Kébé.

Invité Afrique
Emmanuel Dongala: «Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:01


Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières

Race Reflections AT WORK
RE-RELEASE: Reflections on a trip to the Congo

Race Reflections AT WORK

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 19:18


In this re-released episode first published on 6th May 2024, Guilaine reflects on her (then) recent trip to the Congo. This topic was asked for when she polled people on twitter/x to find out what they wanted her to speak on for this episode.She begins with some context, first for her and then for the country and region in general. Covering how she was born in Bastille and grew up in inner city Paris and is of Congolese descent, specifically descending from Congo-Brazzaville. She then gives a brief overview of the history of colonialism, slavery, war and genocide experienced by Congo-Brazzaville and The Democratic Republic of the Congo.Then she talks about her experience there, being confronted by this paradox of death and life, beauty and horror, poverty and people thriving, learning more about the colonial atrocities that were committed but also at the same time being exposed to the pure beauty of the landscapes. She explores the complexity of these powerful dualities and contradictions, the paradox of life and death almost intertwined and dancing, the invitation to ask how do we hold these dualities at the same time, remembering the pain of the past but imagining alternative futures, the abundance and wealth of nature contrasted with the poverty of neocolonialism. It invites you to be deeply reflective about the possibility of life.She finishes by thinking about her writing and research around trauma and transference and how when talking to people on her travels and looking into cosmologies and autologies of the region she realised that a lot of what she had been writing corresponded with the thinking and cosmologies of this land. And so brings her back to her question of “what we know without knowing?” And to issues of ancestral communication and memory and how echoes form between generations, particularly within the African diaspora, particularly when it comes to issues of thinking about African consciousness in the context of Black suffering, and thinking about all of this within the Kikongo frame, Kikongo being the language, people and culture of the Congo.Subscribe, rate and review on Apple Podcasts, Spotify, Google Podcasts, Amazon Music or wherever you get your podcasts.To send us your queries, questions and dilemmas please email atwork@racereflections.co.uk

Radio foot internationale
Coupe du monde 2026: Mexico, c'est parti!

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 48:28


Au sommaire de Radio foot internationale, jeudi 11 juin 2026, à 16h10 TU sur RFI | YouTube & Facebook Live : - Mexico, c'est parti ! ; - Afrique : qui peut sortir du lot ? ; - Antoine Grognet à New York ; - Le sorcier blanc rejoint le Congo-Brazzaville. Mexico, c'est parti ! Ouverture du Mondial à l'Azteca : ambiance avec Annie Gasnier, focus Afrique du Sud avec Victor Missistrano, météo sous surveillance et clés du match Mexique - Afrique du Sud. Afrique : qui peut sortir du lot ? Dix nations africaines au départ : qui peut passer les poules ? Qui peut aller loin ? Qui peut créer la surprise dans ce Mondial XXL ? Antoine Grognet à New York Notre envoyé spécial a posé le pied aux États-Unis. Premières impressions, ambiance sur place, choses vues… et non vues, avant que les Bleus ne le rejoignent pour affronter le Sénégal, le 16 juin 2026, au Metlife Stadium. Le sorcier blanc rejoint le Congo-Brazzaville À 78 ans, Claude Le Roy reprend du service avec les Diables Rouges. Objectif CAN 2027. Comme dit le proverbe : c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures sauces. Claude passeur de témoin ? Autour d'Olivier Pron : Franck Simon, Yoro Mangara et Patrick Juillard. Chef d'édition : David Fintzel - Technique/Réalisation : Laurent Salerno.

Radio Foot Internationale
Coupe du monde 2026: Mexico, c'est parti!

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 48:28


Au sommaire de Radio foot internationale, jeudi 11 juin 2026, à 16h10 TU sur RFI | YouTube & Facebook Live : - Mexico, c'est parti ! ; - Afrique : qui peut sortir du lot ? ; - Antoine Grognet à New York ; - Le sorcier blanc rejoint le Congo-Brazzaville. Mexico, c'est parti ! Ouverture du Mondial à l'Azteca : ambiance avec Annie Gasnier, focus Afrique du Sud avec Victor Missistrano, météo sous surveillance et clés du match Mexique - Afrique du Sud. Afrique : qui peut sortir du lot ? Dix nations africaines au départ : qui peut passer les poules ? Qui peut aller loin ? Qui peut créer la surprise dans ce Mondial XXL ? Antoine Grognet à New York Notre envoyé spécial a posé le pied aux États-Unis. Premières impressions, ambiance sur place, choses vues… et non vues, avant que les Bleus ne le rejoignent pour affronter le Sénégal, le 16 juin 2026, au Metlife Stadium. Le sorcier blanc rejoint le Congo-Brazzaville À 78 ans, Claude Le Roy reprend du service avec les Diables Rouges. Objectif CAN 2027. Comme dit le proverbe : c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures sauces. Claude passeur de témoin ? Autour d'Olivier Pron : Franck Simon, Yoro Mangara et Patrick Juillard. Chef d'édition : David Fintzel - Technique/Réalisation : Laurent Salerno.

Priorité santé
La santé des reins : 9% de la population mondiale vit avec une maladie rénale chronique

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 26, 2026 48:30


Les maladies rénales constituent un problème de santé publique majeur. En effet, selon l'OMS, environ 674 millions de personnes vivent avec une maladie rénale chronique, soit 9% de la population mondiale. Ces maladies impliquent une destruction progressive des reins, empêchés d'assurer leur fonction de filtre du sang pour l'organisme et pourraient devenir la cinquième cause de mortalité au monde, d'ici 2050. Peut-on prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses reins ? En cas de maladies chroniques, quelle prise en charge existe ?  C'est un fait peu connu, mais aujourd'hui, à l'échelle planétaire, l'une des causes de décès qui connaît la croissance la plus rapide, ce sont les maladies rénales et en particulier l'insuffisance chronique et terminale. Les défaillances de cet organe de l'appareil urinaire – un double organe multifonction – sont de plus en plus fréquentes et liées à la hausse d'autres maladies non transmissibles, comme le diabète ou l'hypertension artérielle, qui souvent, précèdent ou accompagnent la maladie rénale.  Des troubles silencieux La santé des reins se gère au quotidien : par l'alimentation, l'hydratation, les habitudes de tous les jours (activité physique régulière, alimentation équilibrée) et il est particulièrement important d'insister sur la prévention car, dans la plupart des cas, les troubles rénaux évoluent sans symptômes. En dehors des calculs rénaux (lithiase urinaire) qui, eux, peuvent être particulièrement douloureux, l'essentiel des maladies rénales s'installe de manière silencieuse.  Alors, pour ne pas prendre conscience d'un trouble rénal trop tard, il y a moyen d'agir ! Agir sur la tension, le surpoids, le diabète : une hygiène de vie essentielle pour la santé des reins et adopter une surveillance sur la base d'analyses d'urines qui vont permettre de dépister, et le cas échéant, de poser un diagnostic.   Avec : Dr Isabelle Tostivint, néphrologue préventive à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et chargée de la communication scientifique de la Fondation du Rein. Spécialiste de la néphroprotection (prévention, dépistage, de la dégradation de la fonction du rein). Présidente de l'association LUNNE (lithiases urinaires et néphroprotection network) qui lutte pour prévenir les calculs rénaux Dr Tony Eyeni, néphrologue au CHU de Brazzaville. Maitre de Conférences Agrégé en néphrologie a la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université Marien Ngouabi. Directeur du programme National de lutte contre l'insuffisance rénale au Congo-Brazzaville.  ► En fin d'émission, nous recevons Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, ministre de la Santé de la République Gabonaise afin d'aborder les priorités de son ministère, après son entrée en fonction en janvier 2026.   Programmation musicale :  ► BNXN, Sarz – Back outside  ► Nuevos Rios, Canalon de Timbiqui – La vida es un baile.

Priorité santé
La santé des reins : 9% de la population mondiale vit avec une maladie rénale chronique

Priorité santé

Play Episode Listen Later May 26, 2026 48:30


Les maladies rénales constituent un problème de santé publique majeur. En effet, selon l'OMS, environ 674 millions de personnes vivent avec une maladie rénale chronique, soit 9% de la population mondiale. Ces maladies impliquent une destruction progressive des reins, empêchés d'assurer leur fonction de filtre du sang pour l'organisme et pourraient devenir la cinquième cause de mortalité au monde, d'ici 2050. Peut-on prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses reins ? En cas de maladies chroniques, quelle prise en charge existe ?  C'est un fait peu connu, mais aujourd'hui, à l'échelle planétaire, l'une des causes de décès qui connaît la croissance la plus rapide, ce sont les maladies rénales et en particulier l'insuffisance chronique et terminale. Les défaillances de cet organe de l'appareil urinaire – un double organe multifonction – sont de plus en plus fréquentes et liées à la hausse d'autres maladies non transmissibles, comme le diabète ou l'hypertension artérielle, qui souvent, précèdent ou accompagnent la maladie rénale.  Des troubles silencieux La santé des reins se gère au quotidien : par l'alimentation, l'hydratation, les habitudes de tous les jours (activité physique régulière, alimentation équilibrée) et il est particulièrement important d'insister sur la prévention car, dans la plupart des cas, les troubles rénaux évoluent sans symptômes. En dehors des calculs rénaux (lithiase urinaire) qui, eux, peuvent être particulièrement douloureux, l'essentiel des maladies rénales s'installe de manière silencieuse.  Alors, pour ne pas prendre conscience d'un trouble rénal trop tard, il y a moyen d'agir ! Agir sur la tension, le surpoids, le diabète : une hygiène de vie essentielle pour la santé des reins et adopter une surveillance sur la base d'analyses d'urines qui vont permettre de dépister, et le cas échéant, de poser un diagnostic.   Avec : Dr Isabelle Tostivint, néphrologue préventive à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et chargée de la communication scientifique de la Fondation du Rein. Spécialiste de la néphroprotection (prévention, dépistage, de la dégradation de la fonction du rein). Présidente de l'association LUNNE (lithiases urinaires et néphroprotection network) qui lutte pour prévenir les calculs rénaux Dr Tony Eyeni, néphrologue au CHU de Brazzaville. Maitre de Conférences Agrégé en néphrologie a la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université Marien Ngouabi. Directeur du programme National de lutte contre l'insuffisance rénale au Congo-Brazzaville.  ► En fin d'émission, nous recevons Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, ministre de la Santé de la République Gabonaise afin d'aborder les priorités de son ministère, après son entrée en fonction en janvier 2026.   Programmation musicale :  ► BNXN, Sarz – Back outside  ► Nuevos Rios, Canalon de Timbiqui – La vida es un baile.

