Priorité santé

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Être en bonne santé est un besoin universel.  Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde.  Le but : faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitemen

RFI


    • Jun 12, 2026 LATEST EPISODE
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    Rupture amoureuse, familiale ou amicale : comment se reconstruire ?

    Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 48:29


    Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ?  Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elles puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l'éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ?   Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et Psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Raphaëlle Constant Programmation musicale :  ► Salif Keita – Baraye ► Fatoumata Diawara – Fala

    Dans la tête des champions : ce que le mental change vraiment en compétition

    Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 48:29


    Ce jeudi 11 juin s'ouvre La Coupe du monde de football 2026. À cette occasion, nous nous penchons sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau. Endurance, force, agilité, vitesse... Si l'accent a souvent été mis sur les capacités du corps, on le sait aujourd'hui, la performance ne dépend pas uniquement de la condition physique. On parle souvent du « mental du sportif » notamment pour gérer la pression. La Coupe du monde de football 2026, c'est parti : 5 semaines de compétition, 48 équipes en lice, 104 matches, trois pays hôtes : les États-Unis, le Mexique et le Canada. Priorité santé se met au diapason avec un focus sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau. Pendant très longtemps, on a formé des champions musclés, rapides, endurants, on s'occupait de la technique et de la tactique. Mais on oubliait le stress, les doutes, les blocages, la pression qui pouvaient ronger en silence les sportifs. Aujourd'hui, le sujet n'est plus tabou, au contraire. On sait à quel point le mental joue un rôle déterminant dans les performances sportives. Comment les athlètes se préparent-ils mentalement à la compétition ? Comment apprennent-ils à gérer la pression, à rebondir après un échec, à garder confiance en eux, à rester motivés tout en prenant du plaisir ?   Avec :  Dr Jérôme Palazzolo, psychiatre, psychothérapeute, professeur des Universités en Psychologie clinique et médicale et auteur du livre La préparation mentale du sportif de haut niveau. Mieux se connaître, mieux performer, mieux s'épanouir, aux éditions Hermann Dr Nalla Socé Fall, enseignant-chercheur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis et directeur du Centre National d'Éducation Populaire et Sportive (CNEPS) de Thiès, au Sénégal. Maître de conférence titulaire en Psychosociologie du sport Rodrigo Capo Ortega, ancien rugbyman professionnel Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon. Programmation musicale :  ► Ado & Tatsuya Kitani - Kira ► Ziggy Marley, Nikka Costa – Hey people now. À lire aussiCoupe du monde de football 2026 : notre dossier

    Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement

    Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 48:30


    À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé.  Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l'enfant ?  Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d'abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l'alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement. Avec : Pr Simon Ategbo, professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville.  ► En fin d'émission, nous mettons en avant l'opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. À cette occasion, l'Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l'importance de la prévention, du dépistage et de l'information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l'Hôpital Paris Saint Joseph.   Programmation musicale : ► Natanjo – Nakozela yo ► Lous and the Yakuza, Jenevieve – Fleur-de-lis.

    Santé des dents : les gestes simples qui évitent les mauvaises surprises

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 48:30


    Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo.  ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée.  Programmation musicale :  ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.

    Fatigue, poids, sommeil : le cortisol est-il vraiment responsable?

    Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:30


    Face à un danger, le corps libère deux hormones pour répondre au stress : l'adrénaline pour réagir immédiatement, le cortisol pour prolonger l'effet. Présent naturellement dans le corps, le cortisol joue un rôle important dans la régulation du stress, du métabolisme, du système immunitaire et de la pression artérielle. Aujourd'hui, on l'accuse d'être responsable de la prise de poids, de fatigue chronique, de problèmes digestifs, de troubles du sommeil... Depuis quelques années, le cortisol, surnommé l'hormone du stress, est accusé de tous les maux sur les réseaux sociaux : fatigue, migraines, insomnies, acné, surpoids, troubles digestifs, visage rond ou encore cheveux plats... Et pourtant, le cortisol joue un rôle essentiel dans l'organisme, dès la formation du fœtus et tout au long de la vie (régulation du stress, du métabolisme, du système immunitaire et de la pression artérielle). Des troubles très rares Des taux anormaux de cortisol peuvent, il est vrai, entraîner des pathologies comme le syndrome de Cushing en cas d'excès ou la maladie d'Addison en cas de déficit. Mais ces troubles sont rarissimes. Et seul un médecin peut les prendre en charge. Le cortisol est-il un ennemi ou un allié ? Que dit réellement la science sur cette hormone du stress ?  Avec : Dr Marie-Pierre Moisan, neuroendocrinologue et directrice de recherche à l'INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement). Auteure de l'ouvrage Mais est-ce vraiment le cortisol ?, aux éditions Vuibert  Pr Martine Duclos, endocrinologue, médecin du sport, professeure des universités, cheffe du service de Médecine du Sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont Ferrand  Dr Hervé Kouame Micondo, pédiatre endocrinologue, Nutritionniste. Chef de Service de Pédiatrie à l'hôpital Militaire d'Abidjan en Côte d'Ivoire.   Témoignage de Céline Lognon sur le syndrome de Cushing.   Programmation musicale :  ► LDF – No stress ► Alewya – Selah.

    Questions de femmes : prendre soin de ses cheveux

    Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 48:30


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des cheveux. Objet de tous les soins, de toutes les extravagances, les cheveux sont souvent mis à dure épreuve. Quelles sont les pratiques néfastes pour les cheveux et le cuir chevelu ? Comment prendre soin de ses cheveux de manière naturelle ?   Certains problèmes de santé qui, à première vue, ne constituent pourtant pas un enjeu vital, peuvent occuper une grande place dans notre esprit, devenir des sujets majeurs de préoccupations, voire tourner à l'obsession: et cela se vérifie en particulier pour ce qui touche à notre apparence : la peau, le poids et nos cheveux.  Faire face à différents problèmes liés à cette composante de notre pilosité, composé de kératine, et qui façonne notre apparence et dans une certaine mesure, notre personnalité.    Faire face à l'alopécie, la perte des cheveux : suite à une maladie, avec l'âge et ses changements, ou en lien avec un risque insoupçonné : le coiffage et certaines pratiques de coiffure (lissage, tressage serré, décoloration).  Perte ou chute des cheveux, mais aussi cheveux cassants, déshydratés, sans compter divers troubles affectant le cuir chevelu, irritation, démangeaisons, plaques, croûtes, squames (associées à des maladies dermatologiques comme l'eczéma ou de psoriasis)…  Encore une fois, des affections a priori bénignes, mais qui peuvent être très difficiles à supporter au jour le jour. D'où l'importance d'en parler à un spécialiste, pour lui poser les bonnes questions, pour trouver des solutions.  Avec : Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.    La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ►Charlotte Dipanda – Ndolo Bukatè  ► Nour – Alo. 

    Pornographie : quel impact sur la sexualité?

    Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 48:29


    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l'émission, nous abordons la question de la pornographie. Devenue de plus en plus accessible avec le temps, la pornographie est de plus en plus consommée par des adultes, mais aussi un public bien plus jeune. Quel impact la pornographie peut-elle avoir sur la sexualité ? Que faire en cas d'addiction ?   Pour cette émission dédiée à la sexualité, nous abordons le thème de la pornographie, sujet qui revient régulièrement dans les questions des auditeur.rices, signe que pour certains/certaines, la pornographie ne constitue plus un tabou, ou du moins, soulève des interrogations.  Contenus de fiction scénarisés, professionnels, amateurs… prestations sur commande, tarifée ou gratuite ; visionner des images explicites de rapports ou de pratiques sexuelles : une habitude pour certains, pour d'autres un interdit. Cette consommation est en tous cas de plus en plus simple, par le biais des smartphones, des sites dédiés et des réseaux sociaux.   Comment cette consommation de contenus pornographiques peut avoir une influence sur votre vie sexuelle : vos relations, vos attentes et dans certains cas, peut-être, compliquer votre rapport au désir, au corps de l'autre, et à ses propres attentes. Excitant ou tue-l'amour, assumé ou jardin secret, il s'agit de parler de la pornographie, sans culpabiliser, de recadrer aussi certaines croyances et d'en comprendre certains enjeux.  Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIᵉ.  Programmation musicale :  ► Dacey Melan – Corps  ► Zyon Stylei, Titch - Allô, position.

    Cadmium, PFAS, microplastiques : quels risques pour la santé?

    Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 48:29


    Il y a quelques semaines, le cadmium, métal lourd et toxique, faisait les grands titres en France. Si le cadmium est naturellement présent dans les sols, certains usages industriels et agricoles (engrais phosphatés) accroissent sa concentration. Jusque-là, les Français ne le connaissaient pas forcément, ils ont découvert qu'ils y étaient fortement exposés, par le biais de leur alimentation. En effet, pain, pâtes, pommes de terre ou encore chocolat ; ces produits de consommation de tous les jours sont contaminés par ce métal lourd cancérogène. Mais le cadmium n'est pas le seul à polluer nos aliments et avoir un impact potentiel sur notre santé. PFAS, microplastiques, pesticides... Quels sont les risques d'une exposition prolongée à tous ces polluants alimentaires ? Peut-on encore y échapper ?   Au quotidien, nous sommes exposés à de multiples polluants. Cela va de l'air que nous respirons, dans la rue comme dans nos chambres, et concerne aussi notre nourriture contaminée par des produits chimiques, une agression invisible à l'œil nu, qui est documentée. De nombreuses études scientifiques récentes établissent un lien entre des risques accrus de maladies – notamment de cancers, mais aussi de diabète et d'atteintes cardiovasculaires – et la qualité de ce que nous mangeons. En cause, des risques associés à la consommation d'aliments ultratransformés et à la présence dans nos assiettes de produits chimiques variés (certains additifs, les résidus de pesticides employés par l'agriculture ou encore des métaux ou particules qui se retrouvent, en bout de chaîne, au bout de nos fourchettes comme dans l'eau que nous buvons).  Cadmium, PFAS, microplastiques; les scientifiques et les médecins travaillent depuis des années à ces risques associés à l'alimentation. Leurs conclusions pointent aussi certains modes de production, les méthodes comme les intrants employés…  Les autorités sanitaires sont alertées sur certains de ces risques, expertises à l'appui avec, à la clé, des réglementations plus ou moins contraignantes. Des scientifiques portent également des projets novateurs pour démontrer la faisabilité de transformations qui vont dans le sens d'une agriculture à la fois respectueuse des métiers, des territoires et de la santé publique. Au nombre de ces acteurs, un médecin militant, le Dr Pierre Souvet cardiologue et président de l'Association Santé Environnement France. Avec : Dr Pierre Souvet, cardiologue, président de l'association Santé Environnement France Pr Amadou Diop, président du Comité National du Codex du Sénégal.  Reportage de Charlie Dupiot.  Programmation musicale :  ► Rebecca Montt – Yo soy eterna ► Marcus Gad, Tamal – Fruit and flower. 

    Épidémie d'Ebola en RDC : briser la chaîne de transmission

    Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 48:29


    La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin.  Face à la situation, l'évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l'épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ?    La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda.   À plusieurs titres, l'épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l'alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels.  C'est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd'hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n'a jusqu'à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d'être rendus publics par l'OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l'OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit.    Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages   Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs.  Programmation musicale :  ► Victoria Monet - On my mama                        ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.

    Arrêter de fumer : les conseils d'une addictologue

    Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 48:30


    À l'occasion de la journée mondiale sans tabac qui se tient tous les 31 mai, nous faisons un point sur cette dépendance qui fait plus de 7 millions de morts chaque année, dans le monde. Quelles sont les conséquences immédiates sur la santé de la consommation de tabac ? Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ? Y a-t-il un bon moment pour renoncer à la cigarette et comment éviter les rechutes ? Quels sont les bienfaits de l'arrêt du tabac sur l'organisme ? Nos habitudes alimentaires, le stress, notre tendance à ne pas suffisamment bouger (cette fameuse « hygiène de vie »), constituent l'un des piliers pour notre bien-être physique et mental. Parmi ces habitudes, certaines sont beaucoup plus compliquées à arrêter que d'autres et pour cause, elles sont par nature addictives. On parle d'une pratique ou d'un produit, qui rend accro et présente des risques majeurs pour la santé : le lien évident établi avec le tabac, la cigarette. Et la journée mondiale sans tabac du 31 mai, nous donne l'occasion de reparler non seulement des risques, mais surtout des moyens d'arrêter d'en consommer.  Une tendance encourageante La consommation de tabac a continué de reculer en France l'an dernier (2025). Une baisse de la vente des cigarettes industrielles et roulées qui avoisine les 9% ! Même si un adulte sur cinq fumait encore en 2024… L'un des aspects de cette tendance au recul est encourageante : c'est celui de la consommation de tabac, chez les plus jeunes, des progrès évalués par l'OFDT, l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Avec un chiffre que l'on peut peut-être mettre en parallèle, celui, sur la même période, de l'augmentation des ventes de traitement d'aide au sevrage du tabac : +7 %, en particulier sous forme orale !   D'après le baromètre de Santé Publique France, la moitié des fumeurs quotidiens en France déclare avoir envie d'arrêter de fumer, d'où l'importance d'écouter les spécialistes, pour passer du désir aux actes !  Avec : Dr Alice Deschenau, psychiatre, cheffe de service d'addictologie de l'Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) et présidente de la Société francophone de tabacologie Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'Hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.   Programmation musicale :  ► Victoria Monét, Lucky Daye – Smoke ► Os Garotin, MALIA – Deixa eu te encontrar.

    Questions de femmes : je n'ai pas pu avoir d'enfants

    Play Episode Listen Later May 29, 2026 48:29


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, avec nos invités, nous parlons de l'infertilité et de ses conséquences sur la santé mentale des femmes. Quelles peuvent être les différentes causes d'infertilité ? Comment faire face à son annonce ? Qu'est-ce qu'implique psychologiquement de renoncer à un projet de maternité ?  Être femme et malgré son désir d'enfant, ne pas concevoir et/ou accueillir un bébé : le deuil de la maternité est un sujet douloureux et même traumatisant pour les premières concernées. C'est également un tabou.    Union tardive, opération chirurgicale, malformation, maladie responsable d'infertilité féminine, complication d'une infection, mais également, infertilité masculine... Au-delà des multiples causes, ce projet inabouti peut avoir un fort retentissement sur la vie psychique, la vie sociale et familiale de celles qui souhaitaient être mères, sans jamais le devenir.  Accompagnement psychologique Les conséquences de ce désir empêché par un parcours de vie ou par une cause médicale sont multiples : souffrance, regrets, sentiment d'injustice et poids du regard des autres peuvent avoir un retentissement majeur en termes de santé mentale, surtout dans des cultures ou la construction féminine est depuis toujours liée aux figures maternelles. Un accompagnement psychologique peut donc se révéler nécessaire, à côté de la prise en charge par un spécialiste de la santé reproductive, pour faire face, le cas échéant, au repli sur soi, à la dépression et à la perte de confiance que peut entraîner cette situation, tout comme retentissement sur la vie affective et de couple.  Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar, au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, aux éditions Lakalita  Carelle Vanessa Koumba, psychologue clinicienne et enseignante-chercheuse assistante à l'Université Omar Bongo à Libreville, au Gabon.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. À écouter aussiInfertilité : une personne sur six touchée dans le monde   Programmation musicale :  ► Tracy Chapman - You're the one ► Cysoul, Lady Ponce - Kidnappé.

    La sclérose en plaques : quand le système immunitaire attaque le cerveau et la moelle épinière

    Play Episode Listen Later May 28, 2026 48:29


    À l'occasion de la Journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP) qui se tient le 30 mai, nous faisons le point sur cette maladie auto-immune. Selon l'OMS, plus de 1,8 million de personnes sont atteintes de SEP dans le monde. Survenant lorsque le système immunitaire attaque le cerveau et la moelle épinière, cette affection est plus fréquente chez les jeunes adultes et chez les femmes. Quels sont les différents symptômes ? Comment la maladie évolue-t-elle dans le temps ? Quelles prises en charge existent ? Quels sont les espoirs portés par les chercheurs ?    La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui peut avoir un lourd retentissement sur la mobilité. Une maladie évolutive, mais dont la prise en charge permet de freiner certaines lésions, de réduire l'intensité des poussées inflammatoires responsables de la dégradation progressive du système nerveux central.   Amélioration de la prise en charge La sclérose en plaques reste aujourd'hui sans traitement curatif, mais, année après année, sa prise en charge et les progrès de la recherche ont permis de mieux en contrôler les symptômes pour espacer la fréquence des crises. Ces crises typiques peuvent simultanément induire plusieurs symptômes et atteindre la force musculaire, la vision, l'équilibre, la sensibilité tactile ou encore provoquer des troubles urinaires. Ces problèmes peuvent être présents conjointement ou non et d'intensité variable chez les patients.  140 000 personnes concernées en France Affection aux multiples symptômes, dont l'impact est potentiellement important sur la qualité de vie, la sclérose en plaques concerne aujourd'hui près de 140 000 personnes en France, ce qui en fait la première cause de handicap sévère non traumatique du jeune adulte. Si les traitements récents peuvent améliorer la qualité de vie de nombreux patients, ceux-ci restent encore inaccessibles pour des raisons financières ou d'approvisionnement, dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne.  Avec : Dr Caroline Papeix, neurologue, cheffe de service de neurologie à l'Hôpital fondation Adolphe de Rothschild et Professeur des universités à l'université Paris Cité (UPC)  Pr Constance Yapo, neurologue neuropédiatre au CHU de Cocody à Abidjan et maître de conférences agrégée à l'UFR sciences médicales d'Abidjan en Côte d'Ivoire  Irène Leclerc, patiente-partenaire et déléguée régionale du Puy-de-Dôme de la Fondation France Sclérose en Plaques. Programmation musicale :  ► TUL8TE - Heseeny                                              ► Cheikh Ibra Fam -  Amoul solo 

