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Dans son premier récit paru aux Éditions Marchialy, le journaliste Hugo Nazarenko Sas retrace avec brio l'histoire rocambolesque d'un vaste réseau de voleurs de cornes de rhinocéros, qui a sévi un temps en Europe et au-delà. Une histoire savoureuse et tragique à la fois. C'est un récit qui commence tel un polar, par une découverte terrifiante au milieu d'un champ de tournesols du Loiret, en France. Là, au beau milieu de ce champ, un agriculteur découvre avec stupeur, au sol, la tête mutilée d'un animal jamais vu dans ces contrées, les deux cornes coupées : une tête de rhinocéros. À partir de là, se déploie une toile et une histoire parfaitement vraie, captivante, qui nous emmène de zoos en petits muséums d'histoire naturelle français, chez des taxidermistes américains aux douanes françaises jusqu'en Irlande, en passant par le Vietnam, les grands parcs nationaux africains ou la Chine. Et c'est bien cette ampleur internationale, ce réseau hallucinant, progressivement mis à jour par le journaliste français spécialisé dans les crimes environnementaux dans Le Gang des voleurs de Cornes, qui fait le sel et le grain de son livre… Car il nous révèle ou rappelle des routes insoupçonnées : celles du trafic d'animaux sauvages, quatrième marché illicite le plus lucratif au monde ; un trafic mondialisé et sans scrupules, à l'image de notre monde, qui vient aussi puiser ses racines dans la colonisation et un certain rapport à l'Afrique, perçue comme un terrain de chasse et de prédation. Au fil de son livre, il nous embarque aussi à la rencontre de la communauté des « Travellers », des nomades indigènes d'Irlande, dont certains membres ont parcouru l'Europe, à partir de 2010, en quête de cornes et de trophées de chasses coloniaux dans les musées ou châteaux d'Europe et constitué ce fameux gang de voleurs. Parce qu'un temps, la corne de rhinocéros, constituée de kératine, comme un ongle, mais très prisée au Vietnam et en Chine, valait plus cher que la cocaïne ! Avec Hugo Nazarenko Sas, voyage aux 4 coins du monde, sur la piste d'un animal mythique, symbole de force et de sagesse, aujourd'hui pourchassé et en danger. À lire. À voir - Le gang des voleurs de cornes, Hugo Nazarenko Sas. 2026 - Éditions Marchialy - Rhino Dollars, un documentaire édifiant d'Olivia Mokiejewski qui a infiltré la mafia des cornes. A voir en VOD sur Arte - Une enquête en Afrique du Sud de Bryan Christy sur les éleveurs de rhinocéros dans le contexte du braconnage. Pour le National Géographic. Publié en 2016 - Un reportage RFI de Joséphine Kloeckner sur les parades utilisées par les rangers sud-africains contre le braconnage, comme introduire des isotopes radioactifs.
Dans son premier récit paru aux Éditions Marchialy, le journaliste Hugo Nazarenko Sas retrace avec brio l'histoire rocambolesque d'un vaste réseau de voleurs de cornes de rhinocéros, qui a sévi un temps en Europe et au-delà. Une histoire savoureuse et tragique à la fois. C'est un récit qui commence tel un polar, par une découverte terrifiante au milieu d'un champ de tournesols du Loiret, en France. Là, au beau milieu de ce champ, un agriculteur découvre avec stupeur, au sol, la tête mutilée d'un animal jamais vu dans ces contrées, les deux cornes coupées : une tête de rhinocéros. À partir de là, se déploie une toile et une histoire parfaitement vraie, captivante, qui nous emmène de zoos en petits muséums d'histoire naturelle français, chez des taxidermistes américains aux douanes françaises jusqu'en Irlande, en passant par le Vietnam, les grands parcs nationaux africains ou la Chine. Et c'est bien cette ampleur internationale, ce réseau hallucinant, progressivement mis à jour par le journaliste français spécialisé dans les crimes environnementaux dans Le Gang des voleurs de Cornes, qui fait le sel et le grain de son livre… Car il nous révèle ou rappelle des routes insoupçonnées : celles du trafic d'animaux sauvages, quatrième marché illicite le plus lucratif au monde ; un trafic mondialisé et sans scrupules, à l'image de notre monde, qui vient aussi puiser ses racines dans la colonisation et un certain rapport à l'Afrique, perçue comme un terrain de chasse et de prédation. Au fil de son livre, il nous embarque aussi à la rencontre de la communauté des « Travellers », des nomades indigènes d'Irlande, dont certains membres ont parcouru l'Europe, à partir de 2010, en quête de cornes et de trophées de chasses coloniaux dans les musées ou châteaux d'Europe et constitué ce fameux gang de voleurs. Parce qu'un temps, la corne de rhinocéros, constituée de kératine, comme un ongle, mais très prisée au Vietnam et en Chine, valait plus cher que la cocaïne ! Avec Hugo Nazarenko Sas, voyage aux 4 coins du monde, sur la piste d'un animal mythique, symbole de force et de sagesse, aujourd'hui pourchassé et en danger. À lire. À voir - Le gang des voleurs de cornes, Hugo Nazarenko Sas. 2026 - Éditions Marchialy - Rhino Dollars, un documentaire édifiant d'Olivia Mokiejewski qui a infiltré la mafia des cornes. A voir en VOD sur Arte - Une enquête en Afrique du Sud de Bryan Christy sur les éleveurs de rhinocéros dans le contexte du braconnage. Pour le National Géographic. Publié en 2016 - Un reportage RFI de Joséphine Kloeckner sur les parades utilisées par les rangers sud-africains contre le braconnage, comme introduire des isotopes radioactifs.
La vision des animaux est-elle en noir et blanc, comme on le croit souvent ? Voient-ils le monde différemment des humains ? À quoi leur sert la vue ? Vous pensez que l'herbe est verte et que le ciel est bleu (sauf en cas de sécheresse ou de pic de pollution) ? C'est vrai, pour vous, mais pas pour tout le monde. L'humain distingue trois couleurs principales, le jaune, le rouge et le bleu, les couleurs primaires. Mais le chien, par exemple, ne voit pas le rouge. Beaucoup de carnivores repèrent surtout les mouvements et font davantage confiance à leur ouïe et leur odorat. Les pigeons, à l'inverse, qui sont souvent méprisés, possèdent l'une des visions les plus élaborées parmi tous les animaux : ils distinguent des millions de couleurs. Vision nocturne La vision, chez un animal, a deux fonctions principales. Elle sert d'abord à repérer les proies. Le serpent a deux paires d'yeux, et l'une agit comme une caméra thermique pour distinguer sa cible même dans le noir total. Le chat chasse la nuit et dans l'obscurité il voit six fois mieux que nous, humains. Les insectes, et notamment les abeilles, distinguent les rayons ultraviolets ; elles voient ce qu'on ne voit pas, les signaux fluorescents des fleurs qui leur indiquent où se trouvent le nectar et le pollen. Un regard d'aigle Mention spéciale aux rapaces, aux yeux disproportionnés, comme si nous, humains, avions des yeux de la taille d'une orange. La rétine du faucon pèlerin, qui détient déjà le record de vitesse (350 km/h en piqué), contient 50 fois plus de cellules que la nôtre, ce qui lui permet de distinguer, à 18 mètres de haut, un objet de 2 millimètres seulement. Il voit aussi les ultraviolets et détecte ainsi les traces d'urine d'une souris dans les champs. Des yeux de côté Mais voir permet aussi de repérer les prédateurs. Il ne s'agit pas de fixer un seul point (la proie) mais d'avoir la vision la plus large possible. Les yeux sont bien en face des trous, mais les trous sont sur les côtés. C'est le cas du cheval, du mouton, ou du lapin qui possède un champ de vision de 360 degrés. En revanche, ils ne voient rien de près. Ils ne voient pas l'herbe (verte) qu'ils broutent dans le pré. La question de la semaine À lire aussiBiodiversité: plus de la moitié des oiseaux migrateurs en déclin, selon un rapport de l'ONG BirdLife
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C'est une hécatombe silencieuse : des millions d'animaux sont morts en France en raison des canicules à répétition cet été. Les volailles, particulièrement sensibles à la chaleur, ont payé un lourd tribut : 2 % du cheptel national a été touché, notamment en Bretagne. Après cet été meurtrier, les aviculteurs réfléchissent déjà à des solutions d'adaptation pour l'année prochaine. « Ça, c'est un lot qui a subi de plein fouet la canicule », commente Antoine Chaumette en ouvrant la porte d'un des poulaillers de son exploitation bio située à Saint-Gildas-de-Rhuys, dans le département du Morbihan. À l'intérieur, une centaine de poules pondeuses délivrent un medley de caquetages et de gloussements. « On en a retrouvé mortes dans le poulailler et sur le parcours, soupire l'aviculteur. Leur corps n'arrivait plus à réguler la température. » L'éleveur a perdu 110 volailles sur un cheptel d'environ 3 000. Du jamais vu pour celui qui exerce depuis neuf ans, dans un département – le Morbihan – jusqu'ici peu habitué aux chaleurs extrêmes. « Nos poulets sont régulièrement dehors et la proximité de la mer apporte régulièrement un vent frais, donc les canicules nous préoccupaient assez peu », admet l'exploitant, surpris par l'épisode de juin qui aura été le plus fatal à ses gallinacés. Un épisode qui lui aura toutefois permis « de mieux connaître désormais le seuil de tolérance des animaux par rapport aux fortes températures. » Pris de court et peu préparé, Antoine Chaumette a tenté de réagir. Il a opté pour la ventilation naturelle en ouvrant les trappes de ses poulaillers, notamment la nuit, mais au prix d'une surveillance renforcée pour éviter d'aiguiser l'appétit des prédateurs. L'aviculteur espère à terme pouvoir créer des zones d'ombre avec les jeunes pousses d'arbres plantés il y a quelques années sur son exploitation et qui, pour l'instant, n'ont pas atteint leur taille adulte. En attendant, il a fait avec les moyens du bord : « On a tendu deux bâches près des poulaillers pour créer des zones d'ombres. » À lire aussiFace à la chaleur et aux canicules, des animaux très ingénieux Des œufs plus petits Ces solutions d'appoint ont été efficaces puisqu'aucune perte n'a été enregistrée dans sa ferme lors des épisodes caniculaires suivants. Mais elles n'ont pas permis d'atténuer les conséquences identifiées sur la production. « Le calibre des œufs a diminué », constate Antoine Chaumette. Dans sa main droite, un œuf de taille classique, dans celle de gauche, un exemplaire d'un bon centimètre de moins. La taille de ses poulets a aussi rétréci. Il en pointe un du doigt : « Celui-ci, d'environ 1,2 kilogramme, doit normalement peser 1,5 kilogramme. Il y a jusqu'à un tiers de poids en moins sur certaines bêtes. La surconsommation d'aliment pendant la canicule leur a davantage permis de réguler la température que de produire de la viande », développe l'éleveur. Loin d'être résigné ou abattu, Antoine Chaumette perçoit l'été 2026 comme « une leçon » pour les années à venir. D'ailleurs, avec d'autres aviculteurs, il réfléchit déjà à des solutions d'adaptation pour l'été prochain. La priorité : ses poulaillers. Pourquoi pas installer de la ventilation dynamique couplée à des brumisateurs ou repeindre les toits en blanc, comme le font ses confrères maraîchers, pour réfléchir les rayons du soleil au lieu de les absorber et ainsi limiter la fournaise dans ses bâtiments. « Ce sont des investissements, mais ils seront amortis en évitant des pertes les années suivantes. » Des volailles sensibles à la chaleur La surmortalité des volailles durant l'été a atteint des niveaux records en France. Jusqu'à 2 % du cheptel national a succombé aux fortes chaleurs, soit entre 3 et 4 millions de poulets, « dont 2 à 3 millions pour la seule canicule du mois de juin », précise Yann Nédélec, directeur général de l'Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair. « La précocité de l'épisode, sa durée et le fait que les températures n'ont pas baissé la nuit, ont provoqué des ravages dans certains élevages. » Cette surmortalité s'explique par l'inadaptation de certaines fermes à des canicules dépassant les 40 degrés à l'ombre et par le fait que les volailles sont particulièrement sensibles à la chaleur. Elles ne transpirent pas, elles halètent pour réguler leur température. Résultat, leur rythme cardiaque s'accélère et elles meurent le plus souvent d'épuisement ou d'étouffement. C'est dans l'ouest de la France, dans les Pays de la Loire et en Bretagne, que cette surmortalité a le plus lourd impact. La région armoricaine représente à elle seule un tiers de la production nationale de volailles. La mortalité y est telle que les entreprises d'équarrissage se sont vite retrouvées débordées face à l'afflux de carcasses d'animaux morts. Au point que certaines préfectures ont exceptionnellement autorisé les éleveurs à enfouir leurs bêtes sur leurs exploitations. Brumisation et ventilation Si les canicules n'ont épargné aucune branche de l'aviculture, c'est bien dans les élevages intensifs que les pertes ont été les plus importantes. Mais les grosses exploitations sont aussi les mieux équipées. À une centaine de kilomètres plus au nord du Morbihan se trouve le petit village de Mauron, où se situe la ferme familiale de Clément Moy, jeune agriculteur de 27 ans. Ses cinq poulaillers géants sont parfaitement outillés : « Une brume envoie un spray d'eau et en parallèle des ventilateurs sortent l'air vers l'extérieur du bâtiment. Ce courant d'air permet de donner un ressenti de frais », développe l'éleveur au moment où les turbines se mettent justement en marche. Ce système lui a permis de passer l'été sans encombre. Aucune perte dans son poulailler qui compte pas moins de 24 000 volailles et où la température n'a pas dépassé les 30 degrés quand il en faisait dix de plus à l'extérieur. « Aujourd'hui, je peux dire que j'ai réussi à traverser cet été sans casse, mais il ne faut pas croire que cela va durer éternellement comme cela », tempère l'agriculteur. Un modèle à repenser Car Clément Moy en est conscient : plus les étés seront chauds et secs, plus il sera difficile de s'adapter. Il plaide pour des changements plus profonds : « Il ne faut pas davantage de brumisation et de ventilation. Il faut se demander pourquoi notre élevage est aussi sensible à la chaleur. Et là, on en vient à des solutions plus complexes qui demandent des investissements plus difficiles à mettre en place pour investir dans des poulets plus résistants, qui grandissent moins vite, et dans des densités d'élevages moins importantes. Le cœur du sujet, c'est de s'interroger sur notre modèle. » Avec ses 120 vaches laitières et ses cinq poulaillers géants, le jeune éleveur pourrait passer pour un ardent défenseur de l'agriculture productiviste. Il prône au contraire la transition agroécologique dans sa ferme. Mais repenser son modèle aura nécessairement un coût : « Un poulet qui grandit moins vite et des poulaillers avec moins d'animaux, c'est une bonne chose. Mais pour nous, les charges restent identiques. Il faudra donc vendre la viande plus cher et le consommateur devra l'accepter. » Mais Clément Moy le concède : sans accompagnement politique et économique, il ne pourra rien faire. La transition est l'affaire de tous, « de tous les acteurs de la filière », conclut-il. À écouter dans DécryptageLes droits des animaux, défi démocratique du XXIème siècle ?
Les lapins, origine lointaine : Espagne et Portugal. En Europe, ils ont plutôt la côte : aux carottes le dimanche, doudou pour bébé, joujou pour chasseurs. Mais en Australie, les lapins sont une catastrophe : pour l'économie, pour l'environnement. Et on les mange peu, on préfère le kangourou. Introduits, nonchalamment, par des colons britanniques au milieu du XIXe siècle, ils se sont multipliés en l'absence de prédateur naturel – comme des lapins – et ils ont conquis la quasi-totalité du territoire… Plus de 150 ans après, et malgré de multiples campagnes d'éradication massive – les Australiens ont tout essayé – ils sont toujours là, 200 millions peut-être, au grand dam notamment des agriculteurs. « Australie : 1 000 façons d'accommoder le lapin », un grand reportage de notre correspondant Grégory Plesse.
Dans le nord de la Tanzanie, des guerriers Masaï ont troqué leurs lances pour des smartphones. Grâce à l'association African People and Wildlife, de nouvelles générations de villageois sont entraînées à anticiper les risques de conflit entre faune sauvage et humains et à mieux les gérer en cas d'incident. Résultat : les populations mieux informées vivent désormais en harmonie avec leurs voisins sauvages à quatre pattes. Le pas est léger et la concentration à son maximum. Dans le village de Mswakini, situé en plein passage d'animaux sauvages vers le parc national du Tarangire célèbre pour ses safaris, les wildlife warriors (« guerriers de la faune sauvage ») patrouillent. Parmi eux, il y a Lomayani. « Là, vous voyez, c'est une empreinte d'éléphant », montre-t-il. Chaque matin et soir, Lomayani et son collègue patrouillent pendant deux heures autour du village. Leur rôle : prévenir les habitants s'ils voient des signes qu'un prédateur est dans les parages. Une méthode d'anticipation bien différente du passé, comme l'explique Ezekiel Moolel, en charge du programme de coexistence entre l'homme et la faune sauvage à l'ONG African People and Wildlife : « Avant, on voyait les animaux sauvages comme des ennemis parce qu'on savait qu'ils allaient manger nos bêtes. Donc, on les combattait avec nos lances ou avec du poison. En un mois, on pouvait tuer jusqu'à trois ou quatre lions. » Désormais, les patrouilleurs n'ont plus de lances mais simplement leur bâton et leur petite machette, équipement traditionnel des Masaï qu'ils utilisent pour faire fuir les bêtes sauvages s'ils en voient. Autre accessoire désormais indispensable : un smartphone. Démonstration avec Loother, guerrier Maasaï : « Quand je patrouille, si je trouve une empreinte de lion comme celle-ci, je m'arrête et j'ouvre l'application. Ça me demande la date, le lieu, s'il s'agit d'un lion... Je dois choisir si j'ai entendu un rugissement, s'il s'agit d'une empreinte ou encore d'excréments. » À lire aussiTanzanie: le sort des populations massaï, menacées par le développement du tourisme, préoccupe l'ONU Au total, il y a une quinzaine de questions créées par l'ONG African People and Wildlife. L'objectif est de mêler communautés locales et technologie, comme l'explique Neovitus Sianga, responsable de la conservation et de l'environnement à l'association : « Dès le début, nous avons consulté les guerriers et les aînés. C'est très utile pour organiser le programme. Ce que vous voyez sur cet écran montre où ont lieu les conflits avec la faune sauvage, quels sont les principaux prédateurs responsables. Toutes ces informations nous permettent de savoir dans quoi investir notre argent exactement. » Entre 2019 et 2025, les attaques liées au bétail ont baissé de 38% dans le village de Mswakini, une amélioration en partie liée au travail des Masaï. Les conflits entre humains et faune sauvage restent malgré tout encore fréquents en Tanzanie. Selon le gouvernement, entre 2021 et 2024, plus de 8 000 incidents ont été enregistrés à travers le pays. À lire aussiEn Tanzanie, des Masaï allient tradition et technologie pour préserver les sols
Conséquence du réchauffement climatique, la mer du Nord devient le nouveau paradis des poulpes, calamars et autres seiches. Les céphalopodes s'épanouissent dans des eaux qui se sont réchauffées de quatre degrés en une centaine d'années. Aujourd'hui, les seiches communes, calmars côtiers et poulpes communs, représentent plus d'une capture sur cinq des pêcheurs flamands – 23 % des tonnages, selon les autorités flamandes. Et ces chiffres sont en constante augmentation. De notre envoyé spécial à Ostende et Zeebruges, 18 h au marché aux poissons d'Ostende, Mario ferme la boutique et nettoie son étal au jet. « Les calamars ? Il y en a plein sur la côte belge, s'exclame le poissonnier. Avant, ça n'existait pas ici. Maintenant, ce sont des quantités énormes de calamars qui débarquent, et il y a moins de crevettes. Il y a des poulpes aussi ! » Ce phénomène s'explique par le réchauffement de quatre degrés en cent ans de la partie sud de la mer du Nord, peu profonde. « Les œufs de poulpe, il leur faut une température comprise entre 9 et 11 degrés pour éclore, explique Hans Polet, directeur scientifique à l'Institut flamand de recherche pour l'agriculture et la pêche. Avant, c'était beaucoup plus froid que ça ici, mais maintenant, on observe que les œufs de céphalopodes survivent très bien. » Par ailleurs, les céphalopodes disposent d'une grande quantité de nourriture : des crevettes, du crabe et du hareng, dont ils sont friands, car les grands prédateurs très gourmands, comme le cabillaud, sont moins nombreux. Pour eux, c'est l'inverse, ils n'arrivent plus à se reproduire dans des eaux devenues trop chaudes. Ce qu'ils mangeaient finit maintenant dans les estomacs des céphalopodes. Tout est allé très vite. « Il y a encore 8 ou 9 ans, on ne voyait aucune seiche, aucun calamar ou poulpe. Et maintenant ils représentent nos principaux volumes de pêche, souligne Tom Premereur, directeur général des ventes à la criée flamande, les seiches et les calamars principalement. Les poulpes, les gros, on ne les voit que depuis deux ans. Et l'année dernière, pendant l'hiver, un patron de pêche m'a appelé pour me dire qu'il en avait pêché plus de deux tonnes. » À lire aussiCanicule marine: les eaux européennes en surchauffe à cause du changement climatique Des quotas de pêche sur les céphalopodes ? Aujourd'hui, les pêcheurs comme les professionnels du secteur refusent toute idée de quotas de pêche pour des seiches, poulpes et calamars vendus entre 5 et 9 euros le kilo en ce moment. « On ne connaît pas assez l'impact de ces espèces sur l'écosystème. Certaines recherches montrent que les Octopus vulgaris, les gros poulpes, sont de très grands prédateurs qui mettent une grosse pression sur les espèces marines, alerte Sarah Vandamme, commissaire-priseur à la criée flamande. Ils savent entrer dans les casiers à crabes pour les manger, ils savent aussi ouvrir les coquilles Saint-Jacques. » « Il y a déjà assez de mesures pour réguler la pêche aux céphalopodes. D'abord, il faut avoir une licence de pêche, vous ne pouvez pas partir comme ça en mer avec votre bateau et vous mettre à pêcher, il y a une limitation de capacité, rappelle Emiel Brouckaert, directeur général de l'Organisation des producteurs de la pêche belge et représentant des armateurs. Ensuite, il y a l'accès aux zones de pêche qui est très limité. Et puis mettre en place des quotas, c'est très compliqué, surtout pour les céphalopodes, qui vivent très peu de temps. » L'idée est pourtant en discussion dans les couloirs de Bruxelles alors que le marché est en pleine expansion. L'essentiel des ventes est exporté vers la France, l'Italie ou l'Espagne, là où les céphalopodes se font rares à cause de la surpêche en Méditerranée, pour garnir d'un peu de belgitude les paellas et autres risottos locaux. À écouter dans C'est pas du ventLa vie privée du poulpe
Conséquence du réchauffement climatique, la mer du Nord devient le nouveau paradis des poulpes, calamars et autres seiches. Les céphalopodes s'épanouissent dans des eaux qui se sont réchauffées de quatre degrés en une centaine d'années. Aujourd'hui, les seiches communes, calmars côtiers et poulpes communs, représentent plus d'une capture sur cinq des pêcheurs flamands – 23 % des tonnages, selon les autorités flamandes. Et ces chiffres sont en constante augmentation. De notre envoyé spécial à Ostende et Zeebruges, 18 h au marché aux poissons d'Ostende, Mario ferme la boutique et nettoie son étal au jet. « Les calamars ? Il y en a plein sur la côte belge, s'exclame le poissonnier. Avant, ça n'existait pas ici. Maintenant, ce sont des quantités énormes de calamars qui débarquent, et il y a moins de crevettes. Il y a des poulpes aussi ! » Ce phénomène s'explique par le réchauffement de quatre degrés en cent ans de la partie sud de la mer du Nord, peu profonde. « Les œufs de poulpe, il leur faut une température comprise entre 9 et 11 degrés pour éclore, explique Hans Polet, directeur scientifique à l'Institut flamand de recherche pour l'agriculture et la pêche. Avant, c'était beaucoup plus froid que ça ici, mais maintenant, on observe que les œufs de céphalopodes survivent très bien. » Par ailleurs, les céphalopodes disposent d'une grande quantité de nourriture : des crevettes, du crabe et du hareng, dont ils sont friands, car les grands prédateurs très gourmands, comme le cabillaud, sont moins nombreux. Pour eux, c'est l'inverse, ils n'arrivent plus à se reproduire dans des eaux devenues trop chaudes. Ce qu'ils mangeaient finit maintenant dans les estomacs des céphalopodes. Tout est allé très vite. « Il y a encore 8 ou 9 ans, on ne voyait aucune seiche, aucun calamar ou poulpe. Et maintenant ils représentent nos principaux volumes de pêche, souligne Tom Premereur, directeur général des ventes à la criée flamande, les seiches et les calamars principalement. Les poulpes, les gros, on ne les voit que depuis deux ans. Et l'année dernière, pendant l'hiver, un patron de pêche m'a appelé pour me dire qu'il en avait pêché plus de deux tonnes. » À lire aussiCanicule marine: les eaux européennes en surchauffe à cause du changement climatique Des quotas de pêche sur les céphalopodes ? Aujourd'hui, les pêcheurs comme les professionnels du secteur refusent toute idée de quotas de pêche pour des seiches, poulpes et calamars vendus entre 5 et 9 euros le kilo en ce moment. « On ne connaît pas assez l'impact de ces espèces sur l'écosystème. Certaines recherches montrent que les Octopus vulgaris, les gros poulpes, sont de très grands prédateurs qui mettent une grosse pression sur les espèces marines, alerte Sarah Vandamme, commissaire-priseur à la criée flamande. Ils savent entrer dans les casiers à crabes pour les manger, ils savent aussi ouvrir les coquilles Saint-Jacques. » « Il y a déjà assez de mesures pour réguler la pêche aux céphalopodes. D'abord, il faut avoir une licence de pêche, vous ne pouvez pas partir comme ça en mer avec votre bateau et vous mettre à pêcher, il y a une limitation de capacité, rappelle Emiel Brouckaert, directeur général de l'Organisation des producteurs de la pêche belge et représentant des armateurs. Ensuite, il y a l'accès aux zones de pêche qui est très limité. Et puis mettre en place des quotas, c'est très compliqué, surtout pour les céphalopodes, qui vivent très peu de temps. » L'idée est pourtant en discussion dans les couloirs de Bruxelles alors que le marché est en pleine expansion. L'essentiel des ventes est exporté vers la France, l'Italie ou l'Espagne, là où les céphalopodes se font rares à cause de la surpêche en Méditerranée, pour garnir d'un peu de belgitude les paellas et autres risottos locaux. À écouter dans C'est pas du ventLa vie privée du poulpe
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Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset. Musiques diffusées pendant l'émission ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.
Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset. Musiques diffusées pendant l'émission ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.
L'été ☀️, c'est le moment idéal pour lever le pied… mais aussi pour ouvrir de nouveaux horizons. Pour ce nouveau Hors-série ASV
durée : 00:04:44 - Tout l'été, franceinfo vous emmène dans les coulisses du Muséum. L'institution fête ses 400 ans et ses collections continuent d'éclairer la science. Ce septième épisode nous plonge au cœur du programme "DIVE-Sea". Objectif : continuer à enrichir la collection d'espèces marines. - équipe : Service sciences, santé, environnement et technologie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pour accompagner la croissance de sa population, l'Australie, qui compte désormais plus de 28 millions d'habitants, s'urbanise à grande vitesse. Ce qui n'est pas sans créer quelques conflits de voisinage, notamment avec les chauves-souris, une espèce nomade vivant en colonies, qui trouve dans ces zones urbaines une source quasi infinie de nourriture. Une coexistence parfois difficile à vivre mais néanmoins indispensable, les chauves-souris étant de très loin le principal rempart face à la désertification en Australie. Notre correspondant Grégory Plesse s'est rendu à Harrington Park, une banlieue située dans le sud-ouest de Sydney, où une colonie de roussettes à tête grise, l'une des plus grandes espèces de chauve-souris au monde, a pris ses quartiers il y a quelques mois. À quatre heures du matin, c'est un véritable concert. Des roussettes à tête grise, on estime que dans cette banlieue arborée de Sydney, il y en aurait plus de 50 000, soit quatre fois plus que le nombre d'habitants. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils apprécient moyennement cette cohabitation. À l'image de Leigh, qui a même dû modifier sa routine matinale. « Elles défèquent partout, et elles sentent très mauvais. J'avais pour habitude de me promener dans ce parc, sous les arbres, c'est magnifique. Mais depuis que les chauves-souris sont arrivées, j'ai trop peur de prendre ce chemin », raconte-t-elle. Leigh n'est pas la seule à se plaindre. David, lui, est simplement résigné. « Il faut que je nettoie tous les jours la merde violette de chauve-souris sur le parterre de ma maison et autour de ma piscine, c'est un peu embêtant mais on ne peut pas faire grand-chose d'autre, puisque c'est une espèce protégée », regrette-t-il. Une espèce protectrice de l'environnement De fait, les roussettes à tête grise sont une espèce menacée. On estime que leur nombre a diminué de 30 % ces vingt dernières années, en raison notamment de la déforestation et donc de la destruction de leur habitat. Un déclin d'autant plus regrettable qu'elles jouent un rôle majeur pour la protection de l'environnement en Australie. C'est ce que souligne le biologiste Alfredo Ortega Gonzalez : « Les roussettes sont capables de transporter beaucoup de graines, mais aussi du pollen qui se colle à leur fourrure, sur de très grandes distances. Il n'est pas inhabituel pour elles de parcourir 20, 50 km par nuit, elles peuvent donc couvrir de très longues distances ». Alfredo Ortega Gonzalez est le coauteur d'une étude parue il y a quelques semaines, qui estime que cette seule espèce de chauve-souris contribuerait ainsi à planter plus de 90 millions d'arbres par an en Australie. Une raison suffisante pour les défendre, selon lui : « Oui, elles font du bruit, oui elles sentent mauvais, mais les bénéfices qu'elles apportent sont bien supérieurs à leurs désagréments. Il nous faut donc trouver un moyen de coexister, d'autant que l'urbanisation ne cesse de progresser ». Ainsi, dans d'autres secteurs de Sydney également envahis par les chauves-souris, des aides financières sont apportées aux résidents pour couvrir leurs frais de nettoyage. À lire aussiQuand les animaux «moches» sont délaissés par les scientifiques
Le CPEQ vous présente un nouvel épisode de sa série de balados, une entrevue avec Madame Pascale Déry, Ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Corbeaux, hyènes ou araignées... depuis des siècles, de nombreuses superstitions sont liées aux animaux, au risque d'entraîner des dégâts sur la biodiversité lorsqu'elles sont négatives. Une journée rien que pour lui. Tous les 17 août, les chats noirs ont droit à leur journée mondiale, comme n'importe quelle espèce menacée tel l'éléphant (chaque 12 août) ou l'orang-outan (tous les 19 août). S'ils ne sont pas à proprement parler menacés d'extinction, les chats noirs - accusés de porter malheur ou d'être le diable incarné - subissent toutefois une forme de discrimination parmi toute la gente féline. Une superstition qui remonte au Moyen-Âge... « On raconte que les sorcières s'entouraient de chats noirs parce que c'était le symbole de Satan. Elles empruntaient la physionomie de l'animal pour se rendre à leur sabbat [les réunions de sorcières]. Pendant le Moyen-Âge, il y a eu de nombreuses chasses aux sorcières, mais aussi des chasses aux animaux », raconte Denise Crolle-Terzaghi, auteur de l'ouvrage Les animaux fabuleux, légendes et superstitions, paru aux éditions Rustica. Mise à l'index papale La chasse aux hérétiques et aux chats noirs : des milliers, voire des millions, de chats noirs ont été massacrés en Europe après la publication d'une bulle papale, un texte du pape Grégoire IX, qui associait le chat noir à Satan. Et 800 ans après, les chats noirs restent des mal-aimés : dans les refuges pour animaux, personne ne veut les adopter. Mais tout est question de culture : en Angleterre ou en Asie, le chat peut aussi porter bonheur. « En Chine et au Japon, il y a le chat qui bouge sa petite patte et qu'on doit absolument avoir dans sa maison », poursuit Denise Crolle-Terzaghi. Au-delà du chat noir, la couleur noire fait l'objet de superstitions : le noir étant la couleur de la mort, malheur aux animaux noirs... « Le corbeau, s'il volait pas loin d'une maison, annonçait la mort, rappelle Denise Crolle-Terzaghi. La chauve-souris, noire elle aussi, qu'on ne voit que la nuit, on la clouait sur les portes. C'est une pratique bien sûr cruelle, qui servait soi-disant de protection magique contre les mauvais sorts », ajoute-t-elle. Charognards et sorcières Nombreux sont les animaux à faire l'objet de superstitions négatives, comme tous les charognards, pourtant fort utiles pour nettoyer la nature : les vautours, ou les hyènes associées aux sorcières dans certains coins d'Afrique. Mais dans une région d'Éthiopie, la hyène est au contraire réputée éloigner les mauvais esprits. Oui, des animaux portent aussi bonheur, sur tous les continents, comme le gecko, la coccinelle ou l'araignée mais seulement le soir. « “Araignée du matin, chagrin ; araignée du soir, espoir !” : c'est un petit dicton qu'on entend encore aujourd'hui. Quand on voyait une araignée qui courrait ou qui filait, cela voulait dire qu'on allait avoir de l'argent ». « L'argent ne fait pas le bonheur », dit un autre dicton. Mais le bonheur est dans la nature, et ce n'est pas une superstition ! La question de la semaine
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Tortue, escargot ou paresseux… Certaines espèces ne se déplacent que de quelques centimètres à l'heure. Il s'agit d'une adaptation à une nourriture pauvre ou à des conditions extrêmes. Mais ces animaux risquent d'être rattrapés par le climat qui change à toute vitesse. C'est la glorieuse incertitude du sport, même dans la nature. « Il laisse la tortue aller son train de sénateur / Elle part et se hâte avec lenteur », écrit Jean de La Fontaine dans sa fable Le Lièvre et la Tortue. Face au lièvre bondissant, la tortue remporte la course, alors qu'elle n'était pas favorite, handicapée par la maison, la protection, qu'elle porte sur son dos. Une tortue se déplace en moyenne à 300 mètres à l'heure, voire à 1 km/h quand elle sprinte… L'escargot, qui porte aussi sa coquille, est encore plus lent : pour faire 1 kilomètre, il lui faut une centaine de jours en moyenne. Chez les mammifères, l'animal le moins rapide est le paresseux, en Amérique latine : 0,5 km/h en vitesse de pointe. Si bien que la mousse pousse sur ses poils. Et quand il s'accouple, ça peut durer 48 heures ! À écouter dans Autour de la questionQue nous enseignent les tortues marines ? La vitesse, de l'énergie dépensée Comme chez le paresseux, le métabolisme du koala, sa capacité à transformer en énergie les aliments qu'il ingurgite, est aussi très lent. Lui aussi vit dans les arbres et lui aussi se nourrit exclusivement de feuilles, pas très caloriques et très longues à digérer. Il faut donc s'économiser parce que la vitesse, c'est de l'énergie dépensée. Ralentir pour vivre mieux : les humains appellent ça la slow attitude. Chez les animaux, la lenteur est un avantage évolutif, notamment face aux prédateurs. Presque immobile, on est presque invisible. On ne fait pas de bruit, on n'émet pas non plus d'odeurs. Le climat change plus vite En mer, l'étoile de mer, malgré ses milliers de petits pieds sous ses branches, n'avance que de quelques centimètres par minute, mais c'est suffisant pour attraper des proies encore plus lentes comme les oursins. Le requin du Groenland se déplace à moins de 1 km/h pour s'économiser dans l'eau glacée. Il est lent et vieillit lentement : il peut vivre jusqu'à 400 ans. Mais la lenteur risque d'être un handicap face au changement climatique. Face aux flammes d'un incendie, on n'a pas le temps de fuir. Et quand se déplacer prend autant de temps, pas facile d'aller coloniser de nouveaux territoires plus cléments, alors que le climat, lui, change à toute vitesse. La question de la semaine À lire aussiDes millions de victimes: pourquoi les animaux paient-ils un lourd tribut lors des incendies?
Diva Faune - Get Up Sinclair - Ensemble Yoa & Marine - Princesse Chaos Charlotte Cardin - Tant pis pour elle Zazie - Speed Teddybear - Chaussures roses Indochine - Tes yeux noirs Gaëtan Roussel - Tout s'en va Louane - Conduire Jacques Dutronc - Les Cactus (Live) Hoshi - Ta marinière Calogero - Prendre racine Vanessa Paradis - Tandem Clara Luciani - La grenade Aliocha Schneider - Ensemble Gérald de Palmas - Regarde-moi bien en face Manu Chao - Je ne t'aime plus Tibz - Nation Lancelot - Un homme seul Serge Gainsbourg - Aux enfants de la chance Raphaël et Jean-Louis Aubert - Sur la route Hélène Sio - Bye Bye Pierre de Maere - Je pense à vous Fréro Delavega - Le cœur éléphant Mika & Styleto - Cœur Stone Renaud - La ballade nord-irlandaise Pierre Garnier - Chaque seconde Placebo - Protège-moi Joseph Kamel & Julien Doré - Beau Jean-Jacques Goldman - Bonne idée Camélia Jordana - Facile Patrick Coutin - J'aime regarder les filles Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux, nous entraîne dans une enquête fascinante. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles, jusqu'aux fourmis, comment les animaux terrestres et marins réagissent-ils à la mort de leurs congénères ? Et que nous révèlent ces comportements ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé. Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »
La biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux, nous entraîne dans une enquête fascinante. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles, jusqu'aux fourmis, comment les animaux terrestres et marins réagissent-ils à la mort de leurs congénères ? Et que nous révèlent ces comportements ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé. Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »
Des dauphins, des baleines échoués sur les plages... Cette image est de plus en plus fréquente sur les côtes européennes, britanniques en particulier. Le Royaume-Uni compte plus de 15 000 kilomètres de plages et de falaises. Pour venir en aide à ces cétacés et ces phoques en difficulté, des associations de biodiversité organisent des ateliers de premiers secours à destination du grand public. De notre envoyée spéciale à Southampton, Sur les côtes britanniques, une dizaine de nageurs, de l'eau jusqu'à la taille, agitent une bâche au rythme des vagues. Sur le plastique, un dauphin gonflable au réalisme frappant. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si lourd, et encore, le moniteur dit que c'est un jeune. Il faut faire attention à ne pas trébucher sur des rochers, à bien faire flotter l'animal sur une bâche, à le recouvrir d'un drap mouillé puis le bercer dans l'eau. Ils peuvent mettre plusieurs heures avant de repartir », témoigne l'un des participants. Un dauphin adulte, c'est presque 250 kilos : il faut une dizaine de bénévoles pour le remettre à l'eau. Ils sont une trentaine, en combinaison de plongée, casqués, à suivre cette journée d'initiation aux premiers secours pour mammifères marins. Sur la plage, un groupe se penche sur une réplique de bébé phoque. Charlotte retire une paire de gants de jardinage. « Je travaille dans le secteur pétrolier. S'il y a une marée noire, j'aurais une part de responsabilité, donc je veux pouvoir aider. Ce que je ne savais pas, c'est que les phoques mordent facilement », explique-t-elle. La surpêche et le dérèglement climatique en cause Sur les côtes du Royaume-Uni, les échouages se multiplient : les phoques, comme ici au sud, mais aussi les rorquals, les orques et les dauphins au nord. Chris Berry, sauveteur confirmé, déplore une tendance à la hausse. « Durant mes cinq premières années, j'ai vu UN dauphin. Depuis, il m'est arrivé d'en secourir cinq en un an... Cela augmente. La surpêche est l'une des raisons, le dérèglement climatique aussi : les poissons changent d'endroit, donc les cétacés les suivent dans des zones qu'ils connaissent mal, se perdent et s'échouent », analyse-t-il. Les sauvetages peuvent intervenir toute l'année, à n'importe quelle heure. Alors, l'association des plongeurs britanniques, la British Divers Marine Life Rescue (BDMMA) espère recruter de nouveaux bénévoles. Louise Round, spécialiste du secourisme des phoques, souligne l'urgence : « Les gens se baladent beaucoup sur la côte, et nous recevons de plus en plus d'appels. Nous souhaitons être capables de répondre à ces appels rapidement, afin de sauver autant d'animaux que possible, donc nous avons besoin de bénévoles partout dans le pays. » Les listes d'attente pour la formation atteignent un an dans certaines régions. Passionné de plongée, Chris Berry aimerait une sensibilisation plus générale. « Sur les réseaux sociaux, j'ai déjà vu quatre millions de likes sur la vidéo de quelqu'un qui tirait un dauphin par la queue pour le remettre à l'eau. L'intention est bonne, mais les conséquences peuvent être graves. En particulier si vous ne savez pas pourquoi l'animal s'est échoué, vous risquez de le relâcher juste pour qu'il se noie. Il faut sensibiliser les gens : on ne fait pas n'importe quoi », insiste-t-il. À l'issue de la journée, les bénévoles repartent avec une immatriculation de secouriste pour une durée d'un an. À lire aussiFallait-il sauver Timmy, la baleine échouée en Allemagne?
Des dauphins, des baleines échoués sur les plages... Cette image est de plus en plus fréquente sur les côtes européennes, britanniques en particulier. Le Royaume-Uni compte plus de 15 000 kilomètres de plages et de falaises. Pour venir en aide à ces cétacés et ces phoques en difficulté, des associations de biodiversité organisent des ateliers de premiers secours à destination du grand public. De notre envoyée spéciale à Southampton, Sur les côtes britanniques, une dizaine de nageurs, de l'eau jusqu'à la taille, agitent une bâche au rythme des vagues. Sur le plastique, un dauphin gonflable au réalisme frappant. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si lourd, et encore, le moniteur dit que c'est un jeune. Il faut faire attention à ne pas trébucher sur des rochers, à bien faire flotter l'animal sur une bâche, à le recouvrir d'un drap mouillé puis le bercer dans l'eau. Ils peuvent mettre plusieurs heures avant de repartir », témoigne l'un des participants. Un dauphin adulte, c'est presque 250 kilos : il faut une dizaine de bénévoles pour le remettre à l'eau. Ils sont une trentaine, en combinaison de plongée, casqués, à suivre cette journée d'initiation aux premiers secours pour mammifères marins. Sur la plage, un groupe se penche sur une réplique de bébé phoque. Charlotte retire une paire de gants de jardinage. « Je travaille dans le secteur pétrolier. S'il y a une marée noire, j'aurais une part de responsabilité, donc je veux pouvoir aider. Ce que je ne savais pas, c'est que les phoques mordent facilement », explique-t-elle. La surpêche et le dérèglement climatique en cause Sur les côtes du Royaume-Uni, les échouages se multiplient : les phoques, comme ici au sud, mais aussi les rorquals, les orques et les dauphins au nord. Chris Berry, sauveteur confirmé, déplore une tendance à la hausse. « Durant mes cinq premières années, j'ai vu UN dauphin. Depuis, il m'est arrivé d'en secourir cinq en un an... Cela augmente. La surpêche est l'une des raisons, le dérèglement climatique aussi : les poissons changent d'endroit, donc les cétacés les suivent dans des zones qu'ils connaissent mal, se perdent et s'échouent », analyse-t-il. Les sauvetages peuvent intervenir toute l'année, à n'importe quelle heure. Alors, l'association des plongeurs britanniques, la British Divers Marine Life Rescue (BDMMA) espère recruter de nouveaux bénévoles. Louise Round, spécialiste du secourisme des phoques, souligne l'urgence : « Les gens se baladent beaucoup sur la côte, et nous recevons de plus en plus d'appels. Nous souhaitons être capables de répondre à ces appels rapidement, afin de sauver autant d'animaux que possible, donc nous avons besoin de bénévoles partout dans le pays. » Les listes d'attente pour la formation atteignent un an dans certaines régions. Passionné de plongée, Chris Berry aimerait une sensibilisation plus générale. « Sur les réseaux sociaux, j'ai déjà vu quatre millions de likes sur la vidéo de quelqu'un qui tirait un dauphin par la queue pour le remettre à l'eau. L'intention est bonne, mais les conséquences peuvent être graves. En particulier si vous ne savez pas pourquoi l'animal s'est échoué, vous risquez de le relâcher juste pour qu'il se noie. Il faut sensibiliser les gens : on ne fait pas n'importe quoi », insiste-t-il. À l'issue de la journée, les bénévoles repartent avec une immatriculation de secouriste pour une durée d'un an. À lire aussiFallait-il sauver Timmy, la baleine échouée en Allemagne?
Marine - Escroc Saez - Jeune et con Jeanne Bonjour - Finir par en rire Jean-Jacques Goldman - Il suffira d'un signe Sébastien Tellier & Juliette Armanet - Attraction Helena - Tout a changé (rien n'a changé) Gérald De Palmas - Tomber Louane - Conduire Indochine - No Name Blankass - La couleur des blés BB Brunes - Coups et blessures Zazie - Un point c'est toi Daniel Balavoine - L'Aziza Kyo - Ultraviolent Native - Si la vie demande ça Diva Faune - Get Up Téléphone - New York avec toi Tryo - La Traversée Clara Luciani - Cette Vie Tarmac - Ce sourire est pour moi Les Rita Mitsouko - Y'a d'la haine ! Jenn Ayache - About Us Vanessa Paradis - Les épines du cœur Serge Gainsbourg - Sorry Angel Dynamite Shakers - Cinéma -M- - Je dis aime Eddy de Pretto - Fête de trop Stéphane - Ma chérie Raphaël - Caravane Elisa Tovati & Tom Dice - Il nous faut Les Avions - Nuit Sauvage Dionysos & Olivia Ruiz - Tais-toi mon cœur Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:01:45 - Les journaux de France Culture - Les feux inédits qui ravagent la forêt de Fontainebleau ont brûlé plus de 2 000 hectares en deux jours. Sans victimes humaines mais avec une biodiversité exceptionnelle affectée. Quand l'évolution du climat bouleverse déjà la vie de plus de 6 500 espèces animales. Entretien. - équipe : La Rédaction de France Culture - invités : Jean-Philippe Siblet Ornithologue, attaché honoraire au Muséum national d'Histoire naturelle, président de l'association des naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau (ANVL) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Autour des lacs de Hongrie, c'est un spectacle de désolation qui attend les touristes. Leur niveau est au plus bas. Pourtant, les lacs sont une destination très populaire dans ce pays qui n'a pas d'accès à la mer. Un reportage de notre correspondante à Budapest, Le lac Velence, le troisième plus grand du pays, est particulièrement touché par la baisse du niveau des eaux. Près de Budapest, à 40 km, il est aussi appelé le lac du Petit Balaton. Il y a encore quelques années, les Hongrois venaient s'y baigner. Mais avec des étés de plus en plus chauds, de moins en moins de pluie, et une sécheresse particulièrement sévère cette année, le lac disparaît petit à petit. Si les effets sont déjà nettement visibles sur l'économie et la biodiversité, des solutions existent. À écouter dans C'est pas du ventAgir pour l'eau
Diva Faune - Get Up Jacques Higelin - Pars Jeanne Bonjour - Finir par en rire Charlotte Cardin - Tant pis pour elle Pigalle - Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs Hoshi - Pleurer en dansant Helena - Tout a changé (Rien n'a changé) Luna Parker - Tes états d'âme... Éric Teddybear - Chaussures roses Les Innocents - L'autre Finistère Vianney - Je m'en vais Superbus & Kyo - Ok Ko Cœur de Pirate - Comme des enfants À Cause Des Garçons - À cause des garçons Julien Doré - Chou Wasabi Jacques Dutronc - Les cactus (Live) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans le sud-est du Kenya, les animaux sauvages circulent librement d'un parc à un autre, créant parfois des conflits avec les communautés. Dans cet écosystème, les rangers ont un rôle clé pour protéger aussi bien la vie sauvage que les populations. Près du parc d'Amboseli, proche de la frontière avec la Tanzanie, des femmes ont endossé ce rôle. Soutenue financièrement par l'Ifaw, le Fonds international pour la protection des animaux, l'équipe est née en 2019. Les rangers femmes, issues des communautés massaï, défient depuis les normes de genre. De notre envoyée spéciale de retour d'Amboseli, Le jour se lève à peine dans les alentours d'Amboseli, au Kenya, l'équipe de rangers femmes enchaîne déjà les échauffements. La Team Lioness, comme elle se surnomme, s'apprête à partir. Purity Lakara donne les dernières instructions : « Nous allons partir faire nos patrouilles quotidiennes. Une fois sur le terrain, continuons à collaborer comme d'habitude. Le respect est essentiel. D'accord ? » Les rangers patrouillent sur plusieurs kilomètres pour assurer la protection de la faune sauvage. Et recenser les mouvements des animaux. Elles se déplacent aussi dans les communautés pour sensibiliser à la conservation ou régler des conflits. Un travail qui n'est pas sans danger rappelle Purity. « Nous ne sommes pas armées. Or il nous arrive de croiser des animaux dangereux. Par exemple, lorsque les éléphants sont en période de rut, ils sont souvent très agressifs, explique la ranger. Mais nous avons suivi une formation de ranger, et certaines ont également reçu une formation paramilitaire. Nous avons donc appris à nous protéger et à nous défendre. » À lire aussiKenya: un hôtel de luxe dans la réserve Masai Mara continue d'alimenter les polémiques « Briser les stéréotypes n'a pas été facile » À 28 ans, Purity Lakara fait partie des premières femmes de sa communauté à être devenue ranger. « Au début, c'était difficile, parce que c'est une communauté où les hommes occupent traditionnellement la place dominante. Briser les stéréotypes n'a pas été facile, confie-t-elle. Pour eux, accepter qu'une femme quitte la maison, laisse les tâches ménagères et les enfants pour partir trois semaines sans rentrer, alors qu'elle est mariée et a des enfants... c'était inconcevable. Mais nous avons été déployées et avons commencé à travailler. Nos rapports étaient excellents et la communauté a progressivement commencé à nous accepter. » Aujourd'hui, elles sont 17 rangers femmes sur les quelques 90 de cette région. Et Purity s'en félicite : de plus en plus de jeunes filles veulent rejoindre la Team Lioness. Pour ces communautés pastorales massaï, c'est aussi une opportunité d'emploi. « Cela permet à une personne de contribuer aux revenus du foyer. Comme moi, par exemple, ma famille sait qu'elle va recevoir quelque chose à la fin du mois, explique Evelyn Moinan, ranger depuis 2021. Ils sont très fiers de moi. Même les jeunes filles de nos communautés disent désormais : "Nous aimerions être comme Dorcas, comme Evelyne." Elles voient que les choses changent. » À à peine 4 ans, sa fille rêve déjà d'être une future ranger, comme sa maman. À lire aussiKenya: dans le Tsavo, les rangers au cœur de l'équilibre entre vie sauvage et communautés [1/2]
Au Kenya, les régions de Tsavo et de Taita-Taveta hébergent éléphants, lions ou encore hyènes. Une grande partie du territoire leur est réservée, et cette faune sauvage y circule pour aller de parc en parc. Rangers et gardes communautaires jouent un rôle central dans cette bonne cohabitation entre la faune et les communautés locales. Ils font de la prévention et de la médiation, et travaillent aux côtés du Kenya Wildlife Service, l'autorité en charge de la protection de la faune sauvage. De notre envoyée spéciale de retour de Taita-Taveta, La région de Taita-Taveta, dans le sud-est du Kenya, compte 250 rangers répartis sur plusieurs aires de conservation. Ces gardes communautaires patrouillent régulièrement dans les réserves pour notamment lutter contre le braconnage. « C'est un métier difficile, il faut avoir le cœur et la volonté de le faire, témoigne Benson Klalaghe, ranger depuis plusieurs années dans la région. Sans cela, on pourrait abandonner dès le premier jour, rendre son uniforme et rentrer chez soi. » « Un jour, j'ai failli mourir, poursuit-il. Nous sommes tombés sur un groupe de braconniers armés qui avaient tué un animal et transportaient de la viande de brousse. Lorsque nous avons tenté de la confisquer, ils ont résisté. Ça s'est transformé en affrontement. Ils étaient armés de gourdins, mais nous avons finalement réussi. Nous en avons arrêté trois. » La chasse à l'ivoire a fortement diminué, mais la viande de brousse reste encore prisée pour le commerce. À lire aussiAu Kenya, des girafes «émissaires de la paix» rapprochent deux communautés rivales « Les rangers jouent un rôle de sensibilisation » Lors de leurs patrouilles, les rangers notent aussi les animaux observés. Leurs déplacements sont suivis. Il faut anticiper de potentiels conflits avec les populations locales. « Ici, il n'y a pas de clôture entre les aires de conservation et les communautés, explique Omaria Kenneth Anyang, le coordinateur sécurité du poste de Kasigau. Lorsque les pluies arrivent et que les habitants ont semé leurs cultures, les éléphants quittent les zones protégées pour se rendre dans les zones habitées, causant des destructions de cultures et des dégâts matériels, et mettant en danger les populations. L'année dernière, il me semble que nous avons eu trois personnes tuées par des éléphants. Il y a aussi des lions et des hyènes qui attaquent le bétail. » Ces incidents mènent parfois à des mesures de représailles. Omaria Kenneth Anyang explique avoir vu des éléphants blessés par des lances ou des carcasses empoisonnées pour tuer des lions. Les rangers, issus des communautés, ont donc aussi un rôle de médiation. « Il faut des personnes capables d'aller à la rencontre des communautés et de dialoguer avec elles afin d'éviter les représailles contre la faune, souligne le coordinateur sécurité. Les rangers jouent un rôle de sensibilisation : ils participent à des réunions dans les villages pour échanger avec les habitants et faire en sorte que tout le monde avance dans la même direction sur les questions de conservation. » L'association qui regroupe les réserves, la Taita Taveta Wildlife Conservancies Association, se félicite d'avoir vu passer le nombre d'éléphants de moins de 12 000 en 2005 à près de 16 000 aujourd'hui, dans l'écosystème du Grand Tsavo. À écouter dans Grand reportageKenya : les mammifères marins en danger
Pierre de Maere - Je pense à vous Les Négresses Vertes - Sous le soleil de Bodega Bénabar - Bon anniversaire The Odds - Belle histoire Jacques Higelin - Tombé du ciel Mika & Styleto - Cœur Stone Clara Luciani - Cette vie Marc Morgan - Notre mystère, nos retrouvailles Estl - Te rencontrer encore Pierre Garnier - L'Horizon Fred Blondin - Elle allume des bougies Julien Doré - Chou wasabi Jean-Jacques Goldman - Je marche seul Raphaël - Caravane Jean-Louis Aubert - La chanson qui guérit Renaud - La ballade nord-irlandaise Diva Faune - Get Up Mano Negra - Pas assez de toi Lancelot - Un homme seul Superbus & Kyo - Ok Ko Renan Luce - Repenti Hélène Sio - Bye Bye Gaëtan Roussel - Tout s'en va Daniel Balavoine - Aimer est plus fort que d'être aimé Yoa & Marine - Princesse chaos Doriand - Au diable le paradis Justin Nozuka Feat Zaho - Heartless Helena - Tout a changé (Rien n'a changé) Marc Lavoine - C'est ça la France Emma Daumas - Tu seras Aliose - Loin Taxi Girl - Chercher le garçon Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:13 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - See On Sea est le premier dispositif de sensibilisation à la biodiversité... - invités : Brigitte Bornemann Présidente de "Energiesdelamer.eu" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Immersion dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines aux côtés d'Olivier Adam qui étudie, à travers les océans du monde, les vocalisations, les chants et les modes de communication des baleines. Qu'elles soient bleues, à bosse ou boréales, que nous racontent-elles et sur quelles fréquences nous transmettent-elles leurs messages ? (Rediffusion) Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.
Immersion dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines aux côtés d'Olivier Adam qui étudie, à travers les océans du monde, les vocalisations, les chants et les modes de communication des baleines. Qu'elles soient bleues, à bosse ou boréales, que nous racontent-elles et sur quelles fréquences nous transmettent-elles leurs messages ? (Rediffusion) Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.
L'écrivain voyageur anglais s'est lancé dans un vaste périple en Europe, sur les traces de ce prédateur qui à lui seul incarne la liberté et le sauvage, insaisissable et redouté… Du loup, on ne voit souvent que le passage, avec ces empreintes reconnaissables entre mille. C'est d'ailleurs avec un tampon qui reprend ces empreintes de loup dans son sac à dos, qu'Adam Weymouth est récemment passé en France, pour partager son dernier récit « Dans les pas du loup » paru récemment en France, le dédicacer de cette empreinte de loup, et recevoir le Prix Nicolas Bouvier qui lui a été décerné au Festival « Étonnants Voyageurs » de Saint-Malo. Déjà remarqué par la presse internationale pour « Les Rois du Yukon », récit d'un long périple sur plus de 3 000 km en canoë en Alaska pour suivre la migration des saumons, Adam Weymouth s'inscrit dans la grande tradition des « travels writers » anglais, livrant sensations et questionnements en chemin. Et pour ce nouveau récit, il a décidé de refaire à 10 ans d'écart le voyage d'un jeune loup slovène, Slavc, qui après plus d'un millier de kilomètres d'errance ou de quête à travers les Alpes, s'est établi en Italie, en Lessinie. D'une plume alerte et sensible, Adam Weymouth se rapproche de la réalité de l'animal, de sa vie en meute tout en convoquant avec finesse et érudition l'histoire contrariée des hommes et de cette bête, qui peuple les imaginaires depuis toujours. Jadis, le loup, le canis lupus, était le mammifère terrestre le plus répandu sur notre planète… Après quoi, il sera quasiment réduit à l'extinction au XIXè siècle. Aujourd'hui, sa population est estimée à 23 000 individus dans les pays de l'Union européenne, dont un millier en France. À lire et à voir : - Dans les pas du loup, d'Adam Weymouth. Éditions Albin Michel 2026. Prix Nicolas Bouvier 2026 - Les rois du Yukon, d'Adam Weymouth. Éditions Albin Michel 2021. - Le loup, une histoire culturelle, de Michel Pastoureau. Éditions du Seuil. 2018 - Les diplomates – Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, de Baptiste Morizot, Éditions Wildproject. 2016 - Vivre avec les loups – Livre + Film – Jean-Michel Bertrand, Éditions La Salamandre. 2023 - La peur du loup, de Geneviève Carbone, Éditions Gallimard. 1991 - Le site du « Festival Étonnants Voyageurs » qui s'est tenu du 23 au 25 mai 2026 à Saint-Malo.
durée : 00:39:06 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - Wasmannia auropunctata surnommée fourmi électrique en raison de l'intensité de sa piqûre, est l'une des fourmis invasives les plus agressives et les plus coûteuses au monde. Un troisième foyer de fourmis électriques a été détecté fin mars à Cavalaire-sur-Mer, toujours dans le département du Var. - équipe : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret, Éléonore Thévenot - invités : Olivier Blight Maître de conférences en écologie à l'Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Ecologie à l'université d'Avignon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, s'étend sur près d'un million d'hectares. C'est une réserve de la biosphère, une des zones protégées les plus vastes d'Afrique de l'Ouest. Ce parc avait un temps été classé patrimoine en péril, en raison des activités illicites qui ont mis en danger sa faune et sa flore. Par ailleurs, l'insécurité à la frontière avec le Burkina Faso et les attaques à caractère terroriste qui ont affecté Kafolo en 2020 et en 2021 ont entaché l'image de la région, classée zone rouge par les chancelleries occidentales. Mais depuis trois ans, les autorités ont sécurisé le nord du pays. La relance de ce parc illustre cette reprise progressive des activités. Cette reprise passe notamment par l'utilisation de méthodes de surveillance modernes. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, Nous sommes dans la partie sud du parc de la Comoé, en Côte d'Ivoire. Le capitaine Louis Gbaza, en charge du suivi écologique à l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), tient entre ses mains les commandes d'un drone sophistiqué : « Il s'agit là d'inventorier les hippopotames sur le fleuve. Aujourd'hui, en termes d'effectifs, on frôle les 200 hippopotames. Avec toutes les photos aériennes qu'on a pu réaliser, on se rend compte qu'il y a beaucoup de juvéniles. Ils se reproduisent. » Le fleuve Comoé traverse le parc sur une grande distance. Le drone apparaît comme un outil indispensable pour mesurer le comportement des animaux. Le capitaine Louis Gbaza y voit un gain de temps pour réaliser ses inventaires. Des recensements qui s'effectuent aussi à l'aide de deux ULM : « Facilement, on fait l'inventaire du parc en moins d'une semaine. Les analyses se font rapidement parce que c'est l'intelligence artificielle qui le fait. On a un taux de confiance autour de 80%. » À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest Un parc sous haute surveillance Pendant les crises politico-militaires, les populations riveraines pratiquaient le braconnage, menaçant plusieurs espèces... comme les chimpanzés et les éléphants. Aujourd'hui, le principal problème, c'est la pratique de l'orpaillage clandestin. Pas évident de surveiller un parc aussi grand : il y a là plus d'un million d'hectares de savane, de forêts et de collines, avec des zones parfois reculées. Tous les jours, à bord de son ULM, le lieutenant-colonel Kissi Dandouss recherche des indices d'agression du parc : « Il y a de cela quelques années, les braconniers pouvaient faire ici un mois... ou un peu plus longtemps ici. Mais aujourd'hui, avec les opérations aériennes, ils n'ont pas le temps de s'installer comme ils le faisaient avant. C'est pareil pour les orpailleurs : ce ne sont plus des camps avec des fosses de plusieurs mètres. » Les agents de l'OIPR interpellent en moyenne dix personnes chaque mois, pour des faits de braconnage, de pâturage ou d'orpaillage clandestin. Ils procèdent à un premier interrogatoire au sein du parc, puis remettent les prévenus entre les mains du tribunal de Bouna. Le capitaine Alain Lougbouet est chargé des contentieux à l'OIPR : « Concernant l'orpaillage, d'abord, c'est une infraction condamnée par la loi. Les condamnations varient entre six mois et cinq ans de prison ferme en fonction de la gravité. Au niveau des parcs nationaux, la loi est encore plus sévère là-dessus. » Au-delà du volet répressif, les agents de l'OIPR se sont rapprochés des communautés vivant près du parc, pour les impliquer, elles aussi, dans la protection de ce site. À écouter aussiCôte d'Ivoire : la réussite de la relance du parc de la Comoé [1/2]
Enquête fascinante de l'archéologue roumain Catalin Pavel sur les liens aussi intimes que symboliques tissés depuis la préhistoire entre les humains et les autres animaux. Comment ours, chien, chat, dauphins, hérissons, poissons et oiseaux ont forgé notre humanité ? Interrogeons-nous sur les liens tissés depuis la préhistoire entre les homos sapiens que nous sommes et les autres animaux. Des baleines aux hérissons et aux oiseaux en passant par les chats, les chiens et les chevaux, pourquoi un tel bestiaire aussi varié se retrouve représenté sur les parois des grottes, enterrés avec les humains dans les tombes, sculptés sur tant d'objets symboliques ou ornementaux ? Et qu'est-ce que ça dit de nous ? Catalin Pavel met en lumière la place centrale des animaux domestiques comme sauvages, dans la construction même de notre humanité et le rôle-clé qu'ils ont joué dans le développement cognitif, émotionnel et social des sociétés préhistoriques et antiques. Comment les autres animaux ont fait de nous des humains ? Avec Catalin Pavel, archéologue et écrivain roumain pour son ouvrage Les animaux et nous, une enquête archéologique (Flammarion). Musiques diffusées dans l'émission Nectar Wood - Naturally Khruangbin - May Ninth.
Enquête fascinante de l'archéologue roumain Catalin Pavel sur les liens aussi intimes que symboliques tissés depuis la préhistoire entre les humains et les autres animaux. Comment ours, chien, chat, dauphins, hérissons, poissons et oiseaux ont forgé notre humanité ? Interrogeons-nous sur les liens tissés depuis la préhistoire entre les homos sapiens que nous sommes et les autres animaux. Des baleines aux hérissons et aux oiseaux en passant par les chats, les chiens et les chevaux, pourquoi un tel bestiaire aussi varié se retrouve représenté sur les parois des grottes, enterrés avec les humains dans les tombes, sculptés sur tant d'objets symboliques ou ornementaux ? Et qu'est-ce que ça dit de nous ? Catalin Pavel met en lumière la place centrale des animaux domestiques comme sauvages, dans la construction même de notre humanité et le rôle-clé qu'ils ont joué dans le développement cognitif, émotionnel et social des sociétés préhistoriques et antiques. Comment les autres animaux ont fait de nous des humains ? Avec Catalin Pavel, archéologue et écrivain roumain pour son ouvrage Les animaux et nous, une enquête archéologique (Flammarion). Musiques diffusées dans l'émission Nectar Wood - Naturally Khruangbin - May Ninth.
Dans les reliefs et forêts de Macédoine du Nord et d'Albanie, se niche ce grand félin à la fourrure tachetée et aux oreilles pointues, un des mammifères les plus rares au monde. Voyage à pas lents et pistage attentif... Au début des années 2000, alors qu'on le croyait disparu, le lynx des Balkans a été redécouvert, entre les massifs du parc national de Mavrovo au nord-ouest de la Macédoine et les monts de Munella au nord de l'Albanie. Aujourd'hui, une quarantaine de ces animaux seraient présents à l'état sauvage, dans des contrées retirées quoique de plus en plus anthropisées, altérées par l'homme. Classé par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme une espèce en danger critique d'extinction, ce lynx hante depuis longtemps l'imaginaire et les récits populaires dans les Balkans. En Macédoine du Nord, il est un emblème national qui orne les pièces de 5 denars, et en Albanie, on raconte que ceux qui croisent ses yeux en amande deviennent aveugles. « Lynx lynx balcanicus », c'est le nom de cette sous-espèce du lynx boréal, prédateur solitaire qui avance la nuit ou le soir et que l'on dit insaisissable, fantomatique même. On le surnomme d'ailleurs « le fantôme de la forêt ». Mais au-delà de la fascination qu'il suscite, ce lynx des Balkans fait désormais l'objet d'une surveillance et d'une protection bien spécifiques, dans le cadre d'un programme transnational de rétablissement du lynx des Balkans. Survivant discret d'un monde en recul, le lynx rôde entre les arbres, franchit les cols, traverse les frontières. Car son territoire, lui, ne connaît pas les lignes sur les cartes. Et dans une région longtemps marquée par les frontières et les tensions, le combat pour cet animal emblématique oblige alors les humains à coopérer et veiller sur le sauvage, ou du moins ce qu'il en reste. Un voyage sonore entre la Macédoine du Nord et l'Albanie de Sibylle d'Orgeval. En savoir plus : - Sur le programme transnational de rétablissement du lynx des Balkans - Sur l'ONG Macedonian Ecological Society impliquée dans ce programme côté Macédoine du Nord. En macédonien. - Sur l'association PPNEA: Protection and Preservation of Natural Environment in Albania, engagée dans ce programme côté albanais - Sur le parc national de Mavrovo en Macédoine du Nord. En anglais. - Sur l'UICN et le classement du lynx des Balkans. En anglais.
Dans un monde où les scientifiques alertent sur une disparition massive du vivant, une question s'impose : peut-on encore réparer ce que l'humanité a détruit ? Des savanes africaines aux montagnes d'Asie, la biodiversité recule à un rythme sans précédent. Pourtant, partout sur la planète, des femmes et des hommes tentent de redonner une place aux espèces sauvages disparues ou menacées. Aujourd'hui dans notre émission, nous allons explorer ces projets de réintroduction qui suscitent autant d'espoir que de débats. Peut-on vraiment rendre la liberté à un animal que l'homme a failli faire disparaître ? Comment réapprendre à faire cohabiter les humains et la faune sauvage ? Quels sont les risques, les réussites, les limites ? Nous vous emmenons notamment en Corée du Sud, où le destin des ours-lune est en train de changer. Longtemps menacés, ces ours asiatiques font aujourd'hui l'objet de programmes de protection et de tentatives de réintroduction dans leur habitat naturel. Aujourd'hui, sauver la biodiversité ne suffit plus. Il faut parfois la faire revenir... Avec François Sarrazin, professeur d'écologie à Sorbonne Université et chercheur au Centre d'écologie et des sciences de la conservation (MNHN, CNRS, Sorbonne Université, équipe Conservation et restauration des populations).
Situé au cœur de la ville, le parc zoologique et botanique de Brazzaville a reçu en octobre 2025 un couple de lions venu d'Afrique du Sud. La présence de ces mammifères, que le parc n'a plus abrités depuis 29 ans, attire de plus en plus la curiosité des visiteurs. Le zoo reçoit en moyenne 4 000 visiteurs par semaine. De notre correspondant à Brazzaville, Cet après-midi, le parc est envahi par plusieurs dizaines de jeunes élèves venus de différentes écoles privées de Brazzaville. Au bout d'allées jalonnées par des arbres, des palmiers ou des fleurs se trouve l'enclos du couple de lions. Ils sont assis chacun dans leur coin. Le mâle s'appelle Mufasa, il est âgé de 14 mois, contre 13 mois pour la femelle, nommée Sarabi. Chems Roc, concessionnaire du parc, présente l'endroit : « Ils ont un bel enclos. Ils ont à peu près 2 500 m2 qui ont été protégés par un dispositif normé. Nous avons à peu près 18 000 volts de tension sur le câblage intérieur, pour protéger le grillage, qui lui-même aussi est très robuste, afin de maximiser leur sécurité et la sécurité de visiteurs », explique-t-il. De temps en temps, le couple s'accroupit, marche dans l'enclos sans grogner. Leur consommation est de dix kilos de viande par jour. « Je les vois juste dans les documentaires. C'est la première fois que je les vois face à face », se réjouit Ashley, étudiante. « Ça me fait une sensation. Donc, je suis très contente, heureuse et ravie de les voir », ajoute Manuela, femme au foyer. À écouter dans C'est pas du ventLa face cachée des zoos et des aquariums: non, ils ne protègent pas la biodiversité! Des élèves au zoo À la tête d'un groupe d'élèves, tous sac au dos, la maîtresse Mélanie Malonga est aussi émue : « Les documentaires, les enfants les voient seulement à la télé. Nous avons préféré qu'ils viennent voir en live. Je suis très ravie. Si les gestionnaires pouvaient ajouter d'autres animaux, propose-t-elle, pour que les enfants, au lieu de se limiter seulement aux documentaires à la télé, viennent de temps à autre faire des visites ». Sourire aux lèvres, elle s'est assurée qu'elle est bien protégée. « Parce que je sais que là, il y a une protection. Même si la peur est là, je sais bien que je suis protégée. Ils ne peuvent pas m'attaquer », ajoute-t-elle. « C'est émouvant. Ce qu'on voit à la télé, on le voit en vrai. C'est attirant. Les choses qu'on ne voit jamais, ça attire toujours les gens. Ce sont de beaux souvenirs », affirme Brejnev, 26 ans. Les propriétaires du parc espèrent maintenant la naissance de lionceaux pour permettre à la famille de s'agrandir. À lire aussiLes réseaux sociaux sont-ils les ennemis des animaux mignons?
Jusque sur l'île de Ngor au Sénégal, point de passage de centaines de milliers d'oiseaux marins lors de leurs vols transatlantiques. Une saison à Ngor avec les guetteurs, des ornithologues passionnés qui cherchent à comprendre pourquoi et comment migrent les oiseaux. Suivons un phénomène inouï : la migration de centaines de milliers d'oiseaux marins qui descendent vers le grand Sud en automne, parcourant des dizaines de milliers de kilomètres, traversant tous les océans pour hiverner dans l'hémisphère sud. Comment savent-ils où et quand partir ? Comment s'orientent-ils ? Comment survivent-ils à ces vols transatlantiques et transpacifiques ? Pourquoi et comment guetter et compter les oiseaux migrateurs ? Avec Philippe J. Dubois (écologue et ornithologue) et Elise Rousseau (naturaliste) pour leur ouvrage Les guetteurs, le merveilleux voyage des oiseaux migrateurs (Albin Michel), et Marc Giraud (naturaliste) pour son livre Comprendre facilement les oiseaux (Delachaux et Niestlé). Musiques diffusées dans l'émission Eels - I like birds Amadeus - Yàlla Du Juum.
Jusque sur l'île de Ngor au Sénégal, point de passage de centaines de milliers d'oiseaux marins lors de leurs vols transatlantiques. Une saison à Ngor avec les guetteurs, des ornithologues passionnés qui cherchent à comprendre pourquoi et comment migrent les oiseaux. Suivons un phénomène inouï : la migration de centaines de milliers d'oiseaux marins qui descendent vers le grand Sud en automne, parcourant des dizaines de milliers de kilomètres, traversant tous les océans pour hiverner dans l'hémisphère sud. Comment savent-ils où et quand partir ? Comment s'orientent-ils ? Comment survivent-ils à ces vols transatlantiques et transpacifiques ? Pourquoi et comment guetter et compter les oiseaux migrateurs ? Avec Philippe J. Dubois (écologue et ornithologue) et Elise Rousseau (naturaliste) pour leur ouvrage Les guetteurs, le merveilleux voyage des oiseaux migrateurs (Albin Michel), et Marc Giraud (naturaliste) pour son livre Comprendre facilement les oiseaux (Delachaux et Niestlé). Musiques diffusées dans l'émission Eels - I like birds Amadeus - Yàlla Du Juum.
Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill - Lila Iké - Scatter.
La Sierra Leone cherche à faire valoir ses atouts pour développer le tourisme. L'un de ses joyaux se situe dans l'est du pays, sur le fleuve Moa : l'île Tiwai. Cette île intérieure regorge d'une biodiversité exceptionnelle, et notamment une grande variété de primates, ce qui lui a valu d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco, en 2025. Les gestionnaires misent sur l'augmentation des revenus touristiques pour renforcer la protection du parc, et soutenir la recherche scientifique. De notre correspondant de retour de l'île Tiwai, Au cœur de la forêt luxuriante, c'est avec un large sourire qu'Amadou Youssouf accueille les visiteurs. Il est le responsable de la conservation dans le sanctuaire que constitue l'île Tiwai, en Sierra Leone. Gravement menacé à cause de la guerre civile, il y a une vingtaine d'années, ce sanctuaire de biodiversité se porte aujourd'hui mieux que jamais, grâce à la bonne gestion de l'ONG Environmental Foundation for Africa, qui est parvenue à le faire classer au patrimoine mondial de l'Unesco : « Le parc a été sélectionné en 2023. Après avoir soumis nos dossiers, on a reçu la visite des examinateurs de l'Unesco, et finalement, le parc a été classé en 2025. C'est un grand succès pour nous ! On remarque déjà un effet sur la fréquentation du parc, le nombre de visiteurs a augmenté depuis l'an dernier. Cela nous donne plus de ressources pour protéger le parc et sa biodiversité exceptionnelle. » À lire aussiSierra Leone: l'île de Tiwai classée par l'Unesco pour sa biodiversité exceptionnelle Un centre de recherche scientifique Les visiteurs peuvent y admirer la grande variété de primates. À peine entré dans la forêt, on peut les voir sauter de branche en branche. Kinawa Kuruma est le guide forestier : « Il y a ici 11 espèces de primates ici, et notamment des cercopithèques diane. Ils sont très nombreux ici. On les reconnaît facilement, ils sont noirs et blancs, avec une teinture rouge dans le dos. Il y a aussi une grande variété d'oiseaux, comme des martins-pêcheurs à tête rousse. Les touristes adorent les prendre en photo quand on fait le tour de l'île en bateau. Nos visiteurs viennent de partout pour voir toutes ces espèces : on a des Américains, des Suisses, des Norvégiens... » L'île Tiwai n'est pas qu'une attraction touristique. Elle accueille aussi un centre de recherche scientifique, en partenariat avec l'université Njala de la ville de Bo, explique Amadou Youssouf : « Des chercheurs du département de biologie de l'université Njala viennent ici avec leurs étudiants. Ils mènent des recherches aussi bien sur la faune que sur la flore : les différents types de chimpanzés et d'oiseaux et la végétation, qui est aussi très riche. En ce moment, on accueille un doctorant. Il fait sa thèse sur le comportement des chimpanzés. Il a posé des caméras dans la forêt pour les observer. » Le succès du parc bénéficie aussi aux populations locales. C'était l'une des exigences de l'Unesco. Une partie des revenus issus du tourisme finance des projets de développement dans les villages voisins, notamment en soutenant l'agriculture.
Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Tom Lefevre du 23 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... (Rediffusion) Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec - Alban Lemasson, professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères et Mael Leroux, maître de conférences à l'Université de Rennes, il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée - Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).
Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... (Rediffusion) Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec - Alban Lemasson, professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères et Mael Leroux, maître de conférences à l'Université de Rennes, il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée - Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).
Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s'impose aujourd'hui comme l'un des derniers grands sanctuaires sauvages d'Afrique centrale. C'est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d'y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d'autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l'insécurité et l'exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d'inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l'ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l'implication croissante des populations locales dans la protection de leur territoires. « Chinko, quand un sanctuaire sauvage renait au cœur de l' Afrique », est le grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu.