Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde. Le but : faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitemen

Sur les réseaux sociaux, à l'école, au sein de la famille ou de la communauté, le harcèlement peut prendre des formes diverses. Les jeunes y sont particulièrement exposés et vulnérables. Isolement, décrochage scolaire, perte d'estime de soi, pensées suicidaires... Les conséquences de ce harcèlement peuvent être graves et perdurer à long terme. Comment reconnaitre les signes du harcèlement ? Comment aider un jeune qui subit du harcèlement ? Le terme de harcèlement revient régulièrement dans l'actualité : faits divers, faits de société. Subir des vexations, des insultes ou des gestes déplacés, le harcèlement peut prendre la forme de violence verbale, physique ou psychologique et avoir des conséquences sévères sur la santé mentale, provoquer des souffrances intenses, parfois silencieuses. Ces comportements toxiques et répétés dirigés contre une personne peuvent se manifester dans divers cadres : à l'école ou à la maison, comme au travail, mais aussi les réseaux sociaux ou dans la rue et les transports. Impact sur la santé mentale Ces agressions parfois insidieuses peuvent affecter très sévèrement la santé mentale des jeunes et entrainer un repli sur soi, une dépression, des comportements autodestructeurs. D'où l'importance de dire non au harcèlement, en repérer le cadre, mettre en place un environnement sécurisant qui permet de recueillir la parole et de la légitimer, mais aussi de protéger la personne harcelée en signalant et, le cas échéant, sanctionnant les auteurs ou autrices de ces comportements pour y mettre un terme. Une fois les faits de harcèlement interrompus, cette violence psychologique peut laisser des traces et nécessiter un accompagnement. Avec : Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d'Aide Psychologique aux familles migrantes. Reportage de Thalie Mpouho. ► En fin d'émission, nous faisons le point sur la situation en Haïti où la crise humanitaire a franchi un nouveau seuil critique. Près de 30 000 personnes expulsées de la République dominicaine ont traversé la frontière à Anse-à-Pitres (au sud-est du pays) en 2025 - deux fois plus qu'en 2024 - mettant sous haute tension un système de santé déjà exsangue. Interview de Jean-Pierre Kaposo, chef de mission ALIMA en Haïti. Programmation musicale : ► Kid Francescoli, Julia Minkin - Bad girls ► Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.

À l'occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d'État d'infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu'il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu'est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ? Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d'après l'OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l'unique réponse en cas de problème de santé. Un métier à 87% féminin Aujourd'hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d'effectifs constitue un défi majeur et le manque d'attractivité du métier concerne l'ensemble de la planète. Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d'infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d'un pays à l'autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C'est moins qu'en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu'au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8). On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d'un pays à l'autre : l'OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg ! À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ? Avec : Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l'hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l'Université Paris Cité. Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti. ► En fin d'émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s'inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest. Programmation musicale : ► Amadeus - Yâlla du juum ► OGI - I got it.

Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l'OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L'omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l'augmentation de l'espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l'âge, sont de plus en plus fréquents. Comment diagnostiquer un trouble visuel ? Un habitant sur quatre, à l'échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu'un trouble de la vue est diagnostiqué ? Un accès aux soins très inégalitaire Comme c'est aussi le cas pour d'autres spécialités médicales, l'accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd'hui très inégalitaire. L'Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier ! En Afrique, l'OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d'une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde. Limiter l'impact sur la qualité de vie Être équipé de verres correcteurs, c'est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme. La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l'enfance. À un certain niveau, lorsque l'acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d'acquérir un équipement optique adapté. Avec : Pr Antoine Brézin, professeur d'ophtalmologie à la faculté de médecine de l'université Paris-Cité et chef du service d'ophtalmologie de l'hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l'ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie. Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Cinéma ► JZyno, Camidoh - Eyes on you.

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l'impact des écrans sur la santé des enfants. Quels sont les dangers de l'exposition aux écrans pour les enfants ? Jusqu'à quel âge est-ce déconseillé ? Quel temps d'écran maximal accorder à son enfant, selon son âge ? Quand on est parent et que l'on se préoccupe de la santé de ses enfants, on pense à leur alimentation, à leur sommeil comme à les protéger des infections. Mais un enfant en bonne santé, au-delà de sa croissance et de son dynamisme, est aussi un enfant qui s'éveille au monde qui l'entoure, qu'il découvre, qu'il apprend, qui communique. Temps d'exposition Aujourd'hui, quand on parle du développement des tout-petits et des adolescents, il faut désormais compter avec la technologie et en particulier avec les écrans, qui sont partout, du téléphone portable à l'écran de télévision. Certains pensent que les applications et les vidéos sont des fenêtres sur le savoir, pour d'autres c'est un amusement sans conséquence, une manière de les occuper. Mise en garde Mais aujourd'hui, les voix sont de plus en plus nombreuses, au sein des professionnels de santé et de la petite enfance, à alerter et mettre en garde : en associant une exposition précoce, fréquente et prolongée à des risques sévères sur le plan du développement : retards de langage et/ou de développement, problèmes d'apprentissage et de concentration, troubles du comportement… Les alertes associées à des recommandations, sur l'accompagnement dans les usages, les limites dans la durée de visionnage, auxquelles s'associent surtout des règles simples : pas d'écran avant trois ans et très limité entre trois et six. Avec : Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Brandy – Put that on evrything ► Tinariwen – Chet boghassa.

À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l'infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l'échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ? Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l'occasion de l'Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes. Nous évoquons les infections qui font l'actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l'hépatite B qui, chacune, provoque plus d'un million de décès chaque année à l'échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons la parole. Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l'Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Programmation musicale : ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon ► Yoa – Moi.

À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actuels défis que rencontre la lutte contre le VIH. Selon l'OMS, le VIH demeure un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale, ayant causé la mort de plus de 44,1 millions de personnes (OMS) à ce jour. À l'heure où l'aide internationale est en berne, que les activités communautaires sont remises en question sur le terrain, que les discriminations ne cessent de croître, où en est la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine ? À l'occasion de la conférence internationale francophone AFRAVIH, dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes, à Lausanne, nous abordons les défis dans la lutte contre le VIH-SIDA, à l'heure où les moyens financiers régressent et que de nouveaux traitements innovants font naître de nombreux espoirs. L'ONUSIDA s'était fixé pour 2030, dans le sillage des progrès des dernières décennies, l'objectif d'élimination du Sida à l'horizon 2030. Entre 2010 et 2024, les nouvelles infections avaient diminué de 40%, grâce aux multiples améliorations, tant sur le plan des diagnostics, des mises sous traitements antirétroviraux, que du suivi de la charge virale, d'où l'espoir. Mais après cette embellie et malgré les innovations thérapeutiques prometteuses, les entraves se multiplient : baisse des budgets (qui menacent emplois et projets), stigmatisation des patients (durcissement des lois et discrimination), la désinformation et le VIH, risque sanitaire de moins en moins médiatisé et donc, moins pris en compte par les populations et les politiques publiques. Autant d'éléments qui, combinés, peuvent faire légitimement craindre une reprise de l'épidémie. Comme hier, nous donnons la parole à des participants issus d'Afrique subsaharienne : Dr Bintou Dembele, médecin, directrice d'ARCAD Santé plus au Mali (ARCAD-SIDA est la première association de lutte contre le Sida au Mali) Jaurès Primo Metambou, docteur en économie de la santé et responsable Suivi évaluation au ministère de la Santé Publique du Cameroun pour le compte de l'Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH, et le paludisme Anicet Zran, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d'Ivoire et spécialiste des maladies infectieuses. Programmation musicale : ► Danitsa, Jarreau Vandal – Wrong Things ► Yuma – Na loba nini.