    Les groupes de parole : la parole comme traitement complémentaire

    Play Episode Listen Later May 27, 2026 48:29


    Espace de parole bienveillant, le groupe de parole permet à des personnes affectées par une même pathologie, de se retrouver et d'échanger sur leur vécu et des problématiques communes. Mené par un professionnel, le groupe de parole permet au patient de se sentir soutenu et de pouvoir s'exprimer librement, sans jugement et de partager avec ses pairs. En quoi le groupe de parole peut permettre une meilleure prise en charge ? De quoi parle-t-on lors de ces réunions ?   Le soin ne se résume pas à un face-à-face soignant/patient, à une consultation à l'hôpital ou au cabinet médical. D'autres cadres permettent également de parler des problèmes de santé. Les groupes de parole constituent des espaces d'échanges, autour d'un sujet, pour faire part de ses ressentis, de son vécu, et d'écouter les autres.   Pratique ancestrale Ces groupes s'organisent autour d'un animateur formé et/ou directement concerné par la problématique centrale. Le thème retenu est présenté en début de séance et le rendez-vous s'organise selon des règles précises de confidentialité, de respect, d'absence de jugement ; pour que ce moment de parole et d'écoute bénéficie à l'ensemble du groupe.  Les groupes de parole ne se limitent pas aux seules problématiques de santé et dans certaines cultures, il s'agit d'une pratique ancestrale, qui permet aux différentes générations de transmettre, exprimer et sensibiliser. En Occident, pour le grand public, les groupes de parole les plus connus sont très certainement ceux qui rassemblent les personnes en train de se soigner des addictions et/ou des troubles du comportement, à l'instar des Alcooliques Anonymes.  Une meilleure adhésion à la prise en charge Dans le cadre médical, l'organisation de ces groupes peut avoir plusieurs fonctions : éviter l'isolement, partager une épreuve avec des personnes engagées dans des expériences proches. Et, dans le cadre direct de la prise en charge : parler, comprendre, se débarrasser de certaines croyances néfastes, pour mieux adhérer au traitement et persévérer dans l'implication thérapeutique.  Avec : Charles Di, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien à la Maison des Adolescents de l'hôpital Cochin à Paris et à la Consultation transculturelle du psycho trauma Hôpital Avicenne à Bobigny, en région parisienne Dr Patricia Fassinou Ekouevi, pédiatre à Abidjan, en Côte d'Ivoire, conseiller technique senior régional pour les services pédiatriques à la Fondation Elizabeth Glaser pour la Lutte contre le Sida pédiatrique.  Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlons des trois nouvelles études qui pointent des liens entre additifs alimentaires et risque accru de cancer, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d'hypertension. Interview du Dr Mathilde Touvier, directrice de l'Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle de l'Inserm.  Programmation musicale :  ► Khalid, Disclosure – Talk ► Mia Guissé, VJ – Sama Xool.

    La santé des reins : 9% de la population mondiale vit avec une maladie rénale chronique

    Play Episode Listen Later May 26, 2026 48:30


    Les maladies rénales constituent un problème de santé publique majeur. En effet, selon l'OMS, environ 674 millions de personnes vivent avec une maladie rénale chronique, soit 9% de la population mondiale. Ces maladies impliquent une destruction progressive des reins, empêchés d'assurer leur fonction de filtre du sang pour l'organisme et pourraient devenir la cinquième cause de mortalité au monde, d'ici 2050. Peut-on prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses reins ? En cas de maladies chroniques, quelle prise en charge existe ?  C'est un fait peu connu, mais aujourd'hui, à l'échelle planétaire, l'une des causes de décès qui connaît la croissance la plus rapide, ce sont les maladies rénales et en particulier l'insuffisance chronique et terminale. Les défaillances de cet organe de l'appareil urinaire – un double organe multifonction – sont de plus en plus fréquentes et liées à la hausse d'autres maladies non transmissibles, comme le diabète ou l'hypertension artérielle, qui souvent, précèdent ou accompagnent la maladie rénale.  Des troubles silencieux La santé des reins se gère au quotidien : par l'alimentation, l'hydratation, les habitudes de tous les jours (activité physique régulière, alimentation équilibrée) et il est particulièrement important d'insister sur la prévention car, dans la plupart des cas, les troubles rénaux évoluent sans symptômes. En dehors des calculs rénaux (lithiase urinaire) qui, eux, peuvent être particulièrement douloureux, l'essentiel des maladies rénales s'installe de manière silencieuse.  Alors, pour ne pas prendre conscience d'un trouble rénal trop tard, il y a moyen d'agir ! Agir sur la tension, le surpoids, le diabète : une hygiène de vie essentielle pour la santé des reins et adopter une surveillance sur la base d'analyses d'urines qui vont permettre de dépister, et le cas échéant, de poser un diagnostic.   Avec : Dr Isabelle Tostivint, néphrologue préventive à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et chargée de la communication scientifique de la Fondation du Rein. Spécialiste de la néphroprotection (prévention, dépistage, de la dégradation de la fonction du rein). Présidente de l'association LUNNE (lithiases urinaires et néphroprotection network) qui lutte pour prévenir les calculs rénaux Dr Tony Eyeni, néphrologue au CHU de Brazzaville. Maitre de Conférences Agrégé en néphrologie a la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université Marien Ngouabi. Directeur du programme National de lutte contre l'insuffisance rénale au Congo-Brazzaville.  ► En fin d'émission, nous recevons Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, ministre de la Santé de la République Gabonaise afin d'aborder les priorités de son ministère, après son entrée en fonction en janvier 2026.   Programmation musicale :  ► BNXN, Sarz – Back outside  ► Nuevos Rios, Canalon de Timbiqui – La vida es un baile.

    Les bienfaits du sport pour la santé: un médecin du sport à votre écoute

    Play Episode Listen Later May 25, 2026 48:29


    Diminution du niveau de stress, augmentation de la force musculaire, développement du capital osseux, renforcement des capacités cardiaques et respiratoires… Les bienfaits de l'activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. Cependant, il peut parfois être difficile de se motiver, de trouver du temps ou de savoir vers quelle activité physique se tourner. Un médecin du sport répond à toutes vos interrogations, dans Priorité Santé.   Si une hospitalisation, un accident, la phase aigüe d'une maladie peuvent nous éloigner un certain temps d'un tapis de gym, d'une piste, d'une salle ou d'un stade, aujourd'hui, tous les médecins s'accordent à inciter leurs patients à une pratique sportive fréquente et régulière, lorsque leur état de santé le leur permet.    Marcher, jouer en équipe, pédaler, danser, s'étirer… L'activité physique est un pilier de la prévention en santé, une pratique à cultiver tout au long de la vie. Le choix de l'activité va correspondre non seulement aux goûts de chacun, chacune, mais aussi aux équipements disponibles, à son ressenti, sa forme physique : ménager ses genoux lorsque l'on souffre d'un problème d'articulations ou de surpoids, après une blessure, éviter les chocs. Bref, s'écouter, demander conseil et ne pas renoncer…  Parce qu'au-delà des bienfaits physiques, bouger, c'est bon pour la tête : plaisir, antistress, et globalement un remède éprouvé également pour préserver ou améliorer la santé mentale.    Avec :  Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.     Programmation musicale :  ► Tokischa, Skrillex – Surfboard                                                                ► Sampa the Great – Energy.

    Questions de femmes : la timidité

    Play Episode Listen Later May 22, 2026 48:29


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la timidité. Ne pas oser prendre la parole en public, craindre le regard des autres... Si la timidité est un trait de caractère assez fréquent, il peut devenir un frein au quotidien. Pourquoi est-on timide ? Peut-on dépasser sa timidité ? Comment aider un proche en souffrance en raison de sa timidité ?   Chercher ses mots au moment de prendre la parole, se cacher derrière les autres pour éviter d'être repéré, attendre longtemps (trop longtemps) avant de se déclarer, au risque de laisser passer sa chance. La timidité, cette réserve en public peut se manifester dès l'enfance, à l'adolescence ou rester présente toute la vie.  La timidité est une émotion ou un trait de caractère et non une maladie, mais chez certaines personnes, elle peut devenir particulièrement invalidante lorsqu'elle est associée à de l'anxiété, une gêne envahissante qui freine (voire menace ou sabote) certains projets.  Lorsque cet embarras donne l'impression de passer à côté de sa vraie personnalité, de certaines relations, de manquer des opportunités, cela peut inciter à partager ces difficultés avec un spécialiste dans le domaine de la santé mentale, pour trouver une forme de réassurance et apprendre à cultiver la confiance en soi.    Avec :  Weydad Wayzani, psychologue clinicienne à Dakar au Sénégal   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Victor Démé - Djon Maya ► Ana – Si j'avais su. 

