Podcasts about Douala

Place in Littoral, Cameroon

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Douala

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Afrique Économie
La guerre au Moyen-Orient complique l'accès de l'Afrique au bitume

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:25


C'est une des conséquences de la guerre au Moyen-Orient : la hausse des prix du bitume. Le secteur des travaux publics est directement touché, notamment en Afrique où rares sont les fabricants. À Madagascar, comme dans beaucoup de pays du continent, on ne fabrique pas de bitume. « On importe la matière brute qui nous permet de faire de l'asphalte, sans bitume on ne peut pas faire de goudron », explique Richard Ferrazi, directeur de l'entreprise de BTP Colas sur la Grande Île. Dany Michael Ranivo, administrateur général adjoint d'Inframad, société qui supervise des chantiers à Madagascar, confirme qu'il n'y a pas d'alternative : « Il y a une variante, le béton armé, mais on ne peut pas s'offrir ça, c'est du luxe pour nous. » Pour des raisons de proximité géographique, le bitume est d'ordinaire importé à Madagascar majoritairement du Golfe : « Principalement le bitume venait du port de Jebel Ali, à Dubaï, et passait donc par Ormuz. Le bitume européen n'était qu'un complément. Aujourd'hui, c'est l'origine principale. Forcément c'est beaucoup plus long, il faut compter 45 à 60 jours de plus. » Ce changement de source d'approvisionnement a eu un impact inévitable sur le terrain, explique Richard Ferrazi. « L'arrêt a été brutal, il nous a fallu du temps pour nous retourner, on a perdu plus de deux mois sur certains chantiers, on ne revient que maintenant à la normale ». Deux mois plus tard, le bitume coûte 40 à 50 % de plus à Madagascar. L'impact se fait sentir aussi pour Inframad. « Cela peut retarder notre levée de caution bancaire ou retarder l'octroi de ressources que l'on voulait déployer sur d'autres projets », précise Dany Michael Ranivo. À lire aussiFace au blocage du détroit d'Ormuz, la Chine sécurise ses stocks d'hydrocarbures Renégocier les contrats pour absorber la hausse des prix En Guinée, la tonne de bitume a augmenté d'environ 200 dollars en trois mois, soit une hausse de plus de 20 %. Certains des contrats peuvent heureusement être renégociés, explique Mory Diaka Kaba, directeur adjoint de Guiter, la société guinéenne de terrassement routier : « Il existe des contrats dans lesquels nous avons négocié une actualisation, ce qui nous permet d'ajuster ces coûts, mais dans d'autres contrats, ce n'est pas prévu et nous sommes obligés de grignoter dans notre marge, voire d'aller jusqu'à des pertes financières. » Au Cameroun, le Code des marchés offre la possibilité de réviser les prix. Stéphane Edouma, directeur adjoint de MAG, un des gros acteurs du BTP – qui réalise actuellement l'entrée de la ville de Douala, soit un marché de 30 milliards de FCFA –, envisage de déposer un dossier de révision « pour pouvoir rentrer dans ses frais ». Stéphane Edouma assure avoir réussi à honorer ses engagements et ne déplore pas d'arrêt de chantier. Les prochains appels d'offres seront certainement négociés différemment, explique-t-il, et vont inciter les entrepreneurs à être plus prévoyants : « Au vu des retards d'approvisionnement, on anticipera en mettant en place des stocks tampons afin de garantir nos plannings de chantier. Des leçons seront forcément tirées de cette crise soudaine. » En attendant la normalisation des prix, Mory Diaka Kaba explique acheter le minimum prévu par les contrats mais ajoute « qu'en raison du prix, le stockage est devenu pratiquement impossible. » En plus du prix du bitume, le BTP doit absorber la hausse de celui du carburant, un seul engin de chantier peut en consommer plus d'une centaine de litres par jour. À écouter dans C'est pas du ventCOP 16 : soigner les sols, c'est possible

Invité Afrique
Lénacapavir contre le VIH: «Une injection peut protéger pendant six mois»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 4:52


Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer.    RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.

Lesfrancais.press's Podcast
Initiatives Expats : au Cameroun, Class Pro forme une jeunesse critique face aux médias

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later May 28, 2026 10:04


Partagez votre opinion avec la rédactionDans ce nouvel épisode du podcast « Initiatives Expats » Lesfrancais.press, cap sur Douala, au Cameroun, à la rencontre de Badal Fohmoh, fondatrice de l'association Class Pro. À travers ses projets, elle œuvre pour un enjeu devenu central dans nos sociétés hyperconnectées : l'éducation aux médias et à l'information. Entre initiatives locales, coopération franco-camerounaise et engagement citoyen, son action illustre parfaitement le dynamisme des acteurs de terrain engagés auprès des jeunes.Pub FRANCE PAY ETE 2026Support the show

Afrique Économie
En Afrique de l'Ouest: la stratégie des grands moulins

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:34


Dakar, Abidjan ou encore Douala… C'est au tour de la Sierra Leone de se doter d'un grand moulin grâce au groupe guinéen Sonoco. Objectif : devenir autosuffisant ou presque dans la production de farine. Aujourd'hui le pays importe la majorité de sa farine. Son grand moulin en cours de finalisation va entrer en fonction à la fin du mois. Un investissement de 50 millions de dollars en partie financé par un prêt d'aide publique de Proparco. Un investissement concordant avec les ambitions du pays, mais est-ce stratégique économiquement ? De notre envoyée spéciale à Freetown, Halimou Barry est le directeur financier de Sonoco. Aucun doute pour lui, produire de la farine sierra-léonaise est rentable : « Aujourd'hui, produire localement coûte moins cher qu'importer. Au-delà de ça, il y a la création d'emplois. Il y a toutes les taxes et les impôts aussi qui sont payés en toute transparence. » Et cela, même si la Sierra Leone reste dépendante des importations en blé. Jean Charzat, administrateur du groupe Sonoco. « Il y a des périodes où on peut acheter du blé pas très cher et maintenir un prix de farine cohérent pour qu'on ait une marge de production. Il y a des périodes où on n'a pas cette marge, où on est même en perte. Et donc en fait, le principe de cette industrie, c'est toujours d'équilibrer les pertes et les gains pour être toujours présent dans le marché et nourrir la population », détaille-t-il.  L'avantage comparé à l'importation de farine, c'est de toujours produire, insiste-t-il. « On fait la moyenne des bonnes années avec la moyenne des mauvaises années. Donc, on va toujours produire. On ne va pas arrêter le moulin », souligne Jean Charzat. « C'est rentable si on l'intègre dans une logique de filière » Abidjan, Dakar, Douala, les projets minotiers se développent. Ali Bouchahda est spécialiste du secteur. S'il y a des critères très précis pour déterminer la rentabilité d'un moulin – les rendements, les coûts de l'énergie, le taux de perte… –, pour lui, l'important est le développement d'un écosystème. « C'est une évolution très positive parce que ça structure la filière céréalière localement. Un moulin aujourd'hui ne fait plus seulement de la mouture de farine, il permet de sécuriser l'approvisionnement pour les boulangers, de produire ou d'avoir une capacité de production régulière, met en avant Ali Bouchahda. Ça peut être mieux adapté pour des usages locaux. Et puis à partir d'un moulin on peut développer tout un écosystème céréalier. » Pour Marc Debets, fondateur d'Apexagri, société de conseil experte dans le développement de filières agricoles en Afrique, l'attention doit être portée sur l'intégration de cet outil industriel. « C'est un maillon essentiel entre la production de céréales et l'utilisation, soit pour l'alimentation de bétail, soit pour l'alimentation humaine. Donc, ce sont des outils nécessaires », pointe cet expert. « L'important, c'est d'intégrer ces outils dans une filière agricole avec un amont de production végétale, de production de céréales et un aval avec des débouchés clairs. Et c'est cette intégration qui permettra de saturer l'outil et donc de le rentabiliser. Donc, oui, c'est rentable si on l'intègre dans une logique de filière », argumente-t-il. Filière d'aliments pour bétail, boulangeries et formations aux métiers de la pâtisserie… Sonoco, acteur déjà majeur en Guinée, compte bien s'imposer dans le paysage en Sierra Leone. À lire aussiGuinée: les meuniers sous la pression des prix mondiaux du blé, conséquence de la guerre en Ukraine

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : le miraculé (1/4)

True Story

Play Episode Listen Later May 10, 2026 16:04


[REDIFFUSION] Ce weekend, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  Le miraculé  En 2012, alors qu'il vit à Douala, la capitale économique du Cameroun, Francis Ngannou doit prendre une décision radicale. Âgé de 26 ans, il ne se sent pas un centimètre plus proche de ses rêves de boxe qu'il ne l'était à l'âge de 14 ans devant sa télévision. Peut-être s'en est-il même encore éloigné. Tous les grands sportifs débutent leur carrière entre 15 et 20 ans. La sienne n'a pas commencé tandis qu'il se rapproche de la trentaine - et il n'aura bientôt plus de quoi payer l'abonnement de la salle de boxe de son quartier : l'impasse est complète. À ce stade, nombreux sont ceux qui auraient jeté l'éponge, et admis qu'ils avaient rêvé trop grand… Francis Ngannou, lui, décide au contraire qu'il est l'heure de jouer le tout pour le tout… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
Conflit au Moyen-Orient: «Il y a un impact sur la sécurité alimentaire» au Cameroun

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 5, 2026 8:24


Quel est l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz sur les économies africaines ? Coup de projecteur ce matin sur le Cameroun, qui est un pays producteur de pétrole, mais qui est obligé d'importer le carburant qu'il consomme, car il n'a aucune capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi est un jeune homme d'affaires de 39 ans, qui a travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier à Douala. Le 12 octobre dernier, avec son parti, le MP3, il était aussi candidat à la présidentielle, où il est arrivé officiellement huitième avec moins de 1% des voix. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelles sont les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur un pays comme le vôtre, le Cameroun ? Hiram Samuel Iyodi : Le détroit d'Ormuz, c'est quand même 16 % des exportations du continent africain. Le Cameroun, en particulier, est un pays producteur de pétrole qui ne le raffine pas son pétrole, qui le commercialise sur les marchés internationaux. Depuis le démarrage de la guerre du côté de l'Iran, c'est un doublement des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. L'Etat du Cameroun se retrouve donc de nouveau à devoir subventionner partiellement la mise à la consommation des produits pétroliers sur le marché. Il y a un impact qui ne va pas tarder à venir sur les coûts des transports et sur les coûts des produits alimentaires. Alors, depuis plus de deux ans, le Nigeria voisin dispose d'une méga raffinerie construite par le milliardaire Aliko Dangoté, près de Lagos. Vous qui avez travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier chez CAC International, qu'est-ce que vous conseillez ? Aujourd'hui, la réalité de la situation nous impose à peu près un appel de fonds de 1000 milliards de francs CFA pour pouvoir réparer la Sonara. Je pense que ça devrait être la priorité. C'est la raffinerie qui se trouve à Limbé. Et qui a pris feu… Et qui a pris feu en 2020. En plus, il y a la nécessité, avec le déploiement de la zone industrielle du port autonome de Kribi, de construire une deuxième raffinerie à Kribi. C'est vrai que le Nigeria a augmenté ses livraisons de produits pétroliers vers le Cameroun. On est pratiquement à 30 ou 40 % aujourd'hui. C'est notre premier fournisseur actuellement, notamment avec l'investissement de Dangoté. Mais pour une meilleure souveraineté énergétique, le Cameroun gagnerait à la fois à remettre en état la raffinerie de Limbé et à en construire une nouvelle au niveau de la zone industrielle du port de Kribi. Et que faut-il faire ? Globalement, il faut pouvoir mettre en place une stratégie industrielle qui nous permet de transformer nos matières premières localement. Nous continuons d'importer des denrées comme l'huile de palme, comme le sucre, alors que nous avons le territoire et les compétences pour les transformer localement. L'un des secteurs les plus touchés par la crise au Moyen-Orient, c'est aussi le transport aérien. La hausse du prix des billets d'avion, est-ce que c'est inéluctable ? C'est inéluctable. Si le kérosène flambe. Il y a un impact direct. Il y a le transport aérien, vous l'avez dit, il y a également le transport maritime. Donc, c'est un impact majeur sur un continent pour lequel le pouvoir d'achat est déjà relativement bas. On a déjà pratiquement une vingtaine de monnaies africaines qui ont été dépréciées depuis le début de l'année. Nous sommes fortement inquiétés par la situation. Alors vous parlez de ces monnaies nationales dont la valeur est dépréciée. Vous qui êtes hostile au franc CFA, est-ce que, momentanément, cette monnaie adossée à l'euro ne vous protège pas ? Si, elle assure, malheureusement ou heureusement, une certaine stabilité. Avant de pouvoir penser à une transformation ou un cheminement vers une monnaie autonome, africaine ou camerounaise, il faut un minimum de stabilité de l'économie. Et là, nous sommes donc obligés pour le moment de faire avec le franc CFA qui assure un minimum de stabilité pour nos économies. Vous êtes aussi un homme politique camerounais à la tête du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple, le MP3. Vous avez brigué la magistrature suprême le 12 octobre dernier. Au final, vous êtes arrivé huitième avec moins de 1 % des voix officiellement. N'êtes-vous pas déçu par ce score ? Déçu par le résultat. Mais je pense que les citoyens ont estimé que le candidat Issa Tchiroma était celui qui incarnait le mieux la rupture face au régime, ou alors qui avait le plus grand espoir de chance de victoire. Et donc le débat politique en 2025 ne s'est pas vraiment joué sur la qualité des offres politiques, mais sur la capacité à renverser le régime RDPC. En fait, beaucoup de sympathisants de l'opposition ont voté massivement Tchiroma c'est ça ? Absolument. Même dans notre camp. Nous avons des militants qui nous appelaient le matin pour nous prévenir qu'ils allaient voter en faveur du candidat Tchiroma. Pour combattre la fraude électorale dans votre pays, vous proposez une application de suivi du dépouillement des bulletins en temps réel ? C'est ce que nous avons proposé, ce qui nécessitait d'avoir une couverture de l'ensemble des bureaux de vote, avec une remontée instantanée des résultats qui permettrait que le même jour, à 22 h-23 h, on sache quelle est la tendance réelle des votes. Il y a un mois, le Parlement camerounais a révisé la Constitution de votre pays. Paul Biya va être désormais épaulé par un vice-président. Qu'est-ce que vous en pensez ? Deux choses. La première, c'est que cette loi a été votée par un Parlement dont le mandat est échu théoriquement depuis l'année 2025, qui se retrouve donc en train de voter une nouvelle architecture constitutionnelle d'une part. Et d'autre part, le président Biya n'avait pas présenté cette disposition-là dans le projet qu'il avait défendu devant les Camerounais au moment de la campagne électorale. Donc pour nous, c'est une violation de la légitimité populaire. Alors pour l'instant, personne ne sait qui va être désigné par Paul Biya comme son vice-président, mais certains, dans l'opposition, redoutent un choix dynastique… C'est ce que nous entendons dire. Pour être très précis, il est évoqué le nom du fils actuel du président de la République, qui est un citoyen camerounais comme les autres, donc qui pourra aspirer à une fonction politique. Pour nous, le problème réside dans la qualité nominative de cette vice-présidence. On pourrait donc se retrouver avec un citoyen camerounais à la tête de l'Etat, qui n'a pas été désigné par les électeurs camerounais. Donc si fonction de vice-président il devrait y avoir, cela devrait passer par un vote au cours d'une élection, au cours peut-être de la prochaine élection présidentielle avec un ticket président vice-président qui serait présenté aux citoyens camerounais. Le leader d'opposition Maurice Kamto, qui vous avait reçu pendant la campagne électorale, parle même d'une régression, d'un naufrage constitutionnel et politique… Ce que le président Kamto dit est exact. Nous devons rester mobilisés pour rappeler que ce qui se passe est extrêmement grave pour la démocratie camerounaise.

Religions du monde
Le pape Léon XIV au Cameroun : paix et réconciliation

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans.   Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.

Religions du monde
Le pape Léon XIV au Cameroun : paix et réconciliation

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 48:30


Après l'Algérie, le pape Léon XIV a poursuivi son voyage sur le continent africain au Cameroun du 15 au 18 avril 2026, qui a déjà connu trois visites pontificales. Le pape Léon XIV a placé son voyage au Cameroun sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis 10 ans.   Léon XIV est venu avec sa double casquette : celle du chef spirituel, pour renforcer la foi de ses fidèles en l'Église catholique, concurrencée par les églises évangéliques ou de réveil. Mais il est aussi venu en tant que chef d'État du Vatican et diplomate, pour écouter tous les Camerounais dans un pays fracturé par la crise économique, les inégalités, les tensions liées à la réélection du président en octobre 2025 et surtout le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Religions du Monde vous fait revivre en reportage les préparatifs et la visite pontificale de Léon XIV, notamment à Bamenda, point d'orgue de sa visite qui suscite beaucoup d'attentes et d'espoir pour une résolution du conflit.

Talk to Prince Show
Prince Israel Zaar on: Pope in Douala

Talk to Prince Show

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 60:52 Transcription Available


Global News Podcast
Tens of thousands of Lebanese return home after ceasefire

Global News Podcast

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 26:04


A 10-day pause in the fighting between Israeli forces and Hezbollah has led to tens of thousands of displaced Lebanese families returning home. Despite the ceasefire, Israel has said it reserves the right to continue targeting the Iran-backed militant group. It also says civilians could be forced to move again. Also: finance ministers and central bankers express concern about a powerful new AI model that could undermine financial systems. Large crowds gather in Douala, ​Cameroon's biggest city, for a mass with the Pope. Harry and Meghan are in Australia. Is the trip about making money or for charity? And Japan unveils a new word for extremely hot summer days.The Global News Podcast brings you the breaking news you need to hear, as it happens. Listen for the latest headlines and current affairs from around the world. Politics, economics, climate, business, technology, health – we cover it all with expert analysis and insight. Get the news that matters, delivered twice a day on weekdays and daily at weekends, plus special bonus episodes reacting to urgent breaking stories. Follow or subscribe now and never miss a moment. Get in touch: globalpodcast@bbc.co.uk

Das war der Tag - Deutschlandfunk
Afrika-Reise von Leo XIV. - Der Papst in der Wirtschaftsmetropole Douala

Das war der Tag - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 2:34


Schälter, Verena www.deutschlandfunk.de, Das war der Tag

der papst douala afrikareise
Ö1 Religion aktuell
Kamerun, Friedensprozesse, Wahlsieg

Ö1 Religion aktuell

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 4:47


Papst Leo XIV. hat heute auf seiner Afrika-Reise die ehemalige Hauptstadt Kameruns, Douala, besucht ++ In den Kriegen und Krisen der Zeit sieht man wenige bis gar keinen Frauen in Friedensverhandlungen und Friedensprozessen ++ In Ungarn haben die Spitzen der katholischen und evangelisch-lutherischen Kirche Peter Magyar zum Wahlsieg gratuliert ++Moderation: Susanne Krischkegesendet in Ö1 am 17.04.2026

Informationen am Abend - Deutschlandfunk
Afrika-Reise von Leo XIV. - Der Papst in der Wirtschaftsmetropole Douala

Informationen am Abend - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 2:34


Schälter, Verena www.deutschlandfunk.de, Informationen am Abend

Priorité santé
La fatigue : quand s'en inquiéter ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 48:29


En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération.  Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste.  Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris   Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz  Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun.  Programmation musicale :  ► YUMA - NA LOBA NINI  ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a

Priorité santé
La fatigue : quand s'en inquiéter ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 48:29


En terme médical et lorsqu'on en parle comme d'un symptôme, la fatigue est appelée asthénie. Si elle est fréquente, elle peut devenir anormale quand elle ne passe pas, malgré le repos. Quand elle s'installe dans le temps, elle peut être révélatrice d'une maladie. Comment reconnaitre une fatigue anormale ? Quand consulter un médecin ? Comment distinguer les différentes formes de fatigue, notamment celle qui n'est pas liée à un effort que le repos n'efface pas, et que l'on appelle aussi l'asthénie, qui peut traduire une atteinte, un problème physique ou psychique, autrement dit la fatigue « symptôme » ? Lassitude, énergie et motivation en berne, l'asthénie ne se limite pas à la période du réveil ou du coucher, perturbe l'activité quotidienne et n'est pas forcément liée à une détérioration du sommeil, ni à une activité intense, qui imposerait naturellement une période de récupération.  Un signal d'alerte Cette fatigue constitue, avec la douleur, l'une des plaintes les plus fréquentes au cours des consultations médicales. Fatigue multiforme, que l'on peut considérer comme un signal d'alarme révélateur d'un problème de santé, et ses interprétations se déclinent au pluriel, elles aussi : anémie, mononucléose, inflammation chronique, infection virale ou bactérienne, maladie auto-immune, mais aussi dépression, burn-out… L'asthénie représente un critère diagnostic pour de multiples pathologies, et peut nécessiter un bilan biologique, pour identifier la source de ce dysfonctionnement… Parce que, quand la fatigue devient invalidante, il est important de trouver des réponses auprès d'un spécialiste.  Avec : Pr Claire Le Jeunne, professeur émérite en Médecine interne à l'Hôpital Cochin APHP, à Paris   Philippe Zawieja, psychosociologue, directeur des partenariats stratégiques et de la recherche, EKILIBRE Conseil (Paris), et chercheur associé à l'Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l'Université de Montréal, Québec. Auteur de l'ouvrage La fatigue, aux éditions Que sais-je ?, et coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue, aux éditions Droz  Dr Ndong Essomba Bitchoka, médecin infectiologue en charge de la coordination de l'Unité de prise en charge des patients VIH/SIDA et tuberculose à l'Hôpital de District de Deïdo, à Douala, au Cameroun.  Programmation musicale :  ► YUMA - NA LOBA NINI  ► Melissa Laveaux - Se pa jodi a

Religions du monde
Visite du pape Léon XIV en Afrique : quels enjeux ?

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


Le pape Léon XIV se rend en visite apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, au Cameroun, en  Angola et en Guinée équatoriale. Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi l'Afrique pour son premier grand voyage apostolique (après la Turquie et le Liban, puis Monaco) ? C'est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l'Église catholique. Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique. Quels sont les enjeux du voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ? Léon XIV va parcourir 18 000 km en onze jours, prononcer onze discours et célébrer sept messes. D'abord, l'Algérie, pays à 99% musulman, sera pour la première fois visitée par un pape. Dans ce pays ouvert sur la Méditerranée et porte de l'Afrique, Léon XIV ira soutenir la petite communauté catholique, rencontrer les Algériens, créer des ponts entre chrétiens et musulmans. Il marchera à Annaba sur les traces de Saint-Augustin, son père spirituel et père fondateur du christianisme. Il rendra hommage aux 19 martyrs catholiques, dont les moines de Tibhirine, tués il y a tout juste 30 ans pendant la guerre civile. Au Cameroun, qui a déjà connu trois visites pontificales, le pape Léon XIV place son voyage sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala, mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis dix ans. Le pape Léon XIV apportera son soutien à la population fragilisée par une situation économique et politique tendue et à une Église catholique dynamique dans la région. En Angola, pays lusophone riche en pétrole et en diamants où le catholicisme est très ancré, Léon XIV se rendra au sanctuaire marial de Muxima, mais aussi à Saurimo au cœur de la région diamantifère et auprès des populations qui subissent les tensions sociales et politiques, à un an des élections générales. Une visite avec un enjeu diplomatique aussi : l'implication de l'Angola comme médiateur dans des conflits en Afrique, notamment l'est de la République démocratique du Congo, une démarche que soutient le Vatican. Enfin en Guinée équatoriale à près de 90% catholiques, gouvernée depuis 1979 par le même président autoritaire, le pape entend soutenir les fidèles sans pour autant cautionner le régime, un exercice d'équilibriste que pourrait permettre la diplomatie vaticane.   Invités : Pierre Diarra, théologien, d'origine malienne, docteur en Histoire des religions et anthropologie religieuse, membre du dicastère au Vatican sur le dialogue interreligieux Jean-Claude Angoula, prêtre spiritain, originaire du Cameroun, docteur en sociologie et en théologie, professeur à l'Institut catholique de Paris et directeur de publication de la revue Spiritus François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux, chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, chercheur au CNRS – GRSL (Groupe sociétés religions laïcités) à l'EPHE (École pratique des hautes études). Entretiens : Cardinal Jean-Paul Vesco, franco-algérien, archevêque d'Alger Louis Sémé Nkolo, prêtre camerounais fidei donum au diocèse de Nanterre, rattaché pour quelques années en France, professeur de Théologie à l'université catholique de Paris Nadeige Ngo Nlend, professeure d'Histoire à l'université de Douala, spécialiste en Histoire des civilisations et religions contemporaines, auteure de Dynamique de transculturation du christianisme : l'expérience du missionnaire protestant Jean-René Brutsch au Cameroun (1946-1960) aux Éditions Karthala (2019). Correspondance d'Eric Sénanque au Vatican à Rome. Éclairage sur l'Angola avec Cristiana Soares, journaliste au service lusophone de RFI.

Religions du monde
Visite du pape Léon XIV en Afrique : quels enjeux ?

Religions du monde

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


Le pape Léon XIV se rend en visite apostolique du 13 au 23 avril 2026 en Algérie, au Cameroun, en  Angola et en Guinée équatoriale. Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi l'Afrique pour son premier grand voyage apostolique (après la Turquie et le Liban, puis Monaco) ? C'est le continent où la progression des catholiques est la plus grande, avec plus de 280 millions de fidèles (sur 1,4 milliard dans le monde), et une forte dynamique spirituelle, mais où les églises pentecôtistes et de réveil se développent en concurrence avec l'Église catholique. Un continent riche en ressources naturelles, source de conflits et d'inégalités, qui encaisse les conséquences des changements climatiques, les migrations, où les tensions politiques et économiques sont fortes, un thème qui tient Léon XIV à cœur, très attaché à la justice sociale. Le Vatican mise sur sa diplomatie de neutralité pour dialoguer avec des régimes autoritaires tout en apportant aux populations un soutien moral et spirituel, en évitant toute récupération politique. Quels sont les enjeux du voyage de Léon XIV en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ? Léon XIV va parcourir 18 000 km en onze jours, prononcer onze discours et célébrer sept messes. D'abord, l'Algérie, pays à 99% musulman, sera pour la première fois visitée par un pape. Dans ce pays ouvert sur la Méditerranée et porte de l'Afrique, Léon XIV ira soutenir la petite communauté catholique, rencontrer les Algériens, créer des ponts entre chrétiens et musulmans. Il marchera à Annaba sur les traces de Saint-Augustin, son père spirituel et père fondateur du christianisme. Il rendra hommage aux 19 martyrs catholiques, dont les moines de Tibhirine, tués il y a tout juste 30 ans pendant la guerre civile. Au Cameroun, qui a déjà connu trois visites pontificales, le pape Léon XIV place son voyage sous le signe de la paix et de la réconciliation, à Yaoundé et à Douala, mais surtout à Bamenda, au cœur d'une des régions anglophones où le conflit dure depuis dix ans. Le pape Léon XIV apportera son soutien à la population fragilisée par une situation économique et politique tendue et à une Église catholique dynamique dans la région. En Angola, pays lusophone riche en pétrole et en diamants où le catholicisme est très ancré, Léon XIV se rendra au sanctuaire marial de Muxima, mais aussi à Saurimo au cœur de la région diamantifère et auprès des populations qui subissent les tensions sociales et politiques, à un an des élections générales. Une visite avec un enjeu diplomatique aussi : l'implication de l'Angola comme médiateur dans des conflits en Afrique, notamment l'est de la République démocratique du Congo, une démarche que soutient le Vatican. Enfin en Guinée équatoriale à près de 90% catholiques, gouvernée depuis 1979 par le même président autoritaire, le pape entend soutenir les fidèles sans pour autant cautionner le régime, un exercice d'équilibriste que pourrait permettre la diplomatie vaticane.   Invités : Pierre Diarra, théologien, d'origine malienne, docteur en Histoire des religions et anthropologie religieuse, membre du dicastère au Vatican sur le dialogue interreligieux Jean-Claude Angoula, prêtre spiritain, originaire du Cameroun, docteur en sociologie et en théologie, professeur à l'Institut catholique de Paris et directeur de publication de la revue Spiritus François Mabille, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux, chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, chercheur au CNRS – GRSL (Groupe sociétés religions laïcités) à l'EPHE (École pratique des hautes études). Entretiens : Cardinal Jean-Paul Vesco, franco-algérien, archevêque d'Alger Louis Sémé Nkolo, prêtre camerounais fidei donum au diocèse de Nanterre, rattaché pour quelques années en France, professeur de Théologie à l'université catholique de Paris Nadeige Ngo Nlend, professeure d'Histoire à l'université de Douala, spécialiste en Histoire des civilisations et religions contemporaines, auteure de Dynamique de transculturation du christianisme : l'expérience du missionnaire protestant Jean-René Brutsch au Cameroun (1946-1960) aux Éditions Karthala (2019). Correspondance d'Eric Sénanque au Vatican à Rome. Éclairage sur l'Angola avec Cristiana Soares, journaliste au service lusophone de RFI.

7 milliards de voisins
Pourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 48:30


À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine.  Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d'usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu'ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes.  À la croisée des enjeux de mobilité et d'emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d'organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l'heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ?    Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées.  • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d'ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d'émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n'est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d'habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara

7 milliards de voisins
Pourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 48:30


À toute heure du jour, ils slaloment entre les embouteillages, relient les centres-villes aux quartiers périphériques et desservent des zones parfois inaccessibles autrement. Aussi appelés « benskins » ou « zemidjans », les taxis-motos sont devenus un élément incontournable du paysage urbain dans de nombreuses villes africaines. À Douala, par exemple, ils assuraient déjà en 2019 plus de 60 % du transport urbain, selon une étude menée par la Communauté urbaine.  Face au manque de transports publics, les taxis-motos offrent une solution flexible, rapide et accessible à des millions d'usagers. Ils constituent également une source de revenus essentielle pour des milliers de jeunes confrontés au chômage, qu'ils soient diplômés ou non, venus des villes comme des campagnes.  À la croisée des enjeux de mobilité et d'emploi, ce secteur en plein essor soulève pourtant de nombreuses questions. Fonctionnant en grande partie en marge des réglementations, il met en lumière des défis majeurs en matière de sécurité routière, de formation des conducteurs et d'organisation du travail. Entre opportunité économique et précarité, solution pratique et risques accrus, comment encadrer cette activité devenue indispensable ? Et à l'heure où émergent des alternatives plus propres, comme les motos électriques, quel avenir pour ces taxis-motos dans les métropoles africaines ?    Avec : • Yao Amedokpo, docteur en géographie, chargé de recherche au Laboratoire Ville Mobilité Transport de l'Ecole nationale des ponts et chaussées.  • Emilie Martin, chercheuse séniore au sein de l'Urban Living Lab Center (ULLC), centre collaborateur d'ONU Habitat cohébergé par le Wupperta Institute, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le Technische Universität Berlin (TU Berlin) En fin d'émission, un reportage de Charlotte Mongibeaux à Istanbul, en Turquie. Ce n'est pas une ville connue pour ses cyclistes, bien au contraire. Les automobilistes règnent sans partage à Istanbul, ville tentaculaire qui s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. Les embouteillages sont le lot quotidien de ses 16 millions d'habitants, notamment pour accéder aux ponts qui enjambent le détroit du Bosphore. Alors, ici, faire du vélo relève du parcours du combattant. Les pistes cyclables sont rares, la mortalité des cyclistes y est élevée. Malgré cela, des collectifs de courageux cyclistes se sont montés ces dix dernières années pour promouvoir la culture du vélo. Reportage au sein du collectif Don Quichotte, qui organise des sorties collectives pour se donner du courage. Programmation musicale : ► Défiler - JYEUHAIR ► Djanne - Fatoumata Diawara

Tous les cinémas du monde
La 48ème édition du festival Cinéma du réel, entre mémoires et quête démocratique

Tous les cinémas du monde

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 48:30


« Le documentaire vous gâche un peu la vie réelle, parce qu'il vous apprend à être extrêmement attentif » : ainsi parlait Frederick Wiseman, dont la vie réelle a dû être souvent gâchée, lui qui cultivait avec élégance et intelligence son attention au monde, captant les détails, les regards et les souffles. Frederick Wiseman fut membre du premier jury du Cinéma du réel en 1979. C'est dire s'il tenait à ce festival auquel nous aimons consacrer une émission.  37 films documentaires sont au programme de la 48ème édition du Cinéma du réel qui s'est ouverte jeudi dernier (26 mars 2026) avec la projection du Nuestra tierra de Lucrecia Martel et se fermera dimanche (29 mars) avec le film En Nous de Juliette Binoche. Nous avons le plaisir de recevoir en studio trois cinéastes de la sélection :  - Lamia Joreige pour Casting for a film, Ihsan's diary, tourné à Beyrouth avec des jeunes Palestiniens, d'après les écrits d'un soldat ottoman de la Première Guerre mondiale - Abdou Lahat Fall pour Independance Tey, dans lequel il a suivi pendant cinq ans des militants sénégalais du FRAPP. - Et Max Mbakop qui a réalisé avec Lilia Kilburn un film court, mais puissant : Le serpent à Bonanjo, tourné à Douala au Cameroun. Musiques : La Terre de Camille, Wëy Wallu de Leuz Diwane et Gratitude de Dieze Mbangue.

Explaining History (explaininghistory) (explaininghistory)
Petitions, protests and the Mandate System 1919-21

Explaining History (explaininghistory) (explaininghistory)

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 30:14


It's all too easy, when reading history, to see the world through the eyes of the coloniser rather than the colonised. The mandate system—the League of Nations framework through which Britain and France claimed legitimacy for their post-war territorial grabs—is often presented as a progressive innovation: a move from old-fashioned colonialism to enlightened trusteeship. But what did it look like from the perspective of those who suddenly found themselves under new rulers?Drawing on Susan Pedersen's extraordinary book *The Guardians*, we explore how the mandate system was intended to serve multiple, often contradictory purposes. For the victorious imperial powers, it was a tool to legitimate the territorial settlement agreed at Paris in 1919. For internationalists and League officials, it was a mechanism for spreading norms about trusteeship and the open door. For the people of Cameroon, Togo, Samoa, South West Africa, and the Arab provinces of the former Ottoman Empire, it was something simpler: a shameless betrayal of the promises of self-determination made when the Allies had their backs to the wall.We examine the petition process that emerged despite the explicit intentions of the mandate's architects. Neither the Covenant nor the mandate texts made any provision for petitioning; when the Milner Commission drafted the texts in 1919, all members save the American George Louis Beer agreed that allowing inhabitants to appeal to an international body would make "all administration impossible." Yet a petition process arose anyway—the achievement of thousands of men and women who, often at considerable risk, raised their voices against the new dispensation.We trace the path of those petitions: from West Africa, where Douala elites protested the transfer of their territories from British to French control; to Geneva, where William Rappard of the League Secretariat found himself sympathising with exiled Arab nationalists; to the corridors of power where Sir Eric Drummond, the League's Secretary-General, did everything possible to suppress these inconvenient voices.And we meet the figures who made the system work despite itself: J.H. Harris of the Anti-Slavery Society, who used his platform in *The Times* and *The Manchester Guardian* to amplify African grievances; Ormsby Gore, who argued that if a resident of a British colony could appeal to the Privy Council, surely an inhabitant of a mandated territory should be able to appeal to the League; and Rappard, who quietly circumvented his obstructive chief to raise the matter of petitions at the Permanent Mandates Commission's very first session.The story is one of imperial hubris, international idealism, and the unplanned emergence of a mechanism through which colonised peoples learned to claim that they too were nations deserving to be heard. It is also a story that challenges our conventional understanding of when and how the League of Nations failed.Topics covered:- The mandate system as imperial legitimation- Wilsonian internationalism vs. Anglo-French imperialism- The promise of self-determination and its betrayal- The petition process and its unplanned origins- West African resistance to partition- The Syrio-Palestinian Congress and Arab nationalist mobilisation- William Rappard and the conscience of the League- Sir Eric Drummond's obstructionism- The Permanent Mandates Commission's first session- Rethinking the failure of the League of Nations from a colonised perspective---Susan Pedersen's The Guardians is the best book on the mandate system I have ever read—a work of extraordinary scholarship that recovers the voices of those too often silenced in the archives.If you enjoy the podcast, please consider supporting us. We're migrating from Patreon to Substack—more details soon.Explaining History helps you understand the 20th Century through critical conversations and expert interviews. We connect the past to the present. If you enjoy the show, please subscribe and share.▸ Support the Show & Get Exclusive ContentBecome a Patron: patreon.com/explaininghistory▸ Join the Community & Continue the ConversationFacebook Group: facebook.com/groups/ExplainingHistoryPodcastSubstack: theexplaininghistorypodcast.substack.com▸ Read Articles & Go DeeperWebsite: explaininghistory.org Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Priorité santé
Sommeil : comment mieux dormir pour améliorer sa santé ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 48:30


Le manque de sommeil peut avoir un retentissement direct sur la santé. Il peut ainsi augmenter les risques de troubles cardiovasculaires, de diabète, d'obésité, de cancers, mais aussi de troubles psychiques. À l'inverse, un sommeil de qualité préserve du stress et améliore le bien-être global. Comprendre le sommeil (les mécanismes neurologiques pour un bon endormissement, les rythmes pour un repos réparateur...) permet de mieux traiter l'insomnie et la somnolence et de retrouver un sommeil de qualité. Quels sont les facteurs et les habitudes du quotidien susceptibles de perturber l'endormissement et le sommeil ? Combien de temps a-t-on besoin de dormir en fonction de l'âge ? Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Comment traiter les apnées du sommeil ?   En matière de santé et de bien-être, les guides, sites et applications regorgent de conseils, de méthodes et d'astuces pour mieux manger, mieux bouger, mieux respirer. Il existe un autre besoin vital qui, pour beaucoup d'entre nous, est devenu une quête : il s'agit tout simplement de bien dormir. Un spécialiste de la médecine du sommeil, le Pr Pierre Alexis Geoffroy décrypte les mécanismes qui favorisent le repos, et à l'inverse, nous permet d'identifier ses ennemis : comprendre comment le manque de sommeil peut conduire au vieillissement précoce de l'organisme, de quelle façon la qualité de notre repos, conditionne nos capacités d'apprentissage.   Quantité et qualité  Il est donc question de régularité, de durée, de rythme et d'horloge interne et comprendre quel est le rôle de la lumière, du silence, des hormones et comment interpréter les différentes plaintes liées à la fatigue, aux difficultés d'endormissement, parce qu'il y a plusieurs façons de mal dormir.  Organiser son sommeil  Dormir, cela se prépare avant le moment du coucher. Certaines croyances (position magique, produits soporifiques…)  méritent d'être déconstruites et remplacées par des connaissances validées, vont permettre de trouver ce précieux repos, sans appréhension.  Pr Pierre Alexis Geoffroy, professeur de médecine à l'Université Paris Cité, médecin du sommeil et auteur de La nuit vous appartient, aux éditions Robert Laffont Dr Benjamin Tchaleu, neurologue au Centre médical de Bonanjo à Douala, au Cameroun.  Dr Jonathan Gaucher, chercheur à l'Université Grenoble Alpes.  Programmation musicale : ► Danitsa & Béesau – Miss Yo ► Tresor, AKA – Electric night.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique : le financement en faveur des femmes

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ?   Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management  • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express  • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.   Programmation musicale :  ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton. 

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique : le financement en faveur des femmes

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour du financement des femmes entrepreneuses.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Karl-Victor Hounkpevi, en cours de création de Govern One plateforme de gouvernance pour aider les organisations africaines à se conformer aux réglementations locales tout en respectant les standards internationaux, Cotonou, Bénin. Karl-Victor fait face à deux obstacles majeurs : rendre accessibles des notions techniques comme la gouvernance, le risque ou la conformité à des petites structures peu familiarisées avec ces sujets, et imposer la crédibilité d'une solution africaine innovante dans un marché dominé par des outils internationaux déjà installés mais souvent mal adaptés aux réalités africaines. Partie 2 : Le financement en faveur des femmes entrepreneures Selon le Global Entrepreneurship Monitor, le taux d'entrepreneuriat féminin atteint près de 27% en Afrique subsaharienne et, selon la Banque africaine de développement, dans certaines régions du continent, la contribution des PME dirigées par des femmes atteint jusqu'à 30% du PIB. Pas de doutes que les femmes entreprennent en Afrique. Malgré l'optimisme suscité par ces chiffres, les difficultés sont bien réelles pour les entrepreneuses et les disparités subsistent selon les pays. En Afrique subsaharienne, leurs activités entrepreneuriales se concentrent encore principalement dans l'économie informelle. Principal obstacle à l'entrepreneuriat féminin, le manque de financement et d'accompagnement. 70% d'entre elles estiment que l'accès au capital constitue leur premier problème. À cela, s'ajoutent les pesanteurs socio-culturelles, l'absence de réseau et d'un écosystème capable de soutenir leur activité. Les défis restent donc immenses. Comment améliorer l'accès au financement des femmes ? Vers qui doivent-elles se tourner, mais aussi comment les faire monter en compétence pour convaincre les investisseurs ?   Avec : • Astou Dia, membre du Conseil d'administration de WIC, Women's Investment club Capital, premier fonds d'investissement qui cible exclusivement les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Consultante en stratégie et management  • Linda Tchatchoua, cheffe d'entreprise. Fondatrice du Groupe SAMAL, holding de cinq entreprises : Safari Logistics, spécialisée dans le transit, le transport et la logistique, Mahaza Beauty, un réseau de quatre instituts de bien-être situés à Douala et Yaoundé, Mahaza Luxury Interior Design & BTP, dédiée à la décoration d'intérieur et aux grands projets de construction, ainsi que Safari Quickly, un service de livraison de colis et courriers express  • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.   Programmation musicale :  ► Miss Kitoko - Theodora ► Company - Ari Lennox, Buju Banton. 

Oh My Goal - France
Ce joueur clandestin qui a humilié toutes les stars du football

Oh My Goal - France

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 26:41


Ce joueur clandestin qui a humilié toutes les stars du footballPréparez-vous à plonger dans l'histoire incroyable de Samuel Eto'o, un attaquant légendaire dont le talent MONSTRUEUX a marqué le football africain et mondial. Des rues de Douala, aux galères d'un jeune joueur sans-papiers, jusqu'à la domination en Liga avec le FC Barcelone et les exploits à l'Inter Milan, Eto'o a tout surmonté pour devenir l'un des meilleurs attaquants de l'histoire. Pourquoi un joueur capable de marquer dans les plus grands stades du monde, de renverser des finales et de dominer les plus grands clubs n'a-t-il jamais reçu tous les honneurs qu'il méritait ? Cette vidéo raconte son parcours exceptionnel, de son enfance difficile à ses exploits internationaux avec les Lions Indomptables, sa rivalité mythique avec le Real Madrid, son transfert historique à l'Inter Milan, et ses aventures en Russie et en Angleterre. Vous allez revivre l'ascension fulgurante d'une légende africaine qui a défié tous les obstacles, brisé les préjugés et marqué l'histoire du football mondial. Si cette histoire vous a captivé, likez, commentez et partagez la vidéo. Abonnez-vous à Colinterview pour ne manquer aucune plongée dans les carrières des plus grandes stars du football.#SamuelEtoo #Etoo #FCBarcelona #InterMilan #FootballAfricain #ChampionsLeague #Legende #Colinterview #FootballHighlights #BallonDor #Cameroun #LionsIndomptables #SoccerStory #FootballLegend #FootballHistory #Clasico #FootAfrica00:00 : Introduction01:27 : La naissance d'un phénomène05:19 : Le rêve madrilène… sans jouer09:00 : Majorque, la révélation11:25 : Barcelone, la nouvelle dimension19:15 : L'échange qui choque l'Europe24:21 : Et après ?

Afrique Économie
Au Cameroun, le grand flou autour de la production d'or

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 2:32


Alors que le cours de l'or atteint des sommets, le Cameroun peine à tirer profit de sa production aurifère. Le dernier rapport de l'ITIE révèle un écart spectaculaire entre les exportations officiellement déclarées et les chiffres avancés par les pays importateurs, mettant en lumière une filière minière largement opaque.   22,3 kilos d'or exportés en 2023 : c'est le chiffre communiqué par l'administration camerounaise et repris dans le dernier rapport de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Un volume dérisoire comparé aux données du principal pays importateur, les Émirats arabes unis, qui affirment avoir acheté près de 15 tonnes d'or camerounais sur la même période. Un écart qui soulève de sérieuses interrogations sur la production réelle du pays. Pour Marc Ummel, responsable Matières premières au sein de l'ONG Swissaid, plusieurs explications se superposent. « Il peut y avoir eu une augmentation de la production d'or au Cameroun. Mais on sait aussi, et cela a été documenté, qu'une partie de l'or de Centrafrique transite en contrebande par l'est du Cameroun avant d'être réexportée vers les Émirats arabes unis. » La production officiellement déclarée reste extrêmement faible. « Une grande partie de l'or n'est pas déclarée. Il y a beaucoup de production illégale et un écart très important lié à la contrebande », souligne Marc Ummel. De l'or qui s'échappe très rapidement S'exprimant sur ce décalage, le ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry reconnaît les limites de l'appareil étatique. Il estime que la société nationale des mines, la Sonamines, ne dispose pas des moyens « financiers et technologiques » nécessaires pour assurer un suivi efficace de la production aurifère. Ce manque de structuration de la filière aurifère est dénoncé notamment par le chercheur Bareja Youmssi, expert en mines et pétrole à l'université de Bamenda, qui pointe une filière mal structurée. « Notre compagnie nationale minière intervient uniquement en aval, au niveau de la collecte et de la commercialisation. Mais qui s'occupe de l'exploitation ? C'est là que l'or nous échappe. Avec une réelle volonté politique, le Cameroun pourrait produire jusqu'à 20 tonnes d'or par an. », estime-t-il. Extrait en grande partie dans l'est du pays, l'or camerounais transite de collecteur en collecteur avant d'être acheminé vers Yaoundé ou Douala. Il est ensuite vendu à des bureaux d'achat et à des sociétés de trading souvent opaques, avant d'être exporté, principalement vers les Émirats arabes unis. « L'or est transporté par des personnes, en bagage à main, jusqu'aux Émirats arabes unis. Une partie est aussi passée par l'Ouganda en 2024 avant d'y être exportée, explique Marc Ummel, il y a un phénomène de contrebande extrêmement important. Il y a vraiment un besoin ou une nécessité que les autorités s'engagent pour lutter contre ce fléau de la contrebande et que cet or soit déclaré pour que l'État en profite ».  Selon l'ITIE, ces dysfonctionnements auraient entraîné des pertes estimées à 1,8 milliard de francs CFA pour la Sonamines sur la seule année 2023. Face à cette situation, le directeur général de la société d'État a réclamé la fermeture immédiate de tous les sites semi-mécanisés illégaux, jusqu'à leur mise en conformité.

Invité Afrique
Pour Noël, l'archevêque catholique de Douala invite à «créer vraiment un monde de paix»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 6:02


Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix.  Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ?  Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres.  À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ?  Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie.  Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ?  La plus grande prison, New Bell, à Douala.  Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ?  Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ?  Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala

CruxCasts
Canyon Resources (ASX:CAY) - Premium Cameroon Bauxite Mine Ships First Ore Mid-2026

CruxCasts

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 17:53


Interview with Peter Secker, CEO of Canyon ResourcesOur previous interview: https://www.cruxinvestor.com/posts/canyon-resources-asxcay-fast-tracking-worlds-largest-high-grade-bauxite-development-7892Recording date: 5th December 2025Canyon Resources (ASX:CAY) is advancing rapidly toward mid-2026 production at its Minim Martap bauxite project in Cameroon, executing one of the mining industry's most compressed development timelines. The company has progressed from mining license approval in late 2024 to full development mode, with all major equipment ordered and financing secured.The project's economics are compelling: a pre-tax net present value exceeding $800 million, 29% internal rate of return, and modest capital costs of just $97 million to first production. Operating costs of $35 per ton position Minim Martap competitively in the global market, particularly given the premium-grade ore quality of 51% alumina with less than 2% silica. This quality commands a $10 premium over Guinea's standard pricing, translating to margins of $25-30 per ton at current market prices of approximately $81-82 per ton.CEO Peter Secker emphasized the project's market timing: "Chinese demand for bauxite is strong. Guinea obviously have a few problems with some decisions they've made recently. So everybody is looking for an alternate source of bauxite and Minim Martap coming on stream mid next year. Perfect timing."The development's critical path centers on rail infrastructure. Locomotives ordered from China will arrive in February 2026, with commissioning in March to enable ore hauling by April. The mining contractor, experienced in African bauxite operations, mobilizes in January. Initial production of 2 million tons annually will scale dramatically to 10 million tons by 2031 as World Bank-funded rail upgrades totaling $820 million are completed, potentially generating $200 million in annual free cash flow.Canyon has also raised equity to increase its Camrail stake from 9% to over 30%, seeking operational control over the critical 800-kilometer rail corridor to the Port of Douala. As Cameroon's first major mining project, Minim Martap benefits from strong government support and first-mover advantages in an emerging jurisdiction with significant mineral potential across multiple commodities.View Canyon Resources' company profile: https://www.cruxinvestor.com/companies/canyon-resourcesSign up for Crux Investor: https://cruxinvestor.com

De vive(s) voix
Festival Traversées Mauritanides: que peut-on demander à la littérature?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 28:59


Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains.  Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur.  Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent.  En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie.  Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé».  Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations.    Programmation musicale  L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots». 

De vive(s) voix
Festival Traversées Mauritanides: que peut-on demander à la littérature?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 28:59


Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains.  Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur.  Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent.  En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie.  Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé».  Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations.    Programmation musicale  L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots». 

Journal de l'Afrique
Cameroun : décès en prison de l'opposant Anicet Ekane, soutien d'Issa Tchiroma Bakary

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 11:34


L'opposant camerounais et figure de la gauche nationaliste Anicet Ekane est mort à 74 ans, lundi, alors qu'il se trouvait en détention, à Yaoundé. Président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem), ce soutien de l'opposant Issa Tchiroma Bakary avait été interpellé le 24 octobre à Douala, à la veille de l'annonce de la victoire de Paul Biya, reconduit pour un huitième mandat.

Invité Afrique
Cameroun: «Je suis en colère, Anicet Ekane n'aurait pas dû être en détention»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 10:12


Au Cameroun, c'est la consternation sur les réseaux sociaux après la mort en prison, lundi 1er décembre, de l'opposant Anicet Ekane, qui présidait le parti Manidem. Depuis 40 ans, la journaliste Henriette Ekwe était une amie très proche de l'opposant. Il y a trois semaines, elle avait pu lui rendre visite dans sa cellule de Yaoundé. Et pour elle, vu son état de santé, Anicet Ekane n'aurait jamais dû être placé en détention le 24 octobre dernier. L'éditorialiste camerounaise, qui a reçu le prix du courage féminin en 2011 à Washington, témoigne depuis Douala au téléphone de Christophe Boisbouvier. À lire aussiCameroun: l'opposant Anicet Ekane est mort en détention À lire aussiCameroun: vives réactions après la mort de l'opposant Anicet Ekane

Priorité santé
Movember: mois de prévention des cancers des hommes

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 48:30


Movember est le mois de sensibilisation au dépistage des cancers masculins : cancer de la prostate et des testicules. Selon l'OMS, chez l'homme, le cancer de la prostate représente le 2ᵉ cancer le plus fréquent et touche 1,5 million d'hommes. Plus rare, le cancer du testicule (qui touche essentiellement les hommes jeunes) est cependant en augmentation partout dans le monde. Comment se déroule le dépistage ? À quel âge faut-il se faire dépister régulièrement ? Quelles prises en charge existent ? Comment lutter contre les tabous entourant des cancers ?  Pr Emmanuel Chartier-Kastler, chirurgien urologue, chef de service à l'hôpital universitaire Pitié-Salpêtrière et professeur à Sorbonne Université à Paris.   Dr Cyril Kamadjou, chirurgien urologue dans un centre privé à Douala au Cameroun, le Centre d'Urologie et d'Endoscopie Saint Cyr. Fabien Lanteri, a été atteint d'un cancer des testicules, en rémission depuis deux ans. Investi depuis 11 ans dans la collecte de dons pour Movember.     Programmation musicale :  ► Al Green – For the good times (1972) ► Jahman Xpress – Arva

Priorité santé
Movember: mois de prévention des cancers des hommes

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 48:30


Movember est le mois de sensibilisation au dépistage des cancers masculins : cancer de la prostate et des testicules. Selon l'OMS, chez l'homme, le cancer de la prostate représente le 2è cancer le plus fréquent et touche 1,5 million d'hommes. Plus rare, le cancer du testicule (qui touche essentiellement les hommes jeunes) est cependant en augmentation partout dans le monde. Comment se déroule le dépistage ? À quel âge faut-il se faire dépister régulièrement ? Quelles prises en charge existent ? Comment lutter contre les tabous entourant des cancers ?  Pr Emmanuel Chartier-Kastler, chirurgien urologue, chef de service à l'Hôpital universitaire Pitié-Salpêtrière et professeur à Sorbonne Université à Paris Dr Cyril Kamadjou, chirurgien urologue dans un centre privé à Douala au Cameroun, le Centre d'Urologie et d'Endoscopie Saint Cyr Fabien Lanteri, a été atteint d'un cancer des testicules, en rémission depuis deux ans. Investi depuis 11 ans dans la collecte de dons pour Movember.     Programmation musicale :  ► Al Green – For the good times (1972) ► Jahman Xpress – Arva.

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast
PFC||2025|| Day 28 - 4. God's expectation from Douala Church - a message on church growth (T. Andoseh) || 527

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 46:42


Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast
PFC||2025|| Day 28 - 3. Proclamation for the church in Douala || 526

Radio Voice of the Cross (RVC) Podcast

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 101:50


Daily audio recordings of CMFI Praise, Prayer and Fasting Crusade. From 13th October to 21st Nov 2025

Invité Afrique
Cameroun: «Le parti au pouvoir traverse une phase de grande perturbation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 8:10


Dans son discours de jeudi, lors de sa prestation de serment pour un huitième mandat, le président camerounais Paul Biya a appelé ses adversaires politiques à « l'union sacrée », mais a accusé certains politiciens d'être « irresponsables » et a assuré que « l'ordre règnera ». Comment pourrait se matérialiser cette « union sacrée » ? Quelle peut être, à présent, la stratégie de son principal adversaire, Issa Tchiroma ? Armand Leka Essomba enseigne la sociologie à Yaoundé 1 et dirige le Laboratoire camerounais d'études et de recherches sur les sociétés contemporaines. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Dans le résultat officiel de la présidentielle, Paul Biya perd quatorze points par rapport à 2018. Est-ce à dire que son parti RDPC traverse un passage à vide ? Armand Leka Essomba : Je pense que cela est évident dans la mesure où on doit pouvoir reconnaître que le parti au pouvoir traverse effectivement une phase de grande perturbation et que probablement soit ce parti, ou alors celui qui l'incarne a perdu probablement une grande part de son attractivité et de son charisme d'antan. Quand l'archevêque de Douala, Mgr Kleda, dit que le résultat officiel de cette présidentielle n'est pas crédible, est-ce qu'il reflète l'opinion de beaucoup de Camerounais ? Disons que ces suspicions, naturellement, sont d'autant plus alimentées que nous sommes à l'ère des réseaux sociaux. Nous avons eu un temps long [entre le jour du vote et le jour des résultats]. La durée des deux semaines, c'est surtout l'injonction qui est faite à tout le monde de ne point communiquer, ni les tendances, etc. Et donc ça jette parfois de la suspicion. La percée d'Issa Tchiroma, même dans les résultats officiels, dans la région du nord et dans les deux régions de l'ouest et du littoral, c'est-à-dire à Douala, quels enseignements vous en tirez ? L'habileté tactique du candidat Issa Tchiroma aura été effectivement d'incarner, à défaut ou par défaut, disons, la synthèse de toutes ces frustrations. Ce d'autant plus qu'un discours social à connotation, j'allais presque dire métaphysique, circulait pour dire qu'il s'agit de transformer cette élection en un référendum pour ou contre Paul Biya. Et finalement, ce qui se révèle, c'est le niveau d'exaspération. Des gens sont prêts tout à fait à dealer avec n'importe qui, à condition qu'ils mettent à la retraite le président dans son exceptionnelle longévité politique. Issa Tchiroma affirme aujourd'hui qu'il y a désormais deux présidents : le président élu, qu'il est lui-même, et le président nommé par le Conseil constitutionnel, c'est-à-dire Paul Biya. Est-ce qu'on va vers un Cameroun coupé en deux ? Ce que je peux dire, c'est d'exprimer quelque peu mon scepticisme. Il est évident que pendant les jours qui viennent, les moments de tension persisteront, notamment dans certaines des régions qui sont des fiefs du candidat Issa Tchiroma. Tout dépendra aussi des mesures importantes qui vont être prises. Donc les mesures d'apaisement, puisque le président de la République, Paul Biya, a demandé à ce qu'une union sacrée se fasse. Il a explicitement fait mention d'une union sacrée. J'ignore si on ira vers des expériences institutionnelles de large ouverture ou d'union nationale, en termes de structuration, par exemple, d'un nouveau gouvernement, mais les jours qui viennent, il faudra être absolument attentif à la manière dont on pourra traduire les propos assez apaisants du chef de l'Etat dans la pratique et dans les orientations politiques. Tout dépendra de ce qui se fera, notamment en termes de gestes d'apaisement, si l'on se réfère au discour d'hier. Et donc l'atmosphère dépendra beaucoup de la traduction politique de cet apaisement. Dans les années 90, Paul Biya avait déjà affronté un adversaire coriace qui proclamait sa victoire et qui organisait des journées ville morte, c'était John Fru Ndi. Et à la fin, c'est Paul Biya qui avait pris le dessus. Est-ce que vous pensez que le même scénario va se reproduire ? Alors personne n'est en mesure de dire ce qui va se passer demain ou après-demain. Mais il est évident que les contextes ont changé. En 1992, Paul Biya était en effet au pouvoir depuis dix ans, il y avait une certaine vitalité humaine et physique. Il faut en tenir compte. La longévité exceptionnelle au pouvoir crée des dynamiques d'inertie systémique et la fragilité physique et humaine, qui est quelque chose de tout à fait naturel, s'associent parfois pour interférer sur, disons la réactivité institutionnelle. S'installent dès lors des formes de paresse, de lenteur, qui peuvent conduire à des expériences d'immobilisme qui sont tout à fait dommageables. Et peut-être dans sa stratégie, Issa Tchiroma compte-t-il sur un essoufflement du parti au pouvoir et de son président ? Alors je crois qu'il y a derrière effectivement un certain imaginaire dans la stratégie d'un certain nombre des challengers de Paul Biya. L'idée que finalement quelque chose pourrait se passer, qu'un accident pourrait survenir et créer les conditions effectivement d'une transition.

Invité Afrique
Cameroun: «Nous avons tous intérêt à faire en sorte que notre pays connaisse la paix et la stabilité»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 6, 2025 20:16


« Plusieurs dizaines de morts et plusieurs centaines de personnes arrêtées ». C'est le premier bilan de la crise post-électorale au Cameroun, que révèle ce matin, sur RFI, le ministre camerounais de la Communication, René-Emmanuel Sadi. Depuis l'annonce officielle de la réélection de Paul Biya, l'opposant Issa Tchiroma dénonce « une mascarade » et appelle la population à résister. Y a-t-il un mandat d'arrêt contre Issa Tchiroma ? L'heure est-elle à la fermeté ou à l'apaisement ? En ligne de Yaoundé, le ministre René-Emmanuel Sadi, qui est aussi porte-parole du gouvernement, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pour beaucoup d'observateurs, et notamment pour l'archevêque de Douala, Monseigneur Kleda, les résultats officiels ne sont pas crédibles parce qu'il s'est passé quinze longues journées entre le jour du vote et le jour de la proclamation des résultats, et parce qu'en quinze jours, toutes les manipulations sont possibles… René-Emmanuel Sadi : Évidemment, l'opinion de Monseigneur Kleda lui est propre, mais je pense qu'il n'ignore pas que nous avons un code électoral qui a une procédure tout à fait connue, et l'élection présidentielle a connu toutes les étapes au niveau de son dépouillement. Et s'agissant du délai de quinze jours, il est non seulement conforme à la loi électorale, mais il tient compte aussi de nos réalités du moment. Il faut encore plusieurs heures, voire plusieurs jours, pour disposer de tous les procès-verbaux. Ceux-ci devant être acheminés à partir des localités parfois très éloignées des centres urbains. Oui, mais pendant les quinze jours, on ne sait rien au niveau des instances officielles, on n'a aucun chiffre, aucun rapport d'étape, rien du tout. Vous savez que justement, le problème, c'est que ce sont ces tendances, que l'on proclame parfois à travers les réseaux sociaux, qui créent des polémiques inutiles. Et ceci est de nature à porter atteinte à l'ordre public. Mais si les instances officielles et si Elecam publiaient des rapports d'étape, faisaient le point bureau de vote par bureau de vote, département par département, région par région, est-ce qu'il n'y aurait pas plus de transparence et moins de suspicion ? C'est une hypothèse que vous avancez. Pour l'instant, l'instance chargée de ces élections, qui est Elecam en premier, je crois, essaie de faire du mieux possible. Maintenant, si cette hypothèse que vous avancez est favorablement appréciée avec le temps, il est possible que, au cours des échéances prochaines, on procède de cette manière pour, comme vous le dites, plus de transparence de cette façon. La semaine dernière, votre collègue le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a fustigé « l'irresponsabilité d'Issa Tchiroma » et a déclaré que celui-ci devrait répondre devant les juridictions compétentes. Est-ce qu'un mandat d'arrêt a été lancé contre le candidat de l'opposition ? Je crois qu'à ma connaissance, Monsieur Tchiroma n'aurait pas encore fait de façon officielle l'objet d'un mandat d'arrêt. Ce sont un certain nombre de choses qui relèvent de nos juridictions. Il est vrai que les appels à l'insurrection, les appels aux atteintes à l'ordre public, les incitations à la révolte, face à une situation comme celle-ci, sont passibles de sanctions par la loi. Et il n'est pas à exclure que Monsieur Tchiroma fasse l'objet d'une interpellation. Il n'est pas à l'exclure. Et pour vous, l'heure est plutôt à la fermeté ou à l'apaisement avec Issa Tchiroma ? Ecoutez, tout est possible. Nous pensons que nous avons tous intérêt à faire en sorte que notre pays connaisse la paix et la stabilité. Et donc le porte-parole que je suis ne prêche que l'apaisement. La semaine dernière, la proclamation des résultats officiels a été suivie de manifestations et d'affrontements avec les forces de l'ordre. Et aujourd'hui, deux sources de l'ONU citées par l'agence Reuters donnent le chiffre de 48 morts. Est-ce que vous confirmez ? Il y a eu certes des pertes en vies humaines et cela ne peut que nous attrister. Les forces chargées du maintien de l'ordre ne pouvaient rester inactives face au déchaînement des manifestants, en dépit de l'extrême retenue dont ces forces ont su faire preuve. Et les chiffres qui sont avancés par ces instances, comme l'ONU, ne sont pas vérifiés, ne sont pas recoupés. Toujours selon ces deux sources de l'ONU citées par Reuters, près de la moitié de ces 48 morts seraient survenues à Douala, et parmi ces morts, il y aurait trois gendarmes. Oui. Parmi les personnes qui ont perdu leur vie, comme vous le savez, il y a eu des jeunes Camerounais. Mais il y a également des membres des forces de défense et de sécurité. Combien de victimes d'après vos informations ? Combien de morts ? On a parlé de plusieurs dizaines. Comme les enquêtes sont en cours, nous saurons dans les prochains jours le bilan de tous ces morts. Donc, vous nous dites plusieurs dizaines de morts ? Plusieurs dizaines de morts, selon les indications qui ont été données par le gouverneur de la région du Littoral, il y a quelque temps. Il y a les morts et puis il y a les prisonniers. D'après le collectif des avocats camerounais qui s'en occupe, il y aurait actuellement 2 000 personnes qui auraient été mises en prison à la suite de la proclamation des résultats officiels. Est-ce que vous confirmez ce chiffre ? Nous sommes effectivement à plusieurs centaines de personnes arrêtées. Vous ne dites pas 2 000, mais plusieurs centaines, c'est ça ?   En tout cas, plusieurs centaines. Plusieurs centaines.

Les matins
Présidentielle au Cameroun : 4 morts dans des manifestations de soutien à l'opposant Issa Tchiroma Bakary

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 27, 2025 5:28


durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les résultats de la présidentielle au Cameroun sont attendus ce lundi, alors que 4 personnes sont mortes dans la capitale économique Douala, lors de manifestations de soutien à l'opposant Issa Tchiroma Bakary autoproclamé victorieux face au président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans.

History Unplugged Podcast
The Free French Army in North Africa, 1940-1945

History Unplugged Podcast

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 49:37


One of the principal architects of Allied Victory in North Africa during World War Two was French General Louis Dio. His importance in North Africa lies in his role as a key leader of the Free French forces and a trusted subordinate to General Philippe Leclerc. He participated in every battle from Douala to the Fezzan Campaigns in the early 1940s. The most heroic moment of General Louis Dio came during the siege of the Italian fort at Kufra, a key desert outpost in southern Libya, in 1941. During the intense fighting, Dio personally led a daring night grenade assault on an Italian position, an action for which he was seriously injured and later made a Companion of the Liberation by Charles de Gaulle. Despite all that, he remains largely unrecognized because he was a modest and discreet man who left no memoirs and did not seek glory, preferring to live a simple life after the war. Many books exist in French to recount General Philippe Leclerc’s famous WWII epic, from his 1940 arrival in Cameroon until the final 1945 victory in Germany. However, few are dedicated to his fellow combatants. In this episode, we retrace the steps of this epic journey from the Free French soldiers fighting under Dio’s command. They had started in the forests of Gabon and ended at Hitler’s Eagle Nest. Particular interest is paid to the role of Dio Tactical Group in the seizure of the town of Alençon in Normandy, the liberation battles of the left bank of Paris, the thrust into Alsace and Lorraine, the conquest of Strasbourg (fulfilling Leclerc’s “Koufra Oath” to see the tricolor fly from the city’s cathedral. Today’s guest is Monique Seefried, author of “Général Louis Dio, the Wartime Epic of One of Free France’s Greatest Soldiers, 1940-1946.” See omnystudio.com/listener for privacy information.

7 milliards de voisins
Pouvoir, séduction ou coquetterie: pourquoi se parfume-t-on ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 48:30


Certains en mettent seulement quelques gouttes au creux du cou, sur les poignets, ou le vaporisent, d'autres semblent avoir vidé toute la bouteille. À l'origine, rituel sacré, utilisé ensuite pour dissimuler les mauvaises odeurs, le parfum revêt aujourd'hui bien d'autres significations. Derrière ce geste du quotidien, se cache un désir de séduction, de montrer son pouvoir, sa sensibilité ou tout simplement l'envie de sentir bon. Le parfum révèle aussi beaucoup de celui ou celle qui le porte. On associe d'ailleurs certaines senteurs au genre féminin, d'autres au masculin, fleuries pour les filles, boisées pour les garçons. Tout le monde a en tête un parfum qu'il reconnaîtrait parmi mille. Celui d'un amoureux ou d'une amoureuse, d'un parent, d'un être cher. Une odeur, qui nous apaise, nous réconforte, comme une madeleine de Proust ou au contraire nous irrite et nous indispose. Genre, personnalité, humeur... que révèlent nos effluves ? Laisse-moi te sentir et je te dirai qui tu es ?   Cette émission est une rediffusion du 12 mai 2025 Avec : • Jeanne Doré, cofondatrice, rédactrice en chef de Nez, la revue olfactive, une publication biannuelle consacrée à la culture olfactive • Calice Becker, maître parfumeur française et directrice de l'École de Parfumerie Givaudan • Duplex Mbeleck, artisan parfumeur à Douala au Cameroun et promoteur de la marque DM PERFUME.   Un nouvel épisode de notre série Le succès des repats réalisée par Charlie Dupiot. Ils et elles sont originaires d'Afrique centrale et ont décidé de rentrer chez eux pour contribuer au développement de leur pays. C'est le moment du «Succès des Repats» ! De retour à Kinshasa, Marie-Ange Lubeka a fondé «Empreinte Consulting», un cabinet de gestion et de co-gestion pour des PME, des petites et moyennes entreprises congolaises...  Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré cette cheffe d'entreprise à l'automne dernier.   Programmation musicale : ► Cafuné - Gabriel Da Rosa ► Ghetto Whine – Blaiz Fazya.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique et faire face aux défis de la fraude numérique

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 8, 2025 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, comment faire face à la fraude numérique. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, président du cabinet AfricSearch • Linda Elobo Elomo, créatrice de Mandy Tea, Une entreprise qui fabrique et commercialise du thé à base de cacao à Douala au Cameroun.   Partie 2 : faire face aux défis de la fraude numérique  • Franck Kie, fondateur du Cyber Africa forum • Ezekiel Ocansey, ingénieur télécom, directeur d'exploitation chez Neurotech, opérateur panafricain de services informatiques spécialisé dans les solutions de transformation numérique, la cybersécurité et l'infrastructure réseau • Didier Acouetey, président du cabinet AfricSearch.   Programmation musicale :  ► Pas Contente - Vaudou Game  ► Disco Life - Say She She.

Vacarme - La 1ere
Les Échos de Vacarme - Noyades: l'histoire sans fond

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 56:15


En Suisse, 4000 personnes sont victimes chaque année d'accidents de baignade. Les personnes issues de la migration sont particulièrement vulnérables face aux dangers aquatiques. Neuf décès par noyade sur dix surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, selon lʹOrganisation mondiale de la santé. Au Cameroun, la phobie de lʹeau est habituelle, même dans une ville côtière comme Douala, baignée par le fleuve Wouri. Si les équipements et infrastructures pour prévenir les accidents aquatiques manquent, les organismes de prévention doivent aussi tenir compte dʹun contexte culturel qui ne favorise pas lʹapprentissage de la natation. Une série de reportages réalisés entre la Suisse et le Cameroun dans le cadre dʹEnquête dʹailleurs, un programme dʹéchanges journalistiques, avec la collaboration de Patricia Atangana, de CRTV (Cameroon Radio Television). Production : Raphaële Bouchet Réalisation : David Golan Claudine Burton-Jeangros, sociologue spécialiste de la santé, professeure ordinaire à l'Université de Genève.   &   Valérie Schwob, docteure en sciences du sport et de l'activité physique, professeure agrégée d'éducation physique et sportive à Paris.

Vacarme - La 1ere
Noyades 3/5 - Perdre pied

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later Sep 28, 2025 25:03


C'est la saison des pluies à Douala, capitale économique et côtière du Cameroun. Les inondations emportent chaque année des enfants imprudents. De banales flaques dissimulent parfois de dangereux trous de terrain, profonds et remplis d'eau. L'Association Cameroon Life Saving profite de la Journée mondiale de prévention des noyades pour sensibiliser la population. Reportages : Jonas Pool Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

Vacarme - La 1ere
Noyades 4/5 - Comme un poisson dans le fleuve

Vacarme - La 1ere

Play Episode Listen Later Sep 28, 2025 24:46


Simon, alias Tonton, est puiseur de sable à Douala au Cameroun. Ce travail à haut risque consiste à plonger sans équipement dans les eaux troubles du fleuve Wouri pour y remonter des centaines de seaux de sable chaque jour, du fond de l'eau jusque sur sa pirogue. Quasi né dans l'eau, il ne craint pas la noyade. Reportages : Jonas Pool Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

True Story
Francis Ngannou, un combattant hors-norme : le miraculé (1/4)

True Story

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 17:04


[REDIFFUSION] Cette semaine, découvrez l'histoire de l'un des plus grands champions de MMA au monde, Francis Ngannou. Parti de rien, il décide à 26 ans de quitter le Cameroun pour suivre son rêve de devenir champion de boxe en Europe. Une aventure transpirant la résilience, la ténacité et la détermination. De sa jeunesse au plus haut sommet du monde des arts martiaux mixtes, découvrez son fabuleux destin.  Le miraculé  En 2012, alors qu'il vit à Douala, la capitale économique du Cameroun, Francis Ngannou doit prendre une décision radicale. Âgé de 26 ans, il ne se sent pas un centimètre plus proche de ses rêves de boxe qu'il ne l'était à l'âge de 14 ans devant sa télévision. Peut-être s'en est-il même encore éloigné. Tous les grands sportifs débutent leur carrière entre 15 et 20 ans. La sienne n'a pas commencé tandis qu'il se rapproche de la trentaine - et il n'aura bientôt plus de quoi payer l'abonnement de la salle de boxe de son quartier : l'impasse est complète. À ce stade, nombreux sont ceux qui auraient jeté l'éponge, et admis qu'ils avaient rêvé trop grand… Francis Ngannou, lui, décide au contraire qu'il est l'heure de jouer le tout pour le tout… Pour découvrir d'autres récits passionnants, cliquez ci-dessous : [INEDIT] Le disque de Phaistos, un mystérieux message jamais déchiffré [INEDIT] Le signal “Wow!”, un étrange message venue de l'espace [INEDIT] Le manuscrit de Voynich, le livre le plus mystérieux de l'histoire [INEDIT] Tamam Shud, l'un des meurtres les plus mystérieux de l'histoire Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam (montage Mathew Roques) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Radio foot internationale
Steve Mandanda dit adieu au football !

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 48:29


Au sommaire de Radio Foot Internationale ce jeudi à 16h10 TU et 21h10 TU : - Steve Mandanda dit adieu au football ! ; - Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! ; - Afrique – Cameroun en danger ! Steve Mandanda dit adieu au football ! Le gardien emblématique des Bleus et de l'OM raccroche les gants à 40 ans. Plus de deux décennies au plus haut niveau, une Coupe du monde, une fidélité rare et un respect unanime. Retour sur le parcours d'un monument du football français.   Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! L'Argentine termine en tête d'un marathon plein de rebondissements, tandis que le Brésil s'incline sur l'altitude de La Paz face à la Bolivie et termine à la 5ème place. Le Chili, lui, sombre et rate complètement le rendez-vous. Quels enseignements tirer de ces qualifications au format élargi (6 qualifiés + 1 barragiste) ?   Afrique – Cameroun en danger ! Les Lions indomptables voient leurs espoirs de Coupe du monde sérieusement menacés. Défaits au Cap-Vert, ils n'ont presque plus le droit à l'erreur. Ont-ils encore les armes et l'état d'esprit pour arracher une place au Mondial 2026 ? Pour en débattre, notre confrère Georges Mbimbé de RSI à Douala.   Présentation : Annie Gasnier | Édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Consultants : Eric Rabesandratana, Cherif Ghemmour, Dominique Baillif.

Radio Foot Internationale
Steve Mandanda dit adieu au football !

Radio Foot Internationale

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 48:29


Au sommaire de Radio Foot Internationale ce jeudi à 16h10 TU et 21h10 TU : - Steve Mandanda dit adieu au football ! ; - Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! ; - Afrique – Cameroun en danger ! Steve Mandanda dit adieu au football ! Le gardien emblématique des Bleus et de l'OM raccroche les gants à 40 ans. Plus de deux décennies au plus haut niveau, une Coupe du monde, une fidélité rare et un respect unanime. Retour sur le parcours d'un monument du football français.   Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! L'Argentine termine en tête d'un marathon plein de rebondissements, tandis que le Brésil s'incline sur l'altitude de La Paz face à la Bolivie et termine à la 5ème place. Le Chili, lui, sombre et rate complètement le rendez-vous. Quels enseignements tirer de ces qualifications au format élargi (6 qualifiés + 1 barragiste) ?   Afrique – Cameroun en danger ! Les Lions indomptables voient leurs espoirs de Coupe du monde sérieusement menacés. Défaits au Cap-Vert, ils n'ont presque plus le droit à l'erreur. Ont-ils encore les armes et l'état d'esprit pour arracher une place au Mondial 2026 ? Pour en débattre, notre confrère Georges Mbimbé de RSI à Douala.   Présentation : Annie Gasnier | Édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Consultants : Eric Rabesandratana, Cherif Ghemmour, Dominique Baillif.

7 milliards de voisins
Les haricots magiques du continent

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Aug 26, 2025 48:30


Véritables trésors culinaires du continent africain, les haricots sont bien plus qu'un simple ingrédient. Parmi les haricots rouges, blancs, noirs ou encore flageolets, le niébé occupe une place de choix. Aussi appelé haricot cornille, il est principalement cultivé en Afrique de l'Ouest, et représente une part essentielle de l'alimentation quotidienne de millions de personnes. Ragoût, sauce, salade ou encore beignet, l'univers des possibles est grand avec le haricot. Alors comment les cuisiner pour en tirer le meilleur ? Et quelles nouvelles recettes à inventer ?   Avec : Anto Cocagne, le chef Anto, cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris Kafui Agueou-Kossi, cheffe itinérante et cheffe de la Cucina Africa à la maison de la mutualité à Paris Annie Adiogo, ingénieure agro-alimentaire et créatrice de Sunnali, marque de semoules et farines à base de niébé, basée à Douala au Cameroun ► Retrouvez des recettes à base de niébé en vidéo sur la chaîne YouTube Sunnali-Foods. En fin d'émission, la chronique d'Haussman Vwanderday, un autre regard sur l'économie du continent africain. Aujourd'hui, il revient sur le casse-tête de la livraison à domicile.   Cette émission est une rediffusion du 11 mars 2025 Programmation musicale :  ► My People – Roseaux & Ghetto Boy  ► Kifo Cha Mende – Iyanni, Mwanaa et Cédo.

Priorité santé
Dormir sans médicaments

Priorité santé

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 48:29


Un Français sur trois souffre d'insomnie. Or, on sait que le sommeil permet de préserver l'équilibre de l'organisme et de protéger le cerveau. Les causes de l'insomnie sont diverses et le recours aux traitements médicamenteux est trop souvent systématique. Comment retrouver un sommeil paisible sans médicaments ? Quels peuvent être les effets des médicaments sur la santé ? Quel est l'impact du manque de sommeil sur l'organisme, tant sur le plan de la santé physique que mentale ?   Dr Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre de la personne âgée au Centre Hospitalier Émile Roux à Limeil Brevannes, dans le Val-de-Marne. Docteure en Philosophie pratique et éthique médicale à l'UPEM. Auteure de l'ouvrage Bonne nuit, bonne santé ! Comment retrouve votre sommeil sans médicaments pour vivre mieux et plus longtemps, aux éditions du Rocher  Dr Christian Eyoum, médecin-psychiatre, chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala, au Cameroun.    Programmation musicale : ► Ckay – In my bed ► Aretha Franklin – It hurts like hell.   (Rediffusion)