À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission à l'impact de cette maladie infectieuse sur la santé mentale des personnes séropositives. Selon une étude menée en 2022 par Philip Kreniske, psychiatre au New York State Psychiatric Institute, les personnes vivant avec le VIH ont 74% plus de risques d'avoir déjà commis une tentative de suicide. À l'origine de ces chiffres, la souffrance psychologique, les violences et la stigmatisation liée au statut sérologique et/ou à l'orientation sexuelle. De l'adolescence à la vieillesse, en passant par la grossesse, nous abordons la question de la santé mentale des personnes vivant avec le VIH aux différentes étapes de la vie. Priorité santé est pour 3 jours, en Suisse, pour suivre la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes. L'AFRAVIH reçoit des participants venus de tout l'espace francophone, et en particulier d'Afrique : médecins, chercheurs, représentants de la société civile, également patients-experts, impliqués dans cette lutte. La première de nos 3 émissions, à Lausanne, pour cette 13e édition, aborde la question de la santé mentale et du VIH aux différents âges de la vie : améliorer le dépistage et la prise en charge des troubles dépressifs, chez les personnes vivant avec le VIH, mieux diagnostiquer, pour de meilleurs soins et éviter les complications. Être soutenu psychiquement, faire part de ses émotions et mobiliser les forces pour affronter stigmatisations et préjugés associés au VIH-Sida, que ce soit à l'adolescence, au grand âge, quand on s'apprête à donner la vie. Car si le VIH peut fragiliser l'organisme, mais aussi rendre davantage vulnérable sur le plan psychique, alors qu'aujourd'hui, l'essentiel des ressources se concentrent sur la santé physique : dépistage – traitement – charge virale. À travers des cas concrets, nous allons pointer l'importance de cet accompagnement psychique, à côté, bien sûr, des médicaments et du suivi biologique. Il ne s'agit pas de hiérarchiser, mais bien de parler du caractère complémentaire des soins et de l'accompagnement des bénéficiaires, pour que la santé mentale trouve effectivement sa juste place. Avec : Christine Kafando, militante burkinabè, engagée contre le VIH, a été la première femme du Burkina Faso à avoir publiquement annoncé sa séropositivité. Lors du congrès, elle intervient sur la prise en charge en santé mentale des adolescents porteurs du VIH, au sein de son association au Burkina Faso Ernest Guibaï, psychologue spécialiste des situations d'urgence et chercheur en santé mentale et soutien psychosocial, basé à Garoua. Consultant pour l'ONG JAPSSO dans la région du Nord-Cameroun. Lors du congrès, il présente à distance ses travaux concernant la dépression au cours de la grossesse chez les femmes porteuses du VIH, et de l'impact sur l'observance de la PTME (prévention de la transmission de la mère à l'enfant), dans la zone de Garoua, au Nord-Cameroun Pierre Thiouty Sarr, socio-anthropologue, centre régional de recherche et de formation à la prise en charge à la clinique de Fann à Dakar au Sénégal. Dans le cadre du congrès, il présente une étude intitulée « vieillir avec le VIH au Sénégal ». Programmation musicale : ► Arma Jackson - Les jours se ressemblent ► Kaporo Mengueh - Tayely.

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons de l'asthme chez l'adulte mais aussi chez l'enfant. Essoufflement, quintes de toux, oppression au niveau du thorax qui peuvent conduire aux urgences : l'asthme est une maladie respiratoire chronique, qui se caractérise par une inflammation des bronches. Cette affection est marquée par des crises, dont la sévérité peut nécessiter une hospitalisation en urgence. Au-delà du diagnostic, la prise en charge doit permettre d'établir les conditions qui favorisent la survenue des crises : en particulier l'exposition à certains produits, à l'effort physique, au stress. L'asthme peut être d'origine allergique (dans la plupart des cas, associé à des symptômes d'éternuements ou de réactions cutanées), mais il existe également des formes d'asthme non allergiques. La prise en charge implique, au-delà des mesures d'éviction qui concernent l'environnement, un traitement de crise et un traitement de fond, afin de limiter la fréquence des crises et d'en espacer la survenue. Un asthme traité précocement permet le plus souvent d'améliorer la qualité de vie de l'enfant, de contrôler les symptômes pour en limiter l'évolution. Asthme de l'enfant, de l'adolescent mais aussi de l'adulte. Des questions aussi sur le caractère héréditaire de ses difficultés respiratoires. Avec : Pr Idrissa Demba Ba, pédiatre, pneumo-pédiatre et allergologue. Chef du service de pneumologie pédiatrique du Centre hospitalier national d'enfants Albert Royer de Dakar au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Asthme de l'enfant et de l'adolescent : une maladie multifacette chacun à son asthme, aux éditions L'Harmattan. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Dadju – Bobo au coeur ► Mwassi Moyindo – Lobela Nga.

Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l'émission aborde la question de la sexualité dans le couple après l'arrivée d'un enfant. Comment reprendre les rapports sexuels après un accouchement ? Comment être parents tout en préservant son couple ? Quel peut être l'impact de la parentalité sur le désir ? Quels sont les craintes des préjugés au sujet de la sexualité pendant la grossesse ? Les relations intimes peuvent connaître de nombreuses modifications au cours de la vie, et certains changements vont constituer pour certains couples de véritables étapes dans la vie à deux et dans la sexualité. C'est le cas lorsqu'on est partenaires dans l'intimité. On partage un jour plusieurs rôles : celui d'amants et de parents ! Un bouleversement pour tous et toutes, que l'enfant soit désiré ou que la conception du bébé ne soit pas vraiment prévue. Les changements au cours de la grossesse, après une naissance, ou quand la famille s'agrandit encore vont faire évoluer certaines émotions, modifier l'organisation et donc le temps, et peut-être influencer le désir. Alors comment équilibrer ces deux rôles ? Comment communiquer à ce sujet, préserver du temps pour soi ? Yoyo hormonal, fatigue, corps qui change, nouvelles responsabilités... Autant de variables qui vont déstabiliser, interroger le couple sur sa séduction, les partenaires sur leurs envies, réveiller parfois la nostalgie d'une certaine insouciance. Avec : Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIᵉ. Programmation musicale : ► Victoria Monét, Usher – Sex on sight ► Jok'air – Parfum.

À l'occasion de l'exercice HERMES 2026, notre reporter Raphaëlle Constant a pu assister à l'une des rares sessions d'entraînement du dispositif MEDEVAC, pour suivre l'évacuation médicale des blessés dans un contexte de haute intensité, au sein de l'Armée de l'Air et de l'Espace. L'occasion de comprendre la prise en charge des blessés et la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint. Cet entraînement permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre médecins, infirmiers aérosanitaires et équipages ainsi que la capacité à stabiliser des blessés en milieu hostile. Les dernières interventions ont eu lieu par exemple en Outre-Mer, au Sahel et en Polynésie. ► Un reportage de Raphaëlle Constant avec Tiffany Menta. Priorité Santé vous emmène en altitude, à la découverte de la médecine aéronautique en conditions extrêmes. Une immersion, en France, au sein du MEDEVAC, le dispositif d'évacuations sanitaires d'urgence de l'Armée de l'Air et de l'Espace. Ces opérations extérieures de rapatriement des malades et des blessés sont assez peu connues, alors que le rôle de cette « brigade de l'air » est déterminant pour la survie des soldats comme des civils en difficulté, sur des terrains reculés. Un besoin de transfert rapide L'objectif principal : transférer rapidement les patients du site de crise vers un établissement de santé approprié. Le service MEDEVAC (c'est le terme international) est alors une composante cruciale dans l'urgence, pour sauver des vies et assurer des soins rapides et adaptés à ceux qui en ont besoin. À l'occasion de l'exercice HERMES 2026, Raphaëlle Constant a pu assister à l'une des rares sessions d'entraînement de ce dispositif MEDEVAC, pour suivre au plus près l'évacuation médicale militaire dans un contexte de haute intensité. L'occasion de comprendre la prise en charge des blessés sur des terrains complexes et surtout la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint. Des scénarios d'urgence anticipés Cet entrainement, qui a eu lieu à Tarbes dans le sud-ouest de la France, permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre équipe médicale et équipage, mais aussi la capacité à stabiliser des blessés en milieu isolé ou hostile. Et ce dispositif d'évacuations sanitaires peut être déployé dans plusieurs contextes et scénarios d'urgence : sur des terrains de conflits armés, lors de catastrophes naturelles, ou dans un cadre humanitaire. Raphaëlle Constant a suivi l'escadron « Vercors » pendant deux jours. L'équipage est composé de deux pilotes, d'un mécanicien naviguant et de l'équipe médicale, c'est-à-dire un médecin et des infirmiers spécialisés. Pour contextualiser, le déclenchement d'une évacuation sanitaire est lancé par un médecin régulateur qui reçoit un message codifié appelé « nine line Medevac ». Ce médecin va alors transmettre à l'équipage un bilan d'ambiance, c'est-à-dire le nombre et l'état des blessés sur le terrain, qu'il va actualiser au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Programmation musicale : ► Yolande Bashing - Les airs.

Choléra, hépatite A, la fièvre typhoïde, poliomyélite... la contamination et le manque d'assainissement de l'eau peuvent être à l'origine de nombreuses maladies. Or, selon l'OMS, en 2022, au moins 1,7 milliard de personnes dans le monde utilisaient une source d'eau potable contaminée par des matières fécales. Quelles sont les maladies liées à l'eau ? Comment les traite-t-on ? Comment les prévenir ? On parle souvent d'inégalités en termes d'accès à la santé dans cette émission : il y a évidemment la question des soins, du plateau technique, du financement des traitements. Mais en amont, il y a aussi les questions les plus simples d'hygiène et de prévention des infections : l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Une eau propre et des conditions d'hygiène satisfaisantes, ce sont certainement les bases, la toute première assurance santé avec une nourriture en quantité suffisante ! 2 milliards de personnes privées d'eau potable Aujourd'hui, d'après l'OMS et l'Unicef, une personne sur quatre n'a pas un accès sécurisé à l'eau potable dans le monde. Alors si le lavage des mains et la propreté constituent des préoccupations personnelles et familiales, encore faut-il avoir à disposition une eau saine, des installations sanitaires convenables, au sens où elles évitent les contaminations, au cours des gestes les plus simples du quotidien : boire, se nourrir, faire ses besoins… Les maladies du péril fécal L'eau insalubre ou l'absence d'assainissement font courir aux populations de multiples risques d'infections : choléra, hépatite A et E, fièvre typhoïde, poliomyélite, diarrhées bactériennes, amibiase... D'où l'importance d'identifier les moyens de prévenir ces maladies, pour protéger les enfants – les plus vulnérables – des infections associées au péril fécal. Avec : Pr Olivier Bouchaud, responsable du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, au CHU Avicenne à Bobigny, en région parisienne, président de l'Association d'Accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France Faustin Ekah Ekwele, spécialiste eau, assainissement et environnement à l'Unicef Tchad. ► Une étude publiée dans la revue The journal of American College of Cardiology démontre, chiffres à l'appui, la sous-représentation de l'Afrique dans les essais cliniques. « Un continent ignoré » : moins de 4% des essais sont menés en Afrique, pour une population qui représente près de 25% de l'humanité. Nous donnons la parole au Dr Bamba Gaye, co-auteur de l'étude, médecin chercheur, directeur exécutif de l'Alliance pour la recherche médicale en Afrique et professeur d'informatique biomédicale à la faculté de médecine d'Emory, à Atlanta. Programmation musicale : ► Miriam Makeba – Meet me at the river ► Anitta – Pinterest.

Combien de temps le patient va-t-il vivre ? Question fréquente de la part des proches à laquelle les médecins tentent de répondre, c'est ce qu'on appelle le pronostic vital. Le pronostic médical concernant lui l'évolution et les chances de guérison. En France, la loi sur la fin de vie insiste sur le fait que le pronostic vital doit être engagé à court ou à moyen terme pour que le patient puisse avoir recours à l'aide à mourir. Sur quels éléments cliniques et scientifiques s'appuie ce pronostic du médecin ? Dans quelle mesure peut-il avoir un impact sur la suite de la maladie ? Qu'est-ce que désignent les facteurs pronostics prédictifs ? Est-ce qu'à l'avenir, l'intelligence artificielle pourrait être sollicitée dans ce type de prévisions ? Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, co-directeur de l'enseignement de l'histoire de la médecine à la Faculté de médecine Paris-Cité. Ancien chef du département de chirurgie cardio-vasculaire à l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris Pr Judith Didi-Kouko Coulibaly, présidente de l'association Aidons les personnes atteintes ou affectées par le cancer (APAAC) à Abidjan, maitre de conférences agrégé en cancérologie à l'UFR Sciences médicales (Université Félix-Houphouët Boigny d'Abidjan), directrice du Centre d'oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara Dr Baba Ibrahima Diarra, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire, chef de service du centre André Festoc dans l'enceinte du centre hospitalier mère-enfant « le Luxembourg » à Bamako. Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Mk Gee – I want ► G Nako, Zuchu – Hapo.

[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion) Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal. Brûlures, infections, boutons ou vergetures Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète… Valoriser les peaux au naturel Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation. Le cercle vicieux de la dépigmentation Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue. Responsabilité publique Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes. Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l'Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Asa – Jailer ► Zily – Mamio.

Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s'explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion) Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d'accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience. AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d'après l'OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique. Facteurs de risques évitables Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l'hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués. Améliorer la prévention Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d'insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes. Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l'échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité ! Avec : Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie. Programmation musicale : ► Innoss'B - Love Ya Rs ► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.

Reportage long-format dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, où le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d'accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d'obstacles à l'épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. (Rediffusion) Alors pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l'importance de l'allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l'eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits… Si cette initiative est une réussite, c'est notamment parce que l'éducation parentale s'appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé. Notre reporter Raphaëlle Constant s'est rendue dans les villages perchés dans les collines de la commune de Samaya, à la rencontre d'acteurs locaux impliqués dans la santé infantile, porteurs d'initiatives de terrain pour répondre aux besoins essentiels des tout-petits.

Si les troubles psychologiques touchent une grande partie de la population, le fait de passer la porte d'un cabinet peut s'avérer compliqué. (Rediffusion) Peur de parler de choses intimes à un inconnu, de raviver des blessures plus ou moins bien enfouies ou, tout simplement, de ne pas trouver le psychologue qui nous convienne... Les appréhensions et les préjugés entourant la santé mentale peuvent être nombreux et empêcher la prise en charge. Alors, comment vaincre sa peur du psy et prendre rendez-vous ? Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en Thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi, aux éditions DE BOECK SUP Armelle Abadagan, psychologue clinicienne au Bénin et fondatrice du cabinet de psychologie Cabinet Armelle Abadagan. Un reportage de Thibault Matha. Programmation musicale : ► Amaarae – Reckless and sweet ► June Freedom, Éllàh – Fé.

L'incontinence urinaire est la perte involontaire d'urine. Sa forme la plus fréquente est l'incontinence à l'effort, qui peut être encore accentuée chez les femmes, au cours de la grossesse et après l'accouchement, suite aux bouleversements hormonaux de la ménopause et au relâchement musculaire qui peut y être associé. Cette incontinence urinaire augmente avec l'âge et concernerait, en France, au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Cependant, des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. Quels sont les différents types d'incontinence urinaire ? Quelles en sont les principales causes ? Quelle prise en charge est possible ? En quoi consiste la rééducation périnéale ? Dr Margaux Felber, chirurgien urologue à la Clinique Bizet et à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris Pr Stève Ondziel-Opara, chirurgien et urologue au CHU de Brazzaville, au Congo. Programmation musicale : ►Disiz, Theodora – Melodrama ►Fireboy DML – Jealous. (Rediffusion)

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons du mythe de la femme forte. Capable de tout gérer, de jongler entre vie privée et vie professionnelle, la femme forte doit tout supporter et mène à bien tous ses projets...ou c'est, en tout cas, ce que l'on attend d'elle. Quel est le prix de cette injonction ? Être efficace à la maison, écouter, rassurer, sourire, ne pas déléguer… Et le tout, sans faiblir, ni trop se plaindre. Être considérée en quelque sorte comme la garantie de stabilité à la maison : si vous vous êtes reconnue dans cette description, alors vous êtes peut-être concernée par le syndrome de la femme forte. Autrement dit, cette femme multicartes : collègue, compagne, amie… parfois mère ; elle coche toutes les cases : efficace, solidaire, responsable. Elle qui, le plus souvent, a fait passer les besoins des autres avant les siens. Des devoirs endossés d'ailleurs la plupart du temps, de son plein gré ; beaucoup de devoirs, mais pas de droit, et surtout pas celui de perdre courage. Ces injonctions, à terme, qui peuvent mettre en danger sa santé physique et mentale, d'où l'importance d'apprendre à sortir de cette posture et d'apprendre à déléguer pour éviter l'épuisement. Avec : Pr Papa Lamine Faye, maître de conférences agrégé et directeur de l'Institut de Recherche et d'Enseignement de Psychopathologie (IREP) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. La palabre au Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Fally Ipupa - Lady D ► Anaïs Rosso – Colombes.

Retards de diagnostic, refus d'hospitalisation, indications abusives, insuffisance de moyens, prescriptions erronées... Les causes des erreurs et accidents médicaux sont nombreuses. Les conséquences sont importantes et en France, les chiffres sont édifiants : plus de 30 000 morts par an et plus de 150 000 victimes de séquelles, c'est plus que les chiffres des accidents de la route ! Comment expliquer ces chiffres ? Comment protéger les patients ? Peut-on restaurer la confiance en la médecine ? Les erreurs médicales peuvent prendre différentes formes : fautives ou non, retard de diagnostic ou diagnostic erroné, sortie de l'hôpital prématurée, infection postopératoire… En France, on dénombrerait plus de 30 000 morts par an, en lien avec ces insuffisances ou négligences, toutes ou partie évitables. Des milliers de décès, auxquels il faut ajouter 150 000 patients victimes de séquelles. Ces chiffres sont issus du livre du neurochirurgien et expert judiciaire, le Pr Marc Tadié, Le scandale des accidents médicaux, publié aux Éditions du cherche Midi. Au-delà des responsabilités individuelles des soignants, le système de santé/l'organisation (en fonction du niveau et de la qualité des formations, des moyens et des contraintes financières, des cadences) se retrouve responsable collatéral, directement ou indirectement, de ces erreurs désignées dans le jargon officiel comme des “événements indésirables graves associés à des soins”. S'il existe des recommandations en matière de signalement, il n'existe pas d'obligation de déclaration de ces erreurs ou accidents, avec pour conséquence de limiter les retours d'expérience, alors qu'il serait nécessaire d'intégrer une véritable culture de révision des pratiques néfastes, afin de limiter morbidité et mortalité pour restaurer la confiance. « Les accidents médicaux ne sont pas une fatalité : l'erreur peut être humaine, la résignation, elle, ne l'est pas. ». Pr Marc Tadié Avec : Pr Marc Tadié, Expert judiciaire auprès de la Commission nationale des accidents médicaux. Ancien chef de service et professeur de neurochirurgie. Auteur de l'ouvrage Le scandale des accidents médicaux aux éditions Le cherche midi Dr Patrice Stern, président de l'Association nationale des médecins-conseils de recours (ANMCR) (en attente de confirmation) Pr Abou Sy, Psychiatre, Médecin Légiste, Addictologue, Enseignant Chercheur à l'Université Cheikh Anta DIOP de Dakar en exercice au Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier National Universitaire de Fann à Dakar, au Sénégal (en attente de confirmation) Reportage de Charlie Dupiot Programmation musicale : ► Partynextdoor, Drake, Yebba – Die Trying ► Josey - Les juges

L'hypertension artérielle est une maladie chronique qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression dans les artères. Souvent longtemps asymptomatique, elle nécessite un traitement pour éviter les risques cardiovasculaires. Selon l'OMS, en 2024, 1,4 milliard d'adultes étaient concernés par l'hypertension dans le monde, dont 600 millions l'ignoraient. Peut-on prévenir l'hypertension artérielle ? Quels sont les traitements existants ? Comment améliorer le dépistage et la prise en charge ? L'hypertension artérielle concernait en 2024, 1,4 milliard de personnes à l'échelle planétaire d'après l'OMS et près de la moitié d'entre elles l'ignorent. La cause de ce déficit de dépistage est simple : l'absence de symptômes, de douleur ou du moindre signal d'alerte. Aujourd'hui, seul un adulte sur cinq bénéficie d'une prise en charge qui permet de maîtriser correctement cette pression artérielle excessive. Cette maladie chronique non traitée peut avoir des conséquences redoutables à plusieurs titres. Vivre avec une hypertension non traitée, c'est à terme courir le risque de subir un AVC, de développer des atteintes cardiovasculaires potentiellement mortelles, comme un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque, ou encore de voir ses reins gravement abîmés. Un certain nombre de facteurs, certains évitables, vont augmenter les risques de développer une hypertension : le vieillissement et l'hérédité, mais aussi le surpoids, la sédentarité, ainsi que la consommation d'alcool et l'excès de sel. Faire reculer les risques liés à l'hypertension, c'est donc à la fois améliorer son hygiène de vie, changer certaines habitudes, mais aussi faire mesurer régulièrement sa pression artérielle et comprendre comment mieux la contrôler. Avec : Pr Michel Azizi, cardiologue, professeur de Médecine vasculaire à l'Université Paris Cité. Ancien chef de Service du Centre d'Excellence en Hypertension Artérielle de l'Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, à Paris. Membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine en France. Prix Galien pour ses travaux en recherche clinique en décembre 2025 Dr Véronique Laubhouet-Koffi, cardiologue au Centre de cardiologie Edlona à Abidjan en Côte d‘Ivoire, Fondatrice de la ligue Ivoirienne contre l'hypertension artérielle. Programmation musicale : ► E.J, Eboloko – Bobo ► Kareyce Fotso - Mama Hélène.

L'effet placebo désigne le mécanisme qui peut se produire dans le cerveau lorsqu'un patient reçoit un traitement sans principe actif et qu'il se sent mieux. Bien que le corps n'ait pas reçu de molécule censée guérir le mal visé, le cerveau peut envoyer un message contraire et libérer des hormones comme des endorphines et du cortisol, agissant sur la douleur et le stress et ce même si le patient est informé de la démarche. Dans quels cadres l'effet placebo est-il utilisé en médecine ? Quelles sont ses limites ? Certaines personnes réagissent-elles davantage que d'autres ? En médecine, les traitements sont évalués pour en mesurer l'efficacité, comme les possibles effets indésirables et déterminer la dose. Au cours des différentes phases des essais cliniques, la méthode scientifique implique de comparer le médicament innovant à un placebo. S'intéresser au placebo ou à l'effet placebo en cernant les mécanismes déclenchés par le cerveau pour améliorer l'état du patient permet de comprendre pourquoi et comment un traitement fictif ou dénué de principe actif peut soulager réellement une douleur ou d'atténuer la fatigue. Il est question de psychologie, mais pas seulement, car imagerie médicale à l'appui, il est désormais possible d'observer comment s'opère ce processus d'amélioration neurophysiologique, d'identifier ses effets bénéfiques pour l'organisme sans substance chimiquement curative. Des effets mesurables, y compris lorsque le patient est informé de la nature du traitement, en toute transparence, en écartant la dimension de dissimulation qui peut poser problème sur le plan de l'éthique médicale. Rituel thérapeutique, réponse cérébrale : l'effet placebo va également dépendre de la relation établie avec le soignant comme avec la substance, de soins prodigués : du degré de confiance, ou à l'inverse, une appréhension ou d'une défiance qui peut entraîner la réaction inverse : une dégradation par le biais de l'effet nocebo. Dr Didier Bouhassira, neurologue, spécialiste de la douleur, directeur de recherche à l'Inserm, directeur de l'Unité de recherche de Physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur, à l'Hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, en région parisienne Nicolas Pinsault, kinésithérapeute et professeur de l'Université Grenoble Alpes. Responsable d'une équipe de recherche au laboratoire TIMC, qui est une unité du CNRS. Co-auteur (avec Richard Monvoisin et Léo Druart) de l'ouvrage Placebo, enquête historique et scientifique sur un mystère médical, aux éditions des Arènes, à paraître le 13 mai Pr Roch Houngnihin, maître de conférences (Anthropologie de la santé) à l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin. Coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé du Bénin (en attente de confirmation). ► En fin d'émission, Rigel Gandhi, de son vrai nom Mamadou Macky Diallo, humoriste guinéen et lauréat du « Prix RFI Talents du rire » 2025, annonce le lancement du Drépano-Fac Tour, une tournée dans les différentes universités de Conakry. Programmation musicale : ► Azana – Your love ► Fatoumata Diawara - Djanne.

En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération. Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste. Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun. Programmation musicale : ► YUMA - NA LOBA NINI ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des migraines. Les femmes sont en effet 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine peut être accompagnée d'autres symptômes tels que les nausées ou une intolérance au bruit, à la lumière. Quelles sont les causes des migraines ? Pourquoi les femmes sont-elles plus concernées que les hommes ? Comment éviter l'automédication ? La migraine est une maladie neurologique fréquente, qui concerne plus d'une personne sur 10. Elle peut entraîner la survenue de crises caractéristiques, avec des douleurs pulsatiles marquées sur la moitié de la tête (hémicrânie), des symptômes invalidants, des nausées, qui peuvent conduire à se couper des autres, à renoncer à certaines activités, pour limiter l'exposition à la lumière et au bruit. Distinguer une migraine d'un mal de tête Certaines migraines sont précédées de signes caractéristiques – troubles visuels, fourmillements – on parle alors de migraines avec aura. La migraine ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête et beaucoup de patients non-diagnostiqués, ont recours à l'automédication, ce qui va favoriser l'installation de formes chroniques de la migraine. Traiter la migraine, c'est d'abord expliquer et bien comprendre les mécanismes et les facteurs déclenchants (stress, manque de sommeil, odeurs, cycle menstruel et activité hormonale pour les femmes...), pour identifier la prise en charge susceptible d'améliorer le quotidien et, si nécessaire, distinguer le traitement de crise aiguë du traitement de fond. Avec : Dr Arame Gaye, neurologue, neurophysiologiste au CHNU de Fann de Dakar au Sénégal. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Annie Flore Batchiellilys - Je t'invite ► Hendry Massamba - Ngé Ké Changer Kaka.

La maladie de Parkinson est une affection chronique neurodégénérative. Deuxième cause de handicap moteur chez l'adulte après les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson se manifeste par différents symptômes, parmi lesquels des tremblements intermittents au repos et surtout de la lenteur des gestes ainsi que des atteintes non-motrices (anxiété, dépression, troubles de mémoire). Quels sont les traitements existants ? Peut-on ralentir l'évolution de la maladie ? Quels sont les symptômes invisibles de Parkinson ? La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative provoquée par la destruction progressive des neurones à dopamine et contrairement aux idées reçues, ses symptômes ne se limitent pas aux tremblements ou mouvements involontaires ou ralentis, qui surviennent après une évolution silencieuse, une chute de la production du neurotransmetteur dopamine, dans un premier temps compensée par le cerveau. Au-delà de ces signes typiques, peuvent survenir aussi insomnies et fatigue, anxiété et dépression… Des causes non définies Parkinson, une maladie associée dans la plupart des cas au vieillissement qui touche davantage les hommes que les femmes. En revanche, ses causes précises ne sont pas définies. Cette maladie fait peur, parce si les médicaments permettent d'en retarder l'évolution (associée à des soins de réadaptation physique ou de rééducation orthophonique par exemple), il n'existe pas actuellement de traitement curatif. Les symptômes de Parkinson risquent à terme d'abîmer la qualité de vie (en perturbant la coordination, l'exécution des gestes, l'écriture ou encore la parole… mais également en altérant les fonctions cognitives et les émotions), de limiter l'autonomie et peuvent avoir un fort retentissement sur la santé mentale. Avec : Pr David Devos, neurologue et pharmacologue à l'Université et au CHU de Lille. Directeur de l'équipe de recherche en neurosciences TREAT labellisée INSERM au sein du centre Lille Neurosciences & cognition de l'Université de Lille. Co-coordinateur du réseau NS PARK/F CRIN Pr Mendinatou Agbetou Houessou, professeure de Neurologie à l'Université de Parakou au Bénin. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous donnons la parole à Nathalie Ernoult, directrice du plaidoyer pour l'accès aux médicaments chez Médecins Sans Frontières, suite à la lettre ouverte adressée par MSF au Laboratoire pharmaceutique américain Gilead. Ce dernier refuse de vendre à l'association du lénacapavir, un médicament essentiel en termes de prévention du VIH. Programmation musicale : ► Pat Thomas, Kay Slice - Kwame Nkrumah.

Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l'alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ? Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s'épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n'imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique. Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l'adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…). Une prise en charge complexe Ces désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l'entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…) Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu'un certain nombre de personnes croient encore qu'il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants. Avec : Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l'ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l'université Cheikh Anta Diop, de Dakar. Jade Le Ruyet, auteure de l'ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire. Programmation musicale : ► Mãeana – Meu pedaço de pecado ► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.

On parle de prématurité lorsqu'un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l'âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l'utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l'OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité. Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ? Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l'enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d'un bébé à l'autre. Son faible poids, ainsi que l'immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d'après l'OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Sensibiliser pour limiter les accouchements précoces Les indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l'offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c'est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées. En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent: Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue) Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée). Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.) Les conditions de naissance et l'accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D'où l'importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l'accouchement : Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...) Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire. Cette prise en charge implique également l'accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement. Avec: Dr Amina Yamgnane, gynécologue-obstétricienne, médecine fœtale. Ex-cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie Reportage d'Inès Emprin ► En fin d'émission, nous parlons du sommet One Health qui se tient aujourd'hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d'État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l'environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE. Programmation musicale : ► Leo Middea – Bloco pra Tristeza ► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.

Les associations œuvrant dans le domaine de la santé sont nombreuses. En France, on recense ainsi 35 000 associations qui fonctionnent principalement grâce à l'engagement de leurs bénévoles. Ils et elles sont environ un million, en France (baromètre France Bénévolat/IFOP 2025), à donner de leur temps, de leur énergie à ceux qui souffrent d'une pathologie et ils les accompagnent parfois, sur les derniers moments de leur vie. Dans un contexte de très forte tension du système de santé, et alors que l'hôpital public français est en crise depuis des années, leur rôle est primordial. Qui sont ces personnes qui agissent dans l'ombre, à l'hôpital ou dans des locaux associatifs ? Comment décide-t-on de prendre soin des autres, sans rétribution ? Comment se protéger face à la souffrance des autres ? Dans le domaine de la santé, on parle rarement d'eux, mais, c'est sur leur bonne volonté que reposent beaucoup de soins et d'accueil, d'orientation, d'accompagnement et d'actions de mobilisation. Les bénévoles, ces femmes et ces hommes qui, à côté des personnels soignants rémunérés, sont là pour accompagner, sensibiliser, accueillir. On peut les retrouver à des niveaux très différents, directement pour soigner mais aussi pour informer, défendre les patients, dans la communauté, dans les hôpitaux, au téléphone dans le cadre de lignes d'écoute. Ces citoyens donnent de leur temps et de leur énergie, au sein d'associations, pour la santé des autres Solidarité et engagement Cet engagement, sans contrepartie financière, peut être lié à leur parcours personnel, une expérience de la maladie et devenir bénévole peut aussi devenir un moment de la vie où la solidarité prend toute sa place, en réunissant des personnes d'horizons très variés, qui vont jouer des rôles parfois inattendus, et qui au travers de ce dévouement, vont également trouver leur place, donner du sens. Un bénévolat d'autant plus important lorsque les systèmes de santé sont en tension et défaillants, et que ce savoir-faire désintéressé va non seulement combler certaines carences, mais aussi apporter un plus : des compétences inattendues, remettre de l'humain, recréer du lien, de l'écoute. Avec : Hubert Pénicaud, référent Vie Associative de France Bénévolat Françoise Jacquens, Membre de la Chaine de l'Espoir Mamie Misengabu, Infirmière fondatrice et Directrice Générale de la structure SPD (soins palliatifs à domicile), association sans but lucratif à Kinshasa en RDC ► En fin d'émission, nous écouterons un reportage de Charlie Dupiot sur des ateliers de chorales organisés par la Philharmonie de Paris avec des collégiens dont l'objectif n'est pas seulement de travailler la voix comme instrument, mais aussi comme un outil de bien-être et de construction en tant qu'individu. Programmation musicale : ► Charli xcx - Chains of love ► Opa – Choose you

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, des conseils pour une alimentation équilibrée, aux différents âges de la vie, au cours de la grossesse, lorsque l'on est concerné par un problème de santé. Bien manger pour bien se porter aux différents âges de la vie, c'est se mettre à la recherche d'informations personnalisées, mais aussi partager des conseils qui vont se révéler utiles pour toute la communauté. Des recommandations seront particulièrement adaptées aux différentes étapes de l'existence et avec les besoins nutritionnels correspondants : Assurer la croissance et le développement des enfants, comprendre quels sont les apports essentiels pour les tout-petits et savoir bien se nourrir au cours de la grossesse. Lorsque l'on est concerné par une maladie chronique, qui peut être encore aggravée par certains excès, comprendre les enjeux d'une alimentation équilibrée : savoir intégrer certains changements, en évitant d'exacerber les sentiments de frustration. En passant à table, en matière d'alimentation, se méfier des remèdes miracles, des promesses de perte de poids express, des infusions ventre plat, etc. À côté des indications ciblées, d'autres conseils liés à une alimentation équilibrée et saine sont, quant à eux, communs. Varier les goûts, privilégier la fraîcheur : les produits non transformés, une cuisine du marché, riche en nutriments, tout en se montrant raisonnable sur les apports en graisse et en sucre. Avec : Binetou Cheikh SECK, diététicienne-nutritionniste à Dakar, au Sénégal. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Rebo - Etaliyé ► Aupinard - Un thé

Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l'émission aborde la question des complexes dans la sexualité. Complexes par rapport à un corps qui ne nous convient pas ou par rapport à des « performances » qu'on juge insuffisantes. Comment peuvent-ils empêcher une sexualité épanouie ? Comment s'en débarrasser ? Quand on parle de santé sexuelle et de sexualité, on va se poser la question des obstacles qui vont freiner ou bloquer l'épanouissement et parmi eux, les complexes, qu'ils soient physiques ou psychiques. Des complexes de multiple nature, qui provoquent de la gêne et peuvent concerner des parties de l'anatomie : trop ceci, pas assez cela. Pudeur qui paralyse, perte de confiance en rapport avec des pseudo-performances,autant de choses qui fragilisent et dont on n'arrive pas forcément parler, y compris avec sa/son partenaire. Injonctions et mensurations Certains de ces complexes liés à la sexualité vont également répondre des stéréotypes de genre : taille du pénis, durée du rapport, tenue de l'érection chez les hommes et chez les femmes, la perte de confiance concernant notamment le corps, les mensurations, l'âge, le relâchement des tissus... Ces complexes peuvent être associés à une surexposition de la sexualité, pétrie de modèles normatifs et d'injonctions, véhiculés par des supports médiatiques et culturels Sortir du silence, en confiance S'il est si difficile de se libérer de ces complexes, c'est parce qu'ils sont amplifiés par un sentiment de honte et de manque d'estime de soi. Derrière certains de ces complexes, il peut y avoir aussi des blessures du passé, des fausses croyances et des clichés au sujet de la sexualité. En parler, sortir du silence, se livrer, surtout lorsque l'on touche à l'intime, c'est une étape à la fois complexe et cruciale : un premier pas, qui nécessite un courage certain. Avec : Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l'association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, expert à la Haute autorité de santé et présidente de la communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIe. Programmation musicale : ► Saïna Manotte, Lucas Seb - Fais tout doux ► Ayra Starr – Hot body.

L'autisme, aussi appelé trouble du spectre de l'autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement, qui peut prendre des formes diverses. Troubles du langage et de la communication, difficultés relationnelles, comportement et gestes répétitifs sont les principales manifestations de ce trouble. L'autisme n'est pas une maladie et les différences induites peuvent se révéler plus ou moins envahissantes. Les troubles de l'autisme se manifestent dès la petite enfance. Selon les études, environ 1% de la population mondiale pourrait être concernée. Comment repérer les signes de l'autisme au plus tôt ? Quels sont les bénéfices d'une prise en charge précoce ? Quand on parle de l'autisme (des troubles du spectre de l'autisme ou TSA), il n'est pas question de maladie, mais d'un développement atypique et qui va entraîner un certain nombre de différences dans la manière de communiquer, de regarder ou de se comporter. Diagnostic précoce Ce sont souvent d'abord les pédiatres, puis les pédopsychiatres qui prennent en charge les enfants diagnostiqués pour un TSA. C'est le cas lorsque les signes sont reconnus dès le plus jeune âge, quand les proches identifient certains retards, un repli, des signes d'anxiété par exemple. Ce diagnostic précoce permet de mieux accompagner l'enfant, d'améliorer sa qualité de vie et soulager aussi un certain mal-être, parce qu'à l'autisme peuvent s'ajouter d'autres fragilités, notamment sur le plan de la santé mentale. Un parcours de soins et d'inclusion Quand on parle d'autisme, il n'est donc pas question de guérison, mais bien d'accompagnement, de compréhension et d'adaptation aux besoins. Rechercher un cadre souhaité et souhaitable, mais encore souvent inaccessible pour les personnes concernées comme pour leurs proches, qui composent, jonglent, et négocient pour vivre au mieux cette différence, sur laquelle pèse encore trop de méconnaissance, de stigmatisation et d'approximation. Avec : Pr Caroline Demily, psychiatre, responsable du centre d'excellence des troubles du neurodéveloppement iMIND et du pôle ADIS « autisme, neurodéveloppement et inclusion sociale » à l'hôpital le Vinatier à Bron Faby Diallo, directrice du centre LAB Academy, centre dédié aux enfants autistes situé à Nongo, Conakry en Guinée Reportage de Raphaëlle Constant En fin d'émission, nous recevons le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de l'institut Pasteur de Dakar au Sénégal à l'occasion des journées scientifiques de l'ANRS sur les maladies infectieuses émergentes qui se tiennent le 1er et 2 avril. Nous abordons la question de la prise en charge des maladies infectieuses émergentes. Programmation musicale : ► Kali Uchis – Quiero sentirme bien