    Santé cardiaque: vos questions à un cardiologue

    Play Episode Listen Later May 21, 2026 48:30


    Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, valvulopathies, AVC... Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial. Selon l'OMS, plus des trois-quarts des décès causés par ces maladies surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Facteurs de risques, dépistage, prise en charge et accès aux soins en fonction de critères régionaux et financiers. Un cardiologue répond à toutes les questions des auditeurs. Les maladies cardiovasculaires constituent aujourd'hui, selon l'OMS, la première cause de décès à l'échelle planétaire. Des risques au pluriel, qu'ils concernent les vaisseaux sanguins ou le muscle cardiaque.   De multiples troubles et affections se rangent dans la famille des maladies vasculaires : infarctus, AVC, cardiopathie rhumatismale malformation du cœur, et diverses atteintes des vaisseaux.  Des atteintes cardiovasculaires sur lesquelles il est possible d'agir à plusieurs niveaux : en amont, par la prévention, avec un certain nombre de changements, d'adaptation à opérer dans la vie quotidienne. Agir également de manière précoce, grâce au dépistage, la connaissance des antécédents, des explorations et en cas de diagnostic, la prise en charge : traitement, intervention, chirurgie ; plusieurs options qui s'offrent en fonction de la nature de l'atteinte, de l'urgence, de l'état général du patient.  D'où l'importance de détecter les maladies cardiovasculaires le plus tôt possible, en tenant compte des obstacles et des freins qui limitent l'accès aux soins : le défi du financement des traitements, la disponibilité du plateau technique, la formation des spécialistes et la sensibilisation des soignants dans leur ensemble.  Avec : Pr Roland N'Guetta, cardiologue interventionnel et directeur de la recherche de l'innovation et de la formation au sein de l'Institut de Cardiologie d'Abidjan en Côte d'Ivoire.  Programmation musicale :  ► Otis Redding – Pain in my heart ► Tank and the bangas, Lucky Daye – Move.

    Hémophilie: cohabiter avec la maladie

    Play Episode Listen Later May 20, 2026 48:29


    Maladie génétique grave, l'hémophilie affecte la coagulation du sang. Ainsi, en cas de saignement, l'écoulement ne peut s'arrêter ou très difficilement, entraînant fréquemment des hémorragies. Cette maladie touche principalement les hommes. Elle requiert un traitement à vie pour les personnes concernées. Quels sont les traitements existants ? Comment mieux vivre avec la maladie ? Cette maladie héréditaire du sang, une maladie rare, concerne essentiellement les hommes, pour des raisons génétiques : le gène défaillant facteur d'hémophilie est déterminé par le chromosome X.   En cause, un défaut de facteur de coagulation, absent ou dysfonctionnel, qui peut conduire à des hémorragies sévères, en cas de blessures, mais aussi à des saignements internes (hématomes) et à des douleurs incapacitantes, notamment au niveau des articulations (hémarthroses), suite à de simples mouvements brusques, pour les personnes concernées par une forme grave de ce trouble de l'hémostase (la capacité de notre sang à coaguler).  La recherche médicale a permis d'améliorer la prise en charge de la maladie, grâce à une prophylaxie spécifique (notamment l'injection d'un médicament appelé « facteur de coagulation »).  Distingue l'hémophilie A et B. La première est liée au déficit de facteur VIII, est plus fréquente (80% des cas). La seconde, plus rare, est liée au déficit de facteur IX.  Le trouble hémorragique qui n'est pas évolutif : on nait hémophile, et cette différence ne va pas s'aggraver au cours de l'existence. En France, les enfants hémophiles sont suivis dans des centres dédiés et au fil des décennies, les innovations thérapeutiques ont permis d'améliorer la qualité de vie des patients : des traitements adaptés, qui peuvent évoluer en fonction de la réaction de l'organisme.   Avec : Dr Annie Harroche, pédiatre au Service d'Hématologie Clinique et au Centre de Traitement de l'Hémophilie de l'Hôpital Necker Enfants Malades - APHP à Paris  Dr Sokhna Aissatou Touré, médecin capitaine. Enseignant chercheur en hématologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.  Reportage de Charlie Dupiot. ► En début d'émission, nous faisons le point sur la situation sanitaire en République Démocratique du Congo. Ce dimanche 17 mai 2026, l'OMS a déclaré l'épidémie d'Ebola en cours dans le pays, urgence de santé publique de portée internationale, soit le niveau d'alerte maximal du droit sanitaire mondial. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).    Programmation musicale :  ► Nao – Bad blood ► Protoje, Jesse Royal – Something I said.

    Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin: améliorer la qualité de vie des patients

    Play Episode Listen Later May 19, 2026 48:30


    La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont les deux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, appelés plus communément MICI. Dues à une dérégulation du système immunitaire, ces maladies se caractérisent par l'inflammation de la paroi d'une partie du tube digestif. Généralement diagnostiquées entre 20 et 30 ans, elles sont plus fréquentes dans les pays industrialisés. Quels sont les symptômes ? Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?     Parler de santé, c'est aussi faire sortir certaines maladies de l'anonymat: les rendre visibles, alors que pour beaucoup d'entre nous, leur nom sont inconnus et leurs symptômes ignorés et c'est aussi à cela que servent les journées mondiales ! Ce 19 mai, c'est précisément la journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, les MICI : 4 lettres pour désigner la maladie de Crohn et la Rectocolite Hémorragique. 300.000 personnes concernées dans un pays comme la France, où près de 8.000 nouveaux diagnostics sont posés chaque année. Alors, on peut légitimement se demander pourquoi ? Comment expliquer que ces MICI et les patients soient en quelque sorte invisibilisés ? Pour comprendre :  il faut saisir la dimension taboue des symptômes et des complications possibles (diarrhées, douleurs, fistules, urgenterie, saignements...) et plus largement, la difficulté de parler ouvertement de ces organes - ceux de la sphère digestive (anus, rectum)- qui peuvent être directement affectés par les poussées inflammatoires.  Aujourd'hui, il n'existe pas de test de dépistage dédié pout le diagnostic, et côté explications, il s'agit plutôt d'un faisceau de facteurs : prédisposition génétique, rôle de l'environnement, déséquilibre du microbiote. Mieux connaitre ces maladies qui peuvent très lourdement impacter le quotidien, c'est important pour sortir de la stigmatisation et intégrer certaines habitudes alimentaires ou en termes de lutte contre le stress, qui vont permettre d'améliorer la qualité de vie.  Avec : Pr Julien Kirchgesner, gastroentérologue à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris et directeur d'une équipe de recherche en épidémiologie à Sorbonne Université, spécialisé dans la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin Dr Innocent Ngo, gastroentérologue au Cabinet Médical Icare à Abidjan. Président de la Société Ivoirienne de Gastro Entérologie et d'Endoscopie Digestive (SIGEED). Président de la Société Africaine d'Hepato Gastro Entérologie (SAHGE). Reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous parlons des polluants qui entrent dans la composition de certains cosmétiques. Selon une étude publiée le  7 avril dans Environment International, par des chercheurs de l'Inserm de l'Université Grenoble Alpes (UGA) et du CNRS, le fait de réduire l'usage des cosmétiques permettrait de diminuer rapidement l'exposition à certains produits chimiques et perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A. Interview de Claire Philippat, chercheuse Inserm.      Programmation musicale :  ► Michelle Michina – Omochi Croissant ► Bella Shmurda – Verily. 

    L'hypocondrie : se soigner de la peur d'être malade

    Play Episode Listen Later May 18, 2026 48:29


    L'hypocondrie est un trouble anxieux qui se caractérise par une anxiété excessive causée par la peur d'être malade. La personne hypocondriaque peut ainsi s'inquiéter au moindre symptôme suspect, consulter de nombreux médecins, passer toutes sortes d'examens... et ne jamais être rassurée sur son état. Comment devient-on hypocondriaque ? Peut-on se débarrasser de cette anxiété ?  Ce trouble psychique a inspiré le théâtre classique ou encore le cinéma. L'hypocondrie est un trouble anxieux qui génère la peur d'être malade, et au-delà de mourir, au-delà de la caricature et de la dérision, les personnes hypocondriaques peuvent se retrouver démunies, oppressées, en grande souffrance.  Ce trouble psychique lié à la santé peut être très difficile à vivre, pour le patient comme pour ses proches. L'angoisse d'être malade va conduire le sujet à identifier des symptômes inexistants, interpréter des sensations ordinaires avec, parfois à la clé, des autodiagnostics catastrophes et multiplier les consultations inutiles et les recours intempestifs aux infos médicales en ligne (cybercondrie) avec, à la clé, souvent, l'incompréhension de l'entourage.  Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'hypocondrie : d'autres troubles psychiques et/ou des situations de stress, mais aussi des événements familiaux et des cas de maladie grave dans l'entourage proche.  En termes de prise en charge, la thérapie comportementale (TCC) est l'une des options privilégiées, pour mieux comprendre l'origine et la nature de ces pensées irrationnelles et proposer d'autres cheminements psychiques qui détournent de cette anxiété de santé.  Avec : Dr Sarah Smadja, psychiatre, cheffe de service à l'Hôpital Sainte-Anne (GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences), experte judiciaire et directrice médicale de la Fondation Pierre Deniker Marie Stella Marehin, enseignant-chercheur au département de psychologie de l'université Omar Bongo, maître-assistant CAMES en psychologie clinique et psychopathologie. Psychologue clinicienne au cabinet de psychologie clinique Espoir, situé dans la commune Akanda.  Le témoignage d'Agathe Lecaron, animatrice de télévision et de podcasts, autrice du livre Patiente Zéro (éditions Robert Laffont), au micro de Louise Caledec.  Programmation musicale :  ► Remy Bond – Simple girl ► Vicky R, Oxlade – Fala.

    Harcèlement : comment protéger la santé mentale des jeunes?

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 48:29


    Sur les réseaux sociaux, à l'école, au sein de la famille ou de la communauté, le harcèlement peut prendre des formes diverses. Les jeunes y sont particulièrement exposés et vulnérables. Isolement, décrochage scolaire, perte d'estime de soi, pensées suicidaires... Les conséquences de ce harcèlement peuvent être graves et perdurer à long terme. Comment reconnaitre les signes du harcèlement ? Comment aider un jeune qui subit du harcèlement ?   Le terme de harcèlement revient régulièrement dans l'actualité : faits divers, faits de société. Subir des vexations, des insultes ou des gestes déplacés, le harcèlement peut prendre la forme de violence verbale, physique ou psychologique et avoir des conséquences sévères sur la santé mentale, provoquer des souffrances intenses, parfois silencieuses. Ces comportements toxiques et répétés dirigés contre une personne peuvent se manifester dans divers cadres : à l'école ou à la maison, comme au travail, mais aussi les réseaux sociaux ou dans la rue et les transports.   Impact sur la santé mentale Ces agressions parfois insidieuses peuvent affecter très sévèrement la santé mentale des jeunes et entrainer un repli sur soi, une dépression, des comportements autodestructeurs. D'où l'importance de dire non au harcèlement, en repérer le cadre, mettre en place un environnement sécurisant qui permet de recueillir la parole et de la légitimer, mais aussi de protéger la personne harcelée en signalant et, le cas échéant, sanctionnant les auteurs ou autrices de ces comportements pour y mettre un terme. Une fois les faits de harcèlement interrompus, cette violence psychologique peut laisser des traces et nécessiter un accompagnement. Avec : Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d'Aide Psychologique aux familles migrantes. Reportage de Thalie Mpouho.   ► En fin d'émission, nous faisons le point sur la situation en Haïti où la crise humanitaire a franchi un nouveau seuil critique. Près de 30 000 personnes expulsées de la République dominicaine ont traversé la frontière à Anse-à-Pitres (au sud-est du pays) en 2025 - deux fois plus qu'en 2024 - mettant sous haute tension un système de santé déjà exsangue. Interview de Jean-Pierre Kaposo, chef de mission ALIMA en Haïti.   Programmation musicale :  ► Kid Francescoli, Julia Minkin - Bad girls  ► Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.

    Infirmière/infirmier: un métier aux multiples facettes

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 48:29


    À l'occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d'État d'infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu'il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu'est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ?   Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d'après l'OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l'unique réponse en cas de problème de santé.   Un métier à 87% féminin Aujourd'hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d'effectifs constitue un défi majeur et le manque d'attractivité du métier concerne l'ensemble de la planète. Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d'infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d'un pays à l'autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C'est moins qu'en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu'au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8). On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d'un pays à l'autre : l'OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg ! À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ? Avec : Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l'hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l'Université Paris Cité.    Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti.  ► En fin d'émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s'inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest.   Programmation musicale :  ► Amadeus - Yâlla du juum  ► OGI - I got it. 

    Écrans, vieillissement... Les défis de la prise en charge des troubles de la vision

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:29


    Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l'OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L'omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l'augmentation de l'espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l'âge, sont de plus en plus fréquents. Comment diagnostiquer un trouble visuel ? Un habitant sur quatre, à l'échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu'un trouble de la vue est diagnostiqué ? Un accès aux soins très inégalitaire  Comme c'est aussi le cas pour d'autres spécialités médicales, l'accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd'hui très inégalitaire. L'Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier ! En Afrique, l'OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d'une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde. Limiter l'impact sur la qualité de vie Être équipé de verres correcteurs, c'est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l'enfance. À un certain niveau, lorsque l'acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d'acquérir un équipement optique adapté. Avec :  Pr Antoine Brézin, professeur d'ophtalmologie à la faculté de médecine de l'université Paris-Cité et chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l'ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie.  Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Cinéma ► JZyno, Camidoh - Eyes on you.  

    Questions de femmes, questions de parents : impact des écrans sur la santé des enfants

    Play Episode Listen Later May 8, 2026 48:29


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l'impact des écrans sur la santé des enfants. Quels sont les dangers de l'exposition aux écrans pour les enfants ? Jusqu'à quel âge est-ce déconseillé ? Quel temps d'écran maximal accorder à son enfant, selon son âge ? Quand on est parent et que l'on se préoccupe de la santé de ses enfants, on pense à leur alimentation, à leur sommeil comme à les protéger des infections. Mais un enfant en bonne santé, au-delà de sa croissance et de son dynamisme, est aussi un enfant qui s'éveille au monde qui l'entoure, qu'il découvre, qu'il apprend, qui communique. Temps d'exposition  Aujourd'hui, quand on parle du développement des tout-petits et des adolescents, il faut désormais compter avec la technologie et en particulier avec les écrans, qui sont partout, du téléphone portable à l'écran de télévision. Certains pensent que les applications et les vidéos sont des fenêtres sur le savoir, pour d'autres c'est un amusement sans conséquence, une manière de les occuper.  Mise en garde  Mais aujourd'hui, les voix sont de plus en plus nombreuses, au sein des professionnels de santé et de la petite enfance, à alerter et mettre en garde : en associant une exposition précoce, fréquente et prolongée à des risques sévères sur le plan du développement : retards de langage et/ou de développement, problèmes d'apprentissage et de concentration, troubles du comportement…   Les alertes associées à des recommandations, sur l'accompagnement dans les usages, les limites dans la durée de visionnage, auxquelles s'associent surtout des règles simples : pas d'écran avant trois ans et très limité entre trois et six.  Avec : Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal  La palabre au féminin de Charlie Dupiot.   Programmation musicale :     ► Brandy – Put that on evrything ► Tinariwen – Chet boghassa.

    Hépatite B, tuberculose, mpox et arboviroses: actualités de l'infectiologie

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 48:29


    À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l'infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l'échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ?       Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l'occasion de l'Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes.   Nous évoquons les infections qui font l'actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l'hépatite B qui, chacune, provoque plus d'un million de décès chaque année à l'échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons  la parole.   Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l'Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.   Programmation musicale :     ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon ► Yoa – Moi.

    Lutte contre le VIH : les défis actuels

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 48:29


    À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actuels défis que rencontre la lutte contre le VIH. Selon l'OMS, le VIH demeure un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale, ayant causé la mort de plus de 44,1 millions de personnes (OMS) à ce jour. À l'heure où l'aide internationale est en berne, que les activités communautaires sont remises en question sur le terrain, que les discriminations ne cessent de croître, où en est la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine ? À l'occasion de la conférence internationale francophone AFRAVIH, dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes, à Lausanne, nous abordons les défis dans la lutte contre le VIH-SIDA, à l'heure où les moyens financiers régressent et que de nouveaux traitements innovants font naître de nombreux espoirs.  L'ONUSIDA s'était fixé pour 2030, dans le sillage des progrès des dernières décennies, l'objectif d'élimination du Sida à l'horizon 2030. Entre 2010 et 2024, les nouvelles infections avaient diminué de 40%, grâce aux multiples améliorations, tant sur le plan des diagnostics, des mises sous traitements antirétroviraux, que du suivi de la charge virale, d'où l'espoir.  Mais après cette embellie et malgré les innovations thérapeutiques prometteuses, les entraves se multiplient : baisse des budgets (qui menacent emplois et projets), stigmatisation des patients (durcissement des lois et discrimination), la désinformation et le VIH, risque sanitaire de moins en moins médiatisé et donc, moins pris en compte par les populations et les politiques publiques.  Autant d'éléments qui, combinés, peuvent faire légitimement craindre une reprise de l'épidémie.  Comme hier, nous donnons la parole à des participants issus d'Afrique subsaharienne : Dr Bintou Dembele, médecin, directrice d'ARCAD Santé plus au Mali (ARCAD-SIDA est la première association de lutte contre le Sida au Mali) Jaurès Primo Metambou, docteur en économie de la santé et responsable Suivi évaluation au ministère de la Santé Publique du Cameroun pour le compte de l'Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH, et le paludisme  Anicet Zran, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d'Ivoire et spécialiste des maladies infectieuses.  Programmation musicale :     ► Danitsa, Jarreau Vandal – Wrong Things  ► Yuma – Na loba nini.

    Santé mentale et VIH aux différents âges de la vie

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 48:29


    À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission à l'impact de cette maladie infectieuse sur la santé mentale des personnes séropositives. Selon une étude menée en 2022 par Philip Kreniske, psychiatre au New York State Psychiatric Institute, les personnes vivant avec le VIH ont 74% plus de risques d'avoir déjà commis une tentative de suicide. À l'origine de ces chiffres, la souffrance psychologique, les violences et la stigmatisation liée au statut sérologique et/ou à l'orientation sexuelle. De l'adolescence à la vieillesse, en passant par la grossesse, nous abordons la question de la santé mentale des personnes vivant avec le VIH aux différentes étapes de la vie. Priorité santé est pour 3 jours, en Suisse, pour suivre la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes. L'AFRAVIH reçoit des participants venus de tout l'espace francophone, et en particulier d'Afrique : médecins, chercheurs, représentants de la société civile, également patients-experts, impliqués dans cette lutte.  La première de nos 3 émissions, à Lausanne, pour cette 13e édition, aborde la question de la santé mentale et du VIH aux différents âges de la vie : améliorer le dépistage et la prise en charge des troubles dépressifs, chez les personnes vivant avec le VIH, mieux diagnostiquer, pour de meilleurs soins et éviter les complications. Être soutenu psychiquement, faire part de ses émotions et mobiliser les forces pour affronter stigmatisations et préjugés associés au VIH-Sida, que ce soit à l'adolescence, au grand âge, quand on s'apprête à donner la vie.   Car si le VIH peut fragiliser l'organisme, mais aussi rendre davantage vulnérable sur le plan psychique, alors qu'aujourd'hui, l'essentiel des ressources se concentrent sur la santé physique : dépistage – traitement – charge virale.   À travers des cas concrets, nous allons pointer l'importance de cet accompagnement psychique, à côté, bien sûr, des médicaments et du suivi biologique. Il ne s'agit pas de hiérarchiser, mais bien de parler du caractère complémentaire des soins et de l'accompagnement des bénéficiaires, pour que la santé mentale trouve effectivement sa juste place.  Avec : Christine Kafando, militante burkinabè, engagée contre le VIH, a été la première femme du Burkina Faso à avoir publiquement annoncé sa séropositivité. Lors du congrès, elle intervient sur la prise en charge en santé mentale des adolescents porteurs du VIH, au sein de son association au Burkina Faso Ernest Guibaï, psychologue spécialiste des situations d'urgence et chercheur en santé mentale et soutien psychosocial, basé à Garoua. Consultant pour l'ONG JAPSSO dans la région du Nord-Cameroun. Lors du congrès, il présente à distance ses travaux concernant la dépression au cours de la grossesse chez les femmes porteuses du VIH, et de l'impact sur l'observance de la PTME (prévention de la transmission de la mère à l'enfant), dans la zone de Garoua, au Nord-Cameroun Pierre Thiouty Sarr, socio-anthropologue, centre régional de recherche et de formation à la prise en charge à la clinique de Fann à Dakar au Sénégal. Dans le cadre du congrès, il présente une étude intitulée « vieillir avec le VIH au Sénégal ».   Programmation musicale :  ► Arma Jackson - Les jours se ressemblent ► Kaporo Mengueh - Tayely.

    Questions de femmes, questions de parents : l'asthme au quotidien

    Play Episode Listen Later May 1, 2026 48:29


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons de l'asthme chez l'adulte mais aussi chez l'enfant. Essoufflement, quintes de toux, oppression au niveau du thorax qui peuvent conduire aux urgences : l'asthme est une maladie respiratoire chronique, qui se caractérise par une inflammation des bronches. Cette affection est marquée par des crises, dont la sévérité peut nécessiter une hospitalisation en urgence. Au-delà du diagnostic, la prise en charge doit permettre d'établir les conditions qui favorisent la survenue des crises : en particulier l'exposition à certains produits, à l'effort physique, au stress. L'asthme peut être d'origine allergique (dans la plupart des cas, associé à des symptômes d'éternuements ou de réactions cutanées), mais il existe également des formes d'asthme non allergiques.  La prise en charge implique, au-delà des mesures d'éviction qui concernent l'environnement, un traitement de crise et un traitement de fond, afin de limiter la fréquence des crises et d'en espacer la survenue.  Un asthme traité précocement permet le plus souvent d'améliorer la qualité de vie de l'enfant, de contrôler les symptômes pour en limiter l'évolution.  Asthme de l'enfant, de l'adolescent mais aussi de l'adulte. Des questions aussi sur le caractère héréditaire de ses difficultés respiratoires. Avec : Pr Idrissa Demba Ba, pédiatre, pneumo-pédiatre et allergologue. Chef du service de pneumologie pédiatrique du Centre hospitalier national d'enfants Albert Royer de Dakar au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Asthme de l'enfant et de l'adolescent : une maladie multifacette chacun à son asthme, aux éditions L'Harmattan.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot.   Programmation musicale :  ► Dadju – Bobo au coeur ► Mwassi Moyindo – Lobela Nga.

    Sexualité: parents et amants

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 48:29


    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l'émission aborde la question de la sexualité dans le couple après l'arrivée d'un enfant. Comment reprendre les rapports sexuels après un accouchement ? Comment être parents tout en préservant son couple ? Quel peut être l'impact de la parentalité sur le désir ? Quels sont les craintes des préjugés au sujet de la sexualité pendant la grossesse ?  Les relations intimes peuvent connaître de nombreuses modifications au cours de la vie, et certains changements vont constituer pour certains couples de véritables étapes dans la vie à deux et dans la sexualité. C'est le cas lorsqu'on est partenaires dans l'intimité. On partage un jour plusieurs rôles : celui d'amants et de parents !  Un bouleversement pour tous et toutes, que l'enfant soit désiré ou que la conception du bébé ne soit pas vraiment prévue. Les changements au cours de la grossesse, après une naissance, ou quand la famille s'agrandit encore vont faire évoluer certaines émotions, modifier l'organisation et donc le temps, et peut-être influencer le désir.  Alors comment équilibrer ces deux rôles ? Comment communiquer à ce sujet, préserver du temps pour soi ?  Yoyo hormonal, fatigue, corps qui change, nouvelles responsabilités... Autant de variables qui vont déstabiliser, interroger le couple sur sa séduction, les partenaires sur leurs envies, réveiller parfois la nostalgie d'une certaine insouciance. Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIᵉ.  Programmation musicale :  ► Victoria Monét, Usher – Sex on sight ► Jok'air – Parfum.

    Soigner dans les airs : un reportage long format sur la médecine aéronautique en conditions extrêmes

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 48:30


    À l'occasion de l'exercice HERMES 2026, notre reporter Raphaëlle Constant a pu assister à l'une des rares sessions d'entraînement du dispositif MEDEVAC, pour suivre l'évacuation médicale des blessés dans un contexte de haute intensité, au sein de l'Armée de l'Air et de l'Espace. L'occasion de comprendre la prise en charge des blessés et la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint.   Cet entraînement permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre médecins, infirmiers aérosanitaires et équipages ainsi que la capacité à stabiliser des blessés en milieu hostile. Les dernières interventions ont eu lieu par exemple en Outre-Mer, au Sahel et en Polynésie.  ► Un reportage de Raphaëlle Constant avec Tiffany Menta.  Priorité Santé vous emmène en altitude, à la découverte de la médecine aéronautique en conditions extrêmes. Une immersion, en France, au sein du MEDEVAC, le dispositif d'évacuations sanitaires d'urgence de l'Armée de l'Air et de l'Espace. Ces opérations extérieures de rapatriement des malades et des blessés sont assez peu connues, alors que le rôle de cette « brigade de l'air » est déterminant pour la survie des soldats comme des civils en difficulté, sur des terrains reculés. Un besoin de transfert rapide L'objectif principal : transférer rapidement les patients du site de crise vers un établissement de santé approprié. Le service MEDEVAC (c'est le terme international) est alors une composante cruciale dans l'urgence, pour sauver des vies et assurer des soins rapides et adaptés à ceux qui en ont besoin.   À l'occasion de l'exercice HERMES 2026, Raphaëlle Constant a pu assister à l'une des rares sessions d'entraînement de ce dispositif MEDEVAC, pour suivre au plus près l'évacuation médicale militaire dans un contexte de haute intensité. L'occasion de comprendre la prise en charge des blessés sur des terrains complexes et surtout la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint. Des scénarios d'urgence anticipés Cet entrainement, qui a eu lieu à Tarbes dans le sud-ouest de la France, permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre équipe médicale et équipage, mais aussi la capacité à stabiliser des blessés en milieu isolé ou hostile. Et ce dispositif d'évacuations sanitaires peut être déployé dans plusieurs contextes et scénarios d'urgence : sur des terrains de conflits armés, lors de catastrophes naturelles, ou dans un cadre humanitaire. Raphaëlle Constant a suivi l'escadron « Vercors » pendant deux jours. L'équipage est composé de deux pilotes, d'un mécanicien naviguant et de l'équipe médicale, c'est-à-dire un médecin et des infirmiers spécialisés. Pour contextualiser, le déclenchement d'une évacuation sanitaire est lancé par un médecin régulateur qui reçoit un message codifié appelé « nine line Medevac ». Ce médecin va alors transmettre à l'équipage un bilan d'ambiance, c'est-à-dire le nombre et l'état des blessés sur le terrain, qu'il va actualiser au fur et à mesure de l'évolution de la situation.   Programmation musicale :  ► Yolande Bashing - Les airs.