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: le groupe Abu Dhabi Ports s'engage pour un nouveau terminal

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:28


Importante infrastructure portuaire du golfe de Guinée sur la côte atlantique, le port de Pointe-Noire va bénéficier à partir de 2028 d'un nouveau terminal, construit par le groupe Abu Dhabi Ports. Les Émiriens comptent investir au moins 200 millions de dollars (plus de 100 milliards de FCFA) dans ce projet destiné à moderniser et à agrandir le port de Pointe-Noire. De notre correspondant à Brazzaville, C'est en 2023 que les responsables d'Abu Dhabi Ports ont bénéficié de l'accord des autorités congolaises, en vue de construire ce terminal dans la partie est du port de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Récemment, ces responsables ont signé trois agréments en vue notamment de l'obtention du matériel, pour débuter les travaux de réalisation de cette infrastructure. « Nous avons signé trois accords. Le premier avec ZPMC s'élève à environ 50 millions de dollars. Nous achetons des grues spécialisées afin de pouvoir recevoir les navires Supramax parmi les plus grands du monde. Les deux autres contrats portent sur des travaux maritimes et des travaux de superstructure pour un montant de 150 millions de dollars », a expliqué Mohammed Menhali, le directeur général d'Abu Dhabi Ports. Le groupe ADP souhaite construire ce terminal en respectant les normes environnementales, développer l'économie congolaise et créer un nombre important d'emplois. Le terminal à construire pourrait mesurer jusqu'à 400 mètres de long, pouvant recevoir 250 000 conteneurs par an. Une quantité qui devrait augmenter avec la mise en place, à venir, de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF). À lire aussiPour le port de Pointe-Noire, le défi est de desservir la sous-région [2/2] « Un nouvel acteur dans l'écosystème de Pointe-Noire » ADP est en partenariat avec le groupe CMA-CGM, une alliance qui réjouit Innocent Dimi, secrétaire permanent des partenariats public-privés en République du Congo. « Ce partenariat stratégique avec le groupe CMA-CGM va permettre en effet au port de Pointe-Noire d'entrer dans une nouvelle ère, une nouvelle ère technologique, de capacité de traitements, avec les autres partenaires qui sont déjà présents. En réalité, il s'agit d'un nouvel acteur dans l'écosystème de Pointe-Noire », s'est-il félicité. Le groupe ADP s'engage dans ce projet, alors que le monde vit une crise à travers la fermeture du détroit d'Ormuz, pouvant ralentir le rythme d'importation de certains matériaux. De son côté, Innocent Dimi loue la main tenue par les autorités congolaises aux investisseurs. « Il y a des investissements nombreux qui sont faits au port de Pointe-Noire. C'est la vision de vouloir justement accélérer le développement de notre pays. Plusieurs initiatives ont été amorcées dans ce sens dans la ville de Pointe-Noire. C'est donc un des outils (avec ADP) qui viendra parachever cela », précise-t-il. Outre ADP, le groupe AGL – Bolloré bien avant – participe depuis 2009 à la modernisation du port de Pointe-Noire avec un coût d'investissements estimé à 450 millions d'euros jusqu'en 2025. À lire aussiAfrique-Émirats arabes unis: un boom des relations commerciales émiriennes sur le continent

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Emmanuel Macron a-t-il mis un terme à la Françafrique ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 12, 2026 23:05


L'émission 28 minutes du 12/05/2026 En finir avec la Françafrique : Emmanuel Macron a-t-il tenu sa promesse ? Emmanuel Macron a choisi Nairobi pour organiser, avec le Kenya, le sommet “Africa Forward”, les 11 et 12 mai 2026. Il marque ainsi une rupture symbolique avec l'héritage de la Françafrique en choisissant, pour la première fois, un pays hôte anglophone. En 2017, lors de son discours à Ouagadougou, il affirmait : “Il n'y a plus de politique africaine de la France.” Depuis, la situation s'est fortement dégradée au Sahel avec le départ précipité de l'armée française du Mali, du Burkina Faso et du Niger entre 2020 et 2023. Dans le même temps, Emmanuel Macron a pris une série de mesures visant à reconnaître le passé colonial français. Aujourd'hui, il souhaite faire du continent africain un partenaire financier important. Il a notamment annoncé 14 milliards d'euros d'investissements, publics et privés, en Afrique. On en débat avec Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo Brazzaville et au Sénégal, Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste de l'Afrique et du Moyen-Orient et Martial Ze Belinga, économiste et sociologue. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Élise Blanchard / Emmanuel Macron a-t-il mis un terme à la Françafrique ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 12, 2026 45:46


L'émission 28 minutes du 12/05/2026 Elle a passé des mois dans l'intimité de la famille d'un taliban en Afghanistan Lauréate du prix World Press Photo 2026, la photojournaliste Élise Blanchard publie “Dans la maison d'un taliban” (éditions Le Cherche Midi). Pendant trois ans, après le départ des forces américaines en 2021, elle effectue plusieurs séjours, en Afghanistan, au sein de la famille d'un taliban rencontré lors d'un reportage. À travers leur quotidien, elle documente la résilience, l'humour, et la soumission des femmes, face à un système oppressif. En finir avec la Françafrique : Emmanuel Macron a-t-il tenu sa promesse ? Emmanuel Macron a choisi Nairobi pour organiser, avec le Kenya, le sommet “Africa Forward”, les 11 et 12 mai 2026. Il marque ainsi une rupture symbolique avec l'héritage de la Françafrique en choisissant, pour la première fois, un pays hôte anglophone. En 2017, lors de son discours à Ouagadougou, il affirmait : “Il n'y a plus de politique africaine de la France.” Depuis, la situation s'est fortement dégradée au Sahel avec le départ précipité de l'armée française du Mali, du Burkina Faso et du Niger entre 2020 et 2023. Dans le même temps, Emmanuel Macron a pris une série de mesures visant à reconnaître le passé colonial français. Aujourd'hui, il souhaite faire du continent africain un partenaire financier important. Il a notamment annoncé 14 milliards d'euros d'investissements, publics et privés, en Afrique. On en débat avec Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo Brazzaville et au Sénégal, Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste de l'Afrique et du Moyen-Orient et Martial Ze Belinga, économiste et sociologue. Xavier Mauduit revient sur l'histoire des hantavirus, ces maladies transmises par les rongeurs, après que la France a recensé son premier cas positif à ce virus. Marie Bonnisseau raconte l'histoire d'un touriste allemand, qui a obtenu 1 000 euros de dédommagement pour ne pas avoir réussi à obtenir de transat durant son séjour dans un hôtel grec. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Géopolitique, le débat
La diplomatie est-elle morte?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:29


« La voie de la négociation est plus utile et plus douce que celle des armes. » Voilà ce que disait l'un des négociateurs de Louis XIV. Mais l'actualité récente, qu'elle nous emmène en Iran, au Venezuela ou en Ukraine, nous pousse à nous demander si la diplomatie est morte. Ou bien si elle prend d'autres formes… Soumises aux réseaux sociaux, tributaires de plus en plus d'intérêts privés, et semblant balayées d'un revers de main par un président américain qui cultive l'unilatéralisme comme une force. Question que l'on posera à nos invités : Guillaume Devin, professeur émérite des universités à Sciences Po, membre associé du CERI, auteur de Notre système international. Une approche politique des relations internationales, éditions Le Cavalier Bleu.  Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo-Brazzaville et au Sénégal. Auteur du Grand livre de l'Afrique : Chaos ou émergence au sud du Sahara ? (Eyrolles). Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'Union européenne et chercheur à Carnegie Europe, auteur de Deux générations en guerre – Mémoires familiales pour comprendre le retour de la guerre en Europe, autoédité.

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi les utilise-t-on et comment arrêter?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi les utilise-t-on et comment arrêter?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Assassinat de Patrice Lumumba : connaîtra-t-on un jour la vérité ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la puissance navale chinoise et une nouvelle personne à la tête de l'Assemblée nationale au Cameroun. Assassinat de Patrice Lumumba : connaîtra-t-on un jour la vérité ?   65 ans après l'assassinat de Patrice Lumumba, la Chambre du Conseil de Bruxelles a décidé de juger un ancien diplomate belge pour son implication présumée dans la mort du Premier ministre congolais. Étienne Davignon est soupçonné de « participation à des crimes de guerre » pour son implication dans les décisions ayant mené à cette page sombre de l'histoire de la RDC. Pourquoi n'a-t-il pas été inculpé plus tôt ? Quelles sont les preuves à disposition de la justice ?  Avec Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles.     Chine : comment Pékin renforce sa puissance navale ?    Selon le Pentagone, la Chine possèderait plus de 370 navires et sous-marins, ce qui en fait la plus grande flotte militaire du monde. Dernièrement, une publication du Parti communiste chinois a appelé à développer davantage l'économie maritime du pays, tout en défendant la nécessité de s'engager activement dans la gouvernance mondiale des océans. Comment la Chine est-elle parvenue à se doter d'une telle défense maritime ? Pourquoi Pékin préfère développer ses capacités navales plutôt que sa force de frappe aérienne et terrestre ?    Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       Cameroun : un « séisme » politique ?   Pour la première fois en 34 ans, l'Assemble nationale du Cameroun a un nouveau président. Les députés ont élu Théodore Datouo pour succéder à  Cavayé Yeguié Djibril, au perchoir depuis les premières élections multipartites de 1992. Comment expliquer ce changement et pourquoi maintenant ? Est-ce le début d'une nouvelle ère à l'Assemblée nationale ? Où en est le remaniement du gouvernement promis, il y a trois mois, par le président Paul Biya ?  Avec Stéphane Akoa, politologue camerounais et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela.     Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur la coupure internet au Congo-Brazzaville qui a duré plusieurs jours, alors que les Congolais attendaient les résultats du scrutin présidentiel.

Littérature sans frontières
Le Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5è édition du prix Voix d'Afriques

Littérature sans frontières

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 29:00


C'est officiel depuis ce vendredi 20 mars 2026, le prix Voix d'Afriques 2026 récompense le jeune écrivain de RDC, Pascal Boroto, âgé de 24 ans, pour son premier roman intitulé : « Le nom de ma mère ». À l'occasion de la cérémonie à Kinshasa, grand reportage sur place à la rencontre du cinquième lauréat de ce prix littéraire créé par RFI, les éditions J.-C. Lattès, en partenariat avec la Cité Internationale des Arts à Paris. Après la Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, c'est la première fois qu'un auteur de la République Démocratique du Congo est récompensé par le prix Voix d'Afriques. À Kinshasa, et à l'Institut Français, lieu de la remise officielle du Prix, rencontre avec quelques-uns des jurés présents : Mohamed Mbougar Sarr, le président du jury, prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes ; Anne-Sophie Stefanini, directrice littéraire des éditions J.-C. Lattès ; Hemley Boum, écrivaine et lauréate du prix des Cinq continents 2025 pour Le Rêve du pécheur et le lauréat. D'une fratrie de six enfants, Pascal Boroto né en 2001 à Bukavu où il vit actuellement, a toujours eu envie d'écrire et de suivre les traces de sa mère la journaliste Solange Lusiku, fondatrice d'un quotidien indépendant en RDC. Après la mort prématurée de cette dernière en 2018, il a voulu lui rendre hommage dans son premier roman aujourd'hui primé Le nom de ma mère.  « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès).

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux
#366 LOIC MACKOSSO : DE RÉFUGIÉ DE GUERRE À LA CRÉATION D'UNE BANQUE D'AFFAIRE EN AFRIQUE

KALIMANJARO - Le Podcast des ambitieux

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 107:58


La vision a vaincu la rationalité.LoIc Mackosso est arrivé en France évacué par l'armée française, fuyant la guerre civile du Congo Brazzaville. Il a lancé son cabinet de M&A et de levée de fonds, sans revenus, avec un enfant en bas âge. Il a closé son premier grand mandat — 27 millions d'euros levés — grâce à un coup de fil de sa mère à 3 heures du matin à Washington.Aujourd'hui, Loïc Mackosso est le Fondateur et Managing Partner d'ARIES Investissements, administrateur non-exécutif de la Banque Postale du Congo, et auteur du livre "Rester Debout : Quand la résilience devient un super pouvoir".Dans cet épisode exceptionnel, il nous livre les coulisses de l'entrepreneuriat en Afrique : le monde opaque du M&A, la création d'un fonds d'investissement dans les infrastructures énergétiques, et surtout, ce qui lui a permis de tenir debout quand tout semblait s'effondrer. Sa réponse ? La foi. La vision. L'audace. Le travail.Un épisode rare, profond et inspirant pour tous ceux qui veulent entreprendre avec impact.

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Congo-Brazzaville : que vous inspirent les résultats de la présidentielle ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 20:00


Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso remporte un cinquième mandat consécutif. Selon les chiffres encore provisoires, le président sortant est crédité de près de 95% des voix, avec un taux de participation de 85%. Que pensez-vous de ce coup KO électoral ? Quelles sont les priorités pour les cinq prochaines années ? Vos réactions nous intéressent ! Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Invité Afrique
Présidentielle au Congo-Brazzaville: «C'est une élection qui a été manipulée de bout en bout»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 7:31


Au Congo-Brazzaville, la Cour constitutionnelle doit désormais confirmer les résultats annoncés par les autorités : Denis Sassou-Nguesso a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle organisée le 15 mars 2026. Le président sortant est crédité de près de 95% des voix, avec une participation de plus de 84%. Des résultats « qui ne reflètent pas la réalité » selon la plateforme de la société civile Capged, qui avait déployé des observateurs dans les bureaux de vote. Son porte-parole, Bertrand Menier Kounianga, est l'invité de Charlotte Idrac. RFI : Vous parlez d'une « élection Nintendo ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Bertrand Menier Kounianga : Une « élection Nintendo », c'est une élection qui a été manipulée de bout au bout par la personne qui a tenu les manettes. Des opérations préparatoires jusqu'au vote, nous avons observé que rien n'était crédible. Et rien ne pouvait rassurer les populations. Cette élection a été marquée par une coupure totale des communications le jour du vote. Internet et téléphone. Qu'est-ce que ça a entrainé comme difficultés pour les électeurs, les candidats et les observateurs ? Pour les candidats, ça a été quand même une affaire très grave parce que ça les a empêchés de coordonner les opérations avec les équipes qui étaient sur place. Et ça a eu pour incidence que la quasi-totalité des candidats de l'opposition n'avaient presque pas d'observateurs ou de délégués dans les bureaux. Maintenant, pour nous, les électeurs, c'était très grave parce que, en même temps que le vote se déroule, nous avons des communications à passer avec nos parents et nous avons observé des cas de maladie, des gens qui sont tombés malades, ils n'ont pas pu appeler l'ambulance et c'est inadmissible. Les associations citoyennes du Capged, avaient déployé des observateurs dans 49 centres de vote de la capitale, Brazzaville. Sur le déroulement des opérations de vote, quels sont les principaux constats qui ressortent des observations sur le terrain ? La majorité des candidats, en dehors du président de la République, n'avaient pas de représentants dans les bureaux de vote. Et la deuxième chose, c'est que les bureaux de vote ont, dans la quasi-totalité, ouvert en retard et fermé plus tôt que prévu. Et nous avons constaté qu'il n'y avait pas d'engouement. Dans plusieurs bureaux, nous avons observé que les gens n'étaient pas motivés. D'ailleurs, le jour de la publication des résultats, il n'y a pas eu une liesse dans la ville, alors que le président de la République a fait un plébiscite. Les autorités ont pourtant annoncé un taux de participation de plus de 84 %. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Les taux publiés par les autorités ne traduisent pas ou ne reflètent pas la réalité sur le terrain. Parce que la plupart des médias ou encore des témoins qui étaient sur le terrain vous diront qu'il n'y avait pas d'engouement. Et le taux de participation, tel que nous l'avons vu, ne pouvait pas dépasser 10 %. Cette participation qui est impossible à chiffrer de manière indépendante en raison justement de la coupure des communications… Sur les autres constats, qu'est-ce que vous avez pu observer ? Il y a une problématique de vote multiple, c'est ça ? Oui, il y a une problématique de vote multiple et dans certains bureaux de vote, il nous a été reporté que des militaires qui avaient voté le 12 ont encore voté dans certains bureaux de vote. Et puis les agents publics qui étaient chargés de distribuer les cartes d'électeurs ont fait la rétention de ces cartes. Et ces cartes se sont retrouvées dans les QG du candidat de la majorité. Et le jour du vote, des personnes venaient voter à la place des autres. Et ça fait des doublons. Et ces actes se sont répétés. Il y a eu des bourrages des urnes dans certains centres, nous avons pu  les documenter. Et sur la surveillance du dépouillement après les opérations de vote, qu'est-ce que vous avez constaté ? Nous avons constaté qu'il y a eu des bureaux où le dépouillement ne s'est pas effectué sur place. Après la clôture de vote, les agents de l'ordre et les agents de l'administration ont pris les urnes et les ont emportées. Et ça, ça ne peut pas rassurer. Pourquoi ? Parce que ces urnes peuvent être bourrées là où ils sont partis. Et puis notamment, toujours sur le dépouillement, dans beaucoup de centres de vote que nous avons observé, les résultats n'ont pas été publiés. Ce sont des irrégularités graves parce que, à ce moment-là, on se contentera simplement des résultats publiés par les autorités alors que les gens devraient avoir des preuves. Quels sont les points positifs à retenir sur l'organisation de ce scrutin ? Le scrutin s'est déroulé en tout cas sans incident, dans la tranquillité. Par rapport aux autres élections, nous n'avons pas pu documenter des cas de brutalités. Le Capged, dans son communiqué, indique que l'élection n'a été « ni juste, ni équitable, ni transparente ». Est-ce qu'il y aura une suite après cette conclusion ? Nous allons demander un dialogue. Parce que lorsque les autorités sont élues à l'issue d'une élection qui n'est ni crédible ni transparente, ces autorités ne peuvent pas avoir de légitimité. Et donc nous allons demander pendant tout le mandat de convoquer le dialogue. Et pourquoi pas aller vers une transition…

Uacanda
Dalle deportazioni ai media: le nuove tensioni in Africa

Uacanda

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 17:07


Dalle deportazioni di rifugiati in Egitto alle nuove rotte dello jihadismo verso il Golfo di Guinea, fino alla tenuta democratica in Repubblica del Congo e ai timori per la libertà di stampa in Africa orientale.In questa puntata di Africa Oggi analizziamo le principali dinamiche che stanno ridefinendo il continente africano.

Dans la presse
Municipales 2026 : "Un paysage politique éparpillé façon puzzle"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 6:30


A la Une de la presse, ce lundi 16 mars, les réactions, en France, au premier tour des municipales, marqué par une faible participation - 56%, seulement. Les pourparlers les Etats-Unis et Cuba, qui a libéré 14 prisonniers politiques, samedi. La victoire annoncée de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle au Congo-Brazzaville. La grosse boulette d'un espion russe. Et un nouveau sacre pour le pongiste français Félix Lebrun.

Revue de presse Afrique
À la Une: la mort d'une humanitaire française à Goma, dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 4:16


« Que s'est-il passé à 4h00 du matin ce mercredi dans le quartier résidentiel de Himbi à Goma ? », interroge Afrikarabia, « deux frappes de drones se sont abattues dans la zone. Une première explosion a touché une résidence abritant des humanitaires. Trois personnes ont été tuées, dont une employée de l'Unicef, Karine Buisset, de nationalité française. Un second tir de drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu. » « Quelqu'un a pris la décision d'envoyer un drone bombarder une maison dans un quartier résidentiel de Goma. Mais qui ? » interroge de son côté Jeune Afrique, qui poursuit : « Si la condamnation internationale est unanime, nul ne se hasarde à attribuer la responsabilité de cette attaque à l'une des parties au conflit, qui oppose l'armée congolaise au groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda (…) » Jeune Afrique cite « une source diplomatique française, qui se dit incapable de se prononcer sur l'origine du tir ». Toutefois, poursuit le site d'information panafricain, « les premiers regards se tournent vers l'armée congolaise », qui aurait fréquemment recours à des frappes de drones. Mais « un interlocuteur proche de la présidence congolaise laisse entendre qu'il pourrait s'agir d'un coup monté, imaginé par les rebelles pour décrédibiliser Kinshasa ».  Condamnation ferme Cette attaque qui a causé la mort de quatre personnes suscite de nombreuses réactions. Le Journal de Kinshasa souligne ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, « a publié un communiqué cinglant, condamnant fermement toute attaque mettant en danger la vie des civils et du personnel humanitaire », rappelant « que ces actes constituent une violation croissante du droit international humanitaire ». L'Union africaine, poursuit le Journal de Kinshasa, réclame « une enquête impartiale ». Mahmoud Ali Youssouf réaffirme « l'engagement de l'Union africaine "à travailler avec le gouvernement de la RDC, les partenaires régionaux et la communauté internationale pour faire progresser une solution politique durable" ». Le Journal de Kinshasa remarque lui, « que cet engagement reste à concrétiser sur le terrain. Car sur le papier, les initiatives diplomatiques se multiplient. Mais dans les collines du Nord-Kivu, les armes continuent de parler et les civils continuent de mourir ».  « Scrutin joué d'avance » L'élection présidentielle au Congo-Brazzaville aura lieu dimanche. « Le compte à rebours est lancé », titre Afrik.com. « Si le calendrier électoral s'accélère avec le vote par anticipation des militaires hier, l'effervescence habituelle des joutes démocratiques semble se heurter à un déséquilibre flagrant : dans les rues de la capitale, un seul regard suit les passants sur les affiches : celui du président sortant Denis Sassou-Nguesso. Fort de ses 41 années cumulées à la tête de l'État, le candidat à sa propre succession brigue un cinquième mandat dans un climat où la compétition semble, pour beaucoup, avoir perdu son incertitude ». En effet, poursuit Afrik.com, « l'absence de figures historiques de la scène politique pèse lourdement sur l'intérêt du scrutin. Sans Guy Brice Parfait Kolelas, décédé en 2021 et avec des personnalités comme Jean-Marie Michel Mokoko ou André Okombi Salissa, toujours derrière les barreaux, l'opposition se présente en ordre dispersé ». Pas ou peu de suspens donc, « certains qualifient déjà le scrutin de joué d'avance », explique encore le site d'information panafricain. « La stratégie de l'opposition varie entre appel au boycott et volonté de surveiller les bureaux de vote pour éviter les fraudes. Cette division fait de la participation le véritable baromètre de cette élection », estime Afrik.com qui conclut : « Dimanche, les urnes diront si l'appel à la mobilisation a été entendu ou si le silence des quartiers populaires l'emportera sur les promesses de campagne ». 

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Congo-Brazzaville : comment envisagez-vous la présidentielle ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 20:00


Au Congo-Brazzaville, c'est la dernière ligne droite avant la présidentielle du 15 mars. Denis Sassou Nguesso brigue un cinquième mandat consécutif face à six candidats. La campagne mobilise-t-elle les foules ? Divisée, l'opposition peut-elle créer la surprise ? Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Invité Afrique
Présidentielle au Congo-B: «C'est un non-événement qui ne trouve pas de solutions au quotidien des Congolais»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 4:33


Depuis samedi dernier, le Congo, capitale Brazzaville, est en campagne électorale avant d'élire leur président dans une quinzaine de jours (15 mars). Le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, dont plus de 40 au pouvoir part grand favori. Il va affronter six autres personnes lors de ce scrutin, la plupart sans envergure. Pour cette présidentielle, les principaux partis d'opposition ne prennent pas part au scrutin. De quoi se poser la question sur le véritable enjeu dans cette élection. L'opposition et une partie de la société civile dénoncent un scrutin verouilllé et joué d'avance. Joe Washington Ebina est le président de la Fondation Ebina qui lutte en faveur des droits humains au Congo. Il est le grand Invité Afrique de Sidy Yansané.   RFI : Le président Denis Sassou-Nguesso vise un cinquième mandat à 82 ans, après quatre décennies au pouvoir et sans réelle opposition. Question simple : ce cinquième mandat lui est-il déjà acquis, comme le disent ses partisans ? Joe Washington Ebina : Cette présidentielle se déroule dans un contexte politique et institutionnel vraiment fragile. Avec une concentration du pouvoir pendant 40 ans, l'opposition qui existe aujourd'hui est malheureusement muselée. Il faut préciser qu'il y a l'affaiblissement de l'opposition parce que depuis près de dix ans, il y a des prisonniers politiques comme le général Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, dont l'incarcération a non seulement réduit la capacité organisationnelle de l'opposition, mais aussi servi de moyen de pression politique. La grande question est existentielle et aussi économique. Tous les Congolais à l'heure actuelle vous parlent des difficiles conditions de vie ou de l'obtention d'un simple passeport. Cinq ans de plus amélioreront-ils tout cela ? Va-t-il y avoir l'électricité et l'eau potable ? Les conditions de vie seront-elles meilleures dans les hôpitaux et dans l'assainissement au niveau des villes et pour les retraités qui cumulent près de 50 mois d'arriérés de pensions ? Donc, pour nous, finalement, cette présidentielle est un non-événement, c'est la continuité d'un système qui, malheureusement, ne trouve pas de solutions au quotidien des Congolais. Deux des principales figures de l'opposition, le général Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, sont toutes les deux en prison. Ont-ils donné des consignes à leurs militants et à leurs électeurs ? Ce sont des prisonniers emblématiques au niveau du Congo. Cela fait près de dix ans qu'on entend très peu parler d'eux, donc il y a très peu de messages de leur part. Ce qu'il faut savoir, c'est que, en 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko avait été arrêté, incarcéré, après un procès dénoncé par l'Union européenne, puis confirmé dans son arrestation en 2018. Donc, cela fait aujourd'hui près de dix ans. C'était lors de la présidentielle de 2016. Donc, ils ont été arrêtés dans un contexte électoral. Ce sont des personnes qui gênaient le pouvoir, qui avaient une certaine confiance de la population. Cette aura dérangeait le pouvoir. Tout le monde a compris qu'ils ont été arrêtés suite à leurs revendications et suite à leur candidature malgré tout. Est-ce qu'il y a des consignes de boycott ou une décision du genre ? Nous n'avons pas entendu de leur part une consigne envers la population, mais nous comprenons très bien que ce sont des citoyens muselés qui sont aujourd'hui dans des conditions très précaires à la maison d'arrêt. Ces deux figures de l'opposition sont en prison, mais comment expliquez-vous l'absence quasi-totale de concurrents d'importance face à Denis Sassou-Nguesso ? Parce que c'est une instrumentalisation. Les Congolais se reconnaîtront. Nous sommes dans un théâtre de chez nous, c'est-à-dire qu'aujourd'hui tout est muselé. Les médias publics sont contrôlés par le pouvoir. Il y a le fameux découpage électoral qui a été dénoncé par les membres de l'opposition. Les grands ténors de l'opposition ne sont pas visibles, et vous constaterez très bien sur le terrain que le président de la République reste le maître de toute cette situation. Le rapport 2025 du Centre d'action pour le développement basé à Brazzaville pointe de multiples arrestations et détentions arbitraires. Diriez-vous que la répression contre les voix dissidentes s'est accrue ces dernières années ? Oui, il faut le dire. Il y a un climat délétère qui s'est installé depuis quelques temps, avec l'exécution de certains bandits. Mais dans le fond, ces exécutions ont créé un climat de peur. En ce qui concerne l'opinion nationale, on a eu l'impression quand même dans certains messages qu'il y avait un problème de liberté d'expression à certains niveaux. Vous parlez de l'exécution de certains bandits. À quoi faites-vous référence ? Ce climat délétère sans passer par la case de la justice a créé un climat de peur dans la population. Les acteurs politiques ont senti une certaine répression dans leur expression libre. La rencontre libre de certains partisans, de certains politiciens, telles que des réunions, telles que des rencontres pour travailler sur leurs partis politiques, ont été touchées par ce climat de peur. Climat de peur justifié par l'insécurité dans les grandes villes Brazzaville et Pointe-Noire. Le climat n'étant pas fiable à une expression libre, cela ne peut entacher une évolution simple d'une démocratie normale. Comment réagit la population congolaise à l'absence d'opposants et de rivaux de poids dans cette nouvelle course à la présidentielle ? Quelques soient les élections, chaque élection qui passe, le président de la République est toujours gagnant. Donc, ce n'est pas un enjeu populaire. Nous ne constatons pas d'engouement. Les grandes questions restent d'actualité. Est-ce que les prisonniers politiques seront libérés ? Les conditions de vie améliorées ? Nous, nous considérons que non, parce que ce qu'il n'a pas pu faire en 40 ans, il ne le fera pas avec cinq ans de plus. Donc, il n'y a pas d'espoir. La vérité, c'est celle-là : il n'y a pas d'espoir. Ce sont les mêmes dirigeants qui ont apporté la même sauce. Je suis plutôt pessimiste. ► Affiches de campagne des candidats à la présidentielle du 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Présidentielle au Congo-Brazzaville : la campagne électorale est lancée

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 20:00


Sept candidats. Quinze jours pour convaincre. Et le 15 mars 2026... les Congolais décideront. Face au président sortant Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de quarante ans, 6 candidats d'opposition ont décidé de relever le défi. L'opposition a-t-elle réellement ses chances ? Allez-vous suivre cette campagne de près ? Vos réactions nous intéressent ! Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Congo-Brazzaville : un dialogue utile ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 20:00


Au Congo-Brazzaville, l'initiative vise à garantir une élection présidentielle apaisée. À un mois du scrutin, les autorités organisent un dialogue politique. Que vous inspire le moment choisi pour cette concertation ? Qu'attendez-vous de ce dialogue ? Quelles sont vos priorités ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: malgré des avancées, les agriculteurs se sentent abandonnés

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:09


Sur la plaine de Bambou Mingali, agriculteurs, pêcheurs et éleveurs ont exposé leurs produits lors d'une foire dédiée au retour à la terre. Un symbole de diversification économique dans un pays encore dépendant du pétrole, mais où les producteurs dénoncent le manque de soutien de l'État. De notre correspondant à Brazzaville, Ignames, poivrons, concombres, ciboules, pastèques, poissons fumés et bœufs sont alignés sous les hangars dressés sur un parc d'exposition et de vente de 10 000 hectares. Les stands, venus des quinze départements du Congo, témoignent du dynamisme du monde rural. Présent pour annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le chef de l'État, Denis Sassou-Nguesso, a mis en avant la relance de l'agriculture, un axe qu'il défend depuis cinq ans. Il a salué l'engagement des exploitants et assuré vouloir renforcer leur accompagnement. « Aujourd'hui, les résultats sont là. À travers tout le pays, le monde agricole s'est levé. Et nous sommes très émus », a-t-il déclaré. Des producteurs en quête de soutien Sur le terrain, le discours officiel contraste avec le ressenti de certains exposants. Jean-Bosco, à la tête d'une coopérative de développement agricole dans le département du Congo-Oubangui, dans le nord du pays, se dit « délaissé ». « Nous œuvrons avec nos propres forces et nos propres mains. Depuis près d'une décennie, nous travaillons, mais nous n'avons jamais eu l'assistance de l'État. Nous avons des agréments provisoires, les documents nécessaires pour gérer l'agriculture, mais nous n'avons jamais vu la présence de l'État », déplore-t-il. Malgré ces difficultés, certaines initiatives locales portent leurs fruits. Le groupement coopératif « La terre, notre remède », dont fait partie Bertrand Gamin Okana, a réussi à transformer l'igname de Gamboma, autrefois culture saisonnière, en production annuelle. « Avant, on pensait que l'igname ne pouvait être cultivée qu'une ou deux saisons. Nous avons essayé toute l'année, et ça donne. Alors nous avons décidé de continuer ainsi », explique-t-il. La culture se développe sans engrais spécifiques, grâce à la fertilité des sols et au climat favorable. Depuis cinq ans, le Congo expérimente la politique des zones agricoles spéciales. Mais le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires, qui lui coûtent près de 700 milliards de FCFA par an, soit plus d'un million d'euros. À lire aussiAu Congo-Brazzaville, début de la récolte de maïs dans la zone agricole protégée de Bouansa

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Congo-Brazzaville : vers une victoire annoncée de Denis Sassou-Nguesso ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 19:30


Sans surprise, Denis Sassou-Nguesso est candidat à l'élection présidentielle du 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville. Après plus de 40 ans cumulés au pouvoir, il brigue un cinquième mandat consécutif face à une opposition fragmentée. Comment envisagez-vous ce scrutin ? Pour la première fois depuis 1992, un second tour est-il possible ? Nous lançons le débat. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: Denis Sassou-Nguesso candidat à un nouveau mandat présidentiel

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 4:23


« Candidature à la présidentielle de mars 2026 : pour Denis Sassou-Nguesso, c'est oui ! » s'exclament Les Echos du Congo-Brazzaville. Selon ce journal, « des voix s'élèvent à travers les coins et recoins du Congo, depuis de nombreux mois, pour appeler le président à faire acte de candidature ». En photo, Denis Sassou-Nguesso, chapeau sur la tête et micro en main, faisant son annonce lors de la grande foire agricole du Congo. Les Dépêches de Brazzaville remarquent « la symbolique du 5 février pour le chef de l'état ». C'est en effet, nous dit-on, « le 5 février 1979 que Denis Sassou-Nguesso accédait au pouvoir pour la première fois ». Afrik.com de son côté, note « qu'à 82 ans, il repart en campagne pour un mandat supplémentaire, qui pourrait le maintenir à la tête du pays jusqu'en 2030 ». Et ce n'est pas anodin, selon Afrik.com : « Avec un chef d'État octogénaire et une jeunesse majoritaire dans la population, explique le site d'information panafricain, les attentes de renouvellement générationnel se font de plus en plus pressantes. Dans les cercles du pouvoir, la question de la succession reste sensible. Dans la société civile, elle est omniprésente. La présidentielle du 15 mars dépasse donc l'enjeu d'un simple scrutin. Elle cristallise un débat central : Denis Sassou-Nguesso incarne-t-il encore l'avenir du Congo ou la continuité d'un système politique en quête de renouveau ? » À lire aussiCongo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso annonce sa candidature à l'élection présidentielle Starlink au Sénégal Starlink, opéré par Space X, qui permet d'utiliser Internet par satellite, et qui appartient à la société du milliardaire Elon Musk, arrive au Sénégal. « New Deal technologique : le gouvernement du Sénégal vient d'accorder à Starlink l'autorisation de fournisseur d'accès Internet », titre Confidentiel Afrique, qui parle « d'une avancée stratégique majeure avec l'accès universel à Internet ». Le journal en ligne dresse la liste des avantages offerts par Starlink, notamment « l'extension immédiate de la connectivité sur tout le territoire, une contribution majeure à l'inclusion numérique et la dynamisation économique et enfin, un renforcement du positionnement et du leadership du Sénégal dans la transformation numérique sur le continent africain. » ApaNews, de son côté, estime que l'arrivée de Starlink au Sénégal, « intervient à un moment crucial pour le pays, alors qu'une fracture numérique persistante creuse l'écart entre zones urbaines et rurales, malgré un taux d'équipement numérique de près de 99% des ménages …». Selon l'Agence de Presse Africaine, « le gouvernement s'est fixé comme priorité de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en privilégiant les zones frontalières, les centres de santé, les infrastructures administratives isolées et les établissements scolaires nécessitant un appui particulier ». «Problème de souveraineté » Toutefois, le déploiement annoncé de Starlink ne fait pas que des heureux… « Arrivée de Starlink : les travailleurs de la Sonatel tweetent leurs inquiétudes », annonce le Quotidien, à Dakar. « Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (la société de télécommunication qui propose ses services sous la marque Orange) dénonce en effet "une procédure opaque et des risques pour la souveraineté numérique nationale" ». Côté juridique et financier tout d'abord, remarque le quotidien sénégalais, le syndicat de la Sonatel « demande quel type de licence a été octroyé à la firme d'Elon Musk, ainsi que le coût d'entrée, la question demeurant sur le montant payé par Starlink pour accéder au marché sénégalais.» Et ce n'est pas la seule mise en garde lancée par l'organisation syndicale : elle s'interroge aussi « sur la protection des données personnelles : tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon Musk ». Commentaire du Quotidien : « La crainte de voir les données sensibles des Sénégalais hébergées et gérées par une puissance étrangère sans contrôle local effectif est au cœur des préoccupations » du syndicat de la Sonatel.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Congo-Brazzaville : la course pour la présidentielle est lancée

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 20:00


Au Congo-Brazzaville, la période du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle du 15 mars s'ouvre ce jeudi. Officiellement investi par son parti, Denis Sassou Nguesso n'a pas encore confirmé sa candidature à un 5ème mandat. Combien seront-ils sur la ligne de départ ? L'opposition est-elle en mesure de provoquer l'alternance ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

African Catholic Voices
Jeune et croyant : entre doutes, engagement et espérance

African Catholic Voices

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 46:06


Send us a textOn entend souvent dire que les églises se vident et que la religion appartient au passé. Pourtant, une nouvelle génération de jeunes Africains, engagés et croyants, fait bouger les lignes.Dans ce premier épisode en français de Voice Afrique, Marie Agathe N'Diame, sœur de l'Enfant Jésus Nicolas Barré, donne la parole à de jeunes catholiques venus du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo-Brazzaville et du Togo, pour répondre à une question essentielle :

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi on les utilise et comment on s'en sort?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Priorité santé
Produits éclaircissants: pourquoi on les utilise et comment on s'en sort?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 48:29


[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des tâches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: créer une entreprise en quelques clics

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:22


Créer une entreprise au Congo-Brazzaville relevait du parcours du combattant, avec beaucoup de formalités à remplir. Pour faciliter la tâche aux opérateurs économiques, le gouvernement vient de lancer une plateforme pour faciliter la création d'entreprise en ligne. Elle est accompagnée d'un numéro vert fournissant toutes les informations. Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial Entrepreneurs, membres du gouvernement… En tout, plus d'une centaine de personnes sont venues assister au lancement de la plateforme de création des entreprises en ligne. Emeriand Dieu-Merci Kibangou est le directeur général de l'ACPCE, l'Agence congolaise pour la création des entreprises, qui se charge de la gestion du site : « La plateforme de création d'entreprises en ligne permet en réalité à ce que tous les acteurs du secteur privé, qu'ils soient Congolais, qu'ils habitent au Congo ou pas, puissent être capables d'avoir la vraie information sur que faire et comment faire pour créer leur entreprise. Cette plateforme permet à ce que chacun, de sa maison du Congo ou de l'extérieur du Congo, puisse véritablement créer l'entreprise. » La plateforme est accompagnée d'un numéro vert 1730 fournissant aux demandeurs toutes les informations requises. Désormais une entreprise peut être créée en 24 heures, dans n'importe quel domaine d'activité. Une vraie révolution, estime Emeriand Dieu-Merci Kibangou : « Pour créer une entreprise, il y a quelques années, c'était le parcours du combattant. Il fallait même avoir un avis de la sécurité d'État parce que nous revenons d'un pays avec un passé communiste. Donc, ça faisait que ce n'était pas forcément évident. Ce n'était pas bien vu. » À lire aussiDévelopper les PME en Afrique: le défi de l'investissement Le seuil financier nécessaire pour la création d'une entreprise a baissé, ce qui permettra d'encourager de nombreuses petites sociétés à s'enregistrer, se félicite également la ministre en charge du commerce informel. « Autrefois, pour créer une entreprise, il fallait avoir au moins 500 000 francs CFA (762 euros). Mais, aujourd'hui, avec 25 000 francs CFA (38 euros) on peut créer une entreprise. Cela arrange les acteurs de l'économie informelle », explique Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo. Dirigeant d'une entreprise informatique, Max Abraham Charlemagne Lepa juge que cette plateforme encouragera les jeunes à créer leur société. « Aujourd'hui, on a mis un système en place pour pouvoir pousser les jeunes entrepreneurs congolais à créer quelque chose, afin que cette jeunesse puisse vivre de ça et aller de l'avant », analyse-t-il. L'Agence congolaise pour la création des entreprises a été mise en place pour faciliter la tâche aux entreprises. Le nombre d'entreprises au Congo-Brazzaville est passé de 1 800 en 2021 à plus de 5 000 entreprises cette année. À lire aussiCongo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: avec le début de la production de gaz, les Congolais espèrent que leurs factures vont baisser

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 2:26


Installée au Congo depuis une dizaine d'années, la société chinoise Wing Wah, spécialisée dans la production pétrolière onshore, vient de lancer son usine de production de gaz associé. Le produit sera à la fois exporté et vendu localement. Avec notre envoyé spécial à Pointe-Noire, Dans un point de vente de gaz d'un quartier populaire de Pointe-Noire, Adéline, 35 ans, se félicite de l'annonce faite par l'entreprise chinoise. Elle espère que la mise sur le marché de butane aux ménages congolais favorise son pouvoir d'achat. « Les Chinois dans la production du gaz, c'est une nouvelle qui nous réjouit. Avec ce gaz, nous attendons la baisse du prix. Une bombonne de gaz [importée], revient à 10 600 FCFA [plus de 15 euros] actuellement. C'est couteux », estime-t-elle. L'usine de la société chinoise est située dans le district de Tchiamba Nzassi, à 35 kilomètres du centre de Pointe-Noire. On y accède par une route fraichement asphaltée. Wing Wah produit 57 000 barils de pétrole par jour, une production qui doit officiellement atteindre 200 000 barils par jour dans les années à venir. Pour Christian Hyppolite Pambou Tchinianga, directeur de l'aval pétrolier, la production du butane local devrait combler les besoins nationaux : « La production de butane attendue par ce projet est d'environ 150 000 tonnes par an. La consommation du Congo est actuellement autour de 50 000 tonnes par an. Donc, on aura suffisamment de gaz pour toutes les localités de ce pays. » « C'est un projet qui vient booster l'activité économique » Christian Hyppolite Pambou Tchinianga plaide également pour le développement de l'usage du gaz afin de protéger l'environnement. C'est en effet une alternative au bois de chauffage. « Vous savez très bien que le gaz de ville, le gaz de cuisson, ça nous apporte beaucoup, dans tout ce qui est protection de l'environnement. Ça éviterait la déforestation. Ça nous apporterait un plus dans nos foyers », ajoute-t-il. Investir davantage est l'objectif fixé par Wing Wah dans le but d'apporter un plus dans l'économie congolaise restée jusque-là dépendante du pétrole. Son projet de production de gaz devra générer au moins 7 000 emplois directs, selon ses responsables.  Un argument qui convainc Didier Sylvestre Mavouenzela, président de la chambre de commerce de Pointe-Noire. « Je crois que c'est un projet qui vient renforcer le potentiel économique, et surtout booster l'activité économique, pour donner un peu de souffle aux entreprises qui en avaient besoin en ce moment », souligne-t-il. D'après lui, le gaz produit par la société chinoise devrait contribuer à baisser la facture de certaines entreprises bénéficiaires, dans un pays où l'énergie est loin d'être stable.  À écouter aussiCôte d'Ivoire – Sénégal : pétrole et gaz au cœur des économies

Revue de presse Afrique
À la Une: violences et suspicions en Guinée-Bissau

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 4:12


Avec tout d'abord cette vague de répression orchestrée par le nouveau pouvoir militaire. Samedi, rapporte Afrik.com, « des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs sièges de partis politiques à Bissau, dont celui du PAIGC ainsi que celui du PRS, le Parti de la rénovation sociale, dont Fernando Dias était le candidat à la présidence. Les assaillants ont chassé les employés et dévasté les bureaux. L'opposant a été contraint de se cacher, tandis que l'ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, leader du PAIGC, demeure détenu au ministère de l'Intérieur. Au quartier de Hafia, toujours dans la capitale, note encore Afrik.com, des jeunes manifestants ont été arrêtés de manière violente alors qu'ils protestaient contre la situation politique.  » Et puis, il y a ce soupçon de coup d'État monté de toute pièce. L'opposition dénonce une manœuvre du président Umaro Sissoco Embalo qui, voyant le pouvoir lui échapper par les urnes, aurait fait intervenir l'armée. Pour Maître Saïd Larifou, avocat de Domingos Simoes Pereira, dont les propositions sont rapportées par Afrik.com , « la Cédéao doit intervenir pour exiger la libération des opposants. Le président sortant a manigancé ce coup d'État électoral et est protégé, tandis que ceux qui revendiquent la victoire sont persécutés. Cette situation est une agression grave qui exige une réponse internationale immédiate. » Des proximités suspectes entre Embalo et le nouvel homme fort du pays D'autres voix et non des moindres s'élèvent aussi hors des frontières pour dénoncer une mascarade, à commencer par celle d'Ousmane Sonko, le Premier ministre sénégalais qui parle de « combiner. » Et la presse dakaroise n'est pas en reste. WalfQuotidien note que « presque tous les ministres de la nouvelle équipe dirigeante nommés par les militaires sont des proches de l'ex-chef de l'État. C'est ce qu'on appelle faire du neuf avec du vieux. (…) Umaro Sissoco Embalo a lui-même fait le service après-vente (…). » Exemple, relève le quotidien sénégalais : « le nouveau Premier ministre, Ilidio Té Vieira, était le directeur de campagne d'Embalo lors des élections présidentielles et législatives. » Et puis il y a aussi la proximité entre Embalo et le nouvel homme fort du pays, remarque notamment le Monde Afrique. « Le général Horta N'Tam, auteur d'un étrange coup d'État », titre le journal qui constate que « les deux hommes se connaissent bien. En septembre 2023, le chef de l'État l'avait nommé chef d'état-major particulier. Avant d'en faire, quelques mois plus tard, le chef d'état-major de l'armée de terre. Pour plusieurs opposants donc, constate également Le Monde Afrique, ces liens entre Embalo et le général N'Tam accréditeraient l'hypothèse que ce coup d'État serait une manœuvre du clan présidentiel pour empêcher la victoire dans les urnes de l'opposant Fernando Dias – qui vit caché depuis le putsch. » Que peut la Cédéao ? Pour sa part, relève WakatSéra à Ouagadougou, « la délégation de la Cédéao, qui se rend en principe ce lundi à Bissau pour y rencontrer les nouveaux maîtres militaires, ne s'attend certainement pas à une partie de plaisir. Face au général Horta N'Tam, le président sierra-léonais et président en exercice de la Cédéao, Julius Maada Bio, et ses pairs du Sénégal, du Togo et du Cap-Vert, exigent un retour immédiat à l'ordre constitutionnel. » Mais, s'interroge le site burkinabé, « le coup est-il jouable alors que les résultats des élections n'ont pas été publiés et que les deux candidats, l'un en fuite et l'autre caché, revendiquent toujours la victoire ? » Et « pendant ce temps, soupire le Pays, Embalo, réfugié à bonne distance au Congo-Brazzaville, apparaît tel un marionnettiste ayant quitté la scène sans renoncer tout à fait à tirer les ficelles. Sans doute espère-t-il revenir rapidement à Bissau, porté par une transition qui lui doit tout et a priori ne lui refusera rien. La Guinée-Bissau, déjà marquée par les cicatrices d'un passé politique douloureux, marche désormais sur une ligne de crête, suspendue au-dessus du vide, pointe encore Le Pays. Et ce ne sont ni les injonctions, ni les menaces de la Cédéao ou de l'Union africaine qui suffiront à restaurer la confiance entre les acteurs politiques d'un pays plusieurs fois mordu par l'Histoire. »

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 2:17


Au Congo-Brazzaville, les petites et moyennes entreprises ont beaucoup de peine à se financer pour croître et investir. Afin de les soutenir, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale pour le secteur privé, a accordé à Bank of Africa-Congo un prêt de 14,5 milliards de francs CFA (quelque 21 millions d'euros) qui doit donc servir à financer les entreprises locales. Avec notre correspondant à Brazzaville, Un certain nombre de PME dans la cible et qui devraient bénéficier de prêts font déjà des projets. Ilithe Ongania dirige depuis neuf ans le Système d'observation et de reconnaissance aéroterrestre et maritime ou SORAM. Aux yeux de ce patron de PME, la ligne de financement allouée par la SFI à Bank of Africa-Congo sera bénéfique, car au Congo-Brazzaville, les PME reçoivent encore assez peu de soutien. « Nous, les jeunes entreprises, nous avons besoin de grandir. Et, pour grandir, vous avez besoin d'un levier. Les leviers, il y en a beaucoup, mais le plus important généralement, c'est le financement. Dans la culture des banques commerciales de notre environnement, il est très difficile d'avoir accès à des crédits d'investissement », explique ce patron. Une frilosité des banques qui « freine le développement de nos entreprises ».  Cet acteur espère que ce financement de la SFI va créer des opportunités pour « développer l'entreprise, devenir plus grand, investir parce qu'il y a un besoin de faire beaucoup plus d'investissements, afin de répondre aux différentes demandes qui sont là. » Au moins 10% des financements pour les femmes entrepreneuses Acquérir davantage de drones est l'un des objectifs de Soram, qui tient à satisfaire les besoins de ses différents clients. Selon les signataires de l'accord de prêt, au moins 10% seront dédiés aux entreprises dirigées par des femmes. Ce dont se réjouit Francine Nzamba, directrice générale de l'entreprise FN2 plus, qui exerce dans le graphisme et l'imprimerie. « Dans ce pays, il y a quand même des femmes qui entreprennent, mais nous ne sommes pas entendues. Nous voulons avoir une place, prendre une place dans l'économie congolaise. Si les banques commencent à nous accompagner dans notre développement, ça ne peut être qu'une bonne chose pour nous », lance-t-elle. Promotrice de la société Glacy Congo, spécialisée dans la transformation des fruits congolais en glaces, Christine Matondo connaît des difficultés d'approvisionnement en énergie, et elle fait déjà des projets. « J'espère qu'avec ce prêt, on va pouvoir passer aux panneaux solaires ; gagner en indépendance vis-à-vis de l'énergie. Je suis très confiante parce que je suis déjà bénéficiaire des services de la Bank of Africa », se félicite-t-elle. Les prêts vont jusqu'à 50 millions de francs CFA, l'équivalent de 76 000 euros, remboursables sur deux ans. Le taux d'intérêt, aux environs de 10%, est jugé satisfaisant par ces PME, qui n'obtiennent que très rarement un crédit. À lire aussiDévelopper les PME en Afrique: le défi de l'investissement

Afrique Économie
Le Congo-Brazzaville s'équipe d'un data center pour répondre au défi des infrastructures de l'IA

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:01


Le Congo-Brazzaville se mobilise face au défi des infrastructures de l'intelligence artificielle (IA). La capitale abritera bientôt un data center, financé en partie par la Banque africaine de développement (BAD). Il s'agit de développer la souveraineté du Congo en matière d'IA, et de permettre aux startups d'entraîner les modèles d'IA sur les données locales.  Un immeuble en voie de finition se dresse sur l'avenue qui traverse Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, la capitale du Congo-Brazzaville. Il s'agit d'un data center, destiné à loger les données numériques. « Au sein de ce data center, explique Eric Armel Ndoumba, conseiller aux télécommunications du ministre congolais des Postes et télécommunications, on peut héberger des ordinateurs de puissance, des supercalculateurs qui permettent de traiter des données massives, des données que l'intelligence artificielle (IA) utilise pour entraîner des modèles ». L'infrastructure est financée en grande partie par la Banque africaine de développement (BAD). Le rôle de l'État est déterminant, estime le ministre. « Ce sont des infrastructures que nous devons mettre à la disposition de nos jeunes startups, pour entraîner des modèles d'IA. Parce que ces startups n'ont pas d'argent, n'ont pas de moyens pour acheter ce genre d'ordinateurs », souligne-t-il. Souveraineté des données « Nous avons aujourd'hui un data center que l'État congolais est en train de construire, se félicite Eric Songo, le directeur de la sécurité des services d'information à la Banque postale du Congo. Il va naturellement servir de socle, de base, pour permettre cette éclosion, ce développement, tout en gardant la souveraineté des données ». La dynamique engagée par le Congo est également saluée par l'institution financière régionale. « Nous recevons des données et des rapports qui nous confirment que la République du Congo a fait beaucoup d'efforts », souligne Juan Bang Edu Mangué, directeur des systèmes d'informations à la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC). Brazzaville abrite déjà le Centre africain de recherches en intelligence artificielle (Caria). Selon les données de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, le continent ne détient à ce jour que 2 % des data centers construits à travers le monde. À lire aussiComment l'Afrique veut performer dans la course à l'intelligence artificielle

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Guerre en Ukraine : vers une chute de la ville de Pokrovsk ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre Donald Trump et la BBC, l'économie au Congo-Brazzaville et un plan de rémunération spécial de Tesla à Elon Musk. Guerre en Ukraine : vers une chute de la ville de Pokrovsk ?   Après plus d'un an de combats acharnés, la ville de Pokrovsk, dans la région de Donetsk, est désormais menacée de tomber aux mains des forces russes. Quel est l'enjeu de la prise de cette localité située dans l'est du pays ? L'armée ukrainienne a-t-elle les moyens de repousser l'armée russe ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.     Médias : la BBC dans le viseur de Trump pour un discours « truqué »    Donald Trump menace de poursuivre la BBC pour diffamation et réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts après la diffusion d'un documentaire. Au cœur de la polémique, un montage jugé « trompeur » des propos du président américain lors de l'assaut du Capitole en 2021. Comment le média britannique peut-il éviter un procès ? Avec Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international pour France 24.     Congo-Brazzaville : de retour sur les marchés financiers internationaux  Vingt ans après sa dernière émission d'euro-obligations, le Congo-Brazzaville a émis un titre obligataire pour un montant de 670 millions de dollars placé sur le marché principal de la Bourse de Londres. Comment expliquer ce retour maintenant après tant d'années d'absence ? A quels défis le pays doit-il répondre pour se maintenir durablement sur les marchés financiers ? Avec Alexis Bédu, journaliste au service économie de RFI.       Tesla : Elon Musk bientôt trillionaire ?   Les actionnaires de Tesla ont validé un plan de rémunération colossal d'une valeur potentielle de 1 000 milliards de dollars en faveur d'Elon Musk. Comment expliquer cette décision ? L'homme d'affaires déjà le plus riche du monde est-il réellement indispensable à la tête de Tesla ?  Avec Emmanuel Botta, rédacteur en chef en charge de la Stratégie numérique à Challenges. Co-auteur de l'ouvrage « Elon Musk : l'enquête inédite » (éditions Robert Laffont).

Géopolitique, le débat
Le terrorisme islamiste, du Moyen-Orient à l'Afrique subsaharienne

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 48:29


Alors que Paris s'apprête à commémorer, ce jeudi 13 novembre 2025, les attentats les plus meurtriers de son histoire, dix ans plus tard, le terrorisme islamiste reste un danger… en France, mais pas seulement. Dans un rapport datant du mois d'août dernier, les Nations unies assurent que la menace que représentent le groupe État islamique et ses affiliés «reste intacte», sa «stratégie» s'orientant «de plus en plus» vers l'Afrique. Au Moyen-Orient aussi, dans les régions irako-syriennes qu'elle dominait, il y a dix ans, l'organisation pourrait potentiellement regagner de l'influence. Sans oublier une autre branche particulièrement active en Asie centrale. Alors comment le terrorisme islamiste parvient-il à perdurer ? Comment expliquer son influence dans certaines régions du monde ? Et peut-on faire face à cette menace ?   Invités - Anne-Clémentine Larroque, historienne, spécialiste des idéologies islamistes. Auteure de Géopolitique des islamismes et Le trou identitaire (PUF) - Myriam Benraad, politologue, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient. Auteure de cet ouvrage : L'État islamique est-il défait ? (CNRS Éditions) - Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo-Brazzaville et au Sénégal. Auteur du Grand livre de l'Afrique : chaos ou émergence au sud du Sahara ? (Eyrolles).

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast
PFC||2025||Day 5 - 4. Praying for our work using the Congo Brazzaville prophecy || 345

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast

Play Episode Listen Later Oct 18, 2025 73:06


Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025

Reportage Afrique
Congo-Brazzaville: de moins en moins de mariages coutumiers célébrés à domicile

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 2:13


Au Congo-Brazzaville, le mariage coutumier n'est plus tout à fait ce qu'il était. Jadis célébré au domicile du père de la mariée, il se déroule désormais à Brazzaville, dans des salles louées spécialement ou dans les cours de certaines mairies. Une transformation qui n'est pas bien vue par tout le monde. Les parents de la mariée sont assis sur la droite et ceux du mari à gauche. La famille a loué cet espace situé derrière le CEG de la Liberté, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, spécialement pour le mariage. L'ambiance a atteint son plus haut niveau quand la future épouse a fait son entrée en compagnie de jeunes danseuses, habillées en pagnes. William est loin d'apprécier cette tendance à la location de salles pour les mariages traditionnels au Congo-Brazzaville : « Les raisons sont très négatives, parce que là, nous perdons nos repères habituels, selon nos traditions, nos coutumes. Il y a beaucoup d'influence au niveau de la religion. Du coup, les coutumes commencent à perdre leur valeur. Nous déplorons ce comportement. Nous sommes des Bantous. » L'exiguïté des parcelles parentales et les difficultés liées aux voies d'accès sont d'autres raisons avancées. Mais elles sont loin de convaincre Julia, jeune femme de 29 ans. Pour elle, aucun lieu ne bénit plus le mariage que la maison des parents. « Personnellement, je ne soutiens pas trop cet avis d'aller se faire doter dans une salle louée, parce qu'aller se marier chez son père est une grande bénédiction. Donc, aller dans une salle de fête, peut-être pour le m'as-tu-vu, ça ne fait pas beau, selon moi », argumente-t-elle. La location d'une salle, un « surcoût important pour les mariés » Animateur de cérémonies coutumières, Sylver Bourangon, estime, lui, que la location de ces lieux se fait à des prix excessifs et représente un surcoût trop important pour les mariés : « Ces espaces ne sont pas nos villages, nos maisons, nos adresses personnelles. Ce sont des endroits en location. Étant des endroits en location, cela donne un coût de surplus sur la gibecière ou la bourse qu'a préparée le futur marié. L'espace que vous louez peut atteindre 300 000 francs CFA, soit 450 euros. Il peut y en avoir à 250 000 francs CFA, soit 381 euros par jour. On vous limite parfois des heures, parce qu'après vous, il y aurait d'autres activités qui vont s'y dérouler. » Selon le code la famille congolaise, le coût de la dot est fixé à 50 000 francs CFA, soit l'équivalent de 76 euros. Mais, d'après plusieurs témoignages concordants, les beaux-parents demandent largement plus que ce montant. À lire aussiCongo-Brazzaville: l'explosion du prix de la dot

Reportage Afrique
Congo-Brazzaville: le blanchiment de la peau devient de plus en plus rare

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 2:20


Au Congo-Brazzaville, la mode revient à une peau sans éclaircissant. Il y a plusieurs années, les jeunes étaient tentés de se faire blanchir l'épiderme à l'aide de produits. La pratique a largement reculé ces derniers temps, à cause, notamment, des conséquences de ces produits, mais aussi parce que la tendance est à la beauté naturelle aujourd'hui. Reportage de notre correspondant à Brazzaville, Il est midi. Nous sommes devant l'école des beaux-arts de Moukoundzi Ngouaka, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Son sac accroché au dos, Alioty, la quarantaine révolue, marche, en pensant à ce phénomène de blanchiment de la peau. Il se rappelle de ses origines. « Ce phénomène, on le constatait davantage avec les gens de la diaspora. C'est surtout ceux de la diaspora, quand ils revenaient, ils se blanchissaient la peau », témoigne-t-il. Les jeunes filles et les garçons restés au pays, à Brazzaville et dans l'intérieur du pays, ont pris le relais, en enduisant leurs visages de différents produits. Pour le sociologue Éric Aimé Kouizoulou, la pratique d'éclaircissement de la peau vient de loin : « Ce sont les effets psychologiques qu'a eus la colonisation sur les colonisés que nous sommes. On nous a poussés à penser que la peau blanche était la meilleure », affirme-t-il. Au fil du temps, les produits et autres pommades utilisés ont pourtant eu des effets néfastes : certains hommes ou certaines femmes ont déclenché des cancers de la peau ou ont vu apparaître des taches indélébiles sur leur visage. Jadis habitué de ces produits, Didier Clotaire, fonctionnaire, a préféré renoncer par précaution : « Parce que j'ai vu les conséquences. Tu peux être malade facilement. Tu peux attraper une sale maladie de la peau. Ça détruit la peau et ça pousse quelqu'un à vieillir, avec le soleil. Il y a beaucoup de conséquences. Ça n'est pas bien de faire cela. On doit rester tel qu'on est », argumente-t-il. Chimène, 25 ans, prodigue conseils et met en garde les uns et les autres : « Je leur conseille de ne pas se décaper [la peau]. Mais, s'ils se décapent, quand ils vont devenir "bizarres", ça leur regarde » lance-t-elle. Du bio pur, du mixa ou du coco pur sont autant de laits mis par les jeunes congolais, pour maintenir leur teint. Observateur de l'évolution de la beauté congolaise, Bazin Mboungou parle d'un retour à l'authenticité : « Cette fois-ci, nous remarquons que les jeunes filles et les jeunes garçons reviennent à leur peau d'origine, de naissance. La peau de leur race. C'est encourageant, le retour à l'originalité. Il n'y a pas de race au-dessus d'une autre », analyse-t-il. Cela fait au moins une dizaine d'années que l'usage des produits éclaircissants a diminué à Brazzaville. À lire aussiDépigmentation volontaire, une mode dangereuse

Invité Afrique
Anatole Collinet Makosso: «Ce n'est pas à l'Union africaine d'imposer un vote» sur la candidature du Congo à l'Unesco

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 12, 2025 13:26


La bataille de l'Unesco bat son plein. En octobre, lors d'un premier tour, trois candidats vont s'affronter pour succéder à la Française Audrey Azoulay au poste de Directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). En lice, la Mexicaine Gabriela Ramos, l'Égyptien Khaled el-Enany et le Congolais de Brazzaville Edouard-Firmin Matoko. La France soutient le candidat égyptien et le Premier ministre du Congo-Brazzaville n'hésite pas à regretter « l'ingratitude de la France à l'égard de son pays ». Anatole Collinet Makosso répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : En mars prochain, Monsieur le Premier Ministre, aura lieu l'élection présidentielle. Est-ce que le chef de l'État, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule déjà plus de 40 ans de pouvoir, sera candidat à un nouveau mandat ? Anatole Collinet Makosso : Le président américain Franklin Roosevelt vous avez déjà donné un enseignement : que ce n'est pas au milieu du gué qu'on change de cheval, ou qu'un bon cavalier ne peut pas laisser sa cavalerie au milieu du gué. Donc, pour nous qui avons encore la chance d'avoir à la tête de nos États des hommes d'une certaine expérience qui ont connu l'Afrique dans tous ces états, nous ne voyons pas pourquoi nous devons nous priver de leur expérience et de leur sagesse. C'est pour cette raison que nous pensons que Denis Sassou-Nguesso reste justement le candidat idéal. Donc, vous nous annoncez qu'il sera candidat ? Je ne vous annonce rien. Il a la réquisition populaire sous réserve de ce qu'il dira lui-même. Mais jusqu'à preuve du contraire, son peuple le réclame comme candidat parce que son peuple estime qu'il n'a pas besoin de subir un saut dans l'inconnu. Depuis le lendemain de la présidentielle de 2016, deux des principaux adversaires politiques du chef de l'État, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont en prison. Ils ont été condamnés à 20 ans et beaucoup les considèrent comme des prisonniers politiques. Est-ce qu'une grâce présidentielle est envisageable d'ici le mois de mars prochain ? Lorsqu'on aura vu par exemple que dans certains pays, les hommes politiques ou coupables d'infractions qui auraient été jugés ont bénéficié comme ça d'une grâce présidentielle, peut-être que nous en tirerons les leçons et ça nous servira peut-être d'exemple. Autre opposant politique, Lassy Mbouity du parti Les Socialistes. Le 11 mai dernier, quelques jours après l'annonce de sa candidature, il a été enlevé chez lui par des hommes armés et encagoulés, puis tabassé pendant neuf jours avant d'être relâché. Est-ce que ce n'est pas le signe qu'il règne aujourd'hui à Brazzaville, une violente campagne d'intimidation contre certaines personnalités qui voudraient compétir l'année prochaine ? Si on me cite un seul établissement sanitaire qui avait reçu Monsieur Lassy Mbouity, même de passage, même en hospitalisation de jour, eh bien il faut donc qu'on me cite un seul établissement sanitaire par lequel Monsieur Lassy Mbouity est passé. S'il n'y a aucune information à ce sujet, je considère tout le reste comme étant une légende. En octobre prochain, l'Unesco va élire son prochain Directeur général. Il y a trois candidats : la Mexicaine Gabriela Ramos, l'Égyptien Khaled el-Enany et votre compatriote Edouard Firmin Matoko. Celui-ci ne s'est déclaré candidat qu'au mois de mars dernier, deux ans après son rival égyptien. Est-ce que ce n'est pas trop tard ? Est-ce que ce n'est pas un handicap ? Dans quel pays et dans quelle institution on présente la candidature deux ans avant la période de l'élection ? Notre compatriote a présenté sa candidature dans les délais. Le candidat égyptien Khaled el-Enany a un CV assez impressionnant puisqu'il a été ministre égyptien des Antiquités. Quels sont les atouts du candidat congolais Édouard Firmin Matoko face à ce candidat prestigieux ? Son expérience au sein de la maison. Près de 30 ans, cadre de l'Unesco et pour avoir préservé le patrimoine culturel partout dans le monde, y compris en Égypte. Et, au regard de tout son parcours, on pense qu'au moment où l'Unesco traverse une période de turbulences avec le désengagement de certains États - et pas des moindres -, nous pensons qu'il faut que ce soit quelqu'un de la maison qui puisse conduire ces réformes en douceur et en profondeur. Est-ce que le candidat égyptien n'est pas soutenu par plusieurs pays comme la France et aussi par l'Union africaine ? Soutenu par l'Union africaine, je ne sais pas. L'élection se passe à l'Unesco, donc ce n'est pas à l'Union africaine d'imposer un vote là où on requiert la volonté souveraine des États. Deuxièmement, cette candidature, qu'elle soit soutenue par la France, c'est un fait. Nous notons, ce n'est pas la première fois que la France voterait contre le Congo. Si la France peut être indifférente à la candidature portée par Brazzaville, capitale de la France libre d'hier, mais il y a des pays comme l'Angola qui ont le sens de la gratitude, qui ne peuvent pas oublier que, au moment où ils célèbrent aujourd'hui le 50ᵉ anniversaire de l'indépendance, Brazzaville et le Congo ont joué un rôle très important pour leur indépendance, que nous allons tous célébrer aujourd'hui. Les pays comme l'Afrique du Sud ne peuvent pas manquer de gratitude au moment où nous allons célébrer bientôt le 35ᵉ anniversaire de la fin de l'apartheid. Il se souviendra du symposium littéraire contre l'apartheid organisé à Brazzaville. Il y a des pays qui ont encore le sens de la mémoire, de la gratitude. Ce que la France oublie, les autres pays ne l'oublient pas.

Priorité santé
Solidays : la lutte contre le Sida continue

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 27, 2025 48:29


Priorité Santé vous donne rendez-vous en direct de l'Hippodrome de Longchamp, qui accueille, jusqu'à dimanche 29 juin 2025, le festival Solidays : rendez-vous musical et solidaire, dédié à la lutte contre le sida. Émission délocalisée, en direct de l'Hippodrome de Longchamp  À l'heure où les programmes de lutte contre le sida sont fortement affectés par l'arrêt des financements américains et la tendance à une baisse globale de l'aide au développement, le combat contre la pandémie de sida est toujours d'actualité. Nous rencontrons bénévoles, associations et organisateurs qui, au-delà des quelque 80 concerts organisés, continuent de se mobiliser dans des projets concrets qui s'inscrivent dans le cadre de sensibilisation et de programmes pour faire reculer l'épidémie de VIH sida, partout sur la planète, en étroite collaboration avec les acteurs de terrain.  Florent Maréchal, directeur des Programmes santé et solidarité, à Solidarité Sida   Aliou Diop, président de l'Association des Gestionnaires pour le Développement (AGD) en Mauritanie  Valérie Ngami-Ketcha, responsable de l'Unité de prévention et aide à l'observance à la SWAA-Littoral (Society for Women and AIDS in Africa), au Cameroun   Wilfrid Pandi, secrétaire exécutif de l'Association Serment Universel, une ONG spécialisée dans la prise en charge psychologique et sociale des personnes vivant avec le VIH, au Congo-Brazzaville.   Programmation musicale :  ► Yoa – Matcha Queen ► Kalash – Tombolo.

C dans l'air
La Californie se rebelle...Trump envoie la Garde nationale - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 9, 2025 63:57


C dans l'air du 9 juin 2025 - La Californie se rebelle...Trump envoie la Garde nationaleQue se passe-t-il à Los Angeles ? Depuis vendredi, des habitants manifestent dans la mégapole californienne contre la politique migratoire de l'administration Trump, à la suite d'opérations musclées menées par les agents fédéraux de l'immigration (ICE). L'envoi, samedi, de la Garde nationale sur ordre du président américain, contre l'avis du gouverneur démocrate de l'État, est loin d'avoir calmé les esprits. Pour le troisième jour consécutif, des heurts ont opposé les forces de sécurité à des manifestants qui protestent contre la politique d'expulsion massive et dénoncent l'envoi des premiers soldats par Washington — une manière, selon eux, d'instrumentaliser la situation.Donald Trump exploite-t-il les incidents à Los Angeles ? C'est en tout cas l'avis de la maire démocrate de la cité californienne, qui affirme contrôler la situation. "Ce que nous voyons à Los Angeles, c'est un chaos provoqué par l'administration. Le déploiement des troupes fédérales est une escalade dangereuse."En Californie, les fractures de l'Amérique éclatent au grand jour : d'un côté, les démocrates accusés de laxisme sur la politique migratoire ; de l'autre, les républicains de Donald Trump, déterminés à appliquer les mesures et à faire un exemple dans le fief de l'un de leurs principaux opposants, au risque de plonger un peu plus le pays dans une crise institutionnelle."C'est une atteinte grave à la souveraineté de l'État", a dénoncé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom. "Nous n'avions pas de problème jusqu'à ce que Trump s'en mêle", a-t-il accusé sur X. Les gouverneurs des États démocrates ont fustigé un "abus de pouvoir alarmant", rappelant que la Garde nationale est traditionnellement mobilisée lors de catastrophes naturelles, et non pour réprimer des mouvements sociaux. Il s'agirait du premier déploiement unilatéral de la Garde nationale par un président sans l'accord d'un gouverneur depuis 1965, selon Kenneth Roth, ancien directeur de Human Rights Watch.Cette décision inédite du président Trump marque une nouvelle étape dans sa confrontation avec les États et les villes démocrates sur la question migratoire. À l'heure où il est en échec sur d'autres volets de sa politique (économie, inflation, guerres commerciales, diplomatie) et qu'il vient de rompre de façon fracassante avec Elon Musk, le républicain durcit encore sa politique anti-immigration, pour montrer à ses électeurs déboussolés qu'il tient ses promesses. Ainsi, l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de douze pays, édictée la semaine dernière, est entrée en vigueur ce lundi, selon un nouveau décret présidentiel. Sont concernés les ressortissants d'Afghanistan, de Birmanie, du Tchad, du Congo-Brazzaville, de Guinée équatoriale, d'Érythrée, d'Haïti, d'Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.La Maison-Blanche a également décidé, ces derniers jours, la suspension du traitement des visas pour les étudiants étrangers, le temps pour l'administration Trump de mettre en place une procédure permettant d'examiner le contenu de leurs réseaux sociaux. Parallèlement, des vagues d'arrestations et d'expulsions sont mises en scène afin de frapper les opinions publiques.Quelle est la situation en Californie ? Pourquoi l'envoi de la Garde nationale fait craindre une dérive autoritaire de Donald Trump ? Qu'est-ce que le "travel ban" ? Jusqu'où ira son bras de fer avec les universités ? LES EXPERTS :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang, publié aux éditions du Rocher- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis- Corentin SELLIN - Professeur agrégé d'histoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur sur la politique américaine pour les Jours.fr- Piotr SMOLAR - Correspondant aux Etats-Unis pour le journal Le Monde

Journal de l'Afrique
Mesures américaines : l'Afrique inquiète

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jun 5, 2025 12:41


L'Union africaine s'est dite "préoccupée", N'Djamena "surprise", et Brazzaville a dénoncé un "malentendu" après l'interdiction d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays africains, dont le Tchad et le Congo-Brazzaville, sur douze Etats concernés au total.  Le Tchad a annoncé jeudi "suspendre l'octroi des visas aux citoyens des États-Unis d'Amérique", en réaction à la décision du président américain Donald Trump, qui s'applique également à la Guinée équatoriale, l'Erythrée, la Libye, la Somalie et le Soudan.