Petite glande de 5 cm située à la base du cou, la thyroïde secrète les hormones thyroïdiennes qui influencent de nombreuses fonctions vitales : la fréquence cardiaque, la croissance, la fertilité, la digestion, etc. En cas de dérèglement, la thyroïde produit trop ou pas suffisamment d'hormones, entrainant une série de symptômes. Thyroïdite, hyperthyroïdie ou hypothyroïdie. Comment reconnaitre une maladie de la thyroïde ? Qui consulter et quelle prise en charge peut être proposée ? Dans quels cas la chirurgie est-elle recommandée ? De multiples troubles et pathologies se retrouvent dans la famille des maladies de la thyroïde. Cette glande, située à la base du cou, secrète des hormones qui en cas de dysfonctionnement, vont entraîner toute une série de symptômes en agissant sur diverses fonctions de notre organisme: le sommeil, le transit, l'humeur et la fertilité. Un dérèglement peut également avoir un impact sur la concentration, entraîner des tremblements, une prise ou une perte de poids. Bien que multiples, certains de ces changements peuvent passer inaperçus, surtout à certaines périodes de la vie. Symptômes multiples Troubles et symptômes multiples, avec des conséquences plus ou moins envahissantes sur la qualité de vie qui vont déterminer la nature de la prise en charge : médicamenteuse, chirurgicale... Ces dysfonctionnements peuvent être associés à des causes génétiques ou au dérèglement de l'hypophyse et dans certains cas, hyper ou hypothyroïdie vont entraîner des changements physiques, avec l'apparition de nodules ou d'un goître. Contrairement à un certain nombre d'idées reçues, tout problème de thyroïde n'aboutit pas à une chirurgie, loin de là. D'où l'importance du bon diagnostic, afin par exemple de distinguer les nodules bénins de grosseurs qui, au contraire, peuvent être associées à un cancer. Avec : Dr Cécile Ghander, médecin endocrinologue spécialisée en thyroïde et parathyroïde, exerçant dans le service des Pathologies Thyroïdiennes et Tumorales Endocrines à la Pitié Salpêtrière APHP, à Paris. Dr Daniela Nsame, endocrinologue au CHU de Libreville au Gabon, Dr Martin Gaillard, chirurgien viscéral et digestif à l'Hôpital Cochin - AP-HP à Paris, Programmation musicale : ► Fear (Hey Friend) - Moonchild & PJ Morton ► H_art the band, Brizy Annechild – My jaber.

Un collègue qui annonce une reconversion spectaculaire, mais que l'on retrouve au même poste, des années plus tard. Une amie qui prévoit depuis longtemps de partir vivre à l'étranger, mais qui ne passe pas le cap. Que ce soit dans la sphère professionnelle ou dans la vie privée, certaines personnes peuvent éprouver des difficultés à aller au bout de leurs projets. Ainsi, ils annoncent de grands changements dans leur vie, peuvent même entamer des démarches et franchissent les premières étapes, mais s'arrêtent systématiquement au moment de les concrétiser. Comment expliquer cette incapacité à aller au bout de ses projets ? Comment réussir à rendre ses plans concrets ? Procrastination ou manque de courage ? Un voyage qui reste au stade de plan, un déménagement qui ne se fait pas ou une reconversion professionnelle inaboutie… Faire part d'une envie de changement, avancer et approcher du but et puis, s'arrêter avant la conclusion, laisser l'initiative en suspens et répéter ce schéma. Que signifie cette tendance au renoncement, surtout lorsque cette habitude se répète ? Est-ce faire preuve d'une forme de conservatisme ? Peut-on trouver des explications dans cette tendance à l'inachevé dans le passé de l'individu ? Des interprétations multiples et diverses peuvent expliquer cette tendance à l'auto-sabotage : manque de confiance en soi ou de motivation, perfectionnisme, peur du vide, procrastination chronique... Ne pas terminer, c'est aussi parfois craindre de ne pas être à la hauteur, d'être confronté à son propre échec. Ce renoncement peut traduire encore un trop-plein d'activités, lorsque l'on se retrouve débordé : trop de chemins pour atteindre une vraie destination. Se confronter à la réalité La personne qui renonce peut être pleinement consciente de sa prédisposition au découragement, mais parfois, c'est l'exaspération ou la déception de l'entourage qui va permettre de mettre le doigt sur le problème et pousser la personne à engager un travail pour réussir à aller au bout de son engagement. Avec : Dr Adrian Chaboche, médecin généraliste et psychothérapeute, cofondateur du Centre Vitruve à Paris. Président de l'agence des médecines complémentaires adaptées. Auteur de : « Fatigue, et si on apprenait vraiment à se reposer », aux éditions Flammarion Versilio. ► En fin d'émission, nous parlons de la Course du Cœur qui s'est tenue du 25 au 29 mars 2026 entre Paris et Bourg-Saint-Maurice-Les Arcs pour sensibiliser au don d'organes, avec Olivier Coustere, organisateur de la Course du Cœur. Programmation musicale : ► Ya Levis – Maweja ► Farruko feat. Eddy Lover - Ay Dale.

Dans notre émission « Questions de femmes », comme chaque vendredi, un médecin répond aux questions des auditrices ! À la veille de la journée mondiale de lutte contre l'endométriose, nous parlons aujourd'hui de cette maladie gynécologique qui touche près d'une femme sur 10, et qui peut provoquer des douleurs très fortes pendant les règles, et à d'autres moments d'ailleurs. 190 millions de femmes seraient concernées dans le monde. Cette maladie toucherait 10% des femmes en âge de procréer. Quels sont les symptômes les plus fréquents ? À partir de quand faut-il consulter ? Comment apaiser, soulager ces douleurs ? Et quelles peuvent être les conséquences de l'endométriose, sur le moyen et le long terme ? Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la Clinique Bellevue à Dakar au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, paru aux éditions Lakalita. La palabre au féminin de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Fütÿ Térach feat. Bradoo x Glish - Lover ► Rachelle Allison - Kon Sa.

Prise de poids, sexualité en berne, mémoire qui flanche, difficultés à pratiquer une activité sportive, isolement... De nombreux clichés circulent sur la vieillesse. S'il est certain que le corps change avec les années, il est possible de se préparer afin de vieillir de la meilleure façon possible. Comment le fait de modifier nos habitudes de vie peut contribuer à éviter les pièges ? Peut-on préparer son corps à bien vieillir et prendre soin de sa santé ? Quelles sont les habitudes à modifier pour profiter pleinement de cette nouvelle étape de la vie ? Vieillir n'est pas une fatalité et peut au contraire être une opportunité. L'espérance de vie en France est de 85 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes. Alors, comment composer avec le temps qui passe et en profiter pour se réinventer ? Car avoir du temps devant soi est aussi un privilège. Avec : Pr Bertrand Fougère, professeur de gériatrie à l'université et au CHU de Tours. Auteur de l'ouvrage L'âge c'est dans la tête ! On finira tous par vieillir, autant s'y préparer jeune, paru aux éditions Vuibert Dr Ehouman François Say, médecin gériatre au CHU d'Angré à Abidjan en Côte d'Ivoire. Un reportage de Thibault Matha ► En fin d'émission, nous parlons du Sidaction qui se déroule les 27, 28 et 29 mars 2026. Ces trois jours de mobilisation et de collecte auprès du grand public ont pour objectif de poursuivre la lutte contre le VIH-Sida. Interview de Jane Deuve, directrice scientifique de Sidaction. Programmation musicale : ► Burna Boy, Sauti Sol – Time flies ► Diese Mbangue – Gratitude.

