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faune

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Invité Afrique
Est de la RDC: protéger la faune de la guerre est «un grand défi», souligne un garde forestier

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 6:31


Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale

Journal d'Haïti et des Amériques
Première frappe terrestre américaine au Venezuela

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 30:00


La première intervention terrestre des États-Unis au Venezuela a eu lieu la semaine dernière. Donald Trump l'a révélée dans une interview diffusée à la radio, vendredi 26 décembre. Lundi 29 décembre, il a donné quelques détails : c'est un quai situé sur la côte vénézuélienne, qui servait à des trafiquants de drogue à charger des bateaux, qui a été détruit. CNN et le New York Times affirment que c'est la CIA qui a mené la frappe, sans doute mercredi selon le quotidien. Selon ces médias, une frappe de drone a anéanti une installation portuaire utilisée par le gang Tren de Aragua et a fait aucun mort. Cette opération est avant tout symbolique, explique l'une des sources anonymes citées par CNN, car il y a énormément d'installations portuaires de ce genre au Venezuela. D'ailleurs, l'affaire n'a fait grand bruit dans le pays. Mais pour le New York Times, cette frappe marque « le début d'une phase plus agressive dans la campagne que mène l'administration Trump contre le gouvernement Maduro ». Elle « pourrait accroître considérablement les tensions entre les États-Unis et le président vénézuélien », acquiesce CNN. Comment JD Vance a réussi à convaincre Elon Musk de ne pas créer de parti politique Souvenez-vous, c'était au printemps dernier : la fin de la bromance entre Donald Trump et Elon Musk, les insultes par réseaux sociaux interposés et cette promesse du milliardaire de créer un troisième parti politique qui suscite des inquiétudes au sein du camp MAGA. Le Washington Post raconte comment en coulisses, JD Vance, qui a peur pour les mid-terms, fait tout pour que Musk renonce à son projet. Il demande leur aide aux proches d'Elon Musk, promet de soutenir son candidat à la tête de la Nasa... Et ça marche ! Aujourd'hui, Donald Trump et Elon Musk sont à nouveau en bons termes, écrit le quotidien. Une trêve toutefois fragile, relève encore le journal qui met en garde Donald Trump et JD Vance qui aimerait compter sur Elon Musk pour la présidentielle de 2028 : quand le milliardaire soutient financièrement quelqu'un, il attend beaucoup en retour. Il aime « accaparer l'attention et veut orienter la politique selon sa propre vision du monde », écrit le Washington Post. À lire aussiDonald Trump dit que les États-Unis ont détruit un quai lié, selon lui, au narcotrafic au Venezuela Hausse « historique » du salaire minimum en Colombie En Colombie, la décision du président d'augmenter de plus de 23% le salaire minimum à partir de jeudi 1er janvier, provoque des réactions, pas seulement positives. « C'est un jour de fête pour les travailleurs et les classes populaires », s'est réjoui hier la Centrale unitaire des Travailleurs, rapporte El Tiempo. Les syndicats qui avaient demandé une hausse de 16%, ne s'attendaient pas à une telle augmentation. Mais ce cadeau de Noël passe mal auprès des patrons, prévient El Espectador  qui dans un article, se propose de décrypter « le bon, le mauvais et le laid » de cette décision. « Lo bueno, lo malo y lo feo » en espagnol, un jeu de mots car c'est aussi la traduction du film «  Le bon, la brute et le truand ». Avec cette augmentation bien supérieure à l'inflation, le président espère relancer l'économie, explique le quotidien. Mais attention, préviennent les chefs d'entreprises et des experts, c'est surtout l'inflation et les dépenses publiques qui risquent de s'emballer. La méthode employée par Gustavo Petro fait aussi débat. Le président a pris cette décision tout seul, ce que dénonce l'Association des entrepreneurs de Colombie. Il « a créé le concept de "revenu minimum vital", sans une discussion large, ouverte et démocratique », rapporte El Tiempo. Comme le souligne El Espectador, à quelques mois de la présidentielle, l'opposition y voit « un calcul électoral ».   Haïti : accusations d'une ONG contre la police Gazette Haïti se fait l'écho d'une lettre envoyée par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à l'Inspection générale de la police, dans lequel cette ONG dénonce la « connivence » entre des membres des forces de l'ordre et trois gangs dans l'Artibonite. Au moins sept agents « sont accusés d'avoir vendu des munitions et des armes, ainsi que de fournir des informations stratégiques de la Police nationale d'Haïti (PNH) aux groupes criminels lors des opérations policières », de les former et de gérer avec eux des « postes de rançonnement », explique le journal. Des membres des gangs auraient même infiltré les forces de l'ordre déployées dans l'Artibonite. Le Réseau national de défense des droits humains demande une enquête et des sanctions. Comment lutter contre la corruption en Haïti En Haïti, la plateforme Ensemble contre la corruption a présenté sa feuille de route sous l'égide du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail avec de nombreux acteurs de la société civile et des représentants d'institutions publiques telles que le ministère de l'Économie et l'Unité de lutte contre la corruption. Cette feuille de route contient une vingtaine de propositions que détaille Edouard Plautre, le secrétaire exécutif d'Ensemble contre la corruption qu'a interrogé Romain Lemaresquier. Du progrès dans la préservation des iguanes des Galapagos L'archipel des Galapagos a beau être isolé dans le Pacifique, à 1000 kilomètres du continent, il n'est pas à l'abri des trafiquants d'espèces protégées. Il a beaucoup été question ces dernières années, de vols de bébés tortues géantes, mais la contrebande touche aussi les iguanes terrestres et marins. Il y a quelques semaines, la vingtième réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et flore sauvages (Cites) qui s'est déroulée en Ouzbékistan, a débouché sur une bonne nouvelle pour les défenseurs des iguanes des Galapagos. Ces animaux ont été déplacés de l'appendice 2 à l'appendice 1. Leur commerce est, donc, désormais interdit, sauf pour des fins scientifiques. Reportage de notre correspondant en Equateur, Eric Samson. Le journal de la 1ère On connaît le nombre exact d'habitants en Guyane.

Vraiment Nature FB Vaucluse
Un quiz vauclusien pour mieux connaître la faune et flore locales créé par des élèves !

Vraiment Nature FB Vaucluse

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:55


durée : 00:02:55 - Un quizz vauclusien pour mieux connaître la faune et flore locale créé par des élèves ! - par : Nathalie Mazet - Le Syndicat mixte des bassins des Sorgues lance son quiz interactif gratuit pour sensibiliser petits et grands à la faune, la flore et la protection de l'eau. Réalisé avec l'aide de plus de 400 élèves du secteur, cet outil permet de tester ses connaissances et les approfondir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autour de la question
De King Kong à Queen Kong: jusqu'où nous entraineront les femelles gorilles?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 48:29


Vous connaissiez King Kong, découvrez Queen Kong ! Chez les gorilles des plaines de Centrafrique, la primatologue Shelly Masi, l'une des rares à les étudier en immersion, a mis en évidence le pouvoir insoupçonné des femelles dans ces sociétés de gorilles, bien moins machistes qu'on ne l'imaginait... [Rediffusion du 26 mai 2025] Partons sur les traces des gorilles de l'Ouest grâce à notre invitée, la primatologue Shelly Masi, seule spécialiste des gorilles en France, qui les étudie au plus près, aux côtés de pisteurs Bayaka dans la forêt centrafricaine depuis 25 ans. Une fréquentation au long cours, une proximité qui lui a fait découvrir un autre monde, une autre réalité et surtout une société bien plus complexe que l'on ne pouvait imaginer, où les femelles ont un pouvoir insoupçonné. Vous croyez connaitre King Kong ? Nous allons découvrir Queen Kong. Avec Shelly Masi, primatologue, maitre de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle et seule spécialiste française des gorilles pour son livre Queen Kong. La loi de la jungle au féminin, paru chez Albin Michel. Musiques diffusées pendant l'émission - Ramiro Musotto – Bayaka - Clinton Fearon – Sleepwalking [Playlist RFI].

Autour de la question
De King Kong à Queen Kong: jusqu'où nous entraineront les femelles gorilles?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 48:29


Vous connaissiez King Kong, découvrez Queen Kong ! Chez les gorilles des plaines de Centrafrique, la primatologue Shelly Masi, l'une des rares à les étudier en immersion, a mis en évidence le pouvoir insoupçonné des femelles dans ces sociétés de gorilles, bien moins machistes qu'on ne l'imaginait... [Rediffusion du 26 mai 2025] Partons sur les traces des gorilles de l'Ouest grâce à notre invitée, la primatologue Shelly Masi, seule spécialiste des gorilles en France, qui les étudie au plus près, aux côtés de pisteurs Bayaka dans la forêt centrafricaine depuis 25 ans. Une fréquentation au long cours, une proximité qui lui a fait découvrir un autre monde, une autre réalité et surtout une société bien plus complexe que l'on ne pouvait imaginer, où les femelles ont un pouvoir insoupçonné. Vous croyez connaitre King Kong ? Nous allons découvrir Queen Kong. Avec Shelly Masi, primatologue, maitre de conférences au Muséum national d'Histoire naturelle et seule spécialiste française des gorilles pour son livre Queen Kong. La loi de la jungle au féminin, paru chez Albin Michel. Musiques diffusées pendant l'émission - Ramiro Musotto – Bayaka - Clinton Fearon – Sleepwalking [Playlist RFI].

C'est dans ta nature
Rétro 2025: de belles histoires animales

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 2:31


Une ourse et une orque maternelles, un sanglier materné... Cette année, des animaux ont marqué l'actu. Maman ourse C'est presque un conte de Noël, qui s'est passé en novembre, dans le Grand Nord canadien. Une ourse polaire avait un petit, et puis quelque temps plus tard, les scientifiques qui la suivent l'ont aperçue avec un deuxième ourson, qui n'était pas le sien, qu'elle a donc adopté, dans des circonstances inconnues. C'est extrêmement rare, mais dans le froid de l'hiver arctique, maman ourse a un cœur chaud comme ça. Histoires d'orques ​L'amour maternel, jusqu'au bout. L'amour d'une orque, appelée Talequah, aperçue dans le Pacifique, au large des États-Unis, portant sur son dos la dépouille de son petit, sans vie, pour l'empêcher de disparaître en mer à tout jamais. L'amour, la mort, et puis la vie : quelques jours plus tard, les scientifiques au chevet de cette espèce d'orque menacée d'extinction ont observé une naissance. Une histoire d'orque, encore, avec la mort de Kshamenk, connue comme le cétacé le plus seul au monde. L'orque avait été capturée, dressée et exposée dans un parc aquatique argentin, enfermée dans un bassin à la taille scandaleuse, à y tourner en rond pendant 33 ans. La mort comme une libération. Rillette rieuse En 2025, Rillette a fait vibrer le cœur des Français. Rillette est un sanglier, ou plutôt une laie, la femelle du cochon sauvage. Rillette fut sauvée des chasseurs par une famille d'accueil humaine, mais Rillette et ses 100 kilos étaient à présent menacés d'euthanasie par les autorités. Le sort de Rillette a alors ému le pays. Un sanglier devenu presque cause animale, au point de déclencher des pétitions, et même une chanson. Puisqu'on vous a promis de belles histoires, celle-ci finit bien. Le préfet a cédé, Rillette a été graciée, Rillette ne finira pas en pâté. Raton buveur Une dernière pour la route, avec la folle soirée alcoolisée d'un raton laveur aux États-Unis. Le petit mammifère à la queue rayée s'était introduit dans un magasin d'alcool et il s'en est donné à cœur joie. Pas moins de quatorze bouteilles éclatées, menu dégustation en formule all inclusive, avec un petit penchant pour le whisky. Le raton buveur a fini sa nuit dans des circonstances qui vous rappelleront peut-être des souvenirs : affalé, complètement ivre, dans les toilettes. À lire aussiL'intelligence animale: les hiérarchies bouleversées du vivant

Combats (Baleine sous Grav... SUR le front)
S05E41 Première : Un rapport de l'Académie des vétos sur la "gestion" de la faune sauvage

Combats (Baleine sous Grav... SUR le front)

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 13:39


Ça bouge du côté des vétérinaires ! Moi qui les taquine parfois en disant qu'ils soignent en priorité les animaux solvables, tout en levant peu le petit doigt pour la faune sauvage exterminée dans nos marges...Leur académie vient de publier un rapport pour améliorer notre relation à / gestion de la faune sauvage. En clair, comment mieux se prémunir des "nuisibles" et comment mieux protéger les menacés.J'analyse et résume ce très intéressant document de 76 pages.___

Camille passe au vert
Les dégâts des photographes naturalistes sur la faune et la flore

Camille passe au vert

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:54


durée : 00:02:54 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Ils sont de plus en plus nombreux, mais les amateurs de photo nature oublient parfois le sujet même de leur passion : la faune et la flore, qui subissent leur passage, et leurs pratiques parfois totalement irrespectueuses. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C'est dans ta nature
Les céphalopodes font pieuvre d'intelligence

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 2:38


Les poulpes ont-ils vraiment neuf cerveaux ? Comment sont-ils capables de résoudre des problèmes complexes ? Gros plan sur les plus perspicaces des animaux invertébrés. [REDIFFUSION DU 18 MAI 2025] C'est une expérience, réalisée par le commandant Cousteau, qui a révolutionné la compréhension des céphalopodes et suscité le plus grand intérêt pour cette famille de mollusques à laquelle appartiennent les poulpes, les sèches ou les calamars. Un poulpe est placé devant un bocal dans lequel est enfermé un crabe. « Que fait le poulpe ? Non seulement il voit qu'il y a un crabe – très bonne vision. Ensuite, il arrive à comprendre qu'il y a un couvercle. Et il arrive à trouver les moyens, avec ses bras munis de ventouses, d'ouvrir le bocal, c'est-à-dire de tourner le couvercle, raconte Laure Bonnaud-Ponticelli, professeure au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Quand les scientifiques se sont aperçus de cela, ils se sont dit : "Ah, mais en fait, ces bêtes ont un cerveau qui pourrait correspondre au nôtre". Et comme nous sommes intelligents, on s'est dit : "Ils sont donc intelligents." » Les poulpes ou les pieuvres (ce sont les mêmes animaux, le mot pieuvre ayant été inventé par Victor Hugo) sont les invertébrés les plus intelligents. En regardant un tuto sur une vidéo, un poulpe avait ensuite été capable de résoudre le problème auquel il était confronté. En revanche, contrairement à une idée reçue, ces céphalopodes n'ont pas neuf cerveaux. « Ils ont un gros cerveau, précise Laure Bonnaud-Ponticelli. Et puis ils ont des espèces de petits amas de cellules nerveuses à la base de chacun de leurs huit bras. Il semblerait qu'il y ait malgré tout une certaine autonomie de ces mini-centrales nerveuses qui pourraient commander les bras indépendamment. » Paul le poulpe C'est aussi ce cerveau qui commande l'incroyable capacité des poulpes à changer de forme, de texture et de couleur, pour se fondre dans le paysage, en un millième de secondes. « Ils ont dans leur peau un très grand nombre de cellules qui sont responsables de ces changements. Quand un ordre est donné par le cerveau à la vitesse de l'influx nerveux, si rapide qu'on ne le voit pas à l'œil nu, tout est interconnecté. Ce qui fait que l'animal va complètement disparaître aux yeux des prédateurs, également aux yeux des proies », explique Laure Bonnaud-Ponticelli. Un poulpe avait défrayé la chronique pendant la Coupe du monde de football en 2010. Le célèbre Paul le poulpe, une pieuvre enfermée dans un aquarium en Allemagne. Un champion des pronostics qui désignait presque toujours le drapeau du futur vainqueur. Mais ici pas d'intelligence ni de compétence sportive. C'était juste le hasard, les poulpes ne voyant pas les couleurs. La question de la semaine

Vraiment Nature FB Vaucluse
Un quiz vauclusien pour mieux connaître la faune et flore locales créé par des élèves !

Vraiment Nature FB Vaucluse

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 2:55


durée : 00:02:55 - Un quizz vauclusien pour mieux connaître la faune et flore locale créé par des élèves ! - par : Nathalie Mazet - Le Syndicat mixte des bassins des Sorgues lance son quiz interactif gratuit pour sensibiliser petits et grands à la faune, la flore et la protection de l'eau. Réalisé avec l'aide de plus de 400 élèves du secteur, cet outil permet de tester ses connaissances et les approfondir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le 5/7
Didier Masci, responsable du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan.

Le 5/7

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:23


durée : 00:05:23 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Didier Masci, responsable bénévole du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Didier Masci, responsable du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan.

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:23


durée : 00:05:23 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Didier Masci, responsable bénévole du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Déjà debout
Didier Masci, responsable du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan.

Déjà debout

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:23


durée : 00:05:23 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Didier Masci, responsable bénévole du Centre de Soins PIAFS (Centre de Soins pour Animaux de la Faune Sauvage) dans le Morbihan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Dormir sans soucis
1 H Bruit Blanc doux pour DORMIR | Nature et faune contre l'insomnie

Dormir sans soucis

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 71:29


Votre somnifère audio pour dormir sans soucis cette nuit : une nuit dans la forêt animée d'animaux, de pluie et de vent doux. Vous voulez dormir mais vous ne trouvez pas le sommeil ? Vous cherchez un podcast pour vous endormir facilement et naturellement ? Dormir Sans Soucis est là pour vous aidez, c'est le somnifère d'hypnose audio parfait pour votre bien-être ! Plongez dans un univers apaisant avec des lectures relaxantes, le son de la nature, des bruits blancs et une voix douce qui vous accompagne vers un sommeil profond. Débarrassez-vous du stress, de la peur, des problèmes et retrouvez un sommeil réparateur et bénéfique pour votre santé mentale. Allongez-vous et laissez-moi vous guider vers un repos bien mérité grâce à des histoires conçues pour calmer l'esprit et favoriser l'endormissement. Retrouvez-moi chaque soir pour profiter d'une dose de bien-être, d'un somnifère naturel pour s'endormir : des lectures de nouvelles, des récits hypnotiques, d'histoires vraies, de l'ASMR, des bruits blancs et des mots doux, pour apaiser votre mental et dire adieu aux insomnies.Abonnez-vous et plongez dans un voyage sonore d'hypnose et détendez-vous comme si vous étiez bercé par une histoire du soir.

C'est dans ta nature
L'okapi, le discret trésor de la RDC

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 2:53


Le sommet mondial de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées), qui s'est achevé vendredi 5 décembre en Ouzbékistan, a accordé la plus forte protection à l'animal emblématique du Congo-Kinshasa, mi-girafe mi-zèbre. Rediffusion du 28 janvier 2024 Les Congolais ont sûrement vu plus d'okapis sur leurs billets de banque que dans la forêt. L'animal est si rare et si discret que ceux qui ont pu le croiser dans les forêts tropicales d'Ituri, dans le nord-est du pays, où l'espèce est endémique, sont des privilégiés. « Je suis chanceux, reconnaît Berce N'Safuansa, qui gère le projet okapi de l'ONG Wildlife Conservation Global au sein de la Réserve de faune à okapis, créée en 1992 et inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco cinq ans plus tard. C'est fantastique, vous ne pouvez pas imaginer l'enthousiasme qu'on a d'être en face d'un okapi ! » Et pour cause ! Avec sa tête de girafe (il est, avec la girafe, l'une des deux seules espèces encore vivantes de la famille des giraffidés), son corps d'antilope, les pattes avant et l'arrière-train rayés noir et blanc comme un zèbre, et son coup de langue phénoménal (40 centimètres de long), l'okapi est un animal plein de mystères, quasi mythique, surnommé parfois la licorne africaine. Unique, rare et irremplaçable Unique au Congo-Kinshasa, mondonga (okapi en lingala) n'a été découvert par un explorateur européen qu'à la toute fin du 19ᵉ siècle. En 1901, il est scientifiquement nommé Okapia johnstoni. Il s'agit d'un des trois derniers mammifères recensés dans le monde. Mais, depuis bien longtemps, l'okapi était connu des populations locales. « Ici, nous avons par exemple la communauté locale des Mbuti, les Pygmées : pour elle, l'okapi représente un ami de leurs ancêtres. C'est donc un animal qu'il faut protéger, qu'il ne faut pas tuer pour sa viande ou pour un quelconque besoin », explique Berce N'Safuansa. L'okapi tient une place à part parmi la riche faune qu'abrite le Congo-Kinshasa. « C'est un animal d'une importance capitale, poursuit Berce N'Safuansa, à cause de la valeur exceptionnelle et universelle qu'il représente : une espèce unique, rare, irremplaçable, qui ne vit à l'état sauvage qu'en République démocratique du Congo. » Braconniers et miliciens Si rare que l'espèce est menacée : en danger, selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). « Dans un avenir proche, prédit Berce N'Safuansa, cette espèce se retrouvera dans la catégorie probablement la plus élevée, le risque d'extinction, avec des effectifs en baisse. » Les principaux prédateurs de l'okapi ? Les léopards et les humains. L'habitat naturel du ruminant est chaque jour menacé par les activités humaines illégales. Berce N'Safuansa pointe « les braconnages armés, en quête de la peau de l'okapi, de sa viande, de sa graisse, de ses os, tellement recherchés aujourd'hui sur le marché noir. À cela, il faut ajouter la perte des habitats naturels ainsi que la présence de groupes de milices et de mineurs illégaux dans et autour de la réserve. » Les milices armées qui sévissent dans la région n'épargnent personne, ni les okapis ni les humains. Il n'existe pas de recensements récent et scientifique de la population d'okapis, compte tenu des difficultés du terrain et de la grande discrétion de cet animal solitaire. On estime seulement qu'il ne reste, à l'état naturel, que plusieurs milliers d'okapis. À lire aussiRDC: une réserve à Okapis d'Ituri menacée par l'exploitation minière

Décryptage
Les droits des animaux, défi démocratique du XXIème siècle ?

Décryptage

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 19:30


C'est ce mercredi 3 décembre 2025, dans les journaux, les télés et les radios : une campagne publicitaire lancée par les filières de la volaille française. Le message, c'est que si l'on a moins consommé de foie gras depuis cinq ans, ce n'était pas un choix, c'était à cause de la grippe aviaire. 95% des Français se disent sensibles au bien-être animal. Mais si rien n'est trop beau pour les animaux domestiques qui ont droit à des calendriers de l'Avent, les animaux que l'on mange sont majoritairement issus de l'élevage intensif.  Depuis une quinzaine d'années, des associations comme L214 rendent publiques des images volées dans les abattoirs où la maltraitance animale est visible. Des images qui choquent, mais qui ne révolutionnent ni les pratiques d'un secteur qui pèse lourd dans l'économie, ni le contenu des assiettes. Après les droits civiques au XIXè, les droits des femmes au XXè, le XXIè siècle sera-t-il celui des droits des animaux ?    Avec :  - Réjane Sénac, directrice de recherche CNRS au Cevipof et enseignante à Sciences Po, autrice de Par effraction, Rendre visible la question animale (Stock) - Romain Espinosa, chercheur en économie au CNRS, spécialiste des sujets liés à la condition animale, auteur de Comment sauver les animaux ? Une économie de la condition animale (PUF).

Ils sont fous ces Bretons France Bleu Breizh Izel
Une exploratrice Concarnoise en Antarctique avec ses enfants pour observer la faune sous-marine

Ils sont fous ces Bretons France Bleu Breizh Izel

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 4:54


durée : 00:04:54 - Une exploratrice Concarnoise en Antarctique avec ses enfants pour observer la faune sous-marine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C'est dans ta nature
Quand les animaux font des stocks

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 3:10


Comment survivre l'hiver, quand la nature offre peu de nourriture ? Certaines espèces ont trouvé la parade, en faisant des réserves de nourriture, et c'est même parfois utile à la biodiversité. (Redif du 24/02/2024) Quand vient l'hiver, en climat tempéré, quand la nature se met en veille, les ressources alimentaires se font rares, et les animaux ont trois solutions pour subsister. Migrer : l'Afrique est une terre d'accueil pour de nombreux oiseaux européens. Hiberner, même si on vient de voir un ours des Pyrénées sortir de sa tanière en février, trompé par des températures trop douces. Troisième solution : constituer des stocks, des réserves de nourriture avant l'hiver. Un animal est un grand spécialiste, à tel point qu'une banque française, la Caisse d'épargne, l'a choisi comme emblème. L'écureuil peut accumuler chaque automne plusieurs milliers de noix et de noisettes, des fruits à coques – coques en stock – cachés un peu partout. On a vu d'ailleurs des écureuils faire semblant d'enterrer des noisettes, pour tromper de potentiels voleurs. Parce qu'on s'espionne entre congénères… Un oiseau plante des arbres Spécialiste aussi des enterrements, le geai des chênes, est, comme son nom l'indique, grand amateur de glands, le fruit du chêne. Cet oiseau de la famille des corbeaux peut engloutir cinq ou six glands, avant d'aller les cacher dans la terre – jusqu'à 5 000 glands enterrés chaque année. Mais il a les yeux plus gros que le ventre. Il peut aussi en oublier, même si sa mémoire est remarquable. Alors ces glands abandonnés finiront par germer, et donneront des arbres. Le geai a un vrai rôle écologique. Il peut replanter, malgré lui, des forêts de chênes. Les fruits abandonnés ou oubliés par l'écureuil donneront, eux aussi, naissance à des arbres. La taupe, elle, accumule des centaines de vers de terre, soigneusement rangés dans des garde-manger souterrains. Les chouettes et les hiboux cachent leurs proies, des rongeurs, dans les arbres - c'est l'hiver, elles se conservent, pas besoin de frigo. Même les chiens enterrent leurs os Sous d'autres climats, des animaux cachent aussi leur nourriture, mais pour d'autres raisons. Les crocodiles peuvent immerger leur proie dans l'eau pour attendrir la viande. Une espèce de belette d'Amérique centrale planque les bananes vertes, et attend qu'elles murissent. Les chiens, vous l'avez peut-être remarqué, enterrent des os. Nos toutous tout bien nourris aux croquettes bio (oui, ça existe) n'ont pourtant nul besoin de faire des stocks. Mais voilà, c'est dans leurs gènes, du temps lointain où ils étaient des loups, pas encore domestiqués. La peur de manquer est inscrite dans leur ADN.

C'est dans ta nature
Les feuilles mortes

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 2:42


C'est l'automne dans l'hémisphère nord, et sous climat tempéré les feuilles des arbres comment à jaunir. Mais pourquoi les feuilles tombent ? (Redif du 21/10/2021) (Redif du 21/10/2021) Elles aiment la chaleur et le soleil… Alors, quand les températures diminuent, quand la lumière se fait plus rare, le signal est donné. Les feuilles des plantes ne font plus de photosynthèse (le soleil ne nourrit plus la plante) et la chlorophylle, qui donne aux feuilles leur couleur verte, disparaît, au profit de tanins aux couleurs de l'automne. Mais ce n'est pas seulement pour faire joli. « On dit souvent que le changement de couleur de la feuille est lié au fait que la chlorophylle est dégradée, explique le botaniste Marc-André Selosse. Mais d'autres composés s'installent, des composés jaunes, des composés rouges, qui vont absorber une partie des rayons lumineux et chauffer la feuille à l'entrée de l'hiver, et la protéger le temps qu'elle finisse de recycler tout son contenu vers le tronc. » C'est alors que toutes les feuilles tombent, les feuilles des arbres au feuillage caduc. Les arbres à feuillage persistant perdent aussi leurs feuilles, mais tout au long de l'année, ce qui passe inaperçu. « L'intérêt d'avoir des feuilles persistantes, c'est de redémarrer la photosynthèse plus vite au printemps, poursuit Marc-André Selosse. Quand les conditions de température et d'éclairement redeviennent vivables, la feuille est déjà présente : la photosynthèse repart plus vite. » Les plantes à feuillage persistant ont ainsi une longueur d'avance, quand les plantes aux feuilles caduques ont « une sorte de retard à l'allumage ». Un engrais... Mais revenons à l'automne sous climat tempéré. Les feuilles qui tombent sont des feuilles mortes, mais dans la mort, il y a de la vie ! « La feuille brune qui tombe par terre a un avenir, petit à petit, cette matière organique est attaquée par des microbes, ce qui libère de l'azote, du phosphate et tout un tas de ressources qui pourront servir aux racines l'année suivante. », explique Marc-André Selosse.  « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle », chantait Yves Montand dont a célébré (le 13 octobre 2021) le 100e anniversaire de la naissance. Mais c'est une idée qu'il faut donc oublier. Les tapis de feuilles mortes, appelés aussi litière forestière, abritent toute une vie animale et microbienne. Et plus tard, l'humus ainsi formé permettra de favoriser la croissance des arbres. ... et un désherbant  « Il y a des pratiques qui consistent à ramener les feuilles mortes de forêt et à s'en servir comme un équivalent de paille pour servir de litière aux animaux, rappelle Marc-André Selosse. Dans certains pays, comme la France médiévale, on pense que le sol forestier s'est appauvri parce qu'on lui soustrayait ces feuilles mortes qui normalement, en se dégradant, auraient dû entretenir sa fertilité. » Certains paysages d'Europe centrale se sont ainsi transformés, les résineux prospérant sur les sols appauvris et acides. Mais les feuilles mortes ne produisent pas seulement de l'engrais, elles peuvent faire office de désherbant, grâce aux toxines qu'elles contiennent. Il s'agit, pour ces arbres, d'éliminer toute concurrence à leur pied. « C'est vrai que sous des pins, des eucalyptus, votre gazon pousse mal, constate Marc-André Selosse. C'est normal : la plante avec ses feuilles mortes est en train de désherber. C'est ainsi : la nature n'est pas faite pour être un jardin ! » La question de la semaine 

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une baleine ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 48:29


Plongée dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines avec Olivier Adam qui étudie sur tous les océans du globe, les vocalises, les chants et le langage des baleines. Bleues, à bosse ou boréales que nous racontent les baleines et sur quelles longueurs d'ondes ?  Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une baleine ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 48:29


Plongée dans l'univers sonore, sensoriel et tactile des baleines avec Olivier Adam qui étudie sur tous les océans du globe, les vocalises, les chants et le langage des baleines. Bleues, à bosse ou boréales que nous racontent les baleines et sur quelles longueurs d'ondes ?  Mettons-nous à l'écoute des baleines, de leurs chants et de leurs vocalisations, ou plus exactement de leur langage : une communication longue distance, hypersophistiquée que tente de décrypter notre invité le bio-acousticien Olivier Adam. Que racontent les baleines bleues à bosse ou boréales sur leur monde océanique et sur le nôtre ? Comment peuvent-elles faire face à nos bruits humains et à nos activités industrielles assourdissantes ? Avec Olivier Adam, professeur à La Sorbonne et spécialiste des sons émis par les cétacés pour son ouvrage Dans la tête d'une baleine, paru chez Humensciences.

C'est dans ta nature
Les pigeons voyageurs, des oiseaux aux performances de haut niveau

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 2:29


Ces oiseaux parcourent plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre leur pigeonnier, à plus de 70km/h de moyenne. Leurs capacités d'orientation sont aussi exceptionnelles. « Voilà, c'est parti ! » Rémi Seimpère est colombophile, éleveur de pigeons voyageurs, et il vient de lâcher l'un de ses 130 oiseaux qui logent dans le pigeonnier situé au fond de son jardin de la banlieue sud de Paris. « C'est parti, il va faire son petit sport quotidien, et les autres ont compris que c'est l'heure du petit entraînement, donc ça va partir comme des fusées ! », s'exclame-t-il. Les pigeons trépignent dans le pigeonnier, agitent leurs ailes, jusqu'à ce que Rémi Seimpère ouvre la trappe. Alors les uns après les autres, à la queue leu leu, les oiseaux s'envolent dans le ciel. Sauf une femelle, qui préfère rester sur le toit de l'autre pigeonnier, celui où sont placés les mâles. « Elle a été séparée, il n'y a pas très longtemps, de son mâle qui se trouve dans le pigeonnier d'à côté. Elle a moins envie de voler que de rejoindre son conjoint », rigole Rémi Seimpère. Voyageur et sédentaire Les pigeons voyageurs, aux pattes beaucoup plus musclées que les pigeons biset – ceux qu'on rencontre en ville –, sont de véritables sportifs. À chaque course, l'oiseau est lâché loin de son pigeonnier, à 500, 600 ou même 1 000 kilomètres, et il rentre à toute vitesse, à 70 km/h au moins, avec des pointes qui peuvent atteindre les 120km/h pour les plus performants quand le vent est favorable.  C'est le paradoxe du pigeon voyageur, comme le souligne le colombophile : « Il est voyageur avant tout parce qu'il est sédentaire. Il est attaché à son pigeonnier. Il ne faut pas croire que le pigeon voyageur part de son pigeonnier, va quelque part et revient. Ce n'est pas un migrateur. » Mais comme les oiseaux migrateurs, le pigeon possède quelques qualités d'endurance et des capacités pour se repérer dans l'espace et s'orienter. Les sens de l'orientation Au-dessus de nos têtes, les pigeons libérés tout à l'heure continuent leur vol groupé. Ils se dégourdissent les ailes, et ça fait partie de leur entraînement. « Ils vont tourner autour de leur pigeonnier pendant 30, 40, 50 minutes, voire une heure, et c'est ainsi qu'ils repèrent les lieux autour de leur pigeonnier. Donc on peut supposer qu'ils ont une mémoire visuelle, détaille Rémi Seimpère. Ensuite, quand on les éloigne à un ou deux kilomètres, pour les premiers entraînements, on suppose qu'ils ont une bonne vue qui leur permet de revenir. Certainement qu'ensuite, ils repèrent les lieux par leur odorat, par d'autres moyens, avec des entraînements qui se déroulent à dix, vingt, trente ou cinquante kilomètres. Le pigeon s'oriente alors avec le champ magnétique terrestre, grâce à une sorte de boussole qui se trouve sous les narines. C'est le cumul de plusieurs sens qui leur permet de revenir chez eux. » Pigeons dopés Longtemps, dans l'armée, les pigeons voyageurs ont été utilisés pour transmettre des messages. Un pigeon héroïque avait même été décoré de la Croix de guerre 14-18. La technologie les a supplantés, mais la colombophilie perdure, avec 8 300 éleveurs en France. « Je compare souvent notre passion aux chevaux de course : le fait de faire de l'élevage, d'améliorer continuellement la race et de les faire participer à des concours ou des courses. » Mais la passion peut rendre fou. En 2020, un colombophile chinois a acheté un pigeon belge plus d'1,5 million d'euros. Et il y a même des cas de dopage, avec « de l'EPO, de la cortisone, des choses qui permettent au pigeon d'aller au-delà de ses capacités naturelles », regrette Rémi Seimpère. Si un jour, un pigeon remporte l'ascension de l'Alpe d'Huez à vélo, on se sera vraiment fait pigeonner ! À lire aussiInde: un pigeon voyageur, soupçonné d'être un «espion chinois», relâché après huit mois d'enquête

Darrers podcast - Ràdio Arenys
La Taverna del Faune del 14/11/2025

Darrers podcast - Ràdio Arenys

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 60:00


A la Taverna del Faune trobaràs cada setmana una selecció feta pel Faune dels millors grups de tots els temps i de totes les variants del hevy metal. Dirigit i produït per David Alba. Els divendres a les 23:00h. podcast recorded with enacast.com

Reportage Afrique
Centrafrique: dans le parc Dzanga Sangh, l'harmonie entre l'homme, les animaux et la nature

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 2:41


Alors que la COP30 a démarré  lundi 10 novembre, cap sur le sud-ouest de la République centrafricaine. Niché dans l'immense bassin du Congo, le parc de Dzanga-Sangha incarne l'espoir et la réussite d'une conservation harmonieuse entre la nature et l'humanité. Véritable sanctuaire de biodiversité, cette réserve abrite des espèces emblématiques et menacées : éléphants de forêt, gorilles, léopards, girafes, lions et beaucoup d'autres. Grâce à un modèle de gestion partagée entre le gouvernement centrafricain, l'ONG WWF et les populations locales, le parc prouve qu'il est possible d'allier conservation, développement durable et valorisation des savoirs autochtones.  Une vingtaine d'éléphants de forêt s'avancent lentement vers la saline de Zangaba, vaste espace dégagé où la terre, gorgée de minéraux, attire chaque jour des centaines d'animaux. À quelques mètres, un jeune mâle joue avec sa trompe dans l'eau. Puis, les femelles forment un cercle protecteur autour des éléphanteaux, tout en arrachant de longues herbes humides qu'elles mâchent lentement. Yoann Galleran, le directeur de l'aire protégée de Dzanga Sangha, nous sert de guide. « Tous les jours, une centaine d'éléphants se rassemblent régulièrement dans cette saline. Les éléphants de forêt, le pangolin et les gorilles sont les espèces emblématiques de notre parc. Le bassin du Congo regorge d'espèces de poissons, d'insectes, de champignons, de végétaux, de produits forestiers non ligneux. La gestion de ces ressources est très importante et elle doit être directement opérée par les communautés locales elles-mêmes. La gestion de la chasse durable, de la cueillette durable sont des questions clés pour le futur des aires protégées de Dzanga Sangha », nous apprend Yoann Galleran.  Le parc de Dzanga-Sangha, en Centrafrique, n'est pas seulement un refuge pour les animaux. C'est aussi le berceau d'un peuple autochtone : les Ba'Aka, gardiens de la forêt. Leur connaissance intime des plantes et des pistes invisibles fait d'eux les véritables maîtres des lieux. Firmin est l'un d'eux. « Depuis toujours, nous vivons en lien étroit avec la terre, l'eau et les forêts. Pour nous, la nature n'est pas une ressource à exploiter, mais une partie de notre famille. Quand la Terre souffre, nous souffrons aussi. Les anciens nous enseignent que chaque décision doit être prise en pensant aux sept prochaines générations », explique-t-il.  Grâce à son modèle de conservation participative, où la protection de la faune et la flore rime avec le développement des communautés locales, Dzanga Sangha est en phase d'atteindre tous ses objectifs, selon Firmin : « La gestion se déroule de façon participative, avec une implication totale de notre part en tant qu'autochtones. Il existe une véritable prise de conscience collective quant aux méthodes de gestion durable des ressources naturelles. Des formations régulières nous sont dispensées sur l'importance de la préservation des ressources. Nous avons mis en place une zone de chasse communautaire que nous respectons scrupuleusement. » Plusieurs projets sont également conçus pour garantir une conservation durable, selon Yoann Galleran : « L'important, c'est de continuer à faire de Dzanga Sangha une destination d'écotourisme qui va bénéficier aux communautés locales. C'est également de promouvoir les nouvelles techniques d'agriculture responsable. C'est de maintenir un équilibre entre conservation et développement sans que l'un prenne le dessus sur l'autre, tout en s'assurant que les communautés locales puissent continuer de bénéficier d'opportunités économiques qui sont liées directement à la préservation de l'environnement. » Cependant, les responsables du parc ont identifié plusieurs menaces potentielles pour la faune et la flore, telles que l'exploitation illégale des ressources forestières, le trafic d'armes et surtout le braconnage visant les éléphants, les gorilles et les pangolins. Ces risques doivent être pris au sérieux, disent-ils, pour assurer la protection du bassin du Congo. À lire aussiCentrafrique: comment les pygmées Ba'Akas préservent et valorisent leur mode de vie traditionnel

C'est dans ta nature
Le Brésil, pays hôte de la COP30 et de la plus grande biodiversité au monde

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 2:39


Le cinquième pays le plus vaste de la planète abrite plus de 10% des espèces vivantes sur Terre. Du capybara à l'hévéa, petit tour d'horizon des plantes et des animaux les plus emblématiques du Brésil. Il s'appelle le Curupira, et c'est la mascotte officielle de la COP30, le sommet mondial sur le climat qui s'ouvre officiellement ce lundi 10 novembre à Belém, aux portes de l'Amazonie. Mais le Curupira n'est ni une plante, ni un animal ; c'est un personnage légendaire et folklorique, aux cheveux roux, qui hante la forêt amazonienne et la protège, en chassant les braconniers et les bûcherons. Le Brésil abrite 10% de toutes les espèces vivantes sur Terre, grâce à son climat tropical et l'immensité de ses forêts où on pourrait croiser le jaguar, le plus gros félin du continent. Il n'a aucun prédateur, à part l'Homme, évidemment. En 15 ans, la population des jaguars a chuté de 80%, en particulier à cause de la déforestation. Gros rongeur et araignée géante Tant qu'il y aura des arbres, il y aura des paresseux, qui passent une grande partie de leur temps à dormir et le reste à manger. Il leur faut avaler beaucoup de feuilles, parce que celles-ci ne sont pas très caloriques. Elles ne sont pas très faciles à digérer non plus ; les paresseux ont parfois besoin de plusieurs semaines pour y parvenir. Chez ces animaux, même le système digestif est paresseux. Parmi les animaux mignons du Brésil, il y a aussi le capybara, devenu star des réseaux sociaux. C'est le plus gros rongeur au monde. C'est aussi au Brésil qu'on trouve la plus grande araignée : la mygale goliath, 30 centimètres d'envergure. Elle est aussi grosse qu'un gros rat, a des griffes à ses huit pattes, et on l'entend même marcher ! Record de plantes Le Brésil abrite aussi plus de 50 000 espèces de plantes. Aucun pays n'en a autant. Et le tiers est endémique et ne pousse qu'au Brésil. C'est le cas d'un arbre, le pernambouc, emblème national, en voie d'extinction, surexploité depuis la colonisation parce qu'on en tire de la teinture rouge. On en fait aussi des archets pour jouer du violon. Depuis des années, des musiciens pétitionnent pour que le pernambouc échappe à l'interdiction totale de son commerce. L'hévéa, lui, produit du latex, un liquide blanc, toxique, pour dissuader les herbivores et tuer les pathogènes. L'hévéa, endémique en Amazonie, a ensuite été planté partout en Afrique et en Asie, dans les colonies françaises ou britanniques, pour en tirer du caoutchouc et fabriquer des pneus. Sur toutes routes de la planète, il y a donc un peu d'hévéa, mais ce n'est pas très naturel. La question de la semaine

Parlons musique ! - Radio Mélodie
DIVA FAUNE et STÉPHANE : un duo lumineux avec “Let Me Go”

Parlons musique ! - Radio Mélodie

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 3:59


Après avoir fait danser la France avec leurs hits “Get Up” et “Shine on My Way”, certifiés respectivement single de platine et d'or, DIVA FAUNE reviennent sous le soleil d'un nouvel album attendu : All Along The Sun Prévu d'ici le printemps 2026 ! En avant-goût, le groupê offre un titre inédit en duo avec Stéphane, la chanteuse suisse révélée par “Ma chérie”. “Let Me Go”, dévoile une belle alchimie entre les deux univers : la pop-folk solaire de DIVA FAUNE et la voix de Stéphane. Ensemble, ils signent une chanson fédératrice, teintée d'émotion et d'énergie, qui rappelle les débuts du groupe Aujourd'hui, après avoir conquis les festivals et les ondes, DIVA FAUNE montre qu'il n'a rien perdu de son âme folk, tout en continuant de briller sur le dance... • La suite sur https://www.radiomelodie.com/podcasts/13727-diva-faune-et-stephane-un-duo-lumineux-avec-let-me-go.html

Darrers podcast - Ràdio Arenys
La Taverna del Faune del 31/10/2025

Darrers podcast - Ràdio Arenys

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 60:00


A la Taverna del Faune trobaràs cada setmana una selecció feta pel Faune dels millors grups de tots els temps i de totes les variants del hevy metal. Dirigit i produït per David Alba. Els divendres a les 23:00h. podcast recorded with enacast.com

Les dents et dodo
Le jardin des ratons laveurs

Les dents et dodo

Play Episode Listen Later Sep 27, 2025 3:04


[REDIFF] Tu veux que je te raconte l'histoire du jardin des ratons laveurs? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti!

Reportage International
États-Unis: les baleines de retour dans la baie de New York

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 2:40


Les baleines sont de plus en plus nombreuses dans la baie de New York. Leur retour a commencé il y a une dizaine d'années, mais il surprend encore les scientifiques. Ce sont surtout des baleines à bosse qui dévient de leur route estivale, vers le Grand Nord. En 2011, elles étaient cinq, aujourd'hui près de 500 ont été identifiés. Elles font le bonheur des touristes et des habitants de la région, qui peuvent partir en mer les observer. Les naturalistes de l'association Gotham Whale, qui étudient, répertorient et protègent les baleines et les dauphins de la baie, sont tous les jours à bord de l'American Princess, au départ de Brooklyn.  De notre correspondante aux États-Unis, Après une heure de navigation, la joie éclate : une baleine plonge et fait claquer ses nageoires tachetées de blanc à quelques mètres de l'American Princess. C'est la deuxième excursion pour Reysonia Owens qui vit à 200 km de New-York. L'assistante dentaire confirme, le phénomène est encore peu connu : « J'en parle à tout le monde ! Quand je demande à mes patients : "devinez où je suis allée observer les baleines", ils répondent : "Alaska ? Maine ?". Et quand je leur dis : "eh non, Brooklyn, New York", ils n'en reviennent pas ! » Les baleines de l'Atlantique nord passent l'hiver dans les eaux tropicales et l'été dans les eaux froides. Mais comme sur toute la planète, leurs migrations sont en train de changer, explique le jeune naturaliste Chris St Lawrence, de l'association Gotham Whale : « Avant, ces baleines allaient directement dans le Maine sans passer par New York. Mais à présent, certaines s'arrêtent pour se nourrir. Surtout des jeunes. Parfois, elles ne vont pas plus loin et passent tout l'été avec nous ici, où elles se nourrissent du poisson, appât local, une sorte de petit hareng. » Le changement du climat est l'un des facteurs en jeu, selon le naturaliste : « Le golfe du Maine se réchauffe relativement plus vite que le reste de l'océan. Et ça influence la répartition des proies préférée des baleines. » À lire aussiÉtats-Unis: les baleines à bosse de retour dans la baie de New York Mais sans eaux propres, pas de poissons. La loi sur la protection de l'eau de 1972 a donc joué un rôle essentiel à New York, explique le photographe animalier Jason Denesevitch : « Avec une eau plus propre, on a davantage de poissons appâts, qui attirent à leur tour les grands animaux comme les baleines. Depuis vingt ans, les pêcheurs voient revenir des espèces plus variées, comme les ombrines et les sars, qui avaient disparu tellement l'eau était polluée. Aujourd'hui, en juin et juillet, on voit même des esturgeons ! » Gotham Whale a identifié 463 baleines à bosse dans la baie de New York, dont certaines sont devenues familières des naturalistes. Mais des espèces plus rares font parfois leur apparition. « L'an dernier, on a repéré un regroupement de plus de cinquante baleines noires dans le canyon de l'Hudson, à environ 160 km de New York. Et on a pu alerter les autorités compétentes pour assurer leur protection », raconte Chris St Lawrence. À bord de l'American Princess, les naturalistes sensibilisent le grand public : sur treize espèces de baleines, six sont menacées. Or ces mammifères régulent l'ensemble de l'écosystème marin, et piègent de grandes quantités de CO2. Baptisées ingénieurs des océans, les baleines sont essentielles à la santé de la planète. À lire aussiLa chasse à la baleine, histoire d'une surexploitation mondiale

C'est pas du vent
Le boom silencieux des crimes environnementaux

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 48:30


Trafic d'espèces sauvages, de plantes rares, de déchets dangereux et de bois exotiques… Depuis quelques années, la criminalité environnementale explose, menaçant notre planète et nos vies. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Plongeons au cœur d'un des trafics les plus lucratifs et les plus destructeurs de la planète : la criminalité environnementale. Un fléau qui ne connaît pas de frontières, qui tue des espèces et ravages des écosystèmes terrestres et marins. Sans que vous le sachiez, vous êtes peut-être directement concerné… Par exemple, vous êtes-vous demandé d'où venaient les métaux qui composent votre téléphone, le bois de vos meubles ou l'or de vos bijoux ? Le trafic illicite de ressources naturelles est en pleine explosion : +40% en 10 ans, selon Interpol. Qui en profite ? Qui se bat pour l'arrêter ? Nous en parlons avec nos invités qui ont tous enquêté ! Avec - Louis Rochard (enquêteur en criminalité environnementale) pour son livre Crime contre nature paru chez Arthaud - Marc Lomazzi, journaliste, spécialiste des sujets liés à l'environnement pour son livre Le livre noir de la criminalité verte(enquête sur l'incroyable business des crimes contre l'environnement) paru chez Calmann-Levy - Jérôme Pensu, gérant et fondateur de plusieurs centres de soins de la faune sauvage. Il est l'un des rares experts mandatés par les tribunaux, les douanes et la police dans les affaires de trafics d'animaux pour Sauvage, la vraie nature du trafic d'animaux paru chez Max Milo. Musiques diffusées dans l'émission - Caballero Reynaldo - Bungalow Bill  - Lila Iké - Scatter. 

Journal d'Haïti et des Amériques
Amazonie : comment sauver les dauphins roses et gris

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 30:00


Ces mammifères sont en danger d'extinction dans les sept pays que compose la vaste région amazonienne. La situation particulièrement préoccupante en Équateur, malgré des initiatives régionales et locales mises en place pour sauver les dauphins. Reportage de notre correspondant Eric Samson. Dans la communauté indigène de Martinica, en Amazonie équatorienne, les dauphins roses sont au cœur d'un projet d'écotourisme appelé Yaku Warmi. Les habitants attirent les dauphins en frappant l'eau pour permettre aux visiteurs d'observer ces animaux rares, dont seulement 22 spécimens vivent dans cette zone, soit près de 10% de la population nationale. Les biologistes alertent sur la fragilité extrême de l'espèce : il ne resterait que 200 à 250 dauphins roses dans tout le pays, auxquels s'ajoutent une vingtaine de dauphins gris encore plus rares. Le chercheur Víctor Utreras dénonce la multiplication des menaces, qui vont des rejets d'eaux usées aux marées noires liées au pétrole, en passant par la pollution minière et le mercure qui s'accumule dans les tissus des dauphins. Il met aussi en garde contre les croyances traditionnelles qui encouragent leur chasse, comme l'usage de leurs dents ou de leur graisse.   États-Unis : après l'assassinat de Charlie Kirk, la presse condamne un climat de violence politique Charlie Kirk lui-même avait mis en garde contre la montée d'une « culture de l'assassinat », rappelle le Washington Post. Il citait la tentative de meurtre contre le président Donald Trump ainsi que l'assassinat du dirigeant d'une compagnie d'assurance santé. Et il semble désormais plus que probable qu'il soit lui-même devenu victime de cette frénésie violente. Des témoins décrivent une sécurité insuffisante lors de l'événement dans l'Utah. Mais, poursuit le Washington Post, pourquoi aurait-il fallu prévoir une protection renforcée ? Kirk avait parfaitement le droit de s'attendre à pouvoir s'exprimer sans craindre pour sa vie. Sa voix s'est tue, mais ses millions de partisans feront en sorte que son message ne le soit jamais. Le New York Times s'inquiète d'un climat de violence qui se généralise et qui menace le Premier amendement, celui qui garantit la liberté d'expression. « Notre pays repose sur le principe selon lequel nous devons accepter de ne pas être d'accord, mais de manière pacifique. Trop d'Américains s'éloignent de cet idéal », écrit le journal. 34% des étudiants interrogés récemment ont même déclaré soutenir l'usage de la violence, dans certaines circonstances, pour empêcher un discours sur un campus, selon un sondage publié hier (10 septembre 2025). Cette violence se poursuit aussi sur le plan verbal, à en juger par certains propos tenus par des Trumpistes. Le site Mother Jones constate que de nombreuses personnalités de la droite américaine ont immédiatement accusé « la gauche » d'être responsable, sans qu'aucune preuve n'ait été avancée sur l'identité ou les motivations du tireur. Ainsi, des figures comme Elon Musk, Laura Loomer ou Nancy Mace ont affirmé que les démocrates ou les organisations progressistes constituaient une menace pour la sécurité nationale. D'autres personnalités médiatiques de droite ont même évoqué une « guerre civile » en cours, souligne Mother Jones. Des figures du christianisme nationaliste, comme Joel Webbon et William Wolfe, sont même allées jusqu'à déclarer qu'il fallait écraser complètement la gauche et détruire le Parti démocrate.  À écouter aussiAssassinat de Charlie Kirk aux États-Unis: Trump va s'en servir «pour démontrer que l'Amérique est assiégée» Kamala Harris règle ses comptes avec l'ancien président Joe Biden Dans un livre qui sera publié le 23 septembre 2025, l'ancienne vice-présidente et candidate à la présidence revient sur sa courte campagne électorale de l'année dernière. 107 jours, c'est d'ailleurs le titre de son ouvrage. Le magazine The Atlantic publie quelques extraits dans lesquels elle estime, entre autres, que le fait d'avoir laissé le président vieillissant se représenter en 2024 relevait, je cite, de « l'inconscience ». Kamala Harris revient aussi sur les tensions internes à la Maison Blanche face à sa montée en popularité. Elle décrit, avec « une franchise inhabituelle », selon le Washington Post, comment l'équipe du président l'a marginalisée et rarement défendue lorsqu'elle était attaquée. Elle explique qu'ils voulaient à tout prix éviter qu'elle fasse de l'ombre à Joe Biden.  À écouter aussiPrésidentielle américaine: au Congrès, Kamala Harris acte sa propre défaite face à Donald Trump Haïti : saisie d'équipements anti-drones au port de Port-au-Prince Avec le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval, nous revenons sur la saisie de deux appareils de brouillage de fréquences utilisés contre les systèmes de drones, ainsi qu'une antenne. C'est inquiétant, commente Frantz Duval, car cela signifie que les gangs sont en train de s'équiper pour se défendre contre les drones qui commencent à être utilisés par la police haïtienne. Le rédacteur en chef du Nouvelliste évoque aussi la création d'un nouveau centre de gestion de déchets solides à Cap Haïtien, un projet financé par la Banque interaméricaine du développement censé réduire l'insalubrité qui touche la deuxième ville du pays.   À écouter aussiEn Haïti, les gangs appellent les habitants de Port-au-Prince à rentrer chez eux Journal de la 1ère Le manque de pompiers à Pointe-Noire inquiète les habitants en Guadeloupe.

Autour de la question
Comment les animaux perçoivent la mort ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Sep 2, 2025 47:34


Enquête renversante de la biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis. Comment tous les animaux terrestres et marins réagissent à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé.  Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »

Autour de la question
Comment les animaux perçoivent la mort ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Sep 2, 2025 47:34


Enquête renversante de la biologiste Emmanuelle Pouydebat, spécialiste des comportements animaux. Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis. Comment tous les animaux terrestres et marins réagissent à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment les animaux perçoivent la mort ? Des éléphants aux otaries, des chimpanzés aux corneilles et jusqu'aux fourmis, pourquoi et comment tous ces animaux terrestres et marins réagissent face à la mort de leurs congénères ? Et qu'est-ce que ça implique ? Comment la comprennent-ils ? Comment la gèrent-ils ? Et qu'est-ce que cela nous apprend à nous les humains ? Avec Emmanuelle Pouydebat, directrice de recherche CNRS, spécialiste dans l'évolution des comportements et des performances animales, pour l'ouvrage Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ? paru chez Delachaux et Niestlé.  Musiques diffusées dans l'émission Rois de la Suède - « Les animaux c'est des cons » Bertrand Belin - « L'inconnu en personne »

Reportage Afrique
Côte d'Ivoire: la réussite de la relance du parc de la Comoé [1/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 31, 2025 2:22


Le parc de la Comoé, au nord de la Côte d'Ivoire s'étend sur près d'un million d'hectares. Cette réserve de la biosphère est une des zones protégées les plus vastes d'Afrique de l'Ouest, où se mêlent savane arborée et des ilots de forêt. Ce parc avait un temps été classé patrimoine en péril, en raison des activités illicites qui ont mis en danger sa faune et sa flore. Par ailleurs, l'insécurité à la frontière avec le Burkina Faso et les attaques à caractère terroriste qui ont affecté Kafolo en 2020 et en 2021, ont entamé l'image de la région, classée zone rouge par les chancelleries occidentales. Mais depuis trois ans, les autorités ont sécurisé le nord du pays. La relance de ce parc illustre cette reprise progressive des activités. En 2023, l'Unesco l'a d'ailleurs sorti de sa liste du patrimoine en péril, estimant que les objectifs de conservation de sa faune avaient été dépassés.  De notre envoyée spéciale à Bouna, La voiture de touriste roule au pas sur une piste qui traverse le parc. Très rapidement, une famille de bubales fait son apparition. Jean-Luc est impressionné : « Je n'ai jamais été aussi proche d'animaux sauvages, en liberté comme ça quoi… En plus, elles ne sont même pas apeurées. J'ai l'impression que je peux descendre, aller les toucher. » Au moment des différentes crises politiques qui ont secoué le pays, le parc de la Comoé a perdu une grande partie de ses animaux, à cause notamment du braconnage. En 2012, l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), a lancé une reprise en main de ce site. Grâce à plusieurs financements de l'État et de la coopération allemande, l'OIPR a acquis deux ULM et des avions pour assurer une surveillance du parc. « On salue cette présence forte de la coopération allemande, qui dès la survenue de la crise, après la décision du patrimoine mondial, a mis en place un fonds de dotation, pour nous permettre d'avoir les effectifs, d'avoir le matériel, d'avoir les équipements et de tout de suite, faire les activités de surveillance, explique le colonel Roger Kouadio, le directeur du parc de la Comoé. Les gens comprenant que l'autorité de gestion était sur place, les activités illégales ont commencé à régresser. Et cela s'est vérifié avec tous les inventaires aériens qu'on a pu faire et qui ont montré que les activités illégales étaient réduites. » À lire aussiTourisme en Afrique: la Côte d'Ivoire mise sur le tourisme vert [4/5] Résultat : les espèces qui avaient disparu, comme les chimpanzés et les éléphants, ont recolonisé le parc de la Comoé. Grâce à des caméras, les chercheurs ont pu constater leur présence. « En 2013, on n'a même pas pu observer l'éléphant. J'utilise maintenant les caméras trappe. En 2016, on était autour de 60 individus. Et lorsque nous avons fait l'inventaire l'année passée, on était autour de 150 individus, raconte Colonel Amara Ouattara, le chef du service du suivi écologique. Les résultats de 2022 montrent que nous sommes passés de 8 000 individus pour les bibales, à 17 000 individus. Pour les cobes de Buffon, on est passé de 9 000 individus, à près de 10 000 individus. Donc, vous voyez, presque toutes les espèces phares du parc sont passées du simple au double. »  Pour réduire les activités illicites, il a fallu surtout impliquer les populations environnantes. Mamadou Koné est animateur rural : « On sensibilise plus sur la pratique de l'orpaillage clandestin, qui favorise la délinquance juvénile et l'utilisation du mercure et du cyanure, qui sont des produits très toxiques pour la santé. »  Parmi ses projets phare, le parc de la Comoé compte réintroduire des lions, à partir de 2027, pour attirer des touristes et dynamiser la recherche.  À lire aussiEn Côte d'Ivoire, le trafic de grands félins alimenté par la médecine traditionnelle

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 24 août 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Aug 24, 2025 48:30


Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, direction l'Irak où il y a 37 ans, plus de 180 000 Kurdes ont été assassinés par l'armée de Saddam Hussein. En deuxième partie, direction le Pakistan, où la tendance est de posséder des fauves domestiques et, plus couramment, au sein de familles aisées. (Rediffusion) Génocide d'Anfal : le deuil impossible des Kurdes irakiens Il y a 37 ans, en Irak, l'armée de Saddam Hussein lance une rafle contre les Kurdes du nord du pays, c'est l'opération Anfal. En quelques semaines, la population de villages entiers est décimée, 180 000 Kurdes sont alors assassinés. Après des années d'attente, la Cour suprême irakienne a reconnu le caractère génocidaire de cette campagne meurtrière, ce qui ouvre la voie à un travail de fouille et de mémoire. Et c'est ce que nous allons illustrer aujourd'hui. En janvier 2025, en effet, un charnier a été exhumé dans le désert du sud du pays, révélant les restes de 153 femmes et enfants kurdes. Pour les rescapés d'Anfal, cette découverte ravive l'espoir de retrouver les corps de leurs proches. Un Grand reportage de Lucas Lazo qui s'entretient avec Sébastien Farcis. Lions et tigres de compagnie, une obsession pakistanaise Au Pakistan, avoir un lion ou un tigre domestique à l'instar d'un chat ou d'un chien est de plus en plus tendance. Riches hommes d'affaires, industriels, propriétaires terriens ou trafiquants, ont leur zoo personnel. Sur les réseaux sociaux, pour des influenceurs, s'exhiber avec un félin sauvage est un symbole de puissance chic et choc. Les gros félins domestiqués seraient des centaines au Pakistan. Les organisations de défense de la cause animale dénoncent les mauvais traitements, les autorités laissent faire, la loi est permissive. Un Grand reportage de Shahzaib Wahlah, Sonia Ghezali (avec la collaboration de Talha Saeed) qui s'entretient avec Sébastien Farcis.  

Grand reportage
Lions et tigres de compagnie, une obsession pakistanaise

Grand reportage

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 19:30


Au Pakistan, avoir un lion ou un tigre domestique à l'instar d'un chat ou d'un chien est de plus en plus tendance. Riches hommes d'affaires, industriels, propriétaires terriens ou trafiquants, ont leur zoo personnel. Sur les réseaux sociaux, pour des influenceurs, s'exhiber avec un félin sauvage est un symbole de puissance chic et choc. Les gros félins domestiqués seraient des centaines au Pakistan. Les organisations de défense de la cause animale dénoncent les mauvais traitements, les autorités laissent faire, la loi est permissive. (Rediffusion) « Lions et tigres de compagnie, une obsession pakistanaise », un Grand reportage de Shahzaib Wahlah, Sonia Ghezali, avec la collaboration de Talha Saeed.

Les dents et dodo
Les orques qui se massent

Les dents et dodo

Play Episode Listen Later Aug 12, 2025 2:38


Tu veux que je te raconte l'histoire des orques qui se massent ? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti !

Les dents et dodo
La tortue à deux têtes

Les dents et dodo

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 2:27


Tu veux que je te raconte l'histoire de la tortue à deux têtes ? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti ! 

Reportage International
Sécheresse en Irak: le sud du pays à l'épreuve du climat et des restrictions d'eau

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 1, 2025 2:56


L'Irak fait face à l'une des sécheresses les plus graves de son histoire. Les terres du Croissant fertile de la Mésopotamie antique se détériorent et s'appauvrissent année après année sous les effets du changement climatique et de l'activité humaine. Cet été, les apports en eau venus des principaux fleuves irakiens sont trop faibles – peu de pluie cet hiver, et peu de délestage d'eau depuis la Turquie. C'est tout un patrimoine environnemental et historique qui souffre chaque année, et disparaît petit à petit, particulièrement dans le sud de l'Irak. À l'approche d'une écluse fermée qui sépare les marais de Chibayish du fleuve Euphrate, des mouches et une odeur nauséabonde emplissent l'air. Raed Al-Assadi, directeur de l'organisation pour l'Écotourisme de Chibayish : « Des centaines de tortues sont mortes. » La main sur le nez, Raed el-Assadi, constate la catastrophe. L'Euphrate a été coupé du réseau de canaux des marais pour conserver le plus d'eau possible pour la consommation humaine, ces tortues ont été prises au piège. « Ce sont des tortues qui migrent depuis les marais vers l'Euphrate parce que les eaux de l'Euphrate sont un peu meilleures que celles des marais qui sont très salées. Tu peux voir tout le long des marais de grands nombres d'animaux morts. Bien sûr, c'est un dérèglement clair et extrêmement grave de la chaîne de l'équilibre écologique en Irak. » Ces marais, classés au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2016, dépérissent. Seules 20% des zones marécageuses restent en eau cet été. Près d'une rive dénudée, dix buffles se baignent paisiblement, semble-t-il, mais l'eau des marais est devenue trop salée et la végétation change. Leur survie, à présent, dépend de ressources acheminées par bateau. Restriction de l'eau Leurs éleveurs, Kadhem et Razzaq, peinent à maintenir ces élevages traditionnels dans les marais : « Tous les jours, une bête meurt. Tout le monde est endetté à hauteur de 10, 15 ou 30 millions de dinars, pour du fourrage. Mais on ne peut pas abandonner. » Pour Razzaq Ismaël, un autre éleveur : « C'est notre culture, celle de nos ancêtres, c'est notre mode de vie et on le perpétue. » Mais la majorité des éleveurs est partie. Et même si certains reviendront lors de saisons plus clémentes, pour le directeur de l'Écotourisme de Chibayish, Raed el-Assadi, ce déplacement de population a déjà un effet sur le patrimoine local : « Tout change chez eux. Même leur manière de parler, on n'entend plus les mots ou les expressions propres aux habitants des marais. » Les éleveurs partent souvent vers le nord, mais la situation n'y est pas meilleure. Dans la province de Najaf à Mishkhab, connue pour l'odeur de ses plantations de riz ambre, depuis des siècles, il n'y a pas d'eau non plus et donc pas l'ombre d'une rizière. Abdel Ali al-Kuraity est agriculteur, ancien cultivateur de riz ambre : « Où peut-on encore trouver l'odeur du riz "ambre" ? Il n'y a plus d'eau. » L'agriculteur le reconnaît, l'irrigation par inondation pour cultiver ce riz, emblématique de la cuisine irakienne, n'est plus une option en ces temps de pénurie. Mais les restrictions sont sévères. Les canaux du village sont fermés depuis des mois : « La population dépendait de la culture du riz ambre, comme moyen de subsistance et source alimentaire principale. On a accepté de ne plus cultiver du riz, mais qu'on nous donne de l'eau ! » Les cultures alternatives se meurent elles aussi. Fouad, porte-parole de ces agriculteurs, s'emporte : « Nous ne sommes pas indemnisés. Que faire ? Émigrer ? Partir ? » D'année en année, les migrations vers les villes se multiplient Un exode qui complique la gestion des ressources en eau potable qui doivent être toujours plus réorientée vers les grandes agglomérations au détriment des zones rurales.   À lire aussiIrak: la sécheresse provoque la disparition des marais du sud du pays, joyaux du patrimoine de l'Unesco

Priorité santé
Médiation animale: les animaux au service du soin

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 48:30


On appelle «médiation animale» ou «zoothérapie» le fait d'intégrer l'animal au parcours de soins du patient. Mise en place pour la première fois dans une unité psychiatrique à l'Université d'État d'Ohio en 1977, la zoothérapie peut permettre de réduire le stress, l'anxiété et la dépression, et de réduire l'isolement social. Dans quel cadre cet accompagnement peut-il être bénéfique pour le patient ? Quels sont les bienfaits de cette thérapie pour le patient et son traitement ? Isabelle Fromantin, infirmière et docteure en sciences. Responsable de l'unité « plaies et cicatrisation » de l'Institut Curie à Paris. Co-auteure de l'ouvrage Snoopy, un chien qui fait du bien, aux éditions Solar  Ermelinda Hadey, infirmière-zoothérapeute de l'Unité fonctionnelle de zoothérapie de l'EPS de Ville-Évrard, en Seine-Saint-Denis, en région parisienne, et créatrice de l'association « les Z'amis de Nono » Elodie, patiente de l'EPS de Ville-Évrard et bénévole de l'association « les Z'amis de Nono ». Un reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous parlons de la plus importante épidémie de diphtérie qu'ait connue l'Europe occidentale depuis 70 ans, selon une étude parue dans le New England Journal of Medicine. Interview du Pr Sylvain Brisse, responsable du Centre national de la diphtérie et responsable de l'Unité biodiversité et épidémiologie des bactéries pathogènes à l'Institut Pasteur.  Programmation musicale :  ► Queen – Cool cat  ► Daara J family – Cosaan.

Priorité santé
Médiation animale: les animaux au service du soin

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 48:30


On appelle «médiation animale» ou «zoothérapie» le fait d'intégrer l'animal au parcours de soins du patient. Mise en place pour la première fois dans une unité psychiatrique à l'Université d'État d'Ohio en 1977, la zoothérapie peut permettre de réduire le stress, l'anxiété et la dépression, et de réduire l'isolement social. Dans quel cadre cet accompagnement peut-il être bénéfique pour le patient ? Quels sont les bienfaits de cette thérapie pour le patient et son traitement ? Isabelle Fromantin, infirmière et docteure en sciences. Responsable de l'unité « plaies et cicatrisation » de l'Institut Curie à Paris. Co-auteure de l'ouvrage Snoopy, un chien qui fait du bien, aux éditions Solar  Ermelinda Hadey, infirmière-zoothérapeute de l'Unité fonctionnelle de zoothérapie de l'EPS de Ville-Évrard, en Seine-Saint-Denis, en région parisienne, et créatrice de l'association « les Z'amis de Nono » Elodie, patiente de l'EPS de Ville-Évrard et bénévole de l'association « les Z'amis de Nono ». Un reportage de Raphaëlle Constant. ► En fin d'émission, nous parlons de la plus importante épidémie de diphtérie qu'ait connue l'Europe occidentale depuis 70 ans, selon une étude parue dans le New England Journal of Medicine. Interview du Pr Sylvain Brisse, responsable du Centre national de la diphtérie et responsable de l'Unité biodiversité et épidémiologie des bactéries pathogènes à l'Institut Pasteur.  Programmation musicale :  ► Queen – Cool cat  ► Daara J family – Cosaan.

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une araignée ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 48:30


Comment se mettre dans la tête d'une araignée ? Elles nous font peur et nous fascinent, habitent nos mythes et nos maisons, mais qui sont vraiment les araignées ? Suivez le fil pour découvrir leur monde minuscule, mais aussi leurs impressionnantes capacités cognitives et même leur vie sociale encore plus riche que leurs toiles. (Rediffusion du 16/12/24). Faisons enfin connaissance avec des bestioles aussi mal aimées que méconnues, qui habitent nos mythes et nos maisons dans lesquelles elles tissent leurs toiles : j'ai nommé les araignées, mais qui sont-elles vraiment ? Il est temps de tordre le coup à nos peurs et à nos préjugés pour porter un autre regard sur les quelque 52 000 espèces d'araignées décrites à ce jour (plus de 99% d'entre elles sont totalement inoffensives pour les humains et 100% indispensable à la biodiversité). Saviez-vous que ces ingénieuses et redoutables prédatrices d'insectes, tisseuses du fil de soie le plus fin et le plus robuste au monde ont des capacités cognitives surprenantes, et même une vie sociale ? Avec Raphaël Jeanson, éthologue, directeur adjoint du Centre de recherche sur la cognition animale à Toulouse. Pour son ouvrage Dans la tête d'une araignée, paru chez HumenSciences.

Autour de la question
Comment se mettre dans la tête d'une araignée ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 48:30


Comment se mettre dans la tête d'une araignée ? Elles nous font peur et nous fascinent, habitent nos mythes et nos maisons, mais qui sont vraiment les araignées ? Suivez le fil pour découvrir leur monde minuscule, mais aussi leurs impressionnantes capacités cognitives et même leur vie sociale encore plus riche que leurs toiles. (Rediffusion du 16/12/24). Faisons enfin connaissance avec des bestioles aussi mal aimées que méconnues, qui habitent nos mythes et nos maisons dans lesquelles elles tissent leurs toiles : j'ai nommé les araignées, mais qui sont-elles vraiment ? Il est temps de tordre le coup à nos peurs et à nos préjugés pour porter un autre regard sur les quelque 52 000 espèces d'araignées décrites à ce jour (plus de 99% d'entre elles sont totalement inoffensives pour les humains et 100% indispensable à la biodiversité). Saviez-vous que ces ingénieuses et redoutables prédatrices d'insectes, tisseuses du fil de soie le plus fin et le plus robuste au monde ont des capacités cognitives surprenantes, et même une vie sociale ? Avec Raphaël Jeanson, éthologue, directeur adjoint du Centre de recherche sur la cognition animale à Toulouse. Pour son ouvrage Dans la tête d'une araignée, paru chez HumenSciences.

Cryptoast - Bitcoin et Cryptomonnaies
Le Bitcoin est-il de droite ? (pourtant né dans la gauche libertarienne) Avec FauneRadio ​– Pair à pair #31

Cryptoast - Bitcoin et Cryptomonnaies

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 108:39


Découvrez Faune, de la chaine FauneRadio.⁨ Ensemble, nous avons parlé de la politisation récente de Bitcoin, notamment de sa récupération par le Rassemblement National et Reconquête. Nous avons également tenté d'expliquer comment, malgré sa neutralité, Bitcoin pourrait devenir un atout pour la gauche.Rediffusion de l'émission du 22 juillet 2025.

Reportage International
Au Mexique: des éleveurs accueillent des loups dans leur ranch

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 12, 2025 2:22


Au Mexique, le loup bénéficie aussi d'une protection. Depuis les années 2000, quelques individus ont été réintroduits dans les montagnes de l'État de Chihuahua. Là-bas, c'est une région de « rancheros ». Dans ces montagnes et ces grandes plaines, l'élevage de bovin est l'une des activités principales. On pourrait croire que le loup n'y serait donc pas le bienvenu, mais au lieu de s'opposer à la présence du prédateur, quelques « rancheros » s'impliquent. Ils l'encouragent et participent aux efforts de conservation. « Ici, il y a une trace de loup. » Seulement repérables par des yeux aguerris, quelques empreintes se dessinent dans la poussière brune. « Là, regarde ici, la trace est fraîche. Il est allé par là. Et là, il y a d'autres traces de biches. » Jaime Ruffo est vacher. Dans ce grand ranch perché à 2 300 mètres d'altitude, il garde 300 bovins qui évoluent en semi-liberté entre des roches abruptes et la foret. Ici, il fait partie des « pro loups ». « Ils ont été libérés ici et il ne s'est rien passé. Vraiment, ça n'a rien changé ! J'ai passé toute ma vie ici avec ces animaux, donc personne ne peut me raconter des histoires. Le loup n'a pas fait tant de mal. Je vous dis qu'il y a d'autres animaux qui attaquent beaucoup plus les troupeaux comme les pumas et les coyotes. » « Rapprocher les loups et les éleveurs » Un peu plus bas dans la plaine, le biologiste Cristian Aguilar a fait le pari de rallier les éleveurs à la cause du loup. En créant une coopérative, il les aide à vendre une viande biologique deux fois plus cher. Ainsi, quand ils gagnent correctement leur vie, ils sont davantage disposés accepter la présence du prédateur. « On est arrivés avec l'idée romantique de sauver le loup, mais on ne voyait pas les problématiques des producteurs. On leur disait :  « Vous devez protéger les loups, car c'est une espèce en voie d'extinction… » Et eux, ils nous répondaient : " Oui, mais tu te rends compte que je n'ai pas déjeuné et que mes enfants ont le ventre vide parce que l'élevage est en crise ! " Donc, nous devons régler les problèmes de chacun pour trouver le moyen de conserver les loups et que ce soit un succès. Avant, on faisait en sorte d'éloigner les loups des troupeaux. Aujourd'hui, on travaille pour rapprocher les loups et les éleveurs. » Nostalgique de la faune disparue, et convaincu que le loup a sa place sur ce territoire, Alonso Olivas a même décidé de libérer des loups sur ses propres terres : « Moi, je suis très content, car les loups aiment mon ranch. Ils viennent souvent me rendre visite. Bien sûr, j'ai eu quelques problèmes au début, mais maintenant, c'est bon. J'ai tout mis en ordre. J'aime bien aller voir les images des pièges photographiques. J'adore voir d'où ils sortent, où ils sont et combien. » L'espèce du loup mexicain Canis lupus baileyi, présent aux États-Unis et au Mexique s'était complètement éteinte au sud de la frontière dans les années 1980, victime des campagnes d'extermination. Aujourd'hui, on estime qu'une cinquantaine d'individus arpentent les montages du nord du Mexique. À lire aussiY a-t-il trop de loups en Europe ?

7 milliards de voisins
Les chats à la conquête du monde

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 8, 2025 48:30


Ils sont 600 millions dans le monde et sont les stars de vidéos sur internet. Les chats, ces petites boules de poils moustachues, dont les propriétaires sont accros, occupent le top 1 des animaux préférés des Français. Originaire du nord de l'Afrique, du Proche-Orient et d'Anatolie, le chat domestique a traversé les siècles pour se prélasser sur les canapés et gagner son statut de membre de la famille. Mais qu'en est-il sur d'autres continents où les animaux domestiques passent rarement le seuil des maisons ? Si le chat est aujourd'hui choyé en Occident, les humains ne vont-ils pas trop loin dans leur attachement ? Entre les déguisements douteux dont ils sont accoutrés, les bars à chat ou les croisements entre races, nos animaux de compagnie préférés subissent aussi les excentricités humaines.     Cette émission est une rediffusion du 22/09/2023. Avec : Jérôme Attal, écrivain, compositeur et interprète. Auteur de Petit éloge des chats (Éditions Les Pérégrines, 2023) Éric Baratay, historien et professeur de l'Université Jean-Moulin de Lyon, spécialiste de l'histoire de l'animal, auteur notamment de Cultures félines (XVIIIè-XXIè siècle) : Les chats créent leur histoire (Seuil, 2021) Anne Andlauer, correspondante de RFI en Turquie, nous parle d'Istanbul, surnommée la ville des chats. En fin d'émission, un reportage de Charlie Dupiot à Beyrouth au Liban. C'est un lieu à part dans lequel nous emmène notre reporter. Au cœur d' «Aaliyah's Books», une librairie indépendante où se retrouve depuis 2016 une partie de la jeunesse de la capitale. À l'origine, deux amis passionnés de littérature et installés au Liban : William Dobson, Britannique, et Niamh, Fleming Farrell, Irlandaise. 7 ans après l'ouverture, dans ce café-bar-librairie, l'équipe est à l'image de la population libanaise.

Autour de la question
Comment donner la parole aux animaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jun 30, 2025 48:30


Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec Alban Lemasson (professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères) et Mael Leroux (maitre de conférences à l'Université de Rennes), il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).

Autour de la question
Comment donner la parole aux animaux ?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jun 30, 2025 48:30


Comment décoder le croassement des corbeaux, les dialectes des bonobos ou le chant des baleines ? Quand les animaux prennent la parole… Un formidable voyage au cœur de la communication et de la conscience animale qui risque de vous surprendre... Donnons la parole aux animaux : oiseaux, singes, dauphins, éléphants ou grenouilles font bien plus que communiquer entre eux leur localisation ou leurs émotions. Ils ont des langages ou protolangages qui ont un sens, des règles de syntaxe et même de la conversation qu'il s'agit d'apprendre à décoder, avec un œil neuf et les oreilles grandes ouvertes. Mais comment ? Comment décoder le sens du croassement des corbeaux, les différents dialectes des bonobos ou les chants variés des baleines ? Avec Alban Lemasson (professeur à l'Université de Rennes, il étudie la communication vocale et la vie sociale des mammifères) et Mael Leroux (maitre de conférences à l'Université de Rennes), il s'intéresse à l'évolution du langage. Pour leur ouvrage Quand les animaux prennent la parole, aux Éditions Apogée Benoit Grison, docteur en Sciences cognitives, biologiste et sociologue des sciences, pour son ouvrage Le sourire du chimpanzé, voyage autour de la conscience animale (Delachaux et Niestlé).

Reportage International
Océans-Mexique: quand les pêcheurs de la baie de Kino tentent de mieux gérer les ressources

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 9, 2025 2:44


Au nord du Mexique, dans l'État de Sonora, la petite baie de Kino est ouverte sur la mer de Cortés. La région abrite une importante biodiversité et faune marine, mais l'équilibre a été bouleversé ces dernières décennies par la surpêche et des mauvaises pratiques. Alors, depuis quelques années, la petite communauté d'environ 10 000 habitants s'organise. Les pêcheurs, celles et ceux qui vivent de la mer tentent de prendre en main eux-mêmes au mieux la gestion de leurs ressources. De notre envoyée spéciale de retour de la baie de Kino« Là, il faut malaxer. » À marée basse, les femmes remuent les limons pour déterrer et compter les palourdes : « Regarde, il y en a de toutes les tailles. Ça nous fait plaisir de voir cela. Avant, quand on venait, il n'y en avait pas une seule. » De jeunes coquillages élevés en laboratoire ont été semées quelques mois plus tôt dans l'estuaire par une coopérative de femmes : « La palourde grandit et donc on peut la récolter en toute saison. »Ce jour-là, Felice Campo et Delfina Mendoza ne les ramassent pas. Puisque les quantités extraites dépassent la capacité de l'animal à se reproduire, elles préfèrent repeupler : « On a vu que des pêcheurs venaient et sortaient des palourdes. C'est pour cela que je dis que le bénéfice est pour toute la communauté. »À Kino, une dizaine d'associations civiles s'investit dans la préservation de l'écosystème de la baie. La surpêche de la part de certains locaux est souvent pointée du doigt pour expliquer la disparition des espèces. Mais pour Edgar Magdaleno, professeur au Prescott collège, elle ne doit pas servir à faire oublier la responsabilité des grands intérêts privés. Notamment l'élevage de crevettes, très présent dans la région, qui domine la production nationale. « Le secteur a dévasté l'estuaire et la lagune. Et il y a aussi tous ces grands bateaux de pêche aux crevettes et à la sardine qui viennent ici dans le golfe. Ils utilisent des chaluts et détruisent les fonds marins. Pour une seule espèce, ils en détruisent quarante et cela affectent toute l'activité de subsistance de nos pêcheurs. On est une communauté abandonnée par les autorités. »À lire aussiAvant la conférence onusienne sur l'Océan, des scientifiques publient 10 recommandations pour le préserverProtéger les ressourcesSans contrôle et face à l'impuissance des institutions mexicaines, les habitants de Kino s'organisent entre eux pour protéger leurs ressources. Un peu plus au nord, une coopérative s'est vu confier 25 hectares de bas fond. Daniel Torre explique qu'en échange de sa protection, il a le droit de plonger pour pêcher des pétoncles géants : « On fait du monitoring sous-marin pour surveiller les quantités de biomasse à l'intérieur de la zone. »À l'aide d'un tube alimenté en air par un compresseur, il descend à une douzaine de mètres profondeur. Depuis plus de 20 ans. Il est issu de la troisième génération de plongeurs dans sa famille et n'imagine pas faire autre chose : « huit personnes sur dix vivent de la pêche ici. Si une espèce s'effondre, on trouvera des alternatives. Que ce soit la raie manta, le requin, le crabe ou bien les bulots. Il s'agit de pouvoir nourrir sa famille. Mais j'espère qu'avec ce qu'on fait là, les futures générations pourront continuer à pêcher comme nous. »À lire aussiPourquoi faut-il combattre la pêche illégale?

Reportage International
Australie: les forêts millénaires de Tasmanie en péril pour des copeaux de bois

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 6, 2025 2:34


C'est l'un des pays qui déforeste le plus au monde. Si aujourd'hui, l'essentiel de la production de bois est assurée par des plantations, certains États autorisent toujours la coupe de bois endémique. Et en la matière, c'est la Tasmanie, un État très peu peuplé et dont les forêts sont, pour partie, classées au patrimoine mondial de l'Unesco en raison de la richesse de la biodiversité qu'elles abritent, qui bat tous les records. Une activité menaçant certaines espèces animales, de plus en plus critiquée, et qui par ailleurs crée au final très peu d'emplois. Reportage en forêt où les arbres tiennent encore debout. De notre correspondant en Tasmanie,« Non à la coupe des arbres endémiques », c'est le cri de ralliement de plus de 4 000 personnes qui ont défilé à la fin mars 2025, dans les rues de Hobart, la capitale de la Tasmanie. Cet État australien est non seulement l'un des derniers à autoriser l'abattage des forêts endémiques, il est aussi celui qui le pratique le plus massivement. Près de 20% de la production de bois en Tasmanie est issue de ces forêts. Une situation qui choque Sue, l'une des manifestantes : « Pourquoi détruire ces magnifiques écosystèmes, indispensables pour les animaux (qui y vivent), pour purifier notre air et l'eau, toutes les choses dont nous avons besoin, simplement pour en faire des copeaux de bois. Les forêts, c'est la vie, et nos forêts les plus anciennes doivent être protégées. »Plus de 70% des arbres endémiques coupés sont en effet transformés en simples copeaux de bois, qui sont ensuite exportés vers la Chine et le Japon, pour fabriquer du papier et du carton. Une activité qui provoque par ailleurs beaucoup de gâchis. C'est ce que nous montre Jenny Weber, de la Fondation Bob Brown, en nous emmenant sur une zone de coupe. Au milieu d'une zone entièrement rasée, trône une énorme souche, de plus de trois mètres de diamètre : « Nous nous tenons sur la souche d'un arbre qui avait plus de 500 ans… Et ce qui est tragique, c'est qu'après avoir été coupé, les bûcherons se sont rendu compte qu'il était trop gros pour être débité et chargé sur un camion. »Des espèces animales menacées d'extinctionUn immense tronc git juste à côté de cette souche, à l'orée d'une forêt pour l'instant encore intacte. Elle abrite de nombreuses espèces animales, qui pour certaines sont menacées d'extinction par les bûcherons. C'est notamment le cas de la perruche de Latham, le perroquet le plus rapide du monde, comme nous l'explique Charley Gros. Il est Français et conseiller scientifique de la fondation Bob Brown : « Ces oiseaux ont besoin des cavités dans les arbres pour se reproduire et les exploitations forestières détruisent ces forêts. Donc s'il n'y a pas de cavités, il n'y a pas de nid, il n'y a pas d'enfants, il n'y a pas d'espèces. »L'organisme chargé de la gestion des forêts pour l'État de Tasmanie assure pour sa part exploiter de façon raisonnée les forêts, et replanter systématiquement des arbres là où il y a eu abattage. Mais ces fameuses cavités, indispensables pour la reproduction de ces perruches, prennent, elles, plusieurs siècles à se former. L'impact économique de cette activité est par ailleurs très limité : la coupe d'arbres endémiques a rapporté moins de 50 millions d'euros en 2023, et l'ensemble de la filière bois fait travailler moins de 1% de la population active en Tasmanie.À lire aussiAustralie: près de 400 «dauphins-pilotes», coincés dans une baie en Tasmanie, sont morts