    Les maladies liées à l'eau : l'assainissement au cœur de la prévention

    Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 48:30


    Choléra, hépatite A, la fièvre typhoïde, poliomyélite... la contamination et le manque d'assainissement de l'eau peuvent être à l'origine de nombreuses maladies. Or, selon l'OMS, en 2022, au moins 1,7 milliard de personnes dans le monde utilisaient une source d'eau potable contaminée par des matières fécales. Quelles sont les maladies liées à l'eau ? Comment les traite-t-on ? Comment les prévenir ?   ​​​On parle souvent d'inégalités en termes d'accès à la santé dans cette émission : il y a évidemment la question des soins, du plateau technique, du financement des traitements. Mais en amont, il y a aussi les questions les plus simples d'hygiène et de prévention des infections : l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Une eau propre et des conditions d'hygiène satisfaisantes, ce sont certainement les bases, la toute première assurance santé avec une nourriture en quantité suffisante ! 2 milliards de personnes privées d'eau potable  Aujourd'hui, d'après l'OMS et l'Unicef, une personne sur quatre n'a pas un accès sécurisé à l'eau potable dans le monde. Alors si le lavage des mains et la propreté constituent des préoccupations personnelles et familiales, encore faut-il avoir à disposition une eau saine, des installations sanitaires convenables, au sens où elles évitent les contaminations, au cours des gestes les plus simples du quotidien : boire, se nourrir, faire ses besoins… Les maladies du péril fécal  L'eau insalubre ou l'absence d'assainissement font courir aux populations de multiples risques d'infections : choléra, hépatite A et E, fièvre typhoïde, poliomyélite, diarrhées bactériennes, amibiase... D'où l'importance d'identifier les moyens de prévenir ces maladies, pour  protéger les enfants – les plus vulnérables – des infections associées au péril fécal. Avec : Pr Olivier Bouchaud, responsable du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, au CHU Avicenne à Bobigny, en région parisienne, président de l'Association d'Accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France  Faustin Ekah Ekwele, spécialiste eau, assainissement et environnement à l'Unicef Tchad. ► Une étude publiée dans la revue The journal of American College of Cardiology démontre, chiffres à l'appui, la sous-représentation de l'Afrique dans les essais cliniques. « Un continent ignoré » : moins de 4% des essais sont menés en Afrique, pour une population qui représente près de 25% de l'humanité. Nous donnons la parole au Dr Bamba Gaye, co-auteur de l'étude, médecin chercheur, directeur exécutif de l'Alliance pour la recherche médicale en Afrique et professeur d'informatique biomédicale à la faculté de médecine d'Emory, à Atlanta. Programmation musicale :  ► Miriam Makeba – Meet me at the river ► Anitta – Pinterest.

    Pronostic vital : prophétie ou information médicale fiable?

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 48:29


    Combien de temps le patient va-t-il vivre ? Question fréquente de la part des proches à laquelle les médecins tentent de répondre, c'est ce qu'on appelle le pronostic vital. Le pronostic médical concernant lui l'évolution et les chances de guérison. En France, la loi sur la fin de vie insiste sur le fait que le pronostic vital doit être engagé à court ou à moyen terme pour que le patient puisse avoir recours à l'aide à mourir. Sur quels éléments cliniques et scientifiques s'appuie ce pronostic du médecin ? Dans quelle mesure peut-il avoir un impact sur la suite de la maladie ? Qu'est-ce que désignent les facteurs pronostics prédictifs ? Est-ce qu'à l'avenir, l'intelligence artificielle pourrait être sollicitée dans ce type de prévisions ?   Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, co-directeur de l'enseignement de l'histoire de la médecine à la Faculté de médecine Paris-Cité. Ancien chef du département de chirurgie cardio-vasculaire à l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris Pr Judith Didi-Kouko Coulibaly, présidente de l'association Aidons les personnes atteintes ou affectées par le cancer (APAAC) à Abidjan, maitre de conférences agrégé en cancérologie à l'UFR Sciences médicales (Université Félix-Houphouët Boigny d'Abidjan), directrice du Centre d'oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara Dr Baba Ibrahima Diarra, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire, chef de service du centre André Festoc dans l'enceinte du centre hospitalier mère-enfant « le Luxembourg » à Bamako.   Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale :  ► Mk Gee – I want ► G Nako, Zuchu – Hapo.

    Produits éclaircissants: pourquoi les utilise-t-on et comment arrêter?

    Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 48:29


    [Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.  Brûlures, infections, boutons ou vergetures   Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…  Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.  Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.  Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.  Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal   Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.   La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

    Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 48:29


    Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.  AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.   Facteurs de risques évitables  Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention  Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.  Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !  Avec :  Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.    Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs  ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

    Comment améliorer le développement de la petite enfance en Guinée?

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 48:29


    Reportage long-format dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, où le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d'accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d'obstacles à l'épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. (Rediffusion) Alors pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l'importance de l'allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l'eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits… Si cette initiative est une réussite, c'est notamment parce que l'éducation parentale s'appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé. Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue dans les villages perchés dans les collines de la commune de Samaya, à la rencontre d'acteurs locaux impliqués dans la santé infantile, porteurs d'initiatives de terrain pour répondre aux besoins essentiels des tout-petits.

    Santé mentale : vaincre sa peur du psy

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 48:29


    Si les troubles psychologiques touchent une grande partie de la population, le fait de passer la porte d'un cabinet peut s'avérer compliqué. (Rediffusion) Peur de parler de choses intimes à un inconnu, de raviver des blessures plus ou moins bien enfouies ou, tout simplement, de ne pas trouver le psychologue qui nous convienne... Les appréhensions et les préjugés entourant la santé mentale peuvent être nombreux et empêcher la prise en charge. Alors, comment vaincre sa peur du psy et prendre rendez-vous ?   Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en Thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi, aux éditions DE BOECK SUP  Armelle Abadagan, psychologue clinicienne au Bénin et fondatrice du cabinet de psychologie Cabinet Armelle Abadagan. Un reportage de Thibault Matha.  Programmation musicale :  ► Amaarae – Reckless and sweet ► June Freedom, Éllàh – Fé.

    L'incontinence urinaire

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 48:29


    L'incontinence urinaire est la perte involontaire d'urine. Sa forme la plus fréquente est l'incontinence à l'effort, qui peut être encore accentuée chez les femmes, au cours de la grossesse et après l'accouchement, suite aux bouleversements hormonaux de la ménopause et au relâchement musculaire qui peut y être associé. Cette incontinence urinaire augmente avec l'âge et concernerait, en France, au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Cependant, des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. Quels sont les différents types d'incontinence urinaire ? Quelles en sont les principales causes ? Quelle prise en charge est possible ? En quoi consiste la rééducation périnéale ?   Dr Margaux Felber, chirurgien urologue à la Clinique Bizet et à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris  Pr Stève Ondziel-Opara, chirurgien et urologue au CHU de Brazzaville, au Congo. Programmation musicale :  ►Disiz, Theodora – Melodrama ►Fireboy DML – Jealous.   (Rediffusion)

    Questions de femmes : le mythe de la femme forte

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 48:29


    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons du mythe de la femme forte. Capable de tout gérer, de jongler entre vie privée et vie professionnelle, la femme forte doit tout supporter et mène à bien tous ses projets...ou c'est, en tout cas, ce que l'on attend d'elle. Quel est le prix de cette injonction ? Être efficace à la maison, écouter, rassurer, sourire, ne pas déléguer… Et le tout,  sans faiblir, ni trop se plaindre. Être considérée en quelque sorte comme la garantie de stabilité à la maison : si vous vous êtes reconnue dans cette description, alors vous êtes peut-être concernée par le syndrome de la femme forte. Autrement dit, cette femme multicartes : collègue, compagne, amie… parfois mère ; elle coche toutes les cases : efficace, solidaire, responsable.  Elle qui, le plus souvent, a fait passer les besoins des autres avant les siens. Des devoirs endossés d'ailleurs la plupart du temps, de son plein gré ; beaucoup de devoirs, mais pas de droit, et surtout pas celui de perdre courage. Ces injonctions, à terme, qui peuvent mettre en danger sa santé physique et mentale, d'où l'importance d'apprendre à sortir de cette posture et d'apprendre à déléguer pour éviter l'épuisement.       Avec : Pr Papa Lamine Faye, maître de conférences agrégé et directeur de l'Institut de Recherche et d'Enseignement de Psychopathologie (IREP) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal.  La palabre au Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Fally Ipupa - Lady D ► Anaïs Rosso – Colombes.

    Les erreurs et accidents médicaux : 30 000 morts par an en France

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 48:29


    Retards de diagnostic, refus d'hospitalisation, indications abusives, insuffisance de moyens, prescriptions erronées... Les causes des erreurs et accidents médicaux sont nombreuses. Les conséquences sont importantes et en France, les chiffres sont édifiants : plus de 30 000 morts par an et plus de 150 000 victimes de séquelles, c'est plus que les chiffres des accidents de la route ! Comment expliquer ces chiffres ? Comment protéger les patients ? Peut-on restaurer la confiance en la médecine ?  Les erreurs médicales peuvent prendre différentes formes : fautives ou non, retard de diagnostic ou diagnostic erroné, sortie de l'hôpital prématurée, infection postopératoire… En France, on dénombrerait plus de 30 000 morts par an, en lien avec ces insuffisances ou négligences, toutes ou partie évitables. Des milliers de décès, auxquels il faut ajouter 150 000  patients victimes de séquelles. Ces chiffres sont issus du livre du neurochirurgien et expert judiciaire, le Pr Marc Tadié, Le scandale des accidents médicaux, publié aux Éditions du cherche Midi.   Au-delà des responsabilités individuelles des soignants, le système de santé/l'organisation (en fonction du niveau et de la qualité des formations, des moyens et des contraintes financières, des cadences) se retrouve responsable collatéral, directement ou indirectement, de ces erreurs désignées dans le jargon officiel comme des “événements indésirables graves associés à des soins”.  S'il existe des recommandations en matière de signalement, il n'existe pas d'obligation de déclaration de ces erreurs ou accidents, avec pour conséquence de limiter les retours d'expérience, alors qu'il serait nécessaire d'intégrer une véritable culture de révision des pratiques néfastes, afin de limiter morbidité et mortalité pour restaurer la confiance.  « Les accidents médicaux ne sont pas une fatalité : l'erreur peut être humaine, la résignation, elle, ne l'est pas. ». Pr Marc Tadié    Avec :  Pr Marc Tadié, Expert judiciaire auprès de la Commission nationale des accidents médicaux. Ancien chef de service et professeur de neurochirurgie. Auteur de l'ouvrage Le scandale des accidents médicaux aux éditions Le cherche midi  Dr Patrice Stern, président de l'Association nationale des médecins-conseils de recours (ANMCR) (en attente de confirmation)   Pr Abou Sy, Psychiatre, Médecin Légiste, Addictologue, Enseignant Chercheur à l'Université Cheikh Anta DIOP de Dakar en exercice au Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier National Universitaire de Fann à Dakar, au Sénégal (en attente de confirmation)   Reportage de Charlie Dupiot Programmation musicale :  ► Partynextdoor, Drake, Yebba – Die Trying ► Josey - Les juges

    Hypertension artérielle : 1,4 milliard d'adultes touchés

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 48:29


    L'hypertension artérielle est une maladie chronique qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression dans les artères. Souvent longtemps asymptomatique, elle nécessite un traitement pour éviter les risques cardiovasculaires. Selon l'OMS, en 2024, 1,4 milliard d'adultes étaient concernés par l'hypertension dans le monde, dont 600 millions l'ignoraient. Peut-on prévenir l'hypertension artérielle ? Quels sont les traitements existants ? Comment améliorer le dépistage et la prise en charge ?  L'hypertension artérielle concernait en 2024, 1,4 milliard de personnes à l'échelle planétaire d'après l'OMS et près de la moitié d'entre elles l'ignorent. La cause de ce déficit de dépistage est simple : l'absence de symptômes, de douleur ou du moindre signal d'alerte. Aujourd'hui, seul un adulte sur cinq bénéficie d'une prise en charge qui permet de maîtriser correctement cette pression artérielle excessive.   Cette  maladie chronique non traitée peut avoir des conséquences redoutables à plusieurs titres. Vivre avec une hypertension non traitée, c'est à terme courir le risque de subir un AVC, de développer des atteintes cardiovasculaires potentiellement mortelles, comme un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque, ou encore de voir ses reins gravement abîmés.  Un certain nombre de facteurs, certains évitables, vont augmenter les risques de développer une hypertension : le vieillissement et  l'hérédité, mais aussi le surpoids, la sédentarité, ainsi que la consommation d'alcool et l'excès de sel.  Faire reculer les risques liés à l'hypertension, c'est donc à la fois améliorer son hygiène de vie, changer certaines habitudes, mais aussi faire mesurer régulièrement sa pression artérielle et comprendre comment mieux la contrôler.     Avec : Pr Michel Azizi, cardiologue, professeur de Médecine vasculaire à l'Université Paris Cité. Ancien chef de Service du Centre d'Excellence en Hypertension Artérielle de l'Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, à Paris. Membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine en France. Prix Galien pour ses travaux en recherche clinique en décembre 2025 Dr Véronique Laubhouet-Koffi, cardiologue au Centre de cardiologie Edlona à Abidjan en Côte d‘Ivoire, Fondatrice de la ligue Ivoirienne contre l'hypertension artérielle.  Programmation musicale :  ► E.J, Eboloko – Bobo ► Kareyce Fotso - Mama Hélène.

    L'effet placebo : quand le cerveau trompe le corps pour son bien

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 48:29


    L'effet placebo désigne le mécanisme qui peut se produire dans le cerveau lorsqu'un patient reçoit un traitement sans principe actif et qu'il se sent mieux. Bien que le corps n'ait pas reçu de molécule censée guérir le mal visé, le cerveau peut envoyer un message contraire et libérer des hormones comme des endorphines et du cortisol, agissant sur la douleur et le stress et ce même si le patient est informé de la démarche. Dans quels cadres l'effet placebo est-il utilisé en médecine ? Quelles sont ses limites ? Certaines personnes réagissent-elles davantage que d'autres ?  En médecine, les traitements sont évalués pour en mesurer l'efficacité, comme les possibles effets indésirables et déterminer la dose. Au cours des différentes phases des essais cliniques, la méthode scientifique implique de comparer le médicament innovant à un placebo.   S'intéresser au placebo ou à l'effet placebo en cernant les mécanismes déclenchés par le cerveau pour améliorer l'état du patient permet de comprendre pourquoi et comment un traitement fictif ou dénué de principe actif peut soulager réellement une douleur ou d'atténuer la fatigue.  Il est question de psychologie, mais pas seulement, car imagerie médicale à l'appui, il est désormais possible d'observer comment s'opère ce processus d'amélioration neurophysiologique, d'identifier ses effets bénéfiques pour l'organisme sans substance chimiquement curative. Des effets mesurables, y compris lorsque le patient est informé de la nature du traitement, en toute transparence, en écartant la dimension de dissimulation qui peut poser problème sur le plan de l'éthique médicale.  Rituel thérapeutique, réponse cérébrale : l'effet placebo va également dépendre de la relation établie avec le soignant comme avec la substance, de soins prodigués : du degré de confiance, ou à l'inverse, une appréhension ou d'une défiance qui peut entraîner la réaction inverse : une dégradation par le biais de l'effet nocebo.  Dr Didier Bouhassira, neurologue, spécialiste de la douleur, directeur de recherche à l'Inserm, directeur de l'Unité de recherche de Physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur, à l'Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, en région parisienne  Nicolas Pinsault, kinésithérapeute et professeur de l'Université Grenoble Alpes. Responsable d'une équipe de recherche au laboratoire TIMC, qui est une unité du CNRS. Co-auteur (avec Richard Monvoisin et Léo Druart) de l'ouvrage Placebo, enquête historique et scientifique sur un mystère médical, aux éditions des Arènes, à paraître le 13 mai Pr Roch Houngnihin, maître de conférences (Anthropologie de la santé) à l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin. Coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé du Bénin (en attente de confirmation).   ► En fin d'émission, Rigel Gandhi, de son vrai nom Mamadou Macky Diallo, humoriste guinéen et lauréat du « Prix RFI Talents du rire » 2025, annonce le lancement du Drépano-Fac Tour, une tournée dans les différentes universités de Conakry. Programmation musicale :  ► Azana – Your love ► Fatoumata Diawara - Djanne.

    La fatigue : quand s'en inquiéter ?

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 48:29


    En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération.  Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste.  Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris   Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz  Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun.  Programmation musicale :  ► YUMA - NA LOBA NINI  ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a

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