Maladie infectieuse transmise à l'être humain par les piqûres de certains types de moustiques, le paludisme a causé la mort d'environ 610 000 personnes en 2024 (chiffres OMS). 95% de ces décès ont été enregistrés dans la région africaine. Les enfants de moins de cinq ans sont extrêmement vulnérables et représentent 75% de ces décès dans la région. Malgré ces chiffres alarmants, la France vient d'annoncer une baisse de près de 60% de sa contribution au Fonds mondial qui lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme. Fièvre, frissons, diarrhée, maux de tête, symptômes grippaux, lorsqu'on habite dans une région tropicale ou subtropicale, on sait qu'on ne doit pas prendre ces signaux à la légère. Le paludisme, cette maladie infectieuse provoquée par un parasite transmis à l'être humain par la piqûre d'un moustique, est pourtant évitable et guérissable. Médicaments antipaludiques, moustiquaires imprégnées, produits anti-moustique et vaccins pour les enfants ont permis depuis 2000 d'éviter quelque 14 millions de décès. Une bataille loin d'être gagnée En cause : les changements climatiques qui allongent la saison des pluies, la résistance croissante des moustiques aux insecticides, l'absence d'un vaccin efficace, bon marché et facile à utiliser et le manque d'argent – notamment américain - pour financer les programmes de lutte et de prévention dans les zones endémiques. Baisse des financements Le retrait de l'USAID en 2025 pourrait entraîner des millions de décès supplémentaires d'enfants d'ici 2045. La France, elle, vient d'annoncer une baisse de près de 60% de sa contribution au Fonds Mondial qui lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme. Quelles en seront les conséquences sur la lutte contre cette infection parasitaire ? Qu'est-ce que la pharmacorésistance et dans quelle mesure entrave-t-elle l'élimination du paludisme ? Comment mieux protéger les populations et améliorer la prise en charge des patients en cas de crise ? Où en est la campagne de vaccination des enfants en Afrique subsaharienne ? Avec : Pr Nicolas Vignier, infectiologue à l'hôpital Avicenne à Bobigny et maître de conférences à l'université-Sorbonne Paris-Nord Professeur Babacar Faye, médecin, chef du service de Parasitologie à la Faculté de Médecine de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, chef du service de Laboratoire de l'hôpital d'Enfants Albert Royer de Dakar, président du Cadre de Concertation de Partenaires de la Lutte Contre le Paludisme (CCPLP) du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Sénégal. Programmation musicale : ► Ladipoe & Maglera Doe Boy - Motho Waka ► Carmen Souza - Badju Mandadu.

Se voir refuser une promotion au travail, être touché par la maladie, être trahi par un proche... Le sentiment d'injustice peut trouver sa source dans de nombreuses situations du quotidien. S'il peut être légitime, il peut s'installer et affecter la santé sur le long terme. Comment surmonter son sentiment d'injustice ? Ce sentiment peut-il être bénéfique ? Se voir refuser une promotion, être confronté à la maladie ou encore subir une trahison… Le sentiment d'injustice peut naître dans de nombreuses situations du quotidien. Fréquent et souvent légitime, il peut pourtant s'installer durablement et avoir des répercussions sur la santé mentale et physique. Un ressenti aux multiples impacts Lorsqu'il persiste, le sentiment d'injustice peut générer stress, colère ou incompréhension, et fragiliser l'équilibre émotionnel. Il peut aussi influencer les relations aux autres et la perception de soi, en nourrissant un mal-être profond. Un levier ou un fardeau ? Mais ce sentiment est-il uniquement négatif ? Dans certains cas, il peut devenir un moteur pour agir, se défendre ou faire évoluer une situation. Reste à comprendre comment l'apprivoiser, pour éviter qu'il ne devienne envahissant et apprendre à le dépasser. Avec : Stéphanie Hahusseau, médecin psychiatre psycho-thérapeute à Paris, spécialiste des émotions et auteure de l'ouvrage Le Sentiment d'injustice : Sortir de l'amertume et du ressentiment, paru aux éditions Odile Jacob André Alihonou, psychologue clinicien à Cotonou, au Bénin, directeur exécutif de l'ONG Cercle International d'Actions pour le Développement Intégré - CIADI. En fin d'émission, nous parlons des résultats de l'étude, menée par une équipe de recherche de l'Inserm, de l'Université de Lille et du CHU de Lille, portant sur la découverte de cellules dans l'apparition et la progression de la maladie. Interview de Vincent Prévot, directeur de recherche Inserm, responsable de l'équipe développement et plasticité du cerveau neuroendocrine à Lille. Programmation musicale : ► Blood Orange, Steve Lacy – « Out of your league » ► Ari Lennox feat. Buju Banton - « Company ».

Maladie psychique chronique, les troubles bipolaires constituent, selon l'OMS, l'une des principales causes de handicap psychiatrique. En général, les personnes concernées connaissent une alternance entre des épisodes maniaques (exaltation de l'humeur, agitation) et des épisodes dépressifs. Toutefois, certaines personnes souffrant de troubles bipolaires ne connaissent pas d'épisodes dépressifs. Il existe donc plusieurs formes de troubles bipolaires. Comment le diagnostic est-il posé ? Quelles sont les prises en charge possibles ? En quoi la stigmatisation peut-elle entrainer un retard de diagnostic ? Les troubles bipolaires sont une maladie psychique chronique, caractérisée par une alternance d'épisodes dépressifs et de phases d'exaltation maniaque. Ils touchent entre 2 et 3 % de la population mondiale et restent encore difficiles à diagnostiquer, entraînant souvent une longue errance médicale, estimée à plusieurs années en France. Un diagnostic encore tardifIdentifier les troubles bipolaires est un enjeu majeur, tant les symptômes peuvent être confondus avec d'autres pathologies. Ce retard de diagnostic complique la prise en charge et peut aggraver la maladie. Pourtant, des traitements et un accompagnement adaptés existent aujourd'hui pour stabiliser les patients et améliorer leur qualité de vie. Stigmatisation et rôle de l'entourageAu-delà des aspects médicaux, les personnes concernées doivent faire face à une forte stigmatisation et à des difficultés dans leur vie quotidienne. L'entourage joue alors un rôle essentiel, à la fois dans la détection des premiers signes et dans l'accompagnement sur le long terme. Avec: Pr Chantal Henry, professeur de psychiatrie à l'université de Paris, psychiatre au centre hospitalier de Sainte-Anne, et présidente du conseil scientifique de la fondation Deniker. Dr Racine de Pascal VIOU, Médecin Pédopsychiatre. Praticien Hospitalier à la clinique universitaire de Santé Mentale (CUSM) au Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) à Cotonou, au Bénin. Un reportage de Raphaëlle Constant Programmation musicale : ► Krizz Kaliko – Bipolar ► Sly Johnson - Na Lingi Yo

Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des peaux sensibles et des allergies cutanées. Comment en prendre soin ? Comment reconnaitre une allergie cutanée et quels sont les traitements possibles ? Un certain nombre de problèmes de peau (démangeaisons, gonflement ou éruptions cutanées) sont en réalité des réactions, des dermatoses allergiques. Un besoin impérieux de grattage (le prurit) est ressenti au contact de certains produits avec, à la clé, des irritations, des lésions qui peuvent s'installer et devenir gênantes au quotidien. Peau réactive, sensible ou allergique… Urticaire, eczéma, boutons de chaleur, les manifestations de ces allergies cutanées peuvent être provoquées par des causes variées (cosmétiques, textile…), également par des médicaments, tout comme par des facteurs climatiques. Certaines peaux sont également sensibles à des espèces particulières de la faune ou de la flore : piqûres de guêpe, présence d'acariens ou contact avec des plantes urticantes… Pour calmer ces démangeaisons et cicatriser ces lésions, il est important d'en déterminer la cause et les facteurs pour éviter l'exposition, engager une prise en charge adaptée des symptômes et discuter des options de désensibilisation. Avec : Pr Suzanne Niang, dermatologue, allergologue. Cheffe du service de dermatologie-vénéréologie de l'Hôpital Aristide Le Dantec à Dakar, au Sénégal. Responsable des enseignements de dermatologie à la Faculté de Médecine Cheikh Anta Diop. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Queen Rima – Game Over ► Roseline Layo - Ma Dernière Relation.

Grave problème de santé publique dans de nombreux pays, notamment en Asie et en Afrique, la rage entraine des dizaines de milliers de décès chaque année, dont 40% parmi les enfants de moins de 15 ans. Ce virus infecte les mammifères et se transmet à l'humain par la salive, principalement lors de morsures et d'égratignures. Si un vaccin existe, il est souvent difficile d'accès pour les populations vulnérables. Comment améliorer l'accès au vaccin et au traitement de prophylaxie post-exposition pouvant sauver la vie ? La rage est une maladie du système nerveux central. Cette infection virale, transmise à l'humain par la salive des mammifères lors d'une morsure ou d'une griffure, concerne toujours 150 pays et territoires d'Asie et d'Afrique, et entraine près de 60 000 décès dans le monde chaque année, d'après l'Institut Pasteur. En revanche, la rage canine ne constitue plus une menace, actuellement, dans certaines régions du monde, puisque cette zoonose a disparu en Europe de l'Ouest, au début du XXè siècle. Inégalités de disponibilité des traitements La rage implique un risque mortel : une fois que les symptômes sont présents et que l'infection atteint le cerveau, la mort est quasi-inévitable. Ce qui signifie, qu'au-delà des mesures de prévention, en cas d'exposition, il faut traiter le patient en urgence absolue. En cas de morsure, il existe une prophylaxie post-exposition à administrer très rapidement, avant que le virus n'atteigne le système nerveux central. Cette vaccination rapide est impérative pour assurer la survie de la personne qui a contracté la rage, avant l'apparition des premiers symptômes (convulsions, agitation, hydrophobie...) Et c'est là qu'intervient une grande inégalité face à la maladie : la disponibilité et la capacité de financement des traitements ! Cet accès aux vaccins pré et post-exposition constitue l'un des grands défis pour les structures de soins, les pouvoirs publics et, en bout de chaîne, pour les populations (et surtout les enfants). Aujourd'hui, 40% des personnes qui succombent au virus de la rage sont des enfants de moins de 15 ans… Financer l'accès au vaccin antirabique, généraliser la vaccination des chiens, associés à la sensibilisation des communautés sont autant d'enjeux pour faire reculer cette zoonose, considérée par l'OMS à la fois comme une Maladie Tropicale Négligée et un grave problème de santé publique, encore aujourd'hui, pour de nombreux pays. Dr Hervé Bourhy, professeur à l'Institut Pasteur. Il dirige le Centre National de Référence pour la rage (pour la France), le Centre Collaborateur de l'OMS de référence et de recherche sur la rage et l'Unité de recherche Lyssavirus, Épidémiologie et neuropathologie, tous localisés à l'Institut Pasteur à Paris Dr Zakaria Keita, médecin épidémiologiste au Centre Universitaire de Recherche Clinique (UCRC) à l'Hôpital du Point G à Bamako au Mali. Programmation musicale : ► ODOMODUMU Black, Cruel Santino, Bella Shmurda – Dog eat dog ► Natalia Doco – Cha Cha Trap ► Richard Bona - Kess Kiva Paa.

Après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou une tumeur cérébrale, le cerveau peut être fragilisé, voire abîmé : on parle alors de lésion cérébrale acquise. Si cela est grave et peut vite s'aggraver dans les heures ou jours qui suivent, la situation se stabilise ensuite et une amélioration progressive est possible. Un programme de rééducation, qui va solliciter des zones demeurées indemnes après l'accident, peut favoriser le processus d'amélioration, dès que la personne est stabilisée. Dans quel cas consulter en cas de choc ? Quels sont les symptômes qui doivent alerter ? Quelle prise en charge est possible ? Comment savoir si des séquelles sont, ou non, réversibles ? Quel est le lien entre l'épilepsie et certains accidents cérébraux ? Suite à une lésion cérébrale acquise (après un traumatisme, un accident vasculaire cérébral, le traitement d'une tumeur, les complications d'une infection ou d'une épilepsie), certaines prises en charge permettent de limiter une partie des séquelles, pour favoriser la récupération, retrouver certaines compétences et éviter un handicap physique ou moteur. Une rééducation pluridisciplinaire Une fois passée la phase aigüe, le premier temps de l'urgence et après l'évaluation des conséquences de la commotion et le diagnostic (le cas échéant la convalescence), avec l'aide d'un ou plusieurs praticiens, le neurologue pourra envisager pour son patient, le travail de rééducation, sur le plan physique, cognitif, psychique : le langage, les gestes du quotidien, la mobilité. Ces protocoles mis en place après une lésion cérébrale visent à accroître les champs de récupération et optimiser la vie d'après… Dr Jean-François Chermann, neurologue, spécialiste en France des commotions cérébrales chez les sportifs Dr Florence Babany, médecin de Médecine physique et réadaptation à l'Hôpital Lariboisière, APHP, à Paris Dr Kossivi Apetse, neurologue au CHR d'Atakpame et maître de conférences agrégé à l'Université de Lomé, au Togo. Un reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Zion Marley – Stay ► Black Sherif – Oil in my head.

Face à une fièvre soudaine, une chute impressionnante ou un symptôme spectaculaire chez l'enfant, les parents peuvent vite s'inquiéter. Parfois, cette réaction est non seulement naturelle, mais aussi nécessaire, pour que des soins soient apportés au jeune patient au plus vite ! Face à l'annonce d'une maladie sévère ou chronique, les parents peuvent avoir des difficultés à garder leur sang-froid, et vivre cet événement comme une épreuve traumatisante. Or, l'enfant a besoin que ses parents le rassurent pour appréhender sereinement les soins. Quand s'inquiéter, quand on est parent ? Sur qui les parents peuvent-ils s'appuyer lorsqu'ils sont démunis face à la maladie ? Comment rassurer son enfant, quand on est soi-même en situation de stress ? L'expérience permet-elle de relativiser ? Comment les équipes soignantes gèrent-elles le stress parental en pédiatrie ? En fonction de l'âge et du degré d'autonomie d'un patient, la prise en charge va s'élargir au moins à trois personnes, pour inclure un ou plusieurs parents. Se pose alors une question importante, lorsque les enfants tombent malades, font de la fièvre ou se blessent : comment réussir à garder la tête froide ? Ce cheminement de parents-accompagnants qui peut, en cas de diagnostic de maladie chronique ou de handicap, devenir parent-aidant, n'est ni inné pour les « premières fois », ni évident en situation d'urgence. Communication et confiance Du petit bobo au diagnostic de maladie incurable, les parents peuvent être confrontés à des émotions compliquées. Avoir la bonne réaction en consultation de pédiatrie est quelque chose qui se forge avec l'expérience, pour que ces ressentis des proches ne fassent pas pencher vers deux extrêmes qui peuvent faire obstacle aux soins : d'un côté la panique et de l'autre, une certaine négligence. Rationaliser sans minimiser La prise en charge côté parent peut, en effet, être améliorée par une approche à la fois curieuse et sereine, exigeante et respectueuse. C'est quelque chose qui se tisse et s'apprend au fil des semaines et des consultations, en fonction également de l'attitude et de la capacité des soignants à communiquer, de leur degré de pédagogie, d'empathie. Un itinéraire, une alliance pour qu'ensemble, les adultes s'emploient à occuper la juste place, en confiance, pour un soin éclairé et qualitatif des jeunes patients. Dr Nicolas Winter, pédiatre aux urgences pédiatriques du Centre hospitalier de Valenciennes, France, et auteur de Urgences or not Urgences, aux éditions First. Sur les réseaux sociaux, il anime la page To be or not toubib dédiée à l'éducation pédiatrique Dr Djidita Djidita Hagre, pédiatre, cheffe de clinique des urgences pédiatriques au CHU de la mère et de l'enfant, enseignante-chercheuse à la Faculté des sciences de la santé de l'Université de Ndjamena au Tchad. Reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous donnons la parole à Médecins sans frontières qui alerte sur un risque d'aggravation de la crise nutritionnelle chez les enfants dans le district d'Ikongo, au sud-est de Madagascar. Interview du Dr Erneau Mondésir, coordinateur Médical MSF à Madagascar. Programmation musicale : ► Hotel Ugly – « Shut Up My Moms Calling » ► Mari Froes – « Colombina ».

Le manque de sommeil peut avoir un retentissement direct sur la santé. Il peut ainsi augmenter les risques de troubles cardiovasculaires, de diabète, d'obésité, de cancers, mais aussi de troubles psychiques. À l'inverse, un sommeil de qualité préserve du stress et améliore le bien-être global. Comprendre le sommeil (les mécanismes neurologiques pour un bon endormissement, les rythmes pour un repos réparateur...) permet de mieux traiter l'insomnie et la somnolence et de retrouver un sommeil de qualité. Quels sont les facteurs et les habitudes du quotidien susceptibles de perturber l'endormissement et le sommeil ? Combien de temps a-t-on besoin de dormir en fonction de l'âge ? Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Comment traiter les apnées du sommeil ? En matière de santé et de bien-être, les guides, sites et applications regorgent de conseils, de méthodes et d'astuces pour mieux manger, mieux bouger, mieux respirer. Il existe un autre besoin vital qui, pour beaucoup d'entre nous, est devenu une quête : il s'agit tout simplement de bien dormir. Un spécialiste de la médecine du sommeil, le Pr Pierre Alexis Geoffroy décrypte les mécanismes qui favorisent le repos, et à l'inverse, nous permet d'identifier ses ennemis : comprendre comment le manque de sommeil peut conduire au vieillissement précoce de l'organisme, de quelle façon la qualité de notre repos, conditionne nos capacités d'apprentissage. Quantité et qualité Il est donc question de régularité, de durée, de rythme et d'horloge interne et comprendre quel est le rôle de la lumière, du silence, des hormones et comment interpréter les différentes plaintes liées à la fatigue, aux difficultés d'endormissement, parce qu'il y a plusieurs façons de mal dormir. Organiser son sommeil Dormir, cela se prépare avant le moment du coucher. Certaines croyances (position magique, produits soporifiques…) méritent d'être déconstruites et remplacées par des connaissances validées, vont permettre de trouver ce précieux repos, sans appréhension. Pr Pierre Alexis Geoffroy, professeur de médecine à l'Université Paris Cité, médecin du sommeil et auteur de La nuit vous appartient, aux éditions Robert Laffont Dr Benjamin Tchaleu, neurologue au Centre médical de Bonanjo à Douala, au Cameroun. Dr Jonathan Gaucher, chercheur à l'Université Grenoble Alpes. Programmation musicale : ► Danitsa & Béesau – Miss Yo ► Tresor, AKA – Electric night.