Place in Littoral, Cameroon
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C'est au début des années 2000 que l'Afrique de l'Ouest voit une nouvelle migration en provenance de Chine s'établir dans quelques pays (Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun, Ghana). Parmi eux, on distingue deux types de migrants. Il y a d'abord ces Chinois venus dans le cadre de grands projets de construction d'infrastructures régis par des partenariats entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest. Et puis il y a ceux qui émigrent par leurs propres moyens et qui cherchent des opportunités de faire des affaires dans des pays africains. C'est à ces derniers que nous nous intéressons ici avec le sinologue Antoine Kernen, spécialiste des relations Chine-Afrique. Plusieurs dizaines de milliers de migrants chinois exercent leur activité commerciale dans des pays d'Afrique de l'Ouest. La plupart s'installent dans les grandes villes et les capitales. Une part importante de ces commerçants chinois est originaire des régions de l'est de la Chine, explique Antoine Kernen, sinologue et professeur à la faculté de sciences sociales et politiques de l'université de Lausanne en Suisse. « Il y a une proportion de personnes qui viennent de ces régions très dynamiques de la côte chinoise, donc Zhejiang et Fujian. Donc ce ne sont pas des gens qui viennent des régions les plus pauvres de Chine, c'est vraiment des gens qui sont portés par le dynamisme économique de ces régions côtières qui produisent des biens manufacturés pour la Chine, pour l'étranger. Et si on veut, l'Afrique devient une nouvelle frontière, finalement un nouvel endroit où on peut tenter d'aller vendre ces produits qu'on manufacture dans ces provinces côtières ». À leurs débuts, ces commerçants chinois se sont d'abord tournés vers la vente de produits bon marché pour toucher une plus large partie de la population africaine, mais aujourd'hui leur activité évolue. « Progressivement, on a aussi maintenant effectivement des produits beaucoup plus sophistiqués qui arrivent sur le marché. Les motos, ça fait un moment, les climatisations, ça fait un moment, tout le gros électroménager peut être chinois, il y a d'autres offres, mais globalement, l'arrivée des produits chinois a entraîné une certaine démocratisation de l'accès à certains biens. On voit que le coût effectivement de ces produits, qui était réservé auparavant vraiment à une élite, se sont démocratisés parmi, en gros, la classe moyenne urbaine des pays de l'Afrique de l'Ouest ». Des commerçants chinois qui diversifient leurs activités Autre phénomène comme au Cameroun : face à la concurrence des petits commerçants locaux et des grandes chaînes de distribution chinoises, les migrants investisseurs chinois diversifient leurs activités. « Donc on voit ces mêmes personnes, c'est pour ça que ce terme d'investisseurs est assez bon, finalement, qui réinvestissent dans d'autres domaines, qui vont décider finalement de créer des restaurants, mais pas forcément des restaurants chinois. Il y a des chaînes de fast food au Cameroun maintenant qui sont tenues par des Chinois. Des petites industries chinoises se développent aussi maintenant dans la périphérie de Yaoundé, Douala, ce qui montre bien qu'on est quand même dans une temporalité qui est plus longue. On n'est plus simplement à écouler son container de produits chinois et de se dire "bon, la prochaine fois, je reviens pas" ». Ces dernières années, il n'y a pas eu d'augmentation importante de migrants chinois venus s'installer pour investir dans le commerce dans les pays d'Afrique de l'Ouest. Toutefois, le sinologue Antoine Kernen a, lui, constaté une légère augmentation de Chinois expatriés au Cameroun. Ces derniers ont un profil différent des migrants investisseurs puisqu'ils viennent dans les pays d'Afrique de l'Ouest pour travailler dans des entreprises chinoises déjà implantées sur place. À lire aussiMoins de prêts, projets resserrés: les investissements chinois en Afrique évoluent
New Bell Prison in Douala, Cameroon, operates a bit like a city within a city. The facility has its own "taxis" (inmates who hand deliver messages), its own law enforcement (prisoners who help police the facility) and a market. The jail is overcrowded and under-resourced, and the occupants of New Bell have sometimes adapted the jail's overstretched systems to work for them. An on-site music studio and label, Jail Time Records, has also sprung up and found an international audience. Wedaeli Chibelushi, journalist for BBC World Online, Africa, tells the stories of some of the inmates involved. In Egypt, Christians are a substantial minority, making up 10 to 15% of the population, but they're not always represented fairly in employment and public life. This month, the case of 13-year-old Makary Younan, who despite his talent was initially passed over for selection by a major Egyptian football academy, has led to a public debate over anti-Christian discrimination. BBC Arabic's Ahmed Omar has the story. Wang Jibing, a Chinese food delivery rider in his fifties, has found a huge online following with reflective poems capturing his daily life and routines. Now, he's won one of China's top literary prizes. After growing up poor and doing many different jobs, Wang became a food delivery rider 2019. He often scribbles poems on scraps of paper between deliveries, but the prize he's won is named after poet Lu Xun, seen by many as the father of Chinese literature. Koh Ewe from the BBC's Hong Kong Bureau explains why so many Chinese people have taken him to their hearts. This episode of The Documentary comes to you from The Fifth Floor, the show at the heart of global storytelling, with BBC journalists from all around the world. Presented by Faranak Amidi. Produced by Laura Thomas, Caroline Ferguson and Hannah Dean. (Photo: Faranak Amidi. Credit: Tricia Yourkevich.)
En Suisse, 4000 personnes sont victimes chaque année d'accidents de baignade. Les personnes issues de la migration sont particulièrement vulnérables face aux dangers aquatiques. Neuf décès par noyade sur dix surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, selon lʹOrganisation mondiale de la santé. Au Cameroun, la phobie de lʹeau est habituelle, même dans une ville côtière comme Douala, baignée par le fleuve Wouri. Si les équipements et infrastructures pour prévenir les accidents aquatiques manquent, les organismes de prévention doivent aussi tenir compte dʹun contexte culturel qui ne favorise pas lʹapprentissage de la natation. Une série de reportages réalisés entre la Suisse et le Cameroun dans le cadre dʹEnquête dʹailleurs, un programme dʹéchanges journalistiques, avec la collaboration de Patricia Atangana, de CRTV (Cameroon Radio Television). Production : Raphaële Bouchet Réalisation : David Golan Première diffusion le 5 octobre 2025. Claudine Burton-Jeangros, sociologue spécialiste de la santé, professeure ordinaire à l'Université de Genève. & Valérie Schwob, docteure en sciences du sport et de l'activité physique, professeure agrégée d'éducation physique et sportive à Paris.
Une première phase de financement pour les 800 km de route entre Douala, au Cameroun, et Bangui, en République centrafricaine. Elle vient d'être annoncée par la Banque mondiale et se monte à 425 millions de USD. Le début des travaux sur ce tronçon communément appelé corridor économique Douala-Bangui est fixé pour l'an prochain. 80 % des produits vers la RCA, et 70 % vers le Tchad transitent par cet axe aujourd'hui en mauvais état. De notre correspondant à Yaoundé, L'aménagement du corridor économique Douala-Bangui est censé moderniser et automatiser les opérations de pesage et aussi réduire les délais de transport des marchandises entre les deux pays. « Il y aura un dispositif de présélection installé sur la voie et ce sont les véhicules qui sont soupçonnés d'être en surcharge qui vont se faire peser à la station, et de manière automatique. Les amendes, s'il y en a, vont être enregistrées et le reçu directement imprimé », explique Donnat Takueté, directeur général des études au ministère des Travaux publics. À lire aussiLe patronat camerounais s'inquiète de l'impact de l'état des routes sur les entreprises Il faut aujourd'hui compter de 9 à 12 jours pour parcourir 1400 km entre Douala au Cameroun et Bangui en RCA. Le mauvais état de la route y est pour beaucoup. Les tracasseries administratives aussi en raison notamment des 17 postes de contrôle informels, selon la Banque mondiale. L'institution va donc concentrer les premiers financements sur le Cameroun. « Pour la première phase de financement, le Cameroun va bénéficier d'un montant de 425 millions de dollars, il va aussi bénéficier à la Centrafrique pour un montant de 90 millions de dollars et à la Cemac, via un appui régional pour préparer les phases ultérieures de ce projet », détaille Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division région Afrique de l'Ouest et du Centre de la Banque mondiale. À lire aussiCameroun: polémiques autour du chantier de l'autoroute Yaoundé-Douala Un projet de plusieurs années Côté Cameroun, il est question de reconstruire des routes et d'en réhabiliter d'autres pour fluidifier le trafic entre Douala et la RCA. Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics, énumère les tronçons concernés : « Reconstruction de la route Yaoundé-Douala de 215 km, réhabilitation de la section Yaoundé-Bonis-Ayos de 332 km et réhabilitation de la section Bonis-Bertoua, soit un programme de mise à niveau de 800 km de routes, un programme conçu pour croiser les attentes de l'économie ». L'aménagement du corridor économique Douala-Bangui s'étendra sur plusieurs années et devrait créer 2 000 à 4 000 emplois directs et indirects. À lire aussiCameroun: fluidifier le trafic des marchandises reste un casse-tête
« 50 jours, c'est trop ! », s'exclame Le Messager en première page. « Parti du Cameroun le 7 juin dernier en compagnie de son épouse, pour un séjour privé en Europe, Paul Biya a déjà passé 50 jours hors du territoire national, déplore le quotidien de Douala, laissant un pays en panne, un gouvernement impotent et le peuple souverain dans le stress et l'incertitude du lendemain ». « Durant cette période de 50 jours, précise pour sa part le site Actu Cameroun, l'activité de la présidence de la République s'est limitée à la signature de quelques décrets militaires et à l'envoi de télégrammes officiels. Cette absence prolongée génère une forte attente politique à Yaoundé, rythmée par des rumeurs, de faux décrets circulant sur les réseaux sociaux et des appels de l'opposition à clarifier la situation ». Vacance du pouvoir ? En effet, précise Actu Cameroun, « plusieurs figures de l'opposition et intellectuels dénoncent une paralysie ou une gestion dématérialisée de l'État. Le député d'opposition Jean-Michel Nintcheu a officiellement appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir présidentiel. Une position partagée par certains juristes (…). Face aux critiques, les autorités rejettent fermement l'idée d'un vide institutionnel et affirment que le président continue d'étudier les dossiers et de donner des directives ». Enfin, pointe encore le site camerounais, « bien qu'une rumeur récurrente évoque un délai fatidique de 45 jours d'absence pour acter une destitution, les analystes rappellent que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite de temps concernant les séjours du président à l'étranger ». À noter ce chiffre donné par Le Journal du Cameroun : « En 43 ans au pouvoir, Paul Biya aurait passé environ 2 600 jours à l'étranger, soit près de 7 ans… ». C'est « le record absolu des séjours privés des chefs d'État africains hors de leurs pays ». Malaise ? Alors, où se trouve Paul Biya ? En Suisse… Le président camerounais, 93 ans, y séjourne très souvent, notamment pour des soins médicaux. Et ce serait encore le cas, d'après Jeune Afrique : « le chef de l'État camerounais a été admis dans une clinique privée suisse, croit savoir le site panafricain, quelques semaines après avoir fait un malaise au palais présidentiel, lors de la réception donnée à l'occasion de la fête nationale, le 20 mai. Une version démentie par la présidence ». En tout cas, poursuit Jeune Afrique, « ces derniers jours, tout semblait indiquer un retour imminent de Paul Biya à Yaoundé. La présidence avait engagé les préparatifs habituels : dispositif sécuritaire, organisation logistique, coordination des équipes. Plusieurs membres de la délégation se tenaient prêts à quitter la Suisse. Mais le départ a été reporté au dernier moment, relançant les rumeurs sur l'état de santé du chef de l'État, certains évoquant même sa disparition ». Là encore, démenti formel des autorités : « "Vous pensez que nous serions irresponsables au point de cacher le décès du chef de l'État ?", a balayé Samuel Mvondo Ayolo, contacté par Jeune Afrique. Celui qui fut ambassadeur à Paris assure que Paul Biya est en "très bonne santé", qu'il "n'a jamais été hospitalisé" et qu'il a encore récemment convié ses proches "à déjeuner dans un restaurant d'Évian", en France ». La question de la succession… Quoi qu'il en soit, cette absence du chef de l'État interroge… et pose la question de l'après. « Dans un régime où les arbitrages essentiels remontent au sommet, l'absence prolongée du chef peut encourager les ambitions et accélérer les luttes de clans », relève Afrik.com. Et « la question de l'après-Biya ne dépend plus seulement de rumeurs sur sa santé, avec un président de 93 ans absent depuis sept semaines, une vice-présidence constitutionnelle non pourvue, un gouvernement toujours attendu plusieurs mois après le début du nouveau mandat et un parti contraint de démontrer qu'il peut fonctionner sans son chef dans la salle. Que Paul Biya rentre demain ou dans un mois, conclut Afrik.com, la question de l'organisation de sa succession est désormais installée au cœur du débat public camerounais (…). »
« 50 jours, c'est trop ! », s'exclame Le Messager en première page. « Parti du Cameroun le 7 juin dernier en compagnie de son épouse, pour un séjour privé en Europe, Paul Biya a déjà passé 50 jours hors du territoire national, déplore le quotidien de Douala, laissant un pays en panne, un gouvernement impotent et le peuple souverain dans le stress et l'incertitude du lendemain ». « Durant cette période de 50 jours, précise pour sa part le site Actu Cameroun, l'activité de la présidence de la République s'est limitée à la signature de quelques décrets militaires et à l'envoi de télégrammes officiels. Cette absence prolongée génère une forte attente politique à Yaoundé, rythmée par des rumeurs, de faux décrets circulant sur les réseaux sociaux et des appels de l'opposition à clarifier la situation ». Vacance du pouvoir ? En effet, précise Actu Cameroun, « plusieurs figures de l'opposition et intellectuels dénoncent une paralysie ou une gestion dématérialisée de l'État. Le député d'opposition Jean-Michel Nintcheu a officiellement appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir présidentiel. Une position partagée par certains juristes (…). Face aux critiques, les autorités rejettent fermement l'idée d'un vide institutionnel et affirment que le président continue d'étudier les dossiers et de donner des directives ». Enfin, pointe encore le site camerounais, « bien qu'une rumeur récurrente évoque un délai fatidique de 45 jours d'absence pour acter une destitution, les analystes rappellent que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite de temps concernant les séjours du président à l'étranger ». À noter ce chiffre donné par Le Journal du Cameroun : « En 43 ans au pouvoir, Paul Biya aurait passé environ 2 600 jours à l'étranger, soit près de 7 ans… ». C'est « le record absolu des séjours privés des chefs d'État africains hors de leurs pays ». Malaise ? Alors, où se trouve Paul Biya ? En Suisse… Le président camerounais, 93 ans, y séjourne très souvent, notamment pour des soins médicaux. Et ce serait encore le cas, d'après Jeune Afrique : « le chef de l'État camerounais a été admis dans une clinique privée suisse, croit savoir le site panafricain, quelques semaines après avoir fait un malaise au palais présidentiel, lors de la réception donnée à l'occasion de la fête nationale, le 20 mai. Une version démentie par la présidence ». En tout cas, poursuit Jeune Afrique, « ces derniers jours, tout semblait indiquer un retour imminent de Paul Biya à Yaoundé. La présidence avait engagé les préparatifs habituels : dispositif sécuritaire, organisation logistique, coordination des équipes. Plusieurs membres de la délégation se tenaient prêts à quitter la Suisse. Mais le départ a été reporté au dernier moment, relançant les rumeurs sur l'état de santé du chef de l'État, certains évoquant même sa disparition ». Là encore, démenti formel des autorités : « "Vous pensez que nous serions irresponsables au point de cacher le décès du chef de l'État ?", a balayé Samuel Mvondo Ayolo, contacté par Jeune Afrique. Celui qui fut ambassadeur à Paris assure que Paul Biya est en "très bonne santé", qu'il "n'a jamais été hospitalisé" et qu'il a encore récemment convié ses proches "à déjeuner dans un restaurant d'Évian", en France ». La question de la succession… Quoi qu'il en soit, cette absence du chef de l'État interroge… et pose la question de l'après. « Dans un régime où les arbitrages essentiels remontent au sommet, l'absence prolongée du chef peut encourager les ambitions et accélérer les luttes de clans », relève Afrik.com. Et « la question de l'après-Biya ne dépend plus seulement de rumeurs sur sa santé, avec un président de 93 ans absent depuis sept semaines, une vice-présidence constitutionnelle non pourvue, un gouvernement toujours attendu plusieurs mois après le début du nouveau mandat et un parti contraint de démontrer qu'il peut fonctionner sans son chef dans la salle. Que Paul Biya rentre demain ou dans un mois, conclut Afrik.com, la question de l'organisation de sa succession est désormais installée au cœur du débat public camerounais (…). »
C'est la saison des pluies à Douala, capitale économique et côtière du Cameroun. Les inondations emportent chaque année des enfants imprudents. De banales flaques dissimulent parfois de dangereux trous de terrain, profonds et remplis d'eau. L'Association Cameroon Life Saving profite de la Journée mondiale de prévention des noyades pour sensibiliser la population. Reportages : Jonas Pool Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet Première diffusion le 28 septembre 2025.
Simon, alias Tonton, est puiseur de sable à Douala au Cameroun. Ce travail à haut risque consiste à plonger sans équipement dans les eaux troubles du fleuve Wouri pour y remonter des centaines de seaux de sable chaque jour, du fond de l'eau jusque sur sa pirogue. Quasi né dans l'eau, il ne craint pas la noyade. Reportages : Jonas Pool Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet Première diffusion le 28 septembre 2025.
Chlamydia, syphilis, gonorrhée, l'herpès, la blennorragie gonococcique… Les infections sexuellement transmissibles (ou IST) sont des infections provoquées par des bactéries, des virus ou des parasites. Elles peuvent avoir d'importantes répercussions sur la santé sexuelle et reproductive. Quels sont les symptômes des différentes IST ? Comment les prévenir ? Syphilis, chlamydia, ou encore l'herpès génital… Selon l'OMS, chaque jour, plus d'un million de personnes contractent l'une de ces infections sexuellement transmissibles lors d'un rapport sexuel, avec ou sans pénétration. Ces infections peuvent aussi se transmettre de la mère à l'enfant pendant la grossesse, au moment de l'accouchement ou même avec l'allaitement. Des maladies silencieuses aux impacts importants Les personnes contaminées peuvent ne pas présenter de symptômes. Faute de diagnostic et si on ne les traite pas, ces infections, ou IST comme on les appelle, peuvent avoir d'importantes répercussions sur notre santé sexuelle et reproductive. Quelles sont les prises en charge existantes, spécifiques à chacune de ces infections ? Comment expliquer l'augmentation des cas de syphilis en Europe, et notamment de syphilis congénitale, transmise de la mère au bébé ? Pourquoi la prévention reste-t-elle essentielle, à l'heure où l'on constate un recul généralisé de l'utilisation du préservatif ? Avec : Dr Gilles Brami, médecin spécialisé dans les IST, les infections uro-génitales et en andrologie à l'Institut Alfred Fournier, à Paris. Président de la Société d'andrologie de langue française. Dr Steve Tameu, dermatologue-vénérologue et médecin esthétique à l'Hôpital général de Douala. Secrétaire général de la société camerounaise de dermatologie. Programmation musicale : ► Hozier – Too Sweet ► Kalash & Naïka – Bam Love.
Chlamydia, syphilis, gonorrhée, l'herpès, la blennorragie gonococcique… Les infections sexuellement transmissibles (ou IST) sont des infections provoquées par des bactéries, des virus ou des parasites. Elles peuvent avoir d'importantes répercussions sur la santé sexuelle et reproductive. Quels sont les symptômes des différentes IST ? Comment les prévenir ? Syphilis, chlamydia, ou encore l'herpès génital… Selon l'OMS, chaque jour, plus d'un million de personnes contractent l'une de ces infections sexuellement transmissibles lors d'un rapport sexuel, avec ou sans pénétration. Ces infections peuvent aussi se transmettre de la mère à l'enfant pendant la grossesse, au moment de l'accouchement ou même avec l'allaitement. Des maladies silencieuses aux impacts importants Les personnes contaminées peuvent ne pas présenter de symptômes. Faute de diagnostic et si on ne les traite pas, ces infections, ou IST comme on les appelle, peuvent avoir d'importantes répercussions sur notre santé sexuelle et reproductive. Quelles sont les prises en charge existantes, spécifiques à chacune de ces infections ? Comment expliquer l'augmentation des cas de syphilis en Europe, et notamment de syphilis congénitale, transmise de la mère au bébé ? Pourquoi la prévention reste-t-elle essentielle, à l'heure où l'on constate un recul généralisé de l'utilisation du préservatif ? Avec : Dr Gilles Brami, médecin spécialisé dans les IST, les infections uro-génitales et en andrologie à l'Institut Alfred Fournier, à Paris. Président de la Société d'andrologie de langue française. Dr Steve Tameu, dermatologue-vénérologue et médecin esthétique à l'Hôpital général de Douala. Secrétaire général de la société camerounaise de dermatologie. Programmation musicale : ► Hozier – Too Sweet ► Kalash & Naïka – Bam Love.
In this episode of Art and Processes, Emeka Okereke sits down with Cameroonian photographer Angèle Etoundi Essamba — a defining voice in contemporary African photography whose four-decade career has centered the presence, dignity, and strength of the Black female body.Born in Douala in 1962, Angèle left Cameroon at nine years old for medical treatment in France — a rupture that shaped a lifelong meditation on displacement, belonging, and "home." The conversation moves from that culture shock, to the moment in 1980s Amsterdam when she realized the Black community around her was visually absent — and decided to put the Black woman at the center of her frame, on her own terms. They trace her major bodies of work: Série Noire, Afro Cosmos, and the Renaissance series (including The Girl with the Amber Earring), and talk about photography in the age of social media and AI, motherhood and darkroom discipline, and what freedom and dignity look like when "progress" means moving away from stagnation rather than climbing a ladder. ★ Support this podcast on Patreon ★
Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté. Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous. « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.) Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne. Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Sjava – Before ► Queen Rima – Kissia.
Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté. Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous. « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.) Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne. Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Sjava – Before ► Queen Rima – Kissia.
L'Allemagne accueille depuis une dizaine d'années des centaines de milliers de migrants, l'immense majorité est prise en charge dans un premier temps dans des foyers et ils sont répartis à travers tout le pays. Mais chaque année, environ 2 500 personnes bénéficient d'un « asile religieux » et sont hébergées par des églises catholiques et protestantes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables. De notre correspondant à Berlin, Antoine – qui a préféré ne pas donner son vrai nom – fait visiter l'appartement dans la paroisse de l'église protestante de Forst, dans le Brandebourg, où il est hébergé. Le jeune Camerounais partage cet appartement de trois pièces avec un Tchadien. Antoine est arrivé à la rentrée dernière en Allemagne. « Je viens du Cameroun, de Douala précisément. J'ai quitté le Cameroun parce que je suis homosexuel et l'homosexualité au Cameroun est très mal vue, témoigne-t-il, donc c'était très difficile. » Antoine est arrivé en Europe via la Roumanie. L'Allemagne avait six mois, conformément aux règles de Dublin, pour le renvoyer dans ce pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. On a proposé au jeune homme de bénéficier du « Kirchenasyl », de l'asile religieux : une paroisse décide d'héberger un migrant dans une situation difficile pour le protéger. « La situation juridique est claire : on doit protéger les êtres humains, souligne Simon Klaas, le pasteur à Forst qui a accueilli Antoine. Ils ont le droit à l'asile politique. Une institution comme l'Église a le devoir de défendre ce droit. » À écouter dans Accents d'EuropeImmigration irrégulière: vers des expulsions massives en Allemagne et les Talibans à Bruxelles L'Église remplace l'État Cet asile religieux existe depuis une quarantaine d'années. Les autorités sont au courant, les paroisses doivent expliquer pourquoi les personnes accueillies sont particulièrement vulnérables, comme le fait pour Antoine d'être homosexuel. « Le fait d'être ici, à force, l'asile de l'Église m'a apporté la sécurité, confie Antoine. Déjà, parce qu'au camp, je n'étais pas vraiment en sécurité. La police vient souvent déporter les gens de Dublin vers leur pays d'origine. C'est un grand soulagement que les six mois de la procédure de Dublin soient passés. Je suis très content. » Cet accueil signifie que la paroisse remplace la puissance publique. Elle met un hébergement à disposition et Antoine reçoit 200 euros par mois de l'église de Forst pour se nourrir et pour ses autres frais. Dans le Brandebourg, région qui entoure Berlin, une quinzaine de paroisses sur 500 offrent un asile religieux. Toutes n'ont pas les capacités logistiques, bien sûr. Mais nous sommes aussi dans un Land où l'extrême droite séduit un tiers de l'électorat. Simon Klaas ne crie pas sur les toits qu'il héberge des migrants. « L'extrême droite réinterprète les valeurs chrétiennes. Aime ton prochain se réduit à la famille ou aux voisins et à ceux qui te ressemblent, mais pas aux autres, dénonce le pasteur. C'est une perversion. » Antoine n'a pas souffert du racisme à Forst où il séjourne encore. Il y a deux jours, sa procédure d'asile en Allemagne a débuté avec un entretien de plusieurs heures. Il devrait connaître la décision des autorités après l'été. À lire aussi«Nous y arriverons»: en Allemagne, l'intégration des réfugiés progresse dans une société polarisée
L'Allemagne accueille depuis une dizaine d'années des centaines de milliers de migrants, l'immense majorité est prise en charge dans un premier temps dans des foyers et ils sont répartis à travers tout le pays. Mais chaque année, environ 2 500 personnes bénéficient d'un « asile religieux » et sont hébergées par des églises catholiques et protestantes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables. De notre correspondant à Berlin, Antoine – qui a préféré ne pas donner son vrai nom – fait visiter l'appartement dans la paroisse de l'église protestante de Forst, dans le Brandebourg, où il est hébergé. Le jeune Camerounais partage cet appartement de trois pièces avec un Tchadien. Antoine est arrivé à la rentrée dernière en Allemagne. « Je viens du Cameroun, de Douala précisément. J'ai quitté le Cameroun parce que je suis homosexuel et l'homosexualité au Cameroun est très mal vue, témoigne-t-il, donc c'était très difficile. » Antoine est arrivé en Europe via la Roumanie. L'Allemagne avait six mois, conformément aux règles de Dublin, pour le renvoyer dans ce pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. On a proposé au jeune homme de bénéficier du « Kirchenasyl », de l'asile religieux : une paroisse décide d'héberger un migrant dans une situation difficile pour le protéger. « La situation juridique est claire : on doit protéger les êtres humains, souligne Simon Klaas, le pasteur à Forst qui a accueilli Antoine. Ils ont le droit à l'asile politique. Une institution comme l'Église a le devoir de défendre ce droit. » À écouter dans Accents d'EuropeImmigration irrégulière: vers des expulsions massives en Allemagne et les Talibans à Bruxelles L'Église remplace l'État Cet asile religieux existe depuis une quarantaine d'années. Les autorités sont au courant, les paroisses doivent expliquer pourquoi les personnes accueillies sont particulièrement vulnérables, comme le fait pour Antoine d'être homosexuel. « Le fait d'être ici, à force, l'asile de l'Église m'a apporté la sécurité, confie Antoine. Déjà, parce qu'au camp, je n'étais pas vraiment en sécurité. La police vient souvent déporter les gens de Dublin vers leur pays d'origine. C'est un grand soulagement que les six mois de la procédure de Dublin soient passés. Je suis très content. » Cet accueil signifie que la paroisse remplace la puissance publique. Elle met un hébergement à disposition et Antoine reçoit 200 euros par mois de l'église de Forst pour se nourrir et pour ses autres frais. Dans le Brandebourg, région qui entoure Berlin, une quinzaine de paroisses sur 500 offrent un asile religieux. Toutes n'ont pas les capacités logistiques, bien sûr. Mais nous sommes aussi dans un Land où l'extrême droite séduit un tiers de l'électorat. Simon Klaas ne crie pas sur les toits qu'il héberge des migrants. « L'extrême droite réinterprète les valeurs chrétiennes. Aime ton prochain se réduit à la famille ou aux voisins et à ceux qui te ressemblent, mais pas aux autres, dénonce le pasteur. C'est une perversion. » Antoine n'a pas souffert du racisme à Forst où il séjourne encore. Il y a deux jours, sa procédure d'asile en Allemagne a débuté avec un entretien de plusieurs heures. Il devrait connaître la décision des autorités après l'été. À lire aussi«Nous y arriverons»: en Allemagne, l'intégration des réfugiés progresse dans une société polarisée
Se laver les mains à répétition des dizaines de fois par jour, ne pas supporter que le linge soit plié d'une certaine manière, vérifier plusieurs fois par jour que la porte d'entrée est bien fermée à clé... Irraisonnés et irrépressibles, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs qui concernent 2 à 3% de la population française (Inserm). Vers qui se tourner en cas de TOC ? Comment les expliquer ? Existe-t-il des traitements ? Handicapant au quotidien, le TOC est une pathologie chronique qui ne guérit pas d'elle-même et nécessite une prise en charge. Vérifications à répétition, rangement, compte et décompte, rituel d'hygiène comme la multiplication des opérations de lavage des mains … Les TOC ou Troubles obsessionnels compulsifs sont des troubles anxieux graves, des pensées irrépressibles qui dérangent et que la personne tente d'atténuer par des gestes, qui deviennent eux aussi répétitifs et incontrôlables. Ces émotions qui débordent, ces rituels impossibles à réfréner, ces pensées envahissantes peuvent accompagner un sentiment de culpabilité et ces TOC peuvent avoir un fort retentissement sur le quotidien… Cette maladie psychique chronique est fréquente, et d'après Inserm, concernerait entre 2 et 3% de la population avec, souvent, un démarrage dés l'enfance… Au-delà des interrogations qu'ils peuvent susciter, ces comportements peuvent être présents chez plusieurs membres d'une même famille. Différentes prises en charge, notamment les thérapies comportementales, permettent d'améliorer le quotidien des personnes concernées. Avec : Dr Margaux Dutemple, médecin psychiatre en cabinet à Paris Dr Christian Eyoum, Médecin-Psychiatre, Chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun. Programmation musicale : ► Fave – Obsessed ► Camille Yembé, Ino Casablanca - Autodéfense.
Se laver les mains à répétition des dizaines de fois par jour, ne pas supporter que le linge soit plié d'une certaine manière, vérifier plusieurs fois par jour que la porte d'entrée est bien fermée à clé... Irraisonnés et irrépressibles, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs qui concernent 2 à 3% de la population française (Inserm). Vers qui se tourner en cas de TOC ? Comment les expliquer ? Existe-t-il des traitements ? Handicapant au quotidien, le TOC est une pathologie chronique qui ne guérit pas d'elle-même et nécessite une prise en charge. Vérifications à répétition, rangement, compte et décompte, rituel d'hygiène comme la multiplication des opérations de lavage des mains … Les TOC ou Troubles obsessionnels compulsifs sont des troubles anxieux graves, des pensées irrépressibles qui dérangent et que la personne tente d'atténuer par des gestes, qui deviennent eux aussi répétitifs et incontrôlables. Ces émotions qui débordent, ces rituels impossibles à réfréner, ces pensées envahissantes peuvent accompagner un sentiment de culpabilité et ces TOC peuvent avoir un fort retentissement sur le quotidien… Cette maladie psychique chronique est fréquente, et d'après Inserm, concernerait entre 2 et 3% de la population avec, souvent, un démarrage dés l'enfance… Au-delà des interrogations qu'ils peuvent susciter, ces comportements peuvent être présents chez plusieurs membres d'une même famille. Différentes prises en charge, notamment les thérapies comportementales, permettent d'améliorer le quotidien des personnes concernées. Avec : Dr Margaux Dutemple, médecin psychiatre en cabinet à Paris Dr Christian Eyoum, Médecin-Psychiatre, Chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun. Programmation musicale : ► Fave – Obsessed ► Camille Yembé, Ino Casablanca - Autodéfense.
Join host Jon Howell, Founder and CEO of AviaDev Africa, joined by Regular Guests and Aviation Consultants, Sean Mendis and Behramjee Ghadially as they dive into the latest developments in African aviation. Sign up to the mailing list https://www.aviadev.com/keep-me-updated TOPICS: 0:00 Introduction and welcome 3:27 Uganda Airlines' Mega Boeing order and fleet rebuild 15:42 London Gatwick to Harare to finally be served? Air Zimbabwe looking to deploy a wet leased aircraft, but when? 28:05 TUI's new Gatwick–Zanzibar route for Winter 2027. 40:17 Emirates to add four additional weekly flights to Accra 48:48 Kenya Airways network cuts. Douala and Abidjan impacted, plus deploying the B777 on a domestic route 57:33 Airlink's exclusive Cape Town–Mauritius announcement from AviaDev, deploying the Embraer E2 01:08:02 TAAG Angola's management changes as they launch Luanda–Guangzhou and receive clearance for the 787-9 from EASA 01:20:30 Air Peace's ambitious intra-Africa growth plans, approvals to launch Brazil and could Manchester be this year's new route of the year? 01:31:57 ASKY's intra-African network adjustments 01:37:41 Air Tanzania's Muscat service and 787 deployment on Cape Town 01:40:49 Discover, Edelweiss, and Condor's Namibia capacity growth Topics discussed: African aviation route development Airline network strategy Long-haul and intra-African connectivity Fleet planning and aircraft deployment Market demand, yields, and fifth freedom traffic New route announcements and capacity changes If you follow African aviation news, airline route launches, airport connectivity, and network planning, this episode is for you. #AfricanAviation #AviaDev #AirlineNews #AviationNews #RouteDevelopment #AirlineStrategy #ConnectivityUpdate #UgandaAirlines #AirZimbabwe #Emirates #KenyaAirways #Airlink #AirPeace #ASKY #AirTanzania #Namibia
Quel est le point commun entre Lagos, Abidjan, Douala, Bangkok, Jakarta ou Miami ? Ce sont des villes qui coulent… lentement mais sûrement… Le poids des infrastructures, le prélèvement massif des eaux souterraines et des minéraux, la dégradation des écosystèmes naturels et la multiplication des barrages affaissent leur sol et stimulent l'érosion. En s'enfonçant, ces territoires deviennent plus vulnérables à la hausse du niveau de l'océan provoquée par le réchauffement climatique. Depuis le début du siècle dernier, le niveau des océans a déjà grimpé de 23 centimètres. En apparence, c'est peu. Mais les épisodes de submersion marine se multiplient à une vitesse alarmante sur toutes les côtes du globe. Et nous n'en sommes qu'au début : si rien ne change, la mer pourrait monter d'un mètre supplémentaire d'ici la fin de ce siècle. Les conséquences sont vertigineuses. Des centaines de millions de personnes vivent dans des zones côtières basses, souvent sans savoir qu'elles sont menacées. Après l'Asie, c'est l'Afrique qui concentre la plus forte densité de population côtière. C'est l'Afrique qui est en première ligne. Par exemple en Afrique de l'Ouest la zone littorale regroupe plus de 30 % de la population totale, 50 % de la population urbaine et elle concentre plus de la moitié des activités économiques des pays côtiers. Alors que fait-on ? On se protège ? On résiste ? Ou on admet que certains endroits, certains quartiers, certaines villes ne pourront tout simplement pas être sauvés ? Nous irons dans le sud de la France, à Sète, où les gestionnaires de la ville ont compris qu'ériger des murs ne suffisait plus, qu'il fallait déplacer des habitants, relocaliser des activités, réinventer le rapport à la mer (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Denis Lacroix délégué à la prospective à la direction générale IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) Musique diffusée Georges Brassens - Supplique pour être enterré à la plage de Sète
Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Aujourd'hui rencontre exceptionnelle avec Hemley Boum à Douala au Cameroun. Une terre qui irrigue toute l'œuvre de l'écrivaine. Un retour aux sources pour mieux comprendre ses romans. Hemley Boum est née au Cameroun où elle entreprend des études d'anthropologie avant de poursuivre à Lille des études de commerce international. Elle bascule des pluies tropicales de Douala au froid du nord de la France. Après un premier poste à Paris, elle rentre au Cameroun en tant que responsable grands comptes de la filiale camerounaise d'une société française. Exploratrice de son propre pays, la découverte des firmes agroalimentaires, cotonnières et forestières enrichissent singulièrement sa vision de la société camerounaise et de l'exploitation internationale des ressources locales. Elle a ensuite vécu dans plusieurs pays africains avant de s'installer à Paris et de trouver la forme qui lui convient pour entrer en écriture. Elle a déjà publié cinq romans, traduits en six langues. Les jours viennent et passent (Prix Amadou Kourouma 2020) Les Maquisards (Grand prix littéraire de l'Afrique Noire 2016 et Prix du livre engagé de la Cène Littéraire 2016), Si D'Aimer (Prix Ivoire du livre francophone 2013), Le rêve du pêcheur (Prix des cinq continents de la francophonie, 2024). Son prochain roman va paraitre en aout 2026 sous le titre Nos vies sauvages chez Gallimard. « J'avais offert à Dorothée mon corps en bouclier, mon silence complice, le souffle attentif de mes nuits d'enfant. Je pensais ne jamais la quitter mais lorsque les événements m'y contraignirent, j'hésitai à peine. C'était elle ou moi. » Zack a fui Douala à dix-huit ans, abandonnant sa mère, Dorothée, à son sort et à ses secrets. Devenu psychologue clinicien à Paris, marié et père de famille, Zack voit brutalement son passé ressurgir. Quelques décennies plus tôt, son grand-père Zacharias, pêcheur dans un petit village côtier camerounais, veut offrir un meilleur avenir aux siens. Pour réaliser son rêve, il renonce à son mode de vie traditionnel et prend un pari périlleux… (Présentation de l'éditeur)
Quel est le point commun entre Lagos, Abidjan, Douala, Bangkok, Jakarta ou Miami ? Ce sont des villes qui coulent… lentement mais sûrement… Le poids des infrastructures, le prélèvement massif des eaux souterraines et des minéraux, la dégradation des écosystèmes naturels et la multiplication des barrages affaissent leur sol et stimulent l'érosion. En s'enfonçant, ces territoires deviennent plus vulnérables à la hausse du niveau de l'océan provoquée par le réchauffement climatique. Depuis le début du siècle dernier, le niveau des océans a déjà grimpé de 23 centimètres. En apparence, c'est peu. Mais les épisodes de submersion marine se multiplient à une vitesse alarmante sur toutes les côtes du globe. Et nous n'en sommes qu'au début : si rien ne change, la mer pourrait monter d'un mètre supplémentaire d'ici la fin de ce siècle. Les conséquences sont vertigineuses. Des centaines de millions de personnes vivent dans des zones côtières basses, souvent sans savoir qu'elles sont menacées. Après l'Asie, c'est l'Afrique qui concentre la plus forte densité de population côtière. C'est l'Afrique qui est en première ligne. Par exemple en Afrique de l'Ouest la zone littorale regroupe plus de 30 % de la population totale, 50 % de la population urbaine et elle concentre plus de la moitié des activités économiques des pays côtiers. Alors que fait-on ? On se protège ? On résiste ? Ou on admet que certains endroits, certains quartiers, certaines villes ne pourront tout simplement pas être sauvés ? Nous irons dans le sud de la France, à Sète, où les gestionnaires de la ville ont compris qu'ériger des murs ne suffisait plus, qu'il fallait déplacer des habitants, relocaliser des activités, réinventer le rapport à la mer (reportage de Samuel Turpin) Avec l'éclairage de Denis Lacroix délégué à la prospective à la direction générale IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) Musique diffusée Georges Brassens - Supplique pour être enterré à la plage de Sète
C'est avec soulagement que beaucoup d'hommes d'affaires africains ont appris la signature à venir d'un accord États-Unis-Iran et la réouverture prochaine du détroit d'Ormuz. En effet, les économies de beaucoup de pays africains sont impactées, depuis 100 jours, par le conflit au Moyen-Orient. Coup de projecteur sur le Cameroun. Célestin Tawamba, qui dirige le groupe industriel Cadyst, est le président du GECAM, le Groupement des entreprises du Cameroun. C'est le patron des patrons camerounais. En ligne de Douala, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. À lire aussiÀ la Une: l'Afrique victime collatérale de la guerre en Iran?
C'est une des conséquences de la guerre au Moyen-Orient : la hausse des prix du bitume. Le secteur des travaux publics est directement touché, notamment en Afrique où rares sont les fabricants. À Madagascar, comme dans beaucoup de pays du continent, on ne fabrique pas de bitume. « On importe la matière brute qui nous permet de faire de l'asphalte, sans bitume on ne peut pas faire de goudron », explique Richard Ferrazi, directeur de l'entreprise de BTP Colas sur la Grande Île. Dany Michael Ranivo, administrateur général adjoint d'Inframad, société qui supervise des chantiers à Madagascar, confirme qu'il n'y a pas d'alternative : « Il y a une variante, le béton armé, mais on ne peut pas s'offrir ça, c'est du luxe pour nous. » Pour des raisons de proximité géographique, le bitume est d'ordinaire importé à Madagascar majoritairement du Golfe : « Principalement le bitume venait du port de Jebel Ali, à Dubaï, et passait donc par Ormuz. Le bitume européen n'était qu'un complément. Aujourd'hui, c'est l'origine principale. Forcément c'est beaucoup plus long, il faut compter 45 à 60 jours de plus. » Ce changement de source d'approvisionnement a eu un impact inévitable sur le terrain, explique Richard Ferrazi. « L'arrêt a été brutal, il nous a fallu du temps pour nous retourner, on a perdu plus de deux mois sur certains chantiers, on ne revient que maintenant à la normale ». Deux mois plus tard, le bitume coûte 40 à 50 % de plus à Madagascar. L'impact se fait sentir aussi pour Inframad. « Cela peut retarder notre levée de caution bancaire ou retarder l'octroi de ressources que l'on voulait déployer sur d'autres projets », précise Dany Michael Ranivo. À lire aussiFace au blocage du détroit d'Ormuz, la Chine sécurise ses stocks d'hydrocarbures Renégocier les contrats pour absorber la hausse des prix En Guinée, la tonne de bitume a augmenté d'environ 200 dollars en trois mois, soit une hausse de plus de 20 %. Certains des contrats peuvent heureusement être renégociés, explique Mory Diaka Kaba, directeur adjoint de Guiter, la société guinéenne de terrassement routier : « Il existe des contrats dans lesquels nous avons négocié une actualisation, ce qui nous permet d'ajuster ces coûts, mais dans d'autres contrats, ce n'est pas prévu et nous sommes obligés de grignoter dans notre marge, voire d'aller jusqu'à des pertes financières. » Au Cameroun, le Code des marchés offre la possibilité de réviser les prix. Stéphane Edouma, directeur adjoint de MAG, un des gros acteurs du BTP – qui réalise actuellement l'entrée de la ville de Douala, soit un marché de 30 milliards de FCFA –, envisage de déposer un dossier de révision « pour pouvoir rentrer dans ses frais ». Stéphane Edouma assure avoir réussi à honorer ses engagements et ne déplore pas d'arrêt de chantier. Les prochains appels d'offres seront certainement négociés différemment, explique-t-il, et vont inciter les entrepreneurs à être plus prévoyants : « Au vu des retards d'approvisionnement, on anticipera en mettant en place des stocks tampons afin de garantir nos plannings de chantier. Des leçons seront forcément tirées de cette crise soudaine. » En attendant la normalisation des prix, Mory Diaka Kaba explique acheter le minimum prévu par les contrats mais ajoute « qu'en raison du prix, le stockage est devenu pratiquement impossible. » En plus du prix du bitume, le BTP doit absorber la hausse de celui du carburant, un seul engin de chantier peut en consommer plus d'une centaine de litres par jour. À écouter dans C'est pas du ventCOP 16 : soigner les sols, c'est possible
Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer. RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.
Dakar, Abidjan ou encore Douala… C'est au tour de la Sierra Leone de se doter d'un grand moulin grâce au groupe guinéen Sonoco. Objectif : devenir autosuffisant ou presque dans la production de farine. Aujourd'hui le pays importe la majorité de sa farine. Son grand moulin en cours de finalisation va entrer en fonction à la fin du mois. Un investissement de 50 millions de dollars en partie financé par un prêt d'aide publique de Proparco. Un investissement concordant avec les ambitions du pays, mais est-ce stratégique économiquement ? De notre envoyée spéciale à Freetown, Halimou Barry est le directeur financier de Sonoco. Aucun doute pour lui, produire de la farine sierra-léonaise est rentable : « Aujourd'hui, produire localement coûte moins cher qu'importer. Au-delà de ça, il y a la création d'emplois. Il y a toutes les taxes et les impôts aussi qui sont payés en toute transparence. » Et cela, même si la Sierra Leone reste dépendante des importations en blé. Jean Charzat, administrateur du groupe Sonoco. « Il y a des périodes où on peut acheter du blé pas très cher et maintenir un prix de farine cohérent pour qu'on ait une marge de production. Il y a des périodes où on n'a pas cette marge, où on est même en perte. Et donc en fait, le principe de cette industrie, c'est toujours d'équilibrer les pertes et les gains pour être toujours présent dans le marché et nourrir la population », détaille-t-il. L'avantage comparé à l'importation de farine, c'est de toujours produire, insiste-t-il. « On fait la moyenne des bonnes années avec la moyenne des mauvaises années. Donc, on va toujours produire. On ne va pas arrêter le moulin », souligne Jean Charzat. « C'est rentable si on l'intègre dans une logique de filière » Abidjan, Dakar, Douala, les projets minotiers se développent. Ali Bouchahda est spécialiste du secteur. S'il y a des critères très précis pour déterminer la rentabilité d'un moulin – les rendements, les coûts de l'énergie, le taux de perte… –, pour lui, l'important est le développement d'un écosystème. « C'est une évolution très positive parce que ça structure la filière céréalière localement. Un moulin aujourd'hui ne fait plus seulement de la mouture de farine, il permet de sécuriser l'approvisionnement pour les boulangers, de produire ou d'avoir une capacité de production régulière, met en avant Ali Bouchahda. Ça peut être mieux adapté pour des usages locaux. Et puis à partir d'un moulin on peut développer tout un écosystème céréalier. » Pour Marc Debets, fondateur d'Apexagri, société de conseil experte dans le développement de filières agricoles en Afrique, l'attention doit être portée sur l'intégration de cet outil industriel. « C'est un maillon essentiel entre la production de céréales et l'utilisation, soit pour l'alimentation de bétail, soit pour l'alimentation humaine. Donc, ce sont des outils nécessaires », pointe cet expert. « L'important, c'est d'intégrer ces outils dans une filière agricole avec un amont de production végétale, de production de céréales et un aval avec des débouchés clairs. Et c'est cette intégration qui permettra de saturer l'outil et donc de le rentabiliser. Donc, oui, c'est rentable si on l'intègre dans une logique de filière », argumente-t-il. Filière d'aliments pour bétail, boulangeries et formations aux métiers de la pâtisserie… Sonoco, acteur déjà majeur en Guinée, compte bien s'imposer dans le paysage en Sierra Leone. À lire aussiGuinée: les meuniers sous la pression des prix mondiaux du blé, conséquence de la guerre en Ukraine
[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin. Le miraculé En 2012, alors qu'il vit à Douala, la capitale économique du Cameroun, Francis Ngannou doit prendre une décision radicale. Âgé de 26 ans, il ne se sent pas un centimètre plus proche de ses rêves de boxe qu'il ne l'était à l'âge de 14 ans devant sa télévision. Peut-être s'en est-il même encore éloigné. Tous les grands sportifs débutent leur carrière entre 15 et 20 ans. La sienne n'a pas commencé tandis qu'il se rapproche de la trentaine - et il n'aura bientôt plus de quoi payer l'abonnement de la salle de boxe de son quartier : l'impasse est complète. À ce stade, nombreux sont ceux qui auraient jeté l'éponge, et admis qu'ils avaient rêvé trop grand… Francis Ngannou, lui, décide au contraire qu'il est l'heure de jouer le tout pour le tout… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Quel est l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz sur les économies africaines ? Coup de projecteur ce matin sur le Cameroun, qui est un pays producteur de pétrole, mais qui est obligé d'importer le carburant qu'il consomme, car il n'a aucune capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi est un jeune homme d'affaires de 39 ans, qui a travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier à Douala. Le 12 octobre dernier, avec son parti, le MP3, il était aussi candidat à la présidentielle, où il est arrivé officiellement huitième avec moins de 1% des voix. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelles sont les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur un pays comme le vôtre, le Cameroun ? Hiram Samuel Iyodi : Le détroit d'Ormuz, c'est quand même 16 % des exportations du continent africain. Le Cameroun, en particulier, est un pays producteur de pétrole qui ne le raffine pas son pétrole, qui le commercialise sur les marchés internationaux. Depuis le démarrage de la guerre du côté de l'Iran, c'est un doublement des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. L'Etat du Cameroun se retrouve donc de nouveau à devoir subventionner partiellement la mise à la consommation des produits pétroliers sur le marché. Il y a un impact qui ne va pas tarder à venir sur les coûts des transports et sur les coûts des produits alimentaires. Alors, depuis plus de deux ans, le Nigeria voisin dispose d'une méga raffinerie construite par le milliardaire Aliko Dangoté, près de Lagos. Vous qui avez travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier chez CAC International, qu'est-ce que vous conseillez ? Aujourd'hui, la réalité de la situation nous impose à peu près un appel de fonds de 1000 milliards de francs CFA pour pouvoir réparer la Sonara. Je pense que ça devrait être la priorité. C'est la raffinerie qui se trouve à Limbé. Et qui a pris feu… Et qui a pris feu en 2020. En plus, il y a la nécessité, avec le déploiement de la zone industrielle du port autonome de Kribi, de construire une deuxième raffinerie à Kribi. C'est vrai que le Nigeria a augmenté ses livraisons de produits pétroliers vers le Cameroun. On est pratiquement à 30 ou 40 % aujourd'hui. C'est notre premier fournisseur actuellement, notamment avec l'investissement de Dangoté. Mais pour une meilleure souveraineté énergétique, le Cameroun gagnerait à la fois à remettre en état la raffinerie de Limbé et à en construire une nouvelle au niveau de la zone industrielle du port de Kribi. Et que faut-il faire ? Globalement, il faut pouvoir mettre en place une stratégie industrielle qui nous permet de transformer nos matières premières localement. Nous continuons d'importer des denrées comme l'huile de palme, comme le sucre, alors que nous avons le territoire et les compétences pour les transformer localement. L'un des secteurs les plus touchés par la crise au Moyen-Orient, c'est aussi le transport aérien. La hausse du prix des billets d'avion, est-ce que c'est inéluctable ? C'est inéluctable. Si le kérosène flambe. Il y a un impact direct. Il y a le transport aérien, vous l'avez dit, il y a également le transport maritime. Donc, c'est un impact majeur sur un continent pour lequel le pouvoir d'achat est déjà relativement bas. On a déjà pratiquement une vingtaine de monnaies africaines qui ont été dépréciées depuis le début de l'année. Nous sommes fortement inquiétés par la situation. Alors vous parlez de ces monnaies nationales dont la valeur est dépréciée. Vous qui êtes hostile au franc CFA, est-ce que, momentanément, cette monnaie adossée à l'euro ne vous protège pas ? Si, elle assure, malheureusement ou heureusement, une certaine stabilité. Avant de pouvoir penser à une transformation ou un cheminement vers une monnaie autonome, africaine ou camerounaise, il faut un minimum de stabilité de l'économie. Et là, nous sommes donc obligés pour le moment de faire avec le franc CFA qui assure un minimum de stabilité pour nos économies. Vous êtes aussi un homme politique camerounais à la tête du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple, le MP3. Vous avez brigué la magistrature suprême le 12 octobre dernier. Au final, vous êtes arrivé huitième avec moins de 1 % des voix officiellement. N'êtes-vous pas déçu par ce score ? Déçu par le résultat. Mais je pense que les citoyens ont estimé que le candidat Issa Tchiroma était celui qui incarnait le mieux la rupture face au régime, ou alors qui avait le plus grand espoir de chance de victoire. Et donc le débat politique en 2025 ne s'est pas vraiment joué sur la qualité des offres politiques, mais sur la capacité à renverser le régime RDPC. En fait, beaucoup de sympathisants de l'opposition ont voté massivement Tchiroma c'est ça ? Absolument. Même dans notre camp. Nous avons des militants qui nous appelaient le matin pour nous prévenir qu'ils allaient voter en faveur du candidat Tchiroma. Pour combattre la fraude électorale dans votre pays, vous proposez une application de suivi du dépouillement des bulletins en temps réel ? C'est ce que nous avons proposé, ce qui nécessitait d'avoir une couverture de l'ensemble des bureaux de vote, avec une remontée instantanée des résultats qui permettrait que le même jour, à 22 h-23 h, on sache quelle est la tendance réelle des votes. Il y a un mois, le Parlement camerounais a révisé la Constitution de votre pays. Paul Biya va être désormais épaulé par un vice-président. Qu'est-ce que vous en pensez ? Deux choses. La première, c'est que cette loi a été votée par un Parlement dont le mandat est échu théoriquement depuis l'année 2025, qui se retrouve donc en train de voter une nouvelle architecture constitutionnelle d'une part. Et d'autre part, le président Biya n'avait pas présenté cette disposition-là dans le projet qu'il avait défendu devant les Camerounais au moment de la campagne électorale. Donc pour nous, c'est une violation de la légitimité populaire. Alors pour l'instant, personne ne sait qui va être désigné par Paul Biya comme son vice-président, mais certains, dans l'opposition, redoutent un choix dynastique… C'est ce que nous entendons dire. Pour être très précis, il est évoqué le nom du fils actuel du président de la République, qui est un citoyen camerounais comme les autres, donc qui pourra aspirer à une fonction politique. Pour nous, le problème réside dans la qualité nominative de cette vice-présidence. On pourrait donc se retrouver avec un citoyen camerounais à la tête de l'Etat, qui n'a pas été désigné par les électeurs camerounais. Donc si fonction de vice-président il devrait y avoir, cela devrait passer par un vote au cours d'une élection, au cours peut-être de la prochaine élection présidentielle avec un ticket président vice-président qui serait présenté aux citoyens camerounais. Le leader d'opposition Maurice Kamto, qui vous avait reçu pendant la campagne électorale, parle même d'une régression, d'un naufrage constitutionnel et politique… Ce que le président Kamto dit est exact. Nous devons rester mobilisés pour rappeler que ce qui se passe est extrêmement grave pour la démocratie camerounaise.
Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans. Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.
A 10-day pause in the fighting between Israeli forces and Hezbollah has led to tens of thousands of displaced Lebanese families returning home. Despite the ceasefire, Israel has said it reserves the right to continue targeting the Iran-backed militant group. It also says civilians could be forced to move again. Also: finance ministers and central bankers express concern about a powerful new AI model that could undermine financial systems. Large crowds gather in Douala, Cameroon's biggest city, for a mass with the Pope. Harry and Meghan are in Australia. Is the trip about making money or for charity? And Japan unveils a new word for extremely hot summer days.The Global News Podcast brings you the breaking news you need to hear, as it happens. Listen for the latest headlines and current affairs from around the world. Politics, economics, climate, business, technology, health – we cover it all with expert analysis and insight. Get the news that matters, delivered twice a day on weekdays and daily at weekends, plus special bonus episodes reacting to urgent breaking stories. Follow or subscribe now and never miss a moment. Get in touch: globalpodcast@bbc.co.uk
Schälter, Verena www.deutschlandfunk.de, Das war der Tag
Papst Leo XIV. hat heute auf seiner Afrika-Reise die ehemalige Hauptstadt Kameruns, Douala, besucht ++ In den Kriegen und Krisen der Zeit sieht man wenige bis gar keinen Frauen in Friedensverhandlungen und Friedensprozessen ++ In Ungarn haben die Spitzen der katholischen und evangelisch-lutherischen Kirche Peter Magyar zum Wahlsieg gratuliert ++Moderation: Susanne Krischkegesendet in Ö1 am 17.04.2026
En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération. Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste. Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun. Programmation musicale : ► YUMA - NA LOBA NINI ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a
En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération. Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste. Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun. Programmation musicale : ► YUMA - NA LOBA NINI ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a
Le pape Léon XIV se rend en visite apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi l'Afrique pour son premier grand voyage apostolique (après la Turquie et le Liban, puis Monaco) ? C'est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l'Église catholique. Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique. Quels sont les enjeux du voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ? Léon XIV va parcourir 18 000 km en onze jours, prononcer onze discours et célébrer sept messes. D'abord, l'Algérie, pays à 99% musulman, sera pour la première fois visitée par un pape. Dans ce pays ouvert sur la Méditerranée et porte de l'Afrique, Léon XIV ira soutenir la petite communauté catholique, rencontrer les Algériens, créer des ponts entre chrétiens et musulmans. Il marchera à Annaba sur les traces de Saint-Augustin, son père spirituel et père fondateur du christianisme. Il rendra hommage aux 19 martyrs catholiques, dont les moines de Tibhirine, tués il y a tout juste 30 ans pendant la guerre civile. Au Cameroun, qui a déjà connu trois visites pontificales, le pape Léon XIV place son voyage sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala, mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis dix ans. Le pape Léon XIV apportera son soutien à la population fragilisée par une situation économique et politique tendue et à une Église catholique dynamique dans la région. En Angola, pays lusophone riche en pétrole et en diamants où le catholicisme est très ancré, Léon XIV se rendra au sanctuaire marial de Muxima, mais aussi à Saurimo au cœur de la région diamantifère et auprès des populations qui subissent les tensions sociales et politiques, à un an des élections générales. Une visite avec un enjeu diplomatique aussi : l'implication de l'Angola comme médiateur dans des conflits en Afrique, notamment l'est de la République démocratique du Congo, une démarche que soutient le Vatican. Enfin en Guinée équatoriale à près de 90% catholiques, gouvernée depuis 1979 par le même président autoritaire, le pape entend soutenir les fidèles sans pour autant cautionner le régime, un exercice d'équilibriste que pourrait permettre la diplomatie vaticane. Invités : Pierre Diarra, théologien, d'origine malienne, docteur en Histoire des religions et anthropologie religieuse, membre du dicastère au Vatican sur le dialogue interreligieux Jean-Claude Angoula, prêtre spiritain, originaire du Cameroun, docteur en sociologie et en théologie, professeur à l'Institut catholique de Paris et directeur de publication de la revue Spiritus François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux, chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, chercheur au CNRS – GRSL (Groupe sociétés religions laïcités) à l'EPHE (École pratique des hautes études). Entretiens : Cardinal Jean-Paul Vesco, franco-algérien, archevêque d'Alger Louis Sémé Nkolo, prêtre camerounais fidei donum au diocèse de Nanterre, rattaché pour quelques années en France, professeur de Théologie à l'université catholique de Paris Nadeige Ngo Nlend, professeure d'Histoire à l'université de Douala, spécialiste en Histoire des civilisations et religions contemporaines, auteure de Dynamique de transculturation du christianisme : l'expérience du missionnaire protestant Jean-René Brutsch au Cameroun (1946-1960) aux Éditions Karthala (2019). Correspondance d'Eric Sénanque au Vatican à Rome. Éclairage sur l'Angola avec Cristiana Soares, journaliste au service lusophone de RFI.
À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine. Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d'usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu'ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes. À la croisée des enjeux de mobilité et d'emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d'organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l'heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ? Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées. • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d'ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d'émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n'est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d'habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara
À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine. Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d'usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu'ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes. À la croisée des enjeux de mobilité et d'emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d'organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l'heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ? Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées. • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d'ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d'émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n'est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d'habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara
« Le documentaire vous gâche un peu la vie réelle, parce qu'il vous apprend à être extrêmement attentif » : ainsi parlait Frederick Wiseman, dont la vie réelle a dû être souvent gâchée, lui qui cultivait avec élégance et intelligence son attention au monde, captant les détails, les regards et les souffles. Frederick Wiseman fut membre du premier jury du Cinéma du réel en 1979. C'est dire s'il tenait à ce festival auquel nous aimons consacrer une émission. 37 films documentaires sont au programme de la 48ème édition du Cinéma du réel qui s'est ouverte jeudi dernier (26 mars 2026) avec la projection du Nuestra tierra de Lucrecia Martel et se fermera dimanche (29 mars) avec le film En Nous de Juliette Binoche. Nous avons le plaisir de recevoir en studio trois cinéastes de la sélection : - Lamia Joreige pour Casting for a film, Ihsan's diary, tourné à Beyrouth avec des jeunes Palestiniens, d'après les écrits d'un soldat ottoman de la Première Guerre mondiale - Abdou Lahat Fall pour Independance Tey, dans lequel il a suivi pendant cinq ans des militants sénégalais du FRAPP. - Et Max Mbakop qui a réalisé avec Lilia Kilburn un film court, mais puissant : Le serpent à Bonanjo, tourné à Douala au Cameroun. Musiques : La Terre de Camille, Wëy Wallu de Leuz Diwane et Gratitude de Dieze Mbangue.
It's all too easy, when reading history, to see the world through the eyes of the coloniser rather than the colonised. The mandate system—the League of Nations framework through which Britain and France claimed legitimacy for their post-war territorial grabs—is often presented as a progressive innovation: a move from old-fashioned colonialism to enlightened trusteeship. But what did it look like from the perspective of those who suddenly found themselves under new rulers?Drawing on Susan Pedersen's extraordinary book *The Guardians*, we explore how the mandate system was intended to serve multiple, often contradictory purposes. For the victorious imperial powers, it was a tool to legitimate the territorial settlement agreed at Paris in 1919. For internationalists and League officials, it was a mechanism for spreading norms about trusteeship and the open door. For the people of Cameroon, Togo, Samoa, South West Africa, and the Arab provinces of the former Ottoman Empire, it was something simpler: a shameless betrayal of the promises of self-determination made when the Allies had their backs to the wall.We examine the petition process that emerged despite the explicit intentions of the mandate's architects. Neither the Covenant nor the mandate texts made any provision for petitioning; when the Milner Commission drafted the texts in 1919, all members save the American George Louis Beer agreed that allowing inhabitants to appeal to an international body would make "all administration impossible." Yet a petition process arose anyway—the achievement of thousands of men and women who, often at considerable risk, raised their voices against the new dispensation.We trace the path of those petitions: from West Africa, where Douala elites protested the transfer of their territories from British to French control; to Geneva, where William Rappard of the League Secretariat found himself sympathising with exiled Arab nationalists; to the corridors of power where Sir Eric Drummond, the League's Secretary-General, did everything possible to suppress these inconvenient voices.And we meet the figures who made the system work despite itself: J.H. Harris of the Anti-Slavery Society, who used his platform in *The Times* and *The Manchester Guardian* to amplify African grievances; Ormsby Gore, who argued that if a resident of a British colony could appeal to the Privy Council, surely an inhabitant of a mandated territory should be able to appeal to the League; and Rappard, who quietly circumvented his obstructive chief to raise the matter of petitions at the Permanent Mandates Commission's very first session.The story is one of imperial hubris, international idealism, and the unplanned emergence of a mechanism through which colonised peoples learned to claim that they too were nations deserving to be heard. It is also a story that challenges our conventional understanding of when and how the League of Nations failed.Topics covered:- The mandate system as imperial legitimation- Wilsonian internationalism vs. Anglo-French imperialism- The promise of self-determination and its betrayal- The petition process and its unplanned origins- West African resistance to partition- The Syrio-Palestinian Congress and Arab nationalist mobilisation- William Rappard and the conscience of the League- Sir Eric Drummond's obstructionism- The Permanent Mandates Commission's first session- Rethinking the failure of the League of Nations from a colonised perspective---Susan Pedersen's The Guardians is the best book on the mandate system I have ever read—a work of extraordinary scholarship that recovers the voices of those too often silenced in the archives.If you enjoy the podcast, please consider supporting us. We're migrating from Patreon to Substack—more details soon.Explaining History helps you understand the 20th Century through critical conversations and expert interviews. We connect the past to the present. If you enjoy the show, please subscribe and share.▸ Support the Show & Get Exclusive ContentBecome a Patron: patreon.com/explaininghistory▸ Join the Community & Continue the ConversationFacebook Group: facebook.com/groups/ExplainingHistoryPodcastSubstack: theexplaininghistorypodcast.substack.com▸ Read Articles & Go DeeperWebsite: explaininghistory.org Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Le manque de sommeil peut avoir un retentissement direct sur la santé. Il peut ainsi augmenter les risques de troubles cardiovasculaires, de diabète, d'obésité, de cancers, mais aussi de troubles psychiques. À l'inverse, un sommeil de qualité préserve du stress et améliore le bien-être global. Comprendre le sommeil (les mécanismes neurologiques pour un bon endormissement, les rythmes pour un repos réparateur...) permet de mieux traiter l'insomnie et la somnolence et de retrouver un sommeil de qualité. Quels sont les facteurs et les habitudes du quotidien susceptibles de perturber l'endormissement et le sommeil ? Combien de temps a-t-on besoin de dormir en fonction de l'âge ? Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Comment traiter les apnées du sommeil ? En matière de santé et de bien-être, les guides, sites et applications regorgent de conseils, de méthodes et d'astuces pour mieux manger, mieux bouger, mieux respirer. Il existe un autre besoin vital qui, pour beaucoup d'entre nous, est devenu une quête : il s'agit tout simplement de bien dormir. Un spécialiste de la médecine du sommeil, le Pr Pierre Alexis Geoffroy décrypte les mécanismes qui favorisent le repos, et à l'inverse, nous permet d'identifier ses ennemis : comprendre comment le manque de sommeil peut conduire au vieillissement précoce de l'organisme, de quelle façon la qualité de notre repos, conditionne nos capacités d'apprentissage. Quantité et qualité Il est donc question de régularité, de durée, de rythme et d'horloge interne et comprendre quel est le rôle de la lumière, du silence, des hormones et comment interpréter les différentes plaintes liées à la fatigue, aux difficultés d'endormissement, parce qu'il y a plusieurs façons de mal dormir. Organiser son sommeil Dormir, cela se prépare avant le moment du coucher. Certaines croyances (position magique, produits soporifiques…) méritent d'être déconstruites et remplacées par des connaissances validées, vont permettre de trouver ce précieux repos, sans appréhension. Pr Pierre Alexis Geoffroy, professeur de médecine à l'Université Paris Cité, médecin du sommeil et auteur de La nuit vous appartient, aux éditions Robert Laffont Dr Benjamin Tchaleu, neurologue au Centre médical de Bonanjo à Douala, au Cameroun. Dr Jonathan Gaucher, chercheur à l'Université Grenoble Alpes. Programmation musicale : ► Danitsa & Béesau – Miss Yo ► Tresor, AKA – Electric night.
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ? Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale : ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton.
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ? Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale : ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton.
Ce joueur clandestin qui a humilié toutes les stars du footballPréparez-vous à plonger dans l'histoire incroyable de Samuel Eto'o, un attaquant légendaire dont le talent MONSTRUEUX a marqué le football africain et mondial. Des rues de Douala, aux galères d'un jeune joueur sans-papiers, jusqu'à la domination en Liga avec le FC Barcelone et les exploits à l'Inter Milan, Eto'o a tout surmonté pour devenir l'un des meilleurs attaquants de l'histoire. Pourquoi un joueur capable de marquer dans les plus grands stades du monde, de renverser des finales et de dominer les plus grands clubs n'a-t-il jamais reçu tous les honneurs qu'il méritait ? Cette vidéo raconte son parcours exceptionnel, de son enfance difficile à ses exploits internationaux avec les Lions Indomptables, sa rivalité mythique avec le Real Madrid, son transfert historique à l'Inter Milan, et ses aventures en Russie et en Angleterre. Vous allez revivre l'ascension fulgurante d'une légende africaine qui a défié tous les obstacles, brisé les préjugés et marqué l'histoire du football mondial. Si cette histoire vous a captivé, likez, commentez et partagez la vidéo. Abonnez-vous à Colinterview pour ne manquer aucune plongée dans les carrières des plus grandes stars du football.#SamuelEtoo #Etoo #FCBarcelona #InterMilan #FootballAfricain #ChampionsLeague #Legende #Colinterview #FootballHighlights #BallonDor #Cameroun #LionsIndomptables #SoccerStory #FootballLegend #FootballHistory #Clasico #FootAfrica00:00 : Introduction01:27 : La naissance d'un phénomène05:19 : Le rêve madrilène… sans jouer09:00 : Majorque, la révélation11:25 : Barcelone, la nouvelle dimension19:15 : L'échange qui choque l'Europe24:21 : Et après ?
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
Interview with Peter Secker, CEO of Canyon ResourcesOur previous interview: https://www.cruxinvestor.com/posts/canyon-resources-asxcay-fast-tracking-worlds-largest-high-grade-bauxite-development-7892Recording date: 5th December 2025Canyon Resources (ASX:CAY) is advancing rapidly toward mid-2026 production at its Minim Martap bauxite project in Cameroon, executing one of the mining industry's most compressed development timelines. The company has progressed from mining license approval in late 2024 to full development mode, with all major equipment ordered and financing secured.The project's economics are compelling: a pre-tax net present value exceeding $800 million, 29% internal rate of return, and modest capital costs of just $97 million to first production. Operating costs of $35 per ton position Minim Martap competitively in the global market, particularly given the premium-grade ore quality of 51% alumina with less than 2% silica. This quality commands a $10 premium over Guinea's standard pricing, translating to margins of $25-30 per ton at current market prices of approximately $81-82 per ton.CEO Peter Secker emphasized the project's market timing: "Chinese demand for bauxite is strong. Guinea obviously have a few problems with some decisions they've made recently. So everybody is looking for an alternate source of bauxite and Minim Martap coming on stream mid next year. Perfect timing."The development's critical path centers on rail infrastructure. Locomotives ordered from China will arrive in February 2026, with commissioning in March to enable ore hauling by April. The mining contractor, experienced in African bauxite operations, mobilizes in January. Initial production of 2 million tons annually will scale dramatically to 10 million tons by 2031 as World Bank-funded rail upgrades totaling $820 million are completed, potentially generating $200 million in annual free cash flow.Canyon has also raised equity to increase its Camrail stake from 9% to over 30%, seeking operational control over the critical 800-kilometer rail corridor to the Port of Douala. As Cameroon's first major mining project, Minim Martap benefits from strong government support and first-mover advantages in an emerging jurisdiction with significant mineral potential across multiple commodities.View Canyon Resources' company profile: https://www.cruxinvestor.com/companies/canyon-resourcesSign up for Crux Investor: https://cruxinvestor.com
L'opposant camerounais et figure de la gauche nationaliste Anicet Ekane est mort à 74 ans, lundi, alors qu'il se trouvait en détention, à Yaoundé. Président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem), ce soutien de l'opposant Issa Tchiroma Bakary avait été interpellé le 24 octobre à Douala, à la veille de l'annonce de la victoire de Paul Biya, reconduit pour un huitième mandat.
Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025
Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025
durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les résultats de la présidentielle au Cameroun sont attendus ce lundi, alors que 4 personnes sont mortes dans la capitale économique Douala, lors de manifestations de soutien à l'opposant Issa Tchiroma Bakary autoproclamé victorieux face au président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans.
One of the principal architects of Allied Victory in North Africa during World War Two was French General Louis Dio. His importance in North Africa lies in his role as a key leader of the Free French forces and a trusted subordinate to General Philippe Leclerc. He participated in every battle from Douala to the Fezzan Campaigns in the early 1940s. The most heroic moment of General Louis Dio came during the siege of the Italian fort at Kufra, a key desert outpost in southern Libya, in 1941. During the intense fighting, Dio personally led a daring night grenade assault on an Italian position, an action for which he was seriously injured and later made a Companion of the Liberation by Charles de Gaulle. Despite all that, he remains largely unrecognized because he was a modest and discreet man who left no memoirs and did not seek glory, preferring to live a simple life after the war. Many books exist in French to recount General Philippe Leclerc’s famous WWII epic, from his 1940 arrival in Cameroon until the final 1945 victory in Germany. However, few are dedicated to his fellow combatants. In this episode, we retrace the steps of this epic journey from the Free French soldiers fighting under Dio’s command. They had started in the forests of Gabon and ended at Hitler’s Eagle Nest. Particular interest is paid to the role of Dio Tactical Group in the seizure of the town of Alençon in Normandy, the liberation battles of the left bank of Paris, the thrust into Alsace and Lorraine, the conquest of Strasbourg (fulfilling Leclerc’s “Koufra Oath” to see the tricolor fly from the city’s cathedral. Today’s guest is Monique Seefried, author of “Général Louis Dio, the Wartime Epic of One of Free France’s Greatest Soldiers, 1940-1946.” See omnystudio.com/listener for privacy information.