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faune

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C'est dans ta nature
Les plantes «parlent», mais vous ne les entendez pas

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 3:12


De nombreux végétaux communiquent entre eux, et même avec des animaux. Un langage chimique destiné surtout à se défendre. Méfiez-vous des apparences. Les plantes, enracinées, immobiles, ont été longtemps sous-estimées, alors que la science a montré qu'elles possédaient des capacités de communication particulièrement inattendues. « C'est une idée très ancienne, la passivité des plantes, souligne François Bouteau, biologiste et professeur à l'université Paris-Cité. Il y a plein de mots qui sont utilisés, comme "l'état végétatif", mais en fait, on observe l'inverse. » Alerte générale Et ce qu'on observe notamment, c'est qu'une plante, attaquée par un prédateur, un insecte, un brouteur, peut émettre des molécules chimiques pour prévenir ses voisines du danger. « Ces autres plantes, avant même d'être attaquées par un prédateur, peuvent mettre en place des réponses de défense, c'est-à-dire qu'elles vont percevoir ce signal et elles vont synthétiser des molécules, des tanins qui vont être désagréables lorsque le brouteur va consommer la plante, ce qui donc va abaisser le taux de broutage et donc l'impact sur la plante », explique François Bouteau. À écouter dans Autour de la questionÀ quoi pensent les plantes ? Leurre sexuel Mais les plantes peuvent aussi communiquer avec des animaux. C'est le cas, par exemple, du maïs, quand il est attaqué par une chenille. « Pour avoir une réponse de défense, il faut déjà percevoir qu'on est agressé. Donc, ça, c'est une démonstration de la sensibilité de la plante, relève François Bouteau. Elle va émettre la phéromone sexuelle du prédateur de la chenille, une odeur qui va attirer une guêpe en l'occurrence, laquelle va venir pensant trouver un partenaire sexuel. Elle n'en trouve pas, mais elle va finalement tomber sur la chenille dont elle peut se nourrir ou pondre dedans. La guêpe va donc débarrasser la plante de la chenille après avoir été appelée par la plante. » Communication performative Les plantes seraient donc capables de parler ? « Ce n'est pas un langage avec des mots, des concepts, etc., répond François Bouteau. C'est un mode de communication. Les plantes sont capables d'émettre un signal qui va être perçu par un autre organisme. Dans ce sens-là, c'est donc une communication performative puisqu'elle permet de modifier le comportement de l'organisme qui reçoit le signal. » Dans la nature, on parle, et on agit.  La question de la semaine À lire aussiLes étonnants moyens de communication des plantes

C'est pas du vent
Biodiversité : réintroduire ou laisser périr?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 29, 2026 48:30


Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations). 

C'est pas du vent
Biodiversité : réintroduire ou laisser périr?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 29, 2026 48:30


Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations). 

Reportage Afrique
Au parc zoologique de Brazzaville, le retour des lions

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:24


Situé au cœur de la ville, le parc zoologique et botanique de Brazzaville a reçu en octobre 2025 un couple de lions venu d'Afrique du Sud. La présence de ces mammifères, que le parc n'a plus abrités depuis 29 ans, attire de plus en plus la curiosité des visiteurs. Le zoo reçoit en moyenne 4 000 visiteurs par semaine.  De notre correspondant à Brazzaville, Cet après-midi, le parc est envahi par plusieurs dizaines de jeunes élèves venus de différentes écoles privées de Brazzaville. Au bout d'allées jalonnées par des arbres, des palmiers ou des fleurs se trouve l'enclos du couple de lions. Ils sont assis chacun dans leur coin. Le mâle s'appelle Mufasa, il est âgé de 14 mois, contre 13 mois pour la femelle, nommée Sarabi. Chems Roc, concessionnaire du parc, présente l'endroit : « Ils ont un bel enclos. Ils ont à peu près 2 500 m2 qui ont été protégés par un dispositif normé. Nous avons à peu près 18 000 volts de tension sur le câblage intérieur, pour protéger le grillage, qui lui-même aussi est très robuste, afin de maximiser leur sécurité et la sécurité de visiteurs », explique-t-il. De temps en temps, le couple s'accroupit, marche dans l'enclos sans grogner. Leur consommation est de dix kilos de viande par jour. « Je les vois juste dans les documentaires. C'est la première fois que je les vois face à face », se réjouit Ashley, étudiante. « Ça me fait une sensation. Donc, je suis très contente, heureuse et ravie de les voir », ajoute Manuela, femme au foyer. À écouter dans C'est pas du ventLa face cachée des zoos et des aquariums: non, ils ne protègent pas la biodiversité! Des élèves au zoo À la tête d'un groupe d'élèves, tous sac au dos, la maîtresse Mélanie Malonga est aussi émue : « Les documentaires, les enfants les voient seulement à la télé. Nous avons préféré qu'ils viennent voir en live. Je suis très ravie. Si les gestionnaires pouvaient ajouter d'autres animaux, propose-t-elle, pour que les enfants, au lieu de se limiter seulement aux documentaires à la télé, viennent de temps à autre faire des visites ». Sourire aux lèvres, elle s'est assurée qu'elle est bien protégée. « Parce que je sais que là, il y a une protection. Même si la peur est là, je sais bien que je suis protégée. Ils ne peuvent pas m'attaquer », ajoute-t-elle. « C'est émouvant. Ce qu'on voit à la télé, on le voit en vrai. C'est attirant. Les choses qu'on ne voit jamais, ça attire toujours les gens. Ce sont de beaux souvenirs », affirme Brejnev, 26 ans. Les propriétaires du parc espèrent maintenant la naissance de lionceaux pour permettre à la famille de s'agrandir. À lire aussiLes réseaux sociaux sont-ils les ennemis des animaux mignons?

Autour de la question
Jusqu'où nous entraineront les oiseaux migrateurs?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 25, 2026 48:11


Jusque sur l'île de Ngor au Sénégal, point de passage de centaines de milliers d'oiseaux marins lors de leurs vols transatlantiques. Une saison à Ngor avec les guetteurs, des ornithologues passionnés qui cherchent à comprendre pourquoi et comment migrent les oiseaux. Suivons un phénomène inouï : la migration de centaines de milliers d'oiseaux marins qui descendent vers le grand Sud en automne, parcourant des dizaines de milliers de kilomètres, traversant tous les océans pour hiverner dans l'hémisphère sud. Comment savent-ils où et quand partir ? Comment s'orientent-ils ? Comment survivent-ils à ces vols transatlantiques et transpacifiques ? Pourquoi et comment guetter et compter les oiseaux migrateurs ? Avec Philippe J. Dubois (écologue et ornithologue) et Elise Rousseau (naturaliste) pour leur ouvrage Les guetteurs, le merveilleux voyage des oiseaux migrateurs (Albin Michel), et Marc Giraud (naturaliste) pour son livre Comprendre facilement les oiseaux (Delachaux et Niestlé). Musiques diffusées dans l'émission Eels - I like birds Amadeus - Yàlla Du Juum.

Autour de la question
Jusqu'où nous entraineront les oiseaux migrateurs?

Autour de la question

Play Episode Listen Later May 25, 2026 48:11


Jusque sur l'île de Ngor au Sénégal, point de passage de centaines de milliers d'oiseaux marins lors de leurs vols transatlantiques. Une saison à Ngor avec les guetteurs, des ornithologues passionnés qui cherchent à comprendre pourquoi et comment migrent les oiseaux. Suivons un phénomène inouï : la migration de centaines de milliers d'oiseaux marins qui descendent vers le grand Sud en automne, parcourant des dizaines de milliers de kilomètres, traversant tous les océans pour hiverner dans l'hémisphère sud. Comment savent-ils où et quand partir ? Comment s'orientent-ils ? Comment survivent-ils à ces vols transatlantiques et transpacifiques ? Pourquoi et comment guetter et compter les oiseaux migrateurs ? Avec Philippe J. Dubois (écologue et ornithologue) et Elise Rousseau (naturaliste) pour leur ouvrage Les guetteurs, le merveilleux voyage des oiseaux migrateurs (Albin Michel), et Marc Giraud (naturaliste) pour son livre Comprendre facilement les oiseaux (Delachaux et Niestlé). Musiques diffusées dans l'émission Eels - I like birds Amadeus - Yàlla Du Juum.

C'est dans ta nature
Ruse, force et nombre: comment les animaux défendent leurs nids et leurs petits

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later May 23, 2026 2:43


De nombreuses espèces animales, après s'être reproduites au printemps, utilisent des tactiques parfois étonnantes pour éloigner ou tromper les prédateurs attirés par des proies sans défense.  Pour naître heureux, vivons cachés. Pour espérer perpétuer son espèce, à l'abri des prédateurs, rien ne vaut le camouflage, la première des défenses. Une expérience menée sur des diamants mandarins – des oiseaux – en captivité l'a montré : parmi toutes les bandelettes de papier de différentes couleurs mises à leur disposition, les oiseaux choisissent celles de la même couleur que leur cage ; le nid se confond avec le paysage.  Les animaux sont rusés. La chevêche des terriers, une chouette qui niche au sol, imite le son strident du serpent à sonnette pour éloigner de son nid les prédateurs. La ruse encore, chez des oiseaux limicoles, qui vivent en bord de mer : la ruse de l'aile brisée. L'adulte feint d'avoir une aile blessée, s'éloigne du nid en boitant de l'aile, pour attirer le prédateur vers une proie plus facile. Avant de s'envoler dès que le danger pour ses petits semble écarté. Vomi et coups de bec Quand un prédateur s'attaque à nid, il peut s'exposer à une réplique parfois féroce, ou dégoûtante. Le fulmar, un oiseau marin, projette jusqu'à un mètre son vomi, des poissons en partie digérés, une gerbe visqueuse et odorante, si on s'approche trop près de son petit. Il arrive aussi que des corneilles attaquent des humains qui se trouvent là, sans savoir, sous l'arbre où elles ont niché. De la même manière, on déconseille de s'approcher de la tanière d'une ourse, ou d'un sanglier avec ses petits.  Chaleur mortelle Moins impressionnant pour l'espèce humaine : les moineaux. Pour défendre leur territoire, leur zone de nidification, ils sont capables d'attaquer plus de 70 espèces. Les mâles attaquent les mâles, et les femelles les femelles : c'est la guerre en non-mixité. Pour protéger leur descendance, les loups sont prévoyants : ils préparent plusieurs terriers avant les naissances. Des solutions de repli si l'on est découvert. Et puis, souvent, l'union fait la force, par exemple chez les abeilles. Quand un intrus, un frelon, pénètre dans la ruche, elles s'agglutinent autour de lui. Leur nombre et leurs vibrations produisent une telle chaleur que le prédateur finit par mourir, cuit à point. C'est chaud de s'attaquer aux abeilles.  La question de la semaine

C'est pas du vent
Le boom silencieux des crimes environnementaux

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 21, 2026 48:29


Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill  - Lila Iké - Scatter. 

C'est pas du vent
Le boom silencieux des crimes environnementaux

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later May 21, 2026 48:29


Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill  - Lila Iké - Scatter. 

Reportage France
À l'aéroport de Roissy, la lutte contre le trafic d'espèces sauvages, en forte hausse dans le monde

Reportage France

Play Episode Listen Later May 20, 2026 3:32


En France, la récente condamnation de 17 personnes impliquées dans un réseau international de contrebande de civelles met en lumière le commerce des animaux sauvages. Un trafic particulièrement lucratif estimé à 20 milliards de dollars par an, selon l'ONU. Aux douanes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, à Paris, les autorités saisissent une grande variété de produits interdits issus d'animaux protégés.  Dans un hangar de fret de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, près des pistes d'atterrissage, ce sont plus de 2 millions de tonnes de marchandises qui transitent chaque année. Chaque jour, les douaniers français opèrent une fouille aléatoire des colis à la recherche de stupéfiants, de cigarettes et d'espèces animales ou végétales interdites ou dont le commerce est limité par la convention CITES sur le commerce d'espèces protégées.   Valérie Besson, cheffe du bureau des douanes, supervise les contrôles. « Il y a beaucoup de médicaments qui contiennent des espèces soit de flore, soit de faune protégées par la CITES. Vous avez par exemple dans des médicaments la bile des ours qui est prélevée sur les ours vivants. Vous les voyez dans des cages avec le tuyau qui extrait la bile tout au long de la journée. Vous avez de l'hippocampe séché, [des espèces] de flore aussi, énumère-t-elle, qui sont protégées et qui rentrent dans la fabrication de médicaments asiatiques pour leurs vertus soi-disant thérapeutiques, de force, de virilité. Il y a la poudre de corne de rhinocéros, le kilo de corne de rhinocéros est vendu à plus de 40 000 €. » À lire aussiTrafic d'espèces sauvages: un commerce criminel qui menace aussi la santé mondiale La faune et la flore en contrebande Face à une longue table, elle décrit les saisies de produits dérivés d'animaux et de plantes de ces dernières semaines, il y a eu beaucoup d'orchidées et d'agaves. « Très souvent, il y a des collectionneurs en France, notamment des cactus et des orchidées qui sont importés. Vous avez deux peaux de caïmans. Elles viennent des États-Unis. Donc, là, vous avez la chance d'avoir la peau complète avec le crâne et les dents, mais vous avez souvent des petits bouts d'os ou de cornes d'animal, ou des bouts de pattes, ou de queue, ou de poils, décrit la cheffe du bureau des douanes. Je vous parle des queues d'éléphant, par exemple, les petits poils des queues des éléphants. Et puis vous avez la chance d'avoir deux très belles cornes de rhinocéros. La petite et la grande qui ont été saisies suite à une découverte à l'export sur l'Asie. Elles portent des traces qui prouvent qu'elles étaient accrochées sur des trophées, donc elles ont certainement été volées. Il va y avoir une enquête pour essayer de trouver l'origine de ces cornes de rhinocéros. » Ce petit échantillon du vaste trafic d'espèces sauvages va même jusqu'à l'envoi d'animaux vivants. « Il arrive que des gens mettent des animaux vivants dans des envois de la Poste, poursuit-elle. C'est très rare, mais ça peut arriver quand même. Par la Poste, on a déjà trouvé notamment des serpents, un python royal… » À lire aussiCOP20 de la Cites: le trafic de 700 espèces animales et végétales interdit Le quatrième trafic le plus lucratif au monde Une fois saisis, ces animaux sont envoyés dans des refuges ou des aquariums agréés afin de recevoir les soins nécessaires. Ce trafic de faune, on le retrouve également dans les bagages des passagers lors des contrôles aléatoires, explique Laurent Authier, responsable adjoint du fret à Roissy. « Au niveau mondial, le trafic des espèces protégées est le quatrième trafic le plus lucratif, le plus rentable après celui relatif aux stupéfiants, à la traite des êtres humains et celui relatif au commerce des armes », dénonce-t-il. Des sacs remplis de civelles ont ainsi été saisis à Roissy. Un trafic d'alevins d'anguilles à destination de l'Asie qui a débouché sur la condamnation de 17 personnes à des peines de prison allant jusqu'à 5 ans. « Le but premier, c'est quand même d'essayer qu'il y ait des suites judiciaires qui soient menées sur nos constatations, explique Laurent Authier. Maintenant, au regard des volumes et au regard des constatations qui sont réalisées sur des petites quantités, nous avons la possibilité de saisir ces marchandises-là et ensuite de mettre des amendes et d'infliger des amendes aux personnes qui sont concernées. Après, ça peut aller plus loin s'il y a des suites judiciaires. Là, ce n'est plus une amende, ça peut aller jusqu'à des peines d'emprisonnement. » Selon les données d'Interpol, le trafic d'animaux vivants a atteint des chiffres records à l'échelle mondiale l'an dernier avec 30 000 saisies – plus de 6 000 oiseaux, tortues, reptiles, primates et pangolins. Un trafic stimulé par la demande d'animaux de compagnie exotiques. À lire aussiFrance: un procès s'ouvre après le démantèlement d'un vaste trafic d'oiseaux sauvages

C'est dans ta nature
Hantavirus, rats et oiseaux: il y a de la vie dans nos poubelles

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later May 16, 2026 3:07


Les décharges publiques abritent, paradoxalement, de la biodiversité et des écosystèmes qui peuvent aussi attirer des ornithologues, comme l'a montré l'enquête sur les origines de la crise du hantavirus en Argentine. Une décharge publique, à Ushuaïa en Argentine : c'est là que conduit l'enquête sur l'origine de la crise du hantavirus, parce que plusieurs passagers de la croisière infernale s'y étaient rendus, avant d'embarquer, pour y observer des oiseaux. Une équipe scientifique est envoyée dans le sud de l'Argentine pour y détecter la présence éventuelle du virus chez des rats d'Ushuaïa, même s'il semble plus probable que le hantavirus ait été transmis au patient 0 dans les forêts des Andes. Quoi qu'il en soit, il y a de la vie dans les décharges. Déchets recyclés Là où finissent nos déchets, un nouvel écosystème se met en place. Il y a d'abord des bactéries, qui décomposent la matière organique. À une plus grande échelle, toute une faune est attirée : des mouches, des vers, des chiens errants, des sangliers, et surtout des rats et des oiseaux. « Il y a des oiseaux qui viennent directement chercher la nourriture. Et puis il y en a d'autres, les rapaces et en partie les goélands, qui peuvent venir se nourrir des animaux qui eux-mêmes sont attirés par la nourriture : les rats, pour ne pas les nommer. Il y a donc déjà un début de chaîne alimentaire sur les décharges du même nom », explique Frédéric Malher, ornithologue à la LPO, la Ligue pour la protection des oiseaux. Des nuées de mouettes, ou de vautours, selon les régions du monde, signalent à coup sûr un garde-manger géant à ciel ouvert. En Europe, les cigognes sont devenues les reines des décharges, jusqu'à arrêter de migrer. « On a une décharge qui contribue à fixer jusqu'à 80 cigognes en hiver, a observé Frédéric Malher en Lorraine, dans l'est de la France. Le climat lorrain, malgré le réchauffement, est quand même connu pour être un petit peu frisquet en hiver. Avant, les cigognes partaient classiquement en migration, mais désormais, elles restent sur place en hiver en profitant de la décharge. Il y a une année où ils ont fermé la décharge et effectivement, les cigognes sont parties en migration avant de revenir au printemps suivant. Et depuis que la décharge a rouvert, elles passent de nouveau l'hiver en Lorraine. » À lire aussiDes insectes nettoyeurs au service de l'humanité Nourriture plastique On trouve de tout dans les décharges, du bon (le reste de votre repas), ou du beaucoup moins bon. « Les cigognes peuvent se faire avoir par ce qu'elles trouvent, parce qu'on a remarqué qu'elles avalaient des bracelets élastiques, qu'elles prenaient sans doute pour des vers de terre. J'en ai trouvé dans les fientes de cigognes de ma bonne ville, raconte Frédéric Malher. Ces élastiques, ou des morceaux de plastique des sacs en plastique, peuvent faire des bouchons dans l'estomac. Des cigognes meurent l'intestin encombré de ces matières plastiques. » Les décharges à ciel ouvert ont un bilan finalement contrasté ; il y a bien du bon et du mauvais. « Évidemment, par principe, les décharges à l'air libre, ce n'est pas terrible, ce n'est pas bon et on est contre, convient Frédéric Malher. Mais d'un autre côté, cela favorise certaines espèces. C'est un petit peu comme la nourriture en ville : pour les oiseaux en ville, ce n'est pas de la bonne nourriture, c'est clair, cela a des conséquences sur l'état de santé. Et d'un autre côté, le fait qu'il y ait de la nourriture facile, cela maintient en ville un certain nombre d'espèces. » La question de la semaine À lire aussiComment les mouettes, les goélands et les cormorans ont colonisé la Seine à Paris

Reportage Afrique
L'île de Tiwai, joyau de biodiversité et atout touristique de la Sierra Leone

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 12, 2026 2:18


La Sierra Leone cherche à faire valoir ses atouts pour développer le tourisme. L'un de ses joyaux se situe dans l'est du pays, sur le fleuve Moa : l'île Tiwai. Cette île intérieure regorge d'une biodiversité exceptionnelle, et notamment une grande variété de primates, ce qui lui a valu d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco, en 2025. Les gestionnaires misent sur l'augmentation des revenus touristiques pour renforcer la protection du parc, et soutenir la recherche scientifique. De notre correspondant de retour de l'île Tiwai, Au cœur de la forêt luxuriante, c'est avec un large sourire qu'Amadou Youssouf accueille les visiteurs. Il est le responsable de la conservation dans le sanctuaire que constitue l'île Tiwai, en Sierra Leone. Gravement menacé à cause de la guerre civile, il y a une vingtaine d'années, ce sanctuaire de biodiversité se porte aujourd'hui mieux que jamais, grâce à la bonne gestion de l'ONG Environmental Foundation for Africa, qui est parvenue à le faire classer au patrimoine mondial de l'Unesco : « Le parc a été sélectionné en 2023. Après avoir soumis nos dossiers, on a reçu la visite des examinateurs de l'Unesco, et finalement, le parc a été classé en 2025. C'est un grand succès pour nous ! On remarque déjà un effet sur la fréquentation du parc, le nombre de visiteurs a augmenté depuis l'an dernier. Cela nous donne plus de ressources pour protéger le parc et sa biodiversité exceptionnelle. » À lire aussiSierra Leone: l'île de Tiwai classée par l'Unesco pour sa biodiversité exceptionnelle Un centre de recherche scientifique Les visiteurs peuvent y admirer la grande variété de primates. À peine entré dans la forêt, on peut les voir sauter de branche en branche. Kinawa Kuruma est le guide forestier : « Il y a ici 11 espèces de primates ici, et notamment des cercopithèques diane. Ils sont très nombreux ici. On les reconnaît facilement, ils sont noirs et blancs, avec une teinture rouge dans le dos. Il y a aussi une grande variété d'oiseaux, comme des martins-pêcheurs à tête rousse. Les touristes adorent les prendre en photo quand on fait le tour de l'île en bateau. Nos visiteurs viennent de partout pour voir toutes ces espèces : on a des Américains, des Suisses, des Norvégiens... » L'île Tiwai n'est pas qu'une attraction touristique. Elle accueille aussi un centre de recherche scientifique, en partenariat avec l'université Njala de la ville de Bo, explique Amadou Youssouf : « Des chercheurs du département de biologie de l'université Njala viennent ici avec leurs étudiants. Ils mènent des recherches aussi bien sur la faune que sur la flore : les différents types de chimpanzés et d'oiseaux et la végétation, qui est aussi très riche. En ce moment, on accueille un doctorant. Il fait sa thèse sur le comportement des chimpanzés. Il a posé des caméras dans la forêt pour les observer. » Le succès du parc bénéficie aussi aux populations locales. C'était l'une des exigences de l'Unesco. Une partie des revenus issus du tourisme finance des projets de développement dans les villages voisins, notamment en soutenant l'agriculture. 

Reportage France
Au Père-Lachaise, la biodiversité reprend ses droits à la faveur d'une politique écologique volontariste

Reportage France

Play Episode Listen Later May 11, 2026 3:31


La France vient d'accueillir le Printemps des cimetières, un évènement national qui a permis du 8 au 11 mai de découvrir – ou redécouvrir – les richesses du patrimoine méconnues des cimetières. Le nombre d'organisateurs et de visiteurs est en constante hausse depuis la création de l'opération en 2016, ce qui prouve l'intérêt du public. Sachant que le Printemps des cimetières permet d'aborder des sujets très variés, comme l'écologie ! À cette occasion, nous prenons la direction du cimetière du Père-Lachaise à Paris, où son conservateur, sensible à la biodiversité, a accepté d'emmener en balade nocturne RFI. Il est 20 heures passées au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Benoît Gallot, son conservateur, ouvre la porte de l'entrée de la rue du Repos. “C'est là où commencent toutes nos observations nocturnes, explique le responsable des lieux, qui assure qu'il connaît le cimetière comme sa poche ou presque. Je ne peux plus me perdre, mais je découvre toujours des choses ici, comme des gravures sur une tombe, une épitaphe. » Depuis plus de huit ans, Benoît Gallot observe au milieu des tombes la présence d'une faune qu'il ne soupçonnait pas avant d'habiter le cimetière. « On a eu la chance de voir le renard revenir au Père-Lachaise, le faucon hobereau également. » La faune comme la flore sont ainsi au centre de l'attention du conservateur du cimetière : « J'ai beaucoup appris sur les oiseaux ici, mais aussi sur les fleurs. Nous avons par exemple quatre espèces d'orchidées sauvages, revenues grâce à l'enherbement des trottoirs. Le cimetière verdit peu à peu. Le sol est de moins en moins imperméable. » À ses côtés se trouve Nicolas Robin, cartographe-référent biodiversité du service des cimetières de la Ville de Paris. Il se rend régulièrement au Père-Lachaise en compagnie de Benoît Gallot, pour observer la faune présente dans le cimetière lorsque la nuit tombe. « À part la petite lumière à l'entrée du cimetière, nous sommes sur 44 hectares de pleine nuit en plein Paris. C'est notre plus grand espace vert intramuros, clôturé et calme. Tout ça est parfait pour observer la faune sauvage en plein milieu de la ville », explique-t-il.  Absence de pollution lumineuse   Toutes ces conditions permettent aussi de voir une faune s'installer sur la durée, notamment en l'absence de pollution lumineuse. Une situation propice à l'observation, souligne aussi Hugo de Vergès de la Ligue de protection des oiseaux. Coordinateur du suivi des rapaces à Paris, il s'intéresse notamment à la chouette hulotte, un oiseau strictement nocturne. « La pollution lumineuse influence directement son cycle biologique, sa chasse et l'élevage des jeunes, raconte-t-il. L'avantage dans le cimetière, c'est qu'il n'y a pas de pollution lumineuse. Elle est donc tranquille. » Au milieu des allées, le petit groupe s'avance vers le hululement de la chouette qui prend place dans l'obscurité des arbres. Il est 21 heures passées, et l'animal est toujours ponctuel : « On l'entend tous les soirs à cette heure jusque fin mars », raconte Hugo De Vergès. Pour permettre la circulation de ces espèces sensibles à la pollution lumineuse, des réflexions sont menées, analyse Nicolas Robin : « L'objectif est d'imaginer les déplacements qui leur permettent de passer d'un réservoir comme le Père Lachaise à un autre réservoir comme le bois de Vincennes ou le bois de Boulogne. En passant par d'autres espaces verts occupés par le passé par la chouette. On parle de “projets de trames vertes et bleues”. C'est ce qu'on appelle les chemins de la nature pour la ville de Paris.  Biodiversité visible en plein jour  Si la chouette hulotte est une espèce nocturne, les visiteurs du cimetière en pleine journée ensoleillée peuvent quand même profiter de la faune et de la flore du Père-Lachaise. « Il faut faire un peu plus attention et ouvrir davantage les yeux, mais plusieurs espèces d'oiseaux sont visibles. Parfois même les renards », souligne Benoît Gallot.    Toute cette biodiversité en partie visible le jour est par ailleurs appréciée par les visiteurs et endeuillée : « Beaucoup d'usagers, de propriétaires concessionnaires me disent que c'est formidable et apaisant de voir autant d'animaux. Savoir que leurs défunts reposent au milieu d'autant de vie leur apporte du réconfort. Les témoignages sont très positifs. Tout cela aide les endeuillés à faire leur deuil », raconte Benoît Gallot. Au-delà du retour du renard, de la chouette hulotte ou encore du faucon hobereau ces dernières années, le conservateur du Père-Lachaise espère également voir revenir définitivement l'écureuil dans le cimetière, car sa présence sur le long terme n'a pas encore été observée. À lire aussiLe Père-Lachaise, un cimetière plein de vie

Reportage France
[Trésors cachés du Muséum d'histoire naturelle 2/3] Les taxidermistes donnent une deuxième vie aux animaux

Reportage France

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:41


Le Muséum national d'histoire naturelle siège au Jardin des plantes, créé au coeur de Paris il y a tout juste 400 ans. Internationalement reconnue, cette institution est à la croisée de la recherche scientifique, de la conservation de collections naturalistes - la troisième au monde - et de la sensibilisation autour du monde vivant. Après la découverte de l'Herbier national dans la chronique C'est dans ta nature, RFI vous emmène dans l'atelier des taxidermistes, un métier d'art et de passion. Dans l'atelier des taxidermistes ce matin-là, on trouve un mouton à la laine blanche et épaisse, un ours brun en position de sommeil, et un chimpanzé assis nonchalamment sur une fausse branche en bois. Ces trois animaux naturalisés – on disait autrefois « empaillés » car on utilisait de la paille pour les remplir – ont été remontés de la zoothèque. La zoothèque est un immense bâtiment souterrain de 6000 mètres carrés où est stockée une partie des 68 millions de spécimens d'animaux, végétaux, fossiles et autres roches, préservés au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). À visionnerLe Muséum d'histoire naturelle, 400 ans de collections Objectif pour ces trois spécimens : les dépoussiérer et leur donner un petit coup de frais avant une exposition. « La peau du chimpanzé s'est un petit peu décoloré au fur et à mesure des années sous les effets de la lumière. J'ai essayé d'y toucher le moins possible, j'ai juste fait quelques colorations », explique Lucile Borreman, taxidermiste. Dans la zoothèque, les animaux plus anciens datent des grandes expéditions naturalistes du 19e siècle. Mais depuis la Seconde Guerre mondiale, on ne capture plus, on ne tue plus pour étudier les espèces.  Pour enrichir ses collections naturalistes, le Muséum récupère des animaux décédés dans la nature ou en captivité, explique Anne Previato, responsable du service de conservation des vertébrés. Comme ce petit oiseau, un pouillot véloce de 11 cm, mort après avoir heurté une vitre. Lucile Borreman le sort du frigo, il est conservé dans un sac plastique. « Il reste seulement la peau, le crâne, les os des ailes et des pattes, et toutes les plumes sont rattachées à tout ça », décrit-elle. Retirer tout ce qui peut pourrir à l'intérieur de l'animal Tout l'intérieur de l'oiseau, tout ce qui pourrait pourrir comme les yeux, les muscles et les organes, a déjà été retiré par la taxidermiste et la peau a été traitée à la poudre d'alun. Pour certains animaux, des prélèvements ADN sont également réalisés avant la naturalisation.  « Il y a une structure que j'ai faite dans l'oiseau, avec un petit corps dont les mensurations ont été prises au préalable et que j'ai reproduit en mousse, développe-t-elle. Dans les membres, j'ai ajouté des fils de fer pour pouvoir le manipuler et lui donner la position qu'on veut. » Ses grands yeux bleus fixés sur le petit oiseau, Lucile Borreman insère doucement, à l'aide d'une pince, un peu de ouate dans l'abdomen. Puis elle le recoud avec un fil très fin. La peau est extrêmement fine. « C'est vraiment du papier de soie, réagit-elle, c'est translucide. » Dans les plumes humides du pouillot véloce, on aperçoit un mélange de noir, de jaune et de gris. « Je trouve que les oiseaux sont magnifiques ! Et puis, on les voit tellement de loin ! C'est valorisant de pouvoir les avoir dans les mains, même s'ils ne sont plus vivants », confie-t-elle. La beauté du plumage est encore plus frappante au moment du séchage. Avec un compresseur qui souffle de l'air froid à petite puissance, la taxidermiste redonne son galbe au poitrail de l'oiseau. Pour naturaliser ce passereau commun en France, Lucile Borreman s'est aidée de photos pour coller au plus près aux caractéristiques de l'espèce. Un travail délicat et minutieux. À lire aussiQui sont les stars du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, qui fête ses 400 ans? La peau de Siam, l'éléphant d'Asie, « pesait autour des 700 kilos » Pour les mammifères les plus imposants, il faut au contraire de la force pour sculpter leurs corps postiches dans la mousse de polyuréthane ou la fibre de bois. « Ce qu'on a vu de plus colossal, c'est la naturalisation de Siam, l'éléphant d'Asie qui est décédé au zoo de Vincennes dans les années 1990 je crois, et qui a été naturalisé pour la Grande Galerie du Muséum. Le taxidermiste était déjà allé au zoo pour dépouiller la peau. Et juste la peau, je crois, pesait autour des 700 kilos », raconte Anne Previato, responsable des ateliers Naturalia au Muséum. Une fois le mannequin sculpté, au moment de recoudre la peau il a fallu un taxidermiste par patte pour éviter que la peau sèche avant que le travail soit terminé, poursuit-elle. Le travail des taxidermistes a évolué au cours du temps et il raconte notre connaissance du monde vivant et notre rapport à celui-ci. Certains spécimens très anciens comportent ainsi des erreurs d'anatomie, explique Anne Previato, car les taxidermistes de l'époque n'avaient jamais vu certains animaux ramenés du bout du monde et ils n'avaient pas non plus accès à des photos. Comme ce thylacine ou loup marsupial, naturalisé sur ses deux pattes arrière comme un kangourou ou ce volatile proche du dindon dont l'excroissance de peau au-dessus du bec a été naturalisée comme une corne de licorne. Longtemps, les animaux empaillés puis naturalisés l'ont été dans des positions impressionnantes, de chasse ou de prédation. « Cela raconte le rapport que l'on avait au vivant mais c'est aussi lié aux limites techniques de la taxidermie de l'époque car la peau avait tendance à se retrousser autour de la bouche », précise Anne Previato. Aujourd'hui, taxidermistes et scientifiques cherchent à se rapprocher au maximum de la réalité dans la nature pour informer et sensibiliser au mieux le public. Un travail incroyable qui permet aux chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de mieux comprendre les animaux et aux citoyens d'apprendre à les aimer afin de, collectivement, mieux les protéger dans la nature. A l'heure de la disparition de nombreuses espèces à cause des activités humaines, garder des spécimens dans cette bibliothèque du vivant qu'est le Muséum, c'est « une nécessité pour les générations futures », conclue Anne Previato. C'est dans ta nature[Trésors cachés du Muséum d'histoire naturelle 1/3] L'Herbier national, une réserve botanique bien gardée

Reportage Afrique
Paludisme: en Côte d'Ivoire, la science à l'œuvre face aux moustiques résistants aux insecticides

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 2:18


À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, samedi 25 avril, nous allons en Côte d'Ivoire, où cette maladie représente 30% des causes de consultations dans les centres de santé et les hôpitaux. Face au paludisme, l'une des sources de préoccupation est la résistance des moustiques aux insecticides. C'est le cas dans cette localité agricole située à une centaine de kilomètres au nord d'Abidjan : Tiassalé, où pullule un moustique réputé être le plus résistant au monde, et qui suscite l'intérêt de la communauté scientifique. De notre correspondant de retour de Tiassalé, Des rizières vertes à perte de vue : Tiassalé est l'un des greniers d'Abidjan. Félix y cultive le grain blanc depuis des décennies. La saison des pluies arrive en Côte d'Ivoire et l'agriculteur en redoute les conséquences : « Nous sommes entourés de bas-fonds, et les moustiques sont tellement énormes qu'à partir de 19 heures, on a du mal à tenir. On ne sait pas comment faire pour repousser ces moustiques. Il y a beaucoup de paludisme, les enfants sont souvent malades. » À lire aussiMoustique : l'animal le plus dangereux au monde Des « multirésistances » aux insecticides de plus en plus fréquentes Le champ de Félix est déjà bordé d'eau stagnante. Louche à la main, des scientifiques sont venus remplir des seaux. « On a des larves de moustiques qui se développent. Nous devons faire des prélèvements de ces larves-là, les envoyer au laboratoire et puis les étudier », explique le docteur Émile Tchicaya, entomologiste au Centre suisse de recherche scientifique (CSRS). Il y a une quinzaine d'années, une équipe de chercheurs a identifié dans la zone un moustique mutant, unique au monde : « On avait quatre familles d'insecticides utilisées en santé publique. Pour la première fois, on découvrait qu'un moustique pouvait être résistant aux quatre classes simultanément. De plus en plus, on voit que ces multirésistances se développent dans d'autres régions de la zone. » L'une des hypothèses pour expliquer ces multirésistances : les pesticides utilisés dans les plantations alentours. Ils auraient pu faciliter une sélection naturelle, selon le chercheur. À Tiassalé, les larves récoltées sont transportées à l'insectarium du CSRS – des centaines d'anophèles, vecteurs du paludisme, se développent dans une demi-douzaine de cages à papillon. Ils doivent servir de cobayes. L'idée est d'observer leur réaction face à de nouveaux insecticides : « L'insectarium sert de lieu pour pouvoir réaliser ces tests-là. Si on a un insecticide qui est testé et qui montre une efficacité contre le moustique de Tiassalé, ça veut dire forcément que ce produit-là est efficace. » Des tests grandeur nature Ces produits sont ensuite testés grandeur nature. Le centre suisse dispose d'une trentaine de cases, certaines en béton, d'autres en banco. Des cases placées près des rizières, là où les moustiques prolifèrent. Des volontaires y passent la nuit sous les moustiquaires, à l'image d'Oba. « Quand on rentre dans la case, on fait descendre la moustiquaire, on se glisse à l'intérieur… et puis, quand on finit, on regarde en bas, sur le sol, s'il y a des moustiques morts. Quand il y a les moustiques morts, on les attrape et on les met dans des tubes. » Les volontaires peuvent aussi être piqués – un traitement antipaludéen leur est fourni. Samira Gouro est l'une des responsables de cette expérimentation du centre suisse. Elle résume l'objectif de cette installation : « Ça permet de simuler nos habitations. Quand on met les volontaires dans les cases, c'est comme si c'étaient les populations qui habitaient dedans, et elles utilisent les moustiquaires pour voir si ça réduit l'incidence du paludisme. Donc ça nous permet de mesurer l'efficacité des moustiquaires imprégnées que nous testons. » Une recherche capitale, car le gouvernement ivoirien continue de distribuer des moustiquaires imprégnées d'insecticides afin de prévenir les contaminations. En moyenne, le taux d'incidence du paludisme était de 233 cas pour 1 000 habitants en Côte d'Ivoire en 2025. À lire aussiÀ La Réunion, la révolution du moustique stérile pour lutter contre les épidémies

Le retour de Mario Dumont
Opération vaccination: la rage «est mortelle dans 100% des cas», affirme une biologiste

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 6:46


Le ministère de l’Environnement lance une opération de vaccination pour lutter contre la rage alors que le phénomène prend de l’ampleur chez les animaux sauvages en Estrie et en Montérégie. Entrevue avec Marianne Gagnier, biologiste à la direction de la santé et du bien-être des animaux sauvages au ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le retour de Mario Dumont
Ép. 24/04 | CH-Lightning: «Je ne suis pas du tout optimiste pour ce soir», avoue Mario Dumont

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 165:35


Campagne de vaccination contre la rage : une importance capitale pour la santé publique | La ville manque de transparence? Une citoyenne dénonce | De fausses origines autochtones? | De moins en moins d’entrepreneurs au Québec: une tragédie économique | | Entente avec les médecins: le Dr Oliva affirme que François Legault était l’élément qui bloquait les négociations | Julie Bélanger finit bien sa semaine ! Dans cet épisode intégral du 23 avril, en entrevue : Marianne Gagnier, biologiste à la direction de la santé et du bien-être des animaux sauvages au Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Patrizia Barbone, citoyenne de Beaconsfield. Me Audrey Mayrand, avocate représentant les membres de l’Association Tahishpuatenan et le Groupe de défense Adélaïde Matshiragan. Nicolas Duvernois, entrepreneur, président et fondateur de Pur Vodka. Dr Vincent Oliva, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) Julie Bélanger, animatrice à la télévision. Une production QUB Avril 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le surf de l'info
40 ans après Tchernobyl : menace sur la faune sauvage

Le surf de l'info

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 2:03


Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Tom Lefevre du 23 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Autour de la question
Comment donner la parole aux animaux?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 48:30


Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... (Rediffusion) Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec - Alban Lemasson, professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères et Mael Leroux, maître de conférences à l'Université de Rennes, il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée - Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).

Autour de la question
Comment donner la parole aux animaux?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 48:30


Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... (Rediffusion) Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec - Alban Lemasson, professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères et Mael Leroux, maître de conférences à l'Université de Rennes, il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée - Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).

C'est dans ta nature
Une guerre sans pitié: ces plantes qui éliminent leurs rivales

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 3:13


Dans la nature, pour vivre et survivre, tous les coups sont permis : empoisonnement, parasitisme, invasion, mercenaires... Découvrez les stratagèmes du monde végétal pour éradiquer la concurrence. Que le meilleur gagne et que les autres crèvent. Bienvenue dans un monde où règne une concurrence effrénée, sans pitié, où Margaret Thatcher et Javier Milei passeraient pour de tendres agneaux pacifistes. Bienvenue dans la nature.  Armes chimiques Dans cette guerre pour la vie, certaines plantes ont des armes chimiques. C'est le cas de l'arbre à créosote qui pousse dans les déserts d'Amérique du Nord, où l'eau est rare et le sol pauvre. La plante, aux jolies fleurs jaunes, contient de la créosote, une toxine si puissante que rien ne pousse autour. Un désherbant XXL. La plante s'assure ainsi le monopole de l'eau et des nutriments. Et c'est efficace : dans le désert californien, un arbre à créosote a dépassé les 11 500 ans – ce serait la plus vieille plante au monde.  Plante vampire Il y a parfois des câlins mortels : ceux que prodiguent les cuscutes, qui s'enroulent autour d'une plante après avoir détecté ses composants chimiques volatils. Les cuscutes n'ont quasiment pas de feuilles ; elles n'ont pas besoin de faire de photosynthèse puisqu'elles se nourrissent en plantant des espèces de suçoirs dans les tiges de leurs victimes pour en aspirer l'eau et les nutriments. La cuscute est un parasite. Très cher envahisseur Une autre plante grimpante ne fait pas non plus dans le détail : le kudzu, qui recouvre tout, étouffe tout sous ses feuilles et ses lianes, rendant la vie impossible. Introduit aux États-Unis pour lutter contre l'érosion des sols, le kudzu y a très vite été interdit. L'envahisseur coûte chaque année à la société des centaines de millions de dollars. La plante est tellement coriace que ses graines peuvent germer plusieurs années après alors qu'on croyait s'en être débarrassé. Fourmis mercenaires D'autres plantes recrutent des mercenaires, en l'occurrence, des armées de fourmis : l'acacia leur offre le gîte et le couvert (le nectar de ses fleurs), pendant que les fourmis dévorent la moindre pousse autour de l'arbre – la concurrence est éliminée. Les fourmis attaquent aussi les herbivores qui viendraient manger les feuilles de l'acacia. Leurs morsures font fuir les éléphants. Même un milliard de fois plus lourd, face à la fourmi, l'éléphant ne fait pas le poids. La question de la semaine À lire aussiPlantes toxiques, pour le pire et parfois le meilleur

C'est dans ta nature
Manchots, éléphants de mer: comment le réchauffement climatique menace la vie en Antarctique

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 3:21


Le manchot empereur est désormais en danger d'extinction, selon la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'UICN. La crise climatique affecte la banquise et les sources d'alimentation des animaux du pôle Sud. C'est l'un des endroits les plus reculés de la Terre et les plus froids, mais où le réchauffement climatique est deux fois plus important. L'Antarctique subit de rapides bouleversements, ce qui affecte les animaux qui y vivent : le manchot empereur, le plus grand et le plus lourd de toutes les espèces de manchots, est désormais considéré « en danger » d'extinction, selon la nouvelle liste rouge de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature, publiée cette semaine. De nombreuses colonies ont perdu 20 % de leurs effectifs en quinze ans.  Le réchauffement climatique a des effets sur la banquise, qui se rétrécit, ainsi que sur l'alimentation des animaux. L'eau devient plus chaude et le krill, ces petites crevettes à la base de la chaîne alimentaire marine, vit désormais dans des eaux plus profondes où il fait davantage froid. Ses prédateurs – mammifères, oiseaux et poissons – doivent ainsi plonger plus profondément. « Ils doivent consacrer plus de temps à descendre pour atteindre la profondeur où se trouvent les proies, plus à remonter à la surface pour respirer. Cela va diminuer le temps efficace de pêche, qui est le temps passé au fond de la plongée », explique Christophe Guinet, directeur de recherche au CNRS. Voyager plus pour plonger moins Certaines espèces préfèrent alors voyager plus pour plonger moins. C'est le cas des éléphants de mer. « Les femelles éléphants de mer que l'on équipe de balises vont s'alimenter en moyenne 350 kilomètres plus au sud qu'elles ne le faisaient il y a vingt ans, précise Christophe Guinet, qui travaille à la station scientifique des îles Kerguelen. Cela veut donc dire six jours passés en plus à voyager sur un voyage de sept mois. Ce n'est pas majeur. Surtout si, à l'endroit où vous allez, vous trouvez beaucoup de nourriture, ce qui semble être le cas. » L'UICN vient pourtant de classer « vulnérable » l'éléphant de mer austral, mais c'est à cause de la grippe aviaire, transmissible aux mammifères. Dans certaines colonies, le taux de survie des nouveau-nés n'a pas dépassé les 10 %. À lire aussiPourquoi la ruée sur le krill est une menace pour la planète? Course contre-la-montre Mais la migration du krill provoquée par le réchauffement climatique est un problème pour les manchots. Pendant que l'un des parents couve l'unique œuf pondu, ou protège le poussin du froid, l'autre doit aller pêcher plus loin, faire le plein de nourriture (non digérée) pour revenir nourrir le petit resté sur terre – enfin sur glace. Une vraie course contre-la-montre. « Cent kilomètres de plus pour accéder à la nourriture, cela veut dire pratiquement deux jours de plus pour accéder à la zone de pêche, deux jours de plus pour revenir sur un voyage qui doit faire dix ou quinze jours au maximum. Si vous voulez revenir avant que le poussin meure, cela commence à avoir un effet énorme », souligne Christophe Guinet. Les jeunes manchots sont aussi menacés par la fonte de la banquise, avant que leur plumage ne soit imperméable. Des colonies sont aujourd'hui régulièrement décimées, quand la glace se brise et que les oiseaux se noient dans l'eau froide.  La question de la semaine À lire aussiLe manchot empereur et l'otarie à fourrure antarctique désormais classés comme espèces en danger

C'est dans ta nature
Découvrez le conseil-santé d'Entabu, chimpanzé et médecin

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Apr 4, 2026 3:22


Dans la forêt d'Ouganda, la primatologue Sabrina Krief observe depuis des années une communauté de grands singes et nous partage ses découvertes : comment les chimpanzés de Sebitoli se soignent ou évitent de tomber malades. C'est l'histoire d'Entabu, un chimpanzé du parc national de Kibale, en Ouganda, qu'observe plusieurs mois par an la primatologue française Sabrina Krief. Et ce jour-là, « après une espèce de combat avec beaucoup d'effusions, de cris, etc., je le suis et je me rends compte qu'en fait, il a la lèvre vraiment ouverte, avec une blessure profonde, raconte la codirectrice de la station de recherche du Sebitoli Chimpanzee Project. Il se dirige vers un arbre, monte, récupère des feuilles, en descend avec une sorte de boule de feuilles qu'il va presser sur sa lèvre avant d'aller se reposer dans un nid pendant plusieurs heures. » Entabu fait-il un gros dodo pour soigner son gros bobo ? Pas tout à fait. Lors de sa sieste, il forme une nouvelle boule avec les feuilles qu'il avait cueillies dans l'arbre et qu'il applique encore sur sa lèvre. « Quand j'ai vu la blessure, je me suis dit qu'il n'allait pas être capable de manger pendant plusieurs jours tellement la blessure était impressionnante, poursuit Sabrina Krief. Le lendemain, c'était quasiment cicatrisé, et deux jours après rien, ne paraissait plus. J'ai regardé dans les articles scientifiques et j'ai vu que c'était une plante qui avait des propriétés pour les problèmes d'hémorragie, pour limiter les saignements. » Les chimpanzés, qui partagent 99% de leur ADN avec les humains, n'ont pas besoin d'aller sur internet pour se soigner. Non seulement la pression du cataplasme a permis d'arrêter les saignements, mais les feuilles choisies ont aussi agi comme un médicament. À l'instar d'autres animaux, les chimpanzés font de la médecine de terrain, et ils apprennent les uns des autres. « Ce n'est pas inné, ce n'est pas instinctif. Il y a de l'apprentissage de type essai-erreur, mais c'est dangereux quand même de faire des erreurs en forêt tropicale parce que certaines plantes sont extrêmement toxiques. La curiosité des chimpanzés est ce qui permet de dépasser cette peur. Quand un individu utilise ou consomme quelque chose de différent de ce qui est habituel, cela suscite vraiment l'intérêt des autres », explique Sabrina Krief. Chaque communauté de chimpanzés possède ainsi une culture, comme on a aussi pu le constater avec l'utilisation d'outils. Parmi les autres découvertes médicales que la primatologue partage dans son livre Infiniment proches aux éditions Grasset : l'invention d'un lit anti-moustique. « Les chimpanzés font un nid différent tous les soirs. Ils ont vraiment un très vaste choix d'espèces dans la forêt tropicale. Or, quand on a enregistré plus d'un millier de nids, on s'est rendu compte que pratiquement 80% des nids étaient concentrés autour de dix espèces seulement. On a alors testé les propriétés aromatiques de ces feuilles et on s'est rendu compte que certaines d'entre elles avaient des actions répulsives contre les moustiques. » Les chimpanzés de Sebitoli savent se soigner, et mieux encore, ils font de la prévention. La question de la semaine

Grand reportage
Chinko, quand un sanctuaire sauvage renait au cœur de l'Afrique

Grand reportage

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 19:30


Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s'impose aujourd'hui comme l'un des derniers grands sanctuaires sauvages d'Afrique centrale. C'est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d'y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d'autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l'insécurité et l'exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d'inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l'ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l'implication croissante des populations locales dans la protection de leur territoires. « Chinko, quand un sanctuaire sauvage renait au cœur de l' Afrique », est le grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu.

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 1er avril 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec Anne-Laure Frémont du Figaro sur la diplomatie des nuages et des questions posées par les techniques d'ensemencement. Thuy Duong Nguyen de la rédaction vietnamienne, nous parlera de l'évaluation des impacts socio-économiques du changement climatique sur le Vietnam et les stratégies d'adaptation : le programme de recherche GEMMES Vietnam, mené par l'Agence Française de Développement (AFD). Igor Strauss du service environnement reviendra sur les bienfaits et les espoirs de l'agroécologie. Lucile Gimberg du service environnement, nous parlera du loup d'Ethiopie, butineur de certaines fleurs. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Antoine Tribotté pour son film réalisé en Norvège la disparition des forêts sous-marines. Chronique Club RFI avec Sébastien Bonijol. Aujourd'hui, on vous emmène en République Démocratique du Congo (RDC) à Kisangani dans le Nord-Est du pays. Une région où les défis économiques et environnementaux sont nombreux, mais où l'espoir germe grâce à l'engagement des jeunes. Et les membres de ce club RFI se sont lancés dans un projet ambitieux: celui de sensibiliser et former les jeunes à l'agriculture biologique. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Lizzo - Good As Hell ► Diese Mbangue - Gratitude

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du Vent - 1er avril 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec Anne-Laure Frémont du Figaro sur la diplomatie des nuages et des questions posées par les techniques d'ensemencement. Thuy Duong Nguyen de la rédaction vietnamienne, nous parlera de l'évaluation des impacts socio-économiques du changement climatique sur le Vietnam et les stratégies d'adaptation : le programme de recherche GEMMES Vietnam, mené par l'Agence Française de Développement (AFD). Igor Strauss du service environnement reviendra sur les bienfaits et les espoirs de l'agroécologie. Lucile Gimberg du service environnement, nous parlera du loup d'Ethiopie, butineur de certaines fleurs. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Antoine Tribotté pour son film réalisé en Norvège la disparition des forêts sous-marines. Chronique Club RFI avec Sébastien Bonijol. Aujourd'hui, on vous emmène en République Démocratique du Congo (RDC) à Kisangani dans le Nord-Est du pays. Une région où les défis économiques et environnementaux sont nombreux, mais où l'espoir germe grâce à l'engagement des jeunes. Et les membres de ce club RFI se sont lancés dans un projet ambitieux: celui de sensibiliser et former les jeunes à l'agriculture biologique. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Lizzo - Good As Hell ► Diese Mbangue - Gratitude

RADIO LOCALITIZ
Chansons sur la faune ?

RADIO LOCALITIZ

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 50:29


Tonton Mick vient nous partager ses connaissances en chanson francophone à travers plusieurs émissions, généreusement illustrées en chansons et parsemées d'interviews, d'anecdotes ou commentaires.Titres diffusés :Les Joyeux urbains - Achète un chienAllain Leprest – Chien d'ivrogne      Manu Lods - Chien de poubelle    MariLuce - Entre chienne et louve Tri Yann - Le loup, le renard, la jument de MichaudWeepers Circus & Olivia Ruiz - La Renarde (A Juliette Gréco)Rosalie Hartog – Mouton   Beau dommage - La complainte du phoque en AlaskaMarie Cherrier - Les baleines   Moussu T E lei jovents - Lo gabianMarion Roch - Tes hirondelles      Kevin Dall'Agnol - Les oiseaux de mauvaise augureMichel Jonasz - Les fourmis rouges                                                             Écouter Radio Localitiz

Les émissions de Radio M's en Replay
Montreuil : Cecilia du Festival de clowns

Les émissions de Radio M's en Replay

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 3:45


Le Théâtre du Faune organise la 4e édition de son festival de clowns, du 7 au 12 avril, à Comme Vous Émoi à Montreuil. Spectacles tout public, cabaret, performance immersive et cours ouverts mêlent artistes professionnels et amateurs dans un art qui joue avec le rire, l'émotion et l'inattendu. Une quarantaine de bénévoles s'associent à l'aventure pour soutenir ce tiers-lieu culturel ancré dans le territoire depuis plus de 30 ans.Site web : https://www.commevousemoi.org/event-details/festival-de-clowns-2Réalisé par Marion.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est dans ta nature
Les derniers secrets des oiseaux migrateurs

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 3:58


De récentes études scientifiques nous en apprennent un peu plus sur un phénomène fascinant, mais encore parfois mystérieux : pourquoi, et comment, chaque année, des dizaines de milliards d'animaux à plumes se lancent dans de (très) longs voyages pour trouver chaleur et nourriture. (Rediffusion du 26 janvier 2025) Ils sont, chaque année, plus de 50 milliards à s'envoler vers ailleurs, pour passer l'hiver au chaud, se reproduire ou trouver une nourriture plus abondante. Une espèce d'oiseau sur cinq appartient ainsi à la grande famille des migrateurs. Préparation physique Mais au sein d'une même espèce, tous les oiseaux ne sont pas migrateurs. C'est par exemple le cas du merle qui possède l'un des plus beaux chants d'oiseau en Europe. On le voit gratter le sol en hiver à la recherche de quelques vers. Mais un quart d'entre eux, environ, préfère s'exiler plusieurs mois, là où il fait plus chaud et où il y a plus à manger, en Espagne ou en Afrique du Nord. Un voyage de 800 kilomètres en moyenne. Ce n'est pas rien, et ça se prépare, comme l'ont constaté des scientifiques allemands en équipant des merles d'une forêt du sud de l'Allemagne des mêmes capteurs qu'utilisent les sportifs pour mesurer leurs performances. Un mois avant le grand départ, le rythme cardiaque diminue la nuit, avant que la température corporelle, la nuit aussi, ne se mette également à baisser. L'heure est aux économies d'énergie. Phénomène social À l'image de l'autoroute des vacances qu'empruntent les humains, les oiseaux migrateurs parcourent souvent les mêmes chemins, et ils ne sont pas tout seuls. Sur la longue route, dans l'air ou sur les aires de repos, on socialise, et pas qu'avec les siens, comme viennent de le montrer de récentes études réalisées notamment grâce aux progrès de l'intelligence artificielle, en s'appuyant sur des enregistrements sonores d'oiseaux en vol ou au repos. Ce sont en moyenne trois espèces différentes qui voyagent ensemble (2,7 exactement, selon une étude publiée ce mois-ci aux États-Unis). Il y a une dimension sociale dans la migration et elle est liée au plumage : puisque la vitesse en vol dépend de la taille des ailes, les oiseaux aux ailes similaires voyagent ensemble. Qui se ressemble s'assemble. À écouter aussiLa migration des animaux Cocaïne et déforestation Pendant ces longues migrations, les oiseaux affrontent de nombreux périls dont les humains sont souvent responsables – la chasse, la pollution lumineuse, les constructions, le changement climatique... Et il y a aussi, plus inattendue, la cocaïne. Non, les oiseaux n'en consomment pas pour tenir le coup sur ces longues distances. Mais la coca les menace indirectement. C'est l'un des effets pervers de la lutte antidrogue en Amérique latine, mise en lumière l'an dernier par une étude de chercheurs aux États-Unis. Pour échapper à la surveillance, les narcotrafiquants s'enfoncent toujours plus dans les forêts tropicales et sont responsables, au Guatemala ou au Nicaragua, de près d'un tiers de la déforestation. Précisément là où viennent passer l'hiver, 20% des oiseaux migrateurs nord-américains. À lire aussiD'ici 2050, 80% des espèces d'oiseaux migrateurs menacées Le plein de caca Dernière révélation : la migration encourage la coprophagie, le fait d'avaler des excréments. Le caca, c'est caca, mais c'est surtout plein d'énergie. Des chercheurs australiens ont observé que le pétrel géant, avant la traversée de l'océan Austral, se nourrissait d'excréments de phoques, pour s'envoler le ventre plein. Chez tous les oiseaux migrateurs coprophages, il s'agirait aussi d'enrichir leur microbiote intestinal, pour que le système digestif s'adapte sans problème aux nouveaux types de nourritures rencontrées tout au long de la migration. Chez les oiseaux, la tourista, on ne connaît pas. La question de la semaine    

Autour de la question
Comment décoloniser notre rapport aux animaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 48:29


Comment sortir des rapports de domination et d'exploitation des autres vivants ? Comment changer nos relations avec les animaux ? Comment les reconsidérer comme des êtres à part entière, chargés d'affects et de désirs ? Regards croisés d'éthologues engagés. Changeons notre regard sur les animaux, pour repenser notre relation à tous ces autres êtres vivants, sensibles avec qui nous partageons la Terre. Comment décoloniser notre rapport aux animaux ? interroge carrément preuves à l'appui, l'éthologue et primatologue Cédric Sueur, dans son dernier ouvrage. Comment sortir des rapports de domination et d'exploitation ? Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit. Comment reconsidérer les autres, les autres animaux comme des êtres à part entière chargés, comme nous, d'affects et de désir ? Avec Cédric Sueur, chercheur en éthologie et primatologie, pour son ouvrage Décoloniser notre rapport aux animaux, comment repenser notre relation aux êtres vivants (Odile Jacob) Chaire « Conservation et Culture des Grands Singes », portée par l'Université de Strasbourg et la Fondation Université et Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Son lancement officiel sera annoncé prochainement, mais les premières actions ainsi que l'appel à soutien sont d'ores et déjà engagés. et Michel Kreutzer, éthologue pour son ouvrage Le désir animal (Belin). Musiques diffusées dans l'émission - Christophe Chassol - Birds Part I - Elisapie feat. Joe Grass - Wolves Don't Live by the Rules.

Autour de la question
Comment décoloniser notre rapport aux animaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 48:29


Comment sortir des rapports de domination et d'exploitation des autres vivants ? Comment changer nos relations avec les animaux ? Comment les reconsidérer comme des êtres à part entière, chargés d'affects et de désirs ? Regards croisés d'éthologues engagés. Changeons notre regard sur les animaux, pour repenser notre relation à tous ces autres êtres vivants, sensibles avec qui nous partageons la Terre. Comment décoloniser notre rapport aux animaux ? interroge carrément preuves à l'appui, l'éthologue et primatologue Cédric Sueur, dans son dernier ouvrage. Comment sortir des rapports de domination et d'exploitation ? Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit. Comment reconsidérer les autres, les autres animaux comme des êtres à part entière chargés, comme nous, d'affects et de désir ? Avec Cédric Sueur, chercheur en éthologie et primatologie, pour son ouvrage Décoloniser notre rapport aux animaux, comment repenser notre relation aux êtres vivants (Odile Jacob) Chaire « Conservation et Culture des Grands Singes », portée par l'Université de Strasbourg et la Fondation Université et Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Son lancement officiel sera annoncé prochainement, mais les premières actions ainsi que l'appel à soutien sont d'ores et déjà engagés. et Michel Kreutzer, éthologue pour son ouvrage Le désir animal (Belin). Musiques diffusées dans l'émission - Christophe Chassol - Birds Part I - Elisapie feat. Joe Grass - Wolves Don't Live by the Rules.

Débat du jour
Les animaux domestiques sont-ils les enfants de demain ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 29:30


Le salon international des animaux de compagnie s'est ouvert ce jeudi (19 mars 2026) à Pékin (Chine). Chiens, chats, hamsters, poissons, tortues… ils sont au moins un milliard dans le monde. De plus en plus nombreux et toujours plus choyés : il existe aujourd'hui des crèches, des cours de yoga pour animaux. Et le phénomène de la « parentalité canine » se développe : les propriétaires considèrent leur animal de compagnie comme leur enfant. Une tendance qui intervient alors que la natalité est en baisse dans le monde. Que signifient ces évolutions sociétales ? De quoi cela augure-t-il ?   Pour en débattre : - Hélène Gateau, vétérinaire, journaliste. Elle intervient sur la chaîne YouTube Noé Noé Le média. Autrice de plusieurs ouvrages aux éditions Albin Michel, dont Pourquoi j'ai choisi d'avoir un chien (et pas un enfant). Son dernier livre Dormir seul, à deux ou avec son chien - Sarah Jeannin, docteur en éthologie et psychologue clinicienne. Dirigeante d'Animal University. Autrice de deux ouvrages, Comportement et bien-être du chien et Comportement et bien-être du chat : une approche interdisciplinaire, Educagri éditions. Elle organise chaque année le congrès Pet Révolution, dédié au bien-être du chien et du chat - Christophe Blanchard, docteur en sociologie, maître de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord. Maitre-chien. Spécialiste de la relation homme-animal. Auteur du livre Les maîtres expliqués à leurs chiens, éditions La Découverte.

Débat du jour
Les animaux domestiques sont-ils les enfants de demain ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 29:30


Le salon international des animaux de compagnie s'est ouvert ce jeudi (19 mars 2026) à Pékin (Chine). Chiens, chats, hamsters, poissons, tortues… ils sont au moins un milliard dans le monde. De plus en plus nombreux et toujours plus choyés : il existe aujourd'hui des crèches, des cours de yoga pour animaux. Et le phénomène de la « parentalité canine » se développe : les propriétaires considèrent leur animal de compagnie comme leur enfant. Une tendance qui intervient alors que la natalité est en baisse dans le monde. Que signifient ces évolutions sociétales ? De quoi cela augure-t-il ?   Pour en débattre : - Hélène Gateau, vétérinaire, journaliste. Elle intervient sur la chaîne YouTube Noé Noé Le média. Autrice de plusieurs ouvrages aux éditions Albin Michel, dont Pourquoi j'ai choisi d'avoir un chien (et pas un enfant). Son dernier livre Dormir seul, à deux ou avec son chien - Sarah Jeannin, docteur en éthologie et psychologue clinicienne. Dirigeante d'Animal University. Autrice de deux ouvrages, Comportement et bien-être du chien et Comportement et bien-être du chat : une approche interdisciplinaire, Educagri éditions. Elle organise chaque année le congrès Pet Révolution, dédié au bien-être du chien et du chat - Christophe Blanchard, docteur en sociologie, maître de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord. Maitre-chien. Spécialiste de la relation homme-animal. Auteur du livre Les maîtres expliqués à leurs chiens, éditions La Découverte.

Autour de la question
Qui sont les chimpanzés ? Nos frères et sœurs de la forêt

Autour de la question

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 48:29


Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer.   Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset.   Musiques diffusées pendant l'émission  ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.

Autour de la question
Qui sont les chimpanzés ? Nos frères et sœurs de la forêt

Autour de la question

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 48:29


Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer.   Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset.   Musiques diffusées pendant l'émission  ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.

Autour de la question
Comment éléphants et humains partagent leurs savoirs médicinaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 48:30


Comment les éléphants se soignent avec des plantes ? L'automédication est très répandue chez les éléphants. Quand ils sont malades, ils savent quelle plante ingérer pour se soigner ou guérir leurs blessures. Comment explorer ce savoir médicinal des éléphants ? Et comment les remèdes d'éléphants inspirent les humains ? Explorons les savoirs médicinaux des éléphants… Car un éléphant, ça se soigne énormément et tout seul, mais comment ? Comment les pachydermes, rois de l'automédication, se guérissent-ils de leurs blessures et de leurs maladies avec des plantes et quelles plantes ? Comment leur pharmacopée inspire les humains ? Notre invité, l'ethno biologiste et ethnobotaniste Jean-Marc Dubost a mené l'enquête au Laos auprès des éléphants de village et surtout des cornacs qui les soignent, qui vivent avec eux et qui partagent leurs remèdes. Une enquête de terrain unique en son genre qui montre un partage, un échange de savoirs entre cultures animales et humaines. Comment l'observation de l'automédication chez les éléphants, mais aussi chez les chimpanzés et même chez les fourmis contribuent au développement de nos pharmacopées humaines ? Avec Jean-Marc Dubost, docteur en Ethnobiologie, il a fait des recherches et missions sur les usages traditionnels de plantes au Laos et en Thaïlande. Il étudie sur le terrain les savoirs médicinaux des éléphants. Musiques diffusées dans l'émission Talab Khan Barna - Sat Bhayan Ki Ek Behanadli I Charlotte Dipanda, Davido - Survivor.

Autour de la question
Comment éléphants et humains partagent leurs savoirs médicinaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 48:30


Comment les éléphants se soignent avec des plantes ? L'automédication est très répandue chez les éléphants. Quand ils sont malades, ils savent quelle plante ingérer pour se soigner ou guérir leurs blessures. Comment explorer ce savoir médicinal des éléphants ? Et comment les remèdes d'éléphants inspirent les humains ? Explorons les savoirs médicinaux des éléphants… Car un éléphant, ça se soigne énormément et tout seul, mais comment ? Comment les pachydermes, rois de l'automédication, se guérissent-ils de leurs blessures et de leurs maladies avec des plantes et quelles plantes ? Comment leur pharmacopée inspire les humains ? Notre invité, l'ethno biologiste et ethnobotaniste Jean-Marc Dubost a mené l'enquête au Laos auprès des éléphants de village et surtout des cornacs qui les soignent, qui vivent avec eux et qui partagent leurs remèdes. Une enquête de terrain unique en son genre qui montre un partage, un échange de savoirs entre cultures animales et humaines. Comment l'observation de l'automédication chez les éléphants, mais aussi chez les chimpanzés et même chez les fourmis contribuent au développement de nos pharmacopées humaines ? Avec Jean-Marc Dubost, docteur en Ethnobiologie, il a fait des recherches et missions sur les usages traditionnels de plantes au Laos et en Thaïlande. Il étudie sur le terrain les savoirs médicinaux des éléphants. Musiques diffusées dans l'émission Talab Khan Barna - Sat Bhayan Ki Ek Behanadli I Charlotte Dipanda, Davido - Survivor.

Les dents et dodo
Les orques qui se massent

Les dents et dodo

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 2:38


[REDIFF] Tu veux que je te raconte l'histoire des orques qui se massent ? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti !

Reportage International
En Inde, la ville de New Delhi face au problème des chiens errants

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 2:29


La capitale indienne – qui compte plus de 33 millions d'habitants – est aussi le refuge de plus d'un million de chiens. Un véritable problème de santé publique alors qu'un tiers des cas de rage dans le monde sont recensés dans le pays le plus peuplé de la planète. En novembre, la Cour suprême a ordonné le retrait des chiens des lieux sensibles et leur placement dans des chenils. Une décision qui a lancé un vaste débat dans le pays. De notre envoyé spécial à New Delhi, Présence incontournable des rues de la capitale de l'Inde, compagnon du quotidien pour beaucoup. Une vingtaine de chiens dans des cages serrées attendent, anxieux, de passer sur la table d'opération d'un centre public de vaccination et de stérilisation, situé dans le quartier de Ghazipur. « Ce centre est l'un des meilleurs de Delhi. Nous offrons une méthode appropriée pour traiter et soigner ces animaux », affirme un vétérinaire. Le docteur nous emmène vers son modeste bloc opératoire. Après avoir endormi le chien, il le place sur un papier journal avant de lui retirer ses testicules ou ses ovaires. Un geste qu'il répète une vingtaine de fois par jour. Une goutte d'eau, alors qu'un million de chiens se trouvent dans les rues de la capitale. « Nous avons besoin de faire plus d'opérations. Pour cela, il nous faut plus de place et plus d'infrastructures », estime-t-il. « Le scénario le plus commun, c'est qu'on prend un chien non vacciné, non stérilisé. On l'opère, on le vaccine et, après trois jours de soins postopératoires, on le relâche à l'endroit où on l'a trouvé », raconte Anjana, qui travaille pour le centre de vaccination. Avec seulement 20 centres pour un million de chiens, il est impossible d'appliquer la décision de la Cour suprême qui prévoit leur retrait des rues une fois vaccinés et stérilisés. Une décision dangereuse pour les militants de la cause animale. L'ONG Save the Stray Dog (« sauve un chien errant », en français) nourrit chaque jour des centaines de chiens et en garde certains quelques semaines, quelques mois s'ils ont besoin d'assistance médicale. « Si vous ramassez tous les chiens et que vous les mettez dans un chenil pour qu'ils meurent, c'est inhumain et aussi irréalisable. Nous n'avons pas assez de place pour mettre autant de chiens dans des endroits confinés. Ainsi, ils vont mourir automatiquement à cause du manque de soutien, d'éducation, d'infrastructures et de médicaments. Qui va s'en occuper ? Qui sera responsable ? », interroge le fondateur de l'ONG. C'est aussi un débat sur l'agressivité de certains chiens, trop agressifs pour pouvoir retourner dans les rues. « Je comprends tout à fait. Cette peur sera toujours là et elle continuera d'exister. Si un chien est agressif, placez-le dans un chenil avec un vétérinaire expérimenté s'il a besoin d'un dressage spécifique », estime-t-il. Après une large campagne de mobilisation citoyenne, la Cour suprême doit de nouveau rendre une décision sur le sujet en janvier. À lire aussiÀ New Delhi, la grève des livreurs bridée par les faibles gains sociaux de leur mouvement

Invité Afrique
Est de la RDC: protéger la faune de la guerre est «un grand défi», souligne un garde forestier

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 6:31


Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale

Journal d'Haïti et des Amériques
Première frappe terrestre américaine au Venezuela

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 30:00


La première intervention terrestre des États-Unis au Venezuela a eu lieu la semaine dernière. Donald Trump l'a révélée dans une interview diffusée à la radio, vendredi 26 décembre. Lundi 29 décembre, il a donné quelques détails : c'est un quai situé sur la côte vénézuélienne, qui servait à des trafiquants de drogue à charger des bateaux, qui a été détruit. CNN et le New York Times affirment que c'est la CIA qui a mené la frappe, sans doute mercredi selon le quotidien. Selon ces médias, une frappe de drone a anéanti une installation portuaire utilisée par le gang Tren de Aragua et a fait aucun mort. Cette opération est avant tout symbolique, explique l'une des sources anonymes citées par CNN, car il y a énormément d'installations portuaires de ce genre au Venezuela. D'ailleurs, l'affaire n'a fait grand bruit dans le pays. Mais pour le New York Times, cette frappe marque « le début d'une phase plus agressive dans la campagne que mène l'administration Trump contre le gouvernement Maduro ». Elle « pourrait accroître considérablement les tensions entre les États-Unis et le président vénézuélien », acquiesce CNN. Comment JD Vance a réussi à convaincre Elon Musk de ne pas créer de parti politique Souvenez-vous, c'était au printemps dernier : la fin de la bromance entre Donald Trump et Elon Musk, les insultes par réseaux sociaux interposés et cette promesse du milliardaire de créer un troisième parti politique qui suscite des inquiétudes au sein du camp MAGA. Le Washington Post raconte comment en coulisses, JD Vance, qui a peur pour les mid-terms, fait tout pour que Musk renonce à son projet. Il demande leur aide aux proches d'Elon Musk, promet de soutenir son candidat à la tête de la Nasa... Et ça marche ! Aujourd'hui, Donald Trump et Elon Musk sont à nouveau en bons termes, écrit le quotidien. Une trêve toutefois fragile, relève encore le journal qui met en garde Donald Trump et JD Vance qui aimerait compter sur Elon Musk pour la présidentielle de 2028 : quand le milliardaire soutient financièrement quelqu'un, il attend beaucoup en retour. Il aime « accaparer l'attention et veut orienter la politique selon sa propre vision du monde », écrit le Washington Post. À lire aussiDonald Trump dit que les États-Unis ont détruit un quai lié, selon lui, au narcotrafic au Venezuela Hausse « historique » du salaire minimum en Colombie En Colombie, la décision du président d'augmenter de plus de 23% le salaire minimum à partir de jeudi 1er janvier, provoque des réactions, pas seulement positives. « C'est un jour de fête pour les travailleurs et les classes populaires », s'est réjoui hier la Centrale unitaire des Travailleurs, rapporte El Tiempo. Les syndicats qui avaient demandé une hausse de 16%, ne s'attendaient pas à une telle augmentation. Mais ce cadeau de Noël passe mal auprès des patrons, prévient El Espectador  qui dans un article, se propose de décrypter « le bon, le mauvais et le laid » de cette décision. « Lo bueno, lo malo y lo feo » en espagnol, un jeu de mots car c'est aussi la traduction du film «  Le bon, la brute et le truand ». Avec cette augmentation bien supérieure à l'inflation, le président espère relancer l'économie, explique le quotidien. Mais attention, préviennent les chefs d'entreprises et des experts, c'est surtout l'inflation et les dépenses publiques qui risquent de s'emballer. La méthode employée par Gustavo Petro fait aussi débat. Le président a pris cette décision tout seul, ce que dénonce l'Association des entrepreneurs de Colombie. Il « a créé le concept de "revenu minimum vital", sans une discussion large, ouverte et démocratique », rapporte El Tiempo. Comme le souligne El Espectador, à quelques mois de la présidentielle, l'opposition y voit « un calcul électoral ».   Haïti : accusations d'une ONG contre la police Gazette Haïti se fait l'écho d'une lettre envoyée par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à l'Inspection générale de la police, dans lequel cette ONG dénonce la « connivence » entre des membres des forces de l'ordre et trois gangs dans l'Artibonite. Au moins sept agents « sont accusés d'avoir vendu des munitions et des armes, ainsi que de fournir des informations stratégiques de la Police nationale d'Haïti (PNH) aux groupes criminels lors des opérations policières », de les former et de gérer avec eux des « postes de rançonnement », explique le journal. Des membres des gangs auraient même infiltré les forces de l'ordre déployées dans l'Artibonite. Le Réseau national de défense des droits humains demande une enquête et des sanctions. Comment lutter contre la corruption en Haïti En Haïti, la plateforme Ensemble contre la corruption a présenté sa feuille de route sous l'égide du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail avec de nombreux acteurs de la société civile et des représentants d'institutions publiques telles que le ministère de l'Économie et l'Unité de lutte contre la corruption. Cette feuille de route contient une vingtaine de propositions que détaille Edouard Plautre, le secrétaire exécutif d'Ensemble contre la corruption qu'a interrogé Romain Lemaresquier. Du progrès dans la préservation des iguanes des Galapagos L'archipel des Galapagos a beau être isolé dans le Pacifique, à 1000 kilomètres du continent, il n'est pas à l'abri des trafiquants d'espèces protégées. Il a beaucoup été question ces dernières années, de vols de bébés tortues géantes, mais la contrebande touche aussi les iguanes terrestres et marins. Il y a quelques semaines, la vingtième réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et flore sauvages (Cites) qui s'est déroulée en Ouzbékistan, a débouché sur une bonne nouvelle pour les défenseurs des iguanes des Galapagos. Ces animaux ont été déplacés de l'appendice 2 à l'appendice 1. Leur commerce est, donc, désormais interdit, sauf pour des fins scientifiques. Reportage de notre correspondant en Equateur, Eric Samson. Le journal de la 1ère On connaît le nombre exact d'habitants en Guyane.

Autour de la question
De King Kong à Queen Kong: jusqu'où nous entraineront les femelles gorilles?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 48:29


Vous connaissiez King Kong, découvrez Queen Kong ! Chez les gorilles des plaines de Centrafrique, la primatologue Shelly Masi, l'une des rares à les étudier en immersion, a mis en évidence le pouvoir insoupçonné des femelles dans ces sociétés de gorilles, bien moins machistes qu'on ne l'imaginait... [Rediffusion du 26 mai 2025] Partons sur les traces des gorilles de l'Ouest grâce à notre invitée, la primatologue Shelly Masi, seule spécialiste des gorilles en France, qui les étudie au plus près, aux côtés de pisteurs Bayaka dans la forêt centrafricaine depuis 25 ans. Une fréquentation au long cours, une proximité qui lui a fait découvrir un autre monde, une autre réalité et surtout une société bien plus complexe que l'on ne pouvait imaginer, où les femelles ont un pouvoir insoupçonné. Vous croyez connaitre King Kong ? Nous allons découvrir Queen Kong. Avec Shelly Masi, primatologue, maitre de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle et seule spécialiste française des gorilles pour son livre Queen Kong. La loi de la jungle au féminin, paru chez Albin Michel. Musiques diffusées pendant l'émission - Ramiro Musotto – Bayaka - Clinton Fearon – Sleepwalking [Playlist RFI].

Autour de la question
De King Kong à Queen Kong: jusqu'où nous entraineront les femelles gorilles?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 48:29


Vous connaissiez King Kong, découvrez Queen Kong ! Chez les gorilles des plaines de Centrafrique, la primatologue Shelly Masi, l'une des rares à les étudier en immersion, a mis en évidence le pouvoir insoupçonné des femelles dans ces sociétés de gorilles, bien moins machistes qu'on ne l'imaginait... [Rediffusion du 26 mai 2025] Partons sur les traces des gorilles de l'Ouest grâce à notre invitée, la primatologue Shelly Masi, seule spécialiste des gorilles en France, qui les étudie au plus près, aux côtés de pisteurs Bayaka dans la forêt centrafricaine depuis 25 ans. Une fréquentation au long cours, une proximité qui lui a fait découvrir un autre monde, une autre réalité et surtout une société bien plus complexe que l'on ne pouvait imaginer, où les femelles ont un pouvoir insoupçonné. Vous croyez connaitre King Kong ? Nous allons découvrir Queen Kong. Avec Shelly Masi, primatologue, maitre de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle et seule spécialiste française des gorilles pour son livre Queen Kong. La loi de la jungle au féminin, paru chez Albin Michel. Musiques diffusées pendant l'émission - Ramiro Musotto – Bayaka - Clinton Fearon – Sleepwalking [Playlist RFI].

Camille passe au vert
Les dégâts des photographes naturalistes sur la faune et la flore

Camille passe au vert

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:54


durée : 00:02:54 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Ils sont de plus en plus nombreux, mais les amateurs de photo nature oublient parfois le sujet même de leur passion : la faune et la flore, qui subissent leur passage, et leurs pratiques parfois totalement irrespectueuses. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le 5/7
Didier Masci, responsable du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan.

Le 5/7

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:23


durée : 00:05:23 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Didier Masci, responsable bénévole du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Didier Masci, responsable du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan.

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:23


durée : 00:05:23 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Didier Masci, responsable bénévole du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une baleine ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 48:29


Plongée dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines avec Olivier Adam qui étudie sur tous les océans du globe, les vocalises, les chants et le langage des baleines. Bleues, à bosse ou boréales que nous racontent les baleines et sur quelles longueurs d'ondes ?  Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une baleine ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 48:29


Plongée dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines avec Olivier Adam qui étudie sur tous les océans du globe, les vocalises, les chants et le langage des baleines. Bleues, à bosse ou boréales que nous racontent les baleines et sur quelles longueurs d'ondes ?  Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.

Reportage Afrique
Centrafrique: dans le parc Dzanga Sangh, l'harmonie entre l'homme, les animaux et la nature

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 2:41


Alors que la COP30 a démarré  lundi 10 novembre, cap sur le sud-ouest de la République centrafricaine. Niché dans l'immense bassin du Congo, le parc de Dzanga-Sangha incarne l'espoir et la réussite d'une conservation harmonieuse entre la nature et l'humanité. Véritable sanctuaire de biodiversité, cette réserve abrite des espèces emblématiques et menacées : éléphants de forêt, gorilles, léopards, girafes, lions et beaucoup d'autres. Grâce à un modèle de gestion partagée entre le gouvernement centrafricain, l'ONG WWF et les populations locales, le parc prouve qu'il est possible d'allier conservation, développement durable et valorisation des savoirs autochtones.  Une vingtaine d'éléphants de forêt s'avancent lentement vers la saline de Zangaba, vaste espace dégagé où la terre, gorgée de minéraux, attire chaque jour des centaines d'animaux. À quelques mètres, un jeune mâle joue avec sa trompe dans l'eau. Puis, les femelles forment un cercle protecteur autour des éléphanteaux, tout en arrachant de longues herbes humides qu'elles mâchent lentement. Yoann Galleran, le directeur de l'aire protégée de Dzanga Sangha, nous sert de guide. « Tous les jours, une centaine d'éléphants se rassemblent régulièrement dans cette saline. Les éléphants de forêt, le pangolin et les gorilles sont les espèces emblématiques de notre parc. Le bassin du Congo regorge d'espèces de poissons, d'insectes, de champignons, de végétaux, de produits forestiers non ligneux. La gestion de ces ressources est très importante et elle doit être directement opérée par les communautés locales elles-mêmes. La gestion de la chasse durable, de la cueillette durable sont des questions clés pour le futur des aires protégées de Dzanga Sangha », nous apprend Yoann Galleran.  Le parc de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, n'est pas seulement un refuge pour les animaux. C'est aussi le berceau d'un peuple autochtone : les Ba'Aka, gardiens de la forêt. Leur connaissance intime des plantes et des pistes invisibles fait d'eux les véritables maîtres des lieux. Firmin est l'un d'eux. « Depuis toujours, nous vivons en lien étroit avec la terre, l'eau et les forêts. Pour nous, la nature n'est pas une ressource à exploiter, mais une partie de notre famille. Quand la Terre souffre, nous souffrons aussi. Les anciens nous enseignent que chaque décision doit être prise en pensant aux sept prochaines générations », explique-t-il.  Grâce à son modèle de conservation participative, où la protection de la faune et la flore rime avec le développement des communautés locales, Dzanga Sangha est en phase d'atteindre tous ses objectifs, selon Firmin : « La gestion se déroule de façon participative, avec une implication totale de notre part en tant qu'autochtones. Il existe une véritable prise de conscience collective quant aux méthodes de gestion durable des ressources naturelles. Des formations régulières nous sont dispensées sur l'importance de la préservation des ressources. Nous avons mis en place une zone de chasse communautaire que nous respectons scrupuleusement. » Plusieurs projets sont également conçus pour garantir une conservation durable, selon Yoann Galleran : « L'important, c'est de continuer à faire de Dzanga Sangha une destination d'écotourisme qui va bénéficier aux communautés locales. C'est également de promouvoir les nouvelles techniques d'agriculture responsable. C'est de maintenir un équilibre entre conservation et développement sans que l'un prenne le dessus sur l'autre, tout en s'assurant que les communautés locales puissent continuer de bénéficier d'opportunités économiques qui sont liées directement à la préservation de l'environnement. » Cependant, les responsables du parc ont identifié plusieurs menaces potentielles pour la faune et la flore, telles que l'exploitation illégale des ressources forestières, le trafic d'armes et surtout le braconnage visant les éléphants, les gorilles et les pangolins. Ces risques doivent être pris au sérieux, disent-ils, pour assurer la protection du bassin du Congo. À lire aussiCentrafrique: comment les pygmées Ba'Akas préservent et valorisent leur mode de vie traditionnel

Les dents et dodo
Le jardin des ratons laveurs

Les dents et dodo

Play Episode Listen Later Sep 27, 2025 3:04


[REDIFF] Tu veux que je te raconte l'histoire du jardin des ratons laveurs